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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Procès Verbal</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Procès Verbal</description>
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<title>Ce que le général Moussa Traoré est allé dire au Chérif de Nioro</title>
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<pubDate>Mon, 05 Nov 2018 17:22:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancien président de la République, le Général Moussa Traoré, s’est rendu le jeudi 1er novembre à Nioro du Sahel pour rendre visite au Chérif Bouyé Haidara. La visite de Moussa Traoré à celui qui le considère comme son seul ami parmi les présidents maliens peut paraître ordinaire. Mais elle fait couler beaucoup d’encre et de salive. À juste cause car, selon nos sources, elle s’inscrivait dans le cadre d’une ultime médiation entre le président IBK et le chérif du Nioro dont les relations sont glaciales, le second ayant décidé de combattre le premier jusqu’à la mort.</strong>

Moussa Traoré est arrivé à Nioro à bord d’un avion de l’armée de l’air malienne immatriculé TZ 22 T. Sur le tarmac de l’aéroport l’attendait le fils ainé du Cherif (Mollah Oumar Haidara) et d’autres membres de la famille cherifienne . Après les salutations d’usage, le cortège prend la route de la résidence du Cherif Bouyé. Le général Moussa Traoré est accueilli par Bouyé par des accolades et de petites blagues. Le général prend place dans le salon d’honneur. Le chérif lui fait servir un verre d’eau et lui demande les raisons de sa visite.

Le général présente alors ses excuses pour avoir sorti Bouyé de son repos aux fins de cette audience. Parlant des motifs de son voyage, il dira être venu voir le Cherif pour parler du Mali. Avant de continuer, il précise que sa démarche est personnelle et non commanditée par quelqu’un d’autre.

Pour Moussa Traoré, le pays, depuis 2012, vit dans une crise profonde qui s’est accentuée avec les dernières élections. En plus du territoire, qui est coupé en deux, les Maliens aujourd’hui sont divisés en deux camps : le camp du pouvoir et le camp de ceux qui contestent la réélection d’IBK. En outre, les drames ne cessent de frapper le Mali comme si Dieu s’acharnait contre notre pays. En bon croyant, Moussa Traoré dira au Cherif qu’il ne lui apprend rien en rappelant que Dieu ne couvre pas de sa grâce un peuple désuni et non solidaire.

Pour le général, la solution réside dans la réconciliation entre tous les Maliens, qui doivent se pardonner et se donner la main pour des lendemains meilleurs. Moussa Traoré demande donc au Cherif de donner le ton de cette réconciliation en pardonnant à tous les Maliens.

Selon nos sources, à aucun moment de son intervention, le général Moussa Traoré n’a prononcé le nom de l’actuel président de la République, Ibrahim Boubacar Keita.

À la suite de Moussa Traoré, le Chérif Bouyé a pris la parole. Il a remercié l’ancien président pour sa démarche qui est la preuve de sa foi en Dieu. Sur la question de la situation du pays, le Cherif dit ne pouvoir rien ajouter à ka description faite par Moussa. Bouyé dit connaître la valeur du pardon en islam. Il déclare pardonner à tous les Maliens et demande en retour aux Maliens de lui accorder leur pardon pour que Dieu nous pardonne à tous.

Bien que Moussa Traoré n’ait prononcé le nom d’IBK à aucun moment de l’audience, notre source à Nioro reste convaincue qu’il est en mission du président Ibrahim Boubacar Keita, lequel, avant Moussa, à dépêché auprès du Chérif de nombreux intercesseurs dont le président mauritanien. Alors, si le chérif accepte, comme il l’a assuré, de pardonner à tous les Maliens, faut-il en déduire qu’il pardonne aussi à IBK ? Waint and see.

<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La bagarre commence : Maître Tall répond à IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-bagarre-commence-maitre-tall-repond-a-ibk-2758103.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 May 2018 17:02:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une vidéo diffusée sur Web-télé et OM-Télévision, l’ancien ministre d’IBK, et non moins président du CNID et candidat à la presidentielle, Me Mountaga Tall répond aux critiques qu‘IBK lui a indirectement adressées lors de sa visite à Ségou du 24 au 26 avril 2018. Me Tall prévient, d’emblée, qu’un cabri dérangé mord. À ses dires, à Segou, IBK, sans le nommer, l’a traité de traître, d’assoiffé de pouvoir et même de mécréant. « Lorsque de telles injures vous sont adressées dans votre ville natale, vous devez répondre, dit Me Tall. Cependant, ma réponse à IBK se fera avec tout le respect que l’on doit à un aîné car IBK est mon ainé. Mais je lui dirai la vérité.

Je dirai à IBK qu’on dit de quelqu’un qu’il est ingrat lorsque vous lui offrez quelque chose. Je ne dois rien à IBK ni sur le plan matériel, ni sur le plan de la dignité. Le jour où j’entrais dans le gouvernement, je l’ai fait pour sauver mon pays. Je n’avais jamais pensé un instant qu’un citoyen, de surcroît président, pouvait penser que le pouvoir était un partage de gâteau. Or, au moment où je pensais venir dans un gouvernement aider mon pays à sortir de la crise, lui IBK pensait à un partage de gâteau. Ce qui porte à croire qu’IBK nous avait invités à prendre notre part du gâteau national et à nous taire à jamais. Il y a, certes, eu des incompréhensions entre nous, mais ce n’est pas une preuve d’ingratitude.

Alpha Oumar Konaré a nommé IBK conseiller diplomatique à la présidence, ambassadeur en Côte d’Ivoire, ministre des Affaires étrangères, Premier ministre et président du parti présidentiel. Lorsqu’IBK a quitté le gouvernement, il a tourné le dos au parti présidentiel et nous a rejoints à l’Assemblée pour combattre Alpha Oumar Konaré. Il a même crée le mouvement«Alternative 2002». De cette date à nos jours, il n’a plus adressé la parole à Alpha Oumar Konaré. Quand c’est lui, c’est normal et lorsque c’est quelqu’un d’autre, il parle de traîtrise !

IBK avait un ministre dans le gouvernement d’ATT et pourtant, il a été candidat contre ce dernier et c’est normal. Mais lorsqu’il s’agit des autres, ce n’est pas normal! Je tiens à préciser que lorsque j’entrais dans le gouvernement, il n’y a jamais eu de promesse de soutien à un 2ème mandat d’IBK. J’ai décidé de quitter le gouvernement parce que la trajectoire que prenait la gestion du pays ne me plaisait pas. IBK aime à dire que nous fûmes quand d’autres n’étaient pas. En effet, dans le mouvement démocratique, je fus avant lui; député, je le fus avant lui. IBK va jusqu’à dire que je suis un assoiffé du pouvoir. Je demande qu’on se respecte dans ce pays! Plus grave, il envoie le débat sur le terrain religieux en parlant de son pèlerinage à la Mecque. Sur ce point, je dirai que j’ai été à la Mecque plusieurs fois avant lui et avant que je ne sois au pouvoir. ».

<strong>Transcrit par Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sabotage des accords de paix: le MNLA adhère à un nouveau groupe indépendantiste</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/sabotage-accords-de-paix-mnla-adhere-a-nouveau-groupe-independantiste-2742733.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Mar 2018 08:57:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<span class="FullArticleTexte"><strong>Réunie à Marrakech, au Maroc, du 16 au 18 février 2018, l’Assemblée Mondiale Amazighe, la nouvelle partenaire du MNLA, exige l’indépendance de l’Azawad comme unique solution au retour de la paix et de la stabilité dans « le Grand Sahara ».</strong>

Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), membre influent de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), a adhéré à l’Assemblée Mondiale Amazighe (AMA), une organisation ethnolinguistique berbère dont la 9ème assemblée générale s’est tenue à Marrakech, au Maroc, les 16, 17et 18 février 2018. Ont pris part à cette assemblée les délégués d’associations amazighes des pays d’Afrique du Nord et de la Diaspora, ainsi que les représentants de certains peuples indépendantistes tels que les kurdes, les catalans et, bien sûr, les séparatistes maliens du MNLA.

Au cours de cette session, il a été fait le point du combat pour l’indépendance des territoires revendiqués par les membres de l’organisation. A l’issue des travaux, il a été pris des résolutions pour chaque pays membre. Ainsi, l’Assemblée:

– Affirme que la clé de la stabilité dans la région du Grand Sahara consiste à octroyer à la région de l’Azawad une autonomie politique élargie qui permette à la population locale de s’autogérer, loin de l’exploitation adoptée par le gouvernement de Bamako ;

-Confirme que la paix et la stabilité véritables dans l’Azawad passent par la reconnaissance de la composante amazighe touarègue et par l’édification d’un Etat civil, fédéral et pluriel;

-Demande la mise en œuvre des dispositions et des principes des chartes internationales des droits de l’homme et des peuples, ainsi que le droit à l’autodétermination des peuples, au niveau politique, économique et culturel…

– Appelle les Nations Unies et les pays occidentaux à faire pression sur le régime malien pour satisfaire tous les droits des Touaregs de l’Azawad;

-Confirme son soutien absolu aux Amazighes de l’Azawad jusqu’à satisfaction de toutes leurs revendications légitimes et appelle à la satisfaction des revendications de tous les Touaregs ».

Le MNLA n’en est pas à son coup d’essai

Ces résolutions prennent le contre-pied des engagements du MNLA envers l’Etat malien et la communauité internationale. Signataire de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, le MNLA y déclare, en effet, son intention de respecter l’intégrité territoriale du Mali. Mais ce mouvement n’en est pas à son premier reniement. De fait, il a adhéré à l’Organisation des Etats Africains Émergents (OAES), une organisation intergouvernementale qui soutient l’autodétermination des peuples en Afrique. Il aussi membre de la Fédération des Régions et Peuples Solidaires (R&amp;PS) qui soutient le fédéralisme en faveur de ses membres.

Pour couronner le tout, le 12 janvier dernier, avec ses amis de la CMA, les délégués du MNLA ont effectué un voyage aux Etats-Unis sur invitation de l’ONG « Independant Diplomat ». Cette organisation non gouvernementale fondée en 2004 par l’ancienne diplomate britannique Carne Ross a pour but de donner des conseils et une assistance en matière de stratégie diplomatique et technique aux gouvernements et aux groupes politiques non reconnus au plan international. Parmi les projets de l’ONG figure un lobbying pour aider le Kosovo à devenir un nouvel État. Elle a déjà aidé à la partition du Soudan pour créer le Soudan du sud. Elle est aussi pour beaucoup dans la création du Somaliland et est sollicité par les indépendantistes de Chypre et du Sahara occidental. Alors question: comment le MNLA peut-il participer à des congrès séparatistes alors qu’au même moment, il est signataire, avec le gouvernement malien, d’accords qui prétendent respecter l’intégrité du territoire malien ? Comment ces agissements du MNLA ne suscitent-ils aucune réaction publique du Mali ni de la communauté internationale ? Pourquoi le Maroc prête-t-il son concours à ces simagrées ? Par défiance envers l’Algérie ? Ces simples questions de bon sens permettent de comprendre que les accords de paix censés ramener la stabilité au Mali ne sont que de la poudre aux yeux.

Abdoulaye Guindo</span>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dioncounda, le plan B du président IBK ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dioncounda-plan-b-president-ibk-2740136.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Feb 2018 09:17:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden">
<div class="field-items">
<div class="field-item even">

Mercredi dernier, le parti ADEMA a décidé de lancer un appel à candidatures pour choisir, dans ses propres rangs, l’homme susceptible de le conduire à la victoire lors de la présidentielle de juillet. Chose remarquable, aucune section du parti ne s’est opposée à cette décision qui fait suite à une résolution de la dernière conférence nationale du parti.

Ce constat marque un échec des quatre ministres du parti qui sont censés se battre pour rallier l’ADEMA à la candidature du chef de l’Etat sortant, IBK. Selon nos sources, l’appel à candidatures sera lancé dès cette semaine mais il n’aboutira pas au choix du « candidat consensuel » attendu.

En conséquence, les dirigeants du parti décideront, dans l’intérêt supérieur de l’ADEMA, de se rabattre sur Dioncounda Traoré, l’ex-président du parti et de la Transition de 2012-2013. Problème: ce dernier répète, en privé, à tout le monde qu’il ne sera pas candidat. Abandonnera-t-il cette belle résolution s’il est sollicité par l’ensemble des factions du parti ? En ce cas, IBK lui-même sera-t-il candidat à sa réélection? Certains murmurent que Dioncounda est le plan B d’IBK.

L’homme auquel il pourrait céder le pouvoir au cas où lui-même renonçait à se présenter. Un homme dont il n’aurait rien à craindre après son départ…

<strong>Abdoulaye Guindo</strong>

</div>
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</item>

<item>
<title>Débats sur Klédu: les révélations de Moussa Mara</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/debats-kledu-revelations-de-moussa-mara-2740134.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Feb 2018 09:15:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden">
<div class="field-items">
<div class="field-item even">

Intervenant dans « Le débat politique » de la Radio Klédu, l’ancien Premier ministre Moussa Mara revient sur de nombreux pans de son action de chef de parti et d’ancien chef du gouvernement. Il répète qu’il faut faire partir IBK du pouvoir et raconte les péripéties de son voyage mouvementé à Kidal. Il en profite pour souligner la soudaine montée de tension qui a frappé son ministre de la Défense d’alors, Soumeylou Boubèye Maiga, juste avant le départ de l’avion pour la Cité des Ifoghas.

<strong>Tournées à l’intérieur et à l’extérieur du pays</strong>

Moussa Mara dira que ces tournées entrent dans le cadre des activités annuelles de son parti « YELEMA ». Un programme fixé 2010. Le but: s’enquérir des préoccupations des Maliens.

<strong>Dernier congrès du parti YELEMA</strong>

Le congrès s’est tenu à Mopti. Il a renouvelé sa confiance à MPoussa Mara en le confirmant à la tête du parti pour trois nouvelles années. Mara annonce que ce sera son dernier mandat. « Je ne sera plus président du parti à la fin de ce mandat, contrairement à d’autres partis dont les chefs sont désignés à vie », fait remarquer l’ancien Premier ministre.

Le parti, lors du congrès, a aussi décidé de « se retirer définitivement de la mouvance présidentielle ». La raison ? Selon son chef, le parti s’était engagé à soutenir les actions du président IBK mais n’a pas eu satisfaction. De plus, alors que la Convention de la majorité présidentielle a été créée pour guider le président de la République, elle n’a pu jouer ce rôle. « On avait l’impression qu’on n’avait pas à faire à une majorité », déplore Moussa Mara. Qui dénonce les efforts de la majorité tendant à marginaliser le parti YELEMA: « Il n’y avait plutôt de solidarité entre les partis membres de la majorité et notre parti apparaissait comme une opposition au sein de la majorité. Il fallait donc en sortir ».

<strong>Le congrès de YELEMA a enfin recommandé d’œuvrer à l’alternance et au changement.</strong>

<strong>Position politique de YELEMA</strong>

Selon Mara, YELEMA ne se reconnaît pas dans l’opposition actuelle, même si le parti désavoue aussi la majorité: « Ni la majorité, ni l’opposition n’incarnent le changement. Le vrai changement ne peut se faire avec un seul parti politique, mais plutôt avec un pôle de partis politiques. Il faut donc aller vers un mouvement qui va regrouper des partis politiques, associations, leaders d’opinion, etc. Des rencontres sont en cours pour fonder ce mouvement et, si possible, désigner son candidat à la présidentielle à venir ».

<strong>Nomination comme Premier ministre</strong>

Mara explique: « Oui, j’ai été surpris d’être nommé à la primature; je ne m’y attendais pas. J’ai été appelé au crépuscule par le président IBK qui m’a annoncé sa volonté de me nommer Premier Ministre. J’ai fait 9 mois à la primature. Ce fut une satisfaction pour moi pour plusieurs raisons: j’ai fait signer aux ministres des contrats de performance. J’ai mis en place un système de contrôle physique des agents de l’Etat: cette mission a révélé 3.000 personnes fictives dans nos administrations avec plus de 20 milliards de FCFA de manque à gagner par an…La signature des accords de paix a été pratiquement faite sous mon gouvernement ».

<strong>Voyage à Kidal</strong>

Mara dit avoir fait ce voyage dans le cadre de ses missions normales de Premier ministre: « J’ai été envoyé à Kidal par le président IBK et à mon retour j’ai été reçu et félicité par lui à Sébénikoro. Le président, dès le lendemain de mon retour de Kidal, s’est adressé à la nation pour me féliciter. Il se raconte qu’il m’a été dit de ne pas aller à Kidal. Personne ne m’a dit de ne pas y aller. Le chef d’état-major des armées, après une mission de terrain à Kidal, m’a assuré que je pouvais m’y rendre. Je m’y suis rendu avec un tiers de mes ministres… Les gens racontent que mon ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maiga, m’a déconseillé de voyager sur Kidal. C’est faux. Mais quand on s’apprêtait à prendre l’avion à Gao pour Kidal, j’ai vu en mon ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maiga, un certain air. Je lui ai demandé ce qui se passait, il m’a fait savoir que sa tension était montée; je lui ai donc demandé de rester à Gao pour retourner à Bamako si sa santé ne lui permettait pas de voyager sur Kidal. Je reconnais aussi qu’à la veille de mon départ pour Kidal, certains responsables de la MUNISMA et les ambassadeurs de France et des Etats-Unis au Mali m’ont demandé de chercher l’aval de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) avant de m’y rendre. J’ai catégoriquement refusé. Kidal faisant partie du Mali, il m’était inadmissible de chercher la permission de la CMA pour m’y rendre. Du début à la fin, le président IBK a suivi ma visite ».

Mara reste calé sur sa position: « Je n’ai jamais été inquiété par cette soi-disante mission de poursuites demandée par l’Assemblée Nationale. Je suis prêt à répondre à toute instance qui m’en ferait la demande et je suis prêt à retourner à Kidal si c’était à refaire ! Dans cette affaire, je ne suis jamais sorti de mes prérogatives de Premier Ministre. Je ne suis pas chef de guerre et je n’ai jamais donné un quelconque ordre d’attaquer. Il para^)it que certains détiennent des SMS prouvant le contraire: je les mets au défi de les produire. J’ai quand-même instruit de donner les moyens à notre armée pour la reconquête de Kidal, ce qui a été fait ».

<strong>Qu’est-ce qui a mal tourné sous son mandat de Premier ministre ?</strong>

Mara décrie, à cet égard, la lenteur dans l’exécution des décisions administratives: « L’administration malienne est lente et regorge d’agents incompétents ».

<strong>Sur les accords de paix</strong>

L’ancien Premier ministre se rejouit d’être un acteur clé des accords signés avec les groupes armés.Il impute leur non-mise en œuvre au gouvernement malien. « L’application des accords n’a pas atteint de nos jours 10%. Les groupes armés n’ont pas intérêt à ce que ces accords se réalisent mais c’est au gouvernement de comprendre cela », conclut Mara.

<strong>Abdoulaye Koné</strong>

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</item>

<item>
<title>Le MNLA fête le 6ème anniversaire de son offensive militaire contre le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mnla-fete-6eme-anniversaire-de-offensive-militaire-contre-mali-2734139.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Jan 2018 09:10:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<span class="FullArticleTexte">Dix jours après la visite d’une délégation de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) aux Etats-Unis, sur invitation de l’ONG « Independant Diplomat », le MNLA, membre de cette coordination, a célébré, le mercredi 17 janvier 2018, le 6ème anniversaire de la « Révolution ». En plus de Kidal, la célébration a eu lieu dans d’autres localités comme Ber, Gourma-Rarhouss, Foyta (photos). Ces festivités sont une tradition puisque chaque année, depuis 2012, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et ses alliés organisent une fête commémorative de la « Révolution », c’est-à-dire de l’insurrection indépendantiste armée contre l’Etat malien.

<strong>Préparatifs</strong>

Les préparatifs de la fête ont commencé par un communiqué publié le 14 janvier 2018: les rebelles y annoncent la date du 17 janvier comme jour de la célébration. Il est demandé à tous les Azawadiens vivant sur le territoire et à l’extérieur de la rendre grandiose. Pour rendre coquettes les localités devant abriter les festivités, le MNLA a lancé des travaux de réhabilitation de la Place de l’indépendance et de tous les édifices de Kidal. Le « Monument de l’Indépendance de l’Azawad » a été refait, les murs repeints aux couleurs du MNLA.

<strong>Festivités</strong>

Dans une série de vidéos postées sur la page Facebook et le compte Twitter de « l’Etat de l’Azawad », on peut suivre les activités de la journée. Elle débute par une parade militaire: plusieurs pick-up remplis d’hommes en armes font le tour de Kidal sous les acclamations de la foule massée le long du passage. Après la parade, la foule d’Azawadiens se retrouve à la « Place de l’indépendance » pour hisser sur un mât le drapeau de l’Azawad. Et cela, sous l’œil complice des autorités intérimaires de la localité. Sur les banderoles exposées à la « Place de l’indépendance« , on lit les messages suivants:

* « Dans la révolution, il n’est pas important de libérer la patrie et d’en expulser l’ennemi, mais il est important de libérer la pensée du peuple »;

* « Alors que la France et les Etats africains cherchent à faire échec au projet du MNLA, la force et la conviction du peuple sont de plus en plus nombreux »,

* « Le droit à l’autodétermination est une revendication du peuple de l’Azawad ».

<strong>Discours indépendantistes</strong>

Après les défilés, un intervenant prend la parole pour lire une note signée du président du Conseil Révolutionnaire du MNLA, Attayoub Ag Battaye.Cette note rappelle les objectifs de la guerre contre le Mali et les actions posées. Selon la note, il y a 6 ans que le MNLA a déclenché la lutte armée pour arracher le droit du peuple de l’Azawad à l’autodétermination après avoir offert vainement le dialogue 2 ans au gouvernement malien. Toujours selon la note, 330 chefs de tribus avaient adressé en 1958 un manifeste au général de Gaulle pour réclamer l’indépendance de l’Azawad, mais cette demande n’a pas eu d’issue favorable. Avant de rappeler les grands moments de la lutte armée du MNLA et de ses ancêtres, le lecteur de la note affirme que le rattachement de l’Azawad au Mali est une erreur historique commise par la France. L’Azawad est ainsi devenue une colonie qui exige depuis lors son indépendance. La note rappelle quelques batailles historiques menées pour la liberté de l’Azawad:

-Resistance du sultanat des Igawaddarens sous la conduite de l’Aménokal Chabone Ag Fandagamou ;

-Résistance des Iwallemedines sous le commandement du sultan Fihroun Ag Alensar dont le declin a été le massacre d’Adaramboucar, en 1916,

-Résistance dans l’Adrar des Ifoghas dirigée par Alla Ag Albachar contre les forces française jusqu’en 1959;

-La lutte menée par Ibrahim Ag Bahanga;

– 1960: Rébellion conduite par Zeid Ag ATTAHER…

– Révoltes de 1990, de 2006 et de 2012…</span>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Général Coulibaly&#45;IBK: les raisons du divorce</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/general-coulibaly-ibk-raisons-divorce-2722742.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Dec 2017 14:27:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le général Moussa Sinko Coulibaly est né à Bamako le 14 juillet 1972. Diplomé, en 1995, de la prestigieuse école militaire française de Saint-Cyr, il est colonel au moment où le président ATT est renversé par l’armée. C’est lui que le chef de la junte, Amadou Haya Sanogo, envoie régulièrement rencontrer les chefs d’Etat de la sous-région jusqu’à la signature, le 6 avril 2012, de l’Accord-cadre qui instituera un régime de Transition civil. Moussa Sinko devient alors ministre de l’Administration territoriale, chargé d’organiser les élections. Il est alors proche du candidat IBK dont il se réjouit publiquement du score élevé au premier tour. Tout le monde doute de l’impartialité du colonel.

<strong>Limogeage sans sommation</strong>

Elu au second tour avec 77% des voix, IBK maintient Moussa Sinko à l’Administration territoriale. Il lui accorde même le grade de général de brigade.Mais juste après les législatives, l’officier est limogé de son ministère. « Je l’ai rencontré le jour de son limogeage, nous confie une source; il l’a appris comme tout le monde: à la télé ». L’intéressé en conçoit une froide amertume. Elle ira crescendo au fur et à mesure qu’IBK multiplie les arrestations dans les milieux proches de l’ex-junte : du général Sanogo au sergent-chef Soiba Diarra, en passant par le général Yamoussa Camara et et le capitaine Amadou Konaré, un grand nombre d’acteurs du putsch du 22 mars finissent en prison. Les Maliens, et Moussa Sinko le premier, n’ont plus de doute: le fameux pacte entre IBK et l’ex-junte est mort.

<strong>Entrée en politique</strong>

Le général Coulibaly a un autre grief contre IBK: il estime que le chef de l’Etat conduit le pays dans l’abîme. Dès octobre 2016, donc bien avant sa démission de l’armée, Coulibaly, pourtant discret et prudent en apparence, confie à un confrère sénégalais: « Je pense que, premièrement, le pouvoir actuel ne fait pas bien. Deuxièmement, que dans les deux ans qui lui restent, il ne fera pas mieux. Que troisièmement, en 2018, sauf miracle, il va être balayé…Il y a un mécontentement généralisé et chaque jour qui passe, on a l’impression que le pouvoir fait tout pour que cela explose. Par exemple, le journaliste qui a été arrêté (Ras Bath, Ndrl), entraînant des manifestations avec mort d’homme. Est-ce que c’était le bon moment de s’attaquer à quelqu’un qui s’exprimait, peut-être pas avec des mots gentils, sur le déroulement des choses ? …Surtout un chroniquer qui est écouté par tout le monde et qui permet même à beaucoup de gens du pouvoir de contenir leur colère puisqu’ils ont quelqu’un qui râle pour eux. Vous vous attaquez à celui-là: qu’est-ce que cela va vous rapporter ? Absolument rien. ».

Avec de telles idées, le général n’avait plus qu’à quitter l’armée pour se lancer à la conquête de Koulouba. Il dépose sa démission de l’armée le 30 novembre 2017 et annonce sa candidature à la présidence de la République. Et il répète à qui veut l’entendre que le régime a échoué et doit céder le palais.

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’ex&#45;coupeur de mains de Gao devant les assises: « Je suis jugé car je ne suis pas Touareg! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/lex-coupeur-de-mains-de-gao-devant-assises-suis-juge-ne-suis-touareg-2487542.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Aug 2017 05:40:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden">
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La cour d’assises avait au rôle du vendredi 18 août l’affaire Ministère public contre Aliou Mahamane Touré, ancien commissaire islamique de Gao au moment de l’occupation terroriste. L’audience était présidée par Lassine Samaké, conseiller à la Cour d’appel de Bamako. Le banc du ministère public était occupé par Amadou Sogoba.

Arrêt de renvoi

Après l’installation de la Cour composée de 3 juges et de 4 assesseurs, la greffière procède à la lecture de l’arrêt de renvoi. Il ressort de ce document d’accusation que pendant l’occupation des régions du nord du Mali par les groupes terroristes en 2012, Aliou Mahamane Touré se fait recruter par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest (MUJAO). Après avoir appris à manier les armes, il est doté d’un pistolet-mitrailleur à crosse rabattable et d’un pistolet automatique de calibre 7mm. Exécutant fidèle des ordres du MUJAO, Touré se fait vite remarquer par sa hiérarchie. Il est nommé commissaire islamique de Gao.En cette qualité, il fait subir aux populations de nombreuses atrocités. Durant toute l’occupation, Touré anime le commissariat islamique de Gao. Il fait arrêter et conduire devant le juge islamique toute personne qui enfreint la « Charia ». Il est aussi chargé d’exécuter les décisions du juge islamique à tavers des flagellations ou des amputations. Son salaire provient de la « Ganina » (butin de guerre). Après la libération des régions occupées par l’opération française « Serval », les terroristes disparaissent dans la nature. Le 23 décembre 2013, Touré est appréhendé par les éléments de la compagnie Méhariste de la garde nationale. Il est conduit à la gendarmerie de Gao puis présenté au parquet de la commune 3 du District de Bamako. A toutes les étapes de l’instruction, il nie les faits reprochés.

Débats à la barre

A la question du président de séance de savoir s’il reconnaît les faits, Aliou Mahamane Touré répond par non. Il dit s’être affilié au MUJAO pour combattre le MNLA qui tracassait les populations de Gao, sa ville natale.Il reconnaît avoir fait appliquer la « charia » (loi islamique). Cependant, l’accusé nie avoir commis des actes matériels d’amputation. Selon lui, après la prise de Gao par le MNLA, les combattants de ce groupe séparatiste s’adonnaient à toutes sortes d’exactions contre les habitants. C’est ainsi que lui-même a décidé de prendre part au concours de recrutement d’un commissaire lancé par le MUJAO, un groupe islamiste. Il sera retenu sur 15 candidats. Après avoir été recruté comme commissaire, il reçoit la mission de sécuriser la population. Il cite plusieurs exemples d’actes de bravoure posés par lui en faveur de ses « frères » de Gao. L’accusé dit ne pas comprendre pourquoi son chef hiérarchique du nom Yoro, qui avait été arrêté comme lui mais a été libéré . « Je suis donc à la barre parce que je ne suis pas Touareg! », s’exclame-t-il.

Certains propos de Touré seront confirmés par les victimes lors de leurs dépositions à la barre. Elles reconnaissent qu’aux premiers mois de sa fonction de commissaire, Touré portait secours aux populations contre les bandits du MNLA. Mais plus tard, ajoutent-elles, Touré ddeviendra le bourreau des populations. Une victime affirme que c’est bien Touré qui lui a coupé la main et le pied.

Le ministère public, dans son réquisitoire, demandé que Touré soit retenu dans les liens de l’accusation pour crimes d’atteinte à la sûreté de l’Etat, d’association de malfaiteurs, de détention d’armes de guerre, de coups et blessures. L’avocat des victimes, Me Moctar Mariko, président de l’AMDH, demandera la condamnation de l’accusé pour les actes de barbarie commis sur des civils. Quant à Me Tièssolo Konaré, avocat de l’accusé, il estime que Touré n’est coupable de rien. Pour lui, Touré n’est qu’une victime collatérale de l’abandon des régions nord par l’Etat. De plus, aux dires de l’avocat, l’accusé n’est pas responsable des amputations reprochées. Enfin, l’avocat exige l’acquittement de Touré au motif que ceux sous les ordres desquels il servait ont été relâchés après la signature de l’Accord de paix.

Verdict

La Cour condamne ouré à 10 ans de prison ferme et 46,5 millions de dommages et intérêts à repartir entre 4 victimes. La victime amputée de la main recevra 20 millions, la victime amputée du pied 20 millions, le commerçant dont le magasin a été pillé 3,5 millions et le directeur d’une radio de Gao 3 millions de FCFA.

Abdoulaye Guindo

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<item>
<title>Les fonctionnaires rejettent la loi sur l’enrichissement illicite</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/fonctionnaires-rejettent-loi-lenrichissement-illicite-2401372.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Jul 2017 19:59:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La loi, exigée par les bailleurs de fonds, est qualifiée de « loi niyengo » (loi égoiste) par les agents de l’Etat dont les leaders syndicaux entendent demander l’abrogation pure et simple.

La nouvelle loi sur l’enrichissement illicite provoque la colère des agents de l’Etat qui en sont la principale cible. Le Syndicat National des Travailleurs de l’Administration d’Etat (SYNTADE) entend mettre en échec cette loi qu’elle juge « discriminatoire et injuste ».

Dimanche dernier, les responsables du SYNTADE ont tenu une rencontre pour peaufiner leurs arguments. Selon l’un d’eux, cette loi est une loi « nyèngo » (égoiste) car elle veut empêcher les fonctionnaires de vivre à l’aise et les réduire à la misère.

Or, fait remarquer notre interlocuteur, la loi épargne les commerçants, élus et autres acteurs économiques sans la complicité desquels aucune magouille n’est possible au détriment de l’Etat. Mieux, en autorisant la justice à demander des comptes à tout agent de l’Etat à partir de ses seules « apparences de richesse », la loi encourage ouvertement la délation et le chantage, y compris entre voisins de rue et quartier.

« Je vous rappelle que ceux qui veulent chercher aujourd’hui des poux dans la tête des agents de l’Etat se sont déjà enrichis et ont mis leurs richesses en sécurité avant le vote de la loi! », s’indigne un syndicaliste.

Le SYNTADE, suite à la rencontre tenue dimanche 16 juillet à la Bourse du travail, a décidé de rallier à son combat la centrale syndicale UNTM dont le chef n’est autre que le patron du SYNTADE: Yacouba Katilé .

Des mouvements de grève sont prévus pour exiger l’abrogation de la loi, mais d’ores et déjà, le SYNTADE a demandé à ses militants sur toute l’étendue du territoire national de ne pas signer les formulaires de déclaration de biens que leur a envoyés la Commission de lutte contre l’enrichissement illicite.

<strong>La Rédaction</strong>

<strong>Source : Procès-Verbal</strong>

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<item>
<title>Hôpital de Sikasso: comment un bébé est mort par négligence du personnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/hopital-de-sikasso-bebe-mort-negligence-personnel-2217122.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 May 2017 13:01:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'hôpital de Sikasso fait parler de lui. Un nouveau-né vient d'y mourir par négligence du personnel sanitaire. En effet, après l'accouchement de la dame Ahoua au centre de santé de "Mancourani 1" à Sikasso, l'enfant a connu des problèmes respiratoires. Il n'arrivait pas à pousser ses premiers cris. Sur instruction de l'infirmière principale du centre, le nouveau-né est évacué à l'hôpital de Sikasso.

<strong>Dimanche 30 avril, vers 20 h, le patient est pris en charge par Madame TOURE du service de pédiatrie</strong>. Les premières ordonnances sont payées. Après administration des premiers soins et grâce au dévouement de Madame Touré, l'enfant pousse pour un premier cri, au grand soulagement de la famille. Malheureusement, ce soulagement sera de courte durée car la bouteille d'oxygène qui alimente les poumons du bébé se vide peu à peu au milieu de la nuit. Avant que l'oxygène ne finisse totalement, l'infirmière de garde, Mme TOURE,  appeler au moins 20  fois un membre du personnel médical chargé, à titre exclusif, de remplacer la bouteille d'oxygène. L'intéressé reste injoignable. L'enfant finit par décéder pour défaut d'oxygène. En témoigne un certificat de décès que nous nous sommes procuré. Quelques minutes après ce décès, un autre enfant mourra pour la même cause.

<strong>La famille du défunt, très éplorée, se rend chez le directeur de l'hôpital afin de se plaindre</strong>. Elle dit avoir été  très bien accueillie par ce responsable qui lui leur a demandé un temps d'enquête pour situer les responsabilités. Lundi 2 avril, le corps du bébé a rendu à la famille et mis en terre. Le directeur de l'hôpital, son adjoint et le chef du service de pédiatrie sont allés présenter leurs condoléances à la famille; ils ont promis des sanctions contre les personnes fautives. On attend la suite...

<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sortie de crise du football malien :  Le ministre Poulo dit tout</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/sortie-de-crise-football-malien-ministre-poulo-dit-2217042.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 May 2017 11:00:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, le ministre des Sports, Housseini Guindo dit "Poulo" revient sur les circonstances qui l'ont conduit à dissoudre le bureau de la Fédération malienne de football, les contours de l'accord de sortie de crise signé et sa propre participation à la mouvance présidentielle...</strong>

<strong><em>Pourquoi aviez-vous dissous le bureau de la FEMAFOOT dirigé par Boubacar Baba Diarra?</em></strong>

La crise au sein de la FEMAFOOT a débuté en 2013, suite au renouvellement du bureau exécutif à Mopti. Des mésententes ont plongé le bureau dans une crise qui a duré presque quatre ans. Tout le Mali a tenté une médiation en vain: le président de la République  Ibrahim Boubacar Kéita; Dioncounda Traoré, ancien chef de l'Etat; Issiaka Sidibé, le président  de l'Assemblée nationale; les leaders religieux Ousmane Cherif Madani Haidara, Mahmoud Dicko et le Chérif de Nioro; les familles fondatrices de Bamako, le Comité Olympique qui regroupe 32 associations sportives, les personnes âgées, etc.  Toutes ces personnalités ont tenté de faire la paix entre les deux tendances rivales qui se combattaient au sein du bureau de la FEMAFOOT. Toutes ces médiations ont échoué.

Face à cette situation de blocage, le ministre des Sports que je suis, garant du bon fonctionnement du sport national, n'avait d'autre choix que de dissoudre le bureau fédéral. Il ne fallait pas permettre que dans un contexte de crise, un nouveau bureau soit mis en place car il aurait été également contesté et  la crise se serait poursuivie au moins jusqu'en 2021. Plusieurs cadres de la FEMAFOOT étaient en effet suspendus à vie, d'autres pour  20 ou 30 ans : ils auraient été exclus des élections prévues pour fin 2017 et auraient continué à contester le bureau sorti de ces élections. La crise avait conduit à la formation de bureaux parallèles. La crise s'était même délocalisée au niveau des ligues : Ségou avait eu deux ligues,   Bamako aussi.

En dissolvant le bureau fédéral, mon but était de donner au pays les moyens de résoudre à l'interne la crise de la FEMAFOOT.Je savais que la FIFA  suspendrait la FEMAFOOT suite à ma décision.

<strong><em>Un accord de sortie de crise a été signé le 27 avril: dans quelles circonstances ? </em></strong>

Avec le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maiga, nous avons rencontré toutes les parties. Le Premier Ministre, après m'avoir consulté, a désigné une équipe de médiation composée du Ministre du Commerce, porte-parole du gouvernement, Abdel Karim Konaté; du ministre de la Jeunesse,  Amadou Koita; du directeur national des Sports qui me représentait; du président du Comité de normalisation du football que j'avais nommé, et d'autres personnalités.

L'équipe de médiation a réuni les deux camps rivaux pendant deux jours. Les discussions ont abouti à un accord.

<strong><em>Cet accord n'est-il pas un désaveu de votre décision de dissoudre le bureau de la FEMAFOOT ?</em></strong>

Au contraire, c'est ma décision qui a permis l'accord de règlement de la crise. Elle a permis aux deux parties de  se mettre autour de la table pour discuter, ce qui n'avait pas été possible avant la dissolution du bureau. L'équipe de médiation désignée par le Premier ministre n'est pas plus respectable que le président de la République ou les autres personnalités qui, auparavant, avaient tenté sans succès une médiation. Si la médiation a abouti cette fois-ci, c'est parce qu'elle intervenait après que le bureau fédéral avait été mis en position  de faiblesse suite à sa dissolution. Et dès lors qu'il y a eu accord entre les parties en conflit, je ne pouvais que revenir sur  ma décision. Je n'avais aucune raison de maintenir des sanctions qui pouvaient empêcher nos jeunes de participer à la Coupe d'Afrique.

<strong><em>Quel est le contenu de l'accord ?</em></strong>

L'accord répond à tout ce qu'on avait demandé auparavant. Les parties signataires  se sont engagées à lever toutes les sanctions liées à la crise; à suspendre toutes les actions judiciaires tant au plan nation qu'international. En plus, le bureau dirigé par Boubacar Diarra s'est engagé à s'auto-dissoudre au plus tard le 12 juin 2017 pour que soit mis en place un Comité de normalisation sous la supervision de la FIFA. La présence de la FIFA a pour but de constater l'auto-dissolution du bureau fédéral et de donner une reconnaissance internationale au Comité de normalisation.

En outre, les parties ont proposé au gouvernement du Mali :

- l'annulation des décisions numéro 001 1/MS-SG du 8 Mars 2017 portant dissolution du Comité  exécutif de la FEMAFOOT et numéro 0012/MS-SG du 11 Mars 2017 portant mise en place d'un Comité provisoire ;

- l'indemnisation du <em>"Djoliba AC"</em> et des <em>"Onze Créateurs"</em> de Niaréla en raison de leur disqualification suite à la décision de suspension prise par la FIFA contre la FEMAFOOT.

L'accord prévoit enfin le maintien dans le bureau dirigé par Boubacar Baba Diarra du vice-président et du Secrétaire général du Comité de normalisation que j'avais désignés.

<strong><em>Avez-vous des garanties que Boubacar Baba Diarra respectera le protocole d'accord ?</em></strong>

La meilleure garantie d'exécution du protocole d'accord, c'est le peuple malien lui-même. Boubacar Baba Diarra a signé l'accord librement et devant tout le peuple. Le Premier ministre est garant de l'accord.De surcroît, ce mardi, les protagonistes de l'accord seront reçues par le président de la République. Y a-t-il de garanties plus sûres que celles du président de la République, du chef du gouvernement et du peuple malien ?

<strong><em>Que répondez-vous à ceux qui pensent qu'en remettant Boubacar Baba Diarra à sa place, le gouvernement vous a trahi ?</em></strong>

Je ne pense pas avoir été trahi par le gouvernement. Le Premier ministre a engagé tout le gouvernement après m'avoir régulièrement consulté.

<strong><em>N'avez-vous pas perdu la face devant Boubacar Diarra  qui revient à la tête de la FEMAFOOT ?</em></strong>

Je ne le crois pas. Boubacar Diarra avait chassé des personnes du bureau fédéral. Ces personnes s'étaient tournées vers le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui avait déclaré leur suspension nulle. Malgré cette décision du TAS, Diarra avait maintenu la suspension. Lorsqu'on se permet de violer les lois, l'Etat a le devoir de vous rappeler à l'ordre. En tant que ministre des Sports, garant de l'application des textes dans ce secteur, je me devais d'agir. En dehors de cela, il n'ya aucun problème entre moi et Boubacar Diarra.

Vous parlez du retour de Boubacar Baba Diarra comme d'une victoire de l'intéressé. Est-ce vraiment une victoire ? Je ne le crois pas. En effet, Diarra  revient mais pour lever toutes les suspensions qu'il avait décidées. Diarra revient mais pour traiter avec ceux-là même qu'il avait chassés. Diarra revient mais pour seulement 45 jours. Diarra revient mais pour procéder, avant le 12 juin, à l'auto-dissolution de son propre bureau et passer le pouvoir à un comité de normalisation qui organisera les futures élections. Et en attendant que ce Comité voie le jour, Diarra est flanqué d'un secrétaire général issu du bureau provisoire que j'avais installé. Ce secrétaire général remplace Yacouba Djan auquel Diarra tenait absolument. Est-ce vraiment là une victoire de Boubacar Baba Diarra?

<strong><em>Comment expliquer votre maintien dans le gouvernement malgré la crise, quand on sait que d'autres ministères secoués par des grèves ont perdu leurs titulaires? </em></strong>

Je laisse cette appréciation à celui qui a formé le gouvernement.

<strong><em>La crise de la FEMAFOOT ne vous a-t-elle pas affaibli politiquement ?</em></strong>

Non, je ne le pense pas. La crise sportive dont nous sortons est la plus grave qu'un gouvernement ait affrontée depuis 1960 car elle avait des implications dans tous les domaines. J'ai pris une décision qui, certes, aurait pu m'affaiblir, mais je préfère toujours prendre une mauvaise décision que de ne pas décider. La crise m'a remis en selle car la solution est venue de la dissolution que j'ai prononcée.

<strong><em>Comment sera géré le cas de du sélectionneur national, Alain Giresse ?</em></strong>

Alain Giresse a été recruté par le bureau de la FEMAFOOT sur la base d'un contrat d'objectifs. Ces objectifs consistaient, de la part de Giresse, à qualifier le Mali à la coupe d'Afrique et à la Coupe du Monde de football. Mais le contrat en lui-même était mauvais car il ne chargeait pas Giresse de remporter une coupe. En qualifiant le Mali pour la phase finale de la Coupe d'Afrique 2017, Giresse a  rempli une part du contrat. Il restait le second objectif à atteindre: qualifier le Mali pour la Coupe du monde. Mais du fait que l'équipe nationale a été éliminée dès le premier tour de la CAN 2017, le bureau de Boubacar Baba Diarra et le sélectionneur se sont retrouvés sous la pression de l'opinion publique. Au lieu d'assumer sa faute (la signature d'un mauvais contrat), le bureau de Diarra a voulu se débarrasser du sélectionneur Giresse. Et pour cela, il m'a demandé de verser au sélectionneur des indemnités de départ de 300 millions de FCFA. J'ai refusé net.

Vous savez, je viens d'un village pauvre. A 7 ans, avec mes deux frères de lait, je devais marcher pieds nus sur des pierres brûlantes pour aller à l'école distante de plusieurs kilomètres. Il n'y avait pas d'infirmier 80 km à la ronde et mes deux frères sont décédés à une semaine d'intervalle sans que je sache à ce jour pourquoi. Croyez-vous que je sois capable de payer 300 millions d'argent public à une seule personne parce qu'un bureau de la fédération a signé un mauvais contrat ? Je ne le ferai jamais ! Combien de puits, d'écoles et de dispensaires pourrait-on construire avec une telle somme ? J'ai dit au bureau d'assumer sa faute et que l'Etat ne paierait pas pour lui. J'ai souligné que je m'en tenais au contrat signé entre le bureau et Giresse: si ce dernier n'arrive pas à nous qualifier pour la Coupe du monde, il sera remercié pour avoir manqué son second objectif et l'Etat gardera son argent. Ayant su ma position, des membres du bureau fédéral sont allés raconter que si Giresse gardait son poste, c'était parce qu'il était <em>"l'homme du ministre"</em>. La vérité est autre. Diarra lui-même a prétendu que Giresse devait partir car sa sécurité ne serait pas garantie au Mali. La vérité est autre et je ne comprends pas comment on se permet de jeter le discrédit sur tout un pays pour masquer les mauvaises clauses d'un contrat.

<strong><em>Quelle est la force actuelle de votre parti, la CODEM, du point de vue des élus ?</em></strong>

La CODEM, à l'issue des élections communales du 20 novembre 2016, a obtenu 707 conseillers et 38 maires, ce qui nous classe 4ème rang des forces politiques du Mali,  derrière le RPM, l'ADEMA et l'URD. Nous sommes la 3ème force politique de la mouvance présidentielle après le RPM et l'ADEMA. Nous avons bénéficié, plus tard, de multiples adhésions à Sikasso, Diago, Bamako et ailleurs. Ces adhésions ont porté à 737 le nombre de nos conseillers communaux. A l'Assemblée nationale, nous sommes aussi la 4ème force avec 5 députés. Nous ne cessons de progresser puisqu'en 2009, nous n'étions que le 6ème parti sur l'échiquier national.

<strong><em>Votre force électorale ne se reflète pas dans votre représentation au gouvernement...</em></strong>

Notre congrès qui se tiendra du 13 au 14 mai 2017 tranchera cette question.

<strong><em>Vous n'êtes que ministre des Sports malgré votre poids électoral...</em></strong>

Contrairement à ce que vous insinuez, le sport revêt à mes yeux la plus haute importance. C'est par le sport que je suis entré dans la politique. En 2004, à Sikasso, on m'a confié un club de football (le Stade malien de Sikasso) qui, la même année, est montée en première division. C'était historique pour la jeunesse de Sikasso car le club, créé depuis 1963, n'avait jamais réussi un tel exploit. Sur ces entrefaites, un député est décédé à Sikasso en 2005. J'ai été alors démarché par le RPM pour être son candidat. Je n'étais pas militant de ce parti qui n'avait même pas de siège local. Lors de cette élection législative partielle, j'ai battu la candidate de la majorité présidentielle. Voilà comment je suis arrivé à la politique grâce au sport. Et si la politique m'amène ministère des sports, j'y vois une consécration.   Donc, le département des sports me convient parfaitement. Une fois à ce poste, j'ai revalorisé les primes des joueurs car les résultats passent par la motivation. Les résultats ont suivi...

<strong>Propos recueillis par Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Révision constitutionnelle: l’avis du Syndicat Autonome de la Magistrature</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/revision-constitutionnelle-lavis-syndicat-autonome-de-magistrature-2143582.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Mar 2017 15:20:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sur requête de l’Assemblée Nationale, le Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) s’est prononcé sur les questions des parlementaires sur la révision constitutionnelle en cours.</strong>
<strong>1-Quelle appréciation faites-vous de l’initiative de réviser de la Constitution du 25 février 1992?</strong>

L’initiative de réviser la Constitution nous paraît salutaire en ce qu’elle contribuera à améliorer le fonctionnement des Institutions de la République et la situation des droits de l’homme, corriger les imperfections de la Loi fondamentale et contribuer à la paix et à la stabilité du pays par l’application de certaines dispositions positives de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.

Seulement, aux termes de l’article 118 alinéa 3 de la Constitution : « Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. ». Ce projet de révision-ci intervient à un moment où il est justement porté atteinte à certaines parties du territoire national; d’où notre préoccupation quant à sa conformité juridique avec la disposition suscitée. Même si la paix revient progressivement au nord, nous émettons des réserves quant à l’opportunité juridique d’une telle révision.

2-Un candidat aux fonctions du président de la République doit-il être de nationalité malienne d’origine ou simplement de nationalité malienne ?

Un candidat aux fonctions de Président de la République doit être de nationalité malienne d’origine. L’article 7 nouveau doit garder la mouture de l’actuel article 31 de la Constitution, en précisant d’ailleurs que s’il a la double nationalité, il doit avoir abandonné définitivement l’autre nationalité pour prétendre aux fonctions du Président. Cette fonction exige que son cœur ne balance que pour le Mali.

3°- Quelle appréciation faites-vous de la prestation de serment du Président de la République devant la Cour constitutionnelle avant son entrée en fonction ?

Nous ne voyons pas une raison objective de faire prêter serment au Président de la République devant la Cour constitutionnelle. La cour constitutionnelle est « une fille » de la Cour suprême. Jusqu’en 1992, elle n’était qu’une section de la Cour suprême. Issue de la Cour suprême, elle ne peut devenir plus importante que celle-ci au point de lui ravir la prestation de serment du premier magistrat de la République… (La Cour suprême) est la mieux placée, en termes d’indépendance, de permanence et en sa qualité de juridiction suprême de l’ordre judiciaire, pour recevoir le serment du premier magistrat. Tout au plus, nous aurions pu concéder, si on voulait innover, que cette prestation de serment puisse être reçue par la Cour suprême et la Cour constitutionnelle réunies en une seule formation siégeant au niveau de la Cour suprême.

4°) Qu’est-ce que vous pensez de la suppression de la Haute cour de justice comme Institution de la République ?

La suppression de la Haute cour de justice comme Institution de la République est, à notre avis, un recul grave pour la démocratie, les droits de l’homme et la quête de justice tout court. La Haute cour de justice a toujours existé comme Institution du Mali et cela n’a jamais posé problème. Pourquoi alors la supprimer du nombre des institutions de la République ? Pour nous, elle doit y demeurer. En effet, juridiction devant juger le Président de la République et les Ministres mis en accusation devant elle par l’Assemblée Nationale pour haute trahison ou à raison des faits qualifiés de crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que leurs complices en cas de complot contre la sureté de l’Etat, la Haute cour de justice contribue à la lutte contre l’impunité au sommet de l’Etat. A ce titre, il est dangereux de l’enlever du nombre des Institutions parce qu’elle perd en indépendance et pourrait être à la merci du pouvoir qui serait tenté de se protéger de toute poursuite. A cet égard, ses règles de fonctionnement ou même de fond pourraient pâtir de ce dessein. Au moment où la lutte contre l’impunité est reine, on donnerait un mauvais exemple en l’enlevant du nombre des Institutions. La raison qui a fait ériger la section constitutionnelle de la Cour suprême en Cour constitutionnelle est la même qui fonde le maintien de la Haute cour parmi les Institutions parce qu’y sont jugées des affaires concernant les plus hautes personnalités de la République.

5°) Ce projet de révision de la Constitution prend-elle en compte toutes vos préoccupations ?

Non !

6°) Avez-vous des observations à adresser à la Commission ?

Dans le préambule du projet de Constitution, il est fait allusion à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) de 1948, sans mentionner les Pactes subséquents (PIDCP et PIDESC) qui sont tout aussi importants à mentionner. Nous suggérerons de les rajouter.

– La forme républicaine de l’Etat est proclamée dans le préambule du projet et l’article 140, alinéa2 précise que« la forme républicaine , la laïcité de l’Etat ainsi que le multipartisme ne peuvent être remis en cause. » De même, l’actuel article 121, aliné 2 de la Constitution dispose que « la forme républicaine de l’Etat ne peut être remise en cause ». Nous ne comprenons cependant pas la raison pour laquelle l’article 1er nouveau ajoute le qualificatif « décentralisée » aux qualificatifs actuels de la République énumérés à l’actuel article 25. Ce rajout nous semble être de trop car le Mali connaît déjà la décentralisation, à moins qu’une autre idée soit sous-jacente.

– Le pouvoir judiciaire est déclassé (article 2 nouveau). Son digne représentant ( la Cour suprême) perd sa place de 4ème Institution au profit de la Cour constitutionnelle. Dans tout Etat, depuis la nuit des temps, il ya trois (3) pouvoirs : le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Le pouvoir judiciaire a toujours été incarné par la Cour suprême et les autres juridictions mais jamais par la Cour constitutionnelle. Comment expliquer alors cette usurpation de rang au détriment de Cour suprême ?

-La Cour suprême ne fait plus l’objet d’un titre de la Constitution; elle est fondue dans le titre VII intitulé « du pouvoir judiciaire ».Ceci enlève à la Constitution sa clarté originelle qui consacrait deux titres successifs dont l’un au pouvoir judiciaire et l’autre à la Cour suprême en tant qu’institution. Les rédacteurs de la Constitution de 1992 ne s’y étaient point trompés. Ils ont voulu mettre en exergue toute l’importance du pouvoir judiciaire, pouvoir nécessaire à l’équilibre des les Institutions.

-L’ossature du projet de Constitution relègue les droits et devoirs de la personne humaine au 10ème Titre, alors que les constituants de 1992 les plaçaient en Titre 1er. Cela a beaucoup de sens à notre avis. En effet, la personne humaine est au commencement et à la fin de toute chose; elle est sacrée. Pour qu’on puisse parler de Président de la République, de Gouvernement ou même d’Etat, encore faut-il qu’il y ait des personnes pour les designer ou les constituer. Ce sont les personnes qui votent pour que le Président existe, c’est ce vote qui détermine aussi la constitution du Gouvernement, la composition de la représentation nationale et l’existence de l’Etat. Dans ce cas, les droits et devoirs de ces personnes sont au commencement de toute chose dans l’Etat, à fortiori dans un Etat de droit. Dans la charte de Kuru kan Fuga ou Charte du Mande, si bien citée dans le préambule du projet de Constitution, la personne humaine occupe une place prééminente. Cette charte ne dit-elle pas que « Nin do ka koroninyé; nganinman fissa ninyé » (« une âme peut être plus vieille qu’une autre mais aucune âme n’est au-dessus d’une autre »)?

-Il est plus séant d’avoir des Institutions plutôt que d’avoir un homme fort à la tête de la République. Le temps de l’homme fort à la tête des Etats est révolu. On doit se retourner vers un avenir avec des Institutions solides. La pérennité de l’Etat en dépend. C’est pourquoi, dans le projet, le renforcement des pouvoirs du Président de la République ne nous paraît pas opportun.

-Le nouvel article 47 ne met pas en exergue le statut des magistrats, au contraire des autres statuts du même genre cités dans l’article. Nous suggérons que le statut des magistrats fasse l’objet d’un tiret comme ceux-ci, au lieu d’être fondu dans le tiret relatif à la création de nouveaux ordres de juridictions.

– Le nouvel article 58 nous paraît assez singulier: pour la première fois, nous voyons dans un texte constitutionnel que « la loi et le règlement peuvent comporter, pour un objet et une durée limités, des dispositions à caractère expérimental » . C’est du jamais vu! Cette disposition est floue et les rédacteurs doivent s’en expliquer.

-Le nouvel article 86 enlève au pouvoir judiciaire son attribution de gardien des libertés et d’application des lois de la République; ce sont là les omissions graves qui entament l’essence du pouvoir judiciaire. Cet article doit être étoffé en ajoutant qu’ « une loi organique porte statut de la magistrature » pour lever toute équivoque, puisque ceci n’est dit nulle part.

-Le nouvel article 87 contient des redondances, mais aussi des innovations qui jurent d’avec l’indépendance da la magistrature. En effet, dès lors que l’alinéa 3 de l’article précise, s’agissant du Conseil supérieur de la magistrature, qu’ « une loi organique fixe son organisation, sa composition et son fonctionnement « , il est superflu de le répéter à l’alinéa 5 et de préciser certaines de ses attributions ou des modalités de son fonctionnement ou de sa composition. Nous suggérons que la 2ème phrase du 5ème alinéa ainsi que le 6ème alinéa de cet article soient biffés : les questions évoquées pourront être examinées lors de l’élaboration de la loi organique citée à l’alinéa 3.

-Le nouvel article 29 précise le statut pénal du Président de la République, mais cet article n’est pas au bon emplacement. Il devrait se retrouver au niveau du Titre XIII « de la Haute cour de justice » (articles 128 et 129).En outre, pour être complet, on devrait donner un contenu à la notion de haute trahison comme l’ont fait nombre de pays…

-La création d’une Cour des comptes est à saluer: elle va contribuer à assainir davantage les finances publiques et à la lutte contre la corruption et l’impunité des gestionnaires publiques. Le Mali sera aussi désormais en phase avec les exigences de la CEDEAO. Toutefois, le statut hybride conféré aux membres de la Cour des comptes dont certains sont régis par le statut de la fonction publique et d’autres par le statut de la magistrature pourrait jouer sur son efficacité. Nous suggérons qu’il y ait soit un statut particulier des juges du compte, comme c’est le cas en France, soit que les juges, une fois à la Cour des comptes, intègrent le statut unique de la magistrature comme ce fut le cas des juges administratifs.]]> </content:encoded>
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<title>Dossier: comment le Mali est privé d’avion de guerre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/dossier-mali-prive-davion-de-guerre-2035882.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Feb 2017 10:43:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali est une république souveraine. Du moins sur le papier. Car dans la réalité, des groupes armés font la loi au au nord et au centre du pays. Pour ne rien arranger, des armées internationales sous mandat franco-onusien font sur le territoire ce que bon leur semble. Ce qui est vrai au plan militaire l’est, bien entendu, au plan politique puisque depuis la nuit des temps, c’est qui tient l’épée qui imposa politique. C’est pour quoi le Mali est tenu par les puissances étrangères d’entrer, sous leur dictée, dans un processus de négociations avec des groupes dont les buts séparatistes sont connus et qui, sous d’autres cieux, seraient jugés et pendus. Pour mieux nous enserrer dans ce qu’on appelle pompeusement <em>« processus de paix »</em>,  la décision est prise, à l’échelle internationale, de priver l’Etat malien de toute possibilité d’acquérir les seules armements susceptibles d’écraser les rebelles du nord: les chasseurs bombardiers.

<strong>Sous le régime du général Moussa Traoré, l’armée de l’air malienne alignait une bonne quarantaine de  chasseurs bombardiers de marque russe « MIG »</strong>. Il pouvait donc prétendre défendre par les airs toutes ses frontières. Ce sont ces MIG qui, en 1984, ont bombardé des cibles burkinabè et obligé le bouillant Thomas Sankara de rechercher la fin de la guerre qu’il avait déclenchée. Mais depuis l’avènement de la 3ème République, en 1992, cette belle flotte a disparu, faute d’entretien et de volonté politique d’acheter de nouveaux appareils. Le Mali n’a plus aujourd’hui un seul chasseur bombardier.  Ni, bien entendu, de pilote qualifié. Si, par hypothèse, un avion étranger venait à violer notre espace aérien, nous n’aurions aucun moyen de l’intercepter. Le pire, c’est que les rebelles et les terroristes de tout acabit avancent librement, par colonnes entières, comme à Konna en 2013, sans que l’armée malienne puisse leur infliger la moindre frappe aérienne.

<strong>Embargo de fait</strong>

La situation se complique à partir de 2011, avec l’éclatement d’une nouvelle rébellion touarègue au nord. Au motif que les Touaregs et les Arabes constituent une minorité ethnique et doivent, à ce titre, être protégés, la communauté internationale place le Mali sous un embargo de fait. S’il est vrai que la Charte de l’ONU prescrit la protection des minorités, il faut cependant souligner que la privation du Mali du marché des avions de combat est facilitée par son inertie diplomatique et, surtout, par le jeu trouble de la France qui, comme chacun le sait, nourrit des amitiés avec les rebelles arabo-touaregs.

<strong><em>Echec malien en Grèce.</em></strong>Très en pointe sur le front diplomatique, les rebelles du nord mettent en mouvement leurs alliés du parlement européen qui, déjà en 1992, avait tenté de voter une résolution condamnant un prétendu « génocide touareg » par le Mali. Les rebelles s’appuient aussi sur des personnalités suisses et belges très écoutées des gouvernements occidentaux. Ainsi, quand, sous la Transition de 2012, le Mali tente d’acheter à la Grèce, en crise financière, de vieux chasseurs bombardiers, il se heurte au veto français et au lobbying euro-arabo-touareg. Le gouvernement grec reçoit même l’assurance que s’il vend des avions de guerre au Mali, sa dette envers l’Union européenne ne sera pas réaménagée. Pressée d’arrondir ses fins de mois, Athènes  écoulera sa quincaillerie militaire ailleurs.

<strong>Echec malien en Bulgarie et en Ukraine</strong>

Le Mali se tourne alors vers la Bulgarie puis vers l’Ukraine. Pour les mêmes raisons, il ne rencontre pas plus de succès.

<strong>Echec en Russie</strong>

Il ne reste plus qu’à solliciter la Russie. Vieux partenaire militaire du Mali depuis l’époque soviétique et doté d’un arsenal inépuisable, ce pays a l’avantage de pouvoir résister aux pressions occidentales. Problème: le Mali se fait prendre de vitesse au Kremlin. A l’instigation de la France, une délégation de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) dirigée par Bilal Ag Acherif, chef du groupe séparatiste touareg MNLA, fonce à Moscou en mars 2014. Elle est reçue par Mikhaïl Boganov, vice-ministre russe chargé de l’Afrique et du Moyen-Orient. La visite déplaît aux autorités maliennes au point que l’ambassadeur de Russie au Mali est convoqué par le ministre des Affaires étrangères, ZahabiOuld Sidi Mohamed, qui explique : <em>« On a trouvé que ce n’était pas amical car la Russie ne nous avait même pas prévenus ! »</em>. Au sortir de l’entretien, le ministre se dit <em>« rassuré »</em> par le discours <em>« sans ambiguïté »</em> du diplomate russe. Dans un communiqué hâtivement produit pour arrondir les angles, Moscou réaffirmera son <em>« attachement à l’intégrité territoriale du Mali » </em>et sa disponibilité à <em>« faciliter les discussions »</em> entre le gouvernement et les rebelles touaregs. En termes diplomatiques, ce communiqué signifie que la Russie, tout en restant attachée à l’intégrité territoriale du Mali, se refuse à livrer des armes au Mali et lui recommande de négocier avec les rebelles touaregs. Cette déclaration marque une grande victoire diplomatique des rebelles, d’autant qu’elle intervient  au moment même où le président IBK conditionne toute négociation avec les rebelles à leur désarmement préalable. Bilal Ag Acherif, confiera avoir <em>« porté le message du peuple de l’Azawad »</em> à Poutine auquel il aurait décrit <em>« la souffrance » </em>des Azawadiens ainsi que les causes de leur révolte contre l’Etat malien.

<strong>L’alibi GATIA</strong>

La Russie et d’autres partenaires étrangers  auraient pu se raviser et livrer des moyens aériens au Mali si notre pays n’avait pas commis une des pires erreurs de son histoire. En effet, suite à divers accrochages et renseignements de terrain, il apparaît que le GATIA, qui se définit comme une milice de Touaregs Imghads, a des liens avec l’armée malienne. Le fait qu’il se se place lui-même sous l’égide de Gamou, officier général du Mali, achève de convaincre les plus sceptiques que le GATIA n’est autre que le bras armé de l’Etat pour contourner le processus de paix et menacer les minorités arabo-touarègues. Cette logique conduit au durcissement de l’embargo qui, désormais, s’étend aux armes lourdes, voire aux simples munitions. Participant aux obsèques des soldats maliens tués à Nampala en juillet 2016, le président IBK ne cachera pas sa déprime. Il déclare publiquement que le Mali a besoin d’avions de guerre pour surveiller son territoire mais qu<em>‘ »on l’empêche »</em> d’en acheter.Tout est dans ce <em>« on »</em>…

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Procès Amadou Haya Sanogo : Les avocats de la défense demandent le report du procès pour incompétence de la cour</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-amadou-haya-sanogo-avocats-de-defense-demandent-report-proces-incompetence-de-cour-1931972.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Dec 2016 16:45:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le procès Amadou Haya Sanogo et 17 autres a repris ce matin après la demande de suspension des avocats de la défense. Ceux-ci demandent cette fois-ci le report du procès en soulevant plusieurs vices de procédure.</strong>

Les avocats de la défense ont demandé le renvoi du procès à une autre session. Pour eux, il y a plusieurs vices dans la procédure qui a conduit à la tenue des présentes assises. Le premier vice soulevé par les avocats est lié au fait que leurs clients n’ont pas été cités dans les délais requis. Ils estiment que la Loi prévoie un mois ou au moins 15 jours pour ce qui concerne les accusés. Selon eux, certaines citations ont été faites à moins de 14 jours. Le 2ème vice soulevé par les avocats de la défense est lié à la non-communication de certaines pièces que la loi prescrit de communiquer avant les assises.

Entre autres pièces qui devaient être communiquées aux accusés par le soin du procureur général mais qui ne l’ont pas été sont, selon les avocats, les pièces d’enquête préliminaire, les procès-verbaux de témoignage, l’arrêt de renvoi. Ce qui entraîne du coup, pour les avocats, une violation de l’article 283 du code de procédure pénale.

Pour toutes ces raisons ci-dessus évoquées, les avocats ont demandé à ce que l’affaire soit renvoyée à une prochaine session. Ils ont, en outre, soulevé d’autres exceptions liées à la compétence même de la Cour d’assises. Pour le cas de Yamoussa Camara, Maître Sangaré a soulevé l’incompétence de la Cour d’assises à juger Yamoussa, qui en tant que ministre de la défense au moment des faits ne peut-être jugé que par la Haute Cour de Justice et que cette Cour est de nos jours opérationnelle. D’autres avocats, notamment maître Cheick Oumar Konaré ont soulevé l’incompétence de la Cour d’assises à juger des militaires. Maître Cheick Oumar Konaré a, du coup invoqué les dispositions du code de justice militaire qui institut un tribunal militaire, seul compétent pour juger les militaires et les infractions commises par les militaires, y compris des infractions de droit commun comme le précise le dit code. Les avocats de la défense croient que la procédure a été bâclée.

<strong>Abdoulaye Koné, envoyé spécial</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Procès Amadou Haya Sanogo: IBK ordonne de conduire tous les témoins devant la cour</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-amadou-haya-sanogo-ibk-ordonne-de-conduire-temoins-devant-cour-1931492.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Dec 2016 09:17:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sur ordre du président de la République Ibrahim Boubacar Keita, tous les officiers supérieurs de l’armée, cités comme témoins ont été conduits à Sikasso. Ainsi, le chef d’état major général des armées, le général Didier Dackouo; le chef d’état major particulier du président, le colonel major Oumar Daou dit Baron etc.; ont tous été conduits à Sikasso sous escorte des éléments du Peloton d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (PIGN). Quant à l’ancien président Dioncounda Traoré et le célèbre prêcheur Chérif Ousmane Madani Haidara, ils ont eux aussi accepté d’aller témoigner.  </em></strong>

Renvoyée pour ce mercredi en raison de l’absence des témoins, l’audience d’Amadou Haya Sanogo et coaccusés pourra reprendre. En effet, comme promis, le parquet a réussi l’exploit avec l’aide du président de la République. IBK a rassemblé la majeur partie des témoins et les a transporté à Sikasso. Conformément aux instructions de la Cour qui avait demandé au parquet de faire comparaître les témoins cités, au besoin par la force. Ainsi, toute la journée du mardi 6 décembre 2016, on a assisté à un ballet entre le département de la justice et celui de la défense. Après plusieurs heures de tractations, le parquet à travers le ministère de la justice, appuyé en cela par IBK, a réussi à rassembler tous les officiers supérieurs de l’armée cités comme témoins dans le procès Amadou Haya Sanogo.

Dans la nuit du mardi, tous ces officiers supérieurs de l’armée, cités comme témoins dans le dossier ont été mis dans un mini-bus et conduits à Sikasso. Le mini-bus a été escorté par des éléments du Peloton d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (PIGN). Parmi ces officiers supérieurs, se trouvent le chef d’Etat major général de l’armée, le général Didier Dackouo; le chef d’état major particulier du président de la République, le colonel major Oumar Daou dit Baron etc. Selon nos informations, Chérif Ousmane Madani Haidara qui a accepté volontairement d’aller témoigner s’est lui aussi rendu à Sikasso. Il serait avec l’ancien Président Dioncounda Traoré.

<a href="http://www.proces-verbal.com/proces-amadou-haya-sanogo-ibk-ordonne-de-conduire-tous-les-temoins-devant-la-cour/" target="_blank"><strong>.......lire la suite sur proces-verbal.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Procès Amadou Haya Sanogo : le parquet appelé à faire comparaitre les témoins de force dont Chérif Ousmane Madani Haidara</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-amadou-haya-sanogo-parquet-appele-a-faire-comparaitre-temoins-de-force-dont-cherif-ousmane-madani-haidara-1928292.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Dec 2016 01:35:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Prévue pour être reprise ce lundi matin, l’audience d’Amadou Haya Sanogo, l’ancien meneur du coup d’Etat militaire de mars 2012, vient une fois encore d’être renvoyée pour le mercredi 7 décembre. Ce nouveau report a été demandé par les avocats de la défense pour permettre aux témoins cités de comparaitre.

La requête de la défense a été soutenue  par les avocats de la partie civile. Ils ont tous estimé que pour la manifestation de la vérité, les témoins cités doivent impérativement comparaitre.

La cours a demandé au parquet de faire comparaitre les témoins de force s’ils refusent de le faire.La cours s’est pliée à la demande des avocats pour la simple raison, que Sanogo et autres sont jugés en session d’assise. Bien que, les témoins aient fait leur déposition par écrit, en session de cours d’assise, ils doivent venir reprendre le témoignage pour tous les acteurs, qui n’ont pas forcement accès à l’arrêt de renvoi.

En outre, la comparution devant les assises permet de satisfaire à la confrontation, un principe de la manifestation de la vérité. Alors comment faire comparaitre, au besoin par force Chérif Ousmane Madani Haidara; Dioncounda Traoré; Diamou Keita, qui est ambassadeur en Angola; le colonel Youssouf Traoré, commandant du camp para au moment des faits, qui est parti à l’extérieur pour formation. La réponse le mercredi  prochain.

<strong>Abdoulaye Koné, envoyé spécial</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Procès Amadou Haya Sanogo: le général Yamoussa Camara tient à son petit café</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-amadou-haya-sanogo-general-yamoussa-camara-tient-a-petit-cafe-1928242.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Dec 2016 00:26:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le procès du général Amadou Haya Sanogo et coaccusés n’a pas fini de nous offrir des anecdotes. </strong>

Après l’histoire des téléphones qui a opposé les avocats au parquet et la fameuse affaire de l’expulsion du Dr. Oumar Mariko, nous vous révélons une autre anecdote concernant, cette fois-ci, le général Yamoussa Camara. Lors de l’ouverture de l’audience, les forces de sécurité chargées de conduire le général Yamoussa Camara dans la salle d’audience, le trouvent en train de prendre son petit café.

Les agents attendent patiemment que le général finisse de prendre son café. Le hic est que Yamoussa Camara semble tester  l’humeur des agents venus le chercher.

En effet, le général commence à boire son café lentement. Fâchés, les agents sans aucune forme de protocole se saisissent du général de force et le jettent dans le véhicule, laissant le reste de son petit café sur la table.

<strong>Abdoulaye Koné, envoyé spécial</strong>
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</item>

<item>
<title>Procès Amadou Haya Sanogo : Oumar Mariko expulsé de la salle d’audience par le greffier du jour</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-amadou-haya-sanogo-oumar-mariko-expulse-de-salle-daudience-greffier-jour-1924902.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 04 Dec 2016 08:03:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Venu à Sikasso pour soutenir Amadou Haya Sanogo, le Dr. Oumar Mariko, président du parti SADI a été expulsé de la salle par le greffier du jour. Pour avoir accès à la salle, il fallait être muni d’un badge. Oumar Mariko, bien que cité comme témoin n’était pas venu à Sikasso pour témoigner. Venu en simple citoyen, il a pu avoir accès à la salle sans se faire enregistrer.

Le greffier de la salle d’audience qui a pour rôle de s’assurer que toute personne présente dans la salle détient un badge, a constaté que Mariko n’en avait pas. En toute politesse, il a demandé à ce dernier de quitter la salle pour non autorisation.

Le président du parti SADI n’a pas voulu compliquer les choses et a accepté de quitter la salle d’audience. Heureusement pour lui, l’audience a été reportée pour le lundi 5 décembre prochain. Avant cette date, il se ferra surement enregistrer pour avoir son badge.

<strong>Abdoulaye Koné, envoyé spécial</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Mamadou Camara, avocat de Dahirou Demblelé: « On ne peut pas nous refuser l’usage du téléphone, mais on peut le réglementer »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/me-mamadou-camara-avocat-de-dahirou-demblele-on-ne-refuser-lusage-telephone-on-reglementer-1924872.html</link>
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<pubDate>Sun, 04 Dec 2016 07:57:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Maître Mamadou Camara, l’un des avocats de la défense, affirme qu’on leur a refusé l’accès de la salle d’audience au motif qu’ils portaient des téléphones portables. Il estime que les téléphones sont pour eux des instruments de travail. « Nous ne pouvons pas transporter nos bibliothèques ici  pour avoir la documentation nécessaire. C’est dans nos téléphones que se trouvent nos documentations comme la jurisprudence téléchargée et d’autres codes de loi.

Les téléphones sont les seuls moyens de communication ou de contact avec nos cabinets, entre nous et l’extérieur ». Il pense qu’on ne peut pas leur interdire l’usage du téléphone, mais qu’en revanche qu’on peut réglementer l’usage du téléphone en leur interdisant à ce qu’il n’y ait pas d’appel lors de l’audience, que le téléphone ne sonne pas dans la salle d’audience, toute chose qui pourrait perturber l’audience. Pour lui, l’usage du téléphone par les avocats se fait partout à travers le monde, et que les technologies de l’information et de la communication font parties du monde d’aujourd’hui. « Nous ne voyons pas pourquoi nous avocats, on se priverait de les utiliser dans le cadre professionnel », a-t-il clamé.

Le lundi, ou la Cour décide de faire droit à notre demande des ports de nos smartphones, ou elle s’y oppose complètement ; dans le deuxième cas de figure, les avocats ne participeront pas au procès, nous a-t-il confié. Il s’est étonné de voir que ce port du téléphone soit interdit par le parquet qui n’a pas la police des débats. « Nous avons été surpris de voir que c’est le parquet général qui élabore un règlement intérieur pour nous interdire de rentrer avec nos téléphones, pour nous avocats, c’est le code de procédure pénale qui vaille ». Pour maître, le parquet doit savoir que c’est le président de la Cour qui est garant du respect de la loi dans une audience et que les avocats ne veulent pas que quelqu’un se substitut au président de la Cour pour restreindre leur droit.

<strong>Abdoulaye Koné. Envoyé spécial.</strong>
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<title>Sur invitation des Pays&#45;Bas: notre directeur de publication a participé à la 15eme assemblée des pays membres de la CPI</title>
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<pubDate>Tue, 29 Nov 2016 12:33:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La 15ème session de l’Assemblée des États Parties au Statut de Rome, qui institue  la Cour pénale Internationale (CPI), s’est tenue du 16 au 24 novembre 2016  au World Forum Convention Center de la Haye, capitale des Pays-Bas. En marge de cette session, sur invitation du ministère des affaires étrangères du Pays, une vingtaine d’hommes de media, dont votre fidèle serviteur, a pris part à une série d’activités sur la CPI. Venus du Nigéria, de la Chine, du Sri Lanka, du Ghana, de la Gambie, de l’Afrique du Sud, de la Palestine, d’Israël, du Burundi et du Mali, les journalistes ont eu droit à des conférences et à la  visite des locaux de la CPI.</em></strong>

A l’issue d’une semaine d’intenses activités, nous sommes arrivés à la conclusion que la CPI est mal connue.

<strong>Ce qu’il faut savoir de la CPI</strong>

En juillet 1998, pour la première fois dans l’histoire, des Etats ont décidé de se soumettre à la compétence d’une Cour pénale internationale permanente chargée de poursuivre les crimes les plus graves commis sur leur territoire ou par leurs ressortissants. Cet engagement des Etats pour la CPI a été formalisé dans un traité appelé <em>« Statut de Rome ». </em>Il est entré en vigueur le 1er juillet 2002. Expliquant, les raisons de la création de la CPI, Janet Stéphanie, journaliste spécialiste du droit international, nous dira que la finalité première de la Cour est de prévenir et de mettre un terme à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves touchant l’ensemble de la communauté internationale.

<strong>La CPI ne remplace pas les tribunaux nationaux.</strong> Chaque État a le pouvoir et le devoir d’exercer sa compétence pénale vis-à-vis des criminels. <em>« La Cour ne peut intervenir que dans les cas où un État est dans l’incapacité ou n’a pas la volonté de mener à bien des enquêtes et de traduire en justice les auteurs de crimes », </em>a rappelé Janet. Donc, lorsque la justice d’un pays arrive à distribuer convenablement la justice, la CPI n’a pas à intervenir. Par exemple, dans le cas du général Amadou Sanogo du Mali, la CPI n’intervient pas puisque le Mali s’est déclaré compétent et décidé à juger les personnes incriminées. Les seuls cas où la CPI peut être saisie en dehors de la volonté des  Etats concernent les personnes déférées devant elle par le Conseil de sécurité de l’ONU

<strong>La CPI ne dispose pas de forces armées ni de police propres</strong>. Elle doit compter sur la coopération des États, indispensable en ce qui concerne l’arrestation et la remise des suspects. Toutes les personnes jugées actuellement à la CPI lui ont été transférées par leur propre gouvernement. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont été remis à la CPI par le président Alassane Ouattara. L’Etat ivoirien a décidé de juger lui-même l’ex-première dame, Simone Gbagbo, qui est donc restée au pays. Le cas du président Soudanais, Oumar El-Béchir, prouve bien que la CPI n’a pas les moyens d’arrêter un suspect si un Etat membre ne le fait pas à sa place: Béchir circule tranquillement en Afrique alors qu’il est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI.

<strong>Les personnes jugées à la CPI sont toutes issues de pays ayant ratifié le Statut de Rome</strong>. Sur la question de l’adhésion à la CPI, Fatou Ben Souda, procureure de la Cour, que nous avons rencontrée, dira que l’adhésion est une décision souveraine de chaque Etat. Elle précise que la CPI ne s’acharne pas sur l’Afrique: les Africains jugés par elle le sont soit parce qu’elle a été saisie par le Conseil de sécurité de l’ONU, soit parce que les intéressés ont été remis par leur propre gouvernement.

<strong> Critiques contre la CPI</strong>

La CPI est accusée de ne juger que des Africains et de pratiquer une justice des vainqueurs. De fait, sur  la dizaine de cas actuellement instruits par la Cour, 9 concernent des Africains. Au cours de la 15ème Assemblée des Etats parties, plusieurs délégués ont déploré que dans le ivoirien, seuls Gbagbo et Blé Goudé comparaissent alors que des chefs de guerre pro-Ouattara devraient ne sont pas poursuivis.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/notre-directeur-revient-de-la-cpi-il-raconte/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Sadou Diallo, le maire Gao: « quiconque me vole ma victoire ne pourra pas gouverner la ville ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/sadou-diallo-maire-gao-quiconque-me-vole-victoire-ne-pourra-gouverner-ville-1917822.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Nov 2016 12:22:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après les élections communales du 20 novembre 2016, le maire de Gao, Sadou Diallo, non moins président du parti d’opposition PDES,  proteste vigoureusement. Il a tenu, à cet égard, une conférence de presse à son domicile sis à Magnambougou, Bamako.</em></strong>

Pour le conférencier, les élections se sont déroulées à Gao sans incident de sécurité grâce à son implication personnelle dans la sensibilisation des populations. Il a rappelé que les communales sont des élections de proximité où la tricherie a des conséquences immédiates sur les populations. Un député élu peut ne peut pas être aimé dans sa contrée mais la représenter à l’Assemblée nationale car il n’est pas en contact direct avec les populations. Mais un maire qui détesté par ses administrés ne peut exercer.

<strong>Comment le vote s’est déroulé</strong>

Sadou dit avoir gagné les élections de 20 novembre. Il relate: <em>« Le soir des élections, à 2 h du matin, j’ai quitté mon quartier général  alors que j’étais en avance sur la liste du RPM de 300 voix, bien que ce parti ait dépensé plus de 300 millions pour me battre dans une localité de 48 000 électeurs. A 2 h du matin donc, j’avais 12 conseillers élus, contre 10 pour le RPM. Il ne restait que les résultats de 2 quartiers où je ne pouvais être battu. Ma popularité à Gao est connue. Elle n’a pu être détruite par le trafic d’influence du RPM ni les racontars d’un colonel et d’un député locaux: ils ont tenté de fait croire sur les antennes des stations de radio locales que le président IBK ne se rendrait jamais à Gao ni ne ferait rien pour développer cette ville tant que je serais maire. IBK est un mon grand-frère et ami depuis 35 ans: il ne tiendra jamais ce genre de propos. Aux législatives de 2013, IBK m’a sollicité pour que j’aide son parti à obtenir les sièges de députés de Gao. Et le président ATT m’a toujours conseillé, depuis Dakar, de soutenir les actions d’IBK. Je ne crois donc pas aux rumeurs selon lesquelles les populations n’auraient ni eau, ni éctricité  tant que je resterais maire. Les populations n’y croient  pas non plus car aux communales, j’ai gagné dans le 7ème quartier de la commune urbaine de Gao où logent 2 députés du RPM. Dans 5 des 6 bureaux de vote du 6ème quartier où habite la tête de liste du RPM, j’ai aussi gagné : dans le dernier bureau, nous sommes venus à égalité de voix. Au quartier « Château », j’ai gagné dans les 20 bureaux de vote. Au soir des élections, au moment je quittais mon QG de campagne, j’avais gagné dans 7 des 9 quatiers de Gao. Mon score (12 contre 10 pour le RPM) était le même que celui enregistré par la CENI ». </em>

<strong>Quand il se retirait de son QG, les résultats de 2 quartiers (Gao 2 et 8ème quartier) n’étaient pas disponibles car ces quartiers sont assez éloignés et manquent d’électricité. </strong>Le lendemain matin, Sadou apprend que dans la commune de Gao, le RPM a gagné le même nombre de conseillers que sa liste (11 contre 11), le tout avec une avance de 80 voix pour le RPM.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/sadou-diallo-le-maire-gao-quiconque-me-vole-ma-victoire-ne-pourra-pas-gouverner-la-ville/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Spéculation foncière: le ministre Bathily accuse les juges, les maires et l’administration territoriale</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/speculation-fonciere-ministre-bathily-accuse-juges-maires-ladministration-territoriale-1917772.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Nov 2016 12:18:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre des Domaines, Maître Mohamed Ali Bathily, était l’invité de l’Institut des Sciences Politiques, des Relations Internationales et de la Communication (ISPRIC) pour débattre de la problématique du foncier au Mali. Votre journal était présent…</em></strong>

Pour le ministre Bathily, tout le monde pense avoir vocation à donner la terre dans notre pays. L’autre réalité, c’est que quel que soit le titre d’occupation que vous détenez (titre foncier, permis d’occuper, concession rurale, droit coutumier), vous n’êtes pas en sécurité. Le ministre révèle que le samedi dernier, en effectuant une sortie à Manankoroni (préfecture de Kati), il a été surpris de voir une vingtaine  des bornes de construction dans un cimetière. Pour le ministre cet état de fait est un cannibalisme morbide.

<strong>Maître Bathily peu content des tribunaux</strong>

Selon le ministre, le problème des usagers se complique lorsqu’ils tentent de le porter devant les tribunaux. Ces juridictions rendent des décisions <em>« qu’il vaut mieux ne pas connaître quand n’on a pas été à la faculté de droit et qu’il faut s’abstenir de lire quand on a fait du droit »</em>.

<strong>Prenant un cas pratique, Maître Bathily souligne que la zone aéroportuaire est en train d’être morcelée sur la base de documents délivrés par les maires, et le service des domaines. </strong>Certains usagers ont même obtenu, à titre individuel, 200 hectares en titre foncier. Deux des titres se situent à Gouana  et Kouralé, en pleine zone aéroportuaire. Le titulaire n’aurait jamais obtenir les titres puisque la zone aéroportuaire est délimitée par un décret. Empêché de jouir des titres irréguliers qu’il s’est fait octroyer, le titulaire s’est retourné en justice contre l’Etat qu’il a fait condamner à lui payer 7 milliards de FCFA (valeur de superficie) et 3 milliards de dommages et intérêts. Le ministre poursuit:<em> « Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai attaqué les deux titres pour faux et usage de faux. Puisque la zone de l’aéroport est créée par un décret, elle tombe dans le domaine public, qui est un domaine inaliénable et imprescriptible. Les titres ne pouvaient donc que découler d’un faux.De surcroît le décret est d’intérêt public alors que le titre foncier est d’intérêt privé. L’intérêt public doit l’emporter sur l’intérêt privé. J’ai donc attaqué les titres devant nos brillants magistrats; ils ont estimé qu’il n’y avait pas de faux  et ma demande a été classée sans suite. Comme par malice, on ne me notifie pas le classement! Puis je vois l’intéressé venir me sommer, en tant que ministre des Domaines, de demander au ministre des Finances de lui payer les 10 milliards prononcés par un jugement… Si j’exécute ce jugement  qui dit que les titres fonciers sont valables, je violerai le décret créant la zone aéroportuaire puisque ce décret interdit de créer un titre dans cette zone. Pour moi, les juges maliens doivent se dire</em> <em>qu’ils sont en charge de l’application de loi et qu’ils ne peuvent être en charge de la violation de la loi. Leur décision, même si elle a force de chose jugée, n’est pas applicable puisque si je l’applique, je serai moi-même à la base de la violation d’un décret. Est-ce qu’une décision de justice</em> <em>doit amener un citoyen ou un responsable à violer un texte réglementaire ou légale ? En droit, la réponse est non! Voilà le genre de décisions qu’on prend au nom de l’indépendance de la justice, une indépendance devenue dans de cas comme ça une licence à tout faire ou à fabriquer le droit.</em>« .

<strong>Le ministre dénonce  </strong><em><strong>« l’impunité absolue » </strong></em><strong>qui entoure </strong><em><strong>« la violation au tour de toutes les règles qui gèrent la terre »</strong></em><strong>.</strong>

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<title>Procès du général Sanogo les avocats de la défense exigent le report</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/proces-general-sanogo-avocats-de-defense-exigent-report-1910392.html</link>
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<pubDate>Fri, 25 Nov 2016 09:45:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Dans un communiqué transmis à notre rédaction, le Collectif des avocats de la défense du général Amadou Haya Sanogo demandent le report du procès pour irrégularités dans les citations. Voici le texte du communiqué.</strong></em>

Le général Amadou Haya Sanogo et ses coaccusés doivent être jugés par la Cour d’assises de Bamako en transport à Sikasso le 30 novembre 2016. Telle est la substance d’un communiqué de presse émanant du parquet général près la Cour d’Appel  de Bamako. Cette information ne manque pas de nous étonner, en  ce qu’elle est une violation manifeste des droits de la défense.
En effet, comment médiatiser la tenue d’un procès en assises, alors que les accusés n’ont pas été cités à comparaître dans le délai légal minimum avant la tenue desdites assises ? En outre, pourquoi envisager un procès hors du siège de la Cour d’assises, où la sécurité peut être mieux assurée ? Autant d’interrogations qi suscitent des doutes sur l’équité de la procédure et le respect des droits fondamentaux de la défense.
Pour notre part, nous tenons à informer l’opinion nationale et internationale, que nous ne nous associerons jamais à une telle parodie de justice. Nos clients sont prêts à comparaître devant la justice de leur pays afin de donner leur part de vérité sur les évènements qui leur ont valu d’être détenus pendant 3 ans dans les conditions infrahumaines. Pour cela, ils souhaiteraient que ce procès soit diffusé dans son intégralité sur les antennes nationales.
La tenue de ce procès le 30 novembre 2016 à Sikasso constituera sans nul doute une violation grave des droits que la Constitution du Mali et notre code de procédure pénale reconnaissent à tout citoyen: le droit des accusés à un procès équitable, notamment le respect scrupuleux des délais de citation et de comparution des témoins.

<strong>Bamako, le 18 novembre 2016</strong>

<strong>Pour le Collectif </strong>
<strong>Le rapporteur</strong>

<strong>Maître Mariam Diawara.</strong>
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<title>Affaire des « bérets rouges »: le général Sanogo sera jugé à Kayes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-berets-rouges-general-sanogo-sera-juge-a-kayes-1851322.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Oct 2016 14:03:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Prévu pour être jugé au cours de la session de la Cour d’assises de Bamako tenue du 2 au 30 mai 2016, le dossier du général Amadou Haya Sanogo a été retiré du rôle et reprogrammée pour une session spéciale ultérieure. Selon des sources bien informées, le jugement du général Sanogo et de ses coaccusés posait de sérieux problèmes de sécurité et de logistique. En effet, les locaux de la Cour d’appel de Bamako qui devaient abriter les travaux risquaient de ne pas suffire à contenir la foule qui pourrait venir assister aux débats. De plus, il fallait mobiliser pour plusieurs semaines un très gros contingent de forces de l’ordre pour parer à toute éventualité. Sans compter que toutes ces mesures sécuritaires risquaient d’interrompre l’activité normale de la Cour d’appel de Bamako. C’est pour toutes ces raisons que le département de la Justice avait instruit de retirer le dossier des « bérets rouges » du rôle de la session du 2 mai 2016.

Mais que devient la session spéciale qui devait juger les accusés ? <em>« Le budget de ladite session est bouclé depuis le mois de juin 2016 et les sommes nécessaires sont dans la caisse du régisseur du ministère de la Justice »</em>, nous confie une source proche du dossier. Pour éviter aux juges la pression des foules et, peut-être, de la presse, la ville de Kayes est désignée pour abriter la session spéciale : distante de Bamako d’un millier de kilomètres, la capitale de la première région ne connaît pas non plus de problèmes sécuritaires particuliers.

Rappelons que le général Sanogo et ses coaccusés comparaîtront devant les assises en même temps que plusieurs de ses compagnons d’armes dont les suivants:

– capitaine Amadou Konaré et sergent-chef Seyba Diarra, cerveaux du putsch du 22 mars 2012 ayant renversé ATT;

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/affaire-des-berets-rouges-le-general-sanogo-sera-juge-a-kayes/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>10 employés de l’usine « BARAMOUSSO » arrêtés sur plainte du PDG Bourama Doumbia</title>
<link>https://www.maliweb.net/secteur-prive/10-employes-de-lusine-baramousso-arretes-plainte-pdg-bourama-doumbia-1851332.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Oct 2016 14:01:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un  bras de fer oppose depuis plusieurs mois le PDG de la « Société Aminata Konaté », qui fabrique les bouillons alimentaires « Baramusso », à ses employés. Suite à une plainte de Bourama Doumbia, PDG de l’entreprise, pour menaces de mort, 10 employés ont été placés sous mandat de dépôt par le procureur de la commune 4 de Bamako le 18 octobre 2016.

<strong>Il faut rappeler qu’en mai dernier, le collectif des travailleurs, dont les détenus, avait porté  plainte devant l’inspection du travail contre l’employeur</strong>. A l’inspection du travail, le PDG Bourama Doumbia fut contraint de choisir entre deux propositions: licencier les 301 agents s’il ne souhaite plus collaborer avec eux, tout en leur versant des droits; ou bien offrir un contrat écrit à chacun d’eux conformément à la réglementation en vigueur. Reconnaissant l’expérience professionnelle des agents, le PDG choisit la seconde option. Il tente cependant une manœuvre en informant les travailleurs que la date de signature des nouveaux contrats écrits serait réputée être celle de leur recrutement. Refus des intéressés  qui tiennent à leur ancienneté. Le PDG cède à la pression des travailleurs et propose de payer aux travailleurs  2700 FCFA par jour de travail.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/10-employes-de-lusine-baramousso-arretes-sur-plainte-du-pdg-bourama-doumbia/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Bakary Togola promet à IBK la victoire au 1er tour de la présidentielle de 2018</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/bakary-togola-promet-a-ibk-victoire-1er-tour-de-presidentielle-de-2018-1799032.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 Sep 2016 14:43:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après leur départ, il y a un mois, du CNID, 2611 militants de la commune 5 de Bamako ont créé le mouvement <em> »Ko Bêna Waati » (« Chaque chose en son temps »)</em>. Ils ont ensuite décidé d’adhérer au Rassemblement Pour le Mali (RPM), le parti présidentiel. La cérémonie d’adhésion a lieu, le 24 septembre, au Centre  »Karim Togola », à Sabalibougou, Bamako. La cérémonie, était présidée par la ministre de la Promotion de la Femme et de l’Enfant, en présence de nombreux autres membres du Bureau politique national du RPM. Parrain de l’événement:  Bakary Togola, président de la Chambre d’agriculture (APCAM).

<strong>Pour Karim Togola, ex-président de la section 5 du CNID, lui et les siens ont décidé de quitter le CNID, après 26 ans de combat pour la démocratie, à cause de la </strong><em><strong>« gestion inégalitaire des militants »</strong></em><strong> qui a cours dans ce parti.</strong> Il a notamment souligné que lors de l’élection législative partielle de 2015, en commune 5, le comité directeur du CNID a violé les textes du parti. Les démissionnaires du CNID rejoignent donc le RPM. Parmi eux figurent, selon Togola, plus de 100 cadres: professeurs, ingénieurs, avocats, instituteurs, docteurs, enseignants. Il annonce que les démissionnaires ont été rejoints par beaucoup d’anciens militants du CNID en provenance des autres communes du District de Bamako, sauf la commune 4.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/bakary-togola-promet-a-ibk-la-victoire-au-1er-tour-de-la-presidentielle-de-2018/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Guerre à Kidal : le secrétaire général du GATIA fait des révélations</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/guerre-a-kidal-secretaire-general-gatia-revelations-1798992.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 Sep 2016 13:47:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un entretien à bâtons rompus qu’il nous a accordé, Fahad Almahmoud donne quelques éclaircissements sur le drame du nord.</em></strong>

Parlant de la situation qui prévaut à Kidal, Fhad  fait un bref rappel des faits. Il dira qu’à partir du 11 août dernier, le Haut Représentant du président de la République pour la mise en œuvre des accords issus du processus d’Alger, a fait appel aux deux parties (CMA et GATIA) pour trouver une solution au conflit qui les oppose. Une rencontre a donc lieu en présence de la communauté internationale et de la MINUSMA.

<strong>Sur la situation militaire à Kidal</strong>

Fahad fait remarquer que le conflit qui oppose le GATIA et la CMA à Kidal a un lien avec leur statut sociologique: le GATIA est formé de Touaregs Imghads et la CMA de Touaregs  Ifoghas et leurs relations n’ont pas été prises en compte par les accords d’Alger. Selon Fahad, le GATIA a tout fait pour que le problème soit discuté dans le cadre des accords mais que la CMA, toute-puissante à l’époque des négociations, s’y est opposée. La récente médiation entreprise à l’initiative du Haut Représentant du président de la République a été interrompue à cause de la Tabaski. En attendant, il a été demandé au GATIA et à la CMA un cessez-le-feu.   <em>« Mais dans la nuit du 15 au 16 septembre 2016, deux membres du GATIA ont été kidnappés  par des combattants de la CMA  à Intassedaït. Une patrouille du GATIA a été envoyée pour savoir ce qui se passe. Elle a essuyé des tirs de la CMA, ce qui a entraîné une reprise des hostilités »</em>, explique notre interlocuteur.

<strong>Fahad souligne la supériorité militaire du GATIA. </strong>Il affirme que la CMA a été contrainte d’abandonner, sans combat, de multiples positions.  Le Comité des suivi des accords s’est alors réuni le mercredi 21 septembre à l’ex-CRESS de Badalabougou, Bamako. A l’issue de cette rencontre, la communauté internationale a demandé que le problème communautaire de Kidal soit résolu entre Maliens, qu’elle n’a pas mandat de s’en mêler et qu’elle se contentera de protéger les populations civiles contre d’éventuelles exactions.

<strong>Sur le détournement de l’aide humanitaire par la CMA et la partialité de la MINUSMA</strong>

Que pense Fahad du communiqué en date du 20 septembre où la MINUSMA l’accuse d’avoir violé les droits de l’homme en empêchant l’acheminement d’aides humanitaires à Kidal ? Notre interlocuteur s’inscrit en faux contre ces allégations. Il soutient que la MINUSMA cherche des poux dans la tête du GATIA car elle s’est rendu compte que  la CMA a perdu toute capacité de combattre militairement le mouvement armé des Imghads.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/guerre-a-kidal-le-secretaire-general-du-gatia-fait-des-revelations/#prettyPhoto"><strong>cliquant ici</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Kalaban: Mohamed tente de violer la femme de son voisin et un officier tente de le couvrir</title>
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<pubDate>Tue, 27 Sep 2016 13:43:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’affaire se déroule, le 29 août 2016, dans une concession commune située à Kalanban-Coura, Bamako. Dans cette concession cohabitent la famille du vieux Kalifa Sidibé et du nommé Djibril Diallo.

<strong>Tentative de viol</strong>

Mohamed Sidibé, fils du vieux Kalifa et étudiant en 2ème année  à l’Institut Universitaire de Gestion (IUG), pénètre dans la chambre du voisin, Djibril Diallo. Dans la chambre se repose l’épouse de Djibril Diallo.  Mohamed Sidibé, sans autre forme de protocole, se jette sur la bonne dame et tente de la violer. Elle crie à l’aide et se débat comme un beau diable. Alertés, les voisins accourent dans la chambre. Ils y trouvent Mohamed Sidibé, tout nu, dans la posture du violeur.  Il est très vite maîtrisé et mis en lieu sûr. Djibril Diallo, qui était au travail, est informé par sa mère. Avant de se rentrer à la maison, il passe par la gendarmerie du camp 1 de Bamako pour porter plainte. Face à la gravité des faits, la gendarmerie fait accompagner Djibril Diallo par 2 agents en uniforme. Ceux-ci procèdent à l’interpellation du nommé Mohamed Sidibé et le conduisent à la gendarmerie. Le dossier est transmis au gendarme Siramanka Traoré pour audition des parties impliquées. C’est alors que l’enquêteur reçoit l’ordre d’un haut gradé de la gendarmerie d’arrêter les enquêtes et de libérer l’apprenti violeur. Le gendarme Siramanka Traoré ignore l’ordre et continue son boulot.

<strong>A la tombée de la nuit, profitant du fait qu’il n’était pas gardé en cellule, Mohamed Sidibé saccage les armoires et les coffres de la gendarmerie</strong>. Il voulait, semble-t-il, mettre la main sur le procès-verbal d’audition et le déchirer.

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<title>Chronique satirique: quand les politiciens français veulent beurrer leur pain sur le dos de l’Islam</title>
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<pubDate>Wed, 07 Sep 2016 00:12:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce qui se passe, ces derniers jours, en France dépasse l’entendement. Sous prétexte de défense de la laïcité et des <em>« valeurs de la République »</em>, 30 municipalités ont interdit le port du burkini sur les plages. Pour ceux qui l’ignoreraient, le burkini, diminutif de la « burka » (voile islamique intégral) et du « bikini » (mini-jupe de plage occidentale) est une sorte de voile inventée par une Libanaise pour permettre aux musulmanes de se baigner sur les plages européennes sans exposer leur intimité au regard des hommes. Une telle pudeur s’apparente, aux yeux des 30 maires français, à un début de terrorisme ou, à tout le moins, de <em>« radicalisation »</em>, le mot le plus couramment utilisé dans l’Hexagone depuis le crime des frères Kouachi.

<strong>L’affaire étonne à plus d’un titre. </strong>D’abord parce que le burkini n’est interdit par aucune loi française. Ensuite parce que son port ne peut gêner aucun baigneur, à moins que celui-ci ne nourrisse le sombre dessein de se rincer l’oeil aux dépens des épouses d’autrui. Enfin, le burkini ne trouble en aucune façon l’ordre public. En tout cas, pas autant que quelqu’un qui se balade en slip ou à poil. Prétendre voir dans ce noble habit les signes d’un terroriste n’a strictement aucun sens dans la mesure où les tueurs qui  endeuillent régulièrement le monde ne portent ni burkini, ni burka, ni boubou. Et puis question: si la démocratie vous autorise à exposer votre corps en public, pourquoi vous interdirait-elle de le cacher ?

<strong>Pour rétablir le droit sur ses deux pieds et mettre le holà à la dérive paranoïaque des maires, le Conseil d’Etat a pris ses responsabilités: </strong>la plus haute juridiction française, a décidé, vendredi 26 août 2016, de suspendre l’Arrêté d’interdiction du burkini pris par le maire de Villeneuve. Cet Arrêt plonge dans la détresse les 29 autres maires dont les Arrêtés sont, à bref délai, appelés à disparaître.

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<title>M’Pessoba: poursuivi par la foule, le voleur trouve refuge dans un puits</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/mpessoba-poursuivi-foule-voleur-trouve-refuge-puits-1773972.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Sep 2016 00:10:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 25 août 2016, les populations de M’Pesseba, à 45 km de Koutiala, ont vécu un fait qui sort de l’ordinaire. Ce jour-là, un jeune homme du nom de Yacouba Coulibaly, qui a pour habitude de voler au marché, jette son dévolu sur des moutons. Ce gibier a de l’intérêt car les prix ont pris l’ascenseur en cette veille de Tabaski. Profitant de l’absence des locataires d’une concession où sont attachés des moutons et des chèvres, Yacouba s’y introduit. Après avoir détaché trois gros béliers et un cabri bien gras, il tombe nez à nez avec un habitant de la concession qui alerte les voisins par des cris. Yacouba s’enfuit; il est poursuivi par une foule qui s’était spontanément formée. Dans sa fuite, le voleur entre dans la cour de la radio rurale de M’Pessoba. La cour est prise d’assaut par de jeunes gens armés de pierres, de bâtons et de tout ce qui peut écraser une tête de voleur. N’ayant pas d’autre endroit où se cacher, Yacouba se jette dans un puits creusé dans la cour de la radio ! Comme on lui tend une corde pour le sortir de là, il menace de tuer toute personne qui tenterait de le secourir. Les badauds n’ont pas d’autre choix que d’informer la gendarmerie.

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<title>L’ONU projette&#45;elle de diviser le Mali en 2017 ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/lonu-projette-de-diviser-mali-2017-1773622.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Sep 2016 00:00:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La localité de Boni, à 70 km de Douentza, dans la région de Mopti, est tombée, vendredi, sous le contrôle de <em>« jihadistes » </em>qui, aux cris de <em>« Allahou Akbar »</em>,  ont attaqué des bâtiments administratifs, incendié la gendarmerie et la mairie, puis planté des drapeaux. L’armée a quitté les lieux. Elle n’y est revenue que tard le samedi, après le départ des assaillants. <em>« J’ai vu l’armée quitter la ville »,</em> a souligné un habitant.<em>« Plusieurs jihadistes étaient à moto. Ils avaient des complices à l’intérieur de la ville. »</em>, a-t-il estimé. L’attaque n’a pas été revendiquée mais elle porte la signature de groupes terroristes. Elle intervient dans la même semaine que deux autres qui ont ciblé l’armée dans les régions de Ségou et de Mopti. L’une d’elle s’est produite à Ténenkou (région de Mopti) et s’est soldée par la capture de 5 soldats qui seront, plus tard, retrouvés morts dans le fleuve Niger. La seconde attaque s’est déroulée à Bélétié, à 35 km de San, région de Ségou.

<strong>La vraie stratégie des rebelles</strong>

En vérité, depuis quelques mois, les groupes armés signataires des accords d’Alger, en collusion avec les groupes liés à Iyad Ag Ghaly et à Al-Qaida au Maghreb Islamique,  mettent en oeuvre une stratégie bien rôdée : entretenir une insécurité permanente au nord et étendre cette insécurité au centre du Mali. L’objectif est de rendre impossible toute sortie de crise négociée, de retarder tout désarmement des groupes armés et d’obliger le gouvernement malien à concéder l’indépendance du nord moyennant la promesse du retour de la paix au centre et au sud du pays. <em>« L’Etat malien n’a plus le choix: s’il s’entête à vouloir exercer sa souveraineté au nord, même de manière formelle, l’ONU prendra ses responsabilités »</em>, nous confient des sources dignes de foi.
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<title>Cercle de Dioila: le marabout&#45;féticheur détourneur de femmes atterrit en prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/cercle-de-dioila-marabout-feticheur-detourneur-de-femmes-atterrit-prison-1710712.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Aug 2016 17:02:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans notre livraison du lundi 4 juillet 2016, nous vous décrivions le débauchage de femmes auquel se livrait un marabout-féticheur Tiamou Traoré qui, entre autres, avait réussi à faire disparaître la dame Hadja Traoré, épouse de son cousin. Suite à nos révélations, l'affaire a été prise au sérieux par qui de droit et des développements inattendus se sont produits.</em></strong>

Les habitants de Kôssourini Sira, un hameau du village de Maba, cercle de Dioila, se souviendront longtemps de Tiamou Traoré<em> (photo)</em>. Ce féticheur qui se dit marabout avait pour habitude d'utiliser ses sciences occultes et la crainte qu'ils inspiraient pour débaucher les épouses d'autrui et convoler en justes noces avec elles. Le marabout-féticheur a ainsi mis la main sur la dame Hadja Traoré, épouse de son cousin Badra Traoré. Suite à notre article du lundi 4 juillet, qui fut largement diffusé par les radios locales, Badra Traoré porte plainte contre Tiamou pour enlèvement de femme. Le dossier est transmis au commissariat de police de Kadiolo dirigé par Daouda Diarra. Ce dernier confie le dossier au chef de la brigade de recherches, Sorry Sidibé, qui mobilise ses hommes pour retrouver le marabout-féticheur et la dame Hadja qu'il avait cachée. La police s'est appuyée sur les photos diffusées par votre journal.

&nbsp;

<strong>Arrestation de Tiamou Traoré</strong>

&nbsp;

Un lundi, vers 6 h du matin, Sorry Sidibé est ses hommes, en compagnie de Badra Traoré, quittent Dioila pour le village de Kossourini Sira où, selon des sources, le marabout-féticheur était revenu en vue de régler quelques urgences. L'équipe policière arrive au village et, sur les indications de Badra, rejoint le domicile de Tiamou Traoré. Surpris derrrière les toilettes, le marabout-féticheur est sommé de suivre les enquêteurs.

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<title>Guerre à Kidal: une simple affaire de drogue ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/guerre-a-kidal-simple-affaire-de-drogue-1710692.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Aug 2016 16:55:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les combats meurtriers qui, depuis le 21 juillet 2016, opposent le GATIA à la CMA (rébellion) ne semblent pas découler de la défense des intérêts des populations. hameau. Les deux groupes armés ne se battent pas non plus à cause d'un litige lié à la gestion administrative de la ville. En fait, des sources concordantes rapportent que suite à l'entrée du GATIA à Kidal, ce mouvement armé qui se dit loyal aux intérêts du Mali a passé une entente avec la CMA pour une gestion commune de la ville, notamment en termes de sécurité des populations et des biens. Ce que le grand public ignore, c'est que l'une des principales sources de revenus des deux groupes armés consiste à sécuriser, moyennant rémunération, les convois de drogue qui transitent par le désert de Kidal. Ce convoyage rapporte des millions de dollars ou d'euros et alimente un trafic juteux dans tout le Sahel.

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<title>Entretien avec Oumar Sabo: &amp;quot;je veux mon diamant de 40 milliards&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/entretien-oumar-sabo-veux-diamant-de-40-milliards-1710662.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Aug 2016 16:49:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans notre parution N°344 du lundi 25 juillet 2016, nous publiions l'histoire d'Oumar Sabo, ce jeune homme qui, après avoir ramassé un diamant, avait été agressé par un prétendu acheteur: Youssouf Poudiougou. Suite à cette publication, l'intéressé a accepté de nous accorder une interview dans laquelle il revient sur sa mésaventure mais aussi sur les derniers développements de l'affaire. </em></strong>

<strong><em>Comment avez-vous ramassé le diamant ?</em></strong>

&nbsp;

Un matin du mois d'avril 2016, je revenais du village de Papara, situé sur le territoire ivoirien, près de la frontière malienne, pour rendre visite à des parents  dans le hameau dénommé Allahmdouliilaye-Dadjan. Ce hameau dépend du village de Finkolo, dans la commune malienne de Fourou. Pour vous y rendre, vous devez vous faire transporter par des motocyclistes. C'est ainsi que j'ai loué les services d'un motocycliste qui m'a déposé au bord d'un marigot qui constitue la limite entre le Mali et la Côte d'Ivoire. Il n'y a qu'à traverser le lit du marigot pour se retrouver dans le hameau. Pendant que je traversais le marigot, j'ai aperçu une pierre qui brillait. Pour avoir travaillé dans des mines traditionnelles il y a quelques années, j'ai compris que la pierre brillante n'était rien   d'autre qu'un diamant. Fou de joie, j'ai ramassé la pierre et j'ai foncé dans le premier bureau d'achat de pierres précieuses de la localité. Le gérant de ce bureau s'appelle Youssouf Poudiougo. Je le savais acheteur habituel de pierres précieuses. Lui et moi sommes originaires de la même localité: le cercle de Koro. Lorsque je suis arrivé chez lui, il m'a reçu et je lui ai présenté ma pierre.      Après l'avoir vérifiée, Youssouf Poudiougo a confirmé qu'il s'agissait bel et bien d'un diamant d'une valeur marchande de 40 milliards de FCFA! Il tremblait de tous ses membres. Il m'a photographié et m'a remis une attestation de réception du diamant. J'ai compris plus tard que pour aiguiser mon appétit, il a surévalué le poids  de la pierre en prétendant qu'elle pesait 20 kilos. Aujourd'hui, je me rends compte que ce poids était exagéré même si je suis convaincu de l'immense valeur du diamant. Ne sachant ni lire, ni écrire, je me suis fait piéger au sujet de l'attestation où il a mentionné: <em>"Oumar Sabo reconnaît avoir reçu des mains de  Oumar Sabo"</em> la pierre précieuse.

&nbsp;

<strong><em>Et après ?</em></strong>

Après, nous avons pris la route de Bamako à bord de son vehicule 4X4. A Bamako, Poudiougou devait me remettre mes 40 milliards de FCFA. Dans le véhicule, Poudiougou a fait entrer trois autres hommes. A l’entrée de Bamako, Poudiougou a arrêté le véhicule dans un endroit obscur et en est descendu au motif que c’est là que les 40 milliards me seraient remis. Il a fait semblant d’appeler au téléphone ses clients qui devaient apporter l’argent. A ma grande surprise, les trois hommes qui ont voyagé avec nous m’ont aggrippé, battu, ligoté et laissé pour mort. Revenu à moi-même le matin, j’ai été sauvé par un passant qui avait entendu mes cris de détresse. Je porte encore les stigmates partout sur mon corps.

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<item>
<title>Chronique satirique: madame la gouverneure ou madame bulldozer ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/chronique-satirique-madame-gouverneure-madame-bulldozer-1710642.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Aug 2016 16:45:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La nouvelle gouverneure du district de Bamako, Amy Kane,  s'ennuyait ferme dans son bureau depuis sa nomination. Après s'être bien creusé la tête (à la matraque ?), notre gentille dame, contrôleur de police de son état, s'est découvert une mission de la plus haute importance et de la plus extrême urgence : démolir les petits commerces installés au bord des routes et chasser à coups de bâton les occupants. L'affaire est dans les cordes de la gouverneure qui, lors de son séjour à la tête de la Brigade des Moeurs de Bamako, a acquis une solide réputation de <em>"Dame de fer"</em>. La Margareth Tatcher locale, quoi ! Un prétexte royal de démolition est tout trouvé: l'an prochain, notre belle capitale doit abriter le sommet France-Afrique et il ne faudrait pas (surtout pas !) que par le hublot de leurs avions ou la vitre de leurs limousines noires, les hôtes de marque (dont l'empereur François Hollande 1er) voient les misérables kiosques et les hordes de mendiants qui encombrent les trottoirs. Outre ses fines compétences de démolisseur et le prétexte du Sommet franco-africain, Madame la gouverneure a tous les moyens de sa politique, pardon!, de sa mission: les bulldozers de la mairie de Bamako, les policiers (ses vieux amis) et, bien entendu, de pleines cargaisons de gaz lacrymogène destinées aux occupants récalcitrants. Cerise sur le gâteau, si Amy Kane réussit à déguerpir le beau monde des trottoirs, elle recevra assurément les vives félicitations de Ladji Bourama, ce qui, en soi, vaut de l'or puisque depuis 2013, certains nomades politiques n'ont même pas eu le bonheur de serrer la main du grand chef. Qui sait ? N'étant pas brouillée avec le Chérif de Nioro ni apparentée à aucun <em>"hassidi" </em>de l'opposition, Madame la gouverneure pourrait devenir ministre. Oh non! Je ne dis pas ministre de la Sécurité (poste jalousement gardé par le tout nouveau général Salif Traoré), ni ministre de l'Administration Territoriale (chasse gardée de l'ex-directeur de campagne de Ladji Bourama). Je veux dire simplement ministre de quelque chose : pourquoi pas ministre d'Etat chargée des Fossés, des Trottoirs et des Bulldozers ?

<strong>Danger économique</strong>

Sitôt dit, sitôt fait: voilà la machine de démolition en marche. Depuis plusieurs jours, les kiosques, étals et hangars de fortune tombent les uns après les autres. Parfois, les démolitions interviennent en pleine nuit, ce qui, ironie du sort, ressemble comme deux gouttes d'eau à des opérations <em>"djihadistes"</em> dignes de Kaboul ou de Baghdad. Et que fait-on du butin de guerre, c'est-à-dire de la paille et de la ferraille issues des démolitions ? Ces joyeux débris sont chargés dans des bennes et jetés quelque part entre Bamako et Kati. On aurait peut-être choisi une autre destination sila junte du général Sanogo vivait encore ! Quant à savoir les conséquences sur les populations, Madame la gouverneure ne paraît pas s'en soucier une minute. Depuis quand une policière éprouverait-elle des états d'âme ? Or, en fait de conséquences, il y en a à la pelle !

L'affaire cause un sacré manque à gagner au trésor public. Les centaines de kiosques et de petits commerces que l'on détruit versaient bon an mal an au moins 30. 000 FCFA d'impôt synthétique et de lourdes taxes aux municipalités. De contributeurs, messieurs les déguerpis deviennent du jour au lendemain des mendiants à la charge de leur famille, laquelle, depuis longtemps, ne voit même pas une queue de diable à tirer.

Bien sûr, je n'oublie pas les milliers d'emplois jetés dans le lac. De fait, il n'y aura plus personne pour opérer dans les kiosques du PMU-Mali ou d'Orange Money emportés par les bulldozers. Les vendeuses de colas et de beignets qui vivaient de la menue monnaie glanée journellement sur les trottoirs vont devoir rester à la maison et vivre d'eau chaude, de <em>"tô"</em> et de <em>"monni"</em>.

<strong>Quelle urgence ? </strong>

Bon ! On me dira que l'Etat souverain du Mali a assez d'argent pour se passer des malheureux impôts et taxes issus des trottoirs. Fort bien! Mais alors, pourquoi, avant de démolir les kiosques, notre richissime Etat n'a-t-il pas commencé par goudronner les avenues, rues et ruelles de la cité ? Pourquoi les bulldozers n'ont-ils pas d'abord vidé les caniveaux qui, partout, rejettent des cadavres de poules et de rats ? Je me souviens que pour justifier sa carence dans le ramassage des ordures, la mairie de Bamako s'est dite dépourvue de bennes et d'argent pour rémunérer ses prestataires: c'est d'ailleurs pourquoi l'Etat, sans doute pour éviter une épidémie de peste, a fait appel aux services de l'entreprise marocaine <em>"Ozone"</em>.

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<item>
<title>Mouvance présidentielle: les amis du Chérif s’en font</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mouvance-presidentielle-amis-cherif-sen-1685012.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Jul 2016 12:06:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le mardi 12 juillet 2016, le président du parti « ADP-Maliba », Amadou Thiam, député de la commune 5 de Bamako, a, lors d’un point de presse, annoncé le départ de sa formation de la majorité présidentielle. Thiam justifie ce départ par la « léthargie de la majorité présidentielle et du président de la République à faire face aux problèmes du pays ». Mais selon nos sources, les vraies raisons se situent ailleurs.</em>

<strong>Contours d’un soutien</strong>

Créé le 18 mars 2013, le parti a activement soutenu, en 2013, le candidat IBK. Ainsi, le 19 juillet 2013, à Nioro, le Chérif de Nioro, vrai mentor du parti, offre 100 millions de FCFA pour la campagne du candidat IBK. Ces 100 millions sont, en réalité, un don d’Aliou Boubacar Diallo, PDG de la société Wassoul’or et fondateur d’ADP MALIBA. Le chérif de Nioro demande même à son neveu, Aliou Boubacar Diallo, de renoncer à sa candidature à la présidentielle présidentielles pour se rallier à celle d’IBK : en contrepartie, le cherif promet à Diallo d’intercéder auprès d’IBK, une fois élu, pour qu’il lui soit consenti quelques faveurs, notamment en termes d’appui son entreprise. Le Chérif fait également miroiter à Diallo la perspective d’alliances fructueuses aux législatives entre ADP-Maliba et le RPM, le parti d’IBK.Diallo accepte les propositions du Chérif et débourse 100 millions de FCFA et des véhicules 4X4 pour la campagne d’IBK. Cependant, il prie le Chérif de le laisser dans l’anonymat pour ne pas susciter des jalousies. Le vendredi 19 juillet 2013, le Chérif, remet solennellement la somme à un comité de gestion dirigé par son propre fils avec, pour mandat, de débloquer les fonds au fur et à mesure des besoins exprimés par l’état-major de campagne d’IBK. L’événement a lieu à Nioro, en présence de militants hamallistes (le Chérif est le chef des musulmans hamallistes du Mali) et de SABATI 2012, une association politico-islamique dirigée par un poulain du Chérif: Moussa Boubacar Bah.
Entre-temps, le Chérif pèse de tout son poids pour que SABATI 2012 apporte son soutien au candidat IBK. Ledit soutien produit sans doute de l’effet puisqu’à l’instigation de SABATI, on appelle, dans toutes les mosquées, à voter IBK. Lequel, perçu comme candidat des musulmans, réalise des exploits au 1er tour de la présidentielle (près de 40% des suffrages!). Au second tour, IBK est élu avec 77% des voix.

<strong>Couacs à répétition</strong>

Les relations commencent très tôt à se gâter entre le président élu, IBK, et le Chérif de Nioro, mentor d’ADP-MALIBA. La première brouille voit le jour au moment de la confection des listes de candidatures aux élections législatives. Le tout puissant Secrétaire Général du RPM, Bocary Téréta, refuse d’allier le RPM à ADP dans plusieurs circonscriptions stratégiques.

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<title>Chronique satirique: rendre justice aux jeunes de Gao</title>
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<pubDate>Tue, 19 Jul 2016 11:51:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La marche du 12 juillet, à Gao, s’est terminée dans un bain de sang. Tout en présentant mes condoléances aux familles éplorées, je me demande comment on en est arrivé là. En effet, depuis les événements de 1991, la République a décidé d’investir dans le maintien d’ordre des sommes faramineuses. Objectif: protéger l’ordre public dans le respect du droit de manifester et de la vie des manifestants. Bien entendu, pour allier ces impératifs tout aussi vitaux, l’intervention de l’armée est exclue : un soldat (qu’il soit malien ou onusien) n’a pas pour métier de caresser des manifestants dans le sens du poil, mais de liquider l’ennemi à coups de balles et d’obus. Au contraire, la police et la gendarmerie, spécialisées dans le maintien d’ordre, se servent de matraques, de gourdins et de fouets, au besoin enduits de beurre de karité. Je ne dis pas qu’une bastonnade policière ait le goût du miel (que non!), mais au moins, on en ressort vivant comme le prouve l’exemple de Dioncounda, le président de la Transition. Alors question: l’armée malienne est-elle intervenue à Gao ? Sinon, d’où viennent les balles réelles qui ont donné la mort ? Les enquêteurs devraient trouver la réponse à ces interrogations. Surtout, ils devraient mettre aux arrêts ce fameux homme en uniforme qui a osé raconter à la télé que les forces de l’ordre ont « tiré des balles réelles en l’air ». Si, vraiment, ce compère galonné a raison, les forces de l’ordre auraient dû, en toute logique, tuer des oiseaux et non des hommes !
Cela dit, je ne vois pas pourquoi le gouverneur a interdit la marche des jeunes gens. Vivrait-il sur la planète Mars ou bien n’a-t-il jamais lu la Constitution qui garantit la liberté de manifester ? Il paraît que notre grand commis de l’Etat a invoqué l’état d’urgence pour justifier sa décision. Or, chacun sait que l’état d’urgence en vigueur au Mali ressemble à de la bouillabaisse dans la mesure où il a été publiquement bravé, lors du dernier « Maouloud », par le prêcheur Chérif Ousmane Madani Haidara et ses milliers de militants. Sans compter que jour et nuit, Bamako est sillonnée de cortèges de mariage et abrite, chaque week-end, des concerts géants animés par des rappeurs et griots de tout poil. Au reste, l’état d’urgence n’a empêché ni les bandits armés de tenir leur forum à Kidal (se sucrant, au passage, de 400 millions de FCFA sur le dos des autorités nationales!), ni les groupes armés (GATIA et CMA) de se réunir à Anéfis !

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<title>Déchets nucléaires: comment les grandes démocraties empoisonnent leurs propres populations</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/dechets-nucleaires-grandes-democraties-empoisonnent-leurs-propres-populations-1684962.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Jul 2016 11:44:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il existe une histoire terriblement triste qu’on a cachée à des générations d’Européens. Ils sont donc nés et morts en restant ignorants de ce qui les entourait. Ils n’ont jamais pu se poser une question pourtant élémentaire: depuis la révolution industrielle au 19ème siècle, qu’a-t-on fait des déchets toxiques qu’elle a générés ?

<strong>L’Europe, poubelle radioactive</strong>

La vérité tenue secrète est que toute l’Europe est une poubelle radioactive. Il s’y est passé quelque chose de très préoccupant. Chaque pays a, en secret, enfoui ses déchets radioactifs chez le voisin. Et ce voisin, ignorant de ce que l’autre était venu enterrer chez lui, est aussi allé enterrer ses propres déchets chez un autre voisin. Des années ont passé. La facture, très lourde, se traduit en prolifération des cancers dans toute l’Europe.
Nous sommes en 1949. Le Royaume-Uni débute une activité nocturne suspecte au large des côtes françaises : immerger ses déchets radioactifs dans la mer, à 15 km seulement des côtes françaises du Cap de La Hague. Cette activité durera 17 ans avant que la France ne la découvre et n’y mette fin. Au même moment, dans les années 60, la France allait au large des côtes espagnoles enfouir ses propres déchets dans l’Océan Atlantique. Elle reconnaît avoir ainsi enterré 14.000 tonnes de déchets radioactifs en mer. En 1967, accompagnée de 4 complices (l’Allemagne, la Belgique, le Royaume-Uni et les Pays-Bas), la France immerge 36.000 fûts contenant 11. 000 tonnes de déchets radioactifs au large des côtes espagnoles de la Galice. Elle récidive en 1969, avec une nouvelle bande de complices (l’Italie, la Suède et la Suisse) qui vient s’ajouter à l’ancienne bande (Belgique, Allemagne et Royaume-Uni) pour immerger 9.000 tonnes de déchets radioactifs en mer. Cette fois, on le fait au large des côtes de la Bretagne. De toute façon, les Bretons sont un peuple rebelle qui ne se sent pas très français; il peut donc être sacrifié. Encore en 2014, il n’existait aucune station de péage sur les autoroutes bretonnes parce que les Bretons n’en veulent pas et que chez eux, toutes les autoroutes sont gratuites. En 1969, le peuple breton n’est donc pas au courant ni ne peut réagir.
Tout cela a été interdit en 1983, avec la Convention de Londres. Conséquence: les pays européens ne savent plus quoi faire des déchets qu’ils continuent de produire. C’est le sauve-qui-peut avec, pour conséquence, l’augmentation exponentielle du nombre de décès dus aux cancers. En 1996, l’association écologique italienne « Legambiente » a tenu une conférence pour dire qu’une entreprise britannique dénommée « ODM » (« Oceanic Disposal Management ») proposait ses services en vue de contourner l’interdiction de la Convention de Londres. ODM justifiait ses services en prétendant que la Convention de Londres interdisait de ne pas enfouir les déchets radioactifs « dans » les mers et océans alors qu’elle les enfouissait plutôt « sous » la mer. Pendant 20 ans, tous les États européens se sont cachés derrière cette nuance pour continuer à enterrer des bateaux pleins de déchets. C’est ce qui explique que la plupart des poissons pêchés au large des côtes européennes soient radioactifs. C’était, en tout cas, la technique utilisée par tous les Européens pendant plusieurs décennies; une vraie politique de l’autruche : enfouir la tête dans le sable pour ne pas affronter le problème en face. Et cela consistait à prendre un vieux bateau destiné à la casse, à le remplir de déchets radioactifs et à le faire couler au large des côtes européennes. Ainsi, toutes les côtes européennes de la Méditerranée, de l’océan Atlantique et de la Manche sont pleines d’épaves de bateaux contenant des déchets toxiques. De temps en temps, des déchets remontent à la surface ou sont découverts par les pêcheurs. Dans toute l’Europe, c’est une catastrophe nucléaire, avec une montée des cas de cancers.

<strong>En France</strong>

La France croule sous le poids de ses déchets. Son sous-sol est une bombe radioactive. L’Agence Nationale pour la Gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA), dans son rapport 2012, donne un chiffre qui fait froid dans le dos : la France a produit 1,32 million de m3 de déchets radioactifs et ne sait comment s’en débarrasser. Ces chiffres, certainement minorés, viennent des déclarations des 3 principaux producteurs français de déchets radioactifs (EDF, Areva, CEA) pour l’année 2010. Alors, au président Sarkozy est venue une idée: pourquoi ne pas se débarrasser des déchets en les enfouissant dans les constructions et les sous-sols d’autoroutes en construction ? Sitôt dit, sitôt fait. Aujourd’hui, plusieurs tronçons d’autoroutes françaises sont en cours de construction avec un mélange de ciment, d’acier et de déchets radioactifs.
Dans ce merveilleux pays démocratique qu’est la France, une entreprise nous intéresse. Elle ne comporte que trois syllabes: SOCATRI. 99% des Français ne la connaissent pas. C’est une entreprise en apparence insignifiante, avec un seul actionnaire et un capital de 200.000 euros, créée et immatriculée au Registre de Commerce et des Sociétés de Nanterre, dans la région parisienne, le 18 décembre 1974 avec le n° B 302 639 927, sous la forme juridique d’une EURL; son siège se trouve au 1, Place Jean Millier à Courbevoie, en région parisienne. Cette entreprise réussira ce que la mafia italienne – qui crée des partis, fait élire des députés et nommer des ministres – n’a jamais réussi: rendre légales ses activités d’empoisonnement des populations. Mais avant de développer le sujet, cherchons à savoir davantage ce SOCATRI veut dire: Société Auxiliaire du Tricastin. Ses activités ? Elle est enregistrée sous le code 3822Z qui, en France, signifie: « Traitement et élimination des déchets dangereux » et dans la catégorie « Eau et gestion des déchets ». Son unique actionnaire ? AREVA. Oui, vous avez tout compris: AREVA produit les déchets nucléaires et sa filiale, SOCATRI, les fait disparaître. Comment ? Nous le verrons maintenant.
Septembre 2004. SOCATRI demande au préfet du département français de la Loire l’autorisation de faire l’impensable : violer les lois françaises et, surtout, le Code de Santé Publique. Il lui demande l’autorisation de faire fonde dans une aciérie, « FEURMETAL », 550 tonnes de ferrailles radioactives pour, ensuite, les dissimuler à hauteur de 20% dans l’acier normal destiné à la fabrication d’objets pour l’usage du grand public, notamment la construction de bâtiments, de ponts et d’autoroutes. Selon vous, le préfet va-t-il donner l’autorisation ou refuser ? Eh bien, vous avez tout faux: il l’autorise ! Mais le pire n’est pas encore arrivé puisque cela reste au niveau d’un petit département. 5 ans plus tard, en 2009, soit 2 ans après l’arrivée au pouvoir de Sarkozy, c’est l’Etat central lui-même qui va autoriser d’empoisonner les Français à grande échelle avec cette pratique ! Sous le gouvernement de François Fillon, les entreprises françaises peuvent, en toute tranquillité, recycler les déchets nucléaires dans les biens de consommation et les produits de construction. Le 5 mai 2009, un arrêté ministériel introduit une procédure de dérogation au Code de la Santé, contre l’avis de la Commission de Recherche et d’Information Indépendante sur la Radioactivité (CRIIRAD). En d’autres termes, sous la présidence de Sarkozy, 4 ministres ont émis des décisions permettant de déroger à 2 articles du Code de la Santé publique et qui dataient de Lionel Jospin en 2002. Notamment les articles R.1333-2 et R.1333-3. Que disent ces 2 articles ? Article R.1333-2: « Il est formellement interdit d’ajouter délibérément des substances radioactives dans les aliments, les biens de consommations et les produits de construction ». Article R.1333-3: « Il est formellement interdit d’utiliser des matériaux et des déchets provenant d’une activité nucléaire – et qui sont contaminés ou susceptibles de l’être – pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction ». Et quels sont les 4 ministres impliqués ? Dans le décret de 2 pages et de 3 articles publié au Journal officiel du 14 Mai 2009, il y a 4 ministres pour ce seul petit document: le ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire; la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi; la ministre de la Santé et des Sports et la ministre du Logement. 4 ministres, ça sent du lourd et c’est du lourd ! Selon la CRIIRAD, désormais lancée dans une course contre la montre pour stopper cette folie et qui, pour l’instant, n’est écoutée par personne, ni de la droite, ni de la gauche, ni du Conseil d’Etat, les substances radioactives qu’on autorise dans les produits destinés au grand public ont la capacité d’induire des cancers chez les personnes exposées et des maladies génétiques chez leurs descendants. En d’autres termes, l’Etat français empoisonne ses propres populations en sachant très bien que des cancers toujours plus nombreux vont faire leur apparition, y compris en Afrique où l’on est friand de produits made in France ou made in Europe. Plusieurs associations écologiques françaises sont mobilisées contre ce décret, mais rien n’y fait: on est en démocratie… On peut même se permettre le luxe de donner aux autres nations les leçons de démocratie et de bonne gouvernance…
Depuis qu’on a interdit, en 1983, de déverser la poubelle radioactive à la mer, les producteurs d’électricité nucléaire ne savent plus quoi faire des déchets. Alors, presque tous, à commencer par l’Allemagne, ont joué sur le chauvinisme français. Tous ont chanté en chœur que la France était le pays le plus intelligent au monde, la seule nation de la planète à maîtriser le traitement la gestion des déchets nucléaires. Les Français sont tombés dans le piège. Leur pays est ainsi devenu la poubelle radioactive de l’humanité. Tous lui ont envoyé des wagons, des conteneurs, des bateaux entiers de déchets toxiques ou nucléaires. Cette supercherie dure jusqu’à l’arrivée d’une dame au ministère français de l’Ecologie: Ségolène Royal. Elle refuse l’importation en France de 9.000 tonnes de déchets venant d’Australie. Nous sommes le 18 juillet 2014. En pleine vacance d’été, un communiqué de 20 lignes est envoyé à la presse pour annoncer cette nouvelle: la ministre montre qu’elle a compris que pendant des années, la France a été roulée dans la farine par ses amis autoproclamés « pays démocratiques » qui l’ont submergée de déchets dangereux. La ministre dit aux pays voisins: si la technologie française pour traiter les déchets est efficace, pourquoi ne pas l’acheter en France et traiter vous-mêmes vos déchets ? Il était temps que quelqu’un se réveille ! Voici le communiqué: « MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’ÉNERGIE: Ségolène Royal s’oppose à l’arrivée des déchets toxiques en provenance d’Australie. Une société australienne, ORICA, a déposé auprès de la Préfecture de l’Isère une demande d’autorisation d’importation depuis l’Australie de 9.000 tonnes de déchets très toxiques (sous-produits d’hexachlorobenzène) afin qu’ils soient incinérés sur le site exploité par TREDI à Salaise-sur-Sanne. Ségolène ROYAL a donné instruction au Préfet de l’Isère de s’opposer à cette importation au nom du principe de précaution, compte tenu du risque de pollution marine en cas d’avarie du navire pendant le transport, et du principe de proximité, qui exige que les déchets soient traités à proximité de leur source de production. Le transport de déchets dangereux en provenance des antipodes constitue une aberration écologique. Si les technologies de traitement françaises sont performantes, elles peuvent tout à fait être exportées pour permettre la réalisation d’unités de traitement adaptées, proches des activités productrices de déchets et respectueuses des règles de protection de l’environnement. »

<strong>Poubelle éternelle en Finlande</strong>

J’ai envie de décerner à la Finlande le Prix Nobel de la rigolade démocratique. Dans ce pays, ne sachant pas quoi faire des déchets nucléaires, on a décidé d’en faire un cadeau à leurs descendants. Ce qu’ils appellent là-bas « déchets radioactifs pour l’éternité ». Les Finlandais ont décidé d’enterrer les déchets dans une zone qu’on ne pourra rouvrir avant 100.000 ans. Nul besoin d’être historien pour savoir que dans 100.000 ans, ce ne sera pas la même population d’aujourd’hui qui sera là; les gens qui y vivront ne parleront même pas la langue d’aujourd’hui. Donc, comment signaler à ces futurs habitants le petit cadeau nucléaire qu’on leur a préparé au 21ème siècle ? Le chantier d’enfouissement a démarré en 2004 et les politiciens finlandais prévoient d’y enfouir les déchets nucléaires pendant 200 ans avant de le refermer pour l’éternité. Le défi est qu’il faut que ce lieu soit suffisamment caché et sécurisé pour que nul n’y accède avant 100.000 ans. Question: comment des politiciens, qui n’arrivent pas à anticiper de 2 ans des crises économiques, peuvent-ils faire des prévisions sur 100.000 ans? C’est pure folie ! La vérité est qu’ils ne savent que faire des déchets toxiques qu’ils produisent tous les jours.Et plutôt que de se questionner sur leur modèle économique, ils sont lancés dans une fuite en avant: ne jamais dire la vérité à la population qui doit bientôt voter mais, au contraire, la rassurer toujours… Le temps démocratique ne correspond pas toujours aux exigences géostratégiques ou de préservation de la santé publique. On en arrive donc à l’incroyable: aujourd’hui, les politiciens finlandais s’autoproclament champions du monde de l’écologie alors qu’ils empoisonnent leur terre ! Un film documentaire y est consacré : « Into Eternity », diffusé en janvier 2011 sur Arte-TV…

<strong>En Suisse</strong>

Fin août 2014, je me trouvais au Cameroun, sur les hauteurs de la ville de Bamenda. Soudain, observant les collines verdoyantes, je m’exclamai: « Ces paysages sont aussi merveilleux que ceux de la Suisse ! ». J’ajoutai aussitôt: « A la différence que chez nous, au Cameroun, le sol et le sous-sol sont aussi purs que nos ancêtres nous les ont légués. Là-bas, en Suisse, le sous-sol est pourri de déchets toxiques et radioactifs! ». Les Suisses savent leur pays doué dans la fabrication de montres de luxe. Ce qu’il ne savent pas, c’est qu’à cause de ces montres, une bonne partie du sol et du sous-sol de leur pays est devenue une poubelle radioactive. En 2012, durant les travaux du tronçon de contournement de l’autoroute A5, au niveau de la ville de Bienne de 50.000 habitants, les manœuvres découvrent une quantité importante de déchets radioactifs. Les recherches montrent que l’agent contaminant est le radium issu des usines d’horlogerie de la ville. Là où le bât blesse, c’est que cette poubelle radioactive avait été soigneusement préparée en potager communautaire pour les légumes bio au profit des ouvriers de Bienne. Un slogan récitait même : « Pour sauver la planète, arrêtez de consommer les légumes venus de trop loin (Kenya); consommez les légumes bio de Bienne ! ». Après cette découverte, a-t-on prévenu les populations ouvrières qui continuaient tranquillement de cultiver et de récolter ses carottes, épinards et tomates radioactifs ? Vous me répondrez : oui. Eh bien, vous vous trompez ! Chut, nous sommes en démocratie ! Le peuple, comme le disait le Suisse Jean Jacques Rousseau, ne compte qu’une seule fois tous les 5 ans, lorsqu’il doit voter ! La population ne sera pas informée et continuera d’y cultiver ses légumes. C’est 2 ans plus tard, en 2014, que 2 quotidiens suisses en font leur scoop: Matin Dimanche et Sonntags Zeitung…La population apprend alors que les politiciens, qu’elle croyait les meilleurs au monde, l’exposaient à une radioactivité de 300 microsieverts par heure. « C’est une valeur qui franchit les valeurs-limites », avouera le responsable de la division radioprotection à l’Office Fédéral de Santé Publique (OFSP). Voici ce que titrait, le 1er Juin 2014, le quotidien Matin Dimanche: « Ils ont jardiné sur des déchets radioactifs ». L’article poursuit: « Ce n’est qu’aujourd’hui, après avoir été confrontées aux informations fournies à Matin Dimanche par un whistleblower, que les autorités ont fini péniblement par confirmer la dramatique situation. » Tout commence avec une ancienne décharge à ciel ouvert dans laquelle l’industrie horlogère de l’époque avait enfoui une peinture phosphorescente servant à illuminer les chiffres des horloges et interdite pour son extrême dangerosité. A partir de 1950, deux tiers des 15 ha de la décharge désaffectée ont été convertis en quartier d’habitation. Quant au reste du terrain contaminé, il fut recouvert de 30 cm de terre fraîche avant d’être investi par la population qui y a installé une soixantaine de jardins potagers. Danie Dauwalder, porte-parole de l’Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP), déclare: « En certains endroits, on a mesuré jusqu’à 300 microsieverts par heure ». C’est-à-dire plus qu’autour de la centrale nucléaire de Fukushima ! ». Le Pr François Bochud, directeur de l’Institut de radio-physique du centre hospitalier du CHU V et président de la Commission Fédérale de Protection contre les Radiations et de Surveillance de la Radioactivité (CPR), n’a pas été tenu au courant de la situation à Bienne. Il déclare au journal: « Ne pas informer les habitants et les anciens occupants du jardin ouvrier était une erreur car tout finit par nous rattraper et il est beaucoup plus difficile de rester crédible ». Pour information, le radium a été découvert par Pierre et Marie Curie en 1898 et leur a valu le Prix Nobel de Physique en 1903. En 1910, Marie Curie réussit à isoler cette substance à l’état pur: blanche, elle noircit au contact de l’air libre ; on la trouve dans l’uranium; elle sert dans de nombreux domaines, notamment à la radiothérapie. Elle sert aussi à peindre les aiguilles et chiffres des cadrans des montres pour qu’on puisse lire l’heure, même de nuit. Et c’est cette peinture qui est radioactive. Ce qui m’a le plus touché dans cette affaire, c’est que peu de journaux font le rapprochement entre le scandale et l’usine Rolex qui, en 2014, emploie à Bienne 1400 personnes. Les organes de presse ne se sont pas hasardés à fournir le nom des potentiels responsables de cette décharge radioactive. La raison est simple: les journaux appartiennent à de grands groupes dont sont actionnaires les industries horlogères. Vive la démocratie !

<strong>En Italie</strong>

L’Italie, par référendum, a mis fin à ses centrales nucléaires. Mais elle n’a toujours pas résolu le problème des déchets qui en ont été générés. Le drame de l’Italie s’appelle Mafia, Ndranghetta ou Sacro Corana Unita. Des organisations criminelles qui ont compris qu’il y avait un trafic plus lucratif que la drogue et les armes : le trafic des déchets radioactifs. La mafia importe en Italie des déchets qu’elle enfouit dans des décharges clandestines et au cœur des parcs naturels. Comme le rapporte le quotidien italien Il Fatto Quotidano » du 27/10/2012, dans le petit village de Saluggia, les autorités font une découverte spectaculaire le 26 octobre 2012.

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<title>Guerre imminente CMA&#45; GATIA à Kidal : IBK demande la médiation du Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/guerre-imminente-cma-gatia-a-kidal-ibk-demande-mediation-niger-1673662.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Jul 2016 15:42:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Rien ne va plus entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (rébellion) et le GATIA, bras armé des milices d’autodéfense pro-Mali. Il y a quelques mois, le GATIA a fait son entrée à Kidal, avec l’assentiment de la CMA, en application de ce qu’il a été convenu d’appeler les Accords d’Anéfis. Ces accords, passés entre les deux groupes rivaux, mais tous touaregs, avaient pour but de régler les différends entre gens de même ethnie et de même terroir, sans que l’Etat malien y soit impliqué. Les retrouvailles entre le GATIA et la CMA tendaient aussi à élaborer un schéma de gestion conjointe des circonscriptions administratives du nord, de manière à y mettre l’Etat en minorité. Bien entendu, la gestion de la cité de Kidal avait elle-même fait l’objet d’un modus vivendi. Il semble que ces dernières semaines, des désaccords soient nés entre le GATIA et la CMA au sujet de la gouvernance de Kidal. De plus, le GATIA ne serait pas tout à fait satisfait du partage du pouvoir au sein des autorités intérimaires, un partage qui s’annonce déséquilibré au profit de la CMA. En outre, alors que le rapprochement avec la CMA devait permettre au GATIA de bénéficier des mêmes privilèges que sa consoeur, rien de tel ne s’est produit: la CMA se fait recevoir en haut lieu à Koulouba et négocie ses prébendes, laissant le GATIA à son sort.Le GATIA croit donc en l’existence d’un complot Etat-CMA visant à l’écarter du processus de sortie de crise.

De leur côté, les animateurs de la CMA estiment que le GATIA joue double jeu, qu’il est un cheval de Troie de l’Etat malien à Kidal et qu’en réalité, il a pour objectif, non pas de fraterniser avec la CMA, mais plutôt d’aider l’Etat à liquider celle-ci.

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<title>IBK lance sa machine électorale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-lance-machine-electorale-1673622.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Jul 2016 15:37:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En trois de pouvoir, Ibrahim Boubacar Kéita a rémanié cinq fois le gouvernement avec, à la clé, trois premiers ministres différents (Oumar Tatam Ly, Moussa Mara et Modibo Kéita).Ces changements incessants traduisent une instabilité politique réelle et ont pour effet d’empêcher toute réforme durable des services publics. Mais pourquoi IBK a-t-il décidé de rémanier à nouveau l’Exécutif ?

<strong>Le principal trait marquant de la nouvelle équipe, c’est qu’elle donne une idée nette des forces politiques sur lesquelles le chef de l’Etat, candidat en 2018, entend s’appuyer pour briguer un second mandat. </strong>

IBK fait ainsi définitivement main basse sur l’ADEMA, deuxième formation parlementaire du pays, qui s’adjuge la bagatelle de quatre ministères : Abdel Kader Konaté au Commerce, Mohamed El Moctar à la Réconciliation nationale, Kénékéou dit Barthélémy Togo à l’Education nationale et, surtout, Tiémoko Sangaré, président de l’ADEMA et tout nouveau ministre des Mines. Accessoirement, le chef de l’Etat limoge Dramane Dembélé, un homme qui, investi par l’ADEMA à la présidentielle de 2013, avait abandonné le parti au milieu du gué pour rejoindre le candidat du RPM et suscitait, pour cette raison, une sourde hostilité de l’appareil adméiste. En attirant les apparatchiks de l’ADEMA dans son giron, IBK se prémunit contre toute tentative des anciens présidents (ATT et Konaré) d’utiliser à d’autres fins ce parti connu pour ses appétits gloutons et sa soif de prébendes.

Le chef de l’Etat ne s’arrête pas en si bon chemin: à travers Amadou Koita, ministre de la Jeunesse, et Malick Alhousseyni, ministre de l’Energie, il courtise ostensiblement l’électorat proche de l’ancien président ATT. Certes, Koita et Malick ont migré vers la mouvance présidentielle, mais ils n’en restent pas moins proches des amis d’ATT qu’ils peuvent influencer avec succès pour soutenir l’actuel hôte de Koulouba. D’autant que celui-ci mutiplie, ces derniers temps, les hommages vibrants à l’homme du 26 mars 1991 dont le dossier d’accusation pour haute trahison vient, le 30 juin 2016, d’être renvoyé une énième fois par l’Assemblée nationale. En somme, grâce aux actions conjuguées du RPM, de l’ADEMA, de la mouvance ATT, de la CODEM (une énorme machine électorale) et de Me Mountaga Tall (désormais contraint de prendre le micro gouvernemental et donner la réplique aux tonitruants leaders de l’opposition), IBK espère sortir sa majorité de <em>« l’indolence »</em> qu’il lui reproche et la lancer dans la future bataille présidentielle.Deux sûretés valant mieux qu’une, le président hisse au rang de numéro du gouvernement son ancien directeur de campagne et grand manitou des élections: Abdoulaye Idrissa Maiga, ministre de l’Administration territoriale.

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<title>Chronique satirique: les moutons noirs du nouveau gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-moutons-noirs-nouveau-gouvernement-1673592.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Jul 2016 15:28:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ladji Bourama vient de frapper un nouveau grand coup en dissolvant et en renouvelant le gouvernement. Si le Premier Ministre et les grands manitous du RPM sont épargnés, ils ne savent pas jusqu’à quand durera la récréation puisque chaque année, l’hôte de Koulouba reprend son balai. En attendant, le nouveau gouvernement fait quelques bienheureux.
Le premier d’entre eux s’appelle Amadou Koita. A son jeune âge, cet ancien animateur du mouvement citoyen a vite appris l’art du nomadisme. Ces dernières semaines, on l’a vu abandonner l’opposition au milieu du gué pour les nourrissantes berges de la mouvance présidentielle.

A ceux qui s’étonnaient de cette transhumance en pleine saison chaude, le compère a répondu qu’il répondait à « l’appel du président de la République pour que tous les fils du pays se donnent la main ». Or, si je ne m’abuse, ledit président a lancé son appel depuis 2013. Koita entend-il donc les appels avec trois de retard ? Comme sa réponse n’a pas convaincu grand monde, notre ami nomade a déclaré avec beaucoup plus de clarté: « Je ne suis ni prêtre ni imam ». En clair, en politique, on ne vient pas pour lire la Bible ou le Coran: on vient pour manger. Dont acte ! En tout cas, pour un nomade qui avait pour métier de crier dans les rues, Koita est bien servi puisqu’il devient ministre de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne. Même si, entre nous, l’expression « construction citoyenne » ressemble davantage à un poème de Lamartine qu’à un programme ministériel.

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<title>Plateforme des milices d’autodéfense: des combattants Peulhs s’affilient</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/plateforme-milices-dautodefense-combattants-peulhs-saffilient-1655222.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Jun 2016 00:41:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h3>Créé pour défendre la communauté peulhe pendant l’occupation du nord-Mali (en 2012), le Mouvement pour la Défense de la Patrie (MDP) du Delta Central, du Seno et du Hairé a décidé de participer au processus de paix et de réconciliation au Mali. Les combattants du MDP ont donc adhéré à la Plateforme des mouvements d’auto-défense pro-Mali.</h3>
La cérémonie de signature de l’acte d’adhésion a eu lieu le samedi 25 juin 2016 à la Maison des Aînés. Présidée par le président du Haut Conseil Islamique du Mali, l’imam Mahmoud Dicko, elle enregistré la présence de Me Harouna Toureh, porte-parole de la Plateforme; d’Abdramane Niang, président du Collectif des Députés de Mopti; du général Ismaël Cissé, président d’honneur de l’assoxciation peulhe « Tapital Pulaku », et d’Issa Sidibé, 5ème adjoint du maire de la commune 4 de Bamako.

Monsieur Sidibé, dans son mot de bienvenue, dira que l’adhésion du MDP au processus de paix a une portée historique. Il estime qu’elle permettra au Mali d’aller très vite à la paix et au développement. Il a enfin demandé à tous de prôner partout l’amour, la justice, la tolérance et la paix.

Pour le président du Collectif des Députés de la région de Mopti, par ailleurs président de la Haute Cour de Justice, Abdramane Niang, il a salué l’adhésion à la plateforme, donc à la République, des 300 jeunes combattants peulhs. Selon Niang, les députés maliens ont œuvré pour que ces 300 jeunes gens aguerris reviennent à la République. Il a, pour finir, demandé que l’Etat considère la région de Mopti comme victime des violences, au même titre que les différentes régions du nord.
Quant à Hama Founé Diallo, chef militaire du MDP, il a expliqué que son mouvement a pris les armes pour défendre la communauté peulhe qui a toujours payé le plus lourd tribut aux différentes rebellions. Il a demandé à l’Etat de prendre toutes ses responsabilités dans la sécurisation des populations et de leurs biens.

Le porte-parole de la Plateforme, Me Harouna Toureh, que la plateforme, signataire des accords de paix, a accepté de recevoir à son sein le MDP. Selon lui, les objectifs restent les mêmes: le respect de l’intégrité du territoire, de la forme républicaine du pays et des droits de l’homme, la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogues. Rappelant que la Plateforme a toujours respecté les institutions de la République, Me Toureh exige, en retour, le respect de la Plateforme par les autorités publiques. Il a salué le général Ismaël Cissé pour le travail abattu dans le processus d’adhésion du MDP et pour son accompagnement de la plateforme dans divers aspects sécuritaires.

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<title>Cercle de Diola: le marabout qui débauche les femmes</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/cercle-de-diola-marabout-debauche-femmes-1655192.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Jun 2016 00:21:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les habitants de Kôssourini Sira, un hameau du village de Maba, cercle de Diola, ne dorment plus que d’un oeil. La cause ? Un certain Tiamou Traoré (photo), qui se dit marabout, mais qui utilise aussi des fétiches, sème la terreur dans la localité. Sa spécialité: débaucher les épouses d’autrui et convoler en justes noces avec elles.

Le marabout-féticheur (excusez cette bizarrerie !) a ainsi réussi son coup d’essai avec la dame Hadja Traoré, épouse de son cousin Badra Traoré. Selon une source, c’est suite à des maux de ventre et à une stérilité persistante que la belle dame, Hadji Traoré (photo), est allée voir Tiamou pour qu’il lui donne des remèdes traditionnels. Tiamou lui propose des infusions, mais aussi des sourates coraniques à réciter.

Par la suite, thérapeute et patiente ont fini sur la natte. Quand l’affaire a éclaté au hameau, Tiamou a fait déménager en catimini la dame à Baguinéda, à 15 km de Bamako, où il l’a rejointe plus tard. Le mari de Hadji passera des mois en train de la chercher en vain. Ce n’est qu’au retour d’un site d’orpaillage qu’un fils de Tiamou découvre la présente de la dame Hadji chez son père, à Baguineda. Stupéfait, le fils retourne au hameau de Kôssourini Sira pour dénoncer son père.

<strong>Fugues à répétition</strong>

Le grand-frère de Badra Traoré, le mari légitime de la dame, accompagné d’un oncle, décide de faire le déplacement de Baguineda pour chercher Hadja.A leur arrivée au lieu indiqué par le fils de Tiamou, leur surprise est grande de trouver Hadja en train de laver le linge et Tiamou couché sur une natte en train de jouer avec l’enfant de Badra Traoré. Une chaude dispute s’engage entre les trois hommes qui manquent d’en venir aux mains. Finalement, Tiamou évite une sérieuse bastonnade grâce à l’intercession de voisins et de badauds.

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<title>Révélation du Ministre de la défense : « il y’ a 6 morts et plusieurs malades parmi les nouvelles recrues militaires »</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/revelation-ministre-de-defense-y-a-6-morts-plusieurs-malades-parmi-nouvelles-recrues-militaires-1655162.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Jun 2016 00:14:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h4><em>Ces très graves aveux de Tieman Hubert Coulibaly montrent bien que dans l’armée, aucune leçon n’a été tirée du passé, notamment par rapport aux recrutements des « Papou », des « Mami » et autres fils à Papa qui viennent dans les rangs juste pour gagner un salaire et non pour faire la guerre.</em></h4>
Dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation militaire, l’Etat prévoit d’injecter 1.230 milliards de FCFA dans l’armée malienne. Le volet « recrutement », phase importante de cette reforme militaire, prévoit d’engager, dans les cinq prochaines années, 10.000 jeunes désireux de servir sous le drapeau. C’est dans cette logique que cette année, quelque 2000 recrues ont été engagées dans tous les corps de l’armée (gendarmerie, garde nationale, armée de terre, etc.).

<strong>Révélations ministérielles</strong>

Débutée le 6 juin 2016, la formation militaire des jeunes gens a déjà causé, à la date du 20 juin, 6 morts. Tous ayant succombé aux épreuves physiques du fait de leur santé défaillante. Ce grave constat émeut au plus haut point le ministre de la Défense, Tieman Hubert Coulibaly. En effet, en marge de sa tournée dans les différents centres de formation, le ministre Coulibaly a reconnu, devant les militants son parti (l’UDD) à Koutiala, que la formation avait déjà coûté la vie à 6 recrues. Le ministre Coulibaly d’ajouter: « Le nombre de recrues malades bat tous les records dans l’histoire des recrutements dans l’armée malienne ».

Ces révélations du ministre confirment les accusations portées contre la crédibilité des recrutements dans l’armée. Ledits recrutements n’obéissent pas, le plus souvent, aux critères d’aptitude physique, intellectuelle et morale édictés par les textes. Les vrais passionnés du métier des armes sont écartés au profit des protégés des chefs militaires et politiques. Or, en recrutant à la tête du client, au mépris des règles de l’art, on cause du tort au pays (dont la défense devient précaire) ainsi qu’aux recrues (qui perdent leur vie en cours de formation ou fuient le théâtre des opérations en cas de guerre). Les 6 recrues, en l’occurrence, ont perdu la vie dans les centres de formation de Faladié, de Séguéla et de Kayes. Parmi les défunts, on comptait un diabétique et un épileptique. Il ne manquait plus que les tuberculeux et les déficients mentaux! L’affaire rappelle, en réalité, les recrutements massifs effectués, en 2011, dans la douane, où l’on a engagé des borgnes et des boiteux au seul motif qu’ils étaient militants du Mouvement citoyen…Tous les défunts seraient fils ou poulains de gendarmes. Pour prévenir de nouveaux décès, le ministre de la Défense a confié à ses militants avoir ordonné une visite médicale générale destinée à sortir des rangs les recrues malades.

<strong>Tournée ministérielle</strong>

Le ministre de la Défense effectuait, le dimanche 19 juin 2016, une visite des centres d’instruction de Markala, de Bapho, de Siby et de Koutiala. Il était accompagné des chefs de services en charge de la formation et, notamment, du coordinateur des centres, le colonel Kéba Sangaré, ex-patron de la zone de défense de Tombouctou. L’objectif était de s’enquérir des conditions de formation et de vie des nouvelles recrues de l’armée.

A Markala, en région de Ségou, première étape de la visite, le ministre a inspecté le centre d’instruction. Un centre qui accueille 747 recrues, dont 320 filles, encadrées par 85 formateurs.
La délégation ministérielle s’est ensuite rendue au centre de formation de Bapho, à 5 km de la ville de Markala. Là vivent 497 recrues, tous des hommes, avec 61 encadreurs. Les difficultés répertoriées dans ce centre tournent autour du manque de forages et d’uniformes militaires.

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<item>
<title>Chronique Satirique: Ladji Bourama rend les coups</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-ladji-bourama-rend-coups-1646082.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Jun 2016 11:46:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h4>A quelques encablures des élections générales de 2018, l’heure est à la pré-campagne. J’allais dire aux coups fourrés. C’est bien connu: si vous ne multipliez pas les tacles contre l’adversaire, il risque fort d’occuper, à votre place, la table du festin. Or, cette fameuse table, Ladji Bourama entend bien la garder sous sa main; il lui a même donné un surnom célèbre : banquet du mérite ou banquet de l’universel. Pour ôter le croutillant pain de la bouche de Ladji, il y a du beau monde sur les rangs. Entre autres, Soumaila Cissé, le « hassidi » en chef qui voit et décrit tout en noir foncé; Modibo Sidibé, ce Abdou Diouf malien qui a toujours vécu aux frais de la princesse et ne supporte pas le sevrage; puis, bien sûr, ce sacré « petit monsieur » amateur de communiqués ravageurs sur la gestion du régime.Et les deux camps comptent les coups.</h4>
<strong>Avalanche de coups</strong>

Premiers à dégaîner, les « hassidi » et assimilés n’ont jamais raté leur cible. Ainsi, les compères ont fait feu de tout bois et réussi à tranformer toute affaire en scandale d’Etat: affaire du Boeing présidentiel « sans papier », affaire des équipements militaires, affaire des 1000 tracteurs, affaire des engrais frelatés et j’en passe.

La compagnie des « hassidi » a crié si haut et si fort que le FMI est venu à leur rescousse en obligeant le gouvernement malien à se soumettre à un humiliant audit et à une révision des textes sur les marchés publics. Depuis, pour passer un marché public de gré à gré, il faut se lever avant les coqs. Pas franchement de quoi réjouir les gens à l’appétit aiguisé qui gravitent dans les hautes sphères du pouvoir, n’est-ce pas ?

Les « hassidi », voyant que Ladji Bourama a finalement fait la paix avec le FMI et survécu à l’avalanche de coups nés des « affaires », ont tenté, une bonne fois, de le tuer médicalement. Ou médiatiquement. Ainsi, à les en croire, le pèlerin national serait mort dans un hôpital turc. Puis dans une clinique de Marseille. Et il a fallu beaucoup de salive pour convaincre le brave peuple que Ladji Bourama peut encore parler et marcher malgré son opération de la parathyroïde.

Mais voilà: ces derniers temps, l’équipe de Ladji Bourama reprend des couleurs. Elle a réussi à exhumer des tiroirs d’un journal sénégalais un vieux dossier de 27 milliards de FCFA qui auraient été remis par l’UEMOA à Soumaila Cissé pour creuser des puits. Des puits dont nul n’aurait jamais vu la couleur. Pour agrémenter la chose, pardon!, l’accusation, de charitables communicateurs ont régulièrement posté sur les réseaux sociaux des bustes de Soumaila avec, au cou, une ardoise portant la mention « suspect ».

A en croire ces doux dessins, le chef des « hassidi » serait recherché par toutes les polices de l’UEMOA et n’aurait plus qualité pour dénoncer quelque malversation que ce soit. Faisant l’indigné, le Bureau politique national du RPM, le parti au pouvoir, publie un communiqué où il demande solennellement à Soumaila Cissé de s’expliquer sur la gestion des 27 milliards; le parti fait remarquer, au passage, que Soumaila représentait le Mali à l’UEMOA et que ce brave et honnête pays ne saurait voir plus longtemps son nom traîné dans les…puits !

La charge a, de toute évidence, porté ses fruits car, depuis quelques semaines, Soumaila n’a plus le temps de s’occuper des tracteurs et des engrais : nuit et jour, il multiplie les conférences pour se justifier…

<strong>La riposte de Ladji</strong>

Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, les amis de Ladji Bourama sont tombés à bras raccourcis sur le leader du PARENA. Le malheureux « petit monsieur » a vu un beau matin circuler dans les médias et les réseaux sociaux ses factures d’eau et d’électricité. A en croire les accusateurs, Tiébilé Dramé, au lieu de s’amuser à publier des communiqués, devrait songer d’abord à payer ses factures dont dépendrait la survie de l’Etat, donc des 15 millions de Maliens. Tiébilé Dramé accusait-il vraiment des retards dans le paiement des factures ? Tout le monde l’a cru car ses vives protestations n’ont pas permis de dominer le tohu bohu né des accusations.

Ladji Bourama et ses amis ne se contentent pas de dénigrer les « hassidi » dans les medias : ils ont engagé aussi la pêche aux nomades. Déjà, les rangs des « hassidi » se sont quelque peu dégarnis avec le départ (pour motif professionnel) d’Abdoulaye Ahmadou Diallo: cet ex-ministre du Commerce, affamé par trois ans d’opposition, a préféré quitter les rênes du PDES, l’un des piliers de l’opposition, pour le Fonds Africain de Solidarité, un poste qui lui garantit les trois repas quotidiens. Diallo aurait-il gagné la place sans le soutien de Ladji ? Peut-être. Mais son départ est d’autant plus remarqué qu’il est suivi par celui, plus fracassant, d’Amadou Koita.

Le patron du Parti socialiste, grand pourfendeur du régime devant l’Eternel, s’est soudain réveillé, l’autre jour, avec une infinie admiration pour Ladji Bourama. Koita ne migre pas en cachette, loin de là: il appelle publiquement tous les Maliens à partager le programme « Mali d’Abord » qui, assure-t-il, conduira le pays au paradis d’Allah. Les nouvelles convictions de Koita semblent si fortes qu’on le surprend en train de répéter « Inchallah, inchallah, inchallah ». Il ne lui manque plus que le chapelet! Et à ceux qui lui reprochent d’avoir « trahi » l’opposition, notre camarade socialiste répond sans ambages qu’il n’est « ni imam, ni prêtre ». Sous-entendu: on ne vient pas en politique pour prier, mais plutôt pour chercher à manger. Avis aux militants!

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/chronique-satirique-ladji-bourama-rend-les-coups/" target="_blank"><strong>cliquant ici</strong></a>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La régulation des télécoms en péril : la Cour Suprême annule la sanction de 6,8 Milliards infligée à Orange&#45;Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/regulation-telecoms-peril-cour-supreme-annule-sanction-de-68-milliards-infligee-a-orange-mali-1646062.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Jun 2016 10:58:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 2 juin 2016, la section administrative de la Cour Suprême du Mali a examiné l’affaire qui oppose la société de télécommunications Orange-Mali SA à l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications et des Postes (AMRTP). Il s’agissait pour la Cour, à cette audience, de donner lecture de son rapport et de recevoir les observations orales des avocats, les mémoires écrits ayant déjà été échangés. A la lecture du rapport par le juge Samba Lamine Koité, les conseils d’Orange (Maître Ousmane Mama Traoré et la société civile Doumbia-Tounkara) se sont déclarés satisfaits, estimant que le rapport prenait en compte leurs préoccupations. En revanche, les conseils de l’AMRTP, Maître Cheick Oumar Konaré et Maître Maliki Ibrahim, ont émis de véhémentes objections. Selon Maître Ibrahim, le rapport a escamoté les moyens de défense produits par l’AMRTP alors qu’il a fidèlement mentionné tous les arguments d’Orange-Mali. « Cela ne pourra que biaiser le verdict », s’est inquiété l’avocat. Quant à Maître Konaré, il a mis en garde la Cour contre toute décision tendant à conforter les positions d’Orange-Mali qui se comporte au Mali comme en terrain conquis et traite de mépris les injonctions de l’AMRTP, régulateur exclusif du secteur des télécommunications. « A défaut d’arguments juridiquement pertinents, Orange-Mali s’abrite derrière la diplomatie française pour commettre au Mali ce que l’Etat français lui-même ne tolérerait pas: il appartient donc à la Cour de faire prévaloir le droit sur toute combine néocolonialiste », a pesté l’avocat.

L’affaire fut mise en délibré pour le 9 juin 2016 par une formation de la Cour présidée par Sory Diakité assisté des juges Koité et Bouaré. Le 9 juin, le délibéré fut prorogé au 16 et ce à cette date, la Cour a annulé la décision de sanction n°14-054/MENIC/AMRTP-DG du 22 mai 2014 par laquelle l’AMRTP avait infligé à Orange-Mali une sanction financière de 6. 856. 844. 990 FCFA. Cet Arrêt n’est cependant pas exécutoire; ses effets seront suspendus par le recours en révision que l’AMRTP entend introduire. Il serait fastidieux, pour nos lecteurs non-juristes, de revenir en détails sur les aspects juridiques de ce dossier très technique. En somme, les arguments des parties se ramènent aux points suivants:
* Orange-Mali prétend que la sanction prononcée par l’AMRTP est nulle car intervenue hors du délai légal d’un mois qui courait à compter de la demande d’autorisation d’un produit téléphonique appelé « Douba ». Quant à l’AMRTP, elle estime avoir agi dans le délai légal pour avoir interdit le produit quatre jours seulement après en avoir reçu la demande d’autorisation. L’AMRTP verse, à cet égard, la lettre n°075 du 20 mai 2013 par laquelle Orange sollicite l’autorisation de son offre « Douba » et la lettre-décision n°021/MPNT-AMRTP/DG du 24 mai 2013 par laquelle l’AMRTP met en demeure de cesser la commercialisation de « Douba » et de retirer les affiches publicitaires y relatives. L’AMRTP a également produit des exploits d’huissier montrant qu’Orange-Mali avait même déjà entamé la commercialisation de « Douba » avant toute demande d’autorisation adressée à l’autorité de régulation.

* Orange assure que la direction de l’AMRTP était mal composée, un des membres n’ayant pas été désigné à la date de la sanction. A quoi l’AMRTP répond que c’est dans sa composition actuelle que l’AMRTP a toujours reçu ou rejeté les demandes et même accordé une licence d’exploitation à Orange-Mali.

Orange-Mali affirme que la loi malienne est muette sur les « modalités d’exécution des sanctions » infligées à un opérateur téléphonique. A quoi l’AMRTP répond qu’il y a une différence entre la sanction et ses modalités d’exécution: la loi prévoit clairement les causes et le quantum des sanctions, même si elle reste muette sur les modalités de recouvrement des sommes objet de la sanction. Par conséquent, selon l’AMRTP, la sanction prise l’a été valablement en application de dispositions précises de la loi contre un opérateur qui a délibérément ignoré les injonctions du régulateur.

Orange-Mali semble très consciente de sa faute: son directeur général à l’époque des faits, monsieur Jean Luc Bohé, a été discrètement relevé de ses fonctions.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/la-regulation-des-telecoms-en-peril-la-cour-supreme-annule-la-sanction-de-68-milliards-infligee-a-orange-mali/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique Satirique: des méfaits de la bouteille</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chronique-satirique-mefaits-de-bouteille-1633042.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Jun 2016 00:33:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali bat, chaque année, des records de production d’alcool. En 2016, Bramali, la principal brasserie locale, a mis sur le marché 800 hectolitres du précieux liquide (rien de moins !). De quoi se saouler comme un Polonais, au mépris des recommandations divines ! Or, si Allah soubhana wa tallah a interdit la consommation d’alcool, ce n’est pas sans raison. En 1849, mille ans après le Coran, le médecin suédois, Magnus Huss, fut l’un des premiers scientifiques à classer l’alcoolisme dans la catégorie des maladies et à l’extraire du domaine des simples vices. L’ami Huss n’a pas tort, loin de là ! De consommateur occasionnel, le buveur devient vite chronique, au point de dormir nuit et jour dans la bouteille. Ainsi, depuis 10.000 ans que l’on boit de l’alcool (eh oui, nos ancêtres aussi picolaient ferme!), le buveur chronique a eu le temps de se faire un nom (et quel nom !) dans le dictionnaire : ivrogne, poivrot, soulard, pochtron, arsouille, et j’en passe…
Ces appelations peu glorieuses montrent bien comment l’alcool avilit l’homme. Quand je dis « avilit », je pèse mes mots car le bonhomme ivre d’éthanol ne se gêne guère de chier dans sa culotte ou de ronfler au beau milieu de la voie goudronnée, un flacon de bière ou de whisky en main. Le croiriez-vous ? En Californie (Etats-Unis), un père de famille a marié de force sa fille mineure (14 ans) en échange de 100 caisses de bière. La police sera informée de l’affaire par le père « vendeur » lui-même, Marcelino, un Mexicain de 36 ans : il était venu se plaindre de ce que « l’acheteur » ne lui avait pas donné tout ce qui avait été promis: il manquait à l’appel 20 caisses de bière! Marcelino sera arrêté pour trafic d’êtres humains, de même que Margarito, « l’acheteur » de 18 ans. Voilà pour le côté moral des choses.
Quant aux ravages physiques de l’alcool, ils se passent de commentaires. Une fois ingéré, l’alcool passe directement dans le sang, se diffuse dans tout le corps et atteint le cerveau en quelques secondes. Il provoque alors un état de franche euphorie: notre saoulard se prend alors pour le créateur des cieux et de la terre, bien qu’au même moment, l’ivresse puisse le plonger dans un coma fatal. L’alcool détruit non seulement les organes vitaux (estomac, foie, gorge, reins, nerfs, cerveau, etc.), mais en outre, il engendre des dépressions dont le malade espère sortir en…buvant encore un petit coup. L’OMS, qui considère comme alcoolique quiconque engloutit 60 grammes d’alcool par jour, révèle que le fléau a tué 3,3 millions de personnes en 2012.

<strong>Les plus gros buveurs du monde</strong>

Pourtant, malgré les dangers, le nombre des disciples de Bacchus va croissant dans le monde entier. En fait foi le classement établi en 2014 par Global Status Report on Alcohol and Health. En tête de ce charmant palmarès des ivrognes, les Biélorusses caracolent gaillardement avec 17,5 litres d’alcool pur par an et par habitant. De quoi se rouler au sol, non ? A la 2ème place figurent les Moldaves, avec 16,8 litres. La 3ème place est occupée par les Lituaniens qui avalent chacun 15,4 litres d’eau satanique par an: pour lever le coude, les compères Lituaniens n’ont pas le goût difficile, réservant le même sort à la Vodka, au whisky et au kvass. Contrairement aux attentes, le grand-frère russe n’arrive qu’au 4ème rang de la course à l’ivresse, avec 15,1 litres par an et par habitant. La Vodka, délicieusement surnommée « petite eau » par ses amateurs, fait la loi dans les rues de Moscou pour le plus grand bonheur des miitaires dont le président Poutine vient de licencier une garnison entière pour cause de ventre bédonnant. Les Russes ont d’ailleurs une bonne excuse: la Vodka, leur idole, est la 2ème liqueur la plus vendue dans l’univers (24,7 millions de caisses en 2011), juste derrière le Jinro coréen, ce piquant alcool de riz dont, selon Drinks International et Euromonitor, 61,4 millions de caisses se sont écoulées en 2011. Et la France dans tout ça? Quoiqu’affublée du sobriquet de « pays du vin et du champagne », elle n’occupe que le 16ème rang des buveurs impénitents. Boit-elle moins mais mieux que les autres poids lourds ? Sans doute, puisque la France conserve sa réputation de culture, ce qui suppose qu’on y garde (encore) ses esprits malgré les brumes du whisky dont le pays est le plus gros consommateur au monde. Que les Maliens se rassurent: en matière d’ivrognerie, ils sont largement distancés par les Tchadiens (pour mieux faire la guerre ?) et les Gambiens (peut-être pour oublier leur cher président, Jammeh!). Chose curieuse, des pays fortement islamisés comme l’Iran et les Emirats Arabes Unis picolent comme s’ils n’avaient jamais lu le Coran qui qualifie l’alcool d’absolue « abomination ». Au Maroc, un royaume qui se dit chérifien, on a bu 85 millions de litres de bière en 2014, l’Etat prélevant, au passage, l’équivalent de 200 milliards de FCFA de taxes. Le brave Etat, en ces hauts lieux de religion, doit sûrement penser que s’il est interdit de boire, il n’est pas interdit d’en manger le prix…

<strong>Ce que ne saviez pas de l’alcool</strong>

Je m’en vais à présent vous faire quelques révélations sur l’alcool.

Inventé avant la roue. Les preuves archéologiques montrent que nos ancêtres ont commencé à se saouler avant l’invention la roue. Au moins, à cette époque, le risque d’accidents de la route ne pouvait augmenter, n’est-ce pas ? Patrick McGovern, chimiste-archéologue, a analysé des morceaux d’argile provenant d’un village chinois vieux de 9000 ans; il y a détecté des traces d’un hydromel contenant 10% d’alcool. La roue, elle, n’est apparue en Mésopotamie que 3.500 ans plus tard.

La bière la plus chère du monde. Vendue à 1.600 dollars (800 000 FCFA!) la bouteille, la bière la plus chère du monde est produite par la société australienne « Nail Brewing ». Le breuvage a la particularité de contenir de la glace fondue extraite de l’Antarctique.

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<title>Garde nationale : le chef d’Etat major limogé</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/garde-nationale-chef-detat-major-limoge-1632992.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Jun 2016 00:05:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Nommé le 3 décembre 2013 par décret du président Ibrahim Boubacar Kéita, le colonel-Major Zoumana Diawara vient de perdre son poste à une période et dans des circonstances plutôt troubles. Son limogeage suscité de graves interrogations car il commandait le corps le plus choyé de l’armée.
C’est dans la nuit du mardi 19 avril que le magasin d’armes de la Garde Nationale a été cambriolé pour en sortir 26 armes de guerre: 18 pistolets mitrailleurs et 8 carabines chinoises. Le Chef d’Etat-Major de la Garde Nationale, le colonel-m ajor Zoumana Diawara, est informé au téléphone, le mercredi 20 avril vers 6 heures, par le commandant Mamady dit Fany Diakité, commandant du Groupement de Maintien d’Ordre (GMO). Le colonel-major Diawara lui enjoint de faire dans l’immédiat l’inventaire détaillé des armes restées dans le magasin et de prendre des mesures de punition contre tous les gardes chargés de la sécurité du magasin ainsi que contre les agents du service de garde du camp. Diawara demande enfin à son subordonné un rapport circonstancié sur l’affaire.

<strong>Inventaire et sanctions</strong>

Les ordres du colonel-major Diawara sont scrupuleusement exécutés par le commandant Diakité qui consacre toute la journée du 20 avril 2016 aux travaux d’inventaire des armes et munitions se trouvant dans le magasin. L’inventaire se veut d’autant plus minutieux qu’une semaine avant le cambriolage, des rumeurs faisaient état de vols ou de tentatives de vols dans le magasin du GMO et dans d’autres casernes. Le dernier inventaire du magasin du GMA avait d’ailleurs eu lieu le 12 avril, juste une semaine avant le vol intervenu le 19 avril. Lors du dernier inventaire, aucune anomalie n’avait été constatée… A la fin de l’inventaire commandé par son chef, le commandant Diakité constate que 18 pistolets mitrailleurs et 8 carabines chinoises manquent à l’appel. Soit un total de 26 armes. Le commandant fait également arrêter 6 gardes, dont le chef magasinier et ses deux adjoint, le chef de poste et ses deux suppléants. Suite à quoi, le chef d’état-major de la Garde dépose son rapport sur le vol d’armes le jeudi 21 avril 2016 : le document est adressé à la fois au ministre de la Défense, au chef d’état-major général des armées et au ministre de la Sécurité Intérieure.

<strong>Cafouillages</strong>

Après avoir pris connaissance du rapport, le ministre de la Défense, Tiéman Hubert Coulibaly, ordonne une contre-enquête qu’il confie au colonel-major Boubacar Kéïta, directeur de la Sécurité Militaire. Au même moment, le ministre de la Sécurité, le colonel-major Salif Traoré, confie une autre enquête au service d’investigations de la gendarmerie nationale sis au camp 1 de Bamako.
Pendant que les enquêtes vont leur train, le colonel-major Diawara reçoit du ministre de la Défense une correspondance en date du 25 avril 2016 qui le suspend de ses fonctions. Dès le lendemain 26 avril, la décision ministérielle est suspendue car, entre-temps, Tieman Hubert Coulibaly se rend compte qu’un chef d’état-major de la Garde ne peut être suspendu ou révoqué que par décret du chef de l’Etat. Quant aux mesures disciplinaires éventuelles décidées contre le chef d’état-major, elles relèvent des pouvoirs du chef d’état-major général des armées. Mais la suspension et sa levée montrent combien la fébrilité règne dans cette affaire.

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<title>Rentrée politique de la section RPM de Koutiala : 3 députés et  50 élus communaux rejoignent le parti</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rentree-politique-de-section-rpm-de-koutiala-3-deputes-50-elus-communaux-rejoignent-parti-1623622.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Jun 2016 10:17:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Rassemblement Pour le Mali, section de Koutiala, a tenu, le samedi 4 juin 2016, sa rentrée politique sous la présidence de ministre de l'Elevage et de la Pêche, Nango Dembélé, parrain de l'événement. Outre Dembélé, de nombreux ministres ont effectué le déplacement de Koutiala: Mohamed Eg Erlaf, ministre de la Décentralisation; Hamadoun Konaté, ministre de la Solidarité et de la Reconstruction du Nord;  Abdrahamane Sylla, ministre des Maliens de l'Extérieur,  et Frankaly Kéïta, ministre de l'Energie. La délégation du Bureau Politique Nationale (BPN) du RPM était, pour sa part, conduite par Madame Djiré Djénéba Diarra et comprenait, entre autres,  Mohamed Diarrassouba, questeur de l'Assemblée Nationale et Madame Diawara  Foutoumata Touré dite Lady, présidente de Femmes du RPM.

<strong>Nouvelles adhésions</strong>

Cette rentrée politique fut l'occasion pour le parti présidentiel d'enregistrer de nouvelles adhésions à son sein. Une soixantaine de personnalités politiques venues de l'ADEMA, du MPR, du PDES et de l'UDD ont adhéré au RPM. Ont quitté l'ADEMA pour le RPM:

-le député de Koutiala, Abdoulaye Dembélé;

- tout le staff municipal de la commune de Sinsina;

- le président du Conseil de Cercle de Koutiala, Zoumana Mallé, et son 2ème adjoint, Kalifa Traoré;

- le maire de N'Tossoni, Seydou Sogoba;

- Alimata Ouattara, chef du Développement rural de Koutiala.

Du côté du MPR, les transfuges sont :

- les ex-députés  de Koutiala

Soumaïla Mallé et Lassina Koné;

- Souleymane Traoré, conseiller municipal;

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<title>Pour 250 millions de FCFA, les autorités saoudiennes veulent refuser le visa aux pèlerins maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/pelerinage/250-millions-de-fcfa-autorites-saoudiennes-veulent-refuser-visa-aux-pelerins-maliens-1623592.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Jun 2016 10:11:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Comme chaque année, les fidèles musulmans du Mali se préparent pour le pèlerinage (HADJ) aux lieux saints de l’Islam. Si, l’an passé, le séjour des pèlerins à Minah fut endeuillé par des bousculades très meurtrières, en revanche, cette année, on détecte un péril d’une autre nature. En effet, une grave menace plane sur l’autorisation même du séjour des pèlerins maliens en Arabie Saoudite.

<strong>Les raisons de la menace</strong>

La raison est purement financière. Lors du dernier HADJ, les pèlerins maliens et les différentes agences de voyages qui les ont transportés en Arabie Saoudite ont bénéficié, comme on le devine, de diverses prestations des nombreux acteurs économiques publics et privés saoudiens. A la fin du HADJ, ces frais n’ont pas été intégralement payés aux prestataires saoudiens. Soucieuses de protéger les intérêts de leurs prestataires nationaux, les autorités saoudiennes exigent que ces arriérés de paiements soient épongés, sous peine de refuser le visa de séjour aux pèlerins et agences maliens qui veulent effectuer le Hadj en Arabie saoudite en 2016. Le montant des arriérés s’élève à 1, 422 millions de rials saoudiens, l’équivalent de 250 millions de FCFA.

Pour réclamer ces arriérés, le ministère saoudien du HADJ adresse une lettre confidentielle en date du 11 mai 2016 au consul général du Mali à Djeddah. Ce dernier, pour calmer la tension naissante, a donné l’assurance que l’Etat malien ferait en sorte que les dettes soient payées. Puis, par lettre en date du 20 mai 2016, il saisit de la question son supérieur hiérarchique, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale. Pas de réaction du ministre Abdoulaye Diop malgré la gravité de la situation. Une semaine plus tard, sans doute pressé par les autorités saoudiennes et par l’approche de la date du HADJ, le consul général adresse au ministre une lettre de relance en date du 26 mai 2016.

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</item>

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<title>Chronique satirique : pour bien manger au RPM, il faut savoir boxer</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-bien-manger-rpm-faut-savoir-boxer-1623562.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Jun 2016 10:05:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au RPM, le parti au pouvoir, l’heure n’est plus à la confrontation des idées. Pour gagner et conserver une place autour de la table, il savoir boxer. Et en la matière, l’ancien ministre Bocary Téréta est un champion poids lourd. A preuve…</em></strong>

Ladji Bourama, homme exigent, aime le répéter: « Nul ne sera convié au banquet de l’universel s’il ne l’a mérité ! ». Apparemment, ses amis du RPM l’ont pris au mot: à leur entendement, il s’agit désormais de gagner son pain à la sueur du…poing. Voilà qu’on appelle en français gréco-latin « programme coup de poing ». Et ce programme, qui donne directement droit au boire et au manger par ces temps de galère, a tout l’air de l’emporter sur le programme officiel de Ladji: « Mali d’abord, Inchallah ». Si vous en doutez, je m’en vais démontrer mon propos.

En 2013, lors de la formation des listes du RPM aux législatives, la 1ère vice-présidente du parti, Madame Kéita Rokiatou Ndiaye, et  le Secrétaire Général, Bocary Téréta, ouvrent les hostilités. Madame Kéita soutient le candidat RPM Abdramane Niang, allié à un candidat de l’URD, alors que Bocary Téréta tient à imposer une liste composée d’Aboubacar Magneta dit Samba Bagui, militant RPM, et de Madame Ascofaré Oulématou Tamboura, députée sortante et transfuge du PDES. Lors d’une réunion du parti, Téréta, très remonté contre  Madame Kéita Kéita Rokiatou Ndiaye, manque de peu de lui flanquer une gifle. N’eût été la prompte opposition de l’assistance, la pauvre dame aurait peut-être perdu une oreille. Par bonheur, elle n’a senti passer que le vent du boulet. Ayant conservé intactes à la fois ses oreilles, ses mâchoires et ses dents à la suite de cette première bataille, Madame Kéita remporte une seconde manche en parvenant à faire invalider par la Cour Constitutionnelle  la liste soutenue par Téréta. Comme quoi, en fait de boxe politique, les dames ne mordent pas toujours la poussière…

Le samedi  7 mai 2016, nouveau combat de boxe au RPM. Lors de la réunion de la section de la commune 2 tenue à l’Hippodrome, se tiennent autour de la table de hauts responsables comme Dr Boulkassoum Haïdara, président du parti par intérim; Madame Kéita Rokiatou N’Diaye, 1ère vice-présidente; Dr Bocary Téreta (encore lui!), Secrétaire Général; Nancouma Kéita, Secrétaire Politique; Issiaka Sidibé président de l’Assemblée Nationale et Djibril Dicko, Secrétaire aux Finances. Il s’agit de Mamadou Diallo, secrétaire général de la commune II, et non moins secrétaire au développement du BPN-RPM ;  et Djibril Dicko, secrétaire aux finances de la même instance. La réunion était présidée par la première vice-présidente du parti, Rokiatou N’Diaye.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/chronique-satirique-pour-bien-manger-au-rpm-il-faut-savoir-boxer/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire des 27 milliards de l’UEMOA: Soumaila Cissé dans la tourmente</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/affaire-27-milliards-de-luemoa-soumaila-cisse-tourmente-1577062.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 May 2016 10:15:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Dans une contribution qu’il a fait parvenir à notre rédaction, Oumar BERTE, politologue et doctorant en droit international en Normandie, traite des accusations portées par un journal sénégalais contre Soumaïla Cissé, le chef de file de l’opposition.</strong></em>

La première semaine du mois de mai 2016 a été marquée par de rocambolesques révélations de la presse sénégalaise sur un présumé détournement de 27 milliards par Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition malienne, au préjudice de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). En effet, dans un article du 30 avril 2016, le quotidien sénégalais « L’observateur » titrait: « La France vient de bloquer un transfert de 27 milliards appartenant à l’ex-président de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), Soumaïla Cissé. Une manne qui devait quitter les caisses de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour être logée dans les coffres d’ECOBANK « . Ce montant était destiné, selon le journal, à la réalisation de forages au bénéfice des populations des Etats membres de l’UEMOA. Cette révélation a suscité énormément de commentaires au Mali, au point d’éclipser les manifestations marquant la fête des travailleurs.

<strong>Réaction du RPM</strong>

Dès la publication des révélations, le RPM, parti au pouvoir, sous la plume de son secrétaire général, Bokari Tréta, bondit sur l’occasion. Dans un communiqué daté du 2 mai 2016, le RPM a demandé des « explications » au chef de file de l’opposition qui vit l’un des plus grands cauchemars de sa carrière.  Soumaïla aura du mal à se blanchir dans cette affaire. Elle peut aussi donner un nouvel élan à sa carrière politique s’il réussit à apporter les preuves d’un complot politique.

Soumaila n’a jamais manqué l’occasion d’attaquer la majorité sur sa gestion du pouvoir. Les multiples sorties de l’opposition et les ratés de la majorité ont permis à l’opposition et à son chef de file de se présenter comme la solution aux difficultés auxquels le peuple malien est confronté. Soumaïla semble représenter une menace pour la réélection du président IBK. De 2013 à nos jours, la popularité d’IBK a connu une chute qui profite largement à Soumaila, son challenger à la présidentielle 2013. Après avoir reconnu la victoire d’IBK, Soumaila l’a félicité et les images ont fait le tour du monde. Par la suite, Soumaila se fait élire député à Niafunké. Il lui est donc nécessaire de défendre son image et son honneur dans cette affaire de 27 milliards. A la fois pour son intérêt propre, pour celui de son parti et pour le peuple malien tout entier. Soumaïla Cissé a été élu en 2004 président de la Commission de l’UEMAO au nom du Mali et non de sa personne. Sa candidature à la tête de l’UEMOA a obtenu le soutien de l’Etat malien sous le régime d’Amadou Toumani Touré .

<strong>Ce que répond Soumaila Cissé</strong>

Par un droit de réponse daté du 5 mai 2016 et adressé au quotidien sénégalais L’observateur, Soumaïla a vanté les réalisations que la Commission de l’UEMOA a enregistrées lors de son passage à la tête de cette institution. Il a affirmé  l’approbation des comptes financiers de la Commission par le Conseil des ministres qui était dirigé, à l’époque, par la ministre de l’Economie du Mali, Bouaré Fily Sissoko. La réaction de Bouaré Fily Sisoko ne s’est pas fait attendre. Elle a choisi les réseaux pour répondre au chef de file de l’opposition.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/affaire-des-27-milliards-de-luemoa-soumaila-cisse-dans-la-tourmente/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Macina: pour avoir abattu 390 ânes 6 Nigérians devant le juge</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/macina-abattu-390-anes-6-nigerians-devant-juge-1577032.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 May 2016 10:09:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Tout commence par une visite, dans le cercle de Ké-Macina, du ministre de l’Elevage et de la Pêche, Nango Dembélé. Le ministre, au cours de la visite qui a lieu le 16 avril 2016, rencontre les exploitants des cages flottantes d’aquaculture qui opèrent dans le village Kolongo, à 35 km du chef-lieu de cercle.</strong></em>

<strong>Descente musclée</strong>

Un député du RPM, élu de la localité, vient apprendre au ministre Dembélé une étrange nouvelle : l’existence d’un centre d’abattage clandestin d’ânes à Kolongo. Le ministre prend note. Le même jour, il se rend sur les lieux censés abriter des abattages clandestins, accompagné de 8 véhicules 4/4 remplis de gendarmes et de journalistes, dont ceux de l’ORTM. A l’approche du présumé centre d’abattage, les forces de l’ordre bouclent toutes les voies d’accès. L’équipe ministérielle découvre dans le centre six personnes, dont un certain Cissé. Quand le ministre lui demande ce qui se fait en ce lieu, Cissé répond qu’on y abat des ânes. Le ministre, furieux, ordonne aux gendarmes de brûler les lieux et tout leur contenu, en particulier des carcasses et restes de viandes d’ânes abbatus. Un gendarme lui demande alors: « N’est-il pas préférable, monsieur le ministre, de solliciter une décision de justice brûler les lieux ? ».

Le ministre écarquille de grands yeux mais s’incline devant la sagesse de la mesure suggérée par le gendarme. Il demande aux responsables des services vétérinaires de  Kolongo de saisir la justice pour obtenir une autorisation d’incinération et, en attendant, de confisquer à titre conservatoire les carcasses d’ânes retrouvés.

<strong>Autorisation de brûler</strong>

Ainsi, dès le 23 avril, les services vétérinaires procèdent à la saisie des 390 carcasses d’ânes retrouvés au centre d’abattage. Puis, à la demande desdits services, le préfet de Macina, dans une correspondance en date du 27 avril 2016, demande au juge de paix à compétence étendue de Macina l’autorisation de destruire des produits jugés « impropres à la consommation ». Réagissant promptement à la demande, le juge Mahamane Abdoulaye, par une ordonnance en date du 28 avril 2016, autorise la destruction des produits concernés. Avant même que le juge ne prenne son ordonnance, le préfet avait mis en place, par décision n°025 du 25 avril, une commission de destruction des produits. Le 30 avril, vers 17 heures, la commission procède à la destruction par le feu des viandes et carcasses des 390 ânes abattus. Les membres de la commission sont: le juge de Macina, le sous-préfet de Kolongo,  le chef secteur vétérinaire de Macina (secrétaire de la commission), le maire de Kolongo, le médecin-chef de Macina, le président de l’Association des bouchers de Kolongo, le chef d’équipe des abattants d’ânes, le commandant de brigade de la gendarmerie de Macina, le chef de peloton de la garde nationale de Macina, le correspondant local de la presse. L’incinération a lieu en présence des villageois de Kolongo.

<strong>Imbroglio juridique</strong>

Nous avons rencontré Maître Mamadou Camara, l’avocat de l’entreprise  »Brenbros Ventures-SARL ».

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/macina-pour-avoir-abattu-390-anes-6-nigerians-devant-le-juge/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Groupes d’autodéfense du Nord: qui sont&#45;ils et que veulent&#45;ils ?</title>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2016 14:49:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[5 mouvements armés d’autodéfense constituent la Plateforme, ce conglomérat de groupes armés créée en juin 2014 et qui se déclare loyale aux intérêts du Mali. Chacune des composantes de la Plateforme entend cantonner ses hommes et bénéficier, à l’instar des rebelles séparatistes et islamistes, d’une intégration dans l’armée, les services de sécurité et l’administration du Mali.

<strong>La  Coordination des mouvements et forces patriotiques de résistance (CMFPR)</strong>

Ce groupe armé, membre de la Plateforme, est dirigé par Maître Harouna Toureh, avocat et porte-parole de la Plateforme. Créée en juin 2013 à Ouagadougou, la CMFPR regroupe elle-même les mouvements armés Ganda Izo, Ganda Lassalizo, Gandakoye, Bouctou et FLN (Front de Libération National).

<strong>Le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA)</strong>

Ce groupe armé a été créé pendant la guerre au nord du Mali. Le secrétaire général du GATIA est Fahad Ag Almahmoud, mais le véritable fondateur et chef du mouvement est El Hadj Ag Gamou, général de l’armée malienne. À sa création, le GATIA revendiquait 1000 combattants; il affirme disposer d’une base entre Gao et Kidal. Les combattants du GATIA sont en grande majorité des Touaregs de la tribu des Imghads, connus pour avoir soutenu le gouvernement malien dès le début de la guerre au nord. Officiellement, le gouvernement malien nie être l’origine de la création du GATIA. Mais en janvier 2015, la MINUSMA constate que plusieurs miliciens du GATIA, blessés au cours des combats de Tabankort et soignés à Gao, étaient, en réalité, des militaires de l’armée régulière malienne qui avaient même suivi une formation de la Mission de formation de l’Union européenne au Mali à Koulikoro. Le GATIA, qui passe pour la plus forte composante militaire de la Plateforme, a souvent donné du fil à retordre à la CMA avant de pactiser avec elle au début de février 2016. Depuis, la ligne politique du GATIA est devenue floue puisque nul ne sait plus s’il défend ses propres intérêts ou ceux de l’Etat malien, un Etat qu’il accuse de l’avoir lâché au profit des rebelles de la CMA.

<strong>Le Mouvement populaire pour le salut de l’Azawad (MPSA)</strong>

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/groupes-dautodefense-du-nord-qui-sont-ils-et-que-veulent-ils/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique Satirique: quand les partis festoient sur le dos du peuple</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-parties-festoient-peuple-1552122.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2016 14:43:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Si voulez manger à votre faim sans rien faire de vos dix doigts, faites de la politique ! Pas la politique du bétail électoral qui bat du tam-tam dans les rues, que non! Mais la vraie politique. Celle qui nourrit son homme jusqu’à l’ivresse. Vous voulez un exemple ? En voilà un: l’Etat malien, riche et généreux comme l’empereur Kankou Moussa, fait tomber chaque année une pluie de milliards sur la tête des partis politiques. L’équivalent de 0,25% des récettes fiscales annuelles ! A dire de politicien, c’est là une manière de renforcer la démocratie et les démocrates. Pour l’année 2016, il y a au menu une cagnotte de 3 milliards de nos francs (pas un rotin de moins !). Les heureux gagnants à ce loto national ? 56 partis politiques (excusez du peu !). Il paraît que ces 56 partis ont été choisis parmi 62 postulants. C’est dire que même quand il s’agit de ramasser l’argent par terre, certains tocards trouvent le moyen de rater le coche. Or, le festin de cette s’avère particulièrement croustillant par rapport à 2014 où 47 formations politiques se sont partagé gaîment la bagatelle de 1,8 milliard de FCFA.

<strong>A tout seigneur tout honneur: le RPM se taille la part du lion dans le gâteau au miel</strong>. Avec  520 millions, le parti des tisserands aura de quoi acheter de pleines cargaisons de quenouilles et de fils à tisser. Voire de coudre quelques boubous <em>« bolokouri »</em> pour Ladji Bourama pour ses visites d’Etat. Ceux qui voient d’un mauvais oeil  la bonne fortune du RPM devraient se souvenir qu’<em>Allah soubhana wa tallah </em>a porté cette formation au pouvoir avec 77% des voix et que le Créateur n’aime pas les <em>« hassidi »</em> (envieux). De surcroît, le parti revendique 76 députés qui ont besoin de manger. Dans ce lot d’élus nationaux, on compte une foule de migrants, de nomades et même de chefs rebelles azawadiens qui savent mieux que quinconque ce que signifient les trois mots de base du dictionnaire alimentaire : <em>« faim »,</em> <em>« appétit »</em>, et <em>« manger »</em>.

<strong>Le second convive servi à la table publique s’appelle ADEMA</strong>. Avec 367 millions, le parti de l’Abeille fait honneur à sa réputation de festoyeur impénitent puisqu’il ne cesse de manger et de boire à toutes les tables depuis la chute de Balla et des Balladins, en 1991. Dommage que l’Etat ne se soit pas montré plus généreux avec nos amis butineurs qui, en vérité, ont assez d’appétit pour manger en une journée le budget national entier !

<strong>Pour pouvoir manger en silence (le festin, comme l’argent, a horreur du bruit !), il faut lancer quelques gigots aux critiqueurs professionnels. </strong>

C’est pourquoi l’URD, principal parti de l’opposition, gagne de quoi se lécher les coudes. Avec  267 millions, le parti de la poignée de main empoche deux fois moins que le RPM, mais 267 millions, ce n’est pas des haricots pour des opposants qui ont faim et soif. D’ailleurs, Soumaila Cissé, après trois ans d’opposition, commence à palper ses poches et à regarder de près à la dépense, d’autant qu’il n’a toujours pas vu la couleur du budget annuel de 500 millions prévu pour sa personne, en tant que chef de file de l’opposition. Or, un opposant a sacrément besoin d’argent! D’abord pour assurer les trois repas quotidiens (ça ne va guère de soi sous nos  chauds tropiques !); ensuite, pour entretenir le ho ha ho dans les rues et les médias; enfin, pour parcourir le pays (or, opposant ou pas, on ne vient pas saluer les notabilités villageoises les bras ballants). De plus, il faut payer le loyer des locaux occupés par le parti. Sans oublier les factures de courant et d’eau qui arrivent chez les opposants plus vite que chez les autres citoyens. Pour ne rien arranger, les cadres du parti, souvent chassés de leurs postes pour avoir choisi le mauvais camp, comptent sur l’aide sonnante et trébuchante du grand-frère opposant et s’il arrive que cette aide traîne en chemin, les compères transhument avec armes, bagages et appétit chez le riche voisin tisserand. Coïcidence ? Juste après avoir encaissé 267 millions, l’URD et ses alliés ont subitement renoncé à leur marche du 23 avril…

<strong>Derrière le RPM, l’ADEMA et l’URD s’alignent les mangeurs poids plume. </strong>Armés de louches, de fourchettes et de cuillères, ils forment une véritable armée qui n’aurait aucune peine à vaincre celles de l’Azawad. Certaines de ces formations sont là uniquement parce qu’elles ont pu remplir les 7 critères d’éligibilité au festin, critères si bureaucratiques que n’importe quel groupe de commis les rempliait en dormant:
<ul>
 	<li><em>tenir un congrès annuel du parti:</em> peu importe si que ledit congrès se soit tenu à Zantiguila ou à Bamako; peu importe également le nombre de participants !</li>
</ul>
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<item>
<title>Cheptel: le syndicat des éleveurs en colère</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/cheptel-syndicat-eleveurs-colere-1552052.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2016 14:20:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Syndicat National des Eleveurs Laitiers et Producteurs de la Viande du Mali (SYNELPROV) a animé une conférence de presse,  le samedi 23 avril, à la Maison de la Presse. Animée par Barou Fall, président du syndicat, la conférence avait pour but de dénoncer le <em>« mépris des autorités »</em> vis-à-vis de ce secteur agricole.

<strong>Les chiffres de l’élevage</strong>

Le conférencier a tenu, tout d’abord, à faire la présentation  du potentiel de notre pays en termes d’élevage.  Selon lui, au Mali, on compte 10 millions de bovins, 31 millions de caprins et d’ovins, 900.000 camelins et 35 millions de volailles. Ces chiffes font de notre pays le premier pays d’élevage de l’UEMOA et le deuxième de la CEDEAO après le Niger. L’élevage contribue à hauteur de 10% du produit intérieur brut (PIB) et de 15% des recettes d’exportation du Mali.

<strong>Griefs du syndicat</strong>

Le conférencier affirme que l’absence d’une vraie volonté politique d’élevage plombe les espoirs des éleveurs et présage d’une <em>« disparition progressive »</em> de ce joyau de l’économie nationale. En effet, aux dires du conférencier, au titre de la campagne 2014-2016, sur les 5 milliards de FCFA de subvention promis par l’Etat aux éleveurs, seulement 67,7 millions ont été versés. Pour la campagne 2015-2016, aucune subvention publique n’a été accordée, affirme monsieur Fall. <em>« Le drame, c’est que l’Etat continue à dire partout qu’il a accordé 5 milliards de subvention aux éleveurs »</em>, s’insurge-t-il.

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</item>

<item>
<title>Libération des otages du CICR : Iyad Ag Ghaly et le MNLA étalent leur complicité</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/liberation-otages-cicr-iyad-ag-ghaly-mnla-etalent-complicite-1551992.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Apr 2016 14:10:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Il a suffi que la force française Barkhane arrête quelques hommes officiellement affiliés au MNLA pour qu’en riposte, le chef terroriste  d’Ançardine enlève 3 agents humanitaires de la Croix Rouge. La suite est encore plus édifiante sur la complicité opérationnelle entre les terroristes et les rebelles. </em>

Suite à l’intervention militaire française de janvier 2013, le MNLA, mouvement indépendantiste du nord-Mali, a été ménagé; à l’instigation de la France, il a été considéré comme un groupe non terroriste avec lequel le Mali devait négocier. Usant de ce blanc-seing, plusieurs terroristes touaregs, pour échapper aux foudres des soldats français et onusiens, ont vite rejoint les rangs du MNLA. Dans plusieurs articles, votre journal avait attiré l’attention sur cette combine qui se tramait au nord, avec la bienveillante complicité du MNLA. De plus, les obus n’ont pas cessé de tomber dans le camp tenu par la MINUSMA à Kidal, ville pourtant occupée, du moins officiellement, par le groupe non terroriste qu’était censé constituer le MNLA. Tout cela n’a pas, hélas!, permis de faire comprendre à la communauté internationale que les  Ag et Ould qui s’affichent au MNLA sont les mêmes qui animent le groupe terroristes Ançardine et ses           alliés. Les événements qui se déroulent depuis quelques semaines viennent conforter nos dires, en soulignant la connexion absolue entre le MNLA et le groupe terroriste Ançardine d’Iyad Ag Ghaly.

<strong>Manifestants pro-Iyad</strong>

7 avril 2016 à Kidal. Le MNLA tenait son troisième congrès qui dure jusqu’au 9 avril. Dans un message adressé aux congressistes, le chef terroriste Iyad Ag Ghaly classe l’Etat malien et la France au rang de « premiers ennemis du peuple de l’Azawad ». Pour lui, la victoire sur l’Etat du Mali va de pair avec le combat contre la France. Iyad exhorte les combattants du MNLA: « Vous ne serez débarrassés du colon malien que lorsque vous aurez combattu son père (protecteur),  la France ! ». Précisant ses liens avec le MNLA, Iyad Ag Ghaly déclare: « Nous ne combattons pas le MNLA, ni ses sympathisants; nous combattons une partie du MNLA qui appuie la France et Barkhane… La France est votre ennemi, peuple de l’Azawad, car c’est elle qui nous a apporté le Mali en 1960! ».

Quelques jours plus tard, le 12 avril, 3 soldats français meurent après que leur véhicule a sauté sur une mine posée par les terroristes à Tessalit. Ançardine revendique l’attentat. C’est une exécution claire des menaces proférées par Iyad dans son message aux congressistes du MNLA. Suite à ce drame, les Français ouvrent une enquête qui aboutit à l’interpellation, le même mardi 12 avril, de 8 combattants du MNLA. Parmi les personnes arrêtées figurent deux hauts gradés du MNLA: M’barek Ag Mossa et Ahmed Ag Barka.

Le 16 avril, coup de théâtre : 3 travailleurs humanitaires de l’antenne malienne du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) sont enlevés. Le lendemain 17 avril, Ançardine revendique l’enlèvement. A travers la voix d’un de ses responsables, Nourredine Ag Mohamed, le groupe terroriste exige que la force française Barkhane libère Miyatène Ag Mayaris, un combattant d’Ançardine détenu par les soldats français. Curieusement, les populations de Kidal, pourtant contrôlées par le MNLA, manifestent le 18 avril  pour protester contre ce qu’elles appellent des « arrestations arbitraires » effectuées par les soldats français. Les manifestants, qui sont les mêmes que le MNLA a utilisée contre la visite la visite à Kidal des premiers ministres maliens Oumar Tatam Ly et Moussa Matra, entrent par effraction, vers 10 heures, sur la piste de l’aéroport, zone d’accès restreint, saccageant et mettent le feu aux installations sécuritaires.Ils prennent le contrôle de l’aéroport malgré la mort d’un d’entre eux, Attaher Ag Baba, tué par les casques bleus qui avaient pour mission de protéger l’aéroport. Les choses s’éclaircissent davantage quand ces manifestants exigent des Français de libérer tous leurs détenus, coupables de crimes ou non (voir communiqué). Selon un militaire guinéen de la MINUMA joint par l’AFP, « les manifestants demandent la libération de tous  les Touaregs arrêtés par les Français de l’opération Barkhane, accusés d’être complices des terroristes qui ont récemment posé des mines ayant tué 3 militaires français ». Les manifestants refusent de quitter la piste d’atterrissage de l’aéroport tant que leurs revendications n’auront pas été satisfaites. Dans le communiqué qu’ils diffusent dans la foulée, ils « rappellent » à l' »ex-colon français » que « le peuple de l’Azawad se trouve sur son territoire », un territoire dont « l’ex-colon avait cru pouvoir réussir l’annexion définitive au Mali il y a de cela plus de 56 ans ».

C’est sous cette forte pression que la force Barkhane libère, le 20 avril 2016, le nommé Ghya Ag Intawa. En contrepartie de cette libération, Ançardine procède aussitôt à la libération des 3 humanitaires que ce groupe terroriste avait enlevés. Conclusion: les manifestants se battaient, sans le dire, pour le compte d’Ançardine. Or, ils n’auraient jamais voulu ni pu manifester sans l’aval du MNLA qui, avec ses alliés du HCUA, contrôlent Kidal et jurent n’avoir aucun lien avec Ançardine. La libération des 3 humanitaires par Ançardine prouve le contraire : elle montre que ce groupe terroriste a obtenu, ne serait-ce qu’en partie, satisfaction et que l’homme libéré par la force Barkhane est un terroriste dont la libération était pourtant réclamée par les manifestants du MNLA. On notera enfin que ces manifestations ne se sont déclenchées que quand, après la mort de leurs 3 soldats, les Français ont arrêté des terroristes qui se réclament du MNLA.

<strong>Iyad, le vrai parrain de la CMA</strong>

En réalité, vouloir créer une différence entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et le chef terroriste Iyad Ag Ghaly relève d’une grande naïveté ou, pis, de la mauvaise foi.

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/liberation-des-otages-du-cicr-iyad-ag-ghaly-et-le-mnla-etalent-leur-complicite/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Tessalit: Iyad met à exécution sa menace contre la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tessalit-iyad-met-a-execution-menace-contre-france-1539162.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 10:41:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'organisation islamique Ançardine, dirigé par le chef terroriste Iyad Ag Ghaly, a revendiqué la récente mort de 3 soldats français de la force Barkhane. En revendiquant cet attentat, Iyad met à exécution la menace qu'il avait proférée à l'égard de la France quelques jours  auparavant. En effet, lors du 3ème congrès du Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA) tenu du 7 au 9 avril 2016 à Kidal, Ançardine avait, dans un message adressé aux participants, érigé, en plus de l'Etat malien, la France au rang de premiers ennemis du peuple de l'Azawad. Pour le groupe islamiste d'Iyad Ag Ghaly, la victoire sur  l'Etat du Mali va de pair avec le combat contre la France. Dans le message, Iyad dit aux combattants du MNLA : <em>"Vous ne serez détachés du colon malien que lorsque vous aurez combattu son père (protecteur),  la France"</em>. Toujours dans le même message, Ançardine déclare:

<em> </em>

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<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord Mali : Les Chamanamasse demandent la création de la région d’Alata</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-mali-chamanamasse-demandent-creation-de-region-dalata-1539122.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 10:22:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quand la loi du 31 mars 2016 aura fini d'être appliquée, le nord du Mali ressemblera à un pays du Moyen-Age avec une inifinité de baronnies et de fiefs féodaux dirigés par des bandits armés ou leurs suppôts civils.En effet, la loi prévoit de mettre en place des autorités intérimaires dans toutes les collectivités territoriales du nord, même celles qui n'en ont pas besoin. C'est, semble-t-il, la lecture que donne la CMA (rébellion armée) aux accords de paix signés à Bamako et Alger.

&nbsp;

<strong>37 collectivités à Taoudéni</strong>

&nbsp;

Ainsi donc, à la demande de la CMA, la région toute neuve de Taoudéni sera divisée en 37 collectivités décentralisées sous forme de cercles et de communes. De quoi ériger en présidents de cercles et de communes des garnisons entières de rebelles ! Il faut attendre le même scénario de morcellement en ce qui concerne les régions de Gao et de Tombouctou.

&nbsp;

<strong>Région d'Alata</strong>

&nbsp;

Comme les Touaregs ne sont pas unis et que certains d'entre eux ne veulent pas tomber sous la coupe directe des Ifoghas de Kidal (principaux meneurs de la rébellion, les Chamanamasses rêvent, eux aussi, d'arracher leur part  du gâteau territorial. C'est ainsi que depuis janvier 2016, ils ont adressé au ministre chargé de la Décentralisation une demande fort étonnante: il s'agit de transformer en région Alata, une localité inconnue de la quasi-totalité des Maliens. Dans une <em>"note de présentation" </em>en date du 24 janvier 2016, la <em>"commission chargée du plaidoyer"</em> prévoit que la nouvelle région ait pour chef-lieu Azawa (vous connaissez?). La ville se situe à 90 km de Gao. Les cercles de la région seront au nombre de 4: Azarzi, Alata, Tilemsi, Assalwa. Les arrondissements seront au nombre 8: Amasrakad, Tin Adhidj, Azawa, Ebaghaw, Tin Aouker, Tidjerwène, Wene, Emnaghil, Zalablabe. Quant aux communes, il y en aura 16:  Amasrakad, Elawayane, Tin Adhidj, Anoumalane, Azawa, Fesenfes, Injaghal, Alafantaq, Tilemsi, Inabarem, Tidjerwene, Ifardane, Emnaghil, Enekar, Zalablabe,  Tinamaskor.

Le projet de création de la région a, selon la commission, obtenu l'appui des personnalités suivantes:

&nbsp;

<strong>Lisez la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/nord-mali-les-chamanamasse-demandent-la-creation-de-la-region-dalata/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Baco&#45;Dikoroni et ACI 2000: La police du 14eme met la main sur 4 braqueurs et des armes de guerre</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/baco-dikoroni-aci-2000-police-14eme-met-main-4-braqueurs-armes-de-guerre-1539082.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 10:11:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le commissariat de police du 14ème arrondissement, sis à Hamdallaye ACI 2000 ne chôme pas. La commissaire, Kadhy Diallo, et ses hommes  viennent de mettre la main sur une cache d'armes de guerre et  4 bandits qui dépouillaient les clients des banques. La découverte de la cache d'armes a été possible grâce à une information donnée le 8 avril par un habitant de Baco-Djicoroni qui a, de sa propre initiative, appelé le 14ème arrondissement. Le témoin disait avoir vu une arme dans les eaux du fleuve Niger, à Baco-Djicoroni. Informé, la commissaire et son adjoint,  Abdourhamane Alassane, dépêchent une équipe sur les lieux. Elle entreprend de fouiller et découvre, jusque sous l'eau, deux sacs remplis d'armes de guerre: 1 lance-roquette, 2 roquettes, 1 fusil-mitrailleur d'assaut, 1 chargeur de pistolet-mitrailleur, 139 cartouches de 9 mm et un pistolet automotique russe. Les armes sont transportées dans les locaux de la police et les enquêtes sont ouvertes.

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<strong>Braqueurs dangereux</strong>

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La veille, 7 avril, la commissaire et ses limiers avaient réalisé un autre exploit. 4 bandits de grand chemin, habitués à braquer les clients des banques, ont été arrêtés.

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<title>Chronique satirique: le festin des députés</title>
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<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 10:01:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les théoriciens de la démocratie, Montesquieu en tête, ont pensé que le pouvoir exécutif serait trop puissant s'il n'était pas contrebalancé par deux autres : le législatif et le judiciaire. Voilà pourquoi dans toutes les démocraties, un parlement est chargé de voter les lois et, surtout, de contrôler les actes de l'Exécutif. Vu sous cet angle, le parlement malien boîte de la jambe droite. Certes, il vote les lois, mais pour ce qui est de contrôler l'action gouvernementale, il faudra repasser.

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<strong>Assemblée inactive</strong>

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De 1992 à nos jours, aucune enquête sérieuse n'a été diligentée par les députés, malgré les scandales qui se sont succédé. Les rares enquêtes ouvertes n'ont servi qu'à amuser la galerie : si elles avaient abouti à quelque chose, on l'aurait su car il ne manque pas, sous nos cieux, de griots ni de masseurs de pieds pour en parler. La dernière enquête en date, annoncée au son des trompettes, porte sur les événements dramatiques de mai 2014 qui ont vu le Premier Ministre Moussa Moussa et sa délégation chassés à coups de gourdin de Kidal. Il paraît que des <em>"auditions" </em>ont été effectuées et des <em>"rapports" </em>rédigés. Mais au bout du compte, le brave peuple n'a rien vu ni entendu. Serait-il trop petit pour qu'on lui confie des secrets ? Quant à la fameuse <em>"commission ad hoc"</em> chargée d'étudier les supposés  crimes de l'exilé de Dakar, son rapport s'est, selon toute apparence, égaré dans les placards. Au reste, combien de députés connaissent le vrai sens de la <em>"haute trahison"</em> ? Et si <em>"haute trahison"</em> il y a, quel parti politique n'y a pas trempé ? Les commissions d'enquête ouvertes sur les attentats terroristes à <em>"La Terrasse" </em>ou ailleurs dorment tranquillement sur leurs deux oreilles. Pour ce qui est des interpellations, elles ont lieu juste pour permettre au gouvernement de faire sa propagande: les députés interpellateurs ont à peine trois minutes pour exposer leurs griefs alors que les ministres interpellés ont une éternité pour convaincre. Mais passons...

<strong>Or donc, quand on se roule les pouces à longueur de journée, on voit ses pouvoirs exercés par d'autres</strong>. Telle est la loi de la nature, qui a horreur du vide. Telle est aussi celle de la République où l'Exécutif accapare toute prérogative vacante. Un exemple illustre mon constat. Selon l'article 71 de la Constitution, <em>"la déclaration de guerre est autorisée par l'Assemblée Nationale réunie spécialement à cet effet"</em>. Pourtant, l'ancien Premier Ministre Mara n'a guère attendu les députés pour annoncer, à son retour de Kidal, que <em>"le Mali est en guerre"</em>. La réaction de notre cher parlement ? Motus et bouche cousue! D'ailleurs, depuis 2011, le Mali patauge dans une guerre meurtrière au point d'appeler ses amis étrangers à la rescousse: avez-vous un seul jour entendu l'Assemblée nationale<em> "autoriser"</em> ou interdire quoi que ce soit?

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<strong>Complaire à l'Exécutif</strong>

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En vérité, les députés se considèrent, sous nos tropiques comme de simples roues de secours de l'Exécutif. Quel que soit le texte soumis ou l'acte commis par le gouvernement, ils l'approuvent des deux pieds et des deux mains. Leur hantise? Que le chef de l'Etat ne se fâche et ne dissolve l'Assemblée car alors, bonjour les dégâts ! Il faudrait, pour obtenir un nouveau mandat de député, reprendre la route des campagnes qu'on n'a plus revues depuis le dernier scrutin, distribuer du thé, du mil et des pagnes <em>Wax. </em>Le tout sans aucune garantie de rentrer dans ses frais après l'élection. La croix et la bannière, quoi! Sans oublier que par les temps séparato-terroristes qui courent, tout candidat qui se présenterait sans armes  à Talataye ou dans d'autres localités de l'Azawad risque de revenir à Bagadadji dans un cercueil, à moins qu'il ne soit parent ou ami d'Iyad Ag Ghali. Et puis, un député ne vit pas de paille sèche: il prend trois copieux repas par jour. Et comme c'est l'Exécutif qui détient la mamite, il ne faut surtout pas le contrarier. Raison pour laquelle le parlement malien est le meilleur au monde en matière de nomadisme, mais un nomadisme à sens unique au profit du...parti au pouvoir. Souvenez-vous que les députés ont voté gaîment toutes sortes de lois, mais jamais celle qui leur interdirait d'errer de parti en parti en quête de festin. J'ai, pour ma part, mesuré tout leur appétit lorsque, suite au putsch du 22 mars 2012, les <em>"élus de la nation" </em>ont voté une loi prorogeant leur propre mandat.S'il n'y a pas là un détournement de pouvoirs et de deniers publics, c'est à désespérer du Code pénal!

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<strong>Coûteux train de vie</strong>

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Je comprends qu'en ces périodes de galère, les députés cherchent à manger du pain au miel; mais je m'interroge sur l'utilité des fonds publics affectés à leur entretien. D'abord, je les trouve bien trop nombreux (147!) juste pour venir applaudir des textes. Pourquoi ne pas ramener l'effectif à 40 députés, à raison de 5 par région ? De toutes les façons, même s'ils atteignaient un millier, aucun d'eux ne rendrait le moindre compte aux électeurs! Il y a même dans le lot des analphabètes qui votent les yeux fermés !

<strong>Pis, nos 147 députés coûtent annuellement au contribuable la bagatelle 12 milliards de FCFA en salaires, primes, indemnités et autres gracieusetés.</strong>

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<item>
<title>Le MNLA a fêté le 4ème anniversaire de l’indépendance de l’AZAWAD</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mnla-a-fete-4eme-anniversaire-de-lindependance-de-lazawad-1525822.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Apr 2016 17:23:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Malgré la signature des accords pour la paix et la réconciliation qui garantissent l’intégrité territoriale du Mali, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) tient à son projet d’indépendance de l’Azawad. En effet, la CMA, à l’instigation du MNLA, l’un de ses principaux animateurs, a célébré, le mercredi 6 avril 2016, le 4ème anniversaire de la déclaration de l’indépendance de l’Azawad prononcée par le MNLA, le 6 avril 2012, suite à la défaite de l’armée malienne et à l’occupation de deux tiers de son territoire par des hordes séparato-islamistes. La célébration de l’indépendance de l’Azawad a eu lieu, mercredi dernier, dans de nombreuses localités du nord contrôlées par la CMA. C’est d’ailleurs une tradition puisque chaque année, depuis 2012, le MNLA et ses alliés de l’heure organisent une fête commémorative de l’indépendance de l’Azawad.

<strong>Discours séparatistes</strong>

Au cours de la cérémonie de cette année, Attaye Ag Mohamed, chargé des droits de l’homme au bureau politique du MNLA,  a pris la parole. Il dira que le peuple de l’Azawad commémore le 6 Avril 2016  pour rappeler au monde entier, et particulièrement à Bamako, qu’au delà d’un compromis à l’amiable conformément aux principes déterminés avec la communauté internationale dans les résolutions 2085 et 2100 du Conseil de Sécurité de l’ONU, « rien n’est encore exclu ». Quant à Mossa Ag Attaher, porte-parole du MNLA, il dira que « cette date historique porte en elle toutes les souffrances que le peuple de l’Azawad a accepté d’endurer pour retrouver sa liberté et sa dignité confisquées ». Selon Ag Attaher, quelles que soient les embûches qui sèmeront le parcours, « il ne fait aucun doute que notre peuple concrétisera ses plus chères aspirations » (entendez: « aspirations à l’indépendance »). Le drapeau de l’Azawad fut solennellement hissé sur le mât à Kidal, en présence des dignitaires du MNLA et de la CMA. Une parade des enfants, des femmes et des militaires fut organisée dans les rues de Kidal.

<strong>Un congrès au menu</strong>

Il y a pis: deux jours après cette pompeuse célébration de l’indépendance, les leaders du MNLA ont tenu, du 7 au 9 avril, le 3ème congrès de leur mouvement armé à Kidal.

Lançant les travaux du congrès, le président du MNLA, et non moins « chef de l’Etat de l’Azawad », Bilal Ag Chérif, a, dans son allocution, souligné que « le combat mené depuis plusieurs années par le MNLA a pour seul but de libérer le peuple de l’Azawad ». Et le chef séparatiste précise avec force : « Nous luttons contre toute forme de système qui essaie d’asservir notre peuple ».

<strong>A quoi servent les accords de paix ?</strong>

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<title>Un escroc béninois dépouille ses clients maliens d’un milliard de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/escroc-beninois-depouille-clients-maliens-dun-milliard-de-fcfa-1525802.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Apr 2016 17:18:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dénis Moustaphe Gomez, un Béninois né en 1974 (à en croire son passeport béninois), ouvre un projet dit de « développement économique » dénommé « CODES ». Il ouvre un bureau principal à l’immeuble INPS du grand marché de Bamako et deux bureaux secondaires au marché de Médine (commune 2 de Bamako) et à Baco-Djicoroni (commune 5). Pour rameuter les clients, Gomez répand le bruit que son « projet » est un mécanisme franco-américain d’aide aux pauvres du Mali. Pour bénéficier de l’aide du CODES, trois critères sont fixés par Gomez: acquérir une carte de membre (à 8000 FCFA);

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<item>
<title>Prévu pour le 2 mai : le procès de Sanogo reporté pour raisons de sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/prevu-2-mai-proces-de-sanogo-reporte-raisons-de-securite-1525352.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Apr 2016 11:17:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le jugement, qui promet des débats longs et houleux, aura finalement lieu à une session spéciale des assises. En attendant, le département de la Justice et le parquet général de Bamako planchent sur la seule question restée en suspens: faut-il délocaliser le procès hors de la capitale ? </em>

La Cour d’assises de Bamako ouvre sa première session, au titre de l’année 2016, à partir du 2 mai. Il avait été décidé d’enrôler à cette session le jugement des membres de l’ex-junte militaire accusés d’avoir enlevé puis assassiné 21 commandos parachutistes (« bérets rouges »). L’Arrêt de renvoi des accusés devant les assises est déjà transmis au procureur général près la Cour d’appel de  Bamako pour les besoins de l’enrôlement.

<strong>Les raisons d’un report</strong>

Le hic, c’est que le jugement du général Amadou Haya Sanogo et de ses coaccusés pose de sérieux problèmes de sécurité. En effet, les locaux de la Cour d’appel affectés aux travaux de la Cour d’Assises risquent de ne pas suffire à contenir la foule qui pourrait vouloir assister aux débats. De plus, il faut un très gros contingent de forces de l’ordre pour parer à toute éventualité: or, il n’est pas sûr que les mesures sécuritaires prévues puissent s’accommoder des incessantes allées et venues des autres justiciables non concernés par les travaux d’assises et de l’activité ordinaire des autres formations de la Cour d’appel. Enfin, le rôle des assises est extrêmement chargé : à la session du 2 mai 2016 figurent environ 150 dossiers criminels différents de celui des « bérets rouges » : il ne sera pas possible aux juges d’examiner toutes ces affaires avec la sérénité requise, surtout quand on y ajoute le dossier de Sanogo et autres, dossier qui pourrait traîner en longueur avec de multiples interrogatoires, témoignages et plaidoiries.

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<title>Chronique satirique : le « voisin » Azawadien et le dindon de la farce</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-voisin-azawadien-dindon-de-farce-1525332.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Apr 2016 11:05:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au nord du Mali, que certains bandits armés s’amusent à appeler « Azawad »,  se joue une très grosse farce ou l’Etat malien  joue le triste rôle de dindon. Qui l’eût cru ?</em></strong>

Au départ, il était question de mater les rebelles à coups de bâton. Exactement comme on l’a fait, en 2012, pour Dioncounda, l’homme à l’éternelle écharpe blanche. Mais hélas ! Partie bruyamment au nord pour mater l’ennemi, notre vaillante armée est retournée à Bamako dans des… souliers. Certains soldats se sont même déguisés en bergers pour emprunter des camions forains en direction de Bamako. Je ne suis pas colonel, mais il paraît qu’en langage militaire, cela s’appelle <em>« repli stratégique »</em>.Sauf qu’à ce jour, nos militaires ne se sont toujours pas dépliés !… Et pendant qu’ils restent repliés comme du <em>« tiekouroulén »</em>, la rébellion étend ses conquêtes territoriales. Aujourd’hui, à part les capitales régionales, tout le nord est contrôlé par ces bandits armés. Et il leur suffit de secouer du turban et de clamer quelques mots de tamacheq pour que le Mali se plie en quatre pour satisfaire leurs moindres caprices. Ainsi, à leur demande, Ménaka et Taoudéni sont devenues des régions, alors que la première ville ne dépasse pas mille âmes et que dans la seconde, on compte juste un bagne et cinq poulaillers. Le bruit court que bientôt, la liste des régions va se rallonger pour complaire aux Touaregs Chamanamasse, Idnane et que sais-je encore ? Bien entendu, à Kidal, Ménaka ou Taoudéni, tout gouverneur doit prendre ses ordres chez le chef tribal ou le commandant rebelle, sous peine de recevoir un coup de hache dans l’abdomen. Si ce n’est pas là une prime à la rébellion, ça y ressemble comme deux gouttes d’eau. Mais passons…

<strong>Il y a un mois, la CMA, le conglomérat rebelle le plus puissant de l’histoire malienne, a démoli au bulldozer des bâtiments publics de Kidal</strong>. Aux journalistes interloqués, elle a expliqué que ces bâtiments qui servaient de logements aux soldats maliens  étaient <em>« illicites »</em> car <em>« contraires aux règles d’urbanisme » </em> de la cité. En clair, pour savoir ce qui est licite ou illicite, il faut se référer à la CMA, et non à l’Etat malien. A Kidal, les textes maliens ont moins de valeur que du crottin de chameau, à commencer, bien sûr, par le Code Domanial et celui de l’Urbanisme. Il y a vraiment urgence à envoyer l’excellent ministre des Domaines, Me Bathily, enseigner le droit foncier à Kidal, n’est-ce pas ?

<strong>En fait, aux yeux de la CMA, l’expression </strong><em><strong>« nord-Mali » </strong></em><strong>n’a aucun sens;  le Mali n’est qu’une </strong><em><strong>« puissance voisine » </strong></em><strong>de l’Azawad</strong>. Problème : contre tout usage diplomatique, nos chers leaders azawadiens veulent manger à la fois dans leur patrie et dans celle du <em>« voisin »</em> malien. Quelques exemples en font foi:

– Nos <em>« voisins »</em> azawadiens font la pluie et le beau temps dans les avions et les hôtels de luxe aux frais du Mali; ils émargent aussi au budget du parlement malien où, chaque mois, Algabass Ag Intallah, un de leurs chefs, encaisse ses indemnités de député. Or, au même moment, l’administration malienne est interdite d’accès à Kidal, fief des Azawadiens. Pour avoir osé fouler le sol de la ville, notre ancien Premier Ministre, Moussa Mara, a failli passer de vie à trépas à l’âge de 39 ans. Je vois là une violation des conventions diplomatiques qui instituent le principe de réciprocité et, donc, l’obligation pour les Azawadiens  d’offrir le gîte, le couvert et la protection aux officiels maliens.

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<item>
<title>Chronique satirique : L&amp;apos;heure de gloire du BIPREM</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chronique-satirique-lheure-de-gloire-biprem-1487492.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Mar 2016 01:37:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Par une simple lettre déposée par un motocycliste dans un bureau, une association est parvenue à mettre le pays sens dessus dessous. Qui l'eût cru ?</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Depuis trois semaines, quelqu'un fait trembler la République du Mali. S'agirait-il du chef terroriste Iyad Ghaly? Que non! Du maître égorgeur Amadou Kouffa ? Vous n'y êtes pas ! Alors, s'agit-il de <em>"ce petit monsieur" </em>qui s'amuse à troubler les visites d'Etat en France ? Toujours non! Donc, c'est sans doute un <em>de ces "hassidi"</em> qui envient le Boeing flambant neuf de Ladji Bourama ? Encore une fois, non ! Eh bien! Je m'en vais vous le révéler: le très dangereux personnage qui bouleverse le pays tout entier n'est autre que le BIPREM. Derrière ce nom rébarbatif à consonance chimique, se cache une association privée dont le nom complet est <em>"Bloc d’Intervention Populaire pour la Réunification Entière du Mali"</em>. L'association est si petite que ses militants et ses dirigeants tiendraient tous aisément dans un kiosque du PMU-Mali. Peut-être incommodés par l'anonymat où ils pataugent, les promoteurs de l'association se sont réveillés, un beau matin, avec la fière idée de demander, en justice,  un procès contre Ladji Bourama. Les chefs d'accusation ramassés au saut du lit ? Des formules-bateau du genre <em>"mauvaise gestion de l'argent public"</em> et <em>"haute trahison"</em>. Sitôt imaginé, sitôt fait: voilà les compères associés qui pondent une lettre qu'un motocycliste dépose, en toute hâte, au secrétariat du président de la Haute Cour de Justice. Comme le BIPREM n'est pas animé par des professeurs de droit, il oublie de préciser l'autorité à laquelle la lettre est adressée. La légende ne dit pas si la fameuse lettre, abusivement qualifiée de<em>"plainte"</em>, est datée, signée et cachetée; mais on sait avec certitude qu'elle est désormais devenue la lettre la plus célèbre de l'histoire du Mali. Du coup, le BIPREM tient, contre toute attente, son heure de gloire.

&nbsp;

<strong>Festival des griots</strong>

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En effet, une lettre et son dépôt constituent en eux-mêmes un non-événement. Et ce non-événement qui devait mourir de sa belle mort s'est vite transformée en affaire d'Etat. Dans les officines où l'on cherche à transformer la moindre chose en lait <em>Nido</em>, le courrier du BIPREM fut perçu, analysé et interprété comme la preuve accablante d'un noir complot ourdi contre l'Etat et son premier responsable, Ladji Bourama. Il faut dire que quand les griots et les masseurs de pieds se mêlent d'une chose, elle prend aussitôt des allures stratosphériques. Or, en fait de griots et de masseurs de pieds, il y en a, sous nos tropique, de pleines garnisons qui cherchent vainement à manger à la table de Ladji Bourama. Une table garnie de gigots de mouton et de pain au miel où, comme chacun le sait, les convives sont servis par des cuisiniers grecs et latins conjuguant parfaitement les verbes au subjonctif. Or donc, l'occasion était trop belle pour nos mangeurs oubliés de se signaler à la haute attention de Ladji par des déclarations bien senties. D'où l'avalanche de communiqués indignés qui a inondé les colonnes des journaux et  les antennes des radios. Selon certains auteurs de communiqués,  le BIPREM ne serait qu'un ramassis de <em>"traîtres"</em> qui, après avoir participé à la campagne électorale de Ladji Bourama, s'impatienteraient de recevoir, en échange, des emplois et des richesses. Selon d'autres auteurs, le BIPREM est une <em>"bande d'irresponsables"</em> payés nuitamment pour ternir l'image de Ladji, ce brillant prophète qui conduit allègrement le Mali vers le Paradis d'<em>Allah soubhana wa tallah</em>. Quelques justiciers, Code pénal et Constitution en main, exigent que le président de la Haute Cour de Justice soit pendu haut et court sur la place publique de Bagadadji pour avoir osé recevoir un si vil courrier. De grands experts croient, quant à eux, avoir lu dans les textes sacrés, pardon!, dans les lois pénales assez d'articles pour expédier les dirigeants du BIPREM au bagne de Kidal pour des crimes aussi graves que l'outrage au chef de l'Etat, l'injure, la diffamation, la dénonciation calomnieuse, la tentative de déstabilisation des institutions. Bref, tout le répertoire des crimes et délits y passe. Il ne manque plus à l'appel que le crime de génocide commis ou tenté contre le peuple malien qui, faut-il le rappeler, a élu Ladji Bourama avec 77% des voix ! Le RPM n'est pas, bien sûr, demeuré en reste : sous la signature de son Secrétaire Général, Bocary Téréta, le parti publie un communiqué de dix lignes où revient dix fois la formule sacramentelle: <em>"Son Excellence monsieur le président de la République, chef de l'Etat, Ibrahim Boubacar Kéita"</em>. Le communiqué descend le BIPREM dans les flammes et réitère l'attachement du RPM aux idéaux et à l'action de Ladji Bourama que des ennemis de la nation voudraient distraire de sa lourde et exaltante mission de construction nationale. Le parti a oublié, hélas !, de mentionner l'action internationale de Ladji qui, de Pékin à Paris, de New York à Istanbul, porte la voix du Mali et ramène des pluies de milliards au bercail. Mais bon ! Ce n'est que partie remise, <em>inch Allah! </em>

&nbsp;

<strong>Niang juge à la place de la Cour</strong>

&nbsp;

Impressionné par ce tourbillon de communiqués tapageurs, Abdramane Niang, président de la Haute Cour de Justice, par ailleurs député RPM et ami personnel de Ladji Bourama, a jugé nécessaire d'y aller de son propre couplet.

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<strong>Lire la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/chronique-satirique-lheure-de-gloire-du-biprem/"><strong>cliquant ici</strong></a>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le secrétaire général du RPM, Bocary Tereta, accuse : &amp;quot;L&amp;apos;opposition se prépare à chasser IBK du pouvoir en ce mois de mars qui a vu la chute de Moussa Traoré et d&amp;apos;ATT&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/secretaire-general-rpm-bocary-tereta-accuse-lopposition-se-prepare-a-chasser-ibk-pouvoir-mois-de-mars-a-chute-de-moussa-traore-datt-1487432.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Mar 2016 01:31:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Bureau Politique Nationale (BPN) du Rassemblement Pour le Mali (RPM), après une tournée dans les 4 communes de Bamako, faisait, samedi 19 mars, en communes 5 et 6, une évaluation des acquis et des défis. La délégation du parti était conduite par le secrétaire général, Bocary Téréta, et comprenait Nancouma Kéïta, Secrétaire Politique; le ministre de l'Environnement, Ousmane Koné, Secrétaire aux Finances; Moussa Badiaga, député; Bouh Touré, et Mohamed Diarrassouba, membres du BPN.

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<strong>Bienvenue </strong>

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Amadou Ouatttara, Secrétaire général de la section 5 RPM de Bamako, dira qu'après deux ans et demi de gestion du pays, il sied de faire, non un bilan, mais une évaluation à mi-parcours des acquis, des défis, pour mesurer ce qui reste à faire. <em>"La conférence de ce matin, au lieu d'une tribune d'invectives, doit être un espace d'analyses objectives"</em> sur l'exercice du pouvoir et la vie du parti en général, rappelle l'orareur.

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<strong>Téréta accuse</strong>

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Prenant la parole en langue bambara, le Secrétaire Général du parti, Bocary Téréta, a souligné l'importance de la commune 5 pour le RPM. Il rappelle que <em>"le président IBK a été investi le 4 septembre avec un score de 77% des électeurs grâce à l'engagement des militants du RPM"</em>.Le RPM compte 79 députés sur 147 alors que la mouvance présidentielle totalise 126 députés, contre 21 députés de l'opposition. L'orateur déplore que <em>"malgré ces chiffres, la majorité présidentielle n'arrive pas à se faire entendre" </em>en face d'une opposition mais dont la voix porte plus.<em>"En écoutant les radios ou en lisant la presse écrite, on a l'impression que le président IBK possède une majorité silencieuse. Alors, où sont les 77% de Maliens qui ont voté pour lui ? Où sont les militants du RPM qui se sont battus pour son élection ?"</em>, tonne Téréta.  Il dit avoir le sentiment que <em>"la majorité laisse la minorité lui imposer ses lois"</em> et instruit aux militants de faire en sorte que cette <em>"situation anormale"</em> cesse.

<strong>Le secrétaire Général du RPM fait ensuite une révélation grave:</strong> <em>"L'opposition veut chasser IBK et le RPM du pouvoir en ce mois de mars, mois au cours duquel les généraux Moussa Traoré et ATT ont été chassés du pouvoir respectivement les 26 1991 et 22 le mars 2012.</em> <em>L'opposition est en train de préparer des manœuvres pour faire sortir les populations le 26 mars afin de chasser IBK du pouvoir sous prétexte qu'il serait incompétent. Nous n'accepterons jamais cela tant que nous resterons vivants!"</em>. Téréta annonce que désormais, le RPM répondra coup par coup aux actes de provocation de <em>"l'opposition putschiste",</em> que ce soit dans les journaux ou les radios. Il rappelle que le RPM compte en son sein plus d'intellectuels que l'opposition, laquelle ne peut ni mieux écrire, ni mieux parler que les cadres du RPM. <em>"Désormais, nous leur montrerons que c'est nous qui gouvernons le Mali!",</em> lance-t-il, certifiant que rien ne l'oppose à IBK.

<strong>Nancoma Keïta, Secrétaire politique du parti, s'intéressera à la plainte introduite par le BIPREM contre IBK.</strong>

<strong> </strong>

<strong>Lire la suite en </strong><a href="http://www.proces-verbal.com/le-secretaire-general-du-rpm-bocary-treta-accuse-lopposition-se-prepare-a-chasser-ibk-du-pouvoir-en-ce-mois-de-mars/"><strong>cliquant ici</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réflexion: La démocratie n&amp;apos;est pas faite pour l&amp;apos;Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/reflexion-democratie-nest-faite-lafrique-1487372.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Mar 2016 01:24:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Platon, l'un des premiers à étudier la démocratie, a émis sur ce système les plus sérieux doutes : à ses yeux, le peuple, source du pouvoir démocratique, n'est pas assez intelligent pour l'exercer. L'éminent philosophe grec avait raison car quand, en 1789, au nom de la démocratie, les révolutionnaires français eurent renversé le roi Louis XVI, ils furent confrontés à un cruel dilemme : fallait-il, comme promis, donner le pouvoir au peuple ? Si oui, à quelle catégorie du peuple ? Le problème des révolutionnaires, c'est qu'ils étaient conduits par une minorité (la classe des bourgeois), laquelle ne voulait pas quitter le joug royal pour se retrouver sous la domination de la majorité du peuple (le Tiers-Etat). Les maîtres du jour, les bourgeois, dénichent donc vite une parade: ils renoncent au projet de <em>"souveraineté populaire"</em>  au profit d'une fumeuse théorie dite de la <em>"souveraineté nationale"</em>.Et pour bien laver le cerveau d'un peuple dont Platon avait déjà décrit le déficit d'intelligence, rhétoriciens et propagandistes rivalisèrent d'adresse pour distinguer les mots <em>"peuple"</em> et <em>"nation".</em> Un révolutionnaire ira jusqu'à écrire avec emphase: <em>"On n'appelle pas peuple une populace imbécile qui, privée de bon sens et de lumière, peut, à chaque instant, se rendre complice des forces qui détruisent la société"</em>. Au bout du compte, nos amis bourgeois mentionnent dans le texte fondamental une formule que les Constitutions africaines ne feront que recopier à deux mains: <em>"La souveraineté appartient à la nation tout entière"</em>. Pour éviter que la majorité du peuple n'aille se prendre pour <em>"la nation",</em> les révolutionnaires soulignent: <em>"Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s'attribuer l'exercice"</em> de la souveraineté. Afin de verrouiller davantage le système, les constitutionnalistes bourgeois précisent que le peuple ne peut exercer la souveraineté directement, mais plutôt à travers des représentants, et que <em>"tout mandat impératif est nul".</em> En clair, le peuple n'est plus rien, le représentant est tout: il décide, au nom du peuple, ce que bon lui semble. Comment, après ces tours de magie constitutionnelle, voudrait-on que le peuple sorte gagnant d'un système conçu, dès l'origine, à ses dépens ? Encore heureux s'il parvient, à chaque campagne électorale, à gagner des sacs de mil et des ballons multicolores!

<strong>Vouée au confort d'une aristocratie, la démocratie, nous le répétons, ne peut, par nature, convenir aux intérêts du peuple: elle sert juste à le tondre</strong>. Voilà pourquoi, en démocratie, les dirigeants s'engluent dans les plus scabreuses affaires. Prenez le cas du Brésil! Dans ce pays d'Amérique latine longtemps célébré pour sa démocratie, l’entreprise pétrolière d’Etat, Petrobras, et les géants du BTP (Camargo Correia, OAS, Odebrecht, Mendes Junior, Galvão, Lesa, Engevix, UTC) se sont entendus pour exécuter de gros chantiers d’infrastructures: les entreprises du BTP se partagent, sans concurrence, les marchés et surfacturent à loisir leurs prestations; en contrepartie, elles versent des pots-de-vin à la coalition de partis politiques qui règne depuis 2003. Les bénéficiaires de cette manne secrète sont:

- le Parti des Travailleurs (PT) de l'actuelle présidente de la République, Dilma Rousseff, qui, elle-même, doit son poste à son mentor et prédécesseur, Luiz Inacio Lula Da Silva, président du Brésil de 2003-2010;

- le Parti du Mouvement Démocratique Brésilien et le Parti Progressiste, alliés du PT.

<strong>Quand, en 2014, on apprend que l'élite politique se sucre sur le dos du contribuable depuis une décennie, Dilma Rousseff limoge plusieurs ministres pour sauver sa peau</strong>. Peu satisfait de ces mesurettes, le peuple  inonde les rues, demandant la démission de la présidente. Celle-ci appelle à la rescousse Lula, qu'elle se hâte de nommer super-ministre. Problème: Lula fait lui-même l'objet de poursuites dans le dossier Petrobras et sa nomination a tout l'air d'une grossière tentative d'entraver le cours de la justice. Le pays, depuis, ne cesse de tanguer...

<strong>Si les casseroles brésiliennes vous émeuvent, que diriez-vous de la lourde quincaillerie que traînent de célèbres <em>"démocrates"</em> comme Sarkozy, Sylvio Berlusconi et Jacob Zuma ? </strong>Sarkozy, à force de convocations et d'interrogatoires, est devenu un véritable rat du tribunal.Il ne lui reste plus, pour économiser du carburant, qu'à louer un bureau voisin du palais de justice! Berlusconi, qui s'affuble du doux surnom d'<em>"Il Cavaliere"</em>, ne cache son rêve de vivre cent ans sur terre et, à cette fin, agrémente ses soirées <em>"bunga bunga"</em> par la compagnie de prostituées mineures. Quant au troisième, Zuma, ses lubies font retourner Nelson Mandela dans sa tombe: il enfile les scandales financiers et de moeurs comme une danseuse enfilerait des perles. Aux dernières nouvelles, il s'est fait construire des piscines et des poulaillers aux frais de l'Etat et, devant le tollé qui s'est ensuivi, aurait promis de rembourser une partie des fonds détournés...

<strong>Alors question: pourquoi, partout en pays démocratique, le vice fait-il la loi ?</strong>

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</item>

<item>
<title>Forum de Kidal : le secrétaire général du GATIA, Fahad Ag Almahmoud, décrit les enjeux</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/forum-de-kidal-secretaire-general-gatia-fahad-ag-almahmoud-decrit-enjeux-1487622.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Mar 2016 01:13:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pourquoi le forum de Kidal?</em></strong>

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Le forum a été fixé de commun accord entre les participants au processus d'Anéfis, en octobre dernier. Le forum devait initialement être l'aboutissement de ce processus et marquer les retrouvailles entre la CMA et la Plateforme à l'intérieur de la ville de Kidal. De report en report, la Plateforme a fini par arriver à Kidal dans les conditions que vous savez, le 2 février 2016.

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<strong><em>Qui participe au forum ? </em></strong>

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Les participants devaient être, initialement, la CMA et la Plateforme. La Plateforme étant déjà présente à Kidal, nous avons appris, la semaine dernière que le gouvernement serait aussi représenté à Kidal. J'en déduis que si le gouvernement participe au forum, la communauté internationale y participera  aussi.

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<strong><em>Quelles sont les dispositions sécuritaires prévues ? </em></strong>

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De nos jours, la CMA et la Plateforme sont à Kidal; chacun d'eux gère une partie de la sécurité de la ville. Je suppose que les deux parties vont convenir de la façon dont il faut gérer la sécurité, c'est-à-dire arrêter une position commune pour sécuriser le forum. Puisque le gouvernement doit normalement y participer, il doit assurer sa propre sécurité par ses propres forces. Je ne crois pas que le gouvernement malien ira à Kidal sans garantir sa propre sécurité.

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<strong><em>Quelle est la composition de la commission d'organisation ?</em></strong>

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Sincèrement, jusqu'à l'heure où je vous parle, il n'y a pas une commission d'organisation proprement dite du forum, mais chaque partie l'organise de son côté (CMA et Plateforme). Pour le moment, le gouvernement n'est pas assez visible dans le domaine de l'organisation du forum. Je n'ai pas connaissance de l'existence d'une quelconque commission d'organisation du forum au niveau gouvernemental.

&nbsp;

<strong><em>Quels seront les thèmes débattus lors du forum?</em></strong>

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Le forum parlera essentiellement de ce qui a été fait en termes d'ententes et de démarches pour la paix, mais aussi de la cohésion retrouvée depuis les accords d'Anéfis. C'est ce compte-rendu qui sera fait et, éventuellement, d'autres points seront inscrits dans les termes de références dont je n'ai pas encore eu connaissance.

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<strong><em>Peut-on espérer que ce forum soit le départ du retour de l'administration malienne à Kidal ?</em></strong>

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</item>

<item>
<title>Présidentielle 2018: les candidats en campagne précoce</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2018-candidats-campagne-precoce-1472972.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Mar 2016 00:55:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La prochaine élection présidentielle est prévue pour 2018. Or, deux ans avant cette date fatidique, les principaux candidats </em></strong>

<strong><em>potentiels sont déjà en campagne. Petite revue de troupes...</em></strong>

Le président du RPM et non moins président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, vient de donner le ton. Le 7 mars 2016, il annonce devant les journalistes à Koulouba: <em>"On me dit malade; je me porte, en réalité, très bien! Non seulement je terminerai mon mandat en cours, mais j'accomplira un second!"</em>. Curieusement, le chef de l'Etat n'a pas cru utile d'ajouter la traditionnelle formule coranique: <em>"Inch Allah" ("S'il plaît à Dieu").</em> Déborde-t-il donc d'assurance ? En tout cas, IBK colle de plus en plus au terrain. Après avoir sillonné la région de Mopti en 2014, il a parcouru les régions de Ségou et de Sikasso en 2015. Du 12 au 17 mars prochains, il prévoyait de se rendre dans la région de Koulikoro avant de finir l'année en région de Kayes. Apparemment, la tournée à Koulikoro est ajournée. La raison ?  Les conditions de réception  de l'illustre visiteur n'étaient pas tout à fait réunies, bien que le gouverneur, Sékou Coulibaly, ex-sous-préfet de Koutiala nommé il y a deux mois à la tête de l'exécutif de la deuxième région, ait déjà chauffé à blanc les   administrations et notabilités locales en vue de préparer un accueil triomphal à IBK.

<strong>Au cours de son périple en région de Sikasso (du 20 au 25 août 2015), le président a visité les localités suivantes:</strong>

- Bougouni où il a inauguré des logements sociaux;

- Sikasso-ville où il a posé la première pierre d'un centre de dialyse,

- Kadiolo où il a posé la première pierre d'une usine d'égrainage de coton,

- Maou où il a inauguré une route de 8 km;

- Koutiala où il a inauguré un Institut de formation des maîtres;

- Kolondiéba où il a promis la construction de logements sociaux;

- Zantiebougou où il lancé les travaux de la route reliant cette ville à Kolondiéba;

-  Yorosso où il a pris note des préoccupations des populations.

Dans la région de Ségou, qu'il a visitée du 7 au 12 décembre 2015, IBK s'est rendu à:

- Barouéli où il a échangé avec les populations sur  leurs doléances;

- Ségou-ville où il a posé la première pierre d'un échangeur au carrefour de Markala, ainsi que de la route Ségou-San (70 km);

- Macina où il a inauguré un château d'eau;

- Niono où il inauguré le réseau électrique interconnecté d'EDM SA;

- Tominian où il a inauguré une centrale thermique hybride et un centre de formation professionnelle;

- Bla où il s'est plaint du manque d'électricité et où il a envoyé, trois jours plus tard, deux groupes électrogènes qui alimentent désormais la ville.

Partout où IBK s'est rendu, il était accompagné d'une délégation impressionnante; il a rencontré les notabilités et faiseurs d'opinion et distribué des promesses à la pelle. Accessoirement, il a décoché des flèches empoisonnées à certains de ses rivaux en puissance, comme à Bla où, visant Moussa Mara, il a lancé: <em>"Aucune fanfaronnade politicienne ne me fera prendre mon avion pour Kidal et livrer des enfants du pays à la mort"</em>. Le chef de l'Etat a, certes, le devoir de visiter son pays, mais il n'est pas interdit de croire que ses visites, qui se font aux frais de l'Etat, économiseront au futur candidat du temps, de l'énergie et des dépenses en 2018...

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<strong>Mara pousse ses pions</strong>

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Moussa Mara n'a pas cessé de faire campagne depuis son départ de la primature. Sans revenir sur ses tournées à l'intérieur en 2015, nous rappelons que depuis le début de 2016 , l'ex-Premier Ministre multiplie les sorties à l'extérieur et à l'intérieur du pays. Du 5 au 14 février, le président du parti <em>"Yelema" </em>s'est rendu en Afrique centrale et en Afrique australe.  Le 5 février, il a eu une rencontre d'échanges avec les Maliens du Gabon autour de leurs préoccupations. Le 6 février, il se rend à Malabo et à Bata, en Guinée Equatoriale: il rencontre des leaders de <em>"Yelema" </em>et les engage à plus d'engagement au service de la cause commune. Du 8 au 9 février, c'est l'Angola qui reçoit le grand voyageur. Mara y rencontre les organisations féminines maliennes et les responsables locaux de <em>"Yelema". </em>Conformément à une vieille habitude, Mara prie avec les Maliens d'Angola dans une grande mosquée de Luanda et en profite pour leur donner des nouvelles fraîches du pays et partager leurs préoccupations.

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</item>

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<title>Macina: 5 &amp;quot;jihadistes&amp;quot; arrêtés par la gendarmerie</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/macina-5-jihadistes-arretes-gendarmerie-1472952.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Mar 2016 00:50:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pendant la foire hebdomadaire du samedi 27 février 2016, les populations de Macina, à 161 Km de Ségou, avaient la peur au ventre. Il se murmurait que des <em>"djihadistes"</em> d'Amadoun Kouffa préparaient une descente sur la ville. Finalement, c'est le 3 mars 2016, vers 18 h 30, que des hommes armés ont fait irruption à Macina, tirant en l'air. Selon les temoins, ils criaient <em>''Allah You Akbar''</em> <em>(Dieu est le plus grand!) </em>et seraient bien des partisans du chef terroriste Amadoun Kouffa. Les populations, prises de panique, rejoignirent en courant le fond de leur maison. Les enfants criaient: <em>"Les rebelles sont arrivés !"</em>. Le poste de gendarmerie, sis à l'entrée de la ville, a été vite abandonné par les agents qui s'y trouvaient et qui, pour s'enfuir, ont  troqué leur uniforme contre des boubous civils.

<strong>Les <em>"djihadistes",</em> ne voulant pas s’arrêter en si bon chemin, tentent d'attaquer à nouveau la ville dans la nuit du mercredi  9 mars 2016, vers 00 heure</strong>. Mais les services de sécurité ne leur en donnent pas le loisir.

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</item>

<item>
<title>Entretien avec Alioune Badara Traoré : &amp;quot;c&amp;apos;est moi qui ai introduit l&amp;apos;internet au mali et le taekwondo en Russie&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/entretien-alioune-badara-traore-cest-moi-ai-introduit-linternet-mali-taekwondo-russie-1472932.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Mar 2016 00:43:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?</em></strong>

<strong> </strong>

Je m'appelle Alioune Badara Traoré. Je suis né à Ké-Macina, région de Ségou, en 1962. Je détiens un doctorat en informatique de l'université électrotechnique de Saint-Pétersbourg, en Russie. Je suis aussi titulaire d'un MBA en gestion d'entreprise. J'ai enfin une ceinture noire, 7ème dan, en taekwondo et, à ce titre, je suis arbitre olympique et directeur technique de la Fédération malienne de taekwondo. Je parle le bambara, le français, le russe et l'anglais. Je suis marié et père de cinq enfants. Je travaille à la SOTELMA.

&nbsp;

<strong><em>Il se raconte que vous avez introduit l'internet au Mali...</em></strong>

<strong> </strong>

En fait, dans le cadre de l'initiative <em>"Leyland"</em> financée par les Etats-Unis d'Amérique à travers l'US-AID, et par la SOTELMA, j'ai été, en 1996, choisi pour gérer la passerelle internet dite <em>"full access" (accès direct et permanent de tous les usagers à l'internet)</em>. Ma mission était la suivante: capter les signaux internet d'un satellite américain et les rediriger vers des serveurs et routers installés au Mali, au niveau de la SOTELMA. Je devais aussi administrer ces serveurs et procéder à la connexion internet des prestataires de services internet et des usagers maliens. La connexion se faisait à travers le réseau téléphonique commuté de la SOTELMA. Comme, à l'époque, il n'y avait pas d'accès général et direct à internet au Mali, on a considéré que j'étais le père de ce système dans notre pays.

&nbsp;

<strong><em>Vous êtes donc un savant...</em></strong>

&nbsp;

Non. Je suis juste un ingénieur formé à cette science nouvelle qu'était l'informatique. Je me souviens qu'en 1983, quand j'entamais des études informatiques en Union Soviétique, on me traitait de fou destiné à chômer au Mali. Or, de retour au Mali, en 1995, je fus recruté, dès 1996, par la SOTELMA en qualité d'informaticien. J' gravis vite les échelons, étant tour à tour chef du service informatique, directeur de l'Informatique et des Nouvelles Technologies. En 2001-2002, pour offrir un accès internet à la presse nationale et internationale qui devait couvrir la Coupe d'Afrique des Nations 2002, le président de la République, Alpha Oumar Konaré, a instruit au président directeur général de la SOTELMA, M. Kaffa Dicko, de mettre en place des points d'accès internet dans toutes les régions qui devaient abriter des compétitions. J'ai donc été chargé par le PDG de réaliser ces ouvrages. J'ai dû, pour y parvenir, parcourir 50. 000 km en 6 mois, à travers tout le Mali. Je réussis à installer les points d'accès et à créer des équipes permanentes  chargées de préserver l'accès internet dans toutes les régions. Quand, à la veille de la CAN, le Premier Ministre, feu Mandé Sidibé, se rendit sur le terrain pour vérifier l'effectivité de la connexion, il arrêta son inspection dès que je l'ai mis en vidéoconférence (la première au Mali!), à Sikasso, avec le PDG de la SOTELMA à Bamako. <em>"La SOTELMA est prête!"</em>, s'écria le chef du gouvernement, un grand sourire aux lèvres.

&nbsp;

<strong><em>Vous avez aussi connecté les banques...</em></strong>

&nbsp;

En 2002, la plupart des banques et établissements financiers maliens ne disposaient pas d'un réseau d'interconnexion entre leurs différentes agences. On perdait au moins une journée pour avoir l'état des comptes et échanger des  ordres entre agences, d'une part, et, d'autre part, entre la dirrection et les agences secondaires. Un jour, j'ai proposé à la Banque de l'Habitat du Mali d'installer en son sein un réseau interconnecté. Sceptique au départ, la banque finit par me donner son accord. Le premier test d'interconnexion aura ainsi lieu entre l'agence centrale et celle de Faladié. Le patron de la banque était ébloui. Plus tard, j'ai étendu le réseau aux agences régionales de la BHM, à la grande satisfaction de la direction et des clients qui économisaient ainsi de l'argent et, surtout, un temps précieux. D'autres banques m'ont demandé de leur faire profiter du même système. La Banque Nationale de Développement Agricole  lancera un appel à candidatures que je remporterai aux dépens d'une société de télécommunications monégasque.

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<strong><em>Pourquoi n'avez-vous pas loué vos services à l'armée et aux services de sécurité ?</em></strong>

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</item>

<item>
<title>Chronique satirique: le pouvoir revient aux hommes de petite taille</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/chronique-satirique-pouvoir-revient-aux-hommes-de-petite-taille-1472452.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/chronique-satirique-pouvoir-revient-aux-hommes-de-petite-taille-1472452.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/hommes-petite-taille.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Mar 2016 00:25:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Y aviez-vous songé ? Les hommes de petite taille semblent avoir plus de chances que les autres de s'installer au pouvoir. Et d'y faire de vieux os. On dirait qu'<em>Allah soubhana wa tallah</em>, dans Son infinie sagesse, compense leurs chers centimètres manquants par un long bâton de commandement. Je m'appuie, pour faire mon constat, sur une longue liste de dirigeants pas plus hauts que deux pommes.

<strong>Commençons par Nicolas Sarkozy <em>(photo),</em> qui a présidé la France de 2007 à 2012</strong>. Le bonhomme est si court que  n'importe qui contemplerait sans peine le sommet de son crâne. Pour hisser sa taille (1,58 mètre) à la hauteur de ses éminentes fonctions, Sarkozy aimait hausser frénétiquement les épaules, rouler de gros yeux et, surtout, chausser des talonnettes de 12 centimètres de haut (confidences de son bottier). De quoi transformer n'importe quel pygmée en giraffe, non ? Et pour faire bonne mesure, le président ordonnait à ses photographes de le faire plus haut que nature, histoire d'épater les sots.

<strong>L'ancien président chinois, Deng Chiaoping, ne mesurait, lui, que 1,50 mètre</strong>. A peine plus haut qu'un pot de fleurs, dites-vous ? Deng reste cependant très grand par son oeuvre car il est le vrai père de la modernisation et du développement économique de la Chine populaire.

<strong>Oumar Bongo, l'ancien chef d'Etat gabonais, ne mesurait que 1,51 mètre</strong>. Pas de quoi donner envie de grimper au mont Kilimanjaro ! Toutefois, il a tenu le pays d'une main de fer pendant quatre décennies et eut assez d'influence pour obtenir un rémaniement du... gouvernement français. Vous parlez d'un néo-colonialisme à l'envers !

<strong>Kim Jong-il, l'ancien président nord-coréen, mesurait 1,60 mètre</strong>. Rien de bien imposant, n'est-ce pas ? Mais il ne fallait pas s'approcher de ce tyran qui, à lui tout seul, soumit une nation de 25 millions d'habitants dont il envoya dans la tombe un bon dixième, les plus dangereux étant livrés aux crocodiles du palais.

<strong>Napoléon Bonaparte, empereur des Français, mesurait lui aussi juste 1,60 mètre</strong>. Un véritable nabot ! D'où, sans doute, ses rêves de grandeur et sa soif de dominer l'Europe. Après avoir réussi l'exploit de confisquer la révolution bourgeoise de 1789 et pendu les révolutionnaires les plus bruyants, Napoléon crée l'empire (rien que ça!) sur les cendres encore fumantes de la royauté et conduit des batailles jusqu'à son exil forcé à Sainte-Hélène.

<strong>Napoléon, le plus illustre des Français (eh oui, bien plus illustre que Charles De Gaulle!), frémirait de partager les mêmes mensurations que Staline, grand coupeur de têtes devant l'Eternel. </strong>

<strong> </strong>

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<title>Chronique satirique : Et si les généraux montaient au front ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/chronique-satirique-et-si-les-generaux-montaient-au-front-1444062.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Mar 2016 02:44:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Si l’armée malienne va de défaite en défaite, c’est parce que la guerre est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux seuls soldats et sous-officiers. Là-dessus, il serait bon de tirer les enseignements de l’histoire.</strong>

Du début de la rébellion armée, en 2012, à nos jours, les morts maliens et étrangers se comptent par centaines. Curieusement, pas un seul officier supérieur malien ne figure dans le lot. Pour ceux qui l’ignoreraient, les officiers supérieurs vont du grade de lieutenant-colonel à celui de général, en passant par les colonels et les colonels-majors. Ces personnages hauts perchés dans les arbres, pardon!, dans la hiérarchie militaire jouissent, malgré le gros temps, d’un taux de mortalité des plus bas. On dirait qu’ils se font injecter un vaccin secret contre Dame Mort. En réalité, leur recette de survie est fort simple : ils ne bougent pas de leurs bureaux climatisés, dûment sécurisés par des aides de camp et régulièrement dotés de 4X4 Toyota V8 et de cartons de lait Nido. Voilà qui est bien dommage ! Nous n’avons fréquenté aucune école de guerre mais le peu que nous avons lu des livres d’histoire nous enseigne que les plus grandes victoires militaires ne sont remportées que lorsque les chefs de l’armée, voire de l’Etat, descendent sur le terrain, à la tête ou près des unités combattantes. Un tel sacrifice de soi flatte le moral des soldats qui voient en leurs chefs un exemple de bravoure. De plus, la présence des chefs sur le théâtre des opérations leur permet de mieux connaître le terrain, facilite la prise de décisions ainsi qu’une gestion idéale des effectifs et des matériels. Enfin, plutôt que de recevoir et de lire (à moitié !) des rapports souvent bidonnés, le chef militaire présent sur le terrain voit de ses propres yeux les forces et faiblesses du dispositif de combat. Les anciens ne disent-ils pas que mieux vaut voir une fois que d’entendre cent fois ? Sans compter qu’un bon général a besoin, pour forcer l’admiration des troupes, de mettre la main et les pieds à la pâte, quitte à y laisser la peau. Loin de moi l’idée de creuser, par anticipation, la tombe de notre demi-millier d’officiers supérieurs, mais je ne soufre plus qu’on ignore les leçons de l’histoire que je vous invite à méditer avec moi…

<strong>Petit cours d’histoire</strong>

L’un des plus grands conquérants de tous les temps s’appelle Alexandre le Grand. Roi de Macédoine, il ne déléguait à personne la direction des troupes militaires. Après avoir soumis la Grèce, il fond sur l’Asie Mineure à la tête de bons généraux (Antigonos, Antipatros, Perdiccas, Ptolémée I, Séleucos I, Parménion) et d’une troupe de 40.000 hommes, dont 32.000 fantassins et 5.000 cavaliers. Partageant les peines et les joies de ses soldats, Alexandre met vite la main sur la Perse dont le souverain, Darius III, prend la fuite, abandonnant à son vainqueur son char, ses attributs royaux (un arc, un bouclier et un manteau), ainsi que sa famille (sa mère Sisygambis, son épouse Stateira I, son fils Ochus, et ses filles Stateira II et Drypteis). Alexandre poursuivra ses exploits en Egypte, en Syrie, à Babylone, et jusqu’en Inde où son armée, harassée, lui demandera l’arrêt des conquêtes. Avant de se replier du territoire indien, il érige, en hommage aux principaux dieux de l’Olympe, douze autels monumentaux avec cette inscription solennelle: « Ici s’est arrêté Alexandre ». Le vaillant roi mourra d’une pancréatite, après avoir fondé, selon l’historien Plutarque, 70 villes au nom d’Alexandrie.

Le père du royaume zoulou, Chaka Senzangakhona (1787-1828), passe surtout pour un guerrier émérite.

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<title>Koutiala: Comment Bakary Togola a échappé au lynchage</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/koutiala-comment-bakary-togola-a-echappe-au-lynchage-1444092.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Mar 2016 01:54:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à la publication sur notre site, le 15 février, d’un article intitulé « Bakary Togola échappe à un lynchage à Koutiala », un démenti a été apporté par l’intéressé dans un autre journal. Nous prouvons les faits dans le détail.</em></strong>

Le lundi 15 février, une mission conduite par le nouveau PDG de la CMDT, Modibo Koné, arrive à Koutiala pour une prise de contact avec les cotonculteurs. Bakary Togola, président de la coopérative des cotonculteurs et de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agricultures (APCAM), est de la visite. Le siège de la caisse d’épargne « Kafo Jiguinew » où doit se tenir la réunion est pris d’assaut par des paysans hostiles à Togola. Venus de plusieurs communes de Koutiala, ces paysans proches de Gaoussou Sanogo, le rival de Bakary Togola, ont pour mission de saboter la rencontre. La police, qui avait eu vent du projet la veille, déploie une vingtaine d’agents autour du siège de « Kafo-Jiginéw ». En outre, elle met en place un plan d’évacuation de la délégation. Postée devant l’entrée principale du siège de « Kafo », la foule tente de faire irruption dans la cour; les policiers, sous le commandement de l’inspecteur Hatayer, la dispersent. La foule s’en prend alors à Molobaly Kéita, un musicien, dont le balafon est mis en morceaux. Moussa S. Coulibaly dit Dia Massakè, animateur de la radio « Faso Kanu » et fervent supporter de Bakary Togola, est lui aussi agressé. Le boubou à l’effigie de Bakary Togola que l’animateur porte est mis en lambeaux. Pour calmer les frondeurs qui montent en puissance, le chef adjoint des ressources humaines de la CMDT de Koutiala, Soungalo Dao, demande aux policiers de laisser entrer 10 représentants des frondeurs dans la salle où se tient la rencontre. Les frondeurs désignent 10 hommes. Trouvant ce nombre insuffisant, certains frondeurs exigent de le doubler. La police adhère à cette revendication. Quelques instants plus tard, les frondeurs reviennent exiger que 6 femmes fassent partie des représentants. Donc, au total, 26 frondeurs sont autorisés à accéder à la salle. Alors que le reste de la foule attend devant le portail, la sécurité fait entrer la délégation officielle par la petite porte de derrière. L’accès à la salle est interdit à la presse, à l’exceptées des radios « Kayira » et « Uyesu ».

<strong>Stratagème</strong>

Contre toute attente, le préfet de Koutiala, présent dans la salle, demande à la police d’interpeller tous les frondeurs positionnés devant le portail.

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<title>Entretien avec le leader de la communauté bellah du Mali : « L’état malien ne respecte que ceux qui ont pris les armes »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cette-fille-annule-son-rendez-vous-la-raison-une-ferrari-1443872.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Mar 2016 01:48:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans l’interview qu’il nous accorde, Sbeyti Ag Akado, président de l’Association Malienne pour la Sauvegarde de la Culture Bellah retrace l’histoire des Bellah et décrit leur statut sociologique au nord. Il met en garde contre le traitement inégalitaire que l’Etat réserve aux différents acteurs de la crise.

<strong>Pourriez-vous vous présentez à nos lecteurs ?</strong>

Je suis Sbeyti Ag Akado, président de l’Association Malienne pour la Sauvegarde de la Culture Bellah et des mouvements d’autodéfense  »Bouctou-Protection ».

<strong>Que signifie vraiment le terme « Bellah » ?</strong>

Le terme « Bellah » est une appellation que les Arabes ont donnée à tous les peuples noirs de la bande sahélo-saharienne. Ces Noirs étaient pour la plupart des paysans. L’Arabe a appelé le paysan  »Fellah » dont le mot « Bellah » est une déformation. Ces peuples noirs ont peu à peu reflué au sud avec l’assèchement du Sahara. Une partie d’entre eux se sont retrouvés en contact avec des peuples blancs venus du Yémen, d’Israël et d’Europe, et qu’on a appelés les Arabo-berbères. Des relations de coexistence, on est passé à des relations de domination. Ainsi, tous ceux qui sont entrés en contact direct avec les Arabo-berbères ont gardé la dénomination de « Fellah » ou  »Bellah ». Historiquement, les « Bellah » constituent des communautés de Noirs qui ont une langue commune: le Tamashek, une langue appelée au Niger « la langue des Bellah ». Au Niger, on ne connaît pas le Tamashek, mais le « Bellah ». Si vous êtes de peau blanche, on vous y appelle « Bellah blanc » (en songhoi: « BellaTjirèye ») alors que si vous êtes noir, vous êtes appelé « Bellah » tout court. C’est au Mali que le terme de « langue tamashek » est utilisé, parce que les peuples noirs du Mali connaissent moins bien que les Nigériens l’histoire des sociétés de la bande située entre le Niger, le Mali, le Tchad. Au Mali, on croit que le terme « Bellah » vise les esclaves des Touaregs. C’est vrai que le Touareg a esclavagisé les Bellah, les Songhaïs, les Mossis, les Bambaras, les Senoufos, les Dogons, etc. Tous ces peuples noirs ont connu une certaine forme d’esclavage, tantôt à travers des raps effectués par les Touaregs, tantôt à travers des caravanes des vendeurs d’esclaves qui s’organisaient au sud du Sahara pour aller au Nord. Finalement, tous ceux qui sont devenus esclaves des Touaregs ont été appelés « Bellah ». Mais dans le sens le plus correct du terme, les « Bellah » sont une communauté qui a sa langue (le tamasheq, un mélange d’arabe et d’autres langues). Un Tunisien (j’oublie son nom) a écrit il y a 400 ans un ouvrage qui retrace l’histoire des Bellah. L’auteur pense qu’ils sont originaires de la bande située autour de la Mer Rouge (la Nubie, entre l’Egypte et le Soudan) et ont constitué des tribus puissantes. Ces tribus auraient été envahies par les Arabo-berbères qui finiront par les disloquer et leur ôter leur langue pour en faire la langue des autres.

<strong>Que représente numériquement la communauté Bellah au Nord?</strong>

Si vous prenez les régions de Gao, de Tombouctou et de Kidal, les Songhoïs y sont majoritaires, suivis par les Bellah. La communauté Bellah est la deuxième communauté en nombre dans les 3 régions du nord, dévançant de loin les autres communautés. Aujourd’hui, comme les Bellah sont stigmatisés par les autres communautés qui voient en eux des esclaves des Touaregs, beaucoup de Bellah, pour fuir les méfaits de ces clichés, prennent les patronymes de Touré, Maïga, Cissé, etc. Donc, si l’on faisait la part réelle des choses, en y incluant ceux qui ont changé de patronymes, la communauté Bellah pourrait se retrouver majoritaire par rapport à la communauté Songhoï.

<strong>La communauté Bellah est-elle impliquée dans la recherche de la paix au Nord?</strong>

La communauté Bellah constitue le socle social du Nord. Il n’y a pas un hameau ni un village où vous ne retrouverez pas de Bellah. Notre communauté subit plus que les autres les affres de la crise; elle prend part à différents mouvements armés (MNLA, HCHUA, Plateforme). Parmi les groupes d’autodéfense, 4 sont animés par des Bellal: le mouvement  »Bouctou » que je préside; le mouvement  »MBGM » présidé par Moussa Inta Zoumey; le mouvement  »FACO » de l’ex-député Mohamed El-Mouloud Ag Ahamada, et le  »MPFR 2 » animé par l’ex-gendarme Efad Akola. Tous ces mouvements armés ont du monde derrière eux, mais malheureusement ils ne se sentent pas suffisamment impliqués dans le processus de paix en termes de représentativité, de responsabilisation et de centre d’intérêt pour les autorités. Les autorités maliennes sont les mieux à même de comprendre qu’au nord, il y a des communautés avant qu’il n’y ait des groupes armés et que tous les groupes armés sont animés, d’une manière ou d’une autre, par des responsables des communautés. Tout le monde sait que le MNLA est animé par des Touaregs, le MAA par des Arabes, et le Ganda Koï par des Sonrhaïs. En conséquence, pour jeter les jalons d’une vraie réconciliation, il faut absolument que tous ces mouvements soient pris en compte et que dans la mise en œuvre et le suivi des accords, tous les actes posés associent toutes les communautés. J’ai le regret de vous dire que dans le Comité de Suivi censé être l’organe principal des accords, il n’y a pas de Bellah. Sur les 22 membres qui y représentent les groupes armés, il n’y a qu’un Bellah: Mohamed El-Mouloud. Et encore, il fait office de suppléant; il n’est même pas membre titulaire ! Il n’y a aucun Bellah dans les commissions ni dans les autres organes du Comité ! Or, de nos jours, la force de frappe du GATIA et d’autres groupes armés est à majorité constituée par de Bellah alors qu’au moment des discussions sur la paix, ils sont exclus pour la bonne raison que dans ce pays, on a pris l’habitude de ne regarder que du côté de trois communautés au nord: les Songhoïs, les Arabes et les Touaregs. Nos autorités agissent ainsi car elles savent que les Touaregs ont une grande capacité de nuisance. Les Songhoï, quant à eux, s’imposent par leur nombre. Les autorités oublient sur cette grande communauté laborieuse qu’est la communauté Bellah qui, pourtant, est au début, au milieu et à la fin de tout processus de développement au nord.

<strong>Vous semblez très amer au sujet du sort des Bellah…</strong>

Cette communauté est marginalisée à la fois par les communautés avec lesquelles elle vit et par les autorités qui sont censées diriger pourtant un Etat de droit et d’égalité.

<strong>Pour lire la suite, </strong><strong>cliquez sur <a href="http://www.proces-verbal.com/le-chef-de-la-communaute-bellah-letat-malien-ne-respecte-que-ceux-qui-ont-pris-les-armes/" target="_blank">proces-verbal.com</a></strong>

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https://www.dailymotion.com/video/x3uxcyg_cette-fille-annule-son-rendez-vous-la-raison-une-ferrari_fun#tab_embed]]> </content:encoded>
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<title>Privés de femmes par leurs voisins: tous les villageois de Tenin&#45;Sokourani se font circoncire le même jour</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/prives-de-femmes-par-leurs-voisins-tous-les-villageois-de-tenin-sokourani-se-font-circoncire-le-meme-jour-1427082.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Feb 2016 02:27:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la circoncision diminue de moitié les risques</strong> d’infection au VIH. Mais nos concitoyens n’ont pas attendu l’OMS pour instituer la circoncision, vieille pratiquée héritée du prophète Abraham et poursuivie par l’islam. Pour n’avoir jamais respecté le rite de la circoncision, les habitants Bobos du village de Tenin-Soukourani, à 50 km de San (région de Ségou), se voyaient systématiquement refuser la main des belles démoiselles des villages voisins. Les voisins voyaient dans les mâles non-circoncis de Tenin-Sokourani des gens impurs, donc non qualifiés pour prendre femme. D’autant qu’à Tenin-Soukourani, il n’y a ni mosquée ni imam. C’est pour éviter de nouvelles déconvenues sentimentales qu’à Tenin-Sokourani, la décision fut prise de circoncire tous les mâles, des bébés aux plus âgés, y compris le chef de village appelé Bikawi. Il y a trois semaines, un forgeron fut appelé au chevet de cette brave population et procéda à l’ablation générale des prépuces. L’histoire ne dit pas si le préfet et le directeur de l’hôpital de San furent consultés. Après l’opération universelle, des femmes du village ont profité de l' »indisponibilité » actuelle de leurs maris pour visiter San, y propageant la bonne nouvelle.

<strong>Lire la suite de l’article sur</strong><strong> </strong><strong><a href="http://www.proces-verbal.com/prives-de-femmes-par-leurs-voisinstous-les-villageois-de-tenin-sokourani-se-font-circoncire-le-meme-joure/" target="_blank">www.proces-verbal.com</a></strong>

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<item>
<title>Cantonnement au nord: 50.000 FCFA pour entrer dans l’armée</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cantonnement-au-nord-50-000-fcfa-pour-entrer-dans-larmee-1427052.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Feb 2016 02:20:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après avoir fait du cantonnement un vaste marché de recrutement des jeunes chômeurs, les groupes rebelles, qui contrôlent déjà le territoire du nord, travaillent à rallier à leur cause la majorité non-touarègue. Un véritable péril pour l’unité du Mali!

Le nord du Mali est devenu une foire. A défaut d’y vendre des chameaux, denrée rare par les temps qui courent, on y vend des emplois, singulièrement des postes dans l’armée malienne. Avis aux intéressés: ne perdez plus votre temps à vous entraîner ou à lire des livres de guerre; pour réserver une place de choix dans la future armée malienne, il suffit de s’inscrire dans les registres tenus par les groupes armés qui squattent le nord. Les accords de paix, notamment celui du 20 juin 2015, prévoient, en effet, que 80% des forces armées et de sécurité du nord seront composés de « ressortissants du nord » (entendez: « combattants des groupes armés »). Mieux, lesdits accords stipulent que la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) fournira les noms et grades des combattants à intégrer dans l’armée.

Forte de ces assurances dûment couchées sur le papier, la CMA ouvre les enchères. Jour et nuit, ses agents recenseurs reçoivent des jeunes gens du nord désireux de devenir soldats ou officiers dans l’armée malienne, laquelle est perçue, en ces hauts lieux de rébellion, comme un moulin. Le candidat paie de 50.000 à 100.000 FCFA selon le poste et le grade convoités; moyennant quoi, les recenseurs l’incluent dans une liste de « combattants » promis au cantonnement puis à l’intégration. Comme tout combattant doit prouver à la Commision de Suivi des accords qu’il ne dormait pas dans un puits, notre brave candidat reçoit des agents recenseurs les insignes de son statut de combattant: un vieux fusil de chasse, un pistolet artisanal, un canon rayé ou, en cas de pénurie,deux ou trois balles de mitraillette. Quand bien même il n’aurait que des cailloux à présenter, il arriverait à ses fins car nul ne pousserait la témérité jusqu’à douter des listes de combattants produites par la toute-puissante CMA. Les armes d’assaut et les armes lourdes sont, bien entendu, réservées aux grands seigneurs azawadiens appelés à siéger dans l’armée malienne en qualité de colonels-majors ou de généraux. Grâce à ce micmac, la CMA ne cesse de faire des recrues dans la jeunesse du nord qui, du coup, voit dans le conglomérat rebelle, non plus un ramassis d’égorgeurs, mais une vénérable armée de bienfaisance. Le processus de cantonnement tourne, par conséquent, au cirque et les futurs cantonnés des comédiens dignes de la troupe « Niogolon » de Guimba.

Pour ne pas rater la poule aux oeufs d’or, les groupes d’autodéfense qui composent la Plateforme emboîtent le pas à la CMA. De Gao à Ségou, de Mopti à Bamako, des foules de jeunes affluent au nord dans le but de payer les 50.000 FCFA correspondant au ticket d’intégration dans l’armée malienne. Il y a là des bergers, des mécaniciens, des bûcherons et même des repris de justice. L’histoire ne dit pas si certains de ces fameux « combattants » manquent d’un oeil ou d’une jambe comme c’était le cas des douaniers recrutés sous le « Vieux Commando »; mais une chose est sûre: nos bonshommes seront bel et bien soldats du Mali, quitte à observer des « replis tactiques » en cas de chauds combats. Après tout, ce genre de « replis » est une vieille technique made in Mali dont on mesure les brillants effets depuis l’invasion du pays en 2012. Question: avec tant de faux combattants à cantonner, la CMA ne gardera-t-elle pas ses vrais combattants en reserve pour de nouvelles guerres ? Personne ne se pose la question. Tout le monde, MINUSMA en tête, se préoccupe plutôt de mettre en état les 24 sites de cantonnement prévus, dont Likrakar (région de Tombouctou), Fafa et Innegar (région de Gao).

<strong>Séduire la majorité noire</strong>

Pourtant, le gouvernement ferait bien de se pencher sur ces cantonnements bidons. Ils constituent un redoutable instrument de propagande de la CMA pour rallier à sa cause la majorité noire de la population du nord. Ayant déjà le contrôle du territoire, les rebelles de la CMA, qui ne se distinguent des « jihadistes » d’Iyad Ag Ghali que sur le papier, ne sont bloqués dans leur élan indépendantiste que par leur faiblesse numérique au sein de la population du nord. Or à quoi sert de contrôler un territoire si la majorité noire de la population n’adhère pas à la cause de l’occupant ? Pour résoudre cette équation, la CMA a résolu de s’attirer la sympathie de la majorité. Depuis plusieurs mois, des émissaires rebelles parcourent les fractions nomades et les tribus pour apporter la bonne parole. Le discours de ces propagandistes se résume ainsi: « Rejoignez-nous; sinon, vous risquez de tout perdre ! L’Etat malien ne récupérera jamais plus le nord.

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<title>Commune 5 de Bamako: les bureaux rivaux du RPM enterrent la hache de guerre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/commune-5-de-bamako-les-bureaux-rivaux-du-rpm-enterrent-la-hache-de-guerre-1427032.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Feb 2016 02:15:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La crise qui a secoué la section RPM de la commune 5 de Bamako  vient de connaître son épilogue. Les militants de la section ont fait la paix. L'information a été rendue publique, le samedi 20 février 2016, lors d'un point de presse animé par le Secrétaire Général de la section, Amadou Ouattara <em>(photo).</em> On se rappelle qu'à l'issue des législatives de 2013, la section 5 du RPM s'était retrouvée avec 2 bureaux dirigeants rivaux. La crise avait abouti à l'expulsion du bureau de la section-mère de son siège. Après plusieurs tentatives avortées, les militants ont décidé de se retrouver pour enterrer la hache de guerre. Pour matérialiser la réconciliation, une conférence extraordinaire de la section, supervisée par le             Bureau Politique National, s'est tenue le 6 février.Il a été mis en place un nouveau bureau, consensuel celui-là.

<strong>Pour le secrétaire général de la section, Amadou Ouattara, ces retrouvailles contribueront à renforcer les liens au sein du parti et présagent de futures victoires électorales</strong>.

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<title>Malgré la pléthore d&amp;apos;effectifs et l&amp;apos;insuffisance d&amp;apos;heures de cours les enseignants refusent de quitter Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/malgre-la-plethore-deffectifs-et-linsuffisance-dheures-de-cours-les-enseignants-refusent-de-quitter-bamako-1427012.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Feb 2016 02:04:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Et, soutenus par les syndicats, ils engagent un bras de fer avec le ministère de l'Education Nationale.</em></strong>

Dans le souci de faire l'état des lieux du corps professoral de l'enseignement secondaire, une mission du ministère de l'Education Nationale a sillonné les régions de Koulikoro,  Ségou, Sikasso et Bamako.

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<strong>Nécessité de redéployer</strong>

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L'équipe a relevé ce qui a été qualifié d'injustice dans l'affectation des enseignants. Au moment où les établissements publics du district enregistrent une pléthore d'enseignants dans toutes les disciplines, ceux de l'intérieur manquent cruellement d'effectifs. Par exemple, sur la rive droite du district, 500 professeurs touchent un salaire sans travailler, faute d'horaires suffisants: tandis que la loi prévoit 16 heures de cours par semaine pour les professeurs principaux et 18 heures pour les professeurs titulaires, les professeurs de Bamako n'ont que 4 à 8 heures de cours par semaine. C'est ainsi que le ministre de l'Education a décidé de redéployer le surplus d'enseignants vers les localités où il en manque. Une commission chargée du redéploiement a été mise en place depuis le mois de juin 2015. La commission a recensé les enseignants de Bamako et environs (Kati, Koulikoro, etc.), école par école. Pour dégager le nombre d'enseignants à redéployer, la commission s'est référée à la norme pédagogique qui prévoit les volumes horaires. La commission a fini par retenir les chiffres suivants, en termes d'enseignants à redéployer: pour l'académie d'enseignement de la Rive droite de Bamako: 140 professeurs; pour l'académie de la Rive gauche de Bamako: 54 professeurs. A l'académie de Kati, 4 professeurs sont concernés par le redéploiement, contre 17 pour l'académie de Koulikoro et 60 pour celle de Koutiala. La commission a ensuite proposé une liste nominative des enseignants à redéployer.

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<strong>Levée de boucliers contre le redéploiement</strong>

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Problème : cette proposition, qui devait rester confidentielle  jusqu'à sa validation par le ministre, est vite tombée dans les oreilles des enseignants concernés. Se sachant appelés à quitter Bamako, ces enseignants parlent de <em>"déclaration de guerre" </em>à leur encontre. Les syndicats d'enseignants se mobilisent aussitôt contre la proposition de redéploiement. <em>"Nous considérons cette mesure comme une déclaration de guerre de la part du ministre de l'Education",</em> tonne un enseignant frappé par la proposition de redéploiement.

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<strong>Lire la suite de l’article sur <a href="http://www.proces-verbal.com/malgre-la-plethore-deffectifs-les-enseignants-refusent-de-quitter-bamako/" target="_blank">www.proces-verbal.com</a></strong>

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<item>
<title>Nerekoro et Koumi: l&amp;apos;Urd offre 2 châteaux d&amp;apos;eau aux villageois pour 140 millions de fcfa</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/solidarite/nerekoro-et-koumi-lurd-offre-2-chateaux-deau-aux-villageois-pour-140-millions-de-fcfa-1370242.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Jan 2016 00:25:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A Nèrèkoro et Koumi, deux villages de la commune urbaine de Kolokani, en deuxième région, les problèmes d'eau potable que connaissaient les populations de ces localités ne sont plus qu'un mauvais souvenir. Depuis le samedi 23 janvier 2016, les villageois ont accès à l'eau potable grâce à un système d'adduction financé par l'URD, principal parti de l'opposition malienne. Les cérémonies de remise  des ouvrages ont été présidées par l'épouse du donateur, madame Cissé Aichata Traoré, en présence de Modibo Traoré, 1er adjoint du maire de Kolokani;  de Gouagnon Coulibaly,  membre du Bureau Politique National de l'URD, et  de plusieurs responsables du parti.

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<strong>Un investissement de 140 millions de FCFA</strong>

Chacun des deux ouvrages a coûté 70  millions de FCFA; l'investissement total atteint donc 140 millions. Chaque ouvrage est composé d'un château d'eau d'une capacité de 15.000 litres qui alimente 5 bornes- fontaines dotées de 2  robinets chacune. A Nèrèkoro aussi bien qu'à Koumi, les bénéficiaires par la voix du chef  de village, se sont dits comblés de bonheur. Propos réjouis du chef de village de Nèrèkoro: <em>"Un nouveau soleil vient de se lever dans mon village; ce nouveau soleil n'est autre que la santé</em>.<em> Les maladies liées à l'eau constituent, dans notre village, la 2ème cause de consultations médicales après le paludisme. Avec les sources d'eau potable que vient de nous offrir l'URD, notre calvaire ne sera plus qu'un mauvais</em> <em>souvenir"</em>. Les femmes, premières bénéficiaires de l'eau potable, sont sorties en masse dans les deux villages afin de dire merci à la délégation de l'URD pour ce cadeau qui leur enlève une grosse épine du pied. Selon ces vaillantes paysanes, pendant la période des chaleurs, tous les puits tarissent et l'eau devient une denrée rare. Elles ont, par ailleurs, souhaité que le parti aménage des périmètres maraîchers pour leur permettre de mener à bien leurs travaux de jardinage.

<strong>Quant à madame Cissé Aichata Traoré, elle dira, après la remise des ouvrages, que le cadeau entre dans la cadre de la responsabilité sociale du parti URD</strong>. <em>"L'eau, c'est la vie ! Et la vie est un bonheur partagé.Ce bonheur, je le partage avec ces populations",</em> lance-t-elle. S'adressant aux femmes présentes, elle leur demande de  faire bon usage des ouvrages construits. En ce qui concerne les autres doléances des villageoises, notamment l'absence de réseau Orange ou Malitel dans la zone, elle a promis de les transmettre à qui de droit.Il faut noter que les ouvrages ont été édifiés, en trois mois, par la Sahélienne de l'Energie, de l'Eau et du Bâtiments (SEEBA).

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<strong>Abdoulaye Guindo   </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Chronique satirique: ces présidents africains  qui entendent bien mourir dans le beurre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-ces-presidents-africains-qui-entendent-bien-mourir-dans-le-beurre-1370232.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Jan 2016 00:17:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Yuweri Museveni, le président ougandais, vient de faire une confession de taille. Interrogé sur les raisons de sa candidature à la prochaine présidentielle, il répond sans ambages: <em>"J'ai planté une bananeraie; maintenant qu'elle commence à produire des fruits, je ne peux l'abandonner !"</em>. Oui, oui, vous avez bien lu: aux yeux du grand chef, l'Ouganda est une bananeraie et les Ougandais des bananiers. Il a des raisons de penser ce qu'il pense:  ne gouverne-t-il pas sans sécousse ses gentilles plantes humaines depuis 1986 ? Quelle République bananière !

<strong>Robert Mugabe, le président Zimbabwéen, n'a pas, à 91 ans, la faiblesse de prendre ses chers compatriotes pour des bananiers</strong>. Premier Ministre de 1980 à 1987, il dirige le pays depuis cette dernière date. Soit, au total, 36 ans de pouvoir. Voilà qu'on appelle faire de vieux os au sommet! Pour autant, l'ancien chef de guerre refuse de passer la main. Accepera-t-il, au moins, de mourir un jour ?

[caption id="attachment_1370292" align="alignright" width="350"]<img class="size-full wp-image-1370292" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Mugabe.png" alt="Robert Mugabé" width="350" height="219" /> Robert Mugabé[/caption]

<strong>L'alternance, Mugabe et Museveni ne sont pas seuls à la détester.</strong> Ils ont un excellent disciple en la personne de Yahya Jammeh. Depuis son putsch du 22 juillet 1994, ce semi-lettré enserre les Gambiens dans une poigne d'acier. Quiconque le regarde de travers est pendu haut et court.S'étant auto-décrété médecin, le tyran, qui dit tenir ses dons du ciel, propose des potions censées guérir le sida. Ne vous avisez surtout pas à rire de ces sachets de charlatan: vous finirez au poteau d'exécution! Aux dernières nouvelles, le guérisseur-président a proclamé le califat islamique en Gambie...

<strong>Abdelaziz Bouteflika, le chef d'Etat algérien, n'a pas les lubies de Jammeh, mais il partage avec celui-ci la ferme détermination de mourir sous les lambris dorés</strong>. Elu en 1999, Bouteflika n'a plus laissé à personne d'autre le soin de siéger au palais d'El-Mouradia. Son fauteuil, il le garde jalousement pour lui tout seul, même si, ces dernières années, ledit fauteuil est devenu... roulant. A la dernière présidentielle, Bouteflika, malade, a battu campagne du fond de son lit, ce qui, bien sûr, ne l'a pas empêché de terrasser les candidats qui marchent gaillardement sur leurs deux jambes. Un record mondial!

<strong>Le Camerounais Paul Biya n'a pas, pour sa part, de soucis de santé</strong>. A 83 ans, il se porte comme un charme. Par la vertu d'une carrière en or massif ? En 1962 déjà, le compère est chargé de mission auprès du président Ahidjo qui le nomme ministre-Secrétaire général de la Présidence en 1968, puis Premier Ministre en 1975. C'est de la primature que Biya accède à la magistrature suprême en 1982. Dans les hautes sphères de l'Etat, il aura passé à ce jour 54 ans. Une véritable pièce de musée! Et la belle vie continue car l'intéressé, qui a jeté en prison tous ceux qui lui font de l'ombre (y compris son ancien chef, feu Ahijo!), s'apprête à rempiler en 2018. Au cours son millénaire séjour au pouvoir, Biya a nommé 270 ministres en 33 rémaniements. Rien que ça! Naturellement, il est si usé par le pouvoir qu'il ne tient plus de conseil des ministres, faisant transmettre ses ordres par le Secrétaire Général de la Présidence qui, chaque fois que les choses tournent mal, atterrit en prison. Le poste de Secrétaire Général de la Présidence a ainsi acquis, au Cameroun, la réputation d'attirer la merde. Sur les 15 personnes qui l'ont occupé sous Biya, une bonne moitié a fini en taule ou dans un cercueil: Titus Edzoa (écroué pendant 14 ans), Atangana Mebara (écroué en 2006), Paul Tessa (décédé), Ferdinand Oyono (décédé)...

<strong>Autre dinosaure à blanchir sous le harnais présidentiel: le Tchadien Idriss Déby</strong>. Le 2 décembre 1990, avec l'appui de la France, il chasse du pouvoir son ex-frère d'armes, Hissène Habré, puis se fait <em>"élire" </em>président le 28 février 1991. Depuis qu'il a transformé, à partir de 2013, son armée en force anti-jihadiste pour le plus grand bonheur de ses parrains occidentaux, nul n'ose lui parler d'alternance, pas même les Français et les Américains qui adorent prodiguer des leçons de démocratie...

<strong>Le Congolais Denis Sassou Nguesso ne s'amusera plus, quant à lui, à quitter le pouvoir.</strong> L'ayant exercé pendant 13 ans (1979 -1992), il s'incline face au vent démocratique qui, dans les années 90, a soufflé sur le continent et porté au pouvoir Pascal Lissouba. Mais voilà: Lissouba a le malheur d'aller provoquer le vieux retraité qui, avec l'appui de mercenaires angolais, reconquiert le palais en 1997. <em>"J'y suis, j'y reste"</em>: telle est désormais la dévise de Sassou qui vient de réussir, au petit trot, un référendum l'autorisant à briguer à nouveau les suffrages de ses compatriotes.

<strong>Paul Kagamé, le président rwandais, est plutôt le type du despote éclairé</strong>. Sa gouvernance l'emporte en qualité sur celle de ses pairs susvisés, mais lui non plus n'aime pas qu'on vienne brouter dans son jardin. Parvenu au pouvoir en 2000, il vient de faire adopter, comme lettre à la poste, une loi l'autorisant à rester au pouvoir jusqu'en 2034, s'il le souhaite. Or, en l'état actuel des présages, ces souhaits sont connus...

<strong>La race des présidents à vie ne s'éteindra sûrement pas par la faute de José Eduardo Dos Santos</strong>.

[caption id="attachment_1370302" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-1370302" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Eduardo-Santos.png" alt="José Eduardo Dos Santos." width="350" height="235" /> José Eduardo Dos Santos.[/caption]

En poste depuis 1979 (l'époque du déluge universel, tiens!), monsieur le Président entend bien poursuivre sa lourde et exaltante de construction nationale.Nul ne l'interrompra car, depuis belle lurette, Dos Santos a envoyé à quatre mètres sous terre son principal rival: Jonas Savimbi<em>.</em>

<strong>Comme un livre de 1000 pages n'y suffirait, je boucle ma liste avec l'Equato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo</strong>.En 1969, ce militaire reçoit de son oncle, le président Francisco Macías Nguema, le commandement des régions militaires de la capitale. En 1970, l'oncle le nomme ministre de la Défense. Obiang renverse le charitable oncle en 1979. À ce jour, il est le plus ancien chef d'État africain en exercice.Il trouve au pouvoir un si bon goût qu'il songe à le céder à son fils, Teodoro Nguema Mangué. Problème: le fiston dort dans la bouteille et dans la poudre blanche. Arrêté en 2001 aux États-Unis pour trafic de drogue, il ne doit son salut qu'à son immunité diplomatique.Il rentre alors au bercail, non pour passer en cour martiale, mais pour devenir... ministre du Pétrole. Obiang père n'est peut-être pas narco-trafiquant, mais en février 1997, l'<em>International Narcotics Board</em> classe son pays parmi les 9 narco-États africains. En août 1997, <em>La Dépêche internationale des drogues</em>, publiée par l'Observatoire géopolitique des drogues de Paris, écrit: <em>"Depuis 1988, une dizaine de diplomates ou membres de la famille présidentielle ont été arrêtés à cause du trafic de drogues dans différents pays."</em>. Les limiers du <em>Los Angeles Times</em> ont, par ailleurs, découvert que plusieurs compagnies pétrolières américaines payaient des revenus sur un compte ouvert, sous le contrôle d'Obiang, à la <em>Riggs Bank </em>de Washington. Solde du compte: 300 millions de dollars (150 milliards FCFA). Le magazine américain <em>Forbes</em> assure qu'Obiang, qui fut communiste dans une autre vie, possède une fortune de 600 millions de dollars (300 milliards FCFA). Toutes choses qui conduisent, le 18 juin 2007, le parquet de Paris à ouvrir contre le président une enquête pour <em>"recel de détournement de fonds publics"</em>. En mai 2009, le parquet espagnol faut de même. Obiang n'en a cure. Quand on dirige un Etat, on n'a que faire des petits juges...

<strong>La drogue du pouvoir</strong>

Pourquoi des individus qui n'étaient rien et qui sont ensuite devenus chefs d'Etat se croient-ils irremplaçables ? J'y vois les explications suivantes:

<strong>*</strong> Le pouvoir est une drogue dont on ne se passe plus après l'avoir goûtée et qui fait vite oublier que des personnages tout-puissants comme Hitler, Staline, Mao ou Sékou Touré ne sont plus que de malheureux ossements rongés par les vers.

<strong>* </strong>L'Afrique fut longtemps dirigé par des rois dont le pouvoir n'avait aucune limite de durée. Le président, monarque des temps modernes, incline, de façon presque génétique, à les imiter. D'autant que sur le continent, les contre-pouvoirs légaux servent juste à maquiller la toute-puissance de l'Exécutif.<strong>* </strong>Les fastes et les flonflons du pouvoir font de son titulaire un demi-dieu qui en arrive à croire qu'il a créé ses concitoyens. A preuve, Museveni prend les Ougandais pour des <em>"bananiers"</em> qu'il a plantés; quant à Khaddafi, il traitait ses compatriotes de <em>"rats"</em>. A la place de Khaddafi et de Museveni, céderiez-vous le pouvoir à de vulgaires rongeurs ?

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<strong>*</strong> Le complexe de supériorité du chef d'Etat est le gagne-pain des griots et autres masseurs de pieds qui chantent sur les toits, surtout à la télé, les interminables titres de leur mentor: Président de la République, Chef de l'Etat, Chef Suprême des Armées, Premier Magistrat, Père de la Nation...

<strong>*</strong> Le pouvoir est le seul métier où l'on entasse milliards sur milliards en dormant sur ses deux oreilles. C'est aussi le royaume des délices <em>(lire en page 4)</em>. Pourquoi, dès lors, le quitter pour aller trimer comme un forçat?

<strong>* </strong>A force d'être obéi au doigt et à l'oeil et de tenir le sort de millions de gens entre ses mains, le président, promoteur des lois, estime qu'elles ne s'appliquent qu'aux autres. D'où un sentiment d'impunité qui grandit au fur et à mesure que les crimes se multiplient. Au reste, quitter le palais revient souvent à emprunter le chemin du tribunal où siègent des juges de la catégorie de Paul Yao Ndré. Alors qu'il préside le Conseil constitutionnel ivoirien, ce professeur de droit qui a dû prendre ses cours dans la lagune Ebrié, trouve, en effet, le moyen de proclamer la victoire électorale de Laurent Gbagbo en annulant tous les votes du nord. Après l'arrestation de Gbagbo, quelques semaines plus tard, le même Yao Ndré déclare élu le candidat rival, Ouattara. Les pièces invoquées par Yao Ndré au soutien de son dernier verdict ? Des procès-verbaux de réunions de la CEDEAO et des communiqués de presse de l'Union Africaine !

<strong> </strong>

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gao: Des assaillants tentent d&amp;apos;enlever le procureur</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/gao-des-assaillants-tentent-denlever-le-procureur-1370322.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Jan 2016 00:11:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La paix n'est pas près de revenir au nord. Le 10 janvier, on sait que des individus armés, probablement rattachés à la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA) ont empêché la tenue des législatives partielles dans la commune de Talataye au motif que cette localité relevait de l'Azawad. Silence assourdissant de la CMA... Quelques jours plus tard, 3 gendarmes ont été égorgés dans la région de Mopti par des inconnus armés. Le 21 janvier, 2 gendarmes ont été attaqués à Koumi, cercle de Macina: le premier, Dramane Traoré, a pris une balle dans le pied; le second, Seybou  Koné, a réussi à s'enfuir. Comme on était jour de foire à Koumi, les villageois, paniqués et décidés à se sauver par tous les moyens, se sont jetés dans le canal creusé sur financement de feu Moummar Khaddafi. Bilan: 5 morts.

<strong>Le procureur attaqué</strong>

Le dernier fait d'armes des bandits armés date du samedi 23 janvier. Vers 20 heures, en pleine ville de Gao, des inconnus armés donnent l'assaut à la résidence du procureur de la République, Housseyni Salah. Pour une fois, les gardes du magistrat n'ont pas fui; ils se sont battus vaillamment, vite secondés par des renforts militaires maliens du gouvernorat voisin. Selon des sources, les assaillants, blancs de peau, étaient au nombre de deux; ils ont, à bord d'une 4X4, effectué en ville plusieurs tours suspects avant l'attaque. Apparemment, ils ne s'attendaient pas à la risposte musclée des gardes du procureur. L'un des assaillants a été tué, l'autre a disparu avec le véhicule. Une source proche du dossier nous apprend que les assaillants étaient venus liquider les garder en vue de récupérer des armes d'assaut. <em>"Le bruit court que dans le cadre du processus de paix en cours, tout combattant des groupes armés qui présenterait un fusil d'assaut intégrerait l'armée malienne avec le rang d'officier"</em>, signale notre interlocuteur. Une autre source fait remarquer que le procureur, en tant que représentant de la justice laïque, est une proie de choix pour les <em>"jihadistes"</em>. L'enlever pourrait rapporter de l'argent et, en même temps, déstabiliser le processus de paix. Du coup, on se demande si l'attaque est l'oeuvre de la CMA ou de trafiquants. A noter que le procureur Salah venait à peine de passer trois jours à Gao après avoir remplacé Gaoussou Sanou, muté au tribunal de la commune 1 de Bamako.

<strong>Kidal dévastée par la CMA</strong>

Au même moment, à Kidal, les responsables de la CMA procèdent, depuis jeudi dernier, à la démolition des bâtiments administratifs de l'Etat malien. La CMA veut créer, en lieu et place de ces édifices, un nouveau marché au profit des camions qui viennent de l'Algérie. Cette démolition intervient juste après la réunion d'Alger qui a regroupé le gouvernement, les groupes armés et la médiation. Joint par la radio <em>"Studio Tamani",</em> un habitant de Kidal croit savoir qu'au lieu d'un marché, il est prévu de construire des résidences pour les chefs de la CMA.<em>"En tout cas, les démolitions se poursuivent à l'aide de gros engins, y compris des bulldozers"</em>, poursuit l'habitant. Qui s'étonne que la MINUSMA n'ait pas réagi à  cet acte grave. Les responsables de la CMA joints par <em>Studio Tamani </em> confirment que les bâtiments qui sont en train de démolir sont des maisons abandonnées par les militaires maliens.<em>"Ces maisons sont construites autour du fort de Kidal et toute construction autour de ce monument est illicite"</em>, précisent les chefs rebelles. Almou Ag Mohamed, porte-parole de la CMA, donne les explications suivantes: <em>"La gestion de la ville de Kidal revient à la CMA depuis qu'elle l'occupe. La CMA a la lourde responsabilité de gérer la ville et son urbanisation. Aujourd'hui, on a des bâtiments très importants qu'on a le devoir de sauvegarder. Entre autres, je vais vous parler du fort de Kidal, de la prison et de la place publique contiguë au fort. Nous avons constaté qu'il y a eu des constructions anarchiques autour du fort, qui servaient auparavant de logements aux militaires maliens. Ces constructions, complètement délabrées aujourd'hui, sont en train de dégrader l'image du fort. Alors, nous avons décidé au niveau de la CMA de dégager ces ruines pour donner un aspect nouveau aux alentours du fort. Je ne peux pas vous dire leur nombre parce</em> <em>qu'on ne peut même pas les compter. La plupart de ces maisons sont complètement à terre"</em>.

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<strong>Abdoulaye Guindo et Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique: La CMA se paie la tête des maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/chronique-satirique-la-cma-se-paie-la-tete-des-maliens-1354322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/chronique-satirique-la-cma-se-paie-la-tete-des-maliens-1354322.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Jan 2016 00:41:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[J'ai toujours écrit dans ces colonnes que la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA) se payait la tête des Maliens. Et pas qu'un peu ! Bien entendu, Ladji Bourama se moque de mes bonnes leçons qui ont le tort de ne pas être publiées en latin-grec. Ladji n'est peut-être pas homme à se laisser trimbaler, mais il est probablement homme à se laisser raconter des histoires.

A voir la manière dont il se félicite des accords d'Alger et l'immense enthousiasme qu'il met à donner l'accolade aux bandits armés, on dirait bien qu'il croit à leurs boniments. Car des boniments, la CMA en a plein le turban. Ces égorgeurs de préfets n'ont signé les accords de paix que du bout des doigts avec, derrière la tête, la ferme résolution de ne pas les appliquer. Il s'agissait juste, pour eux, de ne pas apparaître comme des obstacles à la paix et de se donner la possibilité de venir prendre le méchoui à Koulouba.

C'est ainsi que depuis un an, ils ont abandonné chameaux et moutons pour s'installer avec armes et bagages dans les hôtels de luxe de Bamako. Chaque matin,  ils prennent le thé chez un ministre; chaque soir, ils font la fête chez un sous-ministre. Sans compter les notabilités et autres diplomates qui leur massent les pieds au savon <em>"Azawad"</em>. Bref, les compères enturbannés participent au fabuleux banquet du mérite si cher à l'hôte de Koulouba.

<strong>Problème: maintenant que les choses sérieuses commencent, les braves sires freinent des quatre fers</strong>. Regardez la bonne blague qu'ils viennent de servir à la Commission de Suivi des accords de paix. Ayant entamé, depuis novembre 2015, le processus de cantonnement et de désarmement des différents groupes armés, la Commission a demandé aux uns et aux autres de participer à des patrouilles mixtes de concert avec l'armée malienne et les casques bleus de la MINUSMA. Que répondent nos amis rebelles de la CMA? <em>"Nous n'avons pas assez d'armes lourdes ni de véhicules pour poursuivre les patrouilles"</em>.

A croire qu'en mai 2014, la CMA a chassé l'armée malienne de Kidal à l'aide de lance-pierres et d'incantations ! Encore un peu, la CMA demandera à l'Etat malien de lui fournir des armes et des munitions ! Après tout, ils n'ont peut-être pas tort: pompeusement érigés au rang de Maliens à part entière alors qu'on les croyait venus de Libye, ces bonshommes ont de sérieuses raisons de fixer un œil glouton sur les trois centaines de milliards alloués, en 2016, au budget militaire malien…

On comprend, dès lors, le profond dépit du chef de la diplomatie : réagissant, le 11 janvier 2016 à New York, au rapport du Secrétaire Général des Nations Unies sur la situation au Mali, Abdoulaye Diop a, en termes fort peu diplomatiques, <em>"déploré le manque de collaboration de nos frères de la CMA qui disent ne disposer ni d'armes lourdes, ni de véhicules pour continuer les patrouilles"</em>. Hélas ! Les Diop et consorts sont peu écoutés à la tribune de l'ONU. Ils ne parlent même pas anglais ! Si, à la rigueur, ils s'exprimaient en tamacheq et portaient un turban, Ban Ki Moon pourrait réexaminer la portée de leur voix...

<strong>Il semble que la CMA n'ait aucune intention d'arrêter ses simagrées en si bon chemin</strong>. Surtout que la communauté internationale, si prompte à gronder le Mali, caresse les rebelles dans le sens du poil et voit en eux, non pas des pillards sanguinaires, mais plutôt de romantiques<em> "hommes bleus du désert"</em> persécutés, depuis 1960, par l'ogre malien du sud. Les dernières législatives partielles d'Ansongo donnent la mesure de la volonté de la CMA ne pas se soumettre aux accords. Le scrutin n'a, en effet, pu se tenir dans la commune de Talataye, sise à 10 km du chef-lieu de cercle.

Le 10 janvier 2016, tôt le matin, des individus armés ont effectué une descente musclée à Talataye, séquestré des agents électoraux et emporté tout le matériel de vote. La raison de l'attaque ? Talataye, aux yeux de la CMA, n'est pas encore une ville malienne et le gouvernement de Ladji Bourama n'a nul droit d'organiser une foire, pardon !, un vote  dans une localité relevant de l'Etat azawadien. Rien que ça ! Bien entendu, l'armée malienne est la grande absente des combats alors qu'elle avait été dûment prévenue du projet d'agression. Attendait-elle de présenter ses voeux à Ladji et de recevoir, en retour, les galons de nouvel an ?

En tout cas, les Maliens devront faire leur deuil des suffrages des Azawadiens de Talataye. Seule consolation: lors de la présentation de voeux du gouvernement, Ladji Bourama a, à grand renfort de subjonctif, instruit au Premier Ministre de <em>"faire rapidement toute la lumière" </em>sur le dossier. Ah bon ? La <em>"lumière"</em> pour chanter le <em>Janjo</em> ou pour danser le <em>takanba</em> à Talataye ? Comment le pauvre Premier Ministre, qui n'est même pas ingénieur en électricité, ferait-il la lumière dans une localité où il ne peut mettre le pied ? Allons donc!

<strong>En somme, autant Ladji Bourama a son programme de gouvernement <em>("Mali d'abord, inch Allah")</em>, autant la CMA a son programme de conquête dont voici les grands articles </strong>:

<strong><u>Article 1</u></strong>: L'Azawad s'étend sur le territoire que le Mali appelle<em> "régions de Gao, Tombouctou et Kidal"</em>.

<strong><u>Article 2</u></strong>: Les accords de paix signés à Alger et Bamako n'engagent aucun Azawadien adulte; ils servent à amuser la galerie.

<strong><u>Article 3</u></strong>: Iyad Ag Ghali reste et demeurera l'unique mentor de l'Azawad.

<strong><u> </u></strong><strong><u>Article 4</u></strong>: Pour que les armées de l'Azawad foutent la paix au Mali, il faut   que ce pays paie un tribut aux chefs politiques et militaires azawadiens.

Ce tribut prendra la forme de postes ministériels croustillants et de places fortes dans l'administration, l'armée, la police, la garde, la gendarmerie et les Eaux et Forêts du Mali.

En cas de besoin et sur demande nocturne des chefs azawadiens, le tribut sera versé en espèces, dans des sacs en plastique.

<strong><u>Article 5:</u></strong> Tout Azawadien est justiciable des seuls tribunaux azawadiens. Les mandats de la justice malienne ne s'appliquent ni à leur personne ni à leurs biens.

<strong><u>Article 6</u></strong>:  En attendant le partage équitable du gâteau malien, aucun combattant azawadien ne sera ni cantonné ni désarmé.".

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bras de fer au sommet :  Comment et pourquoi Tereta  a perdu la bataille</title>
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<pubDate>Tue, 19 Jan 2016 00:30:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Vendredi 15 janvier 2016, le ministre-Secrétaire Général de la présidence de la République, Mohamed Alhousseyni Touré, a lu, sous l'oeil des caméras de l'ORTM, le décret n°2016-0022 portant réaménagement de l'équipe gouvernementale. 3 départs sont à signaler: ceux de Bocary Téréta, ministre du Développement Rural; de Mamadou Igor Diarra, ministre de l'Economie et des Finances; et de Maître Mamadou Gaoussou Diarra, ministre chargé de la Promotion des Investissements et du Secteur Privé. Le départ de Téréta, quasi-patron du parti au pouvoir,  ne surprend, en vérité, que ceux qui n'avaient pas pris la juste mesure du bras de fer qui l'opposait au chef de l'Etat.</strong>

Bocary Téréta, docteur en alimentation animale,  fait partie des cadres qui, en 2001, suivent IBK lorsque celui-ci, mis en minorité au sein de l'ADEMA, démissionne de ce parti pour prendre la tête du RPM. Devant ses visiteurs, IBK aime vanter les talents d'organisateur de Téréta. Ex-Secrétaire Général de l'ADEMA, ce dernier effectue un travail de fourmi pour faire, en un temps record, du RPM le deuxième parti malien en termes de poids électoral. Accessoirement, Téréta, inamovible Secrétaire Général de RPM depuis 2001, consolide ses propres liens avec les structures de base d'un parti dont les militants ne jurent que par lui. C'est donc le plus naturellement du monde qu'il caresse le rêve d'occuper la primature quand son frère et ami IBK est élu à la magistrature suprême en 2013. Mais les choses ne sont pas si simples...

<strong>La joute contre </strong><strong>Oumar Tatam Ly</strong>

Au lendemain de son élection, IBK annonce avec fracas qu'il n'y a pas deux commandants dans son bateau et que son pouvoir n'est pas un gâteau à partager. Au RPM, on pense que ces propos visent les ex-officiers putschistes dirigés  par le général Sanogo. On se trompe. Et on ne tarde pas à s'en apercevoir: le chef de l'Etat, loin de confier la primature à un cacique du parti, sort de son chapeau un personnage inconnu du sérail: Oumar Tatam Ly. IBK ne se contente pas de nommer Ly; il ne tarit pas non plus d'éloges sur l'intéressé, répétant à cor et cri: <em>"Monsieur le Premier Ministre, vous  Vous avez ma confiance, toute ma confiance !"</em>.

<strong>Les choses se corsent quand le bruit court, de sources crédibles, que le président mijote une vaste mouvance politique dont il confierait les rênes à Oumar Tatam Ly, lequel serait, plus tard, appelé à lui succéder</strong>. Le sang de Téréta ne fait qu'un tour. Il redoute comme la peste la concurrence du nouveau Premier Ministre en lequel il voit un intrus venu ramasser les fruits de dix ans de lutte contre les systèmes ADEMA et ATT. Téréta est conforté dans ses craintes par le fait qu'IBK lui-même déclare à tout venant qu'il ne doit son élection à aucun parti. Au fond, le président n'a pas tort: il a fallu un concours exceptionnel de circonstances, notamment un putsch militaire et une invasion rebelle, pour qu'IBK, dont le parti ne comptait que 11 députés, batte dans les urnes le candidat de l'URD (36 députés) auquel s'étaient ralliés le PDES (17 députés), le PSP (2 députés) et bien d'autres.IBK a donc des raisons de penser et de dire qu'il doit son élection à d'autres forces que le RPM et qu'il ne court aucun risque à s'affranchir de la tutelle de cette formation. D'ailleurs, autour de lui gravitent une multitude d'autres partis et de personnalités dont beaucoup ont volé au secours de sa victoire dans les derniers mois de la campagne électorale: au sein de cette galaxie, on récense une infinité d'experts alors que le RPM souffre d'un déficit de cadres. Si le chef de l'Etat préfère Oumar Tatam Ly à Téréta pour occuper la primature, c'est aussi parce que le premier, peu politique, n'est pas susceptible de lui faire de l'ombre. Banquier émérite, Ly s’y connaît, de surcroît, en chiffres: en lui, le FMI et la Banque Mondiale trouvent à qui parler.

<strong>Téréta prend son mal en patience. </strong>Evitant toute bataille frontale, il manoeuvre en coulisses. Il apporte ainsi au Premier Ministre une longue liste de cadres du RPM qu'il souhaite voir nommer aux hauts postes de l'administration. Refus catégorique d'Oumar Tatam Ly qui lui fait part de son intention de soumettre lesdits postes à un appel à candidatures afin de sélectionner les prétendants les plus méritants. En clair, les cadres du RPM sont désormais promis au plus noir avenir: dans une compétition transparente, ils ne supporteraient pas la comparaison avec les technocrates bédonnants de diplômes qui peuplent l'échiquier politico-administratif.

<strong>Téréta tient-il à manifester en haut lieu sa mauvaise humeur ?</strong>

Toujours est-il qu'informé du projet de Koulouba de confier la présidence de l'Assemblée nationale à  Abdramane Niang, il joue des pieds et des mains pour écarter celui-ci de la liste présentée par le RPM aux législatives de Téninkou.Il faudra toute l’obstination de la 1ère vice-présidente du parti,  Kéita Rokiatou Ndiaye, pour que Niang soit maintenu dans la course :  à la requête de la dame, la Cour Constitutionnelle invalide la liste RPM qui ne comporte pas le nom de Niang. Téréta manque d’en venir aux mains avec la vice-présidente. Il rumine sa revanche. Il a plus d’un tour dans son sac comme il prouvera lors de la désignation du président du parlement. Après les législatives, IBK envoie, en effet, le Premier Ministre Ly dire aux députés du RPM que son choix pour le perchoir est Abdramane Niang. Téréta entre aussitôt en scène: il mobilise le ban et l’arrière-ban du parti pour faire élire au perchoir Issaka Sidibé. Pour réaliser cet exploit, Téréta s'est appuyé sur  Karim Kéita, fils du chef de l'Etat, député de la commune 2 de Bamako et...gendre d'Issaka Sidibé. Karim, que l'on perçoit souvent comme porteur officieux de la parole présidentielle, partage d'ailleurs avec Téréta une forte hostilité envers Ly: il n'aurait pas supporté que le Premier Ministre lui ait conseillé de se tenir en marge du scrutin législatif et de se faire plus discret pour ne pas nuire à l’image de son père…En fin de compte, la providence sert Téréta. Ulcéré par le refus d'IBK de chasser certains poids lourds du gouvernement,  Oumar Tatam Ly rend le tablier.

<strong>La tête de Mara</strong>

Le Secrétaire Général du RPM n'en hérite pas pour autant de la primature. Cette fois, IBK la confie, non à un technocrate comme Ly,  mais à un an cien adversaire politique: Moussa Mara, président du parti <em>"Yelema"</em>. Malgré les efforts de Mara  pour complaire au parti présidentiel, Téréta et ses compagnons le regardent de haut et l'écartent brutalement d'un poste qu'il convoite : la présidence de la Coalition de la Mouvance Présidentielle (CMP). Le RPM  ne rate plus une occasion de dénigrer le Premier Ministre. A en croire ses détracteurs, Mara n'aurait été nommé à la primature que sur un coup de tête d'IBK après que celui-ci eut reçu la lettre de démission de Ly. Les mêmes contempteurs chantent sur les toits que Mara courtise les leaders religieux, électorat naturel d'IBK, et qu'il provoque des visites officielles à l'intérieur du pays à seule fin d'occuper, avec les moyens de l'Etat, le terrain électoral aux dépens d'IBK. La campagne produit-elle des effets ? On ne sait. On sait, en revanche, que le séjour mouvementé de Moussa Mara à Kidal et la triste débâcle militaire malienne qui s'ensuit, le 24 mai 2014, ne sont pas du tout étrangères au limogeage du Premier Ministre.

<strong>Modibo Kéita dans le collimateur</strong>

Nommé chef du gouvernement, Modibo Kéita, vieux commis de l'Etat et homme d'expérience, juge utile de lever les préventions du parti majoritaire contre sa personne. Rendant visite à Téréta et consorts, il leur assure être là pour <em>"juste 12 mois"</em>. Sans tenir compte de l'ordre solennellement adressé par IBK aux ministres de respecter Modibo, on se met, au RPM, à compter les semaines et les jours qui séparent le Premier Ministre de sa date de départ annoncée. On croit toucher au but quand, contre toute attente, IBK confie à l'hebdomadaire <em>Jeune Afrique </em>n° 2866 du 19 décembre 2015 que le Premier Ministre, qu'une insistante rumeur disait fatigué et demandeur de repos, ne bougera pas de son poste. <em>"Modibo est un homme estimable à tous égards, que le peuple malien et tous nos partenaires apprécient. Il n'était pas demandeur, il est venu et il restera"</em>, martèle le chef de l'Etat. Il n'en faut pas plus pour déchaîner  contre le vieux chef du gouvernement une campagne outrancière de déstabilisation. La presse foisonne soudain d'articles remettant en cause l'intégrité de Modibo Kéita, accusé d'avoir distribué à ses enfants 5 logements sociaux, ce qui reviendrait à détourner <em>"la part des pauvres"</em>. Les articles sont longuement relayés par les sites WEB et les radios. Si personne ne peut prouver que Téréta soit l'inspirateur de cette cabale, nul ne peut nier, par contre, qu'elle a un lien direct avec l'annonce présidentielle du maintien de Modibo Kéita. Nul ne peut nier non plus que la campagne profite au RPM dont l'appétit pour la primature est notoire. Le cas de Téréta s'aggrave  quand, mardi 12 janvier 2016, une foule de jeunes du RPM inondent la rue qui fait face à la résidence du chef de l'Etat à Sébénicoro. Les jeunes gens scandent le nom de Téréta; ils brandissent des pancartes portant la mention: <em>"Téréta Premier Minstre"</em>.

<strong>La colère d'IBK atteint des niveaux stratosphériques.</strong>

<strong> </strong>Le lendemain, mercredi 13 janvier 2016, il prend la parole en conseil des ministres pour dénoncer vertement <em>"ceux qui manipulent les jeunes et la presse"</em> à des fins personnelles. <em>"N'est pas Premier Ministre qui veut"</em>, lance le président sans citer de noms. IBK ajoute que la campagne de dénigrement initiée contre son Premier Ministre ne réussira pas. Puis, s'adressant à Modibo Kéita, il tonne: <em>"Monsieur le Premier Ministre, vous avez toute ma confiance et je vous demande de poursuivre, en toute sérénité, la tâche que je vous ai confiée, sans vous laisser distraire par des personnes de mauvaise foi!". </em>IBK, en guise de défi, émet même l'idée de rattacher dorénavant la commission  de distribution des logements sociaux à la primature (sous-entendu: le Premier Ministre n'aura qu'à distribuer les logements - et pas seulement 5 -  à qui bon lui semblera). Le chef de l'Etat finit par souligner, comme son habitude, qu'il ne doit son élection à aucun parti. Cette dernière phrase a le don de faire sortir Téréta de sa réserve. D'un ton plutôt vif, le ministre du Développement Rural se plaint qu'à tout bout de champ, le président humilie le RPM. <em>"Certes, vous n'êtes pas l'élu du RPM, mais ce parti a bel et bien contribué à votre victoire"</em>, fait valoir Téréta. Le président lui enjoint de se taire, lui demandant de quel droit il lui réplique. Au sortir du conseil, le sort du ministre est scellé: l'hôte de Koulouba, encore furieux, demande à Modibo Kéita de lui proposer une nouvelle équipe gouvernementale où Téréta ne figurerait pas. Recevant, jeudi 14 janvier 2016, les voeux de nouvel an du gouvernement, le président revient à la charge. <em>"Monsieur  le Premier Ministre, je vous réitère mon entière confiance", </em>assure IBK. Avant de mettre fin, le lendemain, aux fonctions ministérielles du Secrétaire général du RPM.

<strong>En vérité, IBK ne s'attache pas pour rien à la personne de Modibo Kéita</strong>. Déjà Premier Ministre sous Alpha Oumar Konaré, ce vieux routier  qui en impose par son âge, sa haute taille et sa fine connaissance des arcanes étatiques, a redonné à l'activité du gouvernementale la sérénité qui lui manquait: il a interdit, par exemple, que les ministres polémiquent sur les projets de décisions soumis au conseil des ministres, leur faisant savoir que <em>"le conseil est un lieu de décision et non d'élaboration des décision"</em>. En outre, Modibo a évité à son président de cadet une funeste épreuve lorsqu'après les caricatures du Prophète (paix et salut sur lui) par <em>Charlie Hebdo</em>, en janvier 2015, les musulmans projettent une marche de protestation à Bamako: le Premier Ministre, concient des risques d'affrontement, lève l'interdiction de la marche imprudemment prononcée par le gouverneur. Enfin, il est difficile de qualifier le Premier Ministre de corrompu: son nom n'est cité dans aucune scabreuse affaire; quant aux logements sociaux qu'il aurait reçus, le reproche est sans doute léger: c'est, depuis ATT, une vieille tradition pour les hautes personnalités publiques de recevoir un lot de logements...

<strong>Que peut le RPM ?</strong>

Que Téréta se soit battu avec la dernière énergie pour obtenir la primature ne constitue pas une faute en soi: Secrétaire Général d'un parti au pouvoir, il a le droit d'avoir de hautes ambitions. Par contre, il aurait tort de croire qu'après avoir perdu la manche, il remporterait une quelconque guérilla politique contre le président de la République. Jamais, dans l'histoire, un parti malien n'a vaincu un chef d'Etat en exercice. La raison ? Le vrai pouvoir réside à Koulouba et à Koulouba seul: les contre-pouvoirs constitutionnels et les militants ne sont que des mirages. Téréta rebondira peut-être un jour si, dans l'infortune qui le frappe, il se tient clos et coi; mais il sera proprement chassé du parti s'il engage un nouveau bras de fer. Exactement comme Mohamed Lamine Traoré et IBK lui-même lorsque, du haut de la présidence et forts du soutien du Comité Exécutif du parti ADEMA, ils avaient cru possible d'affronter la machine politici-administrative conduite par le président Alpha Oumar Konaré.

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ce que dit la loi instituant la promotion des femmes dans les postes nominatifs et électifs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ce-que-dit-la-loi-instituant-la-promotion-des-femmes-dans-les-postes-nominatifs-et-electifs-1354362.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Jan 2016 00:14:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Votée le 12 novembre 2015, la loi imposant 30% de femmes dans les postes nominatifs et électifs a été promulguée par le président de la République le 18 décembre 2015. Désormais donc, au Mali, les nominations dans les institutions ou dans les services publics respecteront la proportion minimale de 30% en faveur des femmes.</em></strong>

La loi stipule, en outre, en son article 2 que lors de l'élection des députés à l'Assemblée nationale, des membres du Haut Conseil des Collectivités ou des Conseillers des Collectivités territoriales, <em>"aucune liste d'au moins trois personnes, présentée par un parti politique, un groupement de partis politiques ou un regroupement de candidats indépendants, n'est recevable si elle présente plus de 70% de femmes ou d'hommes". </em>Seules exceptions au respect du quota féminin de 30%: les élections au niveau des chefferies traditionnelles, des conseillers de village et de fractions, des associations religieuses.

<strong>Pour le conseiller aux affaires juridiques du Ministère de la Femme, de l'Enfant et de la Famille, Moussa Guindo, l'adoption de la <em>"loi Oumou Ba''</em> est une victoire pour Mme Sangaré Oumou Ba, ministre de la Femme, de l'Enfant et de la Famille. </strong>Analyse de notre interlocuteur: <em>"Les femmes constituent 50,4% de la population totale du Mali mais restent très peu représentées dans les fonctions nominatives et électives. C'est en 1976, que  pour la première fois, une femme entre au gouvernement. En 1991, elles étaient au nombre de 3 sur 36 memb</em>res <em>du gouvernement; puis 6 sur 36 en 2000 ; de nos jours, sur un gouvernement de 36</em> <em>membres, on ne compte que 5 femmes. Au niveau de la fonction publique, les femmes ne représentent actuellement que 13% des effectifs. Le nombre de femmes a diminué à l'Assemblée Nationale: de 1997 à 2002, il y avait 18 femmes sur 147 députés; de 2002 à 2007, on dénombrait 15 femmes sur 147 députés; de 2014 à 2019, nous avons 14 femmes sur 147 députés.</em> <em>Dans l'environnement politique régional et mondial actuel, le Mali se place au 66ème rang sur 97 pays classés pour la représentation des femmes dans le gouvernement et au 121ème rang sur les 145 pays classés au plan de la représentation au parlement"</em>.

<strong>Moussa Guindo note que ce ne sont pas les femmes qualifiées qui font défaut dans notre pays, mais plutôt un manque de volonté politique de les promouvoir de manière adéquate</strong>. Au reste, rappelle-t-il, dans un discours lu devant l'Assemblée Nationale le 12 novembre 2015, la ministre Oumou Ba avait estimé que le projet de loi en discussion n'avait d'autre but que d'accroître les chances de participation de la femme à la vie publique et que cela n'était ni inconstitutionnel, ni anti-démocratique. <em>"La nouvelle loi n'est pas discriminatoire; elle repose sur le principe constitutionnel de l'égalité totale entre citoyens.Elle permet à la femme d'accéder aux opportunités de participation politique et publique", </em>commente Moussa Guindo. Pour conclure, il signale que notre pays est l'un des rares à ne pas s'être doté d'un instrument légal du genre: <em>"Une telle loi est déjà en vigueur au Burkina Faso, au Sénégal, au Niger, en Mauritanie et en Algérie"</em>. De ce fait, le Mali faisait l'objet d'interpellations et de pressions dans toutes les rencontres internationales tant au niveau exécutif qu'au niveau des parlementaires, a indiqué Guindo.  Il croit que la nouvelle loi va non seulement augmenter le nombre de femmes dans les instances de décision, mais qu'elle accroîtra aussi la qualité de la gouvernance qui gagnera en inclusivité. La loi permettra enfin au Mali de se conformer à ses obligations internationales sur le genre.

<strong>Abdoulaye Koné</strong>

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<item>
<title>La Minusma construit des camps  pour 100 milliards de Fcfa</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/minusma-construit-camps-100-milliards-de-fcfa-1341062.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Jan 2016 00:35:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il y a un mois, nous faisions état d'un meeting où, à la grande mosquée de Bamako, l'imam Mahmoud Dicko se plaignait de la <em>"recolonisation"</em> en cours du Mali. Il prévenait: <em>"Les forces étrangères sont venues; mais elles ne nous ont pas dit quand elles repartieraient du pays!"</em>. En réalité, la MINUSMA ne quittera pas le Mali de sitôt.

En effet, elle a engagé des travaux gigantesques pour se construire des bases au nord. Un document en notre possession a trait à la construction du camp de Ber, dans la région de Tombouctou. La facture est fort salée: 55 millions de dollars, soit environ 27,5 milliards de FCFA ! Le chantier est confié à l'entreprise américaine CADG qui, à l'occasion, travaille main dans la main avec Ecolog International, une entreprise américano-arabe spécialisée dans les fournitures alimentaires et le ramassage d'ordures.

Un camp similaire est en cours de lancement à Tessalit. Mais le plus grand et le plus coûteux de tous sort de terre à Gao. Il engloutira quelque 52 milliards. <em>"Au total, les 3 garnisons coûteront au moins 100 milliards"</em>, affirme un proche du dossier. Qui se demande si les fonds ainsi dépensés ne seront pas déduits des prétendues <em>"aides"</em> promises au Mali par les bailleurs de fonds. Une autre source croit savoir qu'au camp de Ber seront affectés tous le contingent anglophone de la MINUSMA alors que les francophones occuperont les deux autres.

Une chose est sûre: 1000 camps supplémentaires ne ramèneront pas la paix au Mali tant que la MINUSMA n'aura pas reçu un mandat plus offensif contre les groupes séparato-jihadistes qui, en complicité avec Iyad Ag Ghaly, font la pluie et le temps au nord. Au nez et à la barbe de la MINUSMA, Iyad nargue, depuis 3 ans, le processus de paix. Ces derniers mois, il a absorbé une des trois katibas d’AQMI et parraine 2 nouveaux groupes terroristes au sud du Mali: le Front de Libération du Macina, dans la région de Mopti, et la katiba Khalid Ibn Walid, à la frontière ivoirienne. Au point qu'un diplomate s'interroge: <em>"Peut-on faire la paix sans lui ?"</em>.

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique: la stratégie des Imams</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chronique-satirique-strategie-imams-1341042.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Jan 2016 00:34:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Nul besoin d'être docteur en théologie comme Youssef Al-Qardawi pour comprendre que l'islam et la démocratie ne sont pas compatibles. Le premier proclame la souveraineté de Dieu, la seconde celle du peuple. Le premier repose sur les lois divines, la seconde sur les lois humaines. L'islam exige que l'Etat se soumette au Coran et à la <em>"Sounnah"</em> (voie prophétique) alors que la démocratie impose la laïcité, séparation de l'Etat et de la religion. Enfin, l'islam interdit le commerce de l'alcool et  les jeux de hasard, tandis qu'ils sont autorisés par la démocratie au nom de la liberté d'entreprise. Sans parler de l'inégalité hommes-femmes instituée par l'islam (notamment en matière de témoignage et d'héritage), alors qu'en démocratie, tous les citoyens sont réputés égaux en droits et en devoirs. Du coup, ceux qui racontent qu'islam et démocratie vont de pair sont des bonimenteurs de classe exceptionnelle.

<strong>Créé pour promouvoir l'islam, le Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) aurait dû, en toute logique, se battre pour l'avènement d'une République islamique</strong>. Mais on se rend compte, à l'usage, que les ambitions du HCIM se limitent à assurer à ses leaders la célébrité et les trois repas quotidiens. Loin de combattre le système démocratique en vigueur, le HCIM a même délégué son secrétaire général, Mamadou Diamounténé, à la tête de la CENI. Quelqu'un pourrait-il me citer un verset ou un <em>hadith</em> autorisant un soldat de Dieu à superviser la mise en place d'autorités et d'institutions laïques ? En fait, l'exemple de Diamounténé tire au clair une réalité: plutôt que d'exiger une République islamique, le regroupement islamo-politique qu'est le HCIM veut domestiquer la République démocratique. Le tout, bien entendu, avec la bienveillante assistance des hommes politiques trop contents de ne pas rivaliser, dans les urnes, avec des adversaires si coriaces. Résultat: un vaste marché de dupes où les politiciens croient se servir sur le dos des imams alors que les imams pensent traire les politiciens comme des vaches laitières.

<strong>Ladji Bourama en sait quelque chose</strong>. Pour se faire élire, il a récité à la télé un bon tiers du Coran tout en faisant de l'expression <em>"Inch Allah" ("S'il plaît à Dieu")</em> son refrain.  Toujours prompt à envoyer des boeufs et du poisson aux organisateurs du <em>"Maouloud"</em> (c'est le prêcheur Haidara qui trahit le secret), Ladji ne comptait parmi ses amis que des imams et des muezzins tels que le Chérif de Nioro, Mahmoud Dicko et Moussa Bah, président de l'association islamique <em>"Sabati 2012"</em>. Et son programme, intitulé <em>"Mali d'abord, inch  Allah"</em>, porte, comme on le voit, la bénédiction divine. Au bout du compte, voilà Ladji élu avec 77% des suffrages aux dépens  des <em>"hassidis".</em>..

<strong>Bien décidé à imiter son cher aîné, l'ancien Premier Ministre Moussa Mara ne quitte plus les mosquées</strong>. Lundi, il fait la prière de l'aube à la mosquée du Badialan. Mardi, il répète l'exercice à la mosquée de Banconi. Mercredi et jeudi, il prie à Hamdallaye.  Vendredi et samedi, il rencontre l'imamat. Dimanche,  il lit ostensiblement le Coran au pas de sa porte. Il ne lui reste plus qu'à ouvrir une medersa, ce qui, <em>inch Allah</em>, lui vaudra des subventions saoudiennes et, à l'horizon 2018, des suffrages à la pelle !

<strong>Aujourd'hui, on surprend Soumaila Cissé, le chef de file de l'opposition, à rappeler que <em>"la politique doit rester dans sa loge et la religion dans sa loge"</em>. </strong>Fort bien! Mais pourquoi a-t-il cru nécessaire, pendant la campagne électorale de 2013, de réciter  la sourate <em>"Al-Fatiya" </em>à la télévision ? A moins qu'à l'époque, le grand candidat laïc n'ait confondu Coran et Code électoral...

<strong>La stratégie des dignitaires religieux est simple comme bonjour: ils veulent récolter les doux avantages du pouvoir sans en assumer les rudes contraintes</strong>. Se sachant craints comme la peste, ils ne manquent donc aucune occasion de sortir leurs muscles et de rouler de gros yeux. Histoire d'intimider un Etat déjà réduit en plâtre par les coups de bâton des bandits enturbannés. Ainsi, bien qu'il ait souvent répété, le doigt sévèrement pointé au ciel, qu'on ne le trimbale pas et qu'il n'agit pas le couteau sous la gorge, Ladji Bourama oublie cette belle profession de foi dès qu'il a affaire aux leaders du HCIM. Messieurs les imams n'ont qu'à claquer du doigt pour lui arracher tout ce qu'ils veulent. Pourtant, ils ne parlent pas le latin-grec ni ne conjuguent les verbes au subjonctif ! Le festival de trimbalage du pauvre Ladji est initié par Mahmoud Dicko, président du HCIM, et son ami Moussa Bah, patron de <em>"Sabati 2012"</em>. Voyant que depuis 2013, ils n'étaient plus consultés en haut lieu, les compères  provoquent un meeting. Devant des centaines de fidèles musulmans, ils descendent Ladji dans les flammes. A les en croire, celui qu'ils ont fait monter à Koulouba n'aurait rien fait de bon depuis son élection. <em>"Je reste l'ami d'IBK, mais je ne sacrifierai pour lui ni ma patrie, ni ma religion!"</em>, martèle Dicko. Quelques heures après cette diatribe, les deux imams sont reçus à la résidence présidentielle de Sébénicoro avec, au menu, force salamalecs et gigots de mouton. Il ne restait plus qu'à leur masser les pieds avec du miel et de l'eau de jasmin!

<strong>Le spectacle n'a pas, bien sûr, échappé à l'attention d'un autre dignitaire religieux: Chérif Ousmane Madani Haidara, Guide de l'association islamique <em>Ançardine</em></strong>. Ce brillant orateur, qui révendique un million de disciples dûment munis de cartes d'électeurs <em>Nina</em> (rien que ça !), ruminait une colère noire depuis que Ladji Bourama avait refusé de le recevoir pour qu'il intercède en faveur du GATIA, cette milice d'autodéfense qui refusait de quitter Ménaka malgré les injonctions de la Minusma. Haidara ne digérait pas non  plus que Ladji Bourama, depuis son élection, n'ait pas mis le pied au stade du 26 mars pour participer aux festivités du <em>"Maouloud" </em>organisées, chaque année, par <em>Ançardine</em>. Pour ne rien arranger, Haidara a vu une provocation dans le décret d'état d'urgence que Ladji Bourama a signé la veille du<em> "Maouloud"</em> 2015. Eh bien! Non seulement Haidara a mobilisé ses foules au mépris de l'état d'urgence, mais en outre, il a déclaré devant quelque 80. 000 fidèles: <em>"Nul ne peut nous intimider ! Le "Maouloud" ne cessera d'être célébré au Mali que lorsque les hommes de foi cesseront d'y vivre. Or, des hommes de foi, il y en aura toujours au Mali!"</em>.  Au lendemain du <em>"Maouloud"</em>, le prêcheur confie aux journalistes invités à son domicile: <em>"Le jour où un président de la République tentera d'interdire le "Maouloud", Dieu l'évincera immédiatement de son poste !".</em> Et de promettre: <em>"Je jure au nom d'Allah que nous installerons un imam au pouvoir!"</em>. Dans les heures suivantes, Haidara est triomphalement reçu à Koulouba. A sa sortie d'audience avec Ladji Bourama, il annonce que la paix est revenue et qu'il renonce à son projet de porter un imam au pouvoir. Qu'a fait Ladji Bourama pour mériter ce pardon précoce ? On le saura peut-être un jour, <em>inch Allah </em>!

<strong>C'est désormais un article semi-constitutionnel: quiconque veut prospérer sous nos tropiques doit rechercher, au préalable, les bonnes grâces des leaders religieux</strong>. Avis aux ministres, sous-ministres et hauts fonctionnaires qui souhaitent faire de vieux os à leurs postes. Avis aussi aux nomades politiques qui, depuis trois ans, attendent vainement un coup d'oeil (ou de main) de Ladji Bourama. A l'intention de tous les usagers politico-administratifs, un petit conseil pratique: en rendant votre visite de courtoisie, privilégiez, s'il vous plaît, les imams qui savent mobiliser les foules au point de menacer le gâteau du grand chef. N'écoutez surtout pas les rêveurs qui s'accrochent aux vieilles théories de laïcité et autres blagues du genre: ces gens-là n'ont rien compris à la démocratie <em>made in Mali</em>. Un bon démocrate est d'abord celui qui arrive à manger trois fois par jour. Et pour y arriver, il faut prendre ses ordres à la mosquée. Ne laissez donc nulle place, pardon!, nulle mosquée où la main ne passe et repasse ! Pour avoir oublié ce sage conseil, un personnage aussi puissant que le procureur général Daniel Tessougué ne vient-il pas d'être prématurément renvoyé à ses plantations de tomates?

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Médiation pénale: le ministère de la justice forme les acteurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/mediation-penale-le-ministere-de-la-justice-forme-les-acteurs-1329512.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Jan 2016 11:38:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre du renforcement des capacités des médiateurs pénaux du ressort judicaire de la Cour d'Appel de Bamako, la Direction Nationale des Affaires Judiciaires et du Sceau (DNAJS) a organisé un atelier, le mardi 29 décembre 2015, au Centre international de conférences de Bamako. La cérémonie d'ouverture était présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, Madame Sanogo Aminata Mallé, en présence du président de la Cour Suprême, Nouhoum Tapily, et de plusieurs procureurs de la République. L'atelier avait pour thème <em>"La médiation pénale: mode alternatif de règlement des litiges et outil de préservation de la paix publique".</em>

<strong>Dans son allocution d'ouverture, la Garde des Sceaux <em>(photo) </em>a souligné que</strong> <strong>l'atelier était le couronnement d'un long processus qui a commencé en 2001 avec la relecture de plusieurs textes pénaux.</strong> C'est au cours de cette relecture que les rédacteurs du Code de Procédure Pénale ont introduit  la notion de médiation pénale. Parlant des médiateurs pénaux, la ministre dira que le procureur de la République ou le juge de paix à compétence étendue, maître d'œuvre de la médiation pénale, ne peut la réussir seule. <em>"Il lui faut s'appuyer sur des citoyens respectés et écoutés qui ont plus de chance d'y parvenir"</em>, a précisé la ministre. Elle a regretté qu'une seule dame prenne part à l'atelier et a demandé aux procureurs et juges de paix à compétence étendue d'être désormais plus attentifs aux choix des dames parmi les médiateurs pénaux.

<strong>La médiation pénale, faut-il le rappeler, est une mesure alternative</strong> <strong>aux poursuites pénales. </strong>Elle relève de la décision du Procureur de la République et est fondée sur le principe du <em>"plaider coupable".</em> Elle est utilisée pour régler des litiges impliquant des faits sont simples et constitutifs d'une infraction légère. Elle est exclue en matière criminelle. Le médiateur, pour éviter d'aller au procès, tente de rapprocher les parties afin d'assurer la réparation du dommage subi par la victime, mettre fin au trouble résultant de l'infraction et contribuer au classement des faits. Seul le procureur ou son délégué décide de la médiation. Contrairement à un jugement dont le déroulement et le caractère contentieux peuvent laisser des séquelles morales, la médiation pénale a un effet bienfaisant sur les relations des parties en conflit.

<strong>Au cours de cet atelier, les participants se sont formés aux rudiments de l'organisation judiciaire et des bases juridiques de la médiation pénale.</strong> En outre, ils ont bénéficié de modules leur permettant de développer leur capacité d'écoute et leur sens du compromis. L'atelier a eu lieu grâce à l'accompagnement de la coopération canadienne.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>

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<title>Ayant vaincu l&amp;apos;état d&amp;apos;urgence le prêcheur Haidara promet un imam à  la tête du Mali</title>
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<pubDate>Tue, 05 Jan 2016 11:37:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le "Maouloud" 2015, Haïdara, Guide d'Ançardine, a animé une conférence de presse à son domicile, au Banconi. Compte-rendu...</em></strong>

Il a rappelé, d'emblée, que malgré les intimidations, le <em>"Maouloud" </em>a été fêté. Il salue les 3000 personnes qui ont bénévolement assuré la sécurité des festivités et qui, le 1er janvier 2016, sont venus recevoir ses bénédictions.

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<strong><em>"Maouloud" des croyants.</em></strong> Haidara relate: <em>"Les autorités avaient eu peur des risques d'attentats au stade du 26 mars. Nous nous sommes rendus en ce lieu en croyants, convaincus que rien n'advient sans la volonté de Dieu et prêts à mourir</em> <em>pour l'islam.". </em>

<strong> </strong>

<strong><em>Financements</em></strong><strong> d'<em>Ançardine</em>.</strong><em> "Contrairement à ce que certains pensent, le Maouloud ne nous rapporte pas d'argent; il rapporte plus au pays qu'à nous. A preuve, les marchands du Grand Marché et du marché de Médine nous ont écrit pour inciter à maintenir la célébration du Maouloud qui, à leurs dires, leur rapporte beaucoup", </em>explique Haidara.Il révèle que son mouvement, <em>Ançardine International</em>, supporte avec foi et générosité ses activités du mouvement; les militants ont dépensé 135 millions de FCFA pour organiser le "Maouloud" 2015; ils viennent aussi de construire 5 villas dans la ferme du prêcheur pour un milliard. <em>"Ce sont ces hommes et ces femmes qui font de moi ce que je suis, et non les dons offerts durant le Maouloud"</em>, note Haidara.

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<strong><em>Refus de tout report du "Maouloud".</em></strong> Selon l'orateur, les autorités lui ont demandé de célébrer le  baptême du Prophète (paix et salut sur lui) dans la journée au lieu de la nuit, et ce, pour des raisons de sécurité. <em>"J'ai accepté mais j'ai été surpris de ne voir aucune force de sécurité sur les lieux de la célébration: pourquoi ce sabotage ? Nos autorités doivent changer.De nos jours, on préfère aller sécuriser les concerts et les bars que de sécuriser les 73.000 musulmans pratiquant leur culte. Si les Occidentaux conseillent aux autorités de se départir des musulmans, elles devraient rejeter ces conseils. Partout où IBK passe, ne dit-il pas qu'il doit son élection aux musulmans? Comment alors pourrait-il ignorer ceux qui l'ont élu?". </em>

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<strong><em>Un imam au pouvoir.</em></strong> Haidara met en garde: <em>"Si les autorités ne font pas attention, les musulmans prendront le pouvoir. Nous ferons en sorte que nul ne devienne président de la République s'il n'est un de nos imams ! Je jure au nom d'Allah que nous le ferons si les autorités ne font pas attention! Pour qu'on n'en arrive pas là, respectons-nous mutuellement!".</em>

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<strong><em>Terrorisme.</em></strong> Haïdara dit ne pas croire que les terroristes soient des musulmans car l'islam condamne la violence.

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<strong><em>Haidara député ?</em></strong> <em>"Je n'accepterai pas d'être député mais je peux faire en sorte que quelqu'un le devienne.Je n'échangerai mon fauteuil de Guide d'Ançardine contre aucun poste électif"</em>, dit le prêcheur.

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<strong><em>Haidara craint par l'Etat?</em></strong> <em>"L'Etat n'a pas et ne doit pas avoir peur de moi. Il y a des gens qui, comme moi, veulent aider le pays, mais l'Etat s'en fout d'eux; il ne craint et ne s'intéresse qu'à ceux qui peuvent gâcher son festin. Nous ne nous sommes jamais, nous, interposés entre l'Etat et son gâteau!", </em>ironise le prêcheur<em>. </em>Qui ajoute: <em>"Loin de nous craindre, l'Etat viole nos droits: or, la chèvre opprimée mord.</em>.. <em>Ançardine a donné 10 millions de FCFA à nos soldats pour leur équipement. Quand nous avons proposé au Haut Conseil Islamique d'en faire autant, certains leaders du Haut Conseil nous ont objecté qu'on ne devait pas donner de l'argent à</em> <em>des mécréants pour combattre les musulmans qui avaient envahi le nord!</em>

<strong><em>Au sujet du pouvoir actuel.</em></strong> Haidara peste: <em>"Un jour, on aura un Etat qui aide ceux qui font du sérieux; ce temps n'est plus loin! On aura, inchallah, ce gouvernement!Un pays voisin donne annuellement aux associations qui fêtent de "Maouloud" 4 milliards de FCFA; ce pays est en train de construire un quartier dédié au Maouloud. Comment</em> <em>comprendre que notre organisation continue de louer le stade du 26 mars pour fêter le "Maouloud" ? C'est inadmissible! Nous n'avons pas approché le gouvernement pour nous aider financièrement car il a lui-même besoin d'argent.Nous n'avons vu aucun ministre pour nous aider à organiser le "Maouloud" bien qu'au même moment, deux de nos ministres se soient rendus, aux frais de l'Etat, au Sénégal pour participer au "Mangal", fête religieuse locale. Les autorités veulent nous dégager de là où nous sommes mais Dieu est avec nous ! Nous ne voulons donc pas de leur aide et restons derrière le Tout-Puissant! N</em>os <em>autorités n'ont jamais dit ouvertement qu'elles voulaient interdire le "Maouloud", mais tout le monde a compris leur</em> <em>intention de le faire</em>.<em>Eh bien! Le jour où un président de la République tentera d'interdire le "Maouloud", Dieu l'évincera immédiatement de son poste!". </em>

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<strong><em>Au sujet d'IBK</em></strong>. Haidara narre: <em>"Avant qu'il ne devienne président de la République, IBK nous envoyait un bœuf et une enveloppe pour le "Maouloud". Il participait aux festivités en personne, au point qu'on se demandait qui l'informait des dates et lieux de célébration. Devenu président, il n'a participé à aucune célébration même s'il nous fait parvenir des contributions. Au "Maouloud" 2015, par exemple, il nous a envoyé 4 bœufs, 3 cartons de poissons et une enveloppe. Il devrait s'occuper davantage du "Maouloud" en tant que président puisqu'il a été à nos côtés tout le temps avant son élection. Dans un pays voisin, le président et ses ministres se sont déplacés aux lieux du "Maouloud", déployant 17.000 soldats pour la sécurité"</em>.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Enquête: Comment le prêcheur Ousmane Madani Haidara a vaincu l&amp;apos;état d&amp;apos;urgence</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/enquete-precheur-ousmane-madani-haidara-a-vaincu-letat-durgence-1329442.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Jan 2016 11:31:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A la veille des nombreuses fêtes de fin d'année, l'Etat malien a décrété l'état d'urgence. Mais il a vite reculé sous la menace des leaders religieux conduits par le très populaire Haidara. Le film d'une capitulation...</em></strong>

L'affaire débute le 20 novembre 2015, avec l'attaque de l'hôtel Radisson. Le gouvernement décrète pour dix jours l'état d'urgence. Pour édifier le public sur cette notion, le gouvernement dépêche sur l'ORTM le directeur de l'Ecole Nationale d'Administration  (ENA), Fousseyni Samaké. Selon ce spécialiste, l'état d'urgence est un régime juridique qui accroît les pouvoirs de police des autorités civiles. Prévue par la Constitution, la mesure est prise en cas de <em>"péril imminent" </em>sur la sécurité publique, d'<em>"atteinte grave à l'ordre public" </em>ou de <em>"catastrophe naturelle"</em>. Les conséquences de l'état d'urgence sont une restriction  des libertés, comme celles de presse, de circulation ou de manifestation. <em>"L'état d'urgence confère aux autorités administratives le pouvoir d'interdire tout rassemblement de personnes. En 1990, il fut décrété en 6ème  et 7ème  régions. En janvier 2013, les autorités de Transition l'ont instauré après les attaques contre la ville Konna", </em>dit l'expert.

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<strong>Haidara met en garde</strong>

<strong> </strong>

C'est entendu: l'état d'urgence vise à empêcher les attroupements et manifestations publics. C'est pourquoi lorsqu'il est décrété le 20 novembre, suite à l'attaque du Radisson, des inquiétudes planent sur la tenue du <em>"Maouloud" </em>prévue pour fin décembre. Le<em> "Maouloud"</em>, comme on le sait, désigne l'anniversaire du Prophète de l'islam (paix et salut sur lui).

Craignant l'annulation  de cet événement qu'il célèbre chaque année avec faste, Chérif Ousmane Madani Haidara, le leader de l'association islamique <em>Ançardine,</em> sort ses muscles. Haidara n'est pas n'importe qui. Orateur hors pair, il est le gourou d'une association qui révendique  un million de fidèles. Il aime rappeler que chacun de ses disciples détient une carte d'électeur <em>Nina</em>. Nul n'ignore que si le Haut Conseil Islamique (HCIM) remplit les stades à chacune de ses manifestations, c'est surtout grâce à la capacité de mobilisation de Haidara. Ce dernier est à la fois admiré et redouté. Dès le jeudi 3 décembre, lors d'un  point de presse à son domicile sis à Banconi, en commune 1 de Bamako, il met en garde contre toute annulation du <em>"Maouloud"</em>. Le Guide des <em>Ançar</em> affirme: <em>"Le Maouloud fait partie de l'Islam. Nul ne pourra nous empêcher de pratiquer notre religion. Pour nous, le Maouloud équivaut à la prière: le gouvernement ne peut pas l'empêcher!"</em>.

<strong>Le Groupement des Leaders Musulmans, présidé par Haidara lui-même, revient à la charge quelques jours plus tard</strong>. Lors d'une conférence de presse, le Secrétaire Général du Groupement, Macki Ba,  annonce que la célébration du <em>"Maouloud"</em> aura à la date prévue (sous-entendu: malgré l'état d'urgence). Il assure que les mesures sécuritaires seront prises par les organisateurs pour le bon déroulement de la fête.

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<strong>Bras de fer</strong>

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La tension monte entre l'Etat et les  organisateurs du <em>"Maouloud"</em> lorsqu'à l'approche de l'événement, le gouvernement décrète, le lundi 21 décembre, l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire. Des rumeurs courent sur l'annulation de tous les rassemblements, y compris ceux du <em>"Maouloud".</em> D'ailleurs,un grand parti comme l'URD annule son congrès. Sentant la tenue du <em>"Maouloud"</em> en péril, les leaders religieux impliqués dans son organisation se réunissent au domicile de Haidara. Ils décident de maintenir la célébration du <em>"Maouloud"</em>. L'information est relayée par plusieurs radios et chaînes de télévision, dont <em>Cherifla télé,</em> une chaîne appartenant à Haidara.

<strong>Après quoi, les leaders religieux se succèdent au micro pour dire:</strong> <em>"Nous sommes conscients de la situation du pays. Mais avant de décréter l'état d'urgence, le gouvernement  aurait dû nous en parler. Nous ne pouvons comprendre que l'état d'urgence soit décrété 48 h seulement avant le démarrage des festivités du "Maouloud", alors que des dizaines de millions de FCFA ont été injectés dan</em>s <em>l'organisation et que des milliers de fidèles sont venus du monde entier. Par conséquent, le "Maouloud" ne sera ni annulé ni reporté!"</em>.

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<strong>L'Etat capitule</strong>

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Le gouvernement panique aussitôt. Il sait de quoi sont capables les foules musulmanes qui, en 2011, ont fait avorter la promulgation du Code de la famille voté sous ATT.Il se soumet donc à la volonté des leaders musulmans de maintenir le <em>"Maouloud"</em>. Pour masquer sa reculade, le gouvernement se lance dans une campagne de presse. Ainsi, Mountaga Tall, ministre de l'Enseignement Supérieur, passe à la télévision nationale pour tenter de convaincre, en français et en bambara, que l'état d'urgence n'empêche pas les rassemblements, et surtout pas notamment ceux du <em>"Maouloud"</em>. Puis, c'est  le jeune ministre de la Sécurité, le colonel-major Salif Traoré, qui monte hâtivement au créneau. Lors d'un point presse animé, le 23 décembre à son département, il affirme que l'état d'urgence n'est pas décrété pour empêcher le <em>"Maouloud"</em> ou Noël, mais plutôt pour octroyer les moyens aux forces de sécurité d'accomplir leurs missions. <em>"Certains attroupements peuvent être interdits s'ils sont jugés dangereux par les autorités administratives;</em> <em>de même, certains lieux suspects peuvent être perquisitionnés à tout moment sans l'aval des propriétaires"</em>, prévient-il. Les contorsions des deux ministres prennent  l'exact contre-pied du cours de droit livré, il y a un mois, par le directeur de l'ENA...

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<strong>Haidara savoure son triomphe</strong>

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Le gouvernement ayant lui-même justifié la tenue du <em>"Maouloud",</em> il ne reste plus aux fidèles musulmans qu'à remplir le stade du 26 mars jeudi 24 décembre 2015. Mercredi 30 décembre 2015, au cours de la célébration du baptême du Prophète (paix et salut sur lui), Haidara, prenant la parole devant quelque 80. 000 fidèles, revient sur ce qu'il appelle une <em>"tentative de sabotage du Maouloud"</em>. Et il martèle avec force: <em>"Nul ne peut nous intimider ! Le "Maouloud" ne cessera d'être célébré au Mali que lorsque les hommes de valeur cesseront d'y vivre. Or, des hommes de valeur, il y en aura toujours au Mali!"</em>.Au lendemain du <em>"Maouloud"</em>, il répète aux journalistes: <em>"Le jour où un président de la République tentera d'interdire le "Maouloud", Dieu l'évincera immédiatement de son poste!"</em>

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Incroyable mais vrai: un Procureur  général victime de la barbe !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/incroyable-vrai-procureur-general-victime-de-barbe-1329392.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Jan 2016 11:27:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les décisions du gouvernement malien ont à peine la longevité des lucioles, même si elles s'entourent d'un brouhaha de tous les diables avec, au menu, tambours et trompettes. Tenez ! Décrétée <em>"année de lutte contre la corruption"</em>, 2014 a enregistré les plus grands scandales financiers du Mali moderne: l'affaire du Boeing <em>"sans papiers"</em> et celui des équipements militaires. Valeur du dossier: 108 milliards! Pourtant, malgré les hauts cri du FMI, aucune des personnes incriminées n'a senti passer le boulet de la justice.Du coup, 2015 a vu apparaître de nouvelles affaires: celles des 1000 tracteurs et des engrais frelatés. Histoire de se dédouaner sur le dos des juges, Ladji Bourama a déclaré leur avoir transmis, sans suite concrète, 200 dossiers de délinquance financière. Le propos n'a pas, bien sûr, échappé à Daniel Tessougué, le célèbre Procureur Général près la Cour d'Appel de Bamako. Dans les colonnes de <em>"La Sentinelle"</em> (n° 17 du 21 décembre 2015), Tessougué réplique: <em>"Le Président de la République a parlé de plus de 200 dossiers.Plus précisément, c'est 209 rapports de la CASCA...Je me suis amusé à voir un peu dans le document que le procureur de la Commune 3 m'a envoyé... On voit que de 2007 à 2013, il ne reste que 20 dossiers"</em>. A la question de savoir pourquoi Ladji Bourama <em>"persiste et signe"</em> dans ses affirmations, le magistrat répond: <em>"Il faut comprendre que le président de la République, lorsqu'il annonce qu'il a envoyé plus de 200 dossiers à la justice, est dans son rôle."</em>.Rôle de propagande, hein ?

<strong>Du coup, le petit peuple s'interroge:</strong> Tessougué vient-il d'être relevé de ses fonctions à cause des répliques adressées au chef de l'Etat au sujet des <em>"200 dossiers"</em> ? C'est possible. Mais la tête du magistrat était également mise à prix depuis qu'il avait proposé de raser les <em>"longues barbes"</em> afin de lutter contre le terrorisme. Il s'est immédiatement attiré la sainte colère des chefs musulmans qui ont exigé son départ, prévenant que de ce départ dépendaient leurs relations avec Ladji Bourama. En attendant que celui-ci s'exécute, ils ont multiplié, dans les mosquées, les prêches enflammés contre Tessougué dont un proche fut agressé par des inconnus. Si Tessougué a pu, dans un passé récent, sauver sa place face à Bathily, alors ministre de la Justice, il a dû, cette fois, tirer sa révérence face aux <em>"longues barbes"</em>. Ces barbes-là, nul ne parlera plus de les raser, <em>inch Allah</em>! Morale de l'histoire: pour peu que le gouvernement malien en fasse la demande, Tessougué entrera, en 2016, dans le livre <em>Guinness </em>des records en qualité de premier magistrat de l'univers victime des barbes. Qui dit mieux ?

En vérité, à travers Tessougué, le parquet général perd un magistrat intègre et travailleur. Son principal défaut était qu'il avait une conception révolutionnaire de la justice qui, à ses yeux, devait servir le peuple, même contre l'avis des gouvernants. Or, en démocratie, tout fonctionnaire est prié de servir les gouvernants avant le peuple.

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique &#45; Le décret&#45;jouet de Ladji Bourama : Au Mali, l&amp;apos;état d&amp;apos;urgence sert juste à amuser la galerie. Il y a donc urgence à recréer un... Etat, un vrai!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chronique-satirique-le-decret-jouet-de-ladji-bourama-au-mali-letat-durgence-sert-juste-a-amuser-la-galerie-il-y-a-donc-urgence-a-recreer-un-etat-un-vrai-1329342.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Jan 2016 11:22:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lundi 21 décembre 2015, Ladji Bourama convoque son gouvernement dans la plus extrême urgence. A voir le défilé des limousines ministérielles à Koulouba, on aurait juré que l'armée malienne venait de capturer Iyad Ag Ghali et que l'on organisait, au palais présidentiel, le jugement du chef terroriste.

Mais le but du Conseil des Ministres extraordinaire était tout autre: il s'agissait de décréter l'état d'urgence. Nous autres, illettrés, avions pensé que le gouvernement entendait, comme en France, interdire les rassemblements lors des fêtes de fin d'année et ainsi ôter aux éventuels terroristes des cibles de choix. Mais voilà: à peine l'état d'urgence fut-il décrété que les ministres se sont succédé au parloir pour dire qu'il a pour but de ne...rien empêcher. Et de fait, l'état d'urgence n'a nullement empêché le prêcheur Ousmane Madani Haidara de célébrer, comme chaque année, le <em>"Maouloud"</em> devant des milliers de fidèles réunis au Stade du 26 Mars.

Parmi les personnalités présentes au Stade, devinez qui ?  Thierno Diallo, le ministre des Affaires Religieuses en personne ! Haidara révèlera même que pour l'occasion, Ladji Bourama lui a fait parvenir quatre boeufs et du poisson. L'histoire ne dit pas si le véhicule transportant ces sacrés colis a été fouillé en route par les forces de l'ordre... Les chrétiens ont, de leur côté, fêté Noël dans la plus grande ferveur.

Quant aux cortèges de mariage, ils n'ont pas cessé de pétarader dans la capitale toute la journée du jeudi. Sans compter les fêtards du 31 décembre et les noceurs de l'élection <em>"Miss ORTM".</em> Pourquoi, diable, les foules se seraient-elles gênées quand le ministre de la Sécurité lui-même assure en conférence de presse, le 23 décembre 2015, que <em>"l'état d'urgence n'est pas institué pour empêcher les fêtes" </em>de <em>"Maouloud",</em> de Noël ou de la Saint-Sylvestre ?

Alors, question à mille dollars azawadiens: pourquoi le gouvernement a-t-il attendu la veille du <em>"Maouloud"</em>, de Noël et la Saint-Sylvestre pour décréter l'état d'urgence ? Pourquoi avoir convoqué, pour édicter cette mesure d'exception, un conseil des ministres extraordinaire ? L'état d'urgence, version Ladji Bourama, vise-t-il simplement à interdire la chasse aux oiseaux ? En tout cas, avec le fameux décret d'état d'urgence, les enfants ont un objet d'un nouveau genre: un décret-jouet !

<strong>Au moment où l'état d'urgence amuse la galerie, que voyons-nous ? </strong>Le vice-président du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) en meeting! Dans l'Azawad ? Que non! Quelque part dans le désert algéro-maliano-nigérien? Vous n'y êtes toujours pas ! Le meeting se tenait en plein Bamako,  samedi 19 décembre 2015 ! Eh oui !

Après que son mouvement a endeuillé le nord, liquidé nos soldats et, aux dernières nouvelles, égorgé 7 préfets et sous-préfets, Mamadou Djery Maiga rassemble la jeunesse de la commune 6 sur le terrain de basket des 1008 logements sociaux de Yirimadio.

Spectacle étonnant, dites-vous ? Maiga est le premier à le reconnaître: <em>"Il fut un moment où personne ne pouvait imaginer que Djery Maiga serait à Bamako, à fortiori viendrait discuter avec les populations de Bamako: cela veut dire tout simplement que le processus de paix est en marche !"</em>. Aux dires du grand chef dont le mandat d'arrêt est, depuis belle lurette, rangé au panier, sa démarche n'est pas solitaire: <em>"C’est une démarche que les responsables de la Coordination des Mouvements de l'Azawad et de la Plateforme ont entreprise depuis quelques jours. Le général Gamou et Algabass Ag Intallah se trouvent à Hanour et Bilal Ag Cherif au camp de refugiés de M’béra pour sensibiliser les populations" </em>aux accords de paix du 15 mai et du 20 juin 2015. Selon le compère azawadien, ceux qui ont refusé de signer ces accords sont <em>"ennemis de la paix, de la CMA et de l’ensemble du peuple malien"</em>. L'orateur, qui sait sans doute de quoi il parle, conseille: <em>"Nous devons tourner le dos aux anciennes pratiques : que de l’argent soit versé aux anciens rebelles et que le reste de la population ne sente pas de changement après la crise."</em>.

Désireux d'écarter par avance les intrus du festin annoncé (postes de ministres, de douaniers, de colonels et autres machins), Maiga prévient: <em>"L'accord de paix, c’est tous les Maliens, mais le Comité de suivi de l’accord, c’est trois entités : le gouvernement, la CMA et la Plateforme. Aucun autre mouvement créé à la va-vite n'en fera partie"</em>.Et si la jeunesse de Yirimadjo fondait un mouvement de soutien aux accords de paix ? Réponse du très affamé Maiga qui ne veut rien partager: <em>"Ce serait une bonne chose, mais il est impossible que ce mouvement siège au Comité de Suivi!</em>".

<strong>Voyez-vous, l'Etat malien</strong> <strong>n'existe plus que sur le papier et dans de vieux manuscrits archéologiques comme le programme de Ladji Bourama intitulé <em>"Mali d'abord, inch Allah"</em>.</strong> Comment en douter quand les décrets de l'Etat servent de jouets et que des souris enturbannées, comme le MNLA, viennent danser dans son nez ? Il ne reste plus qu'à transformer la CMA elle-même en parti politique: deux leaders de ce groupe de bandits ne siègent-ils pas déjà au parlement ? Et au lieu d'état d'urgence, le Mali éprouve plutôt l'urgence d'un Etat. Il lui faut d'urgence se doter d'un Etat sur le museau duquel les souris ne feraient pas la fête.

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK&#45; MOUSSA MARA: la guerre est déclarée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-moussa-mara-la-guerre-est-declaree-1315042.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Dec 2015 18:06:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Rien ne va plus entre le chef de l'Etat et son ancien Premier Ministre. Si Moussa Mara a entamé une campagne feutrée, mais permanente, pour la succession d'IBK, ce dernier, fidèle à son tempérament, vient d'officialiser la guerre.

Lorsque le 5 avril 2013, Moussa Mara est désigné par le président IBK à la primature, la consternation est générale dans les rangs de la mouvance présidentielle. Comment, se demande-t-on, IBK a-t-il  pu choisir un jeune homme de 39 ans pour occuper un poste si prestigieux ? Pourquoi, parmi tous les chefs de partis qui l'ont soutenu, a-t-il  jeté son dévolu sur le président de <em>"Yelema"</em> qui ne révendique qu'un député au parlement ?  Surtout, pourquoi choisir un homme politique dont les ambitions présidentielles étaient connues ? L'incompréhension va gradissant, au point que certains  avancent l'idée que le chef de l'Etat, ulcéré par la démission à la fois imprévue et fracassante d'Oumar Tatam Ly, a, sur un coup de tête, désigné, pour succéder au Premier Ministre démissionnaire, un simple visiteur  de passage: Moussa Mara.

<b><strong>Gages de </strong></b><b><strong>loyauté</strong></b>

Le nouveau Premier Ministre se hâte d'occuper la scène publique. Se sachant surveillé comme le lait sur le feu, il multiplie les gages de loyauté, mais aussi d'efficacité, envers son bienfaiteur de Koulouba. Objectif évident: faire oublier au plus vite Oumar Tatam Ly et se rendre indispensable.  Ainsi, il n'insiste guère pour incorporer un ou pusieurs de ses proches dans son équipe gouvernementale. On l'entend défendre bec et ongle l'achat d'un avion présidentiel qu'il déclare, sans sourciller, dépourvu de <em>"papiers officiels"</em>.  Levé à l'aube et couché avec les hiboux, Mara pousse, le 17 mai 2014, le zèle jusqu'à se rendre, malgré divers avertissements, à Kidal, fief des rebelles touaregs. Il ne s'en remettra pas car les groupes armés le chassent à coups de canon de la ville, égorgeant au passage sept préfets et sous-préfets venus conférer avec le chef du gouvernement. La guerre déclenchée, le 24 mai 2014, par l'armée malienne suite à ce carnage tourne au désastre: Kidal est pour de bon perdue par l'Etat malien qui, à ce jour, n'a pas fini de pleurer ses soldats morts ou blessés. Certes, le chef de l'Etat le qualifie de <em>"patriote" </em> pour son épopée kidaloise, mais il ne fait pas de doute que le souvenir de ce dramatique événement a joué un rôle dans son limogeage survenu le 8 janvier 2015.

<b><strong>Mara entre en </strong></b><b><strong>campagne</strong></b>

Si son départ de la primature est assez prématuré, Mara n'en tire pas moins quelque soulagement: il a désormais le loisir d'entretenir, de consolider le réseau politique qu'il a tissé lors de son séjour à la primature. Moussa Mara entame donc ce qui ressemble à une campagne électorale officieuse. En ligne de mire: se préparer à la succession d'IBK en 2018. Le président du parti <em>"Yelema"</em> multiplie les sorties médiatiques ainsi que les voyages à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Et il parle, parle, parle...

21 février 2015: Mara débarque à Dakar pour présider le Forum des Opérateurs pour la Garantie de l'Emergence en Afrique.

Quelques semaines plus tard, lors d'une conférence portant sur <em>"le rôle des médias dans la lutte contre la corruption"</em>, Mara, invité par la <em>Friedrich Ebert Stiftung</em>, en partenariat avec l'ONG <em>Transparency International</em>, fait un exposé sur le thème: <em>"Transparence, bonne gouvernance et lutte contre la corruption"</em>. Il déclare que<em>"la transparence est un élément substantiel de la bonne gouvernance."</em>. Avant d'ajouter: <em>"Au Mali, "la corruption est beaucoup plus grave que le problème du Nord; si on ne s'y attaque pas véritablement, on n'aura pas un Etat qui puisse régler les problèmes régaliens".</em> IBK, son ancien patron, appréciera...

<b><strong><em>9 mai 2015</em></strong></b>. Lors d'une conférence de son parti au CICB de Bamako, Mara disserte sur l'accord d'Alger. A ses dires, <em>"même si le Mali doit signer seul l'accord, il faudra le faire car il s'agit de la refondation de notre État. Même s'il n'y avait pas de crise au nord, l'État malien aurait besoin d'être refondé. Ce n'est pas moi, qui ai écrit deux livres sur l'État pour demander ça depuis des années, qui vais me plaindre de cela ! Cet accord contient des réformes indispensables. C'est pourquoi je pense qu'il faut qu'on le signe. Viendra qui voudra venir. Ceux qui ne voudront pas venir apparaîtront devant la communauté nationale et internationale comme des fauteurs de troubles qui méritent d'être traités comme tels. Trop c'est trop, il faut avancer!".</em>

<b><strong>Quand sa casquette de chef de parti a trop servi, Mara revêt son képi de membre de la société civile</strong></b>. Toujours pour parler davantage et s'adjuger sa part de lumière. Ainsi, sur la recrudescence de l'insécurité au nord, il donne son point de vue en marge du lancement du <em>Centre d'études et de Réflexions au Mali (CERM)</em>, une association qu'il préside. Selon lui, beaucoup d'acteurs de la crise du nord ont intérêt qu'elle perdure car ils vivent de l'insécurité, des pillages, des brigandages et des séjours qu'on leur offre dans les capitales occidentales. Mara invite donc les Maliens à ignorer les <em>"tentatives de sabotage"</em> de l'accord d'Alger,  pour qu'à partir du 15 mai 2015, il y ait une réduction significative de la belligérance au nord. Comme pour faire mentir ceux qui le disent pressé de remplacer IBK, l'orateur profite de la tribune du CERM pour tirer à boulets rouges sur l'opposition à laquelle il reproche d'avoir boudé le lancement de son Centre.

<b><strong>IBK ayant gagné l'élection présidentielle de 2013 avec pour tout programme <em>"Inch Allah"</em>, Mara compte bien l'imiter en 2018. </strong></b>En tout cas, le président de <em>"Yelema" </em>ne cesse de faire les yeux doux aux dignitaires religieux. Du 23 au 26 avril 2015, il effectue la <em>"Oumrah"</em> (petit pèlerinage) à La Mecque  et le fait personnellement  savoir par tweet et par facebook, tout en soulignant qu'il avait été invité à Djeddah par la communauté malienne de cette ville pour parler du Mali et de la paix. Ne quittant jamais son chapelet, l'ancien Premier Ministre rencontre, le 11 mai 2015, les femmes musulmanes qui, à l'occasion, lui décernent une médaille. Le 16 mai, il rend visite à l'Imamat de la commune 6 de Bamako pour, officiellement, discuter de l'accord d'Alger.

<b><strong>Soit dit en passant, au moment où Mara devient la coqueluche des imams, une brouille oppose IBK à son mentor, le Chérif de Nioro, au point que l'entourage du chef de l'Etat voit l'ombre de Mara derrière les accusations publiques récemment d'inertie portées contre  lui par les amis du Chérif: Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique, et Moussa Boubacar Bah,  président de l'association</strong></b>  <b><strong>islamo-politique <em>"SABATI 2012".</em></strong></b> Signe de la tension persistante entre IBK et les chefs religieux qui l'ont activement soutenu en 2013, il vient, dans une interview accordée à l'hebdomadaire <em>Jeune Afrique</em> n° 2866 du 13 au 19 décembre 2015, de désavouer fermement l'imam Mahmoud Dicko lorsque celui-ci a prétendu que les malheurs terroristes qui frappaient le Mali étaient dus à une vengeance divine contre les perversions qui s'installaient dans le pays. <em>"Je réprouve totalement ces déclarations inappropriées. Ces propos ne sont ni les miens ni ceux du peuple malien...Ce que dit M. Dicko n'engage que lui.", </em>martèle IBK. Comme par hasard, le réprobation d'IBK intervient au moment précis où le procureur général près la Cour d'appel de Bamako, Daniel  Tessougué, fulmine, en faisant allusion à l'imam Dicko: <em>"Ce que dit l'intéressé n'engage que son Dieu. Pas le Dieu des Maliens!". </em>N'ayant cure de cette situation, Mara a, il y a deux semaines, a rendu une visite de courtoisie au Chérif de Nioro et à Ousmane Madani Haidara, le leader de l'association <em>Ansardine</em>, qui se targue d'avoir un million d'adhérents dûment  munis de... cartes d'électeurs <em>Nina</em>.

<b><strong>Au moment où IBK s'envole de capitale asiatique en capitale européenne, Moussa Mara, l'oeil rivé sur le fauteuil présidentiel, parcourt sans relâche l'intérieur du Mali.</strong></b> Du 24 au 25 février 2015, il effectue une tournée  à  Ségou, Bla, San et Mopti. Le 5 avril 2015, il préside une course hippique à Ségou. Le 26 février 2015, il participe à Bankass et Koro  aux activités de <em>"Ginna Dogon"</em>, une association de promotion de la culture Dogon. Le monde scolaire ayant presque autant de poids électoral que le pays Dogon et le monde musulman, Mara fait une cour assidue aux élèves et étudiants. Le 12 mars 2015, il parraine la finale de la coupe des élèves de l'Institut de Formation des Maîtres de Bamako. Le 4 avril, il prend part, à Torokorobougou, à la pose la première pierre d'un projet de construction de deux écoles coraniques, de deux centres de santé, de quatre forages avec pompe solaire dans certains quartiers de Bamako. Le 9 avril 2015, il anime, sur invitation de l'Association des Anciens Elèves du Lycée Mamadou Bodj de Sébénikoro, une conférence sur le rôle des élèves et étudiants dans le processus de paix et de réconciliation nationale. Enfin, Mara profite de l'attaque commis à  l'hôtel  RADISSON de Bamako pour se rappeler au bon souvenir des Maliens. Interviews aux chaînes de télévision, communiqués, analyses...On eût juré que c'était lui le chef du commando chargé d'organiser la traque aux terroristes !

<b><strong>Guerre ouverte</strong></b>

La campagne permanente conduite par son ex-Premier Ministre n'échappe pas, bien sûr, à IBK. Celui-ci attend l'heure de décrocher un direct à la mâchoire de Mara. L'occasion se présente le 12 décembre 2015. IBK, au terme d'une tournée en quatrième région, reçoit la presse dans la ville Ségou. Sans nommer son ancien Premier Ministre Moussa Mara, le chef de l'Etat lance: <em>"On a dit: "IBK parle, parle...Mais pourquoi il ne va pas à Kidal?". J'aime mon pays. Je souhaite que mon pays soit dans une situation de paix durable. L'accord de paix signé a prévu des étapes qui seront rigoureusement respectées. Et aucune fanfaronnade politicienne ne me fera prendre mon avion pour aller débarquer à Kidal et créer un incident.Et c'est tellement facile de dire que toute l'armée va vous protéger! Quelle gloire ? Quelle gloire ? Et ainsi amener des enfants maliens à s'entretuer, alors que je peux attendre tranquillement les effets de l'accord qu'on a signé". </em>Tout le monde dévine le <em>"fanfaron politicien" </em>dénoncé par IBK qui ne se gêne pas de faire porter à qui de droit le sanglant chapeau hérité de la déroute de l'armée à Kidal.

<b><strong>En réalité, ces mots officialisent la guerre entre le chef de l'Etat et son ancien Premier Ministre</strong></b>. IBK ne pardonne pas à Mara de préparer sa succession. Surtout que Mara n'a jamais exclu, même lorsqu'il occupait la primature, l'idée de se présenter à la présidentielle de 2018. Or, Mara constitue pour IBK un adversaire redoutable. Pour plusieurs raisons.

D'un: Mara a de l'ambition à revendre, mais aussi un incontestable talent politique. A son jeune âge (40 ans aujourd'hui), il se prévaut d'un parcours extraordinaire: maire de la commune 4 de Bamako (poste dont il a évincé Issa Guindo, un cadre du RPM, le parti au pouvoir), il a failli priver, en 2002, IBK du poste de député de ladite commune. Candidat à la présidentielle de 2012, il rallie IBK au second tour avant de devenir ministre de l'Urbanisme puis chef du gouvernement.

De deux: Mara et IBK puisent dans le même électorat, celui des religieux. Sans l'opposition décisive du Chérif de Nioro, l'association <em>"SABATI 2012"</em> aurait, au reste, soutenu, en 2012, Mara aux dépens d'IBK.

De trois: le petit peuple voit en Mara un héros qui, contrairement à Oumar Ttam Ly et à IBK lui-même, a osé fouler le sol de Kidal au mépris du danger. C'est d'ailleurs cette image de héros que le chef de l'Etat a voulu détruire à travers sa sortie médiatique de Ségou.

De quatre : Mara a profité de son séjour à la primature pour tracer un sillon  à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Sans compter la fortune qu'ont pu lui procurer les fonds de souveraineté de la primature qu'il pouvait dépenser à sa guise.

Enfin, Mara, quoi qu'on puisse lui reprocher, ne traîne pas de casseroles aussi bruyantes que celles de nombre de ses rivaux potentiels en 2018. Difficile donc de le tenir en laisse par des <em>"dossiers"</em>...

<b><strong>Pour toutes ces raisons, l'éventuelle candidature de Mara donnerait du fil à retordre au président sortant</strong></b>. Ce dernier, très tôt conscient du danger, a prudemment veillé à écarter Moussa Mara de la présidence de la Coalition de la Mouvance Présidentielle (CMP): bien que le Premier Ministre d'alors soit l'initiateur de ce conglomérat de partis proches du RPM, la direction du CMP finit par échoir à Boulkassoum Haidara, un RPMiste bon teint passé maître dans l'art de supporter les gifles politiques d'IBK qui lui reproche régulièrement, à lui et à ses compagnons, une forte indolence. Mara fut poliment invité à aller se faire valoir ailleurs...

<b><strong>Le limogeage de Mara de la primature s'inscrit dans la même logique: briser l'ascension d'un adversaire politique</strong></b>. Un limogeage en soi ne prête pas forcément à conséquence. Cependant, il porte parfois chance.Surtout quand on donne au limogé l'occasion de se présenter en victime. Or, c'est bien cette capacité <em>"victimisation"</em> qu'IBK offre à Mara lorsqu'il le juge, un an après le coup, coupable des malheurs de Kidal. Le chef de l'Etat n'a-t-il donc pas tiré les leçons de sa vieille histoire avec son ancien mentor, Alpha Oumar Konaré ?

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<b><strong>Tiékorobani</strong></b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Leader de l&amp;apos;opposition: Un budget de 500 millions de francs CFA pour l&amp;apos;année 2016</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/leader-de-lopposition-un-budget-de-500-millions-de-francs-cfa-pour-lannee-2016-1301432.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Dec 2015 13:35:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Chef de file de l'opposition malienne, Soumaila Cissé, le président de l'URD, bénéficie d'avantages consacrés par une loi portant statut de l'opposition. Entre autres avantages, l'intéressé a droit à un cabinet, à des véhicules et à un budget de fonctionnement.

Or, depuis plusieurs mois que la loi est votée, son décret d'application n'est pas pris. L'avant-projet de décret qui a été, un moment, soumis aux députés et aux leaders des partis politiques a reçu des observations sans que l'on soit plus avancé.

Les observations de Soumaila Cissé tendaient, nous dit-on, à ce qu'on lui permette de désigner les agents censés le servir (chauffeur, plantons, gardes du corps, etc.), alors que l'avant-projet prévoyait plutôt leur nomination par le ministre de l'Administration territoriale.

Quant au budget que l'Etat entend affecter au chef de file de l'opposition, il est loin des deux ou trois milliards allégués dans certains milieux: le projet de budget d'Etat 2016 en cours de discussion à l'Assemblée nationale ne prévoit que 500 millions de FCFA, y compris les salaires dus aux membres du cabinet du chef de file de l'opposition et les frais de publication du rapport d'activités annuel que le chef de file de l'opposition est tenu de soumettre aux pouvoirs publics. Pas franchement de quoi permettre à Soumaila Cissé de préparer sa future campagne électorale aux frais de l'Etat!

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En raison de ses résultats et des éloges reçus :  Igor Diarra dans le collimateur des politiciens</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/en-raison-de-ses-resultats-et-des-eloges-recus-igor-diarra-dans-le-collimateur-des-politiciens-1301382.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Dec 2015 13:16:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis la nomination de Mamadou Igor Diarra à la tête du ministère des Finances, l'économie malienne se porte de mieux en mieux. Cet homme qui,  à la tête de différentes banques (BIM, BOA, etc.) a appris à décider, a d'abord commencé par s'entourer d'hommes compétents et sûrs. Après avoir renouvelé, au pas de charge, tous les dirigeants des services centraux de l'assiette (douanes, impôts, trésor) ainsi que son propre cabinet, <em>"Igor"</em>, comme on l'appelle, a ordonné l'apurement des dettes intérieures de l'Etat. Pas moins de 600 milliards de nos francs ont ainsi servi à désintéresser les opérateurs économiques maliens, pour le plus grand bénéfice de l'économie. Résultat: en 2015, la  croissance économique du Mali frôle des sommets (7%). Certes, il en faut un peu plus pour que le panier de la ménagère s'en ressente largement, mais la prouesse n'en reste pas moins réelle quand on se souvient  que sous la Transition (2012-2013), l'économie malienne a connu une forte récession.

<strong>Un ministre très apprécié</strong>

Il va de soi qu'avec son expertise et ses résultats, Igor s'attire les bonnes grâces des institutions financières internationales. Ainsi, courant décembre 2015, le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvé, au profit du Mali,  des crédits de 50 millions de dollars (25 milliards de FCFA) au titre du deuxième financement pour la relance et la réforme de la gouvernance. Ces importants décaissements montrent le retour de la confiance entre le Mali et les bailleurs de fonds qui, plus que jamais, comptent sur Igor Diarra pour relancer la production, la productivité et la gouvernance économiques. Dans un communiqué publié en la circonstance, la Banque Mondiale salue <em>"Ies efforts déployés par le gouvernement malien pour améliorer les dépenses du secteur public et renforcer l'éthique de responsabilité et la transparence de l'administration publique". </em>Pour  une institution qui a plutôt pour habitude de distribuer des blâmes et des avertissements, le fait mérite d'être souligné.

Autant Igor Diarra est fort apprécié par les partenaires techniques et financiers du Mali, autant il l'est par le président IBK lui-même. Il y a deux mois, à Koulouba, le chef de l'Etat a, par exemple, déclaré devant un parterre de hauts dignitaires nationaux que son ministre des Finances était <em>"l'un des meilleurs'"</em>. Plus récemment, à Paris, le président IBK en remettra une couche lors d'un forum de l'OCDE: <em>"Prenez exemple sur Igor"</em>, a-t-il lancé. Il n'en fallut guère plus pour conduire le ministre au-devant des pires malheurs.

<strong>Dans le collimateur</strong>

Les éloges qu'il reçoit ont vite fait de placer Igor dans la ligne de mire des politiciens qui semblent voir en lui un concurrent. Depuis quelques semaines, la presse bruisse de rumeurs sur ses prétendues ambitions présidentielles. La moindre décision prise par un service financier est interprété comme personnellement dicté par le ministre dans le but de consolider on ne sait quelle assise politique. Sans compter les commentaires tendant à faire de lui un être hautain et ingrat. Bref, jamais Igor n'a essuyé une telle pluie de médisances, lui qui, pourtant, ne dirige pas de parti politique ni n'a milité dans aucun. Igor apprend à ses dépens que si le succès n'a pas de prix, il a un coût!

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après l&amp;apos;attentat commis à l&amp;apos;hôtel Radisson : Ce qui a changé en matière de sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/apres-lattentat-commis-a-lhotel-radisson-ce-qui-a-change-en-matiere-de-securite-1301342.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Dec 2015 13:09:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'attentat du RADISSON a marqué les esprits et il nous est venu l'idée de vérifier si la sécurité a été améliorée à Bamako. En ce qui concerne les grands établissements hôteliers, il y a lieu de rappeler que certains d'entre eux sont, depuis 2013, occupés par les forces armées françaises et la force onusienne. Il s'agit notamment de l'<em>Hôtel de l'Amitié</em>, sis à Bozola; du <em>Kimpeski,</em> situé au Quartier du Fleuve et de l'hôtel <em>Nord-Sud</em>, situé au coeur de l'ACI 2000. Dans ces hôtels déjà bien sécurisés, l'attaque du RADISSON est juste venu changer certaines habitudes. En effet, depuis l'attaque du Radisson, les agents de SECURICOM (société privée de gardiennage) déployés en guise de première ligne de surveillance, ne se contentent plus, comme auparavant, d'appliquer le détecteur de métaux aux véhicules des visiteurs:  ils procèdent à une fouille plus minutieuse. Au lieu d'un simple bâton, ils sont maintenant équipés de gilets pare- balles et de casques. Outre les agents de SECURICOM, les soldats en faction devant ces hôtels ont vu leurs moyens de riposte renforcés.

Devant les hôtels non occupés par les forces onusiennes ou françaises, comme le <em>Grand Hôtel </em>de Bamako, les agents de la société SECURICOM sont, depuis l'attaque du RADISSON, épaulés par l'armée malienne. En arrivant devant le <em>Grand Hôtel</em>, vous serez frappés par le nombre impressionnant de militaires armés et positionnés dans chaque coin. Il nous a été donné de constater la présence discrète de plusieurs soldats dans une  salle de l'hôtel. Il est vrai qu'au Grand Hôtel ont emménagé, juste la veille de lattaque du RADISSON, tous les chefs rebelles de la CMA... A l'hôtel <em>Salam</em> où, depuis plusieurs mois,  des policiers montent la garde, la sécurité a été renforcée après le 20 novembre 2015 par des <em>bérets rouges,</em> les fameux commandos parachutistes de Djikoroni.

Les autres hôtels - <em>Colonnes, Mandé, Colombus, Plazza ou Olympe</em> - sont livrés à eux-mêmes. Ils ne bénéficient d'aucune protection policière ou militaire et doivent se contenter de louer les services des sociétés privées de gardiennage. Devant ces hôtels, on ne voit aucun changement. D'où cette interrogation: suivant quel critère l'Etat affecte-t-il des forces de l'ordre à un hôtel ? Selon nos informations, l'affectation des forces dépend de l'expression du besoin, du caractère stratégie de l'établissement à protéger,  mais aussi et surtout de la contribution de l'établissement à la prise en charge des forces de sécurité à déployer. Car lesdites forces sont considérées comme en mission et, à ce titre, ont droit à des perdiems. On parle de 2000 FCFA par jour et par policier. Sans compter les frais de nourriture, de cigarettes et de thé. Beaucoup d'établissements hôteliers, incapables de supporter ces coûts, préfèrent s'adresser aux agents de garde privés, comptant sur l'effet dissuasif de leur présence.

<strong>Représentations diplomatiques</strong>

La représentation diplomatique des Etats Unis, sise dans l'ACI 2000, est, depuis sa construction, une vraie forteresse couverte de caméras. Quant à celle de la France, située près du <em>Pont des Martyrs,</em> elle est cerclée d'une montagne de sacs de sable censés amortir d'éventuels tirs. La ruelle qui sépare sa façade orientale de l'<em>Hôtel de l'Amitié</em> a été fermée à la circulation après l'attaque du RADISSON. Auparavant, la ruelle était à sens unique. Le Centre Culturel français, situé à la Place de l'Indépendance, a vu sa façade renforcée de béton avec, devant, un groupe de gardes nationaux maliens. La résidence de l'ambassadeur de France, à Darsalam, est devenue inaccessible depuis le 20 novembre: la rue qui passe devant elle a été fermée à la circulation; des soldats français lourdement armés se relaient au portail de l'édifice, épaulés par des soldats maliens positionnés dans la rue.

Le secteur des ambassades à l'Hippodrome, en commune 2 de Bamako, qui abrite notamment les représentations des Pays-Bas et de la Belgique, a été littéralement coupé du monde: les rues d'accès ayant été fermées à la circulation des véhicules depuis l'attentat du 20 novembre, il faut désormais parcourir à pied une longue distance avant de se présenter à l'entrée où l'on montre patte blanche.

<strong>Les écoles abandonnées à leur sort</strong>

Depuis 2013, date de lancement de l'opération Serval au Mali, l'école française <em>"Liberté A",</em> sise à Médina Coura et fréquentée en général par les enfants de ressortissants français et étrangers, est intouchable. L'attentat du RADISSON n'a fait que renforcer la vigilance en ces lieux.

En revanche, au niveau des établissements du groupe turc <em>"Collège Horizon"</em>, fréquentés par des enfants de riches, nous n'avons noté aucune disposition sécuritaire particulière. Même constat au lycée <em>"Castors". </em>Ne parlons pas des établissements scolaires et universitaires étatiques qui constituent de véritables moulins: on y entre et on en ressort comme au marché. Que font donc les parents d'élèves pour exiger la sécurisation des élèves, surtout quand on sait que les terroristes n'ont pas hésité, courant 2015, à s'attaquer à l'Université Garissa au Kenya, tuant 134 jeunes gens?  Si l'Etat a pu déployer des forces au bénéfice des hôtels, faut-il qu'on le supplie pour protéger les enfants ? Ou bien attend-il, comme d'habitude, qu'il se produise un attentat pour réagir?

<strong>Services publics</strong>

Le gouvernement songe à de plus en plus à sa propre sécurité. La Cité Administrative, où siègent la plupart des ministères, a vu son dispositif sécuritaire amélioré au point que des embouteillages incessants se forment juste après l'entrée; là, les militaires de garde passent systématiquement  tous les véhicules entrants au détecteur d'explosifs et fouillent  les coffres.

Les commissariats de police et les postes de gendarmerie de la capitale ont revu leur dispositif sécuritaire consolidé depuis l'attaque du poste de gendarmerie de Baguineda, à 15 km de Bamako. Devant tous les commissariats, des policiers armés de kalachnikovs sont désormais en faction. Les autres structures de l'Etat ne sont pas cependant logées à la même enseigne. Si quelques-unes - Conseil économique et social, Haut Conseil des Collectivités, Assemblée Nationale - bénéficient de la protection des forces de l'ordre, la plupart des directions nationales sont obligées de se contenter de gardiens privés. Cela n'est pas du meilleur effet pour le prestige étatique ni ne contribue à dissuader d'éventuels assaillants car chacun sait que les agents de sécurité privés ne sont pas armés. Pourquoi ne réduirait-on pas les effectifs de la police au niveau de la circulation routière, où ils ne servent à rien, pour  redéployer ces éléments aux lieux où le vrai devoir les appelle?

<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’Imam Mahmoud Dicko se fâche : &amp;quot;Le Mali est en voie de recolonisation&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/limam-mahmoud-dicko-se-fache-le-mali-est-en-voie-de-recolonisation-1301322.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Dec 2015 13:02:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au cours d'un meeting à la grande mosquée de Bamako, le président du Haut </em></strong><strong><em>Conseil Islamique a pourfendu l'ONU, la France et leurs suppôt maliens qui oeuvrent à la recolonisation de notre pays.</em></strong>

Le Haut Conseil Islamique (HCIM) a organisé, samedi 12 décembre 2015 à la grande mosquée de Bamako, un meeting de d'information et de sensibilisation à l'endroit de ses militants. Les fidèles sont venus remplir la mosquée et ses alentours pour écouter l'imam Mahmoud Dicko, président du HCIM. Ceux qui croyaient qu'il appellerait à la révolte contre le procureur général de Bamako, Daniel Tessougué, auront été déçus: bien que le  magistrat ait, dans le cadre de la lutte antiterroriste, proposé de raser les barbes et qu'il s'en soit pris à l'imam Dicko (sans le nommer), ce dernier a refusé de lui répondre. Le leader du HCIM a préféré concentrer ses tirs sur l'ONU et la France.

<strong>"Complot pour recoloniser le Mali"</strong>

Pour Dicko, notre pays est victime d'un <em>"complot orquestré par l'Occident",</em> en complicité avec certaines personnes appelées <em>"djihadistes" </em>ou <em>"terroristes".</em> La déstabilisation du Mali est également soutenue, à l'en croire, par des responsables maliens qui, après avoir divisé les forces vives de la nation, veulent soumettre le Mali à une <em>"recolonisation"</em>. Aux yeux de Dicko, le Mali est occupé par 12 000 casques bleux et 14 00 soldats français. <em>"Personne ne sait quand ces forces quitteront notre pays,</em> s'insurge l'imam.<em>Comment comprendre que ces forces se promènent comme elles le veulent dans tout le Sahel et que nous qui sommes nés là ne puissions pas le faire ? Plus grave, il faut que notre président de la République</em> <em>demande l'autorisation de la MUNISMA ou de la force Barkhane pour se rendre à Gao ou à Tombouctou!"</em>.

Selon l'orateur, le <em>"djihadisme", </em>tel qu'on le vit au Mali, est une pure création de les Occidentaux pour recoloniser notre pays à travers leur présence militaire permanente. <em>"Il ne faut pas qu'ils nous prennent pour des idiots ! Les acteurs choisis pour conduire la recolonisation de notre pays sont devenus de nos jours les détracteurs des religieux maliens</em>, martèle l'imam Dicko. <em>Ils savent que si les Maliens restent soudés, ils n'arriveront jamais à leurs fins: ils nous divisent donc pour mieux régner. Ils ont créé, dans la foulée, des médias qui, comme RFI, s'en prennent aux  gens qui ne font pas l'affaire de l'Occident. Comme ils savent que les dirigeants africains et maliens ne sont plus écoutés par le peuple, ils ont, depuis quelques mois, créé sur RFI des émissions en Bambara pour s'adresser directement aux populations. Croyez-vous que RFI intègrerait le Bambara dans ses programmes pour le seul amour de cette langue? Non!"</em>.

<strong>"Le Mali a tort de se soumettre à l'étranger"</strong>

Dicko estime que la présence des forces internationales dans notre pays ne nous honore pas car  ce sont ces mêmes <em>"forces du mal" </em>qui ont été combattues par nos anciens rois et chefs religieux comme  Ahmed Baba,  Samory Touré, Mohamed Lamine Dramé, Firhoun ou Babemba. Le président du HCIM poursuit: <em>"Les Maliens doivent comprendre que ces gens ne visent que leurs seuls intérêts et sont décidés à détruire toute personne, chef religieux ou autre,  qui se met en travers de leur chemin. Malheureusement, notre pays s'est mis à la disposition de la métropole française dont les quatre volontés sont exécutées!".</em>

Concluant son propos, Dicko appelle les musulmans à éviter les provocations. Selon lui, les bonnes relations entre chrétiens et musulmans sont séculaires au Mali; il ne faut pas laisser à qui que ce soit le loisir de les détériorer.

&nbsp;

<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique: Les &amp;quot;grandes oreilles&amp;quot; de Ladji Bourama</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/chronique-satirique-les-grandes-oreilles-de-ladji-bourama-1301292.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Dec 2015 12:58:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ladji Bourama est un as de la communication politique. Et savez-vous comment il l'est devenu ? C'est en faisant semblant de ne rien savoir des réalités du pays ! C'est bien simple: nul ne pourrait en vouloir à quelqu'un qui ne sait pas. Même le Coran exempte de sanction celui qui commet une faute sans le savoir, n'est-ce pas ? Du coup, la technique de Ladji Bourama ne rencontre jamais de parade. Je m'en vais vous donner quelques illustrations du grand art de notre grand homme.

Quand, au lendemain de la débâcle de l'armée malienne à Kidal, en mai 2014,  Ladji est contraint de recevoir en son palais la foule nationale des politiciens (mouvance présidentielle et opposition), il essuie quantité de reproches sur sa totale inaccessibilité. Sa réponse ? <em>"Mais on ne m'a jamais informé de votre demande d'audience, chers amis !"</em>. Avant de promettre: <em>"Cela ne se reproduira plus, inch Allah!"</em>. Bien entendu, avec l'expression <em>"Inch Allah" ("Si Dieu le veut")</em>, Ladji sera tout excusé s'il lui arrive d'oublier ses promesses car tout oubli aura été provoqué par <em>Allah soubhana wa tallah</em> lui-même. Par conséquent, ceux des politiciens qui pensaient désormais obtenir une audience à la première demande courent toujours. Ayant compris qu'ils ne seraient pas reçus à Koulouba avant le retour de Jésus sur terre, l'imam Mahmoud Dicko et son jeune ami, Moussa Bah, ont préféré convoquer un meeting populaire où ils ont descendu dans les flammes le bilan de Ladji. A en croire ces deux chefs religieux, leur ex-ami n'aurait rien fait de bon depuis son élection. <em>"Je reste l'ami d'IBK, mais je ne sacrifierai pas pour lui ma patrie ni ma religion"</em>, peste Dicko. Quelques heures après cette virulente diatribe, voilà les compères reçus à Sébénicoro avec force salamalecs et gigots de mouton. Qui dit que <em>Diakouma</em> n'est pas <em>Wara, </em>que le chat n'est pas un félin à part entière ?

Lors de sa tournée en quatrième région, Ladji Bourama remet le couvert de la méconnaissance des réalités. Devant la population rassemblée à coups de trompette à Bla, jeudi 10 décembre, le visiteur déclare n'avoir jamais su les problèmes d'électricité qui accablent cette ville. <em>"On m'a menti; jamais on ne m'a informé que Bla se trouvait dans l'obscurité; on m'a toujours dit que tout était rose ici!"</em>, gronde le grand chef, un début de larme sur la joue. Problème: quelques kilomètres plus loin, à Ségou, le même Ladji Bourama lance vertement aux représentants de la mouvance présidentielle: <em>"Vous m'avez dit beaucoup de choses fausses; j'ai découvert la réalité car j'ai de grandes oreilles pour entendre tout ce qui se dit!"</em>. Tout tremblants de peur, ses interlocuteurs n'ont pas osé lui demander si les <em>"grandes oreilles"</em> présidentielles ne traînaient qu'à Ségou, et pas à Bla. A moins que lesdites <em>"oreilles" </em>ne détectent pas les ondes électriques...

Est-ce pour obtenir les meilleures informations que Ladji Bourama s'est récemment rendu à la cérémonie de rentrée solennelle des tribunaux, accompagné du directeur de la Sécurité d'Etat en personne ? On peut le supposer. Car, dans les faits, il arrive bel et bien que les<em> "grandes oreilles"</em> de Ladji ne lui apprennent pas grand-chose. Et l'induisent même en erreur. Exemple : en juillet 2015, lors du crash de l'avion d'Air Algérie au Mali, des hélicoptères burkinabè, après avoir survolé la zone de l'accident, révèlent officiellement que l'avion a chuté à Gossi, près de Gao. Deux bonnes heures après ce communiqué burkinabè, Ladji Bourama, recevant la classe politique à Koulouba, affirme que l'appareil s'est écrasé à...Tessalit, dans la région de Kidal. C'est vrai que l'hôte de Koulouba connaît bien mieux Paris que l'Azawad où son Premier Ministre, Mara, a failli laisser sa peau et des fragments du précieux programme présidentiel <em>"Mali d'abord, inch Allah"</em>.

Autre grave panne survenue dans l'univers des <em>"grandes oreilles" </em>présidentielles: il y a un an, recevant l'opposition à Koulouba vers 14 heures, Ladji Bourama déclare que Dr Diomandé, un médecin de la clinique "Pasteur" malade d'Ebola, se porte bien et  demande même à manger du <em>"tô" </em>(pâte de mil)<em>.</em> Or, tous les opposants présents dans la salle savaient que depuis 11 heures, le pauvre médecin avait succombé au terrible fléau qui l'avait frappé. Tiébilé Dramé, ce <em>"petit monsieur" </em>doublé de<em> "hassidi" </em>qui adore tourmenter ses aînés, se hâtera alors d'apprendre à Ladji le décès de Diomandé. Malheureusement, on n'a entendu aucun sanglot. Faute de <em>"grandes oreilles"</em>?

Enfin, tout le monde se souvient qu'après la défaite de l'armée à Kidal, le Premier Ministre Moussa Mara a raconté à tout venant que le pouvoir politique n'avait pas donné l'ordre d'attaquer les rebelles. Les assertions de Mara seront vite reprises par le ministre de la Communication, Mahamadou Camara. Bien entendu, si Mara et Camara ne savaient pas que l'armée attaquait, il ne fallait pas compter sur Ladji Bourama pour en savoir davantage...

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique: le procureur qui déteste la barbe</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chronique-satirique-le-procureur-qui-deteste-la-barbe-1288642.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Dec 2015 11:37:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Daniel Amagouin Tessougué est un magistrat spécial. Très spécial. Loué pour ses compétences juridiques et son intégrité, il n'en trouve pas moins le moyen de défrayer souvent la chronique. Ainsi, c'est sur sa plainte qu'en 2011, un personnage aussi puissant que le Vérificateur Général Sidi Sosso Diarra, arrière-petit fils du roi Da Monzon (!), est embastillé par le juge d'instruction de la commune 4 de Bamako. C'est vrai que le chef de l'Etat de l'époque, le <em>"Vieux Commando"</em>, désirait donner une bonne leçon à Sidi Sosso Diarra qui avait une trop forte tendance à interpréter à la lettre la loi qui déclare le Bureau du Vérificateur indépendant du gouvernement.

<strong>Le haut fait d'armes réussi contre Diarra n'est peut-être pas étranger à la nomination, en 2012, de Daniel Tessougué au poste de Procureur Général (PG) près la Cour d'appel de Bamako</strong>. Pour ceux qui l'ignoreraient, le PG de Bamako a entière autorité sur tous les procureurs, commissaires de police et commandants de gendarmerie de Bamako ainsi des régions de Sikasso, de Koulikoro et de Ségou. Il ne lui reste à commander que dans l'Azawad mais ça, c'est une autre histoire puisqu'à Kidal, capitale de ce cher territoire, c'est Iyad Ag Ghali qui fait la loi et non point l'Etat malien... C'est donc de son piédestal tout neuf que Tessougué rédige l'acte d'accusation du <em>"Vieux Commando"</em> pour haute trahison. A en croire ce texte  d'une dizaine de pages, le <em>"Vieux Commando" </em>aurait trahi la nation en ne tenant pas son serment de préserver l'intégrité territoriale du Mali, en n'écoutant ni la <em>"grogne"</em> des troupes, ni les <em>"avertissements"</em> de la presse, et patati et patata! Transmis au gouvernement qui en saisit sans tarder l'Assemblée Nationale, le document finit cependant sa course au fond d'un placard car, depuis avril 2012, le <em>"Vieux Commando"</em> a trouvé refuge chez nos amis sénégalais où il s'est rendu...à dos d'homme. D'ailleurs, entre-temps, Ladji Bourama a eu bien d'autres chats à fouetter, notamment les affaires d'avion, d'armements et de Tomi Michel. Sans oublier que Ladji lui-même n'arrive pas à restaurer l'autorité de l'Etat dans l'Azawad dont son Premier Ministre, Moussa Mara, a été chassé à coups de canon et de gourdin en mai 2014.

<strong>La tête du <em>"Vieux Commando" </em>lui ayant échappé de justesse, Tessougué se rabat à une vitesse record sur celle du maire du District, Adama Sangaré</strong>. L'intéressé se retrouve, sans sommation,  jeté au gnouf avant que l'on se rende compte qu'il est maire en titre et que son incarcération exige une procédure spéciale devant la Cour Suprême. Qu'à cela ne tienne ! La procédure est rafistolée en cours de chemin et Adama Sangaré atterrit à la prison de Koulikoro. L'histoire ne dit pas si les spéculations foncières ont diminué pour autant dans le District, mais à tout le moins, Sangaré saura désormais qui est monsieur le Procureur Général. C'est pourquoi nul n'arrive à comprendre pourquoi Tessougué ira jusqu'à croiser publiquement le fer avec Mohamed Aly Bathily, son ministre de tutelle, pour avoir refusé de conduire à nouveau en taule le même  Sangaré. On l'aura compris: dans l'univers de Tessougué, la terre n'est jamais aussi ronde ni le soleil aussi brillant qu'on le croirait à première vue...Pour avoir pensé le contraire, le député de Ouelessébougou, Bourama Traoré, se retrouve entre quatre murs.Après avoir  joué les Mike Tyson dans le bureau d'un juge, il est placé sous mandat de dépôt sur instructions personnelles de Tessougué.Il apprendra à ses dépens que la voix du peuple ne pèse pas lourd face à la voix du parquet.

<strong>Tessougué refait parler de lui en cette fin d'année</strong>. Lors de la session d'ouverture de la Cour d'Assises de Bamako, le 30 novembre 2015, le magistrat met de côté le discours qu'il avait préparé pour laisser parler son coeur. Ainsi, il révèle sa recette-miracle contre le terrorisme: il faut, à ses dires, obliger les citoyens à se raser la barbe ! Bien entendu, lui-même donne l'exemple: constamment rasé de près, on ne lui voit ni moustaches, ni barbe, ni favoris. Problème: de paisibles musulmans portent, depuis notre père Abraham (paix sur lui), une barbe fournie sans être affiliés à <em>Al-Qaida</em>, alors que de dangereux terroristes, comme ceux qui ont attaqué l'hôtel RADISSON, n'arborent ni barbe, ni moustaches, ni poils de nez. Et puis, quel sort réserve Tessougué à la recommandation faite par le Prophète (paix et salut sur lui) de garder la barbe ? Enfin, raser la barbe des 15 millions de Maliens posera de sérieux problèmes de logistique auxquels Tessougué n'a pas songé: comment, Seigneur Allah, les mairies, qui peinent déjà à ramasser les ordures domestiques, transporteront-elles 4000 tonnes de barbe et de moustaches hebdomadaires? Car il ne s'agira pas de transporter le bagage poilu une fois pour toutes, mais au moins  chaque semaine! Ces objections n'altèrent pas, bien sûr, l'élan anti-terroriste de Tessougué. Il se plaint aussi que des mosquées sortent un peu partout de terre  sans que l'on sache d'où elles tirent leurs financements.

<strong>En fait, le Procureur Général se trompe à la fois de cible et de thérapie</strong>. Barbe, moustaches, foulard, mosquées, chapelet... Tout cela n'est rien à côté de l'attitude des hommes politiques qui ont décidé d'ignorer le principe constitutionnel de laïcité de l'Etat pour faire une cour assidue aux leaders religieux. Ladji Bourama lui-même débute ses discours officiels, non par des extraits de la Constitution, mais par des versets du Coran. Parmi les amis qui lui ont apporté des voix, on compte le Chérif de Nioro et l'imam Mahmoud Dicko. Pendant la campagne électorale, Ladji, à l'instar d'autres candidats, a répondu à la convocation de l'association islamique <em>"SABATI 2012"</em> et s'est engagé à mettre en oeuvre les doléances de ladite association. Résultat des courses: le Haut Conseil Islamique est beaucoup plus puissant que le gouvernement malien. Il a, par exemple, suffi qu'il gronde pour que la loi portant Code de la famille soit révisée. C'est sans doute parce qu'il mesure tout le poids du Haut Conseil  Islamique que Tessougué se garde de décerner un mandat de dépôt contre l'imam Mahmoud Dicko en lequel il voit pourtant un chantre du terrorisme depuis que l'imam a  déclaré que le Mali payait au nord le prix de l'injustice qui sévit dans le pays. Dans ces conditions, Tessougué a tort de s'en prendre à nos malheureuses barbes. Barbes et mosquées ne figurent-elles pas en bonne place dans le programme présidentiel <em>"Mali d'abord, Inch Allah"</em>?

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<strong>Tiékorobani</strong>

<strong>Assemblée générale du synabef</strong>

<strong>Les banquiers répondent au procureur général Daniel Tessougué</strong>

Après une grève de 72 heures, le Syndicat National des Banques et Etablissements Financiers (SYNABEF) a tenu, le vendredi 4 décembre 2015 à la Bourse de Travail de Bamako, une assemblée générale extraordinaire, en présence de Yacouba Katilé, Secrétaire Général de la centrale syndicale UNTM. Le but de cette assemblée était de remercier les militants pour le bon suivi du mot d'ordre de grève et décider de la suite des événements.   Yacouba Katilé a réaffirmé le soutien de l'UNTM aux actions du SYNABEF. Il a demandé aux militants de d'adhérer aux futures actions.

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<strong>Bouaré répond au procureur général</strong>

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Prenant la parole, Aguibou Bouaré, secrétaire général du SYNABEF, a rappelé que le SYNABEF n'a pas engagé un bras de fer avec la justice. <em>"Il n'y a aucun conflit entre notre corporation et les magistrats; il n'en est pas question car nous respectons la justice de notre pays. Mais en tant que citoyens, nous sommes en droit de dénoncer les abus et l'arbitraire dans notre pays. Cela est un droit pour nous et nous l'exercerons même</em> <em>demain!",</em> a-t-il martelé. Avant d'ajouter que dans le cadre de la grève, son syndicat a respecté la réglementation.<em> "Ceux qui nous provoquent veulent transformer notre combat et nous décrier aux yeux de l'opinion nationale et internationale, mais nous ne leur en laisserons pas l'occasion.</em>", a indiqué Bouaré.

<strong>Répondant, sans le nommer, au procureur général Daniel Tessougué, Bouaré a annoncé que les Maliens continueraient de garder leurs épargnes dans les banques, et non dans des sacs ou marmites à domicile, comme conseillé par le magistrat.</strong> <em>"Nous ne céderons jamais à l'intimidation puisque nous ne réclamons que l'application des lois de la République",</em> prévient Bouaré. L'orateur a demandé aux militants de rester vigilants et mobilisés jusqu'à l'application, par les tribunaux, des textes spécifiques régissant les banques car <em>"il y va de la sécurité judiciaire"</em> des banquiers.

<strong>L'assemblée a été informée de la mise en place d'une commission de conciliation chargée de trouver un terrain d'entente entre le gouvernement et le SYNABEF.</strong> En cas d'échec de la tentative de règlement amiable, une nouvelle grève des banques deviendra inévitable. A noter que la tenue de l'assemblée a entraîné une paralysie des services bancaires le vendredi dernier.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Attentat a l&amp;apos;hôtel Radisson : L&amp;apos;ombre de l&amp;apos;Algérie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/attentat-a-lhotel-radisson-lombre-de-lalgerie-1277912.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Dec 2015 12:00:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une semaine après le sanglant attentat du </strong><strong><em>"Radisson"</em></strong><strong> (22 morts dont 13 étrangers), les regards se tournent de plus en plus vers le grand voisin algérien. Non pas qu'on l'accuse d'avoir commandité l'attentat, mais parce qu'il aurait pu l'empêcher et que, surtout, ses intérêts géopolitiques coïncident étrangement avec le crime commis. Explications...</strong>

L'Algérie, pays militarisé à l'extrême, a décidé de faire de Kidal et environs sa chasse gardée. Non seulement pour y exploiter d'éventuels gisements pétroliers, mais aussi et surtout pour y déverser les groupes terroristes auxquels elle a livré, pendant une décennie, une guerre meurtrière. En ce sens, Kidal et, par extension, le nord du Mali devraient servir de soupape de sécurité à l'Algérie: en ayant au nord malien une libre zone de trafics, les groupes terroristes comme AQMI <em>"oublieront"</em> de s'attaquer aux intérêts algériens. C'est dans cette logique que la diplomatie algérienne a toujours tenu à garder la haute main sur le dossier des rébellions au nord du Mali. Chaque fois qu'un soulèvement touareg éclate, l'Algérie monopolise le dossier et impose  aux parties en conflit <em>"sa"</em> solution: un accord de paix qui, quelques années plus tard, est revu et corrigé dans le sens d'une plus large autonomie pour les rebelles et les territoires qu'ils convoitent. Curieusement, bien que les différents accords passés sous l'égide d'Alger, notamment en 1991 et en 2006, n'aient jamais empêché les rebelles touaregs de reprendre les armes, personne n'arrive à dessaisir le pays de Bouteflika du règlement de la crise malienne.

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<strong>L'algérie confisque le dossier du nord-Mali</strong>

C'est ainsi qu'Alger a réussi à retirer le dossier des mains de la CEDEAO et, spécialement, de celles du président burkinabè Blaise Compaoré qui, à la veille de l'élection présidentielle malienne de 2013, avait pourtant réalisé la prouesse de faire signer aux rebelles touaregs et au gouvernement malien un accord transitoire en date du 18 juin 2013. Tenté, un moment, de s'ingérer dans l'affaire, le Maroc s'est royalement éconduire au point que son ambassadeur au Mali, M. Naçiri, outré, s'est laissé allé jusqu'à déclarer que l'accord de paix du 15 mai 2015 n'était "pas copnforme aux intérêts du Mali ni des Maliens". Propos qui ont généré une mini-crise diplomatique entre Rabat et Bamako. Un politicien connu de la place, du fait de sa proximité avec l'Algérie, a souvent imposé sa présence au sein du gouvernement malien. Comme si, en plus de vouloir faire main basse sur le nord-Mali et d'y entretenir une insécurité propice à la paix à l'intérieur de ses propres frontières, Alger s'amusait à nommer à Bamako un proconsul! Mais passons...

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<strong>Coincidences troublantes</strong>

Pourquoi les regards se tournent-ils à présent vers l'Algérie ? Les experts ont remarqué que chaque fois que les plans géostratégiques du pays sont menacés, un mouvement violent se produit au Mali. Comme si quelqu'un voulait rappeler au gouvernement malien et à la communauté internationale que toute solution de la question du nord-Mali passait par l'Algérie et l'Algérie seule. Ainsi, en 2006, il a suffi que l'ex-président ATT reçoive en grande pompe Kaddhafi et que le Guide Libyen ouvre un consulat à Kidal pour qu'une rébellion éclate, vite suivi d'un accord de paix signé à Alger et favorable aux rebelles. Ces rebelles, souvenons-nous, avaient pour chef un certain...Iyad Ag Ghali! Pressé par la France d'affronter les <em>"jihadistes" </em>d'AQMI, ATT a, à juste cause, exigé l'implication militaire de l'Algérie et des autres pays sahéliens dans la lutte. Il savait que sans l'Algérie, aucune paix n'était envisageable au Sahel. Cependant, le CEMOC, Comité d'Etat-Major Opérationnel Conjoint, créé le 21 avril 2010 par les Etats sahéliens pour combattre  AQMI, n'a jamais pu prendre ses marques en raison de l'hostilité de l'Algérie à toute présence occidentale au Sahel, singulièrement au nord-Mali où elle fait la loi par procuration. Or, sans appui occidental, qui aurait pu armer et financer le CEMOC? L'Algérie ne s'est jamais préoccupée de ces interrogations: son unique objectif était, en fait, d'assurer la tutelle de l'organisme pour mieux l'étouffer. Le CEMOC finit donc par mourir sans funérailles officielles.

<strong>Elu en 2013, le président IBK se rend compte qu'ATT avait raison de demander la mise en place d'une structure de coopération sécuritaire au Sahel.</strong> Manquant de fonds, d'effectifs et d'expertise militaires, le Mali ne peut, seul, affronter les colonnes  <em>"jihadistes"</em> qui squattent son septentrion et qui, pour l'essentiel, transitent par Alger et d'autres pays sahéliens. Il faut unir les efforts au Sahel pour éliminer ou, à tout le moins, réduire le péril <em>"jihadiste" </em>représenté par AQMI et ses affidés. C'est ainsi que le président malien accepte d'intégrer, sans l'accord d'Alger, une structure de coopération régionale en matière de développement et de sécurité: le <em>"G5 Sahel"</em>. Créé lors du sommet des 15 et 17 février 2014 par 5 chefs d'États du Sahel, le <em>"G5 Sahel" </em>regroupe la Mauritanie, le Mali, le Burkina, le Niger et le Tchad. Le retour de bâton ne s'est pas fait attendre. Comme en 2006, quand le Mali courtisait Kaddhafi, des terroristes affiliés à <em>"Al-Mourabitoune" </em>de Mokhtar Belmokhtar, donc d'AQMI, frappent en plein coeur de Bamako, faisant 5 morts au restaurant <em>"La Terrasse"</em>. La date de l'attentat (19 mars 2015)se situe au lendemain du premier anniversaire du <em>"G5 Sahel". </em>Pour dire qu'un an après la création du <em>"G5 Sahel"</em>, le Mali avait tort de se croire en sécurité ! En 2015, <em>bis repetita</em>: au moment précis où le <em>"G5 Sahel" </em>tient ses deuxièmes assises au Tchad, le 20 novembre 2015, des terroristes issus du même sérail AQMI-Al-Mourabitoune font un carnage à l'hôtel <em>"Radisson",</em> au coeur de Bamako ! Le message est identique à celui qui se dégage de l'attentat du 19 mars 2014...

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<strong>Hégémonie  algérienne menacée</strong>

L'Algérie boude ostensiblement  le<em> "G5 Sahel"; </em>à ses yeux, ce groupe souffre de trois vices rédhibitoires:

- il obéit au doigt et à l'oeil à la France, au lieu d'être une marionnette de l'Algérie;

- il consacre l'émergence du Tchad, dont le monde entier salue l'expertise militaire et qui, au nez et à la barbe de l'Algérie, devient le fer de lance de toutes les initiatives anti-jihadistes au Sahel, notamment des offensives lancées contre Boko Haram et AQMI;

- à terme, le<em> "G5 Sahel "</em> constituera une grave menace pour la stratégie algérienne d'occupation et de manipulation du nord-Mali, surtout que le groupe inter-étatique projette de se doter d'une force militaire autonome, d'une plateforme commune de sécurité et de partage des renseignements.

<strong>Si Alger a, sous la pression de la France, consenti à aider ce pays à chasser les <em>"jihadistes"</em> du nord-Mali en 2013, c'était à la condition que le nord-Mali, en particulier la région frontalière de Kidal, n'échappe pas à son contrôle et que, de manière générale, son hégémonie ne soit menacée par une autre puissance sahélienne.</strong> La France a tenu, en partie, ses engagements en empêchant, après la libération de Gao et de Tombouctou, l'armée malienne de prendre pied à Kidal, région livrée, depuis, aux groupes narco-séparato-jihadistes  dont le mentor n'est autre que Iyad Ag Ghali, le grand ami d'Alger. On a pu écrire çà et là que l'attitude de la France s'expliquait par son souci d'exploiter en catimini les richesses de Kidal. Rien n'est moins douteux: la France n'aurait pas risqué de s'aliéner l'opinion malienne pour des richesses minières qu'elle aurait pu, d'un claquement de doigts, obtenir du gouvernement malien. L'attitude française ne trouve sa justification véritable que dans le pacte secret qui semble avoir lié Hollande à Bouteflika juste avant le lancement de l'Opération Serval, en janvier 2013. La France aurait probablement continué à exécuter ce pacte en maintenant Kidal sous influence algérienne si elle n'avait pas, aujourd'hui, ressenti le besoin de se désengager partiellement du Sahel. En effet, elle se rend compte, surtout depuis les attentats commis à Paris le 13 novembre 2015, que le devoir militaire l'appelle au Moyen-Orient autant qu'au Sahel et que, n'ayant pas les moyens de combattre sur de multiples fronts, elle doit former et regrouper les armées sahéliennes afin qu'elles puissent se prendre en charge. Toutes choses dont Alger, obnibulé par ses ambitions de domination, ne veut pas entendre parler.

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<strong>L'Algérie aurait-elle pu empêcher le crime ?</strong>

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Les connaisseurs du dossiers estiment que si l'Algérie l'avait voulu, le Mali n'aurait essuyé aucun des deux attentats qui ont endeuillé sa capitale. Ils se fondent sur les constats suivants:

- malgré sa double revendication par <em>"Al-Mourabitoune"</em> et le <em>"Front de Libération du Macina", </em>l'attentat du <em>"Radisson" </em>est avant tout l'oeuvre d'AQMI puisque les deux groupes qui le revendiquent admettent tous la participation d'AQMI. Or, AQMI et Iyad Ag Ghali, c'est blanc bonnet et bonnet blanc.

- Iyad Ag Ghali et ses sbires résident en Algérie où ils se ravitaillent et d'où ils opèrent. C'est de l'Algérie que provenaient les colonnes <em>"jihadistes" </em>qui, en janvier 2013, fondirent sur Konna, région de Mopti; c'est aussi en Algérie que ces colonnes ont reflué après l'assaut de l'aviation française.

- Iyad ne se contente pas de laisser ses amis d'AQMI et d'<em>Al-Mourabitoune</em> frapper Bamako; lui-même a attendu les lendemains du sommet du <em>"G5 Sahel" </em>pour désavouer les accords de paix des 15 mai et 20 juin 2015, avant de frapper, samedi 28 novembre 2015, un camp de la MINUSMA à...Kidal.

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<strong>Le Mali impuissant</strong>

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IBK, interrogé le 20 novembre 2015 par la presse au Tchad, n'a pas manqué de faire le parallèle entre la tenue du sommet et le crime du <em>"Radisson"</em>, tout en promettant qu'on entendrait parler du <em>"G5 Sahel" </em>dans les semaines à venir. Un défi à Alger? Le problème, c'est que le Mali, avec ses malheureux effectifs militaires (15.000 hommes, tous corps confondus) n'est pas de taille à se mesurer à l'Algérie. Selon le classement 2014 de l'<em>Institut International de Recherche sur la Paix </em>de Stockholm, l'Algérie, avec 8 milliards de dollars (4.000 milliards  de FCFA!) de budget militaire, est la 17ème puissance militaire mondiale et la 1ère d'Afrique. Forte de blindés de tous types, de 461 avions de guerre, de centaines de navires et d'effectifs innombrables (512.000 militaires de carrière et 400. 000 réservistes, selon le classement 2015 de <em>Global Firepower</em>), le pays compte aussi 60.000 gendarmes et 5.000 gardes. Comment un pays si lourdement armé peut-il échouer à bloquer quelques colonnes de "jihadistes" alors que la France, avec infiniment moins de moyens, s'y emploie brillamment depuis deux ans ?

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire des bérets rouges disparus : Le parquet demande le non lieu pour les généraux Yamoussa Camara, Dahirou Dembélé et Sidi Touré</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/affaire-berets-rouges-disparus-parquet-demande-non-lieu-generaux-yamoussa-camara-dahirou-dembele-sidi-toure-1278012.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Dec 2015 14:20:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'affaire des bérets rouges (commandos parachutistes de Djikoroni) assassinés se dirige vers son épilogue. Après ses investigations, le juge du 2ème cabinet d'instruction de la commune 3 de Bamako, Yaya Karembé, a rendu une ordonnance qui retient la quasi-totalité  des hauts gradés déférés devant lui dans les liens de la prévention. Sur appel des parties en cause, l'ordonnance a été transmise à la Chambre d'Accusation de la Cour d'Appel de Bamako, seule compétente pour dire s'il existe des charges, c'est-à-dire des indices et reproches  suffisants pour être renvoyés en jugement devant la Cour d'Assises. Les débats de la Chambre d'Accusation ont eu lieu le mardi 24 novembre 2015 à huis clos. Ils ont été assez éclairants.

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<strong>Non lieu requis pour trois généraux</strong>

Sangho, le représentant du procureur général, a demandé le non lieu pour des personnages importants: le général Ibrahim Dahirou Dembélé, chef d'état-major général des armées au moment des faits; le général Yamoussa Camara, ministre de la Défense au moment des faits, et le général Sidi Alassane Touré, patron de la Sécurité d'Etat (services secrets) à la même époque. <em>"On se dirige vers un non lieu au profit de ces trois inculpés puisque le parquet général, chargé par la loi de les poursuivre et de rechercher contre eux les preuves nécessaires, renonce aux poursuites",</em> commente un proche du dossier. Notre interlocuteur ajoute que le non lieu aura pour effet d'éteindre toutes poursuites contre les bénéficiaires qui, bien sûr, ne seront plus jugés ni maintenus en détention. <em>"Vu l'extrême sensibilité de l'affaire, le parquet général, placé sous l'autorité du ministre de la Justice, n'aurait jamais requis le non lieu sans l'aval du pouvoir politique"</em>, note notre source. Les trois généraux que le parquet cherche à blanchir de tout crime  étaient accusés d'avoir inclus les noms de bérets rouges dans la liste de militaires à déployer au nord alors que depuis longtemps, lesdits bérets rouges étaient morts!

<strong>Sanogo reste </strong><strong>poursuivi</strong>

Restent donc dans les mailles de la justice le général Amadou Haya Sanogo et certains de ses compagnons tels que le capitaine Amadou Konaré et l'adjudant-chef Seyba Diarra, les deux cerveaux du putsch du 22 mars 2012. Il leur est reproché des faits d'assassinats et d'enlèvement de personnes. La Chambre d'Accusation rendra son verdict le 22 décembre 2015. Elle n'est pas juridiquement obligée de suivre les réquisitions du parquet mais, en général, elle le fait car c'est le parquet qui est la partie poursuivante principale, même si les parties civiles (parents de bérets de rouges) se joignent à son action.

<strong>Rappelons que courant le dossier a trait à 21 bérets rouges assassinés après le soulèvement, en avril 2012, de leur régiment contre la junte militaire de Sanogo qui, après le putsch du 22 mars 2012, régnait à Kati.</strong> La procédure, initiée sur plainte des parties civiles sous la Transition, a connu une évolution notable après l'avènement au pouvoir d'IBK qui a ordonné l'arrestation du général Sanogo et de plusieurs de ses compagnons d'armes.

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<strong>Tiékorobani</strong>

CHRONIQUE SATIRIQUE: <strong>Ladji Bourama au pays des juges</strong>

Jeudi 26 novembre 2015 se tenait, à Bamako, la cérémonie de rentrée des cours et tribunaux. Comme d'habitude, elle était placée sous la présidence de Ladji Bourama qui, pour rien au monde, n'eût raté pareille fête. C'est, en effet, devant une assemblée du genre qu'il pouvait parler librement en latin et en grec avec quelque espoir de se faire entendre. Mais voilà: Ladji est venu avec deux heures de retard (excusez du peu!). Vêtu d'un abacost gris (sans le chapeau melon, cette fois-ci), le président de cérémonie était flanqué de deux hommes que vous ne soupçonneriez pas: le directeur de la Sécurité d'Etat, le général Moussa Diawara, et le chef d'Etat-major particilier, le général Oumar Daw alias Baron. Que venaient faire des généraux si loin du champ de bataille du  nord et du champ de ruines de l'hôtel RADISSON ? On ne le saura sans doute jamais. Mais on comprendra aisément qu'avec ces redoutables officiers dans sa compagnie, Ladji Bourama n'ait nullement songé à présenter des excuses pour son immense retard. Surtout que tout le haut de l'amphithéâtre était rempli d'hommes en grand uniforme militaire...

<strong>Comme si les terroristes devaient être recherchés en priorité parmi les avocats et les magistrats, ces derniers ont été, avant l'arrivée de Ladji Bourama, soumis à une minutieuse fouille de leur corps et de leurs bagages. </strong>Poches, sacoches, chaussures...tout fut passé au détecteur de métaux et au peigne fin. Il ne manquait plus au menu que des interrogatoires musclés suivis de gardes à vue ! Les mauvaises langues  s'amusent d'ailleurs à souligner que les forces de l'ordre avaient toujours observé un tel zèle, Bamako serait devenue une contrée aussi sûre que le Vatican où, jusqu'à présent, aucun attentat n'a été perpétré ni aucun projet d'attentat éventé.

<strong>Le décor étant ainsi planté, Ladji Bourama a</strong> <strong>expliqué, à grand renfort de subjonctif, qu'il a transmis 200 dossiers de corruption au pôle économique et qu'à ce jour, il attend la suite</strong>. En clair, à l'en croire, les juges traînent les pieds sans raison car il les met au défi de prouver toute interférence de sa part dans les procédures. Puisque personne n'a relevé le défi (quel juge aurait pris ce risque?), on peut donc croire Ladji Bourama sur parole. Sauf à souligner qu'aucun juge n'est assez sot pour vouloir placer sous mandat de dépôt un cadre qui, bien que soupçonné de délits divers, est nommé par Ladji lui-même ministre ou directeur général d'un machin. Comme quoi, s'il n'interfère pas directement dans les dossiers, Ladji Bourama sait adroitement indiquer aux juges enquêtes les sens interdits...Pour rappel, Ladji n'a-t-il pas déclaré un jour, à la télé, qu'il détenait des dossiers sur les opposants et que si ceux-ci continuaient à le persécuter, il les transmettrait à qui droit ? Et que <em>"petit monsieur"</em> irait fouiller dans les tiroirs du premier magistrat, s'il vous plaît ?

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<strong>Tiékorobani</strong>

BANQUES: <strong>Vers une nouvelle grève illimitée ?</strong>

Après la grève observée du 25 au 27 novembre par le Syndicat des agents des banques et établissements financiers du Mali (SYNABEF), nous avons rencontré le porte-parole du SYNABEF, Aguibou Bouaré pour en savoir davantage. Pour M.Bouaré, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase syndical est l'affaire de Hamadoun Boré, responsable du service commercial et des caisses de la BICIM-SA. Un commerçant du nom de Mohamed Cissé est venu ouvrir un compte à la BCIM; il a  présenté à Hamadoun Boré son comptable auquel il a remis des chèques en blanc signés et destinés à être touchés en l'absence de Cissé qui dit voyager souvent. A l'aide de ces chèques, le comptable, Adama Traoré, a effectué des retraits d'argent. Peu après, Cissé se présente à la BICIM et demande son relevé de compte. Il conteste certaines opérations faites par son comptable au motif qu'il ne les a pas autorisées. La banque décline toute faute au regard de la loi sur les instruments de paiements. <em>"La banque, avant de payer un chèque, s'est assuré des mentions obligatoires et de la conformité de la signature"</em>, affirme Bouaré. Cissé dépose finalement plainte contre son comptable pour détournement de fonds.

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<strong>Procédure étonnante</strong>

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Le dossier est confié à un juge d'instruction qui convoque le banquier Boré afin de l'entendre comme témoin. A la grande surprise de Boré, le juge le place sous mandat de dépôt. <em>"Comment un témoin peut-il tout à coup devenir accusé?"</em>, se demande Bouaré. Le comble, c'est que le comptable Adama Traoré, accusé principal, est mis en liberté provisoire par le juge d'instruction alors que Boré est maintenu en prison. Le  syndicat des banques de la place décide d'en référer aux autorités politiques: elles ne lèvent pas le petit doigt.  Entre-temps, le juge d'instruction est dessaisi du dossier au profit d'un second qui accorde la liberté provisoire à Boré. Le second juge est, curieusement, lui aussi dessaisi du dossier qui atterrit chez un troisième juge d'instruction. Ce dernier, qui n'a même fini de lire le dossier, est lui aussi dessaisi au profit d'un quatrième! C'est alors que les syndicalistes se révoltent, estimant que la procédure judiciaire devient hautement suspecte.

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<strong>Débrayage</strong>

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Après une conférence de presse restée sans suite, les syndicalistes tiennent une Assemblée générale extraordinaire à l'issue de laquelle un préavis de grève de 72 heures est déposé le lundi 9 novembre 2015. C'est seulement le 24 septembre qu'une soi-disante commission de conciliation est mise en place, par le gouvernement. <em>"Aux membres de la commission, nos doléances ont été soumises. L'inspecteur du travail, les représentants des ministères de la Justice et des Finances, tous nos interlocuteurs  ont fait savoir qu'ils n'avaient pas pouvoir décider de quoi que ce soit"</em>, relate Bouaré. La  ministre de la Fonction Publique se déclarera également inapte à engager ses autres collègues ministres. <em>"Nous avons fait savoir à la ministre que nous arrêterions immédiatement la grève au cas où une solution raisonnable nous était proposée; mais jusqu'à la fin de la grève, personne ne nous a officiellement proposé quoi que ce soit!"</em>, s'insurge Bouaré.

<strong>Notre interlocuteur juge très satisfaisant le suivi de la grève puisque tous les guichets bancaires ont fermé</strong>. L'impact  sur l'économie nationale?  Bouaré préfère ne pas épiloguer là-dessus mais il reconnaît que cet la grève a causé à l'Etat un grand manque à gagner. <em>"Nous avons  conscience des dommages nés de la grève mais nous nous avons tout fait pour éviter cette situation fort regrettable"</em>, déplore le chef syndical qui dénonce l'inertie de l'Etat.

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<strong>Perspectives </strong>

<strong> </strong>

Que fera le syndicat si ses doléances, dont l'arrêt des poursuites contre Boré, ne sont pas satisfaites ? <em>"Dans cette hypothèse, nous observerons une grève illimitée, car cette lutte est une question de survie pour les agents de banques</em>, annonce Bouaré. <em>Ce n'est pas de gaîté de cœur   que nous menons une grève;</em> <em>cette lutte s'inscrit dans la recherche de notre sécurité juridique et judiciaire. Les banquiers vivent de nos jours dans une terreur qui doit cesser!"</em>.   Bouaré termine son propos en présentant les excuses des syndicats de banques à l'ensemble du peuple malien, particulièrement aux clients des différents banques et établissements financiers du Mali, pour les désagréments causés par la grève.Il souhaite que les futures négociations aboutissent.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Daesh, l&amp;apos;enfant de l&amp;apos;Occident</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/daesh-lenfant-de-loccident-1278172.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Dec 2015 13:00:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Fondé le 13 octobre 2006 par des dissidents d'Al-Qaida, <em>Daesh</em> ou<em> État Islamique en Irak et au Levant (EIIL)</em>est une créature de l'Occident qui, à travers ce groupe armé sunnite, entendait destabiliser les régimes chiites de la région, notamment l'Iran des mollahs et la Syrie de Bachar El-Assad. Les premiers bailleurs de fonds de <em>Daesh</em> ? L'Arabie Saoudite, le Qatar et le Koweit, trois pays qui ne refusent absolument rien aux Etats-Unis. En un tournemain, Abou Bakr Al-Baghdadi, à la tête de ses 31. 000 combattants (estimations de la CIA), incluant d'anciens officiers de Saddam Hussein, profite vite de la faiblesse des armées locales pour s'emparer, au prix de millions de morts et de refugiés, de la moitié du territoire syrien et du tiers du territoire irakien. Les ressources de <em>Daesh</em> sont infinies. Non seulement il exploite les raffineries pétrolières présentes sur son territoire, mais en outre, il soumet à la dîme les 10 millions de personnes qui y vivent. Sans compter les trafics d'armes, de tabac, d'alcool, d'antiquités, de femmes, d'otages, d'organes humains et de faux billets. Cérise sur le gâteau, <em>Daesh</em> prélève de substantiels droits de passage sur les véhicules de transport en partance ou en provenance d'Irak ou de Syrie. Avec un patrimoine de 2.260 milliards d'euros et un budget de 2,5 milliards d'euros pour l'année 2015 (chiffres révélés par Jean-Charles Brisard, président du Centre d'Analyse du Terrorisme), le <em>"Califat" </em>proclamé, le 29 mai 2014,  par Al-Baghdadi devient à la fois le premier Etat terroriste du monde et le groupe criminel le plus riche de tous les temps. On comprend que dans le dessein de s'émanciper, le monstre n'hésite pas plus longtemps à mordre les mains qui l'ont nourri.

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<strong><em>Daesh </em></strong><strong>divorce  d'avec ses parrains</strong>

<em>Daesh</em> commence par annoncer sa volonté de réduire en cendres les Etats <em>"mécréants" </em>d'Amérique et d'Europe et d'envahir leurs alliés traditionnels, les pétro-monarchies du Golfe. Sachant qu'Al-Baghdadi n'est pas un farceur atavique,  l'Arabie Saoudite entame, dès septembre 2014, la construction d'une muraille de  950 km le long de sa frontière avec l'Irak. Le chantier s'intensifie à partir du 5 janvier 2015, quand <em>Daesh</em> attaque le poste-frontière saoudien de Suweif,  tuant le général Oudah Al-Belawi. La muraille, gigantesque ceinture de sécurité, sera équipée de tours de surveillance  et de 50 radars capables de déceler tout mouvement d'engins ou de piétons à 18 km. Ne s'arrêtant pas en si bon chemin, le royaume  wahhabite se lance dans l'érection d'un autre mur, de 1.800 km celui-là, à la frontière avec le Yémen. Trois sûretés valant mieux que deux, il place <em>Daesh</em> sur la liste des organisations terroristes, menace de 30 ans de prison quiconque collabore avec lui et, sur la foi d'une <em>fatwa</em> de son Grand Mufti, Abdel Aziz Al-Cheikh, déclare <em>Daesh</em> <em>"pire ennemi de l'islam"</em>.

<strong>Si <em>Daesh</em> n'a pas encore mis à exécution sa menace d'annexer Médine et La Mecque, il n'en assène pas moins des coups terribles à ses adversaires</strong>:  France (attentats de <em>Charlie Hebdo</em> et du Bataclan, à Paris: 137 morts); Russie (explosion d'un avion de ligne: 224 morts); Liban (44 morts en octobre 2015); Turquie (34 morts à Suruz en juillet 2015 et 102 morts à Ankara le 10 octobre 2015). Tétanisée, la petite Belgique, transformée à son insu en quartier général par <em>Daesh</em>, a perdu le sommeil depuis une semaine, fermant à double tour marchés, métros  écoles et administrations!

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<strong>Comment détruire <em>Daesh</em> ?</strong>

A présent, toutes les puissances de l'Univers s'entendent sur la nécessité, que dis-je ?, l'urgence de liquider <em>Daesh</em>. Dans un touchant concert, Obama, Poutine, Hollande et Cameron promettent d'éradiquer le groupe terroriste. Sur les instances de la France, le Conseil de Sécurité de l'ONU a, le 20 novembre 2015, adopté à l'unanimité une résolution  qualifiant <em>Daesh</em> de <em>"menace mondiale et sans précédent contre la paix et la sécurité internationales" </em>et appelant à <em>"combattre par tous les moyens cette menace"</em>. L'objectif est parfaitement clair: il reste à l'atteindre.

<strong> </strong>

<strong>Les bombardements aériens suffiront-ils à vaincre <em>Daesh</em> ?</strong> Depuis août 2014, une coalition anti-<em>Daesh</em> est conduite par les Etats-Unis. Elle compte 22 pays dont l'Allemagne, l'Arabie Saoudite, l'Australie, Bahreïn, la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Espagne, les Émirats Arabes Unis, la France, la Jordanie, le Maroc, les Pays-Bas, le Portugal, le Qatar, le Royaume-Uni et la Turquie. Selon les experts, les montagnes de bombes que lâche la coalition n'arriveront jamais à bout du groupe terroriste qui, après avoir bunkérisé ses états-majors et ses matériels sensibles, ne cesse, malgré le déluge de bombes, d'agrandir son territoire et de multiplier les attentats à mille lieues de ses fiefs. Or, échaudés par leurs échecs en Irak et en Afghanistan et peu désireux d'affronter le coût politique lié aux dizaines de morts que ne manquera pas de provoquer une intervention terrestre, les Etats Unis et leurs alliés excluent de déployer de troupes au sol, se contentant de forces spéciales incapables d'engager des batailles frontales ou d'occuper un terrain libéré. On voit d'ailleurs mal le président américain, Barack Obama, en toute fin de mandat, prendre le risque d'une offensive terrestre alors que l'essentiel de son oeuvre a consisté à mettre le holà aux guerres initiées par son prédecesseur, le très belliqueux Bush dont le slogan était de <em>"terroriser les terroristes"</em>. Faute de troupes terrestres, la guerre contre <em>Daesh</em> s'enlise, aux dépens des populations civiles qui, entre septembre 2014 et juin 2015, ont perdu 354 éléments, à en croire le rapport publié le 3 août 2015 par <em>Airwars, </em>un collectif de journalistes occidentaux.

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<strong>Faut-il, dès lors, offrir une couverture aérienne à l'armée de terre irakienne ?</strong> Cette solution, déjà appliquée depuis des mois, produit de piètres résultats. Malgré le soutien de l'aviation alliée, l'armée irakienne a connu, en juin 2014 à Mossoul, une déculottée à la faveur de laquelle <em>Daesh</em> a effectué, selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, des prises de guerre impressionnantes: 3.000 4×4 <em>Hummer</em> américains, 60.000 armes individuelles, 50 chars et 150 blindés légers. Désastre en partie confirmé par Haider Al-Abadi, le Premier Ministre irakien, dans un entretien diffusé, le 31 mai 2015, par la chaîne publique <em>Iraqiya</em>: <em>"Lors de la chute de Mossoul, nous avons perdu de nombreuses armes… Nous avons perdu 2.300 Humvee. Ces véhicules faisaient partie d’un lot de 8.000 exemplaires fournis par l’armée américaine en 2009"</em>. Ce que le Premier Ministre se garde de préciser, c'est que la valeur des armements saisis par <em>Daesh</em> dépasse le milliard de dollars !

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<strong>Les <em>peshmergas</em> kurdes feraient-ils mieux que l'armée irakienne?</strong> Les combattants kurdes d'Irak, aguerris par les longues décennies de lutte contre Saddam Hussein, sont bien meilleurs au combat que les soldats irakiens. Après avoir brisé, en 2014, le siège de Kobane grâce au soutien aérien allié, ils ont infligé, courant novembre 2015, de cinglantes défaites à <em>Daesh</em>. Mostafa Seid Qadr, un de leurs chefs militaires, révèle qu'il y a dix jours, ils ont repris la ville irakienne de Sinjar et capturé, dans la foulée, 300 terroristes. <em>"Nos troupes contrôlent désormais les routes reliant la Syrie et l’Irak utilisées par Daesh, le privant ainsi de munitions et de soutien militaire", </em>confie l'officier à la presse. Problème: la montée en puissance des <em>pershmergas </em>fait suer sang et eau à la Turquie. Cette puissance régionale, membre de la coalition internationale et de l'OTAN, craint que les prouesses militaires des Kurdes irakiens ne renforcent peu ou prou le PKK, parti indépendantiste kurde qui, depuis 1984, croise le fer avec l'Etat turc. La guerre d'indépendance engagée par le PKK contre la Turquie a fait, en 30 ans, 40.000 morts. La fragilisation du monde kurde reste donc, pour la Turquie, un objectif plus prioritaire que la lutte contre <em>Daesh</em>. D'autant que le PYD, parti kurde de Syrie, très lié au PKK, a, en juillet 2012, négocié avec Bachar Al-Assad son désengagement du conflit syrien moyennant l’autonomie de trois enclaves kurdes situées à la frontière turque. Pour tout compliquer, le soutien que <em>Daesh</em> offre, depuis 2011, aux rebelles<em> "jihadistes" </em>de Syrie,  distrait le PKK du front turc au profit d'une mobilisation générale  contre <em>Daesh</em>. Ce qui, on le devine, refroidit passablement les ardeurs anti-<em>Daesh</em> d'Ankara. Alors question: en abattant, il y a une semaine, un bombardier russe, Ankara tente-t-il de saboter la guerre internationale contre <em>Daesh</em>? Faut-il tenir pour calomnieuses les accusations du président russe selon lesquelles Ankara achèterait à vil prix le pétrole de contrebande exporté par le groupe terroriste ? Enfin, pourquoi Ankara a-t-il précipitamment jeté en prison pour <em>"espionnage"</em> et <em>"divulgation de secrets d'Etat"</em> des journalistes turcs qui ont révélé que la Turquie livrait du matériel militaire à des groupes <em>"jihadistes"</em> syriens proches de <em>Daesh</em>?

<strong>La coalition alliée devrait-elle prendre appui sur l'Armée Syrienne Libre ?</strong> L'ARS était la principale force opposée à Bachar El-Assad au début de la guerre civile syrienne, avant d'être surpassée par les factions <em>"jihadistes" </em>proches de<em> Daesh</em>. Commandée par d'anciens officiers syriens, l'ARS se prévaut d'un programme démocratique. Du fait qu'elle représente une alternative au régime syrien et aux brigades salafistes, elle reçoit depuis quatre ans l'aide politique, matérielle et financière occidentale. Le hic, c'est que cette troupe de 80. 000 hommes, dont une bonne part de civils, dotée d'un équipement plutôt sommaire a déjà assez à faire avec les soldats de Bachar El-Assad, soutenus par le redoutable Hezbollah libanais. Depuis des semaines, elle subit aussi des bombardements quotidiens de l'aviation russe, Moscou ayant résolu de mettre en échec le plan euro-américain de faire chuter le régime syrien.

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<strong>Les alliés convaincront-ils la Russie de les rejoindre ?</strong> Depuis les attentats commis, le 13 novembre 2015, par <em>Daesh</em> à Paris, François Hollande fait les yeux doux au président Poutine afin qu'il rejoigne la coalition arabo-occidentale dirigée par les Etats-Unis. Mais Poutine est un sacré client! D'abord, il faudra, pour l'amadouer, renoncer à renverser son ami Bachar El-Assad, ce qui revient à sacrifier l'ARS. Ensuite, il faudra songer à lever les sanctions que lui impose l'Occident à cause de l'annexion de la Crimée.Enfin, Poutine pourrait exiger du duo américano-saoudien d'arrêter la stratégie de surproduction pétrolière visant à affaiblir l'économie russe. En un mot, Poutine, cet ancien du KGB qui, alternant la ruse et la force, rêve de recréer une mini-URSS, pourrait vouloir monnayer son soutien à la coalition contre sa réadmission à la table des grands, une table dont ses rivaux euro-américains inclinent à le chasser.

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<strong>Bachar boit du petit lait</strong>

On le voit, la lutte contre <em>Daesh </em>est en train de tourner en faveur du régime syrien. Tant qu'une solution politique n'aura pas été trouvée au conflit syrien (et il n'y en aura aucune qui n'inclurait pas le maintien de Bachar au pouvoir), <em>Daesh</em> aura encore de beaux jours devant lui car le monde ne parviendra pas à s'unir ni à déployer des forces terrestres contre lui. En vérité, la coalition anti-<em>Daesh</em> que la France s'active à fonder depuis le 13 novembre existe déjà; cependant, elle ne se renforcera du soutien russe, syrien ou iranien, que lorsque l'Occident aura ôté Bachar de la palette des blocages pour le réadmettre dans la gamme des solutions. Certes, François Hollande a suivi le conseil de son rival, Nicolas Sarkozy, de réduire son hostilité envers Moscou et Bachar, mais sera-t-il entendu par Obama, le patron des alliés, qui n'a pas forcément envie d'abandonner à leur sort les <em>"démocrates"</em> de l'ARS ? En attendant que l'Occident, à l'aide d'un nouveau miroir géopolitique, cesse de voir en lui le diable à quatre cornes, Bachar El-Assad boit du petit lait.

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<strong>Quid de l'Iran ?</strong> Sans le crier sur les toits, l'Iran a tout récemment dépêché 15. 000 hommes en Syrie au prétexte  de contenir <em>Daesh</em>. Ce beau prétexte ne saurait occulter le fait que le pays des ayatollahs chiites est un allié de Bachar El-Assad, lui aussi chiite. Pas sûr que les 15. 000 soldats régentés par le général Qasem Soleimani, commandant de la force d’élite iranienne<em> "Al-Qods"</em>, laisseront le chef de l'Etat syrien à la merci du <em>"Grand Satan"</em> américain et de ses amis !

<strong>En tout état de cause, s'il arrive que, par miracle, l'Occident se sorte de ce bourbier, il refléchira à deux fois avant de fondre, tel un vautour du désert, sur le premier <em>"tyran"</em> venu</strong>. Comme frappés de signe indien, les Occidentaux n'ont-ils pas créé Oussama Ben Laden pour hériter d'<em>Al-Qaida</em> ? N'ont-ils pas renversé Mouammar Khaddafi pour livrer la Libye au chaos? N'ont-ils pas pendu Saddam Hussein pour donner naissance à <em>Daesh</em> ?

La Rédaction]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique: Ladji Bourama au pays des juges</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chronique-satirique-ladji-bourama-au-pays-des-juges-1278092.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Dec 2015 12:31:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Jeudi 26 novembre 2015 se tenait, à Bamako, la cérémonie de rentrée des cours et tribunaux. Comme d'habitude, elle était placée sous la présidence de Ladji Bourama qui, pour rien au monde, n'eût raté pareille fête. C'est, en effet, devant une assemblée du genre qu'il pouvait parler librement en latin et en grec avec quelque espoir de se faire entendre. Mais voilà: Ladji est venu avec deux heures de retard (excusez du peu!). Vêtu d'un abacost gris (sans le chapeau melon, cette fois-ci), le président de cérémonie était flanqué de deux hommes que vous ne soupçonneriez pas: le directeur de la Sécurité d'Etat, le général Moussa Diawara, et le chef d'Etat-major particilier, le général Oumar Daw alias Baron. Que venaient faire des généraux si loin du champ de bataille du  nord et du champ de ruines de l'hôtel RADISSON ? On ne le saura sans doute jamais. Mais on comprendra aisément qu'avec ces redoutables officiers dans sa compagnie, Ladji Bourama n'ait nullement songé à présenter des excuses pour son immense retard. Surtout que tout le haut de l'amphithéâtre était rempli d'hommes en grand uniforme militaire...

<strong>Comme si les terroristes devaient être recherchés en priorité parmi les avocats et les magistrats, ces derniers ont été, avant l'arrivée de Ladji Bourama, soumis à une minutieuse fouille de leur corps et de leurs bagages. </strong>Poches, sacoches, chaussures...tout fut passé au détecteur de métaux et au peigne fin. Il ne manquait plus au menu que des interrogatoires musclés suivis de gardes à vue ! Les mauvaises langues  s'amusent d'ailleurs à souligner que les forces de l'ordre avaient toujours observé un tel zèle, Bamako serait devenue une contrée aussi sûre que le Vatican où, jusqu'à présent, aucun attentat n'a été perpétré ni aucun projet d'attentat éventé.

<strong>Le décor étant ainsi planté, Ladji Bourama a</strong> <strong>expliqué, à grand renfort de subjonctif, qu'il a transmis 200 dossiers de corruption au pôle économique et qu'à ce jour, il attend la suite</strong>. En clair, à l'en croire, les juges traînent les pieds sans raison car il les met au défi de prouver toute interférence de sa part dans les procédures. Puisque personne n'a relevé le défi (quel juge aurait pris ce risque?), on peut donc croire Ladji Bourama sur parole. Sauf à souligner qu'aucun juge n'est assez sot pour vouloir placer sous mandat de dépôt un cadre qui, bien que soupçonné de délits divers, est nommé par Ladji lui-même ministre ou directeur général d'un machin. Comme quoi, s'il n'interfère pas directement dans les dossiers, Ladji Bourama sait adroitement indiquer aux juges enquêtes les sens interdits...Pour rappel, Ladji n'a-t-il pas déclaré un jour, à la télé, qu'il détenait des dossiers sur les opposants et que si ceux-ci continuaient à le persécuter, il les transmettrait à qui droit ? Et que <em>"petit monsieur"</em> irait fouiller dans les tiroirs du premier magistrat, s'il vous plaît ?

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Orange en grand danger ? Des jeunes veulent boycotter ses produits</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/orange-en-grand-danger-des-jeunes-veulent-boycotter-ses-produits-1266552.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Nov 2015 01:13:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour exprimer leur mécontentement par rapport à ce qu'ils considèrent comme une arnaque, des jeunes Maliens ont créé une page facebook dénommée <em>" Stop aux arnaques de Orange Mali"</em> et qui compte à ce jour 13 000 membres; ces jeunes  projettent d'organiser le boycott  des produits d'Orange à partir du 1er décembre 2015 avec le slogan : <em>"STOP aux arnaques d'orange-Mali".</em> Nous avons rencontré l'initiatrice du projet, Christel Astou Cissé, avec deux autres membres de son groupe: Chist Anselme Kama, le chargé de communication, et Lalia Sanogo, chargée des relations extérieures.

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<strong>Des tarifs trop chers et un service médiocre</strong>

Pour Christel Astou Cissé, elle s'est inquiétée le jour où elle a pris 1Go de connexion Orange au prix de 7500 FCFA. Après avoir visionné une vidéo de 9 mn, et utilisé une connexion simple pendant 3 heures, l'opérateur lui a signifié la fin de son forfait. Elle ne pouvait donc plus se connecter, faute de crédits. Elle juge la chose inadmissible car, à ses dires, la création le Mali est le seul pays de la sous-région où des crédits de connexion peuvent filer à une telle vitesse. <em>"Orange-Mali est trois fois plus chère que les autres réseaux Orange de la sous-région!",</em> peste-t-elle. Elle estime avoir constaté un énorme fossé entre les prix et la qualité des services d'Orange-Mali avec les mêmes prix et services dans les autres Etats de la sous-région. À titre d'exemple, elle  cite le Sénégal  (500 MO vendus à 2000 Fcfa avec un très bon débit) et le Niger (500 MO vendus à 500 Fcfa un débit bon). Or, au Mali, Orange-Mali vend  500 MO à 4.700 FCFA avec un débit médiocre ! Pour toutes ces raisons, Christel Astou Cissé et ses amis organisent un boycott des produits d'Orange pour contraindre l'entreprise à revoir considérablement à la baisse ses tarifs et à améliorer la qualité de la connexion qu'elle offre aux Maliens.

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<strong>Mode de boycott</strong>

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Pourquoi avoir choisi les réseaux sociaux pour se faire entendre ? Christel Astou Cissé répond que ces réseaux sont le lieu de rencontres et d'échanges d'un très grand nombre de personnes à travers le monde. Dans le cadre du boycott projeté, les jeunes protestataires appelleront les Maliens à retirer pendant 24 heures leurs puces Orange-Mali de leur téléphone et à débrancher leur connexion internet Orange-Mali. Un tel boycott, s'il était suivi, pourrait générer de très grosses pertes financières chez l'opérateur de télécommunications et sonner la naissance d'un grand mouvement de défense des consommateurs maliens.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Faille sécuritaire au Radisson : Comment le chef du peloton de sécurité a été exécuté</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/faille-securitaire-au-radisson-comment-le-chef-du-peloton-de-securite-a-ete-execute-1266512.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Nov 2015 00:50:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au RADISSON, nous apprend-on,<em> "les agents de sécurité d'ESCORT possèdent chacun un pistolet; cependant, l'arme la plus lourde, un pistolet-mitrailleur, est la chasse gardée du chef du peloton de sécurité, Magassouba."</em>. Ce dernier a ses quartiers dans le hall où il a l'œil rivé sur les mouvements incessants des clients.

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<strong>Absence des forces  de l'ordre</strong>

Ayant aperçu, derrière la voie goudronnée qui jouxte l'hôtel, deux bandits sortir leurs armes de sacs de   voyage qu'ils portaient, un agent de sécurité qui, après la relève,  rentre chez lui vers 6 h 30, se met à crier à ses collègues assis à la barrière de sécurité: <em>"Levez-vous! Ils vont tirer sur vous! Ils sont armés!".</em> L'agent n'a pas fini de sonner l'alerte qu'il est fauché par une balle en pleine cuisse. Un des assaillants vient de lui tirer dessus. Heureusement pour lui, il se traîne cahin caha hors du théâtre des opérations avant d'être admis aux urgences de l'hôpital Gabriel Touré où il sera opéré avec succès dans la nuit du vendredi.

<strong>Magassouba, lui, n'a pas cette chance</strong>. Entendant tirer dehors, il sort de l'hôtel pour s'enquérir de ce qui se passe. Les assaillants ne lui en donnent pas l'occasion: ils lui logent une balle en plein estomac. Le malheureux s'écroule, passant immédiatement de vie à trépas.<em>"Sa mort aurait peut-être été évitée si des forces de l'ordre maliennes étaient présentes sur les lieux",</em> se lamente une source qui déplore que malgré la présence d'une agence de la BDM à côté du RADISSON, les gardes nationaux ne prennent service qu'à 8 heures du matin et n'y passent pas la nuit. <em>"Comment justifier qu'une ruelle abritant une agence bancaire et l'hôtel le plus fréquenté de la capitale ne bénéficie pas d'une protection policière permanente?"</em>. C'est probablement en tenant compte des horaires de travail des forces de l'ordre et de l'équipement sommaire des agents de sécurité privés que les assaillants ont établi leur plan d'opération.

<strong>Il y a lieu aussi de s'interroger sur la facilité avec laquelle un véhicule muni d'une plaque diplomatique a pu franchir le barrage de sécurité</strong>. Une source nous révèle qu'en réalité, les agents de sécurité promènent leur détecteur de métaux sous les véhicules mais ne fouillent pas ceux-ci. Une telle erreur a-t-elle été commise en l'occurrence ? C'est possible, même si certaines sources affirment que le véhicule diplomatique en cause était déjà devant l'hôtel longtemps avant l'attaque: il appartiendrait à un client dont le chauffeur aurait abandonné l'engin aux premiers coups de feu.

<strong>Autres failles sécuritaires</strong>

L'autre faille du dispositif sécuritaire a trait à la manière dont trois des assaillants ont pu s'enfuir. Se sont-ils mêlés aux premiers clients libérés ? Ou bien se sont-ils échappés avant l'arrivée des forces de sécurité ?

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pole économique de Bamako :  Le frère du général Moussa Sinko Coulibaly gardé à vue</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/pole-economique-de-bamako-le-frere-du-general-moussa-sinko-coulibaly-garde-a-vue-1266602.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Nov 2015 00:48:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Mamadou a été gardé à vue, la semaine dernière, à la brigade financière du pôle économique de Bamako. Le motif de cette interpellation ? Agent comptable à la Caisse Malienne de Sécurité Sociale, communément appelée Caisse de Retraites, il avait en charge la gestion des flux financiers issus de l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO). A ce titre, l'homme manipulait plusieurs milliards, l'AMO, de plus en plus prisée, étant devenue la nouvelle vache à lait de l'Etat.  Selon des sources policières, il est reproché à Mamadou Coulibaly d'avoir détourné la bagatelle de 500 millions de FCFA. La procédure suivra-t-elle son cours ou trouvera-t-on avec l'intéressé un arrangement ? On ne sait. Toujours est-il que l'affaire ne dit rien de bon à son général de frère dont plusieurs compagnons d'armes et de putsh, à commencer par le général Sanogo, croupissent en taule  pour assassinat et crimes connexes.

A KONE]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entretien avec Issa Traoré, président du syndicat autonome de la magistrature : &amp;quot;Les Maliens ont la justice qu&amp;apos;ils méritent!&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/entretien-avec-issa-traore-president-du-syndicat-autonome-de-la-magistrature-les-maliens-ont-la-justice-quils-meritent-1249002.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Nov 2015 16:10:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1249012" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Issa-Traore.png"><img class="size-full wp-image-1249012" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Issa-Traore.png" alt="Issa Traoré, président du syndicat autonome de la magistrature" width="610" height="459" /></a> Issa Traoré, président du syndicat autonome de la magistrature[/caption]

Dans entretien à bâtons rompus qu'il nous accordé, le président du Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM), Issa Traoré, se désole qu'à ce jour, les magistrats n'aient pas vu leurs conditions de travail améliorées. <em>"On a fait des magistrats les responsables de tous les maux du pays alors  qu'ils sont victimes, comme d'autres, des politiciens"</em>, fulmine Traoré qui juge minable le salaire du magistrat malien en comparaison avec celui des magistrats sénégalais qui, au titre de la seule prime de judicature, gagnent 850.000 FCFA. Au Niger, nous révèle Traoré, un magistrat débutant a un salaire 1.150.000 FCFA; des traitements similaires sont pratiqués au Burkina Faso comme en Côte d'Ivoire. Le chef syndical déplore, par ailleurs, que les juridictions de Bamako aient toutes les peines du monde à extraire les détenus pour les besoins des audiences et des instructions, faute de véhicules. <em>"La justice malienne est à l'image de l'Etat malien; chaque pays a la justice qu'elle mérite",</em> soutient notre interlocuteur avec une pointe d'amertume.

Par rapport aux récentes nominations de magistrats à la Cour Suprême, Traoré pense qu'elles sont venues comblées un vide qui existait au niveau de Cour Suprême, qui manquait d'effectifs. Le problème, prévient-il, c'est que les nominations en cause ont vidé à son tour la Cour d'appel de Bamako!

Rappelant que le président IBK disait compter sur la justice pour la réussite de son mandat,  Issa Traoré conclut par ces mots énigmatiques: <em>"Il n'y a pas de démocratie ni de développement sans justice, et il n'y a pas de justice sans les magistrats"</em>.

<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Financement de l&amp;apos;économie malienne : Les banques ont injecté 1221 milliards en 2014</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/financement-de-leconomie-malienne-les-banques-ont-injecte-1221-milliards-en-2014-1248982.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Nov 2015 15:50:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis 2012, notre pays vit une crise sécuritaire qui porte un grave coup à son essor économique. Une des conséquences de cette crise est la trop grande dépendance du Mali vis-à-vis de l'extérieur.  Selon les experts de l'<em>Observatoire du Développement Humain Durable et de la Lutte Contre la Pauvreté</em>, face à l'insuffisance de l'appui des banques locales, l'économie malienne est financée à plus de 70% par l'extérieur sous plusieurs formes : Aide Publique Directe, Appui Budgétaire Sectoriel, Appui Budgétaire Général, aide humanitaire (qui englobe l'aide d'urgence, l'aide alimentaire, etc.), les contributions financières des ONG et les investissements directs privés. Nous nous sommes intéressé, dans cet article, à la contribution du secteur bancaire dans le financement de l'économie malienne.

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<strong>Financement bancaire</strong>

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De notre enquête, il ressort que cette contribution, en 2014,  tourne autour de 21%. Ce taux est très faible comparé à ceux d'autres pays du continent: 30% au Sénégal et au Togo, 34% au Nigeria, 77% au Maroc et 145% en Afrique du Sud!

<strong>Le Mali compte 13 banques qui, sous forme de crédits ou de partenariats commerciaux, financent l'économie nationale. </strong>La <em>Banque de Développement du Mali (BDM-SA)</em> a, en 2014, contribué au financement de l'économie à hauteur de 184, 057 milliards de FCFA. La <em>BIM-SA,</em> récemment rachetée par le groupe marocain Attijariwafa Bank, a, sur la même période, financé l'économie nationale à hauteur de 143, 011 milliards de FCFA.Quant à la <em>Bank Of Africa Mali</em>,  elle a injecté dans l'économie nationale 181,760 milliards. La banque panafricaine <em>Ecobank </em>a, pour sa part, injecté, en 2014,  dans l'économie malienne 197, 943 milliards de FCFA. La <em>Banque Nationale pour le Développement Agricole (BNDA)</em>, elle,  a injecté, en 2014, dans l'économie malienne 167, 039 milliards de FCFA: la spécificité de la BNDA tient à ce qu'elle finance généralement le secteur agricole, base économique du pays. La <em>Banque Atlantique-Mali,</em> implantée seulement en mars 2006, a, courant 2014, injecté dans l'économie nationale113, 050 milliards FCFA.

<strong>Les plus petits contributeurs bancaires au financement de l'économie sont le suivants:</strong> la <em>Banque Internationale pour Commerce et l'Industrie du Mali (BICIM)</em> avec 51, 278 milliards FCFA; la Banque de l'Habitat du Mali (BHM) avec 32, 867 milliards; la BCI-Mali avec 32, 873 milliards;  la BCS avec 45, 027 milliards; la BSIC avec 61, 4 milliards. Quant à la Banque Régionale de Solidarité (BRS), rachetée par le groupe Orabank, elle n'a injecté, en 2014, que 10, 8 milliards dans l'économie malienne.

<strong>Au total, les banques ont, en 2014, financé l'économie malienne à hauteur de 1221,4 milliards. </strong>Presque l'équivalent des recettes publiques!

<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suite à un rapport de contrôle physique bidon : Les ex&#45;patrons de la police, Hamidou Kansaye et Yacouba Diallo, et 183 autres agents déclarés fictifs</title>
<link>https://www.maliweb.net/fonction-publique/suite-a-un-rapport-de-controle-physique-bidon-les-ex-patrons-de-la-police-hamidou-kansaye-et-yacouba-diallo-et-183-autres-agents-declares-fictifs-1248962.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Nov 2015 15:45:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_251552" align="alignright" width="308"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Kanssaye-DG-police.jpg"><img class="size-full wp-image-251552" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Kanssaye-DG-police.jpg" alt="Hamidou Kanssaye Dg Police" width="308" height="305" /></a> Hamidou Kansaye, l'ex- Dg Police[/caption]

Suite à la décision du ministre de la Fonction Publique, Mme Diarra Raky Talla, de suspendre les salaires de 185 policiers qui n'auraient pas répondu présents au contrôle physique, le Syndicat National de la Police (SYNAPOL)hausse le ton. C'était lors d'une conférence de presse animée, le jeudi 12 novembre, dans les locaux d'Interpol, à Bamako-Coura. Le secrétaire général du SYNAPOL, Abdourahmane Alassane, qui animait la conférence, a rappelé que par une décision du 20 octobre 2015, le ministre a  suspendu les salaires des certains agents de l'Etat et des collectivités territoriales à partir du 1er novembre 2015. Le ministre a, par lettre confidentielle en date du 21 octobre, écrit à son homologue de la Sécurité Intérieure pour lui signifier que la suspension des salaires  concernait des agents de sécurité. La liste des 185 agents, telle dressée par le ministère de la Fonction Publique, inclut d'anciens directeurs généraux de la police comme Hamidou Kansaye et Yacouba Diallo.

<strong>Le syndicat  s'étonne de la décision du ministre de la Fonction Publique. </strong>En effet, selon le conférencier, l'ex-directeur général de la police, Kansaye, relevé il y a à peine un mois, fut le premier à se présenter au contrôle physique. A sa suite et dans son bureau, tous les inspecteurs généraux furent physiquement contrôlés. Curieusement, ils sont tous considérés comme fonctionnaires fictifs par le ministère de la Fonction Publique! Cela est d'autant plus grave qu'aux dires du conférencier, le contrôle physique des agents de police a été organisé par une équipe composée de responsables de la direction des ressources humaines (DRH) de la police, de la direction générale de la police et de la fonction publique. <em>"Même certains membres de cette équipe de contrôle physique sont déclarés fictifs par le ministère de la Fonction Publique!"</em>, s'insurge le conférencier. Dénonçant un travail bâclé, le conférencier croit savoir que les responsables de la Fonction Publique chargés du contrôle ont égaré les dossiers et produit des rapports mensongers. Il  demande l'implication personnelle du ministre de la Sécurité  pour mettre fin aux frustrations créées dans la police par les suspensions injustifiées de salaires.

<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord: Les populations s&amp;apos;enfuient</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-les-populations-senfuient-1248942.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Nov 2015 15:42:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/signature-accord.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-969412" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/signature-accord.jpg" alt="signature-accord" width="620" height="350" /></a>Censés apporter définitivement la paix et la sécurité, les accords  du 15 mai et du 20 juin 2015 signés avec les rebelles restent lettre morte. La situation sécuritaire se dégrade au fil des jours. En lieu et place du retour des refugiés au bercail, on assiste plutôt au départ massif des populations du nord vers des pays voisins comme le Niger. Abandonné par l'Etat, le terrain est occupé par les rebelles et leurs alliés narcotrafiquants. Fréquemment dépouillées de leurs biens, les populations préfèrent s'exiler. La semaine dernière, par exemple, les bouchers de la ville de Tombouctou ont fait la grève pour réclamer la sécurisation de leur bétail.

En effet, chaque fois qu'ils reviennent des foires avec le bétail acheté, ils sont dépouillés par des hommes armés à peau blanche. Le butin volé est écoulé en Mauritanie. Selon les responsables des bouchers, les voleurs ne sont autres que des combattants de la CMA, la Coordination des Mouvements de l'Azawad. Le maire de Tombouctou, interpellé par les grévistes, n'a fait que remonter l'information au préfet.

<strong>Ansongo se vide aussi de ses populations.</strong> Elles subissent les foudres des bandits au vu et au su de l'armée et de la MINUSMA. Le 13 novembre, pendant que le Ministre de la Réconciliation, Zahabi, et sa délégation dansaient le <em>Takamba </em>et distribuaient des billets de banque Place de l'Indépendance à GAO afin de célébrer une prétendue <em>"réconciliation entre les communautés"</em>, un jeune couple se faisait renverser par un véhicule qui venait d'être braqué par deux individus armés, lesquels tentaient de sortir de Gao. Le véhicule, qui appartenait à l'armée malienne, a été volé au quartier  du "Château ", à quelques mètres du nouveau monument, par deux individus non identifiés. Dans leur fuite, les braqueurs ont percuté la moto SANILI que conduisait le couple: Aguissa Idrissa a perdu la vie et son épouse, Rokia Yattara, blessée, est actuellement à l'hôpital.

Dans son dernier bulletin, le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA) déclare que les actions humanitaires sont aujourd'hui rendues difficiles par l'insécurité récurrente.  Selon le document,  547 000 personnes ont besoin de protection.

<strong>En ce qui concerne l'insécurité alimentaire, 3,1 millions de personnes y sont exposées au nord. </strong>2 millions ont besoin d'assistance en santé, y compris pour prévenir les épidémies (méningite, choléra, rougeole, etc.). 8% des centres de santé restent non fonctionnels.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>

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</item>

<item>
<title>Contrôle physique des fonctionnaires : Le ministère de la Fonction publique publie un rapport truffé d&amp;apos;erreurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/fonction-publique/controle-physique-des-fonctionnaires-le-ministere-de-la-fonction-publique-publie-un-rapport-truffe-derreurs-1225492.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Nov 2015 12:10:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_740562" align="alignleft" width="200"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Mme-Diarra-Raky-Talla.jpg"><img class="size-full wp-image-740562" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Mme-Diarra-Raky-Talla.jpg" alt="Diarra Raky Talla" width="200" height="300" /></a> Mme Diarra Raky Talla, ministre de la Fonction publique .....[/caption]

Le gouvernement  du Mali avait organisé, courant octobre, novembre et décembre 2014, un  contrôle physique des agents de l'Etat. Cette opération a concerné les fonctionnaires civils et militaires, les contractuels de l'Etat ainsi que les  fonctionnaires  des collectivités territoriales. Procéder à une purge et détecter les agents fictifs de la fonction publique malienne, qui gonflent la masse salariale et qui ruinent les caisses de l'Etat, étaient, entre autre, les objectifs de ce contrôle physique.

Acculé, par la suite, sur le retard pris dans la publication du rapport de contrôle physique, le département en charge de la fonction publique a procédé, le jeudi 29 octobre 2015, à cette publication. Donc, une année après le fameux contrôle physique, le ministère publie une liste de fonctionnaires et agents supposés être fictifs. La sanction accourue est la suspension des salaires, jusqu'à ce que les intéressés se présentent en personne à la fonction publique. Les premières réactions suite à la publication de ce rapport attestent à quel point il est tiré par les cheveux. Un véritable travail d'amateur!

<strong>En effet, plusieurs fonctionnaires et agents de l'Etat ayant pris part au contrôle physique se retrouvent sur la liste des personnes déclarées fictives et dont le salaire doit être suspendu. </strong>Si l'erreur concernait quelques personnes, cela pourrait se comprendre; mais là, plusieurs dizaines de personnes physiquement contrôlées figurent sur la fameuse liste ! <em>"C'est le rapport du gouvernement qui est fictif"</em>, se marre une victime. Les observateurs les plus avisés de ce processus de contrôle physique ne sont pas surpris cette bourde de l'Etat. On se rappelle que le contrôle avait été très mal organisé, avec des rangs interminables et des lenteurs incroyables dans le recensement. Tout compte fait, les agents de l'Etat injustement mis sur la liste préparent une descente dans les locaux du département pour manifester leur mécontentement.

<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cube alimentaire &amp;quot;bara muso&amp;quot; : Quand le fabricant écoule sciemment des produits périmés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cube-alimentaire-bara-muso-quand-le-fabricant-ecoule-sciemment-des-produits-perimes-1225452.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Nov 2015 12:03:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Nous avons ainsi pris la société Aminata Konaté (SAK) en flagrant délit...</em></strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/bouillon-bara-muso.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1225472" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/bouillon-bara-muso.jpg" alt="bouillon-bara-muso" width="300" height="394" /></a>A coté des bouillons alimentaires traditionnels dénommés <em>"Cube Maggi" </em>et <em>"Cube Jumbo" </em>produits par des firmes étrangères, les ménagères maliennes ont accueilli avec enthousiasme un produit fabriqué au Mali par des Maliens:  le bouillon <em>"Bara Muso". </em>Nos sœurs, épouses et mamans n'ont jamais pensé que le bouillon <em>"Bara Muso" </em>avait  quelque chose à envier à ses concurrents.  Le bouillon est produit et commercialisé par la société Aminata Konaté (SAK), qui a pignon sur rue depuis l'année 2008. Le succès du bouillon<em> "Bara Muso",</em> qui ne cesse de passer des pubs télévisées, est-il monté à la tête de la SAK ? Ou bien cette société veut-elle privilégier les bénéfices aux dépens de la qualité du produit ?

<strong>En tout cas, nous avons constaté, à notre grand étonnement, la présence sur le marché de bouillons<em> "Bara Muso"</em> portant deux dates différentes de péremption</strong>.  Sur le bouillon  de tomate, un autocollant en papier porte la date de fabrication et de péremption. Sur cet autocollant en papier, il est mentionné : <em>"Date de fabrication: août 2014;  date de péremption: août 2018".</em> Or, sur des bouillons anciennement commercialisés, les dates de fabrication sont inscrites, non pas sur un autocollant, mais sur le sachet lui-même. Pourquoi donc cet autocollant ? Notre curiosité piquée au vif, nous décidons de décoller l'autocollant pour regarder en dessous. Surprise: là figure la vraie date de péremption du bouillon de tomate: juillet 2014. En clair, l'autocollant, qui ramène la date de péremption à août 2018, cache la vraie date de péremption: juillet 2014, soit 4 ans de rallonge !

<strong>Ni une , ni deux: nous nous rendons dans plusieurs marchés de la capitale pour vérifier si d'autres bouillons <em>"Bara Muso"</em> portent des autocollants si grossièrement mensongers.</strong> Partout où nous passons, nous mettons la main sur des sachets périmés dont la date de péremption est cachée par un autocollant mensonger. Interrogées, plusieurs vendeuses du produits nous diront n'avoir pas fait attention à cette combine. A la question de savoir si elles ne sont pas à la base de la fraude, les vendeuses nous déclarent: <em>"Les bouillons nous sont livrés tels quels par les agents de Bara Muso; nous n'y changeons absolument rien!"</em>. Tout porte donc à croire que pour écouler ses bouillons de tomate périmés, la société SAK a confectionné des autocollants bidonnés. Les ménagères utilisant les bouillons étant à 90% analphabètes, elles ne font pas attention à cette fraude industrielle à grande échelle. Et tant pis si le consommateur final -les foyers maliens - s'intoxique !

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<strong>La société SAK bafouille</strong>

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Pour avoir la version des faits de la société SAK, fabricant du bouillon, nous avons sollicité et obtenu une audience. Nos interlocuteurs de la direction commerciale reconnaissent d'entrée de jeu que c'est bel et bien la société SAK qui a collé les autocollants portant une nouvelle date de péremption que celle qui figure sur le sachet du bouillon. La raison ? <em>"Notre société commande en Chine les emballages du bouillon portant la date de péremption. Or, un moment, le bateau transportant les emballages  s'est égaré pour se retrouver en Érythrée ; les emballages nous ont donc été livrés en retard. Ne voulant pas perdre l'argent injecté dans l'achat des emballages, nous avons jugé bon de les utiliser. En fait,  le bouillon lui-même n'est pas périmé; c'est la date des emballages qui est erronée"</em>.

<strong>Cet argumentaire ne nous convains guère dans la mesure où la date de péremption concerne le produit et non l'emballage</strong>. De surcroît, selon nos informations,  la société  SAK, pour utiliser les autocollants portant de nouvelles dates de péremption, avait sollicité l'autorisation de la direction nationale de l'industrie. N'ayant pas reçu l'autorisation demandée, la société a décidé de passer outre.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique : Les milliards français de Ladji Bourama</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-les-milliards-francais-de-ladji-bourama-1225322.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Nov 2015 11:50:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1208162" align="aligncenter" width="640"]<img class="wp-image-1208162 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/IBK-Hollande11.jpg" alt="Visite d'Etat du Président IBK en France : Le Mali à l'honneur " width="640" height="480" /> Visite d'Etat du Président IBK en France : Le Mali à l'honneur[/caption]

Ladji Bourama vient d'effectuer à Paris une visite d'Etat. A dire de griot, c'est la toute première visite d'Etat d'un président malien en France, donc un authentique exploit. A l'intention des semi-lettrés qui pullulent sous nos tropiques, surtout dans les rangs de l'opposition, il y a lieu de définir une visite d'Etat en français facile: il s'agit d'une visite où l'invité de marque, dûment vêtu d'un costume noir et coiffé d'un chapeau de cow-boy, reçoit, sous un tonnerre d'applaudissements, la médaille de Grand-Croix de la la Légion d'Honneur. Détail important: le bénéficiaire de cette prestigieuse distinction aura deux privilèges spéciaux:

- il obtient, d'un simple claquement de doigt, le visa français et n'a strictement rien à voir avec ces migrants sans-papiers qui se noient régulièrement sur les côtes européennes;

-au décès (ô combien lointain!) du titulaire de la médaille, des soldats français chantent au subjonctif la <em>Marseilleise</em> sur son cercueil qu'ils transportent sur un camion rempli de livres greco-latins.

<strong>C'est sans doute parce qu'il est certain de mourir dans le plus complet anonymat qu'un <em>"hassidi" </em>aurait tenté de saboter la visite d'Etat de Ladji Bourama en distribuant des tracts à Paris</strong>. Heureusement, les services secrets maliens, bien connus pour leur efficacité internationale et leurs hauts faits d'armes contre les rebelles du nord, ont déjoué sans peine le complot, permettant ainsi au pèlerin national de revenir au pays les bras chargés d'argent: 2.120 milliards de FCFA! Qui dit mieux ? On est loin des nombreux et tristes voyages au Rwanda et en Turquie où Ladji n'a pu glaner un sou! Le Rwandais Paul Kagamé n'a, il est vrai, rien d'un bon samaritain et se soucie davantage de traquer les génocidaires hutus que de sauver le peuple malien de la faim...

<strong>Pourquoi François Hollande a-t-il promis tout ce pactole à Ladji ? </strong>Mon petit doigt me dit qu'il ne tient pas à ce que le Mali sombre car son intervention dans ce pays est la seule chose qu'il ait réussie depuis le début de son mandat. De plus, Ladji Bourama n'a jamais rien refusé à son cher camarade socialiste. N'a-t-il pas participé, toutes affaires cessantes, à la marche <em>"Charlie Hebdo"</em> ? N'a-t-il pas échangé le terroriste Wadoussène contre un otage français ? Surtout, Ladji a signé, sur demande française, des accords de paix bidon alors qu'il se proposait de pendre les bandits enturbannés à un croc de boucher. Il était donc bon, voire urgent, que la France lui renvoie l'ascenseur. Les mauvaises langues racontent d'ailleurs que ledit ascenseur encouragera Ladji à donner davantage de lait <em>Nido</em> aux bandits du nord.

<strong>Cela dit, à force de parler de milliards,on oublie qu'il s'agit de simples promesses, et non d'espèces sonnantes et trébuchantes</strong>. Or, chacun le sait, les promesses ne se mangent pas. Surtout quand elles émanent d'un grand fauché comme la France.Certes, le pays de nos ancêtres les Gaulois reste, sur le papier, une puissance militaire et économique, mais aujourd'hui, il ne gagne que péniblement sa vie.Misère et chômage aidant, le président Hollande et son Premier Ministre, Manuel Valls, sont même devenus des agents commerciaux: le premier démarche journellement les Indiens pour leur vendre des avions <em>Rafale</em>; le second  fait le pied de grue chez le roi d'Arabie Saoudite en quête de subsides.En somme, le mendiant malien aurait tort de trop compter sur les promesses du grand-frère mendiant français... Et puis, les Français ont l'art de reprendre secrètement de la main gauche ce qu'ils ont donné publiquement de la droite : tel fut le sort des 2100 milliards promis, en 2013, à Dioncounda Traoré et qui ont mystérieusement disparu dans les dédales de la cooopération franco-onusienne avec notre pays !

<strong>En attendant que les promesses deviennent réalité, il convient d'attirer l'attention de Ladji Bourama sur deux faits bizarres qui font craindre les amitiés françaises</strong>. Fin 2007, la France a accueilli en grande pompe le Guide libyen Khaddafi: moins de quatre ans plus tard, elle l'écrasait sous les bombes. En 2008, la même France accueillait avec tambour et trompette le président syrien Bachar Al-Assad: moins de quatre ans plus tard,  elle soutenait des groupes armés contre lui. Vous parlez de hasard ? Eh bien non: le hasard cesse d'être du hasard quand il se répète !

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le député Rpm Kalilou Ouattara en colère : &amp;quot;Un gouvernement sérieux ne négocie pas avec des rebelles!&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-depute-rpm-kalilou-ouattara-en-colere-un-gouvernement-serieux-ne-negocie-pas-avec-des-rebelles-1124722.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/le-depute-rpm-kalilou-ouattara-en-colere-un-gouvernement-serieux-ne-negocie-pas-avec-des-rebelles-1124722.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Aug 2015 13:18:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_848332" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-848332" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/Pr-Kalilou-Ouattara.jpg" alt="Pr. Kalilou Ouattara à propos de l’interpellation du ministre Sada : «Moi personnellement, je suis déçu de la manière dont les choses se passent…»" width="310" height="309" /> Pr Kalilou Ouattara[/caption]

<em>En marge à la conférence-débats organisée, le samedi 15 août 2015 à la Maison de la Presse, par le </em><em>"Collectif pour l'Equité Nord-Sud",</em><em> qui plaide pour un traitement équitable de tous les ressortissants du nord dans le cadre de l'Accord d'Alger, nous avons eu un entretien à bâtons rompus avec le professeur Kalilou Ouattara. Bien que  député du RPM, le parti au pouvoir,  ce médecin résidant élu en commune 3 du District de Bamako tient un discours qui fait froid dans le dos et qui irrite au plus haut point ses pairs de la majorité. </em>

<em> </em>

<strong>Vacances gouvernementales incongrues</strong>

L'élu commence par s'inquiéter de la situation sécuritaire actuelle du Mali ; il se dit révolté que le gouvernement prenne des vacances en cette période critique de l'histoire.

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<strong>Accord scélérat  d'Alger</strong>

Par rapport à l'Accord d'Alger, Ouattara dira que l'Assemblée Nationale a été consultée a posteriori et <em>"de pure forme"</em>; avant la signature, nul n'a demandé l'avis des députés sur le sujet. <em>"C'est après que le Premier Ministre a déclaré l'accord bon  qu'on est venu en parler à l'Assemblée Nationale, </em>déplore Ouattara. <em>Quelques députés ont aussitôt  décrié l'Accord comme  contenant des pièges et des zones d'ombres"</em>. Notre interlocuteur estime, pour sa part, que le Mali ne devait signer aucun accord avec des rebelles. <em>"Un gouvernement sérieux ne signe pas d'accord avec des rebelles, et l'histoire m'a donné raison", </em>tonne-t-il.

<strong>Il  rappelle que quand le Premier Ministre Moussa Mara est allé à Kidal et qu'il y eut des problèmes, <em>"le gouvernement a paniqué"</em> en faisant appel au président mauritanien pour vite négocier un cessez-le-feu.</strong>Selon Ouattara, le voyage de Moussa Mara à Kidal n'était pas indiqué : <em>"Il ne devait pas aller provoquer ces djihadistes qui, sinon, n'auraient pas osé nous attaquer"</em>. Du coup, le Mali est parti aux négociations d'Alger <em>"en position de faiblesse",</em> et  c'est ce qui explique le contenu de l'Accord. Kalilou Ouattara d'analyser:<em> " Je suis sûr que les exigences contenues dans l'Accord ne sont pas celles voulues par les rebelles; elles sont plutôt dictées une volonté extérieure. Les rebelles nous ont battu au point de vue de la communication. En tout cas,  le Mali ne devait pas signer cet Accord car il divise, en réalité, notre pays: c'est la scission du Mali qui est entamée"</em>.

<em> </em>

<strong>Accorder l'indépendance au nord</strong>

<em> </em>Notre interlocuteur ne craint pas de le dire: <em>"Si on veut une paix durable, il accorder l'indépendance au nord. Je suis pour cette solution car le concept "nord" est accepté par tous aujourd'hui, mais nul ne veut pas entendre parler du concept "sud". On devait, dès le départ, accepter qu'il y ait deux entités au Mali: l'empire songhaï, au nord, et l'empire mandingue au sud. La réalité, c'est qu'au</em> <em>nord, on n'a jamais accepté l'Etat malien, considéré comme  émanant du sud.".</em>

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<strong>Elections communales non libres</strong>

Pour Ouattara, les prochaines élections communales et régionales ne pourront pas être contrôlées par l'Etat. Il se demande si les listes électorales ne sont pas établies par la CMA et les autres groupes armés. Faute d'autorité de l'Etat, <em>"les  résultats du vote au nord donneront la part du lion aux Touaregs car c'est eux les maîtres des lieux".</em> Pour toutes ces raisons, Kalilou Ouattara pense que <em>"l'Accord d'Alger est une bombe en retardement "</em>.

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<strong>Traquer les nids de complices</strong>

S'agissant de l'insécurité générale, notre interlocuteur invite le sud du Mali à s'organiser face aux attaques armées.A l'en croire, l'insécurité qui règne au sud se nourrit de la <em>"complicité de certains  nordistes qui résident à Bamako et qui hébergent des bandits armés".</em> Sinon, se demande le député,<em> "comment comprendre qu'il y ait des attaques à Bamako et que les auteurs ne soient pas retrouvés ?"</em>. Ouattara cite, pour illustrer son propos, l'évasion du chef terroriste Wadoussène, évasion qui n'aurait pas été possible sans de solides complicités à Bamako. Le député recommande donc à l'Etat<em> "de recenser tous les nordistes qui résident au sud et de perquisitionner les domiciles des personnes suspectes"</em>. Selon le député, les instigateurs des attaques sont ceux-là mêmes qui sont <em>"logés dans les villas de l'ACI 2000 et dans les hôtels de luxe"</em> aux frais de l'Etat. Il indique:<em> "Dès que vous portez un turban et que vous roulez dans un véhicule de luxe, vous n'êtes plus sifflé par les policiers dans la circulation. C'est avec ces complicités que notre armée a été battue en 2012; si l'on n'y prend garde, avec les caches d'armes qui existent à Bamako, nous risquons de nous réveiller un jour avec une armée de rebelles occupant Bamako. Si nous  continuons de dormir et de ne rien faire, nous verrons!"</em>, prédit Ouattara.

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<strong>Propos recueillis par Abdoulaye Koné  </strong>

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Electricité : La facture de l&amp;apos;Etat malien avoisine 15 milliards de FCFA par an</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/electricite-la-facture-de-letat-malien-avoisine-15-milliards-de-fcfa-par-an-1124702.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Aug 2015 13:14:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_147365" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-147365" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/Tiona-Mathieu-Kone.jpg" alt="Tiona Mathieu Kone" width="315" height="211" /> Tiona Mathieu Koné[/caption]

<em>Dans un entretien à bâtons rompus qu'il nous a accordé, le chargé de communication d'Energie du Mali (EDM SA) décrit les perspectives et difficultés de l'entreprise publique.</em>

Malgré les difficultés, qui se manifestent notamment par des délestages plus ou moins fréquents, la société publique EDM-SA fait de son mieux pour améliorer son réseau électrique afin de satisfaire aux besoins en électricité très élevés de la population. Selon Tiona Mathieu Koné, le directeur des relations publiques et de la  communication de la société, un travail de titan est abattu chaque jour pour résoudre les problèmes posés.

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<strong>Halte au gaspillage</strong>

L'une des préoccupations d'EDM  s'appelle le gaspillage d'électricité. A ce sujet, Koné implore les usagers: <em>"Nos valeurs culturelles et religieuses sont contre le gaspillage ; nous sommes des sociétés de solidarité : ce que vous ne consommez pas peut profiter à votre voisin"</em>. Selon notre interlocuteur, depuis plusieurs années, EDM sensibilise en faveur des bonnes pratiques de consommations d'électricité, surtout pendant les périodes de haute consommation, c'est-à-dire de très forte chaleur.

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<strong>Interconnexions</strong>

Tiona Mathieu Koné confirme que depuis 2012, la Côte d'Ivoire alimente le Mali en électricité par le biais d'une interconnexion des réseaux qui profite, entre autres, aux villes maliennes de Zégoua, Kadiolo, Sikasso, Koutiala, Ségou et Fana. Une partie des 40 mégawatts générés par l'interconnexion sert à alimenter une portion de la ville de Bamako. EDM SA, pour augmenter sa production d'électricité,  envisage aussi de mettre en œuvre le <em>"projet de la boucle du golfe de Gui</em>née<em> " </em>qui reliera les réseaux électriques du Ghana, du Burkina Faso et du Mali. Le Ghana est déjà connecté au réseau Nigérian; Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, sera connectée à la ville de Hane, au Ghana, et Sikasso, au Mali, sera connectée à Bobo-Dioulasso. Le<em> "projet de la boucle du golfe de Guinée " </em>permettra à EDM d'alimenter les villes de Nièna, de Koumantou, de Bougouni, en troisième région, ainsi qu'une partie de Bamako. <em>"Il faut noter que  déjà, le réseau malien est relié à ceux de la Mauritanie et du Sénégal à travers l'OMVS ",</em> précise Koné.

<strong>Dans le cadre de l'agrandissement de son réseau de distribution, le Mali est en train de construire un <em>"Centre national de conduite"</em>.</strong> Qu'est-ce qu'un tel Centre ? Koné explique: <em>"Si vous êtes interconnecté avec le Togo, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Nigéria, vous allez vers un marché de l'électricité. Le climat n'étant pas le même dans ces pays, l'un d'eux peut avoir, à un moment donné, de l'électricité à vendre à bon prix. Le centre national de conduite  est un lieu de gestion des flux d'électricité qui viennent des pays cités plus haut ; il permet de vendre de l'électricité peu chère"</em>.

<strong>Quant au coût des investissements projetés, il est lourd. L'interconnexion Sikasso-Bougouni-Bamako, dans le cadre du <em>"projet de la boucle du golfe de Guinée "</em>, va coûter à EDM et à son partenaire indien 143 millions de dollars (environ 820 milliards de FCFA). </strong>Un autre projet visant à développer la consommation électrique à Sikasso, Bamako, Kati et Koutiala sera financé par la Banque Mondiale à hauteur de 60 milliards de FCFA.

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<strong>Difficultés</strong>

EDM SA souffre du coût élevé de la production de l'électricité. Le fait que le Mali consomme beaucoup d'énergie thermique, c'est-à-dire de l'électricité produite à partir de groupes électrogènes fonctionnant aux hydrocarbures, plombe les comptes de la société car le pays n'est pas producteur d'hydrocarbures. <em>" Le poste  de dépenses le plus grand d'EDM SA est celui de l'achat du combustible. La société y investit plus de 75 milliards de FCFA chaque année"</em>, nous révèle Koné. EDM SA, pour réduire ses coûts, organise sa migration vers le fuel lourd,  moins cher que le gasoil et ressemble au goudron.  EDM utilise aussi de plus en plus les énergies renouvelables à Bankas, Ouélessebougou, Koro, Tominian et, bientôt, à Nara et Diéma. <em>"Dans ces localités, nous avons des centrales hybrides qui fonctionnent, le jour, grâce au soleil et, la nuit, grâce aux groupes électrogènes "</em>, nous apprend Tiona. A défaut de pouvoir réduire le prix à la consommation, la diversification des combustibles permet au moins d'éviter la hausse des prix.

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<strong>Séparation des secteurs eau et électricité</strong>

Quant à la séparation des secteurs eau et électricité, notre interlocuteur estime qu'EDM ne s'en plaint pas. L'eau bénéficie, pour son exploitation, de beaucoup de subventions; l'électricité étant un produit marchand, il fallait la séparer de l'eau pour ne pas handicaper le secteur eau.<em> "Tant qu'on était ensemble, on ne  pouvait pas avoir certains financements pour l'eau", </em>relate Koné.

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<strong>Consommation de l'Etat</strong>

Koné estime que contrairement à ce que beaucoup pensent, l'Etat est l'un des meilleurs clients d'EDM SA.  Selon lui, l'Etat paie ses factures par trimestre. <em>"La facture d'électricité de l'Etat avoisine les 15 milliards par an</em>, ajoute Koné. <em>Mais le budget que l'Etat prévoit pour payer ses factures est toujours insuffisant, en raison des gaspillages constatés dans beaucoup de services."</em>.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : La CMA ou l&amp;apos;art de rouler le monde entier  dans la farine</title>
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<pubDate>Tue, 25 Aug 2015 13:07:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-854632" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/CMA-Niger.jpeg" alt="Paraphe de l’accord de paix : les raisons du boycott" width="620" height="465" />On aura beau me laver me cerveau à l'eau de javel, je ne croirai jamais à la bonne foi de la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA). Des gens qui osent égorger sept préfets et sous-préfets ne peuvent pas accepter de perdre le contrôle de leur fief, Kidal, sous peine de devoir vivre éternellement sous terre. Par conséquent, je ne m'étonne pas que l'Accord d'Alger ne serve à rien, comme en témoigne la  recrudescence des attaques armées malgré sa signature solennelle. Ladji Bourama aura donc donné l'accolade aux bandits armés pour des haricots !

<strong>L'avez-vous remarqué?</strong> Chaque fois que la CMA est appelée à tenir un engagement important, elle trouve le moyen de provoquer une guerre pour ne rien faire du tout. Ainsi, à la veille du 15 mai 2015, la CMA subissait une pression diplomatique internationale unanime pour qu'elle appose sa signature sur l'Accord d'Alger. Pour sortir de ce merdier géant, elle a fait des grimaces au GATIA, la milice pro-gouvernementale postée à Ménaka. Résultat: une bataille entre les deux groupes que la CMA a utilisée comme prétexte pour ajourner sa signature de l'Accord. Dans la foulée, la pression diplomatique qui étranglait le conglomérat rebelle a disparu, au détriment du GATIA dont la communauté internationale  exigea bruyamment le retrait de Ménaka.

<strong>En août 2015, même cinéma!</strong> Au lieu de commencer à désarmer et à se laisser cantonner à partir du 20 août, comme prévu dans les accords de paix, voilà la CMA (encore elle) aux prises avec le GATIA aux environs de Kidal. Conséquence: tout le monde a oublié l'histoire du cantonnement et a les yeux rivés sur la <em>"zone de sécurité" </em>établie  par la MINUSMA autour de Kidal. Bien entendu, dans un contexte si fébrile, nul diplomate ou médiateur ne se hasarde plus à demander à la CMA de ranger ses armes dans un hangar et d'abandonner ses uniformes <em>made in Libya</em>.

<strong>Demain encore, quand il s'agira de cantonnement ou de désarmement, vous verrez la CMA inventer une autre bataille sous des prétextes plus ou moins fallacieux</strong>. Elle est passée maître dans l'art de rouler tout le monde dans la farine, voire dans du crottin de chameau. En vérité, ces rebelles-là, instruits par l'Occident et  nourris au lait <em>Nido</em> par le Qatar, ne manqueront jamais de prétextes pour continuer à vivre hors des lois et à perpétuer la guerre. L'Accord d'Alger et ses multiples annexes sont, en effet, pratiquement inapplicables et susceptibles de mille et une interprétations. Il y est, par exemple, question de recrutement <em>"prioritaire"</em> de <em>"ressortissants de l'Azawad"</em> dans la future armée nationale. Que signifie donc l'adjectif <em>"prioritaire" </em>? Signifie-t-il que nul Malien ne sera recruté s'il ne s'appelle Ould ou Ag ?  De plus, qu'entend-on vraiment par <em>"ressortissants de l'Azawad"</em> ? S'agit-il des bandits armés, amis et connaissances, ou des paisibles habitants du nord-Mali qui n'ont jamais pris les armes contre leur pays? Et puis, j'ai l'impression que les chefs rebelles, qui ont la douce habitude de manger sans travailler, caressent le rêve d'occuper, dans le gouvernement malien, des ministères juteux comme ceux des Finances, de la Défense ou des Affaires Etrangères. Or, en la matière, Ladji Bourama, semble avoir d'autres idées: n'ayant pas fini de nourrir la foule de nomades politiques qui ont émigré vers Sébénicoro entre les deux tours de la dernière présidentielle, il n'a pas assez de pain ministériel à distribuer aux mangeurs enturbannés. Va-t-il leur servir, au lieu des ministères attendus, des proverbes latins ou grecs ? Qui vivra verra! En tout cas, à la place de Ladji Bourama, je ne confierais jamais mes secrets et mon Boeing présidentiel à un ex-bandit armé. Car même s'il n'est plus armé, il reste bel et bien un bandit!

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Exclusif :  Comment la France a empêché la reconquête armée de Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/exclusif-comment-la-france-a-empeche-la-reconquete-armee-de-kidal-1124622.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Aug 2015 13:02:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-872082" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/MINUSMA-.jpg" alt="Kidal – Bamako : même combat face au terrorisme !" width="342" height="186" />Les casques bleus de la Minusma ont unilatéralement établi, le mardi 18 août 2015, une zone de sécurité autour de la ville de Kidal. En s’interposant, de sa propre initiative, entre les combattants de la CMA (rébellion) et du GATIA (pro-gouvernement), la MINUSMA, d'ordinaire lente à réagir,  a suscité l'indignation du gouvernement malien qui, par la voix de son porte-parole, Choguel Maiga, a demandé pourquoi la force onusienne ne se manifestait pas  sur d'autres théâtres de violences.

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<strong>Plans maliens</strong>

En fait, il ressort de nos investigations que le gouvernement malien, sans le crier sur les toits, avait décidé la reconquête armée de Kidal. Comme il ne pouvait le faire ouvertement (accords de paix oblige), il en a chargé le GATIA, un conglomérat de miliciens pro-gouvernemental et dirigé par le général touareg loyaliste Aladji Gamou. Il fallait, pour lancer les hostilités, trouver un bon prétexte. Ainsi, des éléments armés du GATIA se rendent à Kidal pour, à leurs dires, <em>"visiter des parents".</em> Bunkerisée dans la ville depuis mai 2014, date de la dernière bataille rangée contre l'armée malienne,  la CMA voit dans cette <em>"visite familiale"</em> une provocation. Elle réagit par des coups de feu. Ce qu'elle ignore, c'est que tout près de là, le GATIA avait massé des forces puissantes qui, comme prévu, foncent sur Kidal. Selon des sources bien informées, <em>"tout prêtait à croire que la CMA</em> <em>aurait été vite écrasée et la ville de Kidal récupérée par le GATIA"</em>.

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<strong>Visées françaises</strong>

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Problème : si Kidal retombe dans les mains du Mali, il en coûtera beaucoup à la France. Pour de nombreuses raisons. D'abord, l'ancienne puissance coloniale veut provoquer l'autonomie de cette région pour payer sa dette morale envers les rebelles de la CMA auxquels elle fait, depuis longtemps, miroiter l'indépendance. Ensuite, la France projette secrètement de faire main basse sur les ressources minérales de la région en n'ayant pour seuls interlocuteurs que les rebelles, moins structurés et moins gourmands que l'Etat du Mali. En outre, la région de Kidal occupe, depuis 2013, une place de choix dans le dispositif français de contrôle militaire du Sahel et de lutte contre le terrorisme. Enfin, la France, comme nous l'avons souvent rappelé dans ces colonnes, entend respecter son pacte avec l'Algérie: faire de Kidal un déversoir et un espace de trafic des terroristes  et <em>narco</em>-<em>jihadistes</em> en provenance de l'Algérie afin que ce pays ne retombe pas dans la guerre civile.

<strong>C'est pour toutes ces raisons géo-stratégiques aussi impérieuses les unes que les autres que la France décide <em>illico presto</em> de bloquer par la force l'avancée du GATIA</strong>. L'ordre et les moyens sont immédiatement donnés à la MINUSMA pour se déployer autour de Kidal pour créer une force-tampon de 20 km entre la CMA, menacée de défaite, et le GATIA, dont les troupes avancent à tombeau ouvert. <em>"Nous avons été sommés d'arrêter notre offensive, sous peine d'être bombardés par les casques bleus"</em>, nous raconte un haut responsable du GATIA.

<strong>La morale de l'histoire coule de source: le Mali est bel et bien recolonisé, ne serait-ce qu'en partie</strong>. Aucune solution ne sera trouvée à la crise du nord sans l'abandon total ou partiel de la souveraineté malienne sur le nord. Ainsi le veut la France !

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique: Idriss Déby, l&amp;apos;intouchable ami de la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/chronique-satirique-idriss-deby-lintouchable-ami-de-la-france-1110492.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/chronique-satirique-idriss-deby-lintouchable-ami-de-la-france-1110492.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans la vie, soyez du bon côté ! Quand vous êtes du bon côté, vous aurez tout pour plaire, vous mangerez à satiété et vous garderez le monde à vos pieds. C&#039;est ce qu&#039;ont compris les politiciens maliens, passés maîtres dans l&#039;art de nomadiser dès que soufflent les vents porteurs de soupe. C&#039;est aussi ce qu&#039;a compris, à sa façon, le président tchadien, Idriss Déby Itno ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Aug 2015 20:43:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_163991" align="alignleft" width="344"]<img class="size-full wp-image-163991" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/08/Idriss-Déby-Itno.jpg" alt="Le président tchadien Idriss Déby Itno. Photo AFP" width="344" height="256" /> Le président tchadien Idriss Déby Itno.<br />Photo AFP[/caption]

Depuis qu'il a mis ses troupes à la disposition de la puissante France pour traquer les narco-<em>jihadistes</em> d'AQMI, au nord-Mali, et de Boko Haram, au Nigéria, le compère boit du petit lait. Et quand je dis <em>"petit lait"</em>, je veux dire <em>"petit lait".</em>

<strong>Voyez-vous, personne ne demande compte à Déby de ses vieilles  relations avec Hissein Habré, dont il fut pourtant, aux sombres heures de tyrannie, le chef militaire.</strong> La douce France, si prompte à enseigner les vertus de l'alternance à ses anciennes colonies, et qui a bouté du pouvoir Hissein Habré lorsqu'il s'était opposé à l'invitation démocratique lancée à la Baule par Mitterrand, se tient close et coite dès lors qu'il s'agit de Déby. Or, ledit Déby gouverne le Tchad depuis le 4 décembre 1990. Donc, 25 ans sonnés! Comme nul n'ose lui parler d'alternance, le maître du Tchad a toutes les raisons de se croire indispensable. Il y a quelques jours, il déclarait à haute et intelligible voix que s'il restait au pouvoir, c'était par crainte de voir le Tchad sombrer, après lui, dans le chaos. On est tenté de lui demander s'il n'a pas passé un pacte d'éternité avec le bon Dieu...

<strong>Idriss Déby ne se contente pas d'exclure toute alternance; il n'admet pas non plus que quelqu'un lui demande des</strong> <strong>nouvelles de ses opposants.</strong> Surtout des opposants disparus. L'un de ces pauvres bougres s'appelle  Oumar Mahamat Saleh. Le 3 février 2008, l'intéressé, alors porte-parole de l'opposition et Secrétaire Général du Parti pour les Libertés et le Développement, est enlevé par des militaires tchadiens au lendemain d'une attaque rebelle à Ndjamena. L'enquête ouverte, en catimini, au Tchad aboutit, bien entendu, à un non-lieu. En juin 2013, sur plainte de Mohamed Saleh Ibni Oumar, l'un des fils du disparu, un juge d'instruction français décide d'investiguer sur l'affaire.Détail fort éclairant: le parquet s'oppose à l'enquête et le parquet, comme chacun le sait, prend ses instructions au ministère de la Justice. Du coup, il faut sortir d'un asile psychiatrique pour croire que le gouvernement français donnera les moyens à un juge français pour élucider les faits qui lui sont soumis. Pas plus que le gouvernement français n'accordera le moindre intérêt à d'éventuels mandats d'arrêt émis par le malheureux juge. Allons, allons, Allons ! Au cas où ce brave magistrat voudrait un nom, qu'il fasse du cinéma ou du théâtre ! Si la France se mettait à inculper Idriss Déby ou ses proches pour les beaux yeux d'un illustre disparu, qui irait donc nettoyer les nids  de terroristes du <em>Tighergar </em>ou chercher la peau d'Aboubacar Shekau, l'impitoyable tueur de Boko Haram ? La France est <em>entièrement Charlie</em>, mais pas <em>Saleh</em>! Avis aux opposants encore visibles: tâchez de ne pas disparaître ! En tout cas, le fils de Saleh ne se fait pas d'illusions; au micro de <em>RFI</em>, il murumure d'une voix pathétique : <em>"Nous nous posons beaucoup de questions pour savoir si ce juge aura réellement les moyens de mener ses enquêtes au Tchad. Nous attendions une avancée dans cette affaire, mais nous avons des inquiétudes".</em>

<strong>Déby, du haut de son piédestal militaire, se sait tout permis.</strong> Au point qu'il n'hésite plus à évoquer un sujet qui, en 2011, a valu au Guide libyen, Mouammar Khaddafi, d'être pendu par l'OTAN au premier croc de boucher trouvé. En effet, lors de la célébration du 55ème anniversaire de l’indépendance du Tchad, mardi dernier, le président tchadien, après avoir réitéré sa ferme volonté d'anéantir Boko Haram, a demandé auxc Africains de l'Ouest d'abandonner le franc CFA qui, dans son statut actuel, "<em>tire l’économie de l’Afrique vers le bas »</em>. Et Déby de marteler: <strong> </strong><em>« On n’a pas besoin de chercher de midi à 14 heures. Nous allons continuer l’amitié avec la France. Mais il faut avoir le courage de dire que le moment est venu de couper un cordon qui empêche l’Afrique de décoller... Pourquoi cette monnaie n’est-elle pas convertible ? Pourquoi tous les échanges passent-ils par la banque centrale de France ? Qu’est-ce que nous gagnons en mettant nos ressources dans des comptes d’opérations ? Quel est le taux d’intérêt que nous gagnons ?Le franc CFA, c’est aujourd’hui du papier. Dans deux ans, ça deviendra du chiffon. On ne pourra même pas l’utiliser».</em>

<strong>Qui dit mieux ? </strong>Qui d'autre que Déby peut tenir le même discours sans finir ses jours sous les bombes ?

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Incident diplomatique ; IBK a failli expulser le patron de la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/incident-diplomatique-ibk-a-failli-expulser-le-patron-de-la-minusma-1110402.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/incident-diplomatique-ibk-a-failli-expulser-le-patron-de-la-minusma-1110402.html</guid>
<description><![CDATA[ Incident diplomatique ; IBK a failli expulser le patron de la MINUSMA ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Aug 2015 20:27:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_929402" align="aligncenter" width="900"]<img class="size-full wp-image-929402" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/IBK-Mongi-Hamdi.jpg" alt="Le Représentant spécial du Secrétaire Général et Chef de la MINUSMA, M. Mongi Hamdi a été reçu hier 22 avril en audience à Koulouba par Son Excellence, Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République du Mali." width="900" height="375" /> Le Représentant spécial du Secrétaire Général et Chef de la MINUSMA, M. Mongi Hamdi a été reçu hier 22 avril en audience à Koulouba par Son Excellence, Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République du Mali.[/caption]

Dans la nuit du vendredi 7 août 2015, les forces armées maliennes ont donné l'assaut au "Byblos", le restautant de Sévaré, à 600 km de Bamako, où des terroristes s'étaient retranchés avec leurs otages.  12 personnes ont été tuées lors de l'opération : 5 membres des forces armées et de sécurité du Mali, 5 terroristes et 2 cicils blancs, dont 1 Sud-Africain. Les  assaillants, appartenant probablement au <em>Mouvement de Libération du Macina </em>d'Amadou Koufa,  avaient fait irruption, vendredi, vers 7 heures, au <em>"Byblos" </em>où séjournent régulièrement des expatriés. 5 étrangers - trois Sud-Africains, un Français et un Ukrainien - y résidaient avant l'irruption des terroristes. 1 Russe, employé d’une compagnie aérienne, s’y trouvait également. L' Ukrainien a pu s’échapper de l’hôtel et a fait état de la présence avec lui, à l’hôtel avant l’attaque, de <em>"trois Sud-Africains et d'un Russe comme expatriés".</em>

<strong>Informé de la prise d'otages, le ministre de la Sécurité, le général Sada Samaké, ordonne l'envoi sur les lieux d'un détachement du Groupement d'intervention de la Gendarmerie (GIGN), rompu aux opérations délicates</strong>. Problème: entre Bamako, siège du GIGN, et Sévaré, la distance est interminable et avant l'arrivée des gendarmes, les terroristes ont tout le loisir de se fondre dans la nature avec les otages. Il faut donc un avion pour transporter les forces maliennes. Or, d'avion, le Mali n'en a pas. C'est pourquoi  Sada Samaké demande à la MINUSMA de lui en prêter un. La demande n'a pas l'air de plaire au patron de la force onusienne, le Tunisien Hamdi Mongi, qui, par conséquent, traîne les pieds. Il fait répondre au ministre Sada Samaké que l'avion susceptible d'intervenir se trouve en panne; il use de mille et une pirouettes pour ne rien faire. Le ministre Sada Samaké, de guerre lasse, s'en ouvre au président IBK. Le sang du chef de l'Etat ne fait alors qu'un tour. <em>"Faites dire à M. Mongi que si, sous 24 heures, l'avion n'est pas prêt, il sera expulsé du Mali comme personna non grata!"</em>, tonne IBK.

<strong>Sachant le peu de sympathie que le président malien voue à la MINUSMA (ses virulents propos du 15 mai 2015 sur la partialité de l'ONU en témoignent), Mongi s'exécute, quoiqu'à son âme défendant. </strong>L'avion de la MINUSMA décolle finalement  avec, à son bord, des gendarmes lourdement armés qui, une fois sur place, engagent les hostilités. Rappelons qu'alors qu'il était Premier Ministre, IBK avait fait expulser le chef d'escale d'Air France qui avait osé vouloir soumettre à des fouilles un ministre guinéen en visite à Bamako.

<strong>Les incidents entre la MINUSMA et le Mali sont appelés à se multiplier dans le futur</strong>. En effet, la force onusienne semble oublier que l'une de ses missions est de consolider la paix, ainsi que de protéger les institutions et les populations civiles du Mali. En jouant les spectateurs passifs face aux groupes armés et aux attaques meurtrières des narcotrafiquants, la MINUSMA fait douter de son efficacité et de sa volonté  d'accomplir ses devoirs.

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<strong>Tiékorobani</strong>

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<title>Guerre au Mali depuis 2012 : Le vrai bilan humain</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/guerre-au-mali-depuis-2012-le-vrai-bilan-humain-1100652.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Aug 2015 12:21:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_340052" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-340052" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/rebelle.jpg" alt="Exclusif : la liste du « COMMANDO CARBURANT »" width="610" height="278" /> photo à titre illustratif[/caption]

Depuis janvier 2012, date d'invasion de son territoire, le Mali est en guerre contre les forces obscurantistes (MUJAO, Ançar Dine, AQMI) et leurs alliés: les groupes armés indépendantistes (MNLA, HCUA, MAA, etc.). A partir de janvier 2013, l'armée  française intervient dans le pays, officiellement pour combattre les groupes <em>jihadistes</em>, de concert avec la MINUSMA, force onusienne chargée de la stabilisation du Mali. A coté de ces forces étrangères, les forces de sécurité et de défense du Mali mènent tant bien que mal leurs missions de sécurisation du territoire. De 2012 à nos jours, les différentes forces présentes au Mali subissent de lourdes pertes en vie humaines. Les forces armées du Mali, pourtant censées mieux connaître le terrain, paient le plus lourd tribut à la guerre. Combien de soldats maliens sont morts depuis 2012 ? Quelles sont les causes de cette hécatombe ? Enquête...

Suite au renversement de Kadhafi, des combattants maliens qui combattaient dans l'armée Libyenne rentrent au Mali, avec armes et bagages. Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) se forme le 16 octobre 2011 par la fusion du Mouvement national de l'Azawad (MNA) et de l'Alliance Touareg Niger-Mali (ATNM). L'objectif du MNLA est la création d'un état indépendant au nord du Mali, appelé Azawad, qui correspond à trois régions administratives maliennes: Tombouctou, Gao et Kidal. Le 17 janvier 2012, les rebelles touaregs du MNLA (indépendantiste) et d'Ançar Dine (mouvement salafiste) déclenchent la cinquième rébellion touarègue contre le Mali. Bientôt rejoints par les <em>jihadistes</em> d'AQMI et du MUJAO, ils prennent Aguel'hoc, Ménaka et Tessalit. À la suite de ces défaites, une partie de l'armée malienne fomente un coup d'État en mars 2012. Les rebelles en profitent pour s'emparer de Kidal, de Tombouctou et de Gao. Le 6 avril 2012, le MNLA annonce la fin de son offensive et proclame l'indépendance de l'Azawad.

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<strong>Massacre à Aguelhok et Ménaka</strong>

Si chaque nation avait son 11 septembre, référence à l'attaque d'Al-Qaida contre les Etats Unis,  l'attaque d'Aguelhok serait le 11 septembre malien. L'attaque de Ménaka, le 17 janvier 2012, marque le début du conflit au Mali. Le 18 janvier, les forces d'Ançar Dine, du MNLA et d'AQMI attaquent simultanément les villes de Tessalit et Aguelhok. Le 19 janvier, le colonel Mohammed OuldMeydou sort de Gao avec une colonne de militaires maliens et de miliciens arabes pour tenter de secourir les assiégés. Mais le 20 janvier, les forces maliennes tombent dans une embuscade au sud d'Aguelhok, près de l'oued d'In-Emsal. Au cours de cette embuscade, le Mali perd 10 hommes d'après le gouvernement, 100 selon les rebelles. Le 24 janvier, les groupes <em>jihadistes</em>prennent le camp d'Aguelhok et exécutent tous les combattants par égorgement ou d'une balle à la tête. Un premier bilan évoque 41 morts. Chiffre qui grimpe ensuite à 82 tués. Le 1er février 2012, le président Amadou Toumani Touré évoque 95 morts. Enfin, l'Association malienne des droits de l'homme parle de 153 militaires maliens massacrés.

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<strong>Bataille de Kidal</strong>

Le 26 mars 2012, les rebelles d'Ançar Dine et du MNLA, menés par Iyad Ag Ghali, attaquent Kidal, ville tenue par les forces loyalistes du colonel El-HadjiGamou. Le 30 mars, ce dernier abandonne la ville qui est conquise par les rebelles. Encerclé au cours de sa retraite par les hommes du MNLA, Gamou ruse en faisant croire qu'il se rallie au mouvement indépendantiste, puis il se réfugie au Niger avec ses 500 hommes. Pendant cette autre défaite, notre armée perd plusieurs soldats sans que le nombre exact soit connu. Ce nombre resté inconnu est d'ailleurs à l'origine de la manifestation des femmes de Kati sur le palis présidentiel occupé alors par Amadou Toumani Touré.

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<strong>Bataille de Konna</strong>

Depuis le 2 janvier 2013, venues des régions de Gao et de Tombouctou, les forces <em>jihadistes</em> d'Ançar Dine, du MUJAO, d'AQMI et de BokoHaram se rassemblent à Bambara Maoudé.  Le 9 janvier,  ils engagent le combat avec l'armée malienne dans les envions de Konna. Le 10 janvier, les <em>jihadistes</em> prennent l'avantage sur les soldats maliens qui se replient sur Sévaré, abandonnant Konna aux mains de l'ennemi. L'armée subit des pertes énormes.  Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, appelle alors le président français, François Hollande, lui demandant une aide immédiate. Le président français décide, dès le 11 janvier, d'engager l'armée française: c'est le début de l'opération Serval. Les combats de reconquête menés à Konna par les armées française et malienne font 100 morts chez les salafistes, 12 victimes civiles et, officiellement, 11 tués du côté des militaires maliens.

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<strong>Bataille de Diabaly</strong>

Plus à l'ouest, le 14 janvier, une colonne islamiste de plus de 1000 hommes contourne les lignes maliennes en passant par la Mauritanie et prend d'assaut la ville de Diabaly, à 400 km de Bamako. L'armée malienne, surprise une fois encore, subit des pertes.

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<strong>Nouveaux morts de Kidal</strong>

Le 26 septembre 2013, le MNLA, le HCUA et le MAA publient un communiqué commun dans lequel ils déclarent suspendre les négociations avec le gouvernement malien à la suite du refus du président d'Ibrahim Boubacar Keïta de négocier l'autonomie du nord du Mali. Le 27 septembre, 2 militaires maliens sont blessés à Kidal par des jets de grenades. Le 17 mai 2014, la visite du Premier Ministre malien, Moussa Mara, à Kidal provoque des affrontements entre les l'armée malienne et les rebelles du MNLA, du HCUA et du MAA. Les rebelles prennent l'avantage et s'emparent du gouvernorat après des combats qui font plusieurs dizaines de morts coté malien.

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<strong>Combats de Nampala  et  de Ténenkou</strong>

Le 5 janvier 2014, la ville de Nampala est attaquée et prise pendant quelques heures par les <em>jihadistes</em>; 11 militaires maliens sont tués, les autres prennent la fuite. Dans la nuit du 6 au 7 janvier, des <em>jihadistes</em> attaquent la localité de Djoura, dans la région de Mopti: ils incendient la mairie, tuent 1 civil et se replient. Le 16 janvier, ils attaquent Ténenkou mais sont repoussés après des combats qui font 10 morts.  Le 25 janvier, 3 soldats maliens sont tués lors d'un échange de tirs avec des hommes armés entre Tombouctou et Goundam. Le 26, à Bamako, le général malien Mohamed Abderrahmane OuldMeydou échappe à une tentative d'assassinat commise par deux sbires d'<em>Al-Mourabitoune</em>(le groupe terroriste de Belmokhtar): l'officier est cependant blessé par les tirs.

Lors de la visite de Mara de Kidal, les rebelles font un nouveau massacre: ils égorgent les sous-préfets de Bouréissa, de Tin Zawaten, le préfet de Kidal et son adjoint, le préfet Tin Essako, le préfet de Tessalit, 2 techniciens du gouvernorat de Kidal. De surcroît, 21 casques bleus et plusieurs dizaines de militaires maliens sont blessés. Pour couronner le tout, 30 civils ont passé des heures chaudes, pris en otages en les forces rebelles au gouvernorat de Kidal.

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<strong>Poursuite des attaques après les accords de paix</strong>

Le 10 juin 2015, à Misséni, près de la frontière avec la Côte d'Ivoire, des <em>jihadistes</em> tuent 1 gendarme, incendient des véhicules et hissent leur drapeau noir dans le camp militaire avant de disparaître dans la nature. C'est la première fois que les <em>jihadistes</em>mènent une attaque si loin de leurs bases, au sud du Mali.

<strong>Attaques à Nara</strong>

Le 27 juin 2015, une attaque djihadiste est repoussée par l'armée malienne à Nara, 3 soldats maliens et 9 assaillants sont tués.

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<strong>Combats à Gourma-Rharous</strong>

Le 1er août 2015, deux soldats maliens sont tués et 4 blessés dans une embuscade près de Toulé, entre Nampala et Diabaly. Le 3 août, un groupe de <em>jihadistes</em> attaque Gourma-Rharous et tue 11 gardes nationaux.

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<strong>Attaques à Sévaré</strong>

Le vendredi 7 août 2015, vers 7 h, une attaque terroriste est perpétrée à l'hôtel <em>"Le Byblos", </em>à Sévaré, où est logée une partie du personnel de la MINUSMA. Bilan provisoire:  5 soldats maliens tués et 2 blessés. Côté terroriste: 2 tués et 7 suspects arrêtés.

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<strong>Bilan de la guerre depuis le début </strong>

Le 26 février 2013, selon un premier bilan de la direction de l'information et des relations publiques de l'Armée malienne (DIRPA), 37 soldats maliens ont été tués et 138 blessés entre le 11 janvier 2012 et le 26 février 2013. Dans un deuxième bilan publié le 27 mars 2013, la DIRPA déclare que 63 de ses soldats sont morts depuis le 11 janvier 2012. Le 5 avril 2013, le bilan de la DIRPA passe à 66 tués et 200 blessés. Le 6 mai 2013, la DIRPA affirme que 208 soldats maliens ont été tués depuis le 12 janvier 2012, dont 75 depuis le 11 janvier 2013. D'après l'Association malienne des droits de l'Homme (AMDH), le massacre d'Aguel'hoc a causé à lui seul la mort de 153 militaires maliens, soit un nombre plus important que celui donné par la DIRPA pour toutes les pertes de l'année 2012. Le bilan de l'AMDH est repris par <em>HumanRights Watch.</em> Le 23 mars 2014, lors d'une cérémonie en mémoire des soldats tués lors de la guerre, le ministre malien de la défense et des anciens combattants, SoumeylouBoubèyeMaïga, déclare que la reconquête du nord du Mali a fait 75 morts et 300 blessés dans les rangs de l'armée malienne. Le 25 mai, il déclare qu'environ 50 soldats sont morts lors de la bataille du 21 mai à Kidal. Cependant, des sources indépendantes dressentun bilan de 400 à 450 soldats maliens tués de janvier 2012 à 2015.

<strong>Comment la gendarmerie de Baguineda a été attaquée</strong>

Des assaillants non identifiés ont attaqué, le samedi 8 août, à 1 heure 30 du matin, la brigade de gendarmerie de Baguinéda, bourgade située à 30 km de Bamako. Selon le chargé de communication du ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, SoungaloTogola, l'attaque n'a pas fait de perte en vie humaine, mais plutôt des dégâts matériels: un véhicule a été incendié par les assaillants qui ont réussi à se fondre dans la nature après leur forfait. Des mesures ont été immédiatement prises pour renforcer le dispositif sécuritaire autour de la ville.

Selon des informations de première mainque nous recueillies, les <em>jihadistes</em>qui ont investi la gendarmerie de Baguinéda étaient au nom de 6. Confidences d'une source: <em>"Ils sont venus à pied; ils n'ont trouvé dans la cour que le planton, le sergent Diarra, chargé d'assurer la permanence. Celui-ci, en les apercevant, s'est caché. Les assaillants se sont mis à balayer les murs et les meubles de rafales d'armes automatiques. Ensuite, ils ont sauté dans la concession voisine où résident le commandant de brigade, le lieutenant Maiga, et sa famille. Ils ont fait pleuvoir sur les locaux un déluge de balles. Heureusement pour le lieutenant, les bandits n'ont pas défoncé les portes du bâtiment principal, ratant ainsi l'occasion de tuer le commandant de brigade et sa famille.En se retirant, les assaillants ont incendié le véhicule de marque Mercedes du lieutenant Maiga. Du fait qu'ils soient venus et repartis à pied, on peut déduire qu'ils se cachent non loin de la ville et ont des complicités locales"</em>. Cette attaque était-elle destinée à semer la panique à Baguinéda, banlieue de la capitale ? Etait-ce une mesure de représailles contre les gendarmes de Baguinéda qui, depuis deux semaines, ratissent la forêt classée de Faya à la recherche de nids de bandits armés ? Ou encore cherchait-on la tête du lieutenant Maiga qui a commandé la gendarmerie de la ville-garnison de Kati de 2011 à 2013 ? On ne sait.

En tous les cas, l'insécurité est maintenant à son paroxysme au Mali. En 24 heures, trois localités du sud ont été frappées par l'hydre <em>jihadiste:</em>Sévaré, Baco-djicoroni ACI (commune 5 de Bamako) et Banguinéda. Et pas plus tard qu'hier dimanche, des assaillants ont abattu 10 civils à Gabéri, dans la région de Tombouctou.

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gouvernement : Choguel Maiga sur tous les fronts</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement-choguel-maiga-sur-tous-les-fronts-1100532.html</link>
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<description><![CDATA[ De sa nomination, le 15 janvier  2015, à nos jours, l&#039;infatigable ministre de l&#039;Economie numérique, de l&#039;Information et de la Communication ne quitte pas le petit écran. Et fait passer en conseil des ministres  des tonnes de reformes. Lisez plutôt. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 11 Aug 2015 11:58:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_144393" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-144393" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/Choguel.jpg" alt="Choguel Kokala Maiga" width="315" height="210" /> Choguel Kokala Maiga[/caption]

Choguel Maiga déborde d'activité. Le nombre de textes réglementaires qu'il a fait adopter en 6 mois donne le tournis.

- Conseil des ministres du 25 février 2015: le Conseil adopte un projet de décret fixant les modalités d'identification des abonnés aux services de télécommunications ouvertes au public.Objectif: faire en sorte que chacun des utilisateurs du téléphone fixe et mobile et de l'internet soient identifiables à partir de leurs numéros. En 2015, ces utilisateurs sont au nombre 22 millions, dont moins de 10% sont identifiés. L'identification des abonnés a une importance économique, mais surtout sécuritaire car elle permet, par ces temps de terrorisme, de constituer, en cas de besoin, la traçabilité des appels. Désormais, il sera imposé aux opérateurs de réseaux de télécommunications etd'accès internet de procéder à l'identification de leurs abonnés dès le moment de la souscription de ceux-ci à leurs services.

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- Conseil des ministres du  21 mai 2015: le Conseil adopte un projet de décret fixant les modalités de contrôle de la qualité des services, du trafic téléphonique et des tarifs de télécommunications aux réseaux des opérateurs. Objectif: veiller sur les intérêts nationaux, assurer la protection des usagers, assurer le contrôle du respect des cahiers des charges des opérateurs de réseaux de télécommunications; contrôler les tarifs communiqués, sanctionner la non-application des tarifs publiés, les violations et  manquements aux obligations visées dans les cahiers des charges des opérateurs.Le projet de décret renforcera les moyens d'intervention de l'AMRTP; il permettra la collecte de données sur le trafic téléphonique national et international et le contrôle de la qualité des services offerts aux clients. Cependant, l'AMRTP, chargée du contrôle, est astreinte à connecter des équipements non intrusifs et respecter la confidentialité des données recueillies.

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- Conseil des ministres du 27 mai 2015: le Conseil adopte un projet de loi portant création du Centre d'Information gouvernemental du Mali (CIGMA). Objectif:

collecter les informations et la documentation sur l'activité gouvernementale; assurer la visibilité de l'action gouvernementale à travers les médias publics, privés nationaux et internationaux, les réseaux sociaux et tout autre moyen de communication; conduire les campagnes de communication d'intérêt national; participer à l'approvisionnement et à l'enrichissement du site Mali sur Internet; contribuer à la formation des chargés de communication des départements ministériels et de servir de conseil pour le ministre Porte-parole du Gouvernement.

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- Conseil des ministres du 17 juin 2015: le Conseil adopte un projet de loi relatif aux transactions, échanges et services électroniques. Objectif:

assurer la sécurité du commerce électronique au Mali; déterminer les règles qui consacrent la validité des documents électroniques, la reconnaissance de l'écrit et de la signature électronique; organiser la dématérialisation des formalités, notamment administratives, commerciales, de diffusion d'informations et d'archivage électronique. Le texte de loi permettra à notre pays de tirer davantage profit du potentiel de croissance des transactions électroniques, notamment en termes de gain de temps dans les démarches administratives, de traçabilité des activités, d'augmentation de la productivité et de facilitation de l'intégration régionale et sous-régionale.

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- Conseil des ministres du 24 juin 2015: le Conseil adopte un projet de décret fixant les modalités de fourniture d'informations à l'Autorité malienne de Régulation des Télécommunications/TIC et Postes (AMRTP) par les gestionnaires des infrastructures de télécommunications et les opérateurs. Objectif: préciser les modalités pratiques de la mise en œuvre du principe de la communication des informations; fixer la nature et la périodicité de fourniture des informations par les gestionnaires des infrastructures et les opérateurs de télécommunications à l'AMRTP; renforcer les moyens d'intervention de l'AMRTP en vue de déterminer le niveau de développement des réseaux, de mesurer le niveau d'accessibilité aux services des TIC dans les différentes zones du territoire, de connaître le niveau de satisfaction des utilisateurs, d'évaluer les besoins du marché pour l'introduction de nouveaux services de télécommunication  et de fournir aux institutions nationales et internationales les informations statistiques sur les TIC.

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- Conseil des ministres du 22 juillet 2015: le Conseil adopte un projet de loi portant sur la cryptologie au Mali. Objectif: assurer la confidentialité des communications électroniques, en particulier dans les échanges entre administrations publiques, les paiements électroniques, les centres d'appels téléphoniques et les transferts d'argent;  protéger les échanges et les systèmes d'information sur les nouvelles technologies contre d'éventuelles violations de leur intégrité; contribuer au renforcement de la confiance des acteurs et au développement des transactions électroniques. Le projet de loi comblera les insuffisances juridiques révélées dans l'exercice des activités de cryptologie ainsi que dans l'importation et l'exportation des outils de cryptologie. Ainsi, le régime juridique des moyens et prestations de cryptologie est défini, de même que les obligations des prestataires de la cryptologie et les sanctions applicables en la matière.

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Commentaire admiratif d'un conseiller du ministre:<em>"ChoguelMaiga a fait passer en 6 mois des textes qui dormaient au placard depuis  plus de 5 ans; il a aussi institué un nouveau système de gestion au niveau du département: dès sa venue, il a annoncé qu'il ne changerait pas de cabinet, à moins d'y être contraint par les fautes des uns et des autres. Du coup, tous les conseillers ont repris confiance et redoublé de dynamisme au travail. Le résultat est là! Notez que le ministre arrive au bureau à 7h 30 et ne se retire pas avant 21h: aucun dossier ne traîne sur sa table. ".</em>

<em> </em>

Nettoyage de l'espace radiophonique

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Choguel n'entend pas s'arrêter en si bon chemin. Décidé à assainir le secteur des radios, il donne des nuits blanches aux quelque 300 radios illégalement installées. Il a ainsi fait confisquer, il y a peu,une radio qui émettait irrégulièrement sur les fréquences de  l’ASECNA, l’agence panafricaine chargée du contrôle de l’aviation civile, mettant en danger le trafic aérien à Bamako-Sénou. La radio-pirate a été débusquée à Kalaban-Coura grâce au concours de l'Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications (AMRTP) qui a déployé un appareil  ultramoderne de contrôle et de suivi des fréquences téléphoniques et audio-visuelles récemment acquis à 2,5 milliards de FCFA.

Après cet incident,  ChoguelMaiga a engagé  une étude tendant à dresser la liste des fréquences radiophoniques disponibles en vue de laver à grande eau le secteur.

Confidences d'un expert: <em>« La loi exige une autorisation préalable, mais la plupart des radios commencent à émettre avant d’y être autorisées: ce n’est qu’ultérieurement qu’elles se font régulariser. Cette mauvaise habitude date de 1990 où, dans la foulée de la révolution du 26 mars, les radios "Bamakan" et "Kayira" ont entamé des émissions avant toute autorisation. ».</em>Notre interlocuteur nous apprend que le pays compte à ce jour environ 700 radios, dont 400 émettent, les autres non. <em>«Certains promoteurs acquièrent des licences qu’ils louent ou revendent alors qu’elles sont légalement incessibles; d’autres n’émettent pas alors qu’ils conservent les fréquences: or, la loi prévoit le retrait de la fréquence, propriété de l’Etat, si elle n’est pas utilisée dans un délai de trois mois. D’autres promoteurs, enfin, émettent illégalement sur des fréquences affectées à autrui, ce qui brouille celles-ci, à l’exemple de ce qui est arrivé à la tour de contrôle de l’aéroport de Sénou».</em>

ChoguelMaiga, résolu à circonscrire l’anarchie ambiante, a reçu, le 21 février 2015, les promoteurs de radios et a commandité un audit du secteur des radios. Une fois le rapport d'audit en main, il décidera si des fréquences doivent être retirées et réattibuées aux centaines de demandeurs qui restent dans l’attente depuis des années. Le ministre veut aussi reconstituer une réserve de fréquences au profit de l’Etat. En attendant, l'homme ne quitte pas le petit écran. Tantôt pour expliquer des décisions gouvernementales, tantôt pour fustiger les attaques <em>jihadistes</em>. Vous avez dit hyperactivité ?

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : Un gouverneur malin comme Zonzani&#45;le&#45;lièvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/chronique-satirique-un-gouverneur-malin-comme-zonzani-le-lievre-1100562.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Aug 2015 11:49:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_181405" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-181405" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/Colonel-Adama-Kamissoko.jpg" alt="Une trentaine de fonctionnaires kinappés à Kidal par le MNLA" width="350" height="229" /> Colonel Adama Kamissoko[/caption]

L'actuel gouverneur de Kidal, le colonel Adama Kamissoko<em>  </em>est malin comme un lièvre. Si on m'écoutait, on lui confierait les rênes de l'armée, bérets rouges, bérets verts et bérets bleus confondus. Nommé gouverneur de la Cité des Ifoghas en 2012, juste après l'Accord de Ouagadougou, l'officier a réussi le tour de force de s'attirer la sympathie des maîtres rebelles de la ville. C'est qu'en privé, il leur sourit à belles dents, alors qu'il nourrit, au fond, la plus grande méfiance envers eux. Le rusé gouverneur venait au bureau le matin pour disparaître, quelques minutes  plus tard, par une porte dérobée. Quand tombait la nuit, il évitait comme la peste sa chambre princière du gouvernorat pour se réfugier dans le camp militaire malien. On comprend donc pourquoi aucune attaque <em>jihadiste</em>n'a pu atteindre le sieur Kamissoko, passé maître dans l'art de l'esquive.

En mai 2014, monsieur le gouverneur invite tous les administrateurs civils du nord à venir assister à l'arrivée du Premier Ministre Moussa Mara à Kidal. L'affaire tourne vite au vinaigre: les rebelles, qui ne tolèrent pas qu'un dignitaire malien viole leur sanctuaire azawadien,  accueillent Mara à coups de canons. Pour faire bonne mesure, ils prennent en otages l'assemblée d'administrateurs et de fonctionnaires réunis au gouvernorat et, dans la foulée, égorgent les 7 préfets et sous-préfets présents. Le gouverneur ? Disparu! On apprendra, par la suite, que l'intéressé s'est adroitement et très silencieusement glissé dans le véhicule blindé venu arracher Moussa Mara des griffes rebelles. L'histoire ne dit pas si l'officier s'est introduit dans le convoi primatorial par la tête ou les pieds, en rampant ou en courant. Mais au moins, cela faisait un Malien de sauvé... Depuis, le colonel vivait tranquillement à Bamako où, de temps à autre, pour combler ses journées de gouverneur-chômeur, il tenait de petites conférences. Sur l'art de disparaître en catimini ?

Après la signature des accords de paix, Kamissoko a établi, le 11 mars 2015, ses bureaux à Gao. A un bon millier de kilomètres de son gouvernorat kidalois. Dans le bâtiment imposant qu'il occupe se trouvent à la fois le gouvernorat de Kidal (délocalisé à Gao)  et la résidence du gouverneur, à l'étage. Ceux qui fouilleraient l'édifice ne manqueraient sûrement pas d'y trouver une porte de secours car notre ami gouverneur n'oublie jamais de s'assurer une possibilité de retraite. Les annexes du bâtiment servent de bureaux au Préfet de Gao et l'immense cour  abrite des véhicules administratifs jalousement surveillés par des gardes. Vous aurez déviné tout l'intérêt que le gouverneur porte aux véhicules, n'est-ce pas ?

Courant juillet 2015, à des journalistes du <em>22 Septembre</em> lui ont rendu visite.<em>"Comment se fait-il qu'un Gouverneur de Kidal loge à Gao?"</em>, s'étonnent les journalistes. Réponse du haut administrateur: <em>"Vous savez, depuis les événements de Mai 2014, l'administration malienne n'est plus dans la région de Kidal. C'est à partir de Gao que nous essayons d'administrer Kidal".</em> Administrer une région d'aussi loin est-il possible? <em>"Nous faisons de notre mieux"</em>, répond le gouverneur qui révèle que la région de Kidal loue 5 bâtiments à Gao, pour l'usage des différents préfets, sous-préfets et directeurs régionaux.Quand je vous disait que le gouverneur Kamissoko était un précurseur de la régionalisation administrative ! Il explique:<em> "A Gao, nous recevons les ressortissants de Kidal. Nous établissons des actes de naissance, des cartes d'identité et nous faisons face aux besoins des déplacés de Kidal à Gao, grâce au soutien multiforme du ministère en charge de l'Action Humanitaire et du Développement des Régions du Nord, qui met des dons à notre disposition"</em>. Voilà donc l'excellent gouverneur de Kidal devenu prêtre humanitaire à Gao! Qui dit mieux ?

Et il poursuit:<em>"Nous avons recensé 390 ménages. Chaque ménage comprend 7 à 10 personnes. Certains déplacés ont des difficultés pour payer la location, l'électricité et bien d'autres choses. Nous essayons de les soulager selon nos moyens. Ils sentent qu'ils ont une administration de proximité qui s'intéresse à leurs préoccupations"</em>. Pour un <em>"gouvernorat de proximité"</em>, celui dirigé en est vraiment un puisqu'il siège à 1000 km de ses administrés! Le colonel Kamissoko relate aussi que <em>"la révision exceptionnelle des listes électorales de Kidal s'est déroulée à partir de Gao, dans de bonnes conditions"</em>.Ah bon ! Et les Kidalois viendront peut-être voter à Gao, hein ?

Enfin, à en croire les journalistes qui ont rencontré le gouverneur, <em>"tous les jeudis, le gouverneur Kamissoko tient une réunion sécuritairesans la police et la gendarmerie qui manquent toujours à l'appel"</em>. Encore une manoeuvre magique du gouverneur: entend-il sécuriser Gao et Kidal grâce à des incantations ? <em>"En tout cas, malgré les difficultés, le gouverneur Kamissoko veut faire croire à la population de Kidal qu'elle n'est pas abandonnée",</em> notent les journalistes. Espérons qu'en cas d'attaque, le gouverneur indiquera aux braves populations des portes dérobées pour rejoindre Bamako à toutes jambes! Une fois à Bamako, il ne manquera pas, à partir de là, d'administrer Kidal et Gao...

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Notre directeur de publication lance l&amp;apos;association de bloggeurs &amp;quot;Doniblog&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/notre-directeur-de-publication-lance-lassociation-de-bloggeurs-doniblog-1087672.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;association &quot;Doniblog&quot;, qui regroupe de jeunes bloggeurs maliens, a procédé, samedi 25 juillet 2015 à l&#039;hôtel Salam, au lancement de son projet intitulé &quot;Impact Mali&quot;.  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Aug 2015 00:58:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La cérémonie était présidée par Moustapha Diawara, chargé de mission au ministère de l'Economie numérique, de l'information et de la communication, représentant  son ministre, en présence de Sabara Sokhona,  directrice du marketing du groupe hôtelier  <em>"Azalai"</em> et de notre directeur de publication,  Abdoulaye Guindo, président de <em>"Doniblog".</em>

<strong>La directrice commerciale du groupe <em>"Azalai" </em>dira que  son groupe, au-delà de la recherche de profits, anime des formations</strong>. D'où la décision du groupe de soutenir le projet <em>"Impact Mali"</em> de l'association <em>"Doniblog"</em>. Le président de <em>"Doniblog" </em>indiquera, lui,  que le blogging est le fait de bloguer, de tenir sur un site web une chronique personnelle. <em>"Méconnue des Maliens, Doniblog se fixe comme objectifs de faire la promotion du blogging dans un cadre moderne.Pour cela, notre stratégie</em> <em>s'articule autour d'une sensibilisation permanente des jeunes sur l'importance du blog et des réseaux sociaux à travers une meilleure utilisation",</em> ajoute A bdoulaye Guindo. Parlant du projet <em>"Impact Mali",</em> Guindo dira que c'est un rendez-vous mensuel pour les amoureux des TIC, les entrepreneurs, innovateurs et passionnés de culture, mais aussi les personnes en quête d'inspiration. Le projet<em> "Impact Mali"</em> est organisé par <em>"Doniblog" </em>en partenariat avec le Groupe "Azalaï" qui a cru en aux objectifs de l'association. <em>"Notre ambi</em>tion <em>est de créer un cadre idoine dans lequel "Doniblog" et le Ministère de l'Economie numérique, de l'Information et de la Communication se sentiront représentés",</em> précise Guindo. Quant  au representant du ministre de l'Economie Numérique, il dira que sa présence est la preuve que le département accorde une place importante au blogging et aux réseaux sociaux. Selon lui, le département ne ménagera aucun effort pour accompagner le projet <em>"Impact Mali". </em>

<strong>Les participants ont eu droit à 3 présentations sur les thèmes suivants: </strong> <em>"Les fondements du blog (pourquoi, comment, dans quel but créer un blog et les impacts du blogging)", </em> <em>"Le style d'écriture du blog (billets, articles…)",  </em>et <em>"Le lien intrinsèque du blog et des réseaux sociaux et l'utilité de ces réseaux"</em>. Les débats ont permis à la centaine de  participants de cerner le contour du blogging et des réseaux sociaux.

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<title>Démolition de 60 bâtiments : La vérité sur une tragédie</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/demolition-de-60-batiments-la-verite-sur-une-tragedie-1087642.html</link>
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<description><![CDATA[ Jeudi 23 juillet 2015, les populations de la commune 1 de Bamako et celles de Moribabougou ont assisté, médusées, à la démolition d&#039;une soixantaine de bâtiments sis à Souleymanebougou, route de Koulikoro, juste à deux doigts de la résidence de l&#039;ancien président Alpha Oumar Konaré.  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Aug 2015 00:54:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter wp-image-1072372 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/07/demolition11.jpg" alt="Adama Diakité, membre de l’association des victimes de démolitions de Souleymanebougou : « Ce que l’Etat malien, à travers le ministre Bathily, a fait à Souleymanebougou est pire que le terrorisme au nord »" width="620" height="372" />En visitant le site, le vendredi 24 juillet 2015, nous avons constaté un paysage digne de la bande palestinenne de Gaza après le passage de bombardiers israéliens. Partout des murs couchés sur le flanc, des toits affaissés, des vitres brisées, des meubles éventrés, des tonnes gravats à perte de vue, d'ex-habitants en pleurs, des badauds hagards et des maraudeurs tentant d'enlever quelques bibelots... Selon des témoins, certains bâtiments détruits valaient 300 millions de FCFA; quant à la valeur totale des investissements immobiliers détruits, elle dépasserait allègrement les 5 milliards de nos francs. S'étant transporté d'urgence sur les lieux, le prêcheur Chérif Ousmane Madani Haidara n'a pu retenir ses larmes. Présente lors de l'opération de démolition, Oumou Traoré, directrice générale adjointe de l'ACI, a souligné que celle-ci servirait de leçon à ceux qui ont pris l'habitude de défier l'Etat.

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<strong>Le ministre Bathily explique sa décision de démolition</strong>

C'est sur ordre du ministre des Domaines et des Affaires Foncières, Maître Mohamed Aly Bathily,   que la démolition  fut exécutée par trois bulldozers sécurisés par une centaine de policiers et de gendarmes. Le tout sous l'oeil des caméras de l'ORTM. Sans l'intervention vigoureuse du Premier Ministre, qui y a mis le holà, les démolitions se seraient poursuivies contre d'autres immeubles marqués de grandes croix blanches.

<strong>Quelques semaines auparavant, le 30 juin 2015, le ministre Bathily s'était rendu sur le site.</strong> Il était accompagné du  préfet de Kati,  du  commandant de la brigade de la gendarmerie de Moribabougou, des chefs des services techniques des Domaines et des maires maires de Ngabakoro-Droit et de Moribabougou. Le ministre avait profité de l'occasion pour déclarer que les constructions édifiées sur le site étaient illégales et qu'il ne saurait plus longtemps les tolérer. Il avait ajouté que le président de la République, IBK, avait instruit au gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires contre les inondations dues à l'occupation anarchique des abords des cours d'eau. Dans la foulée, Me Bathily avait sévèrement mis en garde le préfet de Kati, les deux maires concernés et le chef de brigade de la gendarmerie contre toute faiblesse dans l'exécution de leurs missions.

<strong>Lundi 27 juillet 2015, quatre jours après les démolitions, le ministre Bathily réunit en ses bureaux la presse pour expliquer sa décision</strong>. D'entrée de jeu, il assène: <em>"Je ne vois pas la raison d’un tollé autour de notre acte administratif. Tant que la nécessité l’impose, le département le fera, même demain".</em>Me Bathily affirme que les bâtiments ciblés par la démolition sont ceux construits dans l’emprise des marigots, du fleuve Niger et sur le site affecté à l'Agence de Cessions Immobilières (ACI): <em>"Le 13 octobre 1947, le titre foncier n°1368, d’une superficie de 85 hectares 13 ares 97 centiares a été créé à Souleymanebougou, Commune rurale de N’Gabakoro-Droit. Ce titre foncier-mère a donné naissance au titre foncier n° 0050 du Cercle de Kati. Le reliquat a été mis à la disposition de l’ACI par le gouvernement suivant un mandat du 12 janvier 2002: il fait une superficie de 63 hectares 26 ares 10 centiares entièrement aménagée par l’ACI. Le 9 juin 2008, le préfet de Kati, Ibrahima Mamadou Sylla, par lettre n°88/CKTI-DOM demandait à l’ACI de lui fournir des informations "sur une parcelle longeant le marigot Farakoba". En réponse à cette demande, il a été indiqué que "cette bande empiète sur le lotissement de l’ACI". Cette situation a été confirmée par une nouvelle expertise. Malgré la réponse claire qui lui a été donnée, le préfet de Kati a procédé à la création de ses propres parcelles qu’il a cédées à plusieurs personnes.  Ce fut là le point de départ d’une occupation illicite des lieux... Les autorités locales et communales, en complicité avec les bénéficiaires, qui ont activement sollicité ces attributions, ont investi la zone au prix de graves atteintes aux lois et règlements sur le foncier, l’urbanisme et la construction ainsi qu’au droit de propriété. Ils ont ignoré la dénonciation des attributions et occupations illicites et ont refusé d’obtempérer aux sommations adressées pour arrêter les travaux. L’ACI s’est adjoint les services d’un huissier de justice afin de constater l’effectivité de la cession de ses terrains par le préfet Ibrahima Sylla. Elle a également porté plainte auprès du commissariat du 12ème arrondissement de Bamako suivant la lettre n°000210 du 8 juin 2010. Avant cette procédure, la direction régionale des Domaines et du Cadastre, par la lettre n°08-0395/DRDC-Koulikoro, a saisi le gouverneur de la région pour lui indiquer, le 27 octobre 2008, que le programme immobilier de l’ACI est bien contenu dans les limites du titre foncier n° 1368". </em>

<strong>Me Bathily balaie d'un revers de main les réclamations de droits coutumiers formulées par le Collectif des Autochtones de Titibougou, lesquelles prétentions sont, selon le ministre, irrecevables dès lors que les lieux ont fait l'objet de titres fonciers depuis 1947.</strong> Sont tout aussi infondées, aux yeux du ministre, les réclamations de droits sur les espaces situées le long du marigot Farakoba car il s'agit de <em>"servitudes prévues lors des opérations de délimitation du titre foncier n° 1368"</em>.

<strong>Me Bathily  dénonce avec force: </strong><em>"… L’ensemble des précautions n’a pas empêché les bénéficiaires des parcelles illégalement attribuées de poursuivre leur occupation des lieux. De nouvelles sommations d’interpellation leur ont été faites le 6 mai 2014 par l’huissier de justice Maître Aliou Traoré. Face à cette situation d’inégalité, le ministère (des Domaines) était obligé de mettre de l’ordre pour la bonne application de la loi. Il est inadmissible d’entretenir une situation d’illégalité". </em>

<strong>Conscient du remue-ménage généré par sa décision de démolition, le ministre annonce:</strong> <em>"L’Etat ne cédera pas aux groupes de</em> <em>pression qui agissent contre la loi. Les travaux vont continuer et l’Etat a déjà porté plainte contre les acteurs. L’utilisation des domaines public et privé de l’Etat obéit aux règles et principes fixés par la loi, qui ont pour objet d’assurer aussi bien la sécurité publique que la protection des biens des personnes. J’ai été investi de la mission d’appliquer le code domanial et foncier.Si je dois gérer le bien public, je le ferai au regard de la loi.Et nous n’avons pas regretté de notre acte!"</em>.

Le ministre invoque enfin l’hivernage pour justifier la suspension des démolitions, ce qui fait penser qu'elles reprendront après la saison des pluies.

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<strong>Bathily avait-il le pouvoir de faire démolir ?</strong>

Un proche de Me Bathily nous confie: <em>"Les bâtiments démolis l'ont été pour deux raisons principales : certains occupaient des servitudes de passage fluviales qui, par nature, sont incessibles; d'autres occupaient, de manière illicite, un titre foncier de l'Agence de Cessions Immobilières (ACI). Garant de l'intégrité des biens de l'Etat et du respect des lois domaniales, le ministre des Domaines avait le pouvoir et le devoir de réagir avec fermeté à ces occupations illicites.".</em>

De plus, nous assurent les mêmes interlocuteurs, les titres administratifs d'attribution délivrés aux occupants par les maires de Moribabougou, de N'Gabakoro-Droit et le préfet de Kati ont été annulés par ces derniers avant la démolition: <em>"Les décisions d'annulation ont été prises par les autorités concernées sur instructions conjointes du Premier ministre et des ministres chargés des Domaines, de l'Administration Territoriale, de l'Urbanisme et de la Sécurité"</em>. Du coup, l'entourage du ministre des Domaines estime que celui-ci a agi avec l'entière bénédiction du sommet de l'Exécutif. Des sources murmurent que le maire de Ngabakoro-Droit a pris la clé des champs et que celui de Moribabougou a déjà fait l'objet d'un mandat de dépôt.

<strong>Reste une question de taille: le ministre Bathily pouvait-il faire démolir des immeubles bâtis sans décision de justice ?</strong> Son entourage pense que oui. Il cite, à cet égard, l'article 67 de la loi n° 02-016 du 3 juin 2002 fixant les règles générales d'urbanisme au Mali.Cet article dispose: <em>"En cas d'extrême urgence ou s'il s'agit de constructions édifiées sur un terrain occupé sans titre ni droit, ou encore s'il s'agit de constructions en matériaux précaires, l'administration peut procéder d'office à la démolition et à la mise en état des lieux aux frais de l'intéressé après avoir fait établir la</em> <em>description contradictoire des biens à détruire.".</em>Des proches du ministre des Domaines voient dans cet article de loi une possibilité légale pour lui de faire procéder à la démolition des immeubles sans solliciter une décision de justice.

<strong>Du côté des victimes, qui s'activent pour constituer des avocats, c'est un tout autre son de cloche. </strong>Analyse d'un expert apparenté à ces personnes en colère noire: <em>"Le ministère des Domaines n'a aucun droit de faire procéder à une démolition. Les conditions posées par l'article 67 de la loi fixant les règles générales d'urbanisme ne sont pas réunies en l'espèce. En effet, il n'y a pas d'"extrême urgence" à démolir des bâtiments d'une telle valeur. En outre, les constructions concernées ne sont pas en "matériaux précaires", mais plutôt en béton armé.</em> <em>De plus, l'article 67 de la loi exige une "description contradictoire des biens à détruire", ce qui, en l'espèce, n'a pas été fait. De surcroît, les parcelles litigieuses faisaient l'objet de permis d'occuper délivrés par des maires et un préfet: les titulaires ne les occupaient donc pas "sans titre ni droit".Enfin, Me Bathily est ministre des Domaines et non ministre de l'Urbanisme: il ne pouvait pas, en lieu et place du ministre de l'Urbanisme, se prévaloir de dispositions édictées par la loi fixant les règles générales d'urbanisme. Notez que même les brigades chargées de la démolition relèvent du département de l'Urbanisme et non de celui des Domaines. D'ailleurs, si la loi dit que "l'administration" peut démolir d'office, elle ne précise nulle part qu'il s'agit de l'administration des Domaines!"</em>.

<strong>Insistant sur l'incompétence légale de Bathily à démolir, l'expert fait remarquer:</strong> <em>"Selon les articles 4 et 19 du décret n° 2015-0115 PRM du 25 février 2015 fixant les attributions spécifiques des membres du gouvernement, le ministre des </em>Domaines a pour attributions de mettre en oeuvre la politique et les lois domaniales et foncières alors que le ministre de l'Urbanisme, Dramane Dembélé, est seul compétent pour mettre en oeuvre les législations d'urbanisme, donc de procéder aux démolitions d'office prévues par l'article 67 de la loi fixant les règles générales d'urbanisme.

<strong>D'autres victimes exhibent une lettre-circulaire datée de juin 2015 par laquelle le ministre de la Justice, Mahamadou Diarra, instruit aux procureurs de ne permettre aucune expulsion ni  aucune démolition jusqu'à ce que l'hivernage prenne fin. </strong><em>"Le ministre Des Domaines a agi de manière précipitée,</em> <em>sans concertation avec les autres membres du gouvernement qui n'ont été informés des démolitions qu'après coup: il voulait mettre tout le monde devant le fait accompli"</em>, s'indigne une victime qui ajoute : <em>"Me Bathily a fait de la politique et non du droit. Il a commencé par faire annuler des titres fonciers délivrés à des particuliers, au prétexte qu'ils avaient été mal acquis, toutes choses qui  décrédibilisent le titre foncier. A présent, le ministre démolit nos immeubles pour complaire à l'ACI. Mais pourquoi</em> <em>se substitue-t-il à l'ACI, une simple société commerciale ?  Pourquoi s'en prend-il à de malheureux citoyens comme nous alors qu'il regarde, sans réagir, de riches hôteliers, commerçants et fonctionnaires construire leurs immeubles dans le lit du</em> <em>fleuve Niger ? Souvenez-vous que le titre foncier du ministère de la Justice, sis à Yirimadjo et datant de 2005, est occupé par 70 particuliers détenteurs de permis d'occuper délivrés, en 2011, par la mairie du district: pourquoi Me Bathily n'a-t-il pas expulsé ces occupants lorsqu'il était ministre de la Justice ou dès qu'il est venu au ministère des Domaines ? Y a-t-il dans ce pays deux poids et deux mesures?".</em>

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<strong>Et maintenant ?</strong>

N'étant pas spécialistes du droit, nous refusons d'entrer dans un  débat juridique qui, sans doute, débouchera devant les tribunaux. Nous estimons toutefois que l'Etat a aujourd'hui d'autres priorités que de démolir des immeubles  de valeur. Au reste, il aurait pu éviter certaines démolitions en demandant aux occupants de payer à l'ACI le prix des parcelles. D'autant que l'ACI est une entreprise publique et a pour métier de vendre des terres.

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<strong>Les déboires d'un propriétaire</strong>

Seydou Dramé, commerçant, verse des larmes de sang depuis le 23 juillet 2015. Sur la base de permis d'occuper délivrés par le maire de Ngabakoro-Droit, il avait construit deux immeubles à étages à Souleymanebougou. Les immeubles flambants neufs et contigus étaient habités par sa famille qui y avait emménagé en janvier 2015.A l'aube du 23 juillet, Seydou Dramé et les siens sont réveillés par les gendarmes qui leur intiment l'ordre de quitter les bâtiments au motif qu'ils seront immédiatement détruits. L'infortuné propriétaire et sa famille assistent, éberlués, à la démolition des bâtiments. Selon les proches de Seydou Dramé, chacun des bâtiments détruits lui était revenu à 80 millions de FCFA. Sans compter les frais d'acquisition des parcelles et d'installation de l'eau courante et de l'électricité.

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<strong>Tiékorobani et Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique: Me Bathily, futur ministre d&amp;apos;Etat chargé des expulsions et démolitions ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/chronique-satirique-me-bathily-futur-ministre-detat-charge-des-expulsions-et-demolitions-1087632.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Aug 2015 00:46:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_562712" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-562712" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/Mohamed-Ali-Bathily.jpg" alt="Lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière : Le ministre Bathily expose la recette malienne a paris" width="300" height="231" /> Mohamed Ali Bathily[/caption]

Maître Bathily, ministre des Domaines, n'en a pas l'air, mais il est plein de charité. En démolissant 60 bâtiments à Souleymanebougou, il fait de la place pour nos compatriotes du  nord réfugiés en Mauritanie, au Burkina et ailleurs. Qui sait ? Avec ce geste humanitaire digne du Mahatma Gandhi, Bathily pourrait recevoir, en 2016, le Prix Nobel de la Paix!

<strong>En attendant cette distinction, monsieur le ministre poursuit sa croisade: </strong>dès que finira l'hivernage, il fera, <em>Inch Allah,</em>  démolir au bulldozer la résidence de l'ancien président Alpha Oumar Konaré. Ce palais mérite-t-il d'être occupé par un homme qui, après avoir limogé Ladji Bourama de la primature, continue de le bouder ostensiblement ? Ledit palais, situé à un souffle des bâtiments démolis de Souleymanebougou et ayant un pied dans l'eau du fleuve Niger,   possède-t-il des documents administratifs en bonne et due forme ? D'ailleurs, à qui appartient-il: à l'Etat, aux Chinois qui l'ont construit ou au sieur  Konaré ? En quelques jours, l'éminent ministre des Domaines a tout le loisir de savoir la vérité et passer à l'action. Et tant pis pour les Egyptiens et l'Union Africaine pour qui travaille Konaré!

<strong>Si Bathily fait démolir la résidence de Konaré, il va falloir (équité oblige !) qu'il s'intéresse aussi à celle du général Moussa Traoré</strong>. L'argument juridique est tout trouvé: ce superbe bâtiment se situe lui aussi sur les berges  du fleuve Niger et il est habité par un double condamné à mort. Mais voilà: les ardeurs du ministre-démolisseur risquent, cette fois, d'être refroidies par les chaleureuses amitiés entre Moussa et Ladji Bourama. Le second ne rate pas une occasion d'inviter le premier aux cérémonies et de le qualifier, en français greco-latin, de <em>"grand républicain"</em>. S'attaquer à un <em>"grand républicain"</em> qui, comme Ladji, adore les boubous brodés et les chapelets, pourrait valoir un sérieux retour de bulldozer au ministre qui, par les temps qui courent, a tout intérêt à rester au gouvernement. Radio-Trottoir annonce, à cet égard,  que Bathily héritera, dans le futur gouvernement, du poste, ô combien prestigieux, de ministre d'Etat chargé des expulsions et des démolitions. Et pour le rendre plus efficace, Ladji Bourama l'autorisera à placer à la tête de ses brigades de démolition des personnages charmants comme les généraux Sanogo et Yamoussa Camara. Au besoin, ces officiers loueront, en dollars azawadiens sonnants et trébuchants, les services du MUJAO qui a prouvé sur les mausolées de Tombouctou son art de la démolition...

<strong>A défaut de Moussa Traoré, intouchable chef des Balladins, le ministre Bathily regarderait utilement du  côté des berges de Badalabougou</strong>. Pourquoi, par exemple, ne pas démolir la sompteuse résidence de Soumaila Cissé, qui se mire outrageusement dans les flots du fleuve Niger ? Pas besoin d'être expert-géomètre ou pilote de Caterpillar pour déviner que Ladji Bourama n'y verrait aucun inconvénient! En effet, jour et nuit, nuit et jour, Soumaila Cissé, affublé de ses habits de <em>"hassidi"</em>, pardon!, de leader de l'opposition, n'accable-t-il pas Ladji de maux et de mots ? S'il devenait soudain un SDF (sans domicile fixe), peut-être qu'il saurait tenir sa langue, lui et les siens !

<strong>Les siens ? Parmi ceux-là figurent Tiébilé Dramé, spécialiste de communiqués tapageurs, et Modibo Sidibé, qui a osé refuser les appels du bonnet de Ladji Bourama entre les deux tours de la dernière présidentielle.</strong> Ces trois hommes, qui se disent opposants mais qui, en réalité, rêvent de rafler le repas de Ladji Bourama, ont en commun d'avoir construit leur demeure à deux doigts d'une artère goudronnée. Et le goudron, comme chacun le sait, est un bien sacré que le ministre Bathily a le devoir exclusif de protéger contre la convoitise des spéculateurs, quels qu'ils soient. Il y a tout de même une équation à résoudre: quand on jette dehors deux anciens ministres (Soumaila Cissé et Tiébilé Dramé) et un ancien Premier Ministre (Modibo Sidibé), il faudrait veiller à ce qu'ils n'aillent se noyer dans un bateau de fortune en direction de l'Europe et, surtout, qu'ils n'aillent rejoindre les rangs des <em>jihadistes</em>. Avec leurs connaissances et leurs relations, ils pourraient pousser les compères du MNLA et d'<em>Ançar Dine </em>à réclamer l'autonomie des régions de Mopti et de Ségou ! Mieux vaut donc, à mon humble avis, laisser ces sacrés opposants à la faim qui les ténaille et s'occuper d'autre chose.

<strong>Hum, voyons... Pourquoi ne pas démolir les hôtels édifiés dans le lit du fleuve ? </strong>Je veux parler du Mariétou Palace, de l'Hôtel Kempeski et de l'Hôtel Mandé. Ceux qui ont pris du café dans ces hauts lieux de luxe (et <em>Allah soubahana wa tallah</em> sait que Bathily a horreur du luxe !) se souviennent que les clients s'asseoient au-dessus de l'eau dont ils ne sont séparés que par des planches. Quelle violation des lois domaniales et foncières !  Quelle injure aux bulldozers!

<strong>Il ne faudrait pas que Bathily pense que je le décourage d'abattre ses cibles: je ne fais que lui en suggérer de nouvelles</strong>. Gratuitement et pour la bonne santé des lois. Pendant qu'on y est, pourquoi n'effectuerait-il pas un petit tour à Sébénicoro, route de Guinée ? Là, sur les berges du fleuve mais aussi au bord du goudron, un certain monsieur a bâti un immense palais digne des mille et une nuits. Il paraît que ce monsieur, descendant de l'empereur Soundjata, grand amateur de latin, de grec, de subjonctif et de boubous <em>"bolokourouni"</em> devant l'Eternel, multiplie les <em>"Inch Allah"</em> et qu'il entend même conduire un programme politico-islamique : il ne se contente donc pas d'encombrer la voie goudronnée et les berges fluviales, mais il foule aussi aux pieds la laïcité de la République, règle de base de la Constitution. Bathily devrait vite lui demander des comptes et en profiter pour démolir sa résidence. Pour faire économiser du carburant au bulldozers et faire d'une pierre deux coups, je signale,  en passant, que le gréco-latinophone de Sébénicoro a pour proche voisin le prêcheur  Chérif Ousmane Madani Haidara dont la princière résidence se poursuit jusqu'au fleuve Niger. Les mauvaises langues racontent que le Guide spirituel des <em>"Wilibali" </em>aime se balader en bâteau sur le fleuve, juste aux portes de sa résidence. Qu'en pensez-vous, Excellence monsieur le ministre ?

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : Les divagations du vice&#45;président du MNLA</title>
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<pubDate>Tue, 14 Jul 2015 09:03:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_195747" align="alignleft" width="310"]<img class="wp-image-195747 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/02/Djeri-Maiga-MNLA.jpg" alt="Mahamadou Djeri Maiga" width="310" height="217" /> Mahamadou Djeri Maiga[/caption]

Depuis la signature, le 20 juin 2015, du document de capitulation du Mali, les leaders rebelles font la pluie et le beau temps. Il ne leur manque plus que de se rouler joyeusement dans la neige. Et où font-ils tout ce cirque ? Dans l'Azawad ? Que non ! En plein Bamako, où ces bandits de grand chemin, grands coupeurs de routes et grands égorgeurs de préfets devant l'Eternel, multiplient les méchouis, les  virées nocturnes et les entretiens. Tantôt c'est LadjiBourama qui les invite à couper le jeûne (comme s'ils jeûnaient!); tantôt, c'est tel ministre ou tel sous-ministre qui les reçoit sous les lambris dorés d'un prestigieux hôtel. Apparemment, les compères enturbannés ne déclinent aucune cérémonie, tout heureux de se voir masser les pieds après avoir chassé l'armée <em>"coloniale"</em>, pardon!, l'armée nationale de leur cher Azawad.

Dans sa parution du 10 juillet 2015, <em>L'Indicateur du Renouveau</em> publie une interview de Mahamadou Djeri Maiga, vice-président du Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA). L'interviewé commence, sans rire, par souligner la profonde <em>"unité" </em>qui unirait les membres de la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA). Une unité que la CMA s'engage à <em>"renforcer"</em>. Et il annonce : <em>"Après la fête de Ramadan, il y aura une très grande rencontre pour prouver que nous sommes un seul grand bloc. Ça ne sera jamais deux ou trois"</em>. Alors, bon! Comment Maiga explique-t-il qu'après la signature des accords de paix, les leaders du MNLA en Europe s'en soient publiquement désolidarisés ? Pourquoi, malgré la signature, les attentats continuent sans susciter la moindre réaction de la CMA qui, pourtant, contrôle le terrain militaire ? Prétendre, comme s'y essaie Maiga, que l'insécurité est le fait des terroristes, ne convainc que les sots: d'abord parce qu'il n'y a pas de différence entre les groupes rebelles et les groupes terroristes du nord; ensuite parce que si la CMA ne peut pas ramener la paix, il n'y a aucune raison que le Mali lui abandonne le nord.

<strong>Mahamadou Djeri Maiga affirme, le plus sérieusement du monde: <em>"Nous pensons qu'il faut faire la paix, mais la paix ne peut pas empêcher les poursuites judiciaires</em></strong>. <strong><em>On a demandé la mise en place d’une commission d’enquête internationale qui enquêtera sur des crimes qui ont été commis de part et d’autre de 1960 à nos jours. Donc, celui que la commission va inculper répondra de ses actes"</em></strong>. En lisant entre les lignes, Maiga écarte d'office la compétence de la justice malienne qui, à ses yeux, n'a pas à trancher des crimes commis dans l'Azawad. Le bonhomme, du haut de sa vice-présidence du très puissant MNLA, se moque royalement du Code de procédure pénale malien qui déclare prescrit, c'est-à-dire insuceptible de poursuites, tout crime commis depuis plus de 10 ans: Maiga propose, en effet, d'aller réveiller dans leur tombe les dirigeants du Mali indépendant pour leur demander compte de prétendus méfaits datant de 1960. L'idée du chef bandit est simple comme bonjour: en s'en prenant aux pères de l'indépendance, il veut faire oublier les crimes les plus récents qui ont consisté, de 2012 à nos jours, à piller, à amputer, à violer et à égorger les Maliens du nord. Vous parlez d'un cirque! Bien entendu, au cas où un chef rebelle serait <em>"inculpé"</em>, Maiga et les siens ne manqueront de demander qu'il soit renvoyé devant un tribunal azawadien présidé peut-être par ...eux-mêmes.

<strong>Le vice-président du MNLA laisse entendre que les vrais crimes de guerre sont imputables à l'armée malienne qui s'en serait toujours prise, non à des combattants armés, mais à de malheureux marchands de poulets de l'Azawad</strong>. <em>"Il y a des prisonniers qui ont été pris, non pas du fait de la guerre, mais dans les marchés. Ceux-ci remplissent les prisons de Bamako. Il faudrait les libérer", </em>prêche-t-il. Quant aux Maliens détenus par la CMA, ils sont, aux yeux de Maiga, les seuls véritables prisonniers de guerre: <em>"De notre côté, les militaires que nous avons, nous les libérerons. Car ils sont nos frères. Vous allez les voir, ils sont dans toutes les conditions"</em>.

On sent, dans ses propos, que l'interviewé connaît parfaitement ceux qui poursuivent les violences et que celles-ci visent à obliger le Mali à appliquer les accords de capitulation au plus vite:<em>"Il urge qu’on fasse une application stricte de l’accord. Parce qu’il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas la paix et ce n’est pas tout le monde qui asigné non plus. Il y a des mouvements obscurantistes qui n’ont pas signé l’accord et qui ne le signeront jamais. Il faut que le gouvernement sache qu’il y a une urgence sur le terrain et qu’il faut appliquer l’accord à la lettre</em>. <em>Une fois l’accord appliqué, on aura la solution à tous ces problèmes. Des gens font des mouvements sur le terrain; quand on commencera à appliquer l’accord, leurs marges de manœuvre seront réduites. Nous sommes victimes et les forces obscurantistes profitent du désordre"</em>.

<strong>Maiga, qui a toutes les raisons de se croire en territoire conquis, exige que l'armée malienne et les milices amies se tiennent tranquilles au nord, sous peine de jeter les accords dans un puits:</strong> "<em>Après les événements du 21 mai 2014 qui ont vu des affrontements entre nous et l’armée malienne à Kidal, un cessez-le-feu du 23 mai a été signé sous l’égide du président mauritanien. Ce cessez-le-feu confère à chaque partie une position. On a demandé à chaque partie de garder ces positions jusqu’à l’aboutissement de l’accord. Et c’est le cessez-le-feu qui fait deMénaka une position de la CMA. On a été attaqué àla veille où on a donné la lettre à MongiHandi afin de lui manifester notre bonne volonté d’aller parapher... Nos gens ont laissé leurs positions et, à notre grande surprise, elles ont été récupérées par la Plateforme (GATIA, ndrl). A  Alger, le 5 juin,nous avons signé l’arrangement sécuritaire. Il a été demandé que la Plateforme quitte Ménaka et retourne dans ses positions initiales et que l’armée retourne dans le camp de la Minusma. Nos forces qui étaient à Ménaka doivent partir à une vingtaine kilomètres de la ville pour laisser lasécurisation de la ville à la Minusma et à Barkhane. C’est l’application de l’arrangement sécuritaire que nous demandons. Si on ne parvient pas à l’appliquer, ce n’est pas l’accord qu’on pourra appliquer. C’est la responsabilité de la communauté internationale qui est engagée".</em>

<strong>Enfin, Maiga et ses camarades, qui ont de l'appétit à revendre, attendent impatiemment que LadjiBourama leur donne du pain au raisin, du lait Nido, le tout agrémenté de beurre blanc. </strong>Cela passe, on s'en doute, par le partage du gâteau gouvernemental: <em>"On a demandé un partage de pouvoir. Il y a les portefeuilles ministériels, on est des Maliens aussi, on a signé l’accord, on veut la paix. Ce n’est pas un préalable mais une manière de partager le pouvoir: il faut qu’on ait des représentants dans les ministères, les chancelleries et les ambassades. Nous n’avons pas spécifié de ministères, nous avons dit seulement qu’il faut qu’on discute avec le gouvernement par rapport au partage du pouvoir et le gouvernement l’a accepté et signé. Nous avons signé et la communauté internationale a signé"</em>.

<strong>Voilà donc le fin mot de l'histoire: manger !</strong> Question à mille dinars azawadiens: où siégeront les braves ministres azawadiens : à Bamako ou à Kidal ? Bardés d'armes plutôt que de diplômes, dans quelle langue rédigeront-ils leurs décisions: en arabe ou en tamachek ? Et puis, combien côuteront les ministres azawadiens au trésor public, lequel est déjà saigné à blanc par la promesse d'allouer, sur 20 ans, 40% du budget national à l'Azawad ?

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<strong>Tiékorobani</strong>

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<title>Pole économique de Bamako : Boubèye et Mme Bouaré entendus</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/pole-economique-de-bamako-boubeye-et-mme-bouare-entendus-1059022.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Jul 2015 08:57:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1059032" align="aligncenter" width="650"]<img class="size-full wp-image-1059032" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/07/boubeye-Fily.jpg" alt="Mme Bouaré Fily Sissoko, Soumeylou B Maiga (GD)" width="650" height="227" /> Mme Bouaré Fily Sissoko, Soumeylou B Maiga (GD)[/caption]

L'affaire du Boeing présidentiel et des équipements militaires continue de faire parler d'elle. On se souvient que le FMI, pour reprendre sa coopération avec le Mali, avait exigé des <em>"sanctions pénales" </em>contre les personnes impliquées dans la passation des deux marchés douteux dont la valeur atteint, au total, quelque 90 milliards de FCFA. Dans un premier temps, le chef de l'Etat a chassé du gouvernement des ministres cités dans le dossier: SoumeylouBoubèyeMaiga, ex-ministre de la Défense; Madame BouréFily Sissoko, ex-ministre des Finances; Mahamadou Camara, ex-ministre de la Communication, et Moustapha Ben Barka, ex-ministre des Investissements. Dans la foulée, Sidi Mohammed Kagnassy, conseiller spécial d'IBK, a rendu le tablier tandis qu'Amadou Baiba Kouma, patron de l'entreprise d'armements <em>Guo Star SARL,</em> s'éloignait prudemment du Mali...

<strong>Si Ben Barka a trouvé un lot de compensation en devenant secrétaire général adjoint de la présidence (avec une option probable pour la direction du cabinet présidentiel), les autres s'en tirent généralement moins bien</strong>. Ainsi, Mahamadou Camara a repris la plume tandis que Boubèye, fort de ses relations, s'est trouvé une mission internationale.

<strong>Cependant, il urge de contenter le FMI, un des principaux pourvoyeurs de fonds du Mali. </strong>D'où l'intérêt de plus en plus pressent de la justice malienne pour le sulfureux dossier. Il y a quelques mois, des convocations téléphoniques ont été adressées à Amadou Baiba Kouma et à Kagnassy par la police du pôle économique et financier de Bamako. Kouma n'étant pas présent sur le sol national (il vit aux Etats Unis), il n'a pu être entendu par les enquêteurs. Kagnassy non plus, sans doute pour des motifs similaires. La semaine dernière, en revanche, deux anciens ministres (Boubèye et Madame Bouaré) ont été auditionnés par les policiers. L'enquête étant secrète, rien n'en a filtré, sinon que, selon quelques indiscrétions, Madame Bouaré aurait nié toute implication dans la passation des marchés et dans la violation des règles fiscales relevée par les enquêteurs. Nos sources rapportent que c'est Madame Bouaré qui a personnellement écrit au pôle économique pour être entendue, s'estimant ulcérée et avilie par une affaire où elle croit n'avoir commis aucune faute.  Quant à Boubèye, on connaît sa vieille stratégie: il aurait agi sur ordres...

<strong>Dans cette affaire qui lui a valu bien des déboires, la position d'IBK n'est pas du tout confortable</strong>.

Il est ballotté par l'exigence de justice, les pressions des bailleurs de fonds qui menacent d'asphyxier le Mali, et l'amitié qui le lie aux personnes susceptibles d'être inquiétées par l'enquête. Certains de ses proches nous confient: <em>"Le président IBK n'interférera pas dans le déroulement de l'enquête; il a confié à ses ex-collaborateurs que quiconque d'entre eux sera inculpé répondra de ses actes devant les juges!"</em>. Faut-il en déduire qu'il laissera la justice travailler librement ? Ou bien les enquêtes en cours servent-elles de simple écran de fumée pour faire croire au FMI que la justice n'est pas entravée ?

<strong>La Rédaction</strong>

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<title>Affaire des engrais frelatés  :Toute la vérité sur un scandale à 60 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/affaire-des-engrais-frelates-toute-la-verite-sur-un-scandale-a-60-milliards-de-fcfa-1050322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/affaire-des-engrais-frelates-toute-la-verite-sur-un-scandale-a-60-milliards-de-fcfa-1050322.html</guid>
<description><![CDATA[ Révélée par votre journal, le scandale des engrais frélatés défraie la chronique. Quels sont ses tenants et aboutissants ? Quels recours exercer ? Qui a dit et fait quoi ? Enquête... ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Jul 2015 00:16:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1023562" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-1023562" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/treta.jpg" alt="Dr Bokary Tréta hier à l'Assemblée nationale" width="350" height="263" /> Dr Bokary Tréta hier à l'Assemblée nationale[/caption]

Dans notre parution n°299 du 26 mai 2015, nous révélions, les premiers, le danger qui planait sur la saison agricole 2015-2016 du fait de l'introduction de plusieurs tonnes  d'engrais frelaté sur le territoire national.  Depuis la publication de cet article, l'affaire des engrais frelatés a fait couler et fait encore couler beaucoup d'encre et de salive.

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<strong>Rappel des faits</strong>

Depuis plusieurs années, le gouvernement du Mali  accorde  14,48% du budget national au secteur de l'agriculture  et injecte 60 à 70 milliards de FCFA dans la subvention des intrants. A coté des traditionnels fournisseurs d'engrais, qui ont toujours bien fait leur boulot, de nouveaux fournisseurs sont entrés par effraction dans le secteur. Ils ont fait entrer sur le territoire national des engrais de mauvaise qualité. Ces engrais avaient été, dans un premier temps,  commandés par le Burkina Faso auprès d'une société de droit malien.

<strong>Lorsque que le navire qui transporte les engrais accoste au port d'Abidjan, une odeur nauséabonde s'en dégage. </strong>Paniquées, les autorités ivoiriennes croient à l'arrivée d'un nouveau bateau pollueur du genre "Probo Koala", qui avait déversé, en septembre 2006, des déchets toxiques dans la capitale ivoirienne, faisant plusieurs morts. Une délégation ministérielle ivoirienne se rend immédiatement au port d'Abidjan pour en avoir davantage sur le bateau suspect. Elle constate que les odeurs proviennent d'un bateau chargé d'engrais. Un échantillon d'engrais est vite analysé. Les résultats sont sans appel: les engrais sont frelatés. Il ressort des analyses qu'ils sont à base d'une roche phosphatée non réglementaire. Le taux de calcium est trop élevé (15-35ppm).  Quant au taux de plomb, il est également élevé (10-20ppm). Pour ce qui est du taux de chrome, l'on note 120-160ppm, largement au-delà des standards. Ces données attestent que les produits sont non seulement mauvais mais en outre hautement dangereux.

<strong>Le ministre ivoirien de l'agriculture en informe, par correspondance, son homologue du Burkina Faso.</strong> Celui-ci annule la commande au moment où, plusieurs camions de 60 tonnes, chargés des dangereux intrants agricoles, quittent le Port Autonome d'Abidjan en direction du Burkina. Les camions, une fois à la frontière burkinabé, font demi-tour pour se diriger vers la frontière malienne.Le ministre ivoirien avait  informé son homologue malien, Bocary Téréta, de la possibilité que les engrais soient introduits au Mali. En vain.

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<strong>Les réactions </strong>

Le 25 mai, lors du Conseil supérieur de l'Agriculture, le premier à réagir à l'affaire d'engrais révélée par votre journal est le président Ibrahim Boubacar Kéita lui-même. L'hôte de Koulouba se déclare très vigilant et promet de suivre tout le processus de livraison des intrants aux paysans maliens. Il  promet des poursuites contre toute personne qui livrerait des engrais frelatés. Ce discours ressemble, hélas!,  à celui du médecin après la mort car à la date du 25 mai, les engrais frelatés sont au Mali et sont même livrés à certains paysans.

<strong>Le Premier Ministre Modibo Kéita, lors de sa Déclaration de Politique Générale devant les députés le 11 juin 2015,</strong> <strong>est interpellé sur la question des engrais frelatés</strong>. Il reconnaît qu'une importante quantité d'engrais frelatés a été importée. Selon lui, l'affaire est d'intérêt national et mérite une attention particulière. Il promet que les coupables seront punis : <em>"Il n'y aura aucune impunité !".</em> Il  annonce l'ouverture d'une enquête pour démasquer les réseaux mafieux impliqués dans le trafic.

<strong>Interpellé par le député Bakary Koné, élu à Koutiala, le ministre du Développement rural, Bocary Téréta, se défend tant bien que mal.</strong> Il dira avoir été informé de la présence des engrais par la Direction Nationale de l'Agriculture à travers un rapport relatif aux analyses chimiques d'échantillons réalisées par le laboratoire "Sol-Eau-Plante" de Sotuba en mars 2015 et des laboratoires internationaux saisis par ses soins.Le ministre reconnaît que 163 échantillons d'engrais prélevés en zones CMDT/OHVN, il  a été révélé que 3 404 tonnes, soit 37% des échantillons, sont hors norme. <em>"Un engrais hors norme ne répond pas aux critères de qualité réquis.Il n'est pas d'assez bonne qualité pour corriger les carences des sols en vue d'assurer une nutrition équilibrée des cultures. Cependant, toute formule d'engrais chimique est mise au point en fonction de la composition agro-chimique des sols et des besoins des plantes. De ce fait, un engrais peut être de mauvaise qualité pour un type de sol, mais bon pour un autre type"</em>, précise Téréta.<em> La déficience en éléments nutritifs par rapport aux normes fixées par les textes ne veut pas dire que les engrais sont périmés ou frelatés, comme on le dit dans certains médias de la place ou dans certains relais de groupes d'intérêt ou de pression. Ils ne sont pas non plus toxiques comme certains ont eu à le dire"</em>. Cependant, Téréta reconnaît que la qualité de ces engrais peut influer négativement sur l'atteinte des objectifs de production du fait que les plantes ne bénéficieront pas des quantités d'éléments nutritifs nécessaires pour développer tout leur potentiel. Téréta confirme nos informations sur la lettre d'avertissement du ministre ivoirien sur la possibilité d'entrée des engrais de mauvaise qualité au Mali: <em>"J'ai tenu, par souci de transparence, à organiser une rencontre avec tous les acteurs concernés pour leur restituer les résultats et les tenir informés de la teneur de la lettre de mon homologue de Côte d'Ivoire, qui attirait mon attention sur l'importation et la commercialisation en Côte d'Ivoire et dans la sous-région d'engrais non conformes. Cette lettre nous demandait aussi de prendre des dispositions pour protéger les producteurs qui sont les utilisateurs finaux de ces engrais".</em>

<strong>La seule autorité malienne à nier la présence d'engrais frelatés au Mali reste le PDG de la CMDT, Kalifa Sanogo.</strong> En deux  sorties médiatiques, le PDG dira haut et fort qu'il n'existe d'engrais frelatés au Mali. Pour lui, les engrais fournis au Mali sont plutôt <em>"hors normes"</em> en raison du déséquilibre de certaines composantes: <em>"Le terme "frelaté ne s'applique qu'aux liquides: il y a de l'huile frelatée, de l'alcool frelaté, mais le mot ne s'applique pas aux corps solides".</em> Aux dires du docte PDG, l'enjeu est ailleurs : le Mali doit parvenir à fabriquer ses propres produits pour ses paysans. Depuis la restructuration de la CMDT, celle-ci est, selon son patron, mise à l'écart  dans le processus d'achat et de distribution des intrants. Ce volet est confié à la Coopérative des producteurs de coton présidée par Bakary Togola. Pour la campagne 2015-2016, la Coopérative a commandé 224 000 tonnes d'engrais reparties comme suit :  Afrique-Auto (4000 t), Agro Tropic (400 t), Ciwara (1500 t), OPA (11 000 t), GDCM (17 325 t), Mamadou Simpara (2 396 t), Partenaire Agricole (4 000 t), SAD (1 500 t), Sangoye (1060 t), Satracom (600 t), SMIAS (500 t), Sogefert (5 569 t), SOMADECO (21 000 t), Sapam (500 t), Souad distribution (2 340 t) et Toguna Agro-industries (25 310 t). Seules 50 000 tonnes ont été livrées. <em>"Les échantillons prélevés l'ont été sur les 50 000 tonnes. Les engrais de mauvaise qualité étaient de 3404 tonnes, soit moins de 2% du total analysé", </em>révèle le PDG.

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<strong>Le PARENA accuse IBK</strong>

Le PARENA, parti dirigé par  Tièbilé Dramé, se saisit du dossier en menant sa propre enquête. De cette enquête, il ressort que l' affaire est plus grave que tous les autres scandales que le Mali a connus. Selon le PARENA, le marché de l'engrais et des pesticides est  la poule aux œufs d'or de certains dirigeants au Mali. Bon an, mal an, il leur rapporte des dizaines de milliards de FCFA. Pour la campagne agricole 2015-2016, le magot atteint plus de  60 milliards pour les engrais et 20 milliards pour les pesticides. Le rapport accuse : <em>"Les protagonistes du scandale en cours sont les deux fournisseurs: le président du syndicat des producteurs de coton,  le GIE qu'il préside, le ministre du Développement rural et le président de la République. Les victimes sont : le paysan, le contribuable,  le consommateur et l'Etat  maliens</em>". Le Parena d'ajouter que Toguna, créée en 2008, s'est imposée très vite comme un opérateur majeur du marché des engrais. <em>"Adjudicataire, à  l'issue du dépouillement du 4 octobre 2014, de 136 .000 tonnes sur les 247.000 tonnes (mises en compétition), Toguna a saisi officiellement le gouvernement, en novembre 2014, de la qualité douteuse des engrais fournis par la société Somadeco, le principal fournisseur. Après plusieurs semaines d'atermoiements, les autorités ont fini par ordonner des analyses en laboratoire. Pour vérifier la qualité des engrais livrés, des échantillons ont été prélevés chez tous les fournisseurs sur un total de  9.000 tonnes livrées. Les résultats provisoires, communiqués, le 8 avril, par la Direction nationale de l'Agriculture, ont démontré que 37% des 9.000 tonnes ne correspondent pas aux normes de la Cédéao car déficitaires en phosphate, azote, potasse et autres éléments nutritifs…</em>". Le PARENA estime que rien ne permet de penser que le président de la République n'était pas au courant de cette ténébreuse affaire connue de plusieurs ministres et du Premier ministre depuis le début. Le président IBK, selon le parti, a reçu, le 2 mars 2015 au Palais de Koulouba, le Collectif des producteurs de coton pour la  défense de la bonne gouvernance qui l'a longuement entretenu des fonctionnements de l'Union des Coopératives,  de la fin du mandat de Bakary Togola depuis 2013, de la  violation des textes régissant les sociétés coopératives et de  la mauvaise gouvernance des organisations paysannes. Le président IBK a promis aux cotonniers rencontrés qu'il allait s'occuper de l'affaire… Plusieurs mois auparavant, le 4 octobre 2014, IBK avait, selon le PARENA, reçu à Sébénicoro Bakary Togola venu lui soumettre les résultats de l'attribution des marchés d'engrais. Après s'être rassuré que les heureux bénéficiaires des contrats de milliards sont des opérateurs économiques amis, le chef de l'Etat a, toujours selon le parti du bélier blanc, validé les résultats du dépouillement fait par l'équipe de Bakary Togola. Ces mêmes résultats avaient été préalablement approuvés par le ministre du Développement rural, Téréta. Aux anges, Bakary Togola quitta la résidence de Sébénicoro, escorté par deux motards de la sécurité présidentielle qui l'ont conduit à son bureau. Au regard de ces faits, le PARENA exige la démission de ministre du développement rural,  Bocary Tréta, celle de Bakary Togola,  ainsi que la dissolution du GIE que ce dernier dirige. Les accusations du PARENA ne doivent, peut-être pas être prises pour argent comptant puisque le parti est encarté à l'opposition; cependant, il convient que le chef de l'Etat réagisse pour mieux édifier les Maliens.

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<strong>Les procureurs se prononcent</strong>

Dans un communiqué rendu public le 22 juin, l'Association Malienne des Procureurs et Poursuivants (AMPP) s'est dit suivre avec attention l'affaire des engrais. L'AMPP exige des poursuites judicaires contre les auteurs de ce trafic et marque sa défiance envers toute enquête parlementaire.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : Des accords pour amuser la galerie</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/chronique-satirique-des-accords-pour-amuser-la-galerie-1050272.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Jul 2015 00:14:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1050282" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/07/mali-Azawad.jpg" alt="mali-Azawad" width="300" height="195" />Ladji Bourama est un as de la diplomatie. Il vient de signer un accord de paix qui apportera tout sauf la paix. En effet, après avoir boudé la cérémonie de signature du 15 mai 2015, les bandits enturbannés du nord ont obligé le Mali à signer un avenant le 5 juin 2015. Aux termes de cet avenant, qui réduit à néant l'accord principal, les bandits se taillent la part du lion:

- reconnaissance de l'Azawad comme <em>"entité politique, juridique et territoriale";</em>

<em>- </em>reconnaissance et réparation par le Mali des <em>"crimes qu'ils a commis depuis 1963 dans l'Azawad"</em>;

- Acceptation que la CMA (groupes rebelles) <em>"demeure dans sa mission primordiale de défense et de lutte pour les aspirations du peuple de l'Azawad"</em>;

- <em>"Création d'une assemblée régionale regroupant les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudéni dont les prérogatives relèvent des domaines spécifiques de l'Azawad"</em>;

- sursis à l'organisation de toute élection <em>"jusqu'au retour des refugiés et jusqu'à la mise en oeuvre du nouveau découpage"</em> territorial;

- affectation à l'Azawad d'un <em>"quota pour les départements de souveraineté, les grands services de l'Etat, les représentantions diplomatiques et les organisations internationales"</em>;

- Octroi à des ressortissants de l'Azawad de 80% des effectifs et du commandement des forces de défense à l'intérieur de l'Azawad;

- Pendant la période intérimaire,<em> "mise en place d'unités spéciales mixtes comprenant 80% de ressortissants de l'Azawad"</em>;

- <em>Octroi à des ressortissants de l'Azawad du commandement des zones de défense et de sécurité de l'Azawad"</em>;

- Autorisation donnée à la CMA <em>de "définir elle-même la liste des combattants et déterminer leur grade" </em>dans le cadre de leur intégration dans <em>"l'armée nationale reconstituée"</em>;

- Criminaliser <em>"l'utilisation de milices"</em>, tels le GATIA, le Ganda Koy et autres Ganda Izo.

<strong>A travers ces dispositions, le Mali dit définitivement adieu à sa souveraineté sur le nord qui, ne l'oublions pas, représente deux tiers du territoire national. </strong>Avec un territoire reconnu par le Mali lui-même, une population bien reconnaissable à son turban, une autorité politique élue et une armée autonome composée de généraux et de colonels souverainement désignés par les bandits armés,  l'Azawad, l'Azawad a tout d'un Etat, bien que les accords ne prononcent pas ce mot fatidique. Bien entendu, ledit Etat ne manquera pas d'être reconnu par de vieux amis comme le Qatar, la Suisse, la Belgique, la Mauritanie, voire l'ONU. Il faudrait alors, pour se rendre en territoire azawadien, que les Maliens du sud sollicitent un visa ! Et comme si tout cela ne suffisait pas, notre pays s'engage à nourrir au biberon le <em>"peuple de l'Azawad"</em> pendant deux bonnes décennies. Le temps que messieurs les Azawadiens deviennent suffisamment grands pour se déclarer totalement indépendants. Ainsi donc, il sera créé un <em>"fonds spécial pour l'Azawad sur le budget de l'Etat à hauteur de 40% sur une période de 20 ans en vue de résorber un retard de plus de 50 ans"</em>. En clair, l'Azawad, avec 1.293. 000 habitants (9% de la population nationale), raflera 40% du budget national pendant 20 ans ! Quant à nous autres sudistes (13, 2 millions d'habitants), il ne nous restera que de l'herbe verte à brouter et nos yeux pour pleurer! L'appétit venant en mangeant et bien décidés à manger sans travailler, les bandits enturbannés exigent, par-dessus le marché, 20% de toutes ressources minières et énergétiques de l'Azawad, lesquelles ne seront d'ailleurs exploitées qu'avec <em>"l'autorisation préalable de l'Assemblée inter-régionale, après avis de l'Assemblée régionale". </em>En somme, l'Azawad  nous aide à manger nos trois repas quotidiens et garde ses propres greniers pour ses seuls enfants. Drôle de fédération!

<strong>Le comble, c'est que malgré la capitulation du Mali, il n'a toujours pas la paix.  </strong>Les bandits azawadiens continuent de se payer allègrement notre tête en poursuivant leurs attentats un peu partout au nord et même au sud, dans la région de Sikasso. Une partie des bandits, qui se fait appeler <em>"MNLA-Europe"</em>, prétend ne pas reconnaître les accords signés et promet de relancer la guerre d'indépendance. L'explication tient à trois choses:

- le <em>"MNLA-Europe"</em> n'est que l'autre face de la CMA qui s'aménage, à travers ces nouveaux agitateurs, des voies pour torpiller les accords au cas où leur mise en oeuvre ne l'arrangerait pas;

- MNLA-Europe et CMA travaillent, en réalité, main dans la main avec Iyad Ag Ghali pour continuer à semer la terreur jusque dans la région de Sikasso car ils tiennent à préserver les intérêts de leurs alliés narco-trafiquants qui ne trouvent pas leur compte dans un règlement politique et se fichent de l'Azawad comme de leur dernier chameau;

- la stratégie de violence permanente vise enfin à convaincre les Maliens de laisser gagner les représentants des bandits armés lors des élections prévues pour la mise en place des assemblées régionales et inter-régionales du nord. Le message "est le suivant: <em>"Si vous faites en sorte que la majorité noire l'emporte lors des élections, vous n'aurez jamais la paix !". </em>Et s'il arrive, malgré tout, que les Noirs l'emportent, dans les urnes, sur les insurgés touaregs et arabes, la violence s'accentuera puisque les insurgés, forts de leur monopole militaire, ont tout le loisir de dire non aux ordres des autrorités élues. A moins que les Noirs ne prennent, à leur tour, les armes, ce qui serait synonyme de guerre civile. On le voit, pour gérer l'après-accord, Ladji Bourama va devoir recourir à autre chose qu'au latin.Et en attendant qu'il trouve une solution, l'opposition malienne, naguère si bruyante, se tait comme un cadavre. De peur de déplaire à la France ?

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<strong>Tiékorobani</strong>

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<title>Au sujet du retrait du GATIA de Ménaka : Le président IBK refuse de recevoir le célèbre prêcheur Chérif Ousmane Madani Haidara</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/au-sujet-du-retrait-du-gatia-de-menaka-le-president-ibk-refuse-de-recevoir-le-celebre-precheur-cherif-ousmane-madani-haidara-1015082.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2015 13:00:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_96484" align="alignleft" width="450"]<img class="size-full wp-image-96484" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/ousmane-cherif-haidara.jpg" alt="Ousmane cherif Haidara" width="450" height="339" /> Ousmane cherif Haidara[/caption]

<strong>Le célèbre prêcheur Ousmane Madani Haidara ne décolère plus contre IBK. Depuis plus de 10 jours, Haidara, accompagné de certains responsables du Gatia (milice pro-Mali qui occupe Ménaka), tente en vain d'avoir une audience avec le chef de l'Etat. </strong><strong>Il a donc décidé de parler lors d'une émission radiophonique.</strong>

Le 27 avril  2015, les milices d'autodéfense du GATIA chassent le MNLA de Ménaka, ville que le groupe séparatiste touareg occupait depuis près d'un an. Depuis, le MNLA, soutenu par la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA), exige le retrait immédiat et sans conditions du GATIA de Ménaka, en vertu d'accords de cessez-le-feu conclus avec le gouvernement malien. Dans un communiqué, la CMA a rappelé qu'elle userait de tous les moyens pour obtenir le retrait du GATIA de Ménaka. Aux termes du dernier accord d'Alger signé le 5 juin 2015, la Médiation internationale conduite par l'Algérie a donné  l'ordre  au GATIA de quitter Ménaka moyennant le placement de la ville sous contrôle de la MINUSMA. Plusieurs responsables du GATIA, hostiles à cette dramatique exigence, décident de se rendre à Bamako pour s'en entretenir de vive voix avec le président IBK dont ils attendcent un secours, surtout après sa sortie verbale du 15 mai 2015 contre l'ONU, accusée de partialité. Arrivés à Bamako depuis plusieurs jours, ils n'arrivent guère à obtenir la moindre audience à Koulouba. Ils se tournent donc vers le prêcheur Haidara, généralement très écouté en haut lieu. Haidara trouve leur démarche noble, patriotique.Il entreprend alors de chercher un rendez-vous à Koulouba afin que lui et les émissaires du GATIA  s'entretiennent avec le chef de l'Etat. Haidara utilise d'abord les moyens officiels en déposant  au secrétariat particulier du chef de l'Etat une demande d'audience. Pas de réponse. Une semaine passe. Toujours rien. Haidara entame alors des démarches officieuses en passant par des personnes ressources. Sans succès. Dépité, le prêcheur sort de sa réserve.

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<strong>Haidara parle</strong>

Le vendredi 12 juin 2015, dans un entretien accordé à notre confrère Adama Diarra dit "Vieux Bléen" de la radio FR3, Chérif Ousmane Madani Haidara explique sa mésaventure. Il dit ne rien comprendre à l'attitude du président IBK. <em>"Les responsables du Gattia sont venus me voir à domicile. Après m'avoir expliqué la situation sur le terrain, ils ont souhaité rencontrer IBK urgemment, avec mon aide. Après 10 jours de sollicitations, je n'ai malheureusement pas eu gain de cause. J'ai frappé à toutes les portes sans pouvoir obtenir une audience du président IBK"</em>, se lamente-t-il. Haidara, qui dit mener un combat pour la nation,  trouve regrettable que la plus haute autorité refuse de le recevoir au sujet de questions d'intérêt national. <em>"Je ne suis pas allé le voir pour un problème personnel, mais plutôt pour un problème national. Je me suis sacrifié comme beaucoup d'autres Maliens pour ce pays et c'est dommage que je ne sois pas reçu!",</em> indique le prêcheur.

<strong>Quel conseil a-t-il finalement donné au Gatia ? </strong>Haidara répond que, faute d'autre choix, il leur a demandé de quitter Ménaka. <em>"Cependant, je prierai pour que le Mali sorte victorieux de ce conflit",</em>ajoute-il. Pour terminer, il martèle: <em>"Une seule personne ne pourrait prétendre bâtir une nation. La nation se construit avec tous les fils du pays"</em>. Allusion au président?

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<strong>Raisons d'un refus</strong>

Pourquoi IBK refuse-t-il de recevoir celui qui, pour la paix du Mali, a sillonné le monde à ses propres frais? Selon nos informations, Haidara a été invité plusieurs fois par IBK. La dernière remonte à deux mois, au domicile du président à Sébénicoro. Au cours de cette audience, les deux hommes ont échangé pendant trois heures. Du coup, dans l'entourage du prê-cheur, certains estiment que la bouderie d'IBK s'explique par sa décision de se soumettre  à la décision internationale de chasser le GATIA de Ménaka. <em>"IBK ne veut pas qu'un jour, on dise qu'une personnalité comme Haidara l'a mis en garde contre le retrait du GATIA"</em>, nous dit-on. Présent  dans le studio lors de l'émission radiophonique, Bathily dit Ras Batch, président de l'association <em>"Les Sofas de République"</em>, pense qu'IBK doit être obligé par le peuple à recevoir Haidara.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : La CMA gagne le beurre, l&amp;apos;argent du beurre, la vache et la laitière</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/chronique-satirique-la-cma-gagne-le-beurre-largent-du-beurre-la-vache-et-la-laitiere-1015062.html</link>
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<description><![CDATA[ En déclarant &quot;pertinents&quot; et en s&#039;engageant à exécuter &quot;tous les points&quot; soulevés par les groupes armés, le Mali renonce à sa souveraineté sur le nord. Explications... ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2015 12:57:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter wp-image-940982 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/CMA-Niger2-e1430354018579.jpeg" alt="CMA Negociation" width="650" height="304" />Le gouvernement malien, après avoir bruyamment exclu toute renégociation de l'Accord d'Alger pompeusement signé le 15 mai à Bamako,  a finalement accepté la réouverture des négociations. C'est ainsi que le 2 juin, un nouvel accord a été convenu à Alger, sous l'égide de la médiation. Ledit texte, que nous avons publié dans notre précédente livraison du lundi 8 juin, a été signé le 5 juin. Il marque une totale capitulation du Mali devant les groupes armés du nord. C'est d'ailleurs pour cette raison que la Plateforme des groupes d'autodéfense pro-Mali a refusé d'y apposer sa signature.

<strong>Capitulation  malienne</strong>

Lors des renégociations, aucune des 12 réserves formulées par le Mali n'a été acceptée. Fut aussi rejetée la demande formée par les groupes d'autodéfense pro-Mali de définir, entre autres, la véritable nature juridique de l'Accord d'Alger signé le 15 mai.  Malgré tout, notre pays a accepté le diktat des groupes rebelles. Ainsi, on lit dans le nouvel accord du 5 juin: <em>"Après examen minutieux des points soulevés par la CMA, <u>la médiation considère que l'ensemble de ces points sont pertinents au regard de l'accord. A ce titre, ces points seront pris en compte par le comité de suivi dans la mise en œuvre de l'Accord</u>.".</em>

<em> </em>

<strong>Exigences rebelles acceptées</strong>

Quels sont donc ces <em>"points"</em> jugés <em>"pertinents"</em> et qui seront <em>"pris en compte par le comité de suivi dans la mise en œuvre de l'Accord</em> ? Les voici, telles que formulées dans le mémorandum transmis à Alger par la Coordination des Mouvements de l'Azawad avant la réouverture des négociations.

<strong>1- </strong>L'accord du 15 mai est considéré comme <em>"fondamentalement insuffisant"</em> au regard des <em>"revendications du peuple de l'Azawad".</em>

<strong>2-</strong> L'Azawad est reconnu comme une <em>"entité politique, juridique et territoriale". </em>Cette disposition e fait passer l'Azawad pour un mini-Etat fédéré ou, à tout le moins, pour un territoire autonome. Ce n'est plus, comme le gouvernement tentait de le faire croire, un simple terroir socio-culturel comparable au Banimonotié, au Ganadougou, au Kharta, au Khasso ou encore au Kénédougou.

<strong>3- </strong>Le Mali s'engage <em>"à reconnaître et à réparer les crimes qu'ils a commis depuis 1963 dans l'Azawad"</em>.Bien entendu, aucune réparation n'est due par les rebelles séparatistes et jihadistes<em>"azawadiens"</em> qui ont allègrement pillé, violé et amputé les pauvres citoyens maliens du nord depuis 1963!

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<strong>4-</strong> La CMA est appelée à <em>"demeurer dans sa mission primordiale de défense et de lutte pour les aspirations du peuple de l'Azawad"</em>. En clair, la CMA est reconnue comme une armée légitime au service  de l'Azawad dont on sait qu'elle aspire à l'indépendance !

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<strong>5-</strong><em>"Création d'une assemblée régionale regroupant les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudéni dont les prérogatives relèvent des domaines spécifiques de l'Azawad"</em>: cette disposition regroupe donc tout le nord (deux tiers du Mali) puis le soumet à l'autorité légale des groupes armés qui, du fait de leur supériorité militaire, ne manqueront pas de contrôler l'<em>"assemblée régionale" </em>prévue !

<strong>6- </strong>Le Mali accepte de <em>"surseoir à l'organisation de toute élection jusqu'au retour des refugiés et jusqu'à la mise en oeuvre du nouveau découpage"</em> territorial. On comprend maintenant pourquoi le Mali souhaite que le GATIA quitte Ménaka afin que cette ville se transforme en un chef-lieu de région azawadien!

<strong>7-</strong> Le Mali accepte de <em>"prévoir et déterminer le quota qui sera affecté à l'Azawad pour les départements de souveraineté, les grands services de l'Etat, les représentantions diplomatiques et les organisations internationales"</em>. Vous l'aurez noté: les rebelles de l'Azawad ne se contentent pas de garder le nord sous leur coupe exclusive; ils auront aussi un <em>"quota" </em>d'ambassadeurs, de consuls et de ministres. Et pas n'importe quels ministres: des ministres de <em>"souveraineté"</em>  comme ceux de la Défense, de la Justice, des Affaires Etrangères ou de l'Administration Territoriale. Il ne faut donc plus exclure de voir un jour Iyad Ag Ghali nommé ministre de la Justice ou de la Défense du Mali!

<strong>8-</strong><em>"Les forces de défense et de sécurité à l'intérieur de l'Azawad seront composées à 80% de ressortissants de l'Azawad ainsi qu'au niveau des postes de commandement"</em>. Cette disposition consacre la mainmise militaire de la CMA sur tout le nord. Avec 80% des soldats et des chefs militaires, quel gouverneur élu pourrait-il leur  tenir tête ? Comment parler d'<em>"armée malienne" </em>quand le Mali ne détient que 20% des effectifs et des commandants militaires déployés au nord ?

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<strong>9- </strong><em>"Pendant la période intérimaire, mettre en place des unités spéciales mixtes comprenant 80% de ressortissants de l'Azawad"</em>. Cela signifie qu'en attendant la mise en place effective de l'armée hégémonique azawadienne, des unités  militaires mixtes feront la loi au nord, composées de 80% d'Azawadiens.

<strong>10-</strong><em>"Les zones de défense et de sécurité seront sous le commandement d'un ressortissant de l'Azawad"</em>. C'est-à-dire que l'autorité militaire suprême du nord sera exercée par un officier issu des groupes armés.

<strong>12- </strong><em>"La CMA définit elle-même la liste des combattants et détermine leur grade" </em>dans le cadre de leur intégration dans <em>"l'armée nationale reconstituée"</em>. En clair, si la CMA veut ériger un berger touareg ou arabe au rang de général, elle n'aura qu'à le dire !

<strong>13-</strong><em>"Considérer la création et l'utilisation de milices comme un acte criminel"</em>. Sous ce chapitre, la CMA engage le Mali à livrer la guerre à tous les groupes d'autodéfense pro-Mali, y compris le GATIA, le Ganda Koy et autres Ganda Izo.

<strong>14-</strong><em>"Le mécanisme opérationnel de coordination (MOC) sera présidé par la MINUSMA et coprésidé par les deux parties" </em>(Mali et CMA). Par conséquent, la CMA et le Mali font jeu égal alors que par le passé, on avait entendu LadjiBourama déclarer qu'il ne laisserait aucun rebelles<em>"se hisser"</em> à sa <em>"hauteur"</em>!

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<strong>15</strong>-<em> "Affectation d'un fonds spécial pour l'Azawad sur le budget de l'Etat à hauteur de 40% sur une période de 20 ans en vue de résorber un retard de plus de 50 ans"</em>. Ainsi donc, l'Azawad (1. 293. 000 habitants, soit 9% de la population nationale) raflera 40% du budget national pendant 20 ans ! A ce train, nous autres du sud (13, 2 millions d'habitants) finirons bien par brouter de l'herbe ! La CMA a, en définitive, le beurre, l'argent du beurre, la vache et la laitière!

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<strong>16-</strong><em>"Exploitation des ressources minières et énergétiques de l'Azawad soumise à l'autorisation préalable de l'Assemblée inter-régionale, après avis de l'Assemblée régionale. Un quota de 20% de la production sera affecté à l'Azawad avec priorité à la région concernée".</em> C'est entendu: sans l'autorisation des rebelles, aucune ressource du nord ne peut être exploitée. Et s'ils donnent leur autorisation, le Mali devra reverser à la <em>"région concernée"</em> 20% des ressources exploitées. Alors, de quoi le budget national se nourrira-t-il ?  En tout cas, il ne restera pas à LKadjiBourama de quoi renouveler son Boeing!

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<strong>Tiékorobani</strong>

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</item>

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<title>Chronique satirique : Le secret du général&#45;ministre&#45;photographe Sada</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-le-secret-du-general-ministre-photographe-sada-1004782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-le-secret-du-general-ministre-photographe-sada-1004782.html</guid>
<description><![CDATA[ Devant ses états de service peu brillants, nous avons jeté un coup d&#039;oeil aux diplômes du général SadaSamaké. Nous apprenons ainsi que l&#039;intéressé, né le 9 juin 1953 à Kati, a fréquenté l&#039;école de Kati entre 1960 et 1969 avant d&#039;entrer au Lycée Askia Mohamed où il obtient son bac en 1973. Il intègre l&#039;Ecole Supérieure du Génie Militaire de Moscou dont il sort avec le diplôme d&#039;ingénieur photogrammètre.  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2015 13:48:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-1004802" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/photograv.jpg" alt="photograv" width="300" height="328" />Photogrammètre ? Ce mot savant signifie, en fait, que Sada maîtrise les techniques permettant, à partir de photos, de déterminer la forme, les dimensions et la position d'un objet dans l'espace. Utilisée dans les levées topographiques, la photogrammétrie a des applications en archéologie, en architecture, en médecine et en travaux publics. C'est dire que notre général servirait mieux dans un studio photo ou dans le domaine foncier que dans celui de la

sécurité !

Sada est également diplômé en télédétection. En jargon du métier, ce terme signifie que le ministre a l'aptitude d'étudier de loin un objet ou un phénomène par l'intermédiaire d'instruments de mesure spécialisés (avions, satellites, appareils photos, lasers, radars, sismographes, gravimètres, etc.). Comme le Mali ne dispose ni de satellites, ni de lasers, ni encore moins de sonars, il n'y a aucune chance que dans un jour prochain, l'éminent diplôme de télédétection permette à SadaSamaké de mesurer au loin les colonnes <em>jihadistes</em>qui infestent le nord!

Officier du génie militaire (ses seules références utiles), Sada aurait dû être chargé de déminer les routes du nord qui tuent journellement nos soldats et les forces étrangères venues à notre secours. Au lieu de quoi, l'intéressé fut gouverneur de Kayes, avant de devenir ministre de l'Administration Territoriale et de la Sécurité en 1993, dans le gouvernement dirigé par un certain IBK. C'est à ce poste de sécurocrate du régime qu'il mène la vie dure (à coups de gaz lacrymogènes et de matraque !) à tout ce que la République comptait d'élèves casseurs et d'opposants marcheurs. C'est peut-être là son secret, j'allais dire sa force, celle qui lui a valu l'éternelle confiance d'IBK.

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Tiékorobani</strong>

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<title>Géneral Sada Samaké : Le ministre qui regarde brûler le pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/general-sada-samake-le-ministre-qui-regarde-bruler-le-pays-1004742.html</link>
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<description><![CDATA[ Le ministre de la Sécurité ne sécurise rien mais ne bouge pas, non plus, de son poste !
Dès son accession au pouvoir, en septembre 2013, le président Ibrahim Boubacar Kéita sort SadaSamaké&quot;des bois&quot; (l&#039;image vient de Sada lui-même).  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2015 12:32:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_577792" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-577792" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/sada-samake.jpg" alt="Opération d’achèvement du RAVEC : Plus de 3.700.000 nouveaux électeurs seront concernés" width="620" height="413" /> Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Général Sada Samaké[/caption]

Ce colonel très mal en cour sous ATT est bombardé, dans la foulée, au grade général de division, soit un saut de trois grades. On était, il est vrai, à l'ère des promotions exceptionnelles qui, il y avait peu, avaient aussi profité aux leaders de la défunte junte militaire et à leurs supplétifs de la police. Mais si l'objectif de son ascension en grade était de donner à SadaSamaké plus de poids pour mettre les corps en uniforme au service de la sécurité nationale, c'est raté.

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<strong>Cambriolages</strong>

En effet, le nouveau ministre fait vite montre de son inefficacité, notamment face aux cambrioleurs de tout poil. En la matière, le seul quartier de Sébenicoro, où réside pourtant le président de la République (!), a enregistré 234 cambriolages entre janvier et février 2013. A l'époque, lors d'une enquête, un agent de police nous avait confié, sous le sceau de l'anonymat, que le 9ème  arrondissement  de police ne disposait que d'un véhicule de patrouille qui tombait en panne quatre jours sur sept. <em>"Nous avons les hommes, mais pas le matériel de travail nécessaire. En cas de bataille rangée, nous ne sommes pas sûrs de venir à bout des bandits lourdement armés que la population nous décrit car nos armes sont rudimentaires"</em>, se lamentait notre interlocuteur. Ayant subi en une semaine deux cambriolages, un habitant du quartier a préféré s'exiler à Médina Coura. Le plus étonnant, c'est que les bandits ne craignaient pas d'infester un quartier où résidait le chef de l'Etat lui-même; de surcroît, à Sébénicoro se trouvent non seulement un poste de police, mais aussi un check-point mixte comptant des dizaines de gendarmes, de policiers et de douaniers. Sans doute ces porteurs d'uniforme se préoccupent-ils d'autre chose que de sécurité nationale...

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<strong>Incendies multiples</strong>

SadaSamaké n'est pas seulement impuissant face aux cambrioleurs; il l'est aussi face aux incendies alors que la protection civile entre dans ses pouvoirs. Nul ne sait, à ce jour, pourquoi une très longue série d'incendies a dévasté, courant 2013 et 2014, les principaux marchés de la capitale et des résidences privées. Le 15 décembre 2013, le marché communément appelé <em>"Artisanat"</em>, qui jouxte la Grande Mosquée de Bamako, part en fumée. Le 1er janvier 2014, l'hôtel <em>"NiumaBelleza", </em>en commune 3 de Bamako, est réduit en cendres. Puis c'est le tour du marché <em>"Dossolo Traoré"</em> de Médina Coura de subir, le 3 février 2014, la loi des flammes. Le 12 février 2014, le marché de Djicoroni-Para prend lui aussi feu. Le 5 mars 2014, le marché des colas du <em>"Rail Da" </em>connaît un incendie qui calcine toutes les marchandises (colas, balles de friperies, de chaussures, etc.). Le cycle funeste se poursuit avec l'incendie, dans la nuit du jeudi 20 mars 2014, du <em>"Marché Rose"</em>, le plus grand et le plus achalandé de Bamako.

<strong>Au moment où les commerçants bamakois pleurent toutes les larmes de leur corps, une série d'incendies se déclare à Koutiala, la capitale du coton, du 7 au 31 mars 2014</strong>. Si, à Bamako, ce sont les marchés qui brûlent, à Koutiala, en revanche, ce sont les domiciles privés qui s'enflamment. Surtout dans le quartier de Sincina, à la sortie de la ville. On en récense une bonne dizaine. Selon les premiers constats, les incendies ne surviennent que quand les propriétaires se trouvent hors de leurs concessions. Au départ, on attribue les sinistres à des courts-circuits électriques mais cette piste est vite abandonnée puisque plusieurs incendies se sont déclarés dans des concessions dépourvues d'installations électriques.

<strong>Quelle est la cause véritable de ces multiples incendies qui ont frappé Bamako et Koutiala ?</strong> A quelles conclusions sont parvenus d'éventuels enquêteurs ? Quelles mesures a-t-on prises pour prévenir de nouveaux sinistres ? A-t-on dédommagé les victimes des catastrophes ? Le ministre de la Sécurité n'en pipe mot. Et aucune commission parlementaire d'enquête ne s'intéresse à la question.

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<strong>Attaque chez l'ancien président Konaré</strong>

Il n'y a donc pas de lieu de s'étonner que le samedi 5 avril 2014, la résidence de l'ancien président, Alpha Oumar Konaré, soit attaquée par des hommes lourdement armés. Après avoir coupé l'électricité dans les alentours, la quinzaine d'assaillants escaladent les murs de clôture. Repoussés par la nombreuse garde affectée à l'ancien président, les bandits restent encore aujourd'hui introuvables. Les prétendues enquêtes annoncées n'ont toujours rien donné. A moins que leurs conclusions n'aient atterri dans un tiroir ministériel !

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<strong>Evasion de terroristes</strong>

Incarcéré pour terrorisme, association de malfaiteurs, prise d’otages et séquestration, le célèbre terroriste Mohamed Ali Ag Wadoussene, né le 9 avril 1989 à Kidal, s'évade de la Maison d'Arrêt de Bamako à la mi-juin 2014.Il abat, dans la foulée, un garde pénitentiaire. Comment a-t-il pu se procurer une arme alors qu’il était censé incarcéré dans une cellule de haute sécurité?  Comment les services de sécurité ont-ils pu se laisser surprendre par un homme qui avait organisé, le 24 novembre 2011 à Hombori, le rapt de deux Français, Serge Lazarevic et Philippe Verdon (mort en captivité) ? Une quarantaine de codétenus ne s'encombrent de ces questions: ils profitent de l'occasion pour se faire la belle. Certes, les recherches permettent de retrouver, quelques jours plus tard, Wadoussène et huit autres fugitifs; mais le constat reste accablant: le  système de sécurité malien est une vraie passoire malgré la pléthore de policiers et de gendarmes qui inonde nos villes.

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<strong>Tentative d'assassinat d'un général </strong>

Lundi 26 janvier 2015, le général Mohamed AbdrahamaneOuldMeydou  échappe de justesse à un assassinat. Vers 18 h 30 mn, deux hommes blancs, dont l'un enturbanné, se présentent à son domicile, à KalabanCoura-Extension-Sud, communément appelé Garantiguibougou, Bamako. Installés sur leur moto, les agresseurs, attendent dans un coin de la rue. Lorsque le véhicule du général OuldMeydou s'immobilise devant le portail de la concession, le visiteur enturbanné avance vers lui, suivi de près par le conducteur de la moto. Le général ouvre la porte de son véhicule; l'homme enturbanné l'arrose à bout portant de trois balles. La première le touche à la jambe; la deuxième se loge dans la hanche; quant à la troisième balle, elle brise la vitre du véhicule car le général, dans un réflexe de défense, avait réussi à fermer la porte de la voiture après avoir pris deux balles. Plusieurs mois plus tard, aucun rapport d'enquête n'est produit par le ministre de la Sécurité, bien que l'affaire porte la marque des groupes armés du nord et qu'il s'agisse du tout premier attentat terroriste commis dans la capitale.

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<strong>Attentat à la "Terrasse"</strong>

Dans la nuit du vendredi 6 mars 2015, un attentat terroriste est perpétré en plein cœur de la capitale, au restaurant <em>"La Terrasse"</em>, faisant 5 morts, dont un Français. Si, cette fois, un des assaillants est retrouvé et tué par les forces de l'ordre, il faut sans doute imputer cet exploit aux services français et non à un quelconque rebond d'expertise des hommes de Sada.

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<strong>Travers quotidiens</strong>

On aurait pu s'attendre à ce que le ministre, instruit de tant de malheureuses expériences, prenne des dispositions pour mieux former, outiller et contrôler les forces de sécurité. Il n'en est rien. A Bamako, les motocyclistes se font journellement déposséder de leurs engins par des braqueurs. Occupés à tondre les usagers de la route, notamment les véhicules de transport en commun soumis à une dîme de 1000 FCFA par jour, les policiers n'accordent aucun intérêt à l'insécurité galopante. Chacun d'eux porte en dessous de l'uniforme des vêtements civils : au moindre danger, les compères ôtent l'uniforme et se fondent dans la foule des civils qu'ils sont censés protéger. On l'a vu lors du putsch du 22 mars 2012 et lors des affrontements entre militaires<em> "bérets rouges"</em> et <em>"bérets verts"</em>: les policiers, loin de protéger la population, se sont mués en simples civils grâce à leurs habits de rechange. Tout récemment, les policiers n'ont été d'aucun secours quand les populations ont incendié la mairie.

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<strong>Trafic de documents</strong>

Autre facteur d'insécurité: la facilité avec laquelle on se procure des pièces d'identité maliennes.La carte d'identité est, dans nos postes de police et de gendarmerie, délivrée au premier venu sans aucun contrôle. N'importe qui se la procure aisément, même s'il n'est pas Malien. D'où le nombre croissant de bandits retrouvés à l'étranger avec des pièces d'identité maliennes. On se rappelle le cas de ce commandant de brigade de gendarmerie qui, dans les mines d'orpaillage de Kadiolo (région de Sikasso), délivrait à tout venant des pièces d'identité moyennant 10. 000 FCFA. Pour les passeports, c'est pareil. Le leader des <em>"Jeunes Patriotes"</em> ivoiriens, Charles Blé Goudé, n'a-t-il pas été arrêté au Ghana en possession d'un passeport malien ? Quel agent de sécurité malien a été poursuivi pour ce crime ?

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<strong>Pas de sanction</strong>

On le voit: bien que personne ne lui demande compte de ce qui se passe au nord qui représente pourtant deux tiers du territoire national, le ministre de la Sécurité n'arrive pas à sécuriser le petit tiers restant. Il est, à ce titre, l'un des plus membres les plus inefficaces du gouvernement. Mais il ne sert à rien de le dire, pas plus que les députés n'ont rien gagné  à l'interpeller deux fois: fort de la confiance d'IBK, Sada est à l'abri des "hassidis" (envieux) et reste plus puissant que jamais. Sa dévise ? Ne bougeons pas d'où nous sommes ! Simple ministre de la Sécurité dans le gouvernement d'Oumar Tatam Ly (formé en septembre 2013), il est propulsé général de division puis ministre de l’Intérieur et de la Sécurité dans le gouvernement formé, le 5 avril 2014, par Moussa Mara. C'est dire qu'au plus fort de l'insécurité,  le ministre renforce ses attributions en y adjoignant <em>"l'Intérieur"</em>, c'est-à-dire l'Administration Territoriale. En janvier 2015, le général-ministre SadaSamaké se maintient dans le nouveau gouvernement dirigé par Modibo Kéita en devenant Ministre de la Sécurité et de la protection civile. Pour sécuriser et protéger qui ?

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<strong>Tiékorobani et Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les prouesses d&amp;apos;Igor Diarra</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/les-prouesses-digor-diarra-1004762.html</link>
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<description><![CDATA[ Le ministre de l&#039;Economie et des Finances, Mamadou Igor Diarra, fait des prouesses. En cela, il semble faire la joie d&#039;IBK qui, depuis 2 ans, peine à redorer le blason économique du Mali. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2015 10:47:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_740502" align="alignleft" width="281"]<img class="wp-image-740502 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Mamadou-Igor-Diarra.jpg" alt="Mamadou Igor Diarra" width="281" height="300" /> Mamadou Igor Diarra[/caption]

Ayant, quelques semaines après sa nomination, changé tous les chefs de services économiques (impôts, douanes, trésor, etc.), le ministre des Finances s'est attaqué au train de vie de l'Etat en imposant une forte réduction (de l'ordre de 40%). Dans le même temps,  le trésor public, sur ses fermes instructions, a payé quelque 200 milliards de FCFA dus par l'Etat aux opérateurs économiques nationaux: l'objectif est, on s'en doute, de booster l'économie nationale en relançant l'activité intérieure.

Le ministre Diarra, qui voit d'un très mauvais oeil les exonérations complaisamment et régulièrement accordées aux importateurs, a ordonné leur suspension à compter de ce mois de juin. Les milliards ainsi économisés, combinés à ceux issus de la réduction des dépenses publiques, permettront d'augmenter les salaires des fonctionnaires de 10% dès juin 2015, bien que l'augmentation convenue avec l'UNTM fût prévue pour juillet 2015.

Dans les milieux proches du FMI, le ministre des Finances est apprécié, d'autant que ce banquier, connu pour sa rigueur, parle couramment français, anglais, russe et espagnol.

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<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ce qui a été renégocié à  Alger : Voici le texte du nouvel accord signé le 2 juin</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ce-qui-a-ete-renegocie-a-alger-voici-le-texte-du-nouvel-accord-signe-le-2-juin-1004702.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2015 10:32:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-932792" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/complet_cma_annonce.jpg" alt="Accord d'Alger : un responsable de la coordination annonce le paraphe de la CMA." width="320" height="213" />La médiation élargie a tenu à Alger, à compter du 25 mai 2015, une série de consultations avec les parties prenantes au processus d'Alger, à l'effet d'identifier les actions à engager suite à l'entrée en vigueur de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali.

<strong>1-</strong>Ces consultations se sont articulées autour des trois axes suivants :

<strong>a- </strong>La mise en place des conditions du parachèvement du processus de signature de l'accord dans les plus brefs délais et la clarification de la méthodologie et des modalités de la mise en œuvre de l'Accord.

&nbsp;

<strong>b-</strong>La réaffirmation par les parties au processus d'Alger de leurs engagements en faveur  d'une cessation totale et définitives des hostilités.

&nbsp;

<strong>c-</strong> L'examen des préparatifs engagés pour la mise sur pied du comité de suivi de l'Accord et pour la tenue, dans les délais fixés par l'Accord, de la première réunion de ce comité.

&nbsp;

2- A cet effet, la médiation élargie a tenu une série de réunions avec la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA) pour déterminer les facteurs et modalités qui favoriseraient la signature de l'accord. La CMA a fait état d'un certain nombre de préoccupations d'ordre politique, économique et sécuritaire.

&nbsp;

<strong>3-</strong><u>Après examen minutieux des points soulevés par la CMA, la médiation considère que l'ensemble de ces points sont pertinents au regard de l'accord</u>. <u>A ce titre, ces points seront pris en compte par le comité de suivi dans la mise en œuvre de l'Accord</u>.

<strong>4- </strong>Plus spécifiquement, s'agissant de la question de l'Azawad, outre le traitement qui lui est réservé par l'article 5 de l'Accord qui évoque la nécessité d'un traitement politique et l'organisation d'un débat approfondi sur les causes profondes de cette question, la médiation souligne que la signature de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali a valeur d'engagement des parties à faire en sorte que les discussions dans le cadre de la mise en œuvre dudit accord aient lieu dans des conditions créant une véritable opportunité de parvenir à un consensus.

<strong>5- </strong>En ce qui concerne la représentation des populations du Nord dans les institutions et grands services publics, corps et administrations de la République, en application  des articles 1, 2, 4 et 16, la médiation s'engage à ce que ces dispositions reçoivent une application satisfaisante et effective et s'engage à faciliter dans les meilleurs délais des échanges entre les parties sur la manière de donner un contenu concret à ces dispositions.

&nbsp;

<strong>6-</strong><u>Pour ce qui concerne les régions de Ménaka et de Taoudéni, la médiation rappelle que l'Accord prévoit en son article 3 que les institutions de l'Etat malien prendront les dispositions requises pour l'adoption des décrets d'applications et mesures réglementaires et législatives nécessaire à rendre effectives les décisions relatives à la création de ces régions</u>. La médiation veillera au cours de la mise en œuvre de l'Accord à ce que le gouvernement diligente ces décrets et mesures dans les meilleurs délais.

<strong>7- </strong>S'agissant de la question du retour des refugiés, la médiation considère que conformément  aux dispositions pertinentes de l'Accord (article 48), le retour des refugiés demeure une des grandes priorités de la période intérimaire, sachant que cette question constitue un élément qui permettra de réunir les conditions favorables  à l'organisation des élections.

<strong>8- </strong>Au  niveau sécuritaire, la médiation rappelle :

<strong>a-</strong> la nécessité du respect par les parties concernées des engagements antérieurs en matière de cessation des hostilités ;

<strong>b-</strong> l'obligation   de la sécurisation des personnes et des biens ;

<strong>c-</strong> la nécessité absolue de cesser  tout acte hostile sous peine des sanctions qui peuvent en découler.

<strong>9- </strong>A ce titre, la médiation considère que :

- Les questions relatives à la sécurité des localités faisant l'objet de conflits ou de discorde seront traitées prioritairement  dans le respect des engagements antérieurs et sous l'égide de la médiation par les mécanismes de défense prévus par l'Accord ;

-Les questions de la participation et de la représentativité des combattants et des  populations des Régions du nord au sein des forces de défenses et de sécuritaire constituées seront traitées par les commissions compétentes prévues par l'Accord. A cet titre, la Médiation veillera à ce qu'en vertu de l'article 22 qui stipule que <em>"les forces redéployées devront inclure un nombre significatif de personnes originaire des régions nord y compris dans le commandement, de façon à conforter le retour de la confiance et à faciliter la sécurisation progressive de ses régions", </em>une <u>insertion prioritaire et majoritaire des combattants des mouvements politico-militaires notamment la CMA, soit prévue au sein des forces de défense et de sécurité reconstituées déployées au nord</u>.

-Les critères d'éligibilité à cette insertion au sein des Forces de défense et d sécurité reconstituées seront définis de manière consensuelle au sein des mécanismes prévus dans l'Accord.

&nbsp;

<strong>10-</strong>Pour ce qui est développement, la médiation note avec satisfaction que la Coordination ait souligné que ses attentes en matière de développement économique et social sont largement couvertes par les dispositions de l'accord. Elle considère que les préoccupations soulevées par la CMA en relation avec l'utilisation des ressources financières et naturelles sont également couvertes par l'Accord qui garantit une participation effective des populations du nord dans le processus de prise de décisions économique concernant le développement du nord. Elle veillera, à ce titre, dans la mise en œuvre de l'Accord que les fonds extérieurs destinés au financement des projets et programmes prévus dans l'Accord  soient effectivement affectés, à travers un fonds spécial, à la réalisation de ces programmes et projets.

&nbsp;

<strong>11-</strong> Enfin, sur la question des garanties, la médiation considère que les dispositions de l'Accord y afférentes sont suffisamment détaillées étoffées pour répondre aux attentes et préoccupations exprimées.Par ailleurs, la signature de l'Accord par tous les membres de la Médiation, ainsi que toutes les marques de soutien exprimées par la Communauté Internationale, constituent, en soi, un engagement en faveur de l'Accord et une garantie exceptionnelle pour sa mise en œuvre.

&nbsp;

<strong>Alger le 2 juin 2015</strong>

ECLAIRAGES

Le texte qui précède est remarquable d'hermétisme. Tout ce qui a été convenu est adroitement enveloppé dans une phraséologie assez touffue pour que le commun des Maliens n'y comprenne rien. Mais en lisant entre les lignes, nous retenons sept choses:

1- Contrairement à ce qu'il avait annoncé urbi et orbi, le gouvernement malien a accepté de rouvrir les négociations, ce qui a abouti à ce <em>"sous-accord"</em> qui conditionnait le retour des rebelles au dialogue.

2- Ce <em>"sous-accord"</em> du 2 juin 2015 a la même valeur que l'accord signé le 15 mai, qu'il interprète et complète.

3- Le <em>"sous-accord"</em> prévoit, contrairement à l'accord signé le 15 mai, d'affecter aux combattants rebelles la majorité des troupes maliennes à déployer au nord. La conséquence est que le nord du Mali restera militairement contrôlé par ces combattants et qu'en cas de litige, ceux-ci n'auront aucune peine à chasser leurs camarades venus du sud. La présence <em>"prioritaire et majoritaire" </em>des groupes armés dans l'armée et dans les services de sécurité du nord aura également pour effet de peser, en faveur des rebelles, sur les élections locales et, de manière générale, sur l'administration des régions du nord. Que valent, en effet, autorités élues sans la force armée ?

4- En érigeant Taoudéni et Ménaka en régions, le Mali accède à  un vrai caprice des rebelles dans la mesure où ces villes sont parmi les moins peuplées du nord.

5- Le "sous-accord" fait en sorte que le mot <em>"Azawad"</em> ne soit plus une simple <em>"réalité mémorielle"</em>: il recouvre désormais une réalité <em>"politique"</em>, ce qui peut constituer, dans un futur proche, une source d'interprétations divergentes et de conflits.

6- La formulation du <em>"sous-accord"</em> laisse penser que dans le cadre de la mise en oeuvre, beaucoup de concessions seront faites aux rebelles sans qu'elles figurent dans un écrit. A cet égard, le sous-accord déclare: <em><u>"Après examen minutieux des points soulevés par la CMA, la médiation considère que l'ensemble de ces points sont pertinents au regard de l'accord. A ce titre, ces points seront pris en compte par le comité de suivi dans la mise en œuvre de l'Accord".</u></em>

7- Le Mali sauve tout de même l'essentiel: le<em> "sous - accord" </em>ne parle formellement pas d'autonomie, ni de fédéralisme, ni d'indépendance. Mais ce qui n'est pas formellement concédé pourrait bien l'être dans la pratique. Mais patience, patience, patience !

<strong> </strong>

<strong>Tiékorobani</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Fin de l&amp;apos;entente dans la mouvance présidentielle : Le RDS considère le nouvel accord du 20 juin comme une trahison du peuple</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/fin-de-lentente-dans-la-mouvance-presidentielle-le-rds-considere-le-nouvel-accord-du-20-juin-comme-une-trahison-du-peuple-1004682.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/fin-de-lentente-dans-la-mouvance-presidentielle-le-rds-considere-le-nouvel-accord-du-20-juin-comme-une-trahison-du-peuple-1004682.html</guid>
<description><![CDATA[ En l&#039;espace de trois jours, trois formations politiques, dont une association, ont donné de la voix contre le régime d&#039;IBK. Elles ont en commun d&#039;être alliées au régime et de lui souhaiter tout le mal possible. Revue de détails... ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2015 10:22:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_71860" align="alignleft" width="350"]<img class="wp-image-71860 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Younouss-hameye-Dicko-x.jpg" alt="Younouss Hameye Dicko" width="350" height="263" /> Younouss Hameye Dicko[/caption]

Le Rassemblement pour le Développement et la Solidarité (RDS) a tenu, le samedi 6 juin 2015 à la Maison des Aînés de Bamako, une conférence de presse animée par son président, le Professeur YounoussHamèyeDicko. Le conférencier <em>(photo) </em>a commencé par féliciter le président IBK et la communauté internationale pour avoir signé l'accord de paix du 15 mai, sans la CMA (Coordination des Mouvements de l'Azawad). Pour l'orateur, malgré certaines insuffisances,  l'accord est bénéfique pour notre pays. Il a demandé au gouvernement la mise en œuvre immédiate du document. Dans le cadre de cette mise en œuvre, le RDS propose que l'aspect sécuritaire soit revu de sorte à sécuriser, jusqu'au nord, les deux rives du fleuve Niger.<em>"Pour sécuriser et stabiliser le pays, la médiation algérienne, la MINUSMA et la communauté internationale doivent s'impliquer franchement afin qu'il n'y ait plus un coup de fusil là où elles sont présentes",</em> ajoute l'orateur. Qui invite le gouvernement à prendre toutes les dispositions pour défendre le pays: <em>"Plus jamais notre peuple n'acceptera des humiliations semblables à celles du 17 janvier 2012, du 17 mai 2014 et du 21 mai 2014. Le peuple ne compte sur personne d'autre pour le défendre que son gouvernement</em>. <em>L'armée malienne doit assumer toutes ses responsabilités pour que les Maliens ne soient plus un gibier pour personne",</em> martèle Younouss.

<strong>Parlant de l'annonce faite par la CMA de signer l'Accord le 20 juin 2015, YounoussHamèyeDicko dira que la CMA n'a pas d'autre choix, sous peine dedisparition</strong>. Le chef du RDS précise avec une extrême gravité: <em>"Pas question que le GATIA se retire de Ménaka! Comment un pays peut-il perdre une partie de son territoire, parvenir à la récupérer et qu'on lui ordonne de la lâcher? Ce serait une injure pour la nation !"</em>. L'orateur estime que contrairement à ce que la MINUSMA fait croire, elle ne pourra pas défendre les civils de Ménaka car cela n'entre pas ses missions légales. Younouss ne reconnaît que l'accord signé le 15 mai 2015; il s'oppose à toute réouverture des négociations d'Alger, y voyant <em>"une trahison du peuple malien qui s'est battu en organisant des marches de soutien au gouvernement malien qui leur a promis de ne pas revenir sur l'accord signé le 15 mai"</em>. Enfin, Younouss rejette toute amnistie des crimes commis par les rebelles; il met en garde le régime contre la tenue des élections communales avant la récupération de Kidal car il s'agirait alors d'une <em>"reconnaissance de fait" </em>de la partition du Mali.

&nbsp;

<strong>Que veut donc Younouss et le RDS ?</strong>

<strong> </strong>A entendre le discours de Younouss, on se pose des questions: Younouss, membre de la mouvance présidentielle, conteste-t-il donc le sous-accord signé le 2 juin 2015 à Alger, texte qui amende celui du 15 mai  et stipule, entre autres, le retrait du GATIA de Ménaka?Considère-t-il la défaite militaire du 21 mai 2014 comme une faute du pouvoir IBK? Younouss et son parti restent-ils toujours membres de la mouvance présidentielle ?

&nbsp;

<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contre les agressions dont ils font l&amp;apos;objet : Les policiers haussent le ton</title>
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<description><![CDATA[ Suite une mission de lutte contre l&#039;abattage clandestin, qui a eu lieu dans la nuit du vendredi au samedi 23 mai 2015, le Comité Syndical de la Police (section du GMS) décrie l&#039;attitude des chefs hiérarchiques. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Jun 2015 10:48:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_138532" align="alignleft" width="615"]<img class="size-full wp-image-138532" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/police-Gms.jpg" alt="La devanture de GMS" width="615" height="346" /> La devanture de GMS[/caption]

Il a organisé à cet effet une conférence de presse animée, le vendredi 29 mai 2015 au GMS, par Haï Dramé, secrétaire général par intérim du syndicat, en présence des sergents AbdrahamaneBagayoko, Bakary Bengaly, Cheick Oumar Bah et Yacouba Diarra, tous membres du bureau syndical.

<strong>De quoi s'agit-il ?</strong>

Selon le conférencier, dans la cadre de la lutte contre l'abattage clandestin, la direction régionale de la Santé de Bamako a sollicité, comme d'habitude, le concours des éléments du GMS  afin d'accompagner les agents de santé chargés de débusquer les auteurs d'abattages clandestins. La direction du GMS mit à la disposition des agents santé 10 policiers. L'opération a eu lieu au marché de Ouolofobougou-Bolibana, entre 5 et 6 heures du matin. Arrivée au marché local, la délégation trouva des hommes en train d'abattre des animaux; les intérerssés furent interpellés. Quand les éléments de santé voulurent emporter la viande suspecte, une petite foule d'inconnus sortent de divers coins du marché pour l'empêcher. Il s'ensuit une altercation entre policiers et assaillants. Un de ceux-ci se saisit de l'arme d'un policier; l'arme se déclenche, blessant un vétérinaire et deux assaillants. Puis les bandits s'enfuient.La mission retourne finalement au GMS. Curieusement, deux jours plus tard, les assaillants se rendent avec l'arme à la radio FR 3 et  déclarent avoir été agressés par la police; ils se rendent ensuite à la brigade de la gendarmerie de Bamako-Coura où ils déposent l'arme.

<strong>Le conférencier s'étonne que la gendarmerie ait laissé partir ces hommes qui se sont opposés à la force publique et ont emporté une arme de la police.</strong> Il se dit, par ailleurs, indigné du lâchage du directeur national de la police qui a fait savoir qu'il avait, depuis avril 2015, interdit au GMS de participer à des missions  dirigées contre les abattages clandestins. <em>"Nous n'avons jamais appris une telle interdiction"</em>, s'écrie Haï Dramé. Dramé met en garde la hiérarchie : <em>"Si nos dix camarades sont inquiétés pour avoir cherché à sauver leur vie dans l'exercice de leurs fonctions, notre syndicat  protestera par toutes voies légales"</em>.

<strong>Pour Haï, la réforme de la sécurité passe par le strict respect de l'uniforme</strong>. Le syndicaliste déplore l'incivisme grandissant  qui a conduit une femme enceinte et ses soeurs à battre copieusement une policière. Un fils d'un ministre a aussi agressé un policier pour avoir appliqué une consigne donnée par l'épouse du ministre. Un élément de la Brigade Spéciale d'Intervention est, selon le conférencier, détenu pour avoir secouru deux policiers de la circulation routière qui ont failli se faire tuer par un chauffeur ivre. Le célèbre inspecteur de police, Papa Mamby Keïta, a récemment fait l'objet de plainte d'une agente d'Orange-Mali qu'il avait convoquée.Le conférencier demande l'application, en faveur des policiers, de l'article 31 du Statut des policiers qui stipule : <em>"Les fonctionnaires de la Police Nationale ont droit à une protection contre les menaces, outrages, injures ou diffamations dont ils peuvent faire l'objet dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions. L'Etat est tenu de leur assurer efficacement cette protection et de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en résulterait... ". </em>Au lieu de la maison d'arrêt, le statut prévoit qu'un policier placé sous mandat de dépôt soit détenu à l'Ecole Nationale de police. Des dispositions que l'Etat ne cesse  de violer, au péril de la vie des policiers qui viennent côtoyer, en prison, des bandits qu'ils ont l'habitude d'interpeller.

<em> </em>

<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord de défense avec la France : Que gagne vraiment le Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/accord-de-defense-avec-la-france-que-gagne-vraiment-le-mali-993082.html</link>
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<description><![CDATA[ 
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<pubDate>Mon, 01 Jun 2015 10:43:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_297372" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-297372" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Marc-Foucaud-Jean-Yves-Le-Drian.jpg" alt="Général Marc Foucaud : &quot;Nous n'avons pas vocation à rester vingt ans au Mali&quot;" width="350" height="200" /> Marc Foucaud et Jean Yves Le Drian, ministre français de la Défense, à Gao, le 31 décembre 2013. © Alain Robert/Apercu/Sipa[/caption]

Signé le 16 juillet 2014 par Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, et son homologue malien, le colonel-major Bah N'Daw, l'Accord de défense entre le Mali à la France remplace l'Accord de coopération de sécurité qui liait les deux pays depuis le 6 mai 1985. Mais à peine signé, l'Accord est violé allègrement par cette l'ex-métropole coloniale.

Le Traité commence par autoriser la France à déployer ses hommes, matériels et installations sur le territoire malien. Aux termes des articles 8 et suivants, les militaires  français sont libres de porter leur uniforme, leurs armes; ils cionduisent librement leurs engins au Mali. Et réciproquement. Il s'agit là d'une disposition nécessaire car sans libre circulation des forces françaises et de leurs engins roulants et volants, on ne voit pas à quoi leur servirait un accord de défense. Cependant, dans quelle éventualité la même faveur serait accordée aux forces maliennes ? Cela relève de la science-fiction!

<strong>Si le séjour des militaires français doit dépasser, au Mali, six mois dans le cadre d'une formation, leur hébergement et leur entretien sont pris en charge par le Mali.</strong> Dans ce cadre, et selon l'article 12 du Traité, le Mali soigne gratuitement les militaires français présents sur son sol. Certes, la réciprocité est prévue, mais elle est purement théorique : on imagine mal un militaire malien dispenser une formation de six mois ou plus à des collègues français.

<strong>Bien que durablement établis au Mali, les militaires français et leurs proches paient leurs impôts et taxes en France (article 14 du Traité)</strong>.Cela va de soi car lesdits militaires ne sont pas censés exercer un commerce sous nos cieux.

<strong>Les militaires français opérant au Mali sont, en principe, justiciables des juridictions françaises</strong>. S'il leur arrive de commettre des infractions pénales au Mali, ce pays est prié par l'article 15 du Traité de <em>"renoncer à son droit"</em> de les juger et de laisser ce soin à Paris. Au cas où, par extraordinaire, le Mali tiendrait absolument à juger sur son sol un militaire français, il devrait observer un long catalogue d'exigences : juger le prévenu dans un délai raisonnable; le faire assister par un avocat et un <em>"interprète compétent"</em>;  le laisser communiquer avec un représentant de l'Ambassade; laisser ce représentant assister aux débats; informer le prévenu, avant l'audience, des accusations portées contre lui; le confronter aux témoins à charge; ne pas le poursuivre pour tout acte non incriminé par une loi préalable... On aura remarqué que ces exigences relèvent des règles procédurales de base dans tout Etat de droit et que leur énumération traduit, en soi, le peu de confiance qu'inspirent à la France les juridictions maliennes. Bien entendu, la peine de mort n'étant plus en vigueur en France, le Mali s'engage à ne pas la requérir, ni à la prononcer, ni à l'exécuter  contre un quelconque militaire français.

<strong>L'article 16 du Traité engage le Mali à <em>"renoncer à tout recours" </em>contre les forces françaises au cas où celles-ci, même par négligence, causeraient des dommages aux biens ou au personnel malien</strong>. Cette disposition s'applique même aux homicides  non intentionnels; seule la faute intentionnelle des Français  est poursuivable. Mais si les forces françaises causent un dommage à un tiers (non-malien), le Mali réparera le tort à la place de la France.

<strong>Le Traité est complété par l'accord conclu, sous forme d'échange de lettres signées les 7 et 8 mars 2013, entre le Mali et la France.</strong> Il est conclu pour une durée de cinq ans et est renouvelable par tacite reconduction, à moins que l'une des parties notifie à l'autre son intention de mettre fin au traité six mois avant son expiration. Le Traité peut être, à tout moment et d'un commun accord, amendé par écrit.

<strong>Les articles qui précèdent offrent, on le constate, quantité de commodités à la France</strong>. Les ennuis commencent quand on s'intéresse aux engagements français. Ainsi, à l'article 2 du Traité, il est précisé que les parties <em>"s'engagent dans une coopération en matière de défense, afin de concourir à une paix et une sécurité durables sur leur territoire, notamment parla sécurisation des espaces frontaliers et la lutte contre le terrorisme, ainsi que dans leur environnement régional respectif"</em>. Apparemment, l'objectif est raté. Non seulement les <em>"espaces frontaliers" </em>du Mali restent une passoire, mais en outre, de multiples groupes terroristes sèment journellement la désolation à l'intérieur desdites frontières au nez et à la barbe des soldats, des drones et des avions de guerre français stationnés un peu partout dans le désert malien. A titre de comparaison, rappelons la traque immédiate et massive lancée contre les frères Kouachi lors de l'attaque de <em>Charlie Hebdo </em>le 7 janvier 2015.

<strong>L'article 17 du Traité prévoit un échange d'informations classifiées entre les parties</strong>. Cet échange, dont le détail doit être réglementé par <em>"un accord bilatéral de sécurité"</em>,  est-il respecté ? Il y a lieu d'en douter au regard des attaques-surprises qui se multiplient contre les forces maliennes. La débâcle de l'armée malienne à Kidal aurait-elle d'ailleurs été consommée si la France lui avait fourni les informations utiles sur le nombre, les positions et l'armement des troupes ennemies ? La France a-t-elle donné des renseignements ou pris des mesures pour contrecarrer l'arrivée de renforts ennemis ?

<strong>L'article 20  du traité prévoit que le Mali <em>"facilite l'entrée et la sortie" </em>de son territoire des matériels, ressources financières, approvisionnements et autres marchandises nécessaires aux activités des forces françaises</strong>. La liste de ces biens est <em>"communiquée à l'avance"</em> au Mali qui peut, au besoin, <em>"procéder à des visites pour s'assurer de leur conformité"</em>. Voilà des théories à dormir débout car nul n'imagine un officier ou un fonctionnaire malien inspectant les matériels et troupes français.

<strong>La France importe, sans payer ni droits de douane ni taxes, les biens et matériels nécessaires à ses forces déployées au Mali (article 20 du Traité)</strong>. La chose se conçoit, même si elle entraîne un abyssal manque à gagner au trésor public malien. D'autant que les objectifs militaires de la France dépassent le cadre du Mali pour celui, plus large, du Sahel. A preuve, la transformation de l'Opération  Serval en Force Barkhane et la relocalisation subséquente du gros des troupes françaises hors du Mali. Pis, selon l'article 20, les matériels admis au Mali peuvent être <em>"reexportés"</em> hors du Mali sans que le pays perçoive la moindre taxe !

<strong>Enfin, le Traité reste (à dessein) muet sur les bases (celle de Tessalit, par exemple) octroyées à la France en territoire malien</strong>. Autres données cachées: que paie le Mali ou la France pour les services rendus ? Pourquoi le texte ne prend-il pas en compte la situation des groupes armés du nord dès lors que la preuve de leurs liens avec les groupes terroristes serait apportée? Pourquoi n'est-il prévu nulle part dans le Traité le secours de la France en cas d'invasion du territoire national par une puissance étrangère ? Ces constats montrent qu'au-delà de l'acte officiellement signé, un autre, secret, existe entre le Mali et la France. Pourquoi n'en informerait-on pas le souverain peuple du Mali ?

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : l&amp;apos;adema ou le parti du festin à l&amp;apos;Adema, manger est une religion. Et tant pis pour les programmes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-ladema-ou-le-parti-du-festin-a-ladema-manger-est-une-religion-993032.html</link>
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<description><![CDATA[ Connaissez-vous la devise de L&#039;ADEMA ?  Elle est simple comme bonjour: manger, manger et manger. Si les fondateurs du parti avaient été plus réalistes, ils lui auraient donné comme emblème, non pas une abeille, mais un grenier ou  une calebasse de couscous. Au reste, la particule &quot;PASJ&quot; (Parti Africain pour la Solidarité et la Justice) collée au nom du parti mérite une interprétation alimentaire: le mot &quot;solidarité&quot; signifie partager les repas et le mot &quot;Justice&quot; suggère de rendre justice, c&#039;est-à-dire de donner à manger aux Africains du parti ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Jun 2015 10:35:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-993052" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/festinadema.jpg" alt="festinadema" width="350" height="212" />On l'oublie souvent, mais l'ADEMA est le seul parti à avoir conjugué (et pratiqué) le verbe <em>"manger"</em> à tous les temps de l'indicatif, notamment à l'imparfait, au passé simple, au passé composé et au présent de l'indicatif. Vous en doutez, hein ? Eh bien, conjuguons donc !

<strong>L'ADEMA avait mangé (et comment !) sous Balla et les Balladins:</strong> à cette époque de parti unique, comme le <em>"grand républicain"</em> de l'UDPM était fort craint, les démocrates convaincus et les patriotes mangeurs de l'ADEMA mangeaient en cachette sous le couvert d'une doctrine toute alimentaire : l'entrisme politique.

<strong>A la chute de Balla, l'ADEMA mangeait aussi sous la Transition de 1991</strong>. Le <em>"Vieux Commando",</em>  chef de la Transition, avait à coeur de donner de gros gigots à l'ADEMA car il craignait comme la peste de léguer le pouvoir aux exaltés du CNID qui prétendaient faire du <em>"Kokadjè" </em>(lutte contre la corruption) dans un pays où les dessous de Boeing, pardon!, les dessous de table sont une vieille tradition.

<strong>A la fin de la Transition, l'ADEMA (Al-hamdoulillah!) gagna les élections et alla jusqu'à porter son candidat à Koulouba; elle mangea donc de plus belle</strong>. Et pour mieux tenir la marmite, le parti exigeait la Primature (rien de moins!). Le président Alpha Oumar Konaré lui refusa  ce privilège, de crainte, sans doute, que le parti ne meure d'indigestion. De colère, l'ADEMA, soutenue dans cette noble tâche par des opposants et l'association estudiantine (AEEM), mit le pays à feu et à sang jusqu'à l'avènement à la Primature d'un bastonneur de première classe, LadjiBourama, qui siffla la fin du festin de récréation.

<strong>Au départ de Konaré du pouvoir, l'ADEMA, battue aux législatives par la coalition <em>"Espoir 2002" </em>de LadjiBourama, freina des quatre fers quand on la pria d'occuper les bancs de l'opposition</strong>. Un opposant, se dit-elle, se nourrit-il d'autre chose que de cacahuètes ? Boit-il autre chose que du quinquéliba ? Le <em>"Vieux Commando"</em>, nouvel hôte de Koulouba, se résolut par conséquent à inviter les Abeilles à la table. Et elles se mirent à manger de bon appétit.

<strong>Quand, en 2007, le <em>"Vieux Commando"</em> décida de rempiler à la tête de la marmite nationale, l'ADEMA ne fit ni une ni deux: elle renonça à présenter son propre candidat et offrit son soutien à l'homme qui l'avait si bien fait manger depuis cinq ans</strong>. A l'occasion, son président, Dioncounda Traoré, la bouche remplie de gâteau beurré, se fendit d'une révélation fracassante en annonçant que le <em>"Vieux Commando", </em>bien que militaire<em>, </em>fut un des tout premiers militants du parti.

<strong>Le <em>"Vieux Commando"</em> renversé, l'ADEMA se retrouva subitement (et encore une fois !) au milieu de la cuisine, entouré de gigots de mouton, de lait <em>Nido</em> et de pain au raisin</strong>. C'est, en effet, son président, Dioncounda, qui hérita de la direction de la Transition, malgré les hauts cris de la junte qui tenait à éradiquer la race politicienne et, surtout, alimentaire. L'ADEMA de manger, de manger !

<strong>L'intérim présidentiel de Dioncounda Traoré fini, le parti fait le mauvais choix de s'allier au candidat Soumaila Cissé, lequel est battu par LadjiBourama</strong>.  Sentant son destin alimentaire basculer vers les enfers, le parti rue dans les brancards. Son candidat attitré, Dramane Dembélé, nomadise avec armes, bagages, fourchettes et cuillères chez le nouvel élu. Il est vite rejoint par l'appareil entier de l'ADEMA qui, aujourd'hui comme hier, mange tranquillement dans les petits plats de LadjiBourama. Quand je vous parlais de conjuguer à tous les temps, j'avais raison, n'est-ce pas ? Même le futur simple y trouve son compte dans la mesure où, laissant les programmes et autres paperasses au vestiaire, l'ADEMA mangera si, demain, un Oumar Mariko ou un Guimba National arrive au pouvoir.

<strong>A force de manger à tous les râteliers et de se promener de table en table, le parti a oublié depuis longtemps sa profession de foi socialiste</strong>. Que l'hôte de Koulouba soit libéral ou communiste, indépendant ou dépendant, l'ADEMA est prête à l'accompagner. Du coup, la discipline a foutu le camp au profit du nomadisme alimentaire : dans la Ruche, chacun va et vient comme dans un moulin, sans encourir la moindre sanction. Au point qu'aujourd'hui, le parti a confié ses rênes à Tiémoko Sangaré qui, il y a quelques années, avait nomadisé vers le MIRIA avant de faire machine arrière à cause de la faim et de la soif. Quant à Dramane Dembélé, qui avait abandonné, en 2013, le parti au milieu du gué pour transhumer chez LadjiBourama, il est, depuis une semaine, le puissant 2ème vice-président de l'ADEMA. Ce retour en grâce, "Dra" ne l'aurait probablement pas obtenu s'il n'avait, entre-temps, gagné un poste ministériel, synonyme de festin.

Doit-on en vouloir à l'ADEMA ? Que non! Dans la conception locale de la démocratie, un politicien ne vaut que par les services qu'il peut rendre autour de lui. Un opposant n'ayant que des mots et des maux à distribuer, bien sot qui le suit!

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<strong> </strong>

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dimanche noir à  Macina: Comment la foule a voulu assassiner le juge Mahmoud Dicko</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dimanche-noir-a-macina-comment-la-foule-a-voulu-assassiner-le-juge-mahmoud-dicko-992992.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Jun 2015 10:22:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft wp-image-157461 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/juge.jpg" alt="jugement" width="200" height="140" />Le juge de paix à compétence étendue de Macina, Mahmoud Dicko, a échappé de justesse, dimanche 31 mai 2015, à un lynchage mortel. Voire à un assassinat.

Tout commence jeudi 30 mai. Les agriculteurs de Macina, pour les besoins des cultures de contre-saison, demandent aux éleveurs peulhs d'évacuer leurs bétails des champs et casiers rizicoles. La sortie des bêtes est, chaque année, prévue pour le 20 juin mais l'an dernier, le maire de Macina a ramené la date au 5 juin.

Les discussions s'élevant entre éleveurs et agriculteurs, les premiers commettent le premier acte d'agression. De  jeunes   agricultreurs conduits par le nommé Madou Traoré, secrétaire général de la jeunesse de Macina, rassemblent un millier d'animaux qu'ils viennent parquer au stade municipal. Grosse colère des Peulhs.

De retour d'un voyage, le juge Mahmoud Dicko est saisi du litige. Il demande alors aux jeunes agriculteurs d'attendre au moins jusqu'au 5 juin, date légalement fixée par  le maire pour l'évacuation des animaux. La position du juge est soutenue par des notables de Macina qui exhortent Madou Traoré de libérer les animaux parqués au stade.

<strong>Au moment où l'on croit l'incident clos, une foule d'enfants et de badauds fait irruption au domicile du juge, attenant à ses bureaux. </strong>On est 15 heures. Selon des témoins, la foule est excitée par un certain Oumar Tienta. Celui-ci, ancien greffier de Macina, avait, à trois reprises, été condamné pour vol d'animaux par le tribunal de Macina. La dernière fois, il l'avait été, pour le même motif, par Mahmoud Dicko qu'il tenait, par conséquent, en sainte  horreur. Sur les instances de Tienta, enfants et badauds se mettent, sans sommation, à jeter des pierres vers l'endroit où le juge et les notables sont assis. Puis la foule met le feu au hangar où le magistrat a l'habitude de se reposer.

Le garde de service, voyant la vie du juge en danger, parvient de justesse à le faire sortir des lieux en direction de la brigade de gendarmerie. Par des moyens de fortune, Dicko, aidé par des gendarmes, prend la route de Bamako où il arrive dans la nuit.

<em>"Je me réserve de toute déclaration,</em> nous confie-t-il au téléphone, <em>en attendant d'exposer ma situation au parquet général et au ministre"</em>.

<strong>Rappelons que Macina est une ville rebelle à l'autorité judiciaire. </strong>Avant Dicko, deux autres juges ont été agressés par la population: le premier se nommait Sidibé (pour le sauver, le gouverneur de Ségou avait dû mobiliser l'armée); le second s'appelait Mamadou Sina Diakité, poursuivi en 2011 jusque hors de Macina. Dicko, qui vivait déjà dans la hantise d'une attaque <em>jihadiste</em>, retournera-t-il à Macina ? Wait and see.

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<strong>Tiékorobani</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Foire d&amp;apos;empoignes au sein du Rpm à Gao : Le Ministre Abdoulaye Idrissa Maiga physiquement empêché d&amp;apos;accéder au siège du parti</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/foire-dempoignes-au-sein-du-rpm-a-gao-le-ministre-abdoulaye-idrissa-maiga-physiquement-empeche-dacceder-au-siege-du-parti-983302.html</link>
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<description><![CDATA[ Il fait un sale temps pour le RPM à Gao. Proche du président IBK dont il a dirigé la campagne et actuel ministre de l&#039;Administration Territoriale, Abdoulaye Idrissa Maiga l&#039;a appris à ses dépens. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 May 2015 18:37:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_188630" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-188630" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Abdoulaye-Idrissa-Maiga.jpg" alt="Abdoulaye Idrissa Maïga" width="310" height="233" /> Abdoulaye Idrissa Maiga, ministre de l'Administration territorialeact[/caption]

Au cours des dernières semaines, les instances dirigeantes des 7 sous-sections RPM de Gao ont été renouvelées. Il s'agit des sous-sections de Soni Ali Ber, de Gabero, de Gounzouraye, d'Inchawadji, d'Intilit,  de Telemsi et de Gao-ville. Lors des renouvellements, ce sont les militants de la tendance de Bocary Téréta (ministre du Développement Rural) qui l'ont emporté dans 4 des 7 communes. Mécontent, le clan adverse installe des bureaux parallèles dans les sous-sections perdues. Détail intéressant: ce clan dissident est proche d'Abdoulaye Idrissa Maiga, ministre de l'Administration Territoriale et ex-directeur de campagne d'IBK.

<strong>Au moment de mettre en place le bureau de la section RPM de Gao, le conflit fratricide empire</strong>. Venue à Gao dans le but de superviser l'opération, une délégation du Bureau Politique National du RPM tente, en vain, de rapprocher les positions; le scrutin est donc finalement reporté. Jusqu'à l'arrivée à Gao, le vendredi 22 mai 2015, du ministre  Abdoulaye Idrissa Maiga. Celui-ci, dont la tendance est connue, annonce sa décision de faire procéder à l'élection du bureau de la section. Refus catégorique du bureau sortant de la section, dirigé par le nommé Moustaphe Boncana. Rassemblés à la hâte, les membres du bureau interdisent, sous peine de lapidation, le ministre de s'introduire au siège du RPM, sis à Sanèye, dans le 6ème quartier de Gao. Bien qu'accompagné des trois députés de Gao (Ibrahim Dicko, Alhoussouna Touré et Aguissa Touré) et du député de Kéniéba (Boubacar Sissoko), le ministre est contraint de reculer. Et d'abandonner sa menace de briser les portes du siège. De guerre lasse, il porte plainte contre le secrétaire général du bureau sortant de la section, Boncana, qui est aussitôt arrêté par la police. D'un seul mouvement, des dizaines de militants du parti assioègent la police qu'ils menacent d'envahir si Boncana n'est pas libéré. Ils obtiennent gain de cause : le commissaire de police, en libérant Boncana, déclare à la foule qu'il n'avait pour mission que de l'auditionner sur procès-verbal.

<strong>Réfugié à son hôtel (le Motel des Askias), le ministre de l'Administration Territoriale, Maiga, ne démord guère, malgré tout, de son projet d'installer le bureau de la section</strong>. Il promet de le faire vaille que vaille, quelle que soit la nature et l'étendue de l'opposition. Il convoque à cet effet une conférence de section pour le dimanche 24 mai 2015. A cette fin, le ministre et ses ouailles ont campé à l'Assemblée régionale de Gao, entourés d'une trentaine de policiers et de gardes nationaux maliens réquisitionnés pour les besoins de la cause. Vers 17 h, il a fini par renoncer à son projet. Non sans annoncer la mise en place d'un "comité de gestion" de la section.

<strong>En attendant de savoir ce que signifie ce "comité", les observateurs se posent des  questions. </strong>Comment un officiel gouvernemental peut-il se permettre d'immobiliser la force publique pour les affaires d'un parti alors qu'à quelques kilomètres de là, à Ménaka, les combats font rage entre forces pmro-Mali et groupes rebelles ? De surcroît, est-il normal qu'un ministre, même membre du RPM, s'implique si ouvertement  dans des affaires partisanes?

<strong>Curieusement,le ministre du Développement Rural et secrétaire général du RPM, Téréta, ne pipe mot.</strong> Sans doute agit-il à sa façon habituelle : dans l'ombre. Entre autres, il dispose sur le terrain d'un partisan de taille : l'ancien ministre Malick Alhousseyni; ce dernier,  chef du village de Bagoundjé 1 (à 7 kilomètres de Gao), a migré du PDES au RPM après la chute d'ATT.

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Péril sur l&amp;apos;agriculture : Le Mali envahi de faux engrais</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/peril-sur-lagriculture-le-mali-envahi-de-faux-engrais-983252.html</link>
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<description><![CDATA[ Lors de  l&#039;assemblée générale de la  Confédération Nationale des Sociétés Coopératives de Producteurs de Coton (CNSCPC), vendredi 8 mai, son président,  Bakary Togola, a annoncé devant un demi-millier de producteurs des zones CMDT et OHVN que pour la saison agricole 2015-2016, le Mali entendait atteindre 650.000 tonnes de coton et 2 millions de tonnes de céréales. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 May 2015 18:29:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

[caption id="attachment_722072" align="alignleft" width="336"]<img class="size-full wp-image-722072" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Bocari-Treta.jpg" alt="Grand portrait : C’est lui le (vrai) Patron de l’Administration malienne !" width="336" height="284" /> Bocari Tréta, ministre du développement rural[/caption]

Cet objectif reste cependant un leurre au  vu  des engrais de mauvaise qualité qui inondent le pays. Tout le monde sait qu'une bonne récolte dépend à la fois d'une bonne pluviométrie et de la qualité des intrants agricoles. Le sachant, le Mali consacre, depuis plusieurs années, 14,48% du budget national au secteur agricole et subventionne les intrants. L'Etat entend dépenser 70 milliards de FCFA dans les prochaines années pour réduire le prix des intrants, améliorer la fertilité des sols et motiver les cotonculteurs.

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<strong>Engrais dangereux</strong>

Le hic, c'est qu'à coté des traditionnels fournisseurs d'engrais qui ont toujours bien fait leur boulot, de nouveaux fournisseurs d'engrais sont par effraction dans le secteur. Ils viennent d'introduire sur le territoire national des engrais de mauvaise qualité. Plusieurs camions de 60 tonnes, chargés de ces dangereux intrants agricoles, ont quitté le Port Autonome d'Abidjan en direction du Burkina Faso.Une fois à la frontière burkinabé, ils ont fait demi-tour pour se diriger vers la frontière malienne, en passant par le nord de la Côte d'Ivoire.  Les faux engrais se trouvent désormais en territoire malien et attendent d'être livrés aux agriculteurs. Quelques échantillons de ces engrais prélevés au Port Autonome d'Abidjan, ont été analysés par des spécialistes et laboratoires en France, en Côte d'Ivoire et au Maroc. Il en ressort que les engrais sont à base d'une roche phosphatée non réglementaire. Leur taux de calcium, très élevé, atteint 15-35ppm. Quant au taux de plomb, il est également élevé par rapport aux normes: 10-20ppm. Pour ce qui est de chrome, l'on note un taux de 120-160ppm, largement au-delà des normes admises. Ces données attestent que ces produits sont hautement dangereux. Pour les spécialistes, de tels produits ne pourront pas être utilisés par le monde paysan, dans la mesure où leur temps de dissolution est trop long.  Or, les engrais doivent se dissoudre rapidement pour être absorbés par les plants. Un temps de dissolution long amène l'engrais, non à nourrir les plants, mais à les détruire. Voilà pourquoi ces engrais risquent d'hypothéquer les objectifs de production annoncés par le Mali. Par ailleurs, les  spécialistes craignent que les populations rurales, par méconnaissance, utilisent ces engrais sur des produits de consommation comme les tomate, la salade, les choux, les patates et les aubergines. Ce serait là une catastrophe sanitaire majeure en raison des taux élevés de composants chimiques des engrais incriminés.

<strong>Le ministre du Développement rural, Bocary Téréta, soupçonne déjà la présence de ces engrais sur le territoire national.</strong> Lors de la même assemblée générale citée plus haut, il a assuré que le gouvernement veillerait au respect de la qualité des intrants à travers des contrôles réguliers. <em>"Désormais, le contrôle de qualité s'étendra à la source, depuis les firmes étrangères et avant l'embarquement dans les bateaux. Par ailleurs, les entrepôts maliens par lesquels les engrais transitent procéderont à des contrôles de qualité avant toute livraison aux paysans"</em>, a-t-il promis. Les autorités ivoiriennes, sur la base de renseignements inquiétants, ont alerté tous les acteurs impliqués dans le marché d'engrais. Le ministre ivoirien de l'Agriculture a aussi saisi par courrier ses homologues des pays voisins, dont les opérateurs économiques utilisent le Port Autonome d'Abidjan. Affaire à suivre donc.

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<strong>La rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le vrai maitre du nord : Faut&#45;il inviter Iyad Ag Ghali à la table de négociations ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-vrai-maitre-du-nord-faut-il-inviter-iyad-ag-ghali-a-la-table-de-negociations-983192.html</link>
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<description><![CDATA[ On ne comprendra pas les enjeux sécuritaires du nord-Mali en ignorant Iyad Ag Ghali. Fondateur du mouvement jihadiste Ançar Dine, c&#039;est lui le vrai maître du nord. Son influence sur les groupes armés est tentaculaire. Par exemple, il contrôle le Haut Conseil pour l&#039;Unité  de l&#039;Azawad (HCUA), principale composante de la Coordination des Mouvements de l&#039;Azawad (CMA), à travers son cousin Cheick Ag Haoussa, lequel est à la fois n° 2 et chef militaire du HCUA. Si le MNLA dispose d&#039;une lumière médiatique hors du commun, Iyad a les hommes et les armes qui permettent aux groupes armés de coloniser le nord.  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 May 2015 18:24:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_55849" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-55849" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/03/Iyad-Ag-Ghali.jpg" alt="Iyad Ag Ghali" width="250" height="313" /> Iyad Ag Ghali[/caption]

Ce sont ses troupes, venues de la frontière algéro-malienne, qui ont mis l'armée malienne en déroute en mai 2014. Bien qu'il soit officiellement recherché par les services occidentaux, Iyad circule librement dans le désert, toujours accompagné d'une longue colonne de 20 véhicules, sans essuyer le moindre tir de drone américain ou français. Son impunité, le compère la doit au fait qu'il est le joker de l'Algérie : <em>Ançar Dine</em> est née de la volonté algérienne de faire barrage au MNLA, créé par la France et la Mauritanie pour installer un Etat au nord-Mali et potentiellement menaçant pour l'hégémonie algérienne au Sahel.

<strong>Iyad contrôle non seulement la CMA, mais il tient aussi les nombreux groupes de narco-trafiquants sous son aisselle. </strong>Seul interlocuteur malien d'AQMI, c'est lui qui fournit à ce groupe terroriste des armes, de la drogue et des otages. Un connaisseur nous confie: <em>"Quand des narco-trafiquants acquièrent ces "marchandises", ils ne savent pas comment les écouler; ils sont obligés de passer par le réseau d'Iyad Ag Ghali qui achète les marchandises et se charge ensuite de les revendre. Le lieu des échanges entre les émissaires d'Iyad et les trafiquants est Tin-Fatimata, localitée située à 45 km de Ménaka, dans la région de Gao. Là, on trouve en vente publique toutes sortes de denrées : des grenades à la cocaïne. On y vend aussi des combattants à raison de 500 000 FCFA par tête".</em>

<strong>A-t-on eu raison, dès le départ, d'écarter des pourparlers inter-maliens un personnage aussi incontournable qu'Iyad ?  </strong>Cette stratégie d'exclusion a été dictée par le couple franco-américain qui estime peu convenable de traiter avec un <em>"terroriste". </em>Mais alors, pourquoi la France a-t-elle utilisé Iyad pour récupérer certains de ses otages ? Ce constat prouve à suffisance que le mot-épouvantail <em>"terroriste" </em>n'est brandi par les Occidentaux que quand leurs intérêts ne sont pas en cause. Il faudrait peut-être, pour ramener la paix au nord, que le Mali impose sa propre logique : inviter dans la discussion tous ceux qui entretiennent l'insécurité, y compris et surtout Iyad. A quoi servirait, en effet, un accord avec la CMA si Iyad devait continuer à ensanglanter le nord ? D'ailleurs, les différents groupes armés étant autant de vases communicants, à quoi bon signer avec la CMA si celle-ci devait, le lendemain, sous-louer ses combattants à Iyad ?

<em> </em>

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Éditorial: La France fait&#45;elle chanter IBK ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-france-fait-elle-chanter-ibk-983172.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-france-fait-elle-chanter-ibk-983172.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 May 2015 18:18:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-875072" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/IBK.jpg" alt="Énorme fuite en avant : Mauvaise Communication ou mauvaise Gouvernance ?" width="350" height="198" />Avec IBK, la presse française n'use pas de gants veloutés. Apparemment, elle se soucie peu que l'intéressé adore le latin et soit, de surcroît, versé dans les livres sacrés. Ainsi, en mars 2014, le journal français <em>Le Monde</em> publie un article intitulé : <em>"La justice sur la piste du parrain des parrains"</em>. L'article cite le président malien parmi une foule de chefs d’Etat africains qui entretiendraient des liens d'affaires avec Tomi Michel, un célèbre parrain des milieux mafieux corses.

<strong>Le 22 mai 2015, le site français<em> mediapart.fr </em>en remet une couche en publiant un article intitulé <em>"Deux présidents africains écoutés par la justice française"</em>. </strong>A en croire ce texte de cinq longues pages sous-tendu par des messages téléphoniques interceptés par les juges français (Hervé Robert et Serge Tournaire), IBK aurait depuis longtemps fait l'objet d'un mandat d'arrêt français s'il n'avait pas été protégé par son statut de chef d'un Etat souverain: Tomi Michel l'aurait inondé de cadeaux et de services au point de mériter des poursuites judiciaires pour <em>"corruption d'agents publics étrangers"</em>.

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<strong>Ligne de défense présidentielle</strong>

En réaction à ces publications renversantes, l'entourage d'IBK dénonce une cabale néocoloniale destinée à soumettre, par des moyens déloyaux, un président nationaliste dont l'action patriotique entraverait les intérêts de la France. Cette ligne de défense ne manque pas de pertinence. En effet,  les deux publications ont coïncidé avec des périodes de friction entre la diplomatie française et celle du Mali. L'article du <em>Monde</em> est paru au moment où, à la surprise de la France qui avait misé sur l'élection d'IBK, celui-ci traînait à engager des négociations avec les groupes armés du nord-Mali. Au grand dam des Français, IBK ne cessait de marteler qu'il ne se mettrait <em>"à la hauteur d'aucun groiuype armé"</em>; qu'il ne concéderait <em>"ni fédéralisme, ni autonomie, ni indépendance"</em>; qu'il ne négocierait pas le couteau sdous la gorge et qu'il exigeait, avant tout dialogue, le désarmement et le cantonnement des rebelles. Pas tout à fait de quoi réjouir la France pressée d'offrir aux rebelles touaregs la patrie azawadienne qu'elle leur avait promise !

<strong>Le second article, celui de , paraît juste une semaine après la violente diatribe lancée, le 15 mai 2015, par IBK contre la communauté internationale, France et ONU en tête.</strong> Lors de la signature de l'Accord d'Alger à Bamako, l'hôte de Koulouba, piqué au vif par le message d'Hervé Ladsous qui recommandait de poursuivre les négociations avec les groupes armés non-signataires, a vertement accusé l'ONU de <em>"partialité"</em> et même de félonie pouvoir renier sa promesse de combattre ceux, parmi les rebelles, qui refuseraient de signer l'Accord. Le propos, parfaitement fondé, a suscité un réplioque immédiate de la MINUSMA qui, à travers un communiqué rageur, a déploré l'ingratitude du Mali qui ne reconnaîtrrait à leur juste dimension les sacrifices humains et matériels consacrés par l'ONU à la sauvegarde de ce pays.

<strong>On ne peut donc, en définitive, donner tort à ceux qui, comme les proches d'IBK, estiment que la presse française est utilisée, manipulée pour faire plier un président africain hostile à la division de son pays</strong>. Au demeurant, avant IBK, tous les dirigeants africains qui ont défié la communauté internationale ou contrarié les intérêts des grands de ce monde l'ont payé de leur vie ou de leur pouvoir: du Congolais Patrice Lumumba au Ghanéen Kwamé Nkrumah, en passant par l'Ethiopien Hailé Selassié, cette loi d'airain n'a pas varié d'un iota.

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<strong>Failles de la défense présidentielle</strong>

Mais le dispositf de défense d'IBK n'a pas la soliditité du roc. Tout d'abord, celui-ci ne fait pas la preuve de son innocence. Annoncée au tambour et à la trompette par le porte-parole du gouvernement d'alors, Mahamane Baby, la procédure de diffamation contre <em>Le Monde </em>n'a jamais été formellement initiée, bien qu'un avocat malien ait publié, par <em>tweet</em>, sa constitution par Koulouba. Rien ne permet de croire que <em>mediapart.fr</em> serait poursuivi, d'autant que ses allégations trouvent un large écho dans les rapports d'enquête de la Cour Suprême et du Vérificateur Général du Mali sur les marchés de l'avion présidentiel et des équiments militaires adjugés de gré à gré à des entreprises suspectes. Faut-il rappeler qu'IBK a publiquement assumé sa vieille <em>"amitié"</em> avec Tomi  Michel ?

<strong>Une autre faille du dispositif présidentiel tient au fait que, d'évidence, la France n'a nul besoin de passer par des médias pour façonner la politique du président malien</strong>. Non seulement IBK ne peut rien refuser à son ami socialiste François Hollande, mais en outre, le gouffre sécuritaire et l'insuffisance budgétaire où patauge le Mali le mettent à la merci de l'Hexagone. Qu'on n'oublie pas surtout pas que sans les troupes françaises, les <em>jihadistes </em>d'Iyad Ag Ghali auraient investi Bamako depuis janvier 2013 ! Dans ces conditions, pourquoi la France recourrait-elle, à ses risques et périls, à des médias pour obtenir ce qu'elle peut arracher d'un claquement de doigt ?

<strong>Enfin, <em>Le Monde</em> et <em>Mediapart</em> ont fait, depuis la nuit des temps, la preuve de leur indépendance</strong>. Fondé par Hubert Beuve-Méry en 1944, <em>Le Monde </em>est unanimement considéré comme<em> "le quotidien français de référence" </em>depuis des décennies; il est aussi le plus diffusé à l'étranger. Quant au site d'information <em>Mediapart</em>, créé en 2008, il a, entre autres, révélé en 2013 les dessous de l'affaire Woerth-Bettencourt, qui vaut des misères à Sarkozy,  et, en 2012, contraint à la démission Jerôme Cahuzac, ce ministre socialiste qui détenait un compte bancaire secret à l'étranger. Ce serait donc, à notre avis, une injure à ces médias indépendants de les prendre pour des marionnettes du pouvoir socialiste français.

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<strong>Que faire ?</strong>

A présent, il importe de ne pas déstabiliser davantage le Mali en proie à des crises multiformes et menacé jusque dans son existence; trop broder autour de l'affaire Tomi éloignerait le débat de l'essentiel: la sauvegarde de l'unité nationale et de l'intégrité du territoire hérité de nos ancêtres. Pour autant, IBK devrait apprendre à se méfier de <em>"son coeur" </em>et à le <em>"laisser parler"</em> publiquement, sous peine de s'exposer aux pires déballages. Sa position de chef d'Etat doit le conduire à déléguer à ses ministres les tâches ingrates (insulter la communauté internationale, par exemple) afin de conserver son statut de recours ultime. En sautant les ministres, fusibles naturels de tout pouvoir démocratique, il expose sa personne, donc la République entière, à la vindicte adverse. Et ce n'est pas là la meilleure manière de gouverner!

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Système judiciaire : Comment Mohamed Diarra entend révolutionner en douceur</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/systeme-judiciaire-comment-mohamed-diarra-entend-revolutionner-en-douceur-983242.html</link>
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<description><![CDATA[ Au lieu de dicter des solutions aux acteurs, le ministre de la Justice les a convaincus de coopérer à un programme consensuel de réformes. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 May 2015 12:25:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_169115" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-169115" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Mohamed-Diarra.jpg" alt="Mohamed DIARRA" width="250" height="288" /> Ministre du Logement, M. Mohamed DIARRA[/caption]

Dans le gouvernement formé par le Premier Ministre Modibo Kéita, Mohamed Diarra a reçu une promotion de taille en quittant le portefeuille du Logement pour celui, stratégique, de la Justice. Titulaire d’un DEA en droit privé et ministre des Droits de l'Homme sous l'ancien président Alpha Oumar Konaré, Diarra a une connaissance parfaite des arcanes de la justice malienne. <em>"Il est convaincu que si la justice avait été efficiente, le Mali n'aurait pas connu les crises qui le secouent depuis 2012"</em>, nous confie un de ses proches. Cependant, le ministre n'est pas de nature à changer par la force. Sa méthode, quelque peu dictée par son tempérament, consiste à révolutionner la justice en douceur, ce qui suppose la participation et l'adhésion des premiers acteurs de la justice : les magistrats. C'est pourquoi, dès son avènement au département de la Justice, Mohamed Diarra a demandé aux chefs de juridictions, de parquets, de greffe et de services centraux de lui faire parvenir un catalogue des problèmes qu'ils rencontrent et des solutions qu'ils estiment eux-mêmes convenables. De cette cette compilation systématique, il ressort un portrait sans complaisance des lacunes du système judiciaire malien:

- insuffisance du contrôle des juridictions, des parquets et des services;

- engorgement des tribunaux du fait du nombre élevé des litiges et des lenteurs judiciaires;

- engorgement des maisons d'arrêt et mauvaises conditions de vie des détenus;

- recours abusifs des magistrats aux mandats de dépôt;

- corruption des milieux judiciaires;

- application insuffisante des décisions de justice;

- insuffisance d'accès des citoyens aux services judiciaires;

- défiance des citoyens envers la justice du fait de l'impunité de certains acteurs...

<strong>Bien qu'imprégné de ce tableau sombre, le ministre a tenu à effectuer, courant février 2015, une tournée des services et des juridictions pour s'entretenir de vive voix avec les acteurs judiciaires, y compris les syndicats et les ordres professionnels d'avocats, d'huissiers et de notaires.</strong> Il n'a pas cessé de répéter à ses interlocuteurs qu'il n'envisageait pas de leur parachuter des solutions mais de réhabiliter l'édifice judiciaire par le bas : <em>"Je ne me considère pas et j’ai pas l’intention de me considérer comme un expert du droit. Vous avez toute la science, tout le savoir. Mon rôle est de mobiliser, de maintenir la mobilisation et d’obtenir les engagements nécessaires pour la traduction d’une vision communément partagée. Je crois en la capacité des hommes et des femmes pour construire ensemble, à partir du bas, les schémas pour répondre aux préoccupations identifiées"</em>. Et d'ajouter: <em>"Je suis au service de tous pour contribuer à comprendre les problèmes et trouver les éléments de solutions avec vous. Je souhaite que nous restions une famille, la famille judicaire. Ayez aussi désormais à l’esprit que ceux qui ne sont pas dans les structures publiques de la justice (notaires, avocats, etc.) font partie de la famille judiciaire."</em>.

<strong>Pour mettre davantage en confiance ses services, Mohamed Diarra a nommé à son cabinet deux magistrats respectés et acquis aux compromis dynamiques : Fatoma Théra, ex-président du Tribunal de Commerce de Bamako, nommé secrétaire général du département; et Mamadou Tidiani Dembélé, ex-directeur national de  la Juistice, nommé chef de cabinet du ministre. </strong>Fidèle à sa méthode, Diarra n'a pas hésité à geler un programme de réformes conçu avant sa nomination. Le document, élaboré par un expert international et un panel de juristes nationaux, suscitait l'opposition ouverte des acteurs de la justice, lesquels, magistrats en tête, ont déclaré ne pas s'y reconnaître pour n'y avoir pas été associés. En mettant les acteurs judiciaires à l'aise (il n'y en a d'ailleurs pas d'autres !) et en les impliquant dans la recherche de solutions, le ministre en a fait des partenaires coopératifs et résolus à se remettre en cause. Le document susvisé n'atterrit toutefois pas au panier: il sera soumis aux débats lors d'un atélier où tous les acteurs de la justice seront appelés, en juin ou juillet 2015, à se prononcer sur un un <em>"programme d'urgence de renforcement du système judiciaire" (PU-RS)</em>.

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<strong>Programme d'urgence de renforcement du système judiciaire</strong>

Le PU-RS, qui s'étalera sur  deux à trois ans, traitera les <em>"problèmes dont les solutions ne peuvent plus attendre".</em> Il vise, entre autres, à <em>"mettre à niveau le système judiciaire"</em>, à doter les acteurs d'un agenda de travail, à renforcer les structures de contrôle et à améliorer le plus rapidement possible la proximité et la distribution de la justice. L'atélier de validation sera suivi de l'adoption du programme par le gouvernement et de la budgétisation des actions. <em>"Il n'y a aucune raison que le programme échoue puisqu'il est partagé par tout le monde; l'Etat et ses partenaires financiers ne ressentiront pas, non plus, la moindre gêne à financer le programme dès lors que sa mise en oeuvre rencontre l'adhésion de l'ensemble du système judiciaire"</em>, commente un directeur de service.

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Pressé de remplacer le président IBK :  Moussa Mara en campagne permanente</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presse-de-remplacer-le-president-ibk-moussa-mara-en-campagne-permanente-971662.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/presse-de-remplacer-le-president-ibk-moussa-mara-en-campagne-permanente-971662.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 May 2015 07:30:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_221752" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Moussa-Mara.jpg"><img class="size-full wp-image-221752" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Moussa-Mara.jpg" alt="Moussa Mara - rebond - flagrante - reconfigurer" width="620" height="351" /></a> Moussa Mara[/caption]

<strong>Depuis leur départ du pouvoir, les anciens présidents Alpha Oumar Konaré et Dioncounda Traoré se font très discrets. Il en va de même de l'ancien Premier Ministre Oumar Tatam Ly qui, pourtant, en sait long sur certaines affaires de l'ère IBK. Mais Mara, c'est une autre histoire! Après son départ prématuré de la primature, le président du parti <em>"Yelema",</em> refuse de s'asseoir et de taire.Il multiplie les sorties médiatiques ainsi que les voyages à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Et il parle, parle, parle...</strong>

Nommé à la primature le 5 avril 2014, Moussa Mara a quitté ses fonctions dix mois plus tard, le 8 janvier 2015. Depuis, le président du parti <em>"Yelema"</em> refuse de s'asseoir et de se taire.Il multiplie les sorties médiatiques ainsi que les voyages à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Et il parle, parle, parle...

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<strong>Le nouveau croisé anti-corruption</strong>

Juste un mois après ce qui ressemble à sa <em>"libération"</em> de la primature, Mara se rend, le 21 février 2015, à Dakar pour prendre part au Forum des Opérateurs pour la Garantie de l'Emergence en Afrique. Il préside les travaux du Forum, prononce un brillant discours qui, toutefois, ne dit pas pourquoi, en dix mois de pouvoir, le discoureur n'a pas jeté les bases de l'émergence du Mali.

<strong>Lors d'une autre conférence portant sur <em>"le rôle des médias dans la lutte contre la corruption"</em>, Mara était l'invité de la <em>Friedrich Ebert Stiftung</em>, en partenariat avec l'ONG <em>Transparency International</em>.</strong> Dans l'exposé qu'il a fait - sous le thème:<em> "Transparence, bonne gouvernance et lutte contre la corruption"</em> -, Mara a estimé que <em>"la transparence est un élément substantiel de la bonne gouvernance."</em>. Avant d'ajouter qu'au Mali, <em>"la corruption est beaucoup plus grave que le problème du Nord; si on ne s'y attaque pas véritablement, on n'aura pas un Etat qui puisse régler les problèmes régaliens"</em>. On s'étonne que Mara ait attendu son renvoi de la primature pour se forger ces merveilleuses convictions ! Pourquoi, alors qu'il dirigeait le gouvernement, n'a-t-il pas utilisé ses pouvoirs pour décrier la corruption et poursuivre les personnes impliquées dans les affaires de Boeing et d'armements ? Au contraire, c'est lui-même qu'on a entendu chanter partout, y compris devant les députés, que l'achat du Boeing était nécessaire car l'ancien, hérité d'ATT, n'aurait pas de <em>"papiers"</em>!

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<strong>Le chantre de </strong><strong>l'accord d'Alger</strong>

Le 9 mai 2015, lors d'une conférence de son parti tenue au CICB de Bamako, Mara disserte sur l'accord d'Alger. A ses dires, <em>"même si le Mali doit signer seul l'accord, il faudra le faire car il s'agit de la refondation de notre État</em>. <em>Même s'il n'y avait pas de crise au nord, l'État malien aurait besoin d'être refondé. Ce n'est pas moi, qui ai écrit deux livres sur l'État pour demander ça depuis des années, qui vais me plaindre de cela ! Cet accord contient des réformes indispensables. C'est pourquoi je pense qu'il faut qu'on le signe. Viendra qui voudra venir. Ceux qui ne voudront pas venir apparaîtront devant la communauté nationale et internationale comme des fauteurs de troubles qui méritent d'être traités comme tels. Trop c'est trop, il faut avancer"</em>. Entre les lignes, on sent Mara plein de morgue envers les groupes armés qui le lui rendent bien: ne l'ont-ils pas chassé à coups de canon de Kidal le 17 mai 2014 ?

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<strong>Le chef de Centre de réflexions</strong>

Intarissable et friand de lumière, Mara abandonne de temps à autre sa casquette de chef de parti pour celle de membre de la société civile. Toujours pour parler davantage. Ainsi, sur la recrudescence de l'insécurité, il donne son point de vue en marge du lancement du Centre d'études et de Réflexions au Mali (CERM), un machin qu'il préside.Selon l'ex-Premier Ministre, beaucoup d'acteurs de la crise du nord ont intérêt qu'elle perdure car ils vivent de l'insécurité, des pillages, des brigandages et des séjours qu'on leur offre dans les capitales occidentales, dans les grands hôtels. D'autres ne veulent pas de la fin de crise car ils craignent le retour de l'Etat au nord. Mara invite donc les Maliens à ignorer les <em>"tentatives de sabotage"</em> de l'accord d'Alger, à <em>"penser à nos compatriotes qui vivent le martyre tous les jours"</em> pour qu'à partir du 15 mai 2015, il y ait une réduction significative de la belligérance et des hommes en armes au nord. Mara, pour tromper ceux qui le disent pressé de remplacer IBK, profite de la tribune du CERM pour tirer à boulets rouges sur l'opposition à laquelle il reproche d'avoir boudé le lancement de son Centre. Ce qu'il <em>"oublie" </em>de préciser, c'est que le PARENA, membre de l'opposition, avait conditionné sa participation à la réponse que Mara fournirait aux quatre questions suivantes:

<strong>1-</strong> Quel rôle Mara a-t-il joué des premières heures du coup d'Etat de 2012 à la fin de la Transition ?

<strong>2- </strong>Moussa Mara avait soutenu, en 2012, que notre armée pouvait, seule, libérer le Nord occupé par les rebelles: le croyait-il sincèrement ou était-ce pour faire plaisir à la junte de Kati qui était opposée à toute intervention internationale ? Avec le recul, a-t-il revu son jugement ?

<strong>3-</strong> Par deux fois (en mai et juin 2014), devant les députés, il avait soutenu que le premier avion présidentiel n'avait pas de papiers et que le second en avait. Avec le recul, que dirait-il aujourd'hui ?

<strong>4- </strong>Près d'un an après sa visite catastrophique à Kidal, quelle évaluation fait Mara de sa responsabilité dans cette bérézina qui a coûté tant à la nation en termes d'honneur, de dignité et de souveraineté et qui marquera d'une empreinte indélébile l'avenir du pays ?

C'est pour n'avoir pas répondu à ces questions que Mara a vu son invitation refusée par l'opposition car le PARENA lui avait, d'avance, annoncé sa conviction qu'on ne pouvait ni renforcer la démocratie, ni restaurer et consolider la paix sur les malentendus.

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<strong>Le pieux visiteur  </strong>

IBK ayant gagné l'élection présidentielle de 2013 avec pour tout programme <em>"Inch Allah"</em>, Mara compte bien l'imiter en 2018. En tout cas, le président de <em>"Yelema"</em> a, du 23 au 26 avril 2015, bouclé un séjour en terre sainte de La Mecque où il effectué la <em>Oumrah</em> (petit pèlerinage). Il l'a personnellement  fait savoir par <em>tweet</em> et par <em>facebook</em>, tout en soulignant qu'il avait été invité à Djeddah par la communauté malienne de cette ville pour parler du Mali et de la paix. Comme quoi, politique et religion ne sont pas antagoniques en terre malienne !

<strong>Ne quittant jamais son chapelet, notre courageux talibé rencontre, le 11 mai 2015, les femmes musulmanes qui, à l'occasion, lui décernent une médaille. </strong>Le 16 mai, il rend visite à l'imamat de commune 6 de Bamako pour discuter de l'accord d'Alger. Pas de doute: à la présidentielle 2018, Mara obtiendra l'investiture des imams et assimilés, surtout depuis la brouille intervenue entre IBK et son mentor, le Chérif de Nioro et les accusations publiques récemment portées contre  IBK par les amis du Chérif: Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique, et Boubacar Bah,  président de l'association  islamo-politique <em>"Sabati 2012"</em>.

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<strong>L'infatigable </strong><strong>voyageur </strong>

Au moment où IBK s'envole de capitale asiatique en capitale européenne, Moussa Mara, l'oeil rivé sur le fauteuil présidentiel, parcourt inlassablement l'intérieur du Mali. Ainsi, du 24 au 25 février 2015, il a effectué une tournée riche en potentiels suffrages à travers les villes de Ségou, Bla, San et Mopti. Le 5 avril, il revenait présider une course hippique à Ségou. Le 26 février 2015, il se trouvait à Bankass puis à Koro pour participer  aux activités de <em>"Ginna Dogon"</em>, une association de promotion de la culture Dogon. S'il parvient à capter les voix du pays Dogon, il aura toutes chances de couper l'herbe sous le pied de Housseini Guindo, président de la CODEM et ministrre des Sports, qui, en 2012, avait été préféré à Mara pour porter à la présidentielle les couleurs du regroupement politique dénopmme <em>"PUR"</em>.

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<strong>L'ami des élèves</strong>

Le pays Dogon et le monde musulman vont de pair, en poids électoral, avec le monde scolaire. Mara le sait. C'est pourquoi il fait une cour assidue aux élèves et étudiants. Le 12 mars 2015, il parraine la finale de la coupe des élèves de l'Institut de Formation des Maîtres de Bamako.

Le 4 avril, il prend part, à Torokorobougou, à la pose la première pierre d'un projet de construction de deux <em>"médersas"</em> (écoles coraniques), de deux centres de santé, de quatre forages avec pompe solaire dans certains quartiers de Bamako. Le 9 avril 2015, Mara anime, sur invitation de l'association des anciens élèves du Lycée Mamadou Bodj de Sébénikoro, une conférence sur le rôle des élèves et étudiants dans le processus de paix et de réconciliation nationale.

En somme, l'ex-Premier Ministre anime une campagne politique permanente qui ne dit pas son nom. Quelle sanction la loi électorale prévoit-elle pour un candidat futur qui se lance dans la campagne 3 ans avant son ouverture officielle ?

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<strong>Abdoulaye Guindo et Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire Bhm contre WAIC : La Cour de Justice de l&amp;apos;OHADA donne définitivement raison à la BHM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-bhm-contre-waic-la-cour-de-justice-de-lohada-donne-definitivement-raison-a-la-bhm-958752.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans un Arrêt en date du 27 avril 2015, la haute juridiction communautaire confirme lma créance de 7 milliards due par WAIC à la Banque de l&#039;Habitat du Mali (BHM SA). Dans l&#039;entretien qui suit, Aguibou Bouaré, directeur juridique et chef du comité syndical de la BHM, commente les implications de cette décision. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 May 2015 00:38:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_958782" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-958782" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/bhm.jpg" alt=" Aguibou Bouaré, directeur juridique et secrétaire général du comité syndical de la BHM" width="300" height="200" /> <br />Aguibou Bouaré, directeur juridique et secrétaire général du comité syndical de la BHM[/caption]

<strong><em>Il y a un rebondissement dans l'affaire BHM contre WAIC ...</em></strong>

Pour vous rafraîchir la mémoire, je reviens sur la genèse de l'affaire. Ismaïla HAIDARA, revendeur de véhicules d'occasion à l'époque, a proposé à la BHM d'introduire des investisseurs immobiliers allemands au Mali. Une convention de partenariat a été passée en ce sens avec la BHM. Une société de droit malien -<em>WAIC- </em>a été créée par HAIDARA et un Allemand nommé F. Konrad GUTMAN. HAIDARA a promis qu'à travers WAIC, des investisseurs allemands financeraient  intégralement le programme immobilier appelé <em>"Mangueraie"</em>: la BHM devait simplement vendre les maisons construites à sa clientèle.

Malgré de multiples relances, WAIC n'a pu mobiliser le moindre financement allemand alors qu'elle prenait des avances d'argent à la BHM à hauteur de plus de 7 milliards FCFA. Avances qu'elle promettait de rembourser sur les fonds allemands censés venir  incessamment. Sur ces entrefaites, Mamadou DIAWARA, PDG de la BHM, a été révoqué. HAIDARA a cru trouver  l'occasion rêvée de renier tous ses engagements qui, pourtant, étaient consignés par écrit à travers des contrats, chèques, ordres de virement, etc. C'est sur la base de ces preuves que la Cour Commune de Justice et d'Arbitrage de l'OHADA (CCJA), juridiction supranationale sise à Abidjan, vient de condamner WAIC à payer à la BHM les 7 milliards réclamés.  L'Arrêt n° 038/2015 de la Cour date du 27 avril 2015; il n'est pas susceptible de recours. Il y a lieu de rappeler qu'avant ce Arrêt, le Tribunal de première instance de la Commune IV et la Cour d'Appel de Bamako avaient reconnu la créance de la BHM.

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<strong><em>Concrètement, quelle est l'utilité de cet Arrêt pour la BHM ?</em></strong>

Cet Arrêt confirme, sans possibilité de recours, la créance de la BHM sur  WAIC. Il valide aussi l'hypothèque judiciaire formalisée au profit de la BHM sur les titres fonciers objet du programme immobilier <em>"La Mangueraie".</em> Cet Arrêt annule également deux décisions préjudiciables à la BHM: un jugement du Tribunal de la Commune 4 de Bamako qui refusait de valider les hypothèques judiciaires susvisées au profit de la BHM et un Arrêt de la Cour d'Appel de Bamako qui confirmait ce jugement. L'Arrêt de la CCJA ôte enfin tout effet à celui en date du 5 mars 2015 par lequel la Cour Suprême du Mali avait annulé le titre de créance de la BHM sur WAIC au motif que  HAIDARA (directeur de WAIC) et Mamadou DIAWARA (ex-PDG de la BHM) avaient été condamnés par la Cour d'Assises à payer les mêmes montants à la BHM. Désormais, malgré l'Arrêt de la Cour Suprême, la BHM détient un titre de créance à travers l'Arrêt de la CCJA qui, faut-il le rappeler, a un dégré supérieur à la Cour Suprême du Mali. L'Etat malien a exercé un recours en tierce opposition contre l'Arrêt de la Cour Suprême qui, en annulant le titre de créance de la BHM, a porté atteinte aux intértêts de l'Etat, la BHM étant une banque étatique. Que ce recours étatique aboutisse ou non, nul ne peut plus nier la créance de la BHM sur WAIC. L'Arrêt de la CCJA consacre donc pour de bon la victoire du droit et de la vérité.

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<strong>Propos recueillis par Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Combats entre militants syndicaux en commune 1 : Bilan très lourd: 1 mort et plusieurs blessés</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/combats-entre-militants-syndicaux-en-commune-1-bilan-tres-lourd-1-mort-et-plusieurs-blesses-958702.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;après-midi du vendredi 8 mai 2015 a été très chaud dans la cours où se garent les minibus de transport collectif &quot;SOTRAMA&quot;, à Boulkassoumbougou, en commune 1 de Bamako. Des loubards à bord de deux véhicules et à moto se sont infiltrés dans la cour et se sont mis à tirer en l&#039;air. Bilan: 1 mort et 3 blessés.  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 May 2015 00:11:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour en savoir plus, nous avons rencontré Adama Kouma, secrétaire général de la Coordination Nationale des Syndicats et Associations des Chauffeurs et Conducteurs Routiers du Mali (comité Est);son adjoint, Mamadou Tiècoura Traoré, et son secrétaire administratif, Alassane Dembélé.

<strong>Selon le secrétaire général, suite aux litiges opposant, depuis 2006, différents syndicats pour la gestion des axes routiers de l'Est de Bamako, un bureau consensuel a été mis en place, dirigé par Souleymane Diallo dit Joli pour un mandat de 5 ans.</strong> Ce mandat prit fin en 2010. Un nouveau bureau consensuel fut donc mis en place, dirigé par Maharafa Touré : c'est ce que Joli n'a pas accepté. Il remit en cause le bureau consensuel qui, lui-même, avait été mis en place conformément à un protocole d'accord signé en 2009 par 3 coordinations syndicales: la Coordination Nationale des Syndicats et Associations de Chauffeurs et Conducteurs Routiers du Mali (CNSACCRM), le Syndicat National des Transporteurs Routiers Urbains et Inter-urbains du Mali (SYNTRUI-Mali), et le Syndicat National des Transporteurs Privés. Le protocole, homologué par le tribunal de la commune 2 de Bamako le 24 juin 2009, à la demande de Joli lui-même, stipulait la mise en circulation d'un ticket unique de transport signé des 3 coordinations et de gérer en commun les flux de transport.

<strong>Joli a recruté des loubards (une trentaine) armés de machettes et de bâtons pour agresser les membres du nouveau bureau</strong> <strong>qui prenait ses fonctions  le 8 mai 2015</strong>.Ayant eu écho des agissements de Joli, des responsables du bureau  en avaient informé le commissariat de police du 12ème arrondissement. C'est ainsi que tôt le vendredi, une foule de véhicules et d'agents du Groupemlent mobile de sécurité prirent position devant le commissariat, à une encablure de la gare des SOTRAMA. A 14 h, les loubards de Joli attaquent le bureau syndical installé dans la place ainsi que les SOTRAMA garés là. Mêlée générale. La police réagit. Un loubard est maîtrisé et mis à la disposition du commissariat du 12ème. Un autre loubard est tué d'un jet de pierre. Une fillette est atteinte d'une balle tirée par on ne sait qui. On compte d'autres blessés qui, tous, sont transportés au commissariat.

<strong>Arrivé sur les lieux de cette bataille digne de la seconde guerre mondiale, le proicureur de la commune 1, M.Koita, a fait venir la gendarmerie afin d'enquêter sur l'origine des balles et des armes blanches ramassées sur place</strong>. 3 loubards sont détenus à la police qui recherche activement Joli.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>

<em> </em>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Chronique satirique : Ladji Bourama, le navigateur intercontinental</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-ladji-bourama-le-navigateur-intercontinental-958732.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-ladji-bourama-le-navigateur-intercontinental-958732.html</guid>
<description><![CDATA[ Chronique satirique : Ladji Bourama, le navigateur intercontinental ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 May 2015 00:06:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_336922" align="alignleft" width="276"]<img class="size-full wp-image-336922" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/IBK-avion.jpg" alt="Achat de l’oiseau de malheur" width="276" height="183" /> Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta[/caption]

<strong>De son investiture à fin avril 2015, le pèlerin de Koulouba a </strong><strong>effectué 61 voyages à l'étranger. Dans quel intérêt ?</strong>

Ladji Bourama a trois qualités majeures: il s'habille avec autant de faste que le roi de l'or, Kankou Moussa; il parle le latin-grec au point de faire pâlir de jalousie le Premier Ministre grec Aléxis Tsípras en personne; et il conjugue à merveille les verbes à l'imparfait du subjonctif. Pas de doute : quand viendra l'âge de la retraite politique (dans dix ou vingt ans ?), Ladji siégera sans opposition à l'Académie française, dans le fauteuil laissé vacant par Senghor. En attendant ce jour fatidique où il n'aurait plus à se soucier des groupes armés du nord ni des <em>"hassidi"</em> (envieux) de l'opposition, Ladji Bourama met allègrement ses pas dans ceux de Magellan. Petit cours d'histoire aux semi-lettrés : Magellan est cet infatigable navigateur portugais qui, en 1522, a fait le premier tour du monde à bord d'une flottille de cinq bateaux. Détail intéressant: sur ces cinq navires, seul celui conduit par Magellan lui-même retourna sain et sauf au bercail. On peut, par conséquent, affirmer que Ladji Bourama est plus économe que Magellan puisqu'il utilise un unique appareil (un Boeing 737) au lieu de cinq navires. Ladji est également plus adroit que Magellan, lequel a perdu en cours de route quatre bateaux sur cinq. Enfin, Ladji Bourama a largement vengé son ancêtre Aboubakary II: ce successeur de l'empereur Soundjata Kéita, qui avait la passion de la navigation, disparut en mer lors d'une expédition qui l'avait conduit jusqu'en Amérique latine. On raconte que le nom Paraguay (en bambara: <em>"J'installe vaille que vaille mon foyer ici"</em>) a été inventé par Aboubakary II à son arrivée dans cette contrée sud-américaine.

<strong>Quoi qu'il en soit, Ladji Bourama a certainement parcouru beaucoup plus de kilomètres que Magellan et Aboubakary II réunis.</strong> La cause ? Son avion, tel l'aigle royal, fend les airs, alors que les deux ancêtres navigateurs voguaient sur les eaux, au gré des vents, à une allure de tortue. Ainsi, de septembre 2013 (date de son avènement au pouvoir) à fin avril 2015, l'hôte de Koulouba a bouclé 61 voyages à l'étranger (excusez du peu!). Pour vous rafraîchir la mémoire, lisez ci-contre un repertoire des déplacements présidentiels.

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<strong>Coût exorbitant</strong>

Question: combien ont coûté ces interminables voyages intercontinentaux ? Pas facile de trouver la réponse; n'étant ni Vérificateur Général, ni directeur du FMI, je ne trouverai personne là-haut, à Koulouba, pour me fournir une comptabilité. Ce que je sais, en revanche, c'est que Ladji Bourama ne se déplace jamais seul: il se fait toujours accompagner d'une petite foule de fonctionnaires, de parents, amis et connaissances qui sont tous, croyez-moi, gens d'appétit et friands de privilèges. Les perdiems journaliers de cette compagnie de luxe feraient assurément sauter au plafond un inspecteur des finances ! En outre, contrairement aux noires insinuations des <em>"hassidi"</em> et des <em>"aigris" </em>qui empêchent la patrie de respirer, le Boeing présidentiel venu de Malte ou d'Aruba (qui sait ?) ne roule pas à l'eau de ruisseau: il lui faut faire, à chaque étape, le plein de kérosène, ce qui, on l'imagine, secoue gentiment le trésor public. Et puis, jusqu'à ce jour, malgré les sulfureux rapports d'enquête du Vérificateur Général et de la Cour Suprême, nul ne sait si le fameux coucou est acheté ou loué par le Mali: dans le second cas, il y a de sacrés loyers à payer, n'est-ce pas ? De surcroît, à chaque voyage, l'avion nécessite des frais de stationnement et autres joyeusetés. Sans compter la rémunération des pilotes français.Eh! Je l'oubliais: notre illustre voyageur n'est pas du genre à loger chez l'habitant ou dans un foyer d'immigrés; il réside dans des hôtels cinq étoiles comme le <em>Ritz</em> ou le <em>Georges V</em>, toutes choses qui valent leur pesant d'euros. J'apprends même de sources bien informées que faute de place dans l'avion présidentiel, une partie de la délégation de Ladji Bourama emprunte des vols séparés pour rejoindre leur illustre compagnon dans le pays de destination. A tout casser donc, chaque voyage présidentiel va chercher dans les 100 millions de FCFA, soit 6,1 milliards de FCFA pour les 61 voyages effectués en 19 mois. A ce rythme, la facture frôlera les 21 milliards de FCFA avant la fin du quinquennat. Dire que l'achat du Boeing 737 devait procurer des économies aux caisses publiques ! Il est vrai qu'il y a une différence entre le trésor public (aux capacités limitées) et la caisse noire de Ladji Bourama, infiniment plus grande...

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<strong>Intenable agenda</strong>

En 19 mois, Ladji Bourama a effectué 61 voyages, soit en moyenne trois voyages par mois ou un voyage par semaine. Chaque voyage durant au moins deux jours, le grand chef  ne passe, en gros, que trois ou quatre jours hebdomadaires dans son bureau. La fatigue des voyages aidant, il faut réduire ces jours de travail à deux par semaine, dont un consacré à recevoir diplomates et à lire les vieux livres de Platon.D'où l'impossibilité pour ses collaborateurs les plus proches de rencontrer le président et le retard régulièrement pris par les dossiers soumis à sa signature.

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<strong>Rentabilité douteuse</strong>

Il faut porter des lunettes en bois de bambou pour percevoir l'utilité des nombreux voyages présidentiels. Certes, Ladji Bourama dit <em>"porter la voix du Mali partout dans le monde"</em>, mais en vérité, le Mali a-t-il la moindre voix? Ce beau pays a perdu la voix, voire la langue et les dents, depuis qu'il fut, courant 2012, envahi par des hordes de bandits armés puis placé sous étroite tutelle franco-onusienne. S'il s'agit simplement d'aller mendier de la soupe au-dehors, pas la peine d'acheter un Boeing! D'ailleurs, quelqu'un qui veut voyager utilement prend-il les destinations de Ladji Bourama ? Pas du tout sûr ! Celui-ci s'est, par exemple, rendu à grands frais au Rwanda, en Guinée Bissau, au Libéria, en Namibie et en Tunisie, cinq pays qui, comme le nôtre, meurent de faim. De son voyage chinois, dont on avait beaucoup espéré, Ladji Bourama a ramené un plein wagon de promesses. De début d'exécution? Point ! Vérification faite, ces mielleuses promesses émanent, non de l'Etat chinois, mais d'entreprises privées qui, apparemment, ont d'autres chats à fouetter...Quant aux deux séjours présidentiels en Turquie (en février et en avril 2015), ils ne se justifient que par le désir ardent de l'éminent historien Ladji Bourama d'aller visiter les tombes de quelques tirailleurs Coulibaly et Diarra tombés là lors de la bataille de...Canakkale. Une bataille  d'autant plus inconnue que nul n'a songé à l'inscrire dans le programme scolaire malien! Tant qu'à visiter les tombes, pourquoi le pèlerin national n'irait-il pas présenter, à très peu de frais, ses hommages aux rois Da Monzon Diarra, Biton Coulibaly et Cheickou Amadou qui reposent en terre malienne dans la plus grande nostalgie ?

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<strong>Intérieur ignoré</strong>

Il semble que Ladji Bourama n'ait aucune envie de perdre son temps dans les coins et recoins du Mali. S'il a multiplié les déplacements à l'étranger, il ne s'est déplacé, en revanche, que cinq fois à l'intérieur du Mali: à Kayes pour inaugurer le barrage de Félou; à Gossi après le crash de l'avion d'Air Algérie; à Gao après que la MINUSMA a tué de jeunes manifestants; à Mopti pour inaugurer le nouvel hôpital régional; à Ségou enfin pour accompagner l'ancien président burkinabè Blaise Compaoré. Notez bien que sur ces cinq voyages à l'intérieur, trois n'étaient pas volontaires: ceux de Gao, de Ségou et de Gossi lui ont été imposés par des événements imprévus. Pour conduire Ladji Bourama une nouvelle fois à l'intérieur du pays, il va falloir solliciter les prières du Chérif de Nioro ! Encore que depuis sa victoire aux élections, Ladji Bourama se fasse de plus en plus rare à Nioro ! Il préfère, et de loin!, porter ses valiser aux Antilles pour célébrer l'abolition de la traite négrière comme si les histoires de Kounta Kinté pouvaient nourrir, en 2015, le brave peuple du Mali!

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<strong>Tiékorobani</strong>

<strong>REPERTOIRE DES VOYAGES DE LADJI BOURAMA </strong>

<strong>DU 23 AOUT 2013 AU 22 AVRIL 2015</strong>

<strong>1°)- 23 août 2013:    voyage au Tchad.</strong> Motif: reconnaissance au peuple tchadien.

<strong>2°)- 29 septembre 2013: voyage en France</strong>. Motif: visite officielle.

<strong>3°)- 27 septembre 2013: voyage aux Etats-Unis</strong>.Motif: réunion des Nations-Unies.

<strong>4°)- 11 octobre 2013:  voyage en Guinée Equatoriale</strong>. Motif: 45ème Commémoration de

l'Indépendance du pays.

<strong>5°)-28 octobre 2013: voyage au Rwanda</strong>. Motif: Sommet des TIC.

<strong>6°)- 19 novembre 2013: voyage au Koweit</strong>. Motif: Sommet Arabo-Africain.

<strong>7°)-3 décembre 2013: voyage en France</strong>. Motif: rencontre sur la  sécurité au Sahel.

<strong>8°)- 8 décembre 2013: voyage en Belgique</strong>.Motif: Rencontrer les Etats ACP.

<strong>9°)- 9 décembre 2013: voyage en Afrique du Sud.</strong> Motif: Funérailles de Nelson Mandela.

<strong>10°)- 11 décembre 2013:  voyage en Allemagne</strong>. Motif: Visite Officielle.

<strong>11°)- 10 janvier 2014: voyage en Mauritanie.</strong> Motif: crise du Nord du Mali.

<strong>12°)- 11 janvier 2014: voyage en Algérie.</strong> Motif: crise du Nord du Mali.

<strong>13°)- 22 janvier 2014: voyage au Qatar.</strong> Motif: Visite d'amitié et de Travail.

<strong>14°)- 28 janvier 2014 : voyage en Ethiopie</strong>. Motif: Sommet de l'Union Africaine.

<strong>15°)- 3 février 2014: voyage en Guinée Equatoriale. </strong>Motif: Symposium sur l'Emergence de la Guinée Equatoriale.

<strong>16°)- 6 février 2014: voyage en Tunisie.</strong> Motif: adoption de la Nouvelle Constitution.

<strong>17°)- 8 février 2014: voyage en France.</strong> Motif: inconnu.

<strong>18°)- 26 février 2014: voyage au Nigeria.</strong> Motif: célébration du Centenaire du Nigeria.

<strong>19°)-27 février 2014: voyage en Côte d'Ivoire.</strong> Motif: Réunion de la CEDEAO.

<strong>20°)- 10 mars 2014: voyage en Guinée.</strong> Motif: Réchauffer la coopération.

<strong>21°)- 18 mars 2014 : voyage au Congo</strong>. Motif: visite d'Etat.

<strong>22°)- 27 mars 2014: voyage en Côte d'Ivoire.</strong> Motif: 44ème Sommet de la CEDEAO.

<strong>23°)- 30 mars 2014: voyage au Belgique.</strong> Motif: Sommet UE-Afrique.

<strong>24°)-5 avril 2014: voyage au Rwanda.</strong> Motif: 20ème anniversaire du génocide.

<strong>25°)- 13 avril 2014: voyage au Sénégal</strong>. Motif: visite d'Etat.

<strong>26°)-22 avril 2014: voyage au Maroc.</strong> Motif: Salon International de l'Agriculture.

<strong>27°)-29 mai 2014: voyage au Ghana.</strong> Motif: participer au Sommet de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest.

<strong>28°)- 7 juin 2014: voyage en Egypte.</strong> Motif: Investiture du président Al-Sissi.

<strong>29°)- 8 juin 2014: voyage au Qatar.</strong> Motif: Sommet Amérique-Monde musulman.

<strong>30°)- 15 juin 2014: voyage au Sénégal</strong>.

Motif: Sommet du NEPAD.

<strong>31°)- 23 juin 2014: voyage en Guinée-Bissau.</strong> Motif: Investiture du Président José Mario Vaz.

<strong>32°)- 25 juin 2014: voyage en Guinée Equatoriale.</strong> Motif: Sommet de l'Union Africaine.

<strong>33°)- 8 juillet 2014: voyage au Ghana.</strong>

Motif: 45ème Sommet de la CEDEAO.

<strong>34°)-2 août 2014: voyage en Mauritanie</strong>.

Motif: Investiture du Président Ould Aziz

<strong>35°)- 3 août 2014: voyage aux Etats-Unis d'Amérique.</strong> Motif : Sommet USA-Afrique.

<strong>36°)- 13 août 2014: voyage en France.</strong> Motif: Commemoration de la 2ème Guerre Mondiale.

<strong>37°)-9 septembre 2014: voyage en Chine.</strong> Motif: World Economic Forum.

<strong>38°)- 22 septembre 2014: voyage aux Etats-Unis d'amérique.</strong> Motif: Assemblée Générale des Nations Unies.

<strong>39°)-12 octobre 2014: voyage en Afrique du Sud.</strong> Motif: rencontre au Parlement Panafricain.

<strong>40°)-20 octobre 2014: voyage au Burkina Faso. </strong>Motif: 20ème Anniversaire de l'UEMOA.

<strong>41°)- 26 octobre 2014: voyage au Belgique</strong>. Motif: Commémoration de la Grande Guerre.

<strong>42°)- 31 octobre 2014: voyage en Guinée Conakry.</strong> Motif: Visite de Travail et de Solidarité.

<strong>43°)- 1er novembre 2014: voyage au Sierra Leone.</strong> Motif: Visite de Solidarité.

<strong>44°)- 1er novembre 2014: voyage au Liberia.</strong> Motif: Visite de Solidarité.

<strong>45°)- 6 novembre 2014: voyage au Ghana.</strong> Motif: Sommet de la CEDEAO.

<strong>46°)- 21 novembre 2014: voyage au Burkina Faso.</strong> Motif: Investiture du président Kafando.

<strong>47°)- 22 novembre 2014: voyage au Niger.</strong> Motif: visite d'amitié.

<strong>48°)- 28 novembre 2014: voyage au Sénégal.</strong> Motif: Sommet de la Francophonie

<strong>49°)- 15 décembre 2014: voyage au Nigeria.</strong> Motif: Sommet CEDEAO/ECOWAS.

<strong>50°)- 16 décembre 2014: voyage au Sénégal.</strong> Motif: Forum Paix et Sécurité.

<strong>51°)- 17 décembre 2014: voyage en Mauritanie</strong>. Motif: Sommet de la Coopération Sécuritaire.

<strong>52°)- 11 janvier 2015: voyage en France.</strong> Motif: Marche Contre le Terrorisme.

<strong>53°)-22 janvier 2015: voyage en Suisse.</strong> Motif: Forum Economique Mondial.

<strong>54°)-26 janvier 2015: voyage en Allemagne.</strong> Motif: Conférence GAVI.

<strong>55°)-2 février 2015: voyage en Turquie.</strong> Motif: visite d'Etat.

<strong>56°)-10 mars 2015: voyage en Guinée Conakry.</strong> Motif: 16ème Conférence de l'OMVS.

<strong>57°)-14 mars 2015: voyage en Egypte</strong>.Motif: Conférence Internationale.

<strong>58°)-20 mars 2015: voyage en Namibie.</strong> Motif: Investiture de Hage Geingob.

<strong>59°)- 22 mars 2015: voyage en Algerie</strong>. Motif: Visite d'Etat.

<strong>60°)- 17 avril 2015: voyage en Ethiopie</strong>. Motif: Sommet de Tana.

<strong>61°)- 22 avril 2015: voyage en Turquie.</strong> Motif: Commémoration de la bataille de Canakkale.

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</item>

<item>
<title>Connexion internet au Mali   Pourquoi Orange&#45;Mali pratique des débits faibles et des prix exorbitants</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/connexion-internet-au-mali-pourquoi-orange-mali-pratique-des-debits-faibles-et-des-prix-exorbitants-958672.html</link>
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<description><![CDATA[ Face au développement des nouvelles technologies de l&#039;information et de la communication, les besoins en connexion internet s&#039;accroissent partout dans le monde. Au Mali, petites et moyennes entreprises se plaignent du ralentissement de leurs activités dû au faible débit offert par les fournisseurs d&#039;accès à internet; or, elles ont besoin d&#039;une connexion permanente, illimitée et à haut-débit afin de garantir leur compétitivité sur un marché de plus en plus mondialisé. Pourquoi l&#039;offre ne suit-elle pas ? Enquête... ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 May 2015 00:05:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_78891" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-78891" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/siege-orange-mali.jpg" alt="Le siège Orange-Mali" width="315" height="236" /> Le siège Orange-Mali[/caption]

Au Mali, un seul opérateur (la société <em>"Orange-Mali"</em>) détient 96% du marché de l'internet fixe. Sa unique concurrente,  Sotelma-Malitel, handicapée par les pesanteurs bureaucratiques du départ, n'a pu acquérir les moyens techniques de fournir des services qualitativement  acceptables…

&nbsp;

<strong>Débit médiocre et prix exorbitants</strong>

Profitant de sa position de quasi-monopole, Orange-Mali ne fait rien pour améliorer la connexion internet. Le débit maximal proposé aux usagers est de 384 kilobits pour un prix de 36.000 FCFA par mois. Ce débit n'a pas été augmenté depuis 2009! Le prix n'a pas non plus été réduit depuis 2010 !  A ce débit et à ce prix, le Mali est l'un des pays africains où la connexion est la plus faible et le plus chèrement facturée. Notre pays ne dévance, en fait, que la Guinée-Conakry, qui plafonne à 256 kilobits, et le Niger qui plafonne à 384 kilobits vendus à 83000 FCFA par mois. En revanche, au moment où le Mali vend  384 kilobits à 36. 000 FCFA par mois, le Sénégal offre jusqu'à 1 mégabit (le triple du débit malien) à seulement 29. 900 FCFA par mois.En Côte d'Ivoire, les utilisateurs bénéficient d'un débit de 512 kilobits au prix de  31. 000 FCFA par mois. En Mauritanie, les 384 kilobits sont facturés à l'équivalent de 6.950 FCFA, soit 5 fois moins cher qu'au Mali. En Algérie, pour l'équivalent de 9.980 FCFA par mois, vous avez 512 kilobits. Au Ghana,  les 512 kilobits sont vendus à l'équivalent de 37.187 FCFA par mois.

<strong>Orange-Mali offre, certes, des connexions allant de 1 à 2 mégabits, mais  le prix est hors de portée de la majorité des usagers: il atteint 300 000 FCFA par mois</strong>. Ces connexions s'adressent essentiellement aux services de l'État, à certaines ONG et grandes entreprises. Malgré ces  prix exorbitants, les débits proposés restent ridicules en comparaison de ceux pratiqués au grand public dans d'autres pays. Or, la rapidité du débit conditionne le progrès économique des entreprises. Un haut débit, c'est moins de temps perdu et la possibilité de faire plusieurs opérations simultanément: envoyer, par exemple, un fichier lourd tout en continuant de travailler sur l'ordinateur (recherches de fichiers, envois d'email, saisie, etc.). Le haut débit  permet aussi d'accéder rapidement au contenu des vidéos et de télécharger vite diverses applications.

&nbsp;

<strong>Imposer la Flybox aux clients</strong>

Selon nos sources, en ne faisant rien pour améliorer la connexision internet proposée au grand public et qui passe généralement par l'appareil <em>"Livebox"</em>,  Orange-Mali veut obliger ses clients à migrer vers la connexion mobile: la <em>"Flybox"</em>. La <em>Flybox</em> offre en effet un débit beaucoup plus haut et rapide, mais le prix est beaucoup plus cher que la connexion <em>Livebox</em>. Du coup, quiconque acquiert la <em>Flybox</em> enrichit davantage Orange-Mali.

&nbsp;

<strong>Pourquoi le débit est faible</strong>

Renaud Gaudin, un expert en connexion internet que nous avons interrogé, explique  qu'Orange-Mali utilise, en matière d'internet, la technologie <em>WiMAX (BLR),</em> avec des équipements de marque <em>Alvarion</em> qui limitent la qualité et la vitesse du débit fournis aux clients à 70 mégabits. Bien que cette technologie soit aujourd'hui dépassée, elle offre à Orange-Mali une marge d'augmentation du débit:  l'actuel débit peut être multiplié par 186 ! Pourquoi Orange-Mali n'opère-t-elle pas cette augmentation ? Pressée de questions par l'association <em> "Mali 100 Méga"</em>, qui se bat pour l'augmentation de la qualité de l'internet au Mali, Orange-Mali a tenu, mercredi 6 mai 2015 à son siège, une rencontre avec les responsables de l'association. Au cours de la rencontre, Orange-Mali a déclaré que son débit est faible à cause du fait qu'elle utilise le réseau de connexion 3G. Ce réseau est, selon Orange-Mali, saturé; pour augmenter le débit, il faut, aux dires d'Orange-Mali, passer au réseau 4G dont l'accès n'aurait pas, jusqu'à présent, été autorisé par l'Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications (AMRTP). Pourquoi ce refus de l'AMRTP?  Orange-Mali prétend ne pas y trouver d'explication et affirme avoir vainement adressé une demande d'accès à l'AMRTP. Mais des sources indépendantes estiment que l'accès au réseau 4G ne peut être autorisé qu'après une coûteuse étude et le paiement par Orange-Mali d'une somme très élevée qui pourrait frôler les 100 milliards de FCFA. On soupçonne Orange de fuir des investissements de cette taille...

&nbsp;

<strong>Pourquoi les prix sont inabordables</strong>

Les prix pratiqués par Orange-Mali sont trop élevés pour la bonne raison que cette entreprise achète une bande passante (canal qui transporte le flux internet) auprès d'Orange-Sénégal et Orange-Côte d'Ivoire. Les prix auraient été beaucoup plus faibles si Orange-Mali acquérait pour de bon sa propre bande passante, ce qu'elle n'a pas fait jusqu'à présent malgré ses bénéfices colossaux (250 milliards de FCFA en 2014). En effet, la bande passante constitue la majeure partie du coût de la connexion par l'utilisateur final. un regroupement d'utilisateurs En tout cas, les arguments d'Orange-Mali ne convainquent nullement l'association <em>"Mali 100 Mega"</em> qui ne comprend pas qu'un seul  opérateur capte la quasi-totalité du marché et cesse toute évolution pendant plus de 5 ans. <em>"Nous avons interpellé, le 21 avril 2015, l'AMRTP, le Ministre de l'Économie Numérique ainsi que la Commission parlementaire chargée des Technologies. Nous attendons  que ces autorités examinent le cas d'Orange-Mali"</em>, nous confie un membre de l'association. Notre interlocuteur est d'autant plus révolté qu'au Sénégal, en Côte d'Ivoire et ailleurs dans la sous-région, les débits et les prix sont pratiqués par la société Orange à la satisfaction des clients, alors qu'au Mali, la filiale locale d'Orange en fait à sa tête. Serait-ce par mépris pour les Maliens?

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<strong>Abdoulaye Guindo  </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entretien avec l&amp;apos;ex&#45;ministre Jacqueline Togola &amp;quot;J&amp;apos;ai suivi IBK car je suis allergique à l&amp;apos;injustice&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/entretien-avec-lex-ministre-jacqueline-togola-jai-suivi-ibk-car-je-suis-allergique-a-linjustice-935252.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans l&#039;entretien qu&#039;elle nous a accordé, la candidate du RPM aux législatives partielles de la commune  V de Bamako décrit son parcours et ses ambitions. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Apr 2015 02:54:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_169915" align="alignleft" width="315"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Mme-Togola-Jacqueline.jpg"><img class="size-full wp-image-169915" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Mme-Togola-Jacqueline.jpg" alt="Mme Togola Jacqueline" width="315" height="285" /></a> Mme Togola Jacqueline Nana,[/caption]

<strong><em>Quel est votre parcours professionnel et politique ?</em></strong>

Je suis professeur de lettres. J'ai enseigné dans beaucoup de lycées, dont le lycée <em>"Bouagui Fadiga"</em>, le lycée <em>"Notre Dame"</em> où j'étais directrice des études, le lycée de Sikasso, celui de Badalabougou et le lycée <em>"Askia Mohamed".</em> Je suis entrée en politique en 2001, quand Ibrahim Boubacar Kéïta a quitté l'ADEMA pour créer son propre parti. Je ne le connaissais pas, mais j'ai décidé de le suivre car il avait subi grosse injustice : je suis allergique à l'injustice. Je me suis engagée au RPM où j'ai fait la campagne présidentielle de 2002 avec IBK. Je militais au Bureau National des Femmes du RPM, de même que dans un comité de base, dans une sous-section et dans une section. Je suis actuellement première vice-présidente du parti.

&nbsp;

<strong><em>Pourquoi n'avez-vous pas été reconduite au ministère de l'Education ni au gouvernement malgré vos efforts pour lutter contre la corruption en milieu scolaire ?</em></strong>

C'est le président Ibrahim Boubacar Keïta qui m'avait mis en mission. S'il décide de mettre fin à cette mission, je ne peux qu'obtempérer. Je l'ai remercié pour la confiance confiée en moi. C'est lui qui m'avait envoyée au Conseil Supérieur de la Communication comme conseillère; au décès de président du Conseil, Moussa Keïta, j'ai été élue présidente de cet organe. Je suis restée à ce poste jusqu'à mon nomination au gouvernement. J'ai été appelée au gouvernement par le président IBK, sans même qu'il demande mon avis. J'étais au service de mon parti au gouvernement avec comme objectif de changer les choses au niveau de l'éducation. Lors de la campagne présidentielle, nous avions promis au peuple malien de gouverner autrement; c'est cette promesse que j'ai essayé de mettre en œuvre dans mon ex-département dont je maîtrisais parfaitement lesq arcanes. J'ai servi plus de 35 ans dans l'enseignement; en devenant ministre de l'Education, je savais les tares qu'il fallait combattre pour faire émerger l'école. J'ai cherché à améliorer le système éducatif malien à ma façon. J'étais obligée de prendre certaines mesures qui n'ont pas plu à tout le monde, mais qui ont dû plaire à d'autres. J'en étais là quand je suis sortie du gouvernement. Je ne peux pas vous dire pourquoi j'en suis sortie, mais je pense ce sont les chefs qui apprécient. D'ailleurs, je ne suis pas l'unique cadre valable au RPM; il y a certainement dans ce parti des cadres plus valables que moi. Je remercie doànc le président IBK pour sa confiance; je pense, pour ma part, avoir fait tout ce que je pouvais pour mériter cette confiance.

&nbsp;

<strong>Votre départ ne serait-il pas dû au fait que vous auriez touché à des intouchables ?</strong>

Pour moi, il n'y a pas d'intouchable dans ce pays. Il y a des gens qui méritent votre confiance et des gens qui ne la méritent pas compte tenu de leur cursus, de leur comportement, de leur gestion. C'est aussi simple que ça! J'ai fait des constats au département de l'Education et j'ai essayé d'y remédier en toute conscience. La reprise de certains responsables que j'avais remerciés n'engage que ceux qui les ont repris. En tout cas, je suis convaincue que tous ceux que j'ai relevés l'ont été pour des raisons valables, et non au hasard. J'ai reçu une éducation chrétienne qui m'interdit de m'attaquer aux gens sans raison. Je ne reproche rien, j'ai la conscience tranquille et l'histoire me donnera raison.

&nbsp;

<strong><em>Quelle est votre opinion par rapport au refus des groupes armés de signer l'Accord d'Alger ?</em></strong>

Pour moi, la signature de ce document est un moindre mal. Une négociation reste une négociation et chaque partie doit accepter des compromis. Du côté gouvernemental, on a accepté beaucoup de choses et c'est à la CMA (Coordination des Mouvements de l'Azawad) de faire des concessions et de signer l'Accord. Ce document n'est pas parfait, bien entendu, mais c'est une bonne base pour aller vers la paix.

&nbsp;

<strong><em>Pourquoi êtes-vous candidate aux législatives partielles en commune 5 ?</em></strong>

Un citoyen a toujours quelque chose à faire pour son pays, où qu'il soit. Que je sois au gouvernement ou à l'Assemblée Nationale, je dois servir ce pays qui m'a tout donné. C'est pourquoi je me suis engagée dans les législatives quand j'ai été sollicitée.

&nbsp;

<strong><em>Quels sont vos projets pour la commune 5 ?</em></strong>

Quand la population de la commune 5 m'aura fait confiance, je serai à son écoute. Je suis membre de la CAFO (ONG féminine: NDRL) et, à Kalaban-Coura, j'ai donné le meilleur de moi-même pour le quartier. J'ai mobilisé les femmes et ensemble, nous avons fait beaucoup de choses. Quand je m'installais à Kalaban Coura, le terrain de sports de l'école servait de dépotoir et les riverains avaient du mal à respirer. En tant que présidente de la section CAFO de Kalaban, j'ai, de concert avec d'autres femmes, cherché les moyens d'enlever ces ordures. Je peux assurer aux populations de a commune 5 que je reste encore pleine d'énergie et bien décidée à travailler à leur bonheur. Je n'ai pas peur de mes rivaux car j'ai toujours été une battante. Je vais me battre honnêtement et si je gagne, tant mieux ! Je veux mettre un terme aux rumeurs tendant à faire croire que j'ai retiré ma candidature: c'est une intoxication initiée par mes adversaires. J'ai reçu beaucoup d'appels téléphoniques par rapport à mon soi-disant désistement. Je souhaite, en tant que démocrate, que le meilleur gagne.

&nbsp;

<strong>Propos recueillis par Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique: l’accord d&amp;apos;Alger victime de ses clauses pénales ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/chronique-satirique-laccord-dalger-victime-de-ses-clauses-penales-935112.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Apr 2015 02:30:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/complet_cma_annonce.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-932792" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/complet_cma_annonce.jpg" alt="Accord d'Alger : un responsable de la coordination annonce le paraphe de la CMA." width="320" height="213" /></a>Si les groupes armés refusent obstinément de signer le texte, c'est pour des raisons que vous ne soupçonnez pas...

Savez-vous ce qui pousse vraiment les bandits armés à ne pas signer l'Accord d'Alger ? Vous avez certainement entendu les raisons officielles puisque tant au micro que sur les écrans, les compères, à défaut de l'indépendance (mot incongru en droit international), exigent la pleine autonomie de l'Azawad à travers  sa <em>"reconnaissance officielle comme réalité géographique, juridique et politique"</em>. Mais ce que les rebelles ne crient pas sur les toits et qui sous-tend, au fond, leur refus catégorique de signer le texte, c'est que celui-ci prévoit la création d'une <em>"commission d'enquête internationale sur tous les crimes de guerre et violations graves des droits de l'homme"</em> commis au nord du Mali de 2012 à 2015. Rien que ça ! Nul besoin de posséder un diplôme en latin-grec ni de savoir conjuguer les verbes au subjonctif pour déviner le travail d'une telle commission. Elle va vite se rendre à Aguelhok (où des soldats maliens ont été égorgés par le MNLA), à Gao (où des Maliens ont été amputés des mains par les <em>jihadistes</em> du MUJAO), à Tombouctou (où des couples maliens ont été lapidés à mort par Ançar Dine) et à Kidal (où des préfets et sous-préfets ont été froidement assassinés en 2014 par une coalition rebelle).  Résultat des courses : MNLA, HCUA, MAA et consorts se verront mis à l'index par la commision et traduits devant la Cour Pénale Internationale.  Vu la forte dose de nivaquine que les juges de la CPI ont fait avaler à un ancien demi-dieu comme Charles Taylor, il y a de quoi frémir du turban à leur seul nom. Or, à côté d'Iyad Ag Ghali, de Bilal Ag Chérif et de leurs acolytes, Charles Taylor a plutôt l'air d'un inoffensif planteur de patates. Voilà pourquoi la main des groupes armés tremble furieusement quand on leur demande de signer l'Accord d'Alger. Il est vrai qu'à leur place, tout le monde tremblerait de peur et, surtout, d'amertume : personne n'a envie de gagner une guerre pour finir devant la CPI en lieu et place du vaincu, n'est-ce pas ? Tout près de nous, en Côte d'Ivoire, ce sont les vaincus de la guerre post-électorale (Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et autres) qui ont goûté aux geôles de la CPI. Pas les vainqueurs ! Du coup, messieurs les rebelles, qui font déjà la loi au nord, préfèrent jouer les prolongations armées que de  signer leur propre mise aux arrêts, qu'elle s'appelle Accord d'Alger ou Accord de Sébénicoro. Ils n'en restent pas moins dans l'embarras car il leur est difficile, eux qui se disent démocrates, de demander la renonciation du Mali à l'exercice de la justice.

<strong>Faut-il alors inscrire dans l'Accord une déclaration d'aministie générale des crimes commis au nord ?</strong> La question arrache, on l'imagine, des sueurs de sang aux organisations de défense des droits humains. Une réponse positive suppose, en effet, que Ladji Bourama s'engage à passer par pertes et profits le triste sort de ses concitoyens égorgés, fusillés, amputés, pillés ou violés. C'est là, sans doute, un chapitre absent du programme présidentiel <em>"Mali d'abord, Inch Allah"</em>. Même si, dans une autre vie, Ladji a dû fermer les yeux et les oreilles sur ses convictions antiterroristes pour échanger le prisonnier Wadoussène contre l'otage français Serge Lazarevitch. Mais de là à lui faire répéter sans cesse le même cinéma... Au reste, comment aministier les bandits égorgeurs au moment où la justice malienne détient les généraux Sanogo, Yamoussa Camara, Sidi Touré et compagnie ? A crime égal, un porteur de turban vaudrait-il mieux qu'un porteur de képi ? Et puis, s'il faut amnistier à la fois les égorgeurs de Kidal et les putschistes de Kati, de quel droit continuerait-on de garder en prison les voleurs de pintades et les trafiquants de parcelles ? Pour trouver une solution à ce casse-tête chinois, il va falloir, à mon avis,  vendre aux enchères le Boeing 737 de Ladji Bourama pour louer les services d'une équipe de ...juristes chinois. Ils ne risqueront rien sous nos tropiques puisque des casques bleus chinois participent à la MINUSMA. Les Chinois étant peu regardants aux droits de l'homme, ils trouveront peut-être un compromis juridique : par exemple, requalifier en simples contraventions des faits que les Euro-Américains considèrent comme crimes contre l'humanité. Qu'en dites-vous, hein ?

<strong>En tout état de cause, que les bandits le signent le 15 mai 2015 ou non, l'Accord d'Alger est mort avant de naître</strong>. Il faut avoir le crâne rempli d'eau de javel pour croire qu'un bandit contraint de signer un document respectera sa signature ! Depuis 1962, nos amis de Kidal ont-ils honoré un seul de leurs engagements les plus volontaires ? Par ailleurs, le Mali lui-même ne pourra pas tenir ses engagements car rien ne dit qu'il réussira à convaincre le peuple malien d'approuver, par référendum, les profonds bouleversements juridiques et politiques que nécessitera la mise en oeuvre de l'Accord. Bien entendu, le petit jeu du Mali ne peut sauter aux yeux que si le groupes armés signent, ce qui, à ce jour, relève de la chimère. En revanche, le Mali risque de tomber pieds joints dans le piège des rebelles. Aux dernières nouvelles, ces derniers, malins comme des lièvres, ont résolu de laisser certains d'entre eux signer l'Accord et de tenir les autres à l'écart. Ainsi, quand les récalcitrants se révolteront plus tard, ils seront rejoints en douce par ceux qui ont signé. Le Mali n'y comprendra rien puisque les groupes armés sont des vases communicants et que ni Ladji Bourama, ni aucun de ses ministres ne peut distinguer ni Ould d'un Ag. Un vrai marché de dupes, je vous le dis !

&nbsp;

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : ATT n&amp;apos;a pas trahi la patrie</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/editorial-att-na-pas-trahi-la-patrie-935162.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 28 Apr 2015 02:00:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_892982" align="alignleft" width="303"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/ATT.jpg"><img class="size-full wp-image-892982" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/ATT.jpg" alt="« ATT est un homme de refus… qui ne confondait pas sa personne très modeste à l’honneur du Mali »" width="303" height="311" /></a> L'ancien président malien Amadou Toumani Touré[/caption]

Il était de bon ton, au moment de la chute du président Amadou Toumani Touré, de dire qu'il avait trahi la patrie en envoyant au combat une armée privée à dessein de tout moyen. On racontait aussi à tout venant que l'homme avait pactisé avec les bandits armés au point de les recevoir en amis sur le territoire national et de les gaver de privilèges.

Surfant sur ces rumeurs, la junte militaire qui a renversé ATT puis l'actuel président, IBK, ont voué aux gémonies le père de la démocratie malienne. Le gouvernment d'IBK est allé jusqu'à initier contre ATT une procédure de haute trahison devant la Haute Cour de Justice!

Deux courtes années ont suffi à réhabiliter le général ATT. La défaite de l'armée malienne à Kidal, le 21 mai 2014, a prouvé que le sort de nos soldats n'a jamais dépendu d'une insuffisance d'équipements. Elle a également montré l'étendue des soutiens dont bénéficient les groupes armés à l'étranger et l'impossibilité, pour le Mali, de les réduire sans  le soutien actif de la communauté internationale. Ce soutien international, ATT ne l'a-t-il pas cherché en vain ? N'a-t-il pas toujours dit que la crise du nord et, de manière  générale, l'insécurité au Sahel ne pouvaient être réglées que par une action économique, politique et militaire conjointe des Etats du Sahel ? Faute d'obtenir ce soutien, ATT a suivi la politique de ses moyens. Celle-ci s'est, entre autres, matérialisée par l'Accord signé à Alger en 2006 avec les rebelles touaregs. Cet Accord, décrié à l'époque par le RPM d'IBK, n'en est pas moins repris, aujourd'hui par le régime d'IBK en plus grand et plus mauvais format...

Les chiffres, graphiques et tableaux que nous publions dans ce numéro témoignent de la volonté permanente d'ATT de doter l'armée et les forces de sécurité de moyens de travail adéquats.Si, malgré les 663 milliards de FCFA investis, l'armée n'a pu se rendre maîtresse du terrain, faut-il accuser le chef de l'Etat de cet échec ?

En vérité, pour restaurer la paix et la sécurité au nord, on devrait, sans complaisance, poser les vrais diagnostics et administrer les traitements idoines. Et non pas avancer dans le mur, les yeux fermés et le nez dans les guidons.

<strong> </strong>

<strong>Tiékorobani</strong>

<strong><span style="text-decoration: underline">En dix ans (2002-2012)   : </span></strong><strong>L'armée a englouti 663 milliards</strong>

<strong><span style="text-decoration: underline">Tableau global.</span></strong><strong> Le tableau qui suit mentionne les lois de finances votées de 2001 à 2012. Ces lois ont alloué, au fil des ans, des sommes colossales aux forces armées (dépenses de fonctionnement et achats d'équipements) et à la sécurité intérieure. Le total de ces sommes atteint 663 006 683 000 FCFA !</strong>

<strong> <a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/budget-armee.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-935192" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/budget-armee.jpg" alt="budget-armee" width="620" height="430" /></a></strong>

<strong><span style="text-decoration: underline">Graphique n° 1</span></strong><strong>: Evolution du Budget du Ministère de la Défense de 2001 à 2012</strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/graphique1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-935202" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/graphique1.jpg" alt="graphique1" width="620" height="284" /></a>

<strong> </strong>

Le graphique n°1 ci-dessus représente l'évolution du Budget du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC) de 2001 à 2012. Ce budget est passé de 35 449 061 000 FCFA en 2002 à 75 629 778 000 FCFA en 2012, soit une augmentation de plus de 200%. L'augmentation régulière du budget du département de la Défense n'a pas souffert, contrairement à plusieurs autres départements, des conséquences de la crise économique de 2008. Cela prouve que contrairement aux rumeurs, les gouvernements qui se sont succédé de 2001 à 2012 considéraient comme prioritaires les dépenses militaires.

Il faut rappeler que n'apparaîssent pas dans le graphique les 5 milliards de FCFA (issus du fonds de cession du capital de la SOTELMA) remis au MDAC pour réaliser des infrastructures dans les différentes zones militaires du Mali.

Le graphique ne prend pas non plus en compte les dépenses faites dans le cadre de l'opération <em>"Djiguitougou" </em>de 2006 à 2012. Ces dépenses s'élèvent à plus de 10 milliards de FCFA.

Enfin, le graphique n'inclut pas le coût de l'acquisition des deux avions de guerre "Sokhois" et "MI24" évalué à près de 75 milliards de FCFA.

L'Etat malien aura, au total, dépensé, de 2001 à 2012, plus de 166 514 429 000 FCFA pour le seul Ministère de la Défense et des Anciens Combattants !

&nbsp;

<strong><span style="text-decoration: underline">Graphique n° 2: </span></strong><strong>Evolution du chapitre <em>"achats et fonctionnement"</em> du budget du ministère de la Défense de 2001 à 2012</strong>

<strong> </strong>

<strong> <a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/graphique2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-935212" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/graphique2.jpg" alt="graphique2" width="609" height="295" /></a></strong>

<strong> </strong>

Le graphique N°2 ci-contre décrit l'évolution du chapitre "achats et fonctionnement" du budget du ministère de la Défense de 2001 à 2012. On y voit une progression régulière des sommes allouées à ce chapitre durant cette période. Celles-ci passent de 13 687 167 000 FCFA en 2001 à 28 876 900 000 FCFA en 2012, soit une augmentation de près de 60%. On remarque également deux pics majeurs dans le graphique en 2005 et 2007. Les dépenses passent de 13 849 095 000 en 2004 à 16 223 115 000 FCFA, soit une augmentation de plus de 3 milliards. De même, les dépenses sont passées de 16 617 385 000 en 2006 à 19 647 956 000 FCFA en 2007.

L'augmentation régulière, parallèlement au budget du MDAC, des fonds alloués au fonctionnement et aux achats, montre la volonté du Président de la République de l'époque, ATT, et de ses gouvernements d'améliorer le fonctionnement et la capacité opérationnelle des Forces Armées. L'augmentation substantielle de plus de 3 milliards en 2005 est la marque de cette volonté politique. Le pic de 2007 (19 647 956 000 FCFA) est la matérialisation de la prise en compte de la reprise de la rébellion de 2006 par le pouvoir en place.

Par ailleurs, le graphique ne prend pas en compte le coût des dons (de matériels roulants) faits par le Canada, la France, le Japon et les USA. En plus, certains contrats, comme <em>"le carburant algérien"</em> par exemple, ne sont pas comptabilisés dans le graphique alors qu'ils ont permis de réduire certaines dépenses de fonctionnement, notamment celles liées à la logistique pendant la l'opération <em>"Djiguitougou"</em>.

&nbsp;

<strong><span style="text-decoration: underline">Graphique n° 3:</span></strong><strong> Evolution du budget du Ministère de la Sécurité Intérieure et de la protection Civile (MSIPC) de 2003 à 2011</strong>

<strong> </strong>

<strong> <a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/graphique3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-935222" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/graphique3.jpg" alt="graphique3" width="620" height="271" /></a></strong>

<strong> </strong>Le graphique N°3 ci-contre représente l'évolution du budget du Ministère de la Sécurité Intérieure et de la protection Civile (MSIPC) de 2003 à 2011. On constate que le budget du MSIPC est passé de 11 457 109 000 FCFA en 2003 à 27 206 318 000 FCFA en 2011, soit une augmentation de plus de 42%. L'augmentation est très prononcée en 2004, 2007 et 2010. Le budget passe de 11 457 109 000 FCFA de 2003 à 17 174 971 000 FCFA en 2004, soit une augmentation de près de 6 milliards de FCFA ; il passe de 20 436 556 000 FCFA en 2006 à 23 694 108 000 FCFA, soit une différence de près de 3 milliards de FCFA. On peut noter une augmentation de près de 4 milliards entre 2009 et 2010 où le budget passe de 24 619 938 000 FCFA à 28 027 466 000 FCFA.

L'augmentation régulière du budget du MSIPC témoigne de la priorité que le président ATT et ses gouvernements successifs ont accordée à la sécurité Intérieure. La construction des infrastructures et la réalisation des moyens roulants et des équipements au profit des forces de sécurité et de protection civile ont motivé l'augmentation substantielle, de près de 6 milliards, du budget de 2003 à 2004.

Pour faire face à l'insécurité consécutive à la rébellion de 2006, le gouvernement malien a jugé nécessaire d'accroître les capacités opérationnelles des forces de sécurité en augmentant le budget de près de 3 milliards de FCFA.

Enfin, compte tenu des nouvelles menaces et de l'accroissement des effectifs des forces de sécurité, le gouvernement, sur des instructions du Président ATT,  a revu à la hausse le budget du MSIPC de près de 4 milliards de FCFA.

<strong> </strong>

<strong><span style="text-decoration: underline">Graphique n° 4:</span></strong><strong> Evolution des budgets du Ministère de la Défense et de celui de la Sécurité parallèlement au budget National</strong>

<strong> <a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/graphique4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-935232" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/graphique4.jpg" alt="graphique4" width="620" height="397" /></a></strong>

Le graphique n°4 ci-contre illustre l'évolution des budgets du Ministère de la Défense et de celui de la Sécurité Intérieure parallèlement au budget National. On remarque que les budgets du MDAC et MSIPC sont en augmentation régulière. Cependant, le budget national croît jusqu'en 2007, décroît en 2008 avant de repartir à la hausse en 2009. Toutefois, le budget national est passé de 787 198 778 000 FCFA en 2003 à 1 265 654 766 000 en 2011.

L'Etat malien avait une croissance économique régulière qui lui permettait de maintenir le Budget National dans une augmentation régulière. Cette croissance du Mali se reflétait au niveau des budgets du MDAC et du MSIPC qui augmentaient de façon proportionnelle par rapport au Budget National. Par souci de donner une  bonne capacité opérationnelle aux Forces Armées et de sécurité, les budgets des deux ministères n'ont pas senti les effets de la crise économique de 2008 qui a vu le budget national passer de 1073 milliards à 930 milliards de FCFA. Il faut rappeler que le budget National est financé à près de 40% par des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) du Mali.

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</item>

<item>
<title>Boulkassoum Haidara, chef de la mouvance présidentielle : &amp;quot;A mon avis, les rebelles ne signeront pas l&amp;apos;accord tant qu&amp;apos;ils n&amp;apos;y auront pas vu le mot fédéralisme!&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/boulkassoum-haidara-chef-de-la-mouvance-presidentielle-a-mon-avis-les-rebelles-ne-signeront-pas-laccord-tant-quils-ny-auront-pas-vu-le-mot-federalisme-935272.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Premier Ministre Modibo Kéïta a organisé, le 23 avril 2015, à la Primature, une rencontre avec les partis politiques et la société civile pour les informer de la cérémonie de signature de l&#039;Accord d&#039;Alger prévue le 15 mai 2015 à Bamako.  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Apr 2015 01:59:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_533822" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/boulkassoum-h.jpg"><img class="size-full wp-image-533822" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/boulkassoum-h.jpg" alt="-&quot; Aucun cadre du RPM n'est impliqué dans la surfacturation de l'avion présidentiel et des contrats militaires &quot;" width="310" height="296" /></a> Boulkassoum Haidara, vice président du RPM[/caption]

<strong>Les explications du Premier Ministre</strong>

Modibo Kéita a tenu à se disculper d'avoir annoncé la signature de la cérémonie de signature du 15 avril 2015, laquelle a avorté du fait d'un revirement de dernière minute de la CMA (Coordination des Mouvements de l'Azawad). Confirmant des révélations de votre journal, Modibo Kéita a rappelé que la médiation algérienne avait retenu la date du 15 avril après avoir reçu une lettre du gouvernement par laquelle la CMA manifestait sa volonté de signer, à cette date, l'Accord. Après l'échec du rendez-vous du 15 avril, le gouvernement malien, explique le Premier Ministre, a reçu une nouvelle lettre de la médiation qui fixe au 15 mai la signature de l'Accord de paix.  Confirmant une autre révélation de votre journal, le Premier Ministre, suite à une question, a déclaré que le Maroc avait émis un communiqué qui avait écorché la sensibilité du Mali et qu'après discussions, le contentieux maliano-malien naissant avait été réglé. Modibo Kéita, répondant aux critiques de l'opposition au sujet de l'Accord, s'est montré catégorique: <em>"Il était important pour moi de vous appeler pour vous donner des informations sur la date de la signature</em>. <em>Vos suggestions quant à la bonne organisation de cette cérémonie sont les bienvenues. Pour ce qui est de critiquer l'Accord, cela n'a plus d'intérêt et le gouvernement ne reviendra plus sur ce document!".</em>

<em> </em>

<strong>Les rappels du ministre Abdoulaye Diop</strong>

<em> </em>Diop, ministre des Affaires Etrangères, a indiqué que l'Accord a été paraphé, le 1er mars 2015 à Alger, par le gouvernement et par les groupes d'autodéfense. La CMA a demandé un temps réflexion.  Après le retour de la délégation malienne à Bamako, des activités de sensibilisation ont été entreprises envers les Maliens. Les ministres de la Réconciliation et de la Reconstruction du nord sont allés dans les camps de refugiés du Niger, de Mauritanie et du Burkina à cette fin. Revenant sur le non-paraphe du document par la CMA, le ministre précise que ledit texte ne sera pas changé d'une virgule: la médiation a affirmé que les négociations étaient terminées et que le document était verrouillé; quant au Mali, il a fait un  communiqué pour dire que le texte ne changerait plus; Pierre Buyoya, représentant de l'Union Africaine au Sahel, a également déclaré que le document était bon et que s'il n'était pas signé dans un certain délai, le dossier serait transféré aux instances internationales appropriées. <em>"L'équipe de médiation a déployé tous les efforts pour amener la CMA à parapher l'Accord; la médiation a même déclaré que le processus de paix ne saurait être pris en otage</em>.<em> La date du 15 mai</em> <em>vient d'être fixée pour la signature à Bamako: si la CMA ne s'y joint pas, il va falloir passer outre à cette opposition"</em>, estime le ministre qui assure que l'Accord va dans le sens des intérêts maliens.

&nbsp;

<strong>Le pavé de Boulkassoum</strong>

Boulkassoum Haidara, président de la mouvance présidentielle, a, pour sa part, affirmé que l'accord était une bonne base pour aller à la paix. Il se dit cependant, à l'étonnement général, certain que <em>"la CMA ne signera pas le document tant qu'elle n'y aura pas vu le mot fédéralisme"</em>. Pour un oiseau de mauvais augure et un rabat-joie, Boulkassoum Haidara en est bien un!

&nbsp;

<strong>Les critiques de l'opposition</strong>

Le représentant de l'opposition, Amadou Abdoulaye Diallo, il a suggéré au gouvernement de <em>"reprendre le contrôle du processus de sortie de crise en s'engageant sur le chemin d'un véritable dialogue inter-Maliens"</em>.Il a estimé que le report répétitif de la signature du document prouvait sa médiocre qualité. Selon Amadou Diallo, l'Accord, en son état actuel, ne résout en rien les questions de sécurité et de stabilité du Mali. <em>"Il porte les germes de la désintégration de la nation"</em>, peste l'opposant, sous le regard noir du chef du chef du gouvernement.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Élections législatives partielles en commune V :  le RPM ordonne au candidat du Cnid de se désister</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/elections-legislatives-partielles-en-commune-v-le-rpm-ordonne-au-candidat-du-cnid-de-se-desister-922342.html</link>
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<description><![CDATA[ Suite au décès de l&#039;honorable Oumou Simbo Kéïta, députée RPM de la commune 5 de Bamako, des élections législatives partielles seront organisées le 31 mai 2015. Ces échéances mettent en ébullition la section CNID de la commune 5 de Bamako.  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Apr 2015 02:49:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/Boulan.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-922352" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/Boulan.jpg" alt="Boulan" width="300" height="225" /></a>En effet, Boulan Barro, jeune diplômé sans emploi, affirme avoir été investi candidat du parti au poste vacant. Il exhibe, pour prouver ses dires, une attestation en date du 14 avril 2015 par laquelle le 8ème vice-président du CNID, Ibrahim Vieux Ndiaye, déclare que <em>"Boulan Barro est le candidat du CNID-FYT"</em> aux législatives partielles. Yacouba Samaké ne l'entend pas, lui, de cette oreille. Opérateur économique de son état, il se déclare lui aussi investi comme candidat du parti aux législatives partielles. Chacun des deux prétendants a déposé ses documents de candidature et sa caution financière au niveau du gouvernorat; ils attendent d'être départagés par la Cour Constitutionnelle, juge de la validité des candidatures et arbitre des élections législatives.

<strong>Selon nos sources, Boulan Barro a toutes chances de l'emporter sur son rival, Samaké. </strong>En effet, il ressort de nos investigations qu'une commission de conciliation du parti a convoqué les deux prétendants et leur a intimé de se soumettre à un vote tenu au siège même du CNID, le samedi 11 avril 2015. Le vote a duré de 9 heures à 16 heures sous la supervision du président de la commission, Ibrahim Vieux N'Diaye. Sur la quarantaine de votants, 30 ont choisi Boulan Barro. Outre cette victoire des urnes internes du parti, Boulan se prévaut du soutien des jeunes du parti qui, dans une correspondance adressée, le 6 avril 2015, au président de la section 5, marquent leur préférence pour Barro. Les jeunes voient en ce dernier un démocrate qui, sans broncher, avait accepté la décision de la section 5 de lui préférer, en 2013, Karim Togola lors de l'investiture du candidat du parti aux législatives. Karim, battu en 2013 malgré son alliance à l'ADEMA, voulait se représenter aux partielles de cette année mais a dû battre en retraite face à l'hostilité de la jeunesse.

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<strong>Colère au RPM</strong>

Moussa Tembiné, député RPM de la commune 5 de Bamako, a rencontré Boulan Barro le 14 avril 2015 afin de le convaincre de retirer sa candidature. Moussa Tembiné a fait valoir à Barro que le CNID, en tant que membre de la mouvance présidentielle, ne devait pas présenter de candidat dans la mesure où la députée défunte, Oumou Simbo Kéita, était du RPM, premier parti de la même mouvance.D'ailleurs, a fait remarquer Tembiné à son interlocuteur,  l'ADEMA et le MPR, membres de  la mouvance présidentielle, ont renoncé à présenter des candidats contre celui du RPM aux législatives partielles du 31 mai 2015.Boulan Barro a répondu à Tembiné qu'il maintenait sa candidature  puisque d'autres partis de la majorité ont présenté des candidats, notamment l'UDD et l'ADP-MALIBA. De colère, l'honorable Tembiné a retorqué: <em>"Dans tous les cas, le RPM gagnera ces partielles; tous nos ministres et cadres descendront sur le terrain pour soutenir notre candidate, Jacqueline Togola"</em>. Aux dernières nouvelles, Boulan Barro tient à sa candidature, malgré une lettre du RPM adressée au CNID et les mises en garde du RPM proférées lors d'une rencontre entre les bureaux de la jeunesse des deux partis.

<strong>Boulan Barro croit d'autant plus en ses chances que le camp adverse, celui du RPM, est très divisé</strong>. Les partisans de Henri Makan Kéïta, leader du bureau dissident de la section RPM, est bien résolue à barrer la route à la candidate du RPM, soutenue par le bureau officiel du RPM dirigé par Amadou Ouattara. Au reste, la défunte députée, Oumou Simbo Kéita, était liée à Henri Makan Kéita. Le hic, c'est que Yacouba Samaké, rival de Boulan lors de la désignation du candidat CNID aux partielles, risque de combattre Boulan Barro, quitte à s'allier au RPM]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique: L&amp;apos;accord devenu chiffon de papier</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/chronique-satirique-laccord-devenu-chiffon-de-papier-922322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/chronique-satirique-laccord-devenu-chiffon-de-papier-922322.html</guid>
<description><![CDATA[ Nul ne s&#039;en doutait : malgré ses allures de poids lourd, Ladji Bourama sait se hâter. Et quand je dis &quot;se hâter&quot;, ça veut dire &quot;se hâter&quot;. Avant même que ses compatriotes n&#039;aient le temps de lire trois lignes de l&#039;Accord d&#039;Alger, Ladji l&#039;avait déjà signé des deux mains. Avant que les &quot;hassidi&quot; de l&#039;opposition n&#039;aient le temps de rédiger le plus petit communiqué, Ladji avait déjà fait le tour de tout ce que le pays compte de religieux pour leur expliquer qu&#039;avec cet Accord, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et que cet Accord est un parfait parchemin qui mène droit au Paradis d&#039;Allah soubahana wa tallah.  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Apr 2015 02:45:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_827762" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Alger.jpg"><img class="size-full wp-image-827762" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Alger.jpg" alt="La synthèse de la médiation est finalement arrivée hier dans la soirée à Alger" width="620" height="405" /></a> Cérémonie de signature de l'engagement d'Alger[/caption]

Toujours rapide comme un génie du désert, Ladji Bourama n'a attendu personne  pour commencer à ...mettre en oeuvre l'Accord. Ainsi, comme l'a annoncé le ministre des Affaires Etrangères, Abdoulaye Diop, devant le Conseil de Sécurité de l'ONU, le gouvernement malien a déjà créé les agences de développement régionales; les dates des élections communales furent repoussées en vue de la participation des collectivités prévues par l'Accord à ces échéances électorales de proximité; les campagnes de sensibilisation sur l’Accord furent menées à Bamako, dans les régions et les camps de réfugiés. Il ne manquait plus, en vérité, que de dresser la tente d'Iyad Ag Ghaly à Sébénicoro et de lui peigner la barbe !...

<strong>Mais voilà: dans son extrême rapidité, que dis-je ?, dans sa précipitation, Ladji Bourama avait oublié un fait têtu: les groupes armés n'avaient pas encore signé du tout</strong>. Par conséquent, l'Accord n'en est plus un, mais un simple chiffon de papier. Au fait, savez-vous comment s'appelle un chiffon en grec, la langue préférée de Ladji Bourama ? Dommage que par les temps qui courent, le grec ne soit pas d'une grande utilité, la Grèce elle-même crevant de faim !

<strong>En tout cas, le faux bond des rebelles plonge l'hôte de Koulouba dans le plus vif embarras</strong>. Comment savourera-t-il les longs vols en Boeing 727 quand des bandits armés continuent d'infester le nord ? Comment poursuivra-t-il en justice son prédécesseur, le <em>"Vieux Commando",</em> pour haute trahison quand lui-même n'arrive pas à récupérer Kidal? A quoi serviront le contrat d'armements de 69 milliards et la loi de programmation militaire de 1.230 milliards si l'Etat malien n'exerce aucune autorité sur les deux tiers de son territoire ? Ces questions sont ardues, certes; mais les exigences des groupes armés le sont bien davantage. Ces derniers, du haut de leurs pick-up, font dépendre leur signature, devenue précieuse comme un diamant de Kéniéba, de la reconnaissance de l'Azawad comme une <em>"réalité juridique et politique"</em> (rien de moins !). En clair, le Mali ne doit pas se contenter de voir dans l'Azawad une banale <em>"réalité humaine et socioculturelle"</em>, mais plutôt une entité étatique autonome, voire fédérée. Ce serait assurément le premier pas vers l'indépendance à laquelle les groupes armés tiennent comme à la prunelle de leurs yeux. Les compères enturbannés sont d'autant moins enclins à y renoncer qu'ils sont parvenus, depuis le 21 mai 2014, à chasser l'armée malienne de Kidal et que sans les troupes onusiennes et françaises, ils auraient déjà conquis Tombouctou, Gao et Mopti.

<strong>L'affaire s'avère si sombre que  Ladji Bourama oublie, ces derniers temps, de taper du poing sur la table</strong>. Lors du sommet du CILSS, qui vient de se tenir au Mali du 14 au 16 avril 2015, il a supplié les <em>"frères"</em> armés du nord de signer l'Accord car, à ses dires, les refugiés et exilés du nord n'attendent que cette signature pour rentrer chez eux. Dans le discours de l'imam, pardon !, du président, il n'est même plus question de <em>"bandits armés"</em>...Du coup, les observateurs avertis s'entendent pour pronostiquer une reprise des pourparlers d'Alger en vue d'inscrire noir sur blanc dans l'Accord les exigences des rebelles: l'autonomie de l'Azawad, la <em>"reconnaissance officielle de l'Azawad comme entité géographique, politique et juridique"</em>, la création d'une assemblée inter-régionale couvrant le territoire de l'Azawad, et un quota de 80% de ressortissants de l'Azawad dans les forces de sécurité maliennes. Le lointain communiqué où le gouvernement malien excluait toute renégociation de l'Accord n'a manifestement, aux yeux des groupes armés, que la valeur d'un cadavre de chameau. Quant à la résolution 2100 du Conseil de Sécurité de l'ONU, qui ordonne le respect de l'intégrité territoriale du Mali, messieurs les bandits s'en moquent comme de leur premier turban. En un mot comme en mille, les bandits armés, sûrs de leurs atouts militaires et diplomatiques, ne semblent entendre que le langage de  la force; or, de la force, le Mali n'en a vraiment que dans les jambes...

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Signature de l&amp;apos;accord d&amp;apos;Alger par les rebelles :  Comment le président du Mnla a roulé tout le monde dans la farine</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/signature-de-laccord-dalger-par-les-rebelles-comment-le-president-du-mnla-a-roule-tout-le-monde-dans-la-farine-910172.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/signature-de-laccord-dalger-par-les-rebelles-comment-le-president-du-mnla-a-roule-tout-le-monde-dans-la-farine-910172.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 13 Apr 2015 11:38:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_60365" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/04/Mossa-Ag-Attaher1.jpg"><img class="size-full wp-image-60365" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/04/Mossa-Ag-Attaher1.jpg" alt="Mossa Ag attaher" width="350" height="200" /></a> Mossa Ag Attaher[/caption]

Les groupes armés du nord-Mali, regroupés  en Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA), viennent de faire mentir  un homme aussi respectable que le Premier Ministre du Mali: Modibo Kéita. Celui-ci a, le 9 avril 2015, triomphalement rassemblé les chefs de partis politiques pour leur annoncer la décision de CMA de signer l'Accord d'Alger du 25 février 2015 déjà paraphé par le gouvernement malien.

Le Premier Ministre a même précisé que les rebelles voulaient que la cérémonie de paraphe, prévue pour le 15 avril 2015, soit organisée de concert avec le gouvernement malien mais que ce dernier, modeste, avait préféré que le médiateur algérien, en soit chargé. Modibo Kéita a ajouté, avec emphase, qu'aucun point n'avait été renégocié et que le document signé par le Mali ne changeait pas d'un pouce. L'annonce primatoriale s'est accompagnée d'un battage des médias publics; elle semblait consacrer une grande victoire du gouvernement sur des rebelles poussés dans leurs derniers retranchements diplomatiques et contraints de signer un accord dont ils ne voulaient pas.

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<strong>Le CMA gâche  la fête</strong>

Au moment où tout le monde pensait que l'affaire du nord était désormais dans le sac, la CMA, à travers un communiqué rendu public le vendredi 10 avril 2015, la CMA déclare qu'elle ne signera pas le texte si ses propositions d'amendements ne sont pas pris en compte. Ces amendements, au nombre de 21,  ont été remis à la mission internationale qui s'est déplacée, le 17 mars 2015, à Kidal pour rencontrer l'état-major rebelle. Entre autres amendements, la CMA exige  la <em>"reconnaissance officielle de l'Azawad comme une entité politique et juridique"</em>. Ce qui revient à reconnaître l'Azawad comme un Etat à part entière ou, à tout le moins, comme un Etat fédéré.

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<strong>Raisons d'une volte-face</strong>

En vérité, le Premier Ministre malien n'a pas parlé au hasard; il avait de sérieuses assurances que l'Accord serait paraphé par le CMA. En effet, c'est le 4 avril 2015 que Bilal Ag Acherif, président du MNLA, a saisi le ministre algérien des Affaires Etrangères, RamtaneLamanra, d'une lettre faisant état de la<em> "décision ferme de la CMA"</em> de parapher  l'Accord d'Alger. Par une lettre en date du 6 avril 2015, dont nous avons obtenu copie, le ministre algérien a <em>"félicité"</em> le CMA de la résolution de celle-ci à signer l'Accord lors d'une cérémonie prévue pour le 15 avril 2015. Le ministre indique: <em>"Une fois le paraphe effectué, l'équipe de médiation souhaite tenir des consultations informelles de courte durée en vue de clarifier et d'arrêter la méthodologie et les modalités d'organisation relitives à la mise en oeuvre diligente de l'Accord sur la base des propositions des parties maliennes ainsi que des idées propres de l'équipe de médiation"</em>. Derrière ce discours diplomatique (<em>"clarifier", "arrêter", "idées propres"</em>, etc.) se cache, on l'aura remarqué, la promesse algérienne de prendre en compte, dans l'application de l'Accord, les 21 amendements émis par les groupes armés mais aussi les 12 amendements proposés par le Mali. Bref, le médiateur promet une renégociation de l'Accord après sa signature. Malgré tout, la base des rebelles se soulève, notamment à Kidal et à l'étranger. Le président  du MNLA est accusé de trahison et désavoué par les siens à travers un communiqué rageur qui, le 10 avril 2015, exclut tout paraphe par la CMA. Dans un article publié le 11 avril 2015 <em>Kidal Info</em>, un organe médiatique rebelle, dénonce sans ambages<em> "l'initiative irresponsable de certains dirigeants de la CMA qui ont, sans concertation, adressé une lettre au ministre des Affaires Etrangères de l'Etat algérien pour lui faire savoir que la CMA serait prête à parapher le document que les Algériens et la communauté internationale souhaitent imposer comme un accord de paix entre le Mali et l'Azawad"</em>...

<strong>C'est sur la base des assurances donnes par l'Algérie que Modibo Kéita avait cru bon d'annoncer la décision des rebelles de signer l'Accord.</strong>  Il oubliait qu'en langage rebelle, un oui franc équivaut très souvent à un non catégorique. Et inversement.

<strong>Tiékorobani et Abdo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Boubacar Boré , leader de Yerewolo ton&amp;quot; Ce n&amp;apos;est pas Ibk seul qui a failli,  mais la société entière!&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/boubacar-bore-leader-de-yerewolo-ton-ce-nest-pas-ibk-seul-qui-a-failli-mais-la-societe-entiere-910112.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Apr 2015 09:37:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_84921" align="alignleft" width="241"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/Bakary_bore.jpg"><img class="size-full wp-image-84921" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/Bakary_bore.jpg" alt="Bakary Boré, président association Yerè Woloton" width="241" height="282" /></a> Bakary Boré, président association Yerè Woloton[/caption]

Dans un entretien qu'il a bien voulu nous accorder, le patron de l'association Yèrèwolo Ton, Boubacar Boré, juge impossible d'appliquer l'accord d'Alger paraphé par le Mali. Il parle aussi de la gouvernance d'IBK qu'il qualifie de mauvaise. Rappelons que Boré faisait partie du front pro-putsch qui a provoqué et salué la chute du président Amadou Toumani Touré.

<strong>Pourquoi </strong><strong><em>Yèrèwolo-Ton</em></strong><strong> ne se prononce-t-elle presque jamais sur les questions brûlantes de l'heure ?</strong>

Tout ce qui se passe actuellement dans notre pays, en termes de mauvaise gestion des biens de l'Etat, n'est pas nouveau. Ceux qui en parlent aujourd'hui sont en retard par rapport à nous et sont eux-mêmes coupables des mêmes faits. Parler de ces problèmes au Mali, c'est perdre sa salive pour rien. Notre conviction actuelle, c'est qu'il n'y a pas eu de changement et que les choses s'aggravent: c'est aux Maliens de prendre leurs responsabilités.

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<strong>Quel commentaire faites-vous de l'Accord d'Alger paraphé par notre pays ?</strong>

Il n'ya pas d'accord. Il n'y a que du boucan. Nous avons lu le contenu de ce texte; nous n'allons pas le condamner car pour nous, ce qui importe, c'est son application. Nous prions Dieu de nous prêter longue pour voir comment le document sera appliqué. Le texte-là peut nous permettre de récupérer ce que nous avons perdu: l'intégrité nationale du pays. Je demande donc aux Maliens de ne pas se focaliser sur son contenu et d'y voir un moyen de rétablir l'intégrité territoriiale et de créer un nouveau Mali.

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<strong>Que vous inspire le maintien en détention du général Sanogo, dont vous avez soutenu le putsch ?</strong>

Que ce soit Sanogo ou un autre, un prisonnier doit cependant être respecté dans un Etat droit et jouir de la présomption d'innocence. Surtout Sanogo qui, le 22 mars 2012, a posé un acte patriotique, un acte nécessaire. Personne ne pourra faire oublier aux Maliens ce moment de joie. Pour ce grand acte, le grand Sanogo doit être traité de la manière la plus digne, en attendant son jugement. Nous faisons confiance à notre justice et espérons que dans cette affaire, elle rendra de bonnes décisions.

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<strong>Comment jugez-vous la gestion d'IBK ?</strong>

De nos jours, les Maliens souffrent; l'on ne sent pas le moindre changement par rapport aux régimes précédents. La réalité, c'est qu'on n'a pas bougé d'un iota; rien ne se fait. La vraie question est de savoir pourquoi rien ne se fait et si nous devons accepter la situation actuelle. Dans la bouche de tous les Maliens, on entend dire qu'Ibrahim Boubacar Kéïta n'est plus en mesure de diriger le pays; mais le pays, à mon avis, ne se limite ni à la personne d'IBK, ni à son parti. Chaque Malien a le devoir de proposer ce qui est meilleur pour le Mali et d'agir en conséquence. Nous ne devons pas avoir peur d'entreprendre des actions correctives. Mais au lieu de tenter de cela, on ne voit que des gens préoccupés de gagner leur part de gâteau. Ce n'est donc pas IBK seul qui a failli, mais  la société entière! Avec une société civile aliénée, des gens peu représentatifs imposés par des pouvoirs déchus et qui s'agitent dans des coalitions et plateformes diverses, le Mali ne peut rêver de bonne gouvernance. Il faut des assises nationales sur la gouvernance au Mali.

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<strong>Propos recueillis par Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le mystère du siècle : L&amp;apos;état dépense 1873 milliards sans  pouvoir donner de justifications</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/le-mystere-du-siecle-letat-depense-1873-milliards-sans-pouvoir-donner-de-justifications-876432.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Groupe de Suivi Budgétaire (GSB), association dédiée au suivi des finances publiques et à la promotion de la bonne gouvernance, a initié une étude d&#039;évaluation de la conférence des donateurs pour le développement du Mali, tenue à Bruxelles le 15 mai 2013.  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2015 12:50:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_748222" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/GSB.jpg"><img class="size-full wp-image-748222" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/GSB.jpg" alt="Prévention et répression de l'enrichissement illicite à Bamako : Le Groupe de suivi budgétaire engage la réflexion" width="620" height="465" /></a> Une vue des officiels lors de la conférence (photo archives)[/caption]

Le rapport d'évaluation a été publié le mercredi 18 mars 2015 au siège du GSB, à l'Hippodrome, Bamako. Dramane Lassana Traoré, présentant le rapport, a révélé la situation des aides financières promises par les bailleurs de fonds au Mali.

<strong> </strong><strong>Fonds promis</strong>

<strong> </strong>Il ressort du rapport que le gouvernement malien, pour obtenir des financements, avait soumis aux bailleurs de fonds réunis à Bruxelles un document intitulé <em>"Programme de Relance Economique Durable"</em> (PRED).Dans leur volonté de soutenir notre pays plongé dans la guerre et les convulsions politiques, de nombreux partenaires techniques et financiers ont donné des promesses d'aides financières. Courant 2014, la longue liste des partenaires a atteint 29.

<strong>A la date dui 31 décembre 2014, la situation finale des fonds promis par l'ensemble des 29 partenaires techniques et financiers se présente comme suit : </strong>

- le montant total des aides financières promises s'élève à 2.994 milliards de FCFA ;

- pour obtenir ces fonds promis, le Mali devait personnellement payer et a effectivement payé 1.873 milliards de FCFA, sauf qu'à ce jour, le gouvernement malien n'arrive pas à dire à quoi ni comment ont été dépensés ces 1 873 milliards;

- quant aux bailleurs de fonds internationaux, ils ont effectivement payé 1.411 milliards;

- Sur cette somme, 35% seulement (soit 650 milliards) ont été versés au trésor public malien; le reste (environ 800 milliards) a été remis, non pas au trésor public malien, mais à des bailleurs multilatéraux comme le  PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), la MINUSMA (Mission Multidimensionnelle de l'ONU pour la Stabilisation du Mali) et l'Union Européenne.

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<strong>Questions troublantes</strong>

Ce qui étonne dans l'affaire, c'est que le Mali ne puisse pas justifier les 1.873 milliards de FCFA qu'il a débloqués entre 2013 et 2014. Ce montant équivaut au budget d'une année entière mais a été dépensé hors de tout circuit budgétaire. A quoi a-t-il servi ? Qui l'a dépensé ? De quelle manière ? Y a-t-il eu visa du contrôle financier ? En contrepartie des dépenses, qu'est-ce que le Mali a acquis ? Sous quel régime ? Pourquoi les bailleurs de fonds ne demandent-ils pas compte de ces énormes dépenses ?

<strong>Autre bizarrerie: les bailleurs ont jugé bon de ne pas laisser au Mali la liberté de dépenser les fonds débloqués par eux à son profit</strong>. Ainsi, sur les 1411 milliards débloqués par les bailleurs, plus de la moitié (800 milliards de FCFA) a transité par des institutions de développement internationales comme le PNUD.

<strong>Le cas de la MINUSMA est encore plus étonnant.</strong> On croyait que cette force onusienne de maintien de la paix venait porter, sur fonds onusiens, aide et assistance à un pays membre. On se rend compte qu'elle vient, en réalité se sucrer en mettant ses lourdes dépenses sur le dos du Mali. Tant qu'à faire, pourquoi les groupes armés du nord et leurs soutiens extérieurs ne contribueraient-ils pas aux dépenses de la MINUSMA  qui, en principe, se tient à égale distance d'eux et du Mali ?

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Affaire Bhm contre WAIC: Aguibou Bouaré  répond à  Ismaél Haidara</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/affaire-bhm-contre-waic-aguibou-bouare-repond-a-ismael-haidara-876532.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/affaire-bhm-contre-waic-aguibou-bouare-repond-a-ismael-haidara-876532.html</guid>
<description><![CDATA[ C&#039;est avec plaisir que je fais une mise au point par rapport aux attaques dirigées contre ma personne par M. HAIDARA, représentant de la société WAIC, qui se trouve à court d&#039;arguments pour prouver l&#039;essentiel, c&#039;est-à-dire ses fictifs investissements Allemands sur fond d&#039;un rapport de &quot;Collèges d&#039;Experts germano-malien&quot; clandestin. Sans verser dans la polémique inutile, il est loisible de constater à travers le droit de réponse du sieur Ismaïla HAIDARA, paru dans la presse le jeudi 19 mars 2015 (L&#039;indépendant et Les Echos), que le débiteur ne fait que confirmer la créance de la BHM-SA sur WAIC. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2015 11:33:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/bhm.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-701422" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/bhm.jpg" alt="Dans le cadre des engagements pris auprès du Fonds monétaire international (FMI) : Le gouvernement procédera à la privatisation de la BHM avant fin 2015" width="350" height="213" /></a>HAIDARA se garde de rappeler le montant de la créance de plus de FCFA 7 milliards 100 millions bien indiqué dans le fameux rapport du <em>"collège d'experts Germano-Malien"</em>. </strong> HAIDARA n'arrive toujours pas apporter la moindre preuve d'un quelconque investissement allemand; il se contente d'invoquer des factures en tentant de jeter la poudre aux yeux des Maliens, sans ajouter que tous les fonds jusque-là investis sur le programme (achat de briques allemandes, viabilisation, etc.) sont tirés exclusivement des livres de la BHM-SA (donc compris dans les 7 milliards tirés sur les caisses de la BHM-SA).

Tout se passe, dans son argumentaire, comme si malgré un retrait de 100 millions à la banque ayant servi à acheter des briques allemandes, la facture de ces briques devrait être comptabilisée comme investissement allemand! Il s'agit plus de prouver comment les factures des 100 conteneurs et autres <em>"bill of loading"</em> ont été réglées, que de se contenter de signaler leur existence physique. En vérité, les fonds ont été tout simplement tirés de la BHM-SA, d'où plus de 7 milliards de créances. Nous attendons avec impatience la preuve du contraire !

<strong>HAIDARA fait l'effort de rappeler les décisions de justice intervenues dans ce dossier, sans préciser les motivations des premiers jugements qu'il dit être en sa faveur. </strong>Il devrait préciser que ces jugements dont il se prévaut ont tout simplement retenu qu'il existait une <em>"convention de partenariat" </em>entre la BHM et WAIC qui ne permettait pas, à l'époque, d'assimiler les fonds tirés (plus de 7 milliards FCFA) sur les caisses de la BHM à une dette.

<strong>S'agissant du blocage de ce que HAIDARA appelle son compte de recettes, il s'agissait tout simplement de la fusion de comptes (un client qui dispose dans les livres de la même banque d'un compte débiteur, en l'espèce 100 millions, et d'un compte créditeur, en l'espèce plus de 7 milliards, ne saurait prétendre à un solde créditeur) au crédit de son compte que lorsque son débit est complètement nivelé (remboursé).</strong> C'est ce que HAIDARA qualifie de blocage de son compte des recettes par Aguibou BOUARE. HAIDARA me fait l'honneur d'être l'auteur d'un acte notarié alors même qu'il parle de notaire dans ce qu'il appelle <em>"acte notarial" </em>!Nous ne lui en tenons pas rigueur, vu son décrochage scolaire précoce !

<strong>C'est un secret de polichinelle que de rappeler que le Ministère Public s'est saisi du dossier de HAIDARA </strong>(voulant jouer au plus malin à la faveur du départ du PDG DIAWARA) lorsqu'il a, par des manœuvres frauduleuses tenté de nier sa dette vis-à-vis de la BHM-SA et de la rembourser (contrairement à d'autres promoteurs immobiliers débiteurs de cette banque). Dans ces conditions, en droit, les faits sont qualifiés à l'issue d'une procédure d'instruction à charge et à décharge.

<strong>HAIDARA parle des honoraires que la BHM aurait payés à ses auxiliaires de justice qu'il qualifie, par ignorance, de détournement </strong>; il s'agit, en fait, d'honoraires de 16.466.875 et de frais de 230.531.305 taxés, c'est-à-dire validés par un Tribunal. Animé de l'intention manifeste de noyer les nombreux lecteurs, il se garde de donner des indications sur les honoraires que lui-même aurait payés (sinon par promesse) à ses nombreux avocats. S'agirait-il là aussi de détournement ? Les avocats seraient-ils des philanthropes travaillant par charité?

<strong>A l'évocation du palmarès d'Aguibou BOUARE par HAIDARA, je me croirais quelqu'un qui a assumé la magistrature suprême de ce pays. </strong>En effet, selon le sieur HAIDARA, qui est Aguibou BOUARE ?

-Recourant aux institutions de la République du Mali en concoctant une plainte pénale sur la base du faux ;

- Jetant en prison son propre PDG et lui-même HAIDARA ;

-  Auteur d'une Loi n° 08-005 du 8 février 2008 de la République du Mali accordant des privilèges à la BHM-SA ;

- Ayant voté en lieu et place de l'Assemblée Nationale du Mali cette même Loi que  HAIDARA, en <em>"juriste confirmé",</em> dit violer les règles élémentaires du droit;

- Ayant sous sa tutelle toute l'assemblée Nationale du Mali au moment du vote de cette Loi ;

- Ayant promulgué la même Loi en lieu et place du Président de la République pour les besoins de son application par la Justice du Mali ;

- Acteur principal de la rédaction d'une plainte pénale ayant emprisonné  HAIDARA… ;

- Jouant le rôle du Ministère Public disposant de l'opportunité des poursuites pénales;

- Jouant le rôle du Juge d'instruction dans le procédure pénale ;

- Ayant conduit les assises de Ségou aboutissant à la condamnation à 15 ans de prison de  HAIDARA ;

- Ayant décaissé 16.466.875 et 230.531.305 (frais taxés par la justice) au profit des auxiliaires de justice.

A faire pâlir de jalousie un Président de la République quand même !

Pour revenir aux faits constants, à la différence de HAIDARA qui confirme que le rapport de son <em>"collège d'Experts germano-malien"</em> devrait rester clandestin (<em>" …Gouvernement du Mali et l'Union Européennes … eux seuls sont habilités à recevoir une copie officielle des travaux.", </em>dixit HAIDARA), nous mettons déjà ce fameux rapport à la disposition de quiconque voudrait savoir son contenu et avoir la confirmation des 7 milliards 100 millions de décaissement sur les fonds de la BHM.

Après avoir échoué dans sa tentative de me corrompre pour libérer ce qu'il appelle les 100 millions de son compte de recettes, en son temps, HAIDARA, sous l'effet de la panique, parle de peur m'habitant. Le ridicule ne tue tout simplement pas ! Il en faut beaucoup plus pour me déstabiliser !

<strong>Je rassure HAIDARA:dans cette banque, j'ai assisté au passage de plus de trois PDG, et la situation de cette banque a été auditée plus de six fois, notamment par le Bureau du Vérificateur Général et le cabinet international MAZAR ET GUERARD.</strong>

Nous tenons à la disposition de quiconque l'arrêt n° 026/2014 du 13 mars 2014 de la Cour Commune de Justice et d'Arbitrage d'Abidjan insusceptible de recours et tranchant définitivement cette affaire en faveur de la BHM. J'invite quiconque à prendre attache avec moi pour lire les décisions de justice adjugeant les biens immeubles objet de <em>"la mangueraie de sébénicoro".</em> HAIDARA, apprenti juriste, tente de semer la confusion en essayant d'établir un parallèle entre la procédure pénale et la procédure civile immobilière d'expropriation conduite à son terme jusqu'à la juridiction supranationale (CCJA Abidjan). Encore une fois, la procédure pénale est conduite par le Ministère Public (agissant au nom de l'Etat du Mali et de la société malienne), en l'espèce contre les personnes physiques HAIDARA et DIAWARA. La BHM n'avait rien à redire lorsque le même Etat décide de casser les arrêts de condamnation. En clair, dans ce dossier d'une clarté limpide, les seules questions qui vaillent d'être posées sont :

-La créance de la BHM-SA est oui ou non établie à l'égard de son débiteur WAIC ? Les Experts ont répondu par l'affirmative: 7 107 millions F CFA"

-Existe-t-il, oui ou non, des investissements allemands? Les Experts ont répondu par la négative. Comme toute réponse,  HAIDARA invoque <em>" …une facture du 19/02/2003 et le relevé de compte concernant schlieve du 26/02/2003 prouvant un paiement par chèque des Allemands de 3.245.030 (2.128.600.143 fcfa) qui a augmenté la valeur du terrain d'IFA-BACO en plus des investissements BHM"</em>. Et voilà le seul passage intéressant dans le torchon du sieur HAIDARA ! Ainsi, HAIDARA ne peut aucunement nier la créance de la BHM (qu'il qualifie d'investissements.

Il a certainement la réponse aux questions suivantes qui pourraient éclairer davantage la lanterne de la justice :

-Une facture est-elle la preuve d'un investissement?

- Par quel moyen cette facture a été acquittée ?

- Quelles sont les références du chèque dont M. HAIDARA parle ?

-Sur quel compte bancaire ce chèque a été remis ?

- HAIDARA et ses complices ont-ils fait un retrait en espèce de ce chèque de plus de 2 milliards FCFA ?

-Au niveau de quelle caisse de quelle banque ce retrait a-t-il eu lieu ?

-Les fonds ont-ils été mis dans une mallette en Allemagne ou au Mali ?

- Le relevé de compte SCHLIEVE provient de quelle banque (allemande ou malienne) ?

- Où ces fonds ont-ils atterri?

<strong>En attendant une réponse à ces questions, nous n'invoquerons dans cette affaire que des faits têtus sans même nous donner la peine de les commenter.</strong> A l'intention des non-juristes, nous rappelons que la révision mise en œuvre pour annuler le titre de créance de la BHM-SA est une voie de recours extraordinaire qui permet de demander, dans des cas très limités, de réexaminer une décision définitive, en raison de nouveaux éléments, faux témoignages, etc. Or en l'espèce, il n'existe aucun nouvel élément.  Un Rapport élaboré par un Cabinet privé "GMI-AUDIT" non assermenté, qui plus est ne conteste aucunement la créance de la BHM, se contentant de suppositions et d'estimations ne saurait servir de fondement à une procédure de révision. Surtout lorsqu'il s'agit de créances certaines, liquides et exigibles. La BHM (propriété de l'Etat du Mali) demeure l'unique propriétaire des titres fonciers saisis sur ses débiteurs en vertu de l'arrêt N° 026/2014 du 13 mars 2014 de la Cour Commune de Justice et d'Arbitrage d'Abidjan insusceptible de recours ayant force de chose jugée et investie de l'autorité de la chose jugée. Pour le surplus, je ne perdrai ni mon temps, ni mon énergie à commenter les ragots d'un repris de justice qui s'est évadé dans des conditions non encore élucidées.

&nbsp;

<strong>Aguibou BOUARE</strong>

<strong>Conseiller Juridique de la BHM SA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Chronique satirique: L&amp;apos;armée de libération nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/chronique-satirique-larmee-de-liberation-nationale-876412.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2015 11:04:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/armee.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-618962" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/armee.jpg" alt="Nord Mali : Violation du cessez-le-feu par des groupes armées" width="300" height="225" /></a></strong>Rien ne sert de compter sur des miliciens: il nous faut une nouvelle armée. Voici son portrait.
LadjiBourama n'a plus son sourire des beaux jours : ses émissaires viennent de passer huit mois à Alger en pure perte. Le fameux Accord que les ministres Zawabi, Abdoulaye Diop et compagnie ont ramené d'Alger vaut moins qu'un chiffon de papier : ni le MNLA, ni le HCUA, ni le MAA n'ont voulu le signer. Ces groupes armés retrouvent, du coup, leur qualificatif antérieur de bandits armés. Et encore, je n'ose vous révéler ce que LadjiBourama pense secrètement d'eux en grec !

<strong>
Au début, j'avais cru que les bandits jouaient au cirque: ruer dans les brancards pour faire croire que l'Accord était plutôt favorable au Mali et ainsi pousser les Maliens, notamment ceux du sud, à y adhérer</strong>. Je commence à me demander si la chose n'est pas plus sérieuse que cela dans la mesure où les médiateurs internationaux ont été obligés de faire, au grand complet et à grands frais, le voyage de Kidal pour aller masser les pieds des rebelles et les inciter à la paix. Ces derniers feront-ils marche arrière ? La question vaut son pesant de chameaux ! En attendant d'y trouver une réponse sûre, je  fais trois constats:

- Les bandits armés ont donné (qui l'eût cru ?) une bonne leçon de démocratie à LadjiBourama en soumettant l'Accord à l'appréciation de leur <em>"base",</em> alors que Ladji n'a jugé utile de consulter personne avant de signer;

- les bandits armés n'ont de <em>"base"</em> populaire qu'à Kidal puisqu'ils n'ont consulté que les Kidalois;

- on a tort de vouloir étendre l'Accord à Gao et Tombouctou dès lors que les bandits armés n'ont de considération que pour Kidal.

<strong>Et puis question: maintenant qu'il n'y a plus d'accord, que faire ?</strong> Il va falloir mettre la population civile aux abris et renvoyer les soldats au front. Problème : depuis le 21 mai 2014, l'armée malienne n'a plus la moindre bicyclette à Kidal. Le gouverneur Kamissoko (du moins l'ancien), rescapé d'une vaste opération d'égorgement des administrateurs civils, est devenu un chômeur de luxe qui ne sait de Kidal que ce qu'on lui en dit au téléphone. Quant au Premier Ministre Modibo Kéita, c'est un vieux sage qui n'a nulle envie d'aller provoquer, comme le jeune Moussa Mara, les rebelles dans leur fief. Résultat des courses: jusqu'à nouvel ordre, Kidal ne paiera pas d'impôt au Mali.

<strong>Tombouctou et Gao ? </strong>Le Mali espère les garder en sous-traitant sa défense à une milice dénommée Gatia. Ce faisant, LadjiBourama ne craint pas de mettre ses pieds dans les babouches du <em>"Vieux Commando"</em>, qu'il a pourtant accusé d'avoir utilisé des <em>"officiers incompétents et au patriotisme douteux"</em>. Mais passons... Certes, pour l'instant, le général Gamou et ses miliciens du Gatia bottent le train au MNLA; mais sauront-ils infliger le même sort aux <em>jihadistes</em> tapis dans les confins du désert ? Par ailleurs, depuis que le monde est monde, un mercenaire demande sa paie : que donnera-t-on au Gatia en contrepartie de ses  conquêtes territoriales ? Acceptera-t-il facilement de les restituer au Mali à la fin de la guerre ?

<strong>A mon humble avis, le Mali ne recouvrera son intégrité territoriale que lorsqu'elle arrivera à mettre sur pied une nouvelle armée</strong>. Pas une armée de Papou, de Mamy ou de chercheurs d'emplois, mais une armée de jeunes gens prêts à mourir pour la patrie. Cela suppose, bien entendu, de recruter dans les règles de l'art, de fixer un plan de carrière rassurant, de payer un salaire décent et de garantir une retraite confortable. Il va sans dire que les généraux et colonels bénéficiaires de promotions exceptionnelles seront mis à la retraite avec, à la clé, quelques parcelles de blé dans l'Office du Niger. Il va de soi aussi que tous ceux qui ont fui les combats à une époque récente seront reversés dans les corps de la police et des gardes forestiers. Ainsi, quand la nouvelle armée lancera 20 000 soldats à l'assaut du nord, 10 000 atteindront l'objectif. Vous me parlez d'avions de chasse, de chars Abrahams et de drones d'observation ? Les rebelles n'en ont pas non plus, pardi! Vous parlez d'argent? Mais le Mali, avec un budget annuel de plus de 1500 milliards est infiniment plus riche que ses adversaires ! Vous me parlez du manque de connaissance du désert ? Mais le Mali peut fort bien former ses troupes à Nioro du Sahel ! En un mot comme en mille, tout tient à la motivation des troupes: pour la réhausser, il ne suffira pas de conjuguer les verbes au subjonctif.

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>En vue d&amp;apos;entrer dans l&amp;apos;armée et la Fonction publique maliennes, ruée de jeunes vers les groupes armés</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/en-vue-dentrer-dans-larmee-et-la-fonction-publique-maliennes-ruee-de-jeunes-vers-les-groupes-armes-876482.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis la signature de l&#039;Accord d&#039;Alger du 25 février 2015 par le gouvernement malien, les groupes armés du nord font l&#039;objet de toutes les sollicitations. D&#039;abord de la part de la communauté internationale qui les courtise afin qu&#039;ils signent le document. Ensuite et surtout de la part des Maliens du sud et du nord frappés par la précarité socio-économique.  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2015 09:24:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_285572" align="aligncenter" width="606"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/traficarburantmali.jpg"><img class="size-full wp-image-285572" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/traficarburantmali.jpg" alt="Carburant au nord du Mali" width="606" height="394" /></a> photo archives  à titre illustratif[/caption]

Depuis la signature de l'Accord d'Alger du 25 février 2015 par le gouvernement malien, les groupes armés du nord font l'objet de toutes les sollicitations. D'abord de la part de la communauté internationale qui les courtise afin qu'ils signent le document. Ensuite et surtout de la part des Maliens du sud et du nord frappés par la précarité socio-économique.

<strong>Le lot des rebelles</strong>

Il faut rappeler que l'Accord ouvre la perspective de recrutements massifs de cadres issus des groupes armés dans l'armée et dans la fonction publique du Mali.Il y est précisé que les groupes armés auront des quotas et que les ressortissants seront favorisés lors des concours de recrutement. Or, tout le monde sait que les groupes rebelles, majoritairement constitués de Touaregs, n'ont pas des effectifs humains très élevés. Lors des précédentes rébellions, par exemple, ils avaient, dans le cadre des réintégrations, fourni à l'Etat malien des listes de prétendus combattants qui, en réalité, incluaient des dizaines de bergers, de boutiquiers et d'artisans touaregs, maures et arabes ramassés sur les dunes de sable. Une façon pour les rebelles de masquer leurs véritables effectifs tout en donnant du travail à ce qu'ils appellaient les <em>"populations de l'Azawad"</em>. C'est ainsi que dans la gendarmerie, la police, l'armée et l'administration publique, on a vu débarquer, à partir de 1992, des individus de teint clair qui ne savaient même pas écrire leur nom en langue française. Pas plus que dans une autre langue.

<strong>Cette année encore,  le scénario se répète etbeaucoup de jeunes gens entendent bien en profiter</strong>. A gao, un mécanicien automobile surnommé "Roujo" a, il y a quelques jours, recruté pour le compte du MNLA  une soixantaine de jeunes de toutes ethnies venues de diverses localités du septentrion. Les nouvelles recrues ont reçu la promesse d'une formation militaire en quinze jours, d'un salaire et, bien sûr, d'une intégration dans les corps étatiques maliens en cas d'accord définitif de paix. Le souci du MNLA de se doter de cadres neufs ne date pas d'aujourd'hui: nous vous révélions, il y a près d'un an, que ce groupe séparatiste, qui ne peut se mesurer militairement à ses compères <em>jihadistes</em>, avait envoyé en formation en Europe plusieurs centaines de jeunes Touaregs destinés à régir la future administration de l'Azawad. Le but du MNLA est de l'emporter en termes intellectuels  sur ses concurrents, plutôt tendus vers le maniement des armes.

<strong>Pour le MAA et le HCUA, autres groupes rebelles, les recrutements se font à ciel ouvert un peu partout au nord.</strong>

Les agents recruteurs, qui ont peaufiné leur art en 2012, sous l'occupation, font miroiter aux jeunes postulants tout l'intérêt d'une carrière dans l'armée mixte qui naîtrait d'un accord de paix avec le Mali. Une armée qui ferait la pluie et le beau temps dans un nord qui ne manquerait de rien, soutenu financièrement par le Mali et les bailleurs de fonds internationaux.

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<strong>Le lot des groupes d'autodéfense</strong>

Dans ce contexte, les groupes d'autodéfense pro-Mali, majoritairement formés de Peulhs et de Sonrhais, ne veulent pas se laisser distancer. <em>"Nous recrutons pour faire face aux rebelles en cas de guerre; s'il y a accord de paix, nos combattants seront, à l'instar des rebelles,  reversés dans l'armée et l'administration publique du Mali",</em> nous confie un chef de milice. Il y a tellement de candidats au recrutement dans les groupes d'autodéfense (Ganda Koi, Ganda Izo, etc.) que ces derniers multiplient les bases de regroupement au nord. <em>"On compte unetrentaine de camps dans la seule région de Gao"</em>, affirme un milicien. Qui nous apprend que dans le but d'éviter une dispersion de troupes qui constituent un terreau potentiel de recrutement pour le mouvement touareg GATIA, le général Gamou, chef du GATIA, a rencontré à Gao les chefs de milices d'autodéfense pour leur conseiller de limiter les camps de regroupement à deux: Ntilit et Tessit. Pour adhérer aux groupes d'autodéfense, il suffit de se présenter à leur cam, de décliner son identité et de payer des droits d'adhésion de 10. 000 FCFA.

<strong><em>"Nous sommes débordés de candidats au point que la nourriture de nos combattants pose problème; c'est pourquoi nous exigeons désormais que tout candidat soit détenteur de sa propre arme"</em></strong><strong>, révèlen chef de milice</strong>. La condition, en apparence exorbitante, est, en fait, facile à remplir: sur les marchés du nord, en particulier ceux d'Ansongo,  les armes individuelles se vendent comme de petits pains. La forte demande aidant, la carabine est passée de 75 000 FCFA à 150 000 FCFA alors que le fusil d'assaut AK47 est passé de 150 000 FCFA à  300 000 FCFA.Le tout au nez et à la barbe des forces maliennes, françaises et onusiennes  qui semblent avoir d'autres chats à fouetter...

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<strong><em>Une enquête </em></strong><strong>d'Abdoulaye Koné et de Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le directeur général de l&amp;apos;Ageroute sur des  charbons ardents</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/le-directeur-general-de-lageroute-sur-des-charbons-ardents-861772.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/transport/le-directeur-general-de-lageroute-sur-des-charbons-ardents-861772.html</guid>
<description><![CDATA[ Rien ne va plus entre, Modibo Kéita (tiens, tiens !), le directeur de l&#039;Ageroute et les travailleurs. Modibo Kéita a, dès sa nomination sous l&#039;ex-junte militaire, créé un poste de directeur adjoint qui, selon les travailleurs, n&#039;est pas prévu par les textes. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Mar 2015 10:00:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En réaction à leurs protestations, il limogea quatre agents, dont le conseiller juridique, soupçonné d'organiser des fuites vers la presse. Avant sa nomination, le budget alloué aux travailleurs pour l'achat de carburants était de 75 millions par an; le directeur l'a ramené en 2014 à 60 millions. De surcroît, depuis novembre 2014, les agents n'arrivent pas à entrer en possession de leurs bons d'essence. Ils se plaignent de ne plus bénéficier de formations, de l'inadéquation entre le manuel de procédure et l'organigramme de la structure. Les salariés étaient payés dès le 20 du mois courant; sous l'actuel directeur, quiu empoche mensuellement 5 millions de FCFA de rémunération, ils attendent jusqu'au 7 du mois suivant.  <em>"Le conseil d'administration a décrié la gestion du directeur général. Il lui a notamment été reproché des travaux mal exécutés,</em> le nombre <em>élevé de marchés passés en entente directe,</em> nous confie un cadre de l'Ageroute. <em>Le conseil lui a aussi instruit de payer à temps les salaires des travailleurs"</em>. Entre autres  contrats récemment passés de gré à gré, celui adjugé à la société EMCM pour montant de... 800 millions de FCFA.

<strong>L'Ageroute doit à certains prestataires de services un milliards de nos francs</strong>. Pourtant, l'agence ne crèvbe pas de faim: lors de sa 17ème  session tenue le lundi 12 février 2015,  le conseil d'administration, présidé par  MaïgaBintaYattassaye (épouse de l'ancien ministre Boubèye), a adopté un budget 2015 de plus de 20 milliards. Quant au programme d'entretien des routes, il atteint 14,7 milliards contre 13,6 milliards de 2014. Il faut rappeler que l'AGEROUTE, a pour missions d'assurer l'entretien routier.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>IBK  ou la politique du balai : Les institutions malades de l&amp;apos;instabilité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-ou-la-politique-du-balai-les-institutions-malades-de-linstabilite-861762.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Mar 2015 09:05:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_434592" align="aligncenter" width="507"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/IBK.jpg"><img class="size-full wp-image-434592" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/IBK.jpg" alt="Ibrahim Boubacar Keita IBK" width="507" height="281" /></a> Ibrahim Boubacar Keita IBK[/caption]

Le principal trait de caractère des institutions sous IBK est l'instabilité en raison des changements incessants de cadres et de ministres. Et la chose n'a rien de bon...

Elu à 77% des voix par les Maliens dans l'espoir qu'il sortirait le Mali du gouffre, le président Ibrahim Boubacar Kéita semble tergiverser tant dans sa politique que dans le choix de ses hommes. La relance économique et la sécurité restent encore des mirages pour les Maliens. Un facteur n'est peut-être pas étranger à cette situation: l'instabilité ministérielle et administrative. En effet, pour faire face aux nombreux défis qui leur sont posés, les cadres nommés doivent pouvoir bénéficier du temps nécessaire à l'étude des dossiers, à la construction d'une stratégie de travail, à la prise des décisions et au suivi de leur exécution. Or, l'administration publique, sous IBK, se caractérise par une instabilité chronique qui nuit gravement à la qualité de la gouvernance et plonge les fonctionnaires dans la psychose : ne sachant pas de quoi demain sera fait, ils perdent tout esprit d'initiative et se préoccupent du mnimum vital: sauvegarder leur pain quotidien.

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<strong>Instabilité ministérielle</strong>

De septembre 2013 à nos jours, le Mali a connu trois Premiers Ministres (Oumar Tatam Ly, Moussa Mara et Modibo Kéita). Chacun de ces Premiers Ministres vient avec de nouveaux ministres qui sont limogés ou changent de portefeuille avant même d'entamer les tâches qui leur sont confiées. Ces changements incessants produisent leur pire effet quand ils frappent des départements sensibles comme l'Education, les Finances, l'Administration Territoriale, la Justice et la Défense. Ainsi, en moins de deux ans, le ministère de la Défense a connu trois titulaires différents (SoumeylouBoubèyeMaiga, Ba Ndaw et Tiéman Hubert Coulibaly); le département de l'Education a connu, pour sa part, deux ministres (Jacqueline Togola et Berthélémy Togo); celui des Finances en a aussi connu deux (Madame BouaréFily Sissoko et Mamadou Igor Diarra); celui de la Justice en a connu également deux (les homonymes Mohamed Ali Bathily et Mohamed Diarra). Chacun de ces ministres institue ses propres priorités, ses propres méthodes, ses propres hommes et, bien sûr, ses propres hommes. Avec les dégâts que l'on imagine sur la continuité de l'action étatique et la sérénité des interlocuteurs de l'Etat...

<strong>Chargé d'organiser les élections et devant, à ce titre, bénéficier d'une ferme stabilité, le ministère de l'Administration Territoriale est devenue, depuis 2013, une véritable girouette qui ne cesse de changer de tête et de direction</strong>. Le département est revenu tout d'abord au général Moussa Sinko Coulibaly, l'organisateur des élections victorieuses de 2013. A la démission du gouvernement d'Oumar Tatam Ly, le général SadaSamaké, un proche d'IBK, est nommé à la tête du département, renommé à l'occasion <em>"Ministère de l'Intérieur"</em>; Sada a alors sous sa tutelle un ministre délégué chargé de la Décentralisation: Malik Alhousseyni. Un trimestre plus tard, nouveau changement: Sada reste ministre de l'Intérieur mais son ministre délégué chargé de la Décentralisation tombe au profit d'un nouveau-venu: Ousmane Sy. Devenu Premier Ministre, Modibo Kéita transforme le ministère de l'Intérieur en un super-ministère de l'Administration Territoriale et de la Décentralisation qu'il confie à Idrissa Maiga, l'ex-directeur de campagne d'IBK; au passage, Sada doit se contenter du département de la Sécurité et Ousmane Sy est remercié, son poste ayant été rattaché au département-mère. Dans ce violent tourbillon qui souffle à la Défense et à l'Administration Territoriale, tout va sens dessus-dessous. Préfets, sous-préfets et chefs militaires ne savent plus à quel saint se vouer. Ils vivent dans la hantise permanente de changer de poste ou de devoir mettre en oeuvre le contraire de ce que le ministre précédent leur avait demandé. Sans compter les dommages collatéraux qui peuvent découler pour eux du limogeage de tel ou tel ministre qu'ils avaient cru indéboulonnable en raison de sa proximité avec le chef de l'Etat.

<strong>En matière d'instabilité, le ministère de la Communication est, avec ceux de la Défense et de l'Administration, champion toutes catégories. </strong>Trois ministres s'y sont succédé en moins de deux ans: Jean Marie Sangaré,  Mahamadou Camara et ChoguelMaiga, l'actuel titulaire. Si Choguel s'est vu attribuer la qualité de porte-parole du gouvernement, ses deux prédécesseurs étaient chargés de communiquer mais pas de porter la parole gouvernementale, ce privilège revenant à l'époque à Mahamane Baby, ministre de l'Emploi.

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<strong>Instabilité administrative</strong>

Puisque le gouvernement ne cesse de se refaire et de se défaire, les cabinets et les services techniques rattachés aux ministères suivent le même mouvement. Il ne se passe pas de jour sans qu'on assiste à de nouvelles nominations en conseil des ministres. Chaque conseil des ministres ressemble à une razzia. Fait notable, les ministres changent leur cabinet, non au compte-gouttes, mais intégralement. Les deux derniers conseils des ministres du gouvernement Modibo Kéita illustrent parfaitement ce constat.

<strong>Lors du conseil des ministres du 28 janvier 2015, le ministre des Finances, Mamadou Igor Diarra, a fait sortir un grand balai en changeant le chef de cabinet et quatre conseillers techniques et chargés de mission.</strong> Dans la foulée, il a remplacé les directeurs du Trésor, du Budget et des Douanes, ainsi que le Payeur Général du Trésor, le Receveur Général du district et l'Agent Comptable Central du Trésor.

<strong>Au conseil des ministres du 4 févier, Dramane Dembélé, ministre de l'Habitat, a lui aussi changé tout son cabinet, de même que  certains directeurs de services. </strong>A l'instar de Dembélé, le ministre de l'Administration Territoriale a changé une dizaine de préfets et de conseillers des gouverneurs. D'où cette interrogation: l'instabilité sert-elle de politique à IBK ? Traduit-elle l'inefficacité des ministres, l'absence de programme du président ou la volonté de celui-ci de contraindre les ministres et les hauts cadres dans une obéissance aveugle ?

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Chronique satirique: Quand le juge dévore l&amp;apos;objet du litige</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/chronique-satirique-quand-le-juge-devore-lobjet-du-litige-861732.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Mar 2015 09:00:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_830682" align="alignleft" width="320"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/complet_Alger-270215.jpg"><img class="wp-image-830682 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/complet_Alger-270215.jpg" alt="Cérémonie de signature de l'engagement d'Alger. " width="320" height="180" /></a> Cérémonie de signature de l'engagement d'Alger.[/caption]

L'Accord du 25 février 2015 a pour principal gagnant le couple arbitral franco-onusien qui, sans en avoir l'air, dépouille les parties en conflit du ballon qu'elles se disputaient.

L'Accord de paix signé le 25 février 2015 par le Mali ressemble, comme deux gouttes d'eau, à un marché  de dupes. Je crois savoir qu'on appelle ainsi, en français comme en grec,   un contrat où chaque protagoniste pense avoir roulé l'autre dans le sable de Kidal, pardon!, dans la farine. En tout cas, dans le cas qui nous intéresse, aucune des parties à l'acte ne déborde de sincérité mais, au contraire,  guette les autres au tournant, dûment armée d'une potence et d'un couteau à double tranchant.

<strong>Commençons par le gouvernement malien</strong>. Dépourvu d'armée et chassé à coups de gourdin de Kidal depuis la nuit des temps, il est tout heureux de constater que l'Accord ne parle ni d'indépendance du nord, ni de fédéralisme. Du coup, il l'a signé des deux mains, des deux pieds,  des deux oreilles et des 32 dents. Il l'aurait sans doute signé du nez si les usages diplomatiques l'avaient permis. Et pour qu'aucun <em>"hassidi" </em>de Bamako ne trouve l'occasion de ruer dans les brancards, le gouvernement n'a consulté personne avant la signature, préférant mettre tout le monde devant le fait accompli. Après cette prouesse, LadjiBourama et ses ministres multiplient journellement les rencontres pour expliquer à la société civile un texte que celle-ci n'a pas encore eu le temps de lire. Point n'est besoin d'être fin stratège pour comprendre que le gouvernement veut juste rassurer la communauté internationale sur sa volonté de paix en attendant de trouver les moyens de tresser sur la tête des rebelles une couronne de feu. Sauf erreur ou omission, ces moyens sont d'ailleurs en vue puisqu'une somptueuse loi de programmation militaire vient d'allouer au chantier de réhabilitation de l'armée malienne un budget de 1.230 milliards de FCFA sur 5 ans. Avec possibilité de renouvellement à partir de 2018. La fameuse loi aura donc deux vertus : lutter contre l'insécurité au nord et contre l'insécurité alimentaire des chefs politiques et militaires.

<strong>De leur côté, les groupes armés du nord traînent les pieds pour signer l'Accord</strong>. HCUA, MNLA, MAA et compagnie savent qu'en l'absence de fédéralisme et d'indépendance du nord, ils restent, comme vous et moi, des Maliens à part entière, malgré le port du turban et l'usage de la langue <em>tamachek</em>ou arabe. A ce titre, ils seront gouvernés par Bamako, quelle que soit la qualité de leurs amitiés avec le Qatar, la Suisse ou la Belgique. Ces constats font jaunir de colère les groupes armés qui n'arrivent pas à accepter qu'en dépit de leur supériorité militaire sur le terrain,  on ne les laisse pas former leur propre Etat et leur propre gouvernement. Par conséquent, nos compères rebelles poussent dans les rues de Kidal femmes et enfants pour signifier le rejet de l'Accord par le <em>"peuple de l'Azawad"</em>. Il ne manque plus qu'une marche de protestation des chameaux !  Ce que les rebelles ne crient pas sur les toits, c'est qu'ils n'ont aucune confiance dans le gouvernement malien et qu'avec ou sans accord, ils n'ont pas l'intention de se laisser désarmer ou cantonner. Ils n'oublient pas qu'à Bamako, nul ne veut passer par pertes et profits les soldats égorgés, en 2012, à Aguelhok ni les préfets dépécés, en mai 2014, à Kidal. Et puis, franchement, comment se laisser cantonner et désarmer quand on vit habituellement de trafics d'otages, d'armes et de drogues ? Pour toutes ces raisons, les groupes armés multiplient les prétextes pour ne pas signer l'Accord. Quand bien même ils le signeraient un jour, ils ne rateraient nulle occcasion d'en torpiller l'application, étant, comme chacun le sait, maîtres du terrain et capables de mener par le bout du nez tout gouverneur élu ou nommé.

<strong>Le médiateur algérien n'ignore rien, bien entendu, de la nature trompeuse de l'Accord</strong>. Mais que l'on se rassure:  l'Algérie n'a pas passé des nuits blanches à peaufiné cet Accord pour les beaux yeux du Mali ou des groupes armés; elle l'a fait pour protéger ses propres intérêts: garder le  contrôle de la région frontalière de Kidal pour y déverser ses propres <em>jihadistes</em>qui, ainsi libres de trafiquer dans le vaste désert maliano-algérien, oublieront de poser des bombes à Alger.

<strong>Quant à la France et à l'ONU, l'Accord leur permet de crier cocorico, de chanter à tout venant qu'elles ont atteint leur but: le règlement de la crise malienne</strong>. Elles savent cependant que rien n'est réglé mais comptent profiter de l'Accord pour se maintenir au nord-Mali, base idéale pour le contrôle stratégique du Sahel. Dans un horizon de 10 à 20 ans, les soldats et fonctionnaires de la MINUSMA continueront donc de faire la pluie et le beau temps au Mali, tandis que la France continuera d'y dicter sa loi (politique, économique et militaire) 55 ans après  avoir été chassée du pays par le président Modibo Kéita. Qu'on appelle cela recolonisation, protectorat, tutelle ou partenariat, peu importe: l'arbitre franco-onusien dévore bel et bien le gâteau territorial que se disputent les plaideurs (Mali et groupes armés), lesquels sortent brédouilles de l'affaire. Voilà une bonne leçon pour tous les frères africains qui n'ont pas la patience de laver leur linge en famille, n'est-ce pas ?

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d&amp;apos;Alger: les pièges et les avantages</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-les-pieges-et-les-avantages-850372.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-les-pieges-et-les-avantages-850372.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2015 18:23:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_830682" align="alignleft" width="320"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/complet_Alger-270215.jpg"><img class="size-full wp-image-830682" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/complet_Alger-270215.jpg" alt="Cérémonie de signature de l'engagement d'Alger. " width="320" height="180" /></a> Cérémonie de signature de l'engagement d'Alger.[/caption]

<strong><em>Dans une contribution qu'il a fait parvenir à notre rédaction, Maître Cheick Oumar Konaré, avocat à la Cour, fait une analyse détaillée de l'Accord signé, le 25 février, par le Mali.</em></strong>

L'Accord proposé, le 25 février 2015, par le médiateur algérien fut signé, avec une stupéfiante rapidit, par le gouvernement malien alors qu'une partie des groupes armés du nord piaffe de colère. Quelles sont les implications juridiques, politiques et économiques de l'Accord ? Tel est notre propos. Et pour nous faire mieux entendre, nous procéderons par une série de questions-réponses.

<strong> </strong>

<strong>Pourquoi le président IBK a-t-il approuvé l'Accord ?</strong>

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IBK n'avait pas, en fait, le choix. A son avènement au pouvoir, le président, soucieux de cultiver son image d'homme de poigne et de nationaliste sourcilleux, tenta de gagner les rebelles à l'usure : non seulement il refusait d'entamer avec eux de véritables négociations, mais en outre, il s'activait, en douce, à renforcer les moyens de l'armée malienne dans la perspective d'une reconquête armée de Kidal. Il fut contraint de changer de stratégie sous la double pression de la France et de l'ONU. La première, pour l'obliger au dialogue, utilisa l'arme diplomatique puis, de manière plus décisive, l'arme financière (suspension temporaire des concours du FMI). Quant à l'ONU, elle dépêcha, en février 2014, à Koulouba une délégation du Conseil de Sécurité qui, deux jours durant, rappela lourdement au chef de l'Etat l'engagement pris par le Mali, à travers l'Accord de Ouagadougou du 18 juin 2013, de discuter avec les groupes armés sur le statut du nord-Mali. Détail peu anodin, la délégation était conduite par Gérard Araud, représentant de la France auprès de l'ONU, et Banté Mangaral, représentant adjoint du Tchad auprès de l'institution mondiale.

Il semble qu'IBK, avant de se résoudre définitivement aux négociations, ait voulu tenter un coup de poker en laissant son Premier Ministre, Moussa Mara, se rendre à Kidal le 17 mai 2014, malgré les mises en garde de la MINUSMA. Il s'ensuivit, comme chacun le sait, une cinglante défaite militaire malienne sanctionnée par la perte de Kidal et de plusieurs autres localités du nord. Désormais dépourvu d'armée, IBK s'en remit au puissant voisin algérien pour proposer, en tant que médiateur, un compromis qui sauverait, à tout le moins, les apparences. L'accord du 25 février 2015 découle de ce processus.

Il est bon de rappeler que la communauté internationale qui, pour l'heure, exerce une tutelle presque de droit sur notre pays, n'a aucune envie de s'enliser dans le dossier malien pour la raison qu'elle est urgemment appelée sur d'autres théâtres: au Moyen Orient contre l'Etat Islamique, au Nigéria contre Boko Haram, en Centrafrique contre les anti-Balaka et le Séléka, et en Libye contre le chaos intégral.

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<strong>Quels avantages le Mali tire-t-il de l'Accord ? </strong>

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Ces avantages sont multiples ainsi que nous l'allons démontrer.

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<strong><em>*</em></strong> Le texte stipule, à l'article 1er, <em>"le respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale, de la souveraineté de l’Etat malien, ainsi que de sa forme républicaine et son caractère laïc"</em>. C'est là une grande victoire pour le Mali. Privé de la force des armes et parti en rampant à la table des négociations, il aurait pu y abandonner les trois choses que sa Constitution déclare intangibles : la forme républicaine de l'Etat, la laïcité de l'Etat et l'intégrité du territoire national.

<strong>* </strong>L'Accord autorise un <em>"déploiement progressif"</em> de l'armée et de l'administration maliennes sur l'ensemble du territoire national, ce qui, depuis 2012, tient du rêve. Autres avantages non négligeables pour le Mali: l'engagement des parties à exclure<em> "la violence comme comme moyen d’expression politique",</em> à recourir systématiquement au <em>"dialogue pour le règlement des différends"</em>, à respecter les droits de l’Homme et à lutter contre la corruption, l’impunité, le terrorisme, le trafic de drogues et les autres formes de criminalité transnationale.

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<strong>* </strong>Les victimes de l'occupation rebelle du nord s'en réjouiront: à l'article 46, l'Accord prescrit l'élaboration d'une <em>"charte nationale pour la paix, l’unité et la réconciliation"</em>, de même que la création d'une <em>"commission d’enquête internationale chargée de faire la lumière sur tous les crimes de guerre</em>, <em>les crimes contre l’humanité, les crimes de génocide, les crimes sexuels et </em>

<em>les autres violations graves du droit international, des droits de l’homme et du droit international humanitaire sur tout le territoire malien"</em>.

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<strong>* </strong>L'Accord prévoit le cantonnement et le désarmement des groupes armés, une prouesse que le Mali n'a jamais réussi à réaliser dépuis 2012, malgré les promesses de réinsertion des ex-combattants dans le tissu militaro-administratif national.Et pour faire bonne mesure, dans les 30 jours suivant la signature de l’Accord, les groupes armés s'engagent à soumettre au Comité de Suivi dudit Accord la <em>"liste définitive et certifiée de leurs combattants et de leurs armements"</em>.

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<strong>* </strong>En somme, l'Accord permet à la République  Mali de gagner du temps (le temps vaut son pesant d'or!), de regagner la sympathie de la communauté internationale, de rebâtir son armée, sa gouvernance et, bien sûr, son image de marque. Si, comme il l'espère, l'Accord fait revenir la paix, le président IBK pourra alors consacrer son temps et son énergie aux oeuvres de développement au lieu de les dilapider, comme aujourd'hui, dans d'ingrates missions de pompier.

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<strong>Que gagnent les groupes armés dans l'Accord ?</strong>

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Certes, l'objectif cinq fois décennal des séparatistes du MNLA n'est pas atteint puisque le texte n'institue ni indépendance, ni fédéralisme. Cependant, les groupes armés ne sortent pas brédouilles de la table des négociations.

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<strong>*</strong> Le MNLA trouve une consolation en ce que l'Accord reconnaît les <em>"spécificités" </em>du nord et institue une gestion administrative très souple, voire autonome de cette partie du territoire malien.

Ainsi, à l'article 1er, l'Accord prévoit la <em>"promotion de la diversité culturelle et linguistique",</em> ainsi que la<em> "contribution de toutes les composantes du peuple malien"</em>, à l’oeuvre de construction nationale.  Le texte stipule, dans la foulée, la <em>"prise en charge par les populations de la gestion effective de leurs propres affaires, à travers un système de gouvernance prenant </em>en <em>compte leurs aspirations et leurs besoins spécifiques"</em>. Ce <em>"système de gouvernance"</em> reposera, selon l'article 5 de l'Accord, sur un <em>"principe de la libre administration" </em>sous-tendu par des collectivités territoriales dotées d'organes élus au suffrage universel et  de <em>"pouvoirs étendus"</em>.

Fait notable, le vocable <em>"Azawad"</em>, très emblématique du combat des séparatistes, acquiert droit de cité à travers l'article 5 de l'Accord qui dispose: <em>"L’appellation Azawad recouvre une réalité socio-culturelle, mémorielle et symbolique partagée par différentes populations du nord-Mali, constituant des composantes de la communauté nationale"</em>.

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<strong>* </strong>Le MNLA et les autres partisans de l'<em>"Azawad" </em>se féliciteront aussi de la création d'une <em>"zone de développement des regions du nord, dotée d'un conseil consultatif interrégional et d'une stratégie spécifique de développement adaptée aux réalités socioculturelles et géographiques ainsi qu'aux conditions climatiques"</em>. Le but de cette <em>"zone", </em> tel que défini par l'article 35 de l'Accord ? <em>"Hisser les régions du nord au même niveau que le reste du pays en termes d’indicateurs de développement, et ce, dans un délai n’excédant pas 10 à 15 ans"</em>.

L'annexe 3 de l'Accord assigne, en ce sens, une ribambelle de chantiers de développement à l'Etat malien, notamment la réhabilitation du système routier, sanitaire, éducatif, hydro- agricole et socioéconomique du nord, ainsi que l'adaptation de l'enseignement public aux réalités locales.

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<strong>* </strong>Les rebelles<em> jihadistes,</em> qui se recrutent majoritairement au HCUA (Haut Conseil pour l'Unité de l'Azawad) et au MAA (Mouvement Arabe de l'Azawad), ne se plaindront sûrement pas de ce que l'Accord ordonne, à l'article 46, la <em>"revalorisation du rôle des Cadis (juges islamiques) dans l’administration de la justice, notamment en ce qui concerne la médiation civile, de manière à tenir compte des spécificités culturelles, religieuses et coutumières"</em>.

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<strong>*</strong> Tant le MNLA que les groupes <em>jihadistes</em> verront d'un bon oeil que l'article 46 de l'Accord prescrive la <em>"valorisation du statut des autorités traditionnelles, à travers leur prise en charge et leur prise en compte dans les règles de protocole et de préséance"</em>. Cette belle phraséologie cache à peine l'engagement de l'Etat à assurer, comme naguère, le confort matériel et administratif des chefs tribaux qui font la loi au nord et y ont secrètement inspiré toutes les rébellions armées depuis 1960.

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<strong>* </strong>Les rebelles de tous bords bénéficieront d'un mécanisme de réinsertion. L'annexe n° 2 de l'Accord décide, en effet, que dans les 90 jours de la signature, une Commission d’Intégration composée de représentants du Mali et des groupes armés et présidée par une <em>"personnalité consensuelle"</em>, définira les <em>"critères, quotas et modalités d’intégration des ex-combattants dans les corps constitués de l’Etat, y compris au sein des forces armées et de sécurité"</em>. Au lieu qu'ils subissent les rigueurs de la loi malienne, les militaires qui, lors de la rébellion, ont déserté l'armée se frotteront les mains car l'annexe 2 de l'Accord dispose:<em> "Les membres des mouvements anciennement  officiers des forces armées et de sécurité seront  réintégrés au moins aux mêmes grades. Ceux qui ne remplissent pas les conditions et ceux qui choisiront de ne pas être intégrés pourront bénéficier d’une pension de retraite, d’une pension proportionnelle ou d’une pension d’invalidité ou tout autre arrangement suivant le cas"</em>.

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<strong>De quelles insuffisances souffre l'Accord ?</strong>

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De nombreux points du texte s'annoncent lourds d'incompréhensions, donc de périls.

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<strong>* </strong>Commençons par l'architecture instutionnelle, telle que prévue par l'Accord: elle consacre une autonomie des régions du nord. En effet, l'article 8 donne aux régions tous les pouvoirs pour régir elles-mêmes toutes questions liées aux domaines les plus divers : développement économique, social et culturel; aménagement du territoire, éducation de base, formation professionnelle, santé, environnement, culture, infrastructures routières et de communication, énergie, hydraulique, agriculture, élevage, pêche, gestion forestière, transports, commerce, industries, artisanat, tourisme, budgets et comptes administratifs, établissement et application d’impôts propres; coopération décentralisée, jumelage, police territoriale, protection civile... Il y a là, à coup sûr, une spoliation sauvage de l'Etat central malien de la plupart de ses prérogatives au profit des régions qui, cérise sur le gâteau, se partageront bon an mal an 30% du budget national.

Les régions deviennent, non des appendices de l'Etat, mais de micro-Etats juxtaposés: chaque région aura à sa tête une assemblée dirigée par un président élu au suffrage universel direct et qui sera <em>"le chef de l'Exécutif et de l'Administration de la région"</em>. Comment ce mini-chef d'Etat sera-t-il, en cas de besoin, révoqué ? L'Accord n'en pipe mot. Qui assurera la tutelle administrative des régions ? L'Accord ne le dit pas, alors que sans tutelle, une collectivité décentralisée devient forcément une province autonome, un Etat fédéré déguisé. D'ailleurs, en parcourant l'article 9 de l'Accord, on lit avec surprise que <em>"les délibérations des collectivités territoriales sont exécutoires dès leur publication et transmission au représentant de l’Etat"</em>: le président de région étant <em>le "chef de l'Exécutif régional"</em>, devra-t-il <em>"transmettre"</em> à lui-même ses propres décisions ou les communiquer au ministre de l'Intérieur siégant à Bamako, à une année-lumière de Kidal ou de Tombouctou ? On ne sait. Le problème de tutelle ne se posera pas aux cercles qui, dirigés par des <em>"présidents de conseil de cercle"</em> élus, relèvent de l'autorité hiérarchique du président de région.

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<strong>* </strong>Autre source potentielle de conflit: l'Accord autorise les cercles et régions à prendre <em>"la dénomination officielle de leur choix"</em>. Qui s'étonnerait, dès lors, de voir un jour fusionner les trois régions du nord en une immense entité de 900.000 km2 qui prendrait le nom d'<em>"Azawad"</em> ?

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<strong>* </strong>D'autre part, l'Accord prévoit <em>"une participation active et significative des populations, en particulier celles du nord à la gestion de la sécurité locale"</em>. Que veut dire cette <em>"participation significative" </em>? A partir de quel quantum de policiers, de gardes et de gendarmes <em>"azawadiens"</em> les groupes armés jugeront-ils <em>"significative"</em> la participation de leurs <em>"populations"</em> à la <em>"sécurité locale"</em> ?

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<strong>* </strong>Une interrogation similaire intéresse les effectifs locaux à intégrer dans l'armée nationale. En effet, l'article 22 de l'Accord dispose: <em>"Les forces (armées) devront inclure un nombre significatif de personnes originaires du nord, y compris dans le commandement, de façon à conforter le retour de la confiance et faciliter la sécurisation progressive de ces régions"</em>. Combien de Ag et de Ould va-t-il falloir recruter dans l'armée pour que les groupes armés se sentent en <em>"confiance" </em>? Le Mali gagne-t-il à accepter le principe d'une ethnicisation officielle de ses forces armées et de sécurité ?

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<strong>*</strong> L'Accord prévoit la réintégration dans l'armée des militaires qui l'avaient quittée au profit des groupes rebelles. Ces déserteurs ne retourneront pas en catimini, mais <em>"au moins à leurs anciens grades"</em> !  Quant à ceux qui préfèreront un autre métier, l'Etat leur versera une <em>"pension de retraite"</em>. N'y a-t-il pas là un mépris souverain à l'égard des citoyens du nord qui furent tués, violés ou amputés par les occupants rebelles d'hier ? Comment, au reste, concilier la réintégration des ex-bourreaux du peuple avec l'engagement solennel que les parties à l'Accord prennent de combattre l'impunité ?

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<strong>* </strong>Le peu que nous savons des finances publiques nous conduit à voir une hérésie dans les dispositions de l'Accord (par exemple, l'article 8) qui permettent aux régions de créer leurs propres <em>"impôts et recettes"</em>. Doit-on considérer que dorénavant, chaque citoyen malien, qui tire déjà le diable par la queue, paiera à la fois les impôts fixés par la loi de finances annuelle du Mali et ceux créés par le président de région ? Quelle révolution législative permettrait de concilier l'unicité de caisse de l'Etat, le caractère parlementaire du budget d'Etat et l'édiction de deux impôts dans un même pays ?

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<strong>* </strong>En voulant donner l'impression de traiter à égalité toutes les régions du Mali, l'Accord transporte dans des régions sans problème (celles du centre et du sud) les tensions et crises nées au nord. Ce qui déstabilisera à moyen terme l'ensemble national.

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<strong>* </strong>Les réformes induites par l'Accord pourraient nécessiter une révision constitutionnelle, donc un référendum populaire qui, en l'état, n'a pas beaucoup de chances de prospérer dans la mesure où dans son immense majorité, le peuple malien se montre d'instinct hostile à toute concession aux groupes rebelles.  Et s'il arrivait que le peuple rejette l'Accord, que ferait-on ?

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<strong>L'Accord ramènera-t-il la paix au nord?</strong>

<strong> </strong>

Le texte du 25 février 2015 laisse trop de questions sans réponse. Il ressemble furieusement aux accords précédents (Pacte National et Accord d'Alger de 2006) qui, chacun s'en souvient, n'ont nullement évité la reprise de la guerre en janvier 2012. A l'instar de ses ancêtres, le nouvel Accord ne présente que des vertus antalgiques: il soigne la fièvre sans éradiquer le virus qui la provoque. Signe avant-coureur d'une rechute de la maladie, les principaux groupes armés du nord, y compris le MNLA et le HCUA, refusent de parapher le texte : si leur attitude peut s'interpréter en une ruse destinée à pousser le peuple malien  à adhérer à l'Accord, nul ne peut, non plus, exclure qu'elle soit le fruit d'un mécontentement profond des groupes armés qui, faut-il le rappeler, n'obtiennent ni l'indépendance, ni le fédéralisme, ni l'instauration de la loi islamique. Or, rien n'autorise à penser que des groupes méfiants ou en colère se laisseraient cantonner ou désarmer; il n'est, pour s'en convaincre, que de rappeler  le triste sort réservé, sur ce chapitre, à l'Accord de Ouagadougou et à la résolution 2100 du Conseil de Sécurité de l'ONU.

De plus, le chef terroriste Belmokhtar, vieil ami d'Iyad Ag Ghali, vient de se signaler à la haute attention des Bamakois en semant, vendredi soir, la désolation à la <em>"Rue Princesse"</em>. Ce sanglant attentat pose la question de savoir si l'on a bien fait d'exclure Iyad Ag Ghali et compagnie des négociations et si, sans eux, l'Accord du 25 février produira le moindre effet. Il y a, à cet égard, lieu de souligner qu'Iyad Ag Ghali entretient des amitiés en Algérie et que ses colonnes de <em>jihadistes</em>, infiniment plus redoutables que le MNLA, continuent de squatter les collines du Tighargar. Pas plus tard qu'hier dimanche 8 mars, n'ont-ils pas pilonné à la roquette le camp de la MINUSMA à Kidal, tuant un casque bleu et deux civils ? N'ont-ils pas, la veille, attaqué à la grenade, le commissariat de police de Gao ?]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali accepte&#45;t&#45;il l&amp;apos;autonomie du nord ? Ce que dit le nouveau projet d&amp;apos;accord algérien</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-mali-accepte-t-il-lautonomie-du-nord-ce-que-dit-le-nouveau-projet-daccord-algerien-835292.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2015 12:06:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Diop-alger.jpg"><img class="aligncenter wp-image-814882 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Diop-alger.jpg" alt="Déclaration des parties aux pourparlers d’Alger" width="630" height="354" /></a></em></strong><em>Le 25 février 2015, le médiateur algérien a proposé aux représentants du Mali, des groupes armés du nord et des milices d'autodéfense pro-Mali un projet dont nous décrivons ci-dessous les points saillants et les pièges.</em>

<strong><em>Adhésion formelle à l'intégrité du territoire et à la laïcité de la République</em></strong>.

A l'article 1, le projet d'accord  présenté par l'Algérie souligne l'attachement des parties au rejet de la violence et au <em>"respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et son caractère laïc"</em>. La manoeuvre est fort adroite: elle permet de faire avaler le reste de la pilule qui, au vrai, a un goût de nivaquine. En effet, la belle profession de foi chantonnée plus haut est aussitôt édulcorée par l'obligation faite aux parties de promouvoir <em>"la diversité culturelle et linguistique"</em> et de permettre <em>"la prise en charge par les populations de la gestion effective de leurs propres affaires, à travers un système de gouvernance prenant en compte leurs aspirations et leurs besoins spécifiques"</em>.

<strong> </strong>

<strong><em>Rhétorique séparatiste. </em></strong>

En poursuivant la lecture, on découvre que le projet d'accord prévoit <em>"un développement équilibré de l’ensemble des régions du </em>Mali". La chose n'est pas mauvaise en soi, sauf qu'elle reprend la rhétorique du MNLA: chaque fois qu'il plastronne sur les plateaux de télé étrangers, ce groupe séparatiste ne parle, en effet, que de <em>"spécificités" </em>du nord, de <em>"prise en charge de leurs propres affaires par les populations locales"</em> et  <em>de "développement équilibré de l'ensemble des régions" </em>du Mali. Sous-entendu: toute oeuvre de développement doit désormais prioriser le nord qui aurait été délaissé depuis l'indépendance par l'Etat malien.

<strong> </strong>

<strong><em>Révision constitutionnelle.</em></strong>

Le texte algérien annonce qu'au besoin, l'accord sera mis en oeuvre à travers une révision des lois et de la Constitution du Mali. Cette annonce est lourde de périls car toute révision de la Constitution nécessite un référendum populaire; or, on peut d'ores et déjà tenir pour certain que le peuple malien, majoritairement situé au sud, rejettera tout accord, même passablement favorable aux groupes rebelles. Que ferait-on en cas de rejet ?

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<strong><em>Reconnaissance de l'Azawad</em></strong>

. A l'article 2, le texte reconnaît l'<em>"Azawad"</em> comme <em>"une realité socioculturelle, memorielle et symbolique partagée par différentes populations du nord Mali, constituant des composantes de la communauté nationale"</em>. Pas sûr que le mot <em>"Azawad"</em>, qui caractérise depuis des années le discours des rebelles, soit gobé par les Maliens.

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<strong><em>Autodétermination par la base</em></strong>.

Le texte fait la part belle aux séparatistes en prévoyant la mise en place de <em>"Collectivités territoriales dotées d’organes élus au suffrage universel et de pouvoirs étendus"</em>. Il sera aussi institué <em>"un système de défense et de sécurité basé sur les principes d’unicité, d’inclusivité et de représentativité"</em>. Derrière ces jeux de mots, se cache à peine la ferme volonté de rebâtir l'armée et les forces de sécurité maliennes sur des bases ethniques; sinon, comment parler de <em>"représentativité"</em> dans l'armée comme s'il s'agissait d'une entité élue ? D'autre part, élire les dirigeants des collectivités territoriales et les doter de <em>"pouvoirs étendus"</em> revient à diviser le pays par la base. Une manière de concéder l'audétermination locale des régions du nord, n'est-ce pas ? Ainsi, chaque région du nord aura à sa tête une assemblée dirigée par un président élu au suffrage universel direct et qui sera <em>"le chef de l'Exécutif et de l'Administration de la région"</em>. Elu comme IBK et président comme lui, pourquoi ce chef régional irait-il lui rendre des comptes ? Comment ce chef local élu serait-il révoqué ? Qui assuerait sa tutelle administrative alors que l'article 9 du texte algérien déclare que <em>"les délibérations des collectivités territoriales sont exécutoires dès leur publication et transmission au représentant de l’Etat" </em>? Il en ira de même des cercles qui, selon  le projet d'accord, seront dirigés par des <em>"présidents de conseil de cercle"</em> élus. Soulignant les pouvoirs de cette  foule de baronnies qui parsèmeront, telles des épines, le territoire malien, le texte donne à chaque cercle ou région de prendre <em>"la dénomination officielle de leur choix"</em>. Pour couronner le tout, les chefs de tribus et autres grands chômeurs du nord entreront - sans élection - dans un Sénat qui verra le jour.

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<strong><em>L'Etat spolié de ses pouvoirs au profit des régions</em></strong>

.  L'article 8 du projet d'accord donne aux régions du nord tous les pouvoirs pour régir elles-mêmes toutes questions liées aux domaines suivants: développement économique, social et culturel; aménagement du territoire; éducation de base et formation professionnelle, santé, environnement, culture, infrastructures routières et de communication, énergie, hydraulique et assainissement; agriculture, élevage, pêche, gestion forestière, transports, commerce, industries, artisanat, tourisme, transports interrégionaux; budgets et comptes administratifs; établissement et application d’impôts et de recettes propres; coopération décentralisée et jumelage; police territoriale et protection civile.

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<strong><em>Sécurité et armée ethnicisées</em></strong>.

Le projet d'accord impose <em>"une participation active et significative des populations, en particulier celles du nord à la gestion de la sécurité locale".</em> Et c'est quand l'armée et les forces de sécurité auront été ainsi <em>"reconstituées"</em> qu'elles entameront leur redéploiement <em>"progressif"</em> au nord. La <em>"reconstitution"</em> selon les critères dictés par les rebelles est donc une condition du retour de l'armée dans cette partie du territoire. Où est donc l'indépendance du Mali ? L'article 22 enfonce le clou en stipulant: <em>"Les forces (armées) devront inclure un nombre significatif de personnes originaires du nord, y compris dans le commandement, de façon à conforter le retour de la confiance et faciliter la sécurisation progressive de ces régions"</em>. En clair, tant que l'armée n'aura pas été inondée de Ag et de Ould, les groupes armés ne se sentiront pas en <em>"confiance"</em> ! Et que ferait-on des officiers touaregs et arabes qui ont déserté l'armée puis ouvert le feu leurs anciens compagnons d'armes maliens ?

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<strong><em>Zone spéciale de développement du nord</em></strong>.Le projet d'accord prévoit <em>"une Zone de Développement des Regions du Nord, dotée d'un Conseil consultatif interrégional et d'une Stratégie Spécifique de développement adaptée aux réalités socioculturelles et géographiques ainsi qu'aux conditions climatiques"</em>. La fameuse <em>"stratégie spécifique"</em> susvisée tend, selon l'article 35 du projet, <em>"à hisser les régions du nord au même niveau que le reste du pays en termes d’indicateurs de développement, et ce dans un délai n’excédant pas 10 à 15 ans".</em> Enfin, l'article 14 engage l'Etat malien à tansférer 30% de ses revenus aux régions, avec une <em>"attention particulière pour les régions du nord"</em>.

<strong>En somme, le nouveau projet ressemble comme deux gouttes d'eau au premier qui, après examen, a été rejeté par le gouvernement du Mali.</strong>

Il  porte les germes de la partition du pays même s'il se garde d'utiliser ce mot. Il semble que les représentants maliens à Alger, y compris le ministre des Affaires Etrangères, Abdoulaye Diop, aient marqué leur adhésion au texte dont le médiateur algérien aurit dit qu'il était <em>"à prendre ou à laisser"</em>. Si les groupes armés font mine de bouder le projet, c'est par ruse de guerre : le texte consacre l'autonomie parfaite du nord du Mali qui est même autorisé à s'appeler <em>"Azawad"</em> de Kidal à Tombouctou. Il ne faut cependant pas exclure un revirement de la position malienne: après avoir annoncé que le premier projet d'accord algérien était <em>"une bonne base de discussion"</em>, Abdoulaye Diop n'a-t-il pas fini par être désavoué par le gouvernement malien ?

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sikasso: Le directeur régional de l&amp;apos;Agriculture poignardé par un collègue</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/sikasso-le-directeur-regional-de-lagriculture-poignarde-par-un-collegue-835272.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/sikasso-le-directeur-regional-de-lagriculture-poignarde-par-un-collegue-835272.html</guid>
<description><![CDATA[ Le 18 [décembre] février 2015 restera gravé dans la mémoire des agents de la direction régionale de l&#039;Agriculture de Sikasso car c&#039;est le jour où leur chef a failli être poignardé à mort par son collègue chargé des statistiques.  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 02 Mar 2015 12:00:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En effet, dans le cadre d'enquêtes maraîchères, le directeur du bureau de suivi-évaluation des statistiques, Sidy Mahamane Youssouf Haïdara, reçoit l'ordre de son chef hiérarchique, Felix Togo, d'engager deux agents du service (Luc Diarra et Mary). Sidy Mahamane Haïdara refuse au motif qu'ils n'avaient pas fini un travail qui leur avait confié; Haidara estime également que ses deux agents sont inaptes à l'enquête que Felix Togo entend leur confier. Togo  convoque donc Haidara dans son bureau pour lui répéter ses ordres;  Haïdara maintient son refus. Et ajoute : <em>"Fais ce que tu peux, je ne vais jamais engager mes agents dans ce travail!"</em>. Puis il sort en claquant la porte.

<strong>C'est là que le directeur régional, Félix Togo, se fâche.</strong> Il prend la résolution de faire relever Haidara de son poste; à cette fin, élabore, le lendemain, un projet de décision tendant à remplacer Haidara par son adjoint, Luc Diarra. Le projet est entériné par le gouverneur de Sikasso. Quand la décision parvient à la direction régionale de l'Agriculture, Togo convoque en réunion tout le personnel pour lui annonçant la nouvelle. A la fin de la réunion, Haïdara lance à Togo, devant les autres agents du sevice, cette menace en langue bamabara:<em> "Togo, tu as fait ce que tu pouvais; il reste ma réaction!"</em>.

<strong>Certains pensent que Haïdara userait de sorcellerie pour lancer un sort à son chef; ils conseillent donc à celui-ci de se méfier.</strong> La passation de services entre Haïdara et Luc Diarra, le nouveau directeur des statistiques, est prévue pour le 19 février 2015. Mais le 18 février, aux environs de 8 heures 30 mn, Sidy Mahamane Haïdara se présente au secrétariat de Félix Togo. Une fois admis dans le bureau de Togo, il plonge la main dans la poche et en sort un couteau qu'il tente d'enfoncer dans la poitrine de Togo. Ce dernier l'esquive. Haidara lui fonce dessus une seconde fois; il l'atteint alors à l'épaule et à la clavicule. Togo arrive, malgré tout, à faire tomber  son agresseur dans un fauteuil et se saisit du couteau. Heureusement  pour Togo, un vrai Dogon invulnérable au fer, le couteau ne parvient pas à percer son corps. Alertés par les bruits de combat, les deux secrétaires et un stagiaire de l'APEJ forcent la porte et viennent au secours de Togo. Ils enferment Haïdara dans le bureau et font appel à la police du 1er arrondissement. Menotté, l'agresseur est conduit dans un violon. Il confiera aux policiers ébahis que son seul regret est d'avoir manqué de tuer son chef.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Résidence des ministres : Le calvaire des policiers de garde</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/residence-des-ministres-le-calvaire-des-policiers-de-garde-835252.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans notre parution n° 284 du 26 janvier 2015, nous révélions que la plupart des ministres ne bénéficiaient, à leur domicile, d&#039;aucun dispositif policier de sécurité et que cela les rendait vulnérables à la première attaque d&#039;un bandit armé. Le jour même de la parution de notre enquête, le général Mohamed Abdrahamane OuldMeydou, qui s&#039;est illustré contre les rebelles du MNLA, échappait à un assassinat. Suite à quoi, des policiers ont été déployés à la porte de chaque ministre. Comment vivent ces agents ? Nous avons cherché à le savoir... ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2015 11:51:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_251552" align="alignleft" width="308"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Kanssaye-DG-police.jpg"><img class="size-full wp-image-251552" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Kanssaye-DG-police.jpg" alt="Hamidou Kanssaye Dg Police" width="308" height="305" /></a> Hamidou Kanssaye Dg Police[/caption]

Les policiers de garde bénéficient de très mauvaises conditions de travail. Ils sont, pour la plupart, installés au portail du domicile sur des bancs ou des chaises en mauvais état. Imaginez des hommes assis pendant 24 heures sur des bancs ou des chaises brinquebalants! Devant l'ambassade d'Algérie, par exemple, tout passant peut voir les policiers de garde installés, tels des clochards, sur un banc de fortune, de l'autre côté de la rue, faute de poste de garde en bonne et due forme.

<strong>Un petit tour à Sébenicoro nous a permis d'observer les policiers en faction devant la résidence du président IBK</strong>. Ils passent toute la journée sous un manguier. Qu'il vente ou qu'il pleuve, ils restent sous le manguier. Le comble, c'est que seuls le policiers subissent ce sort; les autres agents en uniforme affectés à la garde présidentielle bénéficient, eux, d'un poste de travail adéquat. Selon nos informations, la position des policiers déployés chez le chef de l'Etat ne respecte pas les normes sécuritaires car, au lieu qu'une partie d'entre eux se repose pour relever l'autre plus tard, ils sont tous jetés sous le manguier, sans espoir de relève. Qu'un bandit se présente à une heure indue, et il les trouvera tous dans les bras de Morphée! Comme par hasard, ce n'est que le vendredi dernier que l'on a songé à construire au profit des policiers un hangar en face de la résidentielle présidentielle.

<strong>Chez plusieurs ministres et chefs d'institutions, il n'y a pas de local permettant aux policiers de garde de se reposer en cas de besoin</strong>. Chez le ministre des Mines, Boubou Cissé, par exemple, les policiers de garde passent la nuit à la porte, assis sur de simples cartons, tels des marchands de colas.

<strong>Humiliations quotidiennes</strong>

Outre leurs conditions de travail déplorables, certains policiers de garde subissent des humiliations de la part de certains ministres ou de membres de leur famille. Un ministre dont nous tairons le nom a, un jour, demandé à un policier de laver son véhicule. Refus du policier qui a retorqué qu'il n'était pas un boy. <em>"Une autre fois, c'est l'épouse d'un ministre qui a crié sur un policier en faction pour qu'il aille ouvrir la porte à un visiteur qui sonnait; le policier, vexé par le ton de la dame, lui a répondu qu'il n'était pas là pour recevoir des visiteurs"</em>, nous relate une source. Selon plusieurs policiers que nous avons interrogés sous couvert de l'anonymat, la garde au domicile de plusieurs ministres et chef d'instituions est un calvaire. Les policiers n'en veulent plus. Cependant, ils sont unanimes à saluer le général Sada Samaké, ministre de la Sécurité, un des rares à offrir des conditions adéquates de travail aux policiers détachés à son domicile. <em>"Chez Sada, les agents de garde sont bien logés et nourris; la relève est assurée et nous ne recevons aucune offense",</em> témoigne un policier qui lie les avantages consentis par Sada au fait que celui-ci est un militaire rompu aux pratiques de sécurité. A des ministres qui se plaignaient de certains policiers qui abandonnaient trop tôt leur position de garde, Sada aurait recommandé de mettre les agents dans de bonnes conditions de travail. Pour l'instant, il n'est pas entendu.

<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Chronique satirique : Mohamed, l&amp;apos;Aménokal qui fait du cinéma</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-mohamed-lamenokal-qui-fait-du-cinema-835232.html</link>
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<description><![CDATA[ Le nouveau chef coutumier de Kidal, Mohamed Ag Intallah, a l&#039;art du cirque et de la transhumance politico-militaire. Il sait surtout défendre ses intérêts. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2015 11:47:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Mohamed-Ag-Intall.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-822032" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Mohamed-Ag-Intall.jpg" alt="Mohamed-Ag-Intall" width="320" height="183" /></a>Le nouveau chef coutumier de Kidal, Mohamed Ag Intallah, a l'art du cirque et de la transhumance politico-militaire. Il sait surtout défendre ses intérêts.

Le Mali est le pays des records. Il n'y a qu'ici que les présidents sont renversés à trois mois de la fin de leur mandat ou tout bonnement bastonnés dans leur palais. Mieux, il suffit de répéter <em>"Inch Allah" </em>le matin au réveil et le soir au coucher pour gagner l'élection présidentielle. C'est sûr: au prochain scrutin, un candidat entonnera le slogan <em>"Bismillah" </em>au lieu d'inonder de chiffres des électeurs qui cherchent du mil et despagnes Wax. Bien entendu, la loi malienne (la pauvre!) n'existe que sur le papier: si elle conduit en taule les voleurs de poulets, elle ne s'intéresse jamais aux trafiquants de       <em>Boeing </em>et d'équipements militaires dont la race n'est pas près de s'éteindre avec le vote de la nouvelle loi de programmation militaire qui prévoit de dépenser pour nos troupes 1.230 milliards en 5 ans. LadjiBourama aura déjà réussi son pari si, avec cette pluie de milliards, nos officiers parvenaient à situer Aguelhok ou Anéfis sur une carte...

<strong>On comprend donc que dans une République pareille, les deux tiers du territoire restent durablement sous la coupe des bandits armés</strong>. Lesdits bandits, de nationalité soi-disant azawadienne, ne laissent pas un jour sans se payer la tête des Maliens. Il y a dix jours, nos confrères de <em>"L'Indépendant"</em> relataient que le nouvel <em>Aménokal</em> (chef coutumier) de Kidal, Mohamed Ag Intallah, avait, lors d'une récente conférence tenue à Aguelhok, déclaré que Kidal ne faisait plus partie du Mali et que ce disant, l'homme cédait aux menaces du <em>jihadiste</em>Iyad Ag Ghali. Or, une semaine plus tard, le jeudi 26 février 2015, <em>RFI </em>rapportait que selon le même Mohamed,  Kidal ne cesserait jamais de faire partie du Mali. Qui de <em>"L'Indépendant"</em> et de <em>RFI</em> dit vrai ? A mon humble avis, tous deux se font rouler dans la farine par Mohamed Ag Intallah. Croyez-vous possible que le compère puisse, sans ruse, proclamer la <em>"malianité"</em> éternelle de Kidal alors que cette citadelle rebelle n'abrite plus aucun soldat malien ? Pourquoi Mohamed dit-il ce qu'il dit alors qu'il reste un leader du Haut Conseil pour l'Unité de l'Azawad (HCUA)? Croire aux propos de Mohamed, c'est prendre des boutons d'Ebola pour des grains de beauté. Les belles annonces ne sont, certes, pas mauvaises en soi; mais les actes convainquent bien davantage. Chef des Ifoghas, Mohamed pourrait susciter une révolte de sa communauté contre l'occupant <em>jihadiste</em>ou séparatiste, n'est-ce pas ? Qu'attend-il pour le faire, s'il vous plaît ? En fait, les propos de Mohamed, rapportés par RFI, ont un lien étroit avec le nouveau projet d'accord proposé par le médiateur algérien <em>(lire en page 7)</em>: sachant que le Mali adhère à cet accord et que sans l'Algérie, aucun bandit armé ne prospérerait au nord, l'<em>Aménokal</em> prend opportunément le bon wagon avant qu'il ne soit trop tard.

<strong>En vérité, Mohamed et son frère, Algabass, sont des spécialistes de la diversion et de la transhumance politico-militaires. </strong>Il n'est, pour en convenir, que de jeter un coup d'oeil sur leur parcours des trois dernières années. Membres fondateurs du MNLA, ils décident, en bons vieux lèvres, de ne pas mettre les oeufs dans le même panier: Mohamed trône ainsi au MNLA; Algabass rejoint Iyad Ag Ghali en tant que vice-président d'<em>AnçarDine</em>. Fait notable, Algabass transhume à <em>Ançar Dine</em> juste après qu'Iyad et ses amis d'AQMI chassent, à coups de bâton, le MNLA du nord du Mali. Quand, en janvier 2013, les troupes françaises bottent le train à Iyad, qui voulait imprudement venir planter sa tente à Bamako, Algabass nomadise à nouveau vers le MNLA, revenu au nord dans les bagages des Français. Mohamed et Algabass, sans doute touchés par la grâce française, se convertissent aux vertus de la démocratie républicaine: ils n'ont aucune peine à convaincre LadjiBourama de les recruter, aux législatives, sur la liste du RPM. Nul autre parti n'osant se mesurer à des seigneurs de guerre si prompts de la gâchette, les deux frères sont élus au premier tour. Désormais payés par le Mali pour voter des lois, ils ne lèvent pourtant pas le petit doigt quand, en mai 2015, leurs alliés du MNLA chassent de Kidal le Premier Ministre Moussa Mara et égorgent 7 administrateurs civils. Dire que nos deux drôles de députés étaient absents de Kidal au moment des faits n'excuse rien puisque, quelques semaines plus tard, au lieu de rejoindre le camp malien, ils se retrouvent au HCUA, aux côtés des <em>jihadistes</em> recyclés d'<em>Ançar Dine</em>. La mission du HCUA ? Négocier avec l'<em>"Etat colonial"</em> du Mali l'indépendance de l'Azawad! Bien sûr, pendant tout le temps que les frères Ag Intallah prennent le thé avec Iyad et enterrent les soldats maliens morts à Kidal, nos impôts leur sont mensuellement versés à titre de rémunération parlementaire. Si ce n'est pas là de la foutaise,  je veux bien être pendu! Au cas où, demain, l'Azawad devenait indépendant, Mohamed et Algabass siégeraient sans gêne dans le gouvernement que formerait Iyad Ag Ghali. Leur territoire vivrait dans la paix et la sécurité, protégé de toute nuisance malienne par les troupes qu'interposerait l'ONU et nourri au biberon par le trio Qatar- Suisse-Belgique. A défaut d'indépendance de l'Azawad, Algabass  et Mohamed ne perdront sûrement pas leur temps à pleurer sur le sort d'Iyad: ils se feront élire gouverneurs, c'est-à-dire mini-chefs d'Etat, dans le cadre de la régionalisation proposée par le Mali. Et s'il n'y a rien de tout cela, ils continueront de traire le trésor public malien en tant que députés. A leur place, vous plaindriez-vous ?

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Alcoolisme: Dr Boulkassim Maiga au secours de la jeunesse de Kalanban Coura</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/alcoolisme-dr-boulkassim-maiga-au-secours-de-la-jeunesse-de-kalanban-coura-807122.html</link>
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<description><![CDATA[ Sous l&#039;égide du jeune rappeur &quot;Baly Cool&quot; et du Dr Boulkassim Maiga dit Nelson Mandela, la jeunesse de Kalanban Coura, en commune 5 de Bamako, mène depuis plusieurs mois une campagne de lutte contre l&#039;alcoolisme.  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Feb 2015 20:33:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/alcool.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-807142" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/alcool.jpg" alt="alcool" width="300" height="170" /></a>Les initiateurs de la campagne ont organisé une manifestation le samedi 14 février près du lycée " Classique" de Kalanban Coura. La cérémonie était présidée par Boulkassim Maiga, en présence de "Baly Cool". Le parrain dira que suite au rapport de l'OMS faisant du Mali l'un des plus grands consommateurs d'alcool, il était impérieux d'agir. La jeunesse, qui est l'avenir du Mali, est la frange qui consomme le plus d'alcool; voilà pourquoi il urge d'agir. Dr Maiga signale que l'alcoolisme a des conséquences graves sur le foie, les nerfs et le coeur. Le dernier rapport de l'OMS fait état de 3,3 millions de personnes qui décèdent chaque année de l'alcool. Dr Maiga fait des propositions : augmenter le prix de l'alcool en agissant sur les taxes, interdire la vente de l'alcool aux moins de 22 ans, censurer les publicités liées à l'alcool, 'inscrire la mention "dangereux pour la santé" sur les bouteilles d'alcool vendues au Mali. A noter que Dr Maiga est le secrétaire général de la sous-section RPM de Kalanban Coura.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Adema&#45;Pasj : La revanche de Dramane Dembélé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/adema-pasj-la-revanche-de-dramane-dembele-806522.html</link>
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<description><![CDATA[ Longtemps orphelin de l&#039;ère IBK, l&#039;ex-candidat de l&#039;ADEMA à la présidentielle vient de prendre sa revanche en entrant au  gouvernement. Depuis, il ne compte pas s&#039;arrêter en si bon chemin...
 ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Feb 2015 18:08:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_740552" align="alignleft" width="256"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Dramane-Dembele.jpg"><img class="size-full wp-image-740552" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Dramane-Dembele.jpg" alt="Dramane Dembélé" width="256" height="300" /></a> Dramane Dembélé[/caption]

On se rappelle qu'en vue de se donner plus de chance pendant l'élection du président de la République en 2013, certains candidats ou partis politiques avaient signé des alliances. Ainsi, l'ADEMA avait signé une plateforme avec, entre autres, l'URD, le PDES, les FARE et le PARENA. Les membres de la plateforme - appelée FDR - s'engageaient à se rallier, au second tour de la présidentielle, l'un quelconque des candidats qui y parviendrait. Or Dramane Dembélé, candidat battu de l'ADEMA, au lieu de respecter les engagements de la plateforme, s'est rallié au candidat adverse, Ibrahim Boubacar Kéita (RPM), opposé à Soumaila Cissé (URD) au second tour de la présidentielle. Pour justifier sa décision, Dramane Dembélé a expliqué que son faible score au premier tour du scrutin (8%) était dû à la <em>"trahison"</em> des caciques de son parti, lesquels n'auraient que passablement digéré son investiture comme candidat. Selon Dramane Dembélé, les membres du Bureau Exécutif de l'ADEMA n'ont pas mouillé le maillot comme ils l'auraient fait si l'un des vieux routiers (Iba Ndiaye, par exemple) avait été désigné candidat à la présidentielle. Le ralliement de Dramane Dembélé à IBK a provoqué la colère des dirigeants de l'ADEMA qui ont, par la voix du premier vice-président d'alors, Iba Ndiaye, appelé à voter pour Soumaila Cissé.

<strong>Après la présidentielle, le climat ne s'apaisa pas</strong>. Les choses ont paru tourner en faveur des dirigeants de l'ADEMA. En effet, au lieu que le nouveau chef d'Etat, IBK, fasse une fleur à Dembélé, qui l'avait rejoint avec armes et bagages,  il a préféré traiter avec l'appareil dirigeant de l'ADEMA où plusieurs ministres ont été recrutés. Décidés à faire payer à Dramane Dembélé sa dissidence, l'ADEMA a mis en quarantaine les partisans de l'intéressé dans les structures du parti. Avant d'entamer contre eux une purge massive au niveau des sections et sous-sections. Ainsi, Harouna Cissé, ex-directeur de campagne de Dramane Dembélé, et Lazare Tembely, président des Jeunes de l'ADEMA, ne sont pas  reconduits lors du renouvellement du bureau de la section 6 de Bamako: les deux personnalités  ont en commun d'avoir suivi Dramane Dembélé lors de sa transhumance vers IBK. Les malheurs de Dramane Dembélé et de ses partisans se poursuivent dans de nombreuses autres sections et sous-sections où, à la faveur des renouvellements, ils se vient chassés de leurs postes comme des pestiférés. De même, les ministres issus de l'ADEMA ne font aucune ouverture aux partisans de Dramane Dembélé dont la plupart se retrouvent au chômage. Bref, Dembélé ressemble bel et bien à un navire naufragé.

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<strong>Revanche de  Dembélé</strong>

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La formation du gouvernement Modibo Kéita bouleverse les tendances. Dramane Dembélé entre dans la nouvelle équipe en qualité de ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat. Visiblement, le président IBK lui retourne l'ascenseur car Dembélé n'est ni spécialisé en urbanisme, ni proposé au gouvernement par le parti ADEMA. Du coup, l'intéressé ne gêne guère de raconter à tout venant qu'il doit son entrée au gouvernement au chef de l'Etat seul et n'a pas de comptes à rendre à l'ADEMA.

<strong>Le nouveau ministre ne s'arrête pas en si bon chemin.</strong> Tenant sa revanche sur le parti, il travaille à la promotion systématique de ses seuls partisans. Dès sa prise de fonctions, il nomme Lazare Tembely chef de cabinet. Sont nommés conseillers techniques du ministre Abasse Yalcouyé, ingénieur des constructions civiles; Issa Ouologuème, ingénieur des constructions civiles ; Gaoussou Coulibaly, administrateur civil ; Amadou Maiga, ingénieur des constructions civiles. Ces conseillers partagent avec le chef de cabinet un trait commun: ils ont tous été démis de leurs responsabilités au sein des sections et sous-sections de l'ADEMA. Les chargés de mission du nouveau ministre sont eux aussi des bannis du parti: Assa Sylla, administrateur civil; Abdoulaye Bamba, gestionnaire; et Fabou Diarra, professeur d'enseignement secondaire.

<strong>Selon nos sources,  Dramane Dembélé prépare une nouvelle vague de nominations pour gratifier les militants qui lui sont restés fidèles lors de sa transhumance</strong>. Au sein du département qu'il dirige, il reste en effet quantité de postes à distribuer. Des observateurs se demandent si le ministre pourra utiliser son piédestal pour prendre le contrôle du parti. Ce n'est là qu'une hypothèse car le département de Dramane Dembélé n'a pas la même importance que celui qu'Abdel Karim Konaté, ministre de l'Industrie et du Commerce, vice-président de l'ADEMA et resté proche des caciques du parti.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Après sa défense et sa sécurité Le Mali sous&#45;traite son assainissement : L&amp;apos;octroi du marché d&amp;apos;assainissement de la capitale à une société marocaine fait jaser</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/apres-sa-defense-et-sa-securite-le-mali-sous-traite-son-assainissement-loctroi-du-marche-dassainissement-de-la-capitale-une-societe-marocaine-fait-jaser-806502.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;entreprise marocaine &quot;OZONE-MALI&quot;  vient d&#039;obtenir le marché d&#039;assainissement de la capitale malienne. Montant du jackpot ? 9 milliards de FCFA par an. Le contrat a été signé entre le ministère de l&#039;Administration Territoriale du Mali et OZONE-MALI. Habillés de jaune et très enthousiastes, les agents de la société se déploient tôt le matin sur les artères de Bamako pour ramasser la poussière et les déchets qu&#039;ils transportent ensuite, à l&#039;aide de bennes, vers des décharges. L&#039;affaire fait, bien entendu jaser.
 ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Feb 2015 18:04:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Colère de la mairie du district</strong>

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La mairie du district de Bamako ne semble pas du tout contente de la passation du marché à OZONE. <em>"Avant OZONE, c'est la mairie du district de Bamako qui avait en charge l'assainissement de la capitale; si elle a échoué dans sa mission, ce n'est pas faute de volonté mais plutôt de moyens. Son budget ne lui permettait pas de financer l'assainissement et l'Etat ne lui allouait rien à cet égard: il a, par exemple, refusé de payer la subvention de 3 milliards de FCFA demandée par la mairie pour désintéresser les petits GIE qui nettoient la capitale. Par conséquent, au lieu de recruter une entreprise étrangère, l'Etat aurait dû donner à la mairie les moyens nécessaires. En sous-traitant l'assainissement de la ville, il prive la mairie de moyens et lui ôte une de ses attributions légales, toutes choses qui vident la décentralisation de son contenu. Il faut rappeler que par an, l'Etat sénégalais accorde 6,5 milliards de FCFA à la mairie de Dakar à titre de subvention destinée à l'assainissement; l'Etat ivoirien subventionne aux mêmes la mairie d'Abidjan à hauteur de 5,5 milliards de FCFA par an"</em>, commente un proche du maire du district. Un autre proche du maire se demande si des gens haut placés n'ont pas un intérêt personnel à traiter avec OZONE plutôt qu'avec des entreprises nationales. Des travailleurs de la mairie de Bamako insinuent qu'en réalité, le nouveau pouvoir RPM veut régler ses comptes avec Adama Sangaré, maire du district et cacique de l'ADEMA, que le gouvernement a déjà tenté de couler politiquement en lui infligeant une suspension administrative de trois mois. Des sources font remarquer que c'est après avoir suspendu  Sangaré que le ministère de tutelle a soumis à l'approbation du conseil communal de Bamako le contrat d'OZONE.

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<strong>Les GIE en péril</strong>

Les GIE et autres petits groupements qui, naguère, recevaient de la mairie des contrats d'entretien des voies publiques et des caniveaux se retrouvent sur la paille depuis que le directeur d'OZONE-MALI a, lors d'un point de presse tenu le 9 février 2015, déclaré que sa société ne donnerait de contrat à aucun GIE. Du coup, les GIE et assimilés voient leurs ouvriers se mettre au service d'OZONE. Parallèlement, ni la mairie du district, ni l'Etat malien ne manifestent la moindre volonté de régler les quelque 2 milliards de FCFA dus par la mairie de Bamako aux GIE au titre d'arriérés de factures.

<strong>C'est pour évoquer la détresse des GIE que le Collectif des Groupements Intervenant dans l'Assainissement au Mali (COGIAM) a tenu, le samedi 14 février 2015, à la Maison de la Presse, une conférence pour dénoncer les agissements du gouvernement.</strong> Bamadou Sidibé, président du très remuant Collectif, révèle qu'après l'octroi du marché d'assainissement à OZONE, le Collectif a eu une rencontre avec le maire du district et OZONE. Au cours de cette rencontre, le représentant d'OZONE avait promis que la priorité serait donnée aux GIE détenant des contrats ou des autorisations d'exercer les activités d'assainissement à Bamako. Le directeur de la voirie de Bamako avait, lors de la même rencontre, annoncé qu'OZONE collaborerait avec les GIE. Le Collectif constate qu'aujourd'hui, OZONE-MALI  l'ignore royalement et ne se donne pas la peine de répondre à ses correspondances. Il n'en faut pas plus pour que Bamadou parle de <em>"trahison"</em>. Le conférencier demande le retour des GIE dans le nouveau dispositif d'assainissement car ils ont pour la plupart plus de 20 ans d'expérience en la matière.Un source proche du dossier précise que plus de 160 GIE, utilisant chacun plus de 15 personnes, se retrouvent sur le carreau depuis l'avènement d'OZONE-MALI. Non seulement leur chute met en péril l'économie bamakoise, mais en outre et surtout, elle plonge dans le chômage des centaines de Maliens.<em> "Pour rappel,</em> ajoute notre interlocuteur, <em>l'idée d'impliquer des GIE dans l'assainissement de la capitale est venue de l'ancien maire du district, Iba Ndiaye, qui entendait lutter, par ce moyen, contre la pauvreté et le chômage des jeunes. Jusqu'au départ d'Iba Ndiaye, il n'y a eu aucun arriéré de facture des GIE et la capitale était correctement entretenue. Si l'Etat a des reproches à adresser à Adama Sangaré, l'actuel maire, devait-il pour autant piétiner les intérêts de milliers de Maliens ?"</em>.

<strong>Certes, nul ne peut critiquer la qualité du travail d'OZONE. </strong>La société nettoie mieux que les GIE et paie mieux les ouvriers. Cependant, un triste constat demeure: après sa sécurité, déléguée aux milices d'autodéfense et autres forces internationales, le Mali sous-traite à présent son assainissement. Vous avez dit déchéance ?

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Exigeant le retour de leurs bourreaux en prison : Les lépreux fixent un ultimatum aux autorités</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/exigeant-le-retour-de-leurs-bourreaux-en-prison-les-lepreux-fixent-un-ultimatum-aux-autorites-792712.html</link>
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<description><![CDATA[ Le bras de fer opposant les associations des malades de la lèpre à la justice continue. On se rappelle qu&#039;elles avaient menacé, au cours d&#039;un récent point de presse, de marcher sur la Cour d&#039;Appel de Bamako si les responsables de la démolition illicite de leurs concessions ne retournaient pas en prison.  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Feb 2015 11:37:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En effet, toutes les personnes arrêtées et emprisonnées en commune 4 dans le cadre de cette affaire ont été mises en liberté provisoire par la Cour d'Appel. D'où la colère des lépreux qui sont remontés au créneau au cours d'un meeting couplé à un point de presse, jeudi 6 février 2015, au siège de l'Union des Associations pour le développement et la défense des droits des démunis (UACDDDD), à Niamakoro, Bamako.

<strong>Le président de l'Union, Soungalo Koné, dans son allocution, dira qu'après laconférence de presse du jeudi 29 janvier 2015, les autorités judiciaires n'ont pas encore répondu favorablement aux doléances des malades et que le présent meeting avait pour objet de réitérer le vœu des victimes de voir leurs bourreaux (les démolisseurs de maisons) retourner en prison</strong>. Dénonçant l'injustice qui sévit Mali, l'orateur a rappelé le cas de certains de lépreux arrêtés et jusqu'à présent détenus dans le cadre de l'agression du président de la Transition, Dioncounda Traoré. <em>"Ils n'ont jamais participé à l'agression; ils sont victimes de détention arbitraire et personne ne parle d'eux. Ils ont été arrêtés à Sanankoroba, à 30 kilomètres de Bamako."</em>, tonne Soungalo Koné. Quant aux démolisseurs illicites de maisons libérés malgré leur condamnation à 3 ans de prison, Koné exige leur retour immédiat en prison afin qu'ils purgent la peine qui les frappe et paient pour leur faute. Ces condamnés libérés sont: Issouf Bengaly, géomètre; Sidiki Djiré, secrétaire général du syndicat du Centre National d'Appui à la Lutte contre la Maladie, et Moussa Kéita, clerc d'huissier.

<strong>S'exprimant à la suite du président de l'Union, le secrétaire chargé des relations exterieures, Massa Koné, a donné jusqu'au 20 février 2015 aux autorités judiciaires pour reconduire les condamnés en prison</strong>. <em>"Si, à cette date, ils ne sont pas arrêtés et remis en prison, nous occuperont les rues de Bamako en mars 2015. Pour ceux qui connaissent l'histoire du Mali, tous les événements malheureux ont eu lieu en mars et nous avons pris part à tous ces événements historiques",</em> a ajouté l'intervenant d'un ton menaçant. Massa Koné assure que lui et les siens ne souhaitent pas affronter la justice mais qu'ils le feront si les autorités ne leur laissent pas d'autre choix. Le pire, note-t-il, c'est qu'après la démolition illicite de leurs concessions, des bandits armés sont venus attaquer les lépreux sous les tentes où  ils s'étaient refugiés. <em>"Certains de ces bandits ont été arrêtés et ont confirmé avoir été engagés par Djiré, l'un des condamnés libérés par le justice"</em>, révèle Massa Koné.

<strong>Appuyant les déclarations de ses prédécesseurs, un malade de la lèpre présent à la conférence s'écrie:</strong><em>"Comment voulez-vous qu'un pays connaisse la paix alors qu'il ne nourrit aucune compassion pour les pauvres, de surcroît malades de la lèpre ?Les malheurs qui frappent notre pays ne sont fortuits; si les autorités ne se ressaisissent pas, le pire est à venir"</em>.

Pour l'instant, il ne nous reste qu'à croiser les doigts et à prier pour que cette affaire ne dégénère pas.

&nbsp;

<strong>Abdoulaye Guindo</strong>

&nbsp;

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&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK lâché par ses alliés musulmans : Mahmoud Dicko et autres l&amp;apos;accusent de mauvaise  gestion</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ibk-lache-par-ses-allies-musulmans-mahmoud-dicko-et-autres-laccusent-de-mauvaise-gestion-792692.html</link>
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<description><![CDATA[ Le mouvement islamique &quot;Sabati 2012&quot;, qui, sous la houlette du Chérif de  Nioro et de Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique, a largement contribué à porter au pouvoir le président Ibrahim Boubacar Kéita, vient de pointer un doigt accusateur sur le chef de l&#039;Etat.  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Feb 2015 11:35:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

[caption id="attachment_244072" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/dicko.jpg"><img class="wp-image-244072 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/dicko.jpg" alt="Imam Mahmoud Dicko" width="310" height="223" /></a> Imam Mahmoud Dicko[/caption]

C'était lors d'un forum du mouvement, tenu le samedi 7 février 2015 au Centre International de Conférences de Bamako. Le forum était présidé par le président du Haut Conseil Islamique, Mahamoud Dicko, en présence de Boubacar Moussa Bah, président de "Sabati 2012", et d'une foule de militants.

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<strong>Bah à la charge</strong>

La première mèche a été allumée par Boubacar Moussa Bah. Retraçant le parcours de son mouvement, de sa création à nos jours, il a rappelé que "Sabati 2012" a pris part aux différentes élections (présidentielles et législatives) de 2013.  Parlant du président IBK, Bah déclare que les musulmans du Mali, à travers "Sabati 2012", ont contribué à son élection à la tête du pays. <em>"Mais aujourd'hui, </em>se lamente l'orateur,<em> le peuple dans son ensemble est déçu de la gestion d'IBK. Les attentes n'ont pas été comblées</em>. <em>Le président la République n'a aucune considération pour le peuple malien et il faut que cela change!"</em>. Bah invite donc IBK à écouter la voix du peuple.

&nbsp;

<strong>Mahmoud Dicko fustige la gestion d'IBK</strong>

Prenant à son tour la parole, le président du Haut Conseil Islamique, Mahmoud Dicko, dénonce la gestion actuelle du pays par IBK. Selon lui, les Maliens, en votant pour IBK à plus de 77%, lui ont confié des missions claires parmi lesquelles figurent en bonne place la résolution de la question du nord, la réconciliation nationale, la refonte de l'armée, la lutte contre la corruption et la délinquance financière, la restauration de l'honneur du Mali. <em>"Aujourd'hui, </em>fulmine Dicko, <em>aucun de ces problèmes ne connaît un début de solution. Pis, la situation du nord se dégrade de plus en plus; la corruption et la délinquance financière atteignent des proportions inquiétantes. Le pays est très mal géré. Le responsable de cette mauvaise gestion n'est autre que le premier responsable du pays en la personne d'Ibrahim Boubacar Kéita. Et bien qu'il reste mon ami, je ne le suivrai jamais dans cette voie au détriment du peuple et de ma religion!"</em>. L'imam Dicko met en garde IBK contre une loi en cours de préparation et qui attribuerait aux femmes un quota sur les listes électorales et dans les postes publics. Il demande à IBK de <em>"se ressaisir très vite pour le bonheur de la nation".</em> Sans dévoiler les actions qu'ils entreprendraient si le président ne changeait pas de politique, Dicko et les siens promettent de jouer leur rôle d'acteurs de la société civile.

&nbsp;

<strong>Les raisons d'une rupture</strong>

Les déclarations des leaders religieux consacrent une rupture d'alliance entre IBK et les groupes islamiques qui l'ont aidé à prendre le pouvoir. Pourquoi maintenant et pourquoi annoncer la rupture en public ? Chacun y va de sa petite interprétation. Certains estiment qu'IBK a heurté la sensibilité de ses alliés musulmans en participant, aux bras du chrétien Hollande et du juif Netanyaou, à la marche parisienne destinée à soutenir les journalistes caricaturistes du Prophète (paix et salut sur lui).D'autres observateurs considèrent qu'IBK n'a rien donné aux associations islamiques qui l'ont soutenu et qu'il ne les reçoit même pas. D'aucuns croient savoir que les associations islamiques ont très mal pris le départ de Moussa Mara, un Premier Ministre réputé pieux. A tout cela s'ajoute le fait que le Chérif de Nioro, grand manitou du monde religieux malien, n'a guère  apprécié l'arrestation du général Sanogo.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>

<strong>Les femmes musulmanes donne un trophée à Moussa Mara</strong>

Dimanche 8 février 2015, l'association des femmes musulmanes de la commune 6 de Bamako a attribué un trophée à l'ex-Premier Ministre Moussa Mara. C'était dans la salle "Bakaina" de Sogoniko, en présence du récipiendaire et de nombreux imams de la capitale. Les femmes musulmanes ont tenu à saluer la piété de Mara, son patriotisme etcours de son séjour à la primature.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique: le festin du siècle</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-le-festin-du-siecle-792672.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Conseil des Ministres du 28 janvier 2015 a adopté un projet de loi de programmation militaire. Derrière cette expression rebarbative se cache un projet fort croustillant: il s&#039;agit de dépenser pour l&#039;armée la bagatelle de 1.230 milliards de FCFA sur une période de 5 ans (de 2015 à 2019).  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Feb 2015 11:30:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/armee.jpg"><img class="alignleft wp-image-618962 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/armee.jpg" alt="Nord Mali : Violation du cessez-le-feu par des groupes armées" width="300" height="225" /></a>Le Conseil des Ministres du 28 janvier 2015 a adopté un projet de loi de programmation militaire. Derrière cette expression rebarbative se cache un projet fort croustillant: il s'agit de dépenser pour l'armée la bagatelle de 1.230 milliards de FCFA sur une période de 5 ans (de 2015 à 2019).

Pour ceux qui n'auraient pas la notion des chiffres, 1.230 milliards, c'est à peu près l'équivalent des recettes annuelles de l'Etat malien. Amis compatriotes, vous voilà prévenus: avec la bombance qui s'annonce, marchés de gré à gré et lait <em>Nido</em> au menu, ne perdez plus votre temps dans les champs d'arachide: enrôlez-vous vite dans l'armée pour occuper les meilleures places à la table.

<strong>Bon, eh  bien ! Que fera donc l'armée de cette montagne de fric ? </strong>

Le gouvernement, qui adore tout cacher sous les buissons, consent, cette fois-ci, à nous donner quelques détails:

- 427.598.785.583 FCFA pour les investissements;

- 442. 577.348.718 FCFA pour le fonctionnement;

- 360.387. 838.048 FCFA pour le personnel.

Vous l'aurez remarquez, les auteurs du projet de festin, pardon!, du projet de loi ont le don de poésie. Jouant sur les mots comme Corneille sur les strophes, ils ne se donnent pas la peine de dire en quoi les dépenses de <em>"fonctionnement"</em> de l'armée diffèreraient des dépenses de <em>"personnel"</em>. Du coup, je me sens en droit de penser que les deux tiers des dépenses prévues sont adroitement éclatés entre deux chapitres qui n'en font en réalité qu'un. Histoire de servir, comme d'habitude, au bon et brave peuple de la poudre de perlimpinpin. Mais passons...

<strong>Avec une touchante sincérité, le gouvernement annonce ses objectifs:</strong>

- Parer à toutes les menaces susceptibles de peser sur la Nation;

- bâtir une force capable de défendre la population et le territoire en combinant les impératifs de défense, de sécurité intérieure, de sécurité extérieure et de politique étrangère.

- préparer les forces de défense à faire face aux crises majeures et aux nouvelles formes d’insécurité;

- améliorer la  capacité opérationnelle et la mobilité des unités combattantes;

- améliorer le cadre de vie et de travail du personnel et du commandement.

<strong>Les buts ci-dessus indiqués sont, en soi, merveilleux: à moins d'être un indécrottable "hassidi",  tout le monde doit reconnaître qu'<em>"unité combattante"</em> mérite un équipement digne de ce nom</strong>. Le hic, c'est qu'en fait d'<em>"unités combattantes",</em> le Mali n'en a plus une seule depuis la chute de Balla et des Balladins. Les officiers appelés à diriger les troupes sur le terrain sont devenus, à la faveur des multiples promotions exceptionnelles <em>"diagnè watti"</em>, des bureaucrates trop hautement galonnés pour affronter le soleil et le désert du nord. Le seul nom de Kidal donne la fièvre Ebola aux soldats rescapés du 24 mai 2014. Les contingents formés par la mission militaéire européenne portent, certes, des surnoms pompeux (<em>"Balanzan", "Waraba",</em> etc.) mais, en pratique, ils s'avèrent plus prompts des jambes que de la gâchette. L'armée de l'air est, pour sa part,  mangée par les termites depuis le siècle de l'almamy Samory Touré: c'est là que l'on rencontre les avions-cercueils, les (vrais) avions sans papiers et les colonels motocyclistes.

Par ailleurs, la France, à la fois tuteur du Mali et protecteur des groupes rebelles du nord, bloque toute livraison d'avions de combat au Mali. Ladji a eu beau se dire Charlie et marcher à Paris aux bras de François Hollande et de Netanyaou, il n'obtiendra pas la levée de sitôt la levée de l'embargo français. Résultat: faute d<em>"unités combattantes"</em>, notre pays en est réduit à sous-traiter sa défense à des milices d'autodéfense comme le GATIA et les dissidents du Mouvement Arabe de l'Azawad.

Pour toutes ces raisons, mon petit doigt me dit que le plus clair des dépenses servira, non à équiper des <em>"unités combattantes" </em>chimériques<em>,</em> mais à dorloter le peuple des garnisons. Ainsi, pour les soldats, ce sera des galons neufs, des uniformes griffés<em> Pierre Cardin</em>, de belles bottes d'acteur de cinéma, des képis dorés et patatati et patata! Pour ce qui est du <em>"commandement"</em> (entendez les généraux, colonels et assimilés), ce sera des climatiseurs, des 4X4 Toyota V8 et quantité de pain au raisin. On fera défiler tout ce beau monde bien sapé tous les 20 janvier et la messe est dite.

<strong>Bien entendu, pour dépenser 1.230 milliards en 5 ans, de nouveaux marchés de gré à gré sont inévitables avec, à la clé, des chaussettes climatisées à 20.000 FCFA l'unité et des chars immatriculés aux îles Caïmans</strong>. La pluie de milliards à dépenser étant trop épaisse pour un vieux retraité comme le colonel Ba Ndaw, celui-ci est débarqué sans sommation du ministère de la Défense au profit d'un jeune allié personnel de Ladji Charlie : Tiéman Hubert Coulibaly. Au nez et à la barbe du RPM qui, après avoir convoité en vain la primature, se retrouve encore une fois le bec dans l'eau. Soit dit en passant, Tiéman Hubert Coulibaly est diplômé de communication; il excelle donc dans l'art de prévenir les <em>"fuites"</em> médiatiques qui ont conduit en enfer les marchés du Boeing et des équipements militaires dont les montants varient comme le climat, selon qu'on écoute les officiels ou qu'on lit les rapports d'enquête.

<strong>En définitive, sous son premier mandat, Ladji Charlie sera heureux comme l'empereur Soudjata après la victoire de Kirina. </strong>

Non seulement il va dépenser 1.230 milliards, mais en outre et surtout, il se donne toutes les chances de re-dépenser le même montant en préparant en douce le renouvellement de son bail à Koulouba. Voilà pourquoi il vient de verrouiller à quadruple tour la machine électorale en nommant à la tête du ministère de l'Administration Territoriale son ancien directeur de campagne, Idrissa Maiga. Au lieu de s'inquiéter de ce petit tour de magie, l'opposition fait du tourisme à Gao. Elle aura un réveil brutal, <em>inch Allah</em>!

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Chronique satirique : Ladji Charlie, les tueurs onusiens et les marcheurs de Gao</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/chronique-satirique-ladji-charlie-les-tueurs-onusiens-et-les-marcheurs-de-gao-779682.html</link>
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<description><![CDATA[ Si Ladji Bourama est Charlie, la MINUSMA, elle, n&#039;aime pas les blagues du genre Charlie. Mercredi 28 janvier 2015,  les fameux Casques Bleus de l&#039;ONU ont taillé en pièces de jeunes gens de Gao qui, se croyant chez eux et en démocratie, marchaient pour protester contre ce qu&#039;ils estimaient être un parti pris de la MINUSMA en faveur des groupes rebelles du nord. Bilan: 3 morts et 11 blessés parmi les manifestants. Le tableau de chasse n&#039;est que légèrement moins sanglant que celui des frères Kouachi qui, le 7 janvier 2015, ont décimé à la kalach les dessinateurs de Charlie Hebdo.  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 03:41:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

Si Ladji Bourama est Charlie, la MINUSMA, elle, n'aime pas les blagues du genre Charlie. Mercredi 28 janvier 2015,  les fameux Casques Bleus de l'ONU ont taillé en pièces de jeunes gens de Gao qui, se croyant chez eux et en démocratie, marchaient pour protester contre ce qu'ils estimaient être un parti pris de la MINUSMA en faveur des groupes rebelles du nord. Bilan: 3 morts et 11 blessés parmi les manifestants. Le tableau de chasse n'est que légèrement moins sanglant que celui des frères Kouachi qui, le 7 janvier 2015, ont décimé à la kalach les dessinateurs de <em>Charlie Hebdo</em>.

<img class="aligncenter wp-image-739432 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/charlie-hebdo-hollande-sarkozy-et-une.jpg" alt="IBK Paris Charlie Hebdo" width="582" height="289" />

<strong>Question: comment expliquer qu'une force dite de maintien de la paix, en principe rompue au maintien de l'ordre, se livre à un massacre digne du chef terroriste Iyad Ag Ghali ?</strong> La réponse saute aux yeux: la MINUSMA est venue, sous nos tropiques, se goinfrer de dattes et de thé <em>"Azawad"</em>. Pas pour combattre des bandits armés ni <em>"stabiliser"</em> quoi que ce soit. A preuve,  notre vaillante armée fut chassée à coups de turban de Kidal au nez et à la barbe des Casques Bleus qui, entre deux méchouis, comptaient les morts et les blessés. Cérise sur le...casque, la très coûteuse présence de la MINUSMA n'empêche nullement les <em>jihadistes</em> et consorts de frapper jusqu'à Téninkou et Nampala, à deux petits doigts de la capitale.

D'ailleurs, si l'on avait compté sur les seuls Casques Bleus, Bamako serait devenue, depuis janvier 2013, une annexe de l'Azawad. On l'aura compris : les uniques exercices de tirs des Casques Bleus s'opèrent donc aux dépens des paisibles populations qui, en l'espèce, servent de pigeons. Prétendre que mercredi dernier, les soldats onusiens se trouvaient en légitime défense relève de la pure comédie car aucune loi, même hitlérienne, n'ose parler de légitime défense quand une troupe armée de bombes et de chars affronte des citoyens aux mains nues.

Au reste, je n'ai pas souvenance que dans l'histoire de l'univers, vieille de 4 milliards d'années, des Casques Bleus aient tiré sur des manifestants.Mais pourquoi, diantre, se gêneraient-ils dans notre belle République où des présidents en exercice sont copieusement bastonnés dans leur palais, le tiers du territoire durablement occupé par une poignée de bandits, des préfets impunément égorgés et des trafiquants d'armements chouchoutés comme des rois ?

<strong>Bien entendu, malgré les morts et les blessés, la MINUSMA ne peut encourir le reproche de terrorisme</strong>. En clair, dans le lexique juridique onusien, quiconque est tué par les frères Kouachi est un martyr de la liberté d'expression; en revanche, quiconque est tué par les forces onusiennes l'a cherché. Ainsi vont les lois qui, depuis que le monde est monde, se contentent de réfléter comme un miroir les rapports de force. La liberté d'expression des marcheurs de Gao ? Ils l'exerceront dans la tombe, <em>inch Allah </em>! Soit dit en passant, les tueurs de la MINUSMA sont couverts par une immunité juridictionnelle qui interdit au Mali de les inquiéter. Quand bien même le Mali voudrait les interpeller, comment le ferait-il avec une armée en lambeaux grassement payée pour contempler la verdure bamakoise ? Du coup, Ladji Charlie n'a d'autre choix que d'effectuer un séjour- éclair à Gao et d'annoncer une <em>"commission d'en quête"</em> internationale.

Ladji Charlie, âme fort sensible, n'a pas manqué, à l'occasion, de verser quelques-unes des grosses larmes dont il a le secret et, pour finir, de proclamer que lui-même est originaire de Gao, une ville qui lui tiendrait à coeur comme le latin, le grec et le subjonctif. Bien sûr, l'hôte de Koulouba se garde religieusement de préciser que les résultats de l'<em>"enquête internationale" </em>annoncée ne seront rendus qu'au retour de Jésus sur terre...

Prenant le <em>Boeing</em>, pardon!, le train présidentiel en marche, la MINUSMA promet elle aussi, la main sur le coeur, une <em>"enquête sérieuse pour situer les responsabilités". </em>Malheureusement pour les victimes de Gao, on n'a jamais vu un moustique, même casqué de bleu, fabriquer une moustiquaire !

<strong>Re-question: quelles dispositions a-t-on prises pour qu'à l'avenir, les tueries de Gao ne se répètent pas ?</strong> Aucune, croyez-moi ! Les effectifs de la MINUSMA étant incomplets, l'ONU perdrait toute possibilité de les compléter en faisant trop de bruit et de grimaces autour des morts de Gao: les pays fournisseurs de troupes pourraient s'effaroucher à l'idée de venir dans un pays infesté de <em>jihadiste</em>s et même, jusqu'à récent communiqué gouvernemental, de virus Ebola. Voilà pourquoi le gouvernement malien et la MINUSMA ont le plus grand intérêt à faire oublier au plus tôt l'épisode de Gao et à prier pour qu'il n'y ait pas de nouvelles marches.

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le général Sanogo à nouveau tabassé par son geôlier</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/le-general-sanogo-nouveau-tabasse-par-son-geolier-779852.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/le-general-sanogo-nouveau-tabasse-par-son-geolier-779852.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans notre livraison du 26 janvier 2015, nous révélions l&#039;agression du général Amadou Haya Sanogo, détenu à Manantali, par son geôlier, le capitaine de gendarmerie Djibril Sogoba, qui lui reprochait d&#039;avoir divulgué le contenu d&#039;un entretien qui avait mal tourné entre eux.  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 03:11:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans notre livraison du 26 janvier 2015, nous révélions l'agression du général Amadou Haya Sanogo, détenu à Manantali, par son geôlier, le capitaine de gendarmerie Djibril Sogoba, qui lui reprochait d'avoir divulgué le contenu d'un entretien qui avait mal tourné entre eux.

[caption id="attachment_204130" align="alignleft" width="304"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Amadou-Haya-Sanogo1.jpg"><img class="size-full wp-image-204130" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Amadou-Haya-Sanogo1.jpg" alt="Amadou Haya Sanogo - accuse - marche - boucle" width="304" height="233" /></a> Amadou Haya Sanogo[/caption]

Mercredi 28 janvier, après la publication de notre article, Sogoba, accompagné de quelques soldats, se présente, vers 21 heures, dans la cellule de Sanogo, un vieux conteneur transformé en prison. Bien décidé à prévenir toute nouvelle <em>"fuite" </em>en direction de la presse, il ordonne une fouille corporelle de Sanogo ainsi que la fouille de ses bagages.

Sogoba soupçonne le détenu de cacher un téléphone ou un autre moyen de communication. Interloqué, Sanogo s'oppose à cette fouille impromptue. <em>"Vous devriez me demander d'ouvrir mes bagages plutôt que de le faire vous-même sans formalités !"</em>, s'insurge le général. Pour toute réponse, Sogoba lui tombe dessus à bras raccourcis. Les coups de poing pleuvent. Blessé au visage et à la poitrine, Sanogo essuie aussi des injures. Des gendarmes postés dehors accourent pour séparer les deux hommes; ils font tant bien que mal sortir le capitaine de la cellule.

Pour soigner Sanogo qui se plaint, après l'agression, de maux de poitrine, les gendarmes ont l'amabilité d'aller lui chercher un infirmier à l'hôpital de Manantali. Après des examens sommaires, l'infirmier fait des prescriptions d'urgence et demande aux gendarmes d'amener le malade à l'hôpital le lendemain. Informés des agressions répétées sur leur client, les avocats de Sanogo décident de porter plainte contre Sogoba.

<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Notre enquête produit ses effets : L&amp;apos;Etat déploie 4 policiers à la résidence de chaque ministre</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/notre-enquete-produit-ses-effets-letat-deploie-4-policiers-la-residence-de-chaque-ministre-779782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/police/notre-enquete-produit-ses-effets-letat-deploie-4-policiers-la-residence-de-chaque-ministre-779782.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans notre parution n° 284 du lundi 26 janvier 2015, nous évoquions l&#039;insécurité dans laquelle se trouvaient nos institutions. Nous révélions que la plupart des ministres de la République ne bénéficiaient, à leur domicile, d&#039;aucun dispositif policier de sécurité et que cela les rendait vulnérables à la première attaque jihadiste. Nous ne croyions pas si bien dire !... ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 02:25:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/forces_police.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-182800" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/forces_police.jpg" alt="forces_police" width="344" height="257" /></a>Le jour même de la parution de notre enquête, le général Mohamed Abdrahamane Ould Meydou  échappe de justesse à un assassinat. Aux alentours de 18 heures 30 minutes, deux hommes blancs à moto, dont l'un enturbanné, viennent au domicile du général Ould Meydou, sis au quartier de Kalaban Coura-Extension-Sud, communément appelé Garantiguibougou.  Après avoir salué le gardien, les deux visiteurs s'entendent dire que le général est absent mais ne saurait tarder. Ils s'installent sur leur moto puis attendent dans un coin de la rue. Le gardien, qui croit avoir affaire à des parents venus rendre visite à son patron, ne s'inquiète de rien. Bientôt, le véhicule du général Ould Meydou s'immobilise devant le portail de la concession. Le visiteur enturbanné avance vers le véhicule, suivi de près par le conducteur de la moto. Lorsque notre général ouvre la porte de son véhicule, l'homme enturbanné l'arrose à bout portant de trois balles. La première le touche à la jambe, la deuxième se loge dans la hanche de l'infortuné général; quant à la troisième balle, elle brise la vitre du véhicule car le général, dans un réflexe de défense, avait réussi à fermer la porte de la voiture après avoir pris deux balles. Les voisins du général, dont votre fidèle serviteur qui loge dfans une rue adjacente, croient d'abord à des crépitements de pétards. Mais lorsque des cris venant du domicile du général percent la pénombre, tout le monde accourt vers les lieux du crime. Certains croisent les assaillants qui s'enfuient. En quelques minutes, une dense foule de parents, de voisins et de badauds se rassemble devant le domicile du général blessé. Aidés par le gardien et les membres de sa famille, Ould Meydou est transporté dans son salon. Les services de la protection civile de Baco Djicoroni sont appelés; ils viennent de toute urgence. Leurs éléments refusent cependant de conduire seuls le blessé à l'hôpital: ils craignent de tomber dans une embuscade. Ils appellent donc en renfort la gendarmerie. Avant l'arrivée des gendarmes, un Touareg, parent du général, s'approche de la foule pour annoncer en français: <em>"Depuis son intégration dans l'armée, le général Mohamed Abdrahamane Ould Meydou est resté fidèle à la nation malienne. Ayant refusé de répondre aux nombreux appels du pied du MNLA, les séparatistes lui en veulent à mort. Le MNLA le soupçonne d'être parmi les instigateurs du GATIA (Groupe d'Autodéfense Touareg Imghas et Alliés) et du MAA (Mouvement Arabe de l'Azawad), groupes armés fidèles à la République du Mali!"</em>. A ces mots,  la foule commence à scander <em>"Vive le Mali ! Vive Ould Meydou!"</em>. C'est sur entrefaites que des gendarmes lourdement armés arrivent, à bord de deux véhicules 4X4 civils. Ils sont une dizaine. Ils escortent l'ambulance de la protection civile aux urgences de l'hôpital Gabriel Touré d'où il sera évacué vers l'hôpital du Mali, beaucoup mieux équipé que le premier.

<strong>Selon nos sources, la vie du général Ould Meydou n'est plus en danger</strong>. Une source nous raconte: <em>"S'il a échappé à l'assassinat, c'est parce qu'il ne quitte pas son gilet pare-balles; à sa place, tout ministre civil aurait péri!"</em>. Chef d'une puissante milice arabe, Oul Meydou a, sous ATT puis sous la Transition, longtemps combattu le MNLA et ses alliés <em>jihadistes</em> d'Ançar Dine. Sous la Transition, il bénéficiait à domicile de la protection de gendarmes; juste après l'avènement d'IBK au pouvoir, les gendarmes cessent leur garde sans que l'on sache pourquoi. Le général, qui a des raisons de pourvoir à sa propre sécurité, obtient alors de la mairie de Kalaban Coura le déguerpissement des vendeurs de poulets qui opéraient devant son domicile: Ould Meydou  verse rsonnellement une indemnité aux vendeurs déguerpis dont la présence rendait sa résidence difficile à sécuriser. Il y poste un gardien mais compte davantage sur ses propres réflexes de militaire aguerri. Il n'est pas rare qu'il éteigne chez lui toutes les lumières, se poste, aqrmé, sur le toit, pour observer le voisinage.

<strong>En tout cas, l'attentat contre l'officier touareg a eu des effets</strong>. Juste après l'attaque,  le domicile du général a été placé sous la surveillance de 7 gendarmes qui s'y relaient 24 heures sur 24. De plus, 4 policiers ont été placés à la porte de chaque ministre, y compris de ceux qui, avant notre enquête-alerte, ne bénéficiaient pas de garde domiciliaire.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaires du Boeing et des armements : Après 4 ministres, 7 fonctionnaires limogés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/affaires-du-boeing-et-des-armements-apres-4-ministres-7-fonctionnaires-limoges-779812.html</link>
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<description><![CDATA[ Le nouveau ministre de l&#039;Economie et des Finances, Mamadou Igor Diarra, ne perd pas du temps. A peine a-t-il pris ses fonctions, le samedi 10 janvier 2015, qu&#039;il sort le balai. Et quel balai! Lors du conseil des ministres du mercredi 28 janvier 2015, il a non seulement renouvelé son cabinet mais également obtenu le départ immédiat de plusieurs responsables des services financiers.  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 02:10:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_131601" align="alignleft" width="315"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/Mamadou-Igor-Diarra2.jpg"><img class="size-full wp-image-131601" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/Mamadou-Igor-Diarra2.jpg" alt="Mamadou Igor Diarra" width="315" height="328" /></a> Mamadou Igor Diarra[/caption]

<strong>Ainsi, Samba Amineta Sarr, magistrat au pôle économique et financier de Bamako, devient chef de cabinet du ministre</strong>; Modibo MAIGA, ancien patron des douanes, devient conseiller technique; Alassane Diarra, journaliste, Zaliha Maiga, administrateur civil et Baréma Bocoum, économiste, sont chargés de mission.

<strong>Au niveau des services financiers, les changements sont plutôt massifs.</strong> Le nouveau directeur du Trésor et de la Comptabilité Publique s'appelle Sidi Almoctar Oumar, inspecteur du Trésor. Le nouveau directeur général du Budget est Sambou Wagué, inspecteur des Finances. Devient directeur général des Douanes Modibo Kane Kéita, inspecteur des Douanes. Nouveau Payeur Général du Trésor: Mahamane Tiambou Haidara, inspecteur du Trésor. Nouveau Receveur Général du District de Bamako: Bakary Konaté, inspecteur du Trésor. Nouvel Agent Comptable Central du Trésor: Aminata Sow, inspectrice du Trésor.

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<strong>Les vraies raisons d'une purge</strong>

Tous les services financiers sont touchés par la purge, sauf deux: les impôts et le contrôle financier patrons restent en place. Ce constat n'est sans doute pas fortuit: ces deux structures n'ont été mêlées, ni de près ni de loin, aux marchés de l'avion présidentiel et des équipements militaires qui ont récemment défrayé la chronique.

On se souvient que dans leurs rapports d'audit, la section des comptes de la Cour Suprême et le Vérificateur Général ont déploré que lors de la passation des marchés et des paiements, le visa du Contrôle Financier n'ait pas été sollicité. Quant aux Impôts, il s'agit d'un service de recouvrement, et non de dépenses, ce qui lui vaut de n'avoir trempé dans aucune des deux affaires. Conclusion des observateurs: le limogeage des directeurs des services financiers se situe dans la droite ligne de celui des différents ministres cités (à tort ou à raison) dans les marchés suspects: Soumeylou Boubèye Maiga, ex-ministre de la Défense; Moustapha Ben Barka, ex-ministre de la Promotion des Investissements;  Mahamadou Camara, ex-ministre de la Communication, et Bouaré Fily Cissoko, ex-ministre des Finances. En somme, le ministre Mamadou Igor Diarra fait place nette pour inciter les bailleurs de fonds (FMI en tête) à croire au retour de la bonne gouvernance et à remettre la main à la poche. Qui sait ? Le départ de la petite foule de fonctionnaires financiers pourrait éviter au pouvoir de passer en jugement, ainsi que l'exigeait le FMI, les personnages qui se sont éventuellement fait la poche à l'occcasion des marchés douteux. Le deal IBK-FMI ressemble donc à celui-ci:<em> "Revenez d'abord au Mali; je sévirai ensuite contre mes ministres sans avoir l'air d'y être contraint!".</em>

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<strong>Fin technicien</strong>

Mamadou Igor Diarra a-t-il les moyens politiques et techniques de redresser une économie qui pique du nez ? Confidence d'une source: <em>"IGor a reçu carte blanche du chef de l'Etat pour tout ce qui touche à l'économie; ce soutien vaut son pesant d'or car il implique que le ministre ne soit pas contraint par Koulouba à dépenser plus que de raison ni à violer les limites de gestion posées par le FMI. Ajoutez à cela que l'expertise d'Igor, banquier et ex-ministre de l'Energie, est reconnue. Par exemple, lorsqu'il s'est rendu à l'Assemblée Nationale, jeudi, il a reçu les ovations des députés, y compris ceux de l'opposition; ainsi, le très polémique élu de l'URD, Mamadou Gassama, a déclaré qu'Igor était le meilleur que l'on pouvait espérer pour diriger les Finances".</em>

<strong>Tiékorobani</strong>

Le général Sanogo]]> </content:encoded>
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<title>Localité de Loulo&#45; Didjan : De pollueur, la société minière &amp;quot;SOMILO&amp;quot; devient brigand</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/localite-de-loulo-didjan-de-pollueur-la-societe-miniere-somilo-devient-brigand-765962.html</link>
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<description><![CDATA[ Grand champion dans l&#039;agression de l&#039;environnement, la société minière SOMILO devient aussi un brigand. Courant 2013, l&#039;entreprise &quot;BCM Ghana LIMITED&quot;, sous-traitante de la SOMILO, décide de vendre ses matériels car son contrat se termine au Mali.  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Jan 2015 20:04:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Elle procède à un appel d'offres. Alou Diallo, PDG de la société "Diall BTP", postule. A l'ouverture des plis, il obtient le lot n°3 : un tas de ferraille de 650 tonnes qui lui est cédé à 22 millions de FCFA. Après avoir versé le prix <em>(voir factures ci-contre), </em>il reçoit l'acte de vente signé du directeur de la BCM. Alou Diallo revend la marchandise à l'usine de transformation des métaux de Tienfala à raison de 120. 000 FCFA la tonne, soit 78 millions de FCFA au total. Au moment où Alou Diallo mobilise des camions pour transporter la ferraille à Tienfala, région de Koulikoro, il reçoit un coup de fil de Diakaridia Koné, un sous-directeur de la SOMILO, qui lui demande de vendre la ferraille à un certain Diawara. Alou Diallo répond qu'il a déjà eu un acheteur. Malgré l'insistance du sieur Diawara et de ses puissants parrains, Alou Diallo ne cède pas.

<strong>C'est alors que sur ordre de Siaka Berthé, patron de la SOMILO, des vigiles empêchent Alou Diallo d'enlever la ferraille qu'il avait achetée.</strong>

L'ordre de Siaka Berthé produit effet car la marchandise est déposée dans les locaux de la SOMILO. Siaka ne s'arrête pas en si bon chemin: il vend la ferraille, propriété d'Alou, au nommé Diawara pour 22 millions de FCFA. Après cette vente illicite, le sous-directeur de la SOMILO, Diakaridia Koné, demande à Alou Diallo de passer récupérer les 22 millions de FCFA. Alou Diallo se révolte. Il porte l'affaire devant le tribunal de Kéniéba qui condamne la SOMILO à lui payer 78 millions en principal et 15 millions de dommages et intérêts. La SOMILO fait appel. La suite ? La Cour d'Appel de Kayes en jugera.

<strong>A<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/fac3.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-766012" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/fac3.jpg" alt="fac3" width="503" height="231" /></a>bdoulaye Guindo</strong>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/fac2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-766002" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/fac2.jpg" alt="fac2" width="499" height="360" /></a>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/fac1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-765992" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/fac1.jpg" alt="fac1" width="503" height="492" /></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marché de la cite universitaire de Kabala : Un intermédiaire court derrière sa  commission de 300 millions</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/marche-de-la-cite-universitaire-de-kabala-un-intermediaire-court-derriere-sa-commission-de-300-millions-765982.html</link>
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<description><![CDATA[ Les travaux de construction de la Cité Universitaire (photo), sise à Kabala (préfecture de Kati), ont été lancés par l&#039;ancien président Amadou Toumani Touré le 20 avril 2010. L&#039;attribution du marché (10,65 milliards de FCFA) est aujourd&#039;hui l&#039;objet d&#039;un procès. Votre journal a cherché à y voir clair. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Jan 2015 20:04:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_175455" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/maquette-Kabala.jpg"><img class="size-full wp-image-175455" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/maquette-Kabala.jpg" alt="Maquette Campus universitaire à Kabala" width="610" height="406" /></a> Maquette Campus universitaire à Kabala[/caption]

Après après avoir appris la volonté du gouvernement de bâtir une nouvelle Cité Universitaire de 4.000 places dans la localité de Kabala, les entreprises spécialisées en bâtiment s'activèrent. C'est ainsi que  l'entreprise chinoise COMATEXIBAT, titulaire du passeport (entendez: agrément) n°G13111256, délivré le 10 aout 2005 par la l'ambassade de la République Populaire de Chine à Bamako, entre en contact avec le nommé Ibrahim Moussa Doumbia dit Sory, spécialisé en intermédiation. Au cours  de leur première rencontre, le président directeur général de COMATEXIBAT, monsieur Han Zuo Gui, demande à  Ibrahim Moussa Doumbia d'oeuvrer pour que la COMATEXIBAT obtienne le marché de la Cité Universitaire. En contrepartie de ses efforts, Doumbia se voit promettre par Han Zuo Gui des commissions. Quelques semaines plus tard, Doumbia arrive à mettre en contact Han Zuo Gui avec du beau monde, notamment des architectes liés au projet de construction de la Cité universitaire. Selon Doumbia, le Chinois lui a promis une commission de 3% du montant total du marché (environ 300 millions de FCFA). Pourtant, après avoir obtenu le marché pour un montant de 10, 65 milliards de FCFA, il refuse de payer la commission réclamée par Doumbia.

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<strong>Arguments des parties</strong>

Celui-ci, surpris par ce qu'il considère comme une trahison, porte l'affaire devant les juridictions nationales. Il dépose en ce sens une réclamation au niveau du tribunal de la commune 6 de Bamako. Pour prouver sa créance, il fait établir par l'huissier de justice Ibrahim Berthé un procès-verbal de sommation interpellative en date du 28 février 2011. Dans ce document dont <em>Procès-Verbal</em> détient copie, Moussa Konaté, interprète malien de l'entreprise chinoise, reconnaît que c'est bien Doumbia qui a apporté le marché à la COMATEXIBAT dont le directeur lui a promis 3% du montant à titre de commission. Dans une autre sommation interpellative en date du 22 février 2011 établie par le même huissier de justice, Badara Diarra, architecte résidant à Yirimadjo, confirme que <em>"c'est Ibrahim Moussa Doumbia qui a fait du lobbying auprès des autorités pour que Han obtienne le marché"</em>. Il ajoute qu'une commission de 3% avait été promise par monsieur Han Zuo Gui.

<strong>De son côté, Han Zuo Gui ne veut guère entendre parler du paiement de la moindre commission à Ibrahim Moussa Doumbia</strong>. Devant les différentes juridictions où il a été entendu, il affirme invariablement n'avoir rien promis à Doumbia. Il souligne que le marché lui a été adjugé suite à un appel d'offres et non grâce à  l'intermédiation de Doumbia.

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<strong>Echecs judiciaires</strong>

Après avoir vu sa demande rejetée par le tribunal de la commune 6 de Bamako, Ibrahim Moussa Doumbia porte plainte, cette fois au pénal, entre les mains  d'Abdoulaye Kamaté, alors juge d'instruction au tribunal de la commune 2 de Bamako. Curieusement, le plaignant apprend que le dossier est retiré des mains de Kamaté et confié à Adama Fomba, juge du 1er cabinet d'instruction de la commune 3 de Bamako. Ce juge convoque dans son bureau certaines personnes citées dans le dossier: Moussa Konaté, interprète; Badara Ali Diarra, architecte; et Han Zuo Gui. Quant au plaignant lui-même, il n'est ni convoqué ni entendu. C'est après avoir insisté près de dix jours qu'il parvient à se faire auditionner par le juge. Ce dernier lui apprend alors que sa version des faits est contraire à celle de Han Zuo Gui. Ibrahim Moussa Doumbia sollicite une confrontation entre lui et les trois personnes précédemment interrogées. Confrontation qui n'aura jamais lieu. Cinq jours après son audition, le juge d'instruction convoque Doumbia et lui fait remettre une ordonnance de non lieu à suivre qui déclare infondés les reproches formulés contre Han Zuo Gui.

<strong>Ibrahim Moussa Doumbia fait appel de l'ordonnance de non lieu</strong>. Le dossier est transmis à la Chambre d'Accusation de la Cour d'Appel de Bamako. Cette juridiction, qui statue sur la légalité des ordonnances rendues, en première instance, par les juges d'instruction, confirme l'ordonnance de non lieu. Le procureur général près la Cour d'Appel, Daniel Tessougué, se pourvoit en cassation contre l'Arrêt de la Chambre d'Accusation.  Aujourd'hui, le dossier se trouve donc au niveau de la Cour Suprême du Mali. Doumbia y obtiendra-t-il gain de cause ?

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Révolte des bérets rouges : Le général &amp;quot;Mann&amp;quot; bénéficie d&amp;apos;un non lieu  à suivre</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/revolte-des-berets-rouges-le-general-mann-beneficie-dun-non-lieu-suivre-766072.html</link>
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<description><![CDATA[ Poursuivi, avec beaucoup d&#039;autres officiers et soldats, pour avoir déstabilisé les institutions et tué des citoyens lors de la révolte des &quot;bérets rouges&quot; (commandos parachutistes), le 30 avril 2012, contre la junte militaire de l&#039;époque, le général Hamidou Sissoko alias &quot;Mann&quot;, chef d&#039;état-major particulier de l&#039;ancien président ATT, bénéficie d&#039;un non lieu à suivre ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Jan 2015 20:04:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_124061" align="aligncenter" width="615"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/berets-rouges-x.jpg"><img class="size-full wp-image-124061" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/berets-rouges-x.jpg" alt="berets_rouges" width="615" height="346" /></a> Les bérets rouges (photo archives)[/caption]

Sur réquisitions conformes du parquet, le juge d'instruction a décidé que les charges retenues contre l'intéressé n'étaient pas fondées.

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sanogo agressé par le commandant de légion intérimaire de Manantali</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/sanogo-agresse-par-le-commandant-de-legion-interimaire-de-manantali-766062.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/sanogo-agresse-par-le-commandant-de-legion-interimaire-de-manantali-766062.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Jan 2015 20:01:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_110589" align="alignleft" width="315"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/sanogo_Capitaine.jpg"><img class="size-full wp-image-110589" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/sanogo_Capitaine.jpg" alt="Le Général Amadou Haya Sanogo" width="315" height="192" /></a> Le Général Amadou Haya Sanogo (Photo archive)[/caption]

Les malheurs du général Sanogo, chef de la défunte junte militaire, se poursuivent. Après avoir échappé par deux fois à des morsures de serpent, il a été transféré de Sélingué, région de Sikasso, à Manantali, région de Kayes, donc à 300 km de la capitale, avec les conséquences psychologiques que l'on imagine.

A Manantali où il loge dans un vieux conteneur transformé en cellule carcérale, l'officier général est tombé malade le 17 janvier 2015. Il demande alors à son geôlier en chef, le commandant d'escadron par intérim de la gendarmerie, le capitaine Djibril Sogoba,  de lui trouver d'urgence un médecin. Le médecin pressenti à Manantali se trouvant absent, Sanogo demande à Sogoba de lui en chercher un à Bamako. Réplique cinglante du capitaine Sogoba: <em>"Désolé, je n'ai pas pour mission de chercher des médecins ! Je ne suis là que pour assurer un intérim; d'ailleurs, depuis que je suis là, je n'ai bénéficié d'aucun avantage particulier! "</em>. Sanogo répond que ces choses ne l'engagent pas et qu'il demandera à ses avocats de lui trouver un médecin.

<strong>Le lendemain, 18 janvier, <em> </em>un  site d'informations fait état de l'altercation entre Sanogo et Sogoba.</strong>

Noire colère du capitaine Sogoba qui vient violemment interpeller Sanogo en ces termes: <em>"Comment se fait-il que la presse publie une conversation que j'ai eue avec toi? Pour qui te prends-t-u donc ? Tu n'es qu'un prisonnier comme d'autres!"</em>. Le ton monte entre les deux hommes. Il n'en faut guère plus pour que le capitaine Sogoba fonce sur le général détenu. Vive empoignade. Les deux gladiateurs sont séparés par des gendarmes présents. La scène s'est déroulée le samedi 24 janvier 2015 aux environs de  20 h.

<strong>C'est la deuxième fois que Sanogo est agressé par un militaire dans son lieu de détention.</strong>

La première fois, il le fut par le colonel Fakourou Kéita, venu sans droit l'interroger dans sa  cellule de l'Ecole de gendarmerie de Faladié, Bamako.

<strong>Dur d'être ancien putschiste sous nos tropiques !</strong> Depuis son transferts à Manantali, Sanogo était enfermé de 18 h au lendemain matin. Pour se venger de lui, le capitaine Sogoba a ordonné qu'il soit enfermé 24 h sur 24 h !

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les institutions en totale insécurité : Pas de garde policière à la résidence de la  plupart des ministres</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/les-institutions-en-totale-insecurite-pas-de-garde-policiere-la-residence-de-la-plupart-des-ministres-766032.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/les-institutions-en-totale-insecurite-pas-de-garde-policiere-la-residence-de-la-plupart-des-ministres-766032.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Jan 2015 20:00:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_577792" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/sada-samake.jpg"><img class="size-full wp-image-577792" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/sada-samake.jpg" alt="Opération d’achèvement du RAVEC : Plus de 3.700.000 nouveaux électeurs seront concernés" width="620" height="413" /></a> Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Général Sada Samaké[/caption]

Que fait l'Etat du Mali pour protéger ses ministres contre d'éventuelles attaques <em>jihadistes</em> ? La question vient en tête aussitôt que l'on songe au climat d'insécurité qui règne au nord, avec des accès de fièvre au centre comme lors des récentes attaques armées enregistrées à Téninkou et Nampala, loin du théâtre de guerre du nord.

Il y a d'autant plus lieu à s'interroger qu'il y a quelques mois seulement, au nord, le ministre de l'Emploi, Mahamane Baby, a échappé de peu à un enlèvement et que le concoi du ministre du Développement Rural, Bocary Tréta, a sauté sur une mine vers Goundam. Ayant cherché à savoir de quoi il retournait, nous avons interrogé plusieurs sources.

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<strong>Un garde du corps</strong>

Il ressort de notre enquête que tout ministre à droit à une garde rapprochée composée d'un garde du corps. Pour sa garde rapprochée, est affecté à chaque ministre un élément de la police ou de la garde nationale proposé généralement par le ministre lui-même en raison de ses affinités personnelles avec l'élément en cause. Il arrive que le ministre choisisse un ami, un parent, un voisin ou, tout simplement, qu'il reconduise l'élément qui servait sous son prédécesseur. Ainsi, Kénékéou Barthélémy Togo, actuel ministre  de l'Education Nationale, a reconduit dans ses missions l'agent de police qui servait sous ses prédécesseurs Salikou Sanogo et Jacqueline Togola. L'agent de police reste collé aux basques du ministre toute la journée de travail; une fois que le ministre rejoint sa résidence, l'agent rentre lui aussi chez lui en attendant de retrouver le ministre le lendemain matin.

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<strong>Pas de garde à  domicile</strong>

La garde du domicile du ministre n'est réglementée par aucun texte légal. Elle revient au ministre lui-même. Cependant, certains ministres, du fait du caractère stratégique de leur poste, se voient affecter, d'office ou à leur demande, un péloton de la police ou de la garde nationale: c'est notamment le cas des ministres de la Justice, de la Défense et de la Sécurité. D'autres ministres peuvent obtenir d'office une garde à domicile en raison des menaces qui pèsent potentiellement sur eux: c'est, par exemple, le cas de Zahabi Ould Sidi Mohamed, un rebelle repenti devenu minitre  de la Réconciliation Nationale. Il arrive aussi qu'en raison de circonstances exceptionnelles, tous les ministres obtiennent d'office une garde policière de 3 ou 4 éléments à leur résidence: c'était le cas sous la Transition où tout officiel pouvait à tout moment recevoir des visites indésirables et musclées. Mais en temps normal, chaque ministre est responsable de la sécurité de sa propre résidence.

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<strong>Sociétés privées de gardiennage</strong>

A cette fin, les ministres ont le plus souvent recours aux services de sociétés privées de gardiennage. <em>"Certes, la police a une force de dissuasion</em> <em>plus grande car elle porte un uniforme officiel et est armée; mais le recours aux sociétés privées de gardiennage a plusieurs avantages: les agents privés ont une conscience professionnelle plus grande; de plus, l'agence privée de sécurité est rémunérée par le ministère, ce qui donne au ministre la possibilité de jongler avec les chiffres ou d'apporter un marché à un proche"</em>, nous confie une source.

<strong>De surcroît, certains ministres se gênent de poster à leur porte des éléments de police, de crainte de se voir reprocher un éloignement du peuple</strong>.

C'est pourquoi plusieurs ministres, généralement venus du sérail politique, ont refusé la présence de la police à leur résidence.  D'autres ministres craignent qu'une fois chassés de leur poste, la police ne quitte leur résidence, leur attirant, du coup, les moqueries des voisins.

<strong>Notons que certains anciens ministres bénéficient d'une protection policière de leur résidence en raison des menaces qui planent sur eux: le plus connu est sans doute Mamadou Namory Traoré</strong>. Actuel conseiller à la primature, il avait eu, sous la Transition où il dirigeait le ministère de la Fonction publique, la mauvaise idée de licencier 260 fonctionnaires au motif qu'ils avaient été illégalement recrutés. Bien que sa décision ait été plus tard annulée par la Cour Suprême et fonctionnaires réintégrés, l'ancien ministre ne dort plus que d'un oeil.

<strong>Insécurité totale</strong>

En définitive, il y a lieu de craindre pour la sécurité de la plupart des ministres maliens. Avec les gardes privés recrutés à leur domicile, ils constituent une proie aisée pour tout <em>jihadiste</em> qui déciderait de frapper un grand coup. Les gardes privés ne sont généralement équipés que d'un uniforme,  d'un bâton et d'un sifflet (pour appeler, en cas 'urgence, au secours). C'est l'occasion de se demander quelle rançon serait alors demandée à l'Etat malien. D'ailleurs, que font la police et l'armée qui les empêche de se déployer au domicile de tous les ministres ? Le comble, c'est que le directeur de la police a récemment adressé au ministre de la Sécurité un courrier où il suggère d'arrêter le service  des policiers à la résidence de certains ministres. La raison invoquée par monsieur le directeur ? Ne pas gêner les autres activités de la police qui, selon son chef, n'aurait pas d'effectifs suffisants !

<strong>Une enquête d'Abdoulaye Guindo</strong>

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<title>Réflexion : Ce que dit l&amp;apos;islam de la démocratie et des dessins</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/reflexion-ce-que-dit-lislam-de-la-democratie-et-des-dessins-753182.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans une contribution qu&#039;il publie dans nos colonnes, Maître Cheick Oumar Konaré, avocat à la Cour, conteste toute compatibilité entre la démocratie et l&#039;islam et décrit le statut des dessins et caricatures en islam. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Jan 2015 06:36:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_168793" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Cheick-Omar-Konare.jpg"><img class="size-full wp-image-168793" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Cheick-Omar-Konare.jpg" alt="Cheick Oumar Konare" width="300" height="315" /></a> Me Cheick Oumar Konare[/caption]

L'attentat sanglant perpétré, le 7 janvier 2015, par les frères Kouatchi contre le journal français <em>Charlie Hebdo</em> pose une problématique majeure : l'islam est-il compatible avec la démocratie telle qu'elle se pratique généralement dans le monde ? La réponse nous paraît négative. Ceux qui prétendent le contraire le font, le plus souvent, par démagogie ou par ignorance des principes qui régissent les deux systèmes. Il suffit, pour en convenir, de citer quelques points qui rendent inconciliables l'islam et la démocratie :

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<strong>* </strong>Les bases légales et conceptuelles du régime démocratique émanent de l'esprit humain, par nature imparfait et sujet à l'erreur. Celles de l'islam proviennent d'Allah, l'infaillible Créateur.

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<strong>* </strong>En démocratie, la souveraineté appartient au peuple, source de tous les pouvoirs. Ainsi, l'article 26 de la Constitution malienne dispose : <em>"La souveraineté nationale appartient au peuple tout entier qui l'exerce par ses représentants ou par voie de référendum. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice."</em>. Au contraire, en islam, la souveraineté revient à Allah qui proclame: <em>"Le pouvoir n'appartient qu'à Allah" (Coran, sourate 12, verset 40)</em>. Le peuple n'est d'ailleurs constitué, selon le Coran, que d'esclaves d'Allah dont la principale, sinon l'unique obligation est d'adorer leur Seigneur: <em>"Et je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent"</em> <em>(Coran, sourate 51, verset 56)</em>.

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<strong>* </strong>En démocratie, l'Etat est le plus souvent laïc, ce qui revient à séparer l'Etat de la religion, à proclamer le caratère <em>"a-religieux" </em>de l'Etat. La laïcité de l'Etat malien résulte clairement de l'article 25 de la Constitution: <em>" Le Mali est une République indépendante, souveraine, indivisible, démocratique, laïque et sociale. Son principe est le gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple."</em>. L'article 118 de la Constitution malienne précise : <em>"La forme républicaine et la laïcité de l'Etat ainsi que le multipartisme ne peuvent faire l'objet de révision"</em>.

<strong>La laïcité de l'Etat contredit les lois de l'islam.</strong> En effet, Allah prescrit aux êtres humains d'appliquer, à l'échelle étatique et nationale, Sa seule loi, c'est-à-dire le Coran et la <em>"Sunnah"</em> (tradition du Prophète Muhammad): <em>"Nous avons fait descendre vers toi le Livre avec la vérité, pour que tu juges entre les gens, selon ce qu'Allah t'a appris. Et ne te fais pas l'avocat des traîtres." (Coran, sourate 4, verset 105)</em>. Allah déclare Sa loi parfaite : <em>"Qu'y a-t-il de meilleur qu'Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme ?" (Coran, sourate 5, verset 50)</em>. Allah interdit de se soustraire à Sa loi: <em>"Juge alors parmi eux d'après ce qu'Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, et prends garde qu'ils ne tentent de t'éloigner d'une partie de ce qu'Allah t'a révélé. Et puis, s'ils refusent (le jugement révélé) sache qu'Allah veut les affliger (ici-bas) pour une partie de leurs péchés. Beaucoup de gens, certes, sont des</em> <em>pervers." (Coran, sourate 5, verset 49)</em>. Allah traite de polythéistes ceux qui veulent se soustraire à Sa loi: <em>"Ils veulent prendre pour juge le Taghout (fausse divinité), alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement." (Coran, sourate 4, verset 60)</em>. Allah qualifie aussi de <em>"mécréants" </em>ceux qui appliquent une autre loi que la Sienne: <em>" Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, les voilà les mécréants." (Coran, sourate 5, verset 44)</em>. Allah réitère sa condamnation de toute autre loi que la Sienne: <em>"Ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers." (Coran, sourate 5, verset 47)</em>.

<strong>Les versets qui précèdent trouvent une parfaite illustration dans la <em>Sunnah</em>. </strong>Appliquer dans la société une autre loi que celle d'Allah revient, selon le Prophète (paix et salut sur lui), à adorer un autre qu'Allah. Ainsi, dans un hadith rapporté par l'imam At-Tirmidhi, on lit qu'Odey ibn Hâtim, un chrétien nouvellement converti à l'islam, a entendu le Prophète (psl) réciter le verset coranique suivant: <em>"Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d'Allah" (Coran, sourate 9, verset 31)</em>. Odey dit alors au Prophète (psl): <em>"Sûrement, nous ne les avons pas adorés !"</em>. Le Prophète (psl) se retourna vers lui et dit: <em>"N'ont-ils pas rendu interdit ce qu'Allah avait fait</em> <em>licite, et vous l'avez tous rendu interdit; et n'ont-ils pas rendu licite ce qu'Allah rendait illicite et vous l'avez tous rendu licite ?"</em>. Odey ibn Hatim répondit : <em>"Nous le faisions certainement !".</em> Le Prophète (psl) répliqua: <em>"C'est ainsi que vous les adoriez !"</em>.

<strong>En somme, l'islam ne reconnaît d'autre législateur qu'Allah et Son Prophète (paix et salut sur lui), ni d'autres lois que le Coran et la <em>Sunnah</em>, ces deux sources de droit pouvant, au besoin, être complétées par le consensus des oulémas et le raisonnement par analogie.</strong> Si l'islam, qui a vocation à régir la vie, publique comme privée, du musulman, laisse le peuple choisir librement des gouvernants, c'est à la condition qu'ils appliquent la loi divine : ni le peuple, ni les gouvernants ne peuvent abolir cette loi comme cela arriverait si le peuple était souverain. Il est, certes, possible, en islam, d'établir des textes organisant la vie en société mais seulement dans la mesure où ils ne violent pas le Coran ni la <em>Sunnah</em>. Le Prophète (paix et salut sur lui) a même interdit d'obéir au gouvernant qui abandonne la loi divine : <em>"Nulle obéissance à un être humain dans la désobéissance au Créateur Puissant et Majestueux." (Hadith rapporté par Ahmad ibn Hanbal et Boukhari)</em>.

<strong>* </strong>En démocratie, la majorité du peuple fait la loi et exerce le pouvoir, quelle que soit sa politique. En islam, la loi islamique seule doit s'imposer, même si ses partisans sont minoritaires.

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<strong>*</strong> En démocratie, les candidats dépensent des sommes folles pour se faire élire; ils influencent le vote par la fraude et la corruption, toutes choses interdites en islam, une religion qui combat le mensonge, la corruption et le gaspillage.

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<strong>*</strong> En démocratie, tout parti ou candidat présente le programme de son choix, les partis et programmes islamiques étant généralement interdits. En islam, la conquête du pouvoir n'est ouverte qu'à des musulmans porteurs d'un projet compatible avec les valeurs islamiques.

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* La démocratie permet à n'importe qui de prétendre au poste de chef de l'État, sans considération de sexe ni de religion. L'islam exige, au contraire, que le dirigeant soit musulman, de sexe masculin et apte à interpréter les textes islamiques.

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<strong>*</strong> En démocratie, on peut se rebeller contre les ordres du gouvernant ou contester sa politique; les constitutions démocratiques stipulent même le droit du peuple à se révolter contre un régime oppressif ou putschiste. En ce sens, l'article 121 de la Constitution du Mali déclare: <em>"Le peuple a le droit à la désobéissance civile pour la préservation de la forme républicaine de l'Etat"</em>. Par contre, en islam, l'obéissance au gouvernant est obligatoire, sauf si ses ordres vont à l'encontre de la loi divine.

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* En démocratie, les tribunaux appliquent les lois votées par les députés et les décrets du pouvoir exécutif, quels qu'ils soient. En islam, les tribunaux n'appliquent que la loi divine.

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<strong>* </strong>En démocratie, la liberté de conscience, de culte et d'expression permet à l'homme de penser ce que bon lui semble, voire d'abandonner sa religion. On est autorisé, en vertu de la libre entreprise, à s'enrichir au moyen des jeux de hasard (PMU, casinos, etc.), de la vente d'alcool ou de l'intérêt bancaire. Ces pratiques sont interdites en islam. Le musulman, sous peine de mort, ne peut changer de religion. Sa liberté d'expression ne peut en aucun cas porter atteinte aux droits d'autrui ni, encore moins, à la loi islamique. L'alcool, les jeux de hasard et l'intérêt (tant sur les prêts que sur les emprunts) sont prohibés.

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<strong>* </strong>Le libéralisme, base économique de la démocratie, autorise le citoyen riche à thésauriser sa fortune sans venir en aide à personne. Or, l'islam impose l'entraide et, à cette fin, le paiement de la <em>"zakhat"</em> (aumône annuelle obligatoire) au profit des pauvres.

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<strong>* </strong>La démocratie, au prétexte de protéger la vie privée et la liberté sexuelle, autorise l'homosexualité et même, depuis quelques années en Occident, le mariage homosexuel. L'islam, lui, interdit l'homosexualité, crime pour lequel Allah a détruit le peuple auquel avait été envoyé le prophète Loth (paix et salut sur lui).

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<strong>*</strong> La démocratie consacre l'égalité entre hommes et femmes alors que l'islam institue la supériorité de l'homme sur la femme, notamment en matière d'héritage et de témoignage. La démocratie permet à la femme de diriger l'État; l'islam le lui interdit: non seulement Allah n'a donné la prophétie à aucune femme mais en outre, le Prophète Muhammad (psl) a mis en garde: <em>"Un peuple ne sera pas heureux s'il est gouverné par une femme." (Hadith rapporté par Mouslim d'après Abou Bakr)</em>. De plus, l'islam impose à la femme de se voiler, de ne pas voyager sans un tuteur et de ne pas s'isoler avec un homme, autant d'exigences qu'un chef d'Etat de sexe féminin ne saurait respecter.

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<strong>Ressemblances  de détails</strong>

L'opposition frontale avec la démocratie n'empêche pas l'islam de prôner la liberté de culte et la protection des minorités non-musulmanes ainsi que l'atteste la <em>Charte de Médine</em> instituée, en 622, par le Prophète (paix et salut sur lui) en vue d'organiser la coexistence pacifique des musulmans (<em>Mohajirins</em> et <em>Ançars</em>) avec les tribus juives de la ville (les <em>Aws</em> et les <em>Khazrej</em>). Islam et démocratie se rejoignent aussi sur l'obligation faite au gouvernant de consulter le peuple sur les grandes décisions, de faire régner la justice et de travailler au bonheur des citoyens. Cependant, ces ressemblances de détails ne peuvent éluder le constat, aveuglant, que la démocratie et l'islam s'opposent par leur essence : la démocratie relève de l'impiété, le système islamique de la foi. L'Etat islamique authentique (le califat) a d'ailleurs vécu plus de treize siècles sans employer le mot <em>"démocratie"</em> ni se référer à ses concepts. Il n'en a pas moins porté l'équité et l'honneur à des standards dignes d'éloges. Entre autres califes éminents, Omar Ibn Al-Khattab (qu'Allah l'agrée) se distinguait par sa soif de justice au point de faire flageler son propre fils convaincu d'alcoolisme. Au gouverneur d'Al-Ahwas, qui avait bâti un palais sur une colline, Omar ordonne: <em>" Ouvre ta porte à tes administrés et veille personnellement à résoudre leurs problèmes car, en vérité, tu n'es que l'un d'entre eux à qui Dieu à simplement donné une charge plus lourde à porter!"</em>. Envoyé à Médine pour s'enquérir de la politique d'Omar, un émissaire romain trouve le calife couché sur le sable, un bâton sous la nuque. L'émissaire de s'écrier avec stupeur: <em>"Cet homme redouté de tous les rois mène une vie pareille ! C'est sûrement sa justice qui lui concède de jouir d'un sommeil aussi calme alors que notre roi, qui est inique, est toujours sur ses gardes !"</em>.

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<strong>Images en islam</strong>

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L'actualité nous conduit à évoquer le statut des images en islam.  A cet égard, il y a lieu de rappeler que le Prophète (psl) a interdit de fabriquer ou de gardes images; il a ainsi ordonné à Omar Ibn Al-Khattab de se rendre à la Ka'ba (Mosquée de la Mecque) pour effacer toutes les images qui s'y trouvaient. L'interdiction des images (dessins, sculptures, etc.) découle, entre autres, des hadiths suivants :

- <em>"Ne laisse aucune représentation sans que tu ne l'effaces, ni aucune tombe surélevée sans que tu ne l'aplanisses !" (Hadith rapporté par Mouslim d'après Ali ibn Abou Talib);</em>

- <em>"Tout producteur d'images ira en Enfer; il aura autant d'âmes que d'images produites par lui et chaque âme sera châtiée en Enfer." (Hadith rapporté par Boukhari et Mouslim d'après Abdullah ibn Abbas); </em>

- <em>"Certes, ceux qui façonnent ces images seront châtiés le jour du Jugement. Il leur sera dit: "Faites vivre ce que vous avez créé !"</em> <em>(Hadith rapporté par Boukhari d'après Abdullah ibn Omar)</em>.

- <em>"Les gens qui auront le plus dur châtiment le jour du jugement sont ceux qui tentent d'imiter la création d'Allah" (Hadith rapporté par Boukhari d'après Aicha)</em>.

<strong>Quelle que soit la cause de l'interdiction des images et malgré la controverse théologique sur leur assimilation à la photo, elle ne fut levée ni par le Coran, ni par le Prophète (psl).</strong> Il y a donc consensus des oulémas sur la validité de l'interdiction, à moins qu'il ne s'agisse d'un objet inanimé ou que l'usage de l'image ne s'appuie sur une excuse légale (nécessités d'état-civil ou de sécurité, par exemple).

<strong>L'interdiction des images devient encore plus absolue quand elles ont pour but ou pour effet de se moquer d'Allah, du Prophète (psl) ou de l'islam</strong>. Ainsi, visant des hypocrites qui se moquaient de Ses révélations, Allah décrète: <em>"Dis: "Est-ce d’Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez ?" Ne vous excusez pas: vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru..." (Coran, sourate 9, versets 65 à 66)</em>. Allah précise (et cela ne concerne pas seulement les images): <em>"Ceux qui injurient (offensent) Allah et Son messager, Allah les maudit ici-bas, comme dans l'au-delà et leur prépare un châtiment avilissant" (Coran, sourate 33, verset</em> <em>57)</em>. La personne du Prophète (psl) est si sacrée qu'Allah met en garde: <em>"Ô vous qui avez cru! N'élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète, et ne haussez pas le ton en lui parlant, comme vous le haussez les uns avec les autres, sinon vos œuvres deviendraient vaines sans que vous vous en rendiez compte" (Coran, sourate 49, verset 2)</em>. L'interdiction d'offenser s'étend aux musulmans ordinaires car Allah prévient: <em>"Ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans qu'ils l'aient mérité se chargent d'une infamie et commettent un grave péché." (Coran, sourate 33, verset 58)</em>.

<strong>En définitive, chacun doit d'ores et déjà faire son choix: le débat, que dis-je ?, la guerre qui oppose l'islam aux régimes démocratiques occidentaux restera insoluble jusqu'à la fin du monde</strong>. Le Prophète (psl) en a donné une indication sibylline lorsqu'il a confié à Abou Dharr en lui mettant la main sur la tête:<em> "O Ibn Hawaalah! Si tu vois que le califat est descendu sur la Terre Sainte (Jérusalem), alors les tremblements de terre, les troubles et les grands événements approcheront, et la fin du monde, ce jour-là, sera plus proche des gens que ma main-ci sur ta tête!" (Hadith rapporté par Abou Dawud et Ahmad ibn Hanbal).  </em>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : Un marcheur nommé Ladji Charlie Bourama</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/chronique-satirique-un-marcheur-nomme-ladji-charlie-bourama-753152.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis la marche parisienne du 11 janvier 2015, Ladji Bourama est devenu Ladji Charlie. Qui l&#039;eût cru ?
Ladji Bourama n&#039;est plus Ladji Bourama: il s&#039;appelle désormais Ladji Charlie ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Jan 2015 03:29:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_722042" align="aligncenter" width="609"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/IBK-president.jpg"><img class="size-full wp-image-722042" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/IBK-president.jpg" alt="Budget annuel 2015 adopte avec ses risques : Bonjour les scandales !" width="609" height="414" /></a> Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République[/caption]

Lors de la <em>"marche républicaine" </em>du dimanche 11 janvier 2015 organisée à Paris contre les terrorisme, on l'a vu aux bras du président français, François Hollande, et du Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyaou. Les images télévisées, qui continuent de faire le tour du monde, montrent notre président compatriote tout de noir vêtu avec, sur la tête, un chapeau de fermier texan. Il ne lui manquait plus que la pancarte portant la mention: <em>"Je suis Charlie"</em>. A son retour à Bamako, Ladji Charlie ne tarissait pas d'éloges sur lui-même. Il s'est notamment félicité d'avoir été placé juste à côté de François Hollande, loin devant des rois et des reines, ce qui, à l'en croire, témoignerait de la <em>"grandeur millénaire"</em> du Mali. Le discours a le mérite de la simplicité car, pour une fois, l'éminent greco-latinophone de Koulouba s'exprimait en français facile et non au subjonctif. Cependant, la propagande n'est pas loin puisque si le critère de la <em>"grandeur millénaire"</em> des nations devait prévaloir pendant la marche, le représentant du Mali, un pays qui mendie journellement son pain, se serait sans doute retrouvé en queue de peloton, à vingt bons kilomètres de la foule de marcheurs européens et asiatiques. Au lieu d'aller dépenser nos maigres impôts dans une marche à Paris, Ladji Charlie aurait dû, à mon humble avis, organiser une marche sur notre propre sol. Surtout que les occasions de marcher se sont multipliées depuis que les <em>jihadistes</em> ont égorgé, à Kidal, une dizaine de  nos préfets et sous-préfets. Mon avis pèse peut-être des haricots mais cela ne m'empêche nullement de l'émettre : tout le monde n'est-il pas soudain devenu <em>Charlie</em> ?

<strong>Question: pourquoi Ladji Charlie a-t-il décidé, toutes affaires cessantes, de participer à la marche parisienne ?</strong>

Les raisons sautent aux yeux. Depuis le 24 mai 2014, Ladji ne contrôle le nord de son pays que sur le papier. Son unique bouclier contre Iyad Ag Ghali et consorts ? L'armée française et, accessoirement, les pieuses prières du Chérif de Nioro ! De surcroît, Ladji n'arrive à payer les salaires des fonctionnaires que grâce à la charité du FMI, un machin financier franco-européen. Affaires de Boeing et d'équipements militaires aidant, l'hôte de Koulouba change de Premier Ministre tous les quatre mois, ce qui témoigne de l'instabilité chronique de son régime. Dans ces conditions, il a intérêt à répondre à l'appel de son ami socialiste français contre le terrorisme. D'autant que c'est sur le terrain militaire malien, et non sur le terrain socio-économique français, que ce précieux ami a, depuis son élection, réalisé ses seuls exploits. En somme, la participation de Ladji Charlie à la marche obéit à la même logique que la récente libération du chef terroriste Wadoussene: complaire à l'ancien colonisateur et renvoyer l'ascenseur à François Hollande, l'homme sans lequel Koulouba serait devenu, depuis janvier 2013, le salon de thé des <em>jihadistes</em> de tout poil. Voilà pour le côté géopolitique des choses. Quant à l'aspect juridico-religieux, il prête beaucoup moins à sourire. De fait, je constate une grave injustice des autorités politiques françaises qui, selon que vous soyez juif ou musulman, vous bastonnent à la Dioncounda Traoré ou vous caressent dans le sens du poil. Vous voulez des exemples ? Eh bien, je vous en donne un plein panier !

<strong>Ayant publié, en février 2006, des caricatures du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui), le journal <em>Charlie Hebdo</em> ne reçoit aucune mise en garde des autorités qui, au contraire, dépêchent des militaires pour sécuriser ses locaux, ce qui prouve qu'elles savent tout le danger que font peser les caricatures sur</strong> <strong>l'ordre public.</strong> Cérise sur le gâteau, le ministère français de la Culture organise, le 15 mars 2006, une pimpante soirée pour rendre hommage aux caricaturistes qui s'appellent, entre autres, Plantu, Cabu, Wolinski, Sattouf, Jul, Luz et Charb. Ce dernier va jusqu'à s'étonner de l'émoi suscité par les caricatures du Prophète (psl): <em>" J'ai vu les dessins, c'est énormément de bruit pour pas grand-chose...À Charlie, avant qu'on ne soit embêtés par les musulmans intégristes, on a eu affaire à l'extrêm</em>e <em>droite catholique. Ça s'est terminé normalement devant les tribunaux, ils ont perdu. Ils attaquent pour tester, en espérant gagner et que la législation change. Les juifs, ils ne nous font pas chier."</em>. Pourtant, en 2014, les autorités françaises interdisent avec fracas des représentations théâtrales de l'humoriste Dieudonné au motif qu'elles attentent à la religion juive ! Le judaïsme vaudrait-il mieux que l'islam en France ? Pourquoi, au nom de la laïcité et de la liberté d'expression, l'Etat français protège-t-il un journal qui insulte l'islam alors qu'il réprime un artiste qui insulte le judaïsme ?

<strong>Ce que je dis des autorités politiques françaises vaut aussi pour la justice française. </strong>Ayant tenu des propos jugés <em>"antisémites"</em>, Dieudonné est poursuivi pour<em> "provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale ou religieuse"</em> et condamné, le 10 mars 2006, à 5.000 euros d'amende par un tribunal français. Jugement confirmé en appel le 15 novembre 2007. Or, le 22 mars 2007, le tribunal de grande instance de Paris, sur réquisition du procureur de la République, accorde une relaxe à<em> Charlie Hebdo</em>, qui était poursuivi par la Grande Mosquée de Paris, l'Union des organisations islamiques de France et la Ligue Islamique Mondiale pour la publication de deux des caricatures du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui).

<strong>Deuxième exemple d'injustice judiciaire : le mercredi 14 janvier 2015, juste une semaine après l'attentat qui a décimé douze de ses animateurs<em>, Charlie Hebdo</em> publie une nouvelle caricature du Prophète (psl)</strong>. Loin de condamner cette énième provocation, le Premier Ministre français, Manuel Valls, s'affiche sur les antennes avec, sous le coude, un exemplaire de <em>Charlie Hebdo</em>. Nul juge n'ouvre la moindre poursuite contre une publication qui, comme de la cocaïne, s'écoule  à plus de 5 millions d'exemplaires. Or, le même jour, sur ordre du procureur de Paris, le compère Dieudonné est arrêté par la police pour <em>"apologie de terrorisme"</em>. Son crime ? Avoir écrit: <em>"Je me sens Charlie Coulibaly"</em>. Aux yeux du procureur, cette phrase revient à chanter les louanges d'Amedy Coulibaly, un complice des <em>jihadistes</em> qui ont massacré, le 7 janvier 2015, les rédacteurs de <em>Charlie Hebdo</em>. C'est donc entendu: en France, vous pouvez librement insulter une religion, une communauté et un prophète mais gare à vous si vous osez vous<em> "sentir"</em> Coulibaly !

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sur financement européen : 21 milliards pour édifier une prison pour jihadistes au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/sur-financement-europeen-21-milliards-pour-edifier-une-prison-pour-jihadistes-au-mali-753142.html</link>
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<description><![CDATA[ La lutte contre le terrorisme se renforce au Mali. L&#039;Union Européenne propose à notre pays d&#039;abriter la construction d&#039;une prison de haute sécurité destinée aux jihadistes que l&#039;on attraperait dans l&#039;espace sahélien. Il s&#039;agira d&#039;un établissement doté de personnels qualifiés et d&#039;équipements propres à empêcher toute évasion.  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Jan 2015 03:22:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_153011" align="alignleft" width="344"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Soldat.jpg"><img class="size-full wp-image-153011" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Soldat.jpg" alt="Un haut-cadre d’un groupe jihadiste tué début avril au Mali par l’armée française" width="344" height="257" /></a> Soldats français en patrouille au Mali.<br />REUTERS[/caption]

Le financement, supporté par l'U.E, sera de 4 millions d'euros (environ 21 milliards de FCFA). Des rencontres fructueuses ont déjà eu lieu, il y a deux mois, entre des émissaires européens, des représentants du ministère malien de la Justice et ceux du barreau malien. Les Européens ne tiennent guère à garder des <em>jihadistes </em>internationaux sur leur sol et souhaitent que le Mali serve de geôle à ces derniers.

A preuve, bien qu'impliqué dans l'enlèvement de ressortissants français et arrêté par la force Serval au nord du Mali, le terroriste Wadoussene n'a jamais été réclamé par l'Etat français et a été maintenu au Mali jusqu'à sa tentative d'évasion puis à son échange contre l'otage Serge Lazarevitch. Il est, de surcroît, plus facile de soumettre d'éventuels prisonniers à des interrogatoires musclés au Mali que sur le sol européen. Question: La présence de cette prison ne risque-t-elle pas d'exposer davantage les populations maliennes à l'insécurité ?

<strong><em>Tiékorobani</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les traits marquants du  nouveau gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-traits-marquants-du-nouveau-gouvernement-739292.html</link>
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<description><![CDATA[ Modibo Kéita a mis en place son gouvernement, le troisième de l’ère IBK, 2 jours seulement après sa propre nomination. C’est un gouvernement de 29 membres, soit 2 de moins  que le précédent.  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Jan 2015 00:09:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_736662" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Modibo-IBK.jpg"><img class="size-full wp-image-736662" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Modibo-IBK.jpg" alt="Premier conseil de cabinet du nouveau gouvernement : Le PM punit les ministres retardataires" width="620" height="191" /></a> IBK et Modibo Keita (GD)[/caption]

<strong>Part du lion au RPM</strong>

Si, comme les précédentes, la direction de la nouvelle équipe gouvernementale échappe au RPM, le parti majoritaire  conserve cependant 11 ministres parmi les plus importants: Bocary Tréta (Développement rural), Mahamane Baby (Emploi), Boubou Cissé (Mines), Mamadou Frankaly Keïta (Energie et Eau), Sangaré Oumou Bah (Promotion de la femme), Mamadou Hachim Koumaré (Equipement et Transport),  Abdoulaye Idrissa Maiga (Administration Territoriale et Décentralisation) et Ousmane Koné (Santé et Hygiène publique), Abdrahamane Sylla (Maliens l'extérieur), Me Mamadou Gaoussou Diarra (Promotion des investissements et Secteur Privé), Mamadou Diarra (Justice).

<strong> </strong>

<strong>Relations  personnelles d'IBK</strong>

&nbsp;

Les relations personnelles du président IBK s'en tirent, elles aussi, à bon compte avec 8 ministères: Me Mohamed Aly Bathily  (Domaines et Affaires foncières), Cheickna Seydi Hamady Diawara (Aménagement du territoire), Ndiaye Rama Diallo (Artisanat et Tourisme),   Sada Samaké (Sécurité), Thierno Diallo (Affaires religieuses), Abdoulaye Diop (Affaires étrangères), Mamadou Igor Diarra (Economie et Finances), Hamadoun Konaté (Solidarité et développement des régions du nord).

&nbsp;

<strong>Sans que l'on puisse les considérer comme représentants des groupes armés du nord, deux proches du chef de l'Etat présentent ce profil: </strong>Zahabi Ould Sidi Mohamed (Réconciliation) et Mohamed Ag Erlaf (Environnement).

&nbsp;

<strong>Alliés politiques d'IBK</strong>

Parmi les alliés politiques du président, l'ADEMA gagne 3 ministères:  Dramane Dembélé (Habitat), Abdel Karim Konaté (Commerce),  Kénékéou Barthelemi Togo (Education). L'UM-RDA gagne 1 poste à travers Rakia Tala (Fonction publique). La CODEM garde, à travers Housseini Guindo le département des Sports. Mountaga Tall du CNID reste ministre de l'Enseignement supérieur.  Tieman Hubert Coulibaly de l'UDD) monte en grade en devenant ministre de la Défense. Quant au docteur Choguel Maiga, le président du MPR, il entre au gouvernement en qualité de Ministre de l'économie numérique de l'information et de la communication, porte-parole du gouvernement.

&nbsp;

<strong>Ministres partants </strong>

Ceux qui quittent le gouvernement sont au nombre 8: Ba Ndaw (ex-Défense), Jacqueline Nana (ex-Education), Bouaré Fily Sissoko (Finances), Aissata Bengaly (Artisanat), Ousmane Sy (ex-Décentralisation), Mahamane Camara (ex-Communication), Moustafa Ben Barka (ex-Promotion des Investissements), Moussa Bocar Diarra (ex-Fonction Publique).

&nbsp;

<strong>Pas d'opposants  dans la barque</strong>

On constate que le président IBK n'a pas encore décidé d'ouvrir son gouvernement aux opposants. Pas un seul n'y entre. Même le parti SADI qui, quoique membre de la mouvance présidentielle, rue dans les brancards, ne gagne pas le moindre strapontin.

&nbsp;

<strong>Ministres entrants</strong>

&nbsp;

Les 6 ministres entrants sont: Mamadou Igor Diarra (Economie et Finances),  Choguel Kokalla Maïga (Communication),  Mohamed Ag Erlaf (Environnement), Mme Diarra Raky Talla (Fonction publique), Kénékouo dit Barthélémy Togo (Education),  Dramane Dembélé (Urbanisme et Habitat).

&nbsp;

<strong>Permutations</strong>

&nbsp;

5 ministres changent de portefeuille. Mohamed Aly Bathily quitte la justice pour les Domaines en remplacement de Tiéman Hubert Coulibaly qui va à la Défense. Abdoulaye Idrissa Maïga quitte l’Environnement  pour l’Administration territoriale. Mamadou Diarra quitte l’Urbanisme pour la Justice. Mamadou Gaoussou Diarra quitte la jeunesse pour la Promotion des investissements.

&nbsp;

<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour avoir refusé de prier sur un mort : 3 proches du défunt incarcérés par le procureur Koita</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pour-avoir-refuse-de-prier-sur-un-mort-3-proches-du-defunt-incarceres-par-le-procureur-koita-739242.html</link>
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<description><![CDATA[ Une étrange histoire résume, mieux que toute autre, le caractère abusif des mandats de dépôt délivrés par le procureur de la Commune 1 de Bamako, Cheick Amadou Koita. Lisez plus tôt... ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Jan 2015 00:08:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Mercredi 7 janvier 2014, comparaissaient devant le tribunal correctionnel de la commune 1 de Bamako trois détenus: Mamadou Kéita, 30 ans; Cheickna Sacko, 70 ans, et  Lassine Traoré, 50 ans. Poursuivis pour <em>"violation de sépulture"</em> et <em>"profanation de cadavre", </em>ils avaient été placés en détention par le procureur Koita. Leur procès, fort étrange, a attiré du beau monde: le public et les avocats attendaient impatiemment de savoir le sort que le tribunal  leur réserverait.

&nbsp;

<strong>La version des prévenus</strong>

Le juge Maiga, qui préside l'audience, lit aux prévenus les infractions qui leur sont reprochées puis leur donne la parole pour répondre. Dans ses explications, Mamadou Kéita révèle que le défunt, du nom de Makan, était son frère de lait. A sa mort, après une courte maladie, l'aîné de la famille et oncle du défunt, Malick, ordonne que l'inhumation se fasse sans cérémonie religieuse car  feu Makan  ne priait pas. Or, selon l'islam, les fidèles ne doivent pas faire la prière funéraire sur quelqu'un qui, avant son décès, ne priait pas. Suivant l'ordre de son oncle, Mamadou Kéita, aidé des voisins,  creuse une tombe au cimetière et y fait enterrer le défunt sans prière funéraire. Parmi ceux qui l'assistent dans cette tâche figure le vieux Cheickna Sacko.

<strong>Voisin de quartier, Cheickna accourt dans la famille Kéita dès l'annonce du décès de Makan</strong>. Par solidarité, il participe au creusement de la tombe et débourse même 6.000 FCFA pour couvrir des frais funéraires : lavage, transport du corps de la morgue de Korofina au cimetière, etc. Selon lui, aucune des 50 personnes qui se sont rendues au cimetière n'a prié sur le mort car ce dernier ne priait pas. Cheickna se demande pourquoi on n'a poursuivi que trois personnes parmi la foule qui a assisté à l'inhumation.

<strong>Quant au troisième prévenu, Lassine Traoré, autre voisin de quartier, il dit avoir assisté aux funérailles mais n'avoir pas touché au cadavre.</strong> Il confirme lui aussi qu'il n'y avait pas à faire la prière funéraire sur un défunt notoirement connu pour ne pas prier.

&nbsp;

<strong>Les déclarations de la partie civile</strong>

Interrogée à son tour, la plaignante, Fatoumata Kéita, soeur du défunt, déclare que son frère, Makan, est mort malgré les lourds frais médicaux exposés par elle. Apprenant le décès, elle a quitté Kayes, où elle réside, pour Bamako. Elle affirme:  <em>"Makan était musulman et priait régulièrement; on a refusé de prier sur sa dépouille simplement parce que nos deux voisins (Cheickna et Lassine) ont convaincu la foule qu'il ne priait pas selon le rite wahhabite et que pour cette raison, sa prière n'était pas valable.</em> <em>Ces voisins ont réussi à tromper mon autre frère (le prévenu Mamadou) et mon oncle Malick, faisant ainsi en sorte que le défunt soit enterré comme un chien."</em>.

&nbsp;

<strong>Le ministère public se dégonfle</strong>

Représenté à l'audience par M. Yattara, un susbstitut du procureur Koita, le ministère public n'a pu soutenir l'accusation. A l'évidence, les articles 204 et suivants du Code pénal, qui répriment la violation de sépulture et la profanation de cadavre, ne peuvent s'appliquer aux faits de la cause: il faut, pour tomber sous le coup de ces articles, porter des actes matériels de violation d'un tombeau ou de profanation d'un cadavre. Ces infractions supposent, par exemple, que l'on coupe une partie du cadavre, qu'on ouvre sa tombe ou son linceul, ou qu'on l'expose à des actes indécents. Or, refuser, par conviction religieuse, de prier sur une défunt n'est pas une infraction dans la mesure où dans une République laïque comme la nôtre, la loi ne saurait punir le fait de prier ou de ne pas prier. C'est pourquoi, prenant le contrepied de son supérieur hiérarchique, le substitut a requis la relaxe pure et simple des trois prévenus.

<strong>Les avocats de la défense abonderont, bien sûr dans le même sens:</strong> ils feront valoir qu'il s'agit là de poursuites fantaisistes dépourvues de toute base légale. Ils déploreront surtout que d'innocents chefs de famille, y compris un frère du défunt, aient été jetés en prison pour n'avoir pas prié sur un cadavre, comme si une loi malienne rendait la prière obligatoire !

&nbsp;

<strong>Le tribunal ordonne la relaxe</strong>

Sans hésiter un instant, le président du tribunal rend son jugement sur le siège, dans l'immédiat, sans perdre son temps à mettre l'affaire en délibéré. Il déclare les prévenus non coupables des faits reprochés et ordonne leur relaxe pure et simple. A l'annonce du verdict,  un vent de soulagement souffle dans la salle. La principale victime de ce procès ? Dévinez qui!

<em> </em>

<strong>Tiékorobani</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique:  Le naufrage du bateau Mara</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-le-naufrage-du-bateau-mara-739192.html</link>
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<description><![CDATA[ Chaque semaine, la ville bruissait de rumeurs sur le départ du Premier Ministre Moussa Mara. C&#039;est désormais chose faite : l&#039;intéressé fait ses adieux à la primature. Non pas qu&#039;il en ait eu envie (qui cracherait sur du pain au raisin?), mais parce que Ladji Bourama n&#039;aime pas trop voir autour de lui les mêmes têtes. Surtout quand elles font du bruit. Modibo Kéita, discret comme un marabout, tiendra peut-être plus longtemps que Mara sous les lambris dorés de la Cité Administrative.  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Jan 2015 00:08:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_389392" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Moussa-Mara1.jpg"><img class="size-full wp-image-389392" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Moussa-Mara1.jpg" alt="«Il n'y a pas de solution militaire dans le nord du Mali»" width="610" height="407" /></a> Le Premier ministre du Mali, Moussa Mara, à Bamako, le 18 mai 2014. (Photo Fabien Offner.AFP)[/caption]

Chaque semaine, la ville bruissait de rumeurs sur le départ du Premier Ministre Moussa Mara. C'est désormais chose faite : l'intéressé fait ses adieux à la primature. Non pas qu'il en ait eu envie (qui cracherait sur du pain au raisin?), mais parce que Ladji Bourama n'aime pas trop voir autour de lui les mêmes têtes. Surtout quand elles font du bruit. Modibo Kéita, discret comme un marabout, tiendra peut-être plus longtemps que Mara sous les lambris dorés de la Cité Administrative.

Nommé le 5 avril 2014, Mara n'aura finalement officié que neuf mois à la tête du gouvernement<strong>.</strong> Son renvoi prématuré de la table du festin, il le doit à une série de malheurs et de maladresses : la suspension des concours financiers du FMI, l'absence de résultats économiques, les conséquences néfastes de sa visite à Kidal...Pour ne rien arranger, la seule vue de Mara donnait des boutons et un début d'Ebola aux caciques du RPM qui ne digéraient pas que Ladji Bourama leur ait préféré un jeune homme de 39 ans dont le parti (<em>"Yelema"</em>) ne revendiquait qu'un malheureux député. Bien décidé à faire tomber le Premier Ministre, le parti majoritaire lui imputait tous les maux du pays, l'accusait de se faire un nom sur le dos de Ladji Bourama et lui reprochait (sans doute à tort) d'avoir trop vite fait publier les sulfureux rapports de la section des comptes de la Cour Suprême et du Vérificateur Général sur les magouilles locales.

Au lieu de chercher à compenser l'animosité du parti majoritaire en caressant l'opposition dans le sens du poil, Mara s'amusait, au contraire, à traîner celle-ci dans les ruisseaux. Par exemple, sans nécessité aucune, il a cru bon de rappeler publiquement que  Soumaila Cissé, chef de l'URD, avait escaladé les murs de sa résidence pour échapper aux sbires de l'ex-junte militaire. Pour inviter les leaders de l'opposition à une réunion à Koulouba, Mara s'est permis de leur faire envoyer des SMS par un conseiller.Il aggravera son cas à s'aliénant l'opinion publique qui lui servait jusqu'à présent de mini-rempart: contre toute logique, il s'est mué en défenseur acharné du douteux contrat du Boeing présidentiel et, enfin, a préféré aller présider le congrès de son parti à Sikasso plutôt que d'accueillir le secrétaire général de l'ONU qui foulait, pour la première fois, le sol malien.

<strong>A présent, que va devenir Moussa Mara ?</strong> Seul <em>Allah soubahana wa tallah</em> le sait. En principe, sa carrière ministérielle est terminée car il ne serrait pas très glorieux qu'après avoir dirigé le gouvernement, il redevienne un simple ministre. Il se murmure qu'il s'est vu proposer le Conseil Economique et Social, mais l'ambitieux Mara acceptera-t-il ce garage traditionnellement réservé aux vieillards et aux politiciens en fin de course ? Une chose est sûre : l'ancien Premier Ministre ne chômera pas. Il possède un cabinet comptable, même si, à la  primature, il ne s'est pas tout à fait illustré dans les chiffres.

Par ailleurs, l'affaire de l'avion présidentiel lui ayant permis de se spécialiser en papiers d'avion, il pourrait aisément trouver un emploi chez l'avionneur américain <em>"Boeing"</em>, de préférence à la section <em>"Documentation et Archives".</em> Eh, eh, j'oubliais ! Pourquoi ne se ferait-il pas embaucher à l'aéroport de Dubaï, le plus fréquenté du monde ? Là, payé en pétrodollars et bien à l'abri des <em>jihadistes</em> de Kidal, il aurait pour occupation de signaler à la tour de contrôle les avions sans papiers et les avions immatriculés à Aruba ou à Malte. Beau métier en perspective, hein ?

<strong>Cela dit, la nomination de Modibo Kéita montre à quel point Ladji Bourama manie les contraires</strong>. Alors qu'Oumar Tatam Ly et Moussa Mara étaient quadragénaires, le nouveau chef du gouvernement va allègrement sur ses 74 ans. Un grand-père donc. Et une manière pour Ladji Bourama de dire : <em>"J'ai donné aux jeunes leur chance; ils l'ont ratée. C'est pourquoi je chasse les Mara, Ben Barka, Mahamadou Camara et consorts. A présent, je m'en remets aux vieux de la vieille"</em>. Seul détail gênant : dans la tradition mandingue (celle des deux Kéita qui nous gouvernent), Ladji Bourama, le cadet, perd le droit d'agiter le doigt sous le nez de Modibo, son aîné, comme il le faisait avec Tatam Ly et Mara.

De plus, Mara et Tatam Ly étaient des financiers alors que Modibo Kéita est un professeur de lettres. Comme quoi, au pays de Ladji Bourama, le subjonctif nourrit son homme! Si Modibo veut tenir plus longtemps que ses deux prédécesseurs dans le beurre républicain, le chemin est tout indiqué : il devrait apprendre le latin et le grec, deux langues que l'on dit mortes mais qui restent bien vivantes dans le coeur de Ladji Bourama.

<strong>Fait notable, Ladji profite de la formation du nouveau gouvernement pour se débarrasser de tous ceux dont le nom apparaît dans les affaires de Boeing et d'armes</strong>. C'est là une sacrée revanche pour Soumeylou Boubèye Maiga, qui a mouillé du beau monde, et, surtout, un clin d'oeil au FMI, qui exigeait des têtes. A présent que les intéressés ne sont plus ministres, iront-ils grossir la liste des<em> "hasidi"</em>, ces  envieux qui pourrissent la vie à l'hôte de Koulouba ? Ce n'est pas du tout exclu car il y en a qui pourraient bientôt recevoir une visite de courtoisie des juges...

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique : L&amp;apos;étrange promesse de Ladji Bourama</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-letrange-promesse-ladji-bourama-709972.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Dec 2014 00:12:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Ladji Bourama ne promet pas seulement de rétablir l'honneur du Mali et le bonheur des Maliens, mais il s'engage aussi et surtout à rattraper des terroristes qu'il a lui-même libérés. Tout un programme ...</strong></em>

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/ibk.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-612942" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/ibk.jpg" alt="Nord, Sud, avion, surfacturations, justice…" width="310" height="232" /></a>Avez-vous appris la nouvelle du siècle ? Moi, si! Et, croyez-moi, il ne s'agit ni de l'immatriculation du Boeing national à Aruba au nom d'une société inconnue, ni de l'achat de gré à gré de chaussettes climatisées à 20. 000 FCFA. La nouvelle, la vraie, c'est l'engagement solennellement pris par Ladji Bourama de faire rechercher et reconduire en prison le terroriste Wadossene. Eh oui ! Le même Wadossene libéré, sur ordre de Ladji Bourama, en échange de l'otage français Serge  Lazarevic. Au sujet du terroriste et de ses affreux complices, Ladji Bourama martèle au micro de nos confrères de RFI: <em>"Que nul ne se méprenne sur notre détermination à traquer ceux qui se sont rendus coupables d'actes d'une telle ignominie !"</em>.

<strong>L'hôte de Koulouba a tout à fait raison de dénoncer des <em>"actes d'ignominie"</em></strong>. En effet, le compère Wadossene a, entre autres forfaits, enlevé le Français Lazarevic, l'a revendu à AQMI comme un coq de foire puis, une fois arrêté, s'est évadé en tuant à bout portant un garde malien. Son cas  relève d'au moins dix articles du code pénal qui, presque tous, prévoient la peine de mort, de préférence par pendaison. Mais malgré l'<em>"ignominie"</em> de ses actes, le terroriste a été sorti de prison par le gouvernement malien. Et sans jugement, s'il vous plaît! La raison ? Ladji Bourama, qui déteste pourtant qu'on le trimbale, a cédé aux pressions de la puissante France et, bien sûr, aux très nourrissantes promesses de retour du FMI dont la France tient les brides. Sans oublier que dix soldats français (l'équivalent de dix mille armées maliennes !) sont morts pour le Mali. De surcroît, sans le charitable secours de l'ancien colonisateur, le chef terroriste Iyad Ag Ghali aurait planté sa tente à Koulouba depuis janvier 2013. Il y tiendrait, à ce jour, ses conseils des ministres avec, à la clé, des décrets ordonnant l'amputation des trafiquants de Boeing, la flagellation publique des adeptes de marchés gré à gré et la décapitation des marchands d'armes fictives. Pour avoir échappé à si bon compte à la faim, à la soif et au diable enturbanné, le Mali devait retourner l'ascenseur aux Français en leur permettant de récupérer leur otage. Après tout, Wadossene avait été arrêté au nord, non par les soldats maliens, mais par la Force française Serval qui l'avait, par la suite, remis au Mali.

<strong>On peut donc comprendre que Ladji Bourama  libère le terroriste et trois de ses comparses barbus. </strong>Ce qui se comprend beaucoup moins, c'est qu'il promette, quelques jours plus tard, de les faire rechercher et de les reconduire en taule. Alors là, de deux choses l'une : soit Ladji Bourama se paie la tête des braves populations, soit il prend des <em>jihadistes</em> bon teint pour de paisibles  pêcheurs de carpes. En effet, comment peut-on volontairement libérer des prisonniers pour leur donner la chasse le lendemain? Annoncer sur les antennes que l'Etat recherche Wadossene et autres n'est-il pas d'ailleurs le meilleur moyen de ne plus jamais les rattraper ? Quelque conseiller bédonnant de diplômes aurait-il convaincu Ladji Bourama qu'après leur libération, les quatre tueurs iraient ouvrir une boutique de calebasses ou danser le <em>"takamba"</em> à Sikasso ? Et puis, au cas, probable, où les bandits se seraient refugiés à Kidal, fief des <em>jihadistes</em>, quel général ou colonel <em>"diagnè watti" </em>malien oserait s'y rendre après la fameuse épopée du 24 mai 2014 ?

<strong>La martiale promesse de Ladji Bourama résume, en réalité, toute la politique de communication du pouvoir</strong>. Je ne maîtrise pas assez bien le subjonctif pour qualifier cette politique; je me contente de vous citer des faits. Ainsi, quand notre vaillante armée a été taillée en pièces à Kidal, ne trouvant son salut que dans l'agilité de ses jambes, le gouvernement a juré, la main sur le coeur, n'avoir pas donné l'ordre d'attaquer les rebelles, ce qui laisse penser que ledit ordre est tombé du ciel. Quand l'achat du Boeing présidentiel a fait scandale, le gouvernement avec, en  tête, l'avionneur Moussa Mara, a prétendu que l'ancien avion n'avait pas de papiers au nom du Mali, se gardant, bien sûr, de préciser que le nouvel appareil n'en avait pas non plus ! Au moment où le FMI fermait à double tour son robinet financier, le gouvernement (encore lui!) chantait sur les toits que lors de son séjour aux Etats-Unis, notre excellente ministre des Finances y avait reçu les chaleureuses félicitations des bailleurs de fonds et que les fiançailles Mali-FMI déboucheraient bientôt sur un mariage à la mairie de Washington ! Plus récemment, quand le gouvernement, sous la pression des chefs religieux, a voulu interdire l'élection <em>"Miss ORTM"</em>, il a prétexté de son souci de prévenir une transmission massive d'Ebola alors que quelques jours auparavant, le Premier Ministre n'avait pas hésité à présider un festival de rap. A croire que la couronne de <em>"Miss" </em>porte plus de virus que la guitare des rappeurs ! Quand, enfin, les juges de la Cour Suprême et le Vérificateur Général ont publié leurs rapports d'enquête, le gouvernement a promis de déférer en justice les suspects: à ce jour, pas un seul n'a été entendu ni écroué. Or, si je ne me trompe, 2014 a été pompeusement  décretée <em>"année de lutte contre la corruption et la délinquance financière"</em>!

&nbsp;

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En ratant l&amp;apos;accueil de Ban Ki Moon : Mara suscite la colère d&amp;apos;IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/en-ratant-laccueil-ban-ki-moon-mara-suscite-colere-dibk-709932.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Dec 2014 00:07:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_287492" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/IBK-Moussa-Mara.jpg"><img class="size-full wp-image-287492" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/IBK-Moussa-Mara.jpg" alt="Mara sauve IBK d’un naufrage politique" width="350" height="248" /></a> SEM Ibrahim Boubacar Keita et le PM Moussa Mara[/caption]

<strong><em>Samedi 20 décembre 2014, le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban ki Moon, a effectué un séjour de trois heures dans notre pays. C'était dans le cadre d'un périple qui l'avait conduit déjà en Sierra Leone, au Libéria et en Guinée, pays touchés par le fléau Ebola. Curieusement, le Premier Ministre Moussa Mara n'a pas participé à l'accueil de l'hôte onusien; il était occupé à bien autre chose: le congrès de son parti, </em></strong><strong><em>"Yelema",</em></strong><strong><em> qui se tenait à Sikasso. </em></strong>

Selon nos sources, le chef de l'Etat, IBK, n'a pas du tout apprécié que Mara soit venu lui annoncer, la veille de la visite de Ban Ki Moon, qu'il se rendrait à Sikasso pour présider le congrès de <em>"Yelema"</em>. <em>"IBK n'a rien dit à Mara mais il tremblait de colère car il n'arrivait pas à comprendre que Mara renonce, au profit de son parti, à rencontrer une personnalité de la dimension du Secrétaire Général de l'ONU"</em>, dit une source. Pourquoi Mara n'a-t-il pas fait ouvrir le congrès par son vice-président pour participer, par la suite, à la clôture? On ne sait. Mais il se murmure en haut lieu qu'il a donné à ses détracteurs (à commencer par le RPM) un bâton pour l'expulser de la primature. <strong> </strong>

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le procureur général Daniel Tessougué : &amp;quot;Je rouvrirai bientôt le dossier du député de Ouelessébougou&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/procureur-general-daniel-tessougue-rouvrirai-bientot-dossier-du-depute-ouelessebougou-710212.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Dec 2014 00:06:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_133519" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/Daniel-Tessougue-.jpg"><img class="size-full wp-image-133519" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/Daniel-Tessougue-.jpg" alt="Daniel Tessougué Procureur général" width="610" height="383" /></a> Daniel Tessougué Procureur général[/caption]

<strong><em>Le bras de fer entre la famille judicaire et l'Assemblée Nationale, né de la bagarre qui a opposé Bourama Tidiane Traoré, député à Ouélessébougou, au juge de la même localité, n'est pas près de finir. En effet, le procureur général près la Cour d'Appel de Bamako, Daniel Tessougué, se propose de rouvrir le dossier. Il nous a fait cette confidence au cours d'un entretien à bâtons rompus mardi 16 décembre 2014 dans son bureau</em></strong>.

Nous avions rencontré le procureur général pour recouper certaines informations selon lesquelles  des députés du RPM s'activeraient pour faire renvoyer Tessougué auquel ils reprocheraient d'avoir emprisonné l'un des leurs. Les mêmes informations affirmaient que Daniel Tessougué, pour échapper à la vindicte des députés, aurait sollicité le président du Haut conseil Islamique, Mahmoud Dicko pour plaider son cas auprès du président de l'Assemblée Nationale. Le procureur général s'inscrit en faux contre  ces <em>"rumeurs"</em> et assure n'avoir n'avoir pas vu Mahmoud Dicko depuis des années, sauf à la télé. Les dénégations de Tessougué sont confirmées par Mahmoud Dicko qui nous confie : <em>"Je n'ai été contacté par aucun magistrat ni n'ai parlé à aucun député ces dernières semaines"</em>.

&nbsp;

<strong>Revenant au cas du député, qui, après son incarcération, fut libéré par la Cour d'Appel suite à une résolution du parlement, le procureur général précise que <em>"les poursuites sont suspendues et non abandonnées"</em>.</strong> Selon lui, la Cour a accédé à la motion de suspension des poursuites pour apaiser le climat et non parce que ladite motion ordonne la suspension. <em>"La motion votée par les députés est une simple sollicitation qui pouvait être rejetée par la Cour car, contrairement aux prescriptions légales, elle n'avait pas été motivée"</em>, ajoute le procureur général. Qui poursuit: <em>"Je n'ai pas été élu mais nommé au poste que j'occupe; je me tiens donc toujours prêt à partir. J'ai occupé plusieurs postes avant d'être procureur général; cela veut dire que je suis appelé à quitter ce poste pour d'autres. D'ailleurs, je garde toujours sur moi ma lettre de passation de services pour le cas où je serais relevé de mes</em> <em>fonctions. La bagarre entre le juge et le député n'honorait pas les institutions; d'où la volonté générale d'aller vers l'apaisement. Cela dit, je ne me laisserai intimider par personne: chargé de veiller à l'application de la loi, je ferai, même demain, jeter en prison tout député qui commettrait un délit! Nul n'est au-dessus de la loi et le costume de député n'est pas un passe-droit pour commettre des abus.".</em>

&nbsp;

<strong>Dernière annonce de Tessougué</strong>:<em> "S'il y a des députés qui veulent me chasser de mon poste, qu'ils se hâtent car avant la prochaine session de l'Assemblée nationale, je relancerai les poursuites contre le député Bourama Traoré!"</em>.

&nbsp;

<strong>Tessougué en remet une couche</strong>

Les menaces de Tessougué contre le député de Ouelessébougou sont comparables aux déclarations qu'il a tenues lors de la clôture de la dernière session de la Cour d'Assises de Bamako, le vendredi 19 décembre 2014. Le procureur général en a profité pour dresser un réquisitoire contre l'impunité qui, à ses dires, est une tare mortelle de la démocratie: <em>"Quand il s'agit des autres, tout le monde souhaite que la loi soit reine. Mais quand c'est soi-même ou un proche qui est concerné, alors entrent en action la longue liste des bras longs et tout est mis en œuvre pour qu'il soit fait échec à la loi !</em> <em>Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Aucune nation ne peut être forte si le règne de la loi n'est assuré"</em>. Tesougué estime que des barrages légaux sont dressés pour assurer l'impunité à certains ministres et députés impliqués dans des crimes. Il reconnaît aussi que certains cèdent  à trop de sollicitations et d'interventions. Il va jusqu'à se poser la question de savoir si Jean de la Fontaine ne regardait pas la société malienne quand il écrivait sa fable intitulée <em>"les animaux malades de la peste"</em>. Malgré les difficultés, Daniel croit cependant qu'il n'y a pas lieu de désespérer car <em>"l'Etat est le peuple, et le peuple ne peut pas sombrer".</em>

<strong>Parlant de la session d'assises proprement dite, le procureur général déplore qu'elle se soit caractérisée par plusieurs faiblesses dont le bâclage des dossiers d'instruction alors que les magistrats instructeurs ont à leur disposition tous les moyens d'investigations.</strong>

Sur les 100 dossiers inscrits au rôle, 84 ont été jugés et 16 renvoyés à une prochaine session. Au plan des sanctions, on retient 29 peines d'emprisonnement ferme, 15 condamnations assorties de sursis, 28 acquittements, 30 condamnations par contumace et 3 actions publiques éteintes.

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<strong>Abdoulaye Koné  </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mme Diawara, présidente des femmes du RPM : &amp;quot;Les négociations d&amp;apos;Alger n&amp;apos;aboutiront à rien !&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mme-diawara-presidente-femmes-du-rpm-les-negociations-dalger-naboutiront-rien-710152.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Dec 2014 00:05:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Présentez-vous à nos lecteurs...</em></strong>

Je me nomme madame Diawara Aïssata Lady Touré; je suis présidente des femmes du Rassemblement Pour le Mali (RPM), le principal parti de la mouvance présidentielle.

&nbsp;

<strong><em>Comment se porte le mouvement des femmes du RPM ? </em></strong>

Nous nous portons très bien: nous comptons 8 femmes au Bureau du politique national du RPM. Des femmes qui ont directement émergé à partir de leurs structures de base.

&nbsp;

<strong><em>Les femmes du RPM ont-elles été consultées pour la mise en place des gouvernements d'IBK ?</em></strong>

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Non, nous n'avons pas été malheureusement consultées. Pour moi, cela s'explique par le fait que le président IBK, nouvellement élu, a décidé de faire ses débuts avec ce que j'appellerais un gouvernement de transition qui devait, notamment, organiser les élections législatives. Plus tard, il a préféré choisir les hommes et les femmes en qui il avait confiance.

&nbsp;

<strong><em>Les femmes du RPM voient-elles d'un bon oeil que le Premier Ministre ne soit pas issu des rangs du parti? </em></strong>

Le RPM a la majorité absolue à l'Assemblée Nationale; à ce titre, la primature lui revient de droit. C'est la loi de la démocratie; alors, si on doit la respecter, la primature doit revenir au RPM et la configuration du gouvernement revue en conséquence. Une ouverture peut être accordée aux partis qui nous ont soutenus et qui continuent de le faire.

&nbsp;

<strong><em>Quel soutien les femmes du parti ont-elles apporté à IBK dans les récentes difficultés qu'il a traversées ? </em></strong>

Vous savez comment les femmes sont traitées dans notre société. Certains pensent que nous n'avons pas droit à la parole. Ce qui nous bloque, c'est la nécessité de respecter la hiérarchie au sein du parti : le mouvement des femmes ne peut pas faire des déclarations publiques sans l'aval de la direction du RPM. Il reste derrière le Bureau Politique National en tout ce qui concerne la vie du parti et de la nation. Mais ce que nous avons fait et continuons à faire, c'est d'engager chaque femme à expliquer aux militants de base la réalité des choses. Nous poursuivrons cette dynamique jusqu'à ce que nous obtenions du Bureau Politique National  l'autorisation de faire des conférences de presse. Nous estimons que de nos jours, le président IBK est pratiquement pris en otage: l'opposition ne cesse de le poignarder dans le dos alors que nous avons vu ses responsables à l'œuvre  quand ils occupaient les hautes sphères de l'administration malienne. Soumaïla Cissé, le chef de l'opposition, on a vu ses limites à l'UEMOA. Quant à Tiébilé Dramé, on a vu comment il géré la commission du sommet France-Afrique qui s'est déroulé au Mali. Ce que les gens oublient, c'est que le Mali est en train de renaître avec IBK: ce n'est plus le Mali de 1960 qui continue, tout repart de zéro. Nous avons vu ce qui s'est passé en 2012; donc, il faut que les uns et les autres sachent que le Mali est en train de renaître. Cela n'est pas du tout facile pour un chef d'Etat. Il y a forcément des moments de faiblesse chez IBK, un responsable très humain. Voyez vous-même! Chaque fois qu'il voit quelque chose qui ne va pas, il pleure. Quand il est en face d'une situation qu'il ne peut résoudre, il pleure. Ce que les gens pointent du doigt -  achat de l'avion présidentiel,  surfacturations, etc. - est dû à la volonté du pouvoir de  préserver les secrets d'Etat. Le président ne peut pas dévoiler toute  chose: il faut le comprendre ! Il a l'habitude de le dire: que Dieu fasse éclater la vérité! Un jour, la réalité se saura, in challah, et là, les gens seront surpris!

&nbsp;

<strong><em>Que faire des ministres cités dans les rapports de vérification ?</em></strong>

On doit reconnaître à ces ministres la présomption d'innocence. Jusqu'à preuve du contraire, rien n'est établi contre eux. Il faudra des preuves de détournement pour sévir contre eux. Le jour où ces preuves seront apportées, il n'y aura pas de demi-mesure: IBK prendra ses responsabilités car il averti qu'il ne protégerait personne.

&nbsp;

<strong><em>Que pensez-vous des négociations d'Alger ?</em></strong>

Sincèrement, je pense que ces négociations n'auront pas de suite favorable. Cela n'engage que moi. Pour qu'il ait entente, il faudra que les deux parties veuillent la paix; or, il les groupes armés ne veulent pas la paix. Ils usent toujours d'astuces pour bloquer les négociations. Leur démarche vise la partition du Mali, ce que les Maliens n'accepteront jamais, même s'il faut qu'on les tue tous. Nous préférons mourir que de voir notre pays divisé par qui que ce soit. Le but de ces groupes armés est de créer la psychose au nord pour amener les Maliens du sud à renoncer à cette partie du territoire national. C'est cette stratégie qui est en cours de nos jours : personne ne peut se rendre à Kidal et les deux autres régions du nord sont minées par ces malfrats afin d'empêcher les populations à s'y rendre. Quand nos autorités manifestent la volonté de se rendre à Tombouctou ou à Gao, les bandits essaient de les en empêcher. Il veulent faire peur à l'Etat. Nous devons avoir le courage de prendre nos responsabilités et de nous battre pour le contrôle du nord. Tout le peuple malien connaît la réalité des choses: les négociations ne mèneront à rien.J'ajoute que Si la France le voulait, nous récupérions Kidal sans le moindre incident!

&nbsp;

<strong><em>Des barons du parti reprochent à IBK sa proximité avec d'ancien camarades de l'ADEMA ? </em></strong>

Chacun est responsable de ses actes. Si IBK écoute ses anciens amis, c'est qu'il les croit sincères avec lui. On ne peut pas le lui reprocher. Même s'il n'avait écouté que sa famille politique, le RPM, on y aurait trouvé à redire. Je crois qu'IBK a donné beaucoup au RPM car de nos jours, les gros ministères sont occupés par ce parti. Pour ce qui est de la présence de certains anciens alliés dans le gouvernement, je pense qu'elle s'explique par la confiance que le président leur accorde. Ce que je déplore cependant, c'est le retour aux affaires de retraités, d'anciennes têtes. Avant, ces têtes étaient des vraies têtes mais aujourd'hui, avec l'âge, certaines compétences s'effacent.

&nbsp;

<strong><em>Que vous inspire la libération du terroriste Wadossène ? </em></strong>

En tant que Malienne, elle ne m'a pas du tout plu. Mais il faut que les Maliens se ressaisissent. La libération de Wadossène était un mal nécessaire. Il ne faut pas oublier qu'à un moment donné, le Mali a été sauvé par la France d'Hollande; que nous avons failli perdre notre dignité, notre souveraineté à cause des attaques djihadistes menées jusqu'à Konna. Les djihadistes ont failli entrer à Bamako et là, on n'aurait plus parlé du Mali. Certains chefs de famille ont même donné à leur enfant le nom de François Hollande. De nos jours, tout le monde sait qu'Hollande a des difficultés; sa cote de popularité a chuté en France. Notre président, qui a grand un cœur, n'oublie pas qu'à un moment donné, le Mali a appelé Hollande au secours. Il a jugé bon d'aider Hollande parce que à travers la libération de Wadossène. On a entendu sur les chaînes françaises qu'il n'y avait plus, de nos jours, aucun Français détenu au Sahel. Voilà quelque chose qui va permettre à Hollande de regagner la confiance des Français. Si l'on oublie tout cela et s'accrochant à la personne même de Wadossène, il y aura problème. Wadossène est libre, certes, mais il n'est pas exclu qu'il soit rattrapé. La France a la possibilité de le rattraper et je  pense qu'elle le fera: le cas du grand terroriste du Sahel (NDRL: Ahmed Al-Tilemsi) qui vient d'être tué avec 10 autres atteste que la France contrôle la situation. En somme, il faut qu'on comprenne la gestion de cette affaire par IBK. Il est seul, accablé par tous, traîné dans la boue...S'il a libéré Wadossène, c'est en contrepartie d'autres choses qu'on saura bientôt.

&nbsp;

<strong>Un dernier mot ?</strong>

Je souhaite que les femmes soient au cœur du développement du Mali. Nous souhaitons que l'Assemblée nationale vote une loi attribuant aux femmes 30% des placees sur les listes électorales.  lI faut enfin plus de femmes au gouvernement.

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<strong>Propos recueillis par Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Libération du terroriste Wadossène : Le pouvoir fait de la propagande</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/liberation-du-terroriste-wadossene-pouvoir-fait-propagande-697092.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Dec 2014 00:10:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_372932" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/MOHAMED-ALI-AG-WADOUSSENE.jpg"><img class="size-full wp-image-372932" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/MOHAMED-ALI-AG-WADOUSSENE.jpg" alt="Evasion à la maison centrale d’arrêt de Bamako : Mohamed Ali Ag Wadoussene Joue son va-tout" width="300" height="297" /></a> Mohamed Ali Ag Wadoussene , l'un des terroristes libérés[/caption]

Les Maliens ont appris avec consternation la libération d'Ag Wadossen, assassin d'un garde, en échange de l'otage français Serge Lazarevic, détenu par AQMI. Pour apaiser l'opinion, les autorités maliennes et françaises se sont lancées dans une campagne de propagande. Ainsi, 24 heures après cette libération rocambolesque, on révélait une opération combinée des forces "Barkhane" et maliennes qui s'est soldée par la mort de Ahmed El-Tilemsi, le chef militaire du MUJAO et la capture d'autres jihadistes en cours de transfert à Bamako. A travers cette annonce, les autorités maliennes et françaises espèrent faire croire à leur ferme volonté de lutter contre le terrorisme.

<strong>Mieux, pour justifier l'impunité qui devient monnaie courante sous nos tropiques, la presse nationale a été mise en contribution.</strong> Dans les 72 heures qui ont suivi la libération de Wadossene, elle s'est échinée à magnifier l'effort des présidents français et malien à lutter contre le terrorisme. Dans certains titres, on pouvait lire: <em>"L'opération conjointe forces françaises et maliennes devrait rassurer les plus pessimistes parmi nous et effacer les supputations et lamentations précoces d'une certaine classe politique, et surtout de la société civile. Cette opération, qui a permis de neutraliser au moins six responsables jihadistes, n'est en réalité que le premier acte</em> <em>d'une série qui, à coup sûr, permettra d'anéantir les derniers irréductibles terroristes. Pourquoi donc devrait-on gratuitement faire la gorge chaude au président IBK, au point de se livrer à de si ridicules spectacles ? Certains sont allés jusqu'à demander à IBK d'expliquer les conditions dans lesquelles se sont déroulées les transactions ayant abouti à la libération des présumés terroristes. On se croirait dans une série policière!"</em>.

<strong>La chaîne publique, l'ORTM, est aussi sollicitée.</strong> Lors du journal télévisé de 20 h du vendredi 12 décembre, une revue de presse est diffusée sur l'opération militaire conjointe Barkhane- Armée malienne. Pendant cette revue inhabituelle (les revues de presse de l'ORTM se font toujours le dimanche) présentée par Sory Ibrahim Kéita, seuls les articles magnifiant Hollande et Ibrahim Boubacar Keita furent lus. Le présentateur, par ailleurs apprécié pour son sérieux, a pris grand soin d'omettre les articles de presse qui dénoncent la libération de Wassodene. Il n'a parlé que des articles de propagande favorable à cette libération et qui ont certainement été rédigés par quelques griots professionnels.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique: Boubèye Maiga dans le texte</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-boubeye-maiga-texte-697022.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Dec 2014 00:09:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_333102" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Boubeye-Maiga.jpg"><img class="size-full wp-image-333102" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Boubeye-Maiga.jpg" alt="Mali: Soumeylou Boubeye Maïga sort de son silence" width="310" height="259" /></a> Soumeylou Boubeye Maïga[/caption]

<strong>Profitant du congrès de l'ASMA, nos confrères du </strong><strong><em>"Prétoire" </em></strong><strong>ont interviewé son leader, l'ancien ministre de la </strong>

<strong>Défense Soumeylou Boubèye Maiga. L'intéressé y développe sa nouvelle feuille de route. Lisez plutôt...</strong>

Comme le note le confrère, c'est <em>"la toute première interview que Soumeylou Boubèye Maiga accorde à la presse malienne depuis sa démission du gouvernement Mara, en mai 2014"</em>. Normal, puisque depuis qu'il a été <em>"démissionné"</em>, l'excellent Ministre Gré à Gré a passé le plus clair du temps à rédiger ses répliques au délicieux rapport du Vérificateur Général!

<strong>Du premier congrès de l’Asma-CFP, son parti, Boubèye entendait faire un instrument de mesure de<em> "la mobilisation"</em> des militants</strong>.Apparemment, l'heure n'est pas à la fête car nul n'a vu les militants de l'ASMA remplir le moindre stade. Il est vrai que par les temps de Boeing qui courent, il serait fort imprudent de s'afficher avec un ancien dignitaire qui sort tout droit d'une garde à vue à Paris. Le commentaire n'engage que moi, bien sûr; l'intéressé lui-même se dit <em>"extrêmement satisfait du niveau de mobilisation constaté"</em>. Il se réjouit de voir que les délégués de Gao aient <em>"fait deux jours en cours de route"</em> et que ceux de Koulikoro aient <em>"quitté à 5 h du matin pour être présents"</em> à Bamako. Et de conclure: <em>"De partout, les gens sont venus".</em> Même de Malte et d'Aruba, hein ?

<strong>L'ancien ministre, dont l'admirable sens de la stratégie fait des merveilles partout sauf à Kidal, fait une révélation de taille:</strong> <em>"Beaucoup pensaient qu'au regard du contexte, nous nous serions rétractés. Il était donc important que nous confirmions notre engagement par rapport à la ligne que nous avions adoptée depuis l’élection présidentielle, à savoir le soutien que nous avions apporté à Ibrahim Boubacar Kéïta autour du programme sur lequel il s’est présenté: "Le Mali d’abord". Je pense que nous avons pu faire passer ce message qui est un message de lucidité, de responsabilité"</em>. Traduction: Boubèye tient à dribbler ceux qui l'attendaient dans l'opposition pour digérer les grosses couleuvres que Ladji Bourama lui a fait avaler là-haut, à Koulouba; il renouvelle son soutien (donc ses offres de services) à Ladji Bourama mais attention! Boubèye se réserve une petite porte de sortie: son soutien va, non à Ladji Bourama en chair, en os et en chapelet, mais au programme présidentiel<em> "Mali d'abord"</em>. Or qui dit <em>"Mali"</em> dit forcément Boubèye car que vaudrait le Mali sans cette éminente personnalité qui, après avoir renversé tout seul le général Moussa Traoré, a inventé les services secrets ?

<strong>Sachant que l'affaire des marchés suspects reste suspendue au-dessus des têtes et que les juges mangent dans la main de Ladji Bourama, le chef de l'ASMA lui tient un discours mielleux à souhait</strong>: <em>"C’est dans les difficultés que nous devons nous tenir les mains. Et aujourd’hui, pour nous, (le programme présidentiel "Mali d'abord") est un projet qui reste tout à fait valide et pertinent et en face, il n’y a pas d’alternative crédible"</em>. Encore un effort, et l'ancien ministre aurait juré qu'avec le fameux programme<em> "Mali d'abord"</em>, tous les Maliens nés après Soundjata iraient au Paradis d'<em>Allah soubahana</em> <em>wa taalla</em>!

<strong>Question du journaliste intervieweur: Boubèye maintient-il les propos qu'il a récemment tenus en bambara et qui comparaient Ladji Bourama à quelqu'un qui ne saurait pas jouer du tam-tam que le peuple lui avait confié ?</strong> Réponse : <em>"Ah non ! Peut-être que les gens n’ont pas bien compris. Au contraire, c’était pour dire que nous sommes dans une situation de reconstruction. Et le Président est naturellement à la recherche des solutions les plus adaptées. C’était pour dire qu’il ne faut pas se lasser de chercher la bonne solution jusqu’à ce qu’on</em> <em>trouve le point d’équilibre, parce qu’on peut faire des choix qui, à l’expérience, se révèlent inopérants et inefficaces. Mais il ne faut pas hésiter à changer, parce que quand on laisse la situation trop pourrir, l’issue devient encore plus incertaine. C’était plutôt pour l’inviter à tenir compte de l’état actuel du pays qui est marqué par beaucoup d’incertitudes, des blocages et un manque d’efficacité"</em>. Bon ! On veut bien croire que Boubèye ne prend pas notre cher président pour un mauvais joueur de tam-tam mais n'aurait-il pas mieux valu qu'il utilise d'autres mots que le tam-tam pour parler des périls qu'il voit partout depuis son départ du gouvernement ?

<strong>Dramatique diagnostic de l'orateur:</strong> <strong><em>"Notre société reste dominée par l’anxiété, par l’incertitude, par la perte de confiance et, ne nous le cachons pas, par la déception"</em></strong>. Ces propos signifient-ils que Boubèye regrette une situation dont il est comptable ? <em>"Non,</em> répond-il; <em>je ne regrette pas le choix que nous avons fait"</em>. Avant d'ajouter: <em>"Tout le monde constate que la générosité d’un projet politique ne suffit pas à elle seule à en assurer une mise en œuvre réussie. A l’évidence, compte tenu des difficultés actuelles, beaucoup de citoyens se demandent si, vraiment, ils avaient fait le bon choix. Certains nous interpellen</em>t <em>parce que nous avons été parmi ceux qui les ont mobilisés..</em>. <em>Je sais que nous avons hérité d’une situation dont, peut-être, nous n’avions pas mesuré la complexité, les enjeux, les difficultés aussi. Peut-être que nous aurions dû, en amont, appréhender tout cela et avoir un plan de marche assez rigoureux. Par la force des choses, cela n’a pas été le cas"</em>. En clair, aux yeux de Boubèye, Ladji Bourama et son équipe naviguent à vue car ils n'ont pas <em>"appréhendé en amont"</em> les enjeux de l'heure. Bien entendu, si vous vous amusez à rappeler, dans deux semaines, les phrases qui précèdent à leur auteur, il trouvera le moyen de prouver que vous n'y avez strictement rien compris. Mais passons... <strong> </strong>

<strong>A présent, écoutons les précieux conseils de l'ancien ministre à Ladji Bourama: </strong><em>"Il appartient au président de la République de prendre les mesures nécessaires pour insuffler une nouvelle dynamique et donner un second souffle au pays. Parce que les 77,62% des voix qu’il a eus n’étaient pas la victoire d’un camp contre un autre</em>. <em>C’est un mandat qui lui est donné pour jeter les bases d’un Mali nouveau et pour s’appuyer, le cas échéant, sur toutes les ressources humaines qui ont la capacité de faire face à la situation et de relever les immenses défis que nous avons. A l’évidence, il faut une équipe qui a plus de légitimité. C’est-à-dire, qui a à la fois la légitimité politique et la légitimité technique."</em>. Très honorable monsieur, Ladji Bourama ne fait que ce que vous demandez! Sauf erreur ou omission de ma part, il a limogé un ministre spécialiste du gré à gré, modifié les dispositions du code des marchés publics qui faisaient la part belle au gré à gré et au <em>"secret défense"</em> et il a, en retour, obtenu le retour du FMI, synonyme d'une pluie de milliards. Ce n'est pas <em>"une nouvelle dynamique" </em>et un<em> "nouveau souffle",</em> ça? Maintenant, si vous trouvez que les hommes qui l'entourent n'ont pas <em>"la capacité de faire face à la situation"</em>, suggérez des noms, à l'exception du vôtre, évidemment. Quant à la <em>"légitimité technique" </em>dont vous parlez, c'est un concept trop nouveau pour figurer dans le programme <em>"Mali d'abord" </em>auquel vous semblez pourtant adhérer. De toute évidence, Ladji Bourama lui préfère le latin, le grec, le subjonctif et le refrain coranique <em>"Inch Allah"</em>!

<strong>Que pense Boubèye  du vif intérêt que lui valent les marchés du Boeing et des matériels militaires ?</strong> Réponse: <em>"Je ne suis pas quelqu’un qui se lamente ou se "victimise". Mais il est loisible aux uns et aux autres de constater qu’avec la surmédiatisation des dossiers de mon ancien département, on est allé au-delà de la recherche de la vérité. Certains pensaient que c’était une occasion rêvée de m’abattre ... Cela, naturellement, a</em> sou<em>vent provoqué chez les miens beaucoup d’inquiétude. Je leur ai toujours dit de garder le sang-froid. Nous sommes dans un pays où, malheureusement, il y a beaucoup de spéculations, de rumeurs. Or, il y a une différence entre ce qui est dit et ce qui est vrai". </em>Là, Boubèye n'est pas seul: en recevant, il y a deux semaines, la classe politique, Ladji Bourama a lui aussi traité de <em>"rumeurs" </em>les accusations portées contre certains de ses collaborateurs, bien que lesdites <em>"rumeurs" </em>soient mentionnées noir sur blanc dans les rapports d''audit du Vérificateur Général et de la Cour Suprême. A<em> "Mali d'abord",</em> il n'y a donc pas de discordance sur la présence nuisible des <em>"rumeurs",</em> même officielles.

<strong>Enfin, Boubèye accuse les partenaires étrangers du Mali d'avoir utilisé les informations fournies de bonne foi par l'Etat pour  <em>"orchestrer" </em>du<em> "tapage" et "provoquer à l’intérieur et à l’extérieur du pays un émoi totalement disproportionné"</em>.</strong> C'est entendu: les Maliens ont tort de s'émouvoir devant leurs milliards volatilisés et nul, pas même le FMI et consorts, n'échappe aux coups de canon de l'ancien ministre s'il n'est jihadiste domicilié à Kidal!

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Question du nord et gouvernance : La CSTM et la communauté Belha mettent en garde IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/question-du-nord-gouvernance-cstm-communaute-belha-mettent-en-garde-ibk-697052.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Dec 2014 00:08:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_697072" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/Assibit-Ag-Akado.jpg"><img class="size-full wp-image-697072" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/Assibit-Ag-Akado.jpg" alt="Question du nord et gouvernance : La CSTM et la communauté Belha mettent en garde IBK" width="620" height="443" /></a> Assibit Ag Akado, représentant de la communauté Bellah[/caption]

<strong>La Centrale Syndicale CSTM a rencontré, samedi 13 décembre 2014, la presse afin d'échanger sur les préoccupations de l'heure, notamment les négociations d'Alger, les marchés publics controversés, mais aussi la libération du terroriste Wadossene. La conférence était animée par Amadoun Amion Guindo, secrétaire général de la CSTM, et Assibit Ag Akado, représentant de la communauté Bellah du nord.</strong>

<strong>Pour Hammadoun Amion Guindo, les négociations d'Alger ne se tiennent pas dans l'intérêt du peuple malien</strong>. Il a demandé au gouvernement de se montrer plus offensif et d'expliquer aux populations les enjeux réels. Il souhaité que la population soit vigilante car les autorités ne lui disent pas souvent la vérité. En effet, argue Guindo, les documents à Alger visent la partition du Mali et le pouvoir veut fermer les yeux là-dessus pour finir tranquillement son mandat.

<strong>L'orateur se lance ensuite dans une diatribe anti-française.</strong> <em>"Les négociations en</em> <em>cours ne sont qu'un prolongement de la volonté française d'occuper le territoire national, volonté qui  date de 1965"</em>, affirme-t-il, disant détenir là-dessus des documents probants. Puis de s'insurger: <em>"Nous disons non à ces négociations car elles ne sont pas pour le bien du peuple malien. Elles visent une réinstallation de l'ancien colonisateur dans le nord du Mali et cela, pour des raisons géostratégiques.  L'invasion du nord par les bandits</em> <em>est le fait des Francais. Il faut que les maliens comprennent que la France n'est pas venu pour libérer les Maliens, mais plutôt pour libérer le MNLA, qui se trouvait coincé entre le MUJAO et Ançar Dine. Le MUJAO et Ançar Dine n'étaient pa</em>s <em>pour la partition du Mali: c'est ça qui a fait échouer, dans un premier temps, le plan français. La France est venue uniquement pour sauver le MNLA. A preuve, la France, en relation avec la communauté internationale, a ratissé de</em> <em>Konna jusqu'à 150 Km de Kidal puis a interdit nos troupes d'entrer à Kidal où ses protégés du MNLA se trouvaient. Elle a fait en sorte que le MNLA se réorganise. C'est la France qui a fait échouer l'armée malienne à Kidal après la visite du Premier Ministre Moussa Marra. Des témoignages attestent que des forces extérieures au MNLA ont soutenu ce mouvement pour mettre en déroute l'armée malienne en mai 2014. Après nous avoir fait perdre Kidal, la France nous oblige à aller au dialogue avec ses groupes armés aux conditions imposées par elle. Dans ces négociations, le vrai interlocuteur est donc la France, qui se cache derrière le MNLA. Le MNLA n'est que le porte-parole de la France qui tire les ficelles. C'est la France qui fait pression sur le président IBK et son gouvernement pour qu'ils signent, dans les jours à venir, les accords établis par ses soins. Mais il faut qu'IBK et ses hommes sachent que le peuple malien</em> <em>ne laissera pas diviser le Mali. Nous ne pouvons pas abandonner ce pays aux intérêts français. Les 77% des Maliens qui ont voté pour IBK ne l'ont pas fait pour qu'il aille signer la partition de leur patrie. S'il y a des déviations, il appartiendra au peuple de redresser la situation."</em>.

<strong>Selon Guindo, la libération du terroriste Wadossene n'est qu'une une façon de redorer le blason du président François Hollande qui est en perte de vitesse dans son pays</strong>. Le chef de la CSTM rappele au ministre de la Sécurité, Sada Samaké, qu'il n'a aucun pouvoir pour empêcher les mouvements de protestation contre tout accord scélérat avec les groupes armés.

<strong>Parlant du bilan des 18 mois d'IBK, Guindo le juge <em>"catastrophique"</em>.</strong> Il parle même du <em>"plus grave désastre économique de l'histoire malienne"</em>. Il précise avec colère: <em>"Depuis 1960, il n'y a jamais autant de dépenses hors-budget ni autant de spécialistes des surfacturations. Moussa Traoré n'a été jugé que pour 200 millions de FCFA, mais de nos jours, ce sont des milliards qui sont détournés et les auteurs restent jusque-là impunis.</em> <em>Sur le plan militaire, notre armée a été massacrée à Kidal, chose qu'on n'avait jamais vue depuis l'indépendance. C'est sous IBK qu'on libère</em> <em>des terroristes  et qu'on les laisse devenir députés à l'Assemblée Nationale</em>. <em>Des actes inadmissibles dans un pays de droit ! En libérant ces terroristes, on a trahi les Maliens"</em>.

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<strong>Les menaces des Belha</strong>

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Assibit Ag Akado, représentant de la communauté Bellah (anciens esclaves Songhois) du nord, déploré que les communautés noires du nord ne soient pas associées aux pourparlers d'Alger. Il estime que l'Etat du Mali ne devait sortir de son territoire pour aller négocier avec des agresseurs. <em>"Ceux qui participent aux pourparlers au nom de la société civile ne sont issus que de groupes armés; ces pourparlers se déroulent donc en l'absence et au détriment des vraies victimes de la crise",</em> constate-t-il. Avant d'ajouter d'un ton sévère: <em>"Si le gouvernement malien venait à signer un accord imposé par la France, les communautés noires du nord observeraient une désobéissance civile. Et je rappelle que les communautés arabes et touarègues ne représentent que 10% des populations du nord. Et parmi ces 10%, seule une minorité de 2% partage les objectifs des groupes armés"</em>. Le représentant des Belha conclut: <em>"Les projets d'accords proposés aux négociateurs comportent les germes de la division du Mali". </em>

<em> </em>

<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le général Sanogo transferé à Manantali</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/general-sanogo-transfere-manantali-696972.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Dec 2014 00:05:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_185036" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/12/Capitaine-Sanogo-18-sept.jpg"><img class="size-full wp-image-185036" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/12/Capitaine-Sanogo-18-sept.jpg" alt="Amadou Haya Sanogo" width="350" height="317" /></a> "General" Amadou H Sanogo[/caption]

Détenu, au départ, à l'Ecole de gendarmerie de Faladié, à Bamako, le général Sanogo a, par la suite, été transféré à Sélingué où, par deux fois, il a failli être mordu par des serpents (une vipère dans son lit puis un cobra dans sa cellule). Sans compter qu'il y a trois mois, les pluies ont emporté le toit de sa cellule. Suite au dernier incident (un cobra a failli l'attaquer), il vient d'être transféré à Manantali, très loin au fond du pays. Le transfert a eu lieu à 4 heures, le matin du samedi 13 décembre 2014. Sanogo, qui se plaignait des mauvais traitements infligés à sa personne et à ses visiteurs, voit ainsi ses conditions de détention se durcir. Il avait même eu, mercredi 10 décembre, une altercation avec le lieutenant Koné, un de ses geôliers.]]> </content:encoded>
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<title>Rencontre secrète : IBK  et  Alpha  font la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rencontre-secrete-ibk-alpha-font-paix-696492.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Dec 2014 00:04:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_174987" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/Alpha-IBK.jpg"><img class="size-full wp-image-174987" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/Alpha-IBK.jpg" alt="Le président Ibrahim Boubacar Keïta - secret - Guéguerre" width="610" height="387" /></a> Alpha Oumar Konaré et Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

<strong>Gravement brouillés depuis l'an 2000, l'ancien président Alpha Oumar Konaré et l'actuel, Ibrahim Boubacar Kéita, se sont secrètement rencontrés et se sont dit des vérités crues. Puis se réconciliés.</strong>

Depuis l'avènement d'IBK au pouvoir, son ancien patron, Alpha Oumar Konaré, n'arrête pas de le bouder de manière ostensible. Non seulement Alpha ne l'a pas félicité pour sa victoire électorale, mais en outre, il n'est pas venu à la cérémonie d'investiture du 4 septembre 2013 ni à celle, plus grandiose, du 19 septembre où une vingtaine de chefs d'Etat avaient fait le déplacement. Vexé, IBK, pour se venger du boycotteur, a cru bon de qualifier de <em>"grand républicain"</em> le général Moussa Traoré, présent à la cérémonie du 4 septembre. Pour mémoire, Alpha, au temps de son règne, n'avait jamais utilisé d'autre mot que <em>"la dictature"</em> pour parler du régime de Moussa Traoré. En somme, entre Alpha et IBK, la guerre semblait ne plus devoir finir.

<strong>De cette situation, IBK souffrait manifestement le plus</strong>. Lors du dernier congrès du Haut Conseil Islamique, il n'a pu s'empêcher de lancer aux dignitaires religieux présents: <em>"Musulmans, je vous demande d'intercéder pour qu'entre Alpha et moi, la mésentente finisse !"</em>. Simple hasard ou démarche suscitée en haut lieu? Des associations de la société civile se sont hâtés d'offrir leurs services pour réconcilier les anciens présidents de la République en vie. Peine perdue. Refugié dans le silence et ne quittant pas son palais de Titibougou, Alpha refuse de recevoir tout médiateur. Il s'interdit surtout de solliciter le moindre service personnel de son ancien Premier Ministre, IBK, lequel ne cesse pourtant de lui faire des clins d'oeil, notamment en autorisant l'officier d'aviation Malamine Konaré, fils d'Alpha et objet d'une procédure judiciaire, à occuper un poste militaire à l'étranger. On rapporte que quand Malamine a demandé à son père de faciliter sa nomination auprès d'IBK, Alpha a répondu: <em>"Je ne le ferai pas; tu connais toi-même IBK et tu es assez grand te débrouiller!"</em>.

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<strong>Chaude rencontre</strong>

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Il y a dix jours, l'apaisement survient enfin. Des médiateurs secrets, parmi lesquels figure l'ancien ministre sénégalais Abdoulaye Bathily, parviennent à organiser une rencontre entre les deux hommes politiques maliens à Bamako. Où précisément ? Nos sources ne le précisent pas.

<strong><em>"Alpha en avait gros sur le coeur</em></strong><em>, </em><strong>narre une source bien informée; <em>il reprochait principalement à IBK d'avoir répandu, depuis 2000, le bruit qu'il voulait un troisième mandat présidentiel et ne voulait plus tenir sa promesse de faire d'IBK son successeur"</em>.</strong> Alpha a rappelé à IBK leur deal réel: IBK, Premier Ministre et président de l'Adema, parti ultra-majoritaire à l'époque, devait quitter  la primature  un an avant les élections générales, parcourir le pays pour mieux  mieux connaître la base militante, puis briguer Koulouba à la faveur du scrutin présidentiel de 2002. Mais quand est venu le moment de quitter la primature, IBK s'est laissé convaincre par son entourage qu'en perdant la tête du gouvernement, il perdrait toute chance d'accéder à magistrature suprême car d'autres le remplaceraient vite dans le coeur et dans les plans d'Alpha. S'intallera alors entre les deux hommes une crise qui culminera avec le renvoi <em>"forcé"</em> d'IBK de la primature et sa démission <em>"forcée"</em> de l'Adema où des <em>"rénovateurs" </em>refusaient désormais de voir en lui son <em>"candidat naturel"</em> à la présidentielle de 2002 et exigeaient des primaires internes. Parmi les <em>"rénovateurs"</em> les plus actifs: Soumeylou Boubèye Maiga et Soumaila Cissé.

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<strong>Réconciliation</strong>

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Essuyant, sans broncher, les vertes remontrances de son interlucuteur, IBK l'invite à oublier le passé et à enterrer la hache de guerre. <em>"J'ai besoin de tes conseils et de ton aide; si tu me les refuses, Dieu ne te le pardonnera pas!"</em>, dit-il à l'ancien président. Celui-ci, calmé, promet de ne plus en vouloir à l'hôte de Koulouba et de l'aider du mieux qu'il pourra.

<strong>Signe de la paix revenue, IBK et ses ministres multiplient, ces derniers jours, des hommages appuyés à Alpha Oumar Konaré</strong>.  Ainsi, le lundi 8 décembre 2014, au CICB, lors de la cérémonie d'ouverture de la 13ème édition de la Journée Nationale des Communes, le chef de l'Etat déclare: <em>"La décentralisation est un puissant projet politique porté par le président Alpha Oumar Konaré"</em>. Et de poursuivre avec emphase: <em>"Bien en a pris Alpha Oumar Konaré, qui a mis en oeuvre la décentralisation, source d'inspiration de plusieurs pays, dont certains venus de la corne de l'Afrique"</em>.

<strong>A la suite de son mentor, le Premier Ministre Moussa Mara ressert le couvert le 10 décembre, lors de l'Espace d'Interpellation Démocratique (EID)</strong>. Il rend hommage à Alpha Oumar Konaré d'avoir initié l'EID qui, depuis deux décennies, donne à notre pays un outil original d'expression démocratique. C'est bien la première fois que depuis sa nomination à la primature, Mara ose prononcer le nom d'Alpha Oumar Konaré.Il est sans doute dans la confidence de la réconciliation...

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<strong>Retombées</strong>

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On peut se demander si le rapprochement entre Alpha et IBK ne bouleversera pas l'échiquier politique national. En effet, l'un des principaux animateurs de l'opposition s'appelle Tiébilé Dramé, dont le parti, le Parena, publie régulièrement des pamphlets contre le régime en place. Or Tiébilé Dramé est non seulement un ancien ministre mais aussi et surtout le propre gendre d'Alpha. Les toutes nouvelles amitiés Alpha-IBK n'influeront-elles pas, à bref délai, sur la ligne politique du Parena ? Et que dire de l'Adema où Alpha Oumar Konaré n'a pas cessé de peser malgré son départ du pouvoir et son mutisme assourdissant ? Enfin, Alpha mettra-t-il au service du président IBK le dense réseau international qu'il a tissé en tant que chef de l'Etat puis en tant que président de la commission de l'Union Africaine ? Wait and see.

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<strong>Tiékorobani</strong>

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<title>Chronique satirique: Ladji Bourama retrouve la joie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-ladji-bourama-retrouve-joie-683312.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Dec 2014 18:12:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_551702" align="alignleft" width="250"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/Ibk.jpg"><img class="size-full wp-image-551702" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/Ibk.jpg" alt="Tumultueuse gouvernance sous IBK : Est-ce la fin d’un mythe ?" width="250" height="203" /></a> Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta[/caption]

<strong>Comme le pauvre monsieur Séguin avec ses chèvres, Ladji Bourama n'avait jamais connu de bonheur avec son mandat. </strong><strong>Ces derniers jours, le vent semble favorablement tourner, <em>Alhamdoulillah</em>! Mais jusqu'à quand ?</strong>

Après une période de fortes turbulences, LadjiBourama  semble enfin retrouver le bonheur. Quand on ne quitte pas son chapelet et qu'on compte parmi ses amis un saint de la dimension du Chérif anti-CEDEAO de Nioro, on finit toujours par trouver du pétrole sous son lit. Ainsi, malgré les noires combines des <em>"hassidis"</em> de l'opposition, qui avaient, selon  les devins, monté le FMI contre LadjiBourama, l'institution financière internationale vient de lever ses sanctions contre le Mali. La levée des sanctions signifie, bien sûr, une pluie de milliards. Dans les tout prochains jours, 6 milliards de FCFA d'aide budgétaire tomberont dans nos caisses qui en avaient bien besoin. L'assurance en a été donnée par Christian Josz, chef de mission du FMI au Mali, lors d’une vidéoconférence le lundi 1er décembre 2014. C'est dire que le FMI était si pressé de nous inonder d'argent frais qu'il n'a pas attendu de traverser l'océan atlantique en avion, préférant, pour nous l'annoncer, une rapide vidéoconférence. En mars 2015, le FMI fera un petit tour sous nos cieux; s'il constate qu'une nouvelle affaire de Boeing ou de <em>"Guo Star"</em> ne pollue pas le climat, il mettra au pot de nouvelles friandises, dont quantité de pain au raisin, des gigots de mouton grillés et même du <em>"tikadèguè"</em> (pâte d'arachide), le plat préféré du chef mandingue qui nous gouverne.

<strong>Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, l’Union Européenne (UE), qui avait elle aussi gelé ses aides, emboîte le pas au FMI</strong>. Elle vient d'annoncer, le 3 décembre 2014, le transfert à notre pays de 62,3 milliards FCFA au titre du <em>"Contrat d’Appui à la Consolidation de l’État"</em>. Confirmant ce très nourrissant appui budgétaire pour 2014, Richard Zink, l'ambassadeur européen au Mali, caresse notre bienheureux gouvernement dans le sens du poil: <em>« L’Unioneuropéenne a confirmé son engagement aux côtés du peuple malien dans ses efforts de stabilisation et de reconstruction du pays. En recevant cette dernière tranche de 95 millions d’euros à l’issue d’une évaluation positive des critères d’éligibilité, le Mali a prouvé sa volonté de poursuivre les réformes engagées.»</em>. Pour les amateurs d'archives, l’UE avait déjà octroyé au Mali, en 2013, la bagatelle de 78,7 milliards de FCFA au titre du<em> "Contrat d’Appui à la Consolidation de l’État"</em> signé le 15 mai 2013 à Bruxelles et dont le montant total atteint 225 millions d’euros. Il y a lieu de croire qu'à la suite du FMI et de l'UE, la troupe de donateurs et de prêteurs composée de la BAD et consorts remettra bientôt la main à la poche. De quoi remplir les greniers et faire bombance en attendant la suite des événements, n'est-ce pas ? <strong>Question: pourquoi le FMI lève-t-il ses sanctions alors qu'aucun dignitaire n'a laissé la moindre plume dans la sulfureuse affaire du Boeing et des matériels militaires ?</strong> La réponse coule de source : LadjiBourama, qui déteste pourtant qu'on le trimbale,  a, sur ordre du FMI, reformé au pas de charge le Code des Marchés Publics en réduisant à néant la liste des matériels susceptibles d'être achetés de gré à gré. Mieux, il a fait auditer les marchés suspects par la Cour Suprême et le Vérificateur Général. Pour faire bonne mesure, il a fait publier les accablants rapports d'audit sur Internet, offrant l'occasion à de joyeux perroquets comme moi de se payer sa tête. On ne peut en demander davantage au président d'un pays souverain qui a, de surcroît, pour programme de sauver l'honneur de la patrie ! Par ailleurs, la France, qui mène le FMI par le bout du nez, a intérêt à ce que LadjiBourama retrouve un peu d'argent de poche car un père de famille qui n'arrive plus à faire bouillir la marmite au sud perd sa légitimité, s'engluera dans les contestations politico-syndicales et, dans la foulée, ne pourra jamais signer un accord avec les groupes armés du nord. Or, sans accord au nord, LadjiBourama ne ramassera pas seul les pots cassés. La France, par exemple, devra indéfiniment  gérer une poudrière au lieu d'extraire, à bon marché, l'uranium et le pétrole de Kidal. François Hollande, qui ne cesse de dégringoler dans les sondages, n'aura aucune raison de chanter cocorico et devra probablement faire son deuil de l'Elysée. Sans compter que l'ONU n'a nulle envie de continuer à dépenser et à voir mourir ses soldats entre Tessalit et Aguelhok. Ne parlons pas des risques de déstabilisation de pays voisins comme le Niger, la Mauritanie, l'Algérie et le Burkina Faso...Pour toutes ces raisons, le FMI consent à fermer les yeux sur le sort de ceux qui se sont copieusement garni l'estomac à la faveur des contrats suspects. Bien entendu, les juges se mettront du menu frétin sous la dent mais le gros gibier, lui, dormira sur ses deux oreilles, <em>inch Allah </em>!

<strong>Bon ! Maintenant que le trésor public est renfloué, Ladji Bourama signera-t-il un accord à Alger ?</strong> Voilà la question à cent mille dollars azawadiens ! Un petit conseil d'ami: LadjiBourama devra se débrouiller pour qu'un éventuel accord ne nécessite pas un référendum. En effet, tant qu'il s'agira du nord, les Maliens rejetteront à 99% tout document soumis à leur vote, même si l'ensemble de la classe politique les appelait à y adhérer. Mais comment réussir à contenter les groupes armés du nord sans révision constitutionnelle, donc sans référendum ? J'ai ma petite idée mais elle est payante: je ne la livrerai que quand je serai nommé Ministre d'Etat chargé du Développement des Territoires Spéciaux !

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Entretien avec Nancoma Keita : &amp;quot;IBK a été trahi par certains de ses collaborateurs&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/entretien-nancoma-keita-ibk-ete-trahi-ses-collaborateurs-683332.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Dec 2014 18:10:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_95724" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/Nancouma1.jpg"><img class="size-full wp-image-95724" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/Nancouma1.jpg" alt="Nancouma" width="310" height="233" /></a> Nancouma Keita[/caption]

<strong>Dans l'entretien qu'il nous a accordé, l'ancien  ministre Nancoma Kéita, secrétaire  politique du RPM et secrétaire exécutif de la Mouvance présidentielle, parle, sans fard, de ses relations avec IBK, de la gestion du régime, de la crise Mali-FMI, de celle du nord et d'autres sujets brûlants de l'actualité.</strong>

<strong><em>Quelle est la situation actuelle de votre parti, le RPM, en termes de députés, de maires et de conseillers ?</em></strong>

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Aujourd'hui, le parti à une présence assez confortable à l'Assemblée avec 75 à 80 députés, selon les sensibilités. A la base, nous sommes en train de renouveler les structures dans la perspective du congrès. Plusieurs sections et sous-sections ont déjà été mises en place. Nous avons 900 à 1000 conseillers à travers le pays. Nous n'avons pas à nous plaindre de notre représentativité sur l'échiquier politique.

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<strong><em>Pourquoi le parti n'a-t-il pas présenté de candidat aux législatives partielles de Yorosso, région de Sikasso ?</em></strong>

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Cela relève plus de l'éthique que du jeu politique.  Le député sortant a été arraché à notre affection; il appartenait à une famille politique (l'ADEMA). Il n'est écrit nulle part que nous devions renoncer à présenter un candidat mais des données socio-cultuelles nous l'ont imposé. Un député en moins ou en plus pour le RPM ne dérangeait pas outre mesure le parti. Politiquement, nous ne voulions pas exploiter la mort d'un élu ami. Les autres partis auraient pu faire comme nous, mais ils ne violent pas non plus le jeu politique en présentant des candidats.

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<strong><em>Le RPM est-il satisfait de la composition de l'actuel gouvernement ?</em></strong>

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Le RPM ne peut pas en être mécontent car, historiquement, il n'a jamais eu autant de ministres. Le parti a aujourd'hui 10 ministres; donc, il n'a aucune raison de croire qu'il n'est pas bien servi.

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<strong><em>Et les bruits qui courent sur une tentative d'éviction du Premier Ministre Mara par le RPM?</em></strong>

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Le président IBK a fait confiance à un citoyen pour mener à bien la mission dont le peuple l'a investi. Nous, au RPM, nous avons l'obligation de soutenir ce choix, sous réserve qu'il réponde à l'attente que les Maliens ont de la gestion de la chose publique. Ce n'est pas nous qui devons combattre le Premier Ministre. Il y a des subtilités d'appréciation qui peuvent faire dire à certains que le RPM est dans une logique de déstabilisation du Premier Ministre. Mais en réalité, quel intérêt le RPM aurait-il à déstabiliser le Premier Ministre ? On ne peut souscrire à la politique d'un homme et combattre les stratégies mises en place par cet homme pour mener à bien sa politique ! Toutefois, quoique membre de la majorité, le RPM n'est dans une position de suiviste: il s'assume. Les gens qui pensent qu'en s'assumant le RPM veut déstabiliser Mara, cela n'engage qu'eux ! Notre but, c'est de collaborer en vérité avec le Premier Ministre.

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<strong><em>Vous avez toujours représenté le RPM dans les gouvernements précédents; pourquoi ne figurez-vous donc pas dans les différents gouvernements nommés par IBK?</em></strong>

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Pourquoi croire que quelqu'un qui a été déjà ministre doit forcément le rester ? Nous sommes 14 millions de Maliens. Personne ne se désigne ministre; c'est quelqu'un d'autre qui vous nomme suivant des critères objectifs que tout le monde peut constater, mais aussi d'autres critères qui relèvent de la discrétion de celui qui choisit. Le président IBK a ses critères. Il faut laisser le temps au temps et éviter les supputations. Tout le monde ne pas être dans le gouvernement et on peut défendre des valeurs du président sans être ministre.

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<strong><em>On vous dit en froid avec le président...</em></strong>

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Ceux qui le pensent ne sont pas bien informés. Il n' y a aucun froid entre le président et moi. Il faut tenir compte des réalités du moment. Au moment, où, il n'était pas investi de ses grands pouvoirs, j'entrais chez lui comme dans ma maison. Aujourd'hui, j'ai conscience que le président a un agenda très chargé et qu'il est entouré d'un dispositif sécuritaire très important. Pour ces raisons, je ne peux pas me permettre de venir tout le temps me blottir à sa porte dans l'espoir de le rencontrer. Les nouvelles technologies aidant (email, téléphone, etc.), nous gérons beaucoup de choses à distance. Je n'ai pas besoin  de venir passer la journée devant le domicile présidentiel et m'entendre dire que le président n'est pas en mesure de me recevoir.

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<strong><em>Quel jugement faites-vous de l'an 1 d'IBK ?</em></strong>

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Cette première année a été marquée par une gestion très difficile à cause de la crise qui est imposé au Mali depuis quelques années. Très difficile, parce que l'environnement politique n'était pas serein après une Transition tumultueuse. Le président IBK a bénéficié d'un plébiscite car les dégâts à réparer étaient très importants. Il ne doit pas se laisser chanter, mais toujours se demander s'il est en phase avec ses objectifs et les attentes du peuple.

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<strong><em>Lorsque la Mouvance Présidentielle demande à IBK de se débarrasser de certains de ses collaborateurs, à qui fait-elle allusion ?</em></strong>

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Nous n'avons pas à citer des noms. Quand les institutions de Bretton Woods critiquent un pays, c'est au nom de certaines règles d'orthodoxie et de certains intérêts. Quand des institutions nationales de contrôle émettent un avis, publié et lu par l'opinion publique, on se fait une idée. Objectivement, chacun doit s'en tenir à la lecture du rapport des institutions de contrôle et nous n'avons pas à désigner des individus à sanctionner. Aujourd'hui, IBK récolte les fruits de son parcours politique impressionnant; il a été desservi, dans sa volonté de servir le Mali, par des  gens dans lesquels il avait placé sa confiance; ils n'ont pas été transparents avec lui. Je le répète, nous n'avons pas à donner des noms, mais les fonctions autour desquels les critiques se sont cristallisées doivent être revues par qui de droit pour sauvegarder l'essentiel pour notre pays. Nos déclarations avaient pour seul but d'être en communion avec le président IBK. Nous n'avons pas échangé avec les autorités pour savoir leur vérité, mais nous avons présumé objectifs les rapports établis par des institutions assermentées. Le président a été victime d'un abus de confiance; il faut qu'il prenne des mesures contre tous ceux qui ont fauté.

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<strong><em>Que propose le RPM au sujet du nord ?</em></strong>

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Depuis 2005, le point de vue du RPM n'a pas varié sur ce sujet. Aujourd'hui, les problèmes se sont amplifiés et mettent en danger le pays. Les armes ne suffiront plus à rétablir l'ordre au nord. L'application de nos lois ne doit pas nous empêcher d'interroger nos relations culturelles. Il faut impliquer les institutions et toutes les communautés pour qu'au nom de l'unité nationale, chacun livre ses appréciations. Par manque de communication et de relations suivies entre communautés du nord et du sud, il y a eu des quiproquos. La solution du problème du nord ne consiste pas seulement à se fonder sur l'insuffisance de développement économique et social. En effet, les autres localités maliennes ne sont pas mieux loties. A Kéniéba par exemple, le Mali exploite de l'or depuis des lustres, mais il n'y a ni routes, ni électricité, ni assez d'écoles: pis, l'eau polluée de cyanure circule dans les agglomérations sans qu'aucune mesure de protection soit prise en faveur des populations. La question de Kidal est à la portée du Mali, quelle que soit sa complexité. Avec les efforts conjugués de tous les pans de la société et l'accompagnement des médiateurs, le Mali peut mettre fin à la crise. Ce que le Mali vit aujourd'hui se vit dans d'autres pays comme l'Ukraine; de même, le cas Corse, en France, n'est pas réglé.

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<strong><em>Le pouvoir est accusé d'être trop proche des religieux...</em></strong>

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Je ne partage pas ce point de vue. Ce sont les religieux plutôt qui s'intéressent à la vie politique. Quel que soit celui qui est au pouvoir, il sera accusé d'être proche des religieux. Aujourd'hui, les religieux forment des groupes organisés au sein desquels la communication passe bien. Comme ils ne se contredisent pas sur les questions de fond, on a l'impresse, quand ils prennent fait et fait pour une idée politique, que la politique se sert d'eux. En fait, c'est la religion qui est en train de devenir démocratique et se rapproche de la politique. Les religieux deviennent des partenaires stratégiques des hommes politiques. Cela peut contribuer à sauver la République.

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<strong><em>Comment avez-vous ressenti la récente bagarre entre le député de Ouélessébougou et le juge de cette localité?</em></strong>

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Avec beaucoup d'amertume. Pour la simple raison qu'elle mettait aux prises deux importantes institutions de la République qui, d'ailleurs, constituent le socle de notre démocratie. Dans ce conflit, personne ne gagne.   A un moment ou un autre, le président de la République, première institution,  aurait été obligé de trancher; mais comment vous voulez-vous qu'il choisisse entre deux institutions ? Pour en revenir aux faits, le magistrat était dans son bureau, c'est vrai; mais sachant que la procédure à suivre dépendait de ses pairs, il n'avait pas à s'adresser hâtivement à la presse. Moi, je préfère renvoyer tout le monde à l'histoire du prophète Youssouf et de la femme du roi. On nous a dit que le juge était blessé à la main et le député au visage. Dieu est le seul témoin des faits. Au-delà, il est regrettable que deux représentants de la nation n'aient pas pu se retenir. La loi est faite de telle sorte qu'on puisse se passer d'elle car la même Constitution qui parle de flagrant délit dit aussi que l'Assemblée Nationale peut demander la suspension des poursuites. Si ceux qui appliquent la loi ne peuvent pas comprendre cela, alors la République n'est pas en sécurité. J'estime qu'il faut privilégier la médiation dans ce dossier.

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<strong><em>Que pensez-vous de la presse malienne ? </em></strong>

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La presse à le devoir de la restituer le vécu quotidien. Elle ne doit pas jouer le jeu de l'opposition, ni celui de la majorité. L'opposition est une chance car sans elle, on ne pourrait jamais connaître les qualités de la démocratie. Elle est dans son rôle lorsqu'elle dénonce les erreurs du pouvoir. Le devoir de la majorité est de poser des bons actes, même en prenant des risques, l'essentiel étant d'être de bonne foi.

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<strong>Propos récueillis par AboulayeGuindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le ministère de la défense vide le compte citoyen d&amp;apos;appui a l&amp;apos;armée</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/ministere-defense-vide-compte-citoyen-dappui-larmee-683242.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Dec 2014 17:20:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'association dénommée "Groupe de Suivi Budgétaire" (GSB-Mali) a élaboré un rapport sur l'utilisation du compte bancaire ouvert, depuis 2012, à la BDM et intitulé <em>"Appui aux forces armées pour la reconquête du nord du Mali". </em>Le rapport a été présenté à la presse le 3 décembre 2014, en présence de Tièmoko Sangaré, président du GSB. Le présentateur, Cheick Oumar Dembélé, a rappelé qu'à la date du 4 octobre 2013, le relevé bancaire mis à sa disposition présentait un solde créditeur de 3,1 milliards de FCFA. Malgré ses efforts, il n'a pu obtenir le relevé bancaire d'octobre 2013 à nos jours. Au titre des dépenses, il a reçu du ministère de la Défense un contrat de fourniture de gré à gré de 50 véhicules de marque "KIA" pour une valeur de 2,3 milliards, contrat approuvé par la direction des marchés publics le 16 janvier 2014. Un marché de fourniture de 13 véhicules "TOYOTA" pour un montant de 310. 920 339 FCFA, et un autre contrat de fourniture de 14 véhicules "TOYOTA" d'une valeur de 364777 136 FCFAont été signés entre le ministère de la Défense et les <em>"Etablissements Cheickna Sylla-SARL" </em>. Le total de ces trois acquisitions a coûté 3. 005 557 475 FCFA. Ce qui a ramené, selon le ministère de la Défense, le solde du compte à 21 442 525 FCFA à la date du 4 octobre 2014. Solde critiqué par le GSB qui pense que le solde aurait dû être de 122 500 221 FCFA. Niarga Keïta, chargé du suivi du compte au niveau du trésor public, affirme, pour sa part, qu'en tenant compte des intérêts de 3% générés par les dépôts, le compte dégage, au 3 décembre 2014, 213 millions FCFA. A noter que le compte est alimenté par des contributions citoyennes.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le député Traoré le jure sur le coran «je n&amp;apos;ai ni frappe, ni injurie le juge!&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/depute-traore-jure-coran-nai-frappe-injurie-juge-683372.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Dec 2014 01:23:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_610352" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/Bourama.jpg"><img class="size-full wp-image-610352" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/Bourama.jpg" alt="Le député de Kati Bourama Tidiane Traoré à propos de la demande de son exclusion du parti du tisserand" width="300" height="346" /></a> Bourama Tidiane Traoré[/caption]

Après sa libération, le mercredi 3 décembre 2014 par la Cour d'Appel de Bamako, suite à la résolution votée par l'Assemblée Nationale du Mali, Bourama Tidiane Traoré, député de Kati, a tenu, le samedi 6 décembre 2014, une conférence de presse, accompagné de ses avocats. L'homme était venu donner sa version de l'incident qui l'a opposé, le 25 novembre 2014, au juge de Paix à Compétence Etendue de Ouéléssébougou, Amadou Bocar Touré.

<strong>Le député a commencé par remercier ses collègues, ses avocats et les populations de sa circonscription électorale (Kati), qui se sont mobilisés pour sa cause</strong>. Depuis son élection, il n'a, dit-il, rencontré le juge de Ouléssébougou que deux fois et ce, en l'intervalle d'une semaine. Mercredi 19 novembre 2014, il a rendu au magistrat une visite de courtoisie vers 15 heures. Ce jour-là, Touré lui aurait assuré qu'il était un juge de proximité qui restait au bureau du lundi au jeudi, de 8 heures à 20 heures, avant d'ajouter que ses portes lui étaient grandement ouvertes. <em>"C'est ainsi que qu'après deux appels téléphoniques infructueux, j'ai décidé de me rendre chez le juge le mardi 25 novembre 2014, vers 18 heures. J'ai trouvé une dizaine de visiteurs dans sa cour, dont Samba Traoré dit Dafara et SoumaïlaBagayoko dit Djinè. Le juge s'apprêtait à prier quand J'arrivais. Il m'a signalé que sa prière prenait du temps et qu'il préfèrait échanger avec moi avant de la commencer. Il lui conduisit dans son bureau. Là, je lui ai demandé des informations sur un litige foncier relatif à mon village (Bananzolé) et dont il était saisi. Je lui ai souligné que le conflit opposaitles membres d'une même famille et que malgré les appels à l'apaisement, la tension restait vive</em>. <em>Je voulais soumettre au juge ma petite idée pour le retour de la paix. Il m'a répondu d'un ton sec que les protagonistes n'étaient pas une même famille puisqu'ils avaient décidé de recourir à la justice. J'ai tenu à expliquer au juge le fond du dossier, tout en lui rappelant qu'une des parties en conflit résidait à Bamako.Il m'a répondud'un ton virulent qu'il connaissait son travail, que ce n'était pas à moi de le lui apprendre puis m'a enjoint de quitter son bureau. Je l'ai prié de m'écouter; il a réitéré son ordre. Malgré mes tentatives de le calmer, il ne m'a pas écouté. Il s'est mis à me pousser énergiquement vers la porte, me signalant qu'il voulait plus me voir dans son tribunal. Je lui airetorqué qu'il ne pouvait  m'empêcher de venir au tribunal, qui est un lieu public; alors, subitement, le juge s'est mis à me donner des coups de poing. Il a ensuite ordonné à son garde de me neutraliser. Ce dernier m'a pris les mains pendant que le juge me frappait et m'injuriait. Je me suis évanoui un instant. Quand les gens ont entendu le bruit des coups au-dehors, mon chauffeur a escaladé lemur de la cour. Voyant ce témoin gênant, le juge lui ordonné de quitter la cour. Il a alors décroché son téléphone pour appeler le commandant de la brigade de gendarmerie, Da Diarra, pour lui dire qu'un député était venu l'agresser. Le commandant a vite débarqué avec ses hommes: le juge leur ordonna de m'enfermer. Ils m'ont gardé dans une voiture puis se sont entretenus longuement avec le juge. Puis le commandant est revenu me dire de rentrer chez moi. J'ai refusé et demandé au commandant de prendre officiellement mon audition. Il m'a emmené à la gendarmerie; ensuite, il a estimé n'avoir pas qualité pour auditionner un député. Il m'a redemandé de rentrer chez moi. Je lui ai fait savoir  que je venais d'informer mescollègues députés qui, d'ailleurs, étaient  en route pour Ouélessebougou. Une heure plus tard, le commandant est revenu m'informer que sa hiérarchie lui avait intimé de me conduire au camp 1 de gendarmerie de Bamako. La suite vous est connues..."</em>.

<strong>L'orateur affirme qu'en se rendant chez le juge, il n'avait pas de mauvaise intention; sinon, il n'y serait pas allé seul.</strong> Mettant solennellement la main sur un exemplaire du saint Coran qui trônait sur la table, à ses côtés, le député jure : <em>"Je jure que je j'ai ni porté la main ni injurié le juge Touré. Je demande au Tout-Puissant de me détruire si je mens ! Je demande aussi au Tout-Puissant de détruire le juge s'il a menti sur moi en prétendant  que je l'ai frappé ou injurié ! Jamais je ne lui pardonnerai de m'avoir agressé puis de se faire passer pour la victime !"</em>.

<strong>A la suite de leur client, les avocats ont pris la parole:</strong> ils ont démenti les déclarations du procureur Général, Daniel Tessougué, qui affirmait sur les ondes de l'ORTM que le député Traoré avait été libéré par la Cour d'Appel à la faveur d'un retrait de plainte du juge et d'un règlement à l'amiable de l'affaire. <em>"La justice n'avait pas d'autre choix que de libérer le député dès lors que l'Assemblée nationale l'avait demandé à travers une résolution!",</em> chantent en choeur les avocats.

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<strong>            Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Issa Traoré, président du Syndicat Autonome de la Magistrature (Sam) : &amp;quot;Si le député m&amp;apos;avait agressé, c&amp;apos;est son cadavre qui serait sorti de mon bureau&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/issa-traore-president-du-syndicat-autonome-magistrature-sam-depute-mavait-agresse-cest-cadavre-sorti-mon-bureau-673052.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/issa-traore-president-du-syndicat-autonome-magistrature-sam-depute-mavait-agresse-cest-cadavre-sorti-mon-bureau-673052.html</guid>
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<pubDate>Tue, 02 Dec 2014 12:35:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em> </em></strong>

[caption id="attachment_673072" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/issa-Traore.jpg"><img class="size-full wp-image-673072" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/issa-Traore.jpg" alt="Issa Traoré, président du Syndicat Autonomme de la Magistrature (Sam) : &quot;Si le député m'avait agress2, c'est son cadavre qui serait sorti de mon bureau&quot;" width="310" height="226" /></a> Issa Traoré[/caption]

<strong><em>"Le député Bourama Tidiane Traoré est un Malien comme les autres: il n'est ni ne sera au-dessus de la loi, même s'il est issu du RPM</em></strong><strong><em>, tonne Issa Traoré, président du SAM, que nous avons rencontré. Le SAM et les autres magistrats sont prêts à tout pour que la légalité prévale dans cette affaire d'agression". Après le mandat de dépôt décerné, jeudi 27 novembre 2014 par le procureur de la commune 6 de Bamako contre le député agresseur, le président du SAM estime que le détenu a eu de la chance: "Si j'avais été, comme le juge Touré, agressé par le député, c'est son cadavre qui serait sorti de mon bureau !".</em></strong>

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<strong>Issa Traoré confirme que mardi 25 novembre 2014, vers 18 h 30, le député est venu voir le juge de Ouélessébougou. </strong>Ne le trouvant pas à son domicile, il le rejoint à son bureau sans rendez-vous. Le juge, par courtoisie, le reçoit. Il interpelle le juge par rapport à une procédure foncière qui oppose un certain Chacka Traoré à un certain Bamory Lamine Traoré. Le juge lui explique que l'affaire est en cours d'examen et qu'à l'audience du 20 novembre 2014, elle fut renvoyée au 4 décembre pour audition de témoins, en l'occurrence le chef de village et les conseillers de Bananzolé, lieu de situation de la parcelle litigieuse. Le député s'emporte. <em>"Tant que je vivrai, les choses ne se passeront pas ainsi,</em> s'exclame-t-il. <em>Les personnes que vous voulez entendre sont complices  de mes ennemis. Or c'est  moi qui ai payé les frais de la procédure pour le compte du demandeur!"</em>. Le juge, choqué, fait savoir à son interlocuteur qu'il n'a pas légalement à rendre compte à un député et que c'est par courtoisie qu'il le reçoit. Le magistrat lui suggère, s'il veut des comptes rendus judiciaires, de saisir le bureau de l'hémicycle qui, à son tour, interpellera le ministre de la Justice. Le député rétorque qu'il entre dans les missions d'un parlementaire de contrôler l'action gouvernementale. <em>"Je ne dis pas non, </em>objecte le juge<em>; mais il y a une procédure en la matière que je vous prie de respecter"</em>. Le député se met dans tous ses états et porte la main au juge. Ce dernier se défend. Un garde accourt  pour séparer les belligérants. <em>"Aussitôt, </em>poursuit le président du SAM, <em>le juge agressé informe le Secrétaire Général du ministère de la Justice, le procureur général Téssougué, le sous-préfet de Ouélessébougou et le commandant de la brigade de gendarmerie locale"</em>. Sur les instructions du procureur général, le député est interpellé par la gendarmerie du camp 1 de Bamako. Le tribunal de la commune 6 de Bamako est désigné pour juger, le jeudi 27 novembre 2014, le député pour flagrant délit d'outrage à magistrat. Le procureur de la commune 6, au vu du procès-verbal d'enquête, décerne mandat de dépôt contre Bourama Tidiane Traoré et le renvoie, pour jugement, devant le tribunal correctionnel. Les avocats du prévenu demandent sa mise en liberté au même tribunal. Le 27 novembre, le tribunal accède à la demande de renvoi formulée par l'avocat du prévenu, Me T. Samaké, lui-même ressortissant de  Ouélessébougou. Mais le tribunal rejette la demande de mise en liberté du prévenu, renvoyant la cause à l'audience du 3 décembre 2014.

<strong>Que pense le président du SAM du refus des députés de voter les lois tant que leur collègue n'aura pas été libéré ?</strong><em>"Les députés peuvent s'agiter comme ils le veulent, mais nous, magistrats, devons veiller à ce que force reste à la loi. Des magistrats sont sous mandat de dépôt dépuis bientôt un an sans que leur corporation embête la terre entière !Il ne faut pas donner l'impression que dans ce pays, il  y a les enfants du bon Dieu et les canards sauvages!", </em>répond Issa Traoré. Qui ironise: <em>"Les lois qui frappent le député Traoré ont été votées par les députés eux-mêmes !"</em>. Issa Traoré trouve inadmissible l'acte du député qui, selon lui, <em>"se prend pour Dieu le Père"</em> et <em>"a une  mauvaise conception de l'immunité parlementaire"</em>.

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<strong>Abdoulaye Koné  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le syndicat de l&amp;apos;Ortm : &amp;quot;Miss ortm se tiendra vaille que vaille le 5 décembre !&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/ortm-tele-radio/syndicat-lortm-miss-ortm-se-tiendra-vaille-vaille-5-decembre-673012.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Dec 2014 12:30:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em> </em></strong><strong><em>Après l'interdiction de l'élection "Miss ORTM" par le gouvernement malien qui, lui-même, déférait aux pressions du Haut Conseil Islamique, le syndicat des travailleurs de l'ORTM a déposé, comme nous l'annoncions, un préavis de grève le lundi 24 novembre 2014.  Le syndicat a rencontré, le samedi 29 novembre 2014, les autres journalistes du Mali pour leur expliquer les raisons qui  le conduisent à refuser catégoriquement d'annuler un événement traditionnel de la station  médiatique publique.</em></strong>

Selon le conférencier, Abdramane Touré, chef du comité syndical de l'ORTM,  le ministre de tutelle, Mahamadou Camara, a justifié l'interdiction de  <em>"Miss-ORTM"</em> par des <em>"raisons d'Etat"</em> et que l'interdiction avait été décidée  en conseil des ministres. <em>"Or, selon nos informations,  le président IBK a répondu à l'imam Mahmoud Dicko venu solliciter l'interdiction, que nous étions dans un pays laïc et que chacun avait le droit de mener ses activités dans le cadre de la légalité. Un jour après ce niet d'IBK, le jeudi 20  novembre 2014, le ministre Camara a demandé de surseoir à la tenue de l'événement. Finalement, qui croire : nos sources ou Camara ? Comment une décision prise en conseil des ministres peut-elle échapper au président de la République que l'on dit favorable à la tenue de l'événement ? Je croisqu'on nous cache la vérité de manière diplomatique"</em>.  Le leader syndical se dit d'autant plus désappointé   que lors de la sélection de la <em>"Miss Ségou"</em>, il y a un mois, le ministre du Développement rural, Boubacar Téréta, était présent, à l'instar des représentants de l'administration et des notabilités régionales. <em>"Pour la finale "Miss ORTM", qui devait se tenir le vendredi 21 novembre 2014,plusieurs ministères avaient donné à l'ORTM une contribution financière et un soutien actif. Comment, dès lors, prétendre, comme le ministre Camara l'a fait, que l'interdiction avait été décidée en conseil des ministres ?"</em>, s'insurge Abdramane Touré. Qui rappelle qu'en vue de la finale, le syndicat a exposé des frais énormes. <em>"Samedi 29 novembre 2014, le ministre Camara nous a donné son accord verbal de laisser l'événement se tenir le 5 décembre 2014; mais nous maintenons notre mot d'ordrede grève de 48 heures jusqu'à ce que nous soyons convaincus des promesses du ministre Mahamadou Camara"</em>, révèle le conférencier.

<strong>Le syndicat prévoit, ce lundi 1er décembre, la mise en place d'une commission de conciliation afin de gérer la crise en cours avec le gouvernement</strong>. <em>"Si le gouvernement persiste à annuler la tenue de la "Nuit ORTM", les travailleurs iront en grève; les Maliens ne verront que des points noirs sur leur petit écran !,</em> annonce le conférencier. <em>Nous couperons même les rediffu</em>seurs<em>. Je l'ai dit au ministre Camara: l'Etat va devoir marcher sur nos cadavres pour nous empêcher de tenir l'événement</em>. <em>Qu'il pleuve ou qu'il neige, il "Miss ORTM" se tiendra le 5 décembre, Inch Allah!"</em>.

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<strong>Abdoulaye Koné </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le député agresseur abandonne par les siens ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/depute-agresseur-abandonne-les-siens-672942.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Dec 2014 12:27:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le conflit qui oppose le juge de Ouélessébougou au député Bourama Tidiane Traoré </em></strong><strong><em>(photo),</em></strong><strong><em> les magistrats sont restés mobilisés derrière leur collègue. On ne peut en dire autant des députés. En effet, après son interpellation, le député a envoyé un message à certains élus, dont Mamadou HawaGassama de l'URD. Ce dernier prend alors la route de Ouélessébougou. Il croise le cortège transportant le détenu au poste de police de Senou. Gassama fait tout ce qui est en son pouvoir pour obtenir la libération de son collègue. Les gendarmes refusent; Gassama accompagne le cortège jusqu'au camp I de la gendarmerie de Bamako. Il y restera, durant toute la soirée, aux côtés du détenu Traoré. Pendant ce temps, aucun député du RPM ni de la majorité ne pointe le nez à la gendarmerie du camp I. Ce n'est que le lendemain que les députés votent une résolution exigeant la libération du détenu, menaçant de surseoir à tout travail parlementaire et même d'initier une motion de censure contre le gouvernement. </em></strong>

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Au moment où les élus votaient leur résolution, jeudi 27 novembre, le détenu était conduit au tribunal de la commune 6 pour être entendu par le procureur. Celui-ci décide de le mettre sous mandat de dépôt. L'infraction étant poursuivie en fragrant délit, le procès est immédiatement programmé. La salle d'audience sera prise d'assaut par les magistrats venus soutenir leur collègue qui, lui, n'était pas présent. Quant aux élus, ils ont brillé par leur absence dans la salle. Le juge était défendu par une pléthore d'avocat, notamment…Quant au député poursuivi, il était défendu par Me TiècoroSamaké, originaire comme lui de Ouélessébougou. L'audience était présidée par le président du tribunal lui-même: TaichaMaiga, qui est connu pour se promener dans la cour du tribunal muni d'un pistolet. A la barre, le prévenu et son conseil sollicitent le renvoi du dossier et la mise en liberté provisoire du député. L'avocat souhaitait mieux connaître le dossier et mieux préparer la défense de son client. Le président du tribunal accepte le renvoi de l'affaire mais rejette la demande de mise en liberté. Les magistrats sautent de joie de voir le député maintenu en prison. Ils sont encore plus joyeux d'entendre le président traduire en bambara sa décision: <em>"Vous avez compris, monsieur le député ? Vous serez jugé le 3 décembre 2014 mais entre-temps, vous gardez prison!".</em>

<strong><em> </em></strong>

<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Procureur général Daniel Tessougué : &amp;quot;Tant que je reste procureur général, je mettrai en prison tout député qui frappe un citoyen!&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/procureur-general-daniel-tessougue-tant-reste-procureur-general-mettrai-en-prison-depute-frappe-citoyen-672902.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Dec 2014 12:25:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La nouvelle de l'affrontement entre BouramaTidiani Traoré, député RPM de Kati, et le juge de paix à compétence étendue de Ouélessébougou, Amadou Bocar Touré, s'est répandue comme une traînée de poudre. Depuis l'interpellation du député par la gendarmerie, les Maliens parlent d'une guerre entre deux pouvoirs constitutionnels : le parlement et la justice. Comment l'affrontement s'est-il produit ? Quelles en seront les suites ? Voici la version du procureur général près la Cour d'Appel de Bamako, Daniel Tessougué, qui a animé, vendredi 28 novembre 2014, dans son bureau, un point de presse.</strong>

[caption id="attachment_133519" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/Daniel-Tessougue-.jpg"><img class="size-full wp-image-133519" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/Daniel-Tessougue-.jpg" alt="Daniel Tessougué Procureur général" width="610" height="383" /></a> Daniel Tessougué Procureur général[/caption]

Selon le procureur général, <em>"cette affaire est un moment très triste dans la vie de l'institution parlementaire".</em> Il relate que le mardi 25 novembre 2014, le juge de paix à compétence étendue de Ouéléssébougou, Amadou Bocar Touré, l'a appelé vers 19 heures pour lui dire qu'il venait d'être agressé dans son bureau par un député. Tessougué, étonné, fait recouper l'information; il apprend qu'effectivement, entre 18 heures et 19 heures, le député Bourama Tidiane Traoré était présent dans la cour du tribunal. <em>"Immédiatement, j'ai appelé le directeur national de la gendarmerie pour lui intimer de faire arrêter le député,</em> narre le procureur général; <em>mes ordres furent respectés"</em>. Parlant de la cause du conflit entre le juge et le député, Tessougué révèle qu'il s'agit d'une affaire foncière dans laquelle un premier jugement avait été rendu le 10 avril 2014. Saisi d'un nouveau pan du dossier, le juge Touré, nouvellement nommé à Ouélessébougou, avait souhaité entendre le chef de village de Banazolé (village natal du député Bourama Traoré) et ses conseillers. Rendez-vous leur avait été donné au tribunal pour le 4 décembre 2014. Avant cette date, le député Bourama T. Traoré se rend dans le bureau bureau du juge auquel il s'adresse en ces termes: <em>"Je viens vous interpeller au sujet d'un dossier foncier"</em>. Réponse du juge: <em>" Je ne suis pas un membre du gouvernement pour être interpellé par un élu"</em>. Le ton monte jusqu'à ce que les deux hommes en viennent aux mains. Le procureur général commente: <em>"Personne, pas même le président de la République, n'a le droit savoir le contenu d'un dossier judiciaire, s'il n'est pas avocat constitué dans le dossier ou partie au litige</em>".

<strong>Interrogé sur la possibilité légale d'arrêter un député couvert par l'immuinité parlementaire, le procureur général répond que le cas de l'espèce relève du flagrant délit</strong>. <em>"L'immunité d'un député n'a aucune valeur en cas de flagrant délit. Si un élu est pris en flagrant délit, il est traité comme un simple citoyen sans qu'il y ait lieu à lever son immunité</em>, affirme Daniel Tessougué; <em>les députés doivent savoir que leur mission n'est pas d'aller donner des coups de poing mais de défendre l'Etat et les citoyens qu'ils sont censés représenter"</em>.

<strong>Parlant de la résolution parlementaires aux fins de libération de Traoré et de la menace des députés de faire tomber le gouvernement si leur collègue n'est pas libéré, Tessougué dira qu'une résolution parlementaire ne donne pas droit à une libération immédiate</strong>: <em>"La libération interviendra à la suite d'une procédure qui est en cours. En ce qui concerne la menace de motion de censure du gouvernement, pourquoi les députés ne l'ont-ils pas mise en oeuvre pour des choses pires que l'incarcération de leur collègue ? S'ils votent une motion dans le cas d'espèce, le peuple retiendra qu'ils sont élus pour défendre leurs intérêts et non ceux de l'Etat et du peuple"</em>.

<strong>L'affaire sera-t-elle réglée à l'amiable ?</strong> Le procureur général répond que le Mali a une vieille tradition de règlement des conflits à l'amiable. <em>"Je déplore que les élus n'aient pas, au départ, exploré cette voie, préférant montrer leurs muscles, aux dépens de leur collègue",</em> souligne Tessougué. Qui précise:  <em>"Ce n'est pas parce qu'un magistrat a été agressé que la justice s'est mise en branle; c'est parce qu'aucun citoyen n'a le droit d'agresser un autre citoyen, surtout quand ce dernier se trouve dans l'exercice de ses fonctions. J'ajoute que la justice connaît régulièrement des cas de flagrant délit. Vu les dures conditions dans lesquelles travaillent les magistras, il est inadmissible de les laisser agresser !".</em>

<strong>Le procureur général est formel:</strong><em>"J'ai appris qu'un journaliste a été frappé par un député; qu'un douanier a été agressé par un autre député; qu'un policier a également été agressé par un député. Le jour où je serai officiellement saisi d'une plainte à cet égard, je ferai immédiatement coffrer les auteurs! Renseignez-vous ! Un haut cadre de ce pays a récemment agressé un policier qui est venu se plaindre chez moi: j'ai fait mettre le haut cadre en prison. Une dame a été tabassée par un autre très haut responsable étatique: j'ai fait écrouer le coupable. Je ne fais pas de publicité sur les actes que je pose, mais chaque fois qu'un justiciable me saisit à juste cause, j'agis sans tarder !"</em>.

<strong>Le procureur général rappelle qu'après avoir fait écrouer le député Bourama Tidiane Traoré, il en a informé, au téléphone, le ministre de la Justice qui était en partance pour l'étranger.</strong><em>"J'ai préféré informer personnellement le ministre des faits au lieu qu'il les apprenne par des tiers",</em> explique Daniel Tessougué. En revanche, le magistrat exclut de rencontrer le président du parlement en vue de l'inciter à former les députés au droit. Il tient toutefois à souligner: <em>"Il ne saurait y avoir de conflit entre les pouvoirs exécutif et judiciaire."</em>.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique de Tiekorobani : Le député boxeur n&amp;apos;en était pas à sa première expérience</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-tiekorobani-depute-boxeur-nen-etait-pas-premiere-experience-672892.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Dec 2014 12:21:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Bourama Tidiani Traoré vient d'entrer, à coups de poing, dans l'histoire comme Hitler y est entré à coups de canon. Traoré est un député élu, en 2013, dans la circonscription de Kati, sous la bannière du RPM, le parti de LadjiBourama. Député ? C'est, du moins, ce que l'on croyait jusqu'à ce que le compère dévoile, mardi 25 novembre 2014, son vrai programme: boxer. Et pas n'importe quelle boxe, mais la boxe bambara, qui se fait à la fois des pieds, des mains et de la tête. Seul regret pour la nation: au lieu d'exercer ses immenses talents contre les </em></strong><strong><em>jihadistes</em></strong><strong><em> qui occupent le nord, le champion local de boxe préfère prendre pour cibles les paisibles citoyens du sud, tel  le pauvre juge de paix de  Ouélessébougou, Amadou Bocar Touré. Mon propos n'est point de vous décrire les combats qui, dit-on, ont tourné en la défaveur du député: frêle comme une guêpe maçonne, celui-ci s'en serait tiré avec un front cabossé et le nez en sang. Mais quels enseignements tirer de cette incroyable scène ? </em></strong>

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[caption id="attachment_663402" align="alignleft" width="320"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Honorable-Bourama-traoré.jpg"><img class="size-full wp-image-663402" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Honorable-Bourama-traoré.jpg" alt="Honorable Bourama Tidiane Traoré" width="320" height="312" /></a> Honorable Bourama Tidiane Traoré[/caption]

<strong>Je note tout d'abord qu'à la manière d'une calebasse de vin, la moutarde du prestige fait tourner la tête du député.</strong> Agé de 50 ans à peine, le bonhomme a accumulé une fortune au Congo-Brazzaville où il vivait et où il a fiévreusement soutenu la campagne présidentielle de LadjiBourama. Après avoir construit une école à Bananzolé, son village natal, il a arraché, dans la foulée, un poste de député au nez et à la barbe des anciens animateurs du RPM. On le voit, tout réussit à notre ami Traoré qui tient à le faire savoir à... coups de poing!

<strong>Ses premiers coups, il les réserve à Yeah Samaké, candidat battu à l'élection présidentielle de 2013</strong>. L'histoire se déroule en octobre 2014, il y a juste un mois. Une équipe de l'administration territoriale sillonne l'arrondissement de Ouélessébougou: elle est chargée de poursuivre le récensement administratif à vocation d'état-civil (RAVEC). Sachant que le fichier RAVEC servira aux prochaines élections, Traoré démarche les agents récenseurs qui, sur ses instances et à ses frais, acceptent d'aller récenser en priorité les villages où pullulent les militants du RPM. Ce manège politicien n'est pas du goût de Yeah Samaké, maire de Oulessébougou et président du parti PACP. Il fait savoir au député que les équipes de récensement sont les hôtes du maire, premier responsable de la commune, et qu'elles n'ont pas à suivre l'agenda tracé par un député. Grosse colère du bouillant député qui, soit dit en passant, est un transfuge du parti de Yeah. Ni une ni deux: Traoré tombe à bras raccourcis sur Yeah qu'il abreuve de coups. Que croyez-vous qu'il lui en coûta ? Rien, bien sûr ! Ne s'appelle-t-il pas Bourama, homonyme de LadjiBourama ? N'est-il pas, comme Ladji, un élu de la nation ? N'est-il pas, comme Ladji, dûment encarté au RPM, le parti au pouvoir ?

<strong>Bourama Traoré n'est pas seulement rude des bras; il l'est aussi de la langue</strong>. Le vieux Cheybane en sait quelque chose. Agent retraité des Eaux et Forêts et promoteur de l'hôtel <em>"Faguibine"</em>de Ouélessébougou, il milite au RPM depuis la nuit des temps. Il ne tarde pas à indisposer Traoré qui, quoique nouveau-venu dans le parti, ne supporte guère d'y entendre une autre chanson que la sienne. Un jour que les deux hommes ont une vive altercation, Traoré lance à Cheybane : <em>"Pourquoi te mêles-tu de politique ici, chez nous ? Retourne au nord, ton terroir d'origine !"</em>. Ces graves injures racistes ne conduisent leur auteur ni en prison, ni dans un violon de police.

<strong>Fort de l'impunité dont il a toujours joui, le député décide de briguer la médaille d'or de boxe en marchant sur le corps du juge de Ouélessébougou</strong>.Il se présente chez le magistrat à 18 heures passées, donc nuitamment. A son interlocuteur ébahi, il demande des comptes immédiats d'un dossier judiciaire en cours. Comme le juge lui oppose le secret de l'instruction, l'élu lui déclare, du haut de son mandat, être venu exercer sa mission de <em>"contrôle de l'action gouvernementale"</em>. Le juge n'est pas ministre pour subir le contrôle d'un député, mais ça, Bourama Junior s'en moque comme de sa dernière attaque à poings armés. Il fond sur le magistrat comme un vautour sur sa proie. On connaît la suite...

<strong>Il n'y a que dans une République bananière comme la nôtre que des incidents de ce genre se produisent</strong>. L'impunité, marque de fabrique malienne, n'est-elle pas la mère de toutes les pagailles ? En 2012,  notre pays a battu le record universel du ridicule lorsque son président, Dioncounda Traoré, grand homme de paix devant l'Eternel, fut bastonné et laissé pour mort dans son palais par une foule aux mains nues. Ses agresseurs ? Ils courent toujours, bien que la plupart d'entre eux se soient fait allègrement photographier sur les lieux du crime et que ces douces images inondent le Net. Plus récemment, le domicile de l'ancien président Alpha Oumar Konaré fut attaqué par des inconnus lourdement armés. De sanctions ? Point ! Il y a quelques mois, une vingtaine de marchés ont pris feu les uns à la suite des autres. Les auteurs et complices de ces actes aux allures crapuleuses ? Ni vus ni connus ! A Kidal, une grande foule d'officiers compétents et de soldats au patriotisme avéré ont pris leurs jambes au cou, abandonnant à l'ennemi les 69 milliards de FCFA d'armements nouvellement acquis de gré à gré par l'Etat. De sanctions? Point! Bien au contraire, les grades exceptionnels de colonel et de général continuent de pleuvoir comme par magie! Plus près de nous, un groupe de hauts dignitaires a vidé la soupe nationale à la faveur des providentiels marchés du Boeing et des matériels militaires. Les compères mangeurs n'ont absolument rien à craindre, <em>Alhamdoulillah</em>: ils bénéficient, paraît-il, de la présomption d'innocence, laquelle est cependant vite remisée au placard quand il s'agit, par exemple, de mettre au gnouf les ex-putschistes et assimilés. En fouillant les archives, on découvre que fin 2012, une dizaine de députés ont vu leur immunité parlementaire pompeusement levée pour des reproches crimes divers : à ce jour, ils boivent du lait <em>Nido</em>, bien au chaud dans leur lit, à mille années-lumières du bagne. En 2012, des criminels <em>jihadistes</em> et séparatistes ont envahi le pays, égorgé nos soldats, violé nos filles et amputé nos compatriotes: au lieu de les pendre haut et court, l'Etat les a libérés par fourgons entiers sans que, pour autant, ils renoncent à leur cher <em>Azawad</em>. Deux de leurs complices sont même devenus députés sur...la liste du RPM! Cérise sur le...turban, les braves combattants azawadiens ont remis le couvert en mai 2014, chassant de Kidal le Premier Ministre, égorgeant des préfets et faisant un sort à l'armée. Ne parlons pas des journalistes passés régulièrement et impunément à tabac. Ni des malheureux villageois spoliés quotidiennement de leurs terres par des spéculateurs connus comme le loup blanc. Ni des 265 cambriolages qui, entre septembre et novembre 2013, ont frappé les populations de Sébénicoro, quartier de résidence du chef de l'Etat. La vieille grand-mère et le vieux marabout guinéens qui, avec des complicités locales, ont véhiculé sous nos cieux le virus Ebola? Les enquêtes sont ouvertes, nous assure-t-on, et elles finiront, <em>inch Allah,</em> à la veille du Jugement Dernier...

<strong>C'est entendu: sous tropiques, la loi sert juste à amuser la galerie</strong>. Comment, dès lors,  s'étonner qu'un député songe à bastonner les juges ? Le plus drôle, c'est que nos députés, dont une bonne moitié est analphabète, votent les lois sans y jeter le moindre coup d'oeil. C'est pourquoi Bourama Junior estime que son pouvoir de contrôle de l'action gouvernementale revient à soumettre nuitamment le juge à un interrogatoire musclé. Lors des législatives, les candidats passent le plus clair du temps à promettre aux électeurs la construction de ponts, de chaussées et de dispensaires. Personne ne perd son temps à enseigner à ces semi-lettrés qu'un député n'est ni maire ni ministre et que, par conséquent, il n'a pas vocation à édifier des ouvrages.

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les exploits du chef de village esclavagiste de  M&amp;apos;pessoba</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/les-exploits-du-chef-village-esclavagiste-mpessoba-672852.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Dec 2014 12:12:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après l'abolition de l'esclavage le 27 avril 1848, on croyait cette pratique loin derrière nous. Mais un homme ne l'entend pas de cette oreille: le chef du village de M'Pessoba, village situé dans le cercle de Koutiala. Kartié Coulibaly, car c'est de lui qu'il s'agit, vient de faire subir, pour raison d'impôts impayés, à trois chefs de famille des traitements inhumains qui rappellent la traite négrière. </em></strong>

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<strong>Au Mali, on le sait, payer ses impôts est un devoir citoyen, même si beaucoup de Maliens ne l'observent pas dans les villes. </strong>Cependant, dans les villages, bourgades et communes rurales, s'acquitter de ses impôts a été toujours une obligation. Les sous-préfet, communément appelé avec effroi <em>"Mon Commandant" </em>par les populations<em>,</em> s'appuie sur des agents de la garde nationale ou de la gendarmerie pour contraindre les citoyens à payer les impôts. Les villageois ont en effet une peur bleue des porteurs d'uniforme.  En général, le rassemblement des villageois pour le payement se fait chez le chef du village. Après avoir appelé les chefs de famille à s'acquitter de leurs impôts, le chef de village de M'Pessoba n'a pas apprécié de voir certains de ses administrés traîner pour cause de difficultés financières. Le mardi 25 novembre 2014, les retardataires sont convoqués au domicile de Kartié Coulibaly. Ils se présentent. Au domicile du chef de village, ils trouvent, comme aux jours ordinaires de paiement, 2 éléments de la garde nationale. Parmi les retardataires, quelques-uns arrivent à s'acquitter de leur dette mais trois n'y arrivent pas. Guidé par on sait quel instinct, le chef de village décide de punir les trois mauvais payeurs. Il trouve une idée pour les torturer. Le chef du village fait mettre en genou, sous le soleil brûlant, nos trois infortunés qui, de peur d'une réaction des 2 gardes présents, se soumettent. Trouvant du plaisir à voir ces hommes souffrir sous le chaud soleil, il décide de passer à une autre phase. L'homme étant le seul être qui trouve du plaisir à torturer son semblable, le chef de village demande aux trois messieurs agenouillés de se mettre en position courbée et leur dépose un joug sur le cou, comme on le fait pour des taureaux de labour.

<strong>Les témoins de la scène, très remontés, font rependre l'information à travers le village</strong>. Des badauds, en quelques minutes, se rassemblent et décident de prendre d'assaut le domicile de Kartié Coulibaly pour libérer les suppliciés. Les sages du village, avertis, convainquent les protestataires de ne pas se rendre justice. Après plusieurs heures de discussions, les jeunes acceptent de surseoir à leur attaque; une délégation est envoyée à Koutiala, chef-lieu de cercle, pour porter plainte contre le chef de village. Au même moment, le chef de village et les deux gardes de service disparaissent dans la nature. La gendarmerie de Koutiala, saisie de l'affaire, déploie des éléments pour enquêter. Les limiers de la gendarmerie dénichent le chef de village dans un repaire et le conduisent à Koutiala pour les besoins de l'enquête. Le lendemain, mercredi, la gendarmerie revient cueillir les conseillers de Kartié. Pour sa sécurité, le chef de village est gardé dans un lieu secret, en attendant son éventuel procès qui est réclamé par la population.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique de Tiekorobani : Ladji bourama s&amp;apos;essuie les pieds sur ses alliés</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/chronique-satirique-tiekorobani-ladji-bourama-sessuie-les-pieds-ses-allies-656582.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Nov 2014 00:41:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/ibk.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-612942" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/ibk.jpg" alt="Nord, Sud, avion, surfacturations, justice…" width="310" height="232" /></a>LadjiBourama a la dent dure. Ses alliés politiques s'en sont rendu compte à leurs dépens quand, jeudi dernier, il les a réunis pour les passer au savon "Barikatigui". Lisez plutôt...</strong>

Comme il en a pris l'habitude depuis la chute de Kidal, LadjiBourama a convoqué en son palais, jeudi 20 novembre 2014, les partis qui se réclament de sa mouvance. Croyant qu'il s'agirait d'une partie de méchoui agrémentée de thé à la menthe, les compères politiciens sont venus en masse: pour 65 partis alliés, 90 leaders se présentent. L'hôte de Koulouba ayant en sainte horreur les personnages habillés en charbonniers, chaque invité prend soin de porter son habit de fête et d'arborer un sourire de <em>"Miss ORTM"</em>. Tout ce beau monde recevra bientôt le tonnerre sur la tête.

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<strong>Alliés massacrés</strong>

A peine installés en salle, ils voient débarquer avec fracas le maître des lieux, l'air mauvais. D'entrée de jeu, LadjiBourama lance un pavé brûlant sur l'auguste assemblée: <em>"C'est peu dire que vous m'avez déçu: vous m'avez choqué !"</em>. Le président, d'un ton farouche, s'étonne que pendant tout le temps qu'il est jeté en pâture au sujet des marchés de l'avion présidentiel et des équipements militaires, aucun de ceux qui se prétendent ses alliés n'ait levé le petit doigt pour le défendre. Et quand ils se sont enfin décidés à le faire, ils s'en vont louer au CICB une petite salle de mille places qu'ils n'ont pu remplir. <em>"Quelle étrange façon de me soutenir!"</em>, s'étrangle Ladji. Qui poursuit, en agitant furieusement le doigt: <em>"J'ai besoin d'une majorité intelligente et non d'une majorité dolosive et moribonde !"</em>. Pour les semi-lettrés qui, dans la mouvance présidentielle, ne comprendraient pas le français greco-latin<em>made in Sébénicoro</em>, le mot <em>"dol"</em> signifie tromperie e"t le mot <em>"moribond"</em> signifie <em>"comateux".</em> Tout est parfaitement clair: Ladji prend sa majorité pour une foule de trompeurs inintelligents et impotents qui veulent manger à ses dépens sans prendre, en sa faveur, le moindre risque !

<strong>Dans la foulée, LadjiBourama fustige le fait que les partis de la majorité aient donné à une <em>"opposition déterminée"</em> un fouet pour le battre, notamment en annonçant que les maux qui régnaient sous l'ère ATT persistent sous le régime actuel. </strong><em>"Vous passez le plus clair du temps à vous battre pour des places au lieu de défendre le pouvoir face à l'adversité!",</em> tonne le chef en écarquillant de gros yeux.

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<strong>Marchés publics</strong>

L'hôte de Koulouba, retrouvant un peu de son calme légendaire, en vient aux faits concrets. <em>"L'achat d'un avion présidentiel s'imposait, </em>assure-t-il. <em>C'est un avion de commandement qui sert à porter la voix du Mali partout dans le monde. Je n'ai pas été élu pour regarder passer les cigognes mais pour résoudre les problèmes des Maliens. Au cas où certains l'auraient oublié, le sort du Mali ne se joue pas seulement au Mali; il se joue aussi au-dehors!"</em>. Aux dires de l'éminent orateur, <em>"aucun pays n'a recours à un appel d'offres pour acquérir un avion de commandement. Et je vais vous faire une confidence que je n'ai faite à personne avant vous: un officier général aujourd'hui en prison et qui avait en charge mes affaires de sécurité m'a fait savoir que l'ancien avion présidentiel n'était pas en état de voler et qu'il ne répondrait de rien si je continuais à l'emprunter. Bien sûr, dans la situation où il se trouve, il ne viendra pas confirmer mes propos!"</em>. L'allusion au général Yamoussa Camara, ex-chef d'Etat-major particulier, ou au général Sidi Touré, ex-patron des services secrets, est nette, même si Ladji Bourama ne prononce pas leur nom. Voilà donc la nouvelle stratégie de défense: Ladji abandonne la fumeuse thèse de l'<em>"avion sans-papiers"</em> développée par son Premier Ministre, pour celle, plus commode, de l'avion-cercueil. Problème : Ladji n'a pour témoin qu'un bagnard; de plus, il ne nous dit pas pourquoi l'Etat a loué les services de Marc Gaffajoli, représentant du mafioso Tomi Michel, pour expertiser l'avion  du <em>"Vieux Commando"</em> alors que le même Gaffajoli avait reçu 2 milliards pour rechercher un nouvel avion. Devait-on logiquement attendre que le futur vendeur d'un nouvel avion déclare l'ancien en parfait état ?

<strong><em>"Quant aux marchés d'équipements militaires,</em></strong> explique LadjiBourama, <strong><em>leur passation était nécessaire; n'importe quel chef d'Etat aurait, à ma place, eu souci d'équiper une armée démunie comme l'était la nôtre."</em></strong>. LadjiBourama se garde bien d'entrer dans les détails des marchés, détails où réside pourtant le diable. Il se contente de proclamer avec emphase : <em>"Vous avez devant vous le même IBK que vous avez connu, le IBK qui n'a jamais touché à un franc du trésor public ! A preuve, je n'ai mis aucune entrave au travail d'enquête du Vérificateur Général et de la Section des Comptes de la Cour Suprême ! Connaissez-vous beaucoup de chefs d'Etat qui eussent agi de la sorte ?"</em>.

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<strong>Pour ce qui est de sanctionner les ministres et autres grosbonnets impliqués dans les marchés douteux, Ladji Bourama n'y paraît guère disposé:<em>"Ceux dont on parle bénéficient de la présomption d'innocence; je ne vais pas sévir contre eux parce que des rumeurs les accusent!"</em></strong>. On l'aura compris: aux yeux du premier magistrat, le Vérificateur Général et la Cour  Suprême ne propagent que des ragots...

<strong>Les menaces et sanctions financières du FMI ? Ladji Bourama s'en moque royalement</strong>. De son long monologue sur l'origine des institutions de Bretton Woods, ont retient que le Mali est membre du FMI comme la France et que nul ne mettrait un couteau sous la gorge du premier des Maliens. On croirait entendre l'empereur Soundjata après la victoire de Kirina ! Rendez-vous donc en décembre 2014: on verra si Ladji tiendra le même discours quand le FMI aura décidé de reconduire ses sanctions financières contre le régime...

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<strong>Au sujet d'Ebola</strong>

Un autre sujet abordé se rapporte à l'épidémie d'Ebola qui a franchi les frontières du Mali.Visant l'opposant Soumaila Cissé qui avait, quelques jours auparavant, préconisé la fermeture des frontières avec la Guinée, LadjiBourama martèle: <em>"Ces frontières-là, je ne les fermerai pas ! Ceux qui demandent leur fermeture sont des démagogues qui veulent complaire pour deux sous au peuple ! Moi, je suis un homme d'Etat ! D'ailleurs, lors d'un sommet auquel j'ai participé, la CEDEAO a recommandé à tous les chefs d'Etat de ne pas fermer les frontières et l'OMS a déclaré les fermutures inutiles. Mais les dispositions seront prises pour protéger les Maliens". </em>

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<strong>Pourparlers d'Alger </strong>

<strong> </strong>Evoquant les négociations d'Alger avec les groupes armés du nord et le projet d'accord proposé par le médiateur algérien, LadjiBourama est formel: <em>" Je sais que le peuple m'a élu prioritairement pour régler le problème du nord; je sais aussi que tout dirigeant qui signerait un mauvais accord trouverait le peuple malien sur son chemin. Je ne signerai donc aucun accord qui viole les intérêts du Mali!"</em>.

<strong> </strong>

<strong>Invités chassés </strong>

<strong> </strong>Ayant fini de savonner ses invités, le président leur donne sèchement congé. Il ne leur a serré la main ni au début ni à la fin de la torture, pardon!, de la cérémonie. Les malheureux leaders quittent, en tremblant, la salle comme des <em>"éboliférés" </em>(Hé! Ne prenez pas le dictionnaire: ce mot vient de ma forge pour désigner les malades d'Ebola!). Un des derniers à se sauver des lieux prend son courage à deux mains en signalant, avec forces courbettes, au père fouettard qu'il aurait peut-être dû donner la parole aux uns et autres au lieu de les chasser sans sommation. LadjiBourama lui donne raison. Il envoie aussitôt les gardes et les agents du protocole aux trousses de ceux qui, dans la cour du palais, démarraient rageusement leur voiture. Tout le monde se retrouve à nouveau en face du savonneur local qui leur demande s'ils ont des questions et suggestions à soumettre à sa haute attention.

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<strong>Bal des flagorneurs</strong>

Premier à prendre la parole, le président de la Convention des Partis de la Majorité Présidentielle, le député BoulkassoumHaidara, lit d'un ton monocorde, un discours préparé d'avance et qui, il va de soi, ne fait nulle allusion aux vertes remontrances adressées par le chef de l'Etat à ses alliés. Le propos est si fade que nos sources n'en retiennent rien.

<strong> </strong>

<strong>La deuxième oratrice s'appelle Safiatou Touré, ex-députée de la commune 3 de Bamako ayant migré du PDES vers la coalition <em>"Mali D'abord, inch Allah!"</em>.</strong>

Elle dit comprendre les critiques du président et explique l'inaction de la mouvance présidentielle par le déficit d'information: <em>"Nous apprenons les choses en même temps, sinon après les autres; que pouvons-nous alors faire?"</em>.

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<strong>Chiaka Diarra, héritier de feu Maître Demba Diallo à la tête du parti UFD, prend le micro</strong>. Cet homme, qui n'a apparemment rien gardé des célèbres piquants du révolutionnaire Maître Demba Diallo, se met à cajoler LadjiBourama: <em>"Vous avez entièrement raison, monsieur le président! Chacun des partis membres de la Mouvance présidentielle aurait pu individuellement remplir la salle de mille places du CICB. Mais nous avons péché par improvisation. Nous demandons votre clémence car l'heure n'est plus à l'improvisation! Pardonnez-nous, monsieur le président!"</em>. On croirait entendre le renard qui, dans la fable des <em>"Animaux malades de la peste"</em>, flatte le lion pour se maintenir bien en cour.Il ne manquait plus à Chiaka Diarra qu'un balafon et une flûte !

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<strong>Un quatrième intervenant, Tiémoko Sangaré, président de l'Adema, murmure quelques mots mielleux</strong>.

A l'en croire, nul ne met en doute l'intégrité personnelle du chef de l'Etat.

<strong>Puis vient clopin-clopant un leader quasi-inconnu qui, dans un français mélangé de peulh, bafouille à mi-voix:</strong><em>"Bon, eh bien, monsieur le président, nous, nous som</em>mes <em>un peu embarrassés ! Excusez-moi, hein, si je vous dis ces choses, mais notre base nous demande pourquoi il n'y a pas encore de sanctions contre ceux qui sont accusés dans les marchés suspects!".</em>LadjiBourama ne laisse pas le pauvre leader politique finir sa phrase; il lui vole sans ménagement dans les plumes: <em>"Vous voyez combien j'avais raison ! Est-ce à moi de vous dire ce que vous devez répondre à votre base ? N'êtes-vous pas un homme politique membre de la mouvance présidentielle?"</em>. L'homme à la base sous-informée ne s'amusera plus sans doute à demander des sanctions dans des affaires qu'il ignore...

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<strong>En définitive, pas un seul des 90 leaders politiques présents n'a pu dire au président de la République que les marchés publics passés par ses ministres sont irréguliers, </strong>que des sanctions s'imposent pour rétablir la crédibilité des institutions, que l'économie nationale serait mise en péril par les sanctions du FMI et que l'alliance politique commande de guider le pouvoir dans la bonne voie et non dans l'aventure. Pas un seul, vous dis-je! Mais que voul-vous ! Ainsi vont les républiques bananières où la sécurisation du pain quotidien passe avant tout !...

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<strong>Tiékorobani</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Enquête: les oubliés du pouvoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/enquete-les-oublies-du-pouvoir-656462.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Nov 2014 20:41:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/08/candidats.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-163467" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/08/candidats.jpg" alt="candidats" width="620" height="465" /></a>Lors de l'élection présidentielle de 2013, Ibrahim Boubacar Kéita a, on le sait, été élu au second tour avec 77% des voix. Il doit cette prouesse à une foule de partis politiques et de candidats dont certains l'ont rejoint au premier tour du scrutin et les autres au second. Que sont devenus ces leaders politiques qui ont soutenus IBK ? Qu'ont-ils gagné en contrepartie de leur soutien ?</strong></em>

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Bien avant le coup d'Etat qui a renversé l'ancien président Amadou Toumani Touré, un collectif de 9 petits partis politiques avait signé un appel à candidature en faveur d'IBK.  Ces partis sont : le MIRIA de Mamadou Kassa Traoré, le FAMA de Amadou Soulalé,  la CD, le PSO, le PDM, le PSDM, le RDR, le RJP et I'UMP.  Toujours au titre des premiers arrivants, on note le regroupement politique <em>"IBK-Mali 2012"</em> composé de  l'UM-RDA, dirigée par l'actuel ministre de la fonction publique Bocar Moussa Diarra, et de plusieurs associations dont celle de l'actuel ministre de la justice, Me Mohamed Aly Bathily. Mieux informé que d'autres, SoumeylouBoubèyeMaiga, ancien ministre des Affaires Etrangères sous ATT et promoteur du parti ASMA, se mêle au lot. Il est imité par Boubacar Bah, chef de l'association islamique "Sabati 2012" et main cachée du Chérif de Nioro.

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<strong>A ces amis de la première heure sont venus s'ajouter ceux de la dernière heure, notamment les 20 candidats battus au premier tour de la présidentielle:</strong>  Dramane Dembélé, candidat de l'ADEMA;   HousseniGuindo, président et candidat de la CODEM ;   Moussa Mara, président et candidat de YELEMA; Mamadou Blaise Sangaré, président et candidat de la CDS;  Oumar Mariko, secrétaire général et candidat de SADI;  Oumar Bouri Touré, président et candidat de GAD; Madame HaidaraAichata Alassane Cissé dite Chato, présidente et candidate de <em>"Alliance Chato 2013"</em>;    AlhousseniMaiga, président et candidat de PANAFRIK;    Youssouf Cissé, magistrat et candidat indépendant ;  Me Mountaga TALL, président et candidat du CNID;  Chiaka Diarra, président et candidat de l'UFD;  ChoguelMaiga, président et candidat du MPR;  Cheick Keita, président et candidat de IDA; Hamed Sow, président et candidat du RTD; SibiriCoumaré, président et candidat de SIRA ; Oumar Ibrahim Touré, président et candidat de l'APR;  Racine Seydou Thiam, président et candidat du CAP;  Niankoro Yeah Samaké, président et candidat de PACP; Konimba Sidibé, président et candidat du MODEC;  Ousmane Ben Fana, président et candidat du PCR.

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<strong>Douche froide</strong>

Après l'élection victorieuse de leur champion,  tout ce beau monde espérait, on, s'en doute, quelque chose à se mettre sous la dent, la politique n'étanht pas une religion mais un exercice destiné à nourrir ses adeptes. Les alliés auront une première douche froide quand, lors de sa première sortie médiatique de président élu, IBK s'est empressé de dire que le Mali n'était <em>"pas un gâteau à partager"</em>.

<strong>Dans son premier gouvernement, dirigé par Oumar Tatam Ly, IBK place deux des premiers alliés:</strong>SoumeylouBoubeyeMaiga (ASMA) et Bocar Moussa Diarra (UM-RDA). Moussa Mara, venu le soutenir entre les deux tours de la présidentielle, est lui aussi nommé ministre, de même que Mohamed Aly Bathily. Les autres alliés sont obligés de prendre leur mal en patience. En attendant un clin d'œil d'IBK à leur endroit, quelques-uns comme Me MountagaTall, HousseiniAmionGuindo, Dramane Dembélé, Chato, Oumar Mariko et Yeah Samaké  se présentent aux législatives. Seuls Chato et Oumar Mariko réussissent à se faire élire. Les autres viennent grossir le rang des chômeurs. Certains, comme le leader de l'association islamique <em>"Sabati 2012"</em>, ne supportent pas la diète et se mettent à critiquer à tout bout de champ le gouvernement de Ly.

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<strong>Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, Tatam Ly démissionne et Moussa Mara, ministre sortant de la Politique de la Ville (un strapontin peu nourrissant) hérite de la primature.</strong> Son gouvernement consacre enfin un début de partage du gateau. En effet, le nombre d'alliés dans le nouveau gouvernement est revu à la hausse. Boubèye et Bocar Moussa Diarra conservent leur poste; HousseiniGuindo et Me MountagaTall font leur entrée. Les autres sont, hélas!, appelés à ronger leur frein.

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<strong>Après quelques mois de patience, Chiaka Diarra, Président l'UFD, est nommé par Mara comme conseiller à la primature</strong>.

Le poste n'est pas très gras mais il a le mérite d'arrondir les fins de mois (350 000 FCFA et des tickets d'essence) et, surtout, de donner une occupation à son titulaire. Quant à  Blaise Sangaré de la CDS, IBK lui tend une perche en le nommant conseiller spécial à la présidence. L'intéressé ne crache pas sur le morceau: depuis l'époque d'Alpha Oumar Konaré, il convoitait un poste de ministre et n'avait eu, en retour, qu'un petit séjour en prison pour des malversations présumées. Ousmane Ben Fana Traoré, leader du PCR, est membre de la mouvance libérale : il peut donc s'estimer heureux de garder son poste de conseiller  d'un président d'obédience... socialiste.

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<strong>Le lot des perdants</strong>

Les plus grands perdants sont les plus nombreux. Boubèye en est désormais un. Bien qu'il ait débarrassé IBK de l'ex-junte de Kati, il fut chassé du gouvernement après la défaite militaire  à Kidal. IBK l'accuse de ne pas l'avoir informé de l'attaque de la ville par l'armée. L'ancien ministre risque de répondre devant la justice pour avoir piloté les contrats d'achat d'équipements militaires et de l'avion présidentiel. Un des premiers arrivants dans la galaxie IBK, il devient l'un des premiers partants. Mamadou Kassa Traoré du MIRIA et Mamadou Soulalé du FAMA auraient été fort contents de grignoter quelque chose dans les contrats en cause: on ne les a ni consultés ni gratifiés. Du coup, ils restent au chômage, morts de faim. Dramane Dembélé, ex-candidat de l'Adema, a non a perdu aux législatives, mais en outre, il s'est brouillé avec son parti et, au finish, n'a rien gagné dans son alliance à IBK. Lequel lui a préféré l'appareil du parti ADEMA. Dramane a subi le sort du <em>"takoula",</em> ce beignet de mil que l'on grille des deux côtés. D'autres attendent toujours le passage du Père Noël. Ils perdent leur temps car les jeunes ex-candidats viennent d'être exclus de la mouvance présidentielle.Il s'agit de Racine Thiam, de SibiryCoumaré, d'Oumar Bouri Touré et d'AlhousséniMaiga. Comme quoi, en politique, tout le monde ne gagne pas au loto!

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sur ordre des chefs religieux : Ibk fait annuler l&amp;apos;élection &amp;quot;Miss Ortm&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/ortm-tele-radio/ordre-chefs-religieux-ibk-fait-annuler-lelection-miss-ortm-656562.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Nov 2014 20:40:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em> </em></strong>

[caption id="attachment_161662" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Logo_ORTM.jpg"><img class="wp-image-161662 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Logo_ORTM.jpg" alt="Feuilletons, séries télévisées et les maliens" width="310" height="233" /></a> ORTM[/caption]

<strong><em>Le comité syndical et le personnel de l'Office de l'ORTM est sur le pied de guerre. La cause ?  L'annulation de la traditionnelle élection "Miss ORTM", organisée chaque année par les travailleurs.</em></strong>

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Si, en 2012-2013, en raison du couvre-feu et par solidarité avec les compatriotes du nord occupé, l'événement a été reporté, il fut, cette année, programmé, préparé, financé et annoncé. Sponsors, acteurs et téléspectateurs attendaient donc avec impatience la nuit du vendredi 21 novembre 2014 pour  voir défiler sur le petit écran les belles candidates en petite tenue et au sourire enjôleur parmi lesquelles aurait été choisi un trio formé de la Miss et de ses deux dauphines. La Miss aurait reçu, cette année, une récompense royale: un véhicule 4X4 et des espèces sonnantes et trébuchantes.

&nbsp;

<strong>L'interdiction</strong>

Tout le monde en sera pour ses frais. En effet, jeudi 20 novembre, le directeur de l'ORTM, Bally Idrissa Sissoko, regroupe les délégués syndicaux pour leur annoncer que le ministre de la Communication, Mahamadou Camara, s'opposait à la tenue de l'événement et le lui avait fait savoir verbalement. Abdourahamane Touré, secrétaire général du comité syndical de l'ORTM, que nous avons rencontré, nous confie que suite à l'annonce de Bally, lui et ses militants ont tenu, le vendredi 21 novembre 2014, une assemblée générale de protestation contre la décision du gouvernement. <em>"Cette décision nous a mis hors de nous; nous avons décidé d'aller voir le ministre pour qu'il nous la confirme de vive voix. Nous l'avons effectivement rencontré et lui avons demandé pourquoi il voulait interdire un événement de cette importance à quelques heures seulementde sa tenue. Le ministre nous a répondu que c'était en vertu une raison d'Etat contre laquelle lui-même ne pouvait rien; puis il a évoqué, sans convaincre, les risques de transmission du virus Ebola et la nécessité de respecter la gravité de la situation qui règne au nord du pays. Nous avons objecté au ministre que l'Etat avait peut-être ses raisons mais que nous ne comprenions pas qu'il ait laissé se dérouler, à grands frais, les compétitions régionales pour sélectionner les candidates Miss de l'intérieur du Mali. Nous lui avons exprimé notre mécontentement"</em>.

&nbsp;

<strong>Un peu plus tard, le ministre, inquiet, convoque les syndicalistes dans son bureau: </strong>

<strong> </strong>Il leur propose de tenir l'élection "Miss ORTM" en différé, au lieu de montrer, en direct, des filles semi-nues en train de défiler. Le comité syndical oppose à cette proposition un non catégorique. Il se propose de tenir l'événement le 5 décembre 2014 et en direct, que le gouvernement le veuille ou non. Pour bien montrer sa détermination, le comité syndical déposera, dès ce lundi, un préavis de grève de 48 heures.<em> "Si le gouvernement maintient sa position, nous observerons une grève illimitée",</em> nous dit le secrétaire général du comité syndical.

&nbsp;

<strong>Les vraies raisons</strong>

Il ressort de nos investigations que la cause réelle de l'interdiction ne se rapporte ni à la crainte d'Ebola ni à la situation du nord; c'est sur ordre des chefs religieux qu'IBK a décidé d'interdire l'élection "Miss ORTM". Un responsable du Haut Conseil Islamique nous révèle: <em>"IBK nous a demandé, il y a quelques semaines, de prier à la grande Mosquée de Bamako pour qu'Ebola n'entre pas au Mali, que la pluviométrie s'améliore et que les pourparlers d'Alger aient une issue favorable. A cette occasion, il a publiquement demandé aux leaders religieux delui faire dénoncer toute mauvaise pratique, leur disant qu'ils répondraient devant Dieu de leur éventuel silence face au mal. Nous avons décidé de l'éprouver en lui demandant d'interdire l'élection Miss ORTM, qui est indécente et contraire aux valeurs musulmanes. Demain, nous lui demanderons aussi de faire interdire, à la télévision publique, les feuilletons obscènes"</em>.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title> Première victoire des villageois : La Somilo décide de changer ses tuyaux de cyanure à Djidjan</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/premiere-victoire-villageois-somilo-decide-changer-ses-tuyaux-cyanure-djidjan-656522.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Nov 2014 20:23:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/tuyau-cyanure-Somilo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-575222" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/tuyau-cyanure-Somilo.jpg" alt="Les villageois de Didjan menacés de mort" width="610" height="459" /></a>Dans nos dernières  parutions, nous évoquions le bras de fer qui oppose la population de Djidjan à la société minière "SOMILO", propriété du géant "Rangold Ressources",  au sujet des dangereux tuyaux de cyanure qui traversent le village. Ce bras de fer est en train de tourner en faveur des villageois. Il faut rappeler que dans le cadre du traitement de ses minerais, certains produits très mortels comme le cyanure et le plomb sont utilisés par les opérateurs. A la fin de la chaîne</em></strong> de traitement, ces produits passent par un tuyau vers un déversoir final.

&nbsp;

A Djidjan-Loulo, les tuyaux par lesquels passent les produits toxiques traversent le village à travers un canal. Face au manque de système d'adduction d'eau potable, les habitants et les animaux n'ont, pour leurs besoins, recours qu'à l'eau de la seule rivière qui traverse le village. Les enfants risquent leur vie tous les jours en jouant dans le canal qui loge les tuyaux. En vue de prévenir l'extermination du village suite aux récurrentes  perforations des tuyaux, les populations de Djidjan-Loulo, à plusieurs occasions, ont sollicité le retrait des tuyaux. Ces demandes sont restées infructueuses.

&nbsp;

<strong>Mais suite au tollé né de la récente perforation des tuyaux et au battage médiatique qui s'est ensuivi, la SOMILO vient de décider de remplacer les tuyaux défectueux. </strong>Elle en a fait l'annonce le vendredi 21 novembre 2014 au cours de la prière du vendredi à Djidjan. Après la prière, un crieur public a annoncé,  au nom des notabilités, que la direction de la SOMILO a décidé de remplacer les tuyaux. La nouvelle a à la fois soulagé et inquiété les populations. Elles espéraient plutôt le retrait pur et simple des tuyaux. D'autant qu'en cours de remplacement, les tuyaux défectueux peuvent se perforer davantage et propager leur contenu mortel. Il ne semble pas cependant que la SOMILO soit prête à retirer les tuyaux car, selon des sources proches de cette société, l'opération coûterait la bagatelle de 4 milliards de FCFA.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Siméon Keita devant la Cour d&amp;apos;assises : Les crimes qui lui sont reprochés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/simeon-keita-devant-cour-dassises-les-crimes-reproches-656502.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Nov 2014 20:19:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_184505" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/12/Simeon-Keita-police.jpg"><img class="size-full wp-image-184505" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/12/Simeon-Keita-police.jpg" alt="Siémon Keita" width="310" height="320" /></a> Siémon Keita[/caption]

<strong><em>La cour d'assises, qui siège depuis le lundi 17 novembre 2014 à Bamako, connaîtra, le vendredi 285 novembre, du dossier de l'ancien leader du syndicat national de la police, Siméon Kéita, et de 7 coaccusés.  </em></strong>

&nbsp;

<strong>Début 2012, une bataille de leadership naît  au sein du Syndicat National de la Police (SPN), occasionnant de nombreux troubles. </strong>Le putsch du 22 mars 2012 et les troubles du 30 avril 2012 accentuent la crise au sein du SPN. Les membres du bureau du SPN, conduits par Siméon et de son adjoint, feu Sirima Fané, possèdent des armes de guerre issues des magasins d'armement de la police et de casernes militaires et déposées au Groupement Mobile de Sécurité (GMS), quartier général du SPN. Proches de l'ex-junte militaire, alors toute-puissante, Siméon et autres s'adonnent, selon les magistrats instructeurs, à des <em>"exactions"</em> à travers Bamako: patrouilles clandestines, interpellations sommaires, enlèvements,  séquestrations, extorsions de biens publics et privés. Malgré les instructions des autorités légitimes, Siméon et autres refusent de rendre leurs armes.

&nbsp;

<strong>Pour mettre fin à ces agissements, la hiérarchie militaire ordonne une mission de désarmement.</strong> Une force mixte conduite par le chef du bataillon Sékou Sylla, de l'armée de terre, prend d'assaut, dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 Avril 2013, le GMS. Malgré les sommations, des membres du groupe de Siméon font de la résistance. L'un d'eux, l'élève-commissaire Mahamadou Youba Diarra, faisant usage de son arme, tue le soldat de 2ème classe Daouda Adiawiakoye de la 312ème RIM de Kati et blesse Baba Ousmane Traoré de la Compagnie de Circulation Routière (CCR). La force d'intervention mixte arrive tout de même à maîtriser le SPN et ses leaders. A la suite de l'enquête, certains sont relâchés et d'autres poursuivis en justice. Ainsi, Mahamadou  Youba Diarra sera inculpé du meurtre du soldat Daouda Adiawiakoye et des blessures par balles sur Baba Ousmane Traoré de la CCR. Quant à Siméon Kéita  et à Sirima Fané, leaders du SPN, ils sont inculpés de forfaiture, d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat, de troubles graves à l'ordre public, de détention illégale d'armes de guerre, d'association de malfaiteurs, de violences et voies de fait, de vols qualifiés et de complicité de meurtre.Les nommés Sékou Maiga, Drissa Samaké dit Roger, Fodé Samba Diallo dit JET LEE,  Yaya Niambélé, Souleymane Cheick Fissourou Hamidou Togola sont inculpés de coups et blessures volontaires, de troubles graves à l'ordre public, de détention illégale d'armes de guerre, d'association de malfaiteurs, de violences et de voies de fait.

&nbsp;

<strong>Les accusés répondront, vendredi prochain, des faits.</strong>Siriman Fané n'aura pas l'occasion de  comparaître: il a rendu l'âme au cours de sa détention. Nous vous rendrons compte de la suite.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assurance maladie obligatoire (AMO) : Déjà 53 milliards de recettes pour 514 812 prestations</title>
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<pubDate>Mon, 17 Nov 2014 18:17:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Caisse Nationale d'assurance Maladie (CANAM), organe gestionnaire de l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO), en collaboration l'Association des Éditeurs de la Presse Privée (ASSEP), a organisé une journée d'information à l'endroit des directeurs de publication. La rencontre fut délocalisée dans la cité des balanzans, Ségou.

La cérémonie d'ouverture était présidée par monsieur Bayan Mamadou Djiteye, représentant le gouverneur de la région de Ségou, en présence de Luc Togo, directeur de la CANAM, de Birama Fall, président de l'ASSEP et de nombreux éditeurs de presse.

<strong>Cette journée d'information au profit des directeurs de publication entre dans le cadre de la politique de communication de la CANAM sur l'AMO</strong>. A l'ouverture des travaux, les intervenants, à l'unanimité, ont reconnu qu'après avoir connu des débuts difficiles dus à un déficit de communication, l'AMO, aujourd'hui, fait le bonheur des citoyens dans un pays où, les soins de santé sont difficiles.  <em>"Les détracteurs de l'AMO sont devenus aujourd'hui ses défenseurs",</em> a ajouté le représentant du gouverneur.

<strong>Dans le cadre du programme de développement sanitaire et social et de la stratégie pour la croissance et la réduction de la pauvreté, le gouvernement du Mali a initié trois types d'intervention dont l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO). </strong>Elle a pour but de permettre à la couverture des frais de santé des assurés et des membres de leur famille. L'AMO contribue à améliorer l'accessibilité financière des bénéficiaires aux soins en assurant la prise en charge de leur frais de soins auprès des structures conventionnées. Les personnes qui peuvent s'inscrire à  l'AMO sont : les fonctionnaires civils de l'Etat et des collectivités, les fonctionnaires militaires, les députés, les travailleurs au sens du code du travail, les titulaires de pensions des secteurs publics et privés, les titulaires de pensions militaires, les titulaires de pensions parlementaires et les employeurs des secteurs publics et privés.

Les taux de cotisation de l'AMO sont répartis comme suit : l'Etat paie 4,48% du salaire de chaque employé émargeant au budget national; le salarié, quant lui, paie 3,06% de son salaire. Les employeurs du secteur privé contribuent à hauteur de 3,5% pour chaque employé et chaque employé paie 3,06% du salaire. Quant aux pensionnés, ils paient 0,75% de la pension et les assurés volontaires de l'INPS cotisent à hauteur de 6,56% de leur salaire. Lorsqu'un salarié est inscrit à l'AMAO, en plus du salarié, peuvent bénéficier des prestations les conjoints, les enfants âgés de moins de 14 ans, les enfants scolarisés âgés de 14 à 21 ans et les ascendants directs (père et mère). En ce qui concerne les frais de soins, ils sont pris en charge par l'AMO à hauteur de 80% pour l'hospitalisation et 70% pour l'ambulatoire. Par exemple, un bénéficiaire de l'AMO qui a une ordonnance ne paiera que les 30% du coût total de l'ordonnance. Une ordonnance de 13 425 F lui coûtera 4 027 F et l'AMO paie les 9 398 F restants.

A la date d'aujourd'hui, la CANAM a recouvré un montant de 53, 032 milliards de FCFCA et offert 514.812 prestations.

&nbsp;

<strong>Abdoulaye Guindo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La majorité présidentielle accuse : &amp;quot;IBK a été trahi par ses proches Collaborateurs&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/majorite-presidentielle-accuse-ibk-ete-trahi-ses-proches-collaborateurs-642302.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Nov 2014 17:55:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/ibk-forum1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-538142" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/ibk-forum1.jpg" alt="Le président ibk hier à l’ouverture du forum national sur l’orpaillage" width="418" height="287" /></a>La Convention des Partis de la Majorité présidentielle (CPM) a tenu, le samedi 15 novembre 2014 au CICB de Bamako, une conférence-débats animée par monsieur Makan Moussa Sissoko, cadre de l'Adema (parti membre de la mouvance), sur le thème suivant: <em>"Quelle gouvernance pour un développement durable et sécurisé ?"</em>. Un meeting fut également tenu dans l'après-midi du même samedi par la CPM qui marquait ainsi sa rentrée politique.

&nbsp;

<strong>"IBK doit sévir"</strong>

&nbsp;

Dans la salle de 1.000 places du CICB prise d'assaut par les militants des 65 partis de la CPM, le président de la Convention, le député Boulkassoum Haidara, prend la parole. Présentant la Convention, il dira qu'elle a vu le jour en septembre 2014 avec comme mission la défense du projet politique d'IBK. Après avoir rappelé les maux qui ont gangréné notre société sous ATT, Boulkassoum Haidara ne s'est pas gêné de reconnaître que sous IBK, <em>"la corruption, la gabégie et le népotisme se sont étalés au grand jour comme pour braver le slogan "2014 année de lutte contre la corruption""</em>. Selon l'orateur, cette situation a été de nature à mettre injustement en cause les qualités d'homme providentiel d'IBK. Injustement,  car <em>"les surfacturations se rapportant à l'acquisition de l'avion présidentiel et des équipements militaires sont l'œuvre de collaborateurs  en qui le président  avait placé toute sa confiance"</em>.  Le peuple s'impatiente et doute, constate Boulkassoum, qui ajoute: <em>"Pour que le doute ne se transforme pas en scepticisme, la CPM estime qu'IBK doit très vite tirer les leçons de ces débuts difficiles en écartant tous ceux qui sont impliqués dans les sales affaires. La CPM demande à IBK de d'examiner les critères de choix de ses collaborateurs en intégrant ceux de la compétence, de la probité, de l'intégrité et de la loyauté"</em>.

&nbsp;

<strong>Pas de cadeau à l'opposition</strong>

&nbsp;

Après avoir ainsi recadré le président IBK, Boulkassoum Haidara  décoche une flèche aux aux <em>"hasidis"</em> (envieux) de l'opposition. Pour lui, ces détracteurs du régime IBK qui s'érigent en moralisateurs de la gestion publique et en défenseurs de l'intérêt du Mali gagneraient à faire profil bas et  à raser les murs.

&nbsp;

<strong>Propositions de meilleure gestion</strong>

&nbsp;

Boulkassoum Haidara, en vue d'une meilleure gouvernance, émet les propositions suivantes:

- renforcer la démocratie et les institutions,

- réhabiliter l'école,

- contrôler les biens et services pour conforter le contribuable,

- renforcer la solidarité nationale,

- renforcer la paix et la sécurité;

- développer l'économie,

- consolider la justice et la réconciliation,

- mieux communiquer;

- sensibiliser le peuple avant toute signature d'accord avec les groupes armés

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<strong>Abdoulaye Guindo </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>73 Familles de Kondjiguila spoliées : De leurs terres coutumières</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/73-familles-kondjiguila-spoliees-leurs-terres-coutumieres-642072.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Nov 2014 15:18:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_642092" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Mery-Doumbia-.jpg"><img class="size-full wp-image-642092" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Mery-Doumbia-.jpg" alt="Mery Doumbia a reçu mandat pour poursuivre au nom de village" width="610" height="459" /></a> Mery Doumbia a reçu mandat pour poursuivre au nom de village[/caption]

Les villageois de Kondjiguila, cercle de Yanfolila, n'ont plus que leurs yeux pour pleurer: ils ont été dépouillés de leurs terres par le tout-puissant maire, Yacouba Traoré, et ses complices, qui ont fait créer là-dessus des titres fonciers. Kondjiguila se situe à 140 Km de Bamako, à 1 km du barrage de Sélingué; l'acheminement des récoltes vers Sélingué est difficile en raison de la présence d'une petite colline qui perturbe aussi le réseau téléphonique local. Afin de parer à ces difficultés, le village démarcha une agence immobilière pour qu'elle aplanisse la colline moyennant une rémunération en nature de 10 hectares de terrain. Au moment où l'agence se prépare à s'exécuter, de tierces personnes l'informent que l'endroit fait l'objet de titres fonciers. Informé, le chef du village ordonne des investigations. Il en ressort que l'ancien maire, Bokory Traoré, a, à l'insu des propriétaires traditionnels, vendu la colline. Il est aussi constaté qu'une grande partie des terres du village a fait l'objet de cession à des tiers sous forme de titres fonciers. Les titres crées par le service des domaines de Yanfolila portent les n°116, n°145 et n°146. Les deux derniers titres sont au nom des <em>"Hôtels Azalaï"</em> et le premier au nom de l<em>'"Hôtel Olympe"</em>. Le titre foncier n°146 a été crée avec la complicité de Bokory Traoré qui l'a venduà Azalaï et le TF n°145 vendu par Yacouba Traoré à l'hôtel Olympe; quant au TF n° 116, la personne qui l'a vendu n'a pas été retrouvé pour le moment. L'actuel maire, Yacouba Traoré, aurait vendu 100 hectares de terres cultivables appartenant à 73 familles. Yacouba Traoré veut, semble-t-til, céder 250 auires hectares de leurs terres à l'Office Malien de l'Hôtellerie et  du Tourisme (OMATHO). Selon les villageois, certaines terres cédées par Yacouba Traoré sont des lieux de culte et des lieux sacrés.

<strong>Le village de Kondjiguila a saisi, par l'intermédiaire de l'avocat Yacouba Koné, le juge de Paix de Yanfolila d'une plainte pour faux et usage de faux, disposition du bien d'autrui et dépossession frauduleuse. </strong>Dans ses écritures, Maître Koné fait valoir que le village de Kondjiguila, en sa qualité de propriétaire coutumier des terres, n'a, à aucun moment, été associé à la vente des terres objet des titres fonciers susvisés. Or, le code domanial et foncier reconnaît et protège les droits coutumiers exercés collectivement ou individuellement sur les terres non immatriculées; selon le code,  nul individu, nulle collectivité ne peut être contraint de céder ses droits si ce n'est pour cause d'utilité publique et moyennant une juste et préalable indemnisation. La plainte a été reçue par le juge de Paix de Yanfolila, Dramane Soumano, qui a enjoint à la brigade de gendarmerie de Sélingué de mener des enquêtes. La gendarmerie a déjà entendu les représentants des hôtels Azalai et Olympe, les maires Bokory Traoré et Yacouba Traoré, ainsi que Diako Traoré, 1er adjoint du maire. Les procès-verbaux d'audition devaient être  envoyés, samedi 15 novembre 2014, au juge qui décidera de la suite. Les populations disent fonder espoir sur la justice. Affaire à suivre.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Clash à la primature : Pourquoi Moussa Mara a voulu démissionner</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/clash-primature-moussa-mara-voulu-demissionner-642002.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Nov 2014 15:13:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_452512" align="alignleft" width="377"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/Mara_internaute.jpg"><img class="size-full wp-image-452512" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/Mara_internaute.jpg" alt="Pourparlers d’Alger : Gouvernants et Gouvernés au même diapason d’Informations !" width="377" height="218" /></a> Moussa Mara[/caption]

Toute la semaine dernière, la rumeur a couru sur la démission du Premier Ministre Moussa Mara. Comme souvent, en pareille circonstance, l'imagination a vite pris le dessus sur les faits réels. Ainsi, à en croire certains écrits, Koulouba aurait exigé, sous peine de limogeage immédiat, que Mara remette au trésor public 4 milliards de FCFA qu'il aurait reçus à titre de cadeau lors d'un voyage en Chine. Des sources soit-disant <em>"bien informées"</em> croyaient savoir que le RPM, le parti majoritaire, avait contraint le chef de l'Etat à demander la démission de Mara pour le remplacer par Mahamane Baby, ministre de l'Emploi et cadre du parti. D'autres rumeurs prétendaient qu'IBK, furieux de ne pas voir Mara l'accueillir à l'aéroport de Sénou, lui aurait intimé de rendre le tablier. Enfin, certains autres affirmaient qu'à la demande de démission adressée par IBK, Mara opposait une résistance farouche.

Il ressort de nos propres investigations qu'aucune de ces allégations n'est fondée. La vérité est la suivante : Moussa Mara, qui sait l'économie nationale paralysée par le gel des financements du FMI et d'une cohorte de bailleurs de fonds, tient coûte que coûte à ce que lors de son Conseil d'Administration de décembre 2014, le FMI débloque ses concours financiers. Or le FMI a été clair: aucun déblocage n'aura lieu si le gouvernement ne publie pas, comme promis, les sanctions administratives et pénales prises contre les auteurs et complices des magouilles liées à l'achat de l'avion présidentiel et des équipements militaires.

C'est pourquoi Moussa Mara a demandé au chef de l'Etat de dissoudre immédiatement le gouvernement afin d'en extraire tous les ministres impliqués, de près ou de loin, dans les marchés scandaleux. A cette fin, il a déposé sa lettre de démission. Quelques jours auparavant, Mara, toujours hanté par une le marasme  économique né des sanctions du FMI, avait annoncé sur les antennes qu'un<em> "grand procès contre la corruption" </em>aurait lieu en novembre 2014. Il voulait peut-être parler  <em>"de grandes poursuites"</em> puisqu'aucun <em>"procès" </em>d'envergure n'est prévu pour novembre 2014.

<strong>La démission de Mara fut refusée par le chef de l'Etat.</strong> IBK a, certes, accepté que le Vérificateur Général et la section des comptes de la Cour Suprême auditent les marchés suspects; mais il ne veut pas donner l'impression d'obéir au doigt et à l'oeil au FMI. Il va prendre des sanctions, bien sûr, mais à son rythme et dans la mesure qui lui conviendra. Il a donc demandé à Mara d'ajourner la démission en attendant des jours plus propices. Peut-être IBK a-t-il besoin de temps pour convaincre certains de ses proches de la nécessité de les sanctionner ? On ne sait. En tout cas, IBK ne met pas de hâte particulière à sévir contre les ministres concernés et même pour modifier l'article 8 du Code des marchés publics, il a joué la montre en sautant la bonne occasion qu'offrait un conseil des ministres ordinaires : il avait fallu que le FMI pousse de hauts cris pour que le président convoque, deux jours plus tard, un conseil des ministres extraordinaire uniquement dédié à la modification de l'article 8 !

<strong>Pour l'instant, Moussa Mara reste à son poste, rongeant son frein</strong>. <em>"Plus que jamais, Mara se sent fragilisé, </em>nous confie-t-on<em>; d'abord, il ne veut pas que son image soit ternie par les marchés scandaleux auxquels il n'a pas participé; ensuite, il ne veut pas être tenu pour responsable de l'échec économique du gouvernement: or, la réussite économique dépend du retour du FMI, donc de la traduction des ministres fraudeurs en justice"</em>.

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pollution du village de Djidjan : Les villageois révoltes contre leur chef</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pollution-du-village-djidjan-les-villageois-revoltes-contre-chef-641972.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Nov 2014 14:42:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_642032" align="aligncenter" width="609"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/population-Djidjan.jpg"><img class="size-full wp-image-642032" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/population-Djidjan.jpg" alt="Meeting tenu sur la place du village de Djidjan en notre présence" width="609" height="458" /></a> Meeting tenu sur la place du village de Djidjan en notre présencepp[/caption]

Suite au scandale né des tuyaux de cyanure percés de Djidjan, la société <em>"Randgold Ressources",</em> à laquelle appartient la <em>"SOMILO",</em> exploitante des tuyaux, avait organisé une visite des lieux à l'attention de certains journalistes et autorités de la région de Kayes. Dans un entretien accordé aux journalistes qui avaient fait le déplacement, le chef de village de Djidjan affirmait que les populations ne s'étaient jamais plaintes et que le cyanure n'avait jamais tué un poulet au village. Mécontent de l'attitude de leur chef de village, les villageois, à défaut de pouvoir le démettre de ses fonctions, ont tenu à lui apporter un démenti. Ils ont donc organisé, le samedi 1er novembre 2014, un grand meeting de  protestation sur la place du village. Invité par les organisateurs, votre fidèle serviteur a pris part à ce meeting.

<strong>Nous avons pris le départ très tôt, le samedi, à bord d'un car de la compagnie <em>"Africa Star";</em> nous arrivâmes vers 14 h à Djidjan. </strong>A l'entrée de la localité, nous fûmes cueilli par un nuage de poussière rousse soulevé par le va-et-vient des camions et des cars qui traversaient le village. Portant un foulard de protection, nous fûmes reçus, à la gare, par une foule de villageois fort heureux de notre voyage. Un crieur public fit le tour du village pour confirmer la tenue  du meeting et la participation du journaliste de <em>"Procès-Verbal"</em>. A 17 h, femmes, hommes et jeunes prennent d'assaut la place du village.

<strong>Après les salutations d'usage et les remerciements à notre endroit pour avoir répondu à l'invitation du village, le meeting débute. </strong>Le premier à prendre la parole, au nom des personnes âgées du village, fut Kalifa Touré. Il souligne l'étonnement du village par rapport aux propos tenus par le chef du village dans la presse. Pourtant, rappelle Touré, ledit chef de village fut le premier à remettre à la direction de la <em>"SOMILO"</em> une lettre de protestation au sujet des tuyaux de cyanure qui traversent Djidjan. Touré rappelle aussi que lorsque l'actuel président, Ibrahim Boubacar Kéita, était venu en campagne, le chef de village, accompagné de tous les villageois, lui avait montré les tuyaux de cyanure: IBK avait alors promis de les faire retirer s'il était élu. <em>"IBK est un homme de parole et nous pensons qu'il tiendra sa promesse de faire retirer les tuyaux"</em>, ajoute Touré.

[caption id="attachment_642052" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Depouille-ane.jpg"><img class="size-full wp-image-642052" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Depouille-ane.jpg" alt="Dépouille d'un âne mort, il y a quelques jours, après avoir brouté de l'herbe à proximité des tuyaux de la SOMILO" width="350" height="263" /></a> Dépouille d'un âne mort, il y a quelques jours, après avoir brouté de l'herbe à proximité des tuyaux de la SOMILO[/caption]

<strong>Niarga Kéita, qui a travaillé deux ans dans les laboratoires de la "SOMILO", prend ensuite la parole pour révéler  que le cyanure qui coule dans les tuyaux a une forte teneur en éléments toxiques - en langage scientifique "80 PPM".</strong> Or, pour qu'un produit ne soit par dangereux, il doit avoir une teneur inférieure à 8 PPM. C'est pourquoi, selon Niarga Kéita, lorsque les tuyaux se percent, la <em>"SOMILO"</em> déploie des vigiles armés sur les lieux pour empêcher les enfants et les animaux d'y rôder. <em>"Si ce n'était pas un produit dangereux, pourquoi toutes ces mises en scène?", </em>se demande-t-il.

<strong>Moussa Traoré, troisième intervenant, n'est pas allé avec le dos de la cuillère:</strong> il estime que le premier à trahir le village n'est autre que son chef. Selon lui, en plus de la lettre de protestation, le chef du village a transmis à la direction de la <em>"SOMILO"</em> la liste des infrastructures socio-économiques que le village souhaitait obtenir en tant que site d'exploitation minière. Aujourd'hui, rien n'a été réalisé. Moussa Traoré de s'indigner qu'un conseiller du chef de village ait eu le culot d'affirmer qu'il est possible de boire le cyanure sans danger ! En ce qui concerne les propos du chef de village de Loulo, selon lesquels le cyanure n'aurait jamais tué un poulet, Moussa Traoré y répond en révélant qu'il y a une semaine, un âne mourut après avoir brouté de l'herbe à proximité d'un tuyau percé <em>(voir photo)</em>.  Pour terminer, il rappelle que la <em>"SOMILO"</em> avait fixé un ultimatum à tous ceux qui se habitent à proximité des tuyaux de déguerpir: pourquoi cet ultimatum s'il n'y avait nul danger à côtoyer les tuyaux ?

<strong>Nabintou Traoré, présidente des femmes, affirme que les femmes de Djidjan soufrent de maux de ventre causés par la pollution des cours d'eau</strong>.Elle confirme que le village manque d'eau potable. Il faut, selon elle, intenter un procès à la <em>"SOMILO",</em> d'autant que la rentrée judiciaire de cette année avait pour thème la protection de l'environnement. Lors de cette rentrée, souèligne Nabintou, le  président   du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, a déclaré que  la protection de l'environnement souffrait de l'inapplication des textes nationaux et internationaux.

<strong>Après le meeting, boudé par le chef de village, nous avons pris le chemin du retour. </strong>Ayant passé la nuit à Kéniéba, nous avons regagné Bamako à bord d'un car de la SONEF. Les villageois nous ont remis des frais de route de 30. 000 FCFA que nous préférons largement au voyage en avion et aux perdiems de 250 000 FCFA dont la SOMILO a gratifiés ses journalistes de propagande.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique : Ladji Bourama et les bienfaits d&amp;apos;Ebola</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-ladji-bourama-les-bienfaits-debola-641932.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Nov 2014 14:11:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Ladji-Bourama.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-641952" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Ladji-Bourama.jpg" alt="Chronique satirique : Ladji Bourama et les bienfaits d'Ebola" width="286" height="419" /></a>Depuis la découverte des premiers cas de fièvre hémorragique sous nos cieux, </strong><strong>la panique s'installe. Mais pas pour tout le monde...</strong>

Ouf ! Avec l'arrivée du virus Ebola chez nous, Ladji Bourama va enfin pouvoir souffler. Personne ne parlera plus de ces histoires d'avion,  d'armements et de contrats suspects qui lui empoisonnent l'existence depuis  belle lurette. Qui sait ? Le FMI lui-même, pris de pitié, pourrait laisser tomber les sanctions pénales qu'il exigeait et toute la galaxie <em>"Mali d'abord, inch Allah"</em> dormirait et mangerait comme aux plus beaux jours, bien à l'abri des limogeages tant redoutés et des juges émetteurs de mandats. Et puis, qui dit qu'Ebola ne redresserait pas une économie à laquelle Ladji ne trouve aucune solution ? Au Libéria, pays le plus frappé par cette peste des temps modernes, les Américains paient, à la place de l'Etat, les salaires de la fonction publique : ils viennent même d'y dépêcher un contingent de 3.000 soldats pour combattre le virus. En Guinée, en Sierra-Leone et au Libéria, les bailleurs de fonds mettent la dernière main aux documents d'annulation de la dette publique pour cause d'Ebola. Avec une aide financière et militaire de ce genre et de cette envergure, Ladji Bourama serait débarrassé, pour longtemps, de toute dépense de santé et, surtout, de toute menace <em>jihadiste</em> au nord. Du coup, il pourrait, avec l'argent économisé sur les budgets de la santé et de l'armée, se payer un avion flambant neuf (un Boeing 777 dûment muni de papiers, cette fois-ci!) et même, cérise sur...le virus, un yacht battant pavillon <em>"Sébénicoro" </em>et qui l'amènerait en croisième vers Malte et les îles Canaries.

<strong>En tout cas, Ladji National n'a pas peur d'Ebola</strong>. Ne revient-il pas de Guinée, de Sierra Leone et du Libéria où il a publiquement serré des dizaines de mains ? S'il avait pu rencontrer cette vieille grand-mère et sa petite-fille malade qui ont récemment semé la panique à Bamako, il les aurait sans doute hébergés à Koulouba. Cette assurance face au virus, Ladji Bourama la doit à sa grande foi, aux bénédictions de son ami, le Chérif de Nioro, et, bien sûr, à sa grande connaissance du latin, du grec et du subjonctif. C'est vrai aussi que si quelqu'un doit être mis en quarantaine, ce n'est sûrement pas lui. D'ailleurs, qui se plaidrait d'être placé en quarantaine dans un palais présidentiel ? C'est l'assurance qu'au moins, l'intéressé aura la paix pendant quarante jours, n'est-ce pas ? Or quarante jours, ça compte dans un mandat présidentiel ! Demandez à Dioncounda Traoré: pour tenir quarante jours au pouvoir, il a dû passer  par une copieuse bastonnade ! Quant à Blaise Compaoré, même s'il s'était dit malade d'Ebola, il n'aurait pas obtenu diu peuple le bénéfice d'une quarantaine!

<strong>La peur d'Ebola ? Ce sont les Maliens ordinaires qui l'ont au ventre</strong>. Tenez ! L'autre jour, à Sotuba, en commune 1 de Bamako, un taximan est venu déposer sous un arbre un vieillard squelettique, accompagné d'un garçon de 14 ans. Les voisins ont vu, avec consternation, le vieillard se coucher, en tremblant de fièvre, sous l'arbre. Croyant que le vieux souffre d'Ebola, ils  appellent immédiatement la police. Un véhicule rempli d'agents en uniforme  se pointe et s'arrête à 50 mètres du vieux et du garçon. Une foule de badauds se joint à l'équipe de police. Un badaud suggère d'adresser, de loin, une question au garçon: sa réponse permettrait de savoir s'il parle en malinké (dialecte guinéen) ou en bambara (dialecte malien) et, donc, de savoir s'il est guinéen ou malien. Sitôt dit, sitôt fait. Quelqu'un hèle le garçon. Celui-ci, au lieu de répondre, se dirige à grands pas vers la foule. Panique générale ! Policiers et badauds prennent leurs jambes au cou, comme s'ils étaient pourchassés par Iyad Ag Ghali et le fantôme de Ben Laden. Et nul ne saura jamais plus si le vieillard et son jeune accompagnateur souffraient d'Ebola ou non !

<strong>Une autre anecdote a trait à l'enterrement d'un agent de santé</strong>. Ayant appris que l'agent souffrait d'Ebola, les autorités dépêchent une équipe de police cueillir et mettre en quarantaine la famille du défunt. Les policiers retrouvent la famille au cimetière; un imam faisait les dernières prières sur le corps déposé dans la tombe. Quand le saint homme apprend, de bouche à oreille, que le mort souffrait d'Ebola, il oublie prières et chapelet et s'écroule sur le dos !...

<strong>Enfin, dans une clinique privée de Bamako, trois infirmiers et un médecin ont reçu un malade en piteux état. </strong>On lui prend le pouls, on palpe sa gorge, on l'examine de tous côtés. Le médecin finit par lui demander: <em>"Quelle douleur ressens-tu et à quel niveau ?".</em> Réponse du patient: <em>"En fait, depuis que je suis revenu de Guinée, j'ai mal partout!"</em>. A ces mots, médecin et infirmiers s'enfuient de la clinique, aussitôt imités par le groupe de patients assis dans la salle d'attente!

Bien entendu, les chambres de passe désemplissent à toute vitesse, les clients  craignant de mettre la nuque sur un oreiller infecté. Dans tout ça, nul ne répond à la question à mille francs guinéens: les billets de banque manipulés par un malade transmettent-ils Ebola ou non?

<strong>Tiékorobani </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique: le tarif pénal des contrats douteux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-tarif-penal-contrats-douteux-629592.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2014 12:17:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour s'être garni l'estomac à la faveur des contrats du Boeing et des matériels militaires, une foule de dignitaires risquent d'atterrir dans une sombre geôle. Quel sort leur prévoit la loi ?</em></strong>

On a beaucoup parlé des magouilles qui ont entouré l'achat de l'avion présidentiel et des équipements militaires. On a même indiqué du menton - pas du doigt ! - quelques compères qui se seraient rempli l'estomac au gré de ces juteux marchés de gré à gré. Ce qu'on n'a pas dit, c'est l'addition pénale que paieront ceux qui tomberont dans les filets de la justice. Ce tarif constitue mon propos.

&nbsp;

<strong>L'infraction de base qui frappe les magouilleurs, en l'espèce, s'appelle<em> "atteinte aux biens publics"</em></strong>. Le code pénal, en son article 106, définit les biens publics: <em>"Ont le caractère de biens publics les biens appartenant aux institutions et organismes suivants :</em>

<em>-L'Etat et les collectivités publiques;</em>

<em>-Les sociétés et entreprises d'Etat;</em>

<em>-Les établissements publics ;</em>

<em>- Les organismes coopératifs, unions, associations ou fédérations</em> <em>desdits organismes ;</em>

<em>-Les associations reconnues d'utilité publique</em>

<em>- Les organismes à caractère industriel ou commercial dont l'Etat ou d'autres collectivités publiques détiennent une fraction du capital social"</em>. En l'occurrence, il a été porté atteinte aux fonds du Trésor public et de la BDM, banque dont l'Etat est actionnaire. Pas de débat, donc, sur le caractère <em>"public"</em> desdits biens.

<strong>En quoi consiste <em>"l'atteinte"</em>aux biens publics ?</strong> L'article 107 du code pénal répond à la question: <em>"Tout fonctionnaire civil ou militaire, tout agent ou employé de l'Etat, des collectivités publiques ou des organismes visés à l'article précédent, qui aura</em> <em>porté atteinte aux biens publics par l'un des moyens suivants : soustraction frauduleuse, détournement ou abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux, autres malversations</em>, <em>sera puni des peines prévues au présent article". </em>Cet article incrimine tout agent de l'Etat qui dissipe un bien public en usant de moyens comme le détournement, le faux, l'usage de faux, l'escroquerie, l'abus de confiance, le vol (soustraction frauduleuse) et <em>"autres malversations"</em>.Notez bien que l'expression-bateau <em>"autres malversations"</em> vise en embarquer vers le bagne les petits malins qui auront utilisé des méthodes que la loi n'a pas expressément visées: les surfacturations, par exemple. Du coup, les avocats du marchand de canons <em>"Guo Star SARL" </em>se bercent d'illusions lorsqu'ils prétendent que <em>"la surfacturation n'est prévue ni punie par aucun texte de loi"</em>. Ils oublient ou font mine d'oublier que surfacturer entre dans le collimateur des <em>"autres malversations"</em> prévues par le code pénal. Et puis, comment surfacturer sans faire du faux puisque surfacturer consiste à faire passer pour réel un prix qui ne l'est pas ?

&nbsp;

<strong>Pour attraper le maximum de mangeurs illicites, l'article 107 cite les complices d'atteinte aux biens publics</strong>: <em>"Seront considérés comme complices, les responsables de sociétés et entreprises d'Etat, fonctionnaires et agents de l'Etat ou des entreprises, préposés au contrôle qui, par manquement aux devoirs de leurs charges, auront facilité ou couvert les atteintes aux biens publics".</em> Vous remarquerez que l'expression<em>"manquement aux devoirs de leurs charges"</em> laisse peu de monde échapper aux filets de la répression car au lieu de veiller aux documents comptables, il y a des fonctionnaires qui jouaient au PMU-MALI ou prenaient du thé.

&nbsp;

<strong>Pour remplir davantage le bateau des damnés, les articles 24 et 25 du Code pénal allongent la liste des complices.</strong> L'article 24, qui traite de la <em>"complicité active"</em>, déclare: <em>"Seront punis comme complices d’une action qualifiée crime ou délit: </em>

<em>Ceux qui, par dons, promesses, menaces, abus d'autorité ou de pouvoir, machinations ou artifices coupables, conseils, injonctions, auront provoqué à cette action ou donné des instructions, indications, renseignements, pour la commettre; Ceux qui auront procuré des armes, des instruments, ou tout autre moyen qui aura servi à l'action, sachant qu'ils devaient y servir; </em>

<em> </em>

<em>Ceux qui auront, avec connaissance, aidé ou as</em>sisté <em>l'auteur ou les auteurs de l'action dans les faits qui l'auront préparée ou facilitée ou dans ceux qui l'auront consommée, sans préjudice des peines qui seront spécialement portées par le présent code contre les auteurs des complots ou attentats contre la sûreté de l'Etat, même dans le cas où le crime qui était le but des conspirateurs ou des provocateurs n'aurait pas été commis,</em>

&nbsp;

<em>Ceux qui, sciemment auront supprimé ou tenté de supprimer des éléments de preuve de l'action, ou qui auront avec connaissance, par quelque moyen que ce soit, aidé les auteurs ou complices du crime ou du délit à se soustraire à l'action de la justice;</em>

<em>Ceux qui, sciemment auront recelé en tout ou en partie, des choses enlevées, détournées ou obtenues à l'aide d'un crime ou d'un délit. Les auteurs de fait de complicité seront punis des mêmes peines que les auteurs du crime ou du délit dont ils se sont rendus complices"</em>.

<strong>L'article 25 du Code pénal, qui traite de la <em>"complicité passive"</em>, dispose:</strong> <em>"Sont également complices d'un crime ou d'un</em> <em>délit ceux qui, sans risque pour eux et pour les leurs, y ayant assisté, se sont abstenus d'intervenir pour empêcher sa perpétration ou qui, en ayant eu connaissance, se sont abstenus d'en dénoncer les auteurs ou complices"</em>.

<strong> </strong>

<strong>On le voit, l'arsenal législatif embrasse une immense foule de personnages, soit comme auteurs, soit comme complices actifs ou complices complices passifs.</strong> Le seul bouclier est de n'avoir pas trempé dans les noires affaires ni de la main, ni de la langue, ni de l'oeil, ni, bien entendu, de... l'estomac. Sans compter que quiconque a connu l'un des suspects et qui ne l'a pas dénoncé devient lui aussi complice. Sur ce dernier plan, nous autres journalistes n'avons pas à nous inquiéter: nous avons dénoncé à cor et à cri. Quant à arrêter et juger les suspects, voilà l'équation surfacturée à 29 milliard!

&nbsp;

<strong>En tout cas, la peine s'annonce aussi lourde que la colline de Koulouba</strong>. Elle varie selon le le montant détourné. Ainsi, l'article 107 du code pénal décide: <em>"Lorsque le montant du préjudice est infé</em>rieur <em>à dix millions de francs, la peine sera de un à cinq ans d'emprisonnement</em>

<em> </em>

<em>-Lorsque le montant du préjudice est égal à dix millions mais intérieur a vingt millions de francs, la peine sera de cinq à dix ans de réclusion;</em>

<em>- Lorsque le montant du préjudice est égal ou supérieur à vingt millions de francs, mais inférieur à cinquante millions de francs, la peine sera de cinq à vingt ans de réclusion;</em>

<em>-Lorsque le montant du préjudice est supérieur à cinquante millions de francs, la peine sera la réclusion à perpétuité."</em>

&nbsp;

<strong>Tiékorobani</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK rejette le projet d&amp;apos;accord algérien</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ibk-rejette-projet-daccord-algerien-629522.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2014 11:58:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="aligncenter size-full wp-image-523642" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/Algerdiscussion.jpg" alt="Les pourparlers d'Alger entrent dans une phase plus active" width="610" height="364" />Dans notre livraison du 29 septembre 2014, nous publiions le projet de fédération présenté à Alger par les groupes armés et nous soulignions les chapitres attentoires à l'unité nationale et à l'intégrité du territoire malien. </em></strong>

&nbsp;

Dans notre livraison du 13 octobre, nous révélions que les rebelles, sous la pression de l'Algérie, avaient abandonné leur projet fédéral. Et nous faisions les commentaires suivants:<em> "...Le projet fédéral a suscité des interrogations dans la communauté internationale. La marche géante organisée par la société civile malienne dans la foulée a achevé de convaincre tout le monde que ni la fédération, ni l'indépendance ne seront acceptées par le peuple malien. De plus, la fédération suppose une modification de la Constitution malienne par voie de référendum: ce scrutin serait perdu d'avance même si IBK lui-même appelait à voter oui, ce qui relève de la fiction, le chef de l'Etat malien étant économiquement et politiquement trop fragile pour prendre un tel risque. C'est pourquoi le médiateur algérien a demandé une levée de séance dès que les groupes armés ont exposé leur projet fédéral. Profitant de cette pause, le médiateur a tenu un huis clos avec les représentants des groupes armés pour leur dire, en substance, ceci: "La résolution 2100 du Conseil de Sécutrité de l'ONU et l'Accord de Ouaga imposent le respect de l'intégrité territoriale du Mali. Or une fédération implique la division du Mali en deux entités: le Mali et l'Azawad.Ce schéma n'est acceptable ni par les Maliens ni par la communauté internationale, garante de tout accord. Nous vous mettons donc en demeure de retirer ce projet et d'envisager d'autres solutions qui préservent à la fois l'intégrité territoriale du Mali et vos intérêts propres !".</em>

<strong><em>Les rebelles, notamment ceux du MNLA, n'avaient pas de plan B. Ils estimaient que la fédération était le moins qu'ils pouvaient obtenir, compte tenu des rapports de force</em></strong><em>. Mais le MNLA eut beau plaider le maintien du projet fédéral, l'Algérie resta intraitable. Le puissant voisin algérien alla jusqu'à menacer le MNLA de le faire tailler en pièces par les groupes jihadistes. Message bien compris par les indépendantistes touaregs qui consentirent finalement à mettre leurs velléités fédérales sous l'éteignoir. </em>

<em> </em>

<strong><em>Pourquoi l'Algérie défend-elle si âprement l'intégrité territoriale du Mali ? </em></strong><em>L'explication tient à trois choses: </em>

<em>- d'abord, elle veut donner des gages de bonne foi à IBK qui, à travers une lettre, a dit s'en remettre à elle; </em>

<em>- ensuite, elle remet le MNLA à sa juste place, l'essentiel des groupes armés (les jihadistes du HCUA et d'Ançar Dine) étant très liés à Alger qui offre le gîte et le couvert à Iyad Ag Ghali;</em>

<em>- Enfin, l'Algérie, après avoi</em>r <em>rassuré le Mali et tenu en respect le MNLA, se donne les moyens d'imposer sa propre solution au problème du nord.</em>

<em> </em>

<strong><em>Ces constats ne rassurent pas certains connaisseurs du dossier</em></strong><em>. Ils estiment qu'Alger a le plus grand intérêt à maintenir la zone de Kidal ouverte aux trafics d'AQMI afin que ce groupe terroriste desserre son étau sur le sud algérien.L'entretien d'une insécurité résiduelle dans la région de Kidal n'empêchera pas l'Algérie d'y installer sa prédominance économique, notamment à travers l'exploitation des gisements de pétrole par la SONATRACH, le méga-groupe algérien. Bref, l'Algérie ne paraît défendre l'intégrité territoriale du Mali que pour mieux assurer ses propres intérêts géostratégiques. D'autant que le MNLA est une création</em> <em>franco-mauritanienne et que les groupes armés les plus puissants - HCUA, Ançar Dine - mangent dans la main algérienne.</em>

<em> </em>

<strong><em>En conséquence, dans l'hypothèse la plus probable, il sera instauré au nord du Mali une autonomie basée sur une grande liberté de manoeuvre des élus locaux, l'intégration des groupes armés dans l'armée nationale (même s'ils doivent rester au nord), et l'affectation de ressources financières et humaines considérables au développement du nord</em></strong><em>. Bien entendu, la solution de l'autonomie ne déplairait pas à la Franc</em>e <em>qui a besoin de paix pour sécuriser ses sources d'approvisionnement en uranium (au Niger et, demain, à Kidal) et de maintenir, en collaboration avec l'Algérie, un dispositif anti-terroriste au nord du Mali"</em>.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>L'histoire nous donne raison</strong>

&nbsp;

L'Algérie, comme nous le craignions, a soumis aux parties en conflit son propre projet d'accord. Le texte se garde bien d'utiliser les mots <em>"fédération"</em> et <em>"autonomie" </em>mais, sur le fond, les rebelles obtiennent plus que l'autonomie au nord. En témoignent les dispositions suivantes du projet:

&nbsp;

<strong>1- Mise en place de collectivités territoriales dotées d'organes élus au suffrage universel, bénéficiant d'un très large transfert de compétences et jouissant des pouvoirs juridiques, administratifs et financiers nécessaires. Dans ce cadre, la région sera dotée d'une Assemblée régionale élue au suffrage universel direct et élira à son tour son Président, qui est également le chef de l'Exécutif et de l'Administration de la région.</strong> Cet article ne définit pas les <em>"très larges tranferts de compétences".</em> De plus, qui assurera la tutelle sur les décisions du gouverneur aux <em>"très larges compétences"</em>? Est-il imaginable d'exercer la tutelle depuis Bamako, avec les risques de paralysie administrative que cela entraîne ?

&nbsp;

<strong>2- Mise en place d'une Zone de Développement des Régions du Nord du Mali, appelées par certains <em>"Azawad",</em> dotée d'un Conseil consultatif interrégional constitué des représentants des Assemblées régionales concernées et chargé exclusivement de la coordination des efforts visant à accélérer le développement socio-économique local et des questions connexes</strong>. Cette <em>"Zone"</em> marquera la discrimination entre les régions du Mali car il n'y a pas de <em>"Zones" </em>similaires au profit de Koulikoro ou de Kayes, régions aussi pauvres que celles du nord.

<strong> </strong>

<strong>3- Deux ou plusieurs régions peuvent constituer des entités intégrées et mettre en place les instances requises pour mieux promouvoir leur développement économique et social. </strong>Cette disposition consacre le droit de sécéssion: ainsi, Gao, Tombouctou et Kidal pourraient <em>"constituer des entités intégrées et mettre en place les instances"</em>, de leur choix, ce qui n'envie rien à un statut fédéral ou autonome.

<strong> </strong>

<strong>4- II est reconnu aux régions, individuellement ou intégrées, le droit d'adopter la dénomination officielle de leur choix</strong>. Cet article légalise le mot <em>séparatiste "Azawad"</em>.

&nbsp;

<strong>5- Les cercles et les communes sont dotés d'organes délibérants (Conseil de cercle et Conseil communal) élus au suffrage universel direct, dirigés par des bureaux ayant une fonction exécutive avec, à leur tête, un Président de cercle et un Maire élus. </strong>Entre le président de conseil et le maire, tous deux élus, qui va commander qui ?

&nbsp;

<strong>6- II peut être procédé, conformément aux aspirations spécifiques des populations, à un redécoupage administratif des collectivités en tenant compte de facteurs liés à la viabilité économique, à la cohésion sociale et territoriale</strong>. Cet article accorde une prime à l'illégitimité; il consiste à tripatouiller le territoire de sorte que les rebelles rapprochent leurs fiefs et y exercent plus facilement leur domination.

&nbsp;

<strong>7- II sera créé une Force de Sécurité intérieure (police territoriale) placée sous l'autorité des collectivités, dans le cadre de leurs pouvoirs de police</strong>.Les rebelles vont, sous couvert de <em>"police territoriale",</em> garder le contrôle effectif de la sécurité au nord.

<strong>7- Création d'un Sénat, représentant les collectivités et les notabilités traditionnelles et religieuses et constituant, avec l'Assemblée nationale, le Parlement du Mali</strong>... <strong>Un quota de sénateurs pourrait être réservé aux notabilités traditionnelles régionales et aux femmes</strong>.Bref, les chefs tribaux du nord, habitués à vivre en rois sans travailler, deviennent sénateurs sans élection.

&nbsp;

<strong>8- Le ratio habitants/député, actuellement de 60.000 habitants pour les régions du Nord, passera à 30.000</strong>. Pourquoi changer le ratio au nord et pas ailleurs ?

&nbsp;

<strong>9-La représentation équitable des ressortissants du Nord dans les institutions et services du Mali (gouvernement, diplomatie, sociétés d'Etat, etc.): à cet égard, un nombre minimum de postes ministériels, y compris dans les secteurs de souveraineté, revendront à des personnalités issues du Nord, de même que certaines fonctions électives</strong>. Ainsi donc, le gouvernement et autres postes publics seront occupés, non sur la base du mérite, mais sur des bases ethniques alors que la discrimination ethnique et l'égalité de tous les citoyens devant sont d'ordre Constitutionnel !

&nbsp;

<strong>10- Le statut des autorités traditionnelles est pris en compte dans les règles de protocole et de préséanc</strong>e.Il va donc falloir dérouler le tapis rouge et prévoir un passeport diplomatique pour le moindre chef de tribu touareg ou arabe!

&nbsp;

<strong>11- La revalorisation du rôle des Cadis dans la distribution de la justice, notamment en ce qui concerne la médiation civile et pénale, de manière à tenir compte des spécificités culturelles et religieuses</strong>.Si les <em>"cadis" </em>(juges islamiques) doivent rendre la justice, que faire alors de la laïcité de l'Etat proclamée par la Constitution ?

&nbsp;

<strong>12- Les régions sont compétentes dans les matières ci-après: plan et programme de développement économique, social et culturel; aménagement du territoire; création et gestion des équipements collectifs et services sociaux de base (éducation de base, formation professionnelle, santé, environnement, culture, infrastructures routières et de communication régionales, eau, énergie); agriculture, élevage, pêche, gestion forestière, transports, commerce, industries, artisanat, tourisme; budgets et comptes administratifs régionaux; organisation des activités de protection sociale; établissement et application d'impôts et de</strong> <strong>recettes propres sur la base de paramètres fixés par l'Etat; institution de redevances; acceptation ou refus de dons, subventions et legs; octroi de subventions; prises de participation; signature d'accords de coopération et de jumelage au niveau national et international; maintien de l'ordre et de la sécurité; protection civile. </strong>Si les régions arrachent toutes ces compétences, que reste-t-il à l'Etat ? Plus grave, en violation de la loi, qui donne au parlement le pouvoir exclusif de voter le budget d'Etat, les régions vont pouvoir créer leurs propres impôts et recettes!

&nbsp;

<strong>13- Les délibérations des collectivités sont exécutoires dès leur publication et transmission au représentant de l'Etat</strong>. L'Etat ne pourra rien donc contre les décisions des régions et la tutelle sera de pure forme !

&nbsp;

<strong>14- L'Etat, à travers son Représentant, exerce un contrôle de légalité (à posteriori) sur certains actes administratifs des collectivités (...) La liste des actes susceptibles d'un contrôle de légalité et les modalités d'exercice du contrôle sont définies par la loi. </strong>En principe, tout acte de l'autorité décentralisée (région) est soumise au contrôle de légalité du représentant de l'Etat afin d'éviter les dérives. L'article tend à limiter ce contrôle à certains actes pour que les régions se comportent comme des Etats fédérés.

&nbsp;

<strong>15- Il est convenu une procédure de consultation préalable entre le pouvoir central et les régions sur: la réalisation des projets de développement décidés par l'Etat et les organismes publics ou privés concernant ces entités; les nominations des responsables des structures relevant de l'Etat et I'exploitation des ressources, notamment minières</strong>. L'Etat perd la liberté de nommer qui il veut dans les services régionaux. La notion de <em>"concertation préalable"</em> cache le droit de veto des régions contre toute nomination ou dépense qui ne leur plairait pas.

&nbsp;

<strong>16- En plus de la fixation du taux des taxes, redevances et impôts locaux, chaque région jouit de la latitude de créer des impôts adaptés à sa structure économique et à ses objectifs de développement. </strong>Cet article viole la Constitution qui fait du budget d'Etat un acte parlementaire car c'est en tant qu'élus de la nation qu'ils autorisent, seuls, le prélèvement d'impôts.

&nbsp;

<strong>17-Le gouvernement s'engage à mettre en place, d'ici à 2017, un mécanisme de transfert de 33% des recettes budgétaires de l'Etat aux collectivités, avec une attention particulière pour les régions du Nord</strong>. Cet article est injustifié car au nord vivent moins de 10% des Maliens.

&nbsp;

<strong>18- L'Etat rétrocède aux collectivités un pourcentage des revenus issus de l'exploitation, sur leur territoire, de ressources naturelles, notamment minières</strong>.Il y aura là une mainmise des collectivités sur leurs resources locales alors qu'au même moment, elles demandent à l'Etat de leur allouer 33% de ses récettes!

&nbsp;

<strong>19- déconcentrer le recrutement dans la fonction publique territoriale, dont 50% des effectifs seront réservés aux ressortissants du Nord</strong>. Cet article veut peupler le nord de fonctionnaires arabes et touaregs!

&nbsp;

<strong>20- Le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) doit permettre, soit l'absorption des ex-combattants dans les corps de l'Etat, leur réintégration au sein des forces de défense et de sécurité, ou leur réinsertion dans la vie civile dans le cadre de projets de développement. </strong>Ainsi donc, ceux qui ont déserté l'armée, pris les armes contre le Mali, tué et violé vont réintégrer l'armée sans jugement!

&nbsp;

<strong>21-Les forces redéployées (au nord) devront refléter un caractère national, se traduisant par une représentation de toutes les communautés.Elles devront inclure un nombre significatif de ressortissants du Nord, y compris dans le commandement, de façon à conforter le retour de la confiance et la sécurisation du Nord.</strong> Les rebelles ne se contentent pas de réintégrer l'armée; ils obtiennent aussi des commandements et une ethnicisation des forces armées !

&nbsp;

<strong>22- Dans le contexte de la réforme des forces de défense et de sécurité, il sera procédé à la création d'une police territoriale placée sous l'autorité des collectivités locales, dans le cadre de leurs pouvoirs de police. L'Etat maintient ses propres forces de sécurité intérieure (garde, gendarmerie et police), lesquelles coordonneront leur action, en tant que de besoin, avec la police territoriale</strong>.C'est dire que la <em>"police territoriale",</em> d'essence rebelle, devient l'équivalent et l'interlocuteur de l'armée nationale, qui n'existera au nord que de nom!

&nbsp;

<strong>23- Les parties reconnaissent le retard considérable accusé par les régions du Nord sur le reste du Mali en matière de développement; elles soulignent le rôle que les politiques conduites depuis l'indépendance, les crises successives et les contraintes démographiques, physiques et climatiques ont joué dans cette situation.</strong> L'Etat prend tous les torts et considère comme pauvre le nord seul alors que partout ailleurs, c'est la galère!

&nbsp;

<strong>24-Le Mécanisme opérationnal de coordination des forces est présidé alternativement par le représentant du Chef de file de la Médiation, un officier de l'Armée malienne et un représentant des Mouvements armés</strong>. En clair, l'armée nationale devient un gâteau à partager entre les rebelles et l'Etat.

&nbsp;

<strong>25- Maintien par les mouvements armés de leurs positions à la date du 17 mai 2014 au 23 mai 2014 et sécurisation des villes et autres localités par les forces en présence pendant une période ne devant pas excéder un an</strong>. Malgré la signature de l'Accord, les rebelles règneront donc en maîtres au nord 1 an.

&nbsp;
<ol start="6">
	<li><strong> Mise en place, avec la participation des Mouvements, d'unités spéciales aux fins de lutter contre le terrorisme</strong>. Ces unités spéciales ne sont autres que des milices touarègues et arabes.</li>
</ol>
&nbsp;

<strong>27- A l'issue de la période intérimaire et une fois le processus de DDRR achevé, tous les mouvements armés seront dissous</strong>. A contrario, les groupes armés le resteront tant qu'ils n'auront pas estimé avoir eu tout ce qu'ils exigent.

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<strong>Le Mali rejette le projet</strong>

Ce projet algérien a suscité la joie des représentants maliens à Alger, notamment le ministre des Affaires Etrangères qui, tout sourire, a confié à la presse que c'était <em>"une bonne base de discussion",</em> soulignant que le texte ne parle ni de fédéralisme ni d'autonomie. Le ministre, qui ne sait peut-être pas lire entre les lignes et qui semble pressé de s'attribuer le mérite d'un accord, déchantera bien vite. En effet, mardi 4 novembre 2014, IBK a convoqué un conseil extraordinaire des ministres qui, après débats, a déclaré le projet algérien inadmissible. <em>"C'est un projet fédéral qui ne dit pas son nom, </em>nous confie une source; <em>il exige aussi des réformes constitutionnelles et législatives que le peuple n'acceptera pas"</em>. A l'issue du conseil, le chef de l'Etat a demandé à chaque ministre de présenter cette semaine une proposition de règlement de la crise du nord afin que l'on puisse choisir les meilleures options et présenter un projet cohérent au médiateur.

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dans ses entretiens avec le vérificateur général : soumeylou Boubeye  Maiga mouille du beau monde</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ses-entretiens-verificateur-general-soumeylou-boubeye-maiga-mouille-du-beau-monde-617472.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Nov 2014 03:26:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_320922" align="alignleft" width="250"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Soumeylou-B-Maiga.jpg"><img class="size-full wp-image-320922" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Soumeylou-B-Maiga.jpg" alt="Situation au Nord : L’éclairage de Soumeylou Boubeye Maïga" width="250" height="213" /></a> Soumeylou Boubeye Maïga[/caption]

<strong><em>Le Bureau du Vérificateur Général (BVG), lors de sa mission de vérification des contrats d'acquisition de l'avion présidentiel et de matériels militaires, a rencontré à de multiples reprises l'ancien ministre de la Défense Soumeylou Boubèye Maiga. L'entretien du 23 juin 2014 a rassemblé l'ancien ministre et l'équipe du BVG dirigée par son patron, Amadou Ousmane Touré. Il a fait l'objet d'un procès-verbal signé des parties présentes. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong>Parlant de l'acquisition de l'avion, Boubèye explique que le gouvernement du Mali a souhaité acquérir un <em>"avion de commanadement"</em> car les déplacements fréquents du président de la République étaient assurés à travers des locations d'avions qui engendraient des coûts exorbitants</strong>. Dans les analyses du gouvernement, l'acquisition d'un avion par umprunt remboursable sur 5 ans était beaucoup plus rentable que la location continuelle d'avions.

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Ainsi, à l'initiative de l'ancien Premier Ministre Oumar Tatam Ly, l'ancien ministre délégué au Budget, Madani Touré, en relation avec son collègue des Investissements, Moustaphe Ben Barka, ont procédé au<em> "montage" </em>du dossier d'acquisition de l'avion présidentiel. Ils ont, à cette fin, recouru à l'article 8 du Code des marchés publics qui offre des dérogations au droit commun de la passation des marchés. Boubèye reconnaît que contrairement à la loi, aucune expression de besoin n'a été formalisée; le mode de financement de l'avion a été décidé au cours d'une réunion restreinte regroupant Oumar Tatam Ly, la ministre des Finances Bouaré Fily Sissoko, et Boubèye lui-même. Ce dernier souligne que <em>"l'ingénierie financière relative au financement de l'aéronef a été assurée" </em>par l'ancien ministre du Budget, Madani Touré et madame Bouaré Fily Sissoko. Quant à Ben Barka, ministre délégué aux Investissemnts, il a, selon Boubèye, <em>"conduit le processus de négociation avec le groupe d'intermédiaires"</em>.

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Du coup, selon Boubèye, Madani Touré et Ben Barka sont <em>"les mieux placés" </em>pour expliquer le rôle de celui qui fut recruté comme <em>"conseiller du gouvernement" </em>dans l'opération d'acquisition de l'avion. Le ministère de la Défense, qui a la <em>"propriété administrative de l'avion",</em> a signé le contrat d'acquisition pour le compte de l'Etat malien. Les formalités administratives, notamment l'immatriculation de l'avion, n'étaient pas terminées avant la mise en place du gouvernement actuel. A ce jour, l'immatriculation n'est pas finalisée.

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<strong>Selon Boubèye, l'acquisition de l'avion résulte d'une <em>"décision de souveraineté"</em> et son ministère n'a servi que de <em>"couverture"</em> pour la placer sous l'empire de l'article 8 du Code des marchés publics</strong>.

A ses dires, le ministre Ben Barka fut <em>"le principal négociateur"</em> gouvernemental. Marc Gaffajoli, représentant de <em>"Sky- Colour",</em> a joué divers rôles dans le processus d'acquisition de l'avion. C'est Gaffajoli qui a effectué l'audit de l'ancien avion présidentiel (celui d'ATT) et a servi d'intermédiaire entre le gouvernement et le vendeur du nouvel avion.

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Par ailleurs, le contrat d'acquisition de l'avion a été co-signé par Marc Gaffajoli. La signature du contrat a eu lieu dans le bureau de Boubèye. Celui-ci précise que Marc Gaffajoli est aussi le représentant de Tomi Michel, l'homme d'affaires corse auquel appartient la société <em>"Afrijet".</em> La même société qui louait déjà un avion <em>"Bombardier BD-700 Global Express"</em> à la présidence de la République du Mali pour un montant de 500.000 euros (325 millions de FCFA).

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<strong>Selon Boubèye, <em>"Akira Investment"</em> est une <em>"société-écran"</em> créée uniquement pour l'opération d'acquisition de l'avion présidentiel.</strong> C'est pourquoi la BDM a viré 17,5 milliards de FCFA (prêtés à l'Etat) dans le compte du trésor public car elle estimait que les références bancaires d'<em>"Akira Investment"</em> n'étaient <em>"pas fiables".</em> Le montant réel de l'acquisition de l'avion est, selon Boubèye, de 7,470 milliards de FCFA : c'est cela qui explique la recente immoblisisation de l'appareil en Suisse, à la demande des autorités fiscales des Etats-Unis d'Amérique. Boubèye, qui ne se fait guère prier pour balancer du beau monde, suggère au Vérificateur Général de prendre contact avec Tiénan Coulibaly, ministre des Finances sous la Transition, pour obtenir plus de précisions sur le prix d'achat réel de l'avion présidentiel. Il révèle que l'Etat malien loue les services d'un équipage étranger à chaque déplacement de l'avion. Pour lui, <em>"il faut tout mettre en œuvre pour transférer les titres de propriété de l'avion au nom du Mali afin de sauvegarder les intérêts de l'Etat"</em>.

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<strong>Fourniture des matériels militaires</strong>

Boubèye produit un mandat en date du 5 novembre 2013 signé du directeur de cabinet d'IBK, Mahamadou Camara: par ce mandat, la Présidence de la République commet Sidi Mohamed Kagnassy pour négocier toutes transactions relatives à l'acquisition de matériels pour les forces armées du Mali. Sachant que le Mali ne dispose pas de ressources financières suffisantes pour faire face à un besoin immense en équipements militaires, une liste de besoins a été communiquée à Kagnassy, à charge pour lui de trouver les financements nécessaires. C'est dans ce cadre qu'un protocole d'accord pour l'achat de véhicules, d'uniformes et de matériels militaires a été signé avec la société <em>"Guo Star SARL".</em> En prévision de l'élaboration d'un budget-programme pluriannuel par le Mali, il a été obtenu auprès de la Banque Atlantique-Mali un financement du protocole d'accord sur une durée de trois ans, avec un différé d'un an. Le remboursement des sommes empruntées à la banque devait débuter en 2015. L'Etat malien a offert à la banque une garantie de 100 milliards de FCFA. Le schéma de financement retenu est l'ouverture de lettres de crédit par la banque afin de rassurer les fournisseurs et sécuriser les différentes livraisons de matériels. La charte des banques ne permettant pas à la banque Atlantique de financer l'achat de certains types d'armes ou de véhicules militaires, il a été convenu qu'une partie du montant emprunté sera versé dans le compte bancaire de <em>"Guo-Star SARL"</em> en vue de l'achat direct desdits équipements.

<strong>L'existence de deux contrats de fourniture signés pour le compte de <em>"Guo-Star", </em>l'un signé par Sidi Mohamed Kagnassy, l'autre par Amadou Baiba Kouma, est expliquée par Boubèye de la manière suivante :</strong> le premier contrat a été signé par Sidi Mohamed Kagnassy alors qu'il n'avait pas la capacité juridique de représenter <em>"Guo Star SARL"</em>; cette anomalie ayant signalée par la Banque Atlantique, un nouveau protocole d'accord a été signé par le directeur général de la société: Amadou Baïba Kouma.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>

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<title>Chronique satirique:  Bienvenue au Supermarché &amp;quot;Mali Gâteau Libre Service S.A.&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-bienvenue-au-supermarche-mali-gateau-libre-service-s-617452.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Nov 2014 03:03:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/avion-cari.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-294852" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/avion-cari.jpg" alt="avion-cari" width="310" height="139" /></a>Si le Mali n'a pas d'armée capable de défendre le territoire nationale, il possède, en revanche, d'éminents ingénieurs financiers qui, par des tours de passe-passe, ont réussi, sous couvert de matériels militaires, à vider le trésor public.</strong></em>

<strong> </strong>

Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a fait un travail magnifique. Sans ses experts, on ne saurait rien, avant l'au-delà, des noires combines qui ont abouti à soulager le trésor public de plusieurs centaines de milliards. En réalité, les 29 milliards de FCFA, dont tout le monde parle comme d'un <em>"os jeté aux chiens"</em> (dixit Me Kassoum Tapo), ne sont qu'une goutte dans l'océan de la magouille : à ce jour, il existe deux contrats d'armement de 69 milliards chacun, ce qui, si je sais bien additionner, atteint la bagatelle de 138 milliards de FCFA. A ce gâteau massif s'ajoutent les 20 milliards de l'avion présidentiel. Sans compter les imposants gigots de mouton adroitement dégustés sous la douce appellation de <em>"frais d'approche" </em>ou de<em> "frais de recherche"</em>. Tout cela passe, bien entendu, par une interminable liste d'estomacs, pardon!, de sociétés bidon domiciliées tantôt à Abidjan, tantôt à Anguilla (une île britannique, hé !) et tantôt à Malte. Comme s'il n'y avait pas assez de place sur notre territoire vaste de 1, 2 millions de kilomètres carrés ! Il ne manquait plus aux mangeurs nationaux que d'aller dresser une table de festin sur la planète Mars. S'ils n'y sont pas allés, c'est sans doute par crainte d'y rencontrer un témoin gênant: par exemple, l'astrophysicien Cheick Modibo Diarra qui, depuis le crash de sa belle navette spatiale dans le ciel gris de Kati, se balade dans la nature. Messieurs les festoyeurs ont tellement d'appétit que l'argent du trésor public ne leur suffisait plus: ils se sont donc tournés vers trois banques de la place qu'ils ont consciencieusement pillées. En comparaison, les pillards de la Séléka, des anti-Balaka et du CNRDRE font figure dee saints imams, <em>wallahi</em> !

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<strong>Le seul reproche que l'on puisse adresser au BVG, c'est d'avoir dormi sur ses deux oreilles jusqu'à ce que le FMI le réveille à coups de bâton</strong>.

Pour une autorité réputée indépendante dotée d'un budget colossal, le constat n'a rien d'élogieux. La leçon, c'est qu'en l'absence de pression des bailleurs de fonds étrangers, il serait illusoire de compter sur les institutions nationales pour contrôler quoi que ce soit. Il ne faut surtout pas compter sur les députés; pompeusement appelés "élus nationaux", auxquels la Constitution donne pourtant le pouvoir et le devoir de contrôler l'action du gouvernement. Le FMI et la presse ont beau hurler, le parlement reste clos et coi: aucune commission parlementaire d'enquête ne se mêle de quoi que ce soit et aucune interpellation n'est adressée à aucun ministre.

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<strong>On découvre à travers le rapport du BVG un fait étonnant: le Boeing 737 de Ladji Bourama n'appartient pas au Mali </strong>

! Il est immatriculé au nom d'une société du nom de <em>"Mali BBJ Ltd"</em> dont nul ne sait d'où elle vient ni qui la dirige. Le contrat d'achat est, de surcroît, doublé d'un contrat de bail dont nul ne connaît l'utilité: il faut donc, désormais, jeter des cauris pour savoir si l'avion présidentiel est acheté ou loué par le Mali. Qu'en dit le Premier Ministre Moussa Mara ? Docteur émérite en papiers d'avions, Mara a passé la première moitié du 21ème siècle à nous expliquer que si un nouvel avion avait été acheté, c'était parce que l'ancien, hérité du<em> "Vieux Commando"</em>, ne se trouvait pas au nom du Mali et qu'il était trop cher de louer un autre appareil. Quant aux chiffres d'acquisition de l'avion, on comprend maintenant pourquoi ils variaient allègrement selon qu'on écoute Ladji Bourama (18 milliards) ou Mara (20 milliards): la vérité, avouée par Soumeylou Boubèye Maiga au BVG, est que l'avion n'a coûté que 7,4 milliards de FCFA. Le très gras supplément de 12,6 milliards a donc fini sa course dans une panse de réquin ! Mais passons...

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<strong>Tous les mirobolants contrats destinés à vider la soupe nationale ont été signés sans visa du contrôle financier, ni déclaration au service des impôts.</strong>

Comme quoi, seuls doivent payer l'impôt les pauvres bonshommes comme vous et moi: ménagères, enseignants, marchands de poulets et de colas. Et après qu'on a ainsi tondus comme peau de chèvre, nos routes ne sont pas refaites, ni nos caniveaux nettoyés, ni nos montagnes d'ordures ramassées. Voilà ce qu'on appelle en français de France une République bananière !

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<strong>Les Maliens seraient encore heureux si la pluie de milliards dont on les soulagés avait permis de garder Kidal et environs</strong>.

Mais que non ! Ces zones restent contrôlées par une poignée de bandits enturbannés, sans que l'état-major ait d'autre ressource que de contempler les murs et de prendre du thé vert de...Malte. Doit-on en déduire que la faramineuse quincaillerie militaire commandée à <em>"Guo Star SARL"</em> et consorts a été abandonnée aux groupes armés ? En tout cas, nul ne doit plus s'étonner de voir nos troupes perdre toutes les guerres au nord: notre ministère de la Défense est trop occupé à faire des montages financiers pour s'amuser à dresser des plans de bataille. J'ai un petit regret cependant: nos soldats qui, le 21 mai 2014, n'ont dû leur salut qu'à l'agilité de leurs jambes, n'ont même pas eu le temps de dormir une seconde dans les fameux <em>"équipements de couchage" </em>commandés à leur intention ! L'histoire ne dit d'ailleurs pas s'il s'agissait de lits à dix places dotés de spongieux matelas <em>"Fofy"</em>!

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<strong>Le plus drôle, c'est que Ladji Bourama avait répété sur tous les toits qu'il n'y aurait pas, sous son mandat, de gâteau à partager. </strong>

Il a eu tort: de bonnes âmes viennent de transformer notre beau pays en véritable supermarché <em>"Mali Gâteau libre Service S.A.".</em> Bien sûr, la justice ne met aucune hâte à leur mettre le grappin dessus. Ces prétendus <em>"ingénieurs financiers"</em>, du haut de nos milliards engloutis, ont le toupet d'inonder la presse d'articles tapageurs au lieu de re réfugier dans l'Azawad où les tribunaux maliens ont fermé et oàù, moyennant une rançon, ils pourraient passer tranquillement le restant de leur vie. Il est vrai que la justice ne s'intéresse qu'au menu frétin (les trafiquants de boeufs et de parcelles, par exemple) et que plus on mange gros, plus on s'immunise contre les mandats d'arrêt ou de dépôt. Il est vrai également qu'il n'y a pas lieu d'emmerder de simples mangeurs de milliards quand des jihadistes coupeurs de mains et des criminels séparatistes sont libérés par camions entiers. Pauvre pays !

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Magouilles géantes au sommet : Le Vérificateur général dit tout comment le Bvg a été commis</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/magouilles-geantes-au-sommet-verificateur-general-dit-comment-bvg-ete-commis-617442.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Nov 2014 02:45:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_186769" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/12/amadou-ousmane-toure-vegal-verificateur-general.jpg"><img class="size-full wp-image-186769" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/12/amadou-ousmane-toure-vegal-verificateur-general.jpg" alt="Mali : carton rouge pour la corruption !" width="310" height="303" /></a> Amadou Ousmane Touré-vegal-[/caption]

<strong><em>Le BVG a initié la vérification de la conformité et de la performance de l'acquisition d'un avion et de matériels militaires d'habillement, de couchage, de campement et d'alimentation ainsi que de véhicules et pièces de rechange. La vérification, qui fait suite à la saisine du BVG par le Premier Ministre suivant lettre n°358/PM-CAB du 10 juin 2014, intervient en vertu de l'article 2 de la loi n°2012-009 du 8 février 2012 remplaçant la loi n°03-030 du 25 août 2003 qui institue le BVG.</em></strong>

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<strong>OBJET DE LA VERIFICATION</strong>

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Selon l'article 3 du décret n°2014-0280/P-RM du 25 avril 2014 fixant les attributions des membres du gouvernement, le ministre de la Défense la programmation et la réalisation des besoins des armées en personnels et équipements ainsi que l'acquisition et la gestion des infrastructures. A cet effet, le ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maiga, a effectué, de novembre 2013 à février 2014, des dépenses pour l'acquisition d'un aéronef et la fourniture à l'armée malienne de matériels. La vérification du BVG vise à s'assurer de la conformité des acquisitions relatives à <em>"l'avion présidentiel"</em> et à la fourniture de matériels militaires. Elle vise aussi à vérifier si le ministre a respecté les critères d'économie et d'efficacité dans le cadre des contrats.

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<strong>PERTINENCE DE LA VERIFICATION</strong>

Depuis janvier 2011, le Mali est plongé dans une crise sécuritaire ayant conduit à l'occupation du nord par des groupes terroristes. La situation s'est détériorée en janvier 2013, obligeant les autorités de la transition à solliciter l'aide de la France pour rétablir son intégrité. En réponse à cette demande, des opérations militaires furent lancées le 11 janvier 2013 dans le cadre de <em>"l'Opération Serval",</em> conduite par la France, à l'appui des forces africaines et maliennes. Les impératifs de dotation de l'armée ont servi de motif au ministère de la Défense pour mettre en place une politique d'équipement. Ainsi, le gouvernement effectua en 2014 des acquisitions d'un montant total de 87,7 milliards de FCFA dont 18,5 milliards pour l'acquisition d'un aéronef destiné au Président de la République et 69,18 milliards pour des équipements militaires. Pour ces acquisitions, il fut fait recours à l'article 8 du Décret n°08-485/PRM du 11 août 2008 portant Code des Marchés Publics. Vu l'insuffisance des ressources budgétaires pour les achats projetés, le ministre de la Défense a établi un protocole d'accord pour la fourniture d'équipements avec des modalités de paiement pluriannuel. Ces dépenses extra-budgétaires furent mal appréciées par certains Partenaires Techniques et Financiers. Le gouvernement a donc saisi le BVG pour vérification.

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<strong>METHODOLOGIE DE LA VERIFICATION</strong>

<strong> </strong>La vérification a été mené conformément au Guide d'audit du secteur public approuvé par l'Arrêté n°10-1251/MEF-SG du 11 mai 2010 du Ministre des Finances et à celui du BVG. La vérification a consisté à collecter des informations et documents à l'intérieur et à l'extérieur du pays, à analyser les textes légaux, à interroger les personnes concernées et à recouper les informations. Le principe du contradictoire fut observé: les résultats partiels des travaux ont été communiqués aux responsables concernés qui ont produit leurs observations.Une restitution finale des résultats de la mission fut effectuée le 8 septembre 2014 à la Primature. C'est le 15 octobre 2014, plus d'un mois après le délai légal, que le Ministre de la Défense à l'époque des faits a transmis ses observations écrites.

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<strong>IRREGULATITES CONSTATEES </strong>

<strong>* Non expression des besoins avant acquisition</strong>. Le Ministère de la Défense a effectué les deux acquisitions (celui de l'avion et des équipements militaires) en l'absence de toute expression de besoins préalablement et formellement définie. Or, les alinéas 1 et 2 de l'article 29 du décret n°08-485/P-RM du 11 août 2008 portant Code des Marchés Publics disposent: <em>"La nature et l'étendue des besoins sont déterminées avec précision par les autorités contractantes avant tout appel à la concurrence ou toute procédure de négociation par entente directe. Le marché public ou la délégation de service public conclu par l'autorité contractante doit avoir pour objet exclusif de répondre à ces besoins."</em>. L'article 28 du décret dispose que les autorités contractantes doivent élaborer des plans prévisionnels annuels de passation des marchés publics sur la base de leur programme d'activités et en cohérence avec les crédits qui leur sont alloués. Les marchés doivent, au préalable, être inscrits dans ces plans, à peine de nullité. Afin de savoir si les acquisitions effectuées par le Ministère de la Défense correspondent à des besoins préalablement définis, le BVG a examiné les dossiers fournis à l'appui du protocole d'accord relatif à la fourniture de matériels militaires et du contrat d'acquisition de l'avion. Il a constaté que la fourniture de matériels n'a pas fait l'objet d'expression de besoin formelle. L'absence d'expression des besoins rend difficile l’appréciation de la pertinence de la commande et l'effectivité des biens acquis. De plus, en l'absence d'un <em>"Cahier des Clauses Techniques Générales" </em>précisant les spécifications des commandes, l'autorité contractante ne dispose d'aucun moyen légal pour rejeter des livraisons non-conformes.

&nbsp;

Par ailleurs, le plan de passation des marchés transmis par le Ministre de la Défense au BVG ne prend pas en compte l'acquisition de l'aéronef et des matériels militaires. Par conséquent, ces acquisitions devraient être frappées de nullité.

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<strong>* Absence de crédits budgétaires préalables aux acquisitions</strong>. Le Ministre de la Défense ne s'est pas assuré de l'existence de crédits budgétaires avant de lancer les deux acquisitions (celui de l'avion et des équipements militaires). Or, l'alinéa 3 de l'article 29 du décret n°08-485/P-RM du 11 août 2008 portant Code des marchés publics dispose que <em>"le lancement d'une procédure de passation de marché public est subordonné à l'existence de crédits budgétaires suffisants et au respect des règles organisant les dépenses des autorités contractantes"</em>.

Ni le protocole d'accord, ni le contrat d'acquisition de l'aéronef ne comportent d'indication budgétaire prouvant la disponibilité de crédits avant leur conclusion. Le paiement du montant des deux acquisitions en l'absence de crédits disponibles viole la Loi de Finances.

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>* Dérogation irrégulière par le ministre de la Défense au Code des marchés publics.</strong> Le Ministère de la Défense ne dispose d'aucun texte lui permettant un recours à des procédures dérogatoires au Code des marchés publics, mais il bénéficie de dispositions dudit Code qui lui garantissent, tout en respectant le mode de passation approprié en l'espèce, une confidentialité adaptée aux acquisitions. Dans le cadre des deux acquisitions, le Ministre a passé par entente directe, sans aucune motivation formelle, un mandat à une société dénommée<em> "Conseiller du Gouvernement", </em>un protocole d'accord pour la fourniture de matériels militaires et un contrat d'acquisition d'aéronef. Or, l'article 42.2 du Code des marchés précise : <em>"Le recours à tout mode de passation</em> <em>autre que l'appel d'offres ouvert doit être exceptionnel, justifié par l'autorité contractante et être autorisé</em> <em>au préalable par la Direction Générale des Marchés Publics ".</em>

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>* Non contrôle des prix par le ministre de la Défense</strong>. Le ministre de la Défense n'a effectué aucun contrôle de prix spécifique ni exigé la fourniture d'un document de nature à permettre l'établissement des coûts de revient conformément aux dispositions de l'entente directe prévues à l'article 49.3 du Code des marchés publics.

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>* Rédaction illégale de contrats en anglais.</strong> Selon le ministre de la Défense, seule la version anglaise du contrat d'acquisition de l'avion existe. Aucune traduction en français, langue officielle du Mali, n'a été faite. En passant et en réglant un marché d'acquisition avec des documents non écrits et signés dans la langue officielle, le ministre de la Défense et celui des Finances ont exposé la justification et la comptabilisation des deniers publics à un risque de non-contrôle administratif et juridictionnel. Cette situation est de nature à rendre les acquisitions nulles et non avenues. En effet, l'article 25 de la Constitution du Mali dispose : <em>"Le français est la langue d'expression officielle"</em>. L'article 50 du Code des marchés indique: <em>"Les documents relatifs à la passation d'un marché, notamment, les dossiers d'appel d'offres, documents constitutifs du marché… sont rédigés en langue française, seuls les textes rédigés en langue française faisant foi. Les offres sont soumises en langue française sauf indication dans l'avis et le dossier d'appel d'offres donnant la possibilité de remettre une offre dans une autre langue"</em>.

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>* Recrutement illégal d'un <em>"conseiller du gouvernement"</em> par le ministre de la Défense.</strong> Le recrutement d'un consultant dénommé <em>"Conseiller du Gouvernement "</em> par le Ministre de la Défense dans le cadre de l'acquisition de l'avion, en dehors de toute procédure de passation, viole l'article 39 du Code des marchés publics. Le consultant fut ciblé et retenu dans des conditions non transparentes puisque jouissant du privilège d'être l'Administrateur-Général de la Société <em>"Afrijet Business Service",</em> qui était prestataire de services à la Présidence de la République dans le cadre de la location d'un avion comme constaté à travers le mandat de délégation n°9563 du 19 décembre 2013 relatif à la prise en charge des frais de location d'un avion <em>"Global Express"</em>. Il en résulte un conflit d'intérêts en ce qui concerne le choix de ce consultant. Le montant payé au <em>"Conseiller du Gouvernement" </em>dans ce cadre est de 1. 028. 039 063 FCFA. Or, le gouvernement dispose de structures comme le Ministère des Transports et l'Agence Nationale de l'Aviation Civile pouvant appuyer une telle opération, mais qui n'ont pas été mises à contribution. Le recours à ces services aurait permis de faire des économies sur le coût d'acquisition de l'avion.

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<strong> </strong>

<strong>* Passation illégale, par le ministre de la Défense, de 2 contrats ayant le même objet</strong>. Le BVG a constaté l'existence de deux protocoles d'accord signés tous deux le 11 novembre 2013, l'un par Sidi Mohamed Kagnassy et l'autre par Amadou Kouma pour le compte de la même société: <em>"Guo Star".</em> Kagnassy, habilité par la Présidence de la République du Mali à travers le mandat n°0001/D.CAB-PR du 5 novembre 2013 pour <em>"traiter avec tout fournisseur ou intermédiaire que ce soit, des affaires d'équipement des forces de défense et de sécurité maliennes"</em>, n'a aucun lien avec <em>"Guo Star",</em> comme cela ressort des statuts de cette société.

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<strong>* Choix de fournisseurs non qualifiés par le ministre de la Défense</strong>. L'alinéa 1 de l'article 5 de l'Arrêté n°09-1969/ME fixant les modalités d'application du Code des marchés publics dispose que <em>"Tout candidat à un marché public, quelle que soit la procédure de passation des marchés employée, doit justifier de ses conditions d'éligibilité aux marchés publics et de ses capacités juridiques, techniques, financières et de production requises pour exécuter le marché".</em> En l'espèce, le Ministre de la Défense a retenu des candidats n'ayant pas les capacités requises pour assurer l'acquisition de l'aéronef et la fourniture de matériels militaires. Par conséquent, le fournisseur n'a pu honorer son engagement de mobiliser l'intégralité du financement comme stipulé à l'article 20 du protocole d'accord. Or, par lettre n°042/MEFB-SG du 17 janvier 2013, le ministre des Finances avait attiré l'attention de celui de la Défense sur la nécessité de respecter les dispositions légales en matière d'exécution du budget, notamment les conditions relatives aux capacités financières, techniques et juridiques du titulaire du marché.

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<strong>* Passation, par le ministre de la Défense, de marchés dépassant sa compétence légale</strong>.

Le BVG a investigué, en dehors du Mali, auprès de <em>"brockers" </em>(personnes servant d'intermédiaires pour des opération financières) spécialisés afin d'obtenir le coût d'un aéronef d'occasion de même type que celui acquis par le Mali. Il en résulte que le prix de cession varie entre 30 et 40 millions de dollars. Le ministre de la Défense a passé des contrats d'acquisition d'un avion (17,5 milliards de FCFA sans les frais) et de matériels militaires (69,1 milliards de FCFA) qui sortent de sa compétence légale en matière d'approbation. En approuvant ces contrats, le ministre de la Défense a une usurpation de pouvoirs de nature à rompre la chaîne de responsabilités publiques en fonction desquelles s'organisent les autorités publiques; le ministre de la Défense a aussi exposé l'Etat à des risques d'exécution budgétaire majeurs. Ces actes du Ministre favorisent une accumulation des engagements financiers de l'Etat sans garantie de disponibilité des ressources. Pour résorber les conséquences de ces irrégularités, le gouvernement a restructuré, après paiement, la loi de finances 2014 pour faire face aux dépenses d'acquisition de l'aéronef.

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<strong>*Non respect des procédures d'enregistrement des contrats</strong>.

L'article 16 de l'Arrêté n°09-1969/MEF-SG du 6 août 2009 fixant les modalités d'application du Code des marchés publics définit le circuit d'approbation desdits marchés; ce circuit comprend le visa du contrôle financier ainsi que l'enregistrement au secrétariat général du gouvernement et aux Impôts. Or, le contrat d'acquisition de matériels militaires n'a pas reçu le visa du contrôle financier. Il n'a pas non plus acquitté les 3% d'impôts auxquels l'article 357 de la loi n°06-67 AN-RM du 1er décembre 2006 portant Code des impôts assujettit l'enregistrement de tout marché dont le prix est payé par l'Etat, les collectivités et les établissements publics à caractère administratif. Le visa du contrôle financier, également exigé par l'article 123 du décret n°97-192/P-RM du 9 juin 1997 portant règlement général de la comptabilité publique (en vigueur à l'époque des faits), est une condition de validité de la créance à laquelle le comptable public doit veiller avant tout paiement. L'article 22 de la Loi de Finances de 2014 dispose aussi que l'Etat ne doit payer aucune dépense exécutée avant le visa du Contrôleur Financier. Du fait que le contrat de matériels militaires n'a pas été enregistré au secrétariat général du gouvernement ni au service des Impôts, le Trésor Public fut privé de 2.075. 501. 894 FCFA de droits d'enregistrement et l'Autorité de Régulation des Marchés Publics de 345.916.982 FCFA de redevances.

Concernant le contrat d'acquisition de l'aéronef et celui du <em>"Conseiller de Gouvernement"</em>, le ministre de la Défense, par lettre du 27 décembre 2013, dit prendre en charge toutes les taxes, ce qui exonère le fournisseur de leur paiement. Ainsi, le Trésor public fut privé de 557.591.542 FCFA de droits d'enregistrement et l'Autorité de Régulation de 92.931. 924 FCFA de redevances.

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<strong>* Absence de mentions obligatoires dans les contrats.</strong>

Le protocole d'acquisition des matériels militaires ne comporte pas toutes les mentions obligatoires d'un contrat de marchés publics: le numéro d'inscription au registre du commerce, le numéro d'identification fiscal, la référence aux articles du Code des marchés en vertu desquels le marché fut conclu, l'imputation budgétaire et la date de notification.

En outre, les documents contractuels ne sont pas joints au protocole : lettre de notification du marché, bordereau des prix unitaires, des quantités et des factures <em>proforma</em>. Sans ces documents, il est difficile d'apprécier le respect des délais contractuels.

Les clauses du protocole ne garantissent pas l'efficacité de l'exécution du marché car les éléments constitutifs du marché n'y figurent pas, tels que:

- l'acte d'engagement du titulaire du marché de lutter contre la corruption;

- le cahier des clauses techniques où les spécifications des fournitures sont définies;

- le calendrier d'exécution pour vérifier l'exécution du marché dans le délai;

- l'obligation de discrétion permettant d'assurer la protection du <em>"secret-défense"</em>;

- le délai de livraison des fournitures;

- la retenue de garantie afin d'exiger du titulaire du marché le respect de la garantie d'un an fournie sur les véhicules et pièces de rechange, à compter de la date de réception par l'acheteur;

- la garantie de bonne exécution dont l'autorité contractante dispose en cas de défaillance du titulaire du marché.

Le contrat d'acquisition de l'aéronef renferme les mêmes insuffisances. Il a été établi en défaveur de l'acheteur à tous égards. Cette situation résulte du mandat de recherche exclusif accordé au <em>"Conseiller du Gouvernement"</em>. En effet, ce mandat, signé le 22 décembre 2013, bien avant la signature du contrat d'acquisition de l'avion intervenue le 10 février 2014, prévoit en son article 3 le paiement d'une avance de 2 millions de dollars dans un compte-séquestre pour sécuriser le vendeur alors que le choix de l'appareil n'avait pas encore été effectué. Toutes choses contraires aux dispositions régissant les dépenses publiques. Le gouvernement s'engage dans le même mandat à prendre en charge les frais d'expertise de l'appareil dès confirmation, les frais d'ouverture des moteurs, les frais de déplacement du mandaté lors de l'expertise de l'appareil; les frais d'assurance de l'appareil au sol et en vol; les frais liés au vol de démonstration. Par conséquent, se pose la question de l'utilité du recrutement de ce conseiller dont l'efficacité ne ressort nullement dans le processus.

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<strong>* Violation, par le ministre de la Défense, des lois de Finances et de la comptabilité publique</strong>. L'article 50 du décret n°97-192/P-RM du 9 juin 1997 portant règlement général de la comptabilité publique dit que le ministre des Finances est l'ordonnateur principal du budget d'Etat. A ce titre, il prescrit l'exécution des recettes et des dépenses. L'article 34 du contrat d'acquisition de matériels militaires viole le décret. En effet, il stipule que les commandes seront exécutées <em>"hors toutes taxes"</em> alors que l'autorité contractante (le ministre de la Défense) ne dispose pas d'acte d'exonération signé par le Ministre des Finances. Le Ministre de la Défense a donc illégalement privé l'Etat de recettes. Pourtant, par lettre n°087 du 4 février 2013, le ministre des Finances lui avait rappelé que la nature des contrats ne saurait les dispenser des exigences en matière de fiscalité et qu'à cet effet, la TVA et les droits d'enregistrement restaient dus.

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<strong>* Violation, par le ministre de la Défense, des délais de paiement légaux</strong>. En étalant le paiement du contrat de matériels militaires sur deux exercices budgétaires violent l'article 15 de la loi n°96-060 portant Loi de Finances. Le planning de règlement de 50% en mai 2015 et 50% en mai 2016 n'ont pas, en effet, fait l'objet d'autorisation de programme par une loi.

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<strong>* Non immatriculation de l'avion au nom de l'Etat malien</strong>. Le ministre de la Défense a immatriculé l'aéronef comme propriété de la société <em>"Mali BBJ Ltd"</em> et non de l'Etat malien. De fait, l'article 83 bis de la Convention de Chicago signée à Montréal le 6 octobre 1980, relative à l'aviation civile internationale, indique qu'un avion ne peut être exploité que s'il est immatriculé et muni d'un certificat de navigabilité délivré par l'Etat d'immatriculation. L'immatriculation des aéronefs consiste à apposer sur l'aéronef des marques nationales ("TZ" pour le Mali) et communes constituées de 3 autres lettres pour les avions civils. Ces marques permettront d'identifier l'aéronef. L'immatriculation est matérialisée par un certificat qui vaut titre de propriété pour celui dont le nom y est inscrit. Les informations qui ont servi à immatriculer un avion sont inscrites dans un registre. Pour le faire identifier sur les écrans-radar, l'avion est doté un code transporteur correspondant à son immatriculation.

Afin de s'assurer que le transfert de propriété de l'avion au nom du Mali a été effectué, le BVG a demandé les documents d'immatriculation. Il en ressort que l'avion est propriété, non pas du Mali, mais de <em>"Mali BBJ Ltd"</em> car l'immatriculation, faite au nom de cette société, vaut titre de propriété. Pour des raisons non justifiées, le Ministre de la Défense a donné mandat, le 5 mars 2014, à un avocat afin de constituer la société <em>"Mali BBJ Ltd"</em> pour immatriculer l'avion sur le registre de l'aviation civile d'Aruba au nom de cette société et établir un contrat de bail pour l'exploitation de l'avion. Suite à la constitution de la société, le 7 mars 2014 à Anguilla (territoire britannique d'outre-mer), l'avion fut immatriculé le 25 mars 2014 au nom de <em>"Mali BBJ Ltd"</em> pour une période de 2 ans, à travers le certificat n°BVI-14/006. Un certificat de navigabilité n°BVL-14/006 fut délivré pour l'exploitation sur une période d'un an. Aucun document déterminant la gestion de <em>"Mali BBJ Ltd"</em> n'a été fourni au BVG. Le contrat de bail de l'avion fut signé pour un an, avec tacite reconduction, entre le Ministre de la Défense et <em>"Mali BBJ Ltd", </em>représentée par le patron de <em>"IMC Management Limited", </em>société inconnue. En outre, pour l'exploitation de l'avion, les autorités d'Aruba ont attribué une licence-radio n°RCS C 59093 à la société <em>"JETMAGIC LTD"</em> sise à St-Julian Malte. Une assurance fut souscrite par cette dernière avec <em>"AXA Corporate Solution":</em> la couverture de l'assurance exclut les dommages qui se produiraient au Mali. Bien que ce contrat de bail prévoie le paiement d'un loyer mensuel, ni son montant, ni les modalités de paiement ne sont précisés. Le Mali ne tire aucun bénéfice économique de ce montage.Sans oublier que pour chaque utilisation de l'aéronef par le Mali, les frais liés au fonctionnement et à l'équipage doivent être remboursés par le Mali.

Aucune disposition n'a été prise pour l'enregistrement de l'avion dans la comptabilité-matières du Mali. Par conséquent, bien que le gouvernement ait acheté l'aéronef, aucun document ne justifie son entrée dans le patrimoine de l'Etat. Le BVG n'a non plus reçu aucun document prouvant que la société <em>"Mali BBJ LTD",</em> qui bénéficie de l'immatriculation et de la jouissance de l'avion, appartient au Mali.

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<strong>* Paiements indus à des intermédiaires.</strong> L'article 3.1 du Code des marchés dispose que les procédures de passation des marchés publics sont soumises aux principes d'économie, d'efficacité et de transparence à travers la rationalité, la modernité et la traçabilité des opérations. Le BVG a constaté l'implication d'intermédiaires dont l'opportunité n'est pas démontrée. Le recours à ces intermédiaires a eu pour effet d'augmenter les coûts d'achat en violation des principes sus-indiqués. L'examen des documents d'acquisition de l'aéronef a permis de constater, en plus du vendeur, l'intervention d'une société fiduciaire et d'un <em>"Conseiller du gouvernement"</em>. Les montants payés à ces intervenants sont respectivement de 2.850.500 FCFA et de 1.028.039. 063 FCFA, soit un total de 1.030.899.563 FCFA. Les honoraires payés au conseiller, fixés à 5% du prix d'achat (avant même l'identification de l'avion), en plus de 300.000 dollars de frais de recherche de l'avion ont grevé son coût d'acquisition.

Dans le cadre du contrat de matériels militaires, le BVG a constaté, en plus des 2 signataires, l'intervention de 3 sociétés: <em>"Acmat", "Soframa SARL" et "Mag Force International"</em>. <em>"Mag Force" </em>et <em>"Soframa SARL"</em> ont l'habitude de fournir, sans intermédiaire, le Ministère de la Défense. <em>"Mag Force"</em> est aussi titulaire d'une partie des commandes effectuées (pour 10.174.123.966 FCFA). Par ailleurs, les frais bancaires engendrés par l'opération sont évalués à 2.128. 910. 667 FCFA au 31 décembre 2014. Au 31 mai 2016, si toutes les livraisons sont effectuées et les montants dus par l'Etat remboursés, les frais bancaires se chiffreront à 5.190. 697. 821 FCFA.

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<strong>* Non contrôle des prix.</strong> Le contrat de matériels militaires, signé par entente directe, n'a fait l'objet d'aucun contrôle des prix, en violation de l'article 49.3 du Code des marchés qui indique: <em>"Le marché précise les obligations comptables auxquelles le titulaire du marché sera soumis et notamment l'obligation de présenter ses bilans, comptes de résultats, ainsi que sa comptabilité analytique d'exploitation ou, à défaut de celle-ci, tous documents de nature à permettre l'établissement du coût de revient"</em>. Les éléments qui permettent la détermination des prix sur lesquels les négociations doivent porter, bien que cités comme documents contractuels à l'article 17 du Protocole d'accord, n'y figurent pas. Les factures proforma devant servir de base de négociation et de contrôle sont postérieures au protocole et au dévis estimatif. Les dates des factures proforma adressées, tantôt à Kagnassy et tantot à <em>"Guo Star",</em> datent du 24 novembre 2013 au 15 janvier 2014, alors que le dévis estimatif devant être établi sur la base de ces factures proforma date du 13 novembre 2013.

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<strong>* Octroi illégal d'une garantie par le ministre des Finances au titulaire du marché</strong>. L'article 85.1 du Code des marchés dispose: <em>"Les titulaires de marché sont tenus de fournir une garantie de bonne exécution lorsque la nature et le délai d'exécution du marché le requièrent, en garantie de la bonne exécution du marché et du recouvrement des sommes dont ils seraient reconnus débiteurs au titre du marché"</em>. De plus, selon l'article 20 du protocole de fourniture de matériels militaires, <em>"le financement du marché est mobilisé dans son intégralité par le fournisseur"</em>.

Le BVG a constaté que le titulaire du marché (<em>"Guo Star"</em>) n'a pu honorer son engagement contractuel de mobiliser le financement. Pour pallier à cette défaillance, le ministre des Finances a fourni une garantie de 100 milliards de FCFA à la banque du fournisseur pour financer le protocole. Or, dans le cadre d'un marché public, la garantie est fournie par le titulaire et non par l'autorité contractante (ministre de la Défense) ni, à fortiori, par une autorité qui n'est pas partie prenante au protocole (ministère des Finances).L' acte du ministre des Finances viole les principes de la commande publique.

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<strong>* Décaissements frauduleux au profit de <em>"Guo Star".</em> </strong>Sur les 15 milliards destinés à financer les <em>"frais d'approche"</em> liés au contrat de matériels militaires, 5 milliards furent mis en place dans le compte du titulaire du marché, <em>"Guo Star"</em>, le 11 février 2014, avant même l'octroi de la garantie étatique (28 février 2014) et avant la signature de la convention de prêt avec la Banque Atlantique (18 février 2014). 5 autres milliards y furent mis en place le 2 avril 2014. Sur ces 10 milliards, des opérations frauduleuses de 9.350.120. 750 FCFA ont été effectuées par <em>"Guo</em><em> Star"</em> et se décomposent comme suit:

- un virement de 4.200. 120. 750 FCFA effectué le 11 février 2014 sur un compte bancaire domicilié à Abidjan en faveur de la société <em>"Golden Rod Investissement"</em>, le jour même de la mise en place du crédit;

- les 12 et 13 février 2014, avant la fourniture de la garantie étatique (28 février 2014), deux retraits de 200 millions de FCFA chacun furent effectués en espèces par le comptable de <em>"Guo Star" </em>;

- le 2 avril 2014, un retrait de 500 millions en espèces fut effectué par la même personne et un virement de 4.250.000.000 FCFA fut exécuté au profit du <em>"Bureau Africain de Recherches Technologiques" (BART)</em>, domicilié à Abidjan: l'objet de cette société n'a aucun lien avec l'opération.

Aucune activité réelle ne justifie ces décaissements frauduleux.

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<strong>* Non respect par les fournisseurs de leurs obligations contractuelles</strong>. L'article 12 du protocole de fourniture de matériels militaires stipule que <em>"les matériels HCCA, véhicules et pièces de rechange fournis par Guo Star SARL à l'acheteur seront livrés HT CIP Bamako Incoterms 2010 (ICC Publication 600) conformément au planning de livraison tel que défini dans chaque bon de commande"</em>. L'article 15 du protocole stipule que le fournisseur informera l'acheteur dans les 30 jours avant la date de livraison, que les fournitures seront disponibles pour le test d'acception. L'acheteur désignera 2 inspecteurs pour réaliser les inspections de conformité. Les frais associés aux déplacements des inspecteurs seront à la charge du fournisseur. L'article 30 du protocole stipule que si le retard de livraison excède 15 jours, l'acheteur se réserve le droit de résilier le contrat.

Or, contrairement à l'article 12 du protocole, le bon de commande unique établi pour l'ensemble des fournitures objet du marché ne comporte pas de délai de livraison. Les programmes de livraison fournis par les sociétés de fabrication, qui ne sont pas parties prenantes au protocole, n'ont pas été respectés, bien que la livraison hors délai soit un motif de résiliation.

En outre, les inspections devant se tenir avant les expéditions n'ont été que partiellement réalisées. En effet, le Directeur du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées a effectué une visite d'inspection sur le site du fabricant des véhicules et pièces de rechange. La visite n'a pas concerné la totalité des commandes objet du protocole. Le Directeur du Commissariat des Armées n'a pas, lui, effectué de déplacement alors que les expéditions avaient été entamées. Malgré tout, le Ministre de la Défense a fourni, le 24 avril 2014, à la banque de <em>"Guo Star" </em>3 attestations de conformité portant sur l'ensemble des commandes objet du protocole alors qu'aucun rapport d'inspection n'avait été élaboré par ses services techniques.

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Concernant le contrat d'acquisition de l'avion, le point 3.1 stipule que l'acheteur est redevable du coût de contrôle pré-acquisition (inspection). Ce contrôle inclut un vol d'essai effectué par le pilote du vendeur en présence de 4 représentants de l'acheteur. Le point 4.5 du contrat stipule que l'acheteur devra donner instruction pour payer, par virement bancaire, le prix d'acquisition assorti des éventuels coûts de vol qui n'auraient pas été payés. Or, aucun représentant du gouvernement n'a participé à l'inspection de l'avion ni au vol d'essai, bien que disposant de structures compétentes.Il a été fourni au BVG un rapport d'inspection produit par <em>"Amac Aerospace",</em> mais aucun document n'est produit relativement aux conditions de recrutement de cette société. Ainsi, le gouvernement a payé 329. 548. 538 FCFA à <em>"Sky-Colour"</em> pour des frais d'inspection, d'immatriculation, honoraires d'avocat, frais relatifs à l'armement de l'avion, à la maintenance, à la peinture et à l'achat de fuel pour convoyage de l'appareil à Bamako, alors que cette société ne dispose d'aucun contrat avec le gouvernement pour ces prestations.

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<strong>Texte résumé par Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Votre journal avait bien raison:  Les groupes armés renoncent a leur projet de fédéralisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/journal-avait-bien-raison-les-groupes-armes-renoncent-projet-federalisme-603952.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Oct 2014 14:33:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/Alger-negociation.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-509662" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/Alger-negociation.jpg" alt="Début de négociations à Alger : Le nord entre autonomie et régionalisation" width="620" height="463" /></a>Dans notre livraison n° 271 du 13 octobre 2014, nous vous révélions que les groupes armés du nord, sous la pression de l'Algérie, avaient abandonné le projet de fédération concocté par le MNLA. Nous précisions que l'Algérie, au vu de projet fédéral, avait ordonné de le retirer des débats et menacé le MNLA, qui rouspétait, de le faire tailler en pièces par le HCUA et les Arabes, proches d'Alger. </em></strong>

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Nos informations se vérifient à présent car au sortir du 3ème round des pourparlers, un document de travail a été remis par le médiateur algérien aux parties le 25 octobre 2014. Selon le ministre malien des Affaires Etrangères, Abdoulaye Diop, dont les propos sont repris par RFI, <em>"le document qui nous est proposé ne parle pas de fédéralisme ni d’autonomie... Pour nous, c’est une donnée importante... Le document peut constituer une bonne base pour discuter d’un pré-accord"</em>. Abdoulaye Diop ajoute que l’armée nationale doit <em>"contenir tous les fils du pays", </em>ce qui vient confirmer dans le principe une autre de nos révélations antérieures: à savoir que les groupes armés demandent 3.000 postes dans l'armée malienne dont 100 postes d'officiers généraux.

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La Rédaction]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Somilo pollue le village de Djidjan : ses journalistes de propagande  confondus par les faits</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/somilo-pollue-village-djidjan-ses-journalistes-propagande-confondus-les-faits-604022.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Oct 2014 13:00:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/tuyau-cyanure-Somilo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-575222" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/tuyau-cyanure-Somilo.jpg" alt="Les villageois de Didjan menacés de mort" width="610" height="459" /></a>Dans notre parution n° 272 du 20 octobre 2014, nous révélions que la compagnie minière </strong><strong>"SOMILO"</strong><strong>, filiale de "Randgold Resources", avait engagé des journalistes pour étouffer le scandale né de l'éclatement de ses tuyaux de cyanure en plein village de Djidjan. Ayant refusé de prendre part au voyage en avion suscité et financé par Randgold sur le site de Djidjan, nous avons poursuivi, comme promis, notre propre enquête et apportons, ci-dessous, des répliques aux articles de propagande publiés.</strong></em>

<strong> </strong>

Le voyage à Djidjan fut organisé et financé par <em>Randgold Ressources.</em> Outre les journalistes choisis pour l'occasion, et qui avaient sans doute accepté d'avance le principe de la propagande, la délégation transportée à Djidjan comprenait le directeur régional de la Géologie et des Mines de Kayes, Abou Guissé; le sous-préfet de Kéniéba, Amadou Maiga; le directeur régional de la Protection Civile de Kayes, Tiécoura Samaké; la directrice régionale du Contrôle des Pollutions et des Nuisances de Kayes, Aissata Cissé; le directeur de l'Urbanisme et de l'Habitat de Kéniéba, Demba Nassoko.De retour de cette mission de 24 heures, les journalistes, apparentés à plusieurs organes de presse écrite, se sont fait un plaisir de relayer les explications que leur auraient données des membres de la délégation.

<strong>Ainsi, le directeur général de la SOMILO, Chiaka Berthé, déclare à l'un des journalistes de faction que lorsque l'information sur les tuyaux percés a fait le tour du Mali, sa société <em>"a décidé d'inviter tous les services publics de Kayes pour constater les vrais faits"</em>.</strong>

<strong> </strong>

Il y a lieu d'objecter au patron de la SOMILO que les <em>"vrais faits"</em> dont il parle doivent, si l'on veut respecter l'objectivité, être <em>"constatés"</em> par des fonctionnaires d'Etat envoyés en mission d'Etat aux frais de l'Etat, ce qui, en l'occurrence, est loin d'être le cas. Le directeur de la SOMILO sait-il, au moins, qu'un fonctionnaire public qui accepte le moindre cadeau, ou la moindre faveur dans l'exercice de ses fonctions, tombe sous le coup de la loi pénale ?

<strong>Les mêmes articles de propagande relatent qu'aux dires du sous-préfet de Kéniéba, Amadou Maiga, et du chef du village de Djidjan, Mogotafing Sissoko, <em>"le cyanure n'a jamais tué ni un poulet ni un homme" </em>au village</strong>. Pourtant, contrairement aux confrères nourris et blanchis par la SOMILO, nous avons interrogé plusieurs ressortissant de Djidjan qui affirment que près du grand collecteur de cyanure auquel sont reliés les tuyaux de cynaure qui traversent le village, des animaux domestiques meurent régulièrement d'intoxication et sont enterrés en catimini. Si les médecins locaux n'ont pas les moyens scientifiques de prouver des décès humains directement dus au cyanure, ils affirment cependant que chez plusieurs personnes surviennent des maladies (suffocations, maux de ventre, de tête, etc.) dont le relation avec le cyanure et la poussière ne fait pas de doute. Les sources médicales que nous avons interrogées expliquent que lorsque les tuyaux se percent et que le cyanure coule, des traces restent au sol; la poussière qui s'en dégage est peu à peu respirée par les passants qui tombent malades.

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<strong>Le chef de village de Djidjan, pour avoir confié aux journalistes de propagande qu'aucune pollution ne sévit au village, fait aujourd'hui l'objet d'une forte colère des populations</strong>. Très remontées contre lui, elles ont songé à le chasser du village mais des sages leur ont fait valoir que la chefferie repose, non sur une légitimité populaire, mais sur les traditions locales et qu'en les violant, on plongerait le village dans le chaos. Les habitants que nous avons joints rappellent que la première lettre de protestation des villageois contre les fréquentes fuites du cyanure des tuyaux avait été déposée par le maire et le chef de village lui-même. En outre, quand, en 2013, le candidat Ibrahim Boubacar Kéita s'est rendu à Djidjan lors de la campagne, les populations, chef de village en tête, lui ont montré les tuyaux de cyanure qui traversent le village: IBK a alors promis, s'il était élu, de faire dégager les dangereux tuyaux. Pourquoi le chef de village effectue-t-il, à présent, un revirement à 180 dégrés ? L'explication coule de source: après avoir déposé la première lettre de protestation, il a vu la SOMILO renvoyer 6 travailleurs proches du chef de village. Revenu à de meilleurs sentiments, celui-ci perçoit de la SOMILO une gratification financière mensuelle. Jusqu'à une période récente, le chef de village de Djidjan et ses pairs des villages voisins étaient invités, chaque vendredi, à un copieux repas offert par la SOMILO.

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<strong>Falaye Sissoko, conseiller municipal de Djidjan, raconte à l'un des journalistes de propagande: <em>"Si quelqu'un devait mourir de cyanure, ce serait moi!"</em></strong>. Ce que Falaye ne dit pas, c'est qu'il commercialise de manière habituelle le cyanure ainsi qu'il l'avoue lui-même au journaliste qui l'a interviewé; il a donc intérêt à vanter ce produit toxique.

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<strong>Boubacar Guissé, directeur régional de la Géologie et des Mines de Kayes, raconte à l'un des journalistes de propagande que les technologies sanitaires sont maîtrisées par la SOMILO</strong>. Bizarre ! Comment saluer la <em>"maîtrise technologique" </em>d'une société qui, contre les règlements, fait cohabiter les paisibles populations avec des tuyaux de cyanure ? Les opérateurs miniers qui <em>"maîtrisent la technologie"</em> font toujours en sorte que les tuyaux ne traversent pas un village et que la poussière n'étouffe pas les villageois: on constate ces précautions à Siama ou à Sadiola.

<strong>Fassara Kéita, chef de village de Loulo, déclare aux propagandistes que tous les chefs des villages environnants sont consultés par SOMILO lors des prises de décisions.</strong> Rien n'est plus faux. En effet, Fassara est démenti par la directrice régionale de l'Assainissement de Kayes, Aissata Cissé, qui, au terme de la mission à Djidjan, a expliqué que les populations paniquaient car non averties des travaux de la mine. Elle a souhaité que l'information des populations soit désormais effective.

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<strong>Insuffisances rédactionnelles </strong>

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Les articles de propagande ne contestent pas l'éclatement des tuyaux de cyanure. Pis, ils ne citent le témoignage d'aucun villageois, à l'exception du chef du village. Pourtant, à notre sens, tout journaliste qui vient s'enquérir de l'avis des villageois devrait interroger au moins deux ou trois villageois ordinaires! Si les propagandistes l'avaient fait, ils auraient appris que les villageois avaient interpellé de vive voix le président IBK lors du forum des orpailleurs tenu à Bamako du 18 au 21 septembre 2014. En réponse, IBK a assuré aux villageois n'avoir pas oublié sa promesse de faire déplacer les tuyaux de cyanure qui traversent Djidjan. Une lettre adressée par les villageois au Premier Ministre Moussa Mara a reçu une réponse signée du chef de cabinet de la primature, Abraham Bengaly : le Premier Ministre y affirme avoir écrit au ministre de l'Environnement pour régler le problème des tuyaux posés à Djidjan. De plus, depuis l'installation de l'usine de la SOMILO à Loulo, sisqe à 2 km de Djidjan, une foule de prostituées opère dans la zone. Lors d'un meeting de protestation tenu à Djidjan, en septembre 2014, contre les fréquents éclatements des tuyaux, la représentante des prostituées s'est plainte publiquement de la <em>"perte de clients" </em>due à la menace des tuyaux. Quant à nous, nous publions régulièrement les tuyaux de cyanure éclatés. Par ailleurs, ce sont nos articles qui ont provoqué la réaction de la SOMILO qui, auparavant, n'opposait aux plaintes des villageois qu'un mépris souverain. Enfin, depuis le 25 octobre 2014, la SOMILO a dépêché une équipe chargée de travaux sur les tuyaux.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Comment la fièvre Ebola est arrivée au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/comment-fievre-ebola-arrivee-au-mali-604042.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Oct 2014 11:46:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/Sida-Ebola.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-463302" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/Sida-Ebola.jpg" alt="Pourquoi ne pas le dire ?: Du SIDA à l’Ebola : que vont devenir les pauvres pays Africains?" width="280" height="210" /></a> Le vendredi 24 octobre 2014, le Mali a enregistré sa première victime de la fièvre hémorragique Ebola. Agée de 2 ans, la victime, Fanta Kondé, était rentrée au Mali, accompagnée de sa grand-mère, de la Guinée-Conakry, pays fortement touché par l'épidémie. La grand-mère s'était rendue pour des condoléances en Guinée après le décès du père et de la mère de Fanta. En retournant au Mali, la vieille dame a ramené le bébé orphelin. Elle a quitté la Guinée le 19 octobre 2014, effectué une escale de deux heures à Bamako, au quartier populeux de Bagadadji, près de l'ancienne mosquée, avant de continuer sur Kayes. Lors du passage à Bagadadji, la grand-mère et la fillette ont pris une douche et un repas. </em></strong>

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<strong>La terrible maladie avait commencé à se manifester chez l'enfant depuis la Guinée: sensations de froid, fièvre, douleurs, vomissements...</strong> La grand-mère a donné à la malade du sirop de paracétamol pour faire baisser la fièvre et lui a mis du coton dans les narines afin d'arrêter les saignements du nez. Au service de pédiatrie de l'hôpital régional de Kayes, trois analyses de sang ont été effectuées sur la petite malade : une goutte épaisse pour rechercher le microbe du paludisme; un test Vidal pour rechercher le germe de la typhoïde et un autre test pour savoir la formule sanguine. Les résultats des analyses établirent que l'enfant ne souffrait pas de palu mais développait une typhoïde. A l'examen physique, l'enfant présentait cependant des signes cliniques inquiétants: température corporelle élevée (39 dégrés); saignements de nez, selles noirâtres, toux persistante. Ces signes, combinés au fait que le bébé venait de Guinée ont fait suspecter la fièvre à virus Ebola. Toutes ces informations ont été livrées sur <strong>facebook</strong> par le médecin de Kayes qui a personnellement examiné la malade.

<strong> </strong>

<strong>Le département de la Santé, à travers sa cellule de communication, confirme le séjour de la malade à Bamako mais dément les rumeurs faisant état d'un passage à l'hôpital Gabriel Touré, le plus fréquenté de Bamako.</strong> On assure, au ministère, que toutes les personnes avec lesquelles la malade a pu entrer en contact sont aujourd'hui placées sous surveillance afin d'empêcher qu'elles entrent, elles aussi, en contact avec d'autres personnes, ce qui propagerait le virus de manière incontrôlée. La surveillance, qui concerne une cinquantaine de personnes, durera le temps de la période maximale d'incubation du virus : 21 jours. Comment la malade a-t-elle pu échapper à la vigilance de l'équipe médicale postée à la frontière Mali-Guinée ?

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<strong>Après la confirmation du premier cas d'Ebola au Mali, un avion du service aérien humanitaire des Nations Unies (UNHAS) a livré à Kayes une tonne de fournitures médicales pour le compte de l'Organisation Mondiale de la Santé.</strong> UNHAS, géré par le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM), a dépêché ce vol spécial de la capitale du Libéria, Monrovia, vendredi soir; les fournitures médicales concernées sont, entre autres, des équipements de protection, des gants, des masques faciaux et des seaux. Réagissant à l'irruptrion du virus au Mali, la Mauritanie a fermé ses frontières avec notre pays. Rappelons que la fièvre Ebola a déjà frappé 10. 000 personnes dans le monde avec un taux de décès de 50%.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique: Boubèye ou la stratégie du déluge universel</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-boubeye-strategie-du-deluge-universel-603992.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Oct 2014 11:31:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_329282" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Boubeye.jpg"><img class="size-full wp-image-329282" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Boubeye.jpg" alt="Soumeïlou Boubeye Maïga" width="610" height="345" /></a> Soumeïlou Boubeye Maïga[/caption]

<strong>Pour échapper à la mauvaise corde qu'on lui prépare là-haut, à Koulouba, l'ancien ministre de la Défense se défend pied à pied, </strong><strong>tel un combattant azawadien. Sa stratégie ? Celle de la terre brûlée et du déluge universel...</strong>

<strong> </strong>

Soumeylou Boubèye Maiga a du flair à revendre. Du flair, il en faut beaucoup, en effet, pour détecter, tel un drone-radar américain, la direction des vents porteurs de soupe et venir poser sa valise de nomade politique chez le candidat Ladji Bourama dès les premières lueurs de l'année 2013. Premier transhumant arrivé, premier servi: Boubèye rafle le ministère de la Défense alors que les nomades retardaires, qui avaient perdu leur temps à lorgner de gauche à droite, se retrouvent le bec dans l'eau. Boubèye aurait probablement arraché la primature s'il entendait quelque chose aux chiffres économiques mais, hélas !, il a toujours gratté du papier ou espionné. Mais il ne perd pas trop au change: le ministère de la Défense est un gigot bien gros et bien gras; secret-défense aidant, les inspecteurs, contrôleurs et consorts n'y mettent jamais le nez.

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<strong>Pour mériter (et consolider) sa somptueuse croûte - du pain au raisin agrémenté de lait <em>Nido</em> -, notre grand homme sort le bâton, et quel bâton ! </strong>En deux petits mois, il liquide les ex-putschistes du CNRDRE qui, tapis dans leur quartier général de Kati, pensaient effrayer Bamako où, par le passé, ils laissaient (ou faisaient) allègrement bastonner les présidents intérimaires. Cet exploit permet à Ladji Bourama de mesurer tout le savoir-faire de son super-ministre et d'égrenner son chapelet en paix, sans craindre l'intrusion d'un quelconque capitaine ou général aux commandes de son cher bateau.

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<strong>Mais s'il y a une chose que Boubèye déteste, c'est de servir de mouton de Tabaski.</strong> Son petit doigt lui dit (et il dit vrai, en général!) qu'un mouton de Tabaski ne se réveillera plus sur terre et n'a pas de garantie particulière d'accéder au Paradis d'<em>Allah soubhana wa taala</em>. C'est pourquoi il suffit d'agiter un couteau, même plastique, sous les yeux de Boubèye pour qu'il fasse un vacarme de tous les diables, un brouhaha digne de <em>"Bob Marley and the Wailers"</em>. On en eut un avant-goût quand, le 21 avril 2014, l'armée malienne fut chassée de la ville de Kidal à coups de turban et de gourdin. Ladji Bourama, qui ne voulait pas se débarrasser de Moussa Mara, fraîchement nommé à la primature, enfonça de vive force sur la tête de Boubèye l'épineux chapeau de la défaite en le renvoyant, sans sommation, du gouvernement. On entendit alors, dix mille kilomètres à la ronde, les hauts cris du ministre déchu. Sur les ondes de <em>"RFI"</em>, il déclarait détenir des SMS compromettants sur ceux qui ont ordonné l'attaque de Kidal (sous-entendu Ladji Bourama ou Moussa Mara) et exigeait la formation d'une commission parlementaire d'enquête sur les événements. Aux dernières nouvelles, les membres de ladite commission, en bons élus nationaux, dorment comme des loirs. Voyez-vous, un député, sous nos cieux, ça vote des deux mains et ça se tait, n'est-ce pas ?

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<strong>A présent, Boubèye craint comme le virus Ebola de devoir porter un tout nouveau chapeau: celui des marchés douteux du Boeing présidentiel et des armements</strong>. Or il semble bien que dans les forges de Koulouba, où réside le plus illustre des Tisserands, un très méchant chapeau soit en phase de finition avec l'étiquette <em>"Soumeylou Boubèye Maiga"</em>.

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Sur injonction du FMI, les audits réalisés par le Vérificateur Général et la Cour Suprême indiquent de gigantesques marchés passés en catimini, des garanties illégalement offertes par l'Etat,   des surfacturations de 29 milliards et mille choses charmantes du genre. Et comme c'est Boubèye le signataire de ces nourrissants documents, les juges, policiers et gardiens de prison commencent à le regarder d'un drôle d'air. Cet air-là, le compère le connaît parfaitement et en mesure tout le danger pour avoir été, sept ans durant, le maître espion du pays. Du coup, il a sorti l'artillerie lourde pour assurer sa défense. Sachant qu'il vaut mieux prévenir que guérir, il a vidé son sac dans la presse avant même que le Vérificateur Général publie son rapport. Et que dit le fameux sac de plaidoirie ?

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<strong>D'entrée de jeu, Maître Soumeylou Boubèye Maiga, qui a dû passer son doctorat en droit lors de sa récente garde à vue française, soulève une exception procédurale :</strong> <strong>le Vérificateur Général, à l'en croire,</strong> <strong>n'a pas le pouvoir légal de venir fouiner dans les achats de l'armée, lesquels seraient couverts par le secret-défense</strong>.

L'argument vaudrait son pesant d'or dans un Etat de droit comme la Norvège ou le Danemark, mais il ne pèse que des haricots dans une République bananière comme la nôtre, où le ministère de la Défense, au lieu de défendre le territoire et de sanctionner les militaires déserteurs, passe le plus clair du temps à passer des marchés de gré à gré et à faire les beaux jours des marchands de chaussures. Par ailleurs, le Vérificateur Général ne s'est pas auto-saisi du sulfureux dossier (il tient à sa peau, le pauvre !): il fut saisi par le Premier Ministre sur ordre du FMI, le sourcilleux tuteur des Etats mendiants. Enfin, le secret-défense, si secret soit-il, n'a pas valeur de permis de surfacturation, n'est-ce pas ?

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<strong>Deuxième tir de barrage de Boubèye : on ne saurait parler de surfacturation puisqu'il n'y a pas de prix légal des équipements militaires au Mali</strong>.

Certes, aucune loi malienne ne fixe un barème obligatoire des équipements militaires; mais point n'est besoin d'un barème officiel pour savoir qu'une paire de chaussettes, à moins d'être climatisée ou imperméable aux bombes, ne peut coûter 20.000 FCFA ! Le sachant, l'ancien ministre de la Défense tente de nous faire croire que le fournisseur est libre d'imposer ses prix dès lors qu'il préfinance le marché. Je n'ai d'estomac assez solide pour digérer des salades de cette nature. De fait, le fournisseur n'a-t-il pas volontairement accepté de préfinancer le marché ? N'a-t-il pas, de surcroît, obtenu une garantie étatique de 100 milliards de nos francs ? A-t-on placé à sa porte Iyad Ag Ghali ou le fantôme de Ben Laden pour lui arracher une signature ? D'ailleurs, c'est pour obliger les fournisseurs potentiels à baisser les prix que la loi impose un appel d'offres en matière de marchés publics et, dans le cas des marchés couverts par le<em> "secret-défense",</em> une consultation restreinte.

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<strong>Troisième et principal moyen de défense de l'ancien ministre : Ladji Bourama aurait donné son accord préalable à toutes les transactions</strong>. Si l'argument a pour but d'effrayer Ladji Bourama, c'est, à mon avis, raté d'avance car ceux que le pèlerin national aurait pu craindre se trouvent soit dans une sombre cellule (grâce à Boubèye lui-même, <em>Alhamdoulillah</em>!), soit en exil à Dakar. Et puis, sans blague, vous imaginez un juge, un policier ou un gendarme du pôle économique débarquer à Koulouba à la recherche du locataire des lieux ? Cela dit, si Ladji Bourama a donné son accord à la passation des contrats, a-t-on la preuve qu'il a autorisé les surfacturations ? Boubèye pourrait nous édifier là-dessus !

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<strong>En somme, la stratégie de Boubèye est simple comme bonjour: embarquer dans la même barque l'ensemble de la coalition <em>"Mali d'abord, inch Allah"</em> et couler tout ce beau monde en plein fleuve Niger</strong>.

On appelle cela la stratégie de la terre brûlée ou, pour remonter plus loin dans le temps, la stratégie du déluge universel. Problème : Boubèye n'est ni l'Almamy Samory Touré, expert en terre brûlée contre les soldats coloniaux français, ni le prophète Noé qui, contre les eaux, se reposait sur le bras d'<em>Allah soubhana wa taala.</em> En vérité, depuis que le monde est monde, l'équité a foutu le camp: tout le monde ne paie jamais pour une faute, même collective. Vous en doutez ? Eh bien! Jetez un coup d'oeil au dictionnaire <em>"Petit Larousse</em>" et vous y lirez l'expression <em>"bouc émissaire" </em>qui veut dire ce qu'il veut dire. Relisez ensuite Jean de la Fontaine qui a légué à la postérité de bonnes vieilles fables comme <em>"le loup et l'agneau"</em> et <em>"les animaux malades de la peste"</em>. Encore un détail qui a pu vous échapper: la potence ne comporte qu'un noeud, ce qui signifie que malgré l'infinité des crimes et des coupables, elle est réservée à un seul cou.

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<strong>Tiékorobani </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title> Le véhicule du ministre des sports au centre d&amp;apos;une polémique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vehicule-du-ministre-sports-au-centre-dune-polemique-603902.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Oct 2014 11:12:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_152005" align="alignleft" width="315"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Poulo-3.jpg"><img class="size-full wp-image-152005" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Poulo-3.jpg" alt="Poulo, président Codem" width="315" height="315" /></a> Poulo, président Codem[/caption]

<strong><em>Le ministre des Sports, Housseini Guindo dit Poulo, se serait bien passé de cette scabreuse affaire. Selon des confrères relayés par Internet, son épouse (on parle même d'une "deuxième épouse"!) aurait été arrêtée par la police à bord d'un véhicule 4X4 à lui légué par la défunte junte militaire. La dame aurait été gardée à vue puis reconduite en moto chez son pauvre mari...</em></strong>

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<strong>Il ressort de nos investigations qu'en réalité, le véhicule incriminé est une <em>Land Cruiser V8</em> prêtée, au début de la campagne présidentielle de 2013, au candidat de la CODEM, Poulo, par un ami du nom de B.M.</strong>

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Quand Poulo a échoué à se placer au second tour, il a rallié IBK et l'ami en cause, qui soutenait aussi IBK, lui a laissé le véhicule jusqu'à la fin de la présidentielle. Advenue cette échéance, Poulo propose de rendre le véhicule mais BM lui conseille de le garder encore un moment. Nommé ministre des Sports, Poulo, qui n'a pas de véhicule de fonction (eh oui!), utilise la <em>V8 </em>tant pour ses courses personnelles que pour pour ses missions officielles. Sur ces entrefaites, le secrétaire général de la Présidence, Toumani Djimé Diallo, lui confie, en privé, que le véhicule est <em>"suspect"</em> et pourrait faire partie de l'ancien parc présidentiel pillé par les putschistes à la faveur de leur opération du 22 mars 2012. Le ministre, qui n'avait jamais douté des origines de l'engin, le remet au colonel Dramane Diarra, son haut fonctionnaire de défense, pour qu'il le fasse vérifier par la Sécurité d'Etat. Une semaine plus tard, la S.E. rend le véhicule en assurant qu'il ne s'agit ni d'un véhicule de l'ancien parc présidentiel, ni d'un véhicule recherché.

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<strong>Une autre fois, Toumani Djimé Diallo remet Poulo en garde contre les suspicions qui pèsent sur la <em>V8.</em></strong>

Le ministre des Sports apprend à son interlocuteur que le véhicule a été vérifié par la S.E: les appréhensions de Diallo tombent car il n'avait pas cette information. Prudent, Poulo décide tout de même de renvoyer le véhicule à la S.E et de l'y laisser jusqu'à ce que des contrôles plus poussés lèvent tout doute. Au moment où l'on prétendait que l'épouse du ministre avait été arrêtée à bord du véhicule, celui-ci se trouvait, depuis dix jours, dans l'enceinte de la S.E. Pour la petite histoire, Poulo a une et non deux épouses. A moins que quelqu'un, pour équilibrer son foyer, ne veuille lui inventer une concubine...

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Kassoum Tapo, avocat de &amp;quot;Guo&#45;star sarl&amp;quot; : &amp;quot;La surfacturation n&amp;apos;est pas un crime !&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/kassoum-tapo-avocat-guo-star-sarl-surfacturation-nest-pas-crime-603872.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Oct 2014 11:03:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Me-Tapo.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-188567" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Me-Tapo.jpg" alt="Me Tapo" width="150" height="162" /></a>Après la découverte, par le Vérificateur Général et la section des comptes de la Cour Suprême, de surfacturations massives de 29 milliards dans le contrat d'armement conclu entre l'Etat et la société </strong><strong><em>"Guo-Star SARL"</em></strong><strong>, les avocats de cette entreprise montent au créneau pour la défendre. C'était lors d'une conférence de presse tenue, le vendredi 24 octobre 2014, au cabinet de Maître Kassoum Tapo, qui avait à ses côtés son confrère Maliki Ibrahim. </strong>

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<strong>L'exposé de Me Ibrahim</strong>

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Dans son exposé, Me Ibrahim révèle que <em>"Guo-Star"</em> est une filiale des <em>"Etablissements Amadou Baïba Kouma S.A",</em> un groupe geré par Amadou Baïba Kouma et spécialisé, depuis 1997, dans la fourniture de matériels militaires au Ministère de la Défense. <em>"Guo-Star" </em>et les <em>"Etablissements Amadou Baïba Kouma S.A" </em>sont des partenaires historiques du ministère dont ils ont exécuté plusieurs commandes. En Afrique de l'ouest comme du centre, des Etats sollicitent <em>"Guo Star"</em> pour leur livrer le même type de matériels qu'au Mali: véhicules, matériels, pièces de rechange, habits, etc.Le marché qui fait aujourd'hui polémique porte sur une valeur de 69 milliards de FCFA. Il fut conclu avec le ministère de la Défense puis domicilié dans trois banques maliennes: la BDM, la BMS et la Banque Atlantique. A ce jour, les commandes sont livrées à 85% sans que l'Etat ait payé le moindre franc : tout fut préfinancé par <em>"Guo-Star"</em> à travers des fonds mobilisés au niveau des banques. Selon Me Maliki Ibrahim, le marché est tout à fait régulier.

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<strong>Les charges de Kassoum Tapo</strong>

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L'ancien bâtonnier Kassoum Tapo explique que <em>"Guo-Star"</em> n'a pas obtenu le marché par hasard. Son premier responsable s'appelle Amadou Baïba Kouma. Sidi Mohamed Kagnassy, conseiller spécial démissionnaire du président IBK, n'est ni actionnaire, ni dirigeant de <em>"Guo-Star"</em>. Mais Kagnassy avait été, au départ, mandaté par <em>"Guo-Star"</em> pour signer avec le ministère de la Défense le contrat, ce qui explique qu'il ait signé avec la mention <em>"PO". </em>Plus tard, Amadou Baiba Kouma a demandé et obtenu de signer lui-même le contrat: seul vaut donc le contrat portant la signature personnelle de Kouma. Tapo s'étonne que le contrat signé de Kagnassy se soit retrouvé dans la presse. Si Kagnassy a été choisi par Amadou Baiba Kouma au départ, c'est, selon l'avocat, parce que Kagnassy est un éminent ingénieur financier auquel le président IBK avait donné mandat pour rechercher des sociétés capables de fournir à l'armée malienne des équipements de qualité. C'est en vertu de ce mandat que Kagnassy s'est adressé à <em>"Guo-Star"</em>. Me Tapo trouve normal qu'IBK ait donné mandat à Kagnassy car ses pairs, Obama, Hollande et Merkel, ont aussi des conseillers pour les affaires militaires. Me Tapo considère que <em>"l'affaire Guo-Star est une plaisanterie" </em>à côté des milliards d'euros qui sont dépensés en armes dans les pays européens<em>. </em>Il révèle qu'en sa qualité de premier vice-président de la commission Défense de l'Assemblée Nationale sous la Transition, le ministre de la Défense de l'époque est venu lui annoncer, à lui et à ses collègues députés, avoir passé à un Ukrainien un marché d'armement de 11 milliards de FCFA; or, à ce jour, ces commandes ne sont pas livrées et nul ne sait où sont passés l'Ukrainien ni les 11 milliards ! <em>"Si vous ne le saviez pas, le président IBK, lui, le sait !"</em>, insiste Me Tapo.

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<strong>Pour l'avocat, la question fondamentale est de savoir si le marché conclu entre <em>"Guo-Star"</em> et l'Etat est régulier et s'il a recu une exécution régulière.</strong> L'avocat juge que tout est régulier dans l'affaire. Prenant soudain un ton menaçant, il annonce avoir reçu mandat de poursuivre tout journaliste qui porterait atteinte à l'image de sa cliente. <em>"Nous n'accepterons plus que quelqu'un fasse l'amalgame entre Sidi Mohamed Kagnassy et Guo-Star",</em> tonne-t-il. Me Tapo souligne que le marché fut conclu sous l'empire du secret-défense prévu par l'article 8 du décret portant sur les marchés publics: <em>"Le secret-défense existe partout dans toute la sous-région, y compris dans la règlementation de l'UEMOA. Avez-vous entendu parler de ce genre de marché dans d'autres pays ? Nous avons ici des contigents</em> <em>militaires de la CEDEAO: personne n'a entendu parler du marché lié à leur équipement</em>. <em>C'est parce que tous ces pays respectent le secret-défense !".</em> Dès lors qu'un contrat se place sous l'égide du secret-défense, seule l'autorité contractante (le ministère de la Défense) peut, selon Tapo, en apprécier les clauses; le ministère a étudié et conclu le marché avec <em>"Guo-Star" </em>en toute liberté. Le contrat fait peser sur chaque signataire des obligations. L'obligation de <em>"Guo-Star" </em>est de fournir des équipements pour 69 milliards de FCFA et celle de l'Etat est de payer le montant convenu. <em>"Guo-Star"</em> a, selon son avocat, rempli son part de contrat à près de 100%; le 20 octobre 2014, elle aurait fait dresser un constat par l'huissier de justice Ibrahim Berthé huissier : de ce constat, il ressort qu'une quarantaine de conteneurs remplis d'équipements militaires sont stationnés devant la <em>"SOCOTRA"</em>, à Bamako, mais que le ministère de la Défense n'a pu les receptionner, faute de place dans ses magasins. Les véhicules légers qui ne sont pas soumis à autorisation sont déjà entièrement livrés au ministère; ceux qui sont soumis à l'autorisation de pays de transit sont actuellement stationnés à Dakar. <em>"Guo-Star"</em> détient une attestion de conformité des matériels achetés, lesquels furent dûment inspectés avant embarcation vers Bamako. <em>"A ce jour, pas un centime n'est sorti des caisses de l'Etat dans le cadre du contrat; or, notre armée n'a pas été aussi bien équipée depuis l'indépendance ! Le Mali n'a jamais recu autant de véhicules et d'armes!"</em>, s'exclame Tapo. Il salue <em>"l'ingénérie financière" </em>qui a permis ce miracle et rend hommage au <em>"patriotisme"</em> de la Banque Atlantique, de la BMS et de la BDM qui ont mobilisé plus de 40 milliards de FCFA. <em>"L'Etat a beau donner sa garantie, il ne paie rien si le matériel n'est pas livré, </em>explique Tapo.<em> Les trois banques maliennes, en tandem avec une dizaine de banques européennes, ont mis en place les crédits documentaires pour sécuriser la livraison des marchandises. La Banque Atlantique, leader du groupe de banques qui ont financé le marché, a fait preuve d'un professionnalisme extraordinaire en s'assurant que le client, "Guo-Star", a des fournisseurs compétents.</em> <em>Ces fournisseurs ne seront payés que lorsque la conformité des marchandises commandées est établie et que les marchandises sont livrées à Bamako</em>. <em>Les fournisseurs ont livré car ils ont reçu des banques l'assurance d'être payés une fois leurs obligations exécutées"</em>.

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<strong>Me Kassoum Tapo estime justifié le montant du marché: 69 milliards de FCFA</strong>.

Si le <em>"prix fournisseur" </em>est de 40 milliards, les 29 milliards supplémentaires représentent les frais, intérêts et bénéfices liés à l'opération.<em> "On a jeté ces 29 milliards comme un os aux chiens</em>, s'indigne l'avocat sans toutefois préciser qui sont ces fameux chiens. <em>Les banques ne sont pas des philantropes; elles veulent faire des bénéfices. Leurs frais financiers atteignent ici au minimum 6 milliards. Il faut y ajouter les frais de livraison des équipements et la marge bénéficiaire de "Guo-Star", laquelle n'est pas une entreprise de bienfaisance"</em>. Pour Tapo, les prix des biens et services sont libres sur toute l'étendue du territoire national. Donc, rien n'interdit à "Guo-Star" de réaliser des bénéfices de 29 milliards. <em>"Cela peut paraître moralement dérangeant si estime que la société à beaucoup trop gagné; mais que le monde des affaires est ainsi fait. Ceux qui pensent que "Guo-Star" a commis une infraction pénale se trompent car la surfacturation n'est prévue par aucun texte malien ni, encore moins, par le code pénal. Aucun texte ne la réprime. Pour qu'il y ait surfacturation, il aurait fallu qu'il y ait une règlementation qui impose des prix: elle n'existe pas en l'occurrence</em>. <em>Ce marché a été exécuté et financé dans les règles de l'art. Notre ministre des finances a été exemplaire en l'espèce en négociant des paiements étatiques étalés sur trois ans. Les gens oublient souvent que cette dame est venue de la Banque Mondiale et qu'elle sait ce qu'elle fait!"</em>.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>

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<title>Vengeance d&amp;apos;état contre Tomota</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/vengeance-detat-contre-tomota-589432.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Oct 2014 13:36:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_53350" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/03/tomotax.jpg"><img class="size-full wp-image-53350" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/03/tomotax.jpg" alt="Alou Tomota" width="310" height="189" /></a> Alou Tomota[/caption]

<strong><em>Alou Tomota n'est plus à présenter. Fondateur du </em></strong><strong><em>"Groupe Tomota",</em></strong><strong><em> un conglomérat de sociétés dont la plus connue est "Graphic Industrie", cet investisseur a fait les beaux jours des banques maliennes (dont il fabrique les carnets de chèques) et, surtout, du PMU-MALI dont il confectionne les programmes de courses. L'Etat malien lui-même a souvent eu recours aux services du "Groupe Tomota" pour établir, à la toute dernière minute, les listes électorales en retard, évitant ainsi au pays des catastrophes politiques majeures. </em></strong>

<em> </em>

<strong>Quand l'Etat fourgue de la camelotte</strong>

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Si Alou Tomota s'était contenté de fournir des services techniques et de vendre des marchandises, il n'aurait pas connu le moindre malheur. Mais sa ferme volonté de développer son pays le pousse à racheter à l'Etat la majorité du capital de l'<em>"Huilerie Cotonnière du Mali" (Huicoma S.A).</em> Cet ancien fleuron industriel de la région de Koulikoro bat de l'aile quand, en 2005, le <em>"Groupe Tomota"</em> offre de la reprendre à la somme astronomique de 9 milliards de FCFA. L'Etat, tout heureux de se débarrasser d'un fardeau industriel, conclut rapidement l'affaire. Il se garde, bien entendu, de parler au nouvel acquéreur de quelques cadavres enfermés à double tour dans les placards et qui, par la suite, causeront une désagréable surprise au<em> "Groupe Tomota".</em>

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<strong>En effet, deux ans seulement après son acquisition par le<em> "Groupe Tomota",</em> Huicoma est contrainte de fermer ses trois usines situées à Koutiala, Koulikoro et Kita.</strong> Ses 800 travailleurs se retrouvent en chômage technique. Puis au chômage tout court. La cause ? La CMDT n'arrive plus à lui fournir assez de coton-graines, matière première sans laquelle Huicoma ne peut fonctionner, ses principaux produits (huile, savon et aliment-bétail) étant à base de coton. Dans un premier temps, l'entreprise, qui n'a reçu que 91.000 tonnes de coton-graines alors qu'elle a besoin de 350.000 tonnes, impute l'insuffisance de fourniture à la mauvaise saison 2006-2007 de la CMDT (410. 000 tonnes de coton-graines au lieu de 600.000 l'année précédente). Mais elle a l'énorme surprise de voir atterrir sur sa table une réclamation d'arriérés de paiement de factures formulée par la CMDT. L'addition s'élève à la bagatelle de 20 milliards de FCFA. Huicoma conteste bruyamment la facture, arguant qu'elle n'a pas été portée à la connaissance du <em>"Groupe Tomota"</em> en 2005, quand celui-ci entrait dans le capital de l'entreprise. Les parties se crêpent le chignon en justice : la CMDT réclame ses 20 milliards et Huicoma des dommages et intérêts pour violation du contrat de fourniture passé avec la CMDT. L'Etat malien, fidèle à ses habitudes d'immobilisme, ne fait rien pour éviter la mort de Huicoma. Au contraire, il laisse la CMDT, qui lui appartient pourtant, vendre son coton à une centaine de petites unités informelles au lieu de veiller au ravitaillement du géant industriel de Koulikoro.

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<strong>Matières premières alternatives</strong>

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Pour ne plus dépendre du coton de la CMDT et pouvoir ravitailler bon an mal an Huicoma, le <em>"Goupe Tomota"</em> a une idée de génie : louer des terres dans l'Office du Niger pour produire des matières premières alternatives (du tournesol, des arachides et un peu de coton). Les contacts sont aussitôt pris avec l'Offfice du Niger, gestionnaire des terres convoitées. Celui-ci, par lettre du 21 juillet 2008, marque son accord pour louer au <em>"Groupe Tomota"</em> 100.000 hectares dans la zone de Kareri. Cette zone, qui se prolonge vers Macina et Téninkou, se situe hors des terres traditionnellement aménagées, irriguées et baillées par l'Office du Niger. Il appartient au preneur lui-même de la mettre en valeur. Le <em>"Groupe Tomota"</em> commet, à cet effet, deux entreprises spécialisées (Hydropac et Ecofor) pour mener les études économiques, hydro-géologiques, environnementales et socioculturelles sous-tendant le projet d'exploitation. La facture des études ? 600 millions de FCFA. Les experts commis tiennent de multiples séances de travail avec les sous-préfets, les représentants des villages traversés par l'aménagement, les techniciens de l'Office du Niger et des départements ministriels concernés, notamment ceux de l'Agriculture, de l'Elevage, de la Culture et de l'Environnement. Les rapports d'études sont transmis à l'Office du Niger dont les observations font l'objet de réponses détaillées de la part d'Hydropac et d'Ecofor. Les parties s'entendent parfaitement, au point que l'Office autorise le <em>"Groupe Tomota"</em> à effectuer des essais de production sur une superficie-test de 8.000 hectares. Le <em>"Groupe Tomota"</em> déploie alors sur le terrain des équipes de techniciens maliens, chinois et indiens, ainsi qu'une armada de tracteurs et de motoculteurs importés de l'étranger. 100 emplois directs et un millier d'emplois saisonniers sont créés dans les villages riverains où, de surcroît, une banque de semences voit le jour. Bilan provisoire des investissements: 15 milliards de FCFA.

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<strong>La convention ministérielle</strong>

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Encouragé par ces excellents débuts, Abou Sow, Secrétaire d'Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Développement Intégré de la Zone Office du Niger, signe avec le <em>"Groupe Tomota"</em>, propriétaire de Huicoma, une <em>"Convention d'Investissement"</em> en date du 15 octobre 2009. Il ressort de la convention, dont nous détenons copie, que<strong>, </strong>pour promouvoir l'agro-industrie et assurer l'approvisionnement régulier de Huicoma en matières oléagineuses, <em>"le gouvernement du Mali octroie 100. 000 hectares au Groupe Tomota"</em> dans la zone de Kareri. La convention prévoit qu'en cas d'insuffisance de terres dans la zone de Kareri, <em>"le Groupe Tomota a le droit de choisir plusieurs autres sites mais dans la limite des 100.000 hectares nets"</em>. Le gouvernement s'engage, dans la convention, à accorder au bénéficiaire tous documents nécessaires à l'exploitation agricole projetée et à lui permettre d'utiliser la quantité d'eau utile à ses besoins. La convention stipule, en son article 6, que les 100. 000 hectares sont octroyés <em>"pour une durée de 50 ans renouvelable"</em>. La convention, qui <em>"entre en vigueur à compter de sa date de signature", </em>dispose enfin qu'en cas de conflit, les parties signataires le soumettront à un collège de trois arbitres dont la décision s'imposera.

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<strong>Il ne reste plus au <em>"Groupe Tomota"</em> qu'une formalité à remplir: signer un contrat de bail en bonne et due forme avec l'Office du Niger</strong>. Les autres obstacles étant déjà franchis, la signature du bail dépend de l'obtention d'un permis environnemental d'exploitation. Pour le délivrer, le ministère de l'Environnement ne pose aucun problème: il consent même au <em>"Groupe Tomota"</em> des facilités en matière de taxes moyennant la prise en charge, sur le terrain, de ses agents de contrôle. C'est le ministère de la Culture qui, dans un élan bureaucratique, exige trois nouvelles études tout en suggérant de les confier à un consultant bien en cour audit département.

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<strong>Catastrophe imprévue</strong>

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Au moment où le <em>"Groupe Tomota"</em> engage ces nouvelles et imprévues études, patatras ! Les putschistes du capitaine Amadou Haya Sanogo renversent le président ATT. Dans la foulée, une horde de rebelles séparatistes et jihadistes s'emparent du nord du Mali. Craignant de faire les frais des bouleversements subits qui frappent le pays, bailleurs de fonds et travailleurs étrangers s'en retirent sur la pointe des pieds.Parmi eux: les techniciens étrangers employés par le <em>"Groupe Tomota"</em> dans l'Office du Niger. La léthargie économique où plonge le pays ralentit sérieusement la mise en oeuvre du projet agro-industriel. Pour ne rien arranger, l'insécurité règne dans la zone de l'Office où, de temps à autre, des groupes rebelles font irruption. De surcroît, une période électorale chargée d'électricité succède à la période de guerre. Toutes choses de nature à inquiéter et à contraindre tout investisseur prudent à l'attentisme.

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<strong>Comme s'il n'a pas d'yeux pour voir ni d'oreilles pour entendre, </strong>le PDG de l'Office du Niger prend sa plus belle plume et adresse au <em>"Groupe Tomota" </em>une lettre en date du 10 février 2014 où il déclare annuler l'attribution des 100. 000 hectares. Le PDG de l'Office motive sa décision par la <em>"non présentation dans le délai de la version définitive des études de faisabilité des 100. 000 hectares"</em>. Au <em>"Groupe Tomota",</em> on estime que cette motivation manque de fondement puisque la <em>"version définitive"</em> des études ne peut être produite sans les trois nouvelles études exigées, non par l'Office, mais par le ministère de la Culture. Le <em>"Groupe Tomota"</em> se demande, par ailleurs, quelle urgence il y aurait à annuler l'attribution de ses 100.000 hectares alors que l'Office du Niger en compte plus de 900.000 dont à peine 25% sont, à ce jour, attribuées. Au reste, souligne-t-on chez le <em>"Groupe</em> Tomota", les 100.000 hectares affectés à la CEN-SAD ont vu leur mise en valeur suspendue depuis la mort du Guide libyen Mouammar Khaddafi, sans que l'Office du Niger procède à un retrait officiel: pourquoi deux poids et deux mesures au détriment d'un opérateur économique national ? Enfin, les juristes du <em>"Groupe Tomota"</em> considèrent la décision du PDG de l'Office du Niger comme nulle et de nul effet: le PDG ne peut, selon eux, annuler une attribution de parcelles déjà consacrée par la <em>"Convention d'Investissement"</em> signée le 15 octobre 2009 avec le Secrétaire d'Etat, autorité supérieure à un simple PDG.

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<strong>Vengeance d'Etat ?</strong>

<em>"Quelqu'un veut liquider le Groupe Tomota"</em>, fulmine un cadre de l'entreprise. Notre interlocuteur met la lettre du PDG de l'Office en parallèle avec la décision de la Cour d'appel de Bamako qui, en août 2014, a infirmé les jugements précédemment rendus par le tribunal de commerce de Bamako et a condamné Huicoma à payer à la CMDT 21 milliards de FCFA au titre de factures contestées : <em>"La Cour d'appel de Bamako n'aurait pas dû statuer car le rapport d'expertise qui lui a servi de base pour se prononcer fait l'objet d'une plainte de Huicoma pour faux et usage de faux. Or en droit, le criminel tient le civil en l'état: ce principe signifie que le juge civil d'appel doit surseoir à statuer sur les demandes civiles de la CMDT jusqu'à ce que la plainte pour faux et usage de faux soit jugée".</em>

<strong>Une autre source évoque l'hypothèse suivante:</strong> <strong><em>"L'acharnement dont est victime le Groupe Tomota a un lien étroit avec la condamnation de l'Etat par la Cour Commune de Justice et d'Arbitrage (CCJA) d'Abidjan à verser au Groupe quelque 24, 5 milliards de dommages et intérêts"</em>. </strong>De fait, le 8 novembre 2013, la CCJA, considérant que l'Etat malien a fauté lors de la cession de Huicoma, l'a condamné à payer au <em>"Groupe Tomota"</em> les sommes suivantes:

- 12. 199.000. 000 de FCFA à titre d’indemnisation du préjudice découlant de la tromperie commise par l’Etat lors de la cession de Huicoma;

- 11. 100. 000. 000 de FCFA à titre d’indemnisation du préjudice subi postérieurement à cette cession;

-1. 450. 000. 000 de FCFA au titre de la perte de chance à compter du prononcé de la sentence au taux d’intérêt légal en vigueur au Mali;

- 175. 108. 492 FCFA à titre de remboursement des frais et honoraires;

- 1 FCFA en réparation du préjudice moral.

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L'Arrêt de la CCJA, qui sanctionne un an de procès (la saisine de la CCJA date du 13 juillet 2012), ne laisse pas de doute sur le dol (tromperie) commis par l'Etat au moment de céder Huicoma au <em>"Groupe Tomota"</em>. Ce dol a, entre autres, consisté à ne pas déclarer à l'acquéreur toutes les dettes de l'entreprise publique cédée. L'Arrêt de la CCJA n'est pas non plus suspect de complaisance dans la mesure où cette juridiction est supranationale et que les juges qui ont statué ne sont même pas maliens (ils s'appellent Issa Sayegh Joseph, Kenfack Douajni Gaston et Fénéon Alain). En faisant condamner le <em>"Groupe Tomota"</em> par <em>"sa"</em> Cour d'Appel (celle de Bamako) et en lui retirant les parcelles de l'Office du Niger, l'Etat malien se venge-t-il de celui qui l'a terrassé devant la CCJA? L'Etat cherche-t-il à compenser sa propre condamnation (24,5 milliards) avec celle infligée au <em>"Groupe Tomota"</em> (21 milliards ) ? Ne s'expose-t-il pas à être à nouveau condamné en justice pour retrait illégal de parcelles ? Ne va-t-il pas devoir rembourser les milliards investis par le <em>"Groupe Tomota" </em>dans les parcelles de Kareri ? Quels seront les effets de ce conflit multidimensionnel sur une économie malienne fragilisée par la fuite des investisseurs étrangers et les sanctions du FMI, de la Banque Mondiale et de l'Union Européenne ? Quelle image l'Etat donnerait-il à de potentiels investisseurs qui ne manqueront pas d'étudier le cas Tomota ?

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<strong>Une enquête de Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nouvelle grève de 72 h de l&amp;apos;Untm : Le trésorier général explique les raisons</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/nouvelle-greve-72-h-luntm-tresorier-general-explique-les-raisons-589452.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Oct 2014 13:18:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_589482" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/untm-tresorier.jpg"><img class="size-full wp-image-589482" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/untm-tresorier.jpg" alt="Nouvelle grève de 72 h de l'Untm " width="310" height="233" /></a> Aguibou Bouaré, trésorier général de la centrale syndicale[/caption]

<strong><em>Après une première grève de 48 heures (du 21 au 22 août 2014), suivie à 100%, l'UNTM vient de déposer un nouveau préavis de grève: ce mouvement, qui durera 72 heures, commencera le 29 octobre 2014. Nous nous sommes entretenus avec Aguibou Bouaré, trésorier général de la centrale syndicale, afin qu'il nous donne les raisons de ce nouveau mouvement</em></strong><strong>.</strong>

<strong> </strong>

Après la mise en place de son nouveau bureau dirigeant, lors issu du 12ème congrès tenu en mars 2014, l'UNTM a envoyé un courrier au président IBK et au Premier Ministre Moussa Mara, afin de leur présenter ledit bureau et leur transmettre les résolutions du congrès. <em>"6 mois plus tard, </em>rappelle Bouaré, <em>l'UNTM n'a pas eu la moindre réaction de la part des deux autorités. C'est lorsque l'UNTM a exécuté sa grève d'août 2014 que la chef de l'Etat a pris les choses au sérieux en décidant de recevoir les dirigeants syndicaux. Lors de la rencontre, IBK nous a signifié qu'il n'avait pas recu les correspondances à lui adressées par l'UNTM et a, là-dessus, présenté ses excuses.</em> <em>Excuses acceptées par l'UNTM. Le chef de l'Etat a alors affirmé avoir donné des instructions fermes au gouvernement pour trouver un accord définitif avec l'UNTM."</em>. Or, à ce jour, le gouvernement n'a donné aucune réponse concrète aux 5 doléances restées en souffrance, ce qui a poussé l'UNTM a déposer un nouveau préavis de grève pour les 29, 30 et 31 octobre 2014.

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<strong>Bouaré voit dans l'inertie gouvernementale la preuve que l'UNTM n'est pas prise au sérieux en haut lieu.</strong> Il déplore aussi l'attitude de certains ministres lors des négociations. <em>"Lors des négociations,</em> relate-t-il, <em>nous nous sommes rendu compte de la cacophonie qui règne au sein du gouvernement. Certains ministres venaient avec 45 mn de retard, d'autres se retiraient de la salle pendant les débats.</em> <em>Parfois, on nous demandait de reporter les négociations pour cause de voyage d'un ministre.</em> <em>Nous avons compris que le gouvernement</em> <em>utilisait une stratégie dilatoire que nous ne pouvions accepter"</em>. Notre interlocuteur pense que les choses n'évolueront pas si IBK ne s'en mêle pas: <em>"Tout notre espoir repose sur l'intervention du président IBK"</em>. En tout cas, assure Bouaré, l'UNTM mettra tout en œuvre pour la satisfaction des 5 points de revendication restés en souffrance car elle considère qu'ils sont à la portée des moyens du gouvernement. Ces doléances sont les suivantes:

- baisse du prix de l'électricité et de l'eau;

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- baisse de l'ITS (Impôt sur   les Traitements et Salaires);

- hausse des allocations familiales de 6000 FCFA par enfant;

- Hausse de la grille indiciaire des salaires à 600 FCFA;

&nbsp;

- Hausse du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) de 28. 447 à 40.000 FCFA.

Le gouvernement, pour l'heure, propose de réduire l'ITS de 5%, de porter le SMIG à 35.000 FCFA et d'augmenter l'allocation familiale de 1500 FCFA par enfant; il n'a fait aucune proposition par rapport à la hausse de la grille indiciaire et refuse catégoriquement d'annuler les dernières augmentations du prix de l'eau et de l'électricité.

&nbsp;

<strong>Aguibou Bouaré déplore les tentatives de dénigrement engagées par les pouvoirs publics contre l'UNTM: </strong><em>"L'UNTM mène un combat au nom et pour le compte des masses laborieuses du Mali. Ce n'est pas un combat contre un homme ou un régime comme certains tentent de le faire croire. Les revendications de l'UNTM sont légitimes que l'Etat a les moyens de satisfaire. Nous en avons la preuve car ce sont nos militants qui travaillent dans l'administration à tous les niveaux. Dans tous les pays du monde, l'énergie est subventionnée par les pouvoirs publics: le Mali ne peut faire exception à la règle. Quant à l'ITS, il doit être diminué: la preuve a été rapportée par tous les experts que les salaires maliens sont les plus lourdement taxés dans l'UEMOA. L'allocation familiale, le gouvernement lui-même reconnaît qu'il y a lieu de l'augmenter mais il ne veut pas consentir les efforts utiles.</em> <em>L'UNTM invite les travailleurs à rester unis pour la réussite de la grève des 29, 30 et 31 octobre engagée pour l'honneur du Mali et le bonheur des travailleurs maliens"</em>.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>

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<title>Exposition des villageois de Djidjan au cyanure : Comment la Somilo veut étouffer le scandale</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/exposition-villageois-didjan-au-cyanure-comment-somilo-veut-etouffer-scandale-589342.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Oct 2014 12:09:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/tuyau-cyanure-Somilo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-575222" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/tuyau-cyanure-Somilo.jpg" alt="Les villageois de Didjan menacés de mort" width="610" height="459" /></a></em></strong>

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<strong><em>Au lieu de trouver une solution rapide au drame sanitaire né de l'éclatement de ses tuyaux de cyanure à Djidjan, la société minière "SOMILO", filiale du géant Randgold Resources, engage des journalistes pour faire de la propagande. </em></strong><strong><em>Procès-Verbal, </em></strong><strong><em>quant à lui, a refusé l'offre.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Dans notre parution n°271 du 13 octobre 2014, nous évoquions l'éclatement des tuyaux de cyanure qui traversent le village de Djidjan, tuyaux posés par la compagnie minière SOMILO, une filiale du géant Randgold Resources. Nous précisions que l'éclatement des tuyaux plongeait les villageois dans un danger de mort. Suite à notre article, nous avons été approché par des responsables de Randgold. Ils nous proposaient de nous transporter par avion sur le site de Djidjan où, en compagnie d'autres journalistes et moyennant des perdiems, nous aurions produit des articles de propagande au profit de SOMILO. Nous avons, bien sûr, refusé l'offre, préférant investiguer par nos propres moyens et de manière tout à fait indépendante.

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<strong>Pratique illicite</strong>

En posant ses tuyaux de cyanure en plein village de Djidjan, la SOMILO viole la réglementation minière et environnementale. Celle-ci exige, pour préserver la vie et la santé des populations, de poser les tuyaux hors des zones habitées. La SOMILO ne l'ignore pas. En effet, ses concurrentes prennent toutes les précautions pour ne pas indisposer les populations. Ainsi, à Sadiola, la société minière IAMGOLD a posé ses tuyaux de cyanure à 18 km du village, de peur d'exposer la santé des villageois à un péril du genre qui vient de se produire à Djidjan. IAMGOLD a aussi installé des canalisations pour transporter l'eau potable de Diamou, village situé à 50 km, et la distribuer gratuitement à la population de Sadiola. IAMGOLD, soucieuse d'atténuer les effets de la poussière provoquée par le va-et-vient de ses camions, procède quotidiennement à l'arrosage des pistes voisines de Sadiola. A Siama, autre site d'exploitation minière, les mêmes dispositions sont prises pour mettre les populations à l'abri des produits utilisés dans le traitement de l'or.

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<strong>A Djidjan, c'est le contraire que l'on constate.</strong>

La SOMILO ne fournit pas d'eau potable aux populations. Pourtant, un cours d'eau se trouve à moins de 2 km de la localité. Les villageois sont, du coup, obligés de boire l'eau de puits contaminée par les produits toxiques qui coulent des tuyaux éclatés de la SOMILO. Arroser les pistes pour éviter la poussière ? La SOMILO ne l'a pas au programme, voulant réaliser le maximum d'économies. Constat d'un villageois qui garde le sens de l'humour: <em>"Si vous déposez un œuf dans les rues de Djidjan, il se remplira de poussière!"</em>.

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<strong>Mission d'enquête </strong>

Notre article, qui faisait état, photos à l'appui, de l'éclatement des tuyaux de cyanure à Djidjan n'a pas manqué d'attirer l'attention des autorités. Une délégation du gouverneur de Kayes s'est ainsi rendue sur le site, samedi 18 octobre 2014, pour s'enquérir de l'effectivité des fuites de cyanure. La délégation était conduite par le sous-préfet de Djidjan, M. Maiga. Confortablement reçus par la SOMILO dans son usine de Djidjan, les missionnaires ont, dans un premier temps, tenté de convaincre les villageois que l'eau du village n'est nullement polluée; certains missionnaires ont même brandi des exemplaires de votre journal pour mieux en démentir les allégations. Colère des villageois qui crient: <em>"Venez donc visiter avec nous les tuyaux éclatés!"</em>. La délégation, guidée par les populations, a alors pu constater l'ampleur des dégâts. A la fin de la mission du sous-préfet, les populations ont été encouragées par certains membres de la délégation à se battre pour leur santé car, selon ces interlocuteurs, l'Etat, à moins d'y être contraint, n'agira jamais contre les intérêts des sociétés minières qui lui procurent une bonne partie de ses ressources. <em>"Les infections respiratoires et gastriques sont le lot quotidien des villageois de Djidjan"</em>, reconnaît un membre de la délégation. Constat confirmé par un médecin local selon lequel 80% de la population souffre d'infections respiratoires et gastriques. <em>"Lorsque vous venez à Djidjan, vous contractez, deux ans plus tard, une détérioration de votre santé"</em>, ajoute le médecin.

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<strong>Discrimination</strong>

Ironie du sort, une fois hors du Mali, Randgold, propriétaire de la SOMILO, veille jalousement sur les intérêts des populations. En Côte d'Ivoire, par exemple, Randgold détient une mine à Tongon, à 55 km de la frontière malienne, dans la sous-préfecture de M'Bengué. La société <em>"Tongon SA"</em>, qui exploite la mine, est détenue à 89% par Randgold et à 11 % par l'État ivoirien. A Tongon, Randgold veille aux bonnes relations avec les villageois. Elle a consacré, en 2012, 375 millions de FCFA (0,4% de se's profits) à des travaux de santé, d'adduction d'eau, d'électrification et d'éducation au profit des villageois. Les tuyaux transportant le cyanure sont implantés à plusieurs kilomètres du village. Au cours d'une visite organisée en faveur de la presse ivoirienne en avril 2013, Mark Bristow, directeur exécutif de Randgold, déclarait: <em>"Les banques ne nous financent pas en Côte d'Ivoire. C'est l'argent gagné au Mali que nous avons investi ici"</em>.

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<strong>Au Sénégal, Randgold mène des</strong> <strong>recherches minières dans la localité de Massawa.</strong> Elle s'est engagée à respecter l'environnement et à réaliser des projets de développement en faveur des populations. Mark Bristow ne se gêne pas de marteler, à Dakar, que <em>"pour qu'un pays tire profit de l'exploitation de l'or, qu'il fallait un partenariat entre l'État, le capital et les populations"</em>.

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<strong>A Djidjan, ces bonnes paroles n'ont pas cours. </strong>L'explication tient au mépris où Randgold tient les lois et les autorités maliennes.

<strong>Abdoulaye Guindo</strong>

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<title>Jeu de chaises musicales à  Koulouba : Toumani Djimé devient directeur Cabinet et Mohamed Alfousseyni Touré secrétaire général</title>
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<pubDate>Tue, 14 Oct 2014 03:48:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_169118" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-169118" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Toumani-Djimé-Diallo.jpg" alt="Toumani Djime Diallo" width="350" height="237" /> Toumani DjimeDiallo[/caption]

<strong><em>Nommé, au lendemain de l'élection présidentielle, secrétaire général de la présidence, Toumani Djimé Diallo </em></strong><strong><em>(photo) </em></strong><strong><em>en était devenu, après IBK lui-même, le personnage le plus important. Sous ses ordres se trouvent, sur le papier en tout cas, tous les services de la présidence, y compris la DAF et les conseillers. Cependant, en fin de semaine dernière, il a quitté ce poste pour celui de directeur de cabinet du président. </em></strong>

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Selon des sources, il y perd en rang légal mais il y gagne en influence. En effet, le directeur de cabinet, dont le bureau jouxte celui du président, voit ce dernier à tout instant alors que le secrétaire est relégué plus loin, à des tâches administratives.

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De plus, les directeurs de cabinet successifs d'IBK, Mahamadou Camara et Mohamed Alfousseyni Touré, ont nourri une tendance de plus en plus forte à déborder sur les domaines de compétence du secrétaire général, à la grande colère de Toumani qui, vieil ami d'IBK, semble prendre aujourd'hui sa revanche. A sa place, le directeur de cabinet sort, Touré, a été nommé par le chef de l'Etat.

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<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les villageois de Didjan menacés de mort : Les tuyaux de cyanure de la société minière SOMILO éclatent</title>
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<pubDate>Tue, 14 Oct 2014 03:45:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-575222" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/tuyau-cyanure-Somilo.jpg" alt="Les villageois de Didjan menacés de mort" width="610" height="459" /> <strong><em>Dans notre parution, n° 263 du 11 août 2014, nous évoquions la pollution de la localité de Djidjan-Loulo par la société d'exploitation minière dénommée "SOMILO". Dans cette localité, les tuyaux par lesquels passent le cyanure et le plomb utilisés dans le traitement de l'or sont installés en plein cœur de la ville; ils constituaient, de ce fait, une véritable bombe à retardement.</em></strong>

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Il faut savoir que dans le cadre du traitement des minerais, certains produits très mortels comme le cyanure et le plomb sont utilisés dans les mines; à la fin de la chaîne de traitement, ces produits passent par des tuyaux vers un déversoir final. A Djidjan-Loulo, les tuyaux par lesquels passent les produits hautement toxiques traversent le village à ciel ouvert. Les enfants risquaient leur vie tous les jours en jouant près desdits tuyaux. En vue de prévenir l'extermination chimique du village suite à une éventuelle perforation des tuyaux, les populations de Djidjan-Loulo, à plusieurs occasions, avaient tiré la sonnette d'alarme en sollicitant le retrait des tuyaux. A travers des correspondances adressées aux autorités locales et nationales, y compris le Premier Ministre, la communauté de Djidjan avait haussé le ton. En vain.

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<strong>Puis, ce qui devait arriver, arriva.</strong> Depuis le jeudi 9 octobre 2014, les tuyaux, à maints endroits, ont éclaté. Les populations assistent, impuissantes, à la coulée du cyanure et du plomb dans le village <em>(voir photos)</em>. Cette situation a coupé le village en deux. En effet, lorsque la vapeur du cyanure tue, de même que la moindre goutte de ce produit. Les habitants ne peuvent donc quitter un quartier riverain des tuyaux vers un autre sans risquer de se faire empoisonner par le cyanure. L'activité économique du village est, par conséquent, au ralenti; les bergers voient leurs animaux mourir çà et là. Plus grave encore, tous les puits fournissant l'eau potable ont été abandonnés car tous pollués. Les habitants de Djidjan les plus riches ne consomment plus que de l'eau minérale. Ceux qui n'ont pas les moyens de s'acheter ce produit de luxe sont obligés de consommer l'eau de puits à leurs risques et périls. Les citoyens souffrant de maux de ventre se comptent par dizaines. Ils se plaignent aussi de diarrhées.

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<strong>Pour les habitants de Djidjan-Loulo, les autorités nationales sont les premiers responsables de leur extermination programmée</strong>. Après que la direction de la SOMILO eut affirmé qu'elle payait une taxe à l'Etat pour exercer librement ses activités et qu'elle n'enleverait les tuyaux que sur ordre de l'Etat, la communauté de Djidjan-Loulo n'avait d'autre recours que d'interpeller les autorités. Chose qui fut faite. Lors de son passage à Djidjan-Loulo, pendant la campagne électorale, IBK aurait promis de faire retirer les tuyaux s'il était élu. 12 mois plus tard, ils sont toujours là. Des émissaires du village n'ont pas manqué, lors du forum des orpailleurs tenu à Bamako du 18 au 21 septembre 2014, d'interpeller le président IBK sur le danger qui planait sur leur localité. En, vain. Aujourd'hui, les habitants envisagent un ultime recours: s'attaquer aux installations de la mine, même si mort doit s'ensuivre car, pour eux, ils sont déjà morts.

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<strong>Abdoulaye Guindo </strong>

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<title>Nord&#45;Mali : Les rebelles renoncent à leur projet de fédération</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-mali-les-rebelles-renoncent-projet-federation-575262.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Oct 2014 03:43:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_424352" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-424352" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/MNLA-Alger.jpg" alt="L’Algérie médiateur du dialogue inter-malien ?" width="620" height="350" /> Mahamadou Djeri Maiga, vice-président du MNLA et sa délégation sont à Alger pour discuter des accords de paix, le 16 juillet 2014.<br />AFP PHOTO/FAROUK BATICHE[/caption]

<strong><em>La situation du nord-Mali s'éclaircit-elle enfin ? Il n'est pas interdit de le penser, même si de nombreuses questions restent sans réponse. </em></strong>

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En effet, galvanisés par leur victoire sur l'armée malienne, le 21 mai 2014, et par la conquête de plusieurs localités du nord, les groupes armés sont venus à la table des négociations avec un esprit de domination.Ils avaient, avant l'ouverture des pourparlers d'Alger, fait savoir au président IBK, par émissaires interposés, que leur but était l'indépendance des trois régions du nord.

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C'est dans cette logique qu'ils ont élaboré et déposé sur la table un projet de <em>"traité de paix"</em> qui prône la transformation du Mali en une fédération composée de deux Etats fédérés: celui du Mali et celui de l'Azawad. Dans notre précédente livraison, nous expliquions comment, derrière ce projet de fédération, les rebelles tentaient de cacher l'indépendance de l'Azawad. Car non seulement ils prétendaient obtenir 30% du gouvernement et la vice-présidence de la République fédérale, mais en plus, ils entendaient assurer, seuls, la défense, la sécurité, l'économie et la diplomatie de l'Azawad. Selon nos sources, les groupes armés ont tenu à publier leur projet fédéral afin de prendre l'opinion malienne et internationale à témoin: ils ne veulent surtout pas signer avec les représentants du Mali un accord ignoré du peuple malien et, pour cette raison, susceptible d'être ultérieurement remis en cause par lui. "Nous ne voulons pas faire les frais d'une politique qui consiste à signer des accords et à venir raconter autre chose au peuple afin de gouverner tranquillement le sud", note un proche des groupes armés.

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Le problème, c'est qu'une fois connu, le projet fédéral a suscité des interrogations dans la communauté internationale.La marche géante organisée par la société civile malienne dans la fouléé a achevé de convaincre tout le monde que ni la fédération, ni l'indépendance ne seront acceptées par le peuple malien. De plus, la fédération suppose une modification de la Constitution malienne par voie de référendum: ce scrutin serait perdu d'avance même si IBK lui-même appelait à voter oui, ce qui relève de la fiction, le chef de l'Etat malien étant économiquement et politiquement trop fragile pour prendre un tel risque.

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C'est pourquoi le médiateur algérien a demandé une levée de séance dès que les groupes armés ont exposé leur projet fédéral. Profitant de cette pause, le médiateur a tenu un huis clos avec les représentants des groupes armés pour leur dire, en substance, ceci: "La résolution 2100 du Conseil de Sécutrité de l'ONU ainsi que l'Accord de Ouagadougou imposent le respect de l'intégrité territoriale du Mali. Or une fédération implique la division du Mali en deux entités étatiques: le Mali et l'Azawad. Ce schéma n'est acceptable ni par les Maliens ni par la communauté internationale, garante de tout accord. Nous vous mettons donc en demeure de retirer ce projet et d'envisager d'autres solutions qui préserveraient à la fois l'intégrité territoriale du Mali et vos intérêts propres !".

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Les rebelles, notamment ceux du MNLA, n'avaient pas de plan B. Ils estimaient que la fédération était le moins qu'ils pouvaient obtenir, compte tenu des rapports de force. Mais le MNLA eut beau plaider le maintien du projet fédéral, l'Algérie resta intraitable.Selon des sources proches du dossier, le puissant voisin algérien alla jusqu'à menacer le MNLA de le faire tailler en pièces par les groupes jihadistes. Message bien compris par les indépendantistes touaregs qui consentirent finalement à mettre leurs velléités fédérales sous l'éteignoir.

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Pourquoi l'Algérie défend-elle si âprement l'intégrité territoriale du Mali ? L'explication tient à trois choses:

- d'abord, elle veut donner des gages de bonne foi au président IBK qui, à travers une lettre formelle, a déclaré s'en remettre à elle;

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- ensuite, elle remet le MNLA à sa juste place, l'essentiel des groupes armés (les jihadistes du HCUA et d'Ançar Dine) étant très liés à Alger qui, d'ailleurs, offre le gîte et le couvert à Iyad Ag Ghali;

&nbsp;

- Enfin, l'Algérie, après avoir rassuré le Mali et tenu en respect le MNLA, se donne les moyens d'imposer sa propre solution au problème du nord.

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Ces constats ne rassurent pas certains connaisseurs du dossier. Ils estiment qu'Alger a le plus grand intérêt à maintenir la zone de Kidal ouverte aux trafics d'AQMI afin que ce groupe terroriste desserre son étau sur le sud algérien. L'entretien d'une insécurité résiduelle dans la région de Kidal n'empêchera nullement l'Algérie d'y installer sa prédominance économique, notamment à travers l'exploitation des gisements de pétrole par la SONATRACH, le méga-groupe algérien. Bref, l'Algérie ne paraît défendre l'intégrité territoriale du Mali que pour mieux assurer ses propres intérêts géostratégiques. D'autant, faut-il le rappeler, que le MNLA est une création franco-mauritanienne et que les groupes armés les plus puissants - HCUA, Ançar Dine et consorts - mangent dans la main algérienne.

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En conséquence, dans l'hypothèse la plus probable, il sera instauré au nord du Mali une autonomie basée sur une grande liberté de manoeuvre des élus locaux, l'intégration des groupes armés dans l'armée nationale (même s'ils doivent rester au nord), et l'affectation de ressources financières et humaines considérables au développement du nord. Bien entendu, la solution de l'autonomie ne déplairait pas à la France qui a besoin de paix pour sécuriser ses sources d'approvisionnement en uranium (au Niger et, peut-être, demain à Kidal) et de maintenir, en collaboration avec l'Algérie, un dispositif antiterroriste au nord du Mali.

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<strong>Tiékorobani</strong>

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<title> Tieblé  Dramé: &amp;quot; Notre pays est devenu la risée du monde !&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/tieble-drame-notre-pays-devenu-risee-du-monde-575202.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Oct 2014 03:13:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="aligncenter size-full wp-image-520492" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/Tieble-drame-.jpg" alt="Meeting" width="620" height="422" />Comment se porte le PARENA aujourd'hui ? Combien d'élus a-t-il ?</em></strong>

Nos résultats furent décevants aux dernières législatives. Nous avions une dizaine de camarades présents au 2ème tour. Malheureusement, seuls trois d'entre eux ont été élus. Ces résultats ne reflètent ni la présence du PARENA sur le terrain, ni sa vitalité, ni son envergure nationale. Des trois députés élus, il ne nous reste plus qu'un seul qui est inscrit au groupe de l'opposition républicaine et démocratique. Nous continuons à nous battre et nous gagnons chaque jour l'estime et l'adhésion des Maliens.

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<strong><em>On soupçonne votre beau-père, l'ancien président Konaré, d'inspirer vos actions politiques... </em></strong>

Le Président Konaré n'inspire nullement nos actions. Nous agissons en fonction des idéaux de notre parti et des intérêts de notre peuple. Ceux qui animent le PARENA ne sont pas de nouveaux-venus en politique. Certains d'entre nous se battent depuis l'adolescence.Nous avons connu l'arbitraire, la prison, la torture, l'exil. Ceux qui insinuent que le Président Konaré inspire nos actions font semblant de ne pas nous connaître. Ils espèrent discréditer notre combat. Ils perdent leur temps.

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<strong><em>Quelles sont vos relations politiques avec lui ?</em></strong>

Le Président Konaré est dans son parti (l'Adema, NDRL). Je suis dans le mien. Il n'a pas encore accepté de prendre la carte du PARENA. Ce qui est dommage pour lui et pour le pays. Car son parti manque singulièrement de vitalité et de combativité. Cela dit, il m'arrive de le consulter comme je consulte de nombreuses personnalités au Mali et à l'étranger sur la situation au Mali et en Afrique. Quel homme politique se priverait d'échanger de temps à autre (s'il en a l'occasion) avec un homme d'État de l'envergure du Président Konaré ? Quand le PARENA et le RPM ont, avec d'autres, fondé en 2007 un front pour la République, personne n'a insinué que nos actions étaient inspirées par le Président Konaré. Alors, un peu de respect pour notre lutte qui ne date pas d'aujourd'hui !

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<strong><em>Seriez-vous favorable à la formation d'un gouvernement d'union ?</em></strong>

La situation du Mali s'est aggravée sous IBK sur tous les plans. Le Président ne semble pas en avoir conscience. Il continue à se comporter comme si de rien n'était. Tant qu'il continuera à considérer l'État comme sa propriété privée (tel que confirmé par le FMI et les autres Partenaires Techniques et Financiers), tant qu'il continuera à se méprendre sur le mandat qu'il lui a été donné par le peuple, tant qu'il n'aura pas desserré l'étau de sa famille sur les institutions et l'administration, tant qu'il n'y aura pas une feuille de route définie de manière consensuelle pour sortir le pays de la crise et le remettre sur les rails, les errements actuels continueront et tout gouvernement d'union sera un replâtrage destiné à gagner du temps, donc voué à l'échec. Il ne servira à rien.

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<strong>Quelle est votre analyse de la situation au Nord?</strong>

La situation au Nord s'est détériorée par la faute du Président et de son Premier ministre. Le pourrissement actuel qui alarme nos voisins et toute la communauté internationale est le résultat de la gestion calamiteuse et <em>"amateur"</em> du dossier du Nord comme c'est le cas depuis l'accession d'IBK au pouvoir. Les actes posés depuis un an, les déclarations faites par les dirigeants ont eu pour effet d'éloigner le Nord du reste du Mali. Il y a eu de longs mois de propos contradictoires, de tâtonnements, d'immobilisme, de paroles en l'air qui ont conduit au pourrissement de la situation. Puis il y a eu l'aventurisme: la visite du Premier Ministre à Kidal et la guerre du 21 mai 2014. Avec comme résultat la perte de Kidal et de la quasi-totalité du Nord. À ce jour, le Président et le Premier Ministre n'ont pas annoncé au peuple malien le bilan de ces journées tragiques. Les familles des soldats morts au combat, les familles des disparus, de ceux qui sont morts de soif dans le désert (dans la chaleur du mois de mai) attendent des informations et des gestes qui n'arrivent pas. L'État a perdu sa souveraineté sur une bonne partie du territoire. Le Président et le Premier Ministre qui ont provoqué ce désastre n'ont même pas présenté d'excuses à la Nation. Au lieu de faire amende honorable pour ces graves torts causés au Mali, nos dirigeants font comme si de rien n'était. Comme si l'honneur du Mali, la dignité de son peuple étaient quantité négligeable.

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<strong><em>À quoi attribuez-vous les défaites récurrentes de l'armée face aux groupes armés ?</em></strong>

Notre armée est le reflet de notre pays. Il n'y a pas de tata de Sikasso, de muraille de Chine entre l'armée et le reste de la société malienne.La corruption, les abus de biens sociaux et le favoritisme qui font des ravages dans la société n'ont pas épargné l'armée . La milice populaire, les coups d'Etat militaires (à commencer par celui de 1968), le bouleversement de la hiérarchie et la rupture de la chaîne de commandement ont désarticulé l'armée. Par ailleurs, le Mali doit revenir au centre des préoccupations de tous et de chacun. L'esprit patriotique, le sens de l'honneur, du sacrifice, la discipline et le renoncement doivent être des valeurs cardinales pour reconstruire notre armée. Les Maliens doivent réapprendre à mourir pour le Mali. Cela suppose un sens élevé de la patrie et de l'État à tous les niveaux, pas seulement dans l'armée. Les enfants des autres accepteraient plus facilement de mourir pour la patrie s'ils constataient qu'au sommet de l'État, il n'y a pas de traitement de faveur pour les neveux et les enfants.

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<strong><em>Entre ATT et IBK qui gérait le mieux la question du Nord ?</em></strong>

Le président ATT gérait le Nord de façon solitaire et confidentielle. Avec le Président IBK, il n' y a pas de gestion tout court: tâtonnements, improvisation et pilotage à vue avec les conséquences qu'on sait.

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<strong><em>Que pensez-vous du projet fédéral des groupes armés ?</em></strong>

Je suppose que c'est une position de négociation et qu'ils finiront par se conformer aux engagements qu'ils ont pris, en juin 2013, à Ouagadougou où ils ont accepté l'intégrité du territoire, l'unité nationale et la forme laïque et républicaine de l'État. Je souhaite que l'on renonce au fétichisme des mots et que l'on aille vite au fond des choses.Le PARENA a proposé comme solutions, entre autres, l'élection des gouverneurs de toutes les régions du Mali par des assemblées régionales élues à la proportionnelle. Je lance un appel à une conclusion rapide des pourparlers inter-Maliens. Les négociations trop longues ne sont jamais bonnes.Il faut éviter d'affaiblir davantage le pays et de précariser encore plus les conditions des populations au Nord et dans les camps de réfugiés.

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<strong><em>Comment jugez-vous le bilan d'un an d'IBK? </em></strong>

Le bilan est totalement négatif. Il n'y a eu rien de concret pendant les douze derniers mois. Depuis mai dernier plus des 2/3 du territoire échappent à l'autorité de l'État. Le gouvernement a humilié l'armée et la Nation. Au plan de la gouvernance, on n'a entendu que des histoires de milliards, d'avion, de travaux de rénovation de Sébénicoro, de Koulouba, d'abus de biens sociaux, d'achat de voitures de luxe, de passation de marchés douteux, de surfacturations. Nos relations avec les partenaires techniques et financiers sont au plus bas. Le FMI a accusé le gouvernement de <em>"malversations".</em> Les audits entrepris sur demande des bailleurs viennent de confirmer l'ampleur de ces malversations. Une ampleur jamais égalée dans un laps de temps aussi court. Le pays a perdu toute crédibilité à l'extérieur. La première année du quinquennat a été une année perdue, une année où le Mali n'a été nulle part.

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<strong><em>Que vous inspirent les injonctions du FMI par rapport aux marchés du Boeing et des armements ? </em></strong>

Elles sont humiliantes pour notre pays qui est devenu la risée du monde par la faute de nos dirigeants. Nous n'avons pas besoin du FMI pour instaurer et respecter les règles de bonne gouvernance. L'amour de notre pays et la gravité de sa situation nous commandaient d'éviter le pillage de ses maigres ressources. La presse et le PARENA avaient tiré la sonnette d'alarme plusieurs mois auparavant. Souvenez-vous, vous journalistes et nous, avions dénoncé, entre autres, le marché attribué à Guo-Star et l'achat, dans des conditions plus que troubles, d'un 2ème avion présidentiel. Nous avions fait des recommandations pour sortir de l'impasse. Si le pouvoir avait fait preuve d'humilité, s'il avait écouté l'opposition et la presse, l'aide budgétaire n'aurait pas été suspendue et nous ne serions pas humiliés comme nous le sommes aujourd'hui. Ce pouvoir fait trop honte au Mali et aux Maliens. Au bout d'un an, le Président, par ses dérives, a réussi l'exploit de placer le Mali sous tutelle du FMI. C'est triste... pour quelqu'un qui voulait restaurer l'honneur bafoué de la Nation...

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<strong><em>Qui sont les coupables dans ce dossier ?</em></strong>

Le Président, son gouvernement et leurs hommes d'affaires sont les principaux responsables de cette situation.

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<strong><em>Quels conseils lui donneriez-vous à IBK pour améliorer sa gestion ?</em></strong>

Nous étions depuis des mois dans une grave impasse. Les audits ordonnés sur insistance du FMI ont créé un profond malaise, une crise de confiance, une crise de crédibilité du régime, une crise morale. Comment peut-on dilapider ainsi des dizaines de milliards destinés à une armée en détresse? Quelle est la situation dans les autres secteurs non audités ? Des conseils au Président ? Prendre la juste mesure de la gravité de la situation. Revoir radicalement l'ordre des priorités. Couper le cordon ombilical avec les milieux affairistes nationaux et étrangers.Desserrer l'étau de la famille sur les institutions et l'Administration. La crise est tellement profonde que des Assisses nationales s'imposent pour rectifier le tir et remettre le pays sur les rails.

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<strong>Propos recueillis par Abdoulaye Guindo</strong>

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<title>Chronique satirique: La soupe et les brigands</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-soupe-les-brigands-575242.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Oct 2014 02:39:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="alignleft size-full wp-image-575302" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/brigandsx.jpg" alt="Chronique satirique: La soupe et les brigands" width="310" height="178" />Ladji Bourama a des journées fort chargées. Le matin, il discute, avec l'éminent avionneur Moussa Mara, des papiers du douteux appareil hérité du </em></strong><strong><em>"Vieux Commando"</em></strong><strong><em>. Dans l'après-midi, il reçoit son cher ami, le Chérif anti-CEDEAO de Nioro, pour repousser, à l'aide du chapelet, les complots ourdis par les "hasidi" de l'opposition. Le soir venu, Ladji révise ses cours de grammaire, notamment le latin, le grec et les différents temps du mode subjonctif.</em></strong><strong> Or, comme les gens cultivés le savent, ces temps sont nombreux et difficiles. Il y a, par exemple, le présent du subjonctif (<em>que je mange, que tu manges...</em>); l'imparfait du subjonctif (<em>que je mangeasse, que tu mangeasses...</em>) et le plus-que-parfait du subjonctif (<em>que j'eusse mangé, que tu eusses mangé, que nous eussions mangé...</em>). Quand, après tant d'efforts, Ladji Bourama fait la prière d'<em>"Al-Icha" </em>puis s'endort, il se réveille difficilement. </strong>

<strong> </strong>

<strong>C'est donc pendant qu'il dormait à poings fermés que certains de ses amis ont avalé la soupe publique</strong>.

Messieurs les mangeurs, qui ont la gorge aussi profonde que l'estomac, n'y sont pas allés par le dos de la cuillère. A la fin, ils laissent une ardoise de 29 milliards de FCFA (excusez du peu !). On dirait qu'ils ont confondu le programme de Ladji Bourama (<em>"Le Mali d'abord, inch Allah!") </em>avec un menu de Tabaski !

&nbsp;

<strong>Indisposé par le bruit des casseroles, des marmites et des louches, le FMI</strong> <strong>a sifflé la fin de la récréation.</strong>

Les audits commandités par ce gendarme financier et exécutés par la Cour Suprême et le Bureau du Vérificateur Général se passent de commentaires. Un seul exemple suffit à décrire le mode opératoire de la troupe des mangeurs: ils ont acheté, sur les fonds publics, des milliers de chaussettes à 20. 000 FCFA l'unité. A moins qu'il ne s'agisse de chaussettes climatisées capables de rafraîchir les pieds des soldats au nord, l'addition est salée, n'est-ce pas ? Pour ne rien arranger, ces chaussettes magiques n'ont même pas permis à l'armée de garder Kidal lors des accrochages du 21 mai 2014. Au contraire, colonels et généraux ont pris la clé des champs et prétendu, pour justifier leur course olympique vers le sud, que des <em>jihadistes</em> à quatre cornes sont tombés du ciel ou que des cargos occidentaux ont appuyé les rebelles. Encore un effort, et un de nos fameux colonels-majors aurait vu l'Ange Gabriel sur le champ de bataille !

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&nbsp;

<strong>Bon ! Maintenant que le pot-aux-roses des 29 milliards est découvert, qui va rembourser ?</strong>

Voilà la question à trois milliards de dollars azawadiens ! En effet, dans ce beau pays, les grands ont la douce habitude de s'essuyer les pieds avec la loi, notamment avec le code pénal qui punit de la prison à vie quiconque détourne 50 millions de fonds publics. Cérise sur le...festin, la centaine de magistrats et de policiers du très pompeux pôle économique et financier de Bamako perdent soudain la vue et l'ouïe chaque fois qu'un haut dignitaire est pris la main dans le sac. Un adage court d'ailleurs les rues maliennes: <em>"Si vous voulez manger l'argent public sans risques, mangez gros car seuls les gagne-petit et le menu frétin comparaissent devant les juges d'assises</em>".

&nbsp;

<strong>Dans l'affaire présente, j'incline à croire qu'il y aura une brève chasse au petit gibier et que la boucle sera bouclée.</strong>

Ainsi, Sidi Mohamed Kagnassy, le marchand de canons, vient de rendre son tablier de conseiller spécial de Ladji Bourama: convenez avec moi que des titres ronflants du genre sont plutôt gênants quand on veut tranquillement regagner sa Suisse de résidence après un festin de 69 milliards ! J'ai également entendu parler du limogeage de deux directeurs financiers. Encore des mesurettes pour amuser la galerie ! Imaginez-vous un pauvre directeur piquer 29 milliards pendant que le ministre regarde pudiquement par la fenêtre ? Le plus drôle, c'est que le ministre signataire des contrats surfacturés est connu comme le loup blanc et reste libre comme l'air. Le ministre qui a exécuté financièrement les contrats est tout aussi connu: ni juges, ni policiers ne lui rendent la moindre visite de courtoisie. Les contrôleurs financiers et responsables du budget, sans le visa desquels aucun franc ne quitte le trésor public, font eux aussi la pluie et le beau temps avec, au menu, du thé à la menthe et du pain au raisin.

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<strong>Soucieux de ne pas troubler le festin des dignitaires, le Premier Ministre déclarait, l'autre jour, à Bruxelles: <em>"Ce qui s’est passé ces derniers mois est regrettable, mais nous avons convenu avec le FMI d’aller de l’avant"</em>.</strong>

A ses dires, les audits font ressortir des <em>"insuffisances"</em>, des <em>"irrégularités"</em>: à croire que le mot <em>"malversations" </em>est absent du lexique de Mara ! A la question de savoir s’il conserve sa confiance à la ministre des Finances, Mara, beaucoup plus bavard quand il s'agit de papiers d'avions, renvoie la patate chaude dans la bouilloire de Ladji Bourama: <em>"Chaque chose en son temps. Le chef de l’Etat, il ne faut pas l’oublier, est le maître du jeu. C’est lui qui a clairement dit à la mission du FMI que personne au Mali n’est ni ne sera au-dessus de la loi"</em>. Traduction en français du Mali: <em>"S'il ne tient qu'à moi, je fusillerai du beau monde mais ce n'est pas moi qui décide!"</em>.

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&nbsp;

<strong>En attendant que quelqu'un daigne porter le chapeau de cette immense magouille, je constate que la souveraineté de notre patrie n'est plus qu'un lointain souvenir</strong>:

Ne contrôlant le nord que sur le papier, nous sommes, au sud, devenus esclaves du FMI qui nous dicte les décrets à modifier, dénonce à notre place les détournements, ordonne au gouvernement des audits, lui prescrit de les publier et lui enjoint de poursuites judiciaires. Si, après cela, quelqu'un ose encore chanter et danser le 22 septembre...

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<strong>L'affaire me donne aussi l'occasion de rappeler à votre bon souvenir la <em>"Compagnie des griots et des masseurs de pieds S.A."</em>. </strong>

Quand votre journal a publié, le premier, le contrat d'armements de 69 milliards, ces griots lui ont aussitôt volé dans les plumes, tambour et lait <em>Nido </em>au poing. Selon eux, il s'agirait d'un contrat inventé; <em>"Guo SARL"</em>, la société bénéficiaire, n'existerait que dans notre imagination et Kagnassy, le fortuné représentant de <em>"Guo SARL"</em> nous inspirerait plutôt de la jalousie. Un mois plus tard, Ladji Bourama lui-même nous donnait raison en confirmant, dans <em>Jeune Afrique</em>, l'existence du marché et le rôle qu'y avait joué Kagnassy. Nous avions alors cru que comme l'ancêtre Babemba de Sikasso, les compères griots se seraient pendus à l'une des cordes abandonnées à Koulouba après la bastonnade de Dioncounda Traoré. Mais voilà: ils sont toujours là et continuent plus que jamais de masser les pieds !

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après 150 bourses vénézuéliennes : Le ministre des sports obtient 150 bourses sportives à  Alger</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/apres-150-bourses-venezueliennes-ministre-sports-obtient-150-bourses-sportives-alger-575312.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Oct 2014 02:02:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><img class="aligncenter size-full wp-image-509012" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/poulo-Venezuela.jpg" alt="Etude dans le domaine du sport" width="620" height="542" /></strong>

<strong><em>Le ministère des sports a organisé, vendredi 10 octobre 2014, une conférence de presse animée par Cheick Konaté, directeur de l'INJS (Institut des Sports). Le conférencier a révélé que le ministre des sports, Housseini Guindo, revient d'Alger où il était accompagné de membres de son cabinet et des fédérations sportives du Mali. </em></strong>

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La visite fut l'occasion pour une douzaine de fédérations maliennes de rencontrer leurs homologues algériens et de signer des accords de coopération. Le ministre a rencontré le Comité Olympique algérien et des représentants de l'Ecole Supérieure en Sciences et Technologies du Sport d'Alger. Il aussi visité l'Institut Supérieur de Formation et le Lycée Sportif d'Algérie. Un protocole d'accord fut signé pour octroyer 150 bourses à des sportifs maliens. En octobre 2014, 30 premiers boursiers iront ainsi à Alger. Les formations dureront un an. Les critères de préselection sont disponibles au niveau du Ministère des Sports pour ceux qui veulent bénéficier des bourses.

&nbsp;

Ces 150 bourses viennent s'ajouter aux 150 récemment obtenues par Poulho au Vénézuela. De surcroît, le gouvernement algérien s'engage à construire 6 stades de foot équipés de gazon synthétique au Mali.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Faculté des sciences juridiques : Coups de poing entre professeurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/faculte-sciences-juridiques-coups-poing-professeurs-554262.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2014 12:25:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La scène se déroule à la Faculté le jeudi 11 septembre 2014. Deux professeurs se sont battus comme sur un ring. Il s'agit d'Issa Sidibé, chef de service de la scolarité, et de Mamadou Samassékou, chef DER, c'est-à-dire directeur des études. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong>Après les examens de fin d'année, les professeurs de la faculté siègent dans des commissions qui fixeront les résultats des examens, résultats qui doivent être proclamés incessamment, la première date, le 10 septembre 2014, n'ayant pu être tenue</strong>. Compte tenu du retard accusé, que cela a accusé, le vice-doyen de la faculté, Kissima Gakou, a pris la décision de renforcer les effectifs des commissions.

&nbsp;

Lorsque Samassékou, chef de la commission chargée des résultats de la 4ème année et chef DER, constate la présence de nouveaux membres dans sa commission, il leur ordonne de quitter la salle. <em>"Je ne suis pas informé de votre participation à cette commission de travail"</em>, leur annonce-t-il. Les intéressés lui expliquent que c'est Issa Sidibé, chef du service de la scolarité, qui, sur instruction du vice-doyen, les a autorisés à venir siéger dans la commission. Le chef DER s'en va interpeller Issa Sidibé sur la question: Sidibé confirme avoir obéi aux instructions du vice-doyen. Le chef de DER, accusant Sidibé de collusion avec le vice-doyen dans ce qu'il considère comme un complot, lance des mots peu amènes à son interlocuteur. Violente dispute. Les collègues interviennent pour tenter de calmer les deux bonshommes. En vain. Les deux professeurs en arrivent aux mains, à la manière de lutteurs sénégalais. Ils échangent coups de poing et de pied jusque dans le bureau du vice-doyen où combat gagne d'ailleurs en ampleur. Selon les témoins, c'est Issa Sidibé qui a eu physiquement le dessus: il a terrassé le très colérique Samassékou et s'est assis sur sa poitrine, le rouant de coups. Certains témoins notent, avec une pointe d'ironie, que le combat s'est déroulé un 11 septembre et que le chef DER, Samassékou, a eu son Ben Laden !

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éducation nationale : Les chantiers de la ministre Jacqueline Nana</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/education-nationale-les-chantiers-ministre-jacqueline-nana-554212.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2014 11:21:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_169915" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-169915" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Mme-Togola-Jacqueline.jpg" alt="Mme Togola Jacqueline" width="315" height="285" /> Mme Togola Jacqueline Nana, ministre de Education[/caption]

<strong><em>En prélude à la rentrée scolaire 2014-2015, le ministre de l'éducation nationale, Mme Togola Jacqueline Nana a organisé, samedi 27 septembre 2014, une conférence de presse. Pour elle, l'année 2013-2014 fut marquée par le déplacement massif du personnel enseigant des zones affectées par le conflit armé. Ce qui a conduit les autorités à redéployer 4.089 enseignants en juin 2013. Dans le cadre de l'année 2014-2015, chaque agent de ces zones affectées par la crise a eu droit à 100.000 FCFA, payés au départ de Bamako, pour la prise en charge du transport, et à 150 000 FCFA, payés à l'arrivée dans leur lieu d'affectation. A ce jour, le taux de présence du personnel enseignant dans les régions du nord est de 79,5% dans l'académie de Gao, 88,8% à Tombouctou et 26% à Kidal. A la même période, le département de l'Education, en relation avec celui de la Décentralisation, a recruté 2.132 enseignants. 942 enseignants contractuels furent intégrés à la fonction publique des collectivités territoriales. </em></strong>

&nbsp;

En réponse à la crise de 2012-2013, le ministère de l'Education avait élaboré et mis en œuvre un plan d'urgence dont la vocation était de consolider les acquis du système scolaire. Au cours de l'année 2014-2015, il intensifiera le contrôle pédagogique, le suivi-évaluation des enseignants et des établissements publics et privés, l'articulation entre la formation initiale et la formation continue en renforcant les relations entre les structures de formation initiale et les services d'inspection. Le ministère envisage aussi de réaliser une étude sur l'évaluation des établissements privés dans la perspective d'assainir ce sectuer et de disposer d'un manuel de procédures de certification desdits établissements. Il sera poursuivi la moralisation des examens afin d'écarter toute tentative de fraudes et de sécuriser les diplômes.

&nbsp;

En 2014-2015, il sera élaboré un programme de constructions d'écoles et de recrutement d'enseignants. Il est prévu la construction des Instituts de Formation Professionnelle de Diabaly et de konobougou; la poursuite des travaux de construction de l'IFP de Kalaban-Coro; la distribution de 3000 tables-bancs; la construction de 801 salles de classes, de 161 bureaux-magasins, de 534 blocs de 3 latrines; la réhabilitation de 200 salles de classes; la réalisation de 200 puits ; la construction et l'équipement des lycées de Djenné, Barouéli, Tominian, Gourma Rharouss; la réhabilitation du Lycée Bouillagui Fadiga, du Lycée public de Douentza; l'acquisition du Lycée de Niéna ; la réhabilitation des Lycées Fily Dabo Sissoko, Askia mohamed et Ibrahima Ly. Il est aussi prévu la construction et l'équipement de 3 salles de classe au Lycée de Niamakoro; le recrutement de 4062 enseignants, dont 3 861 pour le fondamental. La ministre dira que cette année, tous les enfants admis au DEF 2014, soit 84 345 élèves, seront orientés dans les établissements publics d'enseignement secondaire.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique : Les doux rêves des groupes armés</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/chronique-satirique-les-doux-reves-groupes-armes-554122.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2014 11:14:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

<strong><em>Avez-vous vraiment lu le projet de </em></strong><strong><em>"Traité de paix"</em></strong><strong><em> que vient de produire par les groupes armés du nord ? Je voudrais reprendre, avec vous, la lecture et évoquer les implications du texte.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

[caption id="attachment_152370" align="aligncenter" width="615"]<img class="size-full wp-image-152370" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Mnla1.jpg" alt="Groupe MNLA" width="615" height="410" /> Groupe MNLA à Ouagadougou (photo archives)[/caption]

Parlons tout d'abord de la forme du texte. Sous le vocable <em>"Coordination des Mouvements de l’Azawad",</em> promotrice du projet de Traité, se cache le MNLA, diplômé de séparatisme et agrégé de propagande.

&nbsp;

Quant à l'expression <em>"Traité de Paix"</em>, c'est plutôt une mauvaise blague car, en réalité, nous avons affaire à un <em>"Traité de Guerre" </em>en bonne et due forme. Retenez votre souffle et lisez ça: <em>"Le Traité consigne scientifiquement le règlement concerté, juste et durable du conflit opposant l’Azawad au Mali depuis 1960"</em>. Pour la première fois de ma vie, j'entends parler de <em>"règlement scientifique"</em> d'un conflit: doit-on en déduire que le conflit azawado-malien sera résolu par les sciences biologiques, mathématiques ou nucléaires ? Enfin, il faut avoir étudié le droit dans un marigot pour penser que ce Traité s'accommode de la Constitution du Mali et de la Résolution 2100 du Conseil de Sécurité de l'ONU qui proclament, toutes, la souveraineté et l'intégrité territoriale du Mali. Voilà pour les remarques de forme. Venons-en au fond.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Le texte commence par constater <em>"la faible application, voire la non application des précédents accords: Accord de Tamanrasset de 1991, Pacte national de 1992, Accord d’Alger de 2006, Accord de Ouagadougou de 2013, Accord de cessez-le-feu de Kidal</em></strong><em> <strong>de 2014"</strong></em><strong>.</strong> Cette technique est vieille comme l'Arche de Noé: faire avouer au Mali ses prétendues fautes pour justifier la passation d'un nouvel accord qui lui met la corde au cou et le conduire à l'abattoir de l'Azawad. Question: qui a violé les premiers accords, sinon les rebelles qui, en 2012, ont déserté l'armée puis envahi le pays ? Tant qu'à passer aux aveux, pourquoi le projet ne dit-il mot des pillages, vols, viols et amputations commis sous la période d'occupation du nord par les rebelles ?

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>Le Traité définit le mot <em>"Azawad"</em> comme un territoire compris dans les limites territoriales des régions de Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni, Ménaka et les arrondissements de Boni et Hombori</strong>. Ah bon ? Kidal ne leur suffisant plus, les bandits armés veulent aussi des bras du fleuve Niger, ce qui les amène à étendre leur cher Azawad aux régions de Gao et de Tombouctou. Ainsi amputé de 900.000 km2, il ne restera au malheureux Mali que 342.000 km2 pour planter des choux et élever des poules.Et si, alors, les Maliens n'adoptent pas vite la politique de l'enfant unique en vigueur en Chine, il y aura des familles qui vivront dans les arbres, faute de place !

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Le territoire de l’Azawad est reconnu par l’Etat du Mali comme un Etat fédéré formant avec lui la FEDERATION DU MALI</strong>. Ainsi donc, dans leur immense miséricorde, les bandits azawadiens acceptent que la future fédération porte le nom du Mali. De quoi mettre un méchoui au four, hein ?

&nbsp;

<strong>Le Traité érige en <em>"garants" </em>de son application l'ONU, la CEDEAO, l’UA, l’OCI, l'Algérie, la Mauritanie, le Burkina, leNiger et le Tchad</strong>. Pour que les bandits azawadiens prévoient si facilement la garantie de tout ce beau monde, ils doivent êtres sûrs de leurs soutiens internationaux, n'est-ce pas ?

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Dans les 60 jours qui suivent la signature du Traité, un Conseil territorial transitoire de l’Azawad sera mis en place et exercera la puissance publique sur le territoire fédéré jusqu'à l’installation de l’Exécutif et du Parlement de l’Etat de l’Azawad</strong>. Qui nommera ce <em>"Conseil"</em>: Ladji Bourama, feu Ben Laden ou Iyad Ag Ghali ? Et qui siégera dans cet organisme: des Touaregs, des Arabes, des Peulhs ou des Sénoufos ? De quoi vivra le Conseil: des impôts du sud malien ?

&nbsp;

<strong>2 mois après sa mise en place, le Conseil territorial Transitoire, en concertation avec le Gouvernement malien et l’ONU, installera une assemblée constituante pour élaborer la Constitution de l'Azawad</strong>. L'Azawad ne reconnaît donc pas la Constitution du Mali. Et il a tort. Cette Constitution a la vie dure: le <em>"Vieux Commando"</em>, qui projetait de la reformer, fut contraint à la fuite; le putschiste Sanogo a dû la rétablir après l'avoir dissoute; son interprétation a conduit à la bastonnade d'un vieil homme au foulard blanc.

&nbsp;

<strong>L’Etat fédéré de l’Azawad s’administre librement à travers un gouvernement dirigé par un président élu au suffrage indirect par les assemblées régionales de l’Azawad</strong>. Pourquoi le président azawadien serait-il élu au <em>"suffrage indirect"</em> et non direct ? Pour la bonne raison que les <em>"assemblées régionales"</em> devront désigner, le couteau sous la gorge, un seigneur de guerre à la tête de l'Azawad! De fait, comment un cultivateur bambara de Gao se ferait-il élire et gouvernerait-il un territoire sillonné de <em>jihadistes</em>, de séparatistes et de narco-trafiquants ? Parler d'élections dans l'Azawad, c'est user de la poudre de perlimpinpin pour faire croire à un semblant de démocratie !

&nbsp;

<strong>Le président engage directement l’Etat de l’Azawad par rapport aux partenaires techniques et financiers et conduit la politique de développement économique, culturelle, environnementale, sécuritaire</strong>. En clair, l'Azawad traitera directement avec le FMI, la Banque Mondiale, le Qatar et consorts avec, à la clé, des contrats de gré à gré pour l'achat d'un Boeing 737 azawadien.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Un Parlement sera chargé de voter les lois qui seront appliquées sur Ie territoire de l’Etat fédéré</strong>. En somme, l'Azawad se dotera de lois autonomes dans tous les domaines, y compris en matière de défense et de sécurité. Un colonel malien y aura, par conséquent, les mêmes pouvoirs qu'un berger.

&nbsp;

<strong>Le pouvoir judiciaire sera exercé par les tribunaux que l’Etat fédéré créera</strong>. Dans l'Azawad, la justice sera probablement rendue en arabe et verbalement, la plupart des bandits armés ne sachant ni lire ni écrire. Vu l'esclavagisme local, le viol d'une femme de race noire sera puni d'une amende d'un demi-dinar azawadien. Quant à la Cour Suprême et à la Cour Constitutionnelle du Mali, leurs décisions n'auront, dans l'Azawad, que l'effet d'un bêlement de mouton.

&nbsp;

<strong>Les responsables des structures relevant de l’Etat de l’Azawad sont nommés par le Chef de l’Exécutif de l'Azawad et ceux relevant de la Fédération par le chef de l’Etat fédéral sur proposition du chef de l’Exécutif de l’Etat de l’Azawad</strong>. L'Azawad aura donc à la fois le beurre, l'argent du beurre et, en prime, la laitère ! Nul n'exercera une responsabilité dans l'Azawad si ce n'est sur décret ou sur proposition du tout-puissant président local.

&nbsp;

<strong>En vue des élections, un recensement exhaustif des ressortissants de l’Azawad de l’intérieur comme de l’extérieur sera réalisé sous la supervision et avec l’appui technique et financier de l’ONU, de la CEDEAO et de l’OCI</strong>. Ce sera là l'occasion pour tous ceux qui plastronnent journellement sur les plateaux de la chaîne <em>"France 24"</em> de retourner enfin au bercail: les Ag Assarid, Ag Mossa, Ag Attaher et compagnie. Les agents recenseurs ne feront sûrement pas figurer sur les listes ceux que les bandits armés considèrent comme leurs esclaves, c'est-à-dire la majorité des populations du nord. Pour s'assurer une confortable majorité sur les listes, les bandits chasseront, entre-temps, de l'Azawad les <em>"hasidis"</em> sonrhaïs, dogons et bambaras qui ne partageraient pas leurs vues.

&nbsp;

<strong>Sont admis à voter pour l’élection de l’Assemblée et du chef de l’exécutif de l’Azawad les personnes d’origine azawadienne, âgées d’au moins 18 ans inscrites sur les listes électorales</strong>. Les rares Noirs qui échapperont à la purge et qui parviendront à figurer sur les listes électorales en seront exclus sur décision des tribunaux azawadiens. Les arguments ne manqueront pas puisque les cartes d'identité maliennes qui reconnaissent 18 ans à un citoyen n'ont pas de validité dans l'Etat fédéré. Et puis, le mot <em>"origine azawadienne"</em> ne vous rappelle-t-elle pas un peu la notion d'ivoirité qui a servi à exclure Ouattara de différents scrutins ?

&nbsp;

<strong>12 mois après la mise en place des institutions, l’exécutif soumet au parlement de l’Azawad un plan de redécoupage administratif du territoire. </strong>Le Mali n'ayant rien à dire sur le sujet, les bandits ravaleront au rang de villages à 1 député les zones qui leur sont hostiles alors que les zones qui leur sont favorables deviendront des régions dotées de 100 élus.

&nbsp;

<strong>L’Etat de l’Azawad aura sous sa responsabilité exclusive les domaines ci-après: l’environnement, la culture, l’administration territoriale, la sécurité intérieure, le maintien de l’ordre, la protection civile, l’aménagement du territoire, le budget, la fiscalité, le développement social et économique, la protection sociale, l’éducation, la santé, le commerce, les transports, l’agriculture, l’élevage, les mines, la pêche, les industries, l’artisanat, le tourisme, le logement, l’aménagement urbain, l’eau et l’électricité, le réseau routier et l’équipement</strong>. Eh Allah! Que restera-t-il au Mali de Ladji Bourama ? Un chapelet, une bouilloire et une natte de prière ? Ou bien un livre de grec et de latin ?

&nbsp;

<strong>Il sera créé une fonction publique de l’Azawad dont les agents seront originaires de l’Azawad</strong>. Encore la notion d'<em>"origine"</em>, hein?

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<strong>Le président de la Fédération du Mali sera secondé dans ses fonctions par le vice-président citoyen résident de l’Azawad ou vice-versa.</strong> Moussa Mara a eu tort d'aller taquiner les bandits dans leur fief de Kidal: voilà qu'ils proposent de le remplacer par un vice-président azawadien ! Ce vice-président, quoique adjoint direct de Ladji Bourama, se méfie tellement des Maliens et des bastonneurs de <em>"Yerewolo Ton"</em> qu'il aura sa résidence dans l'Azawad! Lors de ses déplacements, il aura droit, bien sûr, au Boeing de Ladji et à la fanfare! Le comble, c'est que l'Azawad n'exclut pas d'occuper le poste de président fédéral dans la mesure où le Traité utilise l'expression <em>"vice-versa"</em>.

<strong>Les départements des Affaires Etrangères, de la Défense, de la justice et des Finances seront équitablement reparties entre les deux Entités fédérées</strong>. Je parie que l'Azawad aura les Finances pour mieux orienter nos impôts vers Kidal et les Affaires Etrangères pour mieux vilipender Ladji Bourama à l'étranger. Quant à la Défense, l'Azawad n'en a nul besoin, ayant déjà le droit d'<em>"administrer librement"</em> la défense et de la sécurité en vertu d'un article du Traité.

&nbsp;

<strong>Le Gouvernement et le Parlement de l’Etat fédéral seront composés pour au moins un tiers de citoyens de l’Azawad</strong>.Bon ! Les Azawadiens gardent 100% des postes de l'Azawad tout en s'adjugeant, à titre de dessert, 30% des ministères maliens.

&nbsp;

<strong>Les forces armées et de sécurité de l’Azawad sont constituées de combattants des mouvements de l’Azawad et ou de ressortissants de l’Azawad</strong>. Quiconque s'appelle Bourama, Ladji, Moussa ou Amadou est récalé d'office! Il n'y aura dans l'armée azawadienne que des Ag, des Ould et quelques Maiga!

&nbsp;

<strong>Les forces armées et de sécurité de l'Azawad sont placées sous la responsabilité du chef d’état-major de l’Azawad relevant au plan hiérarchique du chef d’état-major fédéral</strong>. Jouant à l'attrape-nigauds, le Traité rattache le chef d'état-major de l'Azawad à l'autorité <em>"hiérarchique"</em> du chef d'état-major fédéral mais en réalité, cette autorité est vidée de tout contenu par le fait que les forces armées et de sécurité de l'Azawad sont uniquement composées de Ag et de Ould...

&nbsp;

<strong>Le chef d’état-major de l’Azawad est nommé par le chef de l’Etat fédéral sur proposition du Chef de l’Exécutif de l’Azawad après consultation du Chef d’Etat-major fédéral</strong>. Le futur président fédéral Ladji Bourama, qui déteste pourtant qu'on le <em>"trimbale"</em> va devoir se laisser trimbaler un tout petit peu: pour nommer le chef d'état-major de l'Azawad, il prendra un décret dicté en langue tamackek ou arabe par l'éminent président azawadien.

&nbsp;

<strong>Il sera institué des corps spécialisés de sécurité intérieure de l’Azawad dont la nature, les missions et les effectifs sont fixés par les organes élus de l’Azawad en concertation avec l’Etat fédéral. Ces corps sont constitués des combattants des mouvements de l’Azawad et ou de ressortissant de l’Azawad</strong>. Ces <em>"corps de sécurité"</em> seront assurément chargés de vider le territoire de l'Azawad des citoyens noirs et d'interdire l'accès de l'Azawad à tout Malien dépourvu de visa.

&nbsp;

<strong>L’exécutif fédéré définit et perçoit les recettes fiscales, douanières et foncières collectées sur le territoire de l’Azawad qui sont versées intégralement au trésor de l’Azawad</strong>. L'Azawad mangera tout seul son gâteau alors que nous devrons, nous autres Maliens, assurer le gîte et le couvert aux 30% de ministres azawadiens placés d'office dans le gouvernement fédéral!

&nbsp;

<strong>L’Etat de l’Azawad autorise les recherches minières, négocie et signe les permis de recherches ainsi que les contrats d’exploitation sur toutes les ressources minières et pétrolières sur le territoire de l’Azawad</strong>.<strong>Les ressources générées dans le cadre de l’extraction minière et pétrolière sur le territoire de l’Azawad sont réparties à raison de 75% pour l’Azawad et 25% pour l’Etat fédéral</strong>. Comme le Mali a l'habitude de mendier son pain, les 25% d'aumône minière azawadienne s'annoncent tout à fait généreux!

&nbsp;

<strong>L’Azawad dispose du pouvoir discrétionnaire d’établir ses propres politiques de coopération environnementale, culturelle, sécuritaire, économique, industrielle, touristique, commerciale, sociale, financière, avec tout autre Etat ou organisation internationale</strong>. Le ministres fédéraux (maliens) des Affaires étrangères, du Commerce, de la Sécurité, du Tourisme, de l'Industrie, de l'Economie et de l'Environnement seront donc payés pour contempler les murs jour et nuit!

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<strong>L’Etat de l’Azawad dispose</strong> <strong>dispose de Délégations propres auprès d’Etats, institutions ou organisations internationales dans de toutes les chancelleries du Mali, représentants directement les intérêts politiques, sécuritaires, économiques, sociaux, culturels et environnementaux de l'Azawad. L'Azawad établira des</strong> <strong>Délégations dans tout Etat où il n’y a pas de chancellerie malienne</strong>. L'Azawad a donc sa propre diplomatie et un co-ambassadeur qui traitera librement de ses <em>"intérêts"</em> à l'étranger.

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<strong>L'Etat de l'Azawad perçoit directement toute aide budgétaire octroyée dans le cadre de la coopération bilatérale ou multilatérale</strong>. Cette <em>"perception directe"</em> vise à éviter que le Mali profite des fonds des amis de l'Azawad: Qatar, Suisse, Belgique...

&nbsp;

<strong>L’Etat fédéral autorise des représentants de l’Azawad à se joindre, en tant que membres, aux délégations diplomatiques que l’Etat fédéral envoie à des réunions internationales sur des questions qui présentent un intérêt direct pour l’Azawad</strong>. Ladji Bourama et ses ministres ont désormais interdiction de quitter le territoire fédéral sans prendre, dans leurs valises, des bandits enturbannés gardiens des intérêts supérieurs de l'Azawad! Lesdits bandits ne quitteront l'avion présidentiel que quand Ladji Bourama voudra s'entretenir en privé avec son viel ami, le Chérif de Nioro!

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<strong>Le droit de défendre l’intégrité territoriale de la fédération ne saurait être invoqué pour empêcher, réprimer ou entraver l’exercice pacifique du droit au débat, à l’expression d’opinions, à la dénonciation d’actes de violations massives des droits de peuples autochtones, de marginalisation, d’exclusion et de discrimination de personnes ou de groupes communautaires. </strong>Traduction: l'Etat fédéral, sous prétexte de défense, ne saurait empêcher les <em>"peuples autochtones"</em> touaregs et arabes à proclamer leur indépendance le moment venu. Le Traité consacre textuellement le droit de révolte et de sécession!

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<strong>Le drapeau, la monnaie de l'Etat fédéral s’appliquent à l’Etat de l’Azawad</strong>.Maintenant que les Azawadiens ont tout pris, ils font l'Etat fédéral l'immense faveur de reconnaître son drapeau et sa monnaie !

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<strong>Pour les fonctions fédérales convenues dans le Traité, l’Etat fédéral est habilité à nommer des représentants qui les exerceront pour lui dans l’Azawad. </strong>Bref, l'Etat fédéral n'aura plus que des ampbassadeurs dans l'Azawad!

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<strong>Il est affecté durant une période de 15 ans, à compter de l’entrée en vigueur du Traité, 33% du budget de l’Etat fédéral à l’Azawad pour son fonctionnement et son développement.Ce taux connaîtra une dégression de 5% tous les dix ans</strong>. Comme, pour l'instant, l'Azawad n'a que du sable et du soleil pour toutes ressources, il vivra légalement sur le dos du Mali pendant 15 bonnes années. Puis, une fois devenu économiquement puissant avec l'appui de ses amis étrangers, il proclamera son indépendance !

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<strong>Tiékorobani</strong>

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<title>Pour mieux isoler Moussa Mara : Le RPM exclut du bureau de la Mouvance présidentielle le Collectif des jeunes candidats</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mieux-isoler-moussa-mara-rpm-exclut-du-bureau-mouvance-presidentielle-collectif-jeunes-candidats-553892.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2014 10:26:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_233512" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-233512" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Moussa-Mara-3.jpg" alt="Moussa Mara" width="610" height="454" /> Moussa Mara nouveau PM[/caption]

<strong><em>Après avoir écarté Moussa Mara de la tête de la Coalition des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle </em></strong><strong><em>(voir notre livraison du 15 septembre 2014)</em></strong><strong><em>, le RPM et ses alliés de ladite mouvance commencent déjà à s'entre-déchirer. En effet, dans la répartition des postes au sein du Comité de pilotage de la Mouvance, il a été décidé d'exclure le Collectif jeunes candidats à l'élection présidentielle de 2013: Chiaka Diarra de l'UFD, Racine Seydou Thiam du parti CAP, Ousmane Ben Fana Traoré du PCR, Sibiri Koumaré de SIRA, etc. Le RPM, se fondant sur sa présence majoritaire au parlement, s'est octroyé 14 postes dans le secrétariat exécutif de la Mouvance; 6 postes ont été répartis entre les partis parlementaires suivants: CODEM, MPR, MIRIA, l'UM - RDA, ASMA, YELEMA. Le reliquat de postes a été distribué aux regroupements politiques (IBK-Mali 2012, PUR, etc). </em></strong>

&nbsp;

<strong>Pourquoi le Collectif des jeunes candidats, pourtant constitué en regroupement pro-IBK, fut-il écarté du partage du gâteau ?</strong> Une source nous apprend que l'exclusion est délibérément décidée par le RPM. Pendant la réunion où le partage des postes a eu lieu, le président de séance, le député RPM Boulkassoum Haidara, a signifié clairement au représentant du Collectif, Sibiry Coumaré, que Coumaré et les siens n'entreront pas au bureau. Selon notre source, l'exclusion du Collectif est une conséquence du combat de leadership que le RPM mène contre le Premier Ministre Moussa Mara. Mara est, en effet, membre du Collectif des jeunes candidats et il partage avec les membres du Collectif des affinités qui passent, aux yeux du RPM, pour des atouts politiques entre les mains de Mara. En mettant le Collectif sur la touche, le RPM prive le Premier Ministre d'alliés, si maigres soient-ils. Cependant, contrairement à ce qui se murmure, <em>"le Collectif n'a pas l'intention de rejoindre l'opposition",</em> révèle notre source. Après plusieurs réunions, le Collectif a décidé de faire du lobbying pour convaincre les leaders de la Mouvance de les intégrer au bureau. S'il n'obtient pas gain de cause et que son exclusion est confirmée par l'assemblée générale de la coalition, il constituera un bloc autonome dédié au soutien des actions d'IBK. <em>"Nous avons soutenu IBK avant de rencontrer le RPM; nous le ferons sans le RPM"</em>, ajoute notre interlocuteur.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>

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<title>Editorial : L&amp;apos;économie brûle et l&amp;apos;Etat chante...</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/editorial-leconomie-brule-letat-chante-543062.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Sep 2014 13:18:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="alignleft size-full wp-image-82660" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/drapeau-Mali.jpg" alt="drapeau Mali" width="200" height="127" />54 ans après le départ du dernier soldat colonial de notre sol, nous ne pouvons pas revendiquer la moindre indépendance. Ni politique, ni économique. Le Mali vit aujourd'hui sous la tutelle militaro-politique franco-onusienne. Il n'a pas, malgré les milliards dépensés au fil des ans, d'armée capable de défaire la petite poignée de bandits qui menace de lui retirer deux tiers de son ancestral territoire. Il ne peut pas payer les salaires de ses fonctionnaires sans aide internationale. Quant aux investissements (routes, écoles, dispensaires, etc.), ils sont financés à 90% par la charité internationale. Légué par le colonisateur, le million d'hectares de l'Office du Niger, notre principale richesse agricole, n'est, 54 ans plus tard, exploité qu'à hauteur de 10% ! Ces constats poignants transforment le 22 septembre, que nous célébrons chaque année avec faste, en un gigantesque folklore juste bon à gaspiller nos fonds de caisses. </em></strong>

&nbsp;

Dans les milieux d'affaires maliens, un mort court: <em>"Si tu veux réussir dans ce pays, contente-toi d'acheter et de revendre des marchandises; mais si tu investis dans le moyen ou le long terme, tu es foutu!"</em>. De fait, l'Etat malien, faute de stratégie et de volonté, n'accompagne les grosses entreprises et les industries ni en termes financiers, ni par de bonnes lois. Contrebandiers et marchands ambulants trouvent en notre pays un paradis terrestre. La corruption des fonctionnaires et le recouvrement anarchique des impôts et taxes douanières achèvent de liquider les entrepreneurs les plus obstinés.

&nbsp;

Tout se passe comme si nos gouvernants, dépourvus de programme, se font élire pour venir appliquer au doigt et à l'oeil les ordres du FMI et de la Banque Mondiale. C'est pourquoi ils regardent, sans réagir, couler les fleurons industriels nationaux au nom d'un principe éculé qui veut que l'Etat, en libéralisme, ne soit pas un acteur économique. Faut-il rappeler aux dirigeants maliens que les Etats-Unis, temple de l'ultra-libéralisme, ont, en 2008-2009, mis sous l'éteignoir les sacro-saints principes capitalistes pour investir massivement l'argent public dans le sauvetage de leur industrie automobile et de leur secteur bancaire sinistrés par la crise économique ? La France, le Royaume Uni et le Japon n'ont-ils pas fait de même pour sauver de la crise leurs grandes entreprises ? Ces exemples devraient inciter le gouvernement malien à mettre en place une véritable politique de financement et de protection des secteurs vitaux de l'économie. L'inaction des autorités maliennes ne peut, dès lors, se justifier. Elle attente même à l'ordre public comme le prouve le cas de <em>"Jemeni" </em>dont les 50 000 clients, privés de leur épargne par la chute de l'entreprise, ont pris d'assaut les bureaux du liquidateur judiciaire, le contraignant à démissionner.

&nbsp;

Le plus drôle, c'est qu'au moment où se meurent les grandes entreprises, le gouvernement, telle la cigale de la fable, s'abîme dans de beaux discours, des chansons. Ainsi, dans un document-bilan célébrant l'An I du pouvoir IBK, le Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements se gargarise des réalisations suivantes :

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- pose de la première pierre de l'unité de production de Chaux de Karanga en février 2014 ;

-remise de 273 certificats d'origine pour une valeur d'exportation des produits industriels agréés de 27, 2 milliards FCFA;

&nbsp;

- réalisation de 25% de la zone industrielle de Dialakôrobougou, de 7% de celle de Ségou et de 5% de celle de Kayes;

&nbsp;

- travaux d'aménagement des zones industrielles de Sikasso, de Fana, de Ouéléssébougou, de Sanankoroba et du Mandé.

&nbsp;

- enregistrement au CEMAPI de 8 brevets d'invention, 24 marques, 20 noms commerciaux et 8 dessins industriels visant à protéger les inventions et les résultats de recherche;

- élaboration d'un répertoire des inventions primées aux salons de l'innovation technologique;

&nbsp;

- élaboration d'un répertoire de 234 Normes Nationales diffusé auprès de 16 organisations socioprofessionnelles;

&nbsp;

- mise à disposition de la Cellule d'Appui à l'Aménagement et la Gestion des Marchés d'une liste des références normatives sur les installations électriques, équipements de prévention et de lutte contre les incendies;

-mise à disposition du Laboratoire National de la Santé de 7 normes ISO sur la microbiologie alimentaire;

- accompagnement de 2 entreprises industrielles à la certification ISO 9001 version 2008: Toguna Agro-Industries et le Moulin Moderne du Mali;

- formation diplômante aux métiers du textile de 145 jeunes dont 25 jeunes déplacés du nord;

&nbsp;

- projet d'adoption de politiques de promotion des investissements, de développement de la propriété intellectuelle et de promotion de la qualité de nos produits...

Rien que des paperasseries et de la littérature !

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<strong> </strong>

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mort des grandes entreprises : La tragédie du géant pétrolier  SAMPANA SA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mort-grandes-entreprises-tragedie-du-geant-petrolier-sampana-543042.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Sep 2014 13:16:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La société pétrolière "SAMPANA-SA a été liquidée par le tribunal de commerce de Bamako en son audience du 16 mai 2012. Son PDG, Mohamed Sampana, croupit, quant à lui, derrière les barreaux. Pour quelles raisons ?</em></strong>

<strong> </strong>

SAMPANA-SA était une société de droit malien au capital de 500 millions de FCFA, dont la principale activité était l'importation et la commercialisation d'hydrocarbures. Elle est vite montée en grade. Son chiffre d'affaires, de 2 milliards de FCFA en 2003, atteint 21 milliards en 2009. Cette bonne santé financière lui vaut l'obtention d'un emprunt obligataire de 3 milliards FCFA garanti par le Fonds de Solidarité Africain et le Fonds <em>"GARI".</em> Cet emprunt lui permet de réaliser d'importants investissements: achat de camions-citernes, construction de stations d'essence, etc. Avec ses 109 employés, la société joue un rôle important dans l'économie du Mali car elle paie 4% de ses recettes en droits de douanes.

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&nbsp;

<strong>Tout commence à s'effondrer courant 2009</strong>. La société accumule des arriérés de droits et taxes de douane de 620. 697. 546 FCFA. Afin d'obtenir son dû, la douane fait confisquer les citernes de SAMPANA aux frontières. La société adresse à la douane une lettre du 17 mars 2010 où elle propose de régler immédiatement 100 millions de FCFA et le reste sur 5 mois. Le moratoire est accepté par la douane. SAMPANA verse 100 millions ainsi que le prouvent les quittances n°874 et 875 du 30 mars 2010. Le directeur adjoint de la douane de l'époque, Moumouni Dembélé, ordonne le déblocage des opérations de transit de SAMPANA par message Rac n°0018 du 2 avril 2010. Curieusement, l'ordre reste sans effet car les citernes restent confisquées par la douane. Un incident se produit dans les jours suivants: la société constate, lors d'un transit, que ses produits (de l'essence) sont étiquetés <em>"gaz-oil " </em>par les agents de douane. Craignant que cette irrégularité ne lui soit reprochée plus tard, SAMPANA la dénonce à la direction de la douane par courrier du 10 mai 2010, demandant de corriger les mentions incriminées. Ce courrier irrite-t-il la douane ? SAMPANA croit que oui. En effet, le 14 mai 2010, la douane lui réclame le paiement immédiat du reliquat d'arriérés de taxes, au mépris du moratoire de 5 mois accordé à la débitrice. La douane fait aussi saisir, le 8 juin 2010, les comptes bancaires de la société.

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<strong>Avant ces événements, une banque de la place avait consenti à SAMPANA un prêt contre la promesse suivante : les produits importés par SAMPANA seraient placés sous la main de la banque qui récupérerait son dû au fur et à mesure de leur vente</strong>. La banque, de crainte de faire les frais du litige entre SAMPANA et la douane, propose à celle-ci le plan suivant: levée des saisies et remboursement des arriérés de taxes par affectation de 60% du bénéfice brut généré par les produits importés par SAMPANA. La proposition de la banque est matérialisée par une lettre du 20 juillet 2010. Elle est acceptée par la douane par courrier du 23 juillet 2010. Le plan a cependant un grave défaut: il empêche SAMPANA de faire face à ses autres créanciers (impôts, fournisseurs, employés, énergie, transport, etc.) car le prélèvement de 60% des bénéfices bruts étouffe la trésorerie de la société. C'est ce que notera ultérieurement l'expert-comptable Oumar Kouma dans un rapport du 27 septembre 2010.

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<strong>Le PDG, pour tenter de sauver sa société, s'adresse au tribunal de commerce de Bamako.</strong> Il explique aux juges que son entreprise traverse une crise de trésorerie mais que sa situation économique n'est pas irrémédiablement compromise. Il lui faut un temps pour se redresser et, entre-temps, échapper aux poursuites individuelles des créanciers. Sensible aux arguments et aux chiffres présentés par SAMPANA, le tribunal lui octroie un règlement préventif et désigne un expert pour examiner les possibilités de redressement de la société.Par jugement du 13 janvier 2011, le tribunal déclare que ces possibilités sont sérieuses et, malgré l'opposition des créanciers, homologue le concordat préventif en donnant 2 ans de moratoire à SAMPANA.2 ans pendant lesquels nul-pas même la douane ! - ne peut saisir ses biens.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Problème : conscientes des difficultés de l'entreprise, les banques refusent de financer ses activités. </strong>Pour ne rien arranger, la douane, malgré le jugement de règlement préventif qui interdit toute saisie des biens de SAMPANA, refuse de libérer les citernes, principaux outils de travail de l'entreprise.La messe est, dès lors, dite. Certains créanciers, notamment la BMS et la BNDA auxquelles elle doit respectivement 452 et 712 millions de FCFA, obtiennent la liquidation judicaire de la société. Le jugement du 16 mai 2012 qui ordonne la liquidation intervient à l'insu de SAMPANA. Elle fait opposition mais sans succès: le tribunal du commerce, par jugement n°582 du 21 novembre 2012, confirme le premier verdict. SAMPANA doit être liquidée et ses biens vendus pour désintéresser ses créanciers!

<strong>Ayant relevé appel du jugement, Mohamed SAMPANA, toujours convaincu des potentialités de sa société, adresse un mémorandum à l'actuelle ministre des Finances</strong>. Il ne reçoit aucune réponse. Ses demandes d'audience restent sans suite. Quelqu'un empêche-t-il le malheureux PDG d'accéder à la ministre ? Cherche-t-on à rendre irréversible la liquidation de ses biens ? Mohamed Sampana le croit. Mais ses malheurs s'aggravent. Le 11 avril 2014, il est arrêté et déféré à la prison centrale de Bamako exécution d'une ordonnance de contrainte par corps du 18 juillet 2012 obtenue contre lui par un de ses créanciers : le Fonds <em>"Gari".</em> S'apprêtant à sortir de prison après les 3 mois de contrainte par corps, il fait l'objet d'un mandat de dépôt du 25 mai 2014, suite à une plainte du liquidateur de sa société qui lui reproche des faits d'abus de confiance et de faux. Le comble, c'est que depuis le 25 mai, le juge d'instruction saisi de la plainte ne l'a pas auditionné au fond. Le pauvre SAMPANA ne compte plus que sur les autorités pour le sortir de cette tragédie en lui restituant ses biens et sa liberté.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>

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<title>Chronique satirique : Les cadeaux chinois de LadjiBourama</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/chronique-satirique-les-cadeaux-chinois-ladjibourama-543002.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Sep 2014 13:03:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_518972" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-518972" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/ibk-chine2.jpg" alt="Les cadeaux chinois de LadjiBourama" width="610" height="407" /> Le Président IBK au Forum Economique Mondial de Tianjin (Chine)[/caption]

<strong><em>Le pèlerin national a fait beaucoup de prières avant de débarquer sur le sol chinois. Il en revient avec un sac rempli de cadeaux. S'agirait-il d'un bidon de leurres comme le prétendent les </em></strong><strong><em>"hasidi" </em></strong><strong><em>?</em></strong>

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J'avais, il y a six mois, suggéré à LadjiBourama de ne pas perdre son temps au Rwanda, où on ne mange pas à sa faim, pour se rendre en Chine. Devenu, en 2014, la première puissance économique du monde par son PIB, ce beau pays est, avec la Libye, le secret de la réussite socio-économique de l'ancien président Konaré et de son successeur, le <em>"Vieux Commando"</em>.

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LadjiBourama a fini par flairer les vents porteurs de soupe. Du 10 au 12 septembre, il a transporté son chapelet, sa bouilloire et sa sébile à Pékin. Il a bien fait. Les Chinois sont, en effet, des hôtes charmants, surtout envers des visiteurs cultivés comme LadjiBourama, qui manient allègrement le subjonctif et ponctuent les phrases de formules latines et grecques. Et puis, les Chinois, de nature minces et courts, sont facilement impressionnés par le fils de Boubacar et de Koniba, lequel a hérité de son ancêtre Soundjata une allure physique tout à fait imposante. Surtout quand il porte ses grands boubous <em>"bolokourouni" </em>assortis de fines lunettes dignes d'un savant du 20ème siècle. Or donc, LadjiBourama a fait, en Chine, une moisson gignatesque qui ferait pâlir d'envie le Père Noël lui-même. Ses amis chinois lui ont mis en main une liste de projets longue et épaisse comme l'estomac d'un transhumant politique :

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- un 4ème pont à Bamako;

- un pont sur le fleuve Niger à Ségou;

- le dragage du fleuve Niger et l'aménagement de ses berges bamakoises;

-la route Bamako-Koulikoro et un pont à Kayo;

- des routes Kwala-Goumbou-Nara, Ansongo-Ménaka-Anderamboucane, Douentza-Tombouctou;

-7 ports secs à Bamako, Kati, Sikasso, Kayes, Nara, Naréna et Gao;

- 1 centrale solaire à Kati et à Koulouba;

- 1 transformateur électrique à Sanankoroba;

- 1 voie ferrée entre Bamako et Conakry;

-1 usine pharmaceutique et 1 usine de thé;

- 24 000 logements sociaux et Bamako et environs;

-1 ligne de financement des petites entreprises;

- un don de 18 milliards de FCFA;

-un prêt sans intérêt de 26 milliards de FCFA;

- des équipements médicaux d'une valeur de 80 millions de FCFA;

- 600 bourses d'études.

&nbsp;

<strong>En somme, le sac de LadjiBourama est revenu plein à ras bord: 5.500 milliards de FCFA de projets! </strong>Pour parvenir à glaner tout ce pain au raisin, le pèlerin national a certainement fait beaucoup prières avant de débarquer sur le sol chinois. Des prières du genre : <em>"O Allah soubahanawatallah! Les hasidi et les méchants de l'opposition racontent sur tous les toits que depuis un an, je n'ai rien foutu dans le pays ! Aide-moi ! Donne-moi de quoi les faire taire!"</em>. LadjiBourama a même dû faire appel, à l'occasion, aux précieux services de son vieil ami, le chérif anti-CEDEAO de Nioro. Cependant, sans vouloir jouer aux rabat-joie et tout en présentant mes sincères excuse à la dangereuse Compagnie de griots de Koulouba, je crains, pour ma part, les projets pharaoniques car je sais comment ont fini tous les pharaons de l'histoire.

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&nbsp;

<strong>Alors question : quelle garantie a-t-on que les Chinois tiendront leurs mirifiques promesses ?</strong> Certes, l'Etat chinois est assez fortuné pour financer tout ce qu'il promet mais là, ce n'est pas l'Etat chinois qui promet: c'est plutôt un consortium d'entreprises privées. Or chacun sait qu'un privé n'a plus les mêmes idées au coucher qu'au réveil, n'est-ce pas ?

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Re-question: les projets seront-ils maintenus même en cas de non-règlement de la question du nord ?</strong> Il y a lieu de s'en inquiéter car il n'est pas dit que les groupes armés, qui contrôlent la majeure partie du nord et font régner la terreur sur le reste, permettront à des amis du Mali de construire ponts et routes dans leur cher Azawad.

<strong>Re-re-question:a-t-on précisé à LadjiBourama le délai d'exécution des projets dont on a rempli son sac ?</strong>LadjiBourama, qui vient de passer une année infructueuse au pouvoir, a urgemment besoin de convaincre ses électeurs qu'il fait autre chose que du tourisme à bord de son Boeing 737. Or, si ma mémoire ne me joue des tours, des bailleurs généreux avaient, en son temps, promis au <em>"Vieux Commando" </em>qu'ils feraient couler le premier puits de pétrole malien en 2008. Ce fameux puits coulant, on l'attend toujours ! Il ne faudrait pas que les Chinois s'inspirent de cette farce et attendent 2018 pour se manifester !

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Re-re-re-question: qu'a promis LadjiBourama en contrepartie des investissements chinois ?</strong> Chacun sait qu'un investisseur, même charitable comme les Chinois, ne jette pas ses sous par la fenêtre. D'ailleurs, les Chinois sont majoritairement bouddistes ou athées et ne se laissent nullement attirer par les <em>"Inch Allah" </em>d'un pèlerin malien. Or, ni Ladji, ni son Premier Ministre (pourtant très peu porté au silence), ni son parti (qui a bruyamment fêté les promesses chinoises) n'ont pipé mot des éventuelles contreparties maliennes. Soit dit en passant, il n'y a plus de place pour les Chinois dans les mines d'or maliennes, déjà occupées par les Australiens, les Sud-Africains et les Anglo-Canadiens. Le pétrole malien, situé au nord, restera, lui, inexploitable tant qu'Iyad Ag Ghali et les siens y monteront la garde. Seules demeurent disponibles les terres arables de l'Office du Niger. La Chine, vaste de 9,6 millions de kilomètres carrés, a-t-elle vraiment besoin de ces miniscules bouts de terre maliens ? Les amis chinois n'accuseront-ils pas un jour l'Etat malien d'escroquerie ? Heureusement que ni la CPI, ni la Haute Cour de Justice ne sont compétents pour juuger un Etat !

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&nbsp;

<strong>En tout état de cause, LadjiBourama devrait trouver les mots justes pour apaiser la jalousie des Occidentaux</strong>. Contrairement à ce qu'il croit, ce sont ces gens-là les vrais <em>"hasidi"</em> (envieux). N'ont-ils pas fait des misères à au Congolais Joseph Kabila lorsqu'il a concédé des mines aux Chinois contre un prêt géant de 9 milliards de dollars ? Or, pour le malheur de Ladji, son pays, dépourvu d'armée, se trouve sous tutelle militaire franco-onusienne et sous protectorat économique du duo FMI-Banque Mondiale, le bras financier des Occidentaux. Faire les yeux doux aux Chinois tout en préservant l'amitié des <em>"hasidi"</em> occidentaux, voilà un vaste programme ! En venant au pouvoir, le programme de LadjiBourama se résumait à deux mots<em> ("Mali D'Abord, inch Allah").</em> Depuis son retour de Chine, il a un programme complet !

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Enquête : la mort des grandes entreprises maliennes </title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/enquete-mort-grandes-entreprises-maliennes-543022.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/enquete-mort-grandes-entreprises-maliennes-543022.html</guid>
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<pubDate>Tue, 23 Sep 2014 12:30:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Avec quelque 80 unités industrielles en activité, le Mali fait piètre figure face ses voisins sénégalais (4000 unités) et ivoirien (6000 unités). Pis: de JEMENI à HUICOMA, en passant par FITINA et SAMPANA SA, la plupart des grandes entreprises maliennes battent de l'aile ou sont déjà mortes de leur belle mort. Leur principal tueur en série ? L'Etat!</strong></em>

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Le bal des morts commence avec l'Union des Caisses d'épargne et de Crédit <em>"Jemeni"</em>, structure de microfinance qui comptait, au temps de sa splendeur, 50.000 clients issus généralement de milieux défavorisés - marchands ambulants, vendeuses, ouvriers, etc.

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<strong>La descente aux enfers de "Jemeni"</strong>

<img class="alignleft size-full wp-image-101469" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/Jemeni.jpg" alt="la mort des grandes entreprises maliennes " width="315" height="236" /> Ces clients ont déposé des sommes qui, à partir de 2010, n'ont pu être remboursées, faute de trésorerie suffisante. Du coup, les structures statutaires de l'entreprises (conseil d'administration et direction générale) sont dissoutes par le ministre des Finances et remplacées par un administrateur provisoire chargé de redresser la boîte. Assiégé journellement par des clients mécontents, le premier administrateur rest relevé. Le second n'a pas plus de résultats, l'Etat, qui l'a désigné, ne lui ayant versé qu'un milliard et demi de FCFA pour rembourser des dettes de...9,5 milliards. Ses rares biens faisant l'objet de saisies anarchiques de la part de débiteurs furieux, qui ont vendu aux enchères même les tables de travail, <em> "Jemeni"</em> obtient, en août 2012, du tribunal de commerce de Bamako une ordonnance de suspension des poursuites individuelles dans le cadre d’un règlement préventif.

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En vertu de l'ordonnance, les créanciers sont tenus d’interrompre leurs actions judiciaires individuelles en attendant qu’un expert désigné par le tribunal évalue les possibilités de redressement de l’entreprise. Le rapport de l’expert conclut à une évidence : sans liquidités nouvelles, <em>"Jemeni"</em> ne peut survivre car elle détient des actifs de 5 milliards de FCFA contre des dettes de 9,5 milliards. L’Etat, pour sa part, refuse d'investir le moindre franc pour sauver l'entreprise. Pis, il décourage deux sérieux candidats à la reprise.Le premier, entreprise sénégalaise dénommée CCMAO (Confédération des caisses mutuelles d’Afrique de l’Ouest), s’engage à reprendre <em>"Jemeni" </em>et à rembourser les créanciers à condition que l’Etat malien émette à son profit une <em>"lettre de reconfort"</em>, sorte de promesse d’accompagnement administratif et politique des investissements qu’elle projette. L’Etat refuse. Quant à l’entreprise américaine <em>"3B Holdings Corporation", </em>elle propose à reprendre <em>"Jemeni"</em> et à apurer ses dettes à la condition que l’Etat malien permette à la nouvelle <em>"Jemeni"</em> d’effectuer des activités bancaires. L’Etat refuse encore une fois alors que les autorisations que les repreneurs lui demandent n’engagent pas ses finances !

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<strong>L'extrême frilosité étatique condamne <em>"Jemeni" </em>à mort.</strong> Le tribunal de commerce décide, par jugement du 22 novembre 2013, la liquidation des biens de l'entreprise. Le liquidateur désigné, menacé par la foule des petits créanciers qui craignent de faire les frais de la liquidation, finit par démissionner le 11 août 2014.<em>"Jemeni", </em>devenue un fantôme, doit une bonne part de ses malheurs à l'Etat. En effet, ayant accepté, à la demande du gouvernement malien, de financer les écoles privées, elle avait, pour garantir ses prêts, passé une convention avec l'Etat et les écoles: les subventions publiques destinées aux écoles devait transiter par <em>"Jemeni" </em>afin que cette dernière y prélève son dû et reverse le reliquat aux écoles. En fraude des droits de <em>"Jemeni",</em> des trésoriers publics ont trouvé le moyen de verser, à Bamako et dans les régions, les subventions directement aux indélicates écoles, ce qui a précipité la faillite de <em>"Jemeni"</em>, alors deuxième plus grand réseau de microfinance malien.

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<strong>Les malheurs de Fitina SA</strong>

L’Unité industrielle de Fils et tissus naturels d’Afrique (Fitina SA) est l'unique entreprise qui transforme sur place le coton malien alors que les autres acteurs du secteur se contentent d'acheter le coton de la CMDT pour le revendre, sans valeur ajoutée. C'est dire l'importance de Fitina dans un pays qui passe pour le 1er producteur de coton de l'espace CEDEAO mais qui arrive à transformer à peine 1% de son coton. Fitina SA est lancée, en 2004, par des privés maliens (12,5% du capital), mauriciens (5%) et français (82,5%). L'investissement de départ égale 4,7 milliards de FCFA. Faute de graines de coton, sa matière première, Fitina ferme ses portes en 2006. Elle redémarre en mai 2011 après que les actionnaires ont remis la main à la poche à hauteur de 1,7 milliard de FCFA. Avec ses 274 employés et travaillant 24 h sur 24, elle produit annuellement 3.000 tonnes de produits finis exportés en Côte d’Ivoire, en Guinée, en Tunisie et au Maroc. En décembre 2013, le ministre de l'Industrie, Boubou Cissé, vient même saluer la reprise des activités et les performances de Fitina.

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<strong>En 2014, patatras ! La matière première manque au rendez-vous.Sans elle, point de production ni, bien sûr, de profits</strong>. Jeudi 17 juillet 2014, à la faveur d'un entretien avec le PDG de la CMDT, Kalifa Sanogo, sousl'égide de l'Organisation Patronale des Industriels, Fitina apprend, avec consternation, que l'unique producteur de coton du Mali, la CMDT, ne peut plus vendre son or blanc aux prix anciens: ces prix étaient bas car subventionnés par l'Etat qui imposait des tarifs à la CMDT en raison des dettes de cette dernière envers lui. Le PDG a révélé que depuis le 31 décembre 2013, la CMDT ne devait plus rien à l'Etat et vendait désormais son coton à des tarifs plus élevés qu'auparavant, d'autant qu'elle reste une société commerciale tenue à des résultats vis-à-vis de ses actionnaires. La seule facilité que la CMDT suggère, c'est qu'on lui donne accès au capital de Fitina! Laquelle éprouve des difficultés même pour débloquer les 16 millions de FCFA nécessaires à l'enlèvement de la quantité de coton que la CDMT a récemment mise à sa disposition. Fitina sollicite alors la mansuétude des autorités politiques. Dans un mémorandum adressé, le 7 juillet 2014, au Premier Ministre, elle souligne ses déboires financiers et les pistes de solutions. Pas de suite. Dans une pathétique lettre du 3 septembre 2014, Fitina rappelle à la même autorité que <em>"depuis le 1er mai 2014, FITINA SA est totalement à l'arrêt"</em>. Elle évoque le sort des 274 travailleurs en chômage technique et l'impossibilité juridique de les maintenir dans cette situation au-delà du 31 octobre 2014, date à laquelle ils devront être licenciés. Fitina, d'abord réticente à l'idée d'ouvrir son capital à la CMDT, prie le gouvernement de faciliter cette solution. A ce jour, l'Etat n'a pas réagi. Lenteur d'autant plus incompréhensible qu'il n'a pas à débourser un rotin dans l'opération et que la CMDT a les liquidités nécessaires pour prendre pied dans Fitina et la relancer ?

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<strong>Batexi au ralenti</strong>

Bâtie, en 2006, sur les ruines la défunte <em>"Industrie Textile du Mali",</em> la Batexi bat de l'aile. Le promoteur, Bakary Cissé, parviendra-t-il à sauvegarder les 480 emplois ? A-t-il pu réaliser les investissements lourds promis ? Beaucoup de sources estiment que non. Elles soulignent que l'entreprise ne tourne qu'à l'aide d'antiques machines et qu'au lieu de mettre en valeur le coton malien, elle importe de l'étranger 80% du coton qu'elle utilise, ce qui met en péril le secteur cotonnier local. La vétusté des locaux témoigne, en tout cas, de la morosité ambiante. Batexi occupe pourtant plusieurs hectares au coeur de la zone industrielle de la commune 2 de Bamako. Rien ne dit que le contrat décennal de concession accordé qui la lie à l'Etat sera reconduit.

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<strong>Huicoma dans le coma</strong>

<strong> </strong>En ses beaux (et déjà fort lointains jours), l'<em>"Huilerie Cotonnière du Mali" (Huicoma SA)</em> constituait le fleuron industriel de la région de Koulikoro. Deux ans après son acquisition par le<em> "Groupe Tomota"</em>, Huicoma voit fermer ses trois usines de Koutiala, de Koulikoro et de Kita. Ses 800 travailleurs sont mis au chômage technique. La cause ? La CMDT n'arrive plus à lui fournir assez de coton-graine, matière première sans laquelle Huicoma ne peut fonctionner, ses principaux produits (huile, savon et aliment-bétail) étant à base de coton. Dans un premier temps, l'entreprise, qui n'a reçu que 91.000 tonnes de graines alors qu'elle a besoin de 350.000 tonnes, impute le défaut de fourniture à la mauvaise saison 2006-2007 de la CMDT (410. 000 tonnes de coton-graine au lieu de 600.000 l'année précédente). Mais elle a l'immense surprise de voir atterrir sur sa table une réclamation d'arriérés de paiement de factures formulée par la CMDT. L'addition s'élève à 20 milliards de FCFA (rien de moins !). Huicoma conteste bruyamment la facture, arguant qu'elle n'a pas été portée à la connaissance du <em>"Groupe Tomota"</em> en 2005, quand celui-ci achetait, pour 9 milliards de FCFA, la majorité du capital de l'huilerie. Les parties se crêpent le chignon en justice, la CMDT réclamant ses milliards et Huicoma exigeant des dommages et intérêts pour violation du contrat de fourniture passé avec la CMDT. L'Etat ne fait, bien entendu, rien pour éviter la mort de Huicoma; il laisse même la CMDT vendre son coton à une centaine de petites unités cotonnières informelles au lieu de veiller au ravitaillement du géant industriel de Koulikoro. Bien que le <em>"Groupe Tomota"</em> ait investi 15 milliards de FCFA dans l'Office du Niger pour produire des matières premières alternatives (tournesol, arachides et un peu de coton), Huicoma ne se tire guère d'affaire. En août 2014, la Cour d'appel de Bamako, se fondant sur un rapport d'expertise produit par la CMDT, infirme les jugements rendus par le tribunal de commerce de Bamako et condamne Huicoma à payer 21 milliards de FCFA à la CMDT. A Huicoma, le verdict produit l'effet d'une bombe atomique. <em>"La Cour n'aurait pas dû statuer car le rap</em>p<em>ort d'expert qui lui a servi de base fait l'objet d'une plainte pour faux. Or en droit, un principe veut que le criminel tienne le civil en l'état: le juge civil d'appel aurait dû surseoir à statuer sur les demandes civiles de la CMDT jusqu'à ce que la plainte pour faux soit jugée"</em>, explique une source.

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<strong>Dossier réalisé par Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La CANAM décentralise la liquidation des factures</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/canam-decentralise-liquidation-factures-542992.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Sep 2014 12:00:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_201789" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-201789" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Canam.jpg" alt="Canam" width="300" height="80" /> Canam[/caption]

<strong><em>Pour satisfaire ses partenaires dans la mise en œuvre de l'Assurance Maladie Obligatoire, la direction de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CANAM) s'active. Elle vient d'accepter la décentralisation de la procédure de liquidation des feuilles de soins. </em></strong>

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En effet, dans le cadre de l'AMO, les assurés sont pris en charge par des prestataires comme les hôpitaux et les pharmacies.

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Ces prestataires de soins transmettent aux Organismes Gestionnaires Délégués (OGD), que sont l'INPS et la Caisse Malienne de Sécurité Sociale(CMSS), les feuilles de soins accompagnées d'une facture pour leur paiement. Du démarrage des prestations à aujourd'hui, la liquidation était centralisée au niveau des directions génrales de l'INPS et de la CMSS à Bamako. Désormais, la liquidation sera possible dans les chefs-lieux de régions. Cette liquidation consiste à vérifier et à autoriser le remboursement des feuilles de soins. Une mission de formation des agents des directions régionales de la CMSS à la liquidation des feuilles de soins vient de sillonner les régions. A l'issue de la formation, les délégués régionaux des OGD sont maintenant outillés pour vérifier si des dossiers sont réguliers, si les factures émanent d'une structure conventionnée ou si les feuilles de soins sont conformes au panier de soins de l'AMO. Même si les paiements se feront toujours à Bamako, la décentralisation de la liquidation accélérera le processus de remboursement des feuilles de soins. Elle traduit la volonté de la CANAM de rembourser les feuilles de soins dans le délai conventionnel. Notons que l'AMO contribue, aujourd'hui, à réduire les charges des travailleurs immatriculés.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le directeur de cabinet d&amp;apos;Ibk : Mohamed Alfousseyni Touré se fâche contre Moussa  Mara</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/directeur-cabinet-dibk-mohamed-alfousseyni-toure-se-fache-contre-moussa-mara-542952.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Sep 2014 11:52:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_389392" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-389392" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Moussa-Mara1.jpg" alt="«Il n'y a pas de solution militaire dans le nord du Mali»" width="610" height="407" /> Le Premier ministre du Mali, Moussa Mara, à Bamako, le 18 mai 2014. (Photo Fabien Offner.AFP)[/caption]

<strong><em>L'affaire est née d'un courrier du 15 septembre 2014 dont nous avons obtenu copie et qui est adressé par Mara au Directeur de Cabinet du chef de l'Etat, Mohamed Alfousseyni Touré. </em></strong>

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Mara y explique que la préparation des voyages d'IBK <em>"mérite d'être mieux organisée"</em>. Il demande que les ministres en soient informés <em>"suffisamment de temps à l'avance"</em> pour rendre <em>"ces missions plus efficaces pour le pays"</em>.

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Touré, qui a la haute main sur les voyages du président, pique une colère noire. Il prend la lettre de Mara pour une insulte car, en somme, le Premier Ministre déclare que les voyages présidentiels ne sont ni bien organisés ni efficaces. Touré n'a pas gardé ses récriminations pour lui; il a, fait inédit, remis copie de la lettre à tous les conseillers de Koulouba dont beaucoup ne portent pas Mara dans leur coeur. On a donc cassé du sucre sur le dos de Mara. Les uns considèrent que du point de vue protocolaire, il n'avait pas à écrire au Directeur de Cabinet mais au supérieur hiérarchique de celui-ci: le Secrétaire Général de la Présidence, ToumaniDjimé Diallo, dont tout le monde feint d'ignorer les relations tendues avec Mara.

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D'autres conseillers estiment que Mara n'a pas à se mêler des voyages du président qui a sa propre administration. Certains autres conseillers disent qu'en fait, la lettre vise à critiquer IBK à travers son Directeur de Cabinet. D'aucuns soulignent que contrairement aux allégations de Mara, les ministres qui doivent accompagner le président lors de ses déplacements sont toujours prévenus assez de temps à l'avance et que, le plus souvent, ce sont les ministres eux-mêmes qui suggèrent au président d'assister à tel ou tel événement à l'étranger. <em>"Mara est en train de brûler son dernier vaisseau en la personne du Directeur de Cabinet puisqu'à ce jour, il s'est aliéné le secrétaire général de la Présidence, le parti majoritaire (RPM) ainsi que l'opposition",</em> analyse une source.

Une autre source croit savoir que la lettre de Mara vient de ce qu'il n'aurait pas apprécié que deux de ses ministres, celui de la communication et celui de la promotion des investissements, aient, de retour de Chine, tenu une conférence de presse pour annoncer au clairon les dons et prêts chinois. Le tout sans avertir le Premier Ministre !

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption en milieu scolaire :  La ministre de l&amp;apos;Education aux  trousses des lycées privés fictifs</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/corruption-en-milieu-scolaire-ministre-leducation-aux-trousses-lycees-prives-fictifs-527772.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Sep 2014 04:20:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président IBK a, on le sait, déclaré 2014 année de lutte contre la corruption et la délinquance financière. Tous les ministres et chefs de services ont été chargés de jouer leur rôle dans le combat contre la corruption. En la matière, la ministre de l'Education Nationale, madame Togola Jacqueline Nana semble avoir pris une longueur d'avance sur ses collègues. Après avoir mis hors d'état de nuire la mafia à la base des fraudes lors des différents examens de fin d'année scolaire, la ministre mène actuellement une vaste campagne de démantèlement des lycées privés fictifs. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

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[caption id="attachment_359952" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-359952" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Jacqueline-Nana.jpg" alt="Jacqueline-Nana" width="610" height="344" /> Jacqueline Nana, ministre de l'Education[/caption]

Des missions spéciales viennent de sillonner toutes les régions du Mali, excepté celles du nord. Ces différentes missions avaient pour objectif d'identifier, de localiser et de connaître le statut de chaque établissement secondaire privé, de s'assurer de son existence effective, de vérifier la dotation de chaque école privée en eau potable, en électricité, en latrines, en bibliothèque, en terrain de sport; de s'enquérir de l'état des salles de classes ; de vérifier la dotation des salles en mobiliers scolaires adéquats et de vérifier la situation du personnel administratif et enseignant. Les lacunes décelées à l'occasion sont énormes : inadéquation des salles d'études, manque d'infirmerie pour élèves, présence d'enseignants non qualifiés, retard chronique des salaires des enseignants, refus d'immatriculation des enseignants à l'I.N.P.S, etc. Les inspecteurs envoyés sur le terrain ont décelé dans toutes les localités visitées des lycées qui relèvent de la pure invention de certains cadres du ministère, en complicité avec certains promoteurs.

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Ces lycées ont profité illégalement des subventions de l'Etat pendant plusieurs années. En outre, il ressort des missions qu'une mafia fut créée pour influencer les orientations des élèves vers les classes supérieures. Par exemple, des titulaires du DEF résidant à Niamana, cercle de Kati, sont orientés, non vers un lycée de Niamana, mais vers un lycée sis très loin, à Kalanba Coro, dans le dessein d'obliger lesdits élèves à demander un transfert qui profitera à un lycée non qualifié choisi par les mafiosi. Les élèves n'ayant pas le choix, la combine marche comme sur des roulettes. En outre, des promoteurs de lycées, faute de locaux appropriés, vendent illégalement des élèves orientés chez eux à leurs homologues disposant de salles de classes suffisantes.

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<strong>Tout ce micmac, promet Madame Diawara Alimata Touré, chef de cabinet de la ministre, sera déjoué désormais</strong>.

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A partir de la rentrée scolaire de cette année, tous les titulaires du DEF seront orientés dans les lycées proches de leur lieu d'obtention du DEF. Seuls les lycées répondant aux normes recevront des élèves orientés et tout lycée privé qui ne répond pas aux normes sera exclu de la liste nationale des lycées agréés. <em>"Sur cette question, le département ne transigera pas"</em>, nous déclare madame Diawara. Les lycées privés semblent prendre l'affaire au sérieux. Dans le souci de répondre aux normes, nombre d'entre eux ont entamé de coûteux travaux de réaménagement de leurs locaux, au grand bonheur de leurs futurs pensionnaires.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Attaque armée à  Goundam : Baby, le ministre de l&amp;apos;Emploi, échappe de peu à un enlèvement</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/attaque-armee-goundam-baby-ministre-lemploi-echappe-peu-enlevement-527652.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/attaque-armee-goundam-baby-ministre-lemploi-echappe-peu-enlevement-527652.html</guid>
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<pubDate>Tue, 16 Sep 2014 03:50:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_196221" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-196221" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/02/Mahamane-BABY.jpg" alt="Mahamane BABY - otage français" width="620" height="389" /> Mahamane BABY[/caption]

<strong><em>Mahamane Baby, ministre de l'Emploi et porte-parole du gouvernement malien, vient d'échapper de peu à un enlèvement aux alentours de Goundam, en région de Tombouctou. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Alors qu'il cheminait, à la tête d'une forte délégation, entre Goundam et Gao, des bandits armés ont surgi du désert et donné l'assaut au convoi. Pour une fois, les agents de sécurité du ministre n'ont pas détalé: ils ont vaillamment fait face aux assaillants. Malheureusement, ces derniers ont réussi de s'emparer du véhicule 4X4 qui transportait les journalistes et techniciens de l'ORTM. Avant de disparaître dans la nature.

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L'attaque n'a fait ni mort ni blessé. De quels bandits s'agissait-il ? On peut penser à des rebelles islamistes ou séparatistes, voire à des sous-traitants d'AQMI qui auraient vendu le ministre à ce groupe jihadiste s'ils avaient réussi à le capturer.

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L'attaque montre, en tous les cas, que les groupes armés entendent élargir leurs conquêtes territoriales à des parties substantielles de Tombouctou et de Gao, loin de leur fief traditionnel de Kidal.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réflexion: IBK peut&#45;il rebondir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/reflexion-ibk-il-rebondir-527792.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/reflexion-ibk-il-rebondir-527792.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Sep 2014 03:34:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_168793" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-168793" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Cheick-Omar-Konare.jpg" alt="Cheick Oumar Konare" width="300" height="315" /> Cheick Oumar Konare[/caption]

<em><strong>Dans une contribution qu'il nous a fait parvenir, Maître Cheick Oumar Konaré, avocat à la Cour et observateur politique, analyse le bilan et les perspectives politiques d'IBK.</strong></em>

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Un an après l'accession d'IBK à la magistrature suprême, un sentiment de déception anime la majorité des Maliens. Nos compatriotes n'ont vu ni leur niveau de vie s'élever, ni de nouvelles infrastructures publiques sortir de terre. En fait, qu'un dirigeant déçoive ses électeurs est plutôt courant en démocratie. Élus triomphalement, des monstres politiques comme François Hollande et Barack Obama ne hantent-ils pas aujourd'hui les abysses de l'impopularité ? Avant eux, n'en fut-il pas de même pour Nicolas Sarkozy et George W. Bush ?

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<strong>En vérité, IBK ne pouvait que décevoir</strong>.

D'abord parce qu'à moins d'user de la lampe magique d'Aladin, il ne pouvait satisfaire à bref délai les immenses attentes populaires en termes de revenus, de sécurité et de fierté. Ensuite parce que l'indigence de l'Etat malien ne permettait nullement de tenir rapidement des mirifiques promesses de campagne. Enfin et surtout, parce que la faiblesse militaire du pays et la chape internationale qui l'étouffe interdisaient ce dont les Maliens rêvaient : reconquérir le nord par la force et prouver que les bandes armées qui l'occupaient ne devaient leur prospérité qu'au laxisme de l'ancien président ATT. Mais le pire n'est pas de décevoir dans l'abord : il faut seulement savoir rebondir. IBK le peut-il ? Nous croyons que oui. A condition qu'il diagnostique ses insuffisances de gestion et révise sa méthode de gouvernement.

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<strong>ATT, dont tout le monde reconnaît l'excellent bilan socio-économique, chantait à tout venant qu'il n'était <em>"ni grammairien ni juriste"</em>, laissant ainsi entendre qu'il ne revendiquait pas un haut niveau académique</strong>.

Alors, comment fit pour réussir ? La réponse saute aux yeux: il cultivait l'humilité, acceptait de déléguer l'autorité, possédait une forte capacité d'écoute et le sens du partage. A travers sa plus brillante invention - le consensus politique, que nous appelions à l'époque <em>"consensus de la marmite"</em>- il a su rassembler une classe politique émiettée par dix ans de pouvoir ADEMA, évitant, du coup, toute contestation politico-sociale durant son mandat et, par conséquent, tout retard dans la mise en œuvre de ses chantiers de développement. IBK devrait s'inspirer de cet exemple. Il devrait comprendre que nul ne gère efficacement un pays pauvre en abandonnant à quai la moitié de la classe politique. Ce n'est sûrement pas l'astrophysicien Cheick Modibo Diarra qui nous démentira : pour avoir trop cru en ses <em>"pleins pouvoirs"</em> et voulu cheminer sans les politiciens traditionnels, qu'il considérait comme <em>"corrompus</em>", le Premier Ministre de la Transition a vu sa belle navette exploser en plein ciel. IBK semble, depuis peu, avoir compris la leçon. Lui qui, au lendemain de son élection, claironnait qu'il n'y avait <em>"pas de gâteau à partager"</em> a fini par faire appel à ses anciens concurrents du CNID et de la CODEM pour élargir sa base sociale. Lui qui, depuis son installation à Koulouba, ignorait royalement les demandes d'audience des politiciens, multiplie, depuis la cinglante défaite de l'armée à Kidal, les effusions avec les chefs de partis en qui il voit de moins en moins des <em>"hasidis"</em> (envieux), des gibiers de potence. Il devrait prolonger cet élan de rassemblement en ouvrant son gouvernement aux principales forces adverses (URD, PARENA, FARE, PDES) et rassurer, par un statut protecteur, la frange de l'opposition qui déciderait d'y rester. Etant rappelé que le réflexe naturel de tout politicien africain consiste à tenter de renverser la table dont on lui interdit l'accès.

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<strong>On ne peut dénier à IBK la volonté de bien faire. </strong>Elle se lit déjà dans le choix de ses Premiers Ministres : Oumar Tatam Ly, le premier, et Moussa Mara, l'actuel, ont en commun la jeunesse, la technicité, un patriotisme ombrageux, une intégrité personnelle reconnue, une ardeur peu commune à la tâche et leur non-appartenance au parti majoritaire. Qu'ils montent au pinacle primatorial aux dépens du RPM indique à suffisance le désir du chef de l'Etat de sortir le pays de la sclérose bureaucratique et partisane. Le hic, c'est qu'IBK, peut-être habité par le souvenir des trahisons qui ont sillonné sa carrière, ne parvient pas à laisser assez de pouvoir à ses chefs de gouvernement. Au contraire, il les écrase de tout le poids de la présidence de la République. Aussi a-t-on assisté, avec amertume, à la démission de Ly, sacrifié au profit des prédateurs - mais précieux alliés du président - dont il exigeait le départ du gouvernement. Moussa Mara lui-même ne serait qu'en sursis, journellement court-circuité par des ministres qui se sentent assez d'autorité pour s'adresser au président sans témoin. Mieux, IBK ne rate aucune occasion d'agiter le doigt sous le nez de ses Premiers Ministres, leur annonçant publiquement qu'il les tiendrait pour <em>"personnellement responsables"</em> de telle ou telle mission. Il va jusqu'à se prononcer sur le transport des ordures domestiques et à répondre à de banals articles de presse! Résultat: les Premiers Ministres passent pour de simples plantons au point que les moindres marchands ou syndicalistes mécontents préfèrent se rendre chez IBK que d'aller perdre leur temps à la primature. Et au lieu que le Premier Ministre serve de paravent ou, au besoin, de fusible comme le voudrait le jeu institutionnel, c'est IBK qui prend personnellement tous les coups. L'attestent l'affaire de l'avion présidentiel, celle du marché d'armement et celle de la suspension des aides des institutions internationales où le du chef de l'Etat fut sévèrement pris à parti alors qu'on ne reprocha à Mara que son obstination à nier l'existence des documents d'achat du Boeing 737 incriminé. Il y a donc lieu, pour le président, de s'élever au-dessus des querelles de ménagères pour préserver son rôle d'arbitre, de recours. Déléguer davantage d'autorité aux premiers ministres et aux ministres les conduirait, à notre sens, à déployer leur esprit d'initiative au lieu de passer le plus clair du temps à défendre, en grelottant de peur, leur fauteuil. Quant aux conseillers du président, ils oseraient, s'ils se sentaient moins écrasés, parler vrai à leur chef au lieu de se muer, pour sauvegarder leur croûte, en justificateurs zélés de ses erreurs les plus patentes.

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<strong>La méthode IBK pâtit aussi d'une étrange inversion des priorités.</strong>

Il s'est offert un Boeing à 20 milliards de FCFA, somme suffisante pour acheter quatre hélicoptères d'attaque susceptibles d'écarbouiller, en un instant, les groupes armés du nord. Au lieu de moyens aériens et blindés qui font cruellement défaut à l'armée, il a investi sans compter dans des uniformes d'apparat afin, explique-t-il, que l'armée sorte de ses guenilles à la veille du 20 janvier 2014. Alors que l'unique véhicule du poste de police de Sébénicoro tombe régulièrement en panne sèche et que 265 cambriolages se sont produits dans le quartier au dernier trimestre de 2013, le président a fait renouveler, à prix d'or, son escorte motorisée. Au lieu de rénover le palais, siège de la présidence dévasté par les putschistes du 22 mars 2012, il a préféré transformer sa résidence de Sébénicoro en ranch californien. Ne s'arrêtant pas en si bon chemin, il a ordonné la démolition du carrelage vitrifié et des meubles flambant neufs du secrétariat général de la présidence en vue de les remplacer par du marbre et des boiseries dignes de Louis IV. Comme si les cadres de Koulouba réfléchiraient mieux dans un bureau marbré que sur une surface carrelée! Loin de se rendre en Chine, l'un des rares pays où l'on trouve de l'argent, IBK promène journellement sa barque dans des contrées désolées comme le Rwanda dont le filiforme président, Paul Kagamé, présente, à vue d'oeil, de sérieux signes de malnutrition. Bien entendu, quiconque se plaint de ces dépenses somptuaires essuie aussitôt une bordée d'injures d'une compagnie de griots qui confondent allègrement communication et propagande. Les vives réactions du FMI et de l'opinion auront, nous l'espérons, permis à IBK de se rendre compte que de ses années de primature à nos jours, le peuple malien a mûri et ne se laisse plus mener comme un mouton de Panurge. D'autant que ses prédécesseurs, Alpha et ATT, n'ont jamais trahi l'apparence d'humilité qui les rapprochait des citoyens. En un mot comme en mille, IBK réussira s'il change de personnalité. Ou, à tout le moins, s'il affiche, même à son âme défendant, des apparences de modestie, de partage et d'écoute. Machiavel, que tout homme de culture a lu, a bien raison lorsqu'il professe qu'en politique, l'apparence compte plus que la réalité.

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<strong>Bien entendu, tout espoir de rebondissement tomberait dans le lac si IBK commettait l'imprudence d'approuver l'accord que mijotent à Alger les groupes armés et leurs soutiens internationaux.</strong> En effet, le Mali ne s'est rendu qu'à Alger en rampant, pieds et mains liés, le couteau sous la gorge. Dépourvu d'armée efficiente et d'indépendance économique, il ne peut, en l'état, que subir le diktat de ses vainqueurs touaregs et arabes. Point n'est besoin d'être Nostradamus pour déviner que l'accord qui lui sera proposé à Alger ne préservera nullement ses intérêts supérieurs : ni l'intégrité territoriale, ni la laïcité de l'Etat, ni la souveraineté nationale n'échapperont aux coups de cisaille des groupes armés. Pour une raison élémentaire : toute négociation implique un rapport de forces où l'agneau se plie toujours aux quatre volontés du loup; de surcroît, les rebelles, maîtres du terrain, ne laisseront guère filer l'unique occasion qu'ils tiennent, depuis 54 ans, de concrétiser leurs ambitions séparatistes. IBK se tromperait donc fort lourdement s'il prenait le parti d'un signer un mauvais accord en espérant le remettre en cause une fois revenu en meilleure posture: l'accord d'Alger, contrairement à celui, provisoire, de Ouagadougou, aura pour garants la communauté internationale dont les principales composantes épouèsent les thèses rebelles. Il vaudrait, quitte à user de dilatoire, ne rien signer du tout que de se signer, sous la contrainte, un accord scélérat. Ce serait là troquer le choléra d'aujourd'hui contre la fièvre Ebola de demain. Ceux qui, au regard des pressions internationales, allèguent que l'Etat malien n'a d'autre choix que de signer seront assurément les premiers à condamner le président IBK dès qu'il aura quitté le pouvoir: ils oublient, au demeurant, que malgré leurs menaces et leurs hauts cris, la France, les Etats-Unis, la CEDEAO et l'ONU n'autoriseront jamais les groupes armés à envahir le sud du Mali, coeur de l'Afrique occidentale. Ni à instaurer, à la force du sabre, leur vision rétrograde de l'islam dans les deux tiers du Mali.

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<strong>Maître Cheick Oumar Konaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ministère des sports : Poulo réalise des prouesses</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/ministere-sports-poulo-realise-prouesses-527902.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Sep 2014 02:59:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_294002" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-294002" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/poulo-sport.jpg" alt="Poulo -sport" width="310" height="208" /> Le président Codem, Poulo[/caption]

<strong><em>Le ministre des Sports, et non moins président de la CODEM, Housseini Guindo dit Poulo, revient du Vénézuala où il a décroché 150 bourses d'études au profit des sportifs maliens. Ces bourses portent sur 5 filières de formation universitaires d'une durée de 5 ans. Les filères sont les suivantes:</em></strong>

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- Nouvelles Technologies Sportives ;

- Activités Physiques ;

-Entraînement Sportif.

-Physiothérapie (Médecine sportive)

- Technologie Alimentaire et Restauration Sportive.

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<strong>C'est là une grande première au Mali !</strong> En fait, depuis sa nomination, Poulo ne cesse d'engranger des résultats. Nous en retenons les suivantes:

-la réhabilitation du Centre d'Entraînement pour Sportifs d'élite "Ousmane Bléni" de Kabala ;

-la réception provisoire du Palais des Sports de l'ACI 2000 ;

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-la poursuite des travaux de rénovation du Stade Mamadou Konaté ;

-l'installation d'un tableau d'affichage électronique au Stade Modibo KEITA.

-la participation de l'équipe nationale senior à 4 matches amicaux contre le Sénégal, la Guinée, la Croatie et la Chine dans le cadre de la préparation des éliminatoires à la CAN, Maroc 2015 ;

&nbsp;

-la qualification de l'équipe nationale junior à la CAN, Sénégal 2015 ;

-la participation de l'équipe nationale cadette au tournoi de l'UFOA à Lomé du 14 au 17 avril 2014 où le Mali s'est classé 2ème ;

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-la participation de l'équipe nationale minime aux Jeux Africains de la Jeunesse à Gaborone, en mai 2014, et aux Jeux Européens de Lugano (Suisse), en juin 2014, où le Mali a occupé respectivement la 19ème place sur 54 pays avec 8 médailles dont 1 médaille en or, 1 en argent et 6 en bronze et la 2ème place sur 20 pays ;

&nbsp;

-la participation du Stade Malien de Bamako et du COB à la Coupe de la Confédération Africaine de Football.

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-la victoire de l'équipe nationale cadette fille à l'Afrobasket au Mozambique du 26 juin au 4 juillet 2014 où le Mali a occupé la 1ère place ;

&nbsp;

- la participation de l'équipe nationale cadette fille à la coupe du monde de baskett de la catégorie à Prague, du 28 juin au 6 juillet 2014, où le Mali s'est classé 1er en Afrique.

- la participation de l'équipe nationale sénior au tournoi de la solidarité à Bamako du 17 au 19 mai 2013 où le Mali a occupé la 1ère place avec 52 médailles, dont 28 en or, 17 argent et 8 en bronze;

&nbsp;

-la participation de l'équipe nationale aux championnats juniors de la Région II à Ouagadougou, du 2 au 3 juillet 2014, où le Mali s'est classé 3ème avec 32 médailles dont 12 en or, 8 en argent, 12 en bronze.

&nbsp;

-la participation de l'équipe nationale à la 16ème édition du tournoi international de Saint Louis (Sénégal) du 1er au 5 mars 2014, où le Mali a obtenu 2 médailles en argent et une 1médaille en bronze ;

&nbsp;

- la participation du Mali au Festival International de Scrabble Francophone d'Afrique de Dakar du 29 mars au 05 avril 2014.

-la participation du Mali au circuit africain de tennis des jeunes d'Afrique de l'Ouest tenu à Dakar du 21 au 27 juin 2014, où le Mali a occupé la 1ère place avec la médaille d'or .

-la participation de l'équipe nationale de sport pour personnes handicapées à la 8ème édition du meeting international tenu à Tunis du 12 au 19 juin 2014, où le Mali s'est classé 15ème sur 24 pays participants.

&nbsp;

<strong>Au plan de la formation des cadres de jeunesse et sports à l'Institut National de la Jeunesse et des Sports et à l'extérieur, il a été noté :</strong>

-la tenue des examens de fin d'année. Sur 185 élèves ayant composé, 163 ont obtenu la moyenne. Les résultats définitifs des classes de Licence Professionnelles seront disponibles en septembre 2014. Trois professeurs sont inscrits en thèse dont 1 sur financ

ement budget national, 1 sur bourse CONFEJES, 1 sur bourse de la coopération française.

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<strong>Le ministre des Sports a initié une politique nationale du sport qui vise, entre autres, à réhabiliter les anciens sportifs, à suciter de nouvelles vocations sportives et à doter toutes les préfectures du Mali d'infrastructures sportives dignes de ce nom</strong>. Grâce au lobbying du département, l'ancien ministre des Sports, Hamane NIANG, actuel président de la Fédération Internationale de Basketball-Afrique (FIBA-AFRIQUE) a été élu Premier Vice- Président de la Fédération Internationale de Basketball Monde (FIBA-Monde) le samedi 13 septembre 2014. Cette élection au sein du bureau de l'instance suprême du Basketball mondial est une fierté pour le mouvement sportif national mais aussi un honneur pour le Mali.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>IBK dans le texte</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-texte-527852.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Sep 2014 02:41:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_310752" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-310752" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/IBK-maroc2.jpg" alt="IBK désavoue la compagnie des griots et des masseurs de pieds" width="610" height="407" /> Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

<strong><em>Le président a accordé, le 4 septembre 2014, un entretien à l'ORTM et AFRICABLE pour dresser le bilan de son premier anniversaire au pouvoir. Nous commentons ses propos...</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em>Comment se sent IBK après un an au pouvoir? </em></strong>

<strong>Réponse du président IBK:</strong> <em>"Bissimilahi Rahmani Rahim ! Je voudrais d'abord rendre grâce à Allah qui m'a permis de voir ce jour...Un profond sentiment de reconnaissance m'anime. Quand des hommes vous choisissent pour présider à leur destiné terrestre, cela est un engagement très lourd"</em>.

&nbsp;

<strong>Leçon:</strong> IBK plante prudemment le décor : qu'on ne lui en veuille surtout pas s'il peine à obtenir des résultats car son <em>"engagement est très lourd" </em>et,bien sûr, tout succès dépend de Dieu. Or qui ose demander des comptes à Dieu ?

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<strong> </strong>

<strong><em>Quel espoir nourrissez- vous par rapport aux pourparlers d'Alger ?</em></strong>

<strong>Réponse:</strong> <em>"...L'accord préliminaire de Ouagadougou, auquel d'ailleurs nous devons notre élection, prévoyait ces pourparlers...Il est très important que les fils de ce pays puissent se retrouver; voilà pourquoi, d'abord, les assises du nord ont été organisées...Ces assises ont été l'occasion de jeter les bases du comment revivre ensemble et de préparer les négociations qui se tiennent en ce moment... Dans les accords de Ouagadougou, il</em> <em>était question du cantonnement et du désarmement des groupes armés. Ces choses n'ayant pas été suivies, il allait de soi que les pourparlers accusent un retard. Je fonde beaucoup d'espoir sur ces négociations qui aboutiront, je l'espère, à un accord. Nous n'avons d'autre choix que de dialoguer entre frères condamnés à vivre ensemble"</em>

<em> </em>

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<strong>Leçon:</strong> IBK se résigne (enfin!) à négocier sans exiger, au préalable, le désarmement et le cantonnement des groupes armés. Il consent à oublier ces prescriptions formelles de l'accord de Ouagadougou et de la Résolution 2100 du Conseil de Sécurité de l'ONU. C'est vrai que le Mali, depuis la chute de Kidal, n'est plus à même de poser des préalables; au contraire, c'est lui qui excécute avec empressement les préalables posés par les rebelles, notamment en libérant par camions entiers des jihadistes et des assassins non repentis. En tête de ces bandits recherchés même par la justice internationale figure Alhousseyni Houka Houka, ex-commissaire islamique de Tombouctou, grand coupeur de bras devant l'Eternel: il vient de quitter les prisons maliennes malgré les hauts cris des associations de défense des droits de l'homme.

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&nbsp;

<strong><em>Les autres l'entendent-ils de cette oreille, surtout que depuis le 21 mai 2014, ils sont en position de force sur le terrain ? </em></strong>

<strong>Réponse :</strong> <em>"Je ne suis pas tout à fait d'accord avec cette expression de "position de force". Aucun groupe armé n'est en position de force devant un gouvernement issu d'élections libres et incontestées. Nous avons déploré une violation fragrante d'une disposition des accords de Ouagadougou le 17 mai. Le gouvernement est conscient et soucieux de faire la part des choses pour permettre à chaque Malien d'être à l'aise où qu'il se trouve"</em>.

<strong> </strong>

<strong>Leçon:</strong> IBK privilégie ici la bonne vieille méthode Coué; sinon, comment nier l'évidence ? Comment nier que les rebelles se trouvent en <em>"position de force sur le terrain"</em> alors que le Mali ne conserve ni un soldat, ni un préfet à Kidal ? Ce n'est pas un scrutin électoral libre qui changerait cette triste réalité! D'ailleurs, les rebelles ne semblent pas reconnaître le scrutin qui l'a porté au pouvoir dans la mesure où ils se sont opposés militairement à la visite de son Premier Ministre dans leur fief. Quant à <em>"permettre à chaque Malien d'être à l'aise où qu'il se trouve"</em>, cela relève du voeu pieux.

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<strong><em>N'y a-t-il pas une autonomie de fait, quand on sait que l'armée et l'administration ne sont plus présentes dans la région de Kidal?</em></strong>

<strong>Réponse:</strong> <em>"Il y a eu des dérapages qui ont conduit à cette situation...Nous devons mettre tout en œuvre pour restaurer la confiance qui a été malmenée des deux côtés...La réconciliation prendra beaucoup de temps mais nous y parviendrons."</em>

<strong>Leçon:</strong> IBK évite soigneusement la question de l'autonomie : celle-ci va, en réalité, de soi !

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<strong><em>Vous suivez les pourparlers d'Alger: qu'est-ce qui est négociable ?</em></strong>

<strong>Réponse:</strong> <em>"Une feuille de route a été signée en prélude à ces pourparlers. Elle retrace tout ce qui est négociable et ce qui ne l'est pas. Toutes les parties prenantes sont signataires de cette feuille de route. Les groupes armés se sont engagés à respecter la laïcité et l'intégrité territoriale du</em> <em>Mali. Donc, je crois que personne ne viendra mettre en cause cette feuille de route. Toutes les voies ont été tracées, il reste seulement à y mettre un contenu. Toute la communauté internationale est là pour être garante des accords qui seront issus d'Alger. Depuis le cessez-le-feu, nous avons scrupuleusement respecté nos engagements, mais de l'autre coté, il y a eu une tentative d'expansion territoriale. La communauté internationale devrait en prendre acte et en tirer les conséquences"</em>.

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<strong>Leçon:</strong> Selon IBK, en dehors de la laïcité et de l'intégrité territoriale du Mali, tout est négociable. Est-ce à dire que le Mali est prêt à accepter le fédéralisme ou l'autonomie du nord ? Ces statuts juridiques ne remettent, certes, pas en question l'intégrité territoriale ni la laïcité du Mali, mais ils traceraient un boulevard pour les rebelles dans leur quête d'indépendance ! De plus, que deviendraient les ressources minières du nord ? Qui les exploitera ? Et si les rebelles demandaient la moitié des ministères ? Et s'ils décidaient de gérer leur propre défense et leur propre diplomatie ? Ou encore l'allocation annuelle au nord de centaines de milliards en provenance du sud ?

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<strong><em> </em></strong>

<strong><em>La réintégration dans l'armée fait partie des doléances des groupes armés: ne serait-ce pas un manquement à la mémoire des soldats tués à Aguelhok ? </em></strong>

<strong>Réponse :</strong> <em>"Il n'est jamais facile de faire la paix; il y a toujours des concessions à faire. Cependant, il ne sera jamais question d'oublier ce qui s'est passé à Aguelhok. Nous verrons tout ce qu'il est possible de faire pour que justice soit rendue. Ce ne sera pas sur le socle de l'injustice que nous bâtirons le Mali de demain, mais sur celui la justice. Il y aura justice malgré l'accord"</em>.

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<strong>Leçon:</strong> IBK, qui déteste qu'on le <em>"trimbale",</em> se plaît ici à <em>"trimbaler"</em> les Maliens. Après avoir libéré, sans jugement, les criminels jihadistes et séparatistes, est-il encore fondé à promettre la justice ? A moins de redéployer l'armée à Kidal au prix d'une...nouvelle défaite!

<strong><em> </em></strong>

<strong><em>Vous avez déclaré l'année 20104 année de la lutte contre la corruption, on attend toujours….</em></strong>

<strong>Réponse:</strong> <em>"Le temps de la justice est le temps de la justice. Je la laisse faire son travail à son rythme et je répète que je n'interviendrai jamais auprès de la justice en faveur de quelqu'un"</em>.

<strong>Leçon:</strong> Alors, comment les détenus rebelles ont-ils été libérés en masse et en vitesse ? Sur ordre de Guimba National, peut-être?

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<strong><em>En tant que premier magistrat, vous pouvez accélérer les choses, comme le procès de l'ancien président ATT et celui contre le journal "Le Monde"…</em></strong>

<strong>Réponse :</strong> <em>"Je ne laisserai aucune affaire pendante. Jamais les magistrats n'ont été envahis par autant de dossiers. Tout leur a été transmis. Laissons le temps à la justice. Pas d'acharnement. Ce n'est pas en 2014 que tout sera réglé mais elle reste une année de démarrage de cette lutte implacable contre la corruption"</em>.

<strong>Leçon:</strong> Le journal <em>"Le Monde" </em>et ATT peuvent dormir sur leurs deux oreilles. IBK ne se souvient plus d'eux...

<strong> </strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em>Les Maliens attendent des cas emblématiques comme celui du général Sanogo…</em></strong>

<strong>Réponse :</strong> <em>"Aujourd'hui, lui et certains de ses compagnons son sous le coup d'accusation graves. La justice est en train d'en connaître. Nul obstacle ne sera mis sur le chemin de la justice dans cette affaire... Beaucoup de choses ont été dites. Il a même été question de serment et de protection. Je suis un homme d'Etat qui n'ira jamais se refugier sous la tente qui</em> <em>que ce soit. Je le répète: aucune entrave ne viendra compromettre la marche de la justice dans cette affaire"</em>.

<strong>Leçon:</strong> Cette fois, IBK ne fuit pas la question comme cela fut le cas au sujet <em>du "Monde" </em>et d'ATT.

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<strong><em>Et la réconciliation des bérets verts et des bérets rouges ?</em></strong>

<strong>Réponse: </strong><em>"Il n'y a pas deux armées maliennes mais une seule. Le chef d'état-major général des armées est un béret rouge. Aujourd'hui, par les efforts conjugués des membres de la Transition et de mon gouvernement, les frères d'armes se sont rapprochés"</em>.

<strong>Leçon:</strong> là, nous sommes en phase avec le président.

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<strong><em>Certains pensent que jamais la famille n'a été au cœur de la gestion du pays comme aujourd'hui…</em></strong>

<strong>Réponse:</strong> <em>"Pendant toute ma vie, mon combat a été "l'homme qu'il faut à la place qu'il faut". J'ai cultivé au sein de ma famille la discrétion. Quand on parle de la famille, on parle de mon fils Karim qui a été élu à une députation... Le Malien de la rue sait que je n'étais pas d'accord avec cette décision de Karim, mais c'est un</em> <em>adulte et un militant politique qui a été choisi par sa base. Je ne crois pas qu'il ait été élu parce que son père est président. Certains sont même allés imaginer que Karim a été député pour me remplacer après ma mort. Je ne suis pas machiavélique à ce point!"</em>

<strong>Leçon</strong>: Pour un modèle de <em>"discrétion"</em>, Karim en est bien un ! Karim député ? IBK        n'était pas d'accord ! Karim président de la commission défense du parlement ? IBK n'était pas d'accord ! Bien entendu, IBK ne serait pas non plus d'accord que son fils lui succède. Mais qui sait si le peuple n'en décidera pas autrement, <em>Inch Allah</em> ? Et que pourrait le grand démocrate IBK contre la volonté du peuple ?

&nbsp;

<strong><em> </em></strong>

<strong><em>Qu'avez-vous fait pour améliorer le quotidien des Maliens ?</em></strong>

<strong>Réponse:</strong> <em>"Quand je demande la situation du panier de la ménagère, mes conseillers me rassurent. A la veille du Ramadan, les prix des produits de première nécessité étaient en deçà des prix traditionnels. Dans la revalorisation des grilles sa</em>la<em>riales, 4 milliards ont été injectés. Un effort fabuleux a été fait pour alléger la charge des chefs de familles..." </em>

<strong>Leçon:</strong> Il est tout à fait étrange qu'au moment où le président se félicite du niveau de vie des Maliens, ceux-ci crient de faim et de soif. C'est vrai qu'on ne pense pas de la même manière dans une chaumière que dans un...Boeing 737 ! D'ailleurs, ces conseillers qui <em>"rassurent"</em> le président, ne vivraient-ils pas sur la planète Mars ?

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<strong><em>A la grogne de l'UNTM est venue s'ajouter celle des populations de la commune 2 de Bamako, qui ont déversé leurs ordures sur la voie publique. Défaillance de l'Etat?</em></strong>

<strong>Réponse : </strong><em>"Cela pose le problème de l'autorité de l'Etat et aussi du civisme des populations. Les élus doivent comprendre que leur mission est avant tout la satisfaction des besoins de ceux qui vivent dans les communes qu'ils dirigent. Parmi ces besoins, l'assainissement de l'environnement immédiat. Si vous fermez les dépôts, il</em> <em>faudrait indiquer un lieu où déverser les ordures. L'assainissement est un souci majeur du gouvernement qui d'ailleurs vient d'autoriser la signature de deux conventions dans le cadre de l'assainissement. Cependant, il faut aussi amener les populations à comprendre qu'elles sont les premières concernées ..."</em>

<strong>Leçon:</strong> La faute des saletés revient donc aux maires auxquels IBK reproche de se rouler les pouces au milieu des déchets. Les populations, à mots couverts, en prennent aussi pour leur grade: si elles continuent de jeter des ordures dans les rues, tant pis pour elles car elles sont <em>"les premières concernées", </em>les premières victimes des moustiques et des rats! Quant aux <em>"conventions"</em> citées par le président, nul ne sait rien de leur contenu ni de leur effet.

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<strong><em>Un an après, pensez-vous avoir porté suffisamment la voix du Mali sur l'échiquier international ?</em></strong>

<strong>Réponse:</strong> <em>"Je pense que j'ai fait ce que j'avais à faire pour le Mali. J'ai porté le Mali partout où besoin était.Il était nécessaire, face aux incompréhensions, que nous partions à l'international dire ce qu'était le vrai Mali.</em> <em>Nous n'avons effectué, de notre élection à aujourd'hui, aucune sortie personnelle, si ce n'est pour le Mali...Ceux qui en comprennent l'intérêt et qui, à ma place, auraient fait la même chose, savent qu'il s'agit du Mali et non d'IBK. Mais, encore hélas !, il y a la politique politicienne qui vient encore perturber le vrai sens des choses. Il fallait sortir le Mali de son isolement et si c'était à refaire, je le referais".</em>

<strong>Leçon</strong>: Pourtant, IBK s'est rendu en visite privée à Marseille ! En outre, de ses nombreux voyages pour la cause du pays, notamment au Qatar et au Rwanda, nul ne voit l'ombre d'un fruit. Si n'est pas là du tourisme de luxe... Et puis, appelle-t-on vraiment <em>"isolement"</em> la situation d'un pays sous perfusion financière internationale et sous protectorat franco-onusien ?

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<strong><em>Vous le referez à bord du Boeing 737 qui cause aujourd'hui un froid avec le FMI, la Banque Mondiale et l'Union Européenne ? Quelle est votre part de vérité ?   </em></strong>

<strong>Réponse:</strong> <em>"Il y a eu des erreurs de communication. Le froid dont on parle n'a pas été senti par moi lorsque j'étais à Washington ou à la Banque Mondiale. Mais je crois que le FMI est dans son rôle</em> <em>en tant que régulatrice de l'économie mondiale. Elle doit s'assurer qu'une telle acquisition n'a pas porté préjudice à l'équilibre des comptes du pays.S'il y a eu un préjudice porté à l'équilibre financier, le FMI ne fait qu'indiquer les voies et moyens pour un nouveau départ"</em>.

<strong>Leçon:</strong> Contrairement à ce qu'allègue IBK, le FMI ne régule pas <em>"l'économie mondiale" </em>mais plutôt celle de pays sinistrés comme le nôtre. Il ne viendrait jamais à l'idée du FMI d'aller jouer au père fouettard en Russie ou en Chine. D'ailleurs, le président ivoirien vient de révéler publiquement avoir refusé les prêts du FMI (trop cher rémunérés) et s'être tournés vers les marchés internationaux de capitaux. Pour plaire au FMI, IBK préfère, lui, avouer les <em>"erreurs" </em>de gestion de son régime qu'il qualifie adroitement d'<em>"erreurs de communication".</em> Le FMI lui en sera-t-il reconnaissant en rétablissant ses aides ?

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<strong><em>Les choses se sont-elles passées dans les règles de passation des marchés ?</em></strong>

<strong>Réponse : </strong><em>"C'est clair que le FMI n'a rien à voir avec les dépenses de souveraineté. Seules les procédures comptent chez des institutions financières comme le FMI. Nous verrons avec le ministre (des Finances) s'il y a eu des erreurs et nous les corrigerons. Le FMI vient (au Mali) le 11 septembre 2014 pour une revue; les appuis budgétaires reprendront en décembre. Contrairement à ce que les gens pensent les, caisses (de l'Etat) ne sont pas vides. Aucune activité régalienne du gouvernement n'a été perturbée. Tous les marchés seront revus pour corriger les erreurs".</em>

<strong>Leçon:</strong> IBK reconnaît (encore un aveu !) l'irrégularité des marchés puisqu'il abandonne le conditionnel (<em>"si..."</em>) pour promettre fermement la révision desdits marchés. A l'entendre, les caisses de l'Etat ne sont pas vides à l'égard des ministres, mais plutôt à l'égard des pauvres gens comme vous et moi. Donc acte !

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<strong><em>Qu'avez-vous fait dans le cadre de la reforme des forces de défense et de sécurité ?</em></strong>

<strong>Réponse:</strong> <em>"Tout Malien ne peut que se soucier de la situation de l'armée. Notre pays n'avait qu'une armée théorique avec des hommes incompétents, sans aucun moyen. Une armée, c'est d'abord les moyens, même si les soldats sont motivés. A Gao, on a vu nos jeunes soldats combattre sans casque de protection. Notre volonté est de réhabiliter, former et équiper l'armée. Il me reste 4 ans pour tenir cette promesse. Inchallah, l'armée sera remise sur pied"</em>.

<strong>Leçon</strong>: Sachant qu'elle n'était pas remise sur pieds, pourquoi IBK a-t-il laissé cette <em>"armée théorique" </em>déclencher les hostilités à Kidal ? Quant aux <em>"hommes incompétents"</em> qui, selon le président, peuplent l'armée, qui sont-ils ? Qu'attend-on pour les fusiller ?

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<strong><em>Et le banditisme?</em></strong>

<strong>Réponse:</strong> Vous êtes en passe de me taquiner car un braquage a eu lieu derrière ma maison ! Nos concitoyens sont quotidiennement victimes de braquages. Dans la situation qui est la nôtre, tout est possible. Nous allons commencer d'abord à lutter contre la circulation des armes légères et, en même temps, équiper les forces de sécurité.

<strong>Leçon</strong>: les mêmes <em>"hommes incompétents", </em>hein ?

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<strong><em>Votre dernier mot?</em></strong>

<strong>Réponse:</strong> <em>"Je ne réussirai pas tout mais je suis au service du peuple. Ce qui n'a pas été fait n'est pas dû au manque de volonté mais aux contraintes indépendantes de ma volonté. Je fais un clin d'œil à la classe politique pour dire qu'à un moment de l'histoire des peuples, le resserrement est souvent nécessaire. En ce moment-là, des propos peuvent faire tort, non à IBK, mais au Mali. Pour ce qui passe à Alger, je souhaite que la confiance soit de mise entre tous les protagonistes. Par la grâce d'Allah, nous avons eu un bon début d'hivernage; je souhaite de bonnes récoltes... Je remercie du fond du cœur toutes celles et toux ceux qui ont porté à la magistrature suprême le fils de Boubacar Kéita"</em>.

<strong>Leçon: </strong>Bon anniversaire au fils de Boubacar et de Koniba ! <em>Procès-Verbal </em>se fera un devoir de l'écouter l'an prochain, <em>Inch Alla</em>h!

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<strong>Tiékorobani</strong>

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<title>Chronique satirique : Des prières pour Ladji Bourama</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-prieres-ladji-bourama-514072.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Sep 2014 13:20:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_274802" align="alignleft" width="344"]<img class="size-full wp-image-274802" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/IBK_0.jpg" alt="le trésor public à rude épreuve" width="344" height="257" /> SEM Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République[/caption]

<strong>Faute d'armée combattante, l'hôte de Koulouba squatte les mosquées pour venir à bout des groupes armés. Vaste programme...</strong>

<strong> </strong>Ladji Bourama, le candidat de la très patriotique coalition <em>"Mali D'abord, inch Allah",</em> fut, comme chacun le sait, élu triomphalement avec 77% des suffrages. Voire beaucoup plus, si l'on compte les voix des milliers de vieux et de vieilles qui, sans pouvoir bouger de leur lit, priaient ardemment pour sa victoire. Mais voilà: une fois élu, l'éminent compatriote a trouvé une priorité ultra-priotaire qui a la curieuse particularité de n'avoir pas été annoncée pendant la campagne électorale : acquérir à prix d'or un Boeing 737.Les Maliens peu avertis des affaires de tourisme se sont bruyamment plaints; mais comment les convaincre que tout pèlerin de la dimension de Ladji Bourama se doit de voyager comme l'explorateur Magellan ? La seule fausse note, c'est que de ses innombrables et coûteux voyages, Ladji Bourama ne ramène jamais rien. Pas même des haricots ! A croire que ses hôtes, tels l'émir du Qatar et le président rwandais, n'ont rien à envier à Harpagon ! De surcroît, son avion, que l'on disait muni de tous les papiers, y compris de certificats d'authenticité signés du président directeur général de Boeing, fut récemment saisi par des agents américains du fisc: il a fallu, pour le libérer, allonger un milliard de nos francs. Toutes choses qui portent le coût du joli coucou à 21 milliards et qui, bien entendu, ne changent nullement le couscous ordinaire des Maliens en poulets frits.

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<strong>On pouvait penser qu'avec un Boeing flambant neuf et des pilotes français parlant au subjonctif, Ladji Bourama serait heureux comme un marchand en foire</strong>

<strong> </strong>Or c'est le contraire qui se produit. La cause ? Les bandits armés du nord lui demandent les yeux de la tête : les bandits touaregs l'indépendance et les bandits arabes l'instauration d'un califat islamique au nord du Mali. S'il n'avait tenu qu'à Ladji, il aurait, de bon matin, fait fusiller tout ce beau monde sur la place publique de Kidal. Le problème, c'est qu'il n'a plus d'armée; ses officiers, quoique compétents et patriotes, semblent bien meilleurs dans la course aux abris que dans les combats à l'arme lourde. Alors, avec quoi Ladji Bourama se battrait-il ? Avec des babouches? Avec des bouilloires? Allons, allons, sachons raison garder !

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<strong>A défaut d'armée, il ne peut s'en remettre, encore une fois, qu'à <em>Allah soubahana wa tallah, </em>Seigneur des Mondes.</strong>

C'est pourquoi l'hôte de Koulouba s'est spécialisé, ces derniers temps, dans les prières et les invocations. Il ne sort plus de chez lui sans trois ou quatre chapelets de deux mille grains (excusez du peu). L'un des chapelets est, bien sûr, béni par son vieil ami, le vénérable Chérif de Nioro. Qui, à part un mécréant, peut douter de l'efficacité des bénédictions de cet saint homme ? Ses bénédictions ont, par exemple, apporté beaucoup de bonheur au général Sanogo. Sans quoi, le détenu galonné aurait sans doute été liquidé par les mutins du 30 septembre 2013 ou mordu par une vipère dans sa cellule de Sélingué ! Et puis, souvenez-vous que le Chérif s'est opposé à la CEDEAO avec le succès que l'on sait... Cette fois-ci, malgré les prières et les bénédictions assidues, rien de nouveau n'est venu inverser les rapports de force entre les bandits armés et l'Etat malien. Rapports très défavorables au second depuis la chute de Kidal, en mai 2014. Pris de désespoir, Ladji Bourama a délaissé ses chapelets pour se tourner vers les oulémas. Deux précautions valant mieux qu'une, il a demandé aussi aux chefs chrétiens de se joindre aux prières. Et comme il y a deux catégories de chrétiens, Ladji s'est rendu en personne chez les catholiques, dépêchant  son Premier Ministre Moussa Mara chez les protestants. Petit détail sans importance: Mara s'y connaît mieux en papiers d'avion qu'en versets bibliques. Quant au ministre des Affaires Religieuses, le jeune Thierno Diallo, il va, telle une âme en peine, de mosquée en mosquée, ne quittant plus son grand boubou bleu et son bonnet de talibé. Il ne manque plus, pour compléter l'assemblée des prieurs, que les géomanciens, les jeteurs de cauris et les chasseurs traditionnels <em>donso</em>. Encore un effort, notre gouvernement recevra la médaille du Mollah Omar !

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<strong>Tout cela est fort beau et fort charmant car l'homme n'est rien sans son créateur.</strong> Cependant, comme on vit en démocratie, on me permettra de poser quelques petites questions.

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<strong>Première question: quel est le véritable objectif de ces incessantes prières ?</strong>

S'il s'agit de renforcer notre armée, c'est, à mon humble avis, perdu d'avance car aucun de nos soldats ne tient à mourir hors de son lit. S'il s'agit de faire oublier aux bandits armés leur cahier de doléances, nous perdons également notre temps car les rebelles ont des amis (occidentaux, qataris et algériens) prompts à leur rafraîchir, à chaque instant, la mémoire.

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<strong>Deuxième question: Ladji Bourama a-t-il été élu pour écraser les bandits armés ou pour organiser des prières collectives ?</strong>

<strong> </strong> A mon sens, pour organiser des prières, nous n'avions pas besoin d'investir des milliards dans un scrutin électoral: les imams et muezzins de nos milliers de mosquées  y auraient largement suffi.

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<strong>Troisième question: Ladji Bourama a-t-il vraiment besoin de prier pour refuser d'apposer sa signature au bas d'un accord qui ne lui conviendrait pas ?</strong>

<strong> </strong>

J'estime que non. Son crayon et ses doigts lui appartiennent, n'est-ce pas ?

<strong>Dernière question: en démarchant tout ce que le pays compte d'imams et de prêtres, Ladji Bourama conserve-t-il le caractère laïc de la République ? </strong>Je crois que non. Or, la Constitution lui fait obligation de préserver la laïcité de l'Etat. A moins qu'à Koulouba, on ne lise une Constitution rédigée en grec ou en latin...

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<strong>Tiékorobani</strong>

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<title>Soumaila au meeting de l&amp;apos;opposition : &amp;quot;Tiékoroba dèsèra&amp;quot; (IBK n&amp;apos;a plus la  capacité de gérer le pays&amp;quot;)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-au-meeting-lopposition-tiekoroba-desera-ibk-na-capacite-gerer-pays-514112.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Sep 2014 11:49:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_513572" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-513572" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/Meeting-opposition-.jpg" alt="Démonstration de force réussie par les partis de l’opposition, &quot;Président IBK Sabali !&quot;" width="620" height="350" /> Salle comble pour le meeting de rentrée de l'opposition malienne, le 7 septembre à Bamako.<br />David Baché / RFI[/caption]

<strong><em>L'opposition malienne est montée au créneau pour commenter le bilan d'un an d'IBK, bilan qu'elle peint en noir foncé. C'était lors d'un meeting tenu, le dimanche 7 septembre 2014, au Palais de la Culture Amadou Hampaté Bah. Etaient présents à ce meeting le chef de l'opposition, l'honorable Soumaïla Cissé, président de l'URD; Iba N'Diaye, ex-vice-président de l'ADEMA; Amadou Abdoulaye Touré, président par intérim du PDES; Amadou Koïta, chef de </em></strong><strong><em>"Yelen Coura- Parti Socialiste" </em></strong><strong><em>et président de la jeunesse de l'opposition; Djibril Tangara, ex-ministre d'ATT; Djiguiba Kéita, membre du Comité Directeur du PARENA; Daba Diawara, patron du PIDS. Des partis de moindre envergure - AFP, PRVM, Lumière - ont répondu également présents. Si bien que la salle Banzoumana Sissoko était pleine à craquer. La partie musicale était assurée par MILMO et Doussou Bagayogo. </em></strong>

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<strong>Un film accablant</strong>

Le meeting a débuté, vers 10 h 30, par la projection d'un film sur les promesses de campagne non réalisées d'IBK et la visite de Moussa Mara à Kidal. A chaque image, un commentateur rappelle ce qu'IBK a promis et qu'il s'est empressé d'oublier. Après la projection du film, très applaudi par les militants,  la parole fut donnée aux réprésentant des partis politiques membres de l'opposition, à commencer par le président du <em>"Vigilance Républicaine" (VRP)</em>, Mody N'daiye. Dans la déclaration commune des partis lue par cet orateur, l'opposition réaffirme son attachement aux valeurs de la        République et aux principes démocratiques : laïcité, souveraineté, liberté, etc. Elle rejette toute idée d'auto-détermination d'une partie du territoire national.

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Au regard de la situation actuelle due, selon elle, à la mauvaise gouvernance institutionnelle, économique, sécuritaire et sociale, l'opposition exhorte le président IBK à changer urgemment de cap afin d'éviter au Mali une catostrophe imminente qui risque de disloquer le pays; à prendre en compte la souffrance du peuple, la marginalisation des forces vives de la nation ; à imposer sans préavis la gestion rigoureuse et transparente des finances publiques; à utiliser l'argent public dans des dépenses utiles et somptuaires.

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L'opposition demande aussi à IBK d'investir dans les infrastructures vitales au redressement économique du pays (routes, hôpitaux, écoles). Elle l'exhortent  à réorganiser l'armée afin de lui permettre d'accomplir dignement et efficacement les missions majeures qui lui sont dévolues. Elle demande également un dialogue social avec l'ensemble des organisations de travailleurs,  le rétablissement de la confiance entre le Mali et la communauté internationale, toutes choses qui permettraient  de lever les blocages financiers qui se multiplient.

L'opposition exige enfin qu'IBK mette en oeuvre une politique qui priviligie l'interêt supérieur de l'Etat, la cohésion sociale, l'emploi et l'unité nationale.

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<strong>Soumaila Cissé charge IBK</strong>

Ensuite, les chefs de l'opposition se sont succedé à la tribune pour faire passer leur message. Prenant à haranguer la foule, Soumaila Cissé, dans un bambara parfait, a fait observer  une munite  de silence en la mémoire des personnes disparues lors des événements tragiques du Nord. Pour lui,  IBK, le jour de son investiture, avait la confiance du monde entier. Mais aujourd'hui, cette confiance a disparu. IBK s'est ainsi montré incapable de débloquer les 2000 milliards promis au Mali  à Bruxelles. Le pouvoir actuel ne pense, souligne Cissé, qu'à acheter des avions pour son confort et se soucie peu du panier de la ménagère. Pis, le Mali a perdu Kidal sous le règne d'IBK.<em> "J'avais dit, lors de la campagne, que gouverner le Mali n'était facile car cela demandait de se lever tôt et de se coucher tard. De nos jours, mes propos prennent toute leur dimension. Le Vieux ne fait que la promotion de sa famille et de ses proches, notamment à travers la passation de marchés douteux. Il a oublié le bonheur et l'honneur des Maliens"</em>. Soumaila Cissé jure n'avoir jamais vu le FMI accuser un pays de malversations, sinon le Mali. Il martèle: <em>"Le FMI, la Banque Mondiale et l'Union Européenne sontunanimes à affirmer que le Vieux et sa compagnie ont fraudé et ont alors décidé de suspendre leur coopération avec le Mali. C'est une honte pour notre pays ! De nos jours, même ceux qui ont voté pour le Vieux ne lui font plus confiance à cause de ces affaires d'avion et de marchés d'armements</em>. <em>Le Vieux tente de faire passer l'opposition pour un groupe d'apatrides; or, nous aimons ce pays, nous n'accepterons pas qu'il soit détruit sous nos yeux".</em> Pendant 12 mois, poursuit Cissé, IBK n'a fait aucun périple majeur dans les régions et cercles pour savoir les difficultés des Maliens: il ne fait que voyager à l'international. <em>"Les opposants maliens ne sont pas des "hassidi"; comme disent les Bambaras, si ton ami ne peut te dire la vérité, tu devrais payer ton ennemi pour te la dire. Le Vieux doit nous payer pour que nous lui disions la vérité. Les ennemis du pays sont ceux qui sont à ses côtés le jour et qui, la nuit, viennent nous raconter les mauvaises décisions qu'il prend.Ces gens existent au sein de l'Assemblée Nationale mais aussi au gouvernement"</em>, ironise Cissé. Il rappelle que la vie est de plus en plus chère au Mali alors que le président IBK, 10 mois durant, avait refusé de recevoir les  syndicats comme les opposants: <em>"Maintenant que tout s'écroule autour de lui, il nous a fait appel pour l'aider, nous disant qu'il ne peut pas seul gérer le pays"</em>. Conclusion de Cissé:<em> "Tiékoroba dèsèra ! Le Vieux n'a plus la capacité de gérer le pays; le temps est orageux  mais je souhaite que Dieu nous préserve de l'orage !"</em>.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gestion des ordures à  Bamako : La révolte des populations</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/gestion-ordures-bamako-revolte-populations-514092.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Sep 2014 11:45:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_46252" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-46252" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/02/Ordures.jpg" alt="Vivre des ordures" width="610" height="337" /> Un tas d'ordures[/caption]

<strong>Mardi 26 août 2014, les populations de la communes 2 de Bamako sont venues massivement déverser leurs ordures domestiques dans les rues, sur les les artères goudronnées et aux grands carrefours de la capitale. Les rues adjacentes ont ainsi été obstruées pendant deux jours. Du jamais vu ! Pour savoir les raisons de ce qui ressemble à une forme de désobeillance civile, votre journal a interrogé des acteurs.</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

Nous avons rencontré en commune 2 de Bamako un responsable municipal qui a voulu garder l'anonymat. Selon lui,  le système de ramassage des ordures passe par trois phases : la pré-collecte, le dépôt de transit et la décharge finale. La pré-collecte est assurée par des GIE et autres entreprises liées par contrat à la mairie du district. Elles acheminent les ordures au dépôt de transit. Le transport du dépôt de transit à la décharge finale est assurée, lui, par la Direction des Voiries Urbaines, plus connue sous le nom de "DSUVA". Or, le seul dépôt de transit dont dispose la commune 2 se situe derrière l'école "CFP", en face du stade Omniports Modibo Kéita. Il est géré par la mairie du district de Bamako. Les ordures issues des 11 quartiers de la commune 2 - Niarela, Bagadadji, Bozola, Medina Coura, Quinzambougou, Hyppodrome, Bacaribougou, Sans-Fil, Zone Industrielle, Missira et Bougouba -  sont transportées dans cet unique dépôt de transit. Résultat:  le dépôt déborde et les dépots anarchiques se multiplient sans fin.

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<strong>Curieusement, par une décision en date du 18 août 2014, le maire par intérim du district a ordonné la fermeture du dépôt de transit "CFP" au motif que le gouverneur de Bamako a donné 5 bennes tasseuses à la mairie de la commune 2 pour ramasser les ordures et les transporter au dépôt final, situé hors de la ville</strong>. <em>"Ce que le maire du district n'avait pas compris, c'est que les bennes consomment énormément de carburants. La mairie de la commune 2 n'ayant pas les moyens de payer le carburant, les bennes faisaient une ou deux rondes hebdomadaires au lieu de procéder à un transport journalier des ordures. Parallèlement, la fermeture du dépôt de transit a empêché les entreprises de pré-collecte d'y transporter les ordures. Du coup, les tas d'ordures n'ont pas cessé de grossir dans les 11 quartiers de la commune 2, ce qui a suscité la colère des populations"</em>, explique notre interlocuteur.

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<strong>Toute cette pagaille en commune 2 découle donc de l'incurie de la mairie du district qui, de surcroît, n'honore guère ses factures envers les entreprises de pré-collecte qu'elle emploie</strong>

Un élu local rappelle que la mairie de la commune 2 fait de son mieux pour suppléer à la carence de la mairie du district. Ainsi, en janvier 2014, la mairie de la commune 2 a évacué les ordures du dépôt de transit "CFP" à hauteur de17 millions de FCFA financés sur fonds propres. En 2013, des personnes de bonne volonté ont cotisé à hauteur d'une dizaine de millions pour évacuer les ordures du même dépôt. <em>"Aujourd'hui, aucune disposition pérenne n'est prise pour évacuer le dépôt de transit. La solution résiderait dans l'attribution de ressources financières conséquentes aux mairies communales et à celle du district; chaque mairie doit avoir au moins 5 bennes tasseuses et 2 gros caissons pour ramasser et et transporter quotidiennement les ordures.A titre comparatif, la mairie de Dakar dispose d'un budget annuel de 2 milliards de FCFA pour le ramassage des ordures."</em>, déclare l'élu.

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<strong>Il y a lieu de souligner qu'après la révolte des populations de la commune 2, qui inondé les rues d'ordures, le gouverneur a pris le relais de la mairie du district dans le ramassage des ordures</strong>.  A cette fin, le gouvernorat utilise de vieilles bennes pour la plupart louées à des particuliers. Jusqu'à quand tiendra-t-il le coup ? On ne sait. Pas plus qu'on ne sait quand l'Etat parviendra à mettre en place un dépôt final des ordures. En effet, prévu à Noumoubougou, route de Koulikoro, le dépôt final destiné à accueillir, hors de Bamako, les ordures issues des dépôts de transit des communes n'a jamais pu voir le jour. L'emplacement a paru trop lointain aux bennes qui, depuis belle lurette, préfèrent déverser leur chargement dans le premier champ trouvé, pour peu le propriétaire du champ soit absent. La même méthode de dépôt à la sauvette est prisée par les <em>"spyros"</em> dont les chauffeurs ont, très souvent, maille à partir avec les propriétaires de champs qui n'apprécient pas du tout de voir leurs parterres inondés de déjections humaines...

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<strong>Commune très problématique</strong>

Si le scandale a éclaté en commune 2, c'est parce que non seulement elle est l'une des plus peuplées de Bamako, mais qu'en outre, elle abrite les unités économiques de production les plus polluantes. Là se trouvent, par exemple, trois grands marchés - le marché de Médina Coura, le marché <em>"Dossolo Traoré"</em>, le marché <em>"Dabanani"</em> -,  dont les occupants laissent volontiers leurs ordures sur place. Sans compter les nombreuses entreprises de la zone industrielle qui produisent déchets sur déchets. <em>"Tous ces marchés et industries paient leurs taxes à la mairie du district qui, en contrepartie, doit exécuter ses missions d'assainissement",</em> note un technicien.

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<strong>Pour ne rien arranger, un incivisme criant règne en commune 2 dee Bamako. </strong>90% des toilettes locales sont directement connectées aux caniveaux publics, en violation des règles d'urbanisme et d'hygiène, notamment de la loi 01-020 en vigueur depuis 1992. Chaque fois qu'on a voulu détruire ces installations illicites, il s'est trouvé une autorité pour différer la chose sous des prétextes fallacieux.

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<strong>Pistes de réflexion</strong>

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Pour résoudre la question des ordures,  il a été suggeré aux autorités la création d'une Direction de la Proprété, service étatique qui remplacerait la voirie et qui se verrait dotée des moyens financiers et matériels nécessaires. Mais, rétorquent les adversaires du projet, pourquoi créer un nouveau service alors que la voirie pourrait obtenir de bons résultats avec un meilleur équipement ?

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<strong>Odeurs toxiques</strong>

Le fléau des ordures s'étend suite à l'inefficacité de l'Agence Nationale de Gestion et d'Epurement des Eaux Usées. Ce service public percoit de l'argent des entreprises privées, notamment au <em>"Sans-Fil"</em> et dans la zone industrielle, dans le but affiché d'épurer les eaux usées en provenance des usines. Cependant, la mairie de la commune 2 est régulièrement assaillie de gens qui se plaignent de l'odeur nauséabonde qui se dégage des stations dites d'épuration. Les chefs traditionnels des deux quartiers ont même saisi, sous la Transition, le ministre Tiémoko Sangaré, ministre de l'assanissement, du problème. En vain. La mairie de la commune 2 a, sur le même sujet, récemment écrit à la Direction Nationale de l'Assainissement et du Contrôle des Nuissances et Pollutions (DNACPN), lettre dont le ministre de tutelle, celui de de l'assainissement, fut ampliataire. En vain.  En fait, le produit chimique propre à vaincre les émanations et odeurs toxiques coûte cher (300. 000 FCFA par pulvérisation), ce qui explique pourquoi l'Agence ne semble pas très régulière dans son administration. Du coup, les populations n'excluent pas de s'en prendre aux stations d'épuration, source de leurs maux. Or, si lesdites stations étaient détruites, il s'ensuivrait une pollution immédiate et gigantesque à l'échelle de toute la capitale!

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Koutiala: pluie de sanctions au parti SADI </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/koutiala-pluie-sanctions-au-parti-sadi-514052.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Sep 2014 11:35:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_204982" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-204982" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/oumar-Mariko.jpg" alt="Oumar Mariko - drole" width="250" height="166" /> Oumar Mariko[/caption]

<strong><em>Le parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et  l'Indépendance (SADI) du Dr Oumar Mariko traverse, à Koutiala, l'un de ses fiefs, une zone de turbulences.  En effet, pour cause de tentative de déstabilisation du parti dans la capitale de l'or blanc, plusieurs ténors ont été suspendus pour une année; d'autres ont été purement et simplement exclus du parti. </em></strong>

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<strong>En fait, lors des dernières législatives, Sidiki Diabaté, membre de la section de Koutiala, a été exclu des listes de candidatures car il se trouvait en prison</strong>. Après sa libération, il a estimé devoir figurer en la tête des listes aux prochaines élections communales afin d'avoir les meilleures chances d'être élu. Les ambitions de Sidiki Diabaté font des jaloux, surtout dans le camp du maire sortant, Sountoura, qui aspire lui aussi à la tête de liste. S'engage alors un bras de fer entre le camp de Diabaté et celui de Sountoura. Dans cette guerre de positionnement, le maire sortant arrive à convaincre le comité exécutif de la  section de Koutiala à surveiller le camp Diabaté comme du lait sur le feu au motif que Diabaté comploterait contre le parti. Il est ainsi interdit à Diabaté et aux siens de tenir des réunions en dehors de celles convoquées par la section. Sidiki Diabaté et ses amis décident de passer outre à cette interdiction. Ils tiennent régulièrement des réunions aux cours desquelles des stratégies sont mises en place pour être les principaux candidats municipaux du parti SADI. Les voyant prendre l'ascendant sur le camp du maire sortant, la direction de la section, qui soutient Sountoura, décide de sévir. Accusés de tentative de déstabilisation du parti, Sidiki Diabaté et Issa Koné sont donc exclus du parti.

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Quant à Aichata Coulibaly, Tidiane Coulibaly, Oumar Dembélé, Gaoussou Traoré, Zakaria Camara et Batoma Coulibaly, ils sont suspendus chacun pour une année de toutes activités au sein du parti SADI. Le hic dans cette histoire, c'est que les décisions de sanctions ont été signées par le vice-président de la section, Moussa Sangaré, alors que le président de la section se serrait dérobé. Malgré nos efforts, le maire sortant n'a pas voulu répondre à nos questions au téléphone. Cette crise n'est pas, en tout cas, bienvenue quand on sait que le parti SADI reste la première force politique de Koutiala et que les sanctionnés sont ses plus grands mobilisateurs de foules.

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<strong>Abdoulaye Guindo  </strong>

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</item>

<item>
<title>Le MNLA,13ème membre d&amp;apos;un bloc séparatiste international</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mnla13eme-membre-dun-bloc-separatiste-international-513962.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Sep 2014 11:25:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_424352" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-424352" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/MNLA-Alger.jpg" alt="L’Algérie médiateur du dialogue inter-malien ?" width="620" height="350" /> Mahamadou Djeri Maiga, vice-président du MNLA et sa délégation sont à Alger pour discuter des accords de paix, le 16 juillet 2014.<br />AFP PHOTO/FAROUK BATICHE[/caption]

<strong><em>Le 18 novembre 2013, le Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA) a été admis comme 13ème membre de l'Organisation des Etats Africains Emérgents (OAES), organisation intergouvernementale qui défend l'autodétermination des peuples en Afrique. Basée à Washington, l'OAES est membre observateur de l'ONU. Elle a été créée en 2010 sur les principes de la Déclaration de Washington relative à l'autodétermination en Afrique. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

L'OAES prône la suppression des frontières héritées de la colonisation.

&nbsp;

Elle remet ainsi en cause un principe sacro-saint de l'Union africaine: l'intégrité des frontières post-coloniales. Pour justifier son admission à cette organisation séparatiste internationale, le MNLA, par la bouche de son chargé de communication, Mossa Ag Attaher <em>(photo)</em>, a fait état du <em>"destin tragique de l'Azawad depuis 1963",</em> destin qui serait <em>"la conséquence directe du maintien forcé des frontières coloniales et du déni du droit international des peuples à l'autodétermination"</em>. Le MNLA et ses nouveaux partenaires de l'OAES estiment que l'autodétermination des peuples africains, en général, et de celui de l'Azawad, en particulier, est <em>"inéluctable"</em>. Un séminaire international de membres de l'OAES se tiendra du 18 au septembre 2014 en Belgique, sous l'égide du Réseau Mondial pour les Droits Collectifs des Peuples. Le Réseau se veut un point de rencontre des différents peuples séparatistes du monde, qu'ils soient reconnus ou non.

&nbsp;

Il entend faire pression sur les institutions internationales dans le but d’inclure la question des droits collectifs des peuples dans l’agenda de ces organismes. Un séminaire de l'OAES a déjà eu lieu en 2012 au...siège du parlement européen. Le MNLA rejoint, au sein de l'OAES, une foule de groupes indépendantistes comme ceux du Cabinda, du Biafra au Nigéria, du Sud-Cameroun, des Iles Canaries et de la Kabylie en Algérie. L'OAES a pour secrétaire général le sieur Ebenezer Derek Mbongo Akwanga Jr. Petit détail: l'Algérie ne reconnaît pas l'OAES car y figurent les séparatistes kabyles. Question: comment le MNLA peut-il participer à un séminaire séparatiste alors qu'au même moment, il négocie avec le gouvernement malien à Alger et prétend respecter l'intégrité du territoire national ? Cette simple question permet de comprendre que ces négociations ne sont que de la poudre aux yeux: l'accord qui en sortira ne peut que consacrer la partition du pays. Même si personne ne l'avouera officiellement.

<strong><em> </em></strong>

<strong> </strong>

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique : L&amp;apos;acte d&amp;apos;accusation de Moussa Mara</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-lacte-daccusation-moussa-mara-502962.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Sep 2014 12:57:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_267892" align="alignleft" width="377"]<img class="size-full wp-image-267892" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Moussa-Mara11.jpg" alt="Présentation de la DPG devant les députés" width="377" height="218" /> Le Premier ministre Moussa Mara[/caption]

<em><strong>Un petit plaisantin a posté sur facebook un projet d'acte d'accusation du Premier Ministre malien devant la Haute Cour de Justice. Le texte, qui s'inspire de l'acte d'accusation initié, il y a quelques mois, par le gouvernement contre le </strong><strong>"Vieux Commando"</strong><strong>, a suscité l'intérêt de Tiékorobani qui l'a enrichi et vous le propose...</strong></em>

<strong> </strong>

Le gouvernement de la République du Mali, réuni en session extraordinaire le mercredi 27 août 2014, informe l'opinion publique nationale et internationale que l'Assemblée Nationale, siège de la Haute Cour de Justice du Mali, vient d'être saisie d'une dénonciation de faits susceptibles d'être retenus contre Moussa Joseph Mara, ancien Premier Ministre de la République pour haute trahison. Les faits dénoncés sont les suivants :

&nbsp;

&nbsp;

<strong>- D'avoir, en sa qualité de Premier Ministre de la République du Mali, et en violation de la Constitution, </strong>déclaré la guerre en revenant de Kidal, alors que le pouvoir de déclarer la guerre appartient exclusivement à Ladji Bourama, chef de l'Etat, domicilié à Sébénicoro et seul qualifié pour réaliser l'honneur du Mali et le bonheur des Maliens;

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>- D'avoir, en tant que Premier Ministre de la République du Mali, facilité la pénétration et l'installation de bandits armés  sur le territoire national, </strong>en informant l'ennemi en temps réel des préparatifs de guerre et en annonçant, par exemple, sur les antennes des radios et des télévisions, que 1.500 soldats sont en route pour Kidal et que les moyens dont le Mali dispose suffisent à réintégrer de force Kidal dans le giron national;

&nbsp;

<strong>-D'avoir, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu que dessus, en tant que Premier Ministre, détruit volontairement le moral des troupes</strong> en soutenant et en laissant dire par son ministre de la Communication que l'ordre d'attaquer Kidal, le 21 mai 2014, n'est pas venu de l'autorité politique, chose qui a laissé penser que les soldats se sont battus pour eux-mêmes et à leurs propres dépens;

&nbsp;

<strong>- D'avoir, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu que dessus, participé à une entreprise de démoralisation de l'armée</strong> en apportant sa caution aux nominations de complaisance d'officiers retraités et au savoir douteux sur les enjeux terroristes du moment, comme, par exemple, le vieux colonel Ba Daou, à des postes de responsabilité au détriment des plus méritants, ce qui a entraîné une frustration qui a nui à la défense nationale;

&nbsp;

&nbsp;

<strong>- D'avoir, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu que dessus, malgré les avertissements de l'ONU et des médiateurs, forcé un voyage sur Kidal,</strong> déclenchant ainsi une guerre à laquelle il s'est gardé de participer et qui a abouti à la déroute de l'armée et à la destruction d'outils de la défense nationale;

&nbsp;

&nbsp;

<strong>-D'avoir, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu que dessus, participé, en connaissance de cause, à une entreprise de démoralisation de l'armée nationale</strong>, en engageant celle-ci dans une guerre perdue d'avance, faits prévus et punis par l'article 34, alinéa 3 du Code Pénal;

&nbsp;

&nbsp;

<strong>-D'avoir, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu que dessus, en tout cas depuis moins de dix ans, superbement ignoré la grogne de la troupe et les articles de la presse nationale et internationale</strong> en engageant la guerre au lieu de négocier, même en rampant, avec des groupes armés infiniment plus puissants que l'armée nationale;

&nbsp;

&nbsp;

<strong>-D'avoir, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu que dessus, en tout cas depuis moins de dix ans, par imprudence, négligence ou inobservation des règlements, laissé détruire, soustraire ou enlever, en tout ou partie, des objets, matériels, documents ou renseignements dont la connaissance pourrait conduire à la découverte d'un secret de la défense nationale</strong>, notamment en  allant provoquer l'ennemi jusque dans son sanctuaire de Kidal et en déployant contre l'ennemi des officiers incompétents qui se sont enfuis au premier coup de canon, abandonnant quantité de matériels et d'informations de la défense nationale, faits prévus et punis par les articles 36 et suivants du Code Pénal;

&nbsp;

&nbsp;

<strong>-D'avoir, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu que dessus, foulé aux pieds la discipline militaire et</strong> <strong>les</strong> <strong>lois de la République</strong> en refusant de prendre la moindre sanction contre les officiers et soldats convaincus de fuite, de désertion et d'incompétence, faits prévus et punis par l'article 20 du Code Pénal;

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<strong>-D'avoir, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu que dessus, en tout cas depuis moins de dix ans, sapé le crédit de la République </strong>en libérant des prisonniers rebelles et en engageant des négociations avec l'ennemi sans que celui-ci ait, au préalable, libéré les territoires illégalement occupés ni fait acte de répentence;

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<strong>-D'avoir enfin, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu que dessus, en tout cas depuis moins de dix ans, encouragé Ladji Bourama à garder un avion trop coûteux et prétendu que l'avion hérité du <em>"Vieux Commando" </em>n'avait pas de papiers</strong>, ce qui a conduit au gel des financements extérieurs et plongé le Mali dans la diète noire, ainsi que l'atteste la grève de 48 heures de l'UNTM;

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L'opinion sera informée en temps utile des développements ultérieurs de ce dossier.

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bataille pour la primature : Mara, le dernier rempart contre l&amp;apos;Etat&#45;RPM ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/bataille-primature-mara-dernier-rempart-contre-letat-rpm-502942.html</link>
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<pubDate>Tue, 02 Sep 2014 09:57:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_389392" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-389392" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Moussa-Mara1.jpg" alt="«Il n'y a pas de solution militaire dans le nord du Mali»" width="610" height="407" /> Le Premier ministre du Mali, Moussa Mara, à Bamako, le 18 mai 2014. (Photo Fabien Offner.AFP)[/caption]

<strong><em>Au départ d'Oumar Tatam Ly, IBK avait besoin d'un Premier Ministre au double profil: un technicien intègre, averti des questions financières et susceptible de coordonner le travail de la lourde bureaucratie étatique; mais aussi un homme plus politique que Tatam Ly qui prendrait les coups en lieu et place du chef de l'Etat. Un tel oiseau ne figure pas au RPM, formation rempli de politiciens blanchis sous le harnais et qui souffre, de notoriété publique, d'une forte pénurie de hauts cadres. Or, dans son élan de départ, Tatam Ly avait été suivi par les technocrates qu'il avait intégrés dans la galaxie IBK, notamment Madani Touré, ex-ministre délégué au budget et Cheick Oumar Diarrah, ex-ministre de la Réconciliation Nationale. C'est donc en l'absence de véritable alternative que le chef de l'Etat a porté son dévolu sur Moussa Mara. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

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<strong>Problème: Mara est un vieux rival politique d'IBK.</strong> A la tête de son parti (<em>"Yelema"</em>), il avait défait le RPM aux municipales de 2007 et même failli battre le leader du RPM aux législatives qui avaient suivi. De surcroît, malgré les appels du pied d'IBK, Mara avait tenu à présenter sa candidature à la présidentielle de 2013. Par conséquent, en choisissant Mara pour diriger le gouvernement, le président IBK prenait deux risques majeurs: mécontenter son propre parti, majoritaire au parlement, et voir son Premier Ministre le doubler dans la perspective  de  la présidentielle de 2018. Mara, fin politique, a senti le climat de méfiance. Il en a déduit qu'il lui fallait, au plus tôt, donner des gages de loyauté à son patron. C'est ce qui explique son obstination à justifier l'achat de l'encombrant Boeing présidentiel et, surtout, à se rendre à Kidal, bastion rebelle où, quelques mois auparavant, Tatam Ly avait renoncé à atterrir.

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<strong>Si la visite de Kidal a engendré, peu après, une tragédie nationale, elle n'en a pas moins donné à Mara une stature d'homme d'Etat</strong>.  Du coup, les caciques du RPM tentèrent d'utiliser le mauvais côté de l'affaire pour déboulonner le Premier Ministre.Ils ne veulent de lui ni à la primature, ni à la tête d'une quelconque mouvance présidentielle. Si, jusqu'à présent, Mara garde son piédestal, il le doit à trois choses: IBK n'a nulle envie de changer de Premier Ministre tous les mois; en outre, le président se demande s'il n'est plus judicieux d'attendre l'issue des pourparlers avec les groupes armés pour former un nouveau gouvernement; enfin, plus que son prédécesseur, Mara garde des entrées dans la famille présidentielle. Mais ces atouts lui garantissent-ils vraiment une survie à moyen terme à la primature ? Il aurait tort de le croire.

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<strong>Mara devrait, au contraire, rechercher l'agrément du petit peuple.</strong> Mieux que l'onction présidentielle, c'est là que réside son avenir. Il n'y parviendra qu'en jugulant les préoccupations économiques de la nation et en se positionnant comme un recours à l'actuel chef de l'Etat. Or, de son avènement à ce jour, le Premier Ministre semble faire beaucoup plus de politique que d'économie. Au lieu de déléguer la tâche à ses ministres, il préfère lui-même disserter sur des papiers d'avion, encourant, à chaque instant, le démenti cinglant des faits. Au lieu qu'il impose une gestion rigoureuse des finances, il préfère laisser la bride sur le cou de sa ministre des Finances qui, comme chacun le sait, n'arrive pas à convaincre les bailleurs de fonds de son attachement aux dépenses dites de souveraineté. En somme, Moussa Mara oublie de remplir le panier de la ménagère, seul garant de sa propre longevité gouvernementale et de sa carrière présidentielle. Cette absence de résultats économiques fragilise Mara face à ses ennemis intimes du RPM. On aurait pu penser que pour la compenser, Mara songerait à élargir ses appuis politiques dans l'optique d'un gouvernement d'union nationale: or, sans nécessité aucune, il ne cesse de susciter la colère de l'opposition en traitant, par exemple, Soumaila Cissé de fuyard et en faisant convoquer par SMS les leaders de l'opposition à Koulouba...

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<strong>Mais tout n'est pas perdu pour le chef du gouvernement</strong>.

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A condition qu'il sache s'amender.

- Il faut qu'il se tourne vers l'économie dont l'essor constitue la condition <em>sine qua non</em> de son maintien à la primature;

- Il faut qu'il adopte, malgré les risques d'éviction, une démarche d'homme d'Etat, de chef du gouvernement et non de simple exécuteur des quatre volontés du chef de l'Etat;

- Il faut qu'il rassemble davantage les Maliens au lieu de se croire en mission exclusive d'une majorité présidentielle dont la base ne cesse de se réduire;

&nbsp;

- Il faut qu'il se préoccupe moins de son maintien à la primature et songe davantage à l'image qu'il gardera après son départ de ce lieu qui, toute façon, n'est que transitoire.

<strong>Si, au lieu de tout sacrifier au présent, Mara parvient à corriger son image, sa stature et sa démarche politiques dans le sens de l'avenir, il sauvera ses chances de devenir un jour calife à la place du calife. </strong>En effet,Il représente, avec Housseyni Guindo, le leader de la CODEM, l'un des meilleurs représentants de la jeunesse pour la magistrature suprême à l'horizon 2023, étant entendu que sauf cataclysme, le bilan (bon ou mauvais) d'IBK ne l'empêchera nullement de rempiler. En tout état de cause, Mara constitue aujourd'hui le dernier rempart contre le parti-Etat RPM. Qu'il tombe, et le parti investira à la hussarde tout l'espace public. On se souvient d'ailleurs qu'à Tatam Ly, les Tisserands avaient soumis une longue liste de militants à caser dans les rouages de l'Etat. Profondément pénétré du sens de l'Etat, Ly avait rageusement mis la liste au panier puis décidé que toute haute fonction publique serait pourvue par voie de compétition...

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<strong> </strong>

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique : Ladji Bourama, le pilote à vue</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/chronique-satirique-ladji-bourama-pilote-vue-489882.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Aug 2014 14:40:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_381382" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-381382" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/ibkkoulouba.jpg" alt="Mali - Affaire Tomi: IBK renonce à déposer plainte contre &quot;Le Monde&quot;" width="350" height="200" /> Ibrahim Boubacar Keïta, le 3 mai 2014 au palais de Koulouba. © Emmanuel Daou Bakary/Jeune Afrique[/caption]

<strong><em>Dépourvu de programme de gouvernement, l'hôte de Koulouba n'a pas beaucoup de chances de conduire son peuple en terre sainte. Surtout par ces temps de grèves </em></strong><strong><em>et...d'avion.</em></strong>

<strong> </strong>

La grève de 48 heures observée par la centrale syndicale UNTM me fait sourire. Non que les dirigeants de la centrale manquent de sérieux, mais parce qu'ils me rappellent des habitants du désert qui rêvent de neige.

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<strong>Voyez-vous, le trésor public est vide comme la poche d'un clochard</strong>.

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Depuis que Ladji Bourama a gratté les fonds de caisses pour se payer un Boeing à 20 milliards, bailleurs de fonds et partenaires étrangers ont fermé à triple tour leur robinet. FMI, Banque Mondiale, Union Européenne, toutes ces charitables âmes ont gelé leurs financements, indignées de voir un vieux mendiant comme le Mali prendre un train de vie royal avec l'argent du contribuable occidental. Du coup, ce fut la croix et la bannière pour arriver à payer les salaires de la fonction publique en juillet 2014. En août, rien ne dit qu'ils seront payés ni qu'ils le seront à temps. Au contraire, il y a de sérieuses raisons de penser qu'en lieu et place de billets de banque, les fonctionnaires recevront de la bouillie de mil ou du couscous <em>made in Koulouba</em>. Dans ces conditions, comment une centrale syndicale ose-t-elle décréter une grève pour revendiquer une hausse de salaires ? Yacouba Katilé et les siens veulent-ils obliger Ladji Bourama à vendre son avion aux enchères ? Qu'ils se rassurent: Ladji n'est pas homme à se déplacer à dos d'âne ! Ceux qui en veulent à son avion, et que son ministre de la Communication traite tendrement d'<em>"aigris"</em>, devraient davantage songer à l'image du premier des Maliens. D'ailleurs, sans être membre de la célèbre compagnie des griots de Ladji Bourama, il y a lieu de s'interroger sur l'utilité de ces fonctionnaires qui passent le plus clair du temps à dévorer les programmes du PMU-MALI plutôt qu'à peaufiner les dossiers !

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<strong>Le comble, c'est que les grévistes demandent une baisse des tarifs d'eau et d'électricité</strong>.

Sans blague ! Croient-ils donc que l'EDM fabrique l'électricité en recueillant de pluie dans des calebasses ? Les compères syndicalistes demandent également la diminution des loyers d'habitation. Seigneur <em>Allah</em> ! Pensent-ils que toutes les maisons de Bamako appartiennent à Ladji Bourama et qu'il suffirait d'un décret de celui-ci pour diviser par trois les loyers ? Ou bien se croient-ils à la belle époque de Thomas Sankara où l'Etat retirait de force aux riches leurs bâtiments pour y loger les pauvres ? Si quelqu'un ne les raisonne pas, nos charmants grévistes vont bientôt exiger le retour du <em>"Vieux Commando"</em> au pays, la libération du général Sanogo, voire le retour de Jésus sur terre !

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<strong>Cela dit, UNTM ou pas, Ladji Bourama va devoir égrener bien du chapelet pour sortir le pays de la léthargie où il patauge depuis de longs mois</strong>.

Une chose est d'ores et déjà certaine : parler en grec ou conjuguer les verbes à l'imparfait du subjonctif ne remplit nullement le panier de la ménagère. Si le grec servait à quelque chose, la Grèce elle-même n'en serait pas réduite, depuis trois ans, à vendre ses marigots et ses monuments pour survivre, n'est-ce pas ? Quant au subjonctif, c'est un temps de moins en moins usité depuis la mort du dramaturge Pierre Corneille, lequel, pauvre comme Job, n'a pas légué un clou rouillé à ses héritiers.

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<strong>Ladji Bourama semble chercher la solution dans des changements incessants de premier ministre. </strong>

Oumar Tatam Ly hier, Moussa Mara aujourd'hui, Bakary ou Djénéba demain... Cette stratégie du tourbillon n'a aucune chance de prospérer car elle prend la proie pour l'ombre, l'effet pour la cause. La vérité est que Ladji Bourama manque de programme. Celui qu'il nous a présenté pendant la campagne électorale se résume, hélas !, en deux petits mots : l'honneur du Mali et le bonheur des Maliens, <em>inch Allah</em>. Pas de quoi conduire un pays au Paradis, hein ? Dépourvus de programme, ne reposant sur aucune majorité parlementaire et devant leur poste à la souveraine volonté de Ladji Bourama, les premiers ministres, transformés en simples commis de bureau, ont un seul et unique tableau de bord: l'humeur du chef. Comme cette humeur change vingt fois entre la prière de l'aube et celle de midi, leur gouvernement va et vient à la manière d'une girouette météorologique.En français de France, cela s'appelle pilotage à vue. Un exercice fort périlleux qui a déjà valu à notre ancêtre explorateur, Aboubakari II, de sombrer, avec son bâteau de fortune, dans les eaux de l'océan atlantique, au large du Nicaragua. Comme Oumar Tatam Ly a une très nourrissante carrière à préserver à la BCEAO, il s'y est réfugié dare-dare. Moussa Mara, qui préfère faire de la politique (donc faire de vieux os à la primature), s'est spécialisé dans les histoires d'avion sans papiers au point que l'avionneur Boeing songe sérieusement à lui délivrer un brévet. Le prochain Premier Ministre ne fera sans doute pas mieux que Mara: ce dernier a, au moins, l'avantage de ne traîner aucune casserole et, en raison de son jeune âge, de travailler matin et soir.

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<strong>Mais il n'est pas interdit de croire que l'économie est le cadet des soucis de Ladji Bourama.</strong> En effet, le pèlerin national ne dort plus que d'un oeil depuis la chute de Kidal le 21 mai 2014. Tout juste élu, il avait cru pouvoir faire plaisir à ses 77% d'électeurs en poursuivant en justice le <em>"Vieux Commando"</em> pour avoir employé des <em>"officiers incompétents et au patriotisme douteux"</em>. Grosse surprise : la défaite de Kidal lui a montré que cette race d'officiers est beaucoup plus nombreuse qu'il n'y paraît et qu'à leur exemple, les soldats ne tiennent pas non plus à mourir. Alors, faute d'armée, faut-il envoyer le patriote compétent Ladji Bourama lui-même au front ? L'idée ne manque pas de piquant: avant lui, Soundjata, Soumangourou et Samory menaient leurs troupes au combat, non ? Or, Ladji Bourama a sur ces trois illustres devanciers un avantage de taille : il a pratiqué, dans une autre vie, le karaté, discipline où il détient, à dire de griot, une ceinture noire. Alors, qu'attend-il?

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<strong>Tiékorobani</strong>

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</item>

<item>
<title>L&amp;apos;armée malienne abandonne la ville d&amp;apos;Aguelhok</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/larmee-malienne-abandonne-ville-daguelhok-489852.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Aug 2014 13:20:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les groupes armés du nord malien sont pressés d'amasser des atouts territoriaux en prélude aux négociations officielles d'Alger. Ils renforcent leur emprise sur de nombreuses localités, débordant largement la région de Kidal vers celles de Gao et de Tombouctou. L'armée malienne semble très peu désireuse de les inquiéter. </em></strong>

&nbsp;

<img class="aligncenter size-full wp-image-118194" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/Armee_Maliennex.jpg" alt="armee" width="620" height="270" />

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Comme nous l'avions annoncé dans de précédentes livraisons, elle a abandonné, il y a deux mois, le camp d'Aguelhok où elle avait trouvé refuge auprès des forces onusiennes. Et pour quitter le camp, il a fallu l'aide de la MINUSMA: les casques bleus ont dû, en effet, âprement négocier ave les rebelles pour laisser l'armée sortir d'Aguelhok et rejoindre Tessalit. C'est donc sous forte escorte onusienne que nos soldats (au nombre de 200) ont rejoint le camp onusien de Tessalit.Désarmés, ils n'ont même pas un lance-pierres pour se défendre en cas de besoin. La ville de Tessalit reste aux mains des groupes armés alors que les soldats maliens sont cantonnés dans la garnison de la MINUSMA. <em>"Nous ne pouvons ni aller chercher de la nourriture à Gao, ni même sortir du camp,</em> nous confie l'un d'eux; <em>nous sommes presque prisonniers de l'ONU"</em>. Le même tragique constat vaut pour Ménaka où l'armée a de la peine à voir les lueurs du soleil, encerclée par des rebelles de tout poil.

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<strong>Impertinentes questions</strong>

Les groupes armés profitent de leur contrôle territorial pour inviter les populations à adhérer à leur cause, leur faisant valoir que le Mali ne retournera jamais plus sur ces ter<strong>res</strong>. A l'occasion, ils se paient la tête des représentants du gouvernement chaque fois qu'ils se rencontrent. Ainsi, récemment à Alger, un chef rebelle a interpellé un ministre malien en ces termes: <em>"Pourriez-vous me citer, monsieur le ministre, les cercles de la région de Kidal ?"</em>. Le ministre n'a pu répondre. Un autre émissaire malien à Alger a été interrogé par l'impertinent chef rebelle: <em>"Pourriez-vous me relater les circonstances de l'éclatement de la première révolte touarègue au Mali?"</em>. Silence gêné de l'émissaire malien. Et le chef rebelle de s'exclamer: <em>"Vous voyez ! Le nord est différent du sud et le Mali ignore tout de notre peuple !"</em>.

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Les rebelles sont si sûrs de tenir le bon bout qu'ils ont exigé l'exclusion des négociations d'Alger du groupe armé récemment créé par les proches du général Gamou. <em>"Si ce groupe, qui fait le jeu dui Mali, se maintient dans les discussions, nous nous retirons",</em> ont-ils menacé

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<strong>Tiékorobani</strong>

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<title>Ibk&#45;François Hollande : Les raisons d&amp;apos;une brouille</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-francois-hollande-les-raisons-dune-brouille-489832.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Aug 2014 03:50:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_172825" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-172825" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/Hollande_IBK2.jpg" alt="Le président français François Holland a reçu son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta à l’Elysée, Paris, le 1er octobre 2013. REUTERS" width="350" height="261" /> Le président français François Holland a reçu son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta à l’Elysée, Paris, le 1er octobre 2013.<br />REUTERS[/caption]

<strong><em>L'affaire qui vient de se déclencher à Paris pourrait constituer une aubaine pour IBK. La justice française soupçonne l'ancien président Nicolas Sarkozy d'avoir bénéficié des largesses de feu Khaddafi; elle se demande si Bany Kanté, l'ex-conseiller d'ATT, n'a pas porté des valises de billets libyens à Sarkozy. Elle a donc adressé à la justice malienne une demande de collaboration. Bany Kanté se déclare, pour sa part, prêt à participer à la manifestation de la vérité. Certes, Bany Kanté se défend d'avoir servi de </em></strong><strong><em>"porte-valises"</em></strong><strong><em> mais il pourrait bien faire les frais de la volonté d'IBK de complaire à Hollande, dont Sarkozy est un adversaire politique dangereux. Et si IBK décidait de le livrer aux juges français? </em></strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Brouille franco-malienne</strong>

<strong> </strong>L'idée est de plus en plus évoquée en coulisse. En effet, l'amitié entre IBK et Hollande n'est plus au beau fixe. Le second reproche au premier de n'avoir pas tenu ses engagements en matière de négociations avec les groupes armés. Hollande garde en travers de la gorge le fait qu'IBK n'ait pu empêcher ses soldats de déclencher les hostilités à Kidal, le 21 mai 2014.

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Recevant les partis de la mouvance présidentielle il y a deux mois, IBK leur a révélé:<em> "Ma brouille avec François Hollande a éclaté au grand jour quand, lors d'un sommet, j'ai pris la parole pour dénoncer la politique de la France à Kidal et en Afrique. Hollande a</em> <em>répliqué que je n'avais pas à parler au nom de l'Afrique, n'étant ni doyen des chefs d'Etat, ni président de l'Union Africaine".</em>

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<strong> La tension entre les deux personnalités est allée crescendo car Hollande n'a pas apprécié - et l'a fait savoir - que le gouvernement d'IBK ait passé, à travers des procédures suspectes, des contrats d'achat d'un Boeing et d'armes pour un montant global de 90 milliards de FFA.</strong>

Dans les allées de Koulouba, on soupçonne même les services français d'avoir commandité les articles publiés par le journal <em>"Le Monde" </em>sur IBK. En tout cas, Hollande s'est sévèrement vengé de son camarade socialiste en laissant l'armée malienne subir une véritable humiliation à Kidal. Il avait d'ailleurs prévenu IBK en octobre 2013: <em>"La France ne conteste pas le droit du Mali de récupérer par la fore Kidal; ce que nous craignons, c'est de voir l'armée malienne convalescente subir un nouveau revers après celui de janvier 2012"</em>. IBK se résigna alors à attendre la sortie de la quatrième promotion ("Balanzan") de soldats formés par les Européens à Koulikoro.On connaît la suite...

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<strong>Les observateurs avertis imputent à la France d'avoir bloqué la livraison d'avions militaires au Mali.</strong>

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Bien entendu, François Hollande n'est pas étranger au gel conjoint des aides budgétaires du FMI, de la Banque Mondiale et de l'Union Européenne : du jamais vu dans un pays dirigé par un régime légal!

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<strong>A travers Bany Kanté, IBK tient l'occasion rêvée de se réconcilier avec le chef de l'Etat français.</strong>

Livrer l'intéressé pourrait également permettre d'ouvrir un débat sur le règne d'ATT. Et du coup, de faire oublier les déboires du régime malien en place. Le hic, c'est que la loi malienne s'oppose à l'extradition d'un national. Mais que vaut la loi devant les raisons d'Etat ?

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Tiékorobani </strong>

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<title>IBK aux leaders de l&amp;apos;Adema&#45;Pasj :  &amp;quot;Sans vous, pas de stabilité nationale; aidez&#45;moi, je remettrai en poste tous vos  cadres limogés !&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-au-leaders-ladema-pasj-pas-stabilite-nationale-aidez-remettrai-en-poste-vos-cadres-limoges-489812.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Aug 2014 03:39:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="aligncenter size-full wp-image-288142" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Adema-pasj.jpg" alt="Adema-pasj" width="610" height="389" /></em></strong>

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<strong><em>Après les élections présidentielle et législative, les responsables nationaux du parti ADEMA sont en train de rencontrer les sections de base en vue de remobiliser les militants. Samedi 23 août, la section de la commune 6 du district a ainsi reçu une délégation du Comité Exécutif dirigée par l'honorable Hamada Sokouna, député de Yélimané, accompagné du Pofesseur Ali Nouhoun Diallo, Boubacar Bah dit Bill, Assarid Ag Ambarcaouane et Moustaph Dicko, tous membres du C.E. Quoique démissionnaire de la première vice-présidence, l'ancien ministre Iba Ndiaye était aussi là. Les débats, fort animés, ont duré de 10 à 14 heures. </em></strong>

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<strong>Echec électoral</strong>

Aux militants venus nombreux, le chef de la délégation a expliqué l'objectif principal de la rencontre : échanger avec la base et identifier les difficultés auxquelles elle fait face, mais aussi tirer les leçons du fiasco enregistré à la présidentielle et aux législatives passées, le tout afin de permettre à l'ADEMAde redevenir la première force politique du Mali. A la question d'un militant de savoir quelle stratégie adopter pour les élections communales à venir, Soukouna répondra que le parti, après avoir échoué à gagner le second tour à la présidentielle, a noué, aux législatives, une alliance avec le RPM, espérant gagner un grand nombre de députés. Ce choix est revenu, en réalité, aux candidats à qui le parti avait laissé toute liberté d'action. Le parti a, au final, gagné 15 députés. Au passage, il a délaissé ses alliés classiques comme l'URD, lesquels, parfois, se sont vengés de lui en s'alliant au RPM. Selon l'orateur, le bilan du parti aux législatives est plutôt maigre. Il aurait pu avoir davantage d'élus s'il avait respecté la plateforme politique FDR signée, au départ, avec l'URD, le PARENA, les FARE et d'autres. La preuve ? En 2007, après avoir soutenu ATT, le parti n'a pas systématiquement composé avec les alliés de ce dernier et n'en a pas moins obtenu la majorité au parlement. <em>"Nous ne devrions plus commettre l'erreur des législatives de 2013 et nous devrions respecter les directives du Comité Exécutif",</em> conseille Soukouna,

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<strong>Financement du parti</strong>

A la question de savoir comment le parti, qui n'est plus aux affaires, trouvera des financements, Soukouna répond que de l'époque d'Alpha Oumar Oumar Konaré jusqu'à nos jours, l'ADEMA n'a pas pu créer les conditions d'un financement stable mais a plutôt reçu des appuis ponctuels du président Konaré ou du premier ministre d'alors, IBK. Une telle situation est, selon Soukouna, déplorable quand on sait que l'ADEMA a passé dix bonnes annéess au pouvoirs (de 1992 à 2002) avec, dans ses rangs, une immense foule de cadres et d'opérateurs économiques.<em> "Il m'est arrivé de payer de ma poche 200. 000 FCFA pour rétablir l'électricité au siège du parti qui, au même moment, comptait 23 ministres dans le gouvernement!",</em> révèle l'orateur. <em>Même sous ATT, combien de fois n'a-t-on pas coupé le courant et le téléphone au siège de l'ADEMA pour non-paiement des factures ?"</em>. Soukouna a dénoncé le non-paiement des cotisations et le fait que les cartes de membres ne soient pas assez achetées par les militants. <em>"Maintenant que le parti est avec le pouvoir, et non au pouvoir, les militants seront obligés de mettre la main à la poche pour son financement",</em> conclut-il.

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<strong>Choix du candidat à la présidentielle</strong>

Par rapport au choix du candidat aux futures présidentielles, Soukouna recommande un débat au sein des organes du parti pour identifier les erreurs et trouver des rémèdes. <em>"Le scrutin de 2013 a fait mentir ceux qui estimaient que les vieux constituaient un obstacle à l'émergence du parti: en 2013, un jeune n'a pu relever le défi. De plus, à la présidentielle, les deux candidats arrivés en tête étaient les plus âgés de tous. Enfin, c'est grâce aux vieux que l'ADEMA tente aujourd'hui de redémarrer"</em>, analyse le chef de délégation.

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<strong>Les confidences du Professeur Ali Diallo</strong>

Prenant la parole, Pr Ali Nouhoun Diallo dira que si les militants cotisaient régulièrement, le parti aurait pu construire son siège depuis longtemps: <em>"Or, après 10 ans au pouvoir et 20 ans aux affaires, l'ADEMA continue de louer son siège, ce qui signifie que cette formation s'est installée dans une mentalité d'assisté"</em>. Ali Diallo estime que tout militant doit contribuer au financement du parti en payant régulièrement les cotisations et en renouvelant régulièrement sa carte de membre qui, en réalité, ne coûte presque rien. Pour Ali, l'ADEMA doit être fière des 10 ans de pouvoir qu'il a eu à exercer car c'est à cette époque que <em>"les fondements du développement du Mali" </em>ont été jetés. Il rappelle que quand ATT fut élu (avec l'aide du parti ADEMA), il est venu dire au siège du parti: <em>"Sans vous, je ne peux pas gérer le Mali; j'entends suivre votre améliorer ce que vous avez fait de bien et réussir là où vous avez fait moins bien, pour qu'ensemble, nous portions le Mali plus haut que vous ne l'avez fait"</em>.

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<strong>Ali relate qu'IBK a, il y a une dizaine de jours, reçu le C.E. pendant une heure et demie</strong>.

Le chef de l'Etat, aux dires de l'orateur, a vivement remercié l'ADEMA de n'avoir pas aboyé avec les autres, de n'avoir pas condamné systématiquement ses actions depuis un an. IBK a ainsi confié au C.E: <em>"Sans l'ADEMA, le pays ne sera pas stable"</em>. IBK, poursuit Ali, a tant de considération pour l'ADEMA qui s'est senti obligé de clarifier sa position dans beaucoup de domaines, notamment ses relations avec les putschistes du 22 mars 2012.

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<strong>Ali se déclare convaincu</strong> <strong>qu'un jour, l'ADEMA reviendra au pouvoir. </strong>

Pour cela, il faudra que chacun cesse de penser qu'il est incontournable. A la question de savoir pourquoi l'ADEMA n'est pas à l'opposition, Ali Diallo répond que le parti ne s'oppose pas à un homme ni ne soutient l'actuel régime pour des raisons alimentaires. <em>"Contrairement à ce que les gens pensent, les dirigeants de l'ADEMA, lors de la rencontre - la toute première depuis la présidentielle de 2013 - avec IBK, lui ont dit: "Nous ne venons pas chercher notre part de gâteau, mais nous venons prendre notre part de fardeau."</em>, rappelle Ali. <em>Nous sommes assez lucides à l'ADEMA pour savoir que l'euphorie qui a suivi l'élection d'IBK s'arrêterait très vite et qu'alors, il faudrait faire en sorte d'éviter au pays l'instabilité</em>.<em> Seul réussira le peuple malien uni sur la base de la vérité"</em>, conclut l'ancien président du parlement.

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<strong>Ce qu'Ali n'a pas dit</strong>

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Ali n'a pas rapporté tout ce que le chef de l'Etat a dit à la délégation de l'ADEMA. Il ressort de nos investigations qu'IBK a insisté sur le fait que sans l'ADEMA, il ne peut gérer le pays. <em>"Je suis au courant de la chasse livrée à vos cadres, injustement relevés de leurs fonctions. Je vous promets de les réintégrer dans leurs fonctions. L'ADEMA regorge de cadres compétents."</em>, a déclaré IBK.Le président d'ajouter: <em>" Je me sens à l'aise avec vous, vous mes anciens camarades de parti; j'ai la nostalgie de mon bureau au siège de l'ADEMA"</em>. En contrepartie, le chef de l'Etat demande à l'ADEMA d'engager ses élus à le soutenir.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>

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<title>Le FAFPA à la pointe de l&amp;apos;assainissement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/fafpa-pointe-lassainissement-489862.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Aug 2014 02:50:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'ONG "Garef", avec l'appui financier du Fonds d'Appui pour la Formation Professionnelle et l'Apprentissage (FAFPA), a organisé, le mardi 19 août à la Maison du Partenariat sis au quartier du fleuve, une session de formation des conseillers municipaux des 6 communes du District de Bamako sur les thèmes suivants: la gestion et valorisation des déchets solides et liquides ; la gestion des déchets plastiques et leur acheminement vers les dépôts de transit ; les techniques de traitement. La cérémonie d'ouverture était présidée par Mohamed El Bachar Touré, directeur général du FAPFA. </em></strong>

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<strong>Le directeur général du FAFPA dira que la bataille du développement passe nécessairement par la création d'emplois durables à travers la formation professionnelle.</strong> Seul le dialogue entre tous les acteurs et partenaires peut permettre de définir les actions spécifiques dans l'âpre combat contre le chômage et le sous-emploi. En dépit d'une volonté politique affichée et de l'existence de textes, le secteur de l'assainissement au Mali rencontre d'énormes difficultés dues à la multiplicité des intervenants, à l'insuffisance de coordination, à la faiblesse des ressources et à l'incivisme des populations.

&nbsp;

L'assainissement, dans notre capitale, reste un casse-tête et la situation s'est détériorée, ces derniers temps, avec des difficultés d'évacuation des ordures ménagères qui se posent avec acquitté a-t-il rappelé. Pour le citoyen lambda, l'Etat a baissé les bras face aux problèmes d'insalubrité, de pollution des eaux et de l'atmosphère ; les mairies pensent, à leur tour, que ce sont les GIE et les autorités du district de Bamako qui ne jouent pas leur rôle. La solution à certains de ces problèmes réside dans la formation: raison pour laquelle le FAFPA a décidé de financer la présente formation. Celle-ci a concerné 180 agents de l'ONG "GAREF" et des GIE partenaires afin qu'ils puissent pleinement leur rôle dans l'information et la sensibilisation des acteurs de l'assainissement dans les six communes de Bamako.

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<title>Le laboratoire national de la santé dresse ses comptes</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/laboratoire-national-sante-dresse-ses-comptes-472752.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Aug 2014 04:06:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La 23ème session du conseil d'administration du Laboratoire National de la Santé (LNS) s'est tenue le 14 août 2014 dans l'enceinte de la structure, à Darsalam, Bamako. La session était présidée par Dr Ibrahima Coulibaly, représentant du ministre de la Santé et de l'Hygiène Publique, en présence du directeur général du LNS, Pr Benoît Koumaré.</strong>

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Dans son allocution de bienvenue, Koumaré fera savoir que lors de la dernière session, il avait proposé de réaliser 3 programmes : la surveillance de la qualité des médicaments, des aliments, des eaux et des boissons sur l'ensemble du territoire national; le renforcement des capacités des agents du LNS et l'amélioration du niveau des ressources propres. A mi-parcours, le LNS a pu réaliser  54,84% des activités programmées. Pour le premier programme, 4 missions ont été effectuées dans 5 régions du Mali et 10 28 échantillons ont été prélevés. Des prélèvements ont été effectués sur 218 médicaments, faisant ressortir 12,1% de non-conformité (antibiotiques, antipaludiques et des antitussifs destinés aux enfants); 490 échantillons d'aliments, dont 26,3% de non-conformes, ont concerné les sels, les épices et le sucre ; 283 échantillons d'eau, dont 21,91% de non-conformes, ont concerné les eaux de boisson et les eaux de rejet des unités industrielles et hôtelières. Au titre des difficultés que rencontre sa structure, Koumaré a cité l'insuffisance du personnel technique, le départ fréquent du personnel formé et compétent vers le secteur privé plus, promoteur ; la réticence des opérateurs économiques  à se soumettre à l'échantillonnage du LNS lors des missions de surveillance.

&nbsp;

<strong>Le représentant du ministre a, pour sa part, rappelé que le Laboratoire National de la Santé a été retenu pour devenir une structure de référence en matière de contrôle.</strong> Il a signalé le fait que le LNS a été accrédité selon les normes internationales ISO/CEI 1025 en microbiologie alimentaire courant juin 2013 et que le LNS vient de maintenir cet acquis suite à un audit d'évaluation du 16 juin 2014. L'extension des compétences du LNS à d'autres produits comme les préservatifs et les médicaments constitue, à ses yeux, une forte orientation de la structure vers l'excellence.

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : Faire du &amp;quot;ATTisme&amp;quot; sans ATT ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-faire-du-attisme-att-472732.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-faire-du-attisme-att-472732.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Aug 2014 03:37:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_434592" align="alignleft" width="300"]<img class="size-medium wp-image-434592" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/IBK-300x166.jpg" alt="Ibrahim Boubacar Keita IBK" width="300" height="166" /> Ibrahim Boubacar Keita IBK présidera cette fête sportive[/caption]

<strong>IBK nourrit une royale prédilection pour la gestion solitaire du pouvoir. Pendant sa campagne électorale, il n'a eu de cesse de dénoncer le consensus politique cher à son prédécesseur ATT, consensus qui, à ses dires, serait à l'origine des maux qui ont assailli le Mali en 2012. Joignant le geste à la parole, il n'a mis dans son premier gouvernement - celui dirigé par Oumar Tatam Ly - que ses amis et alliés politiques.</strong>

<strong> </strong>

Il a fallu attendre des revers politiques majeurs, comme l'histoire du Boeing 737 et le scandale du marché d'armes de 69 milliards, pour qu'IBK daigne ouvrir son équipe à quelques autres formations politiques (CNID, CODEM, etc.) afin de <em>"décentraliser"</em>, en quelque sorte, ses problèmes.

&nbsp;

La défaite cinglante subie par l'armée malienne à Kidal semble convaincre le président des vertus du consensus politique. Pour la première fois depuis son élection, il a accepté de rencontrer, deux fois de suite, l'ensemble de la classe politique à Koulouba pour parler des préoccupations de l'heure. Comme si, avant la débâcle de Kidal, lesdites préoccupations n'existaient pas ! IBK a même poussé l'humilité jusqu'à solliciter des partis invités leurs propositions de sortie de crise. S'ajoutant à l'humiliation nationale subie à Kidal, le gel des aides budgétaires du FMI, de la Banque Mondiale et de l'Union Européenne renforce la volonté présidentielle d'ouvrir le gouvernement à l'opposition. D'autant que celle-ci pourrait aider IBK à faire gober aux Maliens, très soucilleux sur la question de l'intégrité territoriale, l'amère pilule des concessions multiples que la faiblesse militaire, économique et diplomatique du pays le conduira à faire aux groupes armés du nord.

&nbsp;

On ne devrait donc pas s'étonner que dans les prochaines semaines, un gouvernement d'union nationale ou de large ouverture soit formé. Sera-t-il dirigé par Moussa Mara, par un responsable du RPM ou par un leader de l'opposition ? Nul ne le sait.

&nbsp;

L'opposition acceptera-t-elle d'y siéger ? Nous supposons que oui, les hommes politiques maliens, quelle que soit leur chapelle, ayant toujours eu pour premier programme d'obtenir des privilèges d'Etat. Cependant, il n'est pas sûr que le chef de l'Etat, fort jaloux de son pouvoir, et son parti, peu enclin au partage, conservent une équipe de consensus une fois éloignés les périls qui ont rendu nécessaire sa formation. Surtout quand on sait que Soumaila Cissé, Tiébilé Dramé et autres n'ont jamais tiré un trait sur leur ambition de devenir en 2017 califes à la place du calife.

&nbsp;

En tout état de cause, un gouvernement d'union aura l'avantage d'élargir la base populaire du pouvoir, de mettre fin aux polémiques politiciennes, de réunir la nation autour de l'essentiel, de sortir l'économie du marasme actuel et de permettre au président de remplir ses engagements de campagne.

&nbsp;

Cela vaut bien la peine de partager le gâteau et, sans le crier sur les toits, de faire du <em>"ATTisme"</em> sans ATT

&nbsp;

<strong>Tiékorobani</strong>

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<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique : La démocratie, une gigantesque tromperie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-democratie-gigantesque-tromperie-472772.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-democratie-gigantesque-tromperie-472772.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Aug 2014 03:20:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis sa naissance, la démocratie est conçue pour flouer le bon peuple.</strong>

<strong>Elle est peut-être meilleure que la dictature mais...</strong>

Pour mieux recoloniser l'Afrique, les Occidentaux ont trouvé une recette de taille: y imposer la démocratie. Ceux qui se sont mis en travers de leur chemin ont senti passer le vent d'un boulet. Ainsi du général  Moussa Traoré, qui croyait plutôt aux vertus de <em>"la démocratie au sein du parti" </em>unique. Ainsi de Khaddafi qui, dans son fameux Livre Vert, prêchait un système politique sans partis.

&nbsp;

<strong>Pourtant, Moussa, Khaddafi et autres avaient raison: la démocratie est un système bidon</strong>. Si vous en doutez, rappelez-vous donc comment, juste après leur départ du pouvoir, les leaders des plus grandes démocraties sont rattrapés par les affaires scabreuses. Jacques Chirac se retrouva ainsi englué jusqu'au cou dans un dossier d'emplois fictifs à la mairie de Paris: il a fallu que ses médecins lui inventent fort opportunément une maladie au nom imprononçable pour  qu'il échappe à l'échafaud. Nicolas Sarkozy fut, lui, récemment gardé  à vue à la police: on soupçonne cet éminent démocrate d'avoir abusé des largesses d'une vieille rentière et d'avoir financé sa campagne présidentielle avec de la monnaie pas très catholique. Voilà pour le côté argent. Pour le reste, chacun sait que tout politicien qui ne veut pas crever de faim doit exceller dans l'art de raconter des fables au bon peuple et, une fois élu, de ranger les programmes au placard. Entre nous, avez-vous jamais vu un homme politique tenir ses promesses ?

&nbsp;

<strong>Le Mali fournit, en la matière, un cas d'école</strong>. Pour restaurer l'honneur du Mali et réaliser le bonheur des Maliens, Ladji Bourama n'a trouvé d'autre solution que d'acheter, de toute urgence, un Boeing 737. Quand on lui demande quelle urgence il y avait à acquérir ce coucou, ses amis, entre deux tartines de gâteau, répondent que l'avion hérité du <em>"Vieux Commando"</em> n'a pas de papiers et qu'il risque à tout moment une saisie judiciaire à l'étranger. Ironie du sort, alors que l'avion réputé sans papiers a parcouru le monde entier sans encombre, celui dûment doté de papiers a récemment été saisi aux Etats-Unis. Et il a fallu, pour le libérer, payer la bagatelle d'un milliard de nos francs, ce qui vient agrémenter une addition déjà salée. Addition qui varie, bien entendu, de 17 à 20 milliards selon que l'on écoute le président ou son Premier Ministre. Pour un avion très démocratique, en voilà sans doute un!

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<strong>Quant au marché d'armement de 69 milliards passé en catimini - et en toute démocratie, bien sûr ! - au fils de Kagnassy, les griots de Ladji Bourama ont fini par reconnaître son existence après avoir protesté dans un touchant concert de tambours. </strong>Mais à ce jour, nul ne sait à quoi le faramineux contrat a servi. N'allez pas le crier sur les toits mais quelqu'un me souffle à l'oreille que le plus clair des milliards a servi à acheter des bérets, des bottes, des uniformes et de nouveaux galons aux soldats. Surtout en cette période de promotions exceptionnelles <em>"diagné watti"</em>. Ladji Bourama lui-même accrédite cette thèse lorsqu'il révèle à<em>Jeune Afrique</em> que le contrat s'imposait pour permettre à l'armée de quitter ses guénilles à la veille de sa fête annuelle. Question: tous ces beaux uniformes ont-ils été abandonnés lors de la fuite collective de Kidal ou bien sont-ils gardés dans une armoire à Koulouba ? Re-question: le pays a-t-il besoin d'hélicoptères pour bombarder les bandits ou de soldats sapés comme un arbre de Noël ?

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<strong>Ladji Bourama n'est pas le seul à pratiquer les usages démocratiques</strong>. L'un de ses concurrents en 2013, Hamed Sow, avait promis, la main sur le coeur, de faire venir l'océan atlantique jusqu'à nos pieds, à Bamako, s'il était élu. Feu Maribatrou Diaby prétendait, lui, qu'après avoir réussi à élever des crocodiles, il pouvait parfaitement diriger des hommes. Quant à l'astrophysicien Cheick Modibo Diarra, il projetait de fabriquer de l'électricité gratuite à partir du sable du désert malien.

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<strong>Si la démocratie est aujourd'hui ce qu'elle est, c'est parce que depuis sa naissance, elle fut une gigantesque tromperie</strong>. En effet, quand les révolutionnaires français ont renversé, en 1789, le roi Louis XVI, ils rêvaient d'ôter le pouvoir au roi pour le donner au peuple. Problème: ceux qui ont fait la révolution étaient une minorité - les bourgeois - qui ne voulait surtout pas quitter le joug royal pour se retrouver sous le joug de la majorité du peuple - le Tiers Etat. C'est ainsi que les maîtres du jour, les bourgeois, ont renoncé à leur projet de souveraineté populaire au profit d'une fumeuse théorie dite de la souveraineté nationale.Ils se sont échinés à distinguer les mots <em>"peuple"</em> et <em>"nation"</em>. Un bourgeois, le baron d'Orbach, a même écrit: <em>"On n'appelle pas peuple une populace imbécile qui, privée de bon sens et de lumière, peut, à chaque instant, se rendre compli_ce des forces qui détruisent la société"</em>. Au bout du compte, messieurs les bourgeois ont mentionné dans le texte fondamental (et nos Constitutions ne font que copier cette formule) que <em>"la souveraineté appartient à la nation tout entière"</em>. Pour éviter que la majorité du peuple ne se prenne pour la nation, les bourgeois soulignent: <em>"Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s'attribuer l'exercice"</em> de la souveraineté.  Afin de verrouiller davantage le système et dépouiller la majorité de son pouvoir, les constitutionnalistes bourgeois ont précisé que le peuple ne peut exercer la souveraineté directement mais plutôt à travers des représentants et que <em>"tout mandat impératif est nul"</em>. En clair, le peuple n'est strictement rien, le représentant est tout: il décide, au nom du peuple, ce que bon lui semble. Comment, après ces habiles tours de magie constitutionnelle, voudrait-on que le peuple sorte gagnant d'un système conçu, dès l'origine, à ses dépens ? Encore heureux s'il parvient, à chaque élection, à gagner des pagnes <em>Wax </em>et des ballons!

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<strong>Tiékorobani</strong>

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<title>Les groupes armés exigent : Un quota de 3.000 soldats et de 100 généraux dans l&amp;apos;armée malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-groupes-armes-exigent-quota-3-000-soldats-100-generaux-larmee-malienne-472712.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Aug 2014 03:18:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_381382" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-381382" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/ibkkoulouba.jpg" alt="Mali - Affaire Tomi: IBK renonce à déposer plainte contre &quot;Le Monde&quot;" width="350" height="200" /> Ibrahim Boubacar Keïta, le 3 mai 2014 au palais de Koulouba. © Emmanuel Daou Bakary/Jeune Afrique[/caption]

<strong><em>Longtemps hésitant, le président IBK s'est définitivement résolu à négocier avec les groupes armés depuis la cinglante défaite infligée aux troupes maliennes, le 21 mai 2014 à Kidal. Les négociations, qui ont débuté il y a quelques semaines, se poursuivront en septembre 2014 sous l'égide de l'inévitable voisin algérien qui, déjà, fut le parrain des précédents accords de Tamanrasset en 1991 et d'Alger en 2006.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

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<strong>Le Mali se plie aux quatre volontés de l'Algérie</strong>

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Malgré l'échec des accords antérieurs, l'Algérie parvient, encore cette année, à imposer sa médiation dans la crise malienne, éclipsant, au passage, les tentatives du rival marocain de s'immiscer dans le dossier. Si l'Algérie pèse d'un si grand poids dans l'affaire, c'est pour de nombreuses raisons. D'abord, elle partage plusieurs centaines de kilomètres de frontières avec le Mali; ensuite, elle entretient des liens divers avec les<em>jihadistes</em> maliens, notamment avec Iyad Ag Ghali, le leader d'<em>Ançar Dine</em>. Enfin et surtout, l'Algérie est la première puissance militaire du Maghreb: sans son soutien, la France n'aurait jamais pu libérer le nord malien en 2013 ni ne pourrait, aujourd'hui, continuer à contrôler ce vaste territoire qui, bien vite, deviendrait un foyer d'attentats. Par conséquent, les Français, avant de s'engager militairement au Mali, se sont vus obligés (nous l'évoquions dans nos précédentes livraisons) de passer avec l'Algérie un pacte permettant à ce pays de continuer à déverser dans le nord malien, notamment à Kidal et environs, les activités de ses propres groupes terroristes, dont la trisqtement célèbre AQMI. Une manière, pour l'Algérie, de faire régner la paix à l'intérieur de ses frontières après une décennie de lutte sanglante contre les <em>jihadistes</em>.

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<strong>Alors opposant, donc dans le camp de la facilité, IBK s'est, en 2006, bruyamment élevé contre l'accord d'Alger, le jugeant attentoire à la souveraineté nationale.</strong>

<strong> </strong>Devenu chef de l'Etat, il se rend à l'évidence : l'Algérie est incontournable. IBK vient d'ailleurs d'adresser au président Abdelaziz Bouteflika une lettre fort édifiante sur la soumission du Mali aux quatre volontés algériennes. Dans ce courrier daté du 20 juin 2014, IBK salue l'<em>"attitude pétrie d'amitié, de fraternité et de solidarité" </em>de l'Algérie; mieux, le président malien adresse ses <em>"vifs remerciements"</em> à Bouteflika pour <em>"la précieuse contribution qui a permis d'engager les mouvements armés dans la dynamique de la paix et de la négociation avec le gouvernement du Mali"</em>. Tout en transmettant à Bouteflika la feuille de route élaborée par le Mali dans le cadre des négociations, IBK lui demande, tenez-vous bien !, de l'<em>"enrichir"</em> en lieu et place du Mali: <em>"Je vous serai reconnaissant de le faire enrichir par l'expertise de vos techniciens et de le soumettre à l'examen des groupes armés et des représentrants du gouvernement qui, en la circonstance, seront réunis par les soins de la partie algérienne à Alger à la date de votre convenance"</em>.

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<strong>En clair, le courrier montre que le Mali accepte, à l'avance, ce qu'aura décidé la toute-puissante Algérie !</strong> Ce douloureux constat donne, bien entendu, raison à Tiéblé Dramé, leader du PARENA, qui, il y a quelques jours, affirmait dans la presse que le Mali avait <em>"abandonné sa souveraineté à l'Algérie"</em>.

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<strong>Les groupes armés en position de force</strong>

Les groupes armés du nord n'ont accepté que du bout des lèvres le cessez-le-feu après leur victoire militaire à Kidal. Il a fallu que la France et l'ONU déploient des trésors de diplomatie pour convaincre le HCUA, le MNLA et le MAA de surseoir à l'usage des armes et de rentrer le processus de dialogue politique prôné par la communauté internationale. IBK lui-même avait craint le pire au point de renouer avec l'ennemi intime mauritanien. Alors que sous la Transition, le Mali avait refusé le déploiement, au nord, de soldats mauritaniens sous la bannière de la MINUSMA,  IBK s'est hâté de dépêcher le chef de l'Etat mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, à Kidal pour arracher un cessez-le-feu aux groupes armés.

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<strong>Certes, les groupes armés ont mis l'arme au pied; mais ils n'en ont pas moins gardé de précieux atouts de négociation</strong>.

Partant du principe que Kidal, leur fief, ne saurait prospérer sans débouché sur le fleuve Niger, ils ont poussé leur occupation militaire jusqu'à Faffa, ville  riveraine du fleuve située dans la région de Gao. Les abords d'Ansongo, région de Gao, sont infestés de combattants rebelles qui font déjà la loi à Ménaka,  à Aguelhok et à Tessalit. Du point de vue politique, les groupes armés négocient également en position de force en faisant valoir que c'est le Mali qui a déclenché les hostilités le 21 mai 2014. Enfin, ils ont des alliés puissants comme la France, l'ONU, la Suisse, la Belgique et le Qatar qui leur offrent des subsides et ont, avant même les combats du 21 mai 2014, empêché Kidal de retourner dans le giron malien, toutes choses qui violent la résolution 2100 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

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Parallèlement, le gouvernement malien, drogué à l'aide internationale, est fragilisé par la suspension des financements du FMI, de la Banque Mondiale et de l'Union Européenne : en l'absence d'accord global avec les rebelles, le pays devra longtemps faire son deuil de l'argent frais en provenance de ces bailleurs de fonds.

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<strong>C'est en considération de ces paramètres qu'IBK a fait savoir au médiateur algérien qu'il était prêt à signer tout accord qui préserverait l'intégrité du territoire national et la laïcité de l'Etat</strong>.

Pour bien marquer sa disponibilité au dialogue, il a fait libérer au pas de course tous les rebelles - séparatistes ou<em>jihadistes -</em> qui croupissaient entre les mains de la justice malienne. Il est vraiment loin, le temps où IBK martelait qu'il ne permettrait à aucun rebelle de <em>"négocier d'égal à égal"</em> avec lui, ni encore moins, de le<em>"trimbaler".</em>..

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<strong>Les doléances des  groupes armés</strong>

Encouragés par les atouts qu'ils détiennent, les rebelles viennent de  peaufiner leurs doléances qu'ils remettront, à très bref délai,        au médiateur algérien.          Ils demandent trois choses:

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- l'intégration de  3.000 combattants dans l'armée malienne;

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- l'octroi du grade de général à  100 de leurs officiers;

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- l'institution d'un statut particulier pour l'ensemble des trois régions du nord (Kidal, Gao et Tombouctou).

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<strong>Fait remarquable, il appartiendra aux rebelles, et non au gouvernement malien, de proposer les noms de ceux qui doivent intégrer l'armée ou bénéficier du grade de général</strong>.

Ce sera   donc là l'occasion d'envoyer dans l'armée tout ce que le nord compte de bergers et de chômeurs touaregs ou arabes. Autre exigence rebelle: l'armada des intégrés restera dans le nord; de surcroît, tout corps d'armée typiquement malien qui sera positionné au nord sera commandé par un Touareg ou un Arabe.

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<strong>Quant au statut particulier des régions du nord, ils comptent l'exploiter de manière à séduire la population locale dans l'optique d'un futur référendum d'autodétermination qu'ils pourraient réclamer dans cinq ans. </strong>

Ils en auront peut-être les moyens car ils exigent aussi l'affectation aux régions du nord de 60% des ressources minières qui y seront découvertes.

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<strong>Iyad pour faire de la diversion</strong>

<strong> </strong>Pour mieux appuyer leurs doléances, les groupes armés font entrer Iyad Ag Ghalmi dans la danse. Dans une vidéo récemment diffusée, le chef du groupe islamiste Ançar Dine s'en prend à la France et lance des menaces contre elle. L'objectif stratégique est de faire apparaître Iyad comme découplé des autres groupes armés  et de faire passer ceux-ci comme modérés  et prêts au dialogue. Bref, l'affaire Iyad est une ruse de guerre conçue  en plein accord ave les autres groupes rebelles.

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<strong> </strong>

<strong>Le gouvernement malien acceptera-t-il les doléances rebelles ?</strong>

De sources bien informées, les groupes armés ne doutent pas d'obtenir gain de cause. Il leur suffira de menacer d'étendre, en cas de désaccord, leurs possessions territoriales actuelles. Un de nos interlocuteurs affirme même que le Mali s'apprête, pour faire avaler l'amère pilule au peuple, à ouvrir le gouvernement aux principaux leaders de l'opposition.

Joint par nous, un leader des mouvements d'auto-défense, plutôt proches du Mali, affirme que lesdits mouvements ont décidé de ne pas solliciter de grades ni places dans l'armée pour leurs combattants.

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<strong> </strong>

<strong>Tiékorobani</strong>

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<title>Union des caisses &amp;quot;Jemeni&amp;quot; : Le liquidateur démissionne</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/union-caisses-jemeni-liquidateur-demissionne-458732.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Aug 2014 09:03:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Union des caisses mutuelles d’épargne et de crédit "Jemeni" a vu sa mise en liquidation prononcée par le tribunal de commerce de Bamako en son audience du 22 novembre 2013. Le liquidateur désigné par le tribunal, l'expert-comptable Aliou Touré, a rendu le tablier en fin de semaine dernière. Pourquoi ?</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em> <img class="alignleft size-full wp-image-101469" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/Jemeni.jpg" alt="Jemeni" width="315" height="236" /></em></strong>L’expert Aliou Touré a, selon des sources proches du dossier, rendu sa démission le vendredi dernier. Il craint pour sa sécurité et ne tient pas à ternir sa réputation par une mission mal réussie.

En effet, la veille, il a vu son cabinet assiégé par un demi-millier de manifestants qui s'estiment spoliés de leurs sous par "Jemeni". Ils pensent que la procédure de liquidation ne garantit pas leurs droits et qu'au final, ils se retrouveront le bec dans l'eau. Aliou Touré les a reçus avec courtoisie, les a écoutés et leur a promis de faire de son mieux pour eux. Après leur départ, il a resolu de rendre le tablier et de ne plus se mêler de la liquidation de "Jemeni" tant que le sort des travailleurs et des petits déposants n'aura pas été réglé. Mais qui se chargera de régler les droits de cette foule de malheureux ?

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<strong>Les malheurs de "Jemeni"</strong>

"Jemeni", structure coopérative et mutualiste de microfinance, compte la bagatelle de 50.000 clients issus généralement de milieux défavorisés - marchands ambulants, vendeuses de denrées, maçons, ouvriers, etc. Ces clients ont déposé des sommes qui n'ont pu être remboursées avant que l'entreprise n'aille en faillite. Du coup, ils ont mis la pression sur l'administrateur provisoire désigné par le ministre des finances et chargé de gérer l'entreprise en lieu et place des organes statutaires (direction générale et conseil d'aministration). Chaque jour, des manifestants furieux forçaient la porte de l'administrateur, l'obligeant à supporter des monologues, des pleurs, des injures et même des menaces de mort. Il a fallu déployer au siège de Jemeni un peloton de soldats pour y ramener un semblant de tranquillité. Parallèlement, les mesures de saisie des biens de "Jemeni" par une multitude de créanciers se poursuivaient. Lesdits créanciers ont vendu enchères jusqu'aux tables de travail du personnel de l'entreprise.

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<strong>Sur ces entrefaites, l'Etat débloque un milliard de nos francs pour rembourser en partie l'argent des petits déposants.</strong> Ce n'est là qu'une goutte d'eau dans l'océan: distribué parcimonieusement à raison de 30 000 FCFA par semaine et par épargnant, le milliard fond comme neige au soleil. Les travailleurs, eux, sont licenciés à tour de bras; le maigre effectif qui subsiste se serre l'estomac, privé de salaire et réduit à venir, chaque matin, contempler les murs d'une entreprise en ruine où, depuis 2010, plus personne ne dépose un franc.

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<strong>Des repreneurs potentiels éconduits par l'Etat</strong>

Pour vaincre le signe indien qui le frappe et retrouver sa place de deuxième réseau de microfinance malien, "Jemeni" se laisse tenter par les propositions de rachat émises par deux partenaires étrangères.

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La première est une entreprise sénégalaise dénommée CCMAO (Confédération des caisses mutuelles d’Afrique de l’Ouest). Elle s’engage à reprendre "Jemeni" et à rembourser l'argent des déposants à condition que l’Etat malien émette à son profit une <em>"lettre de reconfort",</em> c’est-à-dire une sorte de promesse d’accompagnement administratif et politique des investissements qu’elle projette. L’Etat refuse. Quant à l’entreprise américaine <em>"3B Holdings Corporation",</em> elle se dit prête à reprendre "Jemeni" et à apurer ses dettes à la condition que l’Etat malien permette à "Jemeni" d’effectuer des activités bancaires. L’Etat, borné comme un âne de Baghdad, ne veut rien entendre: il refuse ! Pourtant, les documents et autorisations qu’on lui demande n’engagent pas ses finances ! La frilosité étatique condamne "Jemeni" à mort.

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<strong>La liquidation décidée</strong>

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En août 2012, "Jemeni" obtient du tribunal de commerce de Bamako une ordonnance de suspension des poursuites individuelles dans le cadre d’une demande de règlement préventif. En vertu de cette ordonnance judiciaire, les créanciers sont tenus d’interrompre leurs actions judiciaires individuelles contre en attendant qu’un expert désigné par le tribunal évalue les possibilités de redressement de l’entreprise. Le rapport de l’expert conclut à une évidence : sans liquidités nouvelles, "Jemeni" ne peut survivre car elle détient des actifs d’une valeur de 5 milliards de FCFA contre des dettes de 9,5 milliards de FCFA. Et puisque l’Etat ne veut rien faire pour l’aider ni encourager des repreneurs à s’y engager, "Jemeni" n’a aucune possibilité de renaître de ses cendres. Le tribunal de commerce décide donc, par jugement en date du vendredi 22 novembre 2013, la liquidation des biens de "Jemeni". Il désigne un expert et un magistrat (juge-commissaire) pour recenser et vendre les actifs de l’entreprise en vue de rembourser les dettes qui peuvent l’être.

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<strong>Si le tribunal de commerce a ses raisons, force est de reconnaître que tout le monde ne gagnera pas dans l’affaire de liquidation</strong>. En effet, quand les liquidateurs auront rassemblé les actifs de "Jemeni", ils devront rembourser les créanciers de "Jemeni" dans l’ordre établi par la loi. Les premiers à être remboursés seront les créanciers hypothécaires (les banques qui détiennent en garantie l’immeuble abritant le siège de "Jemeni"). La seconde catégorie privilégiée rregroupe les travailleurs de "Jemeni", l’Etat (INPS, impôts et autres) et les émoluments des liquidateurs eux-mêmes. Le plus gros contingent de créanciers, formé des déposants individuels, risque fort de se retrouver sans un rotin. Puisqu’ils sont plus de 40.000 créanciers dans ce lot et qu’aucun d’eux ne comprend un mot des règles juridiques de liquidation, il y a lieu de craindre des émeutes populaires. L'expert Aliou Touré en a déjà un avant-goût pour avoir vu, jeudi dernier, son paisible cabinet noirci d'un monde en colère. Ils avaient un unique solgan à la bouche: <em>"Pas question de liquider Jemeni!". </em>Peut-être qu'avec la démission du liquidateur (appelé en droit "syndic"), l’Etat malien prendra enfin conscience de l'enjeu et payera aux déposants ce qu’il a toujours refusé de payer pour sauver "Jemeni"...

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<strong>Tiékorobani</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Djidian: Silence, la &amp;quot;SOMILO&amp;quot; tue</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/djidian-silence-somilo-tue-458672.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Aug 2014 08:24:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La société minière SOMILO semble passée maître dans la création de situations explosives. Après avoir été à la base du drame que la localité de Loulo, région de Kayes, a connu le 10 juillet 2009, la société minière fait encore parler d'elle, cette fois du côté de la localité de Djidjan.Si, à Loulo, le problème était lié à une grogne des travailleurs, à Djidjan, la bombe est d'ordre environnemental. </em></strong>

&nbsp;

[caption id="attachment_458682" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-458682" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/animaux.jpg" alt="Les animaux errants près du tuyau" width="310" height="123" /> Les animaux errant près des tuyaux[/caption]

<strong>En effet, dans le cadre du traitement des minerais, certains produits très mortels comme le cyanure et le plomb sont utilisés dans les mines</strong>. A la fin de la chaîne de traitement, ces produits passent par un tuyau vers un déversoir final. A Djidjan, les tuyaux par lesquels passent les produits toxiques traversent le village à travers un canal. Aujourd'hui, la population de la localité est victime d'une pollution des cours d'eau et de l'air causée par les explosions régulières des tuyaux. Face au manque de système d'adduction d'eau potable, les habitants et les animaux n'ont, pour leurs besoins, recours qu'à l'eau de la seule rivière qui traverse le village.

[caption id="attachment_458692" align="alignright" width="310"]<img class="wp-image-458692 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/enfants-tyau.jpg" alt="Un villageois montrant du doigt un tuyau percé déversant des liquides et gaz toxiques" width="310" height="154" /> Un habitant montrant du doigt un tuyau percé déversant des liquides et  gaz toxiques[/caption]

&nbsp;

Les enfants risquent leur vie tous les jours en jouant dans le canal qui loge les tuyaux. Selon Moussa Coulibaly, un habitant que nous avons interrogé, lorsque la chaleur du cyanure vous frappe, vous vous retrouvez contaminé; et lorsque qu'une goutte de cyanure vous touche, c'est la mort assurée. Il suffit de faire un tour du côté de Djidjan pour constater que la majeure partie de la population souffre de maux de ventre chroniques accompagnés de diarrhées. La population, ayant interpellé les responsables de la mine sur la question, apprendra de ceux-ci que la société paye une taxe environnementale auprès des autorités nationales. Ne se sentant pas concernée par cette taxe, la population a continué à faire pression sur les responsables de la mine, notamment son directeur, Siaka Berthé.

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Ce dernier aurait demandé la démolition des concessions situées à proximité des tuyaux sans, au préalable, indemniser les propriétaires. Les habitants sont décidés à s'opposer à cette mesure pour la simple raison qu'ils étaient là avant l'implantation de l'usine minière. Dans le souci de mettre fin à ce qu'il considère comme une extermination programmée, tout le village souhaite le déplacement des tuyaux. Pour cela, la communauté de Djidjan, dans une correspondance en date du 20 juillet 2014 adressée aux autorités locales, régionales et nationales, exige que des dispositions soient prises pour arrêter la catastrophe. La direction de SOMILO, qui a reçu une copie de la lettre, n'a pas encore réagi.

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<strong>Bizarre, tout de même, que la SOMILO soit à la base de cette pollution géante de l'environnement quand on sait que son directeur, dans une récente interview accor</strong>dée à des confrères, affirmait que sa société détenait une certification ISO et est inscrite en bourse, toutes choses qui lui imposent, en principe, de respecter la réglementation en matière de sécurité et de protection de l'environnement. Les photos que nous avions pu prendre illustrent, en tout cas, à souhait le mal quotidien infligé aux pauvres habitants de Djidjan.

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<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title> Meurtres quotidiens à Fifo</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/meurtres-quotidiens-fifo-458602.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/meurtres-quotidiens-fifo-458602.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Aug 2014 04:11:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 août 2014, pendant que les paisibles populations de Fifo (non loin de Bambara Maoudé, région de Tombouctou) dormaient, quatre hommes armés font irruption chez Mohamed Ali Traoré, le maire-adjoint de Fifo. Ces hommes sans foi ni loi lui tirent 3 balles à bout portant. Quelques instants après, il succombe à ses blessures. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Dans la même nuit, Ali Hammadi Dicko, éleveur et élément du mouvement de résistance "GANDAKOY", est assassiné par les mêmes individus armés. La troisième cible des tueurs a, quant à elle, frôlé la mort: Baba Sékou conseiller du maire de Fifo, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a été tabassé avant prendre la poudre d'escampette.

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<strong>Selon des témoins l'élu Mohamed Ali Traoré a été traîné devant sa porte avant d'être fusillé par les bandits.</strong> Les gendarmes présents à Bambara Maoudé, alertés par les coups de feu, se sont rendus sur les lieux du drame. Aussitôt, le commandant Mama Konfourou, du groupement territorial de la gendarmerie de Tombouctou, à la tête d'une équipe d'enquête, a été dépêché sur les lieux du crime.<em>"Des enquêtes sont en cours pour situer les responsabilités"</em>, selon le lieutenant-colonel Baba Bagayogo, commandant la légion territoriale de la gendarmerie. Le mercredi dernier, une mission militaire de l'ETIA BALAZAN est arrivée dans la localité.Son commandant, Oumar Soumaré, a rencontré dans la nuit du mercredi les notables de la localité puis les populations, le jeudi matin. La localité devient de plus en plus une zone d'insécurité. A Fifo, un quadragénaire du nom de Mohamed Ag Alassane a été lui aussi tué le 14 juin 2014. Vingt jours plus tard, le 3 Juillet 2014, sur l'axe Dagakoro Bela-Bambara Maoudé, deux individus armés, à bord d'une moto, ouvrent le feu sur Belco Ali Bocoum, un commerçant de 64 ans, et Djiballo Baba Maiga, un réparateur de motos. Les victimes revenaient de la foire hebdomadaire de Korobela, à 18 kilomètres de Bambara Maoudé. Dans la nuit du 31 juillet au 1er août, quatre individus de peau rouge arrivent vers 2 heures du matin dans un campement nomade: ils braquent un certain Aboubacrine Ag Assadeck Ag Ibrahim et lui tirent dessus. Ses cris ont alerté ses frères Alhousseini et Bacrine. Voulant le secourir, ces derniers ont essuyé des tirs. Alhousseini Ag Assadeck, 27 ans, touché au ventre, a succombé à ses blessures avant son admission à l'hôpital. Bacrine, quant à lui, a été blessé au niveau des parties génitales.

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<strong>Cette zone qu'est aujourd'hui Fifo mérite l'attention des autorités</strong>. Pour l'heure, dans un cri de cœur, le commandant de la gendarmerie de Tombouctou demande un renfort de plus de 30 éléments et des véhicules pour sécuriser la zone. Pas sûr qu'il soit entendu au moment où l'armée, giflée à Kidal, n'est pas encore revenue de sa syncope.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : Les royales colères de Ladji Bourama</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/chronique-satirique-les-royales-coleres-ladji-bourama-458552.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Aug 2014 03:58:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_310752" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-310752" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/IBK-maroc2.jpg" alt="IBK désavoue la compagnie des griots et des masseurs de pieds" width="610" height="407" /> Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

<strong><em>Ladji Bourama perd facilement son sang-froid. A moins qu'il ne prenne un réel plaisir à terroriser son entourage, ce qui étonnerait franchement de la part d'un pieux pèlerin de sa catégorie. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Tenez ! Quelques jours après son investiture, notre grand seigneur a remarqué que dans la cour du secrétariat général de la présidence, trois soldats aimaient ronfler à poings fermés sous les arbres au lieu, au lieu d'ouvrir l'œil

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.Ni une ni deux: Ladji Bourama quitte un beau matin son palais à pied, les membres de son cabinet sur les talons; il surprend les impénitents dormeurs entre les bras de Morphée et les chasse bruyamment des lieux, promettant de les faire <em>"déshabiller"</em> à bref délai. Il faut reconnaître que là au moins, il a raison de sévir: un apprenti putschiste du nom de Ouattara ne vient-il pas d'attenter au fauteuil présidentiel ? Sans compter la bande à Sanogo et à Yamoussa qui rôde dans les buissons...

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Lors de la rentrée solennelle du conseil supérieur de l'agriculture, Ladji Bourama a reçu à Koulouba les leaders du monde paysan, Bakary Togola en tête.

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<strong> </strong>

Après le discours du ministre du développement, Bocari Téréta, Bakary Togola prend la parole.

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Suite à quoi, le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi ould Sidi Mohammed, demande la parole en disant: <em>"Motion!"</em>. Ladji Bourama, sans doute pressé de se débarrasser de tous ces discoureurs, s'énerve, tape du poing sur la table et gronde: <em>"Qui parle de motion ? Pas de motion ! On respecte le programme ! Vous vous croyez à l'AEEM ou quoi ?".</em> Zahabi, vers lequel se tournent les regards, se fait alors tout petit dans sa gandoura. La prochaine fois, il lira assurément sa <em>"motion"</em> dans son salon...

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<strong> </strong>

<strong>Ladji Bourama ne perd pas son temps à respecter les formes quand il désire limoger un ambassadeur. </strong>

Ainsi, la veille de son premier séjour en France, il a fait téléphoner à l'ambassadeur malien, Touré, qu'il ne souhaitait pas le rencontrer à Paris. Le malheureux diplomate a dû décamper pendant toute la visite avant de se voir remercier officiellement quelques semaines plus tard.

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Même sauce pour l'ambassadeur malien en Guinée Equatoriale, le général Ismael Cissé: lui aussi a dû plier bagages après un appel téléphonique du ministère des Affaires Etrangères l'informant de l'extrême répugnance du président à le retrouver à Malabo.

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<strong>Le 2 juillet 2014, en visite à Kolongo, dans la région de Ségou, Ladji Bourama s'installe dans les bureaux du directeur de zone de l'Office du Niger, Bamagan Dembélé</strong>.

Là, il reçoit tour à tour les administrateurs, les élus locaux et d'autres personnalités. Surprise: une de ses soeurs, résidant dans le cercle, a la mauvaise idée de se glisser   dans la foule des personnalités et, ô crime de lèse-frère!, de prendre la parole. Réplique immédiate et cinglante de Ladji Bourama: <em>"Tais-toi! Si tu as quelque chose à me dire, ce sera en famille, pas ici! D'ailleurs, sors de cette salle !"</em>. Entendant cela, les sentinelles armées poussent vers la porte la bonne dame en sanglots.

&nbsp;

<strong>Dans la foulée, le chef du protocole oublie de prendre un objet que lui tend Ladji Bourama</strong>.

Ce dernier de s'emporter: <em>"Que fais-tu donc, toi ? Tu n'as plus envie de travailler ?"</em>. Puis Ladji Bourama, qui ne porte pas du tout dans son coeur les gens mal habillés, jette un regard noir sur son hôte, le directeur de zone de l'Office du Niger, lequel se croit tout beau dans un boubou blanc quelque peu usé. <em>"Mais tu ressembles</em> <em>à un marchand, toi!"</em>, lance le président au pauvre directeur qui manque de piquer du nez sous la table.

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>Après ce séjour mémorable à Kolongo, Ladji Bourama préside à Bamako la cérémonie d'hommages aux anciens sportifs maliens</strong>.

Soudain, il interroge: <em>"J'espère que la cérémonie est filmée en direct par l'ORTM ?"</em>. Quand on lui répond que non, il pique une colère rouge: <em>"Ne devrait-t-il pas aller de soi que l'ORTM me passe en direct à la télévision ?"</em>. Aussitôt, l'ORTM interrompt son journal télévisé pour faire de la place à l'hôte de Koulouba. Soit dit en passant, l'ORTM nourrit la passion du service public et le public adore Ladji Bourama, n'est-ce pas ?

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<strong>Bien sûr, Ladji Bourama ne souffre pas que l'on encombre sa vue ni que l'on regarde chez lui.</strong>

Les maçons de Sébénicoro en savent quelque chose : ils ont reçu ordre de ne pas construire d'étages aux alentours de la résidence présidentielle afin d'éviter que celle-ci ne soit victime de regards indiscrets. Du coup, les maçons enragent de se voir réduits au chômage.

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<strong>Ladji Bourama, qui veille sur les habits comme sur les grains de son chapelet, a instruit à chacun de ses ministres de se saper comme un sapin de Noël</strong>.

Même le ministre Zahabi, habituellement engoncé dans une gandoura et un turban, s'est mis à l'heure des costumes. Je parie un dollar azawadien contre un franc CFA que le jour où le terroriste Iyad Ag Ghali viendra négocier à Koulouba, il devra porter des souliers de la marque <em>Pierre Cardin </em>et une montre <em>Rolex</em>.

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<strong>Bien entendu, quand on s'habille bien, il faut parler du bon français et conjuguer de préférence ses phrases au subjonctif</strong>. En tout cas, Ladji Bourama ne badine pas sur la question. En plein conseil des ministres, il s'applique à corriger les ministres, nombreux, qui tombent dans le charabia ou se trompent dans la conjugaison des verbes. A ce train, il va falloir bientôt, cette fois avec l'accord écrit du FMI, ouvrir une académie de formation linguistique à l'intention des collaborateurs et des visiteurs potentiels du président malien. Bon! Les <em>"hasidi" </em>de l'opposition crieront à nouveau au gaspillage. Il ne faut surtout pas les écouter ! L'académie restera malienne, même après le règne de Ladji Bourama, non ? De même que l'avion de commandement à 20 milliards !

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<strong>Tiékorobani</strong>

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<item>
<title>Les labos de l&amp;apos;hôpital Gabriel Touré manquent de réactifs</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/les-labos-lhopital-gabriel-toure-manquent-reactifs-458512.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Aug 2014 03:50:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_67391" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-67391" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/05/hopital-Gabriel-Touré.jpg" alt="Hôpital Gabriel Touré : Une triste réputation" width="310" height="233" /> Hôpital Gabriel Touré[/caption]

<strong><em>C'est le triste constat que l'on fait de nos jours à l'hôpital Gabriel Touré de Bamako : depuis quelques semaines, les laboratoires de l'hôpital le plus fréquenté de Bamako ne sont plus ravitaillés en réactifs, ce qui les empêche d'effectuer les analyses médicales élémentaires, bref, de fonctionner. </em></strong>

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L'hôpital n'arrive même plus à faire la goutte épaisse, analyse de détection du microbe du paludisme, une maladie en recrudescence en cette période hivernale. Face à cette situation dramatique, Dr Almoustapha Maiga, chef du service de laboratoire d'analyses biomédicales, a, dans une correspondance en date du 22 juillet 2014, saisi le directeur général de l'hôpital afin que son département reçoive des consommables et des réactifs à bref délai. Dans cette lettre qui rappelle l'âge de la piuerre taillée, le médecin déplore que durant toute l'année 2014, le laboratoire de l'hôpital n'ait reçu <em>"aucun réactif ou consomma       ble pour son fonctionnement"</em>.Paradoxalement, poursuit courrier, le laboratoire a été doté, en 2013, d'équipements techniques de dernière génération (hématologie, biochimie, immuno-sérologie, bactériologie, etc.) qui, de nos jours, <em>"sont couverts de poussière et ne fonctionnent plus, faute de réactifs et de consommables"</em>. Du coup, le laboratoire de l'hôpital n'est plus à mesure d'effectuer des examens d'urgence pour détecter les pathologies en cette période de menace de la fièvre Ebola. Le docteur Almoustapha Maiga, dans son courrier, constate que le labo <em>"ne peut plus assurer ses missions de soutien à l'activité de soins dans un hôpital de troisième référence"</em> où, à ses dires, on ne peut plus effectuer des examens basiques comme la glycémie (pour les diabétiques), la créatinémie, le test Vidal (pour la tiphoïde) et les transaminases (pour le foie).

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&nbsp;

<strong>Par ailleurs, selon nos sources, la fibroscopie n'est plus effectuée au niveau de l'hôpital à cause de manque d'eau distillée, indispensable à cette analyse. </strong>En 2013, un équipement de pointe a été acquis en matière de fibroscopie pour une valeur de 63 millions de FCFA; l'équipement fut installé au premier trimestre 2014. Faute d'eau distillée, il ne sert strictement à rien: les frais de consultation et d'analyses payés par les malades leur sont remboursés.

<strong>Le plus grave, c'est le manque de mercurochrome à l'hôpital.</strong> Il y a juste une semaine, des blessés admis aux urgences du Gabriel Touré ont dû attendre 6 longues heures pour voir soigner leurs plaies. L'hôpital manque aussi d'antiseptiques pour nettoyer les plaies des nombreux blessés.

&nbsp;

Pourtant, au même moment, l'administration hospitalière a pu payer à coup de millions du sucre à distribuer aux agents durant le Ramadan ! L'on se demande alors si l'hôpital Gabriel Touré est un lieu de soins ou de partage du gâteau. La structure a investi, en 2013, plus de 200 millions de FCFA dans l'acquisition d'équipements.

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&nbsp;

<strong>Interrogés par votre journal, des collaborateurs du ministre de la santé, Ousmane Koné, jurent, la main sur le coeur, que le ministre ne ménage aucun effort pour rendre les structures hospitalières performantes</strong>. <em>"Quelqu'un sabote le travail du département au niveau du Gabriel Touré !"</em>, nous dit-on. En tout état de cause, le syndicat des travailleurs du Gabriel Touré, très bruyant quand il s'agit de réclamer des primes, se tait religieusement depuis qu'un nouveau directeur a été nommé: celui-ci semble beaucoup plus accomodant que son prédécesseur envers les revendications catégorielles des travailleurs. Aux dépens de la performance ?

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<strong>Abdoulaye Koné</strong>

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<item>
<title>Suspension de l&amp;apos;aide européenne : La lettre qui accuse le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/suspension-laide-europeenne-lettre-accuse-mali-458632.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Aug 2014 03:50:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_153973" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-153973" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Richard-Zink1.jpg" alt="Richard Zink, chef de la Délégation de l’Union Européenne" width="315" height="236" /> Richaqrd Zink, chef de la délégation de l'UE au Mali[/caption]

<em><strong>Dans une lettre en date du 17 juin 2014 adressée au ministre malien des Affaires Etrangères, le directeur Afrique de l'Ouest et du Centre de la Commission de l'Union Européenne déclare que l'Union suspend son aide budgétaire au Mali en raison d'un déficit de gouvernance lié à l'acquisition trouble d'un avion présidentiel et à la passation d'un marché d'armement suspect. Voici, en toute exclusivité, le contenu de la lettre dont ampliation est faite au ministre malien des finances et à Richaqrd Zink, chef de la délégation de l'UE au Mali...</strong></em>

<strong> </strong>

Dans le cadre de la conférence des donateurs pour le Mali, organisée à Bruxelles le 15 mai 2013, l'union européenne et la République du Mali ont signé une convention de financement instituant un <em>Stade Building Contact</em> d'un montant total de 225 millions EUR et pour lesquels 120 millions ont d'ores et déjà été payés entre juin et décembre 2013.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>A cette occasion, le gouvernement du Mali s'est engagé à mettre en œuvre un programme ambitieux de réformes structurelles, dans l'objectif de garantir, avec l'appui de la communauté internationale, une gouvernance renforcée dans la gestion de l'Etat ainsi qu'une gestion saine et rigoureuse des finances publiques.</strong>

Ces engagements ont été rappelés le 15 mai dernier à Bamako par le gouvernement, lors du 1er anniversaire de la conférence des donateurs. La détérioration survenue, fin mai, des conditions sécuritaires dans la région de Kidal invite d'ailleurs à renforcer d'avantage les engagements en faveur d'une meilleure gouvernance.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Les préoccupations récemment exprimées par le FMI et la Banque Mondiale concernant certaines transactions financières interpellent grandement la communauté internationale et plus particulièrement l'Union Européenne.</strong> Le Commissaire Européen au Développement, en déplacement à Bamako à l'occasion de la réunion du 15 mai, a fait part au Premier Ministre et au Président de la République de la nécessité, pour le Mali, de respecter scrupuleusement la règlementation en matière budgétaire et comptable ainsi que les procédures de passation des marchés publics en vigueur.

&nbsp;

Le Commissaire a également confirmé au gouvernement sa disposition à appuyer les efforts du Mali sur les voies de reformes en matière de finances publiques que le pays est décidé à entreprendre. Ainsi, tel que prévoit la convention de financement précipitée, la Commission est pleinement disposée à financer un audit des principaux marchés publics lancés par le gouvernement, en pleine coordination avec le Bureau du Vérificateur Général, afin d'appuyer l'administration malienne à un meilleur suivi et une meilleure mise en œuvre des réglementations nationales. Par ailleurs, en matière de transparence budgétaire, et comme s'y était engagé le Premier Ministre lors de sa rencontre avec le commissaire Piebalgs, je me permets de solliciter copie du contrat d'achat de l'avion présidentiel et du contrat d'achat des fournitures d'équipements militaires ainsi que de tous éléments s'y référent, pour lesquels des discussions sont en cours avec le FMI.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Dans l'attente des premières consultations au titre de ces audits, et partageant les préoccupations de la communauté internationale, je vous informe que l'examen du dossier de demande de décaissement 2014 de notre appui budgétaire fera l'objet d'une étude approfondie par mes services à Bamako comme à Bruxelles, mais restera conditionné à la première revue de l'engagement triennal au titre de la facilité élargie de crédit prévue au mois de septembre, tel que prévue dans la convention de financement. </strong>L'excellence de nos relations m'incite à penser que les inquiétudes actuelles exprimées par la communauté internationale pourront être rapidement levées.

L'union Européenne réitère son engagement à appuyer les autorités maliennes en ce sens.

&nbsp;

Je vous prie d'agréer Monsieur le Ministre, l'assurance de ma haute considération.

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>Signé</strong>

<strong> </strong>

<strong>Pierre AMILHAT</strong>

&nbsp;

&nbsp;

[caption id="attachment_458652" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-458652" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/lettre.jpg" alt="lettre" width="610" height="444" /> Lettre dont ampliation est faite au ministre malien des finances et à Richaqrd Zink, chef de la délégation de l'UE au Mali... (Source Procès-Verbal[/caption]

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<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Le vrai sens d'une lettre</strong>

<strong><em>La lettre que nous publions ci-contre n'émane pas de n'importe qui: elle émane du directeur de la Commission Européenne chargé de l'Afrique de l'Ouest et du Centre. En clair, l'affaire dont elle fait état est trop grave pour être laissée aux mains du représentant-résident de la commission européenne au Mali.</em> </strong>

<strong> </strong>

Le langage diplomatique mis à part, l'auteur de la lettre insiste sur la nécessité, pour le Mali, de respecter les <em>"engagements"</em> pris en matière de <em>"bonne gouvernance" </em>et de<em> "reformes"</em>. Engagements que la récente guerre à Kidal ne peut éluder, aux yeux de l'Union Européenne. Cela signifie, en termes plus simples, que l'UE reproche au Mali de n'avoir pas tenu ses engagements en termes de gouvernance et de reformes.

&nbsp;

La lettre rappelle que le Mali est déjà interpellé par le FMI au sujet des contrat d'achat d'un avion présidentiel et d'équipements militaires. Elle invite le gouvernement malien à répondre d'urgence à ces interpellations; mieux, elle demande au Mali copie des contrats en cause. Comme lesdits contrats sont suspectés d'avoir violé la règlementation en matière de comptabilité et de passation des marchés publics, l'UE décide de suspendre son aide budgétaire au Mali jusqu'à ce que l'affaire soit éclaircie. Bref, l'UE aligne sa position sur celle du FMI et de la Banque Mondiale qui ont déjà gelé leurs financements en faveur du Mali. Et afin que le Mali ne puisse pas jouer au dilatoire, l'UE propose de financer elle-même l'audit des marchés publics suspects, en collaboration technique avec le Vérificateur Général du Mali.

&nbsp;

On sait que le gel des financements du FMI et de la Banque Mondiale prive  déjà le Mali de plusieurs centaines de milliards de FCFA, dont 63 millions d'euros (41,3 milliards de FCFA) pour la seule Banque Mondiale. Le gel des décaissements de l'UE (environ 65,5 milliards de FCFA sur la période considérée) porte un coup plus grave à l'économie malienne car ce partenaire soutient à bout de bras le budget malien en termes de dépenses courantes et de salaires.

&nbsp;

La lettre de l'Union Européenne fait, au passage, une petite révélation. En effet, elle nous apprend que sur les 225 millions d'euros (147 milliards de FCFA) promis, à Bruxelles, par l'Europe, 120 millions d'euros (78,7 milliards de FCFA) ont déjà été payés au Mali entre juin et septembre 2013. Qu'est donc devenue cette manne en si peu de temps ? A quoi a-t-elle bien pu servir ?

&nbsp;

Au-delà de la lettre européenne, le débat qui se pose aujourd'hui a trait à l'aptitude du pouvoir à relever les défis économiques qui assaillent le pays. En effet, depuis l'avènement d'IBK à Koulouba, on entend parler de tout sauf de développement. Pas de ponts, pas de chaussées. Mais des histoires d'avion, des défaites militaires, des querelles politiciennes, des changements gouvernementaux. Rien que des choses inutiles, éloignées des préoccupations quotidiennes des  Maliens. Quand finira donc ce cirque ?

<strong> </strong>

<strong>Tiékorobani</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Transport des pèlerins de la filière étatique : La compagnie &amp;quot;NASAIR&amp;quot; obtient le marché</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transport-pelerins-filiere-etatique-compagnie-nasair-obtient-marche-458642.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Aug 2014 03:29:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_91404" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-91404" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/Mecque.jpg" alt="La Mecque" width="315" height="232" /> La Mecque[/caption]

<strong><em>Les pèlerins de la filière gouvernementale seront transportés, cette année, aux lieux saints de l'islam par la compagnie NASAIR. Celle-ci est représentée au Mali par la célèbre agence </em></strong><strong><em>"Al-Madina", </em></strong><strong><em>dont le siège social se situe au grand marché de Bamako. NASAIR va ainsi transporter et encadrer 1.000 pèlerins à raison de 1. 376. 500 FCFA par pèlerin, soit un montant total, toutes taxes comprises, de 1. 376. 500. 000 FCFA. </em></strong>

&nbsp;

Ce montant est légèrement inférieur à celui de l'an passé où NASAIR a obtenu le marché de transport pour 1, 398 milliard de FCFA.

&nbsp;

<strong>Cette année, NASAIR a été choisie par le gouvernement malien au dépens du groupement AMSA-MAXI AIR LTD</strong>. Pour plusieurs raisons. D'abord, NASAIR a de l'expérience à revendre : elle détient des certificats de bonne exécution délivrées, entre autres, par les gouvernements nigérien, burkinabè, indien et ivoirien pour avoir transporté avec succès les pèlerins de ces pays en Arabie Saoudite. Ensuite, NASAIR présente des documents techniques et administratifs parfaitement en règle. A l'inverse, son concurrent, le groupement AMSA-MAXI AIR LTD, a multiplié les insuffisances : il n'a pu fournir à la commission de dépouillement des offres ni un plan de vol conforme au délai d'exécution, ni un agrément officiel, ni une autorisation d'atterrisage en règle, ni des assurances sur les capacités d'accueil des pèlerins, ni un certificat de non-faillite. C'est pourquoi, malgré ses tarifs relativement compétitifs, le groupement a été écarté, le gouvernement doutant de son aptitude technique à transporter les pèlerins. Car l'objectif majeur du gouvernement malien reste de confier les voyageurs à une compagnie fiable qui présente toutes les garanties de bonne exécution du marché. Le Mali ne veut surtout pas subir les malédictions de pèlerins abandonnés à eux-mêmes en terre sainte comme cela est déjà arrivé il y a quelques années.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>A l'agence <em>"Al-Madina",</em> partenaire malienne de NASAIR, on met les bouchées doubles pour respecter le calendrier contractuel</strong>. Le premier lot de pèlerins quittera Bamako dès le 13 septembre 2014 et retournera le 10 octobre 2014. Les vols s'effectueront à bord d'un appareil on ne peut plus confortable: un Boeing 747- 400 qui appartient en propre à NASAIR.

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soldats violeurs de Tombouctou : L&amp;apos;un des coupables est radié de l&amp;apos;armée</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/soldats-violeurs-tombouctou-lun-coupables-radie-larmee-458582.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Aug 2014 03:21:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à l'agression sexuelle perpétrée par deux soldats maliens sur la petite Ina Cissé dans la ville de Tombouctou, la jeunesse locale continue de se mobiliser. Faute d'avoir obtenu des autorités l'autorisation d'organiser une marche de protestation, les jeunes de Tombouctou ont tenu, à travers leurs représentants, à rencontrer le commandant de la zone militaire de Tombouctou, le colonel Kéba Sangaré. </em></strong>

&nbsp;

Au cours de cette rencontre houleuse, la jeunesse voulait s'assurer que la hiérarchie militaire avait pris les dispositions pour sanctionner les soldats violeurs. Selon le porte-parole de la jeunesse, Bilal Mahamane Traoré, Tombouctou salue le travail abattu par l'armée dans le cadre de la sécurisation de la ville. Cependant, la jeunesse décrie certains comportements révoltants. Pour notre interlocuteur,le viol de la petite Ina Cissé ne peut rester impunie.Le Mali est un Etat de droit, les coupables du viol doivent être sanctionnés.

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<strong>Le colonel Kéba Sangaré, prenant la parole, a remercié la jeunesse pour avoir accepté de surseoir à sa marche de protestation</strong>. A à ses interlocuteurs, il dira que dans toutes les armées, il y a des pervers. Il promet de mettre tout en œuvre pour extraire de son effectifs la mauvaise graine. En ce qui concerne le cas de la petite Ina, il dit avoir ordonné l'arrestation des deux coupables. L'auteur principal, qui a effectivement commis l'acte sexuel, a été arrêté sur place; le complice, qui montait le guet, a pris la fuite. Au niveau d'un poste de contrôle, il a été arrêté et remis à la disposition de la gendarmerie. Sangaré annonce que le conseil de discipline a décidé de la radiation du principal auteur avant sa mise à la disposition de la justice. Quant à son complice, il n'a pas encore été statué sur son cas.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Primature et direction de la majorité : Comment le RPM travaille au départ de Moussa Mara</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/primature-direction-majorite-comment-rpm-travaille-au-depart-moussa-mara-447712.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Aug 2014 13:20:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_190800" align="aligncenter" width="682"]<img class="size-full wp-image-190800" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/RPM.jpg" alt="RPM" width="682" height="345" /> Les militants du Rpm (photo archives)[/caption]

<strong><em>Le Premier Ministre Moussa Mara fera-t-il de vieux os à son poste ? Rien ne permet d'en jurer au regard du combat acharné que lui livre le parti majoritaire, le RPM.</em></strong>

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Déjà, il l'a échappé belle après le retentissant fiasco militaire de Kidal: profitant de cette triste occasion, des barons du RPM, le parti présidentiel, ont assiégé IBK pour lui demander de limoger Mara, responsable, à leurs yeux, de l'impréparation de l'armée et   du déclenchement prématuré des hostilités contre les groupes armés. Les mêmes barons ont souligné au président tout le danger qu'il y aurait de conserver un Premier Ministre <em>"assoiffé de gloire"</em> et poursuivrait des objectifs politiques personnels fort éloignés de ceux du chef de l'Etat.

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<strong>IBK a résisté à la pression de ses camarades de parti pour deux raisons essentielles :</strong> il ne voulait perdre deux Premiers Ministres en l'intervalle de deux petits mois; ensuite, il ne voyait pas dans le RPM un cadre Premier Ministre capable de remplacer valablement Mara. Il a donc choisi de sacrifier son ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maiga, pour calmer les ardeurs de ses troupes.

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<strong>Motion de censure</strong>

La deuxième tentative de déstabilisation de Mara s'est produite lors de la motion de censure initiée contre son gouvernement. Selon des sources concordantes, la motion n'était pas une initiative isolée de l'opposition qui, d'avance, savait qu'elle n'aurait pas le nombre de députés nécessaire pour la faire voter. <em>"C'est le RPM qui a demandé à l'opposition de déposer la motion de censure, promettant de la faire adopter par sa majorité parlementaire, </em>nous confie le député URD Mamadou Awa Gassama; <em>avant le dépôt de la motion, les émissaires de la majorité RPM et les élus de l'opposition ont tenu plusieurs rencontres à l'Assemblée nationale sur la question. Le grief principal avancé par les élus du RPM contre Moussa Mara était qu'il provenait d'un autre parti que le parti majoritaire. Ils tenaient à le renverser afin d'obliger IBK à choisir le Premier Ministre dans les rangs du RPM. L'opposition n'a jamais douté que la majorité allait adopter la</em> <em>motion de censure, malgré les envolées de certains députés du RPM. C'est à la faveur d'une pause demandée par le président de l'Assemblée que tout a basculé: il en a profité pour convaincre les élus du RPM de voter contre la motion</em>".

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Certaines sources expliquent la reculade des élus du RPM par le souci du chef de l'Etat de ne pas braver l'opinion publique : les services de renseignements lui auraient fait savoir, en effet, que les Maliens verraient d'un mauvais oeil le départ du Premier Ministre.

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<strong>Direction de la majorité</strong>

A l'époque où il dirigeait le gouvernement, Oumar Tatam Ly avait conçu le projet d'un vaste regroupement des partis parlementaires membres de la mouvance présidentielle. Moussa Mara, parvenu à la primature, a repris le projet à son compte en l'étendant aux partis de la mouvance présidentielle non représentés au parlement. Objectif: renforcer les bases politiques du président IBK et soutenir ses actions. Le regroupement ainsi promu par Mara a porte le nom de <em>"Coordination de soutien aux actions du président de la République"</em>. Il a un siège sis à l'ACI 2000. Il comporte un directoire présidé par le RPM et une conférence des présidents de partis présidé par Mara lui-même. Comme le regroupement gagne en l'influence, surtout auprès du chef de l'Etat, le RPM y a vite vu un moyen pour Mara de préserver son poste de chef du gouvernement. D'autant que le Premier Ministre gère les fonds du regroupement et ne cesse de faire les yeux doux aux animateurs de celui-ci. Par exemple, il a nommé Sidiki Almamy Coulibaly, secrétaire général du parti <em>"ADP-Maliba",</em> conseiller politique à la primature. Il a également désigné Siaka Diarra, patron du parti UFD, au poste de coordinateur du directoire et de la conférence des présidents du regroupement, avec, à la clé, un salaire et d'autres avantages.<em>"Voilà autant de gestes qui trahissent la volonté de Mara d'accaparer le regroupement pour servir ses objectifs politiques personnels; il veut devenir chef de la majorité en lieu et place d'IBK"</em>, grogne un leader du RPM. Notre interlocuteur croit savoir que Mara, en visite récente dans plusieurs localités de la troisième région, a <em>"distribué du sucre et des pagnes à l'effigie de son parti, Yelema"</em>. Conclusion de notre interlocuteur: <em>"Mara se trouve en campagne électorale permanente et nous savons qu'il se portera candidat à la présidentielle de 2018"</em>.

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<strong>Sur la foi de ce qu'il considère comme une tentative de Moussa Mara de faire main basse sur les forces politiques de la mouvance présidentielle, le RPM s'insurge</strong>.

Il vient d'adresser à Moussa Mara une virulente lettre où le parti du tisserand conteste la présidence, par Mara, de la conférence des présidents de partis. Il estime que ce poste doit revenir au parti majoritaire en application des règles démocratiques. Le RPM a, dans la foulée, adressé une lettre similaire au président IBK lui-même avec lequel il a, au reste, eu une rencontre. Et pour mettre toutes les chances de son côté, le parti a entrepris l'Adema, deuxième poids lourd de la mouvance présidentielle. Un, responsable de ce parti nous confie que la réunion avec l'Adema n'a pas été de tout repos. Le parti de l'Abeille a tenu, en effet, à souligner aux émissaires du RPM qu'ils avaient tort de vilipender Mara alors qu'ils avaient laissé passer toutes les occasions de la débarquer de la primature en adoptant sa déclaration de politique générale et en rejetant la motion de censure déposée contre le gouvernement.

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<strong>Siège éjectable </strong>

En tout état de cause, Moussa Mara se sait désormais sur un siège éjectable. Son maintien à la primature ne dépend, en vérité, que du seul soutien du président IBK. Combattu par le RPM, il a, en outre, commis l'imprudence de s'aliéner durablement l'opposition. Lors des débats sur la motion de censure, il s'est en effet moqué de Soumaila Cissé, leader de l'opposition, en rappelant que celui-ci s'était, en avril 2012, enfui devant les sbires de la junte venus le chercher à son domicile.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L&amp;apos;avion de Ladji Bourama saisi puis libéré par... le fisc américain</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/lavion-ladji-bourama-saisi-puis-libere-fisc-americain-447662.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Aug 2014 13:03:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_336922" align="alignleft" width="276"]<img class="size-full wp-image-336922" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/IBK-avion.jpg" alt="Rencontre entre les présidents nigérian et malien" width="276" height="183" /> Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta[/caption]

<strong><em>Le tout nouveau Boeing 737 de Ladji Bourama ne cesse de faire du bruit. Non pas qu'il n'ait pas de bons moteurs (cela, même l'éminent avionneur Moussa Mara n'oserait l'avouer !), mais parce que chaque fois qu'il est question du fameux coucou, une histoire de gros sous pointe le nez. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

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<strong>Déjà, pour acquérir l'appareil, Ladji Bourama a gratté au couteau les fonds de caisse. </strong>Le FMI le soupçonne de n'y avoir rien trouvé de consistant et d'avoir investi dans l'avion les fraîches contributions des bailleurs de fonds. Du coup, l'institution internationale s'est cabrée comme un âne blessé et a suspendu ses décaissements en faveur du Mali. La bonne parole de notre grande argentière, Madame Bouré Fliy Sissoko, n'y changea rien: le FMI ne veut plus débourser un clou rouillé si on ne lui rend pas compte, au franc près, de l'affaire de l'avion.

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<strong>A la suite du FMI, la Banque Mondiale, sa fidèle consoeur, a elle aussi gelé ses décaissements.</strong>

On annonce une longue liste d'autres bailleurs décidés à rompre leur coopération si le dossier d'avion n'était pas éclairci. Ironie du sort, tout ce désordre a trait à un avion dûment muni de papiers - et peut-être d'une carte d'identité nationale - alors que l'avion du <em>"Vieux Commando" </em>que Mara accuse d'être un <em>"sans-papiers" </em>a parcouru le monde entier sans encombre. Mais le plus croustillant est à venir...

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<strong>En effet, il nous revient que récemment, le Boeing de Ladji Bourama a été saisi par les services fiscaux américains</strong>.

La raison de cet outrage aux bijoux de la couronne ? Le vendeur de l'avion, une entreprise américaine, a déclaré au service des impôts américain l'avoir cédé à 8 milliards de FCFA.

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Les impôts n'ont donc prélevé que les taxes liées à une transaction de 8 milliards. L'affaire se serait arrêtée là si, entre-temps, Ladji Bourama et ses ministres n'avaient pas pris la trompette pour débiter des chiffres contradictoires. Quand les uns (cabinet de la présidence de la République) parlent d'un prix d'achat de 18 milliards, les autres (le Premier Ministre) parlent de 20 milliards de FCFA. Pour ne rien arranger, il circule sous le coude un contrat de prêt passé entre le ministère de la Défense et la BDM SA où il est question de 17,5 milliards sur lesquels l'Etat aurait avancé 15%. Alors, quel est le vrai chiffre ? Les 8 milliards, les 17,5, les 18 ou les 20 milliards ? Et comment se fait-il qu'au sujet d'un avion dûment muni de papiers, les plus hautes autorités n'arrivent pas à s'entendre sur les montants ? Une chose est sûre : entre 8 milliards et 20 milliards, même un bûcheron du <em>"Dabanani"</em> verrait une différence. Et pas une petite différence ! Une différence de 12 milliards sur lesquels le fisc américain n'a pas perçu l'ombre d'une taxe ! Se sentant roulé dans la farine, celui-ci a profité d'une des multiples promenades de l'avion pour le saisir. Bien entendu, l'entreprise vendeuse a fourni tous les papiers (de vrais, ceux-là !) pour conforter la procédure de saisie.

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<strong>Enorme problème : Ladji Bourama ne pouvait laisser dans la nature son cher Boeing</strong>. Voudrait-on qu'il marche à pied ou à dos d'âne au grand bonheur des <em>"hasidi"</em> de l'opposition ? Il ne pouvait non plus avouer qu'après avoir bruyamment refusé un avion <em>"sans-papiers"</em> censé ne pas appartenir au Mali, le sien soit arrêté et cloué dans un hangar. Or le fisc américain est beaucoup plus coriace que les troupes rebelles qui ont défait l'armée malienne à Kidal. Quand le fisc de l'Oncle Sam réclame quelque chose à un acheteur d'avion, il faut vite passer à la caisse, de crainte que l'avion ne soit revendu aux enchères publiques. A preuve, malgré sa puissance diplomatique et militaire, notre sauveur François Hollande n'a pu éviter à la Banque Nationale de Paris, section américaine, de payer les 9 milliards de dollars réclamés par le régulateur bancaire des Etats-Unis pour violation d'embargos divers. Saisi de la question par son homologue français, Barack Obama a répondui avec ironie: <em>"Il n'est pas dans les traditions américaines de sa mêler des affaires de justice !"</em>. Un peu le genre de salades que le gouvernement français a l'habitude de servir à nos dirigeants africains quand des juges français engagent des poursuites contre eux...

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<strong>Comment Ladji Bourama a-t-il fait pour libérer son avion?</strong>

Combien a-t-il dû casquer en millions de dollars ? Nous ne le savons pas encore mais, patience!, ce n'est qu'une question de temps, <em>inch Allah </em>! Toujours est-il que la semaine dernière, l'avion a été libéré et a aussitôt été emprunté par Ladji Bourama pour se rendre à l'investiture de son nouvel ami mauritanien, le général Mohamed Abdel Aziz. Tout joyeux, le ministre de la Communication, Mahamadou Camara, a lancé, samedi, le tweet suivant:<em> "Voyage en Mauritanie et aux USA à bord du Boeing 737 de la République du Mali: contrôle technique ok. Dommage pour les aigris!"</em>. Souvenez-vous que le même Camara avait imprudemment tweeté le 21 mai 2014: <em>"Kidal est en cours de libération".</em> On connaît la suite...

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<strong>Tiékorobani</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>2 soldats maliens violent une fille de 15 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/2-soldats-maliens-violent-fille-15-ans-447672.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Aug 2014 12:32:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em> Suite à leur défaite, le 21 mai 2014, face aux groupes armés à Kidal, les forces de défense du Mali se sont repliées sur les villes de Gao et de Tombouctou. Avec la forte présence des forces étrangères à Gao et à Tombouctou, combiné à la relative stabilité de ces deux régions, nos soldats n'ont visiblement pas grand-chose à faire. Ainsi, ils s'adonnent à toutes sortes d'écarts de conduite: alcool, trafic, sexe, etc. </em></strong>

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A Tombouctou, les habitants assistaient impuissamment aux agissements de nos vaillants soldats jusqu'à ce que certains passent le rubicon en violant une demoiselle de 15 ans. En effet, le jeudi 31 juillet, la petite Ina Cissé, du quartier Badjindé de Tombouctou, qui revenait d'une boutique, munie du savon qu'elle venait d'acheter, est apostrophée par deux soldats. Elle prend peur et tente de s'enfuir mais est très vite maîtrisée par nos deux gaillards. Sous la menace de leurs armes, ils la conduisent dans la maison qu'ils occupaient. Au moment où un soldat la violait, l'autre faisait le guet devant la maison, histoire de donner l'alerte au cas où s'approcherait un instrus. Après son forfait, le soldat violeur avertit son complice de la quantité importante de sang que perdait la victime. Tous les deux prennent peur et libèrent, en détalant, la petite Ina. Le corps immaculé de sang, elle est secourue par des jeunes qui la croisent en chemin. Après avoir reçu des soins au centre de santé de la ville, elle est conduite par ses parents à la gendarmerie pour porter plainte. Elle se procure d'un certificat médical qui atteste qu'il y a eu bel et bien viol.

&nbsp;

La gendarmerie ouvre une enquête et met rapidement le grappin sur le principal violeur. Il s'appelle Sory et est soldat de 2ème classe. Il reconnaîtra sans ambages les faits. Quant à son complice, il reste introuvable, ayant fui en abandonnant son poste. Sory est au mis aux arrêts à la gendarmerie qui le présentera devant un procureur ce lundi 4 août.

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En vue de mettre fin aux agissements des soldats maliens dans la cité des 333 saints, la jeunesse locale prépare une grande marche de protestation dans les jours à venir. Celle prévue pour le samedi 2 août 2014 n'a pas été autorisée par les autorités administratives de la localité. Nous osons espérer que la sanction des deux soldats sera à la mesure de l'infraction: un viol doublé de pédophilie.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title> Soumana Sacko</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-soumana-sacko-447602.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Aug 2014 11:38:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_141814" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-141814" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Soumana-Sacko1.jpg" alt="Soumana Sacko" width="315" height="347" /> Dr. Soumana Sacko[/caption]

<em><strong>Dans l'interview-fleuve qu'il nous a accordée, l'ancien Premier Ministre Soumana Sacko alias "Zou" livre sa part de vérité sur la crise économique que traverse le Mali, les négociations avec les groupes armés, l'Accord de défense signé avec la France et le bilan des 11 mois d'IBK.</strong></em>

<strong> </strong>

<strong><em>Quel est votre parcours professionnel et politique ?</em></strong>

Qu'il me soit permis, d'entrée de jeu, de signaler que nous n'avons jamais cherché un poste au niveau de l'Etat malien au sens de démarcher les princes du jour. Nous n'avions aucune relation avec le Ministre d'Etat Oumar Coulibaly et les Présidents Moussa Traoré et Amadou Toumani Touré lorsque ces personnalités me nommaient dans les hautes fonctions dans lesquelles elles m'ont promu. Du reste, le Colonel Tiécoura Doumbia, alors Directeur de la Sécurité d'Etat, avait eu l'honnêteté intellectuelle et professionnelle de signaler au Général Moussa Traoré qui s'apprêtait à me nommer Ministre des Finances et du Commerce mon opposition à l'UDPM et à la direction du Mali par l'Armée. De même, alors que M. Coutant, un français, le tout premier Directeur Général de la BNDA, me proposait de me nommer Directeur Général Adjoint de ladite banque, nous avons décliné l'offre car il fallait aller voir, comme on le dit, les Ministres des Finances et de l'Agriculture de l'époque, messieurs Drissa Keïta et N'Fagnanama Koné, respectivement.

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<strong>Après cette préface, permettez-nous de vous retracer quelques-uns des grands moments de ma carrière professionnelle et politique à ce jour.</strong>

Ainsi, au plan politique, après avoir servi comme Ministre des Finances et du Commerce sous la IIème République et, ex officio, Gouverneur du FMI, de la BAD et de la BID, entre autres, nous avons eu le privilège de diriger, en 1991/1992, le Gouvernement de Transition qui a mis en place la IIIème République et mis en chantier d'importantes réformes politiques, institutionnelles, administratives, économiques et sociales. En particulier, sous l'autorité du Comité de Transition pour le Salut du Peuple (CTSP), ce Gouvernement a, entre autres, créé l'Agetipe, l'ACI, le Fare (Fonds auto renouvelable pour l'Emploi) ainsi que les Ministères de la Promotion de la Femme et des Maliens de l'Extérieur, lancé le programme de logements économiques communément appelés logements sociaux, institué l'impôt synthétique, autorisé la création des radios et télévisions privées et nommé la première femme Gouverneur du District de Bamako. Nous avons en outre mis en place le cadre législatif et réglementaire régissant la liberté des prix et la concurrence ainsi que les marchés publics.Après avoir boycotté l'élection présidentielle de 1997 pour laquelle le Gouvernement avait été incapable d'établir des listes d'électeurs, nous avons essuyé un échec cuisant à celle de 2013, faute de financement et en raison d'une campagne féroce menée contre notre candidature par une puissante coalition de forces pro-putsch, obscurantistes et anti-démocratiques qui n'ont pas apprécié notre insistance pour un retrait de l'Armée et des leaders religieux du champ institutionnel politique.

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<strong>Nous avons fait nos premières armes au sein du Mouvement Pionnier.</strong> D'ailleurs, en 1963 alors que nous fréquentions l'Ecole Fondamentale de Bafoulabé, nous avions été désigné comme l'un meilleurs pionniers du Mali pour participer au Camp International des Pionniers à Prague du temps de l'ex-Tchécoslovaquie. Malheureusement, en raison d'une terrible angine qui m'a valu une intervention chirurgicale sur l'amygdale à l'IOTA de Bamako, nous n'avons pu faire le voyage. Avec mon oncle qui était à l'époque Commandant de Cercle, nous avons fait l'école à Banamba, Bourem, Bafoulabé et Djenné, ce qui nous a permis de parcourir le pays et de mieux comprendre l'importance de l'unité nationale dans le respect des diversités culturelles, celles-ci représentant pour le Mali non pas un défi mais plutôt une richesse majeure qu'il nous revient de valoriser au double plan social et économique. Dans chacun de ces établissements, mes camarades de classe m'ont toujours fait confiance comme leur leader et le défenseur de leurs droits et intérêts. Comme membre du Comité des Elèves du Lycée Askia Mohammed de Bamako, Secrétaire Général des Etudiants de l'Ecole Nationale d'Administration (ENA) et Vice Président fondateur de l'Union Nationale des Etudiants du Mali (UNEM, avec un seul E), nous avons joué un rôle de premier plan dans la lutte contre la dictature militaire, ce qui nous a valu d'être, avec Bakary Konimba Traoré dit Bakary Pionnier et feu le Professeur Kary Dembélé, l'une des trois premières personnes à avoir été arrêtées par la tristement célèbre police de feu Tiécoro Bagayoko dans le cadre des enquêtes sur le tract dénonçant la farce électorale du 2 juin 1974 organisée par la junte militaire en quête de légalité et de légitimité. Détenu   et torturé à l'électricité (16) jours durant, du 26 mai au 11 juin 1974 au Commissariat de police du 3ème Arrondissement et au Commissariat Central de Bamako, nous ne fumes libéré que la veille même de la soutenance de notre Mémoire de fin de cycle de l'ENA.

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<strong>Au plan professionnel, nous avons servi au niveau national comme fonctionnaire à l'Inspection Générale des Affaires Administratives, Economiques et Financières relevant de la Présidence du Gouvernement;</strong>

Directeur Administratif et Financier de l'Opération Puits, Conseiller du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, responsable notamment des relations avec l'ancienne Communauté Economique Européenne (actuelle Union Européenne) et l'Algérie, Conseiller Technique du Ministre d'Etat chargé de l'Economie et du Plan, responsable des réformes structurelles, de la coordination économique, des relations avec le FMI et la Banque Mondiale ainsi que des Grandes Commissions Mixtes de coopération avec des partenaires majeurs comme la France, la République Fédérale d'Allemagne, Cuba, le Canada et la Suisse, etc. En cette capacité, nous avons présidé de nombreuses Commissions interministérielles chargées, entre autres, du Fonds Routier, de la filière oléagineuse, du Projet Mali-Sud II (restructuration de la filière coton) et de la restructuration du secteur d'Etat. Nous avons également servi comme membre des Conseils d'Administration de la CMDT, de Huicoma, de l'OSRP, de la BDM et de l'Office du Niger. C'est à cette période que notre Département a réussi à faire adopter la libéralisation des secteurs de la pharmacie et des hydrocarbures, l'Etat continuant toutefois à réguler les prix. En qualité de Directeur de Cabinet (poste actuel de Secrétaire Général) du Ministre d'Etat chargé de la Tutelle des Sociétés et Entreprises d'Etat, nous avons présidé les Conseils d'Administration et Comités de Gestion de grosses entités telles que Energie du Mali, la Somiex, Sélingué, Air Mali, la Sepom, la Sema, les EDIM, la Librairie Populaire du Mali, la Pharmacie Populaire du Mali, la Comatex, Tamali, etc. Nous avons enfin servi comme Contrôleur Général Adjoint de l'Etat à la Présidence du Gouvernement tout juste avant d'entamer une carrière internationale.

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<strong>En dehors du Mali, nous avons servi comme Economiste Principal du PNUD pour la République Centrafricaine, Madagascar et les Comores, chargé entre autres de la coordination de la coopération au développement.</strong>

A Madagascar, nous avons piloté l'exercice d'analyse prospective Madagascar 2025, ce dont le Président Didier Ratsiraka s'est largement inspiré lors de l'élection présidentielle anticipée de 1996 qui l'a vu revenir au pouvoir après en avoir été chassé en 1993. Nous avons en outre servi comme Secrétaire Exécutif de l'ACBF (Fondation pour le Renforcement des Capacités en Afrique), un organisme international basé à Hararé au Zimbabwé.Du reste, nous sommes à ce jour le seul Secrétaire Exécutif à avoir servi le maximum autorisé de deux mandats pleins à la tête de l'ACBF. Au moment de notre nomination comme premier responsable de l'ACBF, nous venions d'être désigner par le PNUD comme Conseiller du Président Olesegum Obasanjo du Nigeria au même moment où nous étions pressenti pour faire partie du Panel d'Experts des Nations Unies sur le pillage des ressources naturelles de la République Démocratique du Congo.

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&nbsp;

<strong>Il convient de souligner que ce n'est pas l'Etat malien qui nous a désigné ou soutenu pour l'obtention de ces postes internationaux.</strong> A contrario, le poste de Secrétaire Exécutif de la CEDEAO nous a échappé en 1993, faute d'appui du Gouvernement du Mali, lequel n'a pas présenté ma candidature nonobstant le soutien de pays membres très influents comme la Côte d'Ivoire de feu le Président Félix Houphouet-Boigny. Dans le même ordre d'idées, pressenti en février 2008 à la fin de mes deux mandats comme Secrétaire Exécutif de l'ACBF pour remplacer M. Abdoulaye Bio-Tchané au poste de Directeur du Département Afrique du FMI, nous nous sommes heurté à l'opposition des autorités maliennes, lesquelles ont préféré jeter leur dévolu sur un tchado-malien. Il en fut de même en 2009 lorsqu'il s'était agi de me désigner Haut Commissaire de l'OMVS.

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<strong>A l'inverse, nous avons, pour convenances personnelles, décliné le poste de Président de la Fédération Malienne de Football en 1988 et celui d'Ambassadeur du Mali en Allemagne en 1993. </strong>

Auparavant, nous avions décliné en juin 1986 un poste d'Economiste national au Bureau du PNUD de Bamako pour ne pas donner au successeur du Ministre d'Etat Oumar Coulibaly la fausse impression que, mécontent du remaniement, nous refusions de l'aider dans ses premiers pas de nouveau titulaire du Ministère de Tutelle des Sociétés et Entreprises d'Etat. Nous avons enfin servi comme Consultant de la Banque Mondiale, de l'USAID, de la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique, de la Banque Africaine de Développement, de la Banque Ouest Africaine de Développement, de l'Union Africaine, du PNUD, de Triodos-Facett (Hollande), de Legatum Institute (Grande Bretagne), etc. Nous sommes particulièrement fier d'avoir contribué, en tant que Professeur vacataire de Finances Publiques et d'Economie du Développement à l'ENA, à l'ECICA, à l'Institut de Formation des Magistrats et à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion, à la formation de centaines de cadres moyens et supérieurs de l'Etat malien, notamment au sein des régies financières. Membre fondateur de l'AJSM (Association des Journalistes Sportifs du Mali) en 1968 alors que nous fréquentions le Lycée Askia Mohammed, nous avions été retenu comme membre de l'équipe nationale de reportage chargée de couvrir les IIèmes Jeux Africains qui devaient se tenir en juillet 1969 à Bamako mais à l'organisation de laquelle la junte militaire qui a pris le pouvoir en novembre 1968 a renoncé par peur du militantisme anti-putsch de la jeunesse malienne et africaine. Toujours est-il que d'avril 1968 à septembre 1973, nous avons bénévolement assuré, pour le journal gouvernemental l'Essor, et subsidiairement les Actualités maliennes du SCINFOMA, la couverture des matchs des Fédérations maliennes de football et de basketball. En outre, nous avons, avec Daouda NDiaye et feu Papus Daff, assuré dans les années 1970 l'animation de l'émission Jeunesse et Développement de Radio Mali. Vous aurez noté que, du 8 juin 1992 à ce jour, nous n'avons occupé aucun poste professionnel ou politique au niveau de l'Etat malien.Il s'agit en réalité d'un ostracisme politique indigne d'une République démocratique dont certains dirigeants s'attendaient peut-être à nous voir ramper devant eux.

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<strong><em>Comment se porte votre parti, CNAS-Faso Hèrè, après les élections de 2013 ?</em></strong>

Comme vous le savez, faute de moyens financiers et sous l'influence négative et pernicieuse des forces putschistes, obscurantistes et anti-démocratiques, nous avons enregistré un score dérisoire à la présidentielle de juillet 2013, ce que ne laissait pas présager le succès éclatant de notre Congrès d'investiture du 17 décembre 2011, même si certaines sources nous indiquent que l'essentiel des quatre cent mille bulletins annulés pour des motifs pas très clairs étaient en fait des voix en notre faveur. Au second tour, le Parti a laissé aux militants et sympathisants le soin de voter chacun/chacune pour le candidat de son choix sur la base d'une dizaine de critères. La démobilisation d'un grand nombre de militants et de cadres fut telle que notre Parti n'a pu présenter des candidats que dans six circonscriptions électorales. La CNAS-Faso Hèrè n'a remporté aucun siège à l'Assemblée Nationale, même si elle a enregistré des scores tout à fait encourageants, notamment à Bougouni et en Commune V de Bamako. A la suite de ces contre-performances électorales, le Parti a mis en chantier un certain nombre de mesures de relance et de redynamisation des structures de base ainsi qu'une restructuration des Mouvements des Femmes et des Jeunes.Un noyau dur de membres du Bureau Politique National reste fortement engagé pour propager le message du Parti à Bamako ainsi qu'à travers le pays tout entier et remobiliser les sections, sous-sections et comités, et ce, dans des conditions extrêmement difficiles, faute de moyens financiers et en raison d'une certaine censure insidieuse de la part des media d'Etat et de certains media privés ou partisans. En dépit de tous ces obstacles, nous avons bon espoir que la CNAS-Faso Hèrè enregistrera un score plus intéressant lors des élections communales à venir.

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<strong>Le concept de base de la Convention Nationale pour une Afrique Solidaire, plus connue sous le sigle de CNAS-Faso Hèrè, est celui d'un Parti des militants et des militantes financé par les militants et les militantes eux-mêmes et non par des puissances d'argent</strong>

Naturellement, nous sommes conscients de la difficulté à opérationnaliser un tel concept dans un contexte où les puissances d'argent, hostiles à notre politique de transparence et de lutte contre la corruption, demeurent particulièrement influentes et où beaucoup de nos compatriotes sont plutôt habitués à ce que le leader du Parti, qui en est considéré comme le propriétaire au sens patrimonial du terme, soit soi-même personnellement et exclusivement responsable du financement du Parti et de ses campagnes électorales. Nous sommes également conscients du fait que, en raison de la politisation excessive de la haute Administration, beaucoup de cadres sont attirés par le parti au pouvoir et hésitent à se manifester publiquement en faveur d'un Parti qui n'a ni Députés, ni Ministres, ni Directeurs Généraux, ni Maires. Nous avons même connu des cas où tels cadres du Parti, une fois nommés à un haut poste de l'Etat, prennent immédiatement leurs distances vis-à-vis du Parti de peur, pensent-ils, de perdre leur poste, oubliant en cela qu'ils ont pourtant accédé audit poste nonobstant- ou peut-être même à cause de leur appartenance à la CNAS-Faso Hèrè. Nous notons avec satisfaction que nos compatriotes sont de plus en plus nombreux à comprendre la justesse des positions que nous avons exprimées dans l'interview que nous avons accordée à RFI le 20 août 2012 et tout au long de la crise née du coup d'Etat anti démocratique du 22 mars 2012, savoir que les leaders religieux et l'Armée doivent se tenir à l'écart du champ institutionnel politique. On nous avait reproché, à l'époque, de ne pas<em> ''savoir faire la politique''</em> car beaucoup de nos compatriotes considèrent celle-ci comme l'art de savoir mentir, tricher, tromper, voler, dire une chose et son contraire et rechercher son intérêt personnel alors qu'à notre sens, dans un pays en développement comme le Mali, faire la politique consiste plutôt à dire la vérité et à privilégier l'intérêt général. Le Mali a plus besoin de leaders et d'hommes d'Etat que de politiciens opportunistes sans foi ni loi. Or, le leader, c'est celui qui a le courage d'aller à contre courant de l'opinion publique dominante du moment et d'avoir raison, pour ainsi dire, trop tôt! Ceux qui nous connaissent savent que nous n'avons jamais pris position en fonction des vents changeants de l'opinion publique, mais toujours sur la base de ce que nous estimons aller dans le sens de l'intérêt du peuple malien.

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<strong><em>Quelles sont, d'après vous, les conséquences du retrait du FMI, de la Banque Mondiale et de l'Union Européenne sur l'économie malienne à court et long terme?</em></strong>

Les organismes multilatéraux que vous citez ne se sont pas retirées du Mali, mais ont plutôt suspendu leurs décaissements en faveur de notre pays au titre de l'appui budgétaire général. Les montants en cause sont naturellement très importants et sont de nature à créer d'énormes difficultés de trésorerie à l'Etat malien, lequel sera obligé de recourir à de sévères restrictions budgétaires susceptibles d'entraver la mise en œuvre harmonieuse du programme gouvernemental. Compte tenu de l'importance de la commande publique, il va sans dire que l'économie nationale risque de souffrir de sérieuses difficultés de liquidités, ce qu'on appelle <em>"liquidity crunch"</em>, et d'une contraction du Produit intérieur brut dans un contexte où la pauvreté est déjà rampante.A moyen et long terme, l'impact de la suspension des décaissements de trois des principaux partenaires extérieurs du Mali risque d'être plus grave encore en raison du signal très négatif ainsi lancé non seulement aux autres bailleurs de fonds mais aussi et surtout aux investisseurs potentiels. En effet, la réalité du monde d'aujourd'hui est telle que, depuis le début des années 1980, ce sont les Institutions de Breton Wood, essentiellement le FMI et la Banque Mondiale, qui tiennent le baromètre de la bonne gouvernance économique et financière des Etats de l'Afrique sub-saharienne. Quand ces deux institutions suspendent leurs décaissements, ne serait-ce qu'au titre de l'appui budgétaire général, et même si l'aide-projet n'est pas directement affectée, la plupart des autres bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux traditionnels et des investisseurs étrangers potentiels prennent note et se retiennent. C'est le lieu de dire que la bonne gouvernance économique et financière doit être vue d'abord comme un droit et une exigence de nos Peuples au lieu d'être ressentie comme une intrusion des bailleurs de fonds. Certes, il est loisible à l'Etat de de chercher des alternatives, nationales ou extérieures, à l'apport des bailleurs de fonds traditionnels en matière de financement du budget national et du développement en général. Certains milieux peuvent même penser que nos Etats doivent en profiter pour s'affranchir de la tutelle pesante du FMI et retrouver, pour ainsi dire, notre souveraineté. Cela serait envisageable à long terme seulement, à condition que nos peuples soient prêts à consentir les sacrifices à court terme qu'une telle politique implique. Or, malheureusement, le coup d'Etat du 19 novembre 1968 au Mali ainsi que le coup de force du 15 octobre 1987 au Burkina Faso démontrent que, même avec des dirigeants aussi patriotes, aussi intègres et aussi engagés que Modibo Keïta et Thomas Sankara, nos peuples actuels sont enclins à rechercher la voie de la facilité et peu portés à se ceindre la ceinture et à supporter les privations, même transitoires. Il nous faut espérer que les conclusions des audits du Vérificateur Général attendues en septembre prochain permettront de créer les conditions propices à une levée de la suspension des décaissements au titre de l'appui budgétaire général.

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<strong><em>Vu le contexte du pays, accepteriez-vous d'être Premier ministre au cas où vous seriez sollicité par IBK?</em></strong>

Nous ne savons pas si vous nous posez cette question par délégation du Président de la République.De surcroît, nous n'avons pas l'habitude de donner des réponses hypothétiques à des questions hypothétiques; or votre question en est une.

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<strong><em>Que vous inspire l'Accord de Défense que le Mali vient de signer avec la France?</em></strong>

Tout d'abord, nous notons que le Président de la République a été bien inspiré de se raviser et de faire en sorte que ledit Accord ne fût pas signé un 20 janvier car ç'eût été un acte délibéré d'humiliation de notre Peuple et de nos Forces Armées et de Sécurité. Ensuite, nous avons salué l'intervention militaire française pour avoir permis de refouler les hordes jihadistes qui, après Konna, ambitionnaient de déferler sur Bamako et de prendre le contrôle du pays tout entier. Mais nous avons aussi dénoncé le fait que l'Opération Serval ait délibérément permis au MNLA de se remettre en selle et de reprendre pied dans le Nord d'où ses alliés du Mujao, d'Aqmi et d'Ançardine l'avait proprement chassé. Sur le fond, nous n'avons aucune objection à la signature avec la France, ou tout autre pays qui soit respectueux de la souveraineté et des intérêts à court, moyen et long terme du Mali, d'un Accord de coopération militaire classique portant sur la formation et l'équipement de nos Forces Armées et de Sécurité ainsi que l'échange de renseignements. Par contre, un Accord de Défense implique généralement l'installation de bases militaires étrangères. Or, il n'est un secret pour personne que la France de Sarkozy- que la France de Hollande n'a pas fondamentalement remise en cause- a inspiré la création du soi-disant Mouvement National de Libération du fantomatique Azawad (MNLA) et continue à soutenir ce mouvement séparatiste d'essence terroriste, esclavagiste, féodal et raciste dans le cadre d'un véritable marché de dupes autour de la lutte contre AQMI et les preneurs d'otages français dans la bande sahélo-saharienne. Dès lors, autoriser la présence de bases militaires françaises dans la zone abusivement revendiquée par ledit MNLA ne nous semble pas être la meilleure manière de garantir l'intégrité territoriale du Mali. Au demeurant, notre pays a une mauvaise expérience de l'Accord de Défense avec l'ex-puissance coloniale. En effet, non seulement la France a refusé d'honorer les termes de cet Accord pour empêcher la sécession du Sénégal, mais les forces françaises basées à Dakar ont contribué activement à l'éclatement de la Fédération du Mali en facilitant et en organisant l'arrestation et la déportation du Président Modibo Keïta et des autres responsables soudanais de la Fédération du Mali. Enfin, nous avons soutenu que l'état de délitement actuel de notre Armée était un argument pour la reconstruire, avec l'appui de toutes les bonnes volontés extérieures, y compris l'ex-puissance coloniale, et la remobiliser moralement plutôt que de sous-traiter la défense et la sécurité de la Nation à une puissance extérieure, fût-elle un partenaire historique comme la France.

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Quant à la procédure, nous avons estimé que tout projet d'Accord du genre devait être soumis à l'Assemblée Nationale pour un débat public avant toute signature éventuelle. Maintenant, nous notons qu'il n'y a pas eu de débat public sur la question et que le Gouvernement a, le 16 juillet 2014, signé avec la France un document dont l'intitulé reste confus, vise à faire passer un Accord de Défense pour un Accord de Coopération et dont la version officielle signée n'est pas publiquement disponible, même pour appréciation ex-post par les Forces Vives de la Nation. Dans la version qui a circulé sur l'Internet, nous notons avec beaucoup de regret que le Gouvernement a essayé de masquer le fait que ledit Accord autorise bel et bien l'installation de bases militaires françaises, notamment dans le Nord du Mali. Ce manque de transparence est incompréhensible dans un régime démocratique, même imparfait, comme le nôtre. Il serait souhaitable que les arrangements spéciaux couvrant ces bases soient rendus publics, si les discours sur la fin de la Françe-Afrique doivent avoir une quelconque crédibilité. Nous notons enfin que les bases militaires françaises de Gao et de Tessalit font partie de l'Opération Barkhane, une initiative à vocation régionale à l'élaboration de laquelle nous ne savons pas si les autorités des pays africains concernés, dont le Mali, ont été intimement et réellement associés dans un esprit de partenariat véritable.

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Dans l'intérêt bien compris de l'Afrique, voire de nos partenaires historiques comme la France, les pays de la région sahélo-saharienne doivent mutualiser leurs forces militaires et sécuritaires pour une véritable appropriation au double plan national et régional de la lutte contre les forces centrifuges et la criminalité transfrontalière, l'accompagnement de partenaires extérieurs, fort utile du reste, ne pouvant se substituer valablement et durablement à la nécessité pour nos Etats eux-mêmes et notre région de se doter d'outils de défense et d'appareils de sécurité efficaces.

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<strong><em>Que pensez-vous des négociations en cours à Alger entre notre pays et les groupes armés ?</em></strong>

A notre connaissance, il ne s'agit pas à proprement parler de négociations mais plutôt de discussions ayant abouti à l'adoption d'une feuille de route dite consensuelle. Nous avons toujours soutenu que la solution à la crise du Nord passe par un dialogue inclusif intra et intercommunautaire qui est incompatible avec toute notion d'impunité, a fortiori de récompense pour la rébellion armée et les auteurs de crimes de guerre et de violations graves des droits humains. Nous sommes partisans de l'approfondissement de la décentralisation sur base du principe de libre administration des collectivités inscrit à l'article 70 de la Constitution. Mais nous ne sommes pas sûrs qu'il existe une quelconque demande intérieure légitime pour la régionalisation. Surtout, nous rejetons catégoriquement les expérimentations hasardeuses tendant à autoriser, en concurrence avec la nécessaire et incontournable autorité de l'Etat central démocratique, laïc, capable, non prédateur et développemental, de soit disant légitimités traditionnelles qui ne sont qu'autant de couvertures à peine déguisées pour l'officialisation de la féodalité ,voire de l'esclavage et du racisme. En effet, les survivances féodales et esclavagistes, notamment dans la région de Kidal, ainsi que les préjugés racistes qui en découlent ne sont pas étrangères à l'émergence et à la résurgence des rébellions armées dans cette partie de notre pays. Tout Accord politique qui aurait pour but ou pour effet de renforcer la mainmise de groupes féodaux et qui ne présenterait pas aux jeunes et aux femmes de la région des alternatives crédibles et durables au narco trafic, au jihadisme et au commerce des otages ne serait pas viable.Toute solution politique doit être compatible avec l'incontournable nécessité de reconstruire des Forces Armées et de Sécurité républicaines, professionnelles, non putschistes, bien motivées, capables d'assurer la défense du territoire national et la sécurité de toutes les communautés contre toutes menaces séparatistes et jihadistes. Au demeurant, ces deux menaces sont, en fait, intimement liées, contrairement à l'angélisme naïf qui sous-tend la fameuse résolution 2100 du Conseil de Sécurité de l'ONU.Nous avons apprécié que le Président de la Ré<strong>pu</strong>blique ait insisté sur l'inviolabilité des lignes rouges que représentent l'intégrité territoriale et le caractère républicain, démocratique, unitaire et laïc de l'Etat, étant donné que la laïcité n'est dirigée contre aucune confession religieuse et est conforme aux enseignements des principales religions monothéistes révélées qui coexistent harmonieusement au sein de notre Peuple. Toutes les Constitutions de notre pays, depuis la proclamation de la République en novembre 1958, ont consacré la laïcité de l'Etat. Nous estimons que la recherche de solutions efficaces et durables à la crise du Nord exige une approche plus stratégique et une démarche plus participative impliquant l'ensemble des Forces politiques et sociales du pays. Les rencontres entamées ces derniers temps par le Président Ibrahim Boubacar Keïta sont fort louables, mais, compte tenu de leur allure générale de monologue ex-post, elles ne sauraient se substituer à la mise en place, en amont, des futurs pourparlers, de véritables cadres inclusifs de concertation.A cet égard, il convient de rappeler que le processus qui a abouti au Pacte National du 11 avril 1992 avait fait l'objet d'une intense implication de la société civile et de la classe politique par le biais de la Conférence Nationale tenue du 29 juillet au 12 août 1991, de la Conférence spéciale sur le Nord organisée en août 1991 à l'Assemblée Nationale, et des Conférences de Ségou et de Mopti tenues respectivement en novembre et en décembre 1991. La question du médiateur du processus de paix ne nous semble pas définitivement résolue, et le Mali gagnerait à rester vigilant car certains acteurs extérieurs ne sont pas étrangers à la crise qui secoue le Nord de notre pays, en raison de leur proximité avec des éléments séparatistes et/ou jihadistes animant les divers groupes armés.

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<strong><em>Quel jugement faites-vous des 11 mois de gestion d'IBK?</em></strong>

Même si l'héritage était particulièrement lourd et qu'il ne saurait y avoir de baguette magique pour résoudre en quelques mois les nombreux problèmes qui préoccupent la Nation, le Président Ibrahim Boubacar Keïta doit être le premier à reconnaître que son bilan au terme de onze mois n'est pas à la hauteur des immenses espérances que son élection avait, à tort ou à raison, suscitées au sein des couches populaires. Toute personne qui lui tiendrait un discours contraire ne saurait se considérer comme étant animée de bonne foi et soucieuse de l'aider à réussir son mandat. En effet, la gestion des ressources publiques ne répond pas aux exigences de la rigueur, de la transparence et de l'efficacité économique. La presse se fait l'écho de marchés publics douteux, toutes choses qui ont entraîné la suspension des appuis budgétaires globaux de la part de partenaires aussi importants que le FMI, la Banque Mondiale et l'Union Européenne et semé le doute et le désarroi dans l'esprit de beaucoup de nos compatriotes de l'intérieur comme de la diaspora. Les autorités peinent à prendre des initiatives vigoureuses de restructuration et de relance de l'économie ainsi que de reformes visant à rendre l'Administration plus efficace et plus à même de répondre tant aux préoccupations à court terme des citoyens qu'aux nécessités à moyen et long terme d'un pays en développement comme le Mali. La lutte contre la corruption et l'incivisme semblent marquer le pas, de même que la restauration de l'autorité de l'Etat, même dans les régions où il est présent. Les examens du DEF et du Baccalauréat ont été marqués par des fraudes massives et une désorganisation générale. Après la débâcle du 21 mai 2014, le Nord de notre pays est devenu plus que jamais un no man's land pour l'Etat central tandis que le mandat renouvelé de la MINUSMA, une pure reconduction de son mandat initial, ne répond pas aux défis réels de la situation qui prévaut dans le Septentrion malien. Pour ne rien arranger, la communication présidentielle et gouvernementale sur des sujets d'intérêt national laisse beaucoup à désirer, ce qui n'est pas de nature à renforcer la confiance des populations dans le discours public. Le Président de la République semble animé de la volonté de s'affranchir de l'emprise des forces pro-putsch, obscurantistes et anti démocratiques qui ont largement contribué à sa victoire lors des élections générales de 2013, même si de temps à autre des signaux contradictoires viennent brouiller le tableau d'ensemble.Nous osons espérer que le Président de la République et son Gouvernement sauront se ressaisir, changer de cap et créer, enfin, les conditions susceptibles de redonner espoir et confiance au Peuple, et singulièrement à la Jeunesse. Il y va de l'intérêt du Peuple malien tout entier, et, à ce titre, toutes les bonnes volontés doivent se sentir concernées et se mobiliser pour conjurer les risques d'une remise en cause du long et difficile processus de sortie de la crise que notre pays traverse depuis quelques années déjà.

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<strong><em>Propos recueillis par Abdoulaye Koné</em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>La chronique de Tiékorobani : Ladji Bourama, l&amp;apos;infatigable fabricant de problèmes</title>
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<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 03:38:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 115%" align="LEFT"></p>


[caption id="attachment_381382" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/ibkkoulouba.jpg"><img class="size-full wp-image-381382" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/ibkkoulouba.jpg" alt="Mali - Affaire Tomi: IBK renonce à déposer plainte contre &quot;Le Monde&quot;" width="350" height="200" /></a> Ibrahim Boubacar Keïta,  © Emmanuel Daou Bakary/Jeune Afrique[/caption]
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 115%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Elu pour trouver au plus tôt des solutions aux problèmes des Maliens, Ladji Bourama ne cesse de créer des problèmes à tour de bras. Etrange...</b></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 115%" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Ladji Bourama détient, on le sait, de très bons diplômes dans les langues mortes : le latin de foire et le grec d'église. Il a tant de culture qu'il parle comme un livre et que, pour mériter son respect, il faut s'exprimer au subjonctif. Mais le véritable métier de notre grand chef, c'est de fabriquer des problèmes. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Ainsi, à son élection, en 2013, Ladji a trouvé sur place un accord passé avec les groupes armés: celui de Ouagadougou. </b></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Oubliant que ce parchemin a permis, en partie, sa propre élection, il s'empresse d'en bloquer l'application en refusant d'engager les négociations dans les deux mois prévus. Son argumentaire ? <i>"Je suis trop haut placé pour discuter avec des bandits ; il faut, au préalable, les désarmer et les cantonner pour que je leur parle.".</i> Fort bien. Seulement, Ladji Bourama oublie que l'Etat est une continuité et que l'accord de Ouagadougou le lie; il oublie aussi qu'il est beaucoup plus facile de cantonner l'armée malienne que les groupes armés, infiniment plus puissants; il oublie enfin que les soldats onusiens ne sont pas bâtis en fer et qu'ils ont envie, non pas de crever dans une guerre, mais de gagner des primes en prenant du thé azawadien. Résultat des courses : des tergiversations gouvernementales incessantes et, à la fin, un processus de négociations à l'agonie. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Si les choses s'en étaient arrêtées là, on aurait encore gardé le sourire. </b>Mais voilà: Ladji Bourama, sans doute inspiré par son joli chapelet acheté au Qatar, trouve le moyen d'envoyer son Premier Ministre en visite touristique à Kidal, oubliant que Moussa Mara s'y connaît davantage en papiers d'avion qu'en bataille rangée. Bilan de la visite: des centaines de morts, nos militaires chassés de la ville, la région de Kidal perdue par le Mali et notre pays contraint d'aller mendier un cessez-le-feu à travers un médiateur dont nous avions, sous la Transition, rejeté le déploiement des troupes sur notre sol: le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Comme si toute cette galère ne lui suffisait pas, Ladji Bourama se brouille avec le FMI</b>. L'institution de Bretton Woods qui, moyennant la promesse d'une bonne gouvernance, prête au Mali les fonds des contribuables étrangers, ne comprend pas que notre cher président, au lieu d'acheter du du fromage pour le bon peuple, investisse dans des avions, des hélicoptères, des Rolls Royce et des palais des <i>Mille et Une Nuits.</i> Le comble, c'est que pour conduire son nouveau Boeing 737, Ladji Bourama est obligé de louer à prix d'or les services de pilotes français! Pis, quand un officiel soutient que le fameux coucou volant a coûté 18 milliards de FCFA, un autre parle, la main sur le coeur, de 20 milliards. Ce qui intrigue le plus le FMI, c'est que les 18 milliards investis dans l'avion ressemblent comme deux gouttes d'eau aux 18 milliards récemment remis par l'institution au Mali. Envoyé en catastrophe à Washington pour arrondir les angles, Madame Bouré Fly Sissoko, notre brillante argentière, a cru bon de souligner aux experts du FMI que l'avion acheté par le Mali est une <i>"dépense de souveraineté"</i>.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"> <span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Les experts ont failli lui rire au nez : ils savent, eux, qu'un pays souverain ne se fait pas chasser d'une de ses régions par deux tondus et trois pelés; ne laisse pas des soldats français et onusiens occuper son territoire et ne vit pas, depuis 40 ans, du charitable biberon des bailleurs de fonds ! Soit dit en passant, le FMI a vécu assez longtemps pour ne pas avaler des salades du genre <i>"avion sans- papiers"</i> ou <i>"dépenses de souveraineté".</i> Si, par malheur, l'institution coupe durablement ses financements, elle sera vite suivie des autres bailleurs de fonds; nous devrons alors payer nos fonctionnaires en nature : avec des patates de Sikasso, du mil rouge légué par Modibo Kéita ou du<i> "takoula" </i>de Ségou, par exemple.A moins que nous ne battions une nouvelle monnaie nationale à base de cauris blanches..</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Pendant ce temps, Ladji Bourama s'est arrangé pour se mettre à dos ses plus chauds partisans: les marchands </b><i><b>"bana bana"</b></i><b>.</b> Alors qu'aucune urgence ne l'imposait, ils ont été chassés à coups de gaz lacrymogène des trottoirs qu'ils occupaient depuis l'époque du Déluge. Têtus comme des mules de Markala, nos braves <i>"bana bana"</i> sont d'ailleurs revenus sur les trottoirs. Ils ont des raisons d'agir ainsi: Moussa Mara et son ministre de la Sécurité, le vieux général Samaké, n'ont pas fini de digérer les fatigues de leur voyage kidalois. D'ailleurs, il n'est plus très sûr que l'on puisse rassembler assez de policiers pour chasser à nouveau les marchands: une petite foule de policiers se trouve, à ce jour, entre les mains du MNLA à Kidal.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Bien entendu, dans ce contexte de surabondance problématique, Ladji Bourama aurait pu faire l'économie de beaucoup d'autres problèmes fabriqués sans nécessité. </b></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Par exemple, cette riante procédure de haute trahison lancée contre le <i>"Vieux Commando".</i> Procédure qui, aujourd'hui, semble renvoyée aux calendes grecques à l'instar de la procédure de diffamation annoncée à grand bruit contre le journal <i>"Le Monde". </i> </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Voyez-vous, Ladji Bourama est un éminent fabricant de problèmes</b>. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Dans tout autre pays que le nôtre, il aurait déjà obtenu un brevet de l'Académie des Hautes Inventions. Pour tenter de trouver des solutions aux problèmes créés de toutes pièces par lui, il ne lui reste plus qu'à croiser les doigts et à prier. Comme, hélas !, les prières au subjonctif n'ont aucune chance d'atteindre le ciel, Ladji Bourama va devoir user de l'arabe et, à cette fin, demander l'aide de son vieil ami, le Chérif anti-CEDEAO de Nioro. Problème: le Chérif nourrit, lui aussi, contre Ladji Bourama une dent forte comme une défense d'éléphant. Son fils a été récemment bastonné par des gendarmes et ses députés élus ont été recalés par la Cour Constitutionnelle.Il n'est donc pas sûr que quand on lui demandera des prières, il ne formule pas plutôt de franches malédictions ! </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Heureusement pour Ladji Bourama, il n'a jamais promis quelque chose sans ajouter </b><i><b>"Inch Allah" (si Dieu le veut)</b></i>. Du coup, s'il échoue dans une affaire, c'est qu'<i>Allah soubahana wa tallah </i>ne l'a pas voulu. Tout le problème qu'il y a là, c'est qu'on se demande si toute la campagne présidentielle de Ladji n'a pas simplement consisté à tendre aux électeurs un attrape-nigauds : je ferai ce que je dis si Dieu le veut signifie, en effet, que je ferai ce que je voudrai, le reste étant renvoyé au ciel. Belle invention politique, non?</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.44cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 115%" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Tiékorobani</b></span></span></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>A  la demande de la  Minusma  : L&amp;apos;armée reçoit ordre de quitter Aguelhok et Tessalit</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/demande-minusma-larmee-recoit-ordre-quitter-aguelhok-tessalit-381442.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 03:15:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_260522" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Minusma-1.jpg"><img class="size-full wp-image-260522" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Minusma-1.jpg" alt="Nord du Mali : La situation reste tendue dans le nord du Mali (ONU)" width="350" height="198" /></a> Des soldats de la Minusma au Mali. (photo archives)[/caption]
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.42cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i><b>La hiérarchie militaire malienne vient d'ordonner aux troupes stationnées à Aguelhok, au nord, de quitter la ville. Non pas toutes seules, mais dûment escortées par la MINUSMA. La raison ? Après la débâcle de Kidal, les soldats maliens se sont, pour la plupart, réfugiés dans les camps militaires de l'ONU pour échapper à une mort certaine. </b></i></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.42cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Si, dans un premier temps, la MINUSMA les a accueillis afin qu'ils retrouvent leurs esprits peuplés de turbans et de canons ennemis, la force oinusienne vient de signifier au gouvernement malien qu'il n'entre pas dans son mandat de servir de cdamp de refugiés à l'armée malienne. La MINUSMA demande, par conséquent, à l'armée de quitter les bases onusiennes dans les plus brefs délais. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.42cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>La requête a le mérite de la clarté</b>. L'armée a donc donné ordre aux troupes d'évacuer Aguelhok. Les troupes stationnées à Tessalit devrait suivre le même mouvement. Tout ce beau monde en uniforme prendra le chemin de Gao, lieu plus sûr que les abords de Kidal.Pour que rien de fâcheux n'arrive aux expulsés (c'est bien le mot idoine!), la MINUSMA a obtenu des groupes armés rebelles de laisser passer sans encombre les convois d'évacuation militaires. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.42cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>On le voit, le sort de Kidal est bel et bien scellé désormais</b>. Si notre armée nationale, chassée par ses gardiens, n'arrive même plus à se rendre seule à Gao de crainte de brigands enturbannés, que penser d'autre? </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Tiékorobani</b></span></span></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réforme de la justice : Les 10 propositions du ministre Bathily</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/reforme-justice-les-10-propositions-du-ministre-bathily-381432.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 03:10:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_174862" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/Mohamed-Ali-Bathily1.jpg"><img class="size-full wp-image-174862" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/Mohamed-Ali-Bathily1.jpg" alt="Mohamed_Ali_Bathily" width="620" height="398" /></a> Ministre malien de la Justice, Garde des sceaux, M.Mohamed Ali Bathily[/caption]
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i><b>Le ministre de la Justice, Me Mohamed Ali Bathily, affiche, depuis sa prise de fonctions, sa volonté de refonder le secteur de la justice. Il vient d'élaborer un programme volumineux où il propose les mesures qui suivent. Pour Me Bathily, la justice, qui se situe au cœur de l'Etat, reste la garante du fonctionnement normal des institutions et de l'Etat de droit. Elle doit s'adapter aux enjeux que lui imposent la complexité du monde des affaires et les attentes des citoyens. Elle doit être incorruptible, neutre et impartiale. </b></i></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Le ministre estime que pour refonder la justice, la seule augmentation du budget du département ne suffit pas: il faut aussi un changement d'esprit. La réforme qu'il propose vise à améliorer l'effectivité et l'image de la justice, à simplifier l'architecture judicaire et les procédures, à rénover la gestion de la justice et responsabiliser les magistrats.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Les mesures proposées</b></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i><b>Instaurer la responsabilité personnelle des juges.</b></i> Me Bathily pense que si des juges se permettent de délibérément mal interpréter et mal appliquer la loi, leur responsabilité personnelle devrait être engagée tant sur le plan professionnel que disciplinaire.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"> <span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i>"L'indépendance de la justice doit nécessairement avoir comme pendant la responsabilité personnelle du juge"</i>, prescrit Bathily.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i><b>Simplifier l'architecture judiciaire.</b></i> Il existe trop de tribunaux et d'ordres juridictionnels qui égarent les justiciables profanes. Me Bathily propose de doter chaque juridiction de première instance de plusieurs chambres aptes à juger, au même lieu, tous les affaires: civiles, pénales, commerciales ou administratives. Cela permettrait d'économiser de l'argent et du temps. Cela permettrait aussi de redonner au tribunal son qualificatif traditionnel de <i>"palais de justice" </i>où la justice est rendue dans toute sa diversité. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i><b>Simplifier les procédures judiciaires</b></i>. Chaque juridiction a, selon les matières, des règles de saisine différentes, ce qui incommode le citoyen. Il convient, selon le ministre, d'uniformiser les modes de saisine. Et pour que les dossiers ne traînent pas en jugement, il conviendra d'impartir des délais impératifs aux plaideurs pour déposer leurs conclusions, à peine de forclusion. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i><b>Simplifier les flux contentieux</b></i>. Les tribunaux étant engorgés, le ministre se propose de <i>"déjudiciairiser"</i> certaines affaires en attribuant leur règlement à des instances sociales comme la famille et les arbitres traditionnels. Bien sûr, il faudra une loi pour effectuer cette réforme. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i><b>Améliorer la gestion des juridictions</b></i>. A ce jour, magistrats et greffiers sont seulement chargés de faire leur travail quotidien sans obligation de résultats. Le ministre propose de leur désigner des objectifs quantitatifs et qualitatifs chiffrés à travers, par exemple, le nombre d'affaires reçues et jugées ainsi que la qualité de la motivation des jugements rendus. Pour permettre aux professionnels du droit d'échanger leurs expériences, un cadre approprié sera créé. Les citoyens et ONG seront enfin invités à apprécier périodiquement la qualité du travail des juridictions. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i><b>Soumettre les juges à un contrôle citoyen</b></i>. Les magistrats devraient davantage se rapprocher du peuple comme c'est le cas lors des assises où de simples citoyens participent aux décisions de la Cour. Il faut aller plus loin en généralisant cette pratique et en l'élargissant à d'autres juridictions. De plus, le Conseil Supérieur de la Magistrature sera élargi à des non-magistrats nommés, pour certains, par les présidents de la République et de l'Assemblée Nationale. Les justiciables auront le droit de dénoncer au Conseil des faits imputables aux juges. Au sein du Conseil, une structure spéciale recevra ces plaintes, les instruira et les transmettra au Conseil ainsi qu'à lm'inspection des services judiciaires. L'instruction de ces dossiers et des suites donnéers seront <i>"abondamment diffusées"</i> dans toutes les langues nationales. L'indemnisation des victimes des dysfonctionnements de la justice incombera à l'Etat, même si les magistrats coupables seront punis au plan disciplinaire.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i><b>Moderniser la justice</b></i>. Les magistrats et greffiers doivent accéder à la profession par le biais de concours fiables. Ils recevront, après leur admission, et tout au long de leur carrière, des formations dans le domaine juridique mais aussi dans les matières traitées au tribunal. Bathily tient à parfaire leur <i>"expression écrite et orale"</i> en leur dispensant des cours de grammaire et de culture générale.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i><b>Assurer la respectabilité de la justice.</b></i> A cette fin, le ministre dressera une statistique des affaires jugées; il définira une liste des meilleures juridictions et des meilleurs jugements rendus. Il fera une évaluation permanente de l'activité juridictionnelle. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i><b>Assurer la lutte contre la corruption.</b></i> A cet égard, les parquets seront chargés d'évaluer, chaque semaine, ce qui a été réalisé dans chaque dossier transmis aux juges. Un site Web sera créé, qui fournira, dans le respect ndu secret de l'instruction, l'état d'évolution des dossiers de délinquance financière. Un <i>bureau de suivi du traitement des dossiers</i> <i>de corruption</i> sera créé auprès du ministre de la Justice ainsi qu'un <i>bureau des requêtes</i> chargé de recevoir les dénonciations des citoyens.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Abdoulaye Guindo et Tiékorobani </b></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.46cm" align="LEFT"></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La majorité reste mobilisée derrière IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/majorite-reste-mobilisee-derriere-ibk-381692.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 03:00:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.39cm" align="LEFT"></p>


[caption id="attachment_332532" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/IBK-113.jpg"><img class="size-full wp-image-332532" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/IBK-113.jpg" alt="Résolution de la crise du septentrion : Ladji Bourama perd les pédales ?" width="610" height="344" /></a> Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta[/caption]
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.39cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i><b>Comme nous l'évoquions dans notre parution du 9 juin 2014, les partis politiques de la majorité, sous l'égide du Premier Ministre Moussa Mara, ont mis en place une coordination de soutien aux actions du président IBK. </b></i></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.39cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.39cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Le comité de coordination a pour but de réfléchir aux voies et moyens de venir en aide au président. Il a tenu, samedi 21 juin à son siège sis à l'ACI 2000, sous la présidence de Mara, la conférence de ses présidents de partis. Les textes fondateurs ont été mis en place ainsi qu'un directoire de 13 membres.Sidiki Almamy Coulibaly, secrétaire général du parti ADP-Maliba et membre du directoire, dira que le directoire est un organe technique de gestion qui se réunira entre deux conférences des présidents. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.39cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.39cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Toujours selon Coulibaly, ce directoire est composé des regroupements politiques de la majorité : Adema, RPM, SADI, Alliance pour le Mali, <i>"IBK-Mali 2012"</i> et <i>"IBK Mali D'abord"</i>. Parlant de la récente motion de censure, Coulibaly affirme qu'elle n'est qu'une tentative de déstabilisation du régime par l'opposition. <i>"La réponse donnée à l'Assemblée a prouvé que la majorité est derrière son peuple et que l'opposition a échoué dans sa tentative"</i>, a ajouté Coulibaly. A la question de savoir si l'opposition ne s'auto-excluait pas du dialogue inter-partis, il répond que non car le Premier Ministre a appelé tous les Maliens à se donner la main pour sortir le Mali du gouffre. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;line-height: 0.39cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><b>Abdoulaye Guindo</b></span></span></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre groupes rebelles&#45;Groupes d&amp;apos;autodéfense : Ce qui a été convenu à Alger</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-groupes-rebelles-groupes-dautodefense-ce-ete-convenu-alger-381592.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Jun 2014 02:50:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"></p>


[caption id="attachment_150947" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/MNLA.jpg"><img class="size-full wp-image-150947" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/MNLA.jpg" alt="Mnla" width="620" height="412" /></a> Mnla (photo arichives)[/caption]
<p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i><b>A l'invitation de l'Algérie, les mouvements rebelles du nord du Mali (HCUA, MNLA et MAA) et les groupes d'autodéfense regroupés au sein de la Coordination des Mouvements et Forces Patriotiques de Résistance (CMFPR) ont été conviés, le 14 juin 2014, à des discutions exploratoires engagées en janvier 2014 à Alger. </b></i></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Outre ces mouvements, il y avait là un mouvement dissident du MAA et un autre du MNLA appelé <i>"Coalition du Peuple pour l'Azawad" (CPA) </i>dirigé par l'ex-député de Bourem, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh. Les débats étaient dirigés par des officiels algériens dont le chef de la diplomatie et l'Ambassadeur d'Algérie au Mali. 4 points étaient inscrits à l'ordre du jour de la rencontre: l'aspect politico-institutionnel de la crise du nord, l'aspect sécuritaire, l'aspect économique et l'aspect socioculturel. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small">Les différents mouvements devaient proposer une solution à ces problèmes et préciser leurs revendications. L'Algérie, selon un participant, a pesé de tout son poids écarter toute partition du Mali. La CMFPR a obstinément refusé toute revendication d'autonomie d'une portion du Mali. Le document que nous publions ci-dessous constitue la synthèse des propositions et revendications des mouvements sus-nommés.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"><span style="color: #000000"><span style="font-family: Arial,sans-serif"><span style="font-size: small"><i><b>Abdoulaye Koné</b></i></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="LEFT"></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La chronique de Tiekorobani : Ladji Bourama ou l&amp;apos;art de décider à reculons</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-tiekorobani-ladji-bourama-lart-decider-reculons-369162.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Jun 2014 03:40:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Les décisions de Ladji Bourama n'ont pas la longevité de Noé: elles meurent de leur belle mort en quelques jours. Pourtant, le patriarche donne l'impression d'un homme d'autorité. Un paradoxe fort saisissant...</strong></em>

[caption id="attachment_189047" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/IBKaa.jpg"><img class="size-full wp-image-189047" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/IBKaa.jpg" alt="Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK" width="620" height="349" /></a> Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK / AFP[/caption]

Les Maliens ont, en 2013, plébiscité Ladji Bourama par 77% des voix. La raison ? De tous les candidats, il semblait présenter le plus de poigne, le plus d'autorité. Or il fallait un homme du genre pour redonner espoir à un peuple qui venait de perdre deux tiers de son territoire et qui, sans l'opération Serval, aurait pris ses jambes au cou devant les hordes de <em>jihadistes</em>. Pour mieux incarner son personnage, Ladji Bourama a su trouver les bonnes formules: <em>"l'honneur du Mali"</em>, <em>"le bonheur des Maliens", "le Mali d'abord, inch Allah"</em>... Ce programme paraît un peu court aux yeux des intellectuels mais qu'importe ! Ces derniers ne constituent pas la majorité ! La majorité, c'est bien les bûcherons, les maçons et les paysans qui n'entendent qu'une chose : dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit. Et pour empêcher les sceptiques de se poser trop de questions, le candidat ne quittait pas ses boubous blancs de patriarche ni ne cessait de manier le subjonctif. Et puis, qui douterait des assurances d'un homme qui agite si souvent le doigt et écarquille si gros les yeux ?

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<strong>Mais voilà: depuis 8 mois qu'il tient les manettes, notre éminent chef ne décide que pour mieux reculer. </strong>Il rétropédale à loisir, au point que l'on se demande s'il n'a pas inventé un nouveau sport olympique. On connaissait la marche à reculons, mais les décisions à reculons portent, elles, la marque de Ladji Bourama. Ses décisions vivent, en effet, la courte vie des lucioles:   entre la prière de l'aube et celle de midi, elles passent de vie à trépas. Vous en doutez ? Eh bien ! Je m'en vais vous rafraîchir la mémoire.

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<strong>Avant de prendre ses fonctions, Ladji Bourama, dans sa première adresse au pays, remercie les Maliens de leur confiance</strong>. Et d'ajouter: <em>"Tout ce que vous me verrez faire, ce sera pour le Mali.Quand il s'agira de confier des responsabilités, je ne regarderai pas les visages mais l'intérêt du Mali seul!"</em>.

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La promesse a le mérite de la clarté. Sauf que quelques semaines plus tard, on découvre que Ladji Bourama a consciencieusement scruté les visages avant de les mettre au gouvernement.Ni vous, ni moi ne sommes de la fête, n'est-ce pas ? Ce n'est pourtant pas faute d'exister sur terre depuis des décennies! Nous allons devoir patienter et, regarder, entre-temps, les proches du chef déguster, tout seuls, du petit lait. De fait, le gouvernement de 34 membres formé, le 8 septembre 2013, par Oumar Tatam Ly, se compose à 50% de militants du RPM, le parti présidentiel, et d'alliés du parti. A cet effectif, qui remplirait déjà une cour de récréation, il faut ajouter les vieux amis de Ladji Bourama, ces vieux de la vieille qu'on invite à manger quand on gagne au loto: Cheickna Seydi Diawara, ministre du Plan; Sada Samaké, ministre de la Sécurité, etc. Au premier Conseil des Ministres, Sada l'avoue volontiers :<em> "Je sors du bois !".</em> Ensuite, il y a les amis des amis comme, par exemple, le disciple du Chérif de Nioro, Tierno Diallo, ministre du Culte...

<strong>Bon ! La puissante <em>"Compagnie des griots et masseurs de pieds S.A.",</em> qui ne manque nulle occasion de gagner sa croûte, me retorquera que toutes ces têtes doivent leur nomination au hasard</strong>. Soit ! Mais le hasard cesse d'être un hasard quand il se répète. Or, le deuxième gouvernement de Ladji Bourama, nommé le 11 avril 2014, est du même tonneau que le premier : au Premier Ministre Moussa Mara, assurément trop heureux pour se lancer dans des marchandages, Ladji Bourama se contente de remettre une interminable liste d'amis (21 sur 31 ministres), la queue du bâteau gouvernemental étant remplie de rescapés de Lampedusa, pardon !, de victimes des derniers scrutins présidentiel et législatifs. Voilà pour les visages non regardés. Venons-en aux autres décisions du pèlerin national...

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<strong>Ladji Bourama décide que son fils, Karim, n'entrera pas en politique</strong>. Un peu plus tard, Karim devient député en commune 2 de Bamako.Explications du père: <em>"J'ai dû céder aux instances du Chérif de Nioro qui m'a fait valoir que Karim était un Malien comme les autres"</em>. Fort bien.

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<strong>Ladji Bourama n'a pas dit son dernier mot: il ne veut pas de Karim à la présidence de la commission <em>"Défense"</em> du parlement.</strong> Pourtant, le jeune homme arrache sans peine le morceau. Cette fois, nous dit le père, ce n'est pas le Chérif qui est intervenu, mais c'est le parti majoritaire qui a imposé son choix. D'ailleurs, comment douter des qualités de Karim ? Rien qu'à le regarder, on sent qu'il sort tout droit de l'Ecole de Guerre de Paris ! S'il avait occupé, dès le départ, le ministère de la Défense, nous n'aurions peut-être pas perdu Kidal. Mais passons...

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<strong>Pour la désignation du président du parlement, Ladji Bourama a sa petite idée. </strong>Il charge son Premier Ministre d'alors, Oumar Tatam Ly,d'informer le groupe parlementaire du RPM de son souhait de voir le député de Ténenkou, Abdramane Niang, occuper le perchoir. Enorme surprise à l'arrivée : c'est Isaac Sidibé, beau-père de Karim, qui gagne la course. Bien entendu, Ladji Bourama nous sert aussitôt la même sauce d'arachide du Mandé : c'est le parti majoritaire qui l'a décidé. En toute démocratie. Qu'on n'aille surtout pas imaginer que Koulouba pèse d'un quelconque poids sur les décisions du parti !

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<strong>Après la démission subite d'Oumar Tatam Ly, le pèlerin national décide de former un gouvernement de 20 membres</strong>. Histoire de faire des économies et, qui sait ?, de trouver rembourser les 20 milliards qu'auraient coûté le nouveau Boeing 737 de commandement. A l'arrivée, au lieu de 20, le Premier Ministre Moussa Mara se retrouve lesté d'une petite foule de 31 ministres. De quoi remplir un stade omnisports ! Ladji Bourama n'y est pour rien, bien sûr : la liste gouvernementale n'est-elle pas, selon la Constitution, proposée par le Premier Ministre ?

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<strong>Il a suffi que l'achat du nouvel avion présidentiel suscite l'émoi public et un communiqué de ces <em>"Hasidi"</em> d'opposants pour que Ladji Boubarama rétropédale en vitesse</strong>. Il a toutefois beau battre en retraite, l'achat du Boeing ne peut être annulé. Il faut vite bidonner des discours pour endormir le bon peuple. Fort heureusement, Moussa Mara, fraîchement installé à la primature, est là : il a besoin de réaliser ses premiers faits d'armes et, pour tout arranger, c'est un spécialiste mondialement reconnu des arts...verbaux. Tout le contraire de son prédécesseur, Tatam Ly, dont on se demandait parfois s'il n'était pas sourd-muet. En lieu et place de son chef, Mara monte donc au créneau pour nous assurer que l'avion du <em>"Vieux Commando"</em> n'a pas de papiers et qu'on ne saurait faire voyager le président actuel dans un engin non identifié, de peur de voir Ladji Bourama débarqué, un jour, dans un aéroport avec bouilloire et tapis de prière. Aux dernières nouvelles, les papiers inexistants existent bel et bien : nos confrères du <em>"Sphinx" </em>ont publié, samedi dernier, les documents d'achat de l'avion que Mara n'a même pas pris la peine de brûler lors de son récent séjour à Kidal. Depuis, l'ineffable avionneur Mara observe un silence tombal. Un silence assourdissant

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<strong>Ladji Bourama, dès ses premiers jours à Koulouba, martèle qu'il ne négociera pas avec les groupes armés tant qu'ils n'auront pas été désarmés et cantonnés</strong>. Peu après, il leur envoie des émissaires et même son Haut Représentant, Modibo Kéita. Dans le même temps, il active une flopée de structures chargées de négocier: le ministère de la Réconciliation et la Commission <em>"Dialogue, Vérité et Réconciliation"</em>. Et les griots de chanter dans un très touchant concert:<em> "LONU et la France obligent le Mali à négocier avec des bandits armés !"</em>. Messieurs les batteurs de tambour se gardent cependant de nous dire pourquoi, après les avoir récusés, l'hôte de Koulouba consent finalement à reconnaître des médiateurs aussi suspects que le Burkinabè Blaise Compaoré et le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

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<strong>L'attaque de Kidal ayant tourné à un retentissant fiasco, Ladji Bourama se hâte de dégager sa responsabilité</strong>. <em>"Je n'ai pas donné l'ordre d'attaquer!"</em>, jure-t-il sur le Coran. On le croit sur parole. Le problème, c'est que personne, dans son entourage, ne veut porter le chapeau de la défaite. N'allez pas le crier sur les toits mais il paraît qu'il s'agit d'un chapeau d'épines tressé ! Toujours est-il qu'à grand renfort de latin, de grec et de subjonctif, l'hôte de Koulouba enfonce de force le méchant chapeau sur la tête de son ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maiga, qui, pourtant, avait déconseillé au Premier Ministre d'aller provoquer le diable rebelle qui se repose à Kidal...

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<strong>Soumeylou Boubèye Maiga peut s'estimer heureux de garder sa liberté</strong>. Avant lui, des militaires putschistes avaient cru entendre, à la télévision, Ladji Bourama leur promettre son amitié, synonyme d'impunité : ils ruminent aujourd'hui leurs croyances entre quatre murs épais.

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Baccalauréat malien 2014 : Le grand cafouillage ou le grand complot ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/baccalaureat-malien-2014-grand-cafouillage-grand-complot-369132.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Jun 2014 03:23:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_359952" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Jacqueline-Nana.jpg"><img class="size-full wp-image-359952" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Jacqueline-Nana.jpg" alt="Jacqueline-Nana" width="610" height="344" /></a> Jacqueline Nana, ministre de l'Education[/caption]

<em><strong>Les examens du baccalauréat malien se sont déroulés du 10 au 13 juin 2014. Après un diplôme d'études fondamentales entaché de fraudes, on espérait voir un bac moins frauduleux. C'est raté. En effet, jamais dans l'histoire du Mali, on n'assista à des examens plus chaotiques. Un complot contre la ministre Jacqueline Togola ou contre l'école malienne ?</strong></em>

<strong> </strong>

Le mardi 10 juin, premier jour des examens du bac, les candidats et surveillants, dès 6 heures du matin, prennent d'assaut les centres où ils sont affectés. A 7 heures et demie, les surveillants, constatant l'absence des présidents de centres, commencent à se poser des questions. Traditionnellement, les chefs de centres sont présents à 6 h 30 et les candidats installés dès 7 h 15 . A 8 h, candidats et surveillants apprennent que les sujets ont fait l'objet de fuites massives et que le département de l'éducation nationale a décidé de les changer pour éviter un scandale similaire à celui du DEF. Tout le monde s'attend donc à un report des épreuves. Mais les chefs de centres se présentent à 11 h avec des sujets. Prévus pour commencer à 8 h, les épreuves démarrent ainsi à 11 h 30. On n'est toutefois pas au bout des surprises.

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<strong>Quelques heures après le démarrage des épreuves dans certains centres, les candidats de la série Langue et Littérature (LL) se voient retirer leur sujet au motif qu'il s'agissait de sujets du niveau de la 9ème année du fondamental et non de la terminale du lycée !</strong> Le cas arrive, par exemple, au <em>"Lycée du Progrès"</em> de Faladié. Effectivement, on ne soumet pas à des lycéens de "LLT" un sujet de littérature comme: <em>"Un parent revient de voyage; racontez."</em>. Ou encore ce sujet: <em>"Conjuguez le verbe entendre au passé composé de l'indicatif".</em> Dans d'autres centres comme celui du Lycée de Niamana, les candidats poursuivent les épreuves avec le sujet qui vient d'être annulé ailleurs. Pour ne rien arranger, les candidats arabophones sont oubliés: on ne leur propose aucun sujet ainsi que cela est constaté au <em>"Lycée Mabilé"</em>. Au centre de Kalanban,les candidats auront les sujets si tardivement qu'ils ne termineront le traitement qu'à 22 heures, s'éclairant de bougies et de lampes.

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<strong>Après cette journée-marathon du mardi 10 juin 2014, rendez-vous est pris pour le mercredi 11 juin pour de nouvelles épreuves. </strong>Mercredi matin,candidats et surveillants attendent jusqu'à 9 h 30 les sujets. Quand les sujets arrivent enfin dans les centres, les candidats de la série <em>"Sciences Sociales"</em> reçoivent, non pas les sujets de géographie attendus, mais plutôt des sujets d'anglais. Le comble, c'est que ces sujets d'anglais étaient destinés aux candidats de la série "LLT" ! Ces derniers, au lieu de sujets de mathématiques, reçoient à leur tour des sujets de géographie. Devant le tollé suscité par ce cafouillage, le chef du centre <em>"Mabilé"</em> récupère les sujets et fonce sur l'académie, chargée de l'organisation des examens. C'est là qu'on lui remet les vrais sujets qu'il transporte aussitôt au centre. Il n'est pas, hélas!, au bout de ses peines : les sujets qu'il transporte ne sont pas mis dans des enveloppes cachetées, ce qui viole leur secret ainsi que la loi, laquelle déclare nul tout sujet non scellé.   Conséquence: des fuites massives car les candidats auxquels sont remis les sujets les communiquent à d'autres qui, par erreur, avaient reçu des sujets différents qu'on s'apprêtait à changer.

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<strong>Autre facette de la désorganisation générale: jeudi, à 8 heures, les épreuves de sociologie commencent au centre <em>"Mabilé".</em></strong> Les candidats inscrits en <em>"sciences sociales" </em>reçoivent des sujets dont le suivant: <em>"le fonctionnement de la famille malienne"</em>. Mais les questions à répondre portent plutôt sur <em>"la famille chinoise"</em>. Qu'est-ce que la Chine vient chercher dans cette histoire ? Et quel étudiant malien sait quelque chose des Chinois alors qu'ils ne figurent pas au programme scolaire ?

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Le désordre est tel que le bruit d'une reprise intégrale du bac court la ville. Le hic, c'est que le ministre des Finances s'y serait opposé en raison des contraintes financières que connaît l'Etat.

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<strong>Complot géant ?</strong>

Madame Togola Jacqueline Marie Nana est la principale victime du désordre dans les examens. Elle dit avoir passé deux nuits blanches au département pour veiller à la régularité du processus. Ses proches font état d'un complot ourdi contre elle par des agents tapis dans les structures scolaires. <em>"Madame Togola, il y a un mois, a limogé plusieurs directeurs d'académies d'enseignement et de centres d'animation pédagodique. Les amis des personnes relevées, restés dans les rouages du système, semblent avoir décidé de saboter les examens afin de faire partir la ministre de l'Education",</em> analyse un haut responsable du département. Une autre source croit savoir qu'à travsers la ministre de l'Education, les saboteurs cherchent à discréditer le régime d'IBK. Toujours est-il que la ministre a réagi vite en suspendant le directeur du centre national des examens et concours, Bakoni Ballo, et 10 autres responsables de ce service. Interpellée, mardi 10 juin par le parlement, Madame Togola a vertement dénoncé les magouilles en cours dans les écoles privées dont certains promoteurs feraient de la fraude et des notes complaisantes leur fonds de commerce. Ces promoteurs, aux dires de la ministre, font tout pour que leurs écoles soient retenues comme centres d'examens afin de s'y adonner à leurs sales besognes. La ministre a même brandi devant les députés des enregistrements mis à sa disposition par <em>"Orange-Mali S.A"</em>, enregistrements où l'on entend des fraudeurs demander: <em>"La sauce est-elle prête ?".</em> Et l'interlocuteur répond: <em>"Elle sera prête dans l'heure!"</em>. Du coup, la ministre annonce des poursuites judiciaires...En attendant, on peut se demander qui passera aux examens et ce que vaudront les résultats.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bras de fer Amrtp&#45; Orange : Les vrais enjeux de la bataille</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/bras-fer-amrtp-orange-les-vrais-enjeux-bataille-368932.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Jun 2014 03:04:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_78891" align="alignleft" width="315"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/siege-orange-mali.jpg"><img class="wp-image-78891 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/siege-orange-mali.jpg" alt="Le siège Orange-Mali" width="315" height="236" /></a> Le siège Orange-Mali[/caption]

<strong><em>La bataille qui oppose le Régulateur des télécommunications, l'AMRTP, à Orange-Mali est inédite. Dans d'autres pays, elle serait proprement inconcevable car sous ces tropiques, le Régulateur est tout-puissant. L'opérateur téléphonique qui le combattrait ressemblerait à un commerçant qui se brouillerait avec le patron des douanes. La puissance universelle des régulateurs vient de ce qu'il s'agit d'arbitres indépendants, uniques et techniquement qualifiés qui assurent l'application des lois, le respect de leur cahier de charges par les opérateurs, le règlement des litiges entre opérateurs, la défense des intérêts nationaux et de ceux des consommateurs. Du coup, remettre en cause l'autorité du Régulateur, c'est tuer la régulation. </em></strong>

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<strong>Pourtant, Orange-Mali semble décidée à défier le Régulateur malien.</strong> A bien examiner les arguments de la première et du second, trois constats sautent aux yeux:

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- <em>"Douba"</em>, qu'Orange-Mali présente comme un téléphone fixe, n'a de fixe que l'apparence : aisément transportable d'une localité à une autre, il est doté, comme les autres mobiles, d'une puce et, de surcroît, fonctionne, sans payer les tarifs correspondants, sur le réseau GSM réservé aux mobiles;

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- Orange-Mali a débuté la commercialisation du produit avant de le faire approuver par le Régulateur, ce qui viole ouvertement la loi;

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- Quand, le 20 mai 2013, l'AMRTP a reçu une demande d'approbation du produit, elle a adressé, dès le 24 mai 2013, à Orange-Mali une interdiction de commercialisation de <em>"Douba",</em> ce qui rend vain l'argument d'Orange-Mali tendant à faire croire que le Régulateur n'aurait pas réagi à son offre dans le délai légal d'un mois, ce qui équivaudrait à une approbnation automatiquement de l'offre;

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- Malgré une interdiction formelle du Régulateur, Orange-Mali a poursuivi la vente de son produit, ce qui a obligé le Régulateur à sanctionner l'opérateur une première, puis une seconde fois;

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- Les sanctions sont clairement prévues à l'article 25 de l'ordonnance du 28 septembre 2011 qui régit le secteur des télécommunications, lequel article décide que les sanctions financières peuvent se porter à 3% du chiffre d'affaires de l'opérateur et monter, en cas de récidive, à 5% du chiffre d'affaires.

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<strong>Le montant des sanctions peut étonner à première vue mais il ne pèse rien à côté, par exemple, des 10 milliards de dollars (5.000 milliards de FCFA!) infligés à la Banque Nationale de Paris par les autorités de régulation américaines pour violation d'embargos américains</strong>.

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Orange-Mali a le droit de saisir la justice - elle l'a déjà fait - mais il lui sera difficile de triompher tant son argumentaire paraît léger. Un désaveu du Régulateur par la justice n'avancerait d'ailleurs pas Orange à grand-chose dans la mesure où le Régulateur garde dans la manche une arme suprême: retirer à Orange sa licence, c'est-à-dire le droit d'exercer au Mali, si elle n'obtempère pas à ses injonctions.

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En vérité, on peut tout reprocher au Régulateur malien sauf son indépendance. Par le passé, Orange-Mali en a largement profité. Quand, en 2009, la Sotelma-Malitel lance le <em>"Wasa +",</em> Orange en a obtenu l'interdiction par le Régulateur au motif que le produit, présenté comme un téléphone fixe, avait, comme aujourd'hui <em>"Douba"</em>, tous les traits du mobile. Malitel se plie sans barguigner à la décision en retirant de la circulation tous les appareils incriminés. Détail intéressant: avant même que le Régulateur ne se prononce sur l'illégalité de <em>"Wassa +",</em> Orange se rend justice en déconnectant les numéros <em>"Wassa". </em>Mais le Régulateur, ne voulant pas jeter de l'huile sur le feu, préfère ne pas sanctionner cette indélicatesse inimaginable dans des pays comme la France ou les Etats-Unis...

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<strong>A une autre occasion, Orange-Mali obtient 9 milliards de FCFA grâce au Régulateur</strong> qui, après enquête, découvre que les tarifs d'interconnexion Malitel-Orange dégagent un excédent en faveur d'Orange.

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<strong>En 2012, Sotelma-Malitel doit, une nouvelle fois, casquer: </strong>elle devait des arriérés de redevances de 6,9 milliards au Régulateur qui, malgré les pressions, lui fait cracher le morceau. C'est avec une partie de cette somme que l'AMRTP a construit son splendide siège de verre. Pour parvenir à ses fins, elle avait bloqué l'attribution de numéros de téléphoniques mobiles à Malitel.

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Enfin, Orange n'a jamais subi d'objections quant à la mise sur le marché de produits réguliers comme le <em>"Flybox",</em> qui fournit de l'internet à haut débit...

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<strong>Le fin mot de l'affaire, c'est qu'à travers la bataille engagée en justice au sujet de <em>"Douba"</em>, Orange-Mali veut tester les capacités de résistance de l'Etat malien. </strong>En effet, au-delà de <em>"Douba"</em>, une querelle beaucoup plus importante se profile à l'horizon: le Régulateur envisage de brancher sur les réseaux d'Orange et de Malitel des appareils spéciaux chargés de calculer le nombre des communications, leur durée et leur qualité. Si un tel système permettrait au Régulateur d'ordonner aux opérateurs de corriger les défaillances de réseaux, il lui permettrait surtout de connaître le vrai chiffre d'affaires des opérateurs. Or de cela, ni Orange ni Sotelma-Malitel ne veulent entendre parler: elles craignent de devoir payer beaucoup plus d'impôts à l'Etat et donc de perdre une partie de leurs faramineux profits. Imaginez que chacun des 10 millions de clients maliens d'Orange consomme seulement 100 FCFA de communication téléphonique par jour: cela procurerait, en un an, 360 milliards de FCFA de chiffre d'affaires à l'entreprise. Ce chiffre s'accroîtrait de 14 milliards si seulement 20% des clients d'Orange envoyaient un SMS par jour, à raison de 20 FCFA par SMS. Or Orange-Mali, en 2013, n'a déclaré que quelque 220 milliards de chiffre d'affaires ! Un chiffre qui censé inclure non seulement les revenus procurés par les appels téléphoniques, mais aussi ceux issus des SMS, du répondeur téléphonique, des communications Internet et des services d'Orange-Money !

&nbsp;

<strong>On comprend maintenant les vrais enjeux du litige et les hauts cris d'Orange. </strong>En tout état de cause, l'Etat malien a tort d'attendre la fin du conflit Orange-AMRTP pour encaisser les 18 milliards de pénalités infligés à Orange, la saisine de la Cour Suprême n'ayant pas d'effet suspensif.

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Après son départ de la défense : Boubèye multiplie les fautes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/apres-depart-defense-boubeye-multiplie-les-fautes-353612.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 Jun 2014 04:46:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_333102" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/armee/journee-internationale-casques-bleus-force-paix-force-changement-force-lavenir-333082.html/attachment/boubeye-maiga" rel="attachment wp-att-333102"><img class="size-full wp-image-333102" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Boubeye-Maiga.jpg" alt="Mali: Soumeylou Boubeye Maïga sort de son silence" width="310" height="259" /></a> Soumeylou Boubeye Maïga[/caption]

<strong><em>IBK l'a confié aux partis de sa mouvance </em></strong><strong><em>: </em></strong><strong><em>Soumeymou Boubèye Maiga a été limogé et n'a pas démissionné. Mais on s'attendait à ce que cet homme, réputé stratège, se taise au moins pour un instant. Il ne semble pas avoir compris, hélas!, que son silence aurait été plus impressionnant que ses propos car nul ne sait ce que cache, projette ou pense un homme de pouvoir qui garde la silence. </em></strong>

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Mais voilà: dès le lendemain de son renvoi, Boubèye demande, à grand renfort de déclarations médiatiques, une commission d'enquête sur la tragédie de Kidal. Le plus grave, c'est qu'il prétend détenir des SMS qu'il se propose de livrer aux députés et qui compromettraient les plus hautes autorités quant à l'ordre d'attaquer Kidal. Petit problème : écouter et utiliser des communications privées constitue un délit pénal pour lequel Boubèye pourrait encourir, en cas de poursuites, 5 ans de prison. L'ignorerait-il ? On ne sait.

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<strong>En fait, Boubèye semble vouloir effrayer le chef de l'Etat avec lequel il a engagé un bras de fer public</strong>. Dans cette guéguerre, il souffre de deux handicaps: il ne bénéficie pas, de ses propres aveux sur une radio de la place, d'un quelconque soutien populaire; en outre, c'est lui-même qui a signé les contrats les plus sulfureux passés ces derniers mois: le contrat d'armement de 69 milliards révélé par votre journal et celui du Boeing présidentiel.

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<strong>Pour le moment, IBK ne lui a retiré ni sa liberté (quoiqu'une rumeur contraire ait couru), ni ses députés.</strong> Il s'est contenté de retirer à Boubèye sa garde prétorienne.

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Du coup, l'homme ne dort plus chez lui, devenu un désert. Craint-il une visite de courtoisie des ex-putschistes qui lui souhaitent le paradis ?

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<strong>Tiékorobani</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK dit tout à ses alliés * Pourquoi il a limogé Boubèye * Pourquoi il a gardé Mara * Qui a ordonné l&amp;apos;attaque de Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-dit-ses-allies-il-limoge-bouybey-il-garde-mara-ordonne-lattaque-kidal-353592.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 Jun 2014 03:39:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_347482" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/dialogue-politique-ibk-recoit-majorite-lopposition-347472.html/attachment/ibk-majorite-opposition" rel="attachment wp-att-347482"><img class="size-full wp-image-347482" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/IBK-Majorite-Opposition.jpg" alt="Dialogue politique : IBK reçoit la Majorité et l’Opposition" width="610" height="405" /></a> Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, a reçut ce 4 juin 2014, la classe politique malienne (majorité et l’opposition)<strong><em>Dans le souci de trouver une solution nationale au problème de Kidal, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a rencontré, jeudi 5 juin 2014, les partis de la majorité présidentielle et ceux de l'opposition. Les premiers reçus furent ceux de la majorité. Bien que la rencontre se soit tenue à huit clos, votre journal, fidèle à ses habitudes, a enquêté pour vous rapporter ce qu'IBK a dit à ses alliés politiques. </em></strong><strong><em>Très édifiant...</em></strong>[/caption]

<strong><em> </em></strong>

Tous les partis et leaders de la mouvance présidentielle ont répondu à l'appel du président IBK, les transhumants politiques comme les sédentaires, les plus populaires comme les moins connus. Gêné de n'avoir pas rencontré, depuis son élection, certains leaders politiques qui l'avaient rejoint au second tour du scrutin présidentiel de 2013, le chef de l'Etat tente, tant bien que mal, de décontracter l'atmosphère. Sur le ton de la plaisanterie et avec force accolades et tapes amicales dans le dos, il leur répète : <em>"Cela fait un bail qu'on ne s'est pas vus !".</em> Après que chacun s'est installé dans la salle de réunion, IBK constate qu'Oumar Mariko, secrétaire général de SADI, se cache dans un coin de la salle. D'un ton amical, l'hôte de Koulouba lui lance: <em>"Hé, toi, Mariko! Qu'est que tu fais dans ce trou ? Viens par-devant !"</em>. Après quoi, IBK annonce l'ordre du jour de la rencontre : sa déclaration liminaire du président et une séance de questions-réponses.

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<strong>IBK jure sur le Coran</strong>

Le chef de l'Etat, s'adressant à ses invités, aborde le sujet relatif au voyage du Premier Ministre, Moussa Mara, à Kidal, il rappelle que le 17 mai 2014, les bandits armés ont voulu tuer le Premier Ministre; il rend hommage aux forces de sécurité d'avoir sauvé la vie de Mara et de ses accompagnateurs. Après le massacre des préfets et sous-préfets maliens par les rebelles, IBK révèle qu'il a montré les photos des administrateurs égorgés à ses pairs - Alassane Dramane Ouattara et les autres chefs d'Etat de la CEDEAO - afin qu'ils se rendent comptent de la barbarie des groupes armés du nord.

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<strong>En ce qui concerne l'attaque de Kidal par l'armée malienne, le chef de l'Etat révèle que 24 heures avant ladite attaque, des rumeurs circulaient à Bamako là-dessus</strong>.

Les apprenant, il a appelé son ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maiga, pour en savoir plus. Celui-ci le rassure en lui disant qu'aucune attaque de l'armée malienne n'est prévue ni en préparation. Avant que le ministre de la Défense ne quitte le bureau présidentiel, IBK lui réitère très clairement: <em>"Je n'autorise pas la moindre attaque de Kidal par l'armée malienne!".</em> Mais à sa grande surprise, pendant le conseil des ministres du mercredi 21 mai 2014, un de ses ministres lui glisse une note qui lui apprend que la ville de Kidal est passée sous le contrôle de l'armée.

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Aussitôt, IBK informe les ministres présents au conseil de la nouvelle, tout en soulignant que si Kidal est tombée sous notre contrôle, lui, en tant que chef de l'Etat, n'avait pas autorisé l'attaque de la ville. Pour prouver sa bonne foi, le président IBK, sous le regard ébahi de ses invités de la mouvance présidentielle, jure sur le saint Coran: <em>"Je jure que je n'ai pas autorisé l'attaque !"</em>. Poursuivant ses explications, il relate qu'après l'échec de l'opération armée de Kidal, le Premier Ministre Moussa Mara et le chef d'état-major général de l'armée, le général Mahamane Touré, se sont présentés devant lui, munis, chacun, d'une lettre de démission.

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Les deux hommes lui avouent leur implication dans l'échec militaire de Kidal. Ils lui expliquent que, de concert avec Soumeylou Boubèye Maiga, ils ont décidé l'attaque de Kidal et, maintenant qu'il y a échec, se déclarent prêts à en assumer les conséquences.<em>"</em>

<em> </em>

<em> Le ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maiga, lui, n'a pas jugé utile de venir me voir,</em> poursuit le chef de l'Etat; <em>j'ai donc décidé de le convoquer afin qu'il me fournisse ses explications"</em>. Boubèye s'étant présenté, il déclare au président n'être coupable de rien; il accuse le Premier Ministre et le chef d'état-major général d'avoir ordonné l'attaque.

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Après l'avoir écouté en silence, IBK lui lance d'un ton solennel: <em>"Boubèye, je t'accuse pour tout ce qui s'est passé à</em> <em>Kidal et je retire ma confiance !"</em>. Pourtant, IBK ne limoge pas sur-le-champ le ministre de la Défense. La goutte d'eau qui fera déborder le vase viendra des menaces que Soumeylou Boubèye Maiga se met à propager en ville. Menaces qui, selon le chef de l'Etat, faisaient état d'enregistrements que Boubèye prétendait détenir et qui compromettraient même le président IBK dans l'attaque de Kidal. <em>"N'étant pas homme à craindre des menaces, j'ai décidé de limoger le ministre de la Défense. Il n'a pas démissionné, je l'ai bel et bien limogé !"</em>, martèle IBK.

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Quant à Moussa Mara et au chef d'état-major, il les a gardés en raison de leur franchise.

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<strong> </strong>

<strong>Pressions internationales</strong>

IBK confie à ses invités qu'il est soumis à toutes sortes de pressions de la communauté internationale au sujet de Kidal. A l'en croire, certains dignitaires étrangers voudraient même le chasser du pouvoir. <em>"Pour faire face à cette pression, j'ai besoin de tous les Maliens"</em>, ajoute le président. Il rappelle que pour faire baisser la tension, un de ses amis chefs d'Etat lui a fortement conseillé de ne pas heurter de front les Français par des discours et des attitudes nationalistes trop prononcés.

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<strong>Gouvernement d'union ?</strong>

IBK n'a pas parlé de gouvernement d'union nationale aux représentants de la majorité. Après avoir terminé son long discours, il demandera à l'assistance de prendre la parole pour des questions et suggestions. Les chefs de partis présents n'ont fait qu'applaudir, préférant ne pas réagir en termes de questions ou de propositions. Le président leva donc la séance.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Rencontre à Koulouba :</strong>

<strong>Ce que le président IBK a dit à l'opposition</strong>

Après sa rencontre avec les partis politiques de la mouvance présidentielle, le président IBK a reçu les formations de l'opposition le même jour du 5 juin 2014. La rencontre a failli ne pas se tenir à cause d'une maladresse du Premier Ministre Moussa Mara.

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Chargé de convier les chefs de l'opposition à une rencontre avec le chef de l'Etat, Moussa Mara a, semble-t-il, délégué la mission à un de ses conseillers qui s'est contenté d'envoyer aux intéressés des convocations par ...SMS !

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Se sentant insultés par la méthode, les leaders de l'opposition ont menacé de ne pas se rendre à la rencontre. Il a fallu que Mara lui-même prenne le téléphone et, de sa plus belle voix, présente ses excuses, pour que l'opposition oublie l'incident.

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<strong>En arrivant dans la salle, un autre couac se produit</strong>. Modibo Sidibé s'installe juste à côté du chef de l'Etat : le geste ne plaît pas beaucoup aux partisans de Soumaila Cissé qui estiment que ce fauteuil revenait à leur champion en tant que leader de l'opposition (l'URD a 17 députés et les Fare 5). Mais les partisans de Modibo Sidibé ne manquent pas, eux non plus, d'arguments: d’abord, le protocole présidentiel n'avait pas pris la peine de titulariser les sièges; ensuite, Modibo Sidibé a occupé la primature alors que Soumaila Cissé n'a jamais été Premier Ministre...

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<strong>IBK demande de l'aide</strong>

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Prenant la parole, le président IBK remercie les uns et les autres d'avoir répondu à son invitation. Il souligne la gravité de la situation de Kidal, nie avoir ordonné une attaque armée et affirme que Soumeylou Boubèye Maiga n'a pas démissionné mais a été plutôt démis de ses fonctions. Le chef de l'Etat, dans les graves circonstances de l'heure, sollicite l'appui de l'opposition.

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<strong>En réponse aux déclarations d'IBK, Soumaila Cissé, à qui il donne la parole, se plaint que l'hôte de Koulouba ne reçoive pas souvent les opposants afin de recueillir leurs points de vue</strong>. <em>"Pourtant,</em> poursuit-il, <em>nous sommes des patriotes qui ne peuvent souhaiter du mal au pays".</em> Soumaila Cissé précise que l'opposition a opté pour le parlement par esprit républicain et constructif. <em>"Dans d'autres pays, l'opposition se trouve plutôt dans la rue alors que nous, malgré notre choix républicain, nous sommes journellement vilipendés"</em>, indique-t-il. Soumaila Cissé termine son propos en promettant d'accompagner le pouvoir en vue de trouver une solution à la question du nord.

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<strong>Estimant que Cissé a épuisé le débat et pris en compte leurs préoccupations, les autres représentants de l'opposition n'ont plus jugé utile de se prononcer. </strong>

<strong> </strong>

Les parties se sont séparées avec la promesse de se retrouver plus souvent. L'opposition préparera, avant la prochaine rencontre, des propositions d'intérêt national à soumettre au chef de l'Etat.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>La chronique de Tiekorobani : La rude équation de Ladji Bourama</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-tiekorobani-rude-equation-ladji-bourama-353622.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 Jun 2014 03:25:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_297992" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-nord-est-une-priorite-incontournable-pour-ibk-297982.html/attachment/ibk-rpm-5" rel="attachment wp-att-297992"><img class="size-full wp-image-297992" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/ibk-rpm4.jpg" alt="Le Président IBK reçoit les représentants de la Communauté internationale" width="300" height="150" /></a> SE Ibrahim Boubacar Keït[/caption]

<strong><em>Depuis la récente déconfiture de son armée sur les sables du nord, Ladji Bourama a une très problématique équation à </em></strong><strong><em>résoudre: faire de la région de Kidal un territoire maliano-azawadien...</em></strong>

<strong> </strong>

A l'époque (fort lointaine, hélas !) où Ladji Bourama possédait des soldats et un gouverneur à Kidal, il aimait dire, le doigt gravement pointé au ciel, qu'il ne permettrait à aucun groupe armé de se hisser à sa hauteur pour discuter d'égal à égal avec lui. A défaut d'avoir raison, il avait assurément ses raisons: n'est-il pas l'élu du peuple, pardon!, d'<em>Allah soubahana wa tallah </em>? Pourquoi une personnalité de sa dimension quitterait-il les ailes d'un Boeing 737 pour rencontrer des bandits armés assis sur des bancs de sable ?

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On comprend donc que Ladji Bourama ait désigné un Haut Représentant pour le dialogue inter-Maliens : l'ancien Premier Ministre Modibo Kéita. Petit problème procédural: Modibo Kéita estime, lui aussi, ne pas devoir se rabaisser au niveau des groupes armés.

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Jeudi 5 juin 2014, au micro de l'ORTM, il disait en substance : <em>" Je suis le Haut Représentant du président de la République pour le dialogue inter-Maliens. Le président étant au-dessus de la mêlée, moi aussi je le suis"</em>. Alors question : qui reste dans la mêlée ?

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Si Ladji Bourama et son très Haut Représentant sont tous deux trop haut perchés pour discuter avec les rebelles, avec qui ces derniers vont-ils négocier ? Avec des diables venus d'Amazonie ou des extraterrestres domiciliés sur la planète Jupiter ?

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<strong>Comme pour nous embrouiller davantage la cervelle, Ladji Bourama a nommé Zahabi Ould Sidi Mohamed ministre de la Réconciliation Nationale</strong>. Dans le même temps, il n'a pas, à notre connaissance, annulé le mandat de Salia Sokona, président de la <em>"Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation"</em>. Ce qui fait trois hauts responsables chargés, en apparence, de cultiver le même jardin.

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Les victimes des maires parleraient, en l'espèce, de triple attribution de parcelle mais comme aucun maire ne se risquerait à réattribuer trois fois la résidence royale de Sébénicoro, Ladji Bourama ne craint guère les trip les attributions, n'est-ce pas ? Eh bien !

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Entre Modibo Kéita, Zahabi et Salia Sokona, qui est le véritable interlocuteur des groupes armés ? Qui décide de quoi? J'ai, pour ma part, l'impression que tout ce beau monde est, en réalité, payé pour prendre du thé vert azawadien et déguster des méchouis. A preuve ?

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Depuis sa nomination, le 29 mars 2013, le compère Salia Sokona n'a produit aucun rapport ni n'a réconcilié personne. Zahabi, lui, a beau troquer son turban d'ancien rebelle contre un démocratique costume charitablement prêté par Ladji Bourama, il ne parvient à ramener au bercail aucun groupe armé : au contraire, s'il ne s'était pas prestement glissé dans le convoi blindé de Moussa Mara qui quittait le gouvernorat, il aurait subi, le 17 mai 2014 à Kidal, le triste sort infligé aux préfets et aux sous-préfets par le MNLA.

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Quant à Modibo Kéita, il passe le plus clair du temps à parcourir la sous-région avec, pour tout résultat, des discours inutiles et des frais de voyage exorbitants. A ce train, il va falloir lui trouver un Boeing 737 du calibre de celui de Ladji Bourama, dûment doté de papiers, bien sûr. A moins que ces <em>"hasidi"</em> du Parena, qui ne mettront jamais le pied dans le bijou volant, ne produisent à nouveau un mauvais communiqué et que le FMI ne se laisse attirer par l'odeur du sang...

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<strong>Les groupes armés ne semblent pas beaucoup goûter à tout ce spectacle.</strong> Ils viennent de signifier poliment à Modibo Kéita, venu les rencontrer à Ouagadougou, qu'ils ne reconnaissent pas sa qualité de représentant et qu'ils lui préfèrent un facilitateur étranger. Ils exigent en outre que les négociations se déroulent ailleurs qu'au Mali car, à leurs yeux, le litige oppose l'Etat du Mali à celui de l'Azawad et il convient de le résoudre en pays neutre. Ces exigences toutes neuves ne devraient étonner personne : quand vous gagne la guerre, qui vous empêchera de monter les enchères ?

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<strong>Au-delà de ces questions de procédure, je me demande ce qu'il faut réellement négocier. </strong>La décentralisation de Kidal ?

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Ce mot n'est plus très pratique car, sans être un décentralisateur éminent comme le ministre Ousmane Sy, je doute que le Mali puisse décentraliser une région où les séparatistes et les <em>jihadistes</em> font la loi. Parler, par les temps qui courent, de décentralisation poussée ou renforcée de Kidal, c'est dresser des plans d'urbanisation de la Lune.

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<strong>L'autonomie de Kidal ?</strong> Au départ, les groupes armés l'exigeaient mais s'en contenteront-ils de nos jours ? Voilà la question à mille dollars azawadiens !

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En effet, l'autonomie n'exclut pas l'application de la justice malienne, chose incompatible avec l'ardent désir des rebelles de trafiquer à leur aise dans le désert et d'échapper à toute poursuite du juge Karembé et consorts.

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Pas besoin d'un dessin pour deviner que les Iyad Ag Ghali et autres Ag Intallah n'ont nulle envie de rejoindre le général Sanogo dans une cellule peuplée de vipères. L'autonomie n'exclut pas non plus de travailler pour développer sa contrée; or, si les bandits armés excellent à égorger des sous-préfets, ils ne savent rien faire d'autre de leurs dix doigts : ne voulant ni cultiver la terre, ni pêcher (sauf en eaux troubles), les éventuels citoyens autonomes de Kidal exigeront d'être entretenus aux dépens du trésor public malien, ce qui ne sera accepté ni par les Sikassois, ni par les Bamakois, ni par les Kayesiens.

&nbsp;

<strong>Conférer à Kidal un statut d'Etat fédéré reste tout aussi problématique</strong>. La fédération suppose que l'Etat fédéral du Mali continue, de manière exclusive, à assurer la diplomatie et la défense nationales. Or, les bandits enturbannés veulent créer leur propre armée et gérer leurs propres relations diplomatiques, notamment avec leurs amis qataris, belges et suisses.

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Qui dit diplomatie azawadienne dit, bien entendu, rançons, convois de drogue, d'armes...De quoi réduire en bouillie l'honneur du Mali et le bonheur des Maliens !

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<strong>Alors, accorder l'indépendance à Kidal ?</strong> Pour avoir émis l'hypothèse, Bakary Togola, le chef des paysans du Mali, est devenu aussi impopulaire que...François Hollande; il aurait même échappé de peu à un lynchage. Pourtant, il s'agit là d'une vieille revendication du MNLA formellement rejetée en son principe par Ladji Bourama, le peuple malien, la CEDEAO, l'ONU et la France.

&nbsp;

<strong>Bon, alors, que faire ?</strong> En un mot comme en mille, Ladji Bourama a désormais la lourde tâche de faire de Kidal un territoire malien non malien, c'est-à-dire maliano-azawadien. Voilà sans doute un programme un peu plus compliqué que <em>"Mali d'abord, incxh Allah"</em>.

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Heureusement, l'équation posée n'est pas impossible à résoudre par un pèlerin qui manie à souhait l'arabe, le malinké et le subjonctif; mais elle reste fort difficile. C'est pourquoi, depuis un bon mois, Ladji Bourama a oublié son Boeing flambant neuf sur le tarmac de Sénou, au point que le pauvre engin risque de dépérir sur place, à l'image de l'avion <em>"sans-papiers"</em> du <em>"Vieux Commando"</em>.

&nbsp;

Pour l'aider à réfléchir, Ladji a, pour la première fois de son mandat, rencontré l'ensemble des leaders politiques, y compris des sorciers mangeurs d'hommes comme Soumaila Cissé, Modibo Sidibé et Tiéblé Dramé. Il a sollicité leur appui, se gardant bien, à l'occasion, d'agiter l'index et d'écarquiller de gros yeux. L'histoire ne dit pas, toutefois, s'il leur a fermement promis quelques morceaux du gâteau qu'il croyait pouvoir manger tout seul, à l'abri des communiqués, des missions du FMI et des canons de Kidal.

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Ce gâteau, Ladji Bourama veillait jalousement là-dessus et ne manquait pas une occasion de le faire savoir.

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Lors de la campagne présidentielle de 2013, il avait annoncé à Koutiala: <em>"Nul ne sera invité au banquet de la victoire qui ne l’aura mérité!".</em> A peine élu, il était revenu à la charge: <em>"Il n'y aura pas de gâteau à partager; pour nommer des responsables, je ne tiendrai aucun compte des visages"</em>. Et quand le Parena avait rué dans les brancards à travers son bruyant communiqué, Ladji Bourama avait tonné, en visant toute l'opposition politique: <em>"Ces gens-là crient parce qu'ils veulent entrer dans mon gouvernement. Eh bien ! Ils n'y entreront pas! Qu'ils prennent garde : je détiens des dossiers et s'ils continuent leurs manoeuvres, je ferai rendre gorge à tous ceux qui ont détourné des biens publics!"</em>. Apparemment, Kidal change bien des projets...

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<strong>Tiékorobani</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour préparer l&amp;apos;autonomie de l&amp;apos;Azawad : 160 cadres du MNLA en formation en Belgique et en Suisse</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/preparer-lautonomie-lazawad-160-cadres-du-mnla-en-formation-en-belgique-en-suisse-340202.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Jun 2014 03:48:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_177918" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/insecurite/pour-les-groupes-armes-un-journaliste-occidental-est-un-espion-ou-une-rancon-177917.html/attachment/mnla-9-2" rel="attachment wp-att-177918"><img class="size-full wp-image-177918" alt="MNLA" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/MNLA-9.jpg" width="610" height="407" /></a> Mnla (Photo archives)[/caption]

<b><i>Le MNLA et ses acolytes (le MAA et le HCUA) boivent du petit lait. Après leur rencontre, à leur camp de Kidal, avec le président mauritanien, le général Mohammed Ould Abdel Aziz, dépêché sur place par le président IBK pour négocier au plus tôt un cessez-le-feu, les groupes armés ne doutent plus d'une chose : ils auront, au moins, une autonomie renforcée pour Kidal. Pas la seule ville de Kidal mais plutôt la région entière. Ils bombent d'autant plus le torse que le président mauritanien, qui partage depuis longtemps leur cause, leur a promis son propre appui (en tant qu'émissaire d'IBK), celui de l'Union Africaine, qu'il préside, ainsi que celui de la communauté internationale, afin de contraindre l'Etat malien (ou ce qui en reste) à se plier aux quatre volontés des rebelles. </i></b>

&nbsp;

Une source proche du MNLA nous confie : <i>"De puissants amis nous ont conseillé de ne pas demander l'indépendance de Kidal dans l'immédiat car elle ne serait pas acceptée par l'ONU; par contre, elle viendra d'elle-même si, pour l'instant, nous nous contentons d'une large autonomie qui ne peut nous être refusée"</i>.

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&nbsp;

Autres arguments de poids que les groupes armés comptent mettre dans la balance de leur stratégie émancipatrice : l'occupation de Kidal et de plusieurs autres localités du nord, l'interdiction faite aux troupes maliennes d'y remettre les pieds jusqu'à la finalisation d'un accord de paix global, mais aussi et surtout la sympathie française.

&nbsp;

De plus, alors que les rebelles s'étaient aliénés une grande partie de l'opinion internationale en tuant de sang-froid des préfets et sous-préfets, ils ont, plus tard, habilement oeuvré à se faire passer pour les victimes innocentes de l'attaque militaire malienne lancée sur leurs positions le mercredi 21 mai 2014.

&nbsp;

Au-delà de la France, les groupes armés  comptent sur le soutien de l'Algérie qui a besoin d'un Kidal libre pour continuer à en faire une soupape de sécurité, un déversoir de ses propres terroristes, lesquels pourraient se retourner contre l'armée algérienne s'ils n'avaient pas d'espace pour mener leurs trafics criminels.

&nbsp;

<b>C'est dans la perspective de l'autonomie de Kidal que le MNLA, le plus malin et le plus connu des groupes armés, songe à former ses cadres: ingénieurs, techniciens, financiers, administrateurs, interprètes, etc</b>. Suite à un accord avec des activistes belges et suisses, les séparatistes s'apprêtent à  envoyer dans ces deux pays quelque 160 cadres en formation. Que fera le Mali pour l'empêcher ? On ne sait.

&nbsp;

&nbsp;

<b>Le MNLA ne s'arrête d'ailleurs pas en si bon chemin.</b> Fort de ses armes, il travaille au corps les chefs de tribus et fractions nomades du nord pour les faire adhérer à sa logique anti-malienne. Maniant la carotte et le bâton, il arrive de mieux en mieux à ses fins. Ainsi, à Kidal, on se souvient des manifestations populaires orchestrées pour empêcher la visite de l'ex-Premier Ministre malien, Oumar Tatam Ly, et de l'actuel, Moussa Mara. Même scénario à Ménaka, ville tombée depuis mercredi 21 mai 2014 aux mains des groupes armés : le MNLA y a fomenté, mercredi 28 mai 2014, un bruyant mouvement de femmes et d'enfants qui demandaient le départ de l'armée malienne refugiée dans le camp de la MINUSMA.

&nbsp;

<b>Comme nous l'avons révélé dans de précédentes livraisons, les rebelles tiennent à relier Kidal au fleuve Niger.</b> <i>"Sans eau, comment vivrions-nous ?",</i> fait remarquer une nos sources.

&nbsp;

C'est pourquoi, lorsqu'ils ont été empêchés de prendre Gao et Ansongo par la Force Serval, les groupes armés se sont repliés sur Faffa, ville riveraine du fleuve, située à la frontière nigérienne, à 380 kilomètres de Kidal. Là, le MNLA a planté son drapeau et se pavane en seigneur. Afin de garder le maximum d'atouts à négocier, les groupes armés ont mis un pied dans la région de Tombouctou en plantant leur fanion à Goundam.

&nbsp;

<b>Tiékorobani</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soumeylou  Boubèye: Les raisons d&amp;apos;un sacrifice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soumeylou-boubeye-les-raisons-dun-sacrifice-340212.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Jun 2014 03:25:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_320922" align="alignleft" width="250"]<a href="http://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-au-nord-leclairage-soumeylou-boubeye-maiga-320912.html/attachment/soumeylou-b-maiga-2" rel="attachment wp-att-320922"><img class="size-full wp-image-320922" alt="Situation au Nord : L’éclairage de Soumeylou Boubeye Maïga" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Soumeylou-B-Maiga.jpg" width="250" height="213" /></a> Soumeylou Boubeye Maïga[/caption]

<b><i>Soumeylou Boubèye Maiga, ministre sortant de la Défense, paie pour une faute qu'il n'a pas commise. Il avait, en effet, mis Moussa Mara en garde contre toute visite à Kidal. N'obtenant pas que Mara renonce à la visite, il s'était fait porter pâle. Quand survint, le 21 mai, le fiasco militaire à Kidal, Boubèye n'a pas reçu le reproche de n'avoir pas équipé l'armée. La veille de son départ, le lundi 26 mai, il disait, en bambara, sur Radio Nièta: </i></b><b><i>"Cette guerre, nous l'avons perdue mais ce n'est pas faute d'armes ni de munitions"</i></b><b><i>. Alors pourquoi finit-il par quitter le navire gouvernemental</i></b>?

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<b>En fait, jusqu'au bout, Maiga s'est battu auprès du président IBK pour obtenir le limogeage de Mara et du ministre de la Communication, Mahamadou Camara, lesquels, face à l'ampleur de la défaite militaire, avaient déclaré que l'autorité politique n'avait pas donné l'ordre de l'attaque</b>. Ces propos avaient indisposé les hiérarques militaires qui ne tenaient pas du tout à porter le chapeau de l'échec. Mais IBK a préféré se débarrasser de son ministre de la Défense. D'abord, parce que Boubèye n'a jamais été populaire ainsi que lui-même le reconnaissait sur Radio Nièta: <i>"Je sais que je ne</i> <i>suis pas populaire. Cela vient de ce que je gère les affaires de l'Etat. Quand vous gérer ces affaires, vous ne</i> <i>pouvez bénéficier de la popularité, à moins d'être clown!"</i>. De plus, Boubèye n'est pas en odeur de sainteté auprès des amis d'IBK: le RPM, le Chérif de Nioro, pour ne citer qu'eux.

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De surcroît, l'homme avait cessé d'être utile après avoir épuisé en quelques semaines la principale mission qui lui avait été confiée : liquider l'ex-junte militaire.  En outre, le président IBK, qui vient de perdre un premier chef du gouvernement, ne veut pas se séparer, un mois plus tard, du second.  Enfin, Soumeylou Boubèye Maiga devenait plutôt encombrant pour son mentor, IBK, avec lequel il ne s'était réconcilié que la veille du scrutin présidentiel de 2013: les vues du puissant ministre sur la primature, voire, à long terme, sur la présidence de la République, étaient connues et les bonnes occasions, comme celle de Kidal, ne se présentent pas trop souvent pour se débarrasser de lui. Car il s'agit bien d'un limogeage, à en croire Mara qui, sur RFI, déclare <i>"le départ du ministre de la défense fait partie des  mesures de redressement"</i> imposées par la chute de Kidal.

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<b>Il serait toutefois imprudent d'enterrer un personnage qui, tel un chat, a le don de rebondir.</b> Après avoir combattu ATT, n'avait-il pas fini par s'imposer à lui en devenant ministre des Affaires Etrangères ? Boubèye  sait assez de choses et a accumulé assez de forces financières et humaines pour mener la vie dure à IBK. A peine débarqué, il promet aux femmes de son parti, samedi dernier, l'ouverture d'une enquête pour situer les responsabilités du désastre de Kidal. Réussira-t-il, encore une fois, à réintégrer le giron du pouvoir ? Ou bien fait-il partie des lieutenants qui, à l'instar de Tatam Ly et de Cheick Oumar Diarrah, préféreont ne plus composer avec IBK ?

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>Les syndicats de police exigent le départ du directeur Kansaye</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/les-syndicats-police-exigent-depart-du-directeur-kansaye-340232.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Jun 2014 03:10:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_251552" align="alignleft" width="308"]<a href="http://www.maliweb.net/police/front-social-dg-police-loeil-du-cyclone-304622.html/attachment/kanssaye-dg-police" rel="attachment wp-att-251552"><img class="size-full wp-image-251552" alt="Hamidou Kanssaye Dg Police" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Kanssaye-DG-police.jpg" width="308" height="305" /></a> Hamidou Kanssaye Dg Police[/caption]

<b><i>Cette annonce a été faite le 17 mai 2014, lors d'une Assemblée Générale extraordinaire tenue au Groupement Mobile de Sécurité (GMS) par le syndicat de la Compagnie de Circulation Routière (CCR) et le Syndicat du Groupement Mobilze de Sécurité. </i></b>

<b><i> </i></b>

Les deux syndicats ont, au début de l'Assemblée générale, qui regroupait un demi-millier de policiers, fait observer une minute de silence en la mémoire des forces maliennes tombées sur le champ de l'honneur, en général, et des policiers en particulier.

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Le secrétaire général adjoint du Syndicat du Groupement Mobile de Sécurité, le sergent Haï Dramé, révèlera que son chef, Sékou Siraman Diarra, est actuellement détenu à Kidal par les groupes armés. <i>"Nous avons pu entrer en contact avec certains de nos éléments en détention; ils nous ont fait savoir que les groupes rebelles veulent qu'ils soient échangés avec les combattants rebelles en détention à Bamako", </i>a-t-il indiqué. Il a rappelé que dans le cadre du voyage du Premier Ministre Moussa Mara à Kidal, 30 policiers ont accompagné la délégation pour rejoindre la centaine de policiers déjà en poste à Kidal.

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L'orateur déplore que ses camarades aient été amenés à Kidal, les bras ballants, sans la moindre arme, ni même un bâton.<i>"Nous avons appris le métier des armes: le minimum, c'était de doter nos camarades en gilets pare-balles et d'armes, chose  qui n'a pas été faite. Nous pensons que nos éléments ont été abandonnés car la délégation du Premier Ministre est revenue de Kidal sans eux. Nous décrions aussi la gestion calamiteuse du dossier de nos camarades par l'administration de la police: elle reste inactive par rapport à leur cas. C'est à notre initiative qu'une commission a été mise en place pour gérer ce dossier et soulager les familles des victimes et des otages. L'administration ne s'est jamais souciée de leur cas. C'est nous-mêmes qui avons collecté des fonds pour soulager les familles.</i> <i>Nous demandons la démission du directeur général de la police pour incompétence", </i>a fait savoir le sergent Haï Dramé.

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Pour le sergent Aboubacar Kéïta, secrétaire général de la Compagnie Circulation Routière du GMS, l'Assemblée du jour est un cri de cœur des policiers à l'endroit de nos autorités, en général, et de la direction de la police, en particulier. Il dénonce la situation de ses camarades restés à Kidal sans la moindre assistance. Il révèle que ces derniers, bien que non armés, se sont battus comme ils le pouvaient, enregistrant des pertes, des blessés; une vingtaine d'entre eux ont été faits prisonniers par les groupes armés.

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Pour le sergent, c'est une fierté pour la police d'avoir participé aux opérations militaires de Kidal, mais la direction de la police ne paraît nullement se soucier des agents de police  en difficulté, ni des familles endeuillées. <i>"Aucune commission de crise n'a été mise ne place par la direction  pour pouvoir gérer les cas sociaux des familles victimes. Nos camarades qui ont pu s'échapper de Kidal pour se rendre à Gao sont dépourvus de tout, nos blessés sont oubliés. Je salue quand  même l'initiative du ministre qui a donné 1 million de FCFA à 12 policiers revenus de Gao mais ceux qui sont revenus après eux n'ont rien eu alors qu'ils étaient eux aussi sur le théâtre des opérations"</i>, souligne Keïta. Il déplore qu'aucune autorité ne se soit rendue dans les familles endeuillées: <i>"Le directeur de la police ne s'est rendu chez personne; c'est le syndicat qui fait tous pour soulager les souffrances des familles</i>. <i>Le directeur devait, en ces moments difficiles, se comporter comme le père des tous les policiers mais, hélas !, il s'en fout des policiers: nous demandons qu'il soit, à très bref délai, remplacé par un autre qui se soucie du devenir des policiers maliens"</i>, martèle-t-il.

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<b>Abdoulaye Koné</b>

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<title>En visite d&amp;apos;urgence à  Kidal : Ce que le président mauritanien a dit aux rebelles touaregs</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/en-visite-durgence-kidal-ce-president-mauritanien-dit-aux-rebelles-touaregs-326042.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 May 2014 07:11:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_324902" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-kidal-pas-en-324892.html/attachment/mohamed-ould-abdel-aziz-kidal" rel="attachment wp-att-324902"><img class="size-full wp-image-324902" alt="Situation à Kidal : Un pas en avant" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Mohamed-Ould-Abdel-Aziz-Kidal.jpg" width="610" height="345" /></a> M. Albert Koenders et Mohamed Ould Abdel Aziz[/caption]

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<b><i>Mohamed Ould Abdel Aziz, le président mauritanien, par ailleurs président en exercice de l’Union Africaine, a effectué une visite d'urgence à Kidal, le vendredi 19 mai. Un hélico de la Minusma, parti de Gao, a déposé le président au camp n° 2 de Kidal, siège de la force onusienne et de la Force Serval. Le vol était sécurisé par un hélicoptère de combat français.</i></b>

<b><i> </i></b>A côté d'Aziz prenait place le chef de la Minusma, Bert Koenders. La délégation venait de Bamako où Aziz avait eu, jeudi 22 mai, un tête-à-tête avec le président IBK.

<b> </b>

<b> Le président Aziz a rencontré les représentants des 3 groupes armés : le MNLA, le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA)</b>. La rencontre eut lieu au quartier général rebelle appelé <i>"Luxembourg"</i>. S'exprimant en langue tamachek, Aziz, sous les applaudissements de l'assistance, a indiqué qu'il était mandaté par le président IBK pour réengager le dialogue avec les mouvements armés du nord. <i>« Le Mali est disposé au dialogue »</i>, a-t-il dit. Flattant l'égo de ses interlocuteurs, Aziz a salué leur courage et leur constance. <i>"Vous êtes des gens fiables avec lesquels on peut traiter",</i> leur a-t-il confié.  Aziz a invité les rebelles à accepter le cessez-le-feu proposé par le Mali. Et d'ajouter: <i>"Je vous demande de formuler votre nouvelle plateforme de revendications et de me la faire parvenir. Je me chargerai  de la transmettre au président du Mali qui lui</i> donnera <i>suite. Sachez que la communauté internationale veillera à ce qu'une suite diligente soit donnée.</i>"

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<b>Il ressort des propos d'Aziz que les anciennes doléances des rebelles ne sont plus de mise.</b> Elles seront revues à la hausse suite à un conclave qui devait réunir, hier dimanche, les groupes armés. Il n'est pas certain que la rencontre se soit tenue car, dimanche, une branche du MAA affrontait le MNLA à Tabangor. En tout cas, Aziz n'est pas revenu les mains vides: il a arraché aux groupes armés un accord de cessez-le-feu qu'il a lui-même signé en lieu et place du Mali. Ironie du sort, Aziz est applaudi dans une ville malienne interdite aux autorités maliennes !

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<strong>La Rédaction</strong>

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<title>Chronique satirique : Recueil des contes et légendes du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/chronique-satirique-recueil-contes-legendes-du-gouvernement-326032.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 May 2014 06:55:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_286492" align="alignleft" width="320"]<a href="http://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/premier-ministre-va-se-rendre-kidal-tombouctou-gao-286482.html/attachment/complet_kidal" rel="attachment wp-att-286492"><img class="size-full wp-image-286492" alt="Le premier ministre va se rendre à Kidal, Tombouctou et Gao" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/complet_Kidal.jpg" width="320" height="240" /></a> L'entrée de la region de Kidal[/caption]

<b><i>Pour masquer la défaite de nos troupes à Kidal, les ministres se succèdent au parloir pour nous raconter des fables dignes de Jean de La Fontaine. En voici des extraits...</i></b>

Le deuil qui frappe la nation entière m'interdit de me payer la tête de nos soldats. Cela ne m'empêche pas de savourer les contes et légendes que le gouvernement s'amuse, comme toujours, à servir au bon peuple. Dès l'abord, je me demande pourquoi Ladji Bourama a tenu à confier nos troupes aux <i>"officiers incompétents et au patriotisme douteux"</i> qu'il reproche au <i>"Vieux Commando" </i>d'avoir nommé aux postes stratégiques de l'armée. La question vaut son pesant de turbans car à cause de ces nominations, le refugié de Dakar est cité à comparaître en Haute Cour de Justice pour haute trahison. D'accord: c'est lui qui a nommé les fameux officiers; mais que dire de Ladji Bourama qui les a non seulement maintenus mais qui les aussi bombardés de grades <i> </i>exceptionnels<i> "diagnè watti" </i>?

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<b>Par ailleurs, je note que le Premier Moussa Mara a le don de prophétie.</b> Au sortir de sa visite mouvementée de Kidal, il annonçait avec force : <i>"L'agression de ma délégation au gouvernorat est une déclaration de guerre et la riposte sera à hauteur de l'agression!". </i>Pour une riposte musclée, c'en fut bien une.Sauf que<i> </i>nos puissants muscles semblent s'être retournés contre nous-mêmes, n'est-ce pas ?<i> </i>Mara, expliquant<i> </i>son séjour à Kidal, a invoqué l'article 13 de l'Accord de Ouagadougou qui, semble-t-il, stipule la <i>"liberté de circulation des biens et des personnes sur l'ensemble du territoire du Mali"</i>. Détail oublié par le chef du gouvernement: l'article dit bien <i>"territoire du Mali"</i> et non <i>"territoire de l'Azawad"</i>. Or, d'après nos amis enturbannés, Kidal constitue la capitale de l'Azawad où le gouvernorat servira seulement d'ambassade du Mali. On comprend, dès lors, la réaction des bandits armés...

<b>Moussa Mara a également du courage à revendre ainsi qu'en témoignent les fermes assurances  qu'il a données à son auditoire d'administrateurs à Kidal:</b> <i>"Si le MNLA pense intimider l'Etat du Mali par des coups de feu, il se trompe lourdement!". </i>Encore une fois, le Premier Ministre fait, ici, hors sujet car l'intention du MNLA n'était pas de nous intimider mais de nous chasser tout bonnement de la ville. Au moment où j'écris ces lignes,  même le gouverneur de la région  a cessé de prendre le thé dans la capitale des Ifoghas.Il doit en vouloir à Mara car désormais, il siège sur le banc des chômeurs sans aucune indemnité !

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<b>Monsieur le gouverneur  n'est pas le seul à se faire des soucis</b>. La lourde défaite de l'armée à Kidal semble avoir tourneboulé l'entendement d'une petite foule de ministres. Ainsi, comme s'il avait jeté les cauris, le ministre des Affaires Etrangères,  Abdoulaye Diop, rencontrant les ambassadeurs accrédités au Mali, martèle: <i>"Le MNLA a attaqué le Mali avec la complicité de forces étrangères"</i>. Lesquelles ? Des extraterrestres aux yeux de cristal ou des diables à quatre cornes ?

<b> </b>

<b>Mahamane Baby, porte-parole du gouvernement, ne s'encombre pas, lui, de démentir le Premier Ministre qui, quelques heures plus tôt, dénonçait la passivité des forces franco-onusiennes devant les attaques rebelles contre sa délégation.</b> Selon Baby, <i>"la France et la MINUSMA sont nos amies, pas nos ennemis"</i>. Entre Baby et Mara, il va falloir chercher le chef, hein ? Baby, qui a beaucoup d'esprit et un sens aigü de l'euphémisme, apparaît encore, mercredi soir à la télé, pour rassurer ses compatriotes:<i> "Les forces maliennes sont en cours de réorganisation suite à un manque de coordination et de renseignements"</i>. Ah bon ? Ne sait-il pas, ce grand général Baby, qu'une armée défaite manque nécessairement de coordination et de renseignements ? Et pourquoi se <i>"réorganiser"</i> quand on tient le bon bout ?

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<b>Le ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maiga, y va, lui aussi, de son couplet: <i>"Tout va bien; à part Kidal, l'armée garde toutes ses positions au nord"</i></b>. Il ajoute: <i>"L'armée est en repli tactique et un repli tactique est normal dans toute guerre"</i>. Le problème n'est pas de se replier mais plutôt d'arriver, un jour, à se déplier.Si mes souvenirs sont bons, le même discours avait le vent en poupe quand, en janvier 2012, les nôtres fuyaient à toutes jambes les villes du nord. Et l'on a entendu le MNLA parler lui aussi de <i>"repli stratégique"</i> quand les <i>jihadistes</i> le jetaient, à coups de botte, hors de son cher Azawad.

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<b>La débâcle malienne pèse, bien sûr, aux députés</b>. L'Assemblée Nationale, dans une déclaration lue par Moussa Timbiné, élu du RPM, demande à la communauté internationale d'ajouter le MNLA à la liste des groupes terroristes. Pourtant, Ladji Bourama, premier élu national, a chargé  le président mauritanien d'aller signer des deux mains un cessez-le-feu avec les groupes armés, dont le MNLA. A moins que les députés ne désavouent Ladji, il y a lieu de considérer le MNLA comme un interlocuteur malien et non un groupe terroriste dirigé par Ben Laden...Les députés, comme pris d'une soudaine migraine, demandent, dans la foulée, que le mandat de la  force française Serval soit clarifié. Ils ont désormais la réponse à leur exigence puisque sans Serval, les rebelles auraient déjà planté à nouveau leur drapeau à Gao et à Tombouctou.

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<b>Le meilleur conte gouvernemental ? </b>Rencontrant, jeudi, les forces vives, le Premier Ministre leur confie que l'autorité politique n'a pas donné l'ordre d'attaquer à Kidal et que des enquêtes situeront les responsabilités. Propos vite repris par l'infatigable conteur Djéli Baba, pardon!, Baby. Mahamadou Camara, ministre de la Communication, ne se gêne pas de souffler dans la même trompette: <i>"L'ordre a été donné au niveau  de l'armée et non par le président IBK... Les enquêtes sont en cours."</i>. Mais voilà: comment parler d'absence d'ordres quand Mara, en revenant de Kidal, a déclaré le pays en état de guerre ? Au moment où nos forces attaquaient les rebelles, le gouvernement a publié un communiqué qui relate qu' <i>"une opération est en cours pour récupérer Kidal des mains du MNLA"</i> et pour <i>"sécuriser les personnes et les biens"</i>. Si ce n'est pas là une approbation gouvernementale de l'action militaire engagée, je veux bien être pendu ! Je ne suis peut-être pas aussi intelligent qu'Albert Einstein, mais je doute que des soldats se lancent, sans ordres, dans une guerre supervisée de près par les plus hauts gradés de l'armée : le chef d'état-major général adjoint, le général Didier Dacko, et le chef du poste de commandement opérationnel pour tout le théâtre  du nord-Mali, le colonel-major Abdoulaye Coulibaly. D'ailleurs, nos forces n'ont pas avancé isolément, mais en formations groupées et bien organisées, ce qui exclut toute improvisation. Enfin, si, comme le soutient le ministre Camara, l'ordre a été donné par l'armée contre l'avis du pouvoir politique, on devrait fusiller du beau monde puisqu'il s'agit là d'une rébellion pire que celle du MNLA. Or, à ce jour, tout le monde se la coule douce, sans l'ombre d'une sanction.En réalité, prétendre qu'aucun ordre n'a été donné aux troupes n'a que deux effets : indisposer l'armée et donner des boutons au brave peuple malien.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Fiasco malien au nord : Comment et pourquoi l&amp;apos;armée malienne fut vaincue</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/fiasco-malien-au-nord-comment-larmee-malienne-fut-vaincue-326062.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 May 2014 06:50:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le samedi 17 mai 2014,  le Premier Ministre Moussa Mara  débarque à Kidal. Il n'ignore pas le danger auquel il s'expose. La veille, à Gao, ses services lui ont décrit l'atmosphère malsaine de Kidal, le nombre réduit des soldats maliens présents au camp n° 1 de la ville et, surtout, la volonté affichée du MNLA, le mouvement séparatiste touareg, d'empêcher toute visite gouvernementale à Kidal avant la fin des négociations entamées sous l'égide de la communauté internationale. La MINUSMA, force onusienne, et la force française Serval ne s'enthousiament pas, elles non plus,  de cette visite qui pourrait ouvrir un engrenage.  Conscient du danger qui rôde à Kidal, Soumeylou Boubèye Maiga, ministre de la Défense, préfère rester à Gao au lieu d'accompagner le Premier Ministre dans la capitale des Ifoghas. Même refus des deux députés de Kidal, pourtant issus des groupes armés.  </i></b>

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[caption id="attachment_297122" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/trois-eleveurs-nigeriens-dont-chef-tribu-enleves-bandits-armes-297112.html/attachment/mnla-nord-mali" rel="attachment wp-att-297122"><img class="size-full wp-image-297122" alt="Trois éleveurs nigériens, dont un chef de tribu enlevés par des bandits armés" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/MNLA-nord-Mali.jpg" width="350" height="232" /></a> Kidal : les FAMA frappent, le MNLA appel au secours[/caption]

<b>Visite risquée de Mara à Kidal </b>

Au matin du samedi 17 mai, une foule d'agitateurs à la solde du MNLA occupe l'aéroport de Kidal, bien décidée à s'opposer à l'atterrissage de l'avion de Mara. Elle pense rééditer le coup qui a, quelques mois auparavant, contraint l'ex-Premier Ministre, Oumar Tatam Ly, de rebrousser chemin. Mara passe outre aux mises en garde. Il n'a pas, en effet, le tempérament réservé d'Oumar Tatam Ly; de plus, ancien rival politique nommé Premier Ministre au détriment du parti majoritaire, le RPM, Mara tient, davantage que son prédécesseur, à donner des gages de loyauté et d'efficacité au président IBK. Ne vient-il pas, d'ailleurs, de s'illustrer, sur les ondes nationales et devant les députés, dans la défense acharnée de l'achat du très polémique avion présidentiel ? Mara emprunte donc un hélicoptère  de la MINUSMA qui, après une escale au camp n° 2 de Kidal, siège de la force onusienne, le dépose à la garnison malienne de la ville.Vêtu d'un boubou et d'un bonnet, accompagné d'une forte escorte militaire et d'une foule de badauds qui scandent son nom, le Premier Ministre se rend au gouvernorat. Là l'attendent les administrateurs civils de la région: le colonel d'aviation  Adama Kamissoko, nommé gouverneur le 2 mai 2013; les préfets et sous-préfets en grand uniforme kaki.

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<b>Le chef du gouvernement  leur tient un discours martial, sous l'oeil des caméras de l'ORTM. </b>A l'entendre, Mara n'admet pas que Kidal passe, de fait, pour une principauté étrangère: <i>"Qu'on nous dise Kidal fait ou non partie intrégrante du Mali!"</i>. L'allusion à la France et à la MINUSMA est manifeste: celles-ci passent pour aider le MNLA à perpétuer leur mainmise  sur Kidal, en violation de toute légalité. Mara promet de remettre la région sous l'autorité de l'Etat, d'y redéployer l'administration et d'y assurer la sécurité des biens et des personnes. Comme partout au Mali.

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<b>Les premiers coups de feu éclatent alors que la réunion se poursuit.</b> Dehors, des combattants rebelles touaregs veulent gâcher la fête en organisant l'invasion du gouvernorat. Il faut, de toute urgence, évacuer la délégation primatoriale. Il ferait beau voir qu'un groupe rebelle s'empare de la personne du chef du gouvernement ! Comme tout le monde ne trouve pas place dans les véhicules présents, Mara, ses ministres, ses plus proches collaborareurs et l'état-major militaire qui l'accompagne  sont conduits au camp militaire malien. S'il n'a pas voulu venir au gouvernorat dans un véhicule de la MIUNUSMA, Mara rentre, en revanche, au camp malien à bord d'un engin blindé onusien. Un petit groupe de soldats maliens monte fébrilement la garde devant le gouvernorat. Il est facilement décimé par les rebelles touaregs qui investissent l'édifice de vive force. Les 24 fonctionnaires présents dans le bâtiment sont pris en otages. Pour bien montrer leur détermination et, accessoirement, ressusciter dans le subconscient malien le terrible syndrome d'Aguelhok, les assaillants égorgent 5 représentants de l'Etat et 3 personnalités civiles. Il s'agit de Mory Diarra, préfet de Tin-Essako; Amadou Belco Bah, préfet de Kidal; Sékou Sissouma, préfet adjoint de Tessalit; Paul-Marie Sidibé, préfet de Tinzawaten et Mahamane B. Touré, sous-préfet de Boureissa. Aghaly Ag Inamoud Yattara, préfet adjoint de Kidal, est annoncé parmi les victimes; son épouse  prend les habits de deuil mais, par miracle, l'intéressé  survécu: les bourreaux rebelles l'ont laissé en vie en lui rappelant qu'il était, en tant que <i>Belha</i>, leur esclave. Les corps des victimes sont jetées dans la rue par les tueurs, ramassées par une patrouille de la MINUSMA puis remises aux militaires maliens.

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<b>Les malheureux administrateurs sont inhumés à Kidal, en présence du gouverneur Kamissoko.</b> L'odieux crime suscite l'ire de la communauté internationale. Le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU au Mali et patron de la MINUSMA, Albert Koenders, martèle :  <i>«Ce crime barbare est totalement inacceptable et les responsables devront répondre de leurs actes. Une enquête doit être menée rapidement afin de vérifier les faits et de traduire les responsables devant la justice, la MINUSMA soutiendra tous les efforts dans ce sens »</i>. Les 5 administrateurs civils ne sont pas les seules victimes des affrontements au gouvernorat: selon un communiqué du gouvernement, le Mali déplore 8 morts et les rebelles 28. Les chiffres réels sont-ils plus élevés ? On ne sait.

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<b>Mara tente de quitter Kidal dans la nuit.</b> Il n'y arrive pas : le temps orageux empêche tout mouvement de l'hélicoptère de la MINUSMA. La force onusienne lui propose de venir passer la nuit à son camp: le Premier Ministre, par accès de fierté, refuse; il préfère rester au camp malien. Ce n'est que dimanche qu'il décolle de Kidal. Il ne se prive pas, chemin faisant, de dénoncer la <i>"passivité"</i> des forces étrangères présentes à Kidal, affirme que le Mali est désormais <i>"en guerre"</i> et que <i>"notre  risposte sera à la hauteur de l'attaque"</i> rebelle. Parle-t-il sous l'effet de la colère ou de son jeune âge (39 ans) ? Personne ne se pose la question tant son attitude plaît aux Maliens qui, dans leur immense majorité, jugent urgent d'en découdre avec la poignée de rebelles qui fait la loi à Kidal et inutile d'attendre, à cette fin, un feu vert français. Et puis, le discours du Premier Ministre panse, ne serait-ce que superficiellement, l'honneur du Mali brisé, en 2012, par la défaite militaire et l'occupation du nord par les hordes jihado-séparatistes. Accueilli en héros à l'aéroport de Bamako-Sénou par une foule qui crie <i>"Mara, président !"</i>, le chef du gouvernement se rend à Sébénicoro pour rendre compte de sa mission au chef de l'Etat.

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<b>Moussa Mara désavoué par IBK</b>

En déclarant ouvertement la guerre avant même son retour dans la capitale, le Premier Ministre se taille un instant de gloire. Cependant, il plonge le président IBK dans le plus vif embarras. D'abord, Moussa Mara n'a pas qualité pour déclarer la guerre, ce pouvoir étant dévolu au chef de l'Etat, chef suprême des armées, par l'article Article 71 de la Constitution qui dispose : <i>"La déclaration de guerre est autorisée par l'Assemblée Nationale réunie spécialement à cet effet. Le Président de la République en informe la Nation par un message"</i>.

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Ensuite, Mara met IBK devant le fait accompli:<b> </b>soit le président le suit dans son élan guerrier, auquel cas Mara en tire tout le bénéfice politique pour avoir été le catalyseur de la guerre; soit le président le désavoue, auquel cas Mara passe, dans l'opinion, pour le justicier empêché de pourfendre l'ennemi par un président faible. Limoger Mara ? Ce serait la pire chose de la part d'un président dont l'opinion fustige de plus en plus bruyamment l'attentisme. En tout état de cause, c'est Mara, et non IBK, qui sort politiquement gagnant du bras de fer où il a engagé le pays. Des partisans du président IBK, voyant le Premier Ministre voler la vedette à leur champion, subodorent une déloyauté : <i>"Mara a probablement un agenda personnel; IBK devrait dorénavant s'en méfier !"</i>.  Enfin, les déclarations de Mara désobligent les officiels français et onusiens tout en bouleversant le processus de négociations repris, sur injonction de la communauté internationale, par IBK.

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<b>Comment corriger le tir ?</b> Le président IBK est longuement entrepris par François Hollande (avec lequel il a une conversation téléphonique d'une heure); Hélène Legal, conseillère de François Hollande dépêchée d'urgence à Bamako; Bert Koenders, chef de la MINUSMA; l'ambassadeur français à Bamako, Gilles Huberson; et l'ambassadrice américaine à Bamako, Mary Beth Leonard. Les présidents burkinabè, Blaise Compaoré, et ivoirien, Alassane Ouattara, ne sont pas en reste. Tous pressent le chef de l'Etat malien de calmer le jeu et de ne pas s'engouffrer, malgré la gravité de l'heure, dans la voie guerrière ouverte par le Premier Ministre Moussa Mara. IBK n'a pas le choix. La mine sombre, il apparaît, dimanche soir, au petit écran. Ses paroles sont lourdes de sens. Il condamne l'assassinat des administrateurs, dénonce la prise d'otages au gouvernorat, s'engage à traduire devant la justice internationale les criminels et annonce  que plus jamais, aucune délégation officielle malienne ne sera empêchée d'entrer à Kidal. IBK n'oublie pas de louer le <i>"patriotisme"</i> de Moussa Mara: <i>"Mara a l'amour de ce pays"</i>.Mais concluant son propos, le chef de l'Etat assure que les négociations restent de mise et que le Mali se doit d'honorer sa signature apposée sur l'accord préliminaire de Ouagadougou. La morale de l'histoire ? Mara est adroitement désavoué: lui déclare la guerre, le président IBK la paix. Le désaveu infligé à Mara se traduit d'ailleurs, à Kidal, par l'interdiction faite  aux troupes de s'attaquer aux rebelles. Quand un petit détachement militaire parti chercher des denrées en ville réplique à des tirs du MNLA, il reçoit une sévère mise en garde des hauts galonnés consignés à la base malienne. Se sentant abandonné par son chef, le Premier Ministre aurait offert sa démission, laquelle aurait été refusée par IBK qui n'aimerait pas joindre à une crise militaire une crise politique: il vient à peine de perdre un premier chef du gouvernement (Oumar Tatam Ly) et se dépêtre encore difficilement du scandale né de l'achat d'un nouvel avion présidentiel.

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<b>Envoi de renforts</b>

Le climat ne cesse pas, pour autant, de s'épaissir à Kidal. Pour ne pas se laisser prendre au dépourvu, l'armée y dépêche des renforts. Commandée par le lieutenant-colonel Oumar Sérémé, une bonne partie des 600 soldats du Groupement tactique <i>"Balanzan" </i>stationnés à Anéfis, issus de la quatrième promotion  de formation européenne à Koulikoro, font mouvement vers Kidal. Deux vagues de bérets rouges venus du camp des parachutistes de Djikoroni les imitent: la première, forte de 300 commandos, quitte Bamako dans la nuit du dimanche 18 mai 2014, la seconde le lendemain matin. Un contingent de bérets verts prend le départ à Kati, le même jour, pour Kidal. Déjà présents au camp n° 1 de Kidal, 200 soldats prennent position dans les alentours. D'autres forces rejoignent Kidal à partir de Gao. Pour encadrer tout ce beau monde, l'état-major opérationnel débarque au grand complet dans la capitale des Ifoghas.Parmi ces officiers qui se préparent à la guerre figurent le colonel-major  Abdoulaye Coulibaly, chef d'Etat-major adjoint de l'armée de terre et chef du poste de commandement opérationnel pour tout le théâtre du nord; le général Didier Dacko, chef d'état-major général adjoint des armées; et le général Alladji Gamou, chef de l'unité <i>"Delta"</i>, composée de combattants touaregs lourdement armés.

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<b>Mardi 20 mai 2014, la ville de Kidal déborde d'hommes en uniforme.</b> Les 2.000 officiers et soldats maliens bombent le torse. Contrairement à une période récente, ni la France, ni la MINUSMA ne se sont opposées à leur entrée à Kidal. De plus, le matériel de combat se trouve au rendez-vous:  la garnison malienne est remplie à ras bord d'armes lourdes et de munitions. Une dizaine de BRDM, redoutables semi-blindés de fabrication russe, sont de la fête. Pour tout arranger, les renseignements militaires prêtent des effectifs squelettiques au MNLA et à ses acolytes : 250 hommes au total, soit quelque 10% des effectifs maliens.

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<b>L'offensive malienne</b>

Mercredi 21 mai 2014, l'armée malienne déclenche les hostilités. Objectif: prendre le contrôle de la ville de Kidal et neutraliser individuellement les chefs rebelles, même ceux tapis dans les résidences privées. Le fer de lance de la grande offensive malienne ? Les commandos parachutistes (bérets rouges), chargés d'investir le gouvernorat, où sont tapis des dizaines de rebelles, et de fouiller les quartiers. Chaque béret rouge dispose d'un kit de combat composé, entre autres, d'un bidon d'eau, d'un paquet de nourriture, de couteaux, d'un fusil d'assaut Kalachnikov et d'une cartouchère de 250 balles.  Les commandos, troupes de choc féroces, sont soutenus, à l'arrière, par des fantassins bérets verts ayant pour mission de renouveler, en cas de besoin, les munitions de combat et les provisions alimentaires; de ramasser les blessés et d'assurer l'intendance. Au niveau de la garnison malienne siège l'état-major opérationnel chargé de collecter les renseignements, de coordonner la progression des soldats et de leur donner les ordres tactiques nécessaires.

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<b>Les premiers affrontement tournent en la faveur des militaires maliens</b>. Encouragé par les informations en provenance du front, le gouvernement publie un communiqué confirmant la mise en oeuvre d'une <i>"opération de sécurisation des personnes et des biens à Kidal"</i>. Les commandos foncent sur le gouvernorat à allure régulière. Il sont accueillis par un feu nourri des occupants rebelles. Lesquels se replient vers leur base appelée <i>"Luxembourg"</i>, située dans un quartier de Kidal et où stationne le gros des troupes et du matériel rebelles. Vers 13 heures, le mercredi, en plein conseil des ministres, le ministre de la Sécurité, le général Sada Samaké, souffle à l'oreille du président IBK que Kidal est tombée sous le contrôle des forces maliennes et que le MNLA, en déroute, demande un cessez-le-feu immédiat. Joyeux, le chef de l'Etat annonce la bonne nouvelle. Toute l'assemblée se lève pour applaudir. Quelques ministres font les difficiles en suggérant de refuser le cessez-le-feu et de détruire les derniers bastions rebelles au nord. Sage réplique d'IBK: <i>"Il faut toujours accepter le cessez-le-feu et négocier quand on est en position de force"</i>. Dans la foulée, un communiqué est préparé par le gouvernement et promis à la lecture dans la soirée: il salue la reprise de Kidal par l'armée et ordonne le cessez-le-feu. Le conseil des ministres prend fin après avoir approuvé une vague de nominations à des postes administratifs.

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<b>La défaite malienne</b>

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Deux heures plus tard, les mauvaises nouvelles commencent à tomber. Les recoupements permettent d'établir que les troupes déployées en soutien aux bérets rouges ont, les premières, pris la fuite. Ayant essuyé un déluge de feu, elles ont cru déjà morts les bérets rouges qui constituaient l'avant-garde de l'offensive. Apercevant leurs hommes en débandade, les officiers de l'état-major prennent, à leur tour, la fuite. Direction: le camp de la MINUSMA, sis à quelque 800 mètres de la garnison malienne. A bord d'une colonne de 20 véhicules  4X4, le général Didier Dacko, le colonel-major Abdoulaye Coulibaly et autres  se présentent à une telle allure devant la garnison onusienne que les casques bleus manquent de leur tirer dessus, croyant à une attaque armée. Comprenant qu'il s'agit, en réalité, de l'état-major malien en fuite, ils lui livrent précipitamment le passage.

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Les officiers ainsi réfugiés sont exactement au nombre de 40, selon le compte-rendu de la MINUSMA à sa hiérarchie. Ils seront transportés par hélicoptère onusien à Gao. Quant au  général Alladji Gamou, il connaît mieux le terrain que ses pairs noirs : à la tête d'une colonne de son unité spéciale, il pique à travers la brousse et rallie Anéfis. Là, il tombe nez à nez avec les renforts maliens envoyés de Kati. Après des échanges de signaux, les deux groupes parviennent à s'identifier, font leur jonction et rejoignent ensemble Gao. L'adjoint de Gamou, le colonel Fayçal Ag Kiba,a beaucoup moins de chance: en route, seul, vers son village situé près d'Intadéni, dans la région de Kidal, il est rattrapé par ses poursuivants qui lui logent plusieurs balles dans la tête. En vérité, les rebelles mènent une chasse aux hauts galonnés maliens dont la mort acheverait d'annihiler le moral de l'armée. Seul Fayçal y laisse la peau. Les commandos parachutistes, abadonnés à leur sort, se rendent compte trop tard de la fuite des autres troupes maliennes: ils paient le plus lourd tribut à la bataille de Kidal.

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<b>Qui commandait les rebelles ?</b>

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Les forces touarègues sont conduites, à Kidal, par Cheick Ag Haoussa, cousin d'Iyad Ag Ghali et numéro 2 du groupe islamiste <i>Ançar Dine</i>.Il est secondé par un ex-colonel de l'armée malienne: Assalat Ag Habbi, dont les aptitudes militaires sont connues. Autre tacticien rebelle, Haroun Ag Dawoud dirige, depuis longtemps, le camp du MNLA à Ambobar, à 7 km de Tessalit. Près d'Anéfis, un autre état-major rebelle dépend du Mouvement Arabe de l'Azawad (MAA). Redoutables guerriers, les Arabes prennent le relais du MNLA et du Haut Conseil Unifié de l'Azawad (HCUA) pour prendre en chasse les soldats maliens éparpillés dans le désert. Une étroite coordination lie les différents groupes.

<b>Le triomphe des rebelles à Kidal est dû, non à leur équipement (celui de l'armée est meilleur) mais à une plus grande ardeur au combat, à une meilleure connaissance du terrain et à une meilleure tactique.</b> Pour prendre à revers l'armée malienne à Kidal, les rebelles ont surgi de leur base en formation triangulaire: un premier groupe pique à gauche pour barrer la route aux bérets rouges; un second fond comme un vautour sur les bérets verts qui servent de force de soutien aux commandos; un troisième et dernier groupe rebelle fonce sur la garnison malienne où il met en fuite l'état-major. Après sa conquête, Kidal est laissée aux mains du MNLA et du HCUA: ce dernier groupe est dirigé par le patriarche des Ifoghas, Intallah Ag Attaher, dont le fils aîné, Algabass, siège à l'Assemblée nationale du Mali sous les couleurs du RPM. Kidal conquise, les rebelles se lancent à la poursuite des soldats maliens. Leur but : conquérir des espaces susceptibles, plus tard, de garantir l'accès de leur fameux <i>"Azawad"</i> au fleuve Niger. Ainsi mettent-ils, en autres, la main sur Tessalit, Ménaka, Anéfis, Bourem et Ansongo. A Tessalit, ils se contentent de contrôler la ville et ne progressent pas jusqu'au camp malien, de peur d'une riposte des casques bleus tchadiens. A Bourem, ville natale de Chato, l'ex-candidate à la présidentielle, les combattants rebelles sont priés de refluer par la force Serval qui, pour sécuriser Gao, centre névralgique des troupes françaises, dépêchent une centaine de soldats.D'Ansongo, ville riveraine du fleuve, les rebelles sont également contraints de se retirer par les troupes françaises. La panique, entre-temps, s'installe à Gao et Tombouctou: les Français doivent s'employer, par des messages radiodiffusés, pour apaiser la population et prévenir un exode général.

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<b>Des terroristes ont-ils pris part aux combats?</b>

<b> </b>

Selon le gouvernement malien, des groupes jihadistes d'AQMIet du MUJAO ont participé aux combats aux côtés des mouvements armés reconnus légitimes par la communbauté internationale: MNLA, MAA et HCUA. Des sources proches du pouvoir citent parmi les assaillants des terroristes d'AQMI comme  Abdelkrim Al-Targui, un Touareg apparenté à Iyad Ag Ghali et chef de la <i>katiba</i> <i>"Al-Ansar</i>"; et Abou Abdel Hakim Al-Kidali, chef de la <i>katiba</i> <i>"Youssef Ibn Tachfin"</i>. Dans son numéro du vendredi 23 mai 2014,<i> Jeune Afrique</i> soutient, pour sa part, que les troupes rebelles ont reçu des renforts terroristes. Ces informations sont à prendre avec des pincettes en raison de la tendance permanente du gouvernement malien à manipuler l'opinion publique et des accointances notoires du régime d'IBK avec <i>Jeune Afrique</i>. S'il ne faut pas exclure l'hypothèse de renforts terroristes en provenance d'Algérie ou de Mauritanie, rien n'indique que l'on n'a pas confondu <i>"terroristes"</i> et <i>"jihadistes"</i>. En effet, de nombreux <i>jihadistes</i> figurent, bien avant le conflit de Kidal, dans les rangs des 3 groupes armés reconnus comme interlocuteurs par le gouvernement malien: le MNLA, le HCUA  et le MNLA. Depuis belle lurette, le HCUA a intégré dans ses rangs une bonne partie du groupe <i>jihadiste</i> malien Ançar Dine, le chef de ce groupe, Iyad, faisant l'objet de recherches françaises; le MNLA, pour renforcer ses effectifs, a recyclé lui aussi des<i> jihadistes</i>; quant au MAA, il a toujours été animé par des Arabes attachés à la <i>charia</i> islamique.

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<b>Le bilan des combats</b>

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Les combattants rebelles font une impressionnante moisson à Kidal. Tout le matériel de combat leur est abandonné. Il y a là des dizaines de véhicules neufs, des armes lourdes et quelque 600 mitrailleuses. Le tout est transporté à leur quartier général. Comme à l'accoutumée, les rebelles mettront, à bref délai, le feu aux BRDM capturés qu'aucun d'entre eux ne sait conduire. Le bilan humain est d'une lourdeur exceptionnelle que par pudeur, nous nous gardons de révéler. La MNINUSMA fut mise à contribution par les rebelles pour ramasser les cadavres maliens dispersés à travers la ville. En parlant de 20, puis de 30 morts, le gouvernement malien minore assurément les chiffres. 120 soldats maliens sont faits prisonniers. Répartis sur deux sites, ils  sont sous la garde du MNLA et du MNLA.

<b> </b>

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>IBK désavoue la compagnie des griots et des masseurs de pieds</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ibk-desavoue-compagnie-griots-masseurs-pieds-310682.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 May 2014 04:29:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>[caption id="attachment_310752" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/societe/ibk-desavoue-compagnie-griots-masseurs-pieds-310682.html/attachment/ibk-maroc-4" rel="attachment wp-att-310752"><img class="size-full wp-image-310752 " title="Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita" alt="IBK désavoue la compagnie des griots et des masseurs de pieds" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/IBK-maroc2.jpg" width="610" height="407" /></a> Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita[/caption]</p>
<p>Dans sa livraison n° 245 du lundi 24 février 2014, votre journal publiait, fac-similé à l'appui, le texte d'un contrat d'armement de 69 milliards de FCFA passé par le ministère malien de la Défense à la société <i>"Guo-Star SARL"</i> dirigée par Sidi Mohamed Kagnassy, le conseiller spécial d'IBK. A l'époque, l'article nous avait valu des injures et des démentis rageurs d'une meute de griots et de masseurs de pieds maquillés en journalistes. Les uns parlaient de<i> "faux contrat"</i>', les autres de <i>"contrat inventé".</i> Tous prétendaient que la société bénéficiaire du contrat n'existait pas et que notre article tendait seulement à ternir la <i>"belle image du chef de l'Etat".</i> Eh bien ! Les scribouillards de service viennent d'en prendre pour leur grade. Dans une interview accordée à nos confrères de <i>Jeune Afrique</i> (livraison n° 2783 du 11 au 17 mai 2014), IBK lui-même affirme : <i>"Ce contrat existe bel et bien. Chacun sait que l'armée malienne est à reconstruire et je voulais que rapidement, dès le 20 janvier, jour de la fête de l'armée, nos militaires puissent défiler dans des uniformes neufs. Ce contrat, dont je ne me suis pas occupé, a été conclu dans les règles avec la société Guo-Star, connue sur la place de Bamako, qui a obtenu la garantie des  banques. Les trois fournisseurs sont français et ont, eux aussi, pignon sur rue."</i>. Et IBK d'ajouter que Sidi Mohamed Kagnassy s'est occupé de <i>"l'ingéniérie financière"</i> du contrat d'armement en cause. Qu'en disent les chers amis griots ? A leur place, tout citoyen respectable fermerait son journal et irait planter des choux à Kidal !</p>
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<p>Dans l'interview susvisée, IBK aborde d'autres sujets. Il estime, par exemple, que si Soumaila Cissé s'est montré <i>"élégant"</i> en reconnaissant sa défaite à la présidentielle, il s'est, par la suite, montré <i>"comique"</i>. Le chef de l'Etat insinue qu'il a rejeté les offres de service du Parena et souligne la nécessité d'acheter un nouvel avion présidentiel. Il rappelle que Tatam Ly a quitté le navire pour n'avoir pas obtenu qu'on chasse certaines personnalités du gouvernement. Avec Mara, il espère avoir fait le bon choix.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>IBK lie l'affaire <i>"Tommi", </i>révélée par le journal <i>"Le Monde", </i>au fait que des personnes malveillantes ne supportent pas ses amitiés au sommet avec la France. S'il déclare garder de bonnes relations avec ses prédécesseurs Dioncounda Traoré et Moussa Traoré, il regrette qu'Alpha Oumar Konaré continue de lui en vouloir. Il explique par une simple coïncidence le fait que plusieurs membres de sa famille et de sa belle-famille se soient retrouvés au gouvernement. Il ne souhaitait pas que son fils, Karim, entre en politique, mais n'a rien pou contre l'insistance du chérif de Nioro. De même, il voulait un autre candidat (Abdramane Niang) au perchoir parlementaire, mais c'est le parti majoritaire, le RPM, qui a imposé Issaka Sidibé. Le président promet de ne protéger personne contre la justice. S'il dit n'avoir pas à se proncer sur les affaires en justice, il est plus disert sur le cas du général Sanogo où il annonce une justice <i>"sans entrave".</i></p>
<p align="center"><b> </b></p>
<p align="center"><b>Tiékorobani</b></p>
]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Chronique satirique: L&amp;apos;Afrique, le continent maudit ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-lafrique-continent-maudit-310572.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 May 2014 04:20:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>[caption id="attachment_88520" align="alignleft" width="227"]<a href="http://www.maliweb.net/international/comment-larmee-americaine-penetre-t-elle-en-afrique-88516.html/attachment/carte_afrique" rel="attachment wp-att-88520"><img class="size-full wp-image-88520 " title="carte afrique" alt="Chronique satirique: L'Afrique, le continent maudit ?" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/carte_afrique.jpg" width="227" height="222" /></a> carte afrique[/caption]</p>
<p><b>Quelqu'un a raconté que suite à une mauvaise plaisanterie, le prophète Noé a maudit l'un de ses fils, futur fondateur de l'Afrique. La thèse peut paraître raciste mais elle me fait beaucoup refléchir: d'où vient donc que le continent noir sasse et ressasse tous les maux de l'univers ?  D'où vient que ces maux vont chaque jour s'aggravant ?</b></p>
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<p>Les scientifiques aiment raconter que l'Afrique est le berceau de l'humanité. A titre personnel, j'en doute fort, même si, contrairement aux archéologues, je n'ai pas fouillé de tombes (à Djago, per exemple), ni ne détiens de vieux squelettes à l'appui de ma thèse.  Les raisons de mon doute            ? Comment se fait-il que l'Afrique ait abrité le premier homme soit noir et qu'aucun texte biblique ou coranique ne le précise ? En outre, pourquoi cet homme proviendrait-il d'Afrique et que tout ce qu'il a réalisé de grand se retrouve ailleurs ? On me répondra que l'homme a migré hors d'Afrique. Mais pourquoi donc a-t-il jugé utile de migrer hors de cette terre pourtant couverte de forêts et de fleuves ? Et puis, avant sa migration, pourquoi n'a-t-il rien réalisé de bon en Afrique ? Ou bien a-t-il attendu de migrer pour bénéficier d'une inspiration de bâtisseur ? Donc, de deux choses l'une: soit l'Afrique n'est pas le berceau de l'humanité, soit elle est maudite. Comme la malédiction africaine est bien visible et ne se dément guère au fil des siècles, j'incline à épouser cette idée. Malédiction africaine ? Ce n'est pas moi qui l'affirme, mais plutôt les chiffres mondiaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>L'Afrique héberge, en effet, l'immense majorité des pauvres dans le monde.</b> Des gens qui ne gagnent pas 600 FCFA par jour. Détail intéressant: dépuis 2008, la pauvreté diminue dans le reste du monde alors qu'en Afrique, elle résiste à tous les rémèdes et continue de frapper 50% des habitants. Les 20 pays les plus pauvres de l'univers sont africains. Au Mali, 90% de la population sont pauvres, contre 50% des Ivoiriens. En Afrique du Sud, pourtant le pays africain le plus riche, la pauvreté frappe 30% de la population.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Un pauvre, un vrai, cherche à manger et non à user ses rares culottes sur les bancs de l'école.</b> C'est pourquoi l'Afrique, continent le plus misérable, abrite deux tiers des 876 millions d'analphabètes de la terre. Par exemple, 85% des Nigériens ne savent ni lire ni écrire, contre 70% des Gambiens et 74% des Maliens.</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p><b>Si encore la non-fréquentation de l'école pouvait</b> <b>permettre à l'Africain de se nourrir !</b> Mais que non ! En 1992, le continent comptait 169 millions de malnutris; en 2005, le chiffre bondit à 212 millions. Ce qui fait de l'Afrique la seule aire géographique où la faim progresse et où 50% de la population n’ont pas accès à l’eau potable.</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p><b>Pauvres, analphabètes et affamés et assoiffés, les Africains ne peuvent espérer la longevité de Noé, un prophète qui, selon la légende, aurait maudit son fils (africain)</b>. A moins qu'Allah <i>soubhana wa tallah</i> ne bouleverse le calendrier statistique, 1 enfant africain sur 10 n’atteindra pas l’âge de 5 ans. En effet, la faim ne se contente pas de faire grouiller l'estomac (les nomades politiques qui assiègent Ladji Bourama en savent quelque chose !); elle cause aussi la cécité (due à la carence en vitamine A), le béribéri (dû à la carence en vitamine B1), le scorbut (dû à la carence en vitamine  C), la pellagre (due à la carence en vitamine  B2) et le rachitisme (dû à la carence en vitamine D).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Bien entendu, les maladies qui sévissent de façon endémique en Afrique ne sont pas toutes liées à la faim</b>. Beaucoup d'entre elles frappent l'Afrique parce que c'est l'Afrique. Citons les suivantes:</p>
<p><i>- </i>l'onchocercose: surnommée <i>"cécité des rivières",</i>  cette infection parasitaire atteint 37 millions de personnes, essentiellement en Afrique, à proximité des rivières qui hébergent la mouche vectrice;</p>
<p>- la fièvre jaune: malgré l'existence d'un vaccin, elle a  frappé, en 2005, 206.000 Africains, provoquant 52.000 décès;</p>
<p>-la trypanosomiase: surnommée <i>"maladie du sommeil",</i> elle fait dormir comme un imbécile. Elle sévit exclusivement dans 36 pays d’Afrique, si bien que la science l'appelle <i>"trypanosomiase humaine africaine" (THA)</i>;</p>
<p>- le Sida : le continent africain héberge 95% des sidéens et des porteurs de VIH dans le monde;</p>
<p>- la drépanocytose: cette anomalie des globules rouges, qui entraîne une anémie chronique, touche essentiellement les personnes originaires d’Afrique;</p>
<p>- le paludisme: cette pathologie transmise par le moustique tue 2,7 millions de personnes par an, dont 80% en Afrique, avec une prédilection pour les femmes enceintes et les enfants...</p>
<p>- la lèpre: cette maladie handicapante frappait, en 2012, quelque 182. 000 personnes résidant principalement en Afrique;</p>
<p>- le choléra: cette maladie diarrhéique touche, chaque année, 3 à 5 millions de personnes dont une majorité en Afrique;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>-la bilharziose: cette maladie due à un ver qui se nourrit de sang est présente dans les zones tropicales d'Afrique. C'est la seconde endémie parasitaire après le palu, avec une prévalence de 180 millions d’individus affectés, pour 280. 000 décès chaque année;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>- la fièvre Ebola: elle tue 90% des sujets atteints car il n'y a ni vaccin ni traitement. Elle sévit surtout dans les villages d’Afrique centrale et de l’Ouest, à proximité des forêts...</p>
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<p><b>Cérise, pardon !, potasse  sur le gâteau, l'Afrique compte 1 milliard d'habitants, soit 15% de la population mondiale: </b>pourtant,  elle n'effectue que 0,6% des dépenses mondiales, ne consomme que 3% de l'électricité mondiale, n'abrite qsue 2% des internautes et ne participe au commerce mondial qu'à hauteur de 3% (contre 25% pour les Etats-Unis).<b> </b></p>
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<p><b>On aurait pu penser que l'Afrique, pour inverser son destin, chercherait le salut dans la bonne gouvernance</b>. Hélas ! Depuis les indépendances, le continent est la chasse gardée de tyrans sanguinaires comme le Guinéen Sékou Touré, le Nigérian Sani Abacha, l'Ougadais Idi Amin Dadah, le Gambien Yaya Jammeh, le Tchadien Hissène Habré, le Togolais Gnassingbé Eyadéma, l'Ethiopien Melès Zenawi ou le Centrafricain Bokassa.</p>
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<p><b>Et ce n'est pas tout ! Les pays les plus corrompus du monde sont africain</b>. En 2012, l'ONG <i>"Transparency International", </i>connue pour la fiabilité de ses chiffres, classait au bas du tableau l'Angola, le Burundi, le Congo, la RD Congo, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Sierra Léone, le Zimbabwé, la Guinée Equatoriale, le Tchad, la Guinée, les deux Soudan et la Somalie. Sans oublier le Cameroun, champion toutes catégories des  des dessous de table. Dans ce beau pays, le président Biya, pour amuser la galerie, a lancé avec tambour et trompette une prétendue opéra        tion anti-corruption appelée <i>"Epervier"</i>. Curieusement, tous les gros bonnets qui tombent dans les griffes de l'<i>"Epervier"</i> s'en sortent après un petit séjour touristique en prison (dorée). Catherine Abena, ancienne secrétaire d’Etat, a ainsi été libérée sans rembourser un rotin des 250 millions FCFA  que la justice lui reprochait d’avoir distrait à la fortune publique. Le 8 novembre 2011, Polycarpe Abah Abah a vu, pour de sombres histoires de procédure, les charges retenues contre lui s’évaporer à la Cour d’Appel. Idem pour Urbain Olanguena Awono, un dignitaire du régime qui a vu ses charges criminelles fondre comme neige au soleil en raison de <i>"vices de procédure"</i>. Pour finir, une pleine cargaison de condamnés a recouvré, il y a quelques semaines, la liberté grâce à un décret amnistiant du président Paul Biya. A mon humble avis, le cas malien est pire que celui du Cameroun car sous nos cieux, la corruption est tout bonnement culturelle.Il existe même, pour le désigner, un mot plus vieux que Soundjata:<i> "Worosongo"</i> (prix de cola). De là vient, sans doute, que tous les présidents qui prétendent lutter contre le phénomène finissent par se contenter de discours chaque jour plus creux. Ce ne sont pas les policiers qui me diront le contraire, eux qui, au nez et à la barbe de la hiérarchie, tondent journellement les usagers de la route.</p>
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<p><b>Quand un continent est gouvcerné comme un poulailler, il ne faut pas s'étonner que les coups d'Etat s'y multiplient</b>.</p>
<p>En la matière, l'Afrique détient le record mondial absolu, avec 85 coups d'Etat toutentatives de coups d'Etat en 50 ans. Soit près de 2 par an (excusez du peu!). Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, a ainsi connu 8 coups d’Etat entre 1966 et 1993, dont certains se sont succédé au cours d’une même année. Le Ghana en a enregistré 5 en 15 ans (le dernier date de 1981), autant que les Comores et le Burundi. L’Afrique de l’Ouest est la région du continent où les putschistes garnissent le mieux leur pain ainsi qu'en témoignent les cas Burkinabè (4 coups d’Etat entre 1980 et 1987), nigérien (4), bissau-guinéen (3) et malien (3). 9 coups d’Etat ont été effectués ces 10 dernières années en Mauritanie, à Madagascar, en Guinée, au Togo et en Centrafrique, contre 14 au cours des années 1990, 19 dans les années 1980 et 26 dans les années 1970, période qui a constitué l’âge d’or des coups d’Etat en Afrique. Ceux-ci étaient d’ailleurs souvent salués par l'opinion nationale et à l’Etranger.</p>
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<p><b>Le comble, c'est que sous prétexte de démocratie et de coopération, on nous conduit tranquillement à la  recolonisation</b>. Comme si l'esclavage traditionnel (nombre de victimes inconnu), la traite négrière (100 millions de Noirs vendus, selon le chercheur Olivier Pétré-Grenouilleau), la colonisation (50 millions de victimes et un pillage massif du continent) et l'apartheid n'avaient pas suffi ! Je parle bien de <i>"recolonisation" </i>car suite à la faillite des armées africaines, la France se ramène et implante ses bases un peu partout sur le territoire. Regardez autour de vous ! Des troupes françaises stationnent à Abidjan, à Ndjamena, à Dakar, à Dibouti, à Bangui et, bien sûr, au nord du Mali où leur présence sera bientôt rendue permanente par un accord de défense. Avec des soldats français aux portes de son palais, quel chef d'Etat africain osera élever le ton ?</p>
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<p align="center"><b>Tiékorobani</b></p>
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<title>Rénovation de Koulouba : Les travaux débutent dans un mois</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/renovation-koulouba-les-travaux-debutent-mois-310522.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 May 2014 04:19:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_49494" align="aligncenter" width="600"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/election-presidentielle-du-29-avril-2012-un-report-aiguisera-les-appetits-des-bandits-du-mnla-49493.html/attachment/koulouba-xxx" rel="attachment wp-att-49494"><img class="size-full wp-image-49494" alt="Rénovation de Koulouba " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/02/Koulouba-xxx.jpg" width="600" height="450" /></a> Palais de koulouba[/caption]

La rénovation du palais de Koulouba débutera dans un petit mois. Déjà, pour les nécessités du chantier, ordre a été donné à tous les travailleurs de libérer les locaux du secrétariat général de quitter leurs bureaux avant la fin mai. Ils prendront leurs quartiers dans les locaux du ministère de la Santé, situé à deux pas du palais. <i>"Les bureaux provisoires qu'on nous affecte au ministère de la Santé sont très étroits, avec des toilettes où il faut se faire tout petit pour entrer"</i>, nous confie une source. Parmi ceux qui doivent déménager: le président IBK lui-même, dont les bureaux se trouvent dans le bâtiment du secrétariat général.

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<b>Le palais de Koulouba se compose d'un bâtiment principal (le palais proprement dit), du bâtiment   du secrétariat général et de deux villas annexes</b>. Dans un premier temps, les travaux de rénovation concernent uniquement le bâtiment du secrétariat génral. Les observateurs s'interrogent sur leur utilité. En effet, c'est en 2009 que ce bâtiment a été bâti sous la présidence d'ATT. <i>"A ce jour, les bureaux restent, de loin, meilleurs que ceux de la Cité Administrative où travaillent les membres du gouvernement,</i> révèle une source.<i> Ils sont spatieux, propres, bien peints, climatisé et merveilleusement meublés. Le sol est garni de grands carreaux vitrifiés dont le mètre carré coûte la bagatelle de 20 000 FCFA. Des carreaux faits pour durer 200 ans."</i>.

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<b>Alors que va-t-on donc rénover ?</b> Nos sources rapportent qu'il ne s'agira pas de démolir le bâtiment (ce qui serait un comble !) mais seulement de l'embellir. <i>"Une entreprise choisie dans la plus grande opacité est chargée de rénover l'immeuble de deux étages pour environ deux milliards de nos francs. L'architecte des travaux n'est autre que Lamine Ben Barka, le beau-frère du chef de l'Etat. On projette de remplacer les carreaux vitrifiés par des carreaux de marbre ce,nsés durer 1000 ans. De pleins conteneurs de meubles et de tapis de luxe seront importés pour équiper les bureaux dont la peinture sera rendue plus luxueuse.</i>", précisent nos sources.

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<b>2 milliards de FCFA pour des travaux si somptuaires ?</b> Qui s'en étonnera ? Surtout pas les services du budget rattachés, depuis l'éviction de Tatam Ly, à la très compréhensive ministre des Finances Fily Bouaré. Bien entendu, personne, à Koulouba, ne daigne se demander en quoi un fonctionnaire aurait plus d'efficacité en travaillant dans un bureau marbré plutôt que carrelé.

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<b>La deuxième tranche des travaux de rénovation interviendra à la fin de la première</b>. Cette deuxième tranche, qui concernera le palais proprement dit (sérieusement endommagé par les tirs d'obus des putschistes en mars 2012), coûtera la bagatelle de 9 milliards de nos francs. Elle fait sourire jaune un connaisseur du dossier qui nous révèle : <i>"En 2009, c'est la République Populaire de Chine qui a remis à ATT un don de 9 milliards  de francs CFA exclusivement destinés à la rénovation du palais de Koulouba. Le président ATT, jugeant nécessaire de mieux dépenser cette enveloppe, l'a divisée en deux: 3</i> <i>milliards ont servi à construire et à équiper l'actuel bâtiment du secrétariat général de la présidence; les 6 milliards restants ont servi à construire les stades de football de Koutiala, de San et de Bougouni"</i>.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial : Mara sauve l&amp;apos;honneur du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-mara-sauve-lhonneur-du-mali-310312.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 May 2014 03:48:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_309402" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/moussa-mara-la-riposte-du-mali-sera-a-la-hauteur-de-lagression-309392.html/attachment/mara-moussa-2" rel="attachment wp-att-309402"><img class="size-full wp-image-309402" alt="Le Premier ministre Moussa Mara : « La riposte du Mali sera à la hauteur de l’agression »" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Mara-Moussa.jpg" width="300" height="199" /></a> Le Premier ministre Moussa Mara[/caption]

Moussa Mara a du courage à revendre. Il a atterri à Kidal au péril de sa vie, montrant l'exemple d'un grand patriote, d'un grand Malien, d'un grand conquérant que ne désavouerait pas Soubndjata Kéita lui-même. Certes, il ne faudrait pas trop s'illusionner au sujet d'une reconquête armée de Kidal, mais au moins, l'acte du Premier Ministre montre au monde entier qu'il subsiste dans notre pays des hommes capables de braver le danger pour sauver l'honneur de la nation.
<h4></h4>
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<b>Le geste, pour ne pas dire la geste de Moussa Mara bouleverse la donne géopolitique: à défaut de reconquête armée, le Mali se donne, à tout le moins, les moyens de négocier avec les groupes armés en position de force</b>.

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Nous détenons désormais la quasi-totalité de la ville (à l'exception du gouvernorat) et nos renforts militaires, qui ne cessent de converger  vers Kidal, feront en sorte que le rapport des forces militaires tourne, pour la première fois depuis janvier 2012, en faveur de l'Etat malien. C'est, à notre sens, l'unique garantie d'éviter l'indépendance, le fédéralisme ou l'autonomie du nord, en général, et de Kidal, en particulier.

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<b>Autant IBK a gagné, en 1993, l'estime du peuple en réduisant la chienlit générée par les manifestants estudiantins, autant Mara vient de forcer l'admiration du peuple en allant sécouer le cocotier rebelle jusque dans son bastion Kidal</b>.

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Il ne fait, dès lors, pas de doute qu'un jour, les Maliens sauront récompenser ce jeune homme plein d'allant et d'élan.  Au passage, Mara tranche avec le style de son prédécesseur Oumar Tatam Ly: il sait faire vibrer la fibre intérieure des Maliens alors que Ly, tout de chiffres imbus, n'a d'yeux que pour le tableau de bord économique. Il est vrai qu'à l'inverse de Ly, Mara est un homme politique qui n'a pas attendu IBK pour créer son parti.

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Dès sa nomination, nous avions écrit, dans ces mêmes colonnes, que Moussa Mara était un homme de qualité et qu'à travers la primature, il prenait son envol pour Koulouba. L'affaire de Kidal ne nous permet plus d'en douter.

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>Le MNLA égorge 4 sous&#45;préfets</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mnla-egorge-4-prefets-310502.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 May 2014 03:47:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_276222" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/insecurite/mali-combats-auraient-oppose-mnla-au-mujao-nord-276212.html/attachment/mnla-5-2" rel="attachment wp-att-276222"><img class="size-full wp-image-276222" alt="Les combats auraient opposé le MNLA au Mujao" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/MNLA-5.jpg" width="610" height="344" /></a> Des combattants touaregs du MNLA dans le nord du Mali.<br />RFI/Moussa Kaka[/caption]

Après avoir pris le gouvernorat de Kidal où ils gardent une trentaine d'otages, les combattants du MNLA ont égorgé 4 sous-préfets et 3 autres civils maliens. Leurs corps ont été jetés dans la rue avant d'être transportés par la MINUSMA  à la porte du camp militaire malien. Pourquoi cet assassinat ? En tout cas, la méthode montre la présence, parmi les combattants séparatistes, de tueurs jihadistes. Dans un communiqué, <i>"la MINUSMA condamne fermement les actes de violence qui se perpétuent depuis hier matin dans la ville de Kidal. De tels développements sont contreproductifs et contraires à la volonté du peuple malien qui aspire à la paix et à une stabilité durable".</i>

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Quant au Parti Citoyen pour le Renouveau (PCR) d'Ousmane Ben Fana Traoré,  qui nous a fait parvenir une déclaration, il dénonce l'acte de banditisme du MNLA et salue le courage du Premier Ministre Mara. Le PCR déclare que la solution militaire est malheureusement dévenue inévitable pour libérer l'ensemble du territoire national.
<p align="center"><b>Abdoulaye Koné</b><b></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Véritable carnage à Kidal : Enième humiliation ou début de la reconquête armée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/veritable-carnage-kidal-enieme-humiliation-debut-reconquete-armee-310162.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 May 2014 03:34:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_309512" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-les-pourparlers-paix-noyes-bain-sang-309502.html/attachment/moussa-mara-kidal" rel="attachment wp-att-309512"><img class="size-full wp-image-309512" alt="Kidal : Les pourparlers de paix noyés dans un bain de sang" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Moussa-Mara-Kidal.jpg" width="350" height="245" /></a> Le Premier ministre Moussa Mara[/caption]

<strong>La visite du Premier Ministre Moussa Mara à Kidal sera retenue dans les livres d'histoire. Samedi matin, en quittant Tombouctou, Mara, accompagné de son épouse et d'une forte délégation  composée, notamment, d'une dizaine de ministres, de responsables du Haut Conseil Islamique et d'agents de sécurité,  s'envole pour Kidal à bord d'un avion de la MINUSMA, la force onusienne.Mara apprend, en cours de route, que l'aéroport de la ville est pris d'assaut par des manifestants pro-MNLA opposés à l'atterrissage de l'appareil. </strong>

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Mara rejette les conseils de prudence: il décide de se rendre à Kidal vaille que vaille. Compte-t-il sur le soutien de la MNIUSMA dont un hélicoptère le transporte ? Ou bien espère-t-il que les Français, maîtres du nord, empêcheront le MNLA d'attenter à la vie des plus hautes autorités gouvernementales du Mali ?  Usant d'une manoeuvre de contournement, l'hélicoptère onusien dépose, vers 13 heures, le  Premier Ministre dans le camp de la MINUSMA à Kidal puis dans la garnison malienne de la ville.

Là stationnent 200 soldats sommairement armés. Mara entend passer la nuit au gouvernorat, manifester  le maintien de la région sous la souveraineté malienne et montrer aux indépendantistes touaregs que pour rien au monde, le pays n'abandonnerait ce bout de terre aride légué par les ancêtres. C'est en arrivant au gouvernorat que Mara subit un déluge de feu. Des combattants touaregs embusqués dans les alentours arrosent de balles la délégation qui, cahin caha, parvient à se réfugier dans l'édifice.

Le MNLA monte le siège. L'armée malienne, sous la conduite du général  El-Hadji Gamou,  parvient à exfiltrer Mara et ses ministres vers le camp militaire malien. Les autres personnalités restées au gouvernorat sont encerclées par les rebelles qui poursuivent  le feu.

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<b>Selon un premier bilan publié par la DIRPA, la cellule de communication de l'armée, les combats ont fait 8 morts et 25 blessés (militaires) maliens, contre 28 morts et 62 blessés du côté du MNLA</b>.

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Le communiqué de la DIRPA souligne que dimanche encore, le MNLA gardait en otages au gouvernorat une trentaine de fonctionnaires (secrétaires, enseignants, administrateurs civils, etc.). Certes, la fiabilité de ces chiffres n'est pas absolue, mais ils donnent une idée du carnage de Kidal. Mara passera la nuit à Kidal pour, tôt le dimanche, s'échapper vers Gao. A noter que tout au long des affrontements, ni la force française Serval, ni les forces onusiennes n'ont levé le petit doigt alors que se trouvaient engagés la vie, la liberté et l'honneur des plus hauts serviteurs de l'Etat malien. Pourtant, l'ONU compte un grand nombre de casques bleus sénégalais et rwandais à Kidal-ville  ainsi que, quelques kilomètres plus loin, un puissant contingent tchadien à Tessalit.

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<b>Le début de la: </b><b>reconquête armée ?</b>

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L'attaque de la délégation malienne aura peut-être  servi à quelque chose. En effet, dès le samedi, ordre a été donné aux 600 soldats maliens stationnés à Anéfis de faire mouvement vers Kidal. Cette unité militaire, appelée Groupement tactique inter-armes <i>"Balazan"</i>, est issue de la dernière promotion de l'EUTM de Koulikoro. Elle est commandée par le lieutenant-colonel Sérémé et compte à la fois des bérets rouges et des bérets verts. Son équipement n'est pas, hélas, impressionnant : 20 pick-up, quelques PKM et canons de 12,7 mm, mais aucun BRDM.Un soldat de l'unité, joint au téléphone par notre rédaction, nous raconte que les 600 soldats ne se sont pas mobilisés de gaieté de coeur: <i>"Depuis trois jours,</i> <i>nous étions en pourparlers avec nos chefs pour obtenir nos primes. Notre nourriture est frugale, bien qu'en théorie, l'Etat y consacre 35 millions de FCFA par mois: du 6 avril 2014, date de notre arrivée à Anéfis, nous ne vivons  que de riz le jour, de macaroni et d'un peu de viande le soir. Notre eau de boisson, importée tous les trois jours à 550 km d'Anéfis par citerne, est décolorée par une trop forte densité en calcaire. Il paraît qu'elle est susceptible de provoquer un affaiblissement des os, au point que l'on risque une fracture en sautant d'un véhicule. Nous ne cessons de dépérir !". </i>En tout cas, dimanche à midi, les hommes  du GTIA avaient fait leur entrée à Kidal.  <i> </i><b></b>

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<b>Les sources rapportent  que des renforts maliens sont également appelés d'Abeibara. </b><i>"Il semble que l'on assiste, dans les heures à venir, à une invasion de Kidal par l'armée malienne",</i> nous dit une source. Cette éventualité est davantage accréditée par la mobilisation de renforts en provenances de Gao. Au même moment, à Bamako, le camp de Djikororoni, siège des commandos parachutistes (les fameux bérets rouges), a connu un rassemblement massif. A la demande du gouvernement, le chef de l'unité, le capitaine Youssouf Goïta, a ordonné à ses hommes de se mettre en route pour Kidal. Il a ajouté que tous les moyens seraient mis à disposition pour cette mission. Au moment où nous mettions sous presse, une première vague de 300 bérets rouges avaient déjà pris la route de Kidal. Ils devraient  être suivis d'un second contingent ce lundi. <i>"Une dizaine de 4X4 de marque Kia nous ont été remis dimanche",</i> nous précise un béret rouge.

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<b>Tout prête donc à croire que les graves incidents de Kidal sont en train de déboucher sur une reconquête armée de la ville. </b>D'autant que la France et la MINUSMA ne se sont pas, comme auparavant, opposées à l'entrée du GTIA <i>"Balanzan"</i> à Kidal et qu'elles n'ont rien fait pour dissuader le Mali d'y dépêcher des forces armées. Le coup de force malien en cours est-il spontané ou, au contraire, préparé de longue date ? Nul ne le sait. S'il avait été préparé, la France s'en serait rendue compte et l'aurait probablement empêché. Mais le Mali aura-t-il les moyens de reconquérir Kidal avant que la France et l'ONU s'en mêlent ? L'Algérie, qui a grand intérêt à ce que Kidal reste un déversoir de ses propres terroristes, laisserra-t-elle, sans réagir, l'armée malienne reconquérir la ville ? Quand Kidal aura été reconquise par la force, le Mali a-t-il les moyens d'y maintenir durablement la sécurité ? Quel sera alors le sort des négociations prescrites par la communauté internationale ? Voilà autant de questions auxquelles les jours prochains nous apporteront des réponses...

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<b>Tiékorobani et Abdoulaye Koné</b>]]> </content:encoded>
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<title>Poulo place un Comité de transition à la tête de la Fédération hippique</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/poulo-place-comite-transition-tete-federation-hippique-294782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/poulo-place-comite-transition-tete-federation-hippique-294782.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 May 2014 05:17:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/sports/crise-au-sein-lhippisme-au-mali-ministre-sports-retire-mandat-gestion-au-bureau-mamadou-baba-sylla-met-en-place-comite-normalisation-293892.html/attachment/poulo-sport" rel="attachment wp-att-294002"><img class="alignleft size-full wp-image-294002" alt="Poulo -sport" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/poulo-sport.jpg" width="310" height="208" /></a>Housseini Amion Guindo, qui a pris les rênes du ministère des Sports le 14 avril 2014, avait promis de régler les litiges qui agitaient le monde du sport hippique avant le 15 mai 2014. Il vient, à cet égard, de décider, vendredi 9 mai 2014, la mise en place d'une équipe provisoire de gestion de la Fédération Malienne d'Hippisme (FMH). Cette équipe provisoire, appelée "comité de normalisation", se substituera au bureau dirigé par Mamadou Baba Sylla, l'ex-PDG de la BHM S.A. </i></b>

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<b>Il y a lieu de rappeler qu'une opposition ouverte s'était formée contre le bureau en question et que des dissidents étaient allés jusqu'à installer, le 8 mars, un bureau parallèle à celui, légal, dont le mandat ne devait expirer qu'en décembre 2014.</b>

&nbsp;

Le bureau dissident, dirigé par le nommé Mohamed Haidara, faisait l'objet d'une demande judiciaire de dissolution en commune 2 de Bamako. Certains dissidents avaient, de leur côté, déposé plainte contre des membres du bureau de Mamadou Baba Sylla.

&nbsp;

Visiblement, Poulo, le nouveau ministre des Sports, tenait à sortir l'hippisme de cette bagarre judiciaire qui, à ses dires, <i>« tranche avec l’esprit du sport, qui est  la fête et non la guerre »</i>.

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<b>Selon le ministre, le choix d'un comité de normalisation lui a été dicté par l'impossibilité de concilier les positions des protagonistes de la crise et par la nécessité de ne pas s'immiscer dans les <i>"querelles des personnes"</i></b>. Il s'agit surtout pour lui de <i>"pacifier, de normaliser et de donner un nouveau départ au hippisme malien"</i>. Il précise que <i>"l’installation d’une équipe de gestion transitoire n’est pas un désaveu de l’actuel bureau (dirigé par Mamadou Baba Sylla) à qui la patrie sera éternellement reconnaissante d’avoir, en une décennie d’inlassables efforts, hissé le hippisme au rang des principales disciplines sportives du Mali"</i>.

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<b>Remplacer un bureau élu par un comité provisoire nommé est-il prévu par la loi ? </b>Le ministre Poulo estime que oui. Il fonde sa décision sur l’article 49 du décret n°98-215/P-RM du 2 juillet 1998 régissant les activités physiques et sportives au Mali, décret qui permet au ministère des Sports de retirer à la Fédération hippique le <i>"mandat de gestion"</i> du sport hippique malien. Le ministre promet de veiller à ce que l'équipe de transition soit composée d’hommes et de femmes <i>"imprégnés des affaires hippiques"</i> et <i>"neutres par rapport aux parties précédemment en conflit"</i>. Il rappelle que le recours à des comités provisoires de gestion n'est pas nouveau en Afrique et que des cas similaires se sont produits au Sénégal voisin.La décision du ministre a été approuvée par le Comité national olympique.

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<b>Au niveau du bureau sortant, le climat n'est pas à la fête</b>.Si l'on reconnaît le droit du ministre de retirer son mandat de gestion, l'on en pense pas moins qu'il aurait dû laisser le bureau terminer son mandat en décembre 2014. <i>"Je crains que cette affaire ne fasse jurisprudence et que demain, suite à des dissidences, le département ne soit obligé de nommer un comité de normalisation à la tête d'autres fédérations sportives"</i>, déplore un haut responsable du bureau.

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<b>Tiékorobani</b>

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</item>

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<title>Chronique satirique : L&amp;apos;avion &amp;quot;sans&#45;papiers&amp;quot; de Ladji Bourama</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-lavion-papiers-ladji-bourama-294822.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 May 2014 03:48:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-lavion-papiers-ladji-bourama-294822.html/attachment/avion-cari" rel="attachment wp-att-294852"><img class="alignleft size-full wp-image-294852" alt="avion-cari" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/avion-cari.jpg" width="310" height="139" /></a>Le Premier Ministre Moussa Mara n'a pas son pareil pour convaincre le bon peuple qu'un avion qui appartient au Mali n'appartient pas au Mali. A preuve...</i></b>

<b><i>Ladji Bourama est un homme bien entouré. D'abord, il dispose d'une armée de 30 conseillers qui passent le plus clair du temps à dormir sur leurs deux oreilles, faute de voir le chef qui préfère les airs au sol. Ensuite, il y a la fameuse "Compagnie des Griots et Masseurs de pieds S.A." dont les fines plumes inondent d'acide sulfurique quiconque trouve blanc ce que l'hôte de Koulouba trouve noir. Enfin, cerise sur le gâteau (qu'il consent à présent à partager un peu), Ladji Bourama vient de recruter un esprit exceptionnel: le Premier Ministre Moussa Mara.</i></b>

<b><i> </i></b>

On croyait Mara expert en comptabilité : on vient de découvrir ses  immenses talents d'avionneur et de juriste. Avec lui, pas besoin de concours : le Mali siégera à l'Académie des Sciences du Ciel. Vous en doutez ? Eh bien ! Ecoutez les démonstrations du savant compatriote.

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<b>A l'en croire, l'avion hérité du <i>"Vieux Commando"</i> ne serait pas la propriété du Mali.</b>

Ni à Koulouba, ni à la primature, ni même à la mosquée de Mopti où le <i>"Vieux Commando"</i> aurait aimé égrener le chapelet, il n'y aurait trace du moindre document d'achat du Boeing 727. Du coup, s'inquiète le prudent Mara, il serait dangereux d'y embarquer Ladji Bourama, de peur qu'un jour,  le véritable propriétaire  jette notre cher président sur le tarmac d'un aéroport.

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En un mot, Mara imagine, sans rire, Ladji Bourama abandonné au sol, dans le froid, avec valise, babouches, chapelet et bouilloire! Comme un migrant naufragé de Lampedusa ! Ces étranges  idées devraient, en temps normal, valoir à Mara de comparaître en Haute Cour de Justice pour outrage à pèlerin car on ne voit vraiment pas comment Allah <i>soubahana wa tallah</i> pourrait infliger un tel sort au candidat élu sous la bannière de <i>"Mali d'abord, inch Allah!"</i>. En outre, je me demande pourquoi le gouvernement de Mara continue de garder un OVNI, pardon!, un avion qui ne lui appartient pas.A moins que le gouvernement ne soit devenu une équipe de pirates somaliens! Pourquoi ne rend-on pas l'appareil <i>"sans-papiers"</i> au <i>"Vieux Commando" </i>pour agrémenter l'exil dakarois de l'intéressé ? Lui, au moins, sait à qui il appartient puisque c'est lui qui l'a acheté.

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<b>Mara, poursuivant sa brillante démonstration, affirme que l'avion <i>"sans-papiers"</i> constitue une épave qui, à tout moment, peut exploser en l'air</b>. Question : doit-on considérer comme candidats au suicide le <i>"Vieux Commando"</i>, le président Dioncounda Traoré, les Premiers Ministres Cheick Moldibo Diarra et Django Cissoko, lesquels ont régulièrement utilisé l'avion jusqu'à la fin de leur mandat ?  Pour trois de ces personnalités au moins, le doute est tout à fait permis : s'ils tenaient tant à mourir, le <i>"Vieux Commando"</i> n'aurait pas nuitamment dévalé une colline à dos d'homme; Dioncounda n'aurait pas accepté une évacuation sanitaire à Paris après sa bastonnade et Cheick Modibo Diarra n'aurait pas obtempéré aux hommes armés qui exigeaient sa démission. De surcroît, pour avoir guidé une navette spatiale jusqu'à la planète Mars, l'astrophysicien Cheick Modibo Diarra en sait un rayon sur les engins volants...

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<b>Toujours dans ses hautes œuvres de philosophie, Marx, pardon !, Mara jure, la main sur le coeur, que d'après une expertise commanditée par le gouvernement, l'avion <i>"sans-papiers"</i> qui hante l'aéroport de Sénou ne vaut que 125 millions de FCFA</b>. Juste le prix de trois ou quatre charrettes de Markala. Le propos arrache des larmes au contribuable que je suis car je me demande pourquoi le gouvernement se permet, par ces temps de galère, de dépenser nos malheureux impôts dans l'expertise d'un avion qui ne lui appartient pas. Au reste, comment se fait-il que le gouvernement envisage de vendre un appareil dont il ignore le propriétaire ? Il y a assurément là de quoi traduire du beau monde devant le juge Karembé, n'est-ce pas?

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<b>Bon ! Mara n'a pas fini sa leçon; écoutons la suite. </b>Il soutient que même les militaires, qui ont pourtant  pour métier de mourir pour la patrie, ne veulent pas de cette ruine d'avion. Il serait fort intéressant de savoir quels militaires ont tenu ce langage et de vérifier si lesdits militaires ont jamais piloté un avion. Chacun sait, en effet, que depuis le siècle de Noé, l'armée malienne n'a aucun avion de combat et qu'elle a dû recourir à des pilotes ukrainiens pour conduire les rares hélicoptères en sa possession. Résultat: la plupart des officiers de l'armée de l'air malienne ne savent pas distinguer un avion d'un héron métallique. Alors, par quelle opération du Saint-Esprit les interlocuteurs militaires du Premier Ministre ont-ils pu déclarer l'avion inapte à prendre le ciel ?

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<b>Moussa Mara termine son histoire en soulignant la nécessité d'acheter un nouvel avion pour le premier des Maliens.</b> Petit problème : Ladji Bourama avait son nouveau Boeing avant la nomination de Mara à la primature. Ce qui donne à Mara l'allure d'un homme qui s'épuise à ramasser l'eau déjà versée par terre. D'ailleurs, malgré son grand art oratoire, le professeur Mara ne souffle mot de la manière dont le Boeing 737 flambant neuf de Ladji Bourama fut acheté. Il paraît, à ses dires, que le coucou fut choisi parmi un lot de trois appareils. Qui a fait le choix ? Où ? De jour ou de nuit ? Avec quel mandat? Bien entendu, Mara, qui semble pourtant vénérer les règles comptables, ne s'encombre pas non plus de nous dire qui est l'heureux bénéficiaire du marché de fourniture de l'avion. Il se tait religieusement sur l'existence ou non d'un appel d'offres. Des trous de mémoire, sans doute...

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Quant aux 20 milliards qu'aurait coûté le nouvel avion présidentiel, ils incluent, selon le Premier Ministre, à la fois le prix de vente et ...les commissions versées aux intermédiaires.

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Ah bon ! De bons vieux <i>"cokseurs" </i>d'avion sous nos cieux, hein ? Et le gouvernement aurait besoin de ces intermédiaires alors que la principale activité de notre  ministre des transports consiste à contempler les murs de son bureau ? Quel dommage ! Moi, mon petit doigt me dit que Ladji Bourama, lors d'un de ses multiples voyages, a très bien pu apercevoir un Boeing 737 posté sous un hangar de Kigali ou de Paris et qu'il n'a eu besoin d'aucun <i>"cokseur"</i> pour l'acheter. Mais, bien sûr, les experts de Mara prétendront que je n'ai pas de petit doigt. Après tout, un doigt n'a pas de papier !...

<b> </b>

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Renouvellement des sections Adema : Coalition contre les partisans de Dramane Dembélé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/renouvellement-sections-adema-coalition-contre-les-partisans-dramane-dembele-294902.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 May 2014 03:44:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_160341" align="alignleft" width="344"]<a href="http://www.maliweb.net/interview/dramane-dembele-de-ladema-le-peuple-malien-veut-un-nouveau-visage-160338.html/attachment/dramane-dembele_0" rel="attachment wp-att-160341"><img class="size-full wp-image-160341" alt="Dramane Dembélé - inacceptable" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Dramane-Dembele_0.jpg" width="344" height="257" /></a> Dramane Dembélé[/caption]

<b><i>Décidément, Dramane Dembélé, candidat de l'Adema à la dernière présidentielle, ne connaît plus de bonheur ! Mis en échec dans sa tentative d'organiser un congrès extraordinaire du parti, il voit, ces derniers jours, ses plus fidèles soutiens mis en déroute dans le cadre du renouvellement des sections. Le dernier à passer à la trappe s'appelle Harouna Cissé, ancien ministre du Développement Social et Secrétaire Général intérimaire de la section 6 Adema de Bamako. </i></b>

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<b>Après que Yacouba Diallo, le secrétaire général de la section,  eut été évacué à l'étranger pour raisons de santé, Harouna Cissé, son adjoint, fut désigné pour assurer l'intérim. </b>

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En prélude au prochain congrès ordinaire du parti, le Comité Exécutif de l'Adema a instruit le renouvellement de toutes les instances à la base. Ainsi, la section 6 de Bamako avait donné rendez-vous à ses militants le 12 avril 2014 pour la conférence de section. Des incidents s'étant produits lors des travaux, ceux-ci ont té reportés au 26 avril. Sentant sans doute sa défaite assurée, Cissé bouda les assises.

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Sur les 92 délégués, 58 avaient répondu présents. Le quorum étant atteint,  la conférence pouvait se tenir. Elle mit en place un nouveau bureau de 47 membres avec, comme secrétaire général, Mahamane Touré, chargé du jumelage à la mairie du district. Harouna Cissé, ex-directeur de campagne de Dramane Dembélé, vient donc de perdre toute chance de rester au Comité Exécutif où il est actuellement chargé du  secteur privé. En effet, nul n'accède ni ne se maintient au C.E. s'il n'est élu à la base.

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<b>Les malheurs de Dramane Dembélé iront crescendo car, selon nos sources, toutes les factions du parti se sont liguées pour barrer la route aux partisans de l'ex-candidat</b>. On lui reproche d'avoir minismisé l'apport du parti à son score à la présidentielle et, surtout, d'avoir quitté le parti entre les deux tours du scrutin.

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<b>Abdoulaye Guindo        </b>

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<title>Conseil supérieur de la magistrature : Les mutations proposées par Me Bathily</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/conseil-superieur-magistrature-les-mutations-proposees-bathily-294882.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 May 2014 03:32:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/non-classe/cour-supreme-six-nouveaux-membres-pretent-serment-39861.html/attachment/magistrats" rel="attachment wp-att-39862"><img class="aligncenter size-full wp-image-39862" alt="magistrats" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/12/Magistrats.jpg" width="610" height="407" /></a></i></b>

<b><i>Le Conseil Supérieur de la Magistrature se tiendra mardi à Koulouba, sous la présidence du chef de l'Etat, Ibrahim Boubacar Kéita. Déjà, un projet de nominations circule sous le coude: il vise surtout les magistrats du parquet. On y lit que le ministre de la Justice, Me Mohamed Ali Bathily, propose le remplacement du procureur général de Bamako, Daniel Tessougué, par l'actuel procureur général de Kayes, Moussa Bagayoko. </i></b>

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Quant à Mohamed Sidda Dicko, procureur de la commune 3 et du pôle économique de Bamako, le ministre entend le faire remplacer par Alou Nampé, actuel procureur de la commune 2 de Bamako. Sogoba, procureur adjoint de la commune 3 de Bamako est pressenti pour diriger le parquet en commune 2. Issa Traoré, président du tribunal de la commune 1, devrait devenir substitut général à la Cour d'Appel de Bamako. Koita, procureur du tribunal des enfants, deviendra procureur en commune 1 de Bamako. Pascal Bagayoko, un des adjoints de Tessougué au parquet général de Bamako, est pressenti comme procureur à Mopti. Arizo Maiga, actuel avocat général à la Cour d'Appel de Bamako, devrait devenir procureur général à Kayes. Amadou Diadié, actuel substitut du procureur en commune 2, est pressenti pour devenir juge de paix de Ouelessébougou. Diassana, juge de paix de Banamba, deviendra procureur de Kayes. Lamine Lambert, substitut de Koulikoro, doit devenir procureur à Kangaba.

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<b>En principe, les mutations et nominations sont décidées par le Conseil. </b>

Pour les magistrats du parquet, comme Tessougué et Dicko, la loi prévoit l'adoption automatique des propositions du ministre mais pour les magistrats du siège, un avis conforme de la majorité des membres du Conseil est requis.

A G]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entretien avec Mohamed Rach Bathily, fils du ministre de la Justice et porte&#45;parole du &amp;quot;Collectif pour la Défense de la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/entretien-mohamed-rach-bathily-fils-du-ministre-justice-porte-parole-du-collectif-defense-republique-294802.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 May 2014 03:20:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<dl class="wp-caption alignleft" id="attachment_177051" style="width: 210px"><dd class="size-full wp-image-177051">Mohamed Youssouf Bathily</dd></dl><b><i>Nous nous sommes entretenus avec Mohamed Rash Bathily, porte-parole du "Collectif  pour la défense de la République", une association créée en novembre 2013 pour défendre l'unité  et la laïcité du Mali. Bathily, 33 ans environ, dénonce le blocus international imposé à l'Etat du Mali par rapport à la région de Kidal : il y voit "une atteinte grave à la souveraineté du Mali". Le Collectif dont il porte la parole regroupe les "Sofas de la République", le "Syndicat des Transporteurs Routiers du Mali", le réseau "Handik Action", la "Fédération des Ouvriers du Mali", et les "Patriotes républicains".  </i></b>

&nbsp;

<b> Bathily met en garde le gouvernement contre toute autonomie de Kidal</b>.

En novembre et décembre 2013, lui et ses compagnons avaient marché pour soputenir IBK qui avait exclu tout fédéralisme et toute autonomie du nord. A présent, Bathily a des doutes. <i>"La position et les discours du gouvernement sont en train de fléchir vers la position des rebelles, de la communauté internationale, au détriment de la volonté de la majorité du peuple malien"</i>, note-t-il.  Il note aussi que le gouvernement a repris les négociations alors que le MNLA  refuse de désarmer. <i>"Le flou entretenu sur la question de l'autonomie par le président de la République et son gouvernement révèle une volonté d'octroyer l'autonomie à Kidal"</i>, s'inquiète notre interlocuteur qui constate que le MNLA n'a pas bougé d'un iota dans ses révendications. <i>"Aujourd'hui, on est endroit de dire que c'est la pression du MNLA et de ses soutiens qui font fléchir la politique de notre Etat"</i>, s'indigne Bathily. <i>"Si on accordait l'autonomie à Kidal, qu'en serait-il des autres régions ?</i>, s'interroge-t-il. <i>Et si, demain, Kayes, qui regorge de richesses, demandait à avoir une autonomie ?".</i>

&nbsp;

IBK, selon Bathily, doit se souvenir qu'il ne peut poursuivre ATT pour haute trahison et, dans le même temps, donner l'autonomie à une région du Mali. <i>"Le président doit savoir que ce n'est pas Hollande quii l'a élu, mais le peuple malien",</i> tient à dire notre interlocuteur. <i>Autant Hollande est incapable de faire passer certaines lois à l'Assemblée française,          autant le peuple malien n'est plus ce peuple qui avale tout à tout bout de champ, sans réflexion."</i>. Pour Bathily, IBK et son gouvernement sont en train de préparer l'autonomie en se gardant d'utiliser le mot. Il est d'autant plus méfiant que dans un entretien accordé à Soumaïla Cissé, en présence de l'ambassadeur de France à Bamako, le chef de la MINUSMA lui a fait savoir que si le Mali veut combattre le MNLA, il pouvait le faire, mais qu'il ne pouvait compter sur le soutien de la MUNISMA. Et le chef de la MINUSMA de conclure qu'en l'état actuel des choses, notre armée ne pouvait vaincre le MNLA. Donc, la communauté internationale  s'active à inoculer au Mali une mentalité de vaincu qui aboutira à l'autonomie de Kidal. <i>"C'est après cette rencontre que la France nous a demandé de signer un accord de défense avec elle  afin qu'elle continue d'occuper le nord. La France a construit son monstre - le MNLA- et, pour l'abattre, elle nous demande de signer un accord de défense"</i>,  analyse Bathily. Cette occupation du Mali, la France l'a, aux dires de Bathily, tentée en 1898, en 1935, en 1963, en 1991, en 2006 et maintenant, à travers les différentes rebellions au nord mais nos différents présidents ont toujours refusé de lui accorder une base militaire  dans notre <i>"Cependant, de nos jours, tous les éléments sont réunis pour dire que l'Etat est prêt à livrer le nord de notre pays à la France", </i>diagnostique Bathily.

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<b>Abdoulaye Koné</b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Dans le cadre de l&amp;apos;autonomie : Le MNLA veut étendre la région de Kidal au fleuve Niger, à Gao</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/cadre-lautonomie-mnla-veut-etendre-region-kidal-au-fleuve-niger-gao-294732.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 May 2014 03:10:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_152370" align="aligncenter" width="615"]<a href="http://www.maliweb.net/insecurite/pres-de-20-combattants-du-mnla-arretes-des-explosifs-et-munitions-saisis-169528.html/attachment/mnla-18" rel="attachment wp-att-152370"><img class="size-full wp-image-152370" alt="Groupe MNLA" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Mnla1.jpg" width="615" height="410" /></a> Groupe MNLA à Ouagadougou (photo archives)[/caption]

<b><i>Le MNLA, le mouvement indépendantiste touareg, ne doute plus, aujourd'hui, d'obtenir l'autonomie de Kidal. Il en a reçu la promesse de la France et les troupes de la MINUSMA, déployées sur le terrain, ne font rien pour démentir sa propagande. Au contraire ! </i></b>

&nbsp;

En travaillant main dans la main avec  les combattants indépendatistes alors que l'armée malienne est cantonnée à Kidal et Tessalit, la MINUSMA conforte cette propagande.

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Le MNLA parcourt journellement les fractions nomades pour inviter leurs chefs à adhérer au mouvement, leur soulignant que quiconque n'adhère pas maintenant ne sera pas admis à bénéficier de l'autonomie dont ne manquera de bénéficier, à bref délai, la région de Kidal. Maître d'oeuvre de cette campagne de séduction: Haroun Ag Dawoud, représentant du MNLA à Tessalit.

&nbsp;

Le MNLA a d'autant plus confiance en son étoile que les pressions françaises commencent à faire leur effet sur le pouvoir malien. Après avoir tenté de bloquer les négociations en les faisant dépendre du désarmement et du cantonnement des groupes armés touaregs et arabes, le président IBK vient d'en ordonner la reprise sans conditions. Depuis, ses ministres multiplient, à tout bout de camp, les petites annonces relatives à l'urgence de reconnaître les <i>"spécificités socio-culturelles" </i>de Kidal et d'offrir à cette région un statut particulier. Ainsi d'Ousmane Sy, ministre de la Décentralisation:<i> "On a beau faire, Kidal ne peut plus être gouvernée comme Sikasso"</i>. Ainsi de Soumeylou Boubèye Maiga, ministre de la Défense, qui prône, lui, une <i>"décentralisation poussée" </i>pour la région de Kidal.

<i> </i>

Les pressions françaises iront crescendo tant que le Mali n'aura pas formalisé l'autonomie de Kidal. C'est sous ce prisme qu'il faut lire la menace du FMI, rapportée par nos confrères du <i>"Sphinx"</i>, de geler toute coopération avec le Mali si le pays ne renonce pas à ses dépenses somptuaires (rénovation du palais présidentiel, avion présidentiel, etc.). C'est dans la même logique qu'il faut situer l'intervention diplomatique française, rapportée  dans nos précédentes éditions, pour bloquer, à l'étranger (Grèce, Belgique, Russie, Pays-Bas), toute livraison d'avions militaires au Mali. C'est la même volonté d'autonomisation de Kidal qui pousse la France à imposer au Mali l'accord de défense dont la signature est prévue avant à la fin du mois: une fois l'accord signé, la France pourrait se porter officiellement garante de la coexistence pacifique entre le pouvoir autonome touareg de Kidal et l'Etat malien. La crise économique ambiante et les lenteurs dans le déblocage des fonds (3,2 milliards d'euros) promis au Mali à Bruxelles ne sont pas, elles non plus, étrangères à la stratégie française d'imposition de l'autonomie de Kidal.

&nbsp;

Sachant tout le péril qu'il y a à contrarier la France, IBK s'entoure de garanties élémentaires. Lui qui a bruyamment contesté l'accord d'Alger de 2006 ne veut pas être seul à porter le lourd chapeau de autonomie prévue pour Kidal. Il lui faut, si l'on ose dire,<i> "décentraliser"</i> le fardeau. Voilà qui explique qu'après avoir critiqué le consensus politique pratiqué par ATT, il ait accepté dans son dernier gouvernement presque autant de partis politiques que son prédécesseur: Adema, RPM, CNID, UDD, CODEM, UM-RDA, YELEMA, ASMA, etc. Voilà qui éclaire aussi d'un jour nouveau la décision du président de confier la primature et le ministère de la décentralisation (chargé des éventuelles reformes autonomistes) à d'autres partis que le sien. Ce plan d'utilisation des principales forces politiques pour émanciper Kidal du giron unitaire malien réussira-t-il ? Quels pouvoirs seront dévolus à Kidal à travers l'autonomie ? S'agira-t-il, au fond, d'autonomie ou de déféralisme déguisé ? A-t-on mesuré les conséquences d'une autonomie de Kidal sur la stabilité des autres régions et sur l'unité du Mali ?

&nbsp;

<b>Gao aussi ?</b>

Or donc, quand on donne son doigt au gourmand, il convoite aussitôt le bras. En vue de l'autonomie annoncée, le MNLA a dressé une nouvelle carte géographique de Kidal. Partant du constat que Kidal ne peut survivre sans eau, le mouvement entend imposer au Mali de prolonger les frontières de la région jusqu'au fleuve Niger, à Gao. Problème: Gao est majoritairement peuplée de Songhoïs et une multitude de groupes d'autodéfense Songhoïs y règnent. Et les Songhoïs tiennent le MNLA pour le premier responsable de l'occupation et des exactions qui les ont frappés en 2012. Ces plaies ne se sont pas encore cicatrisées puisqu'aucune justice n'a été rendue ni aucune indemnisation payée.

&nbsp;

Il convient, à notre avis, de consulter par référendum le pays tout entier sur la question de l'autonomie de Kidal. Autant IBK a eu, en son temps, raison de conspuer l'Accord d'Alger passé en catimini par le régime d'ATT, autant il aurait lui-même grandement tort de passer en secret un accord d'autonomie de Kidal. La question engage, en effet, l'avenir du territoire malien; par conséquent, les Maliens devraient décider. Souverainement et directement.

&nbsp;

<b>Tiékorobani</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title> Autonomie de Kidal : Comment le gouvernement prépare les esprits</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/autonomie-kidal-comment-gouvernement-prepare-les-esprits-280112.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/autonomie-kidal-comment-gouvernement-prepare-les-esprits-280112.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 May 2014 03:32:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/insecurite/a-quelques-heures-de-la-retrocession-des-batiments-officiels-des-femmes-et-jeunes-a-la-solde-du-mnla-occupent-le-gouvernorat-et-lortm-depuis-hier-179718.html/attachment/kidal-9" rel="attachment wp-att-179719"><img class="alignleft size-full wp-image-179719" alt="Kidal" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/Kidal.jpg" width="310" height="231" /></a>Dans notre livraison dernière, nous évoquions l'hypothèse de la sortie de Kidal du giron unitaire malien. Maints lecteurs se sont  offusqués de nous voir émettre  une hypothèse si </i></b><b><i>"farfelue"</i></b><b><i>. Les faits semblent, hélas !, nous donner raison. Jugez-en vous-mêmes ! </i></b>

<b><i>Après avoir conditionné les négociations  au désarmement et au cantonnement des groupes armés du nord, IBK les a reprises au pas de charge, sous la pression de la France qui, comme nous l'affirmions, a contracté des engagements avec l'Algérie</i></b><b><i>.</i></b>

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Le nouveau cap pris par le régime malien se dégage aisément des propos tenus, ces derniers jours, par des ministres. Et pas des moindres. Ainsi, répondant, samedi 3 mai 2014, à l'invitation de la Jeune Chambre Economique, le ministre de  la Défense, Soumeylou Boubèye Maiga, a martelé, devant une assistance abasourdie: <i>"Plus rien ne sera comme avant, dans ces régions, entre les populations et la puissance publique. Voilà pourquoi nous parlons de décentralisation renforcée."</i>.

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Quelques jours avant Soumeylou Boubèye Maiga, son collègue de la Décentralisation et de la Politique de la Ville, Ousmane Sy,  tenait un discours similaire lors de la cérémonie de signature, samedi  26 avril 2014, d'un partenariat entre le Collectif des Ressortissants du Nord (COREN) et le Collectif des Associations de Développement du Sahel occidental (CADSO): <i>"On aura beau faire, Kidal ne peut pas être Sikasso. Chaque zone à sa diversité culturelle, ethnique et géographique et il faudra qu’on accepte cet état de fait si on veut un Mali uni"</i>.

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<b>En clair, la région Kidal va bientôt cesser d'être gouvernée comme le reste du pays.</b> Que cette grave évolution porte le masque de <i>"décentralisation avancée",</i> de<i> "décentralisation poussée"</i> ou d'<i>"autonomie"</i>, il s'agira de donner à Kidal un statut que les régions du sud n'ont pas. Dès lors, le Mali aura renoncé, le couteau sous la gorge, à une partie de sa souveraineté  sur une partie de son territoire.

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Cet abandon de souveraineté, qui existe déjà dans les faits depuis l'invasion jihado-séparatiste de janvier 2012,  est en cours d'officialisation, de légalisation. Et c'est pour préparer les esprits à cette révolution que les ministres chargés de la question se succèdent au parloir pour débiter les annonces à dose homéopathique.

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<b>Il s'agira bien d'autonomie car nul ne nous convaincra que la décentralisation actuelle n'est pas assez poussée pour convenir au nord du pays.</b> N'avons-nous pas, depuis 2001, la bagatelle 701 communes dirigées par autant de maires et de conseils communaux élus ? Ces communes ne disposent-elles pas d'un statut, de compétences et de ressources définis par la loi ? Si tant est qu'il faille légaliser les diversités ethniques et culturelles, pourquoi limiter cette légalisation au nord dès lors que les diversités existent aussi au sud du Mali? Ces interrogations montrent bien que les vocables de <i>"décentralisation poussée", </i> de <i>"décentralisation avancée"</i> et de <i>"régionalisation" </i>traduisent la volonté du pouvoir de lâcher Kidal. Et peut-être tout le nord.

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<b> </b>

<b>Or si Kidal gagne son autonomie, comment éviter d'autonomiser les autres régions ?</b> Ne serait-ce pas le plus sûr moyen d'attribuer une prime à la rébellion ? Comment rendra-t-on justice aux milliers de victimes des bandits armés ? Chose curieuse, les discrètes annonces d'autonomie de Kidal coïncident avec la signature (avant la fin du mois), de l'accord de Défense avec la France. Il faut en déduire que le Mali projette de renoncer concomittamment à sa souveraineté territoriale et militaire sur Kidal et, par extension, sur le nord du Mali. Sous la pression simultanée de la France, qui se pique de passion pour les <i>"hommes bleus du désert"</i>, et de l'Algérie, qui veut utiliser le nord malien comme un déversoir de terroristes.

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<b>Ironie du sort, ce que les rebelles touaregs n'ont pu arracher par les armes depuis 54 ans,  ils sont en passe de l'obtenir sur un plateau d'argent</b>. Rien qu'en plastronnant dans les salons diplomatiques et sur les écrans de télévision. De quoi faire sourire l'ancien président ATT, que l'on accable de maux et que l'on veut traduire en Haute Cour de Justice. En effet, malgré sa réputation d'extrême mollesse, ATT a refusé, jusqu'à sa chute, de signer tout accord qui autonomise Kidal ou  qui délègue la souveraineté militaire nationale à une puissance étrangère.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : La forêt roulante de Ladji Bourama</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-foret-roulante-ladji-bourama-280022.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 May 2014 03:25:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-foret-roulante-ladji-bourama-280022.html/attachment/caricature-5" rel="attachment wp-att-280072"><img class="alignleft size-full wp-image-280072" alt="caricature" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/caricature.jpg" width="310" height="195" /></a>S'il y a une chose avec laquelle Ladji Bourama ne badine pas du tout, c'est bien le confort des hauts serviteurs de l'Etat, dont lui-même. Et qui dit confort, dit véhicules de luxe et palais, n'est-ce pas ?</i></b>

<b> </b>

Ladji Bourama est un homme charitable. C'est bien connu. N'a-t-il pas repêché au gouvernement une armée de transhumants politiques, les arrachant ainsi à la faim et à la soif  ? N'a-t-il pas porté à la primature le jeune Moussa Mara, qui n'est ni tisserand, ni amateur de boubous tissés, alors que les tisserands du RPM détiennent la majorité au parlement ? Il n'y a que ces <i>"hasidi" </i>du Parena pour douter du sens du partage de Ladji Bourama. La cause de leur agitation se voit comme le nez au milieu de la figure:  ils n'ont gagné aucun strapontin  ministériel. D'ailleurs, après leur communiqué-là, ils n'en auront plus jamais un seul, parole de pèlerin !

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<b>Charité bien ordonnée commençant par soi-même, il est normal que Ladji Bourama débute les faveurs par sa propre et très islamique personne</b>. Voilà pourquoi il a acheté un avion. Les ignares, qui ne savent pas mettre le mot qu'il faut à la place qu'il faut, parlent d'avion touristique; mais il s'agit plutôt d'un avion de commandement (nuance!).Un Boeing 737 aussi imposant que le fameux <i>Air Force One</i> de Barack Obama. Il n'y manque que le bouton nucléaire mais ça, en bon musulman, Ladji Bourama n'en a nul besoin.

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<b>Pourquoi un avion et pourquoi maintenant ?</b> La réponse va de soi. D'abord, il ne convient pas qu'un digne descendant de l'empereur Soundjata continue de faire de l'<i>"aéro-stop" </i>; ensuite, l'honneur du Mali interdit que le premier des Maliens joue les mendiants d'avions. Les mauvaises langues insinuent que Ladji, par ces temps de galère, aurait dû se contenter de l'antique coucou légué par le <i>"Vieux Commando"</i>. Ce que ces gens-là oublient, c'est que ce diable d'appareil abrite, selon toute vraissemblance, des fétiches maléfiques. Souvenez-vous que les quatre principaux utilisateurs du maudit avion ont passé, l'un  après l'autre, de sales quarts d'heure : le premier, le <i>"Vieux Commando",</i> a fui son palais à dos d'homme; le second, Dioncounda Traoré, a subi, malgré sa pacifique écharpe blanche, une copieuse bastonnade; le troisième, l'astrophysicien Cheick Modibo Diarra, a dû, le couteau sous la gorge, abandonner ses <i>"pleins pouvoirs"</i> à l'aube; quant au quatrième, Django Cissoko, il espérait, après la primature, poursuivre son festin à la Médiature mais s'est retrouvé en retraite anticipée, n'ayant plus que ses yeux pour pleurer. Demander à Ladji Bourama d'emprunter un engin au passé si noir, c'est vraiment lui demander de boire, comme Socrate, la cigüe !

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<b>Un avion ne venant jamais seul, Ladji Bourama s'apprête aussi à acquérir un hélicoptère</b>. Pas pour chasser l'autruche à Kidal (le militant écologiste Iyad Ag Ghali pourrait s'y opposer) mais pour relier son château privé de Sébénicoro à son palais public de Koulouba. Croyez-le si vous le voulez, mais l'hélicoptère procède lui aussi de l'immense miséricorde de Ladji Bourama. Lui dans les airs, plus besoin de couper la circulation routière et d'infliger journellement un calvaire aux usagers. On parle de 600 millions de FCFA pour l'hélicoptère. Et alors ? Ce n'est là que des haricots par rapport au Boeing !

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<b>Bon ! Les <i>"hasidi"</i> vont encore une fois jaser mais il faut une escorte motorisée à Ladji Bourama !</b> Un grand chef de sa dimension ne va tout de même pas se promener seul dans les rues après avoir jeté au trou puis dispersé aux quatre vents des personnages aussi charmants que Sanogo et compagnie ! Pour que les motos d'escorte ne tombent pas en panne, ce qui ternirait gravement l'honneur du Mali, elles doivent être neuves comme des poussins. C'est pourquoi Ladji Bourama vient de payer, rubis sur l'ongle, 50 motos à 20 millions de FCFA l'unité. Ne sursautez pas, hé ! Cela ne fait que 1 milliard de FCFA au total. Pas de quoi effrayer un trésor public aussi plein que le nôtre. Dautant qu'on nous a promis à Bruxelles une pluie de 2100 milliards de FCFA que notre excellente ministre des Finances ne tardera pas à encaisser, malgré les ragots colportés sur son compte par l'ancien Oumar Tatam Ly. Quelqu'un qui casse du sucre sur le dos des bonnes dames mérite-t-il autre chose que d'être mis à la porte ?

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<b>Je vous le redis : l'hôte de Koulouba est la charité même</b>. Il n'oublie surtout pas les griots et les masseurs de pieds, lesquels, par les temps qui courent, ne cessent de donner de la voix chaque fois qu'un <i>"hasidi"</i> parle de Tomi ou des marchés publics bidonnés. Bien sûr, l'ORTM, traditionnel griot de tous les pouvoirs, vient de recevoir un lot d'une dizaine de véhicules 4X4 climatisés. L'histoire ne dit pas si, dans la cabine de chaque véhicule, se trouvent une guitare, une flûte et un paquet de cirage pour les bottes présidentielles.

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<b>Ladji Bourama à Koulouba, les 47 préfets du Mali et leurs 47 adjoints caressent le ferme espoir de renouveler à bref délai leurs véhicules de </b> <b>fonction</b>. Pas des charrettes de Markala, mais de grosses <i>Land Cruiser</i> japonaises à 53 millions de FCFA l'unité. Le préfet étant hiérarchiquement inférieur au gouverneur, l'honneur du Mali n'admettrait pas de placer le premier à dos de chameau et son chef à dos d'âne. Raison pour laquelle chacun des 8 gouverneurs de région pourrait bientôt obtenir une <i>Land Cruiser V8</i> à 79 millions de FCFA l'unité. Bien entendu, quand on aura acheté du neuf, il n'y aura aucune raison de ne pas reformer la vieille quincaillerie motorisée et, comme d'habitude,  de la céder à  prix d'ami à qui de droit. Les contrôleurs d'Etat vont, par la suite, pondre des rapports mais chacun sait dans quels placards ils finissents, les rapports de contrôle !

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<b>Question à mille dollars azawadiens: qui va supporter les frais d'entretien et de carburants de cette forêt de véhicules dont beaucoup avalent allègrement 27 litres de gazole aux 100 kilomètres? </b>La question n'a pas lieu d'être posée puisque, par définition, l'honneur du Mali et le bonheur des Maliens haut placés n'ont pas de prix. Les cauris ne précisent pas de date précise mais le jour où nos troupes reprendront Kidal, nous pourrons compter sur les dépôts de carburants <i>jihadistes</i> découverts par les soldats français et tchadiens dans les montagnes du  <i>Tighergha</i>r. A moins que quelque opposant galeux et teigneux n'ait puisé dans lesdits dépôts !

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<b>Vous conviendrez volontiers qu'un président élu avec une avance si confortable ne peut dormir à la belle étoile. </b>Il lui faut une résidence et des bureaux décents. Si personne ne sait, à ce jour, ce que coûte la rénovation de la résidence présidentielle de Sébénicoro, on a, en revanche, une idée des fonds qui seront investis dans la rénovation du palais de Koulouba: 10 petits milliards de nos francs. Un puissant pays comme le nôtre n'est pas à cette misère près, <i>inch Allah </i>! Ce n'est pas parce qu'on traverse aujourd'hui la galère que notre sort est définitivement scellé. Notre ancêtre, Kankou Moussa, ne se surnommait-il pas <i>"roi de l'or" </i> ? A la faveur de son fastueux pèlerinage et de ses royales libéralités, n'a-t-il pas fait chuter le cours mondial de l'or pendant 10 ans ? Avec de la chance, une seconde rénovation pourrait, dans 10 ans, permettre d'agrandir le palais de Koulouba et d'y annexer la ville de Kati. Rien de plus facile car Kati n'héberge plus de junte et ne fait plus peur à Bamako. Et puis, à l'intention des <i>"hasidi" </i>qui crient à la gabégie, il y a lieu de rappeler qu'à la fin de son mandat, Ladji Bourama n'emportera pas le palais dans sa bouilloire!

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title> Soumeylou Boubeye Maïga : &amp;quot;L&amp;apos;accord de défense franco&#45;malien sera signé avant la fin du mois&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/soumeylou-boubeye-maiga-laccord-defense-franco-malien-sera-signe-fin-du-mois-280082.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 May 2014 03:22:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_168874" align="alignleft" width="344"]<a href="http://www.maliweb.net/armee/mali-soumeylou-boubeye-maiga-un-stratege-inusable-a-la-defense-168873.html/attachment/soumeylou-boubeye-maiga-3" rel="attachment wp-att-168874"><img class="size-full wp-image-168874" alt="Soumeylou-Boubeye-Maiga, ministre de la Défense" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Soumeylou-Boubeye-Maiga.jpg" width="344" height="257" /></a> Soumeylou-Boubeye-Maiga, ministre de la Défense[/caption]

<b><i>Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Soumeylou Boubèye Maiga, a animé une conférence-débats, samedi 3 mai 2014, au cours de laquelle il a fait de nombreuses révélations. Lisez plutôt...</i></b>

<b> </b>

L'accord de défense militaire entre le Mali et la France sera signé avant la fin de ce mois de mai 2014. Cette annonce a été faite par le ministre de la Défense et des Anciens Combattants,  Soumeylou Boubèye Maiga, lors d'une conférence-débats qu'il a animée à l'hôtel <i>"Radisson"</i> de Bamako, samedi 3 mai 2014. Le thème de la conférence était la suivante: <i>"Situation du nord du Mali: rôle de l'Algérie, accord de défense avec la France"</i>. Pour l'occasion, le ministre Maiga était invité par la Jeune Chambre Internationale. Après la présentation du parcours académique, professionnel et politique de Soumeylou Boubèye Maiga, celui-ci a pris la parole pour donner ses éclairages sur le thème proposé.

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<b>Situation de l'armée malienne au nord</b>

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Selon le ministre de la Défense, la situation au nord du Mali pose de nombreux défis. Le premier défi reste la stabilisation sur le plan militaire. En effet, que bien les groupes <i>jihadistes</i> aient été désorganisés par l'offensive franco-africaine lancée en janvier 2012, ils restent présents dans beaucoup d'endroits. <i>"Le nord du Mali se trouve au cœur d'une zone qui va de la Mauritanie aux confins de la Lybie; c'est une zone d'instabilité où se déroulent toutes sortes de trafics."</i>, précise le ministr. Il explique que les troupes maliennes sont déployés sur le théâtre des opérations, de Nara à Tessalit, en passant par Diabali. Elles sont aussi présentes sur l'axe Kati-Sevaré-Gao. Vu l'étendue du territoire national, les troupes maliennes ont besoin de munitions et de boissons. Les besoins en eau de boisson des forces de défense maliennes en opérations sont estimés par le ministre à 100 000 litres par jour.  Il ne donne aucun chiffre quant aux munitions à distribuer aux soldats.

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<b>Le conférencier insiste lourdement là-dessus: l'armée malienne est présente sur l'ensemble du territoire national</b>. Dans le cas particulier de Kidal, l'armée malienne effectue des patrouilles à l'intérieur comme à l'extérieur de la ville. <i>"Beaucoup de gens pensent que l'armée est absente de Kidal ou qu'elle y est cantonnée",</i> déplore le ministre qui tient à apporter un démenti à ces<i> "rumeurs"</i>. A ses dires, l'accord préliminaire de Ouagadougou stipule que l'armée malienne doit se déployer de façon progressive : c'est pourquoi le gouvernement malien évite les initiatives hâtives pour ne pas donner au mouvement séparatiste du MNLA un prétexte pour saboter les efforts de stabilisation en cours. Sur le terrain, relate le conférencier, l'armée mène beaucoup d'activités avec ses partenaires. Ces activités ont conduit à la neutralisation récente d'une quarantaine de <i>jihadistes </i>armés. <i>"Le Mali a aujourd'hui entre 8.000 et 10. 000 hommes sur le terrain et entre 1.000 et 2.000 engins roulants",</i> révèle le ministre Maiga.

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<b>Négociations avec les  groupes armés</b>

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Selon Soumeylou Boubèye Maiga, le défi politique reste le plus important à relever. Il donne un avant-goût du futur statut juridique des régions du nord: <i>"Plus rien ne sera comme avant, dans ces régions, entre les populations et la puissance publique. Voilà pourquoi nous parlons de décentralisation renforcée. Tout le monde est conscient qu'il faut revoir le partage du pouvoir au sein des communautés"</i>.

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<b>Position de l'Algérie sur le nord</b>

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Parlant de la position de l'Algérie sur la situation du nord malien, le conférencier reconnaît que ce pays voisin joue un rôle très important au nord. Pendant<b> </b>l'occupation rebelle en 2012, par exemple, la région de Kidal a vécu économiquement à travers ses relations avec l'Algérie. <i>"Le Mali est obligé de concevoir sa sécurité avec le concours de ses voisins"</i>, expose le ministre qui observe manifestement  la plus grande prudence pour tout sujet touchant l'Algérie.

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<b>Rôle de l'Europe</b>

Expliquant la présence des forces armées européennes au Mali, Soumeylou Boubèye Maiga révèle que le Mali forme, avec le Tchad et le Niger, un <i>"couloir du gaz, du pétrole, de l'or et de l' uranium".</i> Cette zone fournit au moins 33% du gaz consommé en Europe. Et comme l'Europe tient à réduire sa dépendance énergétique envers la Russie, elle se tourne vers la zone sahélo-saharienne. Voilà pourquoi la mission militaire européenne au Mali voit la participation active de tous le 27 Etats européens: <i>"Une grande première !"</i>, s'enthousiasme Maiga. Au passage, il révèle que vendredi dernier, l'armée malienne a escorté deux sociétés chargées de la prospection d'or à Kidal.

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<b>Accord de Défense avec la France</b>

Sur l'épineux dossier de l'accord de Défense avec la France, le ministre déclare que le projet d'accord traite de la coopération militaire entre les deux pays. Il annonce que la signature de l'accord interviendra avant la fin de ce mois de mai 2014. <i>"Cet accord remplacera l'ancien, qui date de 1985. Il fixera le cadre juridique de la nouvelle collaboration militaire entre la France et le Mali"</i>, poursuit le conférencier. <i>"L'accord de Défense avec la France permettra, dans la perspective du retrait de la MINUSMA, de collaborer avec la France et les autres pays signataires. Il sera publié afin que les Maliens sachent son contenu"</i>, promet le ministre Maiga. Il soutient que l'accord de défense n'a pas pour but d'offrir des bases militaires à la France.<i>"Les puissances européennes n'ont plus besoin, aujourd'hui, de bases fixes. Les soldats français qui ont  bombardé Konna venaient de Saint-Dizier, en France", </i>précise le conférencier qui annonce la signature d'accords de coopération militaire avec la Mauritanie, le Tchad, le Niger et l'Algérie.

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<b>Abdoulaye Guindo</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title> Détournement à  la BICIM : Le guichetier Seydou Nourou N&amp;apos;Diaye condamné à payer 1,1 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/detournement-bicim-guichetier-seydou-nourou-ndiaye-condamne-payer-11-milliards-fcfa-280132.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 May 2014 03:07:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Dans notre parution n° 251 du lundi 14 avril 2014, nous avions titré que le guichetier principal de la BICIM S.A., Seydou Nourou N'Diaye, avait reconnu, à la barre du tribunal de la commune 3 de Bamako,  avoir détourné 200 millions de FCFA - au lieu de 1,3 milliard - au détriment de son employeur la BICIM-SA. </i></b>

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L'affaire avait été mise en délibéré pour la décision être rendue le mardi 22 avril 2014. Finalement, le tribunal n'a rendu son verdict que le mardi 29 avril 2014. Le tribunal a rejeté la demande de requalification des faits en crime émise par le ministère public et les avocats de la BICIM.

&nbsp;

Le prévenu  tribunal a condamné Seydou Nourou N'Diaye a été condamné à 5 ans d'emprisonnement ferme; le tribunal l'a condamné, en outre, à payer la somme 1. 139. 962. 528 FCFA à titre de remboursement de l'argent détourné, et 50 millions de FCFA  de dommages et intérêts. Le tribunal a  ordonné l'exécution provisoire de sa décision sur la totalité des condamnations financières.

&nbsp;

Ayant déjà passé 7 ans en prison, le sieur Seydou Nourou N'Diaye est donc désormais libre.

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Quant à la BICIM, recouvrera-t-elle un jour son milliard sur l'ex-bagnard, par définition fauché comme les blés?

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<b> </b>

<b>Abdoulaye Koné</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Protocole de la République : 2 policiers poursuivis pour fabrication de faux passeports recouvrent leur liberté</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/protocole-republique-2-policiers-poursuivis-fabrication-faux-passeports-recouvrent-liberte-267982.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Apr 2014 04:26:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/police/crise-securitaire-et-reglements-de-compte-entre-policiers-quatre-commissaires-de-police-enleves-hier-par-des-elements-en-uniforme-105594.html/attachment/police-7" rel="attachment wp-att-105617"><img class="alignleft size-full wp-image-105617" alt="police" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/police.jpg" width="315" height="178" /></a>Dans notre livraison n° 250 du lundi 7 avril 2014, nous vous révélions que deux policiers du service des passeports du protocole de la République étaient poursuivis pour fabrication de faux passeports. Nous rendions également compte des débats tenus, à la barre du tribunal correctionnel de la commune 3 de Bamako, entre les deux agents (Adam Sidibé et Tiébilé Traoré) et le ministère public. </i></b>

&nbsp;

Pour rappel, le ministère public et le Contentieux de l'Etat, partie plaignante, avaient soulevé l'incompétence du tribunal correctionnel et demandé que l'affaire soit renvoyée à la cour d'Assises en raison du caractère criminel des faits.

&nbsp;

De leur côté, les avocats des deux prévenus avaient demandé qu'au cas où le tribunal se déclarerait incompétent, leurs clients soient mis en liberté en attendant que l'affaire suive son cours. Le tribunal s'était déclaré incompétent mais n'avait pas ordonné la remise en liberté des prévenus. Ces derniers gardaient donc la prison.

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&nbsp;

<b>Harcelé par les avocats des prévenus, le procureur de la commune 3 a fini par requérir une instruction</b>. Le dossier sera remis au juge d'instruction Adama Fomba. Ce dernier, à la toute première comparution des prévenus, les a libérés. Il semble que le juge ait transformé le mandat de dépôt en simple contrôle judiciaire : les prévenus, quoique libres de leurs mouvements, sont tenus de se présenter au bureau du juge tous les mercredis. Mercredi 23 avril, ils se sont, en effet, présentés audit bureau.

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<b>Abdoulaye Koné</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pacte franco&#45;algérien : Kidal désormais irrécupérable ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/pacte-franco-algerien-kidal-desormais-irrecuperable-267962.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/pacte-franco-algerien-kidal-desormais-irrecuperable-267962.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Apr 2014 03:45:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/insecurite/les-supputations-des-groupes-armes-touaregs-apres-laccord-de-ouaga-le-mnla-et-le-hcua-opposes-a-toute-presence-de-larmee-dans-les-camps-de-kidal-154842.html/attachment/kidal-4" rel="attachment wp-att-154843"><img class="alignleft size-full wp-image-154843" alt="kidal" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/kidal.jpg" width="350" height="197" /></a>Le Mali a de moins en moins de chance de récupérer la région de Kidal. La localité fait l'objet d'enjeux géostratégiques de plus en plus inextricables. En attendant qu'ils trouvent une solution, le MNLA fait la loi dans la cité. Après avoir évacué du bout des lèvres le gouvernorat, il a pris position tout autour, ce qui transforme l'édifice en une prison de fait. Le gouverneur, surveillé comme le lait sur le feu, se rend donc au bureau le matin et, dans l'après-midi, se réfugie dans le camp militaire malien.  Dans ce camp, l'armée, forte de quelque 200 soldats, est verrouillée à double tour par les forces françaises et onusiennes.</i></b>

<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>

Le juge de paix de Kidal a fui le coin depuis belle lurette. Pour ne prendre aucun risque, la Banque Malienne de Solidarité a placé à la tête de son agence locale le fils de Mohamed Ag Erlaf, le patron touareg de l'Agence Nationale de développement des Collectivités Locales (ANICT). Verrou militaire de Kidal, la ville de Tessalit abrite une seconde base militaire du MNLA. Les combattants séparatistes, déployés à Ambobar, à 7 km de Tessalit, sont libres comme l'air alors que les soldats maliens sont littéralement cantonnés dans leur base d'Amachach. Bref, Kidal et ses environs vivent, pour l'heure, une autonomie de fait que le MNLA cherche à transformer en autonomie de droit.

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<b>Les positions du MNLA sont confortées par la toute-puissance française au Mali</b>.

Si la France tient vaille que vaille à autonomiser Kidal, c'est parce qu'elle n'aurait pas pu mener sa guerre au Mali sans le soutien algérien. Or la condition algérienne pour faciliter l'opération Serval était l'instauration, à Kidal, d'un espace ouvert aux trafics des jihadistes d'AQMI. Sans cette précaution, qui fait de Kidal un déversoir de terroristes, la guerre pourrait reprendre en Algérie, ce qui serait du plus mauvais effet pour ce puissant voisin du Mali. <i>"C'est cet enjeu, plus que les questions minières ou pétrolières, qui explique l'insistance de la France à empêcher l'exercice de la souveraineté malienne sur Kidal"</i>, nous révèle un expert. Le président français, on s'en souvient, a, au moment de l'offensive militaire sur le nord du Mali, rendu visite à l'émir du Qatar (autre soutien des rebelles maliens)  et dépêché plusieurs membres de son gouvernement chez Bouteflika. La France doit, en outre, une fière chandelle au MNLA de l'avoir aidée à localiser et traquer les jihadistes en janvier 2012.

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Si le pays de François Hollande a aidé IBK à gagner la présidentielle de 2013, c'est en espérant qu'il aurait la poigne nécessaire pour imposer au Mali l'autonomie de Kidal. C'est donc avec dépit qu'elle a vu IBK exclure toute autonomie et même hésiter à négocier avec les groupes armés. Ces positions d'IBK ont altéré, aux yeux de la France, le mérite né de l'élection de deux ex-rebelles au parlement et de la libération de plusieurs prisonniers rebelles. D'où la décision française de priver le Mali de tout moyen militaire de reconquête de Kidal. Pendant ce temps, elle laisse le MNLA recruter le plus grand nombre possible de chefs tribaux en leur faisant miroiter une autonomie régionale de plus en plus proche. De plus en plus inévitable. De fait, s'il arrive à la France de fléchir et de laisser le Mali recouvrer ses entiers droits sur Kidal, l'Algérie a les moyens militaires de lui rendre la monnaie de sa pièce en transformant la vie tranquille de la Force Serval en un enfer quotidien.

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>Chronique satirique : Un touriste nommé LadjiBourama</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chronique-satirique-touriste-nomme-ladjibourama-267942.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Apr 2014 03:28:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>De son élection à nos jours, LadjiBourama parcourt le monde sans rien rapporter au bon peuple. Et il menace de patates chaudes ceux qui osent se plaindre !</b></em>

<a href="http://www.maliweb.net/politique/visite-detat-du-president-republique-au-senegal-magnification-dune-relation-exceptionnelle-240962.html/attachment/ibk-dakar" rel="attachment wp-att-240972"><img class="alignleft size-full wp-image-240972" alt="MAGNIFICATION" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/IBK-dakar-.jpg" width="300" height="224" /></a>Si LadjiBourama a une spécialités, c'est bien de se promener à travers le monde. A part Christophe Colomb, l'homme qui a découvert l'Amérique, et le roi Aboubakari II, notre ancêtre mandingue qui, à bord de sa malheureuse pirogue, s'est noyé dans les flots marins en voulant jouer à l'explorateur, il n'y a pas au monde deux globe-trotters comme l'hôte de Koulouba. Il lui reste juste deux ou trois expéditions pour devenir maréchal des airs, un grade qui a existé chez ses amis grecs dont il parle merveilleusement la langue. Et je vous l'assure, le jour où il dressera le bilan de son quinquennat, LadjiBourama nous décrira le visage des extraterrestres car nul ne peut avoir voyagé comme lui sans  rencontrer ces étranges créatures d'Allah <i>soubahanawatallah</i>. Du 4 septembre 2013 à nos jours, LadjiBourama a parcouru plus de kilomètres aériens que la navette spatiale <i>Pathfinder</i>.

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Inaugure-t-on un marché de poulets à Marakech ? Le voilà sur le tarmac en grand boubou blanc ! Ouvre-t-on une boutique de chapelets au Qatar ? Le revoilà, accompagné d'une nuée d'invités ! S'agit-il de visiter une palmeraie à Las Palmas ?   Encore lui ! Y a-t-il une foire aux légumes en Mongolie? Toujours lui ! Petit problème  de détail: de ses incessants voyages, LadjiBourama ne ramène jamais rien pour le bon peuple, sinon de nouvelles et bruyantes menaces. Après avoir beaucoup agité le doigt devant les cameras de l'ORTM, l'infatigable  pèlerin national reprend aussitôt les airs pour le Rwanda ou le Burundi, pays dont chacun sait qu'ils crèvent de faim comme nous.

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<b>Pour ne rater aucune cérémonie à l'étranger et éviter l'<i>"aéro-stop"</i> (ce mot est de mon invention, hé!),   LadjiBourama a trouvé le moyen de s'adjuger un Boieng 737 pour la bagatelle de 18 millards de nos francs.</b> Bien entendu, il n'y a que ces envieux,ces <i>"hasidi" </i>du Parena pour s'en plaindre ! A en croire Ladji, si le leader du Parena et ses camarades opposants se plaignent du Boeing flambant neuf, c'est parce qu'ils n'ont pas été nommés au gouvernement. <i>"Eh bien non! Ntè, N'touta! Je ne les prendrai pas dans mon gouvernement ! Et qu'ils prennent  garde : ceux d'entre eux qui ont détourné les biens publics rendront gorge !"</i>, fulmine LadjiBourama de retour d'une mission exploratoire au Maroc. L'opposition a donc du souci à se faire car, quoiqu'il ne quitte jamais les airs, LadjiBourama ne parle jamais en l'air. Quand il promet quelque chose, il le fait, <i>inch Allah </i>! Les rares choses qu'il a promises sans les réaliser attendent seulement la fin du monde pour se concrétiser. Par exemple, la procédure de haute trahison annoncée contre le <i>"Vieux Commando"</i> et la procédure de diffamation annoncée contre le journal <i>"Le Monde"</i>. Quant à son programme, il paraît que la première partie (<i>"l'honneur du Mali"</i>) est déjà accomplie malgré l'inefficacité de Tatam Ly; la seconde partie, qui a trait au <i>"bonheur des Maliens",</i> se réalisera sans doute avant que le soleil se lève à l'ouest. Alors, croisons les doigts !

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<b>Certes, un grand chef comme LadjiBourama mérite un Boeing; mais que deviendra celui légué par le <i>"Vieux Commando"</i>?</b> Il faut savoir que tout avion, militaire ou civil, doit être entretenu même s'il passe l'année entière sur le ventre. Or le Boeing 727 du <i>"Vieux Commando"</i> inspire une sainte terreur à LadjiBourama qui, m'a-t-on dit, le croit rempli de fétiches et de diables vengeurs. Du coup, l'appareil a beau reluire comme un miroir et bénéficier d'une assurance contractée chez la compagnie allemande <i>"Allianz"</i>, Ladji refuse d'y mettre les pieds. Pis, il refuse aussi d'y affecter le moindre franc d'entretien. Du coup, le coucou se détruit de jour et jour; sous peu, il ne sera même plus bon pour bombarder les nuages en vue de provoquer la pluie. Va-t-on alors le ranger au musée national ou en faire des marmites pour l'armée ? La réponse appartient au gouvernement qui, pour l'heure, communique sur tout sauf sur cette grave question.

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<b>Il est vrai qu'à propos  de communication, celle du gouvernement laisse plutôt à désirer.</b> Du temps où il était simple ministre de la Ville (ou du village, je ne sais plus !), Moussa Mara avait pris l'habitude de s'afficher à la télé tous les soirs pour nous entretenir de ses pharaoniques projets urbains. Une fois à la primature, il a reçu de LadjiBourama une ferme consigne de discrétion. Depuis, il a disparu du paysage, discret comme une ombre et sage comme une image. Pour mieux se faire oublier, Mara ne porte plus de costume, préférant des boubous et une barbichette d'imam de Lafiabougou. On aurait donc tort d'attendre du Premier Ministre qu'il nous explique quoi que ce soit.

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Quant au ministre de la Communication, ses courriers confidentiels se retrouvent, on ne sait comment, dans la presse et on y lit de vifs reproches adressés à la cellule de communication de Koulouba. Pour une communication harmonieuse au sommet de l'Etat, il faudra repasser dans un siècle, n'est-ce pas?

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<b>Le tout n'est pas d'acheter un Boeing; il importe, avant tout, de dire au peuple les détails de la transaction</b>.

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Je ne suivrai pas le Parena lorsqu'il préconise d'annuler l'achat: annuler un marché déjà exécuté reviendrait plus cher à l'Etat car il faudrait alors payer, en sus du prix convenu, des dommages et intérêts substantiels. Le vrai débat réside plutôt dans les questions suivantes : qui a eu le marché de fourniture de l'avion ? Y a-t-il eu appel d'offres ? Sinon, pourquoi ? Comment et par qui les 18 milliards de FCFA seront-ils payés ? Le peuple a droit à ces informations que le gouvernement semble refuser de donner en s'abritant derrière des communiqués sans tête ni queue du RPM. Or pour contraire notre très silencieux gouvernement à parler, la Constitution prévoit des moyens, notamment l'interpellation du gouvernement par les députés et la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire. Mais voilà:  sous nos tropiques, la Constitution sert juste à s'essuyer les pieds et les députés juste à voter des deux bras ! Quant à LadjiBourama, il ne se reconnaît plus d'obligation de compte-rendu. L'avez-vous  remarqué ? Dans l'euphorie de sa victoire électorale, il disait devoir son mandat au <i>"vaillant peuple du Mali"</i>; mais depuis que ledit vaillant peuple a commencé à jaser et à grogner, LadjiBourama a changé le chapelet, pardon!, le fusil d'épaule en se disant élu par Allah. C'est donc à Allah et à Allah seul qu'il réserve ses explications...

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Avec la bénédiction de la France : Le MNLA s&amp;apos;offre une seconde base militaire à Tessalit</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/benediction-france-mnla-soffre-seconde-base-militaire-tessalit-256272.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Apr 2014 03:44:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_164507" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/insecurite/nouveaux-heurts-dans-le-sud-algerien-au-moins-9-morts-depuis-mardi-presse-164506.html/attachment/rebel-11" rel="attachment wp-att-164507"><img class="size-full wp-image-164507" alt="Un combattant des séparatistes du MNLA" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/08/Rebel.jpg" width="610" height="407" /></a> Un combattant des séparatistes du MNLA[/caption]

<b><i>A Kidal, le mouvement indépendantiste touareg, le MNLA, fait déjà la loi. C'est connu. Ce qui l'est moins, c'est que le MNLA pousse son avantage militaire jusqu'à Tessalit. </i></b>

<b><i> </i></b>

En effet, les soldats maliens déployés dans la localité sont cantonnés dans la base militaire d'Amachach qu'on appelle communément base de Tessalit. Ils sont encerclés par une force onusienne composée de soldats tchadiens. Les mêmes qui ont nettoyé, en lieu et place des Français, les grottes du Tigherghar. Postés derrière les soldats tchadiens, évoluent la force française Serval. Et au-delà de la force Serval se situe le dispositif militaire du MNLA. Autant dire que l'armée malienne de Tessalit est verrouillée à double tour par la france et le Tchad alors qu'au-delà du verrou, les combattants du MNLA restent libres comme l'air.

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<b><i>"C'est à Ambobar, à 7 kilomètres de Tessalit, que le MNLA a installé sa base; ses combattants sont entièrement libres de leurs mouvements alors que les soldats maliens d'Amachach ne peuvent sortir de leur base qu'avec une autorisation et sous la surveillance étroite des forces franco-tchadiennes. Tous les  ténors du MNLA se trouvent à</i></b><i> <b>Ambobar, à commencer par les officiers déserteurs de l'armée malienne"</b>,</i> nous révèle une source. Le MNLA fait bon usage de sa liberté de mouvement et du blocage politico-militaire qui règne à Kidal.Parcourant les campements nomades et les oueds, il recrute à tour de bras les <i>jihadistes</i> enfuis et les récycle dans ses rangs, ce qui grossit ses effectifs et lui donne davantage de poids militaire et politique dans la perspective des négociations avec le Mali.<i>"Les  émissaires du MNLA font valoir aux chefs de fractions nomades que l'autonomie de la région de Kidal n'est pas négociable et qu'il vaut mieux se rallier au MNLA pour en profiter, </i>nous explique une source;<i> ils insistent sur le soutien inconditionnel de la France et citent en exemple le cantonnement de l'armée malienne un peu partout dans la région. C'est ainsi que les chefs de tribus et de fractions adhèrent en masse au MNLA au détriment du Mali"</i>.

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<b>Selon des sources sûres, ce messianisme séparatiste du MNLA se fait avec la bénédiction française. </b>Ainsi, c'est grâce à l'appui d'un chef de fraction récemment r<b>e</b>cruté par le MNLA et qui tenait à lui prouver  sa loyauté, que 5 otages de la Croix Rouge ont été libérés mercredi 16 avril 2014, au soir. Un proche du dossier raconte: <i>"Le chef de fraction appartenait au groupe terroriste MUJAO; ne sachant pas qu'il avait été retourné par le MNLA, les ravisseurs du MUJAO ont pris rendez-vous avec lui pour venir cacher sous son toit les 5 agents humanitaires enlevés. Il en a informé le MNLA qui, à son tour, a informé la force française Serval. Les Français ont donc dépêché, en temps opportun, 3 hélicoptères sur place: ils ont pris possession des otages confiés au chef de fraction puis,  prenant en chasse le convoi du MUJAO, ils l'ont liquidé"</i>.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Pour forcer IBK  à  négocier : Paris bloque toute livraison d&amp;apos;avions militaires au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/forcer-ibk-negocier-paris-bloque-livraison-davions-militaires-au-mali-256122.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Apr 2014 03:24:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/armee/operation-serval-la-france-est-intervenue-sur-la-base-des-informations-des-services-de-renseignements-189732.html/attachment/serval-4" rel="attachment wp-att-189738"><img class="alignleft size-full wp-image-189738" alt="serval" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Serval.jpg" width="310" height="232" /></a>C'est entendu: le Mali n'aura jamais les moyens de restaurer, par la force, sa souveraineté militaire, politique et administrative sur la région de Kidal. Il faudra obligatoirement négocier avec les rebelles touaregs et leur octroyer leur autonomie ou quelque chose qui y ressemble. La puissante France y veille comme sur la prunelle de ses yeux. </i></b>

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Lors de son premier séjour présidentiel français, Ibrahim Boubacar Kéita avait dénoncé, à de multiples reprises, la situation de Kidal.<i> "On nous force à négocier avec les groupes armés",</i> avait-il confié à la presse hexagonale.

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Au cours d'entretiens en plus faible société, les officiels français lui avaient répondu que la France ne s'opposerait pas à ce qu'il récupère par la force Kidal mais qu'elle craignait une nouvelle humiliation que pourrait infliger à l'armée renaissante du Mali les bandits armés du MNLA.

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De retour à Bamako, IBK, après avoir consulté la hiérarchie militaire, s'était rendu à l'évidence : le Mali n'avait, pour l'heure, les moyens militaires de reconquérir Kidal.

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En son temps, votre journal l'avait rapporté en précisant que l'état-major de l'armée conseillait d'attendre, avant toute offensive militaire, la sortie de la quatrième promotion de soldats maliens formés à Koulikoro par l'EUTM, la mission européenne d'entraînement. Cette promotion, dénommée <i>"Balanzan", </i>a fini ses classes le 18 mars 2014, sans que la situation de Kidal évolue d'un pouce. En réalité, les experts reconnaissent unanimement qu'on ne peut envisager de libération armée de Kidal sans force aérienne d'appui et de protection. Or, en fait d'avions de chasse, le Mali n'en a point. Quant aux hélicoptères susceptibles d'appuyer des fantassins déployés au sol, il n'y en a pas non plus, à moins de compter sur d'antiques coucous juste bons pour bombarder les nuages en vue de provoquer la pluie! Pour que l'armée ait la moindre chance de déloger les rebelles qui campent à Kidal, il lui faut des avions ou, à tout le moins, des hélicoptères. C'est d'ailleurs grâce à sa force de frappe aérienne que la France a pu vaincre, en janvier 2012, les <i>jihadistes</i> en détruisant leurs sanctuaires et convois éparpillés dans l'immensité désertique du nord-Mali.

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Le gouvernement de François Hollande a donc théoriquement approuvé la reconquête militaire de Kidal en sachant fort bien qu'elle relève, pour le Mali, de l'impossible. Et pour que l'impossible reste...impossible, la France travaille à empêcher le Mali d'acquérir des moyens aériens de combat. Objectif patent: obliger le Mali à négocier et à faire des concessions aux groupes armés du nord.

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Pour s'équiper en appareils de combat aériens, le Mali s'est adressé à plusieurs pays européens. Les Pays-Bas, la Belgique et la Grèce se sont  montrés favorables à la demande malienne. La Grèce était la plus enthousiaste à vider ses hangars et à vendre à vil prix de vieux mais efficaces hélicoptères au Mali.<i> "La France y a mis le pied"</i>, nous affirme une source militaire qui révèle que la France a agi au niveau de l'Union Européenne pour que la Grèce obtienne une compensation financière de la perte d'argent frais que lui causait l'embargo français sur le Mali.

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Le pays de François Hollande a également usé de son influence auprès de Bruxelles et des Pays-Bas  pour renvoyer aux calendes grecques (c'est le cas de le dire !) toute livraison d'avions et d'hélicoptères au Mali. Selon des connaisseurs du dossier, le seul pays susceptible de livrer des appareils aériens au Mali sans craindre de représailles françaises est la Russie. Il semble que le récent séjour à Moscou d'une délégation du MNLA ait eu pour but principal de sensibiliser le président Vladimir Poutine à la cause touarègue et de le dissuader de livrer des avions militaires au gouvernement malien. L'information est d'autant plus vraisemblable que le MNLA n'avait jamais mis les pieds en Russie, que ce pays a toujours fourni des armes au Mali et qu'au regard des bonnes relations entre le Mali et la Russie,  les rebelles n'avaient aucune chance d'obtenir des armes de Poutine.

<b> </b>

<b> </b>

<b>En l'absence d'appui aérien, le Mali n'a plus qu'à regarder les rebelles parader et dicter leur souveraine loi à Kidal</b>. Il y a, depuis février 2012, une autonomie de fait de cette région où le Premier Ministre malien, à l'époque Oumar Tatam Ly, n'a pu se rendre. Certes, les rebelles du MNLA ont quitté l'intérieur du gouvernorat de Kidal, mais ils se sont hâtés de l'encercler aussitôt, faisant de l'édifice une simple prison virtuelle. Prudent, le gouverneur vient y prendre le thé le matin mais la nuit, il se réfugie au camp militaire malien. Ledit camp est lui-même encerclé par les forces onusiennes pour éviter tout mouvement suspect et non autorisé des soldats maliens.

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<b>La stratégie française de pression officieuse sur IBK ne s'arrête d'ailleurs pas à l'embargo sur les avions: même les armes lourdes sont interdites de livraison au Mali.</b>

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Il n'est pas exclu que la France soit pour quelque chose dans le marasme économique malien dû, en partie, au non-déblocage des aides massives promises en 2012 à Bruxelles.

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Est-ce pourquoi on assiste à un fléchissement d'IBK sur le sujet lorsqu'après avoir exigé le désarmement préalable des rebelles, il a finalement ordonné la reprise sans conditions des négociations avec eux? Jusqu'où IBK serait-il prêt à faire des concessions aux groupes armés ? Il n'est un secret pour personne que les revendications des rebelles tournent autour de 4 axes essentiels: autonomie administrative de Kidal; pouvoir des autorités autonomes locales de traiter, en matière économique, avec les bailleurs de fonds et opérateurs étrangers, y compris miniers;  sécurisation du territoire kidalois par une force mixte majoritairement constituée de combattants touaregs; affectation prioritaire des ressources économiques de Kidal au développement local. Il n'est pas du tout certain que ces points de revendications soient solubles dans un processus de décentralisation, même poussé. Le plus drôle, c'est que le Mali, sans être un foudre de guerre, en est à son deuxième embargo militaire en deux ans: le premier, décrété par la CEDEAO contre l'ex-junte, visait à rétablir la démocratie; le second, décidé par la France contre un président démocratiquement élu, conforte plutôt des rebelles.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique :  Le soleil tue la démocratie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-soleil-tue-democratie-256132.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Apr 2014 02:59:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b><a href="http://www.maliweb.net/elections-ceni/crise-politico-institutionnelle-il-urge-daller-aux-urnes-156222.html/attachment/urne-2" rel="attachment wp-att-156228"><img class="alignleft size-full wp-image-156228" alt="urne" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/urne.jpg" width="315" height="236" /></a>Vous ne l'avez peut-être pas remarqué, mais le soleil et l'Etat de droit ne font pas bon ménage. Vous en doutez ? Lisez donc !</b></em>

D'où vient que la démocratie, en terre africaine, se porte aussi mal qu'un tuberculeux et qu'en Occident, elle se porte comme un charme ? Je n'ai pas d'explication rationnelle à ce phénomène mais je constate que la démocratie dépérit très vite (et presque toujours) dans les pays où sévit le soleil. Regardez donc autour de vous : du Tchad à la Libye, en passant par Madagascar et l'Irak, partout où le soleil brille de mille feux, l'Etat de droit et la démocratie servent juste à essuyer les pieds des gouvernants. Et en ces hauts lieux de soleil, il est question de tout sauf d'alternance au pouvoir. Par contre, partout dans le monde où il fait froid, la dictature ne pointe presque jamais son nez: Danemark, Norvège, Finlande, Angleterre, Amérique du nord. Même la Russie, pourtant héritière de l'horrible tyrannie soviétique, cesse de faire exception à la règle: le président Vladimir Poutine s'est, en effet, vu obligé de respecter la Constitution en quittant le pouvoir avant de le reconquérir, des années plus tard, par le biais d'un scrutin transparent. L'effet du froid, je vous dis ! Mais sous nos tropiques, c'est un autre son de cloche. Vous voulez des exemples ? En voilà...

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<b>Le burkinabè Blaise Compaoré, après avoir renversé son ami Thomas Sankara en 1987, règne depuis 27 ans.</b> On se serait attendu à ce que, rassasié enfin, il débarrasse la table. Que non ! Il envisage de modifier le texte fondamental pour rempiler! Sa devise? Ne bougeons pas d'où nous sommes !

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<b>Robert Mugabé va allègrement sur ses 90 ans.</b> Au pouvoir depuis 27 ans, il vient de s'octroyer, en 2013, un nouveau mandat à la tête du Zimbabwé et, pour tout programme, il promet que ses concitoyens ne mourront jamais de faim tant qu'ils préféreront la patate locale au riz importé.

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<b>Maître absolu du Tchad depuis 24 ans, Idriss Déby Itno ne songe pas (loin s'en faut !) à prendre une retraite méritée.</b> Ceux qui, comme l'opposant Ibni Oumar Mahamat Salehtrant, se plaisaient à lui indiquer le chemin du repos, ont tout bonnement disparu sans laisser d'adresse. Et ce n'est pas la France qui s'en souciera après la précieuse aide militaire que Déby lui a apportée au nord du Mali.

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<b>Omar El-Bechir dirige le Soudan depuis 25 ans. </b>Bien décidé à mourir dans son lit présidentiel, il se moque comme d'une guigne de la démocratie et, surtout, des mandats d'arrêt que la Cour Pénale Internationale s'amuse à lancer contre lui. Pour ne pas oublier les techniques du bon parfait tyran, il envoie, de temps à autre, ses milices <i>"Djandjawids"</i> massacrer d'innocents civils.

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<b>A 77 ans, l'Algérien Abdelaziz Bouteflika gouverne depuis 15 ans </b>: il s'est adjugé, vendredi, un nouveau quinquennat. Bien sûr, quand on possède une stature de baobab comme lui, nul besoin de battre campagne ni de quitter son fauteuil roulant. Question: comment un vieillard malade  traquera-t-il de son lit des terroristes aussi agiles des jambes que Belmokhtar et Droukdel ? Réponse d'Amara Benyounes, le chef de la diplomatie de Bouteflika: <i>"Un président gouverne avec sa tête et non avec ses pieds!"</i>. Vous le voyez, la race des masseurs de pieds ne prospère ne connaît pas de frontières !...

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<b>Ayant renversé, en 1994, Dawda Jamara, Yaya Jammeh tient la Gambie d'une main de fer depuis 20 ans.</b> Le secret de sa réussite ? Il fait bastonner à mort quiconque doute qu'il puisse guérir le sida et l'asthme à partir des potions qu'il prépare dans son palais! Et quand je dis <i>"bastonner",</i> cela signifie <i>"bastonner"</i> car les bastonneurs de Jammeh n'ont rien à voir avec ces amateurs qui ont raté leur coup à Koulouba contre un vieil homme au foulard blanc... Adepte du bon ordre, le sieur Jammeh n'aime pas l'encombrement des prisons et, pour réduire la population carcérale, il a passé par les armes 9 prisonniers en août 2012. Il aurait poursuivi son oeuvre de salubrité publique sans les mises en garde sévères de la communauté internationale. Bien entendu, notre président-guérisseur promet une couronne de feu aux homosexuels et aux journalistes dont la race a, par bonheur, fortement diminué sous le ciel gambien.

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<b>A 81 ans, Paul Biya dirige le Cameroun depuis 32 ans.</b> Il ne tient presque jamais de conseil des ministres, préférant transmettre ses ordres au secrétaire général de la présidence qui, du coup, gouverne par procuration en usant au mieux de la formule magique : <i>"Le président m'a dit"</i>. Pour avoir employé ladite formule à des fins (trop) privées, 3 secrétaires généraux ont fini au gnouf. Quand ils finissent de purger une peine, les juges trouvent le moyen de leur coller une rallonge. Si Biya a une toute petite voix, il n'en conserve pas moins un immense pouvoir comme en témoigne la grande stabilité du Cameroun. Il faudra, il va sans dire, se lever tôt pour mettre le président en retraite anticipée !

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<b>L'ancien rebelle Yuweri Museveni garde l'Ouganda dans sa rude main depuis 1986 (28 ans!).</b> Il a beau déguster, depuis une si longue date, des jambons grillés, ce colosse n'est toujours pas rassasié. En 2005, il a, comme c'est l'usage, modifié la Constitution pour briguer un nouveau mandat. Gageons qu'à la fin, il se fera reconduire par décret !

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<b>Ces exemples montrent que l'Afrique suit les traces de ses rois fondateurs</b>. De Soundjata à Dah Monzon, en passant par Chaka Zulu, Samory et les Mogho Naba, nos grands rois ont excellé, non dans la construction de ponts ou de chaussées, mais dans l'exécution de l'ennemi. La faute au soleil ? Ceux qui, après les indépendances, ont pris le  relais des rois n'écoutaient, de même, que la voix du bâton. Souvenez-vous de Sékou Touré, de Bokassa, d'Idi Amin Dadah ou de Hissène Habré ! A présent, le soleil, quelque peu honteux, laise émerger çà et là des démocraties formelles sur le continent. Je dis bien <i>"formelles"</i> car, contrairement aux dictatures pures et dures, la loi est, ici, appliquée mais...à sens unique. Vous avez du répondant financier ou politique ? On vous déroule le tapis rouge! Vous n'êtes qu'un pauvre diable ? Allez, au gnouf ! Quand viennent les élections, les programmes politiques servent juste à amuser la galerie: le dernier mot revient aux cargaisons de pagnes, de pain et de mil. Quant aux suffrages exprimés, ils n'ont aucune importance: seul compte l'Arrêt des juges constitutionnels qui investissent le candidat qu'ils veulent. Le professeur Paul Yao Ndré ne me démentira pas : cet ancien président de la Cour Constitutionnelle ivoirienne a trouvé les moyens juridiques de déclarer Gbagbo élu puis, une guerre plus tard, de prononcer la victoire  de Ouattara. L'opposition tropicale peut hurler à loisir, personne ne l'écoute : tout le monde cherche à manger. D'ailleurs, si elle arrive au pouvoir, elle ne changera rien aux vieilles habitudes de gouvernement. Pourquoi changer quand le soleil ne change pas ?

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Une polémique pour rien : Le ministre Bathily n&amp;apos;a jamais accusé Soumaila Cissé de détournement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/polemique-rien-ministre-bathily-na-jamais-accuse-soumaila-cisse-detournement-256302.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Apr 2014 02:50:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_199727" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/societe/les-syndicats-de-la-justice-au-ministre-garde-des-sceaux-halte-gestapo-199726.html/attachment/mohamed-bathily-2" rel="attachment wp-att-199727"><img class="size-full wp-image-199727" alt="Mohamed A Bathily, ministre de la Justice, Garde des sceaux" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Mohamed-Bathily1.jpg" width="310" height="197" /></a> Mohamed A Bathily, ministre de la Justice, Garde des sceaux[/caption]

<b><i>Fin mars 2014, une vive polémique fut entretenue par la presse. Des confrères de la place ont relaté que le ministre de la Justice, Maître Mohamed Ali Bathily, avait accusé le patron du parti URD, Soumaila Cissé, d'avoir, en tant que ministre des Finances d'alors, pris un arrêté pour s'adjuger 22,5 milliards de FCFA sur les fonds débloqués par la Banque Mondiale au profit des travailleurs compressés de l'Etat. </i></b>

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En réplique à ces accusations, Soumaila Cissé avait répondu que Bathily racontait des histoires : <i>"Comment aurais-je pu, à travers un arrêté, détourner 22,5 milliards à l'insu du président de la République de l'époque, Alpha Oumar Konaré, et du Premier Ministre, Ibrahim Boubacar Kéita ? Je mets Me Bathily au défi de produire cet arrêté !"</i>.

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<b>Conformément à ses habitudes d'investigations, votre journal a cherché à en savoir plus sur cette sulfureuse affaire</b>. C'est ainsi que nous découvrons, à notre immense surprise, qu'en fait, tout est parti d'une grave confusion. Lors d'un séjour en France, courant février-mars 2014, le ministre Bathily est sollicité par des Maliens du foyer de Montreuil, à Paris, pour  tenir un petit meeting. Le ministre y consent.

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Au cours des discussions à bâtons rompus, un de ses compatriotes lui demande pourquoi, lors de la présidentielle de 2013, il a battu campagne pour IBK, candidat du RPM, au lieu de Soumaila Cissé, candidat de l'URD. Le ministre répond que l'association qu'il dirige a préféré IBK car elle compte en son sein de nombreux groupes de travailleurs compressés qui reprochent à l'ancien ministre des Finances, Soumaila Cissé, d'avoir ordonné, par arrêté, une décote de 40% de toute décision de justice condamnant l'Etat à verser des droits aux compressés et aux partants volontaires. Par conséquent, les travailleurs concernés n'entendaient pas voter pour Soumaila Cissé et lui, en tant que leur leader associatif, ne pouvait que respecter leur choix.

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<b>Ces propos sont aussitôt rapportés par un site internet malien. </b>Dans son commentaire, un internaute prétendra savoir le montant exact des fonds alloués aux travailleurs et fixera à 22,5 milliards de FCFA la valeur de la décote décidée par Soumaila Cissé. De fil en aiguille, le propos de l'internaute anonyme s'intègre à l'information principale et le tout conduit à prêter à Maître Bathily des accusations qu'il n'a jamais proférées. Le ministre n'avait même pas précisé à ses interlocuteurs ni le montant global des fonds alloués aux travailleurs, ni celui de la décote. On connaît la suite...

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<b>Un proche de Maître Bathily estime que toute cette affaire fut délibérément montée pour nuire au ministre de la justice à la veille d'un remaniement gouvernemental.</b> Notre interlocuteur s'interroge : <i>"Comment un ministre des Finances peut-il détourner 22,5 milliards d'un fonds débloqué par les partenaires étrangers et, par définition, surveillé comme le lait sur le feu ? Et si le ministre veut vraiment détourner une telle somme, comment peut-il être assez fou pour le faire par arrêté ? Enfin, comment croire qu'un docteur en droit comme Bathily ait pu penser que les détournements éventuels ne se font pas arrêté ?"</i>.

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<b>Tiékorobani  </b>

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<title>Bicim Mali&#45; S.A. : Le guichetier principal jugé pour abus de confiance</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/bicim-mali-s-guichetier-principal-juge-abus-confiance-239262.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Apr 2014 04:31:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le tribunal correctionnel de la Commune 3 de Bamako a connu, le mardi 8 avril, de l'affaire de détournement de 1, 139 milliard de FCFA au détriment de la Banque Internationale pour Commerce et l'Industrioe (BCIM). Le prévenu, ex-guichetier central de la banque, s'appelle Seydou Nourou N' Diaye. </i></b>

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<b>Courant janvier 2007, Seydou Nourou N'Diaye, alors guichetier principal de la BICIM, est arrêté par la Brigade d'Investigations Judiciaires de Bamako pour détournement de 1,139 milliard de FCFA</b>. Depuis 7 ans, il croupit en prison pour abus de confiance, ayant vu sa mise en liberté provisoire conditionnée au paiement d'une caution de 200 millions de FCFA. Caution qu'il n'a pu débourser. Mardi dernier donc, il passait enfin en jugement.  Les débats étaient dirigés par le juge Emmanuel Dakono, le ministère public représenté par Oumar Thioum, la banque défendue par le cabinet <i>''Sow Associés''</i> et le prévenu par Maîtres Yaya Touré et Aboubacar S. Diarra. Avant tout débat, le ministère public invoque l'incompétence du tribunal à juger l'affaire. Il estime que suivant les articles 102, 103 et 104 du Code Pénal malien, le dossier est criminel et non correctionnel et doit, par conséquent, passer devant la Cour d'Assises. Le cabinet <i>''SOW Associés''</i>, conseil de la BICIM, abonde dans le même sens. Quant aux avocats du prévenu, ils diront que les faits reprochés à leur client sont correctionnels et non criminels et que, partant, le tribunal doit juger l'affaire. Ils rappellent que d'ailleurs, l'exception d'incompétence avait été soulevée devant la Chambre d'Accusation de la Cour d'Appel et devant la Cour Suprême et que ces hautes juridictions l'avaient rejetée en décidant que les faits étaient bel et bien correctionnels et non criminels. Le juge Emmanuel Dakono  décide de joindre l'exception au fond et de poursuivre les débats.

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<b>Déposition du prévenu</b>

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Prenant la parole, le prévenu Seydou Nourou N'Diaye explique: <i>"Je ne reconnais avoir détourné que 200 millions de FCFA, au lieu de la somme de 1,139 milliard qu'on me reproche. J'étais le guichetier principal de la BICIM. Le 28 décembre 2006, je suis venu à la banque comme d'habitude et ai exécuté mes tâches quotidiennes. J'ai distribué les fonds aux différentes caisses puis, comme je me sentais mal, je suis sorti. Des</i> <i>agents de la banque m'ont alors appelé pour se plaindre d'un manquant dans ma caisse. A la police, où je me suis rendu, on m'a informé d'un manquant de 1,139 milliard de FCFA. J'ai demandé comment on a pu accéder à ma caisse; on m'a répondu que le mot de passe de mon ordinateur était détenu par un autre collègue, ce qui aurait permis à la banque de vérifier ma caisse. Or je n'ai jamais</i> <i>remis mon mot de passe à qui que ce soit !</i>"

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<b>Le prévenu avoue, sans barguyigner, avoir soustrait, sur une période d'une année, 200 millions des fonds de réserve de la banque</b>. On appelle fonds de réserve les sommes collectées chez les gros clients (Energie du Mali, ambassades, etc.) mais non encore enregistrées dans les caisses. <i>"Je sortais très tard de la banque, muni  de sachets où j'avais mis l'argent détourné. Personne ne s'en apercevait car le système de surveillance de la banque était très léger. Mais je n'ai jamais tiré l'argent des caisses"</i>, précise N'Diaye qui ajoute: <i>"La banque a, en réalité, forcé ma machine pour y faire passer des écritures, gonfler les chiffres et les mettre sur mon dos. Je ne reconnais, pour ma part, que le détournement de 200 millions de FCFA"</i>.

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<b>Interrogé sur des faux billets de banque, la somme de 10 millions et des permis de'occuper retrouvés à son domicile par la police, le prévenu répond</b> : <i>"Je reconnais avoir construit une maison à étage sur une parcelle de mon oncle; pour le reste, n'ayant assisté à aucune perquisition de la police à mon domicile, je ne peux rien confirmer de ce qu'elle a pu trouver là. Comprenez que les 200 millions que j'ai détournés ne l'ont pas été en une seule fois mais sur une longue période!"</i>.

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<b>Plaidoiries</b>

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Les conseils de la BICIM, après avoir rappelé que les faits sont criminels et non correctionnels, ont soutenu que le prévenu avait  frauduleusement soustrait 1,139 milliard de FCFA même s'il n'en reconnaît qu'une partie. En plus , le prévenu, selon ses adversaires, falsifiait les bordereaux de versement, ce qui constiue le crime de faux. Les faits doivent donc être requalifiés en vol aggravé et en faux pour tenir compte de la vérité. La BICIM, filiale de la Banque Nationale de Paris (BNP), demande qu'à défaut de le renvoyer en Cour de'Assises,  le prévenu soit condamné à payer les sommes détournées. Le ministère public a, lui aussi, insisté sur l'incompétence du tribunal et, au cas où cette exception serait rejetée, il a réquis la condamnation du prévenu à la  peine maximale prévu en matière d'abus dee confiance.

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<b>Très offensifs, les conseils du prévenu ont souligné l'illégalité de sa détention (7 ans !) pour une infraction dont la peine maximale ne dépasse pas 5 ans</b>. <i>"Il a dépassé, en détention préventive, la peine maximale encourue en matière correctionnelle parce qu'il n'a pas les bras longs"</i>, s'insurge un conseil de la défense. Il ajoute: <i>"Ce qu'on ne dit pas, c'est dans cette banque, un directeur a détourné plus de 700 millions de FCFA et s'est tiré d'affaire !Il appartient à la partie civile de démontrer que mon client à détourné 1,139 milliard, chose qu'elle ne pourra jamais faire. N'Diaye a été honnête en reconnaissant ce qu'il a détourné. Les  fiches de tri au niveau de la caisse ont été détruites pour enfoncer N'Diaye et effacer les traces d'un détournement commis par d'autres personnes!"</i>.

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<b>Le juge, après avoir patiemment entendu toutes les parties (de 10 heures à 16 heures), a mis le dossier en délibéré pour le 22 avril 2014.</b> Nous vous rendrons compte du verdict.

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<b>Abdoulaye Koné</b>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : Ladji Bourama et le maître français</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-ladji-bourama-maitre-francais-239102.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Apr 2014 04:02:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_189047" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/corruption-lutte-contre-la/au-mali-le-president-ibk-lance-la-lutte-contre-la-corruption-189045.html/attachment/ibkaa" rel="attachment wp-att-189047"><img class="size-full wp-image-189047" alt="Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/IBKaa.jpg" width="620" height="349" /></a> Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK / AFP[/caption]

<b><i>Au moment où le bon et brave peuple malien tire le diable par la queue, Ladji Bourama hésite à aller chercher l'argent là où il se trouve, de peur de s'attirer les foudres du maître français. Jusqu'à quand subira-t-il ce supplice de Tantale</i></b><b> ?</b>

<b> </b>

Ladji Bourama adore la France. C'est normal: il y a fait ses études et en a acquis la civilisation même si, pour des raisons toutes récentes, il préfère Paris à Marseille. De plus, sans l'ami gaulois, le palais de Koulouba serait, à ce jour, occupé par Iyad Ag Ghali et ses faiseurs de thé. Enfin, la France nous maintient, nous et les autres Ouest-Africains, sous perfusion financière pour éviter à nos fonctionnaires de manger de l'avoine assaisonnée de potasse. Mais on a beau aimer la France, elle ne peut nous donner  ce qu'elle ne possède pas. Et c'est là que le bât blesse car tout à son affection pour la France, Ladji Bourama semble avoir peur de s'ouvrir à d'autres partenaires.

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<b>Il faut savoir, en effet, que le pays de François Hollande, quoique cinquième puissance du monde, n'est pas au meilleur de sa forme économique.</b> Sa dette publique en fin 2013 atteint le montant astronomique de 1.925 milliards d'euros, soit 1.280.125 milliards de FCFA ! Ce chiffre n'est pas de mon invention (je préfère écrire des chroniques, comme vous le constatez); il provient des archives de  l'INSEE, l'institut français des statistiques, et il signifie que chaque citoyen français est endetté  à hauteur de 30.000 euros (19,9 millions de FCFA). Rien que pour financer la sécurité sociale (vieillards, malades, handicapés et consorts), la France dépense par an 661 milliards d'euros (449.565 milliards de FCFA).Pour indemniser les travailleurs qui perdent leur emploi, elle déboursera en  2014 la bagatelle de 31 milliards d'euros ( 20 615 milliards de FCFA).Du coup, au moment où l'Allemagne annonce zéro déficit en 2014, le déficit budgétaire français s'établira à quelque 87 milliards d'euros (57. 855 milliards de FCFA). Quant aux chômeurs, leur nombre atteint 3, 4 millions dans la seule France métropolitaine.

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<b>A moins de porter des lunettes en bois héritées de l'ancêtre Soundjata, chacun voit que l'aide française aux pauvres diables comme le Mali ne peut qu'être  fort limitée.</b> C'est pourquoi il urge d'aller tendre notre traditionnel pot de mendiant à des pays mieux lotis comme la Chine. Deuxième puissance économique du monde, celle-ci brille de mille feux et, pour tout dire, ignore la crise. Principale créancière des Etats-Unis d'Amérique (rien de moins!), elle accumule les excédents commerciaux. Cérise sur le gâteau, elle possède un fonds souverain (la <i>"Chinese Investment Corporation"</i>) doté de 200 milliards de dollars (100.000 milliards de FCFA). Savez-vous ce qu'est un fonds souverain ? Eh bien! Il s'agit d'un fonds qu'on n'a pas pu manger chez soi et qu'on destine aux investissements à l'étranger.C'est avec une petite partie de ce fonds que la Chine a acquis 10% du capital de la prestigieuse banque américaine <i>"Morgan Stanley"</i>. Au lieu de courir comme Karl Lewis derrière les 3 milliards d'euros promis à Bruxelles, Ladji Bourama devrait prendre au plus tôt la route de Pékin. Il lui suffira de décrocher 1% du fonds souverain pour engranger 2 milliards de dollars.De quoi faire oublier à ses compatriotes les marchés brûlés, le départ de Tatam Ly, voire l'affaire Tomi. Il n'y a d'ailleurs aucune raison que Ladji Bourama échoue à décrocher le pognon chinois puisqu'en retour, il peut louer ou vendre aux Chinois du bois malien, des minérais et, surtout, le million d'hectares cultivables dans l'Office du Niger. Ne le criez pas sur les toits mais de l'indépendance à nos jours, seuls 10% de ces terres furent mises en valeur. En clair, le gaillard de 50 ans qu'est notre pays n'a fait que dormir sur ses deux oreilles depuis que le colonisateur est parti ! Ladji Bourama devrait se souvenir que son prédécesseur, le <i>"Vieux Commando",</i> n'a dû son salut économique qu'à la Chine comme en témoignent le don du troisième pont de Bamako et la construction de l'autoroute Bamako-Ségou. La Chine s'intéresse au plus haut point à l'Afrique à laquelle elle délivre une aide annuelle de 27 milliards de dollars et avec laquelle son commerce croît, chaque année, de 28% depuis 2001. L'aide annuelle au développement fournie par la Chine à l'Afrique seule double celle de la France envers l'ensemble des pays pauvres (13,7 milliards de dollars) et talonne celle des Etats-Unis (30, 7 milliards de dollars). Le pays de Mao s'intéresse particulièrement au Mali où, pour la première fois de son histoire, elle a dépêché 500 soldats dans le cadre de la MINUSMA.

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<b>Mais voilà : depuis 7 mois qu'il gouverne, Ladji Bourama a bouclé une  soixantaine de voyages sans jamais poser son chapelet, ni sa bouilloire, ni ses babouches de pèlerin en Chine</b>.  On n'a pas vu, non plus, à Pékin ni un Premier Ministre, ni un ministre des Finances du Mali. A ma connaissance, seule une micro-délégation du RPM a récemment rendu une visite de courtoisie au parti communiste chinois. Comme si le Mali crachait sur l'argent chinois au moment où le Congo de Kabila  cède aux Chinois des concessions minières pour 9 milliards de dollars payés rubis sur l'ongle ! Pourquoi cette bouderie ?

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Pourquoi Ladji Bourama ne va-t-il pas prendre l'argent là où il se trouve au lieu de perdre son temps chez un Paul Kagamé dont l'effroyable maigreur montre qu'il a faim et soif comme nous ? La réponse coule de source: Ladji Bourama craint des représailles françaises. La France, jalouse comme une tigresse, déteste, en effet, que ses sujets sub-sahariens fassent du charme à ses concurrents; elle a déjà lancé un sort à ceux qui se sont risqués à ce petit jeu. Modibo Kéita, Moussa Traoré, Sékou Touré et compagnie en savent quelque chose : les uns furent soumis à la diète noire, les autres à un putsch. Quant à Senghor, Omar Bongo et Houphouet-Boigny, grands francophiles devant l'Eternel, ils sont tranquillement morts de vieillesse dans leur lit après une vie d'abondance. Je comprends donc les réticences de Ladji Bourama à franchir, comme César, le Rubicon. Mais entre la crainte des représailles françaises et la nécessité de nourrir un peuple qui crève de faim, il y a lieu de choisir. Et vite. A la place de Ladji, je m'en remettrais à Allah <i>soubahana wa tallah </i>qui m'a confié le pouvoir et je prendrais le chemin de Pékin. Je ne manquerais pas d'accompagnateurs avec toute cette foule de nomades politiques et de griots qui me collent au boubou. D'ailleurs, les représailles françaises ne sont qu'une éventualité alors que la faim populaire est une cruelle réalité. Et puis, Ladji Bourama a déjà pris des libertés avec le maître français sans qu'on lui ôte son chapelet : ne se permet-il pas souvent de ranger au placard la belle langue de Molière pour rouler du latin et du grec ?

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial : IBK écrase ses collaborateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ibk-ecrase-ses-collaborateurs-239312.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Apr 2014 03:38:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_170100" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/crise-socio-politique-et-securitaire-ibk-peut-il-reconcilier-170084.html/attachment/ibk-23" rel="attachment wp-att-170100"><img class="size-full wp-image-170100" alt="Le président  Ibrahim Boubacar Keïta" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/IBK-.jpg" width="350" height="264" /></a> IBK[/caption]

<b><i>Si Ibrahim Boubacar Kéita fut élu avec le score nord-coréen de 77% des voix, il n'en reste pas moins très fragile. Cette fragilité découle principalement de ce que ses collaborateurs ont la plus grande crainte de lui dire des vérités, de peur de perdre leurs strapontins. Vous en doutez ? Indiquez-nous une seule personnalité qui, dans l'entourage du président, au gouvernement ou dans son parti, ose lui dire ce qui lui déplaît ! Le président écrase ses collaborateurs et, pour s'adresser à l'ancien Premier Ministre Oumar Tatam Ly, en principe chef du gouvernement, on a vu IBK lui agiter le doigt sous le nez en martelant: "Je vous tiens pour responsable de la bonne exécution de mes décisions !".  </i></b>

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Les rares journalistes qui osent encore faire des révélations ou des critiques font l'objet d'un lynchage systématique...

Ce climat de terreur que fait peser IBK sur son entourage déteint négativement sur l'action gouvernementale. Tétanisés à sa seule vue, les ministres perdent leur capacité d'initiative et se transforment en simples soldats, en exécuteurs empressés de ses ordres, au lieu de proposer des alternatives plus fructueuses. Du coup, le gouvernement, loin d'exercer son privilège constitutionnel de définition et de conduite de la politique nationale, devient un immense corps bureaucratique privé de son, de lumière et d'efficacité. A l'image de Ly qui, à la fin, a préféré prendre le large.

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Le même scénario d'étouffement, d'écrasement menace déjà Moussa Mara. Quel Premier Ministre a-t-on vu, en effet, échouer à placer le moindre de ses camarades de parti dans son propre gouvernement ? Quel Premier Ministre peut, comme lui, prétendre gouverner tant soit peu librement alors qu'il est nommé par un président omnipotent et ne détient qu'un seul des 147 députés ? Mara fait, pour l'instant, le dos rond en espérant rebondir dans les mois prochains; mais il se trompe : c'est aujourd'hui qu'il aurait dû tenter d'imposer ses choix car demain, le chef de l'Etat aura peut-être beaucoup moins besoin de lui et sera moins enclin à l'écouter.

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Le discours du président IBK est, certes, martial et sans concession, mais son action est infiniment plus nuancée. Au moment où les ex-putschistes subissent les foudres de la loi et que, selon le slogan officiel, nul n'est censé échapper aux rigueurs de la loi, maints criminels se baladent dans nos rues en toute liberté. Les rebelles élus sur la liste du RPM ne diront pas le contraire !

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Le plus grave, c'est qu'IBK n'a guère le sens des priorités. A preuve : l'achat d'un avion présidentiel à 18 milliards au moment où le peuple crève de faim et ces poursuites lancées contre ATT au moment où le peuple a besoin de se réconcilier. Quel miracle IBK va-t-il réaliser pour redonner espoir à son peuple démuni ? Bien malin qui le saurait !

<b> </b>

<b>Tiékorobani </b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
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<title>Des miliciens pro&#45;gouvernementaux de Gao se plaignent</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/miliciens-pro-gouvernementaux-gao-se-plaignent-239112.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Apr 2014 03:20:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_85003" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/insecurite/85002-85002.html/attachment/milice-_auto-defense" rel="attachment wp-att-85003"><img class="size-full wp-image-85003" alt="Des membres d'une milice d'auto-défense appelée le Front de Libération du Nord (FLN). © AFP (photo archives)" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/milice-_auto-defense.jpg" width="350" height="200" /></a> Des membres d'une milice d'auto-défense appelée le Front de Libération du Nord (FLN). © AFP (photo archives)[/caption]

<b><i>Suite à l'offensive lancée par les groupes armés (MNLA, Ançar Dine, MUJAO), les villes du nord sont tombées sous leur contrôle  en 2012. Gao fut occupée le 31 mars 2012. Face au chaos qui régnait dans la ville, les jeunes de la localité ont mis en place un regroupement dénommé "Mouvement des Jeunes Patrouilleurs de Gao". Ce mouvement s'était fixé comme objectif de sécuriser les populations  contre les pillards du MNLA. Munis d'armes abandonnées par l'armée malienne en fuite et d'armes blanches, les "jeunes patrouilleurs" ont, jusqu'à l'intervention française, sécurisé la ville de Gao. Quelques jours après la venue de la force "Serval" et le retour de l'armée malienne, les "jeunes patrouilleurs" ont, à l'issue d'une assemblée générale et de façon volontaire, rendu leurs armes et montré leurs caches d'armes. </i></b>

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<b>Après les accords de Ouagadougou qui exigeaient le cantonnement et le désarmement de tous les groupes armés, il a été prévu de  cantonneer les <i>"jeunes patrouilleurs"</i> et d'assurer, par la suite, leur insertion socio-économique et leur recrutement dans l'armée régulière</b>. Se sentant exclus du processus de cantonnement en cours, les <i>"jeunes patrouilleurs"</i> montent à présent au créneau pour dénoncer la situation. Samedi 5 avril, ils ont donné de la voix au cours d'une cérémonie grandiose où étaient présents l'imam de Gao, les représentant de la MINUSMA (la force onusienne), les autorités politiques et administratives de la localité, y compris le gouverneur. Le porte-parole des <i>"jeunes patrouilleurs",</i> Moussa Bouréhima Yoro, a tenu à rappeler que pendant l'occupation, ses combattants ont joué un rôle dans la sécurisation du pays comme les autres groupes armés fidèles au Mali et qu'à ce titre, son mouvement doit être concerné par le processus de réconciliation, de cantonnement et de réinsertion. Il regrette que rien ne soit fait à cet égard. <i>" Nous voulons être insérés dans le tissu social et économique ou recrutés dans l'armée", </i>a martelé Yoro. Parlant du patriotisme des <i>"jeunes patrouilleurs"</i>, il dira qu'ils ont parfois perdu la vie pour sécuriser Gao. Dans la même lancée, Yoro pense que son mouvement est traité de la sorte pour avoir accepté de désarmement avant les même accords de Ouagadougou.<i>"Au départ, nous avions voulu  désarmer seulement après avoir obtenu des garanties de réinsertion. Mais vu la situation du pays, nous avons facilité la tâche aux autorités et nous le payons très cher aujourd'hui!"</i>, a ajouté Yoro.

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<b>En réponse, le gouverneur de Gao dira que le gouvernement mettra tout en œuvre pour trouver une solution aux doléances des <i>"jeunes patrouilleurs"</i>. </b><i>"Laisser dans la nature des jeunes gens qui manient bien les armes est un danger pour le pays", </i>a déclaré le gouverneur. Vaine promesse ?

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<b>Abdoulaye Guindo</b>]]> </content:encoded>
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<title>Nouvelle équipe gouvernementale : Le festin des politiciens</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/nouvelle-equipe-gouvernementale-festin-politiciens-238582.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Apr 2014 12:15:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_236462" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/nouveau-gouvernement-famille-les-allies-les-autres-236382.html/attachment/ibk-mara" rel="attachment wp-att-236462"><img class="size-full wp-image-236462" alt="IBK-Mara" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/IBK-Mara.jpg" width="620" height="282" /></a> Le président Ibrahim Boubacar Keita et le PM, Moussa Mara[/caption]

<b><i>Au départ, LadjiBourama avait cru pouvoir gouverner tout seul, sans l'aide des politiciens, nomades comme sédentaires. C'est pourquoi, dans l'euphorie de la victoire électorale, il avait annoncé avec tambour et trompette qu'il n'y aurait </i></b><b><i>"pas de  partage de gâteau"</i></b><b><i> et qu'il fallait s'éloigner du consensus de la marmite, pardon !, du consensus politique pratiqué par son prédécesseur, le "Vieux Commando". Joignant le geste à la parole, l'hôte de Koulouba avait sorti de  son chapelet magique un Premier Ministre : Oumar Tatam Ly.  Quand on veut préserver le gâteau, on le confie, bien sûr, à un banquier, par nature avare,  et Ly en était un.</i></b>

<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>

<b>Le banquier voulait dégarnir la table</b>

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Mais voilà: Ly a tellement bien compris sa mission, il a tellement veillé sur le gâteau qu'il a commencé à trouver un peu trop nombreux les rares convives assis autour de la table à manger. Il a donc demandé que l'on chasse de la table plusieurs convives sans même leur laisser le temps de terminer leur assiette.  Oumar Tatam Ly souhaitait limiter non seulement la quantité de festoyeurs mais aussi leur qualité, vu que les festoyeurs politiques ont le plus d'appétit. Ne pouvant convaincre LadjiBourama de faire le vide, le Premier Ministre moustachu a préféré vider le plancher. Il n'avait pas, il est vrai, de raison pressante de s'accrocher à son poste primatorial puisqu'il gagne bien sa vie à la BCEAO où il s'apprête à retourner. Pauvre monsieur Ly ! Les politiciens ont eu sa peau ! Il aurait dû, avant de les affronter, demander conseil à l'astrophysicien Cheick Modibo Diarra qui, du haut de ses <i>"pleins pouvoirs"</i>, entendait éradiquer la race des rentiers politiques et a subi, en retour, un crash aérien nocturne.

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<b>Mara gère les  appétits</b>

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Le nouveau Premier Ministre, Moussa Mara, a, certes, un profil technique prononcé mais c'est surtout un homme politique. Chef d'un parti  (<i>"Yelema</i>"), il sait l'immense appétit des politiciens et tout le bien que l'on tire d'eux en leur mettant une croûte de pain dans la bouche. Voilà pourquoi Mara tente de faire du <i>"ATTisme"</i> sans ATT. La configuration de l'équipe montre que Mara n'a pas eu les coudées franches pour la former, même si la phraséologie officielle tend à faire croire qu'elle fut proposée par lui.  A preuve ? Pas un militant de Mara n'y figure ; les gros poissons dont Oumar Tatam Ly exigeait le débarquement ne bougent pas d'un iota et, au lieu de la vingtaine de ministres dont Mara caressait le projet, il se retrouve dans une cour de récréation remplie de 31 personnages (pas un de moins)! Voyons, à présent, la tête de nos nouveaux clients.

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<b>J'ai beau remplacer mes lunettes par des jumelles <i>made in Kati</i>, je ne vois pas d'uniforme kaki</b>. LadjiBourama a jeté dans le lac les deux derniers représentants de l'ex-junte : les généraux Abdoulaye Koumaré et Moussa Sinko Coulibaly. Ce dernier, passé maître en <i>"tendances électorales",</i>  sourira  désormais beaucoup moins quand un candidat au long chapelet devancera de loin les autres. Les deux hauts gradés doivent, au reste, remercier Allah <i>soubahanawatallah</i> de rentrer tranquillement chez eux au lieu de d'atterrir, comme leur ami Sanogo, dans une cellule de Sélingué agrémentée de vipères !

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<b>Cheick Oumar Diarrah, pourtant très lié à LadjiBourama, quitte le navire où il était chargé de la réconciliation nationale</b>. On murmure qu'il a préféré suivre son ami Tatam Ly mais il ne s'agit que de murumres...En tout cas, il n'est pas certain que son remplaçant, Zahabi, fasse mieux que lui car, en tant que rebelle répenti, ce dernier ne plaît pas beaucoup aux bandits armés du MNLA et du HCUA. Au passage, LadjiBourama prive Zahabi de juteux bouts de gâteau en détachant le maroquin de la réconciliation du volet <i>"reconstruction du nord"</i>. Autant dire que Zahabi, en l'absence d'armée pour reconquérir Kidal,  devient un ministre...du discours.

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<b>On se serait attendu au sec limogeage du général SadaSamaké après l'insécurité galopante qui a valu à nos marchés de brûler et à la résidence de l'ancien président Konaré une attaque à main armée</b>. Mais que non ! L'officier monte tout bonnement en grade en devenant super-ministre  de l'Intérieur et de la Sécurité !

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<b>Me Bathily reste garde des sceaux et numéro 2 du gouvernement; il voitses attributions renforcées par un  segment tout neuf: les droits de l'homme</b>. De quoi réjouir quelques procureurs (suivez mon regard !) et, surtout, le maire du district, Adama Sangaré, auquel Me Bathily souhaite un splendide palais au Paradis.

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<b>L'Adema, omniprésente autour de la soupe, surtout quand elle contient du nectar, se taille de gros oignons : le Commerce et la Décentralisation</b>. Dans la foulée, Ousmane Sy sort du bois pour relancer les communes qu'il a mises en place dans les années 1997. Le candidat nomade du parti, Dramane Dembélé rate, hélas !, une énième fois le coche, lui qui avait pourtant étalé, dès l'aube, sa natte, ses cuillères et ses fourchettes devant la mosquée, pardon !, le château de Sébénicoro. C'est dire qu'à l'Adema, les hiérarques reprennent toujours la main, quel que soit le ballet des candidats.

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<b>Avec Poulho aux Sports et Me MountagaTall à l'Enseignement Supérieur, LadjiBourama recrute de nouveaux adeptes politiques</b>. Les deux hommes ont maintenant l'occasion de se refaire une santé après le tragique périple de la présidentielle et des législatives. On n'entendra donc plus Poulho dénoncer sur <i>RFI </i>l'aide apportée par les militaires au candidat LadjiBourama. Quant à Me Tall, il ne reprochera plus, comme en 1997, à LadjiBourama de devoir ses privilèges à un décret présidentiel (et non au suffrage populaire); surtout, le patron du CNID a compris, 20 ans trop tard, qu'il valait mieux s'installer soi-même à table que de donner une procuration à quelqu'un d'autre. Question à mille dollars ségoviens: Me Tall au gouvernement, à quoi aura servi la précédente levée de son immunité parlementaire ? Prendra-t-on le risque d'une mini-crise politique en lui demandant un jour de se rendre au tribunal pour affronter BabaniCissoko ? Ou bien Babani devra-t-il désormais aller réclamer ses sous à feu Dah Monzon ? Poulho et Tall, faut-il le rappeler, sont, avec Moussa Mara, co-fondateurs de la défunte <i>"Convergence pour Sauver le Mali" </i>que les connaisseurs avaient, à l'époque, surnommée <i>"Convergence pour Sauver Moi-même"</i> car cet étrange regroupement politique se prétendait ni pro-putsch, ni anti-putsch. Quelle gymnastique!

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<b>Enfin, le RPM, après avoir perdu la primature, parvient à sauver quelques os spongieux.</b> Son secrétaire général, BocaryTéréta,  reste ministre du Développement Rural, environné d'une demi-douzaine d'autres artisans de l'honneur du Mali et du bonheur des Maliens comme  Abdoulaye Idrissa Maiga,  l'ancien directeur de campagne de LadjiBourama.

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<b>La morale  de l'histoire</b>

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En un mot comme en mille, la composition du gouvernement Mara indique que LadjiBourama prend un virage politique. Il espère, ce faisant, partager son fardeau (de plus en plus lourd) avec d'anciens concurrents politiques et diminuer l'impatience du peuple qui ne voit rien venir depuis 7 longs mois. En la matière, Ladji fait preuve d'une grande capacité d'oubli puisqu'il fait appel à des gens qui, hier, l'ont lâché au milieu du gué. Sans le crier sur les toits, il veille cependant à préserver son éventuel second mandat en brisant les ailes de son Premier Ministre qui, parmi les ministres, ne compte pas de partisans. Surveillé comme le lait sur le feu, Mara va même, peut-être, devoir batailler comme un gladiateur pour placer ses camarades de parti dans les hauts postes de l'administration. Comme quoi, LadjiBourama sait aussi bien tenir les brides que porter des babouches !

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>Tentative d&amp;apos;escroquerie du président IBK Le prévenu jugé non coupable !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/tentative-descroquerie-du-president-ibk-prevenu-juge-coupable-224812.html</link>
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<pubDate>Tue, 08 Apr 2014 06:33:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_224892" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/societe/tentative-descroquerie-du-president-ibk-prevenu-juge-coupable-224812.html/attachment/ibrahim-bocoum" rel="attachment wp-att-224892"><img class="size-full wp-image-224892" alt="Ibrahim Bocoum avec le président du Niger" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/ibrahim-Bocoum.jpg" width="310" height="187" /></a> Ibrahim Bocoum avec le président du Niger[/caption]

<em><b>Dans notre dernière parution, nous titrions: "Tentative d'escroquerie du président IBK: le prévenu, Bocoum, met l'accusation en difficulté". Nous avions raison car à l'audience du mardi 1er avril 2014, Ibrahim Bocoum a été déclaré non coupable et relaxé.</b></em>

<b> </b>

Dans la salle d'audience, le prévenu Ibrahim Bocoum était habillé en boubou blanc mais cette fois, au lieu d'une petite, il tenait en main une grosse bouteille d'eau minérale. Il faut rappeler que son dossier avait été renvoyé par le tribunal pour permettre au Contentieux de l'Etat de vérifier l'authenticité des documents justificatifs produits par le prévenu pour prouver qu'il était bien un émissaire de l'ancien président centrafricain, Michel Djotodia, venu solliciter une aide  financière du président IBK. Entre autres documents, il avait produit des notes diplomatiques centrafricaines attestant sa qualité d'émissaire et demandant qu'il soit libéré.

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<b>Demande de renvoi rejetée</b>

Le président du tribunal, Samba Sissoko, ayant appelé le dossier, le ministère public, représenté par le substitut du procureur, Moussa Sissoko, demande aussitôt la parole pour solliciter un nouveau renvoi au motif que la vérification des documents produits par le prévenu ne sont pas terminés. La demande du ministère public est appuyée par le contentieux de l'Etat, représenté par Moussa Guindo et Daouda Doumbia, qui fera valoir que les vérifications se poursuivent auprès des plus hautes autorités. Le Contentieux de l'Etat informe même le tribunal de la disponibilité d'un fonctionnaire de Koulouba à venir témoigner à la barre. Le Contentieux souligne enfin que ce deuxième renvoi s'avère nécessaire dans la mesure où l'affaire est d'importance, qu'il s'agit d'une tentative d'escroquerie de la première institution de la République et que les fonds qui devaient être soustraits des poches d'IBK atteignent  200 000 euros (131 millions de FCFA!). Les avocats du prévenu,  Adamou Cissé et Saloum Souaré, s'opposent à la demande de renvoi au motif que le contentieux de l'Etat et le ministère public ont eu 3 mois pour vérifier si leur client est ou non un envoyé de Michel Djotodia. Le juge tranche en rejetant la demande de renvoi.

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<b>Le prévenu persiste et signe</b>

Il donne la parole au prévenu qui reprend les déclarations faites lors de l'audience passée: <i>"Je ne suis pas un escroc; j'ai été bel et bien envoyé par Djotodia comme attestent les documents versés par mes avocats. Je rappelle que j'étais là, à cette barre, il y a 3 ans, pour défendre les intérêts de commerçants centrafricains lésés. Quand j'ai remis les 3 lettres de Djotodia à IBK, celui-ci m'a fait savoir</i> <i>que lui-même traversait des difficultés financières, que c'est le président Alassane Ouattara de la Côte d'Ivoire qui faisait tout pour lui et qu'il allait entrer en contact avec Ouattara  pour voir ce qu'il pouvait faire pour la Centrafrique. A ma grande surprise, je reçois à mon hôtel la visite des éléments de la Sécurité d'Etat...Depuis 2003, j'étais le conseiller de François Bozizé, l'ancien président centrafricain; à sa chute, je suis devenu conseiller spécial de Djotodia pendant la Transition"</i>. Le prévenu d'exhiber des photos prises avec des chefs d'Etat de la sous-région lors de ses missions: Macky Sall du Sénégal, Mahamane Issoufou du Niger, Compaoré du Burkina, Abel-Aziz de Mauritanie. Le ministère public lui demande ce que contient exactement le message de Djotodia adressé à IBK. Le prévenu répond que le message contient des salutations mais que la demande d'aide financiaire a été transmise de vive voix par lui, en tant qu'émissaire.

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<b>Charge énergique de la partie civile</b>

Moussa Guindo, représentant du Contentieux de l'Etat, revient sur la génèse des faits. Il révèle que le 7 janvier 2014, un fax de l'Ambassade de la Centrafrique en Côte d'Ivoire est expédié à la présidence de la République du Mali pour annoncer la venue d'un émissaire de Michel Djotodia à Bamako à la date du 9 janvier 2014 à 14 heures. C'est ainsi que le protocole de la République accueille Ibrahim Bocoum qui devait loger à l'hôtel <i>"Salam"</i> mais qui, en cours de route, opte pour l'hôtel <i>"Radisson"</i>. A 15 heures, Bocoum est conduit à la présidence où il rencontre IBK. Qu'est ce qui fait douter IBK ? Moussa Guindo le révèle: après les salutations d'usage et la remise de 3 lettres de Djotodia au président malien, Bocoum lui demande de faire sortir ses conseillers de la salle car il aurait pour lui un message confidentiel. C'est alors qu'il sollicite une aide financière, aide qui n'est visée dans aucune des correspondances de Djotodia. De plus, le président IBK   constate que les lettres à lui adressées ne sont pas signées. <i>"Pire, </i>s'écrie Moussa Guindo, <i>le prévenu a remis au président IBK une note l'invitant à croire à tout ce qui sera dit par Ibrahim Bocoum. En outre, Bocoum a remis à IBK un bon du trésor centrafricain invitant le président malien à payer 200.000 euros à Bocoum. Ce sont ces anomalies qui ont fait douter IBK. Il a demandé à la Sécurité d'Etat d'enquêter.  Les documents fournis par Bocoum sont faux et ne sont même pas  signés. Je m'étonne de le voir exhiber des photos qui auraient dû se trouver sou</i>s <i>scellés. Je demande, au nom de l'Etat, partie civile, le remboursement de 677.000 FCFA représentant les frais d'hôtel de Bocoum et 1 million de dommages et intérêts". </i>Le ministère public a, pour sa pârt, requis que le prévenu soit condamné pour tentative  d'escroquerie et qu'il soit fait droit  aux demandes du contentieux de l'Etat.

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<b>La défense plaide non coupable</b>

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Les conseils du prévenu font valoir que leur client n'est pas un escroc et que sa culpabilité n'est nullmerment prouvée. "Mon client était porteur d'un message confidentiel qu'il a livré au président IBK. Quelques heures après la rencontre, il a été arrêté par la Sécurité d'Etat au motif que le contenu du message de répondait pas aux formes diplomatiques. Toutes les possibilités ont été données à la partie civile  de vérifier si, oui ou non, mon client avait été envoyé par Djotodia. Elle s'est avérée  incapable de faire mentir mon client", soutient Me Souaré. Pour Me Cissé, Bocoum n'est pas n'importe qui. <i>"Ce n'est pas parce qu'IBK a douté de lui que mon client est un escroc. Du 9 au 16 janvier, il était entre les mains de la Sécurité d'Etat avant d'être remis à la gendarmerie le 17 janvier; ce dossier est vide !",</i> tonne l'avocat qui dénonce la carence de la partie plaignante à apporter la moindre preuve de la culpabilité de Bocoum alors que le charge de la preuve incombe à la partie plaignante. Il a demandé la relaxe pure et simple de son client. Il a enfin déclaré que la sécurité d'Etat était passée au parquet de la commune 3 de Bamako illégalement récupérer des objets placés sous scellés dont Me Cissé exige la restitution.

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<b>Décision du tribunal</b>

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Vidant son délibéré aux environs de 19 h 10 mn sur le siège, le tribunal a déclaré le prévenu Ibrahim Bocoum non coupable des faits reprochés et l'a relaxé. Le tribunal a, en outre, ordonné la restitution des objets antérieurement mis sous scellés. Fort soulagement de Bocoum qui se met à pleurer à chaudes larmes. L'assistance, pour sa part, s'est mise à applaudir à tout rompre.

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<b>Abdoulaye Koné</b>

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<b>Interview exclusive d'Ibrahim  Bocoum :</b>

<b>L'homme qui a triomphé d'IBK en justice parle</b>

[caption id="attachment_224902" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/societe/tentative-descroquerie-du-president-ibk-prevenu-juge-coupable-224812.html/attachment/bocoum-sall" rel="attachment wp-att-224902"><img class="size-full wp-image-224902" alt="... Bocoum avec Macky Sall" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/bocoum-Sall.jpg" width="310" height="170" /></a> ... Bocoum avec Macky Sall[/caption]

<em><b>Après avoir été relaxé par le tribunal de la commune 3 de Bamako et libéré, Ibrahim Bocoum nous a accordé un entretien riche en enseignements. Il nous a aussi fourni des photos édifiantes sur sa qualité d'émissaire de l'ancien président centrafricain Michel Djotodia.</b></em>

<em><b> </b></em>

<b><i>Qu'est ce qui s'est passé vraiment entre vous et IBK ?</i></b>

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Je suis arrivé  à Bamako le 9 janvier par un vol d'Air Ivoire, porteur d'un message de Michel Djotodia, l'ex-président centrafricain au président Ibrahim Boubacar Kéita. J'ai été reçu à Koulouba à 17 h. Ce jour-là, IBK avait une 2ème audience avec Christine Lagarde, patronne du FMI. On s'est entretenus pendant 1 h 30 mn. Il a compris le message où Djotodia demandait une aide humanitaire pour la République Centrafricaine. Il m'a fait savoir qu'il allait voir, avec son grand-frère Alassane Ouattara, comment faire parvenir une aide alimentaire à Bangui. IBK m'a bien traité et a demandé au directeur de son protocole si j'étais bien logé; celui-ci a répondu par l'affirmative. Après l'audience, la presse d'Etat m'a interviewé par rapport au mini-sommet de N'Djaména qui avait commencé et allait déboucher sur la démission de Djotodia vendredi 10 janvier. La presse m'a demandé ce qui pouvait se passer lors de ce mini-sommet; j'ai donné la réponse que j'avais déjà donnée à IBK: soit le mini-sommet obligeait Djotodia à démissionner, soit il lui accordait un nouveau délai pour réussir.

&nbsp;

Je suis rentré à l'hôtel avec un membre du protocole. 1 h après, j'ai été approché par la sécurité d'Etat qui m'a amené dans ses locaux. Elle m'a demandé si je connaissais le directeur de la police centrafricaine; j'ai dit non. Les agents m'ont révélé avoir appelé ce dernier qui leur aurait confié qu'il ne me connaissait pas. Je leur ai dit que je connaissais, par contre,  le ministre de l'intérieur dont le numéro figurait dans mon portable. J'ai remis aux agents le numéro personnel de Djotodia; bien que ce numéro ne soit jamais fermé, ils ont prétendu n'avoir pu joindre Djotodia !

&nbsp;

Vers  minuit, avant de me renvoyer à mon hôtel, ils m'ont demandé si je connaissais quelqu'un à Bamako. La question m'a étonné car dans mes téléphones qu'ils avaient confisqués, il y avait des numéros maliens. Ne voulant créer de problème à personne, j'ai dit que ne connaissais personne à Bamako. Je suis rentré à l'hôtel Radisson. Les agents de la Sécurité d'Etat sont revenus m'y chercher le lendemain vers 8 heures; peu après, Djotodia a démissionné. Mon calvaire s'est aggravé. Je fus retenu à la sécurité d'Etat du 10 au 16 janvier, enfermé 24 h sur 24. On me mettait une cagoule pour me poser des questions qui n'avaient rien à voir avec ma mission. Ils ont fouillé mes portables, mon ordinateur; ils m'ont demandé si j'investissais au Mali.

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J'avais adressé des messages de félicitation à l'honorable Oumar Mariko lors de sa réélection au parlement, ainsi qu'à Cheick Oumar Sissoko, président de SADI, lesquels m'avaient, dans le temps, demandé de venir en aide à des Maliens en difficulté en Centrafrique: la Sécurité d'Etat a tenté de politiser ces liens.

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J'ai expliqué mes liens avec les deux leaders du parti SADI que j'avais connus par l'intermédiaire de mon jeune frère, Dr Allaye Bocoum, membre de SADI. J'ai raconté comment, en visite à Dakar avec Djotodia, j'avais introduit Mariko auprès de Djotodia. Les agents de la Sécurité d'Etat sont allés perquisitionner mes bagages; ils y ont trouvé 12 puces de téléphone dont des puces maliennes, françaises, marocaines, mauritaniennes, centrafricaines et ivoiriennes. Ils m'ont demandé pourquoi j'avais autant de puces alors que l'un des agents interrogateurs avait lui-même 3 téléphones ! Ils ont trouvé aussi dans mes bagages les relevés bancaires de Djotodia, mon passeport ivoirien et mon passeport diplomatique centrafricain. J'ai fait 6 jours à la sécurité d'Etat. C'est  le 16 janvier qu'on m'a envoyé au camp 1 de gendarmerie pour, a-t-on dit, des nécessités d'enquête.

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Le 17 janvier, un capitaine de la gendarmerie du camp 1, Fousseyni Berthé, m'a appelé dans son bureau pour me demander de lui relater mon parcours scolaire. Il était assis là, sans bic ni papier; il ne prenait aucune note. Je lui ai parlé pendant 2 heures puis, à ma grande surprise, il établit un P.V d'audition en date du 23 janvier que je n'ai ni lu ni signé ! Je n'ai signé aucun document au camp 1.

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On m'a amené alors au tribunal de la commune 3 où le procureur m'a mis sous mandat de dépôt et programmé mon jugement pour le 25 mars. J'ai été conduit à la maison d'arrêt. Grâce à mon frère à qui j'ai remis les contacts de Djotodia, du ministère des Affaires Etrangères centrafricain et de l'Ambassadeur centrafricain à Abbidjan, la Centrafrique a envoyé une note au ministère des Affaires Etrangères du Mali. L'ambassadeur centrafricain à Abidjan a lui aussi saisi l'ambassadeur du Mali à Abidjan pour lui expliquer ce qui m'arrivait au Mali. Le Ministre des Affaires Etrangères de Centrafrique a envoyé deux nouvelles notes à son homologue malien et au ministre malien de la Justice pour demander ma libération. Djotodia lui-même a appelé le protocole malien pour confirmer que j''étais son envoyé.

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<b><i>Vous avez dit à la barre que vous étiez là, il y a 3 ans, pour défendre les intérêts de la Centrafrique...</i></b>

Il y a 3 ans, devant le tribunal de la commune 3 de Bamako, je venais réclamer à des commerçants maliens l'argent dû à des sociétés centrafricaines. Par exemple, le commerçant malien Amadou Lah doit 300 millions de FCFA. L'affaire reste pendante devant la Cour Suprême. Lah n'est pas le seul. Les Centrafricains ont 2 millions de dollars de créances sur des Maliens. Je ne vais pas lâcher le morceau car de nos jours, je sens un changement au niveau de la justice malienne. En témoigne ma  relaxe. Je suis aujourd'hui fier d'avoir des origines maliennes, fier de la justice malienne ! Je ne  peux pas me prononcer sur les autres aspects de la gouvernance.

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<b><i>On vous accuse d'avoir perçu de l'argent du président Mauritanien...</i></b>

Le président Abdel Aziz m'a remis 500 000 dollars pour Djotodia le 4 septembre 2013. Son conseiller, Ould Damou, en m'accompagnant à l'aéroport, m'a demandé les coordonnées bancaires de Djotodia; je les lui ai remises.Il n' y eut aucun problème.

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<b><i>La sécurité d'Etat a-t-elle tenté de vous soutirer des fonds ?</i></b>

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Dans mon sac, les agents ont trouvé 100 000 FCFA et ils se sont étonnés que je voyage avec cette modique somme. Le commissaire Diallo de la Sécurité d'Etat m'a fait savoir que lui, lors d'une mission à Abidjan, avait 700 000 FCFA comme argent de poche. Je me suis alors demandé ce qui se passerait si j'avais une fortune sur moi... Je remercie sincèrement votre journal qui m'avait, dans un premier temps, traité d'escroc mais qui a fini par faire un compte rendu fidèle de l'audience du 25 mars 2014, influant grandement sur l'issue du procès. J'ai été au bout de ma mission et je souhaite un bon mandat au président Ibrahim Boubacar Keïta. Mais je demanderai à son entourage plus de prudence.

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<b>Entretien réalisé par Abdoulaye Koné</b>

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<title>Fabrication de faux passeports :  Deux  policiers du protocole de la République aux arrêts</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/fabrication-faux-passeports-policiers-du-protocole-republique-aux-arrets-224792.html</link>
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<pubDate>Tue, 08 Apr 2014 03:55:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b><a href="http://www.maliweb.net/societe/droits-humains/kondoya-kenieba-le-juge-traine-dans-la-boue-157459.html/attachment/juge-2" rel="attachment wp-att-157461"><img class="alignleft size-full wp-image-157461" alt="jugement" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/juge.jpg" width="200" height="140" /></a>Le tribunal de première Instance de la commune du 3 district de Bamako a examiné un dossier de fabrication de faux passeports par deux policiers du protocole de la République. Il s'agit de la dame Adam Sidibé, adjudant-chef de son état, et de Tiéblé Traoré, dont le grade n'a pas été précisé.</b></em>

Arrêtés depuis  le 6 janvier 2014, les deux policiers sont prévenus d'avoir frauduleusement fabriqué, en août 2013, deux passeports aux noms d'Aboubacar Diarra et de Bourama Diakité. Les prévenus étaient défendus, à la barre du tribunal, par Maître Abouba Aly Maïga, le banc du ministère public était occupé par Moussa Sissoko, substitut du procureur de la République. quant à l'Etat, partie civile, elle était représentée par Daouda Doumbia, agent du contentieux de l'Etat. Président du tribunal: Samba Sissoko. Plusieurs collègues des deux agents assistaient à l'audience.

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<b>Audition de la prévenue Adam Sidibé</b>

Après avoir appelé les prévenus à la barre, le juge Samba Sissoko a lu les charges qui pesaient sur eux.<b> </b>A la question du juge de savoir s'ils reconnaissaient les faits qui leur étaient reprochés, ils ont répondu que non.

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Prenant la parole, la prévenue Adam Sidibé s'explique: <i>"Je suis agente au bureau de production au service des passeports du protocole de la République depuis 2011. Je collabore, dans ce service, avec Tiéblé Traoré et avons pour chef hiérarchique Bassinaly Koïta. Le mot de passe de la machine de production des passeports est à mon nom mais je le partage avec Tièblé. Malheureusement, ce mot de passe figure aussi sur une feuille que je garde dans mon tiroir. J'ai demandé, à plusieurs reprises, qu'on donne à Tiéblé son propre mot de passe mais je n'ai jamais été écoutée. Notre travail consiste uniquement à produire  les passeports officiels des services et diplomatiques.</i> <i>Notre chef, Bassinaly, nous donne les formulaires de passeports à confectionner; le Secrétaire Général de la Présidence de la République donne son aval pour la confection et nous réalisons l'opération de fabrication. Les personnes qui ont droit aux passeports diplomatiques et aux passeports de service sont déterminées par un décret; après avoir fabriqué lesdits passeports,  nous les remettons à Bassinaly. C'est lui qui les soumet à la signature avant de les délivrer aux bénéficiaires. Une fois, lors d'un déplacement en France, une de mes collègues m'a informée que Bassinaly était en train de s'initier au système de production des passeports avec l'aide d'un ingénieur du nom d'Alpha Maïga, notre informaticien. J'ai décrié cette initiative de Bassinaly. Donc, je décline toute responsabilité par rapport aux faux passeports produits, lesquels ne m'ont d'ailleurs jamais été montrés en original."</i>. Adam Sidibé souligne que n'étant chargés ni de faire signer ni de délivrer les passeports, elle et son compagnon d'infortune, Tiéblé, n'ont pu commettre le faux qu'on leur reprochait car ce faux a consisté à signer et à délivrer des passeports à des gens qui n'y avaient pas droit.

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<b>Version du prévenu Tiéblé Traoré</b>

Le président du tribunal, en voulant donner la parole à Tièblé Traoré, l'appelle Tiéblé Dramé (du nom du président du parti PARENA), ce qui suscite l'hilarité générale. <i>"Silence!",</i> s'écrie  le juge qui ne découvrira sa méprise que bien plus tard et se mettra alors à rigoler sous cape... Or donc, Tiéblé Traoré relate qu'il travaille au service des passeports du protocole depuis le 15 janvier 2013. Traoré poursuivra: <i>"Le système de production des passeports n'est pas sécurisé. C'est à la sécurité d'Etat que nous avons vu la photocopie des passeports incriminés; jusqu'à ce jour, nous les avons pas vus en orignal. Nous avons dit à la Sécurité d'Etat que nous n'avions jamais confectionné ces</i> <i>passeports. Je  partage avec Bassinaly le mot de passe d'Adam Sidibé; j'ai demandé à Bassinaly de me trouver un de passe différent. En vain. Nous sommes trois à détenir une clé de notre bureau commun. C'est à la</i> <i>Brigade d'Investigations Judiciaires de la police, où nous avons été conduits après notre arrestation,  qu'on nous a fait savoir que les numéros des deux passeports incriminés seraient dans le lot des passeports rejetés et que les deux passeports ont été signés par le ministre intérimaire des Affaires Etrangères, Mamadou Namary Traoré. Je n'ai jamais confectionné des passeports au nom d'un Bourama Diakité et d'un Aboubacar"</i>.

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<b>Déposition de Bassinaly Koïta</b>

La parole est donnée à Bassinaly Koïta, chef du service de production des passeports au moment des faits mais promu aujourd'hui à la tête du département des immunités au protocole de la République. <i>"En Octobre 2013,</i> dit-il,<i> l'Ambassade de Malte a saisi celle du Mali à Alger; celle-ci a, à son tour, saisi le ministère des Affaires Etrangères du Mali  afin d'identifier les deux passeports incriminés. Mon service a été requis pour savoir si les deux passeports, au nom de Aboubacar Diarra et de Bourama Diakité, ont été produits par notre service. C'est ainsi que j'ai demandé à Adam Sidibé de vérifier dans la machine de production si les noms des bénéficiaires existaient. Après vérification, Adam m'a informé que les noms des bénéficiaires des passeports incriminés ne se trouvaient pas dans la machine. J'ai fait appel à l'ingénieur informaticien Maïga, celui-là même qui a installé la machine en tant que représentant d'une société canadienne liée par contrat au protocole de la République. Maiga, après une première vérification, m'a informé, en présence des  prévenus, qu'il n'avait pas vu trace des noms figurant sur les deux passeports. Je lui ai demandé d'insister dans ses recherches. Pour moi, il était impérieux que le dossier aboutisse. La presse nous avait fait subir un sort au sujet de la cérémonie d'investiture de président de la République, cérémonie que les journalistes jugeaient mal organisée. Je voulais situer les responsabilités avant que cette affaire de passeports n'éclate dans la presse. Maiga décida de</i> <i>faire un audit complet de la machine. C'est ce qui lui a permis de découvrir que les numéros portés sur les deux passeports incriminés avaient été bel et bien passés dans la machine.Selon Maïga, la personne fautive a sorti une feuille de passeport pour aller l'imprimer ailleurs. Maïga a saisi la sécurité d'Etat qui est venue faire des investigations dans la salle de production. Elles ont permis de constater qu'il y avait un manquant dans le carnet de passeports et qui avait servi à fabriquer les passeports</i> <i>frauduleux. J'ai alors demandé à l'ambassade du Mali de nous envoyer les originaux des passeports incriminés, chose qui fut faite mais ces passeports originaux ont disparu!"</i>.

<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>

<b><i>*"L'audit de la machine fut-il effectué en présence des prévenus Adam et Tiéblé?"</i></b>, demande le juge.  <i>"Non",</i> répond Bassinaly. Huées de l'assistance qui crie à la manipulation secrète de la machine ! <i>"Détenez-vous le mot de passe de la machine et une clé du bureau de production au même titre qu'Adam  et Tiéblé ?"</i>, s'enquiert le juge. <i>"Non !",</i> affirme Bassinaly.  Le juge, qui semble avoir en sainte horreur les services secrets, s'étonne que Bassinaly ait eu recours à la Sécurité d'Etat: <i>"Il faut que les gens comprennent que la justice n'a rien à voir avec la sécurité d'Etat ! On n'est pas dans un Etat policier mais dans un Etat de droit. Il faut qu'on revienne à l'orthodoxie et qu'on arrête ces pratiques ! Trop c'est trop."</i>. Tonnerre d'applaudissements dans la salle. <i>"Silence !,</i>  intime le magistrat;<i> je ne suis pas là pour plaire à quelqu'un mais pour dire le droit, rien que le droit !". </i>Le président du tribunal poursuit, en s'adressant à Bassinaly: <i>" Alpha Maïga a-t-il la clé du bureau des passeports ?"</i>. Bassinaly répond que non.

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<b>Déposition  de Maiga</b>

L'ingénieur informaticien Alpha Maïga,  appelé à la barre, déclare: <i>"Je suis le représentant d'une société canadienne ayant, depuis 1999, un contrat avec le Mali. Nous sommes chargés d'assurer le bon fonctionnement du système de passeports; nous livrons les carnets de passeports.</i> <i>Je n'ai que des rapports professionnels avec les prévenus. J'ai pris de mes mains les deux passeports incriminés. Ils sont arrivés à la direction  de la police des frontières qui les a transmis à la direction du protocole de la République, laquelle me les a communiqués</i> <i>pour vérification et authentification. Je n'ai pu vérifier, à vue d'œil,  l'authenticité des deux passeports; j'ai demandé de les transférer à la direction du protocole de la République. Le directeur du protocole m'a demandé de vérifier, au niveau du service de la production, si les traces des noms des bénéficiaires existaient. Je dispose de mon propre mot de passe; j'ai  introduit dans la machine les noms des deux personnes figurant sur les passeports mais cela n'a rien donné. Il se trouve que dans notre système, une certaine option permet d'enregistrer tous les événements qui se sont produits dans la machine. C'est  cette option qui m'a permis d'établir que les documents-mères des deux passeports incriminés ont été tirés de la machine du bureau de production des passeporrs. La</i> <i>Sécurité d'Etat a retrouvé le livret dont les deux passeports furent soustraits. Mes dernières vérifications n'ont pas été faites en présence des prévenus." </i>

<i> </i>

<i> </i>

<b>*Passe d'armes entre conseils des parties </b>

Les avocats des prévenus ont plaidé pour la relaxe de leurs clients au motif que ces derniers ne travaillent pas à un niveau où le passeport est fini et prêt à l'utilisation. Et même si un passeport est produit, les prévenus ne le  font ni signer ni délivrer. D'où une absence matérielle d'infraction à leur charge. De plus, s'insurge un avocat, comment parler de faux en l'absence du document ainsi qualifié ?

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<b>Après 6 heures de débats (de 10 heures à 16 heures), la parole fut donnée au ministère public pour son réquisitoire.</b> Il demande au tribunal qu'un supplément d'information soit ordonné  pour la manifestation de la vérité car, à ses dires, Mamadou  Namory  Traoré, ancien ministre (le même qui a radié 217 fonctionnaires sous la Transition) et actuel conseiller du Premier Ministre, doit être entendu car c'est lui qui a signé les passeports. Le contentieux de l'Etat, représentant l'Etat, a abondé dans le même sens que le ministère public. Les avocats de la défense sont revenus à la charge pour demander que leurs clients soient libérés immédiatement au cas où un complément d'enquête serait ordonné. Le ministère public et le contentieux de l'Etat s'opposent à cette demande de liberté provisoire au motif qu'elle pourrait troubler l'ordre public.

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<b>Le juge se prononce </b>

Le juge Samba Sissoko suspend l'audience pour délibérer. A 16 h 15 mn, il revient dans la salle; d'un ton solennel, il annonce le rejet  des demandes de supplément d'information et de liberté provisoire formulées. Le ministère public soulève alors l'incompétence du tribunal car à ses yeux, les faits, tels que débattus, révèlent un crime de faux que seule une Cour d'Assises peut juger. D'autant qu'ils engagent des fonctionnaires de l'Etat. Les avocats des prévenus, quant à eux, rétorquent que contrairement a ce que prétend le ministère public, les faits ont trait à un faux délictuel et non à un faux criminel. Le juge mettra fin aux débats. Statuant sur le siège,  il déclare le tribunal incompétent. A la grande satisfaction du ministère public.

&nbsp;

<b>Du coup, les prévenus voient leur sort aggravé puisqu'il leur faudra subir, tout en restant détenus, une poursuite de l'information judiciaire suivie d'un jugement en Cour d'Assises.</b>

Grand mystère dans ce dossier, personne ne sait ce que sont devenus les passeports originaux: ils ne figurent ni dans le dossier du tribunal, ni ailleurs. Pourra-t-on condamner des citoyens sur la base de simples photocopies ?

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<b>Abdoulaye Koné</b>

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<title>Oumar Tatam Ly  a rendu le tablier : Mara prend son envol pour la magistrature suprême</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/oumar-tatam-ly-rendu-tablier-mara-prend-envol-magistrature-supreme-224842.html</link>
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<pubDate>Tue, 08 Apr 2014 03:45:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_224862" align="alignleft" width="368"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/mara-fera-t-il-mieux-tatam-ly-224772.html/attachment/mara-tatam" rel="attachment wp-att-224862"><img class="size-full wp-image-224862" alt="Moussa Mara et Oumar Tatam Ly" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Mara-Tatam.jpg" width="368" height="197" /></a> Moussa Mara et Oumar Tatam Ly[/caption]

<b><i>IBK avait renoncé à changer de gouvernement pour ne pas donner l'impression de céder à l'opinion publique; mais les périls s'accumulant, il s'y est résolu .Il fallait changer de gouvernement pour redistribuer les cartes sur l'échiquier politique, insuffler un nouvel élan à l'économie et faire oublier les événements désagréables des dernières semaines, notamment les incendies multiples, l'affaire du journal "Le Monde" et, plus près de nous, l'attaque de la résidence de l'ancien président Konaré. </i></b>

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<b>Démission fracassante</b>

Convoqué à Koulouba, le Premier Ministre Oumar Tatam Ly a de longues discussions avec IBK les 2, 3 et 16 mars puis le 4 avril 2014.<b> </b>Il conditionne son maintien à la primature au départ des ministres <i>"politiques"</i> qu'il juge peu travailleurs et qu'il veut remplacer par des technocrates. Il cherche aussi la tête de la puissante ministre des Finances. Il souhaite enfin de plus larges pouvoirs pour le gouvernement et ne veut plus voir des ministres bafouer son autorité en en référant directement à Koulouba. Or IBK, qui ne cesse de prendre des coups en raison de son omniprésence dans l'arène publique, tient, au contraire, à ce que le gouvernement se politise davantage et occupe davantage de terrain. Dans un premier temps, il cède aux exigences du Premier Ministre auquel il voue une réelle affection;  il changera vite de décision sous la poussée de hauts responsables du RPM et d'autres proches qui ne veulent pas du tout d'Oumar Tatam Ly.

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<b>En tous les cas, rien ne permet d'affirmer qu'IBK ait limogé  Oumar Tatam Ly; tout montre plutôt que celui-ci a véritablement rendu le tablier. </b>En témoigne la rageuse lettre de démission du 5 avril 2014 qu'il envoie au président <i>(ci-contre fac similé),</i> lettre qui reproche à IBK d'avoir refusé les<i> "évolutions"</i> proposées par Ly pour <i>"conférer davantage de cohésion"</i> au gouvernement, le <i>"doter de compétences accrues"</i> en vue de <i>"mettre en oeuvre les changements attendus" </i>par le peuple malien. Par conséquent, Ly estime ne plus pouvoir poursuivre sa mission et présente sa démission. La lettre révèle chez le Premier Ministre un caractère volcanique car c'est bien la première fois dans les annales maliennes qu'un chef du gouvernement démissionne avec un tel fracas en adressant des reproches si sévères au chef de l'Etat. On ne s'étonnera pas que la fameuse correspondance n'ait pas été lue, comme il est de coutume, sur les antennes de l'ORTM. D'autant qu'elle ne s'embarrasse pas des traditionnelles formules tendant à remercier le chef de l'Etat  de la <i>"mission noble et exaltante"</i> qui vient de prendre fin. Entre IBK et Tatam Ly, la rupture est donc consommée, ce qui redonne le sourire au RPM. Adieu le projet dynastique tendant à faire de Ly le dauphin du président! Mais le RPM ne sourira pas longtemps. En effet, IBK, après avoir perdu Tatam Ly, souhaite un collaborateur politique, travailleur, intègre et susceptible de remobiliser l'économie. La liste des premiers ministrables répondant à ces critères n'est pas, hélas !, kilométrique et personne, au RPM, n'a la tête de l'emploi. Moussa Mara paraît constituer le meilleur choix à cet égard, même s'il n’est pas militant du parti présidentiel. Il est désigné. Et tant pis si les Tisserand ruent dans les brancards!

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<b>Mara, un homme  de qualité</b>

Moussa Mara ne manque pas de qualités.Il est le fils de Joseph Mara, le compagnon de putsch de Moussa Traoré en 1968: il porte même le nom de l'ex-chef de la 2ème République. Expert comptable de 39 ans, Moussa Mara  a publié des livres sur la fiscalité et la décentralisation au Mali. Il se fait élire maire de la commune 4 de Bamako au détriment du RPM. Sa rigueur éclate au grand jour lorsqu'il fait annuler par le tribunal administratif des décisions de la mairie du district attribuant à des particuliers des espaces verts de la commune 4. Il entame aussi un projet d'urbanisation de la commune en relation avec l'Agence de Cessions Immobilières. C'est le seul maire malien à publier la liste de ses biens alors qu'aucune loi ne l'y oblige.*

<b>En 2007, candidat de son parti, <i>"Yelema"</i> <i>(Changement)</i>, il dévance IBK au premier tour des législatives et l'aurait certainement battu au second tour sans le renfort franc et massif apporté par les autres partis au chef du RPM.</b> Depuis, Mara ronge son frein. A la présidentielle prévue pour avril 2012, il sollicite, en vain, l'investiture du regroupement politique <i>"PUR"</i> qui lui préfère Housseyni Guindo, le patron de la CODEM. Après la chute d'ATT, Mara initie la <i>"Convergence pour Sauver le Mali" (CSM),</i>  un regroupement qui se veut ni pro-putsch ni anti-putsch, mais qui propose de prendre acte du putsch puis d'avancer dans la construction nationale. Un bloc opportuniste, en somme. Lors de la présidentielle de 2013, Mara ne brille pas de mille feux; il est largement dévancé par IBK, Soumaila Cissé, Modibo Sidibé et même son vieil ami Housseyni Guindo alias Poulho. Il n'en fait pas des tonnes et comme tous les battus du premier tour se cherchent une zone de transhumance, il se rallie à IBK. Il n'a d'ailleurs pas besoin d'un dessin pour  se faire une religion: IBK triplait le score de son suivant immédiat, Soumaila Cissé, une avance qui se confirmera au second tour du scrutin.

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<b>Nommé ministre de l'Urbanisme par le nouveau président, Mara se distingue par quelques initiatives et, surtout, par sa surexposition médiatique</b>.

Du coup, nul ne peut lui dénier la volonté de bien faire alors que d'autres ministres, dépassés par les événements, passent la journée à contempler les murs du bureau. Mara, contrairement à nombre de ses collègues, ne se hâte pas non plus d'inonder son département de militants de son parti; au contraire, beaucoup de ses camarades de parti s'éloignent de lui en raison de sa tendance à verrouiller les postes de dépenses et l'ascenseur partisan. <i>"Mara est pingre au possible; avec lui, on ne gagne jamais rien",</i> se lamente un de ses proches.

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<b>Premier pas vers le pouvoir</b>

Il ne fait pas de doute que Mara, en devenant Premier Ministre à seulement 39 ans, prend son envol  pour la magistrature suprême. Doté, depuis 2010, d'un appareil politique et d'une visibilité nationale, il profitera de son séjour primatorial pour se tisser un réseau international et consolider ses assises populaires.Quand IBK aura bouclé ses deux mandats, Mara n'aura que 49 ans, âge respectable pour s'installer à Koulouba.Il faudra, cependant, qu'il surmonte son égo et supporte les sautes d'humeur d'IBK; il ne devra pas surtout commettre l'erreur de contrarier un second mandat du président. Du fait qu'il n'émane pas du RPM, le parti majoritaire, il sera combattu (en sourdine, bien sûr) par cette formation. Mara a sur Tatam Ly l'avantage de mieux connaître la société malienne et les hommes politiques du pays; le président IBK veut de lui qu'il serve d'écran et de bouclier, qu'il plonge la main dans la gadoue et non qu'il se contente de travailler une image de futur présidentiable. Mara va enfin devoir rechercher avec succès des fonds que son prédécesseur a mis du temps à mobiliser. Bref, la réussite de Mara dépend de sa capacité à vaincre la sinistrose économique ambiante et à rassembler plus qu'Oumar Tatam Ly.

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>Chronique satirique : Et le RPM compte pour des haricots</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-rpm-compte-haricots-224782.html</link>
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<pubDate>Tue, 08 Apr 2014 03:25:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_190800" align="aligncenter" width="682"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/le-nouveau-pouvoir-rpm-deja-des-accrocs-a-la-democratie-190795.html/attachment/rpm" rel="attachment wp-att-190800"><img class="size-full wp-image-190800" alt="RPM" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/RPM.jpg" width="682" height="345" /></a> Les militants du Rpm (photo archives)[/caption]

<b><i>Dans la bataille pour la primature, le parti majoritaire sort les mains vides. </i></b>

<b><i>Et quand je dis vides, je veux dire vides !</i></b>

Dans une démocratie semi-parlementaire comme la nôtre, le Premier Ministre est censé émaner de la majorité parlementaire. Du moins sur le papier. C'est d'ailleurs le rêve que caressait le RPM lorsqu'il se battait comme un beau diable pour dégommer Oumar Tatam Ly du paysage. Ly a, certes, rendu le tablier, mais le RPM ne l'emportera pas au Paradis, <i>inch Allah</i>: au lieu d'un cadre sorti de ses rangs, il voit le pompon primatorial raflé par un concurrent politique de longue date : Moussa Mara. Il y a là, pour un tisserand, de quoi perdre sa quénouille et son métier à tisser

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<b>En vérité, le RPM aurait dû se souvenir de la jurisprudence établie par le président Konaré et son successeur, le <i>"Vieux Commando"</i>.</b> Jamais un président malien n'a respecté le fait majoritaire; tous les présidents ont, au contraire, tiré les premiers ministres de leur chapeau magique sans en référer à quelque parti politique que ce soit. Le <i>"Vieux Commando"</i>, qui n'avait pas de parti,<i> </i>a même eu la riche idée de nommer à la tête du gouvernement une bonne ménagère surgie tout droit des cuisines !

&nbsp;

<b>Question: que pourra le RPM  contre la volonté souveraine de Ladji Bourama ?</b>

Rien, pardi! Les députés, comme aiu bon vieux temps, approuveront des deux pieds et des deux mains la Déclaration de politique générale de Moussa Mara. Ont-ils, au demeurant, la capacité de lire d'un bout à l'autre la moindre Déclaration ? Ce qu'ils savent, eux, c'est qu'une dissolution du parlement ne laisserait aucune chance à un député rebelle de rempiler et qu'alors, bonjour la faim et la soif ! Tout ce que le RPM peut, à présent, espérer, c'est de croiser les doigts et de prier le bon Dieu pour parvenir à caser le maximum de ses militants aux postes juteux de l'administration. Sur ce registre, Mara, en fin politique, se révélera sans doute plus souple que son prédécesseur. On n'oubliera pas, en effet, qu'Oumar Tatam Ly, tout imbu des théories de transparence apprises à la BCEAO,  avait rageusement jeté à la poubelle l'interminable liste de chercheurs d'emploi que lui avait nuitamment soumise le parti. <i>"Tous les postes seront soumis à compétition"</i>, avait martelé le cher monsieur Ly qui, visiblement, confondait la patrie de Soundjata Kéita avec la Norvège ou le Danemark. Sa chute n'en sera que plus brutale ! Mais il a chuté avec un certain panache car, comme nous le rapportons, jamais avant lui, un Premier Ministre n'avait véritablement démissionné. Tous s'étaient accrochés au poste - fort vitamineux, il est vrai ! - jusqu'à ce que l'hôte de Koulouba leur donne un vigoureux coup de balai.

&nbsp;

<b>Si Ladji Bourama prend son parti pour une tasse de haricots, il doit avoir de sérieuses raisons de le faire.</b>

N'est-ce pas lui qui l'a créé ? Ne l'a-t-il pas dirigé jusqu'à son élection à Koulouba ? Ce qui se murmure de bouche à oreille, c'est que le parti était mort de sa belle mort depuis belle lurette. Ses plus gros crocodiles ( et ils sont nombreux!) n'attendaient que la défaite de Ladji Bourama à la présidentielle pour migrer, avec fourchettes et cuillères, vers des mares plus clémentes. Le bruit a même couru qu'ils voulaient destituer le pauvre Ladji de la tête du parti pour investir un autre candidat. Il a fallu un sacré coup de pouce d'Allah <i>soubahana wa tallah</i> pour hisser Ladji Bourama au sommet pour qu'il mette en œuvre son doux projet d'honneur du Mali et de bonheur des Maliens. Pourrait-on, dès lors, reprocher à ce miraculé de lâcher le parti au milieu du gué ? En portant son choix sur Mara, Ladji se donne une chance de se reposer, lui qui n'a cessé de donner des coups depuis septembre 2013 et, en retour, de recevoir de lourdes tuiles sur son bonnet. Il pose aussi, peut-être, la première pierre d'un vaste mouvement qui regrouperait le RPM (ou sa frange loyaliste), le parti <i>"Yelema"</i> de Mara, l'Adema (toujours prompte à bondir sur la sauce!) et la foule de transhumants qui attendent depuis des mois qu'on leur serve un peu de soupe.

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<b>Choisi au pied levé, Mara n'aura pas franchement la haute main sur les hommes de son équipe car c'est pour avoir voulu les sélectionner  que Tatam Ly a dû quitter le navire.</b>

<b> </b>Mara devra éviter les écueils, le plus tranchant étant, bien entendu,  l'objectif de second mandat de son chef. A 39 ans, il peut bien patienter, n'est-ce pas ? D'autant qu'à la primature, il ne vivra pas de mil rouge ! Il devra également songer à donner à manger au bon peuple. Car tous tant que nous sommes, nous crevons de faim, journalistes comme lecteurs. Et nous ne voyons même plus le diable pour lui tirer la queue. Pis, nous avons perdu l'espoir de voir un jour le diable et sa fameuse queue  depuis que les 3 milliards d'euros promis par les bailleurs de fonds ont pris des chemins de traverse au lieu d'atterrir une bonne fois dans nos caisses. Personnellement, j'avais cru que les 3 milliards auraient, à l'exemple de l'argent issu de la vente de la Sotelma, fait l'objet d'un partage télévisé et que les journalistes comme moi s'en  seraient tirés avec un gâteau couvert de beurre blanc. Il n'en fut rien. Pour ne rien arranger, voilà nos marchés qui prennent mystérieusement feu et ces compères du <i>"Monde" </i>qui se paient notre tête avec des histoires de mafia et de parrains ! <i> </i>

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tentative d&amp;apos;escroquerie du  Président Ibk : Le prévenu met l&amp;apos;accusation en difficulté</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/tentative-descroquerie-du-president-ibk-prevenu-met-laccusation-en-difficulte-210162.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Apr 2014 10:20:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/faits-divers/polemique-autour-dune-parcelle-a-faladie-sokoro-la-justice-malienne-fait-encore-parler-delle-98130.html/attachment/justice-ml" rel="attachment wp-att-98736"><img class="alignleft size-full wp-image-98736" alt="justice-ml" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/justice-ml.jpg" width="300" height="199" /></a>Dans notre livraison du lundi dernier, nous avons titré qu'un Ivoiro-Malien avait tenté d'escroquer le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, en se faisant passer pour l'envoyé de l'ex-président Centrafricain Michel Djotodia. Comme nous l'avions annoncé, l'audience a eu lieu le mardi 25 mars au tribunal de première instance de la Commune 3 du district de Bamako. Nous y avons assisté...</i></b>

<b> </b>

L'audience était présidée par le vice-président du tribunal le juge, Samba Sissoko. Le prévenu, Ibrahim Bocoum, était défendu par Maître Adamou Cissé et la présidence de la République par Moussa Guindo, un fonctionnaire du Contentieux de l'Etat.

<b>Le juge Cissoko a commencé par lire les charges retenues contre le prévenu, à savoir une tentative d'escroquerie du chef de l'Etat</b>. Le prévenu, grand de taille, né le 25 septembre 1964 à Abidjan, se tient à la barre, habillé en boubou bleu et blanc, portant de fines lunettes blanches, une bouteille d'eau minérale en main. Il parle un excellent français et use d'un ton qui fait penser à un ministre d'Etat en exercice. La salle est remplie de parents et amis venus le soutenir moralement. A la question de savoir s'il reconnaît les faits qui lui sont reprochés, Bocoum répond que non.

&nbsp;

<b>L'intéressé explique qu'il n'est pas l'escroc que l'on imagine; qu'il a bel et bien été envoyé par Michef Djotodia pour rechercher des fonds au Mali et qu'il n'en est d'ailleurs pas à sa première fois</b>. Sous la Transition, rappelle-t-il, il dit avoir effectué une mission du genre à Bamako où il a été reçu par le secrétaire général de la présidence, à l'époque Ousmane Sy, qui a rendu compte de sa requête à Dioncounda Traoré, alors empêché. <i>"Ma mission consistait à demander aux autorités de transition maliennes d'oeuvrer à ce que la Centrafrique  renforce ses lierns avec la CEDEAO. Après mon séjour au Mali, je me suis rendu en Mauritanie, au Burkina Faso et en Guinée où j'ai été reçu par les différents chefs d'Etat. Je devais retourner au Mali le 12 décembre 2013 mais Djotodia m'a demandé de reporter mon voyage car le gouvernement centrafricain devait recevoir des hôtes dont je devais m'occuper"</i>.

&nbsp;

<b>Bocoum a finalement quitté  Abidjan le 9 janvier 2014  pour débarquer à Bamako le même jour à 14 h 10 mn. </b>Il a été accueilli à l'aéroport de Sénou par le protocole de la République puis conduit à l'hôtel Radisson. <i>"A 17 heures, j'ai rencontré le président Ibrahim Boubacar Kéïta au palais de Koulouba; pendant une trentaine de minutes, j'ai discuté avec lui. Il m'a fait des confidences que je ne répéterai pas ici. Je à qui il a remis 3 correspondances. La première correspondance a trait au projet d'ouverture d'un consulat centrafricain à Bam</i>a<i>ko, la seconde à une visite ultérieure de Djotodia à Bamako, et la troisième à la demande d'aide financière aux autorités centrafricaines en difficultés. IBK m'a demandé les dernières nouvelles de N'Djamena où se tenait un sommet des chefs d'Etat; je lui ai répondu qu'à mon avis, pour sauver la Centrafrique, on allait, soit débarquer Djotodia du pouvoir, soit lui</i> <i>accorder un nouveau délai d'une année de transition. Le président IBK m'a promis de se concerter avec le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, afin de définir les modalités de son aide à la Centrafrique.Juste après avoir quitté Koulouba, j'ai appelé Djotodia pour lui rendre compte de mes entretiens avec IBK."</i>.

&nbsp;

<b>Le même vendredi 10 janvier 2014, vers 19 h 05 mn, Bocoum, à  sa grande surprise, reçoit la visite de la Sécurité d'Etat qui le conduit dans ses locaux</b>. Après un interrogatoire musclé, il est ramené à son hôtel aux environs de minuit. <i>"Ils m'ont pris mon portable, mes 12 puces de téléphone, une somme de 100. 000 FCFA, un bon de trésor, un relevé bancaire de Djotodia, ainsi que mes deux passeports, l'un ivoirien et l'autre centrafricain. La Sécurité d'Etat m'a interrogé notamment sur mes liens avec Cheick Oumar Sissoko et Oumar Mariko, les deux dirigeants du parti malien SADI; leurs noms et numéros  téléphoniques figuraient dans mon portable.</i> <i>La Sécurité</i> <i>d'Etat m'a aussi demandé pourquoi j'avais un si grand nombre de puces téléphoniques. J'ai répondu que c'est moi qui ai organisé les rencontres entre Djiotodia et Oumar Mariko, lequel tenait à aller féliciter Djotodia quand il a pris le pouvoir. Quant à mes puces, elles se trouvent à mon nom et je m'en sers chaque fois que je change de pays. Si j'étais un escroc, je me débarrasserais de toute puce utilisée une fois.".</i>

<i> </i>

<b>Le lendemain, samedi 10 janvier, vers 10 heures, au moment où Bocoum médite sur son sort au camp 1 de gendarmerie de Bamako, on apprend la démission forcée de Michel Djotodia de la tête de la Centrafrique</b>. <i>"Cette démission forcée fait partie des éventualités dont j'avais averti le président IBK"</i>, note Bocoum. Et pour bien montrer qu'il est un émissaire officiel de Djotodia, il exhibe deux correspondances. La première, datée du 23 janvier 2014 et portant le n° 0037-MAT-IFCCG-DIR-CAB, est censée provenir du Ministère des Affaires Etrangères, de l'Intégration Africaine, de la Francophonie et des Centrafricains de l'Etranger, et est adressée au Ministère des Affaires Etrangères du Mali: elle confirme que Bocoum est bel et bien bénéficiaire d'un ordre de mission l'ancien président centrafricain Djotodia. La seconde lettre, qui date du 15 janvier 2014, provient de l'ambassade de la République Centrafricaine en Côte d'Ivoire; elle atteste que  Bocoum est chargé de Mission à la Présidence de la République centrafricaine et demande aux autorités maliennes de prendre des dispositions pour relaxer l'intéressé. De surcroît,  le prévenu fournit un procès-verbal d'huissier attestant que les deux correspondances ont été reçues par le Ministère malien des Affaires Etrangères et celui de la Justice. <i>"J'ai reçu ces correspondances grâce au courage de mon frère cadet qui, après mon arrestation, a saisi les autorités centrafricaines actuelles de ma situation"</i>, explique Bocoum.

&nbsp;

<b>L'agent du Contentieux de l'Etat, partie plaignante dans la présente procédure, troublé par ces nouvelles correspondances du prévenu, demandera au tribunal de renvoyer l'examen du dossier à une semaine afin de lui permettre de vérifier l'authenticité des documents</b>. Refus catégorique de l'avocat du prévenu qui estime la demande purement dilatoire. Le juge de s'exclamer alors : <i>"Comment peut -on mettre quelqu'un en prison pendant 3 mois sans chercher à vérifier s'il est ou non un envoyé d'une autorité étrangère?"</i>. Puis, s'adressant au prévenu, il lui dit: <i>"Monsieur, mettez-vous en tête que le Mali est un Etat de droit. Quel que soit votre adversaire, nous ne dirons ici que le droit!"</i>. Le juge n'en accèdera pas moins à la demande de renvoi formulée par par la partie plaignante. Dans la foulée, il rejettera la demande de liberté provisoire formulée par le conseil du prévenu. Les débats sont donc renvoyés au mardi 1er avril 2014. Ce jour-là, on saura si Bocoum fabrique des documents - auquel cas, il risque la plus lourde peine -, ou si, vraiment, il dit la vérité, hypothèse qui pourrait lui valoir une relaxe pure et simple. Cependant, il y a lieu de rappeler un point crucial souligné par l'accusation: les correspondances produites par le prévenu portent un cachet et un paraphe mais pas de signature. Le prévenu, interrogé là-dessus, affirme qu'en matière de <i>"notes techniques diplomatiques"</i>, les documents ne sont jamais signés...

&nbsp;

<b>Entendant le rejet de sa demande de liberté, Bocoum perd ses moyens</b>. Il fond en larmes et éclate en sanglots. Sans un mot, un gendarme le raccompagne, à pied, au camp 1 de gendarmerie.

Affaire à suivre...

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<b>Abdoulaye Koné</b>

&nbsp;

<b>Docteur Oumar Mariko :</b>

<b>"Ibrahim Bocoum n'est pas du tout un escroc !"</b>

Le prévenu Ibrahim Bocoum a révélé, lors des débats à la barre du tribunal de la commune 3, que la Sécurité d'Etat l'avait interrogé sur ses relations avec le docteur Oumar Mariko et le cinéaste Cheick Oumar Cissoko, les leaders du parti SADI, dont des noms et numéros téléphoniques avaient été retrouvés sur son portable.

&nbsp;

Il a ajouté qu'il a connu Oumar Mariko lorsqu'il a été chargé d'organiser la rencontre entre l'intéressé et le président Michel Djotodia que Mariko venait féliciter de sa prise de pouvoir.

<b>L'histoire ne semble pas s'arrêter là.</b> <i>"Des responsables de SADI sont en train de s'activer pour la libération d'Ibrahim Bocoum"</i>, nous confie une source.

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&nbsp;

<b>Pour en avoir le coeur net, nous avons approché au téléphone le docteur Oumar Mariko, député de Kolondiéba et secrétaire général de SADI.</b>

&nbsp;

Selon lui, le prévenu Bocoum est tout sauf un escroc. <i>"Je l'ai connu à travers son frère cadet, Allaye Bocoum, un des cadres du parti SADI à l'étranger.  </i>

<i> </i>

<i>Ibrahim Bocoum m'a introduit, à Dakar, auprès de Michel Djotidia dont il est un très proche collaborateur. Mieux, lors de la guerre civile centrafricaine, Ibrahim Bocoum a été appelé par Cheick Oumar Cissoko et moi-même pour qu'il use de son influence afin que les Maliens de Centrafrique ne soient pas victimes d'exactions. </i>

<i> </i>

<i>Il a réussi la mission au-delà de toute espérance en sauvant des centaines de Maliens d'une mort certaine."</i>

<i> </i>

<b>Le docteur Oumar Mariko n'exclut pas l'hypothèse que sans aucun ordre de Koulouba, des agents zélés de la Sécurité d'Etat aient arrêté Ibrahim Bocoum dans l'espoir de lui extorquer de l'argent.</b>

&nbsp;

A la question de savoir pourquoi il ne vient pas témoigner, à la barre du tribunal, au profit de Bocoum, le docteur Oumar Mariko répond n'avoir pas tout simplement pas été sollicité à cette fin. Un oubli du prévenu ?

<b> </b>

<b>Abdoulaye Koné</b>

<b> </b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agence Ecobank de Zégoua : Sale opération pour les braqueurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/agence-ecobank-zegoua-sale-operation-les-braqueurs-210212.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Apr 2014 06:33:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Décidément, la ville de Zégoua, frontalière de la Côte d'Ivoire, est une cible privilégiée des braqueurs! Après l'attaque de la caisse d'épargne "Kafo Djiguinew"  de la localité, c'est autour de la succursale d'Ecobank de se faire attaquer part des bandits armés. </i></b>

&nbsp;

Les braqueurs, au nombre de 4, sont venus, vendredi 28 mars 2014, de la Côte d'Ivoire voisine, juchés sur 2 motos de marque "Apache". Ils se sont discrètement positionnés à quelques mètres de la banque pour attendre le moment propice d'agir. A 14 h 30 mn, au moment où les travailleurs reprenaient le service après la pause- déjeuner, 3 des malfrats, se faisant passer pour des clients, entrent dans la banque. Le quatrième, qui traînait le pas, tient en respect le policier de faction avec son pistolet.

&nbsp;

Les bandits entrés dans la banque sortent à leur tour leurs armes et les pointent sur les caissiers. Puis ils commencent à remplir leurs sacs de liasses d'argent. Alors survient  un policier, le major Blinkoro Samaké, qui se trouvait de l'autre côté de la route. Découvrant la scène,  il profite du fait qu'il est habillé en civil pour s'approcher. Comme un client ordinaire. Arrivé au niveau du bandit qui tenait à respect le policier à la porte, Blinkoro bondit sur lui et tente de le désarmer. Suite à ce combat, les passants alertent les gendarmes présents au poste de contrôle de Zégoua. Ceux-ci interviennent avec promptitude. Paniqués, les braqueurs tentent de s'enfuir. Un combat de rue s'engage entre braqueurs  et forces de sécurité. Au cours de la fusillade, un bandit est  abattu. Un autre est grièvement blessé, tandis que les deux autres parviennent à s'enfuir sur une moto. Au cours du corps à corps engagé avec l'un des malfrats, le major Blinkoro prend une balle dans la jambe. Aux dernières nouvelles, sa vie serait hors de danger. Quant au malfrat grièvement blessé, il a été admis au centre de santé de Kadiolo pour recevoir des soins. On a retrouvé sur lui 2 téléphones ne contenant que des noms et numéros ivoiriens.Il faut noter que les bandits, dans leur infortune, n'ont pu rien emporter.

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<b>Abdoulaye Guindo</b>

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</item>

<item>
<title>Chronique satirique : Ladji Bourama et les opposants intimes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-ladji-bourama-les-opposants-intimes-210092.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Apr 2014 03:25:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_196166" align="alignleft" width="315"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/interview-exclusive-de-ibk-sur-2m-le-mali-sait-reconnaitre-ses-amis-le-maroc-ami-du-mali-196157.html/attachment/ibk-32" rel="attachment wp-att-196166"><img class="size-full wp-image-196166" alt="Ibrahim Boubacar Keita (IBK)" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/02/ibk.jpg" width="315" height="191" /></a> Ibrahim Boubacar Keita (IBK)[/caption]

<b><em>Contre toute attente, les véritables opposants à Ladji Bourama se recrutent désormais dans sa mouvance présidentielle. Et où qu'il tourne le regard à l'intérieur de sa propre maison politique, le mal paraît infini.</em>..</b>

<b> </b>

Ladji Bourama marche sur des charbons ardents, pour ne pas dire sur des braises surchauffées. En sept mois de pouvoir, il semble loin d'apercevoir le bout du tunnel. De quoi désespérer du précieux latin qu'il parle et du long chapelet de pèlerin qu'il ne cesse d'égrainer jour et nuit !

&nbsp;

<b>Ladji croyait, une fois élu, mettre la main sur les 2100 milliards de FCFA promis par les "Oreilles Rouges" à Bruxelles :</b> <b>il n'en voit toujours pas la couleur malgré ses lunettes très performantes</b>. Certes, quelque 700 milliards ont déjà été expédiés au Mali mais l'essentiel a été consacré à former et à équiper une troupe qui n'arrive même pas à libérer Kidal des mains de la poignée de bandits enturbannés qui y font la loi. Pendant ce temps, le marché des colas et le marché rose de Bamako partent en fumée. A croire que le terroriste Iyad Ag Ghali rôde dans les parages avec des mèches de flammes !

&nbsp;

<b>Tout cela ne serait rien si Ladji Bourama était parvenu à agrandir sa base populaire</b>. Mais là, il est fort loin du compte. D'abord, le FDR ne le souffre plus en portrait depuis qu'il a battu Soumaila Cissé et lancé une procédure judiciaire contre le <i>"Vieux Commando"</i>. En outre, il s'est mis à dos les amis du général  Sanogo, arrêté et jeté au gnouf où il vient d'ailleurs d'échapper à une vipère. Quant aux commerçants <i>bana bana</i> qui ont massivement voté pour lui, Ladji Bourama se les est aliénés en les chassant, à coups de bâton, des trottoirs. Ne parlons pas du Chérif de Nioro qui ne décolère pas d'avoir vu ses candidats aux législatives privés de siège à l'Assemblée Nationale et son propre fils bastonné par des gendarmes à un poste routier.

&nbsp;

<b>Le plus drôle, c'est que Ladji Bourama entretient ses pires opposants dans sa propre mouvance présidentielle</b>. L'avez- vous remarqué ? L'opposition formelle qu'animent, en principe, Soumaila Cissé et Modibo Sidibé n'est pas plus bruyante qu'une calebasse remplie d'eau; même pour prier, les intéressés évitent religieusement d'élever la voix, de peur, peut-être, d'atterrir dans le bureau du fameux juge Karembé. Du coup, les vrais opposants fourmillent dans la mouvance présidentielle elle-même.

&nbsp;

<b>Le premier des opposants s'appelle Oumar Mariko</b>. Certes, le docteur barbu, leader de SADI, prétend officiellement partager la politique de Ladji Bourama, mais c'est juste pour mieux endormir l'hôte de Koulouba et arracher, au passage, l'une des très nourrissantes vice-présidences du parlement. Pour le reste, Mariko s'essuie les pieds avec la solidarité politique. En témoigne sa récente sortie contre le ministre de la Défense, traité de tous les noms d'oiseau. Lors de son meeting, SADI diagnostique chez le patient Ladji Bourama une totale  <i>"perte de répères"</i> et, sans doute pour lui montrer le bon chemin de La Mecque, promet d'organiser une marche le 8 avril 2014. Ambiance...

&nbsp;

<b>Le deuxième opposant à Ladji Bourama n'est autre que Bocary Téréta, le ministre du développement rural</b>. Depuis que Ladji Bourama a laissé filtrer l'idée qu'il veut passer le RPM, son parti, à son Premier Ministre Oumar Tatam Ly, le compère Téréta ne dort plus que d'un oeil, sinon les yeux grands ouverts. En tant que Secrétaire Général du parti, il tient à barrer la route à monsieur Ly, voyant en celui-là un simple vacancier venu cueillir les fruits mûrs du verger RPM.Du coup, quand Ladji Bourama voit du rouge dans un verre, Téréta          y voit du bleu. Encore un effort, notre brave ministre va débarquer le Premier Ministre du gouvernement. Ceux qui trouvent la chose impossible n'ont qu'à se souvenir qu'il y a peu, un président malien a été copieusement bastonné dans son palais par une foule aux mains nues...

&nbsp;

<b>Troisième opposant, mais beaucoup plus discret: Soumeylou Boubèye</b> <b>Maiga</b>. Détenteur d'une agrégation en sciences du nomadisme, le ministre de la Défense a ramassé tout seul la part de gâteau réservée aux transhumants politiques, laissant ses malheureux confrères crever de faim et de soif. Il a acquis ses lettres de noblesse en faisant pleuvoir des tonnes de tuiles sur l'ex-junte.A présent, il cherche la primature en attendant de devenir, <i>ich Allah</i>, Calife à la place du Calife. En bon nomade intrégré, lui aussi veut l'honneur du Mali et le bonheur des Maliens. Comment s'y prendra-t-il pour atteindre son objectif ? Ladji Bourama lui laissera-t-il les mains libres ? Voilà la question à mille dollars azawadiens !

&nbsp;

<b>En attendant de se sortir de ces mauvais filets, Ladji Bourama a besoin d'un  urgent coup de pouce d'Allah</b>. C'est pourquoi, depuis belle lurette, il ne se dit plus élu par le peuple; il préfère dire qu'il doit le pouvoir à <i>Allah soubahana wa Tallah</i>. Le propos serait fort juste en Arabie Saoudite ou au pays du Mollah Oumar; mais dans une République qui se déclare laïque, il dérange car il tend à faire passer le peuple pour une tasse de cacahuètes.

&nbsp;

<b>Tiékorobani   </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déni de justice et non &#45;protection d&amp;apos;un citoyen : L&amp;apos;Etat du Mali condamné par la Cour de justice de la CEDEAO à payer 15 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/deni-justice-protection-dun-citoyen-letat-du-mali-condamne-cour-justice-cedeao-payer-15-millions-fcfa-204377.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Mar 2014 03:51:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/cedeao/des-observateurs-de-la-cedeao-pour-superviser-lelection-presidentielle-malienne-du-28-juillet-2013-160899.html/attachment/cedeao-18" rel="attachment wp-att-160905"><img class="alignleft size-full wp-image-160905" alt="cedeao" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/cedeao.jpg" width="250" height="251" /></a>Bouréima Sidi Cissé, 89 ans, enseignant à la retraite à Ségou, vient de triompher de l'Etat du Mali devant la justice sous-régionale. </i></b>

<b><i> </i></b>

En 1998, il était vice-président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), chargée de superviser les élections municipales. Le Collectif des partis politiques de l'opposition (Coppo) ayant décidé de boycotter ces élections, a lancé une campagne de violences à Ségou pour empêcher leur tenue. Ainsi, le 21 juin 1998, Cissé a été victime d'une grenade à fragmentation lancée dans la cour de son domicile, à Angoulême, Ségou. L'attentat a tué 10 personnes et blessé 2 autres: l'épouse et le petit-fils de Cissé. Celui-ci ayant déposé plainte, 16 suspects ont été arrêtés mais le dossier a fini par disparaître du tribunal malgré les multiples relances émises par Cissé auprès des plus hautes autorités et à l'Espace d'interpellation démocratique.

&nbsp;

&nbsp;

<b>Le 8 avril 2013, Cissé a saisi la Cour de Justice de la CEDEAO pour violation des droits de l'homme par l'Etat du Mali</b>. Il avait pour avocat Me Moussa Maiga. Dans sa requête, il reproche au Mali un deni de justice et un manque de protection des citoyens alors que ces devoirs étatiques sont prévus par la Constitution du Mali et divers protocoles de la CEDEAO.

&nbsp;

&nbsp;

<b>Par Arrêt en date du 12 février 2014, la Cour de justice de la CEDEAO a déclaré la demande de Cissé bien fondée</b>. Elle dit que <i>"le droit à la sécurité de Bouréima Sidi Cissé a été violé"</i>, de même que <i>"son droit à la justice"</i>. Par conséquent, elle condamne l'Etat du Mali à lui payer 15 millions de FCFA de dommages et intérêts.

&nbsp;

<b>Cette affaire constitue une grande première au Mali car auparavant, jamais personne n'a obtenu la condamnation de l'Etat pour des violations des droits de l'homme. </b>On ne peut, là-dessus, que féliciter vivement l'avocat Moussa Maiga de son habileté procédurale.

A présent, la question qui se pose est de savoir si l'Etat malien va se hâter de payer les montants de la condamnation. Sachant le peu de cas que le trésor public fait des grosses de justice, le requérant, Cissé, a encore un petit bout de chemin à faire. Mais qui a vaincu l'Etat peut bien vaincre un trésor...

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<b>Tiékorobani</b>

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</item>

<item>
<title>La MINUSMA s&amp;apos;amuse à...des démentis</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-samuse-dementis-204375.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Mar 2014 03:44:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_199449" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/faits-divers/stabilisation-du-mali-la-minusma-seternise-dans-lamusement-199444.html/attachment/minusma-11" rel="attachment wp-att-199449"><img class="size-full wp-image-199449" alt="un vehicule de la minusma" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Minusma.jpg" width="300" height="233" /></a> un vehicule de la minusma[/caption]

<b><i>Suite à notre article intitulé "La ville de Gao scandalisée: La MINUSMA s'amuse avec l'argent et…les jeunes filles", paru dans notre livraison n° 247 du 10 mars 25014, la MINUSMA - la force onusienne au Mali - a jugé bon de nous répondre à travers un communiqué publié sur Maliweb le 11 mars 2014. Nous aurions voulu recevoir de la part de la MINUSMA  un droit de réponse en lieu et place d'un communiqué qui, en réalité, tente de créer la polémique autour de l'évidence. Analysé de près, le communiqué de la MINUSMA ne dément rien de ce que nous avons écrit. </i></b>

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<b>La MINUSMA semble vouloir contester l'information selon laquelle ses troupes de prendraient pas  part aux patrouilles à Gao</b>. A cela, nous répondons qu'à Gao se  trouvent, en plus de la MINUSMA, la force Serval et l'armée malienne.Si les populations ont affublé la MINUSMA du sobriquet d'<i>"amusement"</i> et n'ont rien dit aux autres forces, c'est parce que ces dernières travaillent et que la MINUSMA s'amuse bel et bien. Où était la MINUSMA lorsque le Premier ministre Oumar Tatam Ly a été contraint d'annuler une visite à Kidal après l'intrusion de manifestants hostiles sur l'aéroport de cette ville du nord-est du Mali contrôlée par les rebelles touaregs ? La MINUSMA serait-elle là pour assister, l'arme au pied, à l'humiliation des autorités nationales ?

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<b>En ce qui concerne la vidéo que nous évoquions dans l'article et où des filles sont en pleins rapports sexuels avec un soldat de la MIUNUSMA, la force onusienne, dans son communiqué, en confirme formellement l'existence</b>.  Cependant, elle affirme, contre tout bon sens, que la vidéo ne corrobore pas nos allégations. Le lecteur en tirera les conséquences.

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Nous nous réjouissons que la MINUSMA ait promis de mener des enquêtes sur nos informations concernant le commerce illicite mené par certains de ses membres et sur leurs rapports intimes tarifés. Nous serions, évidemment, heureux de connaître les conclusions de ces enquêtes. Nous sommes sûrs que des soldats seront pris la main dans le sac. Dans son communiqué, la MINUSMA demande aux populations de signaler tout cas de mauvaise conduite auprès de son équipe de discipline. Ce que la MINUSMA semble oublier, c'est que la population est déjà occupée à éviter les bombes que lancent sur la ville les djihadistes et les mines anti-personnelles: elle n'a pas le temps de surveiller des soldats censés assurer la sécurité.

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<b>Tout compte fait, nous confirmons nos informations selon lesquelles la MINUSMA s'amuse à Gao</b>. D'ailleurs,  notre article a eu son effet.  Il a repris par les radios de Gao et alors, la MINUSMA a réagi. Comment ? Elle a fait voler un de ses hélicoptères sur la ville le mardi 11 mars. Or, selon des sources locales que nous avons contactées, il y avait plusieurs semaines qu'un hélico de la MINUSMA n'vait pris le ciel. Au lieu de passer son temps à s'amuser à Gao ou sur Maliweb, la MINUSMA devrait plutôt se préoccuper à faire face aux forces vives de Gao qui préparent une grande marche pacifique pour exiger de la MINUSMA plus de sérieux dans sa mission  ou de quitter la région. A bon entendeur...

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<b>La rédaction</b>

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<title>Chronique satirique : La loi ne s&amp;apos;applique qu&amp;apos;aux faibles</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-loi-sapplique-quaux-faibles-204369.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Mar 2014 03:34:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_187758" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/international/la-russie-declare-la-guerre-au-terrorisme-187756.html/attachment/poutine" rel="attachment wp-att-187758"><img class="size-full wp-image-187758" alt="Le président russe Vladimir Poutine" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Poutine.jpg" width="300" height="169" /></a> Le président russe Vladimir Poutine[/caption]

<em><b>Le boa russe vient d'avaler la petite Crimée au nez et à la barbe de la communauté internationale. Ainsi va le monde depuis qu'il existe.</b></em>

La loi internationale, à l'instar de sa consœur nationale, ne s'applique qu'aux pauvres, aux veuves et aux orphelins. Les grands, eux, s'en essuient tranquillement les pieds. Vous voulez un dessin ? Eh bien ! De sa création à nos jours, l'ONU  reconnaît le droit de veto aux 5 membres permanents de son Conseil de Sécurité: chacun d'eux peut paralyser, rien qu'en levant le doigt, toute décision de l'organisation internationale.

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Depuis 1967, les israéliens colonisent la Palestine et en tuent les habitants sans que l'ONU, en réaction, fasse autre chose que des grimaces de singe. Les Etats-Unis, au faux prétexte de la présence d'armes de destruction massive en Irak, ont envahi ce pays et fait pendre son chef, feu Saddam Hussein. Les mêmes Etats-Unis ne se sont guère encombrés de légalité internationale pour enlever nuitamment le président de l'Etat souverain du Panama afin de le juger en Amérique pour narcotrafic. En Libye, <i>bis repetita</i>: parce que son turban ne plaisait pas beaucoup au président français Sarkozy, le malheureux Mouammar Khaddafi s'est vu, un beau jour, bombardé par l'OTAN et liquidé au détour d'un chemin désertique. Sans aucun mandat de l'ONU. Voilà pour le côté militaire.

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<b>Pour l'aspect judiciaire, même sauce à la gomme !</b> En effet, avez-vous jamais vu la Cour Pénale Internationale s'intéresser à un dirigeant israélien, saoudien, russe, américain ou chinois ? L'explication coule de source : ces pays ont de la ressource à revendre ou une bombe atomique (rien de moins !) et gare au juge qui oserait lancer contre eux un mandat d'arrêt ! Du coup, la CPI se contente de la pêche aux petits poissons comme le président soudanais El-Béchir, le président et le vice-président kényans, l'ex-président libérien Taylor, l'ex-président ivoirien Gbagbo, son ancien ministre Blé Goudé. Même les tueurs du MNLA, parce que couverts par la France, la Suisse et consorts, échappent aux mailles du filet de la CPI comme chacun peut s'en rendre compte en les voyant plastronner devant les télévisions occidentales et squatter les chancelleries européennes. A en croire ces très romantiques Européens, les bandits armés qui ont égorgé de sang-froid nos soldats à Aguelhok et violé nos femmes seraient, en réalité, d'inoffensifs <i>"hommes bleus du désert"</i> qui mériteraient aide et protection contre les velléités génocidaires de l'Etat malien...

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<b>Si je vous dis tout cela, c'est pour en venir au cas de la Crimée, une bande de terre de 50. 000 km2 annexée, il y a quelques semaines, par la Russie</b>. Les bonnes âmes qui croient au droit international et espèrent des sanctions vigoureuses contre l'envahisseur vont bientôt déchanter. Ils découvriront, à leurs dépens, que le droit n'est que la codification des rapports de force. La codification du droit du plus fort. Tenez ! Les Européens font la danse du ventre devant Vladimir Poutine, le nouveau tsar russe; ils n'ont trouvé, pour toute sanction, que l'interdiction de visa européen à 21 obscurs fonctionnaires russes: dans la fameuse liste, juste bonne à amuser la galerie, ne figurent ni Poutine, ni son Premier Ministre, ni ses ministres de la défense ou des finances !

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A croire que Poutine a discrètement aidé l'Europe à dresser la liste ! L'Union Européenne ira difficilement au-delà de ces micro-sanctions puisqu'elle a des intérêts majeurs en Russie. La France cherche, par exemple, à sauver le contrat de vente de deux navires militaires <i>"Mistral"</i> à la Russie pour 1,2 milliard d'euros. La Grande-Bretagne craint, elle, qu'une vague de sanctions contre la Russie ne fasse fuir les nombreuses sociétés russes cotées à la Bourse de Londres ainsi que les oligarques russes qui dépensent 4,8 milliards d'euros par an sur le territoire britannique. L'Allemagne  risque encore plus gros dans une guerre commerciale avec Moscou où 6.000 de ses entreprises font la pluie et le beau temps. Pour ne rien arranger, elle dépend à 39% du gaz russe et il suffirait que Poutine arrête ses livraisons de gaz pour qu'Allemands, Finlandais, Grecs  et Bulgares crèvent de froid. De manière générale, le commerce russe s'effectue à 40% avec les 28 pays de l'Union Européenne; en 2013, il a représenté 570 milliards de dollars (285.000 milliards de FCFA !). Si ce florissant commerce devait cesser, l'Europe replogerait aussitôt dans la crise, pardon!, dans la merde économique. Du coup, les Européens se demandent, chaque matin en se rasant, s'il faut vraiment risquer la faim et la soif pour cette maudite Crimée où ils n'ont jamais mis les pieds. Quant aux Etats-Unis, ils ont, certes, dressé leur petite liste de 11 Russes privés de visa mais les députés ont interdit à Barack Obama toute mesure qui mettrait en péril les juteux marchés détenus par entreprises américaines en Russie. Pour rappel, en 2013, le commerce américain avec la Russie a représenté 38 milliards de dollars. Les entreprises américaines ont réalisé 14 milliards de dollars d'investissements directs en Russie, soit le double des investissements directs russes aux Etats-Unis. Le pétrolier ExxonMobil et l'avionneur Boeing sont les groupes américains les plus impliqués en Russie. Parmi les autres entreprises américaines actives en Russie figurent Chevron, General Electric, Caterpillar, Ford, General Motors, PepsiCo, Cargill et Kraft Foods.

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<b>Bien entendu, nul n'est assez fou pour punir militairement la Russie comme cela fut le cas quand Saddam a envahi le Koweït</b>. Obama, Merkel, Hollande et compagnie savent que Moscou n'est pas un os aussi facile à ronger que les jihadistes du nord malien. La Russie détient, en effet, 27. 000 bombes atomiques contre 11. 000 pour les Etats-Unis. Que Poutine appuie sur le bouton nucléaire, et on n'entendra plus parler de Paris, de Berlin et de Washington !

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<b>En définitive, les Ukrainiens feraient bien de dire adieu à la Crimée car si l'Ukraine entière était anexée par la Russie, il n'en résulterait que des gesticulations stériles de la communauté internationale</b>. Ainsi va le monde depuis sa naissance. Quelqu'un a-t-il bronché quand Soumangourou Kanté a envahi le Mandé ? Ou quand le pacha almoravide Djouder a sopumis l'empire Songhoï ? On saura d'ailleurs gré à Poutine d'avoir organisé un référendum en Crimée pour recueillir l'avis des braves populations, une élégance à laquelle les Américains et le Français, qui se disent pourtant des démocrates, n'ont songé ni en Libye, ni en Irak. La morale de l'histoire, c'est que l'Iran a bigrement raison de courir derrière sa bombe atomique car si, un jour, il était annexé par Israël, les grandes puissances ne lèveraient pas le petit doigt. Et tant pis pour la loi!

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Incroyable mais vrai   : Un Ivoiro&#45;Malien tente d&amp;apos;escroquer  le président IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/incroyable-vrai-ivoiro-malien-tente-descroquer-president-ibk-204367.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Mar 2014 03:30:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/faits-divers/polemique-autour-dune-parcelle-a-faladie-sokoro-la-justice-malienne-fait-encore-parler-delle-98130.html/attachment/justice-ml" rel="attachment wp-att-98736"><img class="alignleft size-full wp-image-98736" alt="justice-ml" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/justice-ml.jpg" width="300" height="199" /></a>Il s'appelle Ibrahim Bocoum. La quarantaine alerte, ce citoyen malien né en République soeur de Côte d'Ivoire est un escroc de haute volée. Il ne perd pas, lui, son temps à cibler le menu fretin: il vise les chefs d'Etat. Ainsi donc, il a entrepris de soutirer au président malien quelques millions de nos francs. Voici comment.</i></b>

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<b>Le 9 janvier 2014, le sieur Bocoum débarque à l'aéroport de Bamako-Sénou au environs de 14 heures</b>.

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Prévenu par ses soins, il est accueilli par une équipe du protocole de la République du Mali qui le conduit  à l'hôtel Radisson, l'un des plus luxueux de la capitale malienne. Aux yeux du protocole, Bocoum n'est pas n'importe qui: il se dit émissaire spécial du président de la Transition centrafricaine, Michel Diotodja. Il a convaincu le président malien de lui accorder une audience et c'est en attendant cette entrevue que le protocole lui offre un séjour de transit à l'hôtel Radisson. Bien entendu, l'histoire ne dit pas si notre ami a picolé ferme à l'hôtel ni s'il s'est offert de jolies filles aux frais du contribuable malien...

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<b>A 17 heures tapantes, monsieur Bocoum est conduit, sous bonne escorte, à Koulouba où il est reçu par le président IBK</b>.

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Salamalecs et sourires d'usage. L'invité n'a pas de peine à décrire, dans les moindres détails, le drame de la Centrafrique, tombée dans le chaos suite aux affrontements entre les milices musulmanes de la Séléka et les milices chrétiennes anti-balaka. IBK, qui a les larmes faciles, manque de sangloter devant le sombre tableau sombre dépeint par son interlocuteur.

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Jugeant le fruit mûr à souhait, ce dernier sort d'un cartable neuf trois lettres dûment signées et cachetées du président Diotodja et revêtues des armoiries de la République centrafricaine. L'une des lettres présente Bocoum comme un représenté attitré de Diotodja; les deux autres lettres formulent, au nom de Diotodja, une demande d'aide humanitaire en faveur de la Centrafrique. IBK donne congé à son hôte, promettant de manifester sa générosité dans les heures qui suivront.

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<b>Il semble que les conseillers du président aient émis des doutes sur l'authenticité des lettres produites par l'émissaire centrafricain. </b>De plus, ni Diotodja, ni aucun de ses proches collaborateurs n'avaient prévenu la présidence malienne de la visite d'un émissaire, ce qui tranche avec les usages diplomatiques.

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Le plus drôle, c'est qu'au moment même où l'émissaire séjournait à Bamako, Michel Diotodja était débarqué de son poste de président de la Transition par les chefs d'Etat d'Afrique centrale.

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Pris de doute et de colère, IBK ordonne d'arrêter Ibrahim Bocoum qui, entre-temps, se paie du bon temps à l'hôtel Radisson, costumé comme un arbre de Noël. Les agents d'investigations judiciaires de la gendarmerie nationale débarquent sur les lieux et lui mettent sans sommation le grappin dessus.

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Des sources rapportent qu'au moment de son arrestation, le compère a lâché quelques pets et quelques gouttes d'urine. La Sécurité d'Etat, à son tour, se mêle de l'affaire. Interrogé par les limiers, le bonhomme Bocoum  persiste et signe: il est bel et bien un émissaire de Diotodja, pas l'escroc que l'on imagine ! Quand on lui demande d'appeler Michel Diotodja, il s'en dit incapable puisque l'intéressé n'est plus président!

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<b>Poings et pieds liés, le mendiant de luxe doublé d'escroc est conduit devant le procureur de la République Près le Tribunal de Première Instance de la Commune 3 du District de Bamako</b>. Il est placé sous mandat de dépôt pour tentative d'escroquerie du président de la République. Son jugement est prévu pour le mardi 25 mars 2014 au tribunal de la commune 3 de Bamako. Nous vous rendrons compte des débats à la barre dans notre toute prochaine livraison.

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<b>Abdoulaye Koné</b>

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<title>Gouvernement Tatam Ly : Pourquoi IBK renonce au remaniement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/gouvernement-tatam-ly-pourquoi-ibk-renonce-au-remaniement-201211.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Mar 2014 08:48:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_191198" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/gouvernement/vers-la-formation-du-nouveau-gouvernement-post-legislatives-la-visite-du-roi-du-maroc-fait-differer-levenement-196672.html/attachment/pm4" rel="attachment wp-att-191198"><img class="size-full wp-image-191198" alt="Oumar-Tatam-Ly" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/pm4.jpg" width="610" height="406" /></a> Oumar Tatam Ly[/caption]

<b><i>Longtemps attendu par les uns et les autres depuis la fin des législatives, le remaniement ministériel n'aura plus lieu avant longtemps. Ainsi l'a décidé le chef de l'Etat. "Je n'ai dit à personne que je rémanierai le gouvernement; vaquez donc à vos occupations au lieu de squatter les salons des marabouts !", a dit le chef de l'Etat à quelques ministres. </i></b>

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<b>Selon son entourage, IBK a entière confiance au Premier Ministre Oumar Tatam Ly</b>. Il voit en lui un homme travailleur, intègre, loyal et discret. Mieux, le président apprécie les efforts menés par son gouvernement sur les chantiers de la finance, de la justice et de la réconciliation nationale. <i>"Au plan des finances, les derniers obstacles au déblocage</i> <i>des 3 milliards d'euros promis par les bailleurs de fonds ont été levés</i>, nous confie un proche du palais. <i>C'est un atout pour refinancer l'économie qui en a bien besoin"</i>. La même source souligne que le chef de l'Etat se réjouit du retour de l'autorité de l'Etat, notamment grâce aux  actions vigoureuses ,engagées par le ministre de la Justice, Mohamed Ali Bathily. <i>"Certes, il n'est pas facile de gérer toutes les affaires judiciaires en cours, mais il y a lieu de se féliciter du retour d'une justice crainte car, avant IBK, nul ne craignait plus les tribunaux. Mieux, depuis la traduction en justice de gradés de l'armée et de magistrats haut placés, de plus en plus de gens se méfient: du coup, l'Etat reprend ses droits"</i>, analyse une source.

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Le gouvernement, rappellent nos interlocuteurs, n'a pas chômé sur le plan de pacification du nord. Son principal fait d'armes est d'avoir obligé les groupes armés à libérer les lieux administratifs de Kidal et de s'engager dans un début de cantonnement. Un ministre ne cache pas sa joie: <i>"Aujourd'hui, le gouvernement malien est parvernu à isoler le MNLA. C'est une grande victoire. Ce groupe séparatiste, qui se croit toujours plus malin que tout le monde, a été victime de l'usure. Il pensait contraindre le Mali à une négociation défavorable dans les deux mois qui suivraient l'élection d'IBK. Or le gouvernement malien a freiné des quatre fers, faisant dépendre toute négociation d'un cantonnement préalable des bandits. Ce fut un bon point pour le Mali. L'usure du temps aidant, le MNLA s'est peu à peu vu privé de ses alliés internationaux. A commencer par le Qatar. Il a commis, en outre, la maladresse de démarcher le roi du Maroc pour solliciter un appui politique et des subnsides. Cela est apparu comme une trahison aiux yeux du Burkina et de l'Algérie qui, à leur tour, l'ont lâché. Du coup, le MNLA se retrouve orphelin. Tout accord serait à ses yeux providentiel, quel qu'il soit.".</i>

<i> </i>

<i> </i>

<b>Une autre raison qui explique le maintien du gouvernement actuel réside, selon nos sources, dans la volonté du président IBK de faire échec aux manœuvres en cours au sein du RPM</b>.

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Ce parti, profitant de sa majorité parlementaire, serait en train de nourrir le rêve d'imposer un premier ministre à l'hôte de Koulouba. Celui-ci s'en irriterait au plus haut point et, pour couper court à toute pression, préfère ajourner tout changement gouvernemental. <i>"Le maintien du gouvernement n'exclut pas que pour des raisons particulières, tel ou tel ministre puisse quitter le gouvernement mais il n'y aura pas, à bref délai, le grand bouleversement qu'on attendait,</i> croit savoir une source. <i>Une chose reste sûre: IBK aime surprendre. Il est possible que derrière toutes ces assurances de statu quo ser chache sa volonté de surprendre ses ministres en les débarquant sans crier gare"'</i>.

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<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Yaya Karembé : Un juge sous haute surveillance</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/yaya-karembe-juge-haute-surveillance-201205.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Mar 2014 04:40:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b>Le magistrat en charge du dossier des bérets rouges multiplie les rafles dans les rangs de l'armée. Qui est-il ? Comment travaille-t-il ? Enquête...</b>

[caption id="attachment_182904" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/armee/disparition-de-soldats-le-juge-dans-le-collimateur-182902.html/attachment/karmebe-juge" rel="attachment wp-att-182904"><img class="size-full wp-image-182904" alt="Le juge_Yaya_Karembe" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/12/Karmebe-juge.jpg" width="610" height="408" /></a> Yaya Karembe[/caption]

Il s'appelle Yaya Karembé. Agé de 43 ans, marié et père d'un garçon, il est  originaire de Sikasso où il a fait ses études primaires et secondaires. Après avoir décroché une maîtrise en droit à l'Ecole Nationale d'Administration du Mali, Yaya Karembé travaille dans une entreprise de bâtiments et de travaux publics (la Société malienne de construction et de fabrique) puis passe, en 2001, le concours de la magistrature. De 2004 à 2008, il dirige un cabinet d'instruction au tribunal de première instance de Kati. A partir de 2008, il devient juge de paix à compétence étendue de Bougouni, région de Sikasso. Après le putsch du 22 mars 2012, il est nommé juge du deuxième cabinet d'instruction du pôle économique et financier du Tribunal de première instance de la Commune 3 de Bamako. C'est là que sa carrière prend un autre tournant.

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<b>Dossier sulfureux</b>

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Un beau matin, Karembé se voit imputer par le procureur un dossier sulfureux: celui des 21 bérets rouges disparus à la faveur du contre-putsch du 30 avril 2012. Karembé aurait préféré s'occuper d'autre chose mais il semble avoir été choisi par le ministère de la justice lui-même. Pourquoi ? On ne sait. Toujours est-il que le magistrat n'en dort plus que d'un oeil. Assiégé par les parents des personnes censément disparues, il ne sait où donner de la tête. L'enquête se heurte à de multiples obstacles. Les militaires que le juge veut auditionner appartiennent à la junte militaire qui, malgré le retour formel à l'ordre constitutionnel, garde la haute main sur l'armée, la sécurité, voire le gouvernement. Une demande de mise à disposition de 3 officiers formulée par le juge fait, bien sûr, chou blanc. Loin d'y satisfaire, le président de la Transition, Dioncounda Traoré, préfère organiser en vitesse une cérémonie de réconciliation (verbale) entre bérets rouges et bérets verts. Karembé ronge son frein. Il n'a guère le choix.

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I<b>l faut attendre l'avènement  d'IBK au pouvoir pour voir évoluer l'affaire. </b>Le nouveau chef de l'Etat, soucieux d'acquérir la réalité du pouvoir, mais aussi pressé par la communauté internationale, donne carte blanche au ministre de la Défense pour déférer en justice tout militaire dont le juge d'instruction requiert la comparution. C'est ainsi que le 27 novembre 2013, le général Sanogo, chef de l'ex-junte, est arrêté. A sa résidence de l'ex-base aérienne, 32 autres personnes - des militaires en majorité- sont mises aux arrêts. Le juge enchaîne, depuis, les mandats de dépôt. 14 militaires apparentés à l'ex-junte atterrissent vite en taule. Le juge tient à leur tirer les vers du nez. Il y parvient en partie puisqu'il arrive à localiser, à Diago, près de Kati, un charnier contenant, selon toute vraissemblance, les corps de certains bérets rouges disparus. Mais une chose est de découvrir les corps, une autre de prouver la responsabilité pénale des personnes poursuivies. L'enquête s'étend donc à d'autres gradés de l'armée. D'où l'incarcération des généraux Sidi Alassane Touré, ex-patron des services secrets, et Yamoussa Camara, ex-chef d'Etat-major particulier d'IBK. On annonce dans la prochaine charrette d'anciens gradés de  l'armée et de la gendarmerie...

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<b>Haute surveillance</b>

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On le voit, Karembé garde du beau monde en prison. Et il ne s'agit ni de marchands de pain, ni de planteurs de patates, mais de militaires hardis qui, en 2012, ont renversé un régime entier. Le juge a donc le plus grand intérêt à veiller sur sa sécurité.

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<b>Stress ou fatigue, il a  perdu une bonne quinzaine de kilos, ce qui contribue déjà à son camouflage.</b> Ceux qui le connaissent peinent à le reconnaître quand il se déplace en ville: tantôt il porte un immense chapeau de paille tressée qui le fait ressembler comme deux gouttes d'eau à un berger peulh du Fouta Djallon; tantôt , il se coiffe d'un épais turban assorti d'une gandoura de chef traditionnel touareg. Sauf qu'un Touareg est généralement frêle de constitution alors que notre juge rappelle plutôt un gladiateur. Karembé ne se déplace pas sans une escouade de policiers chargés d'assurer sa sécurité. Une équipe de 8 à 10 agents de police assure la permanence devant son domicile sis à Hamdallaye, en commune 4 de Bamako. Question: quand finira l'instruction du dossier des 21 bérets rouges, la sécurité du magistrat continuera-t-elle à être garantie ? Rien n'est moins sûr. Car si l'Etat malien a une caractéristique, c'est bien l'inconstance: à l'exception des anciens chefs d'Etat, il ne sécurise personne en fin de mission.

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<b>Tiékorobani et Abdoulaye Koné</b>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : Ladji Bourama au pays de la galère</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-ladji-bourama-au-pays-de-la-galere-201203.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Mar 2014 03:56:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_198719" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/gestion-affaires-publiques/gestion-du-pouvoir-ibk-ca-dechante-deja-198716.html/attachment/ibk-33" rel="attachment wp-att-198719"><img class="size-full wp-image-198719" alt=", Ibrahim_Boubacar_keita" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/02/ibk1.jpg" width="610" height="343" /></a> Ibrahim_Boubacar_keita[/caption]

<b><i>Contre la misère et la déprime qui gagnent du terrain, quelle récette miracle détient Ladji Bourama ? Question à mille sous !</i></b>

Les Maliens tirent le diable par la queue; la plupart d'entre eux ont même perdu toute chance de mettre la main sur la fameuse queue. C'est dire ! On ne me croira peut-être pas, mais la cause de la misère générale tient à une seule chose: la lutte engagée par Ladji Bourama contre la corruption et la délinquance financière. Certes, Ladji, en bon pèlerin musulman, de surcroît homonyme d'un prophète, se doit de moraliser la vie publique; mais en attendant qu'il vienne à bout des prédateurs économiques, beaucoup de nos honnêtes compatriotes risquent de crever de faim et de soif.

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<b>En effet, les fonctionnaires, de peur d'atterrir au pôle économique, surtout dans le bureau du juge Karembé, ont pour premier réflexe d'organiser l'évasion de leurs capitaux et d'apparaître, en public, plus pauvres que Job.</b> D'où un sérieux manque à gagner pour les vendeurs de poulets, de fruits, d'habits et de voitures. Ces marchands ambulants, qui constituent le plus gros de la population urbaine, finissent à peine de pleurer leur ruine qu'ils voient leurs étals cassés par la police. Motif ? Ladji Bourama ne souffre pas une seonde les occupations anarchiques de la voie publique ! Et ce n'est pas tout ! Les gros commerçants doivent attendre des mois pour obtenir un marché public ou le paiement de leurs factures car les agents du trésor, des DAF et consorts, craignant une visite inopinée de la police financière, sont devenus plus méfiants que jamais. Même les spéculateurs fonciers, qui font d'ordinaire la pluie et le beau temps, sont devenus misérables depuis la pluie de mandats de dépôt qui s'est abattue sur eux et leurs amis préfets pour disposition du bien d'autrui ou faux. Les militaires, pour leur part, se font tout petits depuis la chute de la junte: à présent, ils n'ont plus rendez-vous qu'avec le juge (affaire <i>"bérets rouges"</i> aidant) ou avec les jihadistes du nord, toutes choses qui n'ont rien de très réjouissant. Le comble, c'est que tout le pays sautait de joie à l'idée qu'avec le retour à l'ordre démocratique, les bailleurs de fonds nous alloueraient 3 milliards d'euros (plus de 2.000 milliards de FCFA). Or, à ce jour, personne n'a vu la couleur des riants billets. De quoi arracher des sanglots de désespoir au plus optimiste des hommes !

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<b>Problème: dans sa croisade contre la corruption, Ladji Bourama a oublié que celle-ci constitue, dans notre pays, une sorte de soupape de sécurité. </b>Je m'explique : la corruption seule permet au peuple de survivre. Si, au lieu de payer 1.000 FCFA aux policiers de faction, tous véhicules de transport en commun (<i>"Duruni", </i>Sotrama et taxis) devaient présenter des documents et un état technique parfaits, ils cesseraient ,tous de rouler. Conséquence: les populations, faute de société publique de transport, se verront contraintes d'arpenter les rues à pied. Et, au bout du compte, de se révolter contre le pouvoir. Par ailleurs, si tous les importateurs devaient payer correcterment les droits de douane et les impôts, les prix sur le marché bondiraient en flèche, y compris pour les denrées de première nécessité, l'eau et l'électricité. Aucun pouvoir ne pourrait maîtriser cette machine infernale. C'est la corruption qui permet, jusqu'à présent, aux uns et aux autres de survivre. Elle est donc devenue une nécessité dans un pays où le salaire minimum ne dépasse pas 25.000 FCFA. Entre nous, sans corruption, comment un fonctionnaire qui gagnerait 500.000 FCFA par mois (ce qui est rare) ferait-il pour se bâtir un toit ? Or je ne connais aucun directeur de service ni aucun fonctionnaire moyen qui ne possède pas une voiture et une jolie maison! Beaucoup ont, en outre, des vergers, ce qui a conduit Ladji Bourama à leur interdire d'y amener les véhicules de service. La morale de l'histoire, c'est qu'on ne peut lutter contre la corruption sans tripler les salaires, ce qui, en l'état actuel de la bourse nationale, relève de l'impossible.

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<b>En définitive, dans cette galère nationale, seul Ladji Bourama trouve encore à manger.</b> Il n'a pas trop, hélas !, le sens de la charité et a le mauvais goût d'annoncer à cor et à cri qu'il n'a pas de gâteau à partager avec qui que ce soit. Pourtant, s'il cessait un peu de voyager au Qatar et dans d'autres lieux de plaisance, il y aurait largement de quoi nourrir du beau monde. Surtout les griots et les nomades politiques. L'avez-vous remarqué ? Messieurs les nomades se sont volatilisés dans la nature, fatigués d'attendre que Ladji Bourama daigne songer à leur servir un peu de soupe. Certains d'entre eux ont réussi à devenir députés (ce qui rapporte tout de même 1 million par mois); les autres, privés de perspective, voire de boussole pour flairer les vents porteurs de soupe, vont devoir chercher un  métier moins ingrat que la politique...

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<b>Question: comment vaincre la misère et la déprime ambiantes ?</b>

Moi, je propose trois solutions. La première consiste à retirer la primature à l'actuel banquier et à la confier à un médecin: un banquier, comme chacun le sait, ne s'intéresse qu'aux chiffres et se fiche pas mal des âmes. Deuxième proposition : rendre plus gai le visage du gouvernement: cette équipe ne contient, en effet, aucune jeune dame dont le sourire ferait oublier, ne serait-ce qu'une minute, aux gens leurs soucis. Troisième proposition:  que Ladji Bourama arrête de menacer, de pointer du doigt à la télé et de promettre au pauvre peuple du sang et des larmes. Si ces propositions ne suffisent pas à atténuer le mal, alors il ne restera plus qu'à mettre le pays sous la tutelle de l'ONU et à confier à Ladji Bourama une chaire de grec et de Coran à l'université de Bamako ! Il y fera sans doute l'honneur et le bonheur des étudiants, i<i>nch Allah </i>!

<b> </b>

<b>Tiékorobani</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
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<title>La ville de Gao scandalisée : La MINUSMA s&amp;apos;amuse avec l&amp;apos;argent et...les jeunes filles</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/la-ville-de-gao-scandalisee-la-minusma-samuse-avec-largent-les-jeunes-filles-201207.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Mar 2014 03:51:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_199449" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/faits-divers/stabilisation-du-mali-la-minusma-seternise-dans-lamusement-199444.html/attachment/minusma-11" rel="attachment wp-att-199449"><img class="size-full wp-image-199449" alt="un vehicule de la minusma" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Minusma.jpg" width="300" height="233" /></a> un vehicule de la minusma[/caption]

<b><i>Suite à l'intervention militaire française en cours depuis janvier 2012, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a, par une résolution n° 2100 du 25 avril 2013, créé la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA). La MINUSMA, composée pour l'heure de quelque 6.000 hommes, est déployée dans les principales villes du nord et dans la capitale du Mali. </i></b>

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Elle a pour mission, entre autres, d'aider les autorités maliennes à stabiliser le pays en accordant une attention prioritaire aux principales agglomérations, aux axes de communication, à la protection des populations civiles, à la situation des droits de l'homme. La MINUSMA a aussi en charge la mise en place des conditions indispensables à l'acheminement de l'aide humanitaire, au retour des déplacés, à l'extension de l'autorité de l'État, au rétablissement de l'autorité de l'État dans tout le pays. Elle travaille enfin à écarter les menaces sécuritaires et à prévenir tout retour d'éléments armés dans les zones où elle opère.

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<b>Or que voit-on ? Depuis leur déploiement, les soldats de la MISNUSMA, en lieu et place de leurs  missions de sécurisation du territoire et des citoyens,</b> <b>s'adonnent à d'autres pratiques, surtout dans les localités du nord</b>. A Gao, par exemple, les populations, déçues du comportement des soldats de la MINUSMA, commencent à hausser le ton.

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<b>L'arme au pied</b>

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Les griefs contre la MINUSMA sont nombreux. Tout d'abord, retranchés dans un hôtel de la ville, les soldats onusiens ne se donnent aucune espèce de peine:  seules les forces de défenses et de sécurité du Mali et celles de l'Opération SERVAL effectuent des patrouilles sur le terrain. <i>"L'activité principale des soldats de la MINUSMAconsiste à faire du commerce et à courir derrière les jeunes filles de Gao",</i> nous explique, plein de colère, un notable de la localité. Bénéficiant de grands stocks d'eau minérale, plusieurs soldats de la MINUSMA en cèdent régulièrement de pleins cartons aux commerçants de Gao et de la ville voisine de Gossi, à raison de 1.750 FCFA le carton.  A ce train, une bonne partie du budget alimentaire de la MINUSMA finira sur les marchés et dans les foires au lieu de désaltérer d'illustres  combattants anti-jihadistes !

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<b>Quant au second point d'accusation, qui concerne la chasse aux demoiselles de Gao, il irrite au plus haut point les populations locales. </b><i>"Les soldats de la MINUSMA sont devenus les champions dans la drague aux filles,</i> s'indigne l'une de nos sources. <i>Depuis leur arrivée à Gao, le chiffre d'affaires des vendeurs de motos Jakarta a pris de l'ascenseur. D'innonmbrables filles, même celles issues de familles démunies, se sont procuré des motos Jakarta. Cette subite prolifération de motos Jakarta toutes neuves dans une ville où la crise sécuritaire se fait encore sentir a poussé les chefs de familles à chercher à comprendre. On a ainsi appris </i>  <i>que ces motos sont tout simplement achetées par ces filles avec l'argent gagné  à l'occasion de leurs relations intimes avec des soldats de la MINUSMA.".</i>

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<b>Vent de fronde</b>

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Agacées par le comportement sexuel des soldats de la MINUSMA, les populations de Gao affublent désormais la MINUSMA du sobriquet d'<i>"amusement".</i> Elles viennent d'ailleurs de découvrir un nouveau fait grave: une vidéo où l'on voit deux filles en pleins rapports sexuels avec un soldat de la MINUSMA circule, depuis quelques jours, dans la ville. Les deux jeunes filles, élèves de du lycée Yana Maiga de Gao, ne semblent pas en faire un problème et se rendent sans remords à l'école, malgré les moqueries de leurs condisciples. Indignés par ce qui semble être la goutte d'eau qui fait déborder le vase, certains journalistes de la cité n'ont pas manqué de passer en boucle une émission appelant les responsables de la MINUSMA à sévir contre leurs agents fatifs. Pour l'instant, aucun commentaire ne vient du côté du quartier général de la MINUSMA. A Gao, personne ne veut plus de la MINUSMA; une grande manifestation populaire est même en préparation dans les jours prochains pour exiger son départ pur et simple de la ville.

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<b>Selon, D.Maiga, enseignant, à Gao, <i>"la présence des soldats de la MINUSMA ne sert à rien car les attentats perpétrés à Gao après la libération ont eu lieu à leur nez et à leur barbe; ils étaient sans doute calmfeutrés avec les jeunes filles de Gao</i>.".</b> Pour madame Touré Youma, résidente de Gao, <i>"la MINUSMA, qu'on le veuille ou non, échouera à Gao, comme toute les autres forces onusiennes à travers le monde."</i>. Pour l'instant, ce qui inquiète le plus à Gao, c'est le risque de propagation des infections sexuellement transmissibles.

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<b><i>Abdoulaye Guindo</i></b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
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<title>SECURICOM&#45;SARL:  Vers un affrontement entre les salariés ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/securicom-sarl-vers-affrontement-les-salaries-201215.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Mar 2014 03:08:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/securite/controles-et-mesures-de-securite-aeroportuaire-la-securicom-sarl-est-elle-victime-de-son-expertise-95302.html/attachment/securicom-2" rel="attachment wp-att-95303"><img class="alignleft size-full wp-image-95303" alt="Securicom" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/Securicom.jpg" width="150" height="129" /></a>Après la mise ne place de 3 syndicats au sein du groupe SECURICOM-SARL, à savoir SECURICOM-Protect, SECURICOM- ACCESS et SECURICOM -Sûreté Aéroportuaire, un nouveau comité syndical se prépare à voir le jour le 11 mars. </i></b>

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Il sera affilié à la centrale syndicale UNTM, contrairement aux 3 premiers qui sont rattachés à la centrale syndicale CSTM.

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Les 3 premiers s'opposent à la création du nouveau syndicat, y voyant une manoeuvre de la direction de SECURICOM de diviser les travailleurs.

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On se dirige, si les choses évoluent ainsi, vers un affrontement entre travailleurs puisque les 3 premiers syndicats projettent de marcher sur la bourse du travail, siège de l'UNTM.

<b>Abdoulaye Koné</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
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<title>Sébénicoro dans la terreur : 234 cambriolages entre janvier et février</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/sebenicoro-dans-la-terreur-234-cambriolages-janvier-fevrier-199686.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Mar 2014 04:43:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>A Sébénicoro, en commune 4 de Bamako, la population vit dans la terreur. Diabi (nous utilisions un pseudonyme requis par l'intéressé pour des raisons de sécurité) en sait quelque chose. Domicilié à la SEMA 2 de Sébénicoro, il a subi deux cambriolages en l'espace d'une semaine. </i></b>

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<b>Les malheurs de Diabi</b>

Jeudi 20 février 2014, en se réveillant, il a eu la surprise de sa vie: la porte de son salon avait été cassée, les pommelles sciées; des inconnus avaient tout emporté: tapis, téléviseurs, fauteuils. Même les pots de fleurs, pourtant de peu valeur, avaient disparu ! Diabi, très affligé, se rend au commissariat du 9ème arrondissement pour déclarer le cambriolage dont il venait de faire les frais. <i>"J'ai été reçu par un policier qui a pris ma déclaration, </i>se souvient-il; <i>dans le registre, j'ai été enregistré sous le numéro 233. J'apprendrai plus tard que j'étais la 233ème victime de cambriolages entre janvier et février 2014.", </i>relate-t-il. Il ajoute : <i>"Tout près de chez moi, la quincaillerie "Samassa" avait été dévalisée quelques jours auparavant. Le gardien a vu surgir de l'obscurité 7 hommes armés. Ils se sont rués sur lui, l'ont immobilisé, bâillonné et maintenu plaqué au sol. Ils sont ensuite tout volé dans la quicaillerie. En repartant, deux d'entre eux ont suggéré de tuer le gardien, témoin gênant de l'attaque. Celui qui passe pour le chef de la bande s'y est opposé, faisant savoir à ses compagnons qu'il connaissait le pauvre gardien. J'ai appris qu'une boutique voisine a connu le même sort: les portes sciées, le contenu vidé."</i>.

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<b>Diabi n'est pas, hélas !, au bout de ses peines</b>. Dès le lendemain du cambriolage qu'il a subi, il est victime, vers 3 heures, d'une nouvelle attaque à main armée. Les brigands emportent, cette fois, moins que rien mais il les aperçoit, de derrière ses rideaux, en train de fouiller la cour de sa maison, cagoulés et armés jusqu'aux dents. Ne sachant plus à quel saint se vouer, notre homme prend bagages et famille, abandonne la maison qu'il a construite à prix d'or et déménage à Médina Coura, en commune 2 de Bamako, chez des parents.

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<b>Témoignage d'une victime</b>

Un autre habitant de Sébénicoro nous raconte son calvaire: <i>" J'ai pour habitude de prier sur mon toit jusque tard dans la nuit. Un jour, alors que je veillais là, j'ai vu deux hommes pénétrer dans la cour de ma concession. Ils ne m'avaient pas vu. Je me suis donc muni de pierres et me suis mis à les lapider. Ils se sont enfuis, paniqués, ne sachant pas d'où venaient les pierres. Depuis, j'ai peuplé ma concession de quatre chiens"</i>. Le vieillard de 65 ans qui se confie ainsi à nous fait état de nombreux cambriolages dans les quartiers périphériques de  Sébénicoro: Kanadjiguila, Ouezzimbougou, etc.

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<b>Forces de l'ordre impuissantes</b>

234 attaques à main armée en deux petits mois, entre janvier et février !<b> </b>La chose n'a pas manqué de nous intriguer. Nous nous sommes, par conséquent, rendus au commissariat du 9ème arrondissement, qui couvre, en principe, Sébénicoro et environs. L'adjoint du commissaire, que nous avons rencontré, nous déclare qu'il lui faut, pour répondre à la presse, une autorisation de la hiérarchie. Il n'empêche ! Un agent de police nous confie, sous le sceau de l'anonymat, que le 9ème arrondissement dispose d'un unique véhicule de patrouille qui tombe en panne quatre jours sur sept. <i>"Nous avons</i> <i>les hommes, mais pas le matériel de travail nécessaire. En cas de bataille rangée, nous ne sommes pas sûrs de venir à bout des bandits lourdement armés que la population nous décrit car nos armes sont rudimentaires"</i>, se lamente notre interlocuteur.  Il ajoute: <i>" On nous a instruits de laisser la gendarmerie patrouiller à Sébénicoro, ce qui'elle ne fait pas visiblement"</i>.

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<b>Le plus étonnant, c'est que les bandits ne craignent pas d'infester un quartier où réside le président de la République lui-même</b>. A Sébénicoro se trouvent non seulement un poste de police, mais aussi un check-point mixte comptant des gendarmes, des policiers et des douaniers. La résidence du chef de l'Etat, située à l'entrée du quartier, est gardée par  la garde présidentielle qui oeuvre en étroite collaboration avec la MNUSMA, la force militaire onusienne. Qu'au nez et à la barbe de toutes ces forces, les vagabonds agissent à leur guise ne laisse pas de surprendre.

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<b>Tiékorobani  </b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title> En toute exclusivité : Le document qui fait de Sanogo un ancien Président de la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/en-toute-exclusivite-le-document-qui-fait-de-sanogo-ancien-president-de-la-republique-199678.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Mar 2014 03:30:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_185036" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/armee/arrestation-et-inculpation-de-lex-capitaine-sanogo-preuve-de-lindependance-de-la-justice-185035.html/attachment/capitaine-sanogo-18-sept" rel="attachment wp-att-185036"><img class="size-full wp-image-185036" alt="Amadou Haya Sanogo" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/12/Capitaine-Sanogo-18-sept.jpg" width="350" height="317" /></a> "General" Amadou H Sanogo[/caption]

<b><i>Nous publions ci-dessous, pour la toute première fois, le document officiel en date du 20 mai 2012 par lequel les plus hautes autorités de la Transition du Mali, notamment le président Dioncounda Traoré, le Premier Ministre Cheick Modibo Diarra et le Médiateur Django Cissoko, ainsi que les émissaires de la CEDEAO - l'Ivoirien Adama Bictogo et le Burkinabè Djibril Bassolé- reconnaissent à Amadou Haya Sanogo, alors chef de la junte militaire, la qualité d'ancien président de la République et s'engagent à lui en octroyer les avantages. </i></b>

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C'est en application de ce document qu'une garde et un personnel domestique d'une quarantaine de personnes (essentiellement des militaires) avait été affecté à l'officier juste avant son arrestation. La question qui se pose à présent est la suivante: les autorités en place reconnaissent-elles les clauses du document?  Si oui, pourquoi ne pas l'exécuter, dès lors que Sanogo n'est pas encore condamné pour des faits criminels ? Si elles ne reconnaissent pas les clauses du document, quelles en sont les raisons ?

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<b>"Compte rendu de réunions</b>

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Les 19 et 20 mai 2012, les émissaires du Médiateur de la CEDEAO ont effectué une visite au Mali dans le cadre de la recherche de solutions au désaccord persistant sur la gestion de la transition, en particulier concernant la présidence.

&nbsp;

L'équipe était composée de:

-Monsieur Yipènè Djibril Bassolé , Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale du Burkina Faso ;

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-Monsieur Adama BICTOGO, Ministre de l'Intégration Africaine de la République de Côte d'Ivoire;

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- Monsieur le Docteur Mohammed Nouriddeen, Ministre délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères de la République Fédérale du Nigéria.

&nbsp;

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En compagnie de Monsieur Diango Cissoko, Médiateur de la République du Mali, l'équipe a rencontré successivement: le Président de la République par intérim, Son Excellence Monsieur Dioncounda Traoré; le président du CNRDRE, le capitaine Amadou Haya Sanogo, et le Premier Ministre, le Docteur Cheick Modibo Diarra.

&nbsp;

&nbsp;

A l'issue de leurs entretiens, un accord est intervenu sur la mise en œuvre des décisions prises lors du sommet Extraordinaire des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, à Abidjan, le 26 avril 2012, à savoir notamment :

&nbsp;

-L'extension du mandat des organes de la transition, notamment le Président de la république par intérim, le Premier ministre et le gouvernement sur une période de 12 mois ;

- La mise en œuvre de la feuille de route de la transition ;

&nbsp;

&nbsp;

Toutes les parties prenantes se sont réjouies de cet accord. Il a été rappelé cependant le necessité d'exécuter, dans le meilluer délai, la décion du Sommet Extraordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, tenu à Dakar (Sénégal), le 03 mai 2012, relative à la mise en place d'un cadre de concertation sur les questions importantes relatives à la mise en eouvre de la transition.  Il a également été rappelé la nécessité, ainsi que l'a prescrit le sommet de Dakar, d'élaborer la feuille de route de la transition avec un chronogramme d'actions.

&nbsp;

&nbsp;

Il a aussi et surtout été retenu la nécessité de définir, dans le meilleur délai, le role, le statut et les avantages à accorder aux membres du CNRDRE.

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&nbsp;

<b>A cet égard, et en particulier, le président du CNRDRE bénficiera des avantages accordés aux anciens Présidents de la République par la loi</b>.

Un accent particulier a été mis sur le caractère inchangé des pouvoirs respectifs du Président de la République par intérim et du Premier Ministre pendant la transition tels que définis par la Constitution et l'accord-cadre du 06 avril 2012.

&nbsp;

&nbsp;

Il a été rappelé que le Président de la République par intérim, le Premier Ministre et le Président du CNRDRE se doivent mutuellement respect et considération et doivent tout mettre en œuvre pour le bon déroulement de la transition. Ils doivent entretenir les meilleures relations possibles à travers des rencontres périodiques et former une équipe solidaire ayant constamment les yeux rivés sur l'intérêt supérieur du Mali, en particuleir la résolution du problème du nord du Mali et l'organisation d'élections libres, transparentes et crédibles. Ils doivent s'abstenir de mener toute action succeptible de troubler le déroulement de la transition.

&nbsp;

<b>Bamako, le 20 mai 2012</b>

&nbsp;

&nbsp;

<b>Le Président de la république par intérim, Pr </b><b>Dioncounda Traoré</b>

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&nbsp;

<b>Le Premier Ministre </b>Cheick Mohamed Abdoulaye Souad dit Modibo Diarra

&nbsp;

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<b>Le president du CNRDRE </b>Capitaine Amadou Haya Sanogo

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

<b>Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale du Burkina Faso</b>

Yipènè Djibril Bassolé

&nbsp;

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<b>Ministre de l'Intégration Africaine de la République de la Côte d'Ivoire</b>

Adama Bictogo

<a href="http://www.maliweb.net/politique/en-toute-exclusivite-le-document-qui-fait-de-sanogo-ancien-president-de-la-republique-199678.html/attachment/fac-simile-2" rel="attachment wp-att-199683"><img class="aligncenter size-full wp-image-199683" alt="fac simile" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/fac-simile.jpg" width="610" height="516" /></a>

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<title>Chronique satirique : Le marchand d&amp;apos;armes, les griots, les laquais et les masseurs de pieds</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-le-marchand-darmes-les-griots-les-laquais-les-masseurs-de-pieds-199677.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Mar 2014 03:20:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_199679" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-le-marchand-darmes-les-griots-les-laquais-les-masseurs-de-pieds-199677.html/attachment/sidi-mohamed-kagnassy" rel="attachment wp-att-199679"><img class="size-full wp-image-199679" alt="Sidi Mohamed Kagnassy" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Sidi-Mohamed-Kagnassy.jpg" width="300" height="401" /></a> Sidi Mohamed Kagnassy[/caption]

<b><i>Une armée de griots et de masseurs de pieds, ne songent, en réalité, qu'à leur estomac, nous descendent dans les flammes pour avoir publié le texte d'un contrat d'armement de 69 milliards adjugé au fils de Kagnassy. Il en faudra plus pour nous impressionner !</i></b>

<b> </b>

<b> </b>

A défaut d'une armée capable de reprendre Kidal aux bandits enturbannés, le Mali dispose, au moins, d'une puissante armée de... griots, de laquais, de larbins et de masseurs de pieds. Comme ils n'ont pas assez d'art pour composer des chansons épiques comme <i>"Janjo"</i> ou <i>"Touramakan"</i>, ils se sont spécialisés dans une chose simple: voler, sans sommation, dans les plumes de quiconque ose déclarer noir ce que Ladji Bourama trouve blanc. Il a suffi que nous publiions le texte d'un contrat d'armement pour que nos braves laquais nous tombent dessus à bras raccourcis. Ils agissent avec une telle promptitude et une telle unanimité qu'on s'étonne qu'ils n'aient pas encore créé une société anonyme dont le nom serait tout trouvé : <i>"Compagnie des Griots, laquais et masseurs de pieds S.A."</i>. Siège social: route de Koulouba. Objet: chanter les louanges de Ladji Bourama et de ses successeurs, remplir sa bouilloire à chaque prière canonique, lui masser les pieds et, bien sûr, descendre aux enfers ceux qui osent lui adresser des critiques.

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<b>Malheureusement, nos chers compères griots se trompent lourdement</b>.

D'abord, ils nous croient à la belle époque de Staline où <i>La Pravda</i> avait mission de tresser journellement des lauriers  au <i>"père des peuples" </i>et où il fallait soumettre ses articles au Bureau de la censure avant toute publication. De plus, les griots locaux (ils n'ont aucune chance de gagner le <i>Grammy Awards </i>américain, n'est-ce pas ?) se trompent de rôle : ils oublient que quand Ladji Bourama a besoin de s'exprimer, il ne passe pas par des griots mais par des voix plus respectables: <i>l'ORTM </i>et <i>L'Essor</i>, par exemple. Enfin, les compères griots, dans leur infinie médiocrité, ne se rendent pas compte qu'un bon communicateur n'ouvre jamais une polémique sur un fait incontestable comme le contrat que nous avons publié, fac similé à l'appui.

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<b>Dans leur frénésie alimentaire, les compères oublient toute règle de prudence</b>.

Cela ne surprend guère car ils se collent, telles des sangsues, à tous les régimes. Un peu comme des mouches qui volent d'un fruit à un autre. N'est-ce pas les mêmes qui nous ont voués aux gémonies quand  nous révélions que les opérateurs économiques préparaient une médaille de 200 millions pour ATT ? N'est-ce pas les mêmes qui nous accablaient  quand nous révélions que la CEDEAO avait bloqué les armes commandées par le Mali ?

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N'est-ce pas les mêmes qui se sont précipités chez Django Cissoko quand nous révélions qu'il avait voulu démissionner de la primature ? Les mêmes  laquais professionnels, maquillés en journalistes, nous ont copieusement insultés quand nous révélions récemment que le Chérif de Nioro s'en était pris à Ladji Bourama. Et pas plus tard que la semaine dernière, ils ont envahi les bureaux du Haut Conseil Islamique quand nous avons révélé que Mahmoud Dicko n'avait pas été invité aux cérémonies d'accueil du roi du Maroc. Nos compères, qui se soucient avant tout de remplir leur estomac épais comme un grenier, n'éprouveront aucune gêne à nomadiser vers des cieux plus cléments dès qu'ils sentiront Ladji Bourama en mauvaise posture. Avec des larbins de cet acabit, tout pouvoir court à sa perte. Ce n'est pas un hasard si les régimes précédents, qu'ils ont applaudis  des pieds et des mains, ont fini de la manière que l'on sait.

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<b>Eh bien, non ! Nous ne sommes ni ne serons de leur société.</b> Notre métier est de dire au chef ce qui ne va pas car Ladji Bourama, hier opposant, aujourd'hui président, demain retraité, ne souhaite pas plus que nous l'honneur du Mali et le bonheur des Maliens.

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<b>Le corps du délit</b>

Venons-en, à présent, aux faits. Dans notre livraison n° 245 du lundi 24 février 2014, nous publiions le texte d'un contrat d'armement de 69 milliards passé par le ministère de la Défense à <i>"Guo Star SARL"</i>, une société dirigée par Sidi Mohamed Kagnassy. Nous avons délibérément renoncé aux commentaires, laissant le lecteur juger sur pièce. Dès le lendemain, une nuée de griots se ruent sur nous, café et gâteau au poing. Toute confraternité bue, la plupart d'entre eux titrent: <i>"Kagnassy et le marché de 69 milliards: des soupçons infondés</i>". Un autre laquais s'étrangle: <i>"Prétendue affaire Kagnassy pour ternir l'image d'IBK: un vrai faux marché de gré à gré de 69 milliards"</i>. Un autre larbin s'étouffe: <i>"Equipement de l'armée: qui a intérêt à la confusion ?"</i>. Un autre affirme : <i>"Sidi Kagnassy n'a jamais bénéficié d'un marché sous IBK: qui a intérêt à la confusion?"</i>.

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Dans un touchant concert, tous ces articles estiment que derrière nos révélations se cachent des <i>"individus malveillants tapis dans l'ombre"</i> et que notre unique but est de <i>"ternir la belle image du chef de l'Etat"</i>...

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<b>Ces réactions sans tête ni queue appellent de notre part les observations suivantes:</b>

Les articles griotiques, j'allais dire <i>"merdiques"</i>,  viennent d'une seule et même source; ils portent les mêmes titres, contiennent les mêmes expressions  et sont généralement censés émaner d'une <i>"correspondance particulière de Fasséry Diakité"</i>. Cela prouve une entente préalable entre des individus sans foi autoproclamés défenseurs  du pouvoir et qui, dans leur naïveté, croient que celui-ci a urgemment besoin d'eux pour s'exprimer. La traditionnelle histoire de la mouche du coche, quoi ! D'ailleurs, ce diable de Fasséry, illustre inconnu surgi du diable vauvert, pourrait-il nous expliquer il s'érige en porte-parole de Kagnassy ou de Ladji Bourama alors qu'il n'est ni ministre ni fondé de pouvoir de la société <i>Guo Star SARL, </i>attributaire du marché d'armement ?

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Dès lors qu'au lieu d'assumer leurs opinions, les griots passent par le nommé Fasséry, ils avouent, par là-même, que c'est eux qui sont manipulés par des <i>"individus malveillants tapis dans l'ombre"</i>. Quand on se sait manipuler, on croit tout le monde manipulé...

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Les griots prétendent que nous avons publié un faux document. Or à ce jour, nous n'avons reçu ni un droit de réponse, ni une citation en diffamation, ni une plainte pour faux. Soit dit en passant, des Maliens croupissent en prison pour des infractions moins graves que le faux.

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Le lecteur aurait attendu des griots qu'ils publient un document authentique qui prouverait la fausseté du nôtre. Au lieu de quoi, ils abreuvent le bon peuple de bave et d'écume ! Prendraient-ils le lecteur pour un sot ?

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<b>5-</b>Selon les griots, le marché d'armement que nous avons publié aurait été <i>"annulé" </i>puis <i>"réattribué à quelqu'un d'autre"</i>. Voiilà un aveu de taille: on annule un marché qui a existé, non ? Quant au document qui réattribue le marché, où se trouve-t-il ?

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<b>6-</b>Les laquais nous affublent des plus doux qualificatifs: <i>"ennemis de la patrie", "individus malveillants"</i>, <i>"suppôts" </i>de personnes privées de marché...A ce train, ils vont devoir payer des droits d'auteur à Sékou Touré et à Mao qui, toute leur vie, ont vu partout des <i>"traîtres à la patrie"</i> et des <i>"suppôts de l'impérialisme" </i>!

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La compagnie locale des masseurs de pieds prétend que Sidi Kagnassy ne peut être spolié de ses droits de citoyen au prétexte que son père serait milliardaire. Allons, chers messieurs, qui a jamais denié à Sidi Kagnassy le droit de bénéficier de marchés publics ? Ou bien la mauvaise foi vous fait-elle porter des lunettes en bois de Suisse ?

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D'ailleurs, aucun de ces chercheurs de <i>"nasongon"</i> ne déclare agir en son nom. S'il a <i>"une belle image"</i>, elle profite à tout le pays qui sort d'une période noire. Chef de l'Etat, Ladji Bourama a un budget et des spécialistes chargés de soigner son image; il a également sous son autorité des un secrétariat général, une cellule de communication, un ministère de la communication et peut solliciter, au besoin, des agences internationales de communication.

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Quant à nous, notre mission, en tant que journalistes, consiste à servir de contre-pouvoir, à révéler les informations que nous tenons pour sûres et à émettre les opinions que nous jugeons utiles. Pas de masser des pieds ni de cirer les bottes. De 2008 à nos jours, nous n'avons été complaisants envers aucun gouvernement ni acharnés contre aucun pouvoir. Les lecteurs reconnaissent notre indépendance et notre professionnalisme: c'est pourquoi nous avons régulièrement enlevé les prix médiatiques mis en compétition sur les sujets les plus divers. Et qu'on se rassure : ce ne sont pas des batteurs de tambours qui nous feront aujourd'hui dévier de notre chemin ! Si le Mali a pu conquérir le multipartisme en 1991 et recouvrer l'ordre constitutionnel après le putsch de 2012, c'est en partie grâce à une presse indépendante, non à une colonie de griots à la panse rebondie

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<b>8-</b> S'il y a une leçon à tirer de la révolte des laquais, c'est bien celle-ci: <i>Procès-Verbal</i> est devenu grand, a une forte audience et dérange le festin de quelques scribouillards.<i>Alhamdou Lillah</i>, nous nous en félicitons ! A dire de sage, les gamins ne lancent de cailloux que contre un arbre chargé de fruits; un arbre dépourvu de fruits les laisse indifférents.

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>Visite du roi du Maroc : L&amp;apos;imam Mahmoud Dicko boudé par les autorités</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/visite-du-roi-du-maroc-limam-mahmoud-dicko-boude-par-les-autorites-198175.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Feb 2014 03:20:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>[caption id="attachment_198110" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/economie/cooperation/pour-temoigner-sa-solidarite-avec-les-musulmans-du-mali-le-commandeur-des-croyants-participe-la-priere-du-vendredi-la-mosquee-faycal-de-bamako-198108.html/attachment/ibk-roi" rel="attachment wp-att-198110"><img class="size-full wp-image-198110 " title="BK Mohamed VI" alt="IBK Mohamed VI" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/02/IBK-ROI.jpg" width="610" height="405" /></a> IBK Mohamed VI[/caption]</p>
<h3>Le roi du Maroc, Sa Majesté Mohamed VI, a effectué une visite d'Etat au Mali du 18 au 23 février 2014. Au cours du séjour chérifien, plusieurs activités étaient au menu: accueil à l'aéroport de Bamako-Sénou, entretiens avec les responsables politiques et civils maliens, prière à la grande mosquée de Bamako, signatures de protocoles d'accord, visites de chantiers, etc.</h3>
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<p><b>A  l'accueil du roi, à l'aéroport de Sénou, comme lors de la prière à la grande mosquée de Bamako, on notait, en plus de celle des corps constitués, la présence de plusieurs leaders religieux dont le célèbre prêcheur Ousmane Madani Haidara. </b>A Sénou, Haidara se tenait au tout premier rang des dignitaires religieux mobilisés pour l'accueil: le roi lui serra vivement la main.  Lors de prière à la grande mosquée de Bamako, un seul homme séparait, dans le rang, le prêcheur Haidara du monarque marocain. Outre Haidara, d'autres leaders religieux ont côtoyé le roi, notamment Monseigneur Jean Zerbo, l'archevêque de Bamako, qu'on a vu sur les images de l'ORTM en train d'être présernté au roi pare IBK lui-même.</p>
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<p><b>Absence  remarquée</b></p>
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<p>Pourtant, à aucune cérémonie, on n'a vu l'imam Mahmoud Dicko, le président du Haut Conseil Islamique (HCIM). Il n'a même participé ni à l'accueil du roi, ni à la prière à la grande mosquée, ni à la cérémonie de remise de 10.000 exemplaires du Coran à la communauté musulmane du Mali, ni au dîner d'Etat offert au roi par le président IBK. Cette absence étonne car tout militait plutôt pour la présence de l'imam Dicko aux côtés du roi. En effet, Dicko est le premier responsable des musulmans du Mali en tant que leader du HCIM. Quant au roi, il est, certes, un chef d'Etat, mais il porte surtout le titre de <i>"commandeur des croyants"</i> et descend, selon l'hagiographie officielle, du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui). De plus, Mahmoud Dicko n'a jamais été ignoré dans aucune activité comportant une dimension religieuse : il était, par exemple, là quand feu Mouammar Khaddafi , le Guide libyen, avait célébré le <i>"Maouloud"</i> (anniversaire du Prophète-psl) à Tombouctou. C'est aussi lui qui occupe le devant de la scène chaque que les musulmans s'adressent au public ou aux autorités à l'occasion des fêtes, du ramadan ou des débats sur le code de la famille. Pourquoi donc Dicko était-il absent aux cérémonies impliquant le roi du Maroc ?</p>
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<p><b>Raisons d'une  absence</b></p>
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<p>Notre enquête nous a permis de savoir que l'imam Dicko était bien présent à Bamako durant tout le séjour royal.  Selon l'entourage de Mahmoud Dicko, celui-ci n'a participé à rien car il n'a reçu aucune invitation à aucune cérémonie impliquant le roi. Aucune invitation ne lui a été adressée ni par le ministère en charge des affaires religieuses, ni par le protocole de la République, récemment rebaptiusé protocole d'Etat. <i>"Il y a tout lieu de penser que le roi ne désirait pas la présence de Mahmoud Dicko à ses côtés,</i> commente une source diplomatique; <i>en effet, avant tout déplacement du roi, une liste des personnes qu'elle doit rencontrer lui est soumise et il a la liberté de gommer les noms des personnes qu'il ne souhaite</i> <i>pas rencontrer. La même faveur est accordée, selon les usages, à tout chef d'Etat étranger qui se rend dans un pays</i>.<i>"</i>.</p>
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<p><b>Pourquoi le roi tiendrait-il à éviter de rencontrer Dicko ? </b>La seule raison que les spécialistes nous suggèrent, c'est que le roi du Maroc est attaché à l'islam malékite alors que Mahmoud Dicko est, de notoriété publique,  un pur dignitaire de l'islam wahhabite. <i>"Le roi vient d'offrir une bourse d'études à 500 imams maliens; il travaille à la promotion de l'islam malékite qui passe plus modéré que l'islam wahhabite; il a donc des raisons personnelles, politiques et religieuses d'éviter de s'afficher</i> <i>aux côtés de Mahmoud Dicko, lequel est beaucoup plus proche des monarchies wahhabites du Golfe persique"</i>, analyse une de nos sources qui fait le parallèle entre l'abnsence de Dicko et l'assiduité du malékite Haidara aux côtés du monarque marocain. Or si le roi ne veut pas rencontrer une personnalité, les autorités maliennes ne peuvent l'y obliger; surtout que le roi ne vient pas les mains vides...</p>
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<p><b>Simple oubli ?</b></p>
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<p>Si cette explication ne manque pas de pertinence, il ne faut pas cependant<b> </b>exclure la possibilité d'un oubli. En effet, les relations d'amitié entre IBK et Dicko sont un secret de polichinelle. De surcroît, nos sources nous apprennent que le protocole de la République a, au dernier moment, offert une invitation à Dicko pour le dîner offert au roi dans la nuit du vendredi dernier. Voyant qu'il avait été ignoré lors des cérémonies les plus importantes, l'imam Dicko a préféré ne pas répondre à l'invitation à dîner. Alors question: les autorités ont-elles espéré que l'imam Dicko réagirait ainsi ? Ou bien avaient-elles vraiment oublié d'inviter Dicko aux cérémonies ayant précédé le dîner ?   Enfin, auraient-elles pris le risque d'inviter Dicko à dîner si le roi l'avait interdit ?</p>
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<p><b>Abdoulaye Guindo</b></p>
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<title>Chronique satirique :  Duel entre Oumar Tatam Ly et Bocary Téréta pour le contrôle du RPM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-duel-oumar-tatam-ly-bocary-tereta-pour-le-controle-du-rpm-196748.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-duel-oumar-tatam-ly-bocary-tereta-pour-le-controle-du-rpm-196748.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 18 Feb 2014 03:30:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_196778" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-duel-oumar-tatam-ly-bocary-tereta-pour-le-controle-du-rpm-196748.html/attachment/trereta-tatam" rel="attachment wp-att-196778"><img class="size-full wp-image-196778" alt="BocaryTereta et O Tatam Ly" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/02/Trereta-Tatam.jpg" width="610" height="210" /></a> Bocary Tereta et O Tatam Ly[/caption]

<b><i>Ladji Bourama caresse le projet de confier le parti - et sa succession - à son fils spirituel Oumar Tatam Ly, mais le ministre de l'Agriculture, Téréta, ne l'entend pas de cette oreille. Et il a rallié à sa cause Karim Kéita, le fils du chef de l'Etat</i></b><b>.</b>

<b> </b>

Ladji Bourama voue à son Premier Ministre, Oumar Tatam Ly, une profonde estime. Il ne s'en cache d'ailleurs pas. Il y a peu, sous l'œil des caméras de l'ORTM, il lui disait: <i>"Vous avez ma confiance, toute ma confiance!". </i>Il n'en fallait pas plus pour que les commentateurs pronostiquent l'imminente reconduction du Premier Ministre à son poste. Ils n'ont pas tort : non seulement Ly obtiendra un nouveau (et long bail) à la primature, mais en outre, Ladji Bourama songe à en faire son successeur à la tête de la marmite, pardon !, de l'Etat.

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L'homme présente, en effet, de nombreuses qualités. Inconnu au bataillon avant 2013, il incarne le changement, voire la révolution. N'ayant aucun passé politique ou administratif, il n'a traficoté avec personne sous la table: il n'éprouve, par conséquent, aucun état d'âme à envoyer en taule des cargos entiers de fraudeurs, de corrompus et d'ex-putschistes (oui, oui, oui !).

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Sa longue moustache à la Faidherbes lui donne un air fort respectable dans un pays par nature gérontocratique; ses grosses lunettes lui donnent l'allure d'un savant.

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Savant, il l'est, au demeurant, pour n'avoir d'autre passion que les livres, les diplômes et le travail. Levé à l'aube, Ly gagne le bureau avant que le coq finisse de chanter. Il y reste jusqu'à 22 heures (excusez du peu !). Programme quotidien: rencontres avec  les conseillers, les bailleurs de fonds, les ministres. A ces derniers, il a fixé un tableau de bord; tous les 15 jours, il passe en revue les tâches effectuées et celles en souffrance. Gare au ministre qui dort sur ses deux oreilles : Ly les tire à pleines mains ! Dans son carnet secret, il a déjà mentionné, dit-on, les noms des ministres les plus médiocres: ils seront remerciés lors du tout prochain remaniement.

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L'homme se tue tellement à la tâche que certains membres de sa garde, pourtant des militaires, ont demandé une nouvelle affectation, éreintés par le rythme. Même quand le Premier Ministre a dû subir, la mort dans l'âme, une évacuation sanitaire d'urgence en France, il est rentré au bercail dans les heures suivantes. Par amour du travail, bien sûr !

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<b>Si le Premier Ministre a un défaut, c'est peut-être sa trop grande discrétion</b>. Or c'est là, justement, sa principale qualité aux yeux de Ladji Bourama. Tant qu'il restera clos et coi, il ne fera aucune ombre au chef suprême. A Ly le travail de bureau et les chantiers; à Ladji Bourama la grande politique et les discours. On ne peut rêver une meilleure répartition des rôles, n'est-ce pas? Chaque fois qu'il s'agit de tenir des réunions fastidieuses avec les fonctionnaires et compagnie ou de visiter les marigots et les puits, bonjour monsieur Ly !

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Mais dès qu'il s'agit d'agiter le doigt à la télé ou de lire les versets du Coran, Ladji Bourama prend du service. En Oumar Tatam Ly, le premier magistrat ne craint pas de trouver quelqu'un qui lui dira un jour <i>"Non !". </i>Ly ne tentera jamais, non plus, de mettre en application l'article 53 de la Constitution qui accorde au gouvernement le pouvoir de <i>"déterminer et conduire la politique de la nation",</i> en lieu et place de l'hôte de Koulouba. Et ce n'est pas tout! Ladji Bourama en a la ferme assurance: son fils spirituel n'aura jamais l'idée de lui chercher des poux dans la tête le jour où il quittera  Koulouba. Ce point a d'autant plus d'importance que Ladji lui-même a jugé utile - et urgent - de poursuivre le pauvre <i>"Vieux Commando" </i>pour haute trahison...

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<b>Enfin, Ly, banquier de son état, présente s'y connaît dans les chiffres alors que Ladji Bourama préfère manier le latin et le grec.</b> Avec Ly, le FMI et la Banque Mondiale ont à qui parler. Le chef du gouvernement ne vient-il pas de lever, lors de son récent séjour à Bruxelles, les derniers obstacles au déblocage des 3 milliards d'euros (2.000 milliards de FCFA !) promis au Mali par les Européens et consorts ?

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<b>Bataille de succession</b>

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C'est pour toutes ces raisons que Ladji Bourama a décidé de faire de Ly son futur successeur. Comme l'oiseau n'atteint pas le ciel sans des ailes, il faut doter le Premier Ministre d'ailes en le mettant à la tête du parti au pouvoir, le RPM. Problème : nouveau-venu dans l'arène publique, Oumar Tatam Ly passe pour un intrus aux yeux des vieux routiers du parti qui ne  le souffrent pas en portrait.

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Son plus farouche adversaire s'appelle Bocary Téréta. Téréta n'est pas n'importe qui. Membre fondateur du RPM, organisateur hors pair d'élections, ministre sous le <i>"Vieux Commando", </i>il détient le juteux portefeuille du développement rural dans l'actuel gouvernement. Téréta se voit bien, un beau jour, calife à la place du calife; en tout cas, il ne veut pas laisser laisser son patron, Ly, faire main basse sur le parti. Quitte à croiser le fer avec Ladji Bourama lui-même. Téréta se trouve donc en campagne pour le contrôle du RPM. Ayant senti que Ladji Bourama voulait faire d'Abdramane Niang le futur président du parlement, Téréta a joué des  pieds et des mains pour empêcher l'intéressé de figurer sur la liste de candidatures du RPM à Teninkou .Il faut toute l'obstination de la 1ère vice-présidente du parti,  Kéita Rokiatou Ndiaye, pour que Niang soit maintenu dans la course :  la dame, avec l'aval de Koulouba, demande et obtient que la Cour Constitutionnelle invalide la liste présentée au nom du RPM et qui ne comportait pas le nom de Niang.

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L'affaire indigne  Téréta, Secrétaire Général du parti, au point qu'il manque d'en venir aux mains avec la vice-présidente. Il rumine sa revanche. Il a plus d'un tour dans son sac comme il prouvera lors de la désignation du président du parlement. Après les législatives, Ladji Bourama envoie, en effet, le Premier Ministre dire aux députés du RPM que son choix pour le perchoir est Niang. Téréta entre aussitôt en scène: s'alliant à Karim Kéita, fils de Ladji Bourama et député de la commune 2 de Bamako, il mobilise le ban et l'arrière-ban du parti pour faire élire Ichaka Sidibé au perchoir. Bye bye, l'ami Niang !

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<b>Dans la rude bataille contre Oumar Tatam Ly pour le contrôle du parti, Bocary Téréta a, on le voit, un allié de poids: Karim Kéita</b>. Celui-ci a l'avantage qu'on le croit généralement porteur de la parole présidentielle. Or ce n'est pas, en réalité, tout à fait le cas. Pour la petite histoire, Ladji Bourama s'était opposé à toute candidature de son fils aux législatives. A la demande de Karim, le Chérif de Nioro intervient : <i>"Karim est un Malien comme un autre, </i>dit-il à Ladji Bourama;<i> il a le droit de solliciter les suffrages de ses compatriotes. S'il est ton fils, c'est aussi le mien. Si tu lui interdis de se porter candidat, tu m'auras alors montré qu'il a cessé d'être mon fils!"</i>.

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De crainte de froisser son grand ami d'alors, Ladji Bourama laisse faire son fils. Ce dernier se rapproche de Téréta en raison de leur commune volonté de barrer la route à Oumar Tatam Ly. Karim digère mal, de fait, qu'à la veille des législatives, le Premier Ministre lui ait conseillé de se tenir en marge du scrutin et de se faire discret pour ne pas nuire à l'image de son père...

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<b>Avenir  incertain</b>

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En fin de compte, qui aura le dessus : Oumar Tatam Ly ou le duo de choc Téréta-Karim? Trop tôt pour se prononcer. Ladji Bourama a, certes, le pouvoir de faire pencher la balance du côté du premier; mais la candidature ratée de Niang au perchoir montre que le duo adverse a de la ressource et, surtout, que Ladji Bourama n'hésite pas à jeter ses premières idées dans le lac. Par ailleurs, les desseins du Premier Ministre sont desservis par ses liens plutôt distants avec les alliés politiques du chef de l'Etat. Il faut savoir qu'après son prochain congrès, le RPM entend fusionner avec une galaxie de petites formations dont les leaders préfèrent traiter avec un vieux de la vieille comme Bocary Téréta qu'avec un Oumar Tatam Ly qu'ils ne connaissent ni d'Eve ni d'Adam.

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De plus, dans ces cuisines politiques locales, l'argent parle assez souvent; or le Premier Ministre, de notoriété publique, n'envie rien à Harpagon: pour lui soutirer un sou vaillant, il faut danser du ventre toute l'année ! De surcroît, il s'est attiré la noire colère d'une longue liste de cadres du RPM dont le parti lui a demandé la nomination aux hauts postes de l'Etat: loin de déférer à la requête, Ly  a répondu que désormais, toute nomination se ferait sur les seuls critères de compétence et de moralité. Pas de quoi se faire des adeptes au sein du parti...

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<b>En tout état de cause, le duel en cours illustre une vérité politique inusable:</b> quand un pouvoir d'Etat n'a plus d'adversaire extérieur à sa taille, il nourrit l'adversité interne.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Lynchage médiatique : Pourquoi on veut la peau de Mamadou Konaté</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lynchage-mediatique-pourquoi-veut-la-peau-de-mamadou-konate-196774.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Feb 2014 03:19:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_77796" align="alignleft" width="250"]<a href="http://www.maliweb.net/faits-divers/detournements-a-la-federation-malienne-dhippisme-mamadou-tieoule-konate-et-sa-bande-resteront-ils-impunis-77795.html/attachment/mamadou-tieoule-konate-2" rel="attachment wp-att-77796"><img class="size-full wp-image-77796" alt="Mamadou Tieoule Konate" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/Mamadou-Tiéoule-Konate.jpg" width="250" height="254" /></a> Mamadou Tiéoule Konate[/caption]

<b><i>S'il y a un homme familier des lynchages médiatiques, c'est bien Mamadou Henri Konaté, le fils de feu Tiéoulé Mamadou Konaté. Il ne se passe pas de jour sans que l'une des feuilles de chou qui encombrent l'espace médiatique malien lui réserve un gros et injurieux titre. On l'affuble des épithètes les plus inimaginables. Dépeint sous les traits d'un diable à quatre cornes, il serait un "brigand" ou, à tout le moins,  un "voleur".Ses détracteurs, dans leur hâte de lui tresser une couronne de feu, ne se préoccupent même pas de connaître son vrai nom et l'appellent Mamadou Tiéoulé Konaté. Mais qu'est-ce qui lui vaut ce traitement si singulier ?</i></b>

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<b>Une histoire de chevaux</b>

Konaté se passionne, depuis toujours, d'animaux. Il entretient dans sa résidence quatre bouledogues et une demi-douzaine de chevaux de race. Un jour, votre fidèle l'a vu pleurer à chaudes larmes à la mort d'un de ses chevaux. C'est dire...Très tôt, l'homme s'intéresse aux activités hippiques. Il se fait élire président de la Ligue Hippique de Bamako (LHB) et Secrétaire Général de la Fédération Malienne d'Hippisme (FMH). Grâce à son abnégation et à celle du président de la FMH, Baba Sylla, ex-PDG de la BHM S.A, le hippisime retrouve  des couleurs. Alors Secrétaire Général adjoint du président  ATT, Konaté joue de son influence pour soustraire le champ hippique de Bamako, vaste de 28 hectares, à la convoitise quotidienne des spéculateurs fonciers. Ainsi est créé le titre foncier (n° 1372 CII) du champ hippique, à la grande colère de ceux, nombreux et puissants, qui grignotaient l'espace avec la complicité de la mairie de la commune 2 de Bamako.

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<b>A ce premier lot d'adversaires vient  s'ajouter un second, constitué des  prétendants malheureux à la direction de la FMH</b>.

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Puis s'amène le groupe des sociétaires de la FMH privés, à l'instigation de Konaté, de participation aux courses pour non-paiement des cotisations annuelles. Quatrième contingent d'adversaires : les responsables de la FMH suspendus ou radiés pour malversations financières. Dans ce dernier lot figure le sieur Oumar Noumanzana. Trésorier général, l'intéressé  retire frauduleusement d'un compte bancaire de la FMH la bagatelle de 4 millions de FCFA. Il l'avoue tant devant un huissier de justice que devant un juge.Fort étrangement, il  parvient à effectuer cette opération indélicate sans que le cosignataire du compte, Konaté, en soit informé.

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Furieux, celui-ci adresse des reproches sévères à la banque fautive et fait suspendre le trésorier de ses fonctions par les instances statutaires. Oumar Noumanzana, en guise de vengeance, saisit le pôle économique de Bamako d'une plainte contre Konaté et Ousmane Sylla, le commissaire général aux courses hippiques, pour abus de confiance au détriment de la FMH. Ironie du sort, au moment de sa plainte, il n'a  aucune qualité pour agir en justice puisqu'il est suspendu de son poste de trésorier. Il avouera piteusement au juge d'instruction qu'il ignore le montant des sommes prétendument détournées.

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Pour leur défense, les inculpés (Konaté et Sylla) produisent des justificatifs de toutes les dépenses effectuées lors du Grand Prix du Cinquantenaire de l'Indépendance visé par la plainte. Ils produisent le quitus donné à leur gestion par l'Assemblée Générale de la FHM à laquelle participait... Noumanzana lui-même ! Le dossier d'instruction traîne, bien sûr, en longueur (trois ans !); actuellement, il se trouve au niveau du parquet qui doit requérir s'il faut, ou non, déférer les inculpés devant la juridiction de jugement. Trois ans ? Voilà un délai suffisant pour vilipender les inculpés, en reproduisant dans la presse la moindre convocation de justice et en faisant croire à un public peu averti que leur inculpation par le pôle économique vaut culpabilité.

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Pour ceux qui l'ignoreraient, l'inculpation, en droit, signifie simplement que le juge a décidé d'enquêter sur les faits qui sont reprochés par à un citoyen par un plaignant. Elle ne vaut ni culpabilité, ni condamnation; la Constitution de la République présume d'ailleurs innocent quiconque n'a pas été définitivement jugé et condamné. L'inculpation et l'ordonnance par laquelle le juge d'instruction renvoie un inculpé devant la juridiction de jugement peuvent toutes deux tomber devant ladite juridiction. Celle-ci a l'entier pouvoir de dire que le juge d'instruction s'est trompé et que les inculpés sont, en réalité, innocents. C'est ce qui arriva, par exemple, dans l'affaire dite du <i>"Fonds Mondial"</i> où l'ancien ministre de la Santé, Oumar Ibrahim Touré, fut acquitté par la cour d'assises des faits reprochés .

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<b>Les adversaires de Konaté ne manquent pas d'intelligence</b>. Ils choisissent, pour leurs attaques, des journaux sans crédit dont le nombre infini compense, peu ou prou, l'absence d'audience. Les commanditaires redoublent d'attaques chaque fois qu'un rémaniement gouvernemental s'annonce, craignant que leur victime ne devienne ministre. Un des scribouillards de service implorait IBK, à la veille de son investiture à Koulouba, de se débarrasser de Konaté; un autre s'étonne qu'IBK ait décidé de garder <i>"un inculpé"</i> comme conseiller spécial.

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<b>Acharnement judiciaire</b>

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Voyant que leurs calomnies dans la presse et leurs intrigues au pôle économique ne produisent pas l'effet escompté sur la carrière de l'intéressé, les adversaires de Konaté changent le fusil d'épaule.Ils élisent domicile au tribunal de la commune 2 de Bamako. Objectif affiché: paralyser, par voie de justice, l'activité de la FMH. Ainsi, de 2012 à 2014, Konaté fait l'objet d'au moins 20 procédures civiles, toutes plus ridicules les unes que les autres. En voici des exemples:

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- Ayant envoyé à la FMH une lettre où il dit démissionner de la FMH et <i>"renoncer à toutes activités hippiques</i> <i>pour raisons personnelles",</i> le nommé Mamoutou Diarrah, vieil ami de Noumanzana,  se fait logiquement retirer par la FMH l'écurie (espace de garde et d'entretien de chevaux) qu'il détenait dans l'enceinte du champ hippique. Le 28 août 2013, le compère démissionnaire trouve cependant le moyen de demander et, surtout, d'obtenir du tribunal de la commune 2 qu'on lui restitue l'écurie !

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- Une <i>"Association des propriétaires de chevaux"</i>, surgie d'on ne sait où et qui, en tout cas, n'est pas membre de la FMH, obtient du même tribunal (décidément !) l'annulation des statuts de la FMH au motif, étrange, que les dirigeants de la FMH violent lesdits statuts ! Exactement comme si votre voisin demandait en justice le divorce entre vous et votre épouse ! Magnanime, malgré tout, le tribunal rejette l'exécution provisoire de son jugement du 4 septembre 2013, lequel voit donc, pour l'instant, ses effets suspendus par l'appel de la FHM.

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- D'autres guérilleros judiciaires de la même mouvance obtiennent du même tribunal (encore !) qu'ils soient, de force, autorisés à aligner leurs chevaux dans une course sans avoir payé les cotisations  réglementaires. Munis de la grosse du jugement rendu un samedi (eh oui!) et accompagnés d'un huissier et de 4 policiers, les plaideurs victorieux se rendent au champ hippique pour participer, de force, à la course du jour. Ulcérée de l'ingérence de la justice dans les activités sportives et craignant de voir le spectacle gâché par les intrus, la foule de spectateurs se déchaîne contre eux : ils n'échappent au lynchage que grâce à l'agilité de leurs jambes...

- Très dépités de ne pouvoir participer de force à des courses hippiques, nos amis plaideurs demandent au tribunal d'ordonner l'interdiction des courses (rien de moins !). La ficelle est, cette fois, trop grosse; le tribunal, visiblement instruit du grave incident intervenu au champ hippique, se résigne à rejeter la demande.

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<b>Un cadre modèle</b>

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Si Konaté parvient, jusqu'à présent, à vaincre l'adversité, c'est parce qu'il s'agit d'un homme de qualité. Il est l'un des rares diplômés africains de l'Ecole Nationale d'Administration de Paris. Recruté par la BCEAO où il a fait carrière en compagnie de l'actuel Premier Ministre malien, il est détaché, en 2002, à Koulouba comme conseiller du chef de l'Etat. ATT, qui connaît sa grande probité, le charge, en 2003, d'organiser la visite du président français, Jacques Chirac, au Mali. Konaté fait des merveilles, reçoit les vives félicitations de Chirac et d'ATT. Il bénéficie, et à juste cause, d'une promotion en devenant Secrétaire Général adjoint de la présidence de la République. Avant sa chute,  ATT en fait son conseiller spécial. Pourtant, il n'a jamais milité au Mouvement Citoyen. Elu en 2013, le président IBK le conserve au même rang, malgré les hauts cris de la meute des calomniateurs. Soit dit en passant, le fils de Tiéoulé a gagné contre des journaux une bonne douzaine de procès en diffamation et en injures publiques. Il en faut sans doute plus pour décourager les mercenaires de la plume qui ont juré sa perte et qui, pour leur noire besogne, reçoivent quantité de friandises d'un certain M.D., grand corrupteur devant l'Eternel.Ils ne cesseront leur crime que le jour où tombera sur eux la malédiction d'Allah véhiculée par ces versets:<b><i> "Malheur à tout calomniateur diffamateur,</i></b> <b><i>qui amasse une fortune et la compte, pensant que sa fortune l'immortalisera. Mais non ! Il sera certes, jeté dans la Hutamah. Et qui te dira ce qu'est la Hutamah? Le Feu attisé d'Allah qui monte jusqu'aux coeurs. Il se refermera sur eux, en colonnes (de flammes) étendues." </i></b><i>(Coran, sourate 14, versets 1 à 9). </i>

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Tradithérapeute de génie :  Bourama soigne les fractures à l&amp;apos;aide d&amp;apos;incantations</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/traditherapeute-de-genie-bourama-soigne-les-fractures-laide-dincantations-196749.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Feb 2014 03:17:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_196782" align="alignleft" width="315"]<a href="http://www.maliweb.net/sante/traditherapeute-de-genie-bourama-soigne-les-fractures-laide-dincantations-196749.html/attachment/bourama-doumbia" rel="attachment wp-att-196782"><img class="size-full wp-image-196782" alt="bourama Doumbia" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/02/bourama-Doumbia.jpg" width="315" height="261" /></a> bourama Doumbia[/caption]

<b><i>Bourama Doumbia, 43 ans, marié et père de 4 enfants, est un tradithérapeute qui soigne les fractures des os. Il vit à Samanko, à 15 km de Bamako. Votre journal s'est déplacé à son domicile, où des centaines de patients logent, en attendant leur délivrance.</i></b>

<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>

Dès l'entrée du village, nous avons rencontré des patients de Bourama Doumbia, certains assis sous des arbres, d'autres sous des murs, tous accompagnés par leurs parents. En arrivant chez Bourama lui-même, nous avons trouvé sous un arbre 3 blessés avec lesquels il bavardait. Sous un hangar, 7 autres blessés se reposent, dont un Gabonais. Dans sa chambre à coucher, où nous nous entretenons avec lui, trône une vieille bibliothèque remplie de tasses. Nous remarquons là un téléviseur branché à une batterie et nous nous asseyons sur une banquette d'un autre âge. Rien de bien attrayant dans cette pièce en banco. Bourama nous indique qu'il est employé comme agent de nettoyage à l'ONG <i>"Icrisat"</i> où il officie depuis  16 ans. <i>"Mais depuis 21 ans, je soigne les fractures, qu'elles se situent au niveau des  membres, du bassin, du cou ou ailleurs. Mon traitement est à base de beurre de karité. Je récite là-dessus des incantations puis je procède au massage de la partie fracturée", </i>explique Bourama.<i> </i>

<i> </i>

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<b>Une formule  sacramentelle</b>

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La formule de ces incantations, il l'a reçue après s'être lui-même fracturé le bras quand, tout petit, il pourchassait<i> </i>une poule:<i> "J'ai été soigné par un vieux de Samaniana du nom de Goundo Balla Diakité. Il m'a promis de me donner la formule de guérison plus tard. Avant ma guérison, Balla est décédé  mais en mourant, il a tenu promesse en laissant la formule entre les mains d'Adama Traoré, un de ses élèves, en lui recommandant de me la remettre.</i> <i>Aujourd'hui, je traite les patients grâce au Tout-Puissant et à travers la formule transmise par Balla."</i>.

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<b>En raison des contraintes de son emploi à <i>"Icrisat"</i>, Bourama ne consulte que les dimanches. </b>Chaque dimanche, il traite une centaine de patients; il s'agit<b> </b>généralement de fracturés que les hôpitaux n'ont pu soigner. Bourama, avant toute chose, leur demande de lui montrer leurs radiographies afin de gagner du temps. Les fracturés très graves, en raison de leur mobilité réduite, restent chez lui ou se cherchent un lieu d'hébergement dans le village. Certains campent à Ouendjinni, à 5 km de Samanko. <i>"Mon traitement est gratuit mais je ne refuse pas les cadeaux  que certains patients guéris me font volontairement pour marquer leur satisfaction. Il m'est interdit de recevoir de mes patients ou de leurs parents la moindre promesse avant la guérison"</i>, déclare le guérisseur. Il obtient un taux de guérison de 90%. Il invite tout fracturé à venir le voir au lieu de se laisser amputer. De nos jours, il a 655 personnes sur sa liste d'attente. Il ignore le nombre de patients qu'il a déjà guéris.

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<b>Le rêve d'un centre de soins</b>

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Depuis 21 ans qu'il traite les fracturés, Bourama  ne reçoit aucun soutien financier extérieur. Il souhaite construire un centre d'hébergement et de radiographie afin de diagnostiquer plus rapidement les patients et leur éviter des conditions d'hébergement précaires, surtout en hivernage. Pourtant, beaucoup de hautes personnalités se sont fait traiter chez lui. Parmi elles, la  belle-fille d'un général de l'armée qui souffrait d'une double fracture de la jambe; un général retraité de l'armée de terre et un autre du régiment des parachutistes. Toutes ces personnes ont voulu lui donner de l'argent mais il leur a fait savoir qu'il préférait un centre. Il  demande aux bonnes volontés de l'aider à réaliser son rêve; il songe particulièrement  aux leaders religieux comme Mahmoud Dicko, Bouyé Haïdara et Ousmane Chérif Madani Haïdara, sans oublier les évêques. <i>"Tout le monde doit savoir que ce centre ne sera pas payant car moi, je travaille pour l'amour de Dieu!",</i> conclut Bourama.

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<b>Témoignages de patients....</b>

<b> </b>

<i>"Je m'appelle Youssouf Koné, je suis maçon. En octobre 2013, je suis tombé du deuxième étage d'un immeuble dont je terminais le béton du toit, à Boulkassoumbougou. L'hôpital Gabriel Touré n'a pas pu guérir mes fractures à la jambe, au bras et au cou. C'est ainsi qu'on m'a emmené chez Bourama.</i>

<i> </i>

<i> </i>

<i>J'avais déjà payé 200 000 CFA au Gabriel Touré et je devais encore payer 225 000 FCFA. Depuis que je suis là, à Samanko, je n'ai rien payé, si ce n'est 1000 FCFA pour l'achat de beurre de karité. Ma santé s'améliore de jour en jour. Ma jambe et mon bras sont presque soudés; j'attends un peu pour mon cou avant de rentrer chez moi." </i>

<i> </i>

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<i>"Je me nomme Fodé Samassa. J'ai quitté le Gabon pour Samanko suite à un accident que j'ai fait le 1er janvier 2013. Mon oncle a payé plus de 10,5 millions de FCFA pour soigner ma fracture de la jambe. En vain. Nous avons alors entendu parler de Bourama et nous avons effectué le déplacement ici. Il m'a extrait de la jambe les fers que l'hôpital y avait placés. Quand j'arrivais chez lui, je ne pouvais pas dormir à cause de la douleur; mais de nos jours, il y a eu beaucoup d'amélioration car je parviens à bien dormir et ma plaie commence même à se cicatriser. Je suis là depuis 2 mois et deux semaines. Depuis que je suis là, c'est Bourama qui me donne à manger et je demande à Dieu de le bénir, lui  et sa famille"</i> (Sur ce, la patient fond en larmes !)

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<b>Abdoulaye Koné</b>

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<item>
<title>Issa Traore, Président du SAM :  &amp;quot;Le magistrat malien est décrié alors qu&amp;apos;il n&amp;apos;est ni bien formé, ni bien payé&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/issa-traore-president-du-sam-le-magistrat-malien-decrie-alors-quil-nest-ni-bien-forme-ni-bien-paye-195120.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Feb 2014 10:21:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Alors que les magistrats  traversent une mauvaise passe, nous avons eu un entretien avec le président du Syndicat Autonome de la Magistrature, Issa Traoré, qui, sans langue de bois, dit ses quatre vérités aux autorités ainsi qu'à ses collègues. Quels sont les objectifs du Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) ?</i></b><i></i>

<i> </i>

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Le Syndicat Autonome de la Magistrature a pour but, comme tout syndicat, la défense des intérêts matériels et moraux de ses militants en tous lieux et en toutes circonstances. Quand le bureau que je dirige  a été mis en place lors du dernier congrès, nous avons décidé d'ajouter à cet objectif général la réunification des deux syndicats de la magistrature: le SAM et le Syndicat Libre de la Magistrature (SYLIMA).

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<b><i>Quelles sont vos relations avec le pouvoir ?</i></b>

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Nos relations avec les pouvoirs publics sont des relations traditionnelles. Dans tous les pays du monde, il y a une lutte à mort entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. L'exécutif est toujours tenté d'embrigader, d'instrumentaliser, de mettre sous l'éteignoir  le pouvoir judicaire. Très généralement, cet objectif se traduit par des actions tendant à museler les syndicats qui représente le pouvoir judiciaire.

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<b><i>Quelles sont vos différentes doléances en suspens?</i></b>

&nbsp;

Nous avons, pendant la Transition, été appelés par le premier Ministre Diango Sissoko à mettre en veilleuse nos revendications syndicales compte tenu de la situation du pays marquée par les conséquences du coup d'Etat du 22 mars. Par esprit de citoyenneté et de responsabilité, nous avons décidé de différer nos revendications en attendant que les choses rentrent dans l'ordre. Nous avions un cahier de doléances qui attendait depuis  très longtemps. A présent, nous sommes dans un premier en train de le peaufiner et nous comptons le déposer dans les jours à venir. C'est un cahier qui contient l'ensemble de nos revendications matérielles et financières.

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<b><i>Et les 55 magistrats qui attendent leur affectation depuis plus de deux ans?</i></b>

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Plusieurs fois, nous avons été saisis de ce problème. Il y a deux ou trois promotion qui attendent d'être déployées. Du temps du ministre Malick Coulibaly à nos jours, il n'y a pas eu de Conseil Supérieur de la Magistrature alors que c'est le Conseil qui règle ce genre de questions. L'actuel ministre de la justice a promis de prendre très rapidement en charge le problème; j'espère que lors de la prochaine réunion du Conseil Supérieur de la Magistrature, ce dossier sera prioritairement pris en compte.

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<b><i>Quelles sont vos revendications-phares  ?</i></b>

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Ce n'est un secret pour personne que la justice malienne est dans un état de délabrement total, à l'image du pays lui-même. Cela est dû peut-être à la mauvaise gouvernance. Pour moi, toute justice est à l'image du pays dans lequel elle s'exerce. Chaque pays ou chaque peuple n'a que la  justice qu'elle mérite. Aujourd'hui, la justice malienne est fortement décriée. Les politiciens n'ont même pas hésité à la désigner comme étant la principale cause de l'état d'effritement général du Mali. Mais dans ces discours politiciens, personne ne touche du doigt les problèmes auxquels la justice est confrontée. Personne n'en parle. Si on parle de la justice, c'est pour la jeter en pâture.

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Cependant, nul n'ignore les problèmes auxquels elle est confrontée, tant sur le plan matériel, de la formation, que sur le plan financier. Le magistrat malien est le moins payé de la sous-région, contrairement à cette tendance qui veut faire croire que les magistrats sont les mieux payés. A titre d'exemple, au Sénégal, la prime de judicature atteint 800.000 FCFA. Au Niger, le salaire du magistrat débutant atteint 700. 000 CFA, un montant que le magistrat malien le plus ancien dans le grade le plus élevé ne gagne pas. Or, le Mali n'a rein à envier à ces pays du point de vue des ressources. Pourquoi cette différence de traitement ? Parce qu'on n'a jamais pris  en compte les difficultés auxquelles la justice est confrontée ! C'est vrai que la justice n'est pas sans reproche mais il est temps d'arrêter de la fustiger. Nous n'avons pas attendu l'arrivée des nouvelles autorités pour reconnaître nos torts. Nous avons, de notre propre initiative, signé une charte de la bonne conduite sans la pression de quiconque. Nous avons constaté nous mêmes qu'il y avait en notre sein des pratiques qu'il fallait arrêter. Mais cela ne peut pas aller sans que les conditions minimales de travail soient réunies. Rien n'explique le dénuement actuel de la justice. Beaucoup de travers constatés çà et là dans la justice sont plus dûs à un manque de formation qu'à une volonté affichée de nuire des magistrats. Le Mali est le seul pays au monde où le magistrat peut commencer et finir sa carrière sans bénéficier d'une formation digne de ce nom.Je ne parle des petits ateliers ou séminaires organisés pour justifier la dépense de certains fonds. Je n'appelle pas cela formation. Comment voulez-vous  qu'un magistrat, à l'heure de la mondialisation et de l'informatique, ne sache pas se servir d'un ordinateur et soit cependant  appelé à poursuivre la délinquance cybernétique ? Voilà des priorités qui doivent être prises en charge très rapidement par les autorités. C'est l'ensemble de ces problèmes qui fait l'objet de notre cahier de doléances.

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<b><i>Est-il vrai qu'il y a sur la table du Ministre Bathily au moins 15 dossiers de poursuites contre les magistrats  ?</i></b>

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Je ne gère pas les rumeurs. Vous parlez de 15 dossiers mais moi, j'ai appris qu'il y aurait 300 dossiers sur la table du Ministre. Dans tous les cas, ce qui est vérifiable, c'est que 7 magistrats sont poursuivis, dont 4 se trouvent en prison. Ces camarades bénéficient  de la présomption d'innocence jusqu'à ce que leur  culpabilité soit établie. Malheureusement, il y a certains commentaires qui frisent le parti pris de la part des médias. Il faut y mettre un terme. Dans un Etat de droit, ce n'est pas normal. Nos collègues sont peut-être en mauvaise posture mais jusqu'à ce que leur culpabilité soit établie, ils sont considérés comme innocents. Les condamner d'avance, c'est aller trop vite en besogne.

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<b><i>La procédure d'arrestation  de vos collègues a-t-elle été régulière ?</i></b>

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Depuis le 10 décembre 2013, 4 de nos collègues ont été sous mandat de dépôt suite à des plaintes déposés au niveau du procureur général. Nous sommes à pied d'œuvre pour leur venir en aide et nous ne sommes pas seuls. Nous travaillons avec le SYLIMA et le syndicat des greffiers et secrétaires de greffe. Nous tenons à avoir un œil sur la gestion de ces dossiers, à faire en sorte que la procédure soit diligente et que les droits des camarades poursuivis ou détenus soient préservés. Comme on se plait à le dire au Mali, nul n'est au-dessus de loi. Nous sommes les premiers à le savoir mais nul ne doit non plus être spolié de ses droits. Nous avons décidé de rester légalistes. Un moment, la rumeur a couru que les magistrats s'apprêtaient à marcher ou à aller en greve pour défendre leurs camarades arrêtés. C'est de l'intoxication. Nous nous sommes des responsables, des techniciens de droit, des légalistes: nous exigeons seulement un procès équitable pour nos camarades. Dans un premier temps,  nous avons déposé des demandes de mise en liberté qui furent refusées. Ce refus nous a étonnés. Le mandat de dépôt ne se justifiait pas, étant  donné que les magistrats en cause offraient de  solides garanties de représentation. on les a placé sous mandat. Après lmes interrogatoires au fond, des demandes de mise en liberté furent déposées sans succès. Ce fut un coup dur pour nous, surtout que les 7 juges viennent d'être suspendus par le ministre de la Justice. Nous attendons que les confrontations finissent pour redemander la mise en liberté des détenus.

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<b><i>Pensez-vous que les magistrats maliens sont en sécurité ?</i></b>

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Ce qui arrive à la magistrature est scandaleux. C'est la première fois que, dans ma petite carrière, je vois des magistrats interpellés sur des de simples délations. Certes, des  magistrats furent placés sous mandat de dépôt par le passé, mais c'est la première fois qu'il y a tant de tapage autour des mandats. On dirait qu'il y a une exploitation politique de l'affaire. C'est ce qui nous fait mal. Un ministre de la république, parlant à des Maliens de l'extérieur, s'est même permis de dire qu'ils peuvent retourner au bercail en toute quiétude car le pays commence à démarrer comme en témoigne l'arrestation de plusieurs magistrats. Comme si les magistrats étaient opposés au retour des nationaux dans leur pays! Cela est scandaleux ! Cela donne l'impression juste d'une campagne de dénigrement et de destruction de la magistrature. Or il y a des magistrats qui méritent les honneurs, mais personne ne parle d'eux. Nous reconnaissons qu'il y a de la mauvaise graine chez nous. Mais la grande corruption, celle qui fait mal à l'économie du Mali, on sait là où elle se passe. En lisant le rapport 2013 du Vérificateur Général, nulle part vous ne verrez le nom d'un magistrat. Les milliards détournés, qui les a volés et où se trouvent ces voleurs ? En tout, cas ils ne sont pas arrêtés ! D'accord pour l'assainissement des finances publiques; d'accord pour lutter contre la délinquance financière; d'accord pour lutter contre la corruption, mais ne mêlons pas les serviettes aux torchons !

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<b><i>Est-ce vrai que vos deux syndicats - SAM et SYLIMA- vont se fusionner ?</i></b>

La fusion a été le mot d'ordre du dernier congrès du SAM. L'engagement a été pris devant les militants de mettre tout en œuvre pour la réunification des deux syndicats. Il y a un grand pas de franchi avec la  tenue d'une assemblée générale conjointe du SAM, du SYLIMA et du Syndicat des Greffiers dans le cadre de la gestion des dossiers de nos collègues poursuivis. Depuis, nous avons mis en place un cadre de concertation des 3 syndicats. Nous réfléchissons aux conditions de matérialiser l'unité syndicale. Nous avons reçu mandat de notre congrès d'y aller; les dirigeants du SYLIMA attendent de recevoir le même lors de sa convention.

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<b><i>Votre dernier mot ?</i></b>

L'heure est grave pour les magistrats. La magistrature n'a jamais été fragilisée, démoralisée, dénigrée. Or nul ne peut parler de démocratie sans une justice indépendante. On ne peut non plus parler de lutte contre la corruption sans l'implication des magistrats. Qu'on veuille ou non, la magistrature reste incontournable. Nous sommes et resterons sereins. Nous invitons nos collègues à resserrer les rangs et à faire en sorte que les maux qu'on attribue à la magistrature passent pour de simples calomnies. Qu'ils fassent en sorte que nous méritions la confiance des citoyens dont nous sommes est le dernier espoir.

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<b>Interview réalisée par Abdoulaye Koné</b>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire Sanogo : * Comment le général passe ses journées * Ce qu&amp;apos;ont déclaré les témoins</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/affaire-sanogo-comment-le-general-passe-ses-journees-ce-quont-declare-les-temoins-195122.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Feb 2014 03:32:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_184035" align="alignleft" width="315"]<a href="http://www.maliweb.net/armee/ecole-de-gendarmerie-de-faladie-lofficier-gendarme-en-charge-de-la-garde-de-sanogo-apres-son-inculpation-releve-et-sanctionne-184034.html/attachment/haya-general-copie" rel="attachment wp-att-184035"><img class="size-full wp-image-184035" alt="General Amadou Haya Sanogo" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/12/HAYA-GENERAL-copie.jpg" width="315" height="237" /></a> Gl Amadou Haya Sanogo[/caption]

<b><i>Arrêté le 27 novembre 2013  à sa résidence de l'ex-base aérienne de Bamako, le général de cors d'armée Amadou Aya Sanogo passe des jours paisibles à l'Ecole de gendarmerie de Faladié, en commune 6 de Bamako.</i></b>

<b><i> </i></b>

Installé dans une grande pièce carrelée et dotée d'une toilette, il est devenu un fervent musulman. Sous son lit : un tapis neuf de prière, un chapelet et un exemplaire du Coran.

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Ceux qui lui rendent visite rapportent qu'il récite par cœur une quarantaine de sourates du saint livre apprises dans l'enfance, à Ségou. <i>"J'ai toujours cru en Dieu mais ma foi a grandi en prison, de même que mon aptitude au repos. Je n'aurais jamais cru possible pour moi de rester sur place toute une journée"</i>, confie Sanogo à des visiteurs. L'un d'eux observe avec une pointe d'amusement: <i>"Le mandat de dépôt du juge d'instruction Yaya Karambé n'a fait que formaliser la prison quotidienne où se mouvait Sanogo depuis qu'il a lâché le pouvoir, en avril 2012. Avant son arrestation, il vivait presque reclus, pour des raisons sécuritaires, mais aussi de crainte de gêner le nouveau pouvoir d'IBK."</i>.

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<b>Pour arriver à la cellule du célèbre prisonnier, il faut montrer patte blanche aux gendarmes de faction à l'entrée de l'Ecole de gendarmerie, vaste établissement qui s'étend sur près de 50 hectares.</b> Depuis la diffusion, par le général Sanogo, d'une interview sur une radio de la place, la surveillance autour de sa personne s'est considérablement renforcée. La garde de service exige un permis de communiquer délivré par le juge d'instruction et, pour les avocats, une lettre de constitution dûment déchargée par le cabinet du magistrat. Des avocats ont été éconduits pour n'avoir pas respecté cette formalité. En dehors des avocats, nul n'est admis dans la cellule de Sanogo qu'avec son autorisation. Cette nouvelle mesure vient de ce que récemment, un colonel du nom de Fakourou Kéita, patron du service des ressources humaines de l'armée, s'est fait recevoir là sous couvert d'un permis de communiquer et a cru utile d'engager une altercation verbale avec le détenu.

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Après la porte d'entrée, il faut traverser la vaste cour de l'Ecole de gendarmerie jusqu'au bâtiment où siège le peloton d'intervention de la gendarmerie nationale (PIGN). A l'entrée de cet édifice assez isolé, se tient une seconde équipe de surveillance.

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L'enceinte du bâtiment est inondée de véhicules militaires et d'une dizaine d'agents armés.

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Le chef de poste, qui change régulièrement, trône devant une grande table, accompagné d'agents constamment sur le qui-vive. Il vérifie l'identité et les documents d'accès du visiteur, lui passe un détecteur de métaux, le débarrasse de ses outils électroniques (téléphones, par exemple) puis annonce sa venue au détenu. Le visiteur ne manque d'être frappé par le respect voué à Sanogo par ses geôliers. Ils ne le saluent qu'en se mettant au garde-à-vous et l'intéressé, tout sourire, les invite au repos d'une voix vigoureuse. Comme pour cultiver ce climat de garnison, Sanogo, qui a grossi de quelques kilos, ne quitte pas son uniforme et ses galons de général. Il lui arrive de plaisanter en lançant à un soldat de passage: <i>"Si tu ne m'amènes pas un thé en vitesse, je te mets aux arrêts de forteresse ! C'est le général qui parle !"</i>.

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<b>Sanogo se félicite que les services de sécurité aient enfin remis en liberté les 32 agents qui le servaient à domicile avant son incarcération. Ils avaient été ramassés à sa résidence le 27 novembre 2013 puis maintenus au secret en l'absence de toute décision judiciaire. </b>Suite aux dénonciations de la presse et à une grève de la faim entamée par les malheureux, ils furent libérés sans autre forme de procès.

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<b>Dossier désespérément vide</b>

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Depuis son placement sous mandat de dépôt, Sanogo n'a pas été interrogé sur le fond du dossier d'accusation. Il n'y a eu que l'interrogatoire de première comparution destiné à vérifier son identoité, à lui notifier le motif de son inculpation et à le placer sous mandat de dépôt. Le juge semble, pour l'instant, privilégier les enquêtes périphériques afin de mettre la main sur des éléments consistants devant lesquels Sanogo perdrait ses moyens.Ainsi, quelques 14 co-inculpés sont déjà passés dans le bureau du juge. Invariablement, le magistrat leur pose les questions suivantes : <i>"Sanogo vous a-t-il ordonné de tuer les 21 bérets rouges retrouvés dans une fosse commune à Diago, près de Kati ? Avez-vous assisté ou participé à leur meurtre? Si Sanogo avait été informé de leur projet d'élimination, l'aurait-il empêché ou approuvé?"</i>. Jusqu'à présent, le juge a fait chou blanc.

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Aucune des personnes interrogées n'a accusé formellement l'ex-chef de la junte militaire d'avoir ordonné, participé ou assisté à l'acte. Au contraire, selon des sources très proches du dossier, toutes les personnes interrogées ont répondu que s'il l'avait apprise à temps, il aurait sûrement empêché la liquidation physique des bérets rouges arrêtés. C'est donc l'impasse totale. <i>"Vous comprenez maintenant pourquoi le juge, qui peine à prouver l'enlèvement, ne se risque pas encore à requalifier les faits en assassinat, crime beaucoup plus difficile à démontrer mais qui fait fantasmer les associations de droits de l'homme et les ennemis de Sanogo !"</i>, commente un avocat de l'officier général. Est-ce la raison pour laquelle le juge d'instruction a décidé d'étendre l'éventail des enquêtes en émettant le souhait d'entendre des officiers actuellement bien placés dans les sphères dirigeantes de l'Etat ? Probablement.

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<b>A s'en tenir aux faits d'enlèvement actuellement poursuivis, le général Sanogo, en cas de condamnation, encourt 20 ans de prison</b>. C'est ce qui ressort de l'article 240 du Code pénal qui dispose: <i>"Quiconque par fraude, violence ou menaces, enlèvera un individu du lieu où il aura été placé par ceux à l'autorité desquels il était soumis ou confié, sera</i> <i>puni de cinq à vingt ans de réclusion et</i> <i>facultativement d'un an à vingt ans d'interdiction de séjour"</i>.

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<b>Liberté provisoire</b>

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Déjà interrogés sur le fond, les 14 co-inculpés de Sanogo (tous des militaires) ont déposé la semaine dernière une demande de mise en liberté provisoire. Le juge y accédera-t-il ? Rien n'est moins sûr. Le dossier Sanogo suscite, en effet, beaucoup de passion; de plus, le parquet, qui obéit aux ordres du ministère de la justice a le pouvoir d'empêcher la libération;  enfin, une foule de hauts dignitaires aimerait savoir le général Sanogo à l'ombre plutôt que libre des pieds et des mains. Quant à Sanogo lui-même, il attend. Pas de demande de liberté. Pas de bruit. Il a confié à des proches sa conviction que le chef de l'Etat a été trompé sur son compte et que son sort se trouve entre les mains de Dieu. Pieux musulman, on vous dit !

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : La démocratie du silence</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-la-democratie-du-silence-195118.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Feb 2014 03:25:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_188935" align="alignleft" width="344"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/le-president-malien-ibk-en-visite-en-mauritanie-188934.html/attachment/ibka" rel="attachment wp-att-188935"><img class="size-full wp-image-188935" alt="Ibrahim Boubacar Keita" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/IBKA.jpg" width="344" height="257" /></a> Ibrahim Boubacar Keïta, le 5 novembre à Bamako.<br />AFP[/caption]

<em><strong>Ceux qui ont qualifié Ladji Bourama de "bourgeois" ont sans doute menti. Le pèlerin national est plutôt un révolutionnaire devant lequel Thomas Sankara lui-même aurait pâli de jalousie. Vous voulez un dessin, hein ? Eh bien ! Ladji Bourama n'a-t-il pas fait jeter à l'ombre des magistrats? N'a-t-il pas poursuivi le "Vieux Commando" ? N'a-t-il pas transmis 180 dossiers d'enquête de la CASCA ainsi que le rapport du Vérificateur Général au pôle économique de Bamako ? N'a-t-il pas dissout une junte au grand complet et fait arrêter ses membres? Avec un pareil tableau de chasse, l'hôte de Koulouba mérite le "Prix Moh Ibrahim" de la bonne gouvernance. A défaut, il se contentera du Grand Prix National de... la Terreur. Nul ne lui disputera cette distinction, d'autant que l'illustre récipiendaire ne parle plus que d'un ton menaçant, le doigt tendu comme un maître d'école.</strong></em>

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<b>Mais comment faire pour échapper aux rigueurs de la révolution <i>made in</i> Sébénicoro </b>? La première précaution d'usage est de se convertir bien vite à la nouvelle religion d'Etat et de jurer par le père, le fils et le...beau-père. Seconde précaution: nomadiser avec armes et bagages au RPM, le nouveau parti unique. Troisième précaution (à l'intention des ministres, directeurs de services et assimilés): ponctuer tous les discours de la formule sacramentelle: <i>"Monsieur le président de la République"</i>. Bien sûr, pour consolider les acquis, une recommandation du Chérif de Nioro a des avantages, de même que l'habitude de vouer au diable le <i>"Vieux Commando"</i> et son bilan. Il va sans dire qu'une fois admis dans la mouvance présidentielle, c'est-à-dire à la table du festin, il convient de la boucler. Ladji Bourama relâche-t-il des jihadistes détenus ? Motus et bouche cousue ! Voyage-t-il sans desse comme une hirondelle aux frais du pauvre contribuable? Silence, on se tait ! Tient-il le Conseil des Ministres à son bon gré et avec la plus grande irrégularité ? Chut, la ferme !

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<b>A ce train, Ladji Bourama réussira bientôt le tour de force de faire du "ATTisme" sans ATT</b>. C'est-à-dire mettre tout le monde dans le même bateau d'applaudisseurs sans aucun pacte de consensus politique mais plutôt par la seule vertu du bâton. Il est vrai que dans ce pays, peu de gens peuvent encore parler librement. A plus forte raison hausser le ton. Un petit regard aux chefs de partis montre que la plupart d'entre eux ont bouffé, sans justificatifs, l'aide publique annuelle ainsi que les cotisations des militants. Les fonctionnaires ? Bons pour Taoudénit tant ils croulent sous les fausses factures et les marchés publics bidonnés. Les ministres ? Tremblent de peur à la seule perspective de perdre leur poste! Les chefs religieux ? Trop impliqués dans la politique pour se souvenir des versets du saint Coran. Les militaires ? Tiennent trop aux grades acquis lors des dernières promotions exceptionnelles que les mauvaises langues qualifient de <i>"Diagnè Waati"</i>. Les maires? Après avoir vendu tout ce ce que le pays compte de parcelles et tenté de lotir même les marigots et les crânes chauves, ces braves élus sont trop préoccupés d'une imminente visite du juge pour s'amuser à parler de Ladji Bourama. Les députés ? Un bon tiers d'entre eux est anaphabète et considère que la mission du député est de voter des pieds et des mains tout texte venu de Koulouba. L'opposition politique ? Elle sait mieux que quiconque les bienfaits du gaz lacrymogène sur la santé et se garde de la moindre critique. Même le docteur Oumar Mariko, grand disciple de Karl Marx, ne veut plus s'en mêler. Modibo Sidibé, que l'on attendait dans l'arène, a préféré ne pas se présenter aux législatives pour ne pas avoir à critiquer quoi que ce soit. D'ailleurs, son parti (FARE) vient de signer une plateforme d'alliance avec SADI pour se fondre dans la mouvance présidentielle. L'Adema, elle, a déjà fait allégeance au grand chef de Koulouba: cela n'étonne guère d'une formation peu habituée à se nourrir de cailloux et à fouler la poussière de la place Sakaly. Quant à Soumaila Cissé, que beaucoup prennent pour le leader de l'opposition, il consent à jouer ce rôle à la seule condition de ne s'opposer à rien et de bénéficier des avantages d'un superministre.

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<b>Les disciples de Balla Fasséké, l'ancêtre des griots, verront des vertus dans cette démocratie du silence</b>. Moi, j'y vois les signes d'une monarchie. Je ne comprends pas grand-chose aux termes juridiques, mais pour moi, un chef qui n'a en face de lui aucun contre-pouvoir s'appelle un monarque. Même s'il ne porte pas de couronne comme l'empereur Bokassa 1er.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Chronique satirique : La cruelle agonie des héritiers du &amp;quot;Vieux Commando&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-la-cruelle-agonie-des-heritiers-du-vieux-commando-193399.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Feb 2014 09:01:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_138656" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/conference-des-cadres-du-pdes-une-belle-relance-du-parti-138652.html/attachment/pdes-2" rel="attachment wp-att-138656"><img class="size-full wp-image-138656" alt="Le CE du PDES (photo archives)" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/PDES.jpg" width="310" height="213" /></a> Le CE du PDES (photo archives)[/caption]

<b><i>Le PDES traverse un sale quart d'heure. Depuis la chute, suivie de l'exil de son mentor, le </i></b><b><i>"Vieux Commando" </i></b><b><i>, le parti poursuit sa descente aux enfers. Sans aucun espoir de retour sur Dame Terre ni, encore moins, au Paradis.</i></b>

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Lors de sa création, le PDES aligne dans son instance dirigeante tout ce que le pays compte de hautes personnalités. Des ministres aux chefs d'institutions, en passant par les membres du cabinet du <i>"Vieux Commando",</i> tout le monde se bouscule autour de Madame Touré Lobbo Traoré, marraine du parti. Avec 127 membres dans le Bureau Exécutif National, le parti ressemble, à s'y méprendre, au Soviet Suprême de l'ex-URSS ou au parti communiste chinois ! Sans participer à la moindre élection, il voit converger vers lui 17 députés soucieux d'entrer dans les bonnes grâces du pouvoir. Parmi eux, un certain Foutanké Babani Cissoko, recherché par la justice internationale. Le putsch du 22 mars 2012 siffle la fin de cette récréation très animée et, du coup, la fin du festin.

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<b>Départ de Sémega</b>

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Président du parti, l'ex-ministre de l'Equipement et des Transports, Hamé Diane Semega, glisse entre les filets des putschistes pour se refugier à Dakar. On ne sait s'il y est parvenu à dos d'âne ou à dos d'homme (comme le <i>"Vieux Commando"</i>) mais une fois sur place, il bénéficie d'une résidence d'Etat gracieusement offerte par son ami, le président sénégalais Macky Sall. C'est en partie grâce aux liens privilégiés de Semega avec Macky Sall qu'ATT, fuyant les fureurs de la junte malienne, trouve à Dakar une terre d'accueil en avril 2012. Lui aussi se console de sa fuite mouvementée: il est logé, nourri, blanchi et gardé aux frais de l'Etat sénégalais, même s'il conserve dans sa garde rapprochée le commandant Alou Bagayoko, son aide de camp. Très introduit dans les sphères dirigeantes sénégalaises, Semega apprend vite que Ladji Bourama, soutenu à la fois par la France et la junte, a les meilleures chances d'accéder au pouvoir en 2013. Il se rapproche à toutes jambes du candidat du RPM et participe activement à sa campagne alors que le <i>"Vieux Commando",</i> pour des raisons personnelles, mise tout  sur Soumaila Cissé, le candidat de l'URD. Résultat des courses : Ladji Bourama rafle la mise et le <i>"Vieux Commando" </i>se retrouve avec une procédure de haute trahison sur le dos. Pas de quoi renforcer ses liens avec Semega qui multiplie les séjours au Mali et cultive avec assiduité ses toutes nouvelles amitiés avec Ladji Bourama. Semega, conscient que les carottes sont désormais cuites - et bien cuites !- pour le <i>"Vieux Commando"</i>, abandonne le PDES à son sort. Son entourage exclut qu'il en brigue à nouveau la présidence. L'un de ses fidèles, Malick Alhousseyni, siège d'ailleurs dans le gouvernement de Ladji Bourama comme ministre délégué à la décentralisation.

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<b>Les suppléants</b>

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Le départ de Semega coïncide avec celui, plus bruyant, de Jeamille Bittar, ex-président de la Chambre de Commerce et du Conseil Economique et non moins ex-premier vice-président du PDES. Fort de ses multiples casquettes, Bittar a hâte de de devenir calife à la place du calife. Il n'attend pas l'investiture du parti pour se porter candidat à la présidentielle. En créant l'UMAM, une association à sa dévotion, et en déclarant sa candidature bien avant le putsch du 22 mars 2012, il se retire de fait du PDES. C'est pourquoi la présidence intérimaire de cette formation revient au Dr Ousmane Bah.

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<b>Bah, alors député de Macina, envoie une délégation à Dakar pour solliciter l'avis du <i>"Vieux Commando" </i>au sujet de la présidentielle de 2013</b>. Le refugié en kaki  l'invite à se rallier à Soumaila Cissé, un compatriote du terroir. L'ancien président manque, à l'occasion, d'élégance car il reçoit la délégation du PDES sans daigner avertir Semega, pourtant président en titre du parti. Il n'empêche ! Le parti se rallie, dès le premier tour de la présidentielle, à Soumaila Cissé. L'alliance battue à plate couture, Dr Bah ne tarde pas à subir les foudres de ses militants. Lesquels murmurent tout haut qu'il manque d'efficacité, de vision, de stratégie, de tactique, et patati et patata. La vérité est qu'il  doit payer pour son échec à la présidentielle. Il démissionne de la tête du PDES, remplacé, sans trop d'enthousiasme, par Amadou Abdoulaye Diallo, l'ancien ministre du Commerce.

<b>En principe, c'est Ndiaye Bah, mieux placé dans la hiérarchie du parti, qui devait en prendre les rênes.</b> Mais cet ancien secrétaire général du CNID devenu 2ème vice-président du PDES se trouve en délicatesse avec la justice. Ayant déjà goûté aux affres de la prison et bénéficiant d'une liberté provisoire ordonnée par le juge Yaya Karambé (eh oui, le même vieil ami du général Sanogo !), Ndiaye Bah redoute qu'une activité politique débordante ne nuise à son trop précaire séjour à l'air libre. Il se garde donc de faire valoir ses droits de préséance et laisse volontiers le parti aux mains de Diallo.

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<b>Choix de l'opposition</b>

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Le mandat d'Amadou Abdoulaye Diallo ne commence pas sous les meilleurs auspices. Suite à une réunion tenue le 13 janvier 2014, lui et les siens optent pour l'opposition républicaine et publient en ce sens un communiqué daté du 24 janvier. L'option n'est volontaire qu'en apparence; en réalité, le parti n'a guère le choix. Ayant des oreilles pour entendre et des yeux pour voir, le PDES constate qu'IBK s'est taillé au forceps une majorité à l'Assemblée Nationale et n'a pas besoin d'anciens dignitaires<i> </i>pour gouverner. De plus, la présence du PDES dans la mouvance présidentielle n'est pas souhaitée par le chef de l'Etat qui préfère poursuivre en justice le <i>"Vieux Commando"</i> et dénoncer son bilan. Enfin, le nouveau pouvoir n'a pas assez de gâteau pour en livrer des morceaux  aux cadres du PDES qui, après avoir fait la pluie et le beau temps de 2002 à 2012, n'incarnent nullement le changement promis au bon peuple.

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<b>On le voit, le PDES est un opposant malgré lui.</b> Mais comme tout opposant, il doit se préparer à des lendemains noirs. Déjà, il a perdu son siège de naguère, un vaste et haut bâtiment sis au coeur de l'ACI 2000: le propriétaire, depuis le chute du <i>"Vieux Commando"</i>, lui a enjoint de vider les lieux au prétexte qu'il craint d'éventuels pillages. Les réunions du parti, qui se tiennent une fois par semaine, ne rassemblent plus grand-monde. Bakary Togola, président des Chambres d'Agriculture et 4ème vice-président du parti ? Absent depuis le 22 mars 2012! Aichata Cissé alias Chato, 19ème vice-présidente ?  Absente ! Minkoro Traoré, président de la Chambre de Métiers et secrétaire national du parti chargé de l'artisanat ? Porté disparu ! Maharafa Traoré, ancien ministre de la Justice et secrétaire général du parti? Volatilisé dans la nature ! Ndiaye Bah, 2ème vice-président ? Introuvable ! Cheick Amadou dit Bany Kanté ? Invisible ! L'ancien directeur national adjoint de l'éducation, Malick Kassé, secrétaire national du PDES chargé de l'éducation ? Sur le répondeur ! L'ancien ministre Ousmane Thiam, 6ème vice-président? A migré avec armes et bagages chez Ladji Bourama! Billy Touré, 11ème vice-président? A créé son propre parti après sa défaite à la présidentielle! Amadou Koita, secrétaire national chargé des jeunes? A rejoint Bittar puis, après la défaite de celui-ci à la présidentielle, a fondé son propre parti ! L'ancien patron de l'hôpital Gabriel Touré, Abdoulaye Néné Coulibaly, secrétaire national du PDES chargé de la santé ? A rejoint la CODEM lors de la présidentielle ! L'ancien ministre et ambassadeur Abdoulaye Diop, 5ème vice-président du PDES ? Vient de rendre le tablier !...

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<b>Bras de fer avec les élus</b>

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Le malheur ne venant jamais seul, le PDES risque bientôt de perdre ses députés. Malgré la conjoncture dramatique, il a pu glaner, aux dernières législatives, trois malheureux députés respectivement élus à Kayes, Douentza et Ansongo.

<b>Problème : le député de Douentza, Elias Goro, menace de quitter le parti si celui-ci persiste à se maintenir dans l'opposition</b>. <i>"J'ai été élu par une base très proche du président de la République; elle ne comprendrait pas que je combatte sa politique"</i>, explique l'élu à des proches. Drôle d'opposant ! D'autres sources  assurent qu'il ne s'agit là que de menaces et que le député Goro restera, contre vents et marées, dans les rangs du parti. On verra ce qu'on verra...

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<b>Pour ne rien arranger, le député de Kayes, l'honorable Sogoré, refuse de suivre, au parlement, les consignes du parti tant que celui-ci ne lui aura pas remboursé ses frais de campagne: 20 millions de FCFA</b>. Si ce n'est pas du chantage, cela y ressemble furieusement ! De toute façon,le parti n'a pas de quoi pavoiser au parlement. Chutant de 17 à 3 élus et dévancé par des formations moyennes comme SADI et le PARENA, il n'a plus que ses yeux pour pleurer. Ce sera peut-être sa façon de porter le deuil du <i>"Vieux Commando"</i>. Il ne peut même pas prétendre à l'un des deux postes de vice-présidents dévolus à l'opposition, l'URD, la plus grande de la classe des opposants, se préparant à mettre la main là-dessus. Pauvre PDES ! Pauvres héritiers !

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>En vue d&amp;apos;un attentat terroriste : Les jihadistes tentent de corrompre un des militaires tchadiens</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/en-vue-dun-attentat-terroriste-les-jihadistes-tentent-de-corrompre-des-militaires-tchadiens-193398.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Feb 2014 08:52:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_132435" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-132435 " alt="Des officiers tchadiens, le 7 février à Kidal. | REUTERS" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/officiers-tchadiens.jpg" width="610" height="407" /> Des officiers tchadiens, le 7 février à Kidal. | REUTERS[/caption]

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<b><i>Les jihadistes qui occupaient le nord du Mali de 2012 à 2013 ont subi une déculottée quand, en janvier 2013, la Force Serval s'est lancée à leurs trousses. Malgré tout, ils n'ont pas baissé les bras. En témoignent les multiples attentats qu'ils n'ont cessé de perpétrer au nord, notamment à Gao, principale ville du septentrion malien. C'est sans doute en vue d'un attentat du genre que les jihadistes ont tenté de corrompre les troupes tchadiennes stationnées à Tessalit. </i></b>

<b><i> </i></b>

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<b>En effet, vendredi dernier, un officier tchadien, qui entretient des relations avec un vendeur de cigarettes arabe de la ville, s'est vu proposer par lui le marché suivant: <i>"Tu me procures 50 tenues militaires maliennes et je te paie tout l'argent que tu voudras!"</i></b>. L'officier prend peur. Il sait que tout ce qui touche à l'armée et aux équipements militaires est explosif. Il vient s'en ouvrir à son supérieur hiérarchique, un général du nom de Moussa, qui dirige le contingent tchadien déployé à Tessalit. Ce dernier fait arrêter le trafiquant de cigarettes et ordonne des enquêtes. C'est ainsi, selon nos sources, qu'une perquisition est menée au domicile du trafiquant  afin de savoir s'il n'héberge pas des terroristes ou des outils servant à des attentats. Aux dernières nouvelles, le chef du contingent malien, le lieutenant-colonel Amadou Sangaré, attendait la suite des événements.

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<b>Mais pourquoi passer par les Tchadiens pour se procurer des tenues maliennes ?</b> Et à quoi servent ces tenues ? Selon un officier supérieur coutumier de la traque aux terroristes, il est quasiment impossible de fabriquer soi-même un uniforme qui porte les exacts motifs et couleurs de ceux de l'armée régulière. Les commandes de tenues sont à une industrie qui ne les exécute qu'en relation étroite avec l'armée. Quiconque se hasarde à imiter des uniformes maliens court de sérieux risques de se faire répérer. D'où la nécessité de se faire remettre, par voie de corruption, de vrais uniformes. Une fois en possession d'uniformes véritables, les jihadistes peuvent facilement se faire passer pour des soldats maliens, dresser de faux  barrages, effectuer de fausses patrouilles et commettre des attentats sur le territoire national. Exactement ce que faisaient les sbires du Groupe Islamique Armé en Algérie.<i>"50 tenues suffisent à habiller l'équivalent d'une section de combat", </i>commente un officier qui en déduit qu'au moins une centaine de jihadistes sont tapis quelque part, dans le désert, prêts à attaquer des positions civiles ou militaires maliennes.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Émissaires onusiens à Bamako : Obliger IBK à négocier avec les groupes armés du nord</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/emissaires-onusiens-bamako-obliger-ibk-negocier-avec-les-groupes-armes-du-nord-193403.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/emissaires-onusiens-bamako-obliger-ibk-negocier-avec-les-groupes-armes-du-nord-193403.html</guid>
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<pubDate>Tue, 04 Feb 2014 08:41:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><b><i><img class="aligncenter size-full wp-image-193093" alt="Conseil de Sécurité ONU" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/02/Conseil-de-securite.jpg" width="610" height="407" /></i></b></p>
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<b><i>Une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies a débuté, dimanche 2 février, une visite de deux jours au Mali. Les émissaires rencontreront les autorités maliennes, notamment le Président IBK, le Premier ministre Oumar Tatam Ly et le Président de l’Assemblée nationale, Issaka Sidibé. </i></b>

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Une rencontre est aussi prévue ave le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef de la MINUSMA, Albert Koenders; les représentants des groupes signataires de l’accord préliminaire de Ouagadougou et les représentants de la société civile malienne. Sept mois après le déploiement de la MINUSMA au Mali, la visite du Conseil de sécurité a pour objectif de soutenir la stabilisation du pays. Les membres du Conseil de sécurité souhaitent notamment appuyer la mise en place dès que possible d’un dialogue national inclusif pour une solution durable au Nord du Mali. Une conférence de presse est prévue ce lundi 3 février à l'hôtel l’Amitié, siège de la MINUSMA. Voilà pour le côté officiel.

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<b>Contraindre le Mali à négocier</b>

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Côté officieux, les émissaires de l'ONU viennent tordre le bras au chef de l'Etat malien afin de l'obliger à rouvrir les négociations avec les groupes armés du nord. L'ONU n'est pas du tout contente de voir IBK suspendre unilatéralement les négociations et conditionner leur reprise au désarmement et au cantonnement des rebelles touaregs et arabes. Comme nous le révélions dans une précédente édition, le président IBK a gelé les discussions et privilégie désormais l'option de la force militaire pour bouter les rebelles hors de Kidal, abcès de fixation de la crise. Les émissaires onusiens entendent lui dicter une autre conduite. Par ailleurs,  l'ONU ne souhaite pas que la médiation burkinabè soit remise en cause au profit de celle de l'Algérie, laquelle semble avoir au nord du Mali des intérêts incompatibles avec les objectifs sécuritaires de la communauté internationale. L'ONU tient aussi à faire savoir à IBK que son représentant au Mali, Bert Koenders, ne fait qu'exécuter les décisions du Conseil de Sécurité et n'a pas à subir, comme c'est le cas actuellement, le courroux des autorités maliennes, très  fâchées du sort de Kidal. Enfin, les émissaires de l'ONU s'inquiètent des poursuites judiciaires tous azimuts  lancées par le gouvernement malien et qui sont en train d'hypothéquer le processus de réconciliation nationale.

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<b>De quels moyens de pression dispose l'ONU sur le Mali ?</b> Tout d'abord, l'organisation internationale dispose sur le territoire malien d'une force militaire composée, pour l'instant, de 6000 soldats et policiers et qui est appelée à grossir de 5000 autres. En outre, le déblocage des 3,2 milliards d'euros promis au Mali dépend, pour une large part, des grandes puissances qui siègent au Conseil de Sécurité de l'ONU. Enfin, il faut voir derrière l'action  onusienne la main de la France qui ne tient pas à laisser le Mali gouverner Kidal comme il gouverne Sikasso. François Hollande, tout en laissant officiellement IBK libre de ses actions, se bat, par ONU interposée, pour l'octroi d'un statut particulier à Kidal. L'ONU se trouve en phase avec l'Union Africaine dont le représentant, Pierre Buyoya, appelle à la reprise immédiate des négociations.

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>Brouille IBK &#45; Chérif de Nioro : Le Chérif se fâche mais ne dément rien</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/brouille-ibk-cherif-de-nioro-le-cherif-se-fache-ne-dement-rien-193402.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Feb 2014 08:00:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_158544" align="alignleft" width="341"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/presidentielle-du-28-juillet-2013-ibk-candidat-du-cherif-de-nioro-158523.html/attachment/cherif-nioro-2" rel="attachment wp-att-158544"><img class="size-full wp-image-158544" alt="Chérif de Nioro" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/cherif-nioro.jpg" width="341" height="265" /></a> Chérif de Nioro[/caption]

<b><i>Le porte-parole du Chérif de Nioro a cru devoir réagir dans d'autres organes de presse à nos articles publiés, la semaine dernière, dans notre  n° 241 du lundi 27 janvier 2014. Mais en voulant démentir nos informations exclusives, il ne fait que les confirmer.</i></b>

<b><i> </i></b>

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<b>Suite à nos articles, le Chérif de Nioro, à travers son porte-parole,  Chérif Hamed Siby, a animé un point de presse le mercredi 29 janvier 2014 pour, dit-il, <i>"apporter des éclaircissements sur les rapports entre Bouyé et le président IBK"</i>.</b> Le conférencier prétend que nous n'avons peut-être pas bien compris les propos du Chérif. <i>"Le Chérif de Nioro n'a aucun problème avec le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. Le courant passe bel et bien entre les deux personnalités.</i> <i>En réalité, le Chérif en veut à certains des collaborateurs du chef de l'Etat</i>.<i> Pour lui, ces personnes ne méritent pas d'être aux côtés du président de la République parce qu'elles veulent tout simplement saboter son régime. Tout le monde sait comment nous (Hamallistes), nous sommes battus pour que les choses changent dans ce pays. C'est la raison pour laquelle nous avons voté pour lui. Nous voulons que tous les Maliens soient traités de la même manière. Malheureusement, il y a toujours des gens qui ne sont pas propres et qui continuent de bénéficier des privilèges de ce pays. Il faut que le président de la Républiqu</i>e <i>se méfie d'eux et les écarte de son entourage.Sinon, nous-mêmes, nous le ferons à sa place. Dire que le chérif de Nioro  et IBK ne parlent  plus le même langage, je pense que cela est archi-faux. Le Chérif est très honnête dans ses relations. Il a toujours le même respect envers IBK. L'accession d'IBK aux affaires n'a pas impacté négativement leurs rapports."</i>, a déclaré le porte-parole.

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<b>Loin de nous toute volonté de nous lancer dans un bras de fer médiatique avec le Chérif de Nioro; mais nous estimons que le président IBK ne saurait se soustraire de la responsabilité des actes posés par des hommes et femmes qu'il a nommés à ses côtés.</b> Ces hommes et femmes sont conspués par le porte-parole du Chérif sans qu'il prenne sur lui de les citer. Cela montre bien qu'il veut s'abritrer derrière les discours ! Les responsables auxquels fait allusion le porte-parole du Chérif bénéficient de l'entière confiance du président IBK; si le Chérif ne les apprécie pas et  considère qu'ils bloquent le changement promis par IBK, comment soutenir alors que <i>"le Chérif et IBK parlent le même langage"</i> ? Lorsque le porte-parole déclare que si IBK ne se débarrasse pas de ses personnes, le chérif le <i>"fera à sa place</i>", on se demande  quelle étrange forme d'amitié lie les deux hommes et si le Chérif ne se prend pour le chef de l'Etat !

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<b>Nous déduisons de l'interminable littérature développée par le porte-parole qu'il veut trouver un moyen de maquiller les propos du Chérif, lequel sait toutes les retombées néfastes d'une guerre prolongée avec le chef de l'Etat. </b>Le porte-parole du Chérif craint d'autant la contradiction avec nous qu'il  ne nous a ni adressé un droit de réponse, ni invités à sa conférence de presse. Il doit savoir que <i>Procès-Verba</i>l, en 5 ans d'existence, n'a jamais raconté d'histoires. N'en déplaise à monsieur le brillant porte-parole, le Chérif vise bel et bien IBK lorsqu'il se plaint que des sanctions ne soient pas prises contre les juges constitutionnels qui ont rendu un Arrêt favorable au RPM. En effet, seul IBK a le pouvoir de sévir en l'occurrence. Quand le Chérif dit que le changement promis n'est pas au rendez-vous et que les partisans du changement sont seuls jetés en prison, qui vise-t-il, sinon IBK, premier responsable du pays et candidat du changement souhaité par le Chérif.

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<b>En ce qui concerne l'agression du fils du Chérif par les gendarmes de Diema, le porte-parole la confirme totalement et estime que  cette agression n'est pas gratuite</b>.<i>"Il y a quelque chose derrière. Nous avons porté plainte afin de voir clair dans cette affaire. Comment comprendre que  pour une histoire de payement du péage de 500 FCFA, on tabasse une personne ? Ce n'est pas du tout normal ! Il a été agressé par les gendarmes qui savaient bel et bien qu'il était le fils du Chérif de Nioro"</i>,  soutient Siby.

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<b>La rédaction</b>

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<title>Comment la police malienne des frontières tond les usagers de la route</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/comment-la-police-malienne-des-frontieres-tond-les-usagers-de-la-route-193405.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Feb 2014 07:26:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_134081" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-134081 " alt="Illustration de policiers de la BAC (Brigade anti-criminalité) (WITT/SIPA)" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/POLICE.jpg" width="610" height="303" /> Illustration de policiers de la BAC (Brigade anti-criminalité) (WITT/SIPA)[/caption]

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<b><i>Je voudrais interpeller nos autorités afin qu'elles se penchent sur le cas de nos policiers postés sur l'axe Bobo-Sikasso-Bougouni,-Bamako. Au moment où les pays africains veulent aller vers une intégration monétaire et des échanges libres, nos policiers déployés aux postes cités plus haut s'adonnent à des comportements honteux. </i></b>

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En effet, j'ai quitté Bobo-Dioulasso, au Burkina, le 2 janvier 2014 à bord d'un car de la compagnie "Diarra Transport ". Destination: Bamako. Au dernier poste de gendarmerie de Bobo, tous les passagers ont été contrôlés sans problème. Au même poste, la police a collecté les pièces d'identité des Maliens. Mais pas les pièces d'identité des Burkinabé. Le chef du poste de la police nous a enjoint, à nous Maliens, de payer chacun 1.000 FCFA. Je lui ai demandé pourquoi nous et pas les Burkinabé ? Il a répondu: <i>"Dites à vos agents d'arrêter de spolier nos compatriotes et alors, nous arrêterons nous aussi! "</i>. J'ai payé les 1000 FCFA comme les autres Maliens. Au premier poste de policer malien, sis à Yèrèmakono, ma surprise fut grande de voir les policiers maliens collecter, à leur tour, les pièces d'identité des Burkinabè et prendre à chacun d'eux 1.000 FCFA.

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A la sortie de Sikasso, ces même Burkinabé ont été enjoints par nos policiers de payer encore 1.000 FCFA chacun. A l'entrée de Bougouni, ils ont été soumis au même paiement individuel de 1.000 FCFA  et cela, sans la moindre justification. J'ai alors compris pourquoi nous avions été rackettés par les policiers burkinabè. Malheureusement pour les passagers Burkinabé, chacun d'eux  paye 3.000 FCFA entre Bobo et Bamako.

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C'est une honte pour le Mali, au moment où nos autorités affichent leur volonté de lutter contre la corruption, la délinquance financière et l'impunité. Nos autorités doivent tout faire pour mettre un terme aux pratiques de ces policiers qui ne font que ternir l'image de notre pays.

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<b>Harouna Traoré, </b><i>Agent à Wad Motors, Bamako</i>

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<title>Révolte à Tombouctou : Les populations demandent le départ des autorités administratives</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/revolte-a-tombouctou-les-populations-demandent-le-depart-des-autorites-administratives-191896.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Jan 2014 09:14:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_185013" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/tombouctou-dans-lattente-des-premiers-et-derniers-meetings-de-campagne-185010.html/attachment/tombouctou1" rel="attachment wp-att-185013"><img class="size-full wp-image-185013" alt="Rue de Tombouctou" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/12/tombouctou1.jpg" width="300" height="224" /></a> Rue de Tombouctou (photo archives)[/caption]

<b><i>Pour la première fois depuis la libération des régions du nord, les populations de la ville de Tombouctou ont, vendredi 24 janvier 2014, battu le pavé pour manifester leur ras-le-bol. Ils étaient des milliers à prendre d'assaut le gouvernorat de la région de Tombouctou, à l'appel des leaders d'associations et de commerçants. Les manifestants ont quitté la Place de l'Indépendance pour converger vers le gouvernorat. </i></b><b><i></i></b>

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<b> </b>

<b>Les raisons de la colère</b>

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Les manifestants dénoncent, entre autres, l'arrêt des travaux de construction du marché, la marginalisation des autochtones dans la passation des marchés publics, la mauvaise gestion des travaux publics. Selon, Abdoulaye Cissé, président des commerçants détaillants de Tombouctou, la marche avait pour but de <i>"mettre fin à l'injustice dans la région"</i>. Pour, lui, les marchés concernant la ville de Tombouctou sont soumissionnés à Bamako, ce qui fait que les entrepreneurs de Tombouctou ne bénéficient d'aucun contrat.

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En outre, les marcheurs dénoncent l'injustice qui frappe les femmes commerçantes de Tombouctou. En effet, le gouvernement avait décidé d'octroyer un prêt de 500 000 FCFA à chacune des 150 femmes commerçantes de Kayes, Mopti, de Tombouctou, de Gao et de Kidal. Seules les commerçantes de Mopti et de Kayes ont reçu les fonds promis. Celles de Tombouctou, de Gao et de Kidal n'ont pas reçu un sou vaillant. Les manifestants exigent tout bonnement le départ des autorités administration de la Tombouctou qu'ils tiennent pour responsables de toute ces injustices.

&nbsp;

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<b>La journée du vendredi 24 janvier 2014 a été décrétée journée morte.</b> Aucune boutique n'a ouvert ses portes. Même les simples ouvriers n'ont repris leurs activités que le samedi.

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<b>Abdoulaye Guindo</b>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le Fonds d&amp;apos;Appui à la Formation Professionnelle et à l&amp;apos;Apprentissage (FAFPA)  forme les chauffeurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-fonds-dappui-a-la-formation-professionnelle-et-a-lapprentissage-fafpa-forme-les-chauffeurs-191904.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/le-fonds-dappui-a-la-formation-professionnelle-et-a-lapprentissage-fafpa-forme-les-chauffeurs-191904.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Jan 2014 09:00:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le Fonds d'Appui à la Formation Professionnelle et à l'Apprentissage (FAFPA) vient de procéder à la formation des chauffeurs. La cérémonie de remise d'attestations auxdits chauffeurs a eu lieu le jeudi 16 janvier 2014 à l'hôtel Tombouctou sis à  Missabougou. Elle était présidée par le directeur adjoint du FAFPA, Aboubacar Sidiki Troaré, en présence de Lanceni Keita, directeur adjoint de l'Institut National de Formation en équipement et en transport (INFET). </i></b>

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<a href="http://www.maliweb.net/societe/le-fonds-dappui-a-la-formation-professionnelle-et-a-lapprentissage-fafpa-forme-les-chauffeurs-191904.html/attachment/fafpa" rel="attachment wp-att-191907"><img class="alignleft size-full wp-image-191907" alt="Fafpa" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Fafpa.jpg" width="310" height="216" /></a>Il faut rappeler que c'est au total 16 chauffeurs du ministère de l'Emploi et de Formation Professionnelle, de la direction du FAFPA et des antennes régionales du FAFPA qui ont participé à cette formation de 10 jours. Les bénéficiaires ont tenu à témoigner leur satisfaction. Pour Ibrahim Cissé, chauffeur au ministère de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, la formation a permis de découvrir beaucoup de choses, notamment comment entretenir un véhicule, comment conduire un haut cadre, etc.  Il dira que les chauffeurs ont appris les causes de certaines pannes mécaniques:  pourquoi  u n véhicule fume ou consomme trop de carburant, pourquoi il patine, mais aussi comment conduire sur de la glace, du sable, du gravier ou du gazon. Il a remercié la FAFPA pour avoir initié cette formation.

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Quant à Lamine Keita, chauffeur au FAFPA, la formation a été une innovation par rapport aux autres dans la mesure où elle a allié la théorie à la pratique. Il affirme que les formateurs maîtrisent bien les thèmes et se sont évertués à former tout le monde. <i>"Un formateur nous a expliqué les différentes conduites à tenir une fois au volant et après le service."</i>, confie Kéita.

Le formateur principal, Ousmane Maguiraga, a félicité les chauffeurs formés pour leur assiduité et les a exhortés à mettre en application les connaissances acquises. Le directeur adjoint de l'Institut de Formation en Equipement et en Transport, Lanceni Keïta, tout en remerciant le FAFPA pour avoir financé la formation, a demandé aux chauffeurs de pratiquer les notions acquises. Le directeur général du FAFPA s'est dit satisfait de cette formation au vu des témoignages des personnes formées. Il a remercié les agents de l'INFET pour leur disponibilité et le professionnalisme avec lequel ils ont formés les conducteurs. Il dit espérer que cette formation aura un impact sur les pratiques de tous les jours de ces chauffeurs.

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<b>Abdoulaye Koné</b>

<b> </b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le fils du Chérif tabassé par des gendarmes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-fils-du-cherif-tabasse-par-des-gendarmes-191900.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/le-fils-du-cherif-tabasse-par-des-gendarmes-191900.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Jan 2014 08:26:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_158544" align="alignleft" width="341"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/presidentielle-du-28-juillet-2013-ibk-candidat-du-cherif-de-nioro-158523.html/attachment/cherif-nioro-2" rel="attachment wp-att-158544"><img class="size-full wp-image-158544" alt="Chérif de Nioro" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/cherif-nioro.jpg" width="341" height="265" /></a> Chérif de Nioro[/caption]

<b><i>Le vendredi 17 janvier 2014,  au soir, Mecheoud Haidara, un des fils du Chérif de Nioro, quitte Bamako pour Nioro. Arrivé au poste de péage  de Diéma, son chauffeur s'arrête pour prendre un ticket de traversée. </i></b>

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Après avoir tendu un billet de 5000 FCFA, il attend sa monnaie  (le ticket ne coûte que 500 FCFA). Le responsable du guichet promet de la lui rapporter. Comme l'attente dure, le fils du Chérif sort de son véhicule pour réclamer sa monnaie. Le gendarme en faction demande à l'agent en charge des tickets de remettre les 5000 FCFA à Mecheoud pour qu'il aille lui-même chercher la monnaie. Mecheoud reépond  que ce n'est pas à lui d'aller faire la monnaie. Echange musclé entre les deux hommes.

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Le gendarme saisit les pièces de la voiture puis décide de conduire Mecheoud à la brigade. Sur ce, Mecheoud dit à son chauffeur de conduire son véhicule à Nioro pendant que lui-même discuterait avec le gendarme. Le gendarme ordonne au fils du chérif de monter sur une moto. Mecheoud refuse, proposant de marcher. Le militaire tente de l'obliger à monter sur la moto. Mecheoud résiste. C'est la  bagarre. Le gendarme lui donne un coup de tête à la figure et d'autres gendarmes accourent pour le brutaliser. Mecheoud est conduit de force à la brigade. Devant le commandant de brigade, chacun s'explique et le chef militaire tranche. Les gendarmes  présentent leurs excuses, soulignant qu'ils ne savaient pas que leur interlocuteur était fils du Chérif.  Mecheoud, une fois libéré,  porte plainte au tribunal de Diéma. Il faut noter Mecheoud est président de la commission d'organisation de l'Association <i>"Tidianiya Hamawiya"</i> du Mali. Il préside aussi la commission d'organisation du Maouloud.Il a enfin dirigé une campagne présidentielle à Sikasso et à Nara en faveur d'IBK. Dès que les disciples du Chérif apprennent son agression, ils s'arment de gourdins et d'armes de fortune pour attaquer la gendarmerie qui se vide.

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Aux dernières nouvelles, la brigade reste toujours déserte.

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<b>Abdoulaye Guindo</b>

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<title> Rupture d&amp;apos;alliance : Le Chérif de Nioro déclare la guerre à IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rupture-dalliance-le-cherif-de-nioro-declare-a-la-guerre-a-ibk-191897.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Jan 2014 08:00:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_191901" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/rupture-dalliance-le-cherif-de-nioro-declare-a-la-guerre-a-ibk-191897.html/attachment/cherif-ibk-2" rel="attachment wp-att-191901"><img class="size-full wp-image-191901" alt="IBK et le chérif de Nioro" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Cherif-IBK.jpg" width="350" height="261" /></a> IBK et le chérif de Nioro[/caption]

<b><i>Rien ne va plus entre le chef de l'Etat et le Chérif de Nioro. Lors du Maouloud, lundi 20 janvier, le chef religieux s'est dit trahi par le candidat qu'il a supporté à la présidentielle. Et il promet des représailles.</i></b>

<b> </b>

L'idylle entre IBK et le Chérif de Nioro, Mohamed Ould Cheicknè Hamaoula dit Bouyé,  guide spirituel des Hamallistes, remonte à l'année 2012. Contraint de lâcher le pouvoir, Amadou Haya Sanogo, alors capitaine et maître de Kati, cherche un candidat présidentiel susceptible de restaurer l'Etat, de redonner confiance à l'armée et de ne pas chercher des poux dans la tête des putschistes. Le choix tombe sur IBK, ce qui ne surprend personne. Non seulement le candidat du RPM a souvent dit non à ATT, la bête noire de l'ex-junte, mais en plus, IBK a toujours été populaire auprès des troupes qui voient en lui un homme de poigne et de parole. C'est pourquoi Sanogo écarte la foule de candidats qui lui font une cour assidue et se lance dans une campagne géante au profit d'IBK.

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<b>L'engagement du  Chérif</b>

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L'une des premières personnalités auxquelles Sanogo présente IBK s'appelle Bouyé, le Chérif de Nioro. Vieil ami du général Moussa Traoré, Bouyé est de ceux qui ont vivement approuvé le putsch du 22 mars 2012. Très écouté des milliers de membres de sa confrérie, il l'est aussi du Haut Conseil Islamique présidé par un de ses proches, l'imam Mahmoud Dicko. Poussé par son activisme anti-ATT et anti-FDR, Bouyé voue à Sanogo une forte affection et, fait inédit, a passé plusieurs jours à la résidence du militaire, à Kati. Quantité de sacrifices et de bénédictions ont été effectués à l'occasion. Conformément à la doctrine de l'ex-junte, Bouyé s'est  régulièrement élevé,  sous  la Transition, contre toute intervention militaire étrangère au Mali.<i> </i>Il dit donc à IBK:<i> "Je soutiens Sanogo</i> <i>et comme Sanogo te soutient, je te soutiendrai aussi.".</i> Entente conclue.<i> </i>Bouyé entame aussitôt la<b> </b>mobilisation des musulmans en faveur d'IBK. Petit couac: il ne peut mettre officiellement le Haut Conseil Islamique à contribution en raison de la présence dans ce regroupement d'un autre leader religieux de poids: le célèbre Ousmane Madani Haidara, très peu en phase avec le duo Bouyé-Mahmoud Dicko et qui semble plutôt pencher vers Soumaila Cissé, non par conviction politique, mais juste pour contrer le duo susvisé. Bouyé trouve une parade : il met en branle l'association islamique <i>"Sabati 2012" </i>dont Mahmoud Dicko avait, quelques mois auparavant, dit, lors d'un meeting, qu'il ne pouvait parler qu'au nom du Haut Conseil Islamique. Un semblant de compétition se tient entre une dizaine de candidats théoriquement acquis aux valeurs de l'islam et qui ont accepté de se soumettre aux auditions de <i>"Sabati 2012". </i>A chacun d'eux, <i>"Sabati 2012" </i>soumet une liste de doléances: octroi de subventions publiques aux associations et écoles religieuses; interdiction de toute publicité sur le tabac et l´alcool; maintien d'un ministère du culte dans le gouvernement; promotion de banbques islamiques, etc. <i>"Sabati 2012"</i>, au final,<i>  </i>jette son dévolu sur IBK, au détriment, entre autres, de prétendants comme Maître Mountaga Tall (CNID), de Cheick Modibo Diarra (RPDM), de Choguel Maiga (MPR) et Moussa Mara (parti <i>"Yelema"</i>). Le choix est officiellement proclamé à Nioro, le 19 juillet 2013, par Bouyé lui-même.<i> « Bouyé a parlé. Les musulmans du Mali sont appelés à voter, le 28 juillet 2013, pour El-Hadj Ibrahim Boubacar Kéïta afin de le faire élire dès le premier tour!»</i>, exulte Moussa Boubacar Bah, président de <i>"Sabati 2012" </i>et fils spirituel du Chérif<i>.</i> En vérité, le choix de <i>"Sabati 2012"</i> était couru d'avance car nul n'ignorait les préférences du Chérif. Justifiant le choix d'IBK, le chef des Hamallistes ne se gêne pas de prêcher à la foule massée à son domicile: <i>"Nous devons barrer la route du pouvoir aux politiciens corrompus qui ont plongé ce pays dans le gouffre ! Nous devons opter pour le changement et IBK seul peut, aujourd'hui, nous l'apporter."</i>. Bouyé, dans la foulée, débloque 100 millions de FCFA pour la campagne d'IBK.

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<b>Certes, IBK ne doit pas sa large victoire électorale au Chérif ni à <i>"Sabati 2012"</i> mais leur implication à ses côtés lui inspire des sentiments de gratitude. </b>Aussi, avant même son investiture à la présidence, il se rend à Nioro du Sahel pour rendre hommage à Bouyé.

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<b>Le divorce </b>

La tension monte entre Bouyé et IBK dès la nomination du gouvernement. Un directeur de banque proposé par Bouyé perd la primature au profit d'Oumar Tatam Ly. Mieux, des hommes d'une grande proximité avec les anciens présidents ATT et Alpha Oumar Konaré entrent au gouvernement.Bouyé n'apprécie guère et le fait savoir. Il ne perd rien pour attendre. Le 27 novembre 2013, son fidèle ami nouvellement promu général, Amadou Haya Sanogo, est arrêté. Le chef religieux croit rêver. Il s'estime lâché, trahi par le nouveau chef de l'Etat. La colère de Bouyé va crescendo en voyant qu'il n'est plus consulté par Koulouba sur les affaires publiques.

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A l'approche des législatives, il demande au RPM de s'allier à des personnes et formations politiques qui avaient soutenu IBK pendant la présidentielle. Certaines sections du RPM comme celles de Ségou, des commune 5, 3 et 2 de Bamako; de Kayes; de Koutiala et de Nioro ont accepté les sollicitations du Chérif. Dans d'autres localités, les leaders du RPM les ont refusées (Sikasso, Yorosso, Nara, Kita, Kolokani, Niono). Dépité, Bouyé décide de soutenir lui-même les candidats rejetés par le RPM mais qui, présen,tés en indépendants ou sur d'autres listes de partis, seront battus. Bouyé ne décolère pas car ses candidats, portés par la liste ADP-MALIBA, avaient gagné à Nara et Niono avant de se voir recalés par la Cour Constitutionnelle. C'est là, semble-t-il, la goutte d'eau qui fait déborder le vase.  Bouyé étale sa révolte sur la place publique.

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<b>Lundi 20 janvier 2014, il reçoit du beau monde à Nioro, à commencer par le ministre du Culte, Thierno Diallo, l'un de ses fidèles. </b>Lors d'un sermon très attendu, Bouyé ne mâche pas ses mots. Il se demande, tout haut, comment IBK a pu laisser les juges de la Cour Constitutionnelle annuler  leur guise les suffrages des Maliens et proclamer des résultats qui, selon lui, <i>"ne réflètent pas la vérité des urnes"</i>. La transition est toute trouvée pour que Bouyé conclue: <i>"Nous n'avons pas eu droit au changement que nous attendions. Rien n'a changé depuis l'élection présidentielle. Au contraire, les ténors de l'ordre ancien restent en place ou refont surface alors que les partisans du changement sont jetés en prison ou exclus des affaires publiques !"</i>. L'allusion au cas de Sanogo saute, ici, aux yeux. Le comprenant, les ministres et hautes personnalités présentes se font tout petits dans la foule. L'ORTM, qui retransmet la cérémonie, charcute massivement le discours du Chérif. <i>"Nous nous sommes battus pour que ce qui nous est arrivé en 2012 ne se reproduise plus. Or la menace revient", </i>s'indigne le chef religieux<i>.</i> Le Chérif s'insurge contre le fait que tous les Arrêts de la Cour aient été pris en faveur du RPM: <i>"Ce n'est pas parce qu'un parti est au pouvoir qu'il doit bénéficier de toutes les faveurs au détriment des autres Maliens. Si le RPM n'arrête pas d'être injuste envers les Maliens, je le combattrai plus fermement que je n'ai combattu l'ancien régime ! Je n'a pas combattu ATT par simple détestation mais parce qu'il se montrait injuste envers le peuple!"</i>.

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Quoique peu favorable à l'Adema, Bouyé n'apprécie pas que ce parti ait été spolié de 12 000 voix à Gao. Il demande à IBK des sanctions contre les juges de la Cour. Il ajoute d'un ton de défi: <i>"Le RPM doit se rendre compte que c'est le peuple qui a offert le pouvoir à IBK et non le RPM, même si, en retour, IBK a donné le pouvoir au RPM."</i>.

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<b>Bouyé, pour se faire mieux respecter du pouvoir, décide de s'impliquer davantage dans la politique</b>. Il annonce que dans les semaines à venir, on entendra parler de lui tant au niveau du Haut Conseil Islamique qu'ailleurs. Espérons que le clash entre IBK et Bouyé clarifie les rapports de plus en plus obscurs entre la politique et l'islam.

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<b>Abdoulaye Guindo et Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>La justice en ébullition : Le ministre de la Justice lance des  flèches au Procureur Général</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/la-justice-en-ebullition-le-ministre-de-la-justice-lance-des-fleches-au-procureur-general-189471.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/la-justice-en-ebullition-le-ministre-de-la-justice-lance-des-fleches-au-procureur-general-189471.html</guid>
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<pubDate>Tue, 14 Jan 2014 04:48:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Suite au démenti apporté à la démission du procureur du pôle économique de la commune par Daniel Tessougué, procureur général près la Cour d'appel de Bamako, le ministre de la Justice, Maître Mohamed Ali Bathily, a tenu un point de presse dans ses bureaux le jeudi 9 janvier 2014. Maître Bathily dira, d'entrée de jeu, que son propos est  d'édifier l'opinion nationale sur la démission de Mohamed Sidda Dicko, procureur de la République près le tribunal de première instance de la commune 3 de Bamako. </i></b>

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[caption id="attachment_174564" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/nation/mali-le-ministre-de-la-justice-insiste-sur-limperieuse-necessitede-lutter-contre-la-corruption-au-sein-du-systeme-judiciaire-174560.html/attachment/mohamed-ali-bathily-2" rel="attachment wp-att-174564"><img class="size-full wp-image-174564" alt="Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Mohamed Ali Bathily, représentant du Premier ministre lors des assises" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/Mohamed-Ali-Bathily.jpg" width="310" height="234" /></a> Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Mohamed Ali Bathily, représentant du Premier ministre lors des assises[/caption]

Selon Maître Bathily, après que la Cour Suprême a annulé les lettres d'attribution de parcelles abusivement octroyées à des personnes autres que les vrais propriétaires, il a, en tant que ministre de la Justice, souhaité que le procureur Dicko poursuive le maire du district, Adama Sangaré, auteur des attributions. Le procureur lui a répondu par un refus au motif que les parcelles avaient déjà été restituées à leurs propriétaires légitimes. Une réponse que le ministre n'a pas appréciée car à son entendement, même en cas de restitution effective des parcelles, l'action publique reste possible. Bathily a donc réitéré sa demande de poursuites contre Adama Sangaré. Ce qu'entendant, le procureur Dicko, après avoir prié le ministre de faire sortir son Secrétaire Général du bureau, a émis son souhait de démissionner de son poste. <i>"Bien que j'aie eu l'humilité de lui présenter mes excuses en lui faisant savoir que je n'avais pas voulu l'offusquer, j'ai reçu le lendemain la lettre de démission du procureur",</i> déclare le ministre. Dans la lettre de démission dont nous avons reçu une copie, on peut lire:<i> "Malgré  les professions de foi maintes fois affirmées et répétées, je suis au regret de constater que mes fonctions légales sont vidées de leur contenu. Une enquête ouverte par le Procureur de la République à la demande du ministre est dirigée par le cabinet du ministre et ce</i>, <i>en violation de toutes les dispositions légales…C'est pourquoi je vous informe que je ne suis plus en mesure d'exercer moralement et légalement les fonctions que vous m'avez confiées.</i>"

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<b>A la question de savoir pourquoi il parle de l'affaire aux journalistes au lieu de prendre les décisions qui s'imposent, Maître Bathily dira que son intention n'était pas, au départ, de parler de l'affaire dans la presse</b>: <i>"J'ai</i> <i>reçu la lettre avec ampliation au Procureur Général, Daniel Tessougué. Celui-ci  ne m'a jamais approché pour en parler et s'est permis de démentir, par voie de presse, la démission de Dicko.Voilà pourquoi, j'ai réagi </i>". Le ministre dit comprendre l'attitude du Procureur Général qui fut le premier à refuser d'instruire le dossier contre Adama Sangaré. Et de décocher une brûlante flèche au Procureur Général: <i>"Ce monsieur a été toujours pour moi une curiosité intellectuelle; il n'a jamais voulu prendre ses responsabilités !".</i> Le ministre invite les journalistes à lire la lettre de Dicko et d'en déduire s'il a démissionné ou non.<b> </b>Pour sa part, il estime que la démission d'un procureur est synonyme de radiation du corps des magistrats. Quant à un éventuel limogeage du Procureur Général Tessougué et du procureur Dicko, le ministre déclare: <i>"Si je dois les démettre de leurs fonctions, cela se fera dans le cadre administratif mais pas dans le cadre de cette querelle"</i>.

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<b>Le Procureur Général Daniel Tessougué, que nous avons rencontré après la conférence de presse ministérielle, se mure dans le silence:</b> <i>"Je ne répondrai pas à cette sortie médiatique de mon ministre!"</i>.

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<b>Abdoulaye Guindo</b>

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<b>Les contours d'un divorce</b>

La sortie médiatique du ministre Bathily fait suite à un dossier assez ténébreux. Nous tenons de sources sûres que le ministre a demandé à poursuivre Adama Sangaré, maire du district, pour des attributions de parcelles jugées illicites. Saisi des ordres du ministre, le procureur Dicko a, par lettre n°0640/PRD-CIII du 14 octobre 2013, chargé la brigade économique et financière de Bamako d'enquêter sur le sujet.

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Le procès-verbal d'enquête préliminaire constate que les parcelles attribuées n'appartiennent pas à un individu en particulier mais portent plutôt sur des équipements collectifs (espaces verts, places publiques, etc.) qui appartiennent à la collectivité publique. Ce que voyant, le procureur Dicko a estimé n'y avoir lieu à poursuivre Adama Sangaré.

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L'attitude du procureur se défend-elle au regard de la loi ? Les spécialistes répondent que non. En effet, si, en conscience, le procureur peut répugner à engager une poursuite, il n'a, en revanche, aucune justification légale  pour refuser d'engager une poursuite demandée par le ministre, son autorité de tutelle. Contrairement aux juges du siège, qui bénéficient d'une d'indépendance, le procureur n'est qu'un soldat qui doit se tenir prêt à exécuter l'ordre de ses supérieurs - le ministre et le procureur général.  S'il refuse un ordre de ses supérieurs hiérarchiques, il encourt même des sanctions disciplinaires. La seule issue pour un procureur qui ne ne veut pas se soumettre à l'autorité hiérarchique, c'est de démissionner.

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C'est ce qu'a fait Malick Coulibaly lorsque sous ATT, il a refusé d'exécuter l'ordre du parquet général de relever appel d'un jugement de relaxe d'un pauvre berger.

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La sortie médiatique du ministre montre que Daniel Tessougué, le procureur général de Bamako, se trouve en instance de divorce avec son ministre. Me Bathily n'avait déjà pas aimé que le procureur général s'oppose publiquement à la libération des prisonniers rebelles touaregs. Il a estimé, à présent, devoir répliquer au procureur général qui, à travers les colonnes d'un journal, a démenti la démission du procureur Dicko et déclaré que si le Mali perdait un magistrat si honnête, il faudrait aller chercher des juges honnêtes jusqu'en Guinée...

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Au-delà du choc entre deux fortes personnalités, il y a un divorce entre deux philosophies: Tessougué veut une justice révolutionnaire, Bathily une justice démocratique. Tessougué veut une justice souveraine, Bathily une justice soumise au gouvernement. Entre les deux, IBK seul a le pouvoir de trancher.

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<b>Tiékorobani</b><b></b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Poursuites contre ATT :  L&amp;apos;accusation manque de consistance</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/poursuites-contre-att-laccusation-manque-de-consistance-189478.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/poursuites-contre-att-laccusation-manque-de-consistance-189478.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Jan 2014 03:54:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_168793" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/gouvernement/premier-ministre-ou-premier-des-ministres-168789.html/attachment/cheick-omar-konare" rel="attachment wp-att-168793"><img class="size-full wp-image-168793" alt="Cheick Oumar Konare" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Cheick-Omar-Konare.jpg" width="300" height="315" /></a> Cheick Oumar Konare[/caption]

<em><b>Dans une contribution qu'il nous a fait parvenir, Maître Cheick Oumar Konaré, </b><b>avocat à la Cour et observateur politique, juge inconsistant le dossier d'accusation monté par le gouvernement contre l'ancien président Amadou Toumani Touré. Lisez plutôt...</b></em>

<b> </b>

<b> </b>

Renversé, le 22 mars 2012, par une junte militaire, l'ancien président Amadou Toumani Touré fut contraint de formaliser sa démission puis, courant avril 2012, de s'exiler à Dakar où, avant lui, le Camerounais Amadou Ahidjo et le Tchadien Hissène Habré avaient trouvé refuge. A la faveur de l'élection d'un nouveau président de la République et de l'arrestation de son principal tombeur, le général Amadou Haya Sanogo, ATT espérait retourner dans son pays dans les meilleurs délais. Ses espoirs tombent manifestement dans le lac car, par une déclaration du 27 décembre 2013, le gouvernement malien a annoncé des poursuites contre sa personne.

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<b>Les charges</b>

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Il ressort du communiqué gouvernemental que l'Assemblée Nationale, siège de la Haute Cour de Justice, a, par lettre n°285/PG-CS du 18 décembre 2013, été saisie d'une plainte dirigée contre ATT pour les faits suivants :

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- Avoir, en sa qualité de président de la République et de chef suprême des armées, et en violation du serment prêté, facilité la pénétration et l'installation de forces étrangères sur le territoire national, notamment en ne leur opposant aucune résistance, faits prévus et réprimés par l'article 33, alinéa 2 du Code pénal;

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- Avoir, en tant que président de la République et de chef suprême des armées, détruit ou détérioré volontairement un outil de défense nationale, faits prévus et réprimés par l'article 34, alinéa 2 du Code pénal ;

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- Avoir, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu que dessus, participé à une entreprise de démoralisation de l'armée caractérisée par les nominations de complaisance d'officiers et de soldats incompétents et au patriotisme douteux à des postes de responsabilité au détriment des plus méritants, entraînant une frustration qui nuit à la défense nationale, faits prévus et réprimés par l'article 34, alinéa 3 du Code pénal ;

- S'être, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu que dessus, opposé à la circulation de matériels de guerre, faits prévus et réprimés par l'article 34, alinéa 3 du Code pénal;

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- Avoir, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu, participé, en connaissance de cause, à une entreprise de démoralisation de l'armée, malgré la grogne de la troupe et des officiers rapportée et décriée par la presse nationale, faits prévus et punis par l'article 34, alinéa 3 du Code Pénal ;

&nbsp;

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- Avoir, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu, par imprudence, négligence ou inobservation des règlements, laissé détruire, soustraire ou enlever, en tout ou partie, des objets, matériels, documents ou renseignements qui lui étaient confiés et dont la connaissance pouvait conduire à la découverte d'un secret de la défense nationale, faits prévus et punis par l'article 39, alinéa 2 du Code pénal.

Selon le gouvernement, ces faits constituent le crime de haute trahison.

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<b>Objections politiques</b>

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Sur un plan strictement légal, le gouvernement malien a toute latitude de poursuivre ATT. Ayant dirigé le pays, il n'en demeure pas moins un citoyen comme les autres et à ce titre, assujéti à la loi, même si la Constitution lui accorde le privilège d'être jugé par une Haute Cour de Justice. De surcroît, c'est sous son règne que le pays a sombré dans le désastre. S'il n'avait pas été léger au point de laisser l'Etat et l'armée se déliter, le Mali n'aurait pas subi, une année entière, le joug de rebelles de tout acabit. Mais l'appréciation de la faute présidentielle est purement politique et non juridique : selon que l'on soit du bord politique d'ATT ou non, elle change de manière radicale. Là réside la difficulté principale de la procédure : comment donner à un crime politique un habillage juridique ? Le caractère hautement politique des poursuites risque, par là même, de les fragiliser et de pousser le Sénégal, pays à la réputation démocratique établie, à refuser une éventuelle extradition d'ATT, par crainte d'un règlement de comptes.

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<b>Par ailleurs, la démarche du gouvernement exhale de forts relents discriminatoires</b>. En dehors d'ATT, aucun autre responsable politique à l'époque des faits n'est, en effet, visé par la plainte. Cela ne se conçoit guère dans la mesure où le chef de l'Etat ne peut agir qu'à travers son gouvernement, lequel, aux termes de l'article 53 de la Constitution, <i>" détermine et conduit la politique de la Nation et dispose de l'Administration et de la Force armée"</i>. Les principales décisions de l'Exécutif sont prises en Conseil  des ministres et contresignées par le Premier Ministre et les ministres concernés. Dans ces conditions, il n'y a aucune équité à traduire ATT devant une juridiction en l'absence de ses Premiers Ministres et de ses ministres. Prétendre qu'ATT a pu décider seul dans certaines matières ne saurait prospérer puisque cela suppose que les gouvernements en place ont failli dans leurs missions constitutionnelles, ce qui, justement, devrait leur valoir une comparution en Haute Cour de Justice ! Concepteur de la gestion consensuelle du pouvoir, ATT a toujours compté dans ses gouvernements successifs des représentants des principaux partis politiques : Adema, URD,  CNID, RPM, MPR, Parena, SADI, etc. Or, sous les deux quinquennats d'ATT, jamais l'Assemblée nationale n'a initié une motion de censure contre un gouvernement ni n'a rejeté la déclaration de politique générale d'un Premier Ministre. Pourtant, elle en avait le pouvoir (articles 78 et 79 de la Constitution) et faisait face à un chef d'Etat indépendant, dépourvu de parti politique, donc facile à déstabiliser. Par conséquent, les poursuites initiées contre ATT doivent engager aussi la responsabilité des députés qui ont siégé à l'hémicycle de juin 2002, date d'avènement d'ATT au pouvoir, à mars 2012, date de sa chute.

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<b>Enfin, il y a lieu de se demander pourquoi le gouvernement se lance, à bride abattue, dans des poursuites judiciaires contre un ancien chef d'Etat alors qu'il a officiellement érigé la réconciliation nationale au rang des priorités et qu'en ce domaine, tout reste encore précaire.</b> A l'heure actuelle, les négociations avec les groupes armés sont suspendues, la ville de Kidal échappe au contrôle de l'Etat, les <i>bérets rouges</i> et les <i>bérets verts</i> se regardent en chiens de faïence, les communautés du nord pansent les plaies de la période d'occupation et l'économie nationale peine à se relever. Qu'au mépris de tant de préoccupations, le gouvernement poursuive ATT donne à son acte des allures démagogiques.Maints observateurs estiment, à cet égard, que les poursuites participent d'une opération de marketing politique destinée à complaire aux militants pro-junte très remontés contre le pouvoir depuis l'arrestation du général Sanogo. D'autres considèrent qu'elles constituent une manœuvre de diversion destinée à faire oublier le marasme économique ambiant.

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<b>Ojections  juridiques</b>

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On aurait pu espérer qu'avant d'engager des poursuites d'une telle solennité, le gouvernement ficelle à souhait son dossier. Or les incriminations retenues paraissent plutôt tirées par les cheveux.

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<b>1-    </b><b>Il est reproché à ATT de <i>"n'avoir opposé aucune résistance" </i>à la pénétration et à l'installation de <i>"forces étrangères"</i> sur le territoire national.</b>Il s'agit là d'un crime passif tel qu'on en a rarement vu. De plus, la notion de <i>"forces étrangères"</i> se combat aisément dans la mesure où les hommes du colonel indépendantiste maliano-libyen Mohamed Ag Najim, venus occuper les alentours de Kidal en fin 2011, sont des Touaregs maliens. En outre, tout le monde sait qu'ATT, affligé d'une armée déliquescente, n'avait pas les moyens de les expulser par la force. L'idée qu'il ne leur a <i>"opposé aucune résistance" </i>ne résiste pas à l'analyse puisqu'après avoir échoué à les convaincre de déposer pacifiquement les armes, il a bel et bien dépêché au nord l'armée nationale pour les combattre. On convient, a posteriori, que sans l'intervention française, ni l'armée malienne ni celle de la CEDEAO n'auraient pu venir à bout des groupes rebelles séparatistes et <i>jihadistes</i>.

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<b>2-    </b>

<b>2-Il est reproché à ATT d'avoir <i>"détruit ou détérioré volontairement un outil de défense nationale"</i></b>. Quel outil a été détruit et de quelle façon ? Le gouvernement n'en souffle mot alors qu'il supporte la charge de la preuve !

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<b>3-Il est reproché à l'ancien président d'avoir <i>"participé à une entreprise de démoralisation de l'armée caractérisée par les nominations de complaisance d'officiers et de soldats incompétents et au patriotisme douteux à des postes de responsabilité au détriment des plus méritants, entraînant une frustration qui nuit à la défense nationale"</i></b>. En un mot comme en mille, le gouvernement remet, ici, en cause les pouvoirs de nomination de l'autorité politique et impute au chef de l'Etat  les défaillances personnelles des chefs militaires ! N'en déplaise au gouvernement, il n'existe aucun baromètre permettant de mesurer le degré de <i>"patriotisme"</i> d'un officier ; les généraux placés par ATT à la tête des états-majors continuent d'ailleurs d'occuper, à ce jour, de hautes fonctions dans l'armée. Loin de comparaître en justice pour déficit de <i>"patriotisme"</i> ou de <i>"compétence"</i>, ils bénéficient, depuis la Transition, d'une inflation de promotions exceptionnelles au point que l'on se demande si le Mali n'a pas vaincu, tout seul, les rebelles ! Ces promotions exceptionnelles adviennent parce qu'elles sont licites; leur caractère exceptionnel montre qu'elles n'auraient pas eu lieu en temps normal. Nulle part, la loi n'érige en crime le fait de nommer un officier aux dépens d'un autre, même plus méritant.Par contre, elle déclare criminelle toute désertion et toute rébellion, quels qu'en soient les motifs. On a l'impression que le reproche gouvernemental adressé à ATT vise à  justifier les désertions massives de soldats prétendument <i>" démoralisés"</i> !

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<b>3-    </b><b>Il est reproché à ATT de s'être <i>" opposé à la circulation de matériels de guerre "</i></b><i>.</i> L'incrimination fait sourire quand on se souvient que c'est grâce aux armes commandées par ATT et, un moment, bloquées par la CEDEAO, que les unités maliennes ont pu résister tant bien que mal aux premiers assauts rebelles sur Konna…

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<b>4-    </b><b>Il est reproché à ATT d'avoir <i>"participé, en connaissance de cause, à une entreprise de démoralisation de l'armée, malgré la grogne de la troupe et des officiers rapportée et décriée par la presse nationale"</i></b>. Question : la<i> "troupe"</i> a-t-elle le droit, en démocratie, de <i>"grogner" </i>? La réponse est négative, le syndicalisme et la révolte dans l'armée étant sévèrement punis par la loi. Ne commet donc pas un crime le dirigeant politique qui refuse de céder à la <i>"grogne"</i> d'une quelconque troupe. Quant aux articles de la presse, ils n'ont pas valeur de lois !

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<b>5-    </b><b>Il est reproché à ATT d'avoir, <i>"par imprudence, négligence ou inobservation des règlements, laissé détruire, soustraire ou enlever, en tout ou partie, des objets, matériels, documents ou renseignements qui lui étaient confiés et dont la connaissance pouvait conduire à la découverte d'un secret de la défense nationale"</i></b>.Il serait très instructif de savoir quels <i>"renseignements"</i> ATT a remis ou laissé remettre aux forces ennemies. La porosité de l'armée malienne et son infiltration par l'ennemi tiennent à de nombreuses causes dont la moindre n'est pas le recrutement, en son sein, de milliers d'anciens rebelles. Ces recrutements furent imposés par des accords politiques passés successivement par les régimes de Moussa Traoré (Accords de Tamanrasset de 1991), d'Alpha Oumar Konaré (Pacte National de 1992) et d'ATT (Accord d'Alger de 2006). S'il faut faire le procès de ces accords, il faudra alors citer en Haute Cour tous les anciens présidents et leurs gouvernements successifs. Or de cela, le gouvernement n'en veut point ! A titre de rappel, quand l'Union soviétique parvint, à travers ses réseaux d'espionnage, à mettre la main sur les secrets de la bombe atomique, l'Amérique, privée de son monopole, soumit à la potence, non le président fédéral, mais plutôt Julius et Ethel Rosenberg, auteurs directs des fuites.

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<b>Pour le malheur d'ATT, il sera jugé par des députés acquis à la cause du pouvoir.</b>Il n'aura, hélas !, rien à espérer de ses juges, dans un pays où la faim, la soif et l'ambition, médiocres conseillères, poussent à tirer à boulets rouges, même sur les corbillards...

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<b>Par Maître Cheick Oumar Konaré, <i>Avocat à la Cour</i></b>]]> </content:encoded>
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<title>Situation de Kidal : IBK suspend les négociations et prépare la reconquête militaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-de-kidal-ibk-suspend-les-negociations-et-prepare-la-reconquete-militaire-189469.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Jan 2014 03:38:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/insecurite/un-meme-ennemi-est-combattu-au-mali-et-au-kenya-estime-le-president-malien-171331.html/attachment/ibk-9-2" rel="attachment wp-att-171332"><img class="aligncenter size-full wp-image-171332" alt="IBK-9" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/IBK-9.jpg" width="610" height="396" /></a>Depuis deux longs mois, aucune discussion n'a eu lieu entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord (HCUA, MNLA, MAA, mouvements d'autodéfense). La commission de suivi de l'Accord de Ouagadougou ne se réunit plus. Certes, les groupes armés arabes et touaregs ont libéré, sous la pression du gouvernement, le gouvernorat et le siège de l'ORTM à Kidal; mais ces gestes symboliques sont jugés insuffisants par l'Etat. D'autant plus insuffisants qu'il y a quelques semaines, le Premier Ministre Oumar Tatam Ly a été obligé de renoncer à un voyage sur Kidal par des manifestants pro-MNLA déployés sur le tarmac de l'aéroport. Ce fut la goutte d'eau de trop. Elle a amené le chef de l'Etat à changer radicalement de tactique. </i></b>

<b><i> </i></b>

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<b>De ce changement tactique, on a vu une facette lorsqu'IBK, en voyage récent à Paris pour le sommet Afrique-France, a déclaré ne plus pouvoir accepter de négocier, le couteau sous la gorge, avec des groupes armés</b>. <i>"Le président IBK exige un désarmement et un cantonnement préalables des rebelles avant toute reprise des pourparlers de paix"</i>, nous confie une source sûre. Or les rebelles, longtemps appuyés par la France,  refusent de se laisser désarmer et cantonner avant un accord en bonne et due forme avec l'Etat malien sur leur statut et les privilèges financiers, matériels, politiques et territoriaux qu'ils revendiquent.

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<b>De sources bien informées, IBK ne garde plus d'espoir de récupération pacifique de Kidal. </b>L'obstacle français à une reconquête militaire a toutefois cessé d'exister. On nous rapporte que François Hollande  et ses proches ont officieusement confié au Mali qu'ils ne réagiraient pas en cas d'action militaire malienne. Hollande, il est vrai, ne peut plus résister aux pressions conjuguées du Mali, de la CEDEAO, de l'Union européenne, de l'ONU et des Etats-Unis qui, tous, marquent leur attachement à l'intégrité territoriale du Mali et le désarmement des groupes armés conformément à la résolution 2100 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

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<b>Problème : pour reconquérir par la force la ville de Kidal, le Mali n'est pas tout à fait prêt</b>. Le bataillon "Waraba" et les suivants, formés par les Européens, ne suffit pas à l'affaire. En l'absence de soutien direct français et onusien, l'armée malienne risque un sérieux revers au cas où, en s'attaquant à des rebelles indépendantistes, il tomberait sur des complices jihadistes tapis dans les collines. De plus, une grave hypothèque réside dans l'attitude algérienne. Si, jusqu'à présent, l'Algérie s'est gardée de souffler sur les braises, c'est parce qu'elle a reçu de la France l'assurance que ses intérêts seront sauvegardés à Kidal et dans le grand nord malien. En l'absence de couverture politique française, l'Algérie pourrait soutenir en secret les groupes armés afin de contraindre le gouvernement malien à négocier  un accord qui maintiendrait Kidal dans sa situation d'arrière-cour des <i>jihadistes</i> algériens d'AQMI.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : Ladji Bourama, le juge universel</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/chronique-satirique-ladji-bourama-le-juge-universel-189472.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Jan 2014 03:35:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><em><a href="http://www.maliweb.net/corruption-lutte-contre-la/chronique-satirique-ladji-bourama-le-juge-universel-189472.html/attachment/caricature-x-3" rel="attachment wp-att-189473"><img class="aligncenter size-full wp-image-189473" alt="caricature x" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/caricature-x.jpg" width="610" height="389" /></a>Si Ladji Bourama a un programme, c'est bien de passer tout le monde en jugement puis, qui sait ?, par le poteau d'exécution. Et quand je dis tout le monde, cela veut dire tout le monde</em> </b>

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<b> </b>

On croyait Ladji Bourama spécialisé dans le latin, le grec et, surtout, les sciences coraniques. Le voilà qui se transforme, du jour au lendemain, en juge de paix à compétence étendue. L'expression <i>"juge de paix"</i> semble d'ailleurs inappropriée; il vaut mieux parler de <i>"juge inversel"</i> car Ladji Bourama envisage, non de faire régner une quelconque paix, mais de passer tout le pays en jugement et dans des délais record.S'il a un programme, c'est bien celui-là. A l'en croire, l'honneur du Mali et le bonheur des Maliens en dépendent. Après avoir passé tout le peuple adulte par le poteau d'exécution, notre grand chef  ne craint pas de régner sur un désert. Ce sera sa façon de prendre, comme il l'a promis, le contrepied du <i>"Vieux Commando"</i> qui, avant sa fuite nocturne à dos d'homme, s'encombrait de beaucoup trop de monde.

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<b>Arrêté, le 27 novembre 2013, par un corps d'armée que ne désavouerait pas le conquérant Soundjata Kéita, le général Sanogo attend son jugement dans une cellule de gendarmerie</b>. Le jugement n'engagera pas Sanogo seul, bien sûr; il va falloir, dans la foulée, interroger ses anciens subordonnés dont plusieurs continuent de festoyer tranquillement en haut lieu (suivez mon regard !). Je parie une mandibule d'abeille contre une quenouille de tisserand qu'après ce procès géant, nul ancien putschiste ne gardera la tête sur le cou. A moins que Ladji Bourama ne l'ait oublié, ce qui, statistiquement, relève de l'impossible.

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<b>Nul n'étant au-dessus de la loi et le bâton aveugle de Ladji Bourama étant ce qu'il est, le procès de Sanogo sera suivi de celui des <i>bérets rouges</i></b>. Ce sera l'occasion de leur demander pourquoi ils ont pris les armes contre les <i>bérets verts </i>et ce qu'ils espéraient faire du pouvoir s'ils l'avaient obtenu. Petite question de détail: Ladji Bourama s'étant appuyé sur les <i>bérets rouges</i> pour neutraliser les <i>bérets verts</i>, sur quel genre de bérets s'appuiera-t-il pour maintenir l'armée en état de marche après la condamnation successive des <i>bérets rouges</i> et des <i>bérets verts</i> ? S'appuiera-t-il sur des turbans ? En tout cas, je ne vois pas, après les <i>bérets verts</i> et les <i>bérets rouges</i>, d'autres hommes en armes que ceux enturbannés du MNLA et d'Ançar Dine !

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<b>Or justement, ces combattants-là, qu'ils soient séparatistes, <i>jihadistes ou </i>narcotrafiquants, Ladji Bourama entend les juger eux aussi</b>. Histoire de leur faire regretter d'avoir coupé des pieds, des mains et des têtes et d'avoir violé les innocentes femmes du nord. Quand les juges leur auront mis le sabre sur le cou, Iyad Ag Ghali et les siens apprendront alors à distinguer le nord malien de l'<i>Azawad</i> et l'islam de l'islamisme.

<b>Privé des <i>bérets verts</i>, des <i>bérets rouges</i> et des hommes enturbannés, notre pays devra se contenter, pour assurer sa sécurité, des policiers</b>. Le hic, c'est que les chefs de police Siméon Kéita, Siriman Fané et autres croupissent eux aussi en prison en attendant leur jugement. Ladji Bourama leur reproche leur vieille proximité avec Sanogo. Or,  pour un crime pareil, la peine n'a rien de bien réjouissant. Quant aux autres policiers, ils sont trop occupés à traire les usagers de la voie publique pour songer à la sécurité nationale.

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<b>Comme s'il n'avait pas encore assez de blé, pardon !, d'accusés à moudre, le premier magistrat malien ouvre un chantier tout neuf: le procès du <i>"Vieux Commando"</i></b>. Ladji Bourama vient de demander, mi-décembre,  aux députés de traduire l'intéressé devant la Haute Cour de Justice. Pas pour y lire un discours mais pour haute trahison (excusez du peu!). Une grande première puisque jamais personne, sous nos tropiques, n'a comparu devant cette effrayante Cour. Pauvre <i>"Vieux Commando" </i>! Père de la démocratie malienne, il avait atteint le fond après la perte du pouvoir et l'exil à Dakar; il pensait qu'avec l'avènement à Koulouba de son frère et ami Bourama, il rentrerait bientôt au bercail pour égrenner le chapelet à la mosquée de Mopti. Il retrouvait d'autant plus le sourire que ses tombeurs, les putschistes de mars 2012, prenaient, les uns après les autres, le chemin du bagne. Mais hélas ! Au lieu du retour triomphal espéré, c'est une solide potence qu'on lui prépare ! Le plus drôle, c'est qu'au moment où le <i>"Vieux Commando"</i> est appelé en justice pour avoir admis des rebelles sur le territoire national, Ladji Bourama les libère par camions entiers ! Il y a même deux éminents chefs rebelles élus sur la liste RPM à Kidal ! C'est vrai que  les députés sont saisis du seul cas du<i>"Vieux Commando"</i> et qu'ils n'ont pas à regarder ailleurs...

<b>Croyant qu'on vivait toujours à la belle époque de Dioncounda Traoré, l'apôtre de la non-violence, les barbus du MP22 ont déchanté bien vite</b>.Après avoir fomenté une marche pour réclamer la libération du général Sanogo, le sieur Tabouré et la dame Rokia Sanogo, compagnons de route du Dr Oumar Mariko, ont atterri en taule malgré l'agilité de leurs jambes. Ce n'est là, au demeurant, qu'un avant-goût du sort que Ladji Bourama réserve aux politiciens en délicatesse avec la justice.

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<b>La justice ? Elle-même passera bientôt en jugement. De fait, une pleine cargaison de magistrats sont, depuis un mois, écroués pour des crimes divers</b>. La juridiction la plus éprouvée par la rafle est sans conteste le tribunal civil de Mopti qui se voit, d'un coup, privé de son procureur, de son juge d'instruction, de son greffier et de son huissier ! Laissé seul dans ses bureaux, le président du tribunal a, un moment, observé le deuil en fermant les portes du tribunal. Malheureusement pour les détenus en robe noire, ils ne trouveront pas grand-monde pour les pleurer, les juges ayant souvent donné du jus de nivaquine à boire aux usagers.

<b> </b>

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Nouveau staff à l&amp;apos;hôpital de campagne marocain</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/nouveau-staff-a-lhopital-de-campagne-marocain-186811.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Dec 2013 04:19:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><img class="aligncenter size-full wp-image-177040" alt="ho maroc" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/ho-maroc.jpg" width="610" height="458" />Dans notre parution du 4 novembre 2013, nous évoquions le nouvel élan pris par la coopération Mali Maroc depuis l'élection du président Ibrahim Boubacar Kéita. En plus de la place prépondérance que le Maroc occupe dans l'économie malienne à travers le groupe bancaire </i></b><b><i>Attijari Wafa Bank </i></b><b><i>et l'acquisition de Sotelma-Malitel, le royaume a ouvert à Bamako un hôpital de campagne. </i></b>

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Cet hôpital de niveau 3 a pris ses quartiers au stade Modibo Kéita, entre le pavillon de basket et l'aire de foot, depuis le 17 septembre.

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Après deux mois de bons et loyaux services, la première équipe médicale, dirigée par le médecin-colonel Abdelouahed Baïte, a été relevée par celle dirigée par le médecin-colonel Yassir Zakaria. La nouvelle équipe est arrivée à Bamako le 20 novembre 2013. Après les procédures de passation qui ont duré une dizaine de jours, elle a effectivement pris ses fonctions le 30 novembre 2013.

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La nouvelle équipe médicale marocaine, comme la précédente, compte 106 personnes dont 23 médecins spécialisés, professeurs agrégés dans les universités de Marrakech et de Rabat ; 18 infirmiers, 4 secrétaires médicaux, une dizaine d'agents de traitement de surface. Selon le médecin-colonel Yassir Zakaria, nouveau chef de l'hôpital de campagne, que votre journal a rencontré,  l'hôpital gère les cas d'urgence, délivre des consultations et effectue des interventions chirurgicales.

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Les miracles réalisés par l'hôpital font que les Maliens y convergent en masse et sans cesse pour se faire consulter et soigner. Du 30 novembre 2013, date de la prise de fonctions de la seconde équipe médicale, au 18 décembre 2013, date de notre passage, l'hôpital avait, selon le professeur Yassir, effectué 40.000 consultations dont 45% de femmes, 45% d'hommes et 15% d'enfants. L'hôpital avait, en outre, prescrit 38.000 ordonnances accompagnées de médicaments gratuits, 309 interventions chirurgicales, 554 hospitalisations et 1455 traitements d'urgence.

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Les patients dont la situation exige une hospitalisation continuent à être admis sous les tentes climatisées installées au stade. Parallèlement à ses prestations, le colonel Yassir nous dira que l'hôpital, en collaboration avec la fédération nationale des personnes handicapées et l'association des malades de la polyarchique rhumatoïde (qui déforme les mains), traite les membres de ces organisations. La présidente de l'association des malades de la polyarchique rhumatoïde, Mariam Diallo, que nous avons rencontrée sur place, nous apprend que depuis le début de la collaboration de son association avec l'hôpital, 136 sociétaires ont été traités. Elle a salué le Maroc et souhaite que l'hôpital continue ses services. Le médecin-colonel Yassir se dit satisfait de la coopération avec les autorités maliennes. Nous avons été témoin de la remise de poches de sang par le Centre de Transfusion Sanguine pour la prise en charge d'un patient à l'hôpital.

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L'infirmière Oumou Diarra, détachée auprès des Marocains par la Direction Régionale de la Santé, oriente les patients. Le commissaire Ibrahim Kébé du 3è arrondissement abat un travail remarquable en gérant le flux  de patients. Le médecin-colonel Yassir nous apprend que la mission de son hôpital n'a pas de délai-limite.

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<b>Abdoulaye Guindo</b>]]> </content:encoded>
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<title>Élection au bâtonnat : Pourquoi le bâtonnier sortant, Issaka Kéita, renonce à se présenter</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/election-au-batonnat-pourquoi-le-batonnier-sortant-issaka-keita-renonce-a-se-presenter-186816.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Dec 2013 04:00:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_186823" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-186823" alt="Bâtonnier Me Issaka Keita     Bâtonnier Me Issaka Keita" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/12/Me-Keita.jpg" width="315" height="302" /> Bâtonnier Me Issaka Keita<br />Bâtonnier Me Issaka Keita[/caption]

<b><i>C'est le 26 décembre 2013, à l'occasion d'une assemblée générale,  que l'ordre des avocats du Mali désignera, par voie élective, son "chef ", communément appelé bâtonnier, pour un mandat de trois ans. Ayant remporté de haute lutte le scrutin en 2010, le bâtonnier sortant, Maître Issaka Kéita, n'est pas candidat à un second mandat. Pourtant, il avait de sérieuses chances de renouveler son bail et avant lui, tous les bâtonniers avaient rempilé.</i></b><b><i></i></b>

<b><i> </i></b>

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<b>Raisons d'un désistement</b>

Comment expliquer le désistement inattendu de Maître Kéita ? Il y a une semaine, l'intéressé a livré au conseil de l'ordre quelques-unes des raisons qui le poussent à quitter le gouvernail du barreau. Selon une source proche du conseil, le bâtonnier a, la semaine  dernière, exposé à ses collaborateurs qu'après avoir participé à l'élaboration  d'une réglementation communautaire qui, dans l'espace UEMOA, impose à tous les bâtonniers un mandat unique de trois ans, il jugeait inconvenant  de solliciter un nouveau mandat de trois ans. <i>"La réglementation de l'UEMOA n'est pas encore entrée en vigueur, mais elle le sera à très bref délai; le bâtonnier Kéita a préféré l'observer avant la lettre"</i>, commente-t-on.

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<b>Un autre membre du conseil de l'ordre rapporte que le bâtonnier, en renonçant à briguer un second mandat, a voulu honorer son éternel slogan: <i>"Les avocats doivent donner l'exemple en tout"</i></b>. Ainsi, se souvient notre interlocuteur, le bâtonnier Kéita, premier dirigeant de la Jeune Chambre Internationale au Mali, a tenu  à y instituer le principe d<i>"un homme, une année". </i>En application de ce principe, tout président de la Jeune Chambre Internationale du Mali a le devoir de se contenter d'un unique mandat d'une année. <i>"Tout le contraire des politiciens qui s'accrochent au pouvoir vaille que vaille !"</i>,  siffle, admiratif, notre source. Elle révèle, en passant, que Maître Kéita n'a jamais eu l'idée de se servir de l'ordre. A preuve ? Lorsqu'il a appris qu'il figurait sur la liste des membres de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, il a aussitôt formalisé sa démission: dans la lettre qu'il a, à cette fin, adressée au président de la Transition Dioncounda Traoré et au Premier Ministre Django Cissoko, il a fait valoir que le poste de membre de la Commission ne pouvait  être compatible avec ses charges de bâtonnier.

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<b>L'entourage du bâtonnier Kéita fait valoir également que l'intéressé a atteint les principaux objectifs qu'il s'était assignés</b>: <i>"Il a, entre autres, augmenté les ressources du barreau en portant de 50.000 à 100.000 FCFA la cotisation annuelle de chaque avocat;  il a ouvert un fonds de solidarité du barreau, rendu opérationnelle la CARPA (caisse d'assurance professionnelle des avocats), entretenu l'unité et la convivialité entre avocats. En novembre 2013, il a organisé, dans la plus grande transparence, l'examen d'entrée au barreau: à l'écrit, 29 des 1.400 candidats ont été admis.". </i>

<i> </i>

<i> </i>

<b>Il y a lieu enfin de noter que la charge de bâtonnier est fort lourde. </b>Elle éloigne parfois son titulaire de la sauvegarde de ses propres intérêts professionnels. Il est, à cet égard, logique qu'après trois ans de sacerdoce, Maître Kéita tire sa révérence.

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<b>Succession très disputée</b>

Pour lui succéder, trois candidats sont dans les sarting-blocks: Maître Seydou Sidiki Coulibaly, secrétaire général de l'ordre sous le bâtonnier Fanta Sylla; Maître Mamadou Ismaël Konaté du cabinet Jurifisconsult et Maître  Alassane Sangaré, principal rival du bâtonnier Kéita lors du scrutin de 2010.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : Le naufrage des dinosaures politiques</title>
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<pubDate>Tue, 24 Dec 2013 03:45:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><img class="aligncenter size-full wp-image-186388" alt="Acteur_politique" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/12/Acteur_politique.jpg" width="610" height="395" />Au sortir des élections législatives, les Tisserands de Ladji Bourama se taillent la part du lion alors que de Ségou à Sikasso, en passant par Bamako et Kita, les mastodontes traditionnels de la classe politique font naufrage.</i></b>

<b><i> </i></b>

Les législatives ont été, certes, boudées par le peuple mais elles consacrent la victoire de Ladji Bourama et de ses alliés. La chose vaut son pesant de braises pour beaucoup de politiciens qui voyaient dans ce scrutin une session de rattrapage de la viande et du poisson  ratés à  la présidentielle. En devenant députés, transhumants et sédentaires politiques pensaient forcer Ladji Bourama à partager le gâteau qu'il s'obstine à déguster tout seul depuis son avènement à la tête de la marmite nationale. Mais voilà: au lieu de la partie de plaisir attendue, on assiste à un véritable naufrage des dinosaures de la classe politique. De quoi leur ôter à tout jamais l'appétit ! Faisons, s'il vous plaît, un petit décompte des morts, des blessés et des rescapés de la tragédie...

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<b>A Ségou, son soi-disant fief, Dramane Dembélé mord la poussière. </b>Heureusement pour ses pauvres dents, la poussière de Ségou n'est pas teintée de cailloux ! Candidat présidentiel de l'Adema dans une vie antérieure, Dra, comme l'appellent ses amis, subit le même sort que Maître Mountaga Tall, l'éternel leader du CNID. Il va falloir jeter des cauris pour savoir comment deux mastodontes de ce calibre sont parvenus à se laisser dévancer aux suffrages par d'illustres inconnus surgis du diable vauvert. Ils ont en commun d'avoir rejoint Ladji Bourama entre les deux tours de  la présidentielle, ce qui ne fera sans doute pas pleurer Soumaila Cissé, seul chef de parti à se faire élire, dès le premier tour, à Niafounké.

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<b>Après un score  honorable à la présidentielle, le patron de la CODEM, Housseyni Guindo alias Poulho,  est lâché par les électeurs sikassois au milieu du gué</b>. Qu'a-t-il donc fait pour mériter une telle infortune, lui, le jeune et fringant député sortant du Kénédougou ? On ne sait. Il aurait peut-être dû flairer, à temps, le mauvais climat et se déporter à Badiangara, sa terre ancestrale. Mais comme on le dit en Bambara, nul ne voit venir le coup de sabot de l'âne...

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<b>Autre manitou de l'Adema et maire de la commune 3 de Bamako depuis que le monde est monde, Adama Sangaré ramasse une lourde veste électorale</b>. Et quand je dis veste, je veux dire veste ! Son récent séjour en prison y est sûrement pour quelque chose: avec un mandat de  dépôt sur le dos, on ne se trouve pas dans la meilleure position pour battre campagne et vaincre des rivaux restés libres des pieds, des  mains, de la langue et de...la poche.

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<b>Dans la grande offensive lancée par les Tisserands de Ladji Bourama contre les bastions adverses, Maître Demba Traoré laisse des plumes.</b> Valeur montante de l'URD, il voit filer sous son nez le poste de député de la commune 6 de Bamako, malgré les jolis et souriants portraits qu'il a placés à tous les coins de rue. A croire qu'en commune 6, les gens ont perdu le goût des oeuvres d'art !

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<b>S'il y a une défaite qui ne surprend personne, c'est bien celle de Foutanké Babani Cissoko à Kéniéba. </b>Elu en 2002 puis en 2007 alors qu'il passait ses nuits à distribuer des  espèces sonnantes aux griots, le compère apprend, à ses dépens, que l'électeur malien ne reste pas attaché aux beaux yeux d'un milliardaire qui a perdu son trésor. Or le sien a, semble-t-il, pris des voies tortueuses, sans aucun espoir de retour !

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<b>Monstre sacré du Mouvement Démocratique, Maître Hamidou Diabaté du Parena se voit refuser un nouveau bail parlementaire à Kita</b>. Il est vrai qu'il a été abandonné, au second tour du scrutin, par ses vieux amis de l'URD. Il est vrai aussi  que par les  temps qui courent, les théories démocratiques chères à Diabaté n'attirent pas une seule voix dans la cagnotte. Bien au contraire, ce sont les fervents partisans du putsch comme Oumar Mariko et compagnie qui récoltent des biscuits dans les bureaux de vote. A Kolondiéba, par exemple...

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<b>Craignant de prendre une nouvelle tuile électorale sur le crâne, quantité de candidats défaits à la présidentielle se sont gardés de mesurer, aux législatives, leur cote d'amour auprès des Maliens</b>. Dans ce lot, on compte trois anciens premiers ministres :

- Cheick Modibo Diarra : astrophysicien et visiteur martien débarqué un peu trop tôt sur la planète Terre, ce colosse vit le cauchemar depuis que sa belle navette spatiale a connu un crash nocturne dans le ciel de la junte, pardon !, de Kati;

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- Soumana Sacko : depuis 1997, cet économiste tombé sous le charme de la politique collectionne les débâcles électorales; il commence à regretter d'avoir régularisé les salaires des fonctionnaires sous le régime UDPM !

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- Modibo Sidibé : après avoir occupé tous les postes juteux de l'Exécutif, l'ancien commissaire de police doit trouver assez léger le salaire de député...

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Le sort de ces anciens premiers ministres administre la preuve par trois que sous nos tropiques, la démocratie marche sur le nez puisque le gouvernement est toujours dirigé par des hommes dont nos compatriotes se méfient. <b> </b>

<b> </b>

<b> </b>

<b>On constate, en passant, que beaucoup de chefs partis ont évité de se frotter aux urnes, préférant y envoyer des seconds couteaux et lorgner eux-mêmes les gigots ministériels. </b>Une façon adroite de reconnaître que l'urne nourrit beaucoup moins bien que le décret présidentiel, n'est-ce pas ?  Ils ne perdent rien pour attendre. En effet, Ladji Bourama n'a promis à personne la moindre miette de son gâteau. Son unique préoccupation ? L'honneur du Mali et le bonheur des Maliens ! Et quand il ne promet pas quelque chose, il ne le fait pas, <i>inch Allah</i> !

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<b>Avec une centaine d'élus, Ladji Bourama et ses alliés ne laissent à l'opposition que la part du mendiant</b>. Du coup, il y aura beaucoup plus d'opposants dans la rue que dans l'hémicycle. D'où la nécessité de faire, au plus tôt, le plein de gaz lacrymogène car quand des opposants réduits au chômage se retrouvent dans la rue, la seule envie qui leur vient, c'est de faire des marches de protestation.

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>Union des Caisses &amp;quot;JEMENI&amp;quot; : Le tribunal de commerce de Bamako ordonne la liquidation</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/union-des-caisses-jemeni-le-tribunal-de-commerce-de-bamako-ordonne-la-liquidation-181870.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Nov 2013 06:13:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Plongée dans le coma financier depuis trois longues années, l'Union des caisses mutuelles d'épargne et de crédit Jemeni vient d'être liquidée par le tribunal de commerce en son audience du 22 novembre 2013. Que signifie cette décision ? Quelles seront ses conséquences ? Enquête exclusive....</b></em>

<b> </b>

<img class="alignleft size-full wp-image-101469" alt="Jemeni" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/Jemeni.jpg" width="315" height="236" />L'Union des caisses mutuelles d'épargne et de crédit <i>Jemeni</i> est une structure coopérative et mutualiste de microfinance dont le siège social se situe dans l'ACI 2000, à Bamako. Avec 50.000 clients et une centaine de caisses locales réparties sur tout le territoire, <i>Jemeni </i>était naguère le deuxième plus grand réseau de microfinance malien, juste derrière <i>Kafo Jiginew</i>.

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<b>Partenariat tripartite</b>

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Les malheurs de <i>Jemeni</i> commencent en 2009-2010. Dans le cadre de sa politique de soutien à l'éducation, l'Etat encourage l'ouverture d'écoles privées où, chaque année, il oriente des milliers d'élèves issus des écoles publiques. Moyennant la formation de ces élèves, l'Etat paie aux écoles privées des subventions qui varient selon le nombre d'élèves orientés et le niveau académique d'affectation. Comme l'Etat met habituellement du temps à débloquer les subventions et que ce retard menace de tuer le partenariat avec les écoles privées, l'Etat sollicite le concours de <i>Jemeni </i>pour avancer les fonds annuels nécessaires. <i>Jemeni</i> accepte mais elle exige, en garantie, une convention qui oblige l'Etat à verser les subventions scolaires à <i>Jemeni</i> qui, à après avoir prélevé là-dessus son dû, reversera le reliquat aux écoles bénéficiaires.Les parties tombent d'accord; les conventions tripartites (Etat-Jemeni- Ecoles privées) sont signées.Et tout marche sur des roulettes pendant de nombreuses années.

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<b><i>Jemeni</i></b><b> trahie par l'Etat</b>

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En 2009, patatras ! <i>Jemeni</i> découvre, à sa grande stupeur, que  les agents payeurs du trésor public dans de nombreuses localités ont versé, sans passer par elle, les subventions scolaires directement aux écoles privées. Il en coûte à l'entreprise plusieurs milliards de FCFA. Comment réagir ? Attaquer en justice les agents du trésor et l'Etat lui-même? Poursuivre les écoles privées pour violation des conventions ? Sur les conseils de ses administrateurs, qui tiennent à la paix sociale et aux bonnes relations avec l'Etat, le directeur général de <i>Jemeni</i>, à l'époque Ibrahima Keno Traoré, opte pour un règlement à l'amiable avec le ministère des Finances qui, de manière informelle, promet de rembourser à <i>Jemeni</i> ce qui lui est dû et de veiller, à l'avenir, à ne pas payer les subventions directement aux écoles. Comme chacun le sait, les promesses de  l'Etat malien n'engagent que ceux qui y croient. <i>Jemeni</i> n'arrivera jamais à récupérer ses sous.

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<b>Un malheur ne venant jamais seul, le projet de <i>Jemeni Motors</i> prend eau de toutes parts</b>. Il s'agissait d'importer des véhicules de fabrication iranienne, de les donner en location-vente aux conducteurs de taxis maliens et de développer, par ce biais, une activité de montage et de vente de voitures au Mali. Une affaire industrielle et une grande première. Mais alerté par des indiscrétions sur la situation financière préoccupante de <i>Jemeni</i>, le partenaire iranien se retire d'un projet où Jemeni avait déjà investi des centaines de millions en termes d'études de marché, d'expertises, de commissions et de frais notariés.

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<b> </b>

<b>Au même moment, le bruit court que <i>Jemeni</i> va bientôt mettre la clé sous le paillasson.</b> On assiste par conséquent à une ruée générale des clients aux guichets pour retirer intégralement leurs dépôts. C'est le pire cauchement pour une entreprise financière. Ses caisses subitement vidées et privée de la main secourable de l'Etat, l'entreprise périclite. Plus personne n'y dépose un franc. Or <i>Jemeni </i>avait, deux ans auparavant, puisé dans les dépôts pour financer son siège flambant neuf de quatre niveaux à l'ACI 2000. Ses charges salariales étaient élevées en raison de sa prospérité.<i> Jemeni </i>perd vite la capacité de restituer leur argent aux petits déposants (ménagères, vendeuses ambulantes, enseignants); quant à ses gros créanciers (BRS, BMS, INPS, Ecobank, etc.), ils accourent eux aussi, attirés par l'odeur du... sang, et demandent à être réglés rubis sur l'ongle. Journellement, des manifestations, parfois violentes, de déposants ruinés se produisent au siège et aux alentours de l'entreprise. Ce que voyant, le ministère des Finances  décide  de dissoudre les instances de gestion (Conseil d'Administration, Direction Générale, Inspection Générale) et de confier les rênes de <i>Jemeni </i> à un administrateur provisoire nommé par le ministre.

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<b>Administration provisoire</b>

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Le premier administrateur provisoire, Sadio Samassékou, un cadre détaché de la BNDA,  et son successeur, Dominique Traoré,  autre cadre de banque détaché au chevet de <i>Jemeni,</i> constatent le paysage de ruines. Malgré les actions initiées pour recouvrer les créances de <i>Jemeni,</i> le dégraissage du personnel, la réduction des salaires et les poursuites pénales lancées contre trois anciens dirigeants de l'entreprise, le diagnostic clinique ne varie point : il faut des liquididés fraîches (au moins 4 milliards de FCFA) pour renflouer <i>Jemeni</i>, assurer les services de guichet, restaurer la confiance du public et reprendre les activités de crédit, seules à même de produire des intérêts et de relancer l'entreprise. L'Etat ne prend pas, hélas, ses responsabilités; il laisse à son sort <i>Jemeni</i>. Le petit milliard de FCFA qu'il débloque après moult tractations sert à peine à désintéresser, tous les 15 jours, quelques-uns des petits déposants. Mais un rémède insuffisant produit le même effet qu'un défaut de rémède.<i>"Si l'Etat avait fait une intervention massive en débloquant les 4 milliards requis, Jemeni  aurait retrouvé l'équilibre comme, avant elle, la BIM SA et la BHM SA secourues par l'Etat alors qu'elles se trouvaient dans la tourmente</i>, note un fin connaisseur du dossier; <i>mais l'Etat a cru que Jemeni était une affaire strictement privée et qu'il risquait de s'attirer les foudres du FMI en injectant des fonds publics dans Jemeni. C'était là une grave erreur car, quoique privée, l'entreprise gérait la fortune de 50.000 Maliens et employait un bon millier de Maliens. De plus, elle était la seule entreprise de microfinance à accepter de financer les écoles privées à coups de milliards. C'est dire que Jemeni jouait un rôle éminemment social. Quand une entreprise de cette taille menace de tomber, c'est le devoir de l'Etat de lui venir en aide. Même des pays hautement capitalistes comme les Etats-Unis ont mis de côté leurs théories libérales pour voler financièrement au secours d'entreprises privées (Général Motors, Ford, etc.) qui frôlaient la faillite suite à une crise mondiale. Notre gouvernement, lui, a fait la sourde oreille, au détriment de ses propres intérêts.</i>". Le putsch du 22 mars 2012 n'arrange rien: il contraint le gouvernement de Transition à serrer à quadruble tour les cordons de la bourse et à consacrer ses maigres ressources aux seules dépenses d'urgence, celles relatives à la guerre, à l'alimentation, à l'électricité et à l'eau courante.

<b>Faute de liquidités, <i>Jemeni</i> se laisse tenter par les propositions de rachat émises par deux partenaires étrangères.</b> La première est une entreprise sénégalaise dénommée CCMAO (Confédération des caisses mutuelles d’Afrique de l’Ouest). Elle s'engage à reprendre <i>Jemeni </i>et à rembourser les déposants à condition que l'Etat malien émette à son profit une lettre de reconfort, c'est-à-dire une sorte de promesse d'accompagnement administratif et politique des investissements qu'elle projette. L'Etat refuse. Quant à l'entreprise américaine <i>"3B Holdings Corporation", </i>elle  se dit prête à reprendre <i>Jemeni</i> et à apurer ses dettes à la condition que l'Etat malien permette à <i>Jemeni </i>d'effectuer des activités bancaires. L'Etat, une fois de plus, ne veut rien entendre. Pourtant, les documents et autorisations qu'on lui demande n'engagent pas ses finances ! La frilosité étatique condamne <i>Jemeni</i> à mort.

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<b>Liquidation judiciaire</b>

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En août 2012, <i>Jemeni</i> obtient du tribunal de commerce de Bamako une ordonnance de suspension des poursuites individuelles dans le cadre d'une demande de règlement préventif. En vertu de cette ordonnance judiciaire, les créanciers sont tenus d'interrompre leurs actions judiciaires individuelles  contre <i>Jemeni</i> en attendant qu'un expert-comptable désigné par le tribunal évalue les possibilités de redressement de l'entreprise. Le rapport de l'expert conclut à une évidence: sans liquidités nouvelles, <i>Jemeni </i>ne peut survivre car elle détient des actifs d'une valeur de 5 milliards de FCFA contre des dettes de 9 milliards et demi. Et puisque l'Etat ne veut rien faire pour l'aider ni encourager des repreneurs à s'y engager<i>,</i> <i>Jemeni </i> n'a aucune possibilité de renaître de ses cendres. Le tribunal de commerce, présidé par Fatoma Théra, décide donc de frapper.<b> </b>

<b> </b>

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<b>Par jugement en date du vendredi 22 novembre 2013, le tribunal ordonne la liquidation des biens de <i>Jemeni</i>.</b> Il désigne un expert  et un magistrat (juge-commissaire) pour récenser et vendre les actifs de l'entreprise en vue de rembourser les dettes qui peuvent l'être.Si le tribunal a ses raisons, force est de reconnaître que tout le monde ne gagnera pas dans l'affaire de liquidation. En effet, quand les liquidateurs auront rassemblé les actifs de <i>Jemeni</i>, ils devront rembourser les créanciers dans l'ordre établi par la loi. Les premiers à être remboursés seront les créanciers hypothécaires (les banques qui détiennent en garantie l'immeuble abritant le siège de<i> Jemeni</i>). La seconde catégorie privilégiée rregroupe les travailleurs de <i>Jemeni</i>, l'Etat (INPS, impôts et autres) et les émoluments des liquidateurs eux-mêmes. Le plus gros cointingent de créanciers, formé des déposants individuels, risque fort de se retrouver le bec dans l'eau. Puisqu'ils sont plus de 40.000 créanciers dans ce lot et qu'aucun d'eux ne comprend un mot des règles juridiques de liquidation, il y a lieu de craindre des émeutes populaires. En ce cas, l'Etat devra leur payer ce qu'il a toujours refusé de payer pour sauver <i>Jemeni.</i>..

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<b>Tiékorobani</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Grave crise au sommet : Guerre ouverte entre le général Yamoussa Camara et l&amp;apos;ambassadeur de France</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/grave-crise-au-sommet-guerre-ouverte-entre-le-general-yamoussa-camara-et-lambassadeur-de-france-181753.html</link>
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<pubDate>Mon, 25 Nov 2013 23:58:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_127584" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-127584 " alt="Gl Yamoussa Camara, ministre de la Défense" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/Yamoussa.jpg" width="300" height="205" /> Gl Yamoussa Camara, ex-ministre de la Défense[/caption]

<b><i>Ministre de la Défense sous le régime de Transition, le général Yamoussa Camara a été nommé par le nouveau chef de l'Etat, IBK, au poste de chef d'état-major particulier de la Présidence de la République. </i></b>

<b><i> </i></b>

A ce titre, l'officier occupe le second rang protocolaire à Koulouba, juste derrière le secrétaire général Toumani Djimé Diallo. Déjà, beaucoup n'ont pas apprécié cette nomination dans la mesure où le général Camara figure parmi les responsables du putsch du 22 mars 2012. Et donc parmi les  affidés du général Amadou Haya Sanogo dont le nom défraie aujourd'hui la chronique. Le général Camara a, il y a peu, soumis à la signature du ministre de la Défense une décision mettant 44 militaires à la disposition du général Sanogo. L'affaire a fait grand bruit au moment l'on s'attendait à voir le général Sanogo comparaître devant le juge d'instruction Yaya Karembé. Mais une nouvelle affaire vient fragiliser davantage la position du général Yamoussa Camara.

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<b>De fait, lors d'une vive discussion avec l'ambassadeur de France au Mali, Gilles Huberson, le général Yamoussa Camara l'a traité d'<i>"ambassadeur du MNLA"</i></b>. La douloureuse pique a mis le diplomate français dans tous ses états; bien entendu, il en a référé à sa hiérarchie ainsi qu'au chef de l'Etat malien. Toute la semaine dernière, IBK, plongé dans une noire colère contre son subordonné, cherchait un moyen d'éteindre un incendie dont il se serait bien passé. <i>"Il y a lieu de craindre un limogeage prochain du général Yamoussa Camara de son poste de chef d'état-major particulier"</i>, pronostique un proche d'IBK; notre source croit savoir que cette affaire donne, en tout cas, à IBK le prétexte de  se débarrasser d'un des derniers chefs de l'ex-junte militaire après le récent limogeage du général Ibrahim Dahirou Dembelé, ex-chef d'état-major général des armées et du général Sidi Alassane Touré, ex-directeur général de la Sécurité d'Etat (S.E.).En tout état de cause, il serait dangereux, pour la sécurité du Mali, que le premier interlocuteur militaire du chef de l'Etat soit en froid avec la France, pays sans lequel les jihadistes et bandits de tout poil viendraient, sans coup férir, tenir leur conseil à Bamako.

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<b>Tiékorobani</b><b></b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>EDM&#45;S.A. privatisée dans 8 petits mois </title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/edm-s-a-privatisee-dans-8-petits-mois-181765.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Nov 2013 13:45:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i> <img class="aligncenter size-full wp-image-92870" alt="edm-sa" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/edm-sa.jpg" width="600" height="400" />Jeudi 21 novembre 2013, s'est tenue une assemblée générale d'information et de sensibilisation organisée par le comité syndical de l'EDM-SA. Elle portait sur le protocole d'accord signé entre l'Etat du Mali et les travailleurs des sociétés issues de la réforme institutionnelle de la société EDM-SA.</i></b>

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Etaient présents Tidiane Kéita, directeur général d'EDM, mais aussi le secrétaire général du comité syndical d'EDM, Abdoulaye Cissé, et leurs assistants. L'accord en question est un document de 5 pages signé, le 28 mai 2013, entre l'Etat représenté par le ministre de l'Energie, Makan Tounkara, et les travailleurs, représentés par Nanourou Koné, secrétaire général du Syndicat Unique des Travailleurs de l'Eau et de l'Electricité (SUTEELEC). L'accord a été homologué par le tribunal de travail de Bamako.

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<b>Le secrétaire général du syndicat a fait savoir qu'EDM sera privatisée dans 8 mois, </b>d'où la nécessité de signer le protocole avec l'Etat afin de garantir les postes et droits des travailleurs. Il a annoncé qu'en ce qui concerne le plan social, les discussions vont commencer la semaine prochaine afin de le finaliser.

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<b>Le directeur d'EDM s'est réjoui de la signature du protocole avant d'exhorter les travailleurs à la culture du résultat</b>. A travers le protocole, l'Etat s'est engagé  à maintenir les différents fonds d'EDM (fonds de solidarité, fonds de garantie maladie, fonds épargne-emprunt…); à intéresser les travailleurs aux produits de la réforme ; à faire représenter les partenaires sociaux au conseil d'administration ; à garantir les droits des travailleurs. Pour garantir le développement des sociétés issues de la réforme, l'Etat promet de définir dans les contrats de privatisation le taux d'investissement en termes d'accroissement des unités de production, des réseaux de transport et de distribution. En cas d'échec d'une ou des sociétés privatisées, les travailleurs seront repris de plein droit par la société-mère (EDM SA), annonce l'accord.

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<b>Abdoulaye Koné</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Traduits en justice et en conseil de discipline : 2 magistrats dans de beaux draps</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/traduits-en-justice-et-en-conseil-de-discipline-2-magistrats-dans-de-beaux-draps-180461.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/traduits-en-justice-et-en-conseil-de-discipline-2-magistrats-dans-de-beaux-draps-180461.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Nov 2013 05:07:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i><img class="alignleft size-full wp-image-98736" alt="justice-ml" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/justice-ml.jpg" width="300" height="199" />La justice malienne se trouve en ébullition. Non pas à cause des projets de mutations en cours d'adoption, mais parce que le conseil supérieur de la magistrature est saisi des sanctions éventuelles à prendre contre deux magistrats de Bamako: le juge d'instruction de la commune 2, Abdoulaye Kamaté, et le vice-président du tribunal du travail, Youssouf Touré.</i></b>

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<b>Le dossier Kamaté</b>

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L'affaire "Kamaté" débute quand un certain Diané décide de vendre une parcelle de terrain sise à Sotuba à un commerçant du nom de  Mohammed Fofana. Le vendeur et l'acheteur conviennent du prix (10 millions de FCFA) et des modalités de paiement. Leurs signatures sont certifiées par le notaire Demba Koné. Le notaire certifie aussi les reçus délivrés, au fil des paiements, par le vendeur Diané à l'acheteur Fofana.

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<b>Au moment où les paiements sont achevés, le vendeur regrette d'avoir vendu son bien</b>. Il attaque la vente devant le tribunal de la commune 1 de Bamako. Il prétend que la vente doit être annulée; que les 10 millions perçus n'étaient qu'une avance et qu'en réalité, les parties avaient convenu de fixer le prix véritable après le paiement des 10 millions. Le tribunal rejette la demande comme mal fondée. Le jugement est confirmé en appel.

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<b>Désespérant de récupérer  la parcelle par la voie civile, le vendeur Diané décide de changer le fusil d'épaule : il dépose plainte, pour faux et usage de faux, contre l'acheteur</b>.

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Dans sa plainte, il accuse le notaire et l'acheteur d'avoir fabriqué de fausses pièces pour lui enlever son terrain. Le juge d'instruction saisi du dossier, Abdoulaye Kamaté, convoque le notaire Demba Koné. Il lui annonce son intention de le placer sous mandat de dépôt en attendant la suite des enquêtes. Le notaire, interloqué, ne sait que répondre. Et c'est là que le diable s'introduit dans l'affaire.

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<b>En effet, libéré par le juge et poursuivi non détenu, le notaire se rend à son cabinet.</b>

Il reconstitue tout le dossier de vente de la parcelle de Sotuba et, de sa plus belle plume, écrit à la chambre des notaires, au procureur général de Bamako et au ministre de la Justice. Il accuse le juge Kamaté de lui avoir extorqué la somme de 3 millions de FCFA moyennant son maintien en liberté dans le cadre d'une affaire où il s'estime innocent. Selon le notaire, le juge lui a pris un chèque de 3 millions puis, craignant de se faire pincer en allant encaisser lui-même le chèque, a fait encaisser ledit chèque par l'avocat du notaire qui lui a reversé l'argent en liquide.  La bombe éclate.

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Entendu par le procureur général Daniel Tessougué, l'avocat du notaire avoue les faits. Une double procédure (pénale et disciplinaire) est lancée contre le juge Kamaté. Elle aboutira à une décision lors du conseil supérieur de la magistrature qui se réunira à bref délai. Le conseil aura à sa disposition la copie du chèque, l'encaissement fait par l'avocat et les dépositions accablantes contre le juge. Le sort de ce dernier est aggravé par le fait que Mohamed Fofana, l'acheteur de la parcelle, a lui aussi déposé plainte contre lui.

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<b>L'affaire Youssouf Touré</b>

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Le deuxième magistrat dans le collimateur de la justice se nomme Youssouf Touré. Vice-président du tribunal du travail de Bamako, il a, il y a six mois, vu compartaître un jeune avocat du cabinet de Me Mountaga Tall. L'avocat ayant demandé le renvoi d'une affaire, le juge refuse la demande. L'avocat montre un mauvais visage, étonné que le tribunal lui refuse, contre les usages, une première demande de renvoi. Le juge s'énerve. Il suspend l'audience, bondit hors de la salle d'audience puis, trouvant l'avocat dans un couloir, lui donne publiquement un puissant coup de tête. L'avocat est inondé de sang, nez et lèvres fendus. Couvert de sang, il se rend chez le bâtonnier puis au bureau du ministre de la Justice, à l'époque Malick Coulibaly. Il prend même des photos de son visage ensanglanté. Le bâtonnier porte plainte contre le magistrat violent qui aura à répondre à la fois sur le plan disciplinaire et pénal.

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<b>Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces deux affaires constituent des tests de la volonté des  nouveaux pouvoirs publics d'assainir la justice.</b> Les sanctions disciplinaires éventuelles pourraient aller jusqu'à la radiation et les sanctions pénales à de lourdes peines de prison.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Hôpital Gabriel Touré : Dr Konaté, le directeur, s&amp;apos;explique</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/hopital-gabriel-toure-dr-konate-le-directeur-sexplique-180439.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Nov 2013 04:39:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Après la marche organisée, le 7 novembre 2013, par les travailleuses de l'hôpital Gabriel Touré, nous avons approché le directeur de l'hôpital, Dr Lasseni Konaté, afin de savoir ce qu'il pense des griefs formulés contre lui par les marcheuses.</i></b>

<b> </b>

<b> </b>

[caption id="attachment_143188" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-143188" alt="Lanceni Konate DG Hôpital Gabriel Touré" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Lanceni-Konate-DG-GBT.jpg" width="315" height="236" /> Lanceni Konate DG Hôpital Gabriel Touré[/caption]

Les marcheuses du 7 novembre estiment que depuis l'arrivée du nouveau directeur, Dr Lasseni Konaté, elles manquent de tout. <i>"Les ristournes ne nous sont payées, les laboratoires manquent de tout et nos blouses ont vieilli alors que l'hôpital dispose de recettes suffisantes pour faire face à nos besoins ! Nous demandons la démission du nouveau directeur !",</i> clament-elles. En réponse, Dr Konaté nous explique: <i>"Depuis ma nomination à la tête du Gabriel Touré, j'ai décidé de mettre fin à des pratiques frauduleuses. Mon agent comptable est très vigilant car il ne cesse de démanteler des réseaux de fraude. Chaque jour, je fais demander à un agent de rembourser des sommes détournées. Du coup, j'ai réduit les revenus illicites de certains agents. Ils m'en veulent donc."</i>.

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<b>Au sujet de  l'insuffisance du plateau technique, Dr Konaté déclare:</b> <i>"C'est l'hôpital Gabriel Touré qui a  donné des draps à l'opération SERVAL.Nous avions 200 draps au début de l'opération SERVAL. Le ministre de la Santé de l'époque, Makadji, avait offert 46 matelas à l'hôpital. Deux jours après le début de SERVAL, le 13 janvier 2013, le ministère de la Santé avait offert un scanner et un appareil de radiographie à l'hôpital. Un mois plus tard, des agents m'ont fait savoir que la mémoire de ces appareils était trop petite et sont permis de transporter les malades dans une clinique privée, La Rosette, avec les moyens du Gabriel Touré: ambulance,  carburant, chauffeur</i>... <i>A</i> <i>La Rosette</i>, <i>le malade paie 65 000 FCFA pour faire le scanner alors qu'au Gabriel Touré, il ne paie que  30 000. Bref, nos agents ont fait un trafic sur le dos des malades. Je ne peux pas l'admettre.De plus, je ne sais comment certains de agents s'arrangeaient pour faire payer aux malades les frais de radio entre leurs mains au lieu que ces frais soient payés à la caisse.</i>

<i> </i>

<i> </i>

<i> Au regard de la loi, seul l'agent comptable et ses préposés sont habilités à percevoir les sommes payées par les usagers. J'ai contraint nos agents indélicats à rembourser à l'hôpital les sommes indûment perçues. Des médecins internes opéraient les malades à 80 000 ou 150 000 FCFA et empochaient cet argent au détriment de l'hôpital puis, en fin d'année,  venaient demander des  ristournes et autres avantages ! J'ai mis fin à ces manèges et cela me vaut des ennemis mortels!"</i>.

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Dr Konaté révèle qu'à son arrivée à la tête du Gabriel Touré, en décembre 2012, l'hôpital ne disposait, dans ses caisses, que de 18 millions de FCFA. Somme insuffisante même pour payer le salaire des contractuels qui s'élevait à 23 millions. L'hôpital s'était, en outre, endetté à hauteur de 89 millions pour payer des ristournes et primes de garde au personnel. Grâce aux mesures de redressement entamées et au nouveau logiciel de comptabilité acquis, Dr Konaté se réjouit du bond financier enregistré par l'hôpital qui, au 31 octobre 2013, a un compte créditeur de 84 millions de FCFA. <i>"Les banques ne faisaient plus confiance à l'hôpital; elles avaient fait savoir qu'elles ne pouvaient pas prêter de l'argent destiné à être distribué sous forme de ristournes et de primes aux agents sanitaires. Le syndicat de l'hôpital est au courant. Le problème, c'est que son secrétaire général voulait un poste de responsabilité qu'il n'a pas obtenu: il m'en veut pour cela.".</i>

<i> </i>

&nbsp;

<b>Dr Konaté se dit ouvert au dialogue avec ses collaborateurs ; il souligne  que sa structure est le seul hôpital à disposer d'un chargé de communication et d'un conseiller juridique</b>.<i>"Je me réunis périodiquement avec les chefs de services et j'ai demandé, depuis août, au personnel de me proposer la liste des matériels dont il</i> <i>a besoin. C'est un devoir un hôpital qui a reçu 80%des blessés de guerre."</i>            . Dr Konaté rappelle, au sujet des ristournes réclamées par le personnel, que leur paiement est régi par l'article 77 de la loi hospitalière n° 02-050 du<b> </b>22 juillet 2002 qui stipule que <i>"chaque établissement hospitalier met en œuvre sur ses excédents une politique d'intéressement de son personnel aux résultats de l'exercice écoulé"</i>. <i>"J'avais initié une demande de paiement des ristournes mais elle a été bloquée par le contrôleur financier, un de mes conseillers, qui m'a fait savoir que l'hôpital ne pouvait pas s'endetter à plus de 96 millions et que les ristournes ne devaient être payées que sur nos excédents de ressources. Je lui ai demandé de venir expliquer cela au comité syndical  lors d'une assemblée générale d'information, ce qu'il a fait. Mais il a suffi que le secrétaire général du syndicat ne soit pas nommé au poste qu'il convoitait pour que le climat de travail se détériore. Suites aux grèves et meetings orchestrés par lui, nos recettes ne cessent de baisser. A date d'aujourd'hui, j'ai épongé les dettes de l'hôpital envers la banque - 96 millions-,  payé les salaires des contractuels - 23 millions -, les indemnités de responsabilité, les primes de garde. Seules les ristournes n'ont pu être payées. La réalité économique ne permet pas de les payer. Les recettes disponibles ont été déjà positionnées pour le paiement des salaires des contractuels. La loi ne fait obligation de payer des ristournes qu'en cas de disponibilité financière. Mes collaborateurs ne doivent pas perdre de vue qu'en cas de paiement des ristournes, moi aussi j'y aurai une part !". </i>

<i> </i>

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<b>Dr Konaté  rejette les critiques liées à l'acquisition d'un nouveau logiciel comptable</b>. Le logiciel, à ses dires, permet de retracer les entrées de l'hôpital et d'empêcher toute fraude. Notre interlocuteur révèle avoir réduit de 3 millions à 150 000 FCFA les factures de téléphone de l'hôpital. <i>"Mon adjoint et moi utilisons nos propres téléphones pour communiquer.Avec le déclenchement de SERVAL, Orange-Mali a donné à quelques responsables de l'hôpital des téléphones à consommation gratuite: mes adversaires ont interprété ce don de mille manières."</i>, explique le chef du Gabriel Touré.

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<b>S'agissant des badges que le personnel réclame, Dr Konaté nous confie avoir demandé qu'on lui communique la liste de ceux qui y ont droit.</b> <i>"Dans un premier temps, on m'a soumis une liste de 800 personnes. Grâce au recensement que j'ai effectuer, on s'est retrouvé avec un chiffre réel de 600 personnes. La différence - 200 personnes- avait trait à des travailleurs fictifs qui percevaient des salaires, primes et ristournes. Les badges sont, en tout cas, disponibles: j'attends de les mettre dans leur pochette pour les distribuer.".</i>

<i> </i>

<b> </b>

<b>Abdoulaye Koné</b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Destruction de preuves ? 180 dossiers d&amp;apos;enquête de la CASCA disparaissent dans la nature </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/destruction-de-preuves-180-dossiers-denquete-de-la-casca-disparaissent-dans-la-nature-180471.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/destruction-de-preuves-180-dossiers-denquete-de-la-casca-disparaissent-dans-la-nature-180471.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Nov 2013 04:25:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i><img class="alignleft size-full wp-image-180473" alt="dossier" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/dossier.jpg" width="200" height="122" />Dans le cadre de la lutte contre la délinquance financière, la Casca (Cellule d'Appui aux Services de Contrôle de l'Administration) avait établi, sur plusieurs années, 180 rapports d'enquête portant sur plusieurs services publics, notamment ceux de l'agriculture et des affaires foncières. Les très accablants rapports avaient été déposés à la primature pour décider de la suite à leur donner. </i></b>

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Après avoir pris ses fonctions, le président IBK découvre que les rapports ont totalement disparu de la primature. Or le gouvernement malien est sur des charbons ardents: les bailleurs de fonds ne cessent de lui imposer des audits et font dépendre de la lutte contre la corruption le déblocage d'une bonne partie des 3, 2 milliards d'euros (2100 milliards de FCFA) promis au Mali par la communauté internationale. Question à mille sous: qui a dérobé les dossiers et pourquoi ? A -t-on voulu dissiper des preuves contre des personnages bien placés dans la haute administration ?

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Soucieux de donner des gages aux partenaires étrangers, IBK ordonne à la CASCA de reconstituer les dossiers à partir des souches gardées dans les ordinateurs et de les transmettre tous à la justice. Ce qui est fait depuis deux semaines.

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IBK a aussi promis, lors de la campagne présidentielle, de faire voter la loi sur l'enrichissement illicite dont le projet a été adopté par le gouvernement de transition. Ce texte, qui figure parmi les exigences des bailleurs de fonds, oblige tous les hauts fonctionnaires maliens à déclarer leurs biens et autorise le procureur de la République à interpeller tout agent public sur l'origine de sa fortune.

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<b>Tiékorobani</b><b></b>

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<title>Palais de Koulouba : IBK remercie 25 de ses conseillers</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/palais-de-koulouba-ibk-remercie-25-de-ses-conseillers-180469.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Nov 2013 04:18:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_153740" align="alignleft" width="344"]<img class="size-full wp-image-153740" alt="Koulouba, le palais présidentiel malien. AFP" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Koulouba.jpg" width="344" height="257" /> Koulouba, le palais présidentiel malien.<br />AFP[/caption]

<b><i>Lors de son récent séjour à Dakar, le chef de l'Etat, IBK, s'était publiquement ému du nombre pléthorique de conseillers de la présidence de la République. Certes, la méthode présidentielle n'avait rien de très diplomatique - on ne parle pas de ses soucis domestiques sur la place du marché ! -, mais la pléthore, elle, est bien réelle. Pas moins de soixante conseillers et assimilés squattent les bureaux du secrétariat général de la Présidence. IBK vient donc, entre octobre et novembre 2013, d'en mettre 25 dans une charrette</i></b>.

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<b>Les grosses pointures</b>

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Le renvoi d'Ousmane Sy, secrétaire général de la présidence avec rang de ministre sous Dioncounda Traoré allait de soi puisque tout président place son homme de confiance à la tête du secrétariat général. L'actuel chef de l'administration présidentielle s'appelle Toumani Djimé Diallo, ancien directeur de publication du<i>"Démocrate"</i> et ambassadeur sortant du Mali au Maroc. Il a pris ses fonctions le 10 septembre 2013, une semaine après l'investiture officielle d'IBK par la Cour Suprême.

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&nbsp;

<b>Secrétaire général adjoint de la Présidence, Seydou Nourou Kéita est lui aussi nouveau au poste:</b>

il remplace Bassirou Diarra, qui occupe la place depuis 2002. Le directeur de cabinet d'IBK avec rang de ministre, Mahamadou Camara, remplace, lui, Aliou Oumar Sankaré alias Bidy, coordinateur du parti <i>UDC-Mali-Jigui</i> et qui avait été nommé au cabinet présidentiel  par ATT à la fin de juillet 2008.

&nbsp;

Rescapé de la junte et ministre de la Défense sous la Transition, le général Yamoussa Camara est devenu, depuis le 25 octobre 2013, chef d'état-major particulier d'IBK. Il occupe un poste assumé, sous ATT, par le général Hamidou Sissoko alias <i>Man</i>; Dioncounda Traoré, lui, n'avait pas cru utile, après l'arrestation de <i>Man </i>par la junte dans le cadre de l'affaire des bérets rouges, de nommer un chef d'état-major particulier. IBK a également changé de directeur du protocole en remplaçant Illal Kamar Ag Oumar par son adjoint, le commissaire-colonel Bakary Bocar Maiga.

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<b>Les poids moyens</b>

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En attendant de pourvoir à leur remplacement, IBK a renvoyé le chef de cabinet de la présidence, Madame Traoré Oumou Soumaré, ingénieur d'agriculture. nommée par Dioncounda le 19 mars 2013. L'adjoint du chef de cabinet, Hassen Camara, professeur d'enseignement supérieur, est remercié. Transfuge de la COPP de Me Mamadou Gakou, Camara avait été nommé par ATT le 28 juillet 2008.

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Trois conseillers spéciaux quittent, eux aussi, la présidence: Abdoulaye Benson Diakité, journaliste, nommé le 29 août 2011 par ATT; Tiéblé Dramé, professeur d’enseignement supérieur, nommé le 19 mars 2013 par Dioncounda Traoré; Boubacar Baba Diarra, inspecteur général de police et actuel président de la Fédération Malienne de Football: il avait été nommé conseiller spécial par Dioncounda Traoré le 7 mai 2013. Par miracle, une conseillère spéciale échappe à la charrette: madame Zeynab Mint Youba, ex-présidente des femmes du RPM et ex-ministre de la santé qui  avait rejoint ATT avec armes et bagages. Aurait-elle présenté des excuses à l'hôte de Koulouba ?

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<b>Les simples conseillers</b>

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De nombreux conseillers techniques (ils ont un rang protocolaire inférieur aux conseillers spéciaux) prennent la porte :

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- Amadou Sora, ingénieur électromécanicien, nommé depuis le 8 janvier 2003 par ATT;

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-Mohamed Tiémoko Traoré, économiste, nommé le 25 janvier 2008 par l'ancien président ATT;

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- Fousseyni Ly, spécialiste des sciences sociales, nommé par ATT le 30 juillet 2008;

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- Issa doumbia et Kader Maiga, journalistes, nommés le 29 août 2011 par ATT à la cellule de communication de la présidence;

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-Madame Coulibaly M’Bamakan Soucko, professeur d’enseignement supérieur, nommée par ATT le 24 juillet 2008;

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- Madame Maïga Assétou Diarra, juriste, nommée par ATT le 24 juillet 2008;

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-Amadou Alpha Guitteye, professeur d’enseignement supérieur, nommée par ATT le 24 juillet 2008;

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- Amadou Siaka Diakité, administrateur civil, nommé par ATT le 25 juillet 2008;

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-Harouna Barry, sociologue, nommé par ATT le 6 août 2008;

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- Almoubarak Ag Oumar, médecin vétérinaire, nommé par ATT le 25 août 2008;

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- Colonel Tieman Konaré, nommé le 31 décembre 2010 par ATT.

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Les chargés de mission renvoyés sont :

- Hamidou Bocoum, ingénieur zootechnicien, nommé le 1er avril 2008 par ATT;

&nbsp;

- Colonel Bakel Bathily, nommé par ATT le 28 mai 2010 par ATT;

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- Mohamed Soudha Yattara, journaliste, nommé le 6 octobre 2008 par ATT.

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<b>Inquiétudes</b>

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Nombre d'observateurs s'interrogent à présent: IBK envisage-t-il de dégraisser l'administration présidentielle ou, au contraire, cherche-t-il à préparer des places pour ses alliés politiques qui n'auront pou trouver place ni au gouvernement ni au parlement ?

&nbsp;

La question vaut son pesant d'or puisque chaque conseiller ou chargé de mission perçoit un traitement de 300 000 FCFA par mois et chaque conseiller spécial le double. Sans compter les tickets de carburant, les voitures et autres commodités. L'ensemble des 60 conseillers et assimilés coûte la bagatelle annuelle de  300 millions de FCFA au budget de Koulouba.

&nbsp;

Certaines sources croient à la thèse du dégraissage du mammouth administratif de Koulouba car, en même temps qu'il remerciait les conseillers et compagnie, le chef de l'Etat a dissout la plupart des cellules de travail de la présidence, notamment celles chargées  des infrastructures, de la culture, de l'éducation, etc.

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>SABATI 2012 éclate en commune 5 de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/sabati-2012-eclate-en-commune-5-de-bamako-180466.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Nov 2013 03:13:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_166343" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-166343" alt="Moussa Bah, président  Sabati" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/08/SABATI.jpg" width="315" height="331" /> Moussa Bah, président Sabati[/caption]

<em><strong>Le mouvement islamique "Sabati 2012", devernu célèbre depuis qu'il a soutenu IBK à la présidentielle de 2013, a décidé de ne pas soutenir les candidatures indépendantes aux législatives. Il ne soutiendra que les candidats des partis politiques. "Tous les candidats qui veulent bénéficier du soutien de Sabati sont invités à rejoindre la liste d'un parti", nous avait confié Moussa Boubacar Bah, président du mouvement "Sabati 2012". Cependant, avait-il dit, le soutien du mouvement varierait en fonction des localités et des forces en présence. Si, dans les autres communes maliennes, les coordinations locales de "Sabati 2012" n'ont pas eu de peine à s'unir derrière une liste de candidats, c'est un autre son de cloche en commune 5 de Bamako. Là, le mouvement s'est carrément divisé. </strong></em>

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<b>La coordination "Sabati 2012" de la commune 5, après moult tractations, a porté son choix sur la liste URD-Yelema- MPR.</b>

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Problème: après l'ouverture  de la campagne, une liste adverse (l'alliance Adema-Cnid-RJP) répand la rumeur qu'elle est soutenue par "Sabati 2012" car le candidat du RJP n'est autre que le patron de la radio islamique "Dambé", Mohammed Kimbiri, connu pour ses liens avec les leaders religieux du Haut Conseil Islamique.

&nbsp;

Lors de la prière du vendredi, le 15 novembre 2013 dans les moquées non-wahabbites, les fidèles ont été informés de la décision de "Sabati 2012" à soutenir l'alliance URD-Yelema-MPR.

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Au même moment, dans les mosquées wahabbites, on annonce aux fidèles que   l'alliance Adema-CNID-RJP a le soutien de "Sabati 2012". Le jeudi14 novembre 2013, une réunion des  imams de la commune 5 se tient, à la demande de dissidents de la coordination de "Sabati", pour soutenir la liste où figure Kimbiri: seuls 2 imams sur 32 répondent à l'appel. Lors du meeting de soutien aux candidats de la liste adverse organisé par la coordination officielle de "Sabati" en commune 5, le président de la coordination, Ahmadou Coulibaly, tranche: "Sabati 2012" soutient bel et bien la liste URD-Yelema-MPR et non celle où figure Kimbiri. Coulibaly déclare avoir signifié le choix de "Sabati 2012" à Kimbiri lui-même.<i>"La coordination  Sabati 2012 de la commune 5 soutiendra et ferra élire, dès le premier tour, la liste URD-MPR-Yéléma",</i> a promis Coulibaly.

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<b>Les fidèles musulmans ne savent plus à quel saint se vouer en commune 5</b>. De quoi se demander si "Sabati 2012", pour s'être impliqué dans la politique, n'est pas, comme cela arrive dans les partis politiques, en voie d'éclatement...

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<b>Abdoulaye Guindo </b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique : Les faux pas de Ladji Bourama</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-les-faux-pas-de-ladji-bourama-180459.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-les-faux-pas-de-ladji-bourama-180459.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Nov 2013 03:00:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><b>Du haut de son score électoral nord-coréen de 77% et avec le soutien inconditionnel de la communauté internationale, Ladji Bourama peut encore régler les nombreux défis qui assaillent la nation. Mais il ferait bien de prendre garde car le peuple commence à jaser...</b></em>

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[caption id="attachment_173313" align="aligncenter" width="600"]<img class="size-full wp-image-173313" alt="Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta (c) Afp" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/ibk-lesAfrik.jpg" width="600" height="390" /> Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta (c) Afp[/caption]

Depuis son élection triomphale à la tête de la marmite nationale, pardon !, à Koulouba, Ladji Bourama, pourtant connu pour son immense charité islamique,  n'est plus reconnaissable. Ses vieux amis commencent eux-mêmes à désespérer de sa gouvernance. On croyait qu'avec Ladji Bourama aux commandes culinaires, le gâteau national serait partagé à hauteur de souhait et que ni les cuillères, ni les fourchettes ne chômeraient. Mais voilà: le grand homme, tout armé de ses grands principes, décrète qu'il n'y aura rien à partager du tout. Et surtout pas de gâteau ! Transhumants et fidèles politiques ont beau se tortiller de faim et de soif, l'homme tient à faire ce qu'il dit, <i>inch Allah</i>: pas de gâteau ! Du coup, il y a du beau monde sur les rangs aux élections législatives en vue de chercher un gâteau de substitution et gare à ceux qui manqueront leur coup: ils risquent de crever de faim avant 2018, date de la fin du premier mandat de Ladji Bourama.

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<b>Ladji Bourama ne se contente pas de garder le gâteau hors de portée de la masse des affamés; il multiplie aussi envers ses administrés les mises en garde les plus sevères</b>. A croire qu'il tient à imiter le général Moussa Traoré qui passe à ses pour un <i>"grand républicain"</i>! D'abord, ce sont les juges qui en prennent pour leur grade : <i>"Il en sera fini des procès monnayés dans les bureaux de juges peu soucieux de l'éthique!"</i>. Ensuite, c'est le tour des fonctionnaires accusés d'utiliser leurs véhicules de service pour des villégiatures aux champs et de passer le plus clair du temps à prendre du café. Puis Ladji Bourama s'en prend à une ville entière : <i>"Kati ne fera plus peur à Bamako!"</i>. Cérise sur...le bâton, l'hôte de Koulouba vient d'envoyer à la justice une camionnette pleine de dossiers compromettants pour les commis de l'Etat <i>(lire en pâge 7)</i>. Objectif évident: sauver l'honneur du Mali et faire le bonheur des Maliens en remplissant au plus vite la Maison d'arrêt de Bamako.

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<b>Mais question: puisque nul n'est au-dessus des lois, pourrait-on demander, s'il vous plaît, au justicier de Koulouba pourquoi les prisonniers rebelles recouvrent la liberté ? </b>Bien entendu, un griot de service  nous répondra qu'il y va de la paix nationale et du déblocage de l'aide internationale. D'accord ! Mais pourquoi ne pas parachever la paix avec tout le monde avant de s'occuper des corrompus ? D'ailleurs, entre un corrompu et un rebelle armé, quel est le plus digne de dormir à la Maison d'arrêt ? Mais passons...

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<b>Ladji Bourama, à travers la mutinerie intervenue en septembre à Kati, a eu une occasion en or de débarrasser le pays de la junte</b>. Mais après qu'une expédition militaire a délogé de son bunker et désarmé le général aux quatre étoiles Sanogo, voilà que Ladji Bourama le reloge royalement à l'ex-base aérienne de Bamako (tout près de Dioncounda Traoré, s'il vous plaît !) et lui attribue une armée de gardes, de domestiques, de cuisiniers, de plantons et de masseurs de pied (excusez du peu !). A ce train, celui que l'on attendait chez le juge d'instruction Yaya Karambé pour répondre de différents reproches pourrait bien passer le quinquennat à boire du lait <i>Nido</i> et du thé vert de Chine. J'ai beau me creuser la cervelle, je n'arrive pas à comprendre pourquoi Ladji Bourama, après avoir militairement défait l'ex-capitaine Sanogo et dissous son Comité de reformes machin, le réhabilite aussitôt, gâteau beurré à l'appui.

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<b>Mon incompréhension grandit quand je vois Ladji Bourama se plaindre à Dakar, et en public, de la pléthore de conseillers que lui a léguée le <i>"Vieux Commando"</i></b>. Ce faisant, l'élu de la coalition <i>"Mali D'abord"</i> prend des libertés, et quelles libertés!,  avec le nationalisme qu'on lui connaît. Il transporte sur la place du marché le linge sale du palais. Il y avait sans doute une meilleure manière de gérer nos affaires domestiques, surtout qu'un simple décret présidentiel suffisait à régler l'affaire !

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<b>On sait Ladji Bourama très sensible et nul ne s'étonne qu'il pousse de gros sanglots publics quand deux journalistes de <i>RFI </i>sont assassinés par les terroristes à Kidal</b>. Sans vouloir être impertinent, pourrais-je lui demander pourquoi on ne l'a pas vu sangloter quand 150 Maliens ont péri dans le naufrage de leur pinasse à Konna ? A défaut de sanglots et de larmes, il aurait pu, à tout le moins, décréter une journée de deuil national, n'est-ce pas ?

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<b>Et puis Ladji Bourama voyage beaucoup trop au goût de ses concitoyens</b>. Si, encore, c'était à l'intérieur du pays pour récenser les besoins du petit peuple, on comprendrait; mais notre ami de Koulouba ne se déplace qu'à l'étranger ! On a tendance à croire qu'il préfère la compagnie des Ouattara et autres à celle des paysans de Mpèsoba...

<b>Les conseillers de Ladji Bourama, par peur de perdre leur part de gâteau, se gardent peut-être de lui signaler ses faux pas, mais moi, Tiékorobani, vieux sage  de la place, je me dois de rapporter les critiques de la rue</b>. Les Bambaras, gens fort avisés, ne conseillent-ils pas au chef de payer son ennemi pour lui dire la vérité si ses amis la lui cachent ?

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Comment le gouvernement malien a obligé le MNLA à  libérer les locaux du gouvernorat de Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/comment-le-gouvernement-malien-a-oblige-le-mnla-a-liberer-les-locaux-du-gouvernorat-de-kidal-179064.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/comment-le-gouvernement-malien-a-oblige-le-mnla-a-liberer-les-locaux-du-gouvernorat-de-kidal-179064.html</guid>
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<pubDate>Tue, 12 Nov 2013 07:30:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_170432" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-170432" alt="Bamako, le 17 septembre 2013 au palais de Koulouba. Le président de la république du Mali,SEM Ibrahim Boubacar Keita a longuement échangé avec les représentants des différents groupes armés du nord du Mali. " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/IBK_Mnla.jpg" width="610" height="391" /> Bamako, le 17 septembre 2013 au palais de Koulouba. Le président de la république du Mali,SEM Ibrahim Boubacar Keita a longuement échangé avec les représentants des différents groupes armés du nord du Mali.[/caption]

<b><i>Suite à la signature de l'Accord de Ouagadougou, à la veille de la dernière élection présidentielle, un comité de suivi dudit Accord a été mis en place. Il comporte des représentants du gouvernement malien, des groupes armés du nord (MNLA, MAA et HCUA), de la MINUSMA, de la France, de la CEDEAO, etc. Régulièrement, le comité se réunit sous l'égide du ministre de la Réconciliation Nationale et du Développement du Nord, Cheick Oumar Diarrah. </i></b>

<b><i> </i></b>

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<b>Premier litige</b>

Le premier couac est intervenu quand les groupes armés ont décidé de boycotter les travaux du comité. Leurs doléances? La libération immédiate de certains de leurs camarades détenus dans les geôles maliennes. Le gouvernement, mis sous pression, s'incline : plusieurs vagues de libérations profitent à une centaine de rebelles capturés pendant la guerre de reconquête du nord. Le procureur général de Bamako, Daniel Amagouin Tessougué; les syndicats de magistrats et les associations de droits de l'homme ont beau rouspéter, rien n'y fait: le gouvernement malien n'a d'autre choix que de procéder aux libérations demandées. Il y va, selon le ministre de la Justice, Me Mohamed Ali Bathily, du respect de l'Accord de Ouagadougou et de l'accompagnement financier des partenaires au développement. Les libérations effectuées, les rebelles reviennent, tout sourire, à la table de dialogue.

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<b>Le gouvernement se fâche</b>

A présent, c'est au tour du gouvernement malien de montrer sa mauvaise humeur.Depuis une quinzaine de jours, il a suspendu sa participation aux travaux du comité de suivi. Le gouvernement conditionne son retour au dialogue à deux choses symboliques : la libération, par les combattants du MNLA, des locaux administratifs de Kidal (y compris le gouvernorat); l'érection, au-dessus des bâtiments administratifs de Kidal du drapeau malien. Le gouvernement ne supporte pas, en effet, que le gouverneur malien vive comme un sans domicile fixe à Kidal. Il ne supporte pas davantage que Kidal arbore le fanion de l'Azawad au lieu du drapeau de la République du Mali. <i>"Ces anomalies portent atteinte à la souveraineté du Mali sur Kidal",</i> se désole un membre du comité de suivi qui souligne que le Mali en a déjà assez de voir ses troupes cantonnées  à Kidal et les rebelles parader dans la ville, au mépris de l'Accord de Ouagadougou. Très incommodé par la situation, le président IBK déclare,  mardi 5 novembre 2013, lors de la première réunion ministérielle des affaires étrangères de l’ONU pour les pays du Sahel et du Maghreb en présence du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, sa <i>« position de refus face à la situation de Kidal »</i>

<i> </i>

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<b>Le MNLA est mis dans une position inconfortable par le boycott malien. </b>Le mouvement indépendantiste considère que Kidal, <i>"capitale de l'Azawad",</i> constitue son fief;  de plus, c'est la seule localité où les séparatistes puissent encore faire la pluie et le beau temps, le reste du pays vivant sous l'autorité du Mali. <i>"Kidal livrée au Mali, qu'est-ce que le MNLA aurait encore à négocier ?"</i>, se demande une source proche du comité de suivi. La position du MNLA se complique davantage avec la mort tragique des deux journalistes de RFI à Kidal.Si le mouvement indépendantiste cède du terrain, il n'a plus aucune assurance que la France, fâchée contre lui, lui obtienne une contrepartie politique ou territoriale auprès du gouvernement malien.

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<b>Le MNLA cède</b>

Assiégé par la communauté internationale, le MNLA finit par céder. De concert avec les autres groupes armés du nord, il a décidé, vendredi dernier, de libérer les locaux du gouvernorat de Kidal, selon une déclaration rendue publique le même jour suite à leur rencontre avec les délégations des Nations unies, de l’Union africaine, de la CEDEAO et de l’Union Européenne à Ouagadougou. A l’initiative du Représentant Spécial des Nations Unies au Mali et Chef de la MINUSMA, une délégation du Comité de Suivi et d’Evaluation de l’Accord de Ouagadougou a rencontré la coordination politique du MNLA, du HCUA et du MAA, à Ouagadougou le 8 novembre 2013, selon le texte. Lors de la réunion, le MNLA, le HCUA et le MAA ainsi que leurs interlocuteurs ont <i>« passé en revue la mise en application de l’Accord de Ouagadougou et relevé certains obstacles au lancement effectif des pourparlers de paix »</i>, précise la déclaration. <i>« Dans un élan de compromis et pour avancer dans la mise en oeuvre rapide de l’Accord de Ouagadougou et en particulier vers la deuxième phase de l’Accord devant aboutir à un Accord global de paix, le MNLA, le HCUA et le MAA ont décidé de quitter le gouvernorat et la radio à Kidal</i> <i>au plus tard</i> <i>le 14 novembre en présence de la communauté internationale représentée par la Commission Technique Mixte de Sécurité»</i>, peut-on lire dans la déclaration. Par ailleurs, les trois groupes armés <i>« demandent au président du Comité de Suivi et chef de la MINUSMA de réunir d’urgence la CTMS</i>, <i> afin de définir les modalités pratiques de mise en oeuvre des mesures permettant de garantir la sécurité des populations dans la région de Kidal en particulier et dans l’Azawad en général»</i>. Les trois groupes <i>« saluent la détermination de la communauté internationale à accompagner les pourparlers inclusifs de paix et à s’assurer de leur début dans les délais prescrits par l’article 21 de l’Accord préliminaire de Ouagadougou»,</i> souligne la déclaration signée par Bilal Ag Acharif, secrétaire général du MNLA, Sidi Ibrahim Ould Sidatt, secrétaire général du MAA et Alghabass Ag Intalla, vice-président du HCUA.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>La chronique satirique de Tiekorobani :  Instance de divorce entre Paris et le MNLA</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/la-chronique-satirique-de-tiekorobani-instance-de-divorce-entre-paris-et-le-mnla-179053.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Nov 2013 06:02:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Tout concourt à prouver l'implication du MNLA dans l'enlèvement des deux journalistes français de </b><b>RFI</b><b>. Du coup, les lourds masques du MNLA tombent au sol et il n'est plus du tout certain que la France continue de fricoter avec ce diable indépendantiiste revêtu des habits d'un vénérable "homme bleu du désert".</b></em>

<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>

<img class="aligncenter size-full wp-image-152370" alt="Mnla" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Mnla1.jpg" width="615" height="410" />Le meurtre des journalistes de RFI a, certes, été revendiqué par AQMI, mais il n'en met pas moins le MNLA dans de beaux draps. Tout indique que ce groupe de bandits soi-disant indépendantistes a coopéré avec AQMI dans la commission du crime.

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<b>Mobiles du MNLA </b>

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Commençons par les mobiles du forfait : le MNLA a-t-il une raison valable de participer à l'enlèvement des journalistes ? Réponse: oui. Le MNLA sait Ladji Bourama intraitable sur la question de l'indépendance et du fédéralisme; il n'a d'autre recours que la France pour arracher des concessions à l'hôte de Koulouba. A défaut d'indépendance, pourquoi ne lui accorderait-on pas le droit informel de trafiquer librement de la cocaïne et des armes dans le désert ? Or ça, la France n'en ferait rien si elle ne subissait pas une forte pression. En fait de pression, il n'y a rien de tel que quelques journalistes de RFI pris en otage et qui ne cessent de faire parler d'eux. Voilà pourquoi le MNLA a comploté avec AQMI pour mettre la main sur Ghislaine Dupont et Claude Verlon.<b> </b>Coïncidence troublante, le rapt s'est produit juste une semaine après que le gouvernement malien a suspendu les négociations avec les groupes armés du nord.

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<b> </b>

<b> </b>

<b>Preuves matérielles contre le MNLA</b>

<b> </b>

Abordons, à   présent, les preuves matérielles qui confondent le MNLA. La première se rapporte à Amberry Ag Rhissa, l'homme que les journalistes venaient interviewer. Cet individu mettait en confiance au point qu'ils n'avaient pris aucune précaution sécuritaire pour se rendre chez lui. Il n'est pas, en effet, n'importe qui. C'est l'idéologue du MNLA. Ce mouvement ne signe aucun document sans qu'Amberry l'ait lu de la première à la dernière ligne. Amberry est obéi au doigt et à l'oeil par les combattants du MNLA qui paradent, depuis février 2013, dans les rues de Kidal. A l'image de l'ex-capitaine Sanogo au temps de sa splendeur, Amberry dispose à Kidal d'une garde prétorienne lourdement armée. Comment imaginer, dès lors, que ses invités, français de surcroît, puissent faire l'objet d'un rapt à saé propre porte ? Interrogé par RFI après l'enlèvement, le compère sert la salade suivante : il aurait entendu du bruit à la porte puis, quand il s'est présenté dehors, un des ravisseurs lui aurait ordonné de rentrer chez lui pendant qu'on emmenait les otages. Questions de routine: que faisait donc sa garde pendant ce temps ? Serait-elle payée pour contempler les arbres ? Pourquoi ordonnerait-on à Amberry de rentrer chez lui au lieu de le liquider d'une bonne balle dans la tête, histoire d'éliminer un témoin gênant ? Pourquoi un fier chef rebelle comme laisse-t-il, sans réagir, ses invités entre les mains de leurs ravisseurs ? Amberry, qui prend sans doute ses interlocuteurs pour des imbéciles, raconte qu'un des ravisseurs est resté à la porte pour lui intedire de sortir pendant qu'un véhicule emportait les autres. Soit. Mais qu'est devenu ce ravisseur assez idiot pour se laisser abandonner par ses compagnons en plein Kidal ? D'ailleurs, comment, au mépris de toute tradition malienne, Amberry n'accompagne-t-il pas à la porte des oinvités venus de si loin ? Savait-il donc ce qui les attendait à cette porte ? Mais passons... Amberry assiste (ou presque) à l'enlèvement de ses invités. Pourquoi n'appelle-t-il pas la Force Serval aussitôt ? Pourquoi  ne fait-il pas boucler les sorties de Kidal ainsi qu'il en a les moyens à travers les brigades du MNLA déployées en ville et aux alentours ?

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<b>Ces questions, dont les réponses vont de soi, ne laissent pas de doute sur l'implication d'Amberry Ag Rhissa dans l'enlèvement</b>. A ce titre, il devrait figurer parmi les premiers suspects à mettre au violon. Néanmoins, nous n'affirmons pas qu'il ait consenti au meurtre des journalistes puisqu'il n'y avait nul intérêt. Ce meurtre était plutôt prémédité par AQMI pour d'autres raisons : se venger d'Iyad Ag Ghali qui, tout en prétendant repandre la loi d'Allah, n'a pas hésité  à détourner la rançon de 13 milliards de FCFA destinée à ses confrères terroristes. Je continue encore de chercher le verset coranique qui autoriserait un tel larcin...

<b>En tout état de cause, Amberry ne saurait se mêler à un rapt sans la bénédiction du MNLA</b>. D'autre part, le rendez-vous entre Amberry  et les journalistes a été pris depuis Paris où le MNLA a promis de garantir leur sécurité à Kidal. C'est pourquoi  les journalistes n'ont pas informé les autorités maliennes de leur venue ni écouter les responsables de la Force Serval qui les mettaient en garde contre le voyage.

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<b>Les masques du MNLA tombent</b>

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Quelles que soient ses motivations, le MNLA, en coopérant avec AQMI en l'occurrence, baisse son masque<b>: </b>il fut et demeure le vaisseau amiral, le cheval de Troie des <i>jihadistes</i> du nord-Mali dont une bonne partie s'est recyclée dans ses rangs après la libération de Kidal. Qu'AQMI ait doublé le MNLA en tuant les otages ne fournit aucune excuse au MNLA et montre, de surcroît, qu'il ne vaut rien aux yeux de ses alliés islamistes, lesquels, à la première occasion, le dupent ou le chassent à coups de bottes de son cher <i>Azawad</i> comme en avril 2012.Les Bambaras, connus pour leur infinie sagesse, affirment que l'hyène n'est pas plus fauve que son joueur de tambour. Ils ont raison: si ce fameux joueur de tambour n'était pas lui aussi un fauve, l'hyène, toujours affamée, n'en ferait qu'une bouchée ! Le compagnonnage entre le MNLA et les <i>jihadistes</i> interdit désormais de croire que le premier est fréquentable et les seconds non. En vérité, MNLA et <i>jihadistes</i> sont les deux cornes du Diable qui empêche les Maliens de respirer depuis janvier 2012.

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<b>La France a, bien sûr, de meilleures armes que les Bambaras  mais elle n'a pas plus d'expérience qu'eux. </b>Ne l'ont-ils pas libérée, en 1945, des mains d'Adolf Hitler, le Ben Laden de l'époque ? Elle devrait donc les écouter. Si François Hollande continue à vouloir distinguer entre la bonne et la mauvaise corne du Diable, il les retrouvera toutes deux, comme autant de poignards, dans le dos.Et puis, franchement, que perd la France à abandonner le MNLA à son sort et à choisir le Mali ? Absolument rien. Ceux que la France aime appeler, de manière romantique, les <i>"hommes bleus du désert"</i> sont, en réalité des <i>"hommes rouges"</i> dont les mains sont couvertes du sang de leurs compatriotes et, maintenant, du sang de leurs amis français. Le MNLA prétendait aider la France à libérer les otages d'Arlit: il n'en a rien fait.Il se prétendait populaire au nord malien: il n'en est rien. Il prétendait défendre, au nord, les intérêts français mieux que les autorités maliennes : il vient, au contraire, de participer à l'assassinat de Français illustres. Le  MNLA, loin d'incarner un quelconque groupe ethnique martyr qui mérite la compassion étrangère, n'est qu'une association de malfaiteurs éligible à la potence.

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<b>Divorce en cours MNLA-Paris ?</b>

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Je note, depuis le 2 novembre 2013, date de l'assassinat des journalistes, un début de divorce entre la France et le MNLA. En effet, lors de l'audience accordée, le 5 novembre 2013, à Marie Christine Saragosse, PDG de France Medias Monde, Ladji Bourama, entre deux sanglots et trois tours de chapelet, a déclaré: <i>"Nos forces de sécurité sont confinées, l'arme au pied. Kidal échappe aujourd'hui à notre contrôle... Il faut que la souveraineté du Mali soit une réalité...Je veux que tout le monde prenne ses responsabilités!". </i>La France, par la voix de Laurent Fabius, son chef de la diplomatie, s'est hâtée de lui répondre: <i>"Nous agirons en liaison avec lui (IBK). Kidal fait partie du territoire malien. Le président démocratiquement élu du Mali est celui qui doit prendre les décisions; la France est à ses côtés"</i>. En termes diplomatiques, la France autorise Ladji Bourama à engager le fer contre le MNLA et à récupérer Kidal. Le langage de Fabius, quoique subliminal, ne manque pas de clarté. Ladji Bourama saisira-t-il l'occasion ? Autre signe de divorce entre la France et le MNLA: aux cérémonies d'hommage organisées à Paris en la mémoire des défunts journalistes, le MNLA n'a ni été invité ni envoyé des délégués alors qu'il compte une flopée de porte-parole sur le sol français. Mieux, alors qu'au moindre petit bruit de calebasse au nord du Mali, les dignitaires du MNLA plastronnaient sur les écrans de télévision français, nul n'a vu l'ombre d'un turban indépendantiste sur <i>France 24</i> depuis le meurtre des journalistes de <i>RFI</i>.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>L’histoire donne raison à votre journal : AQMI revendique le meurtre des 2 journalistes français</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lhistoire-donne-raison-a-votre-journal-aqmi-revendique-le-meurtre-des-2-journalistes-francais-179069.html</link>
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<pubDate>Tue, 12 Nov 2013 04:16:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Loin des spéculations et fidèle à ses habitudes de vérité, Procès-Verbal, dans sa dernière livraison du lundi 4 novembre 2013, révélait comment, suite au détournement de sa rançon par Iyad Ag Ghali, AQMI s'était vengée sur la personne de nos confrères français de RFI. Dans la soirée du mercredi 6 novembre, AQMI a revendiqué le double meurtre, tout en mentant sur les motifs de son action. A la demande de nombreux lecteurs qui n'ont pu acheter notre livraison du 4 novembre, nous reproduisons ci-dessous l'article publié. Puis nous expliquons, en encadré, pourquoi la motivation officiellement avancée par AQMI est mensongère.</b></em>

<b> </b>

<b> </b>

<img class="alignleft size-full wp-image-116511" alt="Aqmi x" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/Aqmi-x.jpg" width="250" height="189" />Samedi 2 novembre 2013, deux journalistes de RFI,  Ghislaine Dupont et  Claude Verlon, sont enlevés, vers 13 h à Kidal, devant le domicile d'Ambery Ag Rhissa, un dignitaire du MNLA qu'ils venaient interviewer dans le cadre d'une émission prévue pour être diffusée les 6 et 7 novembre 2013. Quelques minutes à peine après l'enlèvement, les deux journalistes sont exécutés par leurs ravisseurs à 15 km de Kidal. Les sources officielles parlent d'exécution par balles; d'autres sources affirment que les journalistes sont morts égorgés. Pourquoi ce crime ?

Qui en est l'auteur ?

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<b>Mardi 29 octobre 2013, mille jours après leur enlèvement à Arlit, au Niger, les otages français Thierry Dol, Marc Féret, Daniel Larribe et Pierre Legrand recouvrent la liberté.</b> C'est le soulagement tant à l'Elysée, qui annonce la nouvelle, que dans les familles des otages qui n'avaient cessé de multiplier les manifestations. Ce qu'on ne dit pas à l'opinion, c'est que la libération des otages résulte d'une négociation fort délicate. Au début, la France avait cru pouvoir s'appuyer sur le MNLA (mouvement indépendantiste touareg) pour localiser et récupérer de force ses compatriotes enlevés le 15 septembre 2010.Neuf mois après le lancement de l'Opération Serval au Mali, la France déchante: le MNLA ne sait pas où se trouvent les otages. Les spécialistes français n'ont plus le choix: il faut entrer en contact avec le diable, c'est-à-dire Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI). Le chef d'AQMI, Abdelmalek Droukdel, étant hors de portée, il faut passer par un intermédiaire. Or il n'existe pas de meilleur intermédiaire qu'Iyad Ag Ghali, patron du mouvement jihadiste malien <i>Ansar Dine</i>. Le même dont l'ancien président malien, ATT, a souvent loué les services pour libérer les otages européens. Problème: depuis sa défaite militaire à Konna, en janvier 2013, Iyad, dont la rumeur annonce parfois la mort, ne décolère pas contre la France.

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<b>Un négociateur nommé Iyad Ag Ghali</b>

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Lorsque la France lui dépêche des émissaires, Iyad conditionne son intermédiation à une exigence: qu'on le laisse libre de ses mouvements dans tout le territoire allant de Kidal à la frontière algérienne. Paris acquiesce. Iyad teste la bonne foi française en multipliant les va-et-vient au grand  nord du Mali, à la tête de colonnes de 4X4 lourdement armés. Ni la force Serval, ni ses supplétifs tchadiens, ni la MINUSMA ne réagissent. Mieux, Iyad tient, sans se cacher,  un conclave avec le MNLA à Infara, une localité proche de la frontière algérienne, pour accorder  ses violons avec le mouvement indépendantiste dans le cadre des négociations envisagées avec l'Etat malien. Pour faire bonne mesure, Iyad entame le recyclage de ses combattants, pour la plupart recherchés, dans les rangs du MNLA. Nombre d'entre eux se fondent dans les unités du MNLA et dans la population civile de Kidal. Malgré les protestations des populations locales et des officiels maliens, la France ferme les yeux; elle veut coûte que coûte récupérer ses otages dont l'un, Philippe Verdon, a déjà été exécuté par AQMI.

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Après avoir fait durer le suspense, tranquillement répositionné ses hommes dans l'espace désertique malien et rouvert des canaux de discussion avec le MNLA, Iyad Ag Ghali entame enfin les précieuses négociations sur la libération des otages français. Il obtient le principe de leur libération contre le versement d'une rançon de 20 millions d'euros, soit environ 13 milliards de FCFA.La somme n'a rien de colossal en matière de rançon; AQMI ne l'aurait peut-être pas acceptée si elle ne se trouvait pas acculée dans ses derniers retranchements depuis janvier 2013. Or elle a besoin d'argent frais pour payer la solde de ses combattants, entretenir ses équipements ainsi que ses réseaux d'armes, de drogue et de renseignements. Bien entendu, comme au bon vieux temps du président ATT, la rançon, qui sort tout droit des caisses de la firme nucléaire française Areva, est remise en mains propres à Iyad.

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<b>La trahison d'Iyad</b>

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Iyad estime possible de rouler, pour la première fois, sa grande partenaire d'AQMI. Compte tenu de la confiance aveugle que lui cette voue AQMI, il obtient qu'elle lui confie les otages moyennant la promesse de ramener la rançon convenue. Il n'en fait rien: il remet les otages à la France et garde les milliards par-devers lui. Le calcul d'Iyad est simple: avec 13 milliards, il a désormais de quoi survivre pendant un bon bout de temps. Quant à une éventuelle vengeance d'AQMI contre lui, il l'estime irréalisable: lui-même dispose d'une puissante garde prétorienne et d'une relative liberté de mouvement alors qu'AQMI, traquée par les forces internationales, se cherche dans les collines algériennes. Iyad, loin de se laisser approcher par AQMI, se propose, au contraire, d'aider la France à détruire ce groupe terroriste. En clair, le rusé compère effectue un revirement d'alliance: ayant utilisé AQMI pour envahir et occuper le nord malien en 2012, il s'allie à présent à la France pour liquider le groupe terroriste. Mais Iyad se trompe lourdement: AQMI, qui a plus d'un tour dans son sac, décide de se venger, non pas directement sur lui, mais sur de malheureux journalistes français. Ce faisant, AQMI fait passer le message qu'elle a été trahie et, dans la foulée, détruit les amourettes nouées entre Iyad Ag Ghali et les Français.Sa décision prise, AQMI fait surveiller les mouvements des civils français dans le nord du Mali. Elle apprend que RFI dépêche à Kidal deux de ses journalistes chevronnés.

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<b>La vengeance d'AQMI </b>

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La tâche d'AQMI est facilitée par trois imprudences des journalistes français:

- d'abord, ils se rendent à Kidal sans avertir le gouvernement malien, de crainte que le voyage ne leur soit déconseillé;

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&nbsp;

- ensuite, ils se font transporter à Kidal par un avion  de la MINUSMA, sans le concours de  la Force Serval, plus puissante;

&nbsp;

&nbsp;

- enfin, ils ne sollicitent aucune garde rapprochée dans une ville pourtant déclarée <i>"zone rouge"</i> par le Quai d'Orsay, le ministère français des Affaires Etrangères.

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&nbsp;

I<b>l y a lieu de s'interroger sur la complicité entre AQMI et Amberry Ag Rhissa, que les journalistes viennent interviewer à Kidal.</b> Au-delà d'Ag Rhissa, il y a lieu de s'interroger sur l'implication du MNLA dans l'enlèvement des journalistes. En effet, le MNLA a besoin de maintenir la pression sur la France pour qu'elle continue à tenir Kidal hors de portée des forces maliennes et qu'elle oblige le gouvernement malien à signer un accord favorable aux séparatistes touaregs.Des observateurs soupçonnent le MNLA d'avoir passé un pacte avec AQMI pour l'enlèvement des journalistes. Cet accord n'aura pas été respecté par AQMI qui, au lieu d'utiliser les otages comme moyen de chantage sur la France, a tout bonnement décidé de les exécuter. Du coup, le MNLA, qui croyait duper AQMI, s'est fait duper par plus malin que lui...

<b>La thèse de la vengeance pure et simple d'AQMI est confortée par les constats suivants:</b>

- le président Hollande a affirmé qu'aucun ordre n'avait été donné à Serval de libérer de force les otages;

&nbsp;

&nbsp;

- les otages ont été froidement exécutés alors qu'AQMI aurait pu en demander une rançon;

- les ravisseurs d'AQMI n'ont pas été rattrapés par Serval qui, dans l'hypothèse d'une poursuite, dispose pourtant des moyens de neutraliser une colonne de véhicules.

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<b>Erreurs militaires</b>

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Il semble que depuis sa victoire-éclair sur les jihadistes en janvier 2013, Serval dorme sur ses lauriers. Certes, le président Hollande a différé la diminution du nombre de soldats qui, au lieu des 1.000 prévus, culmine encore aujourd'hui à plus de 3.000 au nord du Mali. Mais leur inertie suscite des interrogations légitimes. Comment des terroristes ont-ils pu s'infiltrer à Kidal sans que Serval s'en rende compte ? Comment ont-ils pu enlever des journalistes en pleine ville au nez et à la barbe de Serval ? Comment les ravisseurs ont-ils pu s'échapper de Kidal dont les issues sont, en principe, contrôlées par Serval? Comment les journalistes ont-ils pu venir jusqu'à Kidal sans bénéficier d'aucune escorte de Serval? Pourquoi, après le rapt, les ravisseurs ont-ils pu quitter Kidal? Ces troublantes questions trouveront sans doute réponse à la suite de l'enquête ouverte par le parquet de Paris et des travaux de la commission d'enquête parlementaire française qui ne manquera pas de voir bientôt le jour.

&nbsp;

&nbsp;

En attendant, la tragique mort de nos regrettés confrères français aura au moins le mérite d'ouvrir bien grands  les yeux à la naïve France. Elle saura désormais ce que vaut la parole d'un terroriste; elle apprendra surtout que le MNLA et les jihadistes sont comme blanc bonnet et bonnet blanc. Le Mali pourra alors compter sur un engagement français plus implacable dans la lutte contre les rebelles, de quelque bord qu'ils soient.

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<b>Par Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sale temps pour Siaka Diakité : Ses biens saisis pour 20 millions de FCFA  et lui&#45;même menacé de prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/sale-temps-pour-siaka-diakite-ses-biens-saisis-pour-20-millions-de-fcfa-et-lui-meme-menace-de-prison-179063.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Nov 2013 04:10:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

<b><i>Après le congrès constitutif du SYNTADE (Syndicat National des Travailleurs de l'Administration d'Etat) qui a vu l'élection de Yacouba Katilé à  la tête du syndicat, la mouvance adverse, dirigée par Siaka Diakité, par ailleurs patron de l'UNTM, a refusé de remettre les clés des bureaux du SYNTADE au nouveau dirigeant. Siaka a également refusé de quitter lesdits lieux. Ce qui a conduit le SYNTADE à initier une procédure d'urgence  au tribunal de la commune 3 de Bamako. Objectif: obliger Siaka à quitter les bureaux et en remettre les clés sous astreinte d'un million de FCFA par jour de retard. La demande du SYNTADE a été déclarée bien fondée  par le tribunal qui a ordonné à Siaka de s'y soumettre. </i></b>

&nbsp;

[caption id="attachment_70240" align="alignleft" width="277"]<img class="size-full wp-image-70240" alt="Siaka Diakité," src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/05/siaka-Diakite-untm.jpg" width="277" height="275" /> Siaka Diakité,[/caption]

Le conseil de Siaka Diakité, Maître Alou Diarra, a interjeté appel de l'ordonnance du juge de la commune 3. En son audience du vendredi 1er novembre 2013, la Cour d'Appel de Bamako, par Arrêt n°431, a confirmé l'ordonnance.Entre-temps, l'astreinte prononcée par le premier juge contre Siaka s'était accumulée jusqu'à atteindre 20 millions de FCFA.Le SYNTADE a obtenu du juge de la commune 3 de condamner Siaka Diakité à lui payer ce montant.Siaka a fait appel de cette noiuvelle décision et sur son recours, la Cour d'Appel se prononcera le 22 novembre.Devant la Cour, à l'audience du 8 novembre 2013, l'avocat de Siaka a fait valoir que son client ne détenait pas les clés des bureaux du SYNTADE et qu'il n'occupait pas les lieux. Il a ajouté qu'aucun document contraire n'était versé au dossier. Réplique du SYNTADE: Siaka a été condamné à quitter les lieux et il s'entête à ne pas exécuter la décision de justice rendue malgré deux sommations d'huissier à lui adressées les 4 et 30 septembre 2013; il doit donc payer pour sa <i>"résistance abusive"... </i>

&nbsp;

<b>Saisie des biens de Siaka Diakité </b>

En attendant, le SYNTADE, munie de l'ordonnance qui condamne<b> </b>Siaka à lui<b> </b>payer<b> </b>20 millions d'astreinte, a fait saisir les biens de l'intéressé. Notamment ses comptes bancaires. Selon Maître Alou Diarra, les biens de l'épouse de Siaka sont compris dans la saisie pratiquée. Quant aux avocats du SYNTADE, ils se promettent, au cas où la saisie ne permettrait pas de recouvrer l'intégralité des 20 millions, de contraindre Siaka par corps, c'est-à-dire de le faire emprisonner. Un membre du nouveau bureau du SYNTADE déclare même que suite à un des indices graves, le syndicat  projette de réclamer à Siaka, par la voie pénale, une somme de 80 millions de FCFA.

&nbsp;

<b>Siaka empêché de tenir congrès </b>

Pendant que le débat judiciaire n'a pas fini de rebondir, Siaka Diakité a décidé de convoquer pour jeudi 7 novembre 2013 un nouveau congrès du SYNTADE, étant entendu qu'il ne reconnaît pas la validité de celui qui, il y a deux mois, a abouti à l'élection de Yacouba Katilé.   La tenue de ces assises a été empêchée par le procureur de la commune 3 de Bamako qui, sur la base de la décision judiciaire ordonnant à Siaka de remettre les clés des bureaux à Katilé, a dépêché près de 200 policiers à la Maison des Aînés où les congressistes devaient se réunir.

&nbsp;

<b>Il convient de signaler que l'enjeu fondamental de la la bataille du SYNTADE est le contrôle de la centrale syndicale UNTM. </b>En effet, celui qui dirige le SYNTADE a toutes les chances de prendre la direction de l'UNTM lors du prochain congrès de la centrale. Ce congrès ne saurait tarder car le mandat de Siaka a expiré depuis 2011. D'un point de vue politique, Siaka ne détient pas les meilleures cartes car il reste membre du FDR, le front politique opposé à l'actuel chef de l'Etat.

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<b>Abdoulaye Koné</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un livre sur la gestion de l&amp;apos;hôpital en kiosque</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/un-livre-sur-la-gestion-de-lhopital-en-kiosque-179059.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Nov 2013 04:06:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Un livre traitant de la réforme hospitalière est disponible. Il est l'œuvre du  Dr Amadou Sanogo, directeur adjoint de l'hôpital Gabriel Touré.</i></b>

<b><i> </i></b>

La cérémonie de dédicace a eu lieu le samedi 9 novembre au musée national de Bamako.  Intitulé<i> "Réforme hospitalière au Mali : logique, enjeux et perspectives "</i>, le livre traite du fonctionnement et de la gestion hospitalière au Mali et dans la sous-région. Il explique comment l'hôpital s'est transformé sous la pression de la décentralisation et comment les acteurs ont réagi aux changements. Selon Moussa Sanogo, les hôpitaux  ne remplissent plus leur fonction. <i>" Les hôpitaux, qui étaient des lieux de recherche d'espoir, sont devenus des lieux de manifestations et  de violences"</i>, déplore l'auteur.

&nbsp;

&nbsp;

Le livre évalue la mise en œuvre de la loi hospitalière adoptée au Mali en 2002, met  au grand jour les disfonctionnements. <i>"Ce livre restait un défi à relever pour le docteur en pharmacie et spécialiste en gestion hospitalière que je suis"</i>, déclare Sanogo. L'auteur propose des orientations, conformément à sa vision de l'hôpital. Édité par les Editions Universitaires Européennes, le livre est déjà en vente dans 55 pays.

<b>Abdoulaye Guindo</b>

<b> </b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entretien avec Mme Sy Kadiatou Sow : &amp;quot;IBK devrait davantage écouter la classe politique malienne&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/entretien-avec-mme-sy-kadiatou-sow-ibk-devrait-davantage-ecouter-la-classe-politique-malienne-179058.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Nov 2013 03:06:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><b>Sy Kadiatou Sow est membre fondatrice de l'Adema. Titulaire d'une licence en lettres et d'une maîtrise en droit public de l'université Paris X (Nanterre), elle a, après son passage à la CMDT (1982-1990), occupé plusieurs hautes fonctions: gouverneur du district de Bamako (avril 1993 - février 1994), ministre des Affaires étrangères (de février à octobre 1994), ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat (octobre 1994 - février 2000). Elle dirige actuellement l'association Adema. Sur le plan professionnel, elle tient les rênes du Projet d’Appui au Développement Communautaire dans les bureaux duquel nous l'avons interviewé.</b></em>

<b> </b>

[caption id="attachment_106114" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-106114" alt="Mme Sy Kadiatou Sow" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/Mme-Sy-Kadiatou-Sow.jpg" width="315" height="316" /> Mme Sy Kadiatou Sow[/caption]

<b><i>Vous êtes connue pour être une battante; or on vous entend de moins n moins dans le débat politique…</i></b><b><i></i></b>

&nbsp;

Je ne suis pas d'accord avec cette appréciation.Je ne suis plus membre de la direction de mon parti, l'Adema, mais je reste une militante à la base.Je suis là, avec d'autres camarades, à l'ADEMA- association qui a pour objectifs la  défense de la démocratie et des acquis du 26 mars 1991. Nous avons la chance de regrouper au sein de cette association des camarades de différentes formations politiques pour veiller à la bonne santé de notre démocratie. Il est vrai que je coordonne un Projet d'Appui au Développement Communautaire et que cela me prend énormément de temps. Cela ne m'a pas empêché de battre campagne au niveau de ma base de Nioro pour le candidat de l'Adema à la dernière présidentielle.

&nbsp;

&nbsp;

<b><i>Quelle analyse faites-vous de la défaite de l'Adema  à la présidentielle ?</i></b>

&nbsp;

C'est, encore une fois, les ambitions personnelles qui ont malheureusement pris le dessus sur les intérêts du parti. De plus en plus, les cadres voient plus le parti comme un tremplin pour réaliser leurs ambitions personnelles que comme un appareil qu'il faut renforcer pour le mettre au service du peuple malien. Chaque fois qu'on approche des élections, les divisions se produisent parce que chacun voit d'abord ses intérêts.A mon avis, la base du parti a laissé faire ou s'est laissé manipuler pour des intérêts individuels. Il y a un problème de leadership à l'Adema. Il y a eu des débats et ces débats n'y ont rien  changé. Il faut une reprise en main du parti par les vrais militants; ceux qui tiennent à l'Adema, qui y croient, doivent se mobiliser et sauver ce qui peut l'être. Le parti, contrairement à ce que certains croient, existe encore: depuis une décennie, on a annonce sa mort subite ou son agonie mais il est toujours là.

&nbsp;

&nbsp;

<b><i>Quelle est la place actuelle de l'Adema officielle : dans l'opposition ou la mouvance présidentielle ?</i></b>

&nbsp;

Franchement, je n'en sais rien. Je me demande même si la direction du parti sait où le parti se trouve. Ce que je perçois à travers les déclarations des uns et des autres, c'est que la plupart des dirigeants du parti ne veulent pas aller dans l'opposition. Je ne sais pas ce que ce refus de l'opposition apporte au débat démocratique. Quelle contribution attendre d'un parti qui s'est battu pour l'alternance et le multipartisme et qui refuse d'aller dans l'opposition ? Ce comportement interpelle tous les démocrates maliens. Peut-on construire une démocratie sans que l'on s'imagine un jour dans l'opposition ? Le drame de l'Adema se situe à ce niveau. La plupart des cadres et des militants se disent qu'il faut être avec le pouvoir et qu'à défaut, on risque de ne rien représenter. On ne se dit pas qu'on peut être en dehors du pouvoir tout en contribuant à la construction du pays. Lorsqu'on est habitué aux couloirs du pouvoir, il est difficile, il est vrai, d'aller dans l'opposition. Mais si tous les cadres veulent être dans le système, on se retrouvera à reconduire la gouvernance consensuelle à la ATT. L'image que donnent les partis politiques aujourd'hui est déplorable aux yeux de l'opinion nationale et internationale.J'interpelle les militants de ces partis qui ont tendance à se dire qu'il faut absolument être dans le cercle du pouvoir. Le terme qui revient le plus souvent sur leurs lèvres est <i>"profiter".</i>La question qui revient le plus souvent dans le discours de ces partis est : <i>"Quelle peut être notre part du pouvoir?" </i>et non <i>"Quelle contribution pouvons-nous apporter pour accompagner le pouvoir?"</i>.

&nbsp;

&nbsp;

<b><i>Quelle appréciation faites-vous des débuts d'IBK au pouvoir ?</i></b>

&nbsp;

Je me garderai de porter une appréciation sur deux petits mois de gestion. Je pense néanmoins qu'IBK gagnerait à consulter davantage les forces politiques maliennes. Beaucoup se sont précipités dans ses bras : il est normal qu'il les écoute mais il doit écouter également les autres. Les questions qu'il est appelé à gérer sont d'intérêt national; ce serait donc une bonne chose qu'il porte une attention particulière à la classe politique malienne et sorte de ce que j'appellerai un tête-à-tête avec l'extérieur. Il fait de son mieux pour l'intérêt national; il faut souhaiter qu'il réussisse son mandat. On n'a pas besoin aujourd'hui qu'une nouvelle crise vienne s'ajouter à celles existantes. Chaque fois que nous pouvons aider IBK,nous devons le faire tout en veillant à prévenir les dérapages.

&nbsp;

&nbsp;

<b><i>Est-ce que l'Adema à les moyens de rebondir à la faveur des législatives ?</i></b>

&nbsp;

Les élections législatives sont très ouvertes. Ce n'est pas pour rien que certains partis, malgré une campagne présidentielle très dure contre l'Adema, ont décidé d'aller avec elle. L'Adema n'a pu présenter des listes uniques partout au Mali; elle n'aura peut-être pas le même nombre de députés qu'elle avait, mais j'ai espoir qu'elle restera très représentative au sortir du scrutin.

&nbsp;

&nbsp;

<b><i>Croyez-vous à un accord de paix avec le MNLA ?</i></b>

&nbsp;

Non. Ce qui se passe aujourd'hui est bien dommage. Le MNLA, pour emprunter un terme cher au chef de l'Etat,  trimbale les autorités maliennes, la communauté internationale, en particulier la France. Le MNLA se comporte comme s'il était le maître du nord alors qu'il ne contrôle rien. Il est important qu'au niveau national, nous réfléchissions sur la manière de gérer la situation de Kidal et qu'on ne se laisse pas imposer une solution. Après tout, un moment ou un autre, nos amis étrangers se retireront du Mali ou diront que la gestion de la situation incombe au Mali. Un accord avec le MNLA ne peut intervenir qu'avec le désarmement de ses combattants.Le MNLA, qui ne contrôle rien au nord, fait tout pour que la situation y soit incontrôlable. Ailleurs l'Etat Mali est présent; il faut ce soit aussi le cas à Kidal.Il faut aussi qu'on laisse les communautés du nord décider de ce qu'il leur faut. Ceux qui ne veulent pas prendre les armes contre leur pays sont très nombreux. Ceux-là doivent se mobiliser pour faire entendre leur voix. Certains l'ont fait mais ils n'ont pas été soutenus alors que chaque fois que le MNLA s'agite en faisant une déclaration, il est relayé par les médias du monde. Ainsi, la voix de ce mouvement qui ne représente que lui-même porte plus que celle de la majorité des populations du nord ! Il faut que le Mali dise: ça suffit;  trop, c'est trop ! Ce qui se passe à Kidal va contre la sécurité et la liberté auxquelles nous aspirons. Le Mali ne peut pas continuer s'accomoder de cette situation qui lui est imposée. Pour me résumer, c'est au Mali de définir sa propre stratégie et d'amener les partenaires à l'accompagner.

&nbsp;

&nbsp;

<b><i>Quelle pensez-vous de la situation du général Sanogo et de l'ex-junte ?</i></b>

&nbsp;

Au moment où, avec d'autres acteurs politiques, nous nous battions au sein du FDR pour dénoncer le coup d'Etat du 22 mars 2012, il s'est trouvé d'autres acteurs pour dire que ce coup d'Etat était salvateur. Certains n'ont pas hésité à qualifier Sanogo de sauveur de la nation. J'espère juste que toute la lumière sera faite sur les tenants et aboutissants du putsch car il subiste trop de zones d'ombre. Le gouvernement doit jouer la transparence totale dans cette affaire en communiquant sur l'état d'avancement des enquêtes ouvertes.Le président de la République et le ministre de la Défense ont dit à plusieurs reprises que nul n'était au-dessus de la loi. Nous attendons de voir. L'armée ne peut qu'être sous les ordres du pouvoir politique. Les premiers actes posés par le président IBK en ce sens sont à saluer; il devrait continuer dans cette voie.

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<b><i>Présentez-nous le PADEC que vous dirigez...</i></b>

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Le PADEC - Projet de Développement Communautaire-  est financé par le gouvernement du Mali et la Banque Africaine de Développement. Il intervient dans 6 cercles et une quarantaine de communes. Nous accompagnons les communautés dans la mise en œuvre  de leurs programmes de développement. Nous réalisons des infrastructures socio-économique de base (écoles, centres de santé, périmètres maraîchers, micro-barrages, puits, etc.). Nous renforçons les capacités à travers l'alphabétisation des populations et la formation des comités de gestion.Après la première phase du PADEC, qui a débuté en 2001 et est dénommé <i>"Programme de lutte contre la Pauvreté"</i>, nous exécutons, depuis 2007, la seconde phase. Le projet doit normalement clôturer en fin 2013, mais il est question de le proroger jusqu'en fin 2014.

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<b>Réalisé par A.Guindo</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Son argent détourné par Iyad : AQMI se venge sur 2 journalistes français</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/son-argent-detourne-par-iyad-aqmi-se-venge-sur-2-journalistes-francais-177722.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/son-argent-detourne-par-iyad-aqmi-se-venge-sur-2-journalistes-francais-177722.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Nov 2013 08:34:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Samedi 2 novembre 2013, deux journalistes de RFI, sont enlevés à Kidal, à l'extrême nord du Mali. Ghislaine Dupont et  Claude Verion, connus pour leurs pertinents reportages et analyses sur la situation au nord, sont enlevés, vers 13 heures, par un commando armé devant le domicile d'Ambery Ag Rhissa, un dignitaire du MNLA à Kidal, qu'ils venaient d'interviewer dans le cadre d'une émission prévue pour être diffusée à Bamako, sur la colline de Badalabougou, les 6 et 7 novembre 2013. Quelques minutes à peine après l'enlèvement, on apprend que les deux journalistes sont exécutés par leurs ravisseurs à 15 kilomètres de Kidal. Les sources officielles parlent d'exécution par balles; d'autres sources affirment que les journalistes sont morts égorgés. Pourquoi ce crime ? Qui en est l'auteur ? Procès-Verbal a enquêté...</i></b>

<b><i> </i></b>

&nbsp;

[caption id="attachment_95661" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-95661" alt="Iyad Ag Ghali, chef d'Ansar Eddine. © AFP " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/Iyad-Ag.jpg" width="350" height="200" /> Iyad Ag Ghali, chef d'Ansar Eddine. © AFP[/caption]

Mardi 29 octobre 2013, mille jours après leur enlèvement à Arlit, au Niger, les otages français Thierry Dol, Marc Féret, Daniel Larribe et Pierre Legrand recouvrent la liberté. C'est le soulagement tant à l'Elysée, qui annonce la nouvelle, que dans les familles des otages qui n'avaient cessé de multiplier les manifestations. Ce qu'on ne dit pas à l'opinion, c'est que la libération des otages résulte d'une négociation fort délicate. Au début, la France avait cru pouvoir s'appuyer sur le MNLA (mouvement indépendantiste touareg) pour localiser et récupérer de force ses compatriotes enlevés le 15 septembre 2010.

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Neuf mois après le lancement de l'Opération Serval au Mali, la France déchante: le MNLA ne sait pas où se trouvent les otages. Les spécialistes français n'ont plus le choix: il faut entrer en contact avec le diable, c'est-à-dire Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI). Le chef d'AQMI, Abdelmalek Droukdel, étant hors de portée, il faut passer par un intermédiaire. Or il n'existe pas de meilleur intermédiaire qu'Iyad Ag Ghali, le patron du mouvement jihadiste malien Ansar Dine. Le même dont l'ancien président malien, ATT, a souvent loué les services pour libérer les otages européens. Problème: depuis sa défaite militaire à Konna, en janvier 2013, Iyad, dont la rumeur annonce parfois la mort, ne décolère pas contre la France.

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<b><i>Un négociateur nommé Iyad</i></b><i></i>

Lorsque la France lui dépêche des émissaires, Iyad Ag Ghali conditionne son intermédiation à une exigence fondamentale : qu'on le laisse libre de ses mouvements dans tout le territoire allant de Kidal à la frontière algérienne. Paris acquiesce. Iyad teste la bonne foi française en multipliant les va-et-vient au grand  nord du Mali, à la tête de colonnes de 4X4 lourdement armés. Ni la force Serval, ni ses supplétifs tchadiens, ni même la MINUSMA ne réagissent. Mieux, Iyad tient, sans se cacher,  un conclave avec le MNLA à Infara, une localité proche de la frontière algérienne, pour accorder  ses violons avec le mouvement indépendantiste dans le cadre des négociations envisagées avec l'Etat malien. Pour faire bonne mesure, Iyad entame le recyclage de ses combattants, pour la plupart recherchés, dans les rangs du MNLA. Nombre d'entre eux se fondent dans les unités du MNLA et dans la population civile de Kidal. Malgré les protestations des populations locales et des officiels maliens, la France ferme les yeux; elle veut coûte que coûte récupérer ses otages dont l'un, Philippe Verdon, a déjà été exécuté par AQMI.

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<b>Après avoir fait durer le suspense, tranquillement repositionné ses hommes dans l'espace désertique malien et rouvert des canaux de discussion avec le MNLA, Iyad Ag Ghali entame enfin les précieuses négociations sur la libération des otages français</b>. Il obtient le principe de leur libération contre le versement d'une rançon de 20 millions d'euros, soit environ 13 milliards de FCFA. La somme n'a rien de colossal en matière de rançon; AQMI ne l'aurait peut-être pas acceptée si elle ne se trouvait pas acculée dans ses derniers retranchements depuis janvier 2013. Or elle a besoin d'argent frais pour payer la solde de ses combattants, entretenir ses équipements ainsi que ses réseaux d'armes, de drogue et de renseignements. Bien entendu, comme au bon vieux temps du président ATT, la rançon, qui sort tout droit des caisses de la firme nucléaire française <i>Areva</i>, est remise en mains propres à Iyad.

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<b>La trahison d'Iyad Ag Ghali</b>

Iyad estime possible de rouler, pour la première fois, sa grande partenaire d'AQMI. Compte tenu de la confiance aveugle que lui cette voue AQMI, il obtient qu'elle lui confie les otages moyennant la promesse de ramener la rançon convenue. Il n'en fait rien: il remet les otages à la France et garde les milliards par-devers lui. Le calcul d'Iyad est simple: avec 13 milliards, il a désormais de quoi survivre pendant un bon bout de temps. Quant à une éventuelle vengeance d'AQMI contre lui, il l'estime irréalisable: lui-même dispose d'une puissante garde prétorienne et d'une relative liberté de mouvement alors qu'AQMI, traquée par les forces internationales, se cherche dans les collines algériennes. Iyad, loin de se laisser approcher par AQMI, se propose, au contraire, d'aider la France à détruire ce groupe terroriste. En clair, le rusé compère effectue un revirement d'alliance: ayant utilisé AQMI pour envahir et occuper le nord malien en 2012, il s'allie à présent à la France pour liquider le groupe terroriste. Mais Iyad se trompe lourdement: AQMI, qui a plus d'un tour dans son sac, décide de se venger, non pas directement sur lui, mais sur de malheureux journalistes français. Ce faisant, AQMI fait passer le message qu'elle a été trahie et, dans la foulée, détruit les amourettes nouées entre Iyad Ag Ghali et les Français. Sa décision prise, AQMI fait surveiller les mouvements des civils français dans tout le nord du Mali. Elle apprend que RFI dépêche à Kidal deux de ses journalistes chevronnés.

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<b>La vengeance d'AQMI</b>

La tâche d'AQMI est facilitée par trois imprudences des journalistes français:

- d'abord, ils se rendent à Kidal sans avertir le gouvernement malien, de crainte que le voyage ne leur soit déconseillé;

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&nbsp;

- ensuite, ils se font transporter à Kidal par un avion  de la MINUSMA, sans le concours de  la Force Serval, beaucoup plus puissante;

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- enfin, ils ne sollicitent aucune garde rapprochée dans une ville déclarée "zone rouge" par le Quai d'Orsay, le ministère français des Affaires Etrangères.

<b>Il y a lieu aussi de s'interroger sur la complicité entre AQMI et le sieur Amberry Ag Rhissa, que les journalistes viennent interviewer à Kidal</b>. Au-delà d'Ag Rhissa, il y a lieu de s'interroger sur l'implication du MNLA dans l'enlèvement des journalistes.En effet, le MNLA a besoin de maintenir la pression sur la France pour qu'elle continue à tenir Kidal hors de portée des forces maliennes et qu'elle oblige le gouvernement malien à signer un accord favorable aux séparatistes Touaregs. Des observateurs soupçonnent le MNLA d'avoir passé un pacte avec AQMI pour l'enlèvement des deux journalistes. Cet accord n'aura pas été respecté par AQMI qui, au lieu d'utiliser les otages comme moyen de chantage sur la France, a tout bonnement décidé de les exécuter. Du coup, le MNLA, qui croyait duper AQMI, s'est fait duper par plus malin que lui...

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<b>La thèse de la vengeance pure et simple d'AQMI est confortée par les constats suivants:</b>

<b> </b>

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- le président François Hollande a affirmé qu'aucun ordre n'avait été donné à la Force Serval de libérer de force les otages;

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- lesdits otages ont été froidement exécutés alors qu'AQMI aurait pu en demander une rançon;

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- AQMI n'a même pas jugé utile de revendiquer l'enlèvement des journalistes

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- les ravisseurs d'AQMI n'ont pas été rattrapés par la Force Serval qui, dans l'hypothèse d'une poursuite, dispose pourtant des moyens de neutraliser une colonne de véhicules.

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<b>Erreurs militaires</b>

<i> </i>

Il semble que depuis sa victoire-éclair sur les jihadistes en janvier 2013, la Force Serval dorme sur ses lauriers. Certes, le président François Hollande a différé la diminution du nombre de soldats qui, au lieu des 1.000 prévus, culmine encore aujourd'hui à plus de 3.000 au nord du Mali. Mais leur inertie suscite des interrogations légitimes. Comment des terroristes ont-ils pu s'infiltrer à Kidal sans que la Force Serval s'en rende compte ? Comment ont-ils pu enlever des journalistes en pleine ville au nez et à la barbe de Serval ? Comment les ravisseurs ont-ils pu s'échapper de Kidal dont les issues sont, en principe, contrôlées par Serval? Comment les journalistes ont-ils pu venir jusqu'à Kidal sans bénéficier d'aucune escorte de Serval? Pourquoi, après le rapt, les ravisseurs ont-ils pu quitter Kidal? Comment, après leur départ de Kidal, ont-ils pu échapper à l'aviation française ? Ces troublantes questions trouveront sans doute réponse à la suite de l'enquête ouverte par le parquet de Paris et des travaux de la commission d'enquête parlementaire française qui ne manquera pas de voir bientôt le jour.

&nbsp;

<b>En attendant, la tragique mort de nos regrettés confrères français aura au moins le mérite d'ouvrir bien grands  les yeux à la naïve France</b>. Elle saura désormais ce que vaut la parole d'un terroriste; elle apprendra surtout que le MNLA et les jihadistes sont comme blanc bonnet et bonnet blanc. Le Mali pourra alors compter sur un engagement français plus implacable dans la lutte contre les rebelles, de quelque bord qu'ils soient.

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<b>Par Tiékorobani</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Coopération Mali&#45;Maroc : Le roi Mohamed VI donne l&amp;apos;impulsion</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/cooperation-mali-maroc-le-roi-mohamed-vi-donne-limpulsion-177727.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Nov 2013 07:57:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_170946" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-170946" alt="Le roi du Maroc Mohamed VI ( G) et le président malien Ibrahim Boubakar Keïta, à Bamako, le 19 septembre 2013. REUTERS" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/MohamedVI_IBK.jpg" width="610" height="344" /> Le roi du Maroc Mohamed VI ( G) et le président malien Ibrahim Boubakar Keïta, à Bamako, le 19 septembre 2013.<br />REUTERS[/caption]

<b><i>Si, depuis l'indépendance, en 1960, la coopération entre le  Mali et le Royaume du Maroc est bonne, elle vient de prendre un nouvel élan avec l'avènement au pouvoir d'Ibrahim Boubacar Kéita. Profitant de l'investiture du nouvel élu, le roi du Maroc, Sa Majesté Mohammed VI, débarque  à Bamako le 18 septembre 2013, bien avant la plupart des délégations étrangères invitées. C'est la première fois, depuis 50 ans, qu'un souverain marocain foule notre sol.Le roi ne vient pas seul : pas moins de 400 personnes l'accompagnent. Pour son logement, il choisit les locaux de son ambassade sise à Faso Kanou, près de l'hôtel </i></b><b><i>"Les Colibris"</i></b><b><i>. Non seulement le roi prend en charge tous ses frais de séjour - y compris les perdiems payés aux agents de sécurité maliens -, mais en outre, il comble le Mali de faveurs.</i></b>

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<b><i>500 imams maliens en formation au Maroc</i></b>

<b><i> </i></b> Ainsi, Mohammed VI promet de revoir à la hausse le nombre annuel de bourses d'études offerts aux étudiants maliens. Dans l'immédiat, il invite  500 imams maliens à subir une formation dans les médersas du royaume. L'enjeu de cette formation ne manque pas d'importance: il s'agit de donner aux imams une solide connaissance des textes islamiques et une interprétation malékite qui rejette le fondamentalisme véhiculé par des organisations terroristes comme AQMI ou le MUJAO.Le cadeau du roi ne passe pas inaperçu puisque le Niger, qui affronte le même péril jihadiste que le Mali, s'apprête à demander l'aide du Maroc pour le recyclage de ses propres imams...

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<b><i>Les miracles de l'hôpital de campagne marocain</i></b><i></i>

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Sa Majesté Mohammed VI a aussi conscience des besoins de santé des Maliens.  Le nombre de malades maliens évacués annuellement au Maroc va crescendo depuis une décennie. Comme tous les Maliens ne peuvent se payer ce luxe,  le roi a décidé de déployer, à titre humanitaire, un hôpital médico-chirurgical de campagne dans notre pays.  Installé, le 17 septembre 2013, au stade omnisports Modibo Kéita, entre le pavillon de basket et l'aire de football, l'hôpital de campagne est pris d'assaut par des patients maliens de toutes sortes qui y reçoivent des consultations et des soins entièrement gratuits. L'équipe médicale marocaine compte 106 personnes dont 24 médecins spécialisés, professeurs agrégés dans les universités de Marakech et de Rabat. Selon le médecin-colonel AbdelouahedBaïte, chef  de l'hôpital de campagne, que votre journal a rencontré, le Maroc a une grande expérience en matière d'hôpital de campagne pour l'avoir déjà expérimenté au Congo-Brazzaville, au Niger, en Somalie, au Gabon et en Jordanie.<i>"Déployé au Mali le 14 septembre 2013, l'hôpital a commencé à fonctionner le 17 septembre. C'est un hôpital de niveau 3, qui gère les cas d'urgence, délivre des consultations et effectue des interventions chirurgicales. Seuls les cas de tumeurs cancéreuses échappent à la compétence de l'hôpital."</i>.

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Du 17 septembre 2013 au vendredi 1er novembre 2013, date de notre passage, l'hôpital a, selon le professeur Baïte, effectué 28.000 consultations, prescrit 18.000 ordonnances accompagnées de médicaments gratuits, 130 interventions chirurgicales et 250 hospitalisations.Les patients dont la situation exige une hospitalisation sont admis sous des tentes climatisées installées au stade: ils y bénéficient de mets délicieux et de soins appropriés jusqu'à leur guérison. Nous avons assisté, le 1er novembre  vers 10 heures, à une intervention chirurgicale tendant à enlever, sous anesthésie locale, des kystes oculaires  qui défiguraient une dame du nom de Madame Dagnoko. <i>"L'opération ne m'a fait aucun mal; elle a duré à peine 5 minutes",</i> nous confiera en souriant à belles dents la dame qui affirme avoir retrouvé une seconde jeunesse. AdiaraSanogo, une ménagère spécialement venue de Koutiala pour se soigner, nous dit toute sa joie: <i>"Je n'arrivais  pas à garder mes grossesses à cause d'ouvertures intempestives du col de l'utérus; j'ai été opérée avec succès."</i>.

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AssétouDiaby, une patiente venue de la Côte d'Ivoire, nous révèle: <i>"Un de mes parents vivant à Bamako m'a informé de la présence de médecins marocains au stade Modibo Kéita; j'ai sauté dans le premier car pour m'y rendre. Je suis guérie !"</i>.

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<b>Des patients plus fortunés, tel l'ambassadeur de Guinée au Mali, KabinéKondé, sont aussi passés à l'hôpital de campagne</b>. Le diplomate, qui souffre  des yeux, se félicite des soins reçus. A l'instar du Guinéen, des journalistes maliens, dont votre fidèle serviteur, se sont fait examiner par des experts qualifiés. Le médecin-colonel Baïte se dit très satisfait de l'accompagnement de la direction régionale de la santé de Bamako. L'hôpital de campagne possède une unité gynécologique très active où la file des patients ne cesse de s'allonger. Les bébés  qui y viennent reçoivent un kit complet: poudre, parfums, habits, lait, médicaments, etc.

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<b>Sur le plan sécuritaire, il nous a été donné de constater l'excellent travail abattu, sur place, par le commissaire Ibrahim Kébé du 3ème arrondissementde police de Bamako</b>. Lui et ses éléments ont la lourde charge de sécuriser les lieux et de gérer le flux ininterrompu de patients. En notre présence, le commissaire a infligé une sanction à des éléments de police surpris en train de  prendre de l'argent à des patients pressés de recevoir des consultations et qui ne veulent pas se mettre au rang. Pour le plus grand bonheur des Maliens, le médecin-colonel Baïte nous apprend que la mission de son hôpital n'a pas de date-limite: <i>"Nous sommes au Mali sur consigne du roi; nous ne quitterons le Mali qu'à la demande du roi"</i> .

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<b>Un partenaire économique de choix</b>

Le Maroc, faut-il le rappeler, a déjà pris fermement pied dans l'économie malienne. <i>AttijariWafa Bank</i> contrôle depuis des années la BIM SA  (Banque Internationale pour le Mali), un établissement qui frôlait le dépôt de bilan et qui, après la reprise, affiche une insolente croissance. C'est aussi <i>Maroc Télécom </i>qui gère, en tant qu'actionnaire principal, la société Sotelma-Malitel.La destination Bamako-Rabat est régulièrement desservie par la Royal Air Maroc. Le royaume chérifien envisage, à bref délai, de déployer en force au Mali ses entreprises de BTP et d'ingénierie minière.

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<b>Abdoulaye Guindo</b>

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<title>Chronique satirique : LadjiBourama boit du petit</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/chronique-satirique-ladjibourama-boit-du-petit-177720.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Nov 2013 06:47:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_173312" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-173312" alt="Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (c) AFP" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/ibk-armee.jpg" width="610" height="361" /> Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (c) AFP[/caption]

<b><i>En neutralisant le général aux quatre étoiles Sanogo, LadjiBourama fait d'une pierre trois coups et met son bail à Koulouba à l'abri de tout danger</i></b><b>.</b>

<b> </b>

Le cas de notre ami Amadou Haya Sanogo se corse drôlement. On dirait que quelqu'un veut coûte que coûte à lui faire boire de l'acide sulfurique assaisonné de potasse. Chaque jour qui se passe apporte à l'officier son lot de malheurs. Les écrivains qualifient  une telle situation de signe indien; les scribouillards la qualifient tout bonnement de merde.

&nbsp;

&nbsp;

<b>Après avoir fait désarmer la garde prétorienne du général aux quatre étoiles, LadjiBourama l'a chassé de son bunker de Kati avant de l'assigner à résidence.</b> Dans le jargon des juristes, l'assignation à résidence est une manière courtoise de parler de la privation de  liberté.Aux dernières nouvelles, Sanogo passerait ses journées sur un banc en fer, interrogé sans arrêt par les gendarmes du Camp 1 de Bamako, les mêmes qui, il y a peu, lui mangeaient dans la main. Après les gendarmes, Sanogo comparaîtra devant un juge du pôle économique, Yaya Karembé, connu pour avoir le mandat de dépôt très facile. Et si, par la magie (il faut bien que son célèbre bâton serve à quelque chose !), il échappe aux filets  du juge, il n'est pas certain qu'il réussisse à filer entre les doigts de la Cour Pénale Internationale (CPI). En effet, attirée par l'odeur du sang, FatouBensouda, procureure générale de la CPI, a débarqué dans nos murs avec armes et bagages. Il se raconte que la bonne dame Fatou a acheté, à l'intention d'un certain général, un billet d'avion allé simple pour la prison de Cheweningen, aux Pays-Bas, où séjournent depuis des lustres des personnages aussi charmants que Charles Taylor, Jean Pierre Bemba et Laurent Gbagbo. En tout cas, Madame la procureure n'est pas du genre à effectuer des visites touristiques, surtout dans un pays en guerre : à 62 ans et avec un bureau surchargé de dossiers, elle a bien d'autres préoccupations. Elle ne fait pas mystère de ses intentions puisqu'elle a débarqué à Bamako avec des enquêteurs et ne s'est pas gênée de demander des comptes au ministre de la justice quant à la levée des mandats d'arrêt lancés contre les rebelles du MNLA. Comme si le gibier Sanogo était déjà dans le sac !

&nbsp;

&nbsp;

<b>En somme, de quelque côté que le général Sanogo se tourne, le mal est infini</b>. Pour ne rien arranger, ses anciens compagnons de putsch se sont transformés, depuis leur arrestation suite à une mutinerie, en véritables balances. Ils ne cessent d'avouer tout ce qu'ils savent, voire ce qu'ils ne savent pas. A dire d'observateur, ils parlent beaucoup  de bérets rouges disparus qu'on aurait retrouvés dans un puits; de soldats et de sous-officiers mutins retrouvés morts dans des buissons et de milliards de nos francs qui se baladeraient dans la nature...

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&nbsp;

<b>Sanogo se mord, à présent, le doigt d'avoir renversé le <i>"Vieux Commando" </i>et, surtout, d'avoir lâché le pouvoir contre l'avis de ses compagnons de putsch</b>. Certes, en quittant officiellement le pouvoir, il a sauvé son pays en permettant le retour d'un gouvernement de Transition civil et la libération du nord; mais il se rend compte aujourd'hui qu'il se serait personnellement beaucoup mieux porté s'il avait imité le Zimbabwéen Mugabé ou le Soudanais El-Béchir.

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<b>L'erreur du général Sanogo a consisté à croire qu'il pouvait lâcher le pouvoir officiel pour mieux en tirer les ficelles dans l'ombre.</b> La méthode pouvait marcher avec le pacifique Dioncounda Traoré qui, sachant son mandat limité dans le temps et instruit par une copieuse bastonnade, avait un seul objectif: finir la Transition en beauté et bénéficier d'une confortable retraite. LadjiBourama, lui, ne peut souffrir un second capitaine dans le bateau qu'il a mis treize longues années à conquérir. Contrairement à Dioncounda Traoré, l'élu de la coalition <i>"Mali d'abord, Inch Allah"</i> n'entend pas, a priori, se contenter d'un bail d'un an à Koulouba; au contraire, si <i>Allahsoubanahanawatallah</i> lui prête vie, il compte y passer  une décennie.Du coup, il a intérêt à se débarrasser des ficelles tissées et tirées par l'ex-chef putschiste. Il y est d'ailleurs encouragé par son ami François Hollande qui, on le devine, ne peut voir un putschiste (actuel ou ancien) en peinture et qui a, sur notre sol, assez de soldats pour réduire en bouillie de mil l'armée malienne tout entière. L'espace devenant étroit pour deux chefs, Sanogo aurait dû mesurer le rapport des forces et débarrasser le plancher en acceptant un poste diplomatique. Problème : l'homme se sentait beaucoup plus à l'aise dans son bunker de Kati; de plus, il soupçonnait les uns et autres de vouloir, sous couvert de diplomatie, le livrer à la CPI pieds et poings liés. On comprend donc qu'il ait refusé de bouger de la terre de ses ancêtres.Mais  alors, il aurait dû se faire oublier. Or en fait de discrétion, le général a plutôt multiplié les cérémonies, les voyages et les fêtes, le tout agrémenté de cadeaux mirifiques à des chanteurs. De quoi faire une épaisse ombre au nouvel hôte de Koulouba. Ce dernier avait, par conséquent, toutes les raisons de profiter de la mutinerie du 30 septembre 2013 pour éliminer le bruyant officier du paysage. D'une pierre, LadjiBourama a fait trois coups : il se débarrasse d'un encombrant officier, renforce son emprise sur l'appareil kaki et terrorise l'opposition politique.

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<b>De fait, ayant opté pour l'opposition, SoumailaCissé, Modibo  Sidibé et autres semblent, depuis leur profession de foi, avoir perdu la voix</b>. L'association  islamique <i>"Sabati 2012"</i> investit-elle des candidats aux législatives, en violation du principe de laïcité de l'Etat ? Nos opposants se taisent.Des soldats se mutinent-ils à Kati et des cadavres se ramassent-ils sur les routes de Kati et de Ségou ? Silence, on s'oppose ! Les prisonniers rebelles du MNLA        sont-ils libérés et des mandats d'arrêt levés en vitesse ? Motus ! Des députés rebelles du MNLA  viennent-ils réclamer leurs arriérés de salaires et de primes ?  Bouche cousue !  Tout juste l'URD, principal membre de cette étrange opposition, publie-t-elle un communiqué pour fustiger les organes de presse qui tentent d'impliquer son mentor dans les sombres affaires de Kati! Ce faisant, l'URD fait preuve d'héroïsme puisque JeamilleBittar et Modibo Sidibé n'ouvrent guère, eux, la bouche. Il ne faut surtout pas compter sur ces braves gens ni, encore moins, sur les nomades politiques réfugiés à Sébénicoro, pour arpenter la place Sakaly.  Avec des opposants si gentils, LadjiBourama a, <i>inch Allah</i>, de beaux jours et quantité de petit lait devant lui...

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le maire de Gao persona non grata dans sa propre ville ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-maire-de-gao-persona-non-grata-dans-sa-propre-ville-177728.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Nov 2013 06:15:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>sous l'égide du ministère de la Réconciliation Nationale et dont la cérémonie d'ouverture fut présidée par le président de la République, ont été boudées par la région de Gao. Non seulement elles n'ont pas répondu à l'invitation de la commission d'organisation, mais en plus, elles ont saccagé le domicile du maire Sadou Diallo pour s'être présenté aux assises. </i></b><b><i></i></b>

<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>

[caption id="attachment_125402" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-125402" alt="Sadou Diallo, maire de Gao" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/Maire-Sadou-Diallo.jpg" width="350" height="343" /> Sadou Diallo, maire de Gao[/caption]

<b><i></i></b>Initialement, après avoir reçu des autorités une invitation à prendre part aux assises, les notables et associations de développement de Gao désignent leurs représentants.

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Ces derniers sont choisis sur la base de ce qu'ayant vécu la guerre, ils sont les mieux indiqués pour parler de paix. A la grande surprise des populations de Gao, elles apprennent que la commission d'organisation des assises a retenu, au titre de Gao, d'autres ressortissants de la ville vivant à Bamako. <i>Out</i> donc les représentants  légitimes. De plus, alors que les représentants de Kidal sont transportés à Bamako par des avions français, ceux de Gao se voient dire que Gao est déjà représentée à Bamako!

&nbsp;

&nbsp;

<b>La chose fâche aui plus haut point les populations de Gao.</b> Réunies en assemblée générale, elles décident de bouder les assises de Bamako.Pour bien montrer leur mécontentement, elles organisent une marche le vendredi 1er novembre 2013. Le maire de Gao, Sadou Diallo, venu aux assises malgré l'interdiction édictée par ses électeurs,   passe vite aux yeux de ceux-ci pour un traître à la cause générale. Des jeunes de Gao, fort irrités,  incendient par conséquent sa maison. Le maire, que nous avons rencontré au Centre International de Conférences de Bamako, nous déclare avoir été informé de la décision de Gao de ne pas prendre part aux assises mais qu'il est tout de même venu aux assises à titre personnel. <i>"Je ne suis pas venu parler au nom des populations de Gao, mais à mon nom propre. Les populations ne l'ont pas compris et sont allés incendier ma maison!", </i> se lamente Diallo.

&nbsp;

&nbsp;

<b>Les autorités, pour calmer la colère des populations de Gao, dépêchent dans la ville des véhicules afin de transporter à Bamako les représentants légitimement désignés.</b> Ces derniers arrivent finalement à Bamako tard dans la nuit du vendredi; ils ne prennent part qu'aux travaux du samedi. Quant au maire Diallo, il n'est pas sûr qu'il puisse retourner sans risque à Gao. Rappelons que Diallo a déserté Gao dès la prise de la ville par les rebelles, ce que certaines personnes lui reprochent. Mais nul ne peut prétendre que le maire n'aime pas sa ville où il a investi 35 millions pour reconstruire, sur fonds propres, les locaux dévastés de la mairie. En outre, Diallo, à travers ses hôtels locaux, est le premier employeur privé de la région de Gao, ce qui lui a valu d'être élu maire sur une liste indépendante.

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<b>Abdoulaye Guindo</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mois de la solidarité : le FAFPA offre 16,8 millions pour la formation des handicapés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mois-de-la-solidarite-le-fafpa-offre-168-millions-pour-la-formation-des-handicapes-177730.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Nov 2013 05:04:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Dans le cadre du mois de la solidarité, le Fonds d'Appui à la Formation Professionnelle et de l'Apprentissage (FAFPA), en collaboration avec le Ministère de la l'Emploi et de la Formation Professionnelle, a offert un chèque de 16,8 millions de FCFA au l'association "Emploi et Intégration des personnes Handicapées pour le Développement" (EIHD). </i></b>

&nbsp;

&nbsp;

La cérémonie de don était présidée par le Ministre de l'Emploi le mercredi 30 Octobre, en présence de Dembelé Awa SowCissé, patronne du FAFPA. L'animation musicale était assurée par l'Orchestre ''BENSO'', animé par des handicapés. Le président de l'EIHD, Moctar Bah, fera savoir que son association, de sa création à nos jours, a accueilli 718 usagers, formé 123 personnes dans divers métiers. 250 emplois ont été créés grâce à l'accompagnement d'Handicap  International-Mali. Le chèque remis par la directrice du FAPFA à l'EIHD servira à former les handicapés en couture, en coiffure esthétique et en restauration. Les formations seront réalisées par des organismes habilités auprès du FAFPA.

<i> </i>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La chronique satirique de Tiekorobani : L&amp;apos;intouchable gâteau de Ladji Bourama</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-chronique-satirique-de-tiekorobani-lintouchable-gateau-de-ladji-bourama-175499.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/la-chronique-satirique-de-tiekorobani-lintouchable-gateau-de-ladji-bourama-175499.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 22 Oct 2013 04:00:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i><img class="aligncenter size-full wp-image-163467" alt="candidats" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/08/candidats.jpg" width="620" height="465" />Les partisans de Ladji Bourama ont beau scruter le lointain horizon, ils ne voient pas venir leur part de gâteau. De dépit, ils commencent à oublier jusqu'au programme de la coalition </i></b><b><i>"Mali D'abord, Inch Allah"</i></b><b><i>, de la première à la dernière ligne.</i></b>

&nbsp;

Ladji Bourama ne cesse de surprendre ses amis politiques depuis qu'il s'est installé sous les lambris dorés et les frondaisons épaisses du palais. Les amis croyaient qu'il s'amusait lorsqu'il déclarait, au lendemain de sa triomphale élection, qu'il n'y aurait  pas de gâteau à partager et que pour les places à la table, il ne choisirait que les convives les plusq qualifiés. Les amis  mettaient ces étranges propos sur le compte des salades que tout élu sert au bon peuple pour l'endormir et festoyer en paix. Erreur: quand Ladji Bourama dit quelque chose, il le fait, <i>inch Allah </i>!

&nbsp;

<b> </b>

<b>Les premiers à apprendre, à leurs dépens,  que Ladji Bourama ne blaguait pas furent les responsables du RPM.</b>

Certes, le parti a pu placer une dizaine de ses animateurs, généralement des seconds couteaux, dans le gouvernement; mais il reste du beau monde dans la salle d'attente...du gâteau. De la vice-présidente du parti, Kéita Rokiatou Ndiaye, au président des Jeunes, Moussa Tembiné, en passant par la présidente des Femmes, Aissata Touré, et les chefs de sections, on commence à trouver le temps long. On a beau, à l'aide des meilleures lunettes,  scruter le lointain horizon, on ne voit pas venir la moindre miette de gâteau. Et l'on se demande avec angoisse si le camarade socialiste Ladji Bourama osera tout manger et tout boire sans ses vieux compagnons de route. Les faits ne viennent d'ailleurs pas apaiser les craintes.

&nbsp;

&nbsp;

<b>Voyez-vous, la primature est revenue, non à un cacique du RPM, mais à Oumar Tatam Ly, un banquier inconnu tout droit venu de Dakar où  nul ne peut jurer qu'il ne prenait pas, les soirs, le thé avec le <i>"Vieux Commando" </i>en exil.</b>

&nbsp;

La primature, chacun le sait, constitue la partie du gâteau surmontée de cérise, de chocolat et de beurre. Oumar Tatam Ly ramasse donc le pompon. Or nul ne peut compter sur l'esprit de partage d'un banquier  car un banquier, par définition, épargne tout et ne dépense rien. Je parie que quand notre bon monsieur Ly se promène en ville, il ne garde que des paperasses en poche afin de ne rien avoir à distribuer aux griots, transhumants et autres mendiants politiques qui, par les temps qui courent, se comptent par dizaines de milliers au centimètre carré !

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<b>Le ministère des Finances, deuxième plus gros gigot de la marmite, atterrit dans les mains de madame Bouaré Fily Sissoko</b>, qui, sauf erreur ou omission (pour utiliser le jargon des financiers), n'a jamais mis les pieds dans une salle de réunion du parti. On peut comprendre que Ladji Bourama se soucie de promouvoir la gent féminine mais pourquoi ne pas avoir remis à Madame Bouaré le ministère de l'Enfant ou celui de la Couture au lieu de ce morceau dégoulinant de graisse et beaucoup mieux adapté à l'appétit des messieurs ?

<b>Le ministère de la Réconciliation Nationale et du Développement du Nord  ne tombe pas, non plus, dans l'escarcelle du RPM</b>: il est raflé par Cheick Oumar Diarrah, haut cadre de la défunte US-RDA, une formation qui, à moins que je ne me trompe, ne détient pas le même récépissé que celui des Tisserands. Du coup, le RPM verra filer sous son nez les 3 milliards d'euros promis par les Oreilles Rouges et dont la majeure partie transitera par le super-ministre Diarrah.

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<b>Le ministère du Commerce, où il y a plein d'os à ronger, tombe dans la cagnotte d'un certain <i>Empereur</i>.</b> Là au moins, Ladji Bourama doit de franches explications à ses partisans: que vient faire à la table un douanier dont le doux surnom d'<i>Empereur</i> signifie qu'il est déjà rassasié et n'a besoin de rien ? Le roi, pardon!, l'<i>Empereur</i> en question est, de plus, un dignitaire du FDR, le camp adverse! Mais passons...

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<b> </b>

<b>Pour faciliter son implantation à l'étranger, le RPM espérait mettre la main sur le département des Affaires Etrangères.</b> Il se retrouve à nouveau le bec dans l'eau, ce département  étant attribué à Zahabi Ould Ag machin, vétéran de la rébellion des années 1990. Il va falloir désormais porter le turban et savoir conduire un chameau pour devenir ambassadeur !

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<b>Le ministère de la Défense, juteux comme une papaye mûre, tombe dans le pot de Soumeylou Boubèye Maiga</b>. Il est vrai que cet homme, quoiqu'ancien bourreau du RPM, a du mérite à revendre: c'est un devin doublé d'un météorologue qui,  longtemps avant tout le monde, a lu dans les cauris la direction des vents porteurs de soupe. Sans rien dire à personne (un ancien maître espion ne vend pas ses secrets, n'est-ce pas ?), il est venu, dès l'aube, à l'heure où Ladji Bourama lui-même n'avait pas fini d'égrener son chapelet, étaler sa natte de nomade à Sébénicoro. Résultat des courses : Soumeyl:ou Boubèye Maiga est le seul nomade à s'en tirer à bon compte dans le nouveau <i>Ladjibourama-land</i>.Ses autres confrères nomades sortent totalement brédouilles de la loterie, bien qu'ils aient lu quantité de communiqués de soutien à la radio et à la télé. En tout cas, jusqu'à hier à minuit, ils n'avaient toujours pas vu l'ombre d'un décret de nomination, pardon, de convocation au festin.

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<b>En somme, la faim et la soif sévissent de plus en plus cruellement dans les rangs du RPM.</b> Au-delà de ce malheureux parti, toute la coalition <i>"Mali D'abord, Inch Allah"</i> grelotte de froid et si vous voyez quelqu'un dans cet état, c'est qu'il n'a pas mangé à sa faim. Les responsables les plus engagés de la coalition risquent bientôt, si rien n'est fait, d'oublier de la dernière à la dernière ligne du programme politique de l'hôte de Koulouba. Ventre vide se souvient-il de quoi que ce soit ?

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<b>Pour calmer les appétits, des proches de Ladji Bourama font courir le bruit que le gouvernement actuel est provisoire et que le gâteau national sera mieux partagé après les législatives</b>. Moi, je ne crois pas un mot de ces histoires habilement véhiculées par ceux-là qui ont déjà trouvé de quoi se mettre sopus la dent. S'il y avait un grain de vérité là-dedans, pourquoi Ladji Bourama permettrait-il à des <i>"ministres provisoires"</i> de changer, chaque mercredi,  les membres  de leur cabinet, y compris les secrétaires généraux, mémoire des départements ? Au contraire, je crois que le gouvernement actuel s'inscrit dans la durée: ceux qui n'y figurent pas feraient bien de ne pas dresser des plans sur la comète et de se préparer aux prochaines législatives. S'ils ratent ce tournant qui,  peut-être, conduit à un gâteau-miniature,  ils couleront définitivement dans le lac.

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<b>Problème : Ladji Bourama restant hors de vue et de téléphone, nul ne peut compter sur son aide pour gagner une circonscription électorale</b>. Pis, il a ouvertement déclaré à ses amis : <i>" Je ne me mêlerai pas des législatives. Faites les listes comme vous voulez; moi, je composerai avec les députés que les Maliens éliront, quel que soit leur bord politique. Je suis le président de tous les Maliens !"</i>. Le propos ne manque pas beauté mais il ne laisse pas espérer une victoire aux candidats à la députation. Or s'il faut laisser le RPM affronter tout seul des lions blessés comme l'Adema et l'URD, il risque de se faire dévorer proprement. Le RPM sait fort bien qu'un scrutin présidentiel n'a rien à voir avec un scrutin législatif: dans le premier, c'est la personnalité du candidat qui détermine le résultat; dans le second, ce sont les intérêts locaux qui l'emportent. Avec, actuellement, 11 députés contre 52 pour l'Adema et 34 pour l'URD, comment les Tisserands renverseront-ils la vapeur ? Des âmes charitables proposent de solliciter les bénédictions de Ladji Bourama. C'est peut-être une bonne idée. Ayant fait le pèlerinage et connu pour ses amitiés avec les saints de Nioro, les bénédictions de Ladji Bourama peuvent porter chance. A condition qu'elles  s'accompagnent d'offrandes, c'est-à-dire d'appuis sonnants et  trébuchants auyx candidats du parti. Or ça, il ne faut guère y compter puisque Ladji Bourama l'assimile également à un partage du gâteau ! Pauvre RPM ! Pauvres alliés !

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Pour loger le premier ministre :  IBK va déloger Dioncounda</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/ur-loger-le-premier-ministre-ibk-va-deloger-dioncounda-175495.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Oct 2013 03:53:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><img class="aligncenter size-full wp-image-168358" alt="IBK_Dioncounda" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/IBK_Dioncounda1.jpg" width="610" height="424" />Juste avant la fin de la Transition, Dioncounda Traoré a pris un décret qui enlève au ministère de la Défense et affecte à celui du Logement deux parcelles (l'un d'un hectare et l'autre de 8000 mètres carrés) devant servir de résidence aux anciens présidents de la République. </i></b>

<b><i> </i></b>

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<b>Le premier lot, qu'ATT occupait avant sa chute,  est, comme le révélions il y a peu, pour l'instant inhabitable car sujet à un énorme scandale financier:</b> une société chinoise - le Chechec - y a effectué des travaux de rénovation à hauteur de 5 milliards sur un simple <i>"contrat de gré à gré verbal</i>". IBK, qui voulait y loger, a préféré y renoncer en attendant qu'on y voie bien clair.

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<b>Le second lot, qui a toujours servi de résidence  aux premiers ministres, jouxte la parcelle susdite.</b> Depuis qu'il est devenu président de l:a Transition, Dioncounda y habite, le palais de Koulouba ayant été ravagé par les putschistes du 22 mars 2012. A la fin de la Transition, Dioncounda Traoré, trouvant sans doute l'endroit à son goût, a décidé d'y rester pour de bon. Le problème, c'est qu'en agissant ainsi, Dioncounda prive le nouveau premier ministre, Oumar Tatam  Ly, de résidence officielle.  L'intéressé est, du coup, contraint de résider chez sa soeur depuis sa nomination. Un Premier Ministre sans domicile fixe en somme.

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<b>La chose déplaît au plus haut point au chef de l'Etat</b>. Il a d'abord décidé, il y a trois semaines, d'annuler le décret pris par Dioncounda Traoré en fin de Transition et de réaffecter au ministère de la Défense les lots qui lui avaient été retirés. De plus, les services de la présidence envisagent de demander à Dioncounda de se trouver une nouvelle résidence et de laisser le Premier Ministre emménager dans la résidence officielle de l'ex-base aérienne. Seule consolation pour Dioncounda Traoré : il n'aura pas, en tant qu'ancien chef d'Etat, à payer le loyer de la nouvelle résidence qu'il trouvera. Alors avis aux courtiers immobiliers: ancien président cherche résidence...

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Visite dans la zone office du Niger : Le ministre Bocary Téréta promet un aéroport pour l&amp;apos;évacuation des produits</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/visite-dans-la-zone-office-du-niger-le-ministre-bocary-tereta-promet-un-aeroport-pour-levacuation-des-produits-175497.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Oct 2013 03:33:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

[caption id="attachment_79407" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-79407" alt="Le ministre du Développement  Rural, Dr Bokary Téréta" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/B-Treta.jpg" width="300" height="200" /> Le ministre du Développement Rural, Dr Bokary Téréta[/caption]

<b><i>Le ministre du Développement  Rural, Dr Bokary Téréta, accompagné du ministre délégué Nango Dembélé, a effectué, du 16 au 19 octobre 2013, une tournée dans la zone Office du Niger. Impressionné par les potentialités et le travail réalisé dans la zone, le ministre du Développement Rural a annoncé la volonté du gouvernement à construire un aéroport à Ségou pour l'évacuation des productions.</i></b>

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<b>Le ministre Téréta et sa délégation ont eu droit,  le mercredi 16 octobre au gouvernorat, à la présentation de l'Office du Niger par son Président Directeur Général Amadou Boye Coulibaly</b>. De cette présentation, on retiendra que l'Office du Niger a été créé le 5 Janvier 1932 par le colonisateur français avant d'être nationalisé le 19 mai 1961. Après avoir passé par plusieurs restructurations, il a aujourd'hui pour missions la gestion des eaux , la maintenance des aménagements hydro-agricoles, les études et le contrôle des travaux, l'entretien des infrastructures primaires, la gérance des terres, le conseil rural et l'assistance aux exploitants des terres aménagées en approvisionnement en intrants et en matériels agricoles. L'effectif du personnel d'encadrement technique est de 335 agents dont 206 agents de terrain.Le barrage de Markala, construit entre 1934 et 1947, est la pièce maîtresse du système d'irrigation de l'Office du Niger. Après cette présentation, le ministre Téréta, accompagné de sa délégation et  guidé par le PDG de l'Office, a sillonné une grande partie de la zone.

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<b>La production  de riz</b>

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Des localités de Sossé Sibila à Sukala, en passant par Sanamadougou et Kolongo,  le ministre a pu s'enquérir des potentialités et des difficultés de la zone Office du Niger. La campagne agricole 2013/2014 se déroule dans des conditions favorables  à une bonne production. En effet, la hauteur de pluies enregistrée est de 517 mm en 40 jours. Dans le cadre des semences améliorées,  plus de 480 tonnes de semences certifiées ont été mises à la disposition des paysans. Le processus de facturation de la redevance en eau est terminé au niveau des casiers et les superficies facturées sont évaluées à 15. 779 hectares. Le réseau de drainage  de l'Office du Niger, mis bout en bout, est  2.510 km. Pour la campagne 2013/2014, la prévision de superficie  en saison est de 106.767 ha pour une production attendue de 671 288,18 tonnes et un rendement moyen de  6,287 tonnes/ha. Selon le PDG de l'Office, cette production représente 63% de la production totale de riz. Cette production, le PDG compte l'amener à 85%  pour faire du Mali un exportateur net de céréales. Les difficultés résident dans l'entretien du réseau de drainage et le coût élevé des aménagements.

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<b>Zone de production sucrière</b>

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En plus du riz, l'Office du Niger est une zone de production de canne à sucre. Le Ministre Téréta a pu le constater en visitant la nouvelle unité de production de sucre "N-SUKALA ".  La nouvelle unité sucrière  N-SUKALA est le fruit de la coopération Mali-Chine. Le capital social - 22 milliards de FCFA - est détenu à 40% pour l'Etat malien et à 60% pour la partie chinoise. Elle a un volet agricole qui consiste en la culture de la canne à sucre et un volet industriel qui consiste en la production de sucre en poudre. L'usine, à son ouverture en 2010, a produit 32.000 tonnes de sucre et 24.000 litres d'alcool. Elle emploie aujourd'hui 2.500 maliens et 66 experts-chercheurs.

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Selon son Directeur Général adjoint, Dr. Modibo Kane Traoré, l'usine ne tourne pas encore en plein régime. Les raisons ? Essentiellement la non disponibilité des terres de culture de la canne et l'éloignement de la plus part des champs de l'usine.<i>"Sur une capacité de 20.000 hectares, N-SUKALA n'exploite pour l'instant que 3.000 hectares de champs de</i> <i>canne à sucre",</i> nous révèle le directeur adjoint. Voilà pourquoi il sollicite des champs plus proches. A plein régime, N-SUKALA, aux dires de Dr Traoré, a une capacité de production de 103. 000 tonnes de sucre par an et 900.000 litres d'alcool. Elle peut offrir 20.000 emplois dont 4.000 emplois permanents. <i>"Nous sommes venus pour régler les problèmes",</i> a déclaré le ministre Téréta. Partout où il est passé, il a rappelé qu'il est en mission de reconnaissance. Il a rassuré quant à la volonté du président de le République de trouver une solution aux difficultés afin de développer les bassins agricoles. <i>"Je sais qu'il y'a des difficultés et je suis venu apporter des solutions",</i> a dit Téréta. Une  des solutions, selon le ministre, est de faire évacuer  les productions vers l'intérieur du pays et l'extérieur. Pour cela, le ministre a fait part de la volonté du gouvernement  de construire un aéroport à Ségou. Il promet de remettre sur pied le projet MALIBYA qui porte sur la mise en valeur de 100.000 ha.

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<b>Abdoulaye Guindo, Envoyé spécial</b>]]> </content:encoded>
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<title> Le président de la Femafoot parle : Le Censeur et le gardien en cause</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/le-president-de-la-femafoot-parle-le-censeur-et-le-gardien-en-cause-174991.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Oct 2013 04:31:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><img class="aligncenter size-full wp-image-174322" alt="Baba 5" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/Baba-5.jpg" width="600" height="400" />Elu le mardi 8 octobre 2013 à la tête de la Fédération malienne de football, l'Inspecteur général de police  Boubacar Baba Diarra accorde à votre journal sa toute </i></b><b><i>première interview.</i></b>

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<b><i>Monsieur le président, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs?</i></b>

<b><i> </i></b>Je suis l'Inspecteur Général de Police Boubacar Baba Diarra,  élu président de la Fédération Malienne de Football à l'issue de l'Assemblée Générale élective des 7 et 8 octobre 2013 à Mopti.

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<b><i>Qu'est-ce qui a motivé votre candidature  à la présidence de la Fédération ?</i></b>

La première raison est personnelle. Je suis un acteur du football dans le vrai sens du terme, étant donné que j'ai connu une carrière "footballistique". J'ai commencé comme cadet à l'<i>Union Sportive des Fonctionnaires du Mali</i>. J'ai joué ensuite comme junior à la <i>Renaissance Club de Bamako</i>, dont j'étais le capitaine. J'ai continué dans ce club en franchissant tous les échelons jusqu'à la première division où j'ai longtemps joué comme capitaine. J'ai joué au sein de l'<i>Union Sportive des Forces Armées et de Sécurités du Mali </i>avant d'être dirigeant au niveau du même club. J'ai été premier vice-président du <i>Centre Salif Keïta (CSK) </i> pendant 2  à 3 ans. Dans le bureau de la Fédération dirigé par Niambélé, j'ai été président de Commission des Jeunes, puis premier  vice-président.  Dans le bureau de la Fédération dirigé par Salif Keïta, j'ai été deuxième vice-président. Je suis président du <i>Djoliba AC</i> depuis mars 2012. C'est donc normal, pour quelqu'un qui a déroulé une telle carrière dans le sport,  de vouloir occuper le premier rang au sein de la Fédération.

<b>La seconde raison de ma candidature est affective</b>. Il y a des jeunes du monde sportif malien qui, m'ayant connu et côtoyé, ont jeté leur dévolu sur moi pour que je me porte candidat à la présidence de la Fédération Malienne de Football.

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<b>La troisième raison, c'est que je pense pouvoir mieux faire que mes devanciers, rendre le football malien plus performant</b>. L'amener à engranger beaucoup de succès, à se hisser à une place de respectabilité dans le football africain.

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&nbsp;

<b><i>Maintenant que vous êtes élu, quel sentiment vous anime ?</i></b>

Aujourd'hui, je suis animé par un sentiment de fierté.  Nous allons vers une très grande progression dans la discipline du foot, surtout que les gens me font confiance.

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&nbsp;

<b><i>Dans quelles conditions  le vote s'est-il déroulé à Mopti ?</i></b>

Ce fut le vote le plus transparent du monde. J'ai déjà été organisateur d'élections politiques. Je fus pendant 10 ans chef de cabinet du Ministre de l'Administration Territoriale. Je sais donc de quoi je parle.

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<b><i>Les négociations ont été âpres, n'est-ce pas ?</i></b>

Quand nous sommes  arrivés à Mopti, nous savions que la victoire était acquise d'avance pour l'un d'entre nous: Boukari Sidibé dit Kolon et moi. Nous préparons le terrain depuis deux ans avant. Nous avons créé un collectif commun qui, au fil du temps, a grossi. Parmi notre groupe, Il y avait des clubs de première division, des clubs de deuxième, des représentants des ligues régionales. Nous bénéficiions de l'appui de sages du <i>Stade Malien</i>, du <i>Djoliba AC</i> et du <i>Réalde Bamako</i>.Parmi ceux-ci, on peut citer El-HadjiMody Sylla, El-HadjiDioncoundaSamabaly, le Général Abdoul Karim Diop et Mahamadou Samaké dit Sam, sages du <i>Stade Malien</i>. Du côté du <i>Djoliba AC</i>, nous avions Issa Traoré dit Laïs, le premier capitaine du Djoliba; Cheickna Traoré dit Kolo National. Du côté du <i>Réal</i>, il y avait Abdoul Karim Touré dit Bakoun. Ces sages nous ont accompagnés deux années durant en termes de conseils et de règlement des conflits.

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<b><i>Quels conflits avez-vous connus ? </i></b>

Des querelles de jeunesse! Quand vous mettez des jeunes ensemble, il y a toujours de petits problèmes. En fait, c'étaient des problèmes bénins de gestion des caractères, pas des problèmes insurmontables.

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<b><i>Est-ce que l'Etat a eu une influence quelconque sur le vote ?</i></b>

L'Etat est resté neutre. D'une  neutralité totale. Une semaine avant notre départ à Mopti, nous avons été reçus par le ministre de la Jeunesse et des sports qui nous a transmis le message du gouvernement. Dans ce message, il nous a invité à la raison, étant donné la sensibilité des élections.

&nbsp;

Pour le ministre,  tout ce qui touche au football devient très sensible et soulève, le plus souvent, des questions sécuritaires. Il a tenu à nous informer que le gouvernement serait neutre. Ce n'était pas comme les années d'avant où on a senti l'implication des autorités politiques dans tout le processus électoral.

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<b><i>Selon vous, quels ont été les points noirs du bilan du président sortant, Hamadoun Kola Cissé ?  </i></b>

Je vais vous donner un avis purement personnel, en tant qu'observateur et acteur de football. Pour moi, la non-réélection de Cissé est due au pourrissement de l'environnement sportif. Les gens ne s'entendaient plus, ne pouvaient plus se parler. C'était devenu de la suspicion, la haine entre les acteurs du football. Les textes étaient insuffisants, ce qui créait des problèmes d'interprétations et de compréhension. Le deuxième problème a été l'absence de leadership. Un moment, on a senti qu'il y avait trop de chefs au sein de la Fédération Malienne de Football. Chacun allait dans son sens et faisait ce qu'il voulait. Cela s'est donc répercuté sur la gestion des Aigles. Le troisième point noir du bilan de Cissé est que son équipe a travaillé en ayant toujours en tête les futures échéances électorales. Tous les actes que le Comité Exécutif a posé, c'était en rapport aux futures élections. Tant que vous travaillez avec l'idée de préparer votre réélection, vous ne pouvez pas travailler dans le bon sens. Le bureau sortant devait travailler à parfaire les résultats sportifs plutôt qu'à travailler pour sa réélection.

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<b><i> </i></b>

<b><i>Le foot malien souffre plus de la qualité de ses dirigeants que du manque de talent des joueurs: comment allez-vous gérer ce problème ?</i></b>

Avec une bonne organisation, avec un bon management et avec l'aide de Dieu, le Mali remportera un trophée continental. Nous pouvons remporter beaucoup de trophées continentaux car nous avons des joueurs de qualité. Nous avons des joueurs évoluant dans  tous les grands championnats. Le Mali, aujourd'hui, peut en un ou deux mois organiser n'importe quel tournoi continental car nous sommes suffisamment dotés en infrastructures sportives. Nous avons les terrains de football les plus huppés d'Afrique; ils peuvent accueillir n'importe quelle compétition. Le gouvernement malien est l'un de ceux qui injectent le plus d'argent dans l'équipe nationale; c'est le gouvernement malien qui paye les primes des joueurs, assure leur transport. Alors, pour moi, ce qui manque de nos jours, c'est de bien manager, de mettre les joueurs dans toutes les conditions. Cela doit être la priorité. Je commencerais par cela. Il faut  aussi apaiser l'environnement afin que les gens puissent vivre en symbiose, qu'ils puissent se regarder en face, sans animosité entre joueurs et dirigeants. Si nous y parvenons, je suis convaincu que nous irons très loin. Il est temps de sortir de l'amateurisme. Il ne faudrait plus accepter que 48 heures avant un match, les joueurs n'aient pas leur billet. Il faudra mettre fin aux ratés organisationnels et éviter qu'à une semaine des compétitions, on en soit à discuter des problèmes de primes. Toutes ces questions doivent être réglées un an avant le début de la campagne ou de la compétition.

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<b><i> </i></b>

<b><i>Quels seront vos objectifs à court, moyen et long terme ?</i></b>

Il faudra tout de suite doter l'équipe nationale d'un entraîneur. Depuis le départ de Carteron, nous sommes sans entraîneur. Cela va être, à court terme, mon objectif. Nous devons, soit confirmer Paté Diallo, soit chercher un autre entraîneur pour l'équipe nationale. Mais il faudra qu'on sorte de cette situation de latence. La deuxième priorité sera de relire les textes car ils sont insuffisants. Toutes les difficultés que nous avons rencontrées dans le cadre du processus électoral sont inhérentes à l'insuffisance des textes: il faudra vite corriger ces insuffisances, surtout quand on connaît le rôle des textes (statuts, règlements, etc.) dans une organisation. La troisième tâche, la plus importante, est de régler le problème de financement du football. Sans financement, le football malien n'ira pas loin.Il va falloir revoir les statuts des clubs pour en faire des sociétés anonymes. Cela est une obligation prescrite par la CAF (Confédération Africaine de Football).

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<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>

<b><i>Quels seront vos critères par rapport au choix de l'entraîneur ?</i></b>

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Ce n'est pas aux dirigeants de choisir l'entraîneur. Il faut mettre un collège de techniciens en place, au besoin lancer un appel à concurrence. Une fois les dossiers de candidature reçus, nous mettrons en place un collège de techniciens à qui nous remettrons les dossiers des prétendants afin de procéder au dépouillement exhaustif et de nous proposer le meilleur profil. J'ai appris qu'il y a déjà des dossiers au niveau de la Fédération; si cela s'avère exact, il ne restera plus qu'à les dépouiller.

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<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>

<b><i>L'entraîneur de l'équipe nationale senior sera choisi avant quelle date? Sera-t-il national ou étranger ?</i></b>

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J'ai dit que ce n'est pas aux dirigeants de la Fédération de décider. Nous avons une direction technique nationale dont le boulot est de nous aider à déterminer le meilleur profil. Si la direction ou le collège technique nous dit qu'un national peut faire le travail, tant mieux! Cela nous permettra de valoriser l'expertise nationale. Dans le cas contraire, on  recrutera un expatrié.

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<b><i>A combien s'élève le financement de la Fédération Malienne de Foot ? Comment est-il géré ?</i></b>

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Il ressort du rapport financier qui nous été soumis que de 2012 à 2013, la Fédération Malienne de Football a engrangé 1,5 milliard de FCFA. Une partie des fonds provient du sponsoring d'Orange et d'AIRNESS; une autre partie provient des droits télévisuels de la CAF, des subventions de la FIFA et des subventions de l'Etat.

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La gestion des fonds est effectuée par la Commission des Finances de la Fédération;  le président de la Fédération est l'ordonnateur des dépenses. Pour moi, il ne faudra pas tout le temps compter sur l'Etat pour avoir des fonds;  il faut avoir des idées pour aider le football malien à s'en sortir. Nous allons, dans un bref délai, nous pencher sur le financement du football malien. J'ai déjà à l'esprit d'adosser chaque équipe de première division malienne à une société ou entreprise comme cela se passe dans certains pays de la sous-région. L'exemple guinéen est intéressant,  où un club adossé à une société minière est venu acheter, cette année, un joueur du <i>Djoliba AC</i>. Il y a 4 ou 5 équipes du genre, en Guinée, que le gouvernement a confiées à de grandes sociétés. Au Mali, en plus des sponsorings, cela est possible dans la mesure où le contrat avec Orange -Mali n'est pas exclusif. Orange est en contrat avec la Fédération: aux termes du contrat, il est interdit à la Fédération de contracter avec d'autres sociétés de téléphones mobiles. Elle peut donc contracter avec des sociétés qui font d'autres activités. Le Mali dispose de joueurs dont les images peuvent être vendues partout à travers le monde. Il faudra, en même temps, réduire le train de vie de la Fédération en investissant 80% des recettes dans les activités sportives et 20% dans le fonctionnement. Pas l'inverse.

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<b><i>Quel va être le sort du Djoliba-AC dont vous étiez président ?</i></b>

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Le <i>Djoliba-AC</i>  est un club très bien organisé. Il y a des vice-présidents qui peuvent valablement se substituer à moi. Après mon départ, celui qui est pressenti pour me remplacer à la tête du Djoliba s'appelle Tidiane Niambelé, premier  vice-président du Djoliba-AC. Pour qui connaît l'homme, il est bien placé pour régler les problèmes du Djoliba, compte tenu de son expertise. C'est un homme de qualité.

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&nbsp;

<b>Je demande enfin à tous les Maliens de nous soutenir dans nos actions et nos réflexions.</b>

Notre ambition est qu'avant la fin de notre mandat, le Mali puisse remporter une coupe d'Afrique des Nations, qu'il puisse se qualifier à la prochaine Coupe du Monde.

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<b>Interview réalisée par A. Konaré et Abdoulaye Koné</b>

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<item>
<title>La chronique satirique de Tiekorobani : Sale temps pour Sanogo !</title>
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<pubDate>Tue, 15 Oct 2013 03:45:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_111441" align="alignleft" width="314"]<img class="size-full wp-image-111441" alt="Le Capitaine Amadou Aya Sanogo" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/Sanogox.jpg" width="314" height="219" /> Le Capitaine Amadou Aya Sanogo[/caption]

<em><b>Nul ne sait où se trouve désormais le général aux quatre étoiles Amadou Haya Sanogo. Mais on sait qu'il a disparu de la circulation pour de très bonnes raisons dont la moindre n'est pas de sauver sa peau dans ce terrain de chasse qu'est devenu le Mali.</b></em>

<b> </b>

<b> </b>

<b> </b>

Il fait un temps à ne pas mettre un général de corps d'armée dehors. Surtout  s'il s'agit d'un ancien chef putschiste. En vérité, le grade stratosphérique de Sanogo ne lui a pas porté chance.  Il lui vaut plutôt de la poisse. Un cabinet d'experts mettrait un siècle à faire le décompte des malheurs qui ne cessent de pleuvoir sur le compère galonné depuis que quelqu'un à l'écharpe blanche et au désarmant sourire lui a collé ce grade.

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<b>D'abord, le grade de Sanogo l'a rendu infréquentable.</b>

Au point que LadjiBourama, dont la charité islamique est bien connue et qui, depuis deux mois, offre l'hopspitalité à une forte colonie de nomades politiques affamés, a refusé d'inviter l'officier à son investiture du 4 septembre 2013 ainsi qu'à celle du 19 septembre. On a connu des généraux mieux traités sur terre, sur mer et dans les airs, n'est-ce pas ?

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<b>Ce n'est pas tout ! Notre ami aux quatre étoiles s'est attiré la jalousie de ses propres troupes</b>.

Les mêmes qui lui ont permis de mettre en fuite le <i>"Vieux Commando" </i>et de <i>"faciliter le départ"</i> (c'est son mot !) de l'astrophysicien Cheick Modibo Diarra de la primature. Or quand les sans-grades deviennent jaloux, ils ne se contentent pas de jaser au fond d'une case; ils prennent les armes pour liquider leur chef. Voilà pourquoi, depuis une semaine, le général Sanogo a renoncé à diriger le corps d'armée qu'on lui a confié sur le papier pour tenter de sauver son propre corps, c'est-à-dire sa peau. En pareil cas, le salut passe par la plus vaillante des devises: <i>"Courage, fuyons !"</i>.

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<b>Fuir ? Et comment !</b>

<b> </b>Les sages ne conseillent-ils pas de prendre exemple sur nos devanciers ?Devant les mêmes soldats, le <i>"Vieux Commando"</i> n'a-t-il pas, malgré sa jambe malade, nuitamment dévalé la montagne de Koulouba à dos d'homme ? Plus récemment, la même meute de soldats a mis en fuite des généraux aussi célèbres qu'Abdoulaye Koumaré,  ministre des Transports, et Moussa Sinko Coulibaly,  ministre spécialiste des  <i>"tendances"</i> électorales. C'est vous dire qu'en matière de fuite, Sanogo n'innove point.

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<b>Le général a d'ailleurs des raisons supplémentaires de prendre la clé des champs et d'y rester</b>.

De fait, le bunker qu'il s'était aménagé à Kati et qui devait rester inviolable jusqu'au retour de Jésus sur terre a été vidé de tout son contenu (et quel contenu !) par le contingent du lieutenant-colonel Elysée Dao, agissant à la demande expresse de LadjiBourama. Pis, les hommes qui assuraient la garde rapprochée de Sanogo ont été désarmés: il ne leur reste, selon les mauvaises langues, qu'un carquois et deux flèches en bois. Sans garde ni bunker, comment le général de corps d'armée pourrait-il éviter de mauvaises rencontres et des visiteurs indésirables? Tenez ! Il pourrait, au détour d'une rue, tomber sur un des dizaines de <i>bérets rouges</i> en vadrouille depuis le contre-putsch d'avril 2012 ! Il pourrait aussi tomber sur un inconnu armé de hache et envoyé de Dakar par le <i>"Vieux Commando",</i> principale victime du putsch du 22 mars ! Ou encore tomber nez à nez sur un bonhomme enturbanné à la solde d'Iyad Ag Ghali ! Sans compter les révolutionnaires de SADI, de <i>Yerewolo Ton</i> et de la COPAM : ces gens-là, qui manient le bâton avec art (suivez mon regard !), ont bruyamment soutenu la défunte junte pour se retrouver, à cause du lâchage de Sanogo, le bec dans l'eau ! Ils n'ont même pas d'espoir de se remplir l'estomac à bref délai puisque LadjiBourama, qui leur a raflé... le gâteau sous les pieds, déclare partout qu'il ne partagera pas ledit gâteau; or quand LadjiBourama dit quelque chose, il le fait, <i>inch Allah</i> !

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<b>Pas besoin de dessin : des ennemis, le général Sanogo en a une pleine cargaison en activité et un cargo entier en réserve</b>.

Ceux qui en doutent n'ont qu'à se souvenir du triste sort réservé par les mutins de Kati à son ancien secrétaire général, le lieutenant-colonel Mohamed El-Habib Diallo, qui a pris une balle dans la jambe et a été traîné dans l'escalier comme un sac de patates. Et puis, et puis, et puis... La presse parle de trois corps sans vie retrouvés dans la nature: lesdits corps, retenez-le bien,  appartiennent à d'anciens proches de Sanogo ! Qui les a donc liquidés ? En tout cas, il n'y a  aucune raison que leurs bourreaux prennent en pitié Sanogo  au cas où ils le rencontreraient.

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<b>Selon moi, LadjiBourama devrait s'employer à sauver le général en cavale</b>.

Certes, l'intéressé a eu le tort de trop fêter son grade mais je crois qu'il est revenu de ses erreurs. Après tout, il a été chef d'Etat pendant 20 jours: on ne le laisse pas, en pays musulman,  un ancien chef d'Etat dormir dans les hautes herbes. La rumeur rapporte que le général ne passe pas deux nuits au même endroit : il va de pièce en pièce, de hangar en hangar, vêtu d'un boubou noir et avec, pour tout bagage, son bâton jaune qui ne le quitte jamais. LadjiBourama pourrait lui affecter une des chambres d'hôte du palais de Koulouba. Là au moins, il aura la sécurité.Pour la nourriture, comme il n'y pas de gâteau à partager en ces hauts lieux de démocratie, Sanogo se débrouillera avec les gardes de faction.De temps à autre, pour chasser l'ennui, on pourrait envoyer bavarder avec lui le colonel Abidine Guindo, un de ses vieux amis, qui séjourne au camp 1 de la gendarmerie, non loin du palais. Ils ont des choses à se dire, ces deux-là ! Entre autres sujets de conversation, ils pourront disserter sur les caprices du destin.Il n'y a pas longtemps, Ibrahim Dahirou Dembélé, chef d'état-major général des armées;Yamoussa Camara, chef d'état-major particulier de LadjiBourama; Moussa Sinko et Koumaré, ministres du même Ladji, venaient prendre leurs ordres chez Sanogo.Aujourd'hui,sa seule vue leur donnerait des cauchemars !

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Ibrahim Boubacar Kéïta &#45;Alpha Oumar Konaré : La brouille qui ne finira jamais ?</title>
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<pubDate>Tue, 15 Oct 2013 03:10:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_174987" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-174987" alt="Alpha Oumar Konaré et Ibrahim Boubacar Keita" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/Alpha-IBK.jpg" width="610" height="387" /> Alpha Oumar Konaré et Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

<b><i>Après avoir été les meilleurs amis du monde, Konaré et IBK ne cessent d'étaler leur inimitié sur la place publique ainsi qu'en témoigne l'absence du premier à la double investiture du second. Pourquoi cette guerre et quand finira-t-elle ? </i></b><b><i>Procès-Verbal</i></b><b><i> a enquêté.</i></b>

<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>

Depuis l'avènement d'IBK au pouvoir, son ancien patron, Alpha Oumar Konaré, n'arrête pas de le bouder de manière ostensible. Non seulement Konaré ne l'a pas félicité pour sa victoire électorale, pourtant reconnue par l'opposition elle-même, mais en outre, il n'est pas venu à la cérémonie d'investiture du 4 septembre 2013 ni à celle, plus grandiose, du 19 septembre où une vingtaine de chefs d'Etat avaient fait le déplacement. Entre les deux hommes d'Etat, la guerre ne finira-t-elle donc jamais ?

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<b> </b>

<b> </b>

<b>Sources du conflit</b>

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En 1992, IBK est très proche du candidat Konaré. Il est désigné directeur adjoint de la campagne de son ami à l'élection présidentielle. Après la victoire, IBK devient conseiller diplomatique, ambassadeur en Côte d'Ivoire puis ministre   des Affaires étrangères du nouveau président. Mais le pouvoir de Konaré manque de stabilité. Deux premiers ministres (Younoussi Touré et Sékou Sow) démissionnent en moins de deux ans, acculés par la toute-puissante AEEM, les rebelles touaregs et des casseurs qui se recrutent tant dans l'opposition que dans l'Adema, le parti au pouvoir, lequel ne digère pas de voir refuser la primature à son chef, Mohamed Lamine Traoré.

<b> </b>

<b> </b>

<b>Konaré a urgemment besoin d'un homme de poigne pour mater ses adversaires.</b> Son choix tombe, le 4 février  1994, sur IBK dont il connaît la forte inclination à manier le bâton. IBK, nommé Premier Ministre, remplit sa mission au-delà de toute espérance; il s'empare, dans la foulée, de la présidence de l'Adema après en avoir évincé Mohamed Lamine Traoré qui s'en va créer le MIRIA, loin des <i>"frelons"</i> dont il dénonce à hauts cris l'intrusion dans la Ruche.

<b> </b>

<b> </b>

<b> </b>

<b>IBK en poste, aucun nouveau péril ne menace le pouvoir de Konaré pendant six bonnes années</b>. Warren Christopher, le secrétaire d'Etat américain, vient, entre-temps, séjourner au Mali. Il demande à Konaré de présenter la candidature d'IBK au secrétariat général de l'ONU qui, pour la première fois, doit échoir à un Africain. Polyglotte, diplomate, homme d'Etat, IBK présente, aux yeux des Américains, des atouts pour rafler le pompon. Konaré dit non. <i>"J'ai besoin d'IBK pour  des missions importantes dans un futur proche"</i>, répond-il au ministre américain. Sous-entendu: <i>"Je le prépare à me succéder à Koulouba"</i>. C'est finalement le Ghanéen Koffi Annan qui devient secrétaire général de l'ONU.

<b> </b>

<b> </b>

<b> </b>

<b>Effectivement, un pacte de succession existe entre IBK et Konaré. </b>Konaré a foi en la loyauté de son Premier Ministre et il répète souvent, en le visant, qu'il transmettra le pouvoir à quelqu'un qui <i>"porte le même maillot" </i>que lui.Quant à IBK, son séjour de six ans à la primature et ses états de service à l'Adema (le parti révendique au moins 85% des députés et des conseillers municipaux) en font un candidat imbattable aux élections générales prévues pour 2002. Surtout que les opposants les plus connus manquent de plus en plus de militants et de souffle financier après une décennie de traque orchestrée par la sécurité d'Etat.

<b> </b>

<b> </b>

<b> </b>

<b>Problème: Konaré, tout en s'en défendant publiquement, rêve secrètement d'un troisième mandat</b>. Il souhaite que le Premier Ministre le lui obtienne sans que lui-même ait l'air de l'avoir cherché. IBK, qui tient, comme convenu, à mettre sa propre  barque à l'eau, se rebiffe. Il ne tient pas du tout à aider le président à changer la Constitution et ne se prive pas de le faire savoir en petit comité. Les relations entre les deux têtes de l'Exécutif se tendent.

<b> </b>

<b> </b>

<b>Ne pouvant obtenir qu'IBK s'implique dans un plan de troisième mandat, Konaré décide de l'encadrer plus étroitement au sein du parti</b>. Il lui demande d'intégrer au Comité Exécutif des hommes qu'IBK ne peut voir en peinture, à commencer par SoumailaCissé, ministre des Finances, et SoumeylouBoubèyeMaiga, directeur de la Sécurité d'Etat.IBK refuse net. <i>"Je ne veux pas travailler, </i>tonne-t-il, <i>avec des gens prêts à me poignarder dans le dos !"</i>. Le Premier Ministre, à la faveur d'un congrès, rempile à la tête de l'Adema et chasse de la direction du parti les lieutenants du chef de l'Etat. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Les proches de Konaré lui murmurent à l'oreille: <i>"Si cet homme, qui ne t'écoute déjà plus, vient au pouvoir, il te fera un sort ainsi qu'à nous autres !".</i>

<b>Le président, fin renard, prépare sa vengeance</b>.

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Il refuse de recevoir le nouveau Comité Exécutif de l'Adema. La presse proche de Koulouba se met à dépeindre IBK sous les traits d'un impénitent bourgeois qui dort toute la journée et fête toute la nuit.

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Parallèlement, un courant dit des <i>"rénovateurs",</i> conduit par ceux qu'IBK a chassés du Comité Exécutif du parti, exige la tenue d'un congrès extraordinaire de l'Adema. Ce courant remet en cause l'idée qu'IBK soit le <i>"candidat naturel" </i>de l'Adema à la présidentielle et demande l'organisation de primaires. Une première dans un parti malien. Les frondeurs bénéficient du soutien évident de Konaré qui, après avoir démis IBK de la primature, leur répartit les plus importants ministères tout en menant, dans l'administration, la chasse aux <i>IBKistes</i>.

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<b>Après une résistance farouche aux côtés d' inconditionnels comme Dioncounda Traoré et Bakary Traoré alias Pionnier, IBK perd la bataille.</b> Le congrès extraordinaire qu'il refusait se tient en février 2000 et il démissionne du parti. La rumeur court que Konaré projette de le faire arrêter. Il se retrouve en semi-exil en Côte d'Ivoire, en Afrique du Sud, au Gabon...

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<b>L'élection de 2002</b>

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Retourné au Mali, IBK porte à la présidentielle de 2002 les couleurs du RPM, le parti fondé en son absence par ses amis. Il surfe sur la vague de popularité née de la conviction générale qu'il a été trahi par Konaré. Ce dernier confie à des proches que lui vivant, son ancien Premier Ministre ne dirigera jamais le Mali. De fait, alors que des sources indépendantes créditent IBK d'une victoire acquise, dès le premier tour, avec 53% des voix, le pouvoir, organisateur du scrutin, ne lui reconnaît que 21% et l'exclut du second tour. La rue gronde. IBK l'appelle au calme. Il se rallie à la candidature d'ATT au second tour et, dans les dix années suivantes, collabore cahincaha avec le général putschiste revenu en politique après avoir dirigé la Transition de 1991.

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<b>Tentatives de réconciliation</b>

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Président de l'Assemblée Nationale de 2002 à 2007 puis simple député à partir de 2007, IBK ne souhaite pas rester brouillé avec l'ancien président Konaré auquel il doit, malgré tout, d'avoir assumé les plus hautes charges de l'Etat. Lors d'une visite en Ethiopie, où Konaré officie en qualité de président de la Commision de l'Union Africaine, IBK appelle à sa résidence. Au bout du fil, il entend Konaré dire : <i>"Répondez-lui que je ne suis pas là !"</i>.

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<b>Blessé, IBK n'en revient pas moins à la charge en sollicitant la médiation d'amis politiques communs.</b> Konaré ne veut rien entendre. Les derniers à intervenir pour réconcilier les deux personnalités sont des membres du Haut Conseil Islamique conduits par leur président, l'imam Mahmoud Dicko. Vaine démarche. Parallèlement, Karim Kéita, le fils d'IBK, n'a jamais rompu avec la famille de Konaré où il effectue des visites régulières, notamment lors des fêtes rituelles.

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<b>Pas d'évolution en 2013</b>

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Les observateurs espèrent une évolution positive en 2013 quand SoumeylouBoubèyeMaiga, un des fils spirituels de Konaré, rompt avec l'Adema et dépose ses valises de nomade politique à Sébénicoro. D'aucuns pensent à un stratagème de Konaré pour renouer, à travers Maiga, avec son IBK. Il n'en est rien ainsi que le prouvera l'absence de Konaré à l'investiture d'IBK. C'est parce qu'il est choqué au plus haut point de la bouderie de Konaré, pourtant officiellement invité, que le nouveau chef de l'Etat, lors de son discours d'investiture du 4 septembre 2013, croit bon de saluer avec une extrême chaleur la présence, dans la salle, de son autre prédécesseur à la tête de l'Etat: le général Moussa Traoré. Au grand dam des adversaires politiques de Moussa Traoré, fort nombreux dans la salle, IBK le qualifie de <i>"grand républicain"</i> et l'affuble d'autres mielleux épithètes...

<b>Dans l'entourage de Konaré, on nous révèle que si l'intéressé n'est pas venu à l'investiture, c'est parce qu'IBK ne lui aurait pas rendu visite les jours précédents alors qu'il se serait rendu au domicile de Moussa Traoré</b>. De plus, on rappelle que Konaré s'exclut systématiquement des affaires politiques nationales depuis son départ de Koulouba et que même quand son fils a été arrêté par la junte, il n'a pas ouvert la bouche. On fait enfin état de l'agenda international chargé de celui qui, depuis juillet 2013, est nommé par la présidente de la Commission de l’Union Africaine, Mme NkosazanaDlamini-Zuma, Médiateur en chef dans la crise égyptienne. D'autres sources croient savoir que Konaré se gêne de rencontrer un homme qu'il combat depuis 13 ans.

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<b>Paradoxalement, un homme ne semble pas faire les frais des tensions persistantes entre Konaré et IBK</b>. Il s'agit Mamadou Lamine Konaré, fils de l'ancien président. Après avoir usé de son influence pour le faire libérer par la junte, IBK vient de lui accorder le grade de colonel.

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>La chronique satirique de Tiekorobani: Décès de Madame Junte à l&amp;apos;âge de 18 mois</title>
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<pubDate>Tue, 08 Oct 2013 03:38:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>En couvrant de grades Madame Junte et son mari, un vieil homme au sourire désarmant leur a fait un cadeau empoisonné qui a fini par les emporter.</b>

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Les parents, amis et connaissances ont la douleur d'annoncer le décès, jeudi  3 octobre 2013, de Madame Junte Kati à l'âge de 18 mois. Décès survenu à la suite d'un empoisonnement.

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<b>Madame Junte Kati était une demoiselle d'un charme ravageur. </b>Quand elle portait sa tenue kaki et se promenait dans les rues de Kati, sa ville natale, les mâles se bousculaient pour la contempler. Les nouvelles de sa grâce sont parvenues aux oreilles d'un vieux commando qui a tenté de lui faire la cour. Mal lui en a pris : il a dû fuir nuitamment son palais, à dos d'homme, de peur de subir les foudres du fiancé Démoiselle Junte, un capitaine très teigneux.

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<b>Depuis la fuite du soupirant malheureux, Mademoiselle est devenue Madame Junte en épousant, à la mairie de Koulouba, son fiancé</b>. Le couple s'est ensuite installé au palais de Koulouba, ancienne demeure du vieux commando enfui, sous les lambris dorés et les hautes frondaisons.Depuis, <i>alhamdou lillah</i>, le couple coulait des jours tranquilles. Pour lui, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le mari, quoique simple, dictait sa loi aux plus hautes autorités. Les décrets présidentiels ou  primatoriaux lui étaient lus avant toute signature. Opérateurs économiques, chefs de partis et chefs militaires, tout le monde  lui mangeait dans la main. Quand il ordonnait quelque chose, on lui obéissait sans hésitation ni murmure. De temps à autre, il sortait à la télé pour dire ses quatre vértités. Aucun moyen de lui tenir tête, surtout quand il brandissait le bâton de commandement qui ne le quittait pas. D'aucuns racontent que ce bâton avait été remis au capitaine par un magicien Hindou et qu'il pouvait, au besoin, se transformer en serpent comme celui de Moïse.

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<b>Au début, un monsieur a osé défier le mari de la belle Junte.</b>Il s'agit d'un astrophysicien qui, parce que doté de <i>"pleins pouvoirs" </i>sur le papier et prétendant avoir visité la planète Mars, s'est permis de dire qu'il ne savait à qui remettre sa démission. Le capitaine l'a fait conduire à Kati et lui a fait lire une lettre de démission avant l'aube, au moment où les muezzins eux-mêmes dormaient.

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<b>Une deuxième tête brûlée, à la tête de bérets dits rouges,  a cru pouvoir liquider Madame Junte</b>. Le mari de la belle a réagi avec promptitude: il a mis les <i>bérets rouges</i> et leur chef au gnouf. Il a cependant conseillé à sa femme, Madame Junte, de se tenir désormais tranquille et de ne plus provoquer les gens dans les rues. La dame est, hélas, têtue ! Elle s'est alliée à des manifestants exaltés pour bastonner un vieil homme qui se prenait pour un président de la République.

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<b>Evacué à Paris puis guéri de ses blessures, le vieil homme a déclaré son pardon à ses agresseurs</b>. Et pour bien montrer sa sincérité, il ne cessait de sourire et de porter au cou une écharpe blanche. Madame Junte a cru au pardon et à la réconciliation. Elle dînait très souvent en compagnie du vieil homme. Celui-ci, en retour, la couvrait de faveurs. Pour donner un peu d'activité à Madame Junte, qui mourait d'ennui, il a créé de toutes pièces pour elle un Comité de reformes machin: là, Madame, ses amies, ses cousines et sa compagnie de masseurs de pieds se retrouvaient pour manger, boire, chanter et danser à longueur de journée.Bien sûr, on ne peut gâter Madame et laisser de côté son capitaine d'époux: le vieux monsieur à l'écharpe blanche, qui a solution à tout, a donc octroyé au capitaine un grade de général de corps d'armée. Cadeau magnifique. Mirifique. En effet, s'il fallait respecter le plan de carrière normal, le capitaine aurait attendu le retour de Jésus sur terre avant d'obtenir ce grade qui lui fait sauter d'un coup 6 échelons : ceux de commandant, de lieutenant-colonel, de colonel, de colonel-major, de général de brigade et de général de division.

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<b>Madame Junte est, on le sait, fêtarde par nature; elle ne pouvait donc conseiller à son mari d'avoir le triomphe modeste</b>. Voilà pourquoi tout le monde fut bientôt au courant de la promotion exceptionnelle du capitaine. L'affaire fit des jaloux. Notamment parmi des camarades d'enfance de Madame Junte qui, lundi 30 septembre 2013, ont pris les armes pour exiger eux aussi des promotions exceptionnelles. Ils sont vraiment méchants, ces gens-là. Figurez-cous que parmi eux, il y avait des adjudants et des sergents qui convoitaient le grade de colonel. D'autres, soldats de première classe, demandaient à passer maréchaux comme Mobutu Sese Seko. Quand on leur disait de patienter, ils répondaient avec furie que l'heure était à la promotion de grades<i> Diagnè Wati</i> et que c'était l'occasion ou jamais de remplir ses épaules et sa poitrine de galons.

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<b>Le tintamarre produit par ces sans-grades a obligé Madame Junte et son mari à consulter les fétiches. </b>Le bâton du mari, instrument magique par excellence, révéla que le cadeau fait au capitaine par le vieil homme à l'écharpe était empoisonné. Le grade grâcieusement octroyé avait pour seul but de rendre son bénéficiaire indésirable et de susciter contre lui une révolte générale. Selon le bâton enchanté, le vieil homme est un mathématicien émérite dont les calculs et les équations se réalisent toujours. En clair, le grade empoisonné n'a pas d'antidote.

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<b>Effectivement, le bâton a disait vrai</b>. Les choses sont allées de mal en pis. Profitant de la révolte des sans-grades, un certain Ladji Bourama, successeur du vieil homme à l'écharpe, a décidé de rétablir l'ordre républicain, encouragé en cela par les Oreilles Rouges  et les politiciens, ennemis historiques de Madame Junte et de son époux.Ladji Bourama, après avoir prononcé un discours martial et beaucoup agité le doigt en guise de menace, a entrepris de liquider du beau monde, à commencer par Madame Junte, son mari, son Comité de bombance et toute son équipe de laquais. Madame Junte avait espéré que Ladji Bourama se contenterait de discours.Elle ne savait pas que quand cet homme disait quelque chose, il le faisait,<i> inch Allah</i>. Il ne sait pas reculer et il paraît qu'il ne comprend même pas le bambara, ayant étudié seulement quatre choses: le latin, le grec, le fouet et le Coran d'<i>Allah soubahana wa tallah</i>.<b></b>

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<b>Aux dernières nouvelles, Madame Junte a cessé de vivre</b>. Son mari, quoique général, a été désarmé par les talibés de Ladji Bourama et sommé de quitter sa résidence. Un général sans domicilie fixe ? Qui l'eût cru ? Le général n'a plus le choix: il va devoir étaler sa natte près des migrants, des nomades et autres "sans papiers" qui, depuis belle lurette, passent la nuit devant la porte de Ladji Bourama.

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<b>Les funérailles de Madame Junte auront lieu après les conclusions de la commission d'enquête mise en place par Ladji Bourama.</b> Qu'Allah ait pitié de son âme ! Petit problème: il paraît que la dame ne priait ni ne jeûnait, ce qui n'est pas le meilleur passeport pour l'au-delà...

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La chronique satirique de Tiekorobani : Le grand bluff du MNLA</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/la-chronique-satirique-de-tiekorobani-le-grand-bluff-du-mnla-172684.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/la-chronique-satirique-de-tiekorobani-le-grand-bluff-du-mnla-172684.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2013 09:05:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-170298" alt="MNLA_Rebel1" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/MNLA_Rebel1.jpg" width="610" height="457" /></strong></em>

<em><strong>Depuis que le MNLA s'est fait copieusement botter le train et chasser de ses possessions territoriales par les jihadistesd'Iyad Ag Ghali, il est devenu un marchand sans marchandise. Et comme il n'a pas de marchandise, il veut vendre à ses interlocuteurs du vent, le même vent qu'Allah donne gratuitement à ses créatures.  </strong></em>

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<b>Qu'on y songe !</b>

<b> </b>Le MNLA sait qu'il n'aura jamais l'indépendance du nord du Mali. Quand on la lui donnerait, il ne saurait quoi en faire car depuis que le monde est un monde, ces bandits-là n'ont jamais su rien faire de leurs dix doigts. Avez-vous jamais vu une plantation ou un champ de maïs appartenant à un chef rebelle ? Que non ! Ils vivent d'esclaves, de rapines, de pillages. En temps de paix, ils font leur beurre des dessous de table venus de Koulouba et de l'aide internationale destinée au développement du nord. C'est d'ailleurs parce que le <i>"Vieux Commando"</i>, pingre comme Harpagon, a fermé le robinet et les valises nocturnes que nos bonshommes enturbannés ont pris le maquis.

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<b>Alors, quoi ? L'autodétermination ?</b> Ce mot a, en français de France, pas en tamachek, le même sens que l'indépendance : seuls les nigauds s'y laisseront prendre. Il n'en sera donc pas question tant que demeurera  en vigueur la Constitution du Mali. Il faut, au passage, reconnaître qu'elle est coriace, cette Constitution, puisque même un capitaine, pardon!, un général comme Sanogo a été obligé de la remettre en place !

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<b>Le fédéralisme ?</b>

La France, grande amie du MNLA, nous a, certes, sauvés des griffes des terroristes mais elle n'aurait pas le courage de nous proposer le fédéralisme alors qu'elle-même conserve son statut d'Etat unitaire. Serait-il décent de servir du pain sec à son convive alors qu'on se sert du gâteau au raisin ? Si fédéralisme il doit y avoir un jour, quelle région du Mali serait concernée ? Suivant quelle loi ? Quelle population voterait en faveur de ce statut fédéral dès lors que les Touaregs restent ultra-minoritaires au nord et que tous les Touaregs ne siègent pas au MNLA ?

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<b>En vérité, LadjiBourama a compris ce qui doit être compris: le MNLA n'a rien à négocier et fait du bluff. </b>

C'est pourquoi, du haut de la tribune de l'ONU, Ladji n'a pas mâché ses mots, en réaction à la décision des bandits armés de boycotter les négociations tant que leurs prisonniers n'auraient pas recouvré la liberté. <i>« On ne me bouscule pas. On ne me trimbale pas.»</i>, a tonné LadjiBourama avant de poursuivre : <i>« Ceux qui n’ont pas de sang sur les mains, ceux qui ne sont pas des jihadistes avérés, verront leur sort allégé. Nous l’avons dit et nous le ferons.»</i>.

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<b>Si le MNLA a vraiment l'intelligence qu'on lui prête, les propos de LadjiBourama doivent le faire frémir</b>. Car LadjiBourama a bien précisé que la clémence nationale ne concernerait pas ceux qui ont du sang sur les mains ni les <i>jihadistes</i> avérés. Or en fait de sang sur les mains, tous les leaders du MNLA en ont des seaux entiers : de leur grand chef Bilal Ag Chérif à leur chef d'état-major Mohamed Ag Najim, en passant par les déserteurs de l'armée qui ont traîtreusement liquidé leurs frères d'armes noirs à Aguelhok et ailleurs. Il va falloir que tous ces messieurs louent à prix de...cocaïne l'usine <i>de </i>savon<i> Barika Tigui</i> pour se laver les mains et le visage afin de se rendre présentables. Et quand ils auront fait cette toilette, ils n'en seront guère plus avancés: les Maliens ne veulent plus d'eux ni dans l'armée, ni dans la police, ni dans la douane, ni, encore moins, dans les eaux et forêts. S'ils veulent gérer, de manière libre leurs affaires locales, il existe déjà une très bonne loi sur la décentralisation; elle s'applique tant à Abeibara qu'à Kadiolo et Bamako. Celui qui ne veut pas de cette loi peut aller fonder son royaume sur la lune où nul n'irait le tourmenter, n'est-ce pas ?

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<b>Les bandits armés n'entendent que le langage de la force</b>. LadjiBourama commence à le leur tenir mais pour combien de temps ? Déjà, j'apprends que les compères ont été invités à dîner à Koulouba et qu'il a fallu les menacer d'une bonne bastonnade pour qu'ils acceptent de quitter, au stade du 26 mars, les sièges réservés aux Marocains. A la place de LadjiBourama, je cesserais de recevoir ces gens-là à Koulouba et je ne prierais surtout pas en leur compagnie. C'est mathématique: ce que demande un tueur séparatiste au bon Dieu diffère forcément de ce que demande le président de tous les Maliens.

<b> </b>

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Congrès extraordinaire : Le C.E met en échec Dramane</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/congres-extraordinaire-le-c-e-met-en-echec-dramane-172681.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2013 03:36:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>L'ancien candidat de l'Adema à la présidentielle, Dramane Dembélé, a tenté d'organiser un congrès extraordinaire du parti. La date prévue pour l'événement avait été  arrêtée au 28 septembre 2013 mais advenue cette échéance, on ne vit rien du tout. Que s'est-il donc passé ?</i></b>

<b> </b>

<b> </b>

<b><img class="alignleft size-full wp-image-160070" alt="Dramane dembele" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Dramane-dembele.jpg" width="315" height="236" />Dramane Dembélé, pour parvenir à ses fins, avait mis en branle quelques sections du parti</b>.

Du moins quelques secrétaires généraux de sections qui, à travers des lettres adressées au Comité Exécutif, exigeaient la tenue  d'un congrès extraordinaire. L'objectif était sans doute de débarquer la direction actuelle et de prendre les rênes de la formation de l'Abeille. Enjeu: donner à Dembélé le moyen de se faire valoir dans la nouvelle mouvance présidentielle qui est en train de  se former autour du RPM.

<b> </b>

<b> </b>

<b>Le Comité Exécutif a senti venir le boulet de canon. </b>

C'est pourquoi il s'est réuni d'urgence le 11 septembre 2013. Les débats ont vite tourné en la défaveur des  partisans de Dramane Dembélé. Il est vrai que ce dernier n'avait pas trop veillé aux formes statutaires de son coup de force. Il n'est pas sûr, non plus, qu'il ait agi avec la bénédiction du chef de l'Etat. D'où la bérézina qui frappe la chaude troupe de Dembélé.

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<b>Dans une note circulaire adressée, le 12 septembre 2013, à toutes les sections, le secrétaire général du parti, par ailleurs ministre du Commerce, Abdel Karim Konaté, leur explique que les règles statutaires relatives à la tenue d'un congrès extraordinairen'ont pas été respectées.</b>

Les statuts exigent, en effet, selon le dignitaire du parti, que les sections, après conférence, demandent à la majorité des  deux tiers la tenue du congrès extraordinaire. L'autre possibilité consiste en un vote majoritaire de la conférence nationale du parti. Une dernière option réside dans une décision du Comité Exécutif prise  à la majorité des deux tiers de ses membres. Or, en l'occurrence, il y eut des lettres signées de quelques secrétaires généraux de sections mais pas de conférences de sections. D'où le refus du Comité Exécutif de convoquer le congrès extraordinaire.

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<b>De sa plus belle plume, le président par intérim du parti, Tiemoko Sangaré,  a écrit, le 19 septembre 2013, aux sections,pour leur  instruire de  ne pas se laisser distraire par un prétendu congrès,</b> de tenir les conférences d'investiture de leurs candidats aux législatives, de déposer les listes de candidatures au plus tard le 5 octobre 2013. Pour Dramane Dembélé, le choc est sévère. Il va lui falloir repasser pour une nouvelle tentative de putsch...

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<b>Tiékorobani</b>

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</item>

<item>
<title>Daniel Tessougué : &amp;quot;Tant que je resterai procureur général, aucun prisonnier rebelle ne sera libéré !&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/daniel-tessougue-tant-que-je-resterai-procureur-general-aucun-prisonnier-rebelle-ne-sera-libere-172679.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2013 03:30:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><em>En marge des travaux de la Cour d'assises en transport à Ségou, le procureur général près la Cour d'Appel de Bamako, Daniel Tessougué, nous a accordé un entretien à bâtons rompus où il marque son refus catégorique de faire libérer les prisonniers de guerre rebelles, quitte à perdre  son poste. Lisez plutôt..</em>.</b>

<b> </b>

<b> </b>

[caption id="attachment_133519" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-133519" alt="Daniel Tessougué, Procureur générral" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/Daniel-Tessougue-.jpg" width="610" height="383" /> Daniel Tessougué, Procureur générral[/caption]

Le procureur général près la Cour d'Appel de Bamako, Daniel AmagouinTessougué, n'est pas un magistrat comme les autres. Il a la fibre nationaliste très développée, ce qui l'amène à prendre publiquemenht position dans des affaires où d'autres se tairaient. Ainsi, de retour d'une mission au nord libéré par les forces franco-maliennes, Tessougué a, il y a quelques mois, déploré que nos soldats ne possèdent <i>"ni casques ni gilets pare-balles, ni même des chaussures dignes de ce nom"</i>. Le propos a irrité au plus haut point le gouvernement de Transition qui, par la voix du ministre des Finances, Tiena Coulibaly, a tenu à démentir les affirmations du magistrat en faisant savoir que l'armée ne manquait de rien. Daniel Tessougué reviendra à la charge à une autre occasion: la libération des <i>bérets rouges </i>(commandos parachutistes) détenus par la justice depuis leur tentative de contre-putsch du 30 avril 2012.

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Le juge  d'instruction FousseyniTogola ayant pris des ordonnances de mise en liberté en faveur de 29 d'entre eux, des membres de la junte militaire s'opposent à l'exécution des ordonnances. Tessougué, lui, malgré les menaces de mort anonymes qu'il avoue avoir reçues, décide faire exécuter les ordonnances de mise en liberté en libérant les <i>bérets rouges,</i> advienne que pourra. Il tiendra parole alors qu'à l'époque, la junte tire toutes les ficelles du pouvoir. Ces épisodes achèvent d'édifier sur le caractère trempé du magistrat sur plainte duquel, on s'en souvient, le Vérificateur Général Sidi Sosso Diarra a goûté la prison.

<b>La nouvelle affaire qui préoccupe Tessougué et qui fera sans doute du grabuge, c'est celle de la libération des combattants rebelles détenus par la justice malienne</b>. Ils sont sous le coup d'inculpations et de mandats de dépôts délivrés par deux juges d'instruction particulièrement coriaces de la commune 3 de Bamako (pôle économique): Cheick Haoussa et FousseyniTogola. Or leur libération est prévue par l'Accord préliminaire de Ouagadougou signé entre le gouvernement de Transition et les groupes armés du nord. Après l'élection présidentielle, le Comité de Suivi de l'Accord de Ouagadougou tient des rencontres à Bamako en vue de préparer les négociations de paix qui doivent s'ouvrir officiellement deux mois après l'installation du présdident élu (IBK). Le Comité de Suivi compte, entre autres, en son sein des représentants du Mali (notamment le ministre de la Réconciliation Cheick Oumar Diarrah), du MNLA, du HCUA (Haut Conseil Unifié de l'Azawad), du MAA (Mouvement Arabe de l'Azawad), de l'ONU, de la CEDEAO, de l'Uniion Africaine, de la CEDEAO, de la France, de l'Union Européenne, du Burkina Faso, etc. Il y a dix jours, les représentants des groupes armés obtiennent qu'une trentaine de suspects, arrêtés çà et là en possession d'armes de guerre, soient élargis par les autorités maliennes. Ces suspects recouvrent effectivement la liberté sans réaction de  Daniel Tessougué, dans la mesure où ils n'étaient pas placés sous mandat de justice et que leur dossier ne permettait pas de savoir s'ils avaient ou non participé à des combats contre l'armée malienne. Là où le bât blesse, c'est la résolution du cas des combattants arrêtés en cours de bataille et placés sous mandat de dépôt pas les juges d'instruction maliens ci-dessus nommés.N'obtenant pas leur libération, le MNLA et ses alliés (HCUA, MAA) annoncent la suspension de leur participation au Comité de Suivi de l'Accord de Ouagadougou. En dépit des supplications du ministre Cheick Oumar Diarrah, les délégués rebelles ne fléchissent pas : tant qu'un seul prisonnier de guerre restera entre les mains du Mali, il n'y aura pas de négociations avec les groupes armés.Réponse impassible du ministre Cheick Oumar Diarrah aux délégués rebelles : <i>"Vous pouvez rompre le dialogue aujourd'hui mais cela ne change rien à mon attachement au processus de paix. Je suis convaincu que nous nous retrouverons bientôt pour le reprendre !"</i>. Réponse beaucoup plus ferme du président IBK à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU: <i>« On ne me bouscule pas. On ne me trimbale pas...Ceux qui n’ont pas de sang sur les mains, ceux qui ne sont pas des djihadistes avérés, verront leur sort allégé. Nous l’avons dit et nous le ferons. Tout cela doit se faire dans le cadre de la confiance. Sans la confiance, rien ne peut être réalisé »</i>. C'est pour en savoir plus sur le sort des prisonniers de la discorde que votre journal a approché le procureur général  de Bamako, Daniel Tessougué. Il nous a accordé un entretien à bâtons rompus en marge de la cérémonie de clôture de la troisième session de la Cour d'assises en transport à Ségou.

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<b>Un magistrat intraitable</b>

DianielTessougué indique, tout d'abord, que la situation des 30 personnes récemment libérées par les autorités maliennes<i> "n'a rien à voir avec celui de combattants arrêtés sur un champ de bataille ou faisant l'objet d'un mandat d'arrêt de la justice malienne"</i>. Au sujet de cette seconde catégorie de prisonniers, Daniel Tessougué se montre intraitable :<i> "Tant que je resterai procureur général, ces combattants-là ne seront pas  libérés!"</i>. Le procureur général, un brin moralisateur, s'explique : <i>"Lorsqu'un pays veut s'offrir des lendemains de pleurs et de sang, il emprunte la voie de l'injustice. Après la crise que notre pays a connue, les Maliens ont engagé la consolidation de l'Etat de droit et de la démocratie. Cela passe par la justice. Au nom d'un prétendu Accord de Ouagadougou qui n'est qu'un chiffon de papier sans valeur juridique, on voudrait faire sortir de prison des gens qui ont volé, violé et massacré des Maliens ! Je ne peux pas accepter que des voleurs de moutons soient jetés en prison et que ceux qui ont commis des massacres, des viols, soient libérés parce qu'ils ont la peau blanche ! Personne d'entre eux ne sera libéré ! Nul n'a le droit de les libérer ! Nul ne les libèrera !"</i>.

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<b>Le propos de Daniel Tessougué a le mérite de la clarté</b>.

A ses dires, les hommes politiques s'activent actuellement pour faire libérer les combattants rebelles par les juges maliens. Il y voit une grave violation de  l'article 81 de la Constitution qui stipule que le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. Si l'on tient coûte que coûte à libérer les prisonniers de guerre poursuivis, le magistrat indique la voie qu'il estime légale: <i> "Après le jugement des détenus, le chef de l'Etat peut toujours, s'il le veut, grâcier ceux qui auront été condamnés. Quant aux députés, ils sont libres de voter une loi d'amnistie en leur faveur des prisonniers dse guerre. En clair,  le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif ont, chacun, les moyens juridiques de libérer les ennemis de la nation mais ils ont peur de le faire car le peuple les regarde. Ils veulent donc faire pression sur la justicepour que celle-ci fasse le travail à leur place. Cela, je m'y refuse absolument! La politique a son calendrier, la justice la sienne."</i>.

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<b>Pour Daniel Tessougué, la réconciliation nationale est nécessaire, certes, mais elle ne peut nullement  se faire dans l'injustice. </b>

<i>"L'injustice est une mère qui n'est jamais stérile et qui produit des enfants dignes d'elle</i>.<i> Devant l'injustice, les peuples en viennent très vite à ne pas plus faire confiance en leurs dirigeants et à défier l'Etat.", </i>professe-t-il doctement.

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<b>Le procureur général vise plus loin encore:  il tient à exécuter les mandats d'arrêt lancés, le 8 février 2013, contre 28 chefs rebelles pour faits d'assassinats, de crimes de guerre, de trahison, d'incendies volontaires, de viols, de trafics de drogue, d'armes, etc.</b>

<b> </b>

<b> </b>

Il s'agit, entre autres, des leaders indépendantistes, islamistes et terroristes suivants: Iyad Ag Ghali, chef du groupe islamiste Ansar Dine; Algabass Ag Intallah (fils aîné du patriarche de Kidal), Hamada Ag Bibi, Cheick Ag Haoussa, Sultan OuldBadi, Hamada Ag Hama alias Abdelkrim El Targui (un émir d'AQMI), Oumar OuldHamaha, Sidi Mohamed OuldBounama dit SendaOuldBounama (ex-gouverneur islamique de Tombouctou), Chérif OuldAttaher dit Chérif Ould Tahar, AbdrahamaneOuld El Amr alias Hamed El Tlemci, Aliou Mahamane Touré (ancien chef de la police islamique de Gao), Bilal Ag Acherif (président du MNLA), Mohamed Djery (vice-président du MNLA), Mohamed Ag Najim (chef de l'état-major militaire du MNLA), Hama Ag Mossa, Deti Ag Sidimou, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, Iglass Ag Hussein, Baye Ag Diknane, Abdallah Ag El Bakaye, Mossa Ag Assarid (porte-parole du MNLA), Mahdi Ag Bohada, Mohamed Ould Hamed Beyan dit Mohamed Oudi, Dina Ould Daya, Mohamed OuldSidati, Baba Ould Cheick, Mohamed OuldWenat et Adinady Ag Abdallah.

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<b>Au cours de notre entretien avec le procureur général, l'un de ses proches nous souffle à l'oreille</b>:

<i>"Daniel Tessougué est littéralement tombé malade quand il a appris que certains de ces insurgés poursuivis se trouvaient à Bamako en compagnie des plus hautes autorités"</i>.

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<b>Le match magistrats- gouvernement</b>

La position affichée par Daniel Tessougué plongera sans doute le gouvernement dans le plus vif embarras. Or il ne semble y avoir aucun moyen d'amener le chef du parquet général de Bamako à la souplesse. L'intéressé en fait une question d'honneur et se moque bien de perdre son poste, pourtant l'un des plus prestigieux de la magistrature: <i>"Tant que je vivrai, je garderai ma position, au risque de perdre ma place !"</i>.

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<b>Le problème du gouvernement malien s'avère d'autant plus épineux que Daniel Tessougué se trouve en accord parfait avec le procureur de la commune 3 de Bamako, M.SiddaDicko,  qui, lui non plus, ne veut pas entendre parler de libération des détenus rebelles</b>.

Une petite enquête nous révèle que les  juges d'instruction Cheick Haoussa et FousseyniTogola tiennent absolument à garder les détenus en prison jusqu'à leur jugement. Plusieurs demandes de mise en liberté provisoire ont été déjà rejetées par lesdits juges.

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<b>Alors que faire ?</b> Le gouvernement, pour imposer ses vues à la justice, a les moyens de faire révoquer le procureur de la commune 3 ainsi que le procureur général et les remplacer par des magistrats plus dociles. Une session urgente du Conseil Supérieur de la Magistrature y suffirait. Mais, en raison du principe d'indépendance des magistrats du siège, le gouvernement n'a pas le pouvoir de prendre, en lieu et place des juges d'instruction, des ordonnances de mise en liberté des prisonniers rebelles. Faudra-t-il procéder à la mutation des juges d'instruction concernés ou plutôt les dessaisir du dossier de la procédure ? Le gouvernement va devoir trouver une solution.Et vite. Sa tâche n'est pas, en vérité, du tout aisée car il est déchiré entre des impératifs d'une égale rigueur : le respect de l'indépendance de la justice, le devoir de rendre justice aux victimes de la guerre, la nécessité de restaurer la paix au nord, l'obligation de respecter les engagements pris à Ouagadougou, les pressions de la communauté internationale qui conditionne son assistance au Mali à la réconciliation nationale. Laquelle de ces exigences devrait-on sacrifier au profit d'une autre ? Et quel en serait le coût politique pour le nouveau président, IBK ?

<b> </b>

<b>Abdoulaye Guindo</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cérémonie du 19 septembre : Les représentants du MNLA chassés de leurs places manu militari</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ceremonie-du-19-septembre-les-representants-du-mnla-chasses-de-leurs-places-manu-militari-171769.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2013 07:20:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>La seconde cérémonie d'investiture d'IBK a eu lieu, comme prévu, le 19 septembre 2013 au stade du 26 mars. L'événement est grandiose; une bonne moitié des 43 chefs d'Etat invités ont fait le déplacement. Fanfare, troupes folkloriques, dignitaires nationaux, foule dense, tout  est au rendez-vous.</strong></em>

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<b><img class="size-full wp-image-151550 alignleft" alt="negociation.Mnla" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/negociation.Mnla_.jpg" width="350" height="200" />L'un des prestigieux hôtes du Mali s'appelle Mohammed VI, roi du Maroc</b>.

Ainsi que votre journal l'annonçait dans sa précédente parution, le roi atterrit à Bamako le 18 septembre 2013, veille de la cérémonie, à la tête d'une forte délégation de ministres, de diplomates, d'opérateurs économiques, d'agents de sécurité, du protocole, etc. Dans la délégation figure même le prince Moulay, frère cadet du monarque. En tout, on compte 400 accompagnateurs du roi, soit une bonne centaine de plus que celle que nous avions annoncée.

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<b>Problème: comment installer 400 personnalités à la tribune d'honneur du stade alors que des dizaines d'autres délégations sont prévues pour occuper le même lieu </b>?

Les tractations entre la commission d'organisation de la cérémonie et la délégation royale aboutissent au compromis suivant: seuls 20 membres de la délégation royale auront droit à des sièges à la tribune d'honneur, juste derrière le premier rang occupé par le roi et les autres chefs d'Etat. Ainsi dit, ainsi fait. Les 20 places sont réservées au stade du 26 mars, à côté de celles réservées aux accompagnateurs du président français, François Hollande.Des pancartes sont collées aux sièges pour bien marquer l'identité de ceux qui doivent les occuper.

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<b>Vers 8 heures et demie du matin, patatras ! </b>Les choses se gâtent. Quelque 30 représentants du Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA), qui se trouvent à Bamako dans le cadre de discussions informelles avec les autorités, se présentent au stade du 26 mars. Vêtus de grands boubous et enturbannés à souhait (mais sans leurs kalachnikovs quand même !), les chefs rebelles se dirigent gaillardement vers les places réservées aux Marocains. Montrant leur habituel mépris de l'ordre établi, ils arrachent les pancartes collées là et prennent place sur les sièges des Marocains. Comme ils n'y tiennent pas tous (ils sont 30 pour 20 sièges), une partie d'entre eux s'asseoit sur 10 sièges réservés aux membres de la délégation française. Ces 10 bonshommes n'ont pas le temps d'y faire de vieux os puisque des commandos français viennent dare-dare leur ordonner de vider les 10 sièges des Français. Ils s'exécutent en maugréant dans leur turban et encombrent, débolut, l'allée.

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<b>De fieffés   menteurs</b>

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Sur ces entrefaites, Un des responsables maliens de l'organisation de la cérémonie se présente. Il demande aux gens du MNLA: <i>"Qui vous a installés là, à la place réservée aux Marocains?".</i> Silence méprisant des intéressés. Il repose sa question. Agacé, un des responsables du MNLA lui répond que c'est le protocole de la présidence de la République qui a installé à cet endroit ses amis et lui. A cela, le responsable de l'organisation susdit retorque que la chose est impossible puisque le protocole travaille de concert avec la commission d'organisation. <i>"Vous me traitez donc de menteur! Moi mentir!",</i> explose l'interlocuteur touareg. Le responsable de l'organisation fait alors appeler un de ses pairs du protocole de Koulouba: celui-ci déclare, devant les gens du MNLA, avoir tout fait pour qu'ils n'occupent pas les places des Marocains mais qu'ils n'ont rien  voulu entendre.

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<b>Pris en flagrant délit de mensonge, le porte-parole des délégués du MNLA avoue s'être trompé et ajoute qu'en réalité, c'est la Sécurité d'Etat (service de renseignements malien) qui les a installés, lui et les siens</b>. On fait venir le secrétaire général de la Sécurité d'Etat: il dément avec colère les propos du Touareg qui gagnerait sans doute à faire soigner chez les médecins de l'Azawad sa mythomanie. Au final, le représentant de la commission d'organisation intime aux 30 délégués du MNLA: <i>"Messieurs, veuillez quitter ces sièges; sinon, je vais de voir user de la force pour en chasser!"</i>.Les Touaregs, incrédules devant ce défi, se mettent à ricaner bruyamment. <i>"Ah, la force! Vous voulez nous emmener de force sous le soleil!"</i>. Réplique ironique de leur interlocuteur: <i>"Aucun Malien ne doit avoir peur du soleil!"</i>.

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<b>Comme, malgré les supplications, les délégués du MNLA restent en place, le responsable de l'organisation fait un signe à deux soldats de la garde présidentielle</b>. Ces derniers, bâtis comme des armoires à glace, demandent cinq minutes pour aller chercher des renforts, vu le nombre élevé d'individus récalcitrants à vider des lieux. Ayant vu l'aspect peu rassurant des soldats, entendu leurs propos et compris la bastonnade qui se prépare à loeur intention, les braves délégués du MNLA se lèvent sans plus se faire prier. Ils vident les places tout en vociférant: <i>"Vous allez entendre parler de nous ! Vous entendrez bientôt parler de nous !". </i>

<i> </i>

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<b>Le scandale est évité de justesse puisque moins de 10 minutes après le départ des Touaregs, la délégation marocaine se présentent au stade</b>. L'incident, qui a failli tourner au drame, montre que les rebelles touaregs ne respectent que la force. Une force que l'Etat malien ne leur exhibe pas souvent, hélas !

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<b>Tentative de sabotage ?</b>

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Une interrogation subsiste. Les délégués du MNLA ont-ils délibérément voulu provoquer un clash entre le Mali et les Marocains ? Des spécialistes que nous avons rencontrés estiment possible que les gens du MNLA aient agi sciemment pour saboter le regain d'amitié entre le Maroc et le Mali. <i>"Il n'est pas du tout exclu que les délégués touaregs aient agi de concert avec les services secrets algériens qui ne veulent pas entendre parler de relations diplomatiques entre le Mali et le Maroc, au détriment de la République Saharaouie, une protégée de l'Algérie. Une chose est sûre, certains des délégués touaregs étaient, dans la semaine concernée, en relation avec l'ambassade algérienne à Bamako"</i>, analyse  l'un des experts consultés.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La chronique satirique de Tiekorobani : 20 nouveaux généraux sur la liste d&amp;apos;attente</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/la-chronique-satirique-de-tiekorobani-20-nouveaux-generaux-sur-la-liste-dattente-171763.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2013 03:04:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><em>En nommant, à titre exceptionnel, au grade de  général le capitaine Sanogo et d'autres, Koulouba ouvre une loi des séries qui l'oblige à promouvoir une multitude d'autres officiers. Avec, à la clé, le risque de vider la marmite nationale</em> </b>

<b> </b>

<img class="alignleft size-full wp-image-171764" alt="Galons" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Galons-.jpg" width="300" height="143" />L'armée malienne bat tous les records mondiaux de généraux au regard de ses ses maigres effectifs et des tout aussi maigres ressources de l'Etat. De Modibo Kéita, père de l'indépendance, au <i>"Vieux Commando",</i> en passant par Balla, l'homme aux boubous brodés, la liste des généraux n'a cessé de s'allonger comme la route Bamako-Ségou. Au 22 mars 2012, date de la fuite nocturne du <i>"Vieux Commando"</i>, on comptait 63 généraux et assimilés dans l'armée (rien de moins !) et dans la police (on les appelle ici inspecteurs généraux).

&nbsp;

<b>Des galons qui  coûtent cher</b>

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Si un général se contentait de porter des galons de  velours teints à l'indigo ou au kaolin, nul ne s'en plaindrait. Cela aurait d'ailleurs fait le bonheur de nos teinturières traditionnelles et de la COMATEX de Ségou. Mais il se trouve que tout général, qu'il soit de brigade ou de corps d'armée, est logé, nourri et blanchi  aux frais du contribuable. Et quand je dis logé, nourri et blanchi, cela veut bien dire logé, nourri et blanchi ! Cérise sur...le galon, notre général gagne un salaire mensuel respectable (environ 500 000 FCFA), des indemnités (pour quelles blessures ?), des frais de mission (même s'il s'agit  juste d'effectuer le tour d'une caserne), des véhicules (pour le tourisme ?) et du carburant à foison (un vrai émir pétrolier, hein ?). Sans oublier le personnel affecté à sa garde et les autres commodités : électricité et eau gratuites. En deux mots, ces hauts gradés coûtent au trésor public autant que des ministres d'Etat.Petite différence cependant: un ministre travaille jour et nuit, de peur d'être limogé ; par contre, un général reste général jusque dans la tombe, en temps de paix comme en temps de guerre; il garde ses galons même s'il  s'enfuit par flanc de colline  comme dans le cas du <i>"Vieux Commando"</i>) qui se repose de sa longue chevauchée nocturne à Dakar.

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<b> Pourquoi cette épidémie de généraux ? </b>

Si l'éminent biologiste Louis Pasteur vivait encore, il aurait peut-être identifié le virus responsable de l'épidémie de généraux qui frappe nos contrées. Ce virus s'avère, en tout cas, plus difficile à dépister que celui de la rage car on se serait attendu à des promotions après une victoire militaire, mais non après une défaite. Je constate, pour ma part, que la plupart de nos généraux doivent leur grade, non à une carrière bien remplie sur les dunes de sable du nord ou dans les montagnes du sud, mais plutôt à une promotion exceptionnelle. La loi a institué ce genre de promotion pour gratifier des officiers qui, par leurs hauts faits d'armes, ont mérité la reconnaissance de la patrie. Chez nous, les faits d'armes en question ne consistent ni à ramener sur un plateau kaki la tête du <i>jihadiste</i>Iyad Ag Ghali ni à donner la chasse au terroriste Belmokhtar; on préfère sous-traiter ces ingrats travaux aux commandos français et tchadiens et prendre un raccourci: le putsch. Sous nos cieux, un putsch assorti d'un bon communiqué à la télévision suffit à bénéficier du festin, pardon !, de la promotion exceptionnelle. Cela ne date pas d'hier. Ainsi, Balla, après avoir déposé Modibo Kéita et ses miliciens, a été tellement applaudi que la population n'a pas remarqué qu'entre-temps, le brave lieutenant passait général d'armée. Le <i>"Vieux Commando"</i>, pour avoir renversé Balla, est passé de lieutenant-colonel à général de brigade. Sur la foi de cette jurisprudence du galop militaire, l'homme qui a mis le <i>"Vieux Commando"</i> en fuite a bondi de sept grades : de capitaine à général de corps d'armée ! Pour justifier ces sauts olympiques en grades, galons et... gâteaux, le gouvernement met la Constitution entre parenthèses et sert au bon peuple des salades du genre <i>"services rendus à la nation" </i>et patati et patata !

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<b>Eh bien, puisqu'ils sont déjà là et qu'on ne peut plus les ramener au rang de caporaux, à quoi servent-ils, tous ces généraux ? </b>

<b> </b>

A manger et à boire en paix, bien sûr ! En effet, craignant comme la peste les généraux promus par le <i>"Vieux Commando"</i>, l'ex-junte les a mis au placard : les uns se morfondent dans des bureaux au milieu des paperasses; d'autres ne font strictement rien de leurs dix doigts; le reste du contingent prend du thé vert de Chine à longueur de journée ou passe le plus clair du temps à se mirer dans ses étoiles rendues inutiles par le putsch. Résultat: le contribuable entretient en pure perte la majorité des généraux du <i>"Vieux Commando"</i>. Quant aux généraux promus sous Balla, les deux tiers ont depuis longtemps passé l'arme à gauche : on ne peut pas, même par décret, interrompre leur dialogue avec les anges d'<i>Allah Soubahanawatallah</i>pour leur confier des troupes ! Les généraux promus sous Alpha Oumar Konaré ? La plupart se trouvent à la retraite et, de toute façon,  l'ex-junte ne les consultait pas, les confondant aux amis du <i>"Vieux Commando"</i>. C'est dire qu'en fait, les vrais généraux en activité sont ceux nouvellement promus par Dioncounda Traoré et LadjiBourama. Les autres n'existent que sur le papier de...paie ou de pension.

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<b>Loi des séries</b>

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Dioncounda a été atteint par le syndrome de Stockholm en tombant sous le charme des putschistes. Il a pris sa plus belle plume pour décréter, le 14 août 2013, la nomination du capitaine Sanogo au grade de général de corps d'armée et du colonel Moussa Sinko Coulibaly au grade de général de brigade. Ces impressionnantes personnalités rejoignaient ainsi dans le sérail des généraux deux de leurs amis ex-putschistes: l'ex-ministre de la Défense Yamoussa Camara et l'actuel chef dc'état-major général des armées Ibrahim Dahirou Dembélé, promus aux premières heures de la Transition.Eminent mathématicien, Dioncounda s'est rendu vite compte que son équation promotionnelle souffre d'une inconnue: il a, par conséquent, rajouté à la liste des heureux généraux le colonel-major Didier Dacko qui, lui, n'avait pas participé au putsch du 22 mars 2012.

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<b>En procédant à ces nominations, le président de la Transition a oublié une règle militaire de base:</b> toute élévation d'un officier en grade impose presque toujours d'accorder une promotion similaire à ceux qui se trouvent dans la même ou dans une meilleure situation professionnelle que lui. Cette règle tend à éviter les jalousies, les frustrations et l'indiscipline qui en découle. Par exemple, on peut difficilement justifier, selon les standards militaires, la promotion au grade de général du capitaine Sanogo et du colonel Moussa Sinko Coulibaly alors que deux de leurs frères d'armes (et de putsch) restaient simples colonels : le ministre des Transports Abdoulaye Koumaré et le directeur de la Sécurité d'Etat Sidy Alassane Touré. De même, on ne peut promouvoir en grade le colonel-major non-putschiste Didier Dacko et priver de ce privilège deux autres officiers non-putschistes ayant combattu au nord à ses côtés : le colonel-major arabe Mohamed AbdrourahmaneOuldMeydou et le colonel-major touareg El-Hadj Ag Gamou. C'est pour réparer ces torts que le nouveau président, LadjiBourama, a décrété, le 18 septembre 2013, l'accession, à titre exceptionnel,  au grade de général des colonels Koumaré, Sidy Alassane Touré, Gamou et OuldMeydou. Sachant que les caisses de l'Etat sont, pour le moment, vides comme un pot de mendiant, LadjiBourama annonce que la mesure de promotion entre en vigueur à partir du 1er octobre 2013. Chemin faisant, LadjiBourama a tenu à réparer un autre tort à nommant au grade de général deux très vieux colonels-majors qui, sans sa charité islamique bien connue, seraient partis à la retraite en cet état: SadaSamaké, actuel ministre de la Sécurité, et Salifou Koné, gouverneur de Kidal lors de la chute de cette région en 2012 et secrétaire général sortant du ministère de la Défense.

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<b>LadjiBourama, en prenant  ce décret, croyait en avoir fini avec les généraux et pouvoir tranquillement égrener son chapelet, <i>inch Allah.</i></b>

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Erreur ! Je le répète, cette affaire de promotions est un puits sans fond. Elle ouvre une loi des séries qui oblige de nommer encore et toujours plus de généraux. Qu'on en juge ! Les généraux récemment promus, de Sanogo à Gamou en passant par OuldMeydou et consorts, dépendent du commandement d'Ibrahim Fané, le chef d'état-major de l'armée de terre qui, fort curieusement, reste colonel ! Il va donc falloir le promouvoir lui aussi et en vitesse. Et Fané ne peut devenir général en laissant dans le lac le chef d'état-major de l'armée de l'air, le colonel Bamba, et le chef d'état-major de la garde nationale, le colonel Moussa Diawara. Or lesdits colonels - Fané, Bamba et Diawara - n'ont pas plus de droit à porter des étoiles de général que les chefs d'états-majors assimilés qui, aujourd'hui, valent une grosse vingtaine. Le saviez-vous ? Ont rang de chefs d'états-majors assimilés les hauts galonnés suivants:

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- l'adjoint du chef d'état-major général de l'armée;

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- le directeur du service social des armées;

&nbsp;

- le directeur du génie militaire;

&nbsp;

- le directeur du service de santé des armées;

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- le directeur du service des transmissions et des télécommunications des armées;

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-le directeur du commissariat des armées;

&nbsp;

- le directeur de l'information et des relations publiques des armées;

&nbsp;

-le directeur du musée des armées;

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- le directeur des écoles militaires;

&nbsp;

- le directeur de la sécurité militaire;

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- le directeur de la musique militaire;

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- le directeur de la gendarmerie nationale;

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- les conseillers techniques (militaires) du ministre de la Défense (leur nombre frôle la dizaine).

&nbsp;

<b>Nul besoin d'un satellite de la NASA pour voir qu'une interminable file d'attente s'est déjà formée devant la porte des généraux </b>.

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Au bout du compte, notre pays atteindra bien une centaine de généraux. Sans compter  les colonels qui, de retour de formation à l'étranger, exigeront des galons supérieurs. De là parler d'armée de généraux, il n'y a qu'un pas, n'est-ce pas ? Après tout, si chaque Malien pouvait avoir un général dans sa rue, il dormirait tranquille et LadjiBourama aurait tenu son pari. Petit problème de détail: un adulte, au Mali ou ailleurs, ne dort point quand il a la faim au ventre. Or au train où vont les choses, les généraux risquent de vider la marmite nationale !

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transport des pèlerins a la Mecque : Qui en veut à l&amp;apos;Agence Al&#45;Madina ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/pelerinage/transport-des-pelerins-a-la-mecque-qui-en-veut-a-lagence-al-madina-171771.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2013 02:29:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><img class="size-full wp-image-91404 alignleft" alt="Mecque" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/Mecque.jpg" width="315" height="232" />L'Agence </i></b><b><i>Al-Madina</i></b><b><i> est, sans conteste, la première agence malienne de transport des pèlerins musulmans vers les lieux saints de  la Mecque. Créée depuis 1996, l'Agence est dirigée par un homme pieux et très entreprenant : Amadou Camara. Al-Madina ne cesse de développer des partenariats tant à l'intérieur du Mali qu'à l'étranger pour le confort de ses affaires et de ses clients. C'est ce qui lui vaut, ces derniers temps, une campagne de dénigrement entamée par ... un prêcheur du nom de Thierno Hady Thiam. L'intéressé a fait récemment le tour des rédactions pour distiller contre Al-Madina des accusations sans fondement. </i></b>

<b><i> </i></b>

<b>Campagne de dénigrement</b>

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Premier grief adressé par Thiam à l'Agence <i>Al-Madina</i>:  les pèlerins de la filière gouvernementale transportés par <i>Al-Madina</i> en 2012 auraient souffert. Le grief ne tient nullement. En effet, en 2012, l'Agence, associée à sa partenaire érythréenne, <i>Nas-Air </i>- une compagnie aérienne -, a brigué le marché de transport des pèlerins de la filière gouvernementale. Après un appel d'offres et le processus normal de dépouillement, la commission  étatique chargée d'attribuer le marché a retenu l'offre du groupement <i>Al-Madina- Nas-Air</i>. Le groupement avait non seulement l'expérience dans les prestations demandées mais il présentait aussi les meilleures offres financières. Les 1.243 pèlerins de la filère gouvernementale devaient être transportés à la Mecque pour un montant de 1,4 milliard de FCFA. Les clauses du marché prévoyaient que le gouvernement débloque, au profit de l'adjudicataire, la moitié de cette somme dès signature du contrat. Malheureusement, compte tenu de la crise économique qui frappait le Mali, le gouvernement n'a pu débloquer les premiers fonds (50% du total) au moment adéquat. Ce que voyant, la compagnie aérienne érythréenne <i>Nas-Air </i>décide de se retirer du contrat. Ne faisant pas confiance aux autorités maliennes et peu désireuse de préfinancer un marché et de devoir courir ensuite derrière ses sous, <i>Nas-Air </i>préfère renoncer à tout.  Quant à <i>Al-Madina</i>, elle ne sait plus à quel saint se vouer. Si <i>Nas-Air </i>se déleste si facilement du marché, c'est parce qu'elle n'est pas un opérateur économique malien et voit le seul aspect financier des choses. Or <i>Al-Madina</i>est une agence malienne, dirigée par des Maliens et incapable, du point de vue moral, de faire rater, pour de simples questions financières, le pèlerinage à ses compatriotes maliens. Le temps presse et il faut trouver une solution rapide. <i>Al-Madina</i>s'adresse alors à l'Aviation Civile Saoudienne à Djeddah qui, compte tenu de la crédibilité de l'Agence, la met en contact avec une compagnie aérienne nigériane baptisée <i>Med View</i>. La compagnie accepte  de transporter les pèlerins contre une avance substantielle payée <i>Al-Madina</i> sur fonds propres et d'attendre le paiement du reliquat de sa facture deux semaines après le transport des pèlerins. Marché conclu.Les pèlerins sont transportés à temps en Arabie Saoudite. Mais du fait du retrait de <i>Nas-Air </i>du marché, le plan de voyage change : au lieu d'atterrir directement à Médine, les pèlerins descendent d'abord à Djeddah avant de prendre des bus climatisés pour Médine comme cela arrive pour les pèlerins d'autres compagnies. Arrivés à Djeddah, <i>Al-Madina</i> leur fait remettre le prix du transport routier Djeddah-Médine, soit 3,6 millions de FCFA convertis en rials saoudiens. Les frais sont payés devant des témoins irrécusables: Bassidi Coulibaly, délégué général du gouvernement  pour le pèlerinage; et le consul du Mali présent à Djeddah. Sans le patriotisme d'<i>Al-Madina,</i> les pèlerins de la filière gouvernementale de l'année 2012 n'auraient pu faire leur devoir religieux.

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&nbsp;

<b>Deuxième grief adressé à <i>Al-Madina</i>: les pèlerins auraient manqué d'encadrement</b>. C'est là un mauvais procès. En effet, l'objet du contrat de l'agence est uniquement de transporter les pèlerins de la filière gouvernementale, et non de les encadrer : leur encadrement (hébergement, nourriture, déplacements sur les sites de pèlerinage) revient  au gouvernement qui envoie des agents à cette fin. L'Agence n'encadre que les pèlerins qui passent directement par elle et non par le biais du gouvernement. Ce système vaut d'ailleurs pour toute agence attributaire du marché de transport des pèlerins de la filière gouvernementale.

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<b>Troisième faux grief adressé à <i>Al-Madina</i>: les pèlerins seraient  revenus en retard de l'Arabie Saoudite</b>. En réalité, quand les autorités saoudiennes ont appris que quelqu'un colportait des ragots de ce genre contre <i>Al-Madina</i>, elles ont ri. Elles ont expliqué que tout pèlerin avait un mois après le pèlerinage pour quitter le sol saoudien. Or les pèlerins confiés à <i>Al-Madina</i> par le gouvernement avaient tous rejoint le Mali dans les 10 jours suivant la fin du pèlerinage. Nulle perte de bagage n'avait été déplorée.

&nbsp;

<b>En somme, <i>Al-Madina</i> s'est si bien exécutée de sa mission qu'elle a reçu les vives félicitations du gouvernement qui l'a louée pour l'exécution d'un marché pour lequel elle n'avait pas encore été payée</b>.Cela vaut à l'Agence de se voir encore sollicitée pour le transport des pèlerins de la filière gouvernementale en 2013. Au grand dam de ses adversaires qui croient pouvoir lui nuire par presse interposée. En réalité, le marché de transport des pèlerins de la filière gouvernementale de l'année 2013 est  adjugé pour 2,09 milliards de FCFA, non à <i>Al-Madina</i>, mais plutôt à <i>Nas Charter Aviation</i>, une compagnie aérienne saoudienne. Celle-ci ayant connaissance des brillants états de services d'<i>Al-Madina</i>, l'a choisie  comme représentante au Mali.<i> Al-Madina</i> va ainsi, pour le compte de sa partenaire, organiser le transport en Arabie saoudite de 1.500 pèlerins de la filière gouvernementale. Ces pèlerins ne se confondent pas avec les 1.000 clients d'<i>Al-Madina</i>elle-même.

&nbsp;

<b>Que veut Thiam ?</b>

&nbsp;

Le prêcheur Thierno Hady Thiam, qui se plaît à dénigrer <i>Al-Madina</i> à tout bout de champ, a , en vérité, un vieux compte personnel à régler avec le patron de l'Agence, Amadou Camara. En 2010, Thiam avait demandé à Camara de transporter et d'encadrer une de ses proches à la Mecque. Camara, prenant Thiam pour l'un de ses aînés et maîtres, accepte d'assurer le transport gratuitement; mais pour l'encadrement de la dame, il demande des frais que Thiam n'a pu payer. D'où la rancoeur de l'intéressé qui, trois ans plus tard, ne semble pas s'en remettre. Mais Dieu voit tout !

&nbsp;

<b>Les pèlerins d'Al-Madina se sont déjà</b><b>envolés pour Médcine</b>

<b>Les 1.300 pèlerins de la filière gouvernementale confiés à la compagnie saoudienne </b><b><i>Nas</i></b><i>Charter Aviation</i>  représentée par l'agence <i>Al-Madina</i>, ont déjà pris la route de l'Arabie Saoudite. Après un rassemblement à la Maison du Hadj, à Hamdallaye, et une vaccination contre la fièvre jaune, le choléra et la meningite, le premier lot de pèlerins (450) a pris le départ à l'aéroport de Sénou vendredi 20 septembre 2013. 450 autres se sont envolés samedi 21 septembre. Enfin, 450 pèlerins se sont envolés 22 septembre  à 16 h. Un <i>Boeing 747-400</i> loué affrété par <i>Nas charter Aviation </i>assure le service. Les pèlerins débarquent à Médine. <i>Al-Madina</i>réussit un exploit: être le premier opérateur malien à envoyer, cette année, des pèlerins à la Mecque, dans le respect des honaires. Son promoteur, Amadou Camara, arborait un sourire kilométrique après le dernier vol.

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<b>Abdoulaye Koné</b>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Affrontements près  de Léré : Comment les plans secrets du MNLA ont échoué</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/affrontements-pres-de-lere-comment-les-plans-secrets-du-mnla-ont-echoue-170215.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Sep 2013 08:56:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le mercredi 11 septembre 2013, un affrontement violent a opposé l'armée malienne aux forces du MNLA, le mouvement indépendantiste touareg. La presse internationale a fait état des combats et même d'un bilan (20 morts), sans pouvoir expliquer les vraies raisons de cette violation du cessez-le-feu conclu à Ouagadoudou. Nous avons approché des hauts gradés qui nous décrivent leur perception de la situation.</i></b>

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[caption id="attachment_153255" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-153255" alt="Des membres de la délégation du MNLA le 16 juin 2013 à Ouagagougou  © AFP" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/delegation_MNLA.jpg" width="610" height="384" /> Des membres de la délégation du MNLA le 16 juin 2013 à Ouagagougou © AFP[/caption]

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<b>Il faut savoir que le MNLA, depuis l'Accord préliminaire de Ouagadougou, est, sur le papier du moins,  cantonné à Kidal.</b> Le mot <i>"cantonné"</i> n'est pas d'ailleurs très exact dans la mesure où les combattants rebelles censément cantonnés conservent leurs armes et leurs véhicules alors que, dans un autre camp de Kidal, le contingent militaire malien de quelque 150 hommes est, lui aussi, <i>"cantonné" </i>comme s'il constituait un autre groupe rebelle. En témoigne l'interdiction formellement faite aux soldats maliens de quitter leur base de Kidal et l'intervention immédiate (rapportée en son temps par votre journal) de la <i>Force Serval</i> française pour faire retourner à Anéfis des soldats maliens venus, sans autorisation française ni onusienne, pour ravitailler en vivres et munitions leurs camarades <i>"cantonnés" </i>à Kidal.

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<i> </i>

<i> </i>

<b>Le plan rebelle</b><i></i>

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Maintenant qu'un nouveau président malien (IBK) est élu et que les négociations doivent, selon le calendrier convenu, reprendre sous soixante jours, le MNLA veut renforcer ses arguments afin de discuter en position de force avec l'Etat malien.<b> </b>Or il n'occupe à ce jour que la maigre portion de Kidal où il est cantonné, ayant perdu tout le reste du nord depuis sa défaite militaire, en avril 2012, contre les <i>jihadistes </i> et l'avènement des forces internationales, en janvier 2013.  Avec une si petite portion de Kidal occupée, de surcroît sous contrôle international,  comment imposer ses vues politico-financières à l'Etat malien, si tant est que la question de l'indépendance soit exclue des débats ? Les stratèges du MNLA décident donc de chercher de nouvelles zones d'occupation. Le projet semble, à première vue, fort difficile à concrétiser. Il faut effectuer ces prises sans bruit, ce qui ne va pas de soi par ces temps de guerre. Sachant tout le danger qui persiste sur les 1.600 kilomètres de frontières qui séparent le Mali de l'Algérie, la MINUSMA a carrément bouclé ce secteur en y mettant le plus gros de ses moyens.Il est impossible au MNLA de s'installer,  sans être vu, dans une quelconque localité de cette zone sous haute surveillance qui longe la région de Kidal. Il lui faut trouver une autre solution, plus discrète, plus efficace.Le MNLA songe alors à ses dizaines de combattants déguisés en civils et qui vivent, depuis belle lurette, dans des camps de réfugiés en Mauritanie. Il est décidé que certains de ces combattants se rendent, les mains nues, vers Léré où ils seraient rejoints par des combattants armés qui, déjouant la surveillance internationale, quitteraient Kidal et ses environs. Les réfugiés recevraient, lors de la jonction à Léré, des armes de leurs complices venus de Kidal.Le  groupe opérationnel ainsi formé n'aurait aucune peine à profiter de complicités civiles locales pour occuper, sans combat, trois ou quatre localités maliennes.Et si l'armée malienne tentait, ultérieurement, de l'en déloger par la force, elle serait accusée de reprendre les hostilités contre des combattants réputés présents en ces lieux depuis longtemps, c'est-à-dire bien avant l'accord de Ouagadougou.

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<b>Complicités</b>

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La première partie du plan du MNLA a marché comme sur des roulettes. Comme prévu, les combattants déguisés en réfugiés ont quitté les camps en Mauritanie pour se rendre au lieu de jonction avec leurs complices: Léré. Quant à la deuxième partie du plan, elle a, elle aussi, réussi en grande partie puisque les combattants armés du MNLA, à bord de  plusieurs pick-up, ont pu sans encombre quitter Kidal pour Léré, localité située à des centaines de kilomètres de la capitale des Ifoghas.

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<b>Bien entendu, il a fallu de lourdes complicités pour que la jonction réfugiés-combattants armés se réalise.</b> On peut comprendre (sans l'excuser) que les forces onusiennes de la MINUSMA, submergées de travail à la frontière algérienne, n'aient rien vu. Mais tout expert connaît les liens privilégiés entre les autorités mauritaniennes et les MNLA; tout expert sait également impossible qu'une colonne armée travserse le désert jusqu'à Kidal sans être aperçue par l'aviation et les satellites français qui patrouillent en permanence dans le ciel malien. La France aurait-elle donné son aval au plan machiavélique du MNLA ? Continuerait-elle à aider en sous-main les indépendantistes comme elle l'a fait lors de la reconquête militaire de Kidal ?

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<b>En tout état de cause, il y eut des fuites</b>. Informée des mouvements rebelles, l'armée malienne dépêche à Léré des renforts de la zone de défense numéro 2, celle de Ségou, commandée par un officier touareg loyaliste. Ce dernier prend lui-même la direction des opérations. A Foïta, près de Léré, les combats surprennent le MNLA qui espérait manoeuvrer en douce. Résultat: une vingtaine de morts dans ses rangs et une dizaine de prisonniers qui ont été évacués à Ségou avant de rejoindre Bamako. Il a fallu toute l'autorité du commandant malien pour que les prisonniers aient la vie sauve, tant nos soldats  étaient décidés à faire la peau à tout rebelle rencontré.

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<b>Sur les circonstances de l'affrontement, le lieutenan-colonel Souleymane Maïga, porte-parole de l'armée, déclare à <i>RFI: </i></b><i>« Nous avons constaté qu'il y a eu des vols de bétails. Des forains sont attaqués, dépossédés de leurs biens. La population se plaint de ce banditisme. Si des individus sèment la terreur au sein de la population en se faisant passer pour des combattants du MNLA, je pense qu’il y a un problème.»</i>. Le lieutenant-colonel Maiga est cependant connu pour mener l'opinion en bateau depuis qu'il animait, en janvier 2013, les points de presse de l'armée. Les explications qu'il donne ne concordent d'ailleurs pas avec le plan d'occupation discrète envisagé par les rebelles. C'est pourquoi nous faisons davantage confiance au récit fait par le capitaine malien Modibo Naman Traoré à nos confrères français du <i>Figaro</i>: <i>« Une patrouille militaire est tombée sur des hommes en armes se déplaçant à bord de quatre véhicules tout-terrain. Ils ont refusé d'obéir aux ordres des militaires et ont ouvert le feu sur les soldats, en blessant trois.»</i>. Interrogé par Le Figaro, Attaye Ag Mohamed, l'un des fondateurs du MNLA, a accusé l'armée d'avoir ouvert les hostilités en encerclant ses hommes. Il n'a fourni aucun bilan des combats.

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<b>Surenchère étouffée dans l'oeuf ?</b>

Si son plan avait abouti, le MNLA aurait revendiqué, lors de la reprise des négociations avec le Mali, le contrôle de nombreuses localités alors qu'aujourd'hui, il n'en contrôle aucune. Il en aurait profité pour faire de la surenchère en termes de révendications.D'autant qu'on nous révèle que le mouvement indépendantiste n'a pas très envie de discuter avec le nouveau ministre de la Réconciliation mais directement avec IBK.

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>Le 19 septembre sera chômé : Le roi du Maroc viendra avec une délégation de 300 personnes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/le-19-septembre-sera-chome-le-roi-du-maroc-viendra-avec-une-delegation-de-300-personnes-170228.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Sep 2013 07:27:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>IBK a été officiellement investi président de la République le 4 septembre 2013 au CICB et a prêté serment devant la Cour suprême solennellement réunie à l'occasion. Comme nous l'avions annoncé, des raisons de calendrier ont rendu nécessaire la tenue d'une seconde cérémonie qui aura         lieu au Stade du 26     Mars.</i></b>

<img class="alignleft size-full wp-image-135330" alt="Roi Mohamed VI" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/Roi-Mohamed-VI.jpg" width="350" height="197" /> Elle est destinée à rendre hommage à la communauté internationale pour le soutien apporté au Mali entre 2012 et 2013; à faire adouber le nouveau président par l'ensemble de la communauté internationale et à magnifier le retour de la démocratie au Mali. Pas moins de 43 chefs d'Etat sont invités dont nous publions à nouveau la liste.Entre autre personnalités qui ont confirmé leur venue, on compte le président français et les chefs d'Etat des 15 pays de la CEDEAO.

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<b>Invité royal et déclin diplomatique algérien</b>

L'invité-surprise sera sans doute le roi du Maroc, Sa Majesté  Mohamed VI. Il logera à l'ambassade du Maroc avec les 300 membres de sa délégation. La venue du roi a une signification politique et diplomatique profonde. En effet, le roi, comme son père Hassan II, n'a jamais mis les pieds dans notre pays malgré plusieurs tournées entreprises en Afrique de l'ouest. La raison de cette bouderie ? C'est que depuis les indépendances, le Mali a accordé sa reconnaissance diplomatique à la République Arabe Démocratique Saharaouie (RASD). Cette reconnaissance, décidée par le président Modibo Kéita par solidarité avec notre voisin algérien, n'a jamais pou être remise en cause de peur de représailles algériennes. Or la RASD n'existe que sur le papier; son territoire est contesté  et son écoinomie inexistante.Elle survit grâce aux subsides de l'Algérie et constitue l'enjeu d'une rivalité ancestrale entre l'Algérie et le Maroc. Le             Mali, pour tout dire, ne tire rien de ses relations fantomatiques avec cette république. Au contraire, les relations économiques entre le Mali et le Maroc n'ont cessé de se développer. En témoigne la prise de contrôle de la BIM par la marocaine Attijari Wafa Bank et l'entrée en force de Maroc-Télécom dans le capital de la Sotelma-Malitel.

La visite du roi sera de nature à revitaliser les relations diplomatiques entre le Mali et le Maroc.Elle traduit aussi un signe de changement géopolitique: le Mali, depuis l'arrivée des forces franco-onusiennes, n'est plus le pré carré de l'Algérie.

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<b>Hollande vient fêter sa victoire</b>

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La venue de François Hollande se conçoit elle aussi aisément: il a réussi dans notre pays une victoire éclair contre les jihadistes, libéré un pays ami du joug des banbdits, restauré l'image et la respectabilité de la puissance française et, par-dessus le marché, ramené la démocratie dans un pays tombé sous la coupe d'une junte militaire. Il était bon qu'il vienne souligner ces acquis aux yeux du monde entier.

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<b>La CEDEAO mérite des hommages</b>

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Quant aux chefs d'Etat de la CEDEAO, ils ont tenu le Mali à bout de bras depuis la chute du nord et du régime d'ATT. Sans eux, le Mali n'aurait jamais pu obtenir le soutien international massif qui lui a permis de mettre un pied hors du gouffre destinée  pour l’investiture du 19 septembre.

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<b>Danger sur la mobilisation populaire ?</b>

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Les préparatifs de la granbdiose cérémonie du 19 septembre vont bon train. La journée sera chômée et payée. Le stade du 26 mars et l'aéroport international de Bamako-Sénou font leur toilette. Les voies qui donnent accès au stade sont en train d'être rénovées. A côté de ses préparatifs matériels, on oeuvre à la mobilisation de la foule en vue de remplir le stade. C'est là que le bât risque de blesser. En effet, les partis et candidats ralliés à IBK au second tour ne semblent pas prêts à s'investir pour réussir la mobilisation populaire: ils se plaignent, pour la plupart, d'avoir été oubliés lors de la formation du gouvernement et tiennent, par leur inertie, à la faire savoir au chef de l'Etat. L'un des multiples alliés transhumants nous confie, amer, que lui et ses pairs n'ont même plus de contact téléphonique ni avec IBK, ni, encore moins, avec les deux hommes qu'ils voyaient régulièrement :  Cheik Oumar Diarrah, actuel ministre chargé de la Réconciliation et du Développement du nord, et Mamadou  Camara, actuel directeur de cabinet du président. Les alliés transhumants déclarent également qu'ils n'ont pas été associés à l'organisation de la cérémonie du 19 septembre. Certains envisageraient même de faire dérouler dans le stade des banderoles contestant la composition du gouvernement d'Oumar Tatam Ly.

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<b>Il urge, à notre avis, de revoir l'aspect mobilisation de la cérémonie pour éviter à notre pays une nouvelle humiliation publique</b>. Car cette cérémonie doit être l'occasion pour Ibrahim Boubacar Kéita de montrer que tous les Maliens adhèrent à sa cause.

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<b>Abdoulaye Guindo</b>

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<title> Ahamadou Soukona : &amp;quot;Dramane prépare un congrès extraordinaire de l&amp;apos;Adema le 28 septembre 2013&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ahamadou-soukona-dramane-prepare-un-congres-extraordinaire-de-ladema-le-28-septembre-2013-170220.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Sep 2013 07:07:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Dans l'entretien à bâtons rompus qu'il nous a accordé, le neuvième vice-président de l'Adema fait beaucoup d'autres révélations. Lisez plutôt...</i></b>

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[caption id="attachment_170221" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-170221" alt=" Ahamadou Soukona  " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Soukouna.jpg" width="350" height="232" /> <br />Ahamadou Soukona (photo P-V)[/caption]

Soukona, que nous avons rencontré à son bureau, sis à l'ACI 2000, commence par tirer les  enseignements de l'élection présidentielle: <i>"Le Mali  est doté d'un président démocratiquement élu à qui je souhaite bon vent, beaucoup de succès et de réussite. Je note l'échec de mon parti, l'ADEMA</i>. <i>Ce grand parti représentait, de 1992 à nos jours, 33 à 35% de l'électorat: il est tombé à moins de 10%. Cela mérite des explications !"</i>.

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<b>Notre interlocuteur analyse de la chute électorale de l'Adema:</b> <i>"Dans une organisation politique, il y a des règles mais quand ces règles ne sont pas respectées, ça donne les résultats que nous avons obtenus à l'ADEMA. Celui qui a été choisi comme candidat du parti ne figure qu'en 49ème position sur la liste des 80 membres du Comité Exécutif. En le choisissant, on a déjà bafoué les règles élémentaires du parti. En plus, ceux qui ont fait ce choix n'ont pas été capables de motiver leur décision, c'est-à-dire d'expliquer  les critères qui les ont conduits à choisir Dramane au détriment du président du parti, des vice-présidents, du secrétaire politique, etc. La direction nationale du parti a demandé à la commission de bons offices de dire pourquoi elle a choisi Dramane Dembélé: elle a refusé. Les résultats électoraux du parti s'expliquent donc par le fait que le candidat choisi n'était pas le bon. Il n'est pas connu au sein du parti ni à fortiori à l'intérieur du pays. Certains, comme moi, ont accepté le choix par militantisme; d'autres ont quitté le parti."</i>.

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<b>Soukona avoue avoir battu très mollement campagne pour Dramane Dembélé à Yélimané car il ne le croyait pas capable de gagner: </b><i>"Si Dramane, qui a eu 9% des voix, n'était pas le candidat du parti, il n'aurait même pas eu 0,001% ! Ceux qui, comme moi, désapprouvaient la candidature de Dramane ont, au vu des résultats, rappelé qu'ils avaient eu raison.</i> <i>Ceux qui soutiennent Dramane pensent, au contraire, qu'il a été trahi. L'affrontement entre ces deux camps a instauré un climat malsain au sein de l'Adema</i>.".

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<b>Soukona révèle au passage: <i>"Dramane et ses amis ont instauré dans le parti des méthodes qui frôlent le hooliganisme. Chaque fois qu'il y a des réunions importantes du parti, ils se font accompagner de loubards qui viennent se poster devant le siège, la salle où délibère le Comité Exécutif, choses qu'on n'avait jamais connues à l'Adema"</i>.  </b>Notre interlocuteur espère que ce climat  malsain ne jouera pas négativemernt sur les prochaines législatives car celles-ci sont dominées par la base et non par la direction du parti: <i>"Depuis 1992, l'Adema a adopté une démarche qui consiste, pour les élections de proximités (législatives, communales), à laisser les listes d'alliances à l'appréciation de la base car chaque localité à ses réalités et spécificités. Par exemple, à Sikasso, l'Adema peut être en bons termes avec le RPM; à Kolokani, le RPM peut devenir un adversaire irréductible. Donc, les alliances globales dans ce genre d'élections ne marcheront jamais. On laisse toujours le soin aux structures à la base de choisir les partis avec lesquels ils souhaitent aller aux élections. C'est la même démarche que nous avons décidé d'adopter cette fois-ci. Nous avons demandé aux structures de base de faire des alliances prometteuses. Chaque section est libre de travailler en ce sens. Il peut y avoir des rivalités à l'interne entre de potentiels candidats : là le Comité Exécutif peut arbitrer."</i>.

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<b>Soukona nous entretient ensuite des démarches que Dramane DSembélé mène à présent en, vue d'un congrès extraordinaire du parti: </b> <i>"A la réunion du Comité Exécutif du mercredi 11 septembre 2013, Dramane a déclaré qu'il a suscité et continuerait de susciter des demandes des structures de base en vue de provoquer  un congrès extraordinaire du parti. Nous sommes au courant que la plupart des lettres de structures produites en ce sens sont fabriquées à Bamako; selon les textes, il appartient plutôt aux conférences de sections du parti de demander la tenue d'un congrès extraordinaire. Je</i> <i>pense que Dramane et ses amis sont dans la logique de détruire notre parti. Le choix même de Dramane comme candidat tenait, à mon avis, à une volonté d'anéantir l'Adema. A quelle fin ? Je l'ignore pour le moment. Vouloir tenir un congrès extraordinaire à la veille des législatives n'est pas fait pour renforcer l'Adema. Comment s'entre-déchirer dans les sections, sous-sections, comités et  Comité Exécutif pour aller tgranbquillement gagner les législatives ? L'échec de Dramane à la présidentielle était prémédité et on veut rééditer cet échec aux législatives afin que l'Adema soit définitivement enterrée. J'en suis convaincu."</i>.

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<b>Soukona pense qu'il faut renforcer les structures en termes matériels et financiers, engranger le maximum de résultats aux législatives avant d'envisager un congrès ordinaire en vue renouveler les instances du parti.</b> <i>"Mais tenir un congrès extraordinaire le 28 septembre 2013, comme Dramane et ses amis l'envisagent, c'est absurde. Peut-être qu'ils veulent créer leur propre parti ce jour-là ! Je me souviens que Dramane a toujours bafoué les règles de l'Adema. Lors des primaires, c'est le seul candidat qui a envoyé des missions dans toutes les sections. On a souligné cette irrégularité au niveau de la commission de bons offices, mais elle n'en a pas tenu compte et pour cause ! C'est à cause de la cupidité de cette commission que le parti  se retrouve dans cette situation! Les ennemis de l'Adema nous trouveront, en tout cas, sur leur chemin car nous ne leur permettrons jamais de détruire le parti. Ceux qui ne s'estiment pas heureux dans le parti peuvent plier bagage comme d'autres l'ont fait. Nous, nous restons là-dedans ! Nous avons donné plus de 20 ans de notre vie à l'Adema; il n'est pas question de le laisser entre les mains des aventuriers."</i>

<i> </i>

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<b>Soukona réserve son jugement sur le nouveau gouvernement et appelle les militants à refaire de l'Adema la première force parlementaire du pays après la défaite à la présidentielle</b>: <i>"L'élection du président de la République est une affaire entre un homme et un peuple, mais les élections de proximité, c'est une affaire entre partis politiques</i>.".

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<b>Propos recueillis par Abdoulaye Koné</b>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial : Procès&#45;verbal, le leader de l&amp;apos;information</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-proces-verbal-le-leader-de-linformation-170216.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Sep 2013 06:56:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Depuis 2008 que votre journal a vu le jour, il ne s'est pas départi de sa vocation de vous livrer les dessous de l'actualité dans la plus grande indépendance, sans jamais injurer ni diffamer. </i></b>

<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>

Quand le nord du Mali est tombé sous la coupe des rebelles, votre journal a eu des correspondants qui, tous les lundis, rendaient compte du calvaire de nos compatriotes. Nous avons été, à cette période, les premiers à annoncer que le président du MNLA, Bilal Ag Chérif, blessé lors de combats livrés aux islamistes, avait été évacué de Gao par hélicoptère militaire burkinabè. Information confirmée, deux jours plus tard, par le chef de la diplomatie burkinabè, Bassolé. Nous avons été les premiers à annoncer que les armes commandées par ATT avaient été bloquées par la CEDEAO dans les ports de Conakry, de Dakar et d'Abidjan.

&nbsp;

Sous la Transition, nous vous avons, entre autres, fait les révélations suivantes:

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-  la tentative du gouvernement de faire main basse, sous prétexte de payer 200 véhicules à l'armée, sur les 8,5 milliards du <i>Fonds d'Accès Universel </i>alimenté par les cotisations des sociétés de téléphonie mobile: la révélation a obligé le Premier Ministre à bloquer les fonds dans un compte spécial et à ne plus y toucher;

&nbsp;

- la démission avortée du Premier Ministre Django Cissoko suite à une altercation avec Tieman H. Coulibaly, chef de la diplomatie;

- la tentative du gouvernement de multiplier par 7 les émoluments des ministres et du Premier Ministre: la révélation a obligé le gouvernement à surseoir à la mesure, un ministre allant jusqu'à soupçonner ouvertement, en conseil des ministres, ses collègues de l'avoir <i>"vendu"</i> à la presse;

- la faute du président Dioncounda Traoré, qui a oublié de se rendre ou de se faire représenter aux obsèques des soldats tchadiens morts dans le massif du <i>Tighergar </i>: l'oubli ne sera réparé que trois mois plus tard et le président tchadien, Déby, en garde à présent rancune aux autorités de la Transition;

-l'ouverture d'une information judiciaire au pôle économique de Bamako dans l'affaire des 21 bérets rouges disparus;

&nbsp;

- le texte intégral du projet de loi sur l'enrichissement illicite

&nbsp;

- l'expulsion de 50 soldats maliens de Kidal par les forces françaises;

&nbsp;

- la non-invitation du général Sanogo à la cérémonie d'investiture d'IBK;

&nbsp;

- la dissolution du Comité de reformes présidé par Sanogo: cette annonce sera nuancée par le fait que le Comité n'a pas été dissous mais que Sanogo en a plutôt perdu la présidence sans y être remplacé;

&nbsp;

- la nomination d'Oumar Tatam Ly à la primature par IBK et celle de Toumani Djimé Diallo au secrétariat général de la présidence...

&nbsp;

En somme, votre journal traque l'information où qu'elle se trouve. Il ne s'émeut pas outre mesure quand certains de ses confrères tentent, sans succès d'ailleurs, de le démentir ou de s'attribuer la paternité de ses scoops.

&nbsp;

Les lecteurs savent aussi tout l'intérêt de notre chronique satirique des lundis et la pertinence de nos analyses. Leurs nombreux coups de fil, après chaque parution, nous encouragent à persévérer dans la voie que nous avons choisie, celle de l'information vraie et de l'opinion libre.

&nbsp;

A présent qu'un pouvoir nouveau s'installe, celui d'IBK, nous nous donnerons les moyens de le suivre à la trace.Sans complaisance ni acharnement.

<b> </b>

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Reflexion politique : Une Adema rénovée au service d&amp;apos;IBK ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/reflexion-politique-une-adema-renovee-au-service-dibk-170218.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/reflexion-politique-une-adema-renovee-au-service-dibk-170218.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Sep 2013 03:45:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>S'il faut tirer le chapeau à Dioncounda Traoré pour avoir gardé le cap et conduit à bon port le bateau Mali malgré le sale temps, il n'en laisse pas moins derrière lui une bonne compagnie de mécontents. Du président tchadien à Django Cissoko, en passant par le FDR et les travailleurs de Koulouba, le syndicat de ses victimes présente un cahier de doléances longue comme une épée de jihadiste. Petite revue de détails ...</b>

&nbsp;

<img class="aligncenter size-full wp-image-168358" alt="IBK_Dioncounda" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/IBK_Dioncounda1.jpg" width="610" height="424" />Dès qu'il a passé le pouvoir à Ladji Bourama,  Dioncounda Traoré a quitté Koulouba pour s'installer dans la splendide maison de retraite qu'il s'est aménagée - par décret, bien sûr- à l'ex-base aérienne de Bamako. Il a suffi qu'il tourne le dos pour que dans la plupart des bureaux de Koulouba, ses photos officielles soient hâtivement décrochées puis jetées à terre. Tout badaud qui faisait un tour au palais dans l'après-midi du 4 septembre 2013 aurait  vu lesdites photos piétinées par le personnel qui réclamait à hauts cris leur remplacement par les portraits de Ladji Bourama, le nouveau patron.

<b> </b>

<b> </b>

<b>Pourquoi les travailleurs de la présidence ne veulent-ils plus voir Dioncounda, même en peinture ? </b>

Qu'a fait le compère au  désarmant sourire pour qu'on lui garde une dent longue comme une défense d'éléphant ? Eh bien ! A sa prise de fonctions, en avril 2012, Dioncounda n'a pas réuni le personnel (le grand et le petit) pour lui dire : <i>"Bonjour, je suis votre nouveau chef; comment allez-vous? Bien, merci !".</i> Faire des salamalecs, surtout à plus petit que soi, importe dans notre culture mais Dioncounda, mathématicien émérite, n'a pas tout à fait le sens du protocole culturel. Il s'est donc contenté de travailler en vase clos avec les seules têtes dont il avait besoin: son Secrétaire Général, quelques conseillers et, bien entendu, l'inévitable direction financière qui détient les cordons de la bourse.J'ai bien dit en <i>vase clos</i>: or, le petit personnel ne trouve strictement aucune miette de gâteau à grignoter si les vases ne sont pas communicants de haut en bas.

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C'était vraiment la galère à Koulouba, surtout que par profession (enseignant !), Dioncounda ne se déleste facilement de son argent de poche.La visite des bastonneurs de <i>Yerewolo Ton</i> a aggravé les choses puisqu'après cette mémorable séance de caresses, on ne voyait même plus le président ni, encore moins, la couleur de ses jetons. Voilà, peut-être, pourquoi il a annulé une cérémonie qui, depuis que le monde est monde, se tient à Koulouba et qui donne l'occasion aux agents subalternes de serrer la main du chef: la présentation de voeux de nouvel an. La cérémonie avait bien été programmée en janvier 2013 mais Dioncounda a préféré recevoir les voeux d'autres corps et personnalités venus du diable vauvert. Du coup, la petite armée de plantons, de secrétaires, de gardes et de conseillers de Koulouba s'est sentie méprisée comme une crotte d'âne. Pour rien arranger, en quittant le pouvoir, Dioncounda n'a pas daigné réunir ses collaborateurs pour les remercier. Et il a poussé le bouchon jusqu'à distribuer un sac de décorations aux ministres et assimilés, sans songer une seconde aux petites mains de la présidence. <i>"Décrets, bureaux, cérémonies, voitures, médailles, tout passe par nos pauvres mains avant de servir à quoi que ce soit !"</i>, s'indigne le personnel qui ne pardonne pas à l'ancien président son manque de tact. Ledit personnel souligne un autre coup fourré de l'aéncien président : alors que ses prédécesseurs, avant de vider le plancher, trouvaient un poste de recasement pour les travailleurs les plus qualifiés de Koulouba, lui les a tous laissés là entre les mains du bon Dieu. A présent, tout le monde prie, <i>inch Allah</i>, pour que Ladji Bourama soit aussi charitable qu'on le dit; sinon, le kwashorkor ne sera pas loin...

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<b>Ses subordonnés ne sont pas seuls à se plaindre de Dioncounda.</b>

<b> </b>

Le président tchadien Idriss Déby Itno n'a pas, lui non plus, fini de faire le bilan des avanies que lui a infligées l'ancien président. En effet, quand 26 soldats tchadiens sont tués par les <i>jihadistes</i> dans le <i>Tigherghar</i>, Dioncounda n'a ni assisté à leurs funérailles, ni ne s'y est fait officiellement représenter, ni, encore moins, décoré les martyrs dont 4 officiers supérieurs. Il aurait pu réparer la faute dans la foulée de la révélation qu'en a faite votre journal mais il a préféré attendre trois longs mois pour se rendre au Tchad et y présenter de plates excuses ainsi que de malheureuses médailles.Il ne tardera d'ailleurs pas à récidiver. Le 5 juin 2013, lors de la remise du <i>Prix Houphouët Boigny pour la recherche de la Paix</i> à François Hollande, en présence d'une foule de chefs d'Etat dont Déby,  il se lance, à l'endroit du président français, dans des éloges dignes de Ballka Fasséké, l'ancêtre de nos griots. Il ne lui manquait plus que la flûte et le balafon pour remporter le <i>Grammy Awards</i> remis naguère à Ali Farka Touré. En revanche, il n'a pas un mot pour saluer l'héroïsme du Tchad, de ses soldats et de son président. Déby, qui a, on le dévine, une très haute opinion de lui-même, étouffe des sanglots. Sans se douter de rien, Dioncounda, qui a pourtant des yeux pour voir et des oreilles pour entendre,  inflige à son homologue tchadien  une nouvelle piqure de rappel au goût de nivaquine. Le 14 juillet 2013, anniversaire de la révolution française, il y va d'un nouveau couplet à la gloire de François Hollande, le libérateur, auquel il remet une énième décoration. Déby, une nouvelle fois présent à la cérémonie, pardon!, au supplice, ne reçoit pas l'ombre d'une médaille ! Pauvre Déby!Il met des semaines à digérer les couleuvres que Dioncounda lui a fait avaler (sans un verre d'eau, s'il vous plaît !). On se demande même s'il n'a pas eu recoures à des tranquillants et à une boîte de somnifères. Il finit par prendre la vie du bon côté et prend sur lui de demander à son homologue malien d'user de son influence auprès de Hollande et de Ban Ki Moon pour qu'un officier tchadien prenne la tête de la mission onusienne au Mali: la Minusma. Dioncounda, fort éloquent en d'autres occasions, se montre piètre avocat en l'occurrence. Résultat des courses: l'ONU préfère au candidat tchadien un obscur général rwandais au motif que ce dernier serait plus diplômé. Déby en a des larmes aux yeux : de quel diplôme pourrait-on se prévaloir face à son armée qui vient de nettoyer, à ses propres frais (50 milliards de FCFA!) et au prix de 26 morts, les montagnes du <i>Tighergar </i>de leurs occupants <i>jihadistes</i> ? Et comment aurait-on pu, si le Mali avait insisté, choisir un officier venu des collines du Rwanda alors que son candidat à lui connaît chaque dune des <i>Ifoghas</i> sur le bout du fusil ? Déby se convainc d'une chose : Dioncounda n'a rien fait pour appuyer sa demande auprès de qui de droit.Il rumine sa vengeance. Lorsqu'il apprend que l'ex-président malien, en fin de mandat, fait le tour des capitales sous-régionales pour décorer les chefs d'Etat, Déby lui fait savoir qu'il ne se prêterait pas à ce cirque. Son directeur de cabinet, qui appelle Koulouba pour livrer ce gentil message, utilise l'adjectif  <i>"inopportun" </i>pour qualifier le projet de décoration de Déby.Ambiance... Vous comprenez maintenant pourquoi Ladji Bourama, avant de prendre ses fonctions, a tenu à se rendre auprès de Déby pour en appeler  à sa clémence. Comme Ladji Bourama s'y entend en versets et en prières coraniques et qu'entre musulmans on ne se refuse pas grand-chose, il a pu calmer son hôte, au grand dam d'Iyad Ag Ghali.

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<b>Le troisième groupe de grognards qui cherche la tête de Dioncounda s'appelle FDR.</b>

Ce regroupement politique s'est battu bec et ongle pour bouter la junte du pouvoir et installer Dioncounda dans le fauteuil abandonné par le <i>"Vieux Commando"</i> lorsqqu'il s'est enfui à dos d'homme. Mais voilà : une fois assis au milieu des gigots de mouton du palais, l'homme à l'écharpe blanche, sans perdre le sourire, a laissé choir ses amis anti-putsch pour faire une  cour assidue au capitaine Sanogo propulsé, au saut du lit, président du Comité de reforme militaire machin puis général de corps d'armée ! Ne s'arrêtant pas en si bon chemin, Dioncounda ne fait rien pour la victoire des candidats du FDR à la présidentielle.Signe éloquent de son ralliement à Ladji Bourama, il envoie son  fils spirituel, Tiéman Coulibaly, étaler sa natte de nomade à Sébénicoro. Pour couronner le tout, il joue en coulisses pour que Dramane Dembélé, l'un de ses bons enfants, transhume lui aussi vers Sébénicoro au motif (<i>gâteau-tique</i>, bien sûr!) que lui et Ladji Bourama font tous deux partie de l'<i>Internationale Socialiste</i>. Comme si Dra avait oublié l'<i>Internationale</i> en se présentant contre Ladji Bourama! Il n'en faut pas plus pour qu'Iba Ndjaye, vice-président du FDR, prenne sa plus mielleuse plume pour écrire tout le bien qu'il pense de Dioncounda. Et d'ajouter en substance: <i>"Si c'était à refaire, nous ne ferions rien pour que vous dirigiez la Transition!"</i>. En clair: <i>" Camarade, Tu nous dois ton festin de 18 mois et tu nous as ôté le pain de la bouche en partant. Qu'Allah soubahana taallah te rétribue !"</i>.

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<b>Dernier à date à s'inscrire au syndicat des victimes :  Django Cissoko. </b>

Depuis sa nomination à la primature, Django avait maintenu au chaud la Médiature de la République en vue de s'y réinstaller à la fin de la Transition. Personne d'autre n'y a été nommé entre-temps.Django espérait qu'avant de se séparer en amis, Dioncounda signerait le décret le nommant à nouveau Médiateur, un coin où, soit dit en passant, on se lèche les coudes sans rien faire de ses dix doigts, avec des indemnités et des commodités dignes d'un émir pétrolier. Dioncounda n'a pas signé le fameux décret, obligeant Django, que le travail rajeunit sans doute, à aller plaider sa cause auprès de Ladji Bourama. Sans garantie de succès puisque Ladji répète à tout venant  qu'il n'y aura pas de gâteau à partager. Les mauvais comptes faisant les bons ennemis, Dioncounda n'a plus du tout intérêt à croiser la route de Django..

.

<b>Avec tant d'ennemis en vadrouille dans la nature, l'ancien président ferait bien de louer aussi souvent que possible l'escorte géante de son ami Sanogo</b>. Ladite escorte, hérissée de mitrailleuses et de lance-roquettes, a fait ses preuves car du <i>"Vieux Commando"</i> aux <i>bérets rouges</i>, en passant par les <i>jihadistes</i> et les commandos de Serval, de la MISMA et la MINUSMA, nul n'a pu soumettre Sanogo à une bastonnade. Tout le monde ne peut en dire autant, hein ?

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique : Le syndicat des victimes de Dioncounda</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-le-syndicat-des-victimes-de-dioncounda-170223.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Sep 2013 03:13:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>S'il faut tirer le chapeau à Dioncounda Traoré pour avoir gardé le cap et conduit à bon port le bateau Mali malgré le sale temps, il n'en laisse pas moins derrière lui une bonne compagnie de mécontents. Du président tchadien à Django Cissoko, en passant par le FDR et les travailleurs de Koulouba, le syndicat de ses victimes présente un cahier de doléances longue comme une épée de jihadiste. Petite revue de détails ...</b></em>

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[caption id="attachment_164372" align="alignleft" width="245"]<img class="size-full wp-image-164372" alt="Le président par intérim sortant malien, Dioncounda Traoré, le 17 juillet 2013 à Abuja  © AFP" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/08/Dioncounda.jpg" width="245" height="163" /> Le président par intérim sortant malien, Dioncounda Traoré, le 17 juillet 2013 à Abuja<br />© AFP[/caption]

Dès qu'il a passé le pouvoir à Ladji Bourama,  Dioncounda Traoré a quitté Koulouba pour s'installer dans la splendide maison de retraite qu'il s'est aménagée - par décret, bien sûr- à l'ex-base aérienne de Bamako. Il a suffi qu'il tourne le dos pour que dans la plupart des bureaux de Koulouba, ses photos officielles soient hâtivement décrochées puis jetées à terre. Tout badaud qui faisait un tour au palais dans l'après-midi du 4 septembre 2013 aurait  vu lesdites photos piétinées par le personnel qui réclamait à hauts cris leur remplacement par les portraits de Ladji Bourama, le nouveau patron.

<b> </b>

<b> </b>

<b>Pourquoi les travailleurs de la présidence ne veulent-ils plus voir Dioncounda, même en peinture ? </b>

Qu'a fait le compère au  désarmant sourire pour qu'on lui garde une dent longue comme une défense d'éléphant ? Eh bien ! A sa prise de fonctions, en avril 2012, Dioncounda n'a pas réuni le personnel (le grand et le petit) pour lui dire : <i>"Bonjour, je suis votre nouveau chef; comment allez-vous? Bien, merci !".</i> Faire des salamalecs, surtout à plus petit que soi, importe dans notre culture mais Dioncounda, mathématicien émérite, n'a pas tout à fait le sens du protocole culturel. Il s'est donc contenté de travailler en vase clos avec les seules têtes dont il avait besoin: son Secrétaire Général, quelques conseillers et, bien entendu, l'inévitable direction financière qui détient les cordons de la bourse.J'ai bien dit en <i>vase clos</i>: or, le petit personnel ne trouve strictement aucune miette de gâteau à grignoter si les vases ne sont pas communicants de haut en bas.

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C'était vraiment la galère à Koulouba, surtout que par profession (enseignant !), Dioncounda ne se déleste facilement de son argent de poche.La visite des bastonneurs de <i>Yerewolo Ton</i> a aggravé les choses puisqu'après cette mémorable séance de caresses, on ne voyait même plus le président ni, encore moins, la couleur de ses jetons. Voilà, peut-être, pourquoi il a annulé une cérémonie qui, depuis que le monde est monde, se tient à Koulouba et qui donne l'occasion aux agents subalternes de serrer la main du chef: la présentation de voeux de nouvel an. La cérémonie avait bien été programmée en janvier 2013 mais Dioncounda a préféré recevoir les voeux d'autres corps et personnalités venus du diable vauvert. Du coup, la petite armée de plantons, de secrétaires, de gardes et de conseillers de Koulouba s'est sentie méprisée comme une crotte d'âne. Pour rien arranger, en quittant le pouvoir, Dioncounda n'a pas daigné réunir ses collaborateurs pour les remercier. Et il a poussé le bouchon jusqu'à distribuer un sac de décorations aux ministres et assimilés, sans songer une seconde aux petites mains de la présidence. <i>"Décrets, bureaux, cérémonies, voitures, médailles, tout passe par nos pauvres mains avant de servir à quoi que ce soit !"</i>, s'indigne le personnel qui ne pardonne pas à l'ancien président son manque de tact. Ledit personnel souligne un autre coup fourré de l'aéncien président : alors que ses prédécesseurs, avant de vider le plancher, trouvaient un poste de recasement pour les travailleurs les plus qualifiés de Koulouba, lui les a tous laissés là entre les mains du bon Dieu. A présent, tout le monde prie, <i>inch Allah</i>, pour que Ladji Bourama soit aussi charitable qu'on le dit; sinon, le kwashorkor ne sera pas loin...

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<b>Ses subordonnés ne sont pas seuls à se plaindre de Dioncounda.</b>

<b> </b> Le président tchadien Idriss Déby Itno n'a pas, lui non plus, fini de faire le bilan des avanies que lui a infligées l'ancien président. En effet, quand 26 soldats tchadiens sont tués par les <i>jihadistes</i> dans le <i>Tigherghar</i>, Dioncounda n'a ni assisté à leurs funérailles, ni ne s'y est fait officiellement représenter, ni, encore moins, décoré les martyrs dont 4 officiers supérieurs. Il aurait pu réparer la faute dans la foulée de la révélation qu'en a faite votre journal mais il a préféré attendre trois longs mois pour se rendre au Tchad et y présenter de plates excuses ainsi que de malheureuses médailles.Il ne tardera d'ailleurs pas à récidiver. Le 5 juin 2013, lors de la remise du <i>Prix Houphouët Boigny pour la recherche de la Paix</i> à François Hollande, en présence d'une foule de chefs d'Etat dont Déby,  il se lance, à l'endroit du président français, dans des éloges dignes de Ballka Fasséké, l'ancêtre de nos griots. Il ne lui manquait plus que la flûte et le balafon pour remporter le <i>Grammy Awards</i> remis naguère à Ali Farka Touré. En revanche, il n'a pas un mot pour saluer l'héroïsme du Tchad, de ses soldats et de son président. Déby, qui a, on le dévine, une très haute opinion de lui-même, étouffe des sanglots. Sans se douter de rien, Dioncounda, qui a pourtant des yeux pour voir et des oreilles pour entendre,  inflige à son homologue tchadien  une nouvelle piqure de rappel au goût de nivaquine. Le 14 juillet 2013, anniversaire de la révolution française, il y va d'un nouveau couplet à la gloire de François Hollande, le libérateur, auquel il remet une énième décoration. Déby, une nouvelle fois présent à la cérémonie, pardon!, au supplice, ne reçoit pas l'ombre d'une médaille ! Pauvre Déby!Il met des semaines à digérer les couleuvres que Dioncounda lui a fait avaler (sans un verre d'eau, s'il vous plaît !). On se demande même s'il n'a pas eu recoures à des tranquillants et à une boîte de somnifères. Il finit par prendre la vie du bon côté et prend sur lui de demander à son homologue malien d'user de son influence auprès de Hollande et de Ban Ki Moon pour qu'un officier tchadien prenne la tête de la mission onusienne au Mali: la Minusma. Dioncounda, fort éloquent en d'autres occasions, se montre piètre avocat en l'occurrence. Résultat des courses: l'ONU préfère au candidat tchadien un obscur général rwandais au motif que ce dernier serait plus diplômé. Déby en a des larmes aux yeux : de quel diplôme pourrait-on se prévaloir face à son armée qui vient de nettoyer, à ses propres frais (50 milliards de FCFA!) et au prix de 26 morts, les montagnes du <i>Tighergar </i>de leurs occupants <i>jihadistes</i> ? Et comment aurait-on pu, si le Mali avait insisté, choisir un officier venu des collines du Rwanda alors que son candidat à lui connaît chaque dune des <i>Ifoghas</i> sur le bout du fusil ? Déby se convainc d'une chose : Dioncounda n'a rien fait pour appuyer sa demande auprès de qui de droit.Il rumine sa vengeance. Lorsqu'il apprend que l'ex-président malien, en fin de mandat, fait le tour des capitales sous-régionales pour décorer les chefs d'Etat, Déby lui fait savoir qu'il ne se prêterait pas à ce cirque. Son directeur de cabinet, qui appelle Koulouba pour livrer ce gentil message, utilise l'adjectif  <i>"inopportun" </i>pour qualifier le projet de décoration de Déby.Ambiance... Vous comprenez maintenant pourquoi Ladji Bourama, avant de prendre ses fonctions, a tenu à se rendre auprès de Déby pour en appeler  à sa clémence. Comme Ladji Bourama s'y entend en versets et en prières coraniques et qu'entre musulmans on ne se refuse pas grand-chose, il a pu calmer son hôte, au grand dam d'Iyad Ag Ghali.

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<b>Le troisième groupe de grognards qui cherche la tête de Dioncounda s'appelle FDR.</b>

Ce regroupement politique s'est battu bec et ongle pour bouter la junte du pouvoir et installer Dioncounda dans le fauteuil abandonné par le <i>"Vieux Commando"</i> lorsqqu'il s'est enfui à dos d'homme. Mais voilà : une fois assis au milieu des gigots de mouton du palais, l'homme à l'écharpe blanche, sans perdre le sourire, a laissé choir ses amis anti-putsch pour faire une  cour assidue au capitaine Sanogo propulsé, au saut du lit, président du Comité de reforme militaire machin puis général de corps d'armée ! Ne s'arrêtant pas en si bon chemin, Dioncounda ne fait rien pour la victoire des candidats du FDR à la présidentielle.Signe éloquent de son ralliement à Ladji Bourama, il envoie son  fils spirituel, Tiéman Coulibaly, étaler sa natte de nomade à Sébénicoro. Pour couronner le tout, il joue en coulisses pour que Dramane Dembélé, l'un de ses bons enfants, transhume lui aussi vers Sébénicoro au motif (<i>gâteau-tique</i>, bien sûr!) que lui et Ladji Bourama font tous deux partie de l'<i>Internationale Socialiste</i>. Comme si Dra avait oublié l'<i>Internationale</i> en se présentant contre Ladji Bourama! Il n'en faut pas plus pour qu'Iba Ndjaye, vice-président du FDR, prenne sa plus mielleuse plume pour écrire tout le bien qu'il pense de Dioncounda. Et d'ajouter en substance: <i>"Si c'était à refaire, nous ne ferions rien pour que vous dirigiez la Transition!"</i>. En clair: <i>" Camarade, Tu nous dois ton festin de 18 mois et tu nous as ôté le pain de la bouche en partant. Qu'Allah soubahana taallah te rétribue !"</i>.

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<b>Dernier à date à s'inscrire au syndicat des victimes :  Django Cissoko. </b>

Depuis sa nomination à la primature, Django avait maintenu au chaud la Médiature de la République en vue de s'y réinstaller à la fin de la Transition. Personne d'autre n'y a été nommé entre-temps.Django espérait qu'avant de se séparer en amis, Dioncounda signerait le décret le nommant à nouveau Médiateur, un coin où, soit dit en passant, on se lèche les coudes sans rien faire de ses dix doigts, avec des indemnités et des commodités dignes d'un émir pétrolier. Dioncounda n'a pas signé le fameux décret, obligeant Django, que le travail rajeunit sans doute, à aller plaider sa cause auprès de Ladji Bourama. Sans garantie de succès puisque Ladji répète à tout venant  qu'il n'y aura pas de gâteau à partager. Les mauvais comptes faisant les bons ennemis, Dioncounda n'a plus du tout intérêt à croiser la route de Django..

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<b>Avec tant d'ennemis en vadrouille dans la nature, l'ancien président ferait bien de louer aussi souvent que possible l'escorte géante de son ami Sanogo</b>. Ladite escorte, hérissée de mitrailleuses et de lance-roquettes, a fait ses preuves car du <i>"Vieux Commando"</i> aux <i>bérets rouges</i>, en passant par les <i>jihadistes</i> et les commandos de Serval, de la MISMA et la MINUSMA, nul n'a pu soumettre Sanogo à une bastonnade. Tout le monde ne peut en dire autant, hein ?

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Oumar Tatam Ly dans la mare aux caïmans</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/oumar-tatam-ly-dans-la-mare-aux-caimans-168791.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Sep 2013 06:00:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Procès-Verbal,</i></b><b><i> avant tous ses confrères nationaux et internationaux, révélait dans sa livraison n° 224 du 2 septembre 2013 que le nouveau chef de l'Etat s'apprêtait à nommer Oumar Tatam Ly au poste très convoité de Premier Ministre. L'information fut confirmée officiellement dans la soirée du 5 août 2013, juste au lendemain de la prestation de serment d'IBK. Pourquoi, parmi ses nombreux collaborateurs et sa ribambelle d'alliés politiques, le nouvel élu a-t-il porté son choix sur Oumar Tatam Ly pour diriger le gouvernement ? </i></b>

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[caption id="attachment_168567" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-168567" alt="Oumar Tatam Ly" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Oumar-Tatam1.jpg" width="610" height="455" /> Oumar Tatam Ly[/caption]

<b>La première raison réside dans la confiance totale qu'IBK voue à Ly</b>.

Celui-ci est presque un fils pour IBK. Il est, en effet, le fils d'Ibrahim Ly, l'auteur de <i>Toiles d'araignée</i>, opposant connu au parti unique UDPM qui a milité dans le même vieux parti clandestin (le Parti Malien du Travail) qu'IBK. La mère du nouveau Premier Ministre, Ly MadinaTall, provient du même terroir qu'IBK (Koutiala); ce dernier était d'ailleurs l'adjoint de Madame Ly lorsqu'elle dirigeait, en 1992, le staff de campagne du candidat de l'Adema, Alpha Oumar Konaré. De surcroît, le frère cadet de MadinaTall, El-Hadj Oumar Tall, ex-directeur de l'Institut d'Etudes Rurales, fut un condisciple d'IBK.

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C'est dire que pour nommer son Premier Ministre, IBK a privilégié sur le critère politique ou technique celui  de la confiance.Et il a raison : son fils pourrait-il le trahir ? Son fils montera-t-il contre lui une cabale le jour où il décide de le remercier ?

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Que non ! La confiance, faut-il le souligner, est un référent d'autant plus important aux yeux du nouvel homme fort du Mali que tout au long de sa carrière politique, il fut tour à tour lâché par:

- son maître Alpha Oumar Konaré qui l'avait pourtant fait conseiller, ambassadeur, ministre puis Premier Ministre;

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- son parti, l'Adema, qu'il avait sauvé du péril entre 1993 et 1997 après que le duo AEEM - opposition politique eut abattu deux Premiers Ministres en deux ans (Younoussi Touré et Abdoulaye Sékou Sow) ;

- ses vieux camarades de l'Adema qui, regroupés, en 2000, au sein du groupe des <i>"rénovateurs", </i>ont combattu sa <i>"candidature naturelle"</i> à la présidentielle et l'ont contraint à démissionner du parti;

- ses amis (professeurs Issa Ndiaye, BocarSall et autres), co-fondateurs du RPM;

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- certains de ceux qu'il avait fait ministres, notamment ZeynabMintYouba, ex-présidente des femmes du RPM devenue ministre de la santé puis conseillère spéciale de l'ancien président ATT;

- beaucoup de ses alliés du défunt regroupement <i>Espoir 2002</i>, ce qui a contribué à marginaliser le RPM au sein du parlement;

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- plus récemment, de hauts dignitaires du RPM qui ont tenté de remettre en cause son leadership au sein du parti, voire sa candidature à la présidentielle...

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<b>Dans un pays où les valeurs de loyauté et de constance sombrent comme  le bateau ivre de Rimbaud et où, telles des girouettes, les leaders d'opinion changent de religion au gré des vents aromatisés, il a vraiment raison, IBK, de se reposer sur un homme de confiance, un fils</b>.

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Un fils ? Oui! Mais un fils bédonnant de diplômes et pétri d'expérience. Oumar Tatam Ly se récommande d'une agrégation en histoire, d'un DEA en histoire économique de la Sorbonne (France) et du Diplôme de l'Ecole Supérieure des Sciences économiques et Commerciales (ESSEC) de Cergy-Pontoise (France). Entré à la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) en 1994, il en devient, de 2000 à 2006, directeur des opérations financières. Un  an plus tard, il dirige le département de l'Emission, de la Comptabilité et des Finances avant de prendre, le 1er janvier 2009, la tête de la BCEAO-Mali. Après le putsch du 22 mars 2012, il est appelé à Dakar comme conseiller spécial du gouverneur de la BCEAO.En somme, depuis 19 ans,  l'homme évolue dans la haute finance. Il a donc l'expertise nécessaire pour réhabiliter l'économie nationale ruinée par 18 mois de marasme et faire bon usage des 2.100 milliards de FCFA promis à notre pays par les bailleurs de fonds internationaux. Surtout qu'on le dit d'une intégrité à toute épreuve. Bref, avec cet économiste chevronné, IBK semble passer le marché suivant: <i>"Gère aux mieux l'économie du pays car je ne m'y entends point; je m'occupe, moi, de la politique que je connais parfaitement!"</i>.

<b> </b>

<b> </b>

<b>Oumar Tatam Ly présente deux autres avantages : il incarne la jeunesse et le changement.</b>

Né le 28 septembre 1963 à Paris, neuf en politique (on ne lui connaît aucun passé partisan) et, pour tout dire, neuf sur l'échiquier public. Le peuple demande-t-il le changement ? Le voilà servi ! Le peuple exige-t-il une alternance générationnelle aux affaires publiques ? Le voilà servi !

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<b>Il reste à examiner l'envers du décor</b>. Il se raconte (sous le boubou, pour l'instant)  que le nouveau Premier Ministre voit tout en chiffres, ne se soucie de social ni de sociabilité, ne laisse pas tomber un rotin dans la sébile d'un mendiant (politique ou non) et manque de finesse politique. Il devrait tenir compte de ces observations et corriger au plus tôt cette image (vraie ou fausse) qu'il projette. Il a d'autant plus intérêt à le faire que la liste de ses ennemis remplirait le stade du 26 mars :

- les  politiciens (nomades ou sédentaires) que sa nomination prive d'un piédestal (la primature) ou d'un gagne-pain (un ministère);

&nbsp;

- les affairistes qui, depuis 20 ans, font leur beurre sur le dos du contribuable et qu'il va falloir sevrer de leurs habitudes prébendières;

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- les délinquants de droit commun qui, à la faveur de leur ralliement à IBK, pensent pouvoir échapper à la justice;

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&nbsp;

- les militaires de l'ex-junte qu'il faudra mettre au pas après qu'ils eurent dicté leur loi au cours des 18 mois écoulés;

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- l'armée, en général, qui ne peut retrouver sa force et sa discipline d'antan qu'au prix de sanctions massives;

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- les magistrats auxquels il faudra rappeler que la République n'est pas celle des juges mais celle du droit et que l'indépendance de la justice ne signifie nullement la souveraineté des juges;

&nbsp;

- l'opposition politique, enfin, qu'il faudra respecter et tenir en respect (nuance !...).

<b> </b>

<b> </b>

<b>Enfin, tout technicien ou technocrate qu'il est, Oumar Tatam Ly devrait se souvenir qu'il gouverne un pays, sinon démocratique, du  moins très politisé et qu'en négligeant la dimension politique de sa mission, il risque fort de compromettre sa réussite.</b>

&nbsp;

L'un de ses prédécesseurs, Cheick Modibo Diarra, en sait quelque chose: du haut de ses impressionnants diplômes et de ses <i>"pleins pouvoirs"</i>, celui-ci avait cru pouvoir gouverner la terre du Mali en ne quittant pas le cockpit de sa navette spatiale. Mal lui en prit...

<b> </b>

<b> </b>

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Premier Ministre ou premier des ministres ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/premier-ministre-ou-premier-des-ministres-168789.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/premier-ministre-ou-premier-des-ministres-168789.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Sep 2013 05:15:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Dans une réflexion politico-juridique qu'il nous a fait parvenir, Maître Cheick Oumar Konaré, avocat à la Cour et observateur politique, confronte les pouvoirs textuels du Premier Ministre à la réalité politique du Mali. Edifiant...</i></b>

<b> </b>

<b> </b>

[caption id="attachment_168793" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-168793" alt="Cheick Oumar Konare" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Cheick-Omar-Konare.jpg" width="300" height="315" /> Cheick Oumar Konare[/caption]

Le Premier Ministre, dans notre système constitutionnel, est le <i>"chef du gouvernement".</i> Du fait que le texte fondamental confie, en son article 55, au gouvernement la mission de déterminer et de conduire la<i> "politique de la nation"</i>, le Premier Ministre possède des pouvoirs fort étendus. D'autant qu'il lui revient de proposer au chef de l'Etat la liste des ministres, de coordonner leur action et d'arbitrer leurs conflits de compétence.

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En outre, la Constitution charge le Premier Ministre d'<i>"assurer l'exécution des lois"</i>, ce qui l'investit, de façon prépondérante, du pouvoir réglementaire.

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<b>Choix du Premier Ministre</b>

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En théorie, le Premier Ministre est choisi par le chef de l'Etat au sein du parti majoritaire au parlement.Ce constat  donne au chef dudit parti la vocation naturelle d'occuper le poste. Cette exigence vise à éviter une crise politique, c'est-à-dire une démission prématurée du Premier Ministre, soit à la suite du rejet de la déclaration de politique générale qu'il est tenu de présenter aux députés, soit par l'effet d'une motion de censure votée par ces derniers. C'est pourquoi dans les pays à forte tradition démocratique comme la France, le leader du parti qui victorieux aux législatives devient Premier Ministre. C'est surtout vrai quand la majorité parlementaire du Premier Ministre ne concorde  pas avec celle du parti dont émane le président de la République : on parle alors de cohabitation. Le président socialiste François Mitterrand fut, par exemple, contraint à la cohabitation à deux reprises lorsque, suite à des législatives remportées par la Droite, il nomma à la primature Jacques Chirac (mars 1986-mai 1988) puis, à la demande de Chirac, un lieutenant de ce dernier : Edouard Balladur (1993-1995).Chirac, le manitou de la Droite, devenu président de la République, goûtera lui aussi au fiel de la cohabitation en cédant les rênes du gouvernement au chef de la nouvelle majorité parlementaire, le socialiste Lionel Jospin (1997-2002).

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<b>En pratique, aucun président malien n'a craint les éventualités de démission forcée du gouvernement prévues aux articles 78 et 79 de la Constitution. </b>Bien au contraire, tout président malien a toujours librement nommé le Premier Ministre de son choix et le plus souvent, il s'est agi d'illustres inconnus, insusceptibles de faire de l'ombre à l'hôte de Koulouba. C'est d'ailleurs à ce sujet que l'Adema, majoritaire au parlement sous les deux mandats du président Konaré, n'eut de cesse de déstabiliser celui-ci en raison de son refus obstiné de nommer Mohamed Lamine Traoré, président du parti, à la primature. Certes, Konaré avait ses raisons (il croyait la réussite impossible avec un président historien et un Premier Ministre philosophe), mais son exemple fit jurisprudence.  Ainsi, de 1992 à 2013, aucun des douze Premiers Ministres du Mali ne dirigeait, à son avènement, le parti majoritaire, ni même un parti : Younouss Touré (9 juin 1992 -12 avril 1993); Me Abdoulaye Sékou Sow (avril 1993–2 février 1994); Ibrahim Boubacar Kéita (4 février 1994-février 2000) ; Mandé Sidibé (20 février 2000-28 avril 2002); Modibo Kéita (18 mars 2002-7 juin 2002); Ahmed Mohamed Ag Hamani (9 juin 2002-28 avril 2004); Ousmane Issoufi Maïga (29 avril 2004-27 septembre 2007); Modibo Sidibé (28 septembre 2007–3 avril 2011); Cissé Mariam Kaïdama Sidibé (3 avril 2011- 22 mars 2012); Cheick Modibo Diarra (17 avril au 11 décembre 2012) ; DiangoCissoko (11 décembre 2012-2 août 2013). IBK, troisième président élu de la cinquième République, ne déroge pas, bien entendu, à la règle : il vient de porter, le 5 août 2013, à la primature Oumar Tatam Ly, lequel n'est ni un chef de parti, ni l'émanation d'une quelconque majorité parlementaire.

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<b>La réalité malienne</b>

Pourquoi, contrairement à l'exemple français, les présidents maliens ne sacrifient-ils pas au fait majoritaire en cédant la primature au chef de la majorité parlementaire ? L'explication va de soi. D'abord, une cohabitation ôte au président de la République l'essentiel de ses pouvoirs, lui laissant de simples capacités de nuisance (il peut, notamment, refuser de signer les décrets et ordonnances, bloquant ainsi l'action gouvernementale; il peut aussi, comme aimait le faire Mitterrand, jouer au défenseur du peuple contre les mesures impopulaires que le gouvernement est amené à prendre). Or, sous nos tropiques où ont régné d'omnipotents empereurs, le chef de l'Etat tient pour une injure que de devoir inaugurer les chrysanthèmes. En outre, nos partis politiques n'ont pas la force d'imposer un quelconque choix au président de la République: trop souvent peuplés de nomades prompts à virer de bord, ils manquent de discipline interne et craignent, à juste cause, une défection massive de leurs députés en cas de bras de fer avec le chef de l'Etat.De surcroît, nos députés, qui doivent très souvent leur élection à une orgie de dépenses exposées à titre personnel (et non par le parti), n'ont nulle envie de risquer leur mandat en défiant le chef de l'Etat dont ont sait qu'il peut dissoudre le parlement. Enfin, l'obligation de désigner le Premier Ministre au sein du parti majoritaire ne figure pas formellement dans la Constitution du Mali.

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<b>Et donc, sortis du chapeau magique du chef de l'Etat alors qu'il ne s'adossent à aucune majorité parlementaire, les Premiers Ministres maliens ne <i>"déteminent" </i>ni ne <i>"conduisent"</i> d'autre politique que celle du chef de l'Etat</b>.

Pour tout dire, ils exécutent ses quatre volontés. Voilà qui explique, par exemple, qued l'ancien président, ATT, ait pris le doucereux pli d'adresser des <i>"lettres de cadrage" </i>à ses Premiers Ministres alors que suivant la Constitution, tout "cadrage" doit être établi par le Premier Ministre lui-même ! Pour traduire dans les textes la réalité institutionnelle malienne, ATT avait même prévu, dans la Constitution qui devait passer en référendum le 29 avril 2012, que la détermination et la conduite de la politique de la nation revenaient au chef de l'Etat. Il s'ensuit qu'au Mali, le Premier Ministre n'est pas le vrai chef du gouvernement mais plutôt le premier des ministres du chef de l'Etat. Au lieu de l'arbitre institutionnel que la Constitution de 1992, décalque de celle de la France gaullienne, a entendu ériger, le président de la République est devenu l'acteur principal du jeu institutionnel, le détenteur réel et quasi-absolu de tous les pouvoirs publics. Un monarque, non pas constitutionnel comme on se plaît à le dire, mais institutionnel.

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<b>Le Secrétaire Général de la Présidence, un rival ? </b>

Les pouvoirs du Premier Ministre malien se restreignent davantage s'il a le malheur de ne pas développer une certaine complicité avec le Secrétaire Général de la présidence. Ce dernier, généralement très proche du président, coiffe l'administration présidentielle; à l'exception des conseillers spéciaux qui peuvent traiter directement avec le président, tous les autres conseillers de Koulouba rendent leurs rapports au Secrétaire Général  qui, après les avoir analysés, incite le président à autoriser ou à désapprouver telle ou telle initiative du gouvernement, donc du Premier Ministre. En ce sens, le Secrétaire Général, qui est l'oeil, l'oreille et le porte-voix du président, a le pouvoir de torpiller l'action du Premier Ministre, voire de le pousser à la porte. Plus un président incline à déléguer ses pouvoirs, plus son Secrétaire Général devient puissant et plus le Premier Ministre perd d'autorité. L'histoire récente du Mali le confirme. Secrétaire général d'ATT, Modibo Sidibé ne trouvait personne pour le contredire au sein des gouvernements successifs du général où il réussissait même à placer ses amis aux postes clés. Devenu Premier Ministre, il a perdu l'intimité du président qui, sans crier gare, l'a débarqué un beau matin avec, on s'en doute, la bénédiction du... Secrétaire Général en exercice.

<b> </b>

<b> </b>

<b> Un gouvernement de mission ?</b>

Le gouvernement dont la liste a été publiée dimanche 8 septembre 2013 présente quelques particularités.

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<b>Le nombre de ministres (34) ne change pas beaucoup par rapport à l'équipe de Transition (30)</b>. Il est vrai que cette équipe a beaucoup plus d'urgences à gérer que celle de Django Cissoko dont les deux missions essentielles avaient trait à la reconquête du nord  et à l'organisation des élections.

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<b>L'accent est mis sur l'économie puisque, outre le Premier Ministre, économiste reconnu, 9 ministres sont chargés de questions plus ou moins économiques :</b> celui de l'économie et des Finances, celui du budget, celui de la promotion des investissements, celui du plan, celui du commerce,  celui des mines, celui du développement rural, celui du développement des régions du nord et celui des transports.

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<b>La question de la réconciliation est aussi privilégiée puisqu'un ministère entier y est dédié, occupé par un très proche d'IBK: Cheick Oumar Diarrah</b>. De plus, un ancien chef rebelle touareg, Zahabi, devient chef de la diplomatie, tandis que l'un des leaders des groupes d'autodéfense noirs (MalickAlhousseyni) prend  en charge le ministère  délégué à la décentralisation.

<b>De jeunes gens sont promus, </b>à l'image du ministre des sports (Me Mamadou Gaoussou  Diarra) et de Moussa Marra (ministre de l'urbanisme).

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<b>Les militaires de l'ex-junte conservent deux postes importants (transports et administration territoriale), </b>ce qui fait sans doute le bonheur du général spécialiste des <i>"tendances" </i>électorales, Moussa Sinko Coulibaly.

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Des 6 ministres de la Transition reconduits, un  seul est chef de parti (Tieman Hubert Coulibaly, président de l'UDD). Tieman Hubert est d'ailleurs, avec Moussa Marra, le seul chef de parti présent dans l'équipe.

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<b>Des nombreux partis et candidats présidentiels ayant rallié IBK, rares sont ceux qui ont pu placer des ministres.</b>

On sait qu'Abdelkarim Konaté (ministre du commerce) provient de l'Adema; que Malick Alhousseyni (décentralisation) figure au parti PDES; que BocaryTéréta émane du RPM et Bocar Moussa Diarra de l'UM-RDA. Mais on ne connaît pas d'autres ministres issus de partis.

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Ce constat fait dire à certains observateurs que ce gouvernement ne s'inscrit pas dans la durée et qu'il sera rémanié de fond en comble après les législatives.

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<b>L'une des entrées les fracassantes est celle de Maître Bathily à la justice:</b> il remplace Malick Coulibaly que tout le monde donnait non-partant.

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<b>Le départ du ministre de la Défense (général Yamoussa Camara) et de celui de la Sécurité (général Tiefing Konaté) montre qu'IBK, le nouvel homme fort du pays, veut insuffler une nouvelle orientation à l'action de l'armée. </b>

Et sans doute la soumettre au pouvoir civil. Soumeylou Boubèye Maiga, nouveau ministre des armées, saura-t-il donner cet élan ?

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>Scandale politico&#45;financier : Pourquoi IBK a renoncé à résider à l&amp;apos;ex&#45;base aérienne de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/scandale-politico-financier-pourquoi-ibk-a-renonce-a-resider-a-lex-base-aerienne-de-bamako-168784.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 Sep 2013 05:03:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Pressenti par l'ancien président ATT pour lui servir de résidence de retraite, un </i></b><b><i>immeuble d'environ deux hectares situé à l'ex-base aérienne de Bamako se trouve au coeur d'un énorme scandale politico-financier. Au point que le nouvel élu, IBK, a renoncé à l'occuper.</i></b>

<b> </b>

<img class="aligncenter size-full wp-image-167100" alt="IBK_Faso" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/IBK_Faso2.jpg" width="610" height="308" />

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Le conseil des ministres du mercredi 21 août 2013 a, par décret, affecté au ministère du Logement le titre foncier n°306 CIII de l'ex-base aérienne de Bamako, titre antérieurement affecté au ministère de la Défense pour les besoins de l'armée. De ce titre-mère n° 306 CIII, il est prévu, selon le décret, de distraire les deux titres fonciers suivants: le titre foncier n° 543 CIII d'une superficie de 1 hectare 81 ares 63 centiares et le titre foncier n° 544 CIII d'une superficie de 81 ares 86 centiares. Ces deux titres distraits doivent servir abriter des résidences au bénéfice des  anciens présidents de la République.

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<b> </b>

<b>Logement de retraite de Dioncounda</b>

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Avant le décret du 21 août 2013, la parcelle de 81 ares  (8.100 mètres carrés) servait de résidence habituelle aux Premiers Ministres. Au début de la Transition, Dioncounda Traoré se rend compte que les destructions infligées, le 22 mars 2012, par la junte militaire, au palais de Koulouba rendent l'édifice inapte au logement du chef de l'Etat. Dioncounda décide alors d'utiliser pour lui-même la résidence des anciens Premiers Ministres. L'endroit n'envie rien, il est vrai, à un palais présidentiel pour avoir, depuis longtemps, fait l'objet de fastueux travaux de révovation; en tout cas, il plaît à ce point au président de la Transition qu'il en fait sa résidence définitive de retraite. La mise de la parcelle à la disposition du président sortant a-t-elle été suivie de la mutation du titre foncier au nom de Dioncounda Traoré ? En d'autres termes, la parcelle reste-t-elle propriété de l'Etat ou est-elle devenue un bien privé de Dioncounda ? On ne sait. Il est loisible au nouveau pouvoir de s'informer là-dessus. On ne sait pas non plus si la résidence de retraite que l'ancien président Alpha Oumar Konaré s'est fait construire à Souleymanebougou (route de Koulikoro) se trouve immatriculé au nom de l'Etat à celui de Konaré. En revanche, de nombreuses sources attestent que la parcelle occupée, depuis 2002, par l'ancien président Moussa Traoré se trouve au nom de l'Etat du Mali. Mais passons...

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<b>La place convoitée par ATT</b>

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Après avoir dépassé le portail de la nouvelle résidence de Dioncounda Traoré, on aboutit, deux cents mètres plus loin, à une parcelle beaucoup plus vaste. Bâtie par Moussa Traoré qui l'utilisait comme résidence secondaire - après le palais de Koulouba - jusqu'à sa chute, la place est vaste de près de 2 hectares (1,8 exactement). Sous la Transition de 1991, ATT la réaménage et y prend ses quartiers. Il y reste après la fin de la Transition jusqu'à son retour au pouvoir  en 2002. Il continue de l'occuper, à titre secondaire pendant ses deux mandats présidentiels. En 2012, allant sur la fin de son dernier mandat, il fait rénover la place dans l'espoir d'y prendre sa retraite après avoir quitté le pouvoir. Le sort en décide autrement puisqu'ATT s'exile à Dakar suite au putsch du 22 mars 2012.

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<b>Nouvellement élu en août 2013, IBK songe à s'installer en ce lieu de rêve où, tout en demeurant au centre de la ville, à deux doigts de la Cité administrative, siège des ministères, on n'en est pas moins journellement bercé par le chant des oiseaux nichés dans les hautes frondaisons. </b>

<b> </b>

<b> </b>

De surcroît, l'endroit s'avère facile à sécuriser par ces temps agités : une seule voie y conduit, que la garde présidentielle n'aurait nulle peine à contrôler. Une équipe d'IBK se rend donc en visite exploratoire sur le site que l'on croit d'ailleurs fin prêt à l'usage. Grosse surprise : l'équipe tombe nez à nez sur une entreprise chinoise en pleins travaux de rénovation.

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L'entreprise porte le nom de CHECHEC et dit agir au nom de l'Etat du Mali. Interrogée, elle prétend bénéficier (tenez-vous bien !) d'un <i>"contrat de gré à gré verbal" </i>de 5 milliards de FCFA !

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Qui lui a donné ce fameux <i>"contrat de gré à gré verbal </i>"? Motus, bouche cousue ! L'affaire sent le roussi à plein nez. L'équipe d'IBK s'en méfie; elle craint que le nouveau président, réputé intègre et élu sur la base de promesses de changement, ne soit, dès au début de son mandat, éclaboussé par quelque scandale en logeant dans un immeuble si problématique. De fait, s'il décide d'y loger, le nouveau président va devoir régler l'entreprise CHECHEC et, par conséquent, régulariser un contrat verbal à tout point de vue illégal. Par ailleurs, comment s'assurer de la véracité des factures de CHECHEC qui prétend avoir déjà investi 5 milliards dans les travaux ?

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<b>IBK s'éloigne prudemment</b>

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La prudence d'IBK lui épargne assurément de lourdes tuiles politico-financières. Mais une question reste ouverte: qui a autorisé ce <i>"contrat de gré à gré verbal"</i> pour un montant si colossal ?Qui avait assez d'autorité pour octroyer un marché public si hasardeux ? Voilà du blé à moudre pour les enquêteurs publics, pour peu qu'ils servent à quelque chose...

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Pour notre part, fouinant çà et là, nous nous sommes laissé dire que le limogeage du très rigoureux Tiena Coulibaly du ministère des Finances avait quelque chose à voir avec ce <i>"contrat de gré à gré verbal"</i>. En effet, juste après le limogeage, le Fonds Monétaire International a fait fuiter dans la presse une "note confidentielle" dont il ressort que Tiena avait bloqué des marchés publics à l'opportunité ou à la moralité douteuse. Parmi les innombrables marchés en cause figure  un contrat d’une valeur de 4,4 milliards de francs CFA qui devait être passé avec la société chinoise CHECHEC pour <i>"réhabiliter le palais présidentiel de Koulouba"</i>. Et si, au lieu marché du <i>palais présidentiel </i>de Koulouba, bloqué par Tiena, quelqu'un avait changé le fusil d'épaule et chargé CHECHEC de rénover plutôt la <i>résidence présidentielle</i> de l'ex-base aérienne ?

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En tout cas, la proximité entre les montants du marché bloqué (4,4 milliards) et le marché exécuté (5 milliards), l'implication de CHECHEC dans les deux marchés et la hâte avec laquelle on s'est échiné à exécuter le marché verbal indiquent que quelqu'un de très haut placé s'est consciencieusement sucré sur le dos du contribuable malien. Or, sauf erreur ou omission (formule favorite des comptables), IBK a bien annoncé, le 4 septembre 2013, que cela n'adviendrait plus...

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<b>Tiékorobani</b>

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<item>
<title>Chronique satirique : Pas de festin pour les transhumants</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-pas-de-festin-pour-les-transhumants-168783.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Sep 2013 03:50:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Venus en foule et à toutes jambes, avec nattes, bouilloires et appétit, assiéger LadjiBourama en sa résidence de Sébénicoro, devenue, pour l'occasion, fort exiguë, les mille et un nomades politiques de la saison 2013 en sont pour leurs frais. Tiékorobani leur consacre, [en page 3], sa chronique satirique des lundis.</i></b>

<b><i> </i></b>

<img class="aligncenter size-full wp-image-168787" alt="caricature" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/caricature.jpg" width="610" height="533" />LadjiBourama, comme chacun le sait, a fait le pèlerinage à la Mecque; visité, conformément à la prescription prophétique, les deux saintes mosquées; effectué les sept tours de la <i>Ka'aba</i> et parcouru les collines de <i>Saffah</i> et<i>Marwah</i>.Depuis, LadjiBourama ne porte plus qu'un grand boubou blanc et des babouches blanches, couleurs de l'islam. Pas l'islam <i>jihadiste</i> d'Iyad Ag Ghali mais l'islam cartésien (nuance !). Cérise sur...le chapelet, LadjiBourama a, dans la foulée, oublié tout le latin et le grec appris à l'école au profit des versets coraniques qu'il récite de mémoire. Bien entendu, il s'est lié d'amitié avec le Chérif de Nioro dont on connaît la piété et qui a mobilisé des fonds et des jeunes musulmans pour le soutenir dans la dure marche pour Koulouba. Le Chérif a fait plus : il a maudit publiquement les ennemis de son ami; or, d'une malédiction publique, il reste toujours quelque chose, n'est-ce pas ?

<b> </b>

<b> </b>

<b>On le voit, LadjiBourama est devenu imam, pardon!, président de la République.</b>

En d'autres termes, Grand Maître des Ordres Nationaux (un collier doré en fait foi) et, surtout, Grand Détenteur du Gâteau National. Et quand il dit quelque chose, il le fait, <i>inch Allah!</i> Mais voilà: le sort (un très triste sort, franchement!) a voulu que lors de son premier discours d'après-victoire, LadjiBourama, après avoir remercié tout le monde, ait annoncé qu'il n'y aurait <i>"pas de gâteau à partager"</i>. Rajoutant une bonne couche de nivaquine (rien de moins !) à cette grave annonce, LadjiBourama a précisé qu'il "<i>ne regarderaitpas les visages pour nommer"</i> aux postes de responsabilité, c'est-à-dire pour appeler au festin.

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Obligé de tenir parole et d'honorer sa réputation de <i>Kankelentigui,</i>LadjiBourama s'est condamné, par son court discours, à priver de gâteau ses amis transhumants. Ces derniers, du coup, n'ont plus que leurs yeux pour pleurer. Et quand on sait combien ils ont faim et soif, l'exercice du sanglot s'avère singulièrement éprouvant.

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<b>En vérité, il semble que la montre ait beaucoup joué dans l'affaire</b>.

Le premier à nomadiser a été le seul servi: il a raflé tout seul la part de gâteau réservée aux gens de sa catégorie. Il s'appelle Soumeylou BoubèyeMaiga, nouveau ministre de la Défense.  Journaliste dans une autre vie, Boubèye  est aussi, et surtout, un éminent spécialiste de la météo politique. Il a détecté, six mois à l'avance, le couloir où souffleraient les vents porteurs de soupe. Et sans souffler mot de ses intentions à personne, ce vieux routier de l'Adema a posé, avant tout le monde, ses valises, sa natte de prière (eh oui, rien ne vaut la prière pour le bonheur d'un transhumant !) , sa bouilloire, son assiette et sa cuillère de nomade chez LadjiBourama.Boubèye s'en lèche aujourd'hui les coudes même s'il a failli tout perdre en nourrissant un sérieux appétit pour les lambris dorés et les gigots grillés de la primature.

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<b>Moussa Mara (nouveau ministre de l'Urbanisme et de la Ville) et Tiéman Hubert Coulibaly (nouveau ministre des Affaires Foncières) ne sont pas, en réalité, des nomades mais plutôt des voyageurs libres qui ont sollicité la charité islamique de LadjiBourama</b>.

Ils sont, tous deux, chefs de parti et ils sont venus chez LadjiBourama avec armes, bagages et... appétit. On pourrait les appeler émigrants légaux. Ils n'ont rien à voir  avec les "sans papiers", déplacés et autres réfugiés politiques. Lesquels, à dire vrai, se retrouvent tous dans le lac, malgré la qualité de leurs propgrammes et de leur musique. Il faut, en effet, savoir que parmi les nomades, il y en a qui manient la louange et le balafon comme Balla Fasséké, l'ancêtre des griots. Ils passaient la nuit à chanter des poèmes à la gloire de l'homme au gâteau, oubliant que celui-ci, en vrai Ladji, avait lu la très vieille fable du corbeau (possesseur de fromage) et  du renard (grand amateur de fromage devant l'Eternel).

<b>Bon, eh bien ! Question gouvernement, les nomades en sont pour leurs frais</b>. Y a-t-il autre chose de comestible à l'horizon ? Il faut bien l'espérer pour eux. Par ces temps de galère où tout politicien qui se respecte s'est ruiné en distribuant du thé et du sucre aux électeurs, il ne fait pas bon de s'asseoir devant une marmite vide. Problème : LadjiBourama, depuis sa prestation de serment, n'est plus joignable, ni physiquement, ni au téléphone. Quant au nouveau Premier Ministre, il a, hélas !, toutes les qualités d'un bon banquier: il n'envie rien à Harpagon !

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<b>Va-t-il falloir que les nomades et assimilés se cherchent des sièges de députés ? </b>Là aussi, c'est la croix et la bannière. Avec des scores de 0 à 2% à l'élection présidentielle, rares sont les chefs de tribus nomades à pouvoir se faire élire dans un fief quelconque. Et si jamais ils veulent figurer sur les listes de candidatures du RPM (le parti de LadjiBourama), ce n'est pas gagné d'avance puisque, comme à la Bourse des valeurs, les places y sont devenues chères depuis le 11 août 2013. D'ailleurs, une liste RPM ne sera pas forcément victorieuse puisque LadjiBourama ne tient pas sa victoire de son parti mais d'une main divine.

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<b>Alors, faire liste commune avec l'opposition ? </b>La question n'est pas saugrenue, sauf qu'il faut refaire les malles et transhumer à nouveau. Avec le risque de ne pas recevoir chez SoumailaCissé et Modibo Sidibé le gâteau non distribué chez LadjiBourama et de se retrouver grillé des deux côtés comme un <i>takoula</i>!

Pauvres nomades !

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L&amp;apos;ambassadeur sortant du Mali à Ouaga et l&amp;apos;ambassadeur entrant en viennent aux mains</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/lambassadeur-sortant-du-mali-a-ouaga-et-lambassadeur-entrant-en-viennent-aux-mains-167369.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Sep 2013 07:55:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_141485" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-141485" alt="SE Dioncounda Traoré et Tieman Hubert Coulibaly (montage photo maliweb.net)" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Dioncouda_Tieman1.jpg" width="620" height="257" /> SE Dioncounda Traoré et Tieman Hubert Coulibaly (montage photo maliweb.net)[/caption]

<b><i>Le Mali semble être devenu le pays de tous les scandales. Après l'agression du président intérimaire dans ses propres bureaux par une foule en colère et la nomination du capitaine  Sanogo au grade de général, les Maliens se donnent encore en spectacle. En effet, un scandale inattendu et jamais vu en diplomatie est arrivé à Ouagadougou, dans la capitale Burkinabé. L'ambassadeur malien sortant, Mamadou Traoré, dans l'attente de ses titres de rapatriement, a été rejoint par l'ambassadeur rentrant, Drissa  Coulibaly, Secrétaire Général de l'UDD, le parti de l'actuel ministre des Affaires Etrangères. </i></b>

&nbsp;

<i> </i>

<b><i>"Selon les textes, lorsqu'un diplomate est rappelé dans son pays, il bénéficie de titres de rapatriement avant de quitter son lieu d'affectation.",</i></b>explique une source diplomatique. Or  avant même de recevoir ces titres de rapatriement, l'ambassadeur en poste à Ouagadougou a commencé à être constamment harcelé au téléphone par celui qui a été nommé à sa place. Le sortant fait mine de ne rien entendre. Il continue à donner ses ordres aux employés et entend observer cette attitude jusqu'à ce que la passation de services soit faite. Logé dans un hôtel de luxe de Ouagadougou aux frais du contribuable malien et pressé de prendre la place à laquelle il a été nommé, le tout nouvel ambassadeur, Coulibaly, a poussé le bouchon jusqu'à vouloir chasser de force son homologue en place. La semaine passée, Coulibaly s'est rendu à l'ambassade du Mali à Ouagadougou. Reçu par son collègue en place, il lui reproche de se maintenir en place malgré un décret qui le relève. L'autre répond qu'il n'a pas encore reçu ses titres de rapatriement, à savoir une notification de la décision de relevée accompagnée de fonds destinés à l'évacuation de l'ambassadeur et de sa famille. Par conséquent, Traoré refuse de libérer les bureaux et la résidence d'ambassadeur tant que ces titres de rapatriement ne lui auront pas été remis. Altercation. Injures. Les deux diplomates se tiennent par le collet de la veste, tels des lutteurs sénégalais en compétition.  Les services de sécurité du pays d'accueil, alertés par les employés de l'ambassade, refusent d'intervenir dans une affaire qu'elles jugent ridicule et honteuse. Les esprits ont fini par se calmer  et les deux lutteurs, après s'êtree mesurés au corps-à-corps, ont compris qu'il valait mieux arrêter là le spectacle. En attendant, le personnel de l'ambassade ne sait plus à quel Saint se vouer ni les ordres de quel ambassadeur exécuter (le sortant ou le rentrant ?).

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<b>Plusieurs autres missions diplomatiques du Mali à travers le monde sont en ébullition.</b>

En effet, les victimes du Décret no 552/ P-RM du 4 Juillet 2013 rappelant 12 Ambassadeurs et Consuls Généraux crient à l'injustice. Certains ayant à peine 2 ans de service se sont vus remplacer par des amis et parents de Dioncounda Traoré, de son Ministre des Affaires Etrangères, Tieman Hubert Coulibaly, voire de l'ex-junte militaire. Le grand paradoxe, nous révèle-t-on,  c'est qu'au niveau du département des Affaires étrangères, on demande aux diplomates en congé de préfinancer leur retour au Mali,  faute de liquidités au trésor public. Un Fax n° 667/ MAECI du 16 Mai 2013 a été adressé en ce sens aux diplomates limogés. Pire, il est vivement recommandé aux ambassadeurs nouvellement nommés de rejoindre le plus rapidement possible leurs postes d'affectation avant ... l'installation duPrésident élu IBK. D'où des scènes de ménage du genre de celui intervenu à Ouagadougou. Pauvre pays!

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<b>Abdoulaye Guindo</b>]]> </content:encoded>
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<title>Quand votre journal prédisait, en 2010, la victoire d&amp;apos;IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/quand-votre-journal-predisait-en-2010-la-victoire-dibk-167365.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Sep 2013 06:14:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Dans cet article intitulé "les armes d'IBK", paru dans notre livraison n° 83 du 10 mai 2010, nous annoncions, malgré un contexte défavorable, la probable victoire d'IBK à la présidentielle de 2012. Nous concluions: "Seule une Adema unie derrière un candidat de consensus pourrait anéantir les chances d'IBK qui, même en ce cas, conserverait un statut enviable: celui de faiseur de roi.". Relisez plutôt...</i></b>

<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>

<img class="alignleft size-full wp-image-167371" alt="Cheick O Konare" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Cheick-O-Konare.jpg" width="315" height="286" />Les amis d'Ibrahim Boubacar Kéita assurent que l'homme croit dur comme fer à sa victoire à de la présidentielle de 2012. L'un deux nous rapporte: <i>"La principale force sur laquelle s'appuiera le patron du RPM est la mouvance islamique du pays. Vous vous souvenez qu'en 2002, les associations islamiques ont ouvertement appelé à voter IBK et qu'il a conservé leur soutien en 2007. Ce soutien sera encore plus fort en 2012 après  l'adoption avortée du code de la famille jugé satanique par les leaders religieux. De ce fait, les troupes islamiques sont bien décidées à barrer la route de Koulouba  à tout candidat qui ne porterait pas les valeurs de l'Islam."</i>.

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<b>Notre interlocuteur révèle qu'IBK, lors de la présidentielle gabonaise, a réuni à Bamako nombre d'Oulémas afin de prier et de sacrifier pour la victoire d'Ali Bongo, leur assurant que la victoire d'Ali serait d'un immense apport au RPM en 2012.</b> Cette révélation semble d'autant plus véridique que lors de son séjour à Bamako, il y a un mois, Ali a dîné au domicile d'IBK et lui aurait remis assez d'argent pour mener une pré-campagne efficace. Il faut rappeler qu'IBK était très lié à feu Omar Bongo à qui il rendait souvent visite, aux obsèques duquel il a assisté et qui, en 2002, fut pour beaucoup dans la décision d'IBK de soutenir ATT au lieu de le combattre par la rue.

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<b>Les connexions internationales d'IBK ne s'arrêtent pas là puisque Laurent Gbagbo, un de ses vieux amis, a tout intérêt à le voir venir au pouvoir. </b>En effet, si le Mali était gouverné par un ami sûr  comme IBK, Gbagbo aurait les moyens de limiter le ravitaillement des Forces nouvelles à partir du Mali, de les prendre à revers en cas de nouveau conflit, d'obtenir l'appui malien dans les instances régionales, toutes choses utiles dans la stratégie déployée par le président ivoirien pour se maintenir indéfiniment au pouvoir...sans élection. On le voit, IBK ne devrait pas manquer - loin s'en faut !- de trésor de guerre pour battre campagne à la manière des grands.

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<b>Vu son âge assez avancé, IBK a bien conscience de jouer sa dernière carte en 2012. </b>Par conséquent, il jettera ses dernières forces dans la bataille. S'il est vrai que son parti a perdu des forces - la réduction drastique du nombre des députés et le départ de nombre de fondateurs  en témoignent - IBK reste, par contraste, un homme populaire. Sa posture, sa tenue, son verbe lui donnent une aura personnelle que n'a pu briser l'adversité. Et il se dit aussi qu'il tient  parole. Ces facteurs lui attirent la sympathie des Maliens mais cela n'est sûrement pas suffisant: il faut à IBK un appareil politique<i> "requinqué à bloc"</i> (pour reprendre une expression qu'il prise) et des alliés puissants. En fait d'alliés, des stratèges du RPM pensent qu'à défaut d'avoir réussi une fusion RPM-Adema, IBK va être servi par l'éclatement presque inéluctable du parti de l'Abeille. Par exemple, il pourrait recevoir le soutien de Dioncounda Traoré quand celui-ci serait <i>"trahi" </i>par ses camarades de parti et  songerait à se venger d'eux.  Au demeurant, IBK et Dioncounda, restés en excellents termes depuis l'éviction d'IBK de la primature il y a une décennie, ne cessent de se rencontrer et l'on pense qu'ils échafaudent ensemble des scénarios pour demain. <i>"Si IBK parvient à donner des gages de sécurité à ATT, il n'est pas exclu qu'il reçoive son soutien.",</i> s'enthousiasme un responsable du RPM qui révèle que malgré les apparences, ATT continue à faire confiance à IBK dont il n'oublie pas le soutien électoral, en 2002, contre Soumaila Cissé.

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<b>Nous pensons, pour notre part, qu'IBK, pas plus qu'un autre candidat, n'a de droit acquis au soutien d'ATT, lequel, en vérité, ne s'engagera que derrière le candidat qui aura fait, avant l'élection, la preuve manifeste de sa force. </b>A la différence d'Alpha Oumar Konaré, qui, en 2002, avait un intérêt personnel à l'éviction de certains candidats (IBK en tête!), le président Amadou Toumani Touré  n'a rien à craindre d'aucun des candidats potentiellement victorieux: ni de SoumailaCissé, son frère de terroir; ni de Dioncounda Traoré,  inoffensif comme un agneau; ni d'IBK qui a toujours été reconnaissant envers ceux qui l'ont aidé; ni, encore moins, de Modibo Sidibé, son demi-frère politique, ou de HaméDianéSemega, son fils spirituel placé à la tête du Mouvement citoyen.

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<b>En tout état de cause, le Mali connaîtra, en 2012, sa présidentielle la plus ouverte.</b> Seule une Adema unie derrière un candidat de consensus pourrait anéantir les chances d'IBK qui, même en ce cas, conserverait un statut enviable: celui de faiseur de roi. Certains observateurs vont même jusqu'à dire qu'IBK gagnerait à renoncer à sa candidature pour se rallier, dès le premier tour de l'élection, à un candidat bien placé. Si un tel calcul est profitable en théorie, ceux qui le font oublient deux choses: en politique, on n'est mieux servi que par soi-même et IBK, après avoir été conseiller du chef de l'Etat, ambassadeur, ministre, Premier ministre et Président de l'Assemblée nationale, n'a aucune raison de renoncer d'emblée au seul fauteuil qu'il n'a jamais occupé: celui de premier magistrat de la République.

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<b>Tiékorobani</b>

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<b> </b>

<b>Quand votre journal prédisait, en 2011, la défaite de Modibo Sidibé</b>

<b><i>Dans une contribution qu'il nous avait fait parvenir et que nous avions publiée dans notre livraison n° 131 du 4 juillet 2011, Me Cheick Oumar Konaré, avocat à la Cour et observateur politique avisé, évoquait sous le titre "Les ailes brisées de Modibo Sidibé", les handicaps qui plombaient la candidature de l'ancien Premier Ministre Modibo Sidibé à la  Présidence de la République...</i></b>

L'étoile politique de Modibo Sidibé pâlit, de manière inquiétante, à un vol de moineau de l'élection présidentielle. Du statut d'épouvantail, l'ex-Premier ministre se présente désormais sous les traits d'un gros outsider.

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<b>En effet, le principal paramètre qui donnait de l'attrait à sa candidature résidait dans le soutien supposé du président ATT à celui qui avait dirigé son cabinet sous la Transition, qu'il avait recommandé au président Konaré en partant de Koulouba, et qu'il avait, dès son retour au pouvoir en 2012, propulsé  au secrétariat général de la Présidence puis à la Primature.</b> Or que voyons-nous ? Non seulement ATT limogea son Premier Ministre mais il ne s'arrêta pas en si bon chemin, chassant de leurs piédestals tous ceux qui passaient pour les bras armés de Modibo Sidibé dans l'administration d'Etat: le ministre des finances Sanoussi Touré, le ministre des mines Aboubakar Traoré, le directeur de la douane Amadou Togola, pour ne citer que ceux-là. Le président ATT  alla plus loin encore : il remit au parquet les rapports d'enquête de la CASCA sur la direction administrative et financière de la Primature et sur l'Initiative Riz, un projet emblématique de Modibo Sidibé. On aurait pu voir dans cette série de mesures une stratégie présidentielle destinée à brouiller les pistes pour mieux soutenir en cachette son "ami" si deux autres malheurs n'étaient venus frapper Modibo. De fait, faute de soutien présidentiel, il n'a même pas pu déposer sa candidature à l'investiture de l'Adema, le premier parti de l'échiquier malien; de plus, suprême humiliation, lors d'un entretien accordé aux journalistes à Nioro, où il lançait son parti, le président du PDES, HaméDianéSemega, n'a pas hésité à marteler: <i>"Modibo ne peut pas devenir le candidat du PDES à la présidentielle puisqu'il n'est pas militant de notre parti.".</i> Pour qu'un proche ministre d'ATT et un parti à la dévotion du chef de l'Etat récusent ainsi l'ancien Premier ministre, il a fallu, pour qui connaît la prudence de Séméga, une autorisation spéciale de Koulouba...

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<b>Rejeté par l'Adema,  ostracisé par le PDES, "dessouché" des juteuses allées de l'administration publique, Modibo Sidibé peut-il compter sur ses seuls clubs de soutien?</b> Nous croyons l'homme trop intelligent pour s'y risquer,  dans la mesure où même ATT, qui avait une légitimité historique et une popularité autrement consistantes, n'a pas jugé suffisant, en 2002, de se reposer sur les seuls matelas électoraux tressés par les microstructures du Mouvement Citoyen: en clair, la victoire d'ATT n'eût jamais été possible sans l'alliance de petits partis de la défunte opposition (Coppo) qu'il a concoctée et, surtout, le flot ininterrompu d'adémistes transhumants que le président Alpha Oumar Konaré envoyait par wagons entiers à son champion galonné. Au demeurant, malgré cet électorat hétéroclite et l'appui inconditionnel de Konaré, ATT fut contraint à un second tour et ne dut son salut final qu'au renfort massif d'Espoir 2002, le grand regroupement dirigé par le très malchanceux candidat du RPM, Ibrahim Boubacar Kéita.

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<b>Ces constats incitent l'observateur à douter de la candidature indépendante de Modibo Sidibé. </b>C'est pourtant un raisonnement contraire que tient l'un de ses proches: <i>"Modibo n'a pas besoin du soutien d'ATT pour être élu; il est, au contraire, si sûr de ses forces qu'il rejetterait tout schéma tendant à lui remettre  le pouvoir sur unplateau d'argent, ce qui ternirait sa victoire et le rendrait débiteur d'ATT. Aujourd'hui, le terrain est miné sous les pieds des adversaires de Modibo : dès qu'il déclarera sa candidature indépendante, vous verrez s'effondrer tous les grands partis où Modibo maintient des milliers de taupes et de cellules dormantes.De plus, sa formation et son parcours d'homme d'Etat font de lui le meilleur président pour le Mali. Enfin, on voit rarement venir le gagnant d'une élection: ATT, en 2002, n'a lancé sa campagne qu'à un mois de l'élection présidentielle!".</i>

Ce proche de Modibo Sidibé, grand rêveur devant l'Eternel, oublie qu'il n'y a pas de génération spontanée en politique et que les taupes elles-mêmes cessent de jouer leur rôle de girouettes si elles n'ont plus la conviction que les vents bénis soufflent du côté de leur mentor. Or dans un pays où la classe politique n'a pas usurpé sa réputation de "marmitolâtre", bien sot qui ose naviguer à contre-courant  des signaux lancés de Koulouba !

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<b>Nous sommes, quant à nous, de ceux qui pensent que Modibo Sidibé a brisé ses ailes de présidentiable en négociant mal les derniers instants de ses relations avec le chef de l'Etat.</b> Exactement comme le destin présidentiel d'IBK fut victime, en 2002, de ses ennuis de dernière minute avec Alpha Oumar Konaré. L'erreur stratégique de Modibo Sidibé a consisté, en vérité,  à quitter trop tôt l'ombre protectrice d'ATT (le secrétariat général de la Présidence de la République) pour les lambris dorés de la Primature dont, trop souvent, les locataires vivent, à leurs corps et âme défendant, la triste et éphémère vie des comètes.

<b> </b>

<b>Tiekorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Investiture d&amp;apos;IBK : Comment se déroulera la cérémonie du 4 septembre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/investiture-dibk-comment-se-deroulera-la-ceremonie-du-4-septembre-167284.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Sep 2013 10:34:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le président Ibrahim Boubacar Kéita sera investi officiellement le 4 septembre 2013 conformément à l'arrêt de la Cour Constitutionnelle. </strong></em>

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<img class="alignleft size-full wp-image-163624" alt="ibk qg" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/08/ibk-qg.jpg" width="610" height="458" />La cérémonie aura lieu au CICB de Bamako où, en présence d'une brochette réduite de personnalités étrangères, IBK prêtera serment devant la Cour suprême présidée par NouhounTapily, accompagné de conseillers et du greffier en chef de la haute juridiction. Après le rappel, par le greffier, de la décision de la Cour constitutionnelle déclarant IBK élu, le procureur général près la Cour suprême, Mahamadou Bouaré, lira ses réquisitions demandant à la Cour de recevoir le serment que l'élu va prêter.

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La Cour défère le serment au président élu qui la lit en prononçant la formule prescrite à l'article 37 de la Constitution:  <i>"JE JURE DEVANT DIEU ET LE PEU PLE MALIEN DE PRESERVER EN TOUTE FIDELITE LE REGIME REPUBLICAIN, DE REMPLIR MES FONCTIONS DANS L'INTERET SU PERIEUR DU PEUPLE, DE PRESERVER LES ACQUIS DEMOCRATIQUES, DE GARANTIR L'UNITE NATIONALE, L'INDEPENDANCE DE LA PATRIE ET L'INTEGRITE DU TERRITOIRE NATIONAL. JE M'ENGAGE SOLENNELLEMENT ET SUR L'HONNEUR A METTRE TOUT EN OEUVRE POUR LA REALISATION DE L'UNITE AFRICAINE.".</i>

<b> </b>

<b> </b>

<b>La Cour prend acte de la prestation de serment, renvoie le nouveau chef de l'Etat à l'exercice de ses fonctions et lève l'audience. </b>Le nouveau président reçoit, dans la foulée, du grand chancelier des ordres nationaux les insignes protocolaires de sa charge puis prononce un discours d'investiture. 48 heures après la prestation de serment, il remet publiquement au président de la Cour Suprême la déclaration écrite de ses biens. Cette déclaration fait l'objet d'une mise à jour annuelle.

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<b>Tiékorobani</b>

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<b>Voici, minute par minute, le programme de la cérémonie d'investiture du mercredi 4 septembre 2013 au CICB de Bamako</b>

<b>Cérémonie de passation des pouvoirs</b><b></b>

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<b>9 h</b>: Arrivée au Palais de Koulouba d'Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République entrant.

- Des honneurs militaires lui sont rendus par la Garde présidentielle à sa descente de voiture;

-IBK traverse une haie de gardes d'honneur, sabre au clair, et est accueilli au perron du Palais par le Président sortant, Dioncounda Traoré;

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- Le Directeur du Protocole invite les deux Présidents à prendre place dans un salon pour un entretien de quelques minutes, suivi d'une prise de photos ;

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- le Directeur du Protocole invite les deux Présidents à se diriger vers le bureau présidentiel pour la passation des pouvoirs ;

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-A l'issue de la passation des pouvoirs, le Président sortant prend congé du Président de la République qui l'accompagne au perron ;

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- Le Président sortant s'incline devant le drapeau et quitte Koulouba sous escorte réduite pour sa résidence privée.

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<b>10 h :</b> Départ pour le Centre International de Conférence de Bamako (CICB) d'IBK, Président de la République, accompagné de son Epouse;

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<b>Cérémonie de Prestation de serment</b>

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<b>9 h 30 </b>: Mise en place terminée des invités dans la salle Djéli Baba Sissoko,

<b>10 h </b>: Arrivée au CICB de Diango Cissoko, Premier ministre;

- Accueil par le ministre de l'Economie;

<b> </b>

<b> </b>

<b>10 h 10 </b>: Arrivée au CICB d'IBK, accompagné de son Epouse;

- Accueil, à leur descente de voiture, par DiangoCissoko, Premier ministre,

- Arrivé au niveau du drapeau, le Président de la République s'incline ;

- Revue des troupes rendant les honneurs

- Salutations sur le perron des membres des corps constitués suivants :

* NouhoumTapily, Président de la Cour Suprême ;

*Les membres du bureau de la Cour Suprême ;

* Georges Togo, Gouverneur de Bamako ;

* Adama Sangaré, Maire du District de Bamako ;

* Abdel Kader Sidibé, maire de la Commune 3 de Bamako ;

*Lieutenant-colonel Samaké Mariétou Dembélé, Directrice du  CICB.

-Installation du Président entrant et son Epouse dans la loge présidentielle tandis que les membres de la Cour Suprême gagnent leur salon;

-Installation du Premier ministre dans la Salle d'audience

<b>10 h 30</b>: Installation de l'Epouse du Président de la République dans la salle d'audience

<b>10 h 35</b>: Installation de la Cour Suprême dans la Salle d'audience. Le Président de la Cour demande au Directeur du Protocole de faire  entrer IBK;

<b>10 h 40 </b>: Entrée dans la salle d'audience d'IBK,

&nbsp;

<b>10h 45</b>: Ouverture de l'audience solennelle par le Président de la Cour:

- Réquisitions du Procureur Général ;

-Prestation de serment d'IBK, conformément à la formule prévue à l'article 37 de la Constitution ;

-Le Président de la Cour donne acte au Président de la République du serment prêté et le déclare installé dans ses fonctions;

&nbsp;

- Le Président de la Cour Suprême demande au Directeur du Protocole d'inviter le Président de la République à se rasseoir.

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<b>Cérémonie de décoration du Président de la République</b>

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<b>11 h 15 </b>: Le Maître de cérémonie invite le Grand Chancelier des Ordres Nationaux du Mali à monter sur l'estrade pour la décoration du Président de la République;

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-Le Grand Chancelier fait mettre le drapeau sans sa garde en place ;

- Le Grand Chancelier demande au Président de la République de se lever et de se placer face au drapeau, puis il ordonne à la Fanfare d'ouvrir le banc;

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- Le Grand Chancelier remet au Président de la République des insignes de la Dignité de Grand Croix par le Grand Chancelier des Ordres Nationaux du Mali

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- Le Maître de cérémonie demande à la salle de se lever pour l'exécution de l'hymne national du Mali

-Le Grand Chancelier des Ordres Nationaux demande au porteur du drapeau de regagner son emplacement

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- Allocution d'IBK;

- Le couple présidentiel salue les membres de la Cour Suprême puis regagne le salon présidentiel

- Le maître de cérémonie invite les membres du Corps diplomatique, les membres du Gouvernement, les Présidents des Institutions de la République et les invités détenteurs d'une carte "Cocktail" à se rendre dans la Salle des banquets du CICB pour prendre part au cocktail offert par le Président de la République;

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<b>11 h 45</b>: Cocktail offert par le Président de la République dans la salle des banquets. Un cocktail est offert aux autres invités dans le bâtiment de la salle de presse situé face à l'entrée côté fleuve du CICB;

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<b>12 h 15 </b>: Mise en place terminée au Monument de l'Indépendance. Les membres du Gouvernement désignés, les Chefs d'Etat-major, les médaillés d'or de l'Indépendance, les membres du Conseil de l'Ordre National, le Gouverneur du District, le Maire du District et le Maire de la Commune III précèdent le couple présidentiel au Monument de l'Indépendance

<b>12 h 30 </b>: Départ du Président de la République, accompagné de son Epouse, pour la cérémonie de dépôt de gerbe de fleurs au Monument de l'Indépendance

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<b>Cérémonie au Monument de l'Indépendance</b>

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<b>12 h 35</b> : Arrivée au Monument de l'Indépendance du Président de la République, accompagné de son Epouse

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- Accueil à la descente de voiture par : Le Gouverneur de Bamako ; le Maire du District ; le Maire de la Commune III.

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- Exécution de l'hymne national suivie de la revue des troupes

- Dépôt de gerbe de fleurs au pied du Monument de l'Indépendance suivie de la sonnerie aux morts

- Salutation des membres du Gouvernement, des médaillés d'or de l'Indépendance, des membres du Conseil de l'Ordre National et des Chefs d'Etat-major présents à la cérémonie

-Interview d'IBK à la presse;

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- Départ pour la Résidence du Président de la République

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<b>13 h</b> : Fin de la cérémonie d'Investiture.

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<b>La seconde cérémonie du 19 septembre aura lieu au stade du 26 mars devant 43 chefs d'Etat</b>

La cérémonie d'investiture légale du 4 septembre 2013, décrite en page 4 ci-contre, est essentiellement nationale et n'enregistrera la venue que d'un nombre  réduit de chefs d'Etat. Pourquoi ? Parce que lesdits chefs d'Etat, à l'image de François Hollande, avaient cru que l'investiture d'IBK aurait lieu le 19 septembre 2013 et avaient calé cette date dans leur agenda. Or la Cour constitutionnelle malienne n'a rien voulu entendre: ayant proclamé IBK élu, elle a décidé qu'il serait investi 15 jours plus tard, conformément à la Constitution. Du coup, la cérémonie du 4 septembre 2013 sera suivie d'une seconde cérémonie le 19 septembre 2013, au stade du 26 mars.

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<b>Cette deuxième  cérémonie sera populaire, grandiose, festive  et empreinte d'une signification particulière: </b>IBK veut, à travers elle, magnifier le retour à la démocratie après quelque deux ans de Transition, remercier la communauté internationale de son soutien indéfectible au Mali pendant la crise, et saluer le retour du Mali dans la communauté des nations en termes de légalité et de coopération.

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<b>Le nouveau président profitera de l'occasion pour faire une démonstration de force populaire, histoire de rappeler à ses innombrables l'incroyable ferveur populaire qui l'a porté au sommet de l'Etat malien.</b> A cette deuxième cérémonie du 19 septembre 2013, sont attendus une bonne quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement dont, bien sûr, François Hollande, le chef de l'Etat français, qui a réussi le double exploit de restaurer l'intégrité territoriale  et l'ordre démocratique au Mali. Nous révélons ci-dessous  la liste des personnalités invitées qui, pour la plupart, ont confirmé leur venue à Bamako.

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<b>Par Tiékorobani</b>

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<b>Liste des personnalités étrangères invitées à la </b><b>cérémonie du 19 septembre</b>

<b>1-  Afrique du Sud: </b>Jacob ZUMA<b></b>

<b>2- Algérie: </b>Abdelaziz BOUTEFLIKA<b></b>

<b>3- Bénin: </b>Yayi BONI<b></b>

<b>4- Burkina Faso: </b>Blaise COMPAORE<b></b>

<b>5-Burundi: </b>Pierre NKURUNZIZA<b></b>

<b>6- Cap-Vert: </b>Jorge Carlos FONSECA<b></b>

<b>7- Congo: </b>Denis Sassou N'GUESSO<b></b>

<b>8- Côte d'Ivoire: </b>Alassane Dramane OUATTARA<b></b>

<b>9- France: </b>François HOLLANDE<b></b>

<b>10- Gabon: </b>Ali BONGO<b></b>

<b>11- Gambie: </b>Yahya JAMMEH<b></b>

<b>12- Ghana: </b>John Dramani MAHAMA<b></b>

<b>13- Guinée: Alpha CONDE</b>

<b>14- Guinée-Bissau: </b>Manuel Serifo NHAMADJO<b></b>

<b>15- Liberia: </b>Ellen JOHNSON-SIRLEAF<b></b>

<b>16- Mauritanie: </b>Mohamed Ould ABDEL AZIZ<b></b>

<b>17- Maroc: </b>Sa Majesté MOHAMED VI<b></b>

<b>18- Niger: </b>Mamadou ISSOUFOU<b></b>

<b>19- Nigeria : </b>GoodluckEbele JONATHAN<b></b>

<b>20- Sénégal : </b>Macky SALL<b></b>

<b>21- Sierra Leone: </b>Ernest Bai KOROMA<b></b>

<b>22- Tchad: </b>Idriss DEBY ITNO<b></b>

<b>23- Togo: </b>Faure GNASSINGBE<b></b>

<b>24-Rwanda: </b>Paul KAGAME<b></b>

<b>25- Cameroun: </b>Paul BIYA<b></b>

<b>26- États-Unis d'Amérique: </b>Barack OBAMA<b></b>

<b>27- République populaire de Chine:  </b>Xi JINPING<b></b>

<b>28- Fédération russe: </b>Vladimir Poutine<b></b>

<b>29- Japon : </b>Shinz ABE, (Premier ministre)<b></b>

<b>30- République Fédérale d'Allemagne: </b>Madame Angela MERKEL (Chancelier Fédéral)<b></b>

<b>31- Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord: </b>David CAMERON (Premier ministre)<b></b>

<b>32- Canada: Stephen HARPER </b>(Premier ministre)<b></b>

<b>33- Italie: </b>Enrico LETTA (Président du Conseil des ministres)<b></b>

<b>34- Espagne: </b>Mariano RAJOY (Président du Gouvernement)<b></b>

<b>35- Brésil: Dilma ROUSSEFF</b>

<b>36- Inde: </b>Manmohan SINGH (Premier ministre)<b></b>

<b>37- Royaume d'Arabie Saoudite: </b>Sa Majesté Abdallah ben ABDELAZIZ AL-SAOUD<b></b>

<b>38- Qatar: </b>L'Émir Cheikh Tamim ben HAMAD <b></b>

<b>AL-THANI</b>

<b>39-Égypte: </b>Adly MANSOUR (Président par intérim)<b></b>

<b>40-Tunisie: </b>Moncef MARZOUKI<b></b>

<b>41-Libye: </b>Nouri BOUSAHMEIN (Président du Congrès Général National par intérim )<b></b>

<b>42- Royaume de Belgique: </b>Elio di RUPO (Premier ministre)<b></b>

<b>43- Grand-Duché de Luxembourg: </b>Jean-Claude JUNCKER (Premier ministre)<b></b>

<b> </b>

<b>Par Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Les nouvelles têtes de l&amp;apos;exécutif : Oumar Tatam Ly Premier ministre</title>
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<pubDate>Mon, 02 Sep 2013 06:00:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le nouveau chef de l'Etat, IBK, avant même de prêter serment, a déjà fixé la liste de ses premiers collaborateurs. Peu de gens sont au secret. D'ailleurs, les deux premiers sont assez méconnus du grand public.</i></b>

<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>

[caption id="attachment_167366" align="alignleft" width="214"]<img class="size-full wp-image-167366" alt="Oumar Tatam Ly" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/Oumar-Tatam-Ly.jpg" width="214" height="199" /> Oumar Tatam Ly[/caption]

<b><i></i></b> <b>Oumar Tatam Ly, l'économiste</b>

Celui qui aura très probablement la charge de diriger le futur gouvernement s'appelle Oumar Tatam Ly. Né le 28 septembre 1963 à Paris, cet ancien directeur national de la BCEAO-Mali est titulaire d'une agrégation en histoire, d'un DEA en histoire économique de la Sorbonne et du Diplôme de l'Ecole supérieure des Sciences économiques et commerciales (ESSEC) de Cergy-Pontoise.OumarTatam Ly est le fils d'un opposant historique au parti unique, Oumar Ly, qui a écrit un ouvrage resté célèbre: <i>Toiles d'araignée</i>.  Oumar Tatam Ly a acquis commencé sa carrière professionnelle à la Banque Mondiale avant de travailler au secrétariat général de la présidence de la République du Mali, sous les ordres d'Alpha Oumar Konaré. Il a intégré la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest en 1994 en qualité de fondé de pouvoirs à la direction centrale des études et de la prévision. En 1996, il est nommé adjoint du directeur des études, avant de devenir directeur des opérations financières de 2000 à 2006. Une année plus tard, Oumar Tatam Ly est promu directeur du département de l'émission, de la comptabilité et des finances, fonction qu'il assumera jusqu'à sa nomination, le 1er janvier 2009, au poste de directeur national de la BCEAO pour le Mali. Il parle bambara, peuhl, français et anglais.

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Lors de sa prise fonctions à la BCEAO, il a exprimé son engagement à n'épargner aucun effort pour exécuter les attributions de la Banque, dans le respect des lois.Ilavait pris les rênes de la BCEAO-Mali après le départ à la retraite d'Idrissa Traoré. La cérémonie d'installation de Ly à la tête de la BCEAO Mali avait eu lieu en présence du gouverneur de la BCEAO, Philippe Henri Dacoury-Tabley; des ministres maliens des Finances, Abou Bakr Traoré, du Commerce Ahmadou Abdoulaye Diallo, des Affaires étrangères MoctarOuane et de l’Artisanat N’Diaye Bah. On notait également la présence  du corps diplomatique, d’anciens directeurs nationaux de la BCEAO, notamment les anciens Premiers ministres Younoussi Touré et Mandé Sidibé.

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<b>Après le putsch du 22 mars 2012, Oumar Tatam Ly est muté à Dakar, au soiège principal de la BCEAO</b>. C'est là qu'IBK lui fera appel pour l'épauler dans ses nouvelles tâches de président élu. D'abord, Ly a figuré dans l'équipe de deux personnes chargée par IBK d'organiser la passation des pouvoirs avec le président sortant Dioncounda Traoré. Ensuite, il s'apprête à lui confier les rênes du gouvernement.

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<b>Si le choix de Ly est confirmé, il signifiera qu'IBK considère comme prioritaires l'économie, la compétence, la jeunesse</b>. Fait remarquable, Ly n'est pas un chef de parti; on ne lui connaît même pas d'appartenance politique puisque la BCEAO n'admet pas d'activités politiques en son sein. Par conséquent, Ly n'aura pas à faire de l'ombre au nouveau chef de l'Etat qui, dans un passé récent, affirmait qu'il ne travaillerait pas avec des gens prêts à le poignarder dans le dos.

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<b> </b>

<b>Cheick O.Diarrah S.G. de la Présidence</b>

Cheick Oumar Diarrah, qui devrait bientôt devenir secrétaire général de la présidence,  a, sous Alpha Oumar Konaré, dirigé le cabinet du ministre (Us-RDA) de l'éducation nationale, Baba AkhibHaidara, puis a entamé une carrère d'ambassadeur du Mali  aux Etats-Unis. Proche d'IBK, il a publié de nombreux essais politiques dont <i>"Le Mali de Modibo Kéita", "Mali: Bilan d'une gestion désastreuse" </i>et <i>"Le défi démocratique au Mali". </i>On dit l'homme très sévère. Et on peut imaginer sa ligne de conduite politique - la rupture - à travers une interview qu'il a accordée au journal français <i>Le Monde du 9 août 2013, juste avant le second tour de la présidentielle</i>.

<b>Sur quelle base le futur président devra-t-il conduire les négociations sur le devenir du nord du Mali ?</b><b></b>

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Il faudra immédiatement entamer des discussions avec les groupes identifiés. La Commission dialogue et réconciliation devra être investie d’un mandat plus ferme, pour établir la vérité sur tout ce qui s’est passé dans le nord du Mali, de l’indépendance à nos jours.

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<b>IBK prône des « assises du Nord ». Est-ce une façon de sortir du tête-à-tête entre l’État et la rébellion touareg ?</b>

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Toutes les communautés du nord du Mali devront être impliquées dans la recherche d’une solution durable, acceptée par tous. Les groupes touareg ne sont pas les seuls à exprimer des frustrations. De nombreux problèmes ont été mal gérés dans ces régions. L’intervention militaire a permis de chasser les groupes djihadistes mais cela ne suffit pas. Des réponses politiques sont indispensables pour retrouver la stabilité, au nord du Mali comme dans toute la sous-région. Nous devrons traiter collectivement, avec nos voisins, les questions de la criminalité transfrontalière, de la circulation des armes, du narcotrafic.

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<b>La France cultive-t-elle l’ambiguïté vis-à-vis des rebelles touareg du MNLA ?</b>

<b> </b>La question du MNLA sera réglée avec le retour d’autorités politiques légitimes. Il est clair qu’il ne peut y avoir deux armées sur un même territoire. Conformément aux résolutions des Nations unies, le MNLA devra déposer les armes et s’inscrire dans un processus politique.

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<b>Comment rétablir la confiance et l’autorité de l’État ?</b>

Les résultats du premier tour expriment en effet un profond rejet des acteurs politiques. C’est dans ce contexte qu’IBK a émergé. S’il est élu, il devra bâtir un nouveau système, avec des responsables politiques au service du peuple.

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<b>Tous les ralliements enregistrés par IBK ne risquent-ils pas de le pousser, s’il est élu, à reproduire la « démocratie consensuelle » chère à Amadou Toumani Touré ?</b>

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La démocratie consensuelle est morte le 22 mars 2012. On ne peut plus faire marche arrière. Les ralliements n’ont pas été monnayés. C’est sur la base de la compétence et de l’intégrité que la future équipe sera constituée.

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<b>Ces promesses de rupture valent-elles aussi pour les choix économiques ?</b>

La rupture devra s’opérer dans tous les domaines. Le pays s’est écroulé politiquement, économiquement. Perpétuer les pratiques qui ont permis à certains groupes de faire main basse sur l’État serait mortifère.

<b>Tiékoroban</b>

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<title>Primature : Django Cissoko veut rempiler</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/primature-django-cissoko-veut-rempiler-166074.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 Aug 2013 03:49:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-154382" alt="Diango_Cissoko" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Diango_Cissoko.jpg" width="344" height="257" />Le Premier Ministre de la  Transition, Django Cissoko, après un an de bons et loyaux services à la patrie infiniment reconnaissante, doit rendre le tablier dès le 4 septembre 2013, date d'investiture du nouveau président élu Ladji Bourama. Mais Django Cissoko ne veut surtout pas dire définitivement adieu au pouvoir d'Etat: il tient à rempiler à la primature.

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<b>Selon des sources bien informées, Django Cissoko a proposé à Ladji Bourama de le reconduire à la tête du gouvernement jusqu'à la fin des futures élections législatives</b>.

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Argument-massue utilisé par l'illustre demandeur : le gouvernement actuel aurait fait un magnifique travail, serait rompu à la tâche, connaîtrait tous les dossiers, aurait  organisé de bonnes élections  et serait immédiatement opérationnel; il vaudrait donc mieux, pour Ladji Bourama, de  reconduire cette équipe qui gagne - et qui continuera à gagner, <i>inch Allah </i>! - que de nommer une nouvelle équipe sans expérience qui prendrait du temps à s'imprégner des réalités alors que les urgences pointent de tous côtés. Pour bien appuyer son argumentaire et, au passage, forcer un peu la main du nouveau président, Django Cissoko propose déjà, à travers son ministre de l'Administration Territoriale, le tout nouveau général amateur de <i>"tendances"</i> électorales, un  calendrier des législatives dont le premier tour se tiendrait le 27 octobre 2013 et le second tour trois  semaines plus tard.

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<b>L'offre de service de Django Cissoko ne manque pas, en réalité, d'intérêt.</b>

<b> </b>

<b> </b>

En effet, Ladji Bourama a besoin d'une équipe qui, comme celle de Django, est immédiatement opérationnelle et imprégnée  des dossiers de l'Etat. Mais la médaille a son revers : si Django est reconduit, les observateurs en déduiront que Ladji Bourama avait, avant même son élection, des atomes crochus avec le gouvernement de Transition, ce qui ne serait pas bon pour l'image du président élu et pourrait être utilisé par l'opposition politique. En outre, la reconduction de Django Cissoko laisserait entendre que Ladji Bourama, élu à 70% par les Maliens, manque de cadres susceptibles de prendre les rênes de l'Etat. De plus, comment Ladji Bourama pourrait-il évaluer la gestion d'ATT et de la Transition s'il nommait Django à la tête du futur gouvernement ? Enfin, la reconduction de Django Cissoko  romprait avec la volonté de changement affichée par Ladji Bourama et pourrait faire déchanter nombre de ses proches qui caressent le rêve de mettre le pied à l'étrier.

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<b>On le voit, la proposition de Django Cissoko encourt de forts risques de rejet</b>. Elle lui attire d'ailleurs des critiques de l'entourage de Ladji Bourama, qui se sent déjà menacé par la concurrence du Premier Ministre sortant. Dans une interview accordée, samedi dernier à <i>RFI</i>, Bokari Téréta, secrétaire politique du RPM, a désavoué le fait que le gouvernement sortant veuille imposer un calendrier des législatives : <i>"Tout ce qui a été demandé au ministre de l'Administration Territoriale, c'est de faire un rapport d'évaluation du scrutin présidentiel en soulignant les forces et les insuffisances. Le gouvernement qui sera nommé après l'investiture se servira de ce rapport pour organiser les législatives en</i> <i>corrigeant les insuffisances constatées"</i>.

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<b>Si Django Cissoko n'est pas reconduit à la primature, il n'en mourra certainement pas</b>. En effet, il pourrait rejoindre son ancien poste, le Médiateur de la République, qui, curieusement, est restée vacante depuis qu'il a pris la tête du gouvernement. Signe qui ne trompe pas, le gouvernement de Transition s'apprête à augmenter, dans la plus grande discrétion, les avantages et émoluments du Médiateur. Comme quoi, dans ce pays, certains citoyens ont l'art de retomber toujours sur leurs deux pieds!

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Primature : Abdoulaye Daffé soutenu par le chérif de Nioro et le général Sanogo</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/primature-abdoulaye-daffe-soutenu-par-le-cherif-de-nioro-et-le-general-sanogo-166071.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 Aug 2013 03:32:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="alignleft size-full wp-image-158544" alt="cherif-nioro" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/cherif-nioro.jpg" width="341" height="265" />La primature malienne est désormais convoitée comme la plus belle fille du village. Il faut dire que le poste prend une nouvelle dimension puisque le nouveau Premier Ministre dirigera un gouvernement légitime, gérera le prodigieux fonds de 2100 milliards de FCFA promis par les bailleurs de fonds et, qui sait?, pourrait  un jour prétendre à la place de Ladji Bourama.</em></strong>

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<b>Pour ne pas manquer la fête, le chérif de Nioro du Sahel, le célèbre marabout hamalliste, Mbouillé, soutient la candidature d'Abdoulaye Daffé à la primature.</b> Daffé n'est pas n'importe qui: il dirige depuis des lustres la première banque du pays (la BDM S.A.). S'il n'a jamais fait de politique, il en a assez vu faire puisqu'il navigue dans la haute finance bancaire depuis la chute du général Moussa Traoré en 1991. Son parrain, le chérif de Nioro, a assurément l'oreille de Ladji Bourama dans la campagne électorale duquel il s'est impliqué personnellement et financièrement. Non seulement le Chérif a traité de tous les noms d'oiseaux les adversaires de Ladji Bourama, mais en outre, il a remis 100 millions de FCFA à l'association islamique<i>"Sabati 2012" </i>pour battre campagne en faveur du candidat.

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&nbsp;

<b>Les sources affirment qu'un autre parrain d'Abdoulaye Daffé pour le poste de chef du gouvernement n'est autre que le... général de corps d'armée Amadou Haya Sanogo</b>. Le soutien de ce chef militaire de plus en plus controversé pourrait s'avérer, au finish, bien encombrant puisque Ladji Bourama, qui a déjà prévenu qu'il n'y aurait pas deux capitaines dans son bateau, hésiterait à nommer un Premier Ministre qui irait prendre des ordres chez un général de l'armée. <b></b>

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Le Comité de réforme de l&amp;apos;armée sera dissous demain mercredi</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/le-comite-de-reforme-de-larmee-sera-dissous-apres-demain-mercredi-166068.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 Aug 2013 03:13:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-32808" alt="Comite_reforme_Etat" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/10/Comite_reforme_Etat.jpg" width="610" height="354" /></strong></em>

<em><strong>Si on s'était contenté à ne pas inviter le général Sanogo à l'investiture de Ladji Bourama, il n'y aurait pas eu de quoi fouetter un chat serval. Mais il y a pire : dans le plus grand secret, le conseil des ministres de mercredi prochain, le dernier de la Transition, s'apprête à dissoudre le gagne-pain du général, c'est-à-dire le Comité Militaire de Suivi de la Réforme des Forces de Défense et de Sécurité (ouf, quel nom !). </strong></em>

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Ce Comité avait été taillé sur mesure pour l'officier qui, en compagnie de ses amis du défunt CNRDRE (junte), y faisait la pluie et le beau temps, avec des indemnités dépassant celles des ministres. En réalité, le Comité ne sert à rien. Comment peut-il réformer l'armée alors qu'il existe un ministère de la Défense et qu'à Koulikoro, des experts européens forment des contingents maliens sans en référer à Sanogo ? Quelques esprits chagrins laissent aussi entendre qu'un ancien putschiste n'est pas le mieux placé pour réformer une armée républicaine.

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En outre, le Comité est une émanation du régime de Transition: il pourrait ne pas cadrer avec les objectifs du nouveau président. Enfin, le Comité maintient Sanogo au-devant de la scène et le transforme en interlocuteur obligé du futur gouvernement, alors que ce gouvernement veut venir, les mains libres, aux affaires. C'est pour toutes ces raisons que Dioncounda et Django ont décidé de dissoudre le Comité. On nous confie en haut lieu: <i>"La promotion de Sanogo au grade de général va de pair avec son retrait de la scène publique et sa mise à la retraite. L'homme ne peut plus servir dans dans l'armée compte tenu de ses états de service passés. S'il accepte le schéma, ce sera bien; sinon, il deviendra un élément gênant pour la République!"</i>. A bon entendeur...

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<b>Seconde cérémonie après le 4 septembre ?</b>

Ladji Bourama sera investi le 4 septembre 2013. Mais cette date, arrêtée par la Cour constitutionnelle, ne colle pas avec l'agenda du président français qui tenait à participer à l'investiture et qui avait suggéré la date du 19 septembre. Les organisateurs ont donc décidé une solution médiane: Ladji sera investi le 4 septembre par la Cour suprême mais le 19 suivant, une cérémonie plus grandiose sera organisée à l'intention du président français et d'autres hôtes qui n'auront pas pu venir à Bamako le 4 septembre.

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<b>IBK résidera chez lui mais installera ses bureaux à l'actuelle primature</b>

Le nouveau président de la République du Mali, qui sera officiellement investi le 4 septembre 2013 au centre international de conférences de Bamako, ne pourra pas s’installer au palais de Koulouba avant neuf mois. <i>"La réhabilitation du palais va prendre au moins 9 mois, toute chose qui ne permettra pas au nouveau président malien Ibrahim Boubacar Kéita d’occuper les locaux aussitôt son investiture, le 4 septembre prochain. Le président va donc rester dans sa résidence privée et installera ses bureaux dans les locaux du secrétariat général de la présidence à Koulouba, en attendant la fin des travaux de rénovation de l’ édifice”,</i> a souligné une source à nos confrères de l'Agence Xinxhua. Cµette situation risque, selon les observateurs,  de causer des désagréments au niveau de la circulation entre la résidence de Sébénicoro, en commune IV de Bamako, et le palais de Koulouba. <i>"La circulation sera perturbée chaque jour pour permettre le passage du cortège du président aux heures de début et la fin de travail",</i> s'inquiète-t-on.

<b> </b>

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Ce que l'Agence Xinxhua ne sait pas, c'est que pour alléger ces désagréments, mais aussi pour des motifs de commodités, les bureaux d'IBK seront finalement installés, non à Koulouba, mais dans les  locaux de l'actuelle primature, à la Cité administrative. Du coup, le futur Premier Ministre va devoir se trouver un bureau ailleurs.

<b> </b>

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Il faut noter que le palais de Koulouba a été sérieusement endommagé et pillé de tous ses biens meubles lors du coup d’état intervenu le 22 mars 2012 par la junte conduite par le capitaine Sanogo, nouvellement promu au grade de général de corps d’ armée.

<b> </b>

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<b>Dioncounda prépare sa résidence de retraite</b>

Bien avant son agression par des manifestants, le président de la Transition, Dioncounda Traoré, travaillait à Koulouba tout en passant ses nuits à l'ex-base aérienne, dans la résidence habituellement réservée aux premiers ministres. Il semble que l'endroit lui ait bien plus au point qu'il veuille en faire sa résidence de retraite. Comme Alpha Oumar Konaré s'en est fait bâtir une à Souleymanebougou, route de Koulikoro.

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Ainsi donc, le conseil des ministres du 21 août 2013 a décidé d'affecter au ministère du logement le titre foncier n° 306 CIII de l'ex-base antérieurement affecté au ministère de la défense. De ce titre-mère seront distraits les titres fonciers n° 543 CIII (1 ha 81a 63 ca) et n° 544 CIII (81 a 86 ca): les deux titres ainsi distraits serviront de résidence aux anciens présidents de la République. A noter que l'un d'eux était en train d'être mis en valeur par ATT avant sa chute: il pensait y couler une douce retraite mais le sort en a décidé autrement.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : Le général Sanogo ne sera pas invité à l&amp;apos;investiture de Ladji Bourama</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-le-general-sanogo-ne-sera-pas-invite-a-linvestiture-de-ladji-bourama-166066.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Aug 2013 13:55:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i> </i></b><b><i>Malgré ses étoiles toutes neuves de général de corps d'armée, Amadou Haya Sanogo ne sera pas invité à la cérémonie d'investiture du nouveau chef de l'Etat. Pourquoi ?</i></b>

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[caption id="attachment_97487" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-97487" alt="Amadou Haya Sanogo" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/Amadou-H-Sanogo.jpg" width="350" height="226" /> Amadou Haya Sanogo[/caption]

Il fait un temps à ne pas mettre un général de corps d'armée dehors ! Depuis son élévation stratosphérique en grade, Amadou Haya Sanogo n'a plus la paix. Certes, il a des raisons de fêter un grade qui lui fait sauter, comme au championnat olympique,  7 échelons d'un coup; mais, au fil des jours, le cadeau que lui a fait le président de la Transition, le très rusé Dioncounda Traoré,  paraît empoisonné. Si Sanogo a l'idée de soumettre ledit cadeau à son vieil ami médecin, Oumar Mariko, on y découvrirait peut-être du cyanure, le poison le plus virulent de la terre.

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&nbsp;

<b>Voyez-vous, tout se passe comme si on avait dit au grand général de Kati: <i>"Tiens, voilà ton gâteau; maintenant, barre-toi!"</i></b>. En clair, on reconnaît, en haut lieu, le mérite de celui qui a débarrassé le pays du <i>"Vieux Commando";</i> on le récompense par un grade (qui ne se mange pas d'ailleurs) puis on lui demande de se faire tout petit dans le paysage. Quand il a voulu fêter publiquement son grade à Bamako, quelqu'un de haut placé l'en a dissuadé; il a donc été obligé d'aller faire sa fête à Ségou, une localité moins peuplée.

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<b>En vérité, Ladji Bourama, le nouveau maître du pays, n'a pas la patience du pape, pardon !, de  Dioncounda, ni la capacité d'effacement de Django Cissoko</b>. Si ces deux-là ont pu supporter, sans broncher, les sorties médiatiques inopinées et les décisions unilatérales de Sanogo, Ladji Bourama entend bien, lui, reprendre le pouvoir en main. Pas le partager avec une junte. Il ne s'en est pas caché lorsqu'il a confié à nos confrères de <i>Jeune Afrique</i> qu'il ne serait pas un <i>"président fantoche"</i> et qu'il n'y aurait pas deux capitaines dans son bateau. Ladji Bourama peut se permettre cette logique d'autorité: il est élu démocratiquement alors que Dioncounda, après un intérim constitutionnel de 40 jours, doit le reste de son mandat présidentiel à un décret de la CEDEAO.

<b>Or donc, les préparatifs vont bon train pour l'investiture officielle de Ladji Bourama dans ses nouvelles fonctions</b>. La Cour constitutionnelle, après avoir déclaré bon et valable le scrutin du 11 août,  a fixé la date du 4 septembre pour l'investiture du nouvel élu. Les organisateurs de la cérémonie d'investiture, éparpillées entre Koulouba, la Primature, les ministères et l'entourage de Ladji Bourama,  mettent les bouchées doubles, voire triples, pour la tenue de l'audience solennelle de la Cour suprême qui doit recueillir le serment de Ladji Bourama  de servir loyalement la nation, tant au moyen de la carotte que du bâton. Une interrogation s'est vite posée aux organisateurs: faut-il inviter le général de corps d'armée Amadou Haya Sanogo, ci-devant chef de la junte militaire de l'année 2012 ? La question finit par être tranchée dans le vif : ce sera non. Les raisons de cette mise à l'écart du Sanogo national ? Selon des indiscrétions tombées dans nos oreilles, les hautes personnalités étrangères invitées à l'investiture ont fait savoir, sans prendre de gants diplomatiques, qu'ils n'entreraient pas dans la même salle que l'ancien  chef putschiste. On leur a beau expliquer que la junte n'existe plus et que le général ne gère plus que ses galons étoilés, les invités n'ont rien voulu entendre : pas de Sanogo dans la salle ! Du coup, il a fallu choisir entre la présence de Sanogo et celle des illustres hôtes  étrangers. Choix pas très compliqué: si les Maliens mangent trois fois par jour, c'est grâce à l'aide étrangère et sans cette aide, la Cour suprême aurait depuis longtemps investi à Koulouba, non Ladji Bourama, mais plutôt...Iyad Ag Ghali  !

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&nbsp;

<b>Que Sanogo ne soit pas de la fête arrange d'ailleurs du beau monde</b>. En effet, depuis la nuit des temps, le compatriote galonné se déplace à bord d'un convoi à la Charles Taylor : une demi-douzaine de véhicules 4X4 hérissés de mitrailleuses avec, à la clé, des soldats à la gâchette facile. Imaginez que François Hollande ou Ladji Bourama lui-même, en entrant dans la salle du CICB où se tient la cérémonie, tombe nez à nez sur cette armada digne de Baghdad! Et puis, s'il devait participer à la cérémonie, où installerait-on Sanogo ? A côté des généraux ou dans la loge réservée aux anciens chefs d'Etat ? Dans le second cas, s'il faut respecter la chronologie des règnes, Sanogo sera assis tout près du fauteuil du <i>"Vieux Commando"</i>! Vous parlez de joyeuses retrouvailles ! A l'occasion, les deux anciens présidents, l'un exilé à Dakar, l'autre exilé interne,  pourront discuter des aléas de la politique qui, sans vous prévenir, vous ôte le gâteau de la bouche !

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bataille pour la primature : Soumeylou Boubèye Maiga disqualifié ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/bataille-pour-la-primature-soumeylou-boubeye-maiga-disqualifie-164775.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2013 13:15:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_48000" align="alignleft" width="344"]<img class="size-full wp-image-48000" alt="Soumeylou Boubèye Maïga" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/02/Boubeye_Maiga_0.jpg" width="344" height="257" /> Soumeylou Boubèye Maïga[/caption]

<b><i>Depuis la reconnaissance de la victoire électorale d'IBK par son rival, SoumailaCissé, la résidence du nouvel élu, à Sébénicoro, ne désemplit plus. A peine reste-t-il la place d'une natte dans la cour de la concession; les fleurs ont disparu, piétinées par les militants de la première heure comme par les immigrants nés du ...premier tour du scrutin. Que cherche tout ce beau monde ? Cueillir les fruits de la victoire! Un habitué de Sébénicoro nous rapporte que les candidats et autres personnalités ralliés à IBK se pressent en rangs serrés sur les fauteuils, sans songer un seul instant à quitter les lieux. </i></b>

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Quand il arrive que l'un d'eux s'absente pour quelques minutes, il revient demander à ses pairs avec angoisse : <i>"Est-ce qu'il s'est décidé quelque chose en mon absence ?"</i>. Loin de laisser IBK libre de décider de la composition de son équipe et d'en informer qui de droit en temps opportun, <i>"ses alliés l'ont carrément envahi",</i> se plaint un responsable du RPM qui dénonce ouvertement la concurrence féroce que lui livrent les nouveaux venus. Vendredi soir, les centaines de squatteurs politiques de Sébénicoro auraient reçu le message suivant: <i>"Le président élu a besoin que vous vous retiriez pour lui permettre de recevoir les diplomates étrangers qui sont nombreux à solliciter une entrevue et que parviennent pas à être reçus !".</i>Un petit coup de balai, en somme...

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<b>En attendant la formation du gouvernement, où tout le monde veut siéger, les sources concordent à dire que la bataille fait rage pour l'obtention de la primature. </b>Obnubilé par ce portefeuille, SoumeylouBoubèyeMaiga se battrait des pieds et des mains pour l'arracher. Il ferait valoir son expérience ministérielle, son ralliement précoce à la candidature d'IBK et le fait qu'il ait quitté son parti - l'Adema - à cette fin. Problème : Maiga est desservi par son passé. En tant que patron de la Sécurité d'Etat, il a donné la chasse à nombre d'actuels alliés d'IBK. C'est même lui qui, en 2000, à la tête d'un mouvement de "réformateurs" opposé à la candidature d'IBK, a contribué largement à briser l'élan présidentiel d'IBK en le chassant de l'Adema. De plus, Maiga passe pour une hirondelle politique qui fuit son nid dès que souffle le moindre petit vent contraire. Transfuge multirécidiviste de l'Adema, rien ne garantit son ancrage définitif dans le camp d'IBK au cas où il n' aurait pas la primature. Mieux, Maiga caresse, depuis des années, le rêve de devenir chef de l'Etat: s'il parvient à s'installer à la primature, n'en fera-t-il pas aussitôt un tremplin pour prendre la place d'IBK ? Et s'il arrive qu'IBK lui demande de quitter la primature, ne créera-t-il pas, comme il en a l'habitude, un nouveau front de guerre ?  Bref, l'ambition de Maiga ne plaide pas en sa faveur, le poste de Premier Ministre constituant un poste de toute confiance. En outre, comment IBK justifierait-il la nomination de Maiga à la primature aux dépens de ses vieux camarades de parti qui, à ses côtés et tous ensemble traqués par Maiga, ont affronté les périodes ingrates d'Alpha Oumar Konaré et d'ATT ? Enfin, SoumeylouBoubèyeMaiga n'a rien de l'homme neuf susceptible d'incarner le changement que les Maliens attendent d'IBK.

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<b>Il semble plus plausible qu'IBK porte son choix, soit sur un Premier ministre venu de l'étranger (donc qui n'aurait de contentieux avec personne), soit sur son directeur de campagne (comme cela arrive souvent à la fin des élections), soit sur un de ses nombreux amis technocrates, ou encore sur un membre de la coalition "IBK 2012".</b> Il se dit qu'IBK tient en haute estime ToumaniDjimé Diallo (actuel ambassadeur au Maroc), Seydou Nourou Kéita (son ancien directeur de cabinet au parlement). Il se dit aussi qu'il ne tarit pas d'éloges sur les leaders du MIRIA, le parti créé par feu Mamadou Lamine Traoré, qui l'ont soutenu dès le départ et sont les premiers animateurs de "IBK 2012".Bocary Téréta, le dernier ministre du RPM dans le gouvernement d'ATT, n'a pas forcément dit son dernier mot, de même que Nancoma Kéita, ancien ministre de l'environnement.

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<b>Autres postes très disputés : ceux de la justice (convoités par les avocats Mohamed Ali Bathily et Baber Gano, proches d'IBK); de la communication (on parle de notre confrère Sambi Touré; de Mamadou Camara, porte-parole d'IBK, et de Rama Diallo, directrice adjointe de campagne d'IBK)</b>. Il ne paraît pas exclu que le département de la promotion féminine revienne à Madame HaidaraAissataCissé dite Chato, candidate indépendante ralliée à IBK entre les deux tours de la présidentielle.Dramane Dembélé, le transfuge de l'Adema, pourrait ramasser un gros morceau, de même que le MPR à qui le FDR en veut à mort d'avoir rejoint IBK.

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>Ousmane Ben Fana sur la rampe de lancement ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ousmane-ben-fana-sur-la-rampe-de-lancement-164782.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2013 13:03:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>L'élection présidentielle 2013 a afin livré son verdict même si les résultats définitifs n'ont pas encore été prononcés par la Cour constitutionnelle. Les Maliens ont porté leur choix, à 77%, sur le candidat du Rassemblement Pour le Mali (RPM), Ibrahim Boubacar Kéita, loin devant SoumailaCissé (22%). </i></b>

<b><i> </i></b>

[caption id="attachment_88596" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-88596" alt="Ousmane Ben Fana" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/Ousmane-Ben-Fana.jpg" width="250" height="188" /> Ousmane Ben Fana[/caption]

Au cours de cette élection, deux camps se faisaient face : la vieille garde politique composée d'IBK, de Soumaila Cissé, de  Modibo Sidibé et autres vétérans du Mouvement Démocratique 1991; et la jeune garde conduite par des candidats comme HousseiniAmionGuindo, Ousmane Ben Fana Traoré, Moussa Mara, Nianakoro Yeah Samaké et compagnie. Renverser la donne politique en faveur des jeunes, tel était l'objectif des jeunes candidats.

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Ainsi, au cours de la campagne, les jeunes ont réclamé le tournant générationnel en tentant de présenter les vieux candidats  comme responsables de la mauvaise gouvernance qui a conduit le pays dans le gouffre. Ce discours n'a pas eu l'effet souhaité puisque les jeunes ont été écartés même du second tour de la présidentielle. Au contraire, les deux des vieux candidats se sont retrouvés au second tour et le plus vieux d'entre les deux, Ibrahim Boubacar Kéita, l'a emporté. *

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<b>Doit-on en conclure que la jeune garde est sortie perdante du duel avec les aînés ?</b>

<b> </b>Rien n'est moins sûr. Quelques jeunes loups essaient encore d'émerger du lot. Par exemple, Ousmane Ben Fana Traoré, le président du PCR (Parti Citoyen pour le Renouveau), s'est vite retrouvé, après le premier tour de la présidentielle, dans l'entourage proche du nouvel élu, IBK. Déjà, Ben Fana Traoré  s'était sorti de la tutelle de son ancien mentor, ATT, en fondant son parti, le PCR, contre l'avis du président déchu qui avait une peur bleue de la classe politique. La chose a étonné plus d'un observateur; on a vu dans l'acte de Ben Fana Traoré une sorte de suicide politique de la part d'un homme qu'ATT avait fait conseiller spécial avec rang de ministre. A la présidentielle du 28 juillet 2013, Ben Fana, avec très peu de moyens, a fait figure honorable en battant nombre de jeunes loups aux dents longues. Son apport a été pour quelque chose dans la victoire finale d'IBK.

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Le nouveau président, qu'IBK a connu alors qu'il militait à l'AEEM, semble avoir le profil requis pour s'occuper d'un volet économique du futur gouvernement. Ben Fana Traoré est en effet un économiste  qui, à travers son parti, entretient des relations solides dans l'Internationale Libérale ainsi que dans le Réseau Libéral Africain où il côtoie des éminences comme l'Ivoirien Alassane Ouattara et le président de la région espagnole de Catalogne. Ce dernier a d'ailleurs récemment répondu à une requête de Ben Fana Traoré en apportant une aide matérielle aux déplacés de guerre du nord du Mali. Ousmane Ben Fana Traoré a même reçu de l'Internationale Libérale de très vives félicitations pour les résultats obtenus lors de sa première participation à un scrutin présidentiel. Pour le socialiste IBK, il ne serait pas inutile joindre une corde libérale à son arc...

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<b>Abdoulaye Guindo</b>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : Bon appétit, mon Général!</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/chronique-satirique-bon-appetit-mon-general-164774.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2013 13:00:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>. </i></b>

<b><i>Devenu général de corps d'armée, le tombeur du </i></b><b><i>"Vieux Commando"</i></b><b><i> poursuit le grandiose festin qu'il avait entamé au Comité de réformes de l'armée. En attendant mieux ?</i></b>

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[caption id="attachment_110589" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-110589" alt="Le capitaine Amadou Haya Sanogo" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/sanogo_Capitaine.jpg" width="315" height="192" /> Le capitaine Amadou Haya Sanogo[/caption]

Dans la millénaire histoire du Mali, deux hommes n'ont pas matière à se plaindre : l'ancêtre Kankou Moussa et le contemporain Amadou Haya Sanogo. Kankou Moussa était riche comme Nabuchodonosor: en 1324, à la tête d'un millier d'esclaves et de chevaux chargés d'or, il a effectué le pèlerinage à la Mecque; à force de distribuer des lingots sur son passage, il a fait chuter, pendant 10 ans, le cours mondial de l'or. S'il vivait encore, il aurait sans doute été traduit par le Vérificateur Général devant la Cour Pénale Internationale pour génocide financier. Quant à Amadou Haya Sanogo, il n'est pas empereur, certes, mais il n'en est plus très loin puisqu'il vient de passer général de corps d'armée. Le plus haut grade malien de tous les temps! Même le général Abdoulaye Soumaré, fondateur de l'armée malienne, n'a pas eu droit à tant d'honneur.<b>  </b>

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<b>Pour passer de capitaine à général de corps d'armée, Sanogo a brûlé les étapes à la manière d'une fusée de l'opération Serval</b>. Il a sauté la bagatelle de sept grades: commandant, lieutenant-colonel, colonel, colonel-major, général de brigade, général de  division et général d'armée. On mesure mieux le chemin parcouru quand on se souvient que Sanogo n'était, jusqu'au 20 mars 2012, qu'un simple capitaine sous le coup d'une mise à pied et qui, bien entendu, roulait en moto <i>Jakarta</i>. Comme quoi, quand on veut faire une carrière rapide, il suffit de lire, à la télé, un communiqué de chasse dénonçant <i>"l'incompétence de monsieur Amadou Toumani Touré" </i>!

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<b>A la vitesse où se déroule la promotion du capitaine, il a toutes les chances de devenir un jour maréchal. </b>A moins qu'il ne décline l'offre car l'histoire se montre ingrate envers les maréchaux et plutôt clémente envers les généraux. A preuve, le maréchal Mobutu Sese Seko, l'homme à la toque de léopard, a dû fuir le Zaïre, malgré son grand âge, et finir ses jours en terre d'exil du Maroc. Quant au Maréchal français Philippe Pétain, chacun sait le déshonneur qui le poursuiot, même dans la tombe. Au contraire, les généraux meurent tranquillement dans leur lit après une vie de bombance, à l'instar du Français Charles De Gaulle, de l'Américain Dwight Eisenhower ou, plus près de nous, du Guinéen Lansana Conté. A l'image des trois personnages sus-nommés, un général qui gère bien ses trois ou quatre étoiles finit toujours par gouverner son peuple. C'est dire que notre général de corps d'armée a un riant avenir devant lui...

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<b>En attendant de devenir calife à la place du calife, le capitaine, pardon !, le général Sanogo fait la fête</b>. Déjà, il avait du...festin sur la planche depuis que Dioncounda Traoré l'avait porté, avec tambour et trompette, à la tête du Comité machin chargé des réformes militaires. Dans ce Comité, on ne meurt surtout pas de faim. Du président du Comité, Sanogo, aux membres des cellules, en passant par ceux des commissions et des ateliers, tout le monde se lèche les coudes avec des salaires et des primes triplant ceux des ministres en exercice. Et s'il y a une chose que messieurs les reformateurs de l'armée détestent, c'est qu'on trouble leur festin par des propos déplacés. BoukariDaou, l'impertient journaliste qui aimait gloser sur ledit festin en sait quelque chose: il a passé le plus clair du trimestre écoulé dans les geôles de la Sécurité d'Etat.

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<b>Bardé de ses nouveaux galons, le généralissime de Kati restera-t-il président du Comité de reformes ou deviendra-t-il, comme cela se murmure, chef d'état-major des armées ?</b> Il appartient désormais à LadjiBourama, le nouveau maître du palais, de répondre à la question. Sanogo continuera-t-il à demeurer à Kati ou emménagera-t-il dans une résidence plus digne de son rang ?Les mauvaises langues racontent qu'il pourrait se voir bientôt affecter, à l'ex-base aérienne de Bamako, la splendide résidence que le <i>"VieuxCommando"</i>  était en train d'aménager pour ses vieux jours. Cette résidence a vraiment tout pour plaire. Le nouveau général, dans son uniforme flambant neuf,  y logera juste à côté du Premier Ministre (dès fois que celui-ci, comme l'astrophysicien Cheick Modibo Diarra, aurait besoin d'une âme charitable pour <i>"faciliter" </i>son départ...). Le général y mangera en plein air, à l'abri des mendiants politiques de <i>Yerewolo Ton </i>ou de la COPAM qui regrettent fort qu'au lieu de leur fameuse Convention Nationale, il y ait plutôt eu des élections remportées, à leurs dépens, par LadjiBourama. De plus, nuit et jour, le compère galonné entendra chanter les oiseaux nichés dans les frondaisons touffues, ce qui, de l'avis de spécialistes comme l'éminent docteur Oumar Mariko, procure une santé de fer et la longevité de Noé. Pour ne pas trop s'ennuyer dans son petit paradis terrestre, Mon Général aura tout le loisir d'animer des causeries nocturnes avec son ancien directeur de cabinet propulsé lui aussi général: Moussa Sinko Coulibaly. On commençait à s'inquiéter pour ce Moussa depuis que SoumailaCissé avait demandé son éviction du gouvernement suite à ses analyses politiques prématurées; mais il y a eu plus de peur que de mal: l'homme des <i>"tendances"</i> électorales retombe sur ses deux pieds, devenant général de brigade du jour au lendemain, au saut du lit.

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<b>Quelques esprits chagrins se demandent pourquoi le président Dioncounda Traoré bombarde Sanogo au plus haut grade de l'armée</b>. Si vous voulez la réponse, il vous suffit d'inverser la question: Dioncounda serait-il devenu président sans Sanogo ? En chassant  le <i>"Vieux Commando"</i> du palais, l'officier a offert un raccourci à Dioncounda qui, au moment des faits, n'était que candidat et courait le risque de se faire dévancer aux suffrages par LadjiBourama, Soumaila ou Modibo Sidibé. Sanogo n'a pas seulement épargné à Dioncounda les aléas d'une compétition électorale; il lui a aussi enlevé des pieds l'épine Cheick Modibo Diarra, l'homme aux <i>"pleins pouvoirs" </i>devenu si puissant qu'il ne savait plus à qui remettre sa démission dans un pays pourtant vaste de 1.240 000 km2. Certes, Dioncounda, dans l'intervalle, a reçu la visite de bastonneurs inconnus mais c'était juste là un sacrifice rituel pour provoquer l'intervention des Français contre les <i>jihadistes</i> du nord.Et puis, ceux qui critiquent le grade de Sanogo feraient bien de consulter les archives:Balla, de simple lieutenant, a fini général d'armée après avoir déposé le président Modibo Kéita en 1968; le <i>"Vieux Commando"</i>, lieutenant-colonel lors de son putsch du 26 mars 1991, est passé général de brigade un an plus tard. Amnistie personnelle et statut d'ancien chef d'Etat à la clé. Pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, le droit n'est que la codification des rapports de force...

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<b>A présent, une interrogation majeure subsiste: Sanogo ne se déplace qu'à bord d'une colonne armée de 4X4 rutilants; s'il lui arrive de croiser le convoi de LadjiBourama, qui va céder le passage ? </b> De la réponse à cette question dépend la qualité de ses relations avec le nouvel hôte de Koulouba.En tout cas, LadjiBourama l'avait déjà dit:<i> "Il n'y aura pas deux capitaines dans mon bateau"</i>. Avant même de prendre ses fonctions, il a tenu parole puisque le capitaine Sanogo a cessé d'être capitaine...

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Avant de quitter ses fonctions : Le gouvernement de Transition veut multiplier par 700% ses émoluments et indemnités</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/avant-de-quitter-ses-fonctions-le-gouvernement-de-transition-veut-multiplier-par-700-ses-emoluments-et-indemnites-164770.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2013 12:15:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b><img class="aligncenter size-full wp-image-113077" alt="gouvernement x" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/gouvernement-x.jpg" width="615" height="408" />Après avoir évincé le très avare Tiena Coulibaly du ministère des Finances et bombardé le capitaine Sanogo et deux autres officiers au grade stratosphérique de général de corps d'armée, le gouvernement de Transition n'oublie pas sa propre assiette : 4 projets de loi prévoient de multiplier par 700% les indemnités des Premiers ministres et ministres en exercice ainsi que des anciens Premiers ministres et ministres.</b><b> De la bombance en perspective !</b></em>

<b> </b>

En principe, dans la quinzaine qui suit la proclamation des résultats de la présidentielle par la Cour constitutionnelle, le président élu prête serment devant la Cour suprême puis prend les rênes du pays. Pour lui laisser la liberté de choisir son équipe, le Premier Ministre sortant lui remet, le même jour, la démission de son gouvernement. Au tout début de septembre 2013 donc, le gouvernement de Django Cissoko rendra le tablier.

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<b>Il semble  que le gouvernement de Transition ne veuille pas s'en aller les bras ballants et l'estomac vide.</b> Il tient d'abord à se rendre justice.Financièrement parlant, bien sûr. Ainsi, depuis trois semaines, 4 projets de loi font, dans le plus grand secret, le va-et-vient entre la Présidence de la République, la primature et le secrétariat général du gouvernement. Régulièrement enrôlés à l'ordre du jour du conseil des ministres, ils en sont tout aussi régulièrement retirés la veille, comme si quelqu'un n'avait pas encore fini de calculer l'incidence énorme que lesdits textes ne manqueront pas d'avoir sur les futurs budgets d'un Etat pauvre comme Job.

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<b>Que disent, au juste, les fameux projets de loi ? </b>Le rapport de présentation des projets de loi, dressé le 19 juillet 2013 par le ministre de la Fonction publique, Maître Demba Traoré, rappelle le traitement actuel des Premiers Ministres, des ministres et de leurs prédécesseurs. Ce traitement, aujourd'hui, est régi par les textes suivants:

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- l'ordonnance n°02-050/P-RM du 4 juin 2002 modifiant l'ordonnance n°91-018/P-RM du 21 juin 1991 fixant les émoluments et indemnités du Premier Ministre;

-l'ordonnance  n°02-051P-RM du 4 juin 2002 fixant les émoluments et indemnités des membres du gouvernement.

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<b>Avantages des ministres anciens et actuels</b>

Actuellement, quand un ministre quitte le gouvernement, il reçoit une indemnité de sortie; de plus, il est reclassé, <i>"pour le restant de sa carrière",</i> au plus haut indice de la catégorie A de la   fonction publique. Mais un ministre en exercice perçoit un traitement mensuel calculé sur la base de l'indice 1200 de la grille de la fonction publique (395.000 FCFA) ainsi qu'une indemnité forfaitaire mensuelle de 600.000 FCFA. Soit, au total, la rondelette somme de 995.000 FCFA par mois. Le ministre en exercice  bénéficie aussi de la gratuité du logement, de l'eau, de l'électricité et du téléphone.

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<b>Avantages des Premiers Ministres actuels et anciens</b>

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Le Premier Ministre en exercice perçoit actuellement un traitement mensuel calculé sur l'indice 1700 de la grille de la fonction publique (562 000 FCFA), ainsi qu'une indemnité mensuelle de 700.000 FCFA, soit, au total, un traitement mensuel de 1.262. 000 FCFA. Il bénéficie aussi de la gratuité du logement, de l'eau, de l'électricité, du téléphone et de<i> "domestiques attachés à sa résidence"</i>.

<b>Le Premier Ministre qui quitte ses fonctions n'est pas abandonné à son sort, loin de là ! </b>Il gagne, juste avant de vider le plancher, une indemnité de sortie équivalant à 3 mois de salaire et est reclassé au plus haut indice de la catégorie A de la fonction publique pour le restant de sa carrière. L'ancien Premier Ministre bénéficie, en outre, d'une indemnité forfaitaire mensuelle de représentation de 700.000 FCFA, de la gratuité du logement, de l'eau, de l'électricité et du téléphone; il bénéficie enfin d'un véhicule et de deux agents de sécurité à la charge de l'Etat. Histoire d'éviter qu'un administré mécontent de <i>Yerewolo Ton </i>n'aille lui faire sa fête ?

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<b>Ce qui va changer</b>

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Evidemment, ces émoluments et autres avantages ne suffisent pas au bonheur du gouvernement de Transition. Celui-ci veut pimenter la soupe et adoucir davantage les vieux jours de ses membres. Pour faire gober à l'opinion la hausse vertigineuse des traitements qu'il projette, le gouvernement utilise deux arguments qu'il croit en béton armé.D'abord, il prétend que <i>"dans les pays à forte tradition républicaine, la fin de la fonction ministérielle n'affecte pas, outre mesure, la situation matérielle des intéressés ni le respect protocolaire lié aux fonctions par eux assumées"</i>. Ensuite, le gouvernement disserte : <i>"La jeunesse de notre culture démocratique et son interférence avec une culture souvent clientéliste de la politique justifient de changer positivement la situation matérielle faite actuellement aux membres de l'Exécutif pendant et après l'exercice de leurs fonctions"</i>.  Tout ce charabia politico-administratif tend à faire croire que le gouvernement actuel meurt de faim et que la démocratie exige de rehausser dans l'immédiat ses revenus de misère. Bien sûr, ce gouvernement à l'appétit très sélectif ne se donne pas la peine de demander si, en démocratie, le salaire des enseignants,  secrétaires, policiers et bûcherons ne doit pas, lui aussi, prendre l'ascenseur ! Mais voyons un peu, dans le détail, les augmentations croustillantes que le gouvernement veut s'octroyer sous couvert de <i>"tradition républicaine</i>".

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<b>Le premier projet de loi concocté pour la circonstance fixe le nouveau régime des émoluments et autres avantages accordés au Premier Ministre</b>. Le brave chef des ministres recevra ainsi un <i>"traitement hors échelle égal à 7 fois le traitement brut le plus élevé des fonctionnaires"</i>. Sans être expert comptable, on peut estimer cela à la somme de 3.934.000 FCFA (562.000 FCFA X 7). En clair, le Premier Ministre verra son salaire multiplié par 7, soit une augmentation de 700%. Et ce n'est pas tout ! Ce traitement sera majoré d'une indemnité  mensuelle de représentation équivalant à trois quarts du traitement de base, soit 2.950.500 FCFA. Ce qui porte le revenu mensuel global du Premier Ministre à 6.884.000 FCFA ! Cérise sur le gâteau, le Premier Ministre continue à bénéficier de la gratuité du logement, de l'eau, de l'électricité, du téléphone, de domestiques et d'agents de sécurité. Il aura un contrat d'<i>"assurance couvrant les accidents de transport par voie aérienne ou de surface"</i>. Si le Premier Ministre, au lieu d'une résidence d'Etat, décide de loger chez lui-même, il bénéficiera d'une indemnité mensuelle de logement de 500.000 FCFA. De quoi louer un palace des <i>Mille et une Nuits</i>, n'est-ce pas ? L'indemnité de  logement fait encore l'objet de discussions car plusieurs conseillers de la primature, très zélés pour râcler les fonds de caisse publics, proposent qu'elle soit portée à 1 million de nos francs - excusez du peu ! A ce train, le Premier Ministre logera sans doute dans le même confort que le sultan de Brunéï, entouré, qui sait?, de laquais, de majordomes et de griots à la flûte mélodieuse...

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<b>Le deuxième projet de loi fixe les émoluments et avantages des ministres</b>. Il faut assimiler, selon le texte, aux ministres les personnalités ayant rang de ministres, les ministres délégués, et les secrétaires d'Etat. Chacun d'eux aura 5 fois le traitement mensuel du fonctionnaire le mieux payé, soit 2.810.000 FCFA (562 000 FCFA X 5).En clair, le traitement de base des ministres bondit de 395.000 FCFA à 2.810. 000 FCFA, soit une augmentation de 500% ! Les ministres bénéficieront aussi d'une indemnité mensuelle de représentation équivalant aux trois quarts du traitement de base, soit 2.107.500 FCFA. Ce qui porte le revenu mensuel d'un ministre à 4.917.000 FCFA.Sans compter la gratuité du logement, de l'eau, de l'électricité et du téléphone. Si le ministre décide de loger chez lui au lieu d'emménager dans une résidence d'Etat, il aura une indemnité mensuelle de logement de 300.000 FCFA, chiffre appelé à grandir au fil des discussions en cours.

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<b>Le troisième projet de loi fixe les avantages des anciens Premiers Ministres</b>. Ils bénéficieront d'une indemnité exonérée de toutes taxes et égale aux trois quarts du traitement qu'ils percevaient lorsqu'ils étaient en fonction, soit 2.950.500 FCFA par mois jusqu'à la mort. Lorsqu'ils viennent à décéder, la moitié de cette indemnité sera reversée à leur famille jusqu'à la majorité de tous leurs enfants.Bien sûr, ils bénéficieront jusqu'à la mort de la gratuité du logement, de l'eau, de l'électricité, du téléphone, de deux véhicules et de 2 agents de sécurité (un agent pour leur personne, l'autre pour leur famille). Leurs déplacements à l'étranger seront pris en charge par les services diplomatiques et consulaires, à condition que ces services soient informés du caractère et du contenu des déplacements. Les anciens Premiers Ministres, leurs conjoints et enfants mineurs jouiront d'un passeport diplomatique. En rang protocolaire, ils viennent juste après le chef de l'Etat, le Premier Ministre en exercice, les présidents des assemblées parlementaires et les anciens présidents de la République.

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<b>Le quatrième projet de loifixe les avantages des anciens ministres et assimilés</b>. Ils bénéficient, à la fin de leurs fonctions, d'une indemnité de sortie équivalant à 3 fois leur traitement mensuel, soit 8.430 000 FCFA, ainsi que d'une indemnité forfaitaire de 900. 000 FCFA. Ensuite, ceux d'entre eux qui étaient fonctionnaires, magistrats ou militaires continuent de percevoir, par mois, les trois quarts du traitement qu'ils percevaient lorsqu'ils étaient en fonction, soit 2.107. 500 FCFA par mois et à vie. Si, dans les 6 mois de la fin de leurs fonctions, les anciens ministres ne parviennent pas à se trouver un autre emploi, ils sont d'office affectés, comme chargés de mission, dans un ministère ayant un lien avec leurs qualifications professionnelles.

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<b>Que penser de cette orgie d'indemnités ?</b>

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On le voit, le gouvernement de Transition veut sérieusement se lécher les coudes avant de partir. Et même après. Il y a lieu de se demander s'il laissera quelque chose dans le trésor public. N'aurait-il pas mieux valu laisser l'initiative de ces augmentations salariales au président élu et à son équipe? Le comble, c'est qu'au moment où le gouvernement s'octroie ces joyeuses friandises, le Mali court derrière les bailleurs de fonds internationaux avec son éternel son pot de mendiant. Lesdits bailleurs financent pour 40% le budget de fonctionnement de l'Etat et pour 98% le budget destiné aux investissements (routes, écoles, hôpitaux, etc.). L'incidence des augmentations projetées est incalculable puisque nul ne sait le nombre de Premiers Ministres, de ministres et d'anciens ministres qui en bénéficieront au fil des ans : il s'agit de charges permanentes  qui paraissent indéfendables dans un pays dont le salaire minimum garanti est de 22 500 FCFA. On comprend maintenant l'avantage qu'il y avait pour des gens haut placés à chasser Tienan Coulibaly des Finances !

<b> </b>

<b>Par Tiékorobani</b>

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<title>Comité  exécutif Adema : Pourquoi Iba Ndiaye s&amp;apos;en va</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/comite-executif-adema-pourquoi-ibandiaye-sen-va-164780.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2013 12:06:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_78219" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-78219" alt="Iba N'Diaye, vice -président de l'Adema-Pasj" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/Iba-Ndiaye.jpg" width="350" height="263" /> Iba N'Diaye, vice -président de l'Adema-Pasj[/caption]

<em><strong>La semaine dernière, le premier vice-président et président par intérim de l'Adema-PASJ, l'ancien ministre et maire Ibrahima Ndiaye, a démissionné du Comité exécutif du parti. Comme l'intéressé n'a pas livré les motifs de sa décision, nous avons posé la question à son entourage.</strong></em>

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Notre petite enquête nous a permis d'apprendre que lors de la désignation de Dramane Dembélé comme candidat de l'Adema à la présidentielle, IbaNdiaye a confié à ses proches:<i> "J'estime que la désignation de Dramane Dembélé est un désaveu pour les anciens du parti. Que le 49ème membre du Comité Exécutif parvienne à damer le pion aux 48 membres mieux placés montre que le parti ne veut plus de ceux qui le dirigent. Je dois donc démissionner. Mais si je le fais maintenant, à la veille de la présidentielle, cela équivaudra à trahir mon parti. Mais je m'en irai à la fin du scrutin"</i>. IbaNdiaye vient, de mettre à exécution sa résolution.

<b> </b>

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Présidentielle 2013 : Pourquoi Dramane Dembélé a rejoint IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/presidentielle-2013-pourquoi-dramane-dembele-a-rejoint-ibk-163713.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Aug 2013 16:53:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Au moment où, après le premier tour de la présidentielle, l'ADEMA appelait à voter pour Soumaila Cissé, le candidat du FDR, Dramane Dembélé, le candidat de l'ADEMA, rejoignait, lui, IBK. Ce faisant, il suscitait une violente colère d'Iba Ndiaye, président intérimaire de l'ADEMA, qui, sur un ton martial, déclarait que Dramane Dembélé n'engageait pas le parti, que ce dernier respecterait la plateforme FDR et se tenait prêt à occuper les bancs de l'opposition en cas de défaite de Soumaila Cissé. Qu'est-ce qui a poussé Dramane Dembélé à prendre le contrepied de son parti ? Votre journal a cherché à s'informer...</strong></em>

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[caption id="attachment_160341" align="alignleft" width="344"]<img class="size-full wp-image-160341" alt="Dramane Dembele" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Dramane-Dembele_0.jpg" width="344" height="257" /> Dramane Dembele[/caption]

<strong>Boycotté par les anciens</strong>

En fait, la désignation de Dramane Dembélé comme candidat de l'ADEMA à la présidentielle est restée en travers de la gorge des vieux du parti qui étaient nombreux à s'aligner aux primaires. Tous se sont laissés piéger par la commission de bons offices qui, avant de dévoiler son choix, leur avait fait signer l'engagement d'honneur de ne pas contester ce qui serait décidé. Munie de ce précieux document, la commission a porté son dévolu sur Dramane Dembélé qui, pourtant, ne paraissait réunir tous les critères édictés. Les vieux candidats, terriblement sonnés, préfèrent ne pas ruer dans les brancards. Mais ils n'en mijotent pas moins des coups fourrés.

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Premier à se manifester, Soumeylou Boubèye Maiga, quitte le parti dans le but de préparer sa propre candidature comme il l'avait fait en 2007 lorsque l'ADEMAavait décidé de soutenir la candidature d'ATT pour un second mandat. Boubèye, en fin analyste politique, se rend vite compte qu'il n'a pas de chances de gagner l'élection présidentielle du 28 juillet face à des compétiteurs autrement puissants et populaires comme IBK et Soumaila Cissé. Il met donc ses ambitions présidentielles en sourdine  et pose ses valises chez IBK, le candidat du RPM. Boubèye n'a pas choisi IBK au hasard.Déjà, il le savait, celui-ci bénéficiait du soutien du président de la Transition, Dioncounda Traoré, et, bien entendu, d'Ousmane Sy, secrétaire général de la présidence de la République. IBK, cérise sur le gâteau, entretenait aussi les meilleurs liens avec les militaires de Kati de même qu'avec  les présidents Guinéen Alpha Condé, nigérien Issoufou et français, François Hollande    .

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Deuxième à quitter l'ADEMA, Sékou Diakité, autre candidat défait par Dramane Dembélé, se rallie à Housseini Guindo, le mentor de la CODEM. C'est bien la première fois que l'ancien ministre de la Solidarité rompt les liens avec son parti mais il n'arrive pas à comprendre pourquoi l'ADEMA ne cesse de lui préférer d'autres candidats : en 2012, il a été battu aux primaires par Dioncounda Traoré; en 2013, il l'est par Dramane Dembélé qu'il considère comme un militant de la vingt-cinquième heure.

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Certes, officiellement, le reste du Comité exécutif reste fidèle à Dramane Dembélé mais très peu de responsables du parti s'impliquent réellement dans la campagne du candidat."Bien que le parti, première force parlementaire du Mali, ait reçu des fonds au titre du financement public, pas un franc n'a été remis à DramaneDembélé pour les besoins de la campagne", se désole un ami du candidat qui reconnaît cependant que  Dioncounda    Traoré a fait au candidat un don symbolique de 30 millions de FCFA.Du coup, Dramane Dembélé a battu campagne avec ses propres moyens. Rien que le lancement de sa campagne électorale, à Sikasso, lui a coûté la bagatelle de 125 milmlions de FCFA ! Un autre membre de son entourage souligne que le comité exécutif de l'ADEMA n'a rien fait pour mobiliser le parti: "Je crois fermement que les maires du parti ont reçu consigne de se croiser les bras. Quand notre équipe de campagne se rendait dans une localité, nous étions accueillis au siège local du parti par trois tondus et deux pélés mais jamais par des foules que nul ne s'activait à mobiliser. Il y a eu sabotage de  notre campagne.". Au même moment, de nombreux responsables locaux et nationaux du parti battaient campagne pour des candidats adverses. "A quelques exceptions notables, dont celle d'Ali Nouhoun Diallo, ancien  président du parlement, et d'Ag Oumarou, président du Haut Conseil des Collectivités, les vieux du parti ont laissé choir Dramane Dembélé. Même Iba Ndiaye, le président intérimaire du parti, n'a pas mouillé le maillot : il ne s'est déplacé qu'une fois, lors du lancement de la campagne à Sikasso !", explique-t-on à l'état-major de campagne de Dramane Dembélé.

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<strong>Cinglante défaite</strong>

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Au lendemain du 28 juillet 2013, Dramane reçoit une douche froide. Lui qui comptait caracoler en tête du classement se retrouve avec un score de 9% alors qu'il défendait les couleurs du plus grand parti du pays ! Tandis qu'il rumine amèrement sa déception, il apprend que le comité exécutif de l'ADEMA s'est réuni à son insu et a décidé de soutenir Soumaila Cissé, seul candidat du FDR qualifié pour le second tour. Le sang de Dramane ne fait qu'un tour. Il s'estime méprisé, trahi.Il se rend aussitôt chez IBK auquel il se rallie, au nom des valeurs socialistes qu'ils partagent tous deux. "Dramane a déclaré à IBK qu'il ne venait chercher ni un poste ni argent.Au contraire, il a financé personnellement le travail que ses équipes ont engagé au profit d'IBK en vue du deuxième tour de la présidentielle", affirme une source proche du RPM.

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Dramane Dembélé ne s'en va pas tout seul de l'ADEMA.Il emporte avec lui ses clubs de soutien. Mercredi 7 août  2013, le Mouvement de Soutien à la Candidature de Dramane Dembélé a décidé de soutenir IBK. C'était lors d'une conférence de  presse tenue au Centre Internationale de Conférences de Bamako. La conférence était animée par Oumar Doumbia, président du Mouvement, avec, à ses côtés, Issa Mariko, président des anciens de l'AEEM, et Zeïnabou Maïga, représentante d'IBK. Dans une déclaration lue par Oumar Doumbia, le Mouvement a invité ses militants à voter pour IBK au second tour de la présidentielle. Le Mouvement estime que "Dramane a été victime de la trahison, de la duplicité et de l'hypocrisie de certains de ses camarades de parti qui ont la phobie de voir émerger un jeune". Pour Oumar Doumbia, il est inadmissible qu'un parti comme l'ADEMA se classe 3ème  sur  27 lors du premier tour de la présidentielle. "Ce score résulte plutôt de nos efforts à nous, ses mouvements de soutien, que de son parti, dont les plus hauts cadres l'ont trahi", soutient Doumbia. Le Mouvement dit s'être rendu compte que la vieille garde de l'ADEMA est réfractaire au changement auquel aspire le peuple et a utilisé les jeunes comme simple "chair à canon lors des luttes pour  l'avènement de la démocratie au Mali". Le Mouvement promet de récupérer  l'ADEMA et de le mettre au service du peuple.

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Au-delà de ce Mouvement, Dramane Dembélé apporte à IBK le soutien officiel de la jeunesse ADEMA, ainsi qu'en fait foi un communiqué publié sur l'ORTM et signé du président de la jeunesse ADEMA. Enfin, il a suscité le ralliement à IBK de la plupart des secrétaires généraux des sections de l'ADEMA. Le 2ème tour de la présidentielle consacre, en définitive, l'éclatement de cette formation. Dans les prochains jours, il est probable que Dramane et ses proches intègrent le RPM ou fondent un nouveau parti. Comme l'ont fait, avant lui, d'illustres barons de l'ADEMA: IBK et Soumaila Cissé.

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<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Garnison de Kidal : Les Français chassent 50  soldats maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/garnison-de-kidal-les-francais-chassent-50-soldats-maliens-162632.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Aug 2013 14:50:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_133176" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-133176" alt="brahima-Dahirou Dembélé, chef d'Etat major des armées" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/Ibrahima-Dahirou.jpg" width="315" height="235" /> brahima-Dahirou Dembélé, chef d'Etat major des armées[/caption]

<b><i>La souffrance morale des éléments  des forces et défense et de sécurité maliennes positionnés à Kidal n'est pas, semble-t-il, près de prendre fin.</i></b>

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En effet, le chef d'état-major général des armées, Ibrahim Dahirou Dembélé, lors de son tout récent passage à Kidal, a passé un sacré savon à nos troupes. Il leur a tenu, en substance, les propos suivants: <i> " L'accord de Ouagadougou a été signé; donc, quiconque d'entre vous tue un combattant du MNLA ira répondre de son crime à Bamako, devant les juridictions compétentes!"</i>. Pourquoi ces mots si peu amènes du grand patron des armées à l'endroit de nos soldats ?

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<b>Tout a commencé le vendredi 26 juillet 2013, lorsqu'une colonne de l'armée malienne, forte d'une cinquantaine de soldats et préalablement positionnée à Annefis, est venue ravitailler les soldats maliens stationnés - d'aucuns disent "cantonnés" - au camp de Kidal. </b>Problème: le groupe de ravitailleurs n'a pas informé la Force française Serval déployée à Kidal. Surpris de voir cette colonne malienne faire son entrée dans la ville, les responsables de l'opération Serval se rendent au camp malien pour s'enquérir de ce qui se passe. Quand on leur fait l'exposé de la mission des ravitailleurs, ils demandent  aux agents ravitailleurs de quitter le camp sur-le-champ. Raison invoquée par les soldats français ? Le nombre de militaires devant être présents à Kidal est limité à celui déjà en place dans le camp; pas un soldat supplémentaire ne s'y ajoutera ! Comme les ravitailleurs maliens n'obtempèrent pas, les responsables de la Force Serval réitèrent leur demande;  de surcroît, ils exigent que nos militaires soient escortés hors de la ville par les soldats français, afin de de s'assurer qu'ils quitteront vraiment Kidal. A cette idée d'escorte, les militaires maliens commencent à murmurer de colère. Alors, leur commandant, le colonel Mamari Camara, prend la parole pour cracher ses quatre  vérités aux émissaires militaires français: <i>"Kidal est un territoire malien et tout soldat malien a le droit de s'y rendre. Je refuse que mes hommes soient escortés par la force Serval en sortant de Kidal !". </i>

<i> </i>

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<b>Face à ce que les Français considèrent comme un manque de respect à leur égard, ils envoient un message urgent à Bamako</b>. Les autorités nationales dépêchent, dès le lendemain samedi 27 juillet, à Kidal, le chef d'état-major des armées, Ibrahim Dahirou Dembélé. Dans son adresse aux soldats maliens de Kidal, le chef d'état-major ne mâche pas ses mots. Il leur dira que les soldats maliens doivent se soumettre aux exigences de la France qui a été obligée d'intervenir suite à leurs propres défaillances. <i>"Celui qui tue un combattant du MNLA en répondra devant les juridictions",</i> a précisé le chef d'état-major d'èun ton comminatoire. Il a ajouté que d'autres soldats sont prêts à respecter les décisions de la hiérarchie et que la route est libre pour tout soldat qui ne voudrait pas se plier aux injonctions venues des supérieurs, même celles jugées favorables au MNLA. Les propos de Dembélé n'ont pas du tout plus aux soldats, d'autant que ces derniers se disent souvent provoqués, dans les rues de Kidal, par les combattants du MNLA. Cependant, ils disent comprendre la forte pression exercée sur le chef d'état-major malien par la toute-puissante France.

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<b>Abdoulaye Guindo</b>

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<title> Comment et pourquoi le Chérif de Nioro et l&amp;apos;association &amp;quot;Sabati 2012&amp;quot; ont choisi IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/comment-et-pourquoi-le-cherif-de-nioro-et-lassociation-sabati-2012-ont-choisi-ibk-160164.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Jul 2013 07:14:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Lors de son meeting du 12 août 2012, tenu devant 50 000 fidèles et un parterre fourni d'hommes politiques rassemblés au stade du 26 mars, le Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM), à travers le représentant des jeunes musulmans, Moussa Boubacar Bah, avait annoncé la création d'un regroupement dénommé </i></b><b><i>"Sabati 2012" </i></b><b><i>et officiellement chargé de barrer la route de Koulouba à tous les candidats jugés "mauvais" par le HCIM.  Comme annoncé, Sabati 2012 a vu le jour. Désireux de trouver un candidat favorable aux valeurs islamiques, le mouvement a élaboré un mémorandum qu'il a soumis à l'examen des états-majors politiques</i></b>.

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[caption id="attachment_154883" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-154883" alt="Moussa Bah" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Moussa-Bah.jpg" width="315" height="237" /> Moussa Bah[/caption]

<b>Le processus qui a abouti au choix d'IBK</b>

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Selon Moussa Boubacar Bah, qui nous a accordé un entretien, <i>Sabati</i> a demandé de se présenter à son siège pour des discussions au sujet du mémorandum. Plusieurs candidats se sont présentés devant la commission d'écoute de <i>Sabati</i>. Mais des candidats issus du FDR (le front anti-putsch), seul Dramane Dembélé (Adema) a fait le déplacement; SoumailaCissé et Modibo Sidibé ont boudé la commission.IBK, le candidat du RPM, s'est présenté à la dernière minute. Après les auditions, la commission a présélectionné les candidats MountagaTall (CNID), ChoguelMaiga (MPR), Cheik Modibo Diarra (RPDM), Moussa Mara (YELEMA) et IBK (RPM). IBK a failli être éliminé de la liste de présélection en raison du retard qu'il a accusé pour venir aux auditions; il a passé par des imams influents pour convaincre les jeunes de <i>Sabati </i>de le recevoir: leur entretien a duré de 22 heures à 1 heure du matin.

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<b>La liste des candidats  présélectionnés s'avérant trop longue, <i>Sabati</i> décide de la raccourcir</b>. Le mouvement demande aux candidats de s'entendre sur un seul nom et de se désister tous en faveur de ce dernier. Refus des intéressés: ils tiennent tous à tenter leur chance. <i>Sabati</i> choisit les deux candidats qu'elle juge les plus populaires. De ce test, IBK et MountagaTall sortent vainqueurs. Toujours dans le souci de se trouver un candidat unique, <i>Sabati</i> propose que Tall retire sa candidature au profit d'IBK et qu'en en récompense, IBK, une fois élu à Koulouba, nomme Tall Premier Ministre. La proposition accepte la proposition mais Tall la rejette, bien déterminé à participer au scrutin du 28 juillet.  Sabati recourt, une nouvelle fois, à son fameux critère de popularité et poprte son choix final sur IBK. Commentaire de Bah, président de <i>Sabati</i>: <i>"IBK n'était pas le candidat naturel de  Sabati 2012; il a été choisi sur la base de plusieurs cri</i>tères, <i>notamment son programme, sa popularité et son engagement à respecter le mémorandum de  Sabati 2012. Le souhait de Sabati 2012 est désormais de faire élire IBK dès le premier tour de la présidentielle. Mais mon mouvement, en cas de défaite d'IBK, acceptera le verdict des urnes et n'organisera aucune protestation de rue.".   </i>

<i> </i>

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<b>Approbation du Chérif </b>

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Pour officialiser le choix de <i>Sabati</i>, il fallait l'approbation du Chérif de Nioro du Sahel, Mohamed Ould Cheiknè dit M'Bouillé; ce leader hamalliste se trouve à l'origine de la création du mouvement et lui a remis 10 millions de FCFA à titre de fonds de roulement. De plus, M'Bouillé exerce une grande influence sur Mahmoud Dicko, le président du HCIM.  Rendez-vous a été pris par <i>Sabati</i> pour le vendredi 19 juillet à Nioro. Le 18 juillet, une forte délégation du mouvement, accompagnée de 5 journalistes dont votre fidèle serviteur, emprunte ainsi 3 cars pour Nioro: 2 cars sont loués à la compagnie <i>Ghana Transports</i> et 1 appartient au Haut Conseil Islamique (HCIM). Le 19 juillet, dès 8 heures, les populations venues de tous les villages environnants de Nioro prennent d'assaut la <i>Zawiya</i> (centre spirituel) du chérif. Après une longue attente, celui-ci fait son entrée dans la cour de la <i>Zawiya</i> vers 11 heures. L'accompagnent plusieurs de ses enfants.

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<b>Ce qu'a dit le chérif</b>

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Après une séance de lecture du Coran, le président de  Sabati, Moussa Boubacar Bah, prend la parole. Il dira qu'après la crise que le Mali a connue, il est impérieux que les Maliens regardent dans la même direction. <i>"Le Mali a besoin d'un homme intègre qui puisse défendre les intérêts du pays. Un homme que les musulmans soutiendront de toutyes leurs forces. Cet homme, le chérif révélera tout à l'heure son identité!"</i>, annonce-t-il. Après Bah, le chérif donne lecture en arabe d'une déclaration traduite, au fur et à mesure, par Bah en français. La déclaration appelle tous les Maliens à mettre l'intérêt supérieur du Mali au-dessus des intérêts partisans, dans le but de bâtir un Mali prospère. Le chérif,   sous un tonnerre de cris, annonce que le candidat choisi par <i>Sabati</i> s'appelle Ibrahim Boubacar Kéita, considéré comme le seul capable de réaliser le rêve national. La déclaration invite IBK, une fois élu, de pratiquer une large ouverture politique, de mettre en œuvre le mémorandum de <i>Sabati,</i> d'œuvrer au changement  et d'instaurer une justice équitable.

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<b>S'exprimant à titre personnel, le chérif n'a pas manqué  de dire  ce qu'il pensait des autres candidats, surtout ceux issus du front anti-putsch (FDR)</b>. <i>"Je n'ai jamais demandé à IBK ni à un autre de se présenter. Mais suite à la publication de la liste définitive des candidats, je suis arrivé à la conclusion qu'IBK restait le meilleur choix. Les autres candidats ont, en compagnie d'ATT, pillé le pays et l'ont conduit dans le gouffre; ils devraient avoir le courage de se mettre à l'écart de la gestion du pays. Comme ils n'ont pas eu le courage de s'auto-exclure, je mettrai tout en œuvre pour les mettre à l'écart. Pour y arriver, j'ai décidé de mettre à la disposition de Sabati 2012 et des Hamallistes un montant de 100 millions de FCFA ainsi que des engins roulants pour sillonner le pays afin de faire élire, dès le premier tour, Ibrahim Boubacar Kéita !". </i>Sous les applaudissements, Bah a confirmé avoir reçu les fonds et les engins donnés par le chérif.  Il a annoncé que son mouvement, de concert avec les Hamallistes, se réunira pour définir les actions de soutien à IBK.

<b> </b>

<b>Abdoulaye Guindo, </b><b>Envoyé spécial</b><b></b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique : De la démocratie en pays pauvre et illettré</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chronique-satirique-de-la-democratie-en-pays-pauvre-et-illettre-160179.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Jul 2013 07:01:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>La pauvreté et l'analphabétisme empêchent la plante démocratique de </i></b><b><i>croître, même si on l'arrose matin et soir. Un éminent homme l'avait dit il y a 20 ans.</i></b>

<b><i> </i></b>

<b> </b>

L'ancien président français, Jacques Chirac, a déclaré que l'Afrique n'était pas mûre pour la démocratie. Son propos lui a valu, à l'époque, le doux épithète de <i>"négrophobe"</i>; pressés de venir au pouvoir, les opposants africains l'ont soupçonné de sympathie avec les dictateurs du continent. L'histoire donne aujourd'hui raison à Chirac. Depuis 1992, les Maliens pratiquent la démocratie sans savoir ce que c'est. Exactement comme le brave monsieur Vautrin, qui faisait de la prose sans le savoir.

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<b>Pour nombre de Maliens, démocratie signifie anarchie</b>. Un régime où chacun fait ce que bon lui semble. Demandez aux gens de <i>Yerewolo Ton</i>: ils vous diront qu'en démocratie, la personne d'un chef de l'Etat, surtout intérimaire, n'a rien de sacré et mérite une copieuse bastonnade. Les politiciens  qui, pour assaisonner leur marmite, voulaient coûte que coûte tenir une Convention Nationale croient fermement que la démocratie passe le <i>"ho ha ho",</i> le diktat de la rue. La race très répandue des courtisans et des laquais, abonnée aux restes de gâteaux du chef, pense que le chef a tous les droits, que les opposants du chef ont tous les devoirs et que quiconque  critique le chef ne peut être qu'un <i>"hasidi"</i> (envieux). Beaucoup estiment qu'en démocratie, seule la victoire électorale compte, quels que soient les moyens employés. A leur entendement, les voix des électeurs s'achètent comme au marché <i>Dibida</i>: il suffit, pour cela, de distribuer à tour de bras des sacs de mil ou de poster non loin du centre de vote un marchand de  voix muni d'espèces sonnantes et trébuchantes. Ceux qu'on appelle <i>"notables"</i>, les chefs de villages et consorts, ont fort bien compris le système : sachant qu'aucun candidat ne repassera les voir après le scrutin, ils reçoivent tous les candidats avec les mêmes tambours, empochent le traditionnel <i>"prix de cola"</i> (entendez les pagnes et les ballons de campagne) et...boudent les urnes ! Résultat : depuis 1992, le taux de participation électorale n'a jamais atteint 39%. Chez nous, il existe aussi un troisième tour des élections; elle se joue devant la Cour Constitutionnelle, cette très auguste juridiction qui, sans se soucier de ce que les Maliens ont voté sous un soleil ardent, a l'habitude d'annuler des milliers de voix avant de désigner le candidat de son choix. C'est dire que sous nos tropiques, l'élection est plutôt judiciaire: tout candidat qui a les faveurs de la Cour posera ses valises à Koulouba, d'autant que les décisions des 9 sages sont insusceptibles de recours. Enfin, nos soldats croient savoir qu'ils ont le droit de chasser le président de son palais et, en ses lieu et place, de <i>"redresser la démocratie" et de "restaurer l'Etat" </i>(quel programme, wallahi!). En tout cas, ils ont si bien appris leurs leçons de républicanisme qu'à l'exception du très rusé Alpha Oumar Konaré, ils n'ont laissé aucun président  terminer son mandat. Modibo Kéita a fini ses jours dans une geôle; Balla,  après 10 ans de taule, coule des jours tranquilles au bord du fleuve Niger; quant <i>"Vieux Commando"</i>, il reprend, à Dakar, ses esprits et son souffle pertubés par une longue nuit de fuite.

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Dans ce contexte de démocratie tropicalisée où tout bûcheron a sa propre interprétation des lois, il ne sert à rien de pondre des programmes. Les électeurs, majoritairement analphabètes, ont besoin de thé, pas de paperasses. Voilà pourquoi les programmes finissent à la poubelle ou entre les mains des vendeuses de beignets; les plus joliment illustrés sont affichés au mur des toilettes.De toute façon, les promesses contenues dans ces programmes-là n'engagent personne, pas même leurs brillants auteurs, puisque nul ne sait où trouver l'argent nécessaire au financement des milliers de ponts, de routes, d'écoles et de dispensaires promis. Tel candidat promet des millions d'emplois alors que lui-même n'a pas de travail garanti et devra retourner au chômage s'il n'est pas élu. Tel autre jure de doubler les salaires alors que l'Etat, pauvre comme Job, vit de la charité internationale. D'aucuns annoncent une vaste reforme universitaire alors qu'ils éprouvent de la peine à articuler deux phrases correctes en français. Certains parlent de faire venir l'océan atlantique au Mali (rien de moins!), oubliant que l'Etat, depuis 30 ans, n'arrive ni à désensabler le lit du fleuve Niger, ni à éviter les délestages électriques. D'autres candidats, prenant sans doute les électeurs pour du bétail de foire, jurent, la main sur le coeur, de transformer  le sable du désert  en énergie solaire et de fournir gratuitement l'électricité à tous les citoyens. Bien entendu, du fait de l'analphabétisme ambiant, il se trouve de bonnes âmes pour boire ces paroles mielleuses et voir dans leurs auteurs d'authentiques Père Noël. Et du fait de la pauvreté générale, il se trouve toujours des électeurs pour prendre les biscuits de campagne et voter en conséquence.

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Eh bien ! Jacques Chirac avait compris, avant tout le monde, que la démocratie ne s'accommodait pas de la pauvreté et de l'analphabétisme. Ce sont ces deux fléaux qui nous valent, Etat comme citoyens, d'agir constamment en marge des lois, au point de léguer le nord du pays aux <i>jihadistes</i> d'Iyad Ag Ghali. C'est encore la pauvreté et l'ignorance générales qui conduisent des candidats à vouloir nous convaincre que tel aurait travaillé avec le <i>"Vieux Commando" </i>et représenterait l'ordre ancien alors que tel autre représenterait l'ordre nouveau. Balivernes ! De 2002 à 2012, tous les partis politiques qui comptent ont siégé dans les gouvernements du<i>"Vieux Commando"</i>; tous ont mangé et bu à sa table; à ce titre, tous partagent son bilan, en bien comme en mal. L'électeur n'a, en réalité, que l'embarras du choix entre...les disciples, compagnons, et fils spirituels, parents, amis et alliés du fuyard du 22 mars. Même YounoussHamèyeDicko, le très bruyant patron de la Copam 2 a assidûment partagé la marmite du <i>"Vieux Commando"</i>.Il ne commença à ruer dans les brancards que lorsqu'on lui ôta le pain de la bouche. Venir à présent nous parler de changement, de révolution et patati et patata, c'est vraiment nous raconter les fables de La Fontaine !

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title> Iyad Ag Ghali aperçu à Bouressa ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/iyad-ag-ghali-apercu-a-bouressa-160168.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Jul 2013 06:55:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Annoncé mort lors de l'intervention française à Konna, le 11 janvier 2013, Iyad Ag Ghali, le redoutable chef islamiste d'Ansar Dine refait parler de lui. Le 8 juillet 2013, une colonne d'une dizaine de véhicules 4X4 a été aperçue à Bouressa, dans la région de Kidal. Selon des indiscrétions de la MINUSMA (force onusienne), il s'agirait de véhicules appartenant au groupe rebelle  Ansar Dine et Iyad Ag Ghali a p</i></b><strong><i>u se trouver au sein du convoi qui, malheureusement, n'a pu être détruit. On soupçonne les terroristes éparpillés dans le désert malien de préparer des attaques </i><i>armées lors du scrutin du 28 juillet prochain.  </i></strong>

<i> </i>

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[caption id="attachment_122363" align="alignleft" width="493"]<img class="size-full wp-image-122363" alt="Iyad Ag Ghali, Crédits photo : AFP" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/IyadAgGhali.jpg" width="493" height="328" /> Iyad Ag Ghali, Crédits photo : AFP[/caption]

Par ailleurs, les agents de renseignements de la MINUSMA ont aperçu dans les environs d'Inakouder, région de Tombouctou, le terroriste Oumar OuldHamaha, apparenté au MUJAO, le mouvement jihadiste qui contrôlait Gao en 2012. Il y a quelques semaines, avec l'aide de l'ex-émir d'AQMI, Belmokhtar, Oumar OuldHamaha s'était évadé de la prison de Niamey, au Niger, tuant plusieurs gardes. Depuis, il sillonne le nord du Mali, de préférence à pied pour ne pas être repéré. On se souvient que SandaOuld Bounama, l'ancien gouverneur islamique de Tombouctou, fatigué  d'errer dans le désert, a, il y a trois mois, parcouru 80 km à pied pour se rendre aux autorités mauritaniennes.

<b> </b>

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Enfin, les soldats français déployés au nord du Mali ont mis la main, début juillet 2013, sur un certain Mohamed OuldAlhousseyni. Ce terroriste, arrêté en possession d'armes de guerre et de munitions, a été remis aux autorités maliennes.

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<b>Django interdit l'ingérence des religieux dans la politique</b>

<b> </b>

C'est la 2ème fois qu'IBK reçoit le soutien des associations islamiques.

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En 2002, ces dernières avaient appelé, dans toutes les mosquées, à voter pour lui. Cette fois, c'est <i>Sabati </i>seul qui l'a fait, parrainé, il est vrai, par le chérif de Nioro. Selon un de ses responsables, le soutien de <i>Sabati</i> ne se fera pas dans les mosquées, de crainte d'y créer des troubles comme cela est déjà arrivé. Il pourrait plutôt y avoir du porte-à-porte et du bouche à oreille. Par ailleurs, il semble que Chérif Ousmane Madani Haidara, le chef d'<i>Ançar Dine</i>, ne soit pas impliqué dans les choix de <i>Sabati</i>: il est en froid tant avec le Chérif qu'avec le président HCIM, Mahmoud Dicko.

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Notons que lors du conseil des ministres du  17 juillet, le Premier ministre, suite à un débat houleux, a instruit au ministre du culte, Yacouba Traoré, d'interdire aux associations islamiques de s'immiscer dans la vie politique. Traoré s'y est engagé du bout des lèvres. Lui-même ne doit-il pas son poste au HCIM ?

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Enrichissement illicite : Ce que dit l&amp;apos;avant&#45;projet de loi</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/enrichissement-illicite-ce-que-dit-lavant-projet-de-loi-160158.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Jul 2013 06:17:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>Mercredi prochain, le conseil des ministres examinera un avant-projet de loi préparé par le ministère de la justice sur l'enrichissement illicite. Si le conseil l'adopte, il sera soumis au vote des députés et entrera en vigueur après sa promulgation par le chef de l'Etat. Ce texte, dont votre journal s'est procuré copie, va assurément révolutionner les moeurs financières dans la sphère publique. En voici les détails.</b>

<b><i>Enrichissement  illicite et personnes poursuivables</i></b>. L'article 2 du texte définit l'enrichissement illicite comme <i>"l'augmentation substantielle du patrimoine"</i> ou <i>"un train de vie" </i>que la personne concernée ne peut justifier par ses <i>"revenus légitimes"</i>. Selon l'article 3, sont susceptibles d'être poursuivis pour enrichissement illicite <i>"toute personne physique civile ou militaire dépositaire de l'autorité publique, chargée de service public, même occasionnellement, ou investie d'un mandat électif; tout agent ou employé de l'Etat, des collectivités publiques, des sociétés et entreprises d'Etat, des établissements publics, des organismes coopératifs, unions, associations ou fédérations desdits organismes; des associations reconnues d'utilité publique; des ordres professionnels ; des organismes à caractère industriel ou commercial dont l'Etat ou une collectivité publique détient une fraction du capital social; de manière générale, toute personne agissant au nom ou pour le compte de la pui</i>s<i>sance publique ou avec les moyens ou ressources de celle-ci"</i>. L'article 3, alinéa 2, range<i>"toute personne morale" </i>dans la catégorie des personnes poursuivables. L'article 6 soumet tout contrôleur de comptes publics à l'empire du texte légal.

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<b><i>De la déclaration de patrimoine</i></b>. L'article 9 du texte oblige les agents publics à déclarer au président de la Cour suprême leur patrimoine avant d'entrer en fonctions et après avoir cessé leurs fonctions. La déclaration se fait suivant un modèle fixé par décret présidentiel. Le refus de déclaration ou les déclarations fausses entraîneront la révocation et des poursuites pénales. Pour bien spécifier les personnes tenues de déclarer leur patrimoine, l'article 8 dresse leur liste : ministres ou personnes ayant rang de ministres, chefs d'institutions, vérificateur général, médiateur de la République, gouverneurs, ambassadeurs, consuls généraux, préfets, sous-préfets, élus nationaux et locaux, directeurs nationaux, directeurs de services ou d'entreprises publiques, directeurs des finances des ministères, chefs des autorités de régulation, chefs d'états-majors et directeurs des services centraux de l'armée, de la garde, de la gendarmerie et de la police; directeurs et régisseurs des domaines, des impôts, des douanes, du trésor et des services assimilés; comptables ou agents financiers des collectivités locales, agents chargés de la passation des marchés publics...

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<b><i>Les poursuites et la procédure</i></b>. L'article 6 du texte confie aux pôles économiques des tribunaux de 1ère instance la charge exclusive des poursuites judiciaires pour enrichissement illicite. Le procureur de ces pôles peut agir soit sur la base des déclarations de patrimoine reçues, soit suivant des plaintes ou dénonciations. Il peut aussi agir de son propre chef. Si l'enquête qu'il ordonne découvre des indices d'enrichissement illicite, le procureur convoque la personne intéressée et lui ordonne, sous peine de poursuites, de  prouver l'origine licite de ses biens dans un délai de 60 jours. Ce délai peut être prorogé de 30 jours au besoin. Si la personne convoquée ne comparaît pas ou n'apporte pas les justificatifs dans le délai requis, l'enrichissement illicite est réputé constitué (article 18). L'article 24 dispose que <i>"le secret professionnel n'est jampais opposable"</i> aux enquêteurs en matière d'enrichissement illicite. Et lorsqu'une enquête est ouverte, le procureur ou le juge d'instruction chargé du dossier peut confisquer tout ou partie des biens du suspect en vue de <i>"garantir le paiement des amendes encourues ou, le cas échéant, l'indemnisation de la victime"</i>. L'article 33 prévoit des circonstances atténuantes pour la personne qui, en cours de poursuites, avoue les faits et rembourse les sommes reprochées. La même clémence vaut pour la personne poursuivie qui aide les enquêteurs à découvrir des auteurs ou complices d'enrichissement illicite. Mieux, la personne qui, avant l'ouverture de toute enquête, aura révélé aux autorités judiciaires des faits d'enrichissement illicite ne sera pas poursuivie. Les citoyens sont, en somme, encouragés à dénoncer...

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<b><i>Les peines encourues</i></b>. Les auteurs et les complices d'enrichissement illicite encourent les mêmes peines. Si l'enrichissement illicite est égal ou inférieur à 50 millions de FCFA, l'auteur écopera  d'un à trois ans de prison et  d'une amende égale au montant reproché. Si le montant reproché dépasse 50 millions de FCFA, la peine sera de 3 à 5 ans de prison et l'amende équivalente au double du montant reproché. L'article 37, alinéa 4, précise que le sursis à l'exécution de la peine ne peut être prononcé que si les montants reprochés ont été<i> "intégralement remboursés".</i> L'article 38 stipule que le condamné peut, au-delà de la peine de prison, se voir retirer son passeport, interdire de sortir du territoire ou priver de ses droits civiques et politiques pendant une période ne dépassant pas 10 ans. En outre, la personne morale (société privée,  association ou parti) qui aura profité de l'enrichissement illicite commis par son représentant ou son dirigeant sera condamnée à payer le quintuple des sommes incriminées; il en ira ainsi même si les personnes morales en cause n'ont pas été condamnées comme complices ou auteurs de l'infraction. L'article 40 prévoit que les personnes morales susdites soient fermées pour 5 ans au moins ou dissoutes pour de bon.Dans tous les cas, les biens des condamnés seront confisqués pour faire face aux éventuels remboursements.

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<b><i>Le texte s'applique-t-il aux situations antérieures ?</i></b>Question angoissante : le texte va-t-il frapper les faits d'enrichissement commis avant son entrée en vigueur ? La réponse est fournie par l'article 5 qui dispose : <i>"L'enrichissement illicite est une infraction continue. Le délai de prescription ne court qu'à compter de la découverte des éléments constitutifs de l'enrichissement illicite. L'enrichissement illicite est une infraction réputée consommée par la seule continuation de ses effets"</i>. En clair, bien que le texte ne bénéficie  pas d'une rétroactivité expresse, il frappera ceux qui se sont enrichis avant son entrée en vigueur puisqu'il s'applique aux <i>"effets"</i> présents de cet enrichissement antérieur.

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<b>On souhaite bien du plaisir aux agents publics et assimilés: </b>avec une telle loi, mieux vaudrait manger son argent dans les toilettes puisque la moindre sortie en voiture luxueuse ou la moindre acquisition immobilière peut valoir un long séjour en prison ! Il y a cependant  lieu de se demander si les pouvoirs politiques ne s'adonneront pas à une application délibérément sélective du texte, juste pour éliminer les opposants à leur politique. Mais que le texte en projet soit adopté ou non, le ministre de la justice a, à tout le moins, le mérite de l'avoir proposé.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gendarmerie du camp I : 4 bérets rouges et 1 garde libérés</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/gendarmerie-du-camp-i-4-berets-rouges-et-1-garde-liberes-160169.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Jul 2013 05:05:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><img class="alignleft size-full wp-image-155268" alt="RECONC-BERETS-ROUGES-VERTS" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/RECONC-BERETS-ROUGES-VERTS1.jpg" width="350" height="232" />Après la cérémonie de réconciliation entre bérets rouges et bérets verts, tenue sous l'égide du président Dioncounda Traoré, ce dernier avait ordonné la libération immédiate de tous les détenus militaires. </i></b>

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Cette déclaration avait révolté le Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) qui avait estimé que l'exécutif ne devait pas s'immiscer dans le domaine judiciaire et s'était opposé catégoriquement à toute  libération. A la grande surprise de tous, 5 militaires ont été libérés le jeudi 18 juillet 2013 vers 12 heures. Il s'agit des capitaines bérets rouges Alou Ongoïba et Toumani Diakité; des lieutenants bérets rouges Bourama Traoré, Yaya Niambelé et Alassane Ag Archéwal ; et du lieutenant-colonel Yacouba Traoré, membre, lui, de la Garde Nationale.

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A noter que 21 bérets rouges restent jusqu'à présent introuvables. La justice a ouvert une enquête. Le juge d'instruction Yaya Karambé du Pôle Economique, chargé du dossier, doit entendre, le 23 juillet, une dizaine de bérets rouges sur la disparition de leurs frères d'armes. A ce jour, seul le colonel Abidine Guindo, ex-patron des bérets rouges, garde prison.

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<b>Abdoulaye Guindo</b>

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</item>

<item>
<title>Stade Modibo Keita : Soumaila fait le plein</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/stade-modibo-keita-soumaila-fait-le-plein-160175.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Jul 2013 05:02:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i> Le candidat de l'URD à la présidentielle, SoumailaCissé, après une tournée à l'intérieur du Mali, a rejoint Bamako vendredi où il a été accueilli sur la route de Sikasso par une foule de militants à bord de 200 voitures et plus de 1000 motos. La haie vive l'a escorté jusqu'au palais de la culture Hampaté Bah où, devant la foule, il a fait part de la satisfaction qu'il a tirée de ses séjours à l'intérieur.</i></b>

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<img class="aligncenter size-full wp-image-160181" alt="Soumi omnisport" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Soumi-omnisport.jpg" width="610" height="458" />

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<b>Samedi dernier, le candidat tenait un meeting au stade omnisports Modibo Kéita</b>. A 16 heures, le stade  de 25 000 places était déjà comble; les deux tribunes rejetaient du monde. Soumaila Cissé fait son entrée dans le stade vers 16 h 30, débout dans une 4X4 décapotable et habillé d'une chemise blanche. Tout sourire, il salue la masse des deux bras levés, au son de la musique orchestrée par le célèbre <i>Dabara</i>. Après le tour d'honneur, le candidat s'est installé  dans la tribune ouest, accompagné de son épouse et du président des jeunes de l'URD, Dr Mamadou Diallo.

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Prenant plus tard la parole sur un podium dressé au milieu du stade, Dr Diallo a déclaré que ce meerting est organisé par les jeunes de l'URD pour soutenir SoumailaCissé. Il a salué le fait que le candidat ait placé les jeunes et les femmes au coeur de son programme. <i>"Soumaila est la solution aux maux du pays; sa victoire, dès le premier tour, est certaine!"</i>, a-t-il martelé.

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Dans une allocution, Amadou Dagamaissa, époux de la cantatrice Babani Koné, a promis la victoire à Soumaila Cissé au premier tour.<b> </b><i>"Monsieur le président, réservez vos fonds de deuxième tour à la restauration des bâtiments administratifs saccagés au nord!",</i> a-t-il lancé.

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<b>SoumailaCissé a alors pris le micro.</b> Il a salué, en bambara, les familles fondatrices de Bamako et déclaré sa satisfaction du périple qu'il vient de boucler dans les régions de Sikasso, Gao, Tombouctou, Ségou et Mopti. <i>"J'ai écouté les populations de ces localités; le Mali ne restera pas sous-développé, je vous le garantis! Nous nous releverons car nous sommes un grand peuple."</i>, a-t-il souligné. Il a demandé aux jeunes de travailler car seul le travail paie. Soumaila Cissé révèle avoir personnellement écrit à 12 000 chefs de villages pour leur expliquer son projet de société. Il a enfin demandé aux jeunes d'aller retirer leurs cartes Nina et de voter massivement le 28 juillet.

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<b>Abdoulaye Koné</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après avoir fourni des intrants : Nioumani SA va&#45;t&#45;elle perdre 3 milliards ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/apres-avoir-fourni-des-intrants-nioumani-sa-va-t-elle-perdre-3-milliards-158578.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2013 11:01:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Dans le cadre de l'Initiative Riz lancée par le gouvernement du Mali pour accroître la production agricole, l'Etat a décidé, depuis 2008 de subventionner les engrais et semences certifiées en les faisant parvenir aux producteurs agricoles à travers des opérateurs économiques, sur la base de cautions techniques délivrées par les services du Ministère de l'Agriculture. C'est ainsi que pour couvrir la campagne agricole 2010-2011 en engrais subventionnés, la société NIOUMANI- SA  de l'opérateur économique Diadié Bah a fourni aux producteurs des d'intrants  d'une valeur marchande de 3,4 milliards de FCFA. La fourniture de l'engrais aux agriculteurs concernés a été dûment constatée suivant un procès-verbal signé par des agents habilités de la direction nationale de l'Agriculture. </i></b>

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Mais au moment de se faire payer, le fournisseur, NIOUMANI SA, a reçu une correspondance du ministère de l'Agriculture lui notifiant son exclusion du marché de fourniture des intrants agricoles. Motif ? Les cautions techniques présentées par l'entreprise au titre de la campagne 2010-2011 seraient entachées de graves irrégularités. Certain d'avoir respecté la procédure normale d'approvisionnement en la matière et ayant déjà livré les produits commandés, la société NIOUMANI SA porte, dans un premier temps,  plainte contre X pour délits de favoritisme, de simulation d'infraction et de dénonciation calomnieuse. La justice ouvre une enquête. L'enquête préliminaire  a permis de constater que le plan de la campagne n'avait pas été respecté au niveau du secteur d'agriculture de Kati où les cautions techniques avaient été délivrées à un certain MarouchetteCissé,  avec inscription de noms de producteurs fictifs, de villages  imaginaires et des dépassements des quantités d'engrais allouées par rapport aux superficies signalées. Les agents étatiques du secteur- les nommés Kékouta Sissoko, Bakary Samaké et Toumani Traoré - seront interpellés et inculpés de faux en écriture, usage de faux et corruption; MarouchetteCissé, lui, sera inculpé de complicité de faux, d'usage de faux et de corruption.

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Interrogé, Marouchette a reconnu les faits de corruption et de complicité de faux à lui reprochés; cependant, il déclare ne pas connaître Toumani Traoré.Kékouta Sissoko, reconnaît que MarouchetteCissé n'était pas éligible aux cautions techniques et confirme avoir reçu de lui des sommes d'argent et d'autres gratifications, même s'il soutient ne les avoir jamais sollicitées.BakarySamaké reconnaît avoir reçu des gratifications mais explique n'avoir fait que déférer aux ordres de ses chefs hiérarchiques. Enfin, en ce qui concerne Toumani Traoré, il n'existe nulle part dans le dossier la preuve qu'il ait participé aux infractions reprochées aux inculpés. Toumani Traoré sera donc mis hors de cause par les magistrats instructeurs. Quant aux autres, ils seront mis sous mandat de dépôt. Ils comparaissaient le jeudi 12 juillet 2013 devant les assises.

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Des débats, il ressort que NIOUMANI SA  a  été écartée de la procédure de fourniture à tort.Les agents publics incriminés ont agi dans leur propre intérêt et à la demande de leur chef hiérarchique qui, dans le dossier, est cité comme  témoin. L'avocat de la partie civile, NIOUMANI SA, a demandé que le procureur général procède à l'arrestation du témoin. Les juges ont  reconnu que NIOUMANI SA n'avait pas commis de faute et que ce sont les 3 agents publics accusés qui étaient coupables: ils ont écopé chacun d'une peine insignifiante de 3 ans avec sursis. L'examen du préjudice causé à NIOUMANI SA et de ses modalités de remboursement a été renvoyé au 18 juillet.

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<b>Abdoulaye Guindo</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Jouant sa survie : L&amp;apos;ex&#45;junte se réconcilie avec les 4 principaux candidats</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/jouant-sa-survie-lex-junte-se-reconcilie-avec-les-4-principaux-candidats-158581.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/jouant-sa-survie-lex-junte-se-reconcilie-avec-les-4-principaux-candidats-158581.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2013 10:56:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>L'ex-junte militaire de Kati ne se porte pas au mieux. Le capitaine Amadou Haya Sanogo et ses hommes, ces derniers temps, voient s'amonceler les périls au-dessus de leur tête.  Avec l'opération française Serval, la MISMA (force militaire africaine) et, maintenant, la MINUSMA (force militaire onusienne), les hommes de Kati ont perdu leur contrôle sur les institutions républicaines. Cela explique pourquoi des proches du capitaine Sanogo ont pu atterrir en prison (notamment le policier Siméon Kéita et ses compagnons, détenus à Koulikoro) ou se voir interpellés par la Sécurité d'Etat (Dr Oumar Martiko, par exemple). </i></b>

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[caption id="attachment_66548" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-66548" alt="Capitaine Amadou Haya Sanogo " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/05/Junte-sanogo-x.jpg" width="610" height="455" /> Capitaine Amadou Haya Sanogo[/caption]

Cette perte d'influence de l'ex-junte sera encore plus totale quand sera élu un nouveau président de la République. En effet, la MINUSMA a dans ses attributions de protéger les institutions et de n'en référer qu'aux autorités officielles du Mali. En outre, le nouveau président, tirant les leçons du passé, pourrait être tenté de confier une partie de sa sécurité personnelle à des forces étrangères. Surtout, il  pourrait avoir la tentation de marginaliser les nombreux officiers issus de l'ex-junte ou ralliés à elle et donner la main aux officiers balayés des affaires depuis le putsch du 22 mars 2012. Sans compter que la Cour Pénale Internationale pourrait, à la faveur de l'avènement d'un nouveau président, vouloir mettre le nez dans certaines affaires sulfureuses des ex-putschistes.

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Sentant que leur sécurité et leur confort dépendent étroitement  de leur proximité avec le futur président élu, le capitaine Sanogo et ses compagnons ont, dans un premier temps, porté leur choix exclusif sur le candidat IBK. Selon leur logique, IBK est populaire et passe pour un homme de parole; il est, de surcroît, l'un des rares hommes politiques à ne pas avoir subi d'avanies de la part de l'ex-junte; enfin, il a quitté depuis belle lurette le FDR, le front anti-putsch. Il était donc plus facile pour l'ex-junte de traiter avec le chef du RPM qu'avec un autre candidat. Problème : IBK se trouvait en froid avec le président de la Transition, Dioncounda Traoré, dont le RPM contestait le droit de garder ses fonctions au-delà des 40 jours d'intérim constitutionnels. A l'instigation du capitaine Sanogo, IBK et Dioncounda se sont rencontrés et ont scellé une paix des braves. Au point que Tieman Hubert Coulibaly, président de l'UDD, ministre des affaires étrangères et fils spirituel de Dioncounda Traoré, s'est vite rallié à la candidature d'IBK. La victoire électorale d'IBK constituerait sans doute une excellente nouvelle pour l'ex-junte : certes, elle ne continuerait pas à dicter sa loi comme naguère, mais au moins, personne n'irait lui chercher des poux dans la tête.

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Cependant, au fur et à mesurer que l'élection du 28 juillet s'approchait, le capitaine Sanogo s'est rendu compte du danger de mettre ses oeufs dans le même panier. Et si, contre toute attente, IBK échouait ? Le capitaine, bouleversé à cette idée, a jugé utile de prendre langue avec les autres grands candidats. Selon nos sources, des rencontres discrètes lui ont permis de se réconcilier avec Modibo Sidibé, Dramane Dembélé et SoumailaCissé. Ces trois candidats, qui figurent, au même titre qu'IBK, parmi les favoris du scrutin présidentiel du 28 juillet, partagent le fait d'avoir été brimés par l'ex-junte du temps de sa splendeur. A titre de rappel, Dramane Dembélé, actuel candidat de l'Adema, a goûté aux torpeurs de la prison de Bamako; SoumailaCissé, candidat de l'URD, a été blessé lors d'une tentative d'arrestation et contraint à une évacuation sanitaire en France; Modibo Sidibé, candidat du parti FARE, a été arrêté à trois reprises au lendemain du putsch du 22 mars.

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Les trois candidats en question ont, en tout cas, assuré au capitaine Sanogo qu'ils ne chercheraient jamais à se venger de l'ex-junte,  qu'ils ne remettraient pas en cause les avantages acquis par elle sous la Transition (avantages financiers et loi d'amnistie), et qu'au contraire, ils œuvreraient à la réhabilitation de l'armée nationale de manière à lui permettre d'accomplir efficacement ses missions. En retour, le capitaine Sanogo a promis que l'ex-junte ne s'ingérerait pas du tout dans le processus électoral en cours et se soumettra à l'autorité du futur président, quel qu'il soit.

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Nos sources précisent que le capitaine Sanogo n'a pas été seul à rencontrer, soit directement, soit per personnes interposées, les trois candidats sus-visés. Des piliers de la junte, tels le lieutenant Amadou Konaré et  le sergent-chef Seyba Lamine Diarra, auraient mené des démarches similaires et abouti aux mêmes promesses. Pourquoi ces démarches parallèles, et non groupées, des membres de l'ex-junte ? Est-ce le signe qu'ils ne parlent pas le même langage ? Ou qu'ils veulent s'assurer que les promesses des candidats ne varient pas au gré des interlocuteurs et des rencontres ? On ne sait...

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Une source proche d'un candidat estime que <i>"l'ex- junte ne mérite pas qu'on lui jette la pierre car sans son intertention, le mal malien n'aurait pas été diagnostiqué et ATT aurait légué à son successeur une bombe à retardement."</i>. Un observateur avisé de la vie politique souligne que la réconciliation de la classe politique avec l'ex-junte conditionne la paix au Mali : <i>"Certes, le capitaine Sanogo ne se risquera plus à un nouveau putsch mais il a des alliés et des moyens; à travers eux, il peut entretenir une instabilité  permanente; il vaut mieux composer avec lui comme l'a fait Dioncounda Traoré."</i>. De manière plus immédiate, analysent les mêmes sources, tous les candidats ont intérêt à ne pas susciter l'inimitié de l'ex-junte dans la mesure où l'un de ses membres, le ministre de l'Administration Territoriale, Moussa Sinko Coulibaly, a la haute main sur l'organisation du scrutin du 28 juillet.

Tiékorobani]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : Vers un scrutin bâclé par consensus ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/chronique-satirique-vers-un-scrutin-bacle-par-consensus-158571.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2013 10:41:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le scrutin du 28 juillet ne sera ni transparent ni juste. Mais il est demandé aux candidats de l'accepter pour les beaux yeux de la patrie. Y consentiront-ils ?</i></b>

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[caption id="attachment_55276" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-55276" alt="Bureau de vote au Mali. © Georges Gobet/AFP" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/03/Election2012.jpg" width="310" height="177" /> Bureau de vote au Mali. © Georges Gobet/AFP[/caption]

Le scrutin du 28 juillet ne se passera pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le président de la Transition n'en doute pas. Il a convoqué, la semaine dernière à Koulouba, les candidats pour le leur dire de vive voix et entre deux yeux. Aux 10 candidats (sur 28) qui ont daigné interrompre leur campagne pour aller l'écouter là-haut, Dioncounda Traoré a clairement dit ce que je résume comme suit: <i>"Il n'y a pas d'élection parfaite dans l'univers; la nôtre se fait sous la dictée de la communauté internationale car nous n'avons été capables ni de nous libérer des jihadistes armés ni  de financer le processus électoral. Nous n'avons pas non plus les moyens de prendre seuls en charge notre avenir. Nous vivons sous utelle étrangère. Donc, celui qui doit gagner va gagner; les autres sont priés, pour l'amour d'Allah et du Mali, de ne pas ruer dans les brancards !". </i>

<i> </i>

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Ce que Dioncounda Traoré dit là est d'une infinie sagesse mais un candidat battu, qui voit s'éloigner le festin et les boissons fraîches du palais, entend-il la voix de la sagesse? Ventre affamé n'ayant point d'oreilles, les propos du président ont toutes chances de tomber dans des oreilles de sourds. En tout cas, qu'il soit sourd, affamé ou muet, tout candidat, avant même d'être  candidat, a entendu le président français, François Hollande, répéter que la présidentielle malienne se tiendrait en juillet 2013 et que là-dessus, il se montrerait <i>"intraitable"</i>. Reprenant le micro à Hollande, le président ivoirien de la CEDEAO, Alassane Dramane Ouattara, a martélé que le respect du calendrier établi - juillet 2013 - est absolument nécessaire. Dans la foulée, MackySall, le chef de l'Etat sénégalais, a assuré urbi et orbi que le monde entier s'effondrerait si le Mali ne votait pas en juillet. Quand on lui a demandé si un vote pouvait se tenir avec des listes et des cartes électorales affreusement bidonnées, le premier des <i>Wolofs </i>a répondu  que le Mali revenait de trop loin pour se préoccuper de ces détails de luxe. Laurent Fabius, le ministre français des affaires étrangères, partage le même avis; selon lui, quels que soient la qualité et le niveau de distribution des cartes <i>Nina,</i> le scrutin aura lieu et le Mali devra se contenter du président qui aura raflé la majorité des votes effectifs. Aucune de ces hautes autorités ne conteste l'organisation défectueuse du scrutin mais toutes estiment qu'il vaut mieux avancer le nez dans guidons, sans se poser des questions. Après tout, laissent-elles entendre, le Mali n'a jamais été la Norvège et nous avons bien toléré, par le passé, des dictateurs fieffés. En clair, si le <i>"Vieux Commando"</i> a inventé  le consensus de la marmite, pardon !, le consensus politique, nous nous apprêtons à vivre, après lui,  un scrutin bâclé par consensus.

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Sans être Nostradamus, l'antique devin, on peut prédire beaucoup plus de naufragés que de survivants. Le bâteau électoral malien prend, en effet, eau toutes parts sur une mer démontée et sous un ciel secoué de tonnerres. Le président de la CENI, Mamadou Diamountani, pour se dédouaner à l'avance du flop électoral qui se profile à l'horizon, commence à claironner que son institution ne peut remplir sa mission dans des délais si courts. Il rate une bonne occasion de se taire car ce n'est pas au moment où l'ennemi se trouve à nos portes  qu'il faut apprendre à tirer. Le même Diamounténé n'assurait-il pas à la télé, quelques jours après la chute du <i>"Vieux Commando"</i>, que 2 petits mois suffiraient à la CENI pour jouer tout son rôle? Et pourquoi 12 mois plus tard n'est-il toujours pas prêt ? Révolté que l'illustre personnage souffle ainsi le chaud et le froid, le colonel-ministre de l'Administration Territoriale, Moussa Sinko Coulibaly, a expliqué que la CENI, chargée d'une simple mission de  supervision, n'organise pas le scrutin qui, a juré l'officier, se tiendra bel et bien dans les délais prévus. Je m'attendais à voir le sieur Diamounténé démissionner sur-le-champ mais il n'en fit rien. Du coup, il perd toute possibilité de justification après le vote.

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Pourquoi donc cette précipitation générale à organiser vaille que vaille le scrutin en juillet ? Les raisons sont multiples. La France, qui a botté le train aux <i>jihadistes</i> du nord-Mali, en a marre de supporter le fardeau d'une guerre qui lui coûte un million d'euros - 650 millions de FCFA- par jour alors que son économie bat de l'aile. L'ONU, qui a décidé de prendre le relais de la valeureuse France, est une démocrate très sourcilleuse: elle ne veut pas traiter avec <i>"un régime issu du putsch"</i> du 22 mars. Par cette diplomatique expression, l'ONU vise non seulement l'ex-junte militaire mais aussi le président et le gouvernement de Transition, autorités qui n'auraient pas pris le pouvoir sans le putsch et qui, d'ailleurs, ne refusent pas grand-chose au capitaine Sanogo. A l'instar des Américains, les autres bailleurs de fonds veulent voir la tête du nouveau président malien avant de desserrer les cordons de la bourse. Enfin, tout ce beau monde juge inutile d'aider notre pays tant qu'il n'aura pas fait la paix avec les rebelles touaregs; or lesdits rebelles, se sachant couvés par les puissances occidentales, refusent de négocier avec un  régime de Transition appelé, à bref délai, à débarrasser le plancher...

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Bref, on revient à ce que Dioncounda Traoré a déclaré aux candidats : un président sera "élu" à travers un scrutin bidon; mais prière de ne pas le contester ! Problème : certains candidats se croient déjà élus; quand ils apprendront leur défaite, il risquent fort de piquer un infarctus du myocarde.D'autres candidats sont trop âgés pour se permettre de rater le coche encore une fois : il leur faudra alors attendre 2024, fin du second mandat du futur président, pour prendre leur revanche; or Allah n'a  signé avec personne, candidat ou non, un contrat de survie à durée indéterminée sur la terre ! Certains autres candidats en ont assez de tirer le diable par la queue depuis l'avènement de cette foutue démocratie; s'ils n'étaient pas élus cette fois-ci, ils pourraient bien crever de faim avant 2024. Quelques candidats ont dû s'endetter auprès des parents, amis et  et connaissances pour payer les 10 millions de caution et acheter la signature des 10 députés réquis pour  le parrainage; qui va rembourser ce pactole en cas de défaite ? En somme, il y a trop d'intérêts personnels liés au scrutin de juillet. Les incantations et les prières ne permettront pas, à mon humble avis, de calmer les passions des vaincus.

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Si l'on veut vraiment que l'élection soit <i>"apaisée"</i>, je suggère que les députés votent tout de suite, en session extraordinaire, un fonds dit d'<i>"apaisement  électoral"</i>. Constitué de 0,2% du budget d'Etat 2014, il servira à indemniser les candidats battus au scrutin du 28 juillet. Les plus vieux, qui n'ont plus de chances de se rattraper dans l'avenir, auront une part plus importante que les plus jeunes. Les plus populaires auront une meilleure part que ceux qui sont venus, en réalité, amuser la galerie. Mais tous les vaincus émargeront au fonds. Bien entendu, pour en bénéficier, tout candidat battu doit éviter toute protestation publique et, surtout, toute contestation de rue. Le candidat battu qui décide de s'exiler immédiatement, et sans bruit, à Dakar gagnera une prime spéciale qui lui sera remise, dès son arrivée à l'aéroport de <i>Dakar Yoff</i>, par le <i>"Vieux Commando" </i>en personne. Vous trouvez ce fonds d'apaisement électoral injustifié ? Eh bien, l'est-il plus que la caisse noire du chef de l'Etat, les indemnités des anciens présidents ou l'aide publique annuelle à des partis politiques dont les militants tiendraient dans une boutique ? Je ne le crois pas. Et puis, je vous le garantis, le fonds d'apaisement a d'autant plus de chances d'atteindre son objectif que les candidats craignent comme la peste le bâton des policiers et que les militants  auront déjà épuisé les sacs de mil et de riz gagnés pendant la campagne électorale.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>17 nouveaux partis se rallient à SoumailaCissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/17-nouveaux-partis-se-rallient-a-soumailacisse-158566.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2013 08:26:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>La salle de conférences de l'agence de communication DiopFall-Communication, sise à Hamdallaye ACI 2000, a servi, le vendredi 12 juillet, de cadre à l'adhésion de 15 partis politiques à la cause de SoumaïlaCissé, candidat de l'URD à la présidentielle du 28  juillet.Il s'agit des partis suivcants: FCD (Forces Citoyennes et Démocratiques), FDM-MNJ (Front pour le Développment du Mali-Mali), PADI (Parti Africain pour le Dévéloppement et l'Intégration), PSP (Parti pour la Solidarité et le Progès), PIDS (Parti de l'Indépendance, la Démocratie et la Solidarité), PJD (Parti des Jeunes Démocrates), MCD (Mouvement pour la Consolidation de la Démocratie),  RAGE (Rassemblement Africain pour la Gouvernance Eclairée).</strong></em>

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[caption id="attachment_52133" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-52133" alt="Soumaila Cissé" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/03/soumichinxxx.jpg" width="250" height="239" /> Soumaila Cissé[/caption]

Pour Mme Kéïta Mariam Dialla, secrétaire générale du PSP, SoumaïlaCissé est le seul candidat à la présidentielle qui a pu leur présenter une plateforme d'alliance politique digne de ce nom. Elle a estimé que son parti partage les mêmes idéaux que l'URD et que le choix de l'homme s'explique par l'amour qu'il a pour le Mali, son expertise, son rôle d'intégrateur. Mme Fatoumata Traoré du PIDS a estimé, elle, que le choix de Soumaila par son parti s'explique par sa compétence, son expérience dans les sphères de l'administration malienne, mais aussi et surtout au plan international. Toutes choses qui font de l'homme le meilleur candidat. Elle ajoute que pour la mise en route des reformes politiques et institutionnelles, la consolidation des acquis démocratiques, Soumaila constitue la solution. De plus, l'oratrice se réjouit que dans son programme, Soumaïla projette de créer 500 000 emplois pour les jeunes et aider 500 000 femmes.BouramaDoumbia, secrétaire général du Parti des Jeunes Démocrates, a annoncé que dans son projet de société, SoumailaCissé prend en compte les préoccupations du PJD, d'où la mobilisation de ce parti en faveur du candidat. Mme Tamboura  OuelématouTamboura du MCD,  députée de Teninkou, fera savoir que SoumailaCissé a une capacité d'anticipation et un vrai programme de société, lisible et évaluable.<i> "Il a une vraie vision pour le Mali et il met la femme au cœur de son programme de développement. De nos jours, c'est l'économie qui gouverne le monde et Soumaïla a de l'expérience en la matière"</i>, a-t-elle indiqué.

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Notons qu'avant les présents alliés, SoumailaCissé a déjà scellé une alliance avec le PDES, le parti des héritiers d'ATT, troisième forece parlementaire du pays.

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<b>Abdoulaye Koné</b>]]> </content:encoded>
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<title>Pour lancer sa campagne : SoumailaCissé sur les terres d&amp;apos;ATT</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/pour-lancer-sa-campagne-soumailacisse-sur-les-terres-datt-157457.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Jul 2013 10:30:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>4 des 28 candidats à l'élection présidentielle, dont le premier tour est prévu le 28 juillet, ont lancé ce week-end leur campagne. Si Ibrahim Boubacar Keita était au stade du 26 mars de Bamako, Modibo Sidibé a à Kayes et Dramane Dembélé à Sikasso, le candidat de l'Union pour République et la Démocratie (URD) avait pris rendez-vous avec ses militants à Mopti, le dimanche 7 juillet. La veille, la soixantaine d'hôtels que compte la ville de Mopti avait fait le plein. Tout Mopti était à l'effigie de SoumailaCissé. </i></b>

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<img class="aligncenter size-full wp-image-157216" alt="Soumi 3.xx" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Soumi-3.xx_.jpg" width="620" height="325" />Le mercredi déjà, à minuit, le ton de la campagne a été donné par une caravane de militants qui a sillonné les villes de Mopti et de Sévaré. Les quelques électeurs indécis ont été invités, à travers des hauts-parleurs perchés sur des voitures, à aller écouter le projet de société du candidat. Message reçu cinq sur cinq. En effet, les militants et sympathisants du candidat de l'URD ont pris d'assaut dès 12 heures le stade BaremaBoucoum de Mopti. Avant 15 heures, heure de démarrage du meeting, le stade rejetait du monde.

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<b>Dans son discours, SoumailaCissé a présenté à la foule ses commandements pour changer le Mali et lui redonner l'espoir.</b> Il veut un Mali uni et fier. Avec le soutien de tous les maliens et de toutes les maliennes, SoumaïlaCissé prend l'engagement de consacrer toute son énergie, toutes ses compétences et toute son expérience pour mener les seuls combats qui vaillent: maintien de l'unité nationale et de la paix;  éradication de la pauvreté, amélioration de l'éducation, de la santé et des services sociaux de base. Pour mener ces combats, le candidat de l'URD propose aux maliennes et aux maliens son <i>"Programme pour un Mali nouveau"</i>  qui se décline en une série d'actions à court et moyen termes pour servir de tremplin au développement durable de notre économie dans un esprit de justice et de solidarité. Il s'agit de consolider les institutions constitutionnelles et le contrôle de l'action gouvernementale par le parlement ; de moderniser les forces de défense et de sécurité ; de bâtir une administration moderne, impartiale et proche des Maliens ; d'améliorer l'administration de la justice; de donner un nouveau souffle à la décentralisation et de mettre les intérêts nationaux au cœur de notre diplomatie. Soumaila entend aussi bâtir une société civile active, responsable, et engagée. Il se propose de donner une nouvelle impulsion à la presse; de faire des Maliens de l'extérieur des acteurs publics et de développer un dialogue social constructif et apaisé. Le candidat veut également  travailler à la croissance d'une économie compétitive, durable et juste, dont le secteur privé deviendra le moteur. L'amélioration du cadre des affaires et le financement de l'économie constituent des priorités du candidat, de même que l'aménagement des zones industrielles  et la mise en place de politiques sectorielles d'accompagnement. Soumaila veut enfin  faire des jeunes et des femmes un véritable atout pour l'avenir.

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<b>A Mopti, les populations se réjouissent d'avoir été honorées par Soumaila Cissé.</b> En récompense, ils lui promettent une victoire écrasante. Selon des indiscrétions, les Mopticiens ont reçu de l'ancien président ATT qui, depuis son exil dakarois, ne tarit pas d'éloges sur SoumailaCissé.

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<b>Abdoulaye Guindo, <i>Envoyé spécial</i></b>

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<b>SoumailaCissé redonne le sourire aux hôteliers de Mopti</b>

Les hôtels de Mopti et de Sévaré, fermés plus d'un an suite à l'occupation des régions du nord par les <i>jihadistes</i>, ont retrouvé leur ambiance le temps d'un week-end end. Cela, suite à la cérémonie de lancement de la campagne du candidat de l'URD, SoumailaCissé.

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<b>La région de Mopti, avec des localités comme Bandiagara et Djénné, était une destination privilégiée des touristes européens</b>. Lors des saisons touristiques, les touristes y convergaient par milliers à travers des vols charters. Les 60 hôtels que compte la région de désemplissaient pas. Cependant, suite à l'occupation d'une partie du territoire, les ambassades des pays européens ont interdit le Mali à leurs ressortissants.Depuis, les hôteliers vivent la misère. Beaucoup d'entre eux ont fermé, d'autres réduire le personnel. Ce week-end , tous les promoteurs d'hôtels ont retrouvé le sourire. En effet, SoumailaCissé ayant décidé de lancer sa campagne à Mopti, tous les cadres proches du candidat se sont retrouvés à Mopti. Les hôtels ont donc fait le plein. Dounerou Dolo, promoteur de l'hôtel <i>"Via Via"</i> nous dira que par manque de place à Mopti et Sévaré, certains voyageurs venus de      Bamako ont été obligés d'aller dormir dans les hôtels de Bandiagara, ville située à 60 km de Sévaré, pour ensuite revenir le dimanche en vue du meeting. <i>"Il y a plus d'un an que nous n'avons jamais eu autant de clients. Nous avons fait des recettes qui nous permettront de tourner encore quelques mois",</i> ajoute Dolo en souriant.

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<b>Abdoulaye Guindo</b>

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<title>Cour d&amp;apos;assises : Le cocufié prend 5 ans avec sursis</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/cour-dassises-le-cocufie-prend-5-ans-avec-sursis-157468.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Jul 2013 07:30:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Vendredi 5 juillet, était inscrite au rôle de la cour d'assises de Bamako une affaire d'assassinat perpétré par Bréhima  Diarra sur la personne de Benoît, qui vivait avec la femme du premier. Courant 2007, à la demande de ses beaux-parents, Bréhima accepte que sa  femme rentre chez ses parents à Mountougoula pour poursuivre ses études</i></b>.

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Pendant ce séjour, elle lie amitié avec un copain de classe du nom de Benoît. Les deux amis deviennent très proches. Trop proches. Cette proximité fait naître la rumeur d'une relation amoureuse entre eux. Bréhima, depuis son lieu de travail, apprend la nouvelle et se rend à Mountougoula. Il trouve Benoît au domicile de sa femme. A la vue de celui-ci, il perd tout contrôle et donne à son rival présumé plusieurs coups de couteau. Benoît succombe et Bréhima, suite à son forfait, prend la fuite pour une destination inconnue.

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Quatre  ans après les faits, en 2012, il réapparaît, croyant que les enquêteurs l'avaient oublié. La gendarmerie de Banguineda le cueille comme un fruit mûr.

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<b>A l'enquête préliminaire comme devant le juge d'instruction, il reconnaîtra les faits</b>. Il révèle s'être refugié en Guinée Conakry après le crime. Sous mandat de dépôt depuis le 22 aout 2012, il comparaissait devant la cour d'assise le vendredi 5 juillet pour répondre de ses actes. Interrogé par le président, Bréhima reconnaît les faits. Il déclare que sous l'emprise de la jalousie, il a poignardé son rival présumé sans avoir voulu lui donner la mort. Le parquet, dans son réquisitoire, dira que l'accusé a agi avec préméditation  et est coupable d'assassinat. L'avocat de l'accusé plaidera que son client à surpris sa victime avec son épouse dans une chambre et qu'il doit bénéficier de circonstances atténuantes. Après les débats, Bréhima sera condamné à 5 ans de prison avec sursis. De fait, la cour se montre  traditionnellement clémente envers les crimes passionnels.

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<b>Abdoulaye Guindo</b>

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</item>

<item>
<title>Disparition de 21 bérets rouges : Le juge sème la panique à Koulouba et Kati</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/disparition-de-21-berets-rouges-le-juge-seme-la-panique-a-koulouba-et-kati-157463.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Jul 2013 07:27:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><img class="aligncenter size-full wp-image-128400" alt="beret rougexx" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/beret-rougexx1.jpg" width="615" height="346" />Le 30 avril 2012, les commandos parachutistes de Djikoroni - </i></b><b><i>bérets rouges</i></b><b><i> -, sous la conduite de leur chef, le colonel AbidineGuindo,  prenaient d'assaut le camp militaire de Kati et les centres névralgiques de la capitale. Objectif: liquider la junte du capitaine Sanogo à laquelle ils reprochaient des brimades multiples. L'affaire a échoué et des dizaines de bérets rouges arrêtés. </i></b>

<b><i> </i></b>

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Si certains sont détenus ou en fuite, 21 <i>bérets rouges</i> ont purement et simplement disparu. Leurs noms et prénoms ont été publiés par Amnesty International et  le dossier empoisonne la sérénité de la junte de Kati. Pour ne rien arranger, la cour pénale internationale (CPI) menace de s'en mêler si la justice malienne ne fait pas diligence.

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C'est sans doute pour rendre justice aux victimes et traiter le dossier à l'interne que les plaintes des ayants droits des disparus ont été reçues par le procureur de la commune 3 de Bamako, chargé du pôle économique. On peut s'étonner que le pôle économique se charge d'une affaire de sang mais c'est un fait: le procureur a confié l'affaire à un juge d'instruction de son tribunal. Quand un juge est saisi, il instruit conformément à la loi et cela ne peut se faire sans entendre les mis en cause. Après l'audition des parents des bérets rouges disparus, le juge a lancé un mandat d’amener contre plusieurs officiers et soldats cités par les plaignants comme ayant participé à l'enlèvement des 21 <i>bérets rouges </i>disparus. Le hic, c'est que les militaires que le juge souhaite entendre sont encartés à la junte de Kati dont chacun connaît les capacités de nuisance sur une République chancelante comme la nôtre.

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Il semble que les demandes d'audition du juge aient mis le feu aux poudres. Dès qu'il en a pris connaissance, le président Dioncounda Traoré a organisé, le 26 juin 2013, une grande messe au cours de laquelle le capitaine Sanogo, chef de la junte, a officiellement présenté son <i>"pardon" </i>au peuple et fait la paix avec les bérets rouges qui ont voulu l'éliminer. Profitant de l'occasion, le président Dioncounda Traoré a déclaré que l'armée malienne s'est définitivement réconciliée et a ordonné que tous les détenus militaires soient immédiatement libérés.

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Les propos de Dioncounda Traoré ont été très mal pris dans les milieux judiciaires. <i>"Comment le chef de l'Etat peut-il violer la séparation entre les pouvoirs exécutif et judiciaire au point d'ordonner des libérations dans le cadre d'un dossier pendant devant la justice?"</i>, s'insurge un procureur. Un autre magistrat se demande, avec une pointe d'aigreur,  si le chef de l'Etat songe vraiment au sort des disparus et au désarroi de leurs parents. Reprenant l'indignation générale des magistrats, le Syndicat autonome de la magistrature (SAM), présidé par le président du tribunal de la commune 1 de Bamako, Issa Traoré,  publie un communiqué rageur où il <i>"s’insurge contre la déclaration du président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, relative à la libération imminente de personnes régulièrement poursuivies"</i>. Le SAM <i>"tient au principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs et dénonce toute immixtion du pouvoir exécutif dans le domaine judiciaire"</i>, tempête le communiqué.

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Un observateur avisé de la scène politique propose, pour apaiser la panique naissante à Kati et Koulouba, que le chef de l'Etat prenne l'initiative d'une mesure d'amnistie. <i>"Au lieu de s'ingérer ouvertement dans les affaires  judiciaires par crainte de la junte, Dioncounda Traoré ferait mieux de prendre des initiatives politiques fortes. Par exemple, indemniser les  parents des bérets rouges disparus et qui sont certainement morts; faire adopterpar l'Assemblée nationale une loi d'aministie en faveur des éventuels auteurs des disparitions forcées. Ce serait la seule manière de crever l'abcès tout en préservant à la fois l'intérêt du pays et les droits des victimes. En dehors de cette démarche, je ne vois pas comment on pourra régler le contentieux sans piétiner la justice.Après tout, les membres de la junte ont déjà bénéficié d'une loi d'amnistie pour  leur putsch, un crime que la Constitution malienne déclare pourtant imprescriptible!", </i>analyse notre interlocuteur.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Kondoya&#45;Kenieba : Le juge traîné dans la boue</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/droits-humains/kondoya-kenieba-le-juge-traine-dans-la-boue-157459.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Jul 2013 07:09:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><img class="alignleft size-full wp-image-157461" alt="juge" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/juge.jpg" width="200" height="140" />Depuis un certain temps, une affaire opposant des orpailleurs de la localité de Kondoya, cercle de  Kéniéba, coupe le sommeil aux populations. Oumar Kanté, en conflit avec  Sékou Kéita, a vu la justice trancher en sa faveur. Cette décision est restée à travers de la gorge de Sékou Kéita qui, depuis lors, mène une campagne contre le juge ayant rendu la décision.Il l'accuse d'avoir été soudoyé par son adversaire. Dans le souci d'en savoir plus, nous avons mené notre petite enquête. </i></b>

<b><i> </i></b>

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<b>Les orpailleurs exerçant dans des mines traditionnelles ont mis en place un mécanisme pour le règlement des conflits qui pourraient surgir entre  eux</b>. Ainsi, des commissions dénommées "Tomboloma" ont été mises en place sur tous les sites pour trancher d'éventuels litiges. Lorsqu'un litige éclate sur un site, elle est, dans un  souci d'impartialité, tranchée par le "Tomboloma" d'un autre site. Depuis des décennies, les sites d'orpaillage sont ainsi gerés. Les conflits, en général, naissent lorsque les mines en exploitation de 2 orpailleurs différents se rejoignent. De commun accord, les orpailleurs ont décidé que lorsqu'un orpailleur découvre un filon, il a le droit d'y rester même si le filon débouche plus tard  sur celui d'un  autre exploitant. Le filon d'Oumar Kanté ayant débouché sur celui de Sékou Kéita,le premier demande au second,  de quitter le site. Sékou refuse. Alors, ils décident de soumettre le litige au jugement de la commission "Tomboloma ". A la surprise de tous, Sékou Kéita s'oppose à ce qu'un "Tomboloma" extérieur à leur site statue sur le litige. Face à ce blocage, l'affaire est renvoyée devant le tribunal civil de Kéniéba. Le juge en charge de l'affaire, dans le cadre de son enquête, interroge les membres des commissions "Tomboloma". Il recueille aussi le témoignage du maire de la commune Sitakeli, monsieur  Hawa SISSOKO, réputé grand connaisseur des règles et principes de gestion des sites d'orpaillage et des  modes de résolution des conflits. Le juge prend ainsi connaissance des conventions qui régissent les orpailleurs en matière de gestion des mines. Il tranche en faveur d'Oumar Kanté. Cette décision a été même plébiscitée par les autres orpailleurs pour la simple raison que le droit, selon eux, avait été  dit. Sékou Kéita décide, lui, de contester la décision du juge. Il répand le bruit que le juge a été soudoyé par son adversaire. Jusqu'à quand le laissera-t-on ainsi vilipender la justice ?

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<b>Abdoulaye Guindo</b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Concours &amp;quot;talents de presse&amp;quot; : Votre journal gagne le 1er prix </title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/concours-talents-de-presse-votre-journal-gagne-le-1er-prix-157456.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Jul 2013 06:56:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>La 2ème édition du concours </i></b><b><i>''Talents de presse''</i></b><b><i> a connu, le jeudi 4 juillet 2013, son épilogue à la Maison de la Presse de Bamako. Organisé par le Club des Amis de l'Union Européenne et l'Organisation des Jeunes Journalistes Reporters du Mali (OJRM), en partenariat avec l'Union Européenne, le concours tendait à produire le meilleur article et la meilleure émission sur le thème: "Rôle de la presse dans la participation des femmes et des jeunes aux élections générales". Le concours a vu la participation de 16 journalistes dont 6 de la presse privée, 9 de la radio, 2 de la télévision, et 1 de la presse en ligne. Le jury était composé de 5 membres.Les critères d'appréciation des articles  ont porté sur l'originalité, le contenu, le style rédactionnel, le calibrage et l'objectivité des oeuvres. </i></b>

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<b><img class="alignleft size-full wp-image-58871" alt="journaux" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/04/journaux.jpg" width="350" height="223" />Jeudi dernier donc, les résultats du concours ont été publiés, en présence du jury, des candidats et d'une foule de journalistes</b>. Prenant la parole, le président du jury, Amadou BeydyHaidara, a précisé que les organisateurs du concours entendaient pousser les reporters à aller sur le terrain pour rechercher les vraies informations et non s'asseoir dans leur bureau. Des critères parfaitement remplis par Abdoulaye Koné, votre fidèle serviteur, dont l'article  été unanimement salué. Ainsi, au terme des délibérations, le jury a retenu deux lauréats par catégorie à l'exception de la catégorie presse en ligne où il n'y avait qu'un seul postulant et de la catégorie télévision (dont le 2ème postulant a été disqualifié caril ne travaillait dans aucun média).

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<b>Dans la catégorie presse écrite, Abdoulaye Koné de du journal <i>Procès -verbal </i> a remporté le 1er prix avec un mini-ordinateur et un trophée (photos);</b> le 2ème prix a été enlevé par Habibatou Coulibaly du journal <i>Le Guido</i>, avec un appareil photo et un trophée. Le prix de la catégorie presse en ligne a été décerné à l'unique candidat, Issa Fakaba Sissoko. Le 1er prix de la catégorie radio est revenu à Ben Junior Kambiré de la radio <i>Sanga</i> de Mopti et le 2ème prix à Mamadou Kané de la radio <i>Klédu</i>. Un prix d'encouragement est revenu à Moussa Camara de la Chaîne 2 de l'ORTM. Tièmoko Konaté a remporté le 1er prix dans la catégorie télévision. Un prix spécial d'encouragement de l'Union Européenne (un téléphone portable et un trophée) a été remis à Mariam Traoré du quotidien national <i>l'Essor, </i>seule femme à postuler au concours.

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<b>Le jury a recommandé la poursuite des efforts de renforcement des capacités des jeunes reporters et une plus grande participation de la presse malienne à l'édition prochaine du concours.</b> Pour le représentant de l'Union Européenne, sponsor de l'événement, le rôle des médias dans le processus électoral est primordial, d'où l'intérêt de  la délégation de l'UE à appuyer l'initiative. Il a rappelé que l'Union européenne a débloqué plus de 11 milliards de FCFA pour appuyer le processus électoral malien. Il a annoncé que le jeudi 4 juillet, a eu lieu un premier décaissement de 59 milliards en faveur de notre pays dans le cadre de l'appui budgétaire. Cela démontre, selon l'orateur, la détermination de l'UE à accompagner le Mali vers une sortie de crise rapide. Le président de l'OJRM, Kassim Traoré, a, pour sa part, remercié les lauréats et tous les postulants pour l'intérêt qu'ils ont bien voulu accorder à ce concours. Il a appelé les jeunes reporters à redoubler d'ardeur afin de relever le défis de l'efficacité.

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<b>Il faut rappeler que Procès-Verbal n'en est pas à sa première victoire dans les concours d'excellence</b>. Nous avons déjà remporté le 2ème prix du concours organisé par l'<i>Institut Panos </i>sur la lutte contre la pauvreté et le 1er prix du concours organisé par l'ONG <i>Plan Mali </i>sur les violences faites aux filles.

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<b>Abdoulaye Koné</b>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique satirique : Les mielleuses promesses d&amp;apos;Ahmed Sow</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-les-mielleuses-promesses-dahmed-sow-157451.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Jul 2013 06:53:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Au portillon de Koulouba, pas moins de 9 anciens premiers ministres et ministres se bousculent. Mais l'un d'eux, Ahmed Sow, présente un programme digne d'un conte de fées. Lisez plutôt...</i></b>

<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>

<b> <img class="alignleft size-full wp-image-53886" alt="Hamedsowxx" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/03/Hamedsowxx.jpg" width="310" height="233" /></b>Les sages ont toujours enseigné que le pouvoir est une drogue dure. Plus dure que la cocaïne vendue dans le désert par Belmokhtar, Iyad Ag Ghali et consorts avant l'avènement des troupes françaises. Voilà pourquoi quiconque goûte au pouvoir ne veut plus le lâcher. Du nigérien Mamadou Tandja au zimbabwéen Robert Mugabé, en passant par l'ivoirien Laurent Gbagbo, le tunisien Ben Ali et l'Egyptien Mohamed Morsi, il a fallu le bâton pour déloger ces bonshommes de leur palais. Dans certains cas, même une copieuse bastonnade ne suffit pas à donner au président le dégoût du pouvoir (suivez mon regard)... Ceux qui promettent juste de remettre en ordre la chose publique puis de vider le plancher ne s'en vont, en réalité, qu'avec des coups de bottes au train; je veux parler des Moussa Dadis Camara et autres Robert Gueï. Quant au cas de Madagascar, il se passe de commentaires. Après avoir signé et paraphé un document où il jure de ne pas postuler à la présidentielle, AndryRajolina, le président de la Transition, s'est hâté, quelques jours plus tard, de déposer sa candidature, aussitôt imité par Didier Ratsiraka, l'ancien président de la Grande île...

<b>Pourquoi devient-on si vite et si durement dépendant du pouvoir ?</b> J'y vois plusieurs raisons. D'un, une fois là-haut, on vous joue la fanfare et vous passez journellement en revue les troupes. De deux : vous tenez au bout de votre stylo la carrière de milliers de personnes, du planton au ministre, en passant par le directeur général et le chef d'état-major. Une sorte de demi-dieu en somme. En outre, vous puisez à pleines mains dans le trésor public sans rendre de compte à personne; d'un simple claquement de doigts, vous jetez au gnouf les impertinents qui se posent trop de questions. Enfin, grâce aux maîtres espions déployés aux quatre coins du pays, vous en savez un bout sur tout et tout le monde. Et puis, il y a les griots, ces disciples de Balla Fasséké qui vous chantent, à longueur de journée et de nuit, que sans vous, le pays serait foutu.

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<b>Dans l'affaire, les programmes politiques occupent très peu de place;c'est de la poudre de perlimpimpin pour empêcher le peuple de déceler les vraies motivations des candidats aux délices.</b> Si, vraiment, les candidats veulent seulement servir le pays de manière désintéressée, pourquoi le mettent-ils à feu et à sang quand ils ne sont pas élus ? Pourquoi prennent-ils les armes pour détruire un pays et un peuple dont ils prétendent vouloir le bien-être ? Ces questions doivent nous ouvrir grands les yeux et les oreilles : les candidats veulent d'abord et surtout assurer leur propre confort. Le nôtre vient après, <i>"dans les jours à venir",</i> selon la formule consacrée.

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<b>Vous et moi, pour n'avoir jamais siégé au gouvernement, n'avons pas goûté au pouvoir ni ne sommes candidats à rien</b>. Il en va autrement de ceux qui ont effectué un petit séjour en haut lieu. La nostalgie du pouvoir les taraude et ils vendraient leur dernière chemise pour remettre le couvert. Vous ne l'avez peut-être pas remarqué, mais parmi les  28 candidats retenus par la Cour constitutionnelle, un  bon tiers se forme d'anciens premiers ministres et d'anciens ministres. Bâ Bourama, le chef des Tisserands, a dirigé la primature 6 ans durant : il a de sérieuses raisons de vouloir viser plus haut, n'est-ce pas ? D'autres anciens premiers ministres tiennent à le dévancer au jardin d'Eden, pardon!, à Koulouba: ZoumanaSacko, Modibo Sidibé et même l'astrophysicien Cheick Modibo Diarra, lequel, après la blague que lui a jouée le capitaine Sanogo, semble définitivement descendu sur terre...Si les anciens premiers ministres se bousculent au  portillon, les anciens ministres n'ont pas dit leur dernier mot. Il y a là, sur les rangs, SoumailaCissé, ancien ministre des finances; Oumar Ibrahim Touré, ancien ministre de la santé; Ahmed Sow, ancien ministre des mines; ChoguelKokallaMaiga, ancien ministre du commerce; TiébiléDramé, ancien ministre des affaires étrangères; Konimba Sidibé, ancien ministre contrôleur d'Etat. Madame Sidibé Aminata Diallo, ancienne ministre de l'éducation, s'est fait plaisir en déposant sa candidature; mais elle s'est bien gardée de payer les 10 millions de caution, sachant que ses célèbres larmes ne lui vaudront nullement une place en finale: elle tient à ses économies, celle-là !

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<b>En attendant le scrutin, les candidats multiplient les opérations de charme à l'endroit des électeurs. Ainsi, SoumailaCissé a produit un livre - rien de moins !- où il décrit ses belles années au service de l'intégration africaine. </b>Il oublie sans doute que la majorité des Maliens ne sait ni lire ni écrire. Pour bien montrer que leur mentor partage les soucis du petit peuple, les partisans de Modibo Sidibé racontent qu'il vient de parcourir le pays dogon en moto. Je ne crois pas à cette fable mais après tout, qui eût cru que le <i>"Vieux Commando"</i> aurait pu dévaler nuitamment la colline de Koulouba à dos d'homme ? Le jeune candidat de l'Adema, Dramane Dembélé,  tient à rappeler qu'en tant que parfait inconnu sorti du chapeau magique du parti, il incarne le changement. Le problème, c'est que l'Adema a roulé sa bosse dans tous les cercles du pouvoir ces 20 dernières années et qu'elle a mangé assez de gâteaux pour songer à prendre sa retraite.BâBourama a récite à tout bout de phrase une formule coranique pour qu'on n'oublie pas qu'il est le plus pieux des candidats. Il ferait bien, par ces temps de lutte anti-<i>jihadiste</i>, de changer de discours et de parler davantage de République. Mais l'homme qui présente le programme le plus alléchant est assurément Ahmed Sow.Samedi, à l'Hôtel Salam, l'ancien ministre des mines rencontrait la presse. S'il est élu, il promet d'ouvrir tous les postes de responsabilité à la compétition; nul ne sera plus nommé par décret. Jugeant dérisoires les salaires des agents de l'Etat, il promet de les doubler et d'accorder des primes de sortie aux ministres. Il doit savoir de quoi il parle puisqu'il a été lui-même débarqué du gouvernement sans que quelqu'un songe à lui donner des primes d'adieu...

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Au sujet du récent réaménagement gouvernemental, Sow s'interroge, lunettes gravement levées au ciel: <i>"Pourquoi enlever Tiena Coulibaly pour le remplacer par un certain Empereur, douanier et membre influent de l'ADEMA?"</i>. Si Sow fait miroiter tant de biscuits aux yeux des fonctionnaires, il reste un père fouettard qu'on aurait tort de prendre pour le père Noël. <i>"Je foutrai tous les voleurs de deniers publics en prison!",</i> prévient-il, assurant que dès sa prise de fonctions, il fera construire une nouvelle maison d'arrêt, l'actuelle risquant de devenir vite trop exigü. <i>"Je me suis engagé dans la politique pour servir mon pays; je suis PDG d'une société internationale; j'ai une maison à Paris, une autre à Doubaï...Je ne suis pas comme les autres politiciens. Personne parmi ces candidats ne parle de combattre les magouilles; je suis seul à les décrier!"</i>, se lamente le candidat. Pour un peu, on lui donnerait le bon peuple sans confession, n'est-ce pas ? Notre cher président ne s'arrête pas en si bon chemin: il s'engage à réduire les impôts des entreprises. A croire qu'il va financer l'économie avec du vent! Il se propose aussi de donner à chaque paysan une parcelle de 5 hectares, une charrue et 2 bœufs. Même l'empereur Kankou Moussa  n'a pas fait mieux au temps de sa splendeur! Le programme de Sow ne serait pas complet si on ne rappellait pas qu'en 2012, l'homme jurait, une fois au pouvoir, de faire venir l'océan atlantique au Mali. Comme quoi, il y a sous nos tropiques des citoyens capables de reproduire les merveilles des <i>Mille et Une Nuits</i>!

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ville de Koutiala : La police mate une marche du MP22</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/ville-de-koutiala-la-police-mate-une-marche-du-mp22-153462.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 08:30:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i> Les cellules du regroupement pro-putsch "MP22" de la ville de Koutiala, capitale de l'or blanc,  n'oublieront pas de sitôt la journée du jeudi 13 juin 2013. Leurs  militants ont été copieusement matés par les forces de l'ordre de la localité. </i></b>

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On se rappelle que le samedi 8 juin dernier, des militants du front pro-putsch regroupant, entre autres, la COPAM et le MP22 avaient été arrêtés à Bamako pour avoir bravé l'état d'urgence en organisant une marche destinée à réclamer la libération de Kidal. Suite à ces arrestations, les comités  du MP22 de Koutiala, sur les ondes de la radio <i>Kayira</i>de la ville, avaient menacé d'organiser une marche le jeudi 13 juin si leurs compagnons de lutte bamakois n'étaient pas libérés. Les autorités prirent la menace au sérieux; elles rappellèrent aux responsables koutialais du MP22 que suite à l'état d'urgence en vigueur depuis le 17 janvier 2013, les marches et autres regroupements publics étaient strictement interdits. Et que c'était cette même interdiction qui avait conduit à l'arrestation de ceux avaient tenté une marche à Bamako. Malgré cette mise en garde, le MP22 de Koutiala maintint son mot d'ordre de marche et appela ses militants à battre le pavé jeudi 13 juin 2013.

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Soucieuses de faire respecter la réglementation en vigueur, les autorités administratives de la ville déployèrent un impressionnant dispositif de sécurité le jour de la marche. Au moment où les marcheurs se rassemblaient au Terrain des Martyrs de Koutiala, leur lieu de départ, les forces de l'ordre, sans sommation, donnent la charge. Une charge musclée, agrémentée de coups de matraque et de bottes à tuer en tout rebelle l'envie de fouler aux pieds les lois. Suite à cette descente, 3 personnes sont arrêtées dont  Sidiki Diabaté, point focal du MP22 à Koutiala, et  Moussa Sangaré, 1er adjoint au maire de la commune rurale de Koromo, cercle de Koutiala. Les deux individus, qui passent pour les  principaux leaders de la manifestation, sont immédiatement conduits devant le procureur de la République près le tribunal de première instance de Koutiala. Après leur audition, le procureur les renvoie en jugement devant le tribunal correctionnel pour troubles à l'ordre public. Néanmoins, il les laissent rentrer chez eux et fixe la date du procès au 9 juillet 2013.

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Selon nos informations, le nommé Oumar Kéita dit Barou, membre éminent du MP22, est recherché pour agression d'un militant de l'ADEMA; il reste introuvable.Cette disparition étonne de la part de quelqu'un qui ne cessait de tenir des propos téméraires. Il faut dire que dans le cadre de ce dossier d'agression, deux dames proches du MP22 soint déférées en prison.

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S'il y a une chose sur laquelle le gouvernement veille, c'est bien l'état d'urgence.Même les cortèges de mariage n'échappent pas à la contrainte. Selon un responsable du ministère de la sécurité, l'interdiction des rassemblements publics vise à protéger les citoyens contre une attaque armée des groupes jihadistes, loesquels, militairement défaits, se sont éparpillés un peu partout sur le territoire national.

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<strong>Abdoulaye Guindo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les secrets de la guerre&#45;éclair française au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-secrets-de-la-guerre-eclair-francaise-au-mali-153460.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 04:52:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Les militaires réclamaient du temps. Pour rassurer l'opinion française, François Hollande a voulu une reconquête rapide du Nord. Au prix de nombreux risques. Lundi 14 janvier 2013, dans le salon vert qui jouxte le bureau du chef de l'Etat, le débat est intense. Hollande a réuni le 2è conseil de défense depuis le déclenchement de l'intervention au Mali, 3 jours plus tôt. </i></b>

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[caption id="attachment_88762" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-88762" alt="François Hollande" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/François-Hollande.jpg" width="310" height="229" /> François Hollande[/caption]

Les principaux protagonistes de la plus importante action militaire menée par la France depuis un demi-siècle sont présents: Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense; Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères; le général Puga, conseiller militaire du président; l'amiral Guillaud, chef d'état-major des armées, et les patrons des services secrets. Tous sont d'accord sur un point: malgré la mort d'un officier français, le début de l'opération Serval est un succès.Les frappes des <i>Mirages 2000</i> et des hélicoptères ont stoppé la descente des djihadistes vers le sud. Mais, sur la suite, les opinions divergent. Deux logiques s'affrontent. <i>"L'amiral Guillaud souhaitait concentrer les efforts vers un seul but: frapper AQMI le plus fort et le plus loin possible,</i> dit un responsable français. <i>Le président, lui, voulait aussi des victoires symboliques, la prise de villes, pour rassurer l'opinion publique.".</i>Il y a un autre différend. <i>"L'état-major imaginait une guerre façon Otan, </i>dit un officiel. <i>C'est-à-dire lancer l'offensive vers le nord une fois seulement toute la logistique parvenue sur le terrain.".</i>Obsédé par le risque d'enlisement, Hollande veut, lui, rogner sur les délais, mener une<i>"guerre à la française".</i>

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Le 14 janvier, l'amiral Guillaud prévient que l'acheminement du matériel et des 4000 hommes au Mali prendra 2 semaines. Il prévoit de libérer une seule ville, Gao, la plus facile à prendre. <i>"Non, il en faut deux,</i> dit Hollande; <i>Gao et Tombouctou.".</i> L'amiral répond que cela ne pourra se faire que fin février. <i>"Fin janvier"</i>, ordonne le Président, qui refuse toute pause. Un pari risqué qui sera gagné grâce à plusieurs facteurs.

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<strong>Les amis à l'aide</strong>

L'aide des alliés est indispensable.<i>"Avec ses moyens propres, </i>assure un officier, <i>l'armée française ne serait pas parvenue à tenir les délais fixés par le Président.".</i> Elle manque d'avions de transport et de moyens de renseignements. Le drone <i>Harfang</i> n'est pas encore opérationnel. Pour suivre les déplacements en temps réel des 2000 djihadistes, les militaires n'ont que des <i>ULM</i> et de vieux appareils <i>Atlantic</i>. Les Britanniques viennent à leur rescousse. Dès le lendemain des premières frappes, ils mettent un avion de renseignements dans le ciel malien. Les Etats-Unis sont moins rapides. Un mois auparavant, Jean-Yves Le Drian a obtenu, en secret, un accord de principe pour le déploiement de drones américains  en cas d'intervention. <i>"Mais certains drones dépendaient de la CIA, d'autres du Pentagone et le superavion de surveillance, Global Hawk, d'un commandement en Italie"</i>, raconte un responsable. Il faut coordonner le tout. Si bien que, pendant une semaine, les militaires français n'ont pas d'images de l'ennemi 24 h sur 24. <i>"Pour les avions-cargos, on a loué des Antonov 124 à des sociétés privées russes et ukrainiennes, </i>dit une source à la Défense, <i>mais il n'y en avait pas assez.".</i> Les Belges et les Allemands en fournissent quelques-uns mais pas assez. Après 3 semaines de tergiversations, la Maison-Blanche accepte de mettre des C-17 à la disposition de Paris.<i>"Les alliés nous ont fait gagner 3 semaines dans le déploiement des forces et 2 semaines dans les frappes",</i> estime-t-on au ministère de la Défense.

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<strong>Les erreurs des djihadistes</strong>

L'intervention est d'autant plus rapide que les djihadistes font de mauvais choix tactiques. <i>"Nous avions prévu que la prise de Tombouctou durerait 5 jours, </i>confie-t-on à la Défense. <i>Mais ils ont fui et, en un jour, tout était fini.S'ils avaient décidé d'organiser la résistance à Gao et Tombouctou, il nous aurait manqué 2 compagnies"</i>, précise un officier. Les djihadistes n'ont pas non plus l'idée de poser des bidons vides sur la route.<i>"Nous aurions dû envoyer une équipe de déminage pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'engins explosifs. A chaque fois, cela nous aurait retardés de plusieurs heures"."Pendant quelques jours, </i>ajoute un autre responsable, <i>nous tenions le pays avec seulement 3 compagnies d'infanterie. S'ils nous avaient harcelés, nous aurions beaucoup souffert.".</i> Mais à part une brève embardée vers l'ouest, les djihadistes choisissent de filer vers leur citadelle de l'Amettetaï, au nord. <i>"Ils ont cru que nous ne les attaquerions pas là-bas",</i> conclut-il.

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<strong>Qui a tué Abou Zeid ?</strong>

Comment Abou Zéid, ce commandant d'AQMI au Sahel, est-il mort ? Le 1er mars, le président tchadien annonce que son armée a tué Abou Zeid lors de combats près d'In Sensa dans le nord du Mali. <i>"En réalité, il a succombé à un bombardement de l'un de nos Mirages dans la zone tenue par les Tchadiens"</i>, assure-t-on à Paris. Abou Zeid était-il visé ? <i>"Non. Mais nous pensions qu'il était dans les parages puisque nous avions repéré son téléphone."</i> Au début, les Français ne sont pas sûrs que le corps déchiqueté soit le sien, même si la photo de son visage pouvait le laisser penser. <i>"Nous avons envoyé des hommes pour prendre sur le cadavre de quoi faire une analyse ADN. Le 20 mars, nous avons acquis la certitude qu'il s'agissait de lui.".</i> Les militaires laissent à Hollande le soin d'annoncer la nouvelle,3 jours plus tard.

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<strong>Le cas Sanogo</strong>

Alors qu'ils tiennent le pays, une question taraude les Français.Le capitaine malien Sanogo, auteur du coup d'Etat de mars 2012, gène Paris. Il risque de vouloir reprendre le pouvoir et de mettre à mal toute la stratégie de l'Elysée. Que faire de lui ? <i>"Le tuer ? Certaines capitales africaines nous l'ont demandé, et nous nous sommes interrogés, </i>reconnaît un responsable français. <i>Mais on ne l'a pas fait de peur d'aggraver la situation politique.".</i> On préfère donc le neutraliser. On lui donne un titre ronflant: Président du Comité de Suivi de la Réforme de l'Armée. Des Africains lui proposent un exil doré. En vain. Sanogo reste.

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<strong>Que faire des journalistes</strong>

La France doit gérer un autre problème : l'information. Les journalistes reprochent à l'armée de les empêcher d'aller dans les zones de combat. Paris rejette la faute sur l'armée malienne<i>"qui a peur des enlèvements"</i>. Non sans raison: <i>"On a intercepté des communications qui indiquaient que, lors de leur raid du 9 février à Gao, les djihadistes voulaient prendre des journalistes en otage",</i> révèle un officiel français. Ce n'est pas toute la vérité. Furieux d'avoir à agir aussi vite sur le terrain, les militaires refusent de s'encombrer de la presse. De toute façon, quoi montrer ? Menée surtout par les forces spéciales,la guerre se résume à des accrochages violents entre de petits groupes; alors, le ministre de la Défense gonfle l'importance des opérations. <i>"Quand Le Drian annonçait une offensive, ça se résumait à 3 véhicules blindés"</i>, dit un militaire.

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Début février, une autre guéguerre fait rage à Paris. Depuis la chute de Gao et de Tombouctou, le ministère de la Défense croit  que les diplomates, trop mous, ne feront rien pour régler le dossier de la réconciliation entre le pouvoir malien et le mouvement indépendantiste MNLA. Du coup, les militaires redoutent de se retrouver coincés longtemps au Mali à cause d'un abcès de fixation, Kidal, tenue par le MNLA.<i>"Fin janvier, la France pouvait exiger du pouvoir de Bamako qu'il négocie avec ces rebelles,</i> assure-t-on à la Défense. <i>A ce moment-là, le président Traoré aurait signé n'importe quoi."</i> . Pourquoi avoir laissé passer l'opportunité ? <i>"Vous vouliez que l'on fasse comme Foccart?"</i>, demande, agacé, un diplomate, en référence au <i>"Monsieur Afrique" </i>de De Gaulle. La querelle entre la Défense et les Affaires étrangères se solde, le 21 mars, par la désignation d'un bouc émissaire: l'ambassadeur de France à Bamako,ChristianRouyer, qui est débarqué.<i>"Il ne convenait pas pour un tel poste en Afrique</i>, juge un officiel, <i>il aurait été parfait comme ambassadeur en Finlande.".</i> La victoire des militaires est complète puisque ce sont eux qui soufflent le nom de son successeur, Gilles Huberson, un ancien de Saint-Cyr qui a déjà pris langue avec le MNLA.

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<strong>Le MNLA, un allié gênant</strong>

Les diplomates ont du mal à digérer les reproches des militaires: si Kidal pose problème, disent-ils, c'est parce que le MNLA est protégé par la DGSE. <i>"Les services secrets ont besoin de ces Touaregs parce qu'ils ont des liens avec les preneurs d'otages"</i>, lâche un responsable français. Pour la chasse aux djihadistes aussi, ils sont utiles; du moins le croit-on. A ce sujet, Jean-Yves Le Drian reconnaît que les Français <i>"se coordonnent"</i> avec le groupe touareg dans la guerre contre AQMI. En vérité,<i> "entre le MNLA et la France, il y a un deal historique: parce que c'était une force laïque qui a pour ennemis les terroristes islamistes, la DGSE les aide depuis dix ans"</i>, admet un haut responsable français.A Bamako, la protection française du MNLA agace. On reproche aux <i>"libérateurs"</i> de s'être alliés à ces rebelles considérés comme responsables de la crise. Selon un officiel malien, <i>"le MNLA a vendu à la France plus de beurre qu'il n'avait de lait".</i>AuQuai-d'Orsay, on avoue que les rebelles du MNLA ont été moins utiles qu'on ne l'avait espéré, notamment pour préparer l'assaut dans l'Amettetaï.

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<strong>Découvertes</strong>

Dans les lieux tenus par AQMI, les militaires français découvrent des centaines de pages écrites en arabe détaillant l'activité des groupes. <i>"Comme les talibans, ils étaient procéduriers,</i> assure un responsable français. <i>Sur des cahiers, ils tenaient une comptabilité détaillée des entrées et des sorties d'argent et de matériel.".</i> Les Français ont trouvé un manuel pour gérer une ville, un autre sur l'organisation d'une administration. A Gao et à Tombouctou, ils ont découvert des ateliers de fabrication d'explosifs. <i>"A Gao,</i> révèle un officiel français, <i>on a trouvé les traces de repérage de vols entre l'Afrique et la France et entre l'Afrique et l'Espagne"</i>. En vue de détournements d'avions ? On peut le craindre.

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<strong>700 djihadistes tués</strong>

Tout au nord du Mali, dans une vallée de 10 km sur 20, débutent, en mars, les affrontements les plus violents. L'Amettetaï est la citadelle des djihadistes. <i>"Depuis 3 ans, nous avions repéré qu'ils s'y étaient sédentarisés", </i>dit un responsable. Il y a là 400 personnes, des jardins potagers et un important stock d'armes prises à l'armée malienne en 2012.<i>"Ils avaient mis en place des canons, des lance-roquettes, mais ils ne savaient pas s'en servir,</i> explique un officier. <i>L'Amettetaï a été leur péché d'orgueil. Ils ont affirmé que ce serait la mère de toutes les batailles et ils ont perdu.".</i> Selon le ministère de la Défense, 130 djihadistes ont été tués là. AQMI y a subi une lourde défaite militaire et psychologique.<i>" Il a perdu la face vis-à-vis des leaders d'Al-Qaida.Pour les jeunes tentés par le djihad, le Sahel est désormais moins attractif que la Syrie",</i> affirme la même source. Mais la menace n'est pas totalement écartée.Depuis le début de l'opération Serval, 600 à 700 djihadistes sont morts. Il en reste plus de 1000 dans la nature. Où ? <i>"Une moitié s'est fondue dans la population et a renoncé (provisoirement?) au combat ; l'autre s'est dispersée au nord ou dans les pays limitrophes"</i>, assure une source.

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<strong>Les amis tchadiens</strong>

Les Tchadiens ont été <i>"très utiles",</i> dit-on à la Défense. C'est de N'Djamena que décollent les <i>Mirage 2000</i> qui frappent les djihadistes dès le 11 janvier. 2000 soldats tchadiens, seules troupes de la région aguerries au désert, sont employés au nettoyage de l'adrar des Ifoghas.Ils vont payer le prix fort: 38 morts contre 6 côté français. Ont-ils servi de chair à canon ? Nul ne l'admet. A Paris, on voit dans ce nombre élevé de tués le résultat d'une <i>"erreur tactique"</i>. <i>"Les Tchadiens ont voulu prendre imprudemment un piton et des tireurs les ont alignés."</i> A N'Djamena, on invoque <i>"une culture de combat basée sur le risque et sur l'homme".</i> Quoi qu'il en soit, le président tchadien tire les dividendes de son alliance avec Paris. Alors qu'il accueille en héros les 700 premiers soldats de retour au pays, il arrête des opposants sans que l'Elysée proteste.

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<strong> Guéguerre à l'ONU</strong>

La France veut passer au plus vite le témoin à une force militaire de l'ONU. Les Américains acceptent mais à une condition : que la France conserve sur place des troupes antiterroristes. <i>"Pas plus de 300 hommes",</i> dit Paris, qui veut que cette force "parallèle" soit commandée par un Français et que celui-ci ne prenne pas ses ordres à l'ONU. A New York, les fonctionnaires tiquent. Ils veulent plus de soldats français et un commandement onusien. Un compromis est trouvé le 25 avril. Une résolution du Conseil de Sécurité crée une force de maintien de la paix de 12 600 hommes, la MINUSMA, et une force d'appui de 1.000 soldats français. Sous commandement national, ces derniers interviendront <i>"à la demande du Secrétaire Général des Nations unies"</i>, mais <i>"notre feu vert ne sera pas automatique"</i>, précise-t-on à Paris. Comprenne qui pourra. Autre imbroglio toujours en suspens : le choix du commandant de la MINUSMA. Le Président tchadien réclame le poste pour son fils adoptif, qui vient de rentrer du Mali. A Paris, <i>"on souhaite que ce soit un Africain...compétent"</i>.

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<strong>Des élections au forceps</strong>

La France espère bientôt tourner la page de la guerre. La force onusienne doit se déployer le 1er juillet. But : sécuriser la présidentielle du 28 juillet. Bien qu'elle s'en défende, la France a imposé ce calendrier serré. Hollande se dit <i>"intraitable"</i> sur le sujet. Quitte à ne pas entendre ceux qui jugent ce scrutin prématuré (il va se dérouler en plein ramadan !). Le Secrétaire Général de l'ONU a émis des doutes quant à sa faisabilité et sa légitimité. <i>"Il n'a pas une meilleure connaissance du Mali que nous",</i> répond un diplomate français. "<i>Seul un gouvernement légitime pourra mener la réconciliation"</i>, argumente un autre. Et puis les Etats-Unis subordonnent la reprise de leur aide au Mali au retour d'un pouvoir démocratique. Mais le sera-t-il ? Des négociations entre rebelles et pouvoir central ont enfin commencé. Dioncounda Traoré a promis à Paris qu'il ne reconquerrait pas Kidal par les armes. Mais il a récemment changé de ton: <i>"L'armée doit être à Kidal avant le premier tour",</i> a-t-il dit, laissant ainsi planer le spectre d'une nouvelle guerre civile. Le pire des scénarios pour la France.

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<i>Cet article a été publié dans l'hebdomadaire français "Le Nouvel Observateur" du 6 juin 2013 sous la signature de Sarah Halifa-Legrand et Vincent Jauvert</i>]]> </content:encoded>
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<title>Fête dans l&amp;apos;armée : 10% d&amp;apos;augmentation de tous les salaires militaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/fete-dans-larmee-10-daugmentation-de-tous-les-salaires-militaires-153458.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 04:52:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Depuis le putsch du 22 mars 2012, l'armée malienne accumule les biscuits. Cérise sur le gâteau, elle vient d'arracher une hausse générale de ses salaires. Où s'arrêtera donc cette bombance ?</b></em>

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[caption id="attachment_64101" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-64101" alt="photo archives" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/05/beret-vert.jpg" width="310" height="233" /> photo archives[/caption]

L'armée malienne, depuis l'arrivée des troiupes françaises sur notre sol, ne parle plus de <i>"repli stratégique" </i>(une expression qui lui était chère en 2012), ni de pénurie d'armes; au contraire, elle fait preuve d'une bravoure que ne désavouerait pas l'ancêtre Soundjata Kéita lui-même. Il est vrai que les avions de combat français remontent le moral du talon jusqu'au menton. Il est vrai aussi que depuis qu'elle a chassé le <i>"Vieux Commando"</i> du palais de Koulouba, l'armée est devenue maîtresse de son propre destin. A preuve, quoique la Constitution  définisse le putsch comme un <i>"crime imprescriptible contre le peuple malien"</i>, nos députés, qui craignent  qu'on ne les envoie en retraite anticipée, ont, à la demande du gouvernement, trouvé le moyen d'octroyer une amnistie aux  putschistes du 22 mars 2012. Comme quoi, le penseur qui a inventé la formule <i>"Dura lexsedlex" (la loi est dure mais c'est la loi) </i>ne voit plus loin que le bout du nez: la loi s'avère souple comme du plastique fondu quand on tient vaille que vaille à lui tordre le cou !

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L'aministie est bonne à prendre, certes, mais elle ne se mange pas. Il faut trouver à manger aux militaires. Et vite! C'est pourquoi le gouvernement vient de décider le 5 juin 2013, dans la plus grande opacité, de décréter la hausse générale de 10% de tous les salaires de militaires. En clair, du soldat de 2ème classe au général de division, en passant par les capitaines (eh oui!), les commandants et autres  colonels, toux ceux qui portent un uniforme  militaire bénéficient de cette pluie de billets (garde nationale, gendarmerie, armée de terre, armée de l'air, génie militaire, transmissions, etc.). Comme le gouvernement craint, comme la peste, la jalousie des syndicats d'enseignants et autres empêcheurs de manger en rond, il s'est bien gardé de publier cette mesure d'augmentation à travers le traditionnel communiqué du conseil des ministres. L'armée a reçu, elle, l'information; dès l'adoption du projet de texte, les officiers présents dans les couloirs de Koulouba ont entamé des pas de danse dignes de <i>ZaïkoLangaLanga</i>.

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L'incidence financière des augmentations ainsi décidées est très lourde. Les observateurs indépendants évaluent à 25. 000 personnes le nombre de militaires qui en bénéficieront. Bien entendu, si le gouvernement avait demandé mon humble avis (hélas, on ne me demande jamais rien!), je lui aurais suggéré d'augmenter les soldats de 100% et les officiers de 2%. Cette manière de répartir les biscuits aurait été plus équitable et, surtout, plus efficace : les soldats sont beaucoup plus nombreux que les officiers et leurs salaires beaucoup plus bas.

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J'estime, au fond, que l'armée s'engraisse un peu trop  dans un pays où tout le monde tire le diable par la queue-l'immense majorité ne trouve même plus de queue à tirer du tout, croyez-moi ! En effet, bien avant l'augmentation salariale générale dont je viens de faire état, le gouvernement a attribué des dizaines d'hectares aux familles de soldats. Le geste étant gratuit, on peut aisément supposer que les bénéficiaires ne paieront ni les frais d'édilité ni, encore moins, les frais de viabilisation. Ce n'est pas tout ! Du 22 mars 2012 à ce jour, plus d'une centaine de galonnés ont été propulsés dans les hautes sphères de l'Etat; les moins lotis ont été nommés <i>Hauts Fonctionnaires de Défense</i> auprès des ministères où ils passent la journée à se rouler les pouces. Les postes les plus juteux du  gouvernement (Défense, Transports et Equipement, Administration territoriale, Sécurité et Protection Civile)  sont occupés par des colonels et des généraux. Récemment, les deux syndicats d'administrateurs civils du Mali ont donné de la voix pour dénoncer un avant-projet de décret par lequel le colonel Moussa Sinko Coulibaly, ministre de l'Administration Territoriale,  entend dégommer la plupart des préfets et des sous-préfets civils et les remplacer par des militaires.Comme tout ce beau ne saurait faire la bombance sans notre ami de Kati (suivez mon regard!), il a été porté, avec tambour et trompette, à la tête d'un Comité de réformes de machin où l'on ne meurt surtout pas de faim. Enfin, il y a une prime mensuelle dite <i>"prime Sanogo"</i>: d'une valeur de 50.000 FCFA (environ trois fois le SMIG), elle est allouée à tout militaire déployé au front.

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A ce train, nous finirons par manger des douilles et des balles puisqu'on aura tout mis dans l'armée! Une chose est d'entretenir l'armée; une autre chose est de militariser la République. C'est ce second chemin que notre pays semble avoir choisi. L'affaire se comprend sous une Transition par définition très limitée  dans le temps.Mais sera-t-il possible au futur président élu d'équilibrer la balance au profit des balayeurs de rue, des coordonniers, des paysans et autres puisatiers, beaucoup plus pauvres et plus pauvres que les militaires ? Bref, sera-t-il possible, un jour, de diminuer le tonnage de beurre au chocolat auquel les autorités de Transition ont habitué les militaires ? Bien malin qui répondrait à cette question! En attendant, les 600 soldats du contingent <i>"Waraba"</i> qui viennent de terminer leur formation à Koulikoro s'illustrent par leur esprit de révendication. Ils exigent à grands cris des primes et des grades avant quelque déploiement que ce soit au front. Les formateurs militaires européens en restent à ce jour bouche bée !

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<b>Tiékorobani</b><b></b>]]> </content:encoded>
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<title>Dioncounda Traoré plie face au MNLA</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/dioncounda-traore-plie-face-au-mnla-147833.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 May 2013 11:48:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_127259" align="alignleft" width="285"]<img class="size-full wp-image-127259" alt="Dioncounda Traoré " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/Dionk.jpg" width="285" height="158" /> Dioncounda Traoré[/caption]

<em><strong>Dioncounda Traoré a nommé Tiébilé Dramé conseiller spécial chargé d’engager des contacts avec les groupes armés du Nord. Président du Parena, Dramé a mission de négocier pour que les élections puissent se tenir à Kidal où sont installés les rebelles du MNLA. </strong></em>

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En décidant de nommer un émissaire pour tenter de sortir de l’impasse avant les élections, Dioncounda envoie un signal, le premier, que l’Etat malien veut s’investir dans le règlement pacifique de la question touarègue au Nord. Dramé va devoir trouver un compromis avec le  MNLA qui refuse le retour de l’administration et de l’armée malienne à Kidal. Il à quelques atouts en main. Il connaît le nord.

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En 1996, ministre des zones arides et semi-arides, il a parcouru le septentrion et rencontré ses communautés. Le Parena, son parti, s’intéresse à la question du Nord. En octobre 2012, le parti organise des assises à Bamako, qui réunissent 500 personnes venues du Nord pour témoigner sur l’occupation de leurs villes par les groupes rebelles et jihadistes.La présidence malienne souhaite que son émissaire devienne l’interlocuteur des initiatives diplomatiques menées par les multiples médiations régionales et internationales. Le président malien entend obtenir que les médiations de la Cédéao, de l’Union africaine ou  des Nations unies n’opèrent plus chacune dans leur coin mais en synergie avec Dramé.Pour ne pas froisser les susceptibilités,celui-ci devrait se rendre auprès des chefs d’Etat impliqués dans le dossier.
En annonçant son intention de négocier avec le MNLA alors qu'il reste armé, Dioncounda a reculé par rapport à la ligne jusqu'ici défendue par son gouvernement. Le MNLA, qui se sait encerclé à Kidal par l'armée malienne, a sauté sur l'occasion. Tout montre qu'il se révélera flexible, n'ayant plus la force de monter les enchères. Dans l'attaque d'Anéfis par le MAA, le MNLA a perdu 40 hommes; il ne lui reste plus assez de forces pour se mesurer au Mali.D'ailleurs, il a la chance que l'Etat malien n'ait pas compris le message indirect de la France : ce pays a transporté (pour la seconde fois!) l'armée malienne jusqu'aux portes de Kidal et a demandé aux Tchadiens de quitter la zone, signifiant par là qu'il autorisait implicitement l'armée malienne à attaquer. Mais cette dernière a préféré attendre une autorisation expresse que la France ne donnera  sans doute jamais...
<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Panne sèche du groupe électrogène : Les premières dames de France et du Mali plongées dans le noir à Sénou</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/panne-seche-du-groupe-electrogene-les-premieres-dames-de-france-et-du-mali-plongees-dans-le-noir-a-senou-147827.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 May 2013 11:23:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_27555" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-27555" alt="Aéroports Bamako-Sénou" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/08/bamako-senou-privatisation.jpg" width="300" height="224" /> Aéroports Bamako-Sénou[/caption]

<em><strong>En « visite humanitaire » jeudi à Gao, Valérie Trierweiler, compagne du président français, y a été accueillie en star. Chemise et pantalon beiges, elle est descendue du Transall français qui l’a amenée de Bamako.</strong> </em>

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Accompagnée de Mintou Traoré, l’épouse du président Dioncounda Traoré, elle est accueillie au coeurdu dispositif militaires français de l’opération Serval, dont le quartier général est à l’aéroport de Gao. «Je voudrais saluer les populations de Gao, qui ont commencé par revenir dans la ville », dit-elle sous les applaudissements. « J’insiste sur le caractère humanitaire de ma visite », ajoute-t-elle, en établissant un parallèle entre sa présence au Mali avec Mintou Traoré, pendant que les deux présidents sont ensemble en Europe. «Tout un symbole », selon elle. Elle confirme l’engagement de la France d’accorder une aide d’urgence de 500.000 euros aux agriculteurs de la région. Les deux femmes s’engouffrent ensuite dans un 4X4 en direction d’une école de la ville où Valérie Trierweiler, qui offre du matériel scolaire, est chaleureusement acclamée. «Madame Hollande, nous t’aimons », « Vive La France », «Vive François Hollande », scandent à tout rompre élèves et enseignants. Des enfants brandissent des petits drapeaux français et maliens, des bouts de carton sur lesquels on lit: «Bienvenue maman Valérie». Ultime étape de la visite de terrain à Gao, l’hôpital. Elles prend 2 bébés dans ses bras, console un blessé de guerre, salue le personnel médical. Le docteur Ismaël Maïga parle au nom de ses collaborateurs: « Chez nous, quand quelqu’un t’envoie sa femme, tu lui dois reconnaissance à vie. Nous disons merci à François Hollande ».

Le convoi officiel, entouré d’un dispositif de sécurité impressionnant, retourne à l’aéroport de Gao, Sous des bâches, le déjeuner commence. La Première dame de France goûte aux plats, se lève pour une séance de photos. Avec gentillesse, elle se plie aux désidératas des uns et des autres.Subitement, des gouttes de pluie se mettent à tomber, les premières de l’année. Mintou Traoré de lancer: «L’arrivée de Valérie coïncide avec les premières pluies; c’est une femme qui porte chance».

<strong>Panne électrique</strong>

Lors de son retour à Paris, la première dame française est victime d'un incident. Alors qu'elle attend le départ, vendredi soir, au salon d'honneur de l'aéroport de Sénou, en compagnie de l'épouse de Dioncounda Traoré, il y a une coupure de courant électrique. La chose a franchement de quoi  sidérer car en prévision d'éventuels délestages, l'aéroport de Bamako-Sénou dispose de groupes électrogènes dont un alimente le salon d'honneur. Craignant le pire,le service de sécurité français déployé autour de Mme Hollande est contraint d'user de torches et d'autres artifices pour éclairer les lieux. Comment une panne d'électricité peut-elle survenir alors que le Mali reçoit une hôtesse de cette importance ? Selon nos sources, l'incident vient de ce que des travailleurs indélicats ont volé  le carburant du groupe électrogène qui alimente le salon d'honneur. Il va falloir des enquêtes pour découvrir les larrons afin de leur appliquer une punition rigoureuse. Le Mali a beau être pauvre, il ne devrait pas manquer de 10 litres de carburant pour donner de la lumière à la compagne du libérateur national!

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Chronique satirique : Commission Dialogue ou Commission Festin ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chronique-satirique-commission-dialogue-ou-commission-festin-147822.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/chronique-satirique-commission-dialogue-ou-commission-festin-147822.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 May 2013 11:15:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Pour entretenir la fameuse Commission Dialogue et Réconciliation, l'Etat ne lésine pas sur les moyens: 2,4 milliards d'indemnités et d'équipements mobiliers. Quand on sait que la Commission est vidée de son objet avant même de commencer ses travaux, on s'interroge...</strong></em>

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[caption id="attachment_140495" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-140495" alt="Mohamed Salia Sokona, président de la Commission" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Mohamed-Salia-Sokona.jpg" width="350" height="200" /> Mohamed Salia Sokona, président de la Commission[/caption]

Pour renouer les fils du dialogue entre les enfants du pays, les autorités de la Transition ont mis en place, début mars 2013, une Commission Dialogue et Réconciliation.

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Pour la présider, SaliaSoukouna, ancien ministre de la Défense, a été choisi. Ce n'est pas un mauvais choix dans la mesure où Soukouna est resté loin du pays pendant tout le temps que la guerre y faisait rage; par conséquent, sa tête ne saurait déplaire à l'un quelconque des groupes à réconcilier. Les problèmes de la Commission se situent ailleurs. Le premier, c'est qu'elle veut réconcilier les communautés maliennes alors qu'elles ne sont pas conflit. Exactement comme quelqu'un qui veut enfoncer une porte ouverte. Soukouna et ses collaborateurs auraient dû plutôt chercher à réconcilier les rebelles (indépendentistes et islamistes) avec l'Etat ou les populations du Mali. Or telle n'est pas leur mission puisque parmi eux ne siège aucun représentant des groupes armés. Mieux, au moment où la Commission prend du service, Dioncounda Traoré a nommé le chef du Parena, TiébléDramé, médiateur entre le Mali et le MNLA. Du coup, la Commission du grand Soukouna va devoir se contenter de palabres inutiles destinées à amuser la galerie.
Le Malien ordinaire pourrait penser qu'une Commission qui ne sert à rien ne coûtera très peu à l'Etat mais la réalité est beaucoup moins logique. En effet, le budget de la Commission, déjà entré en phase d'exécution, dépasse celui de certains ministères. Si l'Etat voulait faire des membres de petits rois, il ne s'y prendrait pas autrement. Voyons un peu ensemble les chiffres; il parlent mieux que de longs discours...
Le budget global de la Commission, rien que pour sa 1ère année de fonctionnement, est de 2, 4 milliards de FCFA. Ce montant étonne car s'il faut 2,4 milliards pour bavarder, combien faudra-t-il pour reconstruire l'armée et le nord ? De plus, c'est un budget incongru au moment où le pays arrive à peine à financer son effort de guerre et qu'il vient de réunir, à Bruxelles, les âmes charitables susceptibles de lui venir en aide. Bref, à travers ce budget, l'Etat malien se comporte comme un mendiant qui aime manger du poulet à midi et des spaghettis la nuit. Mais passons...
Le montant des "indemnités principales" prévues pour le président de la Commission et ses collaborateurs se chiffre à 323 millions, dont 12 millions pour le président, 960 000 pour son garde du corps, 960 000 pour son secrétaire particulier, 960 000 pour le secrétaire ordinaire, 240 000 pour le standardiste, 720 000 pour le planton, 6,4 millions pour les chauffeurs, 180 millions pour les commissaires (membres de la Commission), 86 millions pour les chargés de mission. Notez avec quel art de la littérature une nuée de personnes se voient affectées au secrétariat sous différentes appellations : secrétaire, chef du secrétariat particulier du président, chef du secrétariat particulier du secrétaire général, standardiste, réonotypiste.
En plus de ces "indemnités principales", les fêtards de la Commission reçoivent des "indemnités complémentaires". Par exemple, les indemnités de logement du président, du vice-président, du secrétaire général et du secrétaire général adjoint. Montant: 27, 6 millions. Avec une telle somme, les 4 bénéficiaires pourraient passer une éternité à l'Hôtel Salam, n'est-ce pas ? Or ils n'en auront pas besoin puisque chacun d'eux a déjà une maison bien à lui. Il est prévu 40,2 millions d'"indemnités pour frais de téléphone". A lui tout seul, le président a droit à 1,8 million de frais de téléphone. A ce train, il pourrait louer un petit satellite pour parler au jihadisteIyad Ag Ghali, pas vrai ?
La Commission, je vous le disais, n'envie rien à un ministère puisqu'on lui alloue 93,6 millions en fournitures de bureau et consommables informatiques. A croire que quelqu'un parmi ses membres mange du papier et boit de l'encre ! Et ce n'est pas tout: la commission obtient 774 millions en frais de carburant et de déplacement. Dont 203 millions pour le voyage de 3 de ses membres en Europe. Que vont-ils faire en Europe, bon Dieu ? Nul n'en sait rien. Bien sûr, une Commission de cet acabit ne doit guère s'ennuyer: elle va donc dépenser 5, 9 millions en frais de connexion internet et 75 millions dans la production de sketches télévisés. De la bombance en perspective pour l'équipe de Guimba, Coulou et Zantiki, hein ?
<strong>Au titre des dépenses diverses, il est prévu:</strong>
- 5 millions pour le gardien du siège de la Commission (comme s'il n'y avait pas police dans ce pays!);
- 20,5 millions pour le nettoyage du siège (on dirait que c'est l'empereur Kankou Moussa qui va travailler là!);
- 1, 7 million pour la plomberie (hé, hé!);
- 1 million pour la "maintenance préventive des installations électriques" (comme s'il existait une "maintenance curative"!);
- 1, 7 millions pour l'abonnement aux journaux (y compris au New York Time ?);
- 48 millions pour la "pose déjeûner" (quand je vous parlais de festin!).
Au chapitre du transport des hautes personnalités qui siègent à la Commission, il y a 724 millions à dépenser (excusez du peu!).En effet, le président Soukouna a droit à 3 véhicules: 1 Toyota Land Cruiser GX d'une valeur de 70,9 millions; 1 Toyota Camry de 37,4 millions et 1 Toyota Corolla de 21 millions.A moins qu'il ne possède 6 pieds ou qu'il ne joue au prince héritier du Qatar, on ne voit pourquoi un simple président de Commission devrait rouler dans 3 véhicules de luxe ! A l'instar du roi, pardon, du président, les vice-présidents, commissaires, secrétaires généraux  et experts de la Commission ont droit à des véhicules 4X4 flambant neufs. Le comble, c'est que 4 véhicules tout terrain d'une valeur de 120 millions sont destinés aux "missions de terrain" sans être affectés  à personne en particulier. Du gâteau de réserve, en somme !
Quand on voit les frais prévus pour l'équipement du bureau du président (26,6 millions), on tombe sur la nuque: téléphone portable à 600 000 FCFA, ordinateur portable à 650 000, ordinateur de bureau à 950 000, machine à café à 80 000, bureau-ministre à 950 000, fauteuil-ministre à 950 000, table basse à 275 000, salon à 3,6 millions, fauteuil-visiteur à 225 000, armoire à 850 000, tapis de salon à 700 000, téléviseur à 925 000, support de téléviseur à 825 000, stabilisateur à 350 000, onduleur à 500 000, imprimante à 450 000, 2 photocopieurs à 3 millions,  décodeur et abonnement télé à 700 000.Il y a lieu de se demander si l'abonnement du président lui permet de des programmes de l'au-delà! Il a droit, de surcroît, à un porte-manteau de 80 000 FCFA et à un essuie-pieds de 15 000 FCFA. Sa salle d'attente est équipée  à hauteur de 4,5 millions et son secrétariat particulier à hauteur de 4,8 millions .
Quant aux vice-présidents de la Commission, l'équipement de leurs bureaux atteint 18 millions. Celui des bureaux des 30 commissaires atteint 110,9 millions. Celui du secrétariat des vices-présidents atteint 7,6 millions. La salle où se réunit tout ce beau monde reçoit un équipement de 22 millions. Les bureaux des secrétaires généraux et  chargés de mission sont équipés pour 65 millions. Après une telle orgie de dépense, ce serait bien le diable si les Maliens ne se réconciliaient pas !

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidentielle 2013 : Le PDES ne présentera plus de candidat après le retrait de Sémega</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2013-le-pdes-ne-presentera-plus-de-candidat-apres-le-retrait-de-semega-147842.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 May 2013 00:57:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_30384" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-30384" alt="Ahmed Diané Semega" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/10/semega002-1.jpg" width="250" height="212" /> Ahmed Diané Semega[/caption]

<em><strong>Le retour à Bamako de Hamed Diane Séméga, président du PDES, le parti des héritiers d'ATT, avait nourri d'espoir les militants; ils pensaient qu'à travers la candidature de Séméga à la future présidentielle, les amis d'ATT auraient  eu l'occasion de s'exprimer, de livrer au peuple les vérités du camp ATT vilipendé depuis un an. Espoir finalement déçu.</strong> </em>

<strong>Le choix de la commission</strong>

En effet, au soir de son retour à Bamako, Séméga a rencontré les militants et responsables au siège du parti. "Je suis venu, leur dit-il, écouter l'ensemble du peuple du PDES en vue de préparer la participation de notre parti mais aux prochaines élections.Je ne viens pas pour organiser ma propre candidature". Une seconde rencontre entre Séméga et les siens se déroulera à  l'hôtel Kempesky de Bamako.  Une soixantaine de cadres y prennent part. La majorité des personnes présentes - au moins 40 - estiment que le parti doit présenter un candidat à l'élection présidentielle de juillet 2013.  C'est ainsi qu'une commission de 12 personnes est mise en place avec à sa tête l'honorable Ousmane Bah, député de Macina et président par intérim du PDES. Un délai de 48 heures est donné par Séméga à la commission pour  choisir un candidat devant porter le flambeau du parti à la présidentielle de juillet. Au lieu de clôre ses travaux dans les 48 heures imparties, la commission traîne les pieds; elle prend 8 jours pour établir des critères de candidature: culture générale du candidat, niveau d'études, fidélité au parti, mode de financement de la campagne...Une courte liste de 6 candidats émergent: Hamed Diane Séméga lui-même, madame HaidaraChatoCissé, Ely Poudiougou, Billy Touré,  Abdoulaye Nènè Diarra, SambouSarr et Cheick Sow. Cheick Sow et  Abdoulaye Nènè Diarra se retirent de la course  au profit de Séméga. La commission finit par proclamer les résultats: Hamed Diane Séméga se retrouve en tête, suivi de madame Haidara Chato   Cissé.
Le mardi 14 mai 2013, vers 18 heures, le Comité Directeur National (CDN) du PDES est convoqué pour entendre compte-rendu de la commission. Le rapporteur général de la commission, SidyBocoum,  lit les résultats qui désignent Séméga comme candidat; il lit ensuite les réserves qui, à l'interne, avaient été élevées par des membres de la commission contre cette candidature. Ce faisant, Bocoum viole une règle. De fait, il avait été convenu entre lesdits membres que ces réserves, une fois le choix du candidat établi, ne seraient pas lues afin de ne pas susciter de polémique. La lecture des réserves a pour effet immédiat d'entraîner, au niveau du Comité Directeur, une volée de bois vert contre le choix de la commission.Des contestataires en profitent pour critiquer les critères et les méthodes de la commission, mettant finalement en cause le choix même de Séméga comme candidat du parti.

<strong>Retrait de Séméga</strong>

Hamed Diane Séméga, se voyant contesté et pris à parti, prend la parole pour annoncer  le retrait  de sa candidature. Il fit savoir qu'il ne sert à rien d'être le porte-drapeau d'un parti qui a du mal à asseoir son unité et sa cohésion. "J'ai pris l'avion pour venir souder le parti, réconcilier les cœurs et d'esprits. Je ne viens pas pour diviser le parti.Par ailleurs, ma proximité avec l'ancien président ATT ne fait pas de doute.  Enfin, je n'ai jamais été mêlé de loin ou de près à des problèmes d'argent en République du Mali. Je reste toujours président du PDES mais pas son candidat pour 2013", assène Séméga.
SidyBocoum a-t-il délibérément lu les réserves pour contrarier la candidature de Séméga ? Ou bien Séméga a-t-il profité de la première occasion pour retirer une candidature à laquelle il ne croyait pas ? En tout cas, il y a quelques semaines, une délégation du PDES composée, entre autres, d'Ousmane Bah, Dandara Touré, de GarbaMaiga et de SidyBocoum a rendu visite à l'ex-président Amadou Toumani Touré à Dakar. Ces cadres, à leur retour, ont rapporté qu'ATT leur a déclaré ne pas voir d'inconvénient à ce que le PDES présente un candidat à l'élection présidentielle si le parti pense pouvoir financer la campagne. Sachant que le parti ne dispose pas de ressources financières, ATT l'a donc laissé à son sort. Les barons du PDES, qui ne semblent pas prêts à se délester de leurs maigres économies, y ont vu un funeste présage. D'où le retrait de Séméga.
Dans les jours à venir, le président par intérim du parti, Ousmane Bah, devrait aux militants que le PDES ne présentera pas de candidat à la présidentielle de 2013. Ceux de ses responsables qui se présenteront le feront à titre personnel. Ce sera, par exemple, le cas de Madame Haidara ChatoCissé.

<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>6 millions pour commémorer l&amp;apos;agression de Dioncounda</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/6-millions-pour-commemorer-lagression-de-dioncounda-147846.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 May 2013 00:02:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_112351" align="alignleft" width="299"]<img class="size-full wp-image-112351" alt="Moussa Koné, " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/Moussa-Kone-x.jpg" width="299" height="281" /> Moussa Koné,[/caption]

<em><strong>Les amis du président  Dioncounda Traoré veulent commémorer l'anniversaire de  l'agression de leur mentor, agression perpétrée à Koulouba le 21 mai 2012.  L'annonce en a été faite le samedi 18 mai 2013, au Centre International de Conférence de Bamako, lors de la première Conférence Nationale du Mouvement Dioncounda Traoré pour le développement du Mali (MTDM), un regroupement de clubs de soutien. Le président du Mouvement, monsieur Moussa Koné, dira que le 21 mai doit être considérée comme une journée de pardon et de cohésion nationale. L'agression de la plus haute institution de la République ne doit pas, selon lui, ébranler le programme du président de la Transition ni celles des clubs qui le soutiennent.</strong> </em>

En vue de commémorer cette date symbolique, qui traduit le sens du pardon de Dioncounda Traoré, le Mouvement prévoit, le 21 mai 2013 au Stade Ouezzin Coulibaly, un prêche animé par le célèbre Chérif Ousmane Madani Haidara. Ce prêche, suivi de prières et de bénédictions, sera précédé d'un séminaire de validation du "rapport de réflexion du MTDM sur le processus de Dialogue et de réconciliation". Puis suivra une conférence-débats sur le dialogue et la réconciliation.
Le coût prévisionnel de la journée de commémoration de l'agression du président Traoré a été évalué à plus de 6 millions de FCFA. Ce montant fera officiellement l'objet d'une quête des membres du Mouvement mais selon des sources, il a été déjà payé par un proche de Koulouba. Le Mouvement entend voter pour le candidat que Dioncounda Traoré leur indiquera lors de la prochaine présidentielle. Question: quand et à combien le Mouvement célébrera-t-il le jour de la guérison de Dioncounda ?

<strong>Abdoulaye Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La MISMA demande des ordres contre le MNLA</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/la-misma-demande-des-ordres-contre-le-mnla-146160.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 May 2013 13:00:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Une forte troupe composée de bérets verts, de bérets rouges, de gardes et de gendarmes rôde depuis une semaine dans les localités proches de Kidal sans recevoir la permission française de prendre d'assaut la ville.</strong></em>

<img class="aligncenter size-full wp-image-140268" alt="Misma" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Misma1.jpg" width="610" height="329" />Selon nos sources, l'armée française négocie pied à pied avec le MNLA pour libérer pacifiquement la capitale des Ifoghas. Déjà, pour faire pression sur le MNLA, la France a ordonné aux troupes tchadiennes de se replier sur Tessalit. Seule la présence des forces françaises empêche actuellement l'armée malienne de lancer l'assaut. Sachant l'avantage numérique et matériel qu'elles possèdent sur les combattants du MNLA barricadés à Kidal, les troupes maliennes piaffent  d'impatience. Un soldat confie à nos sources que lui et les siens espèrent recevoir d'un moment à l'autre l'ordre de marche sur Kidal. Les sources rapportent que l'armée malienne, en vue des combats de Kidal, a déjà confié les villes de Tombouctou et de Gao aux forces de la MISMA afin de mobiliser le maximum d'effectifs contre le MNLA.  <i>"Si l'assaut doit être lancé, il sera massif et conduit des quatre points cardinaux</i>", nous confie un officier malien.

Le MNLA, pour sa part, ne compte que quelques dizaines de combattants. Il a perdu ses dernières illusions lorsque sur le perron de l'Elysée, François Hollande, en compagnie du président nigérien Oussoufi, a déclaré que la présidentielle au Mali se tiendra sur <i>"l'ensemble du territoire national"</i>. Donc à Kidal aussi. Parallèlement, les chefs des armées d’Afrique de l’Ouest ont appelé, samedi dernier, à régler la question de Kidal.

<i>« Nous avons abordé la question de Kidal »</i>, a déclaré le général Soumaïla Bakayoko, chef d’état-major de l’armée ivoirienne, à l’issue d’une réunion à Abidjan avec une demi-douzaine de ses homologues de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

<i>« Nous avons fait des recommandations qui seront transmises aux dirigeants de la région pour souhaiter que cette question soit réglée … à un niveau politique</i>, a-t-il indiqué devant la presse.<i> Dans le concept d’opération initial de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), le MNLA n’était pas considéré comme ennemi</i>. <i>S’il y a des changements en la matière, cela doit être signifié aux militaires que nous sommes pour pouvoir mener les actions nécessaires.La situation de Kidal mérite un éclaircissement pour qu'une décision soit prise une fois pour toutes et que les élections (…) puissent se dérouler dans les meilleures conditions»</i>. La réunion de samedi était centrée sur l'intégration de la Misma (6.300 hommes) au sein de la mission des Nations unies (Minusma) qui doit compter 12.600 Casques bleus et se déployer à partir du 1er juillet.

<b> </b>

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidentielle 2013 : Le MPR investit ChoguelMaiga</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2013-le-mpr-investit-choguelmaiga-146164.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 May 2013 12:42:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le premier tour de l'élection du président de la République est fixé au 7 juillet 2013. Les états-majors des partis politiques s'activent. Le Mouvement Patriotique pour Renouveau (MPR) vient de désigner, sans surprise, ChoguelKo kalla Maiga comme candidat à l'élection présidentielle. C'était le samedi 11 mai au centre international de conférences de Bamako.</i></b>

La cérémonie de désignation était présidée par le doyen du parti, Djibril Diallo. La décision de présenter un candidat fait suite à la résolution du 4ème congrès ordinaire du parti et à la session extraordinaire de la direction du parti, tenue mercredi 8 mai 2013 et élargie aux responsables des femmes et des jeunes.

Si, en 2007 et pour des raisons évidentes de realpolitik, le MPR a soutenu la candidature du général Amadou Toumani Touré à un second mandat, en revanche, en 2013, ChoguelMaiga, président du parti, tente sa chance. Le MPR estime qu'il est temps de rompre avec les discours démagogiques et de dire au peuple malien les raisons de l'effondrement de la démocratie,  de l'armée et la du système éducatif. Pour transmettre ce message, le parti ne peut compter sur personne d'autre que sur l'un des siens. Le candidat du parti ira à la rencontre des Maliens pour prôner l'unité et la cohésion. Les militants du MPR, qui se réclament de l'ancien président Moussa Traoré, se disent fiers d'avoir été les premiers à poser la problématique de la réconciliation nationale. Ils rappellent qu'à sa chute, leur mentor Moussa Traoré avait légué au pays un territoire plus grand, suite à la guerre contre le Burkina Faso, et une armée capable de préserver l'intégrité territoriale. S'il est élu, ChoguelMaiga aura pour mission d'amener les Maliens à la réconciliation et au sursaut dans tous les domaines.

<b> </b>

<b>Abdoulaye Guindo</b>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidentielle 2013 : Le marché des cartes d&amp;apos;électeurs attribué de gré à gré à 8,5 milliards</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/presidentielle-2013-le-marche-des-cartes-delecteurs-attribue-de-gre-a-gre-a-85-milliards-146147.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 May 2013 12:00:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_128291" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-128291" alt="Moussa Sinko Coulibaly, ministre de l'Administration de la décentralisation et de l'aménagement du territoire " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/Moussa-Sinko-.jpg" width="610" height="489" /> Moussa Sinko Coulibaly, ministre de l'Administration de la décentralisation et de l'aménagement du territoire[/caption]

<em><b>Vendredi 10 mai, le gouvernement malien, lors d'un conseil extraordinaire, a statué sur l'attribution du marché des cartes d'électeurs </b><b>Nina</b><b>.Le marché avait, il y a quelques semaines, été déclaré infructueux car aucune des 13 entreprises postulantes - dont une grande majorité de sociétés étrangères - n'avait pu emporter la conviction du ministère de l'Administration Territoriale, grand manitou de l'organisation des élections.</b></em>

Suite à cette procédure infructueuse, le ministre de l'Administration Territoriale, le colonel Moussa Sinko Coulibaly, invoqua l'urgence pour obtenir du gouvernement l'autorisation de  désigner, par entente directe, c'est-à-dire de gré à gré, l' entreprise qui va confectionner les cartes d'électeurs. Le choix du colonel se porta sur la société française Safran-Mopho et il sera confirmé par le conseil des ministres du vendredi dernier.

<b>Question posée par des ministres au colonel Coulibaly: pourquoi Safran-Mopho fut-elle choisie de gré à gré alors qu'elle figurait parmi les 13 entreprises dont les offres ont été rejetées, au départ, par le gouvernement ?</b> Réponse du colonel-ministre : Safran-Morpho était la moins disante des 13 entreprises et ses offres n'avaient été rejetées qu'en raison de formalités administratives et non pour des raisons techniques.

<b>A présent déclarée adjudicataire du marché, Safran va engranger 8,514 milliards de FCFA</b>. Elle a un délai de 30 jours pour fabriquer les cartes d'électeurs <i>Nina</i>. Concrètement, elle recevra de la DGE (Délégation générale aux élections), une structure liée au département de l'Administration Territoriale, le fichier électoral biométrique informatisé issu du RAVEC (Récensement administratif à vocation d'état-civil) et imprimera sur des cartes plastiques les noms, prénoms, résidences, photos, lieux et dates de naissance des 6,9 millions d'électeurs  inscrits dans le fichier. Safran-Morpho livrera les cartes imprimées à la DGE qui, à travers les services du ministère de l'Administration Territoriale, procèdera à leur distribution en faisant du porte-à-porte. <i>"Pour éviter toute fraude, les cartes Nina non distribuées ne seront plus disponibles dans les bureaux de vote"</i>, nous dit-on au niveau du gouvernement. Il a été décidé qu'à compter du 30 mars 2013, le fichier issu   du RAVEC ne subisse plus de changement, ce qui a pour conséquence d'exclure du vote  tous ceux qui n'y sont pas recensés, notamment les 300. 000 jeunes gens qui, entre 2011 et aujourd'hui, ont acquis l'âge de voter. La carte <i>Nina </i>aura une validité de 10 ans.Elle ne sert pas seulement à voter;  sert aussi à effectuer  tous les actes de la vie civile. D'où l'intérêt de la garder précieusement.

<b>Si personne ne doute de la bonne foi du gouvernement quant à l'organisation d'élections propres, certains soulignent que le choix de Safran-Morpho n'est pas forcément le meilleur</b>. Cette entreprise est la même qui a fabriqué les cartes d'électeurs lors du premier tour de la dernière présidentielle en Guinée-Conakry. Or ce scrutin, qui a failli plonger le pays dans la guerre civile, a été marqué par des fraudes massives; suite à une intermédiation sous-régionale, on a vu, au second tour, le candidat Alpha Condé (environ 20% des voix au premier tour) battre son rival Cellou Dalein Diallo (environ 47% des voix au premier tour)! Comment toutes ces fraudes ont-elles pu avoir lieu malgré les cartes biométriques de Safran ? De plus, selon des sources bien informées, l'entreprise française compte parmi ses actionnaires un certain Adama Bictogo, ministre de l'intégration africaine limogé par le président ivoirien Alassane Ouattara pour ses liens secrets avec la junte militaire malienne. Quand on sait que la junte malienne a des intérêts majeurs dans la présidentielle de juillet et que c'est l'un de ses proches, le colonel-ministre Coulibaly, qui a choisi de gré à gré Safran-Morpho, on ne peut que s'interroger sur tant de troublantes coïncidences. Une angoissante interrogation qui assaille certains candidats: quand Safran remettra les 6,9 millions de cartes Nina à la DGE, qui aura mission de vérifier que toutes les cartes sont effectivement imprimées et concordent avec le fichier RAVEC ? Qui verifiera que quelqu'un, à Safran, n'aura pas "oublié" d'imprimer les cartes liées à des zones géographiques présumées être des bastions de tel ou tel candidat ?

&nbsp;

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Loi électorale : Ce qui va changer</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/loi-electorale-ce-qui-va-changer-146156.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 May 2013 11:36:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Conseil des ministres de vendredi a adopté des projets de modifications à la loi électorale qui vont être soumis au vote des députés. Ces modifications ont été arrêtées, au préalable, par une commission de juristes, et de représentants des partis politiques.</em></strong>

<b>D'un: nul ne vote s'il ne possède la carte d'électeur <i>Nina</i></b>. La loi sera amendée de sorte à y insérer la notion de fichier biométrique et de carte <i>Nina</i>. Or qui parle de carte Nina parle de photo et d'empreintes digitales de l'électeur. C'est la garantie idéale contre les doubles votes. Le vote sur la base de témoignages ou de cartes d'identité civile est banni et, avec lui, une large possibilité de fraude.

<b>De deux: les listes électorales seront affichées  devant les bureaux de vote 7 jours avant le scrutin</b>. Cela permet à chacun et à temps d'identifier son bureau de vote.

<b>De trois: le gouvernement a décidé, sur arbitrage personnel du président Dioncounda Traoré, de maintenir le système de parrainage pour les candidats indépendants</b>. En effet, un candidat indépendant doit faire la preuve que sa candidature n'est pas farfelue en obtenant le parrainage de 10 députés ou de 5 conseillers communaux dans chacune des 8 régions administratives du Mali. La chose pénalise, certes, les candidats indépendants et peut même les pousser à corrompre des élus mais le jeu en vaut la chandelle car, en 2007, l'Etat a dépensé pour chaque candidat à la présidentielle la bagatelle de 200 millions de FCFA en termes d'établissement des documents électoraux. Si les candidatures devaient se multiplier sans garde-fou, les frais exploseraient sans contrôle alors que la caution de 10 millions que dépose  chaque candidat ne vaut rien en comparaison des dépenses publiques générées par les candidatures.

<b>Il y aura 25 000 bureaux de vote et les réfugiés voteront dans leurs zones de refuge actuelles. </b>Le dernier mot, à cet égard, reviendra aux candidats les plus fortunés, capables d'aller parler aux réfugiés hors du territoire national. Les candidats fortunés restent aussi les seuls à pouvoir frauder car ni la loi ni la carte Nina n'ont trouvé de parade à la mobilisation des électeurs moyennant finances...

&nbsp;

<b>Tiékorobani</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un vigile victime de la cabale des gendarmes</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/un-vigile-victime-de-la-cabale-des-gendarmes-146170.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 May 2013 10:44:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le Centre National des Œuvres Universitaires a connu, le mercredi 25 avril 2013, un après-midi  bouillant. Une altercation a opposé un vigile à un gendarme en civil. Nous avons tenté, en vain, de rencontrer le directeur du Centre, le colonel-major Nouhoum Sangaré, pour entendre sa version des faits. Ely Diallo, son secrétaire particulier, a catégoriquement refusé de nous annoncer à son chef. Notre enquête nous a cependant permis d'apprendre ce qui suit.</strong></em>

Selon le secrétaire général du comité syndical du Centre, Abdoulaye Amadou Coulibaly, mercredi 25 avril 2013, aux environs de 15 heures, une jeune étudiante et un gendarme habillé en civil se sont présentés au Centre. Le gendarme, du nom d'Abdoulaye Somboro, venait, semble-t-il, intervenir auprès du Centre pour régler les formalités boursières compliquées de la demoiselle. Il gare sa moto dans l'espace réservé aux engins des travailleurs du Centre. Le vigile, BouramaKané, lui demande de déplacer son engin vers le parking destiné aux usagers. Le gendarme refuse d'obtempérer. Le vigile tente de déplacer l'engin lui-même, ce qui n'est pas du goût du gendarme. S'ensuit une altercation entre les deux hommes. Alerté par le bruit, notre interlocuteur syndicaliste sort d'une salle de réunion pour s'imprégner de ce qui se passe au-dehors. Il trouva le gendarme hurlant sur le vigile et l'accusant de l'avoir agressé. <i>"J'ai moi-même déplacé la moto, tout en tentant de calmer les esprits",</i> affirme-t-il.

Sur ces entrefaites, une dizaine de gendarmes envahissent le Centre. Ils tentent manu militari d'amener tous ceux qu'ils trouvent là, notamment Soriba Cissé, chef de la section engagement et liquidation; Abdoulaye Coulibaly, le secrétaire  général de la section syndicale. Ils n'y arrivent pas suite à l'opposition des travailleurs du Centre.  Le vigile Bourama Kané, lui, a été emmené puis, le 31 avril, mis sous mandat de dépôt par le tribunal de la commune 4 de Bamako. Son procès est prévu pour le 7 juin.

Ne comprenant pas comment on peut ainsi exercer la force publique contre un pauvre vigile, le secrétaire général du syndicat, Abdoulaye Coulibaly, introduit lui aussi, vendredi 3 mai, une plainte devant la même juridiction contre le gendarme AbdoulayeSoumboro et ses collègues du groupement d'intervention de la gendarmerie pour voies de fait.

Affaire à suivre.

<b>Tiekorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique : Un migrateur nommé Dioncounda</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-satirique-un-migrateur-nomme-dioncounda-146137.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 May 2013 01:19:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>A y regarder de près, l'agenda du président de la transition courant mai n'a rien à envier au tour du monde de l'explorateur Magellan. Voyons un peu ensemble ce </i></b><b><i>que c'est...</i></b>

<img class="aligncenter size-full wp-image-134672" alt="DIONCOUNDA" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/DIONCOUNDA.jpg" width="610" height="343" />Je crains qu'un juge, par les temps qui courent, ne me réserve le sort de BoukhariDaou en décrivant le président de la transition sous les traits d'un pigeon voyageur ou d'un oiseau migrateur. Mais réflexion faite, je sais que je trouverai des avocats pour expliquer au tribunal qu'en langue française, il existe des figures de style qui, comme l'image ou la métaphore, permettent d'exprimer sa pensée sans être pris au sens premier.

<b>Or donc, le migrateur présidentiel (j'ai omis le mot <i>"oiseau",</i> pas vrai ?) a entamé son périple, en fin de semaine dernière, par le Tchad</b>. Vous vous souvenez sans doute que  <i>Procès-Verbal </i>avait attiré l'attention du bon peuple sur la faute diplomatique malienne qui avait consisté à ne pas décorer ni à envoyer un représentant gouvernemental aux obsèques des 31 soldats tchadiens morts dans le massif des Ifoghas. Eh bien, Dioncounda Traoré a attendu que les gens oublient un peu la chose pour procéder aux réparations nécessaires. Ainsi, à Ndjamena, il s'est rendu avec un plein panier de médailles en l'honneur des défunts tchadiens. Il en profitera pour dire tout le bien qu'il pense du président Idriss Déby, lequel, profitant du vacarme que profit la chasse anti-jihadiste au Mali, est en train de régler ses vieux comptes avec ses opposants politiques.  Bien sûr, après avoir épaulé si vaillamment la France dans le désert malien, Déby peut inventer, comme feu Sékou Touré, un complot par semaine sans risquer de rappel à l'ordre !

<b>A son retour à Bamako, Dioncounda reprendra aussitôt l'avion pour Bruxelles. Vous l'oubliez peut-être, mais là se tient, le 15 mai, la conférence des amis du Mali</b>.  Qui parle d'amis d'un Etat, parle d'argent, un Etat n'ayant que des intérêts. Il est, en fait, demandé aux bailleurs de fonds et aux généreux donateurs mondiaux de mettre sur la table quelque 2800 milliards de FCFA - excusez du peu! Cet argent, c'est l'équivalent de deux ans de budget malien.Dioncoundaa de bonnes chances d'obtenir gain de cause puisque depuis le départ forcé des <i>jihadistes</i>, le désert malien recommence à faire rêver les touristes et investisseurs occidentaux.

<b>Juste après avoir fait le plein de dollars à Bruxelles, le voyageur national (je n'ai pas dit <i>"pigeon"</i>, hé!) s'amène à Paris</b>. En petit comité, il jouera, là, un peu de balafon mandingue pour le libérateur François Hollande.Quelqu'un m'a dit qu'à ses heures perdues, Dioncounda chante aussi bien que feu Bâ Zoumana.Si c'est vrai, il devrait chanter quelques mélodies aux oreilles de Hollande...Mais le programme officiel prévoit qu'il assiste, en présence de l'Ivoirien Alassane Ouattara, à la remise à François Hollande du prix HouphouëtBoigny pour la Paix. L'Unesco a décidé d'attribuer ce prix à Hollande pour avoir si promptement botté les fesses à Iyad Ag Ghali et consorts  et restauré la paix dans tout le sahel envahi par cette horde satanique qui prétend agir au nom d'Allah.

<b>On voit bien qu'à 70 ans passés, Dioncounda, après cet éprouvant périple, aura besoin d'un petit contrôle médical, n'est-ce pas ?</b> Surtout que les bâtons de <i>Yerewolo Ton</i> ont laissé des traces sur son visage. Le cher président se reposera donc un peu à Paris, histoire de rendre grâce à Dieu d'avoir survécu au bâton des politiciens et au sabre des <i>jihadistes</i>.

<b> </b>

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique : Le colonel&#45;ministre Coulibaly n&amp;apos;aime  pas la langue de bois</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-le-colonel-ministre-coulibaly-naime-pas-la-langue-de-bois-144666.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 May 2013 14:31:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_137610" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-137610" alt="Colonel Moussa S Coulibaly, ministre de l'Administration territoriale" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Moussa-Sinko-C.jpg" width="315" height="293" /> Colonel Moussa S Coulibaly, ministre de l'Administration territoriale[/caption]

<b><i>Lors de son interpellation par les députés, le colonel-ministre chargé des élections s'est montré aussi "intraitable" sur le respect de la date de juillet que François Hollande, le nouveau  roi du Mali avec résidence à Paris.</i></b>

La semaine dernière, les Maliens ont assisté, devant leur petit écran, à l'interpellation parlementaire du gouvernement au sujet de l'élection présidentielle prévue pour juillet 2013. C'est-à-dire dans deux petits mois.

<b>Ce fut l'occasion pour l'auguste Assemblée de vérifier qu'elle garde encore le pouvoir d'interpeller le gouvernement</b>; en effet, à la belle époque du Premier ministre de <i>"pleins pouvoirs"</i>, Cheick Modibo Diarra, aucun ministre n'a daigné répondre aux interpellations d'un député et l'astrophysicien lui-même n'a présenté aux députés ni déclaration de politique générale, ni feuille de route, ni encore moins tableau de bord. Il avait la conviction que nul élu ne pouvait contrôler sa navette spatiale. D'où le futur crash de l'engin dans le ciel de Kati où règne un certain capitaine de mes amis.

<b>Le débat parlementaire fut aussi l'occasion de se rappeler (pour ceux qui l'auraient déjà oublié) que le régime malien est bel et bien militaire.</b> Tous les trois ministres interpellés étaient des galonnés de première catégorie : le général Yamoussa Camara, ministre de la défense; le général Tiefing Konaté, ministre de la Sécurité intérieure, et le colonel Moussa Sinko Coulibaly, ministre de l'Administration Territoriale. Comme si, sous nos tropiques, les choses sérieuses ne sont confiées qu'à des hommes en treillis! Le colonel-ministre de l'Administration Territoriale, qui assume, dans  l'organisation de l'élection, la tâche principale, n'a pas la langue dans la poche ni ne manie la langue de bois. On l'a découvert à travers ses réponses aux députés...

<b>A la question d'un député de savoir si l'élection présidentielle pourra vraiment se tenir en juillet, en pleine saison des pluies, le colonel-ministre Coulibaly répond sans prendre de bottes, pardon!, sans prendre de gants: <i>"Quand les troupes  françaises venaient, en janvier 2013, au secours de notre pays, il pleuvait dans leur pays. Pourquoi devrions-nous reporter les futures élections pour cause d'hivernage?"</i></b>.La comparaison que fait gaîment le colonel-ministre n'est pas du genre que l'on ose dans les salons diplomatiques mais il faut bien avouer qu'il a raison au fond: si les pluies n'ont pas empêché les salvateurs combats contre les <i>jihadistes,</i> elles ne devraient pas empêcher un citoyen de voter. A moins que ledit citoyen ne soit pas très décidé, faute d'avoir reçu des candidats un sac de mil, une liasse de billets  ou le traditionnel colis de pagnes <i>Wax</i>. Bien entendu, le taux de participation électorale, par temps de pluies, peut raser le plancher (10 ou 15%, par exemple) mais ça, c'est le cadet des soucis du brave ministre Coulibaly, n'est-ce pas?

<b>Deuxième question des députés à l'excellent ministre-colonel Moussa Sinko Coulibaly:</b> <b><i>"L'élection de juillet va correspondre au mois de carême: cela ne sera-t-il pas gênant pour la mobilisation des électeurs?"</i></b>. Réponse, aiguisée au couteau-commando, de l'officier: <i>"Nous sommes en train de combattre les jihadistes du nord parce nous tenons à la séparation de l'Etat et de la religion. Par conséquent, le carême n'a rien à voir avec les élections et ne peut servir de prétexte pour les reporter!"</i>. Euh...Là, je crois que mon colonel a trop compris la notion de laïcité. Cette vieille notion, qui signifie ce qu'elle signifie, n'empêche nullement de tenir compte des contraintes qui pèsent, au mois de carême, sur les fidèles musulmans lesquels, selon  les statistiques courantes, constituent 95% de l'électorat. En clair, le carême fait peser sur 95% des électeurs potentiels la faim, la soif, la fatigue et, peut-être, des difficultés financières et sociales.Toutes choses qui rendent préférable de tenir l'élection dans un autre mois que celui du ramadan. De là à parler d'atteinte à la laïcité et de sympathie avec les <i>jihadistes </i>d'Abou Zéid ou de Belmokhtar, il y a un océan de sable que seul un colonel-ministre diplômé de Saint-Cyr peut s'amuser à sauter !

<b>A bien écouter le colonel Moussa Sinko Coulibaly, on se rend compte qu'il a lu sur les lèvres et dans les yeux du président  français, François Hollande, avant de venir s'adresser à l'Assemblée nationale du Mali</b>.Le président français a, en effet, publiquement promis de se montrer <i>"intraitable"</i> sur la tenue de l'élection présidentielle malienne en juillet 2013. Et quand François Hollande dit <i>"intraitable"</i>, cela veut dire  <i>"intraitable"</i>, ce qui s'appelle <i>"intraitable"</i>. Même un type têtu comme Iyad Ag Ghali sait ce que cela coûte de tenir tête à l'<i>"intraitable"</i> Hollande ! Aux dernières nouvelles, pour avoir défié les ultimatums de François Hollande, Iyad reposerait par trois mètres sous terre. Or donc, non seulement Hollande se montre effectivement <i>"intraitable"</i> sur le dossier électoral malien, mais en outre, il envoie régulièrement ses ministres rappeler sa position aux autorités de ce pays récemment délivré, par ses soins, de la colonisation <i>jihadiste</i>. A la suite du chef de la diplomatie, Laurent Fabius, le ministre de la défense Jean Ives Le Drian a tenu le message lors de son séjour au Mali: l'élection doit se tenir en juillet!

<b>Pourquoi  Hollande et ses ministres s'accrochent-ils à ce point au mois de juillet comme si le calendrier grégorien ne contenait pas d'autres mois ?</b> J'y vois deux raisons principales. D'abord, Hollande a très mal pris le fait que son prédecesseur, Nicolas Sazkozy, l'ait accusé  d'avoir volé au secours d'un <i>"régime putschiste"</i>: il veut donc, dans les meilleurs délais, un régime démocratique au Mali. Ensuite, les Etats-Unis, frère aîné de la France, ne veulent pas travailler avec un pouvoir de transition qui sent à plein nez la main-mise des pustchistes. En outre, l'ONU ne veut rien faire au Mali tant qu'un président élu, débarrasé de l'emprise des putschistes, n'a pas pris ses quartiers à Koulouba. Or sans l'ONU et la superpuissance américaine, la France, malgré sa bonne volonté, ne peut durablement porter le fardeau (environ 70 milliards de FCFA par mois!) de la guerre et du maintien de la paix au Mali. François Hollande n'est pas du tout prêt à continuer à mettre 70 milliards dans le gouffre malien simplement parce que des gens  ne veulent pas aller voter sous la pluie !

<b>Autant le colonel-ministre Coulibaly fut <i>"intraitable"</i> dans ses réponses aux députés, autant il le fut à l'égard de la CENI.</b> Quand le président de cette institution, l'imam Mamadou Diamounténé, a prétendu n'avoir pas assez de fonds pour superviser l'élection, le colonel a failli lui indiquer le chemin de Dakar, devenue, depuis le 22 mars 2012, une terre d'exil du <i>"Vieux Commando" </i>et des Maliens les plus dérangeants.

<b> </b>

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Modibo et Soumaila : Deux jumeaux, un poste</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/modibo-et-soumaila-deux-jumeaux-un-poste-144662.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 May 2013 14:30:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_144663" align="aligncenter" width="615"]<img class="size-full wp-image-144663" alt="Soumaila Cissé et Modibo Sidibé (GD)" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/Soumi-Modibo.jpg" width="615" height="201" /> Soumaila Cissé et Modibo Sidibé (GD)[/caption]

<em><strong>L'ancien Premier ministre Modibo sidibé compte se présenter à la présidentielle de juillet. En tournée en France du 27 avril et au 3 mai, il a rencontré la diaspora malienne (la plus importante du monde) et des responsables français: Cédric Lewandowski, directeur de cabinet du ministre de la Défense; Jean-Christophe Belliard, directeur Afrique du Quai d'Orsay; Hélène Le Gal, conseillère Afrique de François Hollande; Thierry Courtaigne, directeur de Medef International, ainsi qu'avec des élus de gauche et de droite. Il doit se rendre au siège de la Commission de l'Union européenne, à Bruxelles.</strong></em>

Juste avant lui, son rival, Soumaïla Cissé, a bouclé un périple à Ouagadougou, Abidjan, Dakar, Paris et Bruxelles.Soumaïla a rencontré le président Compaoré, son Premier ministre et les Maliens du Burkina. A Abidjan, Soumaïla a rencontré le président Alassane Ouattara, le Premier ministre Daniel K.Dunkan et le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro. A Dakar, il a eu des entretiens avec le Président Macky Sall, le Premier ministre et la forte colonie malienne. Il y a quelques semaines, Soumaila a prononcé un discours devant le parlement européen.

<b>Autant Modibo Sidibé sillonne l'Europe et la sous-région, autant son rival Soumaila Cissé fait le globe-totter; en vérité, beaucoup de choses font ressembler les deux hommes, leur seul point de discorde restant le fauteuil présidentiel qu'ils convoitent tous les deux</b>. De fait, Modibo, comme Soumaila, passe pour l'un des favoris de l'élection. Auteur d'un parcours ministériel impressionnant couronné par la primature, Modibo mérite son sobriquet d'<i>"Abou Diouf malien"</i> pour avoir toujours siégé dans les hautes sphères du pouvoir. Soumaila n'a pas, sur ce plan, grand-chose à lui envier:  après avoir dirigé, 7 ans durant, le ministère des finances puis le superministère  de l'équipement, de l'urbanisme et des transports, il atterrit, en 2002, à la tête de la commission de l'UEMOA où il boucle 2 mandats. Les deux hommes, pour ne pas dire les deux frères jumeaux ont donc eu tout le loisir de côtoyer les grands milieux politiques et financiers de ce monde, ce qui enrichit le carnet d'adresses.  Comme son rival Soumaila , Modibo plaît beaucoup à la France qui compte, à travers eux, met deux fers au feu électoral malien. Le pays de Hollande compte sur eux pour installer, en fin juillet, un régime exempt de toute influence de la junte militaire. En effet, Modibo et Soumaila ont souvent goûté aux geôles de Kati et n'ont jamais voulu composer avec les forces pro-putsch, leur préférant le FDR, creuset des formations anti-putsch.

<b>Modibo et Soumaila ont autre chose en commun: tous deux entendent rafler le pompon présidentiel en puisant à grands seaux dans l'électorat de l'Adema</b>. Si Soumaila peut compter sur l'appui de l'ex-<i>"clan CMDT" </i>dirigé par Ousmane Sy, actuel secrétaire général de Koulouba, et son épouse, la très bouillante Kadiatou Sow, Modibo, lui, entretient des liens très étroits avec Adama Sangaré, le maire du district, et avec Alpha Oumar Konaré, l'ancien président qui conserve une grande influence dans l'Adema. Il se murmure qu'Iba Ndiaye, 1er vice-président de l'Adema, et l'ex-ministre du plan, Marimanthia Diarra, préparent leurs valises pour rejoindre les FARE, le tout nouveau parti qui soutient le candidat Modibo. Déjà, il y a un mois, Soumaila a été rejoint par un député et 2 maires Adema de la préfecture de Kati.

<b>Les observateurs soulignent que Soumaila et Modibo disposent de moyens impressionnants pour battre campagne. </b>On parle même d'hélicoptères prêtés par des opérateurs économiques ou des chefs d'Etat amis. A ce train, le Mali pourrait bien  élire deux président au lieu d'un, n'est-ce pas ?

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Les hésitations de Paris : L&amp;apos;armée malienne arrive aux portes de Kidal, la France lui ordonne de se replier</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/les-hesitations-de-paris-larmee-malienne-arrive-aux-portes-de-kidal-la-france-lui-ordonne-de-se-replier-144660.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 May 2013 14:12:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><img class="aligncenter size-full wp-image-121100" alt="Soldat_Malien" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/Soldat_Malien.jpg" width="610" height="367" />Il se passe à Kidal un jeu de plus en plus trouble. En février 2013, les troupes françaises ont préféré débarquer seules dans la ville, sans la compagnie des soldats maliens qui les avaient, auparavant, accompagnés dans la reconquête de toutes les autres localités du nord.</i></b>

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Les Maliens, surpris, font cependant montre de patience car la France, qui vient de les sauver des mains des <i>jihadistes</i>, fait savoir discrètement à Koulouba qu'elle cherche à récupérer ses otages dans les montagnes de Kidal et que le MNLA, qui y campe, promet de les dénicher. Plus le temps passe, plus la France désespère de retrouver ses 7 otages français. Des informations de première main laissent entendre que ces derniers ont été exfiltrés par leurs ravisseurs <i>jihadistes</i> vers la Libye ou le Soudan. Pis, en mars 2013, AQMI annonce avoir exécuté l'un des otages, Philippe Verdon. Une certitude s'impose aux Français: le MNLA ne sait ni ne peut rien au sujet des otages; il veut simplement rouler les troupes hexagonales dans la farine en se donnant des allures de mouvement indispensable, le tout dans le but ultime de garder Kidal sous son contrôle.

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Le MNLA n'ayant plus assez de combattants - la plupart ont été décimés,  il y a 7 mois, par les rivaux <i> jihadistes</i> -, il se met à recruter à tour de bras dans les rangs des mêmes <i>jihadistes</i> enfuis, transformant Kidal en toute nouvelle capitale du <i>jihadisme</i> sahélien.

Le président François Hollande finit par comprendre les simagrées du mouvement indépendantiste. Il a également conscience du danger qu'il court à faire peser une hypothèque sur le principe de l'intégrité territoriale du Mali. Hollande fait par conséquent dire publiquement à son chef de la diplomatie, Laurent Fabius, puis à son  ministre de la Défense, Jean-Ives Le Drian, qu'<i>"il ne saurait y avoir deux armées maliennes"</i> et que <i>"tôt ou tard, le MNLA va devoir désarmer et se cantonner"</i>. C'est dans cette logique que, comme nous l'annoncions dans notre dernière livraison du lundi 29 avril 2013, l'état-major français de l'Opération Serval autorise l'entrée des troupes maliennes à Kidal. La France met, à cet effet, à la disposition de l'armée malienne tout l'attirail nécessaire pour le transport, l'alimentation et le combat. Bien entendu, le MNLA l'apprend. Il se fend, le 23 avril, d'un communiqué où il dénonce <i>"l'alignement de la France sur les positions du Mali"</i> et jure de défendre, au prix de la vie de ses combattants, le territoire et les populations de <i>"l'Azawad"</i>. Sans se préoccuper de ces cris d'orfraie, des centaines de bérets rouges, appuyés par des brigades de gendarmes et de gardes, foncent jusqu'aux portes de Kidal. La prise de la ville paraît si certaine que le ministre de la défense, le général Yamoussa Camara, a cru ne prendre aucun risque en annonçant, lors de son interpellation, la semaine dernière, par les députés qu'il n'y aurait pas d'élection avant la prise de Kidal.

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A la grande stupéfaction de l'état-major malien, la France ordonne à nos troupes arrivées aux portes de Kidal  de ne pas y entrer et de retourner à Gao! Pourquoi ce revirement inattendu ? La France, semble-t-il, ne veut pas d'un bain de sang qui pourrait lui être reproché comme cela est arrivé au Rwanda; ensuite, elle veut, tout en maniant la menace des armes, se donner le temps de convaincre le MNLA, qui considère le Mali comme une puissance coloniale, de libérer pacifiquement la ville et de s'inscrire dans le cadre d'une négociation politique avec le gouvernement  malien. Dans le même temps, la France met la pression sur le gouvernement malien en vue d'engager des négociations concrètes avec le MNLA que tous les Maliens pour le déclencheur des maux qui ont déferlé sur le pays depuis le janvier 2012. Lourd challenge!

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L'âme en peine, le coeur en feu, les soldats maliens quittent avec armes et bagages la périphérie de Kidal et retournent à Gao. <i>"Ils n'ont guère le choix,</i> nous confie un officier malien; <i>sans le soutien logistique et aérien de la France, l'armée malienne ne peut reconquérir Kidal; d'ailleurs, même pour aller aux portes de Kidal, il a fallu transporter nos troupes par des moyens français!"</i>.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kalabancoro : La population démolit les chantiers du député Gassama et du PDG de la SNF</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/kalabancoro-la-population-demolit-les-chantiers-du-depute-gassama-et-du-pdg-de-la-snf-144669.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 May 2013 13:34:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong><img class="alignleft size-full wp-image-144671" alt="Kalanba 2" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/Kalanba-2.jpg" width="350" height="325" />Depuis trois ans, les populations de Kalaban-Coro Plateau-Extension, préfecture de Kati, vivent dans la psychose pendant la saison hivernale. En effet, de riches hommes politiques et commerçants ont pu acquérir des terrains à usage d'habitation sur les berges des marigots, collecteurs naturels d'eau, qui séparent le quartier de celui de Baco-Djicoroni- Extension.</strong></em>

&nbsp;

Ces berges étant obstrués par les chantiers de construction, l'eau de pluie est détournée de passage normal et provoque des inondations à Kalaban-Coro. Les rues cessent alors d'être praticables, ce qui nuit aux activités des habitants. A plusieurs reprises, les habitants du quartier ont vu leurs maisons s'effondrer ou leurs biens emportés par les eaux de pluie. Tant qu'il pleut, tout le monde surveille enfants et personnes âgées, de peur qu'ils ne soient victimes des eaux.<img class="alignright size-full wp-image-144672" alt="Kalamba 3" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/Kalamba-3.jpg" width="350" height="344" />

&nbsp;

Pour remédier à cette situation, les habitants, à travers l'<i>Association pour le Développement de Kalanban-Coro Plateau-Extension Est</i>, ont écrit aux plus hautes autorités, notamment aux ministres du logement, de l'administration territoriale et de l'environnement. Après chaque correspondance, des missions de la direction des domaines, de l'urbanisme et des routes sont dépêchées pour instruire l'arrêt des travaux aux propriétaires des chantiers incriminés. Malheureusement, les travaux de constructions ont toujours continué après le départ des missions. Suite à l'inaction des autorités et à la volonté des propriétaires de poursuivres leurs chantiers, les habitants ont décidé de se rendre justice.

&nbsp;

<b>Jeudi 2 mai 2013, les jeunes gens du quartier prennent d'assaut les constructions édifiées, munis de bâtons, de marteaux et de barres de fer.</b> Sur leur passage, ils détruisent tout (sous-bassements, murs, bâtiments, toits). La meute de démolisseurs fait des ravages que ne désavouerait pas une colonne de bulldozers israéliens. Un casseur que nous avons rencontré dira que ces chantiers démolis appartiennent à des personnalités comme le député de Yélimané, Mamadou Haoua Gassama, le PDG de la <i>Société N'Diaye et Frères (SNF)</i>, Alou N'Diaye.

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<b><img class="alignleft size-full wp-image-144673" alt="Kalanban 1" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/Kalanban-1.jpg" width="350" height="298" /></b>

&nbsp;

<b>Curieusement, le chantier du porte-parole de la junte militaire, le lieutenant Amadou Konaré, qui se trouve aussi dans la zone litigieuse n'a pas été touchée; notre interlocuteur  croit savoir que <i>"ce chantier n'a pas d'incidence sur le ruissèlement des eaux"</i>.</b> Il n'est pas interdit de penser que le chantier du lieutenant a plutôt bénéficié de la peur bleue qu'inspirent aux citoyens les hommes armés de Kati. A la question de savoir s'ils n'ont pas peur des représailles, les manifestants répondent qu'ils sont prêts à en découdre avec les propriétaires concernés. Pour eux, tous les Maliens ont le droit de vivre dans un endroit sain et sécurisé.<i>"Si l'Etat n'est pas capable de prendre ses responsabilités, nous, nous prenons les nôtres!", </i>martèlent les casseurs.

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<b>Abdoulaye Guido</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le MNLA tue 4 Arabes à Anefis</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-mnla-tue-4-arabes-a-anefis-143517.html</link>
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<pubDate>Wed, 01 May 2013 09:17:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Les combattants du Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA) qui occupent Kidal depuis un certains commencent y réduire leurs effectif progressivement; ils s'attendent à une offensive imminente de l'armée malienne sur la localité. Ainsi, une grande partie des combattants du MNLA sont venus occuper la ville d'Anéfis, situé entre Gao et Kidal. Là, ils règnent en seigneurs.</strong> </em>

A l'entrée de la ville, un poste de contrôle a été installé au nom du gouvernement de l'Azawad. Tous les véhicules qui entrent ou sortent de la ville sont tenus de payer une taxe instituée par la fantomatique <i>République de l'Azawad.</i> Un ticket portant le cachet de l'Azawad est remis à chaque conducteur ayant payé pour qu'il puisse circuler tranquillement dans la zone sous contrôle du MNLA. Le pire de cette occupation de la ville par MNLA concerne les exactions contre les Arabes. N'ayant pas digéré leur sanglante défaite face au MUJAO fin 2012, les combattants du MNLA s'en prennent systématiquement aux Arabes de la localité, les accusant d'être des combattants ou sympathisants du MUJAO. Le mercredi 24 avril 2113, au cours d'une patrouille, les combattants du MNLA interpellent un jeune Arabe posté devant une boutique. Celui-ci refuse d'obtempérer et prend la fuite. Ils le pourchassent. Arrivés à hauteur du jeune Arabe, ils l'abattent de plusieurs balles de mitraillette. Visiblement pas satisfaits, les tueurs reviennent devant la boutique pour se renseigner sur l'identité de leur victime. Le boutiquier leur répond que le défunt n'est pas un combattant du MUJAO. Il présente même aux tueurs les deux frères du jeune homme restés devant la boutique. Aussitôt, les éléments du MNLA, sans sommation, tirent sur les deux frères ainsi que sur le boutiquier, avant de vider la boutique de son contenu. Après leur sale besogne, ils rejoignent leur base. La population, impuissante, recupère les quatre corps. Ils ont été enterrés le jeudi 25 avril 2013. La population de la ville d'Anéfis ne comprend pas pourquoi l'armée du Mali ne vient pas occuper Annefis afin d'en chasser les tueurs du MNLA.

<strong>Tiékorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique : L&amp;apos;Adema, un parti ou une quincaillerie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-ladema-un-parti-ou-une-quincaillerie-143516.html</link>
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<pubDate>Wed, 01 May 2013 08:30:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><img class="alignleft size-full wp-image-63420" alt="ceadema" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/04/ceadema.jpg" width="310" height="207" />Si Dramane Dembélé l'avait su, il n'aurait jamais accepté de devenir candidat de l'Adema. Les vieux du parti ne l'ont laissé grimper à l'arbre que pour mieux le poignarder. Tenez! A peine l'élection primaire terminée, voilà Soumeylou BoubèyeMaiga qui s'en va. C'est vrai que l'homme est un habitué du fait et que déjà en 2007, il avait refusé de supporter le candidat investi par le parti, c'est-à-dire le </i></b><b><i>"Vieux Commando"</i></b><b><i>. En 2002, le même Boubèye battait campagne pour le "Vieux Commando" au dépens du candidat du parti, SoumailaCissé. La ligne politique de Boubèye ne manque donc pas de clarté: si ce n'est pas moi le candidat, je serai donc candidat! </i></b>

<b>Si les départs s'arrêtaient à Boubèye, ce serait déjà merveilleux car l'homme ne récolte le plus souvent que 2 ou 1% des voix</b>. Mais pour le malheur de Dramane Dembélé, d'autres candidats internes battus s'apprêtent à prendre la clé des champs. Je ne cite pas de nom mais chacun sait que l'Adema est devenue comme une boutique libre service. Tous les adversaires viennent avec un panier pour se servir à volonté. Je ne serais pas étonné de voir IbaNdiaye, Adama Sangaré et Marimanthia Diarra rejoindre Modibo Sidibé qu'un griot des temps modernes reconverti dans les médias aime appeler <i>"le grand éléphant"</i>. A côté, LadjiBourama et SoumailaCissé font aussi leurs emplettes. A ce train, il va falloir que Dramane Dembélé engage la MISMA ou les <i>bérets rouges</i> pour barrer la route à tout nomade. Surtout que par les temps qui courent, un nomade sans papier ne peut prouver sa différence avec les jihadistes du nord, n'est-ce pas ?

<b>Sans mentir, l'Adema aurait dû prévoir ces situations et y rémédier depuis longtemps.</b> Le problème, c'est que dans ce parti, tout le monde se prend pour un chef et ne souffre pas la chefferie d'autrui. L'autre problème, c'est que chaque fois que quelqu'un quitte le parti, il y revient plus tard et se voit reçu avec tambour et trompette. Enfin, tout cela n'aurait pas eu beaucoup d'importance si le parti avait conservé le pouvoir. Mais voilà: il est devenu un repaire de chômeurs de luxe et de repris de justice qui ont besoin, pour assurer leur survie, de transhumer sans cesse. Comment obliger quelqu'un à rester au parti quand vous ne pouvez lui assurer le gîte et le couvert? Comment lui parler de loyauté et de fidélité politiques  quand vous ne pouvez lui éviter la visite des contrôleurs d'Etat et autres juges de paix ? Dramane Dembélé lui-même doit en savoir quelque chose, lui qui a effectué un petit séjour dans les geôles de Kati et n'ignore pas ce qu'on y sert au dîner. Il ne peut donc en vouloir aux transhumants et nomades en quête de gâteau au beurre. A la place de Dramane, je rebaptiserais l'Adema "Quincaillerie 2013 S.A.", je renoncerais à ma candidature et pour rentrer dans les frais que j'ai exposés, je vendrais en catimini le siège du parti. Après tout, quelqu'un a bien vendu une partie du cimetière de Hamdallaye sans rejoindre les défunts au tombeau!

<i> </i>

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidentielle 2013 :La junte de Kati choisit IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2013-la-junte-de-kati-choisit-ibk-143513.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 May 2013 08:20:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Après avoir raté le pompon présidentiel en 2002 puis en 2007, IBK, comme tous les autres candidats qui convoitent Koulouba, n'a pu se présenter en 2012 en raison du putsch militaire qui fit avorter le calendrier électoral. De nouveau candidat à la présidentielle de juillet 2013, le leader du RPM vient de renforcer les cordes de son arc en recevant le soutien de la junte militaire de Kati.</strong></em>

<b><img class="aligncenter size-full wp-image-143514" alt="Amadou Haya IBK" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Amadou-Haya-IBK.jpg" width="615" height="244" />Longtemps, le capitaine Sanogo, chef de la junte, a voulu mettre en oeuvre son plan A: s'installer à Koulouba.</b> Mais la chose a rencontré des obstacles de taille: opposition du FDR (front anti-putsch), suspension des aides internationales, mésententes dans l'armée et, surtout, embargo diplomatique, financier, culturel et sportif de la CEDEAO. Pour ne rien arranger, Sanogo ne trouve aucun moyen de libérer le nord du Mali, malgré sa bonne volonté, ce qui acheva de convaincre les Maliens que sa candidature n'était plus la meilleure. C'est pourquoi lui-même finit par s'accommoder de la présidence intérimaire de Dioncounda Traoré, même s'il résussit à dégommer du paysage le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, soupçonné d'avoir tout fait pour faire capoter l'intronisation du chef militaire à la magistrature suprême.

<b>Contraint de renoncer au pouvoir, le capitaine craint pour son avenir.</b> Il sait que le Comité de réformes de l'armée qu'il dirige n'est qu'un organisme éphémère juste fabriqué pour lui éviter l'ennui. Ledit Comité, que personne ne consulte d'ailleurs par ces temps de guerre française, est, de surcroît, officiellement destiné à disparaître après la Transition. Le capitaine Sanogo, qui se sait attendu au tournant par bon nombre de leaders politiques , notamment ceux qui ont passé par les geôles de Kati (suivez mon regard...), n'a aucune envie de voir l'un de ceux-là rafler la majorité à la présidentielle prochaine. Enfin, aucun des amis politiques de Sanogo (Copam, MP22, etc.) ne peut souffrir en peinture des candidats qui, à leurs yeux, représentent l'ordre ancien, donc une potentielle vengeance. Il s'agit, notamment, du candidat de l'URD, SoumailaCissé; de celui de l'Adema, Dramane Dembélé; de celui des FARE, Modibo Sidibé; de celui du PDES, Hamed Diane Séméga...

<b>Pour toutes ces raisons, le capitaine Sanogo finit par se rabattre sur son plan B: favoriser l'avènement d'IBK au pouvoir</b>. Si les autres candidats ont, à l'apogée de la junte, défilé dans les geôles, IBK a eu droit, lui, à un accueil chaleureux de Sanogo, haie d'honneur et motards à l'appui. De plus, IBK a quitté le FDR, le front des ennemis de Sanogo; il a ensuite tissé une alliance opérationnelle avec les forces dites du changement qui, en réalité, sont proches de Kati, ainsi que le prouvent des manifestations co-organisées, à la veille même de l'assaut <i>jihadiste</i> sur Konna, par les responsables de la Copam et du regroupement IBK 2012. Enfin, IBK a été de tous les combats impulsés par la junte: convention nationale, concertations nationales, opposition à la venue de toute force étrangère au Mali... Si ces événements ont rapproché le capitaine Sanogo d'IBK, ils ont, en revanche, éloigné IBK du président de la Transition Dioncounda Traoré. Lequel n'a pas du tout apprécié que son ancien ami et camarade de parti ait souvent déclaré, comme la junte, que Traoré n'a aucune qualité juridique pour diriger le Mali après l'épuisement des 40 jours d'intérim constitutionnel.

<b>Le capitaine Sanogo, qui s'est découvert, après le départ de Cheick Modibo Diarra, un nouvel ami en Dioncounda, a donc jugé utile, à l'orée de la présidentielle de juillet 2013, de réconcilier IBK et Dioncounda</b>. Samedi 20 avril 2013 donc, au domicile familial de Dioncounda à Lafiabougou, le chef du RPM et celui de l'Etat ont fait la paix. Et promis de ne plus se quitter. Pour bien montrer que leurs retrouvailles ne sont pas feintes, Dioncounda Traoré s'est lui aussi rendu, la semaine dernière, au domicile d'IBK, à Sébénikoro, où l'on a déjeûné dans une atmosphère bon enfant.

<b>Les observateurs ne manquent pas de tirer des leçons de ces retrouvailles subites orchestrées par le chef de la junte</b>. <i>"Il ne fait plus de doute qu'IBK est désormais le candidat de la junte de Kati",</i> jure un chef de parti. Un autre souligne que Si Modibo Sidibé et SoumailaCissé font le chassé-croisé dans les salons des chefs d'Etat de la sous-région (Macky Sall, Alassane Ouattara, etc.), IBK, qui a perdu de puissants amis comme Laurent Gbagbo et Omar Bongo, se rattrapera bien avec la junte. Celle-ci a, en effet, la haute main sur le corps des gouverneurs et des préfets, ce qui procure un avantage énorme  en matière électorale. De plus, l'argent qu'IBK ne peut plus avoir au niveau des chefs d'Etat de la région peut bien trouver une compensation dans les fonds susceptibles d'être levés par les amis de la junte.

<b>L'un de ceux-là s'appelle Seydou Nantoumé, PDG de Togouna Industries.</b> Ce dernier vient de bénéficier d'un marché de 40 milliards pour fournir des engrais à la compagnie béninoise de coton. Qui a négocié ce contrat mirifique? Soumeylou Boubèye Maiga. L'ancien candidat aux primaires de l'Adema a à peine perdu l'investiture du parti qu'il a démissionné de l'Adema pour préparer sa propre candidature. Cette candidature n'en sera pas une, en réalité, mais il s'agira plutôt pour Boubèye d'échauffer le terrain pour IBK. Le travail de Boubèye, qui fera des émules, consiste à éparpiller les voix de l'Adema, à couler la candidature du pauvre Dramane Dembélé, à favoriser l'avènement d'IBK au second tour de la présidentielle et, par la suite, à apporter au chef du RPM des sections entières de l'Adema. La réconciliation IBK-Dioncounda tend à pousser le second à mettre ses réseaux au sein de l'Adema au service d'IBK. Lequel, bien entendu, disposera de son propre parti (11 députés), du vote des militaires et de celui des forces pro-putsch.Si le plan de Kati marche, IBK aura des chances éminentes de devenir président du Mali. Il conserve au démeurant une certaine popularité dans le petit peuple qui se souvient des trahisons dont il a été victime tout au long de sa carrière et qui voit en lui un homme charismatique.

<b>Il reste des questions  non résolues, dont dépend la réussite du plan de Kati.</b>Dioncounda consentira-t-il à mobiliser ses réseaux adémistes au profit d'IBK alors que Dramane Dembélé  est proche de lui ? La réconciliation IBK-Dioncounda signifie-t-elle forcément une alliance électorale ? La frange de l'Adema qui rejoindra IBK aura-t-elle le même poids que celles qui se mobiliseront pour Soumaila et Modibo Sidibé ? L'alliance avec Boubèye, qui, en tant qu'ex-chef de la sécurité d'Etat, garde beaucoup d'ennemis au pays, ne va-t-elle pas jouer négativement sur IBK ? Quel sort réservera IBK à la junte une fois élu ? Va-t-il se soumettre à la loi de Kati ou, au contraire, s'émanciper de ceux qui l'auront fait élire ? Dans le premier cas, comment gérera-t-il ses relations avec la France et l'ONU qui garderont dans notre pays près de 14.000 soldats et qui, toutes deux, exigent le retour des militaires - et de tous les militaires- dans les casernes ?

&nbsp;

<b>Tiékorobani</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique : L&amp;apos;armée qui patrouille à pied</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/chronique-satirique-larmee-qui-patrouille-a-pied-141477.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 13:30:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Les hauts personnages de l'Etat n'arrivant pas à s'entendre sur l'usage de </b></em><b><em>8,9 milliards destinés à acheter des véhicules pour l'armée, celle-ci continue, au nord, à effectuer ses patrouilles à pied. Quel spectacle</em> !</b>

<img class="alignleft size-full wp-image-131175" alt="Soldats_Maliens" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/Soldats_Maliens.jpg" width="315" height="235" />L'armée malienne patrouille à Gao à pied. Vous avez bien lu: pas à dos d'âne ou de cheval, mais à pied. La révélation ne vient pas de moi (je vis à 1000 km de ces hauts lieux de marche, grâce à Dieu!) mais du commandant en chef des opérations, le colonel-major Didier Dacko. Il semble que le colonel n'ait pas tort puisque de retour d'un voyage au nord, le procureur général de Bamako, Daniel Tessougué, quoique magistrat et non militaire, a cru nécessaire de signaler que nos soldats manquent de tout, même de casques et de gilets pare-balles. En somme, ils sont à la merci d'un simple lance-pierres. Les propos de Tessougué et du colonel Dacko trouvent confirmation dans des images qui font le tour du Net: on y voit des soldats maliens coiffés de bonnets de chef de village et chaussés de vieille godasses de la 1ère guerre mondiale. On les prendrait pour des chasseurs de pintades plutôt que pour des soldats d'une armée moderne. Pourtant, le ministre des finances, Tiena Coulibaly, soutient, lui, que l'armée malienne ne manque de rien. Si on lui laissait continuer sa douce mélodie, monsieur le ministre aurait sans doute fini par nous raconter que nos hommes se nourrissent, matin et soir, de gigots de mouton assaisonnés de crème au raisin !

<b>Mon propos n'est point de trop aiguiser l'appétit des soldats, leur métier étant un sacerdoce, mais d'inviter les autorités à sortir de leurs illusions</b>. Jeune Afrique <i>(livraison du 31 mars 2013)</i>, citant un officier nigérien, note qu'à Gao, où campent les forces maliennes, sénégalaises et nigériennes,  <i>"toutes les infiltrations réussies par les jihadistes l'ont été dans les zones contrôlées par les Maliens"</i>. Pourtant, nos soldats ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre. Leur problème, c'est qu'ils n'ont pas assez d'engins roulants pour rattraper les <i>jihadistes, </i>lesquels, maigres et souples comme un serval (oui, oui!), ne se laissent guère approcher à pied. On comprend maintenant pourquoi les nôtres n'arrivent pas à prendre pied à Kidal.  Qu'irait donc chercher dans les montagnes du <i>Tighergar</i> un soldat dépourvu de la moindre bicyclette et qui n'a pas trouvé de place dans les hélicoptères français ?

<b>Récemment, il a été question d'acheter 200 véhicules 4X4 pour l'armée.</b> Le hic, c'est que l'argent qui devait servir à l'achat provenait du Fonds d'accès universel, une cotisation des opérateurs téléphoniques destinée, non à faire la guerre, mais à étendre le réseau téléphonique dans les zones peu rentables du pays. Les 200 véhicules deviennent de plus en plus un inaccessible rêve puisque les personnalités impliquées dans leur acquisition se livrent une guerre qui rappelle l'assaut  <i>jihadiste</i> sur Konna. En effet, les opérateurs téléphoniques refusent que l'argent collecté (8,9 milliards) serve à acheter des véhicules. Ils avaient accepté verbalement, mais quand on leur demanda de signer un accord écrit, ils demandèrent à réfléchir   De deux, l'Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications, qui a eu l'idée de proposer les 8,9 milliards pour l'achat de véhicules, est accusée de se mêler de ce qui ne la regarde pas. Exactement comme un pêcheur de Sévaré qui voudrait enseigner le droit constitutionnel! De trois, le commerçant Babouya Sylla, qui était à deux doigts de mettre la main sur le marché, l'a vu filer sous son nez au motif qu'il n'y a pas eu appel à la concurrence et qu'en haut lieu, on craint que l'intéressé ne vende à notre chère armée de la quincaillerie chinoise.En fin de compte, le Premier ministre, Django Cissoko, a décidé de faire virer les fonds de la discorde dans un compte spécial du trésor. Pour le protéger ? Hum... En tout cas, tel n'est pas l'avis de la société <i>Orange Mali</i> qui, maligne comme une guénon, a trouvé une riche idée pour beurrer son gâteau à partir des fonds bloqués. <i>Orange</i> a convaincu le ministre des postes qu'ayant cotisé le plus au fonds, elle avait le droit d'obtenir restitution de 2,5 milliards pour réparer à moitié les dégâts de 5 milliards que les <i>jihadistes</i> auraient causés à ses installations au nord. Comme personne, pas même le Vérificateur Général, ne peut vérifier auprès d'Iyad Ag Ghali ou d'Abou Zéid le sort qu'ils ont infligé aux machineries d'<i>Orange</i>, la demande de celle-ci, quoique appuyée par le ministre des postes, a fini dans un panier à salade.Au reste, si <i>Orange</i> obtient restitution de 2,5 milliards, combien devra-t-on remettre à <i>Malitel </i>qui, bien avant <i>Orange</i>, desservait les zones peu rentables du Mali tout en cotisant au Fonds d'accès universel ?

<b>On le voit, les querelles de chefs ont miné la meilleure chance pour l'armée d'acquérir des véhicules. En attendant que les uns et les autres accordent leurs violons, nos soldats continueront de patrouiller à pied</b>. C'est tout de même paradoxal de voir que dans un pays pauvre comme le nôtre, et de surcroît en guerre, 8,9 milliards dorment quelque part sur leurs deux oreilles sans qu'on sache à quoi les utiliser!

<b>Je sais qu'on ne m'écoutera pas mais moi, je propose qu'on distribue la cagnotte aux victimes du putsch du 22 mars</b>. La clé de répartition que j'imagine ne fera l'objet, vous le verrez, d'aucune objection. En effet, la première grande victime du putsch est, sans conteste, le<i>"Vieux Commando"</i>. Non seulement le brave général a perdu son palais, mais en outre, il a été obligé, à 63 ans, de dévaler la colline de Koulouba à dos d'homme avant de s'exiler à Dakar, à mille lieues de  Mopti, sa ville natale où il projetait d'aller égrener le chapelet. Le pauvre a assurément droit à 30% des 8,9 milliards, n'est-ce pas ?

<b>La seconde grande victime du putsch est le docteur Oumar Mariko</b>. Lui qui rêvait de changement a soutenu le putsch à l'aube du 22 mars, avant même le chant du coq. Plus tard, le capitaine ayant été submergé de courtisans et de révolutionnaires de la 25ème heure, Mariko a été oublié. Il n'a pu glaner ni la primature, ni un ministère, ni une direction nationale. Même sa clinique n'a pas été rénovée. Pis, il se voit ces derniers jours embarquer, comme un malheureux journaliste, vers les violons de la Sécurité d'Etat ! Le préjudice moral qu'il a subi vaut bien qu'on lui remette 20% du fonds.

<b>Troisième grande victime du putsch: l'astrophysicien Cheick Modibo Diarra</b>. Voilà quelqu'un qui a visité la planète Mars, qui a reçu les <i>"pleins pouvoirs "</i> de la CEDEAO et qui, à la fin, s'est vu obligé, baïonnettes à la tempe, de lire sa démission vers 4 heures du matin, à l'heure où même le muezzin dort. C'est dire que quelqu'un a <i>"facilité"</i> le crash, en plein ciel malien,  de la belle navette spatiale de Diarra. Et le prix d'une navette, c'est de loin plus élevé que celui des avions <i>Rafale</i> et <i>Gazelle</i> français qui ont servi à chasser les <i>jihadistes</i>du nord.Diarra mérite 20% du fonds pour réparer toutes causes de préjudice confondues.

<b>Aha! J'oubliais l'une des principales victimes du putsch: le président Dioncounda Traoré</b>. Vous pouvez penser qu'il se la coule douce à présent, mais n'oubliez pas qu'il a vu pleuvoir sur sa tête quantité de coups de bâton en mai 2012. C'était à la belle époque des Conventionnaires et de <i>Yerewolo Ton</i>. Une bastonnade présidentielle, c'est un délit si inimaginable que le Code pénal ne le prévoit pas. Et un président de 70 ans qui survit à pareille bastonnade mérite, croyez-moi, de ramasser le reste de la cagnotte. Surtout qu'il est généreux et qu'il n'oubliera pas d'en refiler une pincée à son ami et frère capitaine de Kati.

&nbsp;

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les élections en danger ? La CENI demande le report, Django refuse </title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/les-elections-en-danger-la-ceni-demande-le-report-django-refuse-141472.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 13:30:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_97963" align="aligncenter" width="615"]<img class="size-full wp-image-97963" alt="Le président de la CENI Mamadou Diamountani entre le premier vice-président, Issa Kampo et le premier questeur, Ousmane Thera" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/CENI-2012-x.jpg" width="615" height="461" /> Le président de la CENI Mamadou Diamountani entre le premier vice-président, Issa Kampo et le premier questeur, Ousmane Thera[/caption]

<em><b>Alors qu'une partie de la classe politique malienne reste sceptique sur la possibilité de tenir de bonnes élections en juillet 2013, le gouvernement et la CENI échangent des correspondances peu amènes sur le respect de l'échéance annoncée. Dans le même temps, la France met la pression afin de doter le pays d'institutions élues et d'enrayer le discours de ceux qui l'accusent d'aider un "régime putschiste".</b></em>

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Les élections générales de 2013 commencent à devenir  une pomme de discorde entre la CENI et le gouvernement malien. Le calendrier électoral que le gouvernement a fixé a été révélé par votre journal dans sa dernière livraison:

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- le collège électoral sera convoqué le 8 mai 2013;

-  la date limite de dépôt des candidatures à la présidentielle est fixé au 7 juin 2013;

- la campagne électorale présidentielle débute le 16 juin 2013;

- le premier tour de l'élection présidentielle se tiendra le 7 juillet 2013;

-  le second tour de l'élection présidentielle se tient le 21 juillet 2013;

- Le 1er tour des élections législatives se tiendra le 8 septembre 2013;

-  le second tour des élections législatives se tiendra le 29 septembre 2013

- le couplage des deux élections (présidentielle et législatives) est abandonné.

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<b>On le voit, le calendrier électoral retenu s'avère des plus étroits et la CENI, chargée par la loi électorale de superviser les élections s'estime incapable de le faire</b>. Dans quatre lettres successives adressées au Premier ministre, le président de la CENI, Mamadou Diamouténé, a demandé un report des élections. Il invoque, à chaque fois, une insuffisance de fonds. Au reste, certains de ses propos sont repris par nos confrères de <i>Jeune Afrique</i> (livraison du 31 mars au 6 avril 2013): <i>"Nous n'avons rien; ni budget, ni agenda. Les préalables pour les élections ne sont pâs réunis. Tout est urgent. Que chacun prenne ses responsabilités!"</i>. La logique voudrait que le sieur Diamouténé démissionne dès à présent puisqu'il estime son institution incapable de faire son devoir. En ne le faisant pas, il se prive de la possibilité de justifier les éventuelles carences de la CENI dans le cadre du processus électoral.

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<b>En tout état de cause, l'insuffisance de moyens invoquée par Diamouténé ne convainc nullement  le Premier ministre</b>. Les services de la primature soulignent que la CENI est chargée, non d'organiser matériellement les élections, mais plutôt de les superviser. Pour ce faire, les mêmes services rappellent que la CENI a bel et bien des moyens suffisants, ayant déjà reçu, sous le président ATT, une bonne partie des 6 milliards de FCFA quelle avait budgétisés. <i>"Pourquoi faudrait-il faire pleuvoir des milliards supplémentaires sur la CENI alors que son principal travail consistera à déployer des re'présentants dans les différents bureaux de vote ?"</i>, s'interroge un responsable gouvernemental.

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<b>Le gouvernement, pour sa part, ne laisse planer aucun doute: les élections se tiendront vaille que vaille selon le calendrier prévu</b>. Déjà, 25 milliards de FCFA ont été mobilisés auprès des bailleurs de fonds, dont l'Union européenne. Cet argent servira en grande partie à financer l'établissement des cartes d'électeurs <i>Nina</i>: les appels d'offres en vue de l'attribution de ce marché gigantesque de 9 milliards sont en cours. Les cartes <i>Nina</i> seront établies par un opérateur qualifié sur la base du fichier électoral issu du RAVEC (Récensement administratif à vocation d'état-civil), le seul fichier qui fasse, par sa qualité, l'unanimité au sein de la classe politique. Une source officielle nous révèle: <i>"En fin mars 2013, le fichier RAVEC a été arrêté. Aucun nouvel enregistrement ne s'y fera plus. Les seules opérations qu'il subit désormais ont trait à la correction des petites erreurs de frappe ou techniques. C'est un bon fichier car il ne s'y trouve aucun doublon et l'identification des électeurs, photos à l'appui, n'est sujette à aucune fraude. La principale lacune du fichier RAVEC, c'est qu'il ne récense que 30% des Maliens de l'extérieur. Parmi les Maliens de l'extérieur enregistrés, la majorité provient de la diaspora malienne de Côte d'Ivoire.De plus, 300 000 jeunes Maliens qui viennent d'atteindre l'âge de voter ne peuvent entrer dans le fichier ". </i>Les candidats sont donc avertis: pour gagner des voix maliennes à l'étranger, mieux vaut ne pas aller perdre son temps au Rwanda ou en Indonésie !

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<b>En vérité, le gouvernement malien subit une pression constante de la France pour le respect de l'échéance de juillet 2013</b>. On se souvient que le 27 mars dernier, dans un entretien à la chaîne publique <i>France 2</i>, le président français Hollande, au risque de  blesser  le nationalisme malien, a déclaré qu'il se montrera <i>"intraitable" </i>sur la tenue des élections en juillet.Hollande ne supporte pas ceux qui, comme son prédécesseur Sarkozy, l'accusent d'être venu au secours d'un <i>"régime putschiste" </i>qui, malgré ses allures civiles, subit le diktat d'une junte militaire tapie dans l'ombre. François Hollande, qui tient aussi à désengager les troupes françaises du Mali et à passer le relais au 11.200 soldats de l'ONU, ne peut convaincre l'institution mondiale d'intervenir dans un pays dépourvu d'un président démocratiquement élu. Et quand le libérateur du Mali se montre <i>"intraitable" </i>sur un sujet, le gouvernement malien n'a vraiment plus le choix: il tiendra les élections, qu'il neige ou qu'il vente!

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<b>Nuit et jour le ministre de l'administration territoriale et la délégation générale aux élections (DGE) sont sur la brèche. </b>Un cadre du ministère nous confie: <i>"Beaucoup d'isoloirs, d'urnes, d'encre et de métériel électoral avait été acquis sous ATT; une grande partie reste entre nos mains même si beaucoup de matériels ont été perdus au nord, du fait de la guerre."</i>. Une cellule spéciale a été créée à Koulouba, placée sous la présidence du secrétaire général de la présidence, Ousmane Sy. Elle ne cesse de harceler l'administration territoriale et garde  une sentinelle omniprésente à toutes les réunions touchant à la question électorale.

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Il faut savoir que les 25 milliards disponibles constituent une portion seulement  du budget global des élections: 63 milliards de FCFA! S'agissant des Maliens déplacés ou réfugiés dans les pays voisins, le gouvernement envisage d'envoyer des délégations dans ces pays hôtes, d'abord pour les prier d'accepter le vote des Maliens présents sur leur territoire; ensuite pour organiser les élections sous les tentes de réfugiés. Bien entendu, les réfugiés qui n'auront pas, au préalable, été enregistrés dans le fichier RAVEC ne voteront pas.

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<b>Si la tenue des élections en juillet a des avantages certains, elle risque de soulever toutefois des contestations sérieuses</b>. Un candidat potentiel comme l'ancien Premier ministre ZoumanaSacko prétend renoncer à sa candidature tant que la région de Kidal n'aura pas été libérée. Un candidat comme MountagaTall dit craindre une <i>"crise post-électorale à l'ivoirienne"</i>. Ousmane Ben Fana Traoré, potentiel candidat du PCR, se demande à haute voix si l'on pourra redéployer l'administration malienne dans les localités du nord avant juillet. La COPAM, connue pour ses positions radicales et assez anarchistes, estime que le pays ne saurait aller à des élections avant la tenue de concertations nationales destinées à dégager une feuille de route pour la transition - on croit rêver! Enfin, juillet pourrait coïncider avec l'hivernage, une période peu propice à la mobilisation électorale des paysans.

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<b>Pour toutes ces raisons, certains observateurs croient possible de reporter l'élection</b>. D'ailleurs, il y a un mois, lors d'une rencontre tenue au ministère de l'administration territoriale entre les diplomates européens et l'Association des municipalités du Mali, un diplomate, qui ne savait pas que des journalistes  se trouvaient dans la salle, a déclaré que la date de juillet est indiquée afin de pousser le Mali à hâter l'organisation des élections mais que si, à l'échéance, on constate que le scrutin ne peut se tenir, il sera reporté. Le diplomate a tenu à souligner qu'en tout état de cause, <i>"il faut absolument un président élu au plus tard en décembre 2013"</i>.

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>Présidentielle 2013 : SoumailaCissé prend une longueur d&amp;apos;avance</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2013-soumailacisse-prend-une-longueur-davance-141475.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 13:00:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le candidat de l'URD à la présidentielle de 2013, SoumailaCissé, prend son envol avant le lancement du sprint final. Deuxième  force parlementaire et municipale du pays après l'ADEMA, l'URD bénéficie d'une assise nationale indiscutable. Dans la perspective de l'élection présidentielle de juillet, son candidat ne cesse de susciter des ralliements au détriment des forces politiques adverses.</strong></em>

[caption id="attachment_50255" align="aligncenter" width="600"]<img class="size-full wp-image-50255" alt="Soumaila Cissé et Younouss Touré (photo archives)" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/02/soumiyounous.jpg" width="600" height="402" /> Soumaila Cissé et Younouss Touré (photo archives)[/caption]

Il y a quelques semaines, 2 députés de SADI et une centaine de conseillers municipaux de SADI et du RPM, essentiellement venus de la région de Sikasso, ont rejoint l'URD. La semaine dernière, de nouveaux ralliements se sont effectués. En plus du député ADEMA de Kati, Lassina Traoré, d’autres élus ADEMA et RPM de la même localité ont claqué la porte de leurs partis pour rejoindre l’URD. Il s’agit, entre autres, de la déléguée RPM au Conseil de cercle de Kati, Fatoumata Fofana; du maire RPM KabassanKéïta et du maire ADEMA  NambougariKéïta.

<b>Pourquoi la candidature de SoumailaCissé attire-t-elle à ce point les cadres des partis adverses ? </b>Les transhumants de Sadi et du RPM ont déclaré, le jour de leur adhésion, que depuis le putsch du 22 mars, l'URD est restée l'une des rares formations politiques à garder ses distances avec les militaires, cultivant de ce fait les valeurs républicaines et démocratiques. Il est vrai que SoumailaCissé a, par deux fois, subi une descente militaire musclée, la dernière lui ayant valu, à la mi-avril 2012,  une évacuation sanitaire d'urgence à Paris.

<b>On peut trouver une autre explication à l'engouement suscité par SoumailaCissé</b>. Ancien ministre des finances (pendant 7 ans), ancien président de la Commission de l'UEMOA, l'homme a une grande expertise en matière d'économie et a eu l'occasion de sympathiser avec la plupart des chefs d'Etat africains et des milieux dirigeants français. C'est un atout dans un pays qui sort d'une grave crise et qui a besoin, pour se redresser, d'un chef d'Etat expérimenté et prêt à l'emploi.

<b>SoumailaCissé sait aussi, à l'occasion, réserver récompernser ceux qui le réjoignent</b>.A preuve, quelques années après avoir quitté le CNID pour adhérer l'URD, le jeune Maître Demba Traoré a été proposé par SoumailaCissé pour occuper un portefeuille dans le gouvernement de transition.

Samedi dernier, l'URD a signé avec JeamilleBittar une plateforme d'alliance qui pourrait s'avérer utile au second tour de la présidentielle. Membre du FDR, il bénéficiera, en cas d'avènement au second tour, des voix de ce regroupement politique. Enfin, Cissé est l'un des rares candidats à conserver, malgré la crise, les moyens de battre une bonne campagne. La raison ? Pour les avoir soutenus pendant son magistère aux finances, les opérateurs économiques estiment, en majorité, qu'il peut faire renaître la machine économique frappée de sinistrose.

<b>Tiékorobani</b>

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<title>Primature : Pourquoi Django Cissoko est revenu sur sa démission</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/primature-pourquoi-django-cissoko-est-revenu-sur-sa-demission-139836.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 14:09:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Dans notre livraison du lundi 8 avril 2012, nous annnoncions que le Premier ministre Django Cissoko avait remis sa démission au chef de l'Etat. Beaucoup ont pris la nouvelle pour un poisson d'avril et certains confrères, peu soucieux de déontologie,  se sont évertués à la démentir</strong></em>.

[caption id="attachment_135783" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-135783" alt="Diango Cissoko, Premier ministre" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/Diango.jpg" width="315" height="294" /> Diango Cissoko, Premier ministre[/caption]

<b>Le clash</b>

<b>En fait, tout commence par la visite-éclair,  à Bamako, du chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, jeudi 4 avril. </b>En le recevant, le ministre malien des affaires étrangères, Tiéman Hubert Coulibaly, l'entretient, dévant des témoins, de sujets que le Premier ministre Django Cissoko, informé, juge trop confidentiels pour être abordés en public. Il en fait la remarque au ministre Coulibaly. Ce dernier n'en tient pas compte et récidive à une autre occasion.Django estime alors que son ministre lui <i>"manque de respect"</i>.

<b>Quelques heures plus tard, Tiéman Coulibaly prend dans sa voiture son homologue français pour se rendre à la primature. </b>Très en colère et décidé à le faire comprendre à son ministre, le chef du gouvernement malien fait asseoir Tiéman Coulibaly dans sa salle d'attente et reçoit, seul, le ministre français Laurent Fabius. Leur apparté dure une dizaine de minutes. Un temps suffisant pour que Tiéman Coulibaly, se sentant humilié, piaffe d'impatience, de dépit, et tienne, devant les collaborateurs de Django Cissoko des propos peu amènes. Mieux, Tiéman Coulibaly décide, sans attendre la fin de l'apparté entre Django et Fabius, de prendre sa voiture et de quitter en trombe la primature.

<b>Ne voyant pas, à la fin de l'entretien, le ministre Coulibaly, Django Cissoko redouble de colère. </b>Non seulement il estime que le ministre aurait dû attendre, mais en plus, Tiéman Coulibaly, qui avait conduit Fabius à la primature, aurait dû, aux yeux de son chef, se faire une obligation de raccompagner le ministre français hors de la primature. La voiture de Tiéman Coulibaly n'étant plus là, il faut parer au plus pressé: l'ambassadeur de France prend Fabius à bord de son véhicule et les deux personnalités s'en vont, gênées.

<b>Aussitôt après l'incident, le Premier ministre demande au président Dioncounda Traoré le limogeage de Tiéman Coulibaly du gouvernement</b>. Entendant le président Traoré intercéder en faveur du ministre, Django se montre plus insistant: <i>"Ou c'est lui qui part ou c'est moi!"</i>. Il a fallu tout l'art de la persuasion du chef de l'Etat et des ambassadeurs de France et des Etats-Unis pour apaiser la colère du premier ministre et le faire revenir sur sa démission. Les uns et les autres lui font valoir que l'heure est grave et que les susceptibilités personnelles ne devraient pas conduire le chef d'un gouvernement en guerre à abandonner le navire en péril. Django cède en fin de compte et c'est le moment que choisissent quelques cireurs de chaussures pour tenter de démentir nos révélations.

<b>Vieille affaire</b>

En réalité, depuis longtemps, le courant ne passe pas entre le Premier ministre et son ministre des affaires étrangères. Tiéman Coulibaly, que Dioncounda Traoré considère comme son fils, est prioritairement consulté sur tout, ce qui n'est pas du goût de Django. De plus, Tiéman, selon ses proches, entretient avec Fabius des amitiés anciennes datant des années 1970. D'où certaines familiarités qu'il se permet avec le ministre français et que ne le Premier ministre, homme plutôt austère, ne comprend pas. Enfin, au moment où, en tant que Premier ministre, Django entend conduire, conformément à la Constitution, la politique gouvernementale, il voit souvent Tiéman déborder dans ses domaines réservés. Ainsi de la remise d'un véhicule blindé de 500 millions au président intérimaire,  négocié par Tiéman sans que le Premier ministre soit préalablement informé. Ainsi de la déclaration de Fabius selon laquelle <i>"tôt ou tard, les combattants du MNLA vont devoir désarmer!"</i>. Déclaration que Tiéman se serait vanté d'avoir inspirée au ministre français sans avoir besoin d'en parler, au préalable, avec le chef du gouvernement.

<b>Le retour de Django sur sa démission évite, en tout cas, au pays un nouvel accès de fièvre au moment où les élections se préparent et que la France se désengage peu à peu du nord.</b> Qu'on l'aime ou non, Django a eu la chance (il en faut pour réussir!), en un temps record, de voir les jihadistes chassés du nord, le retour de la paix entre bérets rouges et bérets verts et le terrible désordre dans la police resorbé...

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Élections de juillet : Sale temps pour les fraudeurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/elections-de-juillet-sale-temps-pour-les-fraudeurs-139829.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 13:49:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>Pour éviter toute contestation, les élections à venir se feront sur la base d'un dispositif technique et législatif à faire frémir tout apprenti fraudeur. Petit tour d'horizon...</b><b></b>

<b> </b>

Notre pays traverse, depuis l'an dernier, la pire crise de son histoire avec un territoire aux tiers occupés, un président enfui, une junte qui bastonne à souhait, une classe politique à couteau tiré et une noire misère qui frappe à toutes les portes. Même des patriotes sourcilleux de la trempe de <i>Yerewolo Ton </i>ne souhaiteraient pas qu'à ce charmant bordel vienne s'ajouter une crise post-électorale du genre Ouattara-Gbagbo.

<b>C'est pourquoi l'Union européenne veille au grain</b>. Comme le Mali n'a plus un clou rouillé dans ses caisses, l'Union a décidé de financer les élections, quel qu'en soit le coût. Elle a d'ailleurs déjà avancé le gros des sous ainsi que l'a confirmé le colonel-ministre de l'Administration territoriale Moussa Sinko Coulibaly, un saint-cyrien bon teint qui n'a pas pour habitude de raconter des histoires au brave peuple. Ce qui distingue les Européens des Africains, c'est que les premiers demandent des comptes complets quand ils dépensent. L'Europe tient donc à des élections propres et nettes.Et quand elle dit <i>"propres et nettes"</i>, ça veut dire <i>"propres et nettes".</i> Ainsi une commission regroupant tous les acteurs politiques vient d'achever la relecture de la loi électorale afin d'y insérer les données nouvelles relatives au fichier biométrique et aux cartes d'électeur numérisées. Vous serez étonnés des changements que cachent ces mots tout droit importés... d'Europe !

<b>En effet, le nouveau fichier électoral ne contient que les noms des Maliens recensés par les équipes du RAVEC (Récencement  administratif à vocation d'état-civil) qui, entre 2011 et 2012, ont fait le tour du pays, allant de porte en porte.</b> Chaque fois qu'un nom d'électeur se répète, avec les mêmes date et lieu de naissance, le fichier électoral élimine automatiquement le second nom. Aucune possibilité, donc, de faire voter deux fois Bakary ou Yacouba dans des bureaux différents. Du coup, et c'est une autre avancée majeure, le nombre d'électeurs a presque été divisé par deux, après élimination des doublons et des noms fictifs. Par exemple, entre 1992 et 2007, il a toujours été prétendu que le nombre d'électeurs du nord du Mali atteignait le chiffre faramineux de 500 000 alors que le nouveau fichier ne retient que 60 000...

<b>Jusqu'à présent, les candidats fraudeurs faisaient fabriquer par des maires complaisants des cartes d'identité nationales correspondant aux noms de personnes décédées, mineures, en déplacement ou tout bonnement inexistantes</b>; se présentant avec ces cartes d'identité providentielles, des mercenaires électoraux (l'expression ne manque pas de couleur, n'est-ce pas ?) votaient mille et une fois, multipliant  par vingt ou cinquante le score réel du candidat. Ce petit micmac ne marche plus car désormais, nul ne votera s'il ne possède pas une carte <i>Nina</i> conforme aux données du fichier électoral. Cette carte comporte l'empreinte et la photo de l'électeur et nul ne peut posséder deux cartes <i>Nina. </i>

<b>En outre, sur l'extrait de fichier électoral qui sera affiché devant le bureau de vote, chaque votant verra sa photographie.</b> Pas moyen pour Aminata de se faire passer, comme au bon vieux temps, pour Fatoumata !

<b>Naguère, les partis les plus fortunés postaient  sous un arbre un bonhomme muni d'un sac rempli d'argent liquide</b>. L'homme au sac, tel un chasseur de gibier, aborde l'électeur dans une rue proche du centre de vote, lui remet furtivement 1000 ou 2000 FCFA moyennant la promesse de voter pour tel candidat et de ramener, à titre de preuve, les bulletins de vote relatifs aux autres candidats. Ce joli marché tombe lui aussi dans le lac avec le nouveau dispositif électoral. Car l'électeur n'emportera pas dans l'isoloir plusieurs bulletins de candidats mais devra se contenter de cocher sur un bulletin unique le nom d'un des candidats qui y figure. En lui remettant 2000 FCFA, l'homme au sac resté déhors ne peut pas contrôler, à posteriori, pour quel candidat l'électeur a voté. Sans compter qu'il est devenu dangereux de se poster sous un arbre avec un sac par les temps qui courent: les forces armées du Mali et de la CEDEAO ont ordre de protéger les centres de vote; or ils risquent d'embarquer tout individu isolé muni d'un sac, de peur qu'il ne s'agisse d'un islamiste du MUJAO mijotant un attentat kamikaze...

<b>En fait, l'une des rares façons de frauder lors des prochains scrutins consistera à arroser d'argent, de pagnes et de céréales lebon peuple lors de la campagne électorale. </b>Cette méthode, on le sait, coûte les yeux de la tête mais ne garantit aucun résultat.Un chef de village ou un notable qui recevrait un sac de riz ou de mil pourrait très bien choisir, le jour du vote, de faire la grasse matinée, voire d'aller voter pour le candidat adverse !

<b>Une deuxième façon de frauder consiste à vouloir trafiquer les fiches de résultat lors de leur transport vers le lieu de centralisation</b>. Cette méthode, qui repose sur la complicité des préfets et des sous-préfets, va montrer ses limites cette fois-ci. En effet, copie des fiches sera donnée à du beau monde:  représentants des candidats, de la Cour constitutionnelle, de la CENI, des ONG, de l'Union européenne, de la CEDEAO et de l'ONU. Le préfet qui s'amuserait à les changer en cours de route a toutes les chances d'être confondu et, qui sait ?, de comparaître devant une cour d'assises pour faux et usage de faux. <b>Enfin, l'ultime moyen de frauder consiste à tenter de corrompre les neuf juges de la Cour constitutionnelle, chargés de statuer sur la régularité du scrutin.</b> Contre une telle tentative, nul ne peut rien mais il faut avoir l'étoffe de l'invoirien Paul Yao Ndré pour accepter, en tant que Malien, de trahir son pays et de le replonger dans la merde alors qu'il n'est pas encore sorti des griffes des <i>jihadistes</i>.

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<strong>Quand voterons-nous ?</strong>

Selon le calendrier arrêté par le gouvernement, le collège électoral sera convoqué le 8 mai 2013. La date limite de dépôt des candidatures à la présidentielle est le 7 juin 2013. La campagne électorale présidentielle débute le 16 juin 2013.Le premier tour de la présidentielle se tiendra le 7 juillet. Le second tour de la présidentielle se tient le 21 juillet. Le 1er tour des législatives se tiendra le 8 septembre 2013 et le second tour des législatives le 29 septembre 2013. Le couplage des deux élections (présidentielle et législatives) est abandonné et le corps électoral est de 6,9 millions de Maliens.

<b> </b>

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Palais de Koulouba : Dioncounda Traoré limoge 8 de ses conseillers</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/palais-de-koulouba-dioncounda-traore-limoge-8-de-ses-conseillers-139815.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/palais-de-koulouba-dioncounda-traore-limoge-8-de-ses-conseillers-139815.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 13:37:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong><img class="alignleft size-full wp-image-117546" alt="Dioncounda_Traore" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/Dioncounda_Traore.jpg" width="350" height="261" />Le président de la Transition, Dioncounda Traoré, ne veut plus s'encombrer de la flopée de conseillers légués par ATT. Par décret en date du 8 avril 2013, il a limogé les conseillers techniques suivants:</strong></em>

- Hama Barry, nommé chef de cabinet à Koulouba en 2008;

-Bouillé Siby, nommé chargé de mission en 2005 et décédé il y a quelques mois;

- MaciréYattassaye, journaliste nommée chargée de mission en 2010;

- YéhiaOuldZarawana, ex-leader estudiantin nommé chargé de mission en 2008;

- Sikaye Ag Ekawell, nommé chargé de mission en 2009;

- Boubou Bocoum, nommé chargé de mission en 2011;

- Acherif Ag Mohamed, nommé conseiller technique en 2003;

-Madani Tall, président du parti ADN, nommé conseiller technique en 2008;

-Mamadou Sissoko, nommé conseiller technique en 2008;

- Madame Samassékou Aiché Berthé, nommée conseiller technique  en 2008;

- Ahmed Sow, ex-ministre nommé conseiller spécial en 2011.

En dehors de Bouillé Siby, décédé, ces conseillers limogés avaient, selon les sources, la particularité de ne pas être très assidus à Koulouba alors qu'un salaire de conseiller, par les temps qui courent, n'est pas donné!

<b>Les </b><b>bérets rouges</b><b> impressionnent sur le terrain</b>

<b> </b>Après avoir été testés à Soufroulaye, puis équipés de pied en cap par les forces françaises, les bérets rouges, ex-parias de l'armée, ont rejoint Gao où ils donnent la chasse à l'ennemi. Mercredi 10 avril, un contingent des <i>bérets rouges</i>, appuyé par  des forces françaises, a mené à Tabankor, à 111 km de Gao, une opération musclée; ils ont saisi 15 fûts d'essence, des pick-up, des obus, des roquettes et d'importants matériels de guerre. Ils ont fait prisonniers 7 narco-trafiquants dont Baba Ould Cheick, recherché par la justice malienne ainsi qu'un <i>jihadiste</i>spécialisé dans le minage des terrains. C'est donc à juste titre que les <i>bérets rouges</i> ont reçu les chaudes félicitations du Premier Ministre. Les <i>bérets rouges</i> tiennent à prouver leur vaillance en étant les premiers soldats maliens à entrer dans Kidal où des illuminés du MNLA s'amusent à faire à la loi.

<b> Un colonel menacé de mort ?</b>

<b> </b>Le lieutenant-colonel Seydou Moussa Diallo, un<i> béret rouge</i> célèbre pour la grève de la faim qu'il récemment observée, serait menacé de mort par des inconnus qui ne cessent de l'appeler sur des numéros masqués. Les auteurs des appels lui intiment de quitter Bamako s'il veut rester en vie. Diallo, faut-il le souligner, est fortement impliqué dans la remise des <i>bérets rouges</i> dans tous leurs droits. Il a été proposé pour diriger le camp de Djikoroni, mais a refusé le poste.

<b> Tiékorobani</b>

<b>Un jihadiste de BokoHaram arrêté dans une mosquée de Gao</b>

La sécurisation des villes libérées du nord pose problème. Elle demande la collaboration des populations. La campagne menée pour amener celles-ci à collaborer commence à porter fruit. En effet, cela  a permis aux forces militaires présentes à Gao de mettre hors d'état de nuire un combattant de la secte nigériane BokoHaram. En effet, le jeudi 11 avril 2013, dans la mosquée dite du "parcage", lieu où les camions se garent, un homme s'introduit pour la prière de 13 heures. Après la prière, il sollicite l'aide des fidèles et reçoit quelques sous.Il ne paie pas de mine et chacun plaint le sort de ce mendiant pezrdu dans le désert. Lors de la prière de 16 heures, notre homme revient à la mosquée. L'imam de la mosquée, Alpha Issa Abdoulaye, commence à douter de la bonne foi du nouveau fidèle. Discrètement, il demande aux fidèles s'ils connaissent le nouveau-venu. Les fidèles répondront par la négative. Aussitôt, l'imam informe l'armée. L'homme est arrêté au crépuscule lorsqu'il est venu pour la prière. Conduit au camp militaire pour interrogatoire, il reconnaîtra être Nigérian et combattant de BokoHaram. Il est venu à Gao à partir de Douentza et joue les éclaireurs en vue d'un prochain attentat. Il est immédiatement déféré à la justice.

<b> Abdoulaye Guindo</b>

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<b> </b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les Maliens de Guinée équatoriale donnent 50 millions à l&amp;apos;armée</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-maliens-de-guinee-equatoriale-donnent-50-millions-a-larmee-139828.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 09:50:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>La salle de conférences du ministère de l'économie, des finances et du budget a servi de cadre à la cérémonie de remise d'un don des Maliens vivant en Guinée Equatoriale pour soutenir l'effort de guerre.</strong></em>

Le ministre de l'économie, Tiènan Coulibaly,  a reçu cette contribution des mains de l'ambassadeur du Mali en Guinée Équatoriale, le général IsmaïlaCissé. Le général Cissé, après avoir remis au ministre de l'économie la contribution des Maliens de la Guinée Equatoriale, dira que cette aide fait suite à l'appel du président Dioncounda Traoré à soutenir l'effort de guerre.Les Maliens de Guinée Equatoriale y ont été très sensibles en se mobilisant pour la collecte de fonds en faveur de l'armée. Parlant du montant de la contribution, Cissé dira qu'il s'élève à un total 50, 6 millions. <i>"N'eût été la nouvelle situation sécuritaire de connaît la Guinée Equatoriale, la diaspora malienne allait faire mieux. Mais ce n'est que partie remise</i>", déclare l'ambassadeur Cissé.

Actualité oblige, l'ambassadeur Cissé a profité de notre micro pour s'exprimer sur la situation sécurité qui prévaut en Guinée Equatoriale. Selon le général, suite aux opérations électorales en cours dans le pays, des dispositions sécuritaires strictes ont été prises, occasionnant la restriction des déplacements des étrangers. Ainsi, il dira à l'endroit des Maliens désireux d'aller en Guinée Equatoriale que le moment n'est pas propice. Il a regretté que malgré les différents appels lancés, des Maliens continuent de se lancer sur la route de ce pays qu'ils prennent pour un eldorado. Cette situation a pour conséquence des arrestations suivies d'emprisonnements et le pire des cas est le décès de plusieurs immigrants qui empruntent des embarcations de fortune. <i>"Nous avons perdu des Maliens dans l'eau, dans la forêt et même en prison. Je lance donc un appel aux Maliens qu'ils comprennent que le moment est mal indiqué pour rentrer en Guinée Equatoriale", </i>a ajouté l'ambassadeur Cissé. L'ambassadeur annonce que des discussions sont en cours avec les autorités Équato-guinéennes pour créer les conditions d'immigration régulière de travailleurs maliens. Il fustige le comportement des passeurs clandestins qui, pour la plupart, sont des Maliens et qui, moyennant de l'argent, octroient de faux visas à leurs compatriotes, les conduisant du coup à la mort. Le ministre Tiènan Coulibaly, après avoir reçu la contribution des Maliens de Guinée Equatoriale, a tenu à rassurer les donateurs quant à la gestion transparente qui sera faite des fonds reçus.

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<b>Abdoulaye Guindo</b>]]> </content:encoded>
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<title>Conférence de presse de la police : &amp;quot;Nous méritons une prime pour avoir participé au putsch du 22 mars&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/conference-de-presse-de-la-police-nous-meritons-une-prime-pour-avoir-participe-au-putsch-du-22-mars-139821.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 09:47:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>48 heures après l'arrestation de Siméon Kéita et Siriman Fané, les deux patrons du Syndicat de la Police Nationale (SPN), le bureau exécutif du SPN a, mercredi 10 avril 2013, rencontré les journalistes. C'était au siège de la CSTM  et le conférencier était  le sergent-chef Mahamane O. Maiga, secrétaire général du SPN-GMS, en présence du docteur Oumar Mariko, leader du parti SADI et du secrétaire général de l'AEEM .</strong></em>

Le sergent-chef Mahamane a condamné l'irruption des militaires dans le camp du GMS pour une opération de désarmement qui, finalement, a conduit à des arrestations dont celle des principaux leaders du syndicat. Il accuse les jeunes policiers regroupés en Mouvement du 26 septembre d'être à l'origine du drame qui a causé le décès du militaire Daouda Adiawiakoye. Selon le conférencier, c'est à cause des promotions accordées à leurs militants que certains policiers se sont agités. Lui trouve les promotions justifiées dans la mesure où le SPN a participé au coup d'Etat du 22 mars 2012 pour sauver l'image de la police. Il soutient que le SPN a joué un grand rôle pour faire échec au contre-coup d'Etat des <i>bérets rouges.</i> Le SPN mérite donc, à cet égard, une récompense, d'où les promotions à titre exceptionnel accordées à ses militants .<i>"Nous ne comprenons pas pourquoi cette opération de désarmement s'est soldée par l'arrestation arbitraire de nos membres. Pourquoi l'autre camp syndical n'a-t-il pas été désarmé ?", </i>s'interroge le conférencier. Il estime que les membres du SPN ont été arrêtés à leur domicile, dans des conditions illégales et dégradantes. '<i>'Nous demandons la libération immédiate de Siméon Keita et autres ; passé 48 heures, le SPN se fera entendre'' </i>a-t-il martelé.

Dr Oumar Mariko, leader de SADI, pour sa part, dira que toute les fautes incombent à Ministre de la sécurité intérieure, le général Tièfing Konaté; au premier Ministre, DiangoCissoko, et au président par intérim, Dioncounda Traoré, lesquels <i>"veulent bousiller notre pays"</i>. Il dira qu'en 1968, le lieutenant Moussa Traoré est devenu colonel et qu'en 1991, le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré est devenu général. Autrement dit, la promotion à titre exceptionnel ne date pas d'aujourd'hui et a toujours profité aux putschites.

<b> </b>

<b>Abdoulaye Koné</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Opération militaire contre la police : Saisie de 2 camions remplis de munitions et de 250 fusils de guerre</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/operation-militaire-contre-la-police-saisie-de-2-camions-remplis-de-munitions-et-de-250-fusils-de-guerre-139820.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 00:42:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong><img class="alignleft size-full wp-image-105617" alt="police" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/police.jpg" width="315" height="178" />Samedi 6 avril 2012, un contingent mixte de l'armée et de la gendarmerie a fait une descente musclée sur le Groupement mobile de sécurité (GMS), sis à Tomikorobougou, Bamako. Objectif: désarmer par la force les éléments de la police.</strong> </em>

Quelques jours auparavant, des policiers appartenant à des syndicats différents s'étaient amusés à échanger des tirs nourris dans l'enceinte du GMS. La goutte d'eau qui fait déborder le vase, c'est le fait que des policiers appartenant au Mouvement du 26 septembre, dirigé par le sergent Jean Antoine, se sont réfugiés à l'ambassade du Burkina, alléguant des persécutions et des menaces de mort sur leur personne. Aussitôt, le Premier ministre se saisit de la question. Il intime au général Tiéfing Konaté, ministre de la sécurité, de désarmer la police, en fait les éléments apparttenant au Syndicat de la police nationale (SPN) dirigé par Siméon Kéita. C'est ainsi que le 4 avril, à 4 h du matin, l'assaut est donné au GMS, fief dudit syndicat. La troupe de l'armée a été fournie par Kati, ce qui suppose que le capitaine Sanogo a donné son aval à l'opération. 1 camion et 4 pick-up remplis d'hommes armés encerclent le GMS. Les sentinelles postées à la porte sont neutralisées et désarmées. Bilan des opérations: 2 camions remplis de munitions et 250 armes de guerre saisies. Il y eut aussi 20 arrestations au sein de la police dont le chef du syndicat, Siméon Kéita, et son adjoint, Siriman Fané. Certains policiers arrêtés ont été surpris dans leur lit, d'autres en train de s'enfuir. Depuis, Siméon, pourtant très proche de la junte, se trouve en cellule d'isolement à la gendarmerie du camp 1 de Bamako. Le policier Mamadou Y Diarra, qui est l'auteur des tirs ayant tué un soldat et blessé un policier, aurait, selon ses camarades, fait usage de son arme car l'armée a, sans sommation, défoncé sa porte alors qu'il dormait et ne savait pas à qui il avait affaire.

<b>Lors du conseil des ministres suivant, ordre a été donné au ministre de la sécurité de poursuivre le ménage. </b>Dans ce sens, le statut de la police sera relu en vue de renforcer le dispositif disciplinaire. De plus, la militarisation de la police a été écartée par le gouvernement, de peur, pour reprendre le mot d'un ministre,  que <i>"la police n'exporte son indiscipline dans l'armée"</i>. Plus aucune patrouille policière ne se fera sans autorisation et aucun policier ne sera plus autorisé à porter une arme autre que le pistolet automatique de service.

Le gouvernement a également décidé de limoger le directeur de la police et de le remplacer par un homme à poigne: l'inspecteur général  AliouBadra Diamounténé. Enfin, le gouvernement a résolu de garder à l'oeil des mouvements et partis politiques jugés trop proches de Siméon et de ses hommes, notamment la Copam, le regroupement "IBK 2012" et l'AEEM.

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<b>Tiékorobani</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ayant séduit les français : Les bérets rouges préparent l&amp;apos;assaut sur Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/ayant-seduit-les-francais-les-berets-rouges-preparent-lassaut-sur-kidal-138131.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 13:51:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Après que le premier ministre Diango Sissoko a trouvé un terrain d'entente entre </i></b><b><i>bérets rouges </i></b><b><i>et bérets verts, des dispositions ont été prises afin que les commandos parachutistes (les bérets rouges) rejoignent le front de guerre au nord. Pour cela, il a fallu une intervention très discrète de la France qui avait besoin de davantage de troupes maliennes aguerries au nord.</i></b>

<b><img class="aligncenter size-full wp-image-64386" alt="berets rouges" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/05/berets-rouges.jpg" width="610" height="383" />Les premiers <i>bérets rouges</i> ont quitté le camp de Djikoroni le dimanche 31 mars 2013, pour se rendre à Soufroulaye, à quelques kilomètres de  Sévaré. </b>En principe, ils devaient recevoir à Sévaré une formation technique de remise à niveau avant d'être déployés à Gao. Or à Soufroulaye, les <i>bérets rouges</i> ont vu leur aptitude au combat testée par des officiers français. Ces derniers ont été si impressionnés des résultats du test qu'ils ont applaudi les <i>bérets rouges</i> et ont décrété qu'ils n'avaient plus besoin de la formation prévue à Sévaré.  Du coup, les Français ont remis aux <i>bérets rouges</i> un équipement impressionnant. <i>"Nous avons reçu un armement qu'aucun autre corps de l'armée ne possède"</i>, nous déclare un adjudant qui se félicite de la clairvoyance des officiers français.<i>"En recevant ces armes, nous étions très satisfaits: l'armement est de qualité et c'est  vraiment ce dont nous avions besoin pour mater l'ennemi!"</i>, jubile un sergent-chef des bérets rouges joint par votre journal.<i>"Chaque béret rouge a en tête la carte du nord; nous n'avons pas besoin de guide pour nous indiquer le chemin"</i>, explique un autre <i>béret rouge</i>.

<b>Après avoir été bien armés par l'armée française, les commandos poursuivent leur route sur Gao</b>. Il semble qu'ils n'attendent que les ordres de la hiérarchie militaire foncer sur Kidal afin d'en déloger les rebelles du MNLA. La libération de Kidal sera en effet, selon les plans, faite par les <i>bérets rouges,</i> spécialisés en combats rapprochés. Selon nos sources, dans 10 jours, les <i>bérets rouges</i> seront à Kidal, la France ayant déjà officiellement fini le nettoyage des collines des <i>Ifoghas</i> et ayant eu la preuve que les otages français ne s'y trouvent plus. De plus, Laurent Fabius a déclaré qu'il va falloir, à bref délai, <i>"désarmer le MNLA"</i>.Sur le terrain, les <i>bérets rouges </i>sont commandés par un de leur officiers, le capitaine Youssouf Traoré.

<b>Les <i>bérets rouges</i> rappellent cependant qu'ils accusent 7 à 8 mois d'arriérés de salaires et de primes. </b><i>"Nous ferons d'abord la preuve de notre efficacité avant de récvlamer ces droits",</i> promet un sous-officier commando. Les <i>bérets rouges</i> ne comprennent pas non plus que le camp de Djikoroni, après leur départ, soit placé sous la garde  de <i>bérets verts</i> et de gardes dirigés par le colonel Oumar Diawara. Un sous-officier <i>béret rouge </i>nous confie que même le dojo (salle d'entraînement) et le foyer  du camp de Djikoroni sont interdits d'accès par le colonel Diawara et ses hommes.

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<b>Abdoulaye Koné</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique : Un président anti ou pro&#45;junte ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-un-president-anti-ou-pro-junte-138128.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 13:43:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Si la Communauté internationale pousse à des élections immédiates au Mali, c'est pour se donner bonne conscience mais, surtout, trouver un président qui saura remettre la junte de Sanogo hors du pouvoir. L'affaire marchera-t-elle ?</b></em>

<b> </b>Depuis le putsch du 22 mars, le capitaine Sanogo, chef de la junte (les naïfs parlent d'<i>ex-junte</i>), dicte sa loi au Mali. Du moins au sud, le nord étant, jusqu'à une période récente, dirigé au sabre et au fouet par le grand barbu Iyad Ag Ghali. Au sud donc, quand un journaliste noircit plus de papier qu'il n'en faut, quelqu'un de hautement galonné se charge de lui apprendre, à coups de bâton, l'art de se taire. Aucun parent d'élève ne se plaindra de cette méthode pédagogique spéciale car comme chacun le sait, l'élève n'oublie jamais une leçon enseignée à coups de bâton.  Quand, au sud, un Premier ministre, du haut de ses <i>"pleins pouvoirs"</i>, oublie les souhaits de Kati, quelqu'un de galonné se charge de <i>"faciliter"</i> sa démission, même si elle doit être lue sur les antennes avant l'aube, quand le muezzin lui-même dort sur ses deux oreilles. Et quand il s'agit, au sud, de nommer un gouvernement, notre ami galonné se réserve les morceaux les plus gras (primature, défense, sécurité, administration territoriale, équipement et transports), réservant aux politiciens et assimilés du menu fretin:

- le ministère du tourisme, alors que les riches touristes blancs ont tous pris leurs jambes au cou, de peur de finir dans les mains d'AQMI);

- le ministère de l'industrie, alors qu'aucun investisseur, même mongolien, ne miserait de nos jours un clou rouillé sous nos tropiques;

-le ministère de la culture, alors que l'ORTM a supprimé l'émission musicale <i>"Top étoiles"</i> pour cause de guerre;

- le ministère des Relations avec les Institutions, alors qu'en fait d'institutions, il n'y a que la junte et ses porte-parole...

<b>Maintenant que la France a engagé ses soldats pour reconquérir, à notre place, le nord, elle est gênée aux entournures</b>.

D'abord, une partie des Français pense, à l'instar de Sarkozy, que leur pays vient sauver un <i>"régime putschiste"</i> - entendez un régime commandé dans l'ombre par les putschistes. Ensuite, la France estime que le bordel terroriste qui règne au nord vient de la mauvaise gouvernance au sud du Mali. Dans l'entendement de nos amis les Gaulois, s'il y a, dans le pays, un président, un vrai, légitime et capable de dire non aux militaires, le Mali repartira du bon pied.D'où l'exigence française que les élections se tiennent avant fin juillet 2013. Quand on dit <i>"élections",</i> il s'agit, bien sûr, de la présidentielle car les maires et autres vendeurs de parcelles, les Français s'en fichent.

<b>Des élections en juillet, c'est-à-dire dans quatre petits mois ?</b>

C'est faisable, selon le colonel-ministre de l'Administration Territoriale, Coulibaly, qui révèle que le budget de l'organisation est déjà bouclé, que le fichier électoral sera biométrique et les cartes d'électeurs numérisées. Voilà pour le côté technique.Et côté participation populaire ? On envisage, selon le ministre-colonel, d'aller trouver les réfugiés du nord dans les tentes du HCR et de la Croix Rouge pour les recenser, leur donner des cartes d'électeurs et les faire  voter. Là, j'émets des doutes sur les plans du colonel Coulibaly.

<b>Si j'étais réfugié dans une tente, je demanderais d'abord qu'on me ramène chez moi, à Kidal, pour bien étudier les candidatures et les programmes.</b>

Or là, le bât blesse: non seulement l'armée malienne elle-même n'arrive pas à mettre le pied à Kidal, zone franco-tchado-MNLA; mais en outre, il n'est pas certain que les électeurs rencontrent les candidats avant l'élection. Ils risquent donc de voter pour des...photos ! Pour un candidat de la taille de LadjiBourama ou SoumailaCissé, il serait dangereux  de se rendre au nord avant que l'Elysée ne confirme la mort d'Iyad Ag Ghali. En effet, pour un otage du genre Ladji ou Soumaila, Iyad et ses amis d'AQMI demanderaient, à titre de rançon,  20 ans du budget malien.De plus, des files d'électeurs dans le désert constitueraient des cibles de choix pour les terroristes. Enfin, je me pose des questions sur la viabilité du scrutin dans un pays où pour un mot trop haut, on se fait bastonner, tel un champ de mil, par des inconnus cagoulés.

<b>A supposer que tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes, quel président aura-t-on ? Celui des militaires, celui du peuple ou celui de la France ?</b> Un sage dit qu'en Afrique, on n'organise pas les élections pour les perdre. Or chez nous, qui organise l'élection ? Un ministre-colonel de la junte, grand ami d'un grand capitaine ! C'est ce ministre qui a nommé les préfets et les gouverneurs et c'est chez lui qu'atterrissent les résultats. Je ne crois pas qu'au cas où les résultats sont falsifiés en cours de route, il soit possible aux juges ou aux candidats d'aller vérifier les vrais chiffres auprès des votants du nord qui, par définition, ne cessent de se déplacer. Il va falloir se contenter des résultats présentés par le ministère, donc par la junte.De surcroît, les résultats ne déviennent définitifs que s'ils sont validés par la Cour constitutionnelle. Or par les temps qui courent, les juges ne sont pas, eux non plus, vaccinés contre le bâton. Auront-ils le courage d'annuler les résultats présentés par le ministère ? Si oui, qui leur évitera une éventuelle bastonnade nocturne ?

<b>Ces constats nous amènent à penser que l'élection est techniquement faisable mais ne sera pas libre en raison de l'insécurité ambiante.</b>

Si on vote en juillet, c'est le candidat de la junte qui s'imposera. A moins que la France ne prenne le taureau par les cornes en assurant la garde quotidienne des candidats et des juges, du début de la campagne électorale à l'investiture du futur président. La France, pour éviter le reproche d'ingérencve colonialiste, pourrait sous-traiter cette tâche de gardiennage à la MISMA qui, jusqu'à présent, ne brille pas par ses exploits anti-<i>jihadistes</i>. Il va falloir aussi que la France garde l'oeil sur le convoyage des résultats électoraux afin d'éviter qu'entre Gossi et Léré, quelqu'un se cache dans les broussailles pour les falsifier. Enfin, la France devra intervenir pour que les candidats puissent battre campagne, même dans la garnison de Kati. Ce qui suppose de trouver un laissez-passer pour franchir le mur de Berlin érigé là par le maître des lieux. On le voit, sans l'implication active et permanente de la France, le candidat de la junte l'emportera.Mais si la France s'implique à ce point dans le scrutin, qui nous garantit qu'elle n'imposera pas son propre candidat ? C'est-à-dire quelqu'un qui, avant de tousser, demandera l'avis de Paris? Une sorte de sous-préfet français du Mali ?

<b>Pour donner une chance au candidat du peuple, on ferait bien de confier àl'ONU l'organisation du scrutin et la proclamation des résultats définitifs, lesquels n'auront plus à passer par la Cour constitutionnelle.</b> L'ONU, qui compte déployer 11 000 soldats chez nous, se chargera aussi, après le scrutin, d'assurer la garde présidentielle. Des fois que les bastonneurs de Yerewolo Ton et autres se mettraient en tête de rendre visite au président élu...

<b>Une fois en place, que fera de la junte le président élu?</b>

S'il demande mon avis, je lui conseillerai de nommer le capitaine Amadou Sanogo ambassadeur à Dakar. Ainsi, le jeune Amadou et le vieil Amadou, le général exilé, auront de longues journées d'explications et finiront par sceller la paix. Et quand la paix revient entre ces deux-là, elle reviendra forcément au pays. Surtout si un troisième Amadou (le lieutenant Amadou Konaré ) se joint aux discussions dakaroises en tant que consul général du Mali au Sénégal. La paix de retour, il restera à donner un os à ronger à quelques bruyants adeptes du <i>"changement" </i>qui meurent de faim. Il s'agit, entre autres, de Younouss HamèyeDicko, privé de strapontin ministériel malgré ses hauts cris; de Boré, leader de <i>Yerewolo Ton</i>, reconverti au bâton depuis la chute du <i>"Vieux Commando"</i>; et, bien entendu, du Che Gevarra national qui, malgré son soutien de bonne heure au putsch, n'arrive pas à mettre la main sur la primature...

<b> </b><b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Primaires à  l&amp;apos;Adema&#45;Pasj : Le trio Ousmane Sy, Sékou Diakité et Moustaphe Dicko se dégage</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/primaires-a-ladema-pasj-le-trio-ousmane-sy-sekou-diakite-et-moustaphe-dicko-se-degage-138135.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/primaires-a-ladema-pasj-le-trio-ousmane-sy-sekou-diakite-et-moustaphe-dicko-se-degage-138135.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 12:45:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Suite au dépôt d'une vingtaine de candidatures pour briguer l'investiture du parti à la présidentielle de juillet 2013, l'Adema a mis en place une commission des sages en vue de rapprocher les positions et de trier, si l'on ose écrire,  la bonne graine de l'ivraie</strong></em>.

[caption id="attachment_114213" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-114213" alt="Mme Konté, membre de la commission des bons offices" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/Mme-Konte.jpg" width="300" height="478" /> Mme Konté, membre de la commission des bons offices[/caption]

La commission, qui compte en son sein, entre autres, la présidente des femmes, Mme Konté Fatoumata Doumbia; le président des jeunes, Lazare Tembely; l'ancien ministre de l'éducation AdamaSamasékou et le 2ème vice-président Ag Oumarou, a rencontré les candidats. Comme elle n'est pas arrivée à trouver un consensus sur l'un d'eux, elle a consulté les sections de base qui ont fait parvenir au siège 80 critères de sélection des candidats. 80 ? C'est trop! La commission a choisi 21 critères qui vont de la fidélité au parti à l'expérience professionnelle, en passant par la moralité des candidats.

<b>Selon des sources bien renseignées, plusieurs candidats sont négativement frappés par le critère de fidélité au parti.</b> En effet, en 2002, IbaNdiaye, 1er vice-président, SoumeylouBoubèyeMaiga et 8 autres ont battu campagne pour le candidat ATT au détriment de SoumailaCissé, le candidat officiel du parti. Le maire de la commune 3 de Bamako, qui a défié les ordres du parti  de laisser à Boubacar Bah alias Bill la présidence  de l'association des municipalités dui Mali succombe au même critère qui frappe un autre candidat important: l'ancien directeur de la géologie et des mines Dramane Dembélé, qui a rejoint, en 2002, le candidat Mandé Sidibé contre celui du parti. Les critères de moralité éliminent plusieurs autres candidats qui ont maille à partir avec la justice ou qui traînent des casseroles fort bruyantes.

<b>Les sources font état de ce qu'un trio formé de Sékou Diakité, ancien ministre de la solidarité; de MoustapheDicko, ancien ministre de l'éducation et de l'actuel secrétaire général de la présidence, Ousmane Sy, se dégage nettement du lot.</b> Si MoustapheDicko manque de base (son fief de Douentza vient à peine d'être libéré du joug islamiste) et manque d'envergure, en revanche, Ousmane Sy et Sékou Diakité ont de sérieuses chances de venir en finale. Le premier, qui a le soutien du président Dioncounda Traoré, et des relais dans le pays pour avoir été le père de la décentralisation puis ministre de l'administration territoriale, souffre cependant d'un handicap: secrétaire général de la présidence de la République avec rang de ministre, il pourrait être éliminé de la présidentielle par la Cour constitutionnelle s'il était investi candidat. C'est un risque que l'Adema aurait tort de courir dès lors que Sy ne peut pas convaincre le dernier des juristes qui'il n'a pas été une <i>"autorité de la transition".</i> Alors Sékou Diakité ? Il a l'avantage de répondre à la plupart des critères de sélection et même de présenter un profil susceptible d'incarner le changement. Problème: il semble que Dramane Dembélé, 46 ans, lui dispute l'aptitude à incarner le changement et à relever la vieille garde de l'Adema qui refuse de prendre sa retraite.

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>Désarmement de la police : Siméon Kéita lâché par Kati ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/desarmement-de-la-police-simeon-keita-lache-par-kati-138122.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 10:42:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Un soldat malien a été tué par balle et un policier blessé, samedi à Bamako, lors d'une opération de désarmement de policiers proches de la junte. L'opération de désarmement était menée par des militaires et des gendarmes, à l'intérieur du Groupement mobile de sécurité (GMS). "Un policier a refusé de désarmer et a tiré sur le militaire. Le même policier a blessé par erreur un de ses camarades", dit une source. Un journaliste de l'AFP a vu le corps du soldat tué ainsi que le policier, blessé à la cuisse droite. </strong></em>

[caption id="attachment_61209" align="alignleft" width="323"]<img class="size-full wp-image-61209" alt="Des policiers maliens,  (photo archives)" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/04/police1.jpg" width="323" height="179" /> Des policiers maliens, (photo archives)[/caption]

Militaires et gendarmes ont désarmé les policiers après avoir encerclé le camp où plusieurs armes ont été saisies. Une dizaine de policiers - dont 3 femmes - ont été arrêtés, mais 5 policiers ont fui en escaladant le mur du camp. <i>"La police est un corps démilitarisé"</i> et tous les policiers qui ont des armes lourdes sont dans <i>"l'illégalité"</i>, affirme une source. Le GMS était, samedi soir, sous contrôle des soldats et des gendarmes. L'opération a été menée par surprise après de récents heurts entre policiers. <i>"Nous ne pouvons plus accepter ce désordre au moment où la communauté internationale est au chevet du Mali",</i> a affirmé un responsable du ministère de la Sécurité.

L'assaut conjoint armée-gendarmerie survient après les heurts ayant opposé des policiers de deux syndicats dans la nuit de jeudi. Un syndicat avait fait état, vendredi, de 4 blessés lors de cette fusillade, ce qu'a nié l'autre syndicat. Ces syndicats s'opposent sur des promotions accordées à certains policiers réputés proches de la junte et restés influents à Bamako. Des heurts avaient  éclaté le 26 septembre 2012 entre des policiers promus commissaires et d'autres qui ne l'avaient pas été, faisant 2 blessés. Les promotions contestées avaient ensuite été annulées par le président Dioncounda Traoré. En novembre 2012, la police était à nouveau secouée par le "rapt" de 6 commissaires, séquestrés au GMS puis relâchés à la suite d'une médiation du Haut Conseil Islamique. Des policiers avaient ensuite manifesté dans les rues pour réclamer de meilleures conditions de travail.

<b>Siméon Kéita recherché, son adjoint Siriman Fané arrêté</b>

En réalité, la police connaît un véritable désordre depuis le putsch du 22 mars. Le syndicat national de la police, dirigé par Siméon Kéita et proche de la junte de Kati, a pris le pas sur le second, dirigé par Tidiani Coulibaly. Mais récemment, comme votre journal l'a rapporté, un Mouvement de Rénovation de la Police a vu le jour et ne cessait de dénoncer les agissements de Siméon et autres, lesquels sont accusés d'avoir confisqué les armes de la police. A ce conflit s'ajoute celui qui oppose le syndicat de Siméon Kéita à celui des commissaires de police; ce conflit a débouché sur l'enlèvement de 6 commissaires de police qui s'étaient élevés contre la promotion exceptionnelle au grade de commissaire de sergents et d'autres agents de police proches de Siméon. En fin de compte, la police s'est à ce point discréditée que l'ambassadeur de France au Mali, Christian Rouyer, l'avait déchargée de toute surveillance des locaux diplomatiques français au Mali. L'assaut donné au GMS - base des policiers - par un groupe de gendarmes et de militaires survient sur ordre personnel de Django Cissoko, le Premier ministre, qui, après avoir vidé le contentieux <i>bérets rouges-bérets verts</i>, a interpellé le ministre de la Sécurité, le général Tiéfing Konaté, en ces termes: <i>"Je te donne 48 h pour régler le désordre qui règne dans la police; passé ce délai, je demanderai ta démission!"</i>. Le ministre a donc ordonné l'assaut. Pour qu'il le fasse, il a bien fallu, selon les observateurs, avoir l'aval du capitaine Sanogo dont Siméon est un inconditionnel. D'ailleurs, après avoir été désarmés, Siméon et les siens se sont rendus à Kati où ils ont eu une discussion avec le capitaine.<i>Procès-Verbal</i> révèle que le soldat mort samedi s'appelle Adiabiakoye. Le policier blessé à la cuisse est le sergent-chef Baba Ousmane Traoré. Aux dernières nouvelles, Siméon était recherché par l'armée; son adjoint, Siriman Fané, a été arrêté.

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<b>       Abdoulaye Koné</b>

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<title>Chronique satirique : La saison des nomades politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-la-saison-des-nomades-politiques-136944.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 09:24:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Qu'ils transhument à dos de chameau ou à dos d'âne, les politiciens changent de bord depuis que le "Vieux Commando" a fui, sans leur laisser la moindre boussole pour se guider. Grand gagnant du nomadisme: SoumailaCissé, le mentor de l'URD. Grand perdant: Oumar Mariko.</b></em>

[caption id="attachment_134936" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-134936" alt="Soumaila Cissé s'adressant aux participants." src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/soumicisse.-x.jpg" width="350" height="263" /> Soumaila Cissé s'adressant aux participants.[/caption]

La succession de Dioncounda Traoré étant ouverte, la marmite politique nationale bouillonne comme un jeyser. Chaque citoyen qui a pu, malgré la crise, manger à sa faim et épargner 20 à 50 millions, rêve de s'asseoir dans le fauteuil présidentiel. Il n'y a rien de tel, en effet, que ce fauteuil pour fructifier sa cagnotte. Mais il n'y a rien, non plus, de plus dangereux car les occupants du très convoité fauteuil ont neuf chances sur dix de se faire arrêter, de dévaler une colline à pied ou de recevoir une bastonnade. Mais apparemment, il en faut davantage que ces sombres statistiques pour décourager les candidats...

<b>En bien, dans la course au pompon,l'Adema paraît se diriger tout droit vers un fiasco</b>. Un parti ne peut aligner 20 candidats aux primaires et espérer garder son unité : lors des primaires, ces 20 messieurs diront tout le mal qu'ils pensent de leurs concurrents, ce qui creusera entre eux un puits de rancune sans fond. Les primaires, c'est bon en Amérique mais non dans un pays à moitié illettré où les gens ont, pour tout programme, la quantité de pagnes et de sacs de mil à distribuer dans les villages. De plus, pendant tout son règne, l'astrophysicien Cheick Modibo Diarra s'est évertué, chaque mercredi, à limoger les responsables Adema tapis dans les juteuses sphères  de l'Etat. Du coup, le parti se retrouve avec les poches trouées et un Comité exécutif rempli de chômeurs de luxe du genre IbaNdiaye. Le plus navrant, c'est que les candidats de l'Adema, pour la plupart, semblent provenir de la planète Neptune tant leur nom ne dit rien aux Maliens: ces Koné, Diarra, Ag Bilal et autres illustres inconnus ne gagneront une élection qu'en bourrant, comme au beau vieux temps, les urnes itinérantes du nord-Mali, chose s'avère impossible depuis que le nord vit à l'heure du jihadisme. Si jamais Iyad Ag Ghali surprend, derrière les dunes, un politicien en train de bourrer des urnes, il l'amputera sans doute des deux pieds et des deux mains pour corruption des moeurs islamiques !

<b>Le sort de l'Adema s'annonce d'autant plus tragique que tous les grands candidats adverses se préparent à chasser du gibier sur ses terres.</b> Le plus décidé de ces chasseurs d'électeurs adémistes s'appelle Modibo Sidibé. Ancien premier ministre et trois fois rescapé des geôles de Kati (c'est une prouesse, hein ?), ce policier a le cuir épais et de la suite dans les idées.Il puisera dans les rangs de l'Adema mais aussi dans ceux du PDES, orphelin éploré du<i>"Vieux Commando"</i>. Sidibé partira enfin avec la bénédiction de l'ancien président Konaré qui, hélas!, a perdu la voix depuis le 22 mars. Entre nous, il vaut mieux se taire que de recevoir la visite des bastonneurs nocturnes, n'est-ce pas ? Le vrai problème de Modibo Sidibé, c'est qu'on ne sait toujours pas s'il roule pour lui-même ou s'il n'est qu'un sous-marin du <i>"Vieux Commando"</i> dont quelqu'un de galonné rêve de <i>"faciliter"</i> la comparution en cour martiale...

<b>LadjiBourama, chef des tisserands, n'a pas dit son dernier mot.</b>Seulement, par les temps qui courent, ses éternels refrains "<i>Inch Allah! Inch Allah!" </i>ne suffisentplus à attirer l'électorat. D'ailleurs, LadjiBourama ferait mieux, à l'avenir, de garder ses pieuses formules pour lui de peur de se voir confondu avec les <i>jihadistes</i> de BokoHaram et d'AQMI qui ont, pendant leur règne d'un an au nord, galvaudé le saint nom d'<i>Allah soubahanawatallah</i>. LadjiBourama a toujours su mobiliser les foules mais son problème, c'est qu'au fil du temps, il est personnellement devenu plus gros que son parti, ce qui n'annonce rien de bon pour le scrutin de juillet.

<b>Le scrutin se présente en noir foncé pour les partisans du "changement", à commencer par le docteur Oumar Mariko, leader de SADI</b>.Notre ami barbu (tiens, tiens !) n'a pas eu, comme espéré, la primature à la faveur du putsch du 22 mars qu'il a pourtant applaudi des pieds et des mains. Dommage! Re-dommage: nul ne craint plus le Che Guevarra local depuis que la Sécurité d'Etat a osé l'interpeller puis le garder pendant un ou deux jours. Oumar Mariko, le premier soutien des putschistes du 22 mars, harcelé par la Sécurité d'Etat: qui l'eût cru ? Pis, Mariko n'arrive plus à utiliser son arme préférée - occuper les rues - depuis que l'état d'urgence a été instauré dans notre pays suite aux aigres propos de  l'ambassadeur de France selon lequel <i>"l'armée française n'est pas venue ici pour amuser la galérie!"</i>. C'est parce qu'ils ont vu, à travers ces événements, l'étoile de leur chef pâlir, que les militants de SADI ont jugé bon de l'abandonner au milieu du gué. Ainsi, à peine revenu de son exil "médical" européen, SoumailaCissé, le mentor de l'URD, a été rejoint par une flopée de cadres SADI de la région de Sikasso, fief traditionnel de Mariko. Une hémorragie ne survenant jamais seule (Mariko, en tant que médecin, est bien placé pour le savoir), SADI a saigné aussi du côté des députés. 2 de ses 4 députés se sont joints à la masse des transhumants : Moussa Koumbéré, député de Kolondiéba, et Oumou Coulibaly, députée de Niono. Du beau monde donc pour Soumaila qui récolte, par-dessus le marché, une manne de 54 conseillers communaux enfuis de SADI. Comme Soumaila, ex-diplomate ouest-africain, a le sens du protocole, il a organisé, le 21 mars au Grand Hôtel, une cérémonie de signature du protocole d'adhésion des nouveaux-venus à l'URD. Les 178 transhumants ne viennent pas seulement de SADI mais également du RPM, du MPR, du CNID et du PDES. Le président de l'URD, Younoussi Touré, saluant le choix des transhumants pour l'URD, a noté, avec le sourire, que leur décision est <i>"la preuve qu'ils ont conscience des défis qui se posent à notre nation"</i> et qu que l'URD seule peut relever. Younoussi souligne que l'URD nourrit <i>"l'idéal de construire un Etat démocratique, républicain et laïc"</i>. Et de conclure : <i>"A l'URD, il n'y a ni de premiers ni de derniers venus. Tous les militants sont égaux en droits et en devoirs"</i>.

Daouda Moussa Koné, migrant (sans-papier?) de SADI a été désigné porte-parole par ses excellents confrères; comme quoi, la règle démocratique de la majorité s'applique même chez les transhumants puisque Daouda est issu du plus fort contingent de migrants. Or donc, selon Daouda, lui et ses camarades ont constaté que la crise où patauge le pays a amené leurs partis d'origine à s'éloigner des valeurs républicaines. D'où la nécessité de quitter ces partis pour l'URD. Si Soumaila lui glissait dans la bouche un de ces croustillants gâteaux ramenés de Paris, le porte-parole des nomades aurait sûrement révélé qu'au CNID, au RPM, au MPR ou au PDES se cachent les chefs du CNDRE et les démolisseurs de mausolées de Tombouctou! Lesdits partis doivent se mordre les doigts de n'avoir pas, au temps de leur majorité parlementaire, fait voter une loi qui punit de mort le nomadisme politique.

<b>Soumaila prend en somme un bon départ</b>. On le dit même proche de Paris et de la CEDEAO, les deux tuteurs du Mali.La question est maintenant de savoir si la paix est revenue entre lui et le capitaine Sanogo. En effet, le capitaine, que l'on disait perdu avec l'arrivée des Français, garde encore toutes ses 32 dents au point que critiquer ses primes est devenu une infraction pénale. Le journaliste BoukaryDaou en sait quelque chose...

<b> </b>

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title>Ambassade de France au Mali : Pourquoi Rouyer a été limogé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/ambassade-de-france-au-mali-pourquoi-rouyer-a-ete-limoge-136938.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 08:14:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_65803" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-65803" alt="Christian Rouyer, ex-ambassadeur de la France au Mali" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/05/Christian-Rouyer-ambassadeur.jpg" width="250" height="342" /> Christian Rouyer, ex-ambassadeur de la France au Mali[/caption]

<b><i>Gilles Huberson remplace Christian Rouyer au poste d'ambassadeur de France au Mali. Rouyer occupait ce poste depuis mars 2011. L'information a été confirmée par le ministère des Affaires étrangères français. «Dans le cadre d'un mouvement concernant plusieurs postes africains, la nomination de M. Gilles Huberson comme Ambassadeur a été proposée aux autorités maliennes », a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, lors d'un point presse</i></b>.

<b>Christian Rouyer, passé par l'école militaire de Saint-Cyr, avait été nommé à la tête de la nouvelle mission <i>«Mali-Sahel» </i>(MMS) du ministère des Affaires étrangères.</b> Il était chargé de coordonner l'ensemble de l'action de la France dans cette zone aux plans politique, diplomatique, sécuritaire et de développement. Connu pour son franc-parler, Rouyer avait publiquement exprimé ses doutes sur une approche purement militaire de la crise dans le Sahel.Lors d'un colloque filmé à l’Institut français des relations internationales (IFRI), en juillet dernier, il avait également qualifié le Mali de <i>« démocratie de façade »</i>. Voyant des manifestations anti-Dioncounda Traoré journellement organisées à Bamako malgré l'état de guerre, il avait vertement invité les autorités maliennes à y mettre fin, soulignant que <i>"l'armée française ne venait au Mali pour amuser la galérie"</i>. Enfin, très peu content du comportement de la police malienne, il lui avait, comme nous le rapportions dans notre dernier numéro, interdit d'assurer la garde des locaux diplomatiques français au Mali.

<em><strong>L'attitude de proconsul de Rouyer avait, semblme-t-il,  fini par irriter le pouvoir malien qui, selon certaines sources, se réjouit du départ de Rouyer. Mais ce n'est pas la seule raison du limogeage.</strong></em>

Rouyer est un homme proche de Nicolas Sarkozy, lequel, dans une sortie récente, a reproché au gouvernement socialiste d'être allé en guerre au Mali  pour soutenir <i>"un régime putschiste"</i> et de vouloir, avec seulement 4.000 hommes, contrôler le désert du sahara. La sortie de Sarkozy, que l'on soupçonne de tenter un retour lors de la future présidentielle française, a encouragé le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, de poursuivre le grand nettoyage qu'il avait entamé dans les missions diplomatiques en Afrique.Le limogeage de Rouyer intervient ainsi moins d'un mois après celui de Laurent Bigot, diplomate chargé de l'Afrique de l'Ouest. Peu de temps auparavant, l’ancienne directrice Afrique, Elisabeth Barbier, et Jean Félix-Paganon, chargé du dossier du Sahel au Quai d’Orsay, avaient également été démis de leurs fonctions. Le ministère des Affaires étrangères, Alain Juppé, a annoncé que <i>«la nomination comme Ambassadeur de Jean Félix-Paganon a été proposée aux autorités sénégalaises »</i>.*

Tiékorobani]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guerre au nord : Pourquoi le colonel Gamou a été relevé de son commandement</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/guerre-au-nord-pourquoi-le-colonel-gamou-a-ete-releve-de-son-commandement-136943.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 08:03:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le colonel-major malien, El Hadji Ag Gamou, a été rappelé de toute urgence à Bamako pour des explications. Le colonel-major El Hadji Ag Gamou, qui dirigeait des opérations militaire contre les jihadistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) à Gao, a été rappelé par le chef d’état-major général des armées à Bamako il y a environ trois semaines.</strong> </em>

[caption id="attachment_124883" align="alignleft" width="292"]<img class="size-full wp-image-124883" alt="Lt Colonel Gamou" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/Gamou.jpg" width="292" height="191" /> Lt Colonel Gamou[/caption]

À Bamako, on explique que ses divergences avec les militaires français au front, notamment dans la gestion du dossier du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), sont à l’origine de cette convocation. Ag Gamou avait en effet fait arrêter  trois responsables du MNLA dont Abdoul Karim Ag Matafa, alors que ces derniers se rendaient à un rendez-vous avec des militaires français à Menaka, le 9 février. Il serait également reproché à Gamou une implication dans l’évasion du maire de Tarkint, Baba Ould Cheick, qui avait été arrêté dans le cadre de l'enquête menée par la justice malienne sur un trafic de drogue. En outre, des bruits persistants faisaient état du projet d’Ag Gamou de se rendre, avec ses 700 combattants, à Kidal, une ville jusque là sous le contrôle des forces franco-tchadiennes, en ce qui concerne l’aéroport et, pour le reste, du Mouvement islamique de l’Azawad (MIA) et du MNLA. Le colonel Gamou ne souhaite pas s’étendre sur ces dissensions. <i>«Je suis là (à Bamako), dans le cadre du travail et pas d’autre chose. Il n’y a pas de problème »,</i> assure-t-il à nos confrères de <i>Jeune Afrique.</i> Mais dans son entourage proche, on reconnaît qu’il est très affecté par sa convocation. <i>« Depuis son retour à Bamako, Gamou est complètement démoralisé, il nous a dit qu’il ne reprendrait l’initiative qu’après la tenue des élections »</i>, confie à <i>Jeune Afrique </i>l’un de ses fidèles.

<b>Au niveau du haut commandement malien, <i>Procès-Verbal </i>a pu glaner quelques informations supplémentaires</b>. Ainsi, il serait reproché au colonel Gamou d'avoir quitté, sans ordre de la hiérarchie, les positions qui lui avaient été assignées dans la région de Gao pour se retrouver jusqu'à Tessalit, en pleine zone franco-tchadienne. La chose aurait déplu aux généraux français qui ne veulent, pour l'instant, avoir aucun soldat malien dans les pattes dans la région de Kidal où la chasse aux jihadistes bat son plein dans le massif des ifoghas.<i> "Le colonel Gamou a gardé les vieilles habitudes qu'il avait prises sous le président ATT; ayant toute la confiance de ce dernier, l'officier agissait à sa guise, sans se soucier de plans d'ensemble ou de chaîne de commandement. C'était un électron libre dans l'armée, qui prétendait ne recevoir d'ordres que de Koulouba"</i>, analyse un officier. La même source nous confie que l'unité commandée par le colonel Gamou, majoritairement composée de combattants touaregsImghads (l'ethnie de Gamou) sera reconstituée et repositionnée sur le théâtre des opérations. <i>"Gamou ne gardera plus le commandement de cette unité car elle sera démembrée et répartie entre plusieurs chefs militaires"</i>, révèle notre source.

&nbsp;

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Reconnu par le nouveau code de la famille : Le mariage religieux continue d&amp;apos;être ignoré par les mairies</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/reconnu-par-le-nouveau-code-de-la-famille-le-mariage-religieux-continue-detre-ignore-par-les-mairies-136951.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/reconnu-par-le-nouveau-code-de-la-famille-le-mariage-religieux-continue-detre-ignore-par-les-mairies-136951.html</guid>
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<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 07:40:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le Haut conseil islamique s'est battu à cor et à cri pour que soit amendé, dans un sens plus conforme à l'islam, le nouveau code des personnes et de la famille. L'imam Mahmoud Dicko et ses militants, suite à un meeting qui a rassemblé 50 000 personnes au stade du 26 mars, ont contraint l'ancien président, ATT, à demander une relecture de la loi qui, finalement, a été revotée puis promulguée par ATT avant sa chute</i></b>.

<b>Problème: le nouveau code - loi n° 2011-087 du 30 décembre 2011- légalise le mariage alors que dans les faits, aucune disposition n'est prise pour concrétiser cette légalisation</b>. Le code stipule en ses articles 300 et suivants que le mariage célébré devant un ministre du culte (imam, par exemple) a les mêmes effets qu'un mariage célébré à la mairie, devant l'officier d'état-civil. La procédure prévue pour se marier devant l'imam est la suivante:

- publier le projet de mariage à la mosquée 15 jours avant la célébration;

- la publication se fait à travers une affiche qui énonce les noms, prénoms, profession, âge, domicile et résidence des futurs époux, ainsi que la date prévue pour la célébration du mariage. Elle est datée et signée de l'imam.

- le mariage célébré par l'imam est constaté par un imprimé-type comportant les sceaux de l’Etat, les signes distinctifs de la mosquée, le paiement de la dot, l'identité des époux,leur âge, leur consentement à l'union, la date du mariage et l'option matrimoniale choisie;

- l'imam établit 4 originaux de l’imprimé-type.

- mention de l'acte de mariage ainsi établi doit être faite en marge de l’acte de naissance des époux et sur les registres de l’état-civil.

<b>Un an après l'entrée en vigueur de la loi, votre journal a parcouru les mosquées et les mairies de Bamako pour s'assurer de l'état d'exécution des dispositions nouvelles relatives au mariage religieux</b>. SirimanBathily, 4è adjoint au maire de la commune 4 de Bamako, nous déclare qu'en commune 4, la mairie n'a jamais reçu, pour enregistrement, un acte de mariage célébré par un imam. <i>"Nous avons appris, comme tout le monde, l'existence d'une loi autorisant le mariage religieux mais nous n'avons pas été informés par nos autorités de tutelle des dispositions à prendre par rapport à l'application de cette loi. C'est le Ministère de l'administration territoriale qui doitnous donner les informations et ordres nécessaires ainsi qu'une copie de la nouvelle loi. A ce jour, ce n'est pas le cas"</i>.

<b>Madame Yattara Christine Sia, élue au centre d'état-civil n°2 de Hamdallaye, en commune 4, nous dira qu'elle célèbre les mariages sans demander aux couples s'ils ont effectué, au préalable, un mariage religieux; elle soutient que célébrer un mariage religieux avant le mariage civil est interdit.</b> Elle avoue ne rien connaître de la nouvelle loi qui prévoit la possibilité de se marier soit à la mairie, soit devant un ministre du culte.

<b>A la mairie de la commune 3, Bakary Kéita, chargé de l'état-civil, dit avoir connaissance de la nouvelle loi et en posséder une copie. </b>Mais il révèle n'avoir reçu d'aucun couple un certificat de mariage religieux aux fins de l'enregistrer à l'état-civil. <i>"J'ai personnellement mené des investigations qui m'ont appris qu'aucune mairie n'applique la nouvelle loi.", </i>souligne-t-il. Pour lui, il appartient au ministère de tutelle d'ordonner aux mairies d'appliquer la nouvelle loi.

<b>Le 4è adjoint au maire de la commune 5 de Bamako, chargé de l'état civil, Mamadou Traoré, dira qu'il a connaissance de la nouvelle loi mais qu'il n'a jamais demandé à un couple s'il détient un certificat de mariage religieux.</b>Il pense en toute sincérité que la loi n'a pas encore été promulguée et n'est donc pas entrée en vigueur !

<b>Nous avons rencontré des imams dans le cadre de notre enquête</b>.A la <i>Mosquée MamadyHaidara</i> de Lafiabougou, en commune 4, HamidouHaidara, frère de l'imam Daouda Haidara, atteste que bien avant le nouveau code de la famille,  leur mosquée délivre des certificats de mariage aux couples. <i>"Nous demandons aux couples qui veulent se marier de nous faire une déclaration 5 jours avant le jour du mariage. Ils doivent fournir leur carte d'identité et 4 témoins. Les 5 jours suivant la déclaration nous permettent de vérifier si le couple est musulman ou non.Après quoi, nous célébrons le mariage", </i>explique Hamidou qui ajoute qu'au niveau de leur mosquée, la dot est de 10 000 FCFA pour la femme qui se marie pour une première fois et de 5OOO FCFA, pour celle qui se remarie.

<b>Mahamadou Haidara dit Kalapo, imam de la <i>Mosquée Kalapo</i> de Hamdallaye, en commune 4, nous confie que la plupart des mosquées</b> de la commune délivrent un certificat de mariage religieux mais aucune mosquée ne se charge d'inscrire ce certificat dans un centre d'état-civil.

<b>L'imam Diallo de la mosquée de Torokorobougou nous  informe qu'aucun mariage n'est célébré à son niveau. </b>En effet,  sous ATT, les autorités l'ont averti que tout imam qui célèbre le mariage religieux avant le mariage civil encourt la prison.

<b>Il ressort de notre enquête que le nouveau code de la famille n'est ni connu ni appliqué.</b>Tant les imams que les agents d'état-civil n'en savent rien. Aucune coordination entre mosquées et mairies ne s'effectue en vue d'enregistrer les mariages religieux et, le cas échéant, de prouver juridiquement leur célébration. Est-il concevable que le Haut Conseil Islamique ait mené tout ce combat pour laisser la loi en rade ?

<b>Joint par nous, Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique, explique que son organisation est au courant de l'inapplication du nouveau code. </b><i>"Au moment où nous nous préparions à demander la prise du décret d'application du code et à informer tous les acteurs des démarches utiles, la guerre a éclaté au nord. Nous avons été distraits de notre tâche par d'autres urgences mais nous y reviendrons, inch Allah, car il n'y a pas de raison qu'une loi promulguée ne soit pas appliquée.".</i>

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<b>Tiékorobani et Abdoulaye Ko</b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Prisonniers jihadistes : La justice refuse les demandes de liberté provisoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/prisonniers-jihadistes-la-justice-refuse-les-demandes-de-liberte-provisoire-136939.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 07:30:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>La question des combattants faits prisonniers depuis janvier 2012, date l'invasion du nord du Mali par les forces rebelles, reste sensible. En avril 21012, le Haut Conseil Islamique, sous la férule de son président Mahmoud Dicko, a pu obtenir du chef jihadiste, Iyad Ag Ghaly, la libération de 169 militaires maliens capturés par ses hommes. La cérémonie de remise de ces prisonniers à l'Etat malien a eu lieu, le 17 avril 2012 à la base aérienne de Bamako, sous la présidence du Président de la transition Dioncounda Traoré. Les émissaires du Haut Conseil Islamique qui ont été reçus par Ag Ghali et à qui il a remis les détenus sont les oulémas MouhazéHaïdara et YacoubaSiby. On sait cependant que 79 militaires maliens restent détenus par le mouvement séparatiste touareg MNLA. Ils ont été visités, en juillet 2012, à Tinzawaten, par des membres de la Croix Rouge. Il semble qu'ils servent aujourd'hui de boucliers humains aux irrédentistes et aux jihadistes en déroute. </b></em>

<img class="alignleft size-full wp-image-80379" alt="jihadistes" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/jihadistes.jpg" width="434" height="276" />Démentant des informations diffusées par la chaîne de télé qatarie <i>Al-Jazira</i>selon lesquelles 12 soldats maliens avaient été enlevés par les islamistes lors de combats au nord du Mali, le ministre malien de la défense, le colonel-major Yamoussa Camara a soutenu qu'aucun soldat malien  n'a été fait prisonnier depuis le début de l'opération Serval, le 11 janvier 2013.

<b>Dans notre dernière livraison, nous révélions que quelque 200 <i>jihadistes</i> ont été faits prisonniers par les forces franco-maliennes depuis janvier 2013</b>.Vu le nombre élevé de prisonniers, le ministère de la justice, qui les a reçus des mains de l'armée, les a confiés à deux juges d'instruction de la commune 3 de Bamako. Il s'agit du juge Mahamadou Kassogué et de son collègue Mohamed Ag Haoussa. Le choix de Kassogué semble surtout lié à sa grande rigueur et celle d'Ag Haoussa à sa connaissance des dialectes et des moeurs des détenus, étant lui-même ressortissant du grand nord. Presque chaque semaine, on assiste à un ballet des détenus dans la cour du tribunal de la commune 3 en vue de leurs auditions et confrontations par le juge. Un justiciable curieux, qui a pu un jour discrètement approcher un des prisonniers avant son admission dans le bureau du juge, lui a arraché ces ces mots qui en disent long sur son moral:<i> "Je suis colonel du MNLA; je n'ai pas peur d'un tribunal!"</i>.

<b>Or donc, il y a deux semaines, les détenus ont déposé des demandes de mise en liberté provisoire. </b>Le parquet s'y est opposé, bien entendu, et les demandes ont été rejetées. Il est vrai qu'il serait très hasardeux de libérer ces messieurs alors que la guerre bat encore son plein. Ils ne présentent aucune garantie permettant de croire qu'ils se représenteront, dès que de besoin,  devant le juge d'instruction; ensuite, leur libération risque de troubler l'ordre public. Sans compter qu'ils pourraient aller renforcer les rangs des insurgés.

<b>En attendant leur jugement, une source judiciaqire nous apprend que les armes qui ont été saisies sur eux, lors de leur arrestation, ont été, non pas placées sous scellés comme on le ferait dans uneprocédure normale, mais plutôt redistribuées à l'armée malienne qui en a bien besoin</b>. Quand nous nous en sommes étonnés, un haut cadre de la justice nous a rétorqué en souriant: <i>"Vous croyez que tous les soldats maliens possèdent un fusil?".</i> Y a-t-il des avocats commis pour la défense des prisonniers ? A cette question, nous n'avons pu avoir de réponse certaine. Un avocat malien, qui avait été pressenti pour assurer leur défense, nous a confié avoir renoncé au projet puisqu'il be sait pas qui va payer ses honoraires. Un membre du conseil de l'ordre nous a déclaré que le conseil n'a pas encore été sollicité pour la commission d'office d'avocats, comme cela se fait au profit des inculpés nécessiteux. Or il va bien falloir trouver des avocats pour les <i>jihadistes,</i> les procédures en cours étant hautement criminelles.

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<b>Tiékorobani</b>

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<title>Rharous et Bambaramaoude : L&amp;apos;armée malienne met la main sur d&amp;apos;immenses dépôts de carburant</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/rharous-et-bambaramaoude-larmee-malienne-met-la-main-sur-dimmenses-depots-de-carburant-136946.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 07:15:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Il y a quelques jours, les forces armées maliennes ont découvert d'immenses dépôts de carburant et de munitions dans les localités de Rharous et de Bamabaramaoudé. Ces dépôts ont été découverts après l'interrogatoire de nombreux prisonniers jihadistes qui avaient été chargés par leurs chefs d'enterrer les dépôts profondément et d'en assurer le gardiennage.</strong></em>

[caption id="attachment_127524" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-127524" alt="L'armée malienne dans la ville de Kidal dans le nord du Mali. (photo archives)" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/Armee_Malienne.jpg" width="620" height="308" /> L'armée malienne dans la ville de Kidal dans le nord du Mali. (photo archives)[/caption]

Selon un officier malien rencontré par <i>Procès-Verbal</i>, <i>"les dépôts contiennent assez de carburant pour ravitailler l'armée malienne pendant 6 mois. L'essentiel des dépôts souterrains se situe à Bambaramaoudé. Tout montre que les chefs jihadistes avaient constitué ces dépôts dans le cadre de la guerre de conquête entamée par eux, début janvier 2013, à Konna et qui devait se poursuivre jusqu'à Bamako.Il était plus facile pour eux de se ravitailler à Bambaramaoudé, près de Mopti, qu'à partir de leurs lointaines bases de Kidal ou de Gao"</i>. En tout cas, la découverte est une divine surprise pour l'armée malienne par ces temps de galère financière. Elle pourrait permettre à notre pays d'économiser de l'argent puisqu'il s'agit de carburants de bonne qualité et situé sur le théâtre même des opérations.

Il faut rappeler que dans le cadre de son ravitaillement en carburant, l'armée malienne comptait sur des partenaires extérieurs. Par exemple, le président de la Guinée équatoriale avait promis, courant janvier 2013, de prendre en charge l'ensemble du carburant nécessaire au ravitaillement des troupes maliennes et de celles de la force ouest-africaine. Cette promesse ne s'est pas encore concrétisée même si, dans les prochaines semaines, il n'est pas exclu qu'elle soit tenue.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Bataille dans la ruche : 20 prétendants, une fiancée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/bataille-dans-la-ruche-20-pretendants-une-fiancee-134198.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 10:24:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><em>L'Adema a cela de spécial que tous ses responsables se croient nés pour gouverner. D'où une flopée de candidatures qui ne manquera pas de tuer la fiancée.</em> </b><b></b>

[caption id="attachment_59861" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-59861" alt="Le Bureau exécutif de l'Adema Pasj" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/04/be-ADEMA.jpg" width="610" height="458" /> Le Bureau exécutif de l'Adema Pasj[/caption]

<b> </b>Le<i> "Vieux Commando</i>", pressé, en 1991, par les partis politiques de lâcher le pouvoir, s'est vengé d'eux en disant: <i>"Je suis pressé moi-même de m'en aller. Seuls des fous et des idiots convoitent le pouvoir au Mali!"</i>. Les partis ne l'ont pas écouté et, après son départ de Koulouba, ont installé Alpha Oumar Konaré au pouvoir. Comme Konaré a pu boucler ses deux mandats sans devoir dévaler à pied une colline et qu'il bénéficie d'une paisible retraite dans un palace de Titibougou, au bord du fleuve, le <i>"Vieux Commando"</i> a oublié ses propres citations et brigué, avec succès, la magistrature suprême en 2002. Hélas! A trois petits mois de la fin de son second mandat, il subit l'assaut d'une soldatesque venue de Kati. Sa fuite à dos d'homme ne s'a guère diminué l'appétit des politiciens pour le pouvoir. Pas plus que la lettre de démission lue, à l'aube et baïonnette sur la nuque, de l'astrophysicien Cheick Modibo Diarra que la CEDEAO avait pourtant doté des <i>"pleins pouvoirs"</i>. Ainsi, une foule de hauts cadres se crêpent le chignon pour obtenir l'investiture de l'Adema à la présidentielle de juillet 2013. Voyons de plus près la tête de ces citoyens qui veulent nous gouverner et qui sont au nombre de 20 (excusez du peu !)

<b>La candidature de  KassoumTapo n'étonne personne.</b>Il fut bâtonnier des avocats, ce qui montre sa connaissance du droit et son habitude du pouvoir. Habitude consolidée par le fait d'avoir présidé la CENI en 1997. L'homme fut, de surcroît, porte-parole du FDR aux premières heures du putsch du 22 mars, ce qui lui valut un petit séjour dans les geôles de Kati. Ce séjour, qui change des bureaux climatisés, a dû lui donner la compassion des détenus et l'incitera sans doute, une fois président, à améliorer le dur quotidien des bagnards. Toutes choses qui effaceront notre pays du tableau noir des organisations de défense des droits de l'homme. Au passif de Tapo, les mauvaises langues retiennent une seule chose: avoir réussi, avec 17 milliards de budget, à faire des élections de 1997 un fiasco total.

<b>Si Tapo a la possibilité de rafler la mise, certains de ses concurrents, aussi peu connus que le sexe des anges, semblent venir amuser la galérie</b>: Adama Doumbia (d'où sort-il, lui ?), Tiéoulé Waouya Koné (un poète sikassois, peut-être?), Mamadou Koné (encore un Koné !), Dramane Dembélé (hé, hé!), HarounaBouaré (un gros bambara qui a abandonné les champs?), Koniba Dembélé (allié lointain du roi du Miniankala?), Adama N. Diarra (il n'a pas médité le sort de l'astrophysicien Diarra, hein?).

<b>Quelques candidatures font, elles, sourire.</b> Ainsi, Ousmane Traoré, qui n'a pu faire prospérer la caisse <i>Kondo Jigima</i>, se croit qualifié pour hisser le Mali dans le péloton des nations émergentes. Alou Diarra, fort comme un lion et karatéka émérite, attire l'attention: lui à Koulouba, aucun <i>jihadiste</i> n'osera à nouveau se jeter sur notre patrie et, surtout, aucun bastonneur de <i>Yerewolo Ton</i> ou du <i>MP22</i> n'osera, sous prétexte de changement, s'introduire de force dans  le bureau présidentiel.

<b>D'autres candidatures s'annoncent plus sérieuses</b>. Ex-ministre de la solidarité, Sékou Diakité a déjà compéti en 2012 et a failli ôter le pain de la bouche de Dioncounda.Boubacar Bah, maire de la commune 5 et chef de l'Association des municipalités du Mali (AMM), a de l'allure mais quelqu'un pourrait soulever contre lui une vilaine affaire de parcelles.Seydou Traoré, surnommé <i>"Seydou criquet"</i> pour avoir vaincu, en tant que ministre de l'agriculture, une invasion acridienne, garde sûrement quelques restes d'acide <i>criquetique</i> pour aveugler ses adversaires: gare à lui! MoustapheDicko, ancien député de Douentza, a tout du sympathique berger peulh mais on se demande s'il ne serait pas infiniment plus utile dans les bourgoutières et pâturages de sa ville natale, maintenant qu'elle est libérée par les Français.SoumeylouBoubèyeMaiga traîne deux lourds boulets aux pieds. D'abord, il ne répond pas bien au critère de fidélité au parti car chaque fois que l'Adema refuse de l'investir, il trouve le moyen de se présenter sous les couleurs d'une association pour récolter, le plus souvent, 1% des suffrages. Ensuite, il traîne la réputation de dépêcher, lorsqu'il était maître espion en chef, des hommes cagoulés aux trousses de l'opposition. D'où de sérieux doutes sur ses convictions démocratiques. Abdel Kader Sidibé, maire de la commune 3, ne brille pas, lui non plus, par sa discipline de parti, un des critères de sélection aux primaires. Il a, en effet, été chassé du parti pour avoir refusé de déférer à l'injonction du Comité exécutif de laisser à Boubacar Bah sa place à la tête de l'AMM. Mais comme, à l'Adema, les responsables chassés reviennent toujours par un trou de serrure, revoilà candidat Kader candidat ! IbaNdiaye, ancien ministre, ancien maire du district, 1er vice-président de l'Adema, a des titres à faire valoir. Son défaut, c'est qu'il est toujours candidat à tout, ce qui laisse penser qu'une fois à Koulouba, il bondira sur tous les leviers du pouvoir et mettra les contre-pouvoirs au tombeau. Tiémoko Sangaré fut un ministre de l'agriculture terne; le peuple Adema pourrait y regarder à deux fois avant de  le choisir puisque ce spécialiste de la transhumance avait quitté l'Adema pour le MIRIA avant de revenir au bercail par des raccourcis de brousse.

<b>Deux candidatures ne cessent d'étonner le Malien lambda</b>. Celle de Mohamed Ag Bilal, un nom qui rappelle furieusement celui de Bilal Ag Chérif, le chef du MNLA; et surtout celle d'Ousmane Sy. Ce dernier, en tant que secrétaire général de la présidence de la République avec rang de ministre, pourrait se voir déclarer inéligible par la Cour constitutionnelle pour avoir fait partie des autorités de la transition. Lui-même aurait dû songer à ce risque de voir son dossier finir au panier, malgré le goût qu'il a sans doute découvert dans les gâteaux de Koulouba.

<b>Voilà la liste des prétendants.</b> La fiancée n'a que l'embarras du choix. Pour lui faciliter tâche, un comité de sages a été institué, composé, entre autres, d'Ag Oumarou, président enturbanné du Haut conseil des collectivités; Mme Konté Fatoumata Dioumba, présidente des femmes Adema; M. Diakité, président d'honneur du parti, et Lazar Tembely, patron des jeunes du parti. Le comité a rencontré collectivement, vendredi, les candidats; il les rencontrera individuellement plus tard avant de les soumettre à un bouquet de critères de sélection: fidélité au parti, compétence, moralité, fonctions occupées, expérience administrative, etc.Quand, sur la base de ces critères, le comité aura fait son tri, son choix sera soumis au Comité exécutif qui le fera avaliser par la conférence nationale. Avec ce qu'on sait de l'Adema, les candidats qui n'auront pas gain de cause lors des primaires iront aussitôt s'inscrire  dans un autre parti ou se présenter à la présidentielleen candidats indépendants. Pas vraiment de quoi se réjouir, le parti ayant déjà la triste image d'avoir aidé le <i>"Vieux Commando"</i> à jeter le pays dans la gueule du loup <i>jihadiste</i>.

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
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<title> Les prisons débordées Déjà 200 jihadistes incarcérés </title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/les-prisons-debordees-deja-200-jihadistes-incarceres-134201.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 08:30:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Dans le massif de l’Adrar des Ifoghas, dans l’extrême nord-est du Mali, soldats tchadiens, français et maliens mènent d’âpres combats. Dans un univers minéral et aride, ils traquent un ennemi déterminé : des jihadistes qui n’hésitent pas à se faire exploser plutôt que de se rendre. Mais, jeudi 7 mars, l’armée française a annoncé que 5 d’entre eux avaient préféré la vie et déposé les armes. Parmi ces ennemis, les soldats français ont découvert un de leurs compatriotes.Mi-janvier, le juge d’instruction antiterroriste Marc Trévidic a avancé le chiffre de  10 à 15 </i></b><b><i></i></b>

<img class="alignleft size-full wp-image-80379" alt="jihadistes" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/jihadistes.jpg" width="434" height="276" />Français partis combattre dans le nord du Mali, via le Niger ou l’Algérie. Il a souligné que leur décompte était toutefois difficile. Un présumé jihadiste français a été arrêté au Mali en novembre et expulsé vers la France. Un autre a été intercepté à Niamey, au Niger. 4 personnes, dont 3 Français, ont été arrêtées sur le territoire français avant de partir. Mais le Mali n’est pas la seule destination des jihadistes. D’autres choisissent le Yémen ou la Syrie. Le juge Trévidic affirme qu’<i>« on peut avoir une cinquantaine de Français dans la nature actuellement ».</i> Pour leur entraînement, certains passent par l’Afghanistan ou par les zones tribales du Pakistan, à l’image de Mohamed Merah. D’autres se forment en fouillant l'internet.  La France est réputée pour avoir l’un des dispositifs de lutte antiterroriste les plus performants au monde. Les suspects qui se rendent dans des zones sensibles sont suivis à leur retour, et en cas de soupçons de radicalisation, la surveillance se renforce. Ce qui n’empêche pas certains de passer entre les mailles du filet, comme Mohamed Merah. En France,  selon les services de sécurité, "il y a entre 100 et 300 personnes surveillées", poursuit Mohamed-Ali Adraoui, qui s’empresse de préciser que <i>"cela ne veut pas dire qu’elles vont passer à la violence"</i>.

<b>Si les jihadistes français arrêtés au nord-Mali sont systématiquement extradés dans l'Hexagone, il n'en est pas de même des jihadistes maliens ou étrangers</b>. Ces derniers sont remis à l'armée malienne sur place et, sous son escorte, convoyés jusqu'à Sévaré avant d'être transférés à Bamako. Selon des sources bien informées, on compte déjà 200 <i>jihadistes</i> et rebelles du MNLA internés à Bamako. <i>"Leur détention nous pose de sérieux problèmes</i>, reconnaît un cadre de l'administration pénitentiaire. <i>Nous les avons répartis entre la prison centrale de Bamako, qui est déjà en surpeuplement, les locaux de la gendarmerie et d'autres lieux que nous préférons taire pour des raisons de sécurité.". </i>Nos sources révèlent qu'au niveau de la prison centrale de Bamako, des locaux spéciaux ont été aménagés pour  recevoir ces prisonniers qui manquent de tout.<i> "Ils n'ont même pas d'habits et seulement des chaussures trouées"</i>, explique une de nos sources qui ajoute que si jamais on mettait sous le climatiseur ces brutes habituées au climat infernal du désert, ils mourraient tous.

<b>La gestion judiciaire du cas des détenus est confiée à un juge d'instruction de la commune 3 de Bamako</b>. <i>"Ils ne sont pas considérés comme des prisonniers de guerre,</i> précise un responsable judiciaire, <i>mais comme des terroristes ou des traîtres qui ont pris les armes contre leur pays"</i>. Dans un cas ou dans l'autre, le code pénal malien prévoit la peine de mort. Heureusement pour les bandits, depuis 20 ans, aucune exécution capitale n'a eu lieu au Mali même si des peines de mort sont régulièrement prononcées par la cour d'assises.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hausse des tarifs  EDM SA Les associations de consommateurs préparent la riposte</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/hausse-des-tarifs-edm-sa-les-associations-de-consommateurs-preparent-la-riposte-134206.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 04:37:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Suite à l'augmentation des prix de l'eau et de l'électricité par le Comité de régulation d'Eau et d'Electricité (CREE), votre journal a rencontré AguibouBouaré, secrétaire général de l'Association pour la Sauvegarde des Intérêts et l'Epanouissement des Consommateurs Actifs du Mali (ASIECOSAM), une association créée en 2008.</i></b>

<img class="alignleft size-full wp-image-73022" alt="Edm" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Edm.jpg" width="200" height="245" />Selon Bouaré, les associations de consommateurs  existantes ne font pas assez d'efforts pour défendre les intérêts des consommateurs maliens. C'est pourquoi lui et les siens ont créé l'ASIECOSAM qui se veut   une sentinelle des intérêts des consommateurs.

<i>"<b>Nous, associations de consommateurs, n'avons pas été consultés par le CREE quant à la hausse des tarifs,</b></i><b> s'insurge Bouaré.<i>Nous nous demandons d'ailleurs si cette structure, depuis sa création, s'est acquittée de ses missions. Nous n'avons jamais vu un acte posé parcette structure qui aille dans l'intérêt des consommateurs ou rétablisse la vérité sur le comportement d'EDM."</i></b>. Bouaré révèle avoir pris contact avec les autres associations de consommateurs pour contester les hausses tarifaires d'EDM. <i>"Les salaires des Maliens sont ridicules; si on se permet d'augmenter le coût de l'énergie, cela traduit une démission totale de l'Etat, à travers le CREE. Nous espérons bien, après la fin de l'Etat d'urgence, poser des actes de protestation pour lutter contre cette injustice.",</i> annonce  AguibouBouaré. L'homme dénonce l'abandon, par l'Etat, des droits élémentaires des citoyens. <i>"Les syndicalistes et les fonctionnaires sont en train de renoncer à leurs doléances à cause de la situation de guerre que le pays traverse. C'est ce moment qu'EDM choisit, avec la complicité du CREE, pour augmenter les tarifs d'eau et d'électricité! Les maliens ne doivent pas baisser les bras face à cette situation. Plus rien ne doit se passer comme avant. Il faut que les gens comprennent que l'heure du changement a sonné.". </i>Notre interlocuteur impute les difficultés financières d'EDM à la mauvaise gestion: <i>"Si l'Etat s'occupait en réalité de l'EDM, il n'y aurait pas d'arriérés de factures de l'Etat, de  gaspillage d'énergie  par certaines structures étatiques, de vol d'électricité avec la complicité de certains agents d'EDM. Tout cela aurait permis à EDM d'avoir des finances équilibrées et de s'en sortir  sans augmentation tarifaire aucune. Mais l'Etat, au lieu de prendre ses responsabilités,s'attaque aux plus faibles: les consommateurs. Il est temps que les Maliens refusent d'avaler des couleuvres à tout bout le champ!",</i> analyse Bouaré.

<b>Ces déclarations de Bouaré s'assimilent à celles d'Oumar Togo, président du Groupement des Consommateurs du Mali (GCM)</b> qui, lors d'une conférence de presse tenue 28 janvier 2013, a décrié les hausses tarifaires et promis des actes de protestestation en concertation avec les autres associations de consommateurs: <i>"Comment comprendre qu'au moment où le pays va si mal, on impose une hausse de tarifs électriques et d'eau aux citoyens? Nous ne serons jamais d'accord!"</i>

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<b>Abdoulaye Koné</b>

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</item>

<item>
<title>La police dans de sales draps : L&amp;apos;ambassadeur de France ne veut plus de policiers pour garder les institutions françaises au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/la-police-dans-de-sales-draps-lambassadeur-de-france-ne-veut-plus-de-policiers-pour-garder-les-institutions-francaises-au-mali-134203.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 00:32:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Un sale vent souffle sur la police malienne. Elle était déjà divisée entre le Syndicat national de la police dirigé par Siméon Kéita et un syndicat dissident dirigé par Tidjani Coulibaly. A présent, un nouveau mouvement de policiers en colère sort bruyamment des bois : le Mouvement du Renouveau de la section syndicale de la police nationale. </strong></em>

[caption id="attachment_124821" align="aligncenter" width="467"]<img class="size-full wp-image-124821" alt="L'ambassade de France à Bamako" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/france-ambassade-bamako.png" width="467" height="304" /> L'ambassade de France à Bamako[/caption]

Ce <i>Mouvement</i> est dirigé par le sergent Jean Antoine Samaké. Sans se donner une identité de syndicat, le <i>Mouvement</i> vient d'adresser au ministre de la sécurité, le général Tiefing Konaté, une lettre du 5 février 2013 où il  accuse le Syndicat national de la police des faits suivants:

- confiscation des armes et du matériel roulant de la police;

- création illégale d'une brigade de recherche et d'unités opérationnelles qui agissent sans ordre de l'administration;

- patrouilles et perquisitions sans mandat des autorités légales.

Le <i>Mouvement</i> dit condamner ces agissements et exige, entre autres, la réintégration des armes dans les magasins de la police national<b>e</b>. Joint par nos soins, le secrétaire à la communication du Syndicat national de la police, M. Tounkara, accuse des hommes politiques, notamment un ex-candidat à la présidentielle, de manipuler du nouveau Mouvement. Il nie que son syndicat ait fait main basse sur les armes et le matériel roulant de la police.

<b>Il reste que la police nationale encourt, dans son ensemble, de sérieux reproches</b>. En effet, elle a été interdite de garder les locaux de toutes les institutions qui relèvent de l'ambassade ou du consulat de France. C'est, par exemple, le cas de l'ambassade elle-même, du Centre culturel français, de l'école française Liberté A. Pourquoi ce divorce de la police d'avec les représentants d'un pays engagé dans la guerre de libération du nord?

<b>Nos sources font état de ce que la police aurait refusé de garder l'ambassade de France le 11 janvier 2013, jour du déclenchement de l'opération Serval contre les colonnes <i>jihadistes</i> à Konna.</b> Selon le chargé de communication du Syndicat national de la police, il n'y a jamais eu de refus de la police de garder l'ambassade le 11 janvier; notre interlocuteur reconnaît, en revanche, que la police ne garde plus les institutions françaises au Mali.Il rappelle que cette situation est due à deux événements malheureux :

- l'ambassade de France s'est, du temps où Niamey Kéita dirigeait la police, donc sous ATT, plainte de ce qu'au lieu de garder avec vigilance les locaux dont ils ont la charge, les policiers prenaient du thé ou se distrayaient en violation des règlements;

- le 29 septembre 2012, des éléments incontrôlés de la police, manipulés, selon le chargé de communication, par des politiciens, ont effectué des tirs en l'air devant l'ambassade de France.

Ces motifs combinés ont poussé l'ambassadeur actuel, Christian Rouyer, à écrire au ministre de la sécurité pour demander le remplacement des unités de la police par celles de la garde nationale pour toute mission de protection des institutions françaises au Mali. Le ministre n'a pu que s'incliner devant la demande d'un ambassadeur devenu extrêmement puissant depuis que son pays a déployé 4000 hommes et une armada d'engins de guerre sur notre sol.

En tous les cas, le temps nous paraît venu que la police se réconcilie avec elle-même car le peuple a déjà fort à faire de la division et les affrontements meurtriers entre <i>bérets rouges</i> et <i>bérets verts</i>.

<b>Abdoulaye Guindo</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Boukari Daou Quand le Premier ministre ne gère que des haricots</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/affaire-boukari-daou-quand-le-premier-ministre-ne-gere-que-des-haricots-133480.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 15:00:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Trois jours après l'arrestation de notre confrère BoukaryDaou du journal </i></b><b><i>Le Républicain</i></b><b><i>, une réunion de crise a eu lieu à la Maison de la Presse vendredi 8 mars. Présidée par Makan Koné, président de la Maison, elle a enregistré la présence de plusieurs directeurs de publication et journalistes. Makan Koné a expliqué que dès l'arrestation du journaliste, les patrons de presse ont rencontré, mercredi vers midi, le Premier Ministre Diango Sissoko à son bureau.</i></b>

Ce dernier a promis fermement la libération du journaliste pour le même jour avant 16 heures. <i>" 48 heures après cette promesse, qui n'a pas été tenue, des agents en uniforme ont tenté d'arrêter la directrice de publication du journal, madame Diarra Djénéba Diarra, ainsi que le secrétaire de rédaction Souleymane Maiga qui, tous deux, vivent désormais en clandestinité"</i>.  Au moment où  le président de la Maison de la Presse termine ces phrases, il reçoit un message SMS de TiebiléDramé, Président du PARENA et promoteur du journal <i>Le Républicain</i>: Tiébilé fait état, à travers le SMS, de sa propre interpellation par la sécurité d'Etat.Makan Koné, interloqué, déclare que le ministre de la communication, Manga Dembélé, a lui aussi été saisi et qu'au lieu de chercher une solution au problème, il a lancé: <i>"Un journaliste non professionnel est un danger pour le pays!"</i>. Makan Koné en déduit que <i>"ni le Premier ministre DiangoCissoko, ni son gouvernement ne gèrent rien dans ce pays!"</i>. La réunion a décidé que tous les organes de presse publient, ce lundi, la photo de BoukaryDaou et qu'à partir de demain mardi, des journées sans presse soient observées. Les patrons de presse n'excluent pas de faire publier par tous les journaux la lettre ouverte à l'origine de l'interpellation de BoukaryDaou.

<b>Si le Premier ministre n'a pas tenu ses promesses dans l'affaire Boukary Dao, il fait l'objet de plaintes de plus en plus vives des bérets rouges.</b>  En effet, afin de trouver une <i>"solution définitive"</i> au conflit bérets rouges-bérets verts, le président Dioncounda Traoré avait donné instruction au Premier Ministre de rencontrer les protagonistes. Diango Sissoko a ainsi rencontré les représentants des forces vives de la nation, la hiérarchie militaire et les représentants du 33ème régiment des commandos parachutistes (bérets rouges). Selon les représentants des bérets rouges que nous avions rencontrés en son temps, le Premier ministre leur avait promis l'annulation des décisions de mutation prises contre eux. Mais à leur surprise, un communiqué lu plus tard à la télévision nationale déclare que lesdites décisions seront exécutées. Quant aux autres points de compromis arrêtés sous l'égide du Premier ministre, ils n'ont pas, à ce jour, reçu le moindre début d'exécution. Il s'agit de la restructuration des bérets rouges en les divisant en 3 compagnies: une compagnie chargée de l'instruction et basée au camp des parachutistes de Djikoroni; deux compagnies qui seront déployées au front, à Tombouctou et Gao, après avoir suivi des séances de formation à Ségou et Sévaré. Le ministre de la défense avait été chargé par le Premier ministre de la mise en œuvre de ces mesures de compromis.

<b>Non seulement aucune de ces mesures n'a été mise en oeuvre, mais en outre, le vendredi 1er mars, les bérets rouges ont eu la désagréable surprise de voir le chef d'état-major général de l'armée, le général Ibrahim DahirouDembelé, rendre visite aux bérets verts, gendarmes et gardes de faction à la porte camp des parachutistes</b>. L'officier supérieur, après cette visite, n'a pas daigné rendre visite aux bérets rouges domiciliés au camp, signe qu'il persiste à les prendre pour des adversaires. Le lendemain samedi 2 mars, vers 7 heures du matin, des inconnus en uniforme militaire sont venus couvrir de peinture blanche l'inscription qui barre l'entrée du portail du camp et qui mentionne: <i>"33ème Régiment des Commandos Parachutistes"</i>. Comme pour consacrer, de fait, la dissolution du régiment des bérets rouges.Du coup, les bérets rouges  commencent à désespérer de la soumission de l'autorité militaire au gouvertnement civil, malgré le retour proclamé de l'ordre constitutionnel.

<strong>Tiekorobani</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique : Dioncounda, le veinard</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chronique-satirique-dioncounda-le-veinard-133467.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 14:06:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Si le bateau Mali a tangué sans chavirer, c'est grâce à un homme que le créateur souverain a doté d'une chance à toute épreuve. Et qui ne tient pas du tout à compromettre sa fin de mandat dans un bras de fer avec l'armée. Ce qui promet des lendemain enchanteurs au capitaine Sanogo.</i></b>

<b><i> </i></b>

[caption id="attachment_115026" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-115026" alt="Le Président de la République par intérim, Dioncounda Traoré " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/Dioncounda_disc.jpg" width="610" height="428" /> Le Président de la République par intérim, Dioncounda Traoré[/caption]

<b><i></i></b>Dioncounda Traoré est un homme chanceux, donc un homme d'<i>Allah</i>. Vous en doutez ? Eh bien, souvenez-vous qu'<i>Allah</i> ne donne pas à tout le monde des femmes, des enfants et 70 ans d'âge dans un pays où l'espérance de vie ne dépasse pas 40 ans et où ladite espérance a chuté de façon drastique depuis l'avènement des <i>jihadistes</i> au nord.Cérise sur le gâteau, Dioncounda continue de bénéficier des bénédictions de sa vieille mère qui vit encore et dont on raconte qu'elle croque gaîment des arachides!...

<b>Dioncounda, dans sa longue carrière politique, ne cherche jamais rien: tout lui tombe dans la bouche comme une mangue mûre; mieux, chaque fois que des gens se battent pour une chose, ils finissent toujours par la lui laisser. </b> Quand l'Adema prend le pouvoir en 1992, Dioncounda n'est ni le plus connu, ni le plus bruyant de ses cadres. Pourtant, il égrenne les postes ministériels comme un chapelet: diplomatie, défense nationale... Dans la foulée, il se hisse même à la 1ère vice-présidence du parti, devenant le bras droit du majestueux IBK, surnommé Ladji Bourama parce qu'il a fait le pèlerinage à la Mecque et pris la pieuse habitude d'évoquer <i>Allah</i> à chaque discours. Le président Alpha Oumar Konaré ayant décidé de chasser Ladji Bourama des affaires, Dioncounda, fidèle en amitié, dit non et se dresse contre les "reformateurs" de l'Adema houspillés par Konaré. Résultat des courses : Konaré, parce que chef d'Etat, gagne la partie et LadjiBourama démissionne avec fracas de l'Adema.

<b>En principe, Dioncounda devait le suivre dans l'infortune.</b> Il en ira autrement. Notre ami trouve le moyen de rebondir comme un serval  français et de quelle manière ! Il rafle la présidence de l'Adema au nez et à la barbe de ceux-là mêmes qui ont chassé LadjiBourama du parti. Dans la foulée, il devient député, prend la tête du groupe parlementaire Adema puis, à partir de 2007, arrache le perchoir de l'Assemblée nationale. Là, il a se la coule douce, chouchouté, comme il se doit, par la République : résidence officielle, péloton de garde, armée de domestiques et, surtout, fonds de souveraineté de 30 millions par trimestre. Arrive 2012 où l'Adema se cherche un candidat présidentiel. Les couteaux sortent, aiguisés, chacun voulant défendre son droit au gâteau. Aucun consensus ne se profile à l'horizon. A la fin, un comité de sages est  chargé de fixer les critères du candidat idéal: fidélité au parti, expérience politique et administrative, hauts postes occupés, etc. Youpi! A 70 ans, Dioncounda, père fondateur de l'Adema, affiche un parcours ministériel et parlementaire si riche qu'il ne fait qu'une bouchée de ses adversaires. Soit dit en passant, le plus dangereux d'entre eux passe, dans l'esprit de beaucoup de Maliens, pour un Sénégalais en raison de son patronyme<i>. </i>

<b>Voilà donc le compère candidat du parti. </b>Le chemin le plus dur pour accéder au palais de Koulouba est sans doute celui des urnes : quoique candidat du principal parti, Dioncounda va devoir affronter de sacrés clients comme SoumailaCissé, qui a le soutien des commerçants, et LadjiBourouma qui, avec ses éternels <i>"Inch Allah"</i>, séduit l'électorat musulman. Au moment où Dioncounda, que l'on dit sans charisme, pousse des cheveux blancs face au défi, le sort lui évite toute bataille électorale. Un beau soir de mars 2013, le <i>"Vieux Commando"</i> fuit son palais par flanc de colline, poursuivi par des canoniers venus de Kati. Leur chef, capitaine <i>"facilitateur"</i> de son état, trouve, hélas, fort à son goût le palais, avec ses lambris dorés, ses frondaisons touffues et ses jets d'eau. Il refuse donc d'en déguerpir, voyant en Dioncounda un suppôt du <i>"Vieux Commando"</i>. La CEDEAO menace alors de faire tomber le ciel sur la tête de l'officier s'il ne cède pas la douillette place à Dioncounda. L'affaire est dans le sac le 6 avril 2012.

<b>Voilà Dioncounda président. </b>Qu'on l'appelle président de transition, président par intérim, ou président la République, il préside en tout cas quelque chose même si la CEDEAO le flanque d'un ange gardien, un astrophysicien doté de <i>"pleins pouvoirs"</i>. Dioncounda a beau avoir de la chance, sa tête ne plaît pas à tout le monde. Des anarchistes jurent de lui faire la peau. Ils arrivent à lui infliger une bastonnade sans équivalent dans l'histoire. Ce que les bastonneurs ne savaient pas, c'est qu'il existe des personnes increvables, à défaut d'être immortelles. Malgré les coups reçus d'une foule enragée, la victime renaît de ses cendres. Un homme d'<i>Allah</i>, je vous dis ! En fait, les sages ont compris que cette bastonnade présidentielle constituait le sacrifice nécessaire pour consolider le pouvoir de Dioncounda et délivrer le nord-Mali du joug des terroristes. En effet, juste après son retour de l'hôpital, les choses bougent d'elles-mêmes. Quelqu'un "<i>facilite"</i> le départ de l'astrophysicien qui rognait l'essentiel des pouvoirs présidentiels. Quelques semaines plus tard, comme piqué par un scorpion du désert, Iyad Ag Ghali fonce sur le sud, obligeant la France à intervenir militairement, malgré ses cruels problèmes internes.

<b>Maintenant, la question que l'on se pose, c'est de savoir si Dioncounda profitera du parapluie français pour <i>"faciliter"</i> le départ de Sanogo.</b> Moi, j'ai la réponse. Si Dioncounda a survécu jusqu'à présent, malgré les coups de bâton et de canon, c'est parce qu'il ne s'est jamais abandonné aux sentiments. Malgré les pressions de son entourage, il a tenu à investir, avec tambour et trompette, le capitaine Sanogo à la présidence du Comité de suivi des réformes militaires, le tout agrémenté d'un salaire de maréchal et d'innombrables commissions et cellules où l'officier pourra caser ses protégés. Mieux, le président n'a pas touché à un cheveu des chefs militaires nommés par le capitaine à la tête de la gendarmerie, de la police, de l'armée de terre, de l'armée de l'air, de la garde nationale, de l'état-major général des armées, de la sécurité d'Etat et de la sécurité militaire. Même les deux ministres chargés de la défense et de la sécurité restent en poste alors que leur tête doit furieusement rappeler à Dioncounda sa toute fraîche bastonnade. Ce dernier, quoiqu'il en ait le droit, n'a même pas nommé un chef d'état-major particulier, ce qui laisse l'armée libre de tout contrôle présidentiel.

<b>Ces constats permettent de deviner la ligne de conduite de Dioncounda: "Cher ami Sanogo, je te fiche la paix, tu me laisses, sans encombre, finir mon mandat en beauté et prendre, au bord du fleuve Niger, une tendre retraite comme mes illustres devanciers Alpha et Moussa Traoré !"</b>. Ne pouvant plus briguer la présidence, pourquoi Dioncounda irait-il, en effet, jouer les justiciers contre les soldats ? Cette corvée, il la réserve à son successeur qui, en principe, sera élu fin 2013. On souhaite bien du plaisir à ce dernier; on lui conseille surtout de ne pas oublier cette parole du <i>"Vieux Commando"</i>: "<i>Seuls les fous et les idiots convoitent le pouvoir au Mali".</i> Pour avoir oublié ses propres mots, le <i>"Vieux Commando"</i> est devenu un réfugié sénégalais.

&nbsp;

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidentielle 2013 :  Modibo Sidibé ne sera pas candidat de l&amp;apos;Adema</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2013-modibo-sidibe-ne-sera-pas-candidat-de-ladema-133455.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 14:00:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_114413" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-114413" alt="Modibo Sidibé" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/modibo-sidibe.jpg" width="350" height="232" /> Modibo Sidibé[/caption]

<em><strong>Ouverte le 25 février, la liste des candidatures aux primaires de l'Adema se clôt ce lundi 11 mars. A la date du samedi dernier, les candidats qui ont déposé leur dossier pour obtenir l'investiture du parti à la présidentielle de juillet sont les suivants: Kassoum Tapo, député de Mopti; Dramane Dembélé, ex-directeur de la géologie et des mines; Boubacar Bah dit Bill, maire de la commune 5 de Bamako; Iba Ndiaye, 1er vice-président du parti; Ousmane Traoré, directeur de la caisse de microfinance Kondo Jigima; MoustapheDicko, ex-député de Doouentza; Marimathia Diarra, ex-ministre du plan; SoumeylouBoubèyeMaiga, ex-chef de la diplomatie. </strong></em>

Quant à l'ex-ministre de la solidarité, Sékou Diakité, il a décliné la bataille.

<b>A ce jour, contrairement à ce qui s'est dit, l'ex-premier ministre Modibo Sidibé n'a pas déposé de dossier de candidature</b>. Son adhésion au parti a été démentie par le secrétaire général de la section de Yanfolila, interrogé par le Comité exécutif. On peut en déduire que Sidibé sera plutôt le candidat des FARE, le parti que viennent de créer ses amis, mais il n'est guère exclu, comme l'a annoncé ZoumanaMory Coulibaly, inconditionnel de Sidibé, que le candidat aille puiser des électeurs dans les coins et recoins de l'Adema, un parti en déshérence depuis la chute d'ATT et le retrait de Dioncounda, président de la transition, de ses affaires.

&nbsp;

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grottes du Tighergar : Comment le MNLA a conduit les Tchadiens à la mort et complote contre la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/grottes-du-tighergar-comment-le-mnla-a-conduit-les-tchadiens-a-la-mort-et-complote-contre-la-france-133457.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 13:55:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Sur demande française, le président tchadien Idriss Déby a dépêché au Mali une force d'intervention de 2000 hommes dénommée FATIM (Forces armées tchadiennes d'intervention au Mali). Prépositionnée au Niger le 24 janvier 2013, elle a traversé Gao pour prendre ses quartiers à Kidal. Le contingent, lourdement équipé, a pour commandant en chef le général Oumar Bikimo, basé à Bamako, où il assure la coordination avec la MISMA (force ouest-africaine).Sur le terrain, l'unité antiterroriste, plus forte composante de la force, est commandée par le général Abdérahmane Youssouf Meïry, qui dépend des services de sécurité des institutions de l’État dirigés par le général Mahamat Idriss Déby, fils du président. A ces éléments s'ajoute une frange de la garde présidentielle tchadienne.</strong></em>

[caption id="attachment_130826" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-130826" alt="Des soldats du MNLA regardent un téléphone portable, le 27 février à Kidal. | " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/soldats-MNLA.jpg" width="300" height="221" /> Des soldats du MNLA regardent un téléphone portable, le 27 février à Kidal. |[/caption]

<b>Depuis le 30 janvier, 1.800 soldats tchadiens occupent le camp 2, le plus grand de Kidal</b>. Il se situe légèrement en déhors de la ville, dans le quartier des Touaregs ifoghas. Quant au camp 1 de Kidal, sis à l'entrée de la ville et adossé à l'une des montagnes du Tighergar, il est occupé, au nez et à la barbe des forces franco-tchadiennes, par des combattants officiellement affiliés au mouvement séparatiste MNLA. Les forces françaises, elles, patrouillent à l'intérieur et aux alentours de la ville et ont transformé en pied-à-terre la villa-bunker de Cheick Ag Haoussa.

<b>Quatre choses étonnent dans cet agencement des forces</b>. D'abord, la liberté donnée au MNLA d'occuper un camp entier qui, de surcroît, s'adosse à la chaîne montagneuse où sont censés se cacher les <i>jihadistes</i> en fuite. Ensuite, les Français traitent avec Cheick Ag Haoussa, numéro 2 du mouvement islamiste Ansar Dine, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la justice malienne et qui, selon nos sources, vadrouille tranquillement à Kidal. En outre, aucune force malienne n'est autorisée à pénétrer à Kidal alors que des militants du MNLA, sans réaction française, y ont récemment organisé une marche pour dénoncer, à l'avance, toute venue de soldats maliens en ce lieu. En plus, le MNLA a entamé, on ne sait pourquoi, le creusement de tranchées autour de Kidal. Enfin, les soldats français se déplacent librement à Kidal, sans passer, aux yeux du MNLA ou de la population, pour une force d'occupation.

<b>Ces constats ne laissent pas de doute sur l'alliance que la France a nouée avec le MNLA à Kidal.</b> La France croit que le MNLA la mènera à la cache des <i>jihadistes</i> ou servira d'intermédiaire à une négociation du sort des 7 otages français censément détenus dans les montagnes. La France mise aussi sur l'appui du MNLA pour éliminer les <i>jihadistes</i> les plus recherchés. C'est dans cette logique qu'elle a engagé un guide pour conduire des soldats tchadiens dans les grottes du Tighergar à la recherche de <i>jihadistes</i> planqués. Le guide s'appelle Sid Ahmed, surnommé <i>Trois Trois.</i> Le MNLA le connaît bien pour l'avoir toujours vu aux côtés d'Iyad Ag Ghali, dont, au même titre que Cheick Ag Haoussa, il est l'un des affidés. En principe, le guide connaît comme sa poche les abris et caches du Tighergar; il sait où se trouve le gros des <i>jihadistes</i> en fuite. Au lieu prendre des chemins de contournement pour surprendre l'ennemi, il a préféré conduire les Tchadiens droit dans une embuscade qui, de toute évidence, s'est formée suite à des messages de trahison transmis aux <i>jihadistes</i>. Un officier nous confie qu'au lieu de se faire surprendre, ce sont  les <i>jihadistes </i>qui ont plongé, les premiers, les Tchadiens dans les flammes. <i>"15 soldats tchadiens sont morts sur le coup; ceux qui sont blessés le sont si grièvement que peu d'entre eux échapperont à la mort dans les prochains jours. Si les Tchadiens n'étaient pas aguerris, aucun d'eux n'aurait quitté les grottes le jour de l'affrontement"</i>, explique l'officier. Quand au fameux guide, il n'a pas subi une égratignure, preuve de sa complicité avec les <i>jihadistes</i>. En se retirant des grottes, après avoir porté une riposte sanglante aux <i>jihadistes</i> (96 morts), les valeureux Tchadiens ont eu le loisir  de récupérer un émetteur-radio <i>jihadiste</i>qui donne les noms de code dont les terroristes affublent leurs ennemis: les Français sont ainsi appelés <i>"chiens" </i>et les Tchadiens<i> "insectes"</i>.

<b>Autant le MNLA a, par guide interposé, provoqué un carnage dans les rangs tchadiens le 23 février, autant il prépare de mauvais coups contre les Français</b>. Défait, il y a quelques mois, par une coalition <i>jihadiste</i> formée d'AQMI, du MUJAO et d'Ansar Dine, le MNLA n'a plus de combattants; mais comme il est cajolé par la France, il tient à se faire valoir en renforçant ses troupes par des <i>jihadistes</i> de retour. Nos sources s'étonnent de constater que malgré la guerre en cours, Kidal se remplit de jour en jour de personnes que l'on a connues dans les rangs islamistes. Ordre a, en effet, été donné aux Tchadiens par l'état-major français de ne pas s'en prendre à un Touareg non porteur d'arme. Sous couvert de cet ordre très imprudent, Kidal est devenue la nouvelle capitale des <i>jihadistes</i> sans armes. Et comme, à tout instant, des armes peuvent surgir des montagnes, voire des stocks du MNLA, Tchadiens et Français se trouvent, sans s'en douter, en danger permanent de mort. Leur allié du MNLA a, par le passé, fait toute la preuve de sa versatilité en reprenant les armes contre le Mali avant même que ne sèche l'encre du dernier accord de paix.

<b>L'erreur de la France est d'autant plus incompréhensible que si le MNLA connaissait les secrets des jihadistes, ceux-ci ne l'auraient pas si facilement chassé du nord</b>. Par ailleurs, les 7 otages français ne sont plus localisables après la mort, annoncée par le Tchad, des chefs terroristes censés les détenir : Abou Zéid et Belmokhtar. Il faut souligner, au passage, que les <i>jihadistes</i>, même en cas de négociation, ne se sépareront jamais des otages : ce serait donner à la France la permission de lancer dans les grottes du <i>Tighergar</i>des bombes chimiques ou bactériologiques destinées à éradiquer les dangereux habitants des lieux.

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<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique satirique :  La CEDEAO, le tigre édenté</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/chronique-satirique-la-cedeao-le-tigre-edente-131664.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 15:15:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le monde entier constate maintenant que la CEDEAO, comme tous les organisme internationaux, n'est qu'un machin bureaucratique et inefficace. Si le capitaine Sanogo l'avait su, à l'époque, il  n'aurait pas signé d'accord-cadre ni rendu le pouvoir aux civils. Iyad Ag Ghali lui-même l'a su un peu trop tard; si, dès le départ, il avait compris que la </i></b><b><i>"force en attente" </i></b><b><i>de la CEDEAO n'existait que sur le papier, il aurait, depuis janvier 2012, envahi Bamako, en poursuivant, peut-être, sa route sur Abidjan, où la CEDEAO aime se réunir. </i></b>

<b><img class="alignleft size-full wp-image-93981" alt="cedeao_mali_sommet_Abidj2" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/cedeao_mali_sommet_Abidj2.jpg" width="451" height="300" />Voyez-vous, quand il s'agit de lire des discours et de prendre de bruyantes résolutions, la CEDEAO n'a pas son pareil</b>. On voit alors le président, Ouattara, ou le président de sa commission, Désiré Ouédraogo, prendre leur air des mauvais jours et promettre des sanctions diplomatiques, financières et militaires; bref l'apocalypse. Mais dès qu'il s'agit de matérialiser ces sanctions en déployant des  troupes sur le terrain, bonjour les dégâts ! Le Nigéria annonce-t-il 1000 hommes? A l'arrivée, on voit seulement 40 officiers qui se disent de "liaison". Liaison avec qui donc ?  La Guinée annonce-t-elle 500 soldats ? Aux dernières nouvelles, on apprend qu'Alpha Condé lui-même a besoin d'hommes pour mater ses opposants - chacun son <i>jihadiste</i>, n'est-ce pas ? La Côte d'Ivoire promet-elle 500 soldats ? On ne trouve, au final, aucun mec en uniforme ivoirien sous nos tropiques car Ouattara craint que Gbagbo ne s'évade de sa prison de la Haye et ne débarque à Abidjan avec des mercenaires libériens, voire touaregs. Quant au Togo, l'un des plus prompts à envoyer un contingent, il fait figure d'exception.

<b>En fait, la défense du Mali est aujourd'hui assurée par le Tchad, non membre de la CEDEAO, et la France, sans laquelle Déby n'aurait pas envoyé un seul homme</b>. Les chefs d'Etat de la CEDEAO, entre-temps, multiplient les réunions et les sommets, comme si on pouvait dénicher les chefs<i>jihadistes</i> sous des tables de conférence !

<b>L'armée malienne, pour sa part, fait de son mieux. </b>Sauf qu'elle n'a ni casques ni gilets pare-balles et, faute de formation, gaspille les balles contre les murs de Gao et environs. Elle n'est vraiment pas de taille à se hasarder dans les montagnes du <i>Tighergar</i> où, selon un rescapé tchadien, <i>"même les cadavres sont minés"</i>. C'est parce qu'elle a la partie facile que l'armée malienne se donne d'ailleurs le luxe de s'entredéchirer entre bérets rouges et bérets verts à Bamako. S'il ne tenait qu'à moi, on interdirait les bérets, quelle que soit la couleur, puis on attacherait un bidon d'eau au cou de tous ces soldats avant de les envoyer dans les collines de Kidal.Là, face aux <i>jihadistes</i>, il n'y a pas de meilleur endroit pour se réconcilier, n'est-ce pas ? Après avoir vu les <i>"cadavres minés" </i>et affronté ensemble Abou Zéid et Belmokhtar, aucun béret ne se chercherait plus de poux dans la tête de l'autre.

<b>Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title> Le ministre Baba Berthé à Selingué : Il faut 3,2 milliards pour réhabiliter le canal d&amp;apos;irrigation</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/le-ministre-baba-berthe-a-selingue-il-faut-32-milliards-pour-rehabiliter-le-canal-dirrigation-131666.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 13:52:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le ministre de l'Agriculture, Baba Berthé, accompagné du directeur national de l'Agriculture, Daniel Kéléma, et de ses conseillers techniques, s'est rendu, le jeudi 28</strong></em> <em><strong>février, à Selingué, sise  à 150 km de Bamako, afin des s'imprégner de l'état du canal d'irrigation de la  localité et des conditions de travail des riziculteurs. </strong></em>

&nbsp;

Vers 17 h 30, la délégation ministérielle, qui comportait votre fidèle serviteur, a été accueillie à l'entrée de Sélingué par le sous-préfet, Abdoulaye Cissé, en uniforme réglementaire, le directeur de  l'Office de Développement Rural de Selingué (ODRS), et un peloton de gendarmes lourdement armés.Première destination: le domicile du chef de village de Sélingué à qui hommage a été rendu et un présent de 50 000 FCFA remise par Baba Berthé. Ensuite, le ministre et ses compagnons se sont rendus au canal d'irrigation de Sélingué. Le canal principal , la station de pompage d'eau, le collecteur principal et la digue de protection se trouvent, tous, de nos jours dans un état de dégradation avancée en raison de leur vétusté. Ces ouvrages datent, en effet, de 1984.

&nbsp;

Le ministre a promis de rendre compte de la situation au gouvernement afin que les dispositions idoines soient prises pour réhabiliter ces ouvrages qui participent pour beaucoup à l'irrigation, à la riziculture, à la pisciculture, au maraîchage  et à la pêche dans les zones de Sélingué et de Maninkoura. Selon une note technique de l'ODRS, le coût estimatif des travaux de réhabilitation et d'extension du canal d'irrigation et de la station de pompage est de 3,2 milliards de FCFA.

&nbsp;

<b>Le vendredi 1er mars, la délégation ministérielle, guidée par le sous-préfet Abdoulaye Cissé et le directeur de l'ODRS, Ousmane Maïga, s'est rendue à Maninkoura, à 40 Km de Sélingué, où le Ministre a visité des périmètres de maraîchage tenus par des femmes et des plantations de bananes</b>. Les producteurs ont tous souligné un manque d'eau pour arroger leurs plantations et jardins. Massaran Tangara, présidente des femmes productrices, et Fadian Kéita, président des producteurs de bananes de Maninkoura, ont confié au Ministre qu'une fois la culture du riz terminée, il ne reste plus d'eau pour le maraîchage. Pour eux, c'est EDM qui est fautive car l'EDM leur impose de conserver de l'eau pour l'électricité. Le président de l'ensemble des producteurs agricoles, Fodé Traoré, a demandé au ministre de s'impliquer dans la recherche de financement pour la réhabilitation du périmètre de Sélingué. Pour lui, la réalisation du seuil de Kourouba, sur le fleuve Sankarani, pourra pallier l'insuffisance d'eau à Maninkoura pendant la contre-saison.

&nbsp;

D'autre part, vu le coût élevé de la redevance versée par les paysans en vue du pompage d'eau à Maninkoura et à Selingué, Fodé a sollicité que le ces frais soient mis à la charge  de l'Etat.

&nbsp;

<b>Le Ministre, poursuivant ses rencontres d'écoute, a été reçu dans les locaux de l'ODRS, et a discuté avec le personnel et le comité syndical.</b> Ousmane Maïga, directeur de l'ODRS,  a cité, au titre des difficultés, la dégradation avancée du réseau d'irrigation à Selingué et Maninkoura ; l'insuffisance des financements pour l'entretien de ces systèmes; le sous-équipement des producteurs; le danger que représente l'orpaillage traditionnel  qui entraîne une pénurie  de main d'œuvre agricole. A ses interlocuteurs, le ministre a promis de réagir, tout en rappelant que le gouvernement est, aujourd'hui, accaparé par deux priorités: la guerre au nord et l'organisation des élections. s'est rejoint de la sincérité des communications.Il a exhorté les travailleurs de l'ODRS et les producteurs agricoles à l'union sacrée autour du Mali. <i>" Tant que je serai ministre, je donnerai le meilleur de moi-même afin que vos préoccupations trouvent une suite favorable dans la mesure du possible",</i> a Baba Berthé. <b></b>

&nbsp;

<b>Abdoulaye Koné, <i>envoyé spécial</i></b>

&nbsp;

&nbsp;

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scandale Diplomatique : Le Mali ne décore ni n&amp;apos;assiste aux obsèques des 26 soldats tchadiens</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/scandale-diplomatique-le-mali-ne-decore-ni-nassiste-aux-obseques-des-26-soldats-tchadiens-131641.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 13:40:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Et à Koulouba, où on s'est rendu compte de la bourde, Dioncounda Traoré met les bouchées doubles pour réparer les dégâts.</i></b>

<img class="aligncenter size-full wp-image-131193" alt="SOLDATS TCHADIENS MORT" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/SOLDATS-TCHADIENS-MORT.jpg" width="610" height="384" />Les autorités tchadiennes ont rendu, vendredi 1er mars 2013, un hommage solennel aux 26 militaires tchadiens morts lors des combats au Mali; ils ont été décorés à titre posthume par le président Idriss Deby Itno, au cours d’une journée de deuil national.Les 26 militaires sont enterrés dans un cimetière militaire aménagé pour la circonstance à N’Djamena. Ils ont succombé après les combats ayant opposé le contingent tchadien déployé au nord-Mali à des jihadistes, le 22 février, dans le massif des Ifoghas. <i>« Par votre sacrifice, vous avez défendu l’honneur et fait la fierté de toute la nation tchadienne »</i>, a déclaré le ministre chargé de la Défense, MbainodoTotala. <i>« Les Etats ont des frontières, certes. Par contre, le terrorisme n’a pas de frontière. J’en appelle à tous les Etats pour une synergie d’action afin de combattre ce fléau »</i>, a-t-il dit, au cours d’une cérémonie à laquelle participaient des officiers de pays d’Afrique de l’Ouest. Alors que la radio nationale tchadienne faisait état de 25 soldats tués, 26 cercueils ont finalement été débarqués sur l’aéroport militaire de N’Djaména. Les affrontements ont également fait 50 blessés côté tchadien, et 93 morts dans le camp des islamistes armés, selon l’état-major tchadien. Le Tchad, qui a déployé plus de 2.000 hommes au Mali, est en première ligne aux côtés de l’armée française dans le massif des Ifoghas, où se sont retranchés les jihadistes après avoir été chassés des grandes villes du Nord qu’ils occupaient depuis 2012.

<b>D'éminents  soldats</b>

<b>Parmi les militaires décédés, figurent 4 colonels et 2 commandants, dont l'un des plus hauts responsables de la garde présidentielle tchadienne.</b> C'est déjà là un motif de colère du président tchadien qui avait longtemps hésité avant d'accepter l'envoi de soldats au Mali, craignant la désorganisation institutionnelle du Mali et l'inefficacité de la CEDEAO. Deby a un autre de colère: l'inertie de la MISMA, la force africaine censée prendre, à bref délai, le relais des forces françaises. Il a donc vertement appelé, mercredi, la force ouest-africaine et l’armée malienne à accélérer leur déploiement dans le nord du Mali pour combattre, avec les soldats français et tchadiens, les jihadistes. Dans la région montagneuse des Ifoghas, entre Kidal et Tessalit, dernier refuge des islamistes en fuite, la traque est menée par les seules troupes françaises Tchadiennes, alors que le Tchad n'est pas membre de la CEDEAO. Mais la plus grosse colère de Déby vient de la gaffe diplomatique que le gouvernement malien vient de commettre.

<b>Faute malienne</b>

En effet, lors de la cérémonie d'inhumation des 26 soldats, qui eut lieu vendredi 1er mars à N'Djamena sous la présidence de Deby lui-même, tout le monde a été surpris de constater l'absence d'une délégation malienne.Certes, le ministre de la défense malien Yamoussa Camara était présent, mais il figurait dans la délégation de la MISMA et ne représentait pas officiellement le gouvernement malien. Le maître de cérémonie, présentant les différentes délégations présentes, a cité celle de la MISMA et  non celle du Mali, car le Mali n'avait pas envoyé une délégation de haut niveau, contrairement aux attentes des Tchadiens. C'est un officier nigérien qui a pris la parole, au nom de la CECDEO, pour rendre hommage aux soldats tombés. Pas d'hommage venant du coté malien. Cette absence de délégation officielle du Mali ne fut guère, on s'en doute, du goût des Tchadiens. Selon des sources à N'Djamena, le petit peuple tchadien ne fait que fustiger l'absence du Mali, un pays traité d'ingrat non seulement par les citoyens mais aussi dans les hautes sphères du pouvoir. Les Tchadiens ne comprennent pas qu'ils aient accepté d'envoyer au Mali leurs meilleurs soldats pour, ensuite, se voir récompensés de la sorte.

<b>La faute du Mali est patente du point de vue diplomatique.</b> Elle devient encore plus lourde quand on se souvient que le président Dioncounda Traoré s'est empressé de délivrer des médailles militaires aux deux soldats français morts au combat et aux soldats togolais décédés dans un accident de la route. Pourquoi décorer ces soldats et ignorer les Tchadiens dont le nombre et le grade sont beaucoup plus élevés ? Enfin, la faute diplomatique malienne se double d'une faute religieuse. Sachant que les militaires techdiens décédés sont musulmans, une prière funéraire aurait dû être organisée par le gouvernement à leur intention, ce qui ne fut pas fait en l'occurrence.

<b>La faute à qui ?</b>

A qui imputer cette cascade de fautes ? Sans doute pas au peuple malien qui n'a pas assez de mots pour exprimer sa douleur de voir mourir pour sa défense des soldats étrangers. Il faut plutôt pointer du doigt l'incurie du ministère des affaires étrangères et des services du protocole maliens qui auraient dû avoir le réflexe de suggérer les bonnes pratiques au chef de l'Etat. Mais comme dans ce pays, tout se fait dans la plus grande légèreté, il ne faut s'attendre à aucune sanction. D'ailleurs, quand le président Dioncounda lui-même a été tabassé par des manifestants, ni le ministre de la défense, ni son homologue de la sécurité n'ont démissionné alors qu'ils avaient la charge de protéger la première institution nationale.

<b>Aux dernières nouvelles, Dioncounda Traoré tente de mettre les petites calebasses dans les grandes pour réparer les bourdes commises</b>. Selon des sources bien informées, il se prépare à effectuer lui-même le voyage du Tchad, accompagné  du président du Haut conseil islamique, du chef de l'église catholique et de celui de l'église protestante pour aller présenter ses condoléances et les excuses officielles du Mali à Idriss Déby. Le grand chancelier des ordres nationaux devrait faire partir de la délégation puisqu'il s'agira aussi de décorer les militaires tchadiens décédés.

<b>Ce tort une fois réparé, il faut espérer que le président Dioncounda Traoré songe  à faire un geste fort au profit de nos propres soldats qui tombent sur le champ d'honneur.</b> A ce jour, nul ne sait qui est mort ni comment. Aucune cérémonie funèbre n'est organisée à leur intention ni aucune décoration officielle remise, alors que devant chaque soldat français vient s'incliner le président français en personne. On ne peut parler d'oubli du gvouvernement malien puisque chaque mercredi, il n'oublie jamais de nommer une flopée de hauts fonctionnaires ! On ne sait même pas ce que deviennent les familles des soldats maliens décédés. La moindre des choses serait de mettre le drapeau malien en berne puisqu'on a déjà pensé à suspendre l'émission musicale <i>"Top étoiles"...</i>

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<b>Abdoulaye Guindo et Tiékorobani</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Etat malien devenu brigand : La France empêche le Mali de détourner 6,5 milliards des opérateurs téléphoniques</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/letat-malien-devenu-brigand-la-france-empeche-le-mali-de-detourner-65-milliards-des-operateurs-telephoniques-131638.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 13:35:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>C'est l'affaire la plus fumeuse de la Transition. Et comme à son habitude, Procès-Verbal vous en livre la primeur. Les sociétés de téléphonie du Mali étaient, jusqu'à récemment, au nombre de deux: Malitel et Orange Mali. </strong></em>

<img class="alignleft size-full wp-image-131639" alt="caricature" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/caricature.jpg" width="350" height="393" />Ces sociétés dégagent de gros bénéfices mais n'arrivent pas à couvrir toutes les zones géographiques du Mali, soit parce que ces zones sont vides de clients (Taoudéni, Ménaka, etc.), soit parce qu'elles sont trop éloignées et que l'installation des équipements téléphoniques y reviendrait, de ce fait, trop cher. Comme l'Etat malien n'a pas les moyens d'équiper ces zones et que l'accès de tous les citoyens aux services téléphoniques est un droit, les sociétés de téléphonie ont décidé de constituer un fonds commun alimenté par une partie de leurs ressources annuelles. Ce fonds commun est appelé, dans le jargon du métier, Fonds d'Accès Universel. Le mot sous-entend "accès de tous les citoyens maliens à la téléphonie". Au fil des ans, le Fonds a atteint 10 milliards de nos francs. Du coup, il a attiré l'oeil du gouvernement malien qui a vite monté un système tendant à puiser dans le Fonds.C'est ainsi que les ministère de la poste et des nouvelles technologies, associé à celui des finances et à la direction financière de la présidence de la République ont préparé un projet de décret portant adjudication à un commerçant de la place d'un marché de livraison de 200 véhicules tout terrain destinés à l'armée malienne. Le gouvernement croit que le projet de décret passera comme lettre à la poste puisque le pays se trouve en guerre et que l'armée se plaint d'un manque d'équipement. Mais le projet de décret masque mal des questions très troublantes.

<b>Financement illicite</b>

C'est louable pour un gouvernement d'acheter des véhicules pour ses soldats mais c'est beaucoup moins louable de vouloir financer l'achat sur l'argent d'autrui. Le projet de décret prévoit de prélever 6 milliards et demi de nos francs sur le Fonds d'Accès Universel, c'est-à-dire le Fonds commun constitué par les deux opérateurs téléphoniques privés Malitel et Orange. Les sommes issues de ce fonds n'appartiennent pas à l'Etat qui ne peut donc pas en disposer. En outre, ce Fonds est censé servir à étendre ou à améliorer le réseau téléphonique national, pas pour faire la guerre. Enfin, pour piocher dans le Fonds, le gouvernement de Django Cissoko n'a même pas cru utile de consulter les opérateurs téléphoniques. En somme, le gouvernement se comporte là comme un cambrioleur décidé à spolier des privés de leurs biens sans autre forme de procès!

<b>Attribution de marché très douteuse</b>

Comme c'est souvent le cas au Mali, le gouvernement, à travers son projet de décret, retient un adjudicataire avec lequel il s'est entendu directement, sans aucun appel à la concurrence. Pourquoi violer les règles de la concurrence alors qu'il s'agit d'offrir un service public et que le gouvernement agit au nom de l'Etat ? Le projet de décret justifie le choix par entente directe par "l'urgence" de livrer les véhicules. Il oublie que pour avoir signé, sans appel d'offres et pour cause "d'urgence", des contrats d'équipement d'ubn laboratoire, l'ex-ministre de la santé vient de passer devant la cour d'assises!

<b>L'heureux adjudicadaire qui allait mettre la main sur la cagnotte des 6,5 milliards s'appelle Babouya Sylla.</b> C'est le petit-frère du richissime Bakorè Sylla, lequel est connu pour ses liens incestueux avec l'Adema; on ne connaît à Babouya aucun antécédent dans la fourniture de véhicules à l'Etat. Pourquoi choisir clandestinement Babouya alors que sur la place, on compte au moins deux grandes sociétés de distribution de véhicules: Malienne de l'Automobile et CFAO Motors ? Ces sociétés ne sont-elles pas infiniment plus expérimentées et crédibles dans le domaine automobile que Babouya ?

&nbsp;

<b>Des clauses suspectes</b>

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A la lecture des conditions d'adjudication prévues par le projet de décret, le gouvernement se contente de demander à Babouya Sylla, son grand ami, de fournir 200 véhicules 4X4 dans un délai de 35 jours. Mais rien n'est dit quant aux spécifications techniques des véhicules 4X4. Une façon à peine voilée de permettre à Babouya Sylla de livrer n'importe quoi, y compris des chinoiseries ou des 4X4 coréens. Or les spécialistes sont unanimes à reconnaître que pour donner la chasse aux très rapides colonnes jihadistes sur le sable, il faut des véhicules d'au moins 6 cylindres et à essence. Or aucune exigence du genre n'est imposée au client chouchou du gouvernement qui pourrait très bien livrer des véhicules diesel <i>made in Mongolie</i> sans violer le contrat. Et puis, le projet de décret ne prévoit aucun mécanisme de contrôle de la sincérité des prix auxquels Babouya livrera les véhicules. Le prix unitaire retenu dans le projet de décret est de 23,5 millions de FCFA. Ce prix est largement supérieur aux prix pratiqués sur le marché et des experts nous indiquent qu'à ce tarif, Babouya dégagerait un bénéfice minimal de 5 millions de FCFA par véhicule, soit, au total, un bénéfice de 1 milliard. Et s'il choisit d'acheter des chinoiseries plutôt que des véhicules japonais, son bénéfice atteindra le double, voire le triple. Bien entendu, il serait très mal avisé de bouffer tout seul tout cet argent...

<b>Bref, l'affaire sent la magouille à plein nez</b>. De nombreux ministres, non impliqués dans le montage du dossier, ont fait part, en privé, de leurs réserves au chef de l'Etat. Mais pour que la combine foire totalement, il a fallu une mise en garde amicale de la France qui détient, à travers Orange Mali, des intérêts financiers importants. La mise en garde est venue de l'ambassade de France au Mali et du directeur général d'Orange Mali. En fin de compte, le projet de décret a été retiré purement et simplement de l'ordre du jour du conseil des ministres de mercredi 27 février. Dioncounda, au moment où le pays se trouve en guerre, ne pouvait se payer le luxe d'un scandale financier doublé d'une brouille avec la France, la libératrice nationale ! Si l'affaire n'avait pas foiré, le gouvernement aurait sans doute monté un nouveau marché bidon pour racler les 4 milliards qui resteraient dans le Fonds d'Accès Universel. Et à cette occasion,  il aurait peut-être commandé des bottes et des lunettes de soleil à Babouya Sylla, hein ?

&nbsp;

<b>Tiékorobani</b>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Primature : Django Cissoko... démissionnaire </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/primature-django-cissoko-demissionnaire-138191.html</link>
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<pubDate>Sat, 02 Mar 2013 14:16:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left" align="center">Le tout nouveau Premier ministre de Transition, Django Cissoko, vient de remettre au président de la Transition, Dioncounda Traoré, sa lettre de démission de la primature. C'était samedi 6 avril 2013, au lendemain de la visite du ministre français des Affaires Etrangères Laurent Fabius. Selon nos sources, Django Cissoko, estimant que son ministre des Affaires Etrangères, Tiéman Hubert Coulibaly, lui a "manqué de respect", a exigé son renvoi immédiat du gouvernement.</p>


[caption id="attachment_138187" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-138187" alt="Tieman_Diango_Dioncounda" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Tieman_Diango_Dioncounda.jpg" width="610" height="221" /> Tiéman Coulibaly, le Premier Ministre, et le président par intérim.[/caption]

Comme Tiéman Coulibaly, président de l'UDD, est un proche allié politique de Dioncounda Traoré, ce dernier a prié Django Cissoko de pardonner l'offense dont il se dit victime et de laisser Tiéman Coulibaly à son poste. Le Premier ministre n'a pas accepté l'intercession présidentielle et a déposé sa lettre de démission en précisant : "C'est lui qui reste au gouvernement ou c'est moi !".

&nbsp;

Tout le week-end, des tractations étaient en cours pour que Django Cissoko revienne sur sa démission. Quant à savoir en quoi a consisté concrètement le "manque de respect" que le démissionnaire reproche à Tiéman Coulibaly, nous nous ferons un devoir de vous le révéler la semaine prochaine, inchAllah. Si la démission de Django se confirme, le Mali devra former son troisième gouvernement en 12 mois. Un record mondial !

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Source: La Rédaction du journal Le Procès Verbal (pour maliweb.net)

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&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Élection présidentielle 2013 :  Boubacar Bah lorgne l&amp;apos;investiture de l&amp;apos;Adema</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/election-presidentielle-2013-boubacar-bah-lorgne-linvestiture-de-ladema-129959.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Feb 2013 14:28:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Procès Verbal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Alors que la guerre au nord n'est pas terminée - loin de là !- et que les déplacés maliens sont à mille lieues de rentrer au pays, les candidatures fleurissent à l'Adema. Le maire de la commune 5, Bill, obtiendra-t-il l'investiture du parti ?</b></em>

[caption id="attachment_62839" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-62839" alt="Boubacar Ba dit Bill, maire de la Commune V" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/04/Boubacar-Ba-Bill.jpg" width="300" height="225" /> Boubacar Ba dit Bill, maire de la Commune V[/caption]

Le ministre de l'administration territoriale, en charge des élections, le colonel Moussa Sinko Coulibaly, a annoncé lors d'une récente conférence de presse que le 1er tour de l'élection présidentielle aura lieu le dimanche 7 juillet 2013. Depuis, les états-majors politique s'agitent pour le choix de leur candidat. Si dans certains partis comme l'URD, le RPM, la SADI, le CNID ou le MPR, le problème de primaires ne se posera pas, les candidats étant connus à l'avance, ce ne sera pas le cas de l'Adema, le parti de l'Abeille. Dioncounda Traoré, président et candidat sortant du parti, est, on le sait, hors du jeu en tant qu'autorité de la transition. Le parti s'étant habitué, depuis 2002, aux élections primaires pour choisir son candidat, il faut se lever tôt pour brasser les meilleures chances d'investiture. D'autant qu'à l'Adema, tout haut cadre se croit assez légitime pour gouverner le pays.

<b>La place publique résonne déjà du nom et des ambitions de certains candidats</b>. Ibrahima N'Diaye, président par intérim du parti; SoumeylouBoubèyeMaïga, 4ème vice-président; Sékou Diakité, 2ème vice-président; Me KassoumTapo, 4ème vice-président du parlement sont dans ce cas. Mais un candidat moins attendu se profile dans l'ombre: Boubacar Bah dit Bill, maire de la commune 5 de Bamako et président de l'Association des municipalités du Mali (AMM). Sur ses potentiels concurrents, Bill semble avoir l'avantage de la nouveauté, dans un pays où l'idéal de changement se rtavive depuis le putsch du 22 mars. Contrairement aux autres, en effet, Bill n'a été ni ministre ni haut fonctionnaire de l'Etat, ce qui le met à l'abri des accusations de malversations auxquelles peu de barons adémistes peuvent échapper. Sa capacité de mobilisation n'est pas faible dans la mesure où il n'a eu aucune peine à déboulonner Abdel Kader Sidibé, maire de la commune 3, de la tête de l'AMM, une association très convoitée qui permet à son président de prendre pied dans les 703 communes du Mali. Au reste, Bill n'a pas manqué d'user de ce piédestal pour se signaler à l'attention des popululations victimes de la crise au nord. Il est à la base de l'initiative <i>"200 communes du sud soutiennent les communes du nord"</i>, qui a permis de prélever de l'argent dans les caisses municipales du sud pour aider les populations du nord. Bill, ne l'oublions pas, pour devenir maire, a battu le candidat de l'URD alors que la commune 5 de Bamako est un fief électoral du parti de la poignée de main.

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<b>Abdoulaye Guindo</b>]]> </content:encoded>
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