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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Le Républicain</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Le Républicain</description>
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<title>Le JNIM profite de la contradiction dans le jeu politique au Mali</title>
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<description><![CDATA[ Les groupes armés, notamment le JNIM, ne doivent pas être considérés comme acteurs du jeu politique au Mali. Ces groupes armés et leurs soutiens financiers de l’extérieur creusent et profitent plutôt de la contradiction interne entre les acteurs maliens. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 10:22:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre pays traverse les conséquences d’une contradiction radicale entre deux types d’acteurs : les partisans d’un régime pluraliste (démocratique), qui a évolué à partir de 1991 avec ses propres contradictions internes, et la tendance actuelle avec le type d’acteurs, qui ne se reposent pas forcement sur une organisation politique, et qui est née de la révolte contre la mal gouvernance des premiers. Cette tendance se caractérise par la vision avec des objectifs à atteindre, que ceux-ci soient réalistes ou idéalistes, veille à garder les leviers de la gouvernance, tirant des leçons des décennies d’indépendance du Mali, pour éviter certaines erreurs du passé, comme les programmes d’ajustement structurels et la liquidation des sociétés et entreprises d’Etat des années 80, les reformes administratives imposées par l’extérieur, comme celles portées par la régionalisation contenues dans les accords du désaccord d’Alger entre l’Etat malien et les groupes armés irrédentistes en 2015.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces deux courants, marqués aussi par la différence d’approches, se rapportant à la diplomatie, aux relations internationales, notamment par rapport à l’ancien colonisateur, et certaines puissances soupçonnés de toujours tramer des combines, de créer des situations troubles, la confusion en période de paix ou de guerre, pour piller les ressources nationales. Ainsi, la mauvaise gestion et la mauvaise répartition des ressources, l’appât du gain facile, l’inéquité et l’exclusion font partie des causes de la contradiction entre les deux tendances qui se disputent actuellement le Mali. Certains trouvent paradoxal qu’on ne cite pas les groupes armés terroristes comme acteurs de la contradiction dont l’étau parait se resserrer autour de l’Etat. En effet, les groupes armés, notamment le JNIM, ne doivent pas être considérés comme acteurs du jeu politique au Mali. Ces groupes armés et leurs soutiens financiers de l’extérieur creusent et profitent plutôt de la contradiction interne entre les acteurs maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’il y a un troisième courant, c’est celui catalysant l’opportunisme de certains, qui regardent la direction du vent et attendent de s’aligner, n’affichant aucune conviction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, de plus en plus, certains acteurs politiques ont des points de vue qui trahissent une alliance tacite avec les groupes terroristes qui participeraient avec eux à la gestion du pouvoir, avec en ligne de fond les ressources du Mali comme trésor de guerre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, chacun de ces deux courants en présence a ses contradictions internes, qui ne favorisent pas les retrouvailles, les intérêts personnels étant souvent mis au-dessus du Mali, alors qu’il faille l’inverse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La population va-t-elle se soulever au Mali ? Non, elle est devenue consciente en comprenant mieux le jeu politique, à l’origine pour le peuple, mais devenu un jeu d’intérêts personnels et partisans. La population n’est plus dans les dispositions de servir de bétail de validation ou de légitimation de pouvoir, à verser son sang pour des assoiffés du pouvoir qui l’utilisent pour se hisser au pouvoir avant de les écarter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">B.Daou<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Expo universelle 2025 et conférence des pays en développement sans littoral : Le Premier ministre représentera le Mali au Japon et au Turkménistan</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/expo-universelle-2025-et-conference-des-pays-en-developpement-sans-littoral-le-premier-ministre-representera-le-mali-au-japon-et-au-turkmenistan-3107870.html</link>
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<description><![CDATA[ Au nom du Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, effectue une visite officielle du 31 juillet au 08 août à Osaka au Japon et à Achgabat au Turkménistan. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 07:55:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le Centre d’information gouvernementale du Mali (CIGMA), à Osaka, première étape de ce déplacement, le Mali va répondre à l’invitation des autorités japonaises pour prendre part à l’Exposition Universelle de 2025 (EXPO 2025 OSAKA, KANSAÎ) du 31 juillet au 04 Août 2025. Ce rendez-vous mondial permettra au Mali de renforcer ses liens de coopération avec le pays hôte ainsi qu’avec d’autres investisseurs, à travers le monde, dans l’optique de promouvoir la destination Mali en termes de « doing business ». Les produits locaux seront, naturellement, à l’honneur. Cet événement aidera, également, les entreprises maliennes à élargir leurs marchés, de rencontrer des entreprises et investisseurs potentiels et de toucher une nouvelle audience. « Au programme de la participation du Mali, il est prévu, l’organisation d’un Business Forum Mali-Japon, assorti de Panels et de rencontres B2B et B2G entre les opérateurs économiques maliens et le monde des bailleurs ainsi que les départements en quête d’investissements structurants. Cette visite sera l’occasion pour le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA de présider la Journée dédiée au Mali dans le cadre de l’Exposition Universelle « EXPO 2025 OSAKA, KANSAÎ ». Une célébration qui sera agrémentée d’une Nuit Artistique et culturelle du Mali et d’une visite guidée de la délégation malienne au Pavillon du Mali », souligne le CIGMA. En marge de cet événement, indique le CIGMA, le Premier ministre procédera à des visites d’entreprises japonaises de renommée planétaire dont “Panasonic”. L’agenda du Chef du Gouvernement prévoit également la traditionnelle rencontre avec la diaspora malienne et celle de la Confédération AES établies au Japon. Il faut noter que le Général de Division Abdoulaye MAÏGA sera accompagné du Ministre de l’Industrie et du Commerce, du Ministre de l’Artisanat, de la Culture et de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, de la Conseillère spéciale du Président de la Transition, Chef de l’Etat en charge des questions diplomatiques, de certains membres de son cabinet, de hauts cadres des départements ministériels concernés, ainsi que de nombreux opérateurs économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le CIGMA a fait savoir que le Mali sera également présent à la Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral à Awaza. « La deuxième étape de cette visite du Chef du Gouvernement sera le Turkménistan. Ici, le Premier ministre prendra part à la 3ème Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral, qui se tiendra à Awaza, du 5 au 8 août 2025. Organisée, en collaboration avec les Nations Unies, cette conférence vise à élaborer un nouveau programme pour faciliter l’intégration économique des pays en développement sans accès à la mer, en se concentrant sur les enjeux de transport, de connectivité régionale et de transition numérique », précise le CIGMA. Cette rencontre stratégique des pays en développement sans littoral permettra surtout d’analyser et dégager des pistes de solutions notamment face aux obstacles en matière de commerce, de connectivité et de développement. En effet, sans ports maritimes, nos pays dépendent des pays de transit, ce qui entraîne des coûts commerciaux plus élevés et des retards. Malgré les défis, les pays en développement sans littoral comptent des communautés dynamiques au potentiel inexploité. La troisième Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral, offre l’occasion d’explorer des solutions et de forger des partenariats, de relever les défis et de libérer leur plein potentiel pour un avenir plus équitable et plus prospère. En marge de cette Conférence, le Premier ministre aura des rencontres bilatérales de haut niveau avec les autorités du Turkménistan aux fins de jeter les bases d’une coopération prometteuse dans divers domaines. « Au Turkménistan, le Premier ministre sera accompagné du Ministre des Transports et des Infrastructures, du Ministre de l’Industrie et du Commerce, d’un membre du CNT, de la Conseillère spéciale du Président de la Transition en charge de la Diplomatie, de certains membres de son cabinet et d’autres hauts cadres de l’Administration », souligne le CIGMA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A. Sogodogo<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commission nationale des droits de l’Homme du Mali : Le décret de nomination du président, Pr. Alkadri Diarra, abrogé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/commission-nationale-des-droits-de-lhomme-du-mali-le-decret-de-nomination-du-president-pr-alkadri-diarra-abroge-3107869.html</link>
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<description><![CDATA[ Elu à la tête de la Commission nationale des droits de l’Homme du Mali (CNDH-Mali), le 13 mars 2025, le Pr. Alkadri Diarra n’est plus le président de l’institution de défense des droits de l’Homme au Mali. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 07:50:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le décret de nomination du nouveau président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Pr. Alkadri Diarra, a été abrogé, le 23 juillet 2025, pour cause d’incompatibilité avec ses fonctions de président de l’Ordre des médecins du Mali. Dans un communiqué rendu public, hier, mercredi 30 juillet 2025, la CNDH signale que cette abrogation n’affecte en rien « l’indépendance, l’impartialité, l’organisation et le fonctionnement de la Commission ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) informe l’opinion nationale et internationale de la prise du Décret n °2025-0468/PT-RM du 23 juillet 2025 portant abrogation partielle du Décret n°2024-0756/PT-RM du 24 décembre 2024 portant nomination des membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme en ce qui concerne le Professeur Alkadri DIARRA, qui avait été désigné par l’Ordre des Médecins dont il est le Président et qui occupait le poste de Président de la CNDH.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le communiqué de la CNDH, sous la plume du président par intérim, Me Aïssata Founè TEMBELY, le motif visé par le décret sus-cité a trait au non respect de l’article 16 de la Loi n°2016-034 du 7 juillet 2016 portant création de la CNDH qui dispose : « Les fonctions de commissaire sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat politique, de tout emploi public ou privé, civil ou militaire, de toute activité professionnelle, sauf la recherche et l’enseignement ». Aux dires de la CNDH, les différents rappels au respect de cette disposition légale relative aux incompatibilités par le Ministre de la Santé et du Développement social, et le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme et Garde des Sceaux n’ont pas été observés par l’intéressé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conséquence, la CNDH tient à rassurer l’opinion nationale et internationale que cette abrogation n’affecte en rien l’indépendance, l’impartialité, l’organisation et le fonctionnement de la Commission. Pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée, car nul n’est à l’abri de la violation de ses droits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A rappeler que le jeudi 13 mars 2025, le Professeur Alkadri DIARRA avait été élu Président de la CNDH-Mali. Il a remplacé Aguibou BOUARE qui a fait son entrée au Centre de formation professionnelle des avocats du Mali. Le vendredi 14 mars 2025, la passation de service avait eu lieu entre le président sortant de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Aguibou BOUARE et le président entrant, le Professeur Alkadri DIARRA. En attendant donc le remplacement de Pr. Alkadri Diarra, la vice-présidente, Me Aissata Founè Tembely assure l’intérim.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Aguibou Sogodogo</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise du drone entre le Mali et l’Algérie : Bamako saisit la justice, la CEDEAO appelle au dialogue</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/crise-du-drone-entre-le-mali-et-lalgerie-bamako-saisit-la-justice-la-cedeao-appelle-au-dialogue-3102340.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 09:43:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un drone militaire malien détruit à la frontière algérienne ravive les tensions diplomatiques entre Bamako et Alger. Une enquête judiciaire est ouverte au Mali pour « actes de terrorisme », tandis que la CEDEAO appelle les deux pays au dialogue.</strong>

Les relations déjà fragiles entre le Mali et l’Algérie ont connu une nouvelle escalade après la destruction d’un drone malien à la frontière entre les deux pays. L'incident, survenu dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 à Tinzawatène, dans la région de Kidal, a rapidement pris une tournure diplomatique et judiciaire. Dans un communiqué rendu public le 8 avril 2025, le Procureur de la République du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire. L’information judiciaire porte notamment sur des faits présumés d’« association de malfaiteurs, d’actes de terrorisme, de financement du terrorisme, de détention illégale d’armes de guerre et de munitions, et de complicité », en lien avec la destruction du drone militaire malien. Selon le procureur, cette enquête fait suite à l’annonce conjointe du gouvernement de transition et du Collège des Chefs d'État de la Confédération des États du Sahel (AES) dénonçant l’incident comme une agression préméditée.

Bamako accuse clairement l’Algérie d’avoir abattu l’appareil sur son propre territoire, ce que l’Algérie dément formellement. Selon le gouvernement malien, une enquête a permis de conclure « avec une certitude absolue que le drone a été détruit à la suite d’une action hostile préméditée du régime algérien ». De son côté, Alger rejette ce qu’elle qualifie de « graves accusations », en affirmant que ses données radars prouvent que le drone malien a violé son espace aérien sur une distance de deux kilomètres avant d’être intercepté. « Les données radars de notre ministère de la Défense établissent clairement la violation de l'espace aérien de l'Algérie par un drone de reconnaissance venu du Mali », a précisé Alger.

Ce bras de fer a rapidement entraîné des mesures de rétorsion. Le 6 avril, le Mali, le Burkina Faso et le Niger – regroupés au sein de l’AES – ont rappelé leurs ambassadeurs en poste à Alger. En réponse, l’Algérie a fait de même avec ses ambassadeurs au Mali et au Niger. Dans la foulée, chaque pays a également fermé son espace aérien à l’autre, accentuant encore les tensions.

Face à la gravité de la situation, la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est sortie de son silence. Dans un communiqué diffusé le 9 avril 2025, l’organisation sous-régionale a exprimé sa « profonde préoccupation ». Elle appelle les deux pays à « désamorcer la tension, favoriser le dialogue et utiliser les mécanismes régionaux et continentaux pour régler les différends ».

« Au nom des États membres de la CEDEAO, la Commission exprime sa profonde préoccupation face à cette situation. Elle lance un appel au Mali et à l'Algérie pour qu'ils désamorcent la tension, favorisent le dialogue et utilisent les mécanismes régionaux et continentaux pour régler les différends », peut-on lire dans le communiqué.

Le gouvernement malien a, par ailleurs, informé officiellement le Conseil de sécurité de l’ONU de l’incident par voie de lettre. Dans un climat de plus en plus tendu, le Conseil national de la jeunesse du Mali a lancé un appel à une « mobilisation générale » à Bamako, prévue pour le samedi prochain, afin de « dénoncer l'acte de l'Algérie ».

<strong>Aguibou Sogodogo/ M. K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Tall réussira&#45;t&#45;il le redressement de la démocratie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/me-tall-reussira-t-il-le-redressement-de-la-democratie-3094286.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 09:36:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Me Mountaga Tall, président du Congrès national d’Initiative démocratique Faso Yiriwa Ton (CNID FYT), un des initiateurs de la démocratie multipartite au Mali pourra-t-il la redresser ?

Me Mountaga Tall dont la devise du parti CNID FYT est « Rassembler pour construire » a trouvé en la révision de la Charte des partis politique une opportunité inouïe pour avancer ses pions sur le damier politique. Il a eu la pertinente idée de mettre ensemble 74 partis politiques, sûrement ceux qui ont compris que gouverner c’est prévoir. Tout est parti d’une lettre du gouvernement en date du 19 décembre aux partis politiques, leur demandant de lui transmettre leurs propositions et suggestions concernant la révision de la charte des partis politiques, au plus tard le vendredi 14 mars. En ligne de mire, la réduction du nombre des partis politiques, les conditions de création et de financement, le nomadisme politique, conformément aux recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR).

Ainsi, au lieu d’aller en rang dispersé, et peut être présenter des projets contradictoires, la classe politique gagnerait à présenter au gouvernement un projet commun de Charte des partis politiques, d’autant que tout le monde convient de la caducité de l’actuelle charte, veille de 20 ans. La rencontre a eu lieu le samedi 1er février au Centre international de Conférence de Bamako (CICB). Outre le CNID FYT de Me Mountaga Tall, la rencontre s’est tenue en présence de l’URD de Gouagnon Coulibaly, du Rassemblement pour le Développement et la Solidarité (RDS) de Pr Younouss Hameye Dicko et d’autres partis politiques. Noble cause, mais ce rassemblement doit aller au-delà de la révision de la Charte des partis politiques pour s’attaquer aussi aux questions fondamentales de la démocratie dans notre pays.

La démocratie pluraliste introduite au forceps en 1991 a été certainement pratiquée à l’envers, galvaudée souvent par ceux qui prétendent en être les défenseurs, les acteurs : les hommes politiques. Il est temps de la redresser pour qu’elle serve l’intérêt général et non les intérêts personnels ou partisans.

Le vote qui est l’expression de la volonté des citoyens, du peuple, n’a pas l’égard dû, le tripatouillage des résultats de vote est la pratique la mieux partagée, et la haute juridiction (cour constitutionnelle) a souvent assuré le troisième tour des élections.

En 2007, lors de la proclamation des résultats des législatives, l’alerte a été donnée par le président de la cour constitutionnelle de l’époque, feu Salif Kanouté, qui soulignait : « tous les acteurs politiques et candidats de quelque bord politique qu’ils soient se sont installés à demeure dans la fraude généralisée ». A cette occasion, le président Kanouté est allé plus loin avouant tacitement une impuissance de la haute juridiction : « J’ai la profonde conviction que tous les candidats se sont confortablement installés dans la fraude […] Les délégués de la CENI sont muets, les délégués de la Cour sont muets, les présidents des bureaux de vote sont muets ». Qui dit mieux !

Cette habitude qui ne date pas de 2007 venait de loin, elle remontait à dix ans plus tôt en 1997 : les élections législatives du 13 avril 1997. Alors qu’elles étaient organisées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) présidée par l’avocat Me Kassoum Tapo, ces élections furent un fiasco, et annulées pour mauvaise organisation. Ce n’était pas que les opérations de vote qui étaient en cause. Ces élections que nous avons couvertes à Ségou où notre équipe s’est rendue la veille 12 avril ont été marquées aussi par des violences, avec mort d’homme la veille dans la nuit du 12 au 13 avril par des explosions de grenades jetées dans un domicile. Le jour de scrutin a été marquée par des scènes de guérilla, des courses-poursuites entre les militants de partis opposés, l’ADEMA PASJ au pouvoir étant déterminée à chasser de l’Assemblée nationale, l’opposant CNID FYT, y compris par la violence. Le cadre ADEMA PASJ, Seydou Traoré, futur chef de projet de forêts classées et futur ministre de l’Agriculture, dont le véhicule a été saccagé ce 13 avril peut-il démentir?

Après trente-quatre ans de démocratie multipartite, on est loin des comptes. Le développement économique et social, le bien-être individuel et collectif des Maliens n’est toujours pas au rendez-vous, les services sociaux promis et figurant en bonne place dans les différents projets de société des trois centaines de partis politiques, ont manqué à l’appel des réalisations : sécurité, santé, éducation, électricité, sécurité alimentaire, assainissement, infrastructures routières. Des problèmes que le pouvoir de transition tente de résoudre.

On a une classe politique divisée, émiettée en dehors de toute raison objective. Est-il possible d’avoir 100 projets de société valables pour un Mali indivisible ? Certaines divisions tiennent à la boursouflure démesurée de l’égo des dirigeants politiques, aux questions de personnes, à la tendance manipulatrice des uns et au manque de carrure politique des autres. Bref, de 1991 à ce jour le Mali est à la recherche de l’homme d’Etat qui rassemble et qui fera le Mali.

Les contreperformances de la démocratie malienne, ses tares se mesurent aux échecs de la gouvernance dans notre pays, y compris à la faillite de l’Etat. Les facteurs permissifs résident dans la mal gouvernance corollaire d’une démocratie de façade, favorable au népotisme, à la corruption et l’enrichissement illicite, au trafic de toutes sortes.

A cause d’une gouvernance sans redevabilité, qui a abandonné la souveraineté nationale et laissé la direction du pays, sa défense, sa sécurité et les libertés subséquentes entièrement soumises à la domination des maîtres étrangers, une transition inéluctable et nécessaire s’est imposée et pourrait se proroger si on ne joue pas sur les facteurs causaux. Le rassemblement initié par Me Mountaga Tall pourra-t-il apporter le salut ?

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Mossa Ag Attaher au Festival culturel OGOBAGNA : «Pour la seule année de 2024, plus de 10 000 migrants sont morts sur les routes migratoires »</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/le-ministre-mossa-ag-attaher-au-festival-culturel-ogobagna-pour-la-seule-annee-de-2024-plus-de-10-000-migrants-sont-morts-sur-les-routes-migratoires-3093483.html</link>
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<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 10:23:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la 10ème édition du festival culturel OGOBAGNA, le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher a animé, le jeudi 30 janvier 2025, une conférence sur le site du festival à Bamako. Au cours de cette conférence de sensibilisation, le ministre a mis l’accent sur les dangers de la migration irrégulière. « Les drames de la migration irrégulière constituent une réalité incontestable. De 2014 à septembre 2024, 67 000 personnes sont mortes ou disparues sur les routes périlleuses. Pour la seule année de 2024, plus de 10 000 migrants sont morts sur les routes migratoires. Le 19 décembre 2024, 25 jeunes maliens ont perdu la vie lors du chavirement d’une embarcation de fortune dans les eaux territoriales marocaines», a déploré le ministre. A cet effet, il a invité les jeunes à renoncer à la migration irrégulière.

Plusieurs personnalités ont assisté à cette conférence du ministre Mossa Ag Attaher. Parmi elles, on peut citer les organisateurs du festival Ogobagna, en l’occurrence, le Comédien Hamadoun Kassogué, les responsables du département des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine dont Mme Tangara Néma Guindo, Djibril Dansoko, Mamédy Diarra.

Dans son exposé, le conférencier, Mossa Ag Attaher, a remercié les organisateurs du festival culturel dogon appelé OGOBAGNA pour l’opportunité qui lui est offerte en vue de communiquer sur l’un des fléaux qui mine la jeunesse malienne, à savoir la migration irrégulière.

Selon le ministre, les drames de la migration irrégulière constituent une réalité incontestable. Mossa Ag Attaher a indiqué que de 2014 à septembre 2024, 67 000 personnes sont mortes ou disparues sur les routes périlleuses de la migration irrégulière. « Pour la seule année de 2024, plus de 10 000 migrants sont morts sur les routes migratoires. Le nombre de disparus sur les routes migratoires ont connu une hausse significative en 2024, avec 1049 cas. Le 19 décembre 2024, 25 jeunes maliens ont perdu la vie lors du chavirement d’une embarcation de fortune dans les eaux territoriales marocaines », a déploré le ministre Mossa Ag Attaher.

Par ailleurs, il a mis l’accent sur les efforts de l’Etat en matière de protection et assistance à nos compatriotes en détresse, la prévention de la migration irrégulière et réintégration des migrants de retour et des candidats potentiels à la migration. Pour preuve, dit-il, il y a eu l’assistance à 12 300 migrants maliens à travers des opérations de rapatriements en 2024 ; l’assistance à 415 Maliens victimes de déguerpissement de Port Bouët en Côte d’Ivoire en 2024 ; l’assistance humanitaire aux Maliens victimes d’inondation à Maiduguri au Nigéria en 2024; l’opérationnalisation du centre d’accueil, d’assistance et d’orientation des migrants de Kayes et de Gao, en vue d’offrir un accueil digne aux migrants. En outre, le ministre a précisé que 10.000 migrants maliens de retour ont été soutenus à travers des kits d’insertion ; 40 projets d’insertion et de réinsertion ont été financés à hauteur de 100 000 000 FCA en faveur des migrants de retour en 2024 ; 300 migrants maliens ont bénéficié de renforcement des capacités professionnelles dans divers domaines ; 200 acteurs ont été formés dans le domaine de la gouvernance migratoire.

Au cours de cette conférence, le ministre a invité les jeunes à renoncer à la migration irrégulière et à s’inscrire dans les initiatives engagées par l’Etat.

Enfin, il a réaffirmé la ferme volonté de son département à s’inscrire dans la lutte efficace contre le fléau de la migration irrégulière.

Après la conférence proprement dite, le ministre et sa délégation ont eu droit à la prestation des artistes dogons et ont, de ce fait, pu apprécier les pas de danse des dogons.

Aguibou Sogodogo]]> </content:encoded>
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<title>L’AES quitte la CEDEAO : Une indépendance diplomatique consommée et assumée</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/laes-quitte-la-cedeao-une-independance-diplomatique-consommee-et-assumee-3093480.html</link>
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<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 10:19:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali a marqué le premier anniversaire de l’annonce faite par les pays de l’AES, le 29 janvier 2024, de leur sortie de la CEDEAO, en rendant disponible son passeport biométrique AES, consommant et assumant ainsi son indépendance diplomatique.</strong>

Le Mali d’Assimi Goïta avait dit à la face du monde ses principes non négociables, à savoir le respect de la souveraineté du Mali; celui de ses choix stratégiques dont le choix des partenaires opérés par le Mali; et la défense des intérêts vitaux du peuple malien.

Ces choix font allusion à la coupure du nœud gordien du colonialisme désuet, qui tente de se maintenir à travers une françafrique en perte de vitesse, des partenariats de soumission qui maintiennent d’avantage dans la dépendance assistée par le jeu des «nègres de service» (l’expression est d’un homme politique malien). Il ne s’agit certainement pas de faire table rase, ce qui est impossible, mais de changer véritablement de paradigme comme le dirait un ancien Premier ministre malien, de sorte à retrouver l’honneur et la dignité perdus de notre peuple et des peuples africains.

Aujourd’hui, la Chine, la Russie, la Turquie, le Brésil, l’Inde et les Emirats arabes unis peuvent se frayer au Mali, les mêmes chemins et saisir les mêmes opportunités que les amis de notre pays, de longue date comme certains pays européens ou des Etats-Unis d’Amérique. Avec comme bréviaire le code des investissements et le nouveau code minier du Mali de 2023, élaboré par le gouvernement de transition, pour mieux faire profiter aux Maliens les retombées de l’exploitation des ressources du Mali. Une question à laquelle tient comme à la prunelle de ses yeux, le ministre des Mines Pr Amadou Kéita.

Les pays de l’AES et de plus en plus de pays africains où la vertu de la souveraineté fait tache d’huile, comme au Tchad, au Bénin, au Sénégal ou au Togo, veulent emprunter la même voie de l’exploitation de leurs ressources en tenant compte du contenu local et de la croissance des parts du pays dans les exploitations des mines, et pourquoi pas du bois, des pêcheries, des produits de la cueillette.

Le départ annoncé des forces étrangères occidentales et les appels à la Russie dans certains de ces pays africains est le signe du déclin d’une certaine politique étrangère paternaliste qui prend de la main gauche ce qui est donné de la main droite, s’accapare des ressources au détriment des pays africain et du Sahel en particulier. Avec l’appui de la Russie, les FAMa contrôle l’ensemble du territoire malien, disposant de la liberté d’aller partout où besoin est sans se référer à des forces étrangères, qui avaient pris goût à assujettir les forces maliennes sur le territoire malien. La région de Kidal et la ville emblématique maintenues non accessibles au FAMa parce que les forces françaises s’y opposaient sont revenues sous contrôle malien par le bout du canon. Qui critique l’avènement de l’AES étape ultime de la conquête des peuples de leurs libertés, de leur souveraineté pour mieux défendre leurs intérêts, est-il un ami du peuple? Longtemps reléguées à la place de la cinquième roue, les FAMa se révèlent être le moteur du navire Mali.

Le nouveau passeport de la République du Mali est un fleuron de la lutte héroïque et épique des FAMa, qui défendent les intérêts supérieurs et vitaux du peuple malien. Ce combat passe inéluctablement par un positionnement stratégique dans la jungle de la société internationale où on est lion et on chasse pour vivre ou alors on se comporte en agneau. «L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère» Thomas Sankara, le père de l’Indépendance du Burkina Faso (en rebaptisant son pays renonçant au nom donné par le colonisateur, «la Haute Volta»). Le capitaine Thomas ensemencé en terre du Burkina Faso et arrosé de son propre sang consenti de martyr, devait ainsi germer plus de trente années après, et mieux en poussant des boutures au Mali, au Burkina Faso et au Niger, et produire des vagues au-delà des-océans.

Trois hommes sont les symboles de la révolution historique agissante africaine, se démarquant de la rhétorique politicienne. Le Malien Assimi Goïta, le Burkinabé Ibrahim Traoré, le nigérien Abdourahamane Tiani représentent le visage des peuples martyrs d’une Afrique qui se lève à l’image de cet arbre robuste et jeune, qui repousse patiemment et obstinément, bravant et vainquant des armées d’occupants terroristes aux desseins inavouables et aux mentors invisibles. Pas plus visible et avoué que l’impérialisme rampant cherchant à jeter ses tentacules sur les denses ressources des pays étiquetés pauvres très endettés (PPTE).

La célébration du premier anniversaire de l’abandon par l’AES de l’amitié de la corde et du pendu a été marquée par des manifestations folkloriques à Niamey, Ouagadougou et Bamako. En ce qui concerne le Mali, le pays était dans la mouvance depuis la Journée nationale de la souveraineté retrouvée le 14 janvier, en passant par la célébration, le lundi 20 janvier 2025, du 64ème anniversaire de l’Armée malienne.

Cependant faut-il craindre que la ferveur ne s’estompe car de plus en plus la résilience frise la stoïcité et l’amertume l’impuissance. Le contexte au Mali est aux difficultés ambiantes liées aux prix inaccessibles des denrées, à la pauvreté rampante de sorte que les Maliens devenus très pauvres ne vivent que de l’espoir d’un lendemain qui s’échappe chaque fois et fuit comme un miroir aux alouettes.

Toutefois les Maliens, ne faiblissent pas dans la mobilisation pour saluer les choix stratégiques de l’Etat dans la défense des intérêts vitaux du peuple malien. Au Mali on a l’habitude de dire qu’il y a une limite à tirer la queue de la bête...

La grande mobilisation du 14 janvier 2022 était le point de départ d’une riposte populaire suite aux sanctions économiques et financières de la CEDEAO et de l’UMOA contre le Mali. Les sanctions n’ont pas permis de faire tomber les régimes militaires mais elles ont beaucoup étouffé l’économie et affamé le peuple martyr du Mali.

La similarité des défis sécuritaires, diplomatiques, politiques, économiques et sociaux a créé les conditions du renforcement de l’amitié et la fraternité entre les Etats et les peuples du Mali et du Burkina Faso. Leurs politiques sécuritaires, la prise en compte de la réalité qu’on n’est mieux défendu et sécurisé que par soi-même, ont fait tache d’huile au Niger par l’éviction du pouvoir de Mohamed Bazoum. La déclaration du Président Assimi Goïta du Mali et celle du Président Ibrahim Traoré du Burkina Faso, mettant en garde les Etats de la CEDEAO, d’une éventuelle intervention de la communauté contre le Niger pour remettre le président déchu dans son fauteuil, ont eu un retentissement de tonnerre : toute intervention au Niger serait considérée comme une déclaration de guerre contre le Mali. Idem pour le Burkina Faso. L’Alliance des Etats du Sahel (AES) dont la charte a été signée le 16 Septembre 2023 par les trois Présidents, et la Confédération de l’AES (Mali, Burkina Faso et Niger) dont le traité a été signé le 6 juillet 2024 lors du 1er sommet des chefs d’Etat de l’AES, n’arrivent pas par hasard. Elles répondent à un besoin de survie de ces Etats qui avaient été mis sur l’autel d’un dépeçage programmé. La confédération doit fédérer les énergies communes à ces Etats pour vaincre l’ennemi qui utilise l’arme du terrorisme ; porter la voix du Sahel à travers une diplomatie gagnante ; et amorcer le développement à partir de nos énormes ressources diverses. La sortie de l’AES de la CEDEAO ne devrait pas constituer une fin en soi, mais le début d’une nouvelle croissance, une redistribution équitable de cette croissance par la création des emplois, le renforcement de la bonne gouvernance et de la justice sociale, la libre circulation des personnes et des biens...Cette croissance peut être accessible non pas seulement à partir des ressources minérales, mais aussi en créant les conditions pour l’émergence d’un secteur agricole professionnel, utilisant des outils modernes, comme des pompes solaires et divers matériels technologiques...

<strong>B.Daou</strong>

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<title>Lutte contre l’insécurité dans la capitale : Quatre individus appréhendés par le commissariat de Police de Sabalibougou</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/lutte-contre-linsecurite-dans-la-capitale-quatre-individus-apprehendes-par-le-commissariat-de-police-de-sabalibougou-3092204.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2025 19:44:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quatre individus impliqués dans un braquage et de vol d’argent d’une somme importante ont été appréhendés, le 15 janvier 2025, par le commissariat de Police de Sabalibougou. Selon la cellule de communication de la Police nationale, l’opération s’est soldée par la saisie de cinq (05) pistolets automatiques artisanaux et une (01) moto Djakarta de provenance douteuse.

Les quatre (04) interpellés sont notamment désigné sous les initiales de MC allias “Soldat” âgé de 34 ans ; HS allias “Dou” âgé de 25 ans ; ND âgé de 28 ans et OT âgé de 30 ans. Les objets saisis sont au nombre de cinq (05) pistolets automatiques de fabrication artisanale améliorée et une (01) moto Jakarta de provenance douteuse. Pour la Police Nationale, cette opération illustre l’engagement des Forces de l’ordre à endiguer la criminalité sous toutes ses formes. Après ce succès, le Commissaire en charge de Sabalibougou, le Commissaire Principal de Police Samba A DIARRA et son Adjoint, Commissaire de Police Aboubacar TRAORÉ, ont félicité leurs hommes pour leur effort et les ont exhortés à persévérer.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cinéma : Le Mali participera à la 29ème édition du FESPACO avec 11 films</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/cinema-le-mali-participera-a-la-29eme-edition-du-fespaco-avec-11-films-2-3092185.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2025 19:42:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali participera, du 22 février au 1er mars 2025, à la 29ᵉ édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) avec 11 films en sélection officielle dont deux dans la catégorie long-métrage fiction, catégorie en compétition pour l’Étalon du Yannenga. Cette information a été donnée par la Cellule de communication du ministère de l’artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme. Selon cette cellule, le pays de Souleymane Cissé (double Etalon d’Or avec Baara et Finye en 1979 et 1983) et de Cheick Oumar Sissoko (Etalon d’Or avec Guimba, un tyran une époque en 1995) signe ainsi son grand retour dans la course pour l’Étalon d’Or après la sélection dans cette catégorie du film Barkomo (La Grotte) en 2019, une coréalisation d’Aboubacar Bablé Draba et Boucary Ombotimbé. Aux dires de la Cellule,  le Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, Mamou DAFFÉ, félicite le Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM) et l’ensemble des acteurs du cinéma malien pour cette participation, qu’il espère, portera ses fruits à l’aune de l’année 2025, décrétée l’année de la Culture par Son Excellence, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après avoir renoncé à renouveler son mandat au poste de membre du conseil de la CAF et de la FIFA : Pour l’intérêt du Mali et de son football, Mamoutou Touré ne devrait&#45;il pas renoncer à la présidence de la FEMAFOOT?</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/apres-avoir-renonce-a-renouveler-son-mandat-au-poste-de-membre-du-conseil-de-la-caf-et-de-la-fifa-pour-linteret-du-mali-et-de-son-football-mamoutou-toure-ne-devrait-il-pas-renoncer-a-la-pr-3092192.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2025 19:40:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En renonçant à briguer une nouvelle fois, son poste de membre du conseil de la CAF et de la FIFA, Mamoutou Touré dit «Bavieux», président du Comité Exécutif de la Fédération Malienne de Football (CE-FEMAFOOT), incarcéré depuis 17 mois, s’est montré comme un gentleman. En le faisant, il a non seulement soigné l’image du football africain, mais également mondial. Même s’il n’avait pas voulu la même galanterie lors de l’assemblée générale extraordinaire élective de la FEMAFOOT, le 29 août 2023 qui l’a vu être réélu étant en prison, il pourrait le faire certainement en démissionnant de la présidence du CE de la FEMAFOOT pour l’intérêt du Mali et du football malien. En le faisant, il sortira par la grande porte.

Pour son honneur, sa dignité, sa clairvoyance, et pour l’intérêt du Football Africain et Mondial, Mamoutou Touré dit «Bavieux», président incarcéré du Comité Exécutif de la Fédération Malienne de Football (CE-FEMAFOOT), a retiré sa candidature pour le renouvellement de son mandat au sein de l’instance dirigeante du football africain (CAF) et mondial (FIFA), prévue le 25 mars 2025. Il l’a fait savoir depuis sa cellule, par un communiqué de presse il y a quelques jours. «Depuis le 9 août 2023, j'ai été confronté à une situation judiciaire complexe et particulièrement injuste qui a profondément affecté ma vie personnelle et professionnelle. Ces 17 mois de détention, sans possibilité de bénéficier de la liberté provisoire, m'ont empêché de m'investir pleinement dans mes fonctions et dans la préparation du renouvellement de mon mandat au sein du Conseil de la FIFA», déclare Mamoutou Touré, dans sa lettre. Avant d’ajouter: «Face à ces circonstances, et en tenant compte de mon état de santé ainsi que de l’absence de soutien de mon autorité de tutelle nationale (ministère de la jeunesse et des Sports), j’ai pris la décision difficile, mais responsable, de retirer ma candidature au poste de membre du Conseil de la FIFA et de la CAF». Selon Mamoutou Touré, «cette décision, mûrement réfléchie, n'a pas été facile à prendre. Mais elle témoigne de ma volonté de laisser place à un avenir serein et à une gouvernance pleinement opérationnelle, dans l'intérêt supérieur de notre institution et des valeurs que nous portons ensemble. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à tous mes collègues présidents de fédérations, ainsi qu’à mes amis de la CAF et de la FIFA, pour leur soutien indéfectible tout au long de cette épreuve. Mes sincères remerciements aux membres du Comité exécutif de la FEMAFOOT qui, à l’unanimité et malgré ma situation, ont bien voulu proposer ma candidature et l’ont soutenue à fond».

Pour cette sage décision, l’on ne peut que saluer le président Mamoutou Touré. Car, cela facilite d’avance le travail de la CAF et de la FIFA. Par cet acte, l’image du football africain et mondial est préservé, même si d’aucuns estiment qu’il a pris le devant, sachant bien que sa candidature allait être rejetée par la CAF et la FIFA pour des raisons d’éthique, qui accepteraient difficilement un membre incarcéré et dont le procès n’est toujours pas programmé.

<strong>Mais Bavieux n’a pas eu cette sagesse pour sauver le football malien</strong>

On allait se réjouir, saluer, fêter cette sage décision de «Bavieux», s’il avait renoncé à se représenter pour sa propre succession à la tête du CE de la FEMAFOOT, étant en prison. Cela, pour l’intérêt du football malien. De la même façon qu’il justifie le retrait de sa candidature pour le renouvellement de son mandat à la CAF et de la FIFA, il pouvait, de notre point de vue, par patriotisme, pour l’amour du football malien, dire humblement à ses camarades membres du CE-FEMAFOOT qui ont soutenu sa candidature, qu’il renonce à briguer un second mandat étant en prison. Mais hélas, on se demande jusqu’à présent, ce qui l’a poussé au forcing. Est-ce pour l’intérêt du Mali, du football malien ou de son clan ?

Les conséquences de cette réélection de «Bavieux» depuis plus d’un an, sont nombreuses. Comme illustration palpable, le Ministre de la jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Fomba, a d’adressé, le 9 janvier 2025, une lettre à la FEMAFOOT pour la rappeler à l’ordre sur la gestion controversée du football malien. Abdoul Kassim Fomba invite la FEMAFOOT à respecter ses propres textes. «Il m’a été donné de constater que depuis l’élection du Comité Exécutif de la Fédération malienne de football, le 29 août 2023, ses réunions ne se tiennent pas à la fréquence requise conformément à ses statuts. En effet, l’article 47.1 desdits statuts stipule que le Comité Exécutif se réunit au moins une fois tous les mois. Malheureusement, le Comité exécutif n’a pas respecté ces dispositions susmentionnées. Eu égard à ces manquement statutaires constatés, je vous invite au respect strict de vos propres textes pour une meilleure gouvernance au sein de la fédération sportive pilote, afin d’atteindre les objectifs, notamment la réalisation de performances de nos sélections nationales, au grand bonheur du peuple malien», a déclaré me Ministre Fomba.

Parlant de la mauvaise performance et gestion de nos sélections nationales de football, avec certainement cette léthargie installée à la FEMAFFOT, le Ministre Fomba a créé, le 23 décembre 2024, une «commission chargée de la gestion des compétitions internationales de football pour toutes les rencontres financées sur le budget national et impliquant les sélections nationales». Des situations, il faut le dire, qu’on pouvait certainement éviter si «Bavieux» avait été sage, avait mis le Mali et le football malien au dessus de tout.
Mieux vaut tard que jamais

Cependant, comme le dit un adage bien connu de chez nous, « Mieux vaut tard que jamais ». Même si nous avons perdu plus d’une année après la réélection de «Bavieux» dans l’incertitude totale, ne connaissant toujours pas quand est-ce qu’il sera jugé pour être fixé sur son sort (condamné ou blanchi), sachant bien que son état de santé ne peut lui permettre de briguer une nouvelle fois son poste à la CAF et à la FIFA, Mamoutou Touré peut rectifier le tir. Il peut se racheter en démissionnant également de la tête du CE de la FEMAFOOT pour l’intérêt du Mali et du football malien. Cela nous permettra d’aller vite pour lui succéder que de faire quatre ans dans cette situation de confusion et d’incertitude dont nul ne connaît l’issue.

A bon entendeur salut !

<strong>Hadama B. FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ligne de mire : l’année de la culture du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/ligne-de-mire-lannee-de-la-culture-du-mali-3092182.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2025 19:38:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’érection d’une citoyenneté malienne porteuse de vraies  valeurs socio-culturelles  est un gage de  réussite.

L’histoire retient que le Mali jouissait d’une grande réputation qui imposait le respect, surtout dans les domaines  du savoir et du savoir vivre.

Dans l’affirmation de l’identité nationale, des sources authentiques au nombre desquelles nous notons les comportements vertueux, l’exemplarité  des marques d’un leadership de qualité, le réflexe d’esprit de sagesse et  d’entreprise, l’attachement aux résultats probants, inspirent profondément  les  aspirations  des populations.

Elles reflètent une claire image des empreintes  d’un passé fascinant  et  constituent des lanternes  qui, au fil des générations,  vont continuer à éclairer la voie d’épanouissement du Mali,  à stimuler la légitime fierté d’appartenance à une nation  phare en matière de culture.

Quoi de plus normal que  2025 soit décrétée « Année de la culture du Mali ».

Quoi de plus salutaire qu’une telle décision soit bien appréciée, qu’elle déclenche un écho sonore sur toute l’étendue du territoire national et même au- delà.

A la croisée des chemins du  développement, force est de reconnaitre  la haute portée stratégique du volet culturel dans le contexte d’évolution de notre pays vers un  meilleur destin.

C’est dans ce cadre que nous voudrions apporter une modeste contribution couchée sur papier selon l’expression du célèbre traditionnaliste  feu Amadou Hampathé Ba (paix à son âme !), étant entendu  que dans tout processus,  les écrits, résistent mieux au temps et à l’espace alors que les  paroles,  même  mielleuses ,  peuvent disparaitre prématurément.

Il ne revient donc à l’esprit de personne de douter de l’importance de l’art de bien communiquer sur les réalités et les  spécificités de la  culture du Mali  et les traductions de leurs fondements en actes concrets et de progrès.

L’année  2025  va  ouvrir une porte sur des  échanges fructueux, enrichissants, susceptibles  de   faciliter  la  compréhension et la maitrise,  à grande  échelle, de la notion de culture dans toute son  essence .

Facteur mobilisateur,   placement sûr  parce que s’adressant au citoyen, capital le plus précieux,  la culture est  l’ensemble des usages, manifestations artistiques, religieuses et intellectuelles qui définissent et distinguent un groupement humain.

Elle porte sur  des convictions partagées, des manières de voir et de faire qui orientent, plus ou moins consciemment, le comportement, le mode de pensée des  individus.

En raison de l’acuité des problèmes quotidiens, elle peut aussi être un tremplin, celui de permettre à des  hommes et des femmes  d’afficher  des ambitions,  de rêver à des  lendemains heureux,   prometteurs , d’ étaler le culte de  la personnalité, du prestige, pour impulser des desseins inavoués, des prouesses imaginaires ou non, le but visé  étant d’ accélérer leur ascension sociale.

Tout cela est possible dans l’appropriation de valeurs éthiques, morales relevant du passé  mais qui continuent encore à séduire un certain public, fragilisé,  vulnérable du fait de la conjoncture  difficile qui prévaut.

Aussi,  il convient de  relever, dans l’objectivité et la clairvoyance, les défis du volet culturel, de réveiller les consciences  dans un élan de sursaut général,  tout  en se remettant en cause, au besoin ,  du fait  de  la mouvance des situations, des aléas  d’ un environnement  éprouvant .

Cela requiert une nouvelle approche positive, une vision pratique des choses sans occulter toute opportunité de conciliation  harmonieuse du couple tradition / modernité sur l’essentiel.

La  construction de l’avenir ne peut intervenir dans la méconnaissance du passé.

On peut partager des valeurs, des talents et avoir des préoccupations divergentes quant  aux conceptions et aux spécificités  à même de les exprimer, de les incarner.

Par ailleurs, dans la recherche de solutions durables, quelques aspects sensibles méritent un traitement adéquat avec en toile de fond  des analyses approfondies et soutenues.  Il s’agit de :

- la diversité des langues, des us et coutumes, des musiques, de l’architecture, des particularités vestimentaires ;

- l’existence d’identités partagées par des groupes  dont les membres constitutifs se considèrent comme différents des autres, parce que porteurs d’une autre spécificité, héritiers d’autres ancêtres réels ou mystiques ;

- l’existence largement inconsciente de cadres, d’espaces de pensée qui orientent les manières de regarder les êtres, les choses, d’interpréter les réussites, les échecs, la richesse et la pauvreté, la maladie et la mort etc.

Ces préoccupations ne se révèlent dans leurs dissemblances que lorsque ceux qui en sont porteurs  rentrent en contact et se rendent compte que ce qui parait aux uns une réalité établie ne rencontre  nullement l’adhésion des autres.

Vivement  2025, l’année de la culture au Mali,  tout un symbole fort  de la volonté des autorités nationales de  relancer,  dans l’effervescence et sous  les meilleurs  auspices,  l’ essor socio-économique  de notre pays, de réduire les disparités de développement, d’ éteindre les feux de la haine et de la violence , de lutter contre la pauvreté et tous les vices que cette pauvreté peut  engendrer.

&nbsp;

<strong>Par Chirfi Moulaye HAIDARA, Chercheur et Ecrivain</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Appel des partis à sortir de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/appel-des-partis-a-sortir-de-la-transition-3092190.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2025 19:37:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une déclaration en date du mercredi 22 janvier 2025, des formations politiques s’inscrivent dans la dynamique de mettre fin à la transition et de retourner rapidement à l’ordre constitutionnel par l’organisation d’élections. Il s’agit des parties signataires de la déclaration du 31 mars 2024, qui renouvellent leur appel à l’inclusivité de la transition, pour trouver ensemble les solutions aux crises multidimensionnelles. Pour ces formations politiques, « sans l’ordre constitutionnel normal, il n’existe aucune chance pour le Mali de sortir des crises multidimensionnelles qui l’assaillent ».

Les Parties signataires se disent étonnées de l’absence dans le discours à la Nation du Chef de l’état, le 31 décembre 2024, de toute référence à l’organisation des élections devant mettre fin à la période transitoire. Elles dénoncent un flou artistique orchestré par les autorités autour de la question électorale et la fin de la transition.

Sans dire quelle est leur appréciation des reformes en cours, les parties signataires regrettent qu’elles sont engagées « de manière unilatérale, non concertée et sans aucun chronogramme », autrement dit en leur absence. Les observateurs s’en souviennent, certaines formations politiques n’ont pas participé aux Assises nationales de la Refondation (ANR) et d’autres à la Commission de Rédaction du Projet de la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, pour des motifs valables ou pas ?

On note une absence dans cette déclaration, de toute allusion à la crise sécuritaire, à la guerre contre les séparatistes et le terrorisme, qui assaillent les pays de l’AES. Les signataires dressent un tableau sombre du Mali : « absence criarde de perspectives » annonçant « des lendemains incertains pour notre pays » ; des « difficultés de toutes sortes qui accablent les Maliens ». Comme solutions, elles proposent : l’Organisation dans les meilleurs délais d’un cadre de concertation entre le Gouvernement et la classe politique ; élaboration d’un chronogramme détaillé et précis vers les élections avant la fin du premier trimestre 2025 ; le retour à l’ordre constitutionnel ; le respect des libertés démocratiques, de l'état de droit, la libération des prisonniers pour délit d’opinion ; le tout suivant une nouvelle architecture inclusive et consensuelle.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour le retour à l’ordre constitutionnel normal au Mali : Les parties signataires de la déclaration du 31 mars 2024 engagent les «autorités à fixer un chronogramme vers les élections…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/pour-le-retour-a-lordre-constitutionnel-normal-au-mali-les-parties-signataires-de-la-declaration-du-31-mars-2024-engagent-les-autorites-a-fixer-un-chronogramme-vers-les-elections-3092175.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2025 19:31:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une déclaration rendue publique, le 22 janvier 2025, les Parties signataires de la déclaration du 31 mars 2024 engagent les Autorités à organiser dans les meilleurs délais un cadre de concertation entre le Gouvernement et la classe politique pour débattre la question du retour à l'ordre constitutionnel et convenir d'une nouvelle architecture inclusive et consensuelle. En outre, cette coalition de partis politiques et d’associations invite les autorités de la transition à « fixer un chronogramme détaillé et précis vers les élections et cela avant la fin du premier trimestre 2025 ; Conduire de manière diligente et inclusive l'ensemble des tâches entrant dans le cadre du processus de retour à l'ordre constitutionnel normal ; Garantir le respect des libertés démocratiques, de l'état de droit, la libération des prisonnier pour délit d'opinion, le retour des exilés politiques et mettre fin aux arrestations arbitraires et aux disparitions forcées ». Les Parties signataires précisent qu’elles useront de tous les « moyens légaux pour obtenir le retour à l'ordre constitutionnel normal, sans lequel il n'existe aucune chance pour le Mali de sortir des crises multidimensionnelles qui l'assaillent ».

Les Parties signataires indiquent dans leur déclaration qu’elles ont suivi le discours à la Nation du Chef de l'Etat, le 31 décembre 2024. « Elles notent avec un grand étonnement, l'absence dans ce discours, de toute référence à l'organisation des élections et singulièrement celle devant mettre fin à la période transitoire dans laquelle notre pays vit depuis bientôt cinq ans, soit autant qu'un mandat électoral dans notre pays », soulignent les signataires de la déclaration du 31 mars 2024. Les Parties signataires rappellent que la date du retour à l'ordre constitutionnel avait été unilatéralement fixée par les Autorités, après un premier report en 2022. Les parties signataires affirment que ces mêmes Autorités, en septembre 2023, ont reporté de nouveau cette échéance et ce, "légèrement'’, sans toutefois en fixer une nouvelle. Aux dires des parties signataires, bientôt quinze mois après cette décision qui a surplombé la période transitionnelle (fin mars 2024), le peuple est délibérément maintenu dans le flou. Les Parties signataires, bien qu'ayant accueilli favorablement l'inscription au Budget d'État des ressources destinées à couvrir les élections en 2025, demeurent préoccupées par cette incertitude. Elles regrettent aussi, les réformes engagées de « manière unilatérale, non concertée et sans aucun chronogramme ». Devant cette absence criarde de perspectives et qui annonce des lendemains incertains pour notre pays et face aux difficultés de toutes sortes qui accablent les Maliens, les Parties signataires, engagent les Autorités à «Organiser dans les meilleurs délais un cadre de concertation entre le Gouvernement et la classe politique pour débattre la question du retour à l'ordre constitutionnel et convenir d'une nouvelle architecture inclusive et consensuelle ; Fixer un chronogramme détaillé et précis vers les élections et cela avant la fin du premier trimestre 2025 ; Conduire de manière diligente et inclusive l'ensemble des tâches entrant dans le cadre du processus de retour à l'ordre constitutionnel normal ; Garantir le respect des libertés démocratiques, de l'état de droit, la libération des prisonnier pour délit d'opinion, le retour des exilés politiques et mettre fin aux arrestations arbitraires et aux disparitions forcées ». Les Parties signataires précisent qu’elles useront de tous les « moyens légaux pour obtenir le retour à l'ordre constitutionnel normal, sans lequel il n'existe aucune chance pour le Mali de sortir des crises multidimensionnelles qui l'assaillent ».

<strong> </strong>

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme dans l’espace AES : Moussa Mara soutient l’initiative d’une force conjointe de 5000 hommes</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/lutte-contre-le-terrorisme-dans-lespace-aes-moussa-mara-soutient-linitiative-dune-force-conjointe-de-5000-hommes-3092180.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Jan 2025 19:26:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre de la Défense du Niger, le Général Salifou Mody, s’est prononcé sur l’initiative de  l’opérationnalisation d’une force conjointe de 5000 hommes dans les prochains jours au sein de l’espace de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Il a donné cette information à travers un entretien réalisé sur la télévision nationale du Niger, le mardi 21 janvier 2025. En réaction à cette décision, l’ancien premier ministre Moussa Mara a salué cette vision des trois pays de l’AES.

Au cours de son entretien sur la chaîne nationale nigérienne, le Général de Corps d’Armée Salifou Mody a déclaré que le travail est en cours sur ce déploiement des hommes. L’officier général a expliqué que les chefs d’Etat-Major ont déjà fini leur planification. « C’est une question de semaine pour que cette force-là soit visible sur le terrain », a-t-il dit. Déjà, les armées des trois pays de l’AES regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger mènent des opérations ensemble contre les groupes  armés terroristes.

Si l’on s’en tient aux propos du ministre de la Défense du Niger, cette force  unifiée sera dotée non seulement de personnel, mais aussi des moyens aériens, terrestres, de renseignement et son système de coordination. Pour le Général Salifou Mody, l’opérationnalisation de cette force permettra de lutter efficacement contre les groupes armés terroristes.

En réaction à cette annonce, l’ancien premier ministre Moussa Mara a salué cette décision du Burkina FASO, du Mali et du Niger de mettre en place une force conjointe de 5000 hommes pour lutter contre le terrorisme dans l’espace de l’AES. « Félicitations et bravo aux autorités des trois pays pour ce pas historique vers une plus grande intégration de nos forces armées et de sécurité. Je les encourage à œuvrer dans cette direction par l’accroissement progressif des effectifs et des moyens de cette force avec à terme la constitution d’une seule armée qui sera l’épine dorsale de la confédération et, plus tard, de la fédération des Etats du sahel », a écrit le président d’honneur du parti Yelema (Le Changement).

&nbsp;

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>

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</item>

<item>
<title>20 janvier 2025 : Assimi Goïta annonce la création d’une industrie militaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/20-janvier-2025-assimi-goita-annonce-la-creation-dune-industrie-militaire-3091848.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 Jan 2025 10:30:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À l’occasion de la célébration du 64ᵉ anniversaire de l’armée malienne, le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, a fait une annonce majeure : la création d’une industrie militaire nationale. Cette initiative vise à doter le Mali d’une capacité autonome de production d’armements et de munitions pour soutenir les Forces armées maliennes (FAMa) dans leurs opérations.</strong>

Dans un discours télévisé à la Nation, le président Goïta a souligné l’importance de cette initiative pour consolider les acquis opérationnels de 2024. « Le processus d’équipement des forces armées et de sécurité se perfectionnera en 2025 avec la mise en place d’une industrie militaire », a-t-il déclaré. Il a précisé que les travaux en cours incluent l’installation d’unités d’assemblage d’armes individuelles et collectives, ainsi que la fabrication de munitions et d’explosifs à usage civil. « Nous travaillons activement à la concrétisation de ce projet stratégique, qui renforcera notre autonomie et nos capacités de défense », a ajouté le chef de l’État, mettant en avant les efforts entrepris pour que le Mali devienne un acteur clé dans la sécurisation de la sous-région.

Pour rendre hommage aux militaires tombés au champ d’honneur, le président Goïta a aussi annoncé la construction d’un mémorial dédié à leur mémoire, dont la première pierre a été posée dès le lendemain des célébrations. « Ce monument symbolisera le sacrifice et le dévouement de nos vaillants soldats, qui ont donné leur vie pour la patrie », a-t-il affirmé.

Assimi Goïta a également salué le courage et l’engagement des FAMa dans leur lutte contre les forces obscurantistes qui tentent de déstabiliser le pays. Il a souligné que l’armée malienne, autrefois affaiblie et démoralisée, s’impose aujourd’hui comme un acteur majeur dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des populations.

Le président malien a profité de cette occasion pour réitérer son soutien à l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Il a décrit cette alliance comme « une vision d’unité retrouvée » pour faire face aux défis communs, notamment le terrorisme. « L’armée malienne ne combattra plus seule », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance des partenariats stratégiques avec ses voisins. Selon lui, l’AES symbolise un renouveau dans la coopération militaire, permettant aux forces armées des trois pays de s’unir face aux menaces sécuritaires.

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les lignes de démarcation de Me Tall, pas de rupture</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/les-lignes-de-demarcation-de-me-tall-pas-de-rupture-3091338.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 19:08:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président du Congrès national d’Initiative démocratique (CNID -FYT), Me Mountaga Tall, était à la Maison de la presse, ce 15 janvier 2025, pour présenter à la presse ses vœux de bonne et heureuse année 2025. A l’occasion de cette tradition respectée, il a précisé sa position sur certaines questions nationales. On y décèle ses lignes de démarcations, pas d’opposition.</strong>

Malgré lesdites lignes de démarcation, qui traduisent plus des réserves qu’une opposition, Me Mountaga maintient une politique ancrée dans le soutien à la transition. Ce soutien a-t-il tenu à préciser, ne signifie pas une allégeance à quelqu’un, il s’agit de ramer dans le bon sens pour une arrivée à bon port.

Le président du CNID FYT a précisé le point sur lequel beaucoup de gens font la confusion par rapport à la transition. Selon lui tout le monde doit se sentir concerné par la transition. L’avocat explique que ce soutien ne doit pas dépendre de la participation au gouvernement, au Conseil national de la Transition (CNT) ou aux ambassades. Il convient de faire dissiper tout équivoque. En effet, Me Mountaga Tall invite à éviter deux erreurs, la seconde plus grave que la première. Ainsi, celui qui croit que la transition lui appartient est dans l’erreur. L’autre erreur plus grave est de ne pas se sentir concerné par la transition, car être concerné par la transition équivaut à l’être pour le Mali, et donc à œuvrer pour sa réussite. Comme pour dire, insensé celui qui croit qu’il échappe à la transition.

C’est surtout sur les questions relatives à la sortie du Mali de la CEDEAO, à l’organisation des élections et la mise à l’écart du M5-RFP dans la conduite de la politique nationale, que l’homme politique, Me Mountaga Tall, montre une différence de vue. Si ça ne tenait qu’au président du CNID-YT, le Mali serait resté à la CEDEAO et saisir l’opportunité du large soutien des Africains, pour apporter des changements, au lieu d’une CEDEAO des chefs d’Etat, évoluer vers une CEDEAO des peuples. Pour lui, ce changement au sein de la CEDEAO n’est pas antinomique à l’AES. Puis qu’il en a été ainsi, Me Mountaga Tall a appelé à un soutien à cette option dont la réussite concerne tout le monde.

Sur la question électorale, Me Mountaga Tall est clair, ceux qui disent que la transition doit continuer sans élections, ne sont pas forcement de bons conseillers, car les pays sur lesquels on se réfère pour soutenir ceci, à savoir la Russie, la Chine, le Japon, sont dirigés par des gouvernants élus, et appartiennent à des partis politiques. Le vote de la constitution en 2023 n’a pas été fait dans des conditions sécuritaires meilleures à celles d’aujourd’hui, indique l’homme politique. On comprend que pour lui, les arguments avancés pour éloigner les élections ne tiennent pas.

Pour lui, la révision de la charte des partis politiques doit être une occasion de retrouvailles pour les acteurs politique, qui doivent se concerter pour sortir une position commune à proposer en vue de la relecture de la charte des partis politiques.

La composition du gouvernement, en novembre, a consacré le parachèvement de la mise à l’écart du M5-RFP. Ainsi, avec le nouvel attelage, on a l’impression que le pouvoir marche sur un seul pied au lieu des deux (civil et militaire). Ces lignes de démarcations du président du CNID-FYT ne constituent pas des lignes de rupture, le soutien étant sans faille à la transition. Sur la question de la souveraineté nationale qui est fondamentale, Me Mountaga Tall précise que la question de la souveraineté est consécutive à un passé marqué par l’humiliation, la déconsidération et des atteintes à la dignité. La bataille pour la souveraineté est une question de réparation, de redressement des torts de l’histoire.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait du Mali de la CEDEAO : Les formalités actées pour ce mois de janvier</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-de-la-cedeao-les-formalites-actees-pour-ce-mois-de-janvier-3091319.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 19:05:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a fixé la date du départ officiel du Mali de ses rangs. Selon un communiqué adressé au ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le pays perdra son statut de membre à compter du 29 janvier 2025, en application d’une décision adoptée lors de la réunion du 29 janvier 2024.

Lors de sa 66ᵉ session tenue à Abuja, au Nigeria, le 15 décembre 2024, l’organisation a confirmé cette mesure en s’appuyant sur les dispositions de l’article 91 de son traité révisé. « À cet effet, la Conférence a instruit le Président de la Commission d’engager les formalités de séparation », précise le communiqué signé par Oumar Alieu Touray, Président de la Commission de la CEDEAO.

Dans ce contexte, M. Touray a proposé une réunion avec ses équipes techniques pour entamer les discussions nécessaires au processus de séparation. La date de cette rencontre sera fixée après consultation.

Cette décision marque une étape clé dans les relations entre le Mali et la CEDEAO. Elle s’inscrit dans un contexte où le Mali, en collaboration avec le Burkina Faso et le Niger, a décidé de former une nouvelle alliance régionale, l’Alliance des États du Sahel (AES), en se détachant de la CEDEAO. Cette dernière, pour sa part, semble déterminée à formaliser rapidement ce divorce historique.

Madiassa Kaba Diakité

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</item>

<item>
<title>Le ministre Abdoulaye Diop et Oumar Alieu Touray, Président de la Commission de la CEDEAO.</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-ministre-abdoulaye-diop-et-oumar-alieu-touray-president-de-la-commission-de-la-cedeao-3091332.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 17:34:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a fixé la date du départ officiel du Mali de ses rangs. Selon un communiqué adressé au ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le pays perdra son statut de membre à compter du 29 janvier 2025, en application d’une décision adoptée lors de la réunion du 29 janvier 2024.

Lors de sa 66ᵉ session tenue à Abuja, au Nigeria, le 15 décembre 2024, l’organisation a confirmé cette mesure en s’appuyant sur les dispositions de l’article 91 de son traité révisé. « À cet effet, la Conférence a instruit le Président de la Commission d’engager les formalités de séparation », précise le communiqué signé par Oumar Alieu Touray, Président de la Commission de la CEDEAO.

Dans ce contexte, M. Touray a proposé une réunion avec ses équipes techniques pour entamer les discussions nécessaires au processus de séparation. La date de cette rencontre sera fixée après consultation.

Cette décision marque une étape clé dans les relations entre le Mali et la CEDEAO. Elle s’inscrit dans un contexte où le Mali, en collaboration avec le Burkina Faso et le Niger, a décidé de former une nouvelle alliance régionale, l’Alliance des États du Sahel (AES), en se détachant de la CEDEAO. Cette dernière, pour sa part, semble déterminée à formaliser rapidement ce divorce historique.

&nbsp;

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suite à la libération des 11 leaders politiques : L’Alliance du 31 mars rappelle la « nécessité pour les autorités de créer les conditions d’un dialogue franc »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/suite-a-la-liberation-des-11-leaders-politiques-lalliance-du-31-mars-rappelle-la-necessite-pour-les-autorites-de-creer-les-conditions-dun-dialogue-franc-3088213.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/suite-a-la-liberation-des-11-leaders-politiques-lalliance-du-31-mars-rappelle-la-necessite-pour-les-autorites-de-creer-les-conditions-dun-dialogue-franc-3088213.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 19:37:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Placés sous mandat de dépôt le 24 juin 2024, pour « tentative d'atteinte à la sûreté intérieure de l’État,  trouble à l’ordre public, et opposition à l’exercice de l’autorité légitime », les 11 leaders politiques ont recouvré la liberté, le 5 décembre 2024, grâce à la médiation de l’ancien Premier ministre du Mali, Ousmane Issoufi Maïga. Il s’agit de Moustapha DICKO  et Yaya SANGARÉ (Adema-PASJ), Amidou MAÏGA (RPM), Abderhamane KORERA (ASMA-CFP), Moulaye HAÏDARA (PDES), Samba COULIBALY (NEMA), Mamadou TRAORÉ (UNION), Mamadou TRAORÉ dit Le Roi (ALTERNATIVE POUR LE MALI), Laya Amadou GUINDO (ADRP), Mohamed Aly BATHILY (M5RFP-MALI KURA), Malley CAMARA (CNDR). Lors d’un point de presse tenu le 11 décembre 2024, au siège du Parti ADEMA PASJ, les Parties signataires de la déclaration du 31 mars 2024 rappellent la « nécessité pour les autorités publiques de créer ainsi les conditions d’un dialogue franc et constructif, pour trouver ensemble les solutions idoines aux multiples facteurs de crise qui assaillent notre patrie commune ». A noter que le 20 novembre 2024, l’Alliance du 31 mars, en conférence de presse à la Maison de la presse du Mali (Bamako), menaçait  d'user de tous les « moyens démocratiques et pacifiques pour obtenir la libération inconditionnelle des onze leaders politiques ».

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Mountaga Tall, président du CNID FYT : « Le CNID est le parti qui a eu le plus de stabilité au Mali»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/me-mountaga-tall-president-du-cnid-fyt-le-cnid-est-le-parti-qui-a-eu-le-plus-de-stabilite-au-mali-3084006.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/me-mountaga-tall-president-du-cnid-fyt-le-cnid-est-le-parti-qui-a-eu-le-plus-de-stabilite-au-mali-3084006.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Nov 2024 10:47:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour une des rares fois, Me Mountaga Tall parle du Parena, le parti du bélier blanc créé par ses anciens camarades en 1995, et avec lesquels il a aujourd’hui « les meilleures relations ». Cependant, il lève un coin du voile sur une page de l’histoire, qui semble rester sans ride depuis 30 ans, non pas qu’il en garde les meilleurs souvenirs, ou qu’il en soit nostalgique, mais « l’histoire est l’histoire, elle doit être restituée ». Le CNID est le parti qui a eu « le moins de désertion et qui a eu le plus de stabilité au Mali dans la durée », selon Me Mountaga Tall, qui affirme être en première ligne, sur le pont, depuis 32 ans de vie politique.

Sur la scène politique malienne, Me Mountaga Tall parait pour un homme politique des plus fiers de leur parti. Entre lui et les membres du CNID Faso Yiriwa Ton, les liens ne se limitent pas à une simple question de stratégie de conquête du pouvoir, mais ils incluent aussi des relations sociales sans lesquelles aucun groupe n’est viable dans la durée, une cordialité qui permet au parti de surmonter les épreuves, les tempêtes les plus mouvementées. « Les militants viennent de me rendre justice. J’ai demandé depuis sept ans, à ce qu’on me libère de mes charges de président du parti. Je pense que le CNID m’a tout donné, il était temps pour moi de leur dire merci et de faire autre chose », a déclaré Me Mountaga Tall, président du CNID FYT, lors d’une interview accordée aux confrères du Renouveau TV, et dont il a posté un passage sur sa page X.

Selon Me Mountaga Tall, le jour où il a annoncé publiquement, l’éventualité de son départ à la tête du parti, « il y a eu beaucoup de personnes qui ont perdu connaissance, des pleurs, des cris. On a dit non, il n’en sera pas ainsi. Cette justice me suffit », témoigne le président du parti du soleil levant. Ainsi dit-il avec assurance, du haut de ses 32 ans de vie politique, « Je réponds du CNID, je réponds de Mountaga Tall. Si pendant ce parcours de 32 ans on m’apporte la preuve que sur le plan éthique, sur le plan moral, sur le plan de la gestion, j’ai fauté une fois, je quitte la scène politique ». Ce n’est pas la première fois que Me Mountaga Tall défie ainsi sur sa gestion des affaires publiques, témoignant sa transparence. Il a lancé le défi en 2022, lorsqu’une équipe du journal Le Républicain l’avait interviewé à son cabinet au quartier du fleuve, et l’a réitéré lors d’une présentation de ses vœux à la presse en 2023, à la maison de la presse, sans jamais rencontrer de ton discordant. Il s’en frotte les mains de reconnaissance et de réconfort personnel, « Ce n’est pas facile à dire ça, 32 ans de vie politique, sur le pont, en première ligne. Parce que depuis 32 ans je suis en première ligne, soit pour contester, soit pour contribuer », rappelle -t-il.

Parlant de stabilité du CNID alors que la plupart des grands partis politiques au Mali ont connu des fortunes diverses, Me Mountaga Tall estime que « Le CNID est le parti qui a eu le moins de désertion et qui a eu le plus de stabilité au Mali dans la durée ». Difficile de le démentir, quand on sait que le plus grand parti aux élections de 1992, qui est l’Adema PASJ a connu plusieurs scissions en donnant naissance au MIRIA de feu Mamadou Lamine Traoré, de Mohamedoun Dicko, de Tiemoko Sangaré, de Mamadou Kassa Traoré ; à l’URD de feu Soumaïla Cissé ; à l’ASMA de feu Soumeylou Boubey Maïga. L’US-RDA, deuxième force politique, dont le candidat Tioulé Mamadou Konaté était au deuxième tour de la présidentielle de 1992 avec le candidat de l’ADEMA PASJ, Alpha Oumar Konaré, n’a pas tardé à voler en éclat donnant naissance au BDIA Faso Jigi.

Quand au CNID FYT, après l’épisode des « dix », qui a vu le départ après un procès perdu de Tiebilé Dramé, Me Amidou Diabaté, le Professeur Yoro Diakité, Djiguiba Kéita PPR, Bintou Maïga, Konimba Sidibé, feu Idrissa Diakité, pour créer le Parena, il y a eu les vagues de départ des Mamadou Simaga, Me Demba Traoré, Madani Tall etc, qui ne sont pas allés créer un nouveau parti.

Revenant sur l’épisode du départ de « les dix » du CNID, Me Mountaga Tall témoigne : « Nous avons connu une crise en 1994, de cette crise est né un parti qui s’appelle le Parena, qui nous a attaqué en justice, et la justice a dit, nous vous interdisons à vous d’utiliser le nom du CNID, son sigle, son drapeau etc, parce que vous êtes en faute. C’est ainsi que ceux qu’on appelait à l’époque les dix ont créé le Parena », a rappelé celui qui a présidé la première organisation associative politique, le CNID Faso Danbé pour l’ouverture démocratique au Mali. Selon lui, du Parena sont issus tous les autres partis, que l’on impute à des scissions au CNID. C’est le cas du parti Baara du Professeur Yoro Diakité, premier président du Parena ; le MODEC de Dr. Konimba Sidibé. Ces derniers partis, Baara et MODEC, ne sont pas directement issus du CNID, mais bien de scissions du Parena. Cependant, l’imagination populaire ne veut rien entendre, ces partis sont issus du Parena, qui est issu du CNID. Me Mountaga Tall refuse d’en porter le chapeau, « Non, nous n’avons rien à faire, nous sommes restés stables et constant », conclut l’avocat Me Mountaga Tall.

<strong>B Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tiécoura Hamadoun Diarra, maire élu de la commune rurale Kalabancoro : «Nous avons porté les recettes de la commune de 150 millions à plus d’e 1,5 milliard de FCFA»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/tiecoura-hamadoun-diarra-maire-elu-de-la-commune-rurale-kalabancoro-nous-avons-porte-les-recettes-de-la-commune-de-150-millions-a-plus-de-15-milliard-de-fcfa-3083769.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Nov 2024 20:17:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tiécoura Hamadoun Diarra, maire élu de la commune rurale Kalabancoro</strong>

Tiécoura Hamadoun Diarra, maire élu de la commune rurale Kalabancoro, entré en fonction le 28 avril 2017, a reçu ce mardi 5 novembre 2024, l’équipe du quotidien Le républicain pour nous parler de sa commune, ses habitants, les activités qu’y font vivre, les réalisations, les chantiers ouverts et les projets en cours pour la jeunesse, l’avenir de la commune. C’est à travers un agent de la mairie, que nous avons demandé, le lundi 4 novembre, dans l’après midi, à rencontrer le maire de la commune de Kalabancoro. Notre contact nous est revenu avec une réponse favorable, rendez-vous est pris pour le lendemain mardi à 11 heures. Comme prévu, l’équipe du Républicain eut son entretien avec le maire Tiécoura Hamadoun Diarra, et prévoit de publier l’article ce vendredi. Voilà qu’au lendemain de notre rencontre, le communiqué du conseil des ministres du mercredi 6 novembre annonce la dissolution du conseil municipal de la commune rurale. Pour une interview, le maire en a fait à cœur ouvert, une véritable partie de redevabilité, de séance de restitution pour informer les habitants et les décideurs de ce que son équipe a pu faire pour changer en bien la gestion des affaires locales, au bénéfice des populations de la commune. Ce en facilitant l’accès aux biens et services par la construction des équipements marchands, la libre circulation des personnes et des biens en sécurité, par la construction des routes, et une bonne coopération avec les forces de sécurité de la localité. Il ne fait pas l’impasse sur ce que son équipe n’a pas pu faire, à cause des limites de ses compétences, et du strict respect du pouvoir de tutelle, s’écartant de tout conflit de compétences. C’est un maire confiant du bilan de son équipe à la tête de la mairie, de son sens de la gestion des affaires locales, exclusivement tourné vers l’amélioration des conditions de vie des habitants de sa commune, au risque de passer pour un «baroudeur», qui bouscule tous les obstacles sur son passage, qui nous a entretenu du passé, du présent et du futur de sa commune. C’est lui qui a porté les recettes de sa commune de 150 millions de FCFA à plus d’un milliard 500 millions de FCFA par an, grâce aux stratégies dignes de l’ingénieur hydrogéologue qu’il est de formation de base. Tiecoura Hamadoun Diarra est également titulaire d’un Master spécialisé en génie sanitaire et en environnement, disposant d’un bureau d’Etudes depuis 1995, qui marche bien. Il s’agit d’un homme d’expériences avérées qui n’avait plus rien à démontrer, qui s’est mis à la disposition des habitants de sa commune à la demande d’un groupe de jeunes, pour être au service de la communauté. C’est ainsi qu’il a muté de la gestion d’entreprise personnelle à la gestion des affaires publiques locales. «Sincèrement je ne suis pas politicien, je n’ai pas beaucoup milité dans un parti mais comme au niveau local j’étais connu par ce que j’ai managé beaucoup de jeunes». C’est ainsi que Tiecoura H. Diarra a été porté à la tête de la mairie de Kalabancoro pour aider la population, par ce qu’il a  beaucoup d’expériences dans le développement. Etant ingénieur conseil, il a fait beaucoup de projets de développement. En venant à la mairie, il ne manquait pas d’ambition: «être le leader, l’innovateur dans le domaine. C’est-à-dire amener beaucoup de maires à suivre l’exemple du maire de Kalabancoro». Ce n’est pas chose aisée pour des raisons complexes. Il a au bilan entre autres: la construction de 45 salles de classes (400 à 500 millions de FCFA); l’équipement des centres de santé et un  autre en chantier; achat sur fonds propres de matériels de construction des routes (les engins, un grader, un compacteur, une pelle, 4 bennes 10 roues); la réalisation des routes de Gouana, de certaines artères de la ville de Kalabancoro, une route à Sirakoro Méguetana; le marché central de Kalabancoro en chantier; la reprise du marché avec un coût de 400 millions de FCFA également sur fonds propre de la Mairie.

<strong><em>Monsieur le Maire, comment présentez-vous votre commune Kalabancoro ?</em></strong>

<strong>Tiécoura Hamadoun Diarra</strong> : Kalabancoro est une commune rurale, que dirai-je semi-rurale, semi-urbaine, parce que notre commune ceinture en quelque sorte la ville de Bamako. Pour aller d’un point à un autre de la commune de Kalabancoro, on peut traverser deux communes de la ville de Bamako, avant de l’atteindre. Nous ceinturons Bamako, ce qui fait que notre commune abrite beaucoup de gens qui ont leurs activités dans la ville de Bamako. Selon certains experts, le taux d’accroissement de la population de la commune de Kalabancoro est de 13%, contrairement à beaucoup de zones du Mali, où le taux ne dépasse pas 2,5%.

<strong><em>A combien d’habitants peut-on estimer la population de votre commune ?</em></strong>

Il y a longtemps qu’il n’y a pas eu de recensement à Kalabancoro. Selon nos estimations, la population pourrait atteindre 500 000 habitants.

<strong><em>Quelles sont essentiellement les activités économiques de la commune, qui font vos recettes ?</em></strong>

Les ressources des habitants de la commune rurale de Kalabancoro sont tirées essentiellement des activités menées en ville. Beaucoup d’entreprises de la localité mènent leurs activités commerciales ou de services dans la ville de Bamako. Mais la particularité de notre commune est qu’elle abrite des ports à sable. Des exploitants de sable vont en extraire dans d’autres localités pour venir l’entasser au bord du fleuve. De là, les camions assurent le dispatching au centre ville et dans certains chantiers de la commune. En plus des activités commerciales et de services, nous avons des zones de production, où on pratique de l’agrobusiness, du maraichage à l’élevage de bovins, d’ovins de volailles et la pisciculture.

<strong><em>Et toutes ces productions finissent dans les marchés pour la commercialisation, la commune dispose-t-elle d’importantes places de marché?</em></strong>

Oui, nous avons environ 18 marchés dans la commune, certaines localités disposent de deux ou trois marchés. Cependant, toutes les productions locales ne se commercialisent pas dans nos différents marchés, une partie est transportée à Bamako. Des habitants de la commune IV et VI viennent s’approvisionner dans nos marchés, en poissonnerie, viande, légumes.

<strong><em>Quels sont quelques-uns de vos grands marchés?</em></strong>

Il y a le marché central de Kalabancoro, le marché de Hèrèmakônô, celui de Tienbani, qui sont des marchés saturés. Ensuite, il y a un marché de Niamana, qui est également très fréquenté. Je peux dire que ceux-ci sont des marchés vraiment à grande potentialité.

<strong><em>En parlant du marché de Niamana, s’agit-il de celui jouxtant l’ancien poste de douane ou d’un autre?</em></strong>

Non, il ne s’agit pas de celui de l’ancien poste. Après le poste, en allant dans la direction Ségou, à votre gauche, à quelque 100 m du goudron, il y a un marché de Niamana, qui a de grandes potentialités. En outre, il y a un autre marché à Niamana, que nous avons réhabilité à notre arrivée à la tête de la mairie, qui est en train de revivre. C’est d’ailleurs le plus grand marché de la commune, s’étendant sur 5 ha. Ce marché est un peu plus loin de la route de Ségou, mais il est le plus grand. Son aménagement avait commencé depuis 2007-2008. Quand nous sommes arrivés aux affaires, le marché était un lieu de vagabondage, le site des vagabonds, compte tenu du fait qu’il n’était pas aménagé. Nous avons entrepris d’aménager tous les marchés inachevés. C’est à ce titre que avons voulu l’aménager. Aujourd’hui, il est en train de revivre, et je pense qu’il va être l’un des plus grands fréquentés de la commune, parce qu’il s’étant sur près de 5 ha.

<strong><em>Voulez-vous dire qu’il y a un chantier par là?</em></strong>

Oui, bien sûr, le marché est un chantier justement, et parallèlement, les gens sont en train de le fréquenter.

Nous allons en revenir aux chantiers pour en parler

<strong><em>Monsieur le Maire, vous avez dans votre commune de très grands marchés qui approvisionnent les caisses de la commune, je peux dire que vous êtes un homme heureux?</em></strong>

Oui ... mais, ce n’est pas facile, parce que (rire...) avoir les marchés ne veut pas dire avoir l’argent. Parce qu’il faut des stratégies pour avoir de l’argent. Quand nous sommes arrivés à la mairie, notre premier travail a été d’abord d’acheter quatre véhicules tout terrain sur fonds propre pour pouvoir faire le recouvrement correct de la commune, vu que c’est une commune très large. Parallèlement, nous avons mené une étude diagnostique, un recensement de tous les contribuables de la commune, toutes les activités qui se font dans la commune. On a recensé les gens par activité et on les a géo-reférenciés, c’est-à-dire que nous savons géographiquement où ils se trouvent, nous avons leurs contacts et nous savons quel type d’activité ils mènent. Ce qui a permis de multiplier par dix les recettes que faisait la mairie. Quand nous venions, la mairie ne dépassait pas 150 millions de FCFA par an. Au bout d’un an, nous avons porté ce chiffre à plus d’un milliard 500 millions de FCFA. C’est dû au fait que nous avons fait le recensement géo-référencié les contribuables, donc on a contraint tout le monde à venir payer ses contributions sous peine de pénalité. Ces stratégies nous ont beaucoup aidés.

<strong><em>A combien se chiffre le budget de la commune de Kalabancoro ?</em></strong>

Le budget est composé des avoirs propres de la mairie et des subventions qui constituent les salaires des enseignants, du personnel médical pour ceux qui sont des collectivités. Au total, notre budget s’élève à environ 16 milliards de FCFA.

<em><strong>Et jusqu’à combien peut-on évaluer les subventions accordées par l’Etat?</strong></em>

Les subventions peuvent atteindre 13 à 14 milliards de FCFA.

<strong><em>Notre pays a été éprouvé cette année par de très fortes pluies qui ont provoqué des dégâts ; comment cet évènement a été vécu par votre commune ?</em></strong>

A l’instar des autres communes, la nôtre n’a pas échappé aux impacts climatiques, le dérèglement climatique, qui ont entrainé une augmentation des précipitations entrainant des problèmes, des pertes en vies humaines, des dégâts matériels immenses. La commune de Kalabancoro n’a pas échappé, parce qu’elle est située à proximité du fleuve et il y a des marigots qui la traversent. L’inondation était telle qu’il fallait monter dans une pirogue pour atteindre certaines habitations.

Les marigots ont débordé...

Les marigots ont débordé et le fleuve même a débordé. Ce n’est pas seulement le fait de la pluie, mais le niveau du fleuve avait monté et dépassé les niveaux normaux. C’est le fait souvent du débordement du fleuve, qui a créé des inondations.

<strong><em>Quel bilan peut-on faire de ces fortes précipitations ?</em></strong>

Voyant la situation de certaines maisons qui ont été inondées, très rapidement nous avons donné l’alerte, appelant les gens à quitter rapidement ces maisons qui se sont effondrées. Heureusement, les gens ont vite quitté ces habitations.

<strong><em>Ces inondations ont causé beaucoup de dégâts presque dans toutes les villes maliennes et au-delà de nos frontières, mais selon vous quel aspect positif peut-on tirer de ces évènements douloureux ?</em></strong>

Il faut tirer leçon de ces évènements, le bonheur aussi bien que le malheur sont porteurs de leçons qu’il faut bien apprendre, et en tirer des conclusions. C’est de dire, que nous ne devons pas habiter près du fleuve sans observer les servitudes.  Si on veut habiter à côté du fleuve ou d’un marigot, il faut observer les servitudes. Les urbanistes et les services d’assainissement ont leur rôle à jouer, mais une fois que le mal est fait, les causes étant connues, les autorités doivent agir, casser les habitations construites dans les bas-fond ou dans les servitudes des fleuves. Il y a eu, de 2013 à nos jours, de grandes inondations qui ont causé des dégâts. Je pense qu’il n’y a pas d’autres façons de nous mettre à l’abri des inondations que de dégager toutes les concessions qui obstruent les passages des eaux, curer et rendre propres les collecteurs et les caniveaux, qui servent à drainer les eaux. Les services d’assainissement doivent veiller à ce que l’approche de l’hivernage, tout soit propre. Il faut réviser notre politique de l’assainissement, appliquer les textes dans toute leur rigueur, punir les contrevenants. Il faut éviter que les caniveaux qui sont faits pour les eaux de pluies soient utilisés pour drainer les eaux usées. Celles-ci doivent être collectées dans les maisons et être extraites à l’occasion par les engins de vidange.

<strong><em>Revenant aux côtés dramatiques. Les inondations, au-delà des pertes en vies humaines et des dégâts matériels, ont provoqué le report de la rentrée scolaire d’un mois. Aujourd’hui, la rentrée est-elle effective dans votre commune ?</em></strong>

Oui, la rentrée est effective dans toutes les écoles de la commune que nous avons sillonnées hier (lundi 4 novembre). Il y a quelques écoles situées dans les zones très basses, où on a dû faire des aménagements pour que les élèves puissent être dans de bonnes conditions pour suivre les cours. Beaucoup d’écoles avaient servi d’abri pour des déplacés, des sinistrés des inondations, que nous avons aidés par le truchement du gouverneur. Nous avons procédé à une couverture des dons que le gouverneur a pu collecter pour les sinistrés des écoles. On leur a, par ailleurs, donné un délai pour libérer les classes. Toutes ces écoles qui ont servi d’abri des sinistrés ont été nettoyées.

<strong><em>Il y a eu donc nécessité d’effectuer des travaux de remise en état ... ?</em></strong>

Oui, effectivement, les gens étaient nombreux à l’école, et l’utilisation des toilettes, des classes, de la cour, l’émission des déchets solides, liquides, tout cela nécessite un nettoyage pour débarrasser l’école, désinfecter les salles de classes en donnant une couche de chaux. Il y avait plusieurs milliers de m3 de déchets solides que nous avons dégagés. Certaines portes et des fenêtres ont été dégradées également, nous les avons mises en état.

<strong><em>Vous avez dépensé combien pour cela ?</em></strong>

Pour faire ça en deux jours, on a dépensé 5 millions de FCFA. Nous avons délibéré pour que le jour « J » on ait déjà fait tous ces travaux, et on a dépensé 5 millions dans une seule école. Nous n’avons pas pu travailler partout, mais on a déjà délibéré de l’argent pour remettre plus tard ces écoles en état.

<strong><em>Quelle est l’école qui a reçu ces travaux ?</em></strong>

C’est l’école Mamadou Kounta de Kalabancoro qui était beaucoup dégradée. Les sinistrés ont souvent utilisé les table-bancs comme bois de chauffe pour faire la cuisine. Nous avons fait des table-bancs pour les écoles.

<strong><em>Vous avez également décidé de venir au secours des écoles. Pourquoi avez choisi de venir en aide avec des tables-bancs ?</em></strong>

Bien avant des tables-bancs, il faut revenir en arrière. Nous avons fait des salles de classes. Nous avons construit 45 salles de classes en deux ans. Déjà, on en a construit 39. Il nous reste seulement 6 en cours de construction. Sur les 45, on a fait 39 ; il nous reste 6 salles de classes. Beaucoup d’écoles faisaient la double vacation, souvent deux classes pléthoriques dans une même salle, avec certains à deux mètres du tableau, d’autres étaient assis à même le sol ou sur des briques. Cette situation nous a donné à réfléchir pour non seulement faire des salles de classes, mais également des table-bancs: 1000 table-bancs, l’année dernière, et 1000 autres cette année.

<strong><em>2000 tables-bancs, 45 classes, cela a sans doute un coût que la mairie a dû supporter, combien c’est?</em></strong>

Nos salles sont spéciales, ce sont des salles en dalle. Ce n’est plus en taule, qui se dégrade avec le temps. Les nouvelles salles de classes que nous avons faites sont en béton armé, pour résister.

<strong><em>Combien elles ont coûté ?</em></strong>

Par trois salles de classes, nous déboursons près de 34 millions de FCFA. Nous avons fait les salles en trois-trois. Nous sommes à environ 400 à 500 millions de FCFA.

<strong><em>Quels sont les projets de la commune à court, moyen et long termes ?</em></strong>

Nous sommes déjà dans la construction des écoles. Parce que nous avons estimé que l’avenir d’un pays, c’est la réussite de l’éducation des enfants, étant donné qu’ils seront les adultes de demain. Il faudrait qu’ils puissent étudier dans des conditions normales pour être bien formés. Ce qui n’était pas le cas dans notre commune. Après nous nous avoir été illustrés dans la construction des écoles, nous sommes en train de construire un centre de santé. Nous avons, par le passé, équipé certains centres de santé.

En outre, nous avons acheté tous les matériels pour faire les routes d’ordre communal. Ainsi, les routes de Gouana, certaines artères de la ville de Kalabancoro, une route également à Sirakoro Méguetana, ont été réalisées par la mairie. Nous avons une politique participative, qui fait que chaque fois qu’il est constaté dans une localité, un besoin urgent de route, nous procédions à la sensibilisation des populations. Nous disposons de tous les engins : un grader, un compacteur, une pelle, 4 bennes 10 roues que nous avons achetés sur fonds propre de la Mairie. Nous leur avons dit que nous mettons tout cet arsenal à votre disposition, nous avons des techniciens qui peuvent faire les levées topographiques, mais vous devez vous constituer en association pour acheter le carburant permettant de faire ces routes. Je pense que c’était un procédé participatif qui pouvait nous aider beaucoup.

<strong><em>Avez-vous été compris ?</em></strong>

Certains ont compris, mais d’autres peinent à suivre. Nous supposons que l’Etat du Mali, vu l’étendue de notre territoire et la nécessité des routes internationales, des routes inter-urbaines, des routes entre les grandes villes, ne peut pas subvenir à tous ces besoins. C’est l’esprit qui nous a amenés d’ailleurs à nous doter de tels matériels pour que nous puissions suppléer, aider l’Etat, au moins à faire nos routes communales. C’est une nouveauté dans notre pays, il faut du temps pour que les gens puissent nous  comprendre et aller dans ce domaine. Certains ont déjà compris et nous sollicitent régulièrement. Je pense qu’avec le temps, ça va se vulgariser. Nous maintenons en état nos outils que nous mettons à la disposition des populations.

<strong><em>Il y a donc des projets d’infrastructures sanitaires, scolaires, routières, qu’en est-il des projets d’infrastructures marchandes ?</em></strong>

Mais bien sûr, il y en a. Actuellement, un marché est en chantier, c’est le marché central de Kalabancoro, qui avait fait quatorze ans d’inactivité. Notre prédécesseur avait déplacé les gens du marché, pour les installer sur une place de jeunes, prétextant qu’en six mois, ils allaient revenir. Mais cela a duré quatorze ans. Quand nous venions, nous leur avons promis de reprendre ce marché. Dieu merci aujourd’hui, on a tenu notre promesse, avec un coût de 400 millions de FCFA également sur fonds propre de la Mairie.

<strong><em>On dit que le Développement passe par l’électricité, avez-vous des dispositions particulières pour assurer l’électricité ?</em></strong>

Non, la production d’électricité ne peut pas être prise en charge par une Commune. Elle demande des infrastructures qui dépassent les moyens d’une commune. Le pays a compris déjà que nous regorgeons de soleil qui fait près de dix mois sur douze dans notre pays, qu’on peut exploiter. Pour l’électrification de notre Mairie, nous avons délibéré déjà près de 40 millions de FCFA, nous allons installer une mini-centrale-solaire pour prendre en charge tous les besoins en électricité de la Mairie. Pendant les temps de grandes difficultés, on avait acheté un groupe électrogène à 25 millions de FCFA. Mais les frais de carburant se sont révélés trop élevés pour nous. C’est ainsi qu’on a vu franchement qu’il nous faut une centrale solaire pour que nous soyons à l’aise.

<strong><em>Quels sont les lieux de loisir ou les infrastructures qui font la fierté de la commune ?</em></strong>

Franchement, je dirai que cela existait, c’est des miniatures. Il y a un coin de loisir appelé Sun 7, qui est une structure privée, et qui, pendant la saison sèche, fait la fierté des jeunes de la commune. Disons que c’est le marché qui était établi sur la place des jeunes. Cette place devait normalement abriter une infrastructure pour la jeunesse, non seulement de Kalabacoro, mais aussi la jeunesse d’autres communes du District de Bamako. Nous avons été handicapés pendant longtemps du fait que le marché central était sur la place des jeunes. Nous envisageons dans les jours à venir, de réunir les jeunes, réfléchir, tenir des réunions pour fixer quel est le type d’équipement approprié, qui pourrait être un lieu de loisir et un lieu de sport pour la jeunesse. Nous allons après cette interview entre les jeunes et nous, inviter les techniciens pour lancer un concours entre les architectes, pour nous proposer un type d’équipement approprié non seulement pour les loisirs, mais aussi pour tenir des conférences et le sport, parce que l’espace est assez grand. Donc on va faire ce choix et la mairie se propose de le construire dans deux ou trois ans. Le site se trouve dans le village de Kalanbancoro à proximité du marché central de Kalabancoro.

<strong><em>Quels sont les types d’insécurités auxquelles la commune est confrontée ?</em></strong>

La commune, à l’instar de la ville de Bamako, est confrontée au banditisme, mais notre particularité est que nos quartiers reculés sont les logements des grands bandits, parce que nous ne sommes pas assez couverts par la police, vu le caractère reculé de nos localités comme Gouana, Diatoula, Ntabacoro, Niamana ..., franchement, il y a du banditisme. Dans ce domaine, nous épaulons beaucoup les forces de sécurité.

<strong><em>Quelle est votre part pour épauler les forces de sécurité?</em></strong>

Nous les épaulons en carburant, et quand un de leurs véhicules tombe en panne, pour les réparer rapidement, afin de leur permettre de faire régulièrement les patrouilles. Nous intervenons également pour changer toute la pneumatique et souvent le moteur des différents véhicules pour assurer leur mobilité vers les points aigus du banditisme comme Niamana, au niveau de l’ancien poste, nous cherchons avec la police, les voies et moyens pour déguerpir toutes les personnes qui sont illégalement installées là-bas.

<strong><em>On parle déjà du déguerpissement du marché à bétail de Niamana...</em></strong>

Effectivement, cette décision est venue après notre politique de voie libre, parce qu’il y a beaucoup de banditisme dans le marché de bétail d’abord, mais encore beaucoup de bandits sont établis à côte du marché de bétail.

<strong><em>Avez-vous des dispositions particulières dans la lutte contre la drogue ?</em></strong>

<strong>Nous n’avons pas de dispositions particulières car c’est la police qui s’en charge. Nous les appuyons seulement en logistique.</strong>

<strong>La question de l’insécurité routière est aussi récurrente dans votre commune. Quelles sont les dispositions prises dans ce sens ?</strong>

Nous sommes un peu limités. Vers les années 2018-2020,  les camions bennes avaient, en l’espace d’un mois, fait plusieurs accidents qui ont causé la mort de 5 étudiants de l’université de Kabala, donc en son temps, le maire que je suis avais pris une décision pour interdire la circulation des bennes transporteurs de sable qui sont les plus dangereux le jour. Donc nous avons en ce moment demandé que les camions commencent à circuler à partir de 22 heures à 5 heures du matin. Cette mesure n’a pas pu prospérer parce que nous avons une tutelle qui est le cercle de Kati. Le préfet de l’époque m’a appelé pour me dire de surseoir à cette décision, parce que la mesure empêcherait les gens d’avoir leur pain. Nous avons été obligés de surseoir à ça.

<strong>Votre mesure visait à prévenir les cas d’accidents mortels ?</strong>

Oui, effectivement c’était ça. D’ailleurs, à l’occasion on a passé plus d’un mois, on tenait des réunions hebdomadaires au Ministère de l’Enseignement Supérieur. Nous avons été appuyés par le Ministère en son temps, on a pu modérer, réglementer la circulation des bennes. A l’époque, on a retenu que les bennes ne vont pas circuler au moment des heures de pointe des élèves. Ces camions bennes devaient commencer à circuler à partir de 09 heures, quand la plupart des étudiants étaient déjà à l’école. Le soir également leur circulation devait s’arrêter à partir de 14h 30 pour reprendre encore la nuit.

<strong><em>Monsieur le Maire, on est bientôt au terme de notre entretien. Je m’en voudrais de ne pas aborder la question de la répartition des compétences entre vos élus locaux et les représentants de l’Etat.  La question de transfert de compétences et des ressource est-elle de nos jours réglée ?</em></strong>

Je pense qu’à présent, le problème demeure parce qu’il y a un grand décalage entre le rythme de transfert de compétence transférée et la réalité des faits. Il y a bon nombre de pouvoirs qui sont transférés et qui peuvent constituer des opportunités, de grandes ressources. Il faut se le dire, la mairie, les communes sont à la base du développement local. Mais pour que cela soit effectif, il faut que les pouvoirs qui leur sont transférés soient effectivement accompagnés de ressources correspondantes. Cela leur permettrait d’avoir de l’argent qu’ils vont investir dans la commune. Je pense que c’est un conflit d’intérêt qui existe entre les détenteurs de ces pouvoirs transférés, représentants de l’Etat et les collectivités. Mais je crois que l’Etat doit prendre davantage ses responsabilités pour que les pouvoirs transférés soient effectifs pour le bonheur des populations. Nous en souffrons beaucoup.

<strong>Propos recueillis par Boukary Daou</strong>

<strong>Transcrits par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nord du Mali : L’Association pour le Développement du Cercle de Bourem demande « le renforcement du dispositif sécuritaire dans la zone »</title>
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<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 08:00:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une délégation d'une vingtaine de membres de l'Association pour le Développement du Cercle de Bourem (ADCB), conduite par Abdourahmane Oumarou Touré, a été reçue par le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, le 31 octobre 2024, en présence du ministre d'Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga. Au cours de cette rencontre, l’ADCB recommande la « prise en compte de toutes les personnes affectées par les inondations dans le cadre de la gestion de l’état de catastrophe décrété par le gouvernement ; la réhabilitation du potentiel de production ; la fourniture d’équipements et de matériels Agricoles ; le renforcement du dispositif sécuritaire à la hauteur de la menace qui prévaut dans la zone... ».

Il était d'abord question, selon le président de l’ADCB, Abdourahmane Oumarou Touré, de transmettre «le soutien, les encouragements et les bénédictions des populations du grand Bourem éclaté en huit cercles» au chef du gouvernement et à l’ensemble des autorités de la Transition. Il s’agissait aussi de transmettre au général d’armée Assimi Goïta «leurs félicitations pour toutes les victoires militaires engrangées, les réformes politiques et institutionnelles opérées en faveur de la refondation de l’Etat et sa décoration récente…». Il était ensuite question des doléances présentées par Abdourahmane Oumarou Touré. Parmi ces doléances, les populations de Bourem attendent la prise en compte de toutes les personnes affectées par les inondations dans le cadre de la gestion de l’état de catastrophe décrété par le gouvernement, en leur apportant des appuis pour mener des activités génératrices de revenus (maraichage, embouches, pisciculture, etc.) ; la réhabilitation du potentiel de production ; la reconstruction des digues et ouvrages de submersion contrôlée ; la fourniture d’équipements et de matériels Agricoles ; le renforcement du dispositif sécuritaire à la hauteur de la menace qui prévaut dans la zone ; le rétablissement et le renforcement du réseau téléphonique ; la relance des activités de l’Autorité pour l’Aménagement de Taoussa pour que soient le barrage de Taoussa, la route Gao-Bourem-Taoussa et tous les aménagements connexes, toutes choses qui contribueront à la stabilité, la paix, au développement, au vivre-ensemble, en un mot au bien-être des populations de la zone.

En réponse, le chef du gouvernement a d'abord salué le doyen Mahamane Rakibou Touré avant de saluer la démarche : "Vous êtes dans votre rôle. Les gens ont souvent le sentiment d'être abandonnés, mais les autorités veillent sur tout". Il a ensuite répondu point par point aux doléances de l'ADCB. Ainsi, à propos de l'insécurité sur les routes et souvent sur les voies navigables, a-t-il rappelé, il n'y avait pas d’Etat avant le 18 août 2020 puisque les Forces étrangères étaient complices des terroristes qu'elles armaient et entraînaient contre le Mali avec des alliés à Bamako. « C'était une partition programmée du Mali. Il y a des moments de la vie où il faut des affrontements directs avec l'ennemi pour avoir la paix. C’est une guerre qu'on mènera pendant un moment, mais on la gagnera. Aucun des pays qui nous donnent des leçons aujourd'hui n'a gagné la paix sans faire la guerre», a déclaré le Premier ministre. Au sujet des conséquences néfastes des inondations, Dr. Choguel Kokalla Maïga a rappelé qu'elles concernent tout le Mali et que le Comité interministériel de Gestion des Crises et Catastrophes, qu'il dirige, est à pied d’œuvre pour faire ce qu'il peut. Pour ce qui est du barrage de Taoussa, le chef du gouvernement a rappelé que le décret relatif à son financement, avec sécurisation des travaux, a déjà été approuvé en Conseil des ministres. Enfin, le Premier ministre a exhorté ses visiteurs à recenser tous leurs problèmes dans deux mémorandums qui seront soumis pour étude, l’un au ministre de la Défense et des Anciens combattants et l’autre au ministre de la Santé et du Développement social.

&nbsp;

<strong>A Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Un peuple, une foi inébranlable …</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/un-peuple-une-foi-inebranlable-3083116.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Nov 2024 07:58:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que les adeptes de l’apocalypse fourbissent leurs armes de mauvaise augure, le Mali vogue inexorablement vers la « terre promise », celle qui a nourri l’espoir chez les Patrice Lumumba, Jomo Kenyatta, Modibo Kéita, Sékou Touré, Mouammar el Kadhafi, puis les Jerry Rowling, Thomas Sankara, et qui continue de nous abreuver de sa sempiternelle sève sacrée.</strong>

La sortie de la CEDEAO est théoriquement apocalyptique pour les Etats de l’AES, si l’on prêtait l’oreille aux sirènes de malheurs, qui annonce le chaos pour l’espace qui célèbre sa souveraineté et la prise en main de son destin par ses propres enfants sans diktat et conditionnalité. Il s’agit de rupture des liens de l’aliénation, le choix d’un développement endogène exclusivement consacré au bien-être des peuples sahéliens. Les cris de cœur d’Aimé Césaire, de Léon-Gontran Damas, de Mamadou Konaté ne voulaient pas dire autre chose, que s’élever contre le colonialisme, l’assimilationnisme. Aujourd’hui, après une relative libération des esprits (victoire du mouvement de la négritude), le continent africain est tombé sous le rouleau compresseur d’une nouvelle méthode de braquage des ressources africaines, par le déversement dans le sahel de hordes terroristes sous la couverture non pas de l’évangélisation, mais d’islamisme extrémiste : le terrorisme.

<strong>Nouveau défi, nouvelle méthode !</strong>

Ces troupeaux d’extrémismes violents sont investis de mission : semer l’insécurité sous toutes ses formes dans le sahel, pour qu’échappent au contrôle des Etats, des régions entières immensément riches. On en est là et comme au temps des indépendances, les peuples soumis à la même épée de Damoclès ne peuvent que saisir la similarité de leur sort pour s’unir et organiser une riposte qui puisse être la plus implacable possible et libératrice du joug colonial de l’insécurité. Comme référence, ce n’est que par la guerre que le peuple chinois s’est affranchi du commerce de l’opium en menant «la guerre de l’opium » contre l’impérialisme de certains pays occidentaux. La confédération de l’AES a assumé la guerre qui lui est imposée, faire la guerre pour la paix. L’adage, « qui veut la paix prépare la guerre » ne date pas d’aujourd’hui. Le triptyque défense, diplomatie et développement, cher au talentueux ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop est passé par là.

Le Mali et les Etats du Sahel ont quitté la CEDEAO en janvier 2024 sans avoir à se plier à l’obligation d’observer le délai d’un an. Du point de vue de la CEDEAO, ce n’est qu’en Janvier 2025 que la décision prendra effet, suivant les textes de l’organisation sous-régionale. Selon les apôtres de l’apocalypse, les conséquences économiques et sociales seront fatales à ce qui reste de la résilience d’un peuple qui a faim. Pour alimenter la charge électrique qui attend notre pays, on égraine volontiers une batterie de mesures, comme : la fin de la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux ; la rupture des accords commerciaux ; l’accès restreint aux financements régionaux ; les risques de détérioration des conditions de vie des populations.

Mais cette liste de mauvaises intentions ne paraît que théorique, quand on se souvient des sortilèges prononcés au lendemain des sanctions de la CEDEAO, qui annonçaient la fin proche du pouvoir de transition, qui ne semble pas prendre de rides, des années après, qui, au contraire prend des grades. Les pays de l’AES érigés en Confédération présidée par le Général d’Armée Assimi Goïta, ont jusque-là tenu debout malgré les sanctions de la CEDEAO, et l’absence d’appui budgétaire pour le Mali depuis 2020. Le taux d’inflation n’est pas plus désastreux que dans les autres pays de la CEDEAO, pour la zone UEMOA, selon les données de la BCEAO.

Le taux d’inflation 2023 est, pour le Bénin 2,7% ; le Burkina Faso 0,7% ; la Côte d’Ivoire 4,4% ; la Guinée Bissau 7,2% ; le Mali 2,1% ; le Niger 3,7% ; le Sénégal 5,9% ; le Togo 5,3%. Mieux, le Niger pétrolier et le Burkina Faso aurifère figurent parmi les plus fortes croissances en 2024 avec respectivement 9,9% et 5,5% pendant que le Togo est à 5,3% ; le Bénin à 6,5% ; la Côte d’Ivoire à 6,5% ; et le Sénégal à 6,0% (source Sikafinance).

Avec une dette intérieure pressante, la situation au Mali est beaucoup plus préoccupante. Le Mali n’a pas reçu d’appui budgétaire depuis le coup d’Etat de 2020. L’Etat vit sur fonds propre à partir des recettes de douanes, des impôts et des domaines, principalement. La dette intérieure est de trois mille milliards de FCFA dont le paiement de 200 milliards est à l’ordre du jour par le ministère de l’Economie et des Finances. Cette situation expose les populations à la pauvreté, l’insécurité alimentaire et sanitaire, la cherté de la vie.

Le riz est à 56 000 FCFA le sac de 100 kg ; le petit mil à 44 000 le sac de 100 kg ; le maïs à 26 000 FCFA le sac de 100kg ; le poisson frais : 1500 à 2 500 FCFA/ le kg ; la viande avec os à 3 000 FCFA ; le litre du carburant : l’essence à 750 FCFA ; le gasoil 650 FCFA.

Les coupures d’électricité occasionnent des pertes à tous les niveaux et font galoper la pauvreté chez les individus et les entreprises, moteur du développement ; les inondations qui ont entrainé des pertes en vies humaines, mais aussi des pertes sur la production agricole (plusieurs hectares de terre cultivés ont été inondés) viennent s’ajouter aux affres de la guerre, une épreuve difficile pour les populations ; malgré l’esprit de stoïcisme sans faille dans la résilience, on reste humain avec un instinct de survie. Pendant ce temps, l’Etat tente d’alléger la souffrance des populations par des mesures qui s’avèrent insuffisantes, comme la récente baisse du prix du carburant de 50 FCFA sur le litre. Les populations tiennent difficilement et perdent de plus en plus la force d’une résilience qui a fait ses preuves, mais qui laisse entrevoir ses limites. Un vendeur ambulant m’a posé la question un jour, « la souveraineté, c’est pour le ventre des populations, la tête ou le territoire qui ne mange pas ?». Bonne question, et nombreux sont des Maliens qui en ont pour leur mental. Niveau de compréhension ? Lassitude d’une échéance qui fuit tel un miroir aux alouettes ? La tendance est que tous disent la vie d’accord, la souveraineté sur l’ensemble du territoire d’abord ! A bon entendeur<strong> …</strong>

<strong> B </strong><strong>Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mme Sy Kadiatou Sow, lors de la célébration du 34ème anniversaire de l’Alliance pour la Démocratie au Mali (ADEMA&#45;ASSOCITION) : «Il faut absolument un dialogue entre Maliens pour régler les problèmes et il faut avoir le courage de pointer du doigt là où ça ne va pas…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mme-sy-kadiatou-sow-lors-de-la-celebration-du-34eme-anniversaire-de-lalliance-pour-la-democratie-au-mali-adema-assocition-il-faut-absolument-un-dialogue-entre-maliens-pour-regler-l-3083113.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Nov 2024 07:50:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Alliance pour la Démocratie au Mali (Adema-Association) a soufflé la 34ème bougie de sa naissance, le 24 octobre dernier. Ayant pour habitude, pour célébrer son anniversaire, d’organiser des conférences débats sur des questions d’actualité, des questions d’intérêt national, elle a organisé une conférence-débat, le samedi 02 novembre 2024, à la Pyramide du Souvenir, sur le thème: « Quelles stratégies de sortie de crise (sécuritaire et politique) Analyses croisées ». Pour développer ce thème, Mme Sy Kadiatou Sow, Présidente du Comité Directeur de l’Adema Association, et ses camarades ont sollicité le concours de deux personnes ressources : Docteur Ballan Diakité, Politologue-Chercheur et Me Abdrahmane Ben Mamata Touré, sous la modération de Robert Dissa. «Il faut absolument un dialogue entre Maliens pour régler les problèmes et il faut avoir le courage de pointer du doigt là où ça ne va pas…», a fait savoir Mme Sy Kadiatou Sow.

Plusieurs responsables politiques, d’associations, d’Organisations de la société civile dont l’honorable Aliou Nouhoum Diallo, le Président de Fare Ankawuli, Modibo Sidibé, ont pris part aux débats. En se basant sur les recommandations du Dialogue Inter-Maliens (DIM), Me Touré s’est dit persuadé qu’il n’y aura pas d’élections avant 2029. « Je me base par exemple sur les recommandations du Dialogue Inter-Maliens (DIM) qui ont sorti une recommandation que certains n’ont pas pris au sérieux, mais qui commencent à prendre forme. On a dit qu’il faut élever les militaires ; cela a été fait. On a dit également qu’il faut susciter la candidature du président de la transition, ce n’est pas fait. On a dit que la transition doit se proroger entre deux à cinq ans. Et quand on parle de 2 à cinq ans, maintenant, on est à 2029. Moi je préfère regarder le plafond. Personnellement, si on organise les élections avant 2029, ce serait une bonne chose, mais moi je ne vois pas d’élection organisée avant 2029. Je ne vois pas de signaux dans ce sens quand on tient compte de notre fonctionnement et  l’orientation prise maintenant par la transition. Le DIM  que certains n’ont pas pris au sérieux, semble être un document fondamental et il va falloir que les uns et les autres commencent à prendre ce document au sérieux et à lire son contenu», a prévenu Me Touré.

Le choix du thème colle avec la situation que traverse notre pays tant sur le plan sécuritaire que politique. Du constat de l’Adema Association, le 18 août 2020, le Régime d’Ibrahim Boubacar Kéita a été renversé à la suite d’un large mouvement populaire porté par le Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP). Les exigences principales concernaient  entre autres la refondation de l’Etat à travers des réformes profondes ; l’instauration d’une gouvernance vertueuse ; la révision de l’accord de la paix et sa mise en œuvre ; le retour de la paix, de la sécurité et de la réconciliation nationale ; l’organisation d’élections libres et transparentes. Après quatre ans de gestion de la transition,  reconnait-t-elle, certaines réformes faites, notamment l’adoption de la nouvelle constitution, de la nouvelle loi électorale ; le nouveau découpage administratif; le renforcement des forces armées nationales en équipement et en effectif ; des poursuites engagées contre des présumés auteurs de détournements ; l’accord de paix dénoncé et mis de côté par les autorités en place, alors même que c’est une relecture qui avait été demandée ; les élections reportées deux fois et enfin on se retrouve sans calendrier électoral et sans boussole. Mais force est de constater, déplore l’Adema Association, que le pays reste plongé dans d’énormes difficultés aux plans politique, sécuritaire, économique, du respect des droits politiques et associatifs.

C’est pour cette raison que, justifie la présidente du Comité directeur de l’Adema Association, l’objectif de ladite conférence-débat est de tenter à partir de l’analyse des réalités actuelles d’informer les populations des stratégies possibles de sortie des crises sécuritaires et politiques actuelles. «Les angles sécuritaires et politiques ont été retenus parmi tant d’autres, parce que ce sont les questions qui préoccupent aujourd’hui essentiellement les Maliens. Malgré les efforts déployés en termes d’équipement, de formation, de recrutement pour renforcer les capacités de nos forces armées et de sécurité, la situation sécuritaire reste une préoccupation majeure.  Les récentes attaques des terroristes à Bamako ont ébranlé beaucoup. Aujourd’hui, tous les Maliens souhaitent à ce qu’il y ait une meilleure sécurité pour que les gens puissent vaquer à leurs occupations. Sur l’aspect politique aujourd’hui, on est toujours  sans aucune boussole sur quand est-ce qu’on va aller aux élections », a souligné la présidente. Avant de demander auprès des autorités, la libération des 11 hommes politiques.

Pour Dr. Ballan Diakité, il y a plusieurs stratégies de sortie de crise. « A mon avis, la meilleure stratégie est surtout de repartir sur une dynamique démocratique. C’est-à-dire, associer les acteurs politiques, associatifs, organisations de la société civile, les groupes armés, trouver un cadre de discussion commune pour permettre à tous de se faire entendre», souligne-t-il.  Comme solutions de sortie de crise, Dr. Ballan a préconisé trois principes.  Le premier principe, pour lui, est la liberté  qui est centrale. « S’il n’y a pas de liberté, il n’y a pas de politique. Et sans  politique, il ne peut y avoir de liberté. La liberté doit être donc garantie au niveau individuel pour que les uns et les autres se sentent libres de parler, de dire le fond de leur pensée en toute quiétude. Il y a aussi la liberté qui doit être garantie au niveau institutionnel. Le principe de la séparation des pouvoirs vise à garantir cette liberté. Il faudrait à un moment donné que le pouvoir  exécutif puisse être soumis au contrôle du pouvoir législatif et que les deux pouvoirs puissent être aussi soumis au contrôle du pouvoir législatif. Quand il y a un principe de séparation qui est établi entre les institutions, cela permet aux gens  de ne pas empiéter sur le droit des populations», a déclaré Dr. Ballan.  Le deuxième principe concerne le respect du principe de la politique. «On a pensé pendant très longtemps  que l’on fait la politique dans ce pays. Mais au risque de choquer les gens, je pense qu’on ne fait pas la politique au Mali, car elle vise en réalité à permettre le bien-être collectif. On a fait de la politique une affaire de gestion, alors qu’elle est d’abord une action», appuie Dr. Ballan Diakité. Le troisième principe avancé est celui de la bonne gouvernance. «Son premier volet est qu’il faut que la gouvernance soit au cœur de l’action politique. Et cette gouvernance part dans un premier temps, de la transparence dans la gestion des affaires publiques. Il faut qu’on arrête de parler de secret à tout bout de champ. A un moment donné, dans un cadre démocratique, les citoyens doivent savoir les contributions qu’ils font, les impôts qu’ils payent, dans quoi ces impôts sont dépensés. Son second volet est la gouvernance  démocratique. Il ne faudrait pas que deux, trois ou quelques groupes de personnes, parce qu’elles sont au sommet de l’Etat, puissent prendre des décisions qui engagent l’ensemble de la nation sans pour autant que les autres acteurs de la société soient associés à ce processus. Ce qui est très important pour nous permettre une sortie de crise au Mali», a conseillé le politologue-chercheur.

Sur la refondation du Mali, Me Touré a souligné qu’il faut élargir les compétences du Conseil économique, social, culturel et environnemental (CESCE) et qu’il devienne la chambre de la société civile à côté de la chambre politique dans ses deux branches (Sénat, parlement) pour qu’il puisse interpeller les responsables des services publics comme le Directeur de l’EDM, le Directeur national de l’enseignement, d’hygiène, de la sécurité publique, sur les dysfonctionnements au sein de leurs secteurs respectifs. « La société civile aurait eu un outil d’action qui aurait donné sens et corps à ce qu’on appelle la participation citoyenne. De mon point de vue, c’est là ou se trouve la refondation de l’Etat, de notre démocratie, qui devient plus participative au-delà de sa simple représentativité qui a montré ses limites au niveau de l’assemblée nationale. Malheureusement, les OSC n’ont pas beaucoup insisté sur cet aspect», dit-il.

Pour l’instauration d’une gouvernance vertueuse, ajoute Me Touré,  il y a à ce niveau matière à réflexion pour mettre le doigt sur ce qui est en train de se passer.  Sur la révision de l’accord de paix, Me Touré a souligné ce qu’il faudrait retenir par rapport à l’accord Alger : «Cet accord devait forcement disparaitre. Car les Maliens, les mentalités n’étaient pas d’accord sur son contenu. Il ne pouvait pas survivre. Il faudrait qu’il y ait un état d’esprit favorable. Les notions de parties prenantes posaient problème dans cet accord (Etat et les  groupes armés). Alors que beaucoup de communautés du Nord ne se reconnaissent pas dans ces groupes armés qui ont été perçus et pris comme des représentants des populations du Nord. Comme alternative à l’accord d’Alger, il est hors de question, de mon point de vue, que l’Etat du Mali renégocie avec les groupes armés sur une architecture institutionnelle de notre Etat.» Me Touré a souligné qu’il faut réfléchir à la mise en place d’un cadre restreint  qui va traiter aussi de la crise politique avec uniquement des acteurs politiques.

Sur l’organisation d’élection transparentes, Me Touré a été on ne peut plus clair : « Le ministre de l’Administration du territoire ne peut pas aujourd’hui nous dire quand est-ce qu’on va faire les élections. On a ouvert le processus annuel de révision des listes électorales. On a budgétisé les élections. Mais pour autant, il n’y a pas de calendrier. Alors une élection, c’est un processus  avec des dates, des actes à poser », a-t-il dit, précisant qu’il ne voit pas d’élections avant 2029. « Je me base par exemple sur les recommandations du Dialogue Inter-Maliens (DIM) qui ont sorti une recommandation que certains n’ont pas pris au sérieux, mais qui commencent à prendre forme. On a dit qu’il faut élever les militaires, cela a été fait. On a dit également qu’il faut susciter la candidature du président de la transition, ce n’est pas fait. On a dit que la transition doit se proroger entre deux à cinq ans. Et quand on parle de 2 à cinq ans, maintenant, on est à 2029. Moi je préfère regarder le plafond. Personnellement, si on organise les élections avant 2029, ce serait une bonne chose, mais moi je ne vois pas d’élections organisées avant 2029. Je ne vois pas de signaux dans ce sens quand on tient compte du fonctionnement et  de l’orientation prise maintenant par la transition», a prévenu Me Touré. Avant d’inviter les uns et les autres à lire le document du Dialogue Inter-Maliens et de préconiser les débats et prières pour une sortie de crise. Comme recherché par les organisateurs, les discussions houleuses ont eu lieu entre les conférenciers et l’assistance, et entre assistance elle même sur le sujet.

Mme Sy Kadiatou Sow s’est réjouie de la participation massive des responsables politiques, d’acteurs d’associations, d’organisations de la société civile et des discussions  contradictoires. «Je retiens dans l’ensemble que les uns et les autres considèrent qu’il faut absolument un dialogue entre Maliens pour régler les problèmes, mais qu’il faut avoir le courage de pointer du doigt là ou ça ne va pas. Il faut arriver à mettre en œuvre quand on prend des résolutions, quand on fait des recommandations, et  qu’on ne peut pas les mettre en œuvre en excluant une partie des Maliens. Il n’y aura de bons et de mauvais Maliens. On ne peut pas régler la question de la crise politique, la fin de la transition et l’organisation d’élections sans associer les acteurs politiques. Ce n’est pas pensable. On est en démocratie, les acteurs politiques sont incontournables. Mais la société civile aussi a son rôle à jouer, parce que si on parle de parti politique, on dit que les partis politiques n’ont pas assumé leur responsabilité.  Mais ils ne sont pas tombés du ciel. Ce sont des citoyens qui militent dans ces partis et qui votent en cas d’élection. Ils ont aussi leur mot à dire, ils doivent s’impliquer réellement pour qu’on puisse sortir de cette crise multidimensionnelle», a-t-elle dit.

<strong> </strong>

<strong>Hadama B. FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Code pénal et le Code de procédure pénale adoptés par le CNT : De nouvelles infractions prises en charge telles que l’esclavage, la traite des personnes, le trafic illicite de migrants…</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/le-code-penal-et-le-code-de-procedure-penale-adoptes-par-le-cnt-de-nouvelles-infractions-prises-en-charge-telles-que-lesclavage-la-traite-des-personnes-le-trafic-illicite-de-migrants-3083111.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Nov 2024 07:45:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Jeudi 31 octobre 2024, le Conseil national de transition (CNT) a adopté les projets de loi portant code pénal et code de procédure pénale. Le Code pénal a été adopté à hauteur de 132 voix pour, 1 contre, 0 abstention. Tandis que le Code de procédure pénale a été adopté par 131 voix pour, 1 contre, 0 abstention. C’était au cours d’une séance plénière tenue au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Ladite séance était présidée par le président du CNT, Malick Diaw, en présence des autres membres du CNT, du ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué et d’autres personnalités. Les deux textes adoptés par le CNT comportent des innovations dont la prise en charge de nouvelles infractions telles que l’esclavage, la traite des personnes, le trafic illicite de migrants ; la sanction des contraventions de simple police par une peine d’amende à l’exclusion de toute peine d’emprisonnement.

Selon la Commission des lois constitutionnelles, de la législation, de la justice, des droits de l’Homme et des institutions de la République du CNT, présidée par Dr. Souleymane Dé, le code pénal est un outil qui permet de sanctionner les délinquants dans la mesure où il est le siège des infractions et des sanctions à leur appliquer. Ladite commission saisie au fonds pour étudier les deux textes indique que le projet de loi portant Code de procédure pénale comprend 1373 articles sur lesquels 739 sont complètement nouveaux répartis entre 06 livres et 53 titres. La Commission souligne que les projets de code pénal et code procédure pénale comportent de nombreuses innovations dont les principales sont : le renvoi à la constitution pour la sanction de la haute trahison ; l’agrégation des textes épars dans un seul et unique document ; l’introduction de plusieurs dispositions du droit pénal général pour compléter un vide juridique; les mesures relatives à la protection de dénonciateur ; la sanction des contraventions de simple police par une peine d’amende à l’exclusion de toute peine d’emprisonnement ; la prise en charge de nouvelles infractions telles que l’esclavage, la traite des personnes, le trafic illicite de migrants, les infractions prévues par les Actes uniformes de l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA) et de l’Union monétaire Ouest africaine (UMOA). L’ensemble des personnes ressources entendues par la Commission ont salué l’initiative du Gouvernement de prendre ces projets de loi, reconnaissant que leur adoption renforcerait l’arsenal juridique du pays, marquant ainsi une avancée significative vers la modernisation et la professionnalisation du système répressif et de la justice pénale malienne. Les personnes ressources ont souligné les limites objectives du Code pénal et du Code de procédure pénale de 2001, notamment dans la lutte contre le terrorisme, la cybercriminalité, le blanchiment de capitaux, la protection des données personnelles, et autres domaines. « La relecture de ces codes vise à équilibrer plusieurs impératifs en apparence contradictoires mais complémentaires : la sécurisation des personnes et des biens, la célérité et la fiabilité de la justice, et le respect des libertés individuelles et des droits de la défense », révèle le rapporteur de la commission loi du CNT, Me Boubacar N Diallo. Les personnes ressources ont noté que le projet de loi sur le Code de procédure pénale intègre directement les dispositions de la Constitution du 22 juillet 2023, évitant ainsi toute contradiction ou dérive préjudiciable à la crédibilité de la justice. « La suppression de la Haute Cour de Justice et de la notion de crime ou délit commis par des membres du gouvernement en dehors de l’exercice de leurs fonctions simplifiera la mise en œuvre de ces règles par la Cour suprême », précise la commission. La Commission recommande au Gouvernement de doter le Pôle national économique et financier de moyens (humains, matériels et financiers) pour lui permettre d’accomplir efficacement ses missions ; de rendre accessible le Pôle national économique et financier aux justiciables ; de veiller au respect strict des règles d’éthique et de déontologie ; de supprimer les immunités et privilèges de juridictions dans le domaine économique et financier lorsque l’Etat et les collectivités publiques sont parties civiles pour plus d’efficacité dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière ; de respecter les droits de la défense tels que prévus par les textes nationaux et internationaux. Après les débats et l’adoption des amendements, le Code pénal a été adopté à hauteur de 132 voix pour, 1 contre, 0 abstention. Le Code de procédure pénale a été adopté par 131 voix pour, 1 contre, 0 abstention.

<strong>A Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Soninké, une langue parlée sur les cinq continents</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-soninke-une-langue-parlee-sur-les-cinq-continents-3082575.html</link>
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<pubDate>Thu, 31 Oct 2024 10:23:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une semaine avant l' ouverture  du XIX è sommet de la francophonie, à la Cité internationale de la langue française,  au château de Villers-Cotterêts, une autre langue, africaine, celle-ci, était à l'honneur au siège de l'UNESCO à Paris: il

s'agit du soninké, une langue Ouest-africaine parlée dans son berceau originel par quelques quatre millions de personnes de Gambie, des  deux Guinées, du Mali, de Mauritanie et du Sénégal. Elle est aussi parlée, grâce au dynamisme de sa diaspora, dans d'autres régions d' Afrique et dans le reste  du monde.

Cette réalité n'a, sans doute, pas été étrangère à la décision du Conseil exécutif de l' UNESCO de déclarer le 25 septembre, journée internationale de la langue et de la culture Soninké (JILS).

Après le Kiswahili, le Soninké est ainsi la deuxième langue africaine à recevoir cette reconnaissance et ce statut.

Le 25 septembre  dernier, la première célébration de la JILS a regroupé dans un amphithéâtre de l' organisation onusienne à Paris, de nombreuses personnalités venues d'Afrique, des diplomates accrédités en France, des universitaires, des chercheurs, des artistes, des généalogistes du Sahel, des parlementaires, des élus locaux issus de la 2è génération d' immigrants sahéliens, de nombreux amis français et des centaines de militants associatifs engagés, pour certains, depuis des décennies, dans la promotion de la langue et la culture Soninké.

L'histoire des Soninké, et partant de leur langue, est une histoire de dispersion, de migration et de voyage. Depuis la nuit des temps, depuis l'ancêtre légendaire, Maama Dinga, signalé par les généalogistes dans la haute vallée du Nil, dans la région d'Assouan, il y a  plusieurs siècles,  après ses pérégrinations en Orient: "Yomaniké Dinga", Dinga du Yémen, "Hindiké Dinga", Dinga de l'Inde! s'exclament encore aujourd'hui les historiens traditionnels que sont les Gésérés du terroir.

Les Soninké sont à l'origine de la fondation du premier empire sahélien, le Wagadu que les voyageurs et chroniqueurs arabes ont fait connaître sous le nom de " Empire du Ghana" (entre l'an 568 et 1138)  dont la capitale était Koumbi-Saleh. Les  ruines de cette ville ont été découvertes par des archéologues en 1913 dans les confins mauritano-maliens. La ville de Oualata dont le site est devenu au 20è siècle une des pires prisons d'Afrique, était, à cette époque, un des principaux entrepôts d'or et de sel, un carrefour des pistes  caravanières.

Selon les généalogistes du terroir, la première dispersion des soninké est partie de la punition infligée aux habitants de l'empire suite à la mort du Wagadu-Biida, frère-jumeau de Maghan Jaabé Cissé, fils de Dinga*

Des facteurs objectifs climatiques (les sécheresses) et économiques ( la famine)  ont sans doute pesé dans la dispersion des Soninké, dans leur propension à migrer, à voyager.

Les Soninké ont la réputation d'être de grands voyageurs au point qu'eux-mêmes et leurs voisins ont fini par croire que voyager, partir au loin est dans leurs gènes .

Pour expliquer le grand nombre de soninkés dans la diaspora en France , un diplomate sénégalais accrédité à Paris a dit un jour à la chercheuse Adrian Adams : "ceux qui viennent chercher du travail en France appartiennent à une race qui aime voyager"**

Fille  de diplomates américains, ayant étudié en Écosse, en France et au Sénégal, Adrian Adams s'est installée à Kounghany, dans le Gadiaga sénégalais, après avoir épousé Diabé Sow, un dirigeant de la confédération paysanne  de la région du fleuve Sénégal. Adrian Adams est malheureusement morte lors d' un accident de la route entre Bakel et Tambacounda en août 2000).

Précurseurs des diasporas sahéliennes en Afrique de l'Ouest, du Centre, en Afrique australe et dans les quatre coins du monde, les Soninké ont fait voyager leur langue et leur culture partout où ils se sont installés. Pacifiquement, dans la tolérance et l' ouverture d'esprit, dans le respect de leurs valeurs ( la pratique de l'islam, l'entraide et la solidarité) et de celles des pays d'accueil.

Il y a lieu de signaler le rôle éminent des généalogistes, des musiciens et des cantatrices dans la préservation et la diffusion de la langue, de la culture et de l'histoire soninké entretenues depuis la nuit des temps et transmises aux futures générations.

Par leurs chansons, par les récits narrés par les historiens,  les musiciens/musiciennes contribuent à perpétuer et à diffuser la culture et la langue soninké.

Langue transfrontalière, le Soninké est devenu, au fil des décennies, une langue internationale parlée dans plusieurs pays africains et sur les cinq continents.

La très entreprenante diaspora soninké est le principal agent de la dissémination et de la vitalité de cette langue.

Allez à Poto-Poto, à Talangaï (Congo Brazzaville), à Kitwe (Zambie), dans le Copper Belt, allez à Lumumbashi au Shaba, allez à Montreuil-Sous-Bois, sur les marchés de Saint-Denis ou de Saint-Ouen, visitez Harlem ou le Bronx, allez à Bangkok (Thaïlande), Ghangzou ( Chine), Djakarta ( Indonésie) ou Tokyo (Japon) vous entendrez parler Soninké. Les émigrés soninké sont de véritables ambassadeurs de la civilisation, de la culture et de la langue de leurs communautés transplantées aux quatre coins du monde!

Constituée notamment de travailleurs, de marchands, d’hommes d'affaires, cette diaspora, par ses réalisations et transferts de fonds, est en outre, le principal partenaire au développement des contrées d'origine, loin devant la coopération multilatérale et bilatérale : forages et adductions d'eau,  lieux de culte, centres de santé, écoles, constructions familiales, électrification rurale....

Langue parlée sur les cinq continents, le Soninké devrait recevoir l'attention des radios  internationales comme la BBC, la Voix de l' Afrique ou Radio France Internationale qui ont déjà des programmes en Haoussa, en Kiswahili, en Mandingue et en Fulfuldé.

Il reste aux locuteurs, aux chercheurs et aux universitaires, de faire du Soninké, à l'ère du numérique,  une langue de l'ÉCRIT, une langue de transmission de la science, de la technique et des nouvelles technologies.

Tel est l'immense défi auquel les générations actuelles sont confrontées.

L' Empire de Ghana, Germaine Dieterlen-Diarra Sylla, Khartala, 1992.

Le long voyage des gens du fleuve, Adrian Adams, Maspéro, 1977.

<strong>Par Tiébilé Dramé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La Chute du Dictateur Sahelien : Blaise Compaoré</title>
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<pubDate>Thu, 31 Oct 2024 10:07:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 31 Octobre 2014, le peuple Burkinabé a balayé le Président Compaoré arrivé au pouvoir par un sanglant coup d’Etat perpétré contre celui qui le considérait comme son alter ego et qui incarnait l’espoir des Peuples d’Afrique : Le Capitaine Thomas Sankara, En trahissant les principes sacrés de l’amitié, Blaise découvrit sa face hideuse à l’Afrique et au monde qui ne lui ont jamais pardonné.</strong>

Pendant 27 années de pouvoir, il a instauré une dictature sans précédent en muselant l’opinion, en tirant sur les opposants politiques et en installant une corruption à nulle autre pareille dans toute l’histoire du pays des «hommes intègres».

Sur le plan Africain, il était devenu l’architecte des bases œuvres des forces occultes, hostiles au progrès Africain. Le Burkina Faso était devenu l’épicentre des foyers de rebellions contre plusieurs pays Africains.

En Sierra Leone Blaise a appuyé les hommes de Fodé Sankho dans leur folie inhumaine (amputation des membres par les soldats du RUF, vols, viols, massacres odieux etc.)

En Côte d’Ivoire, il a contribué à la déstabilisation en soutenant ouvertement au plan matériel et politique les Rebelles à Bouaké, ce qui conduisit au chaos dont les conséquences désastreuses perdurent encore aujourd’hui.

Au Liberia, Charles Taylor était l’exécuteur de ses œuvres et au lointain Angola, Blaise a noué avec Jonas Savimbi une alliance criminelle pour le trafic du diamant.

Concernant le Mali, il a hébergé, armé et protégé avec arrogance des Touaregs apatrides dont l’objectif visé était la partition du pays phare de l’Ouest Africain. Mais c’est là que Blaise s’est heurté à plus fort que lui, le peuple Malien. Sa duperie et son alliance coupable avec l’Occident capitaliste apparurent au grand jour et sa condamnation fut unanime et sans appel. Les forces politiques et sociales du Burkina Faso se liguèrent contre lui d’autant plus qu’elles réalisaient son entêtement à se maintenir à vie au pouvoir.

Au matin du 31 Octobre, sous la direction des organisations patriotiques et de la société civile le peuple Burkinabé a décidé de prendre son destin en mains et de redorer du même coup le blason du pays longtemps terni par un régime criminel. Blaise s’est enfui en Côte d’Ivoire où il trouva refuge auprès de son complice Alassane Dramane Ouattara.

Il ne sera pas étonnant que la presse, les organisations démocratiques et la jeunesse de ce pays lui réservent un des plus mauvais accueils, car il fut et demeure le prototype du mauvais dirigeant Africain. Il a démontré tout ce qu’une mauvaise politique engendre comme crimes.

Remercions donc chaleureusement le peuple Burkinabé pour sa mobilisation, la qualité de son combat, la valeur des dirigeants qui ont conduit à cette victoire et leur détermination à renouer avec la démocratie.

Il est bon de rappeler que le Burkina Faso a toujours été une terre de tolérance politique et de pluralisme d’idées bien avant le multipartisme décrété après la Conférence de la Baule en 1990. C’est en effet le premier pays Africain ayant vécu une élection présidentielle à deux tours entre le Président Sangoule Lamizana et Macaire Ouedraogo en 1978 ; ce qui atteste la vitalité et la valeur de la démocratie en Haute Volta (nom que portait le Burkina), au moment où la plupart des pays Africains vivaient sous des régimes militaires sans parti politique (cas du Mali) et des dictatures néocoloniales sous la botte de la Françafrique.

Il est à noter que même la première irruption de l’armée voltaïque sur la scène politique n’était pas à proprement parler un coup d’Etat militaire classique. Ce fut à la suite d’une grève syndicale ; le peuple sollicita l’intervention de l’armée et celle-ci, respectant la hiérarchie militaire a porté au pouvoir l’officier le plus gradé : le chef d’Etat-major, le Colonel Sangoulé Lamizana.

On peut citer aussi comme un signe de civisme politique incontestable la démission du jeune secrétaire d’Etat à l’information, le capitaine Thomas Sankara lors de la clôture du Fespaco à Ouagadougou, après avoir déclaré : « Malheur à ceux qui bâillonnent leur peuple ».

Sankara par cette démission, exprimait sa divergence profonde avec le régime du Président Saye Zerbo. On ne pouvait imaginer un tel scenario dans la plupart des Etats de l’Afrique d’alors.

Soulignons aussi qu’en Novembre 1986, la presse internationale a noté avec surprise pendant les cérémonies d’accueil du Président Mitterrand à Ouagadougou, la présence de plusieurs anciens présidents de la République à l’Aéroport : Maurice Yameogo (1er President du pays), Sangoule Lamizana, Saye Zerbo et Jean Baptiste Ouedraogo. A l’époque un ancien Président Africain n’avait le choix qu’entres les deux “P” : Palais ou Prison. La Haute Volta faisait exception à cette règle sous le régime de Sankara.

Ces rappels historiques montrent éloquemment que même pendant la révolution (CNR) sous Sankara, le pouvoir était entre les mains du peuple, lequel dirigeait directement à travers les CDR et les TRP, une expérience originale, qui fut brutalement arrêtée par celui-là même qui était le numéro deux du régime et même l’alter-ego du Président du Faso qu’il fit lâchement assassiner le 15 Octobre avec 13 de ses compagnons.

C’est ainsi que Blaise prit le pouvoir soulevant l’indignation de tous les peuples d’Afrique, d’Asie, d’Amérique Latine, contre lui. Malgré tout, avec le soutien multiforme de l’Occident il instaura un régime de terreur et de pillage économique. Il devint pendant 27 ans, le principal agent d’exécution de sales besognes, en entretenant les rebellions et le trafic de diamant et d’or provenant de Sierra Leone et du Liberia.

Mme Louise Arbour ancienne procureure générale des TPI qu’on ne peut taxer de sympathie communiste a dénoncé le choix de Blaise comme médiateur dans les conflits Africains, un choix qui atteste un mépris à l’endroit de nos peuples, le Pyromane-Pompier selon le célèbre Professeur Albert Bourgi .

Mais Blaise a oublié que la roue de l’histoire tournait et que si l’on veut donner un contenu historique à son action politique, il faut l’inscrire dans le cadre de la défense des intérêts du peuple sinon, on sera toujours rattrapé par ses turpitudes, tôt ou tard, mort ou vivant.

Et maintenant, que faire de Blaise ?

La CPI, si décriée en Afrique par les peuples et en Occident par les esprits éclairés, gagnerait à redorer son image, en engageant le plus rapidement possible une poursuite judiciaire contre Blaise, afin qu’il réponde de ses nombreux crimes : assassinat des opposants politiques, du journaliste Nobert Zongo, du juge Salif Nebie, rebellions entretenues dans la sous région (Liberia, Sierra Leone, Cote d’Ivoire, Mali).

La soi disant Communauté internationale bien que partiale à l’égard de Blaise durant son sinistre règne, doit adhérer à une telle démarche. Ce faisant CPI et Communauté internationale auront accompli une immense œuvre de salubrité politique.

Quant à nous, citoyens Africains, mobilisons-nous pour un tel procès historique afin que les bourreaux de nos peuples payent leur forfaiture.

Blaise aujourd’hui dans la poubelle de l’histoire incarne la trahison, le mensonge, la duperie, la fourberie : lui qui a poussé ses lubies jusqu’ à nourrir l’ambition d’acquérir un prix Nobel.

Pendant 27 ans il a souillé le Burkina Faso, un pays qui avait pris un réel départ, grâce à l’impact de Thomas Sankara qui avait engagé un processus de réhabilitation de l’homme Noir à l’image de l’expérience malienne conduite par Modibo Keita. Les dirigeants vivaient selon les moyens de l’Etat, en donnant l’exemple de la simplicité, de la modestie, du désintéressement, de l’intégrité et du dévouement au bien du peuple. Selon le journaliste Philipe Gaillard le Faso de Sankara rappelait le Mali de Modibo Keita, un pays digne et intègre.

La Haute Volta avant même la Révolution avait un train de vie sobre, animé par un puissant mouvement syndical dirigé par Soumane Toure, un leader qui faisait trembler les gouvernements.

La gauche Burkinabe (PCRV, lipad PAI, ROC, et ULC) est formée d’intellectuels civils et militaires. Sankara est un des produits de cette mouvance. C’est pourquoi il tranchait avec le type de militaire sanguinaire qui a régné longuement en Afrique : Mobutu, Eyadema, Moussa Traore, Bokassa, Idi Amin, Blaise Compaore et autres.

Thomas Sankara, dans un éclair prémonitoire a déclaré “Ce sont les tragédies des peuples qui révèlent les grands hommes, mais ce sont les médiocres qui provoquent ces tragédies.”

C’est Blaise le médiocre a provoqué la tragédie un 15 Octobre 1987, mais cette tragédie a révélé le grand homme Sankara à l’Afrique et au monde entier.

Moussa Sow-USA]]> </content:encoded>
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<title>Mamoudou Kassogué, ministre de la justice et des droits de l’Homme : «Le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice »</title>
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<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 10:13:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Hôtel Millénium de Bamako a abrité, le jeudi 10 octobre 2024, les travaux des états généraux de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali sous le thème : «L’expertise judiciaire au service d’une saine distribution de la justice». La cérémonie d’ouverture de ce premier forum de l’Ordre était présidée par le ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, en présence du président de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali, Mody Kantara Coulibaly et d’autres personnalités. Au cours de cette cérémonie, le ministre Kassogué a souligné que le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice.

Dans ses mots de bienvenue, le Président de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali, Mody Kantara Coulibaly a fait savoir que les experts judiciaires constituent un maillon important dans la distribution de la justice. Avant d’ajouter que les présents Etats généraux ambitionnent de dresser un état de lieu assorti des propositions de réponses aux défis plaçant l'expertise judicaire au centre de la refondation du système judicaire malien. « Nous parlerons et discuterons : du diagnostic de l'expertise judiciaire ; des reformes et stratégies de renforcement de l'expertise judicaire ; du rôle des experts judiciaires dans la modernisation de la justice ; du développement professionnel et de formation des experts judiciaires, etc.», a-t-il conclu.

A sa suite, le ministre de la justice, Mamoudou Kassogué a indiqué que ce forum constitue un précieux espace de critiques et d’auto-critiques pour le bien de la profession d’expert judiciaire au Mali. «C’est à juste titre que le législateur a cru bon de doter notre pays d’un nouvel ordre professionnel dénommé ordre des experts judiciaires, à travers la loi n°88-05/AN-RM du 27 février 1988, avant d’adopter, le 17 décembre 2023, une nouvelle loi qui a apporté des réponses à certaines préoccupations liées notamment aux insuffisances juridiques, à la protection et aux conditions d’exercice de la profession.

Le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice dans la mesure où la bonne exécution de la mission du juge, saisi d’une matière complexe, est fortement tributaire de leur avis d’ordre technique, donné en toute indépendance et impartialité », a souligné le ministre. Il a signalé que la rémunération des experts judiciaires est un facteur limitatif pour l’accès à une bonne justice. «Tout en reconnaissant le droit des experts judiciaires à être payé conformément à leur barème, il y a lieu de réfléchir à un mécanisme permettant de prendre en charge les coûts de leur intervention dans les procédures judiciaires, notamment la mise en place d’un fonds, dont il conviendra de déterminer les modalités de financement et de mobilisation.

En effet, la Loi n°2023-058 du 21 décembre 2023 portant statut des experts judiciaires a confié à l’Ordre des Experts Judicaires d’importantes attributions, parmi lesquelles on peut répertorier le contrôle et la régulation de l’exercice de la profession, mais aussi l’assurance de la discipline et de la déontologie au sein de la profession. A ce titre, il reçoit les réclamations des tiers contre un expert judiciaire dans l’exercice de ses fonctions», a déclaré le ministre. Selon lui, l’expertise judiciaire permet d’établir la preuve de faits et de procéder à des analyses techniques. Cela permet, ajoute-t-il, d’éclairer le juge si une procédure est engagée pour trancher le litige.

Pour lui, l’expert judiciaire donne son avis sur des faits ou des points techniques dans une affaire judiciaire. « Les experts judiciaires sont des professionnels de toutes les spécialités qui mettent une part de leur activité au service de la justice. Il est au service de la justice et la mission qui lui est confiée est d’apporter au juge les renseignements et avis techniques nécessaires à la solution du litige.

Avant d’accepter la mission l’Expert consulté doit s’assurer qu’il dispose de compétences techniques avérées à cette fin. Vos analyses et réflexions qui seront menées autour notamment de l’état des lieux de la profession, son introspection, les difficultés d’exercice du métier, son avenir et ses perspectives, doivent intégrer d’autres éléments contextuels tenant compte de la lutte contre la corruption, le terrorisme, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la lutte contre la cybercriminalité, la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, mais aussi des réformes institutionnelles et organisationnelles pour rendre la justice plus efficace, plus accessible et plus crédible », a conclu le ministre Kassogué.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Amadou Albert Maiga, membre du CNT sur la radio Klédu : « Le peuple souffre… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/amadou-albert-maiga-membre-du-cnt-sur-la-radio-kledu-le-peuple-souffre-2-3080875.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 10:09:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Intervenant sur l’actualité du pays, Amadou Albert Maiga, membre du CNT (Conseil national de transition) a évoqué la situation des inondations qui frappent notre pays, les factures non payées des opérateurs économiques au niveau du trésor, la question de l’énergie, du train. Il a promis qu’ils feront leur travail de contrôle de l’exécutif pour répondre aux attentes des populations. Selon lui, le peuple souffre.</strong>

Sans détour, l’honorable Maiga a reconnu d’entrée qu’il y a encore du travail à faire pour sortir le Mali de l’ornière: « On est parlementaire. Mais quand on observe l’état de nos routes, franchement, on a du boulot à faire. On prie Dieu de nous venir à aide. Sinon, ce n’est pas facile. J’écoute fréquemment cette émission du Klédu. Les doléances de tous ceux qui appellent sont tellement légitimes, qu’on ne peut que compatir qu’avec eux. Ils ont tellement raison, le peuple souffre. Nous, on est venus. On a dit qu’on peut apporter un changement. Nous faisons de notre mieux, mais nous pouvons faire encore plus. Malheureusement que faire? La pluie, on ne peut pas l’arrêter. Seul Dieu en est capable. Un état de catastrophe naturelle. Toutes ces familles qui sont endeuillées, dont les maisons sont tombées, etc. C’est triste, mais nous prions Dieu de nous protéger. Nous avons repris les activités. On va voir ce qu’on peut faire. C’est vrai qu’on est complémentaires dans la transition. Mais les vérités crues qu’on doit dire au gouvernement, on va les dire », a-t-il dit.

Sur le plan de développement, a-t-il dit, les opérateurs économiques qui ont des mandats au niveau du trésor en souffrance. Le problème d’électricité, ajoute-t-il, la Ministre de l’Energie qui a promis du courant en quatre mois et nous sommes à sept mois sans explications. Les gens parlent souvent train, dit-il, le train s’est levé, il s’est couché sans explication aux gens. « On va essayer d’avoir les vraies informations sur tous ces sujets pour informer le peuple. Nous ne pouvons que dire à l’exécutif ce que le peuple veut, mais faire autre chose contre lui est impossible, car nous sommes nommés par décret. On n’est pas élu. On doit aller doucement, pour ne pas fragiliser le pays. Je vous donne un exemple. La dernière fois, quand on a demandé le Ministre de l’Energie par rapport à des projets qui sont en souffrance dans son bureau. Mais quand tu interpelles un Ministre, il te renvoie toujours les propos au Président. Ou bien les ministres se renvoient les uns aux autres des propos. Tu ne sais même pas qui est responsable. Je vous donne un exemple encore. La rentrée scolaire. On dit au Ministre de reporter la rentrée scolaire. Il dit qu’elle ne sera pas reportée. Il a insisté en faisant un communiqué. Et les gens ont fait des planifications budgétaires et économiques pour la rentrée. Et en moins de 24 h, tu reviens encore sur cette même décision pour dire que la rentrée est reportée. Et après il se rend dans les salles des classes pour dire que les écoles sont inondées. Mais, c’est un Ministre qui désapprend, ce n’est pas normal. On n’a pas besoin de dire à un ministre de savoir planifier les choses. Un Etat de catastrophe naturel, on vous demande de reporter la rentrée, tu refuses, tu insistes, tu persistes. Tu n’as pas besoin souvent d’être ministre pour comprendre certaines choses. Tu donnes à un enfant ce genre de situation, il va éviter. Mais si ça arrive au plus haut sommet de l’Etat, souvent ça fait peur. Nous allons jouer notre rôle tout en demandant pardon à l’ensemble du peuple malien. Ce n’est pas seulement le domaine de l’éducation. On espère que les choses vont changer au fur et à mesure», a conclu le parlementaire Maïga.

<strong>H.B.F</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le colonel Major Souleymane Dembélé à propos de la situation sécuritaire du pays : « Un mois de septembre plein de soubresauts et d’activités »</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/le-colonel-major-souleymane-dembele-a-propos-de-la-situation-securitaire-du-pays-un-mois-de-septembre-plein-de-soubresauts-et-dactivites-3080871.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 10:07:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le point de la situation sécuritaire ; les opérations exécutées, l’analyse de la situation ; les activités menées, ont été les sujets au centre de l’intervention du colonel Major Souleymane Dembélé, directeur de la DIRPA, le lundi 14 octobre 2024.</strong>

Selon le colonel Major Souleymane Dembélé, la situation sécuritaire du mois de septembre 2024 a été marquée par des attaques directes, des embuscades, des poses d’EEI et des exactions sur la population civile. Treize attaques directes, neuf incidents EEI ont été enregistrés au cours du mois de septembre 2024. Malgré ces incidents qui se sont passés, la situation reste favorable à nos forces. Il a indiqué que particulièrement, les attaques du 17 septembre 2024 contre l’école de la gendarmerie Balla Koné et la partie Nord-Est de l’aéroport Modibo Keita restent une épreuve dure pour les Groupes armés terroristes malgré les actions d’éclat qui ont vite été circonscrites. Cette nouvelle posture des GAT, a-t-il indiqué, s’explique par le fait que ces terroristes voulaient faire détourner les FAMA de leur mission de contrôle et d’exercice effectif de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national précisément dans les régions Nord de notre pays. En effet, selon le colonel Major Souleymane Dembélé, le 7 septembre 2024, les terroristes du JNIM ont conduit des tirs de harcèlement contre le poste de sécurité de Cinsana-Gare à environ 35 km au Sud-Est de Ségou. Les occupants du poste ont vite réagi et les assaillants ont pris la poudre d’escampette. Le 25 septembre 2024, les GAT ont également tendu une embuscade contre la mission de sécurisation de la foire hebdomadaire de MATOMO, commune rurale de Saye.

En termes d’opérations exécutées, le colonel Major Dembélé a indiqué que le 8 septembre 2024, l’explosion d’un EEI dirigé contre une mission d’escorte a fait 05 blessés et un véhicule légèrement endommagé à Tonka, cercle de Goundam. Le 10 septembre 2024, un autre incident EEI s’est produit entre Nampala et Goma Coura faisant 02 morts et 02 blessés parmi les FAMA. Le 12 septembre vers 11 heures, un EEI a sauté au passage d’un véhicule d’une mission FAMA en provenance de San pour Ségou sur le RN6, aux abords du village de Niasso situé à 20km au Sud Ouest de San. Le 14 septembre 2024, vers 10 heures, une patrouille FAMA de Léré a détruit 01 EEI près du pont de Sambani situé à environ 40 km au Sud-Est de Léré.

Le 16 septembre 2024 vers 14h 00, un EEI à effet dirigé a explosé au passage de 03 paysans en provenance de Moussa-Wéré pour Kolodougou-Koro situés respectivement à environ 11km au Sud-est et 13km au Sud de Niono. Le 29 septembre 2024, l’explosion d’un EEI contre la relève montante de Toumboula entre Mourdiah et Kwala a fait 02 FAMA blessés. Le 30 septembre 2024, un EEI a sauté à Yawakanda au passage de la patrouille pédestre du PC tactique de Bandiagara.

<strong>Sur le théâtre centre, des exactions constatées sur les populations</strong>

Le 02 septembre 2024, des terroristes du JNIM en moto armés d’AK-47 en provenance de Konkambougou, ont effectué des tirs de harcèlement en direction de Saye, blessant un civil à la main. Le 05 septembre 2024, les terroristes du JNIM ont effectué des tirs de harcèlement sur des cultivateurs de Missira situé à environ 09km au Nord de Dogofri. Le 08 septembre 2024 vers 15 heures, des terroristes ont enlevé un berger et son bétail dans la zone de Timissa. Le 10 septembre 2024 vers 17 heures, les terroristes du JNIM ont intercepté deux (02) pinasses remplies de sacs de riz, de machines (pompes à eau, et batteuses de riz) sur le fleuve Niger à 27 km au Nord-Est de Youwarou. Le 13 septembre 2024 vers 05 heures du matin, des terroristes du JNIM, sur une vingtaine de motos en provenance de Diarakal et de Koulébougou, ont attaqué le village de Kationa, situé à environ 24km au Nord-Ouest de Ké-Macina, dans la commune de Boki-Wèrè. Le bilan provisoire est d’un (01) mort et un (01) porté disparu. Le 16 septembre 2024 vers 13 heures, des terroristes du JNIM en motos ont attaqué la position des donzos située à la sortie Nord-est de Saye. Le 24 septembre 2024, un affrontement a eu lieu à Kadiona dans le cercle de Macina entre les GAT et les Donzos. Le bilan est de trois (03) blessés. Le 29 septembre 2024, il y a eu l’attaque des villages de Pel-Kanda, Songo, Antaba tous dans la commune de Douncoubo, non loin de Bandiagara. Le 04 septembre 2024, vers 16 heures, des terroristes évoluant sur des motos, ont enlevé un enseignant à Wéléssébougou Peulh, situé à environ 66 km au nord de Kwala. Le 05 septembre 2024, les terroristes ont effectué plusieurs tirs d’obus en direction de l’emprise FAMA de Nampala ; ces tirs ont été conduits à partir de N’Doupa à 05 km au Nord-Est de Nampala. Le 08 septembre 2024 vers 10 heures, des terroristes à bord de 04 véhicules aux couleurs FAMA dont 01 équipé d’une arme lourde et sur une trentaine de motos ont attaqué la force d’intervention rapide (QRF) de Mourdiah aux abords de la forêt de Gringali. Le 17 septembre 2024 vers 05h30, il y a eu une double attaque par le JNIM de l’Ecole de la gendarmerie et le côté Nord-Est de l’aéroport de Sénou. Au décompte, 27 terroristes ont été neutralisés dont 14 à l’Ecole de la gendarmerie, 13 à l’aéroport et une soixantaine d’interpellations. Le 14 septembre 2024 vers 06h00, 01 véhicule blindé VP-11 de la patrouille Fouran-kadje en reconnaissance offensive dans le village de Monzonbougou a sauté sur un EEI faisant un (01) mort et un (01) blessé. Le 16 septembre 2024 vers 18h20, la foudre a provoqué l’explosion de 08 EEI non loin de l’emprise FAMA de Mourdiah. Le 16 septembre 2024, à 11h 40 mn, un réparateur de moto, du nom de Moussa, sans autres précisions, a été assassiné par des terroristes du JNIM lors de la foire hebdomadaire de Dioumara, village situé à environ 67 km à l’Est de Diéma. Le 24 septembre 2024, un autre affrontement a eu lieu entre les GAT et les dozos à Nazambougou à côté de Sy, cercle de San.

Sur le théâtre est, le 1er septembre 2024, 02 hommes armés d’AK-47 en moto ont ouvert le feu sur des éléments FAMA chargés de la fouille des pinasses à environ 145 km au Sud-Ouesr de Gao. Aucune perte en vie humaine ni de dégât matériel observé. Le 12 septembre 2024 vers 13 heures, des combattants terroristes ont tendu une embuscade contre une mission FAMA en patrouille aux abords du village de Koima, localité située à environ 15km au Nord-Ouest du pont de Wabaria et à environ 07km au Nord-Ouest de Gao. Le bilan est de 01 mort et 01 blessé.

<strong>Opération vers Tin Zawatène</strong>

Les FAMA ont entrepris, du 29 septembre au 09 octobre 2024, une opération de contrôle de zone dans la région de Kidal, notamment dans sa partie Nord-Est vers Tinzawatène. C’est au cours des progressions que les FAMA sont tombées sur les dépouilles de leurs frères d’armes tombés sur le champ d’honneur dans la zone de l’embuscade où se sont déroulés les violents combats du mois de juillet dernier. L’armée précise qu’en aucun moment, il n’a été question spécialement de récupérer des corps ou de procéder à une quelconque reconquête.

<strong>Fakara Faïnké</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mamoudou Kassogué, ministre de la justice et des droits de l’Homme : «Le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mamoudou-kassogue-ministre-de-la-justice-et-des-droits-de-lhomme-le-role-et-la-place-des-experts-judiciaires-sont-determinants-dans-la-bonne-distribution-de-la-justice-3080838.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 07:57:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Hôtel Millénium de Bamako a abrité, le jeudi 10 octobre 2024, les travaux des états généraux de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali sous le thème : «L’expertise judiciaire au service d’une saine distribution de la justice». La cérémonie d’ouverture de ce premier forum de l’Ordre était présidée par le ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, en présence du président de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali, Mody Kantara Coulibaly et d’autres personnalités. Au cours de cette cérémonie, le ministre Kassogué a souligné que le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice.</strong>

<strong> </strong>Dans ses mots de bienvenue, le Président de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali, Mody Kantara Coulibaly a fait savoir que les experts judiciaires constituent un maillon important dans la distribution de la justice. Avant d’ajouter que les présents Etats généraux ambitionnent de dresser un état de lieu assorti des propositions de réponses aux défis plaçant l'expertise judicaire au centre de la refondation du système judicaire malien. « Nous parlerons et discuterons : du diagnostic de l'expertise judiciaire ; des reformes et stratégies de renforcement de l'expertise judicaire ; du rôle des experts judiciaires dans la modernisation de la justice ; du développement professionnel et de formation des experts judiciaires, etc.», a-t-il conclu. A sa suite, le ministre de la justice, Mamoudou Kassogué a indiqué que ce forum constitue un précieux espace de critiques et d’auto-critiques pour le bien de la profession d’expert judiciaire au Mali. «C’est à juste titre que le législateur a cru bon de doter notre pays d’un nouvel ordre professionnel dénommé ordre des experts judiciaires, à travers la loi n°88-05/AN-RM du 27 février 1988, avant d’adopter, le 17 décembre 2023, une nouvelle loi qui a apporté des réponses à certaines préoccupations liées notamment aux insuffisances juridiques, à la protection et aux conditions d’exercice de la profession. Le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice dans la mesure où la bonne exécution de la mission du juge, saisi d’une matière complexe, est fortement tributaire de leur avis d’ordre technique, donné en toute indépendance et impartialité », a souligné le ministre. Il a signalé que la rémunération des experts judiciaires est un facteur limitatif pour l’accès à une bonne justice. «Tout en reconnaissant le droit des experts judiciaires à être payé conformément à leur barème, il y a lieu de réfléchir à un mécanisme permettant de prendre en charge les coûts de leur intervention dans les procédures judiciaires, notamment la mise en place d’un fonds, dont il conviendra de déterminer les modalités de financement et de mobilisation. En effet, la Loi n°2023-058 du 21 décembre 2023 portant statut des experts judiciaires a confié à l’Ordre des Experts Judicaires d’importantes attributions, parmi lesquelles on peut répertorier le contrôle et la régulation de l’exercice de la profession, mais aussi l’assurance de la discipline et de la déontologie au sein de la profession. A ce titre, il reçoit les réclamations des tiers contre un expert judiciaire dans l’exercice de ses fonctions», a déclaré le ministre. Selon lui, l’expertise judiciaire permet d’établir la preuve de faits et de procéder à des analyses techniques. Cela permet, ajoute-t-il, d’éclairer le juge si une procédure est engagée pour trancher le litige. Pour lui, l’expert judiciaire donne son avis sur des faits ou des points techniques dans une affaire judiciaire. « Les experts judiciaires sont des professionnels de toutes les spécialités qui mettent une part de leur activité au service de la justice. Il est au service de la justice et la mission qui lui est confiée est d’apporter au juge les renseignements et avis techniques nécessaires à la solution du litige. Avant d’accepter la mission l’Expert consulté doit s’assurer qu’il dispose de compétences techniques avérées à cette fin. Vos analyses et réflexions qui seront menées autour notamment de l’état des lieux de la profession, son introspection, les difficultés d’exercice du métier, son avenir et ses perspectives, doivent intégrer d’autres éléments contextuels tenant compte de la lutte contre la corruption, le terrorisme, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la lutte contre la cybercriminalité, la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, mais aussi des réformes institutionnelles et organisationnelles pour rendre la justice plus efficace, plus accessible et plus crédible », a conclu le ministre Kassogué.

<strong> </strong>

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Amadou Albert Maiga, membre du CNT sur la radio Klédu : « Le peuple souffre… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/amadou-albert-maiga-membre-du-cnt-sur-la-radio-kledu-le-peuple-souffre-3080837.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 07:54:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Intervenant sur l’actualité du pays, Amadou Albert Maiga, membre du CNT (Conseil national de transition) a évoqué la situation des inondations qui frappent notre pays, les factures non payées des opérateurs  économiques au niveau du trésor, la question de l’énergie, du train. Il a promis qu’ils feront leur travail  de contrôle de l’exécutif pour répondre aux attentes des populations.  Selon lui, le peuple souffre.</strong>

<strong> </strong>Sans détour, l’honorable Maiga a reconnu d’entrée qu’il y a encore du travail à faire pour sortir le Mali de l’ornière: « On est parlementaire. Mais quand on observe l’état de nos routes, franchement, on a du boulot à faire. On prie Dieu de nous venir à aide. Sinon, ce n’est pas facile. J’écoute fréquemment cette émission du Klédu. Les doléances de tous ceux qui appellent sont tellement légitimes, qu’on ne peut que compatir qu’avec eux. Ils ont tellement raison, le peuple souffre. Nous, on est venus. On a dit qu’on peut apporter un changement. Nous faisons de notre mieux, mais nous pouvons faire encore plus. Malheureusement que faire? La pluie, on ne peut pas l’arrêter. Seul Dieu en est capable. Un état de catastrophe naturelle. Toutes ces familles qui sont endeuillées, dont les maisons sont tombées, etc. C’est triste, mais nous prions Dieu de nous protéger.  Nous avons repris les activités. On va voir ce qu’on peut faire. C’est vrai qu’on est complémentaires dans la transition. Mais les vérités crues qu’on doit dire au gouvernement, on va les dire », a-t-il dit.

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Sur le plan de développement, a-t-il dit,  les opérateurs économiques qui ont des mandats au niveau du trésor en souffrance. Le problème d’électricité, ajoute-t-il, la Ministre de l’Energie qui a promis du courant en quatre mois et nous sommes à sept mois sans explications. Les gens parlent souvent train, dit-il, le train s’est levé, il s’est couché sans explication aux gens. « On va essayer d’avoir les vraies informations sur tous ces sujets pour informer le peuple. Nous ne pouvons que dire à l’exécutif ce que le peuple veut, mais faire autre chose contre lui est impossible, car nous sommes nommés par décret. On n’est pas élu. On doit aller doucement, pour ne pas fragiliser le pays.  Je vous donne un exemple. La dernière fois, quand on a demandé le Ministre de l’Energie par rapport à des projets qui sont en souffrance dans son bureau. Mais quand tu interpelles un Ministre, il te renvoie toujours les propos au Président. Ou bien les ministres se renvoient les uns aux autres des propos. Tu ne sais même pas qui est responsable. Je vous donne un exemple encore. La rentrée scolaire. On dit au Ministre de reporter la rentrée scolaire. Il dit qu’elle ne sera pas reportée. Il a insisté en faisant un communiqué. Et les gens ont fait des planifications budgétaires et économiques pour la rentrée. Et en moins de 24 h, tu reviens encore sur cette même décision pour dire que la rentrée est reportée. Et après il se rend dans les salles des classes pour dire que les écoles sont inondées. Mais, c’est un Ministre qui désapprend, ce n’est pas normal. On n’a pas besoin de dire à un ministre de savoir planifier les choses. Un Etat de catastrophe naturel, on vous demande de reporter la rentrée, tu refuses, tu insistes, tu persistes. Tu n’as pas besoin souvent d’être ministre pour comprendre certaines choses. Tu donnes à un enfant ce genre de situation, il va éviter. Mais si ça arrive au plus haut sommet de l’Etat,  souvent ça fait peur. Nous allons jouer notre rôle tout en demandant pardon à l’ensemble du peuple malien. Ce n’est pas seulement le domaine de l’éducation. On espère que les choses vont changer au fur et à mesure», a conclu le parlementaire Maïga<strong>.</strong>

<strong> </strong>

<strong>H.B.F</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après des jours d’absence à Bamako : Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga réapparait</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/apres-des-jours-dabsence-a-bamako-le-premier-ministre-choguel-kokalla-maiga-reapparait-3080187.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 10:39:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après quelques jours d’absence hors du pays, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga réapparait. Requinqué en bloc ? En l’absence de toute communication sur ce voyage du Premier ministre malien, il nous revient que Choguel Kokalla Maïga était en voyage privé, pour ses « contrôles médicaux de routine ». Choguel Kokalla Maïga a regagné Bamako, dans la nuit du mercredi, avant de reprendre du service dès le lendemain jeudi 3 Octobre.

L’image apparue sur les réseaux sociaux montre un Premier ministre souriant et en forme. « L’image annonce le retour du Premier ministre à Bamako, alors que des rumeurs circulaient en son encontre. Pour beaucoup son retour à la Primature était incertain », écrit Info Matin du vendredi 4 Octobre. La primature n’a pas fait une communication sur ce voyage. A son retour au Mali, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a été accueilli par son Directeur de Cabinet, Mohamed Sidda Dicko, en présence d’autres membres du Cabinet.

La dernière apparition publique du Premier ministre datait du 22 septembre dernier. Le 26 septembre, le Premier ministre s’était fait représenter par le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, lors de la rencontre entre le gouvernement et la Commission nationale de Rédaction de l’avant-projet de Charte de la Paix et de la Réconciliation nationale. L’absence du Premier ministre a été également remarquée à la finale de la quatrième édition de la super-coupe de football Assimi Goïta, au stade Mamadou Konaté.

L’intérim du Premier ministre assuré par le colonel Abdoulaye Maïga ne devrait susciter aucune polémique, la situation étant déjà réglée par le décret du 4 décembre 2022, portant la nomination de ce dernier en qualité de ministre d’Etat. Le ministre d’Etat « assure l’intérim du Premier ministre, chef du gouvernement en cas d’absence, d’empêchement et de vacance », selon ce décret.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moussa Mara&#45; pouvoirs publics : Le ping&#45;pong financier se poursuit</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/moussa-mara-pouvoirs-publics-le-ping-pong-financier-se-poursuit-2-3080185.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 10:37:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une vidéo publiée vendredi 4 Octobre 2024, l’ancien Premier ministre Moussa Mara a dit sa «tristesse» d’avoir reçu une deuxième fois, ses avantages d’ancien Premier ministre, après avoir renoncé à en bénéficier en août dernier. Le sujet n’est pas définitivement clos, car pendant que l’ancien Premier ministre Moussa Mara pense qu’il peut renoncer à ses avantages d’ancien Premier ministre, les autorités soutiennent qu’il s’agit d’un droit lié au statut d’ancien Premier ministre, que l’État a l’obligation de payer.

Il y a deux mois, Moussa Mara décidait de renoncer à ses avantages d’ancien Premier ministre, en écrivant au Premier ministre le 2 août 2024, pour lui demander d’arrêter de verser cette somme. Un mois plus tard, en septembre, les sommes étaient toujours versées au compte de Moussa Mara, qui procédait au reversement au trésor, avant d’écrire de nouveau au Premier ministre, lui demandant de ne plus le payer. Mais ces versements n’ont pas cessé, car Moussa Mara a reçu de nouveau en ce début d’Octobre, les sommes dues pour le mois de septembres. Ce qui n’a pas été du goût de l’ancien Premier ministre, d’où la vidéo publiée pour dire sa «tristesse». «J’en déduit que nos autorités n’ont pas l’intention de suivre l’exemple que je souhaite donner et de respecter ma décision de renoncer à mes propres avantages», a déclaré Moussa Mara dans cette vidéo.

Moussa Mara s’est porté en faux contre les avis selon lesquels les autorités ont l’obligation de respecter la légalité, qui rend les anciens Premiers ministres bénéficiaires de certains avantages, et qu’en conséquence les sommes vont continuer de leur être versées.

Pour Moussa Mara, s’il s’agit d’un droit, «on a également le droit de renoncer à un droit. L’État met à disposition un logement, mais on n’est obligé d’y loger. J’ai eu à passer par ce cadre. Et qu’à cela ne tienne, si je décide de reverser la somme, l’État peut faire cet exercice, faire le décaissement sur le plan comptable et ensuite l’encaissement en recette de l’État sur le plan comptable. Cela est prévu par la loi et cela est tout à fait possible».

Moussa Mara en déduit que les autorités ne le veulent pas que son exemple prospère, car «si l’État le voulait, il allait cesser de me verser cette somme». C’est ce refus qui m’attriste, dans un conteste où les autorités elles-mêmes disent que la situation est difficile, ajoute-t-il. Il rappelle la demande des autorités à nos compatriotes d’être résilients, et qui ont salué cette résilience. L’homme politique fait remarquer qu’au même moment, les autorités, les responsables refusent de donner cet exemple, en acceptant de renoncer à des avantages financiers. «C’est triste», dit-il car «le pays fait face à des difficultés financières extraordinaires, tout le monde le vit, le trésor n’arrive pas à payer les fournisseurs, parmi lesquels de très petits fournisseurs avec des factures de un, deux, ou cinq millions. On n’arrive pas à payer des écoles privées, les cotonculteurs, les bourses, les collectivités territoriales, les communes et autres, qui reçoivent chaque années de l’argent de l’État pour faire des investissements : les écoles, les ponts, les centres de santé», a-t-il énuméré. On n’arrive pas à entretenir nos routes, la situation de la route de Kayes est là pour servir d’exemple, selon Moussa Mara. «Toutes ces difficultés doivent obliger les responsables publics à faire des efforts à accepter de baisser leurs avantages, comme j’ai consenti à le faire», selon l’ancien Premier ministre, qui compte continuer à donner l’exemple.

Pour Moussa Mara certains soutiennent qu’il aurait pu aider avec cet argent. «Mais quand on décide de renoncer, l’argent ne vous appartient pas. Je décide de renoncer, je reverse l’argent au trésor, parce que l’argent ne m’appartient pas. Je n’ai pas le droit de faire d’autre utilisation de cet argent, je continuerai dans cette direction, je reverserai à chaque fois que l’État me versera», a-t-il déclaré. Pour Moussa Mara « un pays où les responsables publics ne veulent pas donner l’exemple aux populations, ce pays se verra toujours vivre dans la défiance entre la base et le sommet, et dans cette défiance, on ne peut pas faire société, on ne peut pas avoir d’unité, et on ne peut pas aller ensemble», a clarifié le président d’honneur du parti Yèlèma.

B.Daou]]> </content:encoded>
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<title>Maison d’arrêt de Dioïla : Le fils du guide spirituel des Ançars, Ahmed Tidiane Ousmane Madane Haïdara rend visite à Samba Coulibaly, président du NEMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/maison-darret-de-dioila-le-fils-du-guide-spirituel-des-ancars-ahmed-tidiane-ousmane-madane-haidara-rend-visite-a-samba-coulibaly-president-du-nema-3080182.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 10:33:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Selon nos informations, le fils du guide spirituel des Ançars, Ahmed Tidiane Ousmane Madane Haïdara a rendu visite, le 1er octobre 2024, à Samba Coulibaly, président du Parti nouvel espoir pour le Mali (NEMA), détenu à la Maison d’arrêt de Dioïla. Le Président du NEMA a été placé sous mandat de dépôt, le 24 juin 2024, avec 10 autres leaders politiques par le tribunal de première instance de la commune V du district de Bamako pour « atteintes à la sureté de l’Etat et trouble à l’ordre public ».

Dans le cadre de l'humanisme et de la fraternité, ajoute notre source, le fils du guide spirituel des Ançars Ahmed Tidiane Ousmane Madane Haïdara est allé rendre visite dans la prison de Dioïla à Samba Coulibaly, président du Parti nouvel espoir pour le Mali (NEMA). C'était le mardi 1er octobre dernier. Occasion pour le religieux de réconforter son moral et de lui témoigner toute sa sympathie.

Cette visite intervient après trois mois d’épreuve vécue par Samba Coulibaly et ses coaccusés. « Le déplacement tardif de Ahmed Tidiane Ousmane Madane Haïdara sur Doïla s'explique par le fait que les proches, amis, camarades et parents espéraient sur un dénouement de l'affaire. Et que les détenus politiques allaient recouvrer leur liberté. Aujourd'hui, le constat est autre d'où cette visite à Dioïla. En clair, la solidarité, la mobilisation et les négociations ne faiblissent pas pour la libération des 11 hommes politiques », révèle notre source.

Les Parties signataires de la déclaration commune du 31 mars 2024 exigent des autorités en place, l'abandon pur et simple des poursuites contre les responsables politiques arrêtés et détenus. D’autres responsables politiques non membres de cette coalition réclament aussi la libération des hommes politiques emprisonnés pour faciliter la réconciliation nationale.

A rappeler que parmi les responsables politiques arrêtés figurent Moustapha Dicko et Yaya Sangaré de l'ADEMA PASJ, Moulaye Haïdara du PDES, Mamadou Traoré du Parti UNION, Samba Coulibaly, président du Parti nouvel espoir pour le Mali (NEMA) entre autres.

<strong>A. Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Malick Diaw Président du CNT : La Confédération de l’AES boutera le terrorisme hors du Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/malick-diaw-president-du-cnt-la-confederation-de-laes-boutera-le-terrorisme-hors-du-sahel-3080169.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 10:06:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a abrité, le lundi 07 octobre 2024, la cérémonie solennelle d’ouverture de la Session Ordinaire d’Octobre 2024 consacrée à l’examen de la Loi de Finances 2025. En plus de ce projet de loi de finances 2025, plus de 30 projets et propositions de loi seront examinés par les membres du Conseil national de transition (CNT). Au cours de cette cérémonie, le Président du CNT, Malick Diaw a fait savoir que la Confédération des Etats du Sahel atteindra, ses objectifs, qui sont : « le respect de notre souveraineté et bouter le terrorisme hors du Sahel ».</strong>

La cérémonie était présidée par le président du CNT, Malick Diaw, en présence des autres membres du CNT, du Premier ministre, Dr Choguel K Maiga, du Président de l’Assemblée Législative de Transition du Burkina Faso, Dr Ousmane BOUGOUNA, du Représentant du Président de la Grande Assemblée Nationale de Turquie ; Orhan Ates, du Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Nigériens de l’Extérieur, BAKARY Yaou Sangaré, et d’autres personnalités.

Dans son discours, le président du CNT, Malick Diaw a précisé que la session qui s'ouvre est consacré essentiellement à l'examen du budget d’Etat 2025. « En plus de ce projet de loi de finances 2025, nous avons plus d’une trentaine de projets et propositions de loi en instance », a-t-il dit. Selon lui, la Confédération des Etats du Sahel atteindra, ses objectifs, qui sont : « le respect de notre souveraineté et bouter le terrorisme hors du Sahel ». Il a condamné les attaques lâches, et barbares contre les forces de Défense et de Sécurité du Mali. Il a déploré le silence de certaines chancelleries face aux attaques de Tinzawaten, de Barsalogho et de Tillabéry dans l’espace sahel. « La force de frappe et le professionnalisme de nos forces armées sont aujourd’hui des atouts précieux qui nous conduiront au succès escompté. Que les Officiers, sous-officiers, militaires du rang et la haute hiérarchie militaire sachent que le soutien et l’accompagnement des populations que nous représentons au sein des organes législatifs de Transition ne leur feront jamais défaut, dans l’accomplissement de leur exaltante et noble mission de sécurisation des personnes et de leurs biens », a-t-il dit.

Parlant des cas d’inondations avec son lot de morts, de sinistrés dont des femmes, des enfants et des dégâts matériels importants au Mali, il a fait savoir que le CNT salue l’adoption par le gouvernement lors du Conseil des Ministres extraordinaire du vendredi 23 aout 2024, du Plan d’Organisation des Secours, dont la mise en œuvre a permis d’améliorer la qualité de l’assistance apportée aux populations sinistrées et de renforcer les capacités des structures d’appui. « Ces inondations, nous interpellent tous. Il est temps qu’une solution soit trouvée, il y va de notre responsabilité en tant qu’autorités de la Transition. Les causes des inondations sont connues, il s’agit de l’urbanisation galopante qui entraîne une occupation anarchique de l'espace urbain et des emprises d’évacuation. La Transition, notre Transition, a pour vocation, j’aime le répéter d’affronter les obstacles, non pas les contourner ou les déplacer dans le temps. C’est pourquoi, nous saluons et soutenons les actions en cours visant à mettre fin aux occupations anarchiques et des passages des cours d’eau et des occupations illégales des rues », a souligné Malick Diaw. Avant de mettre l’accent sur la force de l’AES.

« Notre force, c’est notre peuple ! Nous sommes plus de 70 millions vivant sur une superficie de plus de 2. 780.000 km2. Il est le socle sur lequel se bâtiront nos Institutions républicaines. Il est la source dans laquelle nos autorités s’abreuvent. Il est au début, et à la fin de tout processus politique, économique, social, culturel. C’est le corps et l’âme de nos Autorités de Transition », a-t-il dit. Face à ces crises multiples et multiformes qui secouent le monde, le CNT lance un appel à la raison et à la retenue. « Je veux à présent m’adresser à toutes les forces vives de la Confédération des Etats du Sahel : J’exhorte toutes et tous à continuer à adhérer et à soutenir vigoureusement les efforts multiples déployés au quotidien par les autorités de Transition en cours dans nos pays. Les moments que nous traversons sont certes difficiles, nous le savons, mais nous demeurons convaincus que c’est le prix à payer pour vaincre le terrorisme, dépasser la conjoncture actuelle qui est mondiale et faire du Sahel un espace sécurisé où il fera bon vivre. J’en appelle au patriotisme et au sens de responsabilité individuelle et collective de chacune et de chacun », a conclu le président du CNT, Malick Diaw.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Moussa Mara&#45; pouvoirs publics : Le ping&#45;pong financier se poursuit</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/moussa-mara-pouvoirs-publics-le-ping-pong-financier-se-poursuit-3080159.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 07:59:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une vidéo publiée vendredi 4 Octobre 2024, l’ancien Premier ministre Moussa Mara a dit sa «tristesse» d’avoir reçu une deuxième fois, ses avantages d’ancien Premier ministre, après avoir renoncé à en bénéficier en août dernier. Le sujet n’est pas définitivement clos, car pendant que l’ancien Premier ministre Moussa Mara pense qu’il peut renoncer à ses avantages d’ancien Premier ministre, les autorités soutiennent qu’il s’agit d’un droit lié au statut d’ancien Premier ministre, que l’État a l’obligation de payer.

Il y a deux mois, Moussa Mara décidait de renoncer à ses avantages d’ancien Premier ministre, en écrivant au Premier ministre le 2 août 2024, pour lui demander d’arrêter de verser cette somme. Un mois plus tard, en septembre, les sommes étaient toujours versées au compte de Moussa Mara, qui procédait au reversement au trésor, avant d’écrire  de nouveau au Premier ministre, lui demandant de ne plus le payer. Mais ces versements n’ont pas cessé, car Moussa Mara a reçu de nouveau en ce début d’Octobre, les sommes dues pour le mois de septembres. Ce qui n’a pas été du goût de l’ancien Premier ministre, d’où la vidéo publiée pour dire sa «tristesse». «J’en déduit que nos autorités n’ont pas l’intention de suivre l’exemple que je souhaite donner et de respecter ma décision de renoncer à mes propres avantages», a déclaré Moussa Mara dans cette vidéo.

Moussa Mara s’est porté en faux contre les avis selon lesquels les autorités ont l’obligation de respecter la légalité, qui rend les anciens Premiers ministres bénéficiaires  de certains avantages, et qu’en conséquence les sommes vont continuer de leur être versées.

Pour Moussa Mara, s’il s’agit d’un droit, «on a également le droit de renoncer à un droit. L’État met à disposition un logement, mais on n’est obligé d’y loger. J’ai eu à passer par ce cadre. Et qu’à cela ne tienne, si je décide de reverser la somme, l’État peut faire cet exercice, faire le décaissement sur le plan comptable et ensuite l’encaissement en recette de l’État sur le plan comptable. Cela est prévu par la loi et cela est tout à fait possible».

Moussa Mara en déduit que les autorités ne le veulent pas que son exemple prospère, car «si l’État le voulait, il allait cesser de me verser cette somme». C’est ce refus qui m’attriste, dans un contexte où les autorités elles-mêmes disent que la situation est difficile, ajoute-t-il. Il rappelle la demande des autorités à nos compatriotes d’être résilients, et qui ont salué cette résilience. L’homme politique fait remarquer qu’au même moment, les autorités, les responsables refusent de donner cet exemple, en acceptant de renoncer à des avantages financiers. «C’est triste», dit-il car «le pays fait face à des difficultés financières extraordinaires, tout le monde le vit, le trésor n’arrive pas à payer les fournisseurs, parmi lesquels de très petits fournisseurs avec des factures de un, deux, ou cinq millions. On n’arrive pas à payer des écoles privées, les cotonculteurs, les bourses, les collectivités territoriales, les communes et autres, qui reçoivent chaque années de l’argent de l’État pour faire des investissements : les écoles, les ponts, les centres de santé», a-t-il énuméré. On n’arrive pas à entretenir nos routes, la situation de la route de Kayes est là pour servir d’exemple, selon Moussa Mara. «Toutes ces difficultés doivent obliger les responsables publics à faire des efforts à accepter de baisser leurs avantages, comme j’ai consenti à le faire», selon l’ancien Premier ministre, qui compte continuer à donner l’exemple.

Pour Moussa Mara certains soutiennent qu’il aurait pu aider avec cet argent. «Mais quand on décide de renoncer, l’argent ne vous appartient pas. Je décide de renoncer, je reverse l’argent au trésor, parce que l’argent ne m’appartient pas. Je n’ai pas le droit de faire d’autre utilisation de cet argent, je continuerai dans cette direction, je reverserai à chaque fois que l’État me versera», a-t-il déclaré. Pour Moussa Mara « un pays où les responsables publics ne veulent pas donner l’exemple aux populations, ce pays se verra toujours vivre dans la défiance entre la base et le sommet, et dans cette défiance, on ne peut pas faire société, on ne peut pas avoir d’unité, et on ne peut pas aller ensemble», a clarifié le président d’honneur du parti Yèlèma.

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<strong>B.Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Commune III du district de Bamako : Vers le déguerpissement des kiosques et autres installations aux alentours des casernes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/commune-iii-du-district-de-bamako-vers-le-deguerpissement-des-kiosques-et-autres-installations-aux-alentours-des-casernes-3079571.html</link>
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<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 09:45:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 1er octobre 2024, la Maire de la commune III du district de Bamako, Mme Djiré Mariame Diallo, a annoncé une décision importante dans le cadre de la lutte contre l’insécurité et les menaces terroristes dans la capitale. « Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité et les menaces terroristes dans le district de Bamako, les autorisations d’installations de kiosques et toutes autres installations situées aux alentours des casernes sont annulées. La présente décision prend effet à compter de sa date de signature et sera enregistrée et publiée partout où besoin sera », a-t-elle déclaré.

Pour assurer la mise en œuvre de cette décision, Mme le Maire a donné l’ordre au commissaire de police de Dravéla Bolibana, ainsi qu'à l’antenne de la Direction Urbaine du Bon Ordre et de la Protection de l’Environnement, de procéder au déguerpissement de tous les kiosques situés aux alentours de la Base « A », sise au quartier Bamako Coura Bolibana. Ce déguerpissement est prévu pour le lundi 7 octobre 2024 à 7 heures. « Ils se conformeront à la réglementation en vigueur en la matière », a ajouté Mme Djiré Mariame Diallo.

Cette décision fait suite à une série d'attaques terroristes survenues le 17 septembre 2024 dans la capitale malienne, qui ont ciblé l’École de la Gendarmerie à Faladiè en commune VI et l’aéroport international Président Modibo Kéita de Senou. Ces incidents ont causé des dégâts matériels considérables et des pertes en vies humaines, dont le bilan reste encore indéterminé. Dans son adresse à la nation, à la veille des festivités de la fête de l’indépendance, le chef de l’État, le Colonel Assimi Goita, a évoqué ces tragiques événements. « Ces attaques nous rappellent une fois de plus l’impérieuse nécessité de demeurer vigilants et de maintenir une posture opérationnelle exemplaire en toutes circonstances. En m’inclinant devant la mémoire des innocents lâchement assassinés lors de cette agression barbare, j’adresse également mes vœux de prompt rétablissement aux blessés et salue le professionnalisme des forces d’intervention », a-t-il affirmé.

L'analyse du chef de l'État sur ces attaques révèle les efforts désespérés des groupes armés, qui visent à saper le moral des troupes et à briser l’élan de solidarité du peuple malien autour des Forces Armées Maliennes (FAMAs). En réponse à ces menaces, il a rassuré le peuple malien et les États de l’Alliance du Sahel en affirmant : « Nous allons combattre ce fléau avec la plus grande détermination et avec la plus grande violence pour que nos pays puissent vivre dans la paix et la concorde. »

Cet appel à l’unité et à la détermination dans la lutte contre le terrorisme souligne l’importance des mesures prises par les autorités locales, visant à renforcer la sécurité dans le district de Bamako.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Conseil national de transition : La session budgétaire ouvre ses portes le lundi 07 octobre 2024</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/conseil-national-de-transition-la-session-budgetaire-ouvre-ses-portes-le-lundi-07-octobre-2024-3079566.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 09:34:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président du Conseil National de Transition (CNT), Malick DIAW, informe les membres du CNT et l’ensemble de la population malienne que la cérémonie solennelle d’ouverture de la session ordinaire d’octobre aura lieu le lundi 07 octobre 2024 à partir de 16h. Outre l’examen de la loi de finances pour l’exercice 2025, la session ordinaire d’octobre sera également marquée par l’examen de plusieurs textes, dont certains intéressent la vie de la nation.</strong>

Placée sous la Haute Présidence du Président de l’Institution, l’Honorable Malick DIAW, cette cérémonie se tiendra dans la salle Djeli Baba SISSOKO du Centre International de Conférence de Bamako (CICB) à partir de 16 heures. Les délibérations de cette session s'annoncent riches en débats, et les discussions promettent d'être intenses. La session ordinaire d’octobre 2024 du Conseil National de Transition, dite session budgétaire, qui s’ouvre le lundi 07 octobre, durera soixante-quinze jours, conformément à l’article 107 de la Constitution du 23 juillet 2023. Selon la direction de la communication du CNT, cet évènement sera retransmis en direct sur les antennes de l’ORTM et la Radio du Parlement, à la 89.4 FM.

Il convient de rappeler que, sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté, le 18 septembre 2024, un projet de loi portant sur la loi de Finances pour l’exercice 2025. « Le projet de loi de Finances pour l’exercice 2025 est préparé en application de la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée, relative aux lois de Finances. Les prévisions des recettes budgétaires pour l’exercice 2025 s’élèvent à 2 648,900 milliards de francs CFA contre 2 387,872 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2024, soit une augmentation de 261,028 milliards de francs CFA, correspondant à une hausse de 10,93%. Les prévisions des dépenses budgétaires pour l’exercice 2025 s’élèvent à 3 229,886 milliards de francs CFA contre 3 070,740 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2024, soit une hausse de 159,146 milliards de francs CFA et un taux de progression de 5,18%. Le Budget d’État 2025 présente un déficit global de 580,986 milliards de francs CFA contre 682,869 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2024, soit une diminution de 14,92% », révèle le communiqué du Conseil des Ministres.

<strong>A. Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Où est Moussa Mara ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ou-est-moussa-mara-3079238.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/ou-est-moussa-mara-3079238.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 06:10:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président d’honneur du parti Yèlèma (le changement) devient en politique, comme un Milieu de terrain de football, jouant sur toute la surface de récupération. «Djila par ci, Djila par là, Djila partout! Epoustouflant! ... », s’exclamait le reporter sportif Demba Coulibaly sur les ondes de Radio Mali.</strong>

A l’instar de Mohamed Djila, ce milieu- récupérateur du Stade malien de Bamako, des années 80, l’ancien Premier ministre malien, Moussa Mara fait flèche de tout bois, en vue de marquer des points... «... au profit du Mali», précise un de ses ‘’lieutenants’’ à Bamako, répondant à notre question qu’est ce qui fait courir Moussa Mara? Futur président de la République? On en parle, avec quelques détails de précision: entre Assimi Goïta et Moussa Mara, le choix se fera, évoque-t-on dans une importante chancellerie à Bamako.

L’ancien Premier ministre d’IBK est devenu un grand voyageur, qui visite les pays africains de la sous-région, l’Europe et les Etats-Unis. Qu’est-ce qui fait courir cet homme, plusieurs fois candidat malheureux à la présidentielle malienne, jamais propulsé à un second tour? Faut-il nous en tenir à la réponse de son ‘’lieutenant’’? Il aurait aimé être chef de guerre comme Assimi Goïta, mais seulement ce dernier est dans le métier des armes, contrairement à lui. Ils ont eu le même rêve, ramener Kidal dans le giron malien.

En «Kèlè tigi» (chef de guerre), ils ont tous les deux respectivement conduit une guerre à Kidal. Et le Mali, sous la houlette de FAMa a remporté la victoire sur les cessessionistes. Moussa Mara séjourne actuellement aux Etats-Unis d’Amérique où il a fait les Etapes de Philadelphie et de New-York.

A New-York, dans le cadre de la 79ème assemblée générale des Nations unies, Moussa Mara a eu des séances de travail avec des organisations en mesure d’aider nos pays avec de nouveaux types de financement. Il a animé un panel sur les moyens internationaux innovants de financer les pays en difficulté comme le Mali, avant de participer à des échanges avec des étudiants de l’université de New-York sur les questions de démocratie et de leadership.

Moussa Mara a participé ensuite à des évènements en marge de l’assemblée, des réunions sur les perspectives de réformes du système financier international vers davantage d’équité entre les pays et en faveur des populations les plus fragiles; c’était avec d’autres membres du club de Madrid. Puis l’ancien Premier ministre malien a rendu des visites de courtoisie à certains leaders de la communauté malienne. Lors de l’étape de Philadelphie, Moussa Mara a reçu certains de nos compatriotes à son hôtel et rendu des visites de courtoisie à des représentants de la communauté malienne. Il a également pris part à quelques prières collectives. Avec eux, ils ont parlé de notre pays, de ses défis et perspectives. Il a encouragé chacun «à œuvrer pour le Mali et à aider les Maliens du mieux qu’il peut».

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>79ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies : Abdoulaye Maïga réaffirme la souveraineté du Mali et condamné l’ingérence de l’Algérie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/79eme-session-ordinaire-de-lassemblee-generale-des-nations-unies-abdoulaye-maiga-reaffirme-la-souverainete-du-mali-et-condamne-lingerence-de-lalgerie-2-3079236.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/79eme-session-ordinaire-de-lassemblee-generale-des-nations-unies-abdoulaye-maiga-reaffirme-la-souverainete-du-mali-et-condamne-lingerence-de-lalgerie-2-3079236.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 06:07:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 28 septembre 2024, à New York, lors de la 79ème session ordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies, le Colonel Abdoulaye Maïga, Ministre d’État et Porte-parole du Gouvernement malien, a réaffirmé la souveraineté et les priorités stratégiques du Mali. Représentant le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, il a exprimé la position claire de son pays sur plusieurs sujets majeurs, tout en appelant à une refonte des relations internationales pour une paix durable.</strong>

Dès le début de son discours, le Colonel Maïga a félicité le Cameroun pour l’élection de son représentant à la présidence de cette session, tout en saluant les efforts du Secrétaire général António Guterres. Cependant, il a posé une question qui a résonné avec force dans l'hémicycle : « Est-ce pour autant un échec des Nations Unies ? » Ce questionnement invite à une évaluation réaliste du rôle de l'ONU face aux défis globaux actuels.

<strong>Une crise aux racines profondes</strong>
Revenant sur la crise qui secoue le Mali depuis 2012, le Colonel Maïga a rappelé l'impact de l'allégeance du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) à Al-Qaida et l'intervention militaire en Libye en 2011. Il a attribué à cette intervention la déstabilisation régionale : « La déstabilisation de ce pays frère a aggravé les facteurs d'insécurité dans nos pays, à savoir le terrorisme, les trafics en tout genre, le blanchiment de capitaux ». Le ministre a également dénoncé l’échec des forces internationales, présentes au Mali depuis 2013, à enrayer la menace terroriste. « Violenté, humilié, pillé et torpillé », a-t-il déclaré, décrivant la souffrance du peuple malien et le manque d’efficacité des opérations internationales.

<strong>Le projet de refondation nationale</strong>
Depuis l’arrivée du Colonel Goïta à la tête de l'État en juin 2021, le Mali s’est engagé dans un processus de refondation à travers les Assises Nationales de la Refondation. Ces assises ont produit 517 recommandations, un acte que le ministre a souligné avec force : « Les Maliens ont fait le choix de redevenir eux-mêmes ». S’appuyant sur un proverbe bambara, il a illustré la dure réalité des relations internationales : « La succulence de la sauce des uns dépend du pillage des bovins des autres ».

Le Colonel Maïga a également évoqué le Programme National d'Éducation aux Valeurs, lancé en avril 2024, qui vise à reconnecter le Mali à ses valeurs traditionnelles.

L'Alliance des États du Sahel : une réponse concertée au terrorisme
Le Ministre malien a aussi mis en avant la Confédération des États du Sahel (AES), une alliance regroupant le Mali, le Burkina Faso, et le Niger. Depuis sa création en 2023, cette coalition a déjà enregistré des victoires, dont la reprise de la région de Kidal en novembre 2023. « Aujourd'hui, les groupes terroristes ont été sérieusement affaiblis », a-t-il affirmé, vantant les succès militaires de cette coopération. Cependant, il n'a pas manqué de souligner l'hostilité de certains pays, notamment des responsables de la CEDEAO, qu'il a accusés de « servir des entités impérialistes » dans leur opposition à l'alliance.

Accusations contre l'Ukraine et dénonciations de l' « impérialisme français »
Dans un passage marquant, Colonel Maïga a accusé l'Ukraine de complicité dans une attaque terroriste contre des forces maliennes en juillet 2024, appelant le Conseil de sécurité des Nations Unies à agir contre Kiev. Il a également rappelé les accusations précédentes contre la France en 2022, concernant la promotion du « terrorisme armé, économique et médiatique ».

<strong>Vers une réconciliation nationale</strong>
Le Colonel Maïga a, dans son discours, réitéré l’importance du Dialogue Inter-malien, une initiative visant à trouver des solutions endogènes aux conflits internes : « Nous réitérons un appel à tous les Maliens à s'inscrire dans cette dynamique de réconciliation ». Il a aussi réaffirmé l'engagement du Mali à préserver sa souveraineté tout en œuvrant pour des partenariats internationaux fondés sur des bases justes et gagnant-gagnant.

<strong>Renforcement des relations internationales et l’ingérence algérienne</strong>
Le Mali continue de consolider ses alliances stratégiques avec des pays comme la Russie, la Chine, la Turquie, l’Iran, et d’autres partenaires sincères. « Le Mali reste ouvert à tous les partenaires qui souhaitent l'aider à relever ses multiples défis », a déclaré le Colonel Maïga. Il a également salué le soutien constant de l’Algérie, soulignant l'engagement historique de ce pays en faveur du Mali, tout en appelant à éviter toute ingérence dans ses affaires internes.

Dans ce cadre, le Colonel Maïga a également pris un moment pour saluer et reconnaître la sagesse de Son Excellence M. Le Président Abdelmadjid Tebboune, Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire. En effet, le 29 août 2024, lors d'une tournée dans le sud algérien, M. Tebboune avait déclaré que la Libye, le Niger et le Mali sont des nations fraternelles qu'il soutiendrait et non desservirait. Cette déclaration a été accueillie avec gratitude par le peuple malien, qui perçoit en cela un véritable panafricanisme, en écho à l’héritage de figures emblématiques telles que l'ancien Président algérien Abdel Aziz Bouteflika.

Cependant, le Colonel Maïga a rappelé qu'il est de son devoir d'attirer l'attention sur les propos incongrus de certains collaborateurs de M. Tebboune, allant à l’encontre de cette volonté de promouvoir des relations harmonieuses avec le Mali. Par exemple, le 31 juillet 2024, le Ministre algérien des Affaires Étrangères avait affirmé que la crise malienne ne nécessitait pas de solution militaire, soulignant que « c'est un conflit entre frères ». De même, le 26 août 2024, le Représentant permanent algérien aux Nations Unies a exprimé des inquiétudes concernant des frappes de drones au Mali, laissant entendre que les opérateurs de ces drones n'avaient de compte à rendre à personne. Ces interventions soulèvent des préoccupations quant à une ingérence dans les affaires internes du Mali. Le Colonel Maïga a affirmé : « Nous réitérons que nul ne peut aimer le Mali plus que les Maliens », insistant sur le fait que les Maliens ne seront pas des spectateurs passifs face à ces agressions.

<strong>Appels à des réformes globales</strong>
Le Mali plaide également pour la réforme de la gouvernance mondiale, notamment au sein des institutions financières internationales telles que la Banque mondiale et le FMI, tout en saluant les alternatives proposées par les BRICS. En ce qui concerne le changement climatique, le ministre a appelé les pays responsables du réchauffement global à assumer leurs responsabilités et à soutenir les efforts des nations du Sud.

Le discours du Colonel Abdoulaye Maïga a réaffirmé l'engagement inébranlable du Mali à préserver sa souveraineté, à renforcer ses alliances internationales et à poursuivre sa lutte contre le terrorisme, tout en plaidant pour une refonte des structures globales pour un avenir plus équitable. « Que Dieu bénisse le Mali et préserve les Maliens des forces obscurantistes et destructrices du monde », a-t-il conclu.

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Rentrée scolaire 2024&#45;2025 reportée : Entre soulagement et interrogations</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/rentree-scolaire-2024-2025-reportee-entre-soulagement-et-interrogations-3079227.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 20:36:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Initialement prévue pour le 1er octobre 2024, la rentrée scolaire au Mali a été repoussée au 4 novembre prochain, à la suite d'une décision du gouvernement. Cette annonce, faite par le ministre de l'Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, au journal de 13h de l'ORTM, a suscité de nombreuses réactions, à la fois de soulagement et de critique.

Dans un communiqué officiel, le ministre a déclaré : « Compte tenu de l'état de catastrophe nationale, la rentrée des classes 2024-2025 est reportée au lundi 4 novembre 2024. » La catastrophe en question fait référence aux inondations qui ont frappé plusieurs régions du Mali cette année, causant des pertes humaines, la destruction de cultures, des routes et des habitations. Les écoles, temporairement occupées par les familles sinistrées, ne sont pas prêtes à accueillir les élèves.

<strong>Des réactions variées</strong>

Ce report a provoqué une vague de réactions sur les réseaux sociaux, où de nombreux parents d'élèves ont exprimé leur soulagement. Certains, comme AD, ont posté : « Mali : rentrée scolaire reportée au 4 novembre 2024. Quel ouf de soulagement ! » D’autres, comme SD, ont souligné les difficultés financières des familles en ajoutant : « Rentrée scolaire reportée, les parents sont contents car les poches sont vides. »

Cependant, la satisfaction des parents contraste avec la frustration des établissements privés. Ces derniers avaient déjà investi de grosses sommes pour préparer leurs infrastructures en vue de la rentrée. « Nous avons dépensé des millions pour préparer les salles de classe, et maintenant, tout est suspendu », se désole un directeur d'école privée, affecté par le report soudain.

<strong>L’influence du SNEC</strong>

Le report de la rentrée a également déclenché des spéculations sur le rôle du Syndicat National de l'Éducation et de la Culture (SNEC). Le BEN SNEC, dans un communiqué signé par son secrétaire général, Moustapha Guitteye, a soutenu cette décision tout en reportant sa propre conférence de presse prévue le 30 septembre 2024. « Nous invitons le ministère à engager un dialogue constructif et inclusif avec l'ensemble des acteurs de l'éducation pour surmonter les défis qui affligent notre système éducatif », a déclaré le SNEC.

Certains observateurs estiment toutefois que le ministre a cédé sous la pression du SNEC. « Cette décision de dernière minute révèle une gestion hasardeuse du secteur de l'éducation », affirme un analyste critique, ajoutant que « l’école malienne a besoin de stabilité, pas de décisions prises sous pression ».

<strong>Une décision tardive ?</strong>

Bien que le report ait été salué par une partie de la population, certains soulignent la lenteur avec laquelle cette décision a été prise. Plusieurs semaines avant le report, des rumeurs circulaient déjà, suggérant que les autorités devaient repousser la rentrée en raison des inondations. Le ministère avait même réaffirmé le maintien de la rentrée au 1er octobre 2024 dans un communiqué daté du 24 septembre. Cela a conduit à une certaine confusion, les écoles privées se préparant activement pour le 1er octobre, avant que la décision officielle de report ne soit finalement annoncée le 30 septembre.

En dépit de cette situation, les autorités espèrent que la date du 4 novembre sera respectée et que d’ici là, les sinistrés auront pu retourner dans leurs maisons. « Prions qu’avant novembre, les eaux se retirent et que les familles puissent quitter les écoles », a ajouté un habitant. Ce report met en lumière les nombreux défis auxquels le système éducatif malien est confronté. Bien que des décisions aient été prises pour assurer la sécurité des élèves et des familles, il reste crucial de trouver un équilibre entre gestion de crise et continuité de l'éducation.

<strong> </strong>

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>79ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies : Abdoulaye Maïga réaffirme la souveraineté du Mali et condamné l’ingérence de l’Algérie</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/79eme-session-ordinaire-de-lassemblee-generale-des-nations-unies-abdoulaye-maiga-reaffirme-la-souverainete-du-mali-et-condamne-lingerence-de-lalgerie-3079219.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 20:34:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 28 septembre 2024, à New York, lors de la 79ème session ordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies, le Colonel Abdoulaye Maïga, Ministre d’État et Porte-parole du Gouvernement malien, a réaffirmé la souveraineté et les priorités stratégiques du Mali. Représentant le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, il a exprimé la position claire de son pays sur plusieurs sujets majeurs, tout en appelant à une refonte des relations internationales pour une paix durable.

Dès le début de son discours, le Colonel Maïga a félicité le Cameroun pour l’élection de son représentant à la présidence de cette session, tout en saluant les efforts du Secrétaire général António Guterres. Cependant, il a posé une question qui a résonné avec force dans l'hémicycle : « Est-ce pour autant un échec des Nations Unies ? » Ce questionnement invite à une évaluation réaliste du rôle de l'ONU face aux défis globaux actuels.

<strong>Une crise aux racines profondes</strong>

Revenant sur la crise qui secoue le Mali depuis 2012, le Colonel Maïga a rappelé l'impact de l'allégeance du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) à Al-Qaida et l'intervention militaire en Libye en 2011. Il a attribué à cette intervention la déstabilisation régionale : « La déstabilisation de ce pays frère a aggravé les facteurs d'insécurité dans nos pays, à savoir le terrorisme, les trafics en tout genre, le blanchiment de capitaux ». Le ministre a également dénoncé l’échec des forces internationales, présentes au Mali depuis 2013, à enrayer la menace terroriste. « Violenté, humilié, pillé et torpillé », a-t-il déclaré, décrivant la souffrance du peuple malien et le manque d’efficacité des opérations internationales.

<strong>Le projet de refondation nationale</strong>

Depuis l’arrivée du Colonel Goïta à la tête de l'État en juin 2021, le Mali s’est engagé dans un processus de refondation à travers les Assises Nationales de la Refondation. Ces assises ont produit 517 recommandations, un acte que le ministre a souligné avec force : « Les Maliens ont fait le choix de redevenir eux-mêmes ». S’appuyant sur un proverbe bambara, il a illustré la dure réalité des relations internationales : « La succulence de la sauce des uns dépend du pillage des bovins des autres ».

Le Colonel Maïga a également évoqué le Programme National d'Éducation aux Valeurs, lancé en avril 2024, qui vise à reconnecter le Mali à ses valeurs traditionnelles.

<strong>L'Alliance des États du Sahel : une réponse concertée au terrorisme</strong>

Le Ministre malien a aussi mis en avant la Confédération des États du Sahel (AES), une alliance regroupant le Mali, le Burkina Faso, et le Niger. Depuis sa création en 2023, cette coalition a déjà enregistré des victoires, dont la reprise de la région de Kidal en novembre 2023. « Aujourd'hui, les groupes terroristes ont été sérieusement affaiblis », a-t-il affirmé, vantant les succès militaires de cette coopération. Cependant, il n'a pas manqué de souligner l'hostilité de certains pays, notamment des responsables de la CEDEAO, qu'il a accusés de « servir des entités impérialistes » dans leur opposition à l'alliance.

<strong>Accusations contre l'Ukraine et dénonciations de l' « impérialisme français »</strong>

Dans un passage marquant, Colonel Maïga a accusé l'Ukraine de complicité dans une attaque terroriste contre des forces maliennes en juillet 2024, appelant le Conseil de sécurité des Nations Unies à agir contre Kiev. Il a également rappelé les accusations précédentes contre la France en 2022, concernant la promotion du « terrorisme armé, économique et médiatique ».

<strong>Vers une réconciliation nationale</strong>

Le Colonel Maïga a, dans son discours,réitéré l’importance du Dialogue Inter-malien, une initiative visant à trouver des solutions endogènes aux conflits internes : « Nous réitérons un appel à tous les Maliens à s'inscrire dans cette dynamique de réconciliation ». Il a aussi réaffirmé l'engagement du Mali à préserver sa souveraineté tout en œuvrant pour des partenariats internationaux fondés sur des bases justes et gagnant-gagnant.

<strong>Renforcement des relations internationales et l’ingérence algérienne</strong>

Le Mali continue de consolider ses alliances stratégiques avec des pays comme la Russie, la Chine, la Turquie, l’Iran, et d’autres partenaires sincères. « Le Mali reste ouvert à tous les partenaires qui souhaitent l'aider à relever ses multiples défis », a déclaré le Colonel Maïga. Il a également salué le soutien constant de l’Algérie, soulignant l'engagement historique de ce pays en faveur du Mali, tout en appelant à éviter toute ingérence dans ses affaires internes.

Dans ce cadre, le Colonel Maïga a également pris un moment pour saluer et reconnaître la sagesse de Son Excellence M. Le Président Abdelmadjid Tebboune, Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire. En effet, le 29 août 2024, lors d'une tournée dans le sud algérien, M. Tebboune avait déclaré que la Libye, le Niger et le Mali sont des nations fraternelles qu'il soutiendrait et non desservirait. Cette déclaration a été accueillie avec gratitude par le peuple malien, qui perçoit en cela un véritable panafricanisme, en écho à l’héritage de figures emblématiques telles que l'ancien Président algérien Abdel Aziz Bouteflika.

Cependant, le Colonel Maïga a rappelé qu'il est de son devoir d'attirer l'attention sur les propos incongrus de certains collaborateurs de M. Tebboune, allant à l’encontre de cette volonté de promouvoir des relations harmonieuses avec le Mali. Par exemple, le 31 juillet 2024, le Ministre algérien des Affaires Étrangères avait affirmé que la crise malienne ne nécessitait pas de solution militaire, soulignant que « c'est un conflit entre frères ». De même, le 26 août 2024, le Représentant permanent algérien aux Nations Unies a exprimé des inquiétudes concernant des frappes de drones au Mali, laissant entendre que les opérateurs de ces drones n'avaient de compte à rendre à personne. Ces interventions soulèvent des préoccupations quant à une ingérence dans les affaires internes du Mali. Le Colonel Maïga a affirmé : « Nous réitérons que nul ne peut aimer le Mali plus que les Maliens », insistant sur le fait que les Maliens ne seront pas des spectateurs passifs face à ces agressions.

<strong>Appels à des réformes globales</strong>

Le Mali plaide également pour la réforme de la gouvernance mondiale, notamment au sein des institutions financières internationales telles que la Banque mondiale et le FMI, tout en saluant les alternatives proposées par les BRICS. En ce qui concerne le changement climatique, le ministre a appelé les pays responsables du réchauffement global à assumer leurs responsabilités et à soutenir les efforts des nations du Sud.

Le discours du Colonel Abdoulaye Maïga a réaffirmé l'engagement inébranlable du Mali à préserver sa souveraineté, à renforcer ses alliances internationales et à poursuivre sa lutte contre le terrorisme, tout en plaidant pour une refonte des structures globales pour un avenir plus équitable. « Que Dieu bénisse le Mali et préserve les Maliens des forces obscurantistes et destructrices du monde », a-t-il conclu.

<strong> </strong>

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mme Bouaré Fily Sissoko lors du procès de l’avion présidentiel d’IBK : « Je rejette formellement les faits dans leur entièreté, je suis là pour que la vérité éclate »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mme-bouare-fily-sissoko-lors-du-proces-de-lavion-presidentiel-dibk-je-rejette-formellement-les-faits-dans-leur-entierete-je-suis-la-pour-que-la-verite-eclate-3078701.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Sep 2024 08:31:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les débats autour du dossier de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires se poursuivent à la Cour d’Appel de Bamako. Ce mercredi, Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l’Économie et des Finances, a pris la parole à la barre pour rejeter fermement les accusations portées contre elle.</strong>

Dès l’ouverture du procès, les avocats de la défense avaient tenté de faire invalider la procédure, arguant que la Cour d’Appel n’était pas compétente pour juger d’anciens ministres, qui devraient selon eux être traduits devant une juridiction spéciale. Toutefois, cette demande a été rejetée, permettant aux débats de fond de commencer. Mme Bouaré Fily Sissoko, accusée de "détournements, escroquerie, faux et favoritisme", a été la première à se défendre. "Je rejette formellement les faits dans leur entièreté", a-t-elle affirmé dès sa prise de parole, refusant également de verser une caution de 500 millions FCFA pour obtenir sa liberté, une démarche qui, selon elle, aurait été une admission de culpabilité.

<strong>« Je suis là pour que la vérité éclate »</strong>

Mme Bouaré Fily Sissoko a vigoureusement nié les accusations de détournements de fonds publics. Elle a expliqué qu’elle avait toujours souhaité que l’affaire de l’achat du Boeing présidentiel soit éclaircie : « Je suis là pour que la vérité éclate. J’ai toujours bien servi mon pays », a-t-elle déclaré. Revenant sur des propos tenus dans une lettre rédigée lors de sa détention préventive, elle a affirmé avoir été mise devant les faits accomplis dans le processus d’acquisition de l’avion. « Les contrats d’acquisition me sont parvenus signés par le ministre de la Défense, avec une lettre d’intention d’achat », a-t-elle précisé, soulignant que l’engagement avait été pris sans son aval.

Au cours de son témoignage, l’ancienne ministre a mis en cause l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly, qui, selon elle, était davantage en contact avec les ministres impliqués dans le dossier. Elle a également mentionné le ministre délégué au Budget de l’époque ainsi que la présidence de la République, affirmant que ces acteurs étaient plus directement impliqués dans l’achat controversé.

<strong>Un avion à 18,5 milliards FCFA</strong>

Interrogée sur le coût de l’avion présidentiel, Mme Bouaré Fily Sissoko a indiqué qu’il s’élevait à plus de 18,5 milliards de FCFA. Elle a justifié cet achat en expliquant que la location d’un avion pour les déplacements du président coûtait 330 millions FCFA par mois, ce qui, selon elle, rendait l’acquisition d’un avion nécessaire. « Son achat n’était pas prévu dans le budget, mais le Premier ministre, Oumar Tatam Ly, m’a dit de trouver une formule. C’était une décision de principe », a-t-elle défendu.

Tout au long de son témoignage, l’ancien chef du gouvernement Oumar Tatam Ly a été régulièrement mentionné. La défense avait d’ailleurs demandé sa comparution, ainsi que celle de son successeur Moussa Mara et du ministre délégué au Budget, mais la Cour a rejeté cette requête.

<strong>Des soupçons de détournement et de favoritisme</strong>

L’absence de transparence dans les contrats d’achat de l’aéronef présidentiel et des équipements militaires, passés sans appel d’offres, a suscité des suspicions de détournement et de favoritisme. Une enquête menée par le Fonds Monétaire International (FMI) a révélé des irrégularités, entraînant une suspension temporaire des décaissements en faveur du Mali. Bien que cette affaire ait été classée sans suite sous le régime du défunt président Ibrahim Boubacar Keïta, elle a été rouverte en 2021 par la Cour Suprême, qui s’est déclarée compétente pour juger les principaux accusés. Le procès continue, et les débats de fond devraient se poursuivre dans les prochains jours, avec une attention particulière sur la gestion des fonds publics et la transparence des procédures d’acquisition.

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour l&amp;apos;amélioration du climat social : 390 détenus graciés par le Président de la Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-lamelioration-du-climat-social-390-detenus-gracies-par-le-president-de-la-transition-3078696.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-lamelioration-du-climat-social-390-detenus-gracies-par-le-president-de-la-transition-3078696.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Sep 2024 08:29:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public le 25 septembre 2024, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, informe l'opinion publique de la signature par le Président de la Transition, Chef de l'État, le Colonel Assimi GOITA, du Décret N°2024-0536/PT-RM du 21 septembre 2024 accordant des grâces collectives.

Selon le ministre Mamoudou Kassogué, cette décision, qui est une mesure de clémence, a concerné 390 détenus. Le ministre a indiqué dans son communiqué que ladite décision est motivée par des raisons hautement humanitaires. « Elle répond également à un impératif de désengorgement des établissements pénitentiaires qui connaissent une forte densité et participe à l'amélioration du climat social en détention par la réduction de la promiscuité consécutive à la surpopulation carcérale », souligne le communiqué du ministre.

Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, informe l'opinion publique de la signature par le Président de la Transition, Chef de l'État, Son Excellence le Colonel Assimi GOITA, du Décret N°2024-0536/PT-RM du 21 septembre 2024 accordant des grâces collectives. Cette décision, ajoute le ministre, qui est une mesure de clémence accordée aux détenus à l'occasion de la fête nationale d'indépendance, concerne ceux ayant fait l'objet d'une condamnation définitive et ayant fait preuve de leur amendement, ainsi que montré de bonnes prédispositions à la réinsertion. Elle a concerné trois cent quatre-vingt-dix (390) détenus pensionnaires des établissements pénitentiaires suivants : Maison Centrale d'Arrêt de Bamako, Maison Centrale d'Arrêt de Kéniéroba, Centre Pénitencier Agricole de Kéniéroba, Centre Spécialisé de Détention et de Réinsertion pour Femmes de Bollé, ainsi que les maisons d'arrêt et de correction de Kayes, Bafoulabé, Kita, Toukoto, Koulikoro, Kati, Kolokani, Kangaba, Quartier à Sécurité Renforcée de Dioila, Fana, Sikasso, Kadiolo, Koutiala, Bougouni, Kolondiéba, Ouéléssébougou, Ségou, Markala, Bla, Niono, San, Kimparana, Centre Pénitencier Agricole de Tana, Mopti, Koro, Douentza, Tombouctou, Gao, Tombouctou et Niafunké. Selon le ministre, les intéressés ont bénéficié, selon leur situation pénale, de remises partielles ou totales sur le reliquat de leur peine. « Aux termes de l'article 65 de la Constitution du 22 juillet 2023 et de l'article 2 de la loi N°82-117/AN-RM du 23 décembre 1982 déterminant les conditions d'exercice du droit de grâce, cette décision est motivée par des raisons hautement humanitaires.

Elle répond également à un impératif de désengorgement des établissements pénitentiaires qui connaissent une forte densité et participe à l'amélioration du climat social en détention par la réduction de la promiscuité consécutive à la surpopulation carcérale », révèle le communiqué du ministre.

Dans son communiqué, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, rassure les populations que ces mesures ne sauraient aucunement porter préjudice aux droits des tiers, conformément à l'article 3 de la loi précitée, et réaffirme l'engagement du gouvernement à œuvrer inlassablement pour assurer la promotion et la protection des droits humains et la préservation de la dignité humaine en milieu pénitentiaire.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maouloud 2024 du guide des Ançars Cherif Ousmane Madani Haïdara : Plus de 570 personnes converties à l&amp;apos;islam</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/maouloud-2024-du-guide-des-ancars-cherif-ousmane-madani-haidara-plus-de-570-personnes-converties-a-lislam-3078637.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/maouloud-2024-du-guide-des-ancars-cherif-ousmane-madani-haidara-plus-de-570-personnes-converties-a-lislam-3078637.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 09:00:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le guide des Ançars, Cherif Ousmane Madani Haïdara, a organisé la traditionnelle conférence de presse d’après Maouloud, le mardi 24 septembre 2024, au sein de la mosquée de Banconi. Il a dressé le bilan du Maouloud 2024, qui a mobilisé plus de 220 000 participants venus de 32 pays, pour un coût d'1 150 315 520 FCFA (un milliard cent cinquante millions trois cent quinze mille cinq cent vingt) et la conversion à l'islam de 585 personnes.

Le guide des Ançars, Cherif Ousmane Madani Haïdara, a entamé ses propos en félicitant tous ceux qui, de loin ou de près, ont contribué à cette 40ème édition du Maouloud célébrant la naissance et le baptême du prophète Mohammad, paix et salut sur lui. Il a fait savoir que les autorités du pays leur ont facilité la tâche en mettant à leur disposition non seulement 5 millions de FCFA, ainsi que le stade du 26 Mars de Yirimadio, mais aussi des forces de l’ordre et de sécurité pour assurer la sécurité des pèlerins. « Je profite de l’occasion pour remercier encore les autorités qui nous ont toujours confirmé que le stade sera à notre disposition pour les festivités du Maouloud », a-t-il précisé.

Le président du Haut Conseil Islamique du Mali a également détaillé que s’il y a quelque chose dont le Mali et les Maliens ont besoin en cette période, c’est bien la paix et la quiétude, et qu’ils doivent tous regarder vers la même direction, faire taire les divergences afin que le Mali sorte de la grave crise qui le secoue depuis des années. L’attaque récente de l’école de la gendarmerie de Faladié et de l’aéroport international Président Modibo Keita par les forces du mal, ainsi que les récentes attaques contre les Famas, ont été dénoncées par le guide des Ançars. « L’image de notre religion de paix et de cohésion sociale a été ternie par les forces du mal pour nuire davantage à son image », a-t-il signalé.

Le Chérif a invité les autorités de la transition à renforcer davantage la sécurité pour contrer le terrorisme et ses préjudices. Il a formulé des bénédictions pour les autorités de la transition et pour le pays, ainsi que pour le retour de la paix et de la quiétude au Mali. En ce qui concerne l’élection prochaine du Haut Conseil Islamique du Mali, il a précisé que la voie est libre pour tous les candidats qui désirent prendre la tête de la structure. Quant à son bilan à la tête du Haut Conseil Islamique, il a fait savoir que tout ce qu’il devait accomplir, il l’a fait pour le développement du pays sans enfreindre les règles de l’islam. « Tant que je suis à la tête de cette structure, on ne se servira pas d’elle comme d'un instrument politique », a-t-il signalé.

Le guide des Ançars a évoqué les volets sécuritaires, organisationnels, ainsi que tous les autres aspects qui, selon lui, ont été un succès. Concernant les chiffres, il a signalé que le Maouloud 2024 a mobilisé plus de 220 000 pèlerins venus de 32 pays différents pour un coût de plus d’un milliard de FCFA et la conversion à l'islam de 585 personnes.

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<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le ministre Ismaël Wagué lors de la clôture de la SENARE : « La réconciliation est un processus continu qui exige de nous des efforts constants »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-ministre-ismael-wague-lors-de-la-cloture-de-la-senare-la-reconciliation-est-un-processus-continu-qui-exige-de-nous-des-efforts-constants-3078628.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 08:57:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, colonel major Ismaël Wagué, a présidé, le mardi 24 septembre 2024, à Bamako, la cérémonie de clôture de la 3ème édition de la Semaine nationale de la réconciliation (SENARE) sous le thème : « Solidarité et unité nationale autour des victimes des inondations dans l’espace AES (Alliance des États du Sahel) ! ». Au cours de cette cérémonie, le ministre a souligné que « la réconciliation est un processus continu qui exige de nous des efforts constants ».

Selon le ministre Wagué, cette troisième édition de la Semaine nationale de la réconciliation SENARE 2024 a été organisée dans un contexte marqué par des inondations dévastatrices dans tout l’espace AES. Face à cette situation, a-t-il déclaré, le gouvernement du Mali, à travers le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, a orienté les activités de cette édition autour de la mobilisation générale et des actions de solidarité en faveur des victimes. Le colonel major Ismaël Wagué a indiqué que la SENARE 2024 a été l’occasion de mener une vaste campagne de sensibilisation, de communication et d’assistance au profit des victimes des inondations ainsi qu’aux équipes de secours. Ces actions, a-t-il ajouté, ont été accompagnées par des prières collectives dans les mosquées et les églises.

Pour le ministre, la région de Koulikoro n’a guère été épargnée par les pluies diluviennes ayant provoqué des inondations dévastatrices sur tout le territoire national. « En vue de contribuer de manière concrète aux efforts entrepris par le gouvernement, mon département, dans le cadre de la Semaine nationale de la réconciliation, a jugé opportun d’apporter son soutien aux victimes de la région de Koulikoro, à travers la remise d’un chèque symbolique. C’est l’occasion pour moi de saluer l’engagement et la détermination des membres de la Commission nationale d’organisation de la SENARE qui n’ont ménagé aucun effort pour que cette 3ème édition soit une réussite totale. C’est le lieu pour moi de réitérer l’engagement de mon département à traduire en actions concrètes la vision du gouvernement en matière de réconciliation, de paix et de cohésion sociale. En effet, la réconciliation est un processus continu qui exige de nous des efforts constants. J’invite chaque citoyen à poursuivre les actions visant à renforcer les liens de solidarité, de paix et de coopération entre les pays membres de l’AES », a précisé le ministre Wagué.

Lors de cette cérémonie, un chèque géant de 50 millions de FCFA a été remis à la région de Koulikoro en guise de soutien aux victimes des inondations<strong>.</strong>

<strong> </strong>

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attaques terroristes et coïncidences troublantes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/attaques-terroristes-et-coincidences-troublantes-3077809.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Sep 2024 08:03:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les attaques terroristes simultanées contre l’Ecole de gendarmerie de Faladié et l’aéroport international Président Modibo Kéita-Senou méritent qu’on s’y attarde, quel que soit le bilan humain et matériel. Le fait est inadmissible, au double plan de l’acte terroriste injustifiable, et de la légèreté déconcertante qui a caractérisé en amont, la gestion quotidienne de la sécurité collective dans la capitale. Que cette légèreté soit l’expression d’une négligence ou celle d’une situation permissive tolérant quelque complicité interne avec les terroristes.

Le réveil des Maliens est brutal de faire le constat accablant que la sécurité de l’Etat n’est pas tenue à la hauteur d’un pays en guerre. N’importe quel Etat sérieux, disposant d’un service de renseignement digne de ce nom, doté des moyens humains et matériels, aurait pu être renseigné en amont des attaques. Dans un Etat qui évite les surprises désagréables de ce genre, les agents de renseignement ne sont pas uniquement des hommes en veste-cravate, souliers bien cirés. Ils sont recrutés aussi parmi les cireurs de chaussures, les chauffeurs de camion, les taximen, les maçons, les photographes, les artistes, les fidèles de la mosquée, de l’Eglise, les oisifs baladeurs, les marchands ambulants, pas uniquement des policiers. C’est ce qui a permis ou largement contribué à ramener la sécurité dans un pays voisin du nord, dont la situation était bien pire que la nôtre, il n’y a pas très longtemps.

Les Maliens s’interrogent sur la sensibilité des autorités sécuritaires à établir une juste proportion entre l’intensité des bombardements nourris sur Tinzaouatène et la nécessité de relever les défis sécuritaires dans les zones de production dont les villes maliennes, les zones de l’Office du Niger, du sud cotonnier et des sites miniers.

Des questions restent en suspens : Comment cela a pu arriver avec une telle facilité ? Y a-t-il eu excès de confiance, négligence ou manque de moyens des autorités sécuritaires ? Un pays en guerre, comme le nôtre, qui a opté pour la guerre de souveraineté, peut-il se permettre une telle légèreté dans la conduite de la sécurité de l’Etat, des lieux sensibles comme l’école de Gendarmerie ou l’Aéroport? Quoi qu’on dise, les terroristes ont atteint leurs cibles en plein cœur de Bamako. Hier, c’étaient les magasins de munitions de Kati, qui étaient visés, quelle sera la cible demain ? En attendant, les ministres de la Sécurité et de la Protection civile, le Directeur général de la Sécurité d’Etat (DGSE) doivent rendre des comptes au chef de l’Etat, et que le peuple soit pris à témoin. Chaque centime des maigres moyens de l’Etat mobilisés pour la sécurité individuelle et collective, doit être utilisé à bon escient.

La coïncidence de ces évènements douloureux avec le procès de l’avion présidentiel (dont l’appareil aurait été pris pour cible à l’aéroport), le premier anniversaire de la signature de la charte de Liptako Gourma portant création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) dont le Mali assure la présidence, et la célébration de Maouloud, est assez troublante. Le procès et son objet (l’avion présidentiel), l’AES et Maouloud sont-ils collégialement ciblés ? Les autorités de Bamako ne doivent-elles pas inspirer un dialogue avec les leaders et guides religieux afin que l’anniversaire du baptême du prophète soit célébré dans la sobriété sans grand attroupement de foule ? Les guides religieux sont souples et compréhensifs et pourraient concéder.

<strong>B.Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le trafic de drogue et des stupéfiants : La Douane malienne fait échouer l’infiltration de 148 briques de cannabis par Diboli</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/banditismeinsecurite/lutte-contre-le-trafic-de-drogue-et-des-stupefiants-la-douane-malienne-fait-echouer-linfiltration-de-148-briques-de-cannabis-par-diboli-3076986.html</link>
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<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 06:58:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les agents des Douanes du Mali ne ménagent aucun effort pour mettre hors d’état de nuire les trafiquants de drogue et de stupéfiants dans notre pays, le Mali. Pour preuve de leur efficacité, le bureau secondaire des Douanes de Diboli, dans la Région de Kayes, vient de faire encore parler de lui en saisissant, le 02 septembre 2024, deux colis de drogue qui étaient sur le point d’être introduits sur le territoire national.

La saisie porte sur 148 briques de chanvre indien transportées sur deux motos. N’eut été la vigilance des hommes de l’inspecteur général Amadou Konaté, ce produit prohibé se trouverait dans le circuit mafieux des dealeurs. Selon la cellule de communication de la Direction Générale des Douanes du Mali, le Bureau secondaire des douanes de Diboli n’est pas à son coup d’essai dans la saisie de drogue.

La dernière opération du genre date du 8 août dernier où une patrouille a mis la main sur 78 briquettes de cannabis provenant de Bamako à destination du Sénégal. Le produit prohibé était enfoui dans une vieille Mercedes. Pour l’extraire, les gabelous ont dû démonter les sièges-arrières avant d’éventrer les parois de séparation du coffre du véhicule.

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</item>

<item>
<title>Souveraineté énergétique du Mali : La société PowerChina s’engage à réaliser des centrales solaires et le barrage de Kenié</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/souverainete-energetique-du-mali-la-societe-powerchina-sengage-a-realiser-des-centrales-solaires-et-le-barrage-de-kenie-3076983.html</link>
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<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 06:55:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali est engagé avec la société PowerChina (Sinohydro) sur plusieurs projets, dont Safo en deux phases : Safo 1 pour 50 mégawatts et Safo 2 pour 55 mégawatts, qui doivent être réalisés au plus tard dans deux ans ; le barrage de Kenié, dont le partenaire a changé, et que Sinohydro doit désormais réaliser.

Le 3 septembre 2024, le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, s’est rendu à PowerChina, également connue sous le nom de Sinohydro, pour une visite de travail, au cours de laquelle, il a assisté à une présentation retraçant l’histoire de la société et ses domaines d’intervention, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures routières, du transport, des chaînes industrielles, de l’exploitation minière verte, de l’autonomisation verte, de la digitalisation et des énergies renouvelables.

Au Mali, la société a réalisé d’importants projets tels que les barrages hydroélectriques de Gouina et de Félou, ainsi que l’élargissement de l’aéroport international Président Modibo KÉÏTA de Bamako-Senou en 2017.

Cette visite s’est achevée par un entretien entre le Président de la Transition et le PDG de PowerChina, M. Chen GUANF, élargi par la suite aux autres membres des deux délégations.

Au cours d’une séance de travail, le PDG de la société a présenté les statistiques de l’entreprise pour l’année 2023. Selon M. Chen GUANF, PowerChina intervient dans divers domaines dont l’énergie, les infrastructures, le transport et le numérique. PowerChina est une entreprise chinoise présente dans 130 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Sa présence en Afrique remonte aux années 1960, a-t-il expliqué.

À l’issue de cette visite, Mme Bintou CAMARA, Ministre de l’Énergie et de l’Eau, s’est confiée à la presse en ces termes : « ChinaPower est un partenaire important pour le Mali, car ils ont déjà réalisé de nombreux projets, notamment les barrages de Félou, Gouina, ainsi que l’extension de l’aéroport. Actuellement, nous sommes en négociation avec cette société pour plusieurs projets, dont Safo en deux phases : Safo 1 pour 50 mégawatts et Safo 2 pour 55 mégawatts, qui doivent être réalisés au plus tard dans deux ans, soit 24 mois. Nous avons également le barrage de Kenié, dont le partenaire a changé, et que Sinohydro doit désormais réaliser».

D'autres initiatives sont en cours, notamment le projet de Fana avec 100 mégawatts, dont le protocole d'accord a été signé le 19 août dernier. «Nous comptons réaliser au moins 300 à 400 mégawatts avec Sinohydro pour les aires de bureaux numéro 15 et 16. Concrètement, il s’agit d’élever le Mali au rang de partenaire stratégique, ce qui permettra d’accélérer la réalisation de nos projets », a déclaré le ministre de l’Energie et de l’Eau, Bintou CAMARA.

Elle a souligné que « la partie chinoise mettra plus d’efforts, car nous devons bientôt signer le contrat commercial de Safo 1, qui est déjà terminé. Cependant, le processus avait été retardé en raison de l'absence d'une société de droit malien, mais cela sera bientôt réglé ».

Enfin, elle a mentionné que « le Ministre de l’Économie et des Finances, M. Alhousséini SANOU, signera également un protocole financier avec Eximbank pour la réalisation de Safo 2, qui porte sur 55 mégawatts. Ces projets avancent rapidement, et cela nous rassure, car les quatre projets combinés représentent environ 300 mégawatts ».

B.Daou]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Etat de catastrophe nationale au Mali : Les autorités invitent la population à véhiculer les « meilleurs messages en vue du renforcement de la sécurité… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/etat-de-catastrophe-nationale-au-mali-les-autorites-invitent-la-population-a-vehiculer-les-meilleurs-messages-en-vue-du-renforcement-de-la-securite-3076980.html</link>
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<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 06:53:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a abrité, le jeudi 5 septembre 2024, la rencontre d'information et de sensibilisation sur l'état de catastrophe nationale. Cette rencontre organisée par le ministère de l'Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme, était présidée par le ministre Andogoly GUINDO, en présence d’autres membres du gouvernement comme Colonel Assa Badiallo Touré de la santé, Mamadou Samaké de l’environnement, Mme Dembélé Madina Sissoko des transports.

L'objectif de cette rencontre est de mettre en synergie les Autorités et Légitimités traditionnelles, les organisations de la société civile, les communicateurs traditionnels, les artistes, artisans, écrivains, intellectuels de tout bord, acteurs du tourisme, les organisations culturelles, pour créer une union solidaire face aux inondations qui endeuillent et désolent nos populations. Au cours de cette rencontre, le ministre Guindo a invité le peuple malien à « véhiculer les meilleurs messages en vue du renforcement de la sécurité de nos concitoyens et de leurs biens ».

Dans son allocution, le ministre de l'Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly GUINDO, a fait savoir que le Mali comme d'autres pays de la sous-Région, connaît une crise sans précédent, marquée par des calamités dont le trauma reste encore difficile à évaluer sur la conscience collective de la nation malienne et dont le risque d'expansion reste encore élevé.

Dans ces circonstances douloureuses voire funestes, dit-il, il appartient à chaque malien d'exprimer sa marque de solidarité, son empathie et son engagement pour l'autre. « Il s'agit donc à travers cette rencontre voulue par mon département de soutenir et renforcer les valeurs de solidarité qui constituent le fondement, l'épine dorsale de notre nation. Cette rencontre se veut un moment intense pour magnifier le devoir citoyen d'entraide pour le bien être de chaque malien », a déclaré le ministre Guindo.

Pour le ministre, au regard des drames enregistrés et du dénuement dans lequel les victimes des inondations, et des populations sinistrées se retrouvent, il est de notre devoir de non seulement les secourir, mais également de les aider à se reconstruire. Selon le ministre, l'objectif de cette rencontre, est donc de mettre en synergie les Autorités et Légitimités traditionnelles, les organisations de la société civile, les communicateurs traditionnels, les artistes, artisans, écrivains, intellectuels de tout bord, acteurs du tourisme, les organisations culturelles, pour créer une union solidaire face aux inondations qui endeuillent et désolent nos populations. « Elle se veut comme une invite de l'ensemble du peuple malien, et du monde de la culture en particulier, à utiliser les ressorts culturels, les canaux traditionnels de communication pour véhiculer les meilleurs messages en vue du renforcement de la sécurité de nos concitoyens et de leurs biens.

Nous devons nous unir tous pour soulager les familles éprouvées, mais surtout, pour sauver nos populations du naufrage. Je voudrais vous inviter tous, à vous joindre à cette initiative. Vous, Chefs de village, de quartier, de fraction ; vous religieux ; vous Donzos ; vous Communicateurs traditionnels ; vous Nyamakalas ; vous Musiciens, Slameurs, Rappeurs, Cinéastes, Ecrivain, Hommes de théâtre, Voyagistes, Guides, Hôteliers ... vous savez que votre voix peut sauver des vies ; vous savez que votre voix peut préserver contre des catastrophes.

Alors, faites-la entendre ! C'est un appel dont le seul but est d'éloigner de nous les catastrophes, de mettre fin à la banalisation de la souffrance autour de nous », a conclu le ministre Guindo. Tous les autres intervenants comme les membres du gouvernement présents, les acteurs culturels ont prôné la solidarité, l’entraide entre les Maliens. Ils ont aussi invité les uns et les autres à prendre des précautions face à d’éventuels cas d’inondations.

Au cours de ladite rencontre, il y a eu une démonstration des éléments de la Protection civile sur les techniques de sauvetage.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le retour de Baba Niamé Camara sur la scène de spectacle?</title>
<link>https://www.maliweb.net/musique/le-retour-de-baba-niame-camara-sur-la-scene-de-spectacle-3076977.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/musique/le-retour-de-baba-niame-camara-sur-la-scene-de-spectacle-3076977.html</guid>
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<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 06:49:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un artiste célèbre, après avoir passionnément embrassé la religion islamique, décide de retourner sur la scène publique. Il ne devrait pas y avoir de problème en cela, parce que Founè Baba Niamé Camara est né Founè, fils de Founè Bayini Camara, fonction dans laquelle il a excellé de père en fils, jusqu’à ce jour de janvier 2018, qui marquera un hiatus ou du moins une parenthèse dans sa carrière musicale. Les mauvaises langues ont parlé de trouble mental. Ou alors les turbulences d’une mutation spirituelle, qui pourrait passer par une purification du corps et de l’esprit. Il ne s’agit pas de bouddhisme indien, tibétain ou chinois, mais bien de religion musulmane.

Le fait est que la célébrité Baba Niamé Camara, après un long silence, n’était pas réapparu avec un nouvel opus ou un nouveau clip, mais tout simplement de la pratique de sa religion, l’Islam qu’il a embrassé avec amour et dévouement.

Cela a été une nouvelle vie tout autre, loin des scènes, des admirateurs et des fans, une vie religieuse, islamique, marquée par des prières, la retraite, des invocations et les méditations. Une nouvelle vie pour un Founè (caste) habitué des fans, des foules délirantes et passionnées de musiques et des envolées griotiques, un isolement dont on prendra conscience. Difficile résistance à la tentation de retourner sur la scène de spectacle, d’aller revoir ses amis et ses fans, de planer et de prendre une dose d’air électrique, le show! Ceux qui trouvent dans ça matière à critiquer, à en dire et redire, sont des mauvaises langues, qu’il serait facile de «corriger», en appelant Oumou Demba Kouyaté pour s’en charger. Qui dit que la religion interdit de se faire plaisir? «Let’s go les gars», comme le dit Modibo Dembélé de la voix de l’Amérique.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Eclairci du Mali dans le concert des Nations!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/eclairci-du-mali-dans-le-concert-des-nations-3076975.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/eclairci-du-mali-dans-le-concert-des-nations-3076975.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 06:46:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président malien de la transition, colonel Assimi Goïta, n’est certainement pas un globe-trotteur, mais il est loin d’être le Président d’un pays isolé. Isolé, le Mali ne l’est pas, son Président marche le poing fermé, marquant la détermination, et la tête haute, signe de fierté de ses dignes ancêtres, bâtisseurs des grands empires. Il l’est pour avoir donné l’exemple, en mettant nos ressources actuelles et à venir dans les armements, au risque de nous priver dangereusement de viatiques. Tout le monde n’est pas d’accord et ne peut pas tenir, ventre affamé n’a point d’oreille!

Le paracétamol ne peut pas guérir les infections, à ce qu’on sache ! La bataille doit être gagnée contre les forces du mal, qu’elles apparaissent sous forme de horde terroristes, ou de renégats en col blanc, mais aussi contre l’obscurantisme et les coupures d’électricité. Juguler la peur, la crainte que les populations en manque de prix de condiments ne perdent patience, et que ça ne dérape, par sourdité des affamés.

Le colonel Assimi Goïta est en passe de symboliser la réincarnation du courage patriotique, dont ont été sevrés les peuples africains depuis l’assassinat du jeune Capitaine Thomas Sankara, en Octobre 1987, ce qui lui a valu le titre de premier président fondateur de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel, accordé à Niamey, le samedi 6 juillet 2024 par ses pairs du Niger, le Général Abdourahamane Tchiani et du Burkina Faso, Ibrahima Traoré, lors du premier sommet des Chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel.

Avant la présente visite chinoise à l’occasion du 9è Forum sur la Coopération Sino-africaine (FOCAC), du 4 au 6 Septembre, où il a ravi la vedette, en apparaissant comme le Président le plus chouchouté, le colonel Assimi Goïta n’en avait pas été moins brillant à Saint-Petersbourg en Russie, où il avait pris part, sur invitation du Président russe, Vladimir Poutine, au Sommet Russie-Afrique, du 27 au 28 juillet 2023. A Moscou comme à Beijing, dans les secteurs de l’Energie, des Mines, des Transports, des infrastructures, plusieurs accords ont été signés par le Mali. Et de deux, donc pour le président de la transition du Mali, aux côtés des deux plus grandes puissances économiques et militaires du monde. Comme à Beijing, la visite officielle à Moscou, il y a une année avait marqué une étape significative dans le renforcement des relations bilatérales entre les deux pays.

En Afrique, chez son frère de l’AES, Ibrahima Traoré président du Burkina Faso, le président Assimi Goïta a effectué une visite d’amitié et de travail le 25 Juin 2024, soit quelques jours avant le premier sommet des chefs d’Etat de l’AES, qui le portera à la tête de la nouvelle Confédération créée à cette occasion. Qui peut soutenir avec raison que le Mali est un Etat isolé ?

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires : Le jugement de Bouaré Fily Sissoko attendu lors de la session spéciale sur les crimes économiques en cours</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-le-jugement-de-bouare-fily-sissoko-attendu-lors-de-la-session-speciale-sur-les-crimes-economiques-en-cours-3076973.html</link>
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<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 06:43:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l’Économie et des Finances, se trouve au cœur d’un des plus grands scandales financiers de l’histoire récente du Mali. Elle sera jugée, selon des sources judiciaires, dans le cadre de la session spéciale sur les crimes économiques et financiers en cours, notamment en lien avec l’achat controversé de l’avion présidentiel et des équipements militaires. Ce procès, tant attendu, pourrait enfin mettre un terme à une longue période d’incertitude pour l’ex-ministre, qui n’a cessé de clamer son innocence.

<strong>Une détention qui s'éternise</strong>

Depuis le 26 août 2021, cela fait plus de trois ans que Mme Bouaré Fily Sissoko est détenue à la prison de Bollé, sur ordre du procureur général près la Cour suprême du Mali. Inculpée dans l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, elle est accusée de surfacturation et son co-accusé, l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga, décédé en prison. Malgré plusieurs présentations devant les juges de la chambre d’accusation et le procureur général, aucun procès n’a encore eu lieu, ce qui prolonge l’attente de Bouaré Fily Sissoko. À l’inverse de Mamadou Camara, autre figure impliquée dans cette affaire qui a payé une caution de 500 millions de FCFA pour obtenir une liberté provisoire, Mme Sissoko refuse catégoriquement de verser une caution. Elle exige un jugement et continue de clamer son innocence, insistant sur le fait que seule une décision de justice pourra laver son honneur.

<strong>L’origine du scandale</strong>

Les faits remontent à 2014, alors que Bouaré Fily Sissoko était ministre de l’Économie et des Finances et que feu Soumeylou Boubeye Maïga occupait le poste de ministre de la Défense. Sous la présidence de feu Ibrahim Boubacar Keita, le gouvernement malien avait procédé à l’achat d’un avion présidentiel pour près de 20 milliards de FCFA, ainsi qu’à la signature de contrats d’équipements militaires pour plusieurs dizaines de milliards. Ces transactions ont rapidement attiré l’attention en raison des irrégularités financières présumées, soulevant des soupçons de détournement de fonds. Les enquêtes menées par les autorités ont révélé des irrégularités à hauteur de 28,5 milliards de FCFA pour l’avion présidentiel, et de 69 milliards de FCFA pour les équipements militaires. Ces sommes faramineuses ont contribué à alimenter la controverse, et l’affaire a rapidement pris une dimension nationale.

<strong>L’appel de Bouaré Fily Sissoko à un jugement</strong>

Dans une lettre ouverte adressée au président de la Transition, Assimi Goïta, Bouaré Fily Sissoko a de nouveau exprimé son souhait de voir son procès se tenir le plus rapidement possible. À 69 ans, souffrant de problèmes de santé, elle espère que ce procès lui permettra de rétablir la vérité et de laver son honneur, pour elle-même et pour sa famille. Elle souligne que tous les éléments nécessaires à l’ouverture d’un procès sont déjà disponibles, y compris les rapports d’audit de la Cour suprême et du Bureau du vérificateur général, ainsi que les procès-verbaux d’enquêtes préliminaires.

<strong>Un procès aux enjeux majeurs</strong>

Cette affaire, qui cristallise les tensions autour de la gestion des fonds publics au Mali, sera un test crucial pour la justice malienne. Le verdict attendu pourrait avoir des répercussions importantes, non seulement pour Bouaré Fily Sissoko, mais aussi pour la crédibilité des institutions judiciaires du pays. Si l’ex-ministre parvient à prouver son innocence, cela pourrait porter un coup dur aux accusations portées contre elle depuis presqu’une décennie. En attendant, le dossier est inscrit à l’ordre du jour de la session spéciale en cours, et Bouaré Fily Sissoko se dit prête à se défendre devant la justice, espérant tourner définitivement la page de cette affaire qui a marqué sa carrière politique et entaché sa réputation.

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Suivi de l&amp;apos;évolution de la campagne agricole : Tenue du conseil élargi de trois cabinets ministériels</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/suivi-de-levolution-de-la-campagne-agricole-tenue-du-conseil-elargi-de-trois-cabinets-ministeriels-3076238.html</link>
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<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 07:00:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La salle de conférence de la DFM (Direction des finances et du matériel) du Ministère de l'Agriculture a abrité, le jeudi 29 août 2024, la tenue du conseil élargi impliquant le département de l’Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche et du Commissariat à la Sécurité Alimentaire. Les différents ministres des départements concernées ont pris part à cette rencontre. Il s’agit respectivement, de Daniel Siméon KELEMA, Youba BA et de REDOUANE.</strong>

Au centre des discussions, figurait la question du suivi de l'évolution de la campagne agricole 2024-2025, à la date du 20 août 2024 et l'état de mise en œuvre des recommandations issues de la 14ème session du Conseil Supérieur de l'Agriculture tenu le 30 avril 2024.

En ouvrant les travaux, le Ministre de l'Agriculture a rappelé que notre politique de promotion des filières Agricoles, selon l'article 173 de la Loi d'Orientation Agricole LOA, doit prendre en compte les filières stratégiques. Il s’agit, dit-il, notamment du coton, du riz, des fruits et légumes, blé et bétail, la viande, les produits de la pêche, les oléagineux et les céréales sèches. Les réflexions de ces travaux contribueront à promouvoir une agriculture durable, moderne et compétitive prônée par les plus hautes autorités de notre pays.

Des exposés présentés par plusieurs structures dont la DNA (Direction nationale de l’agriculture), la DNPIA, la DNSV, la DNP, MALI MÉTÉO ont permis une compréhension partagée sur la campagne agricole en cours, la campagne pastorale, halieutique et aquacole. Ces exercices ont aussi permis de faire la lumière sur la situation d'ensemble de la pluviométrie, de la crue dans les cours d'eau et les perspectives et les recommandations relatives au Conseil Supérieur de l'Agriculture.

Sidiki Adama Dembélé

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<title>Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale : Un mois supplémentaire à Ousmane Issoufi pour finir le document</title>
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<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 06:57:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Initialement prévu pour deux mois, le travail de la Commission de rédaction de l'avant projet de Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale a été prolongé par le Président de la Transition à trois mois. Un mois supplémentaire, jusqu'en fin septembre, pour permettre de peaufiner le document et d’élargir les concertations à toutes les sensibilités du pays ainsi qu'aux institutions de la République.

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<title>Visite du Président de la Transition à Norinco : Une étape importante avant le Forum Chine&#45;Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/visite-du-president-de-la-transition-a-norinco-une-etape-importante-avant-le-forum-chine-afrique-2-3076233.html</link>
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<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 06:56:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, a effectué, le lundi 2 septembre 2024, une visite officielle à l'entreprise Norinco, une structure spécialisée dans la fabrication d'armements. Cette visite marque une étape dans l'agenda du Président GOÏTA avant l'ouverture du 9ᵉ Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), qui débutera, le 4 septembre prochain, à Beiijing.</strong>

Accompagné de plusieurs membres du gouvernement, le Chef de l'État a été accueilli avec honneur à Norinco. Il a pu découvrir, à travers une projection et une visite guidée, les dernières innovations technologiques en matière de défense et les secteurs d'intervention de l'entreprise. Parmi les blocs visités, figuraient des armes légères, des drones et des systèmes d'artillerie ultra-performants.

Cette première visite du Président de la Transition avant les travaux du Forum sur la Coopération Sino-Africaine (FOCAC) s’est achevée par la signature d'une importante convention entre les deux parties chinoise et malienne. L’accord a été signé en l’occurrence, par le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Sadio Camara et le Directeur de la société Norinco, et porte sur l'acquisition de nouveaux équipements militaires.

Cette initiative vise à renforcer davantage les capacités de défense du Mali, où les défis sécuritaires demeurent au cœur des préoccupations des plus hautes autorités de même que les populations.

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<item>
<title>Justice : Bouba Karamoko Traoré, proche du Premier ministre Choguel Maïga, libéré après avoir purgé sa peine</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-bouba-karamoko-traore-proche-du-premier-ministre-choguel-maiga-libere-apres-avoir-purge-sa-peine-3076230.html</link>
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<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 06:53:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bouba Karamoko Traoré, vice-président du mouvement M5-RFP et proche allié du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, est désormais libre. Après avoir été condamné en première instance à un an de prison pour « atteinte au crédit de l’État » et « outrage à magistrat », la cour d’appel a réduit sa peine à trois mois de prison, qu’il a déjà purgée. Traoré a regagné son domicile le lundi 2 septembre 2024.</strong>

Les ennuis judiciaires de cet octogénaire remontent au 27 mai 2024, lorsqu'il a été arrêté à son bureau de la Primature, où il occupait une fonction officielle. L'arrestation est intervenue peu avant le quatrième anniversaire du mouvement du 5 juin (M5-RFP), qui a joué un rôle clé dans la chute du régime de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). En tant que vice-président de ce mouvement, Bouba Karamoko Traoré avait signé et publié un mémorandum dénonçant la gestion militaire de la transition, ce qui a déclenché son interpellation.

Dans ce document, Traoré n'a pas mâché ses mots, accusant les militaires au pouvoir de violer le « Pacte d'honneur » qui, selon lui, liait les civils et les militaires ayant renversé IBK en 2020. Il a également critiqué le limogeage des ministres proches du M5-RFP sans consultation préalable du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, et a dénoncé l'isolement de ce dernier dans la prise de décisions importantes au sein du gouvernement.

Le soutien indéfectible de Choguel Kokalla Maïga à Bouba Karamoko Traoré a été visible tout au long de cette affaire. « Tout ce que Bouba a dit est vrai », a affirmé le Premier ministre lors de plusieurs conférences de presse, insistant sur le fait que son allié n'avait fait que dire la vérité. « On peut ne pas être d'accord avec lui, mais il n'a pas menti », a-t-il ajouté. Selon des sources proches du dossier, Choguel aurait été contraint de révoquer le décret de nomination de Traoré à la Primature, mais il n’a jamais renié publiquement son soutien à ce dernier.

Pour Choguel, l’arrestation de Bouba Karamoko Traoré visait à l'affaiblir politiquement en tant que Premier ministre. « C’était une manière de m’atteindre indirectement », a-t-il confié à des proches. Le fait que Traoré ait été emprisonné avec des criminels de droit commun, malgré son âge avancé, a soulevé de nombreuses interrogations sur les motivations réelles de cette incarcération. La libération de Bouba Karamoko Traoré, après avoir purgé sa peine, met temporairement fin à cette saga judiciaire, mais les tensions politiques sous-jacentes demeurent.

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coopération Mali&#45;Chine : Plusieurs accords importants signés entre les deux pays à Beijing</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-mali-chine-plusieurs-accords-importants-signes-entre-les-deux-pays-a-beijing-3076227.html</link>
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<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 06:51:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 3 septembre 2024 marque un tournant décisif dans la coopération entre le Mali et la Chine, avec une série d’accords importants signés à Beijing dans le cadre du Forum sur la Coopération Sino-Africaine (FOCAC). Le Président de la Transition, Colonel Assimi GOÏTA, a profité de sa visite en Chine pour renforcer les relations entre les deux pays dans les domaines du numérique, de l’énergie solaire et des infrastructures, avec des entreprises de premier plan comme Huawei, PowerChina, TBEA, et CCIC.

Lors de sa visite au siège de Huawei, le Président GOÏTA a signé un mémorandum d’entente entre la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD) et Huawei Mali, dans le cadre du projet « Mali Numérique ». Ce partenariat ambitieux prévoit le déploiement de 1000 km de fibre optique, la construction d'un datacenter de dernière génération, et le renforcement de la surveillance vidéo dans les grandes villes du Mali. Ce projet, soutenu également par la China International Telecommunication Construction Corporation (CITCC), vise à faire du Mali un modèle en matière de transformation numérique en Afrique. « La transformation numérique est cruciale pour l’innovation et la croissance économique du Mali », a déclaré le PDG de Huawei, M. Peng, soulignant l'importance de ce partenariat pour l’avenir du pays.

<strong>Projets énergétiques avec PowerChina</strong>

Dans le domaine de l’énergie, le Président GOÏTA a également visité PowerChina, une entreprise ayant déjà réalisé plusieurs projets au Mali, tels que les barrages hydroélectriques de Gouina et Félou. PowerChina a présenté ses futurs projets, notamment la construction de centrales solaires à Safo, avec une capacité combinée de 105 mégawatts. Selon Mme Bintou Camara, ministre de l’Énergie et de l’Eau, ces projets renforceront considérablement l’autosuffisance énergétique du Mali dans les deux prochaines années. « PowerChina est un partenaire stratégique pour le Mali, et nous espérons finaliser rapidement les accords financiers pour accélérer la réalisation de ces projets vitaux », a déclaré la ministre à l’issue de la visite.

Le Président GOÏTA a également rencontré les représentants de TBEA, une entreprise spécialisée dans l’énergie solaire. Celle-ci prévoit de construire une centrale solaire de 100 mégawatts dans la région de Kéniéba, ainsi qu'une ligne électrique pour renforcer le réseau dans cette zone. Cette initiative fait partie d’un plan plus large visant à promouvoir les énergies renouvelables au Mali.

Outre les projets dans le secteur de l’énergie et du numérique, le Président GOÏTA a reçu en audience les dirigeants de CCIC, une entreprise active dans les secteurs minier et commercial. L’entreprise a exprimé son intérêt pour la construction d’un laboratoire de produits minéraux à Bamako et la mise en place d’un cadre commercial pour faciliter les échanges entre la Chine et le Mali.

Ces différents accords témoignent du dynamisme des relations Mali-Chine et de la volonté du Mali de s’inscrire résolument dans une ère de modernisation technologique et d’autonomie énergétique.

Madiassa Kaba Diakité

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</item>

<item>
<title>Le Yamé de Bandiagara : dernier rabatteur des eaux pour le Niger dans le DIN</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/le-yame-de-bandiagara-dernier-rabatteur-des-eaux-pour-le-niger-dans-le-din-3076164.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Sep 2024 19:36:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Delta Intérieur du Niger (DIN) se singularise, entre autres, par l’étendue de ses terres inondables, la richesse de ses bourgoutières, la grande variété d’habitats aquatiques (marécages, lacs, mares, plaines et forêts inondables). Il y a lieu d’y ajouter son refus (catégorique) de recevoir quelque apport extérieur que ça soit après le Yamé de Bandiagara. Bizarrerie de la nature!</strong>

Avec une moyenne pluviométrique annuelle de 537 mm/an, le bassin versant du Yamé est soumis à un climat sahélo-soudanien caractérisé par une alternance entre une saison sèche qui dure 9 mois, d’octobre à juin, et une saison humide de 3 mois, de juillet à septembre. Ainsi, le régime hydrologique du Yamé est caractérisé par une forte irrégularité, reflétant la saisonnalité des précipitations. Pendant la saison sèche, la plus grande partie du cours d’eau est à sec. Au contraire, pendant la saison humide, les pluies intenses sous forme d’orages génèrent, de l’amont à l’aval du Yamé, des flux liquides et solides véhiculés par une vitesse élevée.

Cet affluent de la rive droite du fleuve Niger prend sa source sur le plateau gréseux du pays Dogon dont il est le cours d’eau principal. Alimenté par le Kama, le Golo, le marigot de Lougourougoumgou, le Douro et le Bougirivol-Ondobaye sur sa rive droite et les marigots Doundioulou et de Koko sur sa rive gauche, le Yamé de Bandiagara se distingue aussi par ses 137 km de longueur.

Il dévale le plateau dans une succession de rapides dus à des seuils rocheux interrompus de temps en temps par des étendues d'eau calme à la traversée des bas-fonds ou de petites plaines de culture. D’Est en Ouest, il traverse ainsi ces trois unités paysagères différentes : le plateau de Bandiagara, massif gréseux qui plonge doucement sous les glacis d’accumulation (pente douce) qui sont eux-mêmes recouverts par les alluvions du delta intérieur du Niger.

Le débit du Yamé est le plus élevé en août-septembre mais il n'est pas uniforme et subit des variations considérables en saison des pluies (de 1 à 5 m3/s au niveau de Bandiagara et de 5 à 10 m3/s au niveau de Goundaka) pendant les années humides.

Cette rivière et ses affluents sont les seuls cours d'eau qui coulent en permanence pendant la saison des pluies. Dans les zones où l’eau est permanente, c’est-à-dire à l’amont du Yamé et près du lac de Bandiougou, dans la basse vallée, les habitants ont développé une activité maraîchère irriguée. Dans le reste de la vallée où le Yamé s’assèche pendant la saison sèche, on pratique une agriculture pluviale avec la culture du mil, qui est permise les précipitations. Enfin, à l’aval, dans le delta intérieur du Niger, les caractéristiques hydro-géomorphologiques particulières qui s’illustrent par l’immersion de la plaine alluviale pendant plusieurs mois, permettent le développement de la riziculture, partie intégrante du casier de Sampara (Office riz Mopti).

Les sécheresses des années 1970 et de celle des années 1980 ont été éprouvantes pour les populations et leur environnement dans la zone. C’est ainsi que pour minimiser les risques d’insuffisance pluviométrique, elles ont commencé à occuper les dépressions et les zones humides du Yamé. Depuis, l’affluence des agriculteurs autochtones aussi bien qu’allochtones n’a cessé de croître au détriment de la coupe des ressources ligneuses et herbacées en vue d’installer les cultures de céréales. Les abords du Yamé furent littéralement occupés par les spéculations agricoles (sorgho, niébé) associées aux agrumes (manguiers, goyaviers). Quant à son lit, il était également exploité en saison froide pour les cultures maraîchères (oignons, tomates, courges, patates, calebasses, etc.). Les conséquences de ces activités sur l’environnement ont été entre autres :

- l’érosion hydrique et la baisse de la fertilité des sols ;

- la dégradation voire la disparition des arbres, des pâturages et de la faune.

Toutefois, en termes d’adaptation au changement climatique, la plantation d’Eucalyptus a permis la réduction de la pression sur les formations naturelles, la reconstitution de la couverture végétale ligneuse, la réapparition de la petite faune et la reconstitution et la restauration des sols sur les 26 km allant de Goundaka à Sampara en traversant les communes rurales de : Pignari-Bana (cercle de Bandiagara), Socoura, Fatoma, Kounari et Bassirou (cercle de Mopti).

Le majestueux Yamé et ses riverains rentrent, par la force des choses, dans une nouvelle forme d’Agriculture et un bouleversement total des habitudes culturales et d’organisation socio-économique. /

<strong>Bocary Traoré dit Bayo</strong>

<strong>Ingénieur géophysicien</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité débordante à Ntabacoro : Les notables prennent des initiatives</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/insecurite-debordante-a-ntabacoro-les-notables-prennent-des-initiatives-3076161.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Sep 2024 19:34:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ntabacoro est ce quartier situé dans la commune rurale de Kalaban coro entre Sirakoro Meketana et Niamana. Cette insécurité qui a atteint un niveau élevé et inacceptable ces dernières semaines est marquée par des vols qualifiés, le braquage des usagers des artères de circulation.</strong>

Les distances entre Sirakoro, Niamana, Ttabacoro, jusqu’au portail de ATTbougou sur la route de Ségou et les alentours sont devenus des zones nuitamment dangereuses, malgré la présence de commissariats de police.

Le 19 août 2024, aux alentours de 23 heures, un jeune de Ntabacoro a été tiré à bout portant par des voyous dans la rue de l’école de Ntabacoro, non loin de la mosquée verte. Ses bourreaux ont emporté la moto qu’il conduisait. Les habitants de ce quartier ont rapporté la mort dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 août, d’un conducteur de taxi-moto, également tué à l’arme à feu par des bandits.

Déçues de cette insécurité, les populations de ces quartiers se demandent pourquoi cette insécurité grandissante au même moment où des commissariats de police sont créés dans ces quartiers ?

Ces tueries fréquentes qui restent sans suite mettent en colère les populations qui en ont assez, et qui ne veulent pas croiser les bras et regarder les malfrats les narguer. Mais qu’y a-t-il lieu de faire?

Les situations de ce genre peuvent conduire les populations à se rendre justice, toutes choses que les notables du quartier de Ntabacoro veulent éviter, en initiant un dialogue avec les autorités locales et régionales et les forces de sécurité. Wait and see!

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hivernage au Mali : La foudre tue 9 personnes et fait un blessé dans la commune rurale de Mandé</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/hivernage-au-mali-la-foudre-tue-9-personnes-et-fait-un-blesse-dans-la-commune-rurale-de-mande-3076158.html</link>
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<pubDate>Tue, 03 Sep 2024 19:28:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le vendredi 30 août 2024, une forte pluie s’est abattue à Bamako et dans plusieurs régions du Mali où elle a causé des inondations, des dégâts matériels et des pertes en vies humaines. Suite à ces fortes pluies, la foudre a tué 09 jeunes et fait un blessé, tous de moins de 20 ans dans la commune rurale de Mandé, dans la région de Koulikoro.</strong>

Selon des sources locales, les faits se sont déroulés, dans un site d’orpaillage, le vendredi 30 août dernier aux environs de 13 heures, à Kirina, un village situé à environ trente-cinq kilomètres de Bamako. 17 jeunes, à en croire un habitant des lieux que nous avons contacté, étaient embarqués dans des dragues pour curer le fond du fleuve Niger, à la recherche d’or. Pendant ce temps, sous la pluie, une forte foudre a foudroyé l’une des dragues à bord de laquelle se trouvaient 10 jeunes. « Sur place, 9 ont perdu la vie et un a été blessé. Parmi les 9 victimes, 4 sont de Kirina, 2 de Badougou Djoliba, 2 de Koursalé et 2 de Kolé », indique la source. Avant de souligner que ce sont des jeunes, pour la plupart, de moins de 20 ans, qui n’ont pas d’activités génératrices de revenus qui s’adonnent à l’orpaillage, au risque de leur vie. Pour lui, l’orpaillage est devenu l’activité principale de la localité, et est encouragé par les parents. Il recommande la création d’emplois dans cette zone afin que les jeunes puissent amoindrir la fréquentation de ces sites.

Des inondations ont causé de nombreux dommages et continuent d’en causer dans plusieurs localités du pays. Selon les chiffres établis par le gouvernement, à la date du vendredi 23 août 2024, il y a eu 122 cas d’inondations dans 17 régions et le district de Bamako. « Ces inondations ont touché 7077 ménages, soit 47 374 personnes sinistrées dont 14 451 hommes, 13 576 femmes et 19 347 enfants. Elle ont occasionné 30 décès dont 12 à Ségou, 6 à Gao, 5 à Bamako, 3 à Koutiala, 01 à Koulikoro, 01 à San, 01 à Kita et 104 blessés », indiquait le communiqué de la session extraordinaire du Conseil des ministres, tenue le vendredi 23 août dernier.

Pour pouvoir faire face à cette situation qui a amené l’Etat à déclarer « l’état de catastrophe nationale », le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a « instruit au ministre de l’économie et des finances de mobiliser 4 milliards de FCFA pour faire face aux conséquences des inondations, renforcer le stock national de sécurité alimentaire et apporter l’assistance nécessaire aux ménages touchés ».

<strong>Siaka Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Assimi GOÏTA reçu par le président Chinois Xi JINPING : «Nous partageons les mêmes principes avec la Chine, à savoir le respect de la souveraineté de nos États, la défense des intérêts de nos peuples…»</title>
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<pubDate>Tue, 03 Sep 2024 19:26:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En prélude à l’ouverture du 9ᵉ sommet du Forum sur la coopération sino-africaine, le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a été reçu en audience, le lundi 2 septembre 2024, par son homologue de la République populaire de Chine, Xi JINPING, au palais du peuple. Selon la Direction de la communication de la Présidence de la République du Mali, ce fut l’occasion pour les deux Chefs d’État de saluer l’excellence de la coopération entre leurs pays, tout en prônant le renforcement de cette relation qui remonte à l’indépendance du Mali. « Nous partageons les mêmes principes et les mêmes valeurs avec la République populaire de Chine, à savoir le respect de la souveraineté de nos États, la défense des intérêts de nos peuples, la non-ingérence dans les affaires intérieures… », a souligné le Président malien, Assimi GOÏTA.

Dans son discours d’ouverture, précise la Direction de la communication de la Présidence de la République du Mali, le Président de la Transition a exprimé sa satisfaction quant à l’état actuel de la coopération entre le Mali et la Chine. Que ce soit dans les domaines de la défense et de la sécurité, de la santé, de l’agriculture ou des infrastructures et de l'énergie, le Mali a bénéficié de l’appui de la Chine sous diverses formes. « Nous partageons les mêmes principes et les mêmes valeurs avec la République populaire de Chine, à savoir le respect de la souveraineté de nos États, la défense des intérêts de nos peuples, la non-ingérence dans les affaires intérieures, mais surtout le rejet de la manipulation liée aux questions des droits de l’Homme », a souligné le Président de la Transition.

Le Président de la République populaire de Chine, Xi JINPING, a rassuré que ces principes sont fermement ancrés dans la politique d’assistance internationale de la Chine. Des principes qui forment les fondations d’une amitié sino-malienne de longue date. Lors des échanges, souligne la Direction de la communication de la Présidence de la République du Mali, le Président chinois a laissé entendre que les relations entre le Mali et la Chine seront désormais élevées au statut de partenariat stratégique. La Chine s’engage en conséquence, à poursuivre et intensifier sa coopération avec le Mali tout en l’accompagnant dans la voie de son développement, conformément à ses réalités nationales. Il s’agit d’écrire une nouvelle page historique dans les annales de la coopération sino-malienne.

Selon la Direction de la communication de la Présidence de la République du Mali, le Président GOÏTA a salué la décision de son homologue chinois d’élever le niveau du partenariat entre les deux pays à un niveau stratégique. Le Mali adhère au principe d’une Chine unie et salue les prouesses de la diplomatie chinoise sur la scène internationale, notamment à travers le rapprochement des Iraniens et des Saoudiens.

Après le palais du peuple, indique la Direction de la communication de la Présidence de la République du Mali, le Président de la Transition a été reçu par le Président du Comité permanent du bureau politique du parti communiste chinois (CCP), également Président de l’Assemblée populaire nationale de Chine, Zhao Le JI. Tout en saluant l’engagement du Président de la Transition pour l’épanouissement de son pays et sa volonté de maintenir d’excellentes relations avec la Chine, M. Zhao Le JI est longuement revenu sur l’expérience chinoise du développement. Il a ainsi partagé avec le Président de la Transition la stratégie chinoise de lutte contre la pauvreté.

Aux dires de la Direction de la communication de la Présidence de la République du Mali, le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, a également effectué, le lundi 2 septembre 2024, une visite officielle à l'entreprise Norinco, une structure spécialisée dans la fabrication d'armements. Pour la Direction de la communication de la Présidence de la République du Mali, cette visite marque la première d'une série d’autres inscrites à l'agenda du Président GOÏTA avant l'ouverture du 9ᵉ Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), qui débutera, le 4 septembre prochain, à Beijing en Chine.

<strong>A.Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Confédération de l’Alliance des États du Sahel : Le Gouvernement adopte des projets de loi relatifs à la ratification du traité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/confederation-de-lalliance-des-etats-du-sahel-le-gouvernement-adopte-des-projets-de-loi-relatifs-a-la-ratification-du-traite-3075626.html</link>
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<pubDate>Fri, 30 Aug 2024 06:44:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors du Conseil des Ministres du mercredi 28 août 2024, le Gouvernement a adopté des projets de loi relatifs à la ratification du Traité portant création de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel. Ce traité a été signé à Niamey, au Niger, le 6 juillet 2024, lors du premier Sommet des Chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES).</strong>

La création de la Confédération des États du Sahel est le résultat de la signature par les Chefs d’État de la Charte du Liptako-Gourma, instituant l’Alliance des États du Sahel. Cette alliance vise à mettre en place une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle pour répondre aux défis sécuritaires dans la région.

La Confédération se définit comme une union d’États, appelés "États confédérés", qui conservent leur indépendance et leur souveraineté, à l'exception des compétences déléguées à la Confédération. Selon le traité, ces compétences concernent la défense, la sécurité, la diplomatie et le développement.

Les États confédérés s’engagent à coopérer dans le domaine de la défense et de la sécurité à travers des accords visant à défendre leur souveraineté et leur intégrité territoriale. Ils s’engagent également à coordonner leurs actions diplomatiques, en partageant une vision commune sur les grandes questions géopolitiques, et à coopérer pour promouvoir le développement économique et financier, notamment à travers la réalisation d’investissements structurants.

De plus, les États confédérés s'engagent à favoriser l'intégration des peuples en facilitant la libre circulation des personnes, des biens et des services, ainsi que le droit de résidence et d’établissement dans l’espace confédéral. Ils s'accordent également à créer des institutions communes et à prohiber toutes mesures coercitives qui pourraient nuire aux populations, à la stabilité des États ou à la solidarité entre eux.

Les instances de la Confédération comprennent le Collège des Chefs d’État, les Sessions confédérales du Conseil des Ministres, et les Sessions confédérales des Parlements. La présidence de la Confédération est exercée à tour de rôle par les Présidents des États confédérés, pour un mandat d'un an non renouvelable consécutivement. Le Mali est désigné comme le pays dépositaire du Traité.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sommet Chine&#45;Afrique : Assimi Goïta attendu en Chine pour renforcer la coopération stratégique</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/sommet-chine-afrique-assimi-goita-attendu-en-chine-pour-renforcer-la-cooperation-strategique-3075408.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Aug 2024 08:02:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de la transition malienne, Colonel Assimi Goïta, s’apprête à participer à la 9e édition du Forum sur la Coopération Sino-Africaine (FOCAC), qui se tiendra à Pékin du 4 au 6 septembre 2024. Ce déplacement revêt une importance particulière pour le Mali, qui, après avoir renforcé ses liens avec la Russie, se tourne désormais vers la Chine pour diversifier ses partenariats économiques et stratégiques.

Lors de ce forum, le président Goïta dirigera une importante délégation malienne, avec pour mission de renforcer les partenariats dans les domaines de la sécurité, de l'économie, des infrastructures, et de l'agriculture. La sécurité, un enjeu majeur pour le Mali, sera au centre des discussions, alors que le pays fait face à des défis multiples liés à la stabilité régionale.

La participation de Assimi Goïta à ce sommet s’inscrit dans un cadre plus large de coopération sino-africaine. Le sommet, qui se tiendra à Pékin sous la direction du président chinois Xi Jinping, mettra en lumière l'engagement de la Chine à soutenir la modernisation de l'Afrique. Durant trois jours, des discussions intenses aborderont des thématiques clés telles que la modernisation, l’industrialisation, la paix et la sécurité.

Le 6 septembre, la 8e conférence des entrepreneurs africains et chinois sera un moment fort de ce sommet, où des mesures concrètes visant à renforcer les relations économiques entre la Chine et l’Afrique seront débattues. La Chine, principal investisseur en Afrique et son premier partenaire commercial depuis 15 ans, joue un rôle central dans le développement des infrastructures et de l'industrialisation du continent.

<strong>Une coopération fondée sur des intérêts communs</strong>

Depuis la création du FOCAC il y a 24 ans, la Chine a intensifié sa présence économique en Afrique, avec des investissements dépassant les 47 milliards USD en 2022. Cette dynamique s’est poursuivie au premier semestre 2023, avec des investissements directs chinois en Afrique atteignant 1,82 milliard USD, en hausse de 4,4 % par rapport à l’année précédente. L’objectif de ce partenariat est d’accompagner l'Afrique vers une industrialisation durable, avec un accent particulier sur l'infrastructure numérique, les énergies renouvelables et la formation des talents locaux.

Selon Chen Xiaodong, vice-ministre chinois des Affaires étrangères, ce sommet revêt une importance stratégique pour la Chine, qui souhaite bâtir une « communauté d’avenir Chine-Afrique » basée sur un développement mutuellement bénéfique. À travers ce partenariat, Pékin entend non seulement consolider son rôle en Afrique, mais aussi promouvoir une coopération plus large et plus équilibrée dans l'économie mondiale.

<strong>Une modernisation inspirée du modèle chinois</strong>

La Chine se présente comme un modèle de réussite en matière de modernisation, et les dirigeants africains, y compris Assimi Goïta, peuvent s’inspirer de l’expérience chinoise pour orienter les réformes en Afrique. Tiebing Xu, professeur à l'université de Pékin, a rappelé que la modernisation de la Chine, entamée en 1949, a permis au pays de devenir une puissance économique mondiale, avec des avancées significatives dans des secteurs clés comme les nouvelles technologies et l’urbanisation.

Le sommet FOCAC de 2024 représente une opportunité pour Pékin et Bamako de renforcer leurs relations, non seulement sur le plan économique, mais aussi en matière de sécurité et de gouvernance. Pour le Mali, cette coopération pourrait ouvrir la voie à une nouvelle ère de développement, fondée sur l'autonomie et le respect de sa souveraineté.

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<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Daoud Aly Mohamedine, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, sur le décret de l’état de catastrophe nationale : « C’est une décision politique très importante qui peut nous autorisé à mobiliser tous les moyens de l’Etat dans le cadre de …</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/daoud-aly-mohamedine-ministre-de-la-securite-et-de-la-protection-civile-sur-le-decret-de-letat-de-catastrophe-nationale-cest-une-decision-politique-tres-importante-qui-peu-3075298.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 Aug 2024 10:07:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le décret de l’état de catastrophe nationale est une mesure politique saluée par le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Le Général de Brigade Daoud Aly Mohamedine estime que cette mesure permet à son département de mobiliser les moyens de l’Etat pour intervenir face à des situations de crise et de catastrophes dans le contexte actuel de l’hivernage qui fait des dégâts avec des pertes en vies humaines.

Le Président de la transition, le Colonel Assimi Goïta a déclaré l’état de catastrophe nationale en République du Mali. Cette décision a été prise en conseil des ministres extraordinaire le vendredi 23 août 2024. Cette mesure se justifie par la situation des inondations au plan national, du début de la saison des pluies au 22 août 2024. Sur le sujet, le  ministre de la Sécurité et de la Protection Civile s’est prononcé là-dessus. « Le Président de la transition a instruit un décret déclarant l’état de catastrophe nationale qui est une décision politique très importante qui peut nous autoriser à mobiliser tous les moyens de l’Etat dans le cadre de l’assistance et de la protection des personnes face à ces différentes catastrophes », a expliqué le Général de Brigade Daoud Aly Mohamedine. Selon le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le dérèglement climatique est une réalité, pas seulement au Mali, mais à travers le monde. « Nous sommes obligés de prendre toutes les mesures qu’il faut et essayer de prévenir et de sauver toutes les personnes qui se trouvent dans cette situation de crise. La deuxième grande décision prise, le Président de la transition a mis à la disposition du Gouvernement quatre milliards au profit du comité interministériel de gestions de crises et de catastrophes pour prendre en compte certains besoins très urgents », a déclaré le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile.

Si l’on s’en tient aux propos de l’officier général, ces mesures prises par le Chef de l’Etat, permettent de doter  les services de secours d’équipements adaptés et d’activer le plan de secours. « Toutes ces dispositions vont nous permettre de prendre des mesures fortes pour apporter au maximum une assistance à la population », a-t-il rassuré.

&nbsp;

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les pays de l’AES adressent une lettre à l’ONU pour dénoncer l’attitude de l’Ukraine : «Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités face au choix délibéré de l&amp;apos;Ukraine de soutenir le terrorisme…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/les-pays-de-laes-adressent-une-lettre-a-lonu-pour-denoncer-lattitude-de-lukraine-nous-appelons-le-conseil-de-securite-a-prendre-ses-responsabilites-face-au-3074717.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Aug 2024 09:45:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) comprenant le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont adressé, le 19 août 2024, une lettre conjointe au conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour dénoncer le soutien ouvert et assumé du « Gouvernement de la République d'Ukraine au terrorisme international », en particulier au Sahel. «Nous condamnons fermement l'agression et l'apologie par les autorités ukrainiennes du terrorisme, que rien ne saurait justifier. Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités face au choix délibéré de l'Ukraine de soutenir le terrorisme, fléau dont le rejet fait l'unanimité au plan international dans toutes ses formes et manifestations », révèle la lettre conjointe des pays de l’AES.

Au nom des Gouvernements des trois pays de la Confédération des États du Sahel, les Ministres en charge des Affaires étrangères du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger ont adressé une lettre conjointe au Président du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour dénoncer le soutien ouvert et assumé du « Gouvernement Ukrainien au terrorisme international, en particulier au Sahel ». «En effet, nous avons été désagréablement surpris par les propos subversifs de Monsieur Andry Yusov, Porte-parole de l'Agence ukrainienne de renseignement militaire, avouant l'implication de l'Ukraine dans l'attaque lâche, traite et barbare, les 24, 25 et 26 juillet 2024, des groupes armés terroristes ayant causé la mort d'éléments des Forces de Défense et de Sécurité maliennes à Tinzawatène, au Mali, ainsi que des dégâts matériels importants », souligne la lettre conjointe des pays de l’AES.

Selon la lettre, ces déclarations ont été confirmées par Yurii Pyvovarov, Ambassadeur de l'Ukraine au Sénégal, qui a ouvertement et sans la moindre équivoque, exprimé le soutien de son pays au terrorisme international, particulièrement au Sahel. Pire, ajoute la lettre conjointe, ces hauts responsables ukrainiens ont publiquement annoncé d'autres «résultats» à venir.

Pour les pays de l’AES, ces affirmations, qui sont d'une extrême gravité, dépassent le cadre de l'ingérence étrangère, condamnable en soi. « Il s'agit d'un soutien officiel et sans équivoque du Gouvernement ukrainien au terrorisme en Afrique, particulièrement au Sahel. Ces actes constituent également une violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de nos États, une agression caractérisée de nos pays et un soutien au terrorisme international, en violation flagrante de la Charte des Nations Unies et des Conventions internationales y relatives.

Par conséquent, nous condamnons fermement l'agression et l'apologie par les autorités ukrainiennes du terrorisme, que rien ne saurait justifier. Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités face au choix délibéré de l'Ukraine de soutenir le terrorisme, fléau dont le rejet fait l'unanimité au plan international dans toutes ses formes et manifestations », révèle la lettre conjointe de l’AES.

Et d’ajouter ceci : « Soulignant que les actes officiellement revendiqués par l'Ukraine, État agresseur, constituent une menace directe à la paix et à la sécurité internationales, notamment celles de la région du Sahel et de l'Afrique, nous appelons le Conseil de sécurité, responsable principal du maintien de la paix et de la sécurité internationales, à prendre les mesures appropriées contre ces actions subversives qui renforcent les groupes terroristes en Afrique et constituent la manifestation de l'implication de sponsors étatiques étrangers dans l'expansion du terrorisme dans la région, chose que nos États ont régulièrement dénoncée ». Ces actes d'agression, loin d'atteindre leur objectif, indique la lettre conjointe, renforcent au contraire l'engagement et la détermination du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger, dans le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES), à poursuivre avec plus de vigueur leur marche résolue vers le raffermissement de leur souveraineté et la prise en main de leur destin, conformément aux aspirations profondes des populations de l'AES.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le PM Dr Choguel K. MAIGA lors de la séance de travail avec son homologue sénégalais Ousmane SONKO : «Nous avons engagé la seconde bataille pour l’indépendance, pour la souveraineté»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-pm-dr-choguel-k-maiga-lors-de-la-seance-de-travail-avec-son-homologue-senegalais-ousmane-sonko-nous-avons-engage-la-seconde-bataille-pour-lindependance-pour-la-souverainete-3074061.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Aug 2024 09:05:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En visite au Mali le lundi, 12 août 2024, le Premier ministre sénégalais Ousmane SONKO a eu une séance de travail élargie avec son homologue malien, Dr Choguel Kokalla MAIGA. Évoquant la guerre épique que le Mali livre actuellement au terrorisme, Dr Choguel Kokalla Maïga est sans ambages, «Aujourd’hui, à travers l’Afrique occidentale francophone, nous avons engagé la seconde bataille pour l’indépendance, pour la souveraineté. Nous nous sommes fixé deux objectifs : affranchir nos peuples du joug du néocolonialisme d’une part, créer entre nous de solides liens pour une intégration réelle, d’autre part». Pour lui, la CEDEAO est une menace pour nos trois États, regroupés en Confédération dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a soutenu que l’AES n’est pas mis en place contre la CEDEAO. Elle est une alternative crédible pour l’intégration sous-régionale. L’AES n’est pas le bourreau, elle est la victime. Elle est engagée dans un combat de survie de ses États membres et de ses Nations, pas des régimes politiques comme certains tentent de le faire croire avec malice.

Dr Choguel Kokalla MAIGA a tenu à féliciter, de vive voix, le Premier ministre sénégalais Ousmane SONKO, après son télégramme officiel de félicitations du 29 mai 2024, pour «le choix porté sur sa personne à la suite de la brillante victoire du candidat de votre parti, le PASTEF (Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité, créé en 2014), à l’élection présidentielle du 24 mars 2024 ayant porté au pouvoir Bassirou Diomaye Diakhar FAYE.

«La victoire du candidat du PASTEF témoigne de l’adhésion du Peuple sénégalais, notamment des Jeunes, des Femmes et des membres de la société civile, qui sont les plus nombreux et les plus actifs, au projet de société de votre parti», selon le Premier ministre malien, Dr Choguel Kokalla Maïga.

Louant la «grande maturité stratégique» du Premier ministre sénégalais Ousmane SONKO, son homologue malien lui a témoigné, « Vous avez fait de la politique au sens noble du terme, que je définis comme l’art de réaliser ce qui est possible et de rendre possible ce qui est nécessaire». selon lui, la nécessité pour le peuple sénégalais était de rendre possible le changement du pouvoir politique, que Ousmane SONKO a contribué à réaliser.

Pour le Premier ministre malien, la visite de travail à Bamako, ce jour 12 août 2024 de son homologue, est, «un acte de foi, un acte d’amitié, ainsi que la manifestation de votre solidarité agissante et de celle du peuple sénégalais à l’endroit du peuple du Mali». Cette visite se tient après et dans le sillage de celle de Président sénégalais Bassirou Diomaye FAYE à Bamako, le 30 mai 2024.

Évoquant la guerre épique que le Mali livre actuellement au terrorisme, Dr Chouel Kokalla Maïga est sans ambages, «Aujourd’hui, à travers l’Afrique occidentale francophone, nous avons engagé la seconde bataille pour l’indépendance, pour la souveraineté. Nous nous sommes fixé deux objectifs : affranchir nos peuples du joug du néocolonialisme d’une part, créer entre nous de solides liens pour une intégration réelle, d’autre part», a -t-il rappelé .

Il a rappelé que les pères fondateurs Léopold Sédar Senghor et Modibo KEITA ont eu à poser les fondations sur lesquelles nous entendons élever l’Afrique de demain. C’est le lieu de rappeler l’acte posé par eux. Aujourd’hui, ce que nous retenons d’eux, c’est leur foi en une Afrique occidentale fédérale, assure le Premier ministre malien. Déjà en 1958, contre la balkanisation de l’Afrique, ils ont proposé le maintien en l’état de la fédération qui unissait les huit territoires francophones d’Afrique occidentale. Dahoméens, Sénégalais, Soudanais et Voltaïques se sont retrouvés pour rester unis. Le mérite revient à Léopold Sédar Senghor d’avoir dit : « Nous allons créer une fédération et nous la baptiserons la Fédération du Mali en souvenir de l’empire du Mali », rappelle Dr Choguel Maïga. Selon lui, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Des divergences se sont manifestées. Nous nous sommes séparés à notre corps défendant. Certains s’en sont réjouis.

Selon Choguel Maïga, la délégation que nous accueillons ce matin à Bamako est une délégation à nulle autre pareille car elle est celle du pays dont les couleurs sont le Vert, l’Or et le Rouge ; dont la devise est « Un Peuple - Un But - Une Foi » : les mêmes couleurs, la même devise que celle de la République du Mali. Lien peut-il être plus fort que celui-là ? «Monsieur le Premier ministre, l’héritage laissé par nos devanciers, par les grands empires et royaumes, j’allais dire les liens forgés par l’histoire, la géographie, la sociologie nous commandent de travailler ensemble, la main dans la main, de cheminer au coude à coude, pour faire face aux défis communs liés à la sécurité, j’allais dire à l’insécurité, à la stabilité et au développement. Nous sommes d’autant plus condamnés à travailler de concert, car nos deux peuples frères ont montré la voie de l’intégration en prenant de l’avance sur les Etats et sur nos institutions politiques. C’est le lieu de relever, pour s’en réjouir, la solidarité du peuple frère du Sénégal envers le Mali pendant les sept longs mois de sanctions illégales, injustes et inhumaines de la CEDEAO, entre janvier et juillet 2022», poursuit Choguel Kokalla Maïga. Les sanctions de la CEDEAO ont démontré qu’on ne peut pas mettre à genou un peuple déterminé et suffisamment éclairé sur les enjeux géopolitiques, géoéconomiques et géostratégiques qui ont cours dans l’espace sahélien ajoute-t-il.

Les lourdes sanctions de la CEDEAO, imposées d’abord au Mali, au Burkina Faso, puis au Niger, de manière encore plus disproportionnée, ont démontré que la CEDEAO, notre désormais ancienne organisation commune, est une menace pour nos trois États, regroupés en Confédération dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Face à nos pays de l’AES, situés en première ligne dans la lutte contre le terrorisme depuis plus d’une décennie, et constituant, assurément, une digue de protection pour toute l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO a péché par son manque d’empathie, de solidarité, du sens et de la connaissance de l’histoire, de vision et de maturité stratégique, selon Dr Choguel Kokalla Maïga.

Il a soutenu que l’AES n’est pas mis en place contre la CEDEAO. Elle est une alternative crédible pour l’intégration sous-régionale. L’AES n’est pas le bourreau, elle est la victime. L’AES est engagée dans un combat de survie de ses États membres et de ses Nations, pas des régimes politiques comme certains tentent de le faire croire avec malice. «Nos États regroupés au sein de la Confédération des États du Sahel depuis le 06 juillet 2024 sont fermement engagés à œuvrer pour l’autonomie d’action des organisations africaines dont ils sont membres, afin que, définitivement, ces organisations soient pilotées par un leadership proprement africain», indique-t-il. Dans cette optique, notre pays, le Mali, a donné une valeur constitutionnelle, à travers l’article 34 de la Constitution de la IVème République, aux trois principes directeurs de sa politique de coopération, désormais axée sur : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix de partenariat et des choix stratégiques opérés par le Mali ; la prise en compte des intérêts vitaux du Peuple malien dans toutes les décisions, a expliqué le Premier ministre malien.

B. Daou]]> </content:encoded>
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<title>Digitalisation de l’administration malienne : Le ministre de la Justice invite les tribunaux à prendre des dispositions pour le paiement mobile des frais du certificat de nationalité et du casier judiciaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/digitalisation-de-ladministration-malienne-le-ministre-de-la-justice-invite-les-tribunaux-a-prendre-des-dispositions-pour-le-paiement-mobile-des-frais-du-certificat-de-nationalite-et-du-cas-3073684.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Aug 2024 17:00:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, a adressé, le 8 août 2024, une lettre circulaire aux chefs de juridictions et de parquets de Bamako et de Kati, ainsi qu'aux greffiers en chef et responsables de greffes des juridictions de Bamako et de Kati, pour les inviter à prendre des dispositions en vue de la mise en place du paiement mobile pour les frais de délivrance du certificat de nationalité et du casier judiciaire. « Les juridictions du District de Bamako et de Kati sont seules retenues pour le démarrage effectif du processus de digitalisation des moyens de paiement. Il est à noter que l'opérationnalisation de la mesure s'effectuera progressivement avec l'assistance des opérateurs téléphoniques opérant au Mali… », a précisé le ministre Kassogué.

Selon le ministre Mamoudou Kassogué, la digitalisation des moyens de paiement dans les services publics a été décidée par le gouvernement en application des très hautes instructions du Président de la Transition, Chef de l'État, Colonel Assimi Goita, lors de sa visite le 22 juin 2024 à Sikasso. À cet effet, dit-il, le Gouvernement a adopté le Décret N°2024-0429/PT-RM du 19 juillet 2024 fixant les principes de la digitalisation des moyens de paiement dans les services publics, lequel constitue désormais le texte de référence autorisant cette pratique au niveau des services publics. « Il importe de signaler que l'Instruction Interministérielle N°2024-00034/MATD-MJDH-MSPC-MEF-SG du 19 juillet 2024 a été adoptée pour déterminer les opérations concernées par le paiement mobile en cette phase de lancement, pour la mise en œuvre effective de cette mesure gouvernementale », révèle la lettre circulaire du ministre.

S'agissant principalement du secteur de la justice, ajoute le ministre Kassogué, les opérations concernées sont le certificat de nationalité et le casier judiciaire. « Les juridictions du District de Bamako et de Kati sont seules retenues pour le démarrage effectif du processus de digitalisation des moyens de paiement. Il est à noter que l'opérationnalisation de la mesure s'effectuera progressivement avec l'assistance des opérateurs téléphoniques opérant au Mali et offrant des services de paiement mobile, en rapport avec les Greffiers en Chef et responsables de greffes des juridictions de Bamako et de Kati, sous la supervision des chefs de juridictions et de parquets », a indiqué le ministre Mamoudou Kassogué. Enfin, le ministre a précisé que le tarif applicable à la délivrance du certificat de nationalité est de 750 FCFA et 750 FCFA pour le casier judiciaire.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<title>Lutte contre le terrorisme : L&amp;apos;armée malienne revendique d&amp;apos;importants succès contre les groupes terroristes</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-larmee-malienne-revendique-dimportants-succes-contre-les-groupes-terroristes-3073682.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Aug 2024 16:49:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'État-Major Général des Armées du Mali a annoncé de "d'importants succès" dans sa lutte contre les groupes terroristes, avec plusieurs frappes réussies et de nombreux ennemis neutralisés. Selon un communiqué publié le 9 août 2024, ces opérations se sont déroulées sur plusieurs fronts, notamment dans les régions de Kidal et Mopti, entre le 6 et le 9 août.</strong>

L'une des actions les plus significatives a eu lieu le 8 août dans la région de Kidal, plus précisément dans la zone de Tinzaouatene. Les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont mené une frappe aérienne "chirurgicale" qui a détruit un blindé camouflé appartenant aux terroristes et a neutralisé plusieurs combattants ennemis. "Nos vaillantes FAMa poursuivent leur lutte triomphale contre les groupes terroristes et leurs alliés dans la zone de Tinzaouatene. Plusieurs terroristes ont été neutralisés et de nombreuses caches d'armes détruites", a précisé le communiqué de l'État-Major.

La veille, le 7 août, un poste de sécurité à Kouakourou, dans la région de Mopti, a été attaqué par des terroristes aux alentours de 18h30. Selon les informations fournies par l'armée, la riposte des FAMa a été "foudroyante". "Les combats, très violents, se sont poursuivis après le crépuscule avec l'intervention des vecteurs aériens FAMa," selon le communiqué de l’armée malienne.

L'État-Major a également souligné que ces succès témoignent de la détermination des forces armées maliennes à sécuriser l'ensemble du territoire national. "Unis, nous vaincrons !", conclut le communiqué, en rassurant la population que les opérations se poursuivront sans relâche pour traquer les groupes armés.

<strong>M.K. Diakité</strong>

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<title>L’agression et les options militaire, diplomatique et juridictionnelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lagression-et-les-options-militaire-diplomatique-et-juridictionnelle-3073176.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 10:13:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Gouvernement du Mali s’est appuyé sur les déclarations du Porte-parole de l'agence ukrainienne de renseignement militaire, Andriy Yusov, et de l’Ambassadeur de l'Ukraine au Sénégal, Yurii Pyvovarov, qui ont avoué et soutenu « l'implication de l'Ukraine » dans la bataille de Tinzaouatene, ayant entraîné la mort d'éléments des Forces de Défense et de Sécurité maliennes, ainsi que des dégâts matériels, pour conclure en la véracité de cette version des faits (participation ukrainienne). On ne peut que lui en concéder.</strong>

Ne disposer que de ces déclarations comme seules pièces à conviction à la disposition du gouvernement pour établir les faits, asseoir sa crédibilité dans ces faits, dénote d’un déficit, sinon d’un manque de renseignement de nos FAMa lors de cette offensive militaire. Or, sans les renseignements nécessaires, il est difficile par la seule bravoure, de gagner une guerre d’une telle ampleur contre le terrorisme.

En l’absence de démenti encore moins de condamnation des propos du Porte-parole de l'agence ukrainienne de renseignement militaire et de l’Ambassadeur d’Ukraine au Sénégal, de la part des autorités ukrainiennes, le gouvernement malien, sans autre forme de procès, en déduit d’un « clair soutien officiel du Gouvernement ukrainien au terrorisme en Afrique, au Sahel et plus précisément au Mali ». Que faire d’autre, s’il s’avère impossible d’établir un dialogue entre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Abdoulaye Diop et son homologue ukrainien Dmytro Kuleba ? Encore moins entre le président malien, colonel Assimi Goïta, et l’Ukrainien Volodymyr Zelensky, ce dernier, bras armé de l’impérialisme occidental est en guerre contre la Russie, amie du Mali.

La diplomatie adoucit les mœurs

De l’établissement des faits d’implication ukrainienne à Tinzaouatene, à la déduction du soutien officiel du Gouvernement ukrainien au terrorisme au Mali, le gouvernement malien est resté prudent sur sa mesure de riposte à l’agression contre les soldats maliens. La diplomatie adoucit les mœurs, est-on tenté d’observer : au lieu de prendre prétexte d’un casus belli, d’intrusion de troupes étrangères sur le territoire malien, d’agression contre les soldats maliens causant des morts, le gouvernement malien a su raison garder en décidant d’une rupture des relations diplomatiques avec l’Ukraine, malgré son constat fait de «l’agression caractérisée du Mali».

La rupture des relations diplomatiques prônée parait le moindre mal eu égard à la gravité de la situation. Il s’agit d’une réponse diplomatique, à la différence d’une déclaration de guerre, pour laquelle seul le peuple malien peut donner sa caution à travers ses représentants. « Les actes posés par les autorités ukrainiennes violent la souveraineté du Mali, dépassent le cadre de l'ingérence étrangère, déjà condamnable en soi, et constituent une agression caractérisée du Mali et un soutien au terrorisme international, en violation flagrante du droit international, y compris de la Charte des Nations Unies », précise le gouvernement malien à travers un communiqué lu à la télévision nationale, le 04 août 2024, par le Ministre d'Etat, Ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, Colonel Abdoulaye MAÏGA.

La Charte de l’Organisation des Nations-Unies définit l’agression comme suit : « L'agression armée entre Etats au sens de la Charte des Nations Unies est une rupture de la paix internationale, dirigée notamment contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique d'un Etat, lorsque la force armée est utilisée dans un intérêt et dans des conditions non autorisées par la Charte ». Ainsi, dans le cas d’une agression avérée, les réponses qui s’offrent peuvent être aussi bien militaires, par la légitime défense, diplomatiques (rupture des relations et autres), que juridictionnelles par la saisine des juridictions nationales (cas de complicités internes) et internationales compétentes prévues par la charte des Nations-Unies.
Le gouvernement malien, après la décision de rupture, a préconisé « la saisine des autorités judiciaires compétentes, suite aux propos de Messieurs Andriy Yusov et Yurii Pyvovarov qui constituent des actes de terrorisme et d'apologie du terrorisme », sans préjudice de la « prise de mesures nécessaires pour prévenir toute déstabilisation du Mali à partir d'Etats africains, notamment à partir d'Ambassades ukrainiennes installées dans la sous-région ».

B. Daou]]> </content:encoded>
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<title>Rupture des relations diplomatiques entre le Mali et l&amp;apos;Ukraine : Kiev dénonce une « action précipitée » des autorités maliennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/rupture-des-relations-diplomatiques-entre-le-mali-et-lukraine-kiev-denonce-une-action-precipitee-des-autorites-maliennes-3073070.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 17:45:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a indiqué, le lundi 5 août 2024, que la décision de Bamako de rompre les relations diplomatiques avec Kiev est une action « à courte vue et précipitée ».</strong>

Selon une déclaration publiée sur le site officiel du ministère, « la décision du Gouvernement de transition de la République du Mali de rompre les relations diplomatiques avec l’Ukraine est à courte vue et précipitée ». Le ministère a également souligné que « l’Ukraine se réserve le droit de prendre toutes les mesures politiques et diplomatiques nécessaires en réponse aux actions inamicales du Gouvernement malien ».

L'Ukraine a rappelé son engagement envers « les normes du droit international, l’inviolabilité de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des autres pays », rejetant fermement les accusations du gouvernement malien de « soutien de l’Ukraine au terrorisme international ». Le ministère a également rappelé que, dans les années 1900, l'Ukraine « a activement soutenu le droit des peuples africains à l’indépendance et à la décolonisation, y compris la République du Mali ».

« L’Ukraine est connue en Afrique comme un contributeur important à la sécurité régionale. Son contingent de 'Casques bleus' a contribué de manière significative à la mise en œuvre d’un certain nombre d’opérations de maintien de la paix sous l’égide de l’ONU, en particulier de 2019 à 2022 – dans le cadre des Missions de l’ONU au Mali », a ajouté le ministère ukrainien des Affaires étrangères.

Le dimanche 3 août dernier, le gouvernement du Mali a annoncé la rupture immédiate de ses relations diplomatiques avec l'Ukraine, par un communiqué du colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du Gouvernement. Cette décision a été justifiée par « l'implication reconnue et assumée de l’Ukraine dans l’agression caractérisée du Mali » lors des combats survenus les 25, 26 et 27 juillet derniers à Tinzaouatene, dans la région de Kidal, près de la frontière algérienne. Ces combats ont opposé les Forces armées maliennes (FAMa) aux rebelles du Cadre stratégique pour la défense du peuple de l'Azawad (CSP-DPA) et à des groupes affiliés à al-Qaïda.

Selon les autorités maliennes, cette implication ukrainienne a été mise en évidence par une vidéo partagée par l’ambassadeur d’Ukraine à Dakar sur la page Facebook de l’ambassade. Dans cette vidéo, le porte-parole du renseignement ukrainien, Andriy Yusov, se vanterait d’avoir fourni des informations aux rebelles du CSP avant leurs affrontements avec les Forces armées maliennes. De plus, l’ambassadeur Yurii Pyvovarov aurait exprimé son soutien aux rebelles.

Suite à la publication de cette vidéo, l’ambassadeur ukrainien a été convoqué par le ministère sénégalais des Affaires étrangères, qui lui a rappelé ses obligations de discrétion, de retenue et de non-ingérence.

Le colonel Maïga a également annoncé son intention d' « alerter » les instances régionales et internationales, ainsi que les États soutenant l’Ukraine, « en leur indiquant que ce pays a ouvertement et publiquement affiché son appui au terrorisme ».

Les 25 et 27 juillet derniers, des combats intenses ont eu lieu à Tinzaouatene, dans la région de Kidal, opposant les Forces armées maliennes aux rebelles du Cadre stratégique pour la défense du peuple de l'Azawad et des groupes affiliés à al-Qaïda. L'armée malienne a reconnu la perte de nombreux militaires et affirmé que des frappes aériennes ont permis de neutraliser de nombreux assaillants.

<strong>M.K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Saison agricole 2024 : Le Mali sous le charme de dame nature</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/saison-agricole-2024-le-mali-sous-le-charme-de-dame-nature-3073067.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 17:42:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Comme une rose, quand c’est beau, c’est piquant, dame nature charme et inonde. Bonne pluviométrie, champ agricole florissant, bonne prévision météorologique, qui ne présage pas de déficit de pluie. Le Mali vit sous le charme de dame nature, qui permet d’espérer une saison agricole couronnée de bonne moisson, à condition que les inondations et l’insécurité ne viennent pas gâcher les belles promesses. Car à côté du beau tableau rose tiré des promesses de bonnes récoltes à venir, l’abondance des pluies a occasionné des inondations un peu partout dans le pays, aussi bien à Bamako que dans les capitales régionales, avec des conséquences incalculables sur le plan humain, sécuritaire et économique.</strong>

Après un mois de juin peu pluvieux à travers le pays, traduisant une installation tardive de la saison des semis en 2024, les Maliens ont observé un mois de juillet abondamment arrosé avec des précipitations occasionnant des inondations et des érosions à Bamako et dans des localités régionales.

Au 2 août, les fortes précipitations ont fait 10 467 sinistrés dans le pays dont un décès. Les inondations à travers le pays ont occasionné une trentaine d’interventions des agents de la protection civile. Selon Mali-Météo, ces fortes pluies vont continuer au cours des mois d’août et septembre, avec des risques d’inondation dans la majeure partie du pays, y compris le nord désertique.

«La forte pluviométrie enregistrée entre le 16 et le 28 juillet 2024 a provoqué des inondations dans plusieurs localités du pays, qui sont situées dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Kidal, Bougouni, Koutiala, Bandiagara et le district de Bamako. La région la plus touchée reste celle de Ségou avec le cercle de Bla qui a connu plusieurs cas d’inondation faisant plusieurs personnes sinistrées, des dégâts matériels et un cas de décès», a confié à l’ORTM (la télévision nationale), le colonel Sapeur-pompier Badra Alioune Sissoko, chef de Cabinet du Directeur général de la Protection civile.

Le cercle de Bla seul a enregistré plus de 9 700 sinistrés sur les 10 467 enregistrés par la Direction nationale de la Protection civile. Les autorités du pays à travers la Direction nationale du Développement social et des partenaires se mobilisent pour porter assistance à ces victimes.

Dans le district de Bamako, toutes les communes ont été concernées par les inondations, provoquant de nombreux dégâts matériels, les eaux ont emporté des matériels, mais à la date du 2 août 2024, aucune perte en vie humaine n’a été signalée dans la capitale malienne. La circulation a été par endroit interrompue pendant de longues heures dans la capitale, ce mardi 30 juillet où le marigot du Woyo-wayanko a largement débordé submergeant le pont et rendant la circulation difficile voire impossible entre les quartiers Hamdalaye ACI 2000 et Sébéninkoro.

<strong>Les causes des inondations à Bamako?</strong>

Les installations anarchiques dans les nids du marigot, l’occupation des abords des routes, l’obstruction des caniveaux qui doivent drainer les eaux vers un exutoire et mettre la route hors d’eau. En effet le facteur humain est pour beaucoup dans les inondations des villes maliennes.

Les populations doivent comprendre que les bas-fonds et les nids du fleuve et des marigots, ne sont pas des lieux de construction, car on y met sa vie en danger, en cas d’inondations dues à de fortes précipitations ou de montée du niveau des eaux du fleuve.

Rappelant l’inondation récente du stade, ainsi que la ville de Gao à la suite de fortes précipitations, le Chef du Service Observation et Prévention météorologique de Mali-Météo, Amadou Diakité tire la sonnette d’alarme: ces fortes pluies vont continuer au cours des mois d’août et septembre, avec des risques d’inondation dans la majeure partie du pays, aussi bien au nord désertique qu’au sud. «C’est tout le Sahel et même les pays du golf de Guinée qui sont concernés, parce qu’avec le changement climatique, c’est notre climatologie qui est en train de changer avec des phénomènes extrêmes qui sont recensés, soit des canicules, soit des vents violents, des tempêtes de poussière ou des fortes pluies occasionnant parfois des inondations», avise le Chef du Service Observation et Prévention météorologique de Mali-Météo, Amadou Diakité.

Les conséquences de ces inondations s’observent aussi bien au plan humain, économique, que sécuritaire. Elles entraînent une dégradation des conditions de vie des populations, augmente les cas de maladie comme le paludisme, et fait progresser la pauvreté. En outre, les activités de production et de commerce connaissent des difficultés avec l’impraticabilité des routes inondées, et la pauvreté grandit.

Par ailleurs, les risques de banditisme augmentent. Dans le cercle de Bla, (région de Ségou au centre du Mali) qui n’est pas à l’abri du terrorisme, les inondations peuvent créer des difficultés de mobilité aux forces de l’ordre, comme c’est le cas dans le cercle de Niono. Des zones parmi tant d’autres, sont à surveiller de près pendant la saison des pluies.

<strong>B.Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tinzawaten : La CEDEAO condamne fermement les attaques contre l’armée malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/tinzawaten-la-cedeao-condamne-fermement-les-attaques-contre-larmee-malienne-3073064.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 17:40:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a vivement condamné, lundi 5 août 2024, les violentes attaques perpétrées contre les forces de défense et de sécurité maliennes à Tinzawaten.</strong>

Le 29 juillet 2024, l’état-major de l’armée malienne a annoncé avoir subi de lourdes pertes lors de combats contre les groupes armés terroristes, notamment l’EIGS et le GSIM. Les terroristes auraient utilisé plusieurs véhicules kamikazes pour attaquer les forces armées maliennes.

Dans un communiqué, la CEDEAO a déclaré suivre « avec préoccupation l'évolution de la situation sécuritaire au Mali et condamne fermement les récentes attaques contre les membres des forces de défense et de sécurité maliennes à Tinzawaten dans le nord du pays, qui ont fait de nombreuses victimes parmi les forces maliennes ».

L’organisation sous-régionale a également exprimé ses « sincères condoléances au Gouvernement et au peuple de la République du Mali, ainsi qu'aux familles des victimes ». De plus, elle a manifesté « sa ferme désapprobation et sa ferme condamnation de toute ingérence étrangère dans la région pouvant constituer une menace à la paix et la sécurité en Afrique de l'Ouest, ainsi que de toute tentative visant à entraîner la région dans les affrontements géopolitiques actuels ».

A rappeler que le Mali, l’un des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), a annoncé son départ de la CEDEAO, effectif depuis janvier 2024. Les pays membres de l’AES, notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger, reprochent à la CEDEAO de ne pas leur avoir apporté une assistance suffisante dans leur lutte contre le terrorisme.

M.K. Diakité

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre les VBG au Mali : Les leaders religieux unissent leurs voix</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lutte-contre-les-vbg-au-mali-les-leaders-religieux-unissent-leurs-voix-3072797.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 19:48:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG) au Mali préoccupe les leaders religieux. Sur initiative du Réseau Islam population et Développement (RIPOD), et des Églises catholiques et protestantes, en partenariat avec la Direction Nationale de la population dans le cadre des activités la CIPAD+25, un atelier de plaidoyer sur les conséquences des violences basées sur le genre (VBG) a été organisé, le mercredi 24 juillet 2024 au mémorial Modibo Keita. C’était sous la présidence du représentant du ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, en présence du représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population qui a financé l’atelier.</strong>

« Renforcer la résilience contre la montée des VB », c’est autour de ce thème que les participants vont échanger au cours de cet atelier. À cette rencontre, participent les dignitaires religieux représentants du Haut conseil islamique, de l’Église protestante et catholique du Mali. « L’atelier est organisé pour prévenir les conséquences du phénomène à l’endroit des leaders religieux, lequel phénomène qui, de jour en jour, prend de l’ampleur », indique Fousseni Doumbia, le représentant du Réseau Islam population et Développement (RIPOD). La violence basée sur le genre est la plus répandue et la plus grande violation des droits humains, souligne-t-il. Ces conséquences, ajoute-t-il, sont diverses et « peuvent quelque fois même mettre fin à la vie de la victime ».

L’intervention de Ousmane Mahamane, le représentant du ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, a tourné autour des statistiques effroyables au Mali. De façon globale, à ses dires, environ 35% des femmes sont victimes de différentes formes de VBG ; aussi, des meurtres de femmes sont liés au phénomène. « Tout cela mis ensemble nous permet de constater que plusieurs femmes ont subi et sont régulièrement victimes de la violence basée sur le genre, spécifiquement, la mutilation génitale de la femme », confie-t-il.

« L’une des conséquences des VBG aujourd’hui est la migration irrégulière. Les femmes victimes fuient en se lançant dans la migration irrégulière. Malheureusement sur leur chemin, elles tombent dans les mains des trafiquants d’êtres humains », regrette-t-il.

Pour Dramane Traoré, le représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population qui a financé l’atelier, ces dernières années, des efforts ont été consentis par les différents acteurs impliqués dans la lutte contre les VBG. La lutte contre les VBG selon lui, doit être équitable et équilibrée et qu’en la matière, l’apport des religieux est important, car ils sont les ministres de la parole. « À travers leur message, ils pourront éduquer la communauté dont ils ont la charge », assure-t-il.

Cet atelier va permettre donc, à ses dires, de voir et d’évaluer ce qui est déjà fait, ce qui est en train d’être fait, les analyser et de proposer de nouvelles pistes. Ce qui va permettre au Mali de disposer, conclut-il, d’une base de données afin de faire des plaidoyers.

MSD

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<title>Rencontre ministre des maliens de l’extérieur et les ambassadeurs : L’assistance et la protection de nos compatriotes établis à l’étranger au centre des échanges</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/rencontre-ministre-des-maliens-de-lexterieur-et-les-ambassadeurs-lassistance-et-la-protection-de-nos-compatriotes-etablis-a-letranger-au-centre-des-echanges-3072794.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 19:47:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, Mossa AG ATTAHER a reçu en audience, le jeudi 1er août 2024, à son département à la Cité administrative de Bamako, les ambassadeurs et des consuls généraux nommés récemment dans les missions diplomatiques et postes consulaires. Parmi les diplomates reçus par le ministre, on peut citer Boubacar Biro DIALLO, ambassadeur du Mali au Sénégal ; Mme Diéminatou SANGARE, ambassadeur du Mali à Abu-Dhabi ; Mme Nina Walet INTALLOU, ambassadeur du Mali au Gabon. Au cours de la rencontre, le ministre Attaher a invité les ambassadeurs et consuls à mettre au cœur de leurs actions, l'assistance et la protection de nos compatriotes qui sont des migrants en transit, des compatriotes établis dans les pays où ils sont accrédités.

Durant la rencontre, le ministre Mossa Ag Attaher a invité ses interlocuteurs à mettre au cœur de leurs actions, l'assistance et la protection de nos compatriotes qui sont des migrants en transit, des compatriotes établis dans les pays où ils sont accrédités. Le ministre a insisté sur la nécessité pour le département d'être informé régulièrement de la situation des Maliens en détresse à l'étranger. Il a invité les ambassadeurs et consuls à sensibiliser nos compatriotes à venir investir dans leur pays. Par ailleurs, le ministre a exhorté ses interlocuteurs à la prudence et à la neutralité dans votre collaboration avec les associations des maliens établis à l'extérieur. « L'intégration africaine est aussi un des piliers de notre département et vous n'ignorez pas non plus l'engagement de notre pays pour cette cause car constituant une priorité stratégique pour notre continent. Elle est la clé de notre prospérité future. Votre mission sera de promouvoir les initiatives régionales et continentales, de faciliter les échanges commerciaux et culturels, et de renforcer la coopération entre les États africains. A ce niveau, je voudrais vous inviter conformément aux conclusions du 1er sommet du Collège des Chefs de d'Etats de la Confédération de l'AES à fédérer avec les représentations diplomatique des pays de l'AES dans vos différents pays d'accréditation. En tant que Représentants de notre pays, vous serez les visages et les voix de notre pays à l'étranger. Vous aurez la responsabilité de défendre nos intérêts, de promouvoir notre culture et nos valeurs, et de renforcer nos relations diplomatiques et économiques », a souligné le ministre. Il a conseillé ses interlocuteurs à être des ambassadeurs de la paix, de la solidarité et de la coopération. « Votre mission est noble et exigeante. Elle requiert du dévouement, de la persévérance et une vision claire. Je suis convaincu que vous saurez relever ce défi avec succès. Pour notre part, je voudrais ici vous assurer de la disponibilité entière de mon département à vous accompagner dans l'accomplissement de votre mission », a indiqué le ministre Attaher.

Après la rencontre à huis clos, le ministre Mossa Ag Attaher a accordé une interview à la presse dans laquelle il précise que la question migratoire occupe une place de choix au sein de son département. Selon lui, la rencontre avec les ambassadeurs et consuls a été très fructueuse. Quant au porte-parole des ambassadeurs et consuls, Boubacar Biro Diallo, il s’est réjoui d’être reçu par le ministre et de recevoir les directives et orientations. « Les échanges ont porté sur le rappel de nos missions qui consistent à assister et à protéger nos compatriotes à l’extérieur ; le rôle qu’on devrait jouer dans la mobilisation de la diaspora pour le financement de l’économie. Le ministre nous a prodigué des conseils. Nous avons partagé avec lui certaines préoccupations par rapport aux spécificités de chaque juridiction. Des réponses appropriées nous ont été données. Nous pensons sortir suffisamment outillés de ces échanges qui nous permettent de remplir pleinement nos missions respectives », a-t-il conclu.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<title>Transport aérien : Le gouvernement annonce la création d’une nouvelle compagnie aérienne : « MALI AIRLINES&#45;SA »</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/transport-aerien-le-gouvernement-annonce-la-creation-dune-nouvelle-compagnie-aerienne-mali-airlines-sa-3072791.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 19:44:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement malien a annoncé une initiative significative pour le secteur du transport aérien avec la création de la nouvelle compagnie nationale, MALI AIRLINES-SA. Cette décision a été officialisée lors du Conseil des Ministres du mercredi 31 juillet 2024, où les projets de texte relatifs à la création et à l’approbation des statuts de cette société d’État ont été adoptés.</strong>

Le ministre des Transports et des Infrastructures a présenté le projet de création de MALI AIRLINES-SA comme une réponse nécessaire aux défis actuels du transport aérien au Mali. Le vaste territoire malien, qui partage 7 420 km de frontières avec sept pays, est actuellement desservi principalement par des compagnies privées, après la fermeture de l'ancienne compagnie nationale, AIR Mali.

Le Ministère des Transports explique que l'absence d'une compagnie aérienne nationale a laissé un vide dans la desserte intérieure et extérieure du pays. Selon le communiqué du Conseil des Ministres, « la création de cette compagnie, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de la réunion annuelle des services de transports, édition 2023, permettra d’améliorer la mobilité des populations entre les capitales régionales ».

Ce n'est pas la première fois que le Mali tente de relancer une compagnie aérienne nationale. AIR Mali, qui a opéré de 1960 à 1985, était un symbole de fierté nationale. Sa fermeture a laissé place à la Compagnie Aérienne du Mali (CAM), qui a ensuite été rebaptisée Air Mali en 2009. Malheureusement, cette tentative a également échoué en 2012, en raison du conflit dans le nord du pays et de difficultés financières.

Le gouvernement malien a souligné que dans le contexte actuel, marqué par des défis importants tels que le terrorisme et les pénuries d'infrastructures, il est crucial d’avoir une compagnie nationale pour assurer des services aériens réguliers. La création de MALI AIRLINES-SA est vue comme une mesure stratégique pour désenclaver le pays tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Il est également à noter que le projet de créer une compagnie aérienne commune pour les États membres du G5 Sahel, qui visait à renforcer la connectivité régionale, a été annulé avec le retrait des États de l’Alliance des États du Sahel (AES).

La mise en place de MALI AIRLINES-SA s'inscrit dans une volonté de redonner au pays une compagnie aérienne nationale capable de relever les défis modernes de mobilité et de développement régional. En revivant l'héritage de AIR Mali, cette nouvelle compagnie aspire à renforcer le réseau de transport aérien malien et à offrir des solutions adaptées aux besoins actuels. Ainsi, MALI AIRLINES-SA pourrait bien marquer le début d'une nouvelle ère pour le transport aérien au Mali, favorisant une meilleure connectivité et un désenclavement amélioré du territoire.

<strong>M.K .Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tinza et la donne ukrainienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/tinza-et-la-donne-ukrainienne-3072788.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 19:41:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la bataille de Tinzaouaten, les groupes armés terroristes ont eu la faveur des renforts comme dans le cas de la bataille de Kidal en 2014. En plus du GSIM et de l’EIGS, d’autres groupes non identifiés seraient intervenus à Tinzaouaten contre l’armée malienne, qui y était attendue de pied ferme, depuis la prise de Kidal, le 14 novembre 2023.</strong>

On est aussi en présence d’allégations tentant d’accréditer la thèse selon laquelle, ces renforts comprenaient des Ukrainiens, et dès lors certains donnent à cette bataille contre les FAMa un visage ukrainien. Il y a comme un acharnement à tort ou à raison tendant à établir que les troupes ukrainiennes seraient directement intervenues aux cotés des groupes terroristes pour causer de lourdes pertes aux FAMa. On y persiste tellement, qu’on y voit un plaidoyer pour oublier le Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD) dans cette bataille et faire porter le chapeau à l’Ukraine.

Un supposé communiqué du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD) indiquant que les instructeurs russes capturés à Tinzaouatene vont être remis à l’Ukraine, tente d’accréditer une bonne coopération avec le pays de Volodymyr Zelensky.

Ainsi, ces allégations qui restent à vérifier, offrent à croire que les Ukrainiens jouant la carte OTAN, combattent la présence russe en Afrique. Les instructeurs russes aux côtés des FAMa paraissant assez représentatifs de la présence russe au Mali et en Afrique, et s’attaquer à ce symbole serait un signal fort de l’engagement ukrainien à combattre la Russie en Afrique et dans le monde. Seulement on sait qu’il s’agit d’un jeu de marionnettes et d’intérêts géostratégiques, avec certaines grandes puissances à la manette.

Tente-t-on de créer pour le Mali, un casus belli prêt à porter contre le pays de Volodymyr Zelensky ? Qui veut créer les conditions pour pousser le Mali et l’AES dans une guerre contre les Ukrainiens. On pourrait dire ensuite que la Russie utilise le Mali et l’AES dans une guerre par procuration, tout comme on aurait dit que les Ukrainiens combattent la Russie sur le continent africain.

A première vue, on peut penser à un éventuel renforcement de la coopération militaire entre le Mali et la Russie, une plus grande présence, voire une base de l’armée russe dans le nord malien. On peut également croire que cette présence mettra fin à la présence des groupes terroristes dans le nord malien. Mais tout cela peut-il se faire sans provoquer un embrasement dû à l’exportation de la guerre russo-ukrainienne, autrement dit, à la transformation du désert malien en champ de bataille entre la Russie et l’OTAN, avec des alliés potentiels de part et d’autre ?

Les cavaliers de l’impérialisme auront réussi leur pari d’instaurer une guerre permanente dans cette région du Sahel, à y empêcher l’exploitation par les Etats de l’AES de leurs ressources minérales dont le pétrole, l’or, l’uranium et autres. Et plus tard, qui pourrait empêcher les grandes puissances, de gauche et de droite (Russie, Etats-Unis, Grande Bretagne, France, Japon, Chine), de s’entendre sur l’exploitation à leur profit, des ressources du Mali ? Les fourmis ne renoncent pas à piquer, la conférence de Berlin en 1884-1885 ne s’efface pas si facilement dans les mémoires.

Au finish, une transformation du Sahel en champ de bataille des titans n’arrange pas la lutte anti-terroriste, dans laquelle les Etats du Sahel à travers l’AES ont pris leur destin en main. On doit donc se méfier de mettre en avant les Ukrainiens comme acteurs privilégiés dans cette bataille de Tinzaouatene.

Par ailleurs, des efforts sont déployés par d’autres pour faire oublier certains acteurs dans cette affaire. Il s’agit de ceux qui outillent les groupes armés, qui les entrainent et qui leur fournissent les renseignements et les bases arrières.

A cet effet, la confusion semée mérite une explication des autorités maliennes, qui doivent adresser un message à la nation, rassurer les Maliens sur la question. Se prononcer sur la véracité de la thèse ukrainienne, ou s’il ne s’agit que d’une vue de l’esprit destinée à une pure diversion pour oublier de vrais acteurs, des Etats africains ou occidentaux, d’habitude mis en cause.

En tout état de cause, le Mali ne doit pas se tromper d’adversaire, perdre dans le viseur ses ennemis directs ; les assassins avoués des Maliens (soldats et civils) sont des groupes armés terroristes et leurs sponsors impérialistes. Les pays alliés du Sahel ne doivent pas se tromper de combat, c’est de combattre le terrorisme dans le Sahel.

Le Mali n’est pas en conflit avec l’Ukraine, même s’il s’avérait que parmi les combattants venus en renfort aux groupes terroristes figuraient des Ukrainiens, et même si le CSP-PSD remettait comme il tend à le faire croire, des instructeurs russes à l’Ukraine. L’amitié du Mali avec la Russie n’implique pas ce dernier dans la belligérance directe contre l’Ukraine, aucun accord n’existant dans ce sens. Même quand on sait que « l’ennemi de mon ami est mon ennemi ».

Le Mali peut vouloir davantage d’appuis de la Russie, comme de la Turquie, mais certainement pas glisser dans une guerre qui n’est pas celle du peuple malien. Si ce combat pour la libre circulation des personnes et des biens est aussi celui du Maréchal Aftar de l’est Libye, s’il peut aider le Mali, ne serait-il pas le bienvenu ? Il ne demandera certainement pas d’aller aligner des soldats maliens à la lisière de la région qu’il contrôle.

<strong>B.Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Campagne aérienne dans le secteur de Tinzaouatène : La confédération des Etats du Sahel met en application le mécanisme de défense collective</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/campagne-aerienne-dans-le-secteur-de-tinzaouatene-la-confederation-des-etats-du-sahel-met-en-application-le-mecanisme-de-defense-collective-2-3072300.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 08:36:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué publié et relayé largement sur les différentes plateformes de communications, l’Etat-Major Général des Armés a informé l’opinion nationale que conformément à la solidarité entre les Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et en application du mécanisme de défense collective et d’assistance mutuelle de l’AES, les FAMA, en coordination avec les Forces armées du Burkina Faso, ont débuté, le mardi 30 juillet 2024, une campagne aérienne dans le secteur de Tinzaouatène. « Cette campagne vise à sécuriser les personnes et les biens dans la localité de Tinzaouatène et ses environs, contre la coalition de terroristes auteurs d’exactions, d’abus et de trafics illicites contre les populations maliennes », précise le communiqué. Le document de l’armée souligne que des objectifs précis de haute valeur, y compris des caches, des plots logistiques et des véhicules ont été ciblés.

Durant cette opération, l’Etat-Major Général des Armées invite la population civile dans le secteur à se tenir à distance des positions occupées par les Groupes armés terroristes pour prévenir tous dommages collatéraux.

Les Forces Armées de la Confédération de l’AES, à travers le communiqué de l’armée malienne, se disent déterminées et engagées à poursuivre leur mission régalienne de sauvegarde de l’intégrité territoriale et de la souveraineté des Etats confédérés.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>

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<item>
<title>Campagne aérienne dans le secteur de Tinzaouatène : La confédération des Etats du Sahel met en application le mécanisme de défense collective</title>
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<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 08:32:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué publié et relayé largement sur les différentes plateformes de communications, l’Etat-Major Général des Armés a informé l’opinion nationale que conformément à la solidarité entre les Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et en application du mécanisme de défense collective et d’assistance mutuelle de l’AES, les FAMA, en coordination avec les Forces armées du Burkina Faso, ont débuté, le mardi 30 juillet 2024, une campagne aérienne dans le secteur de Tinzaouatène. « Cette campagne vise à sécuriser les personnes et les biens dans la localité de Tinzaouatène et ses environs, contre la coalition de terroristes auteurs d’exactions, d’abus et de trafics illicites contre les populations maliennes », précise le communiqué. Le document de l’armée souligne que des objectifs précis de haute valeur, y compris des caches, des plots logistiques et des véhicules ont été ciblés. Durant cette opération, l’Etat-Major Général des Armées invite la population civile dans le secteur à se tenir à distance des positions occupées par les Groupes armés terroristes pour prévenir tous dommages collatéraux. Les Forces Armées de la Confédération de l’AES, à travers le communiqué de l’armée malienne, se disent déterminées et engagées à poursuivre leur mission régalienne de sauvegarde de l’intégrité territoriale et de la souveraineté des Etats confédérés.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tinzaouatene et les leçons nécessaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/tinzaouatene-et-les-lecons-necessaires-3072290.html</link>
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<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 00:27:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est une priorité, sans attendre, mais en y tirant tous les enseignements, de se concentrer sur les suites à donner à la bataille de Tinzaouatene. Il n’y a pas d’alternative qu’à gagner la guerre contre un ennemi mortel, après une bataille perdue, sachant que perdre ou gagner est la loi d’une guerre. « Les FAMa prennent pleinement et en toute responsabilité la mesure de cet événement et procèdent actuellement à une analyse détaillée des événements pour en tirer toutes les leçons nécessaires et réadapter leur stratégie de sécurisation et de stabilisation ».</strong>

Le soutien du peuple, de toutes les forces vives dans ses composantes politiques, syndicales et de toute la société civile, sans conditions, ne doit pas faire défaut, en ces moments cruciaux de reconquête de l’intégrité du territoire national, pour la libre circulation des personnes et des biens et l’exercice de la souveraineté nationale.

Il s’agit d’une guerre contre la criminalité transnationale organisée et ses alliés qui ont fait le choix lâche du terrorisme comme moyen de domination pour imposer leurs stratégies et leurs intérêts. Ce procédé barbare n’est sans doute pas étranger à la géopolitique de prolongement du colonialisme et de ses applications, misant sur la domination des Etats et la soumission des peuples. Le peuple malien et le pouvoir de transition sous la houlette du président colonel Assimi Goïta, lors des assises nationales de la Refondation en décembre 2021, ont dit non au règne du crime international et à la soumission de l’Etat du Mali au diktat impérialiste.

Tout comme la mission des réformes politiques et institutionnelles, ayant conduit à la rédaction d’une nouvelle constitution et le passage en quatrième République; la lutte contre le détournement des deniers publics, la corruption et la délinquance financière, des maux ayant contribué à mettre à genou notre outil de défense nationale et l’économie nationale ; cette guerre se nourrit absolument de la volonté populaire.

Sans doute, les Etats de l’Alliance du Sahel (AES), le Burkina Faso, le Mali et le Niger, focalisent la désapprobation des apôtres de la démocratie, qui se trouvent en même temps les partisans à peine voilés d’un néo-impérialisme rampant, dont personne ne doute des convoitises sur l’uranium nigérien, l’or, la gomme arabique et le coton maliens et burkinabé. Dans un tel environnement, ces Etats forts ne lésinent pas sur les moyens pour atteindre leurs objectifs, avec le soutien d’organisations africaines dont personne ne doute de l’aliénation, quand on sait que la CEDEAO est allée jusqu’à vouloir prendre les armes contre des frères nigériens, pourtant membres de cette organisation. Si la force conjointe de l’AES a manqué d’occasion pour tester son efficacité, si le Niger était attaqué, la guerre de Tinzaouatene lui en offre l’occasion contre les forces du mal.

Après tout, les libertés publiques et la démocratie elle-même se nourrissent de la sécurité dans le pays, de la stabilité de l’Etat. Sans elles, la porte est ouverte à toutes les atteintes, les abus et les violations des droits de l’Homme. Sans la sécurité, peut-on aisément le constater, les activités économiques se meurent, et avec elle, l’économie nationale. Soutien aux FAMa contre les forces du mal, ensemble nous vaincrons !

<strong>B. Daou</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>TOUS COUPABLES!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/tous-coupables-3072288.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 00:25:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Bamako est sale et il suffit de quelques gouttes de pluie pour s’en rendre désagréablement compte. Eaux de ruissellement non évacuées, canalisations obstruées, eaux des fosses septiques usées et nauséabondes qui remontent à la surface etc. Tout y passe, entraînant des embouteillages à n'en plus finir, des voies impraticables avec leur lot de sauve-qui-peut; chacun cherche sa propre solution pour se dégager et s’ensuivent disputes et accrochages. Tout le monde est responsable : de l’illettré au plus grand intellectuel qui se vante d’être civilisé, mais qui ne manque pas d’apporter sa touche coupable infime qu’elle soit en jetant dans la rue, un paquet vide de cigarette, une canette vide, un sachet usé...

Chacun oublie que si tout le monde fait comme lui et considère le geste comme anodin, ce sont des millions d’ordures plastiques qui vont grossir, dans les canalisations, les tonnes de déchets solides qui empêchent toute évacuation des eaux. Ces déchets solides introduits depuis les habitations dans les canalisations domestiques sont la cause des nombreuses petites et grandes inondations pour lesquelles nous subissons tous les conséquences de manière directe ou indirecte.

Les autorités se limitent à un curage à deux (2) ou trois (3) mois de l’hivernage et encore, et le reste de l’année, elles restent impassibles aux raisons du remplissage, aucune mesure conservatoire n’est prise, le sable et les ordures excavés sont laissés à la périphérie ou sont enlevés bien après qu’une bonne partie soit réintroduite dans les canaux. Le laxisme des autorités en matière d’urbanisation est patent. Constructions anarchiques et système d'assainissement inadéquat ou entravé (bouché par des constructions ou des ordures ménagères) sont aussi des causes des inondations mortelles dans la capitale malienne. Il ne faut pas se leurrer, le développement est le palier supérieur d’une série d’escaliers et chaque citoyen doit participer à la construction belle et solide de la marche qui correspond à sa période de vie afin qu’un autre puisse y poser les pieds avec assurance pour construire la marche suivante.

Madiassa Kaba Diakité

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sommet de l’AES, l’impérialisme au pilori</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sommet-de-laes-limperialisme-au-pilori-3069629.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Jul 2024 10:59:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les chefs d’Etat du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont réalisé le tout premier sommet de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) à Niamey, le 6 juillet 2024, soit environ neuf mois après la signature, à Bamako, de la charte du Liptako Gourma, le 16 Septembre 2023. Le Mali qui a constitué le ventre mou de la lutte anti-terroriste dans le Sahel a su générer un homme qui  en prend le leadership. Le Président malien, colonel Assimi Goïta, a été choisi par ses pairs pour présider les destinées de la nouvelle confédération de l’AES qui doit relever les défis aux plans sécuritaire, diplomatique, économique, social et culturel.

Les enjeux de ce sommet tournent autour de la sécurité dans le Sahel, l’indépendance et le développement. Relever ces défis passe inéluctablement par le renforcement de la coopération militaire dans la lutte contre le terrorisme, la réalisation des projets d’envergure à partir de nos ressources propres, l’adoption des choix stratégiques affirmant l’Indépendance (politique et économique et culturelle).

Le choix de la confédération est au cœur de l’option géostratégique de l’Alliance des Etats du Sahel.

L’ambition de confédérer les trois Etats (Mali, Niger, Burkina Faso) traduit une réaffirmation de la rupture avec la CEDEAO, qui n’a pas réussi à concilier les intérêts des peuples et ceux des gouvernants, la libre circulation des personnes et des biens, la stabilité politique, la sécurité, l’indépendance et le développement économique et social.

La confédération de l’AES est une nouvelle donne géopolitique et géostratégique, un cadre librement consenti pour apporter une réponse commune aux défis sécuritaires, politiques, économiques et sociaux.

Dans leurs discours, les présidents Tiani, Goïta et Traoré ont adopté un style décapant, mettant au pilori l’impérialisme et ses valets locaux, ces esclaves de salon, qui n’ont d’autres soucis que de maintenir la domination du maître et défendre ses intérêts. La mal gouvernance est la mère des problèmes dans lesquels l’impérialisme n’est pas étranger : le cas de l’uranium nigérien qui illumine les capitales étrangères, pendant que les populations nigériennes broient du noir, au sens propre. Un slogan qui a tapé sur la fibre patriotique des peuples de l’AES, c’est quand le président du Burkina Faso, Ibrahima Traoré, termine son discours en lançant «la patrie ou la mort, nous vaincrons». La ferveur sankariste reste dans la peau des peuples de l’AES.

L’AES affiche des acquis indéniables qui ont droit de citer, comme  l’architecture de défense collective et d’assistance mutuelle pour lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et contre la criminalité en bande organisée dans notre espace commun, la confiance des peuples, les équipements militaires, le réarmement moral des armées, la dissuasion de la CEDEAO d’intervenir au Niger pour déstabiliser la transition et réinstaller dans son fauteuil le président déchu Mohamed Bazoum, la reconquête de certaines régions stratégiques qui étaient restées longtemps sous le contrôle des groupes armés terroristes, comme Kidal, le droit de poursuite des terroristes sur les territoires respectifs, sans contraintes liées aux frontières nationales etc.

Ainsi, les forces conjointes de l’AES ont permis de débarrasser le Sahel de nombreux terroristes dont des responsables de groupes armés, de renforcer la confiance des peuples et d’assurer une certaine sûreté aux pouvoirs de transition au Niger, au Mali et au Burkina Faso.

<strong>B.Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rupture entre la CEDEAO et l’AES : Diomaye Faye et Faure Gnassingbé désignés facilitateurs dans les discussions</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/rupture-entre-la-cedeao-et-laes-diomaye-faye-et-faure-gnassingbe-designes-facilitateurs-dans-les-discussions-3069617.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Jul 2024 10:16:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a tenu sa 65ème Session ordinaire le 7 juillet 2024 à Abuja, en République Fédérale du Nigéria, sous la présidence de Bola Ahmed Tinubu, Président de la République Fédérale du Nigéria et Président de la Conférence. En ce qui concerne la situation avec l’Alliance des États du Sahel (AES), la Conférence exprime sa déception face au manque de progrès dans les interactions avec les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger. A cet effet, la Conférence a désigné Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal comme Facilitateur de la CEDEAO dans les discussions de la Communauté avec l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger), en collaboration avec Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République Togolaise.</strong>

Au titre du transport aérien, la Conférence s’est dit préoccupée par le coût élevé du transport aérien dans l’espace CEDEAO, considéré comme l’un des plus élevés du continent, et de son impact sur le développement du tourisme, du commerce et de la libre circulation des personnes et des services. Elle demande aux ministres du Transport aérien et aux autorités de l’aviation civile des États membres de travailler avec la Commission pour mettre en œuvre la politique commune de la CEDEAO en matière de redevances, de taxes et de droits d’aviation, afin de mettre effectivement le transport aérien au service du développement économique, et d’approfondir le processus d’intégration régionale.

Au titre de la lutte contre le terrorisme et des autres menaces pesant sur la sécurité, la Conférence réaffirme son engagement à éradiquer le terrorisme et les autres menaces pesant sur la paix, la sécurité et la stabilité de la région.

À cet égard, elle se félicite des propositions faites par les Ministres de la Défense et des Finances en vue d’activer une force régionale pour lutter contre le terrorisme, notamment la mise en place d’une force de 5 000 hommes, en commençant par une brigade de 1 650 hommes qui pourrait être progressivement renforcée dans un délai précis.

En ce qui concerne le processus de transition en Guinée, la Conférence se félicite des progrès relatifs réalisés, parmi lesquels figure la tenue prévue d’un référendum constitutionnelle en 2024. Elle se félicite des interactions en cours entre la Commission et les autorités de transition et félicite les autorités guinéennes pour avoir réaffirmé leur appartenance indéfectible à la Communauté de la CEDEAO.

La Conférence demande à la Commission de dépêcher une mission technique pour approfondir la collaboration avec la Guinée dans le cadre de la transition. Elle exhorte les Autorités de transition à accorder la priorité à la facilitation d’un dialogue inter-guinéens inclusif impliquant tous les acteurs politiques afin d’assurer un processus de transition consensuel et pacifique.

En ce qui concerne la situation avec l’Alliance des États du Sahel (AES), la Conférence exprime sa déception face au « manque de progrès dans les interactions avec les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger et instruit le Président de la Commission de faciliter une approche plus vigoureuse conformément aux décisions du Sommet Extraordinaire du 24 février 2024 ».

En outre, la Conférence demande à la Commission d’élaborer un plan d’urgence prospectif à son intention pour faire face à toutes les éventualités dans les relations avec les pays de l’AES, en tenant compte des exigences de l’article 91 du Traité révisé de la CEDEAO de 1993.

Par ailleurs, la Conférence instruit la Commission de soutenir tous les efforts de médiation en cours en vue de mettre fin aux tensions entre la République du Bénin et la République du Niger. « La Conférence désigne Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal comme Facilitateur de la CEDEAO dans les discussions de la Communauté avec l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger), en collaboration avec Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République Togolaise.

La Conférence se félicite de l’offre de Umaro Sissoco Embalô, Président de la République de Guinée Bissau, de soutenir les discussions, en particulier avec le Burkina Faso.

La Conférence déplore le maintien en détention et la levée de l’immunité de l’ancien Président de la République du Niger, Mohamed Bazoum, et exige sa libération sans condition », révèle le communiqué final issu de la rencontre.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sikasso :  Assimi Goïta réaffirme son engagement pour la lutte contre la corruption et la délinquance financière</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/sikasso-assimi-goita-reaffirme-son-engagement-pour-la-lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-3068915.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 10:27:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a effectué une visite de 24 heures dans la région de Sikasso, le samedi 22 juin 2024. Au cours de cette visite, il a annoncé des projets innovants et des mesures fortes pour lutter contre la corruption et la délinquance financière, tout en facilitant l’accès aux infrastructures sociales de base pour promouvoir le développement économique et social du pays.</strong>

Sikasso, la troisième région administrative du Mali, a accueilli le Président de la Transition pour une visite riche en annonces et en inaugurations. Cette visite témoigne de l’engagement des autorités de la Transition à lutter contre la corruption et à promouvoir le développement économique et social du pays à travers la bonne gouvernance. Devant un public venu nombreux, le Président Goïta a rappelé les efforts consentis par la Transition pour renforcer l’Armée malienne. Depuis la rectification de la transition avec l’arrivée du Colonel Assimi Goïta à la présidence, les Forces de Défense et de Sécurité ont été dotées d’équipements modernes et plusieurs initiatives ont été mises en place pour améliorer leurs conditions de vie. « Le respect de la souveraineté du Mali, des choix stratégiques et des partenariats opérés par le pays, ainsi que la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises, sont les trois principes qui guident désormais l’action publique au Mali », a rappelé le Chef de l’État. Avant de souligner que la digitalisation de l’administration est une mesure phare pour lutter contre la corruption et la délinquance financière. Cette initiative, qui concerne tous les segments de l’administration malienne (police, mairies, structures de passation de marchés publics, etc.), vise à assainir les finances de l’État et à faciliter l’accès des Maliens aux services sociaux de base. «Tout le monde n’aime pas ces mesures, mais il le faut pour permettre au pays d’aller de l’avant», a-t-il déclaré.

Sur le plan de la sécurisation du pays, le Président de la Transition a affirmé que toutes les mesures sont prises pour contrer les actions malveillantes, avec des opérations réussies partout sur le territoire national ayant permis aux FAMa de neutraliser des groupes armés terroristes (GAT) et de récupérer l’ensemble du territoire national, y compris la région de Kidal. «Les efforts se poursuivront. Nous sommes engagés, même dans la douleur et la souffrance, à vivre dans la dignité et l’honneur. Nous sommes décidés à tout faire pour développer notre nation», a-t-il promis. Il a aussi appelé les Sikassois à la vigilance pour faire échouer les projets de déstabilisation des ennemis du Mali qui sont hostiles aux différents combats que mènent les autorités de la Transition conformément aux nouvelles orientations du pays. «Parce qu’on veut du bien pour notre pays, nous sommes victimes du terrorisme sécuritaire, économique et médiatique. Grâce à la résilience du peuple malien, nous avons parcouru un bon chemin. Mais le plus difficile reste à faire : il s’agit de consolider les acquis et de booster le développement de notre pays en renforçant notre économie et en faisant la promotion de l’équité et la lutte contre la corruption». C’est ensemble, unis et solidaires, que nous réussirons à bâtir un Mali prospère et résilient, un Mali où la corruption et la délinquance financière n’ont plus leur place», a-t-il déclaré, sous les applaudissements nourris du public. Un message fort, qui résonne comme un appel à l’action et à l’engagement de tous les Maliens pour la réussite de la Transition et l’avenir du pays.

Au cours de cette visite, le Colonel Assimi Goïta a posé officiellement la première pierre de l’Université de Sikasso, un projet qui changera l’avenir de l’enseignement supérieur au Mali. Il a également procédé au lancement officiel d’un ambitieux Plan de réponse contre l’insécurité alimentaire et inauguré plusieurs infrastructures, dont un échangeur et un viaduc, symboles de modernité et de connectivité. Le président de la Transition a maintenu la tradition en offrant un repas aux Forces de Défense et de Sécurité de la région de Sikasso. Cet événement a rassemblé des membres de la délégation présidentielle, des ministres, des autorités locales, des militaires et paramilitaires de la Zone de Défense N° 8. Ce repas avait pour but de renforcer la cohésion, l’unité et la solidarité. Le Président de la Transition a offert 2 millions de F CFA à l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité de la Zone, ainsi que 1 million de F CFA à l’Association des Femmes du Camp Tièba TRAORE de Sikasso. En marge de ces événements, le Président de la Transition a décoré des agriculteurs et des éleveurs. Les récipiendaires, au nombre de 16, ont été élevés au grade de Chevalier de l’Ordre National du Mali. La cérémonie, qui s’est tenue dans le stade Babemba Traoré, a enregistré la présence du ministre de l’Agriculture ainsi que du Président Directeur Général de la Compagnie malienne pour le Développement des Textiles (CMDT). Cette reconnaissance honore les contributions exceptionnelles des agriculteurs et éleveurs au développement agricole et à la sécurité alimentaire du pays.

<strong>MSD</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Situation sécuritaire sur le terrain au mois de juin : L’armée malienne maintient l’initiative</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/situation-securitaire-sur-le-terrain-au-mois-de-juin-larmee-malienne-maintient-linitiative-3068908.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 10:06:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le lundi 1er juillet 2024, le Directeur de la Direction des Informations et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), le Colonel-Major Souleymane Dembélé, a fait le point, devant les hommes de médias, de la situation sécuritaire durant le mois de juin écoulé au Mali. A ses dires, le mois de juin a été plus calme, contrairement au mois de mai dernier où « nous avons constaté beaucoup d’attaques aux engins explosifs improvisés » « Les FAMA s’engagent à assurer au peuple Malien un territoire libre de tout groupe terroriste, un espace épris de paix et de quiétude, où il fait bon vivre », dixit le Colonel-Major Souleymane Dembélé.

Les Forces Armées Maliennes maintiennent toujours l’initiative sur le terrain avec la combinaison d’actions terroristes et aériennes qui ont permis des manœuvres de grandes complexités ayant eu des résultats probants sur le terrain, a dit la colonel Major Souleymane Dembélé. Selon lui, les FAMA, appuyées par des moyens techniques, ont intensifié les opérations de recherches, de neutralisation des Groupes armés terroristes, en détruisant également leurs sanctuaires sur l’ensemble du territoire. Il a également fait savoir que le mois de juin a été plus calme, contrairement au mois de mai dernier où « nous avons constaté beaucoup d’attaques aux engins explosifs improvisés ». Le colonel Major Dembélé a indiqué que l’utilisation excessive de ces engins explosifs dénote à suffisance l’incapacité de ces GAT à narguer frontalement les FAMA.

Sur le théâtre Centre, le colonel Major Dembélé a indiqué que le soir, vers 17 heures, le 1er juin 2024, deux(2) stocks de vivres extorqués par le JINM à la population au nom de la zakat ont été signalés dans les magasins de Talaye Théra et de Sékou Bory, à Kouli situés à environ 09 km au Nord-Ouest de Diafarabé. Le 02 juin, vers 05 heures du matin, un GAT a dynamité le pont reliant Niono aux différents villages entre Siguiné, Nidola, Kala, Nampala, situés respectivement à environ 21, 12, et 17 km au Sud-Est de Niono. Selon le colonel major, les terroristes voulaient empêcher les mouvements des FAMA dans cette zone. Il a indiqué que le même jour vers 10h30 minutes, des terroristes en motos en provenance de Tongonio-Coro, ont attaqué les paysans de Tongolo-Coura, situé à environ 10 km au Sud-Ouest de Kolongo dans le cercle de Macina. Le bilan provisoire est de 02 villageois tués et d’un (01) corps de terroriste abandonné. Encore le même jour, un GAT armé d’AK-47 évoluait à bord d’un véhicule et sur des motos en provenance du hameau abandonné à Siranissaba, situé à environ 18 km au Sud-Ouest de Saye, a effectué des tirs de harcèlement en direction de Tangara, et a enlevé du bétail. Le 10 juin, vers 7 heures, à hauteur de Kama, situé au Sud-Ouest de Farabougou, un EEI a sauté au passage d’un véhicule du GTA-1 Kélétigui, lors de la relève descendante de la localité. Le bilan fait état de 03 morts et 02 blessés graves.

« Le 10 juin 2024, les FAMA de la position de Diré ont vigoureusement repoussé une attaque dirigée par un GAT », a indiqué le colonel Major Dembélé. Le bilan fait état de deux GAT neutralisés.

Sur le théâtre Centre, le 11 juin 2024, le colonel major Souleymane Dembélé dira qu’un incident EEI a visé la relève descendante de Dioura entre Sultan-Were et Chouala-Were, situé à 03 km au Nord de Siribala-Coura, faisant trois(blessés) graves. Le 23 juin 2024, il y a eu une explosion d’un EEI au passage d’un véhicule de la corvée soupe à 03 km sur l’axe Niafunké-Goubo, ayant fait 03 morts et 03 blessés graves.

Sur le théâtre Est, le 7 juin 2024, un commandant de l’Etat Islamique au Grand Sahara du nom d’Abdoul Aziz Goika dit Maza et deux autres de ses éléments ont été neutralisés par le GSIM, dans la région de Gao. Le 14 juin 2024, la relève descendante de Menaka, a été prise à partie par des terroristes de l’EIGS à travers des tirs et l’emploi d’un véhicule piégé à environ 04 km d’Indeliman. Le bilan provisoire est de 04 blessés côté FAMA. Le 16 juin 2024, vers 1h 35 mn, 04 terroristes armés, à bord d’un véhicule pick-up, avaient mis en place un poste de contrôle près de Tinzawaten, empêchant les camions de transport de marchandises en provenance d’Algérie de se rendre à Kidal et Gao et les obligeaient à débarquer leurs marchandises à Tasik et à Amassine.

Revenant sur le théâtre Est, le colonel Major Dembélé a encore fait savoir que le même 18 juin 2024, vers 8h20, les FAMA ont découvert des minutions de guerre abandonnées dans la ville de Kidal. Selon le colonel Major Souleymane Dembélé, il s’agissait d’une caisse remplie de 22 grenades, 02 boites de bouchons allumeurs M33P-9,02 roquettes de RPG-9, dites munitions en vrac de 7, 62 mm, et de 12, 7 mm, ont été remises à l’équipe EOD du Génie. Il a rappelé également que le 26 mai 2024, un accrochage a eu lieu entre les FAMA et un GAT dans le secteur de Menaka dont plusieurs bases terroristes ont été détruites, plusieurs assaillants neutralisés à Inababane. Le 27 juin 2024, le check-point sur la route d’Aderboukane a fait l’objet d’une attaque terroriste. Selon le colonel Major, Souleymane Dembélé, cette attaque a été repoussée et plusieurs terroristes ont été neutralisés par les FAMA.

Sur le théâtre Sud, le 10 juin 2024, la Brigade Territoriale et la Gare de Toukoto ont fait l’objet d’attaque par un GAT : 02 motos appartenant aux agents ont été brulées au niveau de la BT.

Le colonel Major a appelé les populations à toujours collaborer avec les FAMA, car, selon lui, à chaque fois qu’il y a une franche collaboration de la populations et les FAMA, il y a eu des résultats probants. Il a également demandé aux journalistes de faire énormément attention pour ne pas tomber dans la désinformation qui pour pourrait servir l’ennemi. Par ailleurs, il a fait cas des actions de son département, avant de rassurer que les FAMA seront toujours engagées à sécuriser la population et ses biens. « Les FAMA s’engagent à assurer au peuple Malien un territoire libre de tout groupe terroriste, un espace épris de paix et de quiétude, où il fait bon vivre », a déclaré le Colonel-Major, Souleymane Dembélé, Directeur de la DIRPA.

<strong><em>Fakara Faïnké</em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ouverture de la cour d’assises spéciale sur les crimes économiques : 51 affaires concernant 181 accusés dont Bakary Togola seront jugées</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/ouverture-de-la-cour-dassises-speciale-sur-les-crimes-economiques-51-affaires-concernant-181-accuses-dont-bakary-togola-seront-jugees-3068870.html</link>
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<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 09:08:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La session spéciale de la Cour d’Assises exclusivement consacrée aux infractions à caractère économique et financier a démarré, lundi 1er juillet 2024, à la Cour d’Appel de Bamako. Au total, 51 affaires concernant 181 accusés dont 15 femmes, sont inscrites au rôle de cette session spéciale. Parmi les accusés, figure Bakary Togola, ancien président de l’APCAM (Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali), poursuivi d’ « atteinte aux biens publics et complicité, faux et usage de faux ». La cérémonie d’ouverture de la session était présidée par Faradji Baba, Premier président de la Cour d’appel de Bamako, en présence du Procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Hamadoun dit Balobo Guindo, du représentant du ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, de l’ensemble de la famille judiciaire.

Dans son réquisitoire, le Procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Hamadoun dit Balobo Guindo, a fait savoir que cette session spéciale se distingue des autres tant par la gravité et la complexité des faits incriminés, que par la particularité des infractions soumises à l’appréciation de la Cour, notamment des infractions relevant fondamentalement de la délinquance économique et financière. Selon lui, 51 affaires concernant 181 accusés dont 15 femmes, sont inscrites au rôle de cette session spéciale.

Parmi les infractions, il y a 18 cas d’atteinte aux biens publics ; 3 cas de blanchiments de capitaux et 30 cas relatifs aux infractions de faux, usage de faux, escroquerie et abus de confiance. Il a rappelé que l’organisation de cette session spéciale, dédiée exclusivement aux questions de délinquances économiques et financières, causes du sous-développement, du déséquilibre social et de la souffrance populaire, témoigne de leur volonté, sous le leadership des plus hautes autorités, de lutter efficacement contre ces fléaux. « C’est pourquoi, nous sommes en droit d’attendre de la Cour des décisions persuasives et dissuasives qui permettront de maintenir l’ordre public économique et financier, de sanctionner convenablement les délinquants et de recouvrer les fonds illégaux détenus par ces malfaiteurs au col blanc, au profit de l’Etat », a souligné le Procureur général. Il a indiqué que le détournement des milliards de nos francs au détriment de l’Etat constitue une forme de terrorisme économique et financier. « Les délinquants financiers constituent sans nul doute des ennemis de la nation, contre lesquels le Parquet a ouvert le front judiciaire au nom et pour le compte du peuple qui a soif de justice et compte sur sa justice », a-t-il dit.

Quant à Faradji Baba, Premier président de la Cour d’appel de Bamako, il a fait savoir que la lutte contre la délinquance économique et financière est une exigence démocratique majeure.

Pour lui, les différents types de fraude et de corruption, les escroqueries financières et fiscales, les atteintes aux biens publics constituent une atteinte à la probité morale.

A ses dires, la criminalité financière enrichit quelques-uns, appauvrit le plus grand nombre, creuse les inégalités, nourrit la frustration, le ressentiment et la crispation. « Malgré la gravité des infractions inscrites au rôle, les affaires doivent être examinées dans le strict respect des principes légaux que sont : La présomption d’innocence reconnue à tout accusé, aussi longtemps qu’il n’aura pas été déclaré coupable ; Le droit pour chaque accusé d’être assisté d’un avocat ; L’indépendance qui permet au juge de ne se décider qu’en âme et conscience et en fonction des éléments du dossier ; L’impartialité qui permet d’instruire à charge et à décharge ; La publicité des débats qui permet aux citoyens de savoir comment la justice est rendue », a précisé Faradji Baba.

A noter que parmi les accusés, figure Bakary Togola, ancien président de l’APCAM, poursuivi d’ « atteinte aux biens publics et complicité, faux et usage de faux ».

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Offensive de l’armée malienne à travers le pays : Plusieurs terroristes tués durant le weekend</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/offensive-de-larmee-malienne-a-travers-le-pays-plusieurs-terroristes-tues-durant-le-weekend-3065351.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 May 2024 16:44:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les réseaux sociaux ont été inondés le week-end dernier par des images atroces des corps sans vie des terroristes jonchés au sol. Des équipements militaires, des armes de guerre et engins récupérés des mains des terroristes qui ont été retranchés jusque dans leur dernier refuge. Les actions offensives terrestres avec l’appui des vecteurs aériens ont permis de neutraliser des éléments des forces obscurantistes à travers différents endroits du pays précisément au Nord-Ouest de Douentza, à l’EST de Djenné, à Ménaka et dans la région de Nara. Ces informations ont été confirmées par l’armée dans plusieurs communiqués signés par l’Etat-Major Général des Armées.</strong>

Du 23 au 24 mai 2024, une patrouille FAMA en reconnaissance offensive à Karsani et ses environs, à 53 Km au Nord-Ouest de Douentza, a démantelé une base terroriste avec un atelier de confection d’engins explosifs improvisés. L’information rapportée par l’armée dans un communiqué précise que cette opération a permis de neutraliser plusieurs terroristes. Elle a permis également de récupérer une (01) mitrailleuse 14.5, deux fusilles de chasse, des obus de mortier, de plusieurs radios et trois motos détruites sur place.

Le 24 mai 2024 également, une mission DSP (Destruction Sur Place) a neutralisé (01) terroriste entre Niama et Balé à 05 km à l’Est de Djenné. Au cours de cette même opération, un détachement de l’armée en reconnaissance offensive a neutralisé, à 07 km au Nord-Ouest de Djenné, plusieurs terroristes et saisi trois motos. A la même date, les FAMA ont, suite à une reconnaissance offensive dans le secteur d’Inaraban, neutralisé des terroristes et récupéré trois motos et un tricycle.

Dans la région de Ségou, les FAMA ont effectué une patrouille dans la nuit du 23 au 24 mai 2024 dans la zone de Saye, région de Ségou. Au cours de ladite patrouille, des terroristes, dans la débandade, ont abandonné une quantité importante de matériels de guerre dans une de leur base. D’après les précisons de l’armée, il s’agit de trois pick-up, cinq motos, deux mitrailleuses de 12,7 mm, six mitrailleuses tirant 7.62 mm, vingt-cinq carabines chinoises, une roquette de SPG9, trois cent quarante fusils de chasse récupérés sur les chasseurs et quatre vingt munitions de 14.5 mm.

Par ailleurs, une autre patrouille des FAMA a mené une opération à Kersani, région de Douentza, où une base terroriste avec un atelier de confection d’engins explosifs improvisés a été détruite et plusieurs terroristes neutralisés. Là également, indique l’armée, un lot de matériels de guerre composé d’une mitrailleuse 14.5 mm, deux fusils de chasse, des obus de mortier, plusieurs radios talkie-walkie a été récupéré et trois motos détruites. A la même date, à Inarabane, région de Ménaka, une patrouille de l’armée a mené une opération contre un groupe terroriste au cours de laquelle plusieurs terroristes ont été neutralisés et huit motos détruites. L’Etat-Major Général des Armées a aussi signalé que les FAMA ont également effectué une mission de reconnaissance offensive dans les secteurs de Talataye, Inarabane et Inazim. Une filature et une reconnaissance approfondie ont confirmé la présence de terroristes dans le secteur Ouest de Talataye où une activité d’élevage intense a été observée. D’après les détails de l’armée, à 28 km au Sud de Talataye, les vecteurs aériens ont procédé à des frappes chirurgicales sur des bases terroristes. Cette opération a permis de neutraliser plusieurs terroristes et détruire des motos et autres moyens de combats.

Le 25 mai 2024, sur le chemin du retour d’Inaraban, les FAMA ont déjoué une embuscade terroriste à 45 km de Ménaka. Cette action terroriste, selon le communiqué de l’armée, a entrainé trois blessés du côté ami et plusieurs terroristes neutralisés ainsi qu’un pick-up équipé de 12,7 détruit. Ce même jour, une patrouille FAMA de Gao a conduit des opérations d’opportunités. Lesdites opérations se sont soldées par la neutralisation de plusieurs terroristes et la récupération d’une (01) Toyota Hilux, (01) PM, (01) boîte de chargeur garnie, deux (02) radios talkies, un (01) support 12,7 mm, deux (02) motos à trois roues, deux (02) propulseurs LRAC et quelques minutions ainsi que d’effets militaires.

Le dimanche 26 mai 2024, aux environs de 5 heures du matin, des combattants de la Katibat Macina ont mené une attaque avec utilisation de deux véhicules kamikazes et des tirs d’obus contre le poste des FAMA de Mourdiah, région de Nara. Sur le coup, l’armée a réagi de façon prompte et sans répit toute chose leur ayant permis de déjouer cette attaque. Ainsi, selon l’armée, les terroristes ont subi de lourdes pertes en vie humaines et des matériaux. Le bilan fourni par les sources sécuritaires fait état d’un nombre important de terroristes neutralisés, des dizaines de blessés et des matériels récupérés comprenant (11) mitrailleuses PKM, (15) PM, (4) LRAC, (4) roquettes de RLAC, (09) motos, (03) radios talkie-walkie TYT. A ceux-ci s’ajoutent divers matériels dont des boîtes chargeurs de PKM, des chargeurs PM et beaucoup de minutions. Ce combat a malheureusement fait également (05) morts dans le rang de l’armée, des dizaines de blessés et des véhicules touchés par balles et fragments des obus et véhicules kamikazes. L’Etat-Major Général des Armées a présenté ses condoléances aux familles des frères d’armes tombés sur le champ d’honneur et souhaité prompt rétablissement aux blessés. Au vu des résultats engrangés sur le terrain, la haute hiérarchie militaire a adressé ses félicitations et renouvelé son soutien aux troupes sur tous les théâtres d’opérations. Enfin, l’Etat-Major Général des Armées rassure la population que la recherche et la neutralisation des terroristes restent la priorité des FAMA engagées pour la défense de la patrie.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : La journée de l’Afrique célébrée avec faste</title>
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<pubDate>Tue, 28 May 2024 16:42:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la semaine nationale de l’intégration africaine, le ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’intégration africaine dirigé par Mossa Ag Attaher a organisé, le samedi 25 mai 2024, à la Tour de l’Afrique (Bamako), une cérémonie de montée des couleurs africaines. Ladite cérémonie était présidée par le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, en présence des membres du gouvernement, des diplomates accrédités au Mali, des panafricanistes, des différentes communautés africaines au Mali et de nombreuses personnalités. Au cours de la cérémonie, un hommage a été rendu à feu Adama Samassékou, panafricaniste et ancien ministre du Mali.</strong>

A l’instar des autres pays frères d’Afrique ainsi que de la Diaspora Africaine, le Mali célèbre chaque année le 25 mai, date commémorative de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) en 1963. Pour cette année 2024, le thème retenu est : « Éduquer une Afrique adaptée au 21e siècle : Construire des systèmes éducatifs résilients pour un accès accru à un apprentissage inclusif, tout au long de la vie, de qualité et pertinent en Afrique ».

C’est par l’exécution des hymnes dont celui du Mali que la cérémonie a démarré. Puis, le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, a fait le tour pour saluer les différentes communautés africaines mobilisées pour la cause. Et c’est par les chants et danses que ces différentes communautés recevaient les autorités à la Tour de l’Afrique. Après la salutation des différentes communautés africaines, le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, a accordé une interview à la Presse dans laquelle il indique que le 25 mai est une journée importante pour l’ensemble du peuple malien. Avant de rappeler que le Mali est fondateur de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1963 devenue plus tard l’Union africaine (UA). «Dans nos constitutions, quel que soit le régime politique, de l’indépendance à aujourd’hui, nous avons toujours inscrit en lettre d’or que le Mali est prêt à abandonner tout ou une partie de sa souveraineté au nom de la construction de l’unité africaine. Aujourd’hui, nous faisons partie de toutes les organisations qui ont vocation de réunir les Africains pour en faire un grand ensemble géopolitique qui peut peser dans le monde », a-t-il dit. Il estime que les peuples sont en avance sur les hommes politiques. « L’AES (Alliance des Etats du Sahel) que vous venez de voir naitre et dont les ressortissants des pays sont massivement représentés sont entourés par les peuples des autres pays africains. Ça montre en réalité que les peuples ont déjà fait leur AES, mais ce sont les gouvernements qui sont en train de réfléchir… », a déclaré Dr. Choguel K. Maïga. Il a salué les communautés africaines, avant de les inviter à continuer leur travail de mobilisation et de sensibilisation. « Lorsqu’on voit les Africains mobilisés, ça fait chaud au cœur pour ceux qui gouvernent les pays. Cette année, nous avons tenu en commémorant cet évènement en y associant un évènement phare organisé par les panafricanistes à la mémoire de Adama Samassekou, un de nos illustres devanciers, un grand homme de culture et de savoir du Mali qui a consacré une grande partie de sa vie à la bataille pour la construction d’un grand ensemble africain », a souligné le Premier ministre. Enfin, il a félicité tout le monde pour la mobilisation autour de cette fête pour tous les Africains.

Le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’intégration africaine, Mossa Ag Attaher, estime que cette commémoration de la journée de l’Afrique vise à célébrer l'unité, la diversité et les progrès du continent. Selon lui, c'est l'occasion pour chaque pays d'organiser des événements dans le but de favoriser le rapprochement entre les peuples africains. A ses dires, l’objectif est de magnifier le panafricanisme et de projeter l’Afrique dans la vision d’un continent intégré, prospère et paisible. Par ailleurs, il a souligné que plusieurs activités sont prévues dans le cadre de la semaine de l’intégration africaine dont des manifestations éducatives, culturelles et artistiques, des conférences-débats, des ateliers et des journées d’échanges et de réflexions.

Aguibou Sogodogo

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<item>
<title>Transition au Mali : L’ADEMA&#45;PASJ invite les autorités à « créer toutes les conditions pour apaiser le climat socio&#45;politique du pays »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/transition-au-mali-ladema-pasj-invite-les-autorites-a-creer-toutes-les-conditions-pour-apaiser-le-climat-socio-politique-du-pays-3065227.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 May 2024 20:00:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[25 mai 1991-25 mai 2024, l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-PASJ) a 33 ans. A l’occasion de son 33ème anniversaire, l'Adéma-PASJ a exhorté ses militants et sympathisants, à redoubler d'ardeur au travail pour redynamiser le Parti, à renforcer leur détermination dans l'union sacrée autour des valeurs démocratiques et républicaines et à se maintenir mobilisés jusqu'à l'aboutissement de son combat pour le retour à l'ordre constitutionnel dans un cadre démocratique et républicain. Par ailleurs, l'Adéma-PASJ invite les «autorités en place de la transition à créer toutes les conditions pour apaiser le climat socio-politique du pays, car la solution aux différentes actions passe nécessairement par une conjonction des efforts de tous les fils du pays ».

Dans une déclaration rendue publique, le 24 mai 2024, le parti Adema PASJ évoque son 33ème anniversaire. «Il y a 33 ans que l’Adéma-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adéma-PASJ) est né et qu'il se bat aux côtés de toutes les Maliennes et de tous les Maliens, sans distinction aucune, pour la Démocratie, la Paix, la Justice et la Sécurité, qui ne peuvent être durables que par l'amélioration de leurs conditions de vie », révèle la déclaration  de l’Adema PASJ sous la plume de son secrétaire général, Yaya Sangaré, ancien ministre. Le 25 mai de chaque année, l'Adéma-PASJ célèbre la bravoure des hommes et des femmes qui ont accepté de se sacrifier pour l'avènement de la Démocratie et pour que le Mali survive aux intempéries. « Cette année, hélas, c'est dans la quasi-clandestinité, parce que sous le coup d'une suspension illégale de nos activités, qu'il célèbre son 33ème anniversaire. En ce jour, 25 mai 2024, 33ème  anniversaire du Parti Adéma-PASJ, toutes nos pensées vont vers nos camarades qui ont payé de leur vie leur engagement à lutter pour l'avènement d'une véritable Démocratie et d'une vraie Justice sociale ainsi que vers nos nombreux compatriotes de Bamako, des Villes, Villages et Fractions de l'arrière-pays, de nos compatriotes établis à l'étranger qui continuent de souffrir des affres des délestages d'électricité et d'eau, de la fermeture des entreprises, de l'insécurité et des conditions difficiles de la migration », souligne la déclaration du parti « Abeilles ». Selon le secrétaire général, Yaya Sangaré, l'un des enjeux majeurs de la célébration de cette journée commémorative de la création de l’Adéma-PASJ est d'amener les Maliens à comprendre qu'un régime réellement démocratique, la gouvernance vertueuse et l'indépendance de la Justice sont des principes importants qui doivent s'appliquer pour régler durablement les maux du pays. « Parti panafricain avant-gardiste et internationaliste, l'Adéma-PASJ ne saurait rester indifférent face à tous ces challenges, enjeux et périls pour la Démocratie et l'état de droit insécurité, insécurité alimentaire, délestages d'électricité et d'eau, rétrécissement des espaces de libertés, suspension des activités des partis politiques. L'Adéma-PASJ, sorti des journées d'enfer de mars 1991, se doit de jouer un grand rôle dans la veille et la vigilance pour que les acquis de notre Démocratie ne soient pas remis en cause », indique la déclaration du parti Adema PASJ. En ces moments particulièrement difficiles pour le Mali, l'Adéma-PASJ exhorte ses militants et sympathisants, à redoubler d'ardeur au travail pour redynamiser le Parti, à renforcer leur détermination dans l'union sacrée autour des valeurs démocratiques et républicaines et à se maintenir mobilisés jusqu'à l'aboutissement de son combat pour le retour à l'ordre constitutionnel dans un cadre démocratique et républicain. Par conséquent, l’Adéma-PASJ invite les Autorités en place de la Transition à « créer toutes les conditions pour apaiser le climat socio-politique du pays, car la solution aux différentes actions passe nécessairement par une conjonction des efforts de tous les fils du pays. Joyeux anniversaire à toutes les militantes et à tous les militants de l'Adéma-PASJ pour un MALI plus stable, plus sécurisé, plus prospère et émergent. Vive l'Adéma-PASJ, pour une Transition réussie et pour le retour à l'ordre constitutionnel dans un délai raisonnable<strong> ».</strong>

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sanakoroba, Safo, l’énergie propre</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/sanakoroba-safo-lenergie-propre-3065225.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 May 2024 19:57:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La direction de l’EDM a été dépassée par l’ampleur du problème énergétique, le département de l’Energie et de l’Eau aussi. Au delà, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga s’en remet au président de la transition Assimi Goïta pour faire la potion magique qui fera de la crise énergétique rien qu’un mauvais souvenir. Il en a la capacité et le secret, dit le Premier ministre à qui veut l’entendre. Mais une partie du problème est humain, si on dit à un affamé que le mil est arrivé du champ, alors qu’il veut manger du couscous, il fera la sourde oreille, et c’est explicable, «ventre affamé n’a point d’oreille». Mais tout ce qui est compréhensible n’est pas raisonnable, la vie est ainsi faite, qu’on le veuille ou non, certaines situations exigent la patience. La crise énergétique dans notre pays est de ce genre. Le besoin en électricité de Bamako et environs est de 440 MW, pendant que la production disponible est de 150 MW. Alors qu’on traverse l’âpreté de cette situation, le président Assimi Goïta lance la centrale solaire de Sanankoroba d’une capacité de 200 MW, fruit de la coopération énergétique entre Bamako et Moscou. Cette centrale sera suivie d’autres importantes.

La capacité actuelle de l’EDM provient de la production thermique à partir de ces dix citernes par jour, la production hydraulique de Manantali, Sélingué, les autres barrages, et les installations solaires, c’est dire que ces installations fonctionnent au rabais, avec des besoins non satisfaits d’entretien et de carburant.

La dépendance de la production thermique est sans doute le problème fondamental de la crise énergétique au Mali, mais qui est entretenue par certains milieux d’affaires, comme une source d’enrichissement: des intérêts particuliers brassant plusieurs milliards au détriment de l’Etat et des populations maliennes. Une tendance qu’il faut renverser, en se tenant prêt à faire face aux résistances malicieuses. La réduction drastique de la production thermique avec son corollaire de réduction des importations, de la fraude et de la surfacturation, provoqueront des grincement de dents et des réactions hostiles auxquelles l’Etat devra faire face avec détermination<strong>.</strong>

<strong> B </strong><strong>Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cnid &#45; Faso Yiriwa Ton : 33 ans sur les remparts du Mali et de l’Afrique et blanc comme du lait de chameau</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/cnid-faso-yiriwa-ton-33-ans-sur-les-remparts-du-mali-et-de-lafrique-et-blanc-comme-du-lait-de-chameau-3065222.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 May 2024 19:55:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En ce jour de l’Afrique, parlons du Mali en nous convainquant tous, qu’en ces moments difficiles, nous devons nécessairement dépasser nos clivages et antagonismes et mettre effectivement notre pays au-dessus de toute autre considération.

L’attachement à un parti politique ou le refus du fait partisan, le soutien ou non au pouvoir, civil ou porteur d'uniforme, l’appartenance à une organisation de la société civile, à une idéologie, le parcours politique, les ambitions personnelles doivent tous trouver un seul et même creuset : l’impérieux devoir de faire renaitre le Maliba, le Mali que nos aïeux nous ont légué.

<strong>Le CNID-FYT ESSAIE D’APPORTER SA MODESTE CONTRIBUTION À CET EDIFICE COMMUN DEPUIS 33 ANS.</strong>

Ce fut d’abord le 18 octobre 1990, 42ème anniversaire de la création du RDA à Bamako que nous avons décidé de mettre sur les fonts baptismaux le CNID-Association. Nous témoignions alors de notre panafricanisme.

Ce fut ensuite le 25 mai 1991, date que nous avons attendue pour le Congrès constitutif du Parti, le Congrès National d’Initiative Démocratique - Faso Yiriwa Ton (Photo 1). Le 25 mai est la Journée de l’Afrique.

Rien n'a relevé du hasard.

Nous confirmions ce que nous étions avant le regain des proclamations panafricanistes d’aujourd’hui que nous saluons. Nous restons panafricains sans tintamarre. Nous l’avons inscrit dans nos Statuts depuis des décennies. Simplement parce que nous sommes convaincus que l’Afrique ne se fera que par les Africains, pour les Africains, avec tous les Africains et toute l’Afrique.

Notre 33ème anniversaire est triste avec les suspensions des activités des partis politiques et les activités politiques des associations.

Nos positions sur cette question comme sur la réduction du nombre de partis politiques sont claires.

<strong>Nous les réitérons à cette occasion :</strong>
<ul>
 	<li><strong>SUR LA SUSPENSION DES ACTIVITES DES PARTIS POLITIQUES</strong> :</li>
 	<li>Il ne faut jamais jeter le bébé avec l’eau du bain en suspendant une liberté fondamentale acquise au prix du sang et en sanctionnant indistinctement tous les partis politiques pour des fautes éventuellement commises par quelques-uns. Autant les fautes prouvées contre tel ou tel parti ou dirigeant de parti devrait être sanctionnée conformément à la Loi, autant une mesure générale qui pénalise la grande majorité des partis politiques qui ne se reprochent rien doit être levée.</li>
</ul>
<strong>2- LA REDUCTION DU NOMBRE DE PARTIS : Elle s’impose. Mais comment ?</strong>

Il ne faut en aucun cas remettre en cause le principe du multipartisme intégral affirmé par la Conférence nationale de 1991 (Photos 2 - 3 et 4).

Mais, ce principe « s’exerce dans le cadre de la Loi » dont une conception intelligente et consensuelle pourrait réduire facilement le nombre de partis à moins de 5. Il suffit, par exemple, d’adopter des mesures de représentativité liées aux résultats des élections, à l’effectivité de la couverture prouvée de tout ou partie du territoire national… On obtiendra ainsi le même résultat sans passer par une épreuve de force inutile ou des oukases.

En cette journée commémorative et au regard de la vivacité des débats sur et autour des partis politiques, que ceux qui refusent le fait partisan, les militants du parti et les Maliennes et Maliens tout court s’approprient cette pensée de Amadou Hampathé Ba :

« À notre époque si grosse de menaces de toutes sortes, les hommes doivent mettre l’accent non plus sur ce qui les sépare, mais sur ce qu’ils ont de commun, dans le respect de l’identité de chacun. La rencontre et l’écoute de l’autre est toujours plus enrichissante, même pour l’épanouissement de sa propre identité, que les conflits ou les discussions stériles pour imposer son propre point de vue. Un vieux maître d’Afrique disait : il y a « ma » vérité et « ta » vérité, qui ne se rencontreront jamais.  « LA » Vérité se trouve au milieu. Pour s’en approcher, chacun doit se dégager un peu de « sa » vérité pour faire un pas vers l’autre… »

<strong>JOYEUX ANNIVERSAIRE AUX PIONNIERS ET AUX JEUNES !</strong>

<strong>PENSÉE PIEUSE POUR LES DISPARUS !</strong>

<strong>TENONS BON ENSEMBLE POUR LE MALI ET POUR L’AFRIQUE !</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdoulaye Diop, ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale :«Nous pouvons considérer aujourd&amp;apos;hui que la Confédération de l&amp;apos;Alliance des États du Sahel est née »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/abdoulaye-diop-ministre-des-affaires-etrangeres-et-de-la-cooperation-internationale-nous-pouvons-considerer-aujourdhui-que-la-confederation-de-lalliance-des-etats-du-sahel-est-nee-3064428.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 May 2024 06:17:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les ministres des affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et du Niger se sont réunis, le vendredi 17 mai 2024 à Niamey. Objectif : finaliser le projet de texte créant la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) qui doit être adopté par les chefs d’Etat dans les jours à venir. « Nous pouvons considérer très clairement, aujourd'hui, que la Confédération de l'Alliance des États du Sahel (AES) est née », a indiqué Abdoulaye Diop, à l'issue d'une audience avec le général Abdourahamane Tiani, le chef d’Etat du Niger.</strong>

Les préparatifs du Sommet des chefs d’Etat de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) qui doit se tenir dans les jours à venir vont bon train. Pour preuve, la capitale nigérienne (Niamey) a abrité, le 16 mai 2024, la réunion des Hauts fonctionnaires des pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel et la réunion des Ministres des Affaires étrangères, le vendredi 17 mai 2024. Les travaux de cette dernière rencontre se sont déroulés sous la coprésidence des Chefs de délégation du Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traore, ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Régionale et des Burkinabés de l’Extérieur ; de la République du Mali, Abdoulaye Diop, ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale ; et de la République du Niger, Bakary Yaou Sangaré, le ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur. La rencontre, selon Bakary Yaou Sangaré, avait pour objectif de finaliser le projet de texte relatif à l’institutionnalisation et à l’opérationnalisation de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel. A l’issue des travaux, Abdoulaye Diop a indiqué : « Nous pouvons considérer très clairement, aujourd'hui, que la Confédération de l'Alliance des États du Sahel (AES) est née ».

Le 16 septembre 2023 à Bamako, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont créé l’Alliance des États du Sahel (AES), un pacte de défense mutuelle. A cette occasion, les dirigeants de ces trois pays ont signé la Charte du Liptako-Gourma, nommée ainsi en référence à la région du Liptako-Gourma à cheval entre les trois pays et qui est au cœur des préoccupations sécuritaires du Sahel. À travers l’AES, les pays membres s’engagent à établir une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle et à lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée.

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CEDEAO : Bola Tinubu charge Bassirou Diomaye Faye de faire « revenir au bercail » le Mali, le Niger et le Burkina Faso</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-bola-tinubu-charge-bassirou-diomaye-faye-de-faire-revenir-au-bercail-le-mali-le-niger-et-le-burkina-faso-3064425.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-bola-tinubu-charge-bassirou-diomaye-faye-de-faire-revenir-au-bercail-le-mali-le-niger-et-le-burkina-faso-3064425.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 May 2024 06:14:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le jeudi 16 mai 2024, le Président du Nigéria, non moins Président en exercice de la CEDEAO, a reçu son homologue du Sénégal Bassirou Diomaye Faye. Lors de leur rencontre, Tinubu a invité Faye à « collaborer et à rencontrer les autres frères (le Mali, le Burkina Faso et le Niger) pour les persuader de revenir au bercail. »</strong>

Dans le cadre du renforcement des relations entre le Nigeria et le Sénégal, les présidents Bassirou Diomaye Faye et Bola Tinubu se sont entretenus à Abuja. Le Sénégal et le Nigeria ont « un intérêt commun pour la démocratie », a indiqué le président nigérian Bola Ahmed Tinubu, selon un communiqué de la présidence nigériane qui a sanctionné l’audience entre les deux chefs d’Etat, le jeudi 16 mai 2024.

Les échanges entre les deux présidents ont pris en compte la situation qui règne dans la sous-région, où Tinubu est le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le chef de l’Etat nigérian a demandé à son homologue sénégalais de travailler de sorte à ramener les pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) que sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger qui ont quitté l’organisation sous régionale, en début d’année. « En tant que Président de la CEDEAO, je vous invite à collaborer et à rencontrer les autres frères pour les persuader de revenir au bercail… », a déclaré Bola Tinubu.

Les deux chefs d’Etat se sont engagés également à « promouvoir la démocratie » en Afrique de l’Ouest. « La démocratie constitutionnelle est ce que le Sénégal a prouvé au reste du monde et à l’Afrique. C’est une joie de vous avoir ici », a indiqué Tinubu à Faye, selon le communiqué. Et le président nigérian d’ajouter: « Nous sommes à un moment critique de l’histoire de la démocratie constitutionnelle, en particulier en Afrique de l’Ouest. Ce que vous avez entrepris, une lutte axée sur la liberté, est remarquable ».

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Annonce de la création d&amp;apos;organes et d&amp;apos;institutions parallèles au Mali : Le Procureur anti cybercriminalité ouvre une enquête pour « atteintes au crédit et à la sureté de l&amp;apos;Etat…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/annonce-de-la-creation-dorganes-et-dinstitutions-paralleles-au-mali-le-procureur-anti-cybercriminalite-ouvre-une-enquete-pour-atteintes-au-credit-et-a-la-surete-de-letat-3064423.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 May 2024 06:10:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Procureur du Pôle national de Lutte contre la Cybercriminalité, Dr. Adama Coulibaly, a rendu public un communiqué, le 16 mai 2024, pour informer l'opinion publique, qu'il lui a été donné de constater, dans des publications relayées sur le cyberespace, faites par des organisations dénuées de toute existence juridique dénommées « Panel des Démocrates Maliens », et « convergence pour une transition civile », des propos qui troublent l'ordre public. A cet effet, le Procureur annonce l'ouverture d'enquêtes, en application « des dispositions du code pénal et de la Loi n°2019-056 du 5 décembre 2019 sur la cybercriminalité pour des faits d'atteintes au crédit et à la sureté de l'Etat, d'incitation à la violence et au crime par le biais d'un système d'information ».

Selon le Procureur, Dr. Adama Coulibaly, à travers ces publications, leurs auteurs, tout en incitant les citoyens à se soulever contre les institutions établies, annoncent la création d'organes et d'institutions parallèles. Il a fait savoir que les auteurs de ces publications ont diffusé des propos qui portent atteinte au crédit de l'Etat. Ils ont, par la même occasion, incité d'autres organisations et les citoyens à participer à une entreprise visant à porter atteinte à la sureté de l'Etat.

Le Procureur du Pôle national de Lutte contre la Cybercriminalité rappelle dans son communiqué que les responsables de ces agissements s'exposent à des poursuites et à des sanctions pénales prévues par la législation en vigueur.

Il informe également la population de l'ouverture d'enquêtes, en application des dispositions du code pénal et de la Loi n°2019-056 du 5 décembre 2019 sur la cybercriminalité pour des faits d'atteintes au crédit et à la sureté de l'Etat, d'incitation à la violence et au crime par le biais d'un système d'information.

Le Procureur du Pôle national de Lutte contre la Cybercriminalité rassure la population que tout est mis en œuvre pour rechercher et traduire les auteurs, coauteurs et complices de ces agissements devant la justice.

<strong>A. Sogodogo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Amadou dit Bogoba Diallo, Président des jeunes avocats du Mali : « Le baromètre de l’Etat de droit c’est l’accès à la justice »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/amadou-dit-bogoba-diallo-president-des-jeunes-avocats-du-mali-le-barometre-de-letat-de-droit-cest-lacces-a-la-justice-3064420.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 May 2024 06:08:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les défis actuels auxquels le Mali est confronté en matière de droits humains, d’espace civique et de gouvernance démocratique étaient au centre des discussions, le mercredi 15 mai 2024 au mémorial Modibo Kéita. Prenant part aux échanges, le président des jeunes avocats du Mali, Amadou Diallo, a donné son avis sur l’accès à la justice en disant que « le baromètre de l’Etat de droit, c’est l’accès à la justice »</strong>

Depuis 2012, le Mali vit une triple crise sécuritaire, politique et humanitaire marquée par la rébellion dans le nord du pays, une transition politique avec un régime militaire au sommet de l’Etat, et les effets néfastes du changement climatique et l’insécurité alimentaire. L’extension des zones touchées par les conflits et l’extrémisme violent, principalement au centre du pays, a porté atteinte à la stabilité politique et institutionnelle du Mali entrainant du coup un recul de l’exercice du rôle régalien de l’Etat dans les zones en crise. Cette défiance du rôle de l’Etat protecteur a été durement ressentie par les populations dans certaines zones comme témoignent les massacres interethniques perpétrés en 2018, 2019 et 2020 dans le Centre du Mali et qui n’ont pas jusqu’ici connu de suites judiciaires, exacerbant le sentiment d’impunité auprès des populations envers les autorités étatiques. Face à ces menaces, les populations font parfois appel à des milices, des groupes d’autodéfenses ou à des formes de justice traditionnelle assez éloignée du respect du droit commun. C’est dans ce contexte que le président des jeunes avocats du Mali est intervenu, le 15 mai dernier au mémorial Modibo Kéita lors du lancement du projet intitulé « Renforcer l’espace civique et promouvoir les droits humains au Mali : vers une société démocratique et inclusive ».

Le jeune avocat, Amadou dit Bogoba Diallo, a porté son regard sur la justice malienne en disant « le baromètre de mesure d’un Etat de droit c’est l’accès à la justice ». Ce défenseur des droits humains a fait quelques remarques sur les défis qui doivent être relevés par notre administration judiciaire. Maître Diallo estime que les justiciables sont très éloignés des juridictions. Cet éloignement géographique, dit-il, est un handicap qui s’ajoute à l’éloignement linguistique. « La justice est rendue en langue française. Cette langue n’est pas maitrisée par bon nombre de citoyens, les textes de lois écrits en français ne sont pas traduits en d’autres langues nationales et ne font l’objet de larges diffusions. C’est un handicap par rapport à l’accès à la justice », a-t-il déclaré.

Le problème de la corruption n’a pas été occulté par cet éminent jeune avocat du barreau du Mali. Ce phénomène désastreux sape les fondements de nos sociétés. La corruption détourne les ressources des services publics essentiels, creuse les inégalités et entrave le développement économique. « Le problème de la corruption de la justice se vit tous les jours. C’est un aspect réel dans notre espace judiciaire qui a enlevé la confiance des justiciables à la justice. La corruption a créé la méfiance du citoyen à la justice », a indiqué Maître Diallo.

L’absence des moyens, d’infrastructures, de matériels adéquats a été souligné par l’orateur qui a tout de même reconnu les efforts des Gouvernements successifs pour pallier ces problèmes au niveau de l’appareil judiciaire.

Selon Maître Amadou dit Bogoba Diallo, l’arsenal judiciaire malien fait face à d’autres contraintes dont le manque de formation des juges, le nombre insuffisant des magistrats, la lenteur et les coûts élevés des procédures judiciaires. « Le rapprochement de la justice passe par un maillage adapté au territoire. La justice est un impératif pour un Etat de droit et on ne doit pas lésiner sur les moyens pour saisir la justice », a-t-il affirmé.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chronique du Mali : Guéguerre politique, et le peuple dans tout ça?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-du-mali-gueguerre-politique-et-le-peuple-dans-tout-ca-3064417.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 May 2024 06:05:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ils veulent brûler à nouveau notre pays ? Ça n’arrivera pas ! Certains partis politiques et le pouvoir de transition s’accusent mutuellement et se regardent en chiens de faïence. Ils laissent tomber les masques de part et d’autre, mais vont-ils franchir le Rubicon? Et le peuple dans tout ça ?</strong>

Au Mali, la belligérance semble connaître de nouveaux protagonistes. Au delà des terroristes qui en font voir de toutes les couleurs, des acteurs politiques se dressent sur le pied de guerre, obligeant le pouvoir de transition à se battre sur plusieurs fronts. Depuis le 12 mai 2024, à travers une déclaration rendue publique, les opposants au pouvoir de transition voient celui-ci comme l’ennemi à abattre, le mal à bannir au sommet de l’Etat.

Opposants politiques et pouvoir de transition s’accusent mutuellement et se regardent en chiens de faïence. Ils laissent tomber les masques de part et d’autre, mais vont-ils franchir le Rubicon? Et le peuple dans tout ça ? Le peuple malien a suffisamment montré qu’il est patient, qu’il peut même se comporter en «Mouton de Panurge», mais éternellement vivace et jamais définitivement acquis. Que les partis signataires de la déclaration du 31 mars 2024 et le pouvoir de transition se le retiennent pour dit.

De part et d’autre, ces partis politiques, le pouvoir de transition et le peuple du Mali réagissent face à un cumul de frustrations et de mécontentements infligé par la faillite de l’Etat, de laquelle on veut se relever.

D’abord, certains partis politiques ruminent mal leur marginalisation de la gestion des affaires publiques depuis le 18 août 2020, date de la chute du régime du président Ibrahim Boubacar Kéita; ensuite, la suspension du financements public des partis politiques depuis 2019, a été vécue comme une privation de leur moyens de subsistance; en outre, la suspension récente des activités des partis politiques; la suppression programmée du financement public des partis politiques; l’élaboration de nouvelles conditionnalités visant à réduire leur nombre; l’éventualité de la prorogation de la transition et de la candidature du président Assimi Goïta à la prochaine élection présidentielle, sont autant de facteurs qui concourent à la radicalisation des éléments de langage des partis politiques, qui n’entendent pas assister passifs à leur mort programmée.

Pour se défendre, ils appellent les forces vives à se mobiliser pour éteindre la transition. Mais cet appel peut-il être entendu des populations qui connaissent déjà la musique et y voient plutôt un jeu de chaise musicale qu’une réelle volonté de construire le pays pour le bien être des Maliens.

De mars 1991 à août 2020, le peuple a offert sur un plateau d’argent, suffisamment d’opportunités aux acteurs politiques pour servir le Mali au lieu de se servir. Si tous les acteurs ne s’étaient dédiés qu’à la cause du Mali, serions-nous tombés aussi bas? Tout le monde n’a pas joué franc jeu et c’est en cette période que des fonctionnaires sont devenus milliardaires, pendant que le peuple végète dans le dénuement, l’injustice sociale, la faim, l’insécurité, l’absence de plateau sanitaire adéquat, la dégringolade de l’école, la déconstruction des valeurs.

Des acteurs politiques au gré d’intérêts sordides se sont installés à demeure dans les pratiques de diviser pour régner; des formations politiques aux religieux, en passant par les syndicats, mettant dos à dos les Maliens. Il est temps de sortir de ce cercle vicieux d’opposition inopportune entre les Maliens, entre UDPM et le Mouvement démocratique qui ont vécu. D’ailleurs, en mettant côte à côte les figures emblématiques de ces deux courants politiques, à savoir Dr. Choguel Kokalla Maïga du MPR (UDPM) d’une part, Me Mountaga Tall du CNID-FYT et Dr. Oumar Mariko de SADI d’autre part, le Collectif des partis politiques de l’opposition (COPPO) a fini d’enterrer cette adversité entretenue entre les héritiers de l’UDMP et les acteurs du Mouvement démocratique qui ne relèvent plus que d’un mauvais souvenir dont il faut tourner la page sans la déchirer. Nos camarades martyrs doivent reposer en paix, leur mort ne sera pas vaine!

Si le CMLN n’a pas eu trop de mal à arrêter le président Modibo Kéita le 19 novembre 1968, c’est que ce dernier ne pouvait plus compter sur une institution qui tienne; la mobilisation de la force populaire a eu raison du régime du Général Moussa Traoré en 1991; le pouvoir du président Amadou Toumani Touré à son tour a été fragilisé en 2012 par des mutineries dans les garnisons et les pressions des opposants, avant de voir son régime tomber; quant au président Ibrahim Boubacar Kéita, les contestations politiques de rue ont eu raison de son régime, après l’avoir réduit en un squelettique gouvernement de six membres, sans parlement, avant d’être arrêté chez lui par ses tombeurs.

S’il y a une énième révolution à craindre au Mali, c’est bien celle qui viserait des politiciens véreux, qui ont résumé la politique à la conquête du pouvoir pour l’exercer dans leurs intérêts personnels et partisans au détriment de l’intérêt général. Avec de tels acteurs, tous les moyens sont bons pour parvenir: en usant de la désinformation à la mal information, de la mésinformation à la manipulation propagandiste.

<strong>Ni la démocratie ni le multipartisme en cause</strong>
Le multipartisme, cette potion magique qui nous est venue intervertie au début des années 90 a créé un énième miracle politique, le don de fractionner le peuple avec comme effet de l’affaiblir, donnant plus de possibilité au pouvoir de le dompter y compris le conduire comme un bétail, selon les circonstances.

La formation politique pour une conscience citoyenne, une opinion publique apte à contribuer à la consolidation de l’Etat et l’émergence d’hommes d’Etat d’envergure, a manqué à notre pays, malgré la présence de plus de 200 partis politiques, qui ont bénéficié de financements de l’Etat de près de 28 milliards de FCFA entre 2000 et 2019. Au Mali, la démocratie et le multipartisme ne sont pas en cause, mais les usages qu’en font les acteurs politiques.

A l’origine, le multipartisme permet aux citoyens de faire valoir leur liberté d’opinion concourant à la pluralité des formations, gage de contradiction et d’évolution. Son travestissement a donné de constater des phénomènes comme certaines mutations illégales pratiquées par des élus communaux ou nationaux, appelées aussi nomadisme politique, que seuls l’appât du gain facile, la quête de l’intérêt personnel, peuvent expliquer. Les électeurs, le peuple dans tout ça est-il supposé ne rien voir, ne rien comprendre et ne rien retenir ?

<strong>Le clash aura-t-il lieu?</strong>
Le pouvoir de transition au Mali et l’opposition politique ne s’en cachent plus, ils veulent en découdre et laissent tomber les masques de part et d’autre. Leurs activités suspendues, les partis politiques refusent de participer au dialogue inter-maliens et en rejettent les conclusions. La température monte d’un cran à Bamako, ce 12 mai, date de la « déclaration de dénonciation des conclusions du dialogue inter-maliens pour la paix et la réconciliation nationale, par les partis signataires de la déclaration commune du 31 mars 2024 ».
Où va-t-on ? Peut-on s’interroger quand on sait que notre pays traverse une crise profonde, qui plus est, la conséquence de décennies de mal gouvernance politique, sécuritaire et économique, et n’a nullement besoin de guéguerre politicienne qui ne relève que du déjà vu et qui n’a pas de valeur ajoutée pour le peuple meurtri du Mali ?

<strong>Un peuple meurtri</strong>
Chacun se le revendique, mais lui - le peuple - n’aspire qu’au bien être qui lui est miroité par les dirigeants depuis les batailles pré-indépendance, jusqu’à la démocratie pluripartite: de Modibo Kéita à Alpha Oumar Konaré, de Moussa Traoré à Ibrahim Boubacar Kéita en passant par Amadou Toumani Touré. Le peuple court en permanence derrière un lendemain meilleur, qui fuit au gré des régimes, comme un mirage. Le bonheur promis au peuple malien brille toujours devant nous et s’apparente à un miroir aux alouettes.
Le peuple souverain du Mali, qui n’a jamais pu accéder à cette indépendance, avec le bénéfice de nos généreuses ressources naturelles, sociétales et culturelles, doit se tenir debout, comme toujours, quand l’ennemi se présente pour perpétrer un ultime coup d’arrêt à la marche du progrès.

En 60 années d’indépendance, le peuple malien n’a pas connu la stabilité et la sécurité qu’il mérite : sécurité alimentaire, sécurité des personnes et des biens.

La conjugaison profitable de la stabilité nationale et la sécurité sociale et économique restent des quêtes du peuple qu’aucun pouvoir ne peut se vanter de lui avoir servi à souhait. Au réveil du peuple, les acteurs politiques se devront de rendre compte.
Qui n’a pas intérêt que le peuple malien sonne l’heure du refus ? Refus d’être mené en bateau, d’être manipulé, infantilisé, mis au banc du bétail électoral et roulé dans la farine par les boulangers politiques?

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport National sur le Développement Humain 2023 du Mali : « L’inflation accélérée a eu des effets négatifs sur le pouvoir d’achat des ménages, la pauvreté, les inégalités et le DHD », dixit Colonel Asssa Badiallo Touré</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/rapport-national-sur-le-developpement-humain-2023-du-mali-linflation-acceleree-a-eu-des-effets-negatifs-sur-le-pouvoir-dachat-des-menages-la-pauvrete-les-inegalites-et-le-3064414.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 May 2024 06:01:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La salle de presse du Centre International des Conférences de Bamako (CICB) a servi de cadre, hier, jeudi 16 mai 2024, au lancement officiel du Rapport National sur le Développement Humain (RNDH), par l’Observatoire du Développement Durable et de la Lutte Contre la Pauvreté (ODHD/LCP), avec l’appui technique et financier du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), de l’édition 2023. Portant sur : «L’impact de l’inflation sur le pouvoir d’achat des ménages dans un contexte de crise multidimensionnelle au Mali, de 2017 à 2022», les travaux de lancement ont été présidés par le Ministre de la Santé et du Développement Social, Colonel Assa Badiallo Touré, en présence du représentant du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), Ademonkoun Rodolphe Missinhoun, etc. Le rapport traite de l’impact de la hausse des prix sur les ménages en termes de perte de pouvoir d’achat et de détérioration des conditions de vie suite aux différentes crises que le pays a subies de 2017 à 2022 comme la crise du Covid-19, les sanctions de la Cedeao et de l’Uemoa, en lien avec la pauvreté, les inégalités et le développement durable. «Les résultats obtenus montrent que la crise multidimensionnelle a eu un impact certain sur l’inflation et la situation économique et sociale du pays. L’inflation s’est accélérée, il y a eu des effets négatifs sur le pouvoir d’achat des ménages, la pauvreté, les inégalités et le DHD. Malgré tout, le gouvernement a pris une série de mesures pour juguler l’inflation en améliorant la situation socioéconomique du pays et en soulageant les populations de cette crise multidimensionnelle », a fait savoir le colonel Assa Badiallo Touré.

L’étude avait pour objectif général d’évaluer l’impact de la hausse des prix des ménages en termes de diminution du pouvoir d’achat et de détermination de condition de vie (accès aux services sociaux de base), suite à la crise multidimensionnelle que le pays subit depuis 2012, en lien avec la lutte contre la pauvreté, les inégalités et le développement humain durable.

Il ressort du rapport que la crise multidimensionnelle a eu un impact sur l’inflation et la situation économique et sociale du pays, comme en témoignent le renchérissement des prix des produits de première nécessité et la faible exécution, voire l’arrêt des projets/programmes du fait de l’arrêt ou la suspension du financement des PTF ; la situation économique et sociale du Mali avant et après 2020 a été marquée par des défis importants tels que l’insécurité et la crise politique ; les sanctions économiques imposées par la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine), en réponse au coup d’Etat de 2020, ont eu un impact sur l’économie malienne en particulier sur les secteurs du commerce et du transport qui dépendent des échanges transfrontaliers. «De plus, la suspension des transactions financières a limité l’accès du pays aux financements extérieurs et aux investissements étrangers», a ajouté la conclusion de l’étude. Et d’ajouter que la crise a entrainé aussi une diminution des financements extérieurs en raison de la situation sécuritaire et politique ; qu’elle a eu un impact certain sur l’inflation et la situation économique et sociale du pays du fait : des entraves à la libre circulation des personnes et des biens, du gel des avoirs financiers du pays par les organismes communautaires et la faible exécution, voire l’arrêt des projets suite à l’arrêt du financement des PTF. L’étude a conclu aussi que sur une base moyenne, l’inflation, c’est-à-dire la hausse généralisée et durable des prix des biens et services est restée faible et oscillant entre –moins 3% et 3% de main 2013 à Octobre 2021. Elle a augmenté, dit Ballo à 9,7% en 2022 (niveau jamais atteint depuis la crise financière de 2008 ou le niveau était à 9, 2%, après avoir progressé de 3,9% en 2021 et de 0,5% en 2020. L’augmentation observée en 2022, explique le DG de l’ODHD/LCP, un sommet en 28 ans, représente la hausse la plus forte depuis 1995 (+12, 5%). Il a poursuivi qu’une flambée des prix quasi généralisée a été constatée dans tous les secteurs. Une baisse du revenu réel des ménages, observée à partir de 2020, souligne Bouréma F Ballo, s’est intensifiée en 2022 (- 10, 8%). «Cette baisse était perceptible depuis 2019 avec une forte augmentation du taux d’inflation. Cela peut s’expliquer par l’avènement de la pandémie du COVID-19, la crise cotonnière, les sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA, l’insécurité et le conflit russo-ukrainien», a narré Ballo. Avant d’indiquer que l’insécurité a non seulement impacté certains bassins de production agricole, mais également le circuit de distribution, en particulier le transport au cours de ces trois dernières années. «A cela, il faut ajouter le boycott de la culture du coton qui a impacté la production du maïs», a ajouté le DG de l’ODHD/LCP. Au niveau de la production, appuie Bouréma F Ballo, la hausse du prix des céréales est imputable à la mauvaise campagne agricole de 2020, cumulée avec la perturbation du circuit d’approvisionnement en liaison avec la crise multidimensionnelle (socio-politique, sanitaire, sécuritaire). «Cette hausse des prix des céréales est imputable à la forte augmentation du prix du maïs (18,4%) par défaut de subvention des intrants agricoles et du riz (18,2%)», a fait savoir le DG Ballo. Fort de ces constats, conclu Ballo, il ressort nettement qu’à l’instar du reste du monde, la sous-région Ouest africaine, dont le Mali, est confrontée à l’impact du conflit russo-ukrainien, notamment la flambée des prix des denrées alimentaires et les perturbations des marchés des céréales et d’autres produits de base, y compris les engrais et les carburants. «Globalement, le plus grand risque vient de la hausse des prix mondiaux», a insisté Bouréma F Ballo.

Des recommandations au Gouvernement malien, instances régionales et sous régionales

A l’issue de l’étude, de fortes recommandations ont été adressées au Gouvernement malien, à la CEDEAO et à l’UEMOA et aux Partenaires techniques et financiers. Il a été demandé entre autres, d’assurer le retour à l’administration sur l’ensemble du territoire national, par le retour de la paix et de la sécurité dans toutes les régions touchées ; promouvoir une solution politique à la crise en s’engageant dans un dialogue inclusif pour trouver une solution pacifique durable ; d’assurer un suivi efficace des prix des produits subventionnés ; augmenter les taux d’intérêt des Banques centrales pour encourager l’épargne et d’encourager les dépenses et les emprunts ; de stimuler la production et l’efficacité des entreprises ; de renforcer l’implication des bénéficiaires dans la préparation et la mise en œuvre des projets. On note aussi que la CEDEAO et l’UEMOA appuient les autorités maliennes dans l’amélioration significative de la gouvernance dans toutes ses composantes, pour une sortie durable de la crise et une amélioration réelle de la situation socio-économique de la population ; assurer la reprise d’un dialogue constructif avec la Cedeao, l’Uemoa et le Mali pour la levée effective de toutes les sanctions. « Ce qui profitera non seulement au peuple malien mais également aux autres pays de la sous-région, tous frappés par les effets des sanctions de l’embargo ».

Le Colonel Assa Badiallo Touré a indiqué que les résultats obtenus de l’étude montrent que la crise multidimensionnelle a eu un impact certain sur l’inflation et la situation économique et sociale du pays. «L’inflation s’est accélérée, il y a eu des effets négatifs sur le pouvoir d’achat des ménages, la pauvreté, les inégalités et le DHD. Malgré tout, le gouvernement a pris une série de mesures pour juguler l’inflation en améliorant la situation socioéconomique du pays et sen soulageant les populations de cette crise multidimensionnelle», a souligné le Ministre Touré. Fruit d’un processus inclusif et participatif, déclare le Ministre, le RNDH 2023 formule des recommandations pertinentes à l’attention du gouvernement malien et des instances régionales et sous régionales, en vue de préserver le pouvoir d’achat des populations en réduisant la pauvreté et les inégalité d’une part, et contribuer à une meilleure prise en charge des défis de DHD, de lutte contre la pauvreté, et des objectifs de Développement Durable au Mali et ailleurs.

Le PNDU, rassure son représentant résident au Mali, réitère sa disponibilité à soutenir la mise en œuvre des diverses recommandations issues du rapport. Le PNUD reste aussi disponible, ajoute-t-il, à poursuivre la collaboration fructueuse avec l’ODHD en vue d’aider à la prise des décisions adéquates pour des meilleures interventions publiques.

<strong>Hadama B. FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prof. Ali Nouhoum Diallo, ancien Président de l’Assemblée Nationale du Mali : « Attention ! mes Colonels, au lieu de renforcer la cohésion sociale, vous courrez le risque de disloquer la société malienne… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/prof-ali-nouhoum-diallo-ancien-president-de-lassemblee-nationale-du-mali-attention-mes-colonels-au-lieu-de-renforcer-la-cohesion-sociale-vous-courrez-le-risque-de-disloquer-la-3064412.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/prof-ali-nouhoum-diallo-ancien-president-de-lassemblee-nationale-du-mali-attention-mes-colonels-au-lieu-de-renforcer-la-cohesion-sociale-vous-courrez-le-risque-de-disloquer-la-3064412.html</guid>
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<pubDate>Tue, 21 May 2024 05:59:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[ATTENTION ! ALERTE !

Désormais seuls maîtres à bord du bateau de l’Empire, les Colonels du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP) semblent résolus à faire marcher au pas, les Associations, les Mouvements et Partis Politiques. Ils entendent être seuls à diriger le Mali, dire ce qu’ils pensent, faire ce qu’ils veulent. Naturellement le peuple Malien applaudira la suspension des activités voire la dissolution des Associations, des Mouvements et Partis Politiques. Il laissera dire. Il laissera faire. Dans une frustration profonde, il est vrai et pour cause ! Les Colonels du CNSP ont des armes. Le peuple malien a peur des armes. Il n’a jamais fait face à des armes, ni affronté des chars même dans son Histoire récente !

Et pourtant les cinq Colonels et leurs alliés devraient méditer sérieusement sur ces propos de Karl Marx tirés du 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte, allias Napoléon III « Les Hommes font leur histoire ; mais ils ne la font pas arbitrairement dans les conditions choisies par eux, mais dans les conditions directement données et héritées du passé ! La tradition de toutes les générations mortes pèse d’un poids très lourd sur le cerveau des vivants ».

Paraphrasés par nous ces propos du putschiste du 02 décembre 1851, pourraient aussi s’écrire : Les masses font l’Histoire, mais elles ne choisissent pas les conditions dans lesquelles elles font l’histoire. Et elles écrivent l’Histoire avec leur propre subjectivité !

Attention ! Les Colonels au pouvoir, les masses laborieuses éduquées, formées politiquement et idéologiquement deviennent une force matérielle, intellectuelle et spirituelle invincible pouvant soulever les montagnes. Elle peut tout renverser sur son passage, y compris les Blindés !

C’est mon rôle aujourd’hui d’alerter, de conseiller ceux qui, les armes à la main sont actuellement au pouvoir. Les conseiller d’éviter d’être grisés par la possession des Armes ! De vous conseiller parce que tout simplement, je suis le tonton, voire le grand père de la plupart des Colonels au Pouvoir.

De vous conseiller parce que le Destin du Mali est provisoirement, Transitoirement, entre vos mains !

Le Colonel Assimi Goïta avec tout le respect qui lui est dû, de la considération que j’ai pour les chefs d’Etat ne sera que le chef Transitoire de l’Etat du Mali tant qu’il ne sera pas investi par les urnes comme Président de la République du Mali.

Surtout ne vous comportez pas comme les Wodaabe à la veille de l’Epique Bataille de Mayel en 1889 entre les troupes du Colonel Archinard et l’Armée du TOORO au Karta. Les Wodaabe rivalisaient de surenchère :

- Moi demain, j’arracherai des feuilles d’arbres et irai boucher les canons des Toubabs avec !

- Moi, avec mon talon, je boucherai le canon du Toubab…

Ali Bouri N’Djaye Damel (ROI) du Jolof dit : Attention les Wodaabe ! Demain il ne s’agira pas de bravoure, encore moins de témérité. Demain il s’agira d’user de l’intelligence. Je vous propose de m’adjoindre (99) quatre-vingt-dix-neuf jeunes que je vois piaffer d’impatience d’affronter les troupes du Colonel Archinard !

Nous serons (100) cent hommes, et dès cette nuit, nous égorgerons les animaux de trait, (chevaux, ânes, chameaux, bœufs) qui tirent les canons. Ainsi les Toubabs ne pourront pas transporter leurs canons à Mayél et nous pourrons les assiéger et gagner la bataille !

Héy ! Ali Bouri ! Dis que tu as peur d’affronter les troupes coloniales ! Si tu étais si stratège que tu voudrais le faire croire, tu n’aurais pas été vaincu, pour être obligé d’abandonner ton trône et d’errer à présent !

Mes Colonels ne faites pas comme les Wodaabe !

Vieil Ali Nouhoum, si tu maîtrisais à ce point, l’art de prendre le pouvoir et de le garder, de gérer le pays, le Mali ne serait pas dans « l’Etat de délabrement où il est ! Les Hommes Politiques maliens ne seraient pas vomis par le peuple comme ils le sont à présent ». Ils sont vomis, vomis par le Peuple qui ne les Ecoute plus ». Et pourtant vous jugez utile, mes Colonels de suspendre leurs activités après avoir dissous certains d’entre les Partis et certaines associations de nature politique.

Attention ! mes Colonels, au lieu de renforcer la cohésion sociale, vous courrez le risque de disloquer la société malienne et de freiner la Nation malienne en Construction.

Attention, mes Colonels !

Le Dialogue Direct Inter-Maliens sans les principaux protagonistes Civils et Militaires de l’Adrar des Ifoghas et du Maasina est plutôt un Monologue entre Initiés du KOMO ! Et sans la classe Politique dont les activités sont suspendues, ce Dialogue devient une Causerie entre Camarades et Amis qui conviennent que la cause est entendue.

Ne vous privez pas des Femmes et des Hommes d’expérience en Politique ! Les arbres sans racines profondes meurent rapidement. Ceux et celles qui vous crient : Du passé, faisons table rase ! Balayons la vieille classe politique, oublient que du Passé faisons table Rase est suivi immédiatement de : « Foules Esclaves, Debout ! Debout ! »

Les descendants de tonton Yacouba Maïga, Mahamane Alhassane Haïdara, d’Alhousseyni Umar Touré, d’Ataher Maïga, d’Ousmane Bah et de Bakara Diallo de l’Union Soudanaise du Rassemble Démocratique Africain (US-RDA) etc ne doivent jamais oublier que c’est parce qu’ils ne voulaient pas que la Fédération du Mali indépendante envoie ses enfants combattre leurs frères algériens ; c’est parce que pour le Président Modibo Keïta et les membres du Gouvernement Fédéral, la Fédération du Mali indépendante initiera un marché Commun Ouest africain, aura sa propre monnaie, toutes idées que ne partageaient pas le Général De Gaule et ses alliés africains notamment sénégalais que la Fédération du Mali a éclaté dans la nuit du 19 au 20 août 1960 ! A peine née !

Le Manifeste du Rassemblement Démocratique Africain (RDA) conçu sur le bord de la Seine mais né le 18 octobre 1946 à Bamako sur les bords du Joliba ; les Principes de Bandung ; ceux des Non Alignés de Belgrade en 1961 ont tous insisté, sur l’Indépendance, le respect des Intérêts des Peuples d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine, le respect de la Dignité des Peuples du Monde. Ce sont tous ces textes qui ont toujours inspiré les Révolutionnaires du Mali. Ces Révolutionnaires ne sont pas nés aujourd’hui.

Mes Colonels, les discours n’impressionnent pas les octogénaires, les heptuagénaires encore moins les plus âgés.

Attachez-vous à vos aînés, civils et militaires de toutes obédiences ! Gardez-vous de ceux et celles qui vous flattent. Approchez ceux et celles qui critiquent vos actions avec des arguments solides et vous réussirez.

Eviter de vous diviser sur la base de vos ambitions personnelles.

Préservez le Mali du spectacle tragique qui se déroule au Soudan et faites-en sorte que la guerre en cours en Ukraine ne se transporte pas au Mali.

Le Mali a toujours su garder ses distances vis-à-vis des grandes Puissances et rester non aligné

L’ADN des Maliens c’est l’Esprit d’Indépendance, la Fierté d’être soi. Combien d’élèves, de lycéens, de collégiens ont obligé à sauter par la fenêtre des professeurs colons arrogants, manquant de respect aux Africains ?

Combien d’entre les Elèves se sont fait renvoyer parce qu’ayant porté la main sur leurs professeurs pour atteinte supposée à leur dignité ?

Rétablissez les Partis, les Associations et Mouvements Politiques dans leurs droits, dans la liberté d’expression, de réunion dans les lieux Publics et Avançons !

Aucune formation Politique n’a troublé l’ordre Publique ; mais Elles ont veillé à l’effectivité des Droits conquis tout au long de l’Histoire du Mali, particulièrement lors des années de braises. Ne les obligez surtout pas à aller dans la clandestinité. Ce serait une dure épreuve pour tout le Mali. Car il est établi : la capacité de s’indigner et de s’insurger des Maliens ne mourra jamais.

Certes de brillants Intellectuels d’horizons divers, de toutes les disciplines, parfois s’intéressant particulièrement à l’élaboration « d’un Corpus doctrinal Islamique malien », ont été invités à ce Dialogue Direct Inter-Maliens. Ces brillants intellectuels ont déployé leurs talents devant des Femmes et des Hommes assoiffés de savoir. Ils ont ébloui ! Ils ont émerveillé ! Ils ont épaté ! Ils ont ému, peut-être même fait couler les larmes de certains participants au Dialogue Direct Inter-Maliens.

Mais également ils ont fait rire d’autres intellectuels présents dans les Salles où ils se produisaient. Osera-t-on pour autant dire, avec tout ce travail abattu pendant cinq jours, qu’ils ont distrait le Peuple (au sens premier du mot distraire) pendant un moment, pour gagner du temps ? Osera-t-on dire que les Colonels les ont invités pour amuser la Galerie afin qu’EUX atteignent leur but : perdurer au pouvoir ?

L’essentiel pour les Intellectuels, c’est qu’ils ont constaté avec plaisir que l’Auditoire buvait leur Parole. Ils sont sortis heureux de la salle où ils, elles, ont livré leur message ; l’essentiel c’est qu’ils ont été consultés et s’en réjouissent.

Et c’est, tant mieux d’avoir assuré le bonheur de tant d’intellectuels pendant une semaine. Félicitations au Colonel Assimi Goïta et au Président du Comité de Pilotage d’avoir réussi leur pari.

Les rideaux des journées consacrées au Dialogue Direct inter-maliens sont tombés.

Chacun des participants brandit les résolutions dont il est l’auteur ou co-auteur.

Un parmi eux juge essentielles, les cinq résolutions suivantes :
<ol>
 	<li>Engager le dialogue avec tous les mouvements armés maliens ;</li>
 	<li>Ouvrir le dialogue doctrinal avec les groupes armés dits djihadistes de Hamadoun Koufa et d’Iyad Ag Ali et mettre à contribution les Erudits de la UMA Islamique malienne, pour définir le corpus doctrinal des débats à mener avec ces groupes ;</li>
 	<li>Créer un cadre de concertation entre les pouvoirs publics, les partis politiques, la société civile, les légitimités traditionnelles, en vue d’un consensus autour de la Transition ;</li>
 	<li>Faire comprendre à l’opinion nationale que la seule action militaire n’est pas suffisante pour le retour de la paix ;</li>
 	<li>L’appel fait par le Président de la Transition à ceux et celles qui n’ont pas pris part au Dialogue Directe inter-maliens de les rejoindre.</li>
</ol>
D’autres retiennent plutôt la recommandation de prolonger la Transition, d’élever les six Colonels au grade de Généraux, d’inciter le Président de la Transition le Colonel Assimi Goïta à se présenter à l’élection du président de la république après bien-sûr avoir modifié la Charte de la Transition qui le lui interdit et introduit des conditions pour qu’il ait ce droit.

Bien-sûr que les militants du Mouvement Démocratique malien d’hier et d’aujourd’hui vont pousser des cris d’orfraie !

Mais, les Amis, ne vous en faites pas ! Les salaires des six nouveaux Généraux et leurs staffs n’augmenteront pas outre mesure le Train de vie de l’Etat d’autant que, concomitamment, les financements publics accordés aux Partis Politiques seront supprimés, bien qu’ils soient reconnus d’utilité publique. Ne riez surtout pas Camarades !

Camarades des Partis Politiques ne vous plaignez pas de cette suppression. Avez-vous oublié que la Conférence Nationale Souveraine du Mali tenue du 29 juillet au 12 août 1991 Présidée par le Lieutenant-Colonel Amadou Toumani Touré, Président du Comité de Transition du Salut du Peuple (CTSP) avait rejeté le principe de financement public des Partis Politiques, n’avait pas prévu un seul Rotin pour eux !

Ne vous plaignez pas donc ; ne nous comparons pas aux Généraux, plus utiles en ces temps d’insécurité généralisée !

Continuons à nous battre pour avoir le droit d’exister et montrer combien les progrès effectués par le Mali depuis le coup d’Etat du 19 novembre 1968 et bien avant sont l’œuvre des Partis Politiques, des Associations et Mouvements Politiques.

Il faut clore cette alerte par une suggestion : la sagesse voudrait que par l’ouverture d’un dialogue doctrinal direct, franc, sincère avec ceux qui, au nom de l’Islam, prônent le Jihad pour instaurer la Charia, les Colonels qui dirigent seuls le Mali, évitent à la Patrie de tant de Héros, le démarrage d’une guerre de cent (100) ans, après celle de trente (30) ans terminée avec le retour à Kidal le 14 mars 2023.

Bamako le 20 mai 2024.

Prof. Ali Nouhoum Diallo, Maître de Conférences

Agrégé de Médecine Interne.

Ancien Président de l’Assemblée Nationale du Mali.

Ancien Président de Parlement de la CEDEAO.

Président d’Honneur du Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (<a href="http://adema-p.a.sj/">Adema-P.A.SJ</a>).

1er Vice-président de l’Alliance pour la Démocratie au Mali (A.De.Ma-Association).]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : Dr. Etienne Fakaba Sissoko condamné à 2 ans de prison dont 1 an ferme</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-dr-etienne-fakaba-sissoko-condamne-a-2-ans-de-prison-dont-1-an-ferme-3064410.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 May 2024 05:58:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dr. Etienne Fakaba Sissoko a été condamné, ce lundi, à une peine de deux ans de prison, dont un an ferme, par la justice malienne. L’universitaire doit aussi payer une amende de 3 millions de FCFA.</strong>

La justice a rendu sa décision, lundi 20 mai 2024 : ce sera deux ans de prison dont un an ferme pour l’économiste et professeur d’enseignement supérieur, Dr. Etienne Fakaba Sissoko. Il doit aussi payer une amende de 3 millions de FCFA.

Lors de sa comparution, le lundi 6 mai 2024, le ministère public avait requis 18 mois de prison dont 6 mois avec sursis et le paiement de 5 millions de FCFA pour réparation de préjudices subis par l’Etat contre Dr. Etienne Fakaba Sissoko. Ce dernier est poursuivi pour « atteinte au crédit de l’Etat », « injures» et « propos et fausses nouvelles mensongèrement attribués à des tiers, faites de mauvaises foi et de nature à troubler la paix publique.» Le délibéré sera rendu le 20 mai prochain.

L’économiste était sous les feux des projecteurs depuis sa mise en examen le 27 mars 2024 pour la publication en 2023 de son ouvrage intitulé « Propagande, Agitation et Harcèlement (la communication du gouvernement de transition ».

Dr. Étienne Fakaba Sissoko, a été interpellé le lundi 25 mars 2024 par la Brigade d’Investigation Judiciaire (BIJ). Le mercredi 27 mars 2024, il a été placé sous mandat de dépôt par le procureur du pôle anti-cybercriminalité. Dr. Etienne Fakaba Sissoko est accusé d’« atteinte au crédit de l’Etat, injures, propos et nouvelles fausses mensongèrement attribuées à des tiers, faite de mauvaise foi de nature à troubler la paix publique.»

<strong>Madiasssa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribunal de la commune I de Bamako : La demande de dissolution du parti SADI rejetée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/tribunal-de-la-commune-i-de-bamako-la-demande-de-dissolution-du-parti-sadi-rejetee-3064408.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 May 2024 05:55:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le procès pour la dissolution du parti SADI (Solidarité Africaine pour la démocratie et l’Indépendance), présidé par le Dr. Oumar Mariko en exil, a connu son épilogue, hier, lundi 20 mai 2024, au tribunal de grande instance de la Commune I du district de Bamako. Dans son verdict, la justice malienne a rejeté la demande de dissolution du parti SADI faite par le gouvernement malien. Le leader du parti SADI, Dr. Oumar Mariko, en exil aussi bien que l’ancien Premier ministre, Moussa Mara du Parti YELEMA (Changement) ont tous indiqué que ce verdict est non seulement une victoire de la justice indépendante, mais aussi une victoire de la démocratie malienne.

Dans leur requête, les autorités de la transition estiment que le Président du parti SADI, Dr. Oumar Mariko a « porté atteinte aux institutions ». Mais, dans son verdict, le tribunal de grande instance de la Commune I du district de Bamako a débouté le ministère de l’Administration Territoriale et de la décentralisation de sa demande de dissolution du Parti SADI. Sur les réseaux sociaux, le président du parti en exil, Oumar Mariko, parle d'une victoire de la démocratie. « Le sang des martyrs vient de parler », se réjouit Oumar Mariko, en rendant hommage à la justice malienne qui, selon lui, prouve à travers ce verdict qu'elle reste un instrument aux mains du peuple pour faire valoir la vérité.

Il n’est pas le seul à se réjouir de cette décision de la justice malienne, car l’ancien Premier ministre, Moussa Mara du Parti Yelema (Le Changement) exprime aussi son soulagement concernant le verdict rendu. « Procès pour la dissolution du parti SADI, la justice vient de débouter le Ministère en charge de l’administration du territoire. C’est une victoire pour la justice et c’est une victoire pour la Démocratie. Je félicite tous ceux qui se sont battus pour que justice soit faite. Ce jugement honore notre justice qui demeure la clé de voute de notre démocratie et un facteur de succès pour le Mali du futur. Je demande aux autorités de ne pas faire appel de ce jugement et de profiter de cette occasion pour revenir sur la mesure liberticide de la suspension des activités des partis politiques et des activités politiques des associations. Je les conseille de s’inscrire dans la voie de la concertation avec les acteurs politiques en vue d’une sortie de la transition par le haut », souligne l’ancien Premier ministre Moussa Mara.

Ce verdict du tribunal de première instance de la commune I du district de Bamako met donc fin au feuilleton judiciaire qui a opposé le ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation, représenté par le Contentieux de l’Etat, au parti SADI de l’opposant en exil, Dr. Oumar Mariko. Selon le conseil du parti cité par le site d’information Maliweb, le tribunal a tranché en faveur du parti en déboutant dans la foulée le ministère public.

<strong>A . Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance : Le CNT face aux exigences constitutionnelles</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/gouvernance-le-cnt-face-aux-exigences-constitutionnelles-3063552.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 May 2024 21:22:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong> Après de vaines tentatives de mobiliser leurs membres pour un atterrissage forcé de la transition, certaines organisations politiques ont vu en la cour constitutionnelle une alternative pour obtenir devant la juridiction présidée par Amadou Ousmane Touré, ce que le pouvoir de transition leur réfute. Au demeurant, la cour constitutionnelle s’est vue devoir évacuer entre le 20 mars 2024 au 25 avril 2024, la cour a statué sur trois requêtes concernant la gestion des affaires publiques en cette période de transition. La première requête en date du 20 mars 2024 émane du Président de la transition aux fins de contrôle de conformité à la constitution de la loi organique N°2023-058/CNT-RM fixant les avantages, indemnités et autres traitements des membres du Conseil national de transition (CNT), institution législative. Les deux autres émanent d’organisations opposées au pouvoir de transition. Il s’agit de la rrequête du 28 mars 2024 aux fins de constater la fin de la transition et de celle du 15 avril 2024 visant à invalider le décret portant suspension des activités des partis politiques et des activités à caractère politique des associations, en le déclarant inconstitutionnel. Le juge constitutionnel s’est prononcé sur les trois requêtes en rendant trois arrêts respectivement le 18 avril et le 25 avril 2024.</strong>

Le Président du CNT Assimi Goïta en saisissant la cour constitutionnelle, à travers la requête en date du 20 mars 2024 n’a fait que se conformer à la constitution, qui exige qu’une loi organique passe d’abord devant la cour constitutionnelle, qui juge de sa conformité à la loi suprême, avant sa promulgation. Il s’agit de la loi organique N°2023-058/CNT-RM du 16 novembre 2023 fixant les avantages, indemnités et autres traitements des membres du Conseil national de transition (CNT), institution législative de la transition (loi adoptée à l’unanimité des membres du CNT).

La Cour constitutionnelle du Mali (institution présidée par Amadou Ousmane Touré depuis le 7 août 2020), a rendu public, le 18 avril 2024, un arrêt relatif à l’affaire CNT.

<strong>Les problèmes que pose la proposition de loi avortée :</strong>

Sur les neuf articles de la loi, le juge constitutionnel en a épinglé six, ne déclarant constitutionnelles que les dispositions des trois restants. Ainsi il « déclare non conformes à la Constitution et à la Charte de la Transition le titre de la loi ainsi que les dispositions des articles 1, 4, 5, 6, 7 et 8 ». Ainsi, les articles épinglés déclarés non conformes à la Constitution, signifient un rejet par la cour constitutionnelle de la proposition de loi, sous réserve des corrections proposées.

Parmi les dispositions querellées, celles édictés à l’article premier indiquant l’objet de la loi organique, puis répétées à l’article 7, semblent particulièrement malicieuses et voulant user de la ruse. Ainsi l’article 7 dispose : « La présente loi régit les avantages, indemnités et autres traitements des membres du Conseil national de Transition depuis sa mise en place ». En effet, le membre de phrase : « depuis sa mise en place » recèle une rétroactivité de la loi, contraire à un principe sacro-saint du droit. Selon ce principe connu de tous les hommes de droits, « la loi ne dispose que pour l’avenir ; elle n’a point d’effet rétroactif ».

La proposition de loi avortée à la cour constitutionnelle se proposait-elle en catimini de réparer par rétroactivité le vide juridique et l’opacité qui ont marqué la gestion des deniers publics à l’hémicycle, les rémunérations des membres du CNT depuis sa mise en place ? L’exégèse de ces dispositions semblent indiquer que depuis la mise en place du CNT (institution législative présidée par le colonel Malick Diaw), ses membres perçoivent des indemnités sur une base illégale, aucune loi n’ayant au préalable fixé les avantages, les indemnités et autres traitements. Une situation que le bureau de l’institution veut réparer en commettant d’autres violations de la loi et de la constitution. Car une loi organique n’est pas une loi d’amnistie qui est expressément rétroactive.

D’autres dispositions malencontreuses concernent « le fonds de souveraineté » octroyés au président du CNT, alors qu’il lui faut des « fonds spéciaux ». Seul le chef de l’Etat est titulaire du «fonds de souveraineté », selon la constitution. Le salaire des 147 membres du CNT sont octroyés sur la base de décision du président du CNT, alors que ces avantages doivent être accordés sur la base d’une loi. Ce qui laisse croire qu’on est en présence d’une usurpation des pouvoirs de l’institution législative par son premier responsable, en l’occurrence le président du CNT.

En outre, la proposition de loi attribue des avantages inappropriés : un salaire aux membres du CNT (le président du CNT perçoit un salaire calculé sur la base de l’indice hors échelle ; les membres du CNT perçoivent salaire sur la base de l’indice le plus élevé de la fonction publique) alors qu’il leur faut des indemnités parlementaires, selon le juge constitutionnel.

On est presque essoufflé en énumérant en plus du salaire « les avantages, indemnités et autres traitements » des membres du Conseil national de transition (CNT), au nombre desquels l’article 4 dispose : « il est accordé en sus aux membres du Conseil national de Transition des indemnités ci-après : une indemnité de représentation par mois ; une indemnité spéciale pour les membres du bureau ; une indemnité chauffeur pour les membres du bureau ; une indemnité de session par jour de session ; une indemnité de restitution par session ordinaire ; une indemnité de logement par mois ; une indemnité spéciale ; une indemnité de monture ; une indemnité de téléphone ; une indemnité de responsabilité ; une indemnité de sujétion ; une dotation de carburant ». Les présidents des commissions bénéficient en sus une indemnité de responsabilité. Les présidents et vice-présidents des commissions du Conseil national de Transition perçoivent en sus une indemnité de sujétion. Le problème est que le montant de ces « avantages, indemnités et autres traitements » n’apparait pas retenant l’attention du juge et sa réaction sur l’exigence constitutionnelle de fixer les indemnités et autres avantages, d’indiquer le montant correspondant à chacune des indemnités énumérées en tenant compte de la division technique du travail parlementaire. Ces dispositions non complètes ont conduit à leur inconstitutionnalité sous réserve de la fixation du montant correspondant à chaque indemnité et avantage énumérés. L’exégèse de ces dispositions laisse sous-entendre une volonté du président de l’institution de disposer dans ses mains, à la place de la loi des moyens de fixer à sa guise les montants concernés, concentrant dans ses mains des pouvoirs indus, frisant l’excès de pouvoir.

<strong> Les Maliens estomaqués</strong>

Les montants perçus par les membres du CNT sont jugés excessifs par la majorité des Maliens qui ont consenti le sacrifice de la résilience, d’être dans le noir avec des coupures d’électricité sans limitation, la hausse des prix, l’insécurité, l’incertitude du lendemain. Dans un tel environnement les émoluments, « les avantages, indemnités et autres traitements » des membres du Conseil national de transition (CNT) sont jugés énormes, même si les missions sont importantes ; le pays qui fait face à des défis sécuritaires ne peut pas supporter de tels frais au moment où le gouvernement malien a renoncé à percevoir en cette période de vache maigre, certains avantages, le trésor tournant presque à vide.

Cependant les homologues des membres du CNT dans l’espace de l’AES (les conseillers du Burkina Faso et du Niger) se sont parfaitement adaptés à la période de soudure, en réduisant comme peau de chagrin, leurs émoluments. Dame Raki Talla le sait très bien pour avoir conduit une délégation de conseillers nationaux de la transition au pays des hommes intègres, aux fins de s’imprégner des réalités pour échanges fructueux.

Dans ses recommandations cette mission aurait mieux fait de proposer une harmonisation des indemnités parlementaires dans l’espace AES ou au moins une réduction des avantages perçus au Mali par les membres du Conseil de Transition, même si l’institution est dirigée par un puissant colonel (un des cinq colonels) en l’occurrence Malick Diaw, qui s’en mêle les pinceaux en s’octroyant un fonds de souveraineté empiétant dans un domaine réservé au chef de l’Etat, qui seul a droit à un fonds de souveraineté.

<strong> Fin ou pas fin de la transition ?</strong>

La requête du 27 mars 2024 ou du 28 mars 2024, selon la date d’enregistrement à la Cour constitutionnelle le 28 mars  sous le n°00126 de Cheick Mohamed Chérif Koné agissant au nom et pour le compte de la Référence syndicale des magistrats (Refsyma) et de l’Association malienne des procureurs et poursuivants (AMPP) avait pour but de constater un vide institutionnel résultant de la vacance de la présidence de la Transition ainsi que la déchéance de tous ses organes.

La cour a rendu l’Arrêt n°2024-02/CC du 25 avril 2024, soulignat l’article 7 nouveau de la Charte de la transition qui indique : “En cas de vacance de la présidence de la Transition pour quelque cause que ce soit ou d’empêchement absolu ou définitif du président de la Transition pour quelque cause que ce soit, constaté par la Cour constitutionnelle saisie par le président du Conseil national de transition et le Premier ministre, les fonctions du président de la Transition sont exercées par le président du Conseil national de transition jusqu’à la fin de la Transition”. Les requérants ont -ils ignoré ces dispositions de la charte ?

Selon l’arrêt de la Cour, Cheick Mohamed Chérif Koné, a agi en qualité de magistrat-président de la Référence syndicale des magistrats (Refsyma) qui est un regroupement syndical de professionnels, en particulier de magistrats où son adhésion suppose que le candidat puisse justifier de sa qualité de magistrat. Alors que l’article 1er du décret n°2023-0578/PTRM du 3 octobre 2023 dit : “Monsieur Cheick Mohamed Chérif Koné, n° Mlle 797-85 G, magistrat de grade exceptionnel, est révoqué de la magistrature sans suppression de droit à pension” et qu’en matière d’excès de pouvoir une décision administrative produit ses effets tant qu’une décision d’annulation n’a été prononcée sur la base d’une saisine du juge de l’excès de pouvoir.

Selon la Cour les effets de ladite décision peuvent être suspendus par une décision de sursis à exécution prononcée par le juge compétent sur la base d’une requête en sursis à exécution accompagnée d’une copie de la requête en annulation. Dans l’instruction de ce dossier, la Cour de céans a saisi la Cour suprême qui, par lettre n°0985/PSA-CS du 23 avril 2024, précise qu’il n’existe aucun recours aux fins de sursis à exécution contre ledit décret mais bien un recours en annulation non encore vidé. Donc, en l’absence d’une décision de sursis à exécution ce décret produit ses pleins et entiers effets qui suppose que Cheick Mohamed Chérif Koné n’étant plus magistrat, il n’a pas qualité pour être, même, membre de la Refsyma, à fortiori en être le président et agir en cette qualité en son nom.

Toutefois, ce défaut de qualité de Cheick Mohamed Chérif Koné, n’affecte en rien l’existence et le fonctionnement de la Référence syndicale des magistrats (Refsyma). La Cour estime qu’à la différence de la Refsyma, les statuts de l’AMPP disposent, en son article 1er, qu’elle est une association professionnelle à caractère non lucratif, une organisation non gouvernementale, apolitique et l’article 1er prévoit que son adhésion est ouverte “à toute personne physique, notamment à tout magistrat ou praticien de droit dont l’activité professionnelle, passée ou présente, est en relation avec l’objet de l’association”, une disposition qui permet à Cheick Mohamed Chérif Koné d’être membre et président de cette association.

Pour la Cour, considérant que le Mouvement reconstruire-Baara Ni Yiriwa, association politique, représenté par son président Dr. Mahamadou Konaté, demande la constatation de la vacance de la présidence de la Transition, à l’instar de Cheick Mohamed Chérif Koné, il y a lieu de considérer ses deux requêtes distinctes tendant aux mêmes fins, les associations requérantes aux termes de l’article 7 nouveau de la Charte, n’ont pas qualité à saisir la Cour pour faire constater la vacance de la présidence de la Transition et en conséquence, elle estime qu’il y a lieu de les déclarer irrecevables. Ces requérants n’ont pas « qualité à saisir la Cour constitutionnelle pour faire constater la vacance de la présidence de la transition », cette demande ne pouvant venir que du président du Conseil national de transition (CNT) ou du Premier ministre.

<strong> Les activités des partis politiques</strong>

Par une requête du 15 avril 2024 Abdoulaye Idrissa Maïga agissant au nom et pour le compte du Parti convention pour la République (Cre) a saisi la cour constitutionnelle aux fins de déclarer inconstitutionnel le décret n°2024-0230/PT-RM en date du 10 avril 2024 portant suspension des activités des partis politiques et des activités à caractère politique des associations.

A travers l’Arrêt n°2024-03/CC du 25 avril 2024, la Cour indique que la Constitution et la loi organique relative à l’organisation et au fonctionnement de la Cour constitutionnelle ont strictement limité ses compétences tant en matière de contrôle de constitutionnalité qu’en matière de contentieux relatif aux élections présidentielles, législatives et aux opérations référendaires<strong>.</strong>

En effet, conformément à une jurisprudence constamment établie de 1997 à 2023 par les arrêts CC-EP97-047 du 8 mai 1997, 2020-02/CC-EL du 6 mars 2020 et 2023-05/CC du 14 juin 2023, la Cour constitutionnelle est, exceptionnellement, compétente pour connaître la régularité du décret de convocation du collège électoral, sur le fondement des articles 149 et 150 de la Constitution du 22 juillet 2023, complétés par l’article 31 l’alinéa 1 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle : “Tout le contentieux relatif à l’élection du président de la République et des députés à l’Assemblée nationale relève de la compétence de la Cour constitutionnelle”. A cette exception près, tout le contentieux des actes réglementaires, tels les décrets, relève de la compétence attributive de la Section Administrative de la Cour suprême. En plus, l’article 111 de la loi n°2016-046 du 23 septembre 2016 portant loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour suprême et la procédure suivie devant elle dispose : “La Section administrative est compétente pour connaître en premier et dernier ressorts : des recours pour excès de pouvoir dirigés contre les décrets ; arrêtés ministériels ou interministériels et les actes des autorités administratives nationales ou indépendantes ; des recours dirigés contre les décisions rendues par les organismes administratifs à caractère juridictionnel”.

<strong> </strong>Le juge constitutionnel a considéré qu’il y a lieu de se déclarer incompétent et a renvoyé le requérant en l’occurrence Abdoulaye Idrissa Maïga agissant au nom et pour le compte du Parti convention pour la République (Cre), à mieux se pouvoir: devant la cour supreme.

<strong> B </strong><strong>Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Aguibou Bouaré, Président de la CNDH à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse : « Des journalistes ont été victimes d’enlèvement et d’assassinat enregistrés »</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/aguibou-bouare-president-de-la-cndh-a-loccasion-de-la-journee-mondiale-de-la-liberte-de-la-presse-des-journalistes-ont-ete-victimes-denlevement-et-dassassinat-enre-3063562.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 May 2024 21:17:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai 2024, le Président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Aguibou BOUARE, a fait une déclaration dans laquelle il indique que l’année qui s’est écoulée a été une année particulièrement difficile pour la Presse malienne. « Des journalistes ont été victimes d’enlèvement et d’assassinat enregistrés. De même, des journalistes ont dû abandonner leur rédaction parce que ne se sentant plus en sécurité », a-t-il dit.</strong>

Le Mali, à l’instar de la communauté internationale, célèbre aujourd’hui 03 Mai 2024, journée mondiale de la liberté de presse. En 1993, l’Assemblée générale des Nations unies a proclamé le 3 mai, Journée mondiale de la liberté de la presse. Cette proclamation a marqué le début de progrès substantiels en faveur de la liberté de la presse et de la liberté d’expression dans le monde. « L’année 2024 marque le trente et unième anniversaire de la Journée mondiale de la liberté de la presse ; après trois décennies des progrès substantiels, en faveur d'une presse libre et de la liberté d'expression dans le monde, ont été enregistrés. La multiplication des médias libres et la montée en puissance des nouvelles technologies ont permis de fluidifier la transmission de l'information. Cependant la liberté de la presse, la sécurité des journalistes et la liberté d'expression sont de plus en plus menacées », a déclaré le président de la CNDH, Aguibou BOUARE. Avant d’ajouter que l’année qui s’est écoulée a été une année particulièrement difficile pour la Presse malienne. « Des journalistes ont été victimes d’enlèvement et d’assassinat enregistrés. De même des journalistes ont dû abandonner leur rédaction parce que ne se sentant plus en sécurité », a-t-il dit. Selon lui, le droit à la liberté d'expression, consacré à l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, est une condition préalable et un moteur de la jouissance de tous les autres droits de l'Homme. Cette année, dit-il, la célébration du 31e anniversaire de la Journée mondiale de la liberté de la presse est donc un appel à définir la liberté de la presse, ainsi que des médias indépendants, pluralistes et diversifiés, comme une condition nécessaire à la jouissance de tous les autres droits de l’Homme. La CNDH profite de cette journée pour appeler l'attention des autorités sur l'impérieuse nécessité d'assurer une jouissance effective de la liberté de la presse et de la liberté d’expression, face à de nombreuses allégations d'atteintes à ces libertés.  Aussi, l'institution nationale des droits de l’Homme exprime-t-elle sa préoccupation face aux menaces sérieuses pesant sur l’exercice des libertés d’opinion, d’expression et de presse. Elle fustige certains actes, écrits, propos et autres slogans remettant ou tendant à remettre en cause l’exercice de ces libertés. Ainsi, se fondant, entre autres, sur la Constitution du 22 juillet 2023, la Charte de la Transition du 1er  octobre 2020, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, la CNDH rappelle l’obligation pour l’Etat de veiller au respect des droits et libertés fondamentaux en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance ; elle réaffirme que la liberté d’opinion, d’expression et de presse sont des droits fondamentaux insusceptibles de restriction sauf dans les conditions prévues par la loi. Pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée.

<strong> </strong>

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Menaces sur la liberté de la presse au Mali : La Maison de la Presse dénonce « l’immobilisme des pouvoirs publics »</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/menaces-sur-la-liberte-de-la-presse-au-mali-la-maison-de-la-presse-denonce-limmobilisme-des-pouvoirs-publics-3062781.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 May 2024 06:15:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A l’instar des autres pays à travers le monde, le Mali a célébré, le 3 mai 2024, à la Maison de la Presse (Bamako), la 31ème édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse sous le thème : « La Presse au service de la planète : crise environnementale et urgence du journalisme ». Au cours de cette cérémonie de célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse au Mali, le président de la Maison de la presse du Mali, Bandiougou Danté a évoqué les cas d’assassinat et d’enlèvement de journalistes au Mali. A cet effet, il a invité les autorités de la Transition à tout mettre en œuvre pour rechercher et retrouver nos confrères. « Un autre plan sur lequel les autorités nationales sont fortement interpellées est celui de l’environnement des médias. Dans ce domaine, l’on constate avec amertume, l’immobilisme des pouvoirs publics… », a déclaré le président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté.

Selon le président de la Maison de la presse du Mali, Bandiougou Danté le thème de cette 31ème édition rappelle l’importance et la nécessité pour les médias de s’engager dans la préservation de l’environnement. « En effet, le monde connait une situation d’urgence environnementale qui menace l’existence des générations actuelles et des générations futures. C’est pourquoi les professionnels des médias risquent leur vie pour tenter d’informer le monde sur tous les sujets, de la guerre à la démocratie », a-t-il dit.

Pour lui, la célébration du 3 mai est l’occasion de rappeler aux gouvernements la nécessité de respecter leurs engagements en faveur de la liberté de la Presse. Elle constitue également une journée de réflexion pour les professionnels des médias sur les questions relatives à la liberté de la Presse et à l’éthique professionnelle.

A l’en croire, l’année qui s’est écoulée a été une année particulièrement difficile pour la Presse malienne. « Nous sommes au regret de revenir encore sur les cas d’enlèvement, d’assassinat enregistrés. Depuis près de dix ans les enquêtes sur la disparition de Birama TOURE sont interminables.

En septembre 2020, Hammadoun NIAILIBOULY, de son retour d’un atelier de formation de journaliste a été descendu du véhicule à Mandjo près de Somadougou, non loin de Mopti et amené à une destination inconnue. Le 18 avril 2021, Moussa Bana DICKO Directeur des programmes de radio Hairé de Boni dans le cercle de Douentza a été enlevé chez lui et reste introuvable. Le 26 janvier 2023, Sory KONE, Directeur des programmes de la radio DANAYA de Souba dans la région de Ségou, cercle de Farako a été enlevé chez lui et reste lui aussi, encore introuvable », a déploré Bandiougou Danté. Sur ce registre peu reluisant, il a cité les assassinats de Dada Bah, animateur à la Radio Dagné FM dans la nuit du 26 au 27 octobre 2023 à Nara par des individus non identifiés, de Abdoul Aziz Djibrilla, animateur à la radio Naata de Labbezanga sur l’axe routier Ansongo-Gao le 7 novembre 2023 et l’enlèvement de ses compagnons de route, Saleck Ag Jiddou dit Zeidane et Moustaph Koné respectivement directeur et animateur de la radio Coton d’Ansongo dont nous sommes encore sans nouvelles. « Au même moment, Harouna Attini de la radio Alafia d’Ansongo s’en est tiré avec quelques blessures et un traumatisme psychologique profond. Plus récemment, le 11 décembre 2023, Almahady Barazy, directeur de la radio Bonferey de Taboye dans le cercle de Bourem a été lui aussi été enlevé par des individus armés non identifiés. Comment ne pas évoquer le cas de toutes ces consœurs, tous ces confrères qui ont dû abandonner leur rédaction parce que ne se sentant plus en sécurité. Nous réitérons nos demandes aux autorités de la Transition, comme nous l’avons toujours fait chaque fois que l’occasion se présente, de tout mettre en œuvre pour rechercher et retrouver nos confrères. Un autre plan sur lequel les autorités nationales sont fortement interpellées est celui de l’environnement des médias. Dans ce domaine, l’on constate avec amertume, l’immobilisme des pouvoirs publics et l’espoir de refondation suscité par de durs et couteux labeurs d’élaboration des projets de lois et des projets de décrets est menacé », a indiqué le président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté.

Avant d’ajouter qu’un désordre encouragé et entretenu fait planer le risque d’une implosion inéluctable. Il s’agit, a-t-il dit, d’un nombre indéterminé de médias sur les réseaux sociaux dont certains acteurs se font appeler « journalistes » qui touchent à tout en violation des règles d’éthique et de déontologie. « Ces médias qui sont dans l’asymétrie pour rappeler un ami militaire, sont aussi les auteurs d’une concurrence déloyale si bien que les journaux se meurent, les radios et les télévisons agonisent. Ces médias désemparés, sans perspectives, sans opportunités, frappés de plein fouet par la situation économique précaire doivent faire face aux obligations quotidiennes.

Au-delà, de la journée mondiale de la Liberté de la Presse, la Maison de la Presse a respecté la tradition en organisant la Semaine Nationale de la Liberté de Presse dont le thème consensuel est : « rôle et place de la Presse dans la construction de la concorde nationale » », a conclu Danté.

<strong>A. Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Me Mountaga Tall à l’occasion de la journée de la liberté de la presse : «Nous réaffirmons notre profond attachement à la dépénalisation des délits de presse…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/me-mountaga-tall-a-loccasion-de-la-journee-de-la-liberte-de-la-presse-nous-reaffirmons-notre-profond-attachement-a-la-depenalisation-des-delits-de-presse-3062778.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 May 2024 06:11:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE 2024</strong>

La liberté de la presse est d’abord et avant tout la farouche détermination des femmes et des hommes de presse à être de vrais professionnels attachés à la sacralité des faits, à leur libre et impartial commentaire et au refus de toute forme de censure et surtout d’autocensure.

La liberté de la presse, c’est aussi la sécurité et la protection des journalistes dans l’exercice de leur mission d’informer. A cet égard, ici au Mali, le cas désespérant de la disparition non élucidée de Birama Touré, les enlèvements de Hammadoun NIAILIBOULY, Moussa Bana DICKO, Sory KONE, Saleck Ag Jiddou dit Zeidane, Moustaph Koné et Almahady Barazy et plus dramatiquement les assassinats de Dada Bah et de Abdoul Aziz Djibrilla ne cessent d’interpeller. Nous condamnons ces faits avec la dernière rigueur et prions pour la libération des uns et pour le repos éternel des autres.

La liberté de la presse, c’est encore la bonne formation des journalistes, la sécurité de l’emploi, le respect de la déontologie, la consolidation des bases économiques des organes de presse à laquelle l’aide publique à la presse peut et doit contribuer. C’est aussi la résistance aux pressions politiques, coupures d’internet, brouillages de signaux aux arrestations…

La liberté de la presse, c’est enfin la responsabilité du journaliste face au citoyen qui mérite respect et considération et devant le Juge.

Nous réaffirmons à cet égard notre profond attachement à la dépénalisation des délits de presse tout en rappelant que celle-ci ne saurait en aucun cas signifier l’impunité en cas de manquements aux règles ou d’atteinte à l’honneur et à la dignité des citoyens.

Nous avons une pensée particulière pour les 141 journalistes et professionnels des médias palestiniens ont été tués et 70 autres blessés dans la guerre menée par Israël gans la bande de Gaza.

Où sont les bonnes consciences ? Les donneurs de leçons ? Les gardiens autoproclamés du Temple mondial des Libertés ?

<strong>Honte à eux !</strong>

<strong>Et soutien indéfectible à la Presse et à sa Liberté.</strong>

<strong>Et à la Maison de la Presse du Mali</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès du Dr Etienne Fakaba Sissoko : 18 mois de prison dont 6 avec sursis requis, le délibéré prévu le 20 mai prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-du-dr-etienne-fakaba-sissoko-18-mois-de-prison-dont-6-avec-sursis-requis-le-delibere-prevu-le-20-mai-prochain-3062775.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 May 2024 06:09:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Hier, lundi 6 mai 2024, le ministère public a requis 18 mois de prison dont 6 mois avec sursis et le paiement de 5 millions de FCFA pour réparation de préjudices subis par l’Etat contre Dr. Etienne Fakaba Sissoko. Ce dernier est poursuivi pour « atteinte au crédit de l'Etat », « injures» et « propos et fausses nouvelles mensongèrement attribués à des tiers, faites de mauvaises foi et de nature à troubler la paix publique.» Le délibéré sera rendu le 20 mai prochain.</strong>

Dr. Etienne Fakaba Sissoko était devant la barre ce lundi 6 mai 2024 au Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité au Mali. L'éminent économiste était sous les feux des projecteurs depuis sa mise en examen le 27 mars 2024 pour la publication en 2023 de son ouvrage intitulé « Propagande, Agitation et Harcèlement (la communication du gouvernement de transition ».

Les débats ont duré plus de trois tours d’horloge, et ont été marqués par les réquisitions du ministère public et du contentieux de l'État. Ils ont conjointement demandé la condamnation du Dr. Étienne Fakaba à une peine de 18 mois de prison, dont 6 mois avec sursis, ainsi que le paiement de 5 millions de francs CFA à titre de réparation des préjudices subis par l'État.

L’économiste et professeur d’enseignement supérieur, Dr. Étienne Fakaba Sissoko, a été interpellé le lundi 25 mars 2024 par la Brigade d’Investigation Judiciaire (BIJ). Le mercredi 27 mars 2024, il a été placé sous mandat de dépôt par le procureur du pôle anti-cybercriminalité. Dr. Etienne Fakaba Sissoko est accusé d’« atteinte au crédit de l’Etat, injures, propos et nouvelles fausses mensongèrement attribuées à des tiers, faite de mauvaise foi de nature à troubler la paix publique.»

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assimi Goïta lors du lancement des travaux de la phase nationale du dialogue inter&#45;maliens : « Dans ce combat historique, notre peuple compte d’abord sur ses propres forces… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assimi-goita-lors-du-lancement-des-travaux-de-la-phase-nationale-du-dialogue-inter-maliens-dans-ce-combat-historique-notre-peuple-compte-dabord-sur-ses-propres-forces-3062771.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 May 2024 06:06:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sous la haute présidence du président de la transition, Col. Assimi Goïta, les travaux de la phase nationale du dialogue inter-maliens ont débuté, hier lundi 6 mai 2024, au Centre International de Conférences de Bamako. C’était en présence du président du comité de pilotage dudit dialogue, Ousmane Issoufi Maïga et des membres du gouvernement. La cérémonie d’ouverture de cette phase nationale qui se veut inclusive a vu la participation de l’ancien président de la transition, Pr. Dioncounda Traoré, des autorités religieuses et des légitimités traditionnelles, des représentants des missions diplomatiques accréditées au Mali, des délégués venus de toutes les régions du pays et bien d’autres invités.</strong>

Au rythme d’une symphonie dans plusieurs aires culturelles du pays, les participants, enthousiasmés, ont débuté les travaux pour dessiner une nouvelle architecture de paix et de réconciliation nationale. En tout cas, les partis politiques continuent de briller par leur absence aux activités du dialogue. Cinq jours durant, les participants vont se pencher sur les différentes recommandations formulées lors des rencontres préliminaires, notamment aux niveaux communal et régional, en passant par les Institutions de la République, les Maliens établis à l’extérieur, les partis politiques, les universités et les grandes écoles, les légitimités traditionnelles, les confessions religieuses, les ambassades et les consulats.

Après le discours de bienvenue du Maire de la Commune III, Mme Djiré Mariam Diallo, le président du comité de pilotage du dialogue inter-maliens pour la paix et la réconciliation nationale, Ousmane Issoufi Maïga, a rappelé que 763 communes, 19 régions et 48 ambassades et consulats ont participé aux débats directs et francs dont les recommandations serviront de levier pour poser les jalons de la paix et de la réconciliation nationale. Pour lui, l’innovation dans la présente rencontre est l’implication des universités et des grandes écoles dans les débats.

Pour sa part, le président de la transition, Col. Assimi Goïta, a tout d’abord expliqué que des semaines durant, les Maliens se sont retrouvés dans les phases communales, régionales et les représentations diplomatiques et consulaires. A tous ces niveaux, selon lui, les participants n’avaient qu’un seul objectif : se parler en toute franchise et proposer des solutions pour sortir définitivement de la crise, recoudre le tissu social et renforcer le vivre ensemble. « Fort de l’expérience des assises nationales de la refondation et d’autres rencontres plus importantes, nous avons décidé que les Maliens se retrouvent entre eux sans intermédiaire pour dessiner une nouvelle architecture de la paix et de la réconciliation nationale selon les réalités, les valeurs et les intérêts propres des populations inspirés par les trois principes qui guident désormais l’action publique dans notre pays à savoir : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des partenaires, la défense des intérêts du peuple malien dans les décisions prises. » a-t-il indiqué. Ainsi dira-t-il qu’il a demandé au comité de pilotage de tout mettre en œuvre pour rendre le processus le plus inclusif possible et qu’il se réjouit de constater que la méthode imprimée par le comité de pilotage ait obéi aux exigences liées à ces enjeux à savoir : la paix durable, la défense des terres et la mise en place des bases de développement dont les premiers fruits devraient être profitables à tous les Maliens et à toutes les Maliennes. A cet effet, expliquera-t-il qu’il lui plaît de signaler que dans son règlement intérieur, le comité de pilotage s’est obligé au respect de la diversité d’opinions et de la liberté d’expression à reconnaitre et à respecter la diversité culturelle et linguistique des participants. Pour lui, le comité de pilotage s’est également atteler à l’interdiction de toute forme de discours haineux, injurié ou discriminatoire. Ensuite, indiquera le président de la transition, Col. Assimi Goïta, la forme ascendante du dialogue du niveau communal, au niveau national en passant par les régions et du district de Bamako et représentations diplomatiques et consulaires devrait avoir pour effet de permettre à tous les Maliens de s’exprimer. Par ailleurs, il a souligné que le dialogue a privilégié les discussions sur les thématiques concrètes ayant un lien direct avec les aspects de la vie socio-économique et culturelle des Maliens à savoir : la paix, la réconciliation nationale et la cohésion sociale, les questions politiques et institutionnelles, l’économie et le développement durable les aspects sécuritaires et de défense du territoire, la géopolitique et l’environnement. « Aujourd’hui, plus que jamais notre peuple dont je salue encore et toujours la résilience a besoin de plus d’unité et de solidarité. C’est seulement à ces conditions que nous réussirons à vaincre l’adversité et à gagner la bataille du développement profitable à chaque Malien. Dans ce combat historique, notre peuple compte d’abord sur ses propres forces, mais il peut compter également sur l’accompagnement des partenaires sincères. Je suis convaincu que l’esprit de franchise et de patriotisme qui a prévalu au cours des phases précédentes sera de mise durant la présente. Je vous exhorte à renforcer cette posture afin que les synthèses qui seront faites des débats des différents niveaux puissent refléter des recommandations formulées par l’ensemble des Maliens et des Maliennes. En somme, c’est l’esprit du Mali Kura qui doit nous guider pour mener à bon port le bateau du dialogue inter-maliens.» a-t-il conclu.

<strong>Moussa Dagnoko</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suspension des activités des partis politiques et des associations au Mali : La Cour Constitutionnelle se déclare incompétente pour connaître « de l’inconstitutionnalité du Décret n°2024&#45;0230/PT&#45;RM du 10 avril 2024 »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/suspension-des-activites-des-partis-politiques-et-des-associations-au-mali-la-cour-constitutionnelle-se-declare-incompetente-pour-connaitre-de-linconstitutionnalite-du-decret-n-3062019.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2024 08:01:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un arrêt rendu public, le 25 avril 2024, la Cour constitutionnelle du Mali s’est déclarée incompétente pour connaître de l’inconstitutionnalité du Décret n°2024-0230/PT-RM en date du 10 avril 2024 portant suspension des activités des partis politiques et des activités à caractère politique des associations. Une requête avait été déposée à la Cour constitutionnelle du Mali, le 15 avril 2024, par Abdoulaye Idrissa MAÏGA, Président de la Convention pour la République (Cre) aux fins de déclarer inconstitutionnel le décret ci-dessus cité<strong>.</strong>

«Par requête en date du 15 avril 2024, enregistrée au courrier arrivée de la Cour constitutionnelle le même jour sous le n°0144 et au greffe le 16 avril 2024 sous le n°013, Abdoulaye Idrissa MAÏGA agissant au nom et pour le compte du Parti Convention pour la République (CRe) dont le siège est à Bamako, Hamdallaye ACI 2000, Rue 395 Porte 359 saisissait la Cour de céans, d’un recours aux fins de déclarer inconstitutionnel le Décret n°2024-0230/PT-RM en date du 10 avril 2024 portant suspension des activités des partis politiques et des activités à caractère politique des associations», révèle l’ARRET N°2024-03/CC DU 25 AVRIL 2024 de la Cour Constitutionnelle du Mali. Au soutien de sa demande, ajoute la Cour, le requérant indique que la Constitution du 22 juillet 2023 prévoit à son article 39 le rôle et le cadre d’intervention des partis politiques dans l’espace public ; que la charte des partis politiques prévoit à son article 47 les conditions de leur sanction et de leur suspension. Selon le requérant, conformément aux dispositions de l’article 47 de la charte des partis politiques, la Convention pour la République (CRe) à l’instar de nombre de partis politiques n’a commis aucune violation portant atteinte à l’ordre public ou qui aurait tendance à porter atteinte à la sécurité publique. En tant que parti politique, le requérant indique qu’il a été surpris de la suspension de leurs activités suivant le décret précité. Ainsi, le Directoire de la Convention pour la République (CRe) réuni les 11 et 13 avril 2024 a décidé de soumettre la présente requête à la Cour de céans, aux fins de prononcer l’inconstitutionnalité dudit décret qui tend à faire disparaître la liberté d’agir et de penser. Le requérant précise que la Constitution garantit au citoyen libre, la qualité de juger de l’emploi qu’il fait, sans abus de sa liberté ; que depuis près de trois ans d’activités, la Convention pour la République (CRe) s’emploie continûment avec patience et souffle à promouvoir les meilleures conditions d’une vie politique et sociale dans un Mali d’avenir. Ainsi, les 9 sages de la Cour ont affirmé que la constitution et la loi organique relative à l’organisation et au fonctionnement de la cour constitutionnelle ont strictement limité les compétences de ladite Cour tant en matière de contrôle de constitutionnalité qu’en matière de contentieux relatif aux élections présidentielles, législatives et aux opérations référendaires. La Cour informe qu’elle est exceptionnellement compétente pour connaître la régularité du décret de convocation du collège électoral, sur le fondement des articles 149 et 150 de la Constitution du 22 juillet 2023, complétés par l’article 31 l’alinéa 1 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle : «Tout le contentieux relatif à l’élection du Président de la République et des Députés à l’Assemblée Nationale relève de la compétence de la Cour constitutionnelle…». En dehors de ce seul cas, la Cour évoque que tout le contentieux des actes réglementaires, tels les décrets, relève de la compétence attributive de la Section Administrative de la Cour suprême. « De plus, l’article 111 de la Loi n°2016-046 du 23 septembre 2016 portant loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour Suprême et la Procédure suivie devant elle dispose : ‘’La Section Administrative est compétente pour connaître en premier et dernier ressorts : des recours pour excès de pouvoir dirigés contre les décrets ; arrêtés ministériels ou interministériels et les actes des autorités administratives nationales ou indépendantes ; des recours dirigés contre les décisions rendues par les organismes administratifs à caractère juridictionnel…’’. En conséquence, il y a lieu de se déclarer incompétente et de renvoyer le requérant à mieux se pourvoir », indique la Cour Constitutionnelle présidée par Amadou Ousmane Touré. Par ces motifs, la Cour se déclare incompétente pour connaître de l’inconstitutionnalité du Décret n°2024-0230/PT-RM en date du 10 avril 2024 portant suspension des activités des partis politiques et des activités à caractère politique des associations.

<strong> </strong>

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme : Abou Houzeifa dit Hugo, l’un des grands chefs de DAESH, neutralisé par l’armée malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/lutte-contre-le-terrorisme-abou-houzeifa-dit-hugo-lun-des-grands-chefs-de-daesh-neutralise-par-larmee-malienne-3062016.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2024 07:59:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une opération terrestre d'envergure, les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont réalisé un succès significatif en neutralisant Abou Houzeifa, dit Hugo, l'un des chefs les plus influents du Groupe État Islamique dans le Grand Sahara. L'annonce a été faite par Moussa Ag Acharatoumane, secrétaire général du Mouvement pour le Salut de l'Azawad (MSA), soulignant l'importance stratégique de cette victoire.</strong>

Le dimanche 28 avril 2024, dans la zone d'Indelimane (Talataye, Gao), les FAMa ont mis fin aux agissements de celui qui était considéré comme le plus grand chef militaire de Daesh dans la région des trois frontières. Abou Houzeifa était tristement célèbre pour son rôle dans diverses attaques terroristes, notamment contre les populations maliennes et nigériennes. « Les FAMAs viennent de neutraliser au cours d’une opération terrestre l’un des plus grands chefs de Daesh, le tristement célèbre Abou Houzeifa dit Hugo, ce jour dimanche 28 avril 2024, dans la zone d’Indelimane (Talataye, Gao) Hugo était le plus grand chef militaire de Daesh dans la zone des trois frontières. Un des plus emblématiques leaders de cette nébuleuse », a posté sur les réseaux sociaux le secrétaire général du MSA Moussa Ag Acharatoumane.

Moussa Ag Acharatoumane a rappelé le rôle direct d'Abou Houzeifa dans l'embuscade de Tongo Tongo au Niger en 2017, au cours de laquelle quatre membres des forces spéciales américaines ont perdu la vie. Le 4 octobre de la même année, une attaque sournoise avait conduit ces militaires dans un guet-apens mortel, orchestré par une cinquantaine d'assaillants armés de kalachnikovs et d'armes lourdes.

« Abou Houzeifa dit Hugo est responsable de plusieurs attaques contre les populations maliennes et nigériennes. C’est Abou Houzeifa dit Hugo qui  dirigeait le commando qui a attaqué les forces spéciales américaines à Tongo Tongo au Niger en 2017 », explique Moussa Ag Acharatoumane.

Le 4 octobre 2017, un semblant d’attaque  a attiré les militaires américains  engagés à la recherche  d’Adnane Abou Walid al-Sahraoui, le chef de l’État islamique dans le Grand Sahara, dans un guet-apens hors du village Tongo-Tongo où une cinquantaine d’assaillants en véhicules et motos munis de kalachnikov et d’armes lourdes ont ouvert le feu.

Le bilan de cette attaque fut tragique : quatre soldats nigériens et trois américains sont morts, et le corps du quatrième soldat américain fut retrouvé deux jours plus tard. Suite à ces événements, les États-Unis avaient offert une récompense de 5 millions de dollars, soit environ 3,5 milliards de FCFA, pour toute information menant aux responsables de l'attaque.

&nbsp;

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdel Kader Maïga, un lieutenant du Premier ministre, condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/abdel-kader-maiga-un-lieutenant-du-premier-ministre-condamne-a-deux-ans-de-prison-dont-un-an-avec-sursis-3062017.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2024 07:56:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Abdel Kader Maïga, un lieutenant du Premier ministre du Mali Choguel Kokalla Maïga, a été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis. La sentence a été rendue ce lundi 29 avril 2024.</strong>

L'affaire remonte au 8 mars dernier lorsque Abdel Kader Maïga a été arrêté à son domicile suite à une plainte déposée par l'imam Oumarou Diarra, chef d'une faction dissidente au sein du M5-RFP. La plainte, traitée par le pôle anti-cybercriminalité, faisait état d'injures publiques proférées par Maïga lors d'une diffusion en direct sur les médias sociaux. Dans cette vidéo, qui a duré deux heures, Maïga a abordé divers sujets, notamment les désaccords internes au sein du M5-RFP et les tensions entre le Premier ministre Choguel Maïga et les militaires au pouvoir.

En outre, Maïga avait récemment critiqué publiquement les membres du M5-RFP qui ont initié une fronde interne contre le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, ainsi que le ministre de l'Administration territoriale Abdoulaye Maïga et le président du Conseil National de Transition(CNT) Malick Diaw pour leur implication dans les troubles politiques ayant conduit à la chute du président Ibrahim Boubacar Keita en août 2020.

<strong> </strong>

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Koro : Les forces vives organisent une marche pacifique pour protester contre la saisie des carburants</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/koro-les-forces-vives-organisent-une-marche-pacifique-pour-protester-contre-la-saisie-des-carburants-3062011.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2024 07:53:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les forces vives de Koro ont décidé d’organiser une marche pacifique, le mardi 30 avril 2024. Cette manifestation vise à dénoncer et à protester contre la « pratique de saisie de carburant opérée par les Forces de Défense et de Sécurité à l'encontre des citoyens malgré la décision du Préfet du cercle, interdisant la saisie du carburant sur toute l'étendue du cercle. » La marche pacifique, selon les forces vives de Koro, sera suivie d'une désobéissance civile.

Selon les forces vives de Koro, l'initiative de cette marche découle de la frustration croissante ressentie par les habitants de Koro face à la saisie arbitraire de leurs approvisionnements en carburant. « Malgré la décision claire du Préfet du cercle, interdisant explicitement la saisie de carburant dans toute l'étendue du cercle, les Forces de Défense et de Sécurité persistent dans leurs actions.»

Cette mobilisation citoyenne vise, selon les forces vives de Koro, à attirer l'attention des autorités compétentes sur cette problématique pressante et à exiger des mesures concrètes pour mettre fin à « la saisie illégale de carburant, qui affecte gravement la vie quotidienne des habitants de Koro. »

Pour les manifestants, la marche pacifique sera suivie d'une désobéissance civile, démontrant ainsi la détermination des Forces Vives de Koro à défendre leurs droits et à faire respecter les décisions légales prises par les autorités locales.

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage à feu Adam Thiam : Le magazine à la découverte des Leaders dédie un trophée à l’illustre disparu</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/hommage-a-feu-adam-thiam-le-magazine-a-la-decouverte-des-leaders-dedie-un-trophee-a-lillustre-disparu-3062010.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2024 07:52:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali pleure la perte d'un de ses journalistes éditorialistes et chroniqueurs les plus éminents, feu Adam Thiam du quotidien «Le Républicain » du Mali, décédé le 18 mars 2021. Sa disparition a déclenché une vague d'émotions profondes au sein de sa rédaction et de la communauté de la presse malienne. Le samedi 27 avril 2024, le magazine à la découverte des leaders ‘’ MADLEAD’’ a dédié un trophée à l’illustre disparu. Le trophée a été reçu par Madame Thiam qui était accompagnée par les enfants.

Adam Thiam était reconnu pour sa plume acérée, ses éditoriaux incisifs et son engagement inébranlable en faveur de la démocratie et de la liberté d'expression. Son travail a eu un impact significatif sur la société congolaise et a contribué à renforcer le rôle des médias comme quatrième pouvoir au Mali. De nombreux hommages émanant de personnalités éminentes qui étaient présentes à l’hôtel international olympe ont été fait à l’endroit de à Adam Thiam.

Le représentant de l’ancien président de la République le professeur Dioncounda Traoré, a exprimé sa tristesse en déclarant : « Une plume s'en est allée, laissant sur cette terre l'encre de ses pensées profondes. Nous ne nous laisserons pas de nous en abreuver. Sincères condoléances à lui. » Il a également témoigné son respect en disant : « Adam Thiam !  Quelle ne fut pas ma stupéfaction d'apprendre que tu as déposé les armes et choisi de rejoindre l'autre rive, où tu nous regarderas désormais sans dire mot. Tes éditos vont nous manquer. De là où tu es, reçois mon hommage le plus sincère. »

« Le décès de Adam Thiam laisse un vide immense dans le paysage médiatique malien et africain. Ses éditoriaux continueront d'inspirer les générations futures dans leur quête d'une presse libre, indépendante et professionnelle », a-t-il signalé. Drissa Arama, le Directeur général du magazine à la découverte des Leaders  s’est exprimé en ces termes: « Le plus grand éditorialiste du Mali vient de nous quitter. Adam Thiam, qui est parti avec sa belle plume, tout son savoir. Un grand intellectuel nous a quittés et nous ne pouvons que lui rendre hommage via ce trophée. »

&nbsp;

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Loi organique fixant les avantages et indemnités des membres du CNT : La Cour Constitutionnelle déclare non conformes certaines dispositions à la constitution</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/loi-organique-fixant-les-avantages-et-indemnites-des-membres-du-cnt-la-cour-constitutionnelle-declare-non-conformes-certaines-dispositions-a-la-constitution-2-3061701.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 Apr 2024 15:11:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Cour constitutionnelle du Mali a rendu public, le 18 avril 2024, un arrêt relatif à la requête du Président de la transition aux fins de contrôle de conformité à la constitution de la loi organique N°2023-058/CNT-RM fixant les avantages, indemnités et autres traitements des membres du Conseil national de transition (CNT). Ladite loi n°2023-058/CNT-RM du 16 novembre 2023 est composée de neuf articles. Ainsi, dans son arrêt, la Cour constitutionnelle déclare conformes à la Constitution et à la Charte de la Transition, les dispositions des articles 2, 3 et 9. Par contre, la même cour « déclare non conformes à la Constitution et à la Charte de la Transition le titre de la loi ainsi que les dispositions des articles 1, 4, 5, 6, 7 et 8 ».

Après avoir reçu la requête en date du 20 mars 2024 du Président de la Transition, la Cour constitutionnelle a indiqué qu’il résulte de la lecture du texte que le membre de phrase « et autres traitements » constitue un rajout tant dans le titre de la loi qu’au niveau de l’article 1er et n’est pas conforme à la Constitution. Selon la Cour, l’article 2 de ladite loi indique : « Le Président du Conseil national de Transition perçoit un salaire parlementaire mensuel calculé sur la base de l’indice hors échelle. Il bénéficie en outre d’un fonds de souveraineté ». Tandis que l’article 3 dispose : « Les membres du Conseil national de Transition perçoivent un salaire calculé sur la base de l’indice le plus élevé de la fonction publique ». A cet effet, la Cour a fait savoir que ces dispositions sont conformes à la Constitution sous réserve de remplacer fonds de souveraineté par « fonds spéciaux » à l’article 2 et salaire par « indemnité parlementaire » aux articles 2 et 3. La Cour indique que l’article 4 dispose : « il est accordé en sus aux membres du Conseil national de Transition des indemnités ci-après : une indemnité de représentation par mois ; une indemnité spéciale pour les membres du bureau ; une indemnité chauffeur pour les membres du bureau ; une indemnité de session par jour de session ; une indemnité de restitution par session ordinaire ; une indemnité de logement par mois ; une indemnité spéciale ; une indemnité de monture ; une indemnité de téléphone ; une indemnité de responsabilité ; une indemnité de sujétion ; une dotation de carburant ». Alors que l’article 5 dit : « Les présidents des commissions bénéficient en sus une indemnité de responsabilité ». L’article 6 prescrit : « Les présidents et vice-présidents des commissions du Conseil national de Transition perçoivent en sus une indemnité de sujétion ». « Considérant que la Constitution prescrit de fixer les indemnités et autres avantages ; Que « fixer » s’entend, d’indiquer le montant correspondant à chacune des indemnités énumérées en tenant compte de la division technique du travail parlementaire ; Que dès lors les dispositions des articles 4, 5 et 6 sont incomplètes, donc non conformes à la Constitution sous réserve de la fixation du montant correspondant à chaque indemnité et avantage énumérés.

Qu’il y a lieu d’y procéder », précise la Cour Constitutionnelle du Mali. La même Cour signale que l’article 7 dispose : « La présente loi régit les avantages, indemnités et autres traitements des membres du Conseil national de Transition depuis sa mise en place ». La Cour estime que ces dispositions sont itératives de celles de l’article 1er qui précisent déjà l’objet de la loi organique. L’article 8 de la loi organique N°2023-058/CNT-RM fixant les avantages, indemnités et autres traitements des membres du Conseil national de transition dispose : « Les montants et modalités d’attribution des indemnités, avantages et autres traitements des membres du Conseil national de Transition sont déterminés par un acte règlementaire interne du Président du Conseil national de Transition ». Selon la Cour, cette compétence revient au législateur organique conformément à l’article 101 de la constitution ; qu’en conséquence, l’article 8 est contraire à la Constitution. L’article 9 dispose : « la présente loi qui abroge toutes dispositions antérieures contraires sera enregistrée et publiée au journal officiel ». Pour la Cour, cette disposition, sans être contraire à la Constitution, peut être reformulée ainsi qu’il suit : « La présente loi, qui prend effet à compter de la date de mise en place du Conseil national de Transition, abroge toutes dispositions antérieures contraires et sera enregistrée et publiée au Journal officiel » ; qu’il y a dès lors lieu de déclarer l’article 9 conforme à la Constitution.

Par ces motif, la Cour «Déclare la requête du Président de la Transition, Chef de l’Etat recevable et la procédure d’adoption de la Loi n°2023-058/CNT-RM du 16 novembre 2023, régulière ; Déclare conformes à la Constitution et à la Charte de la Transition, les dispositions de l’article 9 de la Loi n°2023-058/CNT-RM du 16 novembre 2023 ; Déclare les dispositions des articles 2 et 3 conformes à la Constitution et à la Charte de la Transition sous réserve des reformulations proposées ; Déclare non conformes à la Constitution et à la Charte de la Transition le titre de la loi ainsi que les dispositions des articles 1er, 4, 5, 6, 7 et 8 ».

Asogodogo]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Loi organique fixant les avantages et indemnités des membres du CNT : La Cour Constitutionnelle déclare non conformes certaines dispositions à la constitution</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/loi-organique-fixant-les-avantages-et-indemnites-des-membres-du-cnt-la-cour-constitutionnelle-declare-non-conformes-certaines-dispositions-a-la-constitution-3061523.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/loi-organique-fixant-les-avantages-et-indemnites-des-membres-du-cnt-la-cour-constitutionnelle-declare-non-conformes-certaines-dispositions-a-la-constitution-3061523.html</guid>
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<pubDate>Thu, 25 Apr 2024 13:04:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Cour constitutionnelle du Mali a rendu public, le 18 avril 2024, un arrêt relatif à la requête du Président de la transition aux fins de contrôle de conformité à la constitution de la loi organique N°2023-058/CNT-RM fixant les avantages, indemnités et autres traitements des membres du Conseil national de transition (CNT). Ladite loi n°2023-058/CNT-RM du 16 novembre 2023 est composée de neuf articles. Ainsi, dans son arrêt, la Cour constitutionnelle déclare conformes à la Constitution et à la Charte de la Transition, les dispositions des articles 2, 3 et 9. Par contre, la même cour « déclare non conformes à la Constitution et à la Charte de la Transition le titre de la loi ainsi que les dispositions des articles 1, 4, 5, 6, 7 et 8 ».</strong>

Après avoir reçu la requête en date du 20 mars 2024 du Président de la Transition, la Cour constitutionnelle a indiqué qu’il résulte de la lecture du texte que le membre de phrase « et autres traitements » constitue un rajout tant dans le titre de la loi qu’au niveau de l’article 1er et n’est pas conforme à la Constitution. Selon la Cour, l’article 2 de ladite loi indique : « Le Président du Conseil national de Transition perçoit un salaire parlementaire mensuel calculé sur la base de l’indice hors échelle. Il bénéficie en outre d’un fonds de souveraineté ». Tandis que l’article 3 dispose : « Les membres du Conseil national de Transition perçoivent un salaire calculé sur la base de l’indice le plus élevé de la fonction publique ». A cet effet, la Cour a fait savoir que ces dispositions sont conformes à la Constitution sous réserve de remplacer fonds de souveraineté par « fonds spéciaux » à l’article 2 et salaire par « indemnité parlementaire » aux articles 2 et 3. La Cour indique que l’article 4 dispose : « il est accordé en sus aux membres du Conseil national de Transition des indemnités ci-après : une indemnité de représentation par mois ; une indemnité spéciale pour les membres du bureau ; une indemnité chauffeur pour les membres du bureau ; une indemnité de session par jour de session ; une indemnité de restitution par session ordinaire ; une indemnité de logement par mois ; une indemnité spéciale ; une indemnité de monture ; une indemnité de téléphone ; une indemnité de responsabilité ; une indemnité de sujétion ; une dotation de carburant ». Alors que l’article 5 dit : « Les présidents des commissions bénéficient en sus une indemnité de responsabilité ». L’article 6 prescrit : « Les présidents et vice-présidents des commissions du Conseil national de Transition perçoivent en sus une indemnité de sujétion ». « Considérant que la Constitution prescrit de fixer les indemnités et autres avantages ; Que « fixer » s’entend, d’indiquer le montant correspondant à chacune des indemnités énumérées en tenant compte de la division technique du travail parlementaire ; Que dès lors les dispositions des articles 4, 5 et 6 sont incomplètes, donc non conformes à la Constitution sous réserve de la fixation du montant correspondant à chaque indemnité et avantage énumérés. Qu’il y a lieu d’y procéder », précise la Cour Constitutionnelle du Mali. La même Cour signale que l’article 7 dispose : « La présente loi régit les avantages, indemnités et autres traitements des membres du Conseil national de Transition depuis sa mise en place ». La Cour estime que ces dispositions sont itératives de celles de l’article 1er qui précisent déjà l’objet de la loi organique. L’article 8 de la loi organique N°2023-058/CNT-RM fixant les avantages, indemnités et autres traitements des membres du Conseil national de transition dispose : « Les montants et modalités d’attribution des indemnités, avantages et autres traitements des membres du Conseil national de Transition sont déterminés par un acte règlementaire interne du Président du Conseil national de Transition ». Selon la Cour, cette compétence revient au législateur organique conformément à l’article 101 de la constitution ; qu’en conséquence, l’article 8 est contraire à la Constitution. L’article 9 dispose : « la présente loi qui abroge toutes dispositions antérieures contraires sera enregistrée et publiée au journal officiel ». Pour la Cour, cette disposition, sans être contraire à la Constitution, peut être reformulée ainsi qu’il suit : « La présente loi, qui prend effet à compter de la date de mise en place du Conseil national de Transition, abroge toutes dispositions antérieures contraires et sera enregistrée et publiée au Journal officiel » ; qu’il y a dès lors lieu de déclarer l’article 9 conforme à la Constitution. Par ces motif, la Cour «Déclare la requête du Président de la Transition, Chef de l’Etat recevable et la procédure d’adoption de la Loi n°2023-058/CNT-RM du 16 novembre 2023, régulière ; Déclare conformes à la Constitution et à la Charte de la Transition, les dispositions de l’article 9 de la Loi n°2023-058/CNT-RM du 16 novembre 2023 ; Déclare les dispositions des articles 2 et 3 conformes à la Constitution et à la Charte de la Transition sous réserve des reformulations proposées ; Déclare non conformes à la Constitution et à la Charte de la Transition le titre de la loi ainsi que les dispositions des articles 1er, 4, 5, 6, 7 et 8 ».

A.Sogodogo

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suspension des activités des partis politiques et des associations au Mali : Le M5&#45;RFP du clan de Me Tall invite les « autorités, la classe politique et la société civile à privilégier le dialogue…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/suspension-des-activites-des-partis-politiques-et-des-associations-au-mali-le-m5-rfp-du-clan-de-me-tall-invite-les-autorites-la-classe-politique-et-la-societe-civile-a-privilegier-le-dialogu-3060682.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/suspension-des-activites-des-partis-politiques-et-des-associations-au-mali-le-m5-rfp-du-clan-de-me-tall-invite-les-autorites-la-classe-politique-et-la-societe-civile-a-privilegier-le-dialogu-3060682.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Apr 2024 08:44:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Suite à la suspension des activités politiques et des activités à caractère politique des associations, le 10 avril 2024, par le gouvernement de la transition du Mali, le Mouvement du 5 Juin- Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) tendance de Me Mountaga Tall a produit une déclaration, le 16 avril 2024, pour inviter les « hautes Autorités de la Transition, la classe Politique et la Société Civile à privilégier le dialogue, la concertation et le compromis pour toutes les grandes questions d'intérêt national et, en particulier, la délicate question de la mesure de suspension suscitée ». Dans cette déclaration signée par l’ancien ministre, l’imam Oumarou Diarra, le M5-RFP réaffirme son plein et entier soutien au Dialogue Inter-Maliens en cours.

Le Comité stratégique du Mouvement du 5 Juin- Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) clan Me Mountaga Tall a rappelé le prix très élevé, celui du sang, payé par le Peuple malien pour l'instauration du Pluralisme démocratique et de la liberté d'expression au Mali. En outre, le Mouvement a rappelé son engagement généreux dans la quête de la Refondation du Mali et de l'émergence du Mali Kura. « Conscient de l'impérieuse nécessité de recoudre le tissu politique et social de notre pays confronté à des difficultés de toute nature et à des tentatives de déstabilisation intérieures et extérieures ; réitérant son engagement pour la réussite et la bonne fin de la transition ; prenant acte du décret portant suspension des activités des partis politiques et des activités à caractère politique des Associations, ainsi que des fortes contestations qui s'en sont suivies ; le M5-RFP invite les hautes Autorités de la Transition, la classe Politique et la Société Civile à privilégier le dialogue, la concertation et le compromis pour toutes les grandes questions d'intérêt national et, en particulier, la délicate question de la mesure de suspension suscitée », révèle la déclaration du Comité stratégique du M5-RFP sous la plume de son président par intérim, l’imam Oumarou Diarra. Dans cette déclaration, le M5-RFP clan Tall exhorte toutes les personnes détentrices d'une parcelle d'autorité ou d'influence à s'investir pour la paix, la concorde et la tranquillité au Mali dans un cadre républicain et démocratique respectueux des valeurs sociétales du pays. Enfin, le M5-RFP de Me Tall réaffirme son plein et entier soutien au Dialogue Inter-Maliens en cours.

<strong>Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Général de Division El Hadji Gamou, Gouverneur de la Région de la Kidal : Au four et au moulin pour le retour des cadres de la région chez eux</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/general-de-division-el-hadji-gamou-gouverneur-de-la-region-de-la-kidal-au-four-et-au-moulin-pour-le-retour-des-cadres-de-la-region-chez-eux-3060675.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Apr 2024 08:44:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis sa prise fonction de fonction comme Gouverneur de la Région de Kidal après la récupération de Kidal malienne, après plusieurs années d’occupation sans partage des groupes armés, le général de Division El hadji Gamou, multiplies les actions pour ramer la confiance  chez les déplacés à se retourner au bercail, chez les services, les banques, les partenaires à se retourner dans la huitième région. Ces tractations se font tant à Kidal où il réside que partout dans le Mali où le besoin se fait sentir d’y aller, notamment à Bamako. Les dernières tractations en date, sont celles de Bamako où le chef de l’exécutif régional de Kidal a rencontré plusieurs dizaines de cadres ressortissants de la zone le Weekend dernier.  Ces rencontres avaient pour objectif ultime d’identifier les propositions de solution pour la paix, la cohésion sociale et le développement durable de la huitième région administrative du Mali. La démarche du gouverneur a semble t il été apprécié par ses compatriotes résidents à Bamako. Il ressort que le Gouverneur Gamou part satisfait de l’espoir donné par ses parents d’y retourner pour parler, faire la paix, pour un Mali un et indivisible. De son côté, Gamou les a rassuré  que dans la région, il n’y ait pas de problème. Aujourd’hui, dit-on, c’est la réconciliation partout dans le pays».

&nbsp;

<strong>H B FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La dissolution des associations continue au Mali : Le gouvernement dissout la Coordination des Organisations de l’Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-dissolution-des-associations-continue-au-mali-le-gouvernement-dissout-la-coordination-des-organisations-de-lappel-du-20-fevrier-2023-pour-sauver-le-mali-3060678.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Apr 2024 08:41:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil des Ministre du mercredi 17 mars 2024, présidé par le colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, a pris un certain nombre de décisions importantes. Parmi celles-ci, l’on note la dissolution de l’association <em>« Coordination des Organisations de l’Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali. » </em>Le Ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, dit le communiqué, informe le conseil des Ministres  de la dissolution de l’association dénommée <em>« Coordination des Organisations de l’Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali. »</em></strong>

Selon le communiqué du conseil des ministres, les partis politiques et les associations sont régis respectivement par la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant charte des partis politiques et par la Loi n°04-038 du 05 août 2004, modifiée, relative aux associations. Ces différents textes, explique le document,  précisent leur vocation mais imposent également des limites qu’ils ne doivent pas franchir, notamment l’interdiction faite aux partis politiques de former des regroupements sous la forme d’association et aux associations d’adopter des agissements contraires aux principes de souveraineté nationale, de la démocratie, de l’intégrité du territoire national, de l’unité nationale et de la laïcité de l’Etat. La Coordination des Organisations de l’Appel du 20 février 2023 pour Sauver le Mali s’illustre en permanence, selon le gouvernement malien, par des agissements ostentatoires de nature à troubler l’ordre publique, à porter atteinte à la souveraineté de l’Etat et à l’unité nationale. Au regard de ce qui précède, précise le communiqué, l’association « Coordination des Organisations de l’Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali » est dissoute.

On assiste à une cascade de dissolution des associations au Mali. Le conseil des ministres du mercredi 13 mars 2024 a annoncé la dissolution de l’Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM) à la demande du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

Une semaine avant, le mercredi 06 mars 2024, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Colonel Abdoulaye Maïga a informé le Conseil des Ministres de la dissolution de l’Association dénommé « <em>Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud DICKO (CMAS)</em>». Selon le gouvernement, le parrain de la CMAS s’adonne <em>« clairement à des activités subversives susceptibles de troubler l’ordre public, notamment à travers ses récentes visites à l’extérieur et ses rencontres officielles avec des personnalités de puissances étrangères sur des questions d’intérêt national sans l’autorisation des autorités du Mali. Cette circonstance constitue un manquement aux dispositions statutaires de la CMAS et une atteinte aux intérêts supérieurs du pays</em> ».

Par ailleurs, d’autres dissolutions ont précédé celle de la CMAS. Il s’agit de celles de l'Association Kaoural Renouveau International et de l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance au Mali (OBSERVATOIRE).

<strong>Madiassa Kaba Diakité </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour « atteinte au crédit de l&amp;apos;Etat, injures, propos et nouvelles fausse… » : Dr. Etienne Fakaba Sissoko placé sous mandat de dépôt hier</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-atteinte-au-credit-de-letat-injures-propos-et-nouvelles-fausse-dr-etienne-fakaba-sissoko-place-sous-mandat-de-depot-hier-3058760.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Mar 2024 06:25:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’économiste et professeur d’enseignement supérieur, Dr. Étienne Fakaba Sissoko, a été interpellé le lundi 25 mars 2024 par la Brigade d'Investigation Judiciaire( BIJ). Hier, mercredi 27 mars 2024, il a été placé sous mandat de dépôt par le procureur du pôle anti-cybercriminalité. Selon des sources judicaires, Dr. Etienne Fakaba Sissoko est accusé d’« atteinte au crédit de l'Etat, injures, propos et nouvelles fausses mensongèrement attribuées à des tiers, faite de mauvaise foi de nature à troubler la paix publique » suite à ces publications récentes sur les réseaux sociaux sur la fin de la transition et le sondage sur la restriction de la liberté d'expression au Mali.

<strong>M.K. D</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moustapha Dicko, vice&#45;président de l’Adema à l’occasion du 26 mars : «Nous devons travailler à organiser des élections libres et transparentes sur tout le territoire national »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/moustapha-dicko-vice-president-de-ladema-a-loccasion-du-26-mars-nous-devons-travailler-a-organiser-des-elections-libres-et-transparentes-sur-tout-le-territoire-national-3058757.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Mar 2024 06:23:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>26 mars 1991-26 mars 2024, la démocratie malienne a 33 ans. Dans le cadre de la commémoration du 33ème anniversaire de cette démocratie, l’Adema PASJ (Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice) a organisé, le mardi 26 mars 2024, au Palais de la culture de Bamako, la représentation d’une pièce de théâtre sur la démocratie. Au cours de cette cérémonie, l’un des vice-présidents de l’Adema-PASJ, Moustapha Dicko, a fait un témoignage dans lequel il fait des rappels historiques. Par ailleurs, il a mis l’accent sur la gestion de la transition en cours. « Nous sommes dans une transition dont nous sommes à peine des acteurs: nous ne sommes consultés sur aucun problème grave concernant la vie de notre nation…Nous devons travailler à rendre la transition plus inclusive avec l’ensemble des forces politiques du Mali, travailler à organiser des élections libres et transparentes sur tout le territoire national », a-t-il dit. Lisez ci-dessous l’intégralité de son allocution !</strong>

INTERVENTION - MOUSTAPHA DICKO

Bamako, le 25/03/2024

Les Maliens ont commencé à se mobiliser aussitôt après le coup d'État de 1968. Surtout que la promesse de rendre le pouvoir n’a pas été respectée, décrédibilisant définitivement les auteurs, qui resteront au pouvoir jusqu’au 26 mars 1991. Mais ils restèrent au pouvoir au prix d’une dictature sans pitié, au prix d’immenses sacrifices du peuple malien: la répression, les déportations, les tortures et toutes sortes de privations et de restrictions des droits des citoyens. N’échapperont pas aux tortures et aux déportations même les membres du Comité militaire de libération nationale.

En Mars 1971 seront mis aux arrêts et déportés les capitaines Yoro Diakité et Malick Diallo. Yoro Diakité mourra sous les tortures.

En Février 1978, plusieurs autres subiront le même sort pour tentative de coup d'État: Kissima, Tiecoro, Karim Dembelé, etc.

Des mouvements populaires éclateront périodiquement dans le pays: 1969, 1974,1980 qui verra l’assassinat de Abdoul Karim Camara dit Cabral, de 1990 à 91 qui verra aboutir la longue lutte du peuple malien.

Le peuple s’était organisé: le CNID Association, l’Alliance pour la Démocratie au Mali, l’Association des Élèves et étudiants du Mali, les Syndicats des enseignants, l’Adide, L’AJDP qui organisera la marche des fous du 15 Octobre qui ouvrira le bal des manifestations politiques qui ne s’arrêteront plus jusqu’à la chute du régime.

Le 09 décembre aura lieu le meeting de l’A.de.ma auquel participera le CNID pour célébrer la Journée des Droits de l’Homme;

Le 10 décembre aura lieu la marche du CNID à laquelle prendront part nos militants.

Le 30 décembre aura lieu la mémorable marche unitaire Adema-Cnid à laquelle se joindront beaucoup de combattants pour la liberté.

Le 19 janvier 1990, l’Adema qui voulait organiser un meeting de soutien aux forces armées et de sécurité n’eut pas la permission et la direction de l’association se rendit sur la place prévue à Bolibana pour décommander l’événement; elle se fera charger par la police avec beaucoup de blessés: Abdrahmane Baba, Ali Diallo, Iba Ndiaye etc.

Le 03 mars, il y aura les meetings décentralisés de l’Adema.

Le 17 mars, l’AEEM, avec l’Adema, le CNID et les autres associations, commémorera l’anniversaire de l’assassinat de Cabral.

Les enseignants menaient aussi leurs activités de revendications pour de meilleures conditions de vie et de travail. Le barreau faisait entendre sa voix et elle était puissante. Me Demba Diallo était particulièrement écouté à la tête de l’AMD.

À partir du 22 mars, la répression se fit particulièrement impitoyable et meurtrière. Toutes les négociations se crispèrent, l’UNTM qui avait rejoint les rangs du mouvement démocratique et abritait désormais les rencontres du mouvement à la Bourse du Travail, décréta une grève illimitée.

Le 26 mars, la frange patriotique de l’armée au vu du carnage qui se perpétrait et de l’Etat qui n’existait plus qu’en lambeaux mit fin au bain de sang et arrêta le Président de la République qui n’était plus que l’ombre de lui-même. Une énorme clameur salua la chute du dictateur.

Une transition se mit en place qui promit de rendre au peuple malien le pouvoir au bout de 9 mois. Elle mit en place le CTSP (25 membres dont 10 militaires et 15 membres du mouvement démocratique) dirigé par ATT et un gouvernement de transition avec Zoumana Sacko à sa tête. Elle dura 14 mois: elle organisa la Conférence Nationale Souveraine, qui fera l'État de la Nation, qui verra l’armée demander pardon au peuple malien. La Conférence Nationale se penchera sur le problème du Nord. Elle dédiera de longs débats au monde paysan. Mais par-dessus tout, la Conférence Nationale statuera sur le projet de Constitution, sur la loi électorale et la Charte des Partis. Ce furent des débats francs, difficiles, longs et particulièrement inclusifs. Toutes les couches sociales étaient représentées, toutes les régions, la société civile, tous les partis politiques furent d’égales présences.

Le gouvernement de transition organisa le référendum constitutionnel, les élections municipales (19 municipalités à l’époque), les élections législatives puis la présidentielle. L’Adema-pasj qui est né le 25 mai 1991 remporta toutes ces élections.

Le 08 juin, le président du CTSP passa le témoin à Alpha Oumar Konaré qui devint le premier président de la Troisième République. Son premier gouvernement sera dirigé par Younoussi Touré. La première législature de l'Assemblée Nationale sera présidée par le professeur Ali Nouh Diallo. Les autres institutions seront toutes mises à tour de rôle en place: le Haut Conseil des Collectivités, le Conseil Économique, Social et Culturel. Mais pas la haute cour de justice.

Les premiers temps de la Troisième République seront très difficiles: en moins de deux ans, trois gouvernements se succéderont: Younoussi sera remplacé par Me Abdoulaye Sékou Sow, qui sera remplacé par Ibrahim Boubacar Keita. L’arrivée de ce dernier ou plutôt la responsabilisation du parti qui est sorti vainqueur des élections ramènera l’accalmie puis la stabilité au pays. Ça ne sera pas non plus un long fleuve tranquille: des dissensions verront le jour au niveau de l’Adema-pays qui verra le MIRIA sortir de ses entrailles en 1994;

Les élections de 1997 seront un moment de très grande crise avec le COPPO qui tentera de toutes les façons à déstabiliser le régime et refusera de participer aux élections après l’annulation des résultats du premier tour des législatives du 13 avril 1997. Cette annulation amènera le Président Alpha à dissoudre l'Assemblée Nationale pour éviter de créer un vide constitutionnel.

Le Président est réélu face à Maribatourou Diabi qui va lâcher ses camarades du COPPO, qui mettront longtemps à reconnaître le président réélu qu’ils appelleront Monsieur Konaré.

En 2000, une nouvelle fissure voit le jour à l’Adema-pasj avec le départ du président du parti Ibrahim Boubacar Keita (il le deviendra au congrès de 1994) qui créera le RPM (2001).

En 2002, une grande cacophonie règne au niveau du parti au pouvoir: ses primaires verront s’affronter 4 à 5 candidats (ils seront deux à la convention). Ce manque de cohésion fera le lit pour un candidat indépendant, ATT, dont on soupçonnait qu’il était à l’affût depuis qu’il a quitté la tête de la Transition et qu’il s’est mis à parcourir le pays dans le cadre de son projet de lutte contre la dracunculose financé lourdement par les américains (la Fondation J.Carter).

On peut soupçonner toutes les combines possibles et imaginables dont les possibilités s’arrêtent forcément au premier tour de l’élection.

Si IBK n’avait pas apporté ses voix à ATT, Soumaila l’aurait remporté. Or à l’époque, il était plus facile à un chameau de passer par le chas d’une aiguille qu’à IBK de faire voter Soumaila. Les problèmes d’égos ont fait énormément de mal à l’Adema-pasj et au pays tout entier l’ayant empêché d’expérimenter une longue période de continuité politique. Depuis, l’Adema-Pasj accompagne tous les pouvoirs par nous les chefs qui négocions une place au soleil et à qui tous les pouvoirs, nous tenants en laisse, offrent des strapontins qui réduisent les chances du parti et l’empêchent de jouer son rôle de leader de la classe politique.

Tous les partis politiques significatifs dans notre pays connaîtront ce genre de péripéties. Le recul de ces derniers, aujourd’hui, de la classe politique et de la politique en général, est le résultat de leurs parcours chaotiques.

—

Sommes-nous condamnés ? Pouvons-nous rebondir ? Que faut-il faire pour cela ? Le plus facile et le plus difficile:

1/ Renouer avec nos valeurs et nos principes ;

2/ Aller dans le sens des aspirations de nos militants et sympathisants en nous prononçant sans faux-fuyants sur toutes les questions nationales et internationales dans l’intérêt bien compris de notre parti et de notre pays.

3/ Re-mobiliser nos militants en allant à leur rencontre en incarnant leurs attentes et notre attachement à la justice et à la solidarité.

Nous sommes dans une transition dont nous sommes à peine des acteurs: nous ne sommes consultés sur aucun problème grave concernant la vie de notre nation, c’est-à-dire celle de nos militants et sympathisants et la nôtre et celle de nos compatriotes. Nous apprenons tout comme le citoyen lambda comme si nous ne représentions que nous-mêmes, alors que la majeure partie de ce peuple nous fait confiance (résultat des dernières élections communales qui seules font foi jusqu’à d’autres élections - c’est le seul baromètre en démocratie). Nous devons travailler à rendre la transition plus inclusive avec l’ensemble des forces politiques du Mali, travailler à apporter des solutions pérennes et conformes aux intérêts du peuple malien: ramener la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; ramener le vivre-ensemble ; organiser des élections libres et transparentes sur tout le territoire national ; reconquérir la place de notre pays sur l’échiquier international.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fin de la transition au Mali : Le PARENA exhorte les autorités à «fixer de manière consensuelle un calendrier de retour à l&amp;apos;ordre constitutionnel par des élections crédibles»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/fin-de-la-transition-au-mali-le-parena-exhorte-les-autorites-a-fixer-de-maniere-consensuelle-un-calendrier-de-retour-a-lordre-constitutionnel-par-des-elections-credibles-3058755.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Mar 2024 06:20:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au vu de l'expiration du délai du 26 mars 2024 fixant la fin de la Transition, conformément au décret N°2022-0335/ PT-RM du 06 juin 2022, le PARENA (Parti pour la renaissance nationale) a exhorté, le 27 mars 2024, les « autorités à fixer de manière consensuelle un calendrier de retour à l'ordre constitutionnel par des élections libres, transparentes et crédibles ». En outre, le parti présidé par Tiébilé Dramé, ancien ministre, invite les autorités de la transition à créer les conditions de la confiance et de l'union sacrée autour du Mali et des Forces de défense et de sécurité pour faire face aux menaces et aux défis qui assaillent le pays; à libérer les prisonniers d’opinion; à permettre le retour des exilés politiques; à arrêter le cycle de dissolution des associations et partis; à cesser les interpellations pour délits d’opinion; et à consolider l’État de droit et le cadre démocratique et républicain.

Dans une déclaration rendue publique, le 27 mars 2024, à l’occasion du 26 mars 2024, journée des martyrs, le PARENA a fait savoir que le peuple malien, à l’intérieur et dans la diaspora, a commémoré, le 26 mars 2024, le 33ème anniversaire de la révolution démocratique de mars 1991. En se recueillant au pied du monument dédié aux martyrs, indique le PARENA, le Président de la Transition a rendu hommage aux Maliens de tous âges tombés, il y a 33 ans, en janvier et mars 1991 pour la liberté, l’État de droit, le multipartisme et la justice sociale.

Le PARENA s’incline devant la mémoire des martyrs de 1991 et salue l'engagement et le sacrifice des acteurs du mouvement démocratique, combattants de la liberté et de la démocratie pluraliste. Selon le parti Bélier-Blanc, le 26 mars marque la victoire du peuple malien sur l’autocratie et la dictature du parti unique.

Le parti de Tiébilé Dramé précise que cette date est incontestablement une étape importante de l’évolution politique/historique du Mali. Le PARENA saisit l’occasion du 26 mars pour encourager les autorités de la transition à instaurer un climat politique et social apaisé, prélude au retour à la normalité constitutionnelle. « Dans cette optique, et au vu de l'expiration du délai du 26 mars 2024 fixant la fin de la Transition, conformément au décret N° 2022-0335/ PT-RM du 06 juin 2022, le PARENA exhorte les autorités à: fixer de manière consensuelle un calendrier de retour à l'ordre constitutionnel par des élections libres, transparentes et crédibles; créer les conditions de la confiance et de l'union sacrée autour du Mali et de nos Forces de défense et de sécurité pour faire face aux menaces et aux défis qui assaillent le pays; libérer les prisonniers d’opinion; permettre le retour des exilés politiques; arrêter le cycle de dissolution des associations et partis; cesser les interpellations pour délits d’opinion; consolider l’État de droit et le cadre démocratique et républicain. Ces mesures renforceront, à n’en pas douter, la cohésion nationale et conforteront le dialogue inter-malien en cours pour réconcilier les Maliens et stabiliser le pays », révèle la déclaration du Parti pour la renaissance nationale.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance au Mali : Le RPM invite le Président de la transition à mettre en place «un nouveau mécanisme pour un retour à l&amp;apos;ordre constitutionnel dans un délai de 6 mois »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernance-au-mali-le-rpm-invite-le-president-de-la-transition-a-mettre-en-place-un-nouveau-mecanisme-pour-un-retour-a-lordre-constitutionnel-dans-un-delai-de-6-mois-3058682.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/gouvernance-au-mali-le-rpm-invite-le-president-de-la-transition-a-mettre-en-place-un-nouveau-mecanisme-pour-un-retour-a-lordre-constitutionnel-dans-un-delai-de-6-mois-3058682.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 10:25:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une déclaration rendue publique, le 25 mars 2024, le Rassemblement pour le Mali (RPM), présidé par le Dr. Bokary Tréta, précise que le 26 mars 2024 marque juridiquement la fin de la transition politique au Mali. Le RPM estime que la transition politique a l'obligation de s'achever. Le parti de l’ancien Président de la République, feu Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) invite les autorités de la transition au respect des engagements. «Ainsi, le RPM en appelle à la responsabilité du Président de la Transition pour mettre en place de toute urgence un nouveau mécanisme transitionnel pour un retour à l'ordre constitutionnel dans un délai de six mois », révèle la déclaration du RPM.</strong>

Selon le parti des tisserands, le 26 mars 2024 marque juridiquement la fin de la transition politique au Mali, instaurée à la suite de l'arrestation du Président démocratiquement élu, feu Ibrahim Boubacar Keita, et la démission de celui-ci de toutes ses responsabilités. C'était le 18 Août 2020. Pour le RPM, ce coup d'Etat militaire a ouvert la voie à une transition politique dont la durée avait été initialement fixée à dix-huit mois. « Il faut noter que le non-respect de cette échéance nous avait valu des sanctions économiques et financières de la CEDEAO et de l'UEMOA. Une deuxième phase avait été fixée à 24 mois pour compter du 25 mars 2022 par Décret N° 2022- 0335/PT RM du 06 juin 2022. Le 25 septembre 2023, le Gouvernement annonça sa décision d'organiser exclusivement l'élection présidentielle pour sortir de la Transition, avec « un léger report » pour des raisons techniques. Aujourd'hui, six mois après cette annonce et à la veille de l'échéance juridiquement actée, le RPM estime que les contraintes techniques précédemment évoquées par les autorités de la transition ont toutes été levées », souligne le RPM dans sa déclaration. Nonobstant la grande résilience dont le peuple malien a su faire preuve, le RPM estime que la transition politique a l'obligation de s'achever. Selon le RPM, la situation socio-économique et financière du pays le commande. Aussi, indique le RPM, la transition sera d'autant plus réussie qu'elle va s'achever par un processus politique transparent, participatif et inclusif. « Le RPM, fidèle aux principes de la République et aux valeurs démocratiques chèrement acquises depuis la révolution de mars 91, appelle les autorités de la transition au respect des engagements souverainement pris devant la communauté nationale et internationale. Ainsi, le RPM en appelle à la responsabilité du Président de la Transition pour mettre en place de toute urgence un nouveau mécanisme transitionnel pour un retour à l'ordre constitutionnel dans un délai de six mois. Cet appel à la responsabilité lui permettra de réhabiliter, devant les Maliens, les déclarations de bonne foi annoncées dans son discours d'investiture du 07 juin 2021. Le RPM reste ouvert à un dialogue franc et constructif pour relever ce défi. Que Dieu bénisse le Mali, les Maliennes et les Maliens », révèle la déclaration du RPM sous la plume de son président, Dr. Bokary Tréta.

<strong> A </strong><strong>Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>El Hadj Seydou Patrice P. DEMBELE, secrétaire général de l’AMS&#45;UNEEM à propos du CENOU et de la dissolution de l’AEEM : « On a été mal compris, nous sommes là pour aider le système éducatif malien »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/el-hadj-seydou-patrice-p-dembele-secretaire-general-de-lams-uneem-a-propos-du-cenou-et-de-la-dissolution-de-laeem-on-a-ete-mal-compris-nous-sommes-la-pour-aider-le-system-3058679.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 09:24:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la commémoration de la semaine des martyrs (17 mars-26 mars), le secrétaire général de l’Amicale des Anciens Militants et Sympathisants de l'Union Nationale des Élèves et Étudiants du Mali (AMS-UNEEM), El Hadj Seydou Patrice P. DEMBELE, a bien voulu nous accorder une interview, le samedi 23 mars 2024, dans laquelle il précise que la semaine des martyrs est l’un des acquis du Mouvement démocratique. Parlant du centre national des œuvres universitaires (CENOU) et de la dissolution de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), Seydou Patrice a fait des précisions : « On a été mal compris. Nous sommes là pour aider le CENOU, nous sommes là pour aider le système éducatif malien ». Reconnaissant, par ailleurs, que la situation du pays va mal, Seydou Patrice invite les gens à avoir « la conscience réelle de se battre pour le Mali ». Lisez !</strong>

<strong>Le Républicain : <em>Nous sommes dans la commémoration de la semaine des martyrs (17 mars-26 mars), quelle signification donnez-vous à cette semaine ?</em></strong>

<strong>El Hadj Seydou Patrice P DEMBELE : </strong>la semaine des martyrs est l’un des acquis du Mouvement démocratique. A partir de 1994, un décret a été pris en conseil des ministres pour institutionnaliser la semaine des martyrs qui va du 17 mars, la commémoration de la mort de Abdoul Karim Camara dit CABRAL, au 26 mars avec les étapes suivantes : 17 mars (dépôt du gerbe au monument CABRAL) ; 22 mars (c’est l’ADVR- l’Association pour la défense des victimes de la répression- avec le dépôt de gerbe au carrée des martyrs à Niaréla). C’était hier (vendredi 22 mars 2024). Je salue d’ailleurs la présence remarquée du camarde Tiébilé Dramé, un de nos présidents d’honneurs qui était là-bas. Le 26 mars (c’est le dépôt de la gerbe de fleur au monument des martyrs). Ce sera sous le parrainage du président de la transition. La semaine des martyrs est organisée par l’AMS-UNEEM, l’ADVR, les Etudiants, la Pyramide du souvenir.

<strong><em>Actualité oblige, les autorités de la transition ont dissout l’AEEM. Les avis divergent quant à cette dissolution. L’AMS-UNEEM approuve la décision de dissolution et qu’est-ce qui explique votre position ?</em></strong>

C’est une histoire d’amour entre l’AMS-UNEEM et l’AEEM. L’AMS-UNEEM est même membre fondateur de l’AEEM. Quand nous avons créé l’Amical, notre zone de prédilection était l’école, pas seulement les étudiants, mais aussi les professeurs, le monde des syndicats. Pour revenir à la question, en 2021, il avait été question de dissoudre l’AEEM et je me suis opposé à la dissolution de l’AEEM. J’ai dit qu’il y a d’autres possibilités : la réforme de l’AEEM. Parce que tout ce qu’on reproche à l’AEEM, la manne financière qu’ils (les membres de l’AEEM) gèrent, ce n’était pas trop de leur faute, c’étaient des contrats de rétrocessions qui existaient entre eux. Quand on ouvrait l’université à chaud sans en avoir les structures, c’est le lycée de Badalabougou qui a été utilisé comme espace universitaire campus géré par les étudiants. Donc, quand il fallait les retirer, il y a eu des contrats de rétrocessions où les étudiants avaient droit à un pourcentage sur tout ce qui est ressource financière (logement, bourse). Après, il y a eu la création du CENOU, et c’est en 2011 qu’il y a eu un contrat de rétrocession des 10% qu’on allouait aux étudiants et au prorata du nombre d’étudiants et du nombre de bourses versées. Les montants s’élevaient à des centaines de millions. C’est ce que j’ai dit dans mes interventions lors du grand jury sur Renouveau TV (21/03/2024) qui ont été un peu mal perçues. Mais ça découle d’un rapport qui a été bien peaufiné par l’organisation des femmes ingénieures, anciennes parlementaires, anciennes ministres qui se sont donné à fond pour élaborer un rapport avec tous les partenaires dont l’AMS-UNEEM pour élaborer ce document à l’issue duquel, nous avons su qu’en réalité il y avait 110 millions de FCFA dans le rapport qui étaient alloués officiellement par les services du CENOU à l’AEEM.

<strong><em>Cela datait de quelle année à quelle année ?</em></strong>

Le rapport a été fait en 2020. Donc c’est antérieur à 2020. Et en 2021, c’est quand nous avons demandé à ce qu’on puisse faire la refondation de l’AEEM que nous avons demandé d’appliquer une partie de ces recommandations, c’est-à-dire supprimer carrément les ressources financières qu’on allouait à l’AEEM. Loin s’en faut, l’idée d’incriminer qui que ce soit. Ce n’est pas le souci d’interpeller X ou Y, c’est d’expliquer le système qui existait qui faisait que les jeunes de l’AEEM étaient ingérables. Parce que là où il y a l’argent, il y a des problèmes. En 2021, les autorités ont mis fin à la rétrocession de tous ces contrats. Le CENOU ne donnait plus rien. Au contraire, nous avons demandé à l’Etat de remettre le CENOU dans ses prérogatives, la gestion du campus. Tout ce qui est œuvre universitaire devrait revenir au CENOU. Pour nous, il s’agissait de renforcer la capacité financière du CENOU et lui donner le pouvoir, l’autonomie. Quand ces jeunes-là arrivaient au CENOU, c’étaient des menaces sur les agents du CENOU. Ce n’était pas normal. Au lieu que les agents fassent peur aux étudiants, ce sont les étudiants qui faisaient peur aux agents, y compris le Directeur. Cela n’est pas normal. Nous avons mis en place une commission et il n’ y a pas eu de crépitement d’armes sur la colline. Donc, l’AEEM était désormais sevrée des ressources financières qu’on lui allouait à travers le CENOU (…). Si à chaque fois, l’espace scolaire et universitaire doit se transformer en champ de bataille avec mort d’homme, tout a été mis en œuvre, ça ne s’arrêtait pas, le gouvernement, dans un premier temps, a suspendu, nous avons pris acte.

<strong><em>Certains pensent qu’il devrait y avoir une autre alternative que de dissoudre l’AEEM ?</em></strong>

L’alternative a été que nous avons demandé la refondation, on l’avait réussie ; ça s’est gâtée par eux-mêmes. Ce que je peux reprocher, c’est qu’il n’ y a pas eu de suivi. Au demeurant, ils (les membres de l’AEEM) ont eu don de 2 véhicules de la Présidence de bonne foi. Ils ont mal perçu l’acquisition de ces véhicules. Il n’y a pas d’autres alternatives pour mettre fin aux tueries dans nos campus. Il faut reconnaître que tout n’est pas de la faute de l’AEEM. L’Etat devrait prendre toutes ses responsabilités, pas seulement la violence entre les étudiants occasionnée par l’argent, mais le fait que l’espace scolaire et universitaire ne soit pas sécurisé. Maintenant que l’Etat a pensé avoir utilisé tous les moyens qu’il puisse utiliser que ça n’a pas mis fin à la violence, donc il fallait dissoudre.

<strong><em>Qu’est-ce qui vous fait dire que vos interventions lors du grand jury au Renouveau TV ont été un peu mal perçues par le CENOU ?</em></strong>

Le CENOU actuel a pensé que je suis en train de casser des œufs sur son dos. Non ! Pas du tout !  Ce sont (les membres du CENOU) mes collaborateurs, si je ne peux pas les protéger, je ne vais pas les exposer. Je le répète, la solution aujourd’hui, c’est qu’on donne la plénitude au CENOU dans sa capacité de décision, que le CENOU soit autonome financièrement. Que l’Etat donne aujourd’hui le pouvoir qu’il faut au CENOU, il faut que le Directeur du CENOU et ses agents le comprennent comme ça au lieu de penser que nous sommes en train de casser des œufs sur leurs têtes non ! Nous ne ferons jamais cela. On a été mal compris. Nous sommes là pour aider le CENOU, nous sommes là pour aider le système éducatif malien.

<strong><em>Quel commentaire faites-vous sur la situation actuelle du pays ?</em></strong>

Maintenant, le pays va mal. Mais ces jeunes militaires que je porte dans mon cœur étaient au nord. Ils ont bravé le vent, la poussière, échappé souvent à la mort. Ce sont des jeunes qui ont fait le prytanée militaire. C’est une formation. Quand ils sont venus aux affaires, nous avons fait un ouf de soulagement que les choses vont marcher. Mais tant que ce regroupement autour du Premier ministre est en train de se détériorer au fur et à mesure, l’ail politique est en train de pourrir, ça n’aide pas les militaires. Ils devraient être soudés pour donner une bonne orientation à l’ail militaire pour que les choses marchent. C’est le contraire. On se retrouve avec combien de M5-RFP ? Au moins trois. Ce n’est pas normal. Quoi qu’on fasse, c’est Dieu qui choisit les leaders. Si tout le monde dit que ça ne va, ça n’ira pas tant que les gens n’ont pas la conscience réelle de se battre pour le Mali et que chacun veuille se battre pour soi, mais ça ne marchera pas. Je souhaite que ça marche, je souhaite que les gens se ressaisissent (…). Nous serons avec tous les régimes, nous devrons être avec tous les régimes, parce que c’est ça notre sacerdoce, c’est ça notre crédo, aider l’Etat. Personne ne peut douter de ma bonne foi et de mes implications dans la résolution des différentes crises, que ce soit scolaire ou dans le domaine du travail. On s’autosaisit souvent.

<strong><em>Avez-vous un message à lancer ?</em></strong>

Je demande à tous les Maliens, c’est vrai que c’est dur, c’est vrai que l’électricité pose problème, mais ce ne pas en faisant du « hobahoba » qu’on résout, de réfléchir pour voir qu’est-ce que chacun peux faire dans la résilience de son côté. Restons sereins, ayons confiance en nous-mêmes et on va progresser.

<strong> </strong>

<strong>Propos recueillis par Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Endettement de l’Etat Malien sur le marché financier : Moussa Mara prévient sur la faillite financière</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/endettement-de-letat-malien-sur-le-marche-financier-moussa-mara-previent-sur-la-faillite-financiere-3058676.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 09:18:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A travers un post sur sa page facebook, l’ancien Premier ministre, Moussa Mara, a attiré l’attention des autorités d’éviter de s’enfermer dans la spirale de l’endettement à très court terme et d’opter pour la recherche des solutions de financement alternatives à l’endettement. « Dernière sortie de l’Etat du Mali le 20 mars pour emprunter de l’argent : il a été obtenu 19 milliards sur les 25 milliards sollicités. L’argent collecté est constitué à 99 % de dettes à trois mois et un an seulement ! Autrement dit, nous serons obligés de rembourser toute cette somme dans les 12 mois à venir, sans compter les intérêts. Ce qui nous forcerons à emprunter encore et encore… », a dit l’ancien locataire de la Primature.

Pour  l’expert-comptable, la prise de dette à si court terme démontre que ceux qui nous prêtent de l’argent nous font de moins en moins confiance. Jusque-là considéré comme le plus jeune Premier ministre de l’histoire du Mali, Moussa Mara demande au Gouvernement d’éviter de s’enfermer dans la spirale de l’endettement à très court terme « qui conduit fatalement à la faillite financière ». Selon lui, il est urgent de chercher des solutions de financement alternatives à l’endettement. « Plus que jamais nous devons nous réunir autour de nos crises économiques, sociales et politiques et essayer de trouver ensemble des solutions durables pour en sortir », a-t-il écrit.

<strong> </strong>

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Résultats de l’enquête d’opinion « Mali&#45;mètre 2024 » : Plus de neuf Maliens sur dix (87%) approuvent la décision de reporter les élections contre 8%</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/resultats-de-lenquete-dopinion-mali-metre-2024-plus-de-neuf-maliens-sur-dix-87-approuvent-la-decision-de-reporter-les-elections-contre-8-3058673.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 09:14:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’hôtel Azalaï Salam a abrité, le samedi 23 mars 2024, la présentation des résultats de Mali-mètre 2024. C’était en présence du représentant résident de la Friedrich-Ebert-Stiftung, Christiant Klatt ; de la première secrétaire de l’Ambassade d’Allemagne au Mali, Agnès Borchers ; et Sidiki Guindo de la GISSE. Les acteurs politiques, de la société civile et d’autres couches de la population étaient également présents. Les résultats de l’enquête d’opinion « Que pensent les Maliens) », montrent que plus de neuf Maliens sur dix (87%) approuvent la décision de reporter les élections contre 8%

Friedrich-Ebert-Stiftung Mali est à sa quinzième édition de son outil d’enquête d’opinion politique dénommé « Mali-Mètre ». C’est un instrument d’analyse sociopolitique ayant pour but, non seulement de recueillir les perceptions et les opinions politiques des Maliennes et des Maliens, mais aussi de les porter à la connaissance des décideurs politiques.

La présente édition de « Mali-Mètre » s’est déroulée du 05 au 17 janvier 2024 dans le district de Bamako et des capitales régionales, excepté la région de Kidal pour des raisons sécuritaires et les régions nouvellement créées. L’enquête a porté sur des thématiques liées à l’actualité sociopolitique au Mali, à savoir la transition politique en cours ; les défis et priorités des autorités de la transition ; la stabilisation et la sécurisation du Mali ; les partenariats ainsi que les échanges électorales à venir.

Selon les résultats de l’enquête sur l’évolution de la situation générale du pays, quatre Malien sur cinq (81%), pensent que la situation s’est améliorée au cours des douze derniers mois pendant que, pour un Malien sur dix (11%), la situation générale du pays est restée au même niveau. Elle s’est détériorée pour 8% des citoyens maliens. Les résultats indiquent qu’au cours des deux dernières années, les Maliens interrogés ont une opinion très positive de l’évolution du pays. Elles montrent aussi que les principaux défis auxquels le Mali est confronté sont la lutte contre l’insécurité (60%), la lutte contre l’insécurité alimentaire (52%), la lutte contre le chômage des jeunes (42%) et la lutte contre les délestages (39%). Toutefois, trois Maliens sur dix ont cité la lutte contre la pauvreté (30%) ou encore la lutte contre l’augmentation des prix (30%). Outre la sécurité qui est toujours considéré comme le défi le plus important, la situation énergétique tendue figure cette année parmi les préoccupations majeures des Maliens et Maliennes. Quant au niveau de  satisfaction de la gestion de la transition, plus de neuf Malien sur dix sont satisfaits (71% très satisfaits et 25% plutôt satisfait). Quatre Maliens sur cinq font confiance à la transition (62% beaucoup confiance et 21% assez confiance). Les Maliens continuent d’exprimer un haut niveau de satisfaction à l’égard de la mise en œuvre de la transition et de ses différents acteurs. Comme les années précédentes, c’est surtout le Président de la transition qui jouit d’un taux de satisfaction élevé. Les résultats de l’enquête démontrent aussi que les Maliens sont globalement satisfaits de la coopération entre l’Etat malien et la Russie. En effet, plus de neuf Malien sur dix sont satisfaits (83% très satisfaits et 15% plutôt satisfaits) de la coopération entre les deux pays. Par rapport à l’appréciation du niveau de corruption, le niveau de corruption reste élevé pour près de sept Maliens sur dix (très élevé pour 34% et élevé pour 36%). Les principaux secteurs touchés par le phénomène de la corruption sont la police (46%), la justice (39%), la santé (34%), la mairie (34%), la douane (23%). De plus, un Malien sur dix estime que la corruption est présente dans les passations des marchés privés (19%).

En ce qui concerne l’appréciation de la décision du report des élections, plus de neuf Maliens sur dix (87%) approuvent cette décision contre 8% qui estiment qu’il s’agit d’une mauvaise décision. Les résultats indiquent que les Maliens souhaitent le retour de la paix et la sécurité (74%), l’emploi pour les jeunes (52%), de bonnes récoltes et la sécurité alimentaire dans le pays (45%) et la relance de l’économie (27%).

&nbsp;

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique du Mali : Mobilisons&#45;nous pour la synergie nationale !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-du-mali-mobilisons-nous-pour-la-synergie-nationale-3058671.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 09:11:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une déclaration du 26 mars 2024, un regroupement politique récemment constitué, dénommée «synergie d’action pour le Mali» rappelle que «le 26 mars 2024, date commémorative de l’avènement de la démocratie dans notre pays est théoriquement la fin de la transition». Elle poursuit: «le décret n°2022-0335/PT-RM du 06 juin 2022 stipule que: la durée de la transition est fixée à 24 mois, pour compter du 26 mars 2022 au 26 mars 2024 conformément à l’article 22 de la loi n°2022-001 du 25 février 2022 portant révision de la charte de la transition».

Constatant « un vide juridique», cette organisation politique demande la mise en place d’une «transition civile» pour laquelle elle appelle à la mobilisation générale de l’ensemble des forces vives de la nation «à se joindre à cette lutte pour sauver la patrie en danger».

Cette déclaration de la «synergie d’action pour le Mali» appelle à quelques remarques de notre part. Primo, en constatant «la fin de la transition» avec comme effet, « un vide juridique», et appelant à la mobilisation de l’ensemble des forces vives de la nation «pour sauver la patrie en danger», l’organisation dénommée synergie d’action pour le Mali s’inscrit dans un cadre de rupture avec le pouvoir de transition en cours. Secundo, cette rupture ne se veut pas statique, mais se veut d’action en s’alliant les forces vives (politique, société civile et syndicats) pour renverser la transition en place, supposée être militaire, au profit d’une «transition civile». Tertio, un cadre de rupture totale d’avec la transition en cours, au point d’appeler à la mobilisation générale des Maliens pour y mettre fin, peut traduire également un rejet total du processus de refondation de l’Etat malien. Synergie d’action pour le Mali serait-elle en rupture d’avec les reformes politiques et institutionnelles; la sécurisation du pays pour l’exercice de la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire; la lutte contre la corruption, l’enrichissement illicite, les détournements des deniers publics; la fin de l’accord d’Alger; le dialogue inter-maliens pour la paix et la réconciliation nationale?

La refondation et les reformes subséquentes découlent des résolutions majeures et des recommandations issues des Assises nationales de la Refondation (ANR) de décembre 2021, ayant regroupé les forces vives maliennes. La constitution consacrant la quatrième République est aussi fille de ces assises. En s’inscrivant dans une telle logique de rupture, la ligne est mince, qui la sépare d’une entreprise de déstabilisation, et ses acteurs doivent y penser sérieusement. Une éventuelle fin de la transition dans ces conditions ne serait-elle pas plus tragique qu’un présumé «vide juridique», quand on sait que les temps de «plein juridique» et de «démocratie exemplaire», (en réalité de démocratie de façade à la solde des intérêts étrangers) ont conduit notre pays à un vide sécuritaire et économique, à la faillite. Nous voulons en sortir et non retomber dans un éternel recommencement pour les intérêts de quelques clans politiques. Mobilisons-nous pour la synergie nationale!

&nbsp;

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suite à la suspension des activités de l’AEEM dans l’espace universitaire : Des anciens secrétaires généraux de l’AEEM&#45;FMOS/FAPH proposent des solutions pour éviter sa dissolution</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/suite-a-la-suspension-des-activites-de-laeem-dans-lespace-universitaire-des-anciens-secretaires-generaux-de-laeem-fmos-faph-proposent-des-solutions-pour-eviter-sa-dissolut-3056804.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Mar 2024 08:11:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des anciens secrétaires généraux de l’AEEM de la Faculté de Médecine et d’ Odontostomatologie et la Faculté de Pharmacie, notamment Dr. Gouro Soumaïla CISSÉ, Dr. Baba Alpha Oumar WANGARA, Dr. Paul DEMBELE, Dr. Doua SISSOKO, Dr. Almamy Ismaïla GOÏTA, Dr. Sylvestre TOGO, ont mal perçu la suspension de l’AEEM de toutes activités au sein de l’espace universitaire, suite aux violences de fin février dernier sur le Campus de Badalabougou, avec des armes létales qui ont enregistré mort d’homme  et des blessés. Ils ont ainsi créé un cadre de réflexion pour adresser au Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique,  un plaidoyer pour la reforme et la préservation de l’AEEM.

« Monsieur le Ministre, nous avons l’honneur de vous adresser cette correspondance en tant qu’anciens Secrétaires Généraux de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM) profondément investis dans les questions cruciales de l'éducation au Mali. Récemment, vous avez décidé de suspendre les activités de l’AEEM dans l’espace universitaire en réponse aux actes de violence avec des armes létales qui se sont produits le 28 février 2024 sur le campus universitaire de Badalabougou », indique la lettre adressée au Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique par les anciens secrétaires généraux. Ces derniers reconnaissent que l’AEEM connaît des difficultés majeures dans son fonctionnement en raison de la méthode de désignations des responsables de classes ; le manque de redevabilité des instances dirigeantes qui, souvent, pensent se suffire à elles-mêmes et croient ne devoir rendre compte à personne même aux élèves et étudiants qu’elles sont censées représenter ;  le mode de financement de l’association qui, au lieu des cotisations des élèves et étudiants comme le prévoient les textes, les sources de financement sont tout autre, contribuant ainsi à pervertir la mission première de l’AEEM ; l’ingérence de la politique dans les affaires de l’AEEM, déviant celle-ci de sa mission de défendre les intérêts matériels et moraux des élèves et étudiants au profit de l’argent et du pouvoir ; la démission collective de la société envers l'éducation dont l'AEEM est le reflet. Selon les anciens secrétaires généraux de l’AEEM  de la FMOS/FAPH,  la solution pour endiguer la violence dans l’espace scolaire et universitaire passe par la restructuration et  les réformes au sein de l’AEEM.

« En la matière, la Faculté de Médecine et d’Odonto-Stomatologie et la Faculté de Pharmacie ont su créer les conditions de se munir d’une AEEM structurée, responsable et soutenue par l’ensemble des étudiants. Depuis 1997, l’AEEM au sein de ces deux facultés, s'impose un mode de désignation des leaders à travers des élections par bulletin secret avec une commission électorale mise en place par les étudiants eux-mêmes, constituées par la communauté religieuse (musulmane et chrétienne). En plus, les candidats ont l’obligation de défendre leurs projets lors des débats de face à face pour mieux orienter les étudiants dans leurs choix »,expliquent-ils dans la lettre ouverte. Il en va de même, selon eux, pour la désignation des responsables de classes. Avant de demander d’opérationnaliser la police universitaire, de faire en sorte que les armes ne circulent plus dans l’espace universitaire, de travailler sur une nouvelle vision de l’AEEM, et de prendre en compte les objectifs clairs.  Les anciens leaders estudiantins des facultés de médecine et de pharmacie, proposent également de définir clairement des méthodes de désignation des représentants des élèves et étudiants dans la constitution des comités AEEM de la base au sommet.  Ils préconisent de mettre en place un mécanisme de financement autonome de l’AEEM. Ceci passera par un travail de sensibilisation des élèves et étudiants pour une appropriation de l’association qui est la leur et qui relève de leur responsabilité de financer le plan stratégique. Le financement de l’AEEM ne doit pas reposer que sur l’Etat. C’est une question d’indépendance et d’autonomie. Pour des questions de redevabilité, un bilan financier trimestriel est à prévoir qui sera communiqué aux élèves et aux étudiants par niveau. ; de mettre en place un système de communication transparente au sein de l’AEEM. Ceci pour permettre à tous les membres d’être informés des décisions prises, des activités en cours et des projets futurs. Les membres de l’association doivent s'impliquer activement dans des initiatives civiques, sociales et éducatives au sein de la communauté. « Monsieur le Ministre, l'université est un sanctuaire où se forge la future élite qui contribuera au développement de notre nation. Une Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM) structurée représente un précieux atout non seulement pour nos dirigeants, les parents d'élèves, et l'administration éducative, mais également pour les élèves et étudiants eux-mêmes. Elle se révèle être un moyen efficace de canaliser les messages, établissant ainsi un dialogue constructif entre les élèves, les étudiants et l'administration universitaire. Elle pourra jouer un rôle essentiel en agissant comme un interlocuteur crédible entre la communauté étudiante et les instances administratives. Nous devons ensemble, travailler et faire de l’AEEM une plateforme propice à l'émergence d'une jeunesse responsable et citoyenne. Cette jeunesse engagée qui va constituer le fondement d'un capital humain de qualité, essentiel au développement durable de toute nation. Pour notre part, nous nous tenons prêts à apporter notre contribution dans une commission de travail bénévole auprès de votre département avec l’implication des membres de l’AEEM et des anciens de l’AMSUNEEM et de l’AEEM. Nous vous remercions sincèrement de l'attention que vous porterez à cette lettre et restons à votre disposition pour une discussion approfondie sur ce sujet », expliquent-ils dans la lettre ouverte.

<strong> </strong><strong>Hadama B. FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion de la transition au Mali : Younouss Hamèye Dicko déplore « l’absence de présentation de plan de sortie de la CEDEAO aux Maliens…</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/gestion-de-la-transition-au-mali-younouss-hameye-dicko-deplore-labsence-de-presentation-de-plan-de-sortie-de-la-cedeao-aux-maliens-3056805.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Mar 2024 08:09:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 28 janvier dernier, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ont décidé de se retirer, sans délai, de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Selon l’Alliance pour une Transition Intelligente et Réussie (ATIR), un regroupement de  partis politiques, d’associations et des mouvements, elle a « constaté une absence de présentation de plan de sortie de la CEDEAO aux Maliens, aux entrepreneurs et au secteur privé.» Le regroupement présidé par le Pr. Younouss Hamèye Dicko invite donc le gouvernement, dans son entièreté, à procéder à ce travail de prévision, et à passer à l’étape de sensibilisation intense et de soutien de tous les acteurs dans leurs domaines respectifs.

Dans un communiqué rendu public, le samedi 9 mars 2024, dont nous avons reçu une copie, l’Alliance pour une Transition Intelligente et Réussie (ATIR) se prononce sur l’actualité malienne. « Face à l’inflation et à la difficulté de vie, c’est suite à une grande réflexion et une profonde interrogation que nous avons constaté une absence de présentation de plan de sortie de la CEDEAO aux Maliens, aux entrepreneurs et au secteur privé ! », lit-on dans le document du regroupement présidé par le Pr. Younouss Hamèye Dicko. Selon ATIR, le gouvernement, dans son entièreté, doit « procéder à ce travail de prévision », et de « passer à l’étape de sensibilisation intense et de soutien de tous les acteurs dans leurs domaines respectifs. » « Quant au peuple malien, il soutient toujours en intensité et dans la durée ce que son gouvernement entreprend et que, lui, le peuple comprend entièrement ! », précise ATIR.

Concernant le dialogue inter-maliens en préparation au Mali, le regroupement invite les autorités à en mesurer la gravité et l’importance. « En effet, des futures conclusions du dialogue dépendent notre avenir en tant que Nation et Etat, la réputation du Mali à résoudre de manière inclusive et pacifique nos problèmes, notre maturité, notre dignité ! L’implication totale de l’état ne doit faire défaut à aucun niveau du processus », indique le communiqué.

Quid de la suspension de l’AEEM ? Selon ATIR, c’est avec une colère retenue qu’elle constate que l’espace scolaire et estudiantin est devenu un lieu corrompu où les armes de guerre circulent et le meurtre d’étudiants est devenu courant. « Le gouvernement a eu raison de suspendre l’AEEM qui n’a plus, en l’état, le droit d’exister. ATIR pense que l’AEEM doit être vigoureusement assainie afin de permettre de mettre en place une association estudiantine uniquement au niveau universitaire comme dans le reste du monde », précise le communiqué.

Concernant la crise énergétique que traverse le pays, ATIR appelle les autorités de la transition à fortement se pencher sur la « réelle menace que représente le manque d’énergie et mettre en place un réel plan de développement énergétique, sur 15 à 25 ans, prenant en compte les énergies renouvelables (eau, vent, soleil, biomasse et hydrogène). »

Selon ATIR, l’opportunité que représente l’Alliance des Etats du Sahel (AES) est vitale pour les objectifs stratégiques du Mali sur tous les plans et que toute ambition de développement ou de souveraineté.

&nbsp;

<strong>M.K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vie chère et Coupures de courant à la veille du Carême : L’inquiétude des Bamakois</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vie-chere-et-coupures-de-courant-a-la-veille-du-careme-linquietude-des-bamakois-3055565.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 07:54:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bonjour Peulh !</strong>

Comme tu le sais, ça faisait quelques mois que je ne t’ai pas parler des nouvelles du pays. Je profite donc de ces quelques lignes pour t’informer des deux discussions phares qui alimentent les débats aujourd’hui à Bamako et qui préoccupent les Bamakois au plus haut point. Il s’agit de des coupures intempestives d’électricité et de la vie chère. Une question taraude  l’esprit de la population en ce moment : Comment traverser le mois de carême avec la vie chère et sans électricité ?

Je commencerai par la question d’électricité. En effet, c’est l’électricité qui fait fonctionner le secteur informel, l’administration, les services privés, les industries, les familles. Ainsi, sans elle, aucun développement n’est possible dans le pays. Aujourd’hui, tout Bamako est secoué, et touché par les délestages incessants. La plupart des ateliers de couture, des garages des soudeurs, de collage de pneus, des boutiques et ou alimentations, des vendeurs de poisson, des entreprises privées et publiques, font recours à des groupes électrogènes pour combler les nombreuses heures de coupure. Il en est de même pour les familles qui en ont les moyens. Comme tu le sais, actuellement, le pays est confronté à la vie chère, et autres difficultés comme la résolution de la  crise multidimensionnelle à laquelle le pays fait face depuis plus de 10 ans.

Malgré la résilience des Maliens en général et des Bamakois en particulier face à ces situations et les promesses faites par les autorités actuelles du pays pour trouver des solutions, les interrogations demeurent, surtout en cette veille du mois de carême. Comment allons-nous passer le béni de Dieu avec  la vie chère et les incessants délestages ? Les commerçants vont-ils respecter les instructions du Ministère du commerce qui annonce depuis un certains temps, les nouvelles mesures de baisse des prix des denrées de première nécessité? Quelles sont les mesures prisses par les autorités compétentes pour faire respecter  leurs décisions concernant les prix de l’huile, du sucre, du riz,  de la farine,  du lait, etc.  Voilà aujourd’hui, cher peulh, les questions que ne cesse de se poser la population bamakoise. Pour l’instant, elles sont sans réponses efficaces.

En tout cas, ici, les esprits sont hantés. En attendant de voir le bout du tunnel, les bras restent croisés, les dents serrées par les uns et les autres pour accompagner les autorités de la transition. Cependant, la population va-t-elle résister à ces difficultés jusqu’à quand ?  Mon cher peulh, en attendant les réponses à ces multiples questions, je te souhaite de passer d’excellents moments. A très bientôt pour d’autres nouvelles…

<strong> </strong><strong>Hadama B. FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Point de presse du Ministre des Mines, le Pr Amadou Kéita : Le ministère au chevet de la mine de Tabakoto</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/point-de-presse-du-ministre-des-mines-le-pr-amadou-keita-le-ministere-au-chevet-de-la-mine-de-tabakoto-3055561.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 07:52:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La situation de l’exploitation minière au Mali était au centre d’un point de presse animé par le ministre des Mines, Pr Amadou Kéita, le 28 février 2024, dans la salle de conférence du département. Le ministre a souligné la production de 66, 538 tonnes d’or en 2023, un record depuis plusieurs années. Le Mali compte de nos jours quinze grandes mines en exploitation, dont certaines sont confrontées à des difficultés. D’où l’implication du département pour une meilleure santé de ces mines. Toute exploitation minière se fait désormais sur la base des textes clairs, prenant en compte les aspirations du peuple malien. Le conférencier a apporté des éclairages sur la situation de la mine de la mine de Tabakoto, qui défraie la chronique avec des difficultés, dette accumulée, difficultés de paiement, une détérioration du climat et des grèves des travailleurs. Une délégation de la Direction nationale de la Géologie et des Mines (DNGM) séjourne à Tabakoto, une visite technique au niveau de la mine, pour mieux comprendre la situation et rendre compte au département.

Le conférencier a tenu à préciser que le travail du ministère des Mines consiste à concrétiser la vision du Président de la Transition, chef de l’Etat, col Assimi Goïta, par le renforcement de l’investissement dans le secteur afin que l’or brille pour tous les Maliens. En effet, il appartient à ce département en charge de l’élaboration et de la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de mines, d’en assurer la police, par le suivi des activités d’exploration et de production. La participation de l’Etat qui a des parts dans la société ne doit pas entrainer une confusion entre celle-ci et le ministère, qui doit veiller à traduire la vision du président de la transition et les recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR) qui se recoupent dans la volonté de protéger les intérêts vitaux du peuple malien.

Pour le ministre des Mines, Pr Amadou Kéita, le secteur minier qui ne doit pas être une enclave, doit être insérer dans l’ensemble économique. Pour mieux servir les Maliens et le développement du Mali, il ne s’agit pas de tout exploiter et tout dépenser, mais d’être guidé par le souci de faire du secteur minier un pilier de notre économie. Ce qui a rendu nécessaire les reformes du secteur avec comme premier pilier, l’axe juridique comportant le nouveau code minier et la nouvelle loi relative au Contenu local dans le secteur minier (l’ensemble des dispositions et mesures qui exigent des entreprises minières qu’elles donnent la priorité aux nationaux, aux communautés locales, aux entreprises nationales pour l’émergence de champions maliens). Ainsi toute exploitation se fait désormais sur la base des textes clairs, prenant en compte les aspirations du peuple malien.

<strong>Le Mali, un pays riche</strong>

Le ministre des Mines, Pr Amadou Kéita a rappelé les richesses minérales qui font du Mali, un pays riche avec l’or, le fer, le manganèse, le lithium etc. Il a souligné la production de 66, 538 tonnes d’or en 2023, un record depuis plusieurs années. Le Mali compte de nos jours quinze grandes mines en exploitation, dont certaines sont confrontées à des difficultés. D’où l’implication du département pour une meilleure santé de ces mines.

Le ministre des Mines Pr Amadou Kéita a apporté des éclairages sur la situation de la mine de la mine de Tabakoto, qui défraie la chronique avec des difficultés, dette accumulée, difficultés de paiement, une détérioration du climat et des grèves des travailleurs. La situation dans cette mine requiert une attention particulière, et l’Etat à travers le ministère des Mines s’implique avec méthode en prenant en charge les difficultés en vue d’obtenir de bons résultats. A l’écoute des responsables de la société le département leur a demandé de proposer un plan de sortie de crise. Le document produit, et revu à la demande du ministère, les deux versions n’ont pas donné satisfaction.

Du mois d’aout à ce jour, il y a eu plusieurs rencontres entre le département de Pr Amadou Kéita et les responsables de la société, des missions de terrain à Tabakoto, pour mieux appréhender le problème afin d’y apporter des solutions appropriées, selon le conférencier. Des réunions ont même impliqué d’autres ministères, comme celui du Travail en janvier et février 2024. L’Etat a suffisamment montré sa bonne foi, « notre souci n’est pas de mettre la société en difficulté », a dit le conférencier, qui a affirmé la volonté d’aider et d’accompagner en appliquant les textes miniers dont le code minier. « Nous allons prendre notre responsabilité et appliquer les textes. Nous attendons que les sociétés minières s’exécutent par rapport aux exigences. Tout cela est suivi au plus haut niveau et on ne faillira pas dans l’application des textes dans l’intérêt de peuple malien », a déclaré le ministre des Mines. Selon Pr Amadou Kéita, la société doit appliquer les mesures pour éviter d’aller aux extrêmes. Au moment où cette conférence de presse se tient, une délégation de la Direction nationale de la Géologie et des Mines (DNGM) séjourne à Tabakoto. Il s’agit d’une visite technique au niveau de la mine, pour mieux comprendre la situation et rendre compte au département.

<strong> B. </strong><strong>Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Financement du terrorisme contre le Mali : Les non&#45;dits de la libération des otages italiens enlevés à Koutiala en 2022</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/financement-du-terrorisme-contre-le-mali-les-non-dits-de-la-liberation-des-otages-italiens-enleves-a-koutiala-en-2022-3055557.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 07:49:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le paiement au Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) de près de 9 milliards de FCFA, pour obtenir la libération des trois otages italiens, ne va-t-il pas donner des ailes à Iyad Ag Ghaly, au moment où s’ouvre à Bamako le dialogue inter-Maliens ?

La libération des trois otages italiens enlevés à Koutiala le 19 Mai 2022, était attendue hier dans l’après-midi, moyennant le paiement de rançon: la bagatelle de 13,5 millions d’euros.

Selon nos sources, des figures bien connues pour leur proximité avec des groupes armés opérant dans le nord et le centre maliens, comme Algabass Ag INTALLAH, Ahmada Ag BiBi et Khaled Ag MOHAMED (fils de Mohamed Ag INTALLAH), trois enfants terribles de Kidal, auraient négocié avec Iyad Ag GHALY, l’émir du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans, la libération des trois otages italiens. L’opération aurait été rendue possible grâce à l’appui des autorités et services de renseignements italiens et d’un pays voisin du Mali proche du dossier.

Selon nos informations, la libération des  otages était attendue sur le sol algérien de Tinzaouatene le 27 février 2024 où se trouverait sur place Algabass Ag INTALLAH.

Cette situation de financement du terrorisme arrive à un moment où les terroristes sont dos au mur avec des difficultés financières importantes. Le paiement de rançon pourrait-il encore donner du souffle aux terroristes pour tenter de déstabiliser le Mali au moment où le pays du col. Assimi Goïta solidement armé, a pris le contrôle de Kidal, déchiré l’accord d’Alger et entamé un dialogue direct inter-Maliens?

Les trois ressortissants italiens d’une même famille, à savoir Rocco Langone, son épouse Maria Donata Caivano et son fils Giovanni Langone avaient été enlevés dans le sud du Mali (non loin de la frontière avec le Burkina Faso), le 19 mai 2022. La famille, appartenant au mouvement religieux des Témoins de Jehovah et qui vivait dans le pays depuis plusieurs années, avait été enlevée par des hommes armés du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim).

<strong>B.Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Choguel Maïga à l’enregistrement de Mali kura taasira 2 : «La question des élections est une question subsidiaire...»</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/choguel-maiga-a-lenregistrement-de-mali-kura-taasira-2-la-question-des-elections-est-une-question-subsidiaire-3055023.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nation/choguel-maiga-a-lenregistrement-de-mali-kura-taasira-2-la-question-des-elections-est-une-question-subsidiaire-3055023.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 09:12:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga était l’invité de l’émission Mali kura Taasira de l’ORTM dont l’enregistrement a eu lieu le 22 février 2024 au Centre international des conférences de Bamako, dans la salle des banquets. L’interview était conduite par Yaya Konaté en Français et Marc Dembélé en Bamanakan.</strong>

Mali kura Taasira est une émission de l’ORTM destinée à permettre aux autorités de la transition de se prononcer sur l’évolution des questions de préoccupation nationales auxquelles elles s’attellent à trouver des solutions. Situant le contexte de la transition, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a rappelé qu’elle résulte d’une volonté des Maliens de façon générale, évoquant la période de désobéissance civile; la mise en place du M5-RFP; le rôle joué par les militaires le 18 août 2020, qui marque la fin du régime d’IBK; la rectification du 24 mai 2021; la prestation de serment du président de la transition Assimi Goïta et la nomination du Premier ministre le 7 juin 2021. Ce qui fait dire au Premier ministre Choguel Kokalla Maïga: « nous venons de loin. Ceux qui veulent qu’on se précipite à aller aux élections doivent se poser les bonnes questions à savoir, d’où nous venons? Où nous allons? »

Notre pays a été confronté à l’insécurité, le terrorisme qui a progressé du nord au centre, alors qu’étaient présents sur notre territoire, des milliers de soldats des forces étrangères de Barkhane, G5 Sahel, de la Minusma. L’avènement de Takuba devait achever le projet néo-colonialiste de faire du Mali, de la région de Menaka, un espace pour entraînement des armées européennes, selon le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Tirant leçon de la présence prolongée des forces étrangères, bras armé de puissances étrangères pour imposer leur diktat, les autorités de la transition ont décidé d’y mettre fin et de les faire partir. Ces forces obscures étrangères ont attaqué frontalement notre armée à Ber, ont attaqué le bateau « Tombouctou », pour faire croire que le Mali ne restera pas debout après le départ des forces étrangères. Mais désormais la persuasion est faite, «rien n’est impossible désormais, impossible n’est pas malien», avise le Premier ministre Chguel Kokalla Maïga.

Avec un Premier ministre issu des rangs du M5-RFP par le président de la transition, et avec le gouvernement, les rôles ont été bien définis, chaque ministre s’occupant du sien en restant solidaire des autres. Où voulons-nous aller ? La réponse du Premier ministre, «c’est vers un Mali meilleur».

Cependant, l’annonce de l’embargo de la CEDEAO a été un moment d’épreuve, qui a occasionné une rencontre entre le Président de la transition et son Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, qui ont saisi cette occasion pour partager leurs amertumes, face à un Mali dont les fils civils et militaires tombent par dizaines, victime du terrorisme et d’une guerre qui nous est imposée, et leur rêve d’un Mali meilleur où les enfants profitent de la sécurité, du respect des autres et du développement économique et social.

Le Premier ministre au cours de ce Mali kura Taasira a évoqué les Assises nationales de la Réconciliation (ANR du 27 au 30 décembre 2021), qui ont donné une orientation, un sens à la transition. Ainsi la Constitution du 22 juillet 2023, l’application intelligente de l’accord d’Alger qui a conduit au contrôle de la région de Kidal par les forces maliennes, puis au dialogue inter-maliens dont le comité de pilotage présidé par l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga a démarré ses travaux; les reformes politiques et institutionnelles; la lutte contre les atteintes aux bien de l’Etat et l’impunité, sont les fruits issus de la mise en œuvre en cours des 517 recommandations des ANR.

Le contrôle de Kidal a permis la nomination de El hadj Gamou comme gouverneur de toute la région, des Imrad, mais aussi des Ifoghas, des sonrhai. La stabilité dans la région va permettre d’investir dans tous les secteurs.

Sur la question énergétique, le Premier ministre a invité les Maliens à faire confiance au Président de la Transition, qui en fait une priorité. Le partenariat est au beau fixe entre le Mali, la Russie, la Chine, l’Inde etc. La Russie a usé de son droit de veto aux Nations-Unies au profit du Mali. Notre pays en sortit grandi. La coopération avec la Russie est au beau fixe, respectant les trois principes: le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et du choix de nos partenaires, et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans toutes les décisions prises.

Malgré les difficultés actuelles, la transition a consenti à un relèvement des salaires d’environ 300 milliards, grâce à une gestion rationnelle des ressources de l’État. Notre pays a été longtemps victime d’atteintes aux biens publics par ses cadres. Selon Choguel Kokalla Maïga, la différence entre la quantité d’or déclarée à l’exportation et celle effectivement exportée dépasse le budget d’Etat du Mali. Ce qui fait qu’une bonne gouvernance conduira au développement de notre pays. Personne ne viendra mourir pour nous, il ne reste plus qu’à compter sur nous-mêmes.

La lutte contre la corruption doit être menée avec fermeté et les pouvoirs judiciaires, le chef de la magistrature suprême doivent frapper pour contrer les pilleurs des ressources de prendre le poil de la bête. Après la chute du régime, ils avaient peur, mais maintenant ils prennent le poil de la bête. Regardez cette histoire du concours à la fonction publique!

Le renforcement de la souveraineté doit se poursuivre, dans le même élan du contrôle de Kidal, de Mali kura biométrie, des conclusions des Etats généraux sectoriels de l’éducation, de la jeunesse, de l’émigration, de la culture (remises au comité de suivi des recommandations des ANR). Dans cet élan de reconquête de la souveraineté pour rompre tous les liens du colonialisme, «la question des élections une question subsidiaire. Depuis longtemps, certains veulent précipiter les élections pour qu’on ait  dans les six mois après, un coup d’Etat», redoute le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, qui réaffirme sa confiance au président, qui va trancher. Le président va nous donner la date à la satisfaction des Maliens, selon le conférencier. Il faut continuer à soutenir de façon indéfectible et à préserver l’armée, qui est la colonne vertébrale du pays. L’idée de la mission historique à accomplir, avant de remettre le flambeau est claire.

&nbsp;

<strong>B Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Divergences au sein du M5&#45;RFP :  Guerre ouverte entre l’imam Oumarou Diarra et Bouba Traoré</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/divergences-au-sein-du-m5-rfp-guerre-ouverte-entre-limam-oumarou-diarra-et-bouba-traore-3055022.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/divergences-au-sein-du-m5-rfp-guerre-ouverte-entre-limam-oumarou-diarra-et-bouba-traore-3055022.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 09:10:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui a œuvré pour la chute du régime d’IBK (Ibrahim Boubacar Keïta) en 2020 traverse actuellement une véritable crise. Il y a de réelles divergences au sein du Mouvement présentement. Pour preuve, la réunion ordinaire du 22 février 2024, a mis en évidence l’existence de deux clans qui ont produit deux déclarations différentes. La première en date du 23 février 2024 signée de l’Imam Oumarou Diarra évoque, « l’interruption de la réunion par la présence de forces de sécurité à son siège, mais aussi, le remplacement de Bouba Traoré par l’imam Oumarou Diarra au poste de 1er vice-président ». La deuxième émanant du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), membre du M5-RFP, se désolidarise de la première déclaration et « suspend jusqu’à nouvel ordre Me Mountaga TALL, président du CNID-FYT ; Ibrahima SYLLA, EDR et Paul I. BORO, président du RAMA ».

La déclaration du « Comité stratégique du M5-RFP », signée par l’imam Oumarou Diarra, précise : « la réunion ordinaire du 22 février 2024 a été interrompue par la présence de forces de sécurité en son siège sur initiative personnelle de Boubacar K. Traoré. Constatant la présence effective et très majoritaire des représentants de 7 entités (AR- MALI - CAMPS - COORDINATION DES JEUNES - EMK -FSD - MPJ - PPC) ; Constatant l’absence de 4 entités (CDTM - COORDINATION DES  FEMMES - FOSC - RPR) dont les points de vue restent à confirmer ; Constatant l’incapacité notoire du Vice-président Bouba K. Traoré à diriger les débats du Comité Stratégique et encore moins à assurer une représentation satisfaisante du mouvement en quelque endroit ou circonstance que ce soit ; Vu la lettre 02/02 / 2024/ EMK portant retrait de son mandat à Bouba K TRAORE ;  Vu la demande insistante de la coordination de la jeunesse du M5-RFP pour la démission de Bouba K. Traoré ; le comité stratégique du M5-RFP décide de mettre un terme, avec effet immédiat à la mission de Bouba K TRAORE comme Vice-président du Comité Stratégique du M5-RFP ; de désigner, à titre d’intérimaire Imam Oumarou Diarra, 3ème  Vice-président en qualité de Vice-président du Comité Stratégique jusqu’à nouvel ordre ; de tenir désormais les réunions du Comité Stratégique de façon rotative au siège des différentes entités du mouvement.»

Il n’en fallait pas plus pour faire réagir le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), membre influent du comité stratégique du M5-RFP.

Dans sa déclaration, ce regroupement FSD, à base du M5-RFP avec la CMAS et l’EMK , indique : « Le vendredi 23 février 2024, le FSD a vu sur les réseaux sociaux une déclaration de certains membres du Comité Stratégique du M5-RFP annonçant le remplacement du 1er vice-président en la personne de Boubacar K. TRAORE par l’Imam Oumarou DIARRA. A cette décision ont pris part certains membres du FSD qui n’ont pas été mandatés par celui-ci. Nous déplorons cette attitude qui porte atteinte au crédit de fonctionnement de notre Organisation, par conséquent nous nous désolidarisons de cette déclaration et suspendons jusqu’à nouvel ordre les membres dont les noms suivent : Mountaga TALL, président du CNID-FYT ; Ibrahima SYLLA, EDR ; Paul I. BORO, président du RAMA ».

Selon les signataires, les décisions contenues dans cette déclaration ont été prises au cours d’une réunion extraordinaire tenue, le samedi 24 février 2024 à au siège du FSD. Enfin, ajoutent les signataires, le FSD renouvelle son soutien indéfectible au Président du Comité stratégique, Dr Choguel K. MAIGA et au vice-président Boubacar K. TRAORE.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamadou Sinsy Coulibaly, Président de l’Observatoire pour la Défense des Droits de l’Homme et de la Démocratie au Mali : «La lutte contre la corruption ne doit pas être arrimée à des fins politiques, ni engagée dans le populisme »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/mamadou-sinsy-coulibaly-president-de-lobservatoire-pour-la-defense-des-droits-de-lhomme-et-de-la-democratie-au-mali-la-lutte-contre-la-corruption-ne-doit-pas-etre-arrimee-a-3055014.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 08:58:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«La corruption, la démocratie et le droit de l’Homme au Mali », tel était le thème de la conférence de presse de lancement des activités de l’Observatoire pour la Défense des Droits de l’Homme et de la Démocratie au Mali « ODDHDM ». C’était le samedi 24 février 2024 à la Maison de la presse du Mali (Bamako), en présence du président de l’Observatoire, Mamadou Sinsy Coulibaly, ancien président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), du coordinateur de l’observatoire, Youssouf Sanogo, du représentant de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Diawoye Magassa, du président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, de Me Amadou T Diarra, avocat et de nombreuses autres personnalités. Au cours de cette conférence de presse, Mamadou Sinsy Coulibaly a fait savoir que la « lutte contre la corruption ne doit pas être arrimée à des fins politiques, ni engagée dans le populisme ».

Dans ses mots de bienvenue, le coordinateur de l’observatoire, Youssouf Sanogo, a indiqué que c’est fort des constats alarmants qu’est venue l’idée de créer un observatoire dont le but est d’attirer l’attention des autorités, de veiller sur le respect des règles de la démocratie, de bonne gouvernance, des Droits de l’homme, la lutte contre la corruption et surtout d’éveiller la conscience du peuple. Avant d’ajouter que la lutte contre la corruption occupera une place de choix au sein de l’Observatoire. Pour lui, la préservation des acquis démocratiques est un devoir citoyen pour tout démocrate. A sa suite, le président de l’Observatoire pour la Défense des Droits de l’Homme et de la Démocratie au Mali (ODDHDM), Mamadou Sinsy Coulibaly a fait savoir que pour lutter contre la corruption, il faut d’abord que les politiques croient et encouragent l’initiative privée. «Qui ne lutte pas ou n’empêche pas la corruption et ne bannit pas les errements et les absurdités criminelles de la corruption gangreneuse et de la mauvaise gouvernance, ces hommes et ces femmes, engagés dans les pratiques de corruption, sont responsables et coupables du retard économique de notre pays, en anéantissant les efforts des entrepreneurs pour la création de la richesse nationale ? Une lutte sélective contre la corruption est assimilable à une prise d’otage. Faire également de la lutte contre la corruption un règlement de comptes est abject et crapuleux», a-t-il dit. Selon lui, les organes chargés de lutter, de prévenir, de dénoncer la corruption et de contrôler les services publics, doivent agir dans le strict cadre de la loi. « La lutte contre la corruption ne doit pas être arrimée à des fins politiques, ni engagée dans le populisme », a-t-il conclu. Pour sa part, le président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté a mis l’accent sur la liberté d’expression et la liberté de presse. Quant au représentant de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Diawoye Magassa, il a développé la situation des droits de l’Homme au Mali.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rififi à la FEMAFOOT : Vers un retour à la case de départ ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/rififi-a-la-femafoot-vers-un-retour-a-la-case-de-depart-2-3054616.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/rififi-a-la-femafoot-vers-un-retour-a-la-case-de-depart-2-3054616.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 09:57:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des informations circulent ces derniers temps que la Fédération Malienne de Football se dirige lentement et sûrement vers la constatation de vacance de poste de président et la mise en place d’un nouveau comité exécutif. Il circule aussi que certains membres du Comité Exécutif de la Fédération Malienne de Football (CE- FEMAFOOT) seraient favorables aujourd’hui à la constatation de vacance de poste du président du Comité Exécutif de la FEMAFOOT et à son remplacement. Ils comptent, selon les informations, faire recours à l’article 46.1 des statuts de la FEMAFOOT qui stipule qu’ : « un poste au sein du Comité Exécutif sera considéré comme vacant en cas de décès ; de démission, d’exclusion, d’inaptitude permanent de remplir sa fonction officielle, d’indisponibilité durant six séances ordinaires consécutives ou se retrouver en situation d’incompatibilité en cours de mandat ». L’actuel président du Comité Exécutif de la FEMAFOOT, Mamoutou Touré dit « Bavieux », ayant des ennuis avec la justice malienne, a été réélu à la tête du Comité Exécutif de la FEMAFOOT, le 29 août 2023, étant en prison. Bientôt six mois après sa réélection, il n’est pas en mesure d’exercer pleinement son rôle de président à cause de son incarcération.

Aller vers la constatation de vacance de poste du président du Comité Exécutif de la FEMAFOOT en raison de son absence prolongée est une demande normale. Mais devrait-elle venir de ceux qui se sont entêtés à l’élire malgré les ennuis avec la justice, son emprisonnement pour détournement de fonds publics et faux et usages de faux, en brandissant les articles et alinéa des statuts de la FEMAFOOT? Le bon sens voudrait bien qu’elle vienne du camp de ses opposants. Ce qui aurait été compris par le Malien lambda. Mais comme le ridicule ne tue point au Mali, l’on ne doit nullement être surpris de ce revirement à 190° de certains de ses partisans.

Sinon, ils savaient pertinemment qu’ils pouvaient nous éviter ce scénario inutile, cette situation dans laquelle la FEMAFOOT se trouve aujourd’hui, sachant bien que « Bavieux » a de sérieux problèmes et qu’il fallait le laisser régler et le faire remplacer par quelqu’un d’autre. Ont-ils manqué de courage ou perdu leurs langues à l’époque pour dire ouvertement qu’il faut le remplacer par un autre candidat? Si oui, pourquoi ne pas continuer à honorer leurs engagements et leur soutien sans réserve à son endroit ? Pourquoi aujourd’hui, alors que «Bavieux» a besoin plus que jamais d’eux ? Ont-ils pensé avant l’élection qu’un bateau sans capitaine n’irait pas loin ? Qu’est-ce qui les a poussés à soutenir l’insoutenable ou l’indéfendable à l’époque ? Qu’est-ce qui a changé subitement chez les partisans de «Bavieux» qui veulent le remplacer, alors qu’ils savaient bel et bien qu’il n’avait pas un bon bilan au terme de son premier mandat. En effet, Mamoutou Touré dit « Bavieux » avait promis de rassembler les acteurs du football lors de sa campagne en 2019, de professionnaliser le football malien, de construire des ligues de football dans les ligues de football du Mali. La plupart de ces promesses sont parties à vau-l’eau pour des raisons électoralistes. Pourquoi les dirigeants de la FEMAFOOT qui demandent la constatation de vacance de poste du président en application de l’article 46.1 des statuts de la FEMAFOOT n’ont-ils pas pensé à ce scenario pour nous éviter ce retour en arrière qui se profile à l’horizon pour rien ?

Ces dirigeants, selon les informations, comptent atteindre leur but suivant les trois possibilités qui s’offrent à eux : soit constater la vacance de poste du président du Comité Exécutif de la FEMAFOOT en application de l’alinéa 46.1 des statuts ; soit obtenir la démission d’au moins 10 membres de l’exécutif (50% de poste) pour parvenir à dissoudre en toute l’égalité (alinéa 46.3 des statuts) le comité exécutif ; soit obtenir la démission du président Mamoutou Touré dit « Bavieux » et mettre en place un Comité de Normalisation. A suivre…

Hadama B. FOFANA

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rififi à la Femafoot : Vers un retour à la case de départ ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/rififi-a-la-femafoot-vers-un-retour-a-la-case-de-depart-3054598.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 08:47:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des informations circulent ces derniers temps que  la Fédération Malienne de Football se dirige lentement et sûrement vers la constatation de vacance de poste de président et la mise en place d’un nouveau comité exécutif. Il circule aussi que certains membres du Comité Exécutif de la Fédération Malienne de Football (CE- FEMAFOOT) seraient favorables aujourd’hui à la constatation de vacance de poste du président du Comité Exécutif de la FEMAFOOT  et à son remplacement. Ils comptent, selon les informations, faire recours à l’article 46.1 des statuts de la FEMAFOOT qui stipule qu’ : « un poste au sein du Comité Exécutif sera considéré comme vacant en cas de décès ; de démission, d’exclusion, d’inaptitude permanent de remplir sa fonction officielle, d’indisponibilité durant six séances ordinaires consécutives ou se retrouver  en situation d’incompatibilité en cours de mandat ». L’actuel président du Comité Exécutif de la FEMAFOOT, Mamoutou Touré dit « Bavieux », ayant des ennuis avec la justice malienne, a été réélu à la tête du Comité Exécutif de la FEMAFOOT, le 29 août 2023, étant en prison. Bientôt six mois après sa réélection, il n’est pas en mesure d’exercer pleinement son rôle de président à cause de son incarcération.

Aller vers la constatation de vacance de poste du président du Comité Exécutif de la FEMAFOOT en raison de son absence prolongée est une demande normale. Mais devrait-elle venir de ceux qui se sont entêtés à l’élire malgré les ennuis avec la justice, son emprisonnement pour détournement de fonds publics et faux et usages de faux, en brandissant les articles et alinéa des statuts de la FEMAFOOT? Le bon sens voudrait bien qu’elle  vienne du camp de ses opposants. Ce qui aurait été compris par le Malien lambda. Mais comme le ridicule ne tue point au Mali, l’on ne doit nullement être surpris de ce revirement à 190° de certains de ses partisans.

Sinon, ils savaient pertinemment qu’ils pouvaient nous éviter ce scénario inutile, cette situation dans laquelle la FEMAFOOT se trouve aujourd’hui, sachant bien que « Bavieux » a de sérieux problèmes et qu’il fallait le laisser régler et le faire remplacer par quelqu’un d’autre. Ont-ils manqué de courage ou perdu leurs langues à l’époque pour dire ouvertement qu’il faut le remplacer par un autre candidat? Si oui, pourquoi ne pas continuer à honorer leurs engagements et leur soutien sans réserve à son endroit ? Pourquoi aujourd’hui, alors que «Bavieux» a besoin plus que jamais d’eux ? Ont-ils pensé avant l’élection qu’un bateau sans capitaine n’irait pas loin ? Qu’est-ce qui les a poussés à soutenir l’insoutenable ou l’indéfendable à l’époque ? Qu’est-ce qui a changé subitement chez les partisans de «Bavieux» qui veulent le remplacer, alors qu’ils savaient  bel et bien qu’il n’avait pas un bon bilan au terme de son premier mandat. En effet, Mamoutou Touré dit « Bavieux » avait promis de rassembler les acteurs du football lors de sa campagne en 2019, de professionnaliser le football malien, de construire des ligues de football dans les ligues de football du Mali. La plupart de ces promesses sont parties à vau-l’eau pour des raisons électoralistes. Pourquoi les dirigeants de la FEMAFOOT qui demandent la constatation de vacance de poste du président en application de l’article 46.1 des statuts de la FEMAFOOT n’ont-ils pas pensé à ce scenario pour nous éviter ce retour  en arrière  qui se profile à l’horizon pour rien ?

Ces dirigeants, selon les informations, comptent atteindre leur but suivant les trois possibilités qui s’offrent à eux : soit constater la vacance de poste du président du Comité Exécutif de la FEMAFOOT en application de l’alinéa 46.1 des statuts ; soit obtenir la démission d’au moins 10 membres  de l’exécutif  (50% de poste) pour parvenir à dissoudre en toute l’égalité (alinéa 46.3 des statuts) le comité exécutif ; soit obtenir la démission du président Mamoutou Touré dit « Bavieux »  et mettre en place un Comité de Normalisation.  A suivre…

&nbsp;

<strong>Hadama B. FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Incendie au grand marché de Bamako : Pas de perte en vie humaine, mais des dégâts matériels très importants</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/incendie-au-grand-marche-de-bamako-pas-de-perte-en-vie-humaine-mais-des-degats-materiels-tres-importants-3053834.html</link>
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<pubDate>Fri, 16 Feb 2024 08:05:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une bonne partie du grand marché de Bamako, notamment aux alentours de Dabanani, a été incendiée, le mercredi 14 février 2024. Selon les informations recueillies auprès des responsables de la chambre de commerce et d’industrie du district de Bamako, il n’y a pas eu de perte en vie humaine, ni de blessé, mais des dégâts matériels très importants sont à signaler.</strong>

Pour la énième fois, le grand marché de Bamako vient d’être incendié. L’incendie a débuté, le mercredi 14 février 2024 aux environs de 2 heures du matin, au niveau de Dabanani au sein du Grand Marché de Bamako. «La toiture des bâtiments a été entièrement consumée par les flammes. Les sapeurs-pompiers se battent depuis hier soir pour maîtriser le feu. De nombreuses boutiques ont été calcinées et réduites en cendres, laissant les commerçants face à des pertes matérielles conséquentes », indiquent des témoins.

Quant à Arouna Kanté, Président de la chambre de commerce et d’industrie du district de Bamako, des enquêtes seront menées pour situer les responsabilités. « C’est avec une grande tristesse que nous avons appris qu’il y a eu l’incendie depuis hier soir à 2 heures du matin. On a été informé par les commerçants détaillants que des magasins des commerçants au niveau de Dabanani (grand marché de Bamako) font l’objet d’incendie. Nous avons constaté beaucoup de dégâts matériels, mais pas de perte en vie humaine, ni de blessé. Nous allons prendre toutes les mesures qui s’imposent pour pouvoir mener des enquêtes et situer les responsabilités », a déclaré Arouna Kanté. Il a invité les victimes de l’incendie à être vigilants et courageux. « Nous allons faire tout pour éradiquer ce fléau, pour que des incendies de ce genre ne se reproduisent plus dans notre pays », a conclu Arouna Kanté.

Cet incendie fait suite à ceux des marchés de Gao et  Kayes. Et ce n’est pas la première fois que le grand marché de Bamako parte en feu. On se rappelle que le grand marché de Bamako a été incendié en 2014 et en 2017. Et à chaque fois qu’il y a incendie, le travail des sapeurs-pompiers est rendu difficile faute de voie d’accès adéquate pour pouvoir maîtriser le feu. Il sied de prendre réellement des dispositions idoines pour mettre fin à ce fléau.

<strong> </strong>

<strong>A. Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Festival International de Chant des Linguère : Paix, sécurité et cohésion sociale au menu</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/festival-international-de-chant-des-linguere-paix-securite-et-cohesion-sociale-au-menu-3053831.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Feb 2024 08:01:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après quelques éditions réussies au Sénégal, l’initiatrice du Festival International Chant des Linguère, Coumba Gawlo, a décidé de décentraliser l’événement, en le transportant en dehors de son pays natal.  Pour ce faire, elle a choisi le Mali, notamment Bamako, pour la première édition. L’annonce a été faite mercredi, 14 février 2024, au Centre International de Conférences de Bamako (CICB), lors de la conférence de lancement dudit festival prévu du 14 au 17 février 2024, par l’initiatrice Coumba Gawlo, en présence du Ministre de la Culture, de l’artisanat, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo ; des artistes de renommée internationale de la Guinée (Mananba Kanté) ;  Rokia Koné, Babani Koné, Safy Diabaté du Mali ; Hawa Boussim du Burkina Faso ; Mounira Mitchala du Tchad; Seppo du Cameroum; Mary 10  de la Côte d’Ivoire ; Safia Aminata du Niger ; Zéynab du Bénin.

Placé sous le thème principal : « Culture au service de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale », l’objectif majeur de cet évènement est de contribuer  à renforcer la conscience du gouvernement, de la société civile, des institutions internationales, des ONG, des corps diplomatiques, des leaders politiques, religieux, acteurs traditionnels et des populations sur la nécessité de plaider, sensibiliser pour promouvoir la paix, la sécurité, la cohésion sociale, le respect des droits en Afrique. L’évènement est sponsorisé par Orange Mali, soutenu par plusieurs partenaires dont l’UNFPA, avec comme marraine la présidente du mouvement Anbiko, Fatoumata Bathouly Niane.

Coumba Gawlo a justifié d’entrée, le choix du Mali pour abriter la première édition décentralisée du festival international Chant des Linguère. «La première raison est que c’est un festival panafricain. La seconde raison est que j’aime beaucoup le Mali qui fait partie de mes pays de cœur. Les Maliens  m’ont donné une hospitalité extraordinaire au début de ma carrière. Je n’oublierai jamais cela. Autre raison, c’est que le Mali est une plaque tournante  de l’Afrique, un pays incontournable, partenaire avec beaucoup de pays tant sur les plans culturel, économique  que social. On ne peut donc faire ce programme sans le Mali. Nous avons choisi le thème : «Culture au service de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale», car le Mali vit, depuis un moment, une situation difficile qui mérite le soutien, l’accompagnement de tous les Africains. Il est important que ce festival soit organisé pour sensibiliser les jeunes, pour parler de l’éducation, la protection de la femme et de l’enfant, de la santé, des violences faites aux femmes, de l’employabilité des jeunes et de la migration irrégulière, de l’autonomisation des femmes, le dividende démographique, etc.», a déclaré la diva internationale, Coumba Gawlo.

Selon le Ministre Andogoly Guindo, l’Etat malien, à travers son département, est ému du choix porté sur le Mali par l’artiste internationale  sénégalaise Coumba Gawlo, pour abriter cet évènement panafricain. Il a, de ce fait, transmis les salutations sincères des plus hautes autorités du pays à Coumba et à la pléiade d’artistes qui l’accompagnent pour prendre part à ce festival sur la terre d’hospitalité malienne. « Les plus hautes autorités du Mali s’associent à Coumba Gawlo pour imprimer un succès à ce festival international chant des Linguère qui met la femme africaine au centre des préoccupations de l’heure ; qui vise la promotion de l’égalité des droits, etc. En choisissant le thème indiqué dessus, Coumba Gawlo  et ses sœurs grandes voix de la musique africaine, veulent pleinement  jouer leur participation dans la construction de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale tant au Mali qu’en Afrique. Et j’assure l’engagement du gouvernement malien à travers mon département à s’impliquer pour la réussite de l’évènement pour que soient restaurées la paix, la sécurité, la cohésion sociale afin de redonner l’espoir aux populations, relever les défis du continent africain », a déclaré le ministre Andogoly.

Au programme de ce rendez-vous africain, après la conférence de presse de lancement, il y aura la conférence débat sur la thématique principale avec des panels sur « l’autonomisation de la femme et le dividende démographique », « l’éducation protection de la femme et de l’enfant », «employabilité des jeunes et migration irrégulière », un concert populaire à la place de la berge du fleuve au palais de la culture, un dîner Gala de remise de trophées aux femmes battantes de l’Afrique.

A savoir que Linguère signifie femme élégante, de classe, guerrière, battante, femme courageuse, de refus, femme qui supporte les choses difficiles, douloureuses. « Les Linguère chantent pour dénoncer, pour faire connaître les droits, pour le développement de l’Afrique, pour l’égalité, etc. », a expliqué Coumba Gawlo.

&nbsp;

<strong> Hadama B. FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait du Mali de la CEDEAO : Le gouvernement malien évoque le « caractère irréversible » de sa décision</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-de-la-cedeao-le-gouvernement-malien-evoque-le-caractere-irreversible-de-sa-decision-3053828.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/retrait-du-mali-de-la-cedeao-le-gouvernement-malien-evoque-le-caractere-irreversible-de-sa-decision-3053828.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Feb 2024 07:59:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans une correspondance adressée, le 6 février 2024, à la Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali «réitère le caractère irréversible de la décision du Gouvernement de la République du Mali de se retirer sans délai de la CEDEAO en raison de la violation par l’Organisation de ses propres textes ».

A la suite de la note verbale référencée ECW/OP/DC/31.01.24/ak en date du 31 janvier 2024 de la Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale réitère le caractère irréversible de la décision du Gouvernement de la République du Mali de se retirer sans délai de la CEDEAO en raison de la violation, par l’Organisation, de ses propres textes, ainsi que les autres raisons légitimes mentionnées dans le Communiqué conjoint N°001 du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger, en date du 28 janvier 2024.

« En effet, la CEDEAO, par la décision de la Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement en date du 09 janvier 2022, a imposé au Mali des sanctions contraires aux dispositions communautaires pertinentes, notamment au Traité révisé de la CEDEAO du 24 juillet 1993 et au Protocole additionnel A/SA.13/02/12 du 17 février 2012 portant régime des sanctions à l'encontre des États membres qui n'honorent pas leurs obligations vis-à-vis de la CEDEAO », souligne le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, dans sa correspondance. Selon le ministre, ni ces textes, ni aucun autre instrument juridique de l'Organisation ne prévoit la fermeture des frontières à un État membre.

En outre, ajoute le ministre Diop, par cette décision, la Conférence de la CEDEAO a violé le droit d'accès à la mer et depuis la mer et la liberté de transit du Mali, tels que prévus par l'article 125 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, adopté à Montego Bay le 10 décembre 1982.

Le Ministère indique à la Commission que ces graves manquements commis par la CEDEAO rendent le Traité de la CEDEAO inopérant, au regard des dispositions pertinentes de la Convention de Vienne sur le Droit des Traités de 1969, notamment celles relatives à la non- ingérence dans les affaires intérieures des États, la survenance d'une situation rendant l'exécution du traité impossible et le changement fondamental de circonstances.

Par conséquent, le ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale indique que le Gouvernement de la République du Mali n'est plus lié aux contraintes de délai, mentionnées à l'article 91 du Traité révisé et évoquées par la Commission de la CEDEAO.

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<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>En prélude au Sommet des Chefs d’Etat de l’Alliance des Etats du Sahel : Des ministres des trois pays discutent de la création d’une confédération à Ouagadougou</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/en-prelude-au-sommet-des-chefs-detat-de-lalliance-des-etats-du-sahel-des-ministres-des-trois-pays-discutent-de-la-creation-dune-confederation-a-ouagadougou-3053825.html</link>
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<pubDate>Fri, 16 Feb 2024 07:57:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des ministres de l’Alliance des Etats du Sahel( AES), le Burkina Faso, le Mali et le Niger, se sont réunis, hier jeudi 15 février 2024, à Ouagadougou. L’ordre du jour a porté sur la révision de la Charte de l’AES et l’élaboration du Traité portant sur la Confédération des États du Sahel. Cette réunion interministérielle élargie se tient en prélude au sommet des Chefs d’Etat de l’Alliance des Etats du Sahel, selon le colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l'Administration territoriale du Mali et chef de la délégation malienne qui a fait le déplacement à Ouagadougou avec six autres ministres, dont le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop.

Des ministres de l’Alliance des États du sahel (AES) ont tenu une réunion, le jeudi 15 février 2024 au ministère chargé des Affaires étrangères du Burkina Faso. Objectif : réviser la Charte de l’AES et élaborer le traité portant sur la Confédération des États du Sahel.

La rencontre était présidée par le Général Kassoum Coulibaly, ministre de la Défense du Burkina Faso ; le Colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale du Mali et le Général Salifou Mody, ministre de la Défense du Niger.

Dans son allocution, le Général Salifou Mody a ideclaré que cette rencontre va servir de cadre pour réviser la Charte de l’AES et élaborer le Traité portant création de la Confédération des États de l’AES. La révision de la Charte de l’AES va favoriser la mise en place d’une architecture institutionnelle avec notamment la création de comités nationaux de l’AES. « Ce mécanisme permettra à notre Alliance et à la Confédération de fonctionner au grand bonheur des populations du Liptako-Gourma », a expliqué le ministre nigérien.

Pour sa part, le Colonel Abdoulaye Maïga a souligné la nécessité d’organiser la communication de l’AES, y compris à travers la définition d’une stratégie de communication, la sélection de la charte graphique ainsi que le logo de l’AES. « Dans le même registre, la coordination de l’Information et de la communication, ainsi que la mise en place de dispositifs de surveillance, de riposte et d’anticipation face aux nouveaux médias sont des éléments importants à intégrer dans notre stratégie de communication », a-t-il dit.

Selon le ministre malien, vu le rôle central des médias, il est envisagé de renforcer leur cadre de concertation et opérationnel pour un partage efficient de l’information et une coordination accrue.

Quant au Général Kassoum Coulibaly, il a remercié les hauts fonctionnaires qui ont travaillé du 12 au 14 février 2024 à Ouagadougou, afin de fournir les documents pour faciliter la délibération des travaux du jour.

Les trois chefs de délégation ont saisi l’occasion pour rappeler le retrait de leurs États de la CEDEAO qui, selon eux, s’est détournée de son objectif principal d’être au service des peuples, surtout dans ce contexte sécuritaire difficile pour les États de l’AES. Ils jugent que cette décision offre aux trois États une opportunité de parvenir à une intégration réelle.

« Notre décision de retrait est irréversible et il est plus que nécessaire pour la CEDEAO de comprendre que ni les leçons données, ni le diktat, ni les menaces voilées, ni les intimidations, ni les diversions, ni les tentatives de déstabilisation de tout ordre ne sauraient nous détourner de nos objectifs communs de vaincre le terrorisme, mettre nos pays sur les sentiers du développement et exercer notre pleine souveraineté sur tous les plans », selon le général Kassoum Coulibaly.

<strong>M K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Fin de l’Accord d’Alger : « Regrets » et « préoccupation » de l’Algérie</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/fin-de-laccord-dalger-regrets-et-preoccupation-de-lalgerie-3051774.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 09:41:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Algérie a pris connaissance, avec beaucoup de regrets et une profonde préoccupation, de la dénonciation, par les autorités maliennes, de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, a indiqué, dans un communiqué, le vendredi 26 janvier 2024, le ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger.</strong>

L’Algérie « prend acte de cette décision dont elle tient à relever la gravité particulière pour le Mali lui-même, pour toute la région qui aspire à la paix et à la sécurité, et pour l’ensemble de la communauté internationale qui a mis tout son poids et beaucoup de moyens pour aider le Mali à renouer avec la stabilité par la réconciliation nationale », lit-on dans le document.

L’Algérie « a un devoir d’information envers le peuple malien frère. Ce dernier sait que l’Algérie n’a jamais failli à travailler à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, avec sincérité, bonne foi et solidarité indéfectible envers le Mali frère ».

Le peuple malien « doit aussi savoir et doit se convaincre que la longue liste des raisons invoquées à l’appui de la dénonciation de l’Accord ne correspond absolument ni de près ni de loin à la vérité ou à la réalité », indique le communiqué.

En effet, « il n’a échappé à personne que les autorités maliennes préparaient cette décision depuis bien longtemps. Les signes avant-coureurs depuis deux ans en ont été leur retrait quasi-total de la mise en œuvre de l’Accord, leur refus quasi-systématique de toute initiative tendant à relancer la mise en œuvre de cet Accord, leur contestation de l’intégrité de la médiation internationale, leur désignation de signataires de l’Accord, dûment reconnus, comme dirigeants terroristes, leur demande de retrait de la MINUSMA, l’intensification récente de leurs programmes d’armement financés par des pays tiers et leur recours à des mercenaires internationaux. Toutes ces mesures systématiquement mises en œuvre ont soigneusement préparé le terrain à l’abandon de l’option politique au profit de l’option militaire comme moyen de règlement de la crise malienne », affirme la même source.

« Le peuple malien frère doit savoir que des décisions aussi malheureuses et aussi malvenues ont prouvé par le passé que l’option militaire est la première menace à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali, qu’elle porte en elle les germes d’une guerre civile au Mali, qu’elle diffère la réconciliation nationale au lieu de la rapprocher et qu’elle constitue enfin une source de menace réelle pour la paix et la stabilité régionales », précise le document.

Le Mali « a toujours besoin de paix et de réconciliation. Il n’a aucun besoin de solutions qui ne lui ont apporté par le passé que déchirements, destructions et désolations ». « Répéter ces erreurs du passé, c’est prolonger indûment la tragédie et les malheurs pour le Mali et pour le peuple malien frère », souligne le communiqué.

Madiassa Kaba Diakité

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<item>
<title>Pourparlers inter&#45;maliens : Le gouvernement annonce la fin de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, signé en 2015</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/pourparlers-inter-maliens-le-gouvernement-annonce-la-fin-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-issu-du-processus-dalger-signe-en-2015-3051772.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 08:45:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, le 25 janvier 2024, le Gouvernement de la Transition du Mali dit avoir constaté l’inapplicabilité absolue de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015. Par conséquent, le gouvernement annonce la fin dudit accord, avec effet immédiat. Le Gouvernement de la Transition rassure de sa volonté à œuvrer pour le règlement pacifique de la crise malienne, en tirant les enseignements des accords précédents et en consolidant leurs acquis. En outre, il invite tous les autres groupes signataires du caduc accord de paix, non impliqués dans le terrorisme, ainsi que les partenaires du Mali à s’inscrire dans l’esprit du dialogue direct inter-malien ouvert aux compatriotes épris de paix, annoncé par le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, le 31 décembre 2023.

Le Gouvernement de la Transition, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015, partage avec l’opinion nationale et internationale les faits graves, ci-dessous : le changement de posture de certains groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, devenus des acteurs terroristes et poursuivis par la justice malienne, après avoir commis et revendiqué des actes terroristes ; l’incapacité de la médiation internationale à assurer le respect des obligations incombant aux groupes armés signataires, malgré les plaintes formulées par le Gouvernement de la Transition, à travers la lettre du Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, en date du 24 Février 2023, adressée aux Autorités de la République Algérienne Démocratique et Populaire, chef de file de la médiation internationale ; les actes d’hostilité et d’instrumentalisation de l’Accord de la part des Autorités Algériennes. « Au regard de ces faits suffisamment graves précités, le Gouvernement de la Transition constate l’inapplicabilité absolue de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015 et par conséquent, annonce sa fin, avec effet immédiat », précise le communiqué du gouvernement de la transition du Mali.

Le Gouvernement de la Transition rassure de sa volonté à œuvrer pour le règlement pacifique de la crise malienne, en tirant les enseignements des accords précédents et en consolidant leurs acquis. En outre, il invite tous les autres groupes signataires du caduc accord de paix, non impliqués dans le terrorisme, ainsi que les partenaires du Mali à s’inscrire dans l’esprit du dialogue direct inter-malien ouvert à tous les compatriotes épris de paix, annoncé par le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, le 31 décembre 2023. Enfin, le Gouvernement de la Transition saisit cette occasion pour appeler les Maliens à renforcer la cohésion nationale et à promouvoir le dialogue et la paix.

Aguibou Sogodogo]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dialogue inter&#45;maliens : Le Président Assimi Goïta met en place un comité de pilotage</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dialogue-inter-maliens-le-president-assimi-goita-met-en-place-un-comite-de-pilotage-3051768.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 08:37:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de la Transition, colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’Etat, a pris un décret, le 26 janvier 2024, pour instituer un Comité de Pilotage du Dialogue inter-maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale. Ce Comité de Pilotage est chargé de la préparation et de l’organisation du Dialogue inter-maliens pour la paix et la Réconciliation nationale. Le Comité de Pilotage du Dialogue inter-maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale se compose d’un Président ; d’un Vice-président ; d’un Rapporteur général ; d’un Rapporteur général adjoint ; et des membres

« Il est créé, auprès du Président de la Transition, Chef de l’Etat, un Comité de Pilotage du Dialogue inter-maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale. Le Comité de Pilotage est chargé de la préparation et de l’organisation du Dialogue inter-maliens pour la paix et la Réconciliation nationale. A cet effet, il élabore les termes de référence du Dialogue et les soumet à la validation d’un atelier national qu’il organise ; assure la programmation, la coordination et la supervision des différentes activités du Dialogue à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national ; conçoit et veille à la mise en œuvre du plan de communication ; élabore le rapport final du Dialogue et le rapport d’exécution de sa mission », révèle le Décret N°2024-53/PT-RM DU 26 JAN 2024 instituant le comité de pilotage du dialogue inter maliens pour la paix et la réconciliation nationale.

Le décret précise que le Comité de Pilotage du Dialogue inter-maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale se compose d’un Président ; d’un Vice-président ; d’un Rapporteur général ; d’un Rapporteur général adjoint ; des membres. Le Président du Comité dirige, coordonne et contrôle les activités du Comité. A ce titre, il préside les réunions du Comité et assure la police des débats ; préside l’atelier national de validation des termes de référence du Dialogue ; rend compte au Président de la Transition, de l’état d’exécution des activités du Dialogue ; remet au Président de la Transition, Chef de l’Etat, le rapport final du dialogue et le rapport de mission du Comité. Le Vice-président remplace le Président en cas d’absence ou d’empêchement.

Les rapporteurs sont chargés de la rédaction des comptes rendus des travaux du Comité et de l’élaboration des rapports. Les membres sont chargés, sous l’autorité du Président, de l’exécution des tâches liées à l’accomplissement de la mission du Comité. Selon le décret du président Assimi GOITA, il est mis à la disposition du Comité un personnel d’appui, placé sous l’autorité du Président du Comité. Le Comité de pilotage peut faire appel à toute personne ressource en raison de ses compétences. Le Comité se réunit sur convocation de son Président.

Les décisions sont prises par consensus. Le Comité peut créer, en son sein, des commissions de travail pour l’accomplissement de sa mission. « Les membres du Comité et le personnel d’appui bénéficient d’indemnités et primes forfaitaires fixées par décret du Président de la Transition. Les dépenses liées au fonctionnement du Comité sont imputées au budget national », souligne le Décret N°2024-53/PT-RM DU 26 JAN 2024 instituant le comité de pilotage du dialogue inter maliens pour la paix et la réconciliation nationale.

Aguibou Sogodogo]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Relations internationales : Le Mali dénonce l’ingérence de l’Algérie dans ses affaires intérieures</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/relations-internationales-le-mali-denonce-lingerence-de-lalgerie-dans-ses-affaires-interieures-3051766.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 06:53:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué rendu public, le 25 janvier 2024, le Gouvernement de la Transition du Mali dit avoir constaté avec une vive préoccupation une multiplication d’actes inamicaux, de cas d’hostilité et d’ingérence dans les affaires intérieures du Mali par les autorités de la République Algérienne Démocratique et Populaire, toutes choses portant atteinte à la sécurité nationale et à la souveraineté du Mali.</strong>

Le gouvernement de la transition condamne entre autres : l’imposition d’un délai de Transition aux Autorités maliennes, de manière unilatérale ; l’accueil sans concertation ou notification préalable et au plus haut sommet de l’Etat Algérien de citoyens maliens subversifs et de citoyens maliens poursuivis par la justice malienne, pour actes de terrorisme ; l’existence sur le territoire algérien de bureaux assurant la représentation de certains groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, devenus aujourd’hui des acteurs terroristes ; la volonté des autorités Algériennes à maintenir le régime de sanctions des Nations Unies concernant le Mali, au moment où le Mouvement des Non Alignés et la Fédération de Russie s’y opposaient dans l’intérêt du Mali qui demandait la levée dudit régime ; la main cachée des autorités Algériennes dans une manœuvre consistant à imposer un chapitre sur le Mali dans le document final du sommet du Mouvement des non-alignés à Kampala, en Ouganda, sans le consentement des Autorités maliennes. « À l’argument des autorités Algériennes selon lequel, elles ne sont pas à l’initiative du Chapitre contesté sur le Mali, il est utile de leur demander la raison pour laquelle elles ont été les seules à s’opposer, au niveau des experts, à l’amendement proposé par le Mali, en affirmant que toute modification de la rédaction contestée devrait recueillir, au préalable, l’assentiment des plus hautes autorités Algériennes », révèle le communiqué du gouvernement du Mali.

Après analyse de ces cas, indique le communiqué, il ressort une perception erronée des autorités Algériennes qui considèrent le Mali comme leur arrière-cour ou un Etat paillasson, sur fond de mépris et de condescendance. Par ailleurs, le Gouvernement de la Transition prend à témoin l’opinion nationale et internationale et les invite à constater l’écart entre les manœuvres d’hostilité des autorités Algériennes d’une part et d’autre part la responsabilité qui leur incombe au moment où elles siègent au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies, l’instance chargée principalement du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Le Gouvernement de la Transition, tout en condamnant cette attitude, exige des autorités Algériennes de cesser immédiatement leur hostilité. En outre, ajoute le communiqué, les relations de bon voisinage exigent des comportements responsables, qui doivent être guidés par le sens de l’empathie et le respect mutuel. Par ailleurs, le Gouvernement de la Transition dit qu’il serait curieux de savoir le sentiment des autorités Algériennes, si le Mali devrait accueillir au plus haut sommet de l’Etat, des représentants du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie.

Le Gouvernement de la Transition saisit cette occasion pour rappeler aux autorités Algériennes les relations séculaires et fraternelles qui existent entre le peuple malien et le peuple algérien. Selon le gouvernement malien, l’un des points majeurs de l’amitié entre les deux peuples frères remonte à la guerre d’Algérie, lors de laquelle, le Mali a notamment offert son territoire comme base arrière aux Moudjahidines, ouvrant ainsi un front sud ; participé aux affrontements armés contre le colonisateur français, en déployant des combattants maliens aux côtés des Moudjahidines, sur le territoire algérien pour défendre la liberté et la dignité des Algériens; défendu la cause algérienne dans toutes les instances diplomatiques, jusqu’au recouvrement de leur indépendance.

Le Mali invite les autorités Algériennes à se remémorer également leur responsabilité dans la détérioration de la situation sécuritaire au Sahel. « S’il est vrai que l’intervention de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN) a exacerbé la menace terroriste, il n’en demeure pas moins que c’est l’installation dans le Sahara du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) algérien, puis son allégeance à Al-Qaida qui marquent l’avènement du terrorisme international dans la région », souligne le communiqué du gouvernement malien.

Le Mali réaffirme son attachement à la promotion des relations amicales et harmonieuses avec l’ensemble des Etats du monde, sous réserve du respect des principes guidant l’action publique au Mali, définis par le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, à savoir : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix de partenariat et des choix stratégiques opérés par le Mali ; la prise en compte des intérêts vitaux du Peuple malien dans toutes les décisions.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO : Le Conseil national de transition « adhère pleinement à la décision »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/retrait-du-mali-du-burkina-faso-et-du-niger-de-la-cedeao-le-conseil-national-de-transition-adhere-pleinement-a-la-decision-3051763.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 06:50:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Déclaration du Conseil national de transition suite au communiqué conjoint du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger relatif au retrait sans délai des trois Etats souverains de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l'ouest (CEDEAO)</strong>

<strong>Le Conseil national de transition,</strong>

-Considérant le Communiqué Conjoint des Trois Chefs d'Etat du Burkina Faso, la République du Mali et la République du Niger en date du 28 janvier 2024 ;

-considérant que les objectifs assignés à la CEDEAO étaient entre autres, l'appui aux Etats-membres en vue de créer un grand espace d'intégration devant aboutir à une union économique ;

-considérant que les objectifs fondamentaux recherchés par les pères fondateurs de la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest, CEDEAO, le 28 mai 1975 à Lagos, ont été détournés au profit d'intérêts de puissances étrangères;

-considérant que la CEDEAO est devenue, par ailleurs, au fil des ans, un instrument de menaces contre les peuples avec des sanctions n'ayant aucun fondement juridique, donc illégitimes, illégales, inhumaines et irresponsables ;

-considérant les récents Communiqués des sommets des Chefs d'Etats de la CEDEAO qui brandissaient des menaces d'intervention militaire au Niger au moment où ce pays engage la lutte contre le terrorisme avec des résultats probants;

-Considérant qu'après 49 ans d'existence, le bilan de la Communauté n'est pas élogieux en matière d'intégration des peuples et d'amélioration de niveau de vie de nos peuples que nous représentons ;

-appréciant les aspirations légitimes de nos peuples et l'engagement conjoint des Forces de Défense et de Sécurité du Burkina Faso, du Mali et du Niger dans leur combat contre le terrorisme et le crime organisé en respect des Droits de l'Homme et du droit International Humanitaire ;

- considérant que la création de l'Alliance des Etats du Sahel (AES) le 16 septembre 2023 vise à mutualiser les forces en vue de faire face aux défis communs ;

-considérant que l'importance des initiatives parlementaires dans la consolidation de cette alliance sous-régionale est indéniable ;

-considérant le manque de solidarité des Etats de la CEDEAO en faveur des Etats de l'AES dans leur lutte au quotidien contre le terrorisme au Sahel ;
<ul>
 	<li>loue les efforts diplomatiques déployés par les Etats de l'AES en vue de leur rayonnement sur la scène internationale et de leur quête de la souveraineté ;</li>
 	<li>invite l'ensemble des partenaires bilatéraux et multilatéraux sincères, à soutenir et à accompagner nos pays dans le combat contre le terrorisme pour la réussite des Transitions dans l'espace AES ;</li>
 	<li>invite les populations de l'intérieur comme de l'extérieur et l'ensemble des forces vives des pays respectifs à la cohésion, à la sérénité, à la vigilance, au sursaut patriotique et à rester toujours mobilisées derrière les autorités de la transition, en ces moments décisifs de notre histoire ;</li>
 	<li>félicite les différentes Forces de Défense et de Sécurité pour toutes les victoires conjointes et les initiatives en cours, et les exhorte à la vigilance et à la poursuite de leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme et toute autre forme de menaces ;</li>
 	<li>adhère pleinement à la décision conjointe des trois Etats de l'AES de se retirer de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ;</li>
 	<li>réitère son soutien indéfectible à leurs Excellences : Capitaine Ibrahim TRAORE, Colonel Assimi GOITA et Général de Brigade Abdourahamane TIANI, Chefs d'Etat des pays de l'AES, et les encourage à poursuivre toutes initiatives pour la réussite des Transitions et pour la quête permanente de la Souveraineté de leur pays.</li>
</ul>
<strong>Fait à Bamako, le 29 janvier 2024</strong>

<strong>P/Le Président P/O</strong>

<strong>Le 1<sup>er</sup> Vice-Président,</strong>

<strong>Assarid Ag Imbarcaouane</strong>

<strong>Grand officier de l’ordre national</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suite à la création de l’Alliance des Etats du Sahel : *Le Mali, le Burkina Faso et le Niger se retirent de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/suite-a-la-creation-de-lalliance-des-etats-du-sahel-le-mali-le-burkina-faso-et-le-niger-se-retirent-de-la-cedeao-3051761.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/suite-a-la-creation-de-lalliance-des-etats-du-sahel-le-mali-le-burkina-faso-et-le-niger-se-retirent-de-la-cedeao-3051761.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 06:48:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>*La CEDEAO affirme n’avoir pas encore reçu une « notification formelle des 3 Etats membres »</strong>

Dans un communiqué conjoint rendu public, le 28 janvier 2024, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ont décidé de se retirer, sans délai, de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Selon ces trois pays, l’organisation ne leur a pas porté assistance dans le cadre de leur lutte existentielle contre le terrorisme et l’insécurité. « Pire, lorsque nos Etats ont décidé de prendre leur destin en mains, elle a adopté une posture irrationnelle et inacceptable en imposant des sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables en violation de ses propres textes », souligne le communiqué conjoint du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Quant à la CEDEAO, elle affirme n’avoir pas encore reçu « directement une notification formelle des trois Etats membres, concernant leur intention de se retirer de l’organisation ».

« Désireux de réaliser l’intégration entre les Etats de la sous-région et mus par les idéaux de fraternité, de solidarité, d’entraide, de paix et de développement, Leurs Excellences Le Général Aboubacar Sangoulé Lamizana, Le Général Moussa Traoré et Le Lieutenant-Colonel Seyni Kountché, respectivement Chefs d’Etat de la Haute Volta (actuel Burkina Faso), du Mali et du Niger, créaient avec douze (12) de leurs pairs, le 28 mai 1975, à Lagos, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) », révèle le communiqué conjoint en date du 28 janvier 2024 signé par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Après 49 ans d’existence, indique le communiqué conjoint, les vaillants peuples du Burkina, du Mali et du Niger, constatent avec beaucoup de regrets, d’amertume et une grande déception que leur Organisation s’est éloignée des idéaux de ses pères fondateurs et du panafricanisme. En outre, ajoute ledit communiqué, la CEDEAO, sous l’influence de puissances étrangères, trahissant ses principes fondateurs, est devenue une menace pour ses Etats membres et ses populations dont elle est censée assurer le bonheur. Selon les trois pays signataires du communiqué, l’organisation ne leur a pas porté assistance dans le cadre de leur lutte existentielle contre le terrorisme et l’insécurité. « Pire, lorsque nos Etats ont décidé de prendre leur destin en mains, elle a adopté une posture irrationnelle et inacceptable en imposant des sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables en violation de ses propres textes ; toutes choses qui ont davantage fragilisé les populations déjà meurtries par des années de violence imposée par des hordes terroristes instrumentalisées et téléguidées. Face à cette situation qui perdure, Leurs Excellences, Le Capitaine Ibrahim Traoré, Le Colonel Assimi Goïta et Le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, respectivement Chefs d’Etat du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger, prenant toutes leurs responsabilités devant l’histoire et répondant aux attentes, préoccupations et aspirations de leurs populations, décident en toute souveraineté du retrait sans délai du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest », conclut le communiqué conjoint.

Dans un communiqué publié le même jour, la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a indiqué que son attention a été attirée sur une déclaration diffusée sur les ondes des télévisions nationales du Mali et du Niger, annonçant la décision du Burkina Faso, du Mali et du Niger de se retirer de la CEDEAO. « La Commission n’a pas encore reçu directement une notification formelle des trois Etats membres, concernant leur intention de se retirer de l’organisation. Conformément aux instructions reçues de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement, la Commission de la CEDEAO a travaillé de manière assidue avec les pays concernés en vue du rétablissement de l’ordre constitutionnel. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger demeurent des membres importants de la Communauté et la Conférence reste déterminée à trouver une solution négociée à l’impasse politique. La Commission de la CEDEAO demeure saisie de la situation et fera ultérieurement d’autres déclarations selon l’évolution », souligne le communiqué de la CEDEAO en date du 28 janvier 2024.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Jugement en appel de Ras Bath hier : Le délibéré prévu pour le 5 mars prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/jugement-en-appel-de-ras-bath-hier-le-delibere-prevu-pour-le-5-mars-prochain-3051759.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 06:44:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le procès en appel de Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath s'est achevé hier, lundi 29 janvier 2024 à Bamako. Mise en délibéré, la décision concernant cette nouvelle procédure doit être rendue le 5 mars prochain. Dans ce procès, le ministère public a requis un an d’emprisonnement ferme contre le chroniqueur et activiste dont un juge de la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bamako avait ordonné, lors d’une audience tenue le 16 janvier dernier, la libération.</strong>

Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath, le célèbre chroniqueur, actuellement emprisonné a été acquitté, le mardi 11 juillet 2023, de l’accusation de simulation d’infractions suite à ses sorties médiatiques après la mort de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga qu’il a qualifié d’assassinat. Malgré cet acquittement, Ras Bath reste emprisonné, car le parquet a fait appel et les autres chefs d’accusations (association de malfaiteurs, atteinte au crédit de l’Etat pris dans sa gouvernance judiciaire et politique) pesant contre lui demeurent.

A noter que le 11 mars dernier, Ras Bath déclarait lors de la troisième conférence nationale du parti ASMA-CFP que l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, a été assassiné. Il sera interpellé par la suite par le procureur de la République de la Commune IV, le 13 mars 2023, puis placé sous mandat de dépôt pour « simulation d’infraction ». Après son audition, le mercredi 29 mars dernier, il est également poursuivi pour « association de malfaiteurs, atteinte au crédit de l’Etat pris dans sa gouvernance judiciaire et politique ».

M.K. Diakité]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr. Fatoumata Sidibé, oncologue au service d&amp;apos;hématologie et d&amp;apos;oncologie médicale du CHU point G. : « Le cancer de sein est le cancer le plus meurtrier au Mali »</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/dr-fatoumata-sidibe-oncologue-au-service-dhematologie-et-doncologie-medicale-du-chu-point-g-le-cancer-de-sein-est-le-cancer-le-plus-meurtrier-au-mali-3050176.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 17:48:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dr. Fatoumata Sidibé, oncologue au service d'hématologie et d'oncologie médicale du CHU point G, a révélé, lors d’une interview qu’elle nous a accordée, que le cancer du sein, comme dans tous les pays, est un problème de santé publique. Selon elle, c'est le premier cancer le plus fréquent au Mali, chez la femme, et de façon générale. « C'est aussi le cancer le plus meurtrier au Mali, parce que sur 2500 cas à peu près par an, on en perd plus de 80% dans la même année, pour faute de moyens ou parce que le diagnostic est tardif », révèle Dr. Fatoumata Sidibé.

L'un des facteurs de risque du cancer, de tous les cancers, est la sédentarité, a-t-elle signalé d’entrée. Selon elle, faire du sport une activité physique régulière, permet de lutter contre le cancer, surtout le cancer du sein et d'autres. « Le cancer du sein, comme dans tous les pays, est un problème de santé publique. C'est le premier cancer le plus fréquent au Mali, chez la femme, et de façon générale. C'est aussi le cancer le plus meurtrier au Mali, parce que sur 2500 cas à peu près par an, on en perd plus de 80% dans la même année, pour faute de moyens ou parce que le diagnostic est tardif. La prise en charge reste compliquée parce qu'on n'a pas tout l'arsenal thérapeutique disponible actuellement au Mali », a-t-elle révélé. Avant de signaler que c'est l'association de plusieurs moyens thérapeutiques qui permet de venir à bout de cette maladie, tels que la chimiothérapie, la chirurgie et la radiothérapie. « Pour la chimiothérapie, l'Etat fait une subvention par an à hauteur de 200-280 millions », a-t-elle informé, avant d’annoncer que cette subvention n’est plus suffisante, en raison de l’augmentation du nombre de malades de cancer. « Pour les patients diagnostiqués au début, I'ONG Médecins Sans Frontières prend en charge à 100% la chimiothérapie et la chirurgie de ces patients au niveau du CHU point G. Il reste le volet radiothérapie qui n'est pas fonctionnel depuis pratiquement deux ans. Ce qui fait que si on n'a pas les moyens d'aller à l'étranger pour faire cette radiothérapie, le traitement sera incomplet. Alors déjà on pense qu'il y a une forte augmentation parce que le fait que les gens soient au courant, qu'on ait accès à la sensibilisation, à l'information, aux moyens diagnostiques, fait déjà qu'on va plus diagnostiquer qu'avant quand les gens ne venaient pas à l'hôpital. Il y a un réveil de conscience actuellement. Mais la vraie augmentation est liée à notre mode de vie. II faut reconnaître que maintenant le mode de vie sain a presque disparu de nos mœurs, de nos habitudes. On est de plus en plus sédentaire, on est de plus en plus obèse, on consomme des substances illicites, on mange de façon pas du tout équilibrée. Donc c'est ce qui fait que le nombre de cancer augmente. Il y a aussi les mutations génétiques qui existent au Mali, mais qu'on a une peine à mettre en évidence parce qu'on n'a pas assez de moyens pour les prouver », a-t-elle conclu.

MSD]]> </content:encoded>
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<title>Procès de Al&#45;Hassan à la Cour pénale internationale : Le verdict initialement fixé au 18 janvier 2024 est reporté sine die</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-al-hassan-a-la-cour-penale-internationale-le-verdict-initialement-fixe-au-18-janvier-2024-est-reporte-sine-die-3050174.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 17:46:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, le 15 janvier 2024, la Cour pénale internationale (CPI) informe l’opinion publique du report du jugement dans l'affaire « Le Procureur c. Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud à une nouvelle date », qui était fixé initialement au 18 janvier 2024. «En raison de l'état de santé actuel du juge président, la Chambre de première instance X de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé de reporter le prononcé de son jugement sur une condamnation ou un acquittement en vertu de l'article 74 du Statut de Rome dans l'affaire Le Procureur c. Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud à une nouvelle date, qui sera annoncée en temps voulu. Le prononcé du verdict avait été fixé initialement au 18 janvier 2024 », révèle le communiqué de la CPI.

La Chambre de première instance X de la CPI reporte le prononcé du jugement. « En raison de l'état de santé actuel du juge président, la Chambre de première instance X de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé de reporter le prononcé de son jugement sur une condamnation ou un acquittement en vertu de l'article 74 du Statut de Rome dans l'affaire Le Procureur c. Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud à une nouvelle date, qui sera annoncée en temps voulu. Le prononcé du verdict avait été fixé initialement au 18 janvier 2024 », révèle le communiqué de la CPI.

Le Communiqué indique que les juges peuvent soit acquitter, soit condamner l'accusé. Aux dires de la CPI, tout accusé est présumé innocent. « Alors que l'Accusation doit prouver la culpabilité de l'accusé, la Chambre de première instance ne peut condamner un accusé que si elle est convaincue que les charges qui pesaient contre lui ont été prouvées au-delà de tout doute raisonnable. Cette décision est fondée exclusivement sur le droit applicable et sur les preuves produites et examinées au procès. Les parties auront le droit de faire appel du jugement devant la Chambre d'appel de la CPI », précise le communiqué de la CPI.

La CPI a fait savoir que la Chambre de première instance X est composée du juge Antoine Kesia-Mbe Mindua (juge président), de la juge Tomoko Akane et de la juge Kimberly Prost. Selon la CPI, les trois juges assurent l'équité du procès et que les droits des deux parties et des victimes soient respectés.

Poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre prétendument commis à Tombouctou entre avril 2012 et janvier 2013, Al Hassan est comparu devant les juges de la Cour Pénale Internationale, le lundi 9 mai 2022. Lors de cette comparution, la défense a tenté de démontrer la non culpabilité de l’ancien membre présumé d’Aqmi et d’Ançar dine. Les avocats ont estimé qu’Al Hassan s’est retrouvé dans les groupes armés par instinct de survie, car menacé de toutes parts.

Pour rappel, le mandat d’arrêt contre Al-Hassan Ag Abdoul Aziz a été délivré le 27 mars 2018. Transféré à la CPI le 31 mars 2018, il a fait sa première comparution le 4 avril 2018. Malien et âgé d’une quarantaine d’années, Al Hassan est accusé par la CPI, « d’avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité à Tombouctou, Mali, entre avril 2012 et janvier 2013.» Les charges qui pèsent contre lui sont représentatives de la criminalité et des persécutions subies par la population au cours de cette période. «Plus particulièrement, nous accusons M. Al Hassan d’être responsable des crimes contre l’humanité de persécutions pour des motifs religieux ou sexistes, viol et esclavage sexuel commis dans le contexte de mariages forcés, torture et autres actes inhumains causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale », avait expliqué, après le transfèrement de Al Hassan, la Procureure Fatou Ben Souda.

Pour la CPI, Al Hassan serait également responsable des crimes de guerre de traitement cruel et torture, atteintes à la dignité de la personne sous la forme de traitements particulièrement humiliants et dégradants, viol et esclavage sexuel, attaques dirigées intentionnellement contre des bâtiments consacrés à la religion et des monuments historiques et condamnations prononcées sans qu’un jugement assorti des garanties judiciaires généralement reconnues comme indispensables n’ait été préalablement rendu par un tribunal régulièrement constitué.

Aguibou Sogodogo]]> </content:encoded>
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<title>Présentation des vœux de nouvel An à Koulouba : Le Président de la Transition loue la résilience des Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presentation-des-voeux-de-nouvel-an-a-koulouba-le-president-de-la-transition-loue-la-resilience-des-maliens-3050170.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 17:42:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, s’est fait le devoir de respecter une tradition républicaine en recevant à Koulouba, le lundi 15 janvier 2024, les vœux de plusieurs couches sociales de la nation. Il s’agit des familles fondatrices de Bamako, des autorités religieuses et des forces vives de la nation. Plusieurs hautes personnalités du pays à l’image du Premier ministre Choguel Kokala Maïga ont assisté à cette cérémonie témoignant de l’intérêt que les autorités accordent aux couches sociales du pays. Le Président de la transition a salué, lors de cette rencontre, la résilience extraordinaire des Maliens face aux problèmes que le pays traverse.

La cellule de communication de la présidence, qui a relayé l’information, indique que les intervenants à cette cérémonie ont dressé le bilan de l’année écoulée tout en dégageant les perspectives pour la nouvelle année qui commence. La même source rapporte qu’ils ont tous salué la dynamique enclenchée par les autorités de la Transition en matière de sécurité. De ce fait, ils ont exhorté les autorités à maintenir cet élan de reconquête de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale.

Au cours de leur présentation des vœux au Chef de l’Etat, les familles fondatrices de Bamako, tout comme les autorités religieuses et les forces vives de la nation, ont vivement salué quelques actions phares du régime. Il s’agit entre autres de la réussite des réformes de 2023, notamment la promulgation d’une nouvelle Constitution, d’un nouveau Code minier et de son Contenu local, ainsi que les initiatives visant la relance économique. Ces faits marquants constituent des preuves de l’engagement constant et de la ferme volonté des autorités maliennes de hisser le Mali dans le concert des nations respectées.

La lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite est un combat de longue haleine que les autorités entendent gagner. A ce titre, les intervenants ont exhorté le Président de la Transition à poursuivre ce combat pour plus de justice, d’égalité et de transparence au sein de l’administration publique et dans le secteur privé. Les intervenants ont tous appelé aux valeurs cardinales telles que la tolérance, le pardon, la cohésion nationale et la réconciliation pour le vivre ensemble dans le pays.

Face à ces compatriotes et sous une écoute attentive, le Président GOÏTA a dressé le bilan des actions menées en coulisse par les autorités de la Transition depuis le 9 juin 2021. Partant de là, le premier responsable du pays a évoqué les contextes ayant accompagné le départ des Forces étrangères du Mali, notamment Barkhane, Takuba, le G5 Sahel et récemment la MINUSMA.

Le Colonel Assimi GOÏTA a révélé la volonté affichée par certains pays depuis le début de la Transition de nuire à l’avenir de notre pays. Pour éviter le pire à la nation, il a rappelé la vigilance des autorités maliennes de la Transition et la résilience du peuple malien qui a consenti d’énormes sacrifices pour permettre au pays de retrouver sa souveraineté.

Le Président de la Transition a jugé nécessaire de faire comprendre à ses hôtes les liens étroits entre la sécurité et le développement. Pour cet officier supérieur qui commande le pays, la sécurité est prioritaire, car tout le reste en dépend. Il estime que sans sécurité, il est difficile d’obtenir la stabilité politique tant souhaitée par le peuple malien depuis quelques années. Le Colonel Goïta n’a pas manqué de rassurer le peuple malien quant à sa détermination indéfectible à mener une lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite au grand bénéfice du peuple malien. Dans ce combat, le Chef de l’Etat a une fois de plus exhorté chacun à rester dans son domaine de compétence et à un contrôle accru du langage. Il a enfin invité ses compatriotes à la prudence quant à leur langage.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Colonel&#45;major, Souleymane Dembélé, Directeur de la DIRPA face à la presse /*«Nous constatons la recrudescence des attaques terroristes contre les casernes FAMAS» /* « A chaque fois qu’il y a une attaque, il y a une réponse à hauteur de souhait »</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/colonel-major-souleymane-dembele-directeur-de-la-dirpa-face-a-la-presse-nous-constatons-la-recrudescence-des-attaques-terroristes-contre-les-casernes-famas-a-chaque-fois-qu-3050121.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/colonel-major-souleymane-dembele-directeur-de-la-dirpa-face-a-la-presse-nous-constatons-la-recrudescence-des-attaques-terroristes-contre-les-casernes-famas-a-chaque-fois-qu-3050121.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 14:33:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Directeur de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), Colonel-major Souleymane Dembélé, était face à la presse, le lundi 15 janvier 2024, pour parler de la situation sécuritaire au Mali. Selon le conférencier, il y a véritablement une montée en puissance des Forces armées malienne (FAMAS). « Cependant, nous constatons la recrudescence des attaques terroristes contre les casernes FAMAS. Le constat est là, il y a beaucoup d’attaques contre les casernes… Les groupes terroristes sont très prompts à se regrouper tout de suite, à intervenir tout de suite et à se dissimuler dans la nature tout de suite, mais qu’à cela ne tienne, à chaque fois qu’il y a des attaques, il y a une réponse à hauteur de souhait», a déclaré le Colonel-major, Souleymane Dembélé.

Selon le conférencier, colonel-major Souleymane Dembélé, l'année 2023 a été marquée par la confirmation de la montée en puissance des Forces Armées Maliennes (FAMAS) à plusieurs égards. Avant d’ajouter que les FAMa sont actives dans la recherche, la neutralisation et la destruction des sanctuaires et des combattants terroristes. Il a mis l’accent sur les faits marquants de 2023 dont la continuité du renforcement des capacités des FAMAS, la sécurisation de la biennale artistique et culturelle, la sécurisation du scrutin référendaire du 18 juin 2023, l’occupation des emprises cédées par la MINUSMA, le retour de la région de Kidal dans le giron Mali, la création de l’Alliance des Etats du Sahel. A ses dires, les FAMa ne se laissent pas divertir de leur mission régalienne. A l’en croire, les terroristes disposent encore des capacités de nuisance bien que les FAMAS les traquent, les recherchent et les neutralisent. Pour lui, les terroristes ont été chassés de plusieurs zones. « Globalement, nous pouvons dire que le bilan 2023 va au-delà des attentes des Forces armées maliennes. Cependant, nous constatons la recrudescence des attaques terroristes contre les casernes FAMAS. Le constat est là, il y a beaucoup d’attaques contre les casernes », a déclaré le Colonel-major Souleymane Dembélé, Directeur de la DIRPA, face à la presse. Il a indiqué que des initiatives sont en cours pour rassurer les populations par rapport à la recrudescence de ces attaques.

Parlant des perspectives pour 2024, le conférencier a indiqué que les FAMAS vont continuer à travailler sur les directives politiques qui ont été données. Pour 2024, dit-il, il s’agit d’être encore plus ambitieux en termes de recrutement, d’équipement et d’impact sur le terrain. A l’en croire, les FAMAS vont travailler pour le retour de l’autorité de l’Etat et des services sociaux de base sur toute l’étendue du territoire national. Les FAMAS, ajoute-il, vont travailler pour la réduction de la violence et tant d’autres. Pour lui, la guerre n’est pas finie. « Le peuple malien s’est sacrifié en nous dotant d’équipements de dernière générations. Alors, il nous revient à nous d’honorer ce peuple et de porter haut le flambeau Mali », a déclaré le conférencier.

En langue nationale Bambara, le colonel-major Souleymane Dembélé a précisé que la prise de Kidal ne veut pas dire que la guerre est finie. « Nous sommes satisfaits du combat que nous sommes en train de mener aujourd’hui contre le terrorisme », a-t-il dit.

Répondant aux questions des journalistes, le colonel-major Souleymane Dembélé a fait savoir que les groupes terroristes sont très prompts à se regrouper tout de suite, à intervenir tout de suite et à se dissimuler dans la nature tout de suite, mais qu’à cela ne tienne, à chaque fois qu’il y a des attaques, il y a une réponse à hauteur de souhait. « Tout ce qui s’est passé à Dialassagou (Bandiangara), il y a une réplique aux différentes attaques. A chaque fois qu’il y a une attaque, il y a une réplique », a souligné le conférencier. Par ailleurs, il a signalé qu’il y a moins de soubresauts à Kidal actuellement. « Il y a la maîtrise totale de la situation à Kidal », a-t-il conclu.

Aguibou Sogodogo

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ingérence de la France dans les affaires interieures du Mali ? : Le Président Assimi Goïta fait des révélations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ingerence-de-la-france-dans-les-affaires-interieures-du-mali-le-president-assimi-goita-fait-des-revelations-3050075.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 13:56:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a reçu, à Koulouba, le lundi 15 janvier 2024, les vœux de plusieurs couches sociales de la nation. II s'agit des familles fondatrices de Bamako, des autorités religieuses et des forces vives de la nation. Lors de la rencontre, le Président de la transition a fait des révélations sur les relations tumultueuses entre la France et le Mali. Extraits.</strong>

En 2020, lorsque la chute de l'ancien régime est intervenue, un Chef d'État d'un pays étranger (Afrique de l'Ouest) a demandé à me parler à travers mon directeur de Cabinet.

Ce Chef d'État m'a transmis la sollicitation du Président actuel de la France (Emmanuel Macron) de s'entretenir avec moi. J'ai donné mon accord et j'ai eu le Président français au téléphone. Lors de cet entretien, après les salutations d'usage, le Président français m'a demandé où nous en étions avec la situation politique au Mali? Je lui ai confié que les Maliens étaient alors en concertations et qu'à l'issue desdites concertations nous aviserons de la suite à donner aux Événements. Le Président français a répliqué qu'il était inutile de perdre du temps parce que la France disposait déjà de trois hommes au Mali parmi lesquels il ordonnait de choisir un Président et un Premier ministre pour diriger le Mali. (Ces trois hommes politiques maliens au service de la France vivent toujours au Mali.) J'ai rejeté cet impératif en répétant que la conclusion des travaux de concertations des Maliens restait le seul passage obligé avant toute prise de décision. Le Président français m'a alors fait cette remarque: « Faites attention ! Le Président IBK tergiversait sans cesse en demandant un temps de réflexion; vous voyez ce qui lui est arrivé ? »

<strong>M.K.D</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord gouvernement&#45;Banques&#45;travailleurs locaux de la MINUSMA / Objectif : trouver une solution dans la gestion des prêts des travailleurs locaux de la mission onusienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/accord-gouvernement-banques-travailleurs-locaux-de-la-minusma-objectif-trouver-une-solution-dans-la-gestion-des-prets-des-travailleurs-locaux-de-la-mission-onusienne-3049853.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Jan 2024 09:47:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation a abrité, le vendredi 12 janvier 2024, la cérémonie de signature du protocole d’accord entre le gouvernement du Mali, l’Association du staff local de la MINUSMA (ASLAM) et les banques (BNDA et BDM SA).

La signature de ce document permettra de faciliter le remboursement des encours de prêts contractés par le personnel local de la MINUSMA dans les livres des banques. La cérémonie de signature était présidée par le ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, Colonel Abdoulaye Maïga, en présence du ministre de l’entreprenariat national, de l’emploi et de la formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré ; du ministre de l’industrie et du commerce, Moussa Alassane Diallo ; du président de l’ASLAM, Daouda Berthé ; des responsables de la BNDA et de la BDM SA et d’autres personnalités.

Après la signature du document par les différentes parties, le président de l’ASLAM, Daouda Berthé, a fait savoir que la cérémonie de signature du protocole d'accord entre le Gouvernement, l'ASLAM et les Banques est le fruit de plusieurs étapes de concertations entre les parties. Elle est aussi, dit-il, une réponse à la requête de l'ASLAM au Gouvernement dans la recherche des solutions dans la gestion des prêts des travailleurs de la MINUSMA.

Par ce protocole, ajoute-t-il, l'ASLAM engage ses membres à céder 50% de leurs droits (indemnités et/ou pension) pour le remboursement anticipé du montant dû de leurs prêts en cours et aux banques d'accepter la quote-part de 50% des droits du travailleur (indemnités et/ou pensions) en déduction anticipée du montant dû de leur prêt en cours sans frais ou pénalités. « Je saisis l'occasion pour exprimer toute ma gratitude au nom de l'ensemble de mes collègues aux Banques partenaires (BDM-sa et BNDA) pour la collaboration franche au cours de ces 10 ans ayant permis à beaucoup de nos collègues de réaliser des projets. Je profite également pour rappeler leur sagesse, leur indulgence afin de bien vouloir lever les restrictions sur les comptes de nos collègues qui les empêche d'accéder à leurs maigres ressources pour subvenir aux besoins de leurs familles », a-t-il conclu.

Les directeurs généraux de la BNDA, Badara A Coulibaly et de la BDM SA, Ibrahima N’Diaye ont tous fait savoir que ce protocole d’accord est important car contribue à l’apaisement du climat social. Pour sa part, le ministre d’Etat, le Colonel Abdoulaye Maïga, a précisé que parmi les mesures d'atténuation, figure l'initiative de mesures d'accompagnement des employés de la MINUSMA. « Ainsi, un projet de Protocole d'Accord pour le remboursement des encours de prêts des travailleurs de la MINUSMA a été élaboré de manière participative par mon homologue chargé de l’Entreprenariat national, de l'Emploi et de la Formation professionnelle, au nom du Gouvernement.

Le document qui vous est soumis cet après-midi se veut un outil pertinent, efficace et efficient, afin de faciliter le remboursement des encours de prêts contractés par le personnel local de la MINUSMA dans les livres des banques. Il constitue une réponse aux inquiétudes et appréhensions que nos concitoyens de I'ASLAM peuvent ressentir », a conclu le ministre Maïga.

Dans une interview accordée à la presse, le ministre de l’entreprenariat national, de l’emploi et de la formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré, a remercié les banques pour leur disponibilité, leur engagement patriotique à accompagner le gouvernement. Elle a souhaité que la mise en œuvre de ce protocole d’accord puisse avoir des résultats escomptés. Enfin, elle a indiqué qu’avec la signature de ce protocole d’accord, le gouvernement veillera à faciliter l’insertion socioprofessionnelle des ex- travailleurs de la Minusma ; les banques renonceront aux frais de pénalité concernant les remboursements des prêts des ex- travailleurs de la MINUSMA ; et l’ASLAM versera les 50% de pension, d’indemnité aux banques.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<title>34ème édition de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire : Aigles du Mali, évitez les errements du passé</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/34eme-edition-de-la-can-2023-en-cote-divoire-aigles-du-mali-evitez-les-errements-du-passe-3049849.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Jan 2024 09:45:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les remarquables statistiques du sélectionneur national des Aigles du Mali, Eric Sékou Chelle, depuis qu’il a pris les commandes des Aigles A de football, donnent espoir. En effet, il ressort qu’en 13 rencontres disputées, il n’a perdu qu’une seule fois, soit 10 victoires, 2 nuls et une défaite avec 31 buts inscrits et 8 encaissés. Pas mal pour un coach, surtout que, pour l’une des rares fois, il a épargné à notre pays de courir derrière la qualification lors des éliminatoires de la CAN. C’est donc auréolé de ce succès que le sélectionneur Eric Sékou Chelle a porté sa confiance sur 27 Aigles pour prendre part à la phase finale de la 34ème édition de la Coupe d’Afrique (CAN) 2023 qui a donné son top départ le samedi 13 janvier 2024, en Côte d’Ivoire, et qui va se poursuivre jusqu’au 11 février prochain. Les Aigles défendreront, avec bec et ongles, les couleurs du Mali aux yeux du monde entier. C’est la 13ème participation de notre pays à la phase finale de la CAN, après celles de 1972, 1994, 2002, 2004, 2008, 2010, 2012, 2013, 2015, 2017, 2019, 2021.

Au regard des discours prononcés par le sélectionneur et ses joueurs, la confiance y est ; il y a de l’optimisme. Ils sont prêts à mouiller les maillots pour faire triompher le nom du Mali en allant loin dans cette CAN, voire soulever le trophée. Toute chose que le peuple malien attend avec impatience. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Gagner une coupe d’Afrique des Nations n’est pas de l’eau à boire. La victoire passe par beaucoup de paramètres dont le sacrifice de soi, l’engagement, la détermination, la cohésion, l’entente entre les joueurs tant sur le terrain qu’en dehors. Gagner le trophée passe aussi forcément par la philosophie de jeu de l’équipe mise en place par le coach ; le choix des joueurs en fonction des matchs et comment déjouer les choix tactiques d’autres équipes. Cela passe incontestablement par son management de l’effectif pour maintenir une bonne ambiance au sein du groupe, pour rester maître de l’équipe, assumer ses choix. Gagner la coupe passe, de plus, par l’organisation autour des joueurs qui ne doit souffrir d’aucune faille. En terme plus clair, tout doit être mis en œuvre pour gérer avec tact, rigueur, intelligence en vue d’atteindre l’objectif fixé.

Bien qu’Eric Sékou Chelle et ses poulains aient des statistiques flatteuses en leur faveur, il est autant clair que tout n’a pas été rose chez eux durant leur campagne de qualification et des matchs amicaux joués. Les observateurs du ballon rond, jusqu’à ce jour, n’ont, à l’exception du coach lui-même, aucune idée de l’équipe A des Aigles. Durant tout le temps, il n’a été constaté que des tâtonnements du coach, Eric Sékou Chelle, dans ses choix, dans les différents compartiments de jeu. Des choix qui avaient donné des frissons aux fans du ballon rond. Nous allons mettre tout cela dans le cadre des tests, mais qui ne devraient aucunement se reproduire durant la CAN. Car à la CAN, il n’y a pas de place au tâtonnement, au laxisme au relâchement, à des errements, à l’individualisme. La place doit être donnée à celui qui est capable ou qui le mérite, à l’efficacité, au collectif, à l’union.

Sans pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain, il faut admettre que nous avons certes pris le dessus dans notre poule lors des éliminatoires avec 15 points en 6 matchs (5 succès et une défaite). Mais c’était avec quelles équipes, et de quelle manière ? Lors de ces matchs, des véritables fissures au sein de notre sélection ont été étalées aux jeux du public sportif malien. Il faut accepter de se remettre en cause, éviter ces genres de faiblesses, d’erreurs dans notre jeu si nous voulons aller loin dans cette compétition et réaliser le rêve de tous les Maliens, c’est-à-dire remporter le trophée de la CAN. Réaliser ce rêve de tout un peuple passe inéluctablement par la bonne entrée des Aigles dans la compétition, ce mardi, contre les Bafana Bafana d’Afrique du Sud contre lesquels ils ont joué 2 fois en phase finale. Ensuite, suivra la Tunisie contre laquelle ils ont joué 3 fois en phase finale de la Can. Enfin, les Aigles boucleront la phase finale contre les Warriors de la Namibie qu’ils n’ont jamais croisés à ce niveau de la compétition. A défaut de franchir ce premier obstacle et ceux qui viendront par la suite, disons adieu au trophée de la CAN, à notre rêve de suprématie sur le toit du continent.

Hadama B. FOFANA

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<title>Le ministre Mamoudou Kassogué, à propos du dossier de l’EDM SA «Des personnes qui sont en garde à vue seront bientôt présentées aux juridictions compétentes…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-ministre-mamoudou-kassogue-a-propos-du-dossier-de-ledm-sa-des-personnes-qui-sont-en-garde-a-vue-seront-bientot-presentees-aux-juridictions-competentes-3049835.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Jan 2024 07:03:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la 2ème édition de la semaine de la justice, le ministère de la justice et des droits de l’Homme a organisé un déjeuner-débat, le samedi 13 janvier 2024, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) pour faire le bilan des activités réalisées par le département de la justice durant la transition. Au cours de cette rencontre, le ministre de la justice, Mamoudou Kassogué, a fait savoir que plusieurs activités ont été réalisées par son département dont les reformes, les formations, les recouvrements etc. Actualité oblige, avec la crise énergétique en cours actuellement au Mali, le ministre a saisi l’occasion pour mettre l’accent sur les cas d’interpellations dans le cadre du dossier de l’Energie du Mali (EDM SA). « Des personnes qui sont en garde à vue et qui seront bientôt présentées aux juridictions compétentes pour répondre de leur acte. Et cette lutte va continuer», a déclaré le ministre Mamoudou Kassogué.

Dans ses mots de bienvenue, le président de la commission d’organisation de la 2ème édition de la semaine de la justice, Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, non moins secrétaire général du département de la justice, a fait savoir que cette édition de la semaine de la justice a été un franc succès. Avant de féliciter le ministre Mamoudou Kassogué pour les actions majeures réalisées.

Pour sa part, le ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, a évoqué les actions entreprises par son département dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. A ses dires, au regard des difficultés et des insuffisances, des reformes ont été opérées. Comme réformes opérées, le ministre a signalé la création du Pôle National économique et financier ; la création de l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs Saisis ou Confisqués; la création du Pôle national de Lutte contre la Cybercriminalité; la création d’un parquet spécialisé au niveau du Pôle Judiciaire spécialisé de Lutte contre la Terrorisme et la Criminalité Transnationale Organisée etc. Selon le ministre, la corruption est un mal insidieux qui est en train de faire beaucoup de dégâts. « La corruption est une pratique répandue ; elle constitue un véritable drame ; elle ronge les cadres dirigeants, ruine les ressorts du peuple, détourne vers les paradis fiscaux des ressources indispensables ; la corruption est traduction du mépris aveugle et cynique de l’intérêt général », a souligné le ministre. Pour Mamoudou Kassogué, 1,5 milliard de francs CFA ont été recouvrés par le Pôle National Economique et Financier, sur la base des versements volontaires, 71 dossiers ont été réglés dont 28 ordonnances définitives de transmission de pièces, 21 ordonnances de renvoi en police correctionnelle et 22 ordonnances définitives de non-lieu à suivre, auxquels s’ajoutent 40 dossiers sortis suite à des dessaisissements, ce qui fait un total de 111 dossiers traités par le pôle en moins de six mois d’activité. « Nous avons 1,5 milliards de FCFA recouvrés à la date d’aujourd’hui courant l’année 2023 pour ce qui concerne le pôle économique et financier seulement sur la base des versements volontaires effectués par les personnes mises en cause », a déclaré le ministre Mamoudou Kassogué.

S’agissant de l’affaire dite « avion présidentiel et équipement militaire », le ministre a indiqué que l’instruction du dossier est avancée et l’épilogue de cette affaire sera connu d’ici la fin du 1er trimestre de 2024. En outre, le ministre a mis l’accent sur quelques dossiers emblématiques comme le dossier securiport, le dossier des transitaires, le dossier des cotonculteurs encore appelé affaire Bakary Togola, le dossier de l’EDM SA, le dossier COVID 19, le dossier sur les cas de fraude aux logements sociaux, le dossier sur la surfacturation des actes d’état civil. Par ailleurs, le ministre a fait savoir que l’ouverture de la cour d’assises est prévue pour le 29 janvier prochain. Lors de cette session de la cour d’assises, le ministre a indiqué que plus de 160 dossiers seront traités en 3 mois dont le dossier des cotonculteurs encore appelé « affaire Bakary Togola ».

Evoquant le dossier de l’Energie du Mali (EDM SA), le ministre Mamoudou Kassogué a fait savoir qu’il y a des personnes qui sont en garde à vue et seront présentées à un juge dans les jours à venir. Il a rassuré que les investigations sont en cours et les responsabilités seront situées. « On ne peut pas dire qu’un dossier est vide tant que l’enquête n’est pas terminée… Des personnes qui sont en garde à vue et qui seront bientôt présentées aux juridictions compétentes pour répondre de leur acte. Et cette lutte va continuer. Il y a une quantité importante de carburant qui a été régularisée. Il y avait plus de 19 millions de litres de carburants qui n’étaient pas livrés. Au stade actuel de l’enquête, 6 millions ont été régularisés, 13 millions sont en cours de régularisations. Donc, si vous prenez les 6 millions et vous calculez au cours actuel du gazoil (800 FCFA le litre), vous aurez 4 milliards 800 restitués déjà à EDM SA», a-t-il dit.

Sur un tout autre plan, le ministre a indiqué la mise en œuvre de la loi d’orientation et l’augmentation du budget de la justice qui est passé de 0, 92% en 2018 à 1,82% en 2023. Il a également parlé du recrutement de 200 auditeurs de justice en 2 ans, soit 100 en 2022 et 100 en 2023 ; le recrutement de 125 surveillants de prison, le recrutement de 120 greffiers en chef, la formation de plus de 1000 personnes.

Concernant la protection et la promotion des droits de l’Homme au Mali, le ministre Kassogué a été on ne peut plus clair : «Nous ne nions pas qu’il a eu des cas de violation des droits de l’Homme ». Mais selon le ministre, la plupart de ces cas de violations sont imputables aux groupes armés terroristes. Il a saisi l’occasion pour féliciter la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) pour son accréditation au statu ‘’A ‘’.

Comme perspective en 2024, le ministre Kassogué a parlé de la relecture du Code pénal et du code de procédure pénale; les recrutements à venir dans les différents corps, les textes sur l’esclavage, la traite des personnes, les VBG (violences basées sur le genre), les autorités traditionnelles, l’assistance judiciaire, tarifs et frais de justice en matière civile, commerciale, sociale et pénale, informatisation du casier judiciaire et des dossiers judiciaires, statut des personnels, poursuite de la carte judiciaire et des nouvelles structures créées ; l’élaboration d’un nouveau programme pour le secteur de la justice ; la poursuite de l’assainissement du secteur de la justice avec le renforcement et la systématisation de l’inspection ; l’audit organisationnel des services et des juridictions ; la création des écoles des autres professions juridiques et judiciaires ; l’organisation des états généraux de la justice.

Selon le ministre, la justice est restée pendant un bon moment dans la situation difficile. Mais, pour lui, la justice fait sa mue doucement, sûrement. A ses dires, il faut de la patience, les reformes vont produire les effets escomptés. «Il n’y a pas de rétrécissement d’espace d’expression. Chacun doit s’exprimer dans les limites prévues par les textes», a-t-il dit. Il a fait savoir que des efforts doivent être fournis par les acteurs de la justice en respectant l’éthique et la déontologie. Enfin, le ministre Kassogué a salué les efforts du Président de la Transition pour renforcer la justice afin qu’elle puisse remplir sa mission.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<title>Mamoudou Kassogué, ministre de la justice et des droits de l’Homme : «Un magistrat corrompu est aussi dangereux qu’un avocat qui négocie le procès avec son confrère commis par la partie adverse…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mamoudou-kassogue-ministre-de-la-justice-et-des-droits-de-lhomme-un-magistrat-corrompu-est-aussi-dangereux-quun-avocat-qui-negocie-le-proces-avec-son-confrere-commis-par-la-3049242.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Jan 2024 19:46:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a abrité, le lundi 8 janvier 2024, la cérémonie de lancement officiel de la 2ème édition de la Semaine de la justice sous le thème : « Des reformes innovantes pour une justice efficace et crédible ». Cette cérémonie était présidée par le ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, en présence d’autres membres du gouvernement et des membres de la famille judiciaire. Au cours de cette cérémonie, le ministre Kassogué, magistrat de son Etat, a fait savoir que l’appareil judiciaire doit fonctionner normalement dans tous ses segments. « Un magistrat corrompu est aussi dangereux qu’un avocat qui négocie le procès avec son confrère commis par la partie adverse, au détriment de son propre client, tout comme un notaire qui fait du faux pour écarter un héritier de la succession au profit d’un autre », a déclaré le ministre Mamoudou Kassogué.

Dans ses mots de bienvenue, le secrétaire général du ministère de la justice, Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, Président de la Commission d'organisation de la 2ème  édition de la semaine de la justice, a fait savoir que cette 2ème édition a pour objectif de rendre la justice encore plus proche des citoyens, de les informer sur leur droit et de promouvoir la bonne distribution de la justice. Par ailleurs, il a rappelé que des recrutements ont été faits dans le secteur de la justice en 2022 et en 2023. « Ces recrutements massifs et qualitatifs sont de nature à renforcer de façon significative les ressources humaines de la justice, inverser positionnement la tendance du ratio magistrat nombre de population afin de trouver une solution rationnelle à la lenteur judiciaire tant décriée et renforcer le crédit de la justice », a-t-il dit. A l’en croire, d’autres recrutements sont prévus en 2024. Enfin, il a signalé que plusieurs activités sont retenues pour cette édition dont une conférence sur le double degré de juridiction en matière administrative, le jeudi 11 janvier 2023 à 15 heures au Siège de la Cour Administrative d'Appel à Banankabougou (Bamako).

A sa suite, le ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, a indiqué que son département s’est attelé à renforcer la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes. « Qu’il s’agisse de la lutte contre la corruption et les autres formes de délinquance économique et financière, de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée ou de celle contre la cybercriminalité, notamment la dépravation de nos mœurs et de nos valeurs sociales à travers les réseaux sociaux, la justice est aujourd’hui mieux outillée pour faire face à ces phénomènes, avec un cadre institutionnel adapté, un personnel qualifié dont les qualités morales et professionnelles sont reconnues et un arsenal juridique adéquat.  La lutte contre l’impunité est un vaste chantier sur lequel la justice est fortement attendue, l’objectif fondamental étant de faire en sorte qu’aucun crime ne reste impuni, quel que soit son auteur », a-t-il dit. Selon lui, les nouveaux textes (Code Pénal et Code de Procédure Pénale) en cours d’adoption ont l’avantage d’être assez exhaustifs en ce qui concerne les incriminations, prenant en compte les préoccupations actuelles liées, notamment au renforcement de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, la cybercriminalité, le terrorisme. «J’ai l’habitude de dire dans mes précédentes interventions que l’appareil judiciaire doit fonctionner normalement, dans tous ses segments, pour éviter que des comportements déviants, à quelque niveau que ce soit, ne rejaillissent sur l’image de l’institution judiciaire dans son ensemble. A cet égard, un magistrat corrompu est aussi dangereux qu’un avocat qui négocie le procès avec son confrère commis par la partie adverse, au détriment de son propre client, tout comme un notaire qui fait du faux pour écarter un héritier de la succession au profit d’un autre. S’en sortent aussi avec un comportement moins vertueux l’Huissier-Commissaire de Justice qui détourne la somme recouvrée pour le compte de son client, le fonctionnaire de greffe qui fait de la rétention d’acte pour se faire payer des services normalement gratuits ou le surveillant de prison qui laisse le détenu sortir moyennant le versement d’un pot de vin », a déclaré le ministre Kassogué. Selon lui, il s’agit de s’attaquer véritablement aux maux qui affectent négativement la qualité du service public de la justice. « A côté du tableau peu reluisant des comportements indélicats évoqués, il existe fort heureusement une autre justice, celle qui est portée par des hommes et des femmes attachés au respect scrupuleux non seulement des règles d’éthique et de déontologie telles qu’elles résultent des différents statuts, mais aussi aux valeurs de moralité et d’intégrité conformes à notre société. Cette frange mérite notre soutien et notre respect pour ce qu’elle est et pour ce qu’elle fait. Le défi du changement qualitatif est à notre porté si nous faisons front commun contre les acteurs indélicats qui doivent être identifiés et combattus sans faiblesse», a conclu le ministre.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pour sauver la transition et le Mali : Moussa Mara invite les Maliens à l’union sacrée autour des autorités</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/pour-sauver-la-transition-et-le-mali-moussa-mara-invite-les-maliens-a-lunion-sacree-autour-des-autorites-3049240.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Jan 2024 19:44:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’ancien premier Ministre, Moussa Mara, a animé, le dimanche 7 janvier 2024 au Quartier Général de campagne du parti Yèlèma (ACI 2000), une conférence de presse au cours de laquelle il a évoqué la situation du pays menacé par d’énormes difficultés. Parlant en tant que personnalité publique, Moussa Mara n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour que soit sauvé le Mali. Pour ce faire, il a invité les Maliens de tout bord (intellectuels, religieux, acteurs de la société civile, leaders politiques, citoyens simples, intellectuels, etc.), à s’unir et aider les autorités en charge de la transition pour sauver le pays, confronté à d’énormes défis.

« Je lance non seulement une alerte, mais aussi et surtout propose des voies et des pistes nous permettant de faire face à ce que je considère comme de gros nuages au-dessus de notre pays et de notre transition. La transition, pour moi, est menacée. Et si nous continuons à ce rythme, nous risquons de faire face à des difficultés importantes. Comme je l’ai toujours dit depuis août 2020, la réussite de cette transition est la réussite du Mali; sa réussite conditionne la réussite des régimes qui viendront dans un cadre consensuel.  Nous devons donc tout faire pour que la transition réussisse; pour qu’elle n’échoue pas; pour qu’elle ne s’enlise pas. Personnellement, c’est cet enlisement que je crains. Et je le crains d’autant plus que les autorités actuelles de la transition ont réussi quelque chose que je n’avais pas vu au paravent. C’est de réveiller chez les Maliens un grand sentiment d’attachement au pays (patriotisme, nationalisme). Nous devons tout faire pour que ce grand sentiment ne reflue pas; pour qu’il ne se transforme pas encore une fois en grande déception. Parce que si cette fois-ci, les Maliens sont encore dessus, je pense qu’il va être difficile de réveiller encore aux Maliens l’espoir pour un lendemain meilleur ; l’espoir pour sauver le pays. Et nous risquons d’ouvrir pour notre pays, les portes du chaos, les portes du désespoir et les portes de l’enfer. C’est pourquoi nous devons sauver la transition, sauver l’espoir que la transition a suscité et faire en sorte qu’elle se passe et se termine bien. Je sens des attitudes qui consistent à dire attendons et laissons-les tomber. Je mets en garde toute personne, tout responsable contre ce type de comportement ou ce type d’attente. Parce qu’espérer que les autorités échouent, c’est parier sur l’échec de notre pays », a déclaré Moussa Mara à l’entame de la conférence.

Ensuite, Mara s’est appesanti sur les défis urgents qui menacent la transition auxquels il urge de faire face.  Il s’agit de ceux de la paix au Nord et d’ailleurs dans le pays ; la pénurie d’énergie; les difficultés financières et économiques; les restrictions et autres atteintes à la liberté d’opinion qui ne sont dans l’intérêt de personne; le défi du retour à l’ordre constitutionnel.

« L’annonce faite par le chef de l’Etat en faveur d’un dialogue inter malien devant conduire à une offre globale de paix à nos compatriotes engagés dans la rébellion est positive et elle doit être accompagnée. Nous devons tous nous impliquer et associer les différentes composantes de la communauté nationale à cet exercice afin d’aboutir à un dispositif de paix enfin porté par les Maliens. A ce titre, nous devons multiplier les passerelles permettant à la CMA et au CSP de prendre part à cet exercice. Aucun d’entre nous n’a d’intérêt dans la guerre sans fin et on sait par ailleurs que l’armée ne peut être la seule face à des mouvements insurrectionnels », a fait savoir Moussa Mara. Sur le défi de coupures d’électrice qui menacent clairement la transition, Moussa Mara a indiqué ce qui suit : « Avec la pénurie d’énergie qui frappe notre pays et qui se traduit par des coupures d’électricité aux conséquences très négatives sur le plan économique, mais également social, il apparait clairement que la fin du calvaire n’est pas pour demain. Il est impératif que nous anticipions et que nous agissions ensemble pour faire face aux difficultés à venir. Cela nécessite que les autorités indiquent clairement ce qui peut être fait et ce qui ne peut l’être. Cela nous impose ensuite de communiquer, partager le fardeau entre les différentes composantes du pays, et rester solidaires face aux difficultés jusqu’à la survenue des premiers signes d’amélioration », suggère Mara.

Concernant les difficultés financières et économiques du pays qui se traduisent par des difficultés encore plus importantes pour l’Etat de faire face à ses engagements financiers, Mara a fait savoir que les autorités doivent faire les plus grands sacrifices en tant que premiers responsables. « Nous devons là également nous serrer les coudes pour faire face aux moments difficiles à venir », préconise Mara.

Sur les restrictions et autres atteintes à la liberté d’opinion, Mara a révélé que nous devons travailler avec les autorités pour obtenir l’exercice des libertés publiques, libertés pour lesquelles des citoyens ont perdu la vie au Mali. Sur le retour du pays à l’ordre constitutionnel, Mara s’est interrogé sur le discours du chef de l’Etat qui a indiqué la poursuite des efforts dans cette direction sans donner d’informations précises sur le processus et les éventuels délais. Pour relever le défi à ce niveau, suggère Mara, il est nécessaire que les acteurs sociopolitiques soient associés aux réformes et qu’il leur soit permis de contribuer à la rédaction des textes pour qu’ils puissent être inclusifs et pertinents. « Il est aussi nécessaire que ces acteurs engagent avec les autorités de la transition des discussions profondes, sérieuses et complètes au sujet du retour consensuel à l’ordre constitutionnel. La réussite de la transition est également à ce prix », a conclu Mara.

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<strong>Hadama B. FOFANA   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Visite d’une délégation ministérielle en Chine : Dans la dynamique du développement des échanges économiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/visite-dune-delegation-ministerielle-en-chine-dans-la-dynamique-du-developpement-des-echanges-economiques-3046359.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 09:52:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A l’invitation de Wang HI, Ministre des Affaires étrangères de la République Populaire de Chine, Abdoulaye DIOP, Ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a effectué une visite officielle en Chine, du 6 au 10 décembre 2023. Il était à la tête d’une forte délégation malienne composée entre autres, de ses collègues de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou ; de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo ; de la conseillère spéciale du président de la Transition, chargée des questions diplomatiques, Fatou Binta Diop ; du conseiller spécial du président Goïta, Tidiane Badian Kouyaté ; du président de la commission des affaires étrangères du Conseil national de Transition (CNT), Aboubakar Sidiki Koné ; du directeur Asie et Océanie au niveau du département en charge des Affaires étrangères, Dr. Mahmoud Mohamed Arby. Cette visite ministérielle en Chine témoigne d’une coopération « gagnant-gagnant » au service du développement économique.

Selon la diplomatie malienne, cette visite d’amitié et de travail de la délégation malienne en Chine participe de la vision commune et de la volonté partagée des plus hautes Autorités Maliennes et Chinoises de voir les excellentes relations historiques entre les deux pays s’intensifiées et se diversifiées davantage, dans une nouvelle dynamique de pragmatisme et de solidarité, en vue d’une coopération « gagnant-gagnant » au service du développement économique en faveur de nos États et peuples respectifs. Durant sa visite d’amitié et de travail à Beijing, la délégation ministérielle du Mali, conduite par Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a eu une séance de travail, le vendredi 08 décembre 2023, avec WANG Yi, Conseiller d’État, Ministre des Affaires étrangères de la République Populaire de Chine. Au cours de leurs échanges, les Parties malienne et chinoise ont souligné avec satisfaction leur identité de vue sur les questions de souveraineté et d’intégrité territoriale. Elles ont exprimé leur ferme volonté de renforcer davantage leur solidarité et soutien mutuel, notamment sur des questions politiques dans les instances internationales. Le Ministre DIOP a saisi cette occasion pour remercier WANG Yi pour l’accompagnement constant aux plans politique, économique et social de la Chine en faveur du Mali. Il a réaffirmé l’engagement de son pays à renforcer la coopération bilatérale, notamment dans les domaines prioritaires tels que, la santé, l’éducation, l’énergie, la formation professionnelle et l’agriculture, à travers la réalisation diligente des projets structurants dans ces secteurs. Le Bureau de l’Information et de la Presse/MAECI (Ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale) a aussi indiqué que le Ministre des Affaires étrangères de la Chine a renouvelé l’intérêt de son pays au raffermissement de la coopération bilatérale et donné les assurances de l’attention toute particulière qui sera accordée à l’examen de toutes les questions liées au partenariat historique et amical entre les deux pays.

Durant son séjour, la délégation malienne a rencontré le vice-président de Exim Bank (une institution bancaire beaucoup impliquer dans le financement des projets structurants en Afrique), Zhang Wencai, avec lequel ils ont discuté du financement de différents projets structurants avant de se projeter sur l’avenir. «Aujourd’hui, nous avons un encourt de plus de 238 milliards de FCFA. Et avec Exim Bank, nous avons le financement de beaucoup de projets comme le barrage de Gouïna, réalisé avec d’autres pays de la sous-région, notamment le Sénégal et la Mauritanie, nous avons d’autres projets comme N-Sukala, le projet du numérique. Nos discussions ont porté sur l’état de la coopération que nous avons trouvé au beau fixé, mais nous avons aussi évoqué les perspectives pour l’avenir», a expliqué le ministre Sanou dans les colonnes du quotidien malien « l’Essor ». Dans le même journal, le patron de l’hôtel des Finances a aussi déclaré que la partie malienne a également soumis des projets de production énergétique à partir de barrage, d’énergie solaire. «Nous avons également proposé le financement de certains projets dans le domaine de l’industrie minière. Nous avons proposé des projets de navigabilité et Exim Bank s’est dite très intéressée par ces projets et nous a demandés de les soumettre pour un financement très prochain. Nous avons trouvé un terrain d’entente, un partenaire sûr qui est prêt à nous accompagner sur des taux rares, des taux concessionnels sur le financement des infrastructures. Exim Bank a trouvé que le Mali a un financement de son économie très équilibré, le poids de la dette est très équilibré, mais surtout que le Mali ne s’est pas engagé sur des voies qui pourraient compromettre le financement de ses institutions. Exim continuera à être un partenaire sûr pour le Mali», a déclaré Alousséni Sanou dans l’Essor. Notre confrère du journal l’Essor révèle que le vice-président d’Exim Bank avait, d’entrée de jeu, exprimé tout le bien qu’il pense de notre pays aux ministres. « Le Mali est un pays ami et important pour la Chine», a témoigné Zhang Wencai dans le quotidien malien « L’Essor ».

A. Sogodogo]]> </content:encoded>
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<title>Rentrée des cours et tribunaux 2023&#45;2024 : «Une lutte implacable doit être menée contre la délinquance financière…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/rentree-des-cours-et-tribunaux-2023-2024-une-lutte-implacable-doit-etre-menee-contre-la-delinquance-financiere-3046329.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 06:36:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le jeudi 7 décembre 2023, le Président de la Transition, Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l'État, a présidé la Rentrée des Cours et tribunaux 2023-2024 à la Cour Suprême du Mali (Bamako), placée sous le thème « Justice et citoyenneté dans le Mali nouveau ». Au cours de cette cérémonie solennelle, le Président Assimi GOÏTA a fait savoir qu’aucune politique de bonne gouvernance ne peut réussir sans la justice. Selon le bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali, Ousmane B. Traoré, une « lutte implacable doit être menée contre la délinquance financière dans le strict respect des règles de procédure pénale ayant pour principe fondamental la présomption d'innocence ».</strong>

L'audience solennelle a réuni des personnalités comme le Premier ministre, Dr. Choguel K. Maïga ; le Président du Conseil national de Transition, Colonel Malick Diaw et d'autres présidents d’institutions ; le Président de la Cour Suprême ; le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux ; le Gouverneur du District de Bamako, le Maire de la Commune VI du District de Bamako ; le Bâtonnier de l'Ordre des Avocats du Mali et bien d'autres personnalités.

Après l’exécution de l’hymne national du Mali, Fatoma TÉRA, Président de la Cour Suprême du Mali, a exprimé toute sa gratitude aux autorités de la Transition pour les actions louables en faveur de la justice. Il a également rendu hommage aux victimes d'actes terroristes avant de souligner le rôle crucial de la justice dans la refondation du Mali nouveau. Mme Habibatou MAÏGA, Rapporteur du thème, a mis l’accent sur les défis liés à la méconnaissance des droits, la traduction des textes, la sensibilisation limitée, et le faible niveau d'instruction des citoyens. Pour sa part, le Procureur Général près la Cour Suprême du Mali, M. Timbo a salué le professionnalisme et le patriotisme des Forces Armées maliennes dont la détermination pour la reprise de Kidal a été un facteur crucial pour le renforcement de la souveraineté nationale et la sauvegarde de l’intégrité territoriale. De son côté, le Bâtonnier de l’Ordre des avocats, Ousmane B. Traoré, a saisi l’occasion pour remercier les autorités maliennes de la Transition du soutien financier considérable pour la construction de la maison des avocats.

Selon lui, nul ne saurait penser à la citoyenneté sans la justice, car le citoyen est à la fois un justiciable soumis aux impératifs de sécurité et au respect des droits et un juge qui participe aux décisions de justice par ses actions, ses témoignages, ses expertises, ses dénonciations ou en qualité d’assesseur. « La thématique qui nous réunit aujourd'hui, analysée sous le triptyque Citoyenneté, Justice et Mali Nouveau, consiste à donner à chaque malien la part qui lui revient dans une nation riche de sa diversité culturelle, linguistique et religieuse. Nous tous : avocats, juges, huissiers-commissaires de justice, notaires, greffiers, gardiens de prisons, experts judiciaires, et agents de police judiciaire, nous devrons faire de l'Ethique notre bréviaire, comme l'a rappelé KEBA BAYE lors de la leçon inaugurale sur l’éthique prononcée le 14 décembre 2005 à l'Université Cheick Anta Diop de Dakar. Nonobstant les défis auxquels notre pays est confronté, ensemble nous pouvons réussir. Et si nous voulons relever les défis, nous devons nous mêmes changer de comportement », a-t-il dit.

Pour le bâtonnier, il faut sévir les acteurs de la justice qui s’écartent toujours des règles. « Une lutte implacable doit être menée contre la délinquance financière dans le strict respect des règles de procédure pénale ayant pour principe fondamental la présomption d'innocence. C'est à ce prix que le peuple pourra aspirer à un mieux vivre. Nous avons dépassé le stade de l'indignation morale ou de la dénonciation outrée. Il faut des sanctions judiciaires exemplaires. En définitive, il urge pour nous tous d'apporter notre pierre à l'édification de la refondation de notre pays », a conclu Ousmane B. Traoré.

Prenant la parole pour annoncer l’ouverture de l’année judiciaire 2023-2024, le Président du Conseil supérieur de la Magistrature, le Colonel Assimi GOÏTA a rappelé la place prépondérante de la justice dans la refondation de l’Etat, tout en préconisant une exemplarité continue.

Selon les précisions du Président GOÏTA, le thème de cette rentrée s'aligne sur les préoccupations des pouvoirs publics. Il a, par ailleurs salué la diligence dans la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation visant une réforme profonde de l’appareil judiciaire et surtout du renforcement de la justice et de la collaboration entre la justice et les citoyens. «Aucune politique de bonne gouvernance ne peut réussir sans la justice », a souligné le chef de l’Etat.

Aguibou Sogodogo

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<title>Adoption de la 1ère partie du projet de loi de finances 2024 par le CNT : Les dépenses électorales s’élèvent à plus de 70 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/adoption-de-la-1ere-partie-du-projet-de-loi-de-finances-2024-par-le-cnt-les-depenses-electorales-selevent-a-plus-de-70-milliards-de-fcfa-3046326.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 06:34:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le jeudi 7 décembre 2023, le Conseil national de transition (CNT) a adopté à la majorité de ses membres, la première partie du projet de loi portant loi de finances pour l’exercice 2024 (Conditions générales de l’équilibre budgétaire et financier). Les prévisions des recettes budgétaires pour l'exercice 2024 s'établissent à 2 387,872 milliards de FCFA tandis que les prévisions de dépenses budgétaires au titre de l'exercice 2024 s'élèvent, en termes de Crédits de Paiement (CP), à 3 070,740 milliards de FCFA. La cartographie des programmes pour 2024 s'articulera autour de 139 programmes, 328 actions, 473 objectifs et 1 177 indicateurs. Il ressort de ce projet de loi de finances 2024 que les dépenses électorales s’élèvent à plus de 70 milliards de FCFA.</strong>

Les travaux de la séance plénière du CNT tenue au Centre international de conférences de Bamako (CICB) étaient présidés par le 1<sup>er</sup> vice-président du CNT, Assarid Ag Imbarcaouane, en présence des autres membres du CNT, des membres du gouvernement dont le ministre de l’élevage et de la pêche, Youba Ba qui défendait le projet de texte en absence de son homologue de l’économie et des finances. Selon le rapporteur de la Commission des Finances, de l'Economie, du Plan, de la Promotion du Secteur Privé et des Industries du CNT, les prévisions des recettes budgétaires pour l'exercice 2024 s'établissent à 2 387,872 milliards de FCFA contre 2 304,475 milliards de FCFA dans la loi de finances rectifiée 2023, soit une augmentation de 83,396 milliards de FCFA correspondant à une hausse de 3,62 %, imputable à l'augmentation de la prévision des recettes  et celle des recettes des budgets général et celle des recettes des budgets annexes. Avant d’ajouter que les prévisions de dépenses budgétaires au titre de l'exercice 2024 s'élèvent, en termes de Crédits de Paiement (CP), à 3 070,740 milliards de FCFA contre 2 994,470 milliards de FCFA dans la loi de Finances rectifiée 2023, soit une hausse de 76,270 milliards de FCFA, correspondant à une progression de 2,55%. En termes d'Autorisations d'Engagement (AE), elles s'élèvent à 943,756 milliards de FCFA pour 2024 contre 1 282,796 milliards de FCFA en 2023, soit une diminution de 339,040 milliards de FCFA ou une baisse de 26,43%. La commission présidée par Mamadou Touré indique que la cartographie des programmes pour 2024 s'articulera autour de 139 programmes dont 31 programmes de pilotage, 95 programmes opérationnels, 1 programme des budgets annexes et 12 programmes de Comptes spéciaux du Trésor (CST) ; 328 actions dont 123 pour les programmes de pilotage, 186 pour les programmes opérationnels, 7 pour le programme des budgets annexes et 12 pour les programmes des Comptes spéciaux du Trésor ; 473 objectifs dont 122 pour les programmes de pilotage, 327 pour les programmes opérationnels, 2 pour le programme des budgets annexes et 22 pour les programmes des Comptes spéciaux du Trésor ; 1 177 indicateurs dont 276 pour les programmes de pilotage, 833 pour les programmes opérationnels, 14 pour le programme des budgets annexes et 54 pour les programmes des Comptes spéciaux du Trésor.

<strong><em>Mali : Le secteur énergétique confronté à une insuffisance des investissements</em></strong>

Selon la Commission des finances du CNT, les allocations budgétaires des départements ministériels de 2024 seront réorientées vers la prise en charge du Plan d'Actions Prioritaires du Gouvernement de la Transition (PAPGT) 2022-2024 du Cadre Stratégique de la Refondation de l'Etat. Toutefois, à ces allocations s'ajoutent le financement de certaines actions spécifiques, à savoir : les dépenses électorales : 70,750 milliards de FCFA ; la prise en charge des nouveaux organes prévues par la nouvelle Constitution, ainsi que les dépenses de fonctionnement des différentes instances de suivi des actions de réformes institutionnelles : 17,297 milliards de FCFA ; les dépenses de fonctionnement régulier de l'Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) : 5,597 milliards de FCFA. <em>« Les inscriptions en faveur du ministère en charge de la défense et de celui en charge de la sécurité enregistrent une progression par rapport au budget de 2023. S'agissant du département en charge de la défense, les inscriptions budgétaires sont fixées à 472,661 milliards de FCFA pour 2024 contre un montant initial de 440,934 milliards de FCFA et révisé à 476,318 milliards de FCFA en 2023. Concernant le département en charge de la sécurité, les crédits budgétaires s'établissent à 195,192 milliards de FCFA pour 2024 contre un montant initial de 155,634 milliards de FCFA et révisé à 158,215 milliards de FCFA en 2023. En vue d'améliorer l'appareil judicaire, le Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme a initié une loi de programmation pour le secteur de la justice et qui va couvrir la période 2020-2024. Dans ce cadre, l'allocation budgétaire en faveur du Ministère en charge de la Justice pour 2024 est fixée à 45,809 milliards de FCFA de FCFA contre un montant initial de 39,934 milliards de FCFA et révisé à 40,089 milliards  en 2023</em> », révèle la commission des finances du CNT. La Commission indique que le budget d'Etat 2024 prend en compte la création des lignes de dépenses pour des nouveaux services publics pour une incidence financière globale de 18,922 milliards de FCFA. <em>«La satisfaction des besoins énergétiques pour un développement durable est un enjeu essentiel pour le Gouvernement et l'objectif principal de la Politique Energétique Nationale (PEN) est de contribuer au développement durable du pays à travers la fourniture de services énergétiques accessibles au plus grand nombre de la population au moindre coût et favorisant la promotion des activités socio-économiques. Au Mali, plusieurs caractéristiques se dégagent du contexte énergétique dont les plus marquantes sont : une demande d'énergie en forte croissance (le taux de croissance de la demande est de l'ordre de 10 % en moyenne par an) ; une capacité de production relativement faible ; des subventions très coûteuses de la part de l'État et ; une dépendance quasi totale des importations de combustibles fossiles. En plus de ces constats, le secteur est confronté à une insuffisance des investissements dans le développement des infrastructures de production et de transport d'électricité, la situation financière précaire de la société EDM-SA, la vétusté des infrastructures de production et de transport de l'énergie électrique</em> », révèle la Commission des finances du CNT. Ladite Commission recommande au Gouvernement la favorisation de la mise en œuvre du plan d'engagement afin de rationaliser la gestion de trésorerie ; la mise à disposition du reliquat du Fonds spécial pour les familles les plus vulnérables créé en 2020 ; l'élaboration et la mise en œuvre d'une stratégie de récupération de tous les immeubles bâtis et non bâtis de l'Etat illégalement occupés sur toute l'étendue du territoire ; le renforcement du dialogue de gestion entre le Ministère de l'Economie des Finances et les ministères sectoriels ; la prise de dispositions appropriées en vue d'une application diligente de la loi n° 2023-040 du 29 août 2023 relative au Code minier et la loi n° 2023-041 du 29 août 2023 sur le Contenu local ; l'apurement de la dette intérieure fournisseur afin de favoriser la relance économique ; la prise de dispositions pour amener les sociétés téléphoniques Sotelma- Malitel et Orange Mali à s'acquitter correctement des droits dûs à l'Etat ; la dissémination du Schéma National d'Aménagement du Territoire (SNAT) adopté par décret n°0398/PT-RM du 11 juillet 2022 en vue de son appropriation et sa prise en compte dans la planification et la budgétisation des politiques publiques. Le texte en question a été adopté par la majorité des 147 membres du CNT.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Diplomatie : Le Mali et le Niger mettent fin à deux conventions signées avec la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/diplomatie-le-mali-et-le-niger-mettent-fin-a-deux-conventions-signees-avec-la-france-3045915.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 06:50:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué conjoint rendu public, ce mardi 5 décembre 2023, le Mali et le Niger ont décidé de mettre fin, dans un délai de 03 mois, à deux conventions signées avec la France. Il s’agit de la convention entre la France et le Mali «tendant à éviter les doubles impositions et à établir des règles d’assistance réciproque en matière d’impôts sur le revenu, d’impôts sur les successions, de droits d’enregistrement et de droits de timbres » du 22 Septembre 1972 ; et de la convention entre la France et le Niger « tendant à éliminer les doubles impositions et à établir des règles d’assistance mutuelle administrative en matière fiscale ». Dans le communiqué conjoint, les deux pays dénoncent « l’attitude hostile persistante de la France ».</strong>

Les Gouvernements de Transition de la République du Mali et de la République du Niger informent l’opinion qu’ils ont procédé, le mardi 5 décembre 2023, à la dénonciation de deux Conventions : La Convention entre le Gouvernement de la République Française et le Gouvernement de la République du Mali « tendant à éviter les doubles impositions et à établir des règles d’assistance réciproque en matière d’impôts sur le revenu, d’impôts sur les successions, de droits d’enregistrement et de droits de timbres » du 22 Septembre 1972. Et la Convention entre le Gouvernement de la République Française et le Gouvernement de la République du Niger « tendant à éliminer les doubles impositions et à établir des règles d’assistance mutuelle administrative en matière fiscale ». « En effet, la conclusion et la signature de traité bilatéral entre les Etats visent à renforcer la coopération internationale et les liens d’amitié. Or, l’attitude hostile persistante de la France contre nos Etats, contrevient à cette raison, ajoutée au caractère déséquilibré de ces Conventions causant un manque à gagner considérable pour le Mali et le Niger », révèle le communiqué conjoint des deux pays. Par conséquent, ajoute le communiqué, sur la base des dispositions pertinentes de la Convention de Vienne sur le Droit des Traités de 1969, notamment celles relatives à la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats, la survenance d’une situation rendant l’exécution du traité impossible et le changement fondamental de circonstances, le Gouvernement de la Transition de la République du Mali et le Gouvernement de la Transition de la République du Niger ont décidé de mettre fin, dans un délai de 03 mois, aux Conventions précitées, afin de préserver les intérêts supérieurs des peuples maliens et nigériens, conformément à la vision de leurs Excellences le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat du Mali et le Général Abdourahamane TIANI, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’Etat du Niger.

Aguibou Sogodogo

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Remise solennelle du rapport annuel 2022 au Colonel Assimi GOÏTA : L’OCLEI a transmis à la Justice 23 dossiers pour 23 milliards 855 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/remise-solennelle-du-rapport-annuel-2022-au-colonel-assimi-goita-loclei-a-transmis-a-la-justice-23-dossiers-pour-23-milliards-855-millions-de-fcfa-3045910.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 06:47:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI) a procédé, le 28 novembre 2023, à la remise solennelle de son rapport annuel 2022 au Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État. C’était en présence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Choguel Kokalla Maïga, des Présidents des Institutions de la République, des membres du Gouvernement, des membres du Conseil et du personnel de l’OCLEI, et de nombreux invités. Dans le cadre du présent rapport annuel, l’OCLEI a contribué à l’atteinte de trois résultats significatifs de niveau stratégique: une affirmation forte de la volonté politique de s’attaquer à la «<em>lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite et promouvoir la bonne gouvernance »; </em>l’élaboration de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption au Mali; la création de l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs saisis ou confisqués. Au titre de la contribution à la répression, de 2019 à 2022, l’OCLEI a transmis à la Justice 23 dossiers pour 23 milliards 855 millions de FCFA, soit en moyenne plus d’un milliard de francs CFA par dossier. Les personnes concernées proviennent de différentes couches socioprofessionnelles : gouvernement, élus, administration générale, administrations financières, justice, armée, affaires étrangères, établissements publics, etc.</strong>

A cette occasion, le Dr. Moumouni Guindo, président de l’organe de lutte contre l’enrichissement illicite, a solennellement remis  au président Assimi GOÏTA, plusieurs documents majeurs  produits par son service. Il s’agit du rapport annuel 2022 de l’OCLEI ; d’une étude sur les techniques de l’enrichissement illicite dans l’administration publique au Mali ; d’une étude sur la stratégie d’implication des secteurs dans les activités de prévention et de lutte contre l’enrichissement illicite au Mali ; et un rapport d’analyse des subventions accordées aux établissements privés d’enseignement secondaire général, technique et professionnel.

L’OCLEI est chargé de mettre en œuvre l’ensemble des mesures de lutte contre l’enrichissement illicite envisagées aux niveaux national, sous-régional, régional et international. A ce titre, l’OCLEI mène des activités de prévention de l’enrichissement illicite par l’information et la sensibilisation ; il contribue à la répression du phénomène à travers des enquêtes ; il assure la promotion de la collaboration inter-services et de la coopération internationale ; il réalise diverses études et analyses afin de formuler des recommandations d’amélioration de la gestion publique. En outre, il est chargé d’exploiter les déclarations de biens.

L’OCLEI repose sur un organe collégial composé de six représentants de l’Etat et de six représentants de la société civile au sens large. Les douze membres, dont le Président, forment le conseil de l’OCLEI et prennent ensemble toutes les décisions relatives aux actions de prévention et de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.

Dans le cadre du présent rapport annuel, l’OCLEI a contribué à l’atteinte de trois résultats significatifs de niveau stratégique, a indiqué le président de l’institution, Dr. Moumouni Guindo, lors de la remise des documents au chef de l’Etat, le Président Assimi GOÏTA. Ces trois résultats concernent:

Premièrement, suite à une étude qu’il a fait faire en 2019 sur <em>« La consolidation de l’amélioration de la bonne gouvernance »</em>, l’OCLEI a mené un intense plaidoyer pour l’inscription du principe de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite dans la nouvelle Constitution du Mali, notamment avec le soutien de Monsieur le Ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions. Ce plaidoyer a produit son effet avec une affirmation forte de la volonté politique de s’attaquer à ce fléau, comme en témoigne le préambule de la Constitution du 22 juillet 2023 qui énonce explicitement : <em>« Le Peuple souverain du Mali, […] Considérant que la corruption et l’enrichissement illicite compromettent les efforts de développement du pays, […] s’engage à entreprendre toutes actions nécessaires pour lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite et promouvoir la bonne gouvernance »</em>. Cette disposition avant-gardiste fait entrer le Mali dans le cercle très restreint des pays qui ont gravé le principe de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite dans le marbre de la Constitution.

Deuxièmement, l’OCLEI a activement suscité et pleinement soutenu auprès du Gouvernement l’élaboration de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption au Mali. Ce document, récemment adopté par le Conseil des Ministres, permet à notre pays de disposer d’un cadre unique de référence des actions de lutte contre la corruption.

Troisièmement, l’OCLEI a suscité et fortement appuyé auprès de Monsieur le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme la création de l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs saisis ou confisqués, qui, à son tour, assurera une meilleure gestion des biens placés sous <em>« main de justice »</em>, notamment à l’issue des enquêtes de l’OCLEI et des structures de contrôle, a énuméré le président de l’OCLEI Dr. Moumouni Guindo.

Dans la période sous revue, l’OCLEI a réalisé de nombreuses actions de niveau opérationnel dont les plus importantes sont présentées ci-après. Au titre de la prévention, l’OCLEI a mené 23 activités de sensibilisation à travers le Mali. Ces activités ont directement touché 2 063 personnes de toutes les couches socioprofessionnelles.

Au titre de la contribution à la répression, de 2019 à 2022, l’OCLEI a transmis à la Justice 23 dossiers pour 23 milliards 855 millions de FCFA, soit en moyenne plus d’un milliard de francs CFA par dossier.

Dans ces dossiers, les enquêtes de l’OCLEI ont identifié 503 biens immobiliers présumés illicitement acquis, à savoir : 124 maisons d’habitation, 29 bâtiments commerciaux ou professionnels, 285 parcelles et 65 concessions rurales totalisant 181 hectares.

Le montant total des fonds, présumés illicites identifiés sur les comptes bancaires des 23 personnes, s’élève à 21 milliards 335 millions de francs CFA alors que, dans la même période, leurs revenus légitimes s’élèvent à 1 milliard 106 millions de francs CFA.

Les personnes concernées proviennent de différentes couches socioprofessionnelles : gouvernement, élus, administration générale, administrations financières, justice, armée, affaires étrangères, établissements publics, etc.

Le Conseil de l’OCLEI veille au respect scrupuleux des principes du contradictoire, de la présomption d’innocence et de la confidentialité dans la réalisation des enquêtes.

Au titre des déclarations de biens, à la date du 31 décembre 2022, l’OCLEI a exploité 2 842 déclarations de biens. Il a mis en œuvre un système de codification et d’archivage, qui améliore considérablement le traitement, l’exploitation et la confidentialité des déclarations de biens.

Cependant, l’OCLEI constate une baisse drastique du nombre des déclarations de biens déposées à la Cour suprême, a déclaré le Dr. Moumouni Guindo, président de l’institution de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Talents cachés : Mamadou Kali Diarra, une jeune à l’avenir doré</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/talents-caches-mamadou-kali-diarra-une-jeune-a-lavenir-dore-3045907.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 06:44:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La rubrique « Talents cachés », tribune d’expression des champions, est allée à la découverte de Mamadou Kali Diarra, un jeune à l’avenir doré issu de l’Association Sportive Réal de Bamako. Le garçon qui nourrit le rêve de monnayer son talent sur le vieux continent à l’image des milliers de jeunes footballeurs maliens qui ont tout laissé au profit du Football, compte combler les attentes du public sportif.</strong>

Mamadou Kali Diarra est natif de N’Tomikorobougou, un quartier qui abrite l’un des plus vieux stades de football du Mali, le Stade Mamadou Konaté. N’Tomikorobougou est un quartier qui respire au rythme du ballon rond et a fourni un grand contingent de footballeurs aux équipes jeunes du Mali et aux aigles. Les couloirs sont une denrée rare sur la planète football. Et, à l’évidence, le jeune Kali l’a fort bien compris. Arrivé en poussin à l’Association Sportive Nièta, Kali s’y révèle comme un joueur infatigable doté de qualités d’organisateur. Il gravit à la vitesse de la lumière les échelons et remporte plusieurs trophées au sein de cette équipe.

Quelques années plus tard, il rejoint le centre de formation du Centre Mamadou Konaté sur insistance du coach qui a vu en lui des qualités exceptionnelles. Son sens de la passe décisive et son adresse devant le but font de lui un incontournable dans les couloirs gauche et droit du célèbre centre Mamadou Konaté (CMK). « Il a une âme de leader et est taillé pour gagner. Il déteste perdre et est capable de tirer vers le haut l’équipe en marquant des buts exceptionnels à des moments exceptionnels », affirme son ancien coach. Pour ce dernier, son talent lui ouvre les portes de l’équipe U15 de l’AS Réal de Bamako. Au complexe sportif Kadialy Diawara de l’AS Réal de Bamako, un club de l’élite du championnat malien de football, Kaly chatouille ses premiers ballons avec aisance et assurance. Doué dans la récupération ainsi que la relance, il gagne vite son galon de titulaire chez les « scorpions », dès son baptême de feu par un retentissant exploit contre les U15 du Djoliba athlétique club de Bamako. Le jeune Kali se revigore de venin pour empester ses adversaires qui ont la malchance de le croiser sur les pelouses au sein des scorpions de Bamako. Pour cet amateur de football anglais et de Marcus Rashford, qui doit cependant améliorer encore son jeu de tête, on peut en déduire, en raison de ses talents, qu’il est un jeune promis à un avenir doré.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bureau de restructuration et de mise à niveau des entreprises industrielles : Le projet de budget de 2024 s’élève à 274 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/bureau-de-restructuration-et-de-mise-a-niveau-des-entreprises-industrielles-le-projet-de-budget-de-2024-seleve-a-274-millions-de-fcfa-3045904.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 06:41:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Bureau de restructuration et de mise à niveau des entreprises industrielles (BRMN) a tenu sa 16ème session du Conseil d'Administration, le vendredi 24 novembre 2023, à son siège sis au quartier Hamdallaye ACI 2000 de Bamako. Les travaux de ce conseil d’administration étaient présidés par le Président du Conseil d'Administration du BRMN, Lanfia CAMARA, en présence du Directeur Général du BRMN, Hamadoun ABBA et des administrateurs. Selon le Directeur Général du BRMN, Hamadoun ABBA, le budget prévisionnel de l’année 2024 du BRMN est environ 274 000 000 FCFA.</strong>

Dans son discours d’ouverture, le Président du Conseil d'Administration du BRMN, Lanfia CAMARA, a fait savoir que l'année 2023 a été caractérisée pour le BRMN par une restriction budgétaire ; la non mobilisation de ressources propres du BRMN et des Partenaires ; le manque d'agent comptable pour la structure; les conséquences néfastes liées aux différentes crises multidimensionnelles qu'a vécues le Mali notamment, celle de la COVID- 19. « Au titre de cette année 2023, pour une prévision budgétaire en recettes de 279 597 000 FCFA, nous n'avons pu réaliser que 157 124 490 FCFA soit un taux de 56,19%. A la date du 25 Octobre 2023, 137 552 355 FCFA ont été dépensés soit un taux de 87,54%. Ainsi, 35 promoteurs d'entreprise dans l'agroalimentaire ont été sensibilisés à Sikasso pour leur adhésion au programme ; le Pré diagnostic de trois unités de transformation Agroalimentaire toujours à Sikasso.

Et, le diagnostic stratégique global de l'entreprise Vico Mali SA à Bamako est en cours de réalisation », a déclaré le Président du conseil d’administration. En attendant l'adoption de la phase de Relance II 2023-2025 et dans le cadre de la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de Restructuration et de Mise à Niveau, dit-il, la tutelle leur a instruit pour l'année 2024, la poursuite des activités tirées du Programme de la Transition conformément à la lettre N°621/MIC-SG du 20 Octobre 2023. « Au titre de l'exercice 2024 le Budget du BRMN, s'articule autour de son programme d'activités 2024 dont les actions essentielles sont notamment les activités de Sensibilisation/Communication, de pré-diagnostic, de diagnostic stratégique, du suivi de l'adoption et la mise en œuvre du Programme de Relance Phase II 2023-2025 conformément à la lettre N°621/MIC-SG du 20 Octobre 2023.

Les recettes et les dépenses du BRMN en 2024 s'équilibrent à 274 238 000 FCFA dont 88,82% en subvention de l'Etat soit 243 588 000 de FCFA, 7,53% sur ressources propres soit 20 650 000 FCFA et 3,65% du Réseau des BRMN/UEMOA soit 10 000 000 de FCFA », a conclu Lanfia CAMARA. Dans une interview accordée à la presse, le Directeur Général du BRMN, Hamadoun ABBA, a précisé que la prévision budgétaire de l’année 2024 du BRMN s’élève à 274 millions de FCFA environ. Avant d’ajouter que des activités de sensibilisation des entreprises sont prévues par sa structure durant 2024.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mme Bouaré Bintou Founè Samaké, ancienne ministre : « Au Mali, 8 femmes sur 10 ont subi au moins une forme de violence au sein de leurs foyers »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mme-bouare-bintou-foune-samake-ancienne-ministre-au-mali-8-femmes-sur-10-ont-subi-au-moins-une-forme-de-violence-au-sein-de-leurs-foyers-3045901.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 06:38:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la célébration des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a organisé, le samedi 25 novembre 2023, à son siège à Bamako, une conférence de presse sur «<em>les violences faites aux femmes au Mali : Cas des féminicides »</em>. Cette conférence de presse était animée par l’ancienne ministre de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, Mme Bouaré Bintou Founè Samaké, responsable de l’Association Wildaf, en présence de la vice-présidente de la CNDH, Me Aïssata Tembely ; du secrétaire général de la CNDH, Zoumana Diarra, et d’autres responsables de la CNDH. Au cours de cette conférence de presse, la conférencière, Mme Bouaré Bintou Founè Samaké, a fait savoir qu’au Mali 8 femmes sur 10 ont subi au moins une forme de violences au sein de leurs foyers.</strong>

Dans ses mots de bienvenue, la vice-présidente de la CNDH, Me Aïssata Tembely, a indiqué que les « <em>16 jours d'activisme contre la violence basée sur le genre</em> » est une campagne annuelle qui commence le 25 novembre, la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, et se poursuit jusqu'à la Journée internationale des droits de l'Homme, le 10 décembre. Cette année, dit-elle, l'ONU marque cette campagne par le thème : <em>« Tous unis ! L'activisme pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes et des filles </em>». Selon elle, la violence à l'égard des femmes et des filles reste la violation des droits humains la plus répandue dans le monde. « <em>Les violences à l'égard des femmes et filles ne sont pas une fatalité, c'est pourquoi la CNDH, avec l'appui de l'Ambassade du Royaume du Danemark à travers les Fonds d'Appui aux Moteurs du Changement (FAMOC), organise une conférence de presse afin d'attirer l'attention des autorités et des communautés sur les conséquences et l'ampleur des violences sur les femmes et filles. À l'occasion de cette campagne des « 16 Jours d'activisme », la CNDH invite à agir pour autonomiser les survivantes, réduire et prévenir la violence à l'égard des femmes et des filles et protéger les droits des femmes</em> », a-t-elle conclu. A sa suite, la conférencière, Mme Bouaré Bintou Founè Samaké, ancienne ministre, a indiqué que les violences les plus répandues et reconnues au niveau global sont celles commises en milieu conjugal. « <em>A l'échelle mondiale, 1 femme sur 3 a subi des violences physiques et/ou sexuelles de leur partenaire intime. Toutes les 11 minutes, une femme ou une fille est tuée par quelqu'un de sa propre famille. Au Mali 8 femmes sur 10 ont subi au moins une forme de violence au sein de leurs foyers</em> », a-t-elle dit. Avant de citer les différentes formes de violences comme les violences psychologiques, sexuelles, physiques, matérielles. <em>« Suite à la recrudescence des violences faites aux femmes, de nouvelles formes de violences peu connues de la société malienne ont fait leur apparition dans les faits divers des journaux et autres médias. Il s'agit du féminicide. C'est un crime sexiste qui est commis par un partenaire ou un ex partenaire ou un tiers</em> », a précisé l’ex- ministre. Par ailleurs, elle a mis l’accent sur les mécanismes de protection et de prise en charge des violences faites aux femmes. Il s’agit des mécanismes institutionnels (la justice, les forces de sécurité, la ligne verte SOS VBG 8033 fonctionnel à Bamako et environnant) et des mécanismes informels (les centres d'assistances et d'aide juridique mis en place par les organisations de la société civile surtout les organisations féminines comme APDF, WILDAF/Mali, Clinique juridique Dèmè So, AMDH etc). En outre, la conférencière a évoqué des défis liés à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles comme l'adoption d'une loi contre les VBG (Violences basées sur le genre), la prise en charge holistique, l'implication des collectivités, l'élaboration et l'adoption d'un programme d'éducation nationale sur les VBG et le féminicide. Répondant aux questions des journalistes, la conférencière a fait savoir que les causes de la violence faite aux femmes sont multiples (l’alcool, drogue, le contexte socioculturel). Comme solution aux violences faites aux femmes, Mme Bouaré a insisté sur l’éducation et les mécanismes cités ci-dessus.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Procès du « terroriste » Abdoulaziz Al&#45;Hassan à la CPI : Le verdict attendu le jeudi 18 janvier prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-du-terroriste-abdoulaziz-al-hassan-a-la-cpi-le-verdict-attendu-le-jeudi-18-janvier-prochain-3045899.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 06:37:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong><strong>Dans un communiqué, le mercredi 6 décembre 2023, la Cour Pénale Internationale (CPI) a annoncé que le verdict sur une condamnation ou un acquittement de Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud sera rendu le jeudi 18 janvier 2024. Al Hassan est accusé par la CPI, <em>« d’avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité à Tombouctou, Mali entre avril 2012 et janvier 2013.</em>»</strong>

<em> « Le verdict sera lu en public et peut soit acquitter soit condamner l'accusé. Tout accusé est présumé innocent. Alors que l'Accusation doit prouver la culpabilité de l'accusé, la Chambre de première instance ne peut condamner un accusé que si elle est convaincue que les charges qui pesaient contre lui ont été prouvées au-delà de tout doute raisonnable. Cette décision est fondée exclusivement sur le droit applicable et sur les preuves produites et examinées au procès. Les parties auront le droit de faire appel du jugement devant la Chambre d'appel de la CPI »</em>, lit-on dans le communiqué de la Chambre de première instance X de la Cour pénale internationale (CPI). Selon le document, la Chambre de première instance X est composée du juge Antoine Kesia-Mbe Mindua (juge président), de la juge Tomoko Akane et de la juge Kimberly Prost. « <em>Les trois juges assurent l'équité du procès et que les droits des deux parties et des victimes soient respectés</em> », indique le communiqué.

Poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre prétendument commis à Tombouctou entre avril 2012 et janvier 2013, Al Hassan est comparu devant les juges de la Cour Pénale Internationale, le lundi 9 mai 2022. Lors de cette comparution, la défense a tenté de démontrer la non culpabilité de l’ancien membre présumé d’Aqmi et d’Ançar dine. Les avocats ont estimé qu’Al Hassan s’est retrouvé dans les groupes armés par instinct de survie, car menacé de toutes parts.

Pour rappel, le mandat d’arrêt contre Al-Hassan Ag Abdoul Aziz a été délivré le 27 mars 2018. Transféré à la CPI le 31 mars 2018, il a fait sa première comparution le 4 avril 2018. Malien et âgé d’une quarantaine d’années, Al Hassan est accusé par la CPI, « <em>d’avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité à Tombouctou, Mali entre avril 2012 et janvier 2013.»</em> Les charges qui pèsent contre lui sont représentatives de la criminalité et des persécutions subies par la population au cours de cette période. «<em>Plus particulièrement, nous accusons M. Al Hassan d’être responsable des crimes contre l’humanité de persécutions pour des motifs religieux ou sexistes, viol et esclavage sexuel commis dans le contexte de mariages forcés, torture et autres actes inhumains causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale </em>», avait expliqué, après le transfèrement de Al Hassan, la Procureure Fatou Ben Souda.

Pour la CPI, Al Hassan serait également responsable des crimes de guerre de traitement cruel et torture, atteintes à la dignité de la personne sous la forme de traitements particulièrement humiliants et dégradants, viol et esclavage sexuel, attaques dirigées intentionnellement contre des bâtiments consacrés à la religion et des monuments historiques et condamnations prononcées sans qu’un jugement assorti des garanties judiciaires généralement reconnues comme indispensables n’ait été préalablement rendu par un tribunal régulièrement constitué.

A noter aussi que les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont condamné, en septembre 2016, à neuf ans de prison, le djihadiste malien Ahmad Al Faqi Al Mahdi, l’ancien chef d’Ançar Eddine à Tombouctou, pour avoir détruit en 2012, des mausolées classés au patrimoine mondial de l’humanité à Tombouctou.

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lancement de la campagne d&amp;apos;égrenage 2023&#45;2024 : Le PDG de la CMDT affiche son optimisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/lancement-de-la-campagne-degrenage-2023-2024-le-pdg-de-la-cmdt-affiche-son-optimisme-3044964.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 09:34:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président Directeur général de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), Dr. Nango Dembélé, se dit confiant quant à l’atteinte de l'objectif de production de cette campagne, fixée à 690 000 tonnes de coton graine. Le vendredi 17 novembre, le patron de la CMDT a entamé une visite dans les filiales Sud, Nord-Est et Centre de la zone CMDT. Cette visite rentre dans le cadre de la campagne de commercialisation et d'égrenage 2023-2024. Elle a permis à Dr. Nango Dembélé d’inspecter les unités industrielles et les aires de stockage.</strong>

La campagne cotonnière de l'année précédente a été fortement impactée par l'invasion de nouvelles espèces de Jassides. Cette année, les perspectives semblent bonnes quant à une possibilité de dépasser l’objectif de production, selon une communication de la CMDT. Au cours de sa visite, le PDG et sa délégation ont visité les usines d'égrenage et les aires de stockage où plusieurs balles de fibre étaient déjà prêtes à être évacuées vers les ports. A Sikasso, l’administrateur de cette filiale, Kabaou Dolo, a fait savoir que la capacité journalière de sa filiale est d’environ 1900 tonnes. La filiale CMDT de Koutiala se trouve sur une bonne lancée. Elle a réalisée environ 205 000 tonnes, soit le tiers de la production nationale, contre 105 000 tonnes l’année passée.

A en croire l’administrateur de la filiale de Koutiala, Ibrahima Sissoko, 25 000 tonnes (sur 26 000 tonnes de coton rentrées à l’usine) ont été déjà égrenées. Pour la filiale Centre (Fana), son administrateur général, Issa Sidibé, a annoncé que plus de 7000 tonnes sont déjà rentrées dans les deux usines de cette filiale. Après avoir sillonné ces différentes filiales, le PDG de la CMDT a souligné la forte implication des plus hautes autorités pour leurs efforts visant à promouvoir l'industrie du coton au Mali. Ces visites ont permis à l’ancien ministre de l’Agriculture de constater le bon déroulement de la commercialisation et la campagne d'égrenage.

Le PDG de la CMDT a affiché son optimiste quant à l'avenir de l'or blanc pour le pays. Le coton représente une part importante dans l'économie nationale. L’or blanc contribue à la création d'emplois, à l'augmentation des revenus des producteurs, à l’autosuffisance alimentaire et à la croissance économique du pays. Le dynamisme positif du coton se dessine à travers les investissements dans les infrastructures et les technologies. Celles-ci ont permis d'améliorer les rendements et la qualité du coton malien. Selon l’analyse de la CMDT, la campagne de cette année promet d'être un succès et de renforcer la position du Mali en tant que producteur de coton de premier plan sur le marché mondial.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dr. Choguel Kokalla Maïga à propos du Général El Hadj Ag Gamou : « Nous devons aider le Gouverneur qui a montré son patriotisme de plus d’une vingtaine d’année ».</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dr-choguel-kokalla-maiga-a-propos-du-general-el-hadj-ag-gamou-nous-devons-aider-le-gouverneur-qui-a-montre-son-patriotisme-de-plus-dune-vingtaine-dannee-3044940.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 08:50:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>« Aujourd’hui les Maliens doivent se réunir autour du Général Gamou auquel la confiance a été placée pour lui dire que tous les Maliens le regardent. Sa réussite est la réussite du Mali, il va rentrer dans l’histoire. Il faut donc que Kidal soit une réussite, mais il y a des choses qu’on n’acceptera plus au Mali ». Ces propos ont été prononcés par le premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga. C’était au cours de la cérémonie de la journée d’information et de sensibilisation sur le régime d’assistance médicale (RAMED) tenue, le jeudi 23 novembre 2023, au Centre international de conférences de Bamako.</strong>

Le premier ministre a profité de cette tribune pour évoquer certains sujets brulants de l’heure. A cet effet, il a sans détour affirmé avec force que « Tous les gens qui ont tué les Maliens après la résolution des Nations Unies qui se sont vantées dans les médias internationaux, ceux qui ont le sang malien sur leur main, il n’y a plus d’arrangement. Trop de malien sont morts à Tombouctou, Bamba, Bourem, Gao et même à Kidal ».

Le patron de l’administration malienne a souligné également que tous les Maliens naissent libres et égaux, avant de rappeler que personne ne va plus se sentir supérieur aux autres. La région de Kidal, ancien fief des séparatistes et leurs alliés terroristes, est rentré dans le giron malien depuis le mardi 14 novembre 2023. Exprimant toute sa pensée à ses compatriotes de cette région, le Chef du Gouvernement a informé que les populations de Kidal ont besoin des soutiens de tout le Mali. « L’Etat va faire de grands efforts pour que ces populations sentent qu’elles sont chez elles. Il faut que les Maliens se mobilisent autour du Général Gamou », a déclaré le premier ministre.

Dr. Choguel Kokalla Maïga s’est aussi prononcé sur le cas des milliers d’enfants de Kidal qui ne vont pas à l’école depuis des années, mais aussi sur les réfugiés. « Ces milliers de gens du nord prétendument des arabes et des sonrhaïs sont dans les camps des réfugiés, alors que ceux qui ont provoqué cette situation ont des châteaux ici avec quatre piscines à Bamako. Ils ont leurs enfants dans de grandes écoles ici, au Maroc, en Tunisie, en France, mais des milliers d’enfants de Kidal n’étudient plus », a-t-il dénoncé.

D’après les propos du chef du Gouvernement, les cadres qui sont responsables de cette situation ont été amenés à l’école par le Mali. « Le chef des terroristes, il a fait l’école avec moi dans des hameaux. Ces cadres qui ont étudié dans des situations difficiles, pourquoi ils empêchent les autres enfants de Kidal d’étudier ? Donc nous devons aider le Gouverneur qui a montré, je pense, son patriotisme de plus d’une vingtaine d’années. Que les Maliens se disent que les nouvelles autorités ont très bien fait », a commenté le premier ministre.

Le Chef du Gouvernement a une fois de plus félicité les Forces armées maliennes qui, dit-il, ont restitué l’honneur et la dignité de toute une nation. « N’acceptez jamais l’amalgame. Si vous voyez quelqu’un qui rentre dans l’amalgame, attrapez-le et donnez- le au force de l’ordre. Lisez pour connaitre votre histoire », a-t-il conseillé.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Président du Niger TIANI en visite au Mali affiche l’ambition de l’AES : «Faire du sahel non pas une zone d’insécurité, mais de prospérité »</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/le-president-du-niger-tiani-en-visite-au-mali-affiche-lambition-de-laes-faire-du-sahel-non-pas-une-zone-dinsecurite-mais-de-prosperite-3044338.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Nov 2023 09:43:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Hier, jeudi 23 novembre 2023, le Président du Niger, le Général de Brigade Abdourahamane TIANI, Président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) du Niger a effectué une visite d’amitié et de travail de quelques heures au Mali. A sa descente d’avion, il a été accueilli par le Président de la transition du Mali, Colonel Assimi GOITA. Le Général TIANI a saisi l’occasion pour saluer les autorités maliennes pour leur soutien aux autorités nigériennes. En outre, le Général TIANI affiche l’ambition de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) signé, le 16 septembre 2023 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger : « Faire cette zone du sahel non pas une zone d’insécurité, mais une zone de prospérité. Et cet objectif, nous l’atteindrons inchallah avec le concours du peuple ».

Le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l'État, a eu l'honneur d'accueillir, hier matin, à l'aéroport international Président Modibo KEÏTA de Bamako-Sénou, son homologue nigérien, le Général de Brigade Abdourahamane TIANI, Président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Selon la Présidence de la République du Mali, cette visite s'inscrit dans le cadre de l’affermissement des liens de coopération entre les deux pays et au-delà dans le cadre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Cette visite marque le tout premier déplacement à l'étranger du Général TIANI depuis son accession au pouvoir en juillet 2023.

Dès son arrivée, le Général TIANI a été accueilli avec chaleur et solennité par le Président malien, qui lui a réservé tous les honneurs dus à sa fonction. La séquence protocolaire s'est poursuivie au salon d'honneur, où les deux Chefs d'État ont échangé les salutations d’usage.

Sous la conduite bienveillante du Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, le Général TIANI sera ensuite conduit au prestigieux palais de Koulouba. Au programme de la journée diplomatique, il y a eu un tête-à-tête entre les deux dirigeants, suivi d'un entretien élargi en présence des membres des deux délégations.

Cette cérémonie d'accueil a été honorée par la présence des membres du Gouvernement du Mali, du Président du Conseil national de Transition, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, ainsi que des membres de la communauté nigérienne résidant au Mali et le corps diplomatique accrédité au Mali.

La Présidence de la République du Mali a fait savoir que le Général TIANI était accompagné d'une vingtaine de personnalités de haut rang, dont cinq ministres, parmi lesquels le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur et du ministre d’Etat en charge de la Défense, le Général Salifou Mody. « Une délégation prestigieuse qui dénote l'importance accordée à cette rencontre bilatérale », révèle la Présidence du Mali.

Face aux micros des journalistes, le Général TIANI a salué les autorités maliennes pour leur soutien au profit des autorités nigériennes. « Nous nous rappelons que le Mali avait déjà, le 31 juillet à travers une déclaration, marqué son désaccord face à toute agression contre la République sœur du Niger », a déclaré le général Abdourahamane TIANI. En outre, le Général TIANI affiche l’ambition de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) signé, le 16 septembre 2023 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger : « Faire cette zone du sahel non pas une zone d’insécurité, mais une zone de prospérité. Et cet objectif, nous l’atteindrons inchallah avec le concours du peuple ».

<strong> </strong>

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : Ouverture de la 4ème édition du Salon International de l&amp;apos;Artisanat du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/mali-ouverture-de-la-4eme-edition-du-salon-international-de-lartisanat-du-mali-3044343.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Nov 2023 07:59:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Plus de 350 artisans et des milliers de visiteurs venus de plus de 20 pays du monde dont le Sénégal, le Bénin, l’Iran, le Pakistan, Madagascar, le Mali et le Maroc sont présents à cette édition, selon le comité d’organisation.La 4è édition du Salon International de l'Artisanat du Mali (SIAMA), qui se tient du 23 novembre au 03 Décembre 2023, a ouvert ses portes, ce jeudi au parc des expositions de Bamako, en présence du premier ministre du Mali et celui du Burkina Faso pays invité d’honneur, sous le thème « L’artisanat africain, facteur de résilience, de paix, d’intégration des peuples et de croissance économique ». Etaient aussi présents, plusieurs ministres du Mali et du Burkina Faso.

Prenant la parole pour souhaiter la bienvenue aux participants à ce salon, où le Burkina Faso participe comme « pays invité d’honneur », Mamadou Minkoro Traoré, président de l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers du Mali, a déclaré que la tenue de cette édition du SIAMA démontre la résilience du peuple malien malgré le contexte sécuritaire fragile. « Cela prouve que le Mali reste un pays fréquentable », a-t-il lancé, saluant tous ceux qui ont effectué le déplacement pour prendre part à ce biennal de l’artisanat africain.

Lors de cette cérémonie, le ministre de l’artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme, Andogoly Guindo, a expliqué que l’artisanat est un moyen de résilience face aux difficultés du moment. Face au terrorisme, a-t-il assuré, le Mali reste et restera debout et nous sommes convaincus de la victoire de nos peuples. Il a indiqué que les artisans sont, au côté de l’Etat, des pourvoyeurs d’emploi, soulignant qu’un secteur de l’artisanat bien organisé contribuera à booster le développement socioéconomique du Mali, car il s’agit d’un secteur qui soutient les économies en période de crise. Il a fait savoir que depuis 4 ans, le SIAMA est une plateforme de l'offre et de la demande en produits artisanaux et est considéré comme le plus grand marché malien de l’artisanat. Le ministre Guindo a souligné qu’en Afrique, que l’artisanat contribue entre 5 et 30% au PIB des Etats et jouera un rôle important dans l'avenir des pays africains. « Il faut donc l'inscrire dans des schémas de développement et rendre attractif ce secteur », a-t-il recommandé, notant que le secteur est confronté à la faiblesse de l'encadrement, de financement et d’accès aux intrants de qualité. Le ministre Burkinabé de l’artisanat a abondé dans le même sens que son homologue du Mali. Il a fait savoir que c’est un honneur pour son pays d’être l’invité d’honneur de cette édition du SIAMA.

Le premier ministre du Mali, Dr. Choguel Kokalla Maïga, a déclaré que l’objectif du SIAMA est de stimuler la créativité et l’innovation chez les artisans ; de favoriser les rencontres et les échanges entre les artisans maliens d’une part, artisans africains et les consommateurs et acheteurs nationaux et étrangers d’autre part ; de promouvoir l’émergence des jeunes talents ; de susciter et encourager la consommation locale des produits artisanaux etc.

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<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sit&#45;in à l’institut national de santé publique : Les travailleurs exigent le paiement immédiat de 7 mois d’arriérés et les heures supplémentaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/sit-in-a-linstitut-national-de-sante-publique-les-travailleurs-exigent-le-paiement-immediat-de-7-mois-darrieres-et-les-heures-supplementaires-3044339.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Nov 2023 07:50:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les travailleurs de l’Institut national de santé publique (INSP) ont tenu, hier, jeudi 23 novembre 2023, un sit-in au sein de leur structure pour inviter la direction à payer leurs primes et indemnités. Au cours de ce sit-in, le Comité syndical de l’INSP exige le paiement immédiat de 07 mois d’arriérés et les 104 jours d’heures supplémentaires du covid-19 voyage qui s’élèvent à 447 450 000 de FCFA. Parmi ce montant, le syndicat reconnait qu’une somme a été payée, mais les « travailleurs ont été sevrés de 57 000000 de FCFA ». En plus de ce sit-in, le comité syndical n’exclut pas d’autres actions plus vigoureuses comme la grève illimitée afin d’avoir gain de cause.

Les bureaux des comités syndicaux de l’INSP (Syndicat national de la santé de l’action sociale  et de la promotion de la famille « SNS-AS-PF » et le Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique « SNESUP ») ont convié tous les travailleurs de l’INSP à un sit-in tenu, le jeudi 23 novembre 2023, devant l’INSP. Plusieurs travailleurs ont pris part à ce sit-in. Parmi eux, nous pouvons citer entre autres : Moussa Salif Sidibé, nouveau secrétaire général élu du Comité syndical de l’Institut national de santé publique (INSP) ; Boubacar Samaké, secrétaire d'Etat à l'information du comité syndical SNESUP ; Souleymane Alkamiss Cissé ; Yaya Bolezogola. Au cours de ce sit-in, les syndicats ont exigé l’exécution stricte du décret N°0455 du 10 août 2022 et son rectificatif N°0136 du 24 février 2023 du président de la transition. En clair, le comité syndical veut le paiement immédiat de 07 mois d’arriérés et les 104 jours d’heures supplémentaires du covid-19 voyage qui s’élèvent à 447 450 000 de FCFA. Parmi ce montant, le syndicat reconnait qu’une somme a été payée, mais, les « travailleurs ont été sevrés de 57 000 000 de FCFA ». Dans une déclaration lue par Souleymane Alkamiss Cissé, l’un des responsables du comité syndical, la direction a été invitée à payer les primes et indemnités des travailleurs. « L’Etat a pris un décret et son rectificatif  pour octroyer une prime spéciale au personnel. L’incidence financière du décret se chiffre à 371.925 000 FCFA. Mais la direction, au lieu de demander ce montant, est descendue en dessous pour dire au trésor qu'elle a besoin plutôt de 348 148 000, soit un écart de 23 000 000. Par ailleurs, sur insistance du syndicat, la direction a communiqué un montant de 341.710 000 qu'elle a donné aux travailleurs dans le cadre de la gestion dudit décret. Entre le montant demandé au trésor et celui donné aux travailleurs il y a également un écart de 33.438 000. Cela veut dire au total que les travailleurs ont été sevrés de 57 000 000 de FCFA. A qui profitent donc ces restrictions ? Qui veut torpiller l'INSP et pour quelle fin? », s’interroge Souleymane Alkamiss Cissé. En outre, il a fait savoir que les travailleurs ont effectué des heures supplémentaires à  hauteur de 104 jours que la « Direction refuse de payer au motif qu’elle attend une instruction du ministre de la santé pour s'exécuter. Les heures supplémentaires sont réglementées par la loi et la direction est autonome sur les ressources propres pour agir ». En plus de ce sit-in, le comité syndical n’exclut pas d’autres actions plus vigoureuses comme la grève illimitée pour la satisfaction de ses doléances.

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<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre ADEMA&#45;RPM : Les deux partis politiques exhortent les « autorités à poursuivre les opérations de sécurisation et de stabilisation de l’ensemble du territoire »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rencontre-adema-rpm-les-deux-partis-politiques-exhortent-les-autorites-a-poursuivre-les-operations-de-securisation-et-de-stabilisation-de-lensemble-du-territoire-3044194.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Nov 2023 06:28:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué conjoint rendu public, le 20 novembre 2023, l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-PASJ) et le Rassemblement pour le Mali (RPM) ont exhorté les « Autorités de la Transition à poursuivre les opérations de sécurisation et de stabilisation de l’ensemble du territoire national ». En outre, les deux partis politiques ont invité les Autorités de la Transition à redéployer l'administration dans toutes les zones libérées, à réhabiliter les infrastructures de base et à créer un environnement propice au retour et à la réinstallation des populations réfugiées et déplacées.</strong>

Le lundi 20 novembre 2023, une forte délégation du Bureau Politique National du Rassemblement Pour le Mali (BPN- RPM), conduite par son Président, Dr. Bokary TRETA, a été reçue, à sa demande, au siège de l’Adéma-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adema/P.A.S.J.), à Bamako-Coura, par une forte délégation du Comité Exécutif de l’Adéma-PASJ, dirigée par son Président par intérim, le camarade Abdel Karim KONATÉ.

Au cours de cette rencontre, qui s’est déroulée dans un climat de fraternité et de convivialité, les deux Partis politiques ont longuement échangé sur les questions liées à leurs relations bilatérales, à la genèse et la gestion de la crise que RPM a traversée, à la situation socio-politique, sécuritaire du pays et celle internationale, ainsi que d’autres sujets d’intérêt national.

A l’issue d’échanges francs et très ouverts sur toutes ces questions, il s’est dégagé une convergence de vues entre les deux formations politiques. C’est ainsi que les deux formations politiques se sont félicitées de leur appartenance commune à l’Internationale Socialiste et des efforts communs pour la promotion des valeurs d’égalité, de liberté, de solidarité, de justice et de paix ; et se sont engagées à œuvrer ensemble pour contribuer au renforcement de la sécurité, de la gouvernance, à assurer la réussite de la Transition en cours, en vue d’un retour apaisé et sécurisé à l’ordre constitutionnel, à travers un cadre politique beaucoup plus dynamique.

En outre, les deux parties ont réaffirmé leur attachement à la sauvegarde de l’intégrité territoriale, de l’unité nationale et de la souveraineté ; ont salué les Autorités de la transition pour l'application de la résolution 2690 (2023) du Conseil de sécurité des Nations Unies, à travers la reprise des emprises de la MINUSMA, plus spécifiquement le camp de Kidal ; ont félicité les FAMa pour leur bravoure, leur détermination et leur professionnalisme dans la conduite des opérations de recouvrement et de sauvegarde de l’intégrité territoriale du pays.

Dans le communiqué conjoint issu de la rencontre, les deux partis politiques ont « exhorté les Autorités de la Transition à poursuivre les opérations de sécurisation et de stabilisation de l’ensemble du territoire national ».

En outre, ils ont invité les Autorités de la Transition à redéployer l'administration dans toutes les zones libérées, à réhabiliter les infrastructures de base et à créer un environnement propice au retour et à la réinstallation des populations réfugiées et déplacées. Ils ont aussi réaffirmé leur solidarité au Peuple palestinien dans son attachement à sa terre : la Palestine, et la solution à deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité.

Enfin, les deux partis politiques ont convenu de mettre en place une commission de travail paritaire pour poursuivre la réflexion sur l'élaboration d'un projet politique commun et formuler des recommandations sur l’ensemble des questions d’intérêt national soulevées.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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</item>

<item>
<title>Découverte d’un charnier à Kidal : Le Procureur de la République ouvre une enquête</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/decouverte-dun-charnier-a-kidal-le-procureur-de-la-republique-ouvre-une-enquete-3044062.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Nov 2023 10:21:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Procureur de la République du Pôle Judiciaire Spécialisé en matière de Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité Transnationale Organisée a annoncé, hier lundi 20 novembre 2023,l’ouverture d’une enquête à la suite de la découverte d’un charnier à Kidal par l’armée malienne. Il s’agit, selon le Procureur, de faire, « la lumière sur ces faits, d’identifier et d’interpeller les auteurs, coauteurs et complices pour qu’ils répondent de leurs actes devant la justice... »</strong>

« Le Procureur de la République du Pôle Judiciaire Spécialisé en matière de Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité Transnationale Organisée rappelle à l’opinion publique nationale et internationale qu’il ressort du communiqué en date du jeudi 16 novembre 2023 de la DIRPA que les Forces de Défense et de Sécurité maliennes ont découvert, lors de leurs opérations de sécurisation, un charnier à Kidal », indique-t-on dans un communiqué.

Selon le document, eu égard à la gravité des faits révélés et susceptibles de constituer des infractions présumées d’actes de terrorisme et de violations des droits humains, notamment de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, le Procureur de la République du Pôle Judiciaire Spécialisé en matière de Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité Transnationale Organisée rassure l’ensemble de la population, qu’une enquête a été ouverte en vue de faire la lumière sur ces faits, d’identifier et d’interpeller les auteurs, coauteurs et complices pour qu’ils répondent de leurs actes devant la justice.

La même source précise que que le Procureur de la République du Pôle Judiciaire Spécialisé en matière de Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité Transnationale Organisée tiendra informé l’opinion en temps opportun des diligences accomplies et en appelle à la collaboration de la population afin d’apporter toutes informations utiles à ses services en lien avec les autres services compétents de l’Etat.

Pour rappel, l’armée malienne avait annoncé, le samedi dernier, que «le jeudi 16 novembre, les FaMa (forces armées maliennes) ont découvert, lors de leurs opérations de sécurisation, un charnier à Kidal». Elle a ajouté que ce charnier «rappelle les atrocités commises par les terroristes sans foi ni loi.»

Un jour avant, le vendredi le 17 novembre 2023, le ministère de la réconciliation, de la Paix et de la cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, a invité les populations de Kidal ayant fui la ville par crainte des conséquences d’un affrontement entre les Forces armées maliennes (FAMa) et les groupes armés terroristes, à revenir chez elles.

« Le ministère de la réconciliation, de la Paix et de la cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale invite les populations de Kidal ayant déserté la ville par crainte des conséquences d’éventuels affrontements entre FAMa et les groupes terroristes, à y retourner », lit-on dans le communiqué du département en charge de la réconciliation, tout en rassurant que l’accompagnement de l’armée dans sa mission régalienne de protection et sécurisation des personnes et de leurs biens ne fera pas défaut. Aussi un couvre-feu de 30 jours reconductible (20h/6 heures du matin) avait été instauré dans la ville depuis le 15 novembre 2023.

L’armée malienne a repris le contrôle de Kidal le 14 novembre après 11 ans d’absence.

<strong>M. K. Diakité</strong>

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</item>

<item>
<title>Dr. Moumouni Guindo, Président de l’OCLEI : « Le Mali de 2005 à 2019 a perdu 1, 266 milliards de FCFA, soit l’équivalent de 263 hôpitaux »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/dr-moumouni-guindo-president-de-loclei-le-mali-de-2005-a-2019-a-perdu-1-266-milliards-de-fcfa-soit-lequivalent-de-263-hopitaux-3044009.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/dr-moumouni-guindo-president-de-loclei-le-mali-de-2005-a-2019-a-perdu-1-266-milliards-de-fcfa-soit-lequivalent-de-263-hopitaux-3044009.html</guid>
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<pubDate>Wed, 22 Nov 2023 10:19:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Dr. Moumouni Guindo, a animé une conférence sur le thème « Lutte contre la corruption : enjeux, défis et perspectives pour les entreprises privées ». C’était à l’occasion de la traditionnelle journée de l’éthique et compliance d’Orange Mali, le lundi 20 novembre 2023 à Bamako. « Le Mali de 2005 à 2019 a perdu 1, 266 milliards de FCFA, soit l’équivalent de 263 hôpitaux », a dit le président de l’OCLEI lors de la conférence.</strong>

Il y a de cela plus d’une quinzaine d’années qu’Orange Mali a mis en place une politique anti-corruption ferme. Orange Mali affirme le principe de tolérance zéro en matière de corruption et de trafic d’influence, quelles que soient les formes et dans toutes ses activités. Cette politique est applicable à tous les salariés et doit être respectée par toutes les parties prenantes avec lesquelles Orange Mali est engagé. Il s’agit des entreprises, sous-traitants, partenaires, consultants ou intermédiaires intervenant pour le compte ou au nom d’Orange Mali. La tenue régulière de  la traditionnelle journée de l’éthique et compliance d’Orange Mali démontre à suffisance l’engagement constant de cette entreprise à combattre la corruption sous toutes ses facettes.

Dans ses mots de bienvenue, le Directeur général adjoint d’Orange Mali, Aristide Fatogoma Sanou, a affirmé que l’existence de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) témoigne de la volonté des plus hautes autorités de placer les questions d’éthique et de compliance au sein de la gouvernance des affaires. « Orange Mali, en tant qu’entreprise citoyenne, s’inscrit dans cette démarche. En témoigne l’organisation de cette journée où nous rappelons nos valeurs, les principes qui guident nos actions au quotidien, le respect des normes et règlements en vigueur au Mali », a expliqué Aristide Fatogoma Sanou.

Dans son exposé, le président de l’OCLEI a d’abord défini l’éthique comme l’ensemble des principes qu’un individu s’impose dans sa vie professionnelle. Quant à la déontologie, il dira qu’elle est un ensemble des règles et principes qu’un individu ou un groupe d’individus observent dans leur vie professionnelle en vertu des textes qui encadrent leur activité professionnelle.  Dr. Moumouni Guindo fera savoir que la corruption est l’abus d’un pouvoir reçu en délégation à des fins privées. A ses dires, les infractions assimilées à la corruption sont entre autres, l’atteinte aux biens publics, l’enrichissement illicite, la concussion, les fraudes, les surfacturations etc. Le président de l’OCLEI retient deux impacts de la corruption, le premier, dit-il, financier, et le second non financier. Evoquant l’impact financier, le conférencier a rapporté ce qui suit : « Au niveau africain, le groupe de travail Thabo Mbeki (Union africaine) : au moins 50 milliards de dollars perdus par l’Afrique par an du fait des transactions illégales, environ mille milliards de dollars au cours des 50 dernières années. CNUCED (2020) : 88, 6 milliards de dollars de flux financiers illicites en Afrique (3,7% du PIB par an). Au niveau national, le Mali, de 2005 à 2019, a perdu (fraude, gaspillage) 1, 266 milliards de FCFA, soit l’équivalent de 263 hôpitaux de type hôpital du Mali ou 2100 centres de santé de référence modèle de Diéma ou de 42 ponts comme le 3ème pont de Bamako. Les fonds illicites sont exportés (rapport OCLEI 2021) vers la France, le Sénégal, la Cote d’Ivoire, le Canada et les Etats Unis d’Amérique ».

Par ailleurs, le président de l’OCLEI s’est appesanti  sur quelques impacts non financiers de la corruption. Il porte sur l’image de marque ternie ; l’affaiblissement de la confiance des citoyens, des investisseurs et des agences de notation.

Dans la poursuite de son exposé, le conférencier a survolé quelques actions engagées par l’Etat contre la corruption. Faisant un focus sur la structure qu’il dirige, Dr. Moumouni Guindo a précisé que les objectifs stratégiques visés par les autorités sont d’améliorer la gouvernance et la transparence publique et produire un effet d’entrainement sur le secteur privé et la société.  Il a profité de cette conférence pour faire la lumière sur quelques principales réalisations de l’OCLEI. Celles-ci concernent entre autres, la contribution à la création de l’agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués ; la transmission de 23 dossiers à la justice pour 23 milliards de FCFA ; la déclaration de bien traités au nombre de 1843 pour ne citer que ceux-ci.

Sidiki Dembélé]]> </content:encoded>
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<title>Rencontre hebdomadaire du Club des Lecteurs du Mali : La question du mariage au cœur des échanges</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Nov 2023 08:38:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La médiathèque de l’institut français du Mali a servi de cadre, le samedi 18 novembre 2023, à la tenue de la rencontre hebdomadaire du Club des Lecteurs du Mali. C’était en présence des responsables, membres et sympathisants du Club. Au cours de cette rencontre, le roman de l’écrivaine béninoise, Carmen Fifamè Toudonou, « Tant de gens espèrent être aimés et beaucoup ne sont que mariés » a été présenté par Fatoumata Malikité, membre du Club.</strong>

Dans sa présentation, l’intervenante du jour a fait savoir que ce livre est l’histoire d’une avocate, Stana, qui tombe amoureuse de son client, Roméo appelé communément Rodéo. Ce dernier, à la tête d’un gang, avait été condamné à quinze ans de prison ferme, avec dix ans de sursis. C’est pendant ce temps que Stana tomba amoureuse de son client, oubliant son « vieux mari » qui ne lui portait aucune attention particulière, mettant en danger sa profession. Selon l’exposante, l’auteure s’est servie de cette histoire d’amour pour interroger l’une des institutions de notre société. Il s’agit du mariage. « Pourquoi se marie ton ? Est-ce vrai que trop espérer c’est se préparer à des déceptions ? Est-il vrai que le mariage est la volonté à deux de ne faire qu’un ? Est-ce qu’au final, sommes-nous pas faits pour se détester ? », s’est-elle interrogée. A ses dires, les thèmes que l’on retrouve dans ce livre sont entre autres, le mariage, l’amour, l’ambition, le pouvoir, l’éducation, la délinquance juvénile, la trahison. Il ressort des échanges que l’éducation est le fondement de toute société, tout bon mariage et toute bonne relation. « Qui a démissionné dans l’éducation des enfants ? Quelles responsabilités avons-nous vis-à-vis de ces enfants qui, à peine à leur fleur d’âge, sont devenus des délinquants, sans pitié ? Quel est l’avenir d’un pays où les enfants sont de grands braqueurs, de vrais fumeurs et buveurs ? », a questionné l’intervenante, Malikité.

Siaka Coulibaly

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<title>Développement durable au Mali : Le CNPM propose cinq axes stratégiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/developpement-durable-au-mali-le-cnpm-propose-cinq-axes-strategiques-3043166.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Nov 2023 09:03:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de son plan d’actions quinquennal 2022-2027, le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM), sous la direction de son président, Mossadeck Bally, a organisé à son siège, le samedi 11 novembre 2023, un séminaire de restitution des travaux des groupes de travail sur les cinq (5) axes stratégiques  à l’intention du gouvernement, des directions nationales et autres. C’était sous la présidence du ministre  de l’industrie et du commerce, Moussa Alassane Diallo.

Ce séminaire de restitution a enregistré également la présence des membres du Conseil National de la Transition (CNT), de l’ambassadeur de Turquie au Mali, ainsi que des patrons d’entreprises et d’institutions financières. Ils étaient nombreux à manifester de l’intérêt pour la restitution des travaux des groupes de travail sur les cinq (5) axes dont le patronat malien veut faire son cheval de bataille pour amorcer le développement au Mali. Il s’agit  entre autres des secteurs de l’énergie, du transport et infrastructures, des ressources humaines, du financement et de la fiscalité.  Ces travaux de réflexions font non seulement un diagnostic pertinent sur  ces différents secteurs, notamment les difficultés, les atouts, les acquis, mais ils dégagent également de fortes recommandations pouvant permettre leur développement dans la durée. Précisément, à travers ce séminaire, il s’agit d’informer, faire un état des lieux, analyser les enjeux et les défis et faire des recommandations et des propositions de solutions pour améliorer ces axes avec la présentation des résultats de ces travaux.

Remerciant les uns et les autres qui sont venus écouter ce qu’ils ont à dire, à proposer pour faire du Mali une destination d’investissements, le président du CNPM a fait savoir que c’est avec des investissements qu’on crée de la richesse, de l’emploi dans le pays chaque année.

Aux dires du Président du patronat du Mali, Mossadeck Bally, c’est la présentation de la synthèse des travaux qu’ils ont menés depuis l’installation du bureau, le 1er octobre 2022, suite aux élections patronales du CNPM. Il dira que pour ces cinq thématiques stratégiques, ils ont pensé que pour qu’une économie soit compétitive, attire des investissements, en dehors des deux conditions consubstantielles à tout investissement, à savoir la sécurité et la stabilité institutionnelle qui ne sont pas de leur ressort, il faut qu’elle présente au mieux quelques atouts. « Nous savons tous que pour développer un pays, il faut l’industrialiser », a-t-il précisé.  Plus loin, il dira que pour industrialiser, il faut des ressources, notamment de la main d’œuvre qualifiée, donc une adéquation parfaite entre la formation donnée aux jeunes et les emplois que l’économie crée. De même, il dira qu’il ne suffit pas de produire, mais qu’il faut aussi transporter. « On a besoin de bonnes infrastructures pour transporter, pour distribuer à l’intérieur mais aussi exploiter », a  expliqué Mossadeck Bally. Par ailleurs, il a fait savoir qu’une entreprise ne peut se prospérer sans financement, et qu’il n’y a rien de pire que l’injustice fiscale.

Après avoir fait le tour des axes, le ministre de l’industrie et du commerce, Moussa Alassane Diallo, dira que ce sont des axes prioritaires du développement économique du pays. « Ce sont des axes qui sont à la fois justes et justifiés et pertinents », a précisé le ministre.

<strong>Ousmane Baba Dramé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rassemblement pour le Développement et la Solidarité (RDS) : Les 20 ans de combat du parti sur la scène politique malienne fêtés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rassemblement-pour-le-developpement-et-la-solidarite-rds-les-20-ans-de-combat-du-parti-sur-la-scene-politique-malienne-fetes-3043164.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Nov 2023 09:00:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Rassemblement pour le Développement et la Solidarité (RDS) a commémoré, le samedi 11 novembre 2023, le 20ème  anniversaire de sa création. A cette occasion, une manifestation a été organisée couplée à une conférence nationale numérique à la maison des aînés de Bamako. La cérémonie a enregistré la présence des représentants de plusieurs partis politiques au Mali. C’était une occasion pour les militantes et militants du parti d’affirmer leurs 20 ans de combat sur la scène politique malienne, mais aussi de réaffirmer leurs convictions et ambitions pour le Mali.

Le parti a adressé un message de paix aux gouvernants et aux gouvernés pour que s’installe et se consolide la bonne gouvernance, à travers notamment, la lutte contre la corruption, le respect des biens publics, la bonne gestion et une justice équitable au Mali. Dans son allocution, le président du parti, Younouss Hameye Dicko, a rappelé que leur formation politique est créée le 12 novembre 2013. Le parti commémore ainsi ce 20ème  anniversaire dans la plus grande simplicité, comme le recommandent les circonstances dans lesquelles vivent les populations du Mali, la crise sécuritaire qu’imposent des bandits sans foi ni loi, des terroristes invétérés et ceux qui se réclament de l’Islam djihadiste. « Par rapport à tous ces maux, nous prions Dieu pour qu’il éloigne de nous, toutes ces terribles calamités. Nous profitons de ce moment pour implorer Dieu afin qu’il réserve son Paradis éternel à tous ceux qui sont morts sur les champs de bataille et même ailleurs », a déclaré le président. Selon lui, le renforcement de l’unité et de la solidarité nationale, peut contribuer à combattre ces crises auxquelles le pays fait face. C’est dans ce cadre, a-t-il déclaré, qu’avec une société politique et civile apaisée et une bonne gouvernance, le peuple connaîtra la fin de toutes les souffrances ambiantes du moment. Ainsi, à propos de la bonne gouvernance, il a souligné qu’il est de notoriété publique que le Président de la transition le colonel Assimi Goïta est en train de déployer des multiples efforts pour l’atteinte du mieux vivre au Mali dans les villes comme dans les campagnes. « Aujourd’hui, les efforts déployés par le Président sont perceptibles et visibles par tous. Nous félicitons les éléments des forces de défense et de sécurité qui consacrent leurs vies pour garantir la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national du Mali. Notre quête de paix et de sécurité, de bonne santé et de mieux vivre, sera encore renforcée, si nous instaurons dans notre pays, une ambiance de fraternité, de concorde, de paix, d’entraide et de solidarité », a estimé le président du parti. Le professeur Younouss Hameye Dicko fait le bilan des 20 ans de sa formation sur la scène politique malienne, notamment le rôle d’éveil des consciences des populations maliennes ; le combat au sein de certaines alliances avec d’autres partis et associations. « Le RDS a été de tous les combats pour le Mali », a-t-il conclu.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Kidal, le symbole</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/kidal-le-symbole-3043159.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Nov 2023 08:59:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Kidal. Ce nom vibre les cœurs des Maliens et en commande le rythme des battements. Les Maliens se souciant de leur devenir, parce que n’ayant que le Mali comme pays d’appartenance, hérité de nos ancêtres. Ils ont bataillé hier, ont fait le sacrifice suprême pour que nous soyons libres aujourd’hui, et que nous disposions d’un pays entier, dont on peut user et abuser.

Hélas, les colonisateurs, ses sbires locaux et des nègres de service, ont continuellement transformé le peuple africain du Mali en bras valides, une classe ouvrière de l’industrie mondiale. Les matières premières de leurs multinationales proviennent de nos champs, de notre sous-sol, et même, ils jettent leur convoitise sur notre soleil, nos déserts et le Sahara, pour y puiser le pétrole, l’or et le manganèse, afin de satisfaire à leur visée géostratégique de prendre la commande du monde et de l’univers. De tout temps, ils ont œuvré pour sevrer notre peuple du bien être humain, qu’il aurait pu bénéficier de ses ressources de Kidal à Kadiolo, de Kayes à Kouri...

Pendant tout le weekend, et ce début de semaine (lundi 13 novembre 2023), Kidal n’est plus seulement le nom d’une ville ou d’une région, mais est devenu le symbole de la souveraineté nationale, de l’indépendance d’une Afrique et d’un Sahel débarrassé des terroristes sous le vocable de «djihadistes», en mission commandée de certaines puissances étrangères. Kidal, le symbole d’une Afrique totalement débarrassée de l’emprise coloniale et impérialiste.

Des véhicules et blindés de la Minusma aux mains des terroristes? Un début de réponse aux soupçons exprimés au sujet de présumée mauvaise foi des casques bleus?

Si besoin en est, la bataille de Kidal est l’occasion pour l’Alliance des Etats du Sahel (AES) constituée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, de tester sa puissance de feu. Ou alors d’en faire l’économie.

Kidal sous contrôle de l’État malien est devenu le rêve de Maliens, d’Africains soupirant d’indépendance, de souveraineté nationale, en vue d’une gestion optimum des ressources naturelles et humaines dans l’intérêt supérieur des peuples maliens et africains.

Les partis politiques du Mali et la société civile, toute organisation éprise de paix, de stabilité au Mali, doivent saluer la prouesse des FAMa, investissant les coins et recoins de la région de Kidal, fouinant pour détruire le moindre signe de résistance, réduire la moindre force nuisible à la stabilité de cette région et du Mali. Parce que force reste au monopole de la violence qui appartient à l’Etat et à lui seul. Saluer la prouesse des FAMa parce que de la réussite de cette mission régalienne dépend le respect des choix stratégiques du Mali. Chaque parti est libre de ses choix, mais tous doivent inscrire leurs actions dans la défense de l’intérêt général ou s’effacer.

Si les FAMa n’avaient pas réussi une telle prouesse sous les pouvoirs élus, c’est parce que ceux-ci avaient pris l’habitude de s’installer dans leurs privilèges en faisant allégeance et en se livrant, liés des mains et pieds aux puissances étrangères, sans pouvoir défendre assez les intérêts de leur peuple. C’est parce qu’ils ont trahi le peuple et se sont enrichis illicitement en surfacturant les marchés d’achat d’armement, de matériels et d’équipements militaires, et en dotant l’armée de vrais faux blindés. Cela arrive parce qu’ils sont généralement mal élus lors d’élections frauduleuses et peu crédibles. La transition doit autant sécuriser la région de Kidal qu’assainir la conquête du pouvoir politique et dépolitiser l’administration d’Etat.

<strong> </strong>

<strong>B.Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>2ème édition la journée nationale des légitimités traditionnelles du Mali : Les autorités traditionnelles invitées à apporter leur pierre dans la prévention et le règlement des conflits</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/2eme-edition-la-journee-nationale-des-legitimites-traditionnelles-du-mali-les-autorites-traditionnelles-invitees-a-apporter-leur-pierre-dans-la-prevention-et-le-reglement-des-conflits-3043158.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Nov 2023 08:58:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, a présidé la cérémonie d’ouverture de la 2ème  édition de la journée nationale des légitimités traditionnelles. Placée sous le thème « Place et rôle des légitimités traditionnelles dans la prévention et le règlement des conflits », cette cérémonie a enregistré la  présence du ministre de l’artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme Andogoly Guindo ; du représentant de Moro Naba du Burkina Faso ; du patriarche des Niaré, Souleymane Niaré et Bajan Ag Hamatou qui représentait les chefs traditionnels des régions du Nord du Mali.

« Rien de durable ne peut se faire dans les villages, les fractions et ou les quartiers sans leur consentement et leur accompagnement. Les légitimités traditionnelles demeurent, pourtant, sans voix au niveau national. Il s’agit d’accorder l’audience et le crédit nécessaires à leur avis, dans la prise de décisions sur les questions de développement. Il s’agit donc de s’appuyer sur leur système de gouvernance avec lequel elles parviennent à gérer, traiter, solutionner jusqu’à l’oubli, des problèmes ou des différends pour amorcer une véritable refondation de l’État », a déclaré le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga. Valoriser les légitimités traditionnelles fait partie de la ferme volonté des autorités de la transition, a-t-il indiqué, avant d’annoncer que plusieurs initiatives ont été prises dans ce sens et que la commémoration de cette journée a pour objectif de contribuer à mieux exploiter le système de prévention et le règlement des conflits des légitimités traditionnelles, tout en les invitant à apporter leur pierre à l’édifice. « La création de cette journée s’explique aussi par le rôle important joué par les légitimités traditionnelles dans la vie de la nation et dans le but d’engager un développement local inclusif, durable et efficace », a-t-il précisé.

Le patriarche des Niaré, Souleymane Niaré, et Bajan Ag Hamatou, ont montré leur satisfaction pour la célébration de la journée. Ils ont montré que leur implication dans la prévention et le règlement des conflits ne fera jamais défaut. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, s’est beaucoup appesanti sur le passé du Mali, tout en mettant en exergue le rôle et la place des légitimités traditionnelles dans la société malienne. « Les légitimités traditionnelles sont des maillons essentiels dans la société malienne et sont incontournables pour parler des questions et des sujets aussi importants requérant expertise, compétences et aptitudes avérées et reconnues dans la conduite de la réconciliation nationale à la régulation sociale au Mali. Elles sont maintes fois mises à profit dans la recherche de solutions aux différentes crises qui ont émaillé l’histoire contemporaine et même récente du Mali. Les légitimités traditionnelles englobent à la fois les familles fondatrices, les autorités traditionnelles, qui sont les chefs de villages, de fractions et de quartiers (nommés par des actes administratifs), les chefs coutumiers et les chefs religieux. Elles continuent d’exercer une influence forte sur le cours de la vie politique, économique et sociale. Bénéficiant de la reconnaissance, du respect et de la considération de la majorité des populations. Elles s’imposent de fait comme des interlocuteurs incontournables de l’État, des projets de développement et des bailleurs de fonds. Elles jouent un rôle déterminant dans le processus de développement économique, social et culturel durable du pays», a-t-il fait savoir. Les activités prévues sont entre autres, conférences, débats, une exposition photos sur les légitimités traditionnelles, des consultations médicales ophtalmologiques et en géronto, gériatrie.

<strong> </strong>

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’odyssée du dernier convoi de la MINUSMA de Kidal vers Gao</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lodyssee-du-dernier-convoi-de-la-minusma-de-kidal-vers-gao-3043170.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Nov 2023 01:09:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 31 octobre 2023, pour les casques bleus de la MINUSMA, débutait à Kidal, dans le nord du Mali, une mission ultime, exceptionnelle à tous égards.</strong>

Ce jour-là, le dernier convoi de la MINUSMA dans la région prît le départ depuis son camp de Kidal, pour une odyssée d’un peu plus de 350 kilomètres en direction de Gao. Selon le Général de division Mamadou Gaye, Commandant de la Force de la MINUSMA, « chaque kilomètre parcouru était un succès, chaque engin explosif improvisé neutralisé était une victoire, chaque vie préservée était une source de profond soulagement. Nous savions que c’était un voyage à haut risque, mais nous avions un devoir envers ces casques bleus qui ont servi avec distinction et dans des conditions on ne peut plus difficiles dans le septentrion malien. Ils devaient tous rentrer chez eux sains et saufs ».

<strong>Dernière mission à hauts risques</strong>

Le convoi était composé de 848 soldats de la paix originaires du Tchad, de la Guinée, de l’Égypte, du Népal, du Cambodge et du Bangladesh. Il comprenait 143 véhicules. Ce qui le rendait encore plus inhabituel, c’est qu’il ne bénéficiait pas d’une couverture aérienne pour atténuer la menace terroriste, hélas omniprésente dans ces zones hostiles. De plus, la majorité des véhicules n’étaient pas blindés, exposant davantage leurs passagers à un risque constant. « Nous n’étions pas seulement des soldats, mais aussi des frères et des sœurs sur cette route de tous les dangers. L’esprit de camaraderie nous a permis de surmonter l’adversité », a témoigné un des casques bleus tchadien du convoi.

Mais pourquoi la MINUSMA a-t-elle pris le risque de lancer une telle opération ? La décision est justifiée par la rapide détérioration de la situation sécuritaire et la montée concomitante des tensions au niveau local, mettant chaque jour davantage en danger la vie des casques bleus, dans un contexte marqué par la réduction très significative des capacités de la Mission. Celle-ci, en vérité, n’était plus en mesure de protéger ses personnels et ses installations. L’opération d’extraction des personnels de la Mission de Kidal a été rendue encore plus compliquée par l’absence d’autorisations suffisantes pour effectuer les rotations aériennes requises pour transporter casques bleus et équipements sensibles. De fait, près de 400 casques bleus qui auraient dû être ramenés à Gao par avion ont été obligés de prendre la route. À cela s’est ajouté le blocage, à Gao, depuis fin septembre, des convois logistiques qui devaient rallier la région de Kidal et rapatrier les équipements lourds appartenant aux pays contributeurs de troupes et de personnels de police ainsi qu’aux Nations unies.

La décision prise était assurément le moindre mal. Il fallait faire un choix entre partir, pour préserver la vie des casques bleus, ou rester sur place, avec la certitude de continuer à les exposer à une situation sécuritaire devenue véritablement intenable. Un autre facteur a également pesé dans la balance : le risque, réel, de ne plus pouvoir répondre à leurs besoins de base, du fait de la réduction drastique des réserves alimentaires et des difficultés de ravitaillement de Kidal.

Face à ce dilemme cornélien, la MINUSMA a bien entendu donné priorité à la préservation de la vie de ses casques bleus. « La destruction de l’armement et des munitions était une décision difficile, quoique conforme à la règlementation des Nations unies, mais elle a contribué à sauver des vies en évitant qu’ils ne tombent en de mauvaises mains. Notre mission était de protéger, et nous l'avons fait », a souligné un casque bleu.

Lorsque le dernier convoi a quitté la base de Kidal le matin du 31 octobre, les casques bleus ont optimisé tous les espaces disponibles pour embarquer et faire partir tous les frères et sœurs d’armes. Aussi, du fait des limitations des capacités d’emport des moyens roulants, le convoi ne pouvait pas faire le plein de rations, d’eau et de carburant. « Parfois, la seule chose qui nous motivait était l’espoir de rentrer chez nous sains et saufs. C’était un test de volonté autant que de courage », a ajouté un autre soldat, du contingent guinéen.

<strong>Détermination des casques bleus face au danger des mines</strong>

Les jours où le convoi n’a pas rencontré de mines ont été rares. La première explosion s’est produite le jour même du départ, alors que le convoi n’était qu’à 25 kilomètres au sud-ouest de Kidal. En raison de sa longueur, d’environ 9 km, de sa taille, ainsi que de contraintes de mobilité terrestre (pistes sablonneuses), le convoi ne pouvait espérer parcourir plus d’une cinquantaine de kilomètres par jour. Heureusement, aucun casque bleu n’a été blessé dans ce premier incident, mais le véhicule blindé de transport de troupes affecté fut complètement endommagé, obligeant le convoi à l’abandonner sur place.

Le 1er novembre, un autre véhicule blindé de transport de troupes a été touché par l’explosion d’un engin explosif improvisé à environ 52 kilomètres au sud-ouest de Kidal. « Chaque explosion de mine était un rappel brutal de la réalité et de la volatilité de notre environnement opérationnel. Nous savions que le danger était omniprésent, mais nous avons continué », a témoigné Mahamat, soldat du contingent tchadien. Huit casques bleus ont été blessés, dont deux grièvement. Tous furent évacués par hélicoptère vers l’hôpital militaire de la MINUSMA à Gao.

Le 3 novembre, un troisième véhicule blindé de transport de troupes a été touché par un autre engin explosif improvisé alors que le convoi se trouvait à 88 kilomètres au sud-ouest de Kidal, dans la zone d’Anéfis. « Chaque pas dans ce désert devait être exécuté avec une extrême prudence, chaque poussière soulevée cachait peut-être une menace. Les mines étaient notre ombre constante, mais nous avancions malgré tout, guidés par notre détermination à accomplir avec succès notre dernière mission en terre malienne », a souligné un casque bleu du contingent guinéen. Les 7 casques bleus blessés lors de cet incident furent évacués, et le véhicule endommagé laissé sur place. À ce stade, le matériel montrait des signes évidents de fatigue, tout comme les casques bleus au demeurant, qui souffraient d’un manque d’eau potable et de nourriture.

C’est dans ce contexte que le convoi a été réapprovisionné le 6 novembre en eau, en nourriture et en pièces de rechange pour les véhicules, grâce à deux vols d’hélicoptères de la MINUSMA en provenance de Gao. L’opération est délicate, car le ravitaillement par air nécessitait la sécurisation préalable d’une zone de posée pour permettre l’atterrissage des hélicoptères et la livraison des produits vitaux qu’ils transportaient.

<strong>Survivre et réussir malgré tous les obstacles</strong>

Il aura fallu huit jours de voyage périlleux à travers le désert pour atteindre Gao. Les casques bleus ont dû surmonter des épreuves de toutes sortes, y compris des conditions météorologiques défavorables, en plus d’avoir dû, à chaque fois que requis, faciliter le déroulement d’évacuations sanitaires complexes du fait de l’éloignement des points d’incidents. Le convoi a été victime de six explosions de mines au total, blessant en tout 37 personnels en uniforme et endommageant sept véhicules. Fort heureusement, la très grande majorité des soldats blessés sont depuis sortis de l'hôpital, les autres étant dans un état stable hors de tout danger.

À leur arrivée à Gao, les casques bleus étaient plus qu’exténués, mais ils portaient en eux la fierté légitime d’avoir accompli leur mission avec bravoure dans des conditions extrêmement difficiles.

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<strong>Source : Minusma</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Fédération et Associations des Retraités du Mali : Un forum regroupe les retraités de la fonction publique et de la convention collective sur la problématique de la retraite</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/federation-et-associations-des-retraites-du-mali-un-forum-regroupe-les-retraites-de-la-fonction-publique-et-de-la-convention-collective-sur-la-problematique-de-la-retraite-3042685.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 06:55:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Fédération et Associations des retraités du Mali (FNAR) et les Associations des retraités ont organisé un forum, du 2 au 3 novembre 2023 dans la salle de conférence du contrôle général des services publics, pour passer au peigne fin les problèmes auxquels sont confrontées les personnes qui ont eu droit à la retraite. C’était sous la haute présidence du Premier ministre malien, le Dr Choguel Kokala Maiga, en compagnie de Mme Diéminatou Sangaré, ministre de la santé et du Développement Social.

Le président, Seydou Monzon Traoré, a, au nom de ses collègues, salué les autorités de la transition pour leur engagement patriotique et leur clairvoyance dans la gestion du pays. Il a salué le personnel de la direction de la sécurité sociale, tels que la CANAML, l’Institut National de prévoyance Sociale etc.. qui ne cessent de prendre des initiatives majeures impactant positivement la condition des retraités. Il s’agit, selon M Traoré, de la déconcentration des services techniques, la bancarisation des pensions, le contrôle physique périodique, le paiement en ligne des pensions pour certaines catégories, autant d’efforts louables qui viennent couronner la volonté des pouvoirs publics à opérer de véritables mutations y compris dans le domaine de la législation sociale. S’agissant des réformes législatifs, il a cité des avancées, entre autres, la liquidation de la pension sur la base de la moyenne des rémunérations des cinq dernières années ; de la carrière soumise à cotisation ; l’instauration d’un régime complémentaire qui fait appel à l’effort contributif de l’assuré ; l’élargissement de l’assiette de cotisations à tous les avantages accordés au fonctionnaire, y compris les primes d’indemnités pour permettre le relèvement du niveau de sa pension ; l’augmentation du taux de cotisation de l’Etat qui passe de 8 à 13%.

Pour les retraités de la Convention collective, il a rappelé les avancées notoires qui ont eu lieu. Il s’agit de l’admission de la retraite à 55 ans, sans abattement ; l’instauration du régime d’assurance volontaire ouvert aux membres non-salariés des professions libérales, artisanales et commerciales et industrielles ainsi qu’aux travailleurs, indépendants, ce qui a comme avantage l’extension de la couverture sociale à une frange importante de la société ; la liquidation de la pension sur la base des rémunérations mensuelles moyenne des treize s dernières années ; l’assurance maladie obligatoire aussi bien pour les retraités de la Convention que pour ceux de la fonction publique etc..

Cependant, le président a fait remarquer que malgré ces avancées significatives enregistrées, tant au niveau du code des pensions régissant du droit des fonctionnaires à la retraite et gérés par la CMSS qu’ au niveau du code de prévoyance sociale dont les pensionnés émargent à l’INPS, des questionnements persistent. Des interrogations, va t-il indiquer, à l’allure de frustrations ont- surgi chez une frange très significative de retraités des fonctions publiques de l’Etat et des Collectivités territoriales ; aussitôt, après l’adoption de la loi 2018-53 du 11 juin 2018 portant code des pensions qui en son article 140 dispose que les droits ou de réversion acquis avant l’entrée en vigueur de cette loi ; demeurent sous l’égide des textes en vigueur au moment de leurs acquisitions.

En d’autres termes, les avantages prévus dans le nouveau code de pension ne concerneraient nullement les pensionnés ayant fait valoir leurs droits à la retraite avant janvier 2019. A indice, annuités et grades égaux, le niveau de la pension varie selon que vous soyez avant ou après janvier 2019, date de l’application de la nouvelle loi, a indiqué le président Traoré. En expliquant le cas des retraités de la Convention collectives, Taoré n’a pas manqué de souligner la stagnation de leur pension depuis 2019. Il n’a également pas manqué de rappelé la crise multidimensionnelle, la COVID 19, le terrorisme, l’embargo de la CEDEAO et de l’UEMOA qui ont eu des impacts certains sur les denrées de premières nécessités et des conséquences, voir une dégradation du niveau de vie, une érosion du pouvoir d’achat des populations Il a également indiqué que le travailleur retraité n’a bénéficié d’aucune augmentation pour le soulager, qu’il reste le seul contributeur aux dépenses des ménages Selon lui, l’article 167 du code de Prévoyance Sociale qui stipule que les pensions sont revalorisables par décret pris en conseil de ministre sur proposition du ministre du travail après délibération du Conseil d’administration, chose qui n’a pas produit ici l’effet escompté.

Le Premier ministre, le Dr Choguel Kokala Maiga a, quant à lui, expliqué les calculs des pensions de l’indépendance à nos jours, la gestion des pensions, les efforts fournis par le gouvernement pour l’amélioration des dites pensions. Il a appelé à un débat inclusif, un échange fructueux, et des propositions concrètes pour l’amélioration des pensions. Il a saisi l’occasion pour expliquer la rébellion au Mali de l’indépendance à nos jours , les enjeux d’une guerre qu’on a imposé au Mali.

Au terme de deux jours de travaux, la fédération et Associations des retraités du Mali ont fait des constats et aussi des recommandations qui sont entre autres, l’amélioration de la pension des retraités d’avant janvier 2019 par la sécurité Sociale ; la revalorisation des pensions par l’INPS ; le reversement régulier des cotisations à la CMSS par l’Etat ; la mise en place d’un Conseil d’orientation et de régulation de la Prévoyance Sociale ; l’application des recommandations des Études actorielles par le glissement de taux des autres branches vers elle, vers celle de la retraite ; l’opérationnalisation de la retraite complémentaire par la capitalisation ; l’élargissement de la cotisation par l’identification des entreprises non salariées et du secteur non formel ; la transposition diligente des directives de la CIPRES dans le dispositif régissant la Sécurité Sociale.

Fakara Fainké

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<item>
<title>Le Mali réagit au rapport de Human Rights Watch : «Les violations graves citées dans ce rapport sont l’œuvre des groupes terroristes »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/droits-humains/le-mali-reagit-au-rapport-de-human-rights-watch-les-violations-graves-citees-dans-ce-rapport-sont-loeuvre-des-groupes-terroristes-3042681.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 06:53:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 1er novembre 2023, l'Organisation non gouvernementale Human Rights Watch (HRW) a publié un communiqué intitulé « Mali : Les groupes islamistes armés et l'armée prennent les civils pour cible». En réaction à ce communiqué, le gouvernement du Mali a publié une note, le 06 novembre 2023, pour indiquer que les allégations portées par Human Rights Watch ne reflètent aucunement la réalité sur le terrain. « De l'analyse des allégations contenues dans le rapport de HRW, il ressort le caractère tendancieux des allégations infondées, des affirmations gratuites, des témoignages recueillis à distance et orientés, des conclusions erronées tendant à incriminer les autorités maliennes et les FAMa. Les violations graves citées dans ce rapport sont l’œuvre des groupes terroristes », précise le gouvernement malien dans sa note.

Le Gouvernement rappelle que l'Etat du Mali est profondément attaché au respect des droits humains consacrés dans toutes ses Constitutions, de l'Indépendance à nos jours. Ces Constitutions garantissent les droits fondamentaux de chaque citoyen et mettent l'accent sur la forme républicaine et laïque de l'Etat. Par ailleurs, ajoute la note, le Mali a souscrit à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme du 10 décembre 1948 et à la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples du 27 juin 1981. « Les valeurs de respect, de promotion et de protection des droits humains sont en outre inscrites dans l'identité du Mali, qui, depuis l'Empire du Mali, au 13ème siècle, a adopté la Charte du Mandé, appelée Charte du Kurukan Fuga », révèle la note du gouvernement malien.

A cet égard, le Gouvernement du Mali affirme sa détermination à défendre les droits de l'Homme en général, les droits de la Femme et de l'Enfant ainsi que la diversité culturelle et linguistique de la communauté nationale, en particulier. « Les allégations portées par Human Rights Watch ne reflètent aucunement la réalité sur le terrain. En effet, les opérations menées par les Forces Armées maliennes (FAMa) dans la région de Nara ont toutes ciblé les groupes armés terroristes et en conséquence, sans aucun incident sur les populations civiles.

A ce titre, l'opportunité d'une enquête ne s'était pas présentée », précise le gouvernement malien. De l'analyse des allégations contenues dans le rapport de HRW, ajoute le gouvernement malien, il ressort le caractère tendancieux des allégations infondées, des affirmations gratuites, des témoignages recueillis à distance et orientés, des conclusions erronées tendant à incriminer les autorités maliennes et les FAMa. « Les violations graves citées dans ce rapport sont l’œuvre des groupes terroristes. Les civils, les militaires et les forces internationales payent un lourd tribut de cette barbarie. L'armée est dans sa mission régalienne de protection du territoire, des populations et des biens. Dans ce cadre, elle opère en toute autonomie et ne fait appel à aucun supplétif étranger. Grâce à sa montée en puissance, des dizaines de milliers de personnes ont pu regagner leur lieu de résidence, l'administration et les services sociaux de base se redéployent progressivement », révèle la note du gouvernement malien.

Selon le gouvernement, les FAMa sont une armée républicaine, formée au respect des dispositions pertinentes des droits de l'Homme et du droit international humanitaire. En outre, le gouvernement a fait savoir que c'est une armée nationale dans laquelle toutes les communautés sont représentées, à tous les niveaux, y compris au plus haut niveau du commandement.

Pour le gouvernement, les Forces Armées maliennes accomplissent leur rôle dans le strict respect des droits de l'Homme et du droit international humanitaire auxquels elles sont formées et sensibilisées en permanence. « Il importe également de rappeler que la prévôté est présente au sein de chaque détachement opérationnel pour garantir le respect des Droits de l'Homme et du Droit International Humanitaire sur les différents théâtres d'opérations militaires.

En termes de perspectives, le Gouvernement recommande une meilleure lecture des évènements de la part de Human Rights Watch, qui gagnerait notamment à rester dans une stricte neutralité et à inscrire davantage sa démarche dans une approche constructive », révèle la note du gouvernement malien.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Présence des groupes signataire de l’Accord dans les institutions de l’État : La CMA demande à ses membres de démissionner</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presence-des-groupes-signataire-de-laccord-dans-les-institutions-de-letat-la-cma-demande-a-ses-membres-de-demissionner-3042677.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 06:47:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une lettre circulaire, publiée le 5 Novembre 2023, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), groupe signataire de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu des pourparlers d’Alger, a instruit à tous ses délégués au sein des organes de l'Accord et/ou désignés dans les institutions de l'Etat, à quels que niveaux que ce soient par le biais de l'Accord, de se départir de tout lien ou subordination avec les autorités de la transition et de reprendre leurs taches respectives au sein des organes de la CMA, dans les meilleurs délais.

Selon la CMA, depuis la mise à mort du cessez le feu de 2014 et de l'Accord d'Alger, se matérialisant par l'attaque délibérée de sa position avancée de Foyta, puis de Ber par le couple Famas- Wagner, elle a été contrainte d'adopter une posture défensive vis à vis de la déclaration de guerre et des agressions à caractère terroriste de l'Etat Malien à son encontre et surtout à l'encontre des populations civiles de l'Azawad.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’ex&#45;Premier ministre Kabiné Komara devient le 1er Africain Président du CA de la Fondation GFI créée par le président Bill Clinton</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/lex-premier-ministre-kabine-komara-devient-le-1er-africain-president-du-ca-de-la-fondation-gfi-creee-par-le-president-bill-clinton-3042675.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 06:44:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après avoir été choisi en août 2016 comme premier Africain à être membre de son Conseil d’administration, les membres de cette prestigieuse fondation ont élu ce 6 novembre à l’unanimité, l’ancien Premier ministre guinéen Kabiné Komara comme Président du Conseil.</strong>

C’est là une nouvelle qui vient redonner de la fierté à plus d’un Guinéen ! La prestigieuse fondation « Global Fairness Initiative » (GFI), a été créée par le Président Bill Clinton qui en fut le premier président.

KOMARA succède à son Excellence Danilo Turk ancien, Président de la Slovénie et ancien Secrétaire Général des Nations Unis.

Les membres du conseil ont motivé leur choix par la grande connaissance que Kabiné a des questions de développement, son intégrité et la grande considération dont il jouit sur le plan international.

Global Fairness Initiative a été créée en 2012 par l’ancien président américain, Bill Clinton pour contribuer à l’éclosion des valeurs de progrès dans les pays en développement.

Basée à Washington, la Fondation qui se veut unique en son genre, établit son programme mondial d’activités et choisit ses projets en recourant à l’expertise et à la compétence d’une quinzaine de personnalités de référence sélectionnés internationalement.

Mme Karen Tramonto, PDG de l’influente société de conseil stratégique et ancienne directrice de cabinet de Bill Clinton à la Maison-Blanche, le fondateur Bill Clinton lui-même et maintenant le guinéen Kabiné Komara.

Les interventions de GFI ont pour finalité de promouvoir plus d’équité, une approche de développement durable par la promotion de la juste rémunération des efforts, l’accès égalitaire au marché et la mise en place de politiques publiques susceptibles de rompre le cercle vicieux de la pauvreté et du sous-développement.

Interrogé sur ses priorités en tant que nouveau Président du Conseil d’administration, M. Komara a d’abord loué la vision du Président Clinton pour avoir créé cette fondation. Il a ensuite exprimé sa gratitude au Président sortant Danilo Turk et à l’ensemble des Administrateurs pour l’avoir unanimement investi de leur confiance.

Il a promis de travailler pour mobiliser plus de ressources, accroitre le rayonnement de l’organisation et surtout étendre ses activités pour la concentration et l’implémentation de plus de projets de promotion pour l’équité, l’inclusion et la justice sociale.

Il a conclu en disant qu’au-delà de sa modeste personne, cette lourde charge constitue pour lui une grande marque d’honneur à son pays, la Guinée.

Sékou Kéïta

Consultant en Stratégie de Communication Politique-Institutionnelle et des Médias.

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<item>
<title>Affaire « atteinte aux biens publics» portant sur 17 milliards de FCFA : Assimi Goïta abroge le décret de nomination au CNT de Mamadou Diarrassouba</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/affaire-atteinte-aux-biens-publics-portant-sur-17-milliards-de-fcfa-assimi-goita-abroge-le-decret-de-nomination-au-cnt-de-mamadou-diarrassouba-3042672.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 06:42:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Mamadou Diarrassouba ne fait plus partie des membres du CNT. Son décret de nomination a été abrogé par le président de Transition Assimi Goïta, le mardi 7 novembre 2023. Mamadou Diarrassouba, ancien questeur de l’Institution et non moins membre du Conseil national de transition (CNT), après plusieurs auditions dans le cadre de l’enquête préliminaire relative à l’affaire dite « atteinte aux biens publics à l’Assemblée nationale » portant sur 17 milliards de F CFA, sous le pouvoir de l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéïta, avait démissionné le 23 octobre 2023.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vives réactions au Mali après le départ précipité de la MINUSMA de Kidal : Le RDS de Younouss H Dicko exhorte les autorités à porter plainte auprès des instances internationales</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vives-reactions-au-mali-apres-le-depart-precipite-de-la-minusma-de-kidal-le-rds-de-younouss-h-dicko-exhorte-les-autorites-a-porter-plainte-aupres-des-instances-internationales-3042670.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 06:41:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[DECLARATION SUR LA MINUSMA DU 01 Novembre 2023

Le Rassemblement pour le Développement et la Solidarité (R.D.S.), parti historique malien de la SOLIDARITE, suit avec une grande attention l’évolution de la situation dans le nord de notre pays le Mali.

Le R.D.S. s’incline sur la mémoire des VICTIMES INNOCENTES des forces du mal.

Notre Parti, le R.D.S., du 20 décembre 2012 à nos jours, a malheureusement constaté une constante évolution négative de l’action de la MINUSMA au Mali.

Pour s’en convaincre, il suffit de se rappeler du rôle trouble de la MINUSMA dans la crise Mali-Cote d’Ivoire (49 mercenaires).

Rappelez-vous le 20 juillet 2022, date où nous avons dû expulser le porte-parole de la MINUSMA après qu’il se soit permis la publication d’informations tendancieuses et inacceptables jetant le doute entre nos frères ivoiriens et nous.

Rappelez-vous de notre lettre du 15 aout 2022, adressée à la Présidence chinoise en exercice des Nations Unies, demandant une réunion d’urgence pour faire cesser les actes d’agression sous forme de violation de notre souveraineté, de soutien apporté aux groupes terroristes et d’espionnage perpétrés par la France. Cette lettre est restée sans suite.

Rappelez-vous le 5 février 2023, quand nous avons été obligés d’expulser le Directeur de la division des droits de l’Homme de la MINUSMA pour ses agissements subversifs et déstabilisateurs.

Rappelez-vous notre plainte de juin 2023 pour espionnage et atteinte au moral des armées contre la MINUSMA suite au rapport fallacieux salissant notre VICTOIRE de Moura.

Voyez, cette MINUSMA qui pleurait le départ de Barkhane du Mali en se demandant QUI allait la défendre ?

&nbsp;

Voyez, enfin cette MINUSMA, qui s’empresse de « libérer » ses emprises bien avant les dates données, en les laissant à disposition, avec le matériel, à des groupes armés terroristes et séparatistes sans prendre la peine de les remettre au SEUL ETAT DE KAYES A KIDAL : L’ETAT MALIEN !

LA MAUVAISE FOI DE LA MINUSMA EST MISE A NUE !

LES MASQUES TOMBENT !

HONTE POUR LES NATIONS UNIES !

Le R.D.S. exhorte les autorités de la Transition à prendre toutes les dispositions légales et judiciaires pour porter plainte auprès des instances internationales, de la CPI aux mêmes Nations Unies, pour ce manquement grave, pour ce sabotage de notre reconquête, pour cette trahison, pour cette non-assistance de nos populations en danger !

Le R.D.S. exhorte le PEUPLE malien, d’Aguelhok à Kita, à soutenir nos vaillantes FAMA qui sont en train d’écrire des pages glorieuses de notre HISTOIRE !

VIVE LE R.D.S., VIVE LE PEUPLE DU MALI, VIVE LES FAMA, POUR UN DEVELOPPEMENT SOLIDAIRE !

Le Président du R.D.S.

Pr El Hajj Younouss Hamèye DICKO

Commandeur de l’Ordre National du Mali

Chevalier de l’Ordre Internationale des Palmes Académiques du CAMES

Ancien Ministre

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : La Confédération des Touareg Iwillimiden et Alliés (CTIA) appelle les « combattants à rejoindre sans délai le processus de paix »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-confederation-des-touareg-iwillimiden-et-allies-ctia-appelle-les-combattants-a-rejoindre-sans-delai-le-processus-de-paix-3042423.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 06:54:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une déclaration rendue publique, le 04 novembre 2023, la Confédération des Touareg Iwillimiden et Alliés (CTIA) sous la direction de l’honorable Bajan Ag Hamatou a appelé toutes les communautés membres et alliés de la Confédération des Iwillimiden et Alliés et les combattants à rejoindre sans délai le processus de paix. En outre, la Confédération appelle le Gouvernement et tous les mouvements signataires à rejoindre sans délai la table du Comité de Suivi de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger en vue de son parachèvement. Elle invite tous les Maliens à une union sacrée autour du Mali. Par ailleurs, la CTIA décide de soutenir et d'adhérer aux Mouvements de l'Inclusivité.

« La Confédération des Touareg Iwillimiden et Alliés (CTIA), est préoccupée par les derniers développements sécuritaires consécutifs à la résolution N°2690 (2023) du 30 Juin 2023 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, relative au retrait de la MINUSMA et à la rétrocession de ses emprises aux FAMAS donc à l'Etat du Mali », révèle la déclaration de la CTIA sous la plume de Farock Ag Hamatou. La CTIA, après analyse du contexte socio politique et sécuritaire au Mali en lien avec l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger dit avoir constaté la reprise injustifiée des hostilités. La CTIA salue le professionnalisme et le courage des FAMAS (Forces armées maliennes) ainsi que des plus hautes autorités de la Transition dans la conduite du processus de retrait coordonné et ordonné de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali).

La CTIA, acteur républicain important dans la mise en œuvre de l'Accord dans ses zones d'influence et pour le compte des populations et communautés qu'elle représente se sent interpellée quant à son rôle pour la préservation de la paix. La Confédération des Touareg Iwillimiden et Alliés, ajoute la déclaration, après avoir discuté avec certains acteurs signataires de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger, notamment le Secrétaire Général de la CPA, Président des Mouvements de l'Inclusivité et les responsables de la plateforme des mouvements du 14 Juin 2014 d'Alger, informe l'opinion nationale et internationale de ce qui suit : la CTIA réaffirme son soutien indéfectible aux « autorités de la Transition et au Mali un et indivisible comme en atteste le sacrifice ultime des nôtres qui ont versé leur sang, le 09 Mai 1916 à Andéramboukane contre le colonisateur français, sous le leadership de l'Aménokal Fihroune AG ALINSAR » ; maintient son engagement à ne ménager aucun effort pour que les maliens en général et la Confédération des Touareg Iwillimiden et Alliés en particulier puissent bénéficier des dividendes de la paix et de l'Accord d'Alger ; décide de soutenir et d'adhérer aux Mouvements de l'Inclusivité ; appelle toutes les communautés membres et alliés de la Confédération des Iwillimiden et Alliés et les combattants à rejoindre sans délai le processus de paix sous la conduite du Gouvernement représenté par le Ministre de la Réconciliation chargé de la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger à travers les Mouvements de l'Inclusivité ; réaffirme sa solidarité avec tous les Mouvements Républicains engagés pour la paix ; demande à tous les compatriotes ayant une quelconque responsabilité de mettre fin aux souffrances du peuple malien ; réaffirme son attachement à la souveraineté, à l'intégrité et à l'indépendance du Mali ; invite tous les maliens à une union sacrée autour du Mali, notre seul et unique héritage commun.

Enfin, la CTIA appelle le Gouvernement et tous les mouvements signataires à rejoindre sans délai la table du Comité de Suivi de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger en vue de son parachèvement.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Promotion du Secteur privé : L&amp;apos;APEP et le CNPM créent un cadre de collaboration permanent et structuré</title>
<link>https://www.maliweb.net/secteur-prive/promotion-du-secteur-prive-lapep-et-le-cnpm-creent-un-cadre-de-collaboration-permanent-et-structure-3042420.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 06:50:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le siège du Conseil National du Patronat du Mali (CNPM), a abrité, le jeudi 2 novembre 2023, la cérémonie de signature de la convention entre l'Association pour la Promotion des Entreprises Privées (APEP) et le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM). Selon une note publiée par le CNPM, cette entente vise à établir un cadre de collaboration permanent et structuré entre l'APEP et le CNPM. Il s’agira pour les deux structures de conjuguer leurs efforts pour réaliser des actions et projets bénéfiques à l'ensemble du secteur privé malien. La formalisation de cet accord s'est effectuée en présence des membres du Bureau et du Comité statutaire du CNPM, ainsi que des cadres de l'APEP. Lors de cette cérémonie, le Président du CNPM, Mossadeck BALLY a souligné que l'objectif de cette convention est de favoriser la complémentarité entre les deux entités, de mutualiser les efforts et de développer des projets en collaboration.

De son côté, la Présidente de l'APEP, Mme Gakou Salimata FOFANA, n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude envers le Président BALLY et les membres pour la concrétisation de cette signature. D’après elle, la signature de cette convention est une lueur d'espoir pour le secteur privé malien qui est le moteur du développement économique du pays.

Sidiki Adama Dembélé]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Croix&#45;Rouge Malienne : Les probants résultats du partenariat programmatique pilote affichés</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/croix-rouge-malienne-les-probants-resultats-du-partenariat-programmatique-pilote-affiches-3042297.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 19:32:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le but de fournir les informations nécessaires sur le projet accélérer l’action locale dans les crises humanitaires et sanitaires, ses objectifs, ses composantes et son cadre de mise en œuvre aux différents partenaire, la Croix-Rouge malienne a organisé, le jeudi 02 novembre 2023 à l’hôtel Millenium, une séance d’information visant à assurer une compréhension commune et une coordination efficace entre tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre dudit projet. C’était sous la présidence du représentant du ministre de la santé et du développement social, en présence du secrétaire général de la Croix-Rouge malienne, ainsi que les représentants de plusieurs partenaires.

« Financée par la DG Echos-FICR au Mali et avec comme ambition de répondre aux besoins humanitaires croissants et immédiats des populations les plus vulnérables et à préparer les communautés à résister aux chocs en adoptant une approche adaptée aux nouveaux défis humanitaires, l’initiative Partenariat Programmatique Pilote (PPP) ou projet accélérer l’action locale dans les crises humanitaires ou sanitaires est un projet innovant et ambitieux », a expliqué le secrétaire général de la Croix-Rouge malienne, avant de souligner qu’il est en train de mieux préparer les communautés bénéficiaires à anticiper, à répondre et à se remettre efficacement de l’impact de choc et des dangers évolutifs et multiples sur la base d’une approche tenant compte des risques. Selon lui, au cours de ces dernières années, il a été noté une augmentation du nombre de personnes nécessitant une aide humanitaire d’urgence du aux conflits armés et intercommunautaires, ainsi qu’aux différentes catastrophes naturelles (sècheresse, inondations…) entrainant un nombre croissant de déplacés internes. Ajoutant que dans le cadre dudit projet, la Croix-Rouge malienne, en partenariat avec la Croix-Rouge Danoise, la Croix-Rouge Espagnole et la Croix-Rouge Luxembourgeoise, fournira une assistance humanitaire aux populations déplacées internes et aux communautés locales touchées par un des différents chocs dans les régions de Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao et du district de Bamako.

Abdoulaye Maïga, le représentant du ministre de la santé et du développement social a affirmé que la Croix-Rouge malienne est un acteur majeur dans le domaine de l’humanitaire au Mali et est toujours au premier plan dans le domaine de l’assistance et du relèvement des populations affectées par des crises dans notre pays. Il a félicité la Croix-Rouge Malienne pour son omnipotence aux cotés des autorités publiques. Les représentants de la Croix-Rouge Danoise, de la Croix-Rouge Espagnole et la Croix-Rouge Luxembourgeoise, ainsi que celle de la fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ont salué les probants résultats du projet affichés depuis son démarrage, et ont exhorté les travailleurs de la Croix-Rouge Malienne et les volontaires à œuvrer pour l’atteinte des objectifs du projet.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Coopération Chambre civique de la Russie&#45; CESEC&#45;Mali : Vers une redynamisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/cooperation-chambre-civique-de-la-russie-cesec-mali-vers-une-redynamisation-2-3042292.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 19:27:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la tenue de l’Assemblée générale et du Conseil d’Administration de l’Association Internationale des Conseils Economiques, Sociaux et Institutions similaires (AICESIS), le Président du Conseil économique social, environnemental et culturel, Monsieur Yacouba KATILE séjourne à Moscou, en Fédération de la Russie.</strong>

En prélude aux travaux de cette grande rencontre de la faîtière internationale des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires, la Chambre civique de la Russie a organisé à son siège, une réunion bilatérale avec l’Union des Conseils Économiques, Sociaux et Institutions similaires d’Afrique (UCESA). Cette rencontre vise comme objectif principal de renforcer par le biais des échanges d'idées, les liens de coopération entre l’UCESA et la Chambre civique de la Russie. Prenant la parole, le Président du CESEC, Monsieur Yacouba KATILE a fait un tour d’horizon de l’excellente qualité des relations de coopération et développement entre le Mali et la Fédération de la Russie. « Avec l’avènement du régime de la Transition, les liens de coopération se sont davantage renforcés. Ce, par le biais du changement de paradigme diplomatique conformément à la vision du Présidente la Transition, Son Excellence, le colonel Assimi GOÎTA, Chef de l’Etat », a rappelé le Président du CESEC. Et cela avant d’ajouter que : « le Conseil Economique, social, environnemental et culturel entretient également des relations solides avec la Chambre Civique de la Russie. Cela s’est traduit par la signature entre les deux institutions d’un protocole d’accord de coopération, le 19 févier 2015 à Moscou ». Monsieur KATILE a tenu à réaffirmer que le CESEC est disposé à consolider ses acquis à travers la redynamisation desdits liens de coopération. Cette relance de partenariat pourrait s’appuyer dira-t-il, sur un mécanisme pertinent favorisant le renforcement de coopération entre les deux institutions en initiant des cadres d’échanges périodiques entre leurs membres et leurs cadres administratifs afin de procéder à des partages d’expérience sur des questions d’intérêt commun entre autres.

En retour, Madame Lidia MIKHEEVA, la Présidente de la Chambre civique s’est réjouie de cette initiative de redynamisation des liens de coopération. Elle a rassuré le Président KATILE de respecter les engagements consignés dans le protocole d’accord de coopération. La journée du lundi 30 octobre a été consacrée à la visite culturelle dans la ville de Moscou. Elle a été suivie par une conférence organisée par la Chambre civique de la Fédération de Russie avec M. Sergey NOVIKOV, Conseiller auprès du kremlin en charge des questions relatives de la Société Civile et de M. Peter ILICHEV , Chef du Département des organisations internationales des Affaires Étrangères.

Baba Bourhaima CISSE

CCOM CESC

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>6ème édition de la journée de la CANAM : La prescription rationnelle et une bonne gestion des feuilles de soins au cœur des échanges</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/6eme-edition-de-la-journee-de-la-canam-la-prescription-rationnelle-et-une-bonne-gestion-des-feuilles-de-soins-au-coeur-des-echanges-3042294.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 19:25:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Hôtel Collection Radisson (Ex- Sheraton) a servi de cadre, le jeudi 2 novembre 2023, à la tenue de la 6ème édition de la journée de la CANAM (Caisse Nationale d'Assurance Maladie) avec comme thème central: « l'unité d'action syndicale pour une prescription rationnelle et une bonne gestion des feuilles de soins ». La cérémonie d’ouverture de cette rencontre était présidée par le représentant du ministre de la santé et du développement social, Dr. Abdoulaye Guindo, en présence du Directeur Général de la CANAM, Médecin Général de Brigade Boubacar Dembélé, du secrétaire général du comité syndical de la CANAM, Tiécoura Doumbia et de nombreuses autres personnalités.</strong>

Dans ses mots de bienvenue, le secrétaire général du comité syndical de la CANAM, Tiécoura Doumbia, a fait savoir la journée de la CANAM constitue une belle opportunité non seulement pour échanger, avec l'ensemble des acteurs concernés par la question de l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO) sur les préoccupations de l'heure, mais aussi, un espace de dialogue social approprié entre les autorités en charge de la gestion de l'AMO et les travailleurs de la CANAM.

Avant d’inviter la Direction générale de la CANAM à l'accélération du processus d'adoption du plan de carrière des travailleurs de la CANAM et l'opérationnalisation de l'organigramme du Régime d'Assurance Maladie Universelle « RAMU ». Selon lui, suite à une évaluation de la CANAM sur les prescriptions, le coût moyen des ordonnances est passé de 3 000 FCFA à 25 000 FCFA dans le cadre de l'AMO. « Sur la base des informations que j'ai reçues, il ressort que la prescription d'un médicament est l'acte final d'une consultation. Elle doit être rationnelle, de qualité, ce qui implique un certain nombre de paramètres dont le coût et la qualité des prescripteurs.

Dans le système de santé, le médecin est le principal responsable de la prescription des ordonnances. De nos jours, force est de reconnaitre qu'il y a des efforts à faire à ce niveau au vu de nombreuses interpellations de médecins et les constats assortis de ces interpellations », a indiqué Tiécoura Doumbia. Le comité syndical de la CANAM est convaincu que des efforts doivent être consentis par tous les acteurs concernés par l'AMO pour renforcer la sensibilisation sur la prescription rationnelle afin de garantir une assurance maladie pérenne pour toute la population du Mali. « C'est dans cette optique que nous avons, avec l'implication des responsables syndicaux des organismes de prévoyance sociale ainsi qu'avec les syndicats de la santé, choisi pour cette édition de la journée de la CANAM, ce thème central à savoir : « l'unité d'action syndicale pour une prescription rationnelle et une bonne gestion des feuilles de soins ». Nous avons l'intime conviction que la synergie d'actions contribuera de manière significative à sensibiliser et à informer tous les acteurs intervenant dans la mise en œuvre de l'AMO sur les avantages de la prescription rationnelle et la bonne gestion des feuilles de soins en vue de garantir la pérennité du régime de l'assurance maladie dans notre pays », a conclu Tiécoura Doumbia.

Abondant dans le même sens, le représentant du secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Issa Bengaly, a souhaité la nécessité de bannir la fraude dans le système AMO pour la pérennisation de la CANAM. Quant au Directeur Général de la CANAM, Médecin Général de Brigade Boubacar Dembélé, il a remercié le comité syndical pour l’organisation de cette journée. « C’est une occasion de renforcer le dialogue social », a-t-il dit.

Pour sa part, le représentant du ministre de la santé et du développement social, Dr. Abdoulaye Guindo, a fait savoir que cette journée revêt une signification particulière pour l'ensemble des acteurs impliqués dans la gestion de l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO) au Mali. « Elle est l'occasion de discuter, d'échanger et de collaborer sur des questions cruciales liées à notre système de santé », a-t-il dit.

En outre, il a souligné le rôle essentiel que joue la CANAM en tant qu'acteur clé de notre système de santé. « Elle est un pilier fondamental de l'AMO au Mali, et son action contribue à garantir l'accès aux soins de santé pour l'ensemble de la population », a conclu le représentant du ministre.

Aguibou Sogodogo]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L&amp;apos;agriculture malienne perd 50 milliards de FCFA en deux ans : Entre cri de cœur des spécialistes et lynchage des paysans</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/lagriculture-malienne-perd-50-milliards-de-fcfa-en-deux-ans-entre-cri-de-coeur-des-specialistes-et-lynchage-des-paysans-3042289.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 19:22:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après la crise de l'électricité consécutive aux coupures intempestives du courant, la cherté de la vie suite à la flambée exponentielle des prix des produits de première nécessité et la dégradation sans discontinuer des infrastructures routières, c'est la baisse drastique de la production céréalière nationale au Mali qui agace aujourd'hui le monde paysan. C'est la deuxième année que le constat sur la baisse du budget de l'agriculture a été constaté. Les spécialistes et experts de la production agricole estiment à plus de 50 milliards cette baisse et un doigt accusateur est pointé sur les autorités quant à leur incapacité à booster la production.

Le Mali, pays déjà autarcique, vit désormais en enclos. En plus de l'amateurisme et l'inexpérience dans la gestion, le pays fait face au manque de liquidité, au clientélisme, à l'affinité parentale et surtout à la propagande érigée en mode de gouvernance.

Selon les spécialistes du secteur, les projets d'appui des exploitations familiales et les fonds d'appui à l’agriculture sont les secteurs qui ont le plus souffert. Nos enquêtes ont prouvé que les banques ont atteint leur plafond d'emprunt pendant que les partenaires clés ont pris la poudre d'escampette après une décision rédhibitoire. Il y a quelques jours, des experts que nous avons consultés, ont affirmé que les faîtières du secteur s'inquiètent du manque d'intérêt de l'État par rapport à l'agriculture. "Il y a trop de boucan autour de l'agriculture et presque rien de concret", a fulminé un paysan de Korobala pour qui "les autorités ont failli dans la desserte en engrais". Et selon un Ingénieur du département de l'IER, "on a mis les charrues avant les bœufs..."

Pour ce cadre du ministère de l'agriculture, "C'est la baisse continue du budget de l'agriculture qui est à l'origine d'une telle chienlit et d'un tel mécontentement dans le secteur paysan. Toutes choses qui entachent la souveraineté économique et alimentaire. Voilà pourquoi aujourd'hui les prix des denrées de première nécessité ont pris l'ascenseur. Pour ce paysan de Mpèssoba, "On a menti au peuple". Le kilogramme du riz se vend à 600 FCFA, l'oignon à 1000 FCFA, le sucre à 800 FCFA, la viande à 3000 FCFA. Alors, où est la subvention de l'État tant rêvée du côté du bas peuple ? Un peuple qui continue d'admirer la hiérarchie avec leurs primes et avantages, tous azimuts, mirobolants.

Pour les autorités, ce sont les effets collatéraux du terrorisme qui sont à la base de cette mésaventure, mais pour les paysans, c'est l'insouciance, la négligence et l'amateurisme qui sous-tendent un aussi piètre résultat.

Il y a quelques jours, c'est l'entreprise COVEC qui a abandonné ses positions dans la région de Kayes pour des raisons encore inexpliquées. Il y a encore quelques semaines, c'est une dame qui maudissait EDM-sa suite au décès de son enfant après une coupure d'électricité dans un centre hospitalier de Bamako.

Au total, c'est la deuxième fois en deux ans qu'une baisse du budget est constatée. Or, Assimi a placé l'agriculture au cœur de ses préoccupations. Paradoxal non ?

<strong>Issiaka SIDIBÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Transition étouffe les entreprises locales</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-transition-etouffe-les-entreprises-locales-3042288.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 19:19:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est avec une grande surprise et stupéfaction que nous avions appris à travers un communiqué du Conseil de ministres la semaine passée, l’adoption d’un projet de décret portant approbation du marché relatif à la fourniture des équipements pour la fabrication des plaques d’immatriculation au Groupe EHA Hoffman International GMBH représenté par la Société DJIGUIYA SIGNATURE.</strong>

Pour plus d’informations afin d’avoir des thèses et des arguments solides à notre surprise et étonnement, face au mode d’attribution qui nous a paru peu orthodoxe, nous avions entamé une démarche auprès de qui de droit : en occurrence la Direction Générale des Marchés Publics (DGMP). Et cela en conformité avec un adage de chez nous : « ramasser le fruit sous l’arbre ».

Cela fut la croix et la bannière. Car, après m’avoir tourné en rond comme une balle de Ping-pong entre les bureaux, et comme un fétu de pailles balloté dans un océan entre différents bâtiments, la moisson fut hélas infructueuse.. Une telle attitude face aux hommes de medias donne à ce silence, des résonances presque insupportables.

C’est ainsi qu’après nos investigations auprès de certaines compétences en la matière, nous avons appris que l’attribution ou le retrait d’un marché public obéit à des règles très strictes, aussi bien que certaines pratiques urgentes comme le gré à gré ou l’entente directe.
Par rapport à la fabrication des plaques d’immatriculation, une société de la place est déjà détentrice d’une convention de délégation de service public en cours portant fourniture de plaques minéralogiques pour les véhicules: la Société Yattassaye Fils-Sarl. A cet effet, qu’est-ce que le Département aurait reproché à cette Société détentrice de la convention la (Société Yattassaye Fils-Sarl) comme grief d’exclusion ou de retrait avant terme de cet accord ?
Il a été rétabli que le retrait d’une convention se justifie à partir des cas comme : l’inobservation ou la transgression des clauses ou du cahier des charges constatées après une mise en demeure sans suite, les cas de négligence, de l’incapacité ou de mauvaise foi compromettant l’intérêt général ou la qualité. Alors, sur quelle base se serait fondés les décideurs pour l’élimination et attribuer à un tiers en catimini à travers une entente directe.
En effet, comment un marché sur ce domaine pourrait être attribué à une société étrangère inconnue des Maliens et qui serait représenté par une structure-écran : DJIGUIYA SIGNATURE au détriment de celle qui a plusieurs décennies d’expériences dans le domaine, et employant des centaines de Maliens ? Et pire, il paraîtrait que ce marché d’une valeur de 3 milliards 525 millions 217 mille 215 francs CFA a été attribué à partir d’une entente directe en violation du Décret N°2015-604/P-RM du 25 Septembre en son article 58 2.

Le marché de la carte biométrique aurait été attribué à une entreprise étrangère (Allemande) dans les mêmes conditions alors qu’il existe des entreprises aux compétences avérées dans ce domaine. Des milliards passent sous la barbe des nationaux au profit des étrangers. Avec une telle approche, l’horizon devant les entreprises nationales qui contribuent efficacement au déclin de chômage au Mali s’assombrit.

Je pense que dans le contexte d’un Mali actuellement enfoncé dans une crise sécuritaire, économique et même morale, les périodes de transition doivent être mises à profit pour restaurer un minimum de confiance et de sécurité sur la gestion transparente de bien publics afin d’enclencher des changements institutionnels et politiques ambitieux.
A cet effet, nous invitons les acteurs de la Transition et spécifiquement le Président Assimi Goita à tout mettre en œuvre pour une politique en faveur de la sécurité des investissements nationaux, de défendre les droits de nos entreprises contre toute violation de leur droit, en les rétablissant dans leurs droits spoliés, à mettre fin à l’impunité, à la gouvernance corrompue, dévastatrice, et prédatrice de ressources publiques au profit d’une minorité afin de déclencher un processus de refondation de l’Etat. Il faut que ces conditions soient remplies pour qu’une transition ouvre effectivement la voie à une nouvelle trajectoire économique positive.

Mohamed KIMBIRI President Collectif des Associations Musulmanes du Mali]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Camp abandonné de la MINUSMA à Kidal : Plusieurs terroristes neutralisés par l’armée malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/camp-abandonne-de-la-minusma-a-kidal-plusieurs-terroristes-neutralises-par-larmee-malienne-3042286.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 19:16:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La force onusienne de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) a abandonné sans rétrocession à l’armée malienne, le camp qu’il occupait à Kidal, le mardi 31 octobre 2023. Quelques jours plus tard, exactement le vendredi 3 novembre, les missions de surveillance aérienne nocturne du territoire malien par les FAMa ont permis d'identifier plusieurs opérations terroristes en cours de préparation dans le camp abandonné de la MINUSMA à Kidal. Cette information véhiculée par l’armée malienne précise que toutes les cibles ont été neutralisées. Face à la tournure des évènements, les FAMa exhortent la population à rester vigilante.</strong>

Pour rappel, les casques bleus de la MINUSMA qui étaient basés dans le camp de Kidal, ont plié leurs bagages, le mardi 31 octobre 2023. Ce retrait a été confirmé par l’armée malienne à travers un communiqué dont la teneur suit : « Nous avons appris, ce jour 31 octobre 2023, le retrait de la MINUSMA du camp de Kidal. Nous constatons une fois de plus et avec beaucoup de regret que ce retrait n’a point fait l’objet de rétrocession aux FAMA, comme stipulé dans le calendrier d’occupation des emprises MINUSMA par les FAMA ».

Donnant plus de détails par rapport à ce retrait qui était tant attendu, l’armée malienne a averti que « cette situation de départ précipité de la MINUSMA met en péril le processus entamé et menace la sécurité et la stabilité de la région de Kidal ».

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>EDM: Les premières mesures fortes pour assainir et relever la société</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/edm-les-premieres-mesures-fortes-pour-assainir-et-relever-la-societe-3042283.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 19:14:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>* Retour à la consommation du fuel</strong>

<strong>* Limitation du nombre de fournisseurs à quatre</strong>

Après le constat des dysfonctionnements réels dans la fourniture de combustibles, les premières mesures du plan de redressement de l’EDM SA, à l’actif du ministre de l’Energie et de l’Eau, Mme Bintou CAMARA, ont été dévoilées. Une des plus remarquables parmi les nouvelles décisions du ministre est la réduction drastique du nombre pléthorique de fournisseurs de carburants. De plusieurs centaines, le nombre de fournisseurs est ramené à quatre sociétés, qui ont été identifiées pour assurer l’approvisionnement correct et ininterrompu de l’EDM en combustibles et assainir la fourniture de carburants.

Une rencontre de concertation a été convoquée par la ministre de l’Energie et de l’Eau, Mme Bintou CAMARA, à son département, lundi 30 octobre 2023, avec les grands opérateurs pétroliers fournisseurs de EDM SA. L’objectif de la rencontre était de partager avec ces fournisseurs, les nouvelles dispositions pour assainir la fourniture de carburants, assainir le secteur et favoriser le redressement de l’EDM SA afin qu’elle réponde aux attentes légitimes du peuple malien. La rencontre s’est déroulée en présence du directeur général de EDM SA, Abdoulaye Djibril DIALLO, et de son directeur central du Pôle Finance, Comptabilité et Commerciale, Moussa DIAKITE.

Un système de gestion basé sur le « Fuel Management » sera mis en place et permettra de surveiller et de contrôler à l’aide d’un compteur le niveau de carburant ou de Gas-oil dépoté par le fournisseur dans n’importe quelle centrale électrique. Seul le niveau de fuel consommé par les centrales sera payé.

L’hebdomadaire, Les Secrets Bancaires, a rappelé que ce système de gestion a déjà fait recette dans la fourniture du carburant à l’EDM SA. Selon le journal, «en 2014, il y a eu un changement important dans le système de fourniture, avec l’introduction de groupes électrogènes de nouvelle génération, qui fonctionnent au fuel, sachant qu’auparavent les groupes d’EDM carburaient seulement au gas-oil. A l’époque, STAR OIL, l’entreprise panafricaine de Tidiani BEN AL HOUSSEIN (PDG), devenue aujourd’hui STAR OIL GROUP disposait d’un stock de sécurité assez suffisant pour un mois de consommation de l’EDM. Le système disposait d’un compteur entre le bag de stockage et la centrale de production, de sorte que la société EDM ne paie que ce que le compteur aura marqué, comme effectivement consommé. Il s’agit du cas d’un préfinancement qui était endossé par la société STAR OIL en investissant à cet effet des milliards de FCFA pour avoir constamment à sa disposition une réserve de près de plusieurs millions de litres de fuel dans son stock. Pour cela, STAR OIL utilisait plus de 200 camions pour EDM».

<strong>L’expérience profitable du fuel</strong>

Selon l’article de l’hebdomadaire Les Secrets Bancaires, les ruptures de stock de gas-oil, qui étaient fréquentes ont pu être circonscrites par l’intervention de Star Oil à partir du 1er avril 2014. Et c’est depuis cette date que l’accent a été mis sur la consommation du fuel qui n’avait pas connu de rupture dans la fourniture, malgré les montants élevés des dettes dont l’EDM lui est redevable.

L’EDM SA qui est devenue un Etat dans l’Etat a délaissé le fuel au profit du gas-oil, parce que le fuel est peu traficable, utilisé principalement dans les grands groupes de EDM, alors qu’avec le gas-oil, il y a à boire et à manger, pour paraphraser Mme la ministre de l’Energie et de l’eau , à l’émission L’Invité de l’ORTM du 24 octobre 2023.

Comparé au gas-oil, le fuel a un double bénéfice : un prix d’acquisition moins cher que le gas-oil, et un pouvoir énergétique supérieur par litre. C’est dire qu’avec 1 litre de fuel on dispose de plus d’électricité qu’avec 1 litre de gas-oil. Le pouvoir calorifique du fuel est plus élevé que le gas-oil et son prix d’achat est également moins cher; et malgré les bénéfices comparatifs, l’EDM, au lieu de se mettre principalement au fuel, a décidé de le délaisser au profit du gas-oil. A cet effet, les principales centrales fonctionnant au fuel sont contraintes à l’arrêt.

<strong>Mesures fortes de Mme la ministre</strong>

Ainsi, au-delà de la limitation du nombre de fournisseurs à quatre sociétés, il y a ce retour au fuel dans lequel se remet l’EDM pour minimiser les vols de carburant, les surfacturations et pour assainir la production énergétique et la fourniture d’électricité au Mali.

La rencontre organisée par le ministre, le lundi 30 octobre, aura été celle décisive des décisions prises de concert avec les fournisseurs et la direction de l’EDM.

Désormais, chaque fournisseur sera payé en fonction de la quantité exacte de carburants véritablement dépotés dans les centrales, cela en lieu et place des paiements par citernes qui se faisaient habituellement. Ce qui constitue une réponse adéquate aux multiples problèmes révélés par les enquêtes concernant le vol de carburants et même la disparition des stocks.

Aussi, deux des quatre fournisseurs retenus, fourniront du carburant, tandis que les deux autres fourniront du Gas-oil. Des contrats dûment établis préciseront clairement les rôles et responsabilités de chaque contractant ainsi que les modalités de fournitures. « Finis les achats sur place, vous devez fournir du carburant conformément à vos contrats et cela de façon ininterrompu. Des efforts seront faits par EDM et l’Etat pour le paiement correct de vos factures dûment établies conformément aux règles de la comptabilité. Aussi, vos créances seront apurées conformément à un mécanisme qui sera établi avec vous », a expliqué la ministre de l’Energie et de l’Eau, Mme Bintou CAMARA, au cours de cette rencontre avec la direction de l’EDM et les fournisseurs. Elle a invité ses partenaires à un respect strict de leur engagement.

Dans son intervention, le directeur général d’EDM SA, Abdoulaye Djibril DIALLO, s’est inscrit dans la droite ligne de la mise en œuvre de ces nouvelles modalités de gestion, l’objectif étant de favoriser une gestion saine de la société. Il a soutenu que le « Fuel Management » qui sera mis en place permettra de mieux gérer et d’améliorer la consommation de carburant et les dépenses liées, de suivre en temps réel la consommation de carburant, afin d’améliorer l’efficacité de la fourniture d’électricité, tout en rationalisant les dépenses.

Les opérateurs pétroliers se sont engagés tous à honorer leur part du contrat. Ils ont soulevé un certain nombre de difficultés liées particulièrement aux paiements des dettes ainsi qu’au renforcement de la confiance entre eux et leurs partenaires notamment les institutions financières et les banques, rapporte une note de la cellule de communication du département dont nous avons eu copie. Les fournisseurs de carburant ont aussi sollicité l’accompagnement de Mme la Ministre afin de booster leurs financements auprès de ces institutions.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Aguibou Bouaré, Président de la CNDH au Conseil national de transition : «La surpopulation carcérale, le dépassement des délais de garde à vue, de détention provisoire, demeurent une réelle préoccupation »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/aguibou-bouare-president-de-la-cndh-au-conseil-national-de-transition-la-surpopulation-carcerale-le-depassement-des-delais-de-garde-a-vue-de-detention-provisoire-demeurent-une-reelle-preoc-3041815.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Nov 2023 06:37:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré, a présenté, hier, jeudi 2 novembre 2023, au Conseil national de transition (CNT), le rapport annuel 2022 de sa structure. Le présent rapport de la CNDH examine, en 6 parties, la situation des droits de l’Homme. Il passe en revue l’état des droits civils et politiques, des droits économiques, sociaux et culturels, les droits des personnes vulnérables, la situation carcérale et les conditions de détention ainsi que le droit à un environnement sain. Un accent particulier est mis sur la question de l’esclavage par ascendance qui sévit notamment dans les Régions de Kayes, Kita, Nioro du Sahel, Nara, Koulikoro.

En outre, le présent rapport formule, à l’attention du Gouvernement, des recommandations générales qui portent entre autres sur : la sécurisation des personnes; le renforcement de l’institution judiciaire en ressources lui permettant d’enquêter et de statuer sur les cas de violations graves des droits de l’Homme commises au Mali. « La surpopulation carcérale, le dépassement des délais de garde à vue, de détention provisoire, demeurent une réelle source de préoccupation tant les conditions de détention sont souvent inhumaines », a déclaré Aguibou Bouaré.

Selon le président de la CNDH, malgré les multiples actions entreprises sur le plan holistique par des acteurs divers, l’année 2022 reste marquée par d’importantes atteintes aux droits de l’Homme relative à la pratique de de l’esclavage par ascendance. L’année 2022, dit-il, a été́ également marquée par des abus et violations graves des droits de l’Homme visant aussi bien les populations civiles que les Forces de Défense et de Sécurité. « Ils se manifestent par des atteintes aux droits à la vie et au respect de l’intégrité́ physique, à la liberté́ de presse, de manifestation, de cortège et de réunion, perpétrés, au Centre comme au Nord, sans qu’aucune partie du territoire national ne soit épargnée. Ces abus et violations enregistrés sont la résultante du terrorisme, des conflits inter et intracommunautaires, de la crise socio- politique », a-t-il dit.

Il a indiqué que le droit à l’éducation a connu des difficultés dans sa mise en œuvre. Son effectivité́, précise-t-il, dans les zones de conflits en raison, notamment des fermetures d’écoles sur menaces de groupes terroristes, demeure une préoccupation pour la CNDH. Sur le plan du droit à la santé, ajoute-il, si des progrès ont été constatés en matière d’équipement essentiellement, les citoyens sont en droit d’attendre davantage d’amélioration des conditions d’accès à la santé.

A cela s’ajoute le difficile accès aux services de santé voire l’absence desdits services dans les zones de conflit. « Les droits des personnes privées de liberté́ et la situation carcérale pourraient connaitre davantage de progrès avec la décongestion des prisons.

Ainsi, la surpopulation carcérale, le dépassement des délais de garde à vue, de détention provisoire, demeurent une réelle source de préoccupation tant les conditions de détention sont souvent inhumaines. La CNDH salue le recrutement de 125 agents pénitentiaires, qui va dans le sens de l’amélioration », a souligné Aguibou Bouaré. Pour lui, les droits de la femme font face à d’énormes défis en raison notamment de l’absence d’une législation adéquate pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles, ainsi que des inégalités dont celles-ci sont l'objet.

Il a noté que de milliers d’enfants sont privés de leur droit à l’éducation dû à la fermeture de plus de 1000 écoles. La CNDH demeure préoccupée par la situation des personnes déplacées internes (PDI) et recommande aux autorités de prendre des mesures afin qu’elles bénéficient des services sociaux de base et pour préparer leur retour effectif et sécurisé dans leur localité.

En outre, le rapport traite du respect du droit à un environnement sain appelant l’État à prendre des mesures concrètes dans la mise en œuvre de ses engagements en vue d’un véritable essor de ce droit.

Enfin, le présent rapport formule, à l’attention du Gouvernement, des recommandations générales qui portent entre autres sur : la sécurisation des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national ; le renforcement de l’institution judiciaire en ressources humaines, matérielles et financières lui permettant d’enquêter et de statuer sur les cas de violations graves des droits de l’Homme commises au Mali; l’adoption d’une loi réprimant l’esclavage et les pratiques assimilées ; l’adoption d’une loi réprimant les VBG; le renforcement et l’amélioration des mécanismes de lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<title>Accidents mortels sur le trafic ferroviaire : Le Ministre des Transports et des Infrastructures appelle au respect des mesures de sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/accidents-mortels-sur-le-trafic-ferroviaire-le-ministre-des-transports-et-des-infrastructures-appelle-au-respect-des-mesures-de-securite-3041812.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Nov 2023 06:34:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué signé et rendu public, le 31 octobre 2023, le Ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, informe l’opinion publique que la reprise du trafic ferroviaire de voyageurs, qui se déroule normalement depuis le 09 juin 2023 de Bamako à Kayes, a cependant été marquée par des accidents mortels. Face à ces drames, le ministre Dembélé Madina Sissoko, a présenté ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes.

Le Ministre des Transports et des Infrastructures fait observer que malgré les multiples messages de sensibilisation diffusés dans les médias, certaines personnes ne se libèrent pas encore des habitudes contractées aux abords du rail pendant la période d’interruption du trafic ferroviaire.

Pour la sécurité et le respect de la vie de ces concitoyens, le ministre Dembélé Madina Sissoko invite les riverains et les usagers du chemin de fer aux respects de quelques mesures. Selon le communiqué, il s’agit, notamment de respecter les consignes de prudence et de vigilance lors des traversées de la voie ferrée ; d’utiliser exclusivement les passages à niveaux officiels pour la traversée de la voie ; d’éviter d’approcher le train sur le rail ; de dégager les emprises des rails, qui sont de part et d’autre de la voie ferrée de 25 mètres en agglomération et de 50 mètres en rase campagne. Le ministre des Transports et des Infrastructures en a appelé au sens civique et au sens de responsabilité des riverains et usagers pour le respect scrupuleux des mesures de sécurité sus rappelées.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Patrimoine culturel national : Un projet de décret consacre le classement « Sigi », rite soixantenaire Dogon</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/patrimoine-culturel-national-un-projet-de-decret-consacre-le-classement-sigi-rite-soixantenaire-dogon-3041809.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Nov 2023 06:28:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil des Ministres du mercredi 25 octobre 2023 a adopté un projet de décret portant classement du « Sigi », rite soixantenaire Dogon, dans le patrimoine culturel national.</strong>

Le « Sigi » est l’un des rites traditionnels le plus ancien chez les dogons. Son origine remonte à la découverte de l’étoile Sirius par les dogons, il y a des centaines d’années. Il est célébré chaque soixante ans pour commémorer la révélation de la parole à l’homme par Dieu, ainsi que la mort du premier ancêtre. Cette célébration donne lieu à des manifestations artistiques, culturelles et cultuelles grandioses à travers toute la contrée des falaises de Bandiagara.

La dernière édition du « Sigi » a eu lieu en 1967 et la prochaine édition est prévue en 2027. La célébration du « Sigi » est une occasion de communion du peuple dogon autour de l’héritage ancestral. C’est un évènement majeur qui marque une étape importante dans la vie de la société et de celle de l’individu, car il n’est pas donné à tout le monde d’être témoin de deux éditions.

En raison de ses valeurs historiques et socioculturelles, le « Sigi » a été inscrit à l’inventaire du patrimoine culturel national. Le projet de décret adopté consacre le classement du « Sigi » dans le Patrimoine culturel national en vue de préserver les valeurs ayant justifié son inscription à l’inventaire et de renforcer sa protection juridique.

Pour le Gouvernement, ce classement permettra, entre autres : de sauvegarder le « Sigi » contre l’aliénation, la transformation, la disparition ; d’éduquer les jeunes afin de favoriser la transmission des connaissances liées aux cérémonies commémoratives du « Sigi » ; de recoudre le tissus social, renforcer le dialogue, la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble et de favoriser la recherche scientifique, l’inventaire, la documentation et la formation pratique universitaire.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Droits de l’Homme : La CNDH fait des dons à 4 prisons pour l’amélioration des conditions de détention</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/droits-humains/droits-de-lhomme-la-cndh-fait-des-dons-a-4-prisons-pour-lamelioration-des-conditions-de-detention-3041806.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Nov 2023 06:25:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré, a procédé, le mercredi 1er novembre 2023, à la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA) au lancement les activités d’amélioration des conditions de détention dans certains établissements pénitentiaires que sont la MCA de Bamako, les Maisons d’Arrêt de Bla, de Barouéli et de Fana. Ces activités consistent à faire des dons à ces établissements pénitentiaires. Les dons sont composés d’un appui à la réhabilitation du parloir de la MCA, d’un moulin pour l’établissement pénitentiaire de Bla et des projecteurs solaires aux établissements pénitentiaires de Barouéli et de Fana.</strong>

Outre le président de la CNDH, plusieurs personnalités ont pris part à cette cérémonie de lancement des activités de donation dans certains établissements pénitentiaires dont le représentant du ministre de la justice et des droits de l’Homme, Abdoulaye Idrissa Maïga, du régisseur de la MCA de Bamako, Adama Guindo, du Représentant National de l'IDDH (l'Institut Danois des Droits l'Homme), Famoroguè Camara et bien d’autres.

Dans son allocution, le président de la CNDH, Aguibou Bouaré a fait savoir que malgré les efforts des autorités, en ces lieux d’établissements pénitentiaires subsistent des difficultés diverses et variées, notamment celles liées à l’exercice du droit à la santé, à l’alimentation, à l’éclairage, au droit de visite extérieure, aux conditions d’accueil des visiteurs, au parloir. Rénover ces espaces, dit-il, pourrait contribuer grandement au respect dudit droit. «C’est fort de toutes ces constations, que l’Institution Nationale des Droits de l’Homme également Mécanisme National de Prévention de la torture (MNP), a entamé un long plaidoyer auprès de ces partenaires en vue d’humaniser les lieux privatifs de liberté à travers l’amélioration des conditions de détention et celles des agents pénitentiaires dans certaines Maisons d’Arrêt. Faut-il le rappeler, la loi de création de la CNDH la charge de promouvoir le partenariat avec les institutions de la République, les institutions sœurs à travers le monde, les organes des traités de l'ONU (Organisation des Nations Unies), les OSC (Organisations de la société civile) etc.

Sans surprise, nous avons eu un retour favorable de notre partenaire stratégique et historique, l’IDDH pour un accompagnement à hauteur de souhait », a déclaré Aguibou Bouaré. Selon lui, les établissements bénéficiaires des dons sont la Maison Centrale d’Arrêt (MCA) de Bamako, les Maisons d’Arrêt de Bla, de Barouéli et de Fana. Ces dons, ajoute-t-il, sont composés d’un appui à la réhabilitation du parloir de la MCA de Bamako, d’un moulin pour l’établissement pénitentiaire de Bla et des projecteurs solaires aux établissements pénitentiaires de Barouéli et de Fana.

Enfin, il a remercié le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme pour ses efforts dans le combat noble contre les violations et abus des droits humains au Mali. Le représentant du ministre de la justice et des droits de l’Homme, Abdoulaye Idrissa Maïga, aussi bien que le régisseur de la MCA de Bamako, Adama Guindo ont tous salué cette initiative de la CNDH. Selon Abdoulaye Idrissa Maïga, les rapports de la CNDH sur les établissements pénitentiaires en République du Mali occupent une place de choix. Enfin, il a indiqué que le respect des droits de l’Homme dans les établissements pénitentiaires demeure leur cheval de batail. Après les différentes allocutions, une visite guidée des différents compartiments de la MCA a mis fin à la cérémonie.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Colonel&#45;major, Souleymane Dembélé, Directeur de la DIRPA face à la presse : «Les FAMA sont en train de conduire petit à petit leur mission régalienne de sauvegarde du territoire national »</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/colonel-major-souleymane-dembele-directeur-de-la-dirpa-face-a-la-presse-les-fama-sont-en-train-de-conduire-petit-a-petit-leur-mission-regalienne-de-sauvegarde-du-territoire-national-3041803.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Nov 2023 06:21:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ils étaient plus d’une vingtaine de journalistes à prendre part à la traditionnelle conférence de presse mensuelle animée par le Directeur de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), Colonel-major, Souleymane Dembélé. Cet officier supérieur de l’armée s’est prêté à cet exercice, le jeudi 2 novembre 2023, à Bamako, au sein de la direction qu’il dirige. Il s’est prononcé sur le processus de retrait de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali), des opérations en cours, du recrutement ouvert pour les jeunes désirant faire carrière au sein de l’armée et les divers.</strong>

La résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations Unies du 30 juin 2023 a mis fin au mandat de la MINUSMA à la demande des autorités maliennes du retrait sans délai de la mission. Un retrait qui doit être organisé et en toute sécurité avant le 31 décembre 2023. Pour rappel, la première phase du désengagement de la MINUSMA a commencé le 1er juillet et s’est achevée le 20 août 2023. La deuxième phase qui a également fait l’objet d’un chronogramme convenu entre les deux parties a commencé le 1er octobre et se présentait comme suit : Douentza entre le 26 et le 29 septembre, finalement le 21 octobre 2023 ; Tessalit entre le 10 et le 12 octobre, finalement le 21 octobre ; Aguelhok entre le 10 et le 12 octobre, finalement le 23 octobre ; pour la région de Kidal entre le 05 et le 18 octobre, finalement le 31 octobre 2023. « A la date d’aujourd’hui, il reste les transferts des camps d’Ansogo, Mopti, Gao et Bamako. Tout le processus, en ce qui concerne les transferts des camps doit être bouclé d’ici le 15 décembre 2023. A la date d’aujourd’hui, la mission de l’ONU s’est retirée de 08 de ses emprises. Il est à noter que deux de ses emprises (Aguelhok et Kidal) n’ont pas été rétrocédées comme convenu aux FAMA », a commenté le directeur de la DIRPA. Le retrait de la mission onusienne du camp de Kidal a fait couler beaucoup d’encre. En réponse à l’attitude des casques bleus dans ce camp qu’ils occupaient, le colonel-major, Souleymane Dembélé a déclaré que : « On a vu que la MINUSMA, pour des questions de sécurité de son personnel, a soit rétrocédé des camps, soit abandonné des camps. Je pense que c’est des forces militaires qui sont là pour la sécurité du personnel civil. Je suis désolé d’apprendre que depuis 9 à 10 ans que cette force onusienne multinationale est dans notre pays puisse poser cette question de sécurité de son personnel. Qu’en est-il de la sécurité et de la sécurisation des populations maliennes et de leurs biens ? Des missions qui leur ont été confiées par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Je vous laisse réfléchir sur cette posture d’une force internationale qui était supposée être au Mali pour assurer la sécurité des personnes et des biens et que cette force prétend sur des questions de menace et d’insécurité pour son personnel annonce son retrait comme ça »

Dans le cadre des opérations d’opportunités, le directeur de la Dirpa a confirmé que des actions aéroterrestres ont été menées dans les secteurs de Mopti et de Boni pour intercepter puis détruire des pick-up et des motos terroristes. A en croire le colonel-major Souleymane Dembélé, plusieurs terroristes ont été neutralisés, des armes et des moyens de communication ont été également saisi. En zone centre, l’officier supérieur qui commande la Dirpa a fait savoir que les FAMA s’inscrivent parfaitement dans les opérations spéciales pour permettre au monde paysan de procéder à la récolte. « Les FAMA sont en train de conduire petit à petit, mais assurément leur mission régalienne de sauvegarde de l’intégrité du territoire national, mais aussi de la sécurisation des personnes et des biens. Il n’ y a rien d’extraordinaire, c’est la dynamique qui a été impulsée par le commandement depuis 2022. Nous sommes dans cette dynamique de sécurisation et d’occupation rationnelle du territoire national », a expliqué le patron de la DIRPA.

Le colonel-major, Souleymane Dembélé s’est prononcé sur le recrutement ouvert pour les jeunes afin d’intégrer l’armée. « Il ne faut pas que les gens tergiversent autour de ce recrutement. C’est un processus qui a été enclenché depuis un certain temps en vue d’augmenter l’effectif des forces armées maliennes. Cela n’a rien à voir avec la situation qui prévaut actuellement. Avec ce processus de recrutement, vous avez vu ce lien que les forces armées maliennes ont eu avec le peuple malien. Ce recrutement ne fait que renforcer cette dynamique de lien sacré. Il y a deux ans ce n’était pas le cas », a-t-il conclu.

Sidiki Dembélé

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<title>Mise en place de la Bibliothèque en braille et inclusive à l’UMAV : Un souhait réalisé par la volonté des anciens élèves</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/mise-en-place-de-la-bibliotheque-en-braille-et-inclusive-a-lumav-un-souhait-realise-par-la-volonte-des-anciens-eleves-3041797.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Nov 2023 06:16:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Union Malienne des Aveugles retrouve sa bibliothèque en braille après plus de trente ans et ce grâce à l’initiative de ces anciens élèves qui se sont constitués en groupe de jeunes appelés « Grin Action Jeune », pour participer à une émission de télé dont l’objectif est le développement social. C’est dans ce cadre qu’ils ont pu obtenir l’accompagnement financier de « l’Instant Thé » pour la réalisation de cette bibliothèque en braille et à la fois inclusive. L’inauguration officielle de cette infrastructure a enregistré la présence des autorités locales, de l’éducation, de l’établissement ainsi que les responsables de l’association culturelle qui est à l’initiative de l’émission.</strong>

La mise en place de cette bibliothèque était un souhait pour les uns et les autres de cet établissement, selon les responsables, car depuis les évènements de mars 1991, elle n’était plus fonctionnelle. Ainsi, ces jeunes sont parvenus à réaliser ce souhait grâce à leur participation à la troisième édition de cette émission de télé à laquelle ils se sont hissés à la première place. Dans son intervention, le maire délégué de la commune VI, Faladiè-Banankabougou, Chaka Koné, a fait savoir que cette bibliothèque représente bien plus qu’un bâtiment. A l’en croire, elle est le symbole d’un accès équitable à la connaissance, à l’éducation des personnes malvoyantes. Saluant tous ceux qui ont contribué à la réalisation de cette bibliothèque, surtout les jeunes de « Action Jeunes » pour l’initiative de leur projet, il dira qu’il est convaincu que ce projet aura un impact durable sur la vie de nombreuses personnes.

Pour Seydou Sow, l’un des membres du « Grin Action Jeunes », leur point commun est leur passé à l’UMAV et qu’ils se sont dit à un moment donné que cet établissement leur a servi et leur a permis d’étudier et qu’il était temps pour eux aussi de voir ce qu’ils peuvent rendre à l’UMAV. C’est dans cette dynamique que ces jeunes ont voulu participer à l’émission Instant Thé qui m’était des « grins » qui ont des projets d’impacts communautaires en compétition, afin de prendre en main un problème sérieux auquel ils ont tous été confrontés, à savoir le problème de la lecture ou de la bibliothèque.

Ainsi, le représentant du Directeur du CAP de Faladié, Alassane Sangho, a remercié les jeunes du « grin Action jeunes » qui ont permis à ce que cette journée soit. Selon lui, ils ont enlevé une épine de leurs pieds du fait qu’en réalité cette tache revienne à l’Etat, notamment à travers le CAP. « Mais faute de moyens, si on a eu des élèves qui sont passés par ici et qui ont pensé à ça, nous ne pouvons que leur dire merci », a-t-il souligné.

Pour l’honorable président de l’UMAV, Adji Barry, la mise en place d’une bibliothèque inclusive est un souhait, qui s’inscrit dans le deuxième objectif de l’union qui est la scolarisation de l’enfant handicapé. Selon lui, ces jeunes autour du thé qu’on appelle Instant thé, après avoir pris leur thé, ont décidé d’agir en faisant plaisir à l’ensemble des élèves de l’Union Malienne des Aveugles et qu’il en soit remercié ainsi.

Aux dires de Mantchini Traoré, représentante de l’Association culturelle qui est à l’initiative de la compétition « l’Instant Thé », le parcours qu’Action jeune a fait dans cette compétition illustre parfaitement l’esprit de l’Instant Thé, c’est-à-dire que nous sommes les premiers acteurs du changement de notre cadre de vie. Selon elle, c’est ce que le « grin Action jeune » a bien compris.

<strong>Ousmane Baba Dramé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>5e édition de la journée culturelle du Club des Lecteurs du Mali : Plus de 500 participants attendus</title>
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<pubDate>Fri, 03 Nov 2023 06:07:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La 5e édition de la journée culturelle du Club des Lecteurs du Mali couplée à la célébration de son dixième anniversaire est prévue pour le samedi 04 novembre 2023 à la Bibliothèque nationale. En prélude à cet évènement, le président du Club des lecteurs du Mali et certains membres de la commission d’organisation ont organisé une conférence de presse pour informer le public de l’alléchant programme, tout en informant que la célébration des deux évènements sera une occasion pour mieux promouvoir la lecture, en réunissant les acteurs de la chaîne du livre, notamment les bibliothécaires, les libraires, les écrivains, les éditeurs, les lecteurs.

Siaka Coulibaly, le président du Club des Lecteurs du Mali a affirmé que l’organisation de la conférence de presse a pour but d’informer l’opinion nationale et internationale de la tenue de la 5e édition de la journée culturelle du Club des Lecteurs du Mali couplée à la célébration de son dixième anniversaire. « Le club des lecteurs du Mali, créé en 2013, est un groupement de jeunes issus de divers domaines de connaissance dont la passion commune demeure la lecture. Il tient des rencontres tous les samedis autour des livres des auteurs d’ici et d’ailleurs, des thèmes d’actualité et des débats d’idées. Le club des Lecteurs du Mali a pour objectif principal de promouvoir la lecture et la culture de l’excellence » a-t-il signalé.

Avant de préciser que le thème de la journée culturelle est : « Le livre face aux crises». Ce thème se justifie par le fait que les sociétés humaines sont confrontées à de multiples crises qui compromettent intrinsèquement leur fonctionnement et que ces crises sont entre autres : la crise identitaire, de valeurs, économique, politique, environnementale, mais surtout sanitaire et sécuritaire, a-t-il cité. « Si les crises font partie intégrante de la vie des sociétés et des hommes depuis toujours, celles que nous connaissons de nos jours semblent semer le doute quant à la survie de l’Homme dans la mesure où elles menacent la paix dans le monde.

Ainsi, peut-on en déduire que l’impact de ces crises sur nos sociétés est, sans doute, considérable, allant de l’arrêt des activités culturelles, touristiques, à la fermeture de certaines structures qui contribuent largement au développement. Au Mali, cette crise prend une dimension singulière dans la mesure où elle menace son existence en tant qu’État : crise sécuritaire depuis plus d’une décennie avec son corolaire la fermeture des milliers d’écoles privant ainsi les enfants de leurs droits les plus fondamentaux ; crise économique mettant en mal le pouvoir d’achat ; crise sanitaire depuis 2020 qui a freiné des activités culturelles et touristiques », a regretté le président du club des lecteurs du Mali. Cette journée culturelle entre dans le cadre des objectifs du Club des Lecteurs du Mali dont la promotion de la lecture et la culture de l’excellence. Elle sera l’occasion pour les acteurs du livre, notamment les lecteurs, les éditeurs, les bibliothécaires, les libraires et les écrivains d’échanger sur l’apport du livre dans la résolution des crises que traverse le monde actuel. Enfin, elle contribuera à la recherche de solutions à ces crises, a-t-il informé.

El Hadji Dicko, le chargé de communication a signalé qu’il y aura aussi une conférence dont le thème est : « Apport des acteurs de la chaîne du livre dans la résolution de la crise multidimensionnelle malienne ». Aussi, avons-nous prévu un panel sur l’importance de la lecture dans la formation des jeunes. Des concours de lecture et de cultures générale, des ateliers de lecture/écriture, des prestations artistiques, sont entre autres les différentes activités prévues lors de la journée culturelle au cours de laquelle nous attendons plus de 500 participants, parmi lesquels les autorités compétentes, les représentations diplomatiques, les présidents des associations et clubs de lecture, les élèves des établissements partenaires. « La cinquième édition de cette journée est placée sous le coparrainage de Ousmane Diarra, écrivain malien, et de Mme Sangaré Nana Coulibaly, présidente nationale de la CAFO. Comme innovations, il y aura aussi la participation des établissements partenaires du Club, notamment le Lycée Notre Dame, Le Lycée Ba Aminata Diallo, Le lycée Prospère Kamara, Le Lycée Tambaoura, le Lycée Ba Nassou et le Lycée Tabara Guye, qui ont accepté d’envoyer leurs élèves pour participer aux concours de lecture et de culture générale. L’objectif recherché en organisant cette journée est, d’abord de réunir les acteurs de la chaîne du livre pour palier les difficultés auxquelles ils sont confrontés, ensuite, mieux promouvoir la lecture au Mali en vue d’en donner le goût aux jeunes », a conclu le président.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre le terrorisme au Mali : Du départ de Barkhane à la charte du Liptako Gourma</title>
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<pubDate>Fri, 03 Nov 2023 06:03:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis de nombreuses années, le Mali est le théâtre d’une lutte acharnée contre le terrorisme, avec des implications régionales et internationales majeures. L’intervention de la France, sous l’opération Barkhane, avait été lancée pour lutter contre les groupes djihadistes dans la région sahélienne. Cependant, les événements récents ont marqué un tournant significatif dans cette lutte, avec le retrait des troupes françaises et la signature de la Charte du Liptako Gourma. Depuis le départ des militaires français fin août 2022, la majorité des Maliens, en premier lieu les autorités, ne semblent pas regretter la rupture militaire entre Paris et Bamako.

Le 10 juin 2021, le président français Emmanuel Macron annonçait le retrait progressif des troupes françaises déployées au Mali sous l’opération Barkhane. Cette décision historique a suscité des réactions variées, tant au Mali qu’à l’international. L’opération Barkhane, lancée en 2014, avait pour objectif de lutter contre les groupes terroristes opérant au Sahel, en particulier au Mali. Le retrait français a soulevé des inquiétudes quant à la stabilité de la région, car les groupes terroristes ont continué à menacer la paix et la sécurité.

Après le retrait progressif des troupes françaises de l’opération Barkhane du Mali, l’armée malienne se trouve à un tournant critique de son histoire. La montée en puissance des forces armées maliennes est un défi de taille, mais aussi une opportunité pour le pays de reprendre le contrôle de sa sécurité intérieure.

<strong>Equipement</strong>

L’un des aspects essentiels de la montée en puissance de l’armée malienne réside dans la formation de ses troupes et l’amélioration de son équipement. En effet, depuis l’installation du colonel Assimi Goïta et de son équipe, ils ont fait du réarmement moral des troupes l’une de leurs priorités pour que les militaires au front sentent que l’État, les populations les soutiennent. La preuve : les déplacements multiples des chefs militaires sur le terrain. En plus de cet aspect, les autorités louent la bravoure des FAMa. « Vu ce que les forces de défense et de Sécurité maliennes accomplissent avec le strict minimum, aucun sacrifice n’est de trop pour les doter du maximum », avait indiqué le ministre de la Défense et des Anciens combattants lors de la remise par le président de la transition des équipements militaires en début de décembre dernier. A l’occasion des 100 jours du Premier ministre, son cabinet a évoqué comme atout le renforcement des capacités, des vecteurs aériens et la poursuite de la construction des « Bulles de sécurité » pour mieux faire face à la guerre asymétrique dans le cadre de l’opération MALIKO.

Les autorités de la transition ont aussi fait de l’équipement des FAMa leur priorité. La preuve, elles ont acheté à 36 milliards de FCFA 4 hélicoptères russes de type mi-171. « Ces appareils ainsi que la formation du personnel naviguant ont été entièrement pris en charge par le budget d’État à plus de 36 milliards de FCFA », avait déclaré le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, lors de la remise des clés par le président de la transition à l’armée de l’air. Ce sont d’ailleurs ces hélicoptères qui ont libéré des otages chinois.

En début décembre 2021, le président de la transition a remis au ministre de la Défense et des Anciens Combattants des équipements composés de véhicules tactiques de combat, d’engins blindés, de camions logistiques, d’ambulances et d’armes individuelles et collectives. Lors de cette cérémonie de remise, le colonel Sadio Camara a déclaré : « la sécurité des populations et celle de leurs biens constituent le premier axe stratégique et la première priorité de toutes les autorités de la transition.»

La montée en puissance de l’armée malienne ne peut se faire en isolement. La coopération régionale est essentielle pour lutter contre les menaces transfrontalières. Le Mali continue de travailler en étroite collaboration avec ses voisins, notamment le Burkina Faso et le Niger,

Le 16 septembre 2023 à Bamako, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont créé l’Alliance des États du Sahel (AES), un pacte de défense mutuelle. A cette occasion, les dirigeants de ces trois pays ont signé la Charte du Liptako-Gourma, nommée ainsi en référence à la région du Liptako-Gourma à cheval entre les trois pays et qui est au cœur des préoccupations sécuritaires du Sahel. À travers l’AES, les pays membres s’engagent à établir une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle et à lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée.

L’AES traduit une volonté et un effort de solidarité régionale qui tentent de rompre avec la manière dont le terrorisme et le crime organisé ont été combattus. Par exemple, l’inefficacité perçue de la Force conjointe du G5 Sahel (FCG5) et de l’opération française Barkhane a contribué au fait que le Mali ait décidé de chercher d’autres partenaires comme la Russie.

Depuis l’avènement des autorités actuelles à la tête de l’État, les forces armées maliennes montent de plus en plus à l’offensive, grâce à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail et surtout aussi au traitement dû aux familles de soldats tombés sur le champ de l’honneur.

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<strong>M. K. Diakité</strong>

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<title>Situation de l’Energie du Mali : Publiez Ce Que Vous Payez réitère son soutien au ministre de l’Energie, Mme Bintou Camara</title>
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<pubDate>Fri, 03 Nov 2023 06:01:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Coalition de la Société Civile « Publiez Ce Que Vous Payez » a animé un point de presse pour réitérer son soutien au ministre de l’Energie et de l’Eau, Mme Bintou Camara. C’était le lundi 31 octobre 2023, à son siège à l’ACI 2000.</strong>

« Le ministre a creusé l’abcès ». C’est en ces termes que s’est exprimé le président de la Coalition « Publiez Ce que Vous Payez », Abdoul Wahab Diakité, entouré de ses proches collaborateurs, à savoir Nouhoum Diakité, coordinateur de la Coalition ; Madame Ly Fatoumata Coulibaly, la trésorière.

A l’entame de ses propos, le président de la Coalition a rappelé les objectifs de son organisation, tout en indiquant que depuis la création de cette structure, elle n’œuvre que pour une plus grande transparence dans la gestion des revenus tirés des industries extractives afin que les montants servent réellement au développement durable des populations tant dans les localités d’extraction que dans le pays tout entier. Cependant, M. Diakité va révéler ce constat amer de ce que connait aujourd’hui le pays, à savoir cette situation énergétique chaotique depuis bientôt un an, avec son lit de délestages sauvages.

Selon lui, le Mali n’a jamais connu une telle situation depuis l’avènement de la démocratie. Il va indiquer que l’impact de ces délestages est ressenti par tous les agents économiques, singulièrement les hôpitaux, avec son lot de déprogrammation des interventions chirurgicales, et le secteur informel dont les activités sont liées à l’électricité (soudures, vente de poissons frais et d’autres biens de consommations). Il n’a pas manqué de rappeler le poids du secteur informel dans notre économie.

A son entendement, cette situation serait liée à une mauvaise gouvernance au sein de la structure EDM elle-même. Leurs soupçons vont être comblées par la sortie de Mme le ministre de l’Energie et de l’Eau, va indiquer le président de la Coalition « Publiez Ce Que Vous Payez », M Abdoul Wahab Diakité. En rappelant la sortie de Mme le ministre sur l’ORTM, il a rappelé les maux qui gangrènent l’EDM, propos de Madame le ministre, à savoir, les malversations, la mauvaise gestion en seulement 4 jours, il dira que ce sont 59 citernes qui ont disparu entre la centrale thermique de Balingue et les différentes centrales de Bamako et les régions. Pour le président de la Coalition, cette déclaration fracassante du ministre de l’Energie est au centre de toutes les conversations et préoccupations des Organisations de la Société Civile.

Alors, selon le président de la Coalition, l’objectif recherché par son organisation est de rendre publique sa position, à savoir réitérer son soutien à Mme le ministre, Mme Bintou Camara, tout en recommandant au Conseil National de Transition par le biais de sa Commission d’enquête parlementaire d’élucider la situation de ce dossier EDM-SA ; encourager les structures d’enquêtes en charge de dossier EDM-SA ; rendre publique leurs conclusions ; inviter les acteurs des médias ou tout autre citoyen à dénoncer aux autorités compétentes tout acte suspect.

Au président Diakité de faire des propositions pour éviter une telle situation catastrophique. Il a invité nos autorités à s’investir davantage dans l’énergie solaire et faire la promotion de la transition énergétique. Le président de la Coalition n’exclut pas le droit de porter plainte contre X dans ce dossier de malversation de EDM-SA au vu de la gravité des révélations et des dommages collatéraux subis par le peuple malien suite à ses malversations.

Le coordinateur de la Coalition Nouhoum Diakité a profité l’occasion pour saluer l’action du ministre des finances concernant la révision du contrat du Lithium de N’ Gouamina à Bougouni. Selon lui, le ministre a entendu l’appel de la Coalition à savoir, la transformation du minerai sur place au lieu de le transporter sous d’autres cieux. Selon lui, ceci va en droite ligne de la vision de la Coalition « Publiez Ce Que Vous Payez ». La Coalition continuera à veiller sur l’intérêt des populations, va-t-il laisser entendre.

Fakara Faïnké

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<title>Assemblée générale de l’ANTRID : Seydou Traore reconduit pour un mandat de 03 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/assemblee-generale-de-lantrid-seydou-traore-reconduit-pour-un-mandat-de-03-ans-3041668.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Nov 2023 06:54:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Directeur Général des impôts, Mathias Konaté, a présidé la cérémonie d’ouverture de l’Assemblée Générale ordinaire du renouvellement de bureau de l’Association Nationale des Travailleurs Retraités des Impôts et des Domaines (ANTRID). C’était le samedi 28 octobre 2023 au siège de l’institution. À l’issue des travaux, le président sortant, Seydou Traoré, a été reconduit à l'unanimité pour un second mandat de 03 ans. Il dirige un nouveau bureau de 15 membres.</strong>

Au cours de ce premier conseil national, le président sortant, Seydou Traoré, a présenté au nom du bureau national, le rapport d’activités et le rapport financier. Il a fait savoir que c’est avec beaucoup de réconfort que les résultats obtenus durant la période indiquée sont le fruit des efforts des membres du bureau qui n’ont ménagé ni leur temps ni leur santé pour mener à bien ce premier mandat. Il a rendu un vibrant hommage à toutes les victimes civiles, militaires maliennes comme étrangères tombées sur le champ d’honneur pour la paix au Mali, avant de saluer et remercier les appuis financiers, matériels, techniques et même en ressources humaines fournis par les deux administrations pour la tenue de cet événement.

Dans son allocution, le Directeur Général des impôts, Mathias Konaté, a rappelé que les textes de création, d’organisation et de fonctionnement prévoient de renouveler des représentants légitimes à des intervalles réguliers. Ce processus traduit la gouvernance démocratique au sein de l’association qui a, selon lui, contribué efficacement au regard de son professionnalisme à l’œuvre de construction nationale du pays à travers la réalisation du sacerdoce. Cette mission est noble. Il s’agit notamment de mobiliser les ressources fiscales intérieures pour financier les grands projets et programmes de développement économique et social de notre patrie.

Dans son intervention, M. Konaté a laissé entendre que la direction générale aura encore besoin, pour un temps, de leur conseil et de leur éclairage sur les sujets qui fondent l’administration. « C’est pourquoi une convention de partenariat a été signée afin de créer un cadre formel de travail avec l’association. L’objectif visé est de profiter des riches expériences de nos aînés », a-t-il dit.

<strong>Boubacar S. Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Révision annuelle des listes électorales : La COPER Mali sonne la mobilisation citoyenne</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/revision-annuelle-des-listes-electorales-la-coper-mali-sonne-la-mobilisation-citoyenne-3041667.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Nov 2023 06:51:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Coalition des organisations partenaires pour des élections réussies au Mali (COPER Mali) a organisé une conférence de mobilisation citoyenne autour de la Révision annuelle des listes électorales (RALE). Cette activité qui s’est tenue le samedi 28 octobre 2023, à l’hôtel Massaley, avait pour but de mobiliser la population autour de cette opération capitale devant conduire à la bonne tenue des élections. C’était sous la présidence du président du COPER Mali, Mamadou Fadiala Kéita.

Depuis octobre 2019, COPER Mali, en partenariat avec le PNUD, s’investit à rendre l’opération de Révision annuelle des listes électorales (RALE) plus participative. C’est partant de là que depuis la mi-septembre de cette année, le consortium de 20 ONG regroupées au sein de COPER est à pied d’œuvre sur l’ensemble du territoire pour informer, former, sensibiliser dans le seul but de mobiliser la population autour de la RALE. Membre de COPER, Aminata Oumar Touré a expliqué certains nombres d’objectifs spécifiques pour accroître la participation citoyenne à la RALE. Il s’agit, dit-elle, de rendre lisible et visible l’apport du PNUD/ PAREM aux OSC pour une mobilisation accrue à l’opération de RALE ; mettre l’accent sur la validation des nouveaux majeurs sur les listes électorales et sensibiliser et mobiliser les jeunes, femmes, les hommes, les personnes en situation de handicap et les déplacés. Le trésorier de COPER Mali, Noumoussa Sanogo, s’est penché sur la méthodologie d’intervention qui porte sur les animations de proximité, la mise à contribution des relais via la diffusion des communiqués radio, la publication d’articles de presse, la mise en ligne des messages et la formation ainsi que l’implication des autorités traditionnelles et coutumières. Il est à préciser que ces communications et animations se font en langues locales pour de meilleure compréhension des enjeux de la révision des listes électorales par la population.

Dans son discours, le président de COPER Mali, Mamadou Fadiala Kéita, a évoqué la portée de la RALE et le triptyque : paix, transparence et participation. Sur ces sujets, il a déclaré ce qui suit : « Au vu des objectifs déclinés, du temps imparti à la Révision annuelle des listes électorales, c’est-à-dire les trois derniers mois de l’année avec comme phase cruciale le mois d’octobre et des résultats attendus, l’on peut aisément conclure que l’impact de nos actions a trait à la prise de conscience progressive et salutaire des citoyens à faire de cette opération nationale à la fois un engagement individuel et communautaire. C’est ce faisant que le fichier qui en sortira sera facteur de paix et de crédibilité des élections du fait du caractère participatif de la RALE ».

Considérant que le devenir et l’avenir de notre gouvernance qui se joue, le président de COPER a invité la population à faire de l’opération de la RALE une préoccupation majeure en se rendant auprès des commissions administratives.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique (FAIC) : La structure résolue à faire du 7ème art, un puissant moteur de développement</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/fonds-dappui-a-lindustrie-cinematographique-faic-la-structure-resolue-a-faire-du-7eme-art-un-puissant-moteur-de-developpement-3041662.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Nov 2023 06:49:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les travaux de la 8ème session ordinaire du Conseil d’Administration du Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique se sont ouverts, le lundi 30 octobre 2023, sous la présidence de Andogoly Guindo, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme, dans la salle de conférence dudit ministère. Au cours de cette session consacrée à l’examen du bilan à mi-parcours, les administrateurs examineront le compte rendu de la 7ème session ordinaire du conseil d’Administration, l’exécution des recommandations de la 7ème session ordinaire du conseil d’Administration et les rapports d’activités et financier à mi-parcours de 2023.</strong>

« La régularité des sessions dénote du bon fonctionnement des organes du FAIC. Lors de la session budgétaire qui s’est tenue le 31 mars 2023, vous avez pris des résolutions, formulé des recommandations et adopté le programme d’activité et le budget 2023. Nous voici réunis ce matin, pour évaluer ce qui a pu être fait depuis, dans la mise en œuvre de vos délibérations et de vos recommandations », a introduit le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme, Andogoly Guindo, avant de signaler que le secteur de la culture et de l'industrie cinématographique en particulier continue de subir les dures conditions imposées par la double crise sécuritaire et sanitaire.

Selon lui, malgré les multiples difficultés complexes rencontrées, le FAIC a réalisé quelques résultats encourageants. « C’est le lieu de féliciter la Direction générale et tout le personnel pour leurs efforts. Cependant, l’établissement reste confronté à des défis tout aussi nombreux que pressants parmi lesquels la problématique de la mobilisation de la dotation initiale de six milliards, la diversification des sources de financement de l’industrie cinématographique et la formation d’un personnel », a-t-il souligné.

La présente session consacrée à l’examen du bilan à mi-parcours planchera sur les documents suivants : Le compte rendu de la 7ème session ordinaire du conseil d’Administration ; l’exécution des recommandations de la 7ème session ordinaire du conseil d’Administration ; les rapports d’activités et financier à mi-parcours de 2023, a informé le ministre Guindo.

Avant de signaler qu’il reviendra aux administrateurs d’examiner les documents soumis à leur attention avec la plus grande rigueur en vue de parvenir à des recommandations pertinentes. « Je reste convaincu que vos contributions permettront d’améliorer davantage les performances de l’Etablissement dans la mise en œuvre des missions qui lui sont assignées » a conclu le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opération d’identification des Agents de la fonction publique de l’État et des Collectivités : La deuxième phase du projet SIGRH lancée à Ségou</title>
<link>https://www.maliweb.net/fonction-publique/operation-didentification-des-agents-de-la-fonction-publique-de-letat-et-des-collectivites-la-deuxieme-phase-du-projet-sigrh-lancee-a-segou-3041661.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/fonction-publique/operation-didentification-des-agents-de-la-fonction-publique-de-letat-et-des-collectivites-la-deuxieme-phase-du-projet-sigrh-lancee-a-segou-3041661.html</guid>
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<pubDate>Thu, 02 Nov 2023 06:46:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La région de Ségou a abrité, le jeudi 26 octobre 2023, la cérémonie officielle de lancement de l’opération d’identification physique des agents de l’Etat et des collectivités territoriales dans le cadre du projet Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines des Fonctions Publiques de l’Etat et des Collectivités Territoriales (SIGRH). C’était sous la présidence du Premier Ministre Dr. Choguel K. Maiga, en présence de certains membres du gouvernement, dont le ministre de la refondation de l’Etat, chargé des relations avec les institutions, Dr. Ibrahim Ikassa Maïga ; des représentants d’institutions ainsi que les autorités administratives et locales de la région.</strong>

Le projet SIGRH, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action du Gouvernement de Transition, une des recommandations des Assises Nationales de la Refondation, traduite en action concrète par les autorités de la transition. Ainsi, ce projet dont le chronogramme a été revu et prolongé jusqu’en février 2024, sera mis en œuvre en trois phases. La première phase a été marquée par le recensement des agents, et a permis d’actualiser les fichiers du personnel de l’Etat et des Collectivités territoriales sur la base des données biométriques issues du RAVEC. Cette phase a également été marquée par la création et le développement du Logiciel-SIGRH et ses outils de monitoring. Ensuite, la deuxième phase de ce projet concerne cette cérémonie de lancement que la région de Ségou a abritée. Il s’agit, notamment de l’opération d’identification physique des Agents de l’Etat et des Collectivités territoriales, par des équipes mobiles constituées au niveau de chaque DRH sectorielle.

Enfin, l’ultime phase bouclera le processus par l’intégration des données biométriques des Agents dans le Logiciel-SIGRH conçu et développé par des Informaticiens de l’Administration malienne, financé exclusivement par le budget national ; et dont la base des données ainsi constituée sera hébergée et sécurisée au Mali.

Selon Dr. Ibrahim Ikassa Maiga, ministre de la refondation de l’Etat, chargé des relations avec les institutions, au terme du processus de mise en place du Projet SIGRH, l’administration sera dotée d’un outil performant permettant entre autres : la mise à disposition d’un fichier unique de traitement des salaires des agents de l’Etat et des Collectivités territoriales ; l’interconnexion entre les différentes structures en charge de la gestion des ressources humaines ; la disponibilité des statistiques fiables pour la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ; la mise en service d’un système permettant une meilleure gouvernance du capital humain de l’Etat ; et enfin, l’instauration d’un mécanisme efficient d’aide à la décision pour les Autorités nationales dans le domaine de Ressources humaines de l’Etat et des Collectivités territoriales.

Optimiste en ce qui concerne l’aboutissement de ce projet dont l’objectif est de doter l’administration malienne d’un outil efficace pour la gestion efficace et efficiente de ces ressources humaines, le ministre a fait savoir que l’institution d’un nouveau système moderne, fiable et sécurisé de gestion des Ressources humaines de l’État, trouvera, à coup sûr, la plénitude de son efficience à la faveur de la mise en œuvre et de l’opérationnalisation concomitantes d’un certain nombre de politiques nationales en cours d’élaboration par le Gouvernement. Il s’agit notamment de la Stratégie nationale de dépolitisation de l’Administration, de la Stratégie nationale de Rationalisation des structures administratives et Institutions, la Stratégie nationale de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne gouvernance, ainsi que le projet de Programme national d’éducation aux valeurs.

<strong>Ousmane Baba Dramé</strong>

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<title>Primature : Le Premier ministre reçoit plusieurs couches de la société</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/primature-le-premier-ministre-recoit-plusieurs-couches-de-la-societe-3041649.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Nov 2023 06:39:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Cellule de Communication et des Relations Publiques de la Primature a communiqué sur l’audience accordée par le Chef du Gouvernement, Dr. Choguel Kokalla Maïga à différentes couches, le lundi 30 octobre 2023, à la cité administrative. Il s’agit du Comité Stratégique du M5-RFP ; de la Coordination Nationale des Retraités Régis par l’INPS et la Fédération Nationale des Associations des Retraités et le Comité de pilotage de la maison de la Presse. Le Chef du Gouvernement a prêté une oreille attentive aux différentes préoccupations exprimées par ces différents interlocutaires.</strong>

Face au Chef du Gouvernement, le Comité Stratégique du M5-RFP a fait part des préoccupations du moment, notamment la problématique de l’Energie du Mali et celle des pièces administratives indispensables pour les concours envisagés. Le Comité Stratégique du M5-RFP a sollicité l’implication personnelle du Premier ministre afin d'alléger les souffrances de la population. Après avoir saluée la démarche, le Premier ministre a souligné avoir pris bonne note des différentes préoccupations. Le Chef du gouvernement a évoqué les efforts de communication en toute transparence sur les défis et les perspectives du Gouvernement et les efforts qui sont concentrés autour des questions de l’Energie du Mali et des pièces administratives. Il a appelé à la compréhension, et à la résilience, surtout au soutien aux Forces Armées de Défense et de Sécurité.

Selon la cellule de communication et des Relations Publiques de la Primature, la rencontre entre le Premier ministre et les retraités de la Coordination Nationale des Retraités Régis par l’INPS et la Fédération Nationale des Associations des Retraités a porté sur l'organisation prochaine d’un forum sur la problématique de la retraite ayant pour thème « Acquis et Perspectives ». La même source rapporte que cette rencontre s’est tenue en présence du ministre de la Santé et du Développement Social et celui de la Fonction Publique et du Dialogue Social. Ledit forum se tiendra les 2 et 3 novembre prochain et les deux structures souhaitent le placer sous le haut patronage du Premier ministre. La visite s’inscrivait également dans le cadre de la revalorisation des pensions qui n’ont pas été revues depuis 5 ans selon le Président Seydou Monzon TRAORÉ.

D’ores et déjà, le Premier ministre a confirmé de sa présence effective lors de cet événement. Il a salué le mérite et le sacrifice des anciens pour la nation. Dr. Choguel Kokalla Maïga a donné un avis favorable sur les conclusions du forum qui feront l'objet d'un examen attentif de la part du Gouvernement.

Par ailleurs, la délégation du Comité de pilotage de la maison de la Presse était conduite par son président Bandiougou DANTE.

D’après notre source, la rencontre tenue en présence du Ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou AG ILYENE, s’est érigée en séance de travail sur certains dossiers du secteur de la Presse au Mali. Le président Bandiougou DANTE a touché du doigt quelques préoccupations du secteur. Il s’agit, entre autres de la relecture du cadre juridique régissant le droit de la Presse sur lequel le bureau de la Maison de la Presse a des réserves malgré les avancées considérables dans son élaboration ; l’aide à la presse au sujet de laquelle le gouvernement attend un rapport sur la situation et la formation des journalistes, qui souffre de la rupture de la collaboration avec les partenaires techniques et financiers.

Le Président de la Maison de la Presse a également présenté ses préoccupations quant aux mesures prises par la Haute Autorité de la Communication contre les radios principalement communautaires de l’URTEL. Bandiougou DANTÉ a sollicité l'implication du Premier ministre afin que la HAC puisse accorder un moratoire aux entreprises de presse concernées.

En retour, le Chef du Gouvernement a apprécié et reconnu le rôle de la presse dans l’action gouvernementale. Il a rassuré ses interlocuteurs quant à l’apaisement de la tension au sein de la corporation. Il les a invités à poser les problèmes clairement et à privilégier le dialogue. Le patron de l’administration malienne n’a pas manqué de donner des consignes fermes concernant le respect du terme du moratoire que la HAC voudrait accorder aux radios de l’URTEL.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Me Moustapha Cissé, Président de l’AIGE : «Nous allons assurer le relèvement du pays, la construction du Mali par la tenue des élections sincères, crédibles et transparentes»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/me-moustapha-cisse-president-de-laige-nous-allons-assurer-le-relevement-du-pays-la-construction-du-mali-par-la-tenue-des-elections-sinceres-credibles-et-transparentes-3041654.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Nov 2023 06:37:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Hier, mercredi 1er novembre 2023, une session de formation des coordinateurs de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) du district de Bamako sur le recueil d’actes-types a démarré au siège de l’AIGE à Bamako. Cette session qui durera jusqu’au 15 novembre 2023 permettra de manière théorique et pratique d'approfondir la connaissance des coordinateurs sur la nature des actes, le délai pour les actes à prendre dans le cadre de la gestion du processus électoral. Plusieurs responsables de l’AIGE ont pris part à la cérémonie d’ouverture de cette session dont Dr Bréhima Fomba, Mme Nana Sanou et bien d’autres. En marge de ladite session de formation, le Président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé a fait une déclaration dans laquelle il donne des assurances quant à la tenue des élections crédibles au Mali. « Nous allons assurer le relèvement du pays, la construction du Mali par la tenue de bonnes élections, des élections sincères, crédibles et transparentes », a déclaré Me Cissé.

Dans sa déclaration, le Président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé a fait savoir que l’AIGE a élaboré un « recueil d’actes-types à l’usage des coordinateurs de l’AIGE ». Selon lui, ce document permettra d’outiller les coordinateurs et par ricochet l’amélioration du processus électoral au Mali. Ledit document, dit-il, fait l’objet de formations à travers le pays. Il a signalé qu’il y a 7200 membres de coordinations. « L’AIGE, dans la version où elle a été conçue, nous sommes en train de nous approprier de l’intégralité de nos prérogatives et ce qui augure de la tenue et de l’organisation de scrutins véritablement transparents, d’élections crédibles et qui feront la fierté de notre pays, parce que nous allons assurer le relèvement du pays, la construction du Mali par la tenue de bonnes élections, des élections sincères, crédibles et transparentes », a déclaré Me Cissé.

Durant la cérémonie d’ouverture de cette session de formation, la commissaire de l’AIGE, Mme Kané Nana Sanou, a mis l’accent sur l’importance du document élaboré par l’AIGE. « Nous venons d'organiser l'élection référendaire les 11 et 18 juin 2023 au sortir de laquelle une évaluation a été faite. Le constat est que les coordinations ont fait recours souvent aux différents niveaux de l'administration pour l'élaboration des fiches relatives aux décisions à prendre pour la bonne organisation ou marche du scrutin. Après analyse, au niveau national et dans le souci de réussir une élection mieux organisée et crédible, des documents ont été élaborés selon le type d'élection pour permettre aux coordinateurs de prendre dans le délai et sous la forme requise les différentes décisions prévues par la loi électorale. Ces documents, nous les avons appelés « Recueil d'Actes-types », a-t-elle dit. Avant d’ajouter que deux types d'actes ont été élaborés à l'usage des coordinateurs de l'AIGE. Il s'agit d'actes-types à prendre pour tout scrutin et d'actes-types à prendre en fonction de la nature du scrutin. « Je suis persuadée que cette session permettra de manière théorique et pratique d'approfondir la connaissance des coordinateurs sur la nature des actes, le délai pour les actes à prendre dans le cadre de la gestion du processus électoral. Cette session de formation se tient à l'intention de toutes les coordinations de l'AIGE et les modalités pratiques de sa réalisation sont définies. Pour terminer, je tiens à remercier tous les partenaires qui, en ce moment décisif, accompagnent le Mali pour l'organisation d'élections crédibles, inclusives et moins contestées », a-t-elle conclu.

Aguibou Sogodogo]]> </content:encoded>
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<title>L’armée malienne dénonce le retrait précipité de la MINUSMA du Camp de Kidal : « Ce retrait n’a point fait l’objet de rétrocession aux FAMA… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/larmee-malienne-denonce-le-retrait-precipite-de-la-minusma-du-camp-de-kidal-ce-retrait-na-point-fait-lobjet-de-retrocession-aux-fama-3041651.html</link>
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<pubDate>Thu, 02 Nov 2023 06:34:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les casques bleus de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) basés dans le camp de Kidal, ont plié leurs bagages, hier mardi 31 octobre 2023. Ce retrait a été confirmé par l’armée malienne à travers un communiqué dont la teneur suit : « Nous avons appris, ce jour 31 octobre 2023, le retrait de la MINUSMA du camp de Kidal. Nous constatons une fois de plus et avec beaucoup de regret que ce retrait n’a point fait l’objet de rétrocession aux FAMA, comme stipulé dans le calendrier d’occupation des emprises MINUSMA par les FAMA ». Donnant plus de détails par rapport à ce retrait qui était tant attendu, l’armée malienne a averti que « cette situation de départ précipité de la MINUSMA met en péril le processus entamé et menace la sécurité et la stabilité de la région de Kidal ».

Pour rappel, le 23 octobre 2023, la Minusma avait acté son retrait du Camp d'Aguelhok. L’armée avait, dans un communiqué, constaté cependant avec beaucoup de regret que ce retrait n'a point fait l'objet de rétrocession aux FAMA, comme stipulé dans le calendrier d'occupation des emprises Minusma par les FAMA. Selon l’armée, cette situation de départ précipité de la MINUSMA met en péril le processus entamé et menace la sécurité et la stabilité dans la localité d'Aguelhok. « C'est ainsi que ce mardi 24 octobre, les terroristes ont profité de ce désordre pour s'introduire dans le camp et détruire plusieurs installations. Ils ont été neutralisés par les vecteurs aériens des FAMa », rapporte l’armée malienne.

L’armée malienne avait aussi annoncé, le samedi 7 octobre 2023, avoir repris le contrôle de la ville d’Annefis, située à 110 kilomètres de la ville de Kidal. Depuis dix ans, la ville était sous le contrôle des groupes armés signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu des pourparlers d’Alger. « Les FAMa ont pris tôt ce matin le contrôle total de la ville d'Anéfis. Les évaluations sont en cours », a indiqué l'armée malienne dans un communiqué. « Nous appelons les populations au calme. Tout est mis en œuvre pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens », précise le document.

Dans le cadre de la restitution formelle des camps de la MINUSMA aux autorités maliennes, un convoi de l’armée malienne a quitté Gao, le lundi 2 octobre dernier, en direction de Kidal.

La Minusma quitte le Mali après une décennie de présence, au cours de laquelle elle a établi 12 camps dans le nord et le centre du pays, ainsi que son quartier général à Bamako. La première phase de retrait, du 1er au 31 août 2023, concernait la rétrocession au gouvernement du Mali des camps et sites d’Ogossagou, de Ber, de Goundam et de Ménaka. La bonne coordination entre les deux parties, selon les autorités maliennes, a facilité la rétrocession au gouvernement des camps d’Ogossagou, le 3 août 2023, de Ber, le 14 août 2023, de Goundam, le 15 août 2023 et de Ménaka, le 25 août 2023 marquant ainsi l’achèvement de la première phase du retrait de la Minusma. La deuxième phase a débuté le 1er septembre et doit s’achever le 31 décembre 2023. Cette étape concerne les camps de Tessalit, Aguelhok, Ansongo, Kidal et Douentza.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conférence de presse des syndicats de l’EDM : «Nous présentons nos excuses à la population malienne»</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/conference-de-presse-des-syndicats-de-ledm-nous-presentons-nos-excuses-a-la-population-malienne-3041448.html</link>
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<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 10:46:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Suite à l’intervention du ministre de l’Energie et de l’Eau, Bintou Camara, sur la télévision nationale, le mardi dernier, au cours de laquelle elle a accusé les agents de la société d’être à la base des maux qui ont occasionné les délestages sauvages en cours, le vendredi 27 octobre 2023 au siège de l’EDM, lors d’une assemblée générale couplée à une conférence de presse, les syndicats de la société ont contre-attaqué cette sortie du ministre. Ils ont expliqué les différents problèmes auxquels la société fait face, tout en précisant que plusieurs ingrédients sont à la base des délestages en cours et que leur seule structure n’est pas en mesure d’y mettre fin sans le concours de l’Etat.

C’est une riposte offensive que les trois syndicats de la société Energie du Mali (EDM) ont faite suite à la sortie du ministre Bintou Camara. Les syndicats ont qualifié cette sortie d’attaque à leur encontre. « L’heure est grave à l’EDM de nos jours depuis la sortie du ministre de l’énergie et de l’eau. Certains de nos agents ont été attaqués sur les lieux de travail. Nos femmes et nos enfants sont devenus des victimes collatérales. Nous présentons nos excuses à la population malienne. Mais nous informons la population que même demain il y aura des délestages, car nous n’avons pas, seuls, la solution qui est l’argent et que nous n’avons pas », a indiqué Abdoulaye Cissé. Selon lui, les problèmes de l’EDM sont énormes et la sortie du ministre qui, pour lui, devrait être un début de solution, a compliqué la situation. « Les citernes saisies appartiennent à la société Lah et fils et aucun agent de l’EDM n’est en prison. Les chauffeurs arrêtés ont été libérés et blanchis. Les citernes dont elle parle ont leurs bordereaux avec les numéros de téléphone des chauffeurs. Avant d’être ministre, elle était auditrice ici et si tout ce qu’elle a dit sur EDM s’avérait, c’est qu’elle ne faisait pas bien son boulot. Sinon on n’en serait pas là aujourd’hui. Nous attendons les résultats des investigations du ministre », a-t-il lancé. Avant de révéler que de sa nomination à nos jours, elle a inséré des agents au sein de l’EDM, chose qu’elle a oublié d’évoquer sur les ondes de l’ORM lors de son passage. Pour faute d’entretien, dit-il, beaucoup de groupes sont à l’arrêt, toutes choses qui nous handicapent dans notre travail. « Elle a vu certains de ces groupes à Balingué, mais n’a pas aussi évoqué ces cas », a-t-il déclaré.

Quant aux avantages accordés aux agents de la structure, le syndicaliste Cissé a fait savoir que la ministre de l’énergie et de l’eau a des avantages en raison de son rang de ministre. Les autres secrétaires généraux, notamment Boubacar Témé et Aba Sofiane Diallo, ont, dans leurs propos, évoqué les différents problèmes de la société qui l’empêchent de satisfaire la demande de la population. Enfin, ils ont sollicité le soutien des autorités de la transition et de la population afin de les aider à relever le défi.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Relance du Processus de paix au Mali : Gouvernement et mouvements signataires de l’accord autour de la table</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/relance-du-processus-de-paix-au-mali-gouvernement-et-mouvements-signataires-de-laccord-autour-de-la-table-3041444.html</link>
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<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 10:44:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, le Colonel Major Ismaël WAGUE, a reçu, le 25 octobre 2023, à son département sis à la Cité administrative de Bamako, les leaders et représentants des mouvements de la Plateforme et de l'Inclusivité, ainsi que les femmes du Comité de Suivi de l'Accord (CSA). Selon une note rendue publique par le département, cette rencontre avait pour principal objectif de réunir autour d’une même table les diverses tendances au sein de ces mouvements, qui manifestaient leur volonté de se joindre à l'effort concerté des autorités de la Transition en vue de promouvoir la Paix et de lutter contre le fléau du terrorisme.

L'occasion fut propice pour le Ministre de réitérer l'engagement indéfectible du gouvernement envers le processus de Paix et le rétablissement de la stabilité au Mali. De surcroît, le Ministre a tenu à souligner les efforts substantiels déployés par les Autorités dans le cadre de la mise en œuvre de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation Nationale.

« Les leaders de ces mouvements ont saisi cette opportunité pour réaffirmer leur détermination à collaborer étroitement avec l'État, soutenant ainsi sa vision politique et sa mission de rallier l'ensemble des parties prenantes et des acteurs de la Paix. Ils n'ont pas manqué de témoigner leur gratitude au Ministre pour avoir réussi à réunir l'ensemble des parties, malgré les dissensions politiques internes qui prévalaient au sein de certains mouvements, parfois au sein du même groupe », indique la note rendue publique par le ministère de la réconciliation.

La même note indique que les femmes du Comité de Suivi de l'Accord (CSA) ont exprimé leur satisfaction quant à la tenue et au succès de cette rencontre, qui leur a permis de faire entendre leur voix et de présenter leurs doléances au Ministre afin de trouver des solutions aux multiples défis auxquels il faut faire face dans un contexte difficile, marqué par une méfiance avérée et une réticence injustifiée de certains acteurs dans un contexte si particulier.

Avant de lever la séance, indique la note, le Ministre a chaleureusement remercié l'ensemble des parties pour leur engagement et leur disponibilité à accompagner les autorités dans leurs actions visant à sécuriser le territoire, à instaurer la paix et à protéger les populations maliennes, sans aucune distinction. Il a conclu en exhortant l'ensemble des leaders des mouvements à transmettre le message de paix et de réconciliation à l'ensemble de la population, aussi bien à l'échelon national qu'à l'échelon local, afin de les rassurer quant à la volonté de l'État de ramener la Paix au Mali, dans l'intérêt du bien-être de l'ensemble des citoyens maliens, sans exception.

Aguibou Sogodogo]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bamako sur une poudrière ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/bamako-sur-une-poudriere-3041439.html</link>
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<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 10:37:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le tableau dépeint par Mme le ministre de l’Energie et de l’Eau, Bintou Camara, à regarder à la loupe, dépasse de loin des actes frisant uniquement la cupidité des acteurs mis en scène (fonctionnaires et agents, opérateurs économiques, transporteurs). L’état des lieux dépasse également la stature d’une simple organisation mafieuse assimilable au crime organisé, entreprise aux visées économiques pour seulement amasser de l’argent et s’amuser. Loin s’en faux, des individus sains d’esprit qui s’organisent en réseau, si efficacement pour entreprendre de ruiner, d’une telle ampleur, doivent certainement avoir leur petite idée derrière la tête; un projet de mise à genou de l’Etat, suivi de déstabilisation des institutions?

L’électricité sans doute est devenue une question de survie, avant d’être celle de développement économique et sociale. Sans électricité, aujourd’hui, c’est tout simplement la programmation de la mort de l’économie et des vies humaines. La vaillante ministre Babintou a été assez modeste dans sa description de ce qui s’apparente au crime organisé, et qui ne date pas d’hier. Ces crimes qui existent et sont entretenus depuis des décennies, pourraient avoir servi à financer des campagnes électorales, à arroser en cercle fermé des réseaux corrompus. Ils occasionnent de graves violations des droits des Maliens à un environnement de quiétude et de bien être. Le gouvernement de transition a l’obligation d’y mettre fin, identifier toutes les ramification et les bandits en col blanc pour qu’ils répondent de leurs actes.

Quelle est la destination de cette manne financière issue du détournement des citernes et des facturations, évaluées à des dizaines de milliards? Pendant que le manque d’électricité détruit les économies des menages, par le chômage des metiers comme les imprimeries, les ateliers de soudeurs, de broderie, de tailleurs, de vendeurs de glace, de poissons et autres, où va la masse d’argent amassé? Que prépare -t-on contre la république?

Y a-t-il une pernicieuse entreprise de déstabilisation économique et politique du Mali, un pays en transition? Non content d’avoir les forces étrangères hors du Mali, avec une marge de manoeuvre réduite, Macron n’a-t-il toujours pas dit son dernier mot dans sa volonté de réduire la junte malienne? Ainsi une chute économique au niveau macro et micro, faute d’électricité, entraînerait certainement la chute du pouvoir de transition à Bamako, se dirait - on certainement à Élysée. La situation à l’EDM mérite d’être bien diagnostiquée et analysée sous tous les angles, y compris celui séditieux.

Après les entreprises terroristes sous le vocable djihadiste, les sanctions de la CEDEAO et les subtiles malices incitatives du président Emanuel Macron, à la violence contre le Mali, faute d’avoir pu obtenir le soulèvement populaire des Maliens contre leurs dirigeants, ce ne serait pas surprenant d’être confronté à des manœuvres venant de l’intérieur pour provoquer une implosion inattendue.

Si ces coupures étaient pour payer un effort de guerre contre le terrorisme, pour la sécurisation de l’ensemble du territoire par les FAMa, clairement exprimé et transparent, à l’aune de l’offensive qu’elle mène actuellement y compris dans la région de Kidal, les Maliens souscriraient volontiers, chaque Malien étant assimilable à un soldat prêt à consentir au sacrifice suprême pour que notre pays reste un État souverain, démocratique et républicain. Mais présentées comme résultant d’actes crapuleux ou criminels, cette situation déshonorante découlant de la description du ministre, traduit un grand malaise dans la gouvernance sur tous les plans: politique, économique, sécuritaire.

On se dit que si le détournement de sa destination de plusieurs citernes peut s’opérer si aisément à Bamako, ainsi que les surfacturations qui l’accompagnent, alors beaucoup d’autres choses, les unes mauvaises que les autres qu’à Dieu ne plaise, seraient dans l’ordre du possible. Le climat de far-west qui nous est offert de voir à l’EDM, nous donne l’impression de vivre dans une ville assise sur une poudrière. Le Mali ne doit pas perdre la bataille qui honore l’Afrique et le monde entier: les reformes politiques, institutionnelles, sécuritaires. Ces reformes nous valent de faire librement le choix de nos partenaires stratégiques, en respectant les intérêts du peuple malien.

Les autorités maliennes doivent se ressaisir rapidement. La guerre de sécurisation dans la région de Kidal ne doit pas se traduire par un relâchement à Bamako. La bataille pour la souveraineté de la patrie peut encore prendre des années. Alors il faut sécuriser les ressources disponibles, pour avancer: assainir sans ménagement!

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Moustapha Cissé, Président de l’AIGE : «Notre souci, c’est de tenir des élections propres, transparentes…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/me-moustapha-cisse-president-de-laige-notre-souci-cest-de-tenir-des-elections-propres-transparentes-3041434.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 10:34:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), Me Moustapha Cissé, a reçu la visite de Mme Ahunna Eziakonwa, Sous-Secrétaire générale des Nations Unies, Administratrice adjointe et Directrice du bureau régional pour l'Afrique du PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement), le vendredi 27 octobre 2023, dans ses locaux à Bamako. Au cours de cette rencontre avec la délégation de la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies, Me Cissé a présenté les membres, les missions et les objectifs de l’AIGE. Installée en janvier 2023, ajoute le président, l’AIGE a réussi à organiser l’élection référendaire, le 18 juin 2023, ayant permis au Mali d’avoir une nouvelle constitution en juillet 2022. Par ailleurs, Me Cissé a fait savoir que l’élection présidentielle initialement prévue en février 2024 est reportée pour des raisons techniques. «Notre souci, c’est de tenir des élections propres, transparentes qui feront l’objet de participation de tous les observateurs d’où qu’ils viennent », a-t-il dit.

Arrivée aux environs de 11 heures au siège de l’AIGE à Bamako, Mme Ahunna Eziakonwa, Sous-Secrétaire générale des Nations Unies, Administratrice adjointe et Directrice du bureau régional pour l'Afrique du PNUD, a eu un tête à tête avec le président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé. Puis, s’en est suivie une rencontre entre la délégation de Mme Ahunna Eziakonwa et les responsables de l’AIGE. Au cours de cette rencontre, le Président de l’AIGE, Me Cissé a souhaité la bienvenue à Mme Ahunna Eziakonwa. Avant d’ajouter que leur partenaire le plus connu est le PNUD. Pour preuve, dit-il, il y a un Programme d’appui aux réformes électorales au Mali qui est piloté par le PNUD. Selon lui, les élections à venir seront démocratiques et transparentes. Installée en janvier 2023, dit-il, l’AIGE a pour mission d’organiser les élections avec l’appui du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation. Il a fait savoir que l’AIGE est composée de 15 commissaires avec des coordinations à l’intérieur comme à l’extérieur du pays pour un mandat de 7 ans. « Nous avons réussi à tenir récemment, le 18 juin dernier, l’organisation du référendum constitutionnel qui fait qu’aujourd’hui, notre pays a une nouvelle constitution qui a été adoptée et qui constitue le document fondamental autour duquel s’organise toute la vie administrative, sociale, politique et culturelle du pays. C’est un challenge qu’il fallait réussir et nous l’avons réussi », a déclaré Me Cissé. Par ailleurs, il dira que l’AIGE a un cadre de concertation avec l’ensemble des partis politiques, la société civile et avec l’administration. «Nous avons ici à l’AIGE, l’obligation de sauvegarder la qualité d’électeur, la participation à l’élection de tous les citoyens au Mali sans exclusion et nous avons l’obligation aussi de permettre aux différents candidats de pouvoir jouer le jeu électoral et sauvegarder leurs acquis et leurs avantages à une voix près. Vous savez, il n’y a pas d’élection à 100% propre. Les élections sont toujours sujettes à discussion, à remise en cause, à contestation et c’est ça la beauté de la chose. Il faudrait bien qu’il y ait des contestations pour que nous puissions réguler, améliorer nos pratiques », a souligné Me Cissé. Il a rappelé que l’Etat a mis des moyens à la disposition de l’AIGE pour lui permettre de travailler. Me Moustapha Cissé a mis l’accent sur la formation des agents électoraux pour la bonne marche du processus électoral. Selon lui, l’élection présidentielle initialement prévue en février 2024 est reportée pour des raisons techniques. «Notre souci, c’est de tenir des élections propres, transparentes qui feront l’objet de participation de tous les observateurs d’où qu’ils viennent dans un cadre que nous avons conçu et qui est le cadre règlementaire de l’observation électorale », a conclu le président de l’AIGE. Dans une interview accordée à la presse, Mme Ahunna Eziakonwa, Sous-Secrétaire générale des Nations Unies, Administratrice adjointe et Directrice du bureau régional pour l'Afrique du PNUD, a magnifié le rôle de l’AIGE dans le processus électoral au Mali. «Je suis venu pour témoigner notre soutien et accompagnement au président de l’AIGE. Le PNUD appuie l’AIGE. Nous sommes convaincus que le rôle que l’AIGE joue dans ce pays va être très déterminant en ce qui concerne le futur pour mener à bien cette transition », a conclu Mme Ahunna Eziakonwa.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gao&#45;Léré et Niono : L’armée neutralise plus de 40 terroristes</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/gao-lere-et-niono-larmee-neutralise-plus-de-40-terroristes-3041432.html</link>
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<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 10:32:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une note en date du 27 octobre 2023, l’armée malienne a annoncé que les opérations combinées, terrestres et aériennes des FAMa, ont permis, le jeudi 26 octobre 2023, de neutraliser une trentaine de terroristes, détruire des véhicules pick-up, et récupérer un lot important d’armes et de matériels.</strong>

Selon les précisions de l’armée, cette opération d’envergure des FAMa s’est déroulée dans le secteur de Gao. Ce même jour, c’est-à-dire, le jeudi 26 octobre 2023, une autre patrouille des FAMa dans la localité de Léré a permis de neutraliser une douzaine de terroristes et de récupérer des motos, ainsi que des armes et du matériel.

Le vendredi 27 octobre 2023, une autre patrouille FAMa dans le cercle de Niono a permis de neutraliser deux terroristes, appréhender un leader terroriste, récupérer deux motos et du matériel de communication. Dans cette note d’information publiée par l’armée, la hiérarchie a exprimé sa ferme volonté de poursuivre la sécurisation du territoire malien.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Nampala et Léré : Des terroristes neutralisés et plusieurs quantités de munitions récupérées par l’armée malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/nampala-et-lere-des-terroristes-neutralises-et-plusieurs-quantites-de-munitions-recuperees-par-larmee-malienne-3041430.html</link>
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<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 10:30:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Forces Armées Maliennes (FAMAS) ont mené des opérations de reconnaissance aéroterrestre, le dimanche 29 octobre 2023, dans le secteur de Nampala et de Léré. Dans un communiqué lu à la télévision nationale (ORTM), il ressort que plusieurs quantités de munitions et d'explosifs ont été récupérées dans la base terroriste de Foïta, des terroristes ont également été neutralisés par les Forces armées maliennes.</strong>

«Ce dimanche 29 octobre 2023, les Forces armées maliennes (FAMAS) ont mené des opérations de reconnaissance offensive aéroterrestre dans le secteur de Nampala et de Léré. Elles ont concerné les localités de Aplha, Foïta, Gaïna, Boundou Badi, Dounguel Ahmadi. Plusieurs quantités de munitions et d'explosifs ont été récupérées dans la base terroriste de Foïta abandonnées par des groupes terroristes. Six terroristes ont également été neutralisés en cours de progression. Les FAMAS, toujours débout, avancent vers la pacification totale du territoire nationale et pour la sécurisation des personnes et des biens », souligne le communiqué lu à la télévision nationale (ORTM), le 29 octobre dernier.

A rappeler que les opérations combinées, terrestres et aériennes des FAMa, ont permis, le jeudi 26 octobre 2023, de neutraliser une trentaine de terroristes, détruire des véhicules pick-up, et récupérer un lot important d'armes et de matériels. Cette opération d'envergure des FAMa s'est déroulée dans le secteur de Gao. Toujours le même jeudi 26 octobre 2023, une autre patrouille des FAMa dans la localité de Léré a permis de neutraliser une douzaine de terroristes et de récupérer des motos ainsi que des armes et du matériel.

« Le vendredi 27 octobre 2023, une autre patrouille FAMa dans le cercle de Niono a permis de neutraliser 2 terroristes, appréhender un leader terroriste, récupérer 2 motos et du matériel de communication. Les Forces Armées Maliennes expriment leur ferme volonté de poursuivre la sécurisation du territoire malien », révèle une note publiée par l’armée malienne, le 27 octobre dernier.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Dr. Abdramane Sylla, ancien ministre, Professeur d’Histoire des Relations Internationales : «Le nucléaire revêt pour nous Africains une question de survie, voire de l’avenir de notre développement»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/dr-abdramane-sylla-ancien-ministre-professeur-dhistoire-des-relations-internationales-le-nucleaire-revet-pour-nous-africains-une-question-de-survie-voire-de-lavenir-de-no-3040936.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 07:02:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’énergie nucléaire. Un cercle fermé des puissances occidentales la considère comme son domaine réservé. Une logique impérialiste pour maintenir les autres sous leur influence.  Aussi bien que ces Etats usent de tous les moyens pour faire main basse sur les matières premières en Afrique, qui alimentent les centrales nucléaires en Europe ou aux Etats-Unis. Comme le Niger, le Mali aussi regorge cette matière première qu’est l’Uranium. L’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins civiles devient, au 21<sup>ème</sup>  siècle, pour tout Etat, notamment pour les Etats africains, une question de prime importance pour leur développement, si tant est entendu qu’il n’y a pas de développement sans électricité. Cependant la question de l’électrification demeure préoccupante dans la plupart des Etats africains et particulièrement en Afrique de l’Ouest où l’insuffisance de l’électricité se traduit par l’absence d’industries et d’infrastructures d’envergure de développement. Le cas du Mali est devenu aujourd’hui une question de survie de notre économie. Pour le Dr. Abdramane Sylla, Professeur d’Histoire des Relations Internationales, qui s’est prêté à nos questions,<em> «il est difficile d’atteindre une totale satisfaction de la question d’électrification sans l’apport de l’énergie nucléaire, qui est la seule source pérenne et capable de satisfaire nos besoins».</em> Il met l’accent sur l’énorme potentialité (une très grande quantité d’électricité) qu’offre une centrale nucléaire: par exemple, un seul gramme d’uranium 235 pouvant produire l’équivalent de deux tonnes de fioul d’électricité. L’investissement est certes coûteux, mais sur la durée, il devient beaucoup moins cher, selon notre interlocuteur. Grand connaisseur de la Russie, pour y avoir fait ses études et maintenu des liens amicaux et de collaboration, l’ancien ministre des Maliens de l’Extérieur, Dr. Abdramane Sylla, soutient fermement que le pays de Vladimir Vladimirovitch Poutine est disposé aujourd’hui à aider les Africains. La Russie étant le seul Etat à avoir la maîtrise totale de tout le processus d’enrichissement de l’uranium, notre pays saisira certainement l’opportunité de ce partenariat, en se dotant des centrales nucléaires civiles pour leurs besoins de développement. Lisez!</strong>

<strong>Le Républicain: La question de l’énergie nucléaire occupe une place de choix en Afrique, depuis un certain temps. En tant qu’universitaire, Professeur d’Histoire des Relations Internationales, quel est votre regard sur le sujet ?</strong>

<strong>Dr. Abdramane Sylla: </strong>La question de l’énergie nucléaire, à prime abord, peut poser des appréhensions aux Etats, mais plus singulièrement aux puissances impérialistes, qui ne souhaitent pas, à part un cercle restreint dans lequel se trouvent leurs Etats, que d’autres puissent même en parler. La question nucléaire, comme beaucoup d’autres choses, les matières premières, les minerais précieux, les matières agricoles, la technologie nouvelle etc. sont sous contrôle des puissances. La maîtrise des nouveaux instruments de pouvoir, en dehors des matières premières, comme la technologie, les communications, l’information, aussi bien que le commerce et les finances est indispensable par elles.

Il est tout aussi important de comprendre que c’est un sujet à la fois de géopolitique, mais surtout de géostratégie. L’énergie nucléaire dépend d’un combustible fissile qu’est l’uranium, dont le minerai se trouve dans le sous-sol. Un minerai que l’on trouve aussi chez nous au Mali à Faléa, dans le cercle de Kéniéba.

Les différentes étapes de traitement, je veux dire d’enrichissement de l’uranium, peuvent conduire à la fabrication de la bombe. Vous comprenez donc son intérêt géostratégique. L’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) a fait de cette question un tabou et a même interdit à certains Etats d’en produire. L’Afrique est décrétée à cet effet comme continent propre dénucléarisé. Ce n’est nullement pas pour nous un souci quelconque de protection, mais de nous maintenir dans la dépendance. Nos matières premières sont exploitées pour servir au développement de ses puissances, et à l’expression de leur suprématie. Les seuls Etats en Afrique disposant de centrales nucléaires sont l’Afrique du Sud et l’Egypte d’ailleurs en construction. Dans le cas que vous voulez soulever, il s’agit de la question de l’énergie nucléaire à des fins civiles.

<strong>Cette question de l’énergie nucléaire à des fins civiles doit-elle avoir une grande importance pour nous Africains ?</strong>

Cette question revêt pour nous Africains une question de survie, voire de l’avenir de notre développement. Nous avons tous appris à l’école que sans électrification, il n’y a pas de développement. La question de l’électrification demeure entière dans tous les Etats africains. Son insuffisance ou son inexistence se traduit par l’absence quasi-totale d’industries, et d’infrastructures d’envergure de développement. Il est difficile d’atteindre une totale satisfaction de la question d’électrification sans l’apport de l’énergie nucléaire, qui est la seule source pérenne et capable de satisfaire nos besoins.

Une centrale nucléaire est capable de produire une très grande quantité d’électricité. Imaginez-vous par exemple qu’un seul gramme d’uranium 235 peut produire l’équivalent de deux tonnes de fioul d’électricité. L’investissement peut s’avérer coûteux, mais sur la durée, il devient beaucoup moins cher.

<strong>Les sources énergétiques actuellement exploitées au Mali n’ont pas pu répondre à souhait aux besoins d’électricité...</strong>

Au Mali, depuis plus de soixante ans d’indépendance, nous avons une couverture très faible des ménages qui demeurent insatisfaits avec un coût de facturation également très élevé. Le Mali dispose d’un potentiel de vingt sites de production d’énergie hydroélectrique identifiés pour une puissance de 1050 MW. En dehors des centrales hydroélectriques de Félou (0,6 MW) ; Sotuba (5,02 MW) ; Sélingué (44 MW) et Manantali (200 MW), il existe d’énormes potentialités, notamment dans le domaine du solaire insuffisamment exploité, de l’énergie éolienne, de la biomasse et bien d’autres sources. Des difficultés persistent dans ce secteur notamment le manque de vision pour son développement, l’insuffisance de ressources humaines qualifiées, l’absence d’unités locales de montage de composants de technologies d’énergies renouvelables, l’insuffisance de ressources financières en vue de faciliter l’accès aux crédits des promoteurs des technologies d’énergie renouvelable. Je dirai donc, qu’il urge même pour nous au regard des énormes potentialités qui existent dans notre pays, de se battre pour disposer de centrales nucléaires.

<strong>Le sujet de l’énergie nucléaire fait ressortir malheureusement le mauvais souvenir de la bombe atomique. Pensez-vous que les Africains vont tirer bénéfice de l’installation de centrales nucléaires en Afrique ? Comment ?</strong>

L’humanité toute entière a été ébranlée lorsque les Etats Unis ont largué, en 1945, sur Hiroshima et Nagasaki deux bombes atomiques qui ont tué plus de cent quarante mille personnes en quelques secondes et dont certains effets demeurent encore perceptibles aujourd’hui. Ces bombes ont révélé au monde le grand danger lié à la capacité de destruction massive. Depuis cette date, les puissances ont considérablement développé le risque de ces armes pour atteindre des seuils capables de détruire toute l’humanité, ce qui fait de la question un enjeu universel.

Les acteurs de l’énergie nucléaire civile sont les États, et particulièrement ceux qui sont dotés de l’arme nucléaire. Ils ont dû ainsi maîtriser les technologies qui sont au cœur du nucléaire civil. Parmi ces pays, on peut citer les États-Unis, la France, le Royaume Uni, la Russie, la Chine et l’Inde. Des puissances économiques non dotées d’armes nucléaires ont également des capacités nucléaires civiles. Il s’agit de l’Allemagne, du Canada, du Japon, la Corée du Sud etc.

L’énergie nucléaire compte pour près de 11.5% du mix de production électrique mondiale, approximativement 19.5% aux États Unis et 76% en France en 2015. L’énergie nucléaire a un rôle de plus en plus croissant dans les domaines de la Médecine (radiothérapie, imagerie médicale-IRM etc.), de l’espace avec la propulsion des satellites, l’intensification de la recherche technologique etc.

L’Afrique évidemment ne peut pas rester en marge de cette opportunité, surtout quand elle s’avère être pourvoyeuse de ces matières premières à la base de ce progrès. Il est temps de comprendre que l’on ne pourra pas continuer à faire le bonheur des autres avec nos richesses et vivre soi-même dans la misère.

Un pays est disposé aujourd’hui à aider les Africains, c’est la Russie qui, du moins, est le seul à avoir la maîtrise totale de tout le processus d’enrichissement de l’uranium ; il faudrait saisir ce partenariat. A l’instar des pays non dotés d’armes nucléaires, les pays africains doivent bénéficier des centrales nucléaires civiles pour leurs besoins de développement. Et puisque c’est nous qui disposons de l’essentiel des matières premières, il faut en fixer et le prix, les conditions et les choix des partenaires, c’est possible et c’est le moment.

<strong>Est-il préférable d’avoir des centrales nucléaires en Afrique que de voir les minerais africains aller ravitailler des centrales nucléaires en Europe, sans grand profit pour les africains, comme c’est le cas de l’uranium du Niger, qui profite peu aux Nigériens, plus de la moitié de la population étant sans électricité ?</strong>

Je viens de dire qu’en 2015, 76% de la production d’électricité de la France provenait de l’énergie nucléaire. L’uranium du Niger pour 20% participait à cette production. Ce qu’il faut aussi comprendre, c’est que ces matières premières exploitées en Afrique sont transformées et vendues ailleurs dans le monde et non chez nous. Le problème de l’uranium du Niger est un scandale sans précédent, quand on sait que depuis l’indépendance, ce métal est vendu au même prix à la France, qui n’a aucun souci ni du noir dans lequel vivent les Nigériens, ni des conditions des populations exposées au risque des radiations liées à cette exploitation. Il est important pour tous les pays africains de bien cerner toutes ces questions capitales de survie et de développement. Plus de complexe, les Africains sont allés étudier dans les meilleures universités du monde aux côtés des autres cadres, qui ne leur sont pas meilleurs, ils disposent de grandes compétences et ont besoin que leurs États leur fassent confiance. L’avenir de notre continent appartient aux seuls Africains.

<strong>Depuis le deuxième Sommet Russie-Afrique qui s’est déroulé les 27 et 28 juillet 2023 à Saint-Petersburg, notre pays s’intéresse étroitement à la question de l’énergie nucléaire. Quelles peuvent en être les perspectives pour le Mali et pour notre sous-région ?</strong>

Le Mali a adopté une politique nationale énergétique en mars 2006, qui fait ressortir certains constats : l’utilisation peu rationnelle des sources d’énergie disponibles, le faible taux d’accès aux énergies modernes, l’insuffisance de l’offre par rapport à la demande, le faible taux de couverture énergétique du pays etc. ; la quasi-totalité de nos besoins énergétiques est liée à l’importation des hydrocarbures.

Il a été identifié 20 sites hydroélectriques à travers le territoire national pour une puissance de 1050MW. Quatre seulement de ces sites sont aménagés, représentant environ que 25% du potentiel national. Les besoins en termes de consommation énergétique globale du Mali dépassent les trois millions de tonnes équivalent en pétrole, qui se répartissent entre les ménages 86%, les transports routiers et aériens 10%, les industries (extractives) 3%, et l’agriculture moins de 1%. Le sous-secteur de l’électricité est loin d’atteindre ses besoins comme vous avez pu le constater avec les coupures fréquentes.

Il est donc important pour le Mali, compte tenu de l’excellence de ses relations avec la Russie, d’approfondir le développement de la question de l’énergie nucléaire. Il ne s’agira pas d’absorber le GAP énergétique, mais de se projeter dans un avenir nous permettant de disposer de suffisamment d’électricité pour le développement des mines telles que l’exploitation et la transformation de la bauxite, du fer et bien d’autres.

La récente visite d’une délégation malienne à Moscou avec la signature de deux mémorandums portant sur la réalisation d’une centrale nucléaire au Mali et sur la réalisation d’une carte minière, donne beaucoup d’espoir pour le futur de notre pays. Cet enthousiasme par rapport au nucléaire doit être compris non pas pour demain matin, mais dans le moyen terme. En dehors de l’énergie nucléaire, il est possible d’envisager la coopération avec la Russie pour la mise en valeur de toutes les sources énergétiques insuffisamment ou non exploitées. Nous avons la conviction profonde que le Mali est le cœur de l’Afrique de l’ouest, d’où partiront toutes les impulsions.

<strong>Pensez-vous que la question nucléaire prend inexorablement une ampleur géostratégique avec le renforcement de la coopération entre la Russie et des pays africains ?</strong>

La question nucléaire a toujours été au centre des sujets de géostratégie. Yves Lacoste développe le concept de géopolitique comme : <em>« l’étude des différents types de rivalités de pouvoir sur les territoires,… la puissance se mesurant en fonction de potentialité interne et de la capacité à se projeter à l’extérieur de ce territoire et à des distances de plus en plus grandes. »</em> La géostratégie a une vocation militaire perspective et dynamique qui découle de la Géopolitique. Pour qu’un Etat exprime sa puissance, il doit pouvoir rivaliser avec les autres dans les quatres domaines clés-militaire, économiques, technologiques et culturels. Cette volonté de domination sur les autres, du contrôle des matières premières à l’origine des conquêtes et des guerres, accentuent les rivalités géostratégiques. La relation actuelle du Mali avec la Russie, renforcée par la montée de la popularité des Russes en Afrique n’est pas sans conséquence surtout pour une puissance comme la France qui considère nos pays comme son pré carré. La présence russe à travers notre coopération, notre position géographique, notre volonté de nous affranchir de tous les diktats, la bataille entre les puissances pour le contrôle de l’espace vitale nécessaire à leur influence auront sans doute une explication géostratégique. L’exploitation de nos richesses par nous-mêmes et pour nous-mêmes va considérablement affaiblir certaines grandes puissances. Nous devrons librement choisir nos partenaires par respect pour notre propre souveraineté.

<strong>Réalisé par B. Daou</strong>

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<title>Infrastructures militaires : Le CEMGA visite les travaux en cours à la DTTIA</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/infrastructures-militaires-le-cemga-visite-les-travaux-en-cours-a-la-dttia-3040931.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 07:00:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Armée malienne a informé d’une visite effectuée par le Chef d’État-major Général des Armées, le Général de Division Oumar Diarra, le lundi 23 octobre 2023, à la Direction des Transmissions et des Télécommunications et de l'Informatique des Armées (DTTIA). L’objectif de ce déplacement était de faire le constat de l'état d’avancement des travaux en cours dans ladite direction. Ces travaux concernent la construction d’un nouveau bâtiment au sein de la DTTIA et la réalisation des passages et routes dans la cour tout en permettant la création d’un dispositif sécuritaire solide afin de prévenir toutes sortes de menaces sécuritaires. Le nouveau bâtiment est constitué, entre autres, des bureaux, des toilettes et des salles d’attente pour les visiteurs.

Dans l’esprit de faciliter la collaboration entre l’armée et la population, un espace vert à la rentrée de la direction a été aménagée. Cet espace servira à la population de prendre les photos et de se ravitailler en eau. Pour le directeur des Transmissions, des Télécommunications et de l'Informatique des Armées, le Général de Brigade Alkalifa COULIBALY, la création de cet environnement de détente à l'endroit de la population renforcera la relation entre la population civile et les éléments des Forces de Défense et de Sécurité. En vue de sécuriser davantage les personnes et leurs biens, il est envisagé de créer une nouvelle porte d’entrée à la direction qui n’est pas loin du goudron et une porte de sortie qui est également à côté du portail de la Garde nationale.

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<title>Renforcement des relations bilatérales : Le Président de la Transition reçoit les lettres de créance de quatre nouveaux ambassadeurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/renforcement-des-relations-bilaterales-le-president-de-la-transition-recoit-les-lettres-de-creance-de-quatre-nouveaux-ambassadeurs-3040930.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 06:58:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, a reçu les lettres de créance de quatre nouveaux ambassadeurs, le mardi 24 octobre 2023, dans la salle des banquets de Koulouba. C’était en présence des hauts responsables de la Présidence. Les ambassadeurs agréés qui se sont prêtés à ce rituel diplomatique étaient SEM Moustapha NDOUR, ambassadeur du Sénégal ; SEM Abdoulaye FOFANA, ambassadeur de Guinée auprès du Mali ; SEM Efe CEYLAN, ambassadeur de Turquie et SEM Cheikhna Nenni Moulaye ZEINE, ambassadeur de la République islamique de Mauritanie auprès du Mali. Ces accréditations démontrent une fois de plus le dynamisme du Mali dans sa coopération avec d’autres pays du monde.

La présentation de ces accréditations par les diplomates du Sénégal, la Mauritanie, la Guinée et la Turquie participe du renforcement des liens de coopération avec le Mali. Elles marquent également le début officiel des fonctions diplomatiques de leurs ambassadeurs. Cette étape diplomatique indispensable permet aux ambassadeurs d'établir des contacts avec les autorités maliennes et de travailler ensemble sur des questions d'intérêt commun, telles que la sécurité, l'économie, la culture et la coopération au développement.

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Rentrée universitaire 20234&#45;2024 : L’Ipsmart offre des bourses d’études d’une valeur de plus 7 millions</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/rentree-universitaire-20234-2024-lipsmart-offre-des-bourses-detudes-dune-valeur-de-plus-7-millions-3040923.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 06:57:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Institut Privé SMART (IPSMART) a organisé, le jeudi 19 octobre 2023, une cérémonie à l’occasion de la rentrée solennelle de l’année académique 2023-2024. Cette cérémonie qui était sous la présidence du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a enregistré la présence de la représentante du ministère de l’entreprenariat national ; de l’ambassade des Etats-Unis au Mali ; des parents des anciens et des nouveaux inscrits de l’institut, ainsi que l’administration au complet. Pour cette rentrée, l’administration s’engage à faire de l’Ipsmart l’univers des talents. Au compte de cette rentrée, l’IPSMART a offert des bourses d’études d’une valeur de plus 7 millions.

Pour la directrice de l’IPSMART, Mme Maïga Maguette Gakou, cette rentrée solennelle est synonyme d’un nouveau départ. Elle a souligné qu’ils ont une mission qui est d’ « être utile ». Ainsi, elle dira qu’à l’Ipsmart, ils sont honorés et fiers d’être un établissement 100% malien, ancré dans notre communauté et fortement engagé pour le progrès du Mali, en créant un cadre spécifique pour l’éclosion des talents. Par ailleurs, elle a fait savoir qu’à l’institut privé smart, ils sont convaincus que chaque étudiant possède un potentiel unique avec des objectifs à atteindre. C’est pour cela, selon elle, qu’ils ont décidé d’être pour les étudiants, des mains tendus, des oreilles qui écoutent, mais surtout des ponts leur permettant de se construire, de s’affirmer et de briller comme des étoiles. Ainsi, dans cette logique, l’institut à créé deux parcours : le parcours entrepreneurial ayant pour finalité les présentations d’un projet, et le parcours professionnalisant dont la finalité est la présentation d’un rapport. Aussi, avec l’esprit d’accompagner, d’enseigner des valeurs, de former des talents, l’institut a mis en place un écosystème propice à l’accompagnement de chaque parcours. Il s’agit de l’organisation des « Idays ». Ce cadre permet aux étudiants de faire valoir leurs créativités à travers des projets impactant au bénéfice de la communauté. Ainsi, les meilleurs projets bénéficient d’un fond de démarrage allant de 500.000 fcfa à 5.000 000 de fcfa, des opportunités d’alternance en entreprise, mais aussi et surtout des bourses d’études. De même, chaque année, l’institut organise des concours d’excellence à l’intention de tous les bacheliers en leur offrant des bourses d’études. Pour la rentrée 2023-2024, Ipsmart a octroyé des bourses d’études d’une valeur de plus de 7.890.000.

Apres l’intervention de la première responsable de l’administration de l’institut, la présidente du club alumuni Ipsmart, Nana Mahamane Touré, s’est adressée aux parents en présentant la communauté qu’elle préside. Selon elle, c’est une communauté dynamique et diversifiée composée d’anciens étudiants, tous unis par leur attachement commun à cette institution qui a joué un rôle crucial dans leur apprentissage. Ainsi, elle a fait savoir que le club est le reflet de leur engagement à rester connectés, à donner en retour à leur institution mère et à créer des opportunités pour les générations futures d’étudiants à Ipsmart.

Aux dires de la représentante du ministre de l’entreprenariat national, de l’emploi et de la formation professionnelle, Mme Doumbia Oumou, l’emploi pour la jeunesse est une priorité majeure pour le gouvernement actuellement et que ceci passe par une formation de qualité. En ce sens, elle dira que si à l’Ipsmart, il y a des formations, elle est sure que ces formations contribueront à renforcer l’insertion socioprofessionnelle des jeunes à travers l’employabilité dans divers secteurs de l’économie.

La représentante du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mme Kadidiatou Boré, a souligné que son département est engagé à accompagner réellement les établissements privés qui sont reconnus en République du Mali, dont l’Ipsmart. Avant d’apprécier les deux parcours (entrepreneurial et professionnalisant) de l’institut, notamment l’adéquation formation et emploi. « On ne veut plus former les jeunes pour qu’ils soient au chômage, on veut les former pour qu’ils soient les talents de demain », a-t-elle précisé.

Ousmane Baba Dramé

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<title>Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme : Des initiatives en cours pour mettre fin aux chevauchements des compétences et attributions des services centraux</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/droits-humains/ministere-de-la-justice-et-des-droits-de-lhomme-des-initiatives-en-cours-pour-mettre-fin-aux-chevauchements-des-competences-et-attributions-des-services-centraux-3040920.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 06:55:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Hôtel Collection Radisson (Ex- Shératon) a abrité, le mercredi 25 octobre 2023, l’atelier de validation du rapport provisoire de la consultation sur l’organigramme du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme. A travers cet atelier, les responsables du ministère de la justice et leurs partenaires comme le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) entendent œuvrer pour mettre fin aux chevauchements des compétences et attributions des services centraux du département. Les travaux de cet atelier étaient présidés par le représentant du ministre de la justice et des droits de l’Homme, Boubacar Sidiki Diarrah, en présence du représentant résident adjoint du PNUD, Roland Seri et d’autres personnalités.</strong>

Dans son allocution, le représentant du PNUD, Roland Seri, a mis l’accent sur le Programme d’appui à la stabilisation du Mali à travers le renforcement de l’état de droit (PROMED) qui intervient dans plusieurs thématiques comme la lutte contre la corruption. A sa suite, le représentant du ministre de la justice, Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, secrétaire général dudit département, a fait savoir que le Ministère de la justice se félicite de la tenue du présent atelier qui constitue une importante étape dans la conduite des réformes majeures engagées par le département pour l’amélioration du service public de la justice.

Selon lui, la justice doit s’adapter aux mutations socio-économiques contemporaines. Pour lui, la refondation  de la justice passe inéluctablement par l’adaptation à l’environnement national et international. « Dans le but de permettre à la justice de jouer pleinement son rôle et de faire face aux principaux défis du Secteur, les plus hautes autorités du pays ont décidé de relever la part du budget du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme de 0, 80% à 1, 45 % dans le budget de l’État en adoptant la Loi n°2019- O72 du 24 décembre 2019 portant Loi d’Orientation et de Programmation pour le Secteur de la Justice 2020-2024.Cette loi s’articule autour de cinq axes dont le deuxième est relatif à la modernisation et le relèvement du niveau de performance des services judiciaires.

Cet axe est décliné en une dizaine d’activités dont la relecture des textes régissant les services centraux du Département », a déclaré Dr. Diarra. Dans le cadre de cette relecture, dit-il, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a mis en place,  par décision n°2020-254/MJDH-SG du 30 avril 2020, le Groupe de travail chargé d’élaborer les projets de texte législatifs et règlementaires relatifs aux services centraux et assimilés ci-après : Direction Nationale de l’Administration Pénitentiaire et de l’Education Surveillée (DNAPES) ; Direction Nationale de l’Administration de la Justice (DNAJ) ; Direction Nationale des Affaires Judiciaires et du Sceau (DNAJS) ; Institut National de Formation Judiciaire « Maître Demba DIALLO » (INFJ). «En vue de prendre en charge les principales observations découlant de la pratique et du fonctionnement des services, faisant ressortir notamment les chevauchements et les insuffisances, les objectifs fixés au Groupe de travail consistaient à clarifier les missions des services indiqués en vue de mettre fin aux chevauchements des compétences et attributions…», a indiqué le représentant du ministre de la justice.

Conformément à sa mission, dit-il, le Groupe de travail a pu élaborer les projets de textes relatifs à la DNAPES et à la DNAJS. Selon l’orateur, c’est dans ce contexte qu’est intervenue la consultation engagée par le PNUD pour l’audit organisationnel du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme dont le rapport provisoire est soumis à la validation du présent atelier. « Il est très heureux de constater que le Département dispose désormais de deux sources documentaires apportant l’éclairage nécessaire quant à un examen approfondi des services et de leurs missions dans le but de dégager les meilleures orientations possibles susceptibles de constituer la matrice des textes que le Département se fera le devoir de finaliser et d’introduire dans le circuit d’adoption gouvernementale. Il s’agit des résultats des travaux du Groupe de travail et du rapport de l’étude sur l’organigramme du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme dont la validation nous est soumise.

A cet égard, cet exercice est d’une importance capitale, car il s’agit de trancher définitivement certaines questions par les avis éclairés de l’Expert et des principaux acteurs concernés que vous êtes. La justice fait sa mue, doucement mais sûrement avec méthode et perspicacité », a conclu Dr. Diarra.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<title>Hôpital Gabriel Touré de Bamako : Les opérations chirurgicales reportées à cause des « coupures intempestives d&amp;apos;électricité »</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/hopital-gabriel-toure-de-bamako-les-operations-chirurgicales-reportees-a-cause-des-coupures-intempestives-delectricite-3040917.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 06:53:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’information a été donnée hier, mercredi 25 octobre 2023, par le secrétaire général adjoint du Comité syndical de l’Hôpital Gabriel Touré de Bamako, Djimé Kanté. « Coupures intempestives d'électricité à Gabriel Touré : toutes les opérations chirurgicales du jour reportées », écrivait Djimé Kanté sur sa page Facebook hier, mercredi 25 octobre 2023. Il faut rappeler que les coupures intempestives d’électricité retiennent le souffle des Maliens actuellement. Ces coupures qui agacent font perdre à l’Etat, aux entreprises et aux usines des millions de FCFA. Un manque à gagner énorme pour ceux qui ont leurs activités liées à l’électricité.

Ayant certainement pris conscience de cet état de fait, les autorités de la transition ont décidé d’agir. Le dimanche dernier, une visite inopinée du ministre de l’énergie et de l’eau, Bintou Camara, au niveau des centrales, a été provoquée par un fait rocambolesque. Un fournisseur a livré 17 citernes dont on n’a pas vu trace sur les documents. Il fallait tirer cette affaire au clair. C’était une corne de l’iceberg. «Sur quatre jours nous avons constaté que 59 citernes ont disparu entre Balingué et les différentes centrales de Bamako. Ces carburants sont souvent revendus dans les stations en place, ou revendus moins cher à des industries.

Des chauffeurs et des agents de l’EDM sont complices de ces vols de carburant», affirme Mme le ministre Bintou Camara sur la télévision nationale (ORTM). Avant d’ajouter ceci : «Au niveau de l’EDM, il y a du vol sur le carburant et sur la facturation. On a constaté sur la facturation d’un seul fournisseur en l’espace de deux mois seulement, qu’il y a 1 milliard 600 de facturation supplémentaire. Sur un deuxième fournisseur, uniquement sur l’année 2022, nous avons constaté 52 factures supplémentaires pour un montant de 18 milliards surfacturés».

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<title>Le Mali en deuil : Le Coordinateur des chefs de quartier de Bamako, Bamoussa Touré, n’est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/nomminations/le-mali-en-deuil-le-coordinateur-des-chefs-de-quartier-de-bamako-bamoussa-toure-nest-plus-3040915.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 06:51:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alhadj Bamoussa Touré, Chef de Quartier de Médina Coura, coordinateur de chef des quartiers de Bamako, est décédé, le mardi 24 octobre 2023, des suites d’une maladie. « Nous exprimons notre profonde tristesse d'apprendre le rappel à Dieu de El Hadj Bamoussa Toure, Chef de quartier de Medina Coura, Coordinateur des Chefs de Quartier du District de Bamako. Homme de dialogue, sa promptitude et sa disponibilité constante à l'appel du Pays resteront gravées dans nos mémoires », a souligné l’ancien ministre, Housseini Amion Guindo dit Poulo, président du parti CODEM (Convergence pour le développement du Mali).

A.S

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<title>Mission d&amp;apos;évangélisation et d&amp;apos;implantation des Eglises : Le 30ème anniversaire célébré avec faste à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/mission-devangelisation-et-dimplantation-des-eglises-le-30eme-anniversaire-celebre-avec-faste-a-bamako-3040912.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 06:49:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Mission d'Évangélisation et d'Implantation des Églises (MEIE-REHOBOTH) a célébré son 30ème anniversaire, le Samedi 21 Octobre 2023, à l'église de Konatébougou (Bamako-Mali). Le thème de ce 30ème anniversaire est : « l’Eglise triomphante, partit en vainqueur pour vaincre ». Plusieurs responsables d'églises et du pays étaient au rendez-vous pour rendre grâce à Dieu pour les 30 ans d'existence. « 30 ans, c’est la maturité active. C’est en ce moment que l’homme commence à se réaliser, à s’investir. Dieu nous a donné ces 30 ans. C’est maintenant que doit commencer la vraie existence de la Mission d'Évangélisation et d'Implantation des Églises en faveur des âmes et en faveur de la nation », a déclaré le Pasteur Dr. Apôtre Marc Diègnon Coulibaly. Pour sa part, Etienne Coulibaly, membre de la MEIE, s’est réjoui du fait que Dieu leur a permis de faire des réalisations durant les 30 dernières années. Le représentant du ministre des affaires religieuses et du culte a placé le thème dans son contexte tout en invitant les uns et les autres à jouer leur partition pour le développement du Mali.

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<title>Les raisons des coupures d’électricité dévoilées : Vol de carburant, surfacturation impliquant des opérateurs fournisseurs, des fonctionnaires et agents d’EDM, des chauffeurs de citernes</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/les-raisons-des-coupures-delectricite-devoilees-vol-de-carburant-surfacturation-impliquant-des-operateurs-fournisseurs-des-fonctionnaires-et-agents-dedm-des-chauffeurs-de-citern-2-3040843.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Oct 2023 10:30:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<ul>
 	<li><strong><em>Plus de 19 milliards de FCFA de surfacturations chez seulement 2 sur 600 fournisseurs</em></strong></li>
</ul>
Au Mali, si tous les regards sont tournés vers la région de Kidal, où les FAMa illustrent leur ascendance sur les assaillants, aussi les coupures intempestives d’électricité retiennent le souffle des Maliens.

Les autorités n’entendent plus s’en tenir aux discours qui ne veulent plus rien dire pour les Maliens. Il faut des actes, et même des actes forts. Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Mme Bintou Camara, a donné, le dimanche 22 octobre, un coup de pied dans la fourmilière des centrales d’EDM, un contrôle inopiné, qui éclabousse fonctionnaires et agents de l’EDM; opérateurs véreux ayant bénéficié d’exonération de l’Etat, mais qui continuent de lui soutirer illégalement des milliards de FCFA; conducteur de camions citernes et autres complices, qui ne bénéficieront plus d’aucun répit, si l’on en croit aux révélations de Mme la ministre au cours d’un entretien sur le plateau de l’Invité de la semaine de notre brillant confrère de l’ORTM, Yaya Konaté.

Les raisons fondamentales des coupures d’électricité? Il y a des problèmes de gestion de la production d’électricité, de son transport, mais aussi de communication, énumère Mme Bintou Camara. Ce qui nécessite sans doute un plan de redressement. Selon elle, les raisons de la dégradation continue résident dans la mauvaise gestion et le manque de rigueur. De l’état des lieux, on note que la quantité de puissance installée à l’EDM n’est pas utilisée, faute de carburant, un manque causé par des vols de carburant et des surfacturations.

L’EDM a mis l’accent sur le thermique, avec une consommation accrue du carburant fioul et gas-oil. Mais chemin faisant, l’EDM a délaissé le fioul au profit du gas-oil, bien que les deux plus grandes centrales, à Siracoro et Balingué fonctionnent à partir de ce produit. Les raisons ? Les contrôles ont révélé qu’au niveau du fioul qui est utilisé uniquement par EDM, il n’y a pratiquement pas de fraude, contrairement au gas-oil où <em>«il y a à boire et à manger»</em>, selon l’invitée de l’Ortm.

D’abord, le gas-oil qui arrive est exonéré par les autorités pour que EDM puisse l’avoir moins cher que le prix à la pompe. Souvent, ces ruptures de carburant sont provoquées par des agents de EDM eux mêmes, dit elle. Comment?

Un système de gestion et de contrôle sur les fournitures de citernes qui arrivent au niveau d’EDM a permis de découvrir le pot-aux-roses. Le ministre a expliqué que tout le carburant est centralisé au niveau de la centrale de Balingué, à partir de laquelle le dispatching vers les autres centrales et les régions est effectué. Les citernes de dispatching sont en effet enregistrées au niveau de Balingué. Le contrôle découvre que des camions chargés de dispatching disparaissent entre la centrale de Balingué et les centrales de destination. Ces manquants sont qualifiés de vol. <em>«Sur quatre jours, nous avons constaté que 59 citernes ont disparu entre Balingué et les différentes centrales de Bamako. Ces carburants sont souvent revendus dans les stations en place, ou revendus moins cher à des industries. Des chauffeurs et des agents de l’EDM sont complices de ces vols de carburant»</em>, affirme Mme le ministre Bintou Camara. Un réseau composé de fonctionnaires et d’agents d’EDM est démasqué par le contrôle entrepris par les autorités de la transition.

Ce vol ne se limite pas au carburant en tant que tel, il y a également vol au niveau de la facturation de EDM. Quand un fournisseur livre un camion de 45 000 litres, l’EDM délivre un récépissé de réception, signé par les agents d’EDM et par le chauffeur. L’EDM établit à cet effet une facture afférente à ce récépissé. Mais on a constaté qu’au lieu d’une seule, l’EDM a souvent délivré deux à trois factures liées à un même récépissé, et toutes ces factures sont payées au fournisseur, explique l’invité. Le paiement par traite ou par virement dans le compte du fournisseur de ces factures, c’est du vol, déclare-t-elle. <em>«Au niveau de l’EDM, il y a du vol sur le carburant et sur la facturation. On a constaté sur la facturation d’un seul fournisseur en l’espace de deux mois seulement, qu’il y a 1 milliard 600 de facturation supplémentaire. Sur un deuxième fournisseur, uniquement sur l’année 2022, nous avons constaté 52 factures supplémentaires pour un montant de 18 milliards surfacturés»</em>, révèle la ministre. C’est le cas de seulement deux fournisseurs, et EDM est fournie par 800 fournisseurs, tous des Maliens, à qui EDM doit plus de 600 milliards de FCFA. Les plus gros des fournisseurs auxquels EDM doit, sont ceux de carburant et d’électricité, comme Albatros, Compagnie ivoirienne, ou la SOGEM, qui fournissent de l’électricité à EDM. Le dimanche dernier, une visite inopinée du ministre au niveau des centrales a été provoquée par un fait rocambolesque. Un fournisseur a livré 17 citernes dont on n’a pas vu trace sur les documents. Il fallait tirer cette affaire au clair. C’était une corne de l’iceberg. Il faut identifier tous les coupables qui sont tapis dans l’ombre, les interpeller, afin qu’ils répondent de leurs actes. A suivre…

<strong>B.  Daou</strong>

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</item>

<item>
<title>Conseil National de Transition : Suspension de 4 membres dont Mohamed Ag Intalla et démission de Diarrassouba</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/conseil-national-de-transition-suspension-de-4-membres-dont-mohamed-ag-intalla-et-demission-de-diarrassouba-3040637.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 07:37:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-top: 0cm"><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Le Président du Conseil national de transition (CNT), Colonel Malick Diaw, a pris une décision, le 23 octobre 2023, pour suspendre 4 membres de l’organe législatif de la transition pour une durée de 30 jours pour </span></strong><em><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">« absences non justifiées lors des travaux de commissions et des séances plénières de la session d'octobre 2023 ». </span></b></em><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Il s’agit de Mohamed Ag INTALLA, Mohamed Ali Ag MATTAHEL, Akli Ikan Ag SOULEYMANE et de Boubacar Sidigh TALEB SIDI ALL. Par ailleurs, nous apprenons la démission de Mamadou Diarrassouba, cadre influent du Rassemblement pour le Mali (RPM) du Conseil national de Transition (CNT). Selon des proches, l’ancien questeur de l’Assemblée nationale du Mali (2013-2020) a rendu sa démission, le lundi 23 octobre 2023, pour </span></strong><em><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">« faire face à la justice ».</span></b></em></p>
<p style="margin-top: 0cm;margin-bottom: 1rem"><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">«</span></strong><em><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Les membres du Conseil national de Transition dont les noms suivent sont suspendus pour trente (30) jours, à compter du lundi 23 octobre 2023, pour absences non justifiées lors des travaux de commissions et des séances plénières de la session d'octobre 2023 : Monsieur Mohamed Ag INTALLA ; Monsieur Mohamed Ali Ag MATTAHEL, Monsieur Akli Ikan Ag SOULEYMANE ; Monsieur Boubacar Sidigh TALEB SIDI ALL</span></em><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> », révèle la décision portant suspension de certains membres du CNT prise le 23 octobre 2023 par le Président du Conseil National de Transition, Malick Diaw. Le président du CNT indique dans sa décision que cette suspension consiste à l'interdiction de participer aux activités du Conseil national de Transition et à la perte du bénéfice du salaire et des indemnités. <em>« Le Questeur, les Présidents de Commissions et le Secrétaire général sont chargés de l'exécution correcte de la présente décision qui sera enregistrée, publiée et communiquée partout où besoin sera »</em>, souligne le président du CNT, Malick Diaw.</span></p>
<p style="margin-top: 0cm;margin-bottom: 1rem"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">L’article 38 du règlement intérieur du CNT adopté le 27 avril 2023 stipule que «<em>tout membre du Conseil national de transition s’expose à des sanctions en cas de : absences non justifiées lors des travaux des commissions et en séance plénière ; tenue de propos ou comportement portant atteinte à la crédibilité de l’organe ou de ses membres</em> ». L’article 46, quant à lui, évoque que les sanctions applicables aux faits prévus à l’article 38 sont l’avertissement ; la suspension ; l’exclusion. « <em>La suspension consiste à l’interdiction faite à un membre de participer aux activités du conseil national de transition. La suspension peut intervenir soit après un avertissement, soit directement selon la gravité des faits reprochés par décision de bureau. Elle est notifiée à l’intéressé par le président du conseil national de transition qui en informe la plénière. Elle est temporaire et ne peut excéder 30 jours. Pendant la suspension, l’intéressé perd le bénéfice de son salaire et de ses indemnités. La décision portant suspension est classée dans les archives du conseil national de transition…l’exclusion est prononcée en cas de récidive ou de violation graves des dispositions de l’article 38</em>… », révèle le règlement intérieur du CNT.</span></p>
<p style="margin-top: 0cm;margin-bottom: 1rem"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">A rappeler que ce n’est pas une première suspension de la part des autorités de la transition. Pour preuve, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Dr. Choguel Kokalla Maïga,  a  informé le Conseil des Ministres, le mercredi 18 octobre 2023, de la suspension des primes et indemnités des membres du Conseil national pour la Réforme du Secteur de la Sécurité, à l’exception des représentants du Gouvernement et de ceux des Mouvements de l’Inclusivité. Le Conseil national pour la Réforme du Secteur de la Sécurité, mis en place par le Décret n°2016-0401/P-RM du 09 juin 2016, a pour mission la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité. Le Décret n°2017-0544/P-RM du 22 juin 2017 fixe les avantages accordés à ses membres. <em>« La mesure de suspension des primes et indemnités à l’encontre des représentants de la Coordination et de ceux de la Plateforme se justifie, notamment, par la suspension unilatérale de leur participation aux activités des structures de mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, issu du processus d’Alger ; la déclaration officielle de guerre à l’Etat du Mali ainsi que les attaques perpétrées contre des camps et des positions militaires, qu’ils revendiquent</em> », révèle le communiqué du conseil des ministre du 18 octobre 2023.</span></p>
<p style="margin-top: 0cm;margin-bottom: 1rem"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Par ailleurs, nous apprenons que Mamadou Diarrassouba, cadre influent du Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita (IBK), n’est plus membre du Conseil national de Transition (CNT). Selon des proches, l’ancien questeur de l’Assemblée nationale du Mali (2013-2020) a rendu sa démission, le lundi 23 octobre 2023, pour <em>« faire face à la justice</em>». Car, il faut savoir que les membres du CNT bénéficient de l’immunité parlementaire. Tout comme ses anciens collègues notamment l’ancien président de l’Assemblée nationale, Issaka Sidibé, Mamadou Diarrassouba a vu son nom cité dans une affaire de « <em>corruption</em> ».</span></p>
<p style="margin-top: 0cm;margin-bottom: 1rem"><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Aguibou Sogodogo</span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Les raisons des coupures d’électricité dévoilées : Vol de carburant, surfacturation impliquant des opérateurs fournisseurs, des fonctionnaires et agents d’EDM, des chauffeurs de citernes</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/les-raisons-des-coupures-delectricite-devoilees-vol-de-carburant-surfacturation-impliquant-des-operateurs-fournisseurs-des-fonctionnaires-et-agents-dedm-des-chauffeurs-de-citern-3040638.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 07:37:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Plus de 19 milliards de FCFA de surfacturations chez seulement 2 sur 600 fournisseurs</em></strong>

Au Mali, si tous les regards sont tournés vers la région de Kidal, où les FAMa illustrent leur ascendance sur les assaillants, aussi les coupures intempestives d’électricité retiennent le souffle des Maliens.

Les autorités n’entendent plus s’en tenir aux discours qui ne veulent plus rien dire pour les Maliens. Il faut des actes, et même des actes forts. Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Mme Bintou Camara, a donné, le dimanche 22 octobre, un coup de pied dans la fourmilière des centrales d’EDM, un contrôle inopiné, qui éclabousse fonctionnaires et agents de l’EDM; opérateurs véreux ayant bénéficié d’exonération de l’Etat, mais qui continuent de lui soutirer illégalement des milliards de FCFA; conducteur de camions citernes et autres complices, qui ne bénéficieront plus d’aucun répit, si l’on en croit aux révélations de Mme la ministre au cours d’un entretien sur le plateau de l’Invité de la semaine de notre brillant confrère de l’ORTM, Yaya Konaté.

Les raisons fondamentales des coupures d’électricité? Il y a des problèmes de gestion de la production d’électricité, de son transport, mais aussi de communication, énumère Mme Bintou Camara. Ce qui nécessite sans doute un plan de redressement. Selon elle, les raisons de la dégradation continue résident dans la mauvaise gestion et le manque de rigueur. De l’état des lieux, on note que la quantité de puissance installée à l’EDM n’est pas utilisée, faute de carburant, un manque causé par des vols de carburant et des surfacturations.

L’EDM a mis l’accent sur le thermique, avec une consommation accrue du carburant fioul et gas-oil. Mais chemin faisant, l’EDM a délaissé le fioul au profit du gas-oil, bien que les deux plus grandes centrales, à Siracoro et Balingué fonctionnent à partir de ce produit. Les raisons ? Les contrôles ont révélé qu’au niveau du fioul qui est utilisé uniquement par EDM, il n’y a pratiquement pas de fraude, contrairement au gas-oil où <em>«il y a à boire et à manger»</em>, selon l’invitée de l’Ortm.

D’abord, le gas-oil qui arrive est exonéré par les autorités pour que EDM puisse l’avoir moins cher que le prix à la pompe. Souvent, ces ruptures de carburant sont provoquées par des agents de EDM eux mêmes, dit elle. Comment?

Un système de gestion et de contrôle sur les fournitures de citernes qui arrivent au niveau d’EDM a permis de découvrir le pot-aux-roses. Le ministre a expliqué que tout le carburant est centralisé au niveau de la centrale de Balingué, à partir de laquelle le dispatching vers les autres centrales et les régions est effectué. Les citernes de dispatching sont en effet enregistrées au niveau de Balingué. Le contrôle découvre que des camions chargés de dispatching disparaissent entre la centrale de Balingué et les centrales de destination. Ces manquants sont qualifiés de vol. <em>«Sur quatre jours, nous avons constaté que 59 citernes ont disparu entre Balingué et les différentes centrales de Bamako. Ces carburants sont souvent revendus dans les stations en place, ou revendus moins cher à des industries. Des chauffeurs et des agents de l’EDM sont complices de ces vols de carburant»</em>, affirme Mme le ministre Bintou Camara. Un réseau composé de fonctionnaires et d’agents d’EDM est démasqué par le contrôle entrepris par les autorités de la transition.

Ce vol ne se limite pas au carburant en tant que tel, il y a également vol au niveau de la facturation de EDM. Quand un fournisseur livre un camion de 45 000 litres, l’EDM délivre un récépissé de réception, signé par les agents d’EDM et par le chauffeur. L’EDM établit à cet effet une facture afférente à ce récépissé. Mais on a constaté qu’au lieu d’une seule, l’EDM a souvent délivré deux à trois factures liées à un même récépissé, et toutes ces factures sont payées au fournisseur, explique l’invité. Le paiement par traite ou par virement dans le compte du fournisseur de ces factures, c’est du vol, déclare-t-elle. <em>«Au niveau de l’EDM, il y a du vol sur le carburant et sur la facturation. On a constaté sur la facturation d’un seul fournisseur en l’espace de deux mois seulement, qu’il y a 1 milliard 600 de facturation supplémentaire. Sur un deuxième fournisseur, uniquement sur l’année 2022, nous avons constaté 52 factures supplémentaires pour un montant de 18 milliards surfacturés»</em>, révèle la ministre. C’est le cas de seulement deux fournisseurs, et EDM est fournie par 800 fournisseurs, tous des Maliens, à qui EDM doit plus de 600 milliards de FCFA. Les plus gros des fournisseurs auxquels EDM doit, sont ceux de carburant et d’électricité, comme Albatros, Compagnie ivoirienne, ou la SOGEM, qui fournissent de l’électricité à EDM. Le dimanche dernier, une visite inopinée du ministre au niveau des centrales a été provoquée par un fait rocambolesque. Un fournisseur a livré 17 citernes dont on n’a pas vu trace sur les documents. Il fallait tirer cette affaire au clair. C’était une corne de l’iceberg. Il faut identifier tous les coupables qui sont tapis dans l’ombre, les interpeller, afin qu’ils répondent de leurs actes. A suivre…

<strong>B Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamoudou Kassogué, ministre de la justice et des droits de l’Homme : «La lutte contre la traite des personnes est l&amp;apos;une des plus courageuses batailles pour un minimum de justice sociale »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mamoudou-kassogue-ministre-de-la-justice-et-des-droits-de-lhomme-la-lutte-contre-la-traite-des-personnes-est-lune-des-plus-courageuses-batailles-pour-un-minimum-de-justice-sociale-3040560.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 09:41:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Hôtel Salam de Bamako a abrité, le jeudi 19 octobre 2023, la cérémonie de lancement du nouveau plan d'actions national 2023-2027 de lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées et de remise du rapport annuel 2022 sur la traite des personnes. Cette cérémonie était présidée par le ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, en présence des diplomates accrédités au Mali et de nombreuses autres personnalités. Au cours de cette cérémonie de lancement, le ministre Kassogué a fait savoir que <em>« la lutte contre la traite des personnes est l'une des plus courageuses batailles pour un minimum de justice sociale»</em>.</strong>

Dans leurs différentes allocutions, la représentante de l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) au Mali, Mme Vanessa LEIGH, la représentante de l'Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), Annalisa PAUCIULLO, le chargé d’affaires à la délégation de l’Union Européenne au Mali, Pascal PERENNEC, le chargé d’affaires à l’Ambassade des Pays-Bas au Mali, Roelof Van EES, ont tous indiqué que la traite des personnes est une violation grave des droits de l’Homme. Pour sa part, la présidente du Comité national de Coordination de la Lutte contre la Traite des Personnes et les Pratiques assimilées, Mme Samaké Oumou Niaré, a présenté le nouveau plan d'actions national 2023-2027 de lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées. Dans sa présentation, elle a précisé que le budget global de ce plan s’élève à plus de 2 milliards de FCFA. Après sa présentation, elle a remis au ministre de la justice, ledit plan et le rapport annuel 2022 sur la traite des personnes. Très réjoui, le ministre Mamoudou Kassogué a félicité le Comité pour le travail abattu. <em>« La lutte contre la traite des personnes est l'une des plus courageuses batailles pour un minimum de justice sociale. La traite des personnes est une violation grave des droits humains qui n'épargne aucun pays voire aucun continent. La volonté du Gouvernement de la République du Mali de lutter contre ce phénomène est illustrée non seulement par la signature et la ratification des différents conventions et protocoles, mais également par la mise en place d'un cadre normatif qui a atteint des résultats probants et fort appréciables </em>», a déclaré le ministre. Selon lui, ce nouveau plan d'actions national a un caractère inclusif et participatif avec les différentes consultations organisées autour du document, qui ont concerné tous les acteurs avec les avis éclairés des experts. <em>« Je puis vous donner l'assurance que mon Département sera particulièrement attentif aux actions entrant dans le cadre de la mise en œuvre de ce plan, tous les axes d'intervention devant être cernés dans une démarche globale prenant en compte la prévention, notamment à travers la sensibilisation et la communication, le partenariat entre les acteurs, la prise en charge des victimes, la répression et la production de données statistiques </em>», a promis le ministre. Conformément à ses responsabilités, dit-il, l'Etat continuera à appuyer financièrement le Comité pour la mise en œuvre de ce plan d'actions tout en invitant les partenaires à apporter l'appui complémentaire dont il a besoin pour une meilleure prise en charge de l'ensemble des volets d'intervention. Sur le plan législatif, ajoute le ministre, des avancées notoires sont en cours avec l'introduction de nouvelles dispositions dans le nouveau Code Pénal dont le projet a été adopté par le Conseil des Ministres du 11 octobre 2023. <em>« Il s'agit de renforcer le dispositif législatif pour mieux dissuader, améliorer la prise en charge des victimes et assurer l'efficacité des procédures judiciaires. Ces actions et ces initiatives s'inscrivent en droite ligne des orientations des plus Hautes Autorités de notre pays quant au renforcement de la lutte contre l'impunité, sous toutes ses formes, dans l'optique de mieux protéger et de promouvoir les droits humains</em> », a souligné Mamoudou Kassogué. Enfin, le ministre a rappelé que des résultats encourageants ont été obtenus sur le plan du traitement judiciaire des affaires de traite des personnes et de pratiques assimilées.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Rencontre des partis politiques à Bamako : La loi relative à l’élection des parlementaires au Mali au cœur des échanges</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/rencontre-des-partis-politiques-a-bamako-la-loi-relative-a-lelection-des-parlementaires-au-mali-au-coeur-des-echanges-3040565.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 09:34:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’hôtel Salam de Bamako a servi de cadre, le samedi 21 octobre 2023, à la tenue de la rencontre d’échanges de partis politiques sur les contours de la prochaine loi organique relative à l’élection des parlementaires au Mali. Cette rencontre est organisée par le Comité de Plaidoyer et de Suivi des Réformes Electorales (CPSRE), en partenariat avec l'Institut Néerlandais pour le Dialogue Multipartite (NIMD). La cérémonie d’ouverture de la rencontre était présidée par le ministre de la refondation de l’Etat et des relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, en présence de la Présidente du CPSRE, Mme Gakou Salamata Fofana ; de l’ancien Premier ministre, Moussa Mara ; du représentant du NIMD, Mahamadou Cissé ; des anciens ministres ; des responsables des partis politiques comme Amadou Koïta, Nouhoum Togo, Moussa Traoré, et de nombreuses autres personnalités.</strong>

Dans ses mots de bienvenue, la Présidente du CPSRE, Mme Gakou Salamata Fofana, a fait savoir que toutes les intelligences patriotiques doivent se mobiliser pour cogiter ensemble sur le modèle de gouvernance idoine au Mali. <em>« C'est à l'unisson que nous allons, à partir de vos profondes analyses et pertinentes propositions, soumettre une vision claire et un argumentaire aux questions comme : le mode de scrutin des députés à retenir ? Le nombre de députés en République du Mali ? Les circonscriptions électorales pour l'élection des députés à l'intérieur et à l'extérieur ? Le nombre de sénateurs ? Les conditions de remplacements des députés et des sénateurs ? Leurs indemnités et autres avantages ? Pour résumer, tout ce qui a un rapport avec les élections à venir, notamment, la mise en place des différentes lois organiques dont celles qui vont permettre de déterminer les modalités de fonctionnement des deux chambres du parlement</em> », a-t-elle dit. Mme Gakou a indiqué que leur mission régalienne était de créer, tout simplement, les meilleures conditions permettant aux acteurs politiques et de la société civile de prendre la parole et de continuer à exister sur la scène nationale par leurs contributions et leurs propositions d'idées novatrices pour, d'abord, la sortie de la crise dans laquelle le Mali semble s'enliser, ensuite, pour asseoir un dispositif de gouvernance vertueuse pour l'après période de transition.

Pour sa part, l’ancien premier ministre, Moussa Mara, responsable du parti YELEMA (Le Changement), a souhaité le maintien du nombre (147) des députés. Pour des besoins d’économie, il a également souhaité la réduction des avantages accordés aux députés. En outre, il suggère de maintenir le budget actuel de l’Assemblée nationale pour le Parlement (Assemblée nationale/ Senat). Selon lui, le mode de scrutin législatif doit être à la proportionnelle. En plus des désignations, il a souhaité l’élection de 72 sénateurs en raison de 3 sénateurs par cercles, district de Bamako et par continent.

Quant au ministre de la refondation, Ibrahim Ikassa Maïga, il a félicité le Comité de Plaidoyer et de Suivi des Réformes Electorales et son partenaire de NIMD, pour le choix du thème dont l'actualité et la pertinence ne sont plus à démontrer. Avant de mettre l’accent sur des lois organiques et ordinaires prévues par les dispositions de la nouvelle Constitution : la loi électorale déterminant les dispositions électorales complémentaires relatives à l'élection du président de la République; la loi ordinaire déterminant les modalités d'élection ou de désignation des députés et des sénateurs; la loi organique fixant pour l'Assemblée nationale et le Sénat, le nombre des membres, les conditions d'éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités et les modalités de suppléance; la loi organique déterminant les conditions de déchéance de mandat et de suppléance de député ou de sénateur, en cas de démission . <em>« Ainsi, pas moins de 25 articles de la Nouvelle Constitution concernés par ces renvois pourront se classer en trois catégories : des réformes prioritaires immédiates, des réformes à faire au plus tard avant la fin de la Transition et réformes à faire après la Transition. Ces réformes structurelles profondes contribueront à la modernisation de notre système socio-politique. Nous nous réunissons à un moment où les composantes de la Nation doivent se retrouver; et vous avez opportunément choisi d'échanger, entre acteurs politiques, sur les contours de la future loi organique relative à l'élection des membres du nouveau Parlement : Députés et Sénateurs. La pertinence et l'importance de cette thématique vous amèneront à coup sûr, au-delà de ce sujet, à faire, un diagnostic des différentes implications de la Nouvelle Constitution sur la vie socio-politique et sur le processus en cours de Refondation de la Nation</em> », a conclu le ministre.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hôpital Gabriel Touré de Bamako : La grève démarrée depuis mai 2023 suspendue</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/hopital-gabriel-toure-de-bamako-la-greve-demarree-depuis-mai-2023-suspendue-3040466.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 09:33:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le vendredi 20 octobre 2023, les comités syndicaux du CHU-Gabriel Touré de Bamako ont suspendu leur mot d'ordre de grève qui était en cours depuis le 31 mai 2023. Selon le secrétaire général adjoint du comité syndical de l’hôpital Gabriel Touré de Bamako, Djimé Kanté, la décision qui a été prise en Assemblée Générale des travailleurs intervient après de fructueuses discussions (les 16, 17 et 18 octobre 2023) couronnées d'acquis importants entre le Gouvernement et les comités syndicaux.</strong>

« <em>Le 17 mai 2023, les Comités syndicaux SNS-AS-PF et SYNACAM du CHU Gabriel Touré ont déposé un préavis de grève suite à la non application des accords issus du préavis de grève du 24 janvier 2023. En absence de session de conciliation autour du préavis déposé, en violation de la loi 07-47/AN-RM relative à l'exercice du droit de grève dans les services publics (articles 3 à 9), une grève a été déclenchée le 31 mai 2023. Cette grève a été largement suivie par les travailleurs de l'hôpital. Beaucoup d'initiatives ont été déployées pour parvenir à une solution de cette situation au niveau de l'hôpital Gabriel Touré</em> », révèle la déclaration de suspension de mot d'ordre de grève. Dans leur déclaration, les Comités Syndicaux du CHU Gabriel Touré ont remercié tous ceux qui ont œuvré dans ce sens, notamment les Membres de la Commission de Conciliation, le BEN/SNS-AS-PF, le Ministère du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social, le Ministre de la Santé et du Développement Social, ainsi que diverses Autorités du Pays pour les actions et démarches entreprises pour le bon fonctionnement de l'hôpital Gabriel Touré. Par conséquent, les Comités Syndicaux du CHU Gabriel Touré, tout en prenant acte des conclusions des Tavaux de la réunion organisée par le Ministère de la Santé et du Développement Social les 16, 17 et 18 octobre 2023 sur les modalités de la mise en œuvre du procès-verbal du 12 mars 2023, décident de suspendre la grève en cours à l'hôpital depuis le 31 mai 2023. <em>« Cette trêve qui est de deux semaines permettra de poursuivre le dialogue avec les Autorités concernées pour une résolution totale de la crise. Ainsi, les Comités syndicaux du CHU Gabriel Touré souhaitent-ils une application diligente des différents Protocoles d'Accord avec les Syndicats afin d'éviter d'autres préavis de grève ou actions syndicales, sources d'une instabilité constante au sein de l'hôpital Gabriel Touré. C'est le lieu de remercier une fois de plus l'ensemble des travailleurs du CHU Gabriel Touré pour leur sagesse et leur mobilisation constante pour la défense de leur droit professionnel dans un climat social apaisé au bénéfice du patient</em> », révèle la déclaration de suspension de mot d'ordre de grève.

A signaler que les principales recommandations des Comités syndicaux du CHU Gabriel Touré s'articulent autour de trois axes majeurs, à savoir : l’avènement d'une bonne gouvernance hospitalière; la sécurité du personnel et l'amélioration des conditions d'accueil, d'hospitalisation et des soins des patients ; le respect des engagements pris par les autorités. En outre, les syndicalistes exigent le paiement des émoluments du personnel Bi-appartenant.

<strong>A Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Adhésion de l&amp;apos;association Kaoural Renouveau à l&amp;apos;Appel du 20 février : « Il faut éviter à notre pays, les conséquences d&amp;apos;une désobéissance civile et légitime qui se dessine »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/adhesion-de-lassociation-kaoural-renouveau-a-lappel-du-20-fevrier-il-faut-eviter-a-notre-pays-les-consequences-dune-desobeissance-civile-et-legitime-qui-se-dessine-3040554.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 09:30:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Association Kaoural Renouveau International a officialisé, le samedi 21 octobre 2023 à Bamako, son adhésion à l’appel du 20 février. Une cérémonie a été organisée à cette occasion, en présence de Abdoulaye Mangara, secrétaire politique de l’Association Kaoural Renouveau International ; Abba Allassane, secrétaire politique de la CODEM ; Badra Aliou Sacko, représentant de la CMAS DE Mahmoud Dicko ; Mady Ciré, représentant de l’organisation de la société civile ; Mamoudou Traoré, président de Alternative pour le Mali ; et Djibril Bréma Diallo, président du Front national pour la démocratie et non moins responsable de la communication de l’appel du 20 février. Selon Djibril Bréma Diallo, l’adhésion de l'association Kaoural Renouveau à l'Appel du 20 février s’explique par la nécessité de <em>« sauver le Mali »</em> et aussi « <em>d’éviter à notre pays, les conséquences d'une désobéissance civile et légitime qui se dessine.»</em></strong>

Selon Abdoulaye Mangara, secrétaire politique de l’Association Kaoural Renouveau International, leur adhésion à l’Appel du 20 février à ce grand mouvement de changement n'est pas fortuite. <em>« L'association Kaoural Renouveau International a été l'un des plus grands soutiens de cette transition à son début. Nous avons porté main forte à cette transition parce que sa vision qui était d'apporter le vrai changement, le Mali Koura dont rêvaient tous les Maliens. nous la partagions. Nous avons chassé l'ancien régime . Alors, le moment de reconstruire était venu. Mais au fur et à mesure que le temps passait, notre déception grandissait. Notre confiance mise en ces autorités diminuait, cela parce que tout ce qu'ils ont promis, qui a d'ailleurs poussé le</em>

<em>peuple à les suivre, demeure toujours à l'étape de la théorie après presque 3 ans de gestion », </em>a -t-il expliqué. Il ajoutera<em> : « nous avons cru que nos rêves se transformeraient en réalité sous cette transition. Malheureusement, ils se sont transformés en cauchemars. Résultats : la situation du Mali va de mal en pis! Depuis belle lurette, nous avons mis fin à notre soutien à la transition qui ne répondait plus à nos aspirations pour ne pas passer pour complices aux yeux du peuple pour qui nous nous sommes toujours battus. »</em>

Selon Abdoulaye Mangara, qui connaît le Mali actuel, les enjeux à l'horizon, doit savoir qu'il est difficile de faire chemin seul. C’est la raison pour laquelle, précise-t-il, après de mûres réflexions, nous avons décidé de faire des alliés sûrs qui partagent la même vision que nous pour la suite de ce combat, d'où notre adhésion au mouvement du 20 février pour sauver le Mali.

Pour Djibril Bréma Diallo, c'est dans l'enthousiasme <em>« que nous sommes honorés de recevoir nos illustres hôtes de KAOURAL qui ont fait le choix de se joindre à nous, afin d'éviter à notre pays, les conséquences imprévisibles d'une désobéissance civile et légitime qui se dessine . » « Nul besoin de se casser la tête pour se convaincre de la volonté des autorités de la transition militaire pour remettre en cause l'option démocratique et les valeurs républicaines, dans le dessein de perdurer abusivement la période transitoire, pour des questions de prestige personnel », </em>a-t-il indiqué.

Selon lui<em>, « conformément au devoir que la constitution impose aux citoyens au plan individuel que collectif, nous devons nous opposer à toutes formes de démonstrations de force comme mode de gouvernance, que lesdites autorités, sans autre vision que la confiscation du pouvoir, entendent instituer, en mettant en avant, des concepts propagandistes aussi ronflants que vides.»</em>

<strong>A K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bicéphalisme au sein du Comité syndical des impôts du Mali : Ali O. Daou et Soungalo Traoré ont, chacun, mis en place leurs bureaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/bicephalisme-au-sein-du-comite-syndical-des-impots-du-mali-ali-o-daou-et-soungalo-traore-ont-chacun-mis-en-place-leurs-bureaux-3040478.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 09:28:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-top: 0cm;text-align: justify"><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Tout a été fait pour éviter ce bicéphalisme au sein du Comité syndical des impôts du Mali, mais ce qui devrait arriver arriva. La conférence élective de la section SYNTIM (Syndicat national des travailleurs des impôts du Mali) tenue le jeudi 19 octobre 2023 au Mémorial Modibo Keïta de Bamako, sous la supervision du Syndicat national des travailleurs des administrations d’Etat (SYNTADE), n’a pas permis aux deux camps (Ali Ousmane et Soungalo Traoré) d’accorder leurs violons. Ce qui fait que chacun a mis en place son bureau. Le bureau dirigé par Ali Ousmane Daou est composé de 68 membres. Tandis que celui de Soungalo Traoré (approuvé par le SYNTADE) est composé de 63 membres.</span></strong></p>
<p style="margin-top: 0cm;text-align: justify;margin-bottom: 1rem"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Prévu pour 10 heures, le démarrage des travaux de la conférence élective de la section syndicale des impôts a connu du retard à cause des tractations. Après vérification des mandants, les travaux ont démarré, sous tension, sous la supervision du SYNTADE. Pendant ce temps, les forces de l’ordre étaient aux aguets. Mécontent de la tournure des évènements, le camp favorable à Ali Ousmane Daou claque la porte et exprime son ras-le-bol. «<em>Nous avons à maintes reprises démarché le SYNTADE qui est la centrale faitière afin de trouver une solution aux divisions qui se passent aux impôts. On a montré au SYNTADE que nous sommes une section, mais dans cette section, nous sommes composés de 79 membres. Il y a 7 membres qui ont trahi la section. Ils ont donné la main à d’autres éléments en dehors de la section pour mettre un bureau parallèle en place. Nous avons dit au SYNTADE que nous ne voulons pas ça aux impôts, nous voulons qu’il y ait une symbiose aux impôts, l’entente aux impôts. A cet titre, nous avons demandé l’implication du SYNTADE de trouver une solution au sein de cette belle famille afin qu’il y ait la cohésion. Nous sommes arrivés en masse pour la conférence élective de la section syndicale des impôts. Nous savons que nous avons le plus grand nombre de délégués</em> », a déclaré le délégué Seydou Niambélé, Inspecteur des impôts, secrétaire général du centre des impôts de la commune V du district de Bamako. Selon lui, une liste a été donnée au SYNTADE qui n’a pas été validée par les différents délégués, ni par les secrétaires généraux. Mais, malgré tout, dit-il, ils ont procédé à la lecture de cette liste. <em>« Nous nous disons que nous ne pouvons pas participer à cette mascarade. On a pris la lourde responsabilité de sortir, rejoindre la base dehors, rejoindre les autres secrétaires généraux et délégués dehors pour leur dire que le bureau sortant n’a pas démissionné. Et jusqu’à preuve du contraire, le camarade secrétaire général Ali Ousmane Daou reste le secrétaire général. Et nous allons décider de mettre en place notre bureau en place tout de suite à la porte. Et après, on verra s’il y a lieu de porter plainte, on le fera parce qu’on veut se référer à la procédure. L’Assemblée est souveraine et légitime</em> », a souligné Niambélé. Ce qui fut fait. Car un bureau de 68 membres avec comme secrétaire général, Ali Ousmane Daou a été lu par Mamadou El hadj Camara et acclamé par des délégués favorables à Ali O. Daou.</span></p>
<p style="margin-top: 0cm;text-align: justify;margin-bottom: 1rem"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Pendant ce temps, un bureau de 63 membres avec comme secrétaire général, Soungalo Traoré a été lu et approuvé par le SYNTADE. Les responsables de cette centrale syndicale ont invité Soungalo Traoré à travailler dans l’union et à rapprocher le camp Ali O. Daou. Dans son allocution, Soungalo Traoré a remercié le SYNTADE et l’ensemble des travailleurs des impôts. <em>« Nous prenons l’engagement à rassembler les impôts dans le but de pouvoir défendre les intérêts des travailleurs. Le bureau est né difficilement. Il a fallu faire des compromis, des négociations. Nous remercions le bon Dieu que finalement nous ayons pu avoir un bureau supervisé par le SYNTADE. Chers camarades, je mesure toute la responsabilité que vous venez de me confier. Nous sommes là encore pour 5 ans si Dieu le veut à diriger le syndicat au nom des impôts. Le syndicat, c’est pour défendre les intérêts des travailleurs </em>», a déclaré Soungalo Traoré.</span></p>
<p style="margin-top: 0cm;text-align: justify;margin-bottom: 1rem"><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">A.Sogodogo</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Violences basées sur le genre (VBG) : Le gouvernement malien au chevet d’une femme victime</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/violences-basees-sur-le-genre-vbg-le-gouvernement-malien-au-chevet-dune-femme-victime-3040482.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 09:10:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-top: 0cm;text-align: justify"><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Le mercredi 18 octobre 2023, les ministres en charge de la Promotion de la Femme, de la justice et de la santé se sont rendus à l’hôpital Gabriel Touré, dans le but de voir l’état de santé de Maïmouna Sanogo, une dame de 35 ans amputée de ses deux mains et ses nerfs sectionnés avec une machette par son époux, suite à une dispute, d’après le JT de 20h</span></strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">.</span></p>
<p style="margin-top: 0cm;text-align: justify;margin-bottom: 1rem"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Cet évènement tragique s’est déroulé le vendredi 14 octobre 2023 entre 23h et minuit dans le quartier de Torokorobougou en commune V du district de Bamako, suite à une dispute entre la bonne dame et son époux. « <em>Personne ne souhaite ce malheur à son prochain. Le mariage s’est passé il y a six (6) mois. Bons musulmans, ils se sont rencontrés à la mosquée et se sont mariés. Merci au président et au membre du gouvernement</em> », a affirmé Oumar Traore, oncle de la victime.</span></p>
<p style="margin-top: 0cm;text-align: justify;margin-bottom: 1rem"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Désespérée et mélancolique, la victime affirme ce qui suit : <em>« Je regrette ce mariage. Je demande à mes sœurs célibataires de faire attention et je demande du soutien auprès du gouvernement. »</em></span></p>
<p style="margin-top: 0cm;text-align: justify;margin-bottom: 1rem"><em><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">« C’est un acte lâche, barbare et inhumain. Nous avons décidé d’être là pour apporter tout notre soutien, notre compassion et notre solidarité à cette dame. Aucune colère, aucune vengeance ne peut expliquer de tel acte</span></em><strong><i><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> », </span></i></strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">enchaîne Mme Coulibaly Mariam Maïga, ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille.</span></p>
<p style="margin-top: 0cm;text-align: justify;margin-bottom: 1rem"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'"> Selon le colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la santé et du développement social, <em>« c’est un acte éeffroyable. Je voudrais aussi féliciter tout le personnel de l’hôpital Gabriel Touré, toute l’équipe qui l’a prise en charge, les équipes de la promotion de la femme, tous les partenaires et tous ceux qui ont fait quelque chose pour pouvoir la sortir de là. »</em></span></p>
<p style="margin-top: 0cm;text-align: justify;margin-bottom: 1rem"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">La prise en charge se fait à hauteur de souhait et les médecins rassurent que son pronostic vital n’est pas engagé. Le cas de Maïmouna met sur orbite la nécessité de l’adoption d’une loi de protection contre les violences faites aux femmes. « <em>Nous allons demander à ce que les acteurs de la justice accélèrent le traitement de ce dossier-là. Que l’auteur de l’infraction puisse être sanctionné plus rapidement avec la dernière rigueur. Donc le cadre juridique par rapport aux violences basées sur le genre est en cours de renforcement, les textes ont été élaborés et sont dans le circuit d’approbation </em>», conclut Mamoudou Kassogué, ministre de la justice et des droits de l’Homme, Garde des sceaux.</span></p>
<p style="margin-top: 0cm;text-align: justify;margin-bottom: 1rem"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">En attendant la suite des enquêtes, le mari de la victime, auteur de cet acte ignoble a pris la poudre d’escampette.</span></p>
<p style="margin-top: 0cm;text-align: justify;margin-bottom: 1rem"><strong><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'">Adam Daou, stagiaire </span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Identification des agents des fonctions publiques et des collectivités : L’opération se déroulera du 1ᵉʳ novembre au 31 décembre 2023</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/identification-des-agents-des-fonctions-publiques-et-des-collectivites-loperation-se-deroulera-du-1%25e1%25b5%2589%25ca%25b3-novembre-au-31-decembre-2023-3040083.html</link>
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<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 06:39:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines de l’État et des Collectivités (SIGRH), le Comité Technique d’Exécution s’est réuni, le mardi 17 octobre 2023, au CICB, pour un atelier préparatoire de la phase d’identification des agents de l’État et des Collectivités. Cette opération s’étalera sur la période allant du 1ᵉʳ novembre au 31 décembre 2023 sur toute l’étendue du territoire national et dans les représentations diplomatiques et consulaires du Mali. C’était sous la direction de Abraham Bengaly, Secrétaire Général du ministère de la Refondation de l'État.</strong>

Le SIGRH a pour objectif de doter les Fonctions publiques de l’Etat et des collectivités territoriales d’un système de gestion des ressources humaines, plus moderne, efficace et fiable, intégrant les données biométriques du RAVEC.  Étant une des fortes recommandations des Assises nationales de la Refondation, sa réalisation contribuera à concrétiser la reconfiguration du système d'information et de gestion des ressources humaines de l'État et des collectivités territoriales, conformément au Programme de Développement institutionnel deuxième génération (PDI-2). Ainsi, la mise en œuvre du projet de Système intégré de Gestion des Ressources humaines de l’État et des Collectivités territoriales comporte trois phases, à savoir la conception et le développement de l’application du système de gestion intégré des ressources humaines ; le recensement d’intégration des données biométriques des agents ; l’identification des agents.

En effet, en raison du retard enregistré dans la phase de recensement, le chronogramme initial qui devrait arriver à terme en juillet 2023 a été prolongé jusqu’en février 2024. Ce nouveau chronogramme prévoit le démarrage de la phase de l’opération d’identification des agents de l’État et des Collectivités territoriales le 1ᵉʳ novembre 2023. C'est dans ce contexte que s’est déroulé cet atelier, réunissant plus de trois cents informaticiens et gestionnaires des ressources humaines. Ces équipes d'identification seront formées et préparées en vue de leur déploiement sur le terrain, garantissant ainsi le succès de l'opération d'identification. Chaque DRH sectorielle a été responsabilisée pour désigner les membres de ses équipes, planifier ses missions sur le terrain et dégager sa stratégie de déroulement de l’opération d’identification des agents de son secteur. Le lancement officiel de l’opération d’identification des agents est prévu le 26 octobre 2023 à Ségou, sous la haute présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, avec la participation des membres du Gouvernement, des Gouverneurs de régions, des représentants des Institutions et des Autorités Administratives Indépendantes, des membres du Comité technique d’exécution, des autorités régionales de Ségou,   des services techniques de la région, ainsi que plusieurs autres personnalités invitées. Cette opération d’identification des agents de l’État et des Collectivités territoriales s’étalera sur la période allant du 1ᵉʳ novembre au 31 décembre 2023 sur toute l’étendue du territoire national et dans les représentations diplomatiques et consulaires du Mali.

Pour rappel, le lancement officiel de ce projet phare de la transition a été effectué le 24 mai 2022 à Koulouba par le Président de la Transition, Chef de l’État. Quant au lancement solennel de la phase de Recensement des Agents des fonctions publiques de l’État et des Collectivités territoriales, il a été effectué le 1ᵉʳ septembre 2022 au Centre de formation des Collectivités territoriales (CFCT) sous la présidence du Premier ministre par intérim, avec la participation de plusieurs membres du Gouvernement et d'autres personnalités de la République.

<strong>Ousmane B. Dramé</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Coopération Mali&#45;Russie : L’énergie, les mines, l’éducation, l’Agriculture et le transport au menu</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/cooperation-mali-russie-lenergie-les-mines-leducation-lagriculture-et-le-transport-au-menu-3040080.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 06:37:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali fera son entrée dans le cercle restreint des pays dotés de l’énergie nucléaire en Afrique. A la faveur de la visite à Moscou du 11 au 16 Octobre 2023, d’une équipe d’experts, notre pays projette la construction de deux à quatre centrales nucléaires grâce au géant russe du nucléaire «ROSATOM» (Agence fédérale de l'énergie atomique), qui se chargera des travaux. Notre pays veut également se doter d’un cadastre minier, pour lequel il a fait recours à une société d’Etat russe, la société <em>«Rosgéiologia»</em>. Les deux projets ont fait l’objet de memorandum d’entente signé à Moscou lors de la visite de délégation de haut niveau conduite par le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou. Dans la besace de la délégation malienne, on note le projet d’une unité d’affinage de l’or, pouvant traiter 200 tonnes par an. Le catalogue de vœux est bien fourni, des promesses dont les Maliens ont besoin qu’elles se réalisent. Mais si certains de ces projets sont réalisables dans quelques mois, comme l’approvisionnement en engrais et en hydrocarbure, d’autres mettront certainement du temps à se réaliser, comme la construction des centrales nucléaires, qui prendront sept ans avant de se mettre en place, selon les informations proches de la délégation de haut niveau à Moscou.</strong>

Dans quelques années notre pays sera cité parmi les pays disposant de l’énergie nucléaire. Un memorandum d’entente a été signé avec l’Agence fédérale de l'énergie atomique <em>«Rosatom»</em> par la délégation malienne de haut niveau en visite en Russie du 11 au 16 Octobre 2923.

L’agence publique russe à travers ce memorandum d’entente projette de construire au Mali, quatre centrales nucléaires de 55 MW. Cette énergie nucléaire sera destinée à plusieurs usages. Selon le chef de la délégation de haut niveau, à savoir le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, <em>«la première étape concernera l’usage du nucléaire dans les domaines de la médecine, l’Agriculture et bien d’autres secteurs. La création de trois à quatre centrales nucléaires dans notre pays permettra de développer la production énergétique pour mettre en oeuvre notre autosuffisance dans ce domaine»</em>.

Selon le ministre, un chronogramme de mise en oeuvre a été défini. D’ici un mois, une visite des spécialistes et des experts maliens en Russie permettra d’évaluer et de mieux s’imprégner pour entreprendre le processus de réalisation. Ensuite d’ici le mois de décembre, une délégation d’experts russes se rendra à Bamako, pour voir le potentiel et les capacité maliennes, et accompagner dans la communication, la sensibilisation et les mesures réglementaires à mettre en oeuvre, selon le ministre.

<strong>Energies propres vs hydrocarbure</strong>

La délégation de haut niveau a signé avec la société Rosatom et Demex, un memorandum d’entente sur la question des energies renouvelables et celle de l’approvisionnement du pays en hydrocarbure.

Ces energies renouvelables couvrent tout ce qui est énergie verte, notamment: solaire, barrages hydroélectrique, parc éolien. Avec cette énergie verte l’importation et même l’utilisation de l’hydrocarbure va beaucoup diminuer. Les projets d’énergies vertes vont avec la production et le transport d’énergie, ainsi que les routes y afférentes.

La société Demex va fournir à la République du Mali, mensuellement une quantité globale de 200 millions de litres de produit pétrolier. L’opérateur sera l’Office malien de produit pétrolier. Cet accord signé vise à assurer l’approvisionnement correct du Mali en produit pétrolier à partir du port de Conakry.

Des accords seront signés à travers l’Office national des produits pétroliers avec des opérateurs privés qui vont continuer d’aller récupérer les différents produits pétroliers au port comme ils ont l’habitude de faire et assurer la distribution correcte à l’intérieur du pays.

<strong>Futur cadastre minier</strong>

Notre pays qui veut se doter d’un cadastre minier, a fait recours à une société d’Etat russe, la société <em>«Rosgeologia»</em>. Elle se chargera à travers ce memorandum de cartographier les substances minières disponibles sur l’ensemble du territoire national. Cette société va aider l’Etat du Mali à se doter d’une carte minière, sur laquelle seront définies toutes les présences de substance sur le territoire. Le gouvernement disposera ainsi d’un cadastre à jour prenant en compte l’essentiel de tous les produits présents dans le sous sol, permettant ainsi de garder, comme le code minier l’indique, des reserves pour les générations à venir.

Par ailleurs, les autorités de la transition prennent en compte la nécessité d’une unité d’affinage de l’or, ce qui pourrait se réaliser dans le cadre d’un partenariat avec une filiale de la société Gazprombank (banque privée russe contrôlée en totalité par l'entreprise Gazprom). Selon le ministre des accords vont être trouvés pour permettre à la société de réaliser une unité ayant la capacité de traiter au moins 200 tonnes d’or par an. <em>«Cette société va nous accompagner pendant une durée de cinq ans pour permettre un transfert des compétences nécessaire permettant aux Maliens d’occuper et d’assurer le fonctionnement correct de cette unité d’affinage. Je rappelle toute l’importance de cette unité en matière de contrôle et de maîtrise de tout ce qui est sortie d’or au Mali, de production d’or et qui va nous permettre d’assurer le prélèvement correct de toutes les taxes et de tous les impôts»</em>, a expliqué le ministre Alousséni Sanou.

Un accent sera mis sur le transfert des compétences et la formation des cadres maliens du secteur des mines et de l’énergie nucléaire. La partie russe a décidé de réaliser gratuitement une école géologique au Mali et de donner gratuitement des bourses d’études permettant aux étudiants maliens de venir s’instruire en Russie et d’avoir des expertises nécessaires en matière de recherche géologique.

La partie russe a également promis des bourses dans le domaine de l’énergie nucléaire pour permettre au Mali d’être indépendant et être capable dans un avenir très proche de prendre en charge la maintenance et tout ce qui est relatif à l’exploitation de l’énergie nucléaire.

<strong>Approvisionnement en engrais</strong>

Ces dernières années le Mali est confronté à un problème d’approvisionnement en engrais, avec des effets négatifs sur la production nationale. Selon le ministre Alousséni Sanou, lors de la prochaine campagne agricole, le Mali s’approvisionnera en engrais à partir de la Russie.<strong> </strong>Demetra-Holding, la société d’Etat russe chargée de l’exportation d’engrais et de blé en Russie, est disposée à fournir au Mali la quantité d’engrais dont il a besoin et à poursuivre son approvisionnement en blé, selon le ministre. Les besoins du Mali en engrais sont estimés à 400 000 tonnes par an.

Entre partenaires maliens et russes, <em>«nous nous sommes entendus sur le montage financier et sur les délais»</em>, le chef de la mission de haut niveau, le ministre Alousséni SANOU. Ainsi la société est prête à fournir les engrais qui seront disponibles à Bamako, via le port de Conakry, au mois de janvier et février 2024, pour la campagne 2024-2025. Le souci des producteurs étant que les engrais soient disponibles dans les zones agricoles deux à trois mois avant l’hivernage, ce souci est pris en compte.

<strong>Deux lignes de tramway à Bamako</strong>

Le gouvernement malien envisage avec le partenaire russe, la réalisation de deux lignes de Tramway à Bamako. La première de Moribabougou à Kanadjiguila, la seconde de Sanankoroba à Kati. Pour la ministre des transports, avec ces deux lignes, la mobilité à Bamako sera améliorée.

Le catalogue de vœux est bien fourni, des promesses dont les Maliens ont besoin qu’elles se réalisent. Mais si certains de ces projets sont réalisables dans quelques mois, comme l’approvisionnement en engrais et en hydrocarbure, d’autres mettront certainement du temps à se réaliser, comme la construction des centrales nucléaires, qui prendront sept ans avant de se mettre en place, selon les informations proches de la délégation de haut niveau à Moscou.

<strong>Dansira S. M. Dembélé</strong>

<strong>Les Secrets Bancaires</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au Mali, les propos du ministre des armées françaises ne passent pas : « Le sort du Mali ne se détermine pas à Paris…. »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/au-mali-les-propos-du-ministre-des-armees-francaises-ne-passent-pas-le-sort-du-mali-ne-se-determine-pas-a-paris-3040077.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 06:35:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement malien a réagi aux propos du ministre des armées françaises Sebastien Lecornu tenus sur le Mali, lors de son audition par le Sénat français le 11 octobre dernier, par une volée de bois vert. Dans un communiqué rendu public hier, mercredi 18 octobre 2023, les autorités maliennes ne se sont pas privées de remettre le ministre des armées françaises à sa place.</strong>

Selon le gouvernement de la transition du Mali, c’est avec une profonde stupéfaction qu’il a appris des propos subversifs, irresponsables et biscornus contre le Mali, tenus en France par Sébastien Lecornu, ministre des armées de la République Française, devant des Sénateurs, le 11 octobre 2023.

« Le gouvernement de la Transition a constaté que lesdits propos diffamatoires et attentatoires à la souveraineté, à l’unité ainsi qu'à l'intégrité territoriale du Mali de l’intéressé n'ont pas fait l’objet de réaction de la part des Autorités françaises. Eu égard à cette complicité passive de la junte française, le gouvernement de la transition condamne les propos de Monsieur Lecornu et rappelle aux Autorités françaises que le Mali n'est plus leur colonie, depuis le 22 Septembre 1960 et que le sort du Mali ne se détermine pas à Paris, tout en priant ardemment que ses prédictions se retournent contre lui-même et son pays », lit-on dans le communiqué du gouvernement malien.

Pour les autorités maliennes, « les propos de Monsieur Lecornu sont d'autant plus graves, qu'ils donnent en réalité un aperçu d'un plan diabolique et désespéré de déstabilisation portant atteinte à l'intégrité territoriale du Mali. » Le gouvernement de la transition indique que « la junte française ne ménage aucun effort en vue de faire fuir la MINUSMA, en lieu et place d'un retrait ordonné, coordonné et sécurisé en application des dispositions pertinentes de la Résolution 2690 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. » Selon le gouvernement de la transition, « les objectifs de cette fuite orchestrée, en prétextant des raisons fallacieuses et en violation du calendrier de cession des emprises aux autorités maliennes, constituent une énième trahison dont sont victimes les Forces Armées et de Sécurité du Mali et visent à équiper les groupes terroristes, en abandonnant délibérément des quantités importantes d'armes et de munitions pour réaliser leur dessein funeste.»

Pour rappel, le mercredi 11 octobre 2023, la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat français auditionnait Sébastien Lecornu, ministre des armées françaises, sur le projet de loi de finances pour 2024. « Le Sahel est de nouveau face à un risque terroriste absolument majeur, avec un risque quasiment immédiat, dans les semaines qui viennent, sur la sécurité du Mali, une reprise de l’activité terroriste, qui est absolument bouleversante et dont trop peu de médias se font écho », a indiqué Sébastien Lecornu. Il ajoutera : « La vraie actualité du Sahel va être désormais la résurgence massive du risque terroriste. C’est potentiellement se retrouver dans une situation où il pourrait y avoir une partition du Mali dans les semaines ou les mois qui viennent, donc nous remettre dans une situation qui serait celle, au fond, (que nous avons connue) avant que le président Hollande ne prenne la décision de lancer Serval ou Barkhane. Ce n’est pas la faute de la France, contrairement à ce que certains racontent. Tout ça, ce sont de bonnes décisions.» « Mais la réalité, c’est que les Maliens ont fait le choix de préférer Wagner, ou plutôt la junte malienne – car les Maliens en sont les premières victimes – mais la junte malienne a fait le choix de préserver son pouvoir et ses avantages en ayant recours à Wagner plutôt qu’à l’armée française », a indiqué le ministre.

Madiassa Kaba Diakité

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation sécuritaire au Mali : Le Gouvernement invite la « MINUSMA à s’en tenir au plan de retrait convenu dans le strict respect du délai fixé »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-securitaire-au-mali-le-gouvernement-invite-la-minusma-a-sen-tenir-au-plan-de-retrait-convenu-dans-le-strict-respect-du-delai-fixe-3039753.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/situation-securitaire-au-mali-le-gouvernement-invite-la-minusma-a-sen-tenir-au-plan-de-retrait-convenu-dans-le-strict-respect-du-delai-fixe-3039753.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 07:01:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le vendredi 13 octobre 2023, Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, a présidé une réunion d'informations à l'intention du corps diplomatique accrédité au Mali. Trois membres du gouvernement ont aussi pris part à la rencontre, à savoir le Colonel Abdoulaye MAÏGA, ministre d'État, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, le Colonel Sadio CAMARA, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, et Alhamdou AG ILYENE, ministre de la Communication, de l'Économie numérique et de la Modernisation de l'Administration.</strong>

Selon le ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale, plusieurs questions majeures à l'échelle nationale, sous-régionale et multilatérale ont été au cœur des discussions, notamment le retrait de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA), le processus de transition, la Charte du Liptako-Gourma instituant l'Alliance des États du Sahel, la coopération du Mali avec certaines organisations sous-régionales, ainsi que les perspectives de l'Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d'Alger.

Le ministre Abdoulaye Diop a commencé la séance en exprimant la compassion et la solidarité du Mali envers les pays victimes de catastrophes naturelles, tout en dénonçant les violences dans la bande de Gaza et en appelant à des solutions politiques et pacifiques entre Israël et la Palestine.

En ce qui concerne le retrait de la MINUSMA, les ministres ont réaffirmé l'engagement du Mali à un désengagement coordonné et sécurisé, avec l'objectif final de recouvrir l'intégrité territoriale du pays et d'exercer pleinement sa souveraineté, tout en garantissant la paix et la sécurité pour tous les citoyens. « Ils ont souligné avec regret le manquement grave et le déficit de coordination qui ont caractérisé la récente situation à Kidal, ayant favorisé l’occupation du camp1 de cette ville par des groupes armés et faisant perdre à l’État malien plusieurs équipements militaires, y compris des véhicules. Pour les Ministres, les textes des Nations Unies indiquent clairement que les emprises occupées par la MINUSMA ne devraient être transférées qu’à l’État malien seul. A cet égard, ils ont solennellement invité la MINUSMA à s’en tenir au plan de retrait convenu et communiqué, et ce, dans le strict respect du délai fixé par la résolution 2690 du Conseil de Sécurité des Nations Unies », selon le communiqué du ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale.

Lors de la rencontre, le processus de transition a également été abordé, avec des explications sur le changement intervenu dans le calendrier des élections en raison de difficultés techniques. Les ministres ont souligné la volonté du gouvernement de conduire le processus dans une démarche inclusive malgré des difficultés d'interactions avec la CEDEAO.

En ce qui concerne l'Accord pour la paix et la réconciliation, les ministres ont réaffirmé l'attachement du Mali à l’accord en tant que mécanisme politique complémentaire aux opérations militaires pour instaurer une paix durable.

La réunion a également abordé la Charte du Liptako-Gourma, qui vise à renforcer la sécurité et la défense des pays membres dans un contexte géopolitique complexe.

Les participants ont enfin salué l'initiative du gouvernement de fournir des informations officielles sur des questions cruciales. Ils ont exprimé le souhait que de telles réunions d'informations aient lieu de manière régulière, offrant ainsi une plateforme pour poser des questions et contribuer à la prise de décision.

M.D

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<title>Fédération Nationale des Associations des Femmes Rurales du Mali (FENAFER) : L’organisation plaide pour l’application des lois 052 et 15%</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/federation-nationale-des-associations-des-femmes-rurales-du-mali-fenafer-lorganisation-plaide-pour-lapplication-des-lois-052-et-15-3039748.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 06:56:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Fédération Nationale des Associations des Femmes Rurales du Mali (FENAFER), en partenariat avec le projet Dou Touloma, a organisé un point de presse, le 10 octobre 2023 à la Maison des femmes de Bamako. L’objectif est de faire un plaidoyer auprès des autorités compétentes pour une application effective de la loi 052 relative au poste nominatif et effectif et la loi de 15% relative à l’aménagement des terres agricoles destinées aux femmes, enfants et aux personnes vulnérables.</strong>

« Sur les aménagements faits par l’Etat ou par les collectivités, tout le monde est unanime que les 15% sont réservés aux femmes, jeunes et aux hommes vulnérables », a indiqué Mme Tounkara Sophie Soucko, directrice nationale du ministère de la promotion de la femme. Après ces aménagements, c’est aux femmes rurales de jouer leur rôle, c’est-à-dire de suivre ces actions auprès de l’Etat pour voir celles dont elles veulent profiter, a conseillé la directrice. Selon Mme Tounkara, on peut dire que la loi 15% est appliquée dans le domaine de l’agriculture, car il y a pleins de programmes, pleins d’aménagements ou la loi de 15% est respectée. Pour terminer, elle a lancé un appel pressant à ses sœurs de faire un suivi normal et informer aussitôt des responsables sur les différents cas d’aménagements pour qu’ils réservent leur part. « Beaucoup de femmes ignorent que l’Etat a annoncé que les 15% des terres aménagées sont octroyées aux femmes, enfants et aux hommes vulnérables », a déclaré Mme Maïga. Pour ce faire, elle dira qu’elles vont continuer de faire des plaidoyers et des actions de sensibilisation pour que les femmes puissent suivre les formations à Bamako et dans toutes les régions du Mali.

La présidente de la FENAFER, Mme Niakaté Goundo Kamissoko, a tenu à saluer et encourager la qualité du partenariat qu’elle noue avec le projet Dou Touloma. Selon elle, c’est un partenaire important, car il accompagne dans trois régions, à savoir Koulikoro, Sikasso et Ségou. Elle a indiqué que la loi 052 ne doit pas être appliquée seulement dans le cadre politique. « Elle doit s’appliquer dans les organisations paysannes, les grandes organisations, les interprofessions. En un mot, les femmes doivent être dans les différents bureaux. Mais on a remarqué dans ces organes que les femmes n’occupent pas de postes clés », a-t-elle déploré. Pour preuve, dira la présidente, lors de la mise en place du nouveau bureau de l’APECAM, notamment les chambres d’agriculture, il n’y a pas eu de femmes. « Nous souhaitons que les organisations respectent la loi 052 », a-t-elle conclu.

<strong>Boubacar S. TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Préparation des futures élections au Mali : La CODEM multiplie les rencontres</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/preparation-des-futures-elections-au-mali-la-codem-multiplie-les-rencontres-3039744.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 06:54:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après sa rencontre avec l'Union pour la Démocratie et le Développement (UDD), le 9 octobre dernier, la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM), présidée par Housseini Amion GUINDO dit Poulo, ancien ministre, a rencontré, le jeudi 12 octobre 2023, le Parti pour le Développement Economique et la Solidarité (PDES). Au cours de ces différentes rencontres, les différents partis politiques ont « exprimé leur satisfaction quant à la convergence de leurs points de vue sur les sujets abordés et ont convenu de maintenir des contacts fréquents et d'initier un regroupement à caractère politique et électoral pour les prochaines échéances électorales ».

«Une délégation de la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM), conduite par son Président Housseini Amion GUINDO, a été reçue ce jour jeudi 12 Octobre 2023 par le Comité Directeur National du Parti pour le Développement Economique et la Solidarité (PDES), dirigé par son Président, Moulaye Oumar HAIDARA », révèle un communiqué conjoint PDES/CODEM en date du 12 octobre 2023. Le communiqué indique que cette rencontre qui s'est tenue au siège du PDES à la demande du Parti CODEM, a permis des échanges constructifs sur des sujets cruciaux concernant la vie de la ration et les relations bilatérales entre les deux Partis Politiques. Selon le communiqué conjoint, les échanges ont porté sur les préoccupations liées à l'évolution de la situation sécuritaire du Pays, la situation socio-économique et la situation politique. « Les deux Parties ont exprimé leurs préoccupations et inquiétudes concernant la reprise des hostilités entre les FAMAS (Forces armées maliennes) et le CSP-PSD (Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement). Les deux ont convenu de travailler ensemble au renforcement de la Démocratie, de la Paix et de la Prospérité au Mali. Les deux Parties ont exprimé leur satisfaction quant à la convergence de leurs points de vue sur les sujets abordés et ont convenu de maintenir des contacts fréquents et d'initier un regroupement à caractère politique et électoral en vue d'envisager l'avenir ensemble », révèle le communiqué conjoint.

Bien avant cette rencontre, une délégation de la Convergence pour le développement du Mali (CODEM), conduite par son Président, Housseini Amion GUINDO, a avait été reçue le lundi 9 octobre 2023, par le Conseil exécutif de l'Union pour la Démocratie et le Développement (UDD), dirigé par son premier vice-président, Bréhima Silimana. Les deux partis ont également exprimé leurs préoccupations et leurs inquiétudes face à la reprise des hostilités entre les FAMAS et le CSP-PSD. « Après des échanges fructueux, les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant à la convergence de leurs points de vue sur les sujets abordés et ont convenu de maintenir des contacts fréquents et d'initier un regroupement à caractère politique et électoral pour les prochaines échéances électorales », soulignait le communiqué conjoint UDD/ CODEM.

Par ailleurs, il faut noter que la CODEM de Poulo est membre fondateur de la Plateforme d’alliance Espérance nouvelle Jiguiya Kura. Le Parti CODEM est également membre fondateur de l’Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali. Ces deux organisations sont toutes composées de partis politiques, d’associations, de mouvements et d’Organisations non gouvernementales (ONG). Autant dire que Poulo affûte déjà ses armes avant la présidentielle devant mettre fin la transition en cours au Mali.

Aguibou Sogodogo

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<title>Suite aux échanges de tirs hier à Tessalit entre l’armée et les terroristes : La MINUSMA appelle « toutes les parties concernées à faciliter leur départ en toute sécurité»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/suite-aux-echanges-de-tirs-hier-a-tessalit-entre-larmee-et-les-terroristes-la-minusma-appelle-toutes-les-parties-concernees-a-faciliter-leur-depart-en-toute-securite-3039742.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 06:52:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, le 16 octobre 2023, la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali) a fait savoir qu’elle a entamé, dans un climat de haute tension, le processus de retrait de ses camps dans la région de Kidal, en commençant par Tessalit et Aguelhok. « En raison de la détérioration rapide des conditions de sécurité pour la vie de centaines de soldats de la paix, comme en témoigne l'échange de tirs d'aujourd'hui à Tessalit, la Mission fait tout son possible pour achever ce processus dès que possible, y compris, si nécessaire, en accélérant son retrait du camp de Kidal, prévu à l'origine pour la mi-novembre. La Mission appelle toutes les parties concernées à faciliter leur départ en toute sécurité. Elle demande instamment à tous d'éviter toute action ou déclaration qui pourrait mettre en danger son personnel et ses installations jusqu'à ce que le processus soit achevé », révèle le communiqué de la Mission onusienne au Mali.

La MINUSMA rappelle dans ce communiqué que le 31 décembre 2023 est la date limite fixée par le Conseil de sécurité des Nations unies pour son retrait du Mali. « Aujourd'hui, 16 octobre 2023, dans un climat de haute tension, la MINUSMA a entamé le processus de retrait de ses camps dans la région de Kidal, en commençant par Tessalit et Aguelhok. En raison de la détérioration rapide des conditions de sécurité pour la vie de centaines de soldats de la paix, comme en témoigne l'échange de tirs d'aujourd'hui à Tessalit, la Mission fait tout son possible pour achever ce processus dès que possible, y compris, si nécessaire, en accélérant son retrait du camp de Kidal, prévu à l'origine pour la mi-novembre », souligne le communiqué de la MINUSMA. Selon la Mission onusienne au Mali, des vols de l'armée de l'air tchadienne rapatrieront une partie des troupes du contingent tchadien de la MINUSMA. « La MINUSMA doit également détruire, ou au moins désactiver ou mettre hors service conformément aux règles et procédures des Nations Unies, les équipements sensibles qui ne peuvent être rapatriés en raison du blocage à Gao, depuis le 24 septembre, des mouvements des convois logistiques qui devaient évacuer ces équipements d'Aguelhok, de Kidal et de Tessalit. La Mission appelle toutes les parties concernées à faciliter leur départ en toute sécurité. Elle demande instamment à tous d'éviter toute action ou déclaration qui pourrait mettre en danger son personnel et ses installations jusqu'à ce que le processus soit achevé », précise le communiqué de la MINUSMA. Avant de faire savoir que la résolution 2690 du Conseil de sécurité demande au gouvernement de transition du Mali de coopérer pleinement avec les Nations unies pour assurer le retrait sûr et ordonné de la Mission et de respecter pleinement toutes les dispositions de l'accord sur le statut des forces jusqu'à ce que le dernier élément de la MINUSMA ait quitté le Mali.

Aguibou Sogodogo

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<title>Transport : La COFOR&#45;Mali forme 100 jeunes conducteurs de moto&#45; taxi sur le code de la route</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transport-la-cofor-mali-forme-100-jeunes-conducteurs-de-moto-taxi-sur-le-code-de-la-route-3039741.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 06:50:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Maison des jeunes du Mali a servi de cadre, le jeudi 12 octobre 2023, à la tenue de la cérémonie de remise d'attestation à 100 jeunes conducteurs de moto- taxi formés sur le code de la route, la sécurité routière et les premiers soins de secours. Ladite formation a été initiée par la Coalition des Forces Juvéniles pour le Renouveau (COFOR-Mali). C’était en présence de la Présidente de la Coalition des forces juvéniles pour le renouveau (COFOR-MALI), Zeinab Evelyne Jacques, des anciens ministres comme Thierno Hass Diallo, Maouloud Ben Kattra, du représentant de l’Ambassade de France au Mali et d’autres personnalités.

Dans son discours, la Présidente de la COFOR-Mali, Zeinab Evelyne Jacques, a fait savoir que l'objectif principal de son organisation est d'œuvrer au progrès de la jeunesse de notre pays. « La vocation de toute association juvénile est d'encourager et de soutenir l'engagement de la jeunesse où qu'elle se trouve et pour cela, nous devons travailler à renforcer leurs compétences dans divers domaines. De nos jours, les déplacements et transports publics urbains se pratiquent via des moyens rapides et faciles d'usage. Parmi eux, les motos-taxi, qui sont devenus un moyen de transport prisé et couramment utilisé par de nombreux Maliens. S'il est établi que l'apport de ces motos-taxi est apprécié par nos concitoyens pour leur côté pratique, il importe de souligner des sérieuses réserves quant à la responsabilité des conducteurs qui maîtrisent peu ou pas du tout l'étendue de la réglementation pertinente, les codes de bonne conduite et les procédés de premiers secours », a-t-elle dit. C'est dans cette optique, dit-elle, que la COFOR a lancé une opération consistant à la formation et la sensibilisation des jeunes conducteurs de Moto-Taxi. Selon elle, cette formation poursuit l'objectif de doter les conducteurs de Moto-Taxi des compétences et connaissances requises pour l'exercice de leur activité dans le respect des lois et règlements applicables. « Au terme de cette formation, 100 conducteurs de Moto Taxi seront formés au respect du code de la route, des bonnes pratiques et aux procédés de premiers secours. Ils pourront dès lors, effectuer une conduite saine et responsable en vue d'assurer la sécurité de leurs clients et celle des autres usagers de la route », a-t-elle dit. Après les différentes allocutions, il y a eu la remise d’attestation aux récipiendaires.

A. Sogodogo]]> </content:encoded>
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<title>Les responsables de la COMADE face à la presse : «Le contexte relatif au respect des droits des filles connait des insuffisances...»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-responsables-de-la-comade-face-a-la-presse-le-contexte-relatif-au-respect-des-droits-des-filles-connait-des-insuffisances-3039736.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 06:48:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les responsables de la Coalition Malienne pour les Droits de l'Enfant (COMADE) étaient face à la presse, le samedi 14 octobre 2023, à la Cité des Enfants de Bamako pour inviter le Gouvernement, les Collectivités et de tous les autres acteurs à œuvrer davantage pour la protection des droits des filles au Mali. Cette conférence de presse entre dans le cadre de la célébration de la journée du 11 octobre (journée internationale de la fille). Selon la COMADE, le contexte relatif au respect des droits des filles connait des insuffisances. «De nombreuses filles ne jouissent pas de leur droit à l'éducation; à la santé ; à la nutrition ou l'alimentation ; à la disposition d'acte de naissance ; à l'emploi décent ; à la protection contre les violences basées sur le genre dans nos communautés ; à la sécurité dans leurs localités respectives », soulignent les conférenciers.</strong>

Cette conférence de presse était animée par la vice-présidente de la COMADE, Mme Kondo Alima Coulibaly, le directeur de la COMADE, Moussa Famenta, la coordinatrice sociale au sein de SAMU social, Mme Sow Gouagna Traoré, la représentante du Parlement national des enfants du Mali, Mme Diarra Diop, en présence d’autres personnalités. Dans le prolongement des actions de célébration de la journée du 11 octobre de l'édition 2023, placée sous le thème : « Pour la Refondation du Mali : les Filles comptent », la COMADE, après concertations suivant les activités du projet de renforcement de la société civile pour les droits de l'enfant (PROSCIDE), a produit un communiqué de presse pour interpeller les acteurs. Dans ce communiqué lu par Mme Sow Gouagna Traoré au cours de cette conférence de presse, il ressort que le contexte relatif au respect des droits des filles connaît des insuffisances. «Nous reconnaissons malheureusement des cas. De nombreuses filles ne jouissent pas de leur droit à l'éducation ou la formation ; à la santé ; à la nutrition ou l'alimentation ; à la disposition d'acte de naissance ; à l'emploi décent ; à la protection contre les violences basées sur le genre dans nos communautés ; à la sécurité dans leurs localités respectives », a déclaré Mme Sow Gouagna Traoré.

A ses dires, selon les données récentes du Centre National de Documentation et d'Information sur la Femme et l'Enfant (CNDIFE), on relève qu'en 2020 et 2021, 22 filles étaient en conflit avec la loi ; 3 072 filles étaient victimes de viol ; 5 067 étaient victimes d'agression physique ; 3 693 filles étaient victimes d'agression sexuelle ; 3 312 filles étaient victimes de violences psychologiques ; 3 159 filles étaient victimes de mariage d'enfants ; 167 filles étaient en mobilité vers les pays voisins ; 16 filles étaient victimes de traite de personnes ; 5 995 filles en situation difficile ont été enregistrées ; 06 filles sorties des rangs des groupes armés ont été enregistrées ; 136 nouveau-nées (de sexe féminin) avaient été abandonnés. « Cependant, nous sommes heureux de constater que 4 928 filles en situation de handicap ont été scolarisées ; 204 filles ont été placées dans les centres d'accueil et d'hébergement ; 04 filles qui ont bénéficié d'un apprentissage ; 130 filles ont retrouvé leur famille ; 322 filles ont été professionnellement réinsérées ; 12 filles alphabétisées; 21 filles ont reçu des financements de projet (activités génératrices de revenu) ; 16 filles ont obtenu des emplois rémunérés ; 2 134 filles scolarisées ; 842 filles survivantes de mariage identifiées ont été prises en charge », a-t-elle dit. Au regard de tout ce qui précède, la COMADE salue le Gouvernement et les partenaires du Mali qui ont contribué à changer la vie des filles en situation difficile.

Pour promouvoir et défendre nos valeurs, dit-elle, dans l'intérêt du Mali, les orientations du 11 octobre doivent considérer les avancées et les insuffisances en matière de droits de la fille. « La COMADE se doit de recommander auprès du Gouvernement, des Collectivités et de tous les autres acteurs, tous engagés pour la protection des filles de se mobiliser davantage afin de permettre une protection encore plus sûre au profit des enfants et de la fille en particulier. Nous sommes convaincus que tout acte et tout comportement à adopter dans la Refondation du Mali passerait obligatoirement par l'éducation réussie de la fille. C'est pourquoi, nous sollicitons sa protection contre toutes les formes d'abus à son égard », a indiqué Mme Sow Gouagna Traoré. Tous les autres intervenants comme Mme Kondo Alima Coulibaly, Moussa Famenta et Diarra Diop ont souhaité une véritable protection des droits des filles au Mali.

Aguibou Sogodogo

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<title>Promotion de l’électrification rurale au Mali : Les acteurs du secteur privé informés sur le projet pour permettre au Mali de respecter ses engagements dans le cadre de sa CDN</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/promotion-de-lelectrification-rurale-au-mali-les-acteurs-du-secteur-prive-informes-sur-le-projet-pour-permettre-au-mali-de-respecter-ses-engagements-dans-le-cadre-de-sa-cdn-3039733.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 06:46:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la concrétisation des accords de Paris sur le climat, le Mali a pris des promesses à travers sa Contribution Déterminée au Niveau National (CDN) notamment dans le secteur de l’énergie pour asphyxier les effets néfastes des changements climatiques. C’est dans ce cadre qu’a été organisé, le mercredi 11 octobre 2023 à l’Agence des Technologies de l’Information et de la Communication (AGETIC), un atelier d’information et de sensibilisation à l’intention des membres du secteur privé sur le projet d’électrification rurale de 50 localités du Mali par des systèmes solaires photovoltaïques. C’était sous la présidence du Directeur général adjoint de l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable, en présence du représentant du Directeur de l’Agence des Energies Renouvelables.

Paulin Diarra, représentant du Directeur de l’Agence des Energies Renouvelables a signalé que le projet d’électrification rurale de 50 localités du Mali des systèmes solaires photovoltaïques isolés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou offre un changement total dans la production d’énergie, c’est-à-dire le remplacement des ajouts de combustibles fossiles par des solutions d’énergie renouvelable. A l’en croire, il permettra de contribuer positivement au cadre réglementaire à travers le renforcement des capacités, la démonstration de technologies et le déploiement des énergies renouvelables. Il a cité les principales composantes du projet qui sont : le renforcement des capacités des acteurs et Assistance Technique à la Maîtrise d’Ouvrage (ATMO) ; les travaux d’électrification rurale de 50 localités (centrale solaire de 30 KWc, 50 KWc, 80 KWc et 150 KWc) ; le contrôle et surveillance des travaux ; les mesures Environnementales et Sociales ; le mécanisme financier de soutien aux usagers d’énergie ; la gestion du Projet ; et l’audit technique et financier du projet.

Le Directeur général adjoint de l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable, Sékou Koné, a montré que le Mali est très vulnérable aux multiples effets nocifs des changements climatiques et que c’est la raison pour laquelle plusieurs projets ont été mis en place dont ce projet pour les juguler. « Dans le cadre de sa CDN révisée, le Mali s'est engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 31 % pour l'énergie, 25 % pour l'agriculture, 39 % pour l'utilisation des terres et la foresterie et 31 % pour le secteur des déchets d'ici 2030 par rapport au statu quo, une augmentation globale par rapport à la première CDN proposée en 2015. La CDN mise à jour intègre également des considérations de genre et s'aligne sur les Objectifs de développement durable. Elle fournit également un plan détaillé pour le suivi, le reporting et la vérification des progrès réalisés », a-t-il souligné. Avant de convier les acteurs du secteur privé à jouer pleinement leur rôle. La représentante des acteurs du secteur privé, Minian Bengaly, a assuré qu’ils joueront leur partition afin de permettre au Mali de respecter ses promesses dans le cadre de sa CDN. Enfin, elle a souligné que cet atelier sera un atout majeur.

Moussa Samba Diallo

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<title>Mali : Une étude réalisée par le Projet Inclusif pour la digitalisation des produits et services financiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mali-une-etude-realisee-par-le-projet-inclusif-pour-la-digitalisation-des-produits-et-services-financiers-3039732.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 06:44:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Grand Hôtel de Bamako a abrité, le jeudi 12 octobre 2023, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de restitution de l'étude diagnostique des SFD (Systèmes financiers décentralisés) partenaires du Projet Inclusif pour la digitalisation de leurs produits et services financiers et non financiers. L’objectif général de l’atelier est d’une part d’examiner et valider le rapport de l’étude diagnostique et d’autre part, d’obtenir l’appui technique et financier des bailleurs et structures compétentes pour la mise en œuvre des projets digitaux des SFD. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le représentant du ministre de l’industrie et du commerce, Adama Yoro Sidibé, en présence du président de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD-Mali), Modibo Coulibaly, des responsables du Projet inclusif et d’autres personnalités.

Dans ses mots de bienvenue, le président de l'APSFD-Mali, Modibo Coulibaly, a fait savoir que le présent atelier national intervient dans un contexte de transformation numérique dont les méthodes de développement, de déploiement, d’intégration, de gestion des systèmes informatiques, d'utilisation des applications mobiles imposent aux Systèmes Financiers décentralisés des innovations. « Les acteurs de la microfinance que nous sommes ne sauraient donc être en marge de l'ère du numérique. Il faut être dans le train du numérique ! Car, il est vital pour nos structures d'être compétitives dans un environnement où le dynamisme des systèmes, la concurrence, le besoin continu de modernisation et de rénovation sont permanents. C'est le lieu de saluer notre collaboration fructueuse avec le projet inclusif dans plusieurs domaines stratégiques, notamment le renforcement de capacités du personnel des SFD, la dotation en équipement, et l'appui à la transformation digitale du secteur de la microfinance. Les résultats de l'étude que nous allons bientôt partager et ceux spécifiques à chaque SFD sont un aboutissement de plusieurs années de réflexions et d'échanges entre l'APSFD-Mali et le projet inclusif », a-t-il dit.

Selon lui, ces résultats permettront aux SFD de mieux aborder leurs transformations digitales à travers des plans d'actions spécifiques pour offrir des produits et services financiers et non financiers digitaux aux clients.

A sa suite, le représentant du ministre de l’industrie et du commerce, Adama Yoro Sidibé, non moins secrétaire général dudit département, a souligné que malgré l'évolution des indicateurs d'inclusion financière, les données révèlent des points d'exclusion, notamment les acteurs du milieu rural et les femmes. « C'est dans ce contexte qu'une étude a été commanditée en vue d'évaluer, quantitativement et qualitativement, les opportunités de développement et de promotion durable des services financiers. L'étude concerne 12 SFD partenaires du Projet INCLUSIF. Elle vise, notamment au moyen de la digitalisation, à l'amélioration des services financiers numériques que les SFD fournissent à leurs membres, à la réduction de leurs coûts opérationnels, à l'obtention davantage de lignes de financement, à l'augmentation de leurs chiffres d'affaires et au renforcement de la conformité des rapports périodiques réglementaires », a déclaré Adama Yoro Sidibé. Une autre vertu non moins importante de cette digitalisation des produits et services financiers, surtout en milieu rural, dit-il, est l'amélioration de l'accès des services financiers, la diversification des produits et services financiers, la rapidité des opérations, la transparence et l'innovation. Il a remercié et félicité l'équipe du Projet Inclusif pour avoir réalisé cette étude qui constitue une activité majeure de la Composante A «Développement des services financiers ruraux ». « Les résultats de cette étude sont attendus par tous les acteurs du secteur : l'Etat, le régulateur, les partenaires au développement, les institutions financières et les bénéficiaires », a conclu le représentant du ministre.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nord du Mali : Selon l’ONU, l&amp;apos;intensification des tensions risque d’empêcher le départ ordonné et dans les délais de la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/nord-du-mali-selon-lonu-lintensification-des-tensions-risque-dempecher-le-depart-ordonne-et-dans-les-delais-de-la-minusma-3039728.html</link>
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<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 06:42:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué, le samedi 14 octobre 2023, le bureau du porte-parole du Secrétaire général de l’ONU s’est dit gravement préoccupé par l'intensification des tensions et une présence armée croissante dans le nord du Mali, qui risquent d’empêcher le départ ordonné et dans les délais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).</strong>

Selon le bureau du porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, cette situation risque aussi de mettre en péril le transfert en toute sécurité du personnel des Nations Unies et des biens appartenant aux pays contributeurs de troupes et aux Nations Unies et de compromettre les opérations aériennes menées par la Mission qui protègent sa réduction et facilitent son retrait. « Les Nations Unies réaffirment sa détermination à achever le retrait de la MINUSMA dans le délai prévu, à savoir le 31 décembre 2023, établi par le Conseil de sécurité, suite à la demande du Mali de retirer la Mission sans délai », précise le bureau du porte-parole.

L’ONU note aussi avec une profonde préoccupation que, depuis le 24 septembre, ses convois logistiques n'ont pas été autorisés à quitter la ville de Gao pour récupérer le matériel des Nations Unies et des pays contributeurs de troupes actuellement à Aguelhok, Tessalit et Kidal. « Cela pourrait avoir un impact important sur la capacité de la Mission à respecter le calendrier imparti », explique le bureau du porte-parole.

Pour l’ONU, les tensions accrues dans le nord du Mali augmentent la probabilité d’un départ forcé de la Mission sans pouvoir récupérer l'équipement appartenant aux pays contributeurs de troupes ou aux Nations Unies. Cela entraînerait des pertes financières importantes pour les pays contributeurs de troupes et empêcherait les Nations Unies de soutenir d'autres opérations de maintien de la paix ayant besoin de cet équipement.

L’ONU indique aussi que « toutes les parties ont l'obligation de s'abstenir de toute action ou déclaration pouvant compromettre le retrait en toute sécurité et dans les délais impartis de la MINUSMA ». Elle explique que la résolution 2690 du Conseil de sécurité appelle le gouvernement de transition du Mali à coopérer pleinement avec les Nations Unies afin d'assurer le retrait ordonné et en toute sécurité de la Mission, et demande au gouvernement de transition du Mali de respecter pleinement toutes les dispositions de l’Accord sur le statut des forces jusqu’au départ du dernier élément de la MINUSMA du Mali.

<strong>M. K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Festival des cultures traditionnelles : La 5ème édition prévue du 14 au 16 octobre 2023</title>
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<pubDate>Fri, 13 Oct 2023 06:38:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est à la faveur d’une conférence de presse animée ce jeudi 12 octobre 2023 à la maison des jeunes de Bamako que les organisateurs du festival des Cultures traditionnelles ont donné le coup d’envoi de la 5ème édition du Festival qui se déroulera du 14 au 16 au octobre 2023. Ce rendez-vous permettra de mettre en valeur la richesse culturelle du Mali.</strong>

C’est en présence de la presse locale que Yaya Samaké, membre de la commission d’organisation du festival des cultures traditionnelles du Mali, a fait le point sur les articulations données au Festival placé cette année sous le thème « célébrons nos mécènes vivants ». Occasion pour lui de préciser qu’il s’agit d’un nouveau format de mise en relief de la culture malienne. « Cette année, nous allons célébrer ces femmes et hommes qui ont toujours fait la promotion des cultures traditionnelles du Mali de par leur habillement et plusieurs autres formes d’expression », a d’ores et déjà annoncé Yaya.

Pour sa part, Maimouna Diallo a révélé que la commission d’organisation est en train de tout mettre en œuvre pour offrir une édition inédite du festival qui se déroulera à la maison des jeunes de Bamako, du 14 au 16 octobre 2023 avec un alléchant programme au menu. « On demande aux personnes de sortir massivement pour venir s’abreuver dans la source de la culture malienne en tenue traditionnelle », a soutenu Modibo Keita. Clôturant l’échange, il a annoncé la couleur festive de cet événement. « Vous verrez à côté de la diversité culturelle malienne proprement dite », a-t-il déclaré.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cancers du sein et du col de l’utérus : Promouvoir le dépistage actif des malades</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/cancers-du-sein-et-du-col-de-luterus-promouvoir-le-depistage-actif-des-malades-3039303.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Oct 2023 06:30:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La ministre de la Santé et du Développement Social, Colonel Assan Ba Diallo Touré, a lancé, le jeudi 12 octobre 2023, sur le terrain de football de la commune III du district de Bamako, les activités de la deuxième édition de la campagne nationale « octobre rose ». Le thème retenu cette année est « Ensemble unissons nos voix et agissons maintenant contre les cancers féminins ». C’était en présence de plusieurs acteurs engagés dans la lutte contre les cancers du sein et du col de l’utérus dont le Directeur général de l’Office national de la santé de la reproduction, (ONASER), Ben Moulaye Idriss Haïdara.

Le département en charge de la Santé, dirigée par le Colonel Assan Ba Diallo Touré, mesure toute l’importance de cette cérémonie qui renforce les différentes politiques mises en place dans la lutte contre les cancers du sein et du col de l’utérus. La tenue de cette activité contribue également à promouvoir le dépistage actif des malades. Au Mali, rien qu’en 2020, l’on a enregistré 1070 cas de cancer féminin dont 255 cancers du col de l’utérus, soit 16,50%. « Ces chiffres nous rappellent que le cancer du col de l’utérus demeure un problème de santé publique. Il représente la première cause de la mortalité chez les femmes d’une cinquantaine d’années et la deuxième cause après la mortalité maternelle chez la jeune femme et la multipare. Quant au cancer du sein, s’il est pris en charge à temps, il peut être guéri dans 8 cas sur 10. Par contre, détecté à un stade avancé, le taux de survie n’est plus que 26%. D’où l’importance du dépistage précoce », a rappelé la ministre de la Santé.

Cette campagne rose est l’occasion d’orienter certaines actions du mois de la solidarité vers la lutte contre les cancers. La campagne « octobre rose » qui a pour objectif principal de contribuer à la lutte des deux pathologies vise cette année d’une part à faire le dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus chez 130 000 femmes ; assurer le traitement des lésions précancéreuses pour prévenir leur évolution en cancer. D’autre part, il s’agit d’assurer un traitement efficace en référant les cas confirmés des cancers du sein et du col de l’utérin vers le CHU Point G et rendre disponibles et accessibles les médicaments anti cancéreux et les examens biologiques et radiologiques.

Face aux invités, la cheffe du département de la Santé a félicité et engagé le personnel socio-sanitaire à dépasser les 20187 cas de dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein dans le district de Bamako réalisé lors des campagnes précédentes. Le Colonel Assan Ba Diallo Touré a adressé ses remerciements aux différents partenaires de son département dont Médecins sans frontières (MSF) et l’Association des femmes d’Orange Mali (AFOM).

Au nom des Partenaires Techniques et Financiers (PTF), Dr. Balkissa Harouna de MSF a rendu hommage à toutes les femmes victimes de ces maladies. Elle a rappelé que sa structure est engagé depuis quatre ans aux cotés des autorités du Mali pour lutter contre le cancer du sein et du col de l’utérus. Dans ses propos d’espoir, elle a affirmé que la maladie du cancer de sein n’est pas une fatalité quand elle est détectée tôt.

Des témoignages, prestations d’artistes, des sketchs de sensibilisation et la donation des cliniques mobiles par le projet autonomisation des femmes et dividendes démographiques au Sahel (SWEDD) à l’AMPPF ont constitué les temps forts de cette campagne « octobre rose ». L’ancienne première dame du Mali, Touré Lobbo Traoré, marraine nationale du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, était parmi les invités qui ont été témoins de cette édition.

Sidiki Dembélé

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<title>Commission de l’UEMOA : Consolider la performance du secteur privé</title>
<link>https://www.maliweb.net/uemoa/commission-de-luemoa-consolider-la-performance-du-secteur-prive-3039299.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Oct 2023 06:27:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a organisé, le 12 octobre 2023, à l’hôtel Millennium Kamissa de Bamako, un atelier de sensibilisation et de mobilisation des acteurs nationaux autour des grands évènements de la Commission de l’UEMOA et des Etats membres de l’UEMOA. Ces événements visent à contribuer à la consolidation et à l’amélioration de la performance du secteur privé de l’Union, ainsi qu’à mobiliser les ressources complémentaires nécessaires pour la mise en œuvre des programmes, projets et stratégies de l’Union.</strong>

« La Commission de l’UEMOA organise respectivement, les premières éditions des grands évènements notamment : le Forum des Hommes d’Affaires de l’UEMOA couplé au Prix UEMOA de la Qualité édition 2023 du 16 au 18 novembre 2023 à Dakar ; la Table ronde des bailleurs de fonds pour le financement des projets de la Stratégie de Développement de Pôles Energétiques (SDPE) et du Programme Régional de Développement de l’Economie Numérique de I’UEMOA (PRDEN) et le premier Salon International des Mines, de l’Energie et des Hydrocarbures de l’UEMOA qui se tiendront simultanément du 27 au 29 novembre 2023 à Abidjan en Côte d’Ivoire », indique le représentant Résident de l’UEMOA à Bamako, Mamadou Moustapha Barro. Pour lui, ces événements visent à contribuer à la consolidation et à l’amélioration de la performance du secteur privé de l’Union, ainsi qu’à mobiliser les ressources complémentaires nécessaires pour la mise en œuvre des programmes, projets et stratégies de l’Union. Par ailleurs, il a mentionné que cette rencontre d’information est organisée pour solliciter l’implication de tous pour une bonne réussite de ces grands événements et la participation massive aux dits évènements. Pour sa part, Diakaridia Dembélé, conseiller technique au Ministre de l’Economie et des Finances, a exprimé sa profonde gratitude à Monsieur Abdoulaye DIOP, Président de la Commission de l’UEMOA, pour cette marque d’attention relative à l’implication du Mali aux différents évènements qui se tiendront à Dakar et à Abidjan. Il a également saisi l’opportunité pour remercier les partenaires techniques et financiers présents qui ont bien voulu accompagner l’UEMOA dans l’organisation et le financement de ces grands évènements.

Toute chose qui se traduit, selon lui, par une vision politique forte et commune de nos Etats membres en synergie avec la Commission de I’UEMOA afin d’agir ensemble pour assurer le développement cohérent et harmonieux de notre espace en mobilisant des ressources pour le financement des programmes, projets et stratégies, notamment les infrastructures dont les énergies, les télécommunications, les Mines et à promouvoir le secteur privé. Pour une économie forte notre espace communautaire, M. Dembélé, a mentionné qu’il « nous faut donc nécessairement renforcer l’investissement dans l’énergie, dans la technologie et les compétences humaines pour impulser et accompagner la transformation structurelle de notre économie ».

<strong>Boubacar S. TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Code de bonne conduite des partis politiques et des candidats en période électorale : Le CMDID initie un cadre de renforcement de la démocratie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/code-de-bonne-conduite-des-partis-politiques-et-des-candidats-en-periode-electorale-le-cmdid-initie-un-cadre-de-renforcement-de-la-democratie-3039297.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Oct 2023 06:25:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Centre Malien pour le Dialogue Inter parti et la Démocratie (CMDID), en collaboration avec NDI, a initié, le jeudi 12 octobre 2023, à l’hôtel Salam de Bamako, un atelier d’évaluation du respect du code de bonne conduite des partis politiques et des candidats en période électorale. D’une durée de deux jours, ce cadre de rencontre permet aux participants d’échanger, de s’informer et de travailler en vue de la consolidation du processus démocratique au Mali. L’ouverture des travaux a été présidée par le représentant du ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Allaseyni Tolo.

Le présidium de cet atelier était occupé par des personnalités dont le président du conseil d’administration du CMDID, Sandima Camara, le représentant résident du NDI au Mali, Dr. Badié Hima, le représentant de la mairie de la commune III du district de Bamako, l’édile Ousmane Berthé.

Dans ses mots introductifs, Sandima Camara a, au nom du conseil d’administration du CMDID, planté le décor de cet atelier qui permet aux participants d’échanger, de s’informer et de travailler en vue de la consolidation du processus démocratique au Mali. Ce consensus, a-t-il expliqué, autour d’un code de bonne conduite pendant les périodes électorales, est un acquis dont le mérite revient aux partis politiques, société civile et partenaires d’appuis. De l’analyse de Sandima Camara, la situation politique difficile du pays exige de l’ensemble des couches, plus de consensus, d’inclusivité et de courage. Cela, dans le but de faire face aux défis énormes de la défense de la démocratie. « Aujourd’hui, il s’agit de se retrouver pour analyser nos actes, les évaluer afin de tirer les leçons de réussite et celles des échecs en matière de respect de bonne conduite des candidats et des partis politiques lors de l’élection présidentielle de 2018 et de l’élection législative 2020 au Mali », a-t-il dit.

Sandima Camara a rappelé qu’il est de la responsabilité des partis politiques, de la société civile et des candidats de faciliter la tâche aux autorités en charge des élections pour qu’elles soient transparentes, justes et apaisées. « Toute élection bâclée, trichée et non inclusive entrainera toujours des désastres ; notre pays n’en a plus besoin », a déclaré Sandima Camara.

Créée par la loi n°2022-019 du 24 juin 2022 modifiée portant Loi électorale en République du Mali, l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) est dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Elle a pour mission l’organisation et la gestion de toutes les opérations référendaires et électorales. Elle exerce ses missions en toute indépendance et de manière objective, transparente et impartiale. C’est fort de ce statut que le représentant de l’AIGE, Souleymane Sinayogo, s’est réjoui de la tenue de cette activité qui contribue à l’organisation des bonnes élections. A en croire Souleymane Sinayogo, l’élection est le gage de la démocratie. Il a souligné l’importance du code de bonne conduite des partis politiques et des candidats en période électorale. Cet atelier, dit-il, contribue à la tenue d’un processus électorale apaisée au Mali. Le représentant de l’AIGE s’est dit convaincu que la relecture prochaine du code de bonne conduite par les partis politiques permettra d’éviter toute conduite reprochable.

En procédant à l’ouverture des travaux, le chargé de mission du ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Allaseyni Tolo, a soutenu que les élections constituent des étapes critiques dans la construction d’un processus démocratique. Il a insisté sur la recherche d’une synergie entre les différents acteurs du processus électoral. Ce cadre, a-t-il affirmé, permet de faire le diagnostic des faiblesses et des prouesses des élections organisées au Mali.

Les travaux des deux jours de cet atelier doivent aboutir à la présentation des conclusions et recommandations qui renforceront le processus démocratique de notre pays.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Célébration de la Journée internationale de la fille : L’ambassade d’Espagne au Mali n’est pas restée en marge</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/celebration-de-la-journee-internationale-de-la-fille-lambassade-despagne-au-mali-nest-pas-restee-en-marge-3039293.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Oct 2023 06:22:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la Journée internationale de la fille, l’Ambassade d’Espagne au Mali, en collaboration avec ses partenaires, a organisé, le mardi 10 octobre 2023, à l’ISPRIC (Institut des Sciences Politiques Relations Internationales et Communications) à Bamako, le « Festival des filles ». L’un des objectifs de cette rencontre est de favoriser l’autonomie et le développement de la fille. En outre, ce « Festival des filles » contribue à plus de réflexions et d’orientations stratégiques pour renforcer les capacités des jeunes filles sur les défis liés à leur mieux-être.

La cérémonie d’ouverture de cette cérémonie était présidée par le représentant du ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Madiou Sangho, en présence de l’Ambassadeur de l’Espagne au Mali, José Hornero Gomez et d’autres personnalités. Après les mots de bienvenue du directeur général par intérim de l’ISPRIC, Aboubacar Sidiki Ballo, de la représentante résidente de l’ONU-Femmes au Mali, Mme Marie Goreth NIZIGAMA, du représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), Yves SASSENRATH, l’Ambassadeur de l’Espagne au Mali, José Hornero Gomez, a fait savoir que la Journée internationale de la fille est célébrée le 11 octobre afin de sensibiliser sur la situation des filles dans le monde et de faire connaître les défis uniques auxquels elles sont confrontées, ainsi que pour promouvoir leur autonomisation et le respect de leurs droits. « Grace à la bienveillance d’ISPRIC et conjointement avec ONU FEMMES et FNUAP, l’ambassade d’Espagne tient à célébrer cette journée avec vous, représentantes qualifiées de la jeune fille malienne. Nous tenons aussi à vous rappeler l’importance d’investir autant que possible dans votre éducation. L’éducation améliore la santé et le bien-être des filles et des adolescentes. On estime que pour chaque année supplémentaire d’enseignement secondaire qu’une fille reçoit, son potentiel de gain augmente de 10 à 20 %. Plus vous vous préparez, plus vous avez des chances d’avoir de meilleures conditions de vie et d’améliorer votre bien-être général. Consciente de cela au Mali, l’Espagne, avec l’appui de l’Agence espagnole de coopération internationale, collabore dans certains projets de formation professionnelle et nous sommes attentifs à ce que, dans ces projets, les filles aient les mêmes droits et opportunités que les garçons », a souligné le diplomate espagnol au Mali. Selon lui, cette journée servira à rappeler la violence dont souffrent de nombreuses filles et à réfléchir aux conséquences des pratiques qui compromettent la possibilité d’un développement personnel.

Pour sa part, le secrétaire général du ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Madiou Sangho, a souligné que les filles constituent un important maillon dans le développement du capital humain. « Au Mali, les filles et les femmes sont les premières victimes des crises, des mutilations génitales, des mariages forcés et de la privation de certains droits qui constituent autant d’atteinte à leur dignité et à leurs droits fondamentaux. Globalement, les conditions de vie des filles demeurent précaires à l’instar de la pauvreté et de l’insécurité qui restent un défi pressant pour notre pays engagé dans la voie de la refondation pour son développement harmonieux. Sans nul doute, il est bien remarquable de nos jours, à travers différents acteurs et partenaires, que des actions visibles et soutenues sont développées afin d’améliorer les conditions des filles face aux défis multiformes rencontrés à tous les niveaux, milieux rural et urbain, et au niveau du cadre normatif et dans les politiques et programmes de développement pour promouvoir et garantir un meilleur environnement profitable à l’épanouissement et au bien-être des filles au Mali », a conclu Sangho.

Aguibou Sogodogo]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre Haut Conseil Islamique&#45; Plateforme «pour la paix au Mali» : Vers une synergie d’actions pour retrouver la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/rencontre-haut-conseil-islamique-plateforme-pour-la-paix-au-mali-vers-une-synergie-dactions-pour-retrouver-la-paix-3039291.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/rencontre-haut-conseil-islamique-plateforme-pour-la-paix-au-mali-vers-une-synergie-dactions-pour-retrouver-la-paix-3039291.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Oct 2023 06:21:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Hier, jeudi 12 octobre 2023, dans l’après-midi, une délégation de la Plateforme « Initiatives citoyennes pour la paix au Mali » conduite par le Pr. Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale du Mali, a été reçue en audience par le Haut conseil islamique du Mali (HCIM), avec à sa tête Chérif Ousmane Madane Haïdara. C’était au siège du Haut conseil islamique à Bamako. L’un des objectifs de cette rencontre était d’explorer les voies et moyens pour trouver une solution à la situation sécuritaire du Mali. A travers cette rencontre, les deux entités sont dans la dynamique de créer une synergie d’actions pour la paix au Mali. « La solution à la situation préoccupante du pays ne passe que par le dialogue. Il faut que les gens acceptent de se donner la main, de s’asseoir pour se regarder en se disant la vérité et enfin en se pardonnant pour ramener la paix. Seul le dialogue peut ramener la paix dans le pays », a déclaré Aboubacar Soumaré, Président du Mouvement Mali débout, membre de la Plateforme.

La délégation de la Plateforme « Initiatives citoyennes pour la paix au Mali » était composée de Ali N. Diallo, Tiébilé Dramé, Président du PARENA (Parti pour la renaissance nationale), non moins ancien ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Aboubacar Soumaré, Président du Mouvement Mali débout, Moussa Ag Acharatoumane du Conseil national de transition (CNT) et d’autres personnalités. Cette délégation a été reçue par le Président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), Chérif Ousmane Madane Haïdara, en présence d’autres membres du Haut conseil islamique comme Moussa Bocar Bah, Mohamed Maky Bah.

Après les échanges à huis clos pendant une heure de temps, Aboubacar Soumaré, Président du Mouvement Mali débout, membre de la Plateforme, a accordé une interview à la presse. « Nous sommes venus voir le premier responsable du Haut conseil islamique du Mali, Chérif Ousmane Madane Haïdara, pour échanger avec lui et pour parler du pays, de ce qui se passe dans le pays, surtout au nord du pays », a précisé Aboubacar Soumaré.

Selon lui, un mémorandum sur la situation du Mali est en cours d’être peaufiné par la Plateforme « Initiatives citoyennes pour la paix au Mali ». «La situation du pays est préoccupante. En tant que musulman, en tant que croyant, il faut faire un cri de cœur en allant vers tous les Maliens, qu’on se donne la main pour ensemble trouver la solution. En matière de guerre, il n’y a pas de vainqueur ni de vaincu. Il faut se donner la main, nous sommes tous des Maliens, nous sommes des frères et des sœurs, il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas s’entendre sur le pays », a-t-il dit.

La démarche de la Plateforme « Initiatives citoyennes pour la paix au Mali », dit-il, c’est rassembler, aller vers tous les Maliens pour qu’il y ait la paix définitive au nord du pays. « Ce qui se passe aujourd’hui à Kidal, à Anéfis, partout sur le territoire national, ce sont les Maliens qui s’entretuent. On suppose que cela ne doit pas se passer. Quand un malien prend son arme pour tuer son frère malien, ça veut dire que quelque chose ne va pas. On est venu demander au président du Haut conseil islamique du Mali pour qu’il s’ajoute à l’initiative et qu’on aille vers tous les Maliens afin qu’on trouve la solution au problème posé au nord », a-t-il dit.

A l’en croire, le Haut conseil islamique du Mali est dans la même dynamique. « Ils nous ont promis que dans les jours à venir, ils vont nous revenir et on va essayer d’aller à une synergie d’actions pour trouver la paix », a déclaré Aboubacar Soumaré. Pour lui, la solution à la situation préoccupante du pays ne passe que par le dialogue. « Il faut que les gens acceptent de se donner la main, de s’asseoir pour se regarder en se disant la vérité et enfin en se pardonnant pour ramener la paix.

Seul le dialogue peut ramener la paix dans le pays », a-t-il dit. Il a souhaité que les autorités en place prennent l’initiative de dialoguer avec les mouvements signataires de l’accord de paix. Enfin, il a invité les autorités à demander aux Maliens de se réunir autour de l’initiative pour ramener la paix au Mali.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la dengue : La campagne de sensibilisation contre l’épidémie lancée</title>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 06:46:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’épidémie de dengue s’accélère dans le district sanitaire de la commune VI ces dernières semaines, avec plus de 9 cas confirmés. C’est dans le but de ne pas faire baisser la vigilance sur la dengue, qui peut être une maladie grave, et de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liée à la maladie, de collecter les informations sur les cas de dengue survenus dans la commune VI afin de prendre les dispositions nécessaires pour circonscrire la maladie, qu’a été lancée sur le site des déplacés de Sénou, le mardi 10 octobre 2023, la campagne de sensibilisation et l’appui à l’investigation en réponse à l’épidémie de la dengue.

Dr. Diakité Lahansina, le coordinateur adjoint de l’ONG Alliance Médicale Contre le Paludisme Santé Population (ALIMA) qui a financé la campagne, a signalé qu’elle vise à interpeller la population de la commune VI sur les risques liés à cette épidémie de dengue et l’importance de mettre en œuvre les mesures de prévention et de protection, même en cette période, qui sont : consulter rapidement un médecin en cas de symptômes, se protéger des piqûres de moustiques et de continuer à se protéger même malade pour protéger ses proches, et éliminer les gîtes larvaires. Il a informé que le projet est mis en œuvre à Bamako et Ségou, notamment le district sanitaire de Niono. Le médecin chef du district sanitaire de la commune VI a, dans son intervention, signalé que l’épidémie de la dengue est une réalité au sein de la commune.

Selon lui, l’objectif de la campagne est de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liée à la dengue ; collecter les informations sur les cas de dengue survenus dans la commune VI afin de prendre les dispositions nécessaires pour circonscrire la maladie ; décrire les caractéristiques individuelles des cas en temps, lieu et personne ; faire la recherche active de cas supplémentaires n’ayant pas fait l’objet de notification ; renseigner la liste linéaire des cas et sujets contacts ; échanger avec les autorités locales sur les dispositions à entreprendre ; mener des actions de sante publiques pour la lutte contre la maladie etc. « Hier, seulement au niveau de la commune VI, 9 cas de dengue ont été confirmés et aujourd’hui aussi nous ferons beaucoup de test. Le traitement de la dengue est symptomatique comme les maladies virales », a-t-il précisé.

Quant au représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il a rappelé l’engagement de sa structure dans la lutte contre l’épidémie tout en soulignant que leur accompagnement ne fera pas défaut.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Trafic aérien : Les autorités maliennes annulent la reprise des vols d’Air France</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/trafic-aerien-les-autorites-maliennes-annulent-la-reprise-des-vols-dair-france-3039144.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 06:43:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après deux mois de suspension, Air France avait annoncé mardi, la reprise de la desserte du Mali à partir de vendredi. Les autorités maliennes ont décidé d’annuler, hier mercredi 11 octobre 2023, l’autorisation donnée à la compagnie aérienne française. Dans la foulée, le colonel Drissa Koné, le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), qui avait donné les autorisations pour la reprise des vols d’Air France, a été limogé.</strong>

Le mardi dernier, la compagnie Air France avait annoncé en grande pompe qu’elle allait reprendre la desserte de Bamako par l'intermédiaire d'une compagnie portugaise. C’était sans compter sur les autorités maliennes qui, dans un communiqué, ont expliqué que l’autorité aéronautique nationale du Mali examine présentement la demande de reprise des vols formulée par la compagnie aérienne Air France. « Par conséquent, les vols d’Air France demeurent suspendus pendant cette procédure d’examen du dossier », lit-on dans le document du ministère des transports et des infrastructures. Le ministère précise que « les vols ont été unilatéralement suspendus par la compagnie, sans informer au préalable, de manière convenable, les autorités et les clients.»

Dans la foulée de ce rétropédalage de Bamako, le colonel Drissa Koné, le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), qui avait donné les autorisations pour la reprise des vols d’Air France, a été limogé.

La compagnie aérienne Air France avait suspendu le 7 août ses vols à destination du Mali et du Burkina Faso après la fermeture de l’espace aérien du Niger voisin, théâtre d’un coup d’Etat le 26 juillet. « Air France travaille en étroite collaboration avec les autorités burkinabés afin de reprendre au plus vite sa desserte vers le Burkina Faso. La desserte de Niamey reste quant à elle suspendue jusqu’à nouvel ordre », a indiqué Air France.

La compagnie aérienne avait prévu de desservir Bamako par la compagnie portugaise EuroAtlantic Airways.

<strong>M. K. D</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus : « Plus on dépiste tôt, moins il y a des décès », dixit le Directeur Général de l’ONASR</title>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 06:40:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La deuxième édition de la campagne mois octobre rose de lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus sera lancée ce jeudi en commune III du district de Bamako, sous la présidence du ministre de la Santé et du Développement Social. En prélude à cet événement, l’Office National de la Santé de la Reproduction (ONASR) a organisé au sein de sa structure, une journée de sensibilisation et d’orientation des hommes de médias. C’était le mercredi 11 octobre 2023, en présence du DG de l’ONASR, Dr. Ben Moulaye Idriss Haïdara.</strong>

Le cancer du sein se définit comme la présence de cellules anormales au niveau du sein qui se multiplient de façon incontrôlée. Quant au cancer du col de l’utérus, c’est une tumeur maligne caractérisée par une multiplication anarchique des cellules au niveau du col de l’utérus due à la présence d’un virus appelé Human-Papilloma-virus (HPV).

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 685 000 personnes sont mortes en 2020 dans le monde suite au cancer du sein. Environ 1000 cas de cancers du sein sont diagnostiqués chaque année au Mali, selon le registre cancer 2020. Il peut être guéri dans 8 cas sur 10. Au Mali, 1700 personnes meurent chaque année du col de l’utérus, selon le registre cancer 2020. Pour lutter efficacement contre ces deux pathologies, il a été institué dans les années 1990, le mois octobre rose.

En faisant une projection sur le cancer du sein et le col de l’utérus, Dr. Saran Sissoko de l’ONASR a d’emblée indiqué que ces deux pathologies constituent un fléau et un vrai problème de santé publique dans notre pays. Il a jugé utile la tenue de cette journée de sensibilisation et d’orientation des hommes de médias. La presse, dit-il, est un maillon essentiel pouvant permettre de véhiculer la bonne information auprès des populations en donnant des statistiques sur ces deux maladies. Dr. Saran Sissoko de l’ONASR a fait le tour d’horizon sur la prévention, le dépistage, le traitement, les obstacles et les conséquences liées au cancer du sein et au col de l’utérus.

Cette journée de sensibilisation et d’orientation des hommes de médias a été couronnée par une conférence de presse, animée par le Directeur Général de l’ONASR, Dr. Ben Moulaye Idriss Haïdara. Dans son intervention, le DG de l’ONASR s’est penché sur la tenue de la deuxième édition de la campagne mois octobre rose de lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus. Cette édition sera lancée ce jeudi en commune III du district de Bamako, précisément sur le terrain de football contiguë au siège de l’AMPPF. Au cours de cette journée, des cliniques mobiles seront présentes sur le site du lancement afin de dépister. Pendant la campagne, le dépistage du cancer du sein se fait gratuitement dans toutes les structures sanitaires, et le dépistage du cancer du col de l’utérus se fait dans les CSREF, les hôpitaux et dans certains CSCOM. Le DG de l’ONASR a remercié l’organisation Médecin sans frontières (MSF) pour la dotation de 90 aires de santé. Parlant des deux pathologies, Dr. Ben Moulaye Idriss Haïdara a laissé entendre que « Plus on dépiste tôt, moins il y a des décès. » « Le dépistage et la prise en charge effective sont gratuits au CHU du Point G. Le dépistage précoce sauve des vies. En 2024, tout sera mis en œuvre pour que les jeunes filles soient vaccinées. L’un des plus grands défis dans cette lutte reste le financement », dit-il.

D’après les chiffres du rapport général de la campagne « Octobre Rose » 2022, 20187 femmes ont été dépistées dans le district de Bamako ; 425 cas suspects de cancer de seins détectés ; 468 cas suspects de cancer du col de l’utérus détectés ; 321 biopsies réalisées avec 171 cas pris en charge pour les cancers du col de l’utérus et du sein.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Front social : La CMAS sursoit à sa marche de demain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/front-social-la-cmas-sursoit-a-sa-marche-de-demain-3039139.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 06:32:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS) a, dans un communiqué, annoncé l’annulation de sa marche pacifique et républicaine prévue pour le vendredi 13 octobre 2023. Cette décision est due, selon la CMAS, aux missions de bons offices des autorités coutumières, religieuses, politiques et morales, notamment celles portées par le haut conseil islamique auprès du Dr. Cheick imam Mahmoud Dicko.

Dans son document, la CMAS dit prendre acte des « missions et approches de conciliation inspirées des valeurs séculaires qui ont toujours prévalu au Mali.» « Par conséquent, la CMAS, à la suite des conseils avisés de son Parrain, a décidé de surseoir à la marche pacifique et républicaine du vendredi 13 octobre 2023 pour une Transition civile et de soutien à l’Armée républicaine », précise le document.

Suite à la décision prise par le gouvernement de la transition, le 25 septembre 2023, de reporter l’élection présidentielle de février 2024 à une date ultérieure, la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS) avait dénoncé les raisons évoquées par les autorités de la transition qui, de son avis, ne sont guère convaincantes et ouvrent la voie à un maintien au pouvoir qui ne dit pas son nom. Selon la CMAS, les raisons évoquées par les autorités de la transition ne sont guère convaincantes et ouvrent la voie à un maintien au pouvoir qui ne dit pas son nom. « Cet état de fait ressemble à du déjà vu dans l’Histoire récente de notre jeune République »

La CMAS avait décidé de mobiliser tous ses militants, sympathisants et autres pour organiser la tenue d’actions patriotiques pour exiger la mise en place d’une Transition civile, seule voie pour sauver la République. C’est ainsi qu’il a été décidé d’organiser une marche pacifique et patriotique le vendredi 13 octobre 2023 à Bamako pour demander « la mise en place d’une transition civile ».

M. K. Diakité]]> </content:encoded>
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<title>Journée internationale de la fille : Près de 200 kits scolaires et d’hygiènes d’une valeur de plus de 12 millions de FCFA remis aux jeunes filles à Bamako</title>
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<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 06:30:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la Journée internationale de la fille, l'Ambassade d'Espagne au Mali, en collaboration avec ses partenaires comme l'ONU-Femmes au Mali, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), a organisé le « Festival des filles », le mercredi 11 octobre 2023, à la Maison de la Femme de Bamako. Au cours de cette rencontre, environ 200 kits scolaires et d’hygiènes d’une valeur de plus de 12 millions de FCFA ont été remis aux jeunes filles. Ce « Festival des filles » a été également une aubaine pour former les jeunes filles sur les techniques d’hygiènes pendant le cycle menstruel.

La cérémonie a enregistré la présence de l’Ambassadeur d’Espagne au Mali, José Hornero Gomez ; de la directrice nationale de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, Mme Tounkara Sophie Soucko ; du représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), Yves SASSENRATH ; des responsables de l’ONU Femmes au Mali et d’autres personnalités.

Selon la directrice nationale de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, Mme Tounkara Sophie Soucko, cette journée a été instituée par l'Assemblée Générale des Nations Unies qui déclare le 11 octobre, Journée Internationale de la Fille. Elle a fait savoir que la célébration de cette journée offre l'opportunité d'informer, de sensibiliser et de former la population surtout les filles elles-mêmes sur les droits des petites filles et contribuer à la lutte contre toutes les formes de discrimination à l'égard des jeunes filles.

A l’en croire, le thème international pour cette édition est : « Investir dans les droits des filles : notre leadership et notre bien-être ». « Notre pays, à travers le MPFEF (ministère de la promotion de la femme, de l'enfant et de la famille), a retenu comme thème national : « Pour la refondation du Mali, les filles comptent ». Ce thème dénote le rôle de la jeune fille dans la refondation. A cet effet, il s'agit d'une bonne éducation de la fille dans tout son environnement culturel, scolaire, familial et dans l'environnement des us et coutumes. Je salue l'Ambassadeur de l'Espagne qui, grâce à l'appui technique et financier de l'Agence Espagnole de Coopération Internationale au Développement, a pu mener cette activité en collaboration avec UNFPA et ONU Femmes. Toutes mes reconnaissances à tous ces partenaires, au nom de Mme la ministre, qui n'ont ménagé aucun effort pour la tenue du festival des jeunes filles et pour l'accompagnement continue du MPFEF », a conclu Mme Tounkara.

Pour sa part, l’Ambassadeur de l’Espagne au Mali, José Hornero Gomez, a salué tous ceux qui ont œuvré pour la bonne tenue de ce festival des filles. Avant d’inviter les jeunes filles à avoir l’espoir. Il s’est réjoui du fait que le festival des filles ait permis de former les filles. En outre, il a mis l’accent sur la légalité, la justice et l’épanouissement des jeunes filles au Mali.

Après les différentes allocutions, il y a eu la remise de kits aux filles. Environ 200 kits scolaires et d’hygiènes d’une valeur de plus de 12 millions de FCFA ont été remis aux jeunes filles. Durant cette rencontre, il y a eu la prestation de slam (sur l’importance de l’éducation) et de chorégraphie.

Aguibou Sogodogo

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</item>

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<title>Célébration du Maouloud 2023 par Ançar Dine de Cherif Ousmane Madani Haïdara : Plus de 20 000 participants en provenance de 30 pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/celebration-du-maouloud-2023-par-ancar-dine-de-cherif-ousmane-madani-haidara-plus-de-20-000-participants-en-provenance-de-30-pays-3038810.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 Oct 2023 08:21:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le guide des Ançars, Cherif Ousmane Madane Haïdara, a organisé la traditionnelle conférence de presse d’après Maouloud, le dimanche 08 octobre 2023 au sein de la mosquée de Banconi. Il a dressé le bilan du Maouloud 2023 qui a mobilisé plus de 20 000 participants venus de 30 pays pour un coût de plus d’un milliard de FCFA.</strong>

Le guide des Ançars, Cherif Ousmane Madane Haïdara, a entamé ses propos en félicitant tous ceux qui, de loin ou de près, ont contribué à cette 39ème édition du Maouloud célébrant la naissance et le baptême du prophète Mohammad, paix et salut sur lui. Il a fait savoir que les autorités du pays leur ont facilité la tâche en mettant à leur disposition non seulement le stade du 26 Mars de Yirimadio, mais aussi des forces de l’ordre et de sécurité pour assurer la sécurité des pèlerins. « Je profite de l’occasion pour encore remercier les autorités qui nous ont toujours confirmé que le stade sera à notre disposition pour les festivités du Maouloud », a-t-il précisé. Le président du haut conseil islamique du Mali a aussi détaillé que s’il y a quelque chose dont le Mali et les Maliens ont besoin en cette période, c’est bien la paix et la quiétude, et ils doivent tous regarder vers la même direction, faire taire les divergences afin que le Mali sorte de la grave crise qui le secoue depuis des années.

Quant aux injures envers sa famille et lui, il a fait savoir que le sort de ces gens est entre les mains du Dieu omnipotent et omniscient qui les récompensera. Quant à la polémique autour du stade du 26 Mars, le guide des Ançars a montré que leur souhait est de tenir le Maouloud à Dognoumana, mais le site n’est pas prêt à recevoir la grande foule que draine le Maouloud. Selon lui, l’une des innovations du Maouloud 2023 est qu’il y a eu plus de monde que les années précédentes, mais il n’y a pas eu d’incident et « nous saluons le bon Dieu ». L’attaque du bateau Tombouctou par les forces du mal ainsi que les récentes attaques contre les Famas ont été dénoncées par le chérif. « Nous veillerons sur notre pays », a-t-il signalé. Il a fait des bénédictions pour les autorités de la transition et le pays et pour le retour de la paix et la quiétude au Mali.

En ce qui concerne le referendum passé, il a fait savoir qu’il n’a pas besoin de oui ou de non, mais que l’intérêt du Mali et des Maliens prime. Sur la question de la manifestation du vendredi 13 octobre prochain de la CMAS et celle du Collectif pour la défense des militaires prévue au même endroit le même jour, chérif Ousmane Madani Haidara a fait savoir que ce ne sont pas des organisations islamiques qui ont prévu cette manifestation, mais des organisations politiques et que les manifestations politiques ne l’intéressent pas.

Le guide des Ançars a évoqué les volets sécuritaires, organisationnels ainsi que tous les autres aspects qui, selon lui, ont été un succès. Concernant les chiffres, il a signalé que le Maouloud 2023 a mobilisé plus de 20 000 pèlerins venus de 30 pays différents pour un coût de plus d’un milliard de FCFA comme l’année dernière.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Charte du Liptako&#45;Gourma instituant l&amp;apos;Alliance des Etats du Sahel : Le texte ratifié par le Conseil national de transition du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/charte-du-liptako-gourma-instituant-lalliance-des-etats-du-sahel-le-texte-ratifie-par-le-conseil-national-de-transition-du-mali-3038807.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/charte-du-liptako-gourma-instituant-lalliance-des-etats-du-sahel-le-texte-ratifie-par-le-conseil-national-de-transition-du-mali-3038807.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Oct 2023 06:27:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce lundi 9 octobre 2023, le Conseil national de transition (CNT) du Mali a adopté le Projet de loi portant ratification de l'Ordonnance n°2023-25/PT-RM du 29 septembre 2023 autorisant la ratification de la Charte du Liptako-Gourma instituant l'Alliance des Etats du Sahel (AES), signée à Bamako, le 16 septembre 2023, entre le Burkina-Faso, la République du Mali et la République du Niger. Ladite charte comprend un préambule et 17 articles. Cette Charte a pour objectif d'établir une architecture de défense collective et d'assistance mutuelle aux parties contractantes à travers la coopération entre les parties d'une part et l'engagement des parties d'autre part.</strong>

Les travaux de la séance plénière étaient présidés par le président du CNT, Colonel Malick Diaw, en présence des autres membres du CNT, du ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop qui défendait le texte, et d’autres personnalités. Selon le rapporteur de la Commission des Affaires Etrangères, des Maliens Etablis à l'Extérieur et de l'Intégration Africaine du CNT, Sambou Diadiè Fofana, l'ordonnance, initiée par le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, a été adoptée par le Conseil des Ministres, en sa séance du 20 septembre 2023. Avant d’ajouter que depuis plus d'une décennie, les Etats du Sahel sont confrontés à de multiples défis sécuritaires notamment l'expansion du terrorisme, le banditisme, le trafic de drogues et des personnes, le pillage des ressources naturelles, etc. « Les différentes thérapies administrées n'ont pas résisté aux épreuves du temps et ont même entrainé la dégradation de la situation tant sécuritaire que politique dans les Etats du Sahel. La création du G5 Sahel en 2014 par les cinq pays de la bande sahélo-saharienne, le Burkina-Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, avait pour objectif de lutter contre le terrorisme, l'extrémisme violent et pour la protection des populations et de leurs biens. Malheureusement, l'ingérence des puissances étrangères, la démagogie de certains partenaires, l'hypocrisie de certains membres, le changement de régime au Mali, au Tchad et au Burkina Faso et le manque de financement ont entrainé l'arrêt du G5 Sahel », a-t-il dit. Après la rectification de la Transition non seulement au Mali et au Burkina Faso mais aussi le changement du régime au Niger, dit-il, il est impératif que ces Etats qui subissent lourdement et quotidiennement les effets du terrorisme dans plusieurs domaines de se concerter pour mettre en place une alliance en s'appuyant sur l'Autorité de Développement intégré des Etats du Liptako-Gourma (ALG), créée le 03 décembre 1970 à Ouagadougou en vue de permettre aux trois Etats de mutualiser les projets de développement et l'exploitation des ressources naturelles de la région. Toutefois, en dépit des résultats positifs atteints par cette organisation, ajoute-t-il, la région demeure confrontée à un défi sécuritaire caractérisé notamment par des attaques de groupes terroristes et des activités de bandes criminelles organisées. Toute chose qui affecte la vie des populations et compromet la mise en œuvre des projets et programmes de développement. « C'est dans ce contexte complexe que les Etats du Sahel à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger qui ont en partage la zone des trois frontières ou encore le Liptako-Gourma ont mis en place à travers une charte, l'Alliance des Etats du Sahel (AES) signée le 16 septembre 2023 entre le Burkina Faso, la République du Mali et la République du Niger. A travers cette alliance, les trois Etats décident de mutualiser leurs efforts, en vue d'apporter des réponses communes aux défis susmentionnés », a souligné la commission présidée par Aboubacar Sidiki Koné. Selon la Commission saisie au fond, la Charte a pour objectif d'établir une architecture de défense collective et d'assistance mutuelle aux Parties contractantes à travers la coopération entre les parties d'une part et l'engagement des parties d'autre part.

<strong>«Assurer la sécurité au sein de l'espace »</strong>

La coopération entre les parties porte notamment sur la prévention, la gestion et le règlement de toute rébellion armée ou autre menace portant atteinte à l'intégrité du territoire et à la souveraineté de chacun des pays membres de l'Alliance en privilégiant les voies pacifiques et diplomatiques et, en cas de nécessité, à user de la force armée pour faire face aux situations de rupture de la paix et de la stabilité ; toute atteinte à la souveraineté et à l'intégrité du territoire d'une ou plusieurs Parties contractantes sera considérée comme une agression contre les autres Parties et engagera un devoir d'assistance et de secours de toutes les Parties, de manière individuelle ou collective, y compris l'emploi de la force année, pour établir et assurer la sécurité au sein de l'espace couvert par l'Alliance ; toute attaque contre les Forces de défense et de sécurité de l'une ou plusieurs Parties contractantes, y compris lorsque celles-ci sont déployées à titre national sur un théâtre d'opération en dehors de l'espace de l'Alliance ; toute attaque et en tous lieux, contre les navires ou aéronefs de l'une ou plusieurs Parties. Les Parties s'engagent à ne pas recourir entre elles, à la menace ; à l'emploi de la force ou à l'agression, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique d'une Partie ; faire de blocus des ports, des routes, des côtes ou des infrastructures stratégiques d'une Partie par les forces armées ; à partir d'un territoire mis à la disposition par une Partie, perpétrer des attaques ou des agressions contre une autre Partie ou des Etats tiers ; à partir du territoire d'une Partie, permettre à des groupes armés, des forces armées irrégulières ou des mercenaires de perpétrer des attaques contre un pays du champ. Il ressort des écoutes effectuées par la commission saisie au fond que c'est la première fois en Afrique qu'un tel mécanisme de sécurité est mise en place. La Commission révèle aussi que les textes fondateurs de l'Alliance des Etats du Sahel ne s'opposent aucunement aux textes des Organisations régionales existantes. Selon la Commission, les Organisations Régionales, Continentales et Internationales ont été informées de la signature de la charte du Liptako-Gourma instituant l'Alliance des Etats du Sahel. « L’Alliance des Etats du Sahel est la manifestation de la confiance en soi tant sur le plan sécuritaire que sur le plan de la richesse des ressources naturelles des trois pays ; l'adhésion éventuelle d'autres Etats est soumise à des conditions préalables de partage des mêmes réalités géographiques, économiques, sociales et sécuritaires et à l'acceptation de chacun des trois Etats membres ; le fonctionnement de l'AES repose exclusivement sur les ressources propres des trois Etats membres. Le fonctionnement peut être ouvert à d'autres financements sous conditions du respect de la souveraineté des Etats membres », indique la commission des Affaires Etrangères du CNT. Cette commission recommande de mettre à disposition des ressources suffisantes pour l'atteinte des objectifs de l'Alliance des Etats du Sahel ; de prévoir un mécanisme d'entraide et de coopération judiciaire au sein de l'Alliance des Etats du Sahel ; de mettre en place le Parlement de l'Alliance des Etats du Sahel pour renforcer l'alliance. Après les débats, le Projet de loi portant ratification de l'Ordonnance n°2023-25/PT-RM du 29 septembre 2023 autorisant la ratification de la Charte du Liptako-Gourma instituant l'Alliance des Etats du Sahel (AES), signée à Bamako, le 16 septembre 2023, entre le Burkina-Faso, la République du Mali et la République du Niger a été adopté par l’organe législatif de la transition du Mali à hauteur de 140 voix pour, zéro contre et zéro abstention.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<title>« Nous sommes en guerre ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/nous-sommes-en-guerre-3038804.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Oct 2023 06:20:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après avoir fait le constat d’une absence de progrès dans l’application de l’accord de paix signé en 2015 entre l’Etat malien et les rebelles de Kidal, la belligérance reprend ses droits au nord du Mali. L’accord ne contient-il pas congénitalement les gènes de son inapplicabilité, ayant intégré de nombreuses dispositions querellées et rejeté des amendements de part et d’autre ? Environ une décennie après le cessez le feu consécutif à l’embrasement de la situation sécuritaire en 2014, où les rebelles ont rendu le séjour difficile à une mission du gouvernement malien conduite par le Premier ministre Moussa Mara, les Famas ont pris le temps d’intégrer des paramètres, jadis ignorés.

Si les rebelles ont confirmé le contrôle de Kidal lors de la visite du Premier ministre Moussa Mara en mai 2014, et s’ils ont eu le dessus lors de l’offensive des forces maliennes pour tenter de reprendre la situation en main, quelques jours après ladite visite gouvernementale, c’est qu’ils étaient adossés à des forces inavouables. Des paramètres inconnus ou peu maîtrisés en 2014, paraissent très clairs aujourd’hui : les groupes armés de la CMA s’allient facilement aux groupes armés terroristes, tel un vase communicant.

Si le pays venu au secours du Mali en 2012, s’est opposé à l’entrée des Famas dans la ville malienne de Kidal, les raisons renvoient à la demande malienne d’une séance à l’ONU pour exposer ses éléments de preuves, après avoir accusé la France de fournir des renseignements aux terroristes (vendus à la communauté internationale dans l’emballages du vocable « djihadistes »), de soutenir les terroristes, de leur fournir des matériels de guerre.

Ces paramètres qui échappaient en 2014, les présumés soutiens de la France aux groupes armés terroristes n’ont jamais été démentis, l’ONU n’ayant jamais concédé à faire une réalité cette séance d’explication pour donner l’opportunité au pays ami (je t’aime moi non plus) de s’expliquer et de se défendre à la face du monde.

L’exubérante montée en puissance des Forces Armées maliennes (FAMAs), malgré les actes terroristes désespérés des extrémistes violents contre les civils, sonne comme une preuve assez suffisante de la connivence et de l’orchestration des forces du mal. A la manœuvre certaines puissances étrangères pour rendre ingouvernable le Mali du colonel Assimi Goïta, dite de « la junte militaire ». C’est parce qu’ils ont en ligne de mire le pillage à volonté des précieuses ressources du Mali, déniant le droit des Maliens au développement économique et social, et au bien être humain.

Le Mali et le peuple malien revendiquent le droit de vivre dans un environnement sécurisé, pour permettre aux Maliens de jouir pleinement du droit à la vie, de la liberté d’aller et venir partout dans notre pays, d’avoir des villes, des villages, des lieux de production sécurisés, une justice en capacité de poursuivre, d’enquêter, de mettre la main sur les fauteurs, de les traduire en justice, de juger et de les sanctionner. C’est la condition sine qua non d’un régime démocratique et républicain, qui fonctionne à l’antipode de celui qui n’existe que dans les textes et la tête des présumés apôtres.

Qui veut la paix prépare la guerre, le Mali plongé dans la crise sécuritaire depuis plus d’une décennie veut la paix. Les missions ‘’Kèlètigi’’, ‘’Jigi tuku’’ et autres sont soutenues par le peuple malien meurtri, plongé dans la psychose de la guerre depuis 2012. Les mânes de nos ancêtres dans l’omniscience du Tout Puissant accompagnent nos Famas, dans leur mission pour la paix, la défense de la patrie, l’unité nationale et la cohésion sociale.

B. Daou]]> </content:encoded>
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<title>Tiébilé Dramé à propos de la situation sécuritaire du Mali : «L’urgence, c’est arrêter les attaques meurtrières qui ont connu une accélération ces derniers temps »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/tiebile-drame-a-propos-de-la-situation-securitaire-du-mali-lurgence-cest-arreter-les-attaques-meurtrieres-qui-ont-connu-une-acceleration-ces-derniers-temps-3038634.html</link>
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<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 08:08:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Parti pour la renaissance nationale (PARENA), présidé par Tiébilé Dramé, ancien ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, a organisé, le samedi 23 septembre 2023, au grand hôtel de Bamako, une rencontre pour explorer les voies et moyens de sortie de crise au Mali. «L’urgence, c’est arrêter l’engrenage qui est en cours. L’urgence, c’est arrêter les attaques meurtrières qui ont connu une accélération ces derniers temps dont le bateau Tombouctou a été un tournant…», a déclaré le président du parti bélier blanc. Plusieurs recommandations, propositions de sortie de crise ont été faites lors de cette rencontre dont le cessez-le feu entre le gouvernement et les Mouvements signataires de l’accord de paix et la reprise du dialogue entre les protagonistes. Au cours de cette rencontre, un comité de suivi a été mis en place pour porter les recommandations à la connaissance des pouvoirs publics, des Mouvements armés signataires de l’accord, de la classe politique et à d’autres forces vives de la nation.</strong>

Plusieurs personnalités ont pris part à cette rencontre dont les cadres, militants et sympathisants du PARENA, l’ancien président de l’Assemblée nationale du Mali, Ali N. Diallo ; les anciens ministres, Ousmane Sy, Adama Samassékou, Cheick Oumar Sissoko ; les membres du Conseil national de transition (CNT) comme Moussa Ag Acharatoumane, Abdoul Madjid Dit Nasser Ag Mohamed Ansary ; le chef coutumier des peuls du sahel occidental, Abdoul Aziz Diallo ; des responsables politiques comme Alassane ABBA, Souleymane Diallo, Mamadou Traoré ; des opérateurs économiques comme Mamadou Sinsi Coulibaly, Sidi Dagnoko ; des leaders religieux comme Mohamed Maki Bah, Chouala Bayaya Haïdara ; des ressortissants du nord du Mali comme Mme Safia Moulaye, Sidi Ould Bagna et bien d’autres.

Dans son allocution, le président du PARENA, Tiébilé Dramé, s’est réjoui de la présence de tout le monde à cette rencontre. Il a fait savoir qu’il y a une nécessité de faire un diagnostic, un état des lieux de la situation sécuritaire au Mali. «L’urgence, c’est arrêter l’engrenage qui est en cours. L’urgence, c’est arrêter les attaques meurtrières qui ont connu une accélération ces derniers temps dont le bateau Tombouctou a été un tournant. Après le bateau Tombouctou, ça s’est continué. Donc, comment arrêter cette spirale ? », a-t-il dit. Selon lui, il faut trouver des moyens pour apaiser le Mali, parce que les morts sont des maliens. Sans stabilité jamais, ajoute-t-il, on ne trouvera un bout de développement. « Notre pays est pauvre, dans la précarité et nous sommes en guerre, en instabilité. L’urgence numéro un, c’est la stabilité. Donc, c’est se parler, le dialogue, le rassemblement, l’union nationale », a-t-il dit. Selon Tiébilé Dramé, cette réunion est une étape vers l’union nationale. « Il faut dialoguer. Il a été beaucoup question de l’accord pour la paix et la réconciliation. Il n’était pas parfait dès le départ, il n’a pas été parfait avec toutes les difficultés de sa mise en œuvre, mais il nous a préservés de la guerre pendant plusieurs années. Donc, il y a urgence de revenir à l‘accord d’Alger », a souligné Tiébilé Dramé. Par ailleurs, il a recommandé de réélire ledit accord. « Nous sommes cloués au sol parce que nous n’arrivons pas à régler les problèmes graves. Nous n’arrivons pas à arrêter l’effusion du sang. La question de la paix et de la stabilité, c’est la responsabilité de nos gouvernants, mais ça ne saurait être leur seul responsabilité », a souligné Tiébilé Dramé.

Tous les intervenants ont félicité le PARENA d’avoir organisé cette rencontre pour la paix au Mali. Plusieurs recommandations, propositions de sortie de crise ont été faites par les participants dont le cessez-le feu entre le gouvernement et les Mouvements signataires de l’accord de paix et la reprise du dialogue entre les protagonistes dans le cadre de l’accord pour la paix et la réconciliation issus du processus d’Alger. Au cours de cette rencontre, un comité de suivi a été mis en place afin de pouvoir porter les recommandations à la connaissance des pouvoirs publics, des Mouvements armés signataires de l’accord, de la classe politique et à d’autres forces vives de la nation malienne.

Aguibou Sogodogo

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<title>Promesse du Mali à travers sa CDN pour le secteur de l’énergie : Les acteurs du réseau climat et développement édifiés sur la question</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/promesse-du-mali-a-travers-sa-cdn-pour-le-secteur-de-lenergie-les-acteurs-du-reseau-climat-et-developpement-edifies-sur-la-question-3038631.html</link>
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<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 08:06:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la concrétisation des accords de Paris sur le climat, le Mali a pris des promesses à travers sa Contribution Déterminée au Niveau National (CDN) notamment dans le secteur de l’énergie afin d’étouffer les effets néfastes des changements climatiques. C’est dans ce cadre qu’a été organisé, le vendredi 29 septembre 2023 au centre du secteur privé, un atelier d’information et de sensibilisation à l’intention des membres du réseau climat et développement sur le projet d’électrification rurale de 50 localités du Mali par des systèmes solaires photovoltaïques. C’était sous la présidence du Directeur général adjoint de l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable, Sékou Koné en présence du représentant du Directeur l’Agence des Energies Renouvelables, Paulin Diarra.

Le Directeur général adjoint de l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable (AEDD), Sékou Koné, a, dans son propos liminaire, fait savoir que dans le cadre de sa CDN révisée, le Mali s'est engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 31 % pour l'énergie, 25 % pour l'agriculture, 39 % pour l'utilisation des terres et la foresterie et 31 % pour le secteur des déchets d'ici 2030 par rapport au statu quo, une augmentation globale par rapport à la première CDN proposée en 2015. Selon lui, la CDN mise à jour intègre également des considérations de genre et s'aligne sur les Objectifs de Développement Durable, et fournit également un plan détaillé pour le suivi, le reporting et la vérification des progrès réalisés. Il a invité les acteurs du réseau climat et développement a posé toutes les questions qui les préoccupent sur la CDN concernant le secteur de l’énergie et que des spécialistes illumineront leurs lanternes. Paulin Diarra, le représentant du Directeur général de l’Agence des Energies Renouvelables du Mali, a soutenu que l’objectif principal du projet d’électrification rurale de 50 localités dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou par des systèmes solaires photovoltaïques isolés en tant que solution à faible carbone, et de résilience face aux effets des changements climatiques dans le secteur de l’énergie au Mali est de renforcer les capacités des institutions publiques engagées dans l’électrification rurale pour l’accélération de l’électrification à base d’énergie solaire et sa mise à l’échelle dans le pays ; d’accroître le taux d’accès à l’électrification des populations rurales et communautaires à partir des centrales solaires photovoltaïques isolées.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pour demander la mise en place d’une transition civile : La Cmas de l’imam Mahmoud Dicko annonce une marche le vendredi prochain à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pour-demander-la-mise-en-place-dune-transition-civile-la-cmas-de-limam-mahmoud-dicko-annonce-une-marche-le-vendredi-prochain-a-bamako-3038627.html</link>
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<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 08:04:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko, (CMAS) a annoncé, sur les réseaux sociaux, une marche pacifique et patriotique le vendredi 13 octobre 2023 à Bamako pour demander « la mise en place d’une transition civile ».</strong>

Suite à la décision prise par le gouvernement de la transition, le 25 septembre 2023, de reporter l’élection présidentielle de février 2024 à une date ultérieure, la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS) avait dénoncé les raisons évoquées par les autorités de la transition qui, de son avis, ne sont guère convaincantes et ouvrent la voie à un maintien au pouvoir qui ne dit pas son nom.

La CMAS a ainsi décidé de mobiliser tous ses militants, sympathisants et autres pour organiser la tenue d’actions patriotiques pour exiger la mise en place d’une Transition civile, seule voie pour sauver la République.

Dans son communiqué rendu public, le 28 septembre 2023, la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS) dit avoir pris connaissance, le lundi 25 septembre 2023, sans surprise du communiqué du gouvernement informant l’opinion que « les dates de l’élection présidentielle initialement prévues pour le dimanche 04 février (premier tour) et le dimanche 18 février 2024 (second tour) éventuellement, connaîtront un léger report, pour des raisons techniques. » « La CMAS a condamné cette décision unilatérale des autorités de la transition qui renvoie de facto à une autre prorogation de la transition », selon le communiqué.

La CMAS a rappelé les trois points de son communiqué du 03 janvier 2022 relatif au chronogramme électoral issu des Assises Nationales de la Refondation (ANR) à savoir : le rejet systématique du chronogramme proposé à la CEDEAO (2 à 5 ans) qui constituait une violation de la Charte de Transition; la dénonciation des manœuvres inavouées des autorités de transition dont le but est juste de se maintenir au pouvoir et la demande de la mise en place d’une transition civile avec des hommes et des femmes capables de sortir notre pays de la crise multidimensionnelle qu’il connaît, puisque l’équipe dirigeante actuelle a montré ses limites pour relever les défis même après prolongation.

Selon la CMAS, les raisons évoquées par les autorités de la transition ne sont guère convaincantes et ouvrent la voie à un maintien au pouvoir qui ne dit pas son nom. « Cet état de fait ressemble à du déjà vu dans l’Histoire récente de notre jeune République », lit-on dans le document.

M.D]]> </content:encoded>
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<title>Grève à l’hôpital Gabriel Touré de Bamako depuis mai 2023 : Le syndicat dénonce « l’indifférence » des autorités</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/greve-a-lhopital-gabriel-toure-de-bamako-depuis-mai-2023-le-syndicat-denonce-lindifference-des-autorites-3038624.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 07:59:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une correspondance adressée au Ministre du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social, le 29 septembre 2023, le Comité syndical de l’hôpital Gabriel Touré de Bamako, dirigé par le Pr. Loséni Bengaly, dénonce « l’indifférence » des autorités en charge de la gestion de leur préavis de grève déposé depuis le 17 mai 2023. Les principales préoccupations actuelles des Comités syndicaux du CHU Gabriel Touré qui ont fait l’objet de la cessation de travail de ces derniers mois s’articulent autour de trois axes majeurs, à savoir : l’avènement d’une bonne gouvernance hospitalière ; la sécurité du personnel et l’amélioration des conditions d’accueil, d’hospitalisation et des soins des patients ; le respect des engagements pris par les autorités. En outre, les syndicalistes exigent le paiement des émoluments du personnel Bi-appartenant.

«Monsieur le Ministre, les Comités syndicaux SNS-AS-PF (Syndicat National de la Santé, de l’Action Sociale et de la Promotion de la Famille) et SYNACAM (Syndicat Autonome des Cadres Médicaux) de l’hôpital Gabriel Touré ont déposé un préavis de grève le 17 mai 2023. En violation des articles 3 à 9 de la loi N°87-47/AN-RM du 10 août 1987 relative à l’exercice du droit de grève dans les services publics, aucune session de conciliation n’a été organisée par votre Département. Ce qui a inéluctablement conduit au déclenchement des séries de grèves, conformément au préavis déposé depuis le 31 mai 2023 et cela dans l’indifférence totale des deux Ministères en charge de la gestion de ce préavis », révèle la correspondance adressée au Ministre du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social, le 29 septembre 2023, par le Comité syndical de l’hôpital Gabriel Touré dirigé par le Pr. Loséni Bengaly. Dans sa correspondance, le Comité syndical indique que cette grève qui est largement suivie par le personnel de l’hôpital Gabriel Touré se déroule en respectant le service minimum dans tous les services hospitaliers. « Cependant, dans un élan de sanction du personnel, le Directeur Général de l’hôpital a pu obtenir l’accord du Ministre du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social pour effectuer des retenues sur salaire du personnel en référence à l’article 17 de la même loi dont la violation a été évoquée ci-dessus. A la date d’aujourd’hui l’épilogue des sanctions initiées par le Directeur de l’hôpital à l’encontre du personnel a atteint une phase dangereuse avec des demandes d’explication adressées à des responsables syndicaux en insinuant des manquements professionnels sur fonds de mensonges et de calomnies », soulignent les Comités Syndicaux. Vu ce qui précède, les Comités syndicaux ont décidé de ce qui suit : Intensifier le mouvement de grève en demandant la libération de tous les stagiaires de l’hôpital notamment les internes et les DES (médecins en formation de spécialisation). Ce qui devrait conduire à la tenue de la garde, donc du service minimum, par le seul personnel régulier présent dans les services hospitaliers ; Augmenter le nombre de jours de sit-in en les élargissant à d’autres sites de l’hôpital ; Rencontrer d’autres syndicats dans d’autres hôpitaux du pays pour des actions communes et concertées. «D’ores et déjà, les Comités Syndicaux dégagent toute leur responsabilité et celle du personnel de l’hôpital de toutes les conséquences pouvant découler de ces actions ci-dessus énumérées qui pourraient être renforcées par d’autres initiatives conformément à la loi et aux conventions ratifiées par le Mali dans le cadre de l’exercice du droit de grève. Espérant qu’une session de conciliation sera ouverte sur les points du préavis ci-dessus évoqué et tout en vous rassurant de notre Disponibilité Totale et Permanente au Dialogue Responsable et Constructif pour le Pays, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre très haute considération», révèle la correspondance des syndicalistes.

Par ailleurs, il faut signaler que la 7ème phase de la grève de 72 heures est en cours depuis hier, lundi 2 octobre 2023 à l’hôpital Gabriel Touré de Bamako. Les principales préoccupations actuelles des Comités syndicaux du CHU Gabriel Touré qui ont fait l’objet de la cessation de travail de ces derniers mois s’articulent autour de trois axes majeurs, à savoir : l’avènement d’une bonne gouvernance hospitalière ; la sécurité du personnel et l’amélioration des conditions d’accueil, d’hospitalisation et des soins des patients ; le respect des engagements pris par les autorités. En outre, les syndicalistes exigent le paiement des émoluments du personnel Bi-appartenant.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>A la tribune de l’ONU, le ministre Burkinabé Bazié Bassolma fait honneur au pays de Thomas Sankara tout en ravivant le Panafricanisme des Pères fondateurs de l’Afrique Indépendante</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/a-la-tribune-de-lonu-le-ministre-burkinabe-bazie-bassolma-fait-honneur-au-pays-de-thomas-sankara-tout-en-ravivant-le-panafricanisme-des-peres-fondateurs-de-lafrique-independante-3038621.html</link>
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<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 07:55:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lors de la 78<sup>eme</sup> Assemblée générale des Nations Unies, (le 23 septembre 2023), le ministre Burkinabé Bazié Bassolma a renoué avec la tradition instaurée par ses brillants prédécesseurs (Ousmane Ba du Mali et Abdel Aziz Bouteflika de l’Algérie) en prononçant un discours magistral décrivant un-Ordre Mondial plus que jamais inique qui broie la quasi-majorité des Peuples du Sud (Afrique, Amérique, Asie, Océanie). En effet, 78 années après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la Planète est dominée par l’Occident Anglo-Saxon qui régente les institutions internationales (FMI, Banque Mondiale, OMC, G20, l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique…) et persiste à vouloir régenter la vie des Peuples n’appartenant pas au cercle des nantis. Cette domination écrasante, pesante et inique est désormais contestée par les Puissances émergentes (Chine, Russie, Inde etc…) ; mais aussi et surtout, par les Peuples Africains (Mali, Burkina Faso, Niger…) qui sont en train de forger une Nouvelle Indépendance, une Nouvelle Souveraineté, en boutant hors de leurs pays la France, l’ancienne puissance coloniale rétrograde, qui n’a pas compris qu’elle ne peut plus continuer à dominer ces pays à travers les trois instruments principaux suivants :
<ul>
 	<li>D’une part, le Franc CFA (une monnaie d’inspiration nazie créée par le général de Gaulle au sortir de la Deuxième Guerre Mondiale);</li>
 	<li>D’autre part, les réseaux mafieux de la France-Afrique créés par le sinistre Jacques Foccart et</li>
 	<li>Enfin, des bases militaires disséminées sur ces territoires sous prétexte de lutter contre le terrorisme etc…</li>
</ul>
Le ministre Burkinabé Bazié Bassolma a brillamment décrit cette situation avec une argumentation incontestable.

Rappelons qu’au cours de la première décennie des indépendances africaines (1960), le ministre malien Ousmane Ba, fût le meilleur chantre, le porte-parole incontestable du Tiers Monde dont les interventions étaient attendues avec impatience. Jusqu’à présent, il détient le record de l’applaudimètre dans l’enceinte de l’Assemblée générale ! Avec le ghanéen Alex Quaison Sacked<strong> </strong>et l’Algérien Abdelaziz Bouteflika, il formait un trio remarquable.

Parmi les interventions qui furent les plus applaudies et les plus appréciées durant la longue marche vers un nouvel ordre mondial, il convient de mentionner les suivantes :
<ul>
 	<li>Le discours du Président Guinéen, Ahmed Sékou Touré (le Grand Sily), prononcé le 03 Octobre 1960, qui poussa le dirigeant Soviétique Nikita Kroutchev à applaudir cette intervention avec ses chaussures; ce qui suscita l’ire du Représentant Américain (James Jeremiah Wadsworth). L’incident a été clos lorsque le Président Guinéen rappela que la résolution 1560 donnait droit à l’indépendance aux Peuples coloniaux.</li>
 	<li>Le discours prononcé par le Président Algérien Houari Boumediene en 1974 sur le Nouvel Ordre économique;</li>
 	<li>Celui du charismatique leader de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) Yasser Arafat, qui a demandé au Monde de choisir entre le rameau de l’Olivier (La Paix) et le Fusil; deux symboles qu’il ne manqua pas de brandir;</li>
 	<li>Un autre discours remarquable fut celui du Leader Maximo Cubain, Fidel Castro lorsqu’il s’adressa au Monde en 1979 en tant que Président du Mouvement des Non-Alignés pour fustiger l’injustice imposée par les puissances d’Argent à l’ensemble de la Planète;</li>
 	<li>Dans un brillant discours prononcé le 03 Octobre 1984, le Capitaine Thomas Sankara, présenta au Monde la quintessence du message de la Révolution Burkinabè en précisant que son Peuple entendait s’assumer sans complexe à travers ses actions quotidiennes.</li>
 	<li>Enfin, il convient de citer le mémorable discours du Directeur Général de l’Unesco, le Sénégalais, Amadou Mathar MBow qui plaida pour l’avènement d’un Nouvel Ordre de l’Information (NOMIC).</li>
</ul>
&nbsp;

Cette année, lors de cette 78<sup>e</sup> Assemblée Générale, (le 23 septembre 2023), nous avons eu le plaisir de revivre ces grands moments historiques grâce à la prestation du ministre Bassolma. Le Ministre Burkinabè a rendu avec justesse hommage à ceux qui ont semé les graines de la Résistance à l’Oppression et mené le combat pour l’Indépendance nationale (Modibo Kéïta du Mali, Ruben Um Nyobé (du Cameroun), Patrice Lumumba (du Congo-Léopoldville), Gamal Abdel Nasser (de l’Égypte), Kwamé Nkrumah (du Ghana…). Il a salué également tous ceux qui ont accepté des sacrifices énormes pour soutenir activement la lutte anti-impérialiste et particulièrement, le Cubain Fidel Castro et son fidèle compagnon, Ché Guevara…).

L’Afrique est désormais debout. Sa marche pour le bien-être matériel et spirituel de ses Peuples, pour l’avènement d’une humanité gouvernée par la justice pour tous, le droit souverain inaliénable à décider de son propre sort sans interférence des puissances extra-continentales, à commercer avec le Monde avec toutes les Nations du Monde selon le principe gagnant-gagnant est désormais inexorable. Et, nulle Puissance au Monde ne pourra entraver cette ascension.

<strong>Moussa Sow    Washington DC    USA   le 2 Octobre 2023</strong>

<strong> </strong>Washington D.C. le 02 Octobre 2023]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée de l’enseignant : Plusieurs personnes récompensées à l’Ecole Séga Diallo de Bamako</title>
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<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 07:52:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la commémoration de la journée du 5 octobre (journée de l’enseignant), le CAP (Centre d’animation pédagogique) de Bozola et le CGS (Comité de gestion scolaire) de l’Ecole Séga Diallo de Bozola (Commune II de Bamako) ont organisé, le jeudi 5 octobre 2023, une cérémonie à l’Ecole Séga Diallo pour remettre des attestations de reconnaissance aux enseignants qui se sont fait remarquer. Ladite cérémonie a enregistré la présence du directeur de CAP de Bozola, Sékou Maré, du président du CGS Séga Diallo, Issiaka Diarra, des enseignants et un parterre d’élèves. L’évènement était parrainé par Mamoutou Traoré Youzé avec comme marraine, Mme Maré Sitan Santara.

Dans son allocution, le directeur de CAP de Bozola, Sékou Maré, a fait savoir que cette année, le thème de la journée est : « Les enseignants dont nous avons besoin pour l'éducation que nous souhaitons : l'impératif mondial de remédier à la pénurie d'enseignant ». Au Mali, comme dans de nombreux pays, dit-il, la pénurie d'enseignants est un problème majeur qui entrave l'accès à une éducation de qualité pour des milliers d'enfants. « Nous saisissons cette belle occasion pour récompenser et reconnaître les mérites de nos aînés qui doivent faire valoir leur droit à la retraite en fin d'année, nos braves enseignants qui nous honorent, nos meilleurs élèves du DEF 2023.

Nous n'oublierons pas certains CGS qui se sont distingués de par leurs bonnes actions dans nos écoles. Certaines écoles publiques seront encouragées dans leurs œuvres bien accomplies », a-t-il dit. Il a souhaité que les règles d'éthique et de déontologie dans le secteur de l'Education soient scrupuleusement respectées. « Il nous faut, tous acteurs confondus et à quelque niveau que se situe notre intervention dans l'entreprise d'éducation, nous serrer les coudes, mutualiser nos efforts, tous nos efforts, afin de garantir à nouveau à notre jeunesse qui a fortement besoin de repère pour construire son avenir », a déclaré le directeur de CAP de Bozola.

Selon lui, l'organisation future des Etats généraux de l'éducation s'inscrit dans le cadre de la politique de modernisation et de renforcement de l'école. En outre, il dira que le choix de tenir ces états généraux correspond également aux tendances observées dans la plupart des systèmes éducatifs au monde qui sont engagés dans des réformes multiples pour répondre aux défis liés à la massification scolaire, à la gouvernance des établissements, à la régularisation pédagogique, à la problématique de la validation des acquis des élèves et donc à la quête d'une meilleure qualité de l'éducation pour tous. Il a fait savoir que les problèmes sont nombreux et beaucoup d'entre eux revêtent un caractère d'urgence. « Je lance un vibrant appel à la mobilisation de tous les acteurs de la chaîne de l'Education, qu'il s'agisse du personnel du CAP de Bozola, des administrateurs scolaires, les partenaires sociaux, des responsables des Collectivités afin qu'ensemble nous œuvrions pour que cette année scolaire soit apaisée, effective et avec un taux de réussite jamais égalé.

Cette journée du 05 octobre 2023 est très particulière pour nous dans la mesure où elle est couplée dans notre circonscription avec un chaleureux moment de reconnaissance du mérite. Il s'agit en cette occasion solennelle de magnifier et de célébrer les femmes et les hommes qui se sont fait remarquer par la qualité de leur travail et leur professionnalisme au titre de l'année scolaire écoulée », a conclu Sékou Maré.

Pour sa part, le président du CGS Séga Diallo, Issiaka Diarra a salué l’organisation de cette cérémonie qui permet de créer l’émulation et par ricochet une éducation de qualité au Mali. Au cours de cette cérémonie, plusieurs personnes ont été récompensées à travers des attestations de reconnaissance, des kits pédagogiques. Le public a eu droit à un sketch démontrant l’importance de l’éducation.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le MPR répond à Younouss Hamèye Dicko: L&amp;apos;hommage d&amp;apos;un « opposant déterminé » devenu un des alliés opportunistes se voulant le plus fidèle</title>
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<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 07:49:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Droit de réponse du MPR à l'article signé, Younouss Hamèye Dicko, publié dans Le Républicain n°6946 du 21 août 2023.

Monsieur le Directeur du Le Républicain, veuillez trouver ci-joint, la réaction du MPR à l'article publié dans votre Journal et signé Younous Hamèye Dicko.

Younouss Hamèye Dicko à Alpha Oumar Konaré. L'hommage d'un « opposant déterminé » devenu un des alliés opportunistes se voulant le plus fidèle.

Dans Le Républicain n° 6946 du 21 aout 2023, dans plusieurs journaux de la place et sur les réseaux sociaux, le professeur Younous Hamèye Dicko adresse dans un lyrisme débordant un hommage sublime à l'ancien Président de la République Alpha Oumar Konaré (AOK). L'hommage dit-on est un témoignage d'estime et de considération adressé à quelqu'un pour émouvoir ses proches, apaiser leurs cœurs. C'est aussi un message de soutien, l'expression de la reconnaissance et de la gratitude. C'est pourquoi le texte du professeur Dicko est plus proche de la poésie que de l'essai scientifique. Monsieur le professeur en effet a été quelque peu imprudent en affirmant sans nuance que dire " qu'Alpha a détruit l'Education est la plus grosse contre vérité qu'il lui a été donné d'entendre de toute sa vie". Younous Hamèye soutient Alpha parce qu'il a lui-même participé pleinement à la destruction du système éducatif. L’on comprend donc qu'en prenant fait et cause pour l'ancien Président AOK c'est le professeur Younous Hamèye Dicko qui défend le Ministre Younous Hamèye Dicko qui a travaillé sous les ordres de AOK. Ils sont donc coresponsables. C'est sous "la période difficile, voire noire du CMLN" dit-il, que Younous Hamèye Dicko a pourtant été nommé Directeur de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et Technique (DESRST) par le Colonel Youssouf Traoré éminent membre du CMLN alors chef du département de l'Education. Younous Hamèye a été un artisan du Séminaire sur l'Education tenu en 1978 et des Etats généraux de l'Education de 1989. Il participera activement tout comme AOK à l'élaboration du programme de l'UDPM adopté au Congrès constitutif de mars 1979. Dans ce programme, l'UDPM insiste sur la nécessité de l'ancrage à la Réforme de 1962: "Toute réflexion véritable sur le système éducatif en République du Mali devrait se faire dans le cadre tracé par le réformateur de 1962 ». Il ne s'agit pas en cela de rester figé mais d'impliquer une réévaluation en vue d'une adaptation de notre système éducatif. A partir de là, l'UDPM, après une analyse critique de la Réforme, propose des mesures à prendre. La mise en œuvre de ces différentes mesures va inspirer au Gouvernement une salve de mesures parmi lesquelles : la gestion des flux, la promotion de l'enseignement technique, la création de l'Université décentralisée et professionnalisée. Dans la mise en œuvre de ce programme, dans l'Enseignement secondaire, la gestion des flux s'est traduite par la promotion de l'Enseignement technique. Il a été décidé de freiner la création des lycées d'enseignement secondaire général, de privilégier plutôt la création des lycées techniques agricoles, et d'autres centres de formation professionnelles à travers le pays. Malheureusement, le Débat national de l'Education tenu au lendemain du 26 mars 1991, plutôt que de comptabiliser les acquis, a préféré tout ignoré des projets et réalisations du régime politique précédent. A ce moment Younous Hamèye Dicko membre influent de l'opposition, pourfend la nouvelle réforme particulièrement la Nouvelle Ecole Fondamentale (la NEF) qu'il rebaptise la NEP (Nouvelle Ecole Politique). Entretemps il y a eu le fiasco électoral de 1997. Le parti au pouvoir opère une campagne de charme auprès de la classe politique. Pour l'Histoire, et afin d'éviter que des opportunistes de tout acabit et autres caméléons du type Younous Hamèye Dicko, continuent de tromper les Maliens à cause des places et l'argent sal, comme ils en ont l'habitude depuis 1991 à la faveur de spectaculaires changements de vestes dont eux seuls ont le secret, écoutons ce que dit de Moussa Traoré, Ahmed Mohamed Ag Hamani ancien Premier Ministre de ATT, non moins Ministre de GMT, celui-là même qui avait nommé dans les années 1980 Younous Hamèye Dicko comme Directeur de la RTM : " Inutile de revenir sur les actes posés par ce patriote et dont je n'ai même pas évoqué le millième dans mes souvenirs de dix ans de participation au gouvernement tant les acquis sont innombrables, embrassant tous les secteurs de la vie économique et sociale. Dans tous les domaines, ce régime appelé, selon l'un des trois noms qu'on lui colle, militaire, dictatorial ou UDPM, est à l'origine du Mali solide, considéré et craint jusqu'à une époque récente. Cette réalité, il y en a qui ne le reconnaissent toujours pas, allant jusqu'à vouloir effacer ces vingt-trois ans de l'histoire nationale. C'est ce qui m'a obligé à quitter le Comité des Sages mis en place dans le cadre des préparatifs du cinquantenaire de l'Indépendance de notre pays. Moussa Traoré était intransigeant sur les intérêts nationaux. Il l'a démontré à maintes reprises. Par exemple, lors d'un déjeuner à l'Elysé, s'appuyant sur les recommandations du Programme d'ajustement structurel de la Banque Mondiale et du Fonds monétaire international, François Mitterrand est longtemps et à plusieurs reprises, est revenu sur la nécessité impérieuse de fermer la Banque de Développement du Mali (BDM-SA). Au bout d'un moment, Moussa Traoré a arrêté de manger. A ses conseillers, parmi lesquels Tiona Mathieu Koné, qui le pressaient de poursuivre le déjeuner, Moussa Traoré a répondu " Ne Faara" (je suis rassasié), pour qu'un Mitterrand médusé comprenne qu'il y a des lignes rouges à ne pas franchir devant un homme viscéralement patriote....». Pour mémoire, il faut rappeler opportunément aux Maliens que l'UDD, le parti de Moussa Balla Coulibaly dont Younous Hamèye Dicko était un haut responsable, né dans l'opposition et créé exclusivement par les militants de l'UDPM ( dont ceux venus pour le Congrès des 28, 29, 30, et 31 Lars 1991 qui ne s'était pas tenu finalement et pour cause ! ) mord à l'hameçon et devient même l'allié le plus fidèle d'Alpha Oumar Konaré et son parti, après avoir trahi le COPPO et déserter les réunions de ce regroupement nuitamment sur la pointe des pieds pour aller à Koulouba. C'était en 1997, en pleine crise électorale. Faut-il rappeler également que Moussa Balla Coulibaly était devenu Président de l'UDD parce pour les partisans de Moussa Traoré, il était "l'officier le plus ancien dans le grade le plus élevé". En effet, il était le Secrétaire général de la Section UDPM de la Commune V du District de Bamako, membre du Conseil national, la Direction nationale de l'UDPM. Quant à Younous Hamèye Dicko, Secrétaire administratif de la Section UDPM de la Commune IV de Bamako jusqu'au 26 mars 1991, comme nous l'avons déjà rappelé plus haut, il a été nommé par un Ministre du régime de l' UDPM ( Ahmed Mohamed Hamani ) au prestigieux poste de premier Directeur de la toute nouvelle Radio Télédiffusion du Mali (RTM), média d'Etat, organe d'information de l'UDPM. No comment H! Quand il fut relevé de ce poste par le Ministre Niamanto Diarra, il fut nommé Conseiller technique au Ministère de l'Information. Younous préférera le poste de Chef du Bureau de la Commission nationale d'Organisation du BEC-UDPM, la cheville ouvrière du parti présidée par les Secrétaires à l'Organisation le Général Amara Danfaga et Bayes Ag Mohamed. Pour se donner bonne conscience dans son soutien à Alpha Oumar Konaré, Younouss qualifie celui-ci de "Ministre de Moussa Traoré qui a su garder sa personnalité d'homme de gauche qui n'a point été soluble dans le système GMT ou UDPM". Toujours est-il dit que Younous Hamèye Dicko entre dans le Gouvernement d'Alpha en 1997 comme Ministre des Enseignements Secondaire Supérieur et de la Recherche Scientifique. Ceci naturellement explique cela. Et , le même jour, Younouss change de discours! Il affirme la main sur le cœur qu'Alpha n'a jamais détruit l'Enseignement au Mali. Au contraire. Mais se rappelant ce qu'il a dit de la NEF, il enchaîne « On se souvient aussi de cette imposture de la NEF et que j'ai combattue"...Cette imposture ce n'était pas la faute d'Alpha mais les spécialistes en mal de réforme » s'empresse-il d'écrire. Younous est aux commandes de l'Enseignement supérieur. En lieu et place d'une Université décentralisée et professionnalisée, il a été retenu la formule d'une Université centralisée implantée à Bamako qui ouvre ses portes sans locaux dédiés, sans équipements, sans bibliothèques, sans enseignants en nombres suffisants, sans œuvres universitaires. La conséquence de ce tâtonnement pédagogique a fait des ravages sur le système éducatif : les années blanches, les années facultatives, les sorties intempestives, la violence dans le milieu scolaire, les programmes tronqués, les années scolaires de 3 à 5 mois, la baisse dramatique et généralisée du niveau des apprenants. Younous Hamèye Dicko est toujours aux commandes. La NEF disparaît mais les réformes hasardeuses continuent : La NEM, l'EAE, l'APO, l'APC, le PRODEC, Younous n'a rien vu. Mieux il compare le PRODEC à la poule aux œufs d'or. Voici ce qu'il en dit : « Le PRODEC a réussi l'exploit de faire de l'enfant malien un génie qui obtient le baccalauréat en onze ans là où l'enfant qui reçoit l'enseignement dans sa langue maternelle fait 12 ans ». D'où viendrait donc ce génie qui permet à "l'enfant malien d'être au-dessus de tous les enfants du monde pour s'adjuger ses humanités en 11 ans dans une langue d'enseignement qui n'est pas sa langue maternelle "? Pour accéder aux cycles supérieurs, on a supprimé l'examen de passage au Second cycle, on a supprimé la première partie du Baccalauréat, et plusieurs matières au DEF pour des raisons non pédagogiques mais purement démagogiques. On passe d'une classe à l'autre sans évaluation du niveau de l'apprenant, mais en fonction du pourcentage du nombre d'élèves. On a encouragé la corruption dans l'enseignement. On se demande en vérité si Younous vante la qualité de la réforme ou s'il ironise. En tout état de cause, la vérité est que le PRODEC est un enfant mal né. Les cadres impliqués n'y croient pas et ne l'acceptent pas non plus. [Enseignement supérieur n'a été ni impliqué ni intégré, le prédicat étant qu'il fallait donner la priorité à l'école de base : Voilà une réforme qui veut s'attaquer à la base et qui ne se préoccupe pas du flux au sommet. Doumbi Fakoly le rappelle dans son livre Le Mali sous Alpha : « Tous les ministres de l'Educations ont laissé cette institution capitale voler en lambeaux au fil des ans, une année blanche 1993 - 94, 8 années tronquées 1994 - 2001 avec 5 à 6 mois de cours sur 9... ». Cet échec a inspiré à deux journalistes ce terrible constat : « AOK s'est évertué 9 ans durant, à briser l'école, briser élèves et enseignants, briser au-delà de l'enseignement, l'éducation même. Résultat : moins une jeunesse sacrifiée qu'une génération entière passée à pertes et profits. Le fils de l'instituteur a trahi le sacerdoce paternel». Au moment où ATT revenait à Koulouba en 2002, les années blanches, les années facultatives, les années tronquées, les années à sauver nous conduisaient au blocage inévitable et à l'explosion. Il y avait par exemple à la seule Faculté de Droit plus d'étudiants que dans toute l'Université de Ouagadougou. A trois jours de la fin de son deuxième et dernier mandat AOK, par l'Ordonnance numéro 02-056/P-RM du 5 juin 2002 crée en lieu et place de l'Université du Mali, l'Université de Bamako qui transformera les facultés en universités. Où était Younouss lorsque le 10 juin 2000 AOK disait ceci au Colloque international sur la démocratie en Afrique tenue à Bamako ? : « En venant aux affaires, j'étais sûr que j'allais régler la crise scolaire en une année mais aujourd'hui je vais partir et la laisser non résolue ». Peut-on trouver meilleur aveu d'échec ? Mais Younous Hamèye Dicko aux commandes n'a rien vu. Il semble atteint de daltonisme politique qui voit du vert à la place du rouge. Tant et si bien qu'il est devenu plus royaliste que le roi. S'agissant de la situation de l'Armée, Younouss Hamèye Dicko affirme également "avoir entendu aussi qu'Alpha a détruit l'Armée malienne et que ceci est un superbe mensonge !" Pour autant il suffit tout simplement de répondre à la question : dans quel état AOK a trouvé l'Armée malienne en venant au pouvoir et dans quel état il l'a laissée en partant, pour être édifié? Oui professeur Y.H Dicko, pour nous Maliens," l'Armée malienne est sacrée, l'Armée dévouée corps et âme à la défense de la souveraineté et de l'intégrité du territoire national, l'Armée que l'on commémore chaque 20 janvier depuis 1961 date de départ du dernier soldat français". Trois jeunes officiers de cette vaillante armée seront désignés par le Président Modibo Keïta pour aller en Afrique australe former les combattants de la liberté, parmi eux, le Lieutenant Moussa Traoré. Plus tard, celui-ci prendra en main les destinées de son pays et donnera à son Armée, ses lettres de noblesse. Il a compris que pour couvrir un pays aussi vaste que le Mali, le vecteur aérien était indispensable. Il crée en 1970 l'Armée de l'air, la dote d'avions de combat et envoie des jeunes en formation. D'excellents pilotes de chasse viendront prendre possession des Mig-17, Mig-21, Mig-21bis, Mig-23 et autres types d'aéronefs. [Un d'eux se distinguera pour avoir été l'un des rares pilotes africains à avoir franchi le mur du son. Il s'appelait Ibrahima Siré Traoré. Repose en paix, mon Général ! Telle est l'Armée qu'AOK a trouvée quand il s'installait à Koulouba. Par ailleurs il est à se demander si Younouss Hamèye Dicko a relu son texte avant de l'envoyer à l'imprimerie. Croyant soutenir AOK il l'accable d'avoir en quelque sorte cédé à la fameuse "Théorie de la croix bleue" en se soumettant aux injonctions des chancelleries occidentales et des cercles de réflexion de la gauche française qui réfléchissent pour l'Afrique. Pour ceux-ci "ces sous-états ont-ils besoin de forces armées? Ne doivent-ils pas se contenter d'une police, d'une gendarmerie, d'une garde ou goum?" Younouss précise que ce genre de débats en "métropole" a toujours des échos chez les "élites des colonies", entendez "les esclaves de Blancs qui cherchent à diluer leur identité dans l'universel en obéissant, à la baguette, à l'Occident. Voila pourquoi on a obligé AOK à détruire l'Armée. Younouss poursuit "Sur ce, on demande au Mali de fournir un contingent en Sierra Leone capable de se défendre en cas d'attaque en nombre d'hommes et en armement. Et "c'est avec fierté que le Mali d'Alpha Oumar Konaré a répondu à la demande". Cet arsenal acheminé en Sierra Leone n'est jamais rentré au Mali. Notre Armée fut ainsi dépouillée de ses avions de combat et de ses BRDM. S'agissant de la Flamme de la Paix à Tombouctou, Younouss prétend que "le Président AOK était heureux et fier de son armée victorieuse sur la Rébellion..." en 1996. Non Younouss! La victoire sur la rébellion c'était déjà en 1990 avec la défaite militaire des insurgés et la signature de l'Accord de Tamanrasset entre le chef d'Etat-major général des armées le Colonel Ousmane Coulibaly et lyad Ag Aly au moment où Alpha invitait les rebelles qu'il appelait "les démocrates en armes" à rejoindre l'opposition contre les soldats qui n'allaient au Nord que pour les cheveux lisses des filles nubiles au teint clair dixit Alpha. Comment qualifier un Chef suprême des armées qui s'adresse ainsi à la troupe ? Par ailleurs, Monsieur le professeur Younous Hamèye Dicko, vous savez pertinemment à quoi renvoie la symbolique des armes détruites au moyen du feu dans notre société et notre culture. Chez nous pour symboliser la paix et l'entente ce ne sont pas les flammes que l'on attise, c'est l'eau que l'on verse. Cher professeur Younous, vous avez le malin plaisir de voler au secours des autres le plus souvent contre le bon sens et toujours maladroitement. Souvenons-nous de votre duel épique avec le professeur Joseph Brunet Jailly qui a eu "l'outrecuidance" d'alerter les Maliens sur les risques de partition du pays que contient l'Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d'Alger, des risques telle l'élection des Présidents de Région au suffrage universel. En défendant IBK et l'Accord d'Alger, Younouss martèle : « c'est dans ce projet grandiose que Monsieur Joseph Brunet-Jailly jette du sable à pleines mains, sans même observer la moindre courtoisie envers nos autorités légitimement élues par un peuple souverain et ami de la France que nous aimons sans le moindre euphémisme ». Cher professeur, vous avez rendu hommage à AOK de son vivant. C'est tout à votre honneur mais vous l'avez fait avec beaucoup d'exagération d’opportuniste, de confusion et de maladresse. La meilleure façon pour vous de soutenir AOK, de lui témoigner votre gratitude et votre reconnaissance du ventre aurait été de garder le silence. Professeur Younous Hamèye Dicko, à cause de Dieu, si vous ne pouvez dire la vérité sur votre parcours opportuniste à I 'UDPM, il vaut mieux vous taire, si non...!

Bamako le 27 septembre 2023

Yacouba Diallo, Secrétaire chargé de l'Education du Bureau Exécutif Central (BEC) du MPR.]]> </content:encoded>
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<title>Sommet du G20 2023 à New Delhi : Article du Premier ministre de l’Inde M. Narendra Modi</title>
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<pubDate>Fri, 08 Sep 2023 06:51:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La mondialisation centrée sur l'homme : Le G20 au bout du chemin, sans laisser personne sur le bord de la route</strong>

Vasudhaiva Kutumbakam" : ces deux mots traduisent une philosophie profonde. Ils signifient que "le monde est une seule famille". Il s'agit d'une vision globale qui nous encourage à progresser en tant que famille universelle, au-delà des frontières, des langues et des idéologies. Au cours de la présidence indienne du G20, cela s'est traduit par un appel à un progrès centré sur l'homme. En tant que "Une Terre", nous nous rassemblons pour nourrir notre planète. En tant qu'une seule famille, nous nous soutenons mutuellement dans la poursuite de la croissance. Et nous avançons ensemble vers un avenir commun - un seul avenir - ce qui est une vérité indéniable en ces temps d'interconnexion.

L'ordre mondial post-pandémique est très différent du monde qui l'a précédé. Il y a trois changements importants, parmi d'autres.

Premièrement, on prend de plus en plus conscience de la nécessité de passer d'une vision du monde centrée sur le PIB à une vision centrée sur l'être humain.

Deuxièmement, le monde reconnaît l'importance de la résilience et de la fiabilité des chaînes d'approvisionnement mondiales.

Troisièmement, il y a un appel collectif pour stimuler le multilatéralisme à travers la réforme des institutions mondiales.

Notre présidence du G20 a joué un rôle de catalyseur dans ces changements.

En décembre 2022, lorsque nous avons succédé à l'Indonésie à la présidence, j'avais écrit que le G20 devait catalyser un changement d'état d'esprit. Ce changement était particulièrement nécessaire dans le contexte de l'intégration des aspirations marginalisées des pays en développement, du Sud et de l'Afrique.

Le sommet "Voice of Global South" en janvier 2023, auquel ont participé 125 pays, a été l'une des principales initiatives de notre présidence. Il s'agissait d'un exercice important pour recueillir les contributions et les idées des pays du Sud. En outre, notre présidence a non seulement vu la participation la plus importante jamais enregistrée de la part des pays africains, mais elle a également poussé à l'inclusion de l'Union africaine en tant que membre permanent du G20.

Un monde interconnecté signifie que nos défis dans tous les domaines sont liés. Nous sommes à mi-parcours de l'Agenda 2030 et nombreux sont ceux qui constatent avec inquiétude que les progrès réalisés dans le cadre des ODD ne sont pas au rendez-vous. Le plan d'action 2023 du G20 sur l'accélération des progrès en matière d'ODD sera le fer de lance de l'orientation future du G20 vers la mise en œuvre des ODD.

En Inde, vivre en harmonie avec la nature est une norme depuis les temps anciens et nous avons contribué à l'action climatique même à l'époque moderne.

De nombreux pays du Sud se trouvent à différents stades de développement et l'action climatique doit être complémentaire. Les ambitions en matière d'action climatique doivent s'accompagner d'actions en matière de financement du climat et de transfert de technologies.

Nous pensons qu'il est nécessaire de s'éloigner d'une attitude purement restrictive de ce qui ne doit pas être fait, pour adopter une attitude plus constructive se concentrant sur ce qui peut être fait pour lutter contre le changement climatique.

Les Principes de Haut Niveau de Chennai pour une économie bleue durable et résiliente se concentrent sur le maintien de la santé de nos océans.

Un écosystème mondial pour l'hydrogène propre et vert émergera de notre présidence, ainsi qu'un centre d'innovation pour l'hydrogène vert.

En 2015, nous avons lancé l'Alliance solaire internationale. Aujourd'hui, grâce à l'Alliance mondiale pour les biocarburants, nous aiderons le monde à réaliser des transitions énergétiques en phase avec les avantages d'une économie circulaire.

Démocratiser l'action climatique est le meilleur moyen de donner de l'élan au mouvement. Tout comme les individus prennent des décisions quotidiennes en fonction de leur santé à long terme, ils peuvent prendre des décisions concernant leur mode de vie en fonction de l'impact sur la santé à long terme de la planète. Tout comme le yoga est devenu un mouvement de masse mondial pour le bien-être, nous avons également donné un coup de pouce au monde avec les modes de vie pour un environnement durable (Lifestyles for Sustainable Environment – LiFE).

En raison de l'impact du changement climatique, il sera crucial de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Les millets, ou Shree Anna, peuvent y contribuer tout en favorisant une agriculture intelligente face au climat. À l'occasion de l'Année internationale du millet, nous avons fait découvrir le millet aux palais du monde entier. Les principes de haut niveau du Deccan sur la sécurité alimentaire et la nutrition sont également utiles dans ce sens.

La technologie est un facteur de transformation, mais il faut aussi la rendre accessible à tous. Par le passé, toutes les couches de la société n'ont pas profité de la même manière des avancées technologiques. L'Inde, au cours des dernières années, a montré comment la technologie peut être utilisée pour réduire les inégalités, plutôt que de les creuser.

Par exemple, les milliards de personnes dans le monde qui ne sont pas bancarisées ou qui n'ont pas d'identité numérique peuvent être intégrées financièrement grâce à l'infrastructure publique numérique (IPN). Les solutions que nous avons élaborées à l'aide de l'IAP sont désormais reconnues à l'échelle mondiale. Aujourd'hui, par l'intermédiaire du G20, nous allons aider les pays en développement à adapter, à mettre en place et à développer l'IAP afin de libérer le pouvoir de la croissance inclusive.

Ce n'est pas un hasard si l'Inde est la grande économie qui connaît la croissance la plus rapide. Nos solutions simples, évolutives et durables ont permis aux personnes vulnérables et marginalisées de prendre la tête de notre développement. De l'espace au sport, de l'économie à l'entrepreneuriat, les femmes indiennes ont pris la tête de divers secteurs. Elles ont fait passer le récit du développement des femmes à un développement mené par les femmes. Notre présidence du G20 s'efforce de combler le fossé numérique entre les sexes, de réduire les écarts de participation au marché du travail et de permettre aux femmes de jouer un rôle plus important dans le leadership et la prise de décision.

Pour l'Inde, la présidence du G20 n'est pas seulement une entreprise diplomatique de haut niveau. En tant que mère de la démocratie et modèle de diversité, nous avons ouvert les portes de cette expérience au monde entier.

Aujourd'hui, accomplir des choses à grande échelle est une qualité associée à l'Inde. La présidence du G20 ne fait pas exception. C'est devenu un mouvement dirigé par des personnes. Plus de 200 réunions auront été organisées dans 60 villes indiennes à travers tout le pays, accueillant près de 100 000 délégués de 125 pays à la fin de notre mandat. Aucune présidence n'a jamais englobé une étendue géographique aussi vaste et diversifiée.

C'est une chose d'entendre parler de la démographie, de la démocratie, de la diversité et du développement de l'Inde par quelqu'un d'autre. C'est tout à fait différent d'en faire l'expérience directe. Je suis sûr que nos délégués au G20 en témoigneraient.

Notre présidence du G20 s'efforce de combler les fossés, de démanteler les barrières et de semer les graines de la collaboration qui nourrissent un monde où l'unité l'emporte sur la discorde, où la communauté de destin éclipse l'isolement. En tant que président du G20, nous nous sommes engagés à élargir la table mondiale, en veillant à ce que chaque voix soit entendue et à ce que chaque pays apporte sa contribution. Je suis convaincu que nous avons concrétisé notre engagement par des actions et des résultats.]]> </content:encoded>
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<title>Dernier hommage à Salif keita « Domingo » : Les autorités maliennes promettent d’immortaliser le 1er ballon d’or africain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dernier-hommage-a-salif-keita-domingo-les-autorites-maliennes-promettent-dimmortaliser-le-1er-ballon-dor-africain-3035430.html</link>
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<pubDate>Fri, 08 Sep 2023 06:50:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Salif Keita dit Domingo, l’icône du football malien et africain, a été inhumé le mercredi 06 septembre 2023 au cimetière de Hamdallaye. Les autorités sportives, politiques, administratives et religieuses se sont mobilisées pour accompagner la panthère noire à sa dernière demeure, sous la présidence du premier ministre Dr. Choguel Kokalla Maïga, accompagné de plusieurs ministres.</strong>

Sur la place de l’indépendance de Bamako, Salif Keita a joué son dernier et plus grand match, avant de dire définitivement adieu à sa famille biologique, sportive, à ses amis et anciens coéquipiers. Pour cet ultime match de Domingo, personne ne voulait se faire conter l’évènement au regard de la qualité de l’homme. Le premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga ; le ministre des sports, ainsi que plusieurs autres ministres ; les membres de la fédération malienne de football ; Chérif souleymane de la Guinée ; les membres de la famille biologique ; les deux filles du défunt ; les anciens footballeurs ; les joueurs du CSK, du réal et de tous les autres clubs, étaient au rendez-vous afin de rendre à l’illustre disparu, ce dernier hommage.

C’est Djibril Traoré, le célèbre journaliste sportif, qui a donné le ton en plongeant l’auditoire dans les hauts faits de Salif depuis ses débuts à Ouolofobougou jusqu’au sommet à Saint-Etienne, Marseille, Valence, Sporting de Lisbonne, sans oublier la finale de la Can à Yaoundé 72 où il a amené les aigles du Mali en finale. Djibril a été suivi par les deux filles de Salif. Racky Keita a rappelé ses meilleurs souvenirs avec son papa qui, selon elle, n’était pas seulement qu’un meilleur footballeur, mais aussi un meilleur papa qui a inculqué à ses enfants son profond amour pour sa patrie, le Mali. Séré a lu le message envoyé par le président de l’As Saint-Etienne qui a fait de Salif Keita un ambassadeur à vie du club et qui, de cœur, lui dit adieux avec un profond regret. Chérif Souleymane de la Guinée a, au nom de tous les anciens footballeurs du continent, rendu un vibrant hommage à l’illustre disparu. Il a fait savoir qu’il retient de lui un footballeur exceptionnel, engagé pour honorer les couleurs de sa nation et de son continent et que tout le continent est en deuil.

Moussa Keita, le grand frère de Salif, Idrissa Maïga dit Métiou, Toubaye Koné, le représentant de la fédération malienne de football, ont tous révélé les immenses qualités footballistiques et humaines de Salif Keita, avant de prier le Seigneur pour le repos de l’âme du Domingo malien. Des paroles de réconfort et d’espoir ont donné de la joie aux parents et amis de Salif. C’est l’ancien ministre des sports, Mamadou Dipa Fané, qui a lu l’oraison funèbre dans laquelle il a fait ressortir les qualités de l’homme, sa passion pour le football et son pays. Il a ensuite fait savoir que le premier ministre, Dr. Chogel Kokalla Maïga lui a soufflé à l’oreille promettant d’immortaliser à jamais le premier ballon d’or africain, Salif Keita. Au moment de la prière mortuaire, la tristesse d’une douloureuse séparation regagnait les cœurs. Cela n’a pas empêché que pour cet ultime match, Salif Keita ait eu droit à des hommages mérités, avant d’être conduit au cimetière de Hamdallaye où il se reposera à jamais.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>« Celles et ceux qui, au pouvoir pendant trente ans n’auraient rien fait, mais pourtant ont construit des pyramides ! ... »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/celles-et-ceux-qui-au-pouvoir-pendant-trente-ans-nauraient-rien-fait-mais-pourtant-ont-construit-des-pyramides-3035427.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 08 Sep 2023 06:41:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour une fois, le Dr. Choguel Kokala MAIGA, Premier ministre transitoire du Mali, un enfant du Dendi, beau fils de Madame MAIGA Fady El Hadj, mon beau-fils, m’a surpris et choqué.</strong>

Il m’a surpris parce qu’il est censé avoir mûri, s’être assagi après de longues années de gestion d’un grand Instrument de régulation de la communication. Choqué parce qu’il est censé avoir pris de la hauteur après avoir exercé de hautes fonctions de ministre dans différents départements, particulièrement celui de la communication où il a été porte-parole d’un gouvernement dont le chef de l’Etat n’est autre que le président Ibrahim Boubacar KEITA indiscutablement issu des rangs du Mouvement Démocratique, ancien Premier ministre de la République pendant six ans, nommé par le président Alpha Oumar KONARE.

Aujourd’hui que le Dr Choguel Kokala MAIGA est le Chef Suprême de l’Administration du Mali, le premier de tous les ministres, qui peut imaginer qu’il n’a pas réglé tous les comptes politiques, sociologiques ; qu’il n’est pas apaisé ; qu’il n’a pas encore acquis une solide sérénité ?

Au fait, qu’est ce qui perturbe à ce point l’Ame du Dr Choguel Kokala MAIGA, devaient se demander tous ses vrais(es) amis(es) dont je suis ?

Choguel, pourquoi adores-tu entretenir un climat de suspicion dans lequel, Toi et le Mouvement Démocratique dont Adema-P.A.S. J, vous-vous regardez en chiens de faïence ; dans lequel personne n’est enclin à dire du bien l’Un de l’Autre ?

Toujours est-il que tes propos de ces derniers temps sur la Ruche ne procèdent ni d’une sérénité, ni d’une sagesse et ne peuvent que surprendre les Honnêtes gens !

Ces propos, véritables contrevérités proférées au sein du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques (M-5 RFP) pro-Choguel, ou au sein des militants du Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR) mais rendus publics sur les réseaux sociaux, ne surprennent pas seulement, mais choquent aussi les citoyennes et citoyens qui ont vécu l’accélération, du 22 au 26 mars 1991, de la lutte contre la dictature du CMLN/UDPM, la destruction du tissu économique, des structures socio-sanitaires et culturelles. Ces citoyennes et citoyens s’en tenant aux faits, savent que tous les fondateurs de la Ruche sont des bâtisseurs et ont reconstruit les Edifices détruits et construit des pyramides matérielles et immatérielles.

La Pyramide du Souvenir se dresse fièrement à côté du Pont des Martyrs, face à ce qu’il faudrait appeler l’Esplanade des Martyrs d’où s’élèvent le monument de Patrice Emery Lumumba et celui des Martyrs du 26 mars 1991. Le Carré des Martyrs, sis à Niaréla, honoré tous les 22 mars par le Mouvement démocratique, n’est-il pas l’invention de celui-ci ?

Qui a autant changé le visage des villes du Mali, notamment les capitales régionales que les Abeilles, leurs alliés avec à leur tête le président de la République Alpha Oumar KONARE pendant les dix ans d’exercice du Pouvoir par le Mouvement Démocratique ?

Où se réunissent ces trente dernières années, les Partis politiques, les organisations de la Société civile ? Devant quel monument aiment se photographier nos enfants mariés tout de blanc vêtus ? Dans quel espace les couples mariés, leurs familles et alliés préfèreraient-ils organiser les cérémonies de réjouissances accompagnant leurs Unions ?

Où procède-t-on la plupart du temps au lancement des nouveaux ouvrages littéraires, philosophiques, politiques et économiques ?

La réponse à toutes ces questions est connue. Les évènements mentionnés se déroulent dans des bâtiments, des édifices construits ou des espaces aménagés par ceux-là et celles-là qui « n’auraient rien fait ces trente dernières années » !

Au juste, n’est-ce pas le fils de l’Instituteur de cadre principal de classe exceptionnelle Dougoukôlô KONARE et de la ménagère Binthily DIALLO, le président Alpha Oumar KONARE, 1<sup>er</sup> président de la IIIème République qui a initié, organisé la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN) en 2002 jamais égalée par le nombre d’équipes qualifiées donc nécessitant forcément plus d’infrastructures à construire, plus de villes à accueillir les matchs des poules. Le Président Alpha Oumar Konaré a construit avec son équipe tous les stades aux standards internationaux à Bamako (le Stade du 26 mars) et dans les régions, stades ayant permis le déroulement satisfaisant des compétitions.

Le Pont de Wabaria de Gao n’a-t-il pas été construit sous la 3<sup>ème</sup> république ?

Aussitôt élu, et sans être investi, le Président Amadou Toumani TOURE s’est rendu au siège d’Adema-P.A.S.J. pour dire en substance aux membres du Comité Exécutif : Je ne peux que marcher dans les sillons que vous avez tracés.

Je conforterais tout ce que vous avez fait de bien ; je m’efforcerais de corriger ce que vous avez moins bien fait. Je vais innover de nouveaux chantiers. Je ne réussirais pas sans le soutien d’Adema, le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adema-P.A.S. J).

Le nouvel élu avait du bon sens et connaissait le rapport des forces politiques dans le pays. Il ne pouvait pas traiter la Ruche pour moins que Rien ! Celles et ceux qui le font aujourd’hui ont tort.

La décentralisation initiée par l’Union Soudanaise, section du Rassemblement Démocratique Africain (US-RDA) à l’aube de l’indépendance de notre pays, mise en œuvre sous la direction du président Alpha Oumar KONARE par le camarade Ousmane SY comme chef de la Mission de Décentralisation puis comme ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales, est en elle-même une pyramide. Le Haut Conseil des Collectivités à qui la décentralisation a donné naissance ; le Conseil Economique Social et Culturel, la Cour Constitutionnelle sortie de la Cour Suprême, la Maison des Ainés, la Bibliothèque et les Archives Nationales, le Mémorial Modibo Keïta, le Monument de l’Indépendance, et la Tour de L’Afrique ne sont-ils pas aussi d’autres pyramides ?

Toutes les Institutions de la République énumérées, fondement de l’Etat malien aujourd’hui et sûrement demain ont été mises en place dans les années de braises ! Par qui ? Par celles-là et ceux-là qui n’auraient rien fait ces trente dernières années !

Choguel, mon beau fils, ne crains-tu pas de passer pour un homme de mauvaise foi en affirmant que tu ne parles pas du Négatif ? Que tu ne parles pas d’un président de la République qui a détruit l’Armée et l’Ecole du Mali ?

Qui a autant que le Général d’armée Moussa TRAORE, ton icône, détruit les deux piliers pour bâtir une Nation : l’Ecole et l’Armée ?
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Il t’a été dit et redit que le coup d’Etat du 19 novembre 1968, a entamé la destruction et la descente aux enfers de l’armée malienne en arrêtant le Colonel Sékou TRAORE chef d’Etat-major général de l’Armée du Mali au moment des faits, en obligeant des Commandants, des Capitaines à se mettre au garde à vous devant des Lieutenants profanant de la sorte le sens de « la discipline, force principale des armées » !

Sauf ceux-là qui respectueux des principes et des règles ayant une claire conscience de l’importance de la discipline fondement d’une vraie armée, ne voulant pas déshonorer leur grade de capitaines acquis sur les champs de bataille, ne se sont pas mis au gardez-vous devant les Lieutenants membres du CMLN, que lorsque ceux-ci étaient en tenue civile ou se sont autoproclamés Commandants ou Colonels et en tant qu’autorités politiques !...

Ils ont payé cher cette attitude exemplaire pour les générations futures. Ils ont payé de leurs vies pour sauver l’HONNEUR de l’Armée.

Dès 1969, un an après le coup d’Etat, l’Armée est amputée de trente-deux (32) officiers et sous-officiers attachés au retour à la légalité constitutionnelle dont les plus illustres capitaines sont à l’époque Capitaine Dibi Syllas DIARRA, Capitaine

Bakary CAMARA, Capitaine Alassane DIARRA, Capitaine SOGODOGO ! Amputée des Lieutenants Jean Bolon SAMAKE et Mamy OUTTARA, de l’Adjudant-chef Guédiouma SAMAKE, du Sergent-chef Boubacar TRAORE, tous envoyés « au bagne mouroir » de Taoudénit ; du Sergent Abdoulaye TRAORE et ses autres codétenus à Kidal Pafouné DAKOUO, Cheikh COULIBALY, Kountou SANGARE et autres éléments des FAMA.

Suivront en 1970, les Capitaines Yoro DIAKITE chef du gouvernement provisoire du (CMLN), signataire du décret portant création du camp de détention des militaires et civils arrêtés parce que considérés comme opposants au régime des prétoriens du 19 Novembre 1968. Le capitaine Yoro Diakité et Siméon SIDIBE meurent à Taoudénit dans des conditions atroces. Malick DIALLO, marié à une pharmacienne française reviendra vivant, mais très diminué physiquement, intellectuellement et psychiquement.

Même les acquittés du procès du 17 décembre 1969 n’ont pas été réintégrés dans l’Armée bien que déclarés innocents.

Quel gâchis !

Interrogeant le Colonel Youssouf TRAORE, membre du CMLN, chef de la délégation, après un mois de tournée d’implantation de l’UDPM dans la vaste région d’alors de Gao, je lui fis part des résultats de mes enquêtes auprès des sous-officiers membres de sa délégation sur les compagnons du Capitaine Dibi Syllas DIARRA : des officiers et sous-officiers d’élite militairement ; idéologiquement des socialistes déterminés ; politiquement d’ardents patriotes prêts à mourir pour le Mali sur les champs de bataille !

Devant une telle admiration des sous-officiers, je posais au Colonel Youssouf TRAORE, entre autres, la question de savoir : Quelles divergences ont conduit à l’arrestation et à l’emprisonnement de Dibi Syllas DIARRA et de ses 31 compagnons d’armes ? Ces divergences étaient-elles d’ordre politique, idéologique ou portaient-elles sur les tactiques et stratégies militaires ? Ou étaient-ce tout simplement : ôtes-toi de là, que je m’y mette ?
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Le Dr Ali Nouhoun DIALLO a la réponse à toutes les questions qu’il a posées, dit le Colonel. Cette séance de questions orales avant l’heure au représentant du Comité Militaire de Libération Nationale (CMLN) s’est déroulée dans une salle de cinéma à Gao, en présence de beaucoup de cadres dont les honorables Assarid Ag Imbarcawan, Abouzéidi Ousmane MAIGA et tous les chefs régionaux des services de l’Etat dont Mme KONARE Kadiatou NDAW, Madame Bah Maimouna Issa Tapo, Professeure de Lettres des Lycées et Collèges. Et surtout devant Mme ADIAWIAKOYE Bouli KONE avec qui j’étais dans la même voiture lors de tous nos déplacements au cours de la mission conduite par le Colonel Youssouf TRAORE membre influent du CMLN au moment des faits et un des principaux initiateurs du coup d’Etat du 19 novembre 1968.

La vague d’arrestations de colonels, de commandants, de capitaines, de sous-officiers et de tous les corps d’armée et de sécurité, après les évènements du 28 février 1978, a secoué la société malienne, ébranlé l’outil national de défense et de sécurité et plongé le Mali dans des supputations, des hypothèses, des interrogations, des analyses : S’agit-il d’un coup « d’Etat populaire » ? D’une révolution de palais ? D’un simple règlement de comptes entre putschistes pour le leadership ?

Les Colonels Kissima DOUKARA, ministre de la Défense et de la sécurité, autre bâtisseur de l’Armée après le General Abdoulaye Soumaré ; Tiékoro BAKAYOKO Directeur National de la Police ; Karim DEMBELE ministre des Transports, Charles Samba SISSOKO ministre des Affaires Etrangères tous membres du Comité Militaire de Libération Nationale ; Commandant Bouréïma MAIGA, directeur du SMB ; Capitaine Soungalo SAMAKE, commandant le Camp des Parachutistes ; Commandant Bakoroba DJIRE ; le Capitaine Hamadoun Belco NDJAYE, Commissaire de police du 1<sup>er</sup> Arrondissement ; Youssouf Balla SYLLA dit Zapata, Commissaire du 3eme Arrondissement ; Commandant Mamadou Bobo SOW, Adjoint du colonel Tiekoro Bagayoko et bien d’autres prennent la route du « Bagne mouroir » de Taoudénit ( titre de l’ouvrage du Sergent-Chef Samba Sangaré) d’où beaucoup d’entre eux ne reviennent pas !

Encore une fois, quel gâchis !

Auparavant un coup d’Etat supposé ou réel des gendarmes dont un détenu serait sorti de la prison par le toit, conduira Mamadou Lamine SISSOKO et d’autres toujours à Taoudénit. Le fils biologique du grand philosophe, écrivain et sage Fily Dabo SISSOKO, Mamadou Lamine, arrêté à Kati le mardi 20 Avril 1976, jugé en Juin 1977 à Bamako, est déporté dans un premier temps à Tombouctou, ensuite à Taoudénit où il sera fusillé, le 06 Octobre 1982 (information fournie par le Ministre et mon cousin par alliance Oumar Hamadoun Dicko).

Pour la troisième fois : quel gâchis !

La liste des victimes militaires du Président et Général Moussa TRAORE mentionnée ci-dessus est loin d’être exhaustive !

Des quatorze (14) putschistes du 19 novembre 1968 et membres du Comité Militaire de Libération Nationale (CMLN) qu’ils étaient, seuls les Généraux Filifing SISSOKO, Amadou Baba DIARRA et Moussa TRAORE lui-même, les Colonels Missa KONE et Mamadou SANOGO, n’ont pas séjourné dans les bagnes, ni de Taoudenit, ni de Kidal, ni d’ailleurs.

Le Colonel Youssouf TRAORE n’a eu le salut qu’en prenant ses jambes à son cou, se déguisant pour se réfugier au Burkina Faso dans la ville de Bobodioulasso abandonnant les membres de la Commission des Enseignants présidée par le

Professeur Modibo DIAKITE avec comme Secrétaire aux revendications Kaourou DOUCOURE à leur triste sort.

Le drame c’est que tous ces officiers supérieurs et subalternes, tous ces sous-officiers étaient dégradés et, devenus de simples soldats de 2<sup>ème</sup> classe laissés à la merci d’autres soldats de 2<sup>ème</sup> classe qu’ils avaient eus sous leurs ordres. Certains officiers subalternes comme le tristement célèbre Lieutenant NIANTAO à qui on a fait miroiter la montée rapide en grade, sévissaient contre les détenus politiques, même militaires, les humiliaient, tentaient de les avilir, de les ravaler au rang de bêtes humaines en utilisant un comité dit d’accueil qu’il a créé !...

Ces Colonels, Commandants, Capitaines qui ont, géré le Mali pendant une dizaine d’années, pensé avoir tenu en main le destin de cette province de la grande Patrie Africaine, étaient désormais « Nus parmi les loups », titre de l’œuvre de BRUNO APITZ, un rescapé de BUCHEN WALD, un des multiples camps de concentration NAZIS.

C’est à se demander si consciemment ou inconsciemment le chef de la junte du 19 novembre 1968 ne voulait pas annihiler toute attraction par « la grandeur et les servitudes militaires » et ôter à la jeunesse malienne toute envie d’embrasser le métier des armes et de porter l’uniforme.

Le chef de la junte du 19 novembre 1968 n’a-t-il pas été séduit comme ma génération de civils, par Grégory Peck, David Niven, Antony Quinn, Antony Quayle, Stenley Baker acteurs principaux du film de John Lee Thomson : « Les CANONS de Navaronne » produit en 1961 ?

Ni par les Héros du film « Le jour le plus long » relatant le débarquement des Alliés occidentaux en Normandie le 06 juin 1944, finalisant la libération totale de la France ?

Films qui ont pourtant suscité des vocations chez beaucoup de civils pour le métier des armes et le respect des porteurs de l’uniforme.

De toute évidence, en dépit de ses côtés sympathiques par ailleurs, c’est le chef des Prétoriens du 19 novembre 1968 qui a tué l’Ame de l’Armée malienne, tout Général qu’il soit. Du moins si l’on s’en tient aux faits !

Qui, entre celui qui détruit les Ressources Humaines civiles et militaires et celui qui brûle symboliquement des armes obsolètes est responsable de la mort de l’Armée et de l’Ecole maliennes ? Au peuple souverain du Mali de répondre à cette question cruciale !

Pourquoi au fait la Flamme de la Paix a été allumée à Tombouctou, la Mystérieuse, ville de trois cent trente-trois saints le 27 mars 1996 ? N’est-ce pas les bénédictions de ces Saints, de multiples autres dans tout le reste du pays et la gestion politique et économique somme toute correcte du Président Alpha Oumar

Konaré qui ont permis une accalmie de dix (10) ans, les hostilités entre rebelles et l’armée malienne n’ayant repris qu’en 2006.

Le sort subi par les officiers supérieurs et subalternes du Mali n’est comparable qu’à celui qu’a vécu le Capitaine Dreyfus, dégradé et condamné aux travaux forcés dans le bagne de Cayenne en Guadeloupe. Les Hommes et les femmes de culture se souviennent sans doute du « J’accuse » d’Emile Zola dans l’affaire Dreyfus ».

Il faut l’avouer et le dire sans ambages : l’Equipe du Président de la République pendant dix (10) ans Alpha Oumar Konaré plaçait plus sa confiance en le peuple malien, en les masses laborieuses productrices de richesses qu’en des Armes si nombreuses et si sophistiquées soient-elles !

Du reste que valent les armes sans les Ressources Humaines pour les utiliser avec compétence ?

Bien que risquant de raviver les plaies et de faire saigner les cœurs des ayant droit et des survivants encore et toujours dans la douleur, le Dr Choguel m’oblige à égrener quelques noms de la longue liste des enseignants, ingénieurs, architectes, sportifs, élèves et étudiants de l’Ecole Normale Supérieure, de l’université de Dakar, arrêtés, rasés avec des tessons de bouteille et déportés, qui à Ménaka, qui à Yélimané, qui à Dïola, qui à Kolondiéba, qui à Nioro du Sahel, qui à Inakounder, qui à Bouréïssa, qui à Tessalit, ou à Aguel Hoc, qui à Ansongo !

Peut-être que j’oublie certains lieux de détention.

C’est par vagues successives que l’Intelligentsia malienne était arrêtée.

Ont déjà été mentionnés les Professeurs Dioncounda TRAORE, Modibo DIAKITE, Kaourou DOUCOURE, Tiébilé DRAME, Victor SY Borion (SVB). Ils étaient (12) douze à Ménaka.

Les ont suivis Hamidou ONGOÏBA alias Wamseru A. Asama, Moussa Diaby et dix-huit (18) autres camarades tous de la Commission des Enseignants.

Ces derniers seront affectés dans les différents établissements scolaires de la ville de Gao par le gouverneur Colonel Issa Ongoiba qui fort heureusement ne concevait pas que les lycées, les collèges, les premiers et seconds cycles de l’enseignement fondamental soient privés d’enseignants alors qu’ils en ont tant besoin !

Hamidou Ongoiba alias Wamseru A. Ameru Asama atteint par le virus de l’écriture bien que mathématicien, a écrit à ce jour quatre (04) ouvrages : « les Noces viciées du Nonmon » (éditions Jamana 2006), « Destins croisés Ibrahim » Tome 1 (éditions Togouna Mali 2015) et « Jelika » Tome 2 (éditions Togouna Mali), « Tegu Na ou le grand palabre » (éditions la Sahélienne 2020) qui nous instruisent sur la culture dogon en général, humbébé en particulier.

Voulant à tout prix venir à bout de la contestation, la junte du 19 Novembre 1968, pionnière en la matière, transformera beaucoup d’enseignants en Chefs d’arrondissements.

C’est ainsi qu’à la fin de l’exécution de leur peine, ils sont affectés, d’abord comme Secrétaires d’arrondissements.
<ol>
 	<li>Modibo Diakité à Haoussa-Fulan</li>
 	<li>Aliou Diarra à Ouatagouna</li>
 	<li>Kaourou Doucouré à Djebock</li>
 	<li>Yamoussa Coulibaly à Temera</li>
 	<li>Victor Sy à Intilit</li>
 	<li>Dioncounda Traoré à Temera</li>
 	<li>Abdoulaye Traoré à Ambiri</li>
 	<li>Fousseini Camara à Gossi exilé par la suite</li>
 	<li>Abderahmane Diallo à Mandiakoi-Rhassous</li>
 	<li>Harouna Konaté à Bambara -Rharous</li>
 	<li>Aldiouma Diarra à Almoustrat</li>
 	<li>Tiebilé Dramé à Talatai</li>
</ol>
Quelques mois après, ils deviennent chef d’arrondissement :
<ul>
 	<li>Victor Sy à Raz-EL-Ma où il fut emmené manu militari avant de s’exiler.</li>
 	<li>Kaourou Doucouré à Bambara Maoudé</li>
 	<li>Tiébélé Dramé à Ouatagouna</li>
</ul>
Certains parmi les douze (12) prennent goût aux délices du commandement et restent dans l’administration.

D’autres passionnés par la transmission du savoir et toujours dans le Sacerdoce ou ne rejoindront jamais leurs postes, ou regagneront les classes dès que leur sanction prendra fin. Vous les connaissez !

Tiébélé Dramé en exil, se convertira en Défenseur des Droits Humains et rendra beaucoup de service aux démocrates maliens au sein d’Amnesty International !...

L’arrestation d’avril 1969 des sept (07) militants du Parti Malien du Travail (PMT) est concomitante à celle du Capitaine Dibi Syllas DIARRA. Les sept dirigeants du PMT sont bien connus : Les professeurs Abderahmane Baba TOURE alias Bilal (Yélimané), Marie Bernard SISSOKO alias Mongontafé de l’ENSUP (Kadiolo), le Professeur Mamadou DOUCOURE dit V zéro, professeur de Lycées et collèges (Yorosso) ; Santigui MANGARA détenu à Niono, élève à l’ENSUP (Ecole Normale Supérieure) ; les Ingénieurs Kadari BAMBA (Menaka) ; Ogo NIANGALY Monobème (Kolondiéba), le Contrôleur des PTT Oumar Sadou YATTARA, détenu à Koro ou Yanfolila selon les sources.

Suivront dans les prisons, les militants du RPM (Regroupement et non Rassemblement) des Patriotes Maliens dirigé par le Professeur de mathématiques

Ibrahima LY devenu brillant écrivain à sa libération, le premier à lancer des tracts pour dénoncer le coup d’Etat du 19 novembre 1968. A qui nous devons « Toile d’araignée » et « les Noctuelles vivent de larmes ».

Les Professeurs Mohamedoun DICKO (ENSUP), détenu à Boureissa, Séydou THIERO des Lycées et collèges (Tessalit), Mani DJENEPO professeur d’éducation physique, Adama SAMASSEKOU prof de linguistique détenu à Dioïla, les Ingénieurs Cyr Mathieu SAMAKE détenu à Ansongo, Samba SIDIBE à Agel Hoc, l’architecte Cheikh Sadibou CISSE est lui à Ségou ; l’économiste Bakari Konimba TRAORE dit Pionnier est à Inakounder, Jean Etienne DJENDJERE à Ménaka.

Nous devons à Pionnier beaucoup d’ouvrages dont un des plus récents s’intitule « SAVOIRS !!! » (Socio-Ecolono-migique).

Ces enseignants, ingénieurs, architectes, économistes, résistants chevronnés à toute dictature fût-elle armée, sont pour l’essentiel les fondateurs du Parti Malien pour la Révolution et la Démocratie (PMRD).

Le bureau National de l’UNTM (Union Nationale des Travailleurs du Mali) composé essentiellement d’enseignants mais comprenant aussi des Ingénieurs, d’autres composantes de la fonction publique et de la société malienne sera dissout bien que démocratiquement élu lors du deuxième Congrès de la centrale syndicale Unique à l’époque, en 1970.

Sommés d’aller représenter le Mali au Congrès de la Panafricaine syndicale bien que leur Centrale soit dissoute, les membres du bureau de l’UNTM opposeront un refus catégorique à la sommation. Ils seront pour beaucoup arrêtés et détenus.

Les membres du bureau du SNEC avec à sa tête Soumana Mamadou MAIGA déclenchent une grève pour exiger la libération de leurs camarades syndicalistes et sont également arrêtés, torturés, rasés avec des tessons de bouteille (c’était le style de torture CMLN) et obligés de chanter « Soldat engagé librement ! Librement ! » sur les antennes de la Radio Mali.

Ma génération et peut être les plus jeunes que nous, se souviennent probablement du propos tenu par Soumana Mamadou MAIGA, Secrétaire général du SNEC (Syndicat National de l’Education et de la Culture) et Adjoint du camarade Fambougouri DIARRA, Secrétaire Général du bureau de l’UNTM « La raison du plus fort est toujours la meilleure » citant la fable de Jean de la Fontaine et ajoutant « Aujourd’hui vous êtes les plus forts ». Demain est entre les mains de Dieu ! Qui sait, lequel sera le plus fort demain !

Il serait fastidieux de lister le nombre d’enseignants, arrêtés, torturés et détenus parce que jugés dangereux politiquement pour la Junte du 19 novembre 1968.

Citons tout de même quelques noms assez connus après ceux déjà mentionnés : les Professeurs Sidiki DIARRA, devenu président de l’Assemblée nationale sous

le régime de Moussa TRAORE ; Mamadou SARR dont un Lycée porte aujourd’hui le nom ; Abdoulaye BARRY dont le nom est attribué à la DNAFLA ; Hella DIALLO grand cadre de l’Education.

Combien de fois l’éminent professeur de philosophie Kari DEMBELE a été trimbalé par des militaires en sang mais digne et présenté à ses collègues et à ses élèves suscitant la colère noire de la directrice de l’Ecole Normale Supérieure Mme KEITA Rokiatou NDJAYE qui exigea que les menottes lui soient enlevées immédiatement avant qu’elle réponde à toute question.

Combien de temps ont croupi dans les différents centres de détention de Bamako, les professeur Yoro Diakité, Issa N’Diaye et Youssouf Ganaba, Syndicalistes et camarades de lutte pour l’avènement du 26 mars 1991 et l’instauration d’une démocratie large et profonde ?

Arrêtons là l’énumération des enseignants brimés, humiliés, traités comme moins que rien, tuant ainsi l’âme de l’Ecole malienne.

La Junte du 19 novembre 1968 se souciait très peu de l’Education.

Les Etudiants ont payé un lourd tribut, de leur vie même comme ce fut le cas d’Abdoul Karim CAMARA dit Cabral, d’Ibrahima THIOKARI et de leur aîné Cheikh Oumar TANGARA. Ce dernier, manœuvré au camp para bien que cardiaque attesté par un certificat médical, en est mort ! D’autres aînés rapatriés de Dakar à des dates différentes seront enfermés, torturés, mais auront la vie sauve tels que Cheikh Mouctari DIARRA, Auguste CISSE, Professeur et Imam Hamidou Magassa dit Ganganas et Pr Baba Koumaré, le ministre Soumaila Cissé etc.

Younoussi TOURE sera arrêté, emprisonné pour vente du Journal FASO, journal de l’ASMD (Association des Scolaires Maliens de Dakar).

Les Etudiants de France en vacances seront recherchés pour diffusion de « l’Etudiant Malien » bulletin des Etudiants et stagiaires maliens en France (l’A.E.S.M.F.). Certains camarades d’entre eux ont été arrêtés et enrôlés dans l’armée tels Mamadou Santara Ancien Secrétaire Général du Gouvernement du General Président Moussa Traoré, puis Secrétaire général de l’Assemblée Nationale pendant au moins dix (10) ans sous la III<sup>ème</sup> République ; le Docteur Vétérinaire Ousmane Guindo, futur conseiller à l’Assemblée nationale ; le Camarade et Prof de Biologie végétale Alassane Mahmoudou Cissé. Ils seront détenus comme Soldat de 2<sup>eme</sup> classe à Ségou, manœuvrés à souhait et traités de mauviettes. Ils perdent deux (02) ans avant de reprendre leurs études.

Le camarade Ibrahim Kampo échappera de justesse à l’arrestation car prévenu par ses petits frères et cousins qui cachaient le reste des exemplaires de « l’Etudiant Malien » pendant que le grand frère s’éclipsait dans Konnan.

Mahamoudou Cissé également étudiant en psychopédagogie à Bordeaux est arrêté à Djenné emmené manu militari à Mopti pour diffusion de « l’Etudiant Malien ».

Lui aussi échappe à l’enrôlement dans l’armée grâce à Mahdi Diallo, gouverneur de la région et Baouro Cissé, responsable régional des finances en jouant sur la différence d’orthographe de prénoms : celui figurant sur la convocation Mamoudou et celui écrit sur la carte d’identité de l’étudiant Mahamoudou Cissé. La gendarmerie de Mopti le libère et la famille organise rapidement son départ en France aussi discrètement que possible !

C’est la traque organisée des étudiants en vacances cette année-là !...

C’est dire que la Junte du 19 novembre 1968 ne se souciait que de sauvegarder son pouvoir et non de promouvoir l’Instruction, l’Education et la Culture.

Face à une telle répression beaucoup d’enseignants, beaucoup d’étudiants, seront obligés de se réfugier qui en Côte d’Ivoire, qui à Dakar, qui au Gabon, qui au Cameroun, qui au Burkina Faso, qui en France, qui en Guinée soit pour enseigner, soit pour poursuivre les études ; dans tous les cas pour continuer la lutte jusqu’à la chute de la dictature militaire !...

Aussi ne doit-on pas s’étonner d’entendre ces prétoriens répéter : « Une bonne relation vaut mieux que dix (10) ans d’études », ôtant toute envie de savoir à la Jeunesse malienne.

Conséquemment le peuple malien ne doit pas non plus être surpris de voir pulluler dans son pays « des diplômés sans culture » pour reprendre l’expression favorite du premier ministre du Togo Edem Kodio.

A vrai dire, l’Ecole malienne, l’Education, la Culture n’étaient pas les préoccupations majeures du General-Président Moussa Traore.

Te rappelles-tu Choguel du cri du cœur du Président de la République Alpha Oumar Konaré, dès le début de son premier mandat : « Un village, une école ou un CED (Centre d’Education pour le Développement) ! ... », Expression de sa vision de l’Ecole malienne, expression équivalente à celle de l’OMS : « la Santé pour Tous en l’an 2000 » énoncée à Alma-Ata en 1978, lors de la conférence tenue sur le thème les « Soins de santé primaires » ?

Ces visions ne sont pas démagogiques, des slogans creux mais des rêves pour le Mali et l’humanité. Des utopies peut-être ! Mais le monde peut-il avancer sans Utopie ?

Rêve, Utopie ou pas, ce qui est sûr, c’est que beaucoup de lycées et collèges, d’établissements du premier et second cycle de l’enseignement fondamental ont été construits un peu partout à travers le pays pendant les dix (10) ans de gestion du premier Président de la IIIe République !...

Des écoles du premier cycle ont vu le jour dans maints gros et même petits villages du pays.

S’agissant de la Défense et de la Securité, le Président Alpha a confié le département des Forces Armées et des Anciens Combattants au Dr Boubacar Sada SY dès qu’il a compris que la situation du pays exigeait que soit à la tête de cet important département un Homme ferme sur les principes, souple en tactique, très ouvert, innovateur. Les maliennes et maliens se souviennent de cet homme qu’ils ont toutes et tous pleuré après sa perte tragique dans des circonstances non encore élucidées.

Tout le monde se souvient de sa phrase devenue célèbre : « Être Chef, c’est prendre des décisions difficiles ».

Phrase prononcée après deux (02) actes jugés téméraires par le commun des mortels, mais normaux pour lui qui voulait rebâtir l’Armée. Les lois militaires qu’il a fait voter par l’Assemblée Nationale avant le terrible accident du 18 février 1995 sont des fondements pour l’émergence d’une Armée Nouvelle. Ce triste anniversaire a été commémoré par les FAMAS et l’Association Boubacar Sada Sy (ABASSY) chaque année jusqu’en 2022 date où l’ABASSY seule a prié sur les tombes des deux (02) amis, les docteurs vétérinaires Oumar Ba de la Mauritanie et Boubacar Sada Sy ministre des Armées et des Anciens Combattants. Son disciple Mahmoudou Bah plein d’admiration pour Bouba, a repris le flambeau en axant ses efforts sur l’amélioration des conditions d’existence matérielle, morale et spirituelle du Soldat malien en vue d’honorer la mémoire de son père spirituel prématurément arraché à son affection.

Sache Choguel qu’Alpha Umar a été élu à l’unanimité, par toutes les Abeilles.

Ce ne fut pas un cadeau offert par complaisance. Il était à l’intersection des générations. Il a milité au sein de la jeunesse de l’Union soudanaise RDA et connaissait beaucoup des dirigeants de cette formation politique créée à Bamako le 18 Octobre 1946 pour l’émancipation des peuples africains. Au demeurant, Mme Keita Mariam Tarawele, Mme Diallo Awa Keita, leurs maris, frères, beaux-frères, leurs neveux, compagnons de lutte, dont beaucoup d’enseignants membres du CNDR (Comité National de la Défense de la Revolution), des CLDR (Comités Locaux de la Défense de la Revolution) ; dirigeants de la Milice Populaire des Brigades de Vigilance des Services civiques entrainées par le Lt Moussa Traoré ; directeurs des principales Sociétés et Entreprises d’Etat, Responsables de la jeunesse de l’USRDA, permanents du parti, membres de la Délégation Législative, seront les premières victimes du coup d’Etat qui a mis fin à l’expérience de la construction d’une société socialiste au Mali. Emprisonnés à Sikasso, à Kayes, en divers endroits de détentions du Mali, les principaux dirigeants de l’USRDA seront déportés à Kidal ou à Intadenit pour les plus jeunes.

Le Docteur Sidi Adama Konaré, directeur Régional de la Santé à Gao m’a fait l’insigne honneur de m’envoyer à Kidal pour me rendre compte de leur état de santé et de faire rapport sur instruction du CMLN sous la pression de diverses organisations de défense des droits Humains en général, des droits des détenus politiques en particulier dont Amnesty International et le CDLDM (Comité de Défense des Libertés Démocratiques au Mali) créé par l’AESMF, la STMF (Solidarité des travailleurs Maliens en France) dirigée par les Camarades Moussa Thiam, Moussa Kanouté dit grand chef, Sara Kanouté (père du footballeur Oumar Frederick Kanouté), Makan Kamara ; Boubacar Kanouté (oncle de Iba Ndiaye, Adema-URD).

Le Front Démocratique des Patriotes Maliens en France (F.D.P.M) dirigé par le Ministre Moussa Daba Keita dit Taty, Bassirou Diarra (RDA) ; Cheick Tidiane Dembélé (PMT) les dirigeants de la STMF susmentionnés, des personnalités politiques et médicales françaises.

L’état de Santé de ces détenus nécessitait une évacuation d’urgence à Bamako de Mrs, Mamadou Diarrah, Amadou Seydou Traoré dit Amadou Djicoroni, Samba Lamine Traoré, Harouna Sow, le Dr Konimba Pleah. Une évacuation à Gao, du Dr Vétérinaire Mamadou Sarr, directeur de l’Ecole du Parti, Kansoro Sogoba, directeur National du service civique,

Bengoro Coulibaly, dirigeant de la Jeunesse de l’US-RDA.

Le camarade Harouna Sow dont j’étais un cadet des cours Normaux, lui de Banakoro et moi de Sevaré, m’a dit : « Ali ne te fais pas d’illusions. Ils ne nous évacueront jamais ! Pour eux, nous sommes là pour y mourir. Informe ma nièce Mme Soumaré Rokiatou Lamine Sow de mon état de Santé. Elle m’enverra des médicaments comme elle l’a toujours fait ».

Tonton Mamadou Diarrah, en piteux état m’a tenu les mêmes propos. Le CMLN ne s’est décidé à l’évacuer par la route que lorsqu’il a craint qu’il meure en prison comme David Coulibaly et d’autres. Comme si le CMLN n’avait pas un avion militaire !...

Le seul des Détenus Politiques visité à Kidal et à In-Tadenit qui était en bonne santé apparente, était le ministre Mamadou Madeira Keita.

Le président Modibo Keita a été évacué à Bamako, la veille de mon arrivée à Kidal malheureusement pour y être assassiné au « Camp para » de Djicoroni ! On ne saura jamais de quoi, il est mort, l’autopsie n’ayant pas été pratiquée. Et c’est Dommage !

Honte à Ceux-là parmi les membres du comité Militaire dit de Libération Nationale qui ont un jour organisé à In-Tadenit une séance de bastonnade des Pionniers de l’Indépendance du Mali, des notabilités, des notoriétés, des autorités morales du Pays, y compris les doyens, les Présidents de l’Assemblée Nationale

Mahamane Alassane Haidara, Cherif de la ville Sainte de Tombouctou, Tonton Yacouba Maiga, prince de Tassiga, cercle d’Ansongo, région de Gao.

Pourquoi avoir organisé cette séance de bastonnade ? Pour punir les Pionniers de l’indépendance qui ont osé réclamer leur droit de réponse pendant un quart (15) d’heure aux mensonges déversés sur leur gestion pendant trois (03) mois sur les ondes de Radio-Mali !

En assassinant le Président Modibo Keita Major de sa promotion de l’Ecole William Ponty ; en humiliant le Président Mahamane Alassane Haidara, lui aussi major de sa promotion de la même prestigieuse Ecole, enseignant de grande réputation au Soudan français ; en soumettant leurs cadets, les enseignants Amadou Seydou Traoré dit Amadou Djicoroni, Samba Lamine Traoré longtemps en service à Mamou « la Rouge » (République de Guinée) , Mamadou Soumaila Dia permanent du parti, Harouna Sow dirigeant de la Jeunesse de l’US-RDA, aux mêmes supplices et actes d’humiliation ; en tentant de débaucher d’éminents enseignants pour en faire des administrateurs, parfois avec succès il est vrai, peut-on être considéré comme soucieux de la promotion de l’excellence dans l’Ecole malienne ?

Le Président Alpha a fréquenté les leaders du Parti Africain pour l’Indépendance (PAI) dont certains de ses aînés étaient membres. Il a été militant du Parti Malien du Travail (PMT) jusqu’à sa dissolution.

Curieux et Historien, il se souciait de connaitre tous les partis et mouvements Clandestins : Union des Forces démocratiques de Me Demba Diallo (UFD) ; le Parti communiste malien ; « Sur la voie du Bolchevisme » (SVB), dissidence du PMT qui donnera naissance au journal « SanFing » dirigé par le camarade Mohamed Tabouré et à l’Union de lutte Tiemoko Garang Kouyaté dirigé à ses débuts par le Camarade Yoro Diakité ; le PMRD (Parti Malien pour la Revolution et la Démocratie) dont il a accompagné les émissaires, les Professeurs Mamadou Lamine Traoré, le philosophe, et Adama Samassekou, le linguiste, pour remettre au PMT, les Statuts, le règlement intérieur, le projet de société et le programme de leur parti dans la clandestinité au domicile de Madame et Monsieur Bernard Duflo, mes maîtres en médecine, au 199, Rue de Vaugirard dans le XV -ème Arrondissement (Paris).

Il est proche des dirigeants de l’AEEM, tout en collaborant avec ceux de l’UNJM quand il était ministre de la Jeunesse, des Arts et de la Culture avec l’acceptation de son parti, le PMT à qui il rendait compte régulièrement pendant sa mission. Le PMT ne pratiquait-il pas l’entrisme, dénoncée par le parti SVB ?

Son discours de clôture lors d’une des Biennales sous le régime du CMLN, cause probable de sa sortie du gouvernement, avait frappé les esprits à l’époque et fait dire à des analystes politiques de cette période : Ce jeune a sûrement un destin national !...

Il est créateur d’organisations, comme la MUTEC (Mutuelle des Travailleurs de la Culture) qui soulagera beaucoup les enseignants aux salaires modestes et payés irrégulièrement dans la prise en charge de leur santé.

La coopérative Culturelle Jamana, plus tard Jamana-Echos, outre qu’elle a créé des emplois, sera un formidable outil de combat pour l’avènement du 26 mars 1991 et pour l’avènement de la Démocratie. Un espace culturel et de formation des journalistes.

Archéologue, il est passionné des Musées. Ses collègues muséologues du monde lui ont fait confiance et l’ont élu comme Président de leur Association.

Avec un tel parcours, syndical, associatif, politique, d’animateur des mouvements de jeunesse, de gestionnaire de coopératives économiques, il était désigné pour être le candidat de la Ruche à l’élection présidentielle. Il en avait le profil dans la phase de la révolution Nationale, Démocratique et populaire qui s’annonçait, en dépit de tous ses défauts connus ou inconnus de ses camarades !... Il n’y a pas d’être humain parfait, c’est un vieil adage universellement connu.

La vérité historique voudrait que je dise par souci de protection, excessive peut-être, de leur candidat, certains de ses aînés voulaient qu’il acceptât d’être le Secrétaire à la communication, porte-parole d’Adema PASJ, pour lui éviter un lynchage médiatique dès lors qu’il est président du parti, par conséquent candidat potentiel à l’élection présidentielle.

Ayant compris que, pour Alpha, cette proposition n’était pas une opportunité de se faire connaitre davantage par les maliennes et maliens mais plutôt de l’arnaque, ces aînés ont admis, volontiers, que leur cadet soit Président du Parti car les membres du dernier bureau politique du PMT : Abderahamane Baba Toure alias Bilal, premier secrétaire ; Kadari Bamba, deuxième secrétaire ; Ali Nouhoun Diallo alias Thierno, troisième ou quatrième secrétaire ; les docteurs vétérinaires Birama Diakité alias Badara et Fernand Traore dit Goblot ; les professeurs d’enseignement supérieur, respectivement de physique et de Chirurgie Générale, Salikou Sanogo et Abdoul Traore dit Diop alias Zapata, (son nom de clandestinité) ; n’étaient intéressés par la Présidence, ni du parti, ni de la République !...

Encore moins les autres vétérans du PMT et alliés Yolo Tolo, Soumana Mamadou et Yaya Sori Maiga, Umar Issiaka Bah, Mörike Konaré, le Dr Vétérinaire Ngolo Traore, N’FaNyanama Koné et enfin Jibril Aw.

Les contemporains d’Alpha non plus, militants du PMT et des Partis alliés n’étaient pas tentés par « l’exercice solitaire du Pouvoir ».

Alpha avait un boulevard devant lui pour accéder au Palais de Koulouba avec les applaudissements de la social-démocratie malienne, africaine et internationale

Avec les applaudissements de plus de la moitié du peuple malien !

Choguel, en affirmant que c’est Alpha Oumar Konaré, premier Président de la IIIe République qui « a tué l’Ecole et l’Armée maliennes », ne crains-tu pas d’être le « Voleur qui crie au voleur ! » ?

En ces temps-là, militer avait du sens. C’était la dédicace totale à la cause du Mali, de l’Afrique et de la fraternité humaine, la dédicace au progrès de la société humaine, sur les plans matériel, certes, mais surtout intellectuel, moral et spirituel. Sans arrière-pensée, sans calcul aucun.

Imaginez-vous, sur les vingt-trois membres du comité Exécutif élus au congrès constitutif d’Adema-PASJ le 26 mars 1991, aucun ne figurait sur la première liste des candidats aux élections législatives.

Ce sont les camarades Alpha Oumar Konaré Président de la République ; Feu Soumeylou Boubeye Maiga alors directeur de la Sécurité d’Etat et le Dr Vétérinaire Bocari Treta, secrétaire à l’organisation qui, considérant cette situation anormale ont posé le problème au comité Exécutif. Celui-ci au cours d’une réunion a intimé l’ordre aux professeurs Bocar Sidi Sall (Chirurgien) Ali Nouhoun Diallo (médecin interniste) à Dioncounda Traoré (mathématicien) à Tiemoko Sangare (docteur en Géodésie) d’aller se présenter respectivement à Niafounké, Douentza, Nara et Bougouni.

L’auteur de ces lignes ne s’est exécuté qu’à l’hôtel Kanaga de Mopti sur insistance du Président Alpha auprès du Prof Abderahamane Baba Touré, membre du CTSP (Comité Transitoire de Salut du Peuple), venu dans la capitale de la V<sup>e</sup> région pour une conférence de réconciliation Nationale entre le Mali et les MFUA (Mouvement et Front Unifiés de l’Azawad) après celle manquée de Ségou.

Celui-ci rabroue son fils spirituel et lui fait une injonction d’aller à Douentza avec l’ingénieur agronome Amadou Abdoulaye Maiga en service à l’« OPERATION Riz Mopti » en mission d’Adema-PASJ pour informer la section de la décision du comité exécutif.

Traiter ces hommes et ces femmes de la Ruche des années 90 pour moins que rien, de négatif n’est tout simplement pas raisonnable. Encore moins sage !

Choguel, je ne parlerais pas, pour le moment, de ta gestion de l’Etat en tant que ministre, en tant que Premier ministre par respect pour Mme MAIGA Fady EL Hadj, amie de Mme MAIGA Kadji Hammadoun NIALIBOULY, ma cousine et camarade de promotion de l’Ecole primaire à Douentza. Par respect pour Assalia Mohamed MAIGA, grand douanier et patriote. Par respect des populations de Tacharane, Tabango, Bara, de Bazi, de Monzonnga, de Bentia Koukia, premiere capitale de l’empire Songhoi dont le PM Usmann Issoufi Maiga alias Pinochet est un illustre fils. Par respect des populations de Nfafa et du Gabéro.

Choguel, ressaisis-toi ! Tu dois beaucoup au Mouvement Démocratique.

Que tout le monde sache une fois pour toutes que le Président Alpha Oumar KONARE, premier Président de la III<sup>ème</sup> République a été élu à l’unanimité, Premier Président de la Ruche au Congrès constitutif d’Adema, le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adema-P.A.S. J).

Je dis bien élu par toutes les Abeilles y compris celle qui, au Perchoir, paraissait être le chef de l’opposition par respect strict de la sacro-sainte Loi de la séparation des pouvoirs qui voudrait que l’Assemblée Nationale ne soit jamais une chambre d’enregistrement.

Et elle ne l’a pas été pendant les dix (10) ans de collaboration fructueuse entre la première et la troisième institution par ordre d’énumération dans la constitution du 25 février 1992.

Que personne ne se méprenne, s’attaquer au président Alpha Oumar KONARE, c’est s’attaquer à toute la Ruche, et logiquement à tous ceux et toutes celles qui ont été membres des différents gouvernements du Président Alpha Oumar KONARE ; c’est s’attaquer à ses alliés politiques : les Partis signataires du Pacte Républicain (PSPR) qui ont regroupé l’Union Soudanaise Section du Rassemblement Démocratique Africain (U.S.-R.D.A.) ; l’Union des Forces Démocratiques (U.F.D.) de Me Demba Diallo ; le Parti pour la Démocratie et le Progrès (P.D.P.) de Me Drissa TRAORE et de Mamadou YOSSI ; le Rassemblement Malien pour le Travail (RAMAT) du Pr Abdoulaye Mako ; le Rassemblement pour la Démocratie et le Travail (R.D.T.) d’Amadou Ali Niangado, de l’ambassadeur Bocar Kassé et d’Ambadio Kassogué ; le Front Populaire Malien-Alliance pour le Développement Economique et Social (A.D.E.S.) de Mamadou Papa Sidibé ; la Convention Nationale pour la Démocratie et le Progrès (C.N.D.P.) créée en 1996, qui elle aussi a regroupé en plus des PSPR, le Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA), la Convention Démocrate-Sociale (CDS) de Mamadou Blaise Sangaré ; le Mouvement Citoyen-Cercle des Démocrates Républicains (MC-CDR) de Me Boubacar Karamoko Coulibaly ; l’Union pour la Démocratie et le Développement (UDD) de Moussa Balla Coulibaly, de Maitre Hassane Barry et Mahamane Rakibou Toure, aujourd’hui dirigé par Tiéma Hubert Coulibaly ; la Convention Parti du Peuple (COPP) de Me Mamadou Gakou et de Madame Ascofaré Houlematou Tamboura. Toutes ces formations politiques ont participé à la gestion concertée des institutions.

Dès lors, les maliens et les maliennes sont en droit d’attendre, particulièrement de ceux et de celles qui ont géré les ministères de la Défense et de l’Education de réagir comme il sied aux propos de Dr Choguel Kokala MAIGA, Premier Ministre de la Transition, Chef du gouvernement du Colonel Assimi GOÏTA. Par simple honnêteté intellectuelle et par sens de la redevabilité envers le peuple malien !

Si terminant son deuxième et dernier mandat, Alpha a cru devoir dire qu’il a échoué dans le domaine de l’Education, c’est sûrement par humilité et eu égard à la grande Ambition qu’il nourrissait pour le Mali en général et pour l’Ecole malienne en particulier !...

Choguel, mon beau fils, ne touche plus à Alpha, mon petit frère si tu veux continuer à bénéficier de mon amitié qui est réelle !...

<strong>Bamako le 30 Août 2023.</strong>

<strong>Pr Ali Nouhoun DIALLO, premier Secrétaire Politique élu au Congrès constitutif d’Adema-P.A.S. J, Ancien Président de l’Assemblée nationale pendant les dix ans de gestion du Pays par le Président Alpha Grand Officier de l’Ordre National du Mali distinction décernée par le Président Alpha Oumar KONARE.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bandiagara : La CNDH condamne avec fermeté les abus graves des droits de l’Homme</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/droits-humains/bandiagara-la-cndh-condamne-avec-fermete-les-abus-graves-des-droits-de-lhomme-3035061.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Sep 2023 06:31:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a exprimé ses inquiétudes au sujet de la situation sécuritaire sur les axes routiers dans la Région de Bandiagara. Elle dit avoir appris avec une profonde affliction les attaques contre un convoi des Forces Armées Maliennes (FAMas), commises le 29 août 2023 sur la Route RN15 entre Bandiagara et Sevaré. L'Institution nationale des droits de l’Homme s'incline devant la mémoire des disparu(e)s et souhaite prompt rétablissement aux blessé(e)s.

Se fondant, notamment sur la Constitution du 22 juillet 2023, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, la CNDH condamne avec fermeté ces abus graves des droits de l’Homme perpétrés contre les FAMas ; recommande des actions diligentes de la part des autorités compétentes en vue de rechercher, identifier et traduire en justice les commanditaires, auteurs et complices des abus de droits dénoncés ; invite le Gouvernement à renforcer les moyens matériels et humains des FAMas ; encourage les FDS dans leur mission sacerdotale de protection des populations et de leurs biens, dans le strict respect des droits de l’Homme et du Droit international humanitaire. Pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<title>Campagne cotonnière 2023/2024 : Le ministre de l’agriculture en visite de terrain à Bougouni et Kita</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/campagne-cotonniere-2023-2024-le-ministre-de-lagriculture-en-visite-de-terrain-a-bougouni-et-kita-3035059.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Sep 2023 05:58:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Prenant son bâton de pèlerin pour le suivi de l'évolution de la campagne cotonnière 2023/2024, le ministre de l'Agriculture, Lassine Dembélé, s’est rendu, du 30 au 31 août 2023, dans la zone CMDT où il a visité les filiales de Bougouni et Kita.</strong>

Lors de ce déplacement, le ministre Lassine Dembélé a rencontré les cadres de la CMDT et les autres acteurs majeurs de la filière cotonnière dont les producteurs. Ces derniers ont saisi cette occasion pour expliquer au visiteur en détail le déroulement de la campagne agricole. Prêtant une oreille attentive à ces interlocuteurs, le ministre de l'Agriculture dit avoir recensé toutes leurs doléances. Il les a rassurés de la prise en compte de leurs préoccupations.

Selon la cellule de communication du département de l’Agriculture, l’on note qu’en résumé, malgré un début d'hivernage difficile, l'état végétatif des champs est très encourageant. Les producteurs de la zone CMDT ont exprimé leur satisfécit quant à la réception des intrants et pesticides à temps.

Ils ont également exprimé leur gratitude envers l'encadrement de la CMDT sous le leadership du président-directeur général, Dr. Nango Dembélé et de ses techniciens. Ils n’ont pas aussi caché leur satisfaction quant à la disponibilité des nouveaux produits mis à leur disposition pour lutter contre les jassides.

Les hautes autorités de la Transition ont maintenu la subvention des intrants et fixé un prix très attrayant pour l'achat du coton graine. Toute chose qui a été saluée par les producteurs. Il est important d’indiquer que le président de la Transition a décidé de renoncer aux crédits intrants des producteurs de coton sur les superficies perdues pendant la campagne précédente en raison de l'attaque précoce de nouvelles races de jassides et des inondations. Le total atteint la somme de 9 938 774 839 FCFA. Pour cette campagne agricole, les producteurs de coton sont déterminés à atteindre les objectifs du plan de campagne 2023/2024 de la CMDT.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>

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<title>Issa Konfourou, représentant du Mali auprès des Nations Unies : «Le retrait de la MINUSMA ne saurait entamer la détermination des autorités maliennes en matière de respect des droits humains»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/issa-konfourou-representant-du-mali-aupres-des-nations-unies-le-retrait-de-la-minusma-ne-saurait-entamer-la-determination-des-autorites-maliennes-en-matiere-de-respect-des-droits-humains-3034271.html</link>
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<pubDate>Wed, 30 Aug 2023 06:48:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Ambassadeur Représentant permanent de la République du Mali auprès des Nations Unies à New York, Issa KONFOUROU, a prononcé un discours, le 28 août 2023, à New York aux Etats Unis d’Amérique lors de la réunion du Conseil de sécurité sur le rapport d'étape du Secrétaire général des Nations Unies sur le retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali (MINUSMA). Dans son discours, Issa Konfourou a fait savoir que le « retrait de la MINUSMA ne saurait en rien entamer la détermination et l'engagement des autorités maliennes en matière de respect et de protection des droits humains ».

Issa Konfourou a indiqué que le Gouvernement du Mali se réjouit que le Conseil de sécurité ait accédé à sa demande formulée en juin dernier, et depuis, il travaille en étroite coopération avec la MINUSMA pour un retrait coordonné, sécurisé et ordonné, conformément au délai du 31 décembre 2023, décidé par le Conseil de sécurité. Il a fait savoir que dès l'adoption de la résolution 2690 (2023), le 30 juin 2023, le Mali a multiplié les concertations avec la MINUSMA tant aux niveaux technique que politique, en vue de faciliter et de diligenter le processus de retrait de la Mission des Nations Unis du territoire malien.

Le Gouvernement du Mali se félicite de l'exécution de la première phase du retrait de la MINUSMA, au cours de laquelle 4 camps ont été rétrocédés. « Si les transferts des camps à Ogossagou, Goundam et Ménaka ont été pacifiques, le Gouvernement déplore les incidents qui ont émaillé celui de Ber, au cours duquel des groupes armés terroristes ont engagé des actions hostiles pour empêcher l'occupation du camp par les FAMa.

Cet incident, qui a causé 6 morts dans nos rangs, pour lesquels le Gouvernement du Mali présente les condoléances de la Nation, et au moins 72 combattants terroristes ont été neutralisés, montre, une fois de plus, la détermination des Forces Armées maliennes à assumer leurs missions régaliennes de défense du territoire national, et de protection des populations et des biens », a souligné Issa Konfourou.

Selon lui, cette détermination du Mali à faire occuper par l'Armée malienne tous les camps qui seront libérés par la MINUSMA ne constitue évidemment pas un acte de belligérance ou de rupture du processus de paix, au contraire, elle s'inscrit dans le processus régulier de rétrocession des emprises de la Mission et dans le respect du cadre juridique en vigueur, notamment l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger ainsi que toutes les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui reconnaissent la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale du Mali. « Il est important de noter que nos Forces de défense et de sécurité ont été attaquées par des groupes armés terroristes, qu'elles n'ont violé ni l'Accord encore moins le cessez-le-feu et n'ont pas l'intention de le faire. Cependant, si nos Forces sont attaquées ou empêchées d'accomplir leurs missions, elles se verront dans l'obligation de réagir vigoureusement », a-t-il précisé. Par ailleurs, il a indiqué que le Gouvernement du Mali réitère son attachement à la mise en œuvre intelligente et diligente de l'Accord, en collaboration avec les mouvements signataires qui le souhaitent, en vue de rétablir la paix et la stabilité durable au bénéfice des paisibles populations. « Aussi, face aux inquiétudes évoquées concernant la surveillance et l'établissement de rapports sur les droits de l'Homme au Mali, je rappelle que le retrait de la MINUSMA ne saurait en rien entamer la détermination et l'engagement des autorités maliennes en matière de respect et de protection des droits humains qui constituent un précieux héritage de notre glorieuse histoire et une valeur cardinale de notre société », a déclaré le représentant du Mali auprès des Nations Unies. Pour lui, la deuxième phase de transfert des emprises de la MINUSMA à l'Etat malien, qui commence dès le 1er septembre 2023, doit s'exécuter suivant le chronogramme convenu. « Autant nous sommes ouverts au dialogue pour régler pacifiquement les questions ponctuelles qui peuvent se poser, autant nous tenons au respect strict des délais convenus pour le transfert des camps de Tessalit, d'Aguelhok et de Kidal à l'Etat du Mali. Je tiens à rappeler que le Gouvernement du Mali n'envisage pas de prolongation du départ de la Mission au-delà de la date du 31 décembre 2023 fixée par la Résolution 2690 (2023) », a conclu Issa Konfourou.

Aguibou Sogodogo

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<title>Anéfis : L’armée neutralise plusieurs terroristes</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/anefis-larmee-neutralise-plusieurs-terroristes-3034269.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Aug 2023 06:43:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’armée malienne a annoncé la neutralisation de plusieurs combattants terroristes sans préciser le nombre. Cette information a été donnée sur la page officielle des Forces armées maliennes (FAMa). Le lundi 28 août 2023, aux environs de 14 h 00 et sur la base de renseignements précis, l'aviation FAMa a visé un regroupement de groupes armés terroristes (GAT) dans le secteur d’Anéfis, auteurs de plusieurs exactions contre les populations civiles et d'attaques contre les forces régaliennes. Selon l’armée, ces GAT étaient en préparation d'attaques contre des positions FAMa.

En adoptant la posture offensive, les FAMa affirment avoir neutralisé plusieurs combattants terroristes et 04 pick-up. Dans la poursuite de la reconnaissance offensive dans le même secteur d’Anéfis, le mardi 29 août 2023, aux environs de 08 h 00, des frappes aériennes ont été menées contre des colonnes de véhicules des groupes armés terroristes observées à 12 km d'une forêt non loin d'Anefis. Selon des renseignements précis, ces groupes sont en train de planifier des attaques contre des populations civiles et des postes FAMa.

Par ailleurs, sur la base de renseignements, les FAMa ont neutralisé, le même jour vers 09 H 45 à 14 km au Nord-Est de Niafunké, Adou Diallo, un influent terroriste activement recherché. Selon l’armée, l'Intéressé était impliqué dans le tir d'obus contre le Camp de la garde à Tombouctou le 18 août dernier. D’après les détails fournis par l’armée, il y a eu des échanges de tirs au cours de la poursuite de cet influent terroriste avant qu’il ne soit neutralisé. 01 PM, 01 poste radio et des munitions ont été récupérés sur lui.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>

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<title>Assemblée générale élective de la Femafoot : La liste Mamoutou Touré dit Bavieux passe comme une lettre à la poste</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/assemblee-generale-elective-de-la-femafoot-la-liste-mamoutou-toure-dit-bavieux-passe-comme-une-lettre-a-la-poste-3034267.html</link>
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<pubDate>Wed, 30 Aug 2023 06:39:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’assemblée générale élective de la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT) s’est tenue hier, mardi 29 août 2023 au centre international de conférence de Bamako, sous la présidence du représentant du ministre des sports, et sous la supervision des émissaires de la Confédération africaine de football (CAF) et de la FIFA. La liste Mamoutou Touré dit Bavieux a été réélue pour un nouveau mandat de quatre ans.

A l’issue des travaux, le président de la commission électorale a fait savoir que 63 délégués étaient présents à l’assemblée et qui ont procédé au vote du nouveau bureau du comité exécutif de la fédération malienne de football. Il a noté qu’à l’issue du dépouillement, 61 délégués ont voté pour la liste dirigée par Mamaoutou Touré. « En application des dispositions du code électoral, la commission électorale déclare officiellement élue la liste dirigée par Mamoutou Touré pour diriger la fédération malienne de football pour 4 ans », a-t-il déclaré. Le président sortant de la Fédération malienne de Football (FEMAFOOT), Mamoutou Touré, a été ainsi réélu pour un nouveau mandat de quatre ans, à l'issue de l’assemblée générale élective qui achève les travaux entamés durant son premier mandat.

Signalons que cette élection a eu lieu en présence du président de la Fédération sénégalaise de football, Maître Augustin Senghor, 1er Vice-président de la CAF) ; d’El Hadj Wack Diop, Directeur régional du bureau FIFA à Dakar ; Ahmed Harraz , Senior Governement Services Manager de la FIFA ; Mme Sarah Mukuna, Directrice des Associations Membres de la CAF ; et de M. Jean Jacques Diène, Responsable de la Gouvernance de la CAF.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Face à une intervention imminente de la CEDEAO : Le Niger autorise le Burkina Faso et le Mali à intervenir sur son territoire « en cas d’agression »</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/face-a-une-intervention-imminente-de-la-cedeao-le-niger-autorise-le-burkina-faso-et-le-mali-a-intervenir-sur-son-territoire-en-cas-dagression-3034139.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Aug 2023 06:49:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les militaires au pouvoir au Niger ont donné , le jeudi 24 août 2023, leur aval pour une intervention des armées du Burkina Faso et du Mali sur le territoire nigérien « en cas d'agression ».</strong>

A l’issue de la visite des ministres des affaires étrangères du Burkina Faso et du Mali, Olivia Rouamba et Abdoulaye Diop, jeudi 24 août, à Niamey, où ils ont rencontré le général Abdourahamane Tiani, l'administration militaire du Niger a autorisé l’intervention des armées du Burkina Faso et du Mali sur son territoire « en cas d'agression ».

Dans un communiqué lu par le secrétaire général adjoint du ministère nigérien des Affaires étrangères, Omar Ibrahim Sidi, des ordres ont été émis par Niamey « autorisant les forces de défense et de sécurité du Burkina Faso et du Mali à intervenir en territoire nigérien en cas d’agression ».

L'ultimatum de la CEDEAO exigeant le rétablissement de Mohamed Bazoum dans ses fonctions de président du Niger, sous peine d'intervention armée est expiré depuis le 6 août dernier.

Le Mali et le Burkina Faso ont mis en garde contre une éventuelle intervention militaire contre le Niger et assurent qu’elle serait considérée comme une « déclaration de guerre ». Les deux pays aussi dirigés par des militaires « préviennent que toute intervention militaire contre le Niger entrainerait un retrait du Burkina Faso et du Mali de la CEDEAO, ainsi que l'adoption de mesures de légitime défense en soutien aux forces armées et au peuple du Niger ». Il ont aussi alerté sur « les conséquences désastreuses d'une intervention militaire au Niger qui pourrait déstabiliser l'ensemble de la région comme l'a été l'intervention unilatérale de l'OTAN en Libye qui a été à l'origine de l'expansion du terrorisme au Sahel et en Afrique de l'Ouest ».

<strong>M. K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sit&#45;in à l’hôpital Gabriel Touré de Bamako : Le personnel dit « NON à des salaires amputés illégalement »</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/sit-in-a-lhopital-gabriel-toure-de-bamako-le-personnel-dit-non-a-des-salaires-amputes-illegalement-3034137.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Aug 2023 06:47:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le personnel de l’hôpital Gabriel Touré de Bamako a tenu, le vendredi 25 août 2023, un sit-in dans la cour dudit hôpital pour dire « NON à des salaires amputés illégalement ». Selon le Comité syndical de l’hôpital Gabriel Touré de Bamako, le directeur de l’hôpital a effectué des prélèvements sur les salaires des agents de l’hôpital pour « motif de grève en violation de la loi ». « La loi 87 dont le directeur fait allusion dans sa décision exige à ce que lorsqu’un syndicat dépose un préavis de grève, que des négociations soient ouvertes. Ces négociations qui n’ont jamais commencé pouvaient peut-être empêcher cette grève. Certes, la loi autorise des prélèvements sur les salaires en cas de grèves, mais cette même loi exige du gouvernement l’ouverture des négociations. Donc, c’est l’autorité qui a violé la loi et on veut appliquer la même loi. On ne va pas l’admettre. Non à la violation de la loi. C’est de l’injustice, nous n’accepterons pas », soulignent les responsables du Comité syndical.

Deux heures durant (8h-10h), les blouses blanches de l’hôpital Gabriel Touré de Bamako ont abandonné leurs bureaux climatisés pour tenir un sit-in dans la cour de l’hôpital afin d’exprimer leur ras-le-bol face à la gestion de leur structure sanitaire. « Le salaire est sacré », c’est ce que scandaient les manifestants lors de ce sit-in. Ils détenaient tous des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « NON à des salaires amputés illégalement ».

Prenant la parole, le Pr. Loséni Bengaly, secrétaire général du Comité syndical de l’hôpital Gabriel Touré de Bamako, a fait savoir que le directeur de l’hôpital a procédé à des prélèvements sur des salaires des montants allant parfois à la moitié du solde pour motif de grève. « Certes, la loi autorise des prélèvements sur les salaires en cas de grèves, mais cette même loi exige du gouvernement l’ouverture des négociations. Donc, c’est l’autorité qui a violé la loi et on veut appliquer la même loi. On ne va pas l’admettre. Non à la violation de la loi. C’est de l’injustice, nous n’accepterons pas. C’est la première étape. Tant qu’un centime restera non restauré, le mouvement va continuer », a déclaré le Pr. Loséni Bengaly.

Pour sa part, le porte-parole du comité, Djimé Kanté, secrétaire général adjoint du comité syndical, a indiqué que le directeur de l’hôpital a touché à leur dignité, à leur salaire. Selon lui, le dialogue est rompu tant qu’un seul travailleur restera à réclamer un centime de son salaire. « Ce que nous demandons aux autorités, ce n’est pas de la mer à boire. Nous voulons être écoutés, nous voulons le dialogue dans le respect. Nous voulons la restitution des montants prélevés sur nos salaires. Il y a quelques jours, nous avons vu nos salaires coupés. Et plus de la moitié du salaire a été coupée chez certains agents pour motif de grève et c’est normal qu’en cas de grève, une telle action soit prise, mais ce que nous ne comprenons pas, c’est la mauvaise application de la loi. La loi 87 dont le directeur fait allusion dans sa décision exige à ce que lorsqu’un syndicat dépose un préavis de grève, que des négociations soient ouvertes. Ces négociations qui n’ont jamais commencé pouvaient peut-être empêcher cette grève. Nous demandons que la loi soit appliquée dans son entièreté », a déclaré Djimé Kanté. Il a invité le directeur de l’hôpital d’arrêter ces agissements qui n’honorent pas la structure. Il a rappelé que depuis le 31 mai dernier, l’hôpital Gabriel Touré de Bamako est en grève pour l’amélioration des conditions de vie et de travail. « Le travailleur se retrouve avec moins du quart de son salaire et comment voulez-vous qu’un chirurgien opère dans ces conditions, qu’un ambulancier conduise des malades dans ces conditions ? Ce n’est pas possible. Il devient impossible sincèrement de s’occuper correctement des malades à l’hôpital Gabriel Touré dans de telles conditions », a-t-il conclu.

A rappeler que les principales préoccupations actuelles des Comités syndicaux du CHU Gabriel Touré qui ont fait l'objet de la cessation de travail de ces derniers mois s'articulent autour de trois axes majeurs, à savoir : l’avènement d'une bonne gouvernance hospitalière ; la sécurité du personnel et l'amélioration des conditions d'accueil, d'hospitalisation et des soins des patients ; le respect des engagements pris par les autorités. En outre, les syndicalistes exigent le paiement des émoluments du personnel Bi-appartenant.

Aguibou Sogodogo

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<title>L’ancien Premier ministre Dr. Soumana Sako contre une intervention militaire du Mali au Niger : « Les groupes terroristes et djihadistes continuent de semer la mort et la désolation dans de nombreuses zones du Mali…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lancien-premier-ministre-dr-soumana-sako-contre-une-intervention-militaire-du-mali-au-niger-les-groupes-terroristes-et-djihadistes-continuent-de-semer-la-mort-et-la-desolation-dans-3034135.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Aug 2023 06:44:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire), le parti dirigé par l’ancien Premier ministre, Dr. Soumana Sako, fustige « la volonté des autorités militaires et politiques nationales de voler au secours de la junte militaire qui tente d’usurper le pouvoir d’un régime démocratiquement élu dans un pays voisin. » Pour la CNAS-Faso Hèrè, au même moment, « les groupes armés terroristes et djihadistes continuent de semer la mort et la désolation dans de nombreuses zones du Mali où des villages entiers se vident de leurs populations abandonnées à leur sort. »

A Bamako, plusieurs partis politiques sont opposés à une intervention militaire des autorités maliennes au Niger. La CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire), le parti de l’ancien Premier ministre, Dr. Soumana Sako, a exprimé, dans un communiqué rendu public le jeudi 24 août 2023, sa plus vive préoccupation face à la volonté des autorités militaires et politiques nationales de voler au secours de la junte militaire qui tente d’usurper le pouvoir d’un régime démocratiquement élu dans un pays voisin alors même que les groupes armés terroristes et djihadistes continuent de semer la mort et la désolation dans de nombreuses zones du Mali où des villages entiers se vident de leurs populations abandonnées à leur sort.

Pour la CNAS-Faso Hèrè, dans des systèmes démocratiques même imparfaits dont les peuples de la sous-région se sont librement dotés, le coup d’Etat militaire non seulement n’a pas sa place, mais vient complexifier davantage les problématiques sécuritaires et de développement qui lui servent souvent de prétextes trop faciles pour être crédibles.

Le spectre d’une intervention militaire de la CEDEAO afin de rétablir Mohamed Bazoum dans ses fonctions plane toujours sur le Niger. Les autorités au Mali et au Burkina Faso ont déjà fait part de leur solidarité envers les putschistes au Niger et ont annoncé qu'une intervention militaire de la CEDEAO serait « une déclaration de guerre » à leur encontre. Les militaires au pouvoir au Niger ont donné leur accord, le jeudi 24 août dernier, « autorisant les forces de défense et de sécurité du Burkina Faso et du Mali à intervenir en territoire nigérien en cas d’agression ».

Madiassa Kaba Diakité

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</item>

<item>
<title>Dr Abdramane Sylla, ancien ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine « La jeunesse veut une voie originale pour l’Afrique, qui doit l’amener dans son développement propre »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/dr-abdramane-sylla-ancien-ministre-des-maliens-de-lexterieur-et-de-lintegration-africaine-la-jeunesse-veut-une-voie-originale-pour-lafrique-qui-doit-lamene-3033865.html</link>
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<pubDate>Sat, 26 Aug 2023 11:29:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dr. Abdramane Sylla, ancien ministre des Maliens de l’extérieur et de l’</strong><strong>I</strong><strong>ntégration africaine</strong><strong>, </strong><strong>est Professeur d’</strong><strong>E</strong><strong>nseignement supérieur, chargé des cours d’histoire des </strong><strong>R</strong><strong>elations internationales à la Faculté d’</strong><strong>H</strong><strong>istoire et de </strong><strong>G</strong><strong>éographie de l’Université de Bamako</strong><strong>.</strong><strong> Actualité oblige, Dr Abdramane Sylla est bien connu à l’Université et dans le milieu intellectuel pour ses interventions sur l’histoire des Relations internationales, ses prises de positions sur des questions géopolitiques. </strong><strong>Il </strong><strong>parle beaucoup plus ces derniers temps avec </strong><strong>s</strong><strong>es étudiants des questions de </strong><strong>G</strong><strong>éopolitique. </strong><strong>Il vous dira qu’il s’agit d’</strong><strong>un </strong><strong><em>«</em></strong><strong><em>complexe de cours d’histoire contemporaine, d’analyse de géopolitique internationale, de même que la corrélation avec l’histoire politique du Mali</em></strong><strong><em>»</em></strong><strong>. Le Républicain l’a rencontré pour nous éclairer sur certains aspects des relations internationales, à un moment de fortes remises en cause des rapports historiques entre pays occidentaux et africains, notamment entre la France et le Mali, au plan militaire, économique, social et culturel. Au moment où s’effondrent les partenariats fondés sur l’exploitation des ressources africaines, la Russie offre -t-elle une alternative crédible, de nouvelles perspectives salutaires ? Notre interlocuteur, qui était présent à Saint-Pétersbourg lors du Sommet Russie-Afrique, a vécu de près la ferveur de cette rencontre. En outre, parallèlement à la tenue du sommet, il a </strong><strong>pris part </strong><strong>à des colloques, des débats, notamment au niveau de l’Institut polytechnique de Saint-Pétersbourg, où il a participé à un débat sur l’énergie nucléaire. Abdramane Sylla a eu plusieurs rencontres dans les milieux d’affaires et au niveau de différentes </strong><strong>U</strong><strong>niversités où il a expliqué les opportunités d’affaires et recommandé la destination Mali. Pour l’ancien ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaines, Abdramane Sylla, <em>« Personne ne viendra construire le Mali à la place des Maliens, personne ne fera nos pays africains à notre place. C’est nous-mêmes qui sommes interpellés, en tant qu’Africains sur les questions de développement »</em>, a-t-il rappelé. A travers cette interview, il explique que des opportunités existent de part et d’autre ; nous avons des matières premières, il nous faut les technologies, qui nous permettent d'amorcer le développement réel de nos pays. <em>« Je pense que dans un partenariat gagnant-gagnant, on peut discuter avec les Russes, pour avoir certaines des technologies »</em>, a indiqué Abdramane Sylla. Lisez !</strong>

<strong><em>Le Républicain : La géopolitique, on en parle beaucoup par ces temps-ci, et ça intéresse particulièrement notre pays, ancienne colonie française, le Mali est à la croisée des chemins, cherchant sa voie dans un ordre mondial marqué par la dominance géostratégique. Pour vous notre pays a-t-il trouvé sa voie ou la cherche-t-il encore ?</em></strong>

<strong>Dr. Abdramane Sylla : </strong>La géopolitique est une science politique. Elle permet aux Etats de se comporter dans un ensemble d’Etats, de se positionner, de s’affirmer et même de contrôler les enjeux économiques et politiques à travers le monde. Il y a des Etats qui ont rayonné dans l’histoire, ont atteint leur apogée et ont disparu en tant que puissance. D’autres sont apparus, après eux ont connu également le même cheminement et sont tombés aussi.

L’Afrique a été colonisée par des puissances occidentales, française, anglaise, portugaise, Espagnole, etc. Elle a connu, elle aussi des empires bien organisés, avec même souvent des ambitions de puissance, sauf que ces élans ont été brisés par les vicissitudes de l’Histoire. Il y a un phénomène qui est en train de mettre en cause l’ordre existant. Je pense que vous conviendrez, ces derniers temps, qu’il y a une sorte de prise de conscience collective au niveau africain, surtout de la jeunesse qui ne veut plus vivre comme par le passé, et qui souhaite aujourd’hui qu’il y ait une voie originale pour l’Afrique, qui doit l’amener vers son développement propre.

<strong><em>Un nouvel élan panafricaniste prend-il le poil de la bête ?</em></strong>

Effectivement la jeunesse africaine est convaincue aussi qu’aucun pays pris individuellement ne peut se développer, d’où l’idée du Panafricanisme qui prend de l’ampleur. Les pères de l’indépendance de nos pays avaient belle et bien compris la nécessite des pays africains de s’unir, puisque les frontières artificielles ne devraient en aucun cas avoir raisons de notre appartenance culturelle. Il faut désormais refuser et dénoncer vivement tout type de  partenariats du genre patrimonial, mais plutôt des partenariats gagnant-gagnant.

Je pense que c’est en cela toute l’importance aujourd’hui de regarder qui sont des partenaires fiables, crédibles qui voudront jouer gagnant-gagnant avec nous. Sur la question, on ne se trompe pas, quand aujourd’hui cette jeunesse fait le choix de la Russie, ce choix me parait juste, sans tomber naturellement dans la naïveté qui voudra que d’autres viennent faire notre affaire à notre place. Le développement futur de l’Afrique se fera avec les africains et singulièrement celui du Mali avec les maliens conscients des enjeux et compétents pour ce faire.

<strong><em>Faut-il comprendre donc que l’histoire géopolitique et des partenariats du Mali a été celle d’un partenariat paternaliste franco-malien ?</em></strong>

La France a toujours eu avec ses anciennes colonies une relation de condescendance. Jamais de partage équitable et même pas de liberté d’opinion politique contradictoire. Souvenons-nous dans quelles conditions le Mali a accédé à l’indépendance, avec une volonté farouche de s’émanciper, et même, en analysant le contexte géopolitique de l’époque, les dirigeants maliens avaient une seule certitude qu’un Etat pris individuellement était très fragile et très faible. Le Mali a fait l’option de la Fédération, qui avait réuni quatre pays au départ, mais celle-ci a été amputée des deux premiers membres que sont les Dahomey (Benin) et la Haute Volta (Burkina Faso) pour se résumer à une Fédération à deux entre le soudan français [Mali] et le Sénégal. Elle n’a duré que deux mois. Nous connaissons les raisons de cette séparation, il n’y avait pas d’équivoque que c’était la France qui avait manœuvré et joué auprès des sénégalais pour arriver à l’éclatement de cette union, une Fédération à deux membres n’avait pas beaucoup de chance de survie.

<strong><em>Et elle a vite vécu, après avoir fait un long feu, et pour vous la jeunesse tient toujours ce flambeau panafricaniste?</em></strong>

Le premier Président de la République du Mali s’est battu dans des difficultés énormes face à la France pour exprimer la plénitude de sa souveraineté. Ce sont les réformes de l’Education, de la monnaie et toutes les politiques menées à l’époque, qui devaient davantage affirmer cette souveraineté. Mais la suite on la connaît, c’était le coup d’Etat. On peut dire que depuis cette période, la France a été présente partout. Il n’est pas rare de voir que même les budgets élaborés aujourd’hui au niveau de la plupart de nos pays, le sont avec l’aide du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale. Où est notre souveraineté ? Tout est fait à dessein pour que jamais nous ne puissions mettre en œuvre nos ambitions propres et élever la tête. Je pense que c’est cette prise de conscience aujourd’hui qui est en train de s’opérer au niveau d’une vaillante jeunesse, décomplexée, ambitieuse, qui veut transcender toutes ces contradictions, pour affirmer notre indépendance réelle, notre souveraineté et promouvoir le développement au niveau de nos Etats.

<strong><em>Voulez-vous dire que jusque-là nous étions restés dans le canevas du partage de l’Afrique à la conférence de Berlin de 1884 - 1885</em></strong><strong><em>, à la</em></strong><strong><em>quel</em></strong><strong><em>le</em></strong><strong><em> certaines puissances d’aujourd’hui n’étaient pas présentes ?</em></strong>

La conférence qui réunit à Berlin les représentants de 14 pays européens, de novembre 1884 à février 1885, a pour objet de régler pacifiquement les litiges relatifs aux conquêtes coloniales en Afrique. Elle a statué et fixé les règles de partage du continent africain. Elle a mis fin aux conflits entre les nations européennes, accéléré le partage et la conquête de l’Afrique. C’était donc la ruée sur le Continent.

Cela ne fait l’objet d’aucun doute, quand on sait désormais que dans leur subconscient, entre les différents pays, chaque puissance a un pré carré. Le pré carré français, c’est un peu tous les pays colonisés par la France ; le pré-carré anglais, les pays colonisés par l’Angleterre ; et le pré-carré espagnole, etc. On peut considérer en grande partie l’Amérique latine est tombée sous l’influence américaine à partir de 1945, suivant ce qu’on a appelé la doctrine Monroe.   Depuis ce partage, le code entre ces puissances, c’est qu’aucun pays ne s’immisce dans les affaires du pré-carré de l’autre, ceci n’est pas un secret et tout le monde le sait.

Fort heureusement aujourd’hui, les choses sont en train de changer, les visions sont en train de changer et je pense que dans un avenir bien proche, ces pré-carrés vont disparaître. La naissance des BRICS donnera une nouvelle impulsion à cette dynamique. Un nouvel ordre mondial se dessine, et l’histoire va devoir se réécrire.

<strong><em>Peut-on parler aujourd’hui d’une remise en cause de ce partage de l’Afrique ?</em></strong>

Évidemment, les Africains viennent de comprendre que leur destin était jusqu’à preuve de contraire dessiné ou géré à un autre niveau et aujourd’hui, ils ont fait le choix en tout cas de prendre leur propre destin en main et d’en être les maîtres. Oui aujourd’hui, le paradigme change et les choses sont plus réalistes et moi j’y crois. Je pense que nous allons arriver effectivement à une Afrique qui s’assume par elle-même. Ce moment est extrêmement important et interpelle tous les africains à quelque niveau que ce soit, très singulièrement sa jeunesse.

<strong><em>Croyez-vous à un nouvel ordre mondial avec l’émergence de certaines nouvelles puissances qui n’étaient pas au partage de l’Afrique ?</em></strong>

Ce nouvel ordre mondial est indéniable, irréversible, c’est ce qui explique l’existence des BRICS (Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud). Nous avons vu en soi que ces pays réunis font plus que la moitié de l’humanité. Ces pays ont compris effectivement qu’il faut que les donnes changent. Les donnes doivent changer du point de vue de l'économie monétaire en refusant que le dollar soit la monnaie de référence et en voulant vraiment commercer sur des bases beaucoup plus claires, beaucoup plus juste et dans un mieux partage possible entre les nations qui commercent entre elles. Je crois que de ce point de vue, il n’y a pas d’équivoque non plus, que le nouvel ordre mondial va changer.

<strong><em>Qu’est ce qui doit changer exactement, quel sera le mot de l’Afrique ?</em></strong>

Tout doit changer. D’abord la perception que nous avons des relations entre les Etats. Il faut que l’on arrête de croire qu’une nation est supérieure à une autre, que certains ont une civilisation supérieure à d’autres, les relations économiques doivent se faire sur des règles plus justes. Notre humanité doit être considérée comme la même par tous et pour tous.

Il est souhaitable, que l’Afrique ne doit pas rester en marge de ce nouvel ordre mondial et doit avoir son mot à dire dans ce concert. L’Afrique doit jouer son rôle parce qu’il est unanimement entendu que d’abord du point de vue démographique, l’Afrique compte plus du milliard d’individus avec une jeunesse de moins de trente ans. Du point de vue de l’économie l’Afrique regorge toutes les richesses dans son sous-sol, il est admis couramment que c’est le continent du futur. Sa grande faiblesse à elle, c’est de sa division en micro-Etats, mais je crois que l’expression de l’unité doit être beaucoup plus forte au niveau des nations africaines, surtout des organisations continentale et régionales qui nous réunissent afin de traduire très haut les aspirations des peuples africains.

Je crois objectivement que ce rendez-vous ne doit en aucun cas être manqué. Et c’est cet appel qu’il faudrait adresser aux dirigeants de tous les pays africains. Qu’ils soient à l’écoute du peuple et qu’on essaie d’être à ce grand rendez-vous, au cours duquel l’Afrique aura sa place réelle dans le concert des nations.

<strong><em>Si je vous comprends bien, la place profitable de l’Afrique dans le concert du monde, c’est aux cotés des BRICS ?</em></strong>

Absolument, les BRICS. Je pense d’ailleurs qu’il y a une forte demande de beaucoup de pays aujourd’hui, qui veulent adhérer aux BRICS et je pense objectivement que nos Etats, individuellement, comme l’Afrique entièrement au niveau de l’Union Africaine, peut formuler cette demande. L’Afrique du Sud y est déjà mais si les autres pays africains venaient à s’ajouter, je pense que la cause sera entendue.

<strong><em>Monsieur le ministre, vous êtes russophone, vous avez fait une bonne partie de votre formation en ex U.R.S.S. et vous êtes resté attaché à la Russie, son héritière. A ce titre vous avez participé au 2ème Sommet Russie-Afrique qui s’est tenu les 27 et 28 juillet 2023, à Saint-Pétersbourg, dites-nous quelles ont été vos impressions ?</em></strong>

De très bonnes impressions. Je dois vous dire que j’ai fini mes études universitaires dans ce pays, depuis plus de trente ans maintenant, et pendant toutes ces années passées, j’ai gardé d’excellentes relations avec ce pays et où je me suis rendu, presque tous les ans. Alors je dois vous dire très sincèrement que j’ai souffert un moment donné, surtout à la période de transition de l’ex U.R.S.S. qui venait d’exploser. Quand j’ai vu le pays se disloquer, laissant chacun des Etats assumer son destin, au détriment de ce très grand ensemble qui avait fait sa preuve, je dois avouer que cela m’a fait souffrir. Mais je suis tout aussi heureux que la Russie, héritière de ce vaste territoire qu’est l’ex U.R.S.S. assume aujourd’hui cet héritage. J’en ai éprouvé aussi une très grande fierté parce que je connais personnellement la capacité économique de la Russie. Je connais la résilience du peuple russe, sa capacité de bondir. J’étais convaincu à un moment donné, que cette période de transition, qui a été très dure pour les Russes, serait vite dépassée. Je m’en réjouis en tout cas qu’aujourd’hui, les Russes aient su transcender cette période et ont réaffirmé toute leur puissance à la fois militaire et économique.

Je suis allé à Saint-Pétersbourg où j’ai assisté au sommet Russie-Afrique, que nous avons de tout temps appelé de tous nos vœux. Nous avons toujours insisté auprès des autorités russes, d’accorder plus d’importance du point de vue géopolitique à l’Afrique. La Russie n’a jamais été absente de l’Afrique en vérité, parce qu’elle a formé des millions de cadres pour tous les pays africains. Je ne connais pas un pays africain où un cadre n’a pas été formé en Russie, c’est important de le dire.

La formation en Russie, en ex U.R.S.S. était une formation gratuite, et de très haut niveau qui a permis à nos Etats de se construire, donc elle a joué sa partition pour la relève des jeunes Etats africains. Aujourd’hui les choses ont changé, il y a une nouvelle vision qui est soutenue par le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Vladimirovitch Poutine. C’est une vision très claire des enjeux mondiaux, la fin des hégémonies de certains pays sur les autres, la lutte contre le Néocolonialisme, contre la dépravation des valeurs morales pour un monde juste et équilibré, si la Russie doit avoir un partenariat crédible, sincère, ce serait avec l’Afrique. Le Président Poutine a engagé la Russie à travailler avec l’Afrique, singulièrement avec le Mali. Nous avons d’excellentes relations avec la Russie ; de chaque côté, chacun doit pouvoir saisir les opportunités qui s’offrent pour que nous les utilisions pour le bénéfice de cette coopération et de nos peuples.

<strong><em>Monsieur le ministre, le Mali traverse en ce moment une transition qui a tissé d’étroites relations avec la Russie. Peut-on dire que cette coopération ne surgit pas du néant ?</em></strong>

Surtout pas du néant, car aux premières heures de notre indépendance, l'Union soviétique était là au côté du Mali et aujourd’hui, la Russie est là au côté du Mali. Je crois que vous vous posez certainement la question : la transition actuelle a-t-elle fait un choix crédible ? A-t-elle fait un choix porteur de collaborer avec la Russie?

Oui, je crois. Si elle ne l’avait pas fait, ça aurait été une erreur grossière, mais la transition a compris qu’il faillait s’orienter déjà vers la Russie. Les premiers résultats de cette coopération, ce sont les succès enregistrés du point de vue militaire. Nous bénéficions aujourd’hui des équipements militaires de tous calibres que nous avons pu avoir du côté des Russes. Je veux dire les avions, comme tous les matériels roulants qui permettent à notre armée aujourd’hui d’assumer sa mission et de l’accomplir avec beaucoup de dignité. Donc au-delà je crois qu’aujourd’hui, ce que je souhaite le plus, est qu’il y ait d’autres domaines d’échanges économiques. Notre Etat doit avoir une vision très claire de son économie et des besoins de développement du pays.

Nos opérateurs économiques, même s’ils ne connaissent pas assez bien la Russie, doivent s’informer sur les opportunités d’affaire pour accompagner la volonté politique de l’Etat. Et je pense que dans le cadre d’un partenariat sans tricherie, sans fanfaronnades, sans aucune subtilité possible, on peut vraiment faire des affaires gagnant-gagnant avec la Russie. Donc je me réjouis de cette coopération, qui ne tombe pas du ciel, ce n'est pas un hasard, mais une continuité et je remercie les autorités de la transition pour l’avoir bien compris.

<strong><em>Monsieur le ministre quand on jette un regard sur le rétroviseur, l’histoire de la géopolitique africaine, les commentaires relèvent des relations dominant-dominé, qui reposent sur l’exploitation des ressources africaines au détriment des populations locales africaines et à l’avantage des puissances occidentales alimentant ainsi le néo-colonialisme. A l’aune du regain d’intérêts pour la Russie, chat échaudé ne doit-il pas craindre l’eau froide ? Y a-t-il un risque d’aller se trouver un nouveau maître des lieux en tissant des liens forts avec la Russie ? </em></strong>

Non. Je dois vous dire que nous avons en face deux comportements historiques différents, l’histoire de l’Europe et l’histoire de la Russie. Je dois aussi vous dire que l’essence même de l’impérialisme, c’est l’exploitation, et quand vous connaissez l’histoire de l’Europe, c’est une histoire impérialiste. L’Europe se croit même investie d’une mission civilisatrice, elle pense incarner à elle seule les meilleures valeurs sociales, elle serait composée des peuples choisis, qui auraient droit de tout au détriment des autres. Connaissant depuis les premiers contacts, toutes les souffrances que nous autres africains avons connues, cette barbarie s’est exprimée sur nous tout le cours de notre histoire, depuis la traite négrière, la colonisation, en passant par les arrogances actuelles, toutes des formes d’oppression que nous avons subies.

Du côté de la Russie, je dois rappeler qu’elle est une vieille nation également, mais une vieille nation qui a connu une page sombre, la colonisation avec ce qu’elle a de barbarie et d’humiliation. Dans son histoire, il y a eu la <em>«domination des tatars et des mongols »,</em> sur le peuple russe, qui a duré beaucoup de siècles, et qui lui a fait extrêmement du tort. Donc si l’on compare ce que la Russie, le peuple Russe a vécu et ce que nous les Africains avons subi, on peut dire que nous avons partagé les mêmes destins. C’est pourquoi, je dis que la Russie ne serait en aucun cas un pays impérialiste. Elle ne peut pas l’être par ce qu’elle n’a pas ça dans le sang. Elle a le sens du partage bien fait. La Russie n’exploite pas la faiblesse des autres pays, parce qu’elle est d’abord en soi un pays très riche qui n’a pas besoin de la richesse des autres. Elle peut se développer en exploitant son propre sous-sol. C’est ce qu’elle fait d’ailleurs. Donc la Russie n’est pas comparable à ce pays-là qui ne se développera pas sans nous aujourd’hui, sans nos ressources. C’est pourquoi je ne crois pas du tout que l’on puisse comparer les deux, pour craindre dans un futur, de tomber dans une sorte d’impérialisme russe. Ce mot ne peut pas être rapporté aux Russes, en tout état de cas de cause, je parle de partenariat.

Mais sur les questions de développement, c’est nous-mêmes qui sommes interpellés, en tant qu’Africains. Personne ne viendra construire nos pays à notre place. Il y a des opportunités qui s’offrent de part et d’autre, qui peut permettre d’avancer, notamment en termes de technologie.

Je pense que dans un partenariat gagnant-gagnant, on peut aussi discuter avec les Russes, pour avoir certaines des technologies, qui nous permettent d'amorcer le développement réel de nos pays. Je parle plus de cela, mais il n’est pas question, je ne vois pas dans un partenariat l’idée que les autres viendront faire à notre place, non. Personne ne viendra rien faire à la place des Africains. Personne ne viendra construire le Mali à la place des Maliens. Et la tâche de construction nationale, la tâche de faire notre pays, c’est d’abord nous-mêmes et les autres après.

<strong><em>Parlant de nos relations avec la France d’aucuns disent que ce pays n'a rien sans l'Afrique, tel n’est-il pas le cas pour la Russie ? A-t-elle des moyens sans l’Afrique ?</em></strong>

Oui. C’est ça sûrement l’intérêt de notre coopération avec la Russie. Parce que d’abord la Russie est un pays riche qui a toutes les matières premières chez lui. Elle dispose de technologies dans presque tous les domaines. Elle dispose de ressources humaines de qualité dans tous les domaines. Aujourd’hui, elle est disposée à entretenir des relations avec nous, saisissons l’opportunité.

<strong>Peut-on espérer sur un Partenariat vraiment gagnant-gagnant, garanti ?</strong>

C’est garanti, parce que la Russie ne pensera pas venir exploiter l’uranium du Niger à la place des Nigériens. Si ça doit profiter, c’est que ça doit profiter aux deux parties. Ce ne serait pas le même genre d’exploitation de l’uranium, comme celui que la France a mené pendant toutes ces années, depuis l’indépendance jusqu’à nos jours. Il nous faut discuter avec les pays disposant des moyens technologiques, d’obtenir les transferts technologiques pour que in fine nous puissions par nous-mêmes exploiter notre sous-sol. La Russie et tous les autres partenaires, qui voudront venir dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant, seront les bienvenus, sans exclusive.

Moi, j’ai confiance en la Russie, parce que c’est le pays que je connais le mieux, je connais sa capacité et je sais qu’on peut faire de bonnes affaires avec les Russes.

<strong><em>Donc la Russie n’est pas que dans le domaine sécuritaire, mais également dans les affaires ? </em></strong>

Absolument la Russie, quand vous parlez de sécurité, c’est au niveau de la puissance militaire, personne ne porte un doute sur la puissance militaire de la Russie. Aujourd’hui, quand il faut aider dans l’acquisition des matériels militaires, on ne se trompe plus. Par le passé chez nous-mêmes au Mali, après l’achat des équipements militaires, certains pays refusent de nous les livrer. Ce n’est pas le cas de la Russie, qui vous livre à domicile, ce que vous achetez. C’est ce qui a permis à notre armée aujourd’hui de retrouver son niveau d’antan, et même en essayant de le dépasser, et je crois que notre armée aujourd’hui, n’est plus inquiète comme avant. Au-delà du domaine militaire qui peut et doit assurer la sécurité, la Russie est un pays de grande capacité et pourra aider dans le renseignement militaire par la formation pour une plus grande sécurité de notre pays. Elle est une puissance nucléaire, un pays très développé où tous les secteurs peuvent offrir des opportunités.

Dans le domaine de l’agriculture, la Russie est un pays très agricole qui a des terres très fertiles, des machines agricoles de dernières technologies, réalisant de grandes exploitations. Nous en avons besoin, pourquoi ne pas tisser des relations dans ce cadre ? S’il s’agit des exploitations minières, la Russie a une expérience avérée. Je crois que la première mine du Mali KALANA, c’est une mine qui a été découverte et exploitée par les Russes aux premières heures de notre indépendance. Ils ont une expérience dans ce domaine, et je pense que la Russie peut aider dans n’importe quel domaine scientifique que vous prenez, la Russie peut aider dans le cadre d’un partenariat justifié. Le Mali a besoin de biens de choses pour promouvoir son développement, il s’agit d’identifier nos besoins, d’aller dans un partenariat dans ce sens-là.

Le Mali est un pays à vocation agro-sylvo-pastorale ; comment faire en sorte que l’agriculture, l’élevage, la pêche, contribuent au développent de notre pays ?, les russes pourront être sollicités par ce qu’ils ont une compétence avérée dans ces domaines.

<strong><em>Monsieur le ministre, revenons à votre participation au Sommet entre la Russie et l’Afrique à Saint Petersburg en Russie, les 27 et 28 juillet derniers. Vous n’étiez certainement pas en terrain inconnu, en tant qu’un ami de la Russie ?</em></strong>

Pas du tout, je suis parti régulièrement en Russie. Pour ce forum également j’ai été invité par des amis russes, qui ont souhaité que je sois présent à Saint-Pétersbourg. Parallèlement à la tenue du forum, j’ai participé à des colloques, des débats, notamment au niveau de l’Institut polytechnique de Saint-Pétersbourg. J’ai participé à un débat très intéressant sur l’énergie nucléaire. La Russie étant une puissance nucléaire, je pense que ce débat n’était pas du tout stérile pour nous. Il nous a beaucoup instruit, nous a montré les capacités qu’ont les Russes à développer de l’énergie dans les pays africains. Il y a eu déjà une expérience avec l’Egypte, et pourquoi le Mali n’aurait-il pas une centrale nucléaire, qui pourra éventuellement donner du courant à tout le Mali ? Tous les économistes vous diront qu’il n’y aura pas de développement sans électrification. J’ai compris aussi qu’il nous faut au Mali, développer un partenariat avec les Russes dans le sens des questions énergétiques, propres à notre pays. J’ai eu beaucoup d’autres rencontres parallèles, avec des hommes d’affaires qui s’intéressent au domaine économique du Mali. Tous ceux qui sont intéressés par des questions de l’or, de lithium dont on parle beaucoup en Russie, les hydrocarbures, les engrais, l’aliment bétail comme l’aliment volaille, le matériel agricole, les matériaux de construction etc., nous avons rassuré tous nos interlocuteurs, que le Mali est une très bonne destination ; qu’en venant au Mali, ils trouveront effectivement des personnes avec qui échanger sur les opportunités dans tous les secteurs, surtout que le gouvernement de la transition du Mali, est très ouvert sur cette question de partenariat et d’échanges avec les Russes.

Nous avons eu beaucoup de rencontres à Saint-Pétersbourg, à Moscou, et à Oriol. Dans la ville d’Oriol, j’ai pu constater particulièrement l’immense expérience dont dispose cette région dans le domaine agricole et nos échanges avec nos partenaires à ce niveau ont été enrichissants.

<strong><em>Le domaine de l’Education et la formation a eu une place de choix dans la coopération entre le Mali et la Russie depuis les premières années de l’Indépendance. Pensez-vous qu’il va y avoir un regain d’intérêt ?  </em></strong>

Il y a eu un relâchement, il faut vraiment le dire. Dans le cadre de la formation des cadres maliens au niveau des Universités russes, des Instituts polytechniques, je pense objectivement que notre pays doit renouer ses relations avec les autorités russes. J’ai pu remarquer que les Russes sont favorables à la reprise de cette coopération. A l’Institut polytechnique de Saint-Petersbourg, le rectorat est disposé à recevoir des étudiants maliens, et surtout que cet Institut peut former des cadres, dans le sens de l’intelligence artificielle, où il excelle.

En dehors de cet Institut, j’ai eu des échanges au niveau de l’Institut d’Etat de Géologie à Moscou, qui à son tour, a rappelé sa disponibilité à recevoir des étudiants maliens, surtout l’Institut a eu déjà par le passé à former des géologues pour notre pays. Compte tenu de toutes les ressources naturelles non encore exploitées que nous avons, je pense que le Mali a encore besoin de beaucoup de géologues. Donc cet Institut se dit très ouvert et attend qu’il ait des échanges avec le Mali pour pouvoir recruter les Maliens à ce niveau.

J’ai été reçu au niveau de l’Université du Pétrole et du Gaz du nom de Goupkina, qui a eu par le passé, à former des Maliens. Cette université dispose de deux filières : celle officielle d’Etat à Etat, et celle réservée pour ceux qui peuvent venir par la voie privée. Elle forme aujourd’hui des ingénieurs dans tous les domaines confondus du pétrole et du gaz.

Au cours de ce séjour russe, j’ai été naturellement reçu dans l’Université où j’ai été formé, il s’agit de l’Université de l’Amitié des Peuples Patrice Lumumba où j’ai eu des échanges  avec les autorités. Il y a des Maliens qui ’y étudient. Les autorités de cette Université se disent également ouvertes à recevoir des étudiants maliens.

La formation est un domaine extrêmement important, à ce niveau, c’est à nous-mêmes de savoir ce que nous voulons en fonction surtout des besoins de notre développement. Je crois qu’aujourd’hui cette adéquation de l’éducation et de la formation peut trouver son répondant au niveau de ces universités russes.

<strong><em>Quel est votre mot de la fin, avez-vous un message à lancer ?</em></strong>

Je voudrais vous remercier de l’opportunité que vous m’avez ainsi donnée de parler de mon séjour en Russie et surtout de parler de la nécessité et des opportunités d’affaires et de coopération entre le Mali et la Russie. Je voudrais dire que dans la vie des nations, il y a des moments historiques que l’on ne doit pas laisser passer. Ces moments peuvent déterminer l’avenir de la nation. Ensemble, soyons unis pour le futur de notre pays.

<strong>Réalisé par Hawa Niangaly, Sidiki Dembélé et B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lancement du concours de la magistrature au Mali : Le dépôt des dossiers de candidature débute aujourd’hui</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lancement-du-concours-de-la-magistrature-au-mali-le-depot-des-dossiers-de-candidature-debute-aujourdhui-3033696.html</link>
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<pubDate>Fri, 25 Aug 2023 06:43:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué rendu public, hier, mercredi 23 août 2023, le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a informé les diplômés qu’il est ouvert un concours de recrutement de cent (100) Auditeurs de justice dont quatre-vingt (80) de l'ordre judiciaire et vingt (20) de l'ordre administratif.</strong>

Les épreuves dudit concours se dérouleront à Bamako, Centre unique. Un communiqué ultérieur précisera la date dudit concours. Les candidats doivent être titulaires au moins d'une Maîtrise en Droit Privé ou Droit Public (Bac +4) ou de tout autre diplôme régulièrement reconnu comme équivalent. Selon le communiqué du ministre, les candidats au concours doivent être âgés de 21 ans au moins et de 40 ans au plus, au 31 décembre 2023. <em>« Les demandes de candidature adressées au Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux et timbrées à 200 FCFA doivent parvenir à la Direction nationale de l'Administration de la Justice (DNAJ) à Banankabougou ou à l'adresse <a href="http://www.concoursiusticemali.com/">www.concoursiusticemali.com</a> du jeudi 24 août à 07 heures 30 minutes au lundi 25 septembre 2023 à 16 heures 00 GMT. Chaque demande doit comporter les pièces suivantes : une copie de l'acte de naissance ou le jugement supplétif en tenant lieu ; un extrait du casier judiciaire datant trois (3) mois au plus ; un certificat de nationalité malienne ; un certificat de bonne vie et mœurs ; un certificat de visite et contre visite délivré par une autorité médicale agréée ; une copie certifiée conforme du diplôme requis et son équivalence pour les diplômes étrangers ; une copie d'une pièce d'identité en cours de validité</em> », révèle le communiqué du ministre de la justice. Les modalités d'organisation du concours sont déterminées par l'Arrêté n°2023-1994/MJDH-SG du 16 août 2023, affiché dans les locaux de la DNAJ et sur le site : <a href="http://www.dnaj.gouv.mi/">www.dnaj.gouv.mI</a>.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La Plateforme « JIGIYA KURA » sur la marche de la transition : «Le tandem Assimi&#45;Choguel a des difficultés à mener la transition à bon port»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-plateforme-jigiya-kura-sur-la-marche-de-la-transition-le-tandem-assimi-choguel-a-des-difficultes-a-mener-la-transition-a-bon-port-3033694.html</link>
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<pubDate>Fri, 25 Aug 2023 06:42:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La conférence des présidents de la Plateforme Espérance nouvelle « JIGIYA KURA » a rendu public, le 23 août 2023, un document de presse sur la marche de la transition au Mali depuis 2020. Selon ce regroupement de partis politiques, d’associations et d’organisations non gouvernementales, piloté par l’ancien ministre, Housseini Amion Guindo dit Poulo, les prix des denrées de première nécessité ont flambé et continuent de flamber et la population commence à s’impatienter. Sur le plan sécuritaire, la Plateforme JIGIYA KURA indique que le nombre de victimes continue de croître et le sang des Maliens continue de couler dans presque toutes les régions du Mali. « De toute évidence, le tandem « Assimi-Choguel» a des difficultés à mener la Transition à bon port avec l’architecture actuelle des instances dirigeantes de la Transition », révèle le document de presse de la conférence des présidents de la Plateforme Espérance nouvelle «JIGIYA KURA».</strong>

« Mali Trois ans de transition, Entre immobilisme et recul », c’est le titre de ce document de presse de JIGIYA KURA de 3 pages. La Plateforme rappelle que la Transition en cours au Mali a débuté le 18 août 2020 à la suite de la chute du régime IBK. Avant d’ajouter que le Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP), qui a entériné ce changement de pouvoir, a annoncé une Transition politique de 18 mois qui a débuté le 25 septembre 2020 avec l’investiture de Bah N’DAW dans ses fonctions de Président de la Transition, Chef de l’État du Mali. Avant d’être officiellement dissout et avec un regard de la CEDEAO, le regroupement de Poulo indique que le CNSP a mis en place tous les organes de la Transition avec la configuration dirigeante suivante : Bah N’DAW, Président de la Transition ; Colonel Assimi GOÏTA, Vice-Président ; Moctar OUANE, Premier ministre ; Colonel Malick DIAW, Président du CNT. « Bah N’DAW a pris les rênes du pouvoir dans un environnement très instable, voire très turbulent. Mais il avait la faveur des pronostics pour atteindre les objectifs qu’il s’est assigné dans son discours d’investiture et dans sa Lettre d’orientation au Gouvernement afin de réussir la Transition.

Après 9 mois, les incompréhensions et l’incohérence entre les organes de la Transition, d’une part, et entre ces derniers et certaines structures (M5-RFP, UNTM, une partie de la société civile, etc..), d’autre part, ont fini par créer un climat de blocage au sommet de l’État. Ainsi, ce bras de fer qui opposait les militaires de l’ex-CNSP, d’une part, et le Président de Transition et son Premier ministre, d’autre part, a abouti aux évènements du 24 Mai 2021. Les conséquences directes ont été la démission de Moctar OUANE et de son Gouvernement suivie de celle du Président Bah N’DAW en présence des émissaires de la CEDEAO », souligne la Plateforme JIGIYA KURA.

La proclamation de Assimi GOÏTA comme Président de la Transition par la Cour Constitutionnelle et sa prestation de serment devant la Cour suprême font des militaires de l’ex-CNSP les principaux dirigeants des organes – exécutif et législatif - de la Transition. Dans la foulée, le poste de Premier ministre a été confié au M5-RFP qui a choisi Choguel MAÏGA pour siéger à la Primature. Afin de garantir le succès de la Transition et, satisfaire ainsi le grand espoir qu’a suscité son avènement, la Plateforme JIGIYA KURA souligne qu’il conviendrait de prendre en compte par le Président GOïTA les attentes essentielles de la majorité des populations maliennes, notamment : un fonctionnement plus efficient de l’Administration publique, notamment par la prise en charge adéquate des missions régaliennes de l’État (Éducation, Santé, Sécurité, justice…) ; donner un gage de respect des engagements initiaux (l’indépendance vis-à-vis de la classe politique, l’unité de l’armée, l’éradication de la corruption et de l’impunité) ; l’amplification de la lutte antiterroriste et la réunification subséquente du territoire national avec comme objectif primordial et principal « l’arrêt de l’écoulement de sang et de la mort de Maliens, tous bords confondus » ; la réorganisation de la vie politique et le renforcement de la Démocratie.

<strong>« La trajectoire de la transition ne répond pas aux aspirations des Maliens »</strong>

Suite aux explications données par Assimi GOÏTA pour justifier les évènements du 24 Mai 2021, ajoute le document de presse, le nouveau Président de la Transition a renforcé son capital de confiance et s’est donné la faveur des pronostics pour atteindre les objectifs qu’il s’est assigné dans son discours d’investiture et dans sa Lettre d’orientation afin de réussir la Transition. Dans cette dynamique, le Premier ministre Choguel MAÏGA et son équipe ont initié un Plan d’Actions du Gouvernement (PAG) en 4 axes, qui sont : Le renforcement de la sécurité́ sur l’ensemble du territoire national, Les Réformes politiques et institutionnelles, L’Organisation des élections générales ; et la promotion de la bonne gouvernance et adoption d’un pacte de stabilité́ sociale.

Selon la Plateforme JIGIYA KURA, après plus d’un an passé à la Primature, le Chef de file des « tombeurs civils » du Président IBK peine à mettre en œuvre son PAG, d’une part, et à garder l’unité au sein de son mouvement M5-RFP, d’autre part. Certains caciques du M5-RFP l’accusent d’avoir ignoré leurs « légendaires 10 points » et les « victimes ». « Et l’attente des populations est tellement grande que le peu de points positifs à l’actif du duo Assimi-Choguel n’est pas significatif aux yeux du peuple malien. Les prix des denrées de première nécessité ont flambé et continuent de flamber et la population commence à s’impatienter face au mutisme des autorités. La lutte contre la corruption et l’impunité ne donne pas les résultats escomptés. Il semblerait que la justice peut faire mieux, notamment avec une accélération dans le traitement de certains grands dossiers de corruption », souligne JIGIYA KURA. Sur le plan sécuritaire, ajoute le document de presse, le nombre de victimes continue de croître et le sang des Maliens continue de couler dans presque toutes les régions du Mali.

Selon JIGIYA KURA, cette tendance pourra s’amplifier avec le départ inattendu de la MINUSMA et l’inévitable reprise des hostilités avec certains mouvements signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation. Ladite Plateforme a fait savoir que le délai prévu pour l’organisation des élections législatives et présidentielle est désormais hors de portée. « De toute évidence, le tandem « Assimi-Choguel » a des difficultés à mener la transition à bon port avec l’architecture actuelle des instances dirigeantes de la transition. Concomitamment aux pressions internes d’une partie de la classe politique et d’une partie du M5-RFP, notamment la frange anti-Choguel, la CEDEAO tente de raisonner les autorités pour respecter le délai de la Transition.

Cependant, le peuple malien est encore dans l’attente de l’amélioration des conditions de vie – voire le recul et/ou la fin de la détresse sociale - promises par les nouvelles autorités post-régime IBK. D’où la question légitime et fondamentale relative à un changement partiel et/ou total de l’équipe gouvernementale. Il est évident que la trajectoire actuelle de la Transition ne répond pas aux aspirations des maliens et n’est pas parvenue à donner espoir dans la sécurisation du pays. Mais le Colonel GOÏTA a le devoir de respecter sa parole d’officier pour permettre l’organisation des élections dans le délai imparti », a indiqué JIGIYA KURA.

Selon ladite Plateforme, il revient au Colonel GOÏTA de trouver la solution par l’adoption et la mise en œuvre de nouvelles orientations axées sur la sécurisation du pays, au retour du Mali dans le concert des nations et l’organisation d’élections permettant le retour à l’ordre constitutionnel. JIGIYA KURA a indiqué que ce troisième Round de la transition doit se faire de façon consensuelle et inclusive entre toutes les couches de la population malienne devant permettre une gouvernance apaisée, condition sine qua non pour l’organisation d’élections crédibles et transparentes.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Etat de la campagne agricole 2023 : Les agriculteurs de certaines régions du pays attirent l’attention sur la rareté et l’irrégularité des pluies</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/etat-de-la-campagne-agricole-2023-les-agriculteurs-de-certaines-regions-du-pays-attirent-lattention-sur-la-rarete-et-lirregularite-des-pluies-3033692.html</link>
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<pubDate>Fri, 25 Aug 2023 06:38:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’émission cris écocitoyens du journal vert du Mali du mardi 22 août 2023 a donné la parole aux agriculteurs des régions de Sikasso, Koutiala, Ségou, Dioila, Kita et Kayes. Les agriculteurs de toutes ces régions ont attiré l’attention des autorités sur la rareté et l’irrégularité des pluies. Selon eux, la situation ne s’améliore pas on risque d’avoir une campagne agricole désastreuse dans ces régions.</strong>

L’émission cris écocitoyens du journal vert du Mali du mardi 22 août 2023, animée par Adama Sambou Sissoko, a donné la parole aux agriculteurs et agricultrices de six des 19 régions du pays. Il s’agit de Djélika Dao de la commune de Bongosso dans le cercle de Koumania dans la région de Koutiala ; Sidy Bengaly du village de Kourouna dans le cercle de Kignan dans la région de Sikasso ; Honoré Bomba du village de Dougouyala dans la région de Dioila ; Moussa Sambou Sissoko du village ; Kokountoumba dans la région de Kita ; N’Faly Touré du village de Marena dans la région de Kayes ; Adama Coulibaly du village de Soké dans la région de Ségou. Le constat est amer. Ils ont tous évoqué la rareté des pluies au sein de leurs régions, tout en signalant que si la situation ne s’améliore pas, les récoltes risqueront d’être désastreuses. « Le changement climatique a profondément modifié notre façon de vivre et notre mode de travail. Nous en entendions seulement parler, mais actuellement, nous le vivons de plein fouet. Nous avons commencé à remarquer ses effets il y a quelques années. Auparavant, nous avions un calendrier cultural stable. Nous connaissions avec précision les périodes de semi et les périodes de récolte, alors que ce n’est plus le cas.

A cela s’ajoute la rareté et l’irrégularité des pluies. Tout est perturbé ; la situation actuelle m’inquiète. Il y a quelques années, lorsque nous faisions des cultures de contre-saison, les conditions étaient excellentes tandis que maintenant, avec les dérèglements dans les saisons, il peut faire chaud une semaine et très froid la suivante. Cela perturbe la durée de maturité des cultures. Le changement climatique a également eu un impact négatif sur nos activités de maraîchage. Nous récoltions d’énormes quantités de tomates, mais maintenant, au mois de mars, il y a un vent qui détruit tous nos plants ainsi que nos cultures de piment et d’oignon », a expliqué une agricultrice. L’état de la campagne agricole est loin d’être satisfaisant dans ces régions, d’après les témoignages des agriculteurs et agricultrices. Cela risque d’avoir un impact négatif sur la campagne agricole en général.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>

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<title>Ousmane Christian Diarra, Directeur national de la fonction publique : «Nous manquons réellement de tout »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ousmane-christian-diarra-directeur-national-de-la-fonction-publique-nous-manquons-reellement-de-tout-3033690.html</link>
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<pubDate>Fri, 25 Aug 2023 06:34:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Hier, mercredi 23 août 2023, les membres de la Commission de la Promotion de la Femme, de la famille, de la Protection de l’Enfant, de la Jeunesse, des Sports, du Travail et de l’Emploi du Conseil national de transition (CNT), avec à leur tête, Me Kadidia Sangaré, ont effectué une visite à la Direction nationale de la fonction publique du Mali (Bamako), dirigée par Ousmane Christian Diarra. L’objectif de la visite était de s’enquérir des conditions de travail du personnel. Il ressort de cette visite que la Direction nationale de la fonction publique manque un peu de tout : le manque de générateur ; le manque de moyens logistiques; le manque de moyens financiers pour l’exécution des tâches; le manque d’équipements, d’infrastructures; la vétusté et l’insuffisance de matériel de travail ; l’obsolescence des matériels et logiciels informatiques etc.

C’est aux environs de 9 heures que les membres du CNT ont été accueillis par le directeur national de la fonction publique, Ousmane Christian Diarra et son personnel. Après les salutations d’usage, ce fut la visite des différents compartiments de la Direction nationale de la fonction publique. Puis, une rencontre entre les deux parties s’en est suivie. Et le constat est amer. La direction qui gère le dossier de l’ensemble des fonctionnaires du Mali est dans un état de délabrement total qui nécessite une réaction des plus hautes autorités du pays.

Le directeur national de la fonction publique, Ousmane Christian Diarra, s’est réjoui de la visite des membres du CNT dans ses locaux. « Que cette commission vienne s’enquérir des conditions dans lesquelles nous travaillons, nous réjouit énormément et nous encourage à œuvrer davantage », a-t-il dit.

Avant d’évoquer les difficultés auxquelles son service est confronté. « Nous avons besoin de nouveaux bâtiments, des infrastructures. Les installations informatiques sont obsolètes. Nous avons un besoin criard de renouvellement de nos installations informatiques, c’est une priorité des priorités. Nos ordinateurs sont dépassés, nous n’avons pas de connexion internet. Nous manquons réellement de tout. Il n’y a qu’un seul véhicule. La direction avait 20 ans sans véhicule. C’est au mois de décembre 2022 qu’on a pu acquérir un véhicule, mais la directrice nationale adjointe n’a pas de véhicule. Le service courrier n’a même pas de moto à plus forte raison de véhicule, or nous faisons sortir au moins 100 dossiers par jour. En matière de logistique, nous souffrons énormément. Il nous faut nécessairement un générateur à hauteur de souhait », a déclaré Ousmane Christian Diarra.

Selon lui, l’essentiel aujourd’hui, c’est de trouver un bon bâtiment. Cela est indispensable. Pour lui, malgré la frustration des agents due aux conditions difficiles de travail, ils font de leur mieux pour la satisfaction des usagers. « Le délai de séjour d’un dossier ici est de 5 jours ouvrables maximum…On vous prie d’être notre porte-parole auprès de l’exécutif pour pouvoir évoluer. L’autre grosse difficulté, nous n’arrivons pas à exécuter notre plan d’action annuel faute de ressources budgétaires. Chaque fois que nous programmons, il n’y a pas d’argent pour financer. Les formations sont arrêtées. L’enveloppe (600 millions de FCFA) est toujours prédisposée mais jamais ouverte.

Donc, tout ce que nous voulons entreprendre pour moderniser, changer le visage de la gouvernance des ressources humaines n’aboutit pas. On dirait que les ressources humaines ne sont pas une priorité du gouvernement », a-t-il dit.

Selon lui, un minimum d’effort doit être fourni pour que la direction nationale de la fonction publique puisse avoir un cadre un peu agréable et incitatif au travail bien fait. «Nous espérons que les plus hautes autorités verront à travers cette visite la nécessité d’apposer un regard un peu plus généreux sur nous afin que nous sortions de cette situation », a conclu le directeur national de la fonction publique, Ousmane Christian Diarra.

La présidente de la Commission de la Promotion de la Femme, de la famille, de la Protection de l’Enfant, de la Jeunesse, des Sports, du Travail et de l’Emploi du CNT, Me Kadidia Sangaré, a remercié le directeur national de la fonction publique pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé ainsi qu’à sa délégation. «Nous avons noté, nous ferons notre mieux pour informer qui de droit pour l’amélioration de vos conditions de travail. Nous allons faire un rapport assorti de recommandations que nous allons adresser aux plus hautes autorités. C’est notre rôle de contrôler l’action gouvernementale. Notre souhait est qu’on dise qu’après le passage du CNT, il y a eu quelque chose », a-t-elle conclu.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Appui aux personnes déplacées internes : Le projet PRECO remet des kits d’une valeur de près de 80 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/appui-aux-personnes-deplacees-internes-le-projet-preco-remet-des-kits-dune-valeur-de-pres-de-80-millions-de-fcfa-3033688.html</link>
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<pubDate>Fri, 25 Aug 2023 06:30:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le but de répondre aux besoins des personnes déplacées internes (PDI), le projet Protection, résilience, cohésion sociale (PRECO) a initié une journée de distribution de kits d’activités génératrices de revenus (AGR). L’objectif principal de cette journée est d’autonomiser les PDI en leur offrant des opportunités économiques durables et en renforçant leur résilience face aux défis socio-économiques auxquels elles sont confrontées. La valeur des kits et les outils s’élève à près de 80 millions de FCFA. Elles sont réparties entre les sites de Bamako et de Gao. La remise a été faite le mercredi 23 août 2023 sur le site des PDI de Sogoniko « Centre Mabilé ». C’était en présence de la directrice régionale du Développement social, Mme Diarra Maimouna Famanta, de la présidente de la Croix rouge malienne, Assitan Coulibaly.</strong>

Le représentant de la mairie de la commune VI du district de Bamako, Adama Traoré, après ses mots de bienvenue, a adressé ses remerciements à la croix rouge malienne et aux partenaires pour leurs appuis multiformes à l’endroit des couches vulnérables. A sa suite, le représentant de la croix rouge danoise, Michel Babaekpa, a réaffirmé que cette journée de distribution de kits est un témoignage de leur soutien constant en faveur des personnes vulnérables. Cet accompagnement, a-t-il précisé, est une initiative clé du projet PRECO visant à renforcer les moyens de subsistance des PDI. « Les kits seront remis pour leur permettre de mener des activités et de s’insérer dans le développement socio-économique à leur profit et à la nation », a expliqué le représentant de la croix rouge danoise.

Au Mali, de nombreuses familles ont été contraintes de quitter leur foyer pour des raisons indépendantes de leurs volontés. Par cette distribution de matériels, le projet PRECO entend jouer pleinement sa partition pour ces personnes vulnérables qui vivent dans des conditions économiques difficiles sur différents sites des déplacés à Bamako et dans d’autres localités du pays.

Pour la présidente de la Croix rouge malienne, Assitan Coulibaly, la distribution des kits est un témoignage de leur engagement à restaurer la dignité et l’autonomie des concitoyens touchés par les conflits et les déplacements forcés. C’est un pas en avant, dit-elle, vers la construction d’un avenir meilleur, où chacun peut retrouver sa voix et sa place au sein de la société. Aminata Coulibaly a fait savoir que les kits sont composés entre autres de mangeoires, d’abreuvoirs, de pelles, de râteaux, d’aliments bétails et du sel à bétail, de matériels de sonorisation, de bâches et des chaises, de l’argent comme fonds de roulement pour acheter des animaux d’embouche pour certains et pour d’autres pour faire un petit commerce. La valeur de ces kits se chiffre à peu près à la somme de 80 millions de FCFA repartis entre les sites de Bamako et de Gao. De l’avis de la présidente de la Croix rouge malienne, ces kits ne sont pas seulement des biens matériels, mais aussi des symboles d’espoir et de renouveau. « Ils sont destinés à aider les personnes déplacées à créer des opportunités, à reconstruire leurs vies et à contribuer au développement de leurs communautés d’accueil. Ces activités génératrices de revenus ne sont pas seulement un moyen de subsistance, mais aussi un moyen pour chacun de reprendre le contrôle de sa vie et de participer activement à la croissance économique », a indiqué Assitan Coulibaly.

Prenant part à cette cérémonie, la directrice régionale du Développement social, Mme Diarra Maimouna Famanta, dira que cet appui est une solidarité manifeste qui aide l’Etat dans son rôle d’assistance en faveur de ces couches vulnérables. Elle a sollicité auprès de la Croix rouge malienne la reprise de l’assistance médicale en faveur des déplacés.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lancement du livre « Moussa Mara L’incompris » : « Le Mali a besoin d’un leader exemplaire, désintéressé, qui pense à servir la population… », selon Amadou N’Diaye</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/lancement-du-livre-moussa-mara-lincompris-le-mali-a-besoin-dun-leader-exemplaire-desinteresse-qui-pense-a-servir-la-population-selon-amadou-3033482.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Aug 2023 06:38:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après « L’Assurance Maladie Obligatoire au Mali « SIRADALA KOLON » » et l’« Audit interne : La médecine des organisations », Amadou N’Diaye vient de signer son troisième livre intitulé « Moussa Mara L’incompris ». La cérémonie officielle du lancement de ce livre a eu lieu au Complexe Scolaire Adiara de Kalabancoura, le samedi 19 août 2023. C’était en présence d’Amadou Diop, préfacier du livre ; de Dr. Youssouf Diawara, président du parti YELEMA, parrain de l’événement ; Korotoumou Ballo, présidente des femmes du parti YELEMA, marraine de la cérémonie ; Mahamane Touré, ancien chef d’Etat-major général des armées ; des jeunes du parti YELEMA ; des membres du Club des Lecteurs du Mali et plusieurs autres personnalités. Au cours de cette cérémonie de lancement de son livre, Amadou N’Diaye a fait savoir que le Mali a besoin d’un leader exemplaire, désintéressé, qui pense à servir la population. Dans cet essai intitulé « Moussa Mara L’incompris », il est question de la vision et du parcours de Moussa Mara qui a été successivement maire, député, ministre et premier ministre de son Etat.

« Je voudrais saluer une fois de plus mon jeune camarade pour avoir osé s’aventurer dans l’écriture de cet ouvrage sur un homme politique. Il ouvre ainsi la porte à d’autres auteurs qui souhaiteraient nous parler de nos hommes politiques, de leurs ambitions, de leurs faits et de leurs projets », a déclaré d’entrée Amadou Diop, préfacier du livre. Pour lui, notre pays a besoin de cet engagement de la jeunesse dans la politique, dans le monde du travail, dans l’art et dans la culture. Il a remercié l’auteur d’avoir apporté des éclaircissements « sur l’aventure de Kidal et l’affaire avion présidentiel »

Au cours de son intervention, l’auteur a précisé qu’il a choisi d’écrire ce livre après plusieurs réflexions sur la situation sociopolitique du pays afin de « trouver le profil idéal amenant le Mali à bon port ». A ses dires, il a pensé à plusieurs hommes politiques, mais celui qui l’a le plus marqué est Moussa Mara. C’est la raison pour laquelle il a, soutient-il, intitulé ce livre « Moussa Mara, L’incompris ». « Je décris Moussa Mara en trois mots : piété, rigueur, travail », a-t-il dit. Avant de citer quelques réalisations de Moussa Mara, notamment le projet sur les caniveaux, les routes, les dispensaires et les écoles dans la commune IV du district de Bamako ; la charte des usagers qui a diminué la corruption ; le contrat de performance ; la suppression des téléphones wassa qui a généré 350 millions de FCFA par mois ; le contrôle physique des fonctionnaires qui a permis à l’Etat d’économiser 200 milliards de FCFA. « Le Mali a besoin d’un leader exemplaire, désintéressé, qui pense à servir la population au lieu de se servir », a martelé Amadou N’Diaye. Avant d’apporter des explications sur la formation politique de Moussa Mara, son voyage sur Kidal et l’affaire avion présidentiel « dont se servent des hommes politiques pour ternir l’image de Moussa Mara ». Les échanges avec le public ont, en grande partie, porté sur ces dernières thématiques.

Korotoumou Ballo, marraine de l’événement, Abdoul Karim, représentant de Moussa Mara, et Dr. Youssaouf Diawara, parrain de la cérémonie, non moins président du parti YELEMA, ont, tour à tour, salué les qualités de Moussa Mara qui les inspire tous au sein du parti. Enfin, pour Dr. Youssouf Diawara, Moussa Mara est « altruiste, compétent et fiable »

A noter que l’auteur Amadou N’DIAYE est né à Bamako où il passe toute son enfance et où il obtient son baccalauréat en série Sciences Exactes. Il a obtenu successivement un master en Science de Gestion et un master en Audit et contrôle de gestion. Amadou N’Diaye a occupé plusieurs postes administratifs dans des entreprises : Gestionnaire, Responsable Administratif et Financier, Responsable Qualité. Il est auteur de : « L’Assurance Maladie Obligatoire au Mali « SIRADALA KOLON » » et « Audit interne : La médecine des organisations ».

<strong>Siaka Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Axe Tombouctou&#45;Ber : 11 terroristes neutralisés par l’armée</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/axe-tombouctou-ber-11-terroristes-neutralises-par-larmee-3033480.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Aug 2023 06:35:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’armée malienne a été de nouveau attaquée par les terroristes dans la journée du 20 août 2023 vers 12 heures. L'exploitation des renseignements a permis à un convoi de ravitaillement FAMa quittant Tombouctou pour Ber de déjouer 02 attaques complexes dont une à l’Engin Explosif Improvisé (EEI) des terroristes évoluant à bord des véhicules et sur des motos à une vingtaine de kilomètres de Ber.

Le bilan fourni par l’armée est le suivant : 03 FAMa blessés, 01 camion fortement endommagé par le souffle de l'explosion de l'EEI et détruit sur place. Du côté des ennemis, l’on signale la neutralisation de 11 terroristes ; 01 pickup calciné ; 02 PKM, 01 LRAC, 01 mitrailleuse 12,7 mm, 06 PM, 05 motos et 03 radios et beaucoup de minutions récupérés. D’après les précisions de l’armée, au cours de la progression, dans un village abandonné situé à 15 km à l'Ouest de Ber, un guetteur habillé en tenue militaire FAMa a été neutralisé.

Par ailleurs, les actions de fouilles préliminaires menées par les FAMa depuis leur arrivée à Ber ont permis de rassurer les populations et fait le bilan de : 04 suspects interpellés et mis à la disposition de prévôté pour enquêtes ; 03 pick-up abandonnés par ennemi avec supports de bitube 14,5 mm ; 02 mitrailleuses de 12,7 mm, des boites chargeurs de 14,5 mm, 01 carabine chinoise, des minutions de calibre 12,7 mm et 7,62 mm en vrac, 01 chargeur Motorola, des drapeaux terroristes, des tenues et beaucoup d’autres effets militaires récupérés.

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<item>
<title>Après la mort d’une vingtaine de civils dans la région de Bandiagara : Moussa Mara invite les autorités à se « concentrer sur la sécurité intérieure du pays ... »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/apres-la-mort-dune-vingtaine-de-civils-dans-la-region-de-bandiagara-moussa-mara-invite-les-autorites-a-se-concentrer-sur-la-securite-interieure-du-pays-3033478.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Aug 2023 06:32:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Suite aux massacres des populations civiles dans les villages de Bozo, Yarou, Idjelina, dans le cercle de Bandiagara (région de Bandiagara) courant ce mois d’août 2023, des partis politiques et associations ont invité les autorités maliennes à prendre des dispositions idoines pour mettre fin à ces attaques terroristes. Il s’agit entre autres, du parti Yelema (Le Changement) ; de la Convergence Pour le Développement du Mali (CODEM) et d’autres regroupements. « Le parti YELEMA (Le Changement) appelle les autorités à se concentrer sur la sécurité intérieure du pays et d’éviter d’engager le pays dans une hypothétique guerre dont l’objectif n’est autre que de maintenir au pouvoir des gens coupables de crime imprescriptible au regard de la constitution promulguée par le Président de la Transition », révèle le parti de l’ancien Premier ministre, Moussa Mara.

Dans un communiqué rendu public, hier 21 août 2023, sur la situation sécuritaire dans le centre du pays, la Convergence Pour le Développement du Mali (CODEM), indique qu’elle suit avec préoccupation depuis plusieurs jours, une recrudescence de l’insécurité dans la région de Bandiagara en particulier et dans tout le centre du pays en général. « De la marche pacifique du 13 juillet 2023, endeuillée par la mort d’un jeune par balle à ce jour, beaucoup d’autres morts ont été enregistrés aux environs immédiats de Bandiagara sans que les secours promis par les autorités ne soient effectifs. Le Parti condamne vigoureusement ces attaques terroristes lâches et barbares. Le Parti présente ses condoléances aux familles endeuillées et prie pour le repos de l’âme des disparus. CODEM invite les autorités de la Transition à prendre toutes les mesures idoines pour assurer, conformément à leurs missions régaliennes, la sécurité des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national, y compris en explorant d’autres pistes de concert avec les communautés », révèle le communiqué du parti présidé par l’ancien ministre, Housseini Amion Guindo dit Poulo.

Le parti YELEMA « Le Changement », dans son communiqué du 20 août 2023, dit avoir appris avec consternation les massacres effroyables commis dans les villages de BOZO, commune de DOUCOMBO, ayant fait 15 morts et des blessés, de YAROU, commune de TIMINIRI, ayant fait 20 morts et 11 blessés, tous du cercle de Bandiagara, région de Bandiagara. Le parti YELEMA s’incline pieusement devant la mémoire des victimes innocentes, présente ses condoléances les plus attristées à leurs familles et à l’ensemble de la Nation, souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés et réaffirme sa compassion à tous ceux qui sont touchés par ces tragiques évènements. Le parti YELEMA constate avec un grand regret la détérioration de la situation sécuritaire du pays ces derniers mois tout en saluant la résilience du peuple malien. « Le parti YELEMA note encore une fois que ces massacres doivent nous rappeler que notre pays reste fragile sur le plan sécuritaire et que les défis multiformes auxquels nous faisons face exigent de nous un grand sens de responsabilité et d’humilité. Le parti YELEMA (Le Changement) appelle les autorités à se concentrer sur la sécurité intérieure du pays et d’éviter d’engager le pays dans une hypothétique guerre dont l’objectif n’est autre que de maintenir au pouvoir des gens coupables de crime imprescriptible au regard de la constitution promulguée par le Président de la Transition », révèle le parti de l’ancien Premier ministre, Moussa Mara. Enfin, le parti Yelema encourage les autorités à redoubler d’efforts pour la protection des citoyens sur l’ensemble du territoire national à travers une présence effective et permanente dans les zones à risque.

Quant au Collectif pour la Défense des Militaires (CDM), il a indiqué dans son communiqué du 19 août 2023 que cette attaque perpétrée par des individus sans vergogne est un acte de lâcheté et de barbarie. « Nous tenons à rappeler que le terrorisme, quelle que soit sa forme, est une menace directe pour la paix, la sécurité et la stabilité de notre société. Par conséquent, le Collectif appelle la population à continuer à collaborer avec l’Armée afin de renforcer les efforts de prévention. En cette période douloureuse, le CDM appelle en outre la Population à rester unie et solidaire. Face à cette épreuve, nous devons nous soutenir mutuellement et rester forts. Plus que jamais, nous devons renforcer nos liens, rejeter la haine et travailler ensemble pour prévenir de tels actes de violences à l’avenir. La Sécurité des concitoyens reste la priorité absolue de l’Armée qui ne ménage aucun effort pour garantir la protection de tous », souligne le CDM.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition au Mali : La CODEM invite les autorités au «strict respect des engagements pris afin d&amp;apos;éviter au peuple malien des lendemains incertains»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/transition-au-mali-la-codem-invite-les-autorites-au-strict-respect-des-engagements-pris-afin-deviter-au-peuple-malien-des-lendemains-incertains-3033356.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Aug 2023 06:18:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué rendu public, le 18 août 2023, la Convergence Pour le Développement du Mali (CODEM) présidée par l’ancien ministre, Housseini Amion Guindo dit Poulo invite les autorités de la Transition au strict respect des engagements pris afin d'éviter au peuple malien suffisamment éprouvé, des lendemains incertains. Toutefois, la CODEM réaffirme sa disponibilité à accompagner toutes les initiatives allant dans le sens d'une sortie rapide de cette période d'exception.</strong>

Au cours de sa réunion ordinaire tenue, le 16 août 2023, à son siège sis à Sotuba, le Bureau National du Parti CODEM a largement débattu de la rencontre initiée par les Autorités sur la question relative au chronogramme de retour à l’ordre constitutionnel. Au regard de cette démarche initiée par les autorités de la Transition, la CODEM tient à leur rappeler que le chronogramme par elles proposé à la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et accepté par celle-ci n'avait nullement fait l'objet de concertation au préalable de la classe politique. « Par conséquent vouloir recueillir l'avis de la classe politique à mi-chemin sur ce processus unilatéralement conçu et validé avec la CEDEAO ne saurait avoir un écho favorable auprès de CODEM qui a donc souverainement décidé de ne pas prendre part à cette rencontre », révèle le communiqué du parti CODEM relatif à la sollicitation de l'avis des partis politiques sur la suite du chronogramme pour le retour à l'ordre constitutionnel. Aussi, la CODEM invite les autorités de la Transition au strict respect des engagements pris afin d'éviter au peuple malien suffisamment éprouvé, des lendemains incertains. Toutefois, la CODEM réaffirme sa disponibilité à accompagner toutes les initiatives allant dans le sens d'une sortie rapide de cette période d'exception.

A rappeler que le cadre de concertation entre le gouvernement et les partis politiques a eu lieu, le 8 août 2023, au Centre de formation des collectivités territoriales (CFCT). L’un des objectifs de cette rencontre entre le gouvernement et les partis politiques était de «convenir de façon consensuelle à un réajustement du chronogramme des élections». Au cours de ladite rencontre, le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, porte-parole du gouvernement, Colonel Abdoulaye Maïga, a fait savoir que le « décalage de trois mois de la date initiale du référendum a eu un impact sur tout le reste du chronogramme des élections ». Sur un total de 291 partis politiques saisis par le ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation, 81 ont fait des propositions. « Cinq principales tendances se dégagent des différentes propositions. Proroger le délai de la Transition de 3 à 18 mois afin de bien organiser les élections à venir ; Organiser les élections, conformément au chronogramme adopté par le Gouvernement ; Tenir l’élection présidentielle à la date indiquée dans le chronogramme et coupler les autres élections ; Organiser les élections en 2024, lorsque les conditions sécuritaires seront réunies ; Organiser les élections législatives en premier lieu ensuite l’élection présidentielle, et les futures autorités organiseront les autres scrutins », révèle la synthèse des propositions des partis politiques sur la conduite de la suite du processus électoral présentée lors de la rencontre par Abdou Salam DIEPKILE de la DGAT (Direction générale de l’administration territoriale).

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Jean Pierre Lacroix à propos du retrait de la MINUSMA lors de sa visite au Mali : «Les premières phases de ce processus de retrait se sont déroulées dans de bonnes conditions, malgré un contexte sécuritaire un peu difficile »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/jean-pierre-lacroix-a-propos-du-retrait-de-la-minusma-lors-de-sa-visite-au-mali-les-premieres-phases-de-ce-processus-de-retrait-se-sont-deroulees-dans-de-bonnes-conditions-malgre-un-contexte-3033354.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Aug 2023 06:16:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix de l’ONU (Organisation des Nations Unies), Jean-Pierre LACROIX, a effectué une visite de 48 heures au Mali, les 17 et 18 août 2023. Cette visite au Mali s’inscrit dans le cadre du suivi des opérations de retrait de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali). « Les premières phases de ce processus de retrait se sont déroulées dans des bonnes conditions, malgré un contexte sécuritaire qui reste un peu difficile. Notre engagement à respecter dans la mesure du possible le délai qui nous a été donné par le conseil de sécurité est total. C’est un délai très court, mais nous tenons à faire le maximum pour que ce délai soit respecté », a déclaré le diplomate onusien lors de son séjour au Mali.

Au cours de sa visite, Jean Pierre Lacroix a été au centre du Mali, plus précisément à Mopti où il a rencontré les autorités administratives du Mali et les membres de la MINUSMA, le 17 août 2023. Le lendemain, 18 août 2023, il a rencontré les membres du gouvernement dont le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop. Les échanges entre la Partie gouvernementale et la Partie onusienne ont permis de faire un point d'étape du processus de ce retrait, notamment les progrès dans la première phase du processus de retrait, les défis, les contraintes et les perspectives des opérations de désengagement.

A cet égard, l’accent a été mis sur la gestion des aspects opérationnels et organisationnels de la deuxième phase du processus, en l’occurrence, la poursuite de la rétrocession des emprises de la MINUSMA à l’État dans des conditions sécuritaires et environnementales optimales, le transfert des tâches et des activités programmatiques pour la poursuite de la provision des services sociaux de base en faveur des populations, les perspectives de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation dans une dynamique de dialogue fraternel avec les Parties prenantes et la poursuite en toute sécurité des opérations humanitaires. Les deux Parties sont toutes d’accord que la réussite de ce processus en cours est de la responsabilité et de l’intérêt du Gouvernement et des Nations Unies. Pour ce faire, aucun effort ne sera épargné pour que ce retrait se déroule de façon coordonnée, ordonnée, sécurisée et dans le strict respect du délai imparti, conformément à la Résolution 2690 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Un point de presse a mis fin à cette consultation sur le retrait de la MINUSMA, au cours de laquelle le ministre DIOP et le Secrétaire Général Adjoint ont réaffirmé l’engagement et la détermination des deux Parties de poursuivre le travail conjoint en vue de la réussite des opérations de désengagement. Ainsi, Jean Pierre Lacroix a évoqué la nécessité de préserver les acquis de la présence de la MINUSMA.

Il a aussi souhaité que toutes les conditions soient réunies pour que le retrait de la MINUSMA se fasse dans les meilleures conditions. Il a mis l’accent sur les défis logistiques et sécuritaires. « C’est la raison pour laquelle la coopération des autorités est indispensable », a déclaré Jean Pierre Lacroix. Avant d’ajouter ceci : « Les premières phases de ce processus de retrait se sont déroulées dans des bonnes conditions, malgré un contexte sécuritaire qui reste un peu difficile.

Notre engagement à respecter dans la mesure du possible le délai qui nous a été donné par le conseil de sécurité est total. C’est un délai très court, mais nous tenons à faire le maximum pour que ce délai soit respecté ». A cet effet, il dira que la coordination étroite avec la partie malienne est fondamentale.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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</item>

<item>
<title>Chômage des jeunes : La question au centre d’une rencontre organisée par Afrobarometer</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chomage-des-jeunes-la-question-au-centre-dune-rencontre-organisee-par-afrobarometer-3033352.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Aug 2023 06:13:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les jeunes Africains prennent de l'avance sur leurs prédécesseurs, avec 66% d'entre eux atteignant l'enseignement secondaire. Cette réalisation, cependant, contraste fortement avec la réalité selon laquelle les jeunes sont toujours aux prises avec le chômage. Cela, selon les résultats d’une étude dévoilés, jeudi 10 août 2023, lors d'un webinaire dirigé par des jeunes et organisé par Afrobarometer, en partenariat avec la Fondation Mastercard. Sous le thème «Comprendre le point de vue des jeunes : Explorer les besoins et les aspirations », le webinaire a réuni des jeunes militants pour faire la lumière sur des questions critiques concernant les jeunes Africains, notamment le chômage, les opinions sur la démocratie et la participation politique.

Présentant les résultats des enquêtes Afrobarometer de 36 pays africains interrogés en 2021/2022, Shannon van Wyk-Khosa, gestionnaire du portefeuille numérique d'Afrobarometer, a révélé que si le chômage est en tête de liste des problèmes les plus importants auxquels les jeunes africains souhaitent que leur gouvernement s'attaque, les gouvernements sont régulièrement mal notés pour leurs efforts de création d'emplois. Sur les 36 pays, seuls deux ont des majorités qui approuvent la performance de leurs gouvernements en matière de création d'emplois – la Zambie (72%) et les Seychelles (60%). Des majorités dans d'autres pays disent que leurs gouvernements font un mauvais travail. Partageant des données sur la démocratie, Wyk-Khosa a déclaré que « par rapport aux citoyens âgés, les jeunes expriment un plus grand mécontentement à l'égard de la démocratie, se méfient de leurs dirigeants élus et sont plus ouverts à une intervention militaire en cas d'abus de pouvoir ». Près de six Africains sur 10 de moins de 36 ans (56%) sont prêts à tolérer une intervention militaire si les dirigeants élus abusent du pouvoir – 10 points de pourcentage de plus que parmi les plus de 55 ans. Malgré leurs divers défis, les jeunes affichent des taux d'engagement politique inférieurs à ceux de leurs aînés à travers une variété d'indicateurs, y compris voter aux élections nationales, assister à des réunions communautaires, se joindre à d'autres pour soulever des problèmes et contacter leurs dirigeants pour discuter des problèmes importants. Ayobami Ojebode, directeur du renforcement des systèmes de recherche et de la mobilisation des connaissances à la Fondation Mastercard, a souligné l'engagement de la Fondation à autonomiser la jeunesse africaine grâce à des stratégies et des initiatives éclairées. « Nous ne prétendons pas savoir quels sont les problèmes les plus importants des jeunes, ni ce qu'ils pensent des conditions économiques de leur pays ou d'eux-mêmes. C'est pourquoi nous avons ouvert des canaux qui nous permettent d'écouter simplement les jeunes.

Dans chacun de nos pays d'intervention, nous avons des groupes consultatifs de jeunes qui travaillent avec nos équipes nationales», a déclaré Ojebode dans son allocution de bienvenue. Conformément à leur engagement commun à offrir une plateforme pour que les voix africaines soient entendues, le webinaire fait partie du partenariat «Explorer les problèmes et les priorités des jeunes et renforcer les capacités des jeunes à travers l'Afrique » entre Afrobarometer et la Fondation Mastercard.

Le communiqué de presse rendu public par Afrobarometer, le 16 août 2023, précise que le partenariat soutient Afrobarometer dans la production et la diffusion à grande échelle de données sur les priorités et les aspirations de la jeunesse africaine. Mohammed El-Ouazzani Hassani, étudiant en master en études de données et du discours à l'Université Technique de Darmstadt, en Allemagne, a animé le webinaire dirigé par des jeunes. Selon Farida Bemba Nabourema, directrice exécutive de la Ligue Civile Togolaise, dans de nombreuses régions de ce continent, les jeunes sont livrés à eux-mêmes. « Les conditions dans lesquelles ils vivent se détériorent de jour en jour. Il y a une insécurité croissante, des inégalités croissantes et une absence de services de base.

L'incapacité totale de nos gouvernements à fournir des services de base a créé un environnement de mécontentement où les jeunes doivent subvenir à leurs besoins», a-t-elle dit.

Pour sa part, Mandipa Ndlovu, chercheur en gouvernance et analyste des politiques de développement a indiqué que « le reste de l'Afrique n'est pas à l'abri des effets d'entraînement de ce qui se passe au Sahel. Les jeunes ont besoin d'être concrètement rassurés sur le fait que leurs dirigeants travaillent pour eux et non contre eux ».

<strong>Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alpha Oumar Konaré, l’éducation et l’armée : Les vérités du Pr Younouss Hamèye Dicko</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/alpha-oumar-konare-leducation-et-larmee-les-verites-du-pr-younouss-hameye-dicko-3033346.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Aug 2023 06:10:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les maliens ont assisté à un spectacle « pas très beau » « bien laid » où des politiciens portent des charges offensantes contre le Président <strong>Alpha Oumar KONARÉ </strong>et d’autres politiciens réagissent, se fâchent et surtout demandent des excuses officielles !

Tout cela n’est ni politique, ni démocratique !

En démocratie, on ne se bagarre pas, on porte sportivement la contradiction pour convaincre sans même être sûr d’y parvenir

J’ai entendu qu’<strong>Alpha Oumar KONARÉ, enseignant, de père enseignant et épouse enseignante, a « détruit l’Education » !</strong>

C’est vraiment la plus <strong>grosse</strong> <strong>contre</strong> <strong>vérité</strong> qu’il m’a été donné d’entendre de toute ma vie !

J’ai entendu aussi qu’il<strong> a « détruit l’Armée malienne » !</strong>

Quel <strong>superbe</strong> <strong>mensonge</strong> !

D’ailleurs, j’aimerais bien que les « assaillants » présentent au grand jour, les preuves de ce qu’ils avancent contre Alpha pour que l’on apprécie.

Qu’il m’en souvienne, les années 1991, 1992, 1993 et jusqu’en 1994, les « Démocrates » et les « Salonnards » menaçaient les « Restaurateurs » en ces termes : « Tenez-vous tranquilles, on a la cassette » (de vos méfaits en participant à la « contre marche » et patati et patata) comme si on avait plus de droit à « marcher » qu’à « contre marcher » !

Cette cassette est encore attendue en 2023 pour sa sortie ! Et nous l’attendrons encore longtemps tout comme les preuves d’Alpha ayant détruit l’Education.

Mon intention n’est point de défendre Alpha car, d’une part, il n’à commis aucun des « crimes » dont on l’accable et, d’autre part, il peut se défendre magistralement lui-même. Cependant, en tout état de cause, je me dois d’apporter mon témoignage, au nom d’Allah, de ce que je sais du problème. Peut-être que cela ferait que mes frères et sœurs en conflit éviteraient de surchauffer davantage notre climat déjà impacté par les effets du changement climatique !

Durant son mandat de Président de la République, Alpha a posé quelques actes qui le caractérisent :
<ol>
 	<li>Il a scellé la paix avec la Rébellion en brûlant des armes de guerre dans une cérémonie mondialement connue à Tombouctou. C’est un homme de Paix, fier de son armée.</li>
 	<li>Alpha est un homme intelligent, donc simple, faculté d’adaptation oblige ; dans le plat pays, il s’assoit sur le tabouret ou la natte disponible, il est d’une grande courtoisie à la malienne ; il est socialement et moralement « civilisé », à l’opposé de ceux qui sont « techniquement civilisés » vivant sous leur propre case avec des valeurs importées d’ailleurs. Par exemple, sous son premier mandat, nous l’accompagnions dans la Région de Kidal ; je représentais l’opposition politique dans la délégation présidentielle et feu Boubacar Kassé, ancien Ambassadeur et ancien Directeur Général de la Radiodiffusion Nationale du Mali, accompagnait aussi le Président Alpha. À notre premier déjeuner, on amena à Alpha une bassine d’eau pour laver les mains ; Alpha refusa net de le faire avant Boubacar et moi car nous étions ses aînés ; nous avions trempé les bouts de quelques doigts pour laisser l’eau propre. Après le repas, nous avions parlé avec son Conseiller, un ancien Camarade du Lycée Terrasson des Fougères, en lui indiquant que désormais, il suffirait d’amener une bouilloire remplie d’eau et une tasse vide pour que toute la délégation se lave les mains ! Ainsi donc nous avions fonctionné.</li>
 	<li>Le Président français Jacques Chirac a choisi le mois, le jour et l’heure pour réunir autour de lui les Chefs d’Etat Africains de « l’AOF », comme s’ils étaient des Préfets de France !</li>
</ol>
<strong>Alpha Oumar KONARÉ</strong> a été le seul Président africain qui refusa de répondre à cette convocation si offensante pour la dignité de notre pays ! Il a donc gardé sa propre dignité et a sauvegardé la souveraineté du Mali, comme le Général Moussa Traoré à la Beaule et Modibo Keita depuis toujours.
<ol start="4">
 	<li>Malgré les embuches posées sur son chemin, les casses techniques, les incendies et les oppositions de toutes sortes, Alpha a conduit le bateau MALI, tanguant et ne chavirant pas, sauvant à chaque fois la démocratie et même longtemps après son mandat, comme par effet d’énergie cinétique.</li>
</ol>
Alpha est un démocrate achevé et un fin politique.
<ol start="5">
 	<li>Les faits sont extérieurs à son mandat présidentiel. Alpha a été Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture du Général Moussa Traoré. Il a su garder sa personnalité d’homme de gauche et n’a point été « soluble » dans le système GMT ou UDPM.</li>
</ol>
Ainsi campé, Alpha Oumar KONARÉ, de mon point de vue, n’a pas vocation, intellectuellement, moralement, psychologiquement et physiquement de formuler et d’exécuter les turpitudes du genre dont on l’accuse, surtout en ce qui concerne la « destruction de l’Education et de l’Armée » !
<ol>
 	<li><strong><u>L’Education :</u></strong></li>
</ol>
Je ne saurais couvrir toute l’œuvre d’Alpha dans le domaine de l’éducation. Je vais seulement exhiber quelques exemples que j’ai vécus.
<ol>
 	<li><strong><u>Le PRODEC :</u></strong></li>
</ol>
Cette poule aux œufs d’or est sortie de l(imagination d’Alpha. Cette poule continue depuis 31 ans de jeter ses œufs nourriciers sur le système éducatif malien. Le PRODEC est surtout chargé du financement de l’Education de Base, ce qui permet au Mali de porter ses efforts propres au reste du système éducatif à savoir les enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique. Lors des années 1998, comme un phénomène de mode, le PRODEC a si bien réussi sa mission de financement que l’on a vu fleurir des PROD-X comme PRODSanté, PRODJustice, etc.

<strong><u>REMARQUES :</u></strong>

L’objectif du PRODEC était de faire de l’Education de base un <strong>TRONC UNIQUE DE HUITS (08) ANS AU BOUT DUQUEL ON OBTIENT LE DEF</strong>. C’est cet enseignement de 08 ans que le PRODEC devait financer. Mais cela signifierait que le Mali serait le seul pays de la sous-région, voire du monde, où l’élève obtient le Baccalauréat en 11 ans de scolarité ! Les pays où l’enseignement est donné dans la langue maternelle (France) l’enfant fait 12 ans de scolarité pour obtenir le Baccalauréat. D’où viendrait donc le génie de l’enfant malien qui lui permettrait d’être au-dessus de tous les enfants du monde pour s’adjuger ses humanités en 11 ans dans une langue d’enseignement qui n’est pas sa langue maternelle ? Alors Alpha décide de prendre le financement pour continuer la réforme de 1962, en abandonnant le contenu pédagogique du PRODEC ! Alpha n’a donc jamais détruit l’enseignement au Mali ! Au contraire !

On se souvient aussi de cette imposture de la NEF que j’ai personnellement baptisée la « NEP » (Nouvelle Ecole Politique) et que j’ai combattue et qui a disparu et sortie de l’épure ; et ça ce n’était pas Alpha, mais les spécialistes en mal de Réformes.
<ol start="2">
 	<li><strong><u>Les enseignements :</u></strong></li>
 	<li><strong><u>L’enseignement secondaire :</u></strong></li>
</ol>
Alpha a programmé et créé un lycée dans les chefs-lieux de cercles dès que les écoles fondamentales produisent suffisamment d’élèves titulaires du DEF (ex : Lycée de Koro, de Kolokani, d’Ansongo, Lycée Mamadou Sarr Commune IV Bamko, etc) ; si en contre exemples Bourem, G. Rharous, Yelimané, etc, n’ont pas eu leurs lycées en son temps, c’était juste parce que les détenteurs du DEF de ces localités n’étaient pas assez nombreux pour créer un Lycée ; les zones éloignées et défavorisées comme Kidal ont eu leur lycée malgré tout et même leur station de Radiodiffusion  pour les rapprocher de Bamako.

Le déséquilibre du développement scolaire sur le territoire n’a pas échappé à Alpha qui a lancé son fameux slogan « Un village, une école » ! La décentralisation aidant, les écoles fondamentales fleurissent dans toutes les communes ; « Un village, une école » n’était pas qu’un slogan, c’était une idée puissante qui faisait d’une pierre trois coups :
<ul>
 	<li>Elle évitait à l’enfant de faire 15 km à pied par jour de son village à son école (aller, retour) ;</li>
 	<li>En amenant l’école à l’enfant, et surtout, ce faisant, Alpha donne une plus grande chance à la fille d’être scolarisée ;</li>
 	<li>Enfin, « Un village, une école » a permis de faire faire un bond au taux de scolarisation.</li>
</ul>
<ol>
 	<li><strong><u>L’enseignement supérieur :</u></strong></li>
</ol>
C’est bien Alpha qui a créé l’Université ! Aujourd’hui elle s’est épanouie sur l’ensemble du territoire national et le Mali est un des pays de l’Afrique de l’Ouest francophone qui compte le plus grand nombre d’Universités. Il a créé des Instituts et des Laboratoires, la Nouvelle Ecole Normale Supérieure de Bamako ; Il a créé et géré des bourses d’excellence pour former les formateurs et les chercheurs pour les universités. En outre, Alpha a fait la promotion des enseignants chercheurs en les hiérarchisant et en les dotant d’un statut particulier. Il a également hiérarchisé les enseignants de l’enseignement secondaire et qu’il a doté d’un statut particulier.
<ul>
 	<li><strong><u>La Recherche :</u></strong></li>
</ul>
Ce secteur était le parent pauvre du système éducatif malien ; pour la première fois, ce secteur a eu une promotion sous le mandat d’Alpha qui l’a doté d’un budget très modeste de 100.000.000 de FCFA et qui a fait un grand progrès et a dû faire plaisir au premier Recteur de l’Université de Bamako, le Pr Aboubacar Sidiki Cissé, qui a obtenu ce résultat de haute lutte.
<ol>
 	<li><strong><u>Généralités :</u></strong></li>
</ol>
Si certains résultats n’ont pas été atteints dans le système éducatif, malgré les milliards dépensés, mais non investis et que les responsables ne cessent d’évoquer à chaque occasion des mouvements sociaux d’étudiants et d’enseignants, c’est parce que la gestion doit être revue et corrigée ! C’est tout de même Alpha qui a construit plus d’école, plus de classes, plus d’amphithéâtres que tous les régimes de Modibo à nos jours.

En 2011, l’Education de Base absorbe 70% du budget de l’Education et 30% sont allés à l’Enseignement Secondaire, à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche Scientifique. Au niveau de l’Education de Base, 93% de son budget sont partis dans les dépenses et seulement 7% ont servi dans les investissements, exemple significatif de mauvaise gestion.

Il ne faut pas l’oublier, c’est aussi <strong>Alpha Oumar KONARÉ </strong>qui a promulgué la Loi d’Orientation sur l’Education qui a légiféré sur le Système Educatif du préscolaire à la Recherche Scientifique. Ainsi l’école obtient une personnalité, un domaine et des acteurs incontournables.

Qu’il me soit permis de dire que je n’ai jamais perçu le moindre signe, la moindre idée, la moindre allusion et le moindre acte d’Alpha que l’on puisse considérer comme une nuisance à l’éducation ou aux acteurs du système éducatif ! Au contraire ! Il y a des choses que l’on ne peut étaler ici, mais on peut affirmer que Alpha est un combattant de notre Education.

Enfin, je ne suis pas un intime d’Alpha ; j’ai été un opposant déterminé et loyal à la gestion ADEMA, mais mon dégout pour l’injustice, mon honnêteté intellectuelle m’obligent à témoigner et à réfuter ce qui me parait être une injustice criarde contre un homme qui a tout fait pour l’éducation et pour les enseignants. Je respecte Alpha alors même je suis en droit de lui tenir grief, mais j’ai cru comprendre qu’il a lui-même compris son erreur !
<ol>
 	<li><strong><u>L’Armée Malienne :</u></strong></li>
</ol>
Pour nous maliens, héritiers spirituels de Modibo, et Alpha en est un, l’Armée Malienne est sacrée !

C’est la seule structure qui fait l’unanimité des Maliens, et malgré la période difficile, voire noire du CMLN, la chose qu’on ne lui permet pas, c’est de faillir dans la défense de l’intégrité territoriale.

J’ai vécu trois évènements :

&nbsp;
<ol>
 	<li><strong><u>La Flamme de la paix à Tombouctou 27 mars 1996 :</u></strong></li>
</ol>
À Tombouctou, ce jour-là, nous avons vu le Président de la République du Mali doublement heureux, heureux d’allumer la Flamme de la Paix, de bruler 3.000 armes de guerre et de sceller la Paix entre les enfants de son pays devant l’Histoire. Heureux aussi et fier de son armée victorieuse sur la Rébellion et sans laquelle ce jour glorieux ne serait jamais arrivé ! L’Armée Malienne s’est battue pour que la terre de Soundjata Keita et d’Askia Mohamed ne soit pas dispersée.
<ol start="2">
 	<li><strong><u>Les Hauts Fonctionnaires de Défense :</u></strong></li>
</ol>
À son avènement, pour la première fois, Alpha a fait nommer dans chaque Département Ministériel, un Haut Fonctionnaire Militaire, Officier Supérieur ou Général, auprès du Ministre. Ainsi, le Président de la République a donné une dimension à notre Armée que nulle part au monde une Armée Républicaine ne possède ! C’est encore cet homme qu’on accuse de détruire l’Armée Malienne !
<ol start="3">
 	<li><strong><u>Les débats des années 1980-2000 :</u></strong></li>
</ol>
En ces années-là, dans les chancelleries et dans les ministères néocolonialistes, jusqu’à l’ONU, on discutait dur de l’étendue des anciennes colonies françaises et anglaises d’Afrique ainsi que de la pertinence pour nos états d’avoir des armées couteuses qui devraient être remplacées par des « polices » et transférer l’argent au développement pour nourrir nos « misérables » populations. En vérité c’est pour nous affaiblir davantage et disposer de nos richesses.
<ol>
 	<li><strong><u>La « Théorie de la Croix Bleue » :</u></strong></li>
</ol>
Cette théorie a été réfléchie, mûrie et élaborée dans les Cercles pensants des états néocolonialistes et impérialistes pour être ensuite adoptée par l’ONU, secrètement.

Elle est la descendante directe de la Théorie qui a présidé à la naissance de l’Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS) qui en 1957, amputait déjà notre pays de Niafunke, Goundam, Diré, Tombouctou, Rharous, Bourem, Kidal, Gao, Menaka et Ansongo pour constituer avec la Mauritanie, le Sud-Algérien, le Niger et le Tchad un nébuleux territoire pour le confort de la France en Afrique, avec toutes les richesses immenses de ces territoires !

La « Théorie de la Croix Bleue » prévoyait 03 états indépendants issus du Mali, la même chose pour la Mauritanie, le Niger, le Tchad, le Soudan, etc.

Pour le moment, les néocolonialistes n’ont réussi leur sale besogne qu’au Soudan ! En 1969, ils ont échoué dans leur tentative d’amputer le Nigeria du Biafra et, en 2011 Nicolas Sarkozy a armé des Maliens contre leur patrie pour amputer le Mali.

Alors que le Président F. Hollande, à la demande du Président D. Traoré, a envoyé la Force SERVAL qui a combattu les terroristes et a obtenu des résultats, Emmanuel Macron, lui, a supprimé SERVAL pour amener BARKHANE avec un agenda caché mais il a lamentablement échoué.
<ol>
 	<li><strong><u>Les Forces armées en question :</u></strong></li>
</ol>
En ces années-là, les chancelleries occidentales et même les cercles de réflexion de la gauche, réfléchissaient pour l’Afrique ; ces sous-états ont-ils besoin de forces armées ?

Ne doivent-ils pas mettre l’argent que nous leur donnons dans le développement de leurs peuples ?

Dans l’éducation et la santé ?

Et patati et patata ?

Ne doivent-ils pas se contenter d’une police, d’une gendarmerie, d’une garde ou goum ?

Ce genre de débats en « métropole » a toujours des échos chez les « élites des colonies ».

Sur ce, on demande au Mali de fournir un contingent pour la paix en Sierra Léone.

C’était avec fierté que le Mali a répondu à la demande et a envoyé un contingent en Sierra Léone avec les conditions suivantes : La troupe a été composée de manière à être capable de se défendre en cas d’attaque en nombre d’hommes et en armement.

C’est dans ce cadre qu’une personne évoqua ce que nous aurions fait si nous ne disposions pas de forces armées ?

On avait fait prévaloir que même si nous entrions dans la posture de ne jamais attaquer un tiers, d’autres pourraient, pour une raison ou une autre, être capables de nous attaquer pour prendre ce que nous possédons !

Nous avions conclu avec sérénité la pertinence d’être armé et Alpha était fier de son Armée !

Encore une fois ce n’était pas cet homme là qui détruirait l’Armée Malienne !

<strong>Bamako, le 20 Aout 2023</strong>

<strong>P<sup>r</sup> El Hajj Younouss Hamèye DICKO</strong>

<strong>Commandeur de l’Ordre National du Mali</strong>

<strong>Chevalier de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES</strong>

<strong>Ancien Ministre</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil national de transition : Les membres initiés à la technique de la gestion axée sur les résultats</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/conseil-national-de-transition-les-membres-inities-a-la-technique-de-la-gestion-axee-sur-les-resultats-3033348.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Aug 2023 06:06:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Centre international de conférence de Bamako (CICB) a abrité, le vendredi 18 août 2023, l’atelier de formation des membres du Conseil national de transition (CNT) sur la gestion budgétaire axée sur les résultats (GAR) et sur la préparation, l’adoption et l’exécution du budget en mode programme. Ledit atelier est organisé par la Commission des Finances, de l'Economie, du Plan, de la Promotion du Secteur Privé et des Industries du CNT en collaboration avec la Direction Générale du Budget. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le représentant du Président du CNT, Mamadou Touré, non moins, président de la Commission des Finances du CNT, en présence du représentant du ministre l'Economie et des Finances, Amadou Tidiani Haïdara, non moins, Directeur Général du Budget et d’autres personnalités.

Selon le représentant du ministre l'Economie et des Finances, Amadou Tidiani Haïdara, la présente session de formation s'inscrit dans le prolongement des précédentes organisées en 2021 et 2022. « Elle contribue à renforcer et à améliorer la qualité du travail parlementaire dans le domaine des finances publiques et particulièrement sur la réforme du budget-programmes », a-t-il dit.

Il a indiqué que le Mali, à l'instar des autres pays de l'UEMOA, est engagé dans un processus de modernisation de la gestion des finances publiques dont le couronnement a été le basculement en budget-programmes depuis janvier 2018.

Il a fait savoir que les deux thèmes phares qui seront présentés sont la gestion budgétaire axée sur les résultats ; et la préparation, vote et exécution du budget en mode programme.

Quant au représentant du Président du CNT, Mamadou Touré, cette formation entend anticiper l’initiation des membres du CNT à la technique de la gestion axée sur les résultats, avant l'examen du budget 2024. « Deux jours durant, les différents participants s'approprieront des modules consacrés à la Gestion axée sur les résultats ainsi que l'élaboration et l'exécution de budget en mode programme. Je vous invite à plus d'assiduité et de curiosité intellectuelle pour tirer le meilleur avantage de cet atelier de formation qui vise la performance de la gouvernance financière publique, afin d'atteindre les objectifs fixés par le Plan de réforme de la gestion des finances publiques au Mali (PREM) », a conclu Mamadou Touré.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation sécuritaire au Mali : La CMAS de l’imam Dicko exhorte les autorités à prioriser le « dialogue avec les différents groupes armés afin de ramener la paix »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/situation-securitaire-au-mali-la-cmas-de-limam-dicko-exhorte-les-autorites-a-prioriser-le-dialogue-avec-les-differents-groupes-armes-afin-de-ramener-la-paix-3032942.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Aug 2023 06:27:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, le 16 août 2023, la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants (CMAS) de Mahmoud DICKO dit avoir constaté depuis plusieurs mois une dégradation continue de la situation sécuritaire du Mali, particulièrement dans le Centre et le Nord du pays. A cet effet, la CMAS de l’imam Mahmoud Dicko exhorte les « autorités militaires de la transition à explorer d'autres voies et mécanismes en priorisant celles du dialogue et de la concertation avec les différents groupes armés afin de ramener la paix ».

La Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants (CMAS) de Mahmoud DICKO dit avoir constaté depuis plusieurs mois une dégradation continue de la situation sécuritaire du pays, particulièrement dans le Centre et le Nord, à travers des attaques suivies de destructions des villages et des tueries des populations civiles par des groupes armés non identifiés ; des abandons massifs des villages par leurs populations à cause de l'insécurité grandissante et le psychose endurée par celles-ci ; des attaques et embuscades meurtrières à l'encontre des vaillantes forces de défense et de sécurité du Mali ; la prise du contrôle de plusieurs zones dans le Centre et le Nord du pays par des groupes armés non identifiés qui y instaurent leur loi.

A cet effet, la CMAS condamne avec fermeté ces agressions et présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes civiles et militaires. Selon la CMAS de l’imam Dicko, ces agressions dénotent à suffisance qu'il reste du chemin à faire en matière de sécurité.

A cet effet, la CMAS exige aux autorités militaires de la transition d'assurer leur mission régalienne, qui est la sécurisation de la population et de leurs biens. « Fidèle à ses valeurs et aux idéaux prônés par son parrain Cheick imam Mahmoud DICKO, la CMAS rappelle qu'après une profonde analyse de la situation sécuritaire du pays, avait exhorté les autorités militaires de la transition à explorer d'autres voies et mécanismes en priorisant celles du dialogue et de la concertation avec les différents groupes armés afin de ramener la paix.

Aussi, la CMAS reste convaincue que d'autres leviers, ceux à travers lesquels les Maliens se reconnaissent, pourraient contribuer de façon pérenne à contenir la crise multidimensionnelle que connait le Mali surtout que, nous en convenons tous, la seule option militaire ne pourra pas régler le conflit. La CMAS qui a comme devise : Foi, Dignité, Patrie, restera toujours debout aux côtés du Peuple malien », conclut le communiqué de la CMAS sous la plume de son coordinateur général, Youssouf Daba Diawara.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Section syndicale des Douanes du Mali : Yacouba Katilé reconduit à la tête du bureau pour un mandat de 5 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/section-syndicale-des-douanes-du-mali-yacouba-katile-reconduit-a-la-tete-du-bureau-pour-un-mandat-de-5-ans-3032940.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Aug 2023 06:24:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Section syndicale des Douanes du Mali a tenu, le mardi 15 août 2023, sa 5ème conférence nationale statutaire au stade du 26 mars de Bamako. Au terme des travaux, le secrétaire général sortant de la Section syndicale des Douanes du Mali, Yacouba Katilé, a été reconduit à la tête d’un bureau de 83 membres pour un nouveau mandat de 5 ans. Outre le secrétaire général de la Section syndicale des Douanes du Mali, Yacouba Katilé, on notait la présence, lors de la cérémonie d’ouverture des travaux, du directeur général adjoint des douanes du Mali, Ag Boya ; du secrétaire général adjoint du SYNTADE (Syndicat National des Travailleurs Des Administrations d'Etat), Issa Sanogo et d’autres personnalités.

Selon Yacouba Katilé, la Section syndicale des Douanes est un modèle de militantisme et de syndicalisation. « Notre pays vit dans sa chair et dans son âme l'insécurité et son lot de déplacés internes et d'exilés. Notre syndicat est solidaire de ces victimes et vit leur situation comme un drame. C'est pourquoi nous nous inclinons devant la mémoire de toutes les victimes tant maliennes qu'étrangères. Nous saluons également la mémoire de tous les douaniers tombés sur le champ de l'honneur. Leur sacrifice n'a pas été vain », a-t-il dit.

Avant de signaler que les services des douanes sont à la tête du peloton des syndicats. « Nous voilà au renouvellement du bureau de la Section, quand ailleurs on est encore sur les Assemblées Générales électives. Cette ponctualité dans le calendrier n'est pas un fait du hasard. Il est dû à la capacité de toutes et de tous à surmonter les divergences, les différences d'analyses, d'approches qui ne sont pas essentielles dans la lutte syndicale », a déclaré Yacouba Katilé.

Il a prôné l’union au sein de la Section Syndicale des Douanes. « Nous devons nous renforcer c'est-à-dire : Unifier nos forces ; Instaurer la circulation, en notre sein, de l'information et accepter la critique d'où qu'elle vienne ; Inciter à une auto-détermination de toutes et de tous, pour plus de cristallisation du syndicalisme douanier ; Développer en faveur des autres travailleurs et du peuple des options, des visions, des activités en faveur de l'unité syndicale, qui est en cours dans le monde comme au Sénégal, en Guinée, en Allemagne, en Belgique, aux USA et au Canada.

C'est pourquoi nous devons avoir avec toutes nos directions des relations telles que le mérite soit rémunéré aussi bien aux plans national, régional et même local. Nous devons nous organiser pour que les familles, les enfants surtout de nos camarades tombés dans l'exercice de leurs fonctions, ne se retrouvent brusquement dans la détresse, la précarité, la pression du manque de besoins, surtout vivriers.

En dressant ce bilan, largement positif, je mesure que le Secrétaire Général que je suis, très humblement, éphémère animateur, n'est rien sans le soutien et la solidarité de tous les membres. S'il m'était demandé de définir cet élan de solidarité, de soutien et de complicité, j'oserai répondre que c'est un engagement commun, fraternel pour l'amour de notre syndicat », a conclu le secrétaire général de la Section syndicale des Douanes du Mali, Yacouba Katilé.

Quant à Issa Sanogo, il a remercié la Section Syndicale des Douanes pour ses efforts dans le cadre des actions syndicales. Au terme des travaux, le secrétaire général sortant de la Section syndicale des Douanes du Mali, Yacouba Katilé a été reconduit à la tête d’un bureau de 83 membres pour un nouveau mandat de 5 ans.

<strong>A. Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport annuel du Médiateur de la République 2022 : 268 dossiers de réclamation enregistrés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/rapport-annuel-du-mediateur-de-la-republique-2022-268-dossiers-de-reclamation-enregistres-3032938.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Aug 2023 06:21:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Médiateur de la République, Mme Sanogo Aminata Mallé, a remis, le lundi 14 août 2023, son rapport annuel au Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta. Il ressort de ce rapport, une augmentation du nombre d’usagers de cette Autorité indépendante. Le rapport révèle aussi que les services du médiateur de la république ont enregistré 268 dossiers de réclamation entre le 1er janvier et le 31 décembre 2022. «Les analyses du présent Rapport révèlent les dysfonctionnements de notre Administration dans la gestion quotidienne et sonnent l’alerte afin d’en corriger les insuffisances et les dérives », a expliqué le Chef de l’État.

«Ce rapport expose singulièrement le nombre, la nature, et la diversité des réclamations dont le Médiateur de la République a été saisi par les usagers des services publics de notre pays », a expliqué d’entrée le Médiateur de la République, Mme Sanogo Aminata Mallé. Avant de faire savoir que le rapport contient également les interpellations adressées au gouvernement dans le cadre de l’Espace d’Interpellation Démocratique qui se tient chaque année, le 10 décembre, en commémoration à la Déclaration universelle des droits de l’Homme. « Dans le cadre de l’Espace d’Interpellation Démocratique (E.I.D), 334 dossiers ont été réceptionnés à la date du 30 septembre 2022 », a indiqué le Médiateur. Du 1er janvier au 31 décembre 2022, ajoute Mme Sanogo Aminata Mallé, les services du Médiateur de la République ont enregistré 268 dossiers de réclamation. Ce qui, à ses dires, montre une augmentation du nombre d’usagers de cette Autorité indépendante.

Le rapport 2022 du Médiateur de la République, souligne Mme Sanogo Aminata Mallé, s’articule autour de quatre parties essentielles que sont : la gestion des réclamations et des demandes d’interpellations ; les autres activités du Médiateur de la République ; le rôle de la médiation internationale et le renforcement des capacités des collaborateurs du Médiateur. Parlant des disfonctionnements, le Médiateur de la République a fait des commentaires sur trois problématiques majeures et formulé quatre recommandations en vue de les corriger. Comme commentaires, elle a évoqué l’inexécution des décisions de justice ; la problématique du paiement des salaires et des cotisations sociales ; la moralisation des procédures de passation et d’exécution des marchés publics. Les recommandations formulées par le Médiateur de la République sont entre autres : la gestion de la carrière des agents des collectivités territoriales et la gouvernance locale ; la bonne distribution de la justice et la bonne gouvernance ; la nécessité de trouver des solutions aux difficultés liées à l’exécution des contrats et marchés publics ; la protection sociale.

Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a souligné l’importance de cette cérémonie dans le cadre de la refondation de l’État. « Les analyses du présent Rapport révèlent les dysfonctionnements de notre Administration dans la gestion quotidienne et sonnent l’alerte, afin d’en corriger les insuffisances et les dérives», a-t-il dit. Avant de rassurer que les observations et les recommandations pertinentes énoncées dans le présent Rapport seront prises en charge, notamment dans le maillage de l’action gouvernementale et en donnant une grande importance au contrôle plus accru tant au niveau des structures que des personnes.

Soulignant le rôle du médiateur de la République, le Colonel Assimi Goïta dira qu’il est un maillon essentiel de la consolidation de l’État de droit et de la promotion de la bonne gouvernance, indispensable à la préservation de la paix sociale. Enfin, le président de la transition a déclaré que les réformes politiques et institutionnelles envisagées dans la Constitution, promulguée le 22 juillet 2023, permettront « d’améliorer la gouvernance dans le service public pour répondre au Mali Kura de nos vœux ».

<strong>Siaka Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance : Afrobarometer reçoit une subvention de plus de 240 millions de FCFA pour amplifier la voix des citoyens</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/gouvernance-afrobarometer-recoit-une-subvention-de-plus-de-240-millions-de-fcfa-pour-amplifier-la-voix-des-citoyens-3032815.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/gouvernance-afrobarometer-recoit-une-subvention-de-plus-de-240-millions-de-fcfa-pour-amplifier-la-voix-des-citoyens-3032815.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Aug 2023 06:33:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué de presse rendu public, le 10 août 2023, Afrobarometer, la première source mondiale de données et d'analyses de haute qualité sur ce que pensent les Africains, a annoncé un partenariat avec Luminate, une organisation philanthropique mondiale engagée dans l'impact social et le développement communautaire. Le communiqué de presse indique que ce partenariat stratégique offre à Afrobarometer une subvention de US $400.000 (plus de 240 millions de FCFA) sur deux ans visant à renforcer les efforts de promotion de l'engagement civique et le plaidoyer fondé sur des preuves en Afrique.

« L'objectif de la subvention est triple. Le premier est d'améliorer les capacités de collecte, d'analyse et de communication des données des organisations de base, leur permettant de plaider plus efficacement en faveur du changement. Deuxièmement, approfondir la compréhension des perspectives des jeunes des pays africains cibles, en commençant par le Kenya et le Nigéria. Enfin, soutenir les efforts visant à améliorer le flux d'informations crédibles et pertinentes dans l'écosystème médiatique africain grâce à des partenariats efficaces avec les maisons de presse », révèle le communiqué de presse de Afrobarometer rendu public le 10 août dernier.

Le PDG d'Afrobarometer, Joseph Asunka, a déclaré que la subvention de Luminate contribuera à la mission d'Afrobarometer qui consiste à faire de la voix des citoyens un pilier clé dans les décisions politiques et de développement en Afrique, et de favoriser des politiques publiques fondées sur des données probantes.

« Nous sommes reconnaissants de la contribution significative de Luminate à notre travail. Cette subvention nous permettra de poursuivre nos efforts pour faire entendre la voix des citoyens et favoriser des dialogues constructifs entre les gouvernements africains et leurs peuples», a déclaré Asunka.

Afrobarometer a récemment terminé sa neuvième série d'enquêtes, interrogeant plus de 54.400 personnes dans 39 pays africains, et se prépare actuellement à lancer le travail de terrain de la série 10.

A noter qu’Afrobarometer est représenté au Mali par le Groupe de Recherche en Economie Appliquée et Théorique (GREAT), piloté par le Pr. Massa Coulibaly, qui fait des sondages d’opinion sur la gouvernance, la démocratie, les élections, la corruption, les institutions, l’insécurité et bien d’autres sujets intéressants la vie de la nation.

<strong>A. Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée de souvenir des horreurs de la partition en Inde : Une exposition photos pour immortaliser l’histoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/journee-de-souvenir-des-horreurs-de-la-partition-en-inde-une-exposition-photos-pour-immortaliser-lhistoire-3032813.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Aug 2023 06:30:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Gouvernement indien observe la « Journée de souvenir des horreurs de la partition » le 14 août 2023, un jour avant le jour de l’indépendance de l’Inde le 15 août. En prélude à la célébration de cette fête d’indépendance, l’ambassade de l’Inde au Mali a organisé, le lundi 14 août 2023, au Musée national du Mali, une exposition photos. Le but de ce vernissage était de présenter les souffrances et les douleurs des populations indiennes qui ont subi les affres de la partition. Cet évènement mémorable s’est déroulé en présence du chargé d’affaires de l’ambassade de l’Inde au Mali, Sumer Barwal ; du directeur du Musée national, Daouda Kéita et d’autres invités de marque.

En s’adressant à la nation à l’occasion du 75ème anniversaire de l’indépendance, le 15 août 2021, le premier ministre de l’Inde, Narenda Modi, déclarait que le 15 août serait le jour du souvenir des horreurs de la partition. Cela, dans l’esprit de mettre en lumière les peines, les souffrances et la douleur de millions de personnes qui ont souffert de la partition.

Avant l’ouverture de l’exposition photos, le chargé d’affaires de l’ambassade de l’Inde au Mali, Sumer Barwal, a rappelé que l’Inde a accédé à son indépendance le 15 août 1947. « Point culminant d’une lutte longue et ardue contre la puissante coloniale. L’un des nombreux maux que la domination coloniale a infligés à nos vies a été la partition de l’Inde, à la veille même de notre indépendance, conséquence directe de la politique « diviser pour régner » des forces coloniales exploiteuses », a narré le chargé d’affaires de l’ambassade de l’Inde au Mali.

Rappelant toujours les mauvais souvenirs de cette partition, Sumer Barwal a témoigné que des familles qui vivaient ensemble depuis des siècles se sont séparées. Il a aussi affirmé que de nombreuses histoires d’horreur poursuivent encore tant de personnes de part et d’autre de la ligne de démarcation. C’est ce qui justifie pour lui l’organisation de cette exposition photos qui dépeint les souffrances des personnes touchées par la partition.

Le directeur du Musée national a salué la tenue de cette exposition photos dans les locaux de sa structure. Saluant la résilience de l’Inde, Daouda Kéita a soutenu que dans l’histoire de tout pays, il y a des pages glorieuses et sombres. Cette exposition, a-t-il expliqué, permet de se rappeler l’histoire de ce passé douloureux et triste à la fois. A ses dires, il est utile de se remémorer de cette partition pour rebondir. « L’inde a su saisir cette page triste de son histoire pour rebondir. Aujourd’hui qu’on le veuille ou pas, l’Inde existe et compte parmi les nations. Les Indiens sont aujourd’hui présents partout. C’est utile au Mali d’avoir des relations cordiales et amicales avec l’Inde qui peut nous servir d’exemple », a déclaré le premier responsable du Musée national du Mali.

Des chansons indiennes, l’intonation des hymnes nationaux du Mali et de l’Inde, l’exposition photos et la dégustation des mets indiens ont constitué les temps forts de ce vernissage.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Processus de rétrocession des emprises de la MINUSMA : L’armée malienne prend possession du camp de Ber</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/processus-de-retrocession-des-emprises-de-la-minusma-larmee-malienne-prend-possession-du-camp-de-ber-3032811.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Aug 2023 06:28:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Forces armées maliennes (FAMA) ont pris possession du camp de Ber, le dimanche 13 août 2023 à l’instar de celle de Ogossagou dans la région de Badiangara. L’armée qui a donné l’information a souligné que cette reprise du camp a subi de nombreux incidents ayant émaillé le mouvement des unités.</strong>

Donnant plus de détails, l’armée a communiqué qu’une tentative d’incursion dans le dispositif et des tirs de harcèlement contre le convoi FAMA, avec un bilan de 01 mort et 04 blessés coté ami, est survenu le vendredi 11 août 2023.

Ce même jour, les assaillants ont abandonné sur le terrain, 04 corps, plusieurs motos et des matériels militaires.

Ce bilan, précise l’armée, a évolué le lendemain avec coté ami 06 morts et 04 blessés. Les groupes armés terroristes, dans leur débandade, ont abandonné 24 corps, 18 AK-47 et 12 motos.

Le même convoi a été jalonné par 03 pick-up équipés d’armes lourdes qui ont ensuite pris à partie les troupes emmenant. L’aviation FAMA a riposté en neutralisant les trois véhicules et les occupants.

Le dimanche 13 août 2023, des tirs sporadiques ont suivi à l’approche de l’emprise avec la découverte et la destruction de 04 engins explosifs improvisés et 02 motos piégées pendant la progression vers Ber.

Face à ces évènements, l’Etat-major général des armées a présenté ses condoléances aux familles des soldats tombés avant de souhaiter prompt rétablissement aux blessés. La haute hiérarchie militaire a enfin rassuré que les FAMA mèneront leur mission avec professionnalisme pour les populations.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>

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</item>

<item>
<title>Niger : La CEDEAO désapprouve la « volonté de traduire devant les tribunaux, Mohamed BAZOUM, pour haute trahison »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/niger-la-cedeao-desapprouve-la-volonte-de-traduire-devant-les-tribunaux-mohamed-bazoum-pour-haute-trahison-3032809.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Aug 2023 06:26:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué de presse rendu public, hier, lundi 14 août 2023, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dit avoir appris avec « stupéfaction la volonté exprimée de traduire devant les tribunaux S.E.M. Mohamed BAZOUM, Président de la République du Niger, pour haute trahison ». La CEDEAO condamne cette démarche qui, selon elle, constitue une « nouvelle forme de provocation et contredit la volonté prêtée aux autorités militaires de la République du Niger de rétablir l'ordre constitutionnel par des moyens pacifiques ».

« La CEDEAO a appris avec stupéfaction la volonté exprimée de traduire devant les tribunaux S.E.M. Mohamed BAZOUM, Président de la République du Niger, pour haute trahison. La CEDEAO condamne cette démarche qui constitue une nouvelle forme de provocation et contredit la volonté prêtée aux autorités militaires de la République du Niger de rétablir l'ordre constitutionnel par des moyens pacifiques. Le Président BAZOUM reste le Président démocratiquement élu de la République du Niger, reconnu par la CEDEAO et la communauté internationale. La CEDEAO condamne sa détention illégale et appelle à sa libération immédiate et à son rétablissement dans ses fonctions », c’est en substance ce qui ressort du communiqué de presse rendu public, le 14 août 2023, par l’organisation ouest africaine.

A rappeler que la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEA0) s'est réunie en Session extraordinaire à Abuja, au Nigeria, le 10 août 2023, sous la présidence de Bola Ahmed TINUBU, Président de la République Fédérale du Nigeria et Président en exercice de la Conférence. Le Sommet extraordinaire a été convoqué à la suite de celui tenu le 30 juillet 2023, après la tentative de coup d'Etat et la détention du Président Mohamed Bazoum par les membres de la Garde présidentielle en République du Niger, le 26 juillet 2023. Au cours de ce sommet, la Conférence a ordonné le déploiement de la Force en attente de la CEDEAO pour le rétablissement de l'ordre constitutionnel en République du Niger. La CEDEAO a souligné son engagement permanent en faveur du rétablissement de l'ordre constitutionnel par des moyens pacifiques.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdoulaye Diop, ministre des affaires étrangères : «Notre pays est en mesure d’assumer les conséquences, parfois difficiles, de ses décisions pour prendre en main son destin »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/abdoulaye-diop-ministre-des-affaires-etrangeres-notre-pays-est-en-mesure-dassumer-les-consequences-parfois-difficiles-de-ses-decisions-pour-prendre-en-main-son-destin-3032806.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Aug 2023 06:22:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre des affaires étrangères et la coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop, a animé une conférence, le 12 août 2023, à l’hôtel Millenium de Bamako sur le thème : «L’action diplomatique malienne, quelle stratégie pour une politique étrangère plus forte et avantageuse ? », à l’occasion du lancement des activités annuelles de la Coordination nationale des clubs ROTARACT et INTERACT du Mali. Au cours de cette conférence, le ministre Abdoulaye Diop a fait savoir que notre pays, le Mali, est en « mesure d’assumer clairement les conséquences, parfois difficiles, de ses décisions et de ses choix stratégiques pour prendre en main son destin».

Selon le ministre, le devoir de contribuer à la préparation et à l’équipement de la génération montante l’autorise à se livrer à cet exercice de partage d’expériences, de renforcement des capacités et d’investissement dans la jeunesse, une jeunesse au cœur de la priorité gouvernementale. « Puisant mes argumentaires dans les fondements de la politique extérieure du Mali depuis son accession à la souveraineté internationale, le changement actuel du visage de l’action diplomatique découle du leadership visionnaire de Son Excellence le Colonel Goita Assimi, Président de la Transition, Chef de l’Etat, qui a su placer les intérêts du Mali et des Maliens au cœur de l’action publique, en réponse aux défis complexes de l’heure et aux soubresauts géopolitiques auxquels notre pays fait face », a-t-il dit.

Il a fait savoir que les trois principes clés que le Président de la Transition a édictés ont conduit la diplomatie malienne vers le chemin escarpé de la liberté et de la souveraineté retrouvée en faisant appel à des actions courageuses, décomplexées, anticipatives et proactives à travers la réappropriation des défis et des solutions de notre pays, la diversification de partenariats stratégiques du Mali, la réaffirmation de la réciprocité face aux agressions, l’alignement et le choix de notre pays pour un monde multipolaire avec son intérêt accru pour les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), la revitalisation de la diplomatie culturelle et l’orientation panafricaniste du Mali par l’entremise des Organisations sous régionales et régionales des peuples. Tout en invitant la jeunesse malienne et africaine à accompagner, dans un élan patriotique et panafricaniste, la vision des plus hautes Autorités pour le Mali « KOURA », le ministre Diop a indiqué que la diplomatie malienne a évolué.

«Notre pays est en mesure d’assumer clairement les conséquences, parfois difficiles, de ses décisions et de ses choix stratégiques pour prendre en main son destin », a souligné le ministre des affaires étrangères. Une séquence interactive a mis fin à cette conférence autour des questions d’actualité, entre autres, sur l’opposition du Mali à toute réponse militaire à la situation politique au Niger et la réciprocité appliquée par le Mali, suite à la suspension de la délivrance de visas par les services diplomatiques et consulaires de France.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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</item>

<item>
<title>Mali : Un plan d’action national en cours d’élaboration pour la protection des droits des enfants</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-un-plan-daction-national-en-cours-delaboration-pour-la-protection-des-droits-des-enfants-3032369.html</link>
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<pubDate>Sun, 13 Aug 2023 08:59:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Cité des Enfants de Bamako a abrité, le jeudi 10 août 2023, la cérémonie d’ouverture de l’atelier national des organisations d’enfants et de jeunes pour l’élaboration de plan d'action national pour la promotion et la protection des droits des enfants. Cet atelier de deux jours entre dans le cadre du Projet SIDA/CSO « Renforcement des capacités des organisations de la société civile pour les droits de l'enfant ». Ledit atelier est organisé par l'Action Pour la Promotion des jeunes et enfants communicateurs (APJEC) et ses partenaires comme Save The Children, la Coopération suédoise.

La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le représentant de la direction nationale de la promotion de l’enfant et de la famille (DNPEF), René Sanogo, en présence de Mme Dicko Habibatou Salihou, secrétaire exécutif de l'APJEC, de Mme Rahamatou Maïga, chargée de suivi-évaluation de Save the children et d’autres personnalités. Dans ses mots de bienvenue, Mme Dicko Habibatou Salihou de l’APJEC a fait savoir que cet atelier national a pour but principal de valider, non seulement, la cartographie des organisations d'enfants et de jeunes, mais aussi de dégager un plan d'action national contribuant à la promotion des droits des enfants. « L'élaboration de cette cartographie nous permet d'avoir en main une liste exhaustive des organisations dirigées par les enfants qui luttent contre les différentes violences que peuvent subir les enfants et de se fait contribuent au plein épanouissement de ces derniers », a-t-elle dit.

A sa suite, Mme Rahamatou Maïga de Save the children a précisé qu’au Mali, tout comme dans le reste du monde, Save The Children travaille chaque jour pour donner aux enfants, un bon départ dans la vie, l'opportunité d'apprendre et la protection contre les abus. Selon elle, en temps des crises, les enfants sont plus vulnérables. «Durant deux jours, les participants venus d'un peu partout du Mali, échangerons sur les questions des droits de l'enfant dans le but de dégager un plan d'action commun. Ce plan d'action servira de base pour la réalisation d'actions participatives par et pour les enfants et jeunes.

Enfin les organisations ici présentes vont unir leurs efforts pour mener une vaste campagne de plaidoyer dans le but d'améliorer les conditions de vie des enfants du Mali », a-t-elle conclu. Pour sa part, le chef de division promotion enfant et famille de la Direction nationale de la promotion de l’enfant et de la famille (DNPEF), René Sanogo a salué l'initiative des jeunes d'unir leurs efforts pour accompagner les plus hautes autorités du Mali dans leur combat en matière de Promotion et de Protection de leurs droits en initiant un projet dénommé : Projet SIDA/CSO « Renforcement des capacités des organisations de la société civile pour les droits de l'enfant ». Il a fait savoir que le projet vise à la mobilisation et à la responsabilisation des enfants et jeunes du Mali et de leurs communautés.

En outre, il dira que le projet vise à amener les enfants et jeunes à contribuer au renforcement d'un mécanisme susceptible d'améliorer leur implication dans les prises de décisions à tous les niveaux afin de changer et d'améliorer leur cadre de vie. « Ce projet innovant ne peut être que soutenu et encouragé par les plus hautes autorités maliennes en général, mais particulièrement par le Ministre de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille à travers la DNPEF », a conclu René Sanogo.

Aguibou Sogodogo

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</item>

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<title>Résultats du 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat : La population malienne estimée à 22 395 485 habitants</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/resultats-du-5eme-recensement-general-de-la-population-et-de-lhabitat-la-population-malienne-estimee-a-22-395-485-habitants-3032367.html</link>
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<pubDate>Sun, 13 Aug 2023 08:57:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 09 août 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. A cette occasion, le ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres des résultats du dénombrement du 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat réalisé en 2022. Il ressort que la population malienne est estimée à 22 395 485 habitants.</strong>

Selon le communiqué du Conseil, le Recensement Général de la Population et de l’Habitat a été réalisé du 15 juin au 31 décembre 2022 par l’Institut national de la Statistique. L’opération a mobilisé 34 155 agents recenseurs pour un coût global de 11,1 milliards de francs CFA financé à 66,5% par le budget national. « Il ressort de l’exploitation des données collectées sur le terrain que l’effectif total de la population malienne en 2022, est estimé à 22 millions 395 mille 485 habitants dont : 47,2% de jeunes de moins de 15 ans ; 49,9% de personnes âgées de 15 à 64 ans ; 49,7% de femmes », indique le ministre de l’économie et des finances, Alhousseni Sanou. Avant d’ajouter que l’âge moyen de la population est de 21,4 ans et le taux de croissance annuel de la population ressort à 3,3%. Enfin, le ministre a fait savoir que les résultats de ce recensement permettront aux décideurs d’orienter et de mieux structurer les décisions, les visions et les choix stratégiques.

Boubacar S. TRAORE]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Burkina Faso a une nouvelle représentante diplomatique au Mali : Une amazone pour un partage de politique et de stratégie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/le-burkina-faso-a-une-nouvelle-representante-diplomatique-au-mali-une-amazone-pour-un-partage-de-politique-et-de-strategie-3032365.html</link>
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<pubDate>Sun, 13 Aug 2023 08:55:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La nouvelle représentante diplomatique du Burkina Faso au Mali, Dembélé Julienne Sanou, a présenté, le lundi 7 août 2023, ses lettres de créances au président de la transition le Colonel Assimi Goïta. A l’occasion, elle a été reçue en audience par le chef de l’Etat, en témoigne le JT de l’ORTM.

Dembélé Julien Sanou était députée depuis 2020 à l’assemblée législative de transition du Burkina Faso où elle était 2ème vice-présidente. Professeure certifiée des lycées et collèges (option philosophie), elle était la représentante des forces vives de la région des haut-bassins.

Mère de 3 enfants, Mme Dembélé Julienne Sanou est sociologue de formation, et aussi présidente de l’association « Femme et vie ». À 52 ans, elle fait ses premiers pas en diplomatie au Mali et aura pour mission de renforcer les liens de coopération entre le Mali et le Burkina Faso, déjà orientés pour une stratégie communautaire sur la lutte contre le terrorisme.

La nouvelle ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire parle Djoula, Bomu, Français et Anglais. Elle servira également la République de Guinée et celle du Niger avec Résidence à Bamako. Elle a l’expérience d’avoir coordonné plusieurs programmes sur différents domaines comme la justice avec la défense des droits de l’Homme. Elle a apporté son expertise à plusieurs projets de développement dans le domaine de la santé.

Après la présentation de sa lettre de créance, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu la nouvelle ambassadrice du Burkina Faso au Mali, Mme Dembélé Julienne Sanou, pour échanger sur la coopération bilatérale entre le Mali et le Burkina Faso, deux pays faisant face au terrorisme et voulant prendre le même chemin en termes de politique et de stratégie.

<strong>Adam Daou, stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation au Niger : Le reggaeman Abdoul Foaud Do s’oppose à une intervention militaire pour réinstaller Bazoum au pouvoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/situation-au-niger-le-reggaeman-abdoul-foaud-do-soppose-a-une-intervention-militaire-pour-reinstaller-bazoum-au-pouvoir-3032363.html</link>
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<pubDate>Sun, 13 Aug 2023 08:54:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président Mohamed Bazoun, démocratiquement élu, a été renversé par des militaires regroupés au sein du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) dirigé par le général Abdourahamane Tchiani, chef de la garde présidentielle. Depuis cette prise de pouvoir par les militaires, le 26 juillet 2023, des sanctions pleuvent contre les têtes de proue des militaires. La Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDAO) n’exclut pas une intervention militaire pour réinstaller le président Mohamed Bazoun. L’artiste malien d’origine ghanéenne, Abdoul Foaud Do, s’oppose à cette option qui, à ses yeux, créera plus de problèmes que de solutions.

« La plaie du problème au sahel, c’est le terrorisme qui est à la base de toutes les difficultés auxquelles les pays de la sous-région font face depuis plus d’une décennie et la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) doit plutôt utiliser sa force militaire pour régler le terrorisme qui est survenu suite à l’intervention de l’Otan en Libye. C’est cette intervention militaire qui a ouvert les portes des pays du sahel aux forces obscurantistes, qui a installé une instabilité dans les pays du sahel et qui est à la base des coups d’Etat. Je m’oppose à une intervention militaire pour tenter de réinstaller le président Bazoum », a-t-il martelé d’entrée. Avant de rappeler que le dialogue entre les deux camps reste une voie idoine pour une sortie de crise. Selon lui, une intervention milliaire de la CEDEAO au Niger créera plus de problèmes que de solutions, pas seulement au Niger, mais dans tous les pays du sahel. « Le crépitement des armes ne fera que des victimes de trop au Niger et ce temps est révolu », a-t-il fait savoir. L’artiste reggaeman panafricaniste convaincu invite la CEDEAO à revoir sa copie et à penser à tout sauf une intervention militaire au Niger. Il salue la décision des sénateurs nigérians qui ont décidé de s’opposer à une intervention militaire au Niger voisin.

Le 30 juillet dernier, la CEDEAO avait donné un ultimatum d'une semaine aux militaires ayant pris le pouvoir à Niamey pour réinstaller le président Mohamed Bazoum, sous peine d'une intervention armée. Dans une allocution télévisée, le 2 août 2023, le général Tchiani a déclaré que l'armée ne céderait pas à la pression des chefs d'État de la région visant à rétablir le président Bazoum au pouvoir et reste toujours campée sur cette posture.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cadre de concertation Administration&#45;Partis politiques / Objectif : Convenir de façon consensuelle à un réajustement du chronogramme des élections</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/cadre-de-concertation-administration-partis-politiques-objectif-convenir-de-facon-consensuelle-a-un-reajustement-du-chronogramme-des-elections-3032044.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/cadre-de-concertation-administration-partis-politiques-objectif-convenir-de-facon-consensuelle-a-un-reajustement-du-chronogramme-des-elections-3032044.html</guid>
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<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 06:54:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Centre de formation des collectivités territoriales (CFCT) a abrité, le mardi 8 août 2023, la rencontre du cadre de concertation national avec les partis politiques sur la mise en œuvre du chronogramme des élections et des réformes politiques et institutionnelles. L’un des objectifs de cette rencontre entre le gouvernement et les partis politiques était de «convenir de façon consensuelle à un réajustement du chronogramme des élections». Cette rencontre était présidée par ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, porte-parole du gouvernement, Colonel Abdoulaye Maïga, en présence d’autres membres du gouvernement, des acteurs politiques et d’autres personnalités. Selon le ministre Abdoulaye Maïga, le décalage de trois mois de la date initiale du référendum a eu un impact sur tout le reste du chronogramme des élections.

Dans son discours, le ministre Abdoulaye Maïga a fait savoir que le chronogramme prévoyait, à la suite du référendum, l’organisation des élections des conseillers des Collectivités territoriales, suivie des élections législatives et enfin celle du Président de la République. « Il n’est nul besoin de rappeler que le décalage de trois mois de la date initiale du référendum a eu un impact sur tout le reste du chronogramme des élections.

Aussi, la prise en compte des nouvelles Circonscriptions Administratives issues du processus de réorganisation administrative et territoriale nécessite un minimum de temps pour les structures en charge des élections. Il était donc important au regard de ces considérations que le Gouvernement vous consulte à nouveau afin de recueillir vos observations et avis pour convenir de façon consensuelle à un réajustement du chronogramme des élections », a-t-il dit.

Selon lui, chaque fois que le Gouvernement veut traiter de ces questions, il fait de l’inclusivité et de la co-construction ses principes directeurs, afin que tous les acteurs puissent y contribuer et cela, en toute transparence. « Il est donc attendu de vous, des échanges fructueux assortis de propositions et de recommandations précieuses sur la suite du processus électoral, précisément sur le séquençage des scrutins », a-t-il dit.

Ainsi, sur un total de 291 partis politiques saisis par le ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation, 81 ont fait des propositions. « Cinq principales tendances se dégagent des différentes propositions. Proroger le délai de la Transition de 3 à 18 mois afin de bien organiser les élections à venir ; Organiser les élections, conformément au chronogramme adopté par le Gouvernement ; Tenir l’élection présidentielle à la date indiquée dans le chronogramme et coupler les autres élections ; Organiser les élections en 2024, lorsque les conditions sécuritaires seront réunies ; Organiser les élections législatives en premier lieu ensuite l’élection présidentielle, et les futures autorités organiseront les autres scrutins », révèle la synthèse des propositions des partis politiques sur la conduite de la suite du processus électoral présentée par Abdou Salam DIEPKILE de la DGAT (Direction générale de l’administration territoriale). Le ministre Maïga a promis de faire remonter ces différentes propositions aux autorités compétentes.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Grande marche à Bandiagara pour réclamer la sécurité : 6 blessés parmi les manifestants</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/grande-marche-a-bandiagara-pour-reclamer-la-securite-6-blesses-parmi-les-manifestants-3032041.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 06:52:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Hier, mercredi 9 août 2023, les forces vives de la région de Bandiagara ont effectué une très grande marche pour inviter les autorités maliennes à œuvrer pour la sécurité dans leur localité. « Les autorités nous semblent n'avoir jamais eu un réel programme de sécurisation de Bandiagara. Seuls de simples communiqués et visites pour compatir à nos morts sont devenus leur mode de gouvernance. Nous dénonçons vigoureusement cette inaction…Nous demandons aux autorités de la transition de déployer rapidement les FAMA pour sécuriser l'axe routier la RN15 et les villages ; de répondre rapidement aux différentes attaques des villages n'importe quel moment ; d’engager rapidement un processus de sortie de crise entre les différentes protagonistes », a déclaré le porte-parole des forces vives de Bandiagara, Amadou LOUGUE. Ce dernier a précisé qu’il y’a eu 6 blessés parmi les manifestants suite à des échauffourées avec les forces de l’ordre.

Cette grande marche qui a regroupé des milliers de personnes a démarré au grand Rond-point de la ville pour prendre fin au gouvernorat de Bandiagara. Une déclaration a été lue par le porte-parole des forces vives de Bandiagara, Amadou LOUGUE puis remise au gouverneur de la région de Bandiagara, Sidi Mohamed El Béchir.

Il ressort de cette déclaration que la situation sécuritaire dans la région de Bandiagara se dégrade de façon catastrophique. «Dans le but de prévenir et d'éviter le désastre, nous avons décrié, nous avons dénoncé, nous avons alerté, nous avons démarché les autorités, nous avons fait plusieurs fois la marche, nous avons fait la désobéissance civile, nous avons fait des foras, des forums, nous avons fait des propositions de sorties de crise.

Malgré tout, les autorités sont restées muettes, sourdes, inactives à toutes nos sollicitations. Elles sont restées insensibles. Mais aussi elles ont commencé à prendre des attitudes que nous qualifions de partisanes, voire populistes, sinon comment comprendre avec le slogan Mali Kura, la montée en puissance des FAMA, sous la direction des hauts gradés militaires, en pleine journée, des villages proches de Bandiagara sont attaqués, incendiés, des morts des paisibles citoyens, la quasi-totalité de nos greniers sont incendiés, l'hivernage hypothéqué, les déplacés dans les grandes agglomérations ces derniers jours », a déploré Amadou LOUGUE.

Selon lui, les autorités semblent n'avoir jamais eu une « volonté manifeste et un réel programme de sécurisation » de la région de Bandiagara. « Seuls de simples communiqués et visites pour compatir à nos morts sont devenus leur mode de gouvernance. Nous dénonçons vigoureusement cette inaction. Nous condamnons cette attitude avec la dernière énergie », a-t-il martelé. Pour le porte-parole des manifestants, le constat est amer. Pour preuve, dit-il, les morts et les déplacés sont devenus incomptables ces dernier jours. « On brule chaque jour les gens, les forains attaqués, tout déplacement sur l'axe RN15 est une peur dans le ventre des citoyens.

Cependant beaucoup de promesses de sécurisation ont été faites par les autorités, mais le résultat est presque nul », a déclaré Amadou LOUGUE. A ses dires, des initiatives communautaires et inclusives ont été prises, des efforts allant dans le sens de l'apaisement de la réconciliation et de la cohésion sociale ont été proposés tels que le mémorandum des municipalités de Bandiagara qui est resté dans le tiroir du Gouvernement.

Selon Amadou LOUGUE, les différentes propositions du comité d'expert de réconciliation sont restées dans le tiroir du Gouvernement. « Notre étonnement est grand de voir les choses s'aggraver et se détériorer. Nous n'entendons plus que l’Etat du Mali ne soit capable de nous protéger contre les attaques régulières et récurrentes des terroristes, ni d'aller à la recherche des bandits armés.

Nous demandons aux autorités de la transition de déployer rapidement les FAMA pour sécuriser l'axe routier la RNI5 et les villages ; de répondre rapidement aux différentes attaques des villages n'importe quel moment ; d’engager rapidement un processus de sortie de crise entre les différentes protagonistes, de prendre en compte urgemment les propositions du comité d'experts de réconciliation de Bandiagara », a souligné l’orateur.

Il a lancé un appel aux plus hautes autorités du Mali à œuvrer pour assurer la sécurité dans la région de Bandiagara. « Donnez-nous le droit à la vie et à la sécurité, nous sommes un peuple tolérant, un peuple pacifique », a-t-il dit. Après avoir reçu la déclaration, le gouverneur a promis de la transférer à qui de droit. Il a fait savoir que des efforts sont en cours pour assurer la sécurité à Bandiagara.

Contacté par le Républicain, hier, dans l’après-midi, le porte-parole des forces vives de Bandiagara, Amadou LOUGUE, a précisé qu’il y’a eu 6 blessés parmi les manifestants suite à des échauffourées avec les forces de l’ordre.

Aguibou Sogodogo

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<title>Baïdy Dramé, Président du CSDM International : « Nous allons réconcilier la diaspora avec elle&#45;même »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/baidy-drame-president-du-csdm-international-nous-allons-reconcilier-la-diaspora-avec-elle-meme-3031877.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 06:47:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">Baïdy Dramé, ce Malien de France, dont la saisine devant la cour suprême a fait invalider la modification du récépissé et tourné en dérision Mohamed Chérif Haïdara qui se pavanait avec le titre de président du CSDM. Président depuis Mai 2021, élu démocratiquement à l’unanimité par 45 pays venus des 5 continents à Bamako, Baïdy Dramé nous entretient des incidences de l’arrêt de la cour suprême, du milieu associatif dans lequel il évolue en France, des projets du CSDM pour les régions de départ au Mali. « Lors de notre prochain conseil d’administration, prévu à Bamako, nous allons signer un partenariat stratégique avec le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME) et voir même l’éventualité d’une fusion avec les deux structures ; pourquoi pas ? », s’interroge Baïda Dramé. Une interview à lire !</p>
<strong><em>Le Républicain : Monsieur Baidy Dramé, présentez-vous à nos lecteurs ?</em></strong>

<strong>Baïdy Dramé : </strong>Tout d’abord, je tiens à vous remercier, de m’avoir accordé cette interview. Je suis Dramé Baïdy, natif de Nioro du Sahel, cadre associatif bénévole, installé en France depuis 1988. Président élu du CSDM International le 29 Mai 2021 à Bamako par 45 démembrements des cinq continents, lors d’un congrès extraordinaire de renouvellement de la direction du bureau CSDM.

<strong><em>La cour Suprême du Mali a rendu son arrêt dans le différend qui vous oppose à Haïdara qui se réclamait comme président du Conseil supérieur de la Diaspora malienne (CSDM). Expliquez-nous la signification de cette décision, et quelles sont vos impressions ?</em></strong>

L’arrêt de la cour suprême du Mali n’est pas une surprise en soi, simplement en République du Mali la loi relative aux associations, loi numéro 04-038 du 5 Août 2004 interdit toute modification d’un récépissé. En France, la loi 1901 qui régit les associations, interdit aussi une modification d’un récépissé. La Cour Suprême du Mali est une institution de la République, et remettre en cause sa décision relève d’une mauvaise foi.

Depuis 2018, j’ai alerté toutes nos autorités sur le cas de Mohamed Cherif Haidara. Pour ceux qui ne nous croyaient pas, l’arrêt du 13 juillet à libéré des millions de nos compatriotes tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays. Ceci explique que Monsieur Mohamed Cherif Haïdara est arrivé dans la vie associative par accident. Il a ainsi divisé nos compatriotes partout où il passe ; vouloir défendre la diaspora et poursuivre 9 Maliens de l’extérieur devant les tribunaux, prouve à suffisance qu’il n’a pas milité dans la vie associative.

<strong><em>Cette décision signifie donc que vous êtes le seul président qui peut parler au nom de cette organisation ?</em></strong>

Je suis l’unique Président depuis Mai 2021, élu démocratiquement à l’unanimité par 45 pays venus des 5 continents à Bamako. Comme Président, élu le bureau m’a donné mandat pour ester en justice contre le <em>« récépissé modifié »</em> du 22 Février 2016, soit 4 mois après la création du CSDM pour un mandat de 5 ans. Cette modification du récépissé est, comme par hasard, opéré par le dernier venu, car il occupait la dernière place dans le premier bureau dirigé par feu Mahamane Hamidou Touré (paix sur lui). Le Président fondateur du CSDM, Mahamane Hamidou Touré était un grand frère à moi. Nous avons milité ensemble en France durant une vingtaine d’années (que la terre lui soit légère Amen). Il peut être fier de ses cadets après six longues années de bataille juridique, qui a mis fin à l’imposture de l’auto-proclamé empereur du CSDM.

<strong><em>En plus de la France êtes-vous reconnu également dans d’autres régions du monde car les Maliens sont partout dans le monde ?</em></strong>

Je suis reconnu dans le milieu associatif en Europe avec nos différents démembrements et nos partenaires européens. Initiateur et coordinateur du collectif de soutien aux sans-papiers qui regroupe toutes les faîtières maliennes de France (Haut Conseil des Maliens de France, Conseil de Base des Maliens de France, Confédération Générale des Maliens de l’Extérieur, Comité Culturel pour la Maison du Mali, Coordination Générale des Maliens d’île de France et Médecins Acteurs de Santé (MAS). Vice-président de plusieurs structures panafricaines (la Nouvelle Afrique (NAF) Diaspora Africa 21), enfin référent Afrique Sub-Saharienne du Haut-Commissariat des Diasporas Africaines de France (HCDAF).

Ce rappel s’adresse particulièrement à Monsieur Mohamed Chérif Haidara novice dans la vie associative, qui n’a connu que le CSDM et cela d’une manière pas honorable.

<strong><em>Pouvez-vous nous rappeler quelles étaient les raisons de la contestation qui fait qu’un autre membre se présentait comme étant le président du CSDM ?</em></strong>

Tout est parti de ce forum et ensuite, j’ai découvert son faux récépissé qu’il ne fournit jamais aux tribunaux, sachant qu’il détient un faux document.

Suite à la mort de 76 jeunes Maliens en Méditerranée tous originaires de SELINKEGNI dans le cercle de Bafoulabé et dont le plus âgé avait 26 ans, consterné, notre bureau a pris contact avec la Direction de l’Union Européenne à Bruxelles pour leur proposer de changer leur politique de développement dans nos pays. Le bureau CSDM-France a initié le projet de conférence Internationale à Bamako les 6-7 Avril 2018 dont le thème était: <em>« Migration-Jeunesse-Développement »</em>. Placé sous la présidence du Président IBK, onze ministères étaient associés, 150 invités dont les ambassadeurs de l’Union Européenne, les institutions de la République, la société civile et les partis politiques à travers les groupes parlementaires à l’AN Majorité/Opposition et les non-inscrits.

Le 6 Décembre 2017, mon bureau a pris contact avec l’Union européenne à Bruxelles pour conclure avec elle un financement de projet pour 150 jeunes Maliens de l’intérieur, candidats à l’immigration.

Après l’accord de principe de l’UE, Haïdara voulait qu’on lui transfère les fonds sur son compte, ce que j’ai trouvé étrange, car dans ce cas, même notre bureau qui en est l’initiateur ne verrait pas la couleur de ce fonds. Non content de cela, à notre insu, il alerta IBK par un courrier, du report avec comme motif, le risque de récupération politique de l’opposition à la veille des élections présidentielles de juillet-Août 2018. Il aurait été conseillé par Soumeylou Boubeye Maïga pour adresser une correspondance de report de notre projet à notre insu. Les morts sont cités dans les sorties cosmétiques de Mohamed Cherif Haïdara sur les plateaux de TV. J’ai connu feu Soumeylou Boubeye Maïga dans les années 80, je t’assure que Boubeye en lisant le projet CSDM-France ne fera rien contre. Le motif du report serait que nous sommes de l’opposition pour faire peur à IBK à la veille de l’élection présidentielle. Un autre courrier, cette fois-ci adressé par Mohamed Cherif Haïdara à l’ambassadeur de France au Mali où le motif du report est l’insécurité généralisée à Bamako.

Je ne sais pas comment avec le Président IBK, le Premier Ministre, le Président de l’Assemblée Nationale et onze départements ministériels associés, une opposition politique peut-elle récupérer cet événement. J’entends ses refrains sur les plateaux TV avec des fausses accusations. Pour ma part, j’ai des courriers en ma possession comme éléments de preuve. Tout est parti de ce forum et ensuite, j’ai découvert son faux récépissé qu’il ne fournit jamais aux tribunaux, sachant qu’il détient un faux document.

<strong><em>Allez-vous travailler avec la tendance qui vous a contesté ou allez-vous l’écarter du CSDM ?</em></strong>

Tous les soutiens de Mohamed Cherif Haïdara sont les bienvenus, notre objectif est de rassembler l’ensemble des Maliens établis à l’extérieur. Nous sommes ouverts à tous y compris les derniers soutiens de Mr Haïdara, y compris lui-même. Au-delà du CSDM la diaspora est divisée depuis plus d’une décennie ce qui n’honore pas notre pays sur les terres d’accueil.

Lors de notre prochain conseil d’administration, prévu à Bamako, nous allons signer un partenariat stratégique avec le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME) et voir même l’éventualité d’une fusion avec les deux structures ; pourquoi pas ? Je suis père fondateur du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur, personne ne peut nous divertir en accusant cette grande structure voulue par la conférence nationale souveraine de 1991.

Mon ainé Habib Sylla est une fierté pour l’ensemble de la diaspora, il n’a jamais porté plainte contre un Malien de la Diaspora, il n’a jamais insulté un Malien de l’extérieur, contrairement à l’empereur déchu du CSDM. Nous allons réconcilier la diaspora avec elle-même.

<strong><em>Quel message avez-vous à lancer aux Maliens de la Diaspora ?</em></strong>

Je m’adresse aux responsables associatifs de la Diaspora de tout bord, de toutes tendances, de faire une union sacrée pour défendre les intérêts de nos compatriotes et donner un signal fort à ceux de l’intérieur. Notre victoire n’est pas contre un camp, non pas du tout, c’est une victoire contre l’imposture.

<strong>Propos recueillis par B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Soutien des autorités du Mali et du Burkina aux putschistes du Niger : Le Cadre des partis politiques se dit préoccupé par ces prises de position qui encouragent le « coup d&amp;apos;État, par violation de la Constitution du Mali»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soutien-des-autorites-du-mali-et-du-burkina-aux-putschistes-du-niger-le-cadre-des-partis-politiques-se-dit-preoccupe-par-ces-prises-de-position-qui-encouragent-le-coup-detat-par-violation-3031875.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 06:45:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le CADRE des Partis et regroupements politiques pour le retour à l'ordre constitutionnel a fait, le 05 août 2023, une déclaration dans laquelle il se dit surpris d'apprendre la signature par le Gouvernement de Transition du Mali d'un communiqué conjoint avec celui du Burkina Faso, à travers lequel ils affirment apporter leur « soutien aux putschistes nigériens, décident d'être en état de guerre dans le cas d'une intervention militaire de la CEDEAO et menacent de se retirer de cette organisation ». En outre, le CADRE se dit vivement préoccupé par ces différentes « prises de position qui sont un encouragement du coup d'État, par violation de certaines dispositions de la Constitution du Mali, qui traitent le coup d'Etat de crime Imprescriptible ».

Le CADRE des Partis et regroupements politiques pour le retour à l'ordre constitutionnel dit suivre avec toute l'attention requise la situation au Niger, marquée par la tentative de coup d'Etat en cours depuis le 26 juillet 2023 contre Mohamed BAZOUM, le Président du Niger. Le CADRE, consterné, condamne sans réserve et avec la dernière énergie cette tentative de déstabilisation injustifiée contre la République nigérienne, ses institutions, sa démocratie et les droits et libertés.

Selon le CADRE, cette tentative d'intrusion de certains éléments de l'armée sur la scène politique risque de détourner le Niger de ses préoccupations majeures de l'heure qui sont la consolidation des acquis démocratiques, la lutte pour le progrès social et la mobilisation générale du peuple contre l'extrémisme violent et qui aura pour conséquence de l'exposer et de le fragiliser inutilement.

Ainsi, le CADRE en appelle au retour de la légalité constitutionnelle, au rétablissement sans conditions des institutions du pays, et des droits et libertés ; et, à la fin de la séquestration de Mohammed BAZOUM et de sa famille.

A cette fin, le CADRE invite à l'union et à la mobilisation de tous les démocrates et républicains ; et aussi, de toute la communauté internationale pour mettre en échec le projet funeste de ceux-là mêmes qui ont en charge la défense de l'intégrité territoriale du Niger et la protection des institutions, des personnes et de leurs biens.

Dans sa déclaration, le Cadre condamne sans réserve cette tentative de coup de force et apporte tout son soutien à la communauté internationale et à la CEDEAO pour le rétablissement du Président Mohamed BAZOUM, son gouvernement et l'ensemble des institutions démocratiques et légitimes de la République du Niger. « Le CADRE a par ailleurs été surpris d'apprendre la signature par le Gouvernement de Transition du Mali d'un communiqué conjoint avec celui du Burkina Faso, à travers lequel ils affirment apporter leur soutien aux putschistes nigériens, décident d'être en état de guerre dans le cas d'une intervention militaire de la CEDEAO et menacent de se retirer de cette organisation. Il se dit vivement préoccupé par ces différentes prises de position qui sont un encouragement du coup d'État, par violation de certaines dispositions de la Constitution du Mali, qui traitent le coup d'état de crime imprescriptible.

Aussi le cadre qui exprime tout son soutien à la République du Niger et sa solidarité au peuple nigérien tout entier estime que l'intervention militaire telle que projetée par la CEDEAO n'est pas une guerre contre l'Etat du Niger. Il s'agit d'aller libérer un président démocratiquement élu par le peuple du Niger des mains d'une faction des militaires chargés de sa sécurité », souligne le CADRE des partis et regroupements politiques.

Pour le CADRE, le Mali et les Maliens ont leurs propres préoccupations qui ne doivent souffrir d'aucune dispersion. A cet effet, le CADRE suggère au Gouvernement de Transition d'œuvrer d'abord et avant tout à la libération et à la sécurisation de l'ensemble du territoire national et à la réalisation des conditions pour un retour à l'ordre constitutionnel.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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</item>

<item>
<title>Le CNT convoqué en session extraordinaire : Plusieurs textes seront examinés dont le projet de loi « portant Code minier en République du Mali »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-cnt-convoque-en-session-extraordinaire-plusieurs-textes-seront-examines-dont-le-projet-de-loi-portant-code-minier-en-republique-du-mali-3031873.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/le-cnt-convoque-en-session-extraordinaire-plusieurs-textes-seront-examines-dont-le-projet-de-loi-portant-code-minier-en-republique-du-mali-3031873.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 06:41:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, hier, lundi 7 août 2023, le Président du Conseil National de Transition (CNT), Colonel Malick DIAW, informe les membres du CNT que dans le cadre de la session extraordinaire d'août 2023 en cours, une séance plénière se tiendra, le mardi 08 août 2023 et jours suivants. « L'ordre du jour porte sur les délibérations sur les projets de loi et les communications. Les travaux débuteront à partir de 09 heures, dans la salle Djéli Baba SISSOKO du Centre International de Conférence de Bamako (CICB). Dans le cadre des mesures de prévention contre le COVID 19, l'accès à la salle est limité aux seules personnes autorisées et le port du masque est vivement recommandé », révèle ledit communiqué. Au total, une dizaine de projets de lois seront examinés par les membres du CNT dont le « Code minier en République du Mali ».

Le Président de la transition, Colonel Assimi GOÏTA, chef de l’Etat a pris un décret, le 4 août 2023, pour convoquer le CNT en session extraordinaire à partir du 7 août 2023. « Le Conseil national de Transition est convoqué en session extraordinaire le lundi 07 août 2023 et jours suivants. L'ordre du jour de cette session extraordinaire porte sur l'examen des projets de loi ci-après : portant Code minier en République du Mali ; relatif au Contenu local dans le Secteur minier ; portant modification de la Loi n°2022-051 du 13 décembre 2022 portant loi de Finances pour l'exercice 2023 ; portant création de l'Ecole nationale de l'Administration pénitentiaire et de l'Education surveillée ; régissant la circulation routière ; portant création de l'Office des Produits agricoles du Mali ; portant création de l'Institut national de Recherche sur la Médecine et la Pharmacopée traditionnelles ; portant création du Centre national de Recherche et d'Expérimentation en Bâtiment et Travaux publics ; portant modification de la Loi n°06-067 du 29 décembre 2006 portant Code général des Impôts ; portant-modification de la Loi n°06-068 du 29 décembre 2006 portant Livre de Procédures fiscales », révèle le DECRET N°2023-0405/PT-RM DU 04 A0UT 2023 portant convocation du Conseil national de transition en session extraordinaire.

En application de cette décision, le Président du Conseil National de Transition (CNT), Colonel Malick DIAW, a informé les membres du CNT à travers un « AVIS » que dans le cadre de la session extraordinaire d'août 2023 en cours, une séance plénière se tiendra, le mardi 08 août 2023 et jours suivants. « L'ordre du jour porte sur les délibérations sur les projets de loi et les communications. Les travaux débuteront à partir de 09 heures, dans la salle Djéli Baba SISSOKO du Centre International de Conférence de Bamako (CICB). Dans le cadre des mesures de prévention contre le COVID 19, l'accès à la salle est limité aux seules personnes autorisées et le port du masque est vivement recommandé », révèle l’AVIS du secrétariat général du CNT. Au total, une dizaine de projets de lois seront examinés par les membres du CNT dont le « Code minier en République du Mali ».

Aguibou Sogodogo]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suite à l’attaque contre les FAMAS à Ménaka ayant fait des victimes : La CNDH invite le Gouvernement à poursuivre le renforcement des mesures de défense et de sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/suite-a-lattaque-contre-les-famas-a-menaka-ayant-fait-des-victimes-la-cndh-invite-le-gouvernement-a-poursuivre-le-renforcement-des-mesures-de-defense-et-de-securite-3031871.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/suite-a-lattaque-contre-les-famas-a-menaka-ayant-fait-des-victimes-la-cndh-invite-le-gouvernement-a-poursuivre-le-renforcement-des-mesures-de-defense-et-de-securite-3031871.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 06:39:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, hier, lundi 7 août 2023, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), présidée par Aguibou Bouaré, a condamné les attaques infâmes perpétrées, le 05 août 2023, contre les Forces Armées Maliennes (FAMA) dans la Région de Ménaka, ayant fait des victimes. A cet effet, la CNDH recommande au Gouvernement de poursuivre le renforcement des mesures de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national. Elle invite par ailleurs, les autorités judiciaires à rechercher, identifier et traduire en justice les auteurs, commanditaires et complices de ces abus graves aux droits humains et au Droit international Humanitaire.

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) dit avoir appris avec une profonde affliction les attaques infâmes perpétrées, le 05 août 2023, contre les Forces Armées Maliennes (FAMA) dans la Région de Ménaka, ayant fait des victimes. L'Institution nationale des droits de l’Homme s'incline devant la mémoire des disparus et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Préoccupée par les attaques récurrentes odieuses, dirigées contre les Forces de Défense et de Sécurité, les populations civiles, et sur le fondement de la Constitution du 22 juillet 2023, de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, du Pacte international relatif aux Droits Civils et Politiques, de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, et des Conventions de Genève relatives au Droit international Humanitaire (DIH), la CNDH condamne avec la dernière rigueur ces attaques perfides et ignobles ; recommande au Gouvernement de poursuivre le renforcement des mesures de défense et de sécurité ; invite les autorités judiciaires à rechercher, identifier et traduire en justice les auteurs, commanditaires et complices de ces abus graves aux droits humains et au Droit international Humanitaire ; réitère son soutien aux forces de défense et de sécurité du Mali dans la lutte contre les forces obscurantistes, dans le strict respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire ; appelle les forces partenaires à appuyer et soutenir les FAMA dans la lutte contre le terrorisme ; invite les populations à plus de collaboration avec les FAMAS. Pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée.

<strong>Aguibou Sogodogoa</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gouvernance : Le Mouvement Mali Espoir affiche son soutien indéfectible au président de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernance-le-mouvement-mali-espoir-affiche-son-soutien-indefectible-au-president-de-la-transition-3031105.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 06:41:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de ses activités, le Mouvement Mali Espoir s’est engagé à aider le colonel Assimi Goïta, président de la transition dans son combat pour la stabilité de l’Etat et la paix. C’est ainsi que ledit mouvement a saisi la journée panafricaine de la femme pour organiser une grande cérémonie lors de laquelle 50 jeunes filles ont reçu des diplômes en maquillage et des jeunes garçons ont été dotés de gilets pour la sensibilisation des usagers de la route afin d’amoindrir les accidents de circulation. Aussi, des sages-femmes ont été honorées par la remise d’attestations de reconnaissance, ainsi que le greffier du tribunal de la commune IV pour service rendu aux populations. Cette cérémonie de remise de diplôme a eu lieu, le 29 juillet 2023, à la mairie de la commune IV. C’était en présence des chefs coutumiers, des autorités locales et administratives de la commune, des militantes et militants du Mouvement Mali Espoir.

La présidente des femmes et coordinatrice du Mouvement Mali Espoir, Fatoumata Ouattara, est une femme pas comme les autres, en raison de son engagement, sa générosité en faveur des jeunes, des couches vulnérables et son sens élevé de la préservation du bien commun. Fatoumata Ouattara dite Poupée est reconnue comme une femme leader depuis de nombreuses années à travers ses dons aux enfants de l’AMALDEME, aux malades mentaux de l’hôpital psychiatrique du Point-G, aux femmes fistuleuses du Point-G, ses actions de sensibilisation à l’endroit des jeunes à travers l’organisation de journées de sensibilisation pour lutter contre la consommation de la drogue par les jeunes dans les établissements scolaires de la commune IV. Elle a également eu à organiser des journées de sensibilisation de lutte contre la consommation de la drogue des jeunes à travers les mosquées, en collaboration avec des imams des de la commune IV. Aujourd’hui, Fatoumata Ouattara dite Poupée est la seule femme en commune IV qui siège parmi les 40 hommes devant s’occuper de l’entretien du cimentière de Lafiabougou. Elle vient de regagner le Mouvement Mali Espoir, avec à sa tête, Abdoulaye Kebe, afin de soutenir le président Assimi Goïta et le gouvernement de la transition, dans leur lutte pour la paix et la stabilité de l’Etat.

Les chefs coutumiers de la commune IV du district de Bamako ont appelé les dirigeants du mouvement et leurs militants à plus encore d’engagement en faveur de la commune. Ils ont salué les actions du mouvement en faveur des jeunes filles et jeunes garçons du district.

Dans son intervention, Madame Fatoumata Ouattara dite poupée a fait observer une minute de silence à l’endroit du chef coutumier de Koutiala, son grand père, décédé le même jour survenu le même jour de l’événement, et les militaires et civils tombés sur le champ de l’honneur. Elle se dit honorée par la présence des chefs des quartiers de la commune IV, le représentant du maire de la commune qui, avant elle, ont tour à tour, dans leurs interventions, salué et apprécié les actions du mouvement, surtout de sa coordinatrice, Madame Fatoumata Ouattara, en faveur de la commune IV et dans l’ensemble des communes du district de Bamako. La présidente et coordinatrice du mouvement, Madame Fatoumata Ouattara dite Poupée se dit comblée. Elle a salué les chefs coutumiers, les autorités locales et administratives qui les ont véritablement honorés. Elle a fait appel à une jeune fille venue de Koutiala, pour la circonstance, pour revenir sur les propos du président de la transition lors de sa visite dans la région. Selon cette dernière, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, leur a indiqué, dans la cité du coton, de refuser la facilité et de s’inscrire dans la logique du travail. Ce message a été bien apprécié par ce public qui a été attentif.

Plusieurs manifestations culturelles ont eu lieu et ont émerveillé le grand public suivi d’un sketch. Ce sketch qui a attiré l’attention du public, a fait apparaître les difficultés auxquelles les femmes veuves des militaires tombés au front font face. Il a fait ressortir la pression que subissent les veuves des femmes militaires après la mort de leurs maris. Elles sont brimées et persécutées par les proches et les beaux parents à cause de l’héritage que de leurs maris ont laissé. Certaines parmi elles sont jetées ou renvoyées de leurs maisons, avant même de terminer leur veuvage. Ce sketch a fait également cas de la situation des personnes vivant avec handicap, des enfants de la rue et des enfants issus des familles pauvres dans nos quartiers. Il s’agissait d’attirer l’attention des autorités, des personnes de bonne volonté que la pauvreté gagne les familles.

Le président du Mouvement, Abdoulaye Kebe, a, à son, tour remercié les différentes autorités traditionnelles et administratives, les coordinations du mouvement dans le district et à travers le pays et tous ceux qui soutiennent la transition. Il a rappelé aux uns et aux autres nos coutumes et tradition, avant de souligner que l’objectif recherché par cette transition est de nous rendre notre honneur et notre dignité. Selon M. Kebe, les Maliens doivent rester soudés, surtout les femmes pour permettre au pays d’avancer. « Nous sommes sur le terrain du Genre et c’est aux femmes de s’inscrire sur la voie du développement », va-t-il faire savoir. Enfin, il a lancé un appel aux militantes et militants du Mouvement Mali Espoir pour soutenir cette transition afin de ramener la paix dans le pays.

Fakara Faïnké]]> </content:encoded>
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<title>El Hadji Baba HAIDARA dit Sandy, ancien député à l’Assemblée Nationale du Mali : « La constitution votée donne de nouvelles perspectives, car c’est la première étape de la sortie de la transition »</title>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 06:39:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Honorable El Hadji Baba HAIDARA dit Sandy n’est pas un inconnu en politique. Il est le fils de Mahamane Alassane HAIDARA, un des compagnons du président Modibo Kéita, Mahamane Alassane HAIDARA qui fut sénateur du Soudan Français, puis premier Président de l’Assemblée Nationale du Mali jusqu’au coup d’Etat de 1968. Sandy HAIDARA a vu défiler chez eux, les fidèles compagnons de son père. C’est pour dire que l’honorable Sandy respire la politique. Doté d’une solide formation (d’ingénieur en génie civile), Sandy fut député à l’Assemblée Nationale du Mali de 2007 à 2013. Doté d’une expérience incontestable, nous l’avons approché afin qu’il se prononce sur son parti, les grandes questions nationales et l’avenir de notre pays. Lisez l’interview !

<strong>Le Républicain : Durant votre mandat, quelles furent vos responsabilités à l’Assemblée Nationale du Mali ?</strong>

Honorable Sandy :

J’ai été élu député de Tombouctou en 2007, mandat qui a été prolongé d’une année à cause de la crise de 2012 et achevé en 2013. Un mandant durant lequel j’ai eu un certain nombre de responsabilités, député dans un groupe parlementaire qu’on a appelé ACM. J’ai été président de ce groupe par rotation des partis politiques qui se sont associés pour créer le groupe parlementaire. J’ai été 5ème vice-président de l’Assemblée Nationale et vice-président de la commission des travaux publics et de l’urbanisme.

Quand la crise de 2012 a éclaté, étant du Nord et connaissant la situation plus que beaucoup d’autres, l’Assemblée m’a fait président de la cellule de crise pour le nord. Ce qui nous a permis avec d’autres collègues d’être les premiers acteurs à chercher à éviter d’abord la rébellion quand le MNLA a été créé, et à éviter la guerre. Nous avons donné des conseils, et fait des suggestions qui plusieurs fois n’ont pas été acceptées. Mais je reste persuadé que si ce qu’on avait proposé en 2013, beaucoup de personnes peuvent le témoigner, avait été pris en compte par les responsables du pays, nous ne serions même pas en rébellion à fortiori connaitre la situation dramatique que le pays continue de vivre, malheureusement.

Honorable, pouvez-vous nous parler du regroupement actuel auquel vous appartenez. En filigrane, nous avons constaté le retrait de certains de vos camarades surtout l’un de vos leaders, à savoir Daba Diawara. Quelles sont véritablement les causes de ce retrait ?

Vous avez appelé cela regroupement, nous l’appelons rassemblement parce que notre parti, c’est le Rassemblement Démocratique Africain. Nous nous réclamons de l’US RDA, créé en 1946, par nos grands leaders : Mamadou Konaté, Modibo Kéita, Mahamane Alassane HAIDARA, et tous leurs compagnons de grande valeur que vous connaissez historiquement. Ce parti a repris ses activités en 1992, avec tous les nouveaux partis créés à la faveur du multipartisme. Les vicissitudes de la vie et des hommes ont fait qu’il y a eu des morcèlements au sein du parti et plusieurs partis sont sortis de l’US-RDA. Dans tous les partis crées les militants ont toujours souhaité la reconstruction de la grande famille. Nous avons réussi une première étape en 2010 en créant l’UM-RDA (Union Malienne) au lieu de l’Union Soudanaise avec quatre partis : l’USRDA qui était resté, le BDIA, l’UDC et le MJT. De la même manière, nous n’avons jamais arrêté de nous battre pour que tous les morceaux qui sont sortis de l’US-RDA reviennent dans la grande famille. C’est ainsi qu’entre 2020 et 2022, nous avons réussi à regrouper les quatre derniers partis qui restaient, c’est-à-dire l’UM-RDA, le PIDS, le RMC Mali kannu et l’UMP pour créer le RDA-Mali. Certainement il peut y avoir des camarades qui peuvent être mécontents pour une raison ou une autre, c’est une œuvre humaine et je reste convaincu que tous ceux qui ont l’âme RDA, dont le cœur palpite RDA, issus du RDA ou épousent les idéaux des pères fondateurs de la nation malienne moderne peuvent dire qu’aujourd’hui la famille s’est retrouvée, et ils ont leurs places pour y militer.

Voilà comment le RDA-Mali a été créé, ce qui a amené légalement et en application de la charte des partis politiques la dissolution des partis qui fusionnent. Donc, le PIDS, l’UM-RDA, le RMC Mali Kanou et l’UMP n’existent plus. Il n’y a que le RDA-Mali à qui l’administration territoriale a donné le 7 février 2022 son récépissé.

Mais vous comprenez qu’un regroupement d’entités différentes qui se sont séparées un moment donné et dont les leaders ont eu des parcours différents pendant 20 ou 30 ans, décident de se mettre ensemble, il y’ aura des difficultés à affronter, et des comportements à corriger. C’est difficultés, nous sommes obligés de les surmonter au nom de notre parti et des idéaux dont nous, nous réclamons.

Alors, vous avez parlé de Daba Diawara. Quand nous avons fait la fusion pour créer le RDA-Mali, nous avons souhaité donner la présidence à un de nos anciens camarades. Daba DIAWARA, il a sa personnalité et son parcours politique respectables : Ministre plusieurs fois, secrétaire général de la présidence, deux fois candidat aux présidentielles. Politiquement, Daba Diawara était mûr parmi les enfants du RDA pour diriger le parti. Cependant, les évènements sont les évènements, on peut ne pas être d’accord avec tout le monde, tout le monde peut ne pas être d’accord avec toi, et c’est ça la démocratie. Le seul couaque, c’est quand on a annoncé la réforme constitutionnelle : Daba est spécialiste incontestable qui sait ce que c’est qu’une constitution. Il y a eu des positions divergentes, uniquement sur la compréhension de la mise en place d’une nouvelle constitution alors que l’ancienne n’a pas été dissoute. C’est une vérité ! Et, le RDA Mali l’a dit dans son séminaire du 22 septembre 2022. Mais politiquement, l’avis du parti de masse comme le nôtre n’est pas l’avis d’un seul homme et aujourd’hui c’est l’avenir du Mali qui compte. Les hommes sont les hommes, les avis sont les avis, la technicité est la technicité, mais la politique domine la vie d’un parti. La majorité du bureau politique national en réunion ordinaire a décidé de comment aller de l’avant dans cette période trouble. La majorité a décidé de soutenir et voter « OUI » au référendum. Cette position n’a pas plu à Daba. Il a préféré se mettre en congé du parti en attendant, je dis bien en attendant, parce qu’il l’a précisé. La conséquence est qu’il n’assume plus la fonction de président de notre parti.

<strong>Faut-il, de ce fait, rester dans des querelles de clochers au moment où le pays est en péril ?</strong>

Si nous sommes « le rassemblement », les querelles de clochers doivent être des querelles internes qui doivent trouver leurs solutions à l’interne. Cela m’amène à encore tendre la main, à dire à nos camarades de l’ancien UM-RDA et de l’US- RDA d’où qu’ils viennent, quelle que soit leur position, que le Rassemblement Démocratique Africain est leur famille politique ; et dire à Daba Diawara, qui a pris ce recul à cause d’une position sur un sujet, que plusieurs sujets vont concerner le Mali dans un avenir immédiat. Faut-il être à l’écart à cause d’une position ? Non ! Nous avons besoin de tout le monde. Ce parti c’est le RDA, Nous nous réclamons des pères fondateurs du Mali. Jamais, il n’a été question de Modibo Keita et ses camarades, de leurs activités et de ce qu’ils ont fait pour le Mali comme aujourd’hui. Leurs actions pour le développement du pays sont chaque jour rappelées pendant cette période de transition. L’histoire leur a donné raison. Par exemple l’actualité immédiate de la Biennale à Mopti, la référence c’est Modibo et l’US-RDA. Car Modibo KEITA et son parti l’US RDA sont indissociables. Ce sont des Hommes, des idéaux et des pensées qui ont fait tout ce qui a été le mérite de Modibo Keita. C’est un groupe avec un idéal qui était soudé autour du Mali. Nous pensons que le RDA a eu de bonnes idées, de 1946 à 1960, pour faire l’indépendance ; de 1660 à 1968 pour monter tout ce dont le Mali a bénéficié pendant huit (8) ans, que jamais un régime n’a pu faire autant en un minimum de temps pour le développement de la nation. Tout le monde le reconnaît. Nous sommes les héritiers de ces idéaux, nous sommes les détenteurs de cette politique et nous pensons que le Mali a plus que jamais besoin de cette politique. Le RDA ne peut être que celui dont a besoin le Mali : avant, aujourd’hui et demain. Et ces idéaux-là, sont notre ADN nous les respirons, nous œuvrons pour ça.

<strong>Honorable, beaucoup de personnes parlent du nord en véritables néophytes, Est-ce que vous pouvez faire savoir à nos lecteurs, les véritables clivages de cette situation ?</strong>

C’est un sujet tellement complexe, le nord a toujours été, ce que certains continuent de dire, bastion des rébellions et autres désordres. Nous, nous avons dit comme ceux qui ont fait la rébellion que le nord a été un territoire sous développé par rapport au reste du Mali. Le déséquilibre et le fossé étaient très grands entre les régions du sud et celles du nord du pays. Beaucoup de gens ne savaient et ne savent pas ce que c’est que le nord. Beaucoup de gens qui ont été de grands responsables de ce pays-là, jusqu’à être premier ministre, n’ont jamais visité le nord, contrairement à ceux de l’US-RDA où Modibo faisait avec ses camarades une fois par an sa tournée à l’intérieur du Mali. Il était à Kidal, à Gao, à Tombouctou par bateau pour voir les moindres villages. Ceux qui parlent au nom du Mali sans le connaître ne peuvent pas le gérer. Ils ne peuvent ni dire la vérité aux gens, ni savoir les réalités du pays. Le nord, c’est un ensemble d’ethnies, de visions d’histoire et de traditions. Nous l’avons dit à nos frères, à nos enfants qui ont tenté de faire la rébellion de ne pas la faire parce que ça ne nous avancera pas. Elle finira sur une table de négociation. L’Etat ne nous a pas écoutés à deux périodes distinctes et les jeunes du MNLA non plus comme je viens de le dire, sinon on ne serait pas là. Le nord est assis sur des richesses extraordinaires connues par les Occidentaux. Donc, tant que nous Maliens, ne nous donnons pas la main, nous ne comprendrons jamais pourquoi l’Occident cherche à nous diviser. Mettons-nous ensemble pour conserver ces richesses pour les générations futures.

Alors, ce qui s’est passé de 2012 à aujourd’hui, cette rébellion, ce sont aussi des erreurs qui ont été commises. Mais aujourd’hui Il est important de rappeler à chacun que ça suffit. Nous avons besoin de la paix, nous avons besoin de construire le Mali. Nous devons nous associer à ce qui est aujourd’hui la réalité du pays pour avancer ensemble.

On ne peut pas parler du Nord sans l’accord de la paix. Je disais aux autorités sous IBK, La première erreur est d’avoir envoyé les ministres du gouvernement du Mali devant la communauté internationale en témoin face à un pseudo gouvernement de l’Azaouad. C’était comme entériner la création de l’Azaouad. Ce que j’avais proposé en son temps sous IBK n’a pas été suivi sinon on n’allait jamais envoyer, au premier coup face aux jeunes rebelles, le gouvernement du Mali. Il fallait envoyer des ressortissants du Nord qui connaissent le problème. Ils se parlent entre frères, entre eux parents. L’homme de Kidal vit les mêmes problèmes que l’homme de Tombouctou ; l’homme de Gao vit les problèmes que l’homme de Ménaka. ils auraient pu s’entendre devant la communauté internationale et exiger de l’Etat malien quelque chose. Au lieu de signer un texte préalablement établi et l’imposé à l’Etat malien le couteau sous la gorge. Voilà la grosse erreur dont les conséquences sont en train de nous poser des problèmes parce que l’accord qui a été écrit n’est pas adaptable dans son contenu tel quel. Il faut le revoir. Certains ont parlé de lecture intelligente. L’accord est caduc aujourd’hui pour une autre raison fondamentale : les acteurs ou les responsables de l’insécurité au Nord, ne sont pas les mouvements qui ont signé l’accord. Ce sont ceux qui les avaient délogés dans leur parcours, c’est-à-dire les mouvements djihadistes et islamistes. Nos frères de la rébellion ne sont plus les responsables de l’insécurité parce qu’ils ont déposé les armes. Ceux qui créent l’insécurité au nord sont les Djihadistes qui ne sont pas signataires de l’accord. A cause de cela, on doit envisager une solution pour qu’on revoie l’accord d’une autre manière avec d’autres responsables, d’autres visions et d’autres engagements et œuvrer ensemble afin que la paix revienne.

<strong>Est-ce qu’il y a de bonnes perspectives après le retrait du Mali du G5 sahel et de la MINUSMA quand on sait que cette question divise les citoyens ? Qu’en pensez-vous personnellement ?</strong>

Cette situation est malheureusement très difficile. Rappelez-vous que ATT, ce président militaire qui ne voulait pas la guerre, a toujours dit dans la sous-région : « Retrouvons nous ensemble pour combattre ce qui est en train de nous arriver. Un seul pays ne peut pas y faire face ». ATT n’a pas été écouté. Nos vrais problèmes de mise en place du G5, de la MINUSMA, ou autres organisations, c’est notre incapacité à nous seuls de pourvoir traité nos problèmes. C’est ce qui a fait que l’étranger s’y mêle, que ce soit la France, les Nations Unies ou L’union Européenne. C’est parce que nous avons été incapables, nous Africains et Maliens de nous entendre sur quelque chose, de nous mettre d’accords sur nos problèmes que nous allons solliciter l’Occident. Sortir du G5 sahel pour des petites raisons après l’avoir créé n’était pas une bonne chose pour le Mali. Les autorités auraient dû rester dans le G5 sahel, mais sans la France. Et, la seule organisation qui aurait pu nous mettre ensemble, nous du sahel qui sommes victimes de cette ingérence extérieure des djihadistes et autres pour pourvoir nous défendre nous-mêmes avec nos moyens, avec nos capacités avec nos idées, avec notre connaissance de notre population et de nos réalités est le G5 sahel. Il faut que le Mali revoie sa position. Quand j’étais à l’assemblée Nationale en 2013, les enregistrements le témoignent, j’étais le seul député à avoir levé la voix contre l’arrivée des Nations Unies. En 2013, je protestais contre l’arrivée des Nations Unies pour créer une force d’interposition au Mali entre l’armée malienne et les rebelles. Ce n’était pas une guerre entre deux Etats alors que les Nations Unies venaient avec cette idée de l’état de l’Azaouad. Je refusais également parce qu’on risquait d’être un pays sous tutelle. Malheureusement, je n’ai pas été écouté. La MINUSMA a été créée, par mutation de la MISMA et a fait 10 ans avec des missions qui ne nous permettaient pas de revenir à la paix. Plusieurs amendements ont été apportés à sa mission au renouvellement annuel de son mandat même sous la rectification de la transition, avec les mêmes erreurs. La MINUSMA ne peut jamais être une armée pour le Mali. L’homme de la rue exigeait de la MIUSMA ce qui n’était pas sa mission. Aujourd’hui la MINUSMA part et laisse un vide. Il faut trouver les moyens de le combler sur le plan sécuritaire, sur le plan emploi, parce que 6000 à 8000 personnes seront au chômage avec tout ce qu’on connait comme difficultés financières pour notre pays la solution n’est pas aisée. Il sera difficile pour le Mali de soulager immédiatement tous ces hommes. Par contre, il faut des manières douces pour accompagner le départ de la MINUSMA. Les 6 mois sont peu, mais c’est décidé ; il faut y arriver. Après les 6 mois, nous devons nous donner le délai de 2 ans qui aurait pu être accordé à la MINUSMA pour que nous puissions être dans une position de maîtrise de notre territoire, d’installation de l’administration, de sécurisation des populations, de contrôle de nos frontières, d’insertion des combattants et de création d’emplois aux licenciés. Tout ceci doit être fait dans ce sens, connaissant le nord avec son état, avec ses divergences, avec son étendu. L’armée monte en puissance, il faut saluer ce qui est en train d’être fait. Cela est-il suffisant ? le problème est politique, administratif, militaire, social ; C’est ensemble, dans l’entente, la collaboration que nous pouvons réussir. Alors, il faut que l’Etat voie la bonne stratégie. Cependant, quand on est fort, on peut s’imposer, tant mieux aujourd’hui, l’armée peut le dire. Mais on ne s’impose pas par la force pour tuer ses propres populations. Amenons les fauteurs de troubles à comprendre plutôt ce qui nous arrive de l’extérieur et corrigeons-le ensemble. Vous savez tout ce qui est en train d’être fait pendant la transition en terme de souveraineté a été fait par l’US RDA. Je donne juste un exemple : on cite Modibo Keita, mais le RDA a cherché l’indépendance contre qui ? C’est contre la France. L’armée malienne a été créée en demandant à l’armée Française de quitter le Mali, avec un discours mémorable de Modibo Keita que vous connaissez. L’armée Malienne a été équipée par qui ? A partir de 1961 par l’URSS. Est-ce que cela a empêché le Mali d’être membre des non-alignés, d’être reçu par Kennedy, par Mao, par Khrouchtchev, la Reine d’Angleterre ? Tous les grands de ce monde, Donc, donnons notre position, mais restons dans une diplomatie constructive, parce que nous ne pouvons pas vivre en autarcie. Il faut rester intransigeant mais travailler avec le reste du monde.

Je veux une diplomatie constructive où le Mali peut parler avec tout le monde. On ne peut pas se considérer comme l’ennemi du monde entier ou que le monde entier n’aime pas le Mali. Qu’on choisisse la Russie aujourd’hui ou la Chine, faisons avec la CEDEAO, avec la Côte-D’ivoire, avec l’Union Africaine, parce que l’OUA, c’est d’abord le Mali. Faisons donc avec l’Afrique. N’écoutons pas les extrémistes qui nous opposent à nos parents, à nos frères, à nos voisins à ceux qui peuvent être nos partenaires de tous les jours. Faisons avec l’Union Européenne, avec le Danemark. Ces gens nous ont toujours respectés sous Modibo au point où si le ministre des Affaires étrangères du Mali ne parlait pas, l’Afrique n’avait pas parlé aux Nations-Unies. Il s’agit de notre comportement dans la dignité. Soyons responsables, soyons d’accord avec tout le monde. Modibo a eu la Chine, l’Union Soviétique, les Etats-Unis, le Royaume-Uni donc l’Est et l’Ouest. C’est la reine d’Angleterre qui a offert les premiers avions ; trois DC3 pour créer Air-Mali et désenclaver le Mali. Restons avec tout le monde, mais dans notre souveraineté, dans le respect de nos positions. C’est une vérité qu’il faut appuyer. Le tigre ne crie pas sa tigritude d’après SANKARA. C’est dans notre comportement et nos actes qu’on va nous respecter. Quand le tigre lève sa tête, on sait qui on a en face.

<strong>Qu’est-ce que vous pensez de la nouvelle constitution ? Est-elle de nature à sortir notre pays de cette situation et à nous créer de nouvelles perspectives ?</strong>

Par rapport au Référendum, une nouvelle Constitution a été votée avec une majorité écrasante de « Oui ». Les avis sont démocratiquement divers, être pour ou contre à cause d’un mot, d’une méthode ou d’un principe la Constitution est là, elle a été promulguée, elle est applicable, c’est fini ! Mettons-nous à appliquer ce que notre loi fondamentale nous demande désormais, soyons de bons citoyens. On est bons citoyens quand on accepte la loi, quand on applique la loi, quand on applique les conséquences de la loi. On est bon démocrate quand on respecte le choix de la majorité. Et, à ce niveau-là, le parti RDA Mali se trouve dans ce qui a été voté, dans ce que les Maliens ont décidé. Nous allons les appliquer et c’est dans ce cadre que nous allons continuer à travailler. On ne sera pas éternels opposants, on ne sera pas d’éternels béni oui- oui, mais ce que la Constitution nous donne comme possibilité, en vrai, en faux, en pour, en contre, nous l’appliquerons dans son intégralité.

La constitution votée donne de nouvelles perspectives car c’est la première étape de la sortie de la transition que je souhaite heureuse pour le Mali, il faut croire à la suite.

<strong>Quel est votre mot de la fin ?</strong>

J’appartiens à un parti politique, j’ai la conviction que nous pouvons faire des choses dans ce pays. J’ai la conviction que le RDA-Mali est un parti qui peut être écouté aujourd’hui, un parti qui a les potentiels : historiques, éducatifs et humains, pour pouvoir s’imposer, parce qu’il n’est pas donné à n’importe quel parti de se reconstituer. Au moment où les autres se fracturent, nous, nous sommes en train de dire que la famille se retrouve. Notre leitmotiv, notre principale boussole, ce sont les idéaux des pères de l’indépendance que nous respectons. Le RDA-Mali prendra sa place. Nous sommes avec les autorités de la transition, nous avons soutenu la Constitution, nous serons avec les autorités pour la fin heureuse de la transition. Nous sommes convaincus qu’elles sont responsables et savent ce qu’il y’a de bien pour le Mali. J’en veux pour preuve les mots du premier ministre, à la date du 12 juillet dernier : « sachons terminer la transition pour être en accord avec la Communauté Internationale, pour être en accord avec notre population, ce qui est dans l’intérêt du Mali ». Donc, je pense que cela va se faire dans les meilleures conditions et le Mali reprendra la compétition politique, parce qu’il n’y a pas de démocratie sans partis politiques. Il faudra accepter cela et que le débat d’idées reprenne. Ces politiques savent faire du bon, ils sont des Maliens qui ont le courage de se présenter comme tels, ils aiment leurs pays. Contrairement à ceux qui disent ne pas être politiques et veulent que leur politique soit appliquée, nous, nous avons dit que nous sommes des politiques. Certains veulent que leur politique soit appliquée en opposant les politiciens aux maliens alors qu’en réalité ils veulent faire appliquer leur politique. Alors, il faut que les responsables comprennent, que le Malien lambda sache que chacun est dans sa politique et que le meilleur soit pour le Mali. C’est cela mon souhait. Vive le Mali.

<strong>Propos recueillis par Fakara Faïnké</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Suite au communiqué conjoint du Mali et du Burkina sur le Niger : Le PARENA invite les autorités de la transition à « respecter, en toutes circonstances, les dispositions de la constitution »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/suite-au-communique-conjoint-du-mali-et-du-burkina-sur-le-niger-le-parena-invite-les-autorites-de-la-transition-a-respecter-en-toutes-circonstances-les-dispositions-de-la-constitution-3031101.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 06:30:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, hier, mardi 1er août 2023, le Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA), présidé par Tiébilé Dramé, ancien ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, a invité les autorités de la transition à « respecter, en toutes circonstances, les dispositions de la constitution ». Le Parti encourage le gouvernement de transition à se concentrer sur la « lutte contre les groupes terroristes qui continuent d'ensanglanter notre pays, et à éviter toute dispersion inutile». Selon le PARENA, l'urgence, c'est libérer les localités entières et leurs populations qui ploient sous le joug des coalitions terroristes.

«Le communiqué conjoint, en date du 31 juillet, des gouvernements de transition du Mali et du Burkina qui soutient la tentative de coup d'État en cours au Niger viole la nouvelle constitution malienne promulguée le 22 juillet dernier. En effet, celle-ci dispose en son article 187: " tout coup d'État ou putsch est un crime imprescriptible contre le peuple malien". En vertu de cette cet article, nul ne peut soutenir un putsch, ni au Mali, ni au Niger et nulle part ailleurs », révèle le communiqué du Comité Directeur du PARENA. Le Parti de Tiébilé Dramé invite les autorités de transition à se conformer à la constitution promulguée le 22 juillet 2023 et dont l'encre n'est encore sèche. Il encourage le gouvernement de transition à se concentrer sur la « lutte contre les groupes terroristes qui continuent d'ensanglanter notre pays, et à éviter toute dispersion inutile ». Selon le PARENA, l'urgence, c'est libérer les localités entières et leurs populations qui ploient sous le joug des coalitions terroristes. Pour le PARENA, la restauration de l'ordre constitutionnel va de pair avec l'instauration de relations harmonieuses avec notre communauté sous-régionale qu'est la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest). « Envisager de retirer le Mali de la CEDEAO ne relève pas des compétences d'un gouvernement de transition », précise le PARENA.

A rappeler que dans un communiqué conjoint rendu public, le lundi 31 juillet 2023, les Gouvernements de Transition du Burkina Faso et du Mali disent avoir appris par voie de presse les conclusions des sommets extraordinaires de la CEDEAO et de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) tenus le 30 juillet 2023 à Abuja sur la situation politique au Niger. Dans leur communiqué conjoint, les Gouvernements de Transition du Burkina Faso et du Mali expriment leur solidarité fraternelle et celle des peuples burkinabé et malien au peuple frère du Niger qui a décidé en toute responsabilité de prendre son destin en main et d'assumer devant l'histoire la plénitude de sa souveraineté.

Le Mali et le Burkina Faso dénoncent la persistance de ces organisations régionales à prendre des sanctions aggravant la souffrance des populations et mettant en péril l'esprit de panafricanisme ; refusent d'appliquer ces sanctions illégales, illégitimes et inhumaines contre le peuple et les Autorités Nigériens ; avertissent que toute intervention militaire contre le Niger s'assimilerait à une déclaration de guerre contre le Burkina Faso et le Mali ; préviennent que toute intervention militaire contre le Niger entrainerait un retrait du Burkina Faso et du Mali de la CEDEAO, ainsi que l'adoption de mesures de légitime défense en soutien aux forces armées et au peuple du Niger.

En outre, le Mali et le Burkina Faso mettent en garde contre les conséquences désastreuses d'une intervention militaire au Niger qui pourrait déstabiliser l'ensemble de la région comme l'a été l'intervention unilatérale de l'OTAN en Libye qui a été à l'origine de l'expansion du terrorisme au Sahel et en Afrique de l'Ouest.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ousmane B. Traoré, Bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali : «Face à un fléau, il faut qu&amp;apos;une lutte implacable soit menée dans tous les secteurs de la Justice»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/ousmane-b-traore-batonnier-de-lordre-des-avocats-du-mali-face-a-un-fleau-il-faut-quune-lutte-implacable-soit-menee-dans-tous-les-secteurs-de-la-justice-3030227.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 06:51:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Ordre des avocats du Mali a organisé la 1ère édition des Etats généraux du barreau du Mali. La cérémonie d’ouverture de cette rencontre de deux jours s’est tenue, hier, mercredi 26 juillet 2023 à l’hôtel Méridiana de Bamako (ex- Kempinsky). Elle était présidée par le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, en présence du Bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali, Ousmane B. Traoré, de plusieurs autres avocats, des membres du gouvernement, de l’ensemble de la famille judiciaire et de nombreuses autres personnalités. Au cours de la cérémonie d’ouverture des travaux, le Bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali, Ousmane B. Traoré, a fait savoir que l'avocat défenseur des droits de l'Homme, pilier de l'Etat de Droit, protecteur des libertés et porte-parole des démunis, défenseur de la veuve et de l'orphelin, ne doit jamais trahir son serment en se rendant complice de qui que ce soit. « A ce niveau, je ne suis point dans l'autoflagellation, mais l'autosatisfaction doit être écartée. Face à un tel fléau, il faut qu'une lutte implacable soit menée dans tous les secteurs de la Justice », a souligné le bâtonnier.

Selon le Bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali, Ousmane B. Traoré, les Etats Généraux sont une démonstration de la prise de conscience de la part des avocats. Après plusieurs décennies, dit-il, il était temps de faire l'évaluation du parcours et de proposer des réajustements et des projets pour le Barreau afin de consolider la profession. « Cela suppose que le passé soit connu, que les conditions d'exercice, dans le cadre d'une déontologie exemplaire, soient correctement pratiquées, dans la liberté et l'indépendance. Ces efforts doivent nous rassembler pour la sécurité juridique de tous », a-t-il dit.

Le bâtonnier a fait savoir que durant ces deux journées, des réflexions sans complaisance, mais en toute responsabilité, serons menées sur des thématiques. «Nous débattrons des principes essentiels de la profession d'Avocat incluant la communication et la publicité fonctionnelle. Nous ne devrons pas perdre de vue que la profession d'avocat est une profession réglementée organisée en ordre et soumise à des règles professionnelles et déontologiques strictes. Il s'agira pour nous de nous réapproprier notre déontologie dont tout manquement constitue, à n'en point douter, une faute. Certes nous exerçons une profession libérale et indépendante.

Cependant, la dignité, la loyauté, la délicatesse, la modération, la courtoisie, le désintéressement, la confraternité et le tact sont d'impérieux devoirs pour les porteurs de la robe noire à 33 boutons que nous sommes », a souligné Ousmane B. Traoré.

Pour lui, il ruissèle en chaque avocat une rivière de richesse, la clé pour en tirer avantage réside dans le respect des règles essentielles de la profession. « Nous évoquerons l'historique du Barreau en termes d'introspection et de fierté. Si la Profession d'Avocat a été introduite au Mali sous l'appellation "Avocat- défenseur", il importe de savoir comment le métier s'est adapté à notre Société ou inversement, de l'indépendance à nos jours. Nous sommes passés de 9 Avocats en 1960 à 305 Avocats en 2023.

Le Barreau du Mali a été le fer de lance du mouvement démocratique. Nous resterons ce Barreau citoyen qui aidera le peuple dans sa marche vers la Démocratie », a promis le bâtonnier.

A l’en croire, les avocats du Mali se réjouissent de leur passé sans oublier de se préoccuper de leur avenir. «Nous débattrons la Corruption dans la Justice avec notre part de responsabilité bien évidemment, car il n'est plus question d'être dans la langue de bois consistant à enlever la paille dans les yeux de certains acteurs et laisser la poutre dans les nôtres. Disons les choses clairement, les maux de vérité manquent d'élégance. L'avocat défenseur des droits de l'Homme, pilier de l'Etat de Droit, protecteur des libertés et porte-parole des démunis, défenseur de la veuve et de l'orphelin, ne doit jamais trahir son serment en se rendant complice de qui que ce soit. A ce niveau, je ne suis point dans l'autoflagellation, mais l'autosatisfaction doit être écartée. Face à un tel fléau, il faut qu'une lutte implacable soit menée dans tous les secteurs de la Justice. Cette élite doit être mise sur la table et martelée avec satiété », a déclaré le Bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali, Ousmane B. Traoré.

Selon lui, la dernière thématique qui sera abordée s’intitule : « Etat des lieux et perspectives ». « Notre futur sera évoqué en termes de perspectives. Nous devrons retenir que la profession est à la croisée des chemins compte tenu de l'internationalisation des pratiques professionnelles », a conclu le Bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali, Ousmane B. Traoré.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation : Le Conseil National de la Société Civile du Mali s’engage pour la relance du processus</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-le-conseil-national-de-la-societe-civile-du-mali-sengage-pour-la-relance-du-processus-3030225.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 06:43:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un panel de haut niveau portant sur les « Enjeux et défis liés à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger » s’est tenu le mercredi 26 juillet 2023 au siège du Conseil National de la Société Civile du Mali (CNSC). Ce panel entre dans le cadre des sessions thématiques d’harmonisation des positions communes de la société civile afin de contribuer efficacement à la réussite de la transition. L’on notait à cette rencontre, la présence du 1er vice-président du CNSC, Yacouba Dembélé ; du représentant de l’Union Européenne, Allaye B. Dicko et d’une forte représentativité des membres du consortium de la société civile dont la CAFO, le CNJ etc.

Premier à prendre la parole au cours de ce panel, Badra Alou Sacko, en sa qualité de président du comité technique et de suivi, a fait le diagnostic de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger. A ses dires, cela fait pratiquement huit ans que cet accord a été signé sans que nous ne parvenions à voir le bout du tunnel. Le retrait de la MINUSMA au Mali, dit-il, doit être mis à profit par la société civile pour dégager une position commune concernant l’accord.

Ce panel, faut-il le rappeler, est organisé à la suite de celui portant sur les élections générales par les organisations de la société civile du Mali membres du consortium composé du CNCS, du Forum des organisations de la société civile (FOSC), de la Coordination des Associations et ONG Féminines (CAFO), du Conseil National de la Jeunesse du Mali (CNJ) et de la Plateforme des Femmes-leaders du Mali (PPFLM).

Dans son discours d’ouverture, le 1er vice-président du CNSC, Yacouba Dembélé, dira que l’objectif général de ce panel est d’échanger sur l’Etat de mise en œuvre de l’Accord d’Alger, les goulots d’étranglements et les risques majeurs en vue de proposer des initiatives de relance par la société civile du Mali. De façon spécifique, il s’agira de faire le point de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger ; de partager les difficultés et contraintes majeures constatées dans la mise en œuvre dudit accord ; de formuler des recommandations pour la relance de la mis en œuvre de l’accord.

Le 1er vice-président du CNSC s’est réjoui du fait que le panel sera animé par des Experts dotés d’une grande expérience et qui ont travaillé sur le processus de mise en œuvre et de suivi afin de rapprocher les points de vue des différentes parties prenantes avec la participation de la communauté internationale. Yacouba Dembélé a adressé ses remerciements aux partenaires techniques et financiers, notamment le PNUD et la délégation de l’Union Européenne.

Dans un exposé, le coordinateur de la défense et de sécurité au comité de suivi de l’accord, le colonel major Mamadou Kéita, a noté quelques avancées enregistrés dans la mise en œuvre de l’accord et les contraintes et défis qui se posent.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Etats généraux du barreau du Mali : Justice et corruption au centre des échanges</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/etats-generaux-du-barreau-du-mali-justice-et-corruption-au-centre-des-echanges-3030223.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 06:40:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Hôtel Méridiana de Bamako (ex- Kempinsky) a abrité, le mercredi 26 juillet 2023, la cérémonie d'ouverture des Etats Généraux du Barreau du Mali. Ladite cérémonie était présidée par le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, en présence du Bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali, Ousmane B. Traoré, de plusieurs éminents avocats, des membres du gouvernement, de l’ensemble de la famille judiciaire et de nombreuses autres personnalités. Les Etats généraux du barreau du Mali permettront de consolider l’unité de la profession et de prendre en main son avenir. Les thématiques relatives à l’historique du barreau du Mali, à ses faits d’armes, à la justice et corruption, à l’état des lieux, aux perspectives de la profession d’avocat, y seront débattues sans tabou durant les deux jours de la rencontre.

Dans ses mots de bienvenue, le Bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali, Ousmane B. Traoré, a fait savoir que durant ces deux journées, des réflexions sans complaisance, mais en toute responsabilité, serons menées sur des thématiques. « Nous débattrons des principes essentiels de la profession d'Avocat. Nous ne devrons pas perdre de vue que la profession d'avocat est une profession réglementée organisée en ordre et soumise à des règles professionnelles et déontologiques strictes », a souligné Ousmane B. Traoré.

Pour lui, il ruissèle en chaque avocat une rivière de richesse, la clé pour en tirer avantage réside dans le respect des règles essentielles de la profession. « Nous évoquerons l'historique du Barreau en termes d'introspection et de fierté. Si la Profession d'Avocat a été introduite au Mali sous l'appellation "Avocat- défenseur", il importe de savoir comment le métier s'est adapté à notre Société ou inversement, de l'indépendance à nos jours. Nous sommes passés de 9 Avocats en 1960 à 305 Avocats en 2023. Le Barreau du Mali a été le fer de lance du mouvement démocratique. Nous resterons ce Barreau citoyen qui aidera le peuple dans sa marche vers la Démocratie », a promis le bâtonnier.

A l’en croire, les avocats du Mali se réjouissent de leur passé sans oublier de se préoccuper de leur avenir. « Nous débattrons la Corruption dans la Justice avec notre part de responsabilité bien évidemment, car il n'est plus question d'être dans la langue de bois consistant à enlever la paille dans les yeux de certains acteurs et laisser la poutre dans les nôtres. Disons les choses clairement, les maux de vérité manquent d'élégance. L'avocat défenseur des droits de l'Homme, pilier de l'Etat de Droit, protecteur des libertés et porte-parole des démunis, défenseur de la veuve et de l'orphelin, ne doit jamais trahir son serment en se rendant complice de qui que ce soit.

A ce niveau, je ne suis point dans l'autoflagellation, mais l'autosatisfaction doit être écartée. Face à un tel fléau, il faut qu'une lutte implacable soit menée dans tous les secteurs de la Justice», a déclaré le Bâtonnier Ousmane B. Traoré. Selon lui, la dernière thématique qui sera abordée s’intitule : « Etat des lieux et perspectives ».

Pour sa part, le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, a remercié l’Ordre des avocats du Mali pour cette initiative. Avant d’ajouter que cette rencontre des avocats se fixe deux objectifs majeurs, à savoir : faire l’état des lieux sur l’évolution de la profession d’Avocat au Mali ; réfléchir sur l’avenir de la profession d’Avocat au Mali dans un contexte de régionalisation et de communautarisation. Il a indiqué que l’Ordre des Avocats du Mali trace la voie à suivre aux professions libérales et autres acteurs judiciaires pour s’inscrire dans la dynamique de changement qualitatif amorcée par les Autorités de la Transition pour l’édification du Mali Kura, dont l’acte de naissance officielle vient d’être signé par le Président de la Transition, le samedi 22 juillet 2023 en promulguant la Constitution de la 4ème République, issue du référendum du 18 juin 2023, lui-même une exigence du peuple malien pendant les Assises Nationales de la Refondation (ANR). « L’émergence d’une justice moderne, crédible et efficace, en laquelle les citoyens font confiance, passe inéluctablement par des réformes et des innovations, mais aussi par le changement qualitatif de comportements des acteurs de la justice dans tous ses segments.

En effet, la Loi n°94-042 du 13 Octobre 1994 portant création et organisation de la profession d’Avocat et le Règlement Intérieur de l’Ordre des Avocats en date du 17 juillet 1995, après un quart de siècle de pratique, méritent d’être réexaminés pour en extirper les insuffisances, les incohérences et les anachronismes », a déclaré Choguel K. Maïga.

En tout, quatre thématiques seront débattues durant les deux jours de la rencontre des avocats. Il s’agit de l’historique du barreau du Mali ; les principes essentiels de la profession d’avocat ; la justice et corruption, l’état des lieux et perspectives de la profession d’avocat.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une femme écrase la tête de son neveu avec un pilon</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/une-femme-ecrase-la-tete-de-son-neveu-avec-un-pilon-3030221.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 06:37:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le vendredi 14 juillet 2023, à Ouolofobougou-Bolibana, une femme écrase la tête de son neveu avec un pilon. Selon les sources locales, elle a commis cet acte parce que le neveu a eu une dispute avec sa fille.</strong>

Les faits se sont déroulés dans l’après-midi aux environs de 13heures quand Sitan Coulibaly, la femme de Yacouba Traoré (victime du drame), partait déposer l’eau de sa belle-mère aux toilettes pour qu’elle se lave.

Selon les voisins, des malentendus parviennent dans cette famille depuis plusieurs moments. Sitan Coulibaly explique sa version des faits. « Je partais déposer l’eau de ma belle-mère dans les toilettes quand Mama (la fille de l’accusée) était arrêtée sur la route de passage. Je lui ai dit de quitter pour que je puisse passer, mais elle a refusé. Du coup, ma main l’a touchée. C’est là que tout a commencé », a-t-elle raconté. Et soudain, Yacouba, le mari de Sitan, qui était assis à la porte de la maison d’en face, intervient et cherche à connaître la raison de la bagarre. Il demande ainsi à Mama de laisser sa femme tranquille. Celle-ci commence à lui crier dessus, ce qui l’a mis en colère.

Quelques minutes plus tard, Assan Niono, la tante de Yacouba et auteure du forfait, sort de sa chambre et s’attaque à ce dernier et sa femme. D’après les témoignages, Mama est la cause de toutes les disputes de la maison. Selon les mêmes témoignages, elle est intouchable.

Yacouba dit à sa femme de se calmer et retourne dans sa chambre. C’est à cet instant qu’Assan se sert d’un pilon et tape deux fois la tête de son neveu qui tomba et s’évanouit. Il reçut un troisième coup au sol. Sa femme Sitan court pour l’aider à se relever. Mama aussi vient avec le pilon essayant de taper sitan qui a été touchée à la main. Elle s’exclama en ces termes : « Vous êtes tous des personnes à tuer ». Avant de dire qu’ils ont eu ce qu’ils cherchaient.

Les personnes présentes sur les lieux ont vite appelé la police qui, à son tour, a fait appel aux sapeurs-pompiers. Une fois sur place, ces derniers ont transporté Yacouba dans un hôpital. Mais c’était trop tard, car la victime avait déjà perdu la vie. Ses funérailles ont eu lieu le 18 juillet dernier.

Amenée à la police, Assan nie les faits qui lui sont reprochés en évoquant que Yacouba a piqué une crise. Mais, l’épouse de la victime, Sitan, affirme que Assan a donné trois coups de pilon à Yacouba à la suite desquels il s’est s’évanoui. Cette version a été contredite par Mama qui soutient que les propos de sa belle sœur ne sont pas vrais. Elle souligne aussi que sa mère n’a pris aucun pilon et que Yacouba a piqué une crise. Ce qui a carrément été démenti par Sitan qui affirme que depuis 7 ans de mariage aucune maladie n’a été déclarée chez son mari.

<strong>Mariétou Dembélé, stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Chronique du Mali: Le Mali debout et du refus</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-du-mali-le-mali-debout-et-du-refus-3030220.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 06:35:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Human Right Watch accuse de violations des droits de l’Homme, le gouvernement réagit, et sans désemparer, les FAMa poursuivent inexorablement leur montée en puissance confirmée par la rareté des attaques des camps ou des convois de ravitaillement, une quasi absence de combat frontal qui pouvait durer des heures entre des terroristes et notre armée. Ne subsistent plus que des attaques et assassinats lâches et barbares contre de paisibles populations civiles sans armes. Comme par enchantement, l’absence de la force française Barkhane a-t-elle mis en sécurité notre armée ? Ainsi, après le Burkina Faso, qui emboîta le pas au Mali, le Niger tente de se libérer du joug de la dépendance. La journée du mercredi 26 Juillet 2023 a été marquée par un coup d’Etat au Niger où le peuple avait plusieurs fois manifesté pour le départ de la force française Barkhane du Niger où celle-ci a trouvé refuge après le Mali. Depuis le 14 janvier 2021 où les Maliens de l’intérieur et de la diaspora ont manifesté un soutien massif au pouvoir de transition en réponse à l’imposture des autorités françaises, c’est un nouvel ordre mondial qui se dessine à partir du Mali d’Assimi Goïta. La force française Barkhane est devenue un souvenir au Mali. Les FAMa retrouvent leur mobilité sur le territoire national sans se référer à priori à des supérieurs français, qui acceptent ou refusent selon les humeurs du moment. Plusieurs sanctuaires des extrémistes ont été détruits sur le territoire, dans le centre, le nord-Ouest et le nord-Est.

A l’image de l’énigmatique zone de Moura, sanctuaire des extrémistes présentés comme des djihadistes dont le rêve est de faire renaître la Dina de Sekou Amadou, d’autres sanctuaires moins célèbres ont été détruits par les FAMa, des extrémistes neutralisés, des armes, des munitions et des matériels de fabrication d’engins explosifs improvisés (EEI) récupérés.

Comme en Centrafrique ou au Congo, le Mali est sur le banc des pays de l’OTAN dont les intérêts sont menacés dans le nouvel ordre mondial en gestation. Ils accusent de pactiser avec la Russie sans se rappeler qu’ils ont tout mis en œuvre pour empêcher le Mali de s’armer pour assurer sa propre défense. Que peut faire face à des extrémistes sans foi ni loi qui viennent occuper des villages et imposent leur ordre, défiant toutes les lois de la République?

Nous avons recoupé et fait confirmer cette information de quasi embargo sur le village de Djondjori dans le cercle de Teninkou, région de Mopti, où depuis plus de deux mois, selon nos sources, des hommes armés imposent leur loi, empêchent l’accès au village et interdisent aux habitants de sortir. Ces derniers sont empêchés de s’approvisionner ou de vaquer à leurs occupations quotidiennes faites de travaux champêtres, élevage et de pêche. Des négociations sont en cours, «nous voulons donner une chance à ces négociations d’aboutir, pour lever l’embargo», nous indique un ressortissant du village de Djondjori, qui se garde d’être alarmiste.

Pendant ce temps, les Etats-Unis frappent mal au sommet de l’outil de défense au Mali. Des sanctions pleuvent pour une mise à jour des précédentes sanctions pour des liens avec la compagnie militaire privée Wagner. Il s’agit de BAGAYOKO Adama, CAMARA Sadio et DIARRA Alou Boï.

En réaction aux sanctions américaines, l’association Yèrèwolo Debout sur les remparts propose «une motion de soutien patriotique au Colonel Libérateur Sadio CAMARA et ses Hommes sanctionnés par le chef des Prédateurs. Leur seul crime c'est leur Patriotisme, tout simplement parce qu'ils défendent le Mali et les Maliens !», lit-on sur les réseaux sociaux. Cette association n’écarte pas l’éventualité d’«appeler la jeunesse révolutionnaire panafricaine à camper devant les Ambassades des USA à Bamako, partout en Afrique et à travers le Monde», selon Yèrèwolo.

Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, dans un tweet, s’insurge: «Les sanctions contre nos vaillants officiers, Colonel Sadio CAMARA, Ministre de la défense; General Alou Boï DIARRA, Colonel Adama BAGAYOKO, n’ont d’autres objectifs que de divertir le peuple malien. Rien ne nous détournera du chantier de la refondation du Mali».

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Allégations de violations des droits de l’Homme au Mali : Le Gouvernement malien dénonce les « accusations non fondées » de Human Rights Watch</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/droits-humains/allegations-de-violations-des-droits-de-lhomme-au-mali-le-gouvernement-malien-denonce-les-accusations-non-fondees-de-human-rights-watch-3030218.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 06:32:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">Le Gouvernement du Mali a réagi, le 24 juillet 2023, au rapport de l'ONG Human Rights Watch relatif à des allégations de violations des droits de l'Homme, durant la période de décembre 2022 à mars 2023 au Mali. Dans ses observations, le gouvernement malien indique que les enquêtes de l'ONG « Human Rights Watch » sont toujours à charge et visent à accabler les FAMAS (Forces armées maliennes). « Il est contre nature d'alléguer que les FAMAS pratiqueraient des exactions sur les populations qu'elles ont vocation de protéger. Les cas avérés de violations des droits de l'Homme font l'objet de poursuites, tant par la justice militaire que par la justice de l'ordre judiciaire », précise le gouvernement. Parcourant le rapport, le Gouvernement a dénoncé les « accusations non fondées » de l’ONG Human Rights Watch et s'insurge contre les graves accusations de «représailles contre les villageois». Par ailleurs, le Gouvernement déplore la légèreté avec laquelle les allégations sont faites. Lisez ci-dessous l’intégralité des observations faites par le gouvernement malien !</p>
<strong>OBSERVATIONS DU GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIOUE DU MALI SUR LES CONCLUSIONS DES ENOUETES DE L'ONG HUMAN RIGHTS WATCH RELATIVES A DES ALLEGATIONS DE VIOLATIONS DES DROITS DE L'HOMME, DURANT LA PERIODE DECEMBRE 2022 - MARS 2023</strong>

Par lettre en date du 26 juin 2023 transmise par l'Ambassade du Mali à Washington, la Directrice adjointe de la Division Afrique de l'Organisation non gouvernementale internationale « Human Rights Watch » a saisi les Ministres en charge de la Défense et de la Justice afin de requérir leurs observations sur les allégations de violations des droits de l'Homme qu'elle a recensées à l'issue des enquêtes menées entre décembre 2022 et mars 2023 et qui impliqueraient « les Forces Armées Maliennes (FAMa) et des soldats étrangers qui leur sont associées ». L'examen des résultats préliminaires des enquêtes de l'ONG appelle de la part du Gouvernement les observations suivantes :

<strong>I-          Observations d'ordre général</strong>

D'une manière générale le Gouvernement du Mali entretient des rapports très étroits avec la quasi-totalité des Organisations de défense des droits de l'Homme. A ce titre, singulièrement, les Responsables de la Justice ainsi que ceux des FAMa rencontrent régulièrement certaines structures notamment la Commission nationale des droits de l'Homme (CNDH), l'Association malienne des droits de l'Homme (AMDH), Amnesty International, Human Right Watch pour des échanges sur la situation des droits de l'homme au Mali.

En dépit de cette dynamique de coopération, le Gouvernement constate, avec regret, que les enquêtes de l'ONG « Human Rights Watch » sont toujours à charge et visent à accabler les FAMa. Elles passent sous silence le contexte de guerre asymétrique que le Mali mène depuis plus d'une décennie, ainsi que les énormes efforts faits par le Gouvernement dans le cadre de la promotion et la protection des droits de l'Homme sur toute l'étendue du territoire.

En outre, ses enquêtes font croire qu'il existe un ciblage contre la communauté peulh, toute chose qui dénote d'un manque de connaissance de la situation sur le terrain car les groupes terroristes recrutent parmi toutes les ethnies. A cet égard, il y a lieu de rappeler que les FAMa sont une armée nationale et républicaine (multi-ethnique). Il est contre nature d'alléguer que les Forces Armées maliennes pratiqueraient des exactions sur les populations qu'elles ont vocation de protéger, en toutes circonstances.

<strong>II-         Observations d'ordre spécifique :</strong>

<strong>Sur la méthodologie :</strong>

Le Gouvernement dénonce la méthodologie suivie dans lesdites enquêtes consistant en un étalage d'allégations sur la base de témoignages non contradictoires, collectées pour l'essentiel lors d'entretiens téléphoniques, recoupées, notamment par des informations publiées dans la presse et qui ne s'appuient sur aucune preuve tangible. Cette méthode de collecte de données dénote à suffisance le manque de fiabilité des informations recueillies et met en cause la crédibilité du rapport qui en sera issu. Il y a lieu de rappeler que la justice obéit à des procédures et exigences particulières, lesquelles commandent que les allégations soutenues soient étayées par des preuves objectives ou, tout au moins, qu'elles soient fondées en leur principe.

<strong>Sur l'ouverture d'enquêtes concernant les allégations de violations des droits de l'Homme :</strong>

Durant la période concernée par les enquêtes, le Gouvernement du Mali n'a pas eu connaissance de cas de violations de droits de l'homme qui auraient été commises par les FAMa. Toutefois, suite à ces allégations, le Procureur de la République en charge du Pôle judiciaire spécialisé, sur instruction du Ministre de la Justice et des droits de l'Homme, a ouvert une information judiciaire pour crime de guerre et crime contre l'humanité contre X, conformément à la réglementation en vigueur. Les résultats des différentes enquêtes seront portés à la connaissance de l'opinion nationale et internationale en temps opportun. Ce qui témoigne, s'il en est encore besoin, de volonté du Gouvernement de faire toute la lumière sur les cas avérés ou non de violations des droits de l'Homme. En outre, il est utile de rappeler que tous les cas avérés de violations des droits de l'Homme (exécutions, enlèvements, tortures, disparitions forcées) sur le théâtre des opérations, font systématiquement l'objet de poursuites, tant par la justice militaire (pour les cas de violations du droit international humanitaire), que par la justice de l'ordre judiciaire (pour les cas de violations du droit international des droits de l'Homme), en attestent les nombreuses procédures pendantes devant ces juridictions à compétence dédiée. A cet égard, il importe de souligner que les procédures ouvertes dans le cadre des opérations sont des dossiers complexes qui nécessitent des investigations approfondies pour rassembler les preuves et rechercher les auteurs en vue de la manifestation de la vérité. Les différents actes de procédure sont en cours, conformément aux principes du droit processuel. Cependant, il sied de préciser que les procédures judiciaires obéissent à des règles et principes qui visent notamment à protéger les présumés coupables d'infractions et les acteurs de la justice. En raison des principes de la séparation des pouvoirs, de la présomption d'innocence et du devoir de réserve en matière d'instruction, il est important de laisser la justice suivre son cours.

<strong>Sur les mesures de prévention :</strong>

Les FAMa demeurent professionnelles et agissent dans le strict respect des droits de l'Homme et du droit international humanitaire. Elles sont formées à tous les niveaux (depuis la Formation Commune de Base jusqu'à l'Ecole de Guerre) sur les droits de l'Homme et le droit international humanitaire. Il faut noter qu'une équipe prévôtale, sous le contrôle d'un magistrat militaire, accompagne systématiquement les opérations des FAMa afin de prévenir, de constater et d'enquêter sur tous les cas éventuels de violations et qui font l'objet d'enquête par les juridictions compétentes. En témoignent plusieurs jugements rendus par les tribunaux militaires de Mopti, Ségou et Bamako, courant les trois dernières années.

<strong>Sur la conduite des opérations :</strong>

Les FAMa accomplissent une mission régalienne de défense de l'intégrité territoriale et de protection des populations et des biens. A cet égard, le Gouvernement précise que le respect des règles de conduite des hostilités lors des opérations militaires est strictement observé par les FAMa, qui sont largement outillés sur les questions de droit de l'Homme et de droit international humanitaire. Les Forces armées maliennes conduisent les opérations militaires de façon totalement autonome. Aucune autre force, étrangère ou, comme l'allèguent les extraits du rapport, une « milice pro gouvernementale » ne participe aux opérations sur le terrain. Le Gouvernement a, en de maintes occasions, indiqué de manière précise la nature de ses partenariats internationaux avec d'autres Etats, respectant en tous points le droit international et s'inscrivant dans le cadre du renforcement de l'outil de défense du Mali dans les domaines de l'équipement et de la formation.

<strong>Sur la détention dans les camps militaires :</strong>

Tous les suspects appréhendés lors des opérations sont systématiquement mis à la disposition de la prévôté pour des fins d'enquête. Il est utile de préciser à ce niveau que les FAMa agissent en parfaite adéquation avec la justice en matière d'arrestation ou de détention. Les suspects arrêtés lors des opérations sur le terrain sont systématiquement remis aux services judiciaires compétents. Les procédures sont régies par les règles et dispositions pertinentes du Code pénal et du Code de procédure pénale, ainsi que les textes subséquents.

<strong>III.        Conclusion</strong>

Le Gouvernement du Mali regrette, une nouvelle fois, l'approche biaisée dans la collecte d'éléments, la légèreté dans le recoupement des faits allégués et le déséquilibre dans les conclusions qui en découlent. Le Gouvernement rappelle que, malgré l'environnement particulièrement difficile dans lequel elles évoluent, les Forces Armées maliennes s'emploient, en toutes circonstances, à accomplir leur devoir régalien de sécurisation du territoire et de protection des populations et des biens. La mission de protection des populations maliennes, objet d'allégations tendancieuses, entretenues pour un dessein inavoué, concerne toutes les populations maliennes, sans aucune exclusive. A cet égard, le Gouvernement réfute énergiquement les allégations tendant à faire croire que les opérations de lutte contre le terrorisme donnent lieu à un ciblage ethnique et que ces opérations impacteraient, de manière indiscriminée, des populations civiles, particulièrement dans leur frange vulnérable.

Le Gouvernement s'insurge particulièrement contre les graves accusations de « représailles contre les villageois » et de « punition collective » à leur encontre et déplore la légèreté avec laquelle de telles allégations sont faites. Le Gouvernement observe en outre la persistance voire la recrudescence de ces allégations au moment où des avancées notables sont réalisées tant dans le domaine sécuritaire que dans le cadre du processus politique de la Transition.

Le Gouvernement du Mali invite l'ONG « Human Rights Watch » à inscrire son œuvre de veille et de monitoring de la situation des droits de l'homme dans une démarche impartiale, non biaisée, équilibrée et objective. Il serait utile, pour les défenseurs des droits de l'homme, de s'interroger sur l'impact sur les populations civiles, sur le vivre ensemble et sur la cohésion nationale d'accusations non fondées dont la seule évocation sape les efforts de stabilisation du territoire. Le Gouvernement du Mali, fidèle à ses traditions ancestrales humanistes et soucieux du respect de ses engagements internationaux, a toujours œuvré pour la promotion et la protection des droits de l'Homme. Enfin, le Gouvernement du Mali demeure ouvert à la poursuite du dialogue avec l'ensemble des partenaires qui œuvrent de bonne foi pour la défense et la promotion des droits de l'Homme.

<strong>Koulouba, le 20 juillet 2023.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali en deuil : Le Pr. Marimantia Diarra, Président de l’ADEMA&#45;PASJ, tire sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/le-mali-en-deuil-le-pr-marimantia-diarra-president-de-ladema-pasj-tire-sa-reverence-3030078.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 06:51:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (ADEMA-PASJ), Professeur Marimantia DIARRA, membre du Conseil national de transition (CNT), est décédé à son domicile à Bamako (Mali), le dimanche 23 juillet 2023, à 1heure du matin à l'âge de 75 ans. Les funérailles de l’illustre disparu ont eu lieu, hier, lundi 24 juillet 2023, dans l’après-midi à Bamako. Il laisse derrière lui toute une nation inconsolable. Dès l’annonce de son décès par son parti, des hommages lui ont été rendus par les personnalités comme l’ancien président de la République du Mali, Alpha Oumar Konaré ; le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga ; le Président du CNT, Malick Diaw ; des responsables de la classe politique en l’occurrence Dr. Bocary Tréta, Tiébilé Dramé, Dr. Modibo Soumaré, Pr. Clément Dembélé et bien d’autres.

«Les morts ne sont pas morts», dit-on ! Cet adage sied parfaitement à la disparition brutale de Pr. Marimantia Diarra. Il est allé pour toujours, mais ses œuvres demeurent. Dès l’annonce de son décès par son parti, des hommages lui ont été rendus par les personnalités comme l’ancien président de la République du Mali, Alpha Oumar Konaré ; le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga ; le Président du CNT, Colonel Malick Diaw ; des responsables de la classe politique en l’occurrence Dr. Bocary Tréta, Tiébilé Dramé, Dr. Modibo Soumaré, Pr. Clément Dembélé et bien d’autres.

Né à Diema, dans le Cercle de Diéma en 1948, Marimantia DIARRA est professeur d’enseignement supérieur de classe exceptionnelle. Ancien Secrétaire général de l’Adema-PASJ et ancien 3ème vice-président du parti, il fut Ministre du Plan et de l’Aménagement du Territoire pendant plusieurs années.

Il a été également élu député à l’Assemblée nationale du Mali. Il a été entre autres Directeur général du Projet de Gestion des Ressources Naturelles (PGRN) du Mali de janvier 1993 à décembre 2002 ; Ministre délégué auprès du Premier Ministre, chargé du Plan de 2002 à 2004 ; Vice-président du Comité national du crédit de 2002 à 2007 ; Membre suppléant de la Conférence des Ministres chargés des Finances de la zone franc d’octobre 2002 à septembre 2007 ; Gouverneur suppléant pour le Mali pour plusieurs organismes internationaux de 2002 à 2007 ; Ministre du Plan et de l’Aménagement du Territoire du Mali de Mai 2004 à septembre 2007 ; Président du Conseil d’administration de la Banque Commerciale du Sahel (BCS-SA) depuis septembre 2008.

Depuis le 1er Mars 2009, il était le président du Conseil de surveillance du Millénium Challenge Account-Mali (MCA-Mali). Le Pr. Marimantia Diarra a effectué de nombreuses consultations au profit de structures nationales, des Organisations non gouvernementales et des institutions internationales (FAO, Banque Mondiale, PNUD, inter-coopération suisse, ACDI, etc.). Il était détenteur des Certificats en concepts et techniques de prévention ; Détection et lutte contre la fraude et la corruption dans la mise en œuvre des projets et programmes de développement (Millenium Challenge Corporation, MCC), Washington USA en 2011. Il a eu son Doctorat en « Géographie et Aménagement » à l’Université de CAEN/France en 1985; son diplôme d’études supérieures spécialisées en « Science et techniques régionales de l’environnement et de l’aménagement (DISTREA)» à l’Université de CAEN/France en 1983. Le défunt était détenteur d’une Maîtrise en Histoire et Géographie à l’Ecole Normale Supérieure (ENSUP) en 1977. Dans la vie associative, il était le Président d’honneur de l’équipe Da Monzon football club ; Secrétaire général de l’Association pour le désenclavement des Cercles de Diéma et Nioro du Sahel ; Secrétaire général de la section Adema de Diéma. Et depuis le 18 octobre 2021, Pr. Marimantia Diarra était le président du Comité exécutif du parti ADEMA-PASJ.

Ses obsèques ont eu lieu, hier, lundi 24 juillet 2023, dans l’après-midi à Bamako. Il laisse derrière lui toute une nation inconsolable. Dors en paix Président !

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Yacouba Katilé, Président du Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel : « Les élections Présidentielle, législative, des Conseillers nationaux et communale seront des apothéoses... »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/yacouba-katile-president-du-conseil-economique-social-environnemental-et-culturel-les-elections-presidentielle-legislative-des-conseillers-nationaux-et-communale-seront-des-apotheoses-3030076.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 06:47:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC) a ténu, le lundi 24 juillet 2023, à son siège sis à Koulouba, la 3ème session extraordinaire de sa 6ème mandature. L’ordre du jour de cette session est d’effectuer le renouvellement partiel du bureau du CESEC, d’examiner et d’adopter le projet de règlement intérieur du Conseil. Les travaux de cette session étaient présidés par Yacouba Katilé, président de l’institution, en présence des membres du gouvernement, des présidents des différentes institutions, du gouverneur du district de Bamako, du président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré et d’autres personnalités. Au cours de la cérémonie d’ouverture des travaux, Yacouba Katilé a fait savoir que les élections Présidentielle, législative, des Conseillers nationaux et communale seront des apothéoses dont le monde entier sera témoin.

Selon Yacouba Katilé, cette 3ème session s'ouvre à une période extrêmement importante pour la vie de la Nation marquée par le processus de départ de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) formulé par le gouvernement, accueilli avec enthousiasme par le peuple et acté par le Conseil de sécurité des Nations Unies le 30 juin 2023, suivant la résolution n°2690. « Il s'agit là, d'un renflouement de notre souveraineté, car qui n'assume pas la défense de son territoire, n'est pas libre pour se déterminer sur son sol », a-t-il dit.

Pour lui, cet état de fait est la réaffirmation de la vision globale de la rectification de la Transition avec les trois principes cardinaux de sa coopération à savoir : le Respect de la souveraineté du Mali ; le Respect des choix stratégiques opérés par le Mali ; la Défense des intérêts vitaux du Peuple Malien. « Les victoires de la rectification de la Transition, résultantes de la renaissance des valeurs de notre peuple depuis les millénaires qu'illustrent les actes héroïques et patriotiques des FAMa, sont dans notre histoire contemporaine des strates indélébiles de construction des piliers du Mali Kura : (Charte des partis politiques, Code Electoral, Référendum Constitutionnel et son adoption aux allures de plébiscite, relance du Chemin de Fer, de l'UMPP, et tel un clair de lune, la reprise de la COMATEX doublée de l'assainissement du cadre des affaires, des industries extractives, la résurgence des rencontres artistiques et culturelles si majestueusement organisées à Mopti.

Quand on ajoute à ces strates victorieuses le sentiment de sécurité grandissant sur tout le territoire on ne peut que s'extasier de la rectification malgré son jeune âge », a déclaré Yacouba Katilé. Voilà les raisons pour lesquelles le Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC) a la profonde conviction que le réarmement moral, civique, éducatif, juridique, et politique fera son ancrage au plus profond de ce pays, berceau de la glorieuse civilisation Soudano-Sahélienne. « Les élections Présidentielle, législative, des Conseillers nationaux et communale seront des apothéoses dont le monde entier sera témoin. Nous souhaitons bon courage, beaucoup de ténacité à tout le gouvernement face à toutes les adversités, afin que plus jamais le Mali ne tombe.

Quant à nous, réunis en 3ème session extraordinaire de la 6ème mandature, il s'agit d'assurer le renouvellement partiel du Bureau. En tant que tel, le CESEC s'attend à du sang neuf, à des initiatives novatrices pour une participation remarquable à toutes les victoires, aux efforts de la rectification de la transition esquissés par le Président, Chef de l'Etat Assimi GOÏTA, et brillamment conduits sous le leadership du Premier ministre, Chef du nouveau Gouvernement dont nous félicitons tous les membres pour la confiance placée en eux. Leur investissement collectif et personnel sera sans doute le grand pas que le Mali nouveau attend avec espérance en vue des lendemains féconds », a conclu le président du Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), Yacouba Katilé. Après le discours d’ouverture du président, les membres ont élu Mahamadou Djiré et Abdoulaye Kontao comme respectivement 1er secrétaire et 2ème secrétaire du CESEC.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Promulgation de la nouvelle Constitution du Mali : La CEDEAO se réjouit de l’étape et appelle les autorités « à mobiliser les composantes du pays autour des échéances à venir »</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/promulgation-de-la-nouvelle-constitution-du-mali-la-cedeao-se-rejouit-de-letape-et-appelle-les-autorites-a-mobiliser-les-composantes-du-pays-autour-des-echeances-a-venir-3030074.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 06:41:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué publié, hier, lundi 24 juillet 2023, suite à la promulgation de la nouvelle Constitution de la République du Mali, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) déclare prendre acte de cette étape. L’organisation sous régionale, en plus de se réjouir de « cette étape cruciale pour le retour à l'ordre constitutionnel normal », lance un appel aux autorités de la transition à tirer des leçons possibles de cette étape et d'œuvrer à mobiliser davantage l'ensemble des composantes du pays, sans exclusion, autour des échéances à venir dans la mise en œuvre du Chronogramme de la Transition.

« La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest suit, avec beaucoup d’intérêt, l’évolution de la situation sociopolitique et de la mise en œuvre du Chronogramme de la Transition en République du Mali. Ainsi, la CEDEAO prend acte de la promulgation, le 22 juillet 2023, de la nouvelle Constitution, marquant ainsi le début de la quatrième République », lit-on dans le communiqué de la CEDEAO. L’instance sous régionale se félicite aussi de cette étape cruciale pour le retour à l’ordre constitutionnel normal, et lance un appel aux Autorités de la Transition à tirer des leçons possibles de cette étape et d’œuvrer à mobiliser davantage l’ensemble des composantes du pays, sans exclusion, autour des échéances à venir dans la mise en œuvre du Chronogramme de la Transition. Dans le communiqué, la CEDEAO a réitéré « sa disponibilité à travailler en étroite collaboration avec le peuple malien pour relever les défis auxquels le pays est confronté et pour promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité dans la région. »

Un jour avant, le dimanche 23 juillet 2023, le Conseil National de Transition (CNT), l’organe législative de la transition, s’est aussi réjoui de la promulgation de la nouvelle Constitution. Selon le CNT, la promulgation de cette nouvelle constitution adoptée par le peuple le 18 juin 2023 et validée par la Cour Constitutionnelle le 21 juillet 2023 marque à la fois la concrétisation de l'une des fortes attentes exprimées par le peuple malien lors des Assises Nationales de la Refondation et surtout le début de la quatrième République du Mali. « Le Conseil National de Transition félicite le peuple malien pour la clairvoyance et le sens élevé du patriotisme dont il a fait montre tout au long du processus historique qui a abouti à l'avènement de la quatrième République du Mali. Au-delà des divergences au moment du vote, l'heure est à présent au rassemblement autour du Mali pour l'intérêt supérieur des Maliens afin de poser ensemble les fonds baptismaux du Mali koura », précise le communiqué.

A noter que la Cour constitutionnelle du Mali, présidée par Amadou Ousmane Touré, a procédé, le vendredi 21 juillet 2023, à son siège à Bamako, à la proclamation des résultats définitifs du référendum constitutionnel du 18 juin 2023. L’arrêt N°2023-08/CC-Réf du 21 juillet 2023 portant proclamation des résultats définitifs du référendum constitutionnel (scrutin du 18 juin 2023) indique que le nombre d'inscrits est de 8 463 084 pour 24 697 bureaux de vote. Le nombre de votants est 3 235 427 dont 25 241 bulletins nuls. Les suffrages exprimés sont 3 210 186, avec un taux de participation de 38,23%. Le OUI l’emporte avec 3 110 877 voix, soit 96,91%, tandis que le NON est de 99 309 voix, soit 3,09%. «De ce résultat, il apparait que le Projet de Constitution soumis au corps électoral les 11 et 18 juin 2023 a été adopté par ledit corps électoral », souligne l’arrêt de la Cour Constitutionnelle du Mali. Après la proclamation des résultats, le Président de la transition, Assimi GOÏTA a pris un décret, le 22 juillet 2023, pour promulguer la nouvelle constitution composée de 191 articles.

<strong>M. K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commémoration du nouvel an musulman au Mali : Me Mountaga Tall réunit la communauté musulmane pour fêter le Mouharam 1445 AH</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/commemoration-du-nouvel-an-musulman-au-mali-me-mountaga-tall-reunit-la-communaute-musulmane-pour-feter-le-mouharam-1445-ah-3030072.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 06:33:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La communauté musulmane du Mali, sur initiative de Me Mountaga Cheick Tall, a commémoré, le dimanche 23 juillet 2023 au Centre international de Conférence de Bamako, l’entrée dans le nouvel an musulman Mouharam 1445 AH. Des bénédictions ont été formulées afin que le Mali retrouve la paix et la stabilité. La communauté musulmane du Mali a plaidé pour l’ajout de la commémoration du nouvel an musulman aux fêtes légales du pays. C’était sous la présidence du président du Haut Conseil Islamique du Mali, Chérif Ousmane Madane Haïdara, en présence de Me Mountaga Cheick Tall, des représentants de plusieurs associations musulmanes du Mali et des guides religieux.

« Contrairement au nouvel an occidental basé sur le calendrier grégorien, le nouvel an musulman est basé sur le calendrier hjri. Le Ra's as-Sana aussi appelé nouvel an de l'hégire commémore l’Hégire [an 622 du calendrier grégorien] et ne représente donc rien moins que la fondation de l’islam », a expliqué le président du Haut Conseil Islamique du Mali, Chérif Ousmane Madane Haidara.

« En effet, le calendrier musulman est un calendrier lunaire plus court, de onze à douze jours, que le calendrier solaire grégorien. Il ne compte ainsi que 354 ou 355 jours, ce qui explique le décalage dans le temps par rapport au calendrier grégorien. Cette fête est généralement accompagnée de prières et d’actes religieux tels que l’aumône. Il est de coutume d’échanger des bons vœux en se souhaitant joie, paix, bonheur et bonne santé pour l’année qui arrive. Familles et amis se réunissent autour de grandes tablées recouvertes de mets traditionnels », a-t-il expliqué.

Le président du Haut Conseil Islamique du Mali, Chérif Ousmane Madane Haidara a déploré le fait que la fête du nouvel an musulman passe chaque année inaperçue. Il a félicité Me Mountaga Cheick Tall pour cette belle initiative qui consiste à créer de l’engouement autour de la fête du nouvel an musulman. Il a dévoilé que Me Mountaga Tall s’est rendu chez lui pour lui dire son intention d’organiser cette rencontre. « Je lui ai fait savoir que notre contribution pour sa réussite ne fera jamais défaut », a-t-il déclaré. Le président du haut conseil islamique du Mali a formulé des bénédictions pour le retour de la paix et de la quiétude au Mali, pour le retour des réfugiés maliens installés dans des pays voisins ainsi que des déplacés dans leurs localités. Il a aussi prié pour que la saison pluvieuse puisse apporter des pluies bénéfiques afin d’avoir des récoltes prometteuses. Haïdara a formulé des bénédictions pour que les autorités actuelles puissent relever les défis actuels auxquels le pays fait face en vue de répondre aux attentes du peuple malien.

Me Mountaga Cheick Tall a, dans son intervention, affirmé que l’hégire, qu’est la migration du prophète (Paix et Salut sur Lui), regorge des leçons et enseignements parmi lesquels on peut retenir la proclamation de l’égalité entre les croyants dans une constitution établie entre toutes les communautés de Médine, libres ou esclaves, arabes ou non arabes.

Malgré l’oppression et l’exaction subites par la naissante communauté musulmane à la Mecque, selon lui, le prophète (Paix et Salut sur Lui) a tenu à rendre les biens que les Mecquois lui avaient confiés, lui qui, par son intégrité morale, avait été surnommé Al-amine (le digne de confiance). « Nous devons réussir la mobilisation sociale en faisant des chefs religieux et coutumiers les premiers vecteurs de la mobilisation sociale, donc du développement économique.

A cet égard, force est de saluer les récentes mesures prises en faveur des autorités traditionnelles que j’appelai publiquement de mes vœux depuis au moins deux décennies : signe de reconnaissance, future entrée au sénat etc. Merci aux autorités de la transition d’avoir permis d’accomplir ces pas en avant qui doivent cependant être approfondis par des mesures complémentaires dont l’ajout aux fêtes légales du Mali du 1er jour de l’année musulmane ; l’adoption et la mise en œuvre des textes d’application du code des personnes et la famille, notamment sur le mariage religieux ; l’allocation aux chefs de villages et des quartiers des indemnités dans des conditions à définir ; l’institutionnalisation et le soutien équitable, au besoin par des subventions ou autres mesures progressives et compatibles avec des possibilités financières de l’Etat, aux structures faitières et aux principales organisations culturelles des grandes religions du Mali, ainsi qu’au personnel y officiant (imams, prêtres, pasteurs etc) pour les mettre à l’abri du besoin, leur permettre d’honorer leur sommet, d’éviter les extrémismes ; l’encouragement de la création d’un fonds de solidarité religieux alimenté par des contributions privées et publiques qui pourrait contribuer à renforcer la solidarité à l’égard des plus démunis ; la réduction des horaires de travail pendant le mois de carême ; la création autour du président de la République d’un haut conseil social, culturel et religieux etc. », a-t-il soutenu.

Les représentants des guides religieux, dont celui du chérif de Nioro et des associations musulmanes, ont tous fait des bénédictions pour le pays en faveur du retour de la paix et de la quiétude.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Condoléances suite au décès de Pr. Marimantia Diarra : « Par cette disparition, le Mali perd un des pionniers de la lutte pour la démocratie et la liberté »</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/condoleances-suite-au-deces-de-pr-marimantia-diarra-par-cette-disparition-le-mali-perd-un-des-pionniers-de-la-lutte-pour-la-democratie-et-la-liberte-3030070.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 06:25:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>CONDOLÉANCES DE L'ADÉMA-PASJ SUITE AU DECES DE SON PRÉSIDENT, PROFESSEUR MARIMANTIA DIARRA</strong>

Le Comité Exécutif de l'Adéma-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adéma-PASJ) a l'immense tristesse d'annoncer le décès du camarade Professeur Marimantia DIARRA, Président de l'Adéma-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adéma-PASJ), tôt ce dimanche 23 juillet 2023, à Bamako. Le Comité Exécutif salue le parcours militant de l'homme politique, son engagement pour les valeurs de Démocratie et de Liberté pour son pays et pour l'Afrique toute entière. Le noble combat politique du Camarade Professeur Marimantia DIARRA pour plus de justice et de solidarité sera poursuivi par les responsables et les militants du parti. En ces moments douloureux, partageant la peine et le chagrin de sa famille, le Comité Exécutif de l'Adéma-PASJ, au nom de l'ensemble des militants et sympathisants présente ses condoléances les plus attristées à la famille éplorée de l'illustre défunt, aux camarades militants et sympathisants du Parti. Les funérailles auront lieu demain lundi 24 juillet 2023, à son domicile, à Kalaban-Coro, à partir de 16h. Avec son décès, le Mali perd l'un de ses principaux acteurs politiques des trois dernières décennies. Ancien ministre, ancien député maire, ancien député à l'Assemblée Nationale, membre du Conseil Nationale de Transition, Professeur Marimantia DIARRA a été de tous les combats pour la démocratie, le développement à la base et pour le mieux-être des populations maliennes et au-delà de nos frontières. Homme de dialogue, républicain, démocrate convaincu, infatigable artisan de la construction du Mali et de la cohésion nationale, le camarade Président Professeur Marimantia DIARRA a eu un parcours politique remarquable qui lui a valu l'estime et le respect du monde politique national. L'Adéma-PASJ salue la mémoire de l'illustre défunt et exhorte les militants à la patience, à l'endurance et à beaucoup de courage devant cette perte irréparable. Puisse l'âme du grand combattant reposer en paix et que la terre africaine du Mali lui soit légère !

<strong>Bamako, le 24 juillet 2023</strong>

<strong>Le Comité Exécutif</strong>

<strong>Le 4<sup>ème</sup> vice-président</strong>

<strong>Moustapha Dicko</strong>

<strong>------------------------------------------</strong>

<strong>COMMUNIQUE DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION (CNT)</strong>

Le Président du Conseil National de Transition, les membres du Bureau et de la Conférence des Présidents ainsi que l'ensemble des membres et du personnel du CNT ont appris avec une grande tristesse le décès de l’Honorable Marimantia DIARRA, survenu ce dimanche 23 Juillet 2023, à Bamako, à l’âge de 75 ans. Professeur Marimantia DIARRA était membre de la Commission des Finances, de l’Economie, du Plan, de la Promotion du secteur Privé et des Industries du CNT et membre du Comité Interparlementaire de l’UEMOA (CIP- UEMOA).  En cette douloureuse circonstance, le Président du Conseil National de Transition, au nom de l’institution parlementaire, présente ses condoléances les plus émues à sa famille biologique ainsi qu’à sa famille politique, l’ADEMA PASJ dont il était le Président.

<strong>Que son âme repose en paix !</strong>

<strong>Bamako, le 23 Juillet 2023</strong>

<strong>-------------------------------</strong>

<strong>COMMUNIQUÉ DU PARENA RELATIF AU DÉCÈS DU PRÉSIDENT DE L'ADEMA</strong>

La nouvelle du décès du président de l'ADEMA-PASJ attriste la direction, les militants et sympathisants de notre Parti. Le départ de Marimantia Diarra est une grande perte pour le camp démocratique et pour le pays tout entier. Le PARENA présente ses sincères condoléances à la famille biologique et politique de l'illustre disparu. Il assure nos frères et sœurs, nos compagnons du Parti africain pour la solidarité et la justice de sa sympathie en ces circonstances difficiles. Que le camarade Martin repose éternellement en paix,

<strong>Le Président du Parena</strong>

<strong>Tiébilé Dramé</strong>

<strong>----------------------------------</strong>

<strong>COMMUNIQUÉ DE L’UDD SUITE AU DÉCÈS DU PROFESSEUR MARIMANTIA DIARRA</strong>

L’Union pour la Démocratie et le Développement-UDD est profondément attristée par la nouvelle du décès du Professeur Marimantia DIARRA, Président du parti africain pour la justice et la solidarité - ADEMA PASJ, survenu le dimanche 23 juillet 2023. Par cette disparition, le Mali perd un des pionniers de la lutte pour la démocratie et la liberté. En cette triste circonstance, l'UDD adresse ses condoléances à la famille biologique, de même qu'à l'ensemble des camarades politiques de l'illustre disparu, et leur exprime toute sa compassion. Ensemble, prions pour le repos éternel de l'âme du défunt. Qu'il repose en paix dans la Grâce du Tout Puissant.

<strong>Bamako, le 23 juillet 2023</strong>

<strong>Le premier vice-président</strong>

<strong>Bréhima SILIMANA</strong>

<strong>Chevalier de l'ordre national</strong>

--------------------------

<strong>Condoléance du Mouvement Patriotique pour le Renouveau</strong>

Le Bureau Exécutif Central  du Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR)  a appris  avec émotion, le rappel à dieu du  Pr Marimantia DIARRA, Président du  Comité Exécutif (CE) du Parti Africain pour la Solidarité et la justice (ADEMA PASJ), ce jour 23 juillet 2023. En cette douloureuse circonstance, le BEC/MPR présente ses sincères  condoléances à sa famille si durement éprouvée, au CE ainsi qu’aux militants et militantes de l’ADEMA-PASJ.  Le BEC/MPR prie pour le repos éternel de l'âme de l’illustre disparu.  <strong>Drissa Traoré</strong>

<strong>Vice –Président</strong>

<strong>----------------------------------</strong>

<strong>COMMUNIQUÉ DE CONDOLÉANCES DU CDM SUITE AU DÉCÈS DU Pr MARIMANTIA DIARRA, PRÉSIDENT DE L'ADEMA ET MEMBRE DU CNT  </strong>

Le Collectif pour la défense des militaires (CDM) a appris avec une très grande tristesse le décès du Pr Marimantia Diarra, Président et Leader Charismatique du Parti Politique ADEMA-PASJ. En ces moments difficiles, nous tenons à présenter nos plus sincères Condoléances, à sa Famille éplorée, au Gouvernement ainsi qu'à tous les Membres de son Parti et du CNT. La perte d'un Leader aussi dynamique, engagé et respecté représente un vide immense pour son Parti Politique et pour le Pays tout entier. En effet, le Pr Marimantia a consacré sa vie et son énergie au service de son Parti Politique, ses réalisations et contributions pour la réussite de la Transition ne seront jamais oubliées. Sa vision, son courage et son dévouement ont profondément influencé la Politique de notre Pays, et il restera à jamais dans les mémoires comme un Homme d'État exemplaire, prônant la Justice, la Tolérance le Progrès et la paix. Le CDM en présentant, une fois de plus, ses Condoléances les plus sincères, adresse tout son soutien et toute sa sympathie à l'égard de la Famille du défunt.

<strong>Bamako le 23 /07/2023</strong>

<strong>LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL</strong>

<strong>YOUNOUSS SOUMARE</strong>

<strong>-------------------</strong>

<strong>CONDOLÉANCES de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage (Plateforme PCC-MALI)</strong>

J’ai appris avec tristesse le décès du Pr. Marimantia DIARRA, Président du parti politique ADEMA PASJ. Au nom de tous les membres et sympathisants de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage (Plateforme PCC) et à mon nom propre, je présente les condoléances les plus attristées à sa famille biologique et politique ainsi qu’à tous ses amis. Nous prions que la terre lui légère.

<strong>Pr. Clément DEMBELE</strong>

<strong>Président de la Plateforme PCC-MALI</strong>

<strong>-----------------------------------</strong>

<strong>COMMUNIQUE DE CONDOLEANCES du RPM Suite au décès du camarade Pr Marimantia Diarra, Président de l’Adema/P.A.S.J.</strong>

Le Président du Rassemblement Pour le Mali (RPM), Dr Bokary TRETA et l'ensemble des militants et sympathisants du RPM, ont appris avec une profonde tristesse le rappel à Dieu du Pr Marimantia Diarra, Président du parti frère, Adema/P.A.S.J., ancien ministre et membre du Conseil National de la Transition (CNT), ce jour 23 juillet 2023. Le RPM adresse ses sincères condoléances et exprime toute sa solidarité et sa compassion au Comité Exécutif de l'Adema/ PA.S.J., à la section Adema de Diéma et à la famille, parents, amis et connaissances de l'illustre disparu. Le Président et l'ensemble des militants et sympathisants du RPM prient DIEU LE TOUT PUISSANT pour le repos de l'âme du défunt au Paradis.

<strong>Bamako, le 23 juillet 2023</strong>

<strong>--------------------------------------</strong>

<strong>COMMUNIQUE N° 007/BEN-AFD SUITE AU DECES DE MARIMANTIA DIARRA, PRESIDENT DU PARTI ADEMA/PASJ, CONSEILLER AU CNT</strong>

Le Bureau exécutif national du Part Alliance des Forces Démocratiques -AFD- le Parti des Patriotes, les militants et sympathisants ont appris avec tristesse le rappel à Dieu aujourd’hui 23 juillet 2023 du camarade Marimantia Diarra, président du parti ADEMA/PASJ et conseiller au CNT. Le Président du Parti et l’ensemble des militants et sympathisants : Saluent la lutte remarquable de cet illustre combattant pour l’avènement de la démocratie au Mali ; Regrettent la perte du camarade Marimantia DIARRA, ce démocrate convaincu, ce républicain dévoué, ce combattant des libertés, de l’émancipation et du développement de la patrie, pour le Mali, son parti ADEMA/PASJ et tout le peuple malien ; Réitèrent leur solidarité et leur compassion en cette douloureuse circonstance au Parti ADEMA/PASJ et à sa famille biologique ; Présentent ses condoléances les plus attristées à l’ensemble des militants et sympathisants du parti ADEMA/PASJ et à toute sa famille biologique. Que Allah le Tout puissant, le Miséricordieux, le clément lui accorde le repos éternel. Amen

<strong>Bamako, le 23 Juillet 2023</strong>

<strong>Le Président</strong>

<strong>Dr Modibo Soumaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dégradation de la situation sécuritaire au centre du Mali : Les Jeunes de « Ginna Dogon » invitent le gouvernement à agir avec détermination pour mettre fin à cette spirale de violences</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/degradation-de-la-situation-securitaire-au-centre-du-mali-les-jeunes-de-ginna-dogon-invitent-le-gouvernement-a-agir-avec-determination-pour-mettre-fin-a-cette-spirale-de-violences-3029982.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Jul 2023 06:57:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, le 22 juillet 2023, les jeunes de l’Association malienne pour la protection et la promotion de la culture dogon « Ginna Dogon » ont attiré l'attention des autorités de la transition sur la dégradation de la situation sécuritaire au centre du Mali. Selon les jeunes de Ginna Dogon, depuis un certain temps, la zone du pays Dogon fait face à des attaques barbares récurrentes qui ont entrainé de nombreuses pertes en vies humaines, d'importants dégâts matériels, et provoqué des déplacements forcés des populations. A cet effet, ils ont invité le gouvernement du Mali à agir avec détermination et diligence pour mettre fin à cette spirale de violences qui secoue le pays Dogon pour permettre aux populations de mener leurs activités dans la quiétude.

Le Bureau de la Commission Nationale des Jeunes de « Ginna Dogon » vient, par la présente, attirer l'attention des autorités de la transition sur les préoccupations grandissantes concernant la dégradation de la situation sécuritaire au centre de notre pays en général et au pays Dogon en particulier. Les jeunes de Ginna Dogon ont indiqué que les événements récents dans cette partie du pays suscitent de vives inquiétudes quant à la sécurité des populations en cette période de campagne agricole. « En effet, depuis un certain temps, la zone du pays Dogon fait face à des attaques barbares récurrentes qui ont entrainé de nombreuses pertes en vies humaines, d'importants dégâts matériels, et provoqué des déplacements forcés des populations. Parmi ces récentes victimes, nous pouvons citer les cas des villages de Amassagou, Dougara, Parou, Ogossagou, Simikanda, Ouo Djina, Djankoin, qui viennent assombrir la liste déjà tristement longue des villages meurtris par ces violences. Nous condamnons avec la dernière rigueur ces actes inhumains d'une autre époque perpétrés par des groupes d'individus sans foi, ni loi », souligne le communiqué des jeunes de Ginna Dogon, sous la plume de leur président, Bocary Guindo. Malgré les efforts déployés par l'Etat jusqu'ici pour endiguer le mal, les jeunes de Ginna Dogon indiquent qu’il est indéniable que les dispositifs sur le terrain ne sont pas suffisamment efficaces pour assurer la sécurité des personnes et leurs biens.

Pour les jeunes de Ginna Dogon, les conséquences de cette dégradation sécuritaire sont désastreuses, entrainant une détresse humanitaire considérable et sapant la confiance de la population envers les autorités de l'Etat. «Sachant qu'il est de la responsabilité de l'Etat de garantir la sécurité et la protection de tous les citoyens, partout sur le territoire national, nous interpellons le gouvernement du Mali à agir avec détermination et diligence pour mettre fin à cette spirale de violences qui secoue le pays Dogon pour permettre aux populations de mener leurs activités dans la quiétude », révèle le communiqué des jeunes de Ginna Dogon.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mme Haïdara Aïchata Cissé dite Chato, Présidente du Réseau des Femmes Parlementaires du Mali : «Les parlementaires jouent un rôle crucial dans la promotion de l’égalité des sexes à tous les niveaux de la société »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mme-haidara-aichata-cisse-dite-chato-presidente-du-reseau-des-femmes-parlementaires-du-mali-les-parlementaires-jouent-un-role-crucial-dans-la-promotion-de-legalite-des-sexes-a-tous-l-3029980.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Jul 2023 06:54:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Réseau des Femmes Parlementaires du Mali (REFEP), en partenariat avec ONU-FEMMES, a organisé à Ségou (4ème région administrative du Mali), du 21 au 23 juillet 2023, une session de renforcement de capacités des femmes parlementaires pour l’adoption des lois sensibles au Genre. L’objectif global de cette session de formation est de renforcer les compétences du leadership des femmes parlementaires sur les principes d'égalité entre les hommes et les femmes et l'intégration de la dimension genre dans les différents textes, lois et budgets. La cérémonie d’ouverture des travaux a enregistré la présence du directeur de cabinet du gouverneur de Ségou, Boureima Ongoiba ; de la présidente du REFEP, Mme Haïdara Aïchata Cissé dite Chato du représentant résident adjoint d’ONU-FEMMES au Mali, Arsène ASSANDE ; des femmes parlementaires du Conseil national de transition (CNT) et d’autres personnalités.

«Notre Réseau qui est une structure du Conseil national de Transition, Organe législatif de la Transition, a pour mission de former ses membres pour une meilleure participation au travail parlementaire », a déclaré la présidente du REFEP, Mme Haïdara Aïchata Cissé dite Chato. Avant d’ajouter que la présente activité financée par ONU-FEMMES est en cohérence avec leurs objectifs.

Selon elle, les parlementaires jouent un rôle crucial dans la promotion de l’égalité des sexes à tous les niveaux de la société. « De la rédaction de lois modifiant les normes, aux pratiques parlementaires et au leadership inclusif, les parlementaires demeurent une voix pour leur peuple et un moyen d’informer le Gouvernement des besoins et des demandes de la Société civile à travers le contrôle de l’action gouvernementale. Notre pays entend intensifier l’intégration du Genre dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques et l’évaluation de leur impact sur les secteurs les plus porteurs ainsi que la prise en compte de la dimension de l’égalité entre les femmes et les hommes dans le processus politique, budgétaire aux niveaux national et sectoriel », a-t-elle dit.

Chato a fait savoir que l’ONU-Femmes a toujours soutenu le Parlement du Mali dans l’adoption de normes internationales pour parvenir à l’égalité des sexes et à concevoir les lois, les politiques, les programmes et les services nécessaires pour veiller à l’application effective de ces normes et à ce que les femmes et les filles en bénéficient partout au Mali. C’est dans ce cadre, dit-elle, que cette session de formation à l’endroit des parlementaires du CNT est organisée pour la prise en compte de la dimension genre dans le travail parlementaire afin que les réformes envisagées en tiennent compte. « Pendant les trois jours de la session, les membres du Réseau seront édifiées sur comment développer des stratégies d’influence et de leadership des femmes parlementaires ; faire le lien avec le genre et l’activité parlementaire pour un impact dans les textes et lois ; rappeler des notions sur l’analyse sous l’angle genre des propositions qui seront faites dans le cadre des reformes ; faire des recommandations et plan d’actions pour faciliter la prise en compte de la dimension genre dans les réformes envisagées par les Assises nationales de la Refondation », a conclu Chato.

Pour sa part, le représentant résident adjoint d’ONU-FEMMES au Mali, Arsène ASSANDE, a indiqué que les parlementaires bénéficient d’une position unique pour agir comme une interface entre le peuple et les institutions étatiques et pour promouvoir et adopter des politiques et des lois axées sur l’être humain pour garantir que personne ne soit laissé pour compte. « Les membres du CNT que vous êtes avez l’opportunité et la responsabilité de jouer un rôle clé et essentiel dans l’appui et le suivi de la prise en compte du genre comme principe de bonne gouvernance, comme établi dans la politique nationale genre du Mali », a-t-il conclu.

<strong>A. Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Résultats définitifs du référendum constitutionnel du 18 juin 2023 / OUI : 96,91%, NON : 3,09%, Taux de participation: 38,23%</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/resultats-definitifs-du-referendum-constitutionnel-du-18-juin-2023-oui-9691-non-309-taux-de-participation-3823-3029978.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Jul 2023 06:50:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Cour constitutionnelle du Mali, présidée par Amadou Ousmane Touré, a procédé, le vendredi 21 juillet 2023, à son siège à Bamako, à la proclamation des résultats définitifs du référendum constitutionnel du 18 juin 2023. L’arrêt N°2023-08/CC-Réf du 21 juillet 2023 portant proclamation des résultats définitifs du référendum constitutionnel (scrutin du 18 juin 2023) indique que le nombre d'inscrits est de 8 463 084 pour 24 697 bureaux de vote. Le nombre de votants est 3 235 427 dont 25 241 bulletins nuls. Les suffrages exprimés sont 3 210 186, avec un taux de participation de 38,23%. Le OUI l’emporte avec 3 110 877 voix, soit 96,91%, tandis que le NON est de 99 309 voix, soit 3,09%. «De ce résultat, il apparait que le Projet de Constitution soumis au corps électoral les 11 et 18 juin 2023 a été adopté par ledit corps électoral », souligne l’arrêt de la Cour Constitutionnelle du Mali. Après la proclamation des résultats, le Président de la transition, Assimi GOÏTA a pris un décret, le 22 juillet 2023, pour promulguer la nouvelle constitution composée de 191 articles.

En application des différentes dispositions, la Cour Constitutionnelle dit avoir procédé au recensement général des votes des scrutins des 11 et 18 juin 2023. « En ce qui concerne le recensement général des votes, la Cour Constitutionnelle, après avoir fait le décompte des voix par bureau de vote tant sur le territoire national qu'au niveau des ambassades et consulats, a opéré diverses rectifications matérielles, annulations et procédé aux redressements qu'elle a jugé nécessaires », souligne l’arrêt N°2023-08/CC-Réf du 21 juillet 2023 portant proclamation des résultats définitifs du référendum constitutionnel (scrutin du 18 juin 2023). A l'issue de ce recensement, la Cour Constitutionnelle du Mali précise que le résultat obtenu est le suivant : nombre d'inscrits : 8 463 084 ; nombre de bureaux : 24 697 ; nombre de votants : 3 235 427 ; bulletins nuls : 25 241 ; suffrages exprimés : 3 210 186 ; taux de participation : 38,23% ; OUI : 3 110 877, soit 96,91% ; NON : 99 309, soit 3,09%. «Considérant que de ce résultat, il apparait que le Projet de Constitution soumis au corps électoral les 11 et 18 juin 2023 a été adopté par ledit corps électoral. Par ces motifs, déclare adopté par le Peuple Souverain du Mali le Projet de Constitution soumis à référendum le 18 juin 2023 ; Dit que le présent arrêt sera immédiatement notifié au Président de la Transition, Chef de l'Etat ; Dit que la mention de la présente proclamation sera faite dans l'acte de promulgation de la nouvelle Constitution ; Ordonne la publication du présent arrêt au Journal officiel », révèle l’arrêt N°2023-08/CC-Réf du 21 juillet 2023 portant proclamation des résultats définitifs du referendum constitutionnel (scrutin du 18 juin 2023).

<strong>Les requérants déboutés !</strong>

Bien avant la proclamation des résultats définitifs, la Cour constitutionnelle a rendu le même jour, l'Arrêt n°2023-07/CC du 21 juillet 2023 de la Cour Constitutionnelle pour vider le contentieux électoral. Il ressort dans cet arrêt, quatre requêtes et deux mémoires en défense. Il s’agit de la requête de Daba Diawara, homme politique, de Dramane Diarra, magistrat, de Cheick Mohamed Chérif Koné, magistrat et de la requête de Madi Siré Touré déposées à la Cour Constitutionnelle du Mali. Les requérants demandaient l’annulation du scrutin référendaire pour cause d’irrégularité. Les deux mémoires en défense sont celui du Président de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), Me Moustapha Cissé et celui du Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, chef du gouvernement. Dans leur mémoire en défense, ils ont fait savoir que les requêtes des requérants sont mal fondées et doivent être rejetées par la Cour Constitutionnelle. Tout en recevant les différentes requêtes en la forme, la Cour Constitutionnelle du Mali a jugé nécessaire de les rejeter au fond. « Il y a lieu de rejeter l’ensemble des requetés comme étant mal fondées », a souligné la cour constitutionnelle dans son arrêt. Selon la Cour, les requérants n’ont produit aucun élément de preuve dans leur affirmation. Par ailleurs, la Cour a indiqué que le scrutin s’est tenu sur plus de 4/5 du territoire national. Selon la Cour, la non tenue du scrutin par endroit pour cause d’insécurité indépendante de la volonté des pouvoirs publics ne saurait à elle seule justifier l’annulation totale du référendum.

Le lendemain de la proclamation des résultats, le Président de la transition, le colonel Assimi GOÏTA a pris un décret, le samedi 22 juillet 2023, pour promulguer la nouvelle constitution composée de 191 articles. Ledit « DECRET N°2023-0401/PT-RM du 22 Juillet 2023 portant promulgation de la Constitution » a été publié le même jour dans le Journal Officiel de la République du Mali.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mme Dramé Kadiatou Konaré distinguée pour ses efforts dans le monde des Arts et des Lettres</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/mme-drame-kadiatou-konare-distinguee-pour-ses-efforts-dans-le-monde-des-arts-et-des-lettres-3029976.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/mme-drame-kadiatou-konare-distinguee-pour-ses-efforts-dans-le-monde-des-arts-et-des-lettres-3029976.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Jul 2023 06:48:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'ancienne ministre de la Culture, de l'Artisanat et du Tourisme du Mali, non moins Consule honoraire d'Haiti et directrice de Cauris édition, Mme Dramé Kadiatou Konaré a été honorée par l'ambassade de France au Mali pour ces efforts dans le monde des Arts et des Lettres. Ainsi, elle a été decorée de la médaille d’officier des arts et des lettres. Cette distinction lui a été remise par le chargé d’Affaire permanent de l’ambassade de France au Mali, Monsieur Marc Didio. Le Républicain publie le discours prononcé, à cette occasion par le recipiendaire.

<strong>Distingues invités</strong>

Je suis honorée de recevoir cette médaille d’officier des arts et des lettres des mains du chargé d’Affaire permanent de l’ambassade de France au Mali, Monsieur Marc Didio. Je tiens à vous témoigner ma gratitude et à exprimer mes remerciements à vous tous ici présents : la famille, les amis et tous ceux des arts et des lettres.C’est l’occasion et permettez-le moi, de rendre hommage à mes parents qui ont fait des arts, de la culture, des lettres, les leviers incontournables de mon éducation. Très tôt, on m’a inculqué l’amour et le respect des écrivains, des musiciens, des cinéastes, des artisans, tous ces créateurs et gens de lettres qui constituent les éléments les plus réceptifs, les plus ouverts de la société, ceux-là mêmes qui sont en veille permanente, boussoles de nos existences fragiles d’homme et de femme en quête de sérénité, d’équilibre, de compassion. Le bureau-bibliothèque d’une mère historienne, passionnée d’écriture et sensible à la beauté et à l’environnement ; d’un père archéologue, féru de musées, d’œuvres d’art et de livres, a été le quartier général de mon enfance.Le livre, parlons-en ! Car cette médaille et je cite Google, est une « décoration honorifique française pour des personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde », cette médaille donc, je ne peux que la placer au cœur du travail qui est le mien depuis 25 ans : mon travail d’éditeur, mon engagement au service du livre et de l’écrit.Et c’est la preuve chers confrères que notre travail d’éditeur, un travail de passion et d’abnégation, un travail méticuleux, d’effort et de générosité est donc scruté, observé et mis en lumière par des esprits attentifs au devenir harmonieux de notre monde. Un instant comme celui-ci vient panser nos moments de doute, d’angoisse, d’incertitude, ces moments que nous partageons dans l’intimité de nos bureaux avec des auteurs, des relecteurs, des maquettistes.Je dois tant à ce métier ! Je lui dois des rencontres exceptionnelles, des rencontres d’une vie comme celle avec Aimé Césaire à la Martinique, il y a 20 ans. Partie pour l’interviewer dans le cadre d’un livre hommage, je rentrais à Paris, bouleversée par ce rendez-vous avec le destin. Au soir de sa vie, il avait opéré en moi un éveil de conscience : les Amériques, les Caraïbes, ceux des Amériques et des Caraïbes, ces Africains transplantés pour paraphraser Aimé Césaire devenaient désormais des compagnons deroute ! Aujourd’hui consule honoraire d’Haïti, je souris, car je sais le devoir à cette rencontre ! Une pensée émue pour cette terre d’Haïti, terre de culture, patrie de tant et de tant d’hommes et de femmes de lettres, d’artistes. Puisse Haïti, perle des Antilles se relever de ses douleurs ! Toutes les destinations professionnelles auxquelles je suis arrivée, c’est en partie grâce à ce métier notamment celle de ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Mali. Parce que les livres ont davantage ouvert mes yeux sur l’immensité créative du Mali à travers la publication d’un guide touristique et culturel Le Mali des talents : visite guidée dans un pays riche de ses traditions, de ses sites, de ses monuments mais un pays captivant par ses créateurs, ses artisans, ses musiciens, ses écrivains , ses cinéastes, ses photographes, ses couturiers, ses coiffeurs, ses potiers, ses tapissiers, ses tisserands. Le Mali si riche ! Le Mali riche de Amadou Hampaté, de Massa Makan, de Moussa Konaté, de Oumou sangaré, de Karkar, de Ali Farka, de Cheick Tidiane , de Habib Guiba, de Souleymane Cissé, de Cheick Oumar Sissoko, de Abdoulaye Konaté, de Aboubakar Fofana, des deux Fanta Damba, de Rokia Traoré, de Aira Arby, des Super Biton, des Tinariwen, des Kanaga et de tous les autres !Ce premier titre d’une maison d’édition née à Paris et aujourd’hui installée à Bamako fut d’une résonnance forte. Ce soir, en recevant cette distinction, je réalise combien ce métier est un métier passerelle. Et je loue la France, terre de culture, qui en décernant ses médailles à des citoyens de diverses contrées prouve à suffisance que les arts et les lettres sont d’une portée universelle. Cette distinction par-delà les frontières est une invitation à célébrer la solidarité, l’amitié, la fraternité entre les peuples !Pour conclure et tout en renouvelant mes remerciements, à vous Monsieur le chargé d’Affaire et à vous tous ici présents, je dédie cette médaille aux rencontres de nos vies : des livres magnifiques qui nous tiennent éveillés tout une nuit aux êtres d’exception croisés qui ont changé le cours de nos destinées.

Je vous remercie

Mme Dramé Kadiatou Konaré, ancienne ministre

de la Culture artisanat et du Tourisme]]> </content:encoded>
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<title>Assimi Goïta promulgue la constitution adoptée par le peuple malien : «Vive la IVème République dans un Mali éternel !»</title>
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<pubDate>Tue, 25 Jul 2023 06:45:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de la Transition, Assimi Goïta a promulgué, le 22 juillet 2023 (DECRET N°2023-0401/PT-RM du 22 Juillet 2023 Portant promulgation de la Constitution), la nouvelle constitution adoptée par le peuple malien lors du référendum constitutionnel du 18 juin 2023. Cette adoption intervient le lendemain de la proclamation des résultats définitifs de ce référendum par la Cour constitutionnelle, assurant au OUI : 96,91% ; et au NON : 3,09% ; et un Taux de participation de 38,23%. A cette occasion, le colonel Assimi Goïta en uniforme, a tenu un discours à la nation.</strong>

« L’exigence formulée par le peuple au cours des assises nationales de la refondation vient d’être concrétisée par cette signature, qui constitue l’aboutissement d’un processus véritablement historique durant lequel notre peuple a montré sa grande maturité et son sens élevé de la responsabilité. L’acte de promulgation de la constitution que je viens d’effectuer ouvre ainsi la voie à la naissance de la quatrième République du Mali », a déclaré le Président de la Transition, colonel Assimi Goïta, s’adressant à la Nation après la promulgation de la nouvelle constitution.

A l’issue du referendum, le peuple s’est exprimé pour la nouvelle constitution avec une majorité significative de 96,91% des suffrages exprimés ; ceci est la preuve indiscutable de la soif des Maliens de se donner une nouvelle chance pour un nouveau départ, rappelle le Président Assimi Goïta. « Bien que le projet de constitution ait suscité beaucoup de discussion durant la campagne référendaire, je comprends tous ceux qui pour diverses raisons se sont prononcés contre son adoption. En tout état de cause, chacun s’est exprimé comme il se devait dans un débat démocratique, sans aucune censure, en utilisant tous les moyens de communication existant », note-t-il.

<strong>« Moderniser notre Etat sans nous renier »</strong>

A présent que le peuple s’est prononcé, il n’est nullement question de victoire d’un groupe sur un autre. Le verdict de la cour constitutionnelle a donné le ton à la célébration de la victoire du peuple malien tout entier, poursuit le chef de l’Etat malien, colonel Assimi Goïta. C’est un « pan important que nous venons de franchir dans la marche historique de notre peuple pour sa souveraineté dans tous les domaines », pour lequel le Président de la Transition a salué et remercié ses compatriotes.

A présent, le Mali peut envisager sereinement son avenir politique en mettant en place les institutions, qui auront la lourde responsabilité de faire faire ses premiers pas à la toute nouvelle République, selon le chef de l’Etat. « Toutefois, nulle ne doit se tromper, car avec la rédaction de cette constitution, il ne s’agissait point de renier l’histoire politique et institutionnelle de notre pays, il était plutôt question par un saut qualitatif d’atteindre les objectifs de refondation formulés par les Maliennes et les Maliens au cours des assises nationales de la Refondation. Le peuple malien, nourri à la source de son passé et de sa riche culture multiséculaire, continuera à assumer son destin avec la même détermination et la même conscience historique. C’est en cela que nous nous rendrons dignes de nos illustres devanciers dont nous avons la responsabilité de transmettre l’héritage qui nous rend si particulier à la future génération, afin que l’âme malienne faite de dignité et de sens aigu de responsabilité se perpétue à travers le temps », indique le Président de la Transition.

<strong>Un nouveau départ, celui du Mali kura</strong>

La nouvelle constitution pose les bases d’un système démocratique qui se nourrit d’une vision endogène et sociale, tout en s’enrichissant des apports extérieurs, poursuit-il. « Nous avons fait la preuve que nous pouvons moderniser notre Etat sans nous renier », certifie le Président de la Transition Assimi Goïta. Il a salué la résilience du peuple malien qui mérite que les décideurs à quelque niveau qu’ils se trouvent se dédient entièrement et exclusivement à la résolution de ses problèmes. C’est pour cette raison que le constituant a tenu à mettre au fondement de l’action publique, les principes visant le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des choix des partenaires opérés par le Mali, la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises, assure le colonel Assimi Goïta.

« Avec cette nouvelle constitution, le Mali prend ainsi un nouveau départ, celui du Mali kura dans lequel nous bâtirons ensemble une économie forte au service de la satisfaction des besoins des citoyens. Il s’agira comme nous l’avons déjà commencé de mettre en place les conditions d’une croissance économique interne qui se fondera sur les technologies nouvelles, ainsi que sur une industrie de transformation de nos produits et ressources naturelles en tenant compte des opportunités de la transition énergétique », promet le colonel Assimi Goïta.

Le Mali de demain, le Mali kura, doit être celui dans lequel se reconnaitront les producteurs ruraux, les ouvriers, les opérateurs économiques, les fonctionnaires, les militaires et para-militaires, les femmes, les jeunes, les personnes vivant avec un handicap, les personnes âgées, nos compatriotes établis à l’extérieur, en somme, toutes les catégories sociales et professionnelles sans exclusive. « C’est ce Mali réunifié autour de tous ses enfants, que nous nous attelons à bâtir dans un environnement pacifié et sécurisé par nos vaillantes forces de défense et de sécurité dont je voudrai à nouveau saluer la bravoure et le don de soi, jusqu’au sacrifice ultime », a indiqué Assimi Goïta. Il a assuré de sa détermination à tout mettre en œuvre pour un passage réussi à la quatrième République. « Vive la quatrième République dans un Mali éternel, qu’Allah bénisse le Mali et protège les Maliens », a-t-il conclu.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Après la proclamation des résultats définitifs du référendum constitutionnel : Le PARENA attire l’attention sur « les germes de division des Maliens, d&amp;apos;instabilité et de crise contenues dans la constitution validée »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/apres-la-proclamation-des-resultats-definitifs-du-referendum-constitutionnel-le-parena-attire-lattention-sur-les-germes-de-division-des-maliens-dinstabilite-et-de-crise-contenues-3029972.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Jul 2023 06:42:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, le samedi 22 juillet 2023, le Parti pour la renaissance nationale (PARENA), présidé par Tiébilé Dramé, ancien ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, a attiré l'attention du peuple malien, des forces politiques et sociales, des autorités de transition « sur l'inspiration non légale du projet, sur sa nature non conforme à la constitution en vigueur, sur son essence non consensuelle et sur les germes de division des Maliens, d'instabilité et de crise contenues dans la constitution validée».

Le Parti pour la renaissance nationale (PARENA) indique que la Cour Constitutionnelle a validé, le vendredi 21 juillet 2023, la nouvelle constitution. « Depuis près de dix mois, Le PARENA a régulièrement attiré l'attention du peuple malien, des forces politiques et sociales, des autorités de transition sur l' inspiration non légale du projet, sur sa nature non conforme à la constitution en vigueur, sur son essence non consensuelle et sur les germes de division des Maliens, d'instabilité et de crise contenues dans la constitution validée. C'est le lieu et le moment de saluer tous les acteurs politiques et de la société civile ainsi que les leaders d'opinion qui ont mené un combat digne d'éloges afin que le projet soit rejeté par les Maliens », révèle le communiqué du PARENA sous la plume de son président, Tiébilé Dramé.

Par ailleurs, le PARENA salue l'engagement, le courage, la détermination, l'opiniâtreté des militants et responsables du Front contre le projet de constitution, et de toutes les associations et personnalités qui se sont engagées dans ce combat. « Ils ont ainsi écrit une nouvelle belle page de la lutte de notre peuple pour la dignité nationale, pour un Mali démocratique, en paix, dans la stabilité et dans la diversité de la Nation », précise le communiqué du Comité Directeur du PARENA.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Président Assimi GOÏTA lors de la réunion de l’OMVS : «Nous n’arrivons pas à faire de la navigation une réalité et notre potentiel agricole disponible reste pour moitié inexploité »</title>
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<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 06:45:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le mardi 18 juillet 2023, la XIXème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OMVS (Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal) s’est tenue par visioconférence. Au cours de cette réunion par visioconférence, le Président de la Transition du Mali, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’Etat, a prononcé un discours dans lequel il indique que l’OMVS reste à la croisée des chemins. « Car cinquante ans, hormis la mise en service de quatre barrages, nous n’arrivons pas à faire de la navigation une réalité et notre potentiel agricole disponible reste pour moitié inexploité », a souligné le Président Assimi GOÏTA.

« Plus de trois années après la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenue en décembre 2019 à Bamako, nous voici réunis en mode virtuel, pour écrire une nouvelle page de la belle histoire de notre Organisme d’intégration, l’OMVS. Tout en vous remerciant de la confiance qui m’a été accordée, je voudrais à mon tour, vous faire le bilan de l’état d’avancement de nos activités depuis cette période, avant de passer le flambeau », a déclaré le Président Assimi GOÏTA.

Avant d’ajouter que depuis la session de 2019, l’Organisation fait face à de profondes crises dont la plus importante, liée à la pandémie à Covid-19 survenue en début 2020, a secoué l’économie mondiale et bouleversé la mise en œuvre des projets de l’OMVS.

Selon lui, le projet navigation qui avait fait l’objet de signature d’un contrat commercial en octobre 2019, est buté à quelques contraintes financières. Fort heureusement, dit-il, la Société de Gestion et d’Exploitation de la Navigation (SOGENAV) a su proposer un schéma alternatif de phasage des activités d’exécution du projet dont la première phase est basée sur une stratégie de navigation rapide qui vise à rendre navigable le fleuve Sénégal entre Saint-Louis et Ambidédi à partir de juin 2024.

« A cet effet, il importe de diligenter le financement de cette stratégie, assortie d’un coût de 35 milliards de FCFA (53 357 156 euros), en guise de preuve d’engagement aux yeux des partenaires qui ne tarderont pas, j’en suis certain, à joindre leurs efforts aux nôtres », a-t-il dit.

Il a fait savoir que le 03 décembre 2022, les quatre Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation avaient procédé à l’inauguration du troisième barrage hydroélectrique sur le site de Gouina. Ainsi après Manantali en 2002 et Félou en 2013, dit-il, Gouina vient rehausser la puissance installée de l’OMVS à 400 mégawatts, avec une puissance additionnelle de 140 mégawatts d’énergie propre et bon marché. « Vous conviendrez avec moi, au regard du tableau de mise en œuvre des projets structurants, que l’OMVS reste à la croisée des chemins. Car cinquante ans, hormis la mise en service de quatre barrages, nous n’arrivons pas à faire de la navigation une réalité et notre potentiel agricole disponible reste pour moitié inexploité.

Au regard de l’urgence de concrétisation des grands projets suscités, en raison des besoins pressants de nos populations en services de transport fluvial, d’énergie et de sécurité alimentaire, je demande au Haut-Commissariat d’accélérer l’étude d’élaboration, en cours, d’une stratégie de mobilisation de financements et sa mise en œuvre diligente », a déclaré le Colonel Assimi GOÏTA. Selon lui, de 1972 à nos jours, l’OMVS a inlassablement œuvré pour la sécurité alimentaire. C’est pourquoi, ajoute-t-il, d’importants moyens financiers du Projet de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PGIRE) ont été réservés au volet hydro-agricole, avec des appuis conséquents au secteur de la pêche continentale. « Notre bassin, à l’instar de bien d’autres espaces de bassins versants africains et d’ailleurs, subit de plein fouet les effets du changement climatique et de l’action anthropique.

Pour plus de résilience et d’adaptation à ces phénomènes, plusieurs efforts ont été consentis dont des cas d’études sur la vulnérabilité du bassin, des projets pilotes financés dans le cadre du PGIRE, ainsi que la préparation d’un «Plan d’Investissement Climatique » (PIC). Aussi, le Haut-Commissariat a organisé en juin 2023 à Dakar, une rencontre régionale de concertation sur la gestion des crues, qui a dégagé des pistes de solutions. Malgré les contraintes vécues, ce mandat a été marqué de hauts faits qui nous ont rendus encore plus fiers du chemin parcouru », a conclu le Président de la transition.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Assemblée Générale Extraordinaire de la MUGARDE : L’examen du bilan financier et technique à l’ordre du jour</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/assemblee-generale-extraordinaire-de-la-mugarde-lexamen-du-bilan-financier-et-technique-a-lordre-du-jour-3029382.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 06:38:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Assemblée Générale Extraordinaire de la Mutuelle de la Garde Nationale s’est tenu le mercredi 19 juillet 2023, à son siège, sous la présidence du Chef d’Etat-major de la Garde Nationale, le Colonel Famouké Camara. Le président du Conseil d’Administration de la MUGARDE, le Lieutenant-Colonel Alhousseyni Ba, et plusieurs autres personnalités de la Garde Nationale du Mali ont pris part à cette assemblée. L’ordre du jour portait sur l’examen du bilan financier et technique, du projet de règlement intérieur du siège de la MUGARDE, la commission Adhoc chargée des activités du projet de construction et les perspectives de l’organisation, entre autres.</strong>

Selon le président du Conseil d’Administration de la MUGARDE, cette assemblée est un exercice de reddition de comptes des activités réalisées par le nouveau bureau de la MUGARDE ainsi que l’approbation des nouvelles orientations. Le Lieutenant-Colonel Alhousseyni Ba dira que le solde du compte s’élève à près de 4,5 milliards de FCFA. Cette augmentation se justifie principalement par le nombre croissant des cotisations perçues sur les nouveaux adhérents par suite des recrutements effectués à la Garde Nationale. Le bureau de la MUGARDE a réalisé des projets au nombre desquels la construction du siège de la MUGARDE. Le conseil d’administration a initié un projet d’augmentation des cotisations mensuelles, dont le montant est passé de 4.000 à 10.000 FCFA, dans le souci d’améliorer le montant de l’indemnité accordée aux partants à la retraite qui reçoivent désormais la somme de 3.250.000 FCFA au lieu de 2.000.000 FCFA.

S’agissant des perspectives, le président du Conseil d’Administration a souligné que son bureau a fait le choix de la diversification des ressources, le but étant de permettre l’amélioration continue des conditions de vie des Gardes en activité ou à la retraite. Le bureau envisage également de contractualiser avec des partenaires intéressés la location de salles et espaces du bâtiment construit afin d’héberger des sessions de formation, des séances de travail, des réunions, des ateliers et des concours.

Prenant part à cette assemblée, le Chef d’Etat-major de la Garde Nationale, le Colonel Famouké Camara, a fait savoir que l’objectif de cette session était non seulement de faire le bilan de toutes les activités menées par la Mutuelle, mais également de reconnaitre le mérite de tous ceux qui ont marqué la vie de la MUGARDE, de sa création à nos jours. A ses dires, la mutuelle de la Garde Nationale est un exemple qui bénéficie d’une transparence de gestion qui fait la fierté des Gardes. L’officier supérieur a adressé ses remerciements et félicitations au personnel de la mutuelle pour les projets réalisés au quotidien dans le but de faire de la Garde Nationale un corps de solidarité et d’entraide.

Le Chef d’Etat-major de la Garde Nationale n’a pas manquer d’inviter ses éléments à continuer avec cet élan pour que la mutuelle continue de servir les FAMa en général et les Gardes en particulier. Le Colonel Camara les a exhortés à faire preuve d’initiative et de créativité afin que la MUGARDE continue de rayonner.

Lors de cette cérémonie, 28 éléments de la Garde Nationale, tous grades confondus, ont reçu des attestations de reconnaissance pour leurs efforts consentis dans la réussite de la MUGARDE depuis sa création.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>CEDEAO : Patrice Talon bientôt à Bamako pour accélérer le processus de retour à l’ordre constitutionnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-patrice-talon-bientot-a-bamako-pour-accelerer-le-processus-de-retour-a-lordre-constitutionnel-3029380.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 06:36:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mardi 18 juillet 2023 au Nigeria, s’est tenu un mini-sommet présidentiel à Abuja, en présence du nouveau président de la CEDEAO, Bola Tinubu du Nigeria ; Umaro Sissoco Embalo de la Guinée Bissau ; Mohamed Bazoum du Niger ; et Patrice Talon du Benin. Ce dernier a été mandaté par l’organisation sous régionale pour renouer les contacts avec les autorités des trois pays en transition, la Guinée Conakry, le Mali et le Burkina Faso afin d’accélérer le processus de retour à l’ordre constitutionnel.</strong>

Plusieurs résolutions ont sanctionné ce mini-sommet lieu en prélude au sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement qui se tient au mois d'août. « Les chefs d’Etat ont désigné le président Patrice Talon pour renouer les contacts au plus haut niveau avec les autorités des trois pays en transition, la Guinée, le Mali et le Burkina Faso », a déclaré Oumar Alieu Touray, président de la commission de la CEDEAO. Le président béninois doit se rendre prochainement dans les trois pays en transition afin de discuter

avec les autorités pour réaffirmer l’engagement de la CEDEAO à soutenir l’organisation d’élections démocratiques crédibles et inclusives dans chacun des trois pays. « Ceci conformément à la charte de la CEDEAO et aux calendriers de sortie de crise décidés par les autorités de chaque pays », a précisé Oumar Alieu Touray.

Le mini-sommet a réitéré la détermination de la CEDEAO à apporter une réponse régionale robuste aux menaces, à la paix et à la sécurité. « La réponse régionale prendra en compte la mise en œuvre rapide d’un plan d’action révisé de la CEDEAO pour l’éradication du terrorisme dans la région ainsi que la collaboration avec d’autres initiatives de sécurité », lit-on dans le communiqué final du sommet.

« Pour atteindre ces objectifs, les ressources domestiques seront mobilisées rapidement pour financer le plan d’actions et un soutien conséquent sera apporté aux pays concernés par la crise sécuritaire », a déclaré Touray. Le président de la commission de la CEDEAO s’est aussi prononcé sur l’urgence de l’effectivité de la force en attente de la CEDEAO, avant de rappeler les Etats membres à la mobilisation financière pour ce faire.

<strong>M. K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suite au référendum constitutionnel du 18 juin 2023 : Le «Front uni contre le référendum» exige la démission du président de l’AIGE et invite la Cour Constitutionnelle à annuler le scrutin</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/suite-au-referendum-constitutionnel-du-18-juin-2023-le-front-uni-contre-le-referendum-exige-la-demission-du-president-de-laige-et-invite-la-cour-constitutionnelle-a-annuler-le-s-3029378.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 06:32:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une déclaration rendue publique par video, et mise en ligne hier, mercredi 19 juillet 2023, le «Front uni contre le référendum», comprenant des partis politiques, comme la CODEM, le Parena, ainsi que des associations, exige la démission du président et de tous les autres membres de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) et invite, par ailleurs, la Cour Constitutionnelle à annuler « ce scrutin incestueux qui constitue le plus grand fiasco de l’histoire électorale et référendaire du Mali, non seulement sur la base des violations de lois, mais aussi en référence à l’absence de vote sur des pans entiers du territoire national…».

Le Front Uni Contre le Référendum réitère ses vifs et chaleureux remerciements au vaillant peuple du Mali pour avoir boudé le « fiasco du référendum, donnant ainsi une victoire éclatante au Front Uni et tous ceux qui ont appelé au rejet ou au non à l’occasion de ce fameux référendum ».

Avant de rappeler le mépris des dispositions pertinentes de la Constitution du 25 février 1992 par les «initiateurs de la révision Constitutionnelle, qu’ils appelleront (projet de nouvelle Constitution) ne pouvant s’opérer qu’avec la disparition de l’ordre juridique précédent, qui demeure pourtant en vigueur (Constitution susdite) ». Le Front dit avoir constaté qu’en dépit de cette inconstitutionnalité du processus, la loi N°2022-019 du 24 juin 2022 portant Loi électorale, modifiée par la loi N°2023-001 du 13 mars 2023, connaitra maintes violations plus massives et graves les unes que les autres tout le cours des opérations référendaires, allant de la campagne électorale à la proclamation des résultats provisoires, en passant par les opérations de votes, les désignations d’agents électoraux, la confection et l’affichage des listes électorales.

Le Front évoque que ces violations et manœuvres ont aussi concouru à une fraude systématique et à un trafic de résultats souvent dans des zones où il n’y a même pas eu de vote. « Se fondant sur la confusion des genres et l’amalgame créé par le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation (simple appui technique et matériel) et l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (Organisateur indépendant de tout le processus), le Front exige, par conséquent, la démission du président et de tous les autres membres de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE), auteurs majeurs du fiasco du référendum, afin de créer les conditions d’une élection présidentielle transparente, crédible et acceptable pour le retour paisible à l’ordre constitutionnel normal », révèle la déclaration du «Front uni contre le référendum».

En outre, le Front (composé des acteurs de la classe politique et de la société civile) invite les membres de la Cour Constitutionnelle à emboiter le pas de leurs devanciers de 1997 en annulant « ce scrutin incestueux qui constitue le plus grand fiasco de l’histoire électorale et référendaire du Mali, non seulement sur la base des violations de lois susmentionnées, mais aussi en référence à l’absence de vote sur des pans entiers du territoire national dont la région entière de Kidal, laissant courir le risque d’une partition anticipée de notre pays ».

Enfin, le Front unis contre le référendum en appelle au peuple conscient du Mali à veiller à la légalité, à la transparence, à l’équité et à l’intégrité du processus électoral pour un futur immédiat et certain pour le pays.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Problématique de santé publique : Un concours de production médiatique lancé sur la prévention des maladies zoonotiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/problematique-de-sante-publique-un-concours-de-production-mediatique-lance-sur-la-prevention-des-maladies-zoonotiques-3029143.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Jul 2023 07:01:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Maison de la Presse a abrité, le jeudi 13 juillet 2023, la cérémonie de lancement du concours de meilleures productions médiatiques sur l’approche « Une seule santé » et la prévention des maladies zoonotiques. Ce concours est initié par la Plateforme « Une Seule Santé » du Mali, en collaboration avec Breakthrough ACTION de l’USAID, la Maison de la Presse et le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et l’Environnement (REMAPSEN-Mali). C’était en présence du délégué de la Maison de la Presse, Mahamadou Talata Maïga ; du secrétaire permanent de la plateforme « Une seule santé », Dr. Youma Sall ; et de Dr. Traoré Hawa Konaré, directrice pays de Breakthrough ACTION.

La plateforme « Une seule santé » est un cadre de concertation multidisciplinaire et multisectorielle de gestion concertée des évènements de santé publique à travers la prévention, la détection et la réponse rapide aux menaces de santé publique. S’agissant de la maladie zoonose, l’Organisation Mondiale de la Santé la définit comme une maladie infectieuse qui est passée de l’animal à l’homme. Les agents pathogènes zoonotiques peuvent être d’origine bactérienne, virale ou parasitaire, ou peuvent impliquer des agents non conventionnels et se propager à l’homme par contact direct ou par les aliments. Les maladies zoonotiques représentent un problème de santé publique dans le monde entier. En octobre 2017 lors d’un atelier national, le Mali a identifié cinq maladies zoonotiques comme prioritaires qui sont la rage, le charbon bactéridien, la tuberculose bovine, les fièvres hémorragiques et la grippe aviaires.

Pour les initiateurs de ce concours, le rôle des journalistes est capitale dans la prévention de ces maladies zoonoses. La presse doit servir de relais pour mieux informer les populations sur cette problématique de santé publique. Le conférencier du lancement de ce concours, Dr. Abdoulaye Kéita, a affirmé que des outils et des modules ont été développés pour mieux communiquer sur les maladies zoonoses.

Ce concours met en exergue les efforts des autorités sanitaires et leurs partenaires en matière de promotion de l’approche « Une Seule Santé ». Il s’agit de permettre la production et la diffusion d’au moins 30 articles de presse de qualité sur le concept « Une Seule Santé » en général et les zoonoses prioritaires en particulier, à travers les médias publics et privés. Ce concours permet aussi aux hommes et femmes de médias de se familiariser avec le concept « Une Seule Santé » et la lutte contre les zoonoses prioritaires au Mali. Il est ouvert à tous les journalistes maliens travaillant sur les questions de santé. La note technique sur ce concours précise que les candidats doivent publier et diffuser leurs productions dans un ou plusieurs médias au Mali. La production journalistique doit porter sur les événements de santé publique majeurs, notamment les maladies zoonotiques. Les productions journalistiques éligibles sont celles qui ont été diffusées ou publiées entre le 28 septembre 2022 (Journée mondiale contre la rage) et le 16 août 2023. Les dossiers de candidature peuvent être soumis au plus tard le 20 août 2023 à 00 h TU, délai de rigueur, par voie électronique : Concours-OneHealth.com. Les genres journalistiques sont entre autres l’enquête, le reportage, le dossier, le magazine, l’interview, etc. Ce concours récompensera 8 journalistes, soit deux (2) par catégorie de médias : radio, presse écrite, télévision, presse en ligne. En outre, chaque organe lauréat recevra également un diplôme de participation.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Campagne de chirurgie gratuite de la cataracte au Mali : 6000 personnes seront consultées parmi lesquelles 2000 seront opérées dans 12 localités du pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/campagne-de-chirurgie-gratuite-de-la-cataracte-au-mali-6000-personnes-seront-consultees-parmi-lesquelles-2000-seront-operees-dans-12-localites-du-pays-3029140.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Jul 2023 07:00:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Maison des Aînés de Bamako a servi de cadre, le jeudi 13 juillet 2023, à la tenue de la cérémonie de lancement de la Campagne de consultations ophtalmologiques avec chirurgie gratuite de la cataracte. Cette campagne est organisée par le Conseil National des Personnes Agées du Mali (CNPAM) et le Programme national de santé oculaire (PNSO) avec le soutien financier de la Banque islamique pour le développement (BID) et le Fonds de solidarité islamique pour le développement (ISFD). Il ressort de cette cérémonie que durant la campagne, 6000 personnes seront consultées parmi lesquelles 2000 seront opérées dans 12 localités du pays.

Plusieurs personnalités ont pris part à cette cérémonie de lancement dont le Président du Conseil National des Personnes Agées du Mali, Tahirou Diallo ; le Coordinateur national de lutte contre la cécité, Pr. Lamine Traoré et bien d’autres. « Cette campagne que nous avons l'honneur de lancer ce matin se situe dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la cécité dans notre pays. Elle est organisée grâce à l'appui financier de la Banque Islamique de Développement et du Fonds de Solidarité Islamique pour le Développement. La mise en œuvre est assurée grâce au partenariat existant entre le Programme National de Santé Oculaire et le Conseil National des Personnes Agées du Mali », a déclaré Tahirou Diallo, Président du CNPAM. Avant de remercier les partenaires financiers pour leur appui dans le cadre de la lutte contre la cécité au Mali.

Selon le Coordinateur national de lutte contre la cécité, Pr. Lamine Traoré, au Mali, la cécité représente un véritable problème de santé publique et socio-économique. Sa prévalence est estimée à 1,2%. « Pour une population d'environ 20 millions d'habitants, ceci correspond à plus de 240.000 aveugles dont la moitié serait due à la cataracte.

La cécité évitable touche majoritairement les habitants les plus pauvres et le plus souvent éloignés des centres des soins oculaires. L'insuffisance en personnel spécialisé ainsi que leur mauvaise répartition sur le territoire favorise la marginalisation de nombreuses populations qui ne bénéficient pas de soins spécialisés en ophtalmologie », a-t-il dit.

Il a rappelé que dans le cadre de la politique nationale de santé oculaire du Ministère de la Santé et du Développement Social, la BID appuie le département à travers le Programme de Santé oculaire par le financement des journées ophtalmologiques avec chirurgie gratuite de la cataracte sur tout le territoire depuis la première génération de l'Alliance de 2010 à 2015.

Le Pr. Traoré a fait savoir que les campagnes BID de 2018, 2021 et 2022 ont permis d'opérer plus de 4000 personnes souffrant de cataracte sur toute l'étendue du Mali. « Pour cette année 2023, il est prévu de consulter 6000 personnes et d'opérer 2000 cataractes dans 12 localités du pays », a souligné le Pr. Lamine Traoré.

Selon lui, les localités concernées sont : Bamako, San, Koutiala, Fana, Dioïla, Ouélessébougou, Selingué, Niono, Bougouni, Kolokani, Kita et Djénné. A ses dires, le but de la campagne est de contribuer à l’amélioration de la santé oculaire au Mali et son objectif est de réduire la prévalence de la cécité évitable due à la cataracte au Mali.

<strong>A. Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali : L’usage des réseaux sociaux interdit aux militaires de la police nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/mali-lusage-des-reseaux-sociaux-interdit-aux-militaires-de-la-police-nationale-3029138.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Jul 2023 06:57:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un communiqué publié, le 13 juillet 2023, interdit aux Militaires de la Police Nationale, l’usage des réseaux sociaux. Désormais, les Militaires de la Police Nationale ont reçu pour instruction de ne plus utiliser les réseaux sociaux, « surtout en uniforme ». C’est ce qu’ordonne un courrier du contrôleur général de la police, Youssouf Koné, daté du 13 juillet 2023. « Pour tout manquement à ces instructions, l’auteur s’exposera à des sanctions sévères », lit-on dans le document. Jusque-là, aucune précision n’a été donnée sur la raison de cette consigne. Jusque-là, l’interdiction, également annoncée à la radio, n’a pas été commentée par les autorités.

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<title>Pénurie de sucre au Mali : Le Pays a urgemment besoin de 100 000 tonnes de sucres pour satisfaire les besoins de la population</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/penurie-de-sucre-au-mali-le-pays-a-urgemment-besoin-de-100-000-tonnes-de-sucres-pour-satisfaire-les-besoins-de-la-population-3029136.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Jul 2023 06:55:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le tout nouveau ministre de l’industrie et du commerce, Moussa Alassane Diallo, a convié, le vendredi 14 juillet 2023, les opérateurs économiques du Mali à son département sis à la Cité Administrative de Bamako , pour échanger sur les problématiques du secteur de l’industrie et du commerce. C’était en présence du directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Zédion Dembélé ; du représentant du ministre de l’économie et des finances, Modibo Maïga et d’autres personnalités. Dans un langage franc, le ministre a invité les opérateurs économiques à sortir de la gestion des situations de crises et de planifier les actions.

En outre, le ministre Moussa Alassane Diallo a invité les opérateurs économiques à éviter les situations de pénurie des denrées sur les marchés. «J’en appelle à l’engagement patriotique des opérateurs économiques à répondre aux préoccupations de l’approvisionnement du pays en denrée. Nous avons besoin dans l’urgence absolue de 100 000 tonnes de sucres dans l’échéance d’un mois pour que nous puissions approvisionner les marchés », a déclaré le ministre.

Selon le ministre Moussa Alassane Diallo, l’objectif de cette rencontre est de créer un cadre d’échange et de concertation, mais surtout un dialogue franc et constructif. «On doit se dire la vérité, rien que la vérité, et toute la vérité. C’est à ce prix que nous arriverons à régler les problèmes et à inscrire nos actions dans la durée.

En examinant la situation globale d’approvisionnement du pays en denrée de première nécessité, on constate sur un certain nombre de denrée qu’il y a quelques pressions qui risquent d’aboutir à des pénuries, notamment sur le sucre. Ce que je vais vous proposer, c’est vraiment de sortir de la gestion des situations de crises, c’est d’inscrire nos actions dans un cadre de planification et d’anticipation de façon qu’à échéance 3 mois, 6 mois, 1 an, nous puissions prévoir, prévenir l’ensemble des situations de crises qui peuvent intervenir sur l’approvisionnement du pays des denrées de première nécessité », a-t-il dit.

Il a rassuré les opérateurs économiques de sa disponibilité à collaborer avec eux, à recevoir leurs propositions et suggestions et à les intégrer dans sa démarche afin d’apporter les réponses appropriées aux problèmes qui se posent.

Le ministre a indiqué que l’approvisionnement du pays en denrée de première nécessité est la préoccupation numéro un du gouvernement. Pour lui, ce sont les commerçants qui sont les premiers responsables de l’approvisionnement du pays en denrée de première nécessité. « S’il y a pénurie des denrées de première nécessité, c’est aux opérateurs économiques en premier lieu de répondre pourquoi il y a pénurie, parce que c’est une mission qui vous est déléguée. Mais en deuxième lieu, il faudra que ce soit le ministère de l’industrie et du commerce qui soit aussi interpellé pour donner des explications », a précisé Moussa Alassane Diallo.

Le ministre a invité les opérateurs économiques à éviter les situations de pénurie qui interviennent sur les marchés. «J’ai envie que nous sortions définitivement de ces situations de pénurie sur le marché. Parce que lors que l’on a à gérer ces dossiers, il y’a d’autres dossiers qui vont attendre. Il faut qu’on puisse définitivement régler ce problème d’approvisionnement des marchés, de façon à ce que nous puissions nous occuper d’autres projets structurants. On devrait être là aujourd’hui à parler des projets structurants plutôt que de parler de pénurie de sucre sur le marché. Je vous engage pour que désormais on puisse trouver des solutions à ces problèmes de pénurie sur le marché», a martelé le ministre.

Il a invité les opérateurs économiques à œuvrer pour sortir définitivement de ce cycle infernal de pénurie sur les marchés. « Après 60 ans d’indépendance, être là à parler de l’approvisionnement du marché, c’est vraiment un retard pour notre pays », a souligné le ministre.

Il a évoqué la planification des actions pour l’approvisionnement correct des marchés en denrée de première nécessité. « Il faudra au moins que nous ayons 6 mois devant nous pour préparer l’approvisionnement correct et pour qu’il n’y ait pas de rupture sur la distribution des denrées de première nécessité sur l’ensemble du territoire malien », a déclaré le ministre. Selon lui, ce travail de planification va être accompagné d’un mécanisme de suivi évaluation.

Et dans le cadre de suivi-évaluation, dit-il, il est important que l’ensemble des acteurs puissent respecter les engagements. «J’en appelle à l’engagement patriotique des opérateurs économiques à répondre aux préoccupations de l’approvisionnement du pays en denrée de première nécessité. Nous avons besoin tout de suite et dans l’urgence absolue de 100 000 tonnes de sucres dans l’échéance d’un mois pour que nous puissions approvisionner les marchés et assurer la stabilité », a indiqué le ministre. Il a demandé aux opérateurs économiques d’accompagner le gouvernement à obtenir les 100 000 tonnes de sucres. Il a souhaité que le prix reste constant pour les populations maliennes. Enfin, il a souhaité l’unité, la cohésion sociale pour faire face à l’adversité.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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</item>

<item>
<title>Répression des rassemblements des 10, 11 et 12 juillet 2020 : Le M5&#45;RFP Mali Kura exige la diligence des enquêtes ouvertes afin d&amp;apos;identifier les auteurs Dans une déclaration rendue publique, le mardi 11 juillet 2023, le mouvement du</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/repression-des-rassemblements-des-10-11-et-12-juillet-2020-le-m5-rfp-mali-kura-exige-la-diligence-des-enquetes-ouvertes-afin-didentifier-les-auteurs-dans-une-declaration-rendue-publique-le-mardi-3028589.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 06:37:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (MS-RFP) Mali Kura a rappelé les « rassemblements pacifiques, marches et meetings qui ont été réprimés dans le sang les 10, 11 et 12 juillet 2020 et provoqué la mort de 22 camarades et blessé une centaine ». Le M5-RFP Mali Kura exige que justice leur soit rendue afin que leurs âmes reposent en paix. Il réclame en conséquence : que les enquêtes ouvertes soient diligentées afin d'identifier les auteurs ainsi que ceux qui ont commandité la répression ayant entrainé leur décès et que des poursuites judiciaires soient engagées à leur encontre ; la prise en charge des soins médicaux des blessés qui seraient encore dans le besoin ; la mise en place d'un dispositif de solidarité à l'endroit des familles et des blessés.

Le mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (MS-RFP) est arrivé à bout du régime du Président feu lbrahim Boubacar KEITA, le 18 août 2020 suite à un soulèvement populaire. « Les rassemblements pacifiques, marches et meetings qui ont constitué essentiellement le mode d'action du mouvement ont été réprimés dans le sang les 10,11 et 12 juillet et provoqué la mort de 22 de nos camarades et blessé une centaine. En ces jours commémoratifs, nous rendons hommage aux martyrs de cette lutte, morts et blessés ainsi qu'à leurs proches pour le sacrifice consenti dans l‘espoir de l‘avènement d'un Mali meilleur, eux à qui justice n'a toujours pas été rendue.

Et pourtant, la direction politique du MS-RFP a formulé dès les premières heures ses exigences pour une transition de rupture dont la priorité à accorder aux poursuites judiciaires contre les auteurs de ces actes ignobles », révèle la déclaration du M5-RFP Mali Kura relative à la commémoration des journées des 10, 11, 12 juillet 2020. Le M5-RFP MALI KURA, présidé par l’ancien Premier ministre, Modibo Sidibé, indique dans sa déclaration qu’il ne saura oublier le sacrifice ultime consenti par les martyrs et exprime sa solidarité à leurs familles.

A cet effet, il exige que justice leur soit rendue afin que leurs âmes reposent en paix. Il réclame en conséquence : que les enquêtes ouvertes soient diligentées afin d'identifier les auteurs ainsi que ceux qui ont commandité la répression ayant entrainé leur décès et que des poursuites judiciaires soient engagées à leur encontre ; la prise en charge des soins médicaux des blessés qui seraient encore dans le besoin ; la mise en place d'un dispositif de solidarité à l’endroit des familles et des blessés.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mopti la Venise et le symbole d’une témérité légendaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/mopti-la-venise-et-le-symbole-dune-temerite-legendaire-3028587.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 06:31:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) viennent de rétrocéder à notre pays son fauteuil dans les institutions de l’Union. Cette décision a été prise lors d’une session extraordinaire tenue à Bissau (Guinée) le 8 juillet 2023. « Concernant le Mali, la conférence a décidé de la levée de sa suspension des organes et institutions de l’UEMOA prise le 09 Janvier 2022 ». La Mission multidimensionnelle des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) est sur les traces de la force française Barkhane, pendant que le pays réussit l'organisation d'un referendum pour se doter d'une nouvelle constitution, et de la biennale artistique et culturelle à Mopti, la Venise dans le centre du Mali. Cette prouesse d'une témérité légendaire doit être soutenue par une solidarité internationale agissante, dans le respect de la souveraineté du Mali, pour qu'elle tienne ses promesses.

Les sanctions économiques et financières, et de suspension des organes et institutions de l’Union prises contre le Mali visaient à forcer la main des autorités de la transition à lâcher le pouvoir, suite à l’intervention des militaires dans le jeu politique en août 2020, et en mai 2021.

Si les sanctions commerciales et financières ont été levées il y a un an (le 3 juillet 2022) à Accra, la suspension du Mali des organes et institutions de l’UEMOA était demeurée jusqu’à ce 08 juillet 2023. Elle a été finalement levée à Bissau (Guinée) par les chefs d’Etat et de Gouvernement en session extraordinaire. Cette décision permet au Mali de retrouver ses fauteuils dans les organes et institutions de l’UEMOA. Qu’est-ce qui a déterminé les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA à céder face à Bamako, alors que les militaires tiennent toujours les rênes du pouvoir au Mali ? A quelle évidence la CEDEAO et l’UEMOA sont-elles parvenues ?
Après le départ de la force française Barkhane et le coup d’arrêt à la force conjointe du G5 Sahel, le constat de la montée en puissance de l’armée malienne est une constance, émaillée de destruction de sanctuaires des terroristes dans le centre et le nord du pays, de sources militaires. Ce qui a servi d’arguments suffisants au départ de la Mission multidimensionnelle des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA), pour permettre aux enfants du Mali de prendre en main leur sort, en comptant sur la solidarité internationale, mais pas sur la dépendance. C’est-à-dire dans le respect de la souveraineté du Mali et la prise en compte des intérêts du peuple malien, domaines dans lesquels les pouvoirs précédents ont failli. Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt, l’insécurité demeure et ne va pas disparaître comme par enchantement, car le terrorisme en face est une nébuleuse dont le visage reste caché. C’est un investissement humain et matériel de tous les jours et de tous les enfants du pays qui viendra à bout de ce fléau, pour qu’enfin les Maliens puissent entreprendre des activités de développement, à l’abri de la hantise de l’insécurité.

Ces efforts sécuritaires sont sans nul doute accompagnés par des reformes vigoureuses pour que les citoyens et le peuple maliens se reconnaissent en leur Nation. Le referendum constitutionnel dont les résultats définitifs sont attendus après la proclamation des provisoires, ont réservé une victoire du OUI avec 97% contre 3% pour le NON, même si l’insécurité n’a pas permis un taux de participation très élogieux. Connaissant la situation que notre pays traverse, le taux de participation de 40% ne traduit pas un manque d’intérêt des électeurs, qui craignent pour leur sécurité dans des localités du pays où la nébuleuse a droit de cité.

Le départ de la Mission multidimensionnelle des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) est à la demande des autorités maliennes de la transition, qui tiennent le gouvernail pour mener à bien les réformes politiques, diplomatiques, sécuritaires, économiques et culturelles recommandées par le peuple malien devenu très exigeant après plusieurs décennies d’errances politiques.

Le choix de Mopti, la Venise malienne, pour y tenir la biennale artistique et culturelle du Mali ne relève pas d’une sinécure, mais traduit une témérité légendaire, un pari salué et pour la réussite duquel tous les Maliens doivent prier au quotidien. Dieu veille sur les enfants du Mali. La biennale artistique et culturelle du Mali (BAC Mali 2023) à Mopti est un cadre ayant permis un brassage entre ressortissants de toutes les régions et de toutes les aires culturelles du Mali de Kidal à Sikasso, de Kayes à Mopti, de Koulikoro à Taoudéni, de Tombouctou à Djenné, de Ménaka à Ségou, de Bamako à Bandiagara, de Yanfolila à Gao…

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Concert d’animation de compétition des troupes régionales : L’orchestre de la région de kita offre un spectacle de belle facture</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/concert-danimation-de-competition-des-troupes-regionales-lorchestre-de-la-region-de-kita-offre-un-spectacle-de-belle-facture-3028417.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Jul 2023 06:49:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’orchestre de la capitale de l’arachide a offert aux mélomanes de la Venise malienne et du Mali tout entier, un spectacle de très belle facture avec son orchestre au grand complet, le lundi 10 juillet 2023 dans la salle de l’Alliance Franco-malienne. C’était devant le gouverneur de Kita, ainsi que plusieurs gouverneurs dont celui de Mopti.</strong>

Le public de Mopti, fans et amateurs de la musique mandingue attendaient avec impatience le passage de l’orchestre de Kita. L’orchestre de la jeune région de Kita a offert une soirée explosive aux mélomanes en interprétant huit chansons de son répertoire. La communion avec le public est parfaite et ses danseurs et danseuses ont émerveillé le public. Le Mercure monte lorsque l’orchestre de la capitale de l’arachide entonne des chansons en honneur du Mali.

Le public vibre dans une ambiance surchauffée. Il exulte davantage lorsque les chanteurs et danseurs se lâchent. Les fans, surexcités et emportés par l’ambiance, quittent leurs places pour se trémousser, tout en communiant avec l’orchestre. La prestation de belle facture de l’orchestre régional de Kita a étonné plus d’un.

Après le spectacle, Lassana Sissoko, le chef d’orchestre de la région nous a fait savoir qu’ils ont plongé les mélomanes dans le patrimoine musical de la région de Kita en passant par Brigo, Fouladougou, Kitakoula ani Bidoffo etc. « Notre objectif est la première place lors de cette biennale artistique et culturelle bien que ce soit notre première participation en tant que région, car vous n’êtes pas sans savoir que nous faisions partie de la région de Kayes avant le nouveau découpage administratif.

La région de Kita est une terre de musique et tous les cercles et villages de notre jeune région renferment un patrimoine musical riche que nous comptons mettre en valeur pour remporter des prix. Nous visons la première place et vu notre prestation et l’engouement du public, je pense bien que nous méritons de retourner avec un prix, mais le dernier mot revient aux membres du jury », a-t-il expliqué.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre le terrorisme : Le chef d’Etat Major des Armées appelle la CMA à se joindre à l’armée malienne après le départ de la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/lutte-contre-le-terrorisme-le-chef-detat-major-des-armees-appelle-la-cma-a-se-joindre-a-larmee-malienne-apres-le-depart-de-la-minusma-3028415.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Jul 2023 06:44:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le directeur de la DIRPA, le colonel Souleymane Dembélé, a fait le point de la situation sécuritaire sur le terrain, ce mardi 11 juillet 2023, lors de son habituelle conférence de presse avec les hommes de médias. Il a fait part de l’instruction donnée par le chef d’Etat Major des Armées aux Forces armées et de sécurité. Selon lui, ce dernier a invité les hommes de troupes, les officiers, les sous officiers et officiers à ne pas poser d’actes contraires à l’éthique militaire contre la MINUMA et ses travailleurs, à travailler main dans la main avec la MINUSMA jusqu’à son retrait.

Le chef d’Etat Major des Armées, selon le directeur de la DIRPA, a invité les groupes signataires de l’accord de paix à se joindre à leurs frères FAMA pour lutter ensemble contre les terroristes après le retrait de la MINUSMA. Il a aussi a appelé les populations au soutien des forces Armées et de sécurité, seul gage de paix et de réconciliation.

Concernant les évènements du mois de juin dernier, le colonel Dembélé dira que l’armée a maintenu la pression sur les groupes terroristes. « Les FAMA se sont lancées à la recherche des terroristes, et ont procédé à la destruction de leurs sanctuaires avec l’opération Maliko et l’opération Kélétigui », dit-il. Selon lui, le mois de juin a été relativement calme, contrairement au mois de mai. Cependant, il a indiqué que la boucle du Baoulé a fait l’objet d’attaques terroristes contre les populations civiles.

Aux dires du colonel Dembélé, les FAMA ont mis l’accent sur la sécurisation de l’élection Référendaire, de la voie ferroviaire, et de la biennale. Celle-ci a été une satisfaction, a-t-il indiqué. Il dira que le Burkina et le Mali ont aussi mutualisé leurs forces pour une opération d’ensemble appelée ‘ CAPIDOU’. La première phase de cette opération a été installée au Mali à Sevaré et la deuxième phase au Burkina, à Ouahigouya. Il a indiqué que le bilan est prometteur. En termes d’opérations menées sur le terrain, le colonel Dembélé a indiqué que 14 opérations aéroportées ont été menées dans les zones du centre ; 27 opérations offensives à Macina, Gao ; 15 frappes de MIG ; 5 sanctuaires terroristes détruits ; 51 terroristes neutralisés ; 21 AK 47 ; 2 Pickups ; des chargeurs et d’autres matériels récupérés ; 8 engins explosifs détruits.

Aussi, il dira que les FAMA ont apporté assistance aux populations démunies. Concernant tous ces théâtres d’opérations lors des transports des troupes des délégations de la biennale à Mopti, les FAMA ont procédé à l’interpellation d’environ 55 personnes qui ont été mises à la disposition de la gendarmerie. Il y a eu également 7 bases détruites ; 2 véhicules saisis et 7 fusils de chasse. Il a regretté la mort de 6 soldats et 2 blessés côté ami. En somme, à l’en croire, l’armée a fait 174 sorties ; 377 vols ; 16 sorties en termes d’évacuation sanitaire. Selon le directeur de la DIRPA, les FAMA ont subi moins d’attaques courant juin et ont été moins confrontées aux incidents d’EEI.

Cependant, il dira que les terroristes ont mis la pression sur les populations pour les réduire au silence, car ils ont compris que celles-ci collaborent maintenant avec les Forces armées et de sécurité. Il a noté que les avions ont été plus actifs ce mois de juin avec 174 vols d’appui feu. Il n’a pas manqué d’indiquer que les groupes terroristes, bien qu’affaiblis, possèdent encore des capacités de nuisance leur permettant de mener des actions de harcèlement sur nos groupes cibles, à savoir les postes de contrôles ; la pose des EEI.

En termes d’activités du département, il a fait savoir que le ministre de la défense a donné des médailles à 6 officiers russes, et que le chef d’Etat Major a effectué des déplacements au nord pour rencontrer les troupes sur le terrain.

Aux nombreuses questions des journalistes concernant la sécurisation des zones après le départ de la MINUSMA, le colonel a été on ne peut plus clair. Selon lui, les Maliens doivent comprendre que personne ne viendra nous sécuriser sauf nous-mêmes. Il a pris l’exemple sur Barkhane pour dire que beaucoup s’inquiétaient, mais qu’aujourd’hui, ce départ n’a pas eu d’influences négatives sur le terrain. Alors, selon le colonel Dembélé, les Maliens ne doivent compter que sur eux-mêmes. Certes la MINUSMA a apporté quelque chose, mais cela ne doit pas être une fin en soi, va-t-il ajouter.

Selon lui, les Maliens doivent aider leur armée qui ne cesse de monter en puissance en termes de recrutement, d’achat de matériels et de formation. Il dira que c’est avec l’implication de tout le monde que nous gagnerons cette guerre. Selon le colonel Dembélé, chaque malien, où qu’il soit, doit savoir que cette guerre le concerne et que sa sécurité commence par lui-même d’abord. Au nom des plus hautes autorités militaires, il a signifié l’engagement total de l’armée à sécuriser les populations.

<strong>Fakara Faïnké</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Procès de Ras Bath : Le chroniqueur acquitté de l’accusation de « simulation d’infractions », mais reste en prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-ras-bath-le-chroniqueur-acquitte-de-laccusation-de-simulation-dinfractions-mais-reste-en-prison-3028413.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Jul 2023 06:38:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath, le célèbre chroniqueur, actuellement emprisonné, a été acquitté, hier, mardi 11 juillet 2023, de l’un des chefs d’accusation pesant contre lui. Le président du CDR est acquitté de l’accusation de simulation d’infractions suite à ses sorties médiatiques après la mort de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga qu’il a qualifié d’assassinat. Malgré cet acquittement, Ras Bath reste emprisonné, car le parquet a fait appel et les autres chefs d’accusations (association de malfaiteurs, atteinte au crédit de l’Etat pris dans sa gouvernance judiciaire et politique) pesant contre lui demeurent.

« Mon client a été déclaré non coupable de simulation d'infractions. Mais le parquet a fait appel et en raison du mandat du juge d’instruction, mon client malheureusement reste en prison. Mais très vite, je vais demander une mise en liberté provisoire », a déclaré à la presse Me Kassoum Tapo, avocat de Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath. Selon l’avocat, « la procédure devant le juge d'instruction continue pour les mêmes faits, car (son) client avait aussi été mis en accusation pour association de malfaiteurs, atteinte au crédit de l'Etat et crime à caractère religieux et raciste. »

A noter que le 11 mars dernier, Ras Bath déclarait lors de la troisième conférence nationale du parti ASMA-CFP que l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, a été assassiné. Il sera interpellé par la suite par le procureur de la République de la Commune IV, le 13 mars 2023, puis placé sous mandat de dépôt pour « simulation d’infraction ». Après son audition, le mercredi 29 mars dernier, il est également poursuivi pour « association de malfaiteurs, atteinte au crédit de l’Etat pris dans sa gouvernance judiciaire et politique ».

<strong>M. K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Passe d’armes entre le PM et des acteurs du mouvement démocratique : Le MPR déplore une campagne tendant à décrédibiliser son Président, Choguel Kokalla Maiga</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/passe-darmes-entre-le-pm-et-des-acteurs-du-mouvement-democratique-le-mpr-deplore-une-campagne-tendant-a-decredibiliser-son-president-choguel-kokalla-maiga-3028271.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Jul 2023 06:44:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR), sous la plume de son chargé de communication, Idrissa Maïga, a rendu public, un communiqué de presse, le 08 juillet 2023, dans lequel, il dénonce une campagne tendant à décrédibiliser son Président, Choguel Kokalla Maiga, Premier ministre, Chef du Gouvernement.</strong>

Dans ce communiqué de presse, le Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR) dit avoir constaté avec surprise le déclenchement d'une campagne tendant à décrédibiliser son Président, Choguel Kokalla Maiga, Premier ministre, Chef du Gouvernement. « Cette campagne, comme il est désormais connu de tous, est la première étape de la mise en œuvre d'une Feuille de route médiatique contre le Premier Ministre, issue des conclusions d'une réunion secrète tenue entres certains partis politiques et associations, figurant, pour les uns, parmi les organisateurs du fiasco appelé Meeting tenu 09 juin au Stade du 26 mars pour soit disant le OUI MASSIF au Référendum Constitutionnel du 18 juin 2023 et, pour d'autres, se disant opposés au Référendum », révèle le communiqué de presse du MPR. En outre, ledit communiqué de presse indique ceci : « Pourquoi les dirigeants actuels de l'ADEMA-PASJ qui n'ont pas le courage d'affronter ouvertement le Président du MPR, qu'ils connaissent très bien, écrivent un si long texte, et le font signer par Assarid Ag lmbarkaouane, un ancien haut responsable et cadre de l'UDPM (Union démocratique du peuple malien) qui est aujourd'hui ADEMA-PASJ et Premier Vice-président du CNT (Conseil national de transition). C'est pour entres autres se cacher derrière Assarid, et le jeter en pâture au MPR qui le connaît bien. Nous ne sommes pas dupes, nous comprenons parfaitement le subtile jeu politique qui se cache derrière cette déclaration ». Idrissa Maïga, Chargé de Communication du Bureau Exécutif Central du MPR a fait savoir que les politiciens auteurs de la campagne de dénigrement contre le Président du MPR se sont lancés dans de laborieux exercices allant jusqu'à la composition de ce qui semble être un poème, pour présenter le bilan d'Alpha Oumar Konaré sous des aspects les plus élogieux. Dans le même temps, ajoute-il, ils se sont livrés à des attaques en règle contre le Président Moussa Traoré. « Le MPR porte à la connaissance de l'opinion qu'il ne restera pas sans réagir…Comme il l'a toujours fait, le MPR se défendra arguments à l'appui, sans injures ni grossièretés », conclut le communiqué de presse du MPR.

A rappeler que dans une déclaration rendue publique, le 5 juillet 2023, l’Alliance pour la démocratie au Mali- Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adéma-PASJ) répondait aux propos de « dénigrement du Premier ministre de la transition, Dr. Choguel Kokalla Maïga contre l'ancien président de la République, Alpha Oumar Konaré et son parti ». Selon l’Adema-PASJ, les accusations répétées et sans fondement portées contre le Président Alpha Oumar KONARÉ visent à décrédibiliser un homme d'Etat qui qui s'est pourtant dédié, le long de sa vie, au service du Mali et de l'Afrique. Ainsi, le parti Adema-PASJ demande au Premier ministre à se « ressaisir et à sortir définitivement des invectives sur les réseaux sociaux, pour se hisser au rang d'homme d'Etat mature, responsable et respectueux des règles républicaines, de nos valeurs sociétales et des anciennes Autorités de la République ».

<strong>A. Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les orchestres modernes à la Biennale artistique et culturelle 2023 : Bama Saba de Bamako et Kanaga de Mopti ouvrent la compétition</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/les-orchestres-modernes-a-la-biennale-artistique-et-culturelle-2023-bama-saba-de-bamako-et-kanaga-de-mopti-ouvrent-la-competition-3028268.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Jul 2023 06:40:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La prestation des orchestres Bama Saba du district de Bamako et le Kanaga de Mopti, le vendredi 07 Juillet 2023, à l’Alliance Franco-malienne de la Venise malienne a marqué le début de la compétition des orchestres modernes de la biennale artistique et culturelle Mopti 2023. C’était devant les ministres de l’artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme du Mali ; de la communication, des arts et de la culture du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ainsi que le gouverneur de la région de Mopti.

Les orchestres Bama Saba (trois caïmans en Bambara) et Kanaga de Mopti ont gratifié le public d’un spectacle inouï à travers des morceaux savamment raccommodés. Ils ont revisité les répertoires musicaux des deux localités tout au long de la soirée. Les deux orchestres ont émerveillé les mélomanes, avec des sonorités puisées dans l’essence de la culture malienne dans son ensemble. Les prestations maitrisées de ces deux orchestres ont permis de faire découvrir aux spectateurs la place qu’occupent les orchestres dans le rayonnement de la culture d’un pays. Vêtus en tenue traditionnelle, les chanteurs, de par leurs voix captivantes, ont interprété, entre autres, des morceaux en Bambara, peul, bozo, Bwa, sonrhaï tout en rappelant aux Maliens que leur riche culture demeure un lien de brassage et qu’ils ne doivent point oublier qu’ils sont unis à jamais à travers celle-ci. Qu’ils se donnent la main pour relever ensemble tous les défis qui se dresseront sur leur chemin pour l’émergence du Mali. Ce moment de partage a été salué par le ministre du Burkina Faso pays invité de la biennale artistique et culturelle Mopti 2023 qui a fait savoir que la musique est le langage universel qui réussit à franchir les barrières entre les peuples ». Il est a précisé que l’orchestre moderne est noté sur 30 points et est doté d’un montant de 3 250 000 FCFA. L’orchestre qui arrivera en première position empochera la somme de 1 500 000FCFA ; 1 000 000 pour le deuxième et 750 000 FCFA pour le troisième.

<strong>Moussa Samba Diallo, envoyé spécial</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Front social : La Plateforme des syndicats de la santé menace d’observer une grève de 120 heures</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/front-social-la-plateforme-des-syndicats-de-la-sante-menace-dobserver-une-greve-de-120-heures-3028266.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Jul 2023 06:35:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Plateforme des syndicats de la santé du Mali « PLA.S.S.MA » a déposé, le 07 juillet 2023, un préavis de grève sur la table du Ministre du travail, de la fonction publique et du dialogue social dans lequel elle exige l’adoption du projet de statut des agents de santé ; la finalisation du processus d'intégration du personnel qualifié du fonds ASACO dans la fonction publique des collectivités ; la création de passerelle entre la fonction publique des collectivités et l'enseignement supérieur ; la régularisation de la situation des fonctionnaires écartés lors de la hiérarchisation de 2018-2019, la possibilité pour les fonctionnaires des collectivités territoriales de postuler à l’appel à candidature pour la hiérarchisation 2023 (Attaché de recherche et chargé de recherche) ; le paiement des arriérés des bi-appartenant. A défaut d’avoir gain de cause, la Plateforme des syndicats de la santé du Mali prévoit une grève de 120 heures soit 5 jours sur toute l’étendue du territoire à compter du 31 juillet 2023.

Moins d’une semaine après sa nomination, le tout nouveau ministre du travail, de la fonction publique et du dialogue social, Dr. Fassoun Coulibaly reçoit un préavis de grève. Il s’agit du préavis de grève de la Plateforme des syndicats de la santé du Mali « PLA.S.S.MA » composée de la Fédération des syndicats de la santé et de l’action sociale du Mali (FESYSAM) dirigée par Dr. Seydou Cissé et du Syndicat des médecins du Mali (SYMEMA), piloté par Dr. Chaka Keïta.

Dans son préavis de grève en date du 07 juillet 2023 adressé au ministre du travail, de la fonction publique et du dialogue social, la Plateforme des syndicats de la santé du Mali dénonce le non-respect des engagements pris par les autorités politiques et administratives. « Considérant le Procès-Verbal de conciliation du 24 Novembre 2020 ; Considérant la suspension de notre préavis de grève le 09 janvier 2022 suite aux sanctions injustes contre le Mali ; la Plateforme des syndicats de la santé du Mali « PLA.S.S.MA » exige sans délai : l’adoption du projet de statut des agents de santé validé par la commission de travail, la réunion interministérielle et mis à la disposition du ministère du travail, de la fonction publique et du dialogue social par bordereau d'envoi N°000377/MSDS-SG du 15 mars 2023 ; la finalisation du processus d'intégration du personnel qualifié du fonds ASACO (Associations de santé communautaire) dans la fonction publique des collectivités à partir de la base des données produite par la commission de travail depuis Novembre 2022 ; la création de passerelle entre la fonction publique des collectivités et l'enseignement supérieur », révèle le préavis de grève de la Plateforme des syndicats de la santé du Mali.

En outre, la Plateforme des syndicats de la santé du Mali exige la régularisation de la situation des fonctionnaires (collectivité et Etat) écartés lors de la hiérarchisation de 2018-2019. Elle invite aussi les autorités à créer des moyens pour permettre aux fonctionnaires des collectivités territoriales de postuler à l’appel à candidature pour la hiérarchisation 2023 (Attaché de recherche et chargé de recherché).

La Plateforme des syndicats de la santé du Mali recommande également la gestion de la problématique de la bi-appartenance ; le paiement des arriérés des bi-appartenants ; et le paiement des émoluments des bi-appartenants des régions. « La Plateforme des syndicats de la santé du Mali décide d’une grève de 120 heures soit 5 jours sur toute l’étendue du territoire à compter du 31 juillet 2023 à partir de 00h au 4 août 2023 si les doléances suscitées ne sont pas satisfaites. Par ailleurs, la Plateforme se réserve le droit d’une grève illimitée sans préavis en cas de non satisfaction », révèle le préavis de grève de la Plateforme des syndicats de la santé du Mali.

Aguibou Sogodogo]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Adema répond à Choguel : «Les accusations sans fondement portées contre le Président KONARÉ visent à décrédibiliser un homme d&amp;apos;Etat qui s&amp;apos;est dédié au service du Mali »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ladema-repond-a-choguel-les-accusations-sans-fondement-portees-contre-le-president-konare-visent-a-decredibiliser-un-homme-detat-qui-sest-dedie-au-service-du-mali-3027837.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Jul 2023 06:57:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une déclaration rendue publique, le 5 juillet 2023, l’Alliance pour la démocratie au Mali- Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adéma-PASJ) a répondu aux propos de « dénigrement du Premier ministre de la transition, Dr. Choguel Kokalla Maïga contre l'ancien président de la République, Alpha Oumar Konaré et son parti ». Selon l’Adema-PASJ, les accusations répétées et sans fondement, portées contre le Président Alpha Oumar KONARÉ, visent à décrédibiliser un homme d'Etat qui s'est pourtant dédié, le long de sa vie, au service du Mali et de l'Afrique. Ainsi, le parti Adema-PASJ demande au Premier ministre de se « ressaisir et à sortir définitivement des invectives sur les réseaux sociaux, pour se hisser au rang d'homme d'Etat mature, responsable et respectueux des règles républicaines, de nos valeurs sociétales et des anciennes Autorités de la République ».

«Depuis un certain temps, le Premier Ministre de la Transition. Dr. Choguel Kokalla MAÏGA, en dépit de son statut de Chef d'institution de la République, s'est lancé, sur les réseaux sociaux, dans une véritable campagne de dénigrement contre l'ancien Président démocratiquement élu, Alpha Oumar KONARÉ et son parti L'Adéma-PASJ. Lors d’une cérémonie avec certains membres du M5-RFP, à l'occasion de la présentation des vœux de la fête de Tabaski 2023, devant un public hilare, il affirmait parlant du Président Alpha Oumar KONARÉ «...je ne veux pas m'attarder sur certains où il y a le négatif. Lui, il n'a même pas dirigé le Mali.

Quand on détruit l'Armée, quand on détruit l'Ecole, tu ne peux jamais me convaincre que tu fais du bien pour le pays... Donc, je parle de ceux qui ont fait des efforts.... Ce dont vous voulez que je nomme, laquelle de ses réalisations concrètes peut-on présenter aux Maliens ? Une grossière déformation du bilan d'Alpha Oumar KONARÉ propre d'un premier ministre clivant et reprise en boucle sur les réseaux sociaux », a souligné le parti Adema-PASJ.

Le parti s'insurge avec véhémence contre les vaines et injustes diatribes, de « vils propos tendancieux, certainement impropres d'un Premier Ministre et encore plus nocifs pour la paix et la cohésion sociale ». Selon l’Adema-PASJ, les accusations répétées et sans fondement, portées contre le Président Alpha Oumar KONARÉ, visent à décrédibiliser un homme d'Etat qui qui s'est pourtant dédié, le long de sa vie, au service du Mali et de l'Afrique. En outre, l'Adéma-PASJ dénonce ces manœuvres destinées à manipuler l'opinion et, avec pour effet, d'une part, de fragiliser le climat social et, d'autre part, de jeter le discrédit sur les efforts de construction du pays consentis sous le leadership de l'ancien Président de la République, Alpha Oumar KONARÉ. « L'Adéma-PASJ, conscient des responsabilités historiques et actuelles qui sont les siennes dans la gestion des affaires de l'Etat, demande au Premier Ministre, Dr. Choguel Kokalla MAÏGA, président du Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR), à se ressaisir et à sortir définitivement des invectives, notamment sur les réseaux sociaux, pour se hisser au rang d'homme d'Etat mature, responsable et respectueux des règles républicaines, de nos valeurs sociétales et des anciennes Autorités de la République ».

L'Adéma-PASJ en appelle à la vigilance du Président de la Transition, garant de l'unité nationale et de la cohésion sociale, d'agir, en toute responsabilité, afin que cessent ces dérives puériles sans cesse perpétrées par le premier représentant du Gouvernement. Le parti déplore le genre de discours « haineux tenu par le Premier Ministre de la Transition, non moins président et porte-parole du M5-RFP, Dr. Choguel Kokalla MAÏGA, en manque de base politique, d'inspiration et d'arguments pour justifier ses échecs à la tête du Gouvernement ».

Pour le parti Adema, jamais, depuis l'indépendance, aucun régime n'a construit autant de lycées et d'établissements scolaires publics que le président Alpha Oumar KONARÉ. Quid de l'Armée? L’Adema a rappelé que le président Alpha Oumar KONARÉ a construit et modernisé plus de casernes militaires que n'importe qui avant ou après lui. « Au terme des deux mandats présidentiels du camarade Alpha Oumar KONARÉ, il apparaît que la mise en œuvre du programme de société de l'Adéma-PASJ a nettement contribué à l'amélioration des conditions de vie des citoyens dans les domaines économique, social et culturel, faisant ainsi du Mali, un pays incontestablement apaisé, réconcilié, uni, vivant et allant de l'avant, admirable, mais surtout gouvernable. En définitive, l'Adéma-PASJ exige des excuses officielles du Premier Ministre, Dr. Choguel Kokalla MAÏGA, à ses militants, à l'ancien Président de la République, Alpha Oumar KONARÉ, pour ses propos malheureux, regrettables, malencontreux, outrageux, inutiles, insensés et irresponsables à un moment si sensible de l'histoire de notre pays », révèle la déclaration de l’Adema-PASJ sous la plume de Assarid Ag Imbarcaouane.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sit&#45;in devant le siège de la Bank Of Africa à Bamako : Les travailleurs exigent la diminution du taux sur les prêts et la nomination d’un directeur général adjoint malien</title>
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<pubDate>Fri, 07 Jul 2023 06:54:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Hier, jeudi 06 juillet 2023, les travailleurs de la Bank Of Africa (BOA-Mali) ont tenu un sit-in devant leur siège au quartier Hamdallaye ACI 2000 de Bamako pour non seulement exiger la diminution du taux sur les prêts du personnel, mais aussi la nomination d’un Directeur Général Adjoint (DGA) de la banque qui soit Malien. A défaut d’avoir gain de cause, le secrétaire général du comité syndical de la BOA-Mali, Daouda Sow, n’écarte pas une grève des travailleurs de la BOA Mali dans les jours à venir pour la satisfaction des revendications.

La fraicheur matinale d’hier n’a pas empêché les travailleurs de la BOA-Mali de tenir leur sit-in. Depuis 7h 30mn, ils étaient sortis massivement pour protester contre l’augmentation des taux sur les prêts du personnel. Parmi eux, on notait la présence du secrétaire général du comité syndical de la BOA-Mali, Daouda Sow et bien d’autres responsables du comité syndical. Dans une interview accordée à la presse, le secrétaire général du comité syndical de la BOA-Mali, Daouda Sow, a expliqué les raisons de leur protestation. « L’objectif de ce sit-in concerne le taux sur nos prêts et l’arrivée d’un DGA expatrié ici. Depuis 2018, nous avons demandé à ce que nos taux soient révisés. Le conseil d’administration avait fait des promesses, le DG et le DGA du groupe avaient promis de régler ce problème. Nous sommes aujourd’hui au mois de juillet, rien n’a été fait et chaque fois qu’on les appelle, c’est le statu quo », a déploré Daouda Sow.

Avant de préciser que c’est le taux sur les prêts qu’on accorde au personnel de la banque. « Que ce soit personnel ou client ordinaire, quand tu empruntes un prêt à la banque, il y a un taux qui est appliqué. On avait un taux qui était favorable jusqu’en 2014. C’est après 2014 qu’ils ont changé ce taux en l’augmentant. Des taux qui étaient de 0% sont allés à 2% ; des taux qui étaient à 1,5% sont passés à 3,5 à 4%. Ils ont presque doublé tous les taux. Nous sommes la seule banque de la place où le taux est le plus élevé. Nous avons demandé, comme ce sont des acquis sociaux, de ne pas toucher à ces acquis. Malheureusement, ils ne font que nous mentir », a-t-il dit.

En outre, les protestataires veulent la nomination d’un directeur général adjoint qui soit forcément un malien. « Nous avons des cadres maliens valables. Le DGA qui est là est un expatrié. Quand il part en congé ou en mission, ce sont les Maliens qui assurent l’intérim. Maintenant, on nous dit que ces Maliens ne sont pas à la hauteur, qu’il faut amener un autre expatrié qui soit le DGA de cette banque. Nous avons dit depuis 2018 que nous ne souhaitons pas avoir un DGA expatrié dans notre banque. Concrètement, nous voulons un DGA malien et que le problème de nos taux soit réglé », a déclaré Daouda Sow.

Selon le secrétaire général, après ce sit-in, s’il n’y a pas eu la satisfaction, ce sera la grève. Enfin, il a présenté ses excuses aux clients pour d’éventuels désagréments.

Aguibou Sogodogo]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Après l’Adema, le PARENA répond à Choguel : «Tous ceux qui sont indignés par l&amp;apos;indécence des propos du Premier ministre devraient en prendre acte et en tirer toutes les conséquences »</title>
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<pubDate>Fri, 07 Jul 2023 06:53:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est à travers une déclaration rendue publique, hier, jeudi 06 juillet 2023, que le Parti pour la renaissance nationale (PARENA), présidé par l’ancien ministre, Tiébilé Dramé, a répondu aux « propos revanchards du premier ministre de la transition ». Selon le PARENA, Choguel Maïga s'est livré à une attaque en règle contre le Président Alpha Oumar Konaré et contre le bilan du mouvement démocratique. « Par ces attaques contre le Président Konaré, Choguel Maïga apporte une preuve supplémentaire qu’il y a bel et bien deux camps dans ce pays : le camp du 19 novembre, du général Moussa Traoré ; le camp de Modibo Keïta, celui de la résistance multiforme à l'autocratie, le camp du 26 mars, de ses idéaux et de son bilan. Toutes celles et tous ceux qui sont indignés et qui sont choqués par l'indécence des propos du Premier ministre de la Transition devraient en prendre acte, en tirer tous les enseignements et toutes les conséquences », conclut le Comité Directeur du PARENA.

Dans sa déclaration, le Parena indique que le Mali d'aujourd'hui a besoin d'union nationale. « Ainsi, le jour de la Tabaski, enivré par le pouvoir que les colonels lui ont offert sur un plateau, faisant fi de toute décence républicaine, politique et morale, Choguel Maïga s'est livré à une attaque en règle contre le Président Alpha Oumar Konaré et contre le bilan du mouvement démocratique. Prenant des libertés avec les faits, comme d'habitude, l'héritier des 19 novembristes et de l'UDPM s'est livré à un travestissement de l'histoire du Mali à travers des contre-vérités qui sautent à l'œil nu », a souligné le Parena, un parti présidé par l’ancien ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale. Pour le Parena, l'affaiblissement de l'armée malienne a commencé quand, un jour de novembre 1968, des lieutenants ont commandé les colonels et les chefs de bataillons, rompant ainsi la chaîne de commandement et la discipline, force principale des armées. S’agissant de l'école, le Parena indique qu’aucune haine de la démocratie ne saurait justifier le travestissement de la réalité. « Il y a eu en dix ans, entre 1992 et 2002 10 fois plus d'écoles et de lycées que pendant les 23 années du CMLN-UDPM. Il en est de même de la démocratisation de la santé par la multiplication des centres de santé communautaire et de référence. Par ces attaques contre le Président Konaré, Choguel Maïga apporte une preuve supplémentaire qu’il y a bel et bien deux camps dans ce pays : le camp du 19 novembre, du général Moussa Traoré, le camp de Taoudénit et des bagnes du Nord où ont péri, déshumanisés, nombre de détenus, celui de l'UDPM et de leurs associés politiques de tout acabit. Le camp de Modibo Keïta, celui de la résistance multiforme à l'autocratie, le camp du 26 mars, de ses idéaux et de son bilan. Pourquoi Choguel Maïga s'attaque-t-il au premier président démocratiquement élu du Mali ? Croit-il que l'heure de la revanche a sonné ? Se sent-il investi, dans cette croisade revancharde, du soutien des colonels qui se sont emparés du pouvoir en août 2020 ? », révèle la déclaration du Comité Directeur du PARENA. Dès lors, ajoute le parti, il n'y a rien d'étonnant aux propos tenus par Choguel Maïga le jour de la Tabaski. « Pourquoi se gênerait-il ? Il faut se rendre à l'évidence. Toutes celles et tous ceux qui sont indignés et qui sont choqués par l'indécence des propos du Premier ministre de la Transition devraient en prendre acte, en tirer tous les enseignements et toutes les conséquences », conclut le Comité Directeur du PARENA.

A rappeler que cette déclaration du PARENA intervient après celle de Adema-PASJ où le parti demandait au Premier ministre de se « ressaisir et à sortir définitivement des invectives sur les réseaux sociaux, pour se hisser au rang d'homme d'Etat mature, responsable et respectueux des règles républicaines, de nos valeurs sociétales et des anciennes Autorités de la République ».

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique du Mali : L’intraitable Choguel, pourquoi ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-du-mali-lintraitable-choguel-pourquoi-3027833.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Jul 2023 06:52:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le PM Choguel Kokalla Maïga s’est livré à un exercice qui ne lui est pas étranger, pour ne pas dire qu’il y tire son essence politique. Il a certes raté d’être lion, mais il est resté tigre jusqu’au bout des ongles. Le président du MPR n’est pas un tigre que de nom, il dévore sa proie, comme schématisait Aimé Césaire, évoquant le combat de la négritude, face à la persécution des « Noirs » par les « Blancs ».</strong>

Le tigre Choguel révèle sa tigritude très tôt au lendemain de la victoire du mouvement démocratique contre l’UDPM en 1991. Il n’a pas dérogé à l’élan général de création des partis politiques, après la mutation de certaines associations donnant naissance à des partis politiques comme l’Alliance pour la Démocratie au Mali – Parti africain pour la Solidarité et la Justice (Adema -PASJ), le Congrès National d’Initiative démocratique Faso Yiriwa Ton, et la renaissance des partis historiques comme l’Union soudanaise du Rassemblement démocratique africain (Us-RDA), le Parti Progressiste Soudanais (PSP).

Après avoir échoué à recréer l’UDPM, un exercice politiquement osé alors, Choguel Maïga a transformé le lion en tigre, non sans coup de griffes contre ses adversaires politiques, qui furent obligés de céder à l’exigence démocratique de respecter les libertés publiques aux premières heures de l’ère démocratique. L’ancien étudiant en Russie revendiqua l’héritage du régime défunt du président Moussa Traoré et imposa sa présence sur l’échiquier politique national, sans en faire à la diplomatie, malgré son entourage fait d’hommes apparemment sobres comme le Professeur Kanouté, Amadou Daouda Diallo, des anciens leaders de l’Union nationale des Jeunes du Mali (UNJM) dont il a été lui-même un leader.

Mais autre temps, autre mœurs ! Devenu Premier ministre depuis deux ans (juin 2021), l’ancien porte-parole du M5 RFP, Dr. Choguel Kokalla Maïga, devrait mesurer cette hauteur et prôner l’unité politique entre ancien mouvement démocratique et héritiers de l’UDPM, à l’instar des visites rendues lors d’une fête, aux familles de Abdoul Karim Camara dit Cabral, des présidents Moussa Traoré et Modibo Kéita, d’Hammadoun Dicko du PSP. Eviter de raviver les adversités du passé, qui plus est, détourne l’attention sur les enjeux actuels pour cantonner sur un bilan de la gestion d’un président. On pourrait autant dire de négatif du bilan d’un président ou d’un autre. Choguel ne devrait pas cibler l’ancien président Alpha Oumar Konaré. Il l’a fait et la réponse de la famille politique de l’ancien président ne s’est pas fait attendre à travers des déclarations du parti de l’Abeille, l’Adema-PASJ de Marimantia Diarra et du bélier blanc de Tiebilé Dramé. Le Mali traverse une transition à cause des crises politiques et sécuritaires et le ton de tels échanges ne devrait pas venir du Premier ministre. Le milieu politique doit prendre acte de son affaiblissement progressif, y compris de l’estime au profit des militaires au pouvoir, pour ne pas tomber dans le piège de la diversion, pendant la transition. Car à la loupe, cette contradiction se passe entre politiques, et ne fait que renforcer le doute sur les acteurs politiques auprès des populations.

Un clash de ce genre entre le Premier ministre Choguel et l’Adema peut-il conduire à un remake des regroupements du mouvement démocratique d’une part et des Udpemistes d’autre part ? Rien n’est moins sûr, on peut répondre par la négative. On est loin d’un ressac de l’histoire de la sorte. L’opposition entre le OUI et le NON, lors du referendum constitutionnel, a fait penser à un tel scenario, mais l’histoire ne se répètera pas, parce que ni le Mali ni les Maliens des années 2020 ne sont ceux des années 80 et 90. Le 18 Juin 2023, héritiers de l’UDMP et ténors du Mouvements démocratiques, au coude à coude, ont invité les Maliens à voter OUI. Tout comme des membres des mêmes courants ont pu voter NON. Le Mouvement démocratique n’a ni la même composition, ni la même mission en 2023 qu’à la fin des années 80 et au début de celles de 90.

Notre pays se trouve toujours en prise aux menaces qui planent sur son intégrité territoriale et souveraine ; le retour à l’ordre constitutionnel reste une quête incertaine au vu des attaques entre belligérances d’état majors politiques, qui contribuent au renforcement de l’ancrage des militaires au pouvoir. Dans la même veine, l’arrivée des militaires au pouvoir et la durée de la transition sont révélatrices du crédit politique des acteurs auprès des populations ou du moins du peuple malien.

Les enjeux actuels doivent compter au premier chef, la cohésion nationale pour privilégier l’action politique tournée vers les causes nationales : ne pas perdre de vue les menaces qui planent toujours sur notre pays, sur son intégrité, et la sauvegarde des ressources de notre pays ; il urge d’éviter des passe d’armes comme celle qui s’est passée entre les Drs Choguel Kokalla Maïga et Oumar Mariko, ou celle du même Choguel contre le bilan du président Alpha Oumar Konaré, qui a gouverné le pays pendant deux mandats de cinq ans de 1992 à 2002. Il est également évident que chaque Malien, à son niveau, peut contribuer à la construction de l’édifice national, et éviter de danser au jeu des chaises musicales.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Départ annoncé de la MINUSMA : Le PARENA encourage les autorités à poursuivre un dialogue avec les «Nations&#45;Unies en vue du renouvellement du mandat de la MINUSMA »</title>
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<pubDate>Mon, 26 Jun 2023 06:54:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, le 24 juin 2023, le Parti pour la renaissance nationale (PARENA), présidé par l’ancien ministre des affaires étrangères et de la coopération internationales, Tiébilé Dramé, encourage les « autorités transitoires à poursuivre un dialogue constructif avec le Secrétaire Général et le Conseil de Sécurité des Nations-Unies pour trouver les compromis nécessaires en vue du renouvellement du mandat de la MINUSMA ».

Selon le parti Bélier Blanc, le retrait brusque de la MINUSMA risque d'entraîner des conséquences sécuritaires inattendues notamment dans les régions du pays où sont implantées les 12 emprises des casques bleus. « Les conséquences humanitaires d'un départ précipité sont aussi à craindre. La MINUSMA apporte, en effet, un soutien logistique et sécuritaire à la réalisation des programmes d'assistance humanitaire des agences et des ONG. Un retrait brusque des casques bleus perturberait, sans doute, l’acheminement de l'aide humanitaire aux populations nécessiteuses», révèle le communiqué du comité directeur du PARENA.

Le PARENA encourage les autorités transitoires à poursuivre un dialogue constructif avec le Secrétaire Général et le Conseil de Sécurité des Nations-Unies pour trouver les compromis nécessaires en vue du renouvellement du mandat de la MINUSMA. En outre, le PARENA attire l’attention des autorités de transition et de l'opinion publique nationale sur les réalités suivantes : les militaires originaires des pays d'Afrique représentent 55% des 11676 soldats déployés sous le drapeau de l’ONU ; les policiers africains constituent 62% des 1 588 membres de "UN Police" au Mali. Par ailleurs, ajoute le PARENA, la plupart des 306 casques bleus et des fonctionnaires civils des Nations-Unies morts au Mali et pour le Mali sont originaires du Tchad (79 morts), de la Guinée (26 morts), du Togo (26 morts) du Burkina-Faso (25 morts), du Niger (25 morts), d'Égypte (17 morts) et du Sénégal (16 morts).

Selon le parti Bélier Blanc, le Mali qui a tant bénéficié de la solidarité de l'Afrique et du monde depuis les débuts de la crise multidimensionnelle en 2012 devrait se garder de s'engager dans la voie d'un isolement croissant. En s'inclinant devant le sacrifice des FAMa tombés sur le champ d'honneur depuis plus dix ans, le PARENA salue la mémoire de leurs frères d'armes non Maliens qui ont versé leur sang pour que le Mali reste libre et debout ! « Les Maliens voueront une reconnaissance éternelle aux héros morts pour notre pays, aux nombreux blessés, à leurs familles, aux gouvernements et aux peuples de leurs pays. Il n'est pas inutile de rappeler que les charges des 13264 militaires et policiers, des 1613 fonctionnaires civils (nationaux et internationaux) et des 179 Volontaires des Nations-Unies (VNU) sont intégralement assurées par les Nations-Unies », souligne le comité directeur du parti.

Le PARENA souligne, par ailleurs, que la MINUSMA est au cœur des mécanismes de cessez-le-feu depuis l'Accord préliminaire de Ouagadougou (juin 2013) et de suivi de l'Accord pour la paix et la réconciliation nationale (Accord d'Alger, mai-juin 2015). « Son retrait brusque risque d'entraîner des conséquences sécuritaires inattendues notamment dans les régions du pays où sont implantées les 12 emprises des casques bleus. Les conséquences humanitaires d'un départ précipité sont aussi à craindre.

La MINUSMA apporte, en effet, un soutien logistique et sécuritaire à la réalisation des programmes d'assistance humanitaire des agences et des ONG. Un retrait brusque des casques bleus perturberait, sans doute, l’acheminement de l'aide humanitaire aux populations nécessiteuses », a indiqué le PARENA.

En outre, ajoute le parti, en dix ans, près d'un millier de projets à impact rapide (réhabilitation et construction de ponts, de centres de santé, d'écoles et de points d'eau) d'une valeur totale de 24 milliards de FCFA ont été réalisés et directement financés par la MINUSMA pour soulager les difficultés quotidiennes des populations civiles dans plusieurs contrées du pays. « Toutes ces réalités devraient être prises en compte dans le cadre du dialogue en vue du renouvellement du mandat de la mission de l'ONU.

Les griefs du Mali peuvent et doivent faire l'objet d'échanges et de discussions jusqu'à l'atteinte des compromis nécessaires en vue du maintien d'une présence onusienne ayant comme objectifs : la stabilisation, la protection des civils, la mise en œuvre de l'Accord pour la paix, le soutien à la restauration de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire et le soutien au retour à la légalité constitutionnelle », conclut le communiqué du PARENA.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Rencontre entre la FDS et les Communes minières du Mali : Prévention et gestion non violente des conflits issus de l’exploitation minière</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/rencontre-entre-la-fds-et-les-communes-minieres-du-mali-prevention-et-gestion-non-violente-des-conflits-issus-de-lexploitation-miniere-3027026.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Jun 2023 06:49:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la deuxième phase du programme de la paix au Sahel (PSP), la Fondation pour le Développement au Sahel (FDS) et son partenaire EREINE, une ONG allemande, ont initié une rencontre entre les communes minières du Mali pour discuter de manière efficace des mécanismes inclusifs de prévention et de gestion non violente des conflits dans le cadre de la gestion transparente et participative des revenus issus de l’exploitation de l’or, ainsi que dans la promotion de la cohésion sociale et de la quiétude des localités. C’était en présence des représentants du ministre de l’économie et des finances, Aly Boubacar Cissé, et de l’administration Territoriale et de la décentralisation, Abdramane Cissé, à l’Hôtel Millenium, le jeudi 22 juin 2023.

Dans son discours d’ouverture, M. Badra Fofana du FDS a indiqué que l’objectif de la rencontre est d’échanger sur la hausse du taux des investissements sur les revenus miniers. Il a expliqué le travail que fait sa Fondation avec ses partenaires comme EIRENE Sahel dans ce programme et le travail également avec l’ONG ORFED sur la gestion transparente des ressources. Selon lui, les zones d’interventions du programme se situent dans les régions économiques de notre pays, comme Sikasso, Kadiolo, la Commune de Fourou, la région de Koulikoro ( cercle de Kankaba : les communes de Minidjan et Kadiogo). Il a indiqué qu’il s’agit de la prise en compte des préoccupations.

Pour lui, la transparence doit être là, et les droits et devoirs doivent être pris en compte. Il dira que les bénéficiaires s’opposent à toute sorte de violence et que leur stratégie est de travailler avec tous les acteurs locaux sur le terrain dans le domaine d’appui conseil et l’accompagnement des cadres locaux dans l’exploitation minière. « Dans cette optique l’accent est mis par le FDS sur les activités spécifiques : échanges avec les populations, sur le partenariat, le plaidoyer », va indiquer M. Fofana.

Selon lui, il y a des constats, des difficultés, à savoir : le cadre de dialogue entre les sociétés minières et les populations ; l’alignement des plans de développement aux PDSEC. Aussi, il dira que les Sociétés minières ne comblent pas toutes les demandes des populations. Quant aux revendications, chaque maire a expliqué et partagé les expériences des collectivités avec les autres en matière de gestion ; sur la validation d’un positionnement par rapport à la répartition des taux.

Le représentant du ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, porte-parole du gouvernement, dira qu’il faut prendre en compte les conditions de nos populations, car, selon lui, c’est tout le sens de la décentralisation. Il a indiqué que les élus locaux sont désignés par la population et ce sont eux qui sont les premiers lieux de contact entre l’Etat et les populations. Il a fait savoir que les élus contribuent à la crédibilité de l’Etat par leurs actions. Selon lui, les communes qui abritent les zones minières sont très importantes pour l’Etat en raison des ressources. Il n’a pas manqué d’évoquer les problèmes auxquels les communes sont confrontées comme l’insécurité.

Dès lors, M. Cissé a invité les élus à s’impliquer davantage dans la gestion financière des ressources pour améliorer la qualité de vie des populations. Il a invité les uns et les autres à analyser ensemble les contraintes, à savoir les contraintes financières et institutionnelles. Cependant, il a fait savoir qu’il faut régler la question de gouvernance locale pour améliorer le cadre de vie globale des populations, un objectif des autorités de la transition, va-t-il ajouter, à travers le ministère de l’administration Territoriale et de la décentralisation, en améliorant les textes pour contribuer à une meilleure gestion des ressources.

Pour sa part, le représentant du ministre de l’économie et des finances a indiqué que les collectivités doivent travailler pour améliorer les ressources propres et travailler à changer la tendance, à savoir ne pas dépendre de l’Etat.

Pour ce faire, il dira que d’autres taxes peuvent aider en allant vers la digitalisation qui permettra de recenser l’ensemble des contribuables, chose qui va garantir la transparence et la traçabilité.

Enfin, comme recommandations, le représentant du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation demandera aux élus locaux la restitution, la sensibilisation, la formation, la collaboration des collectivités et la Société Civile, l’échange avec les préfets en cas de problèmes, la hausse du taux de prélèvement à hauteur de 70%.

<strong>Fakara Faïnké</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose 2023 : La fondation Orange Mali offre un important lot de médicaments au CRLD</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/journee-mondiale-de-lutte-contre-la-drepanocytose-2023-la-fondation-orange-mali-offre-un-important-lot-de-medicaments-au-crld-3027027.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Jun 2023 06:49:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali à l’instar de la communauté internationale célèbre la journée mondiale de la drépanocytose qui a été décalée 24 Juin au lieu du 19 juin au Centre de Recherche et de Lutte contre la Drépanocytose (CRLD). C’était sous la présidence du ministre de la santé et du développement social Mme Diéminatou Sangaré. Elle avait à ses côtes le représentant résidant de l’OMS au Mali Christian Itama et plusieurs acteurs de lutte contre la pathologie au Mali. Une occasion d’informer sur cette maladie génétique du sang, mais surtout de sensibiliser le public sur l’importance et la nécessité de se faire dépister. La fondation Orange Mali a saisi l’occasion pour offrir un important lot de médicaments au Centre de Recherche et de lutte contre la Drépanocytose (CRLD).

Peu connue du grand public, la drépanocytose est pourtant la maladie génétique la plus fréquente dans le monde. À l’origine, la maladie touchait principalement le continent africain considéré comme l’un des foyers originels de la pathologie. Mais avec les mouvements migratoires, tous les pays sont aujourd’hui touchés par le fléau a indiqué la représentante du président de l’Association Malienne de Lutte contre la Drépanocytose (AMLUD) Mme Fatoumata Togola.

Elle ajoutera que la drépanocytose est une maladie génétique qui peut avoir des conséquences graves sur la santé. « Le dépistage précoce de cette maladie peut faire toute la différence, car il permet non seulement de détecter la drépanocytose dès les premiers stades, mais aussi d’avoir une prise en charge adaptée et préventive », a-t-elle signalé.

Elle a rendu un vibrant hommage à feue Fatoumata Coulibaly dite FC, ancienne secrétaire générale de l’association qui nous a quitté tout en saluant sa bravoure qui, selon elle, leur ont permis de surmonter plusieurs obstacles qui se sont dressés sur leur chemin. « Aujourd’hui, nous célébrons la journée mondiale de la drépanocytose, une occasion importante pour sensibiliser, éduquer et soutenir les personnes atteintes de cette maladie génétique.

En tant que Centre de Recherche et de lutte contre la Drépanocytose engagé dans la lutte contre la maladie, nous voulons partager des informations essentielles et apporter notre soutien à tous ceux qui sont touchés » a indiqué le professeur Mounir Baby, président du Centre de Recherche et de lutte contre la Drépanocytose (CRLD).

Elle se manifeste par trois symptômes principaux : l’anémie, les crises douloureuses, qui peuvent toucher différents organes, une moindre résistance à certaines infections, a-t-il affirmé avant de mettre la lumière sur le combat qu’ils sont en train de mener au sein du centre pour soulager la souffrance des drépanocytaires du Mali. Mme Coulibaly Awa Diallo, l’administratrice de la fondation Orange Mali, après la remise d’un important lot de médicaments pour soulager la souffrance des patients, a rassuré que sa structure est et restera engagée dans le cadre de la lutte contre la drépanocytose au Mali.

Dr Christian Itama le représentant résidant de l’OMS au Mali a, dans ces propos, évoqué les innovations dans le cadre de la lutte contre la drépanocytose notamment la transplantation au niveau des moelles épineuses pour soulager la souffrance des malades tout en notant que ces innovations ne sont pas encore disponibles dans les pays à revenu faible comme le nôtre.

Quant au ministre de la santé et du développement social Mme Diéminatou Sangaré, elle a annoncé qu’au Mali, c’est plus de 6000 naissances chaque année d’enfants atteints de la drépanocytose. Selon elle, la pathologie est un véritable problème de santé publique qui touche près de 12% de la population malienne et que près de 5% de la population mondiale portent les gènes caractéristiques des hémoglobinopathies, qui sont principalement ceux de la drépanocytose.

La première responsable du département de la santé a rappelé les différentes mesures mises en place dans le cadre de la lutte contre la maladie qui a abouti à la création du Centre de Recherche et de lutte contre la Drépanocytose (CRLD) en 2008 et que malgré les avancées notoires que des défis demeurent et que le gouvernement mettra tout en œuvre pour les relever au grand bonheur des drépanocytaires du pays.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>

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<title>Résultats du DEF 2023 au Mali : 74 375 admis sur 245 288 inscrits, soit 30,32% de réussite</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/resultats-du-def-2023-au-mali-74-375-admis-sur-245-288-inscrits-soit-3032-de-reussite-3027022.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Jun 2023 06:45:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les résultats du Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF) ont été proclamés, le samedi 24 juin 2023, par le ministère de l’Education nationale. Les résultats obtenus à cet examen se présentent comme suit : Nombre total des candidats inscrits 245288 ; Nombre total des admis 74 375, soit 30,32% de réussite. 28,51% de filles et 32,08% de garçons admis selon le site du ministère de l’éducation nationale. Notons que le succès du DEF de cette année est l’œuvre de tous les acteurs. L’examen du DEF a bénéficié de la mobilisation des membres du gouvernement, de tous les segments de l’administration, des syndicats d’enseignants, de la Fédération nationale des parents d’élèves, des associations des élèves et étudiants...

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<title>Résultats provisoires du référendum constitutionnel du 18 juin 2023 / OUI : 97%, NON : 3%, Taux de participation: 39,40%</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/resultats-provisoires-du-referendum-constitutionnel-du-18-juin-2023-oui-97-non-3-taux-de-participation-3940-3027023.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Jun 2023 06:44:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), Me Moustapha Cissé a procédé, le vendredi 23 juin 2023, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), à la proclamation des résultats provisoires du référendum constitutionnel du 18 juin 2023. Ainsi, sur 8 463 084 d’inscrits, il y’a eu 3 334 531 votants dont 27 129 bulletins nuls. Le nombre de suffrages exprimés s’élève à 3 307 402. En tout, 3 208 230 ont voté « OUI » soit 97%, tandis que 99 181 ont voté « NON » soit 3%. Le taux de participation est de 39,40%. « Les présents résultats provisoires proclamés seront immédiatement transmis à la Cour Constitutionnelle qui est seule compétente pour proclamer les résultats définitifs du scrutin référendaire du 18 juin 2023», a précisé le président de l’AIGE.

«Vu la loi n°2022-019 du 24 juin 2022, modifiée, portant loi électorale. Après avoir totalisé les résultats des procès verbaux des opérations du scrutin, je proclame solennellement les résultats du référendum constitutionnel du 18 juin 2023 qui se présentent ainsi qu’il suit : scrutin du 11 juin 2023, vote par anticipation des membres des forces de défense et de sécurité (Inscrits : 78 941 ; Votants : 57 654 ; Bulletins nuls : 609 ; Suffrages exprimés 57 045 ; Taux de participation: 73,03% ; OUI : 53 586 soit 93,94% ; NON: 3 456 soit 6,06%). Scrutin du 18 juin 2023 (Inscrits : 8 463 084 ; Votants : 3276 877 ; Nuls : 26 520 ; Suffrages exprimés : 3 250 357 ; Taux de participation : 38,72% ; OUI : 3 154 644 soit 97,06% ; NON : 95 725 soit 2,94%). Le scrutin global (Inscrits : 8 463 084 ; Votants : 3 334 53 ; Nuls : 27 129 ; Suffrages exprimés : 3 307 402 ; Taux de participation : 39,40% ; OUI : 3 208 230 soit 97,00% ; NON : 99 181 soit 3,00% », a déclaré le président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé.

Avant d’ajouter que les résultats provisoires ainsi proclamés seront publiés bureau de vote par bureau de vote sur le site web de l’AIGE, conformément à la loi électorale. En outre, il a précisé que les présents résultats provisoires proclamés seront immédiatement transmis à la Cour Constitutionnelle qui est seule compétente pour proclamer les résultats définitifs du scrutin référendaire du 18 juin 2023, après toutes les vérifications et rectifications si nécessaire.

Selon Me Moustapha Cissé, la présente proclamation des résultats provisoires du référendum constitutionnel du 18 juin 2023 a lieu conformément aux articles 150 et 151 de la loi électorale. L’Article 150 dispose que « Dans le District et dans chaque Cercle, Ambassade ou Consulat, une Commission de centralisation créée par décision du Coordinateur de l’AIGE, siégeant à la Coordination de l’AIGE, totalise dès la clôture du scrutin et au fur et à mesure de l’arrivée des procès-verbaux, les résultats du scrutin. Cette commission, présidée par le Coordinateur de l’AIGE dans le District, dans le Cercle, dans l’Ambassade ou le Consulat, comprend : les représentants de l’AIGE ; six représentants des Partis politiques.

La commission transmet sans délai au Président de l’AIGE le procès-verbal récapitulatif des résultats du scrutin signé par tous les membres de la commission accompagné des pièces qui doivent y être annexées ». Aux termes de l’article 151 : « Le Président de l’AIGE met en place une Commission nationale de centralisation comprenant : les représentants de l’AIGE ; douze représentants des Partis politiques. La Commission transmet sans délai au Président de l’AIGE le procès-verbal récapitulatif des résultats du scrutin signé par les membres de la Commission.

Le Président de l’AIGE totalise les résultats des procès-verbaux des opérations du scrutin et proclame les résultats provisoires dans les cinq jours qui suivent la date du scrutin. Le Président de l’AIGE transmet, sans délai à la Cour Constitutionnelle, les résultats provisoires accompagnés des procès-verbaux des opérations du scrutin. La publication des résultats se fait par bureau de vote ». Me Cissé a fait savoir que la cérémonie de proclamation des résultats s’inscrit dans la mise en œuvre des deux dispositions légales citées ci-dessus, relatives à la centralisation des résultats du scrutin référendaire du 18 juin 2023 avec le vote anticipé du 11 juin 2023 des membres des Forces de Défense et de Sécurité.

S’agissant de ce vote anticipé, il a précisé que son dépouillement s’est effectué en même temps que celui du scrutin général du 18 juin 2023 et que ses résultats ont également été totalisés. « Le scrutin référendaire s’est tenu sur l’ensemble du territoire national et dans toutes les missions diplomatiques et consulaires du Mali, excepté 1121 bureaux de vote. Le processus de centralisation s’est déroulé selon le schéma suivant : Dans un premier temps, la Commission a reçu à travers une Plateforme, les résultats saisis électroniquement et validés par les Commissions locales de centralisation du District, des Cercles, Ambassades et Consulats.

Dans un second temps, la Commission nationale de centralisation a réceptionné les procès-verbaux transmis sous enveloppe scellée et cachetée. On précisera à ce niveau qu’avant leur validation, les résultats transmis électroniquement sur la Plateforme ont été confrontés avec les résultats issus des procès-verbaux », a-t-il dit. Il a indiqué que tout au long de la préparation de ce scrutin référendaire et de son déroulement, le seul objectif visé par l’AIGE a toujours été d'offrir au peuple malien des élections libres, transparentes et apaisées. « Je remercie tous ceux qui ont participé à la préparation et au déroulement de ce scrutin, en particulier le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation dont l’appui fut d’un apport capital », a déclaré le président de l’AIGE.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<title>Mali : Les groupes signataires de l’Accord rejettent la nouvelle constitution et demandent le renouvellement du mandat de la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-groupes-signataires-de-laccord-rejettent-la-nouvelle-constitution-et-demandent-le-renouvellement-du-mandat-de-la-minusma-3026752.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 23 Jun 2023 09:28:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué publié le 21 juin 2023, les différents mouvements armés du Nord , regroupés au sein du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement( CSP-PSD), ont réitéré leur rejet du texte de la nouvelle constitution et demandé le renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation au Mali (Minusma).</strong>

Selon le CSP-PSD, qui regroupe les mouvements signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger (la CMA et la plateforme des mouvements du 14 juin 2014 ) et une partie des mouvements de l’inclusivité, dans les zones qu’il contrôle, particulièrement la région de Kidal et la quasi-totalité des localités ( communes et cercles) des régions Nord du Mali, aucun vote ne s’est deroulé le 11 ni le 18 juin, à l’exception des chefs lieu des régions et des cercles des régions de la région de Gao, de Tombouctou et Ménaka « où les urnes ont été bourrées sans retenue. » « Vu les irrégularités qui ont entaché tout le processus de cette constitution qui n’est ni inclusive ni consensuelle, le CSP-PSD ne saurait reconnaître le texte », lit-on dans le communiqué du CSP-PSD qui rappelle qu’il avait fait « toutes les concessions pertinentes en demandant un compromis entre les parties signataires avant la tenue du référendum du 18 juin ».

Concernant le retrait sans délai de la Minusma demandé par les autorités maliennes, le CSP-PSD s’est dit « consterné » et « met en garde contre les conséquences directes sur les populations déjà fragilisées par le terrorisme et le sous-développement ». « Le CSP-PSD est convaincu que le retrait de la Minusma sera un coup fatal porté délibérément contre l'Accord pour la paix, dont la mise en œuvre est poussive depuis sa signature et dont le gouvernement malien porte l'entière responsabilité », selon le CSP-PSD.

« Le départ de la Minusma sans autre alternative crédible constituerait une menace pour la sécurité du Mali et toute la région. En conséquence, le CSP-PSD demande le renouvellement de son mandat », détaille, dans son document, le CSP-PSD.

<strong>M.K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Me Moustapha Cissé, Président de l’AIGE à propos du scrutin référendaire : «Plus de 24 000 bureaux de votes sur un total de 24 416 ont été traités, le taux de participation est de 38% »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/me-moustapha-cisse-president-de-laige-a-propos-du-scrutin-referendaire-plus-de-24-000-bureaux-de-votes-sur-un-total-de-24-416-ont-ete-traites-le-taux-de-participation-est-de-38-3026648.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Jun 2023 06:20:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Hier, mercredi 21 juin 2023, le Président de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), Me Moustapha Cissé, a animé un point de presse au Centre international de conférence de Bamako (CICB) pour faire le point sur le déroulement des travaux de la commission nationale de centralisation des résultats. Selon lui, la proclamation des résultats provisoires du scrutin référendaire est prévue au plus tard, le 23 juin 2023. «A ce jour, au regard du niveau de traitement des résultats acheminés à l'AIGE et comparés avec les résultats électroniques transmis sur la plateforme, la Commission Nationale de Centralisation est en mesure d'annoncer avec certitude que plus de 24 000 bureaux de votes sur un total de 24 416 ont été traités. A ce stade de la centralisation des résultats de l'intérieur et de l'étranger, le taux de participation est de 38% », a déclaré le président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé.

L'Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) informe l'opinion nationale et internationale que la Commission Nationale de Centralisation des votes à l'occasion du Référendum siège sans désemparer depuis la fermeture des bureaux de vote, le 18 juin 2023. Le président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé, a fait savoir que ladite commission est composée de 21 membres dont les représentants de l'AIGE, du courant OUI et du courant NON. Selon lui, la présence des membres de la Commission Nationale a été constatée par acte d'huissier avant le démarrage des travaux. Il a précisé que des personnes ressources sont déployées pour appuyer les travaux de la Commission. « La centralisation des résultats se déroule selon le schéma suivant :

Dans un premier temps, la Commission Nationale reçoit à travers une plateforme les résultats transmis électroniquement par des techniciens de l'AIGE déployés au niveau des Commissions Locales de Centralisation. Il faut savoir que les résultats des communes, ambassades et consulats sont centralisés au niveau de la Commission Locale du Cercle, du District, de l'Ambassade ou du Consulat.

Dans un second temps, elle reçoit les procès-verbaux transmis sous enveloppe scellée et cachetée qui sont comparés avec les résultats transmis électroniquement sur la plateforme. A ce jour, au regard du niveau de traitement des résultats acheminés à l'AIGE et comparés avec les résultats électroniques transmis sur la plateforme, la Commission Nationale de Centralisation est en mesure d'annoncer avec certitude que plus de 24 000 bureaux de votes sur un total de 24 416 ont été traités.

A ce stade de la centralisation des résultats de l'intérieur et de l'étranger, le taux de participation est de 38% », a déclaré Me Moustapha Cissé. Il a indiqué que ce pourcentage ne concerne que les résultats du scrutin général du 18 juin 2023, et est susceptible d'évoluer favorablement avec l'arrivée continue des résultats et la prise en compte dans le décompte final du vote anticipé des membres des Forces de Défense et de Sécurité, qui s'est déroulé une semaine plutôt et dont le dépouillement a eu lieu au même moment que celui du scrutin général du 18 juin 2023. « En tout état de cause, pour l'AIGE, chaque suffrage compte et les résultats reflètent les votes exprimés. Enfin, retenez que les résultats provisoires définitifs vous seront communiqués conformément au délai fixé par la loi électorale sur cinq jours à compter de la tenue du scrutin référendaire, soit au plus tard, le 23 juin 2023 », a conclu le président de l’AIGE.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Abidjan : Afrobarometer outille des journalistes sur « l’analyse et l’interprétation des données »</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/abidjan-afrobarometer-outille-des-journalistes-sur-lanalyse-et-linterpretation-des-donnees-3026497.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 06:54:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Grand Hôtel d’Abidjan (Côte D’Ivoire) a abrité, les 13 et 14 juin 2023, l’atelier de formation des journalistes sur « l’analyse et l’interprétation des données sur les attitudes du public ». Ledit atelier de deux jours a été conçu par Afrobarometer pour fournir aux journalistes les outils et les compétences nécessaires pour analyser et interpréter efficacement les données dans leurs reportages, leur travail de manière général. Plusieurs journalistes de la sous-région ont pris part à cet atelier international. Outre des journalistes de la Côte d’Ivoire, on peut citer des journalistes du Bénin, du Burkina Faso, du Gabon, de la Guinée Conakry, du Maroc, du Togo, de la Tunisie, du Sénégal et du Mali dont votre fidèle serviteur. On notait également la présence des responsables d’Afrobaromter comme Hassana Diallo, Josephine Sanny et Dominique Dryding.

Afrobarometer a démarré, le 13 juin dernier à Abidjan, une série de formations visant à fournir aux journalistes et aux acteurs de la société civile les outils et les compétences nécessaires pour analyser et interpréter efficacement les données sur les attitudes du public. D’abord, du 13 au 14 juin 2023, 15 journalistes ont appris à incorporer les données dans les articles de presse pour une meilleure compréhension des sujets. Les participants viennent du Bénin, du Burkina Faso, du Gabon, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, du Maroc, du Togo, de la Tunisie et du Sénégal. Ensuite, après la formation des journalistes, celle des organisations de la société civile a démarré, le jeudi 15 juin 2023 au grand hôtel d’Abidjan pour prendre fin, le vendredi 16 juin 2023. Ledit atelier, également, de deux jours, étaient destiné aux acteurs de la société civile qui souhaitaient apprendre à utiliser efficacement les données d'Afrobarometer pour faire avancer leur travail de plaidoyer et renforcer leurs capacités de recherche.

Durant ces deux sessions de formation destinées aux journalistes et des acteurs de la société civile, les participants ont eu l'occasion d’acquérir une compréhension plus approfondie de la méthodologie de collecte de données d'Afrobarometer et des résultats de l'enquête ; d’apprendre à accéder aux données d'Afrobarometer et à les utiliser pour développer des histoires convaincantes basées sur des perspectives fondées sur des données ; de participer à des exercices pratiques pour développer des compétences en matière d'analyse et d'interprétation des données ; de travailler en réseau et partager des expériences avec d'autres journalistes et acteurs de la société civile de toute l’Afrique francophone.

Hassana Diallo, coordinateur des communications pour l’Afrique francophone d’Afrobarometer, a souligné l’objectif visé à travers ces formations : « La nouvelle stratégie d'Afrobarometer accorde une attention particulière à la collaboration avec les médias et à davantage d'implication des organisations de la société civile dans l'utilisation des données. C'est dans ce cadre qu’Afrobarometer organise cette formation. Il s'agit du deuxième d'une série d'ateliers régionaux et nous prévoyons d’en faire d’autres pour outiller les médias et les Organisations de la société civile (OSC) sur l’usage efficace des données Afrobarometer ». Selon les organisateurs, le renforcement des capacités fait partie intégrante du travail d'Afrobarometer. « En plus de former des individus et des organisations à la collecte de données, nous travaillons sur le renforcement des capacités des utilisateurs de nos données. Les formations pour les OSC et les journalistes que nous organisons cette année visent à élargir le pool d'utilisateurs des données d'Afrobarometer. Ce faisant, nous espérons renforcer notre engagement à faire en sorte que les voix des citoyens soient un pilier essentiel de la politique et de la prise de décision en Afrique », soulignent les responsables d’Afrobaromter.

A noter qu’Afrobarometer (AB) est une source fiable de données et d'analyses de haute qualité sur ce que pensent les Africains. Avec un historique inégalé de plus de 350.000 entretiens dans 41 pays, représentant les opinions d'environ 75% de la population africaine. Afrobarometer mène la charge pour combler le manque de données sur le continent. Les données d'AB alimentent de nombreux indices mondiaux, tels que l'Indice Ibrahim de la Gouvernance Africaine, le Baromètre Mondial de la Corruption de Transparency International et les Indicateurs Mondiaux de Gouvernance de la Banque Mondiale. Les données sont également utilisées pour les analyses de risque pays et par les agences de notation comme l’Economist Intelligence Unit. Tous les ensembles de données d’Afrobarometer sont accessibles au public sur le site web et peuvent être analysés gratuitement à l'aide de l’outil d’analyse des données en ligne d'Afrobaromter.

Aguibou Sogodogo, envoyé spécial à Abidjan

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<title>Les Observateurs électoraux face à la presse suite au scrutin référendaire : «Le scrutin s’est déroulé dans des conditions acceptables, malgré des incidents dans plusieurs localités »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-observateurs-electoraux-face-a-la-presse-suite-au-scrutin-referendaire-le-scrutin-sest-deroule-dans-des-conditions-acceptables-malgre-des-incidents-dans-plusieurs-localites-3026494.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 06:51:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les responsables de la Mission d’observation des élections au Mali (MODELE Mali) regroupés au sein de la Synergie 22 (comprenant 43 organisations de la société civile malienne) étaient face à la presse, le lundi 19 juin 2023, à l’hôtel Salam de Bamako pour faire le compte rendu de leur observation du scrutin référendaire tenu le 18 juin dernier. « La Mission a déployé 3 075 Observateurs et Observatrices, pour observer le référendum du 18 juin 2023. Le Référendum constitutionnel s’est tenu le dimanche 18 juin 2023 sur l’ensemble du territoire national, excepté la région de Kidal. Le scrutin référendaire s’est déroulé dans des conditions acceptables dans la majeure partie des localités observées par la MODELE Mali, malgré des incidents signalés dans plusieurs localités. Le taux de participation est d’environ 28% pour l’ensemble des bureaux couverts par la MODELE », a déclaré le chef de la MODELE-Mali, Dr. Ibrahima Sangho.

Cette conférence de presse était animée par le chef de MODELE Mali ; Dr. Ibrahima Sangho, en présence de Abdoulaye Guindo de DONIBLOG (la communauté des Blogueurs du Mali) ; de Mamadou Lamine Diarra du CONSORTIUM ELE-Citoyenneté Droits Humains Inclusifs ; du directeur exécutif de la Fondation Twindi, Tidiani Togola et d’autres personnalités. Selon le conférencier, Dr. Ibrahima Sangho, la MODELE Mali a déployé 3 075 Observateurs et Observatrices, pour observer le référendum du 18 juin 2023.

Avant d’ajouter que le Référendum constitutionnel s’est tenu le dimanche 18 juin 2023 sur l’ensemble du territoire national, excepté la région de Kidal. « Le scrutin référendaire s’est déroulé dans des conditions acceptables dans la majeure partie des localités observées par la MODELE Mali, malgré des incidents signalés dans plusieurs localités.

Cependant, des observateurs n’ont pas eu accès à certaines commissions de centralisation des résultats. Le taux de participation est d’environ 28% pour l’ensemble des bureaux couverts par la MODELE », a souligné Dr. Sangho.

Avant de signaler que les dysfonctionnements remontés concernent : la présence de 05 bureaux de vote dans la même salle à Baye, cercle de Bankass (région de Mopti); l’utilisation de téléphone portable dans certains bureaux de vote ; le matériel électoral brûlé dans le village de Chikata, commune de Dianguirdé, (cercle de Diéma) par des individus armés non identifiés ; le non-fonctionnement pour cause d’insécurité de 23 Bureaux de Vote (BV) sur 38 dans le cercle de Youwarou, 25 BV sur 34 à Ouenkoro dans le cercle de Bankass, 37 BV sur 47 à Segué dans le cercle de Bankass ; la délocalisation des bureaux de vote des communes de Baye, Sokoura, Ouenkoro, Segué à Bankass ville, pour raison d'insécurité ; la perturbation du vote dans la commune de Bodio (Bandiagara), à cause d’une attaque terroriste ; l’absence de vote dans les communes Diankabou, Bamba, Kassa, Dinangourou (Koro) ; dans la commune de KalaSiguida , cercle de Niono, les présidents des bureaux de vote N'godjila et Manialé ont été enlevés par des hommes armés ; l’enlèvement des urnes dans trois villages dans la commune de Fallou cercle de Nara à Kolomina, Digue et Sébougou ; les urnes des bureaux de vote à Koronga (Nara) ont été emportées par des hommes armés ;; dans la commune de Femaye, à Taga, cercle de Djenné, le président et ses assesseurs ont été enlevés par des individus armés; dans le cercle de Bankass, les bureaux de vote des communes de Koulogo-Habé et Tori ont été délocalisés à Diallassagou pour cause d'insécurité ; dans les communes de Tougouni et Sirakorobougou, (Koulikoro) les djihadistes ont emporté des urnes ; dans le cercle de Niafunké à Tondidarou Saré, des agents électoraux ont été enlevés, battus et ligotés par des inconnus avant d’être admis au centre de santé de référence (CSREF). « Leurs motos et téléphones ont été emportés », révèle la déclaration liminaire de la MODELE-Mali. La MODELE MALI, sur la base des constatations faites par ses observateurs à long terme (OLT) et ses observateurs à court terme (OCT), recommande aux autorités de procéder à l’audit du fichier électoral après une révision plus participative et plus inclusive des listes électorales ; de déterminer les circonscriptions électorales après une large information des populations sur les effets du découpage électoral ; de procéder à la publication du budget des élections ; de créer des listes électorales spécifiques pour les électeurs autorisés à voter par anticipation ; de permettre la présence des observateurs électoraux aux séances de centralisation des résultats de scrutin ; de publier les résultats bureau de vote par bureau de vote, avant le début du contentieux ; de créer les conditions permettant d’assurer une participation sereine des candidats et des électeurs aux processus électoraux.

Répondant aux questions des journalistes, le conférencier a fait savoir que le défi de l’organisation du scrutin a été relevé, mais le défi de participation reste à relever.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Yacouba Katilé à propos du référendum constitutionnel : «Nous avons choisi OUI pour le Mali »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/yacouba-katile-a-propos-du-referendum-constitutionnel-nous-avons-choisi-oui-pour-le-mali-3026491.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 06:45:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La 4ème session ordinaire de la 6ème mandature du Conseil économique social et culturel (CESC), s'est déroulée du 05 au 19 juin 2023 au siège de l’institution à Koulouba (Bamako), sur le thème «La finalisation du recueil annuel 2023 des attentes, des besoins et des problèmes de la société civile ». La cérémonie de clôture, tenue le lundi 19 juin 2023, était présidée par le président du CESC, Yacouba Katilé, en présence des autres membres du CESC ; du représentant du Premier ministre, Ibrahim Ikassa MAÏGA, et d’autres personnalités. Plusieurs recommandations sont issues des travaux dont la réduction du chômage par la création d'emploi et l'assainissement de l'Administration Publique ; la lutte contre le banditisme en dotant les services de sécurité de moyens adéquats. Au cours de la cérémonie de clôture, Yacouba Katilé a évoqué le référendum constitutionnel tenu le 18 juin dernier. «Nous avons choisi OUI pour le Mali », a-t-il dit.

Les recommandations issues des travaux sont entre autres : règlementer les exportations de l'aliment bétail et subventionner conséquemment les intrants à hauteur de 50% ; aménager davantage de dépôts de transit et finaux pour assurer la gestion des déchets ; faire un programme spécial de réhabilitation de toutes les routes en état de dégradation avancée ; élaborer un programme de construction et de réhabilitation des bâtiments administratifs ; réduire le chômage par la création d'emploi et l'assainissement de l'Administration Publique ; lutter efficacement contre le banditisme en dotant les services de sécurité de moyens adéquats ; créer un guichet unique d'accueil des Maliens établis à l'extérieur, à l'Aéroport International de Bamako, pour mieux faciliter les formalités à l'arrivée et au départ. « De notre installation en juillet 2021 à nos jours, la 6ème mandature du Conseil Economique, Social et Culturel est à sa 3ème production du recueil annuel des attentes, des besoins et des problèmes de la société civile, en dépit de certaines contraintes majeures, dont le contexte sécuritaire », a souligné le présidé du CESC, Yacouba Katilé.

Avant de relever certaines des récurrentes attentes exprimées par la société civile en matière de développement rural et Energétique ; d’'Education/ Formation / Emploi ; de Santé et développement social. « Le 18 juin s'est tenue l'élection référendaire sur le projet de la nouvelle constitution. Face à l'histoire, nous avions pris la décision courageuse et très logique de donner notre onction pour le OUI.

OUI pour l'instauration d'une gouvernance vertueuse fondée sur le principe de redevabilité avec comme ancrage la démocratie participative ; OUI pour le maintien et le renforcement des missions du Conseil Economique, Social et Culturel. Pour tout dire, nous avons choisi OUI pour le Mali », a déclaré Yacouba Katilé.

Selon lui, une fois adoptée par le peuple souverain du Mali, promulguée par le Président de la Transition, la nouvelle loi fondamentale prévoit une rallonge de la session ordinaire du CESC de 15 jours à un mois désormais.

En outre, dit-il, les membres porteront le titre de « Conseiller de la République ». «Si nos anciennes prérogatives enregistrent une nette amélioration, dans le même temps, il n'en demeure pas moins que de nouvelles missions sont assignées à l'Institution. Il s'agit entre autres de l'ajout du vocable « Environnemental » et particulièrement la mission de suivi », a conclu le président du CESC.

Au cours de cette cérémonie de clôture, il y a eu des motions de félicitations et de soutien au président du CESC, Yacouba Katilé et au Président de la transition, Assimi GOÏTA.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scrutin référendaire à Kalabancoro, Kalabancoura et à Badalabougou / *Faible affluence devant les bureaux de vote / *Des électeurs avaient du mal à retrouver leur carte et bureau de vote</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/scrutin-referendaire-a-kalabancoro-kalabancoura-et-a-badalabougou-faible-affluence-devant-les-bureaux-de-vote-des-electeurs-avaient-du-mal-a-retrouver-leur-carte-et-bureau-de-vote-3026191.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 06:31:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Hier, dimanche 18 juin 2023, le scrutin référendaire sur le projet de constitution de la République du Mali s’est tenu un peu partout à travers le pays. A Kalabancoro, Kalabancoura et à Badalabougou (Bamako) où une de nos équipes de reportage a sillonné les différents centres de vote, les opérations de vote se sont déroulées dans le calme sans incident. Mais, au moment de passage de notre équipe, on remarquait une faible affluence devant les bureaux de vote. En outre, certains électeurs avaient des difficultés à retrouver leur carte d’électeur et leur bureau de vote pour pouvoir voter OUI ou NON à une nouvelle constitution au Mali.</strong>

Il est 14h35, la forte affluence n’était pas au rendez-vous au centre de vote de l’école publique de la Kalabancoro ADEKEN. Ici, il y a 23 bureaux de vote pour plus de 11 000 électeurs. Le matériel, aussi bien que les agents électoraux étaient sur place. Selon les présidents du bureau N°11 et N°19 (Ibrahima Hamadoun et Kassoum Bengaly), l’affluence des électeurs est minime. Avant d’ajouter que les opérations de vote se déroulent bien sans incident. C’est dans ce centre que le président du Conseil national de transition (CNT), Colonel Malick Diaw, a voté où il a mis l’accent sur la cohésion sociale au Mali.

Après ce centre, notre équipe de reportage mène cap sur le centre de vote Groupe scolaire Mamadou Kounta où il y a 43 bureaux de vote pour plus de 21 électeurs. Là aussi, la grande affluence n’était pas visible. Selon le coordinateur de ce centre, Madani Diabaté, Kalabancoro compte au total 243 bureaux en raison de 500 votants par bureau. Au centre de vote de Bacodjicoroni A (Commune V du district de Bamako), notre équipe de reportage a eu un entretien avec le coordinateur dudit centre, Boubacar Diakité. Ce dernier a fait savoir que son centre compte 23 bureaux de vote. Avant d’ajouter que l’affluence monte et descend au niveau de son centre. « Au départ à 8heures, il y avait du monde, mais aux environs de 10 heures, l’affluence était faible.

De 13h à maintenant 15h37, il y a du monde…l’affluence n’est pas énorme comme les précédentes élections », a-t-il dit. Il a félicité les autorités de la transition qui ont pu organiser le scrutin référendaire. C’est au niveau du centre de vote de Kalabancoura 1er cycle et de 2ème cycle (Commune V de Bamako) que les électeurs avaient vraiment du mal à retrouver leur carte d’électeur et leur bureau de vote. Les centres d’orientation qui y étaient installés étaient débordés par des demandes de carte et de bureaux de vote. S’il y avait un rang auprès de ces centres d’orientation pour guider les électeurs, ce n’était pas le cas devant les bureaux de vote. Le coordinateur de ce centre, M. Diakité, était au four et au moulin pour pouvoir satisfaire les électeurs. Le centre de vote de Kalabancoura 1er cycle compte 44 bureaux de vote, tandis que le centre de vote de Kalabancoura 2ème cycle compte 55 bureaux de vote. Le constat de peu d’affluences a été également fait par le président de l’Observatoire Guinéen pour les élections libres et transparentes (OGELT), Thierno Saliou Keïta. Selon lui, c’est la sensibilisation qui n’a pas bien marché.

Le dernier centre sillonné par cette équipe de reportage est celui du groupe scolaire Mamadou Goundo Simaga de Badalabougou 1er cycle et 2ème cycle (Commune V de Bamako). Selon le président du centre groupe scolaire Mamadou Goundo Simaga de Badalabougou 1er cycle, Mamadou Coulibaly, les opérations de vote se déroulent dans le calme sans incident. Il a fait savoir que son centre a 28 bureaux de vote.

A l’en croire, l’affluence était un peu timide. Mais à une heure de la fermeture des bureaux de vote, dit-il, les électeurs commencent à venir. La coordinatrice du Centre groupe scolaire Mamadou Goundo Simaga de Badalabougou 2ème cycle, Mme Dansogo Clémentine Samaké abonde également dans le même sens. Elle reconnait que dans son centre, certains avaient de la peine à retrouver leur bureau de vote.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le président de la Transition Assimi Goïta à la Nation : « Je voudrais appeler tous les Maliens, quelle que soit l’issue de ce référendum, à se donner la main »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-president-de-la-transition-assimi-goita-a-la-nation-je-voudrais-appeler-tous-les-maliens-quelle-que-soit-lissue-de-ce-referendum-a-se-donner-la-main-3026187.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 06:27:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Plus de 8 millions d’électeurs maliens étaient appelés au vote du projet de nouvelle constitution hier, dimanche 18 juin 2023, à travers le pays. Deux bulletins étaient à la disposition des électeurs. Il s’agit du bulletin blanc qui affirme le « Oui » et le bulletin « Rouge » qui conteste ce document fondamental du pays. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta s’est acquitté de son devoir civique en votant au groupe scolaire Amadou Haya Sanogo de Kati. Pour le Chef de l’Etat, le référendum ouvre la voie à un Mali nouveau, fort, efficace et émergent au service du bien-être de la nation. Le président Goïta a invité ses compatriotes à l’union sacrée quelle que soit l’issue des résultats de ce référendum.

Les Maliens de l’intérieur et de l’extérieur étaient face à l’histoire, hier, dimanche, pour se prononcer sur le vote d’un nouveau texte de projet de constitution en remplacement de la constitution en vigueur qui date de 1992. Plusieurs régimes ont tenté de réviser le texte sans succès. C’est sous la transition dirigée par le Colonel Assimi Goïta que les citoyens se sont prononcés sur ce texte capital pour la vie de la nation. Ce dimanche 18 juin 2023, jour de vote du référendum, le président de la Transition s’est déplacé pour se rendre au groupe scolaire Amadou Haya Sanogo de Kati. A son arrivée, le Chef de l’Etat, sous forte escorte militaire, a été accueilli par le ministre de la Justice qui avait à ses cotés le préfet de Kati, le président de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) et le maire de la commune urbaine de Kati.

Le président de la Transition a voté aux environs de 08 heures 05 minutes, dans le bureau de vote N°6 au groupe scolaire Amadou Haya Sanogo de Kati. Après s’être prêté à l’exercice de ce devoir civique, le Colonel Assimi Goïta saluera la résilience du peuple malien « Je tiens à remercier le tout puissant Allah qui nous a montré ce jour et aussi saluer la résilience du peuple malien qui nous a permis de réaliser cette volonté populaire des Assises Nationales de la Refondation. Je voudrais également saluer et remercier nos forces de défense et de sécurité, le creuset de la nation malienne qui veille sur notre Etat et sur nos populations et qui constitue le premier rempart pour la sauvegarde de notre souveraineté », a confié le Chef de l’Etat, avant d’ajouter qu’il est « convaincu que ce référendum ouvrira la voie à un Mali nouveau, fort, efficace et émergent au service du bien-être de la nation. Je voudrais aussi appeler tous les Maliens, quelle que soit l’issue de ce référendum, à se donner la main, à faire l’union sacrée autour du Mali ».

La bonne tenue du référendum était une préoccupation du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Conscient de son rôle dans ce processus référendaire, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du Gouvernement, Colonel Abdoulaye Maïga, n’a pas manqué d’accomplir son devoir de vote. Cet officier supérieur de l’armée a voté à l’Ecole Magnambougou Ecoma en commune VI du district de Bamako. Le centre Ecoma compte 19 bureaux de vote pour plus de 9 000 inscrits. C’est dans le bureau de vote numéro 13 que le ministre d’Etat a voté. A sa sortie du bureau de vote, le ministre d’Etat a exprimé ses sentiments de fierté et de satisfaction pour la simple raison, dit-il, que depuis 1992, il n’ y a pas eu de référendum dans notre pays. Il a rappelé que la tenue de ce scrutin est conforme à la demande du peuple à l’issue des Assises nationales de la Refondation. Selon le ministre Maïga, le referendum se matérialise par la volonté du Chef de l’Etat qui s’est engagé pour respecter et appliquer intégralement autant que faire se peut les recommandations des ANR. Sur le plan technique de l’organisation du référendum, le ministre d’Etat s’est dit satisfait. Le chef de centre de Magmanbougou Ecoma, Adama Cissé, n’a pas évoqué de difficulté quant à l’organisation du scrutin « Il n’ y a pas de problème, l’affluence commence à être effective, il n’ y a aucun problème »

La Loi N°2023-001 du 13 mars 2023, portant modification de la Loi N° 2022-019 du 24 juin 2022 portant loi électorale, s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la démocratie, de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit. Cette loi confère à l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE), l’organisation et la gestion de toutes les opérations électorales et référendaires en République du Mali. Pour s’assurer du bon déroulement du référendum, le président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé, a sillonné quelques centres de vote à Bamako. Il s’est aussi acquitté de son devoir de vote à l’école publique de Garantibougou en commune V du district de Bamako. « En tant que citoyen, je viens d’exprimer mon vote, j’en suis heureux et je pense à l’instant à des millions de Maliens qui feront le même exercice et qui participeront ainsi à l’exercice de la citoyenneté dans notre pays », a-t-il indiqué.

Le président de l’AIGE a reconnu à sa juste valeur l’engagement des hommes et femmes qui composent l’AIGE et qui sont sur le terrain en complémentarité avec d’autres acteurs impliqués dans ce processus référendaire. « Nous avons déployé un superviseur de l’AIGE sur chacune des régions administratives de notre pays. Ils sont en mission au service de la consolidation, de la paix, de la démocratie et de la citoyenneté dans notre pays », a-t-il déclaré.

En commune VI du district de Bamako, plus précisément au groupe scolaire de Sokorodji, l’affluence était visible devant cette école. A l’entrée de ce centre de vote, l’on apercevait deux éléments de la Garde Nationale qui veillaient sur la vérification des entrées en regardant les pièces. A l’intérieur, des éléments de la Police Nationale, de la Protection Civile et de la Garde Nationale étaient largement déployés pour la sécurisation du vote. Sur place, notre équipe de reportage a croisé Djénéba Dembélé qui venait d’accomplir son devoir. « Je crois que ce vote est important. J’ai entendu parler de son importance sur les radios donc je suis venu voté ».

Dans ce centre, le président du bureau de vote N°12, Mohamed Berthé a confirmé que son bureau compte 497 inscrits sur la liste. « Il n’existe aucun problème sur les différents aspects de l’organisation. L’affluence dans l’après midi est plus ou moins timide. Il y a des électeurs qui ont des difficultés pour la recherche de leur carte d’électeur », a-t-il dit.

Toujours dans la commune VI, le coordinateur du centre de vote du groupe scolaire de Sogoniko I, Abdoul Karim Berthé a souligné que « dès 08 heures les assesseurs et les présidents étaient tous présents. Ils ont tous répondu à l’appel. Après les vérifications, nous avons vu que le matériel était aussi en place ».

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Référendum constitutionnel : Plusieurs incidents et dysfonctionnements notés par MODELE Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/referendum-constitutionnel-plusieurs-incidents-et-dysfonctionnements-notes-par-modele-mali-3026185.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 06:24:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>RÉFÉRENDUM CONSTITUTIONNEL</strong>

<strong>COMMUNIQUE DE PRESSE N°3 SUR LE SCRUTIN DU 18 JUIN 2023.</strong>

La Mission D’Observation des Élections aux Mali (<a href="https://www.facebook.com/hashtag/modele_mali?__eep__=6&amp;__cft__%5b0%5d=AZX7VbF-9QDBS3NLIjhHkzyfB8wnKbBB2ytGCOU-LdAd1afv6KVAV0JmRLrGbQdqk1pKE8umlCx9AUPWe_CYyXHwuyYIPfuprnuC43NlbNs_cVaZkRYkyXl4WnNljLMh37o&amp;__tn__=*NK-R">MODELE_Mali</a>) a déployé 3 075 Observateurs et Observatrices, pour observer le référendum du 18 juin 2023.

A la fin du scrutin, la <a href="https://www.facebook.com/hashtag/modele_mali?__eep__=6&amp;__cft__%5b0%5d=AZX7VbF-9QDBS3NLIjhHkzyfB8wnKbBB2ytGCOU-LdAd1afv6KVAV0JmRLrGbQdqk1pKE8umlCx9AUPWe_CYyXHwuyYIPfuprnuC43NlbNs_cVaZkRYkyXl4WnNljLMh37o&amp;__tn__=*NK-R">MODELE_Mali</a> a relevé dans les bureaux couverts par ses observateurs :
<ol>
 	<li><strong>Clôture des opérations de vote</strong></li>
</ol>
-Les BV fermés à 18h : 96%

-Les électeurs dans la file d’attente ont été autorisés à voter : 98%.
<ol start="2">
 	<li><strong>Le dépouillement</strong></li>
</ol>
-Le dépouillement se passe sans incident majeur dans 79% des bureaux observés.
<ol start="3">
 	<li><strong>Au titre de la participation</strong> :</li>
</ol>
En l’état actuel des données récoltées dans les bureaux observés, le taux de participation est de 27%.
<ol start="4">
 	<li><strong>Au titre des incidents et dysfonctionnements</strong> :</li>
</ol>
À l’issue du scrutin, la MODELE Mali a relevé plusieurs types d’incidents et de dysfonctionnements, notamment :

-La non-tenue du scrutin dans la région de Kidal ;

-La présence de 05 bureaux de vote dans la même salle à Baye, cercle de Bankass (région de Mopti) par manque d’infrastructures ;

-La violation du secret de vote (mauvais emplacement de l’isoloir) dans le bureau de vote n°1 du centre de vote du CFTP de Kayes Ndi, commune et cercle de Kayes (région de Kayes) ;

-L’utilisation de téléphone portable dans certains bureaux de vote comme en commune II du District de Bamako ;

-Le matériel électoral brûlé dans le village de Chikata, commune de Dianguirdé, (cercle de Diéma) par des individus armés non identifiés ;

-Le non fonctionnement pour cause d’insécurité de :

→ 23 BV sur 38 dans le cercle de Youwarou,

→ 25 BV sur 34 à Ouenkoro,

→ 37 BV sur 47 à Segué.

-La délocalisation des bureaux de vote des communes de Baye, Sokoura, Ouenkoro, Segué à Bankass ville, pour raison d'insécurité ;

-La perturbation du vote dans la commune de Bodio (Bandiagara), à cause d’une attaque terroriste ;

-L’absence de vote dans les communes Diankabou, Bamba, Kassa, Dinangourou (Koro) ;

-L’enlèvement des urnes dans trois villages dans la commune de fallou, cercle de Nara ;

-Les bureaux de vote de N'dola et Tièmaba dans la commune de Niono, cercle de Niono ont été fermés après le démarrage du vote pour cause de menaces terroristes ;

-Dans la commune de Kala Siguida , cercle de Niono, les présidents des bureaux de vote N'godjila et Manialé ont été enlevés par des hommes armés ;

-Des hommes armés ont enlevé les urnes dans trois villages dans la commune de Fallou cercle de Nara à Kolomina, Digue et Sébougou ;

-Les urnes des bureaux de vote à Koronga (Nara) ont été emportées par des hommes armés ;

-Dans la commune de Pogo, cercle de Niono les bureaux de vote de Diadowèrè, Pogo 1 et Pogo 2, Kalangola n’ont pas été ouverts.

Ceux de Mbewani Coro, Kanto, Korontobougou ont été fermés pour cause d'insécurité ;

-Dans la commune de Femaye, à Taga, cercle de Djenné, le président et ses assesseurs ont été enlevés par des individus armés ;

-Dans la commune de Kokry Bozo, cercle de Macina, le maire a ordonné la fermeture des bureaux de vote avant l’heure et demandé le retour de tout le matériel au sein de la mairie en raison de tirs entendus aux alentours du village ;

-Dans la commune de Gomitogo, cercle Djenné, le dépouillement a commencé avant l'heure de clôture pour cause d’insécurité à l’initiative des membres du bureau de vote ;

-Dans le cercle de Bankass, les bureaux de vote des communes de Koulogo-Habé et Tori ont été délocalisés à Diallassagou pour cause d'insécurité ;

-Dans les communes de Tougouni et Sirakorobougou, (Koulikoro) les djihadistes ont emporté des urnes ;

-Dans le cercle de Niafunké à Tondidarou Saré, des agents électoraux ont été enlevés, battus et ligotés par des inconnus avant d’être admis au centre de santé de référence (CSREF). Leurs motos et téléphones ont été emportés ;

-Pour des raisons de sécurité le dépouillement de quatre bureaux de vote de Youwarou-Ouro a été transféré au centre Amadou Faye de Youwarou ;

-Le président du bureau N°12 de la commune de kolokani a refusé d’afficher le récépissé des résultats ;

La MODELE-Mali continue sa veille et son observation citoyenne. Elle fera une déclaration préliminaire demain lundi 19 juin 2023 à 16H00 précises à hôtel Salam de Bamako.

<strong>Le Chef de Mission de la MODELE-Mali</strong>

<strong>Dr Ibrahima SANGHO</strong>

Bamako, le 18 juin 2023]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Référendum constitutionnel du 18 Juin : La ferveur chez les électeurs était perceptible à Faladiè</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/referendum-constitutionnel-du-18-juin-la-ferveur-chez-les-electeurs-etait-perceptible-a-faladie-3026183.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/referendum-constitutionnel-du-18-juin-la-ferveur-chez-les-electeurs-etait-perceptible-a-faladie-3026183.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/06/VOTE-REFERENDUM.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 06:19:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les votes du référendum constitutionnel du 18 juin 2023 se sont déroulés normalement en Commune VI du district de Bamako, sans incidents majeurs, selon les témoignages des agents chargés des opérations et les responsables de centres de vote interrogés. Chez les électeurs dont l’affluence était moyenne, la détermination à participer au tournant historique de la vie de la nation, était perceptible.</strong>

Dans les 22 bureaux de vote que compte le centre de Faladié IJA, l’affluence est jugée « moyenne » par le chef du centre Chaka Diabaté, rencontré aux environs de 15h 30 mn. Les membres de bureaux, à savoir présidents et assesseurs désignés par l’Autorité indépendante de Gestion des Elections (AIGE) étaient présents avant huit heures pour ouvrir les bureaux de vote. La présence des observateurs de la Cour constitutionnelle et de la Coalition pour l'Observation Citoyenne des Elections au Mali (COCEM) était remarquable dans les bureaux de vote. Des observateurs nationaux mobiles ont été signalés également à Faladié IJA comme au groupe scolaire de Faladié. Dans ces deux centres, quelques difficultés constatées au niveau des cartes d’électeurs non enlevées, qui n’étaient pas disponibles le matin, ont été surmontées. Les électeurs qui n’avaient pas retrouvé leur carte d’électeur, mais qui figuraient sur la liste des électeurs, et qui disposaient de carte d’identification, ont pu voter. Les observateurs de la COCEM, Oumar Koïta, rencontré dans le bureau N°2 du centre de Faladié IJA et de la Cour constitutionnelle, Oumar Kokena du bureau de vote n°27, sont unanimes à reconnaître que tout se déroule normalement sans incident majeur. Tous les électeurs qui figurent sur la liste affichée à la porte du bureau de vote ont pu voter en présentant une pièce d’identité valide. Beaucoup d’électeurs ont pu retirer leur carte électorale dans les bureaux de vote, avant de voter. La détermination à participer au vote de la constitution était perceptible chez les électeurs, qui ne se bousculaient pas aux portes des bureaux, mais y arrivaient continuellement, sans rupture.

Selon le chef du centre de Faladié IJA Chaka Diabaté, la pointe de l’affluence a été remarquée le matin à l’ouverture des bureaux jusqu’à 11 heures où les électeurs arrivaient au compte-gouttes. L’affluence a repris aux environs de 16 heures où elle était moyenne. Selon lui, « les personnes handicapées ont massivement voté », et ont fait l’objet d’une attention particulière des agents électoraux.

Au niveau du centre de vote du groupe scolaire de Faladié avec ses 29 bureaux de vote, la présidente du bureau n°27, Habibatou Diarra, s’est réjouie du bon déroulement du scrutin référendaire, non sans souligner « une moyenne affluence ».

Le premier responsable du centre du groupe scolaire de Faladié, Boubarcar Traoré, a signalé l’absence de quelques présidents à l’ouverture des bureaux de vote, qui ont été remplacés par des assesseurs, selon la loi. Des cartes non retirées ont été reçues tardivement vers 11 heures et ont été mises à la disposition des électeurs, mais sans incidences sur les opérations. Les électeurs sur la liste ne disposant pas de leur carte d’électeur ont pu voter conformément à l’avis de l’AIGE, qui a recommandé de les laisser voter s’ils disposent d’une pièce d’identité. Ici on a pu constater un engouement au vote de la constitution aux environs de 10h- 11 heures, a indiqué le coordinateur du centre, Boubacar Traoré.

B. Daou]]> </content:encoded>
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<title>Abdrahamane Diarra, Président du Mouvement des jeunes de l’URD : «La jeunesse URD compte être au cœur de la campagne référendaire pour un vote massif en faveur du OUI »</title>
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<pubDate>Tue, 13 Jun 2023 06:53:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les responsables de l’Union pour la République et la démocratie (URD) étaient face à la presse, le mercredi 07 juin 2023, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), pour appeler à voter OUI au référendum constitutionnel prévu pour le 18 juin 2023. Cette conférence de presse était animée par le Président du Bureau National du Mouvement des Jeunes de l'URD, Abdrahamane Diarra, en présence du Président du parti, Gouagnon Coulibaly, des cadres, militants et sympathisants du parti de feu Soumaïla Cissé.</strong>

Après l’exécution de l’hymne du parti et la projection de film qui explique l’importance du projet de constitution de la République du Mali, le conférencier, Abdrahamane Diarra, a fait savoir que la tenue de la présente conférence de presse marque exactement les 2 ans de l'investiture du Président de la Transition, Chef de Etat, le Colonel Assimi Goïta. Avant d’ajouter que la Transition en cours au Mali est en train de réussir le pari de la Refondation du Mali à travers la réalisation d'un certain nombre d'actions politiques courageuses notamment : l'adoption d'une nouvelle loi électorale, la création de l'Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE), le parachèvement de la réorganisation territoriale, la maîtrise des dépenses publiques par la modernisation de l'administration financière, la modernisation et le renforcement de l’outil de défense et de sécurité du Mali, la réorganisation du système judiciaire, la valorisation des légitimités traditionnelles, et enfin l'élaboration du projet de Nouvelle Constitution de la République du Mali qui sera soumis au référendum le 18 juin prochain. « Le projet de Constitution du Mali soumis au peuple malien comporte des convergences fortes avec notre projet de société et nos propositions de réformes. On peut citer entre autres : l'institutionnalisation des légitimités traditionnelles, la valorisation de nos langues nationales, la création du Sénat et de la Cour des Comptes, la représentativité des Maliens établis à l'extérieur à l'Assemblée nationale, la lutte contre le nomadisme politique, la prise en compte des personnes vivant avec un handicap, l'introduction des procédures de destitution du Président de la République pour des faits de haute trahison. Il est vraiment heureux, d'ores et déjà, de constater que ce nouveau projet de constitution, émanation exclusive de l'expertise nationale, assure, à bien des égards, le renouveau des institutions publiques et renforce notre pratique démocratique. Oui la jeunesse URD compte être au cœur de la campagne référendaire pour un vote massif en faveur du OUI », a déclaré Abdrahamane Diarra.

Il a signalé que la jeunesse URD reste fortement engagée pour l'atteinte de cet objectif majeur pour le Mali, pour un Etat fort, plus juste, démocratique et prospère. « Je vous demande de vous retrousser les manches, de travailler sincèrement ensemble, dans le respect de nos différences et de nos itinéraires respectifs, certes, mais en complémentarité, car l'objectif, in fine, c'est le MALI qui nous est tous cheviller au corps et au cœur. Que le OUI massif l'emporte au soir du dimanche 18 juin 2023 », a souhaité Abdrahamane Diarra, Président du Bureau National du Mouvement des Jeunes de l'URD.

Répondant aux questions des journalistes, le conférencier, Abdrahamane Diarra, a souligné que l’actuelle constitution a atteint ses limites. Avant d’ajouter que le processus d’élaboration du projet de nouvelle constitution a été inclusif. A sa suite, le 3ème vice-président du Mouvement des jeunes de l’URD, Alou Sangaré, a mis l’accent sur les innovations du projet de constitution dont la fin du nomadisme politique.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Me Mohamed Aly Bathily, membre du comité stratégique du M5&#45;RFP Mali Kura : « Je ne voterai pas cette constitution et j’irai voter non ! »</title>
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<pubDate>Tue, 13 Jun 2023 06:48:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancien ministre, Me Mohamed Aly Bathily, membre du comité stratégique du M5-RFP Mali Kura, a donné son opinion sur les questions relatives à la justice et à l’exercice des libertés fondamentales au Mali. Fervent défenseur des libertés, l’avocat Bathily s’est révolté du fait qu’on se serve de l’Etat pour interdire les gens d’exprimer leurs opinions. Par ailleurs, il a réaffirmé son opposition au projet de nouvelle constitution. « Je ne tricherai pas, je ne voterai pas cette constitution et j’irai voter non ! », a indiqué Me Mohamed Aly Bathily. Ces propos de l’ancien ministre ont été tenus le samedi 3 juin 2023 en marge de la conférence de presse du comité stratégique du M5-RFP Mali Kura.</strong>

Inscrit au barreau malien et homme politique, Me Mohamed Aly Bathily ne mâche jamais ses mots face à des situations qu’il trouve injustes. Il estime que des règles établies sont en train d’être violées au su et au vu de tous « Nous nous sommes donné des lois au Mali, ce n’est pas moi qui les ai données. C’est nous tous, au terme des résultats du référendum de 1992, je crois que la constitution a été adoptée à l’époque par 99% des Maliens. C’est cette constitution qui nous a dit, au sortir d’une crise très grave en 1992, il y a eu des martyrs dont les tombes sont à Niaréla, le pont des martyrs est là, des gens ont été tués, des enfants ont été tués, on s’est donné ces règles. En ces moments, c’était des règles inscrites », a-t-il expliqué.

De l’avis de Me Bathily, chacune et chacun se doit de respecter ces règles. « Lorsque ces règles nous disent qu’il ne faut pas faire certaines choses, je ne vois pas une autre légitimité. Moi je ne la trouve pas. On va dire vous êtes contre la transition dans un manichéisme insupportable pour ou contre blanc ou noir. Un esprit scientifique dirait le binaire, c’est ça ou ce n’est pas ça. C’est faux ! On n’est pas contre la transition, mais on ne permet pas aussi à la transition de violer notre constitution. Vous voulez que le Mali reste dans quelle logique ? La logique de l’esthétisme. Le Mali s’adosse à sa constitution pas à l’amour pour Assimi. Mais pourquoi nous avons peur de dire ça ? Pourquoi nous ne nous assumons pas quand il s’agit de dire cela ? », s’est interrogé l’avocat Mohamed Aly Bathily.

Défendant la position du comité stratégique du M5-RFP Mali Kura, l’ancien ministre Bathily a réaffirmé qu’il ne soutiendra pas le projet de nouvelle constitution. A ses dires, toutes les entités irons se prononcer et appellerons comme elles voudront. « Mais moi je ne tricherai pas, je ne voterai pas cette constitution et j’irai voter non », a-t-il dit.

S’agissant des questions relatives à la justice et à l’exercice des libertés fondamentales au Mali, l’éminent avocat s’est révolté contre les menaces qui existent actuellement sur la liberté d’opinion. Ces menaces, dit-il, sont insupportables. « Elles sont insupportables. Que deux magistrats expriment leurs opinions en dehors de leur travail, quoi de plus normal. Est-ce qu’on peut dire que les magistrats sont interdits d’opinions ? Non ! Dans les actes qu’ils font, dans leur jugement, oui.», a-t-il précisé.

Selon Me Bathily, ces questions de menace ne doivent pas être prises à la légère. « Je trouve que cela relève tout simplement du déficit d’information. Que le ministre de la Justice m’entende, toutes les démarches qui ont été dites sont fausses. Lorsqu’un magistrat exprime son opinion, il n’a pas posé un acte de jugement ».

Intervenant comme un professeur donnant des cours de droit, Me Bathily a fait savoir que l’inspecteur n’intervient que sur le travail du magistrat et non sur son opinion. « Chérif Koné et Dramane Diarra ont raison de refuser d’être entendus par l’inspecteur. L’inspection n’est pas inspecteur des opinions du magistrat, mais de leur façon de travailler. Donc nous sommes en train de pervertir le sens des choses, d’utiliser l’Etat pour brimer la liberté. L’inspection, c’est l’Etat. A travers elle l’Etat va brimer Chérif Koné et Dramane Diarra. Nous devons les soutenir vaille que vaille », a conseillé Me Bathily.

Convaincu de la nécessité de préserver le droit à la liberté, Me Bathily estime qu’il urge d’agir ensemble au delà des discours. « Je propose, le 10, 11 et 12 juillet où nos jeunes ont été tués, que nous sortions et que nous témoignions de notre engagement pour nos libertés », a-t-il lancé.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Référendum du 18 juin 2023 : Le PARENA exhorte les dirigeants des mouvements et de la société civile du Nord à ne pas entraver la tenue du scrutin</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/referendum-du-18-juin-2023-le-parena-exhorte-les-dirigeants-des-mouvements-et-de-la-societe-civile-du-nord-a-ne-pas-entraver-la-tenue-du-scrutin-3025479.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Jun 2023 06:46:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Hier, jeudi 8 juin 2023, le Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA), présidé par l’ancien ministre, Tiébilé Dramé, a lancé un appel aux mouvements signataires de l'Accord pour la paix et la réconciliation nationale (APR) à ne pas entraver la tenue du référendum du 18 juin 2023. « Le PARENA exhorte les dirigeants des mouvements et de la société civile du Nord à ne pas entraver la tenue du référendum du 18 juin. Un référendum constitutionnel est une élection nationale qui doit se dérouler sur toute l'étendue du territoire national. Dans l’intérêt du pays, dans l’intérêt de la paix, laissez, s’il vous plaît, les opérations référendaires se dérouler dans les régions du Nord comme partout ailleurs au Mali », a souhaité le parti Bélier Blanc.

À une dizaine de jours de la tenue du référendum constitutionnel voulu par les autorités de la transition, le Parti pour la renaissance nationale (PARENA) réitère l'appel à la retenue maintes fois adressé aux mouvements signataires de l'APR (Accord pour la Paix et la Réconciliation) et à tous les protagonistes de la crise du Septentrion.

Le PARENA exhorte les dirigeants des mouvements et de la société civile du Nord à ne pas entraver la tenue du référendum du 18 juin. Selon le parti présidé par Tiébilé Dramé, ancien ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, un référendum constitutionnel est une élection nationale qui doit se dérouler sur toute l'étendue du territoire national. « N'insultons pas l'avenir, ne compliquons davantage une situation déjà difficile », a souligné le parti Bélier Blanc.

Le PARENA, soucieux de la stabilité du pays et de la préservation de son intégrité territoriale, est convaincu que les griefs relatifs aux lenteurs du processus de paix doivent être exposés au sein du mécanisme prévu à cet effet : le Comité de suivi de l'Accord (CSA).

Selon le PARENA, la tenue d'un CSA extraordinaire avec la participation de tous, notamment celle des ministres des pays membres de la médiation internationale doit être annoncée au plus vite pour sortir de l'impasse et relancer le processus de paix. « Dans l’intérêt du pays, dans l’intérêt de la paix, laissez, s’il vous plaît, les opérations référendaires se dérouler dans les régions du Nord comme partout ailleurs au Mali. La non tenue du référendum sur une partie du territoire national est grosse de significations et de conséquences pour la suite », prévient le PARENA.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Pour un « Oui » massif au référendum du 18 juin : Un collectif institutionnel voit le jour</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/pour-un-oui-massif-au-referendum-du-18-juin-un-collectif-institutionnel-voit-le-jour-3025478.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Jun 2023 06:43:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des membres du Gouvernement, du Conseil National de Transition, du Haut Conseil des collectivités, et du Conseil Économique Social et Culturel ont organisé, le samedi 10 juin 2023, une conférence de presse pour annoncer la création d’un Collectif des acteurs institutionnels pour un « Oui » massif au référendum prévu pour le 18 juin 2023. C’était sous la présidence du coordonnateur national dudit collectif, le colonel Abdoulaye Maïga, ministre d’Etat. Ainsi, ce collectif institutionnel compte organiser des meetings dans les régions du Mali et le district de Bamako pour atteindre l’objectif qu’il s’est assigné.</strong>

Deux points étaient au centre de cette conférence, notamment la lecture de la déclaration et l’annonce du programme de la campagne.

En ce qui concerne le premier point, le coordonnateur, le colonel Abdoulaye Maïga, a fait savoir, lors de la lecture, qu’ils agissent en dehors de leurs attributions officielles, et qu’ils sont soucieux de préserver la neutralité de l’État et des institutions durant la campagne du scrutin référendaire. Aussi, selon lui, ils ne mettent pas en jeu des candidats en compétition, mais sont convaincus de leur engagement sans faille à réussir le processus de Refondation de la nation dans le respect des aspirations profondes du Peuple malien. A l’en croire, ils adhérent totalement au projet de Constitution qui reflète la vision du « Mali Kura ». Cependant, il dira qu’ils sont déterminés à rassembler l’ensemble des forces vives du pays pour un « Oui » massif au scrutin référendaire du 18 juin 2023, et décident de créer le Collectif des Acteurs institutionnels pour un « Oui » massif.

Le coordonnateur, non moins ministre d’État, Colonel Abdoulaye Maïga, dira qu’ils prévoient deux types de meetings, notamment les meetings régionaux et le meeting clôture. En ce sens, il a fait savoir qu’il y aura un meeting, simultanément le mercredi 14 juin, dans les régions de Mopti, Tombouctou et Gao, et le jeudi 15 juin à Koulikoro, Ségou et Sikasso. Enfin, ces activités seront clôturées par un grand meeting à Bamako, le 16 juin au stade du 26 mars, selon le coordonateur. Par ailleurs, il dira que les meetings ne sont pas l’exclusivité de leurs activités. A ses dires, ils exploiteront d’autres alternatifs, dont la sensibilisation des citoyens de porte en porte pour un « Oui » massif. S’exprimant de façon sincère, le ministre d’État, Abdoulaye Maïga, a tenu à apporter de la lumière sur des interrogations concernant la campagne référendaire, son fonctionnement et ses limites. Il a indiqué que ce référendum est une première pour le Mali. « C’est quelque chose que nous découvrons quasiment aussi bien que vous. Il nous permettra de saisir toutes les difficultés », a souligné Colonel Abdoulaye Maïga.

Aux dires du Pr. Ibrahim Ikassa Maïga, ministre de la refondation de l’État, membre du collectif, le fait qu’ils apportent leur soutien à la Coordination Nationale pour le « Oui », composée des partis politiques et de la société civile, est un aspect inédit, du fait que c’est la toute première fois qu’au Mali, il y ait une campagne référendaire. Enfin, il a précisé que les autres projets de constitution au Mali, au nombre de trois, n’ont pas fait l’objet de campagnes référendaires, encore moins d’une vulgarisation auprès des forces vives de la nation.

<strong>Ousmane Baba Dramé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Référendum du 18 juin 2023 : Le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne appelle à voter OUI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/referendum-du-18-juin-2023-le-conseil-superieur-de-la-diaspora-malienne-appelle-a-voter-oui-3025474.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Jun 2023 06:41:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne (CDSM) a procédé, le samedi 10 juin 2023, au Centre international de conférence de Bamako, (CICB) au lancement de sa campagne pour le OUI au référendum constitutionnel prévu pour le 18 juin 2023. Au cours de cette cérémonie de lancement, le CDSM a appelé tous ses militants, sympathisants, Maliens de l'intérieur et de la diaspora à voter massivement le OUI au référendum constitutionnel du 18 juin 2023. Mais, le CSDM tient à assurer les Maliens de la Diaspora qu'il continuera son combat pour la modification de l'article 46 par des voies juridiques nationales appropriées après le referendum.

Outre le président du CSDM, Mohamed Chérif Haïdara, on notait la présence des représentants du Premier ministre, Abdoulaye Koné, du ministre de la refondation, Samuel Diarra, du ministre des affaires étrangères, Mme Nientao Simone, du ministre des Maliens établis à l'Extérieur et de l'Intégration ; du représentant du Conseil national de transition (CNT), Aboubacar Sidiki Koné, des membres du CSDM et d’autres personnalités.

Dans son discours, le président du CSDM, Mohamed Chérif Haïdara, a fait savoir que le CSDM a décidé de soutenir et d'accompagner la Transition, mais en continuera toujours à dénoncer ses tares. Selon lui, le CSDM a été une des premières structures à s'opposer à certains articles de la nouvelle Constitution dont l'article 46.

En outre, il dira que le CSDM a entrepris des démarches auprès des religieux, Société civile, partis politiques et associations pour partager les inquiétudes par rapport au Projet de Constitution. C'est dans cette dynamique, dit-il, que le Président Assimi Goïta a décidé à nouveau de créer une nouvelle commission de finalisation du projet de constitution dont le CSDM était représentée par Mme Mariam Salikene membre du CSDM/France. « Après les travaux des membres de la commission de finalisation de la constitution, le CSDM a pris acte du contenu du Projet de la Nouvelle Constitution et constate avec une grande déception que l'article 46 dont le CSDM s'est farouchement opposé a été reconduit dans la version finale.

Le CSDM a rappelé à son temps que son combat pour cet article était de pouvoir prendre en compte la question de la double nationalité des Maliens établis à l'extérieur. Et pour mémoire, le CSDM a recommandé que le Président élu renonce à sa nationalité non malienne, mais pas avant l'élection présidentielle. Malgré cette déception, le CSDM a également félicité les autorités de Transition pour avoir pris en compte la revendication qui consiste en la participation de la diaspora à l'Assemblée Nationale comme un droit constitutionnel », a déclaré Mohamed Chérif Haïdara.

Selon lui, le CSDM s'est toujours opposé à l'article 46, mais s'est engagé à vulgariser le projet de constitution auprès de tous ses démembrements et à la diaspora malienne. C'est dans le souci constant d'œuvrer pour la réussite de la Transition, ajoute-il, que le CSDM a appelé ses militant(e)s, sympathisant(e)s et les Maliens Établis à l'Extérieur à vulgariser intensivement le Projet de Nouvelle Constitution. « A l'occasion de la campagne du référendum du 18 juin prochain pour le OUI à la Nouvelle Constitution, le CDSM appelle tous ses militants, sympathisants, Maliens de l'intérieur et de la diaspora à voter massivement le OUI, mais tient à assurer les Maliens de la Diaspora qu'il continuera son combat pour la modification de l'article 46 par des voies juridiques nationales appropriées après le référendum.

Le CSDM invite l'ensemble des Maliennes et Maliens en général et les mouvements signataires de l'accord en particulier à œuvrer pour le vote du OUI au référendum », a conclu le président du CSDM. Tous les autres intervenants lors de cette cérémonie ont appelé les Maliens à voter OUI au référendum du 18 juin prochain.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Section RPM de la commune VI : Mahamane Baby et plusieurs cadres suspendus</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/section-rpm-de-la-commune-vi-mahamane-baby-et-plusieurs-cadres-suspendus-3025472.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/section-rpm-de-la-commune-vi-mahamane-baby-et-plusieurs-cadres-suspendus-3025472.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Jun 2023 06:39:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La section commune VI du Rassemblement Pour le Mali (RPM) de l’ancien président de la République, Feu Ibrahim Boubacar Keita, a ténu sa conférence de section, le samedi 10 juin 2023, sous la conduite du secrétaire général de ladite section, Souleymane Coulibaly à leur siège. A l’issue de la conférence, des décisions robustes ont été prises comme la suspension de l’ancien ministre Mahamane Baby et plusieurs de ses camarades pour des violations graves des statuts et règlement intérieur ; opposition aux représentants du parti RPM, une autre liste lors du choix des représentants de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) communales ayant conduit à l’élimination de la liste du parti au tirage au sort etc.

Rien ne va entre l’ancien ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et de la Construction citoyenne sous le régime de feu IBK, Mahamane Baby et certains de ses camarades, et les membres de la section du parti RPM en commune VI du district de Bamako. La conférence de section du samedi 10 juin 2023 a été une occasion pour le secrétaire général de la section RPM de la commune VI, Souleymane Coulibaly et ses camarades de prendre des décisions fortes qui ont conduit à la suspension de l’ancien ministre. « Mahamane Baby secrétaire général de la sous-section des logements sociaux ; Pangalé Saye secrétaire général de la sous-section de Banakabougou ; Mamadou Sissoko secrétaire général de la sous-section de Sokorodji ; Dramane Sidibé ex- secrétaire général de la sous-section de Dianéguela ; Harouna Ouattara, membre de la sous-section de Yirimadio ; Cheick Oumar Sissoko, membre de la sous-section de Niamakoro sont suspendus jusqu’à nouvel ordre de tous les organes, de toutes les instances et de toutes les activités du parti RPM en commune VI du district de Bamako à compter du 10 juin », a déclaré Bakary Diarra, le secrétaire politique de la section de la commune VI à l’issue de la conférence de section. Il a informé que la conférence instruit au secrétaire général de la section de la commune d’organiser des rencontres avec les secrétaires généraux des comités des sous-sections dont les responsables ont été suspendus pour la conduite des activités du parti.

Pour les motifs de leur suspension, le secrétaire politique a cité entre autres des violations graves des statuts et règlement intérieur ; opposition aux représentants du parti RPM, une autre liste lors du choix des représentants de l’autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) communales ayant conduit à l’élimination de la liste du parti au tirage au sort etc.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Référendum du 18 juin 2023 : La Cnas Faso hère appelle au boycott du scrutin</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/referendum-du-18-juin-2023-la-cnas-faso-here-appelle-au-boycott-du-scrutin-3025469.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Jun 2023 06:38:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Convention Nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS Faso hère) de l’ancien premier ministre, Dr. Soumana Sako, a animé un point de presse, hier, lundi 12 juin 2023 à son siège. Lors de ce point de presse, les responsables du parti ont appelé au boycott du référendum qu’ils considèrent comme anticonstitutionnel, démocraticide et liberticide. C’était en présence de l’ancien premier ministre, Dr. Soumana Sako ; des représentants des partis amis comme Djiguiba Keita dit PPR, Issa Kaou Djim, Daba Diawara, Kadidia Fofana.

Le secrétaire général de la Convention National pour une Afrique Solidaire (Cnas Faso Hèrè), Zoumana Tangara, a, dans son propos initial, rappelé les déclarations et communiqués de presse antérieurs du 4 janvier 2022, 30 juin 2022, 7 novembre 2022, 24 décembre 2022, 3 janvier 2023, 10 janvier 2023, 18 mars 2023 et du 8 avril 2023, condamnant avec la dernière vigueur, le projet illégal et illégitime du régime issu du double coup de force militaire du 18 août 2020 et du 25 mai 2021 visant à reléguer la constitution du 12 janvier 1992 aux oubliettes de l’histoire et à octroyer au peuple malien une soit disant « nouvelle constitution » qu’il n’a pas demandée et dont il n’a nul besoin pour émerger de la crise multidimensionnelle qui le secoue depuis de très longues années déjà.

Selon lui, c’est en flagrante violation de la loi que les autorités actuelles ont engagé la campagne pour le ‘’oui’’ à un soit disant référendum dont l’illégalité absolue a été clairement démontrée par des publicistes confirmés. Le secrétaire général de la Cnas faso hèrè a fait savoir que le projet de soi-disant ‘’nouvelle constitution’’ viole les principes de la République et de la démocratie.

Pour lui, les parrains du projet ambitionnent de remettre au cœur du pouvoir d’Etat de soi-disant ‘’légitimités traditionnelles et religieuses ‘’ du régime colonial que notre peuple a complètement désavouées lors du scrutin législatif du 31 Mars 1957 qui a déblayé la voie vers l’indépendance du Mali. Il a évoqué plusieurs incohérences contenues dans le nouveau projet de constitution, tout en engageant les militants et sympathisants des partis et associations dont la direction nationale a donné des consignes de vote en faveur du « Oui » au référendum anticonstitutionnel, démocraticide et liberticide annoncé pour le 18 juin 2023, à prendre leurs responsabilités face au peuple et à l’histoire en le boycottant.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Référendum du 18 juin 2023 : L’UDD invite ses militants à voter « Non »</title>
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<pubDate>Tue, 13 Jun 2023 06:34:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A travers un communiqué en date du 10 juin 2023, le conseil exécutif du parti l’Union pour la Démocratie et le Développement (UDD) a dégagé sa position concernant le projet de nouvelle constitution. Sur cette question importante pour la vie de la nation, l’UDD a invité ses militants à s’exprimer, conformément à l’option majoritaire du parti et à voter « Non » lors du scrutin référendaire du 18 juin prochain.</strong>

En réunion ordinaire, le dimanche 04 juin 2023, le conseil exécutif de l’Union pour la Démocratie et le Développement (UDD) a examiné la question relative au processus de révision constitutionnelle en cours. Dans le communiqué produit, l’UDD rappelle qu’à maintes reprises, par la voix de son président, elle avait recommandé un agenda allégé pour la transition. Pour le parti de Tiéma Hubert Coulibaly, les priorités devaient se limiter à la restauration de la sécurité, la conquête de la paix à travers l’APR et l’organisation de la résilience économique et sociale du Mali.

L’UDD a rappelé aussi avoir fortement recommandé aux autorités actuelles de faire l’économie du scrutin référendaire pour organiser en priorité l’élection présidentielle. Cette position se fondait sur une analyse approfondie du contexte d’une part et une exigence de légalité d’autre part. De même, le parti rappelle avoir prôné la révision de l’actuelle constitution sur une base consensuelle et inclusive. « Un chronogramme différent a été mis en place par le gouvernement. Ainsi, a été convoqué le collège pour la tenue du référendum constitutionnel à la date du 18 juin 2023 », lit- on dans le communiqué.

L’UDD déplore qu’en dépit de ces recommandations maintes fois exprimées, le document soumis à référendum comporte, à présent, de nombreuses insuffisances. « Ainsi : constatant une large majorité des membres de son conseil exécutif acquise au rejet du texte ; constatant, après consultations, une large majorité des sections acquise au rejet du texte ; ayant pris acte d’une majorité des organisations sœurs membres de l’ARP ( Action républicaine pour le progrès) approuvant le texte ; forte de la conviction que les divergences ne valent pas rupture ; au nom du principe démocratique , l’UDD invite ses militants à s’exprimer, conformément à l’option majoritaire du parti et à voter Non lors du scrutin référendaire du 18 juin prochain », conclut le communiqué du parti présidé par l’ancien ministre Tiéma Hubert Coulibaly en exil.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cscom Adam Ba Konaré de Kati Malibougou : Les responsables de la Banque Mondiale satisfaits des résultats des projets financés</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/cscom-adam-ba-konare-de-kati-malibougou-les-responsables-de-la-banque-mondiale-satisfaits-des-resultats-des-projets-finances-3025485.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Jun 2023 06:19:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Directeur mondial du pôle santé de la Banque mondiale, Juan Pablo ; la Directrice des opérations de la Banque Mondiale, Clara de Sousa, ainsi que certains collaborateurs, ont effectué une visite officielle au Mali pour apprécier l’évolution de certains projets financés par la Banque mondiale et leur impact sur les populations bénéficiaires. La visite du centre de santé communautaire (CSCOM), qui porte le nom de l’ancienne première dame du Mali, Adam Ba Kanaré, le mardi 06 juin 2023, des responsables de la Banque Mondiale, du ministre de la santé et du développement social, ainsi que des responsables des projets, a été une occasion pour les bénéficiaires de montrer leurs satisfactions et d’inviter les responsables sanitaires du Mali et ceux de la Banque Mondiale à œuvrer pour la continuité des projets.

Le Coordinateur du Projet Accélérer les progrès vers la Couverture Sanitaire Universelle (PACSU), Dr. Ousmane Diallo, a entamé ses propos en signalant que la mise en œuvre de ce projet qui s'articule autour de 4 composantes dont le renforcement des services de santé, le renforcement des capacités des CSCOM, le renforcement institutionnel et la gouvernance, a permis au CSCOM Adam Ba Konaré de changer de visage et de répondre aux attentes de la population. Il a fait savoir que ce projet vise à améliorer la qualité de la santé de la population à travers l'application de la couverture sanitaire universelle. Quant au Financement Basé sur le Résultats (FBR), il a fait savoir que ce projet compte parmi les expérimentations récentes mises en place au Mali pour améliorer les indicateurs de santé maternelle et infantile.

La Directrice des opérations de la Banque Mondiale, Clara de Sousa, a montré que l’objectif de cette visite des responsables de la Banque Mondiale au Mali est de mesurer l’efficacité de leurs interventions sur le terrain et constater les impacts. Elle a fait savoir que les témoignages des bénéficiaires des projets qu’ils financent dans le domaine de la santé prouvent qu’ils sont en train de poser des actes qui apportent du sourire sur des visages tout en luttant contre la pauvreté. Avant de révéler que le projet sera étendu à 13 nouveaux districts sanitaires du pays.

Mme Dieminatou Sangaré, la ministre de la santé et du développement social, a, dans son propos, montré que l’intervention de la Banque Mondiale dans notre pays, surtout dans le domaine de la santé, est significative. Selon elle, la santé communautaire est en première ligne et la politique mise en place afin de répondre aux attentes des populations et les projets de la Banque Mondiale a permis de doter les centres de santé communautaires bénéficiaires de personnel hautement qualifié au service des populations.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>3ème anniversaire du M5&#45;RFP : Le regroupement présidé par Choguel K. Maïga appelle à voter OUI au référendum du 18 juin 2023</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/3eme-anniversaire-du-m5-rfp-le-regroupement-preside-par-choguel-k-maiga-appelle-a-voter-oui-au-referendum-du-18-juin-2023-3024642.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Jun 2023 09:42:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la célébration de son 3ème anniversaire, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a tenu un grand meeting au Centre international de conférence de Bamako (CICB) pour appeler les Maliens à voter OUI au référendum du 18 juin 2023. « Aujourd’hui, est en cours la campagne référendaire pour l'adoption d'une nouvelle constitution. Le M5-RFP a pris toute sa place pendant la phase de vulgarisation et fera plus pendant la Campagne et il appelle à cet égard à voter clairement et massivement OUI », a déclaré le vice-président du M5-RFP, Bouba K. Traoré.

Plusieurs personnalités ont pris part à ce meeting du M5-RFP. Outre, le président du Comité stratégique du M5-RFP, Dr. Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre, chef du gouvernement, on notait la présence des membres du gouvernement, des membres du Conseil national de transition (CNT), des membres du Comité stratégique du M5-RFP, des cadres, militants et sympathisants du M5-RFP.

Dans son allocution, le vice-président du M5-RFP, Bouba K. Traoré, a fait savoir qu’il y a déjà trois ans des patriotes maliens, venant d'horizons divers, se sont mis ensemble pour sauver le Mali qui était menacé de disparition en tant qu'Etat, Démocratie et même de Nation en raison d'une non-gouvernance chronique caractérisée par la corruption, le népotisme, les détournements de deniers publics. « Rien n'a été, rien n'est et rien ne sera facile, mais nonobstant les difficultés, certains progrès son tangibles. Citons entre autres : Fierté d'être malien et respecté partout au monde ; le respect de notre souveraineté ; l'acceptation des Maliens d'endurer les difficultés et d'être résilients notamment pendant les sanctions injustes, illégales et illégitimes imposées à notre pays ; la montée en puissance incontestables de nos Forces de Défense et de sécurité », a-t-il dit.

Selon lui, la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles dont le référendum constitutionnel est une étape majeure. Il a fait savoir que le M5-RFP est conscient des difficultés notamment de la cherté de la vie et de la persistance de certaines pratiques qu'il a dénoncées et combattues. C'est pourquoi, dit-il, il est sur tous les fronts pour la réussite de la Transition, la fin heureuse de la Transition et la préservation des acquis de la Transition à la fin de celle-ci. « Aujourd’hui, est en cours la campagne référendaire pour l'adoption d'une nouvelle constitution. Le M5-RFP a pris toute sa place pendant la phase de vulgarisation et fera plus pendant la Campagne et il appelle à cet égard à voter clairement et massivement OUI.

Enfin le M5-RFP invite ses militants et au-delà, l'ensemble du Peuple malien à rester soudés et vigilants face aux adversités de toute nature contre notre pays, le Mali », a conclu le vice-président du M5-RFP, Bouba K. Traoré. A sa suite, Me Mountaga Tall, Modibo Kadjoké et Dr. Choguel K Maïga, Président du Comité stratégique du M5-RFP, ont tous appelé les Maliens à sortir massivement le 18 juin 2023 pour voter OUI en faveur du projet de nouvelle constitution. « Nous avons l’occasion, ce 18 juin 2023, à la faveur du scrutin référendaire, de concrétiser les idéaux du M5-RFP, de les fixer dans le marbre à travers un vote massif en faveur de la nouvelle constitution », a déclaré le président du Comité stratégique du M5-RFP, Dr. Choguel K. Maïga. Il a souhaité une mobilisation générale en faveur du OUI au référendum constitutionnel.

Par ailleurs, le chef du gouvernement a mis l’accent sur la sécurité, la justice, l’organe unique de gestion des élections au Mali, les reformes politiques et institutionnelles, la stabilisation sociale et durable et l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. « Malgré les efforts consentis, le gouvernement n’ignore pas la cherté de la vie qui est une triste réalité parmi nos concitoyens qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts », reconnaît le chef du gouvernement, Dr. Choguel K. Maïga, Premier ministre du Mali.

Quant à Jeamille Bittar du M5-RFP, il a lu une motion de soutien aux Forces de défense et de sécurité du Mali.

Aguibou Sogodogo

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</item>

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<title>Campagne référendaire et sécurisation du trafic ferroviaire : Les FAMA engagent l’opération Tilékoura et les travaux Fourakadjè</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/campagne-referendaire-et-securisation-du-trafic-ferroviaire-les-fama-engagent-loperation-tilekoura-et-les-travaux-fourakadje-3024640.html</link>
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<pubDate>Wed, 07 Jun 2023 06:24:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sécuriser les élections référendaires et les travaux du trafic ferroviaire sont désormais les nouvelles tâches que les FAMA se sont assignées. L’information a été donnée par la Direction des Informations des Relations Publiques des Armées, avec à sa tête, le colonel Souleymane Dembélé, le lundi 5 juin 2023, lors de son point de presse sur la situation sécuritaire sur le terrain durant le mois de mai 2023.</strong>

Selon le colonel Dembélé, pour le bon déroulement du processus électoral, le chef d’Etat-Major a initié un concept appelé « Tilékoura » en 2023 pour la sécurisation des élections. Ce concept a permis le bon déroulement des examens du DEF, l’acheminement du matériel électoral pour les élections référendaires. Il s’agira également d’assurer, pour lui, les autres élections futures. Il a également fait savoir que la sécurisation des travaux ferroviaires de Bamako est dans la même logique. Pour ce faire, dit-il, une opération appelée « Fourakadjè » est mise en place pour sécuriser le long des rails.

Selon lui, la situation sécuritaire est aujourd’hui bien maîtrisée bien vraie que dans une guerre asymétrique l’on ne puisse pas garantir une sécurité à 100%. Il dira que les FAMA continuent leur pression sur les terroristes. Selon lui, dans le cadre du plan Maliko et l’opération Kélétigui, le mois de mai fut intense plus que le mois d’avril. Et, courant le mois de mai passé, il y a eu un renforcement des opérations en zone sud (précision sur les renseignements de Gao à Ménaka en passant par Kidal).

Sur le théâtre Est, le 26 mai, des missions de reconnaissances ont permis de détruire des sanctuaires, neutraliser des terroristes et récupérer des armes derrières les forces du mal. Il a indiqué que le 28 mai, d’autres actions des FAMA sont intervenues dans la ville de Ménaka, des actions d’envergures et de surveillance au sud de cette ville, qui ont permis de récupérer des armes comme des AK 47, des PKM et une grande quantité d’armes.

Le 27 mai, dans cette même zone, l’armée a mené une offensive sur le fleuve Niger où 51 terroristes suspects ont été interpelés. Il s’agit de Mopti, Bandiagara, Douentza. Là, des tonnes de céréales, des motos (20) ont pu être récupérées. Il fera savoir que l’armée a déjoué une attaque à Niono, le 27 mai et a intercepté un Pickup.

Le 28 mai, il y a une reconnaissance offensive dans le cercle de Koro, laquelle a permis de neutraliser 6 terroristes et récupérer du matériel. Dans la nuit du 29 au 30 mai, dans la région de Bandiagara, les FAMA ont saisi des moyens de communication des terroristes et une offensive dans la zone de Déguinbéré, un important lot de médicaments ont été saisis, 1 terroriste tué ; 10 téléphones récupérés.

Le 31 mai, des frappes aériennes ont eu lieu dans la région de Bandiagara, dans le cercle de Mondoro où un important lot de logistiques des terroristes a été détruit. Il n’a pas occulté la perte subie par les FAMA : un mort et 20 blessés.

Selon le colonel Dembélé, les FAMA ont souffert surtout des attaques des postes de contrôles et de la destruction des réseaux pour empêcher les populations de communiquer avec les Forces armées. Dès lors, on peut dénombrer 12 attaques directes et indirectes, des poses d’engins explosifs.

En dressant le bilan sécuritaire de ce mois de mai, il dira qu’en termes d’appui feu, il y a eu 162 sorties, 157 heures 29 minutes. Quant au transport par avion, il a fait savoir que les FAMA ont fait 305 sorties et ont transporté 4887 personnes (civiles et militaires) ; 113 sorties de reconnaissances et ont évacué des malades. Ce qui correspond à 594 vols et sorties.

<strong>Fakara Faïnké</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lancement de la campagne référendaire au Mali : L’ADEMA PASJ appelle à voter OUI au référendum</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lancement-de-la-campagne-referendaire-au-mali-ladema-pasj-appelle-a-voter-oui-au-referendum-3024525.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 06:47:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Alliance pour la démocratie au Mali- Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (ADÉMA-PASJ) a procédé, le samedi 03 juin 2023, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), au lancement officiel de la campagne nationale sur le projet de la nouvelle constitution. Cette cérémonie de lancement était présidée par le Pr. Marimantia Diarra, Président de l’Adema-PASJ, en présence des autres cadres, militants et sympathisants du parti « abeilles ». Au cours de cette cérémonie, l’ADEMA PASJ appelle à voter OUI au référendum. « Pourquoi, à l'Adéma-PASJ, avons-nous décidé de soutenir ce projet de Constitution et de mobiliser nos concitoyens à voter OUI au référendum du 18 juin 2023 ? Ce n'est ni par opportunisme politique ni par calculs politiciens. Cette décision résulte d'une large consultation populaire de nos militants à la base et d'une analyse approfondie du contenu du projet qui prend en compte une bonne partie des préoccupations exprimées par nos militants et sympathisants…Quelle que soit l'issue du scrutin, j'exhorte toutes les parties impliquées à accepter la décision des urnes et à se donner la main pour construire le Mali », a déclaré le Pr. Diarra.

Après l’allocution de Mme Katilé Adiaratou Sène du Mouvement des femmes du parti Adema-PASJ et celle du président du Mouvement des jeunes de l’Adema-PASJ, Mohamed Cherif Coulibaly, le Président de l’ADEMA-PASJ, Pr. Marimantia Diarra, a fait savoir que le parti a choisi, en toute responsabilité, après un exercice démocratique de consultations des militants à la base, d’expliquer de façon approfondie les principales articulations du projet de nouvelle Constitution, pour permettre à la population de s’approprier le contenu et de se prononcer, dimanche 18 juin 2023, par un vote utile et massif pour le « OUI », en toute connaissance de cause. Selon lui, l’Adéma-PASJ ne faillira pas à ce devoir républicain et patriotique. « Pourquoi, à l'Adéma-PASJ, avons-nous décidé de soutenir ce projet de Constitution et de mobiliser nos concitoyens à voter OUI au référendum du 18 juin 2023 ? Ce n'est ni par opportunisme politique ni par calculs politiciens. Cette décision résulte d'une large consultation populaire de nos militants à la base et d'une analyse approfondie du contenu du projet qui prend en compte une bonne partie des préoccupations exprimées par nos militants et sympathisants. Donc, un choix démocratique, partagé, réfléchi et assumé.

À l'attention de nos détracteurs, l'Adéma-PASJ a eu une démarche cohérente, structurée, tout au long du processus d'adoption de ce projet de Constitution. Au cours de la campagne, nous allons certainement nous disputer autour du contenu de ce projet, mais sur nos désaccords, acceptons de mettre le Mali au-dessus des contingences. Alors, quelle que soit l'issue du scrutin, j'exhorte toutes les parties impliquées à accepter la décision des urnes et à se donner la main pour construire le Mali », a souligné Pr. Marimantia Diarra. Pour la paix, la stabilité et le progrès du Mali, l’Adéma-PASJ a décidé de mobiliser ses militants et l’ensemble du Peuple souverain du Mali pour un vote massif pour le OUI en faveur de la nouvelle Constitution qui sera soumise en référendum, le 18 juin 2023. « Pour la réussite de la Transition, nous avons opté, ensemble pour le OUI. Au regard de la détermination que j'observe depuis quelques moments autour de ce projet de Constitution, je suis convaincu que le OUI l'emportera au soir du dimanche 18 juin 2023 et que le taux de participation sera le plus élevé.

Par conséquent, l'Adéma-PASJ appelle ses militants et sympathisants, le peuple souverain du Mali, à la mobilisation populaire, en vue d'un vote massif pour le "OUI" et une belle victoire de la Transition, le 18 juin 2023 », a déclaré le président du parti ADEMA-PASJ.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<title>Référendum du 18 juin 2023 : Espoir pour la Démocratie et la République appelle à voter OUI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/referendum-du-18-juin-2023-espoir-pour-la-democratie-et-la-republique-appelle-a-voter-oui-3024523.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/referendum-du-18-juin-2023-espoir-pour-la-democratie-et-la-republique-appelle-a-voter-oui-3024523.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 06:27:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les responsables de l’«Espoir pour la Démocratie et la République » étaient face à la presse, le samedi 3 juin 2023, à la Maison de la Presse du Mali (Bamako) pour informer l’opinion publique les raisons qui ont prévalu à la création de leur Parti. Selon le conférencier, Salikou Sanogo, c’est suite à la décision de justice défavorable qu’ils ont décidé de créer l’EDR. Concernant le projet de constitution de la République du Mali, le tout nouveau parti politique EDR appelle ses militants et sympathisants et lance un appel à tous les Maliens épris de paix et de justice à voter en faveur du OUI le 18 juin 2023.</strong>

Ce point de presse était animé par le Pr. Salikou Sanogo, un des responsables de l’EDR, en présence des autres responsables du parti EDR comme Me Demba Traoré, Me Boubacar K. Coulibaly, Daouda Touré et d’autres personnalités. On notait également la présence remarquée de Mme Cissé Aïssata Traoré, épouse de feu Soumaïla Cissé. Dans son exposé liminaire, le Pr. Salikou Sanogo a fait savoir que le lancement des activités du parti se fera sous un format plus approprié et dans un cadre plus festif dès l’obtention du récépissé.

Avant de mettre l’accent sur « l’affaire URD ». « En son audience du 12 avril 2023 la cour suprême du Mali a rejeté notre pourvoi mettant ainsi fin au volet civil de cette incompréhensible et inacceptable affaire. Je venais ainsi de comprendre avec mes camarades que la vérité de « la justice » n’est pas forcément celle de la raison. Nous avons estimé qu’il était temps de tourner cette triste page », a-t-il dit. C’est dans cette perspective, ajoute-il, qu’ils ont décidé de rester sur la scène politique en créant un nouvel appareil politique. « C’est pourquoi, à la faveur d’une assemblée générale constitutive tenue le 20 mai 2023 au CRES sis à Badalabougou, et conformément à l’article 3 de la charte des partis politiques en République du Mali: Nous citoyennes et citoyens du Mali, de l’intérieur ainsi qu’établis à l’extérieur ; convaincus que les partis politiques remplissent une mission d’intérêt général, en concourant par les moyens pacifiques et démocratiques à la formation politique, ainsi qu’à l’éducation civique des citoyens et des dirigeants ayant vocation à assumer des responsabilités publiques ; désireux de nous retrouver dans un même espace politique incarnant les aspirations profondes de notre peuple à la paix, à la démocratie, à la cohésion sociale, à la dignité, à l’intégrité, à la justice, au progrès social et à la solidarité ; avons décidé de créer un parti politique dénommé « ESPOIR POUR LA DÉMOCRATIE ET LA RÉPUBLIQUE » en abrégé (EDR) », a déclaré Pr. Salikou Sanogo, ancien 1er vice-président de l’URD.

Selon lui, le parti EDR poursuivra les objectifs qui visent à privilégier les valeurs de liberté, d’égalité, et de solidarité. Il a indiqué que les actions du parti viseront à l’édification d’une société de paix dans laquelle l’éducation, la santé, le logement, l’alimentation, la sécurité, la défense nationale, la protection de l’environnement, l’emploi, l’industrialisation, les communications et le désenclavement intérieur et extérieur seront prioritaires.

A ses dires, le siège du parti est situé à Magnambougou projet dans un secteur communément appelé Magnambougou Wèrèda (Bamako). La devise du parti est : Travail – Justice– Solidarité. Ses couleurs sont le vert et le blanc en deux bandes horizontales égales. Il a fait savoir que le Parti EDR continuera d'honorer la mémoire du Président Soumaïla Cissé tant au sein du FSD, du M5-RFP que dans tout autre regroupement partageant les mêmes valeurs et les mêmes visions. « Nous allons jouer notre partition dans le processus de transition en cours. Voilà pourquoi, au nom des militants et des sympathisants du Parti Espoir Pour la Démocratie et la République, EDR , j'appelle l'ensemble du Peuple malien à faire du 18 juin, jour du vote de la nouvelle Constitution, une grande fête nationale, républicaine et démocratique, en votant massivement OUI pour son adoption. Dans cette perspective, notre Parti, Espoir Pour la Démocratie et la République, EDR, prendra sa part et toute sa part. Et dès à présent il met en mission ses militants, ses sympathisants et lance un appel à tous les maliens épris de paix et de justice partout au Mali et à l'extérieur à voter en faveur du Oui le 18 juin 2023 », a conclu Salikou Sanogo.

A sa suite, Me Demba Traoré et Me Boubacar Karamoko Coulibaly ont exprimé leur désapprobation face à la décision de justice rendue sur «l’affaire URD». A les en croire, c’est la raison pour laquelle EDR a été créé. Me Demba Traoré a invité les jeunes à œuvrer pour l’implantation du nouveau parti EDR.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les responsables des organisations de la société civile face à la presse : « Voter OUI pour le projet de Constitution, c&amp;apos;est assurer les bases de la Refondation… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-responsables-des-organisations-de-la-societe-civile-face-a-la-presse-voter-oui-pour-le-projet-de-constitution-cest-assurer-les-bases-de-la-refondation-3024520.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 06:23:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les responsables des organisations de la société civile étaient face à la presse, le samedi 3 juin 2023 au siège du Conseil national de la société civile (CNSC) à Bamako pour appeler les Maliens à voter OUI au référendum constitutionnel prévu pour le 18 juin 2023. « Voter OUI pour le projet de Constitution, c'est assurer les bases de la Refondation, c'est créer les conditions pour la réconciliation nationale, c'est répondre aux aspirations profondes des populations meurtries par des années de crises multiples et complexes », a déclaré le président du CNSC, Boureïma Allaye Touré.

Ce point de presse était animé par le président du CNSC, Boureïma Allaye Touré, en présence des autres responsables des organisations de la société civile comme Mme Aïché Baba Keïta de la FORSAT-Civile, Mme Hawa Konta, de l’Association « A mon Mali », de Habib Dakouo du CNJ-Mali, Souleymane Satigui Sidibé, Boubacar N. Diallo, Dr . Mohamed Kassoum Djiré, Abdoulaye Kébé, Mme Lala Dicko, Moussa I. Touré et bien d’autres. « L'heure est venue de nous engager pour la paix dans notre pays. L'heure est venue de nous mobiliser pour renforcer la démocratie au Mali. Nous, membres de la Société Civile acteurs majeurs de la stabilité dans notre pays, avons toujours œuvré pour renforcer la cohésion nationale, le vivre ensemble entre toutes les communautés. Aujourd'hui, encore pour consolider l'unité nationale, le processus de transition a atteint une étape décisive à travers l'organisation du referendum Constitutionnel le 18 juin prochain. Ce rendez-vous démocratique nous interpelle pour la grandeur de notre pays. C'est pourquoi, je vous invite à vous mobiliser pour un oui massif le 18 juin 2023 », c’est en substance le message livré par le président du CNSC, Boureïma Allaye Touré. Avant d’ajouter que ce projet de constitution consacre une avancée majeure dans la construction du MALIKURA en ce sens qu'il est ancré dans les valeurs sociétales du Mali.

Selon lui, le projet de Constitution, pour la première fois dans l'histoire du Mali, constitutionnalise la Société Civile dans sa mission de veille et intègre les légitimités traditionnelles dans la prise de décision à travers le sénat. « Voter OUI pour le projet de Constitution, c'est assurer les bases de la Refondation, c'est créer les conditions pour la réconciliation nationale, c'est répondre aux aspirations profondes des populations meurtries par des années de crises multiples et complexes. Citoyennes et Citoyens de l'intérieur et de l'extérieur, le temps est venu de sortir le Mali des crises politiques et institutionnelles. Voter oui c'est opter pour la stabilité, c'est couronner la lutte pour le Changement. Le temps est venu d'agir, le temps est venu de dire OUI. Oui pour la stabilité du Mali. Oui pour la Démocratie. Oui pour le projet de Constitution. Oui pour le Mali », a conclu Boureïma Allaye Touré.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mots d’ordre du 18ème Conseil central de l’UNTM : « Voter Oui pour la nouvelle constitution… plus avancée que celle de 1992 »</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/mots-dordre-du-18eme-conseil-central-de-luntm-voter-oui-pour-la-nouvelle-constitution-plus-avancee-que-celle-de-1992-3024518.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 06:18:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ayant joué un rôle déterminant en tant qu’acteurs majeurs de la révolution de mars 1991, les travailleurs du Mali, regroupés au sein de la première centrale syndicale l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), ont opté pour le OUI au referendum constitutionnel du 18 juin 2023. Cette décision prise le 30 Mai 2023 au CICB, par le 18ème Conseil central de l’UNTM, est vue par le Secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé comme un «devoir de solidarité générationnelle» qui conduit à «être la porte voix de nos aînés qui, on le sait, sont les vrais acteurs de la chute de la dictature militaro-technocratique de l’UDPM et de la IIème République». Il faut voter Oui pour la nouvelle constitution qui, à bien d’égards, est plus avancée que celle de 1992, selon le leader des travailleurs.

«Votez, et faites voter les travailleuses et travailleurs selon les mots d’ordre de la Centrale. Évitez le clanisme, le militantisme aveugle et intéressé dans des formations politiques qui ne vous aimeront jamais», avise le secrétaire général de la puissante centrale syndicale du Mali, l’UNTM. Les mots d’ordre de la Centrale, c’est de «voter Oui pour la nouvelle constitution qui, à bien d’égards, est plus avancée que celle de 1992», a indiqué le leader des travailleurs, Yacouba Katilé.

Les travailleuses et travailleurs à la base attendent des dirigeants, le combat pour plus d’égalité de chances, de justice sociale, de non-discrimination pour être libérés des lourdeurs paralysantes qui les accablent au plus profond d’elles et d’eux-mêmes. «Nous savons quels efforts vous et nous déployons pour la restauration d’un climat serein de développement, illusoire avec des personnels non compétents, illusoire dans un contexte d’effritement de l’autorité de l’Etat lié à l’absence de gouvernance convenable de crises politiques soufflant en bourrasques sur tout le territoire», relate le secrétaire général Yacouba Katilé, dans son discours au conseil central, en présence de ses camarades membres du Conseil Central, des membres du Bureau de l’UNTM, et de nombreux invités.

Il a rappelé qu’il a toujours fallu des mouvements de taille, dont celui que l’UNTM a initié, et qui a conduit à l’instauration du pluralisme démocratique. Le devoir de mémoire veut qu’on se rappelle en l’occurrence la décision courageuse du conseil central extraordinaire de l’UNTM en 1990, qui s’est prononcé pour l’ouverture démocratique au Mali. Cette décision similaire a été prise par le Barreau malien marquant un tournant décisif pour notre pays, car la IIème République allait tomber le 26 mars 1991.

En ce moment solennel d’ouverture du 18ème Conseil Central, Yacouba Katilé a été tenté par un remue-ménage de la conscience en esquissant le bilan social, économique du Mali. Selon lui, «Si ce bilan est un acquis, ce que je ne crois pas, alors le syndicalisme malien est dans la bonne voie. Le contraire veut dire que nous devons nous recentrer sur la réalisation des idéaux fondateurs du syndicalisme universel».

Il a souligné la présence de l’UNTM au carrefour de tous les grands évènements du parcours du peuple vers un destin de prospérité : lutte contre la pauvreté, la maladie, la sous-scolarisation, la faim, bref le sous-développement; et aussi pour les travailleurs, le respect de la liberté syndicale, le logement, la justice sociale, l’amélioration des conditions de vie. Mais au fil des gouvernements et des régimes qui ont des liens de continuité, «peuple et travailleurs vivent toujours traqués par les besoins vitaux, et essentiels». Le constat est au manque d’emplois, à l’Ecole qui périclite. Travailleuses et travailleurs, populations des campagnes et des cités urbaines, malgré un « boom » architectural, sont en train de vivre comme si « nous n’avons pas bougé ». On a fini d’être le grenier de l’Afrique occidental, fini d’être le pays de l’élevage, donc de la viande, le premier dans la capture des espèces de poissons fluviales, a déclaré Yacouba Katilé. Le peuple ne voit rien qui brille malgré notre richesse en or. «Sommes-nous dans une République où l’on naît égal aux autres, sans discrimination aucune, avec une égalité de chances ?», s’interroge le syndicaliste. C’est l’inégalité devant les ressources et l’accès au services sociaux de base, pendant que d’autres ont le privilège d’aller se soigner dans les hôpitaux et traitements de pointe d’Europe ou d’Afrique du Nord

Le secrétaire général de l’UNTM a lancé un vibrant appel à d’autres Centrales, d’autres syndicats libres, autonomes, catégoriels à l’union sacrée, au pacte social pour construire un destin loin des turpitudes, de la corruption, de la gabegie. «Plus que jamais, sachant que les malheurs qui nous tombent dessus depuis des années sont dus à la mauvaise gouvernance, à la badinerie, au népotisme, nous devons ceindre les reins pour qu’au pouvoir arrivent des vertueux, sans armes, sans filouterie, dans la crainte d’Allah le seul bienfaisant, miséricordieux et Tout Puissant».

Il a invité à faire obstacle à des partis politiques coupables des dérapages les plus dangereux pour le pays, qui pourraient encore se mettre ensemble pour reconquérir le pouvoir et retomber dans la mal gouvernance.

B. Daou]]> </content:encoded>
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<title>Communiqué du mandataire national du NON.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/communique-du-mandataire-national-du-non-3024515.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 06:14:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est avec une profonde indignation, affliction et stupéfaction que nous avions assisté à la diffusion du message de campagne du mandataire national de « NON », où l’essentiel de sa Déclaration fut censuré. Tous les messages allant dans le sens des effets pervers des Droit de l’homme à savoir l’homosexualité et la peine de mort ont été censurés.</strong>

Apres réaction, le Comité National de l’Egal Accès aux Medias d’Etat a confirmé que cette censure est faite sur instruction du Ministère de l’Administration Territoriale et de l’Autorité Indépendante de la Gestion des Elections (AIGE).

Au regard de ce qui précède, nous groupement d’Associations de la société civile et partis politiques :

Soucieux de la préservation d’un climat social apaisé ;Attachés au respect des institutions de la République ;Estimant que ni le Ministère de l’Administration territorial, ni l’Autorité Indépendante de la Gestion des Elections (AIGE), n’ont autorité à donner instruction au Comité National de l’Egal Accès Media d’Etat de censurer la quintessence du message de la tendance du camp du NON ;

Condamnons avec la dernière vigueur la censure des éléments clés du message du mandataire national du camp NON. Cette censure relève d'une stigmatisation injurieuse, portant gravement atteinte à l'honorabilité de toute une communauté, et d'un acharnement obsessionnel contre la tendance du NON. Curieusement en faveur du camp de OUI, de tout petit détail sont grossies à outrance et les données essentielles du camp du NON escamotée set ostracisées.

A cet effet, nous voudrions transmettre à l’opinion nationale et internationale de toute notre surprise, notre consternation, face à cette censure irresponsable, et alerter sur l’influence néfaste et pernicieuse du Ministère de l’Administration territoriale et de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) sur le Comité National d’Egal Accès aux Medias d’Etat dans la conception et la diffusion de message du courant NON.

Cette action de condamner une opinion, et d'en interdire sa diffusion dans une chaîne dite nationale n’est peut-être pas le bon outil pour contrer la radicalisation d’une Communauté, mais au contraire ouvre la porte à toutes les dérives, à savoir l’autoritarisme, voire à la dictature de la pensée unique.

Une réunion extraordinaire dans un bref délai du camp du NON déterminera la continuité ou la cessation de notre participation à un débat biaisé.

<strong>MOHAMED KIMBIRI MANDATAIRE NATIONAL DU NON</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Référendum du 18 juin 2023 : Me Mountaga Tall explique les raisons de voter pour le OUI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/referendum-du-18-juin-2023-me-mountaga-tall-explique-les-raisons-de-voter-pour-le-oui-3024513.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 06:12:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Acteur majeur du mouvement démocratique au Mali et président du Congrès National d’Initiative Démocratique (CNID-Faso Yiriwa Ton), Me Mountaga Tall s’est livré, le samedi 3 juin 2023 au CICB, à un exercice d’appropriation pédagogique du projet de Constitution. C’était en présence de plusieurs ministres dont celui de la refondation de l’Etat, Ibrahim Ikassa Maïga ; du premier vice-président du CNT, Assarid Ag Imbarcaouane ; des légitimités traditionnelles, coutumières ; des chefs religieux de toutes les confessions ; des responsables politiques, etc.

En 10 questions/réponses et en langue bambara, Me Mountaga Tall a expliqué les différentes préoccupations des Maliens qui se trouvent dans le projet de constitution. Selon Me Mountaga Tall, la nouvelle constitution a certes des imperfections comme toutes les constitutions du monde, mais elle comporte plusieurs avancées. « Toute constitution dépend de ce qu’on en fait », a-t-il expliqué.

Pour le président du CNID-Faso Yiriwa Ton, la nouvelle constitution ne rejette pas l’ancienne, mais la complète. « La nouvelle constitution veut tenir compte des aspirations actuelles des Maliens », a-t-il dit.

Est-ce qu’une constitution peut être mise en place par un pouvoir transitoire ? La réponse est sans équivoque, selon Me Mountaga Tall. « La constitution de 1992 a été mise en place lors d’une transition. Celle de 1974 a été mise en place lors d’un régime d’exception. En plus, le référendum est une recommandation des Assises nationales de refondation tenues en décembre 2021 à Bamako », a-t-il souligné.

Quid de la laïcité dans la nouvelle constitution ? Pour Me Mountaga Tall, un Etat laïc est un État dont le pouvoir n’est pas basé sur une seule religion, mais qui ne refuse pas non plus les religions. « Si un Etat est laïc, il accepte toutes les religions. Dans le monde, plusieurs pays sont laïcs. Aux Etats-Unis, un président ne prend jamais fonction sans jurer sur un livre saint. Sur la monnaie américaine, il est écrit « In God we trust » en Dieu, nous croyons.» La laïcité, c’est le respect de toutes les religions », a-t-il declaré.

Selon Me Mountaga Tall, contrairement à ce qu’on veut faire croire aux Maliens de l’extérieur, ils ont une place importante dans la nouvelle constitution. « Tout le monde connaît l’apport des Maliens de l’extérieur au Mali. Ils peuvent occuper tous les postes de responsabilité au Mali, mais il y a des gens qui veulent les faire croire qu’ils ne peuvent pas être président parce qu’ils ont une double nationalité. Et pourtant, il y a une grande différence entre avoir la double nationalité et être un malien de l’extérieur. Il y a beaucoup de Maliens qui résident au Mali et qui ont la double nationalité », a-t-il expliqué.

Concernant la lutte contre la corruption, le président du CNID-Faso Yiriwa Ton a souligné que plusieurs mesures ont été consignées dans le projet de nouvelle constitution. « La cour constitutionnelle ne peut plus falsifier les résultats. Le président de la République, celui de l’Assemblée nationale, du sénat et le président du Haut Conseil Économique et Social peuvent être démis de leurs fonctions s’ils ne font pas correctement leur travail. En plus, si le président trahit son serment, il sera poursuivi par les juridictions compétentes », a-t-il expliqué.

Selon Me Mountaga Tall, la nouvelle constitution met un accent particulier sur la valorisation des langues nationales et donne une place de choix aux légitimités traditionnelles.

« Contrairement à l’ancienne constitution, la nouvelle est plus facile à modifier. Elle met l’accent sur l’égalité, l’équité entre les Maliens. Elle insiste sur l’amour du pays et l’unité entre les Maliens. Il faut aussi signaler que le rejet de la constitution ne signifie pas qu’on n’aime pas le Mali. Nous devons tout faire pour ne pas être divisés autour de cette nouvelle constitution, car le pays fait face à des nombreux défis qui demandent l’union des Maliens », a-t-il conclu.

<strong>M.K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le M5&#45;RFP Mali Kura réaffirme son opposition au referendum : « Nous disons Non au projet de nouvelle constitution », dixit Modibo Sidibé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-m5-rfp-mali-kura-reaffirme-son-opposition-au-referendum-nous-disons-non-au-projet-de-nouvelle-constitution-dixit-modibo-sidibe-3024511.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 06:07:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le comité stratégique du M5-RFP Mali Kura a tenu un point de presse, le samedi 3 juin 2023 au siège national du parti FARE Anka Wili à Dravela Bolibala en commune III du district de Bamako. Lors de cette conférence de presse, pour les leaders de ce comité se sont prononcés sur les sujets brulants du pays. S’agissant spécifiquement du referendum, le comité stratégique du M5-RFP Mali Kura a une fois de plus déploré que ses appels à renoncer à ce projet n’aient pas été entendus par les initiateurs. « Par conséquent, le comité stratégique du M5 RFP Mali Kura ne soutient pas ce processus et dit Non au projet de nouvelle constitution », a déclaré Modibo Sidibé.</strong>

Se considérant comme acteur majeur de l’avènement de la transition en cours, le M5-RFP Mali Kura dit soutenir les actions menées par les autorités pour sa réussite. « Nous serons vigilants et critiquerons tout ce qui ne va pas dans ce sens, car c’est seulement en tant que force de proposition et de vigie que le M5-RFP Mali Kura pourra contribuer à mieux conduire le processus enclenché le 18 août 2020 », a précisé l’ancien premier ministre Modibo Sidibé.

Sur la question de la souveraineté nationale, le M5-RFP Mali Kura a salué et encouragé toutes démarches qui réaffirment et renforcent la souveraineté du Mali de façon constructive et partagée. Pour le M5-RFP Mali Kura, la situation sécuritaire continue d’être le principal sujet de préoccupation nationale. Reconnaissant les avancées réalisées dans l’accroissement des capacités opérationnelles des FAMAs, les responsables du M5-RFP Mali Kura ont encouragé les autorités à poursuivre les efforts pour la stabilité du pays.

Dans la déclaration liminaire lue par le président du M5-RFP Mali Kura, Modibo Sidibé, il ressort que les questions relatives à la justice et à l’exercice des libertés fondamentales deviennent de plus en plus préoccupantes. « Le respect des libertés fondamentales contribue à la réussite de la transition. Le M5-RFP Mali Kura exprime sa solidarité avec toutes les victimes de l’arbitraire et de l’instrumentalisation de la justice et demande aux autorités de la transition un respect urgent et scrupuleux de l’Etat de droit établi et consacré par la constitution en vigueur. Le M5-RFP Mali Kura rappelle que la justice, les libertés fondamentales et l’Etat de droit sont des enjeux stratégiques de la refondation », lit-on dans la déclaration.

La question concernant le dossier sur les évènements de Mourah et le récent rapport des Nations unies n’a pas été occultée par les initiateurs de la conférence de presse. Sur ce sujet, le M5-RFP Mali Kura a réitéré son soutien aux FAMAs en affirmant que « l’honneur de notre armée exige que l’enquête nationale en cours soit poursuivie et que les conclusions soient rendues publiques, et le cas échéant que justice soit rendue aux victimes civiles innocentes ».

A travers cette rencontre, les initiateurs ont réaffirmé le maintien de leur position quant au projet de nouvelle constitution qu’ils qualifient de divisionnaire et de discorde entre les autorités de transition et bon nombre d’acteurs politiques ainsi que sociaux pour diverses raisons.

L’ancien premier ministre, Modibo Sidibé, a rappelé que son comité avait appelé à l’abandon pur et simple de ce projet dans une déclaration en date du 5 avril 2023. « Le processus d’élaboration d’une nouvelle constitution n’a pas été respecté ; le projet de constitution ne reflète pas suffisamment l’identité malienne et n’offre pas de garanties en termes de consolidation des acquis démocratiques ; le projet de constitution renforce le déséquilibre des pouvoirs au profit du Président de la république qu’il érige en monarque », a-t-il avancé comme raisons. Partant de tous ces constats, le comité stratégique du M5-RFP Mali Kura a une fois de plus déploré que ses appels à renoncer à ce projet n’aient pas été entendus par les initiateurs. « Par conséquent le comité stratégique du M5 RFP Mali Kura ne soutient pas ce processus et dit Non au projet de nouvelle constitution », a déclaré Modibo Sidibé.

L’ancien premier ministre et non moins président du parti FARE, Modibo Sidibé, a largement évoqué la situation socio-économique du pays, l’accès aux services sociaux de base, la bonne préparation de la campagne agricole, les coupures intempestives, récurrentes et insupportables de la fourniture d’électricité, la corruption et la célébration du 25 mai, journée de l’Afrique.

Dans la perspective de la commémoration de la date du 5 juin, le M5-RFP Mali Kura a rendu hommage aux martyrs de cette lutte et exprimé toute sa solidarité aux familles avant d’exiger que justice leur soit rendue. Quant aux échéances électorales qui devront marquer la fin de la transition, le comité stratégique du M5-RFP Mali Kura, dans sa déclaration a indiqué que « le sort de demain se joue aujourd’hui, il importe que nous en soyons conscients et que nous nous y apprêtions dès maintenant pour ne pas rater notre rendez-vous avec l’histoire ».

<strong>Sidiki Dembélé.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Brèves littéraires / Promotion du livre et de la lecture au Mali : La place des association et clubs de lecture au cœur des débats</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/breves-litteraires-promotion-du-livre-et-de-la-lecture-au-mali-la-place-des-association-et-clubs-de-lecture-au-coeur-des-debats-3023654.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/breves-litteraires-promotion-du-livre-et-de-la-lecture-au-mali-la-place-des-association-et-clubs-de-lecture-au-coeur-des-debats-3023654.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 May 2023 06:39:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le jeudi 25 mai 2023, à la bibliothèque nationale, dans le cadre de la célébration des journées internationales du livre au Mali, une conférence a été organisée sur le thème « <em>Place des associations et clubs des lecteurs dans la promotion du livre et de la lecture </em>». Les conférenciers étaient Idrissa Oumar Maïga, directeur du centre national de la lecture publique (CNLP) ; Nana Bah, ex présidente du Club Lettres ; Modibo Ibrahima Kanfo, président du Mouvement des Jeunes Esprits de la Littérature Malienne (JELMA) ; et Siaka Coulibaly, président du Club des Lecteurs du Mali, sous la modération de Elhadji Dicko, membre du Club des Lecteurs du Mali. Les écrivains, les éditeurs, les membres des différents clubs et associations de promotion de la lecture y étaient présents.

Au cours de cette conférence, les conférenciers ont évoqué les objectifs de leurs associations et clubs respectifs. Idrissa Oumar Maïga a indiqué que le CNLP a pour objectif de promouvoir la création des bibliothèques, développer les bibliothèques, promouvoir les langues nationales et contrôler les acteurs. Quant à Nana Bah du Club Lettres de la Faculté des Lettres et des Sciences du Langage (FLSL), elle a fait savoir que ce club est destiné uniquement aux étudiants du département Lettres de ladite Faculté. Modibo Ibrahima Kanfo a précisé que le JELMA met l’accent sur l’écriture. Ainsi, de sa création à nos jours, a-t-il indiqué, le JELMA a enregistré plus de 40 publications. Enfin, aux dires de Siaka Coulibaly, le club des lecteurs du Mali est un groupement de jeunes issus de divers horizons dont la passion commune demeure la lecture.  « <em>Il s’agit de mettre en place un espace d’échange entre les acteurs de la chaîne du livre </em>», dit-il. Pour mieux promouvoir le livre et la lecture au Mali, les conférenciers ont évoqué la fédération, en cours, des différents clubs et associations de promotion de la lecture et du livre sur toute l’étendue du territoire.

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<strong>Prolifération des armes légères et de petits calibres dans l’espace scolaire et universitaire : La lecture comme un moyen de lutte contre le fléau</strong>

« <em>La lecture comme instrument de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres dans l’espace scolaire et universitaire</em> » était le thème de la conférence tenue, le vendredi 26 mai 2021 à la bibliothèque nationale, dans le cadre des journées internationales du livre au Mali.  Cette conférence, animée par Sirafily Diango et Mamadou Konaté, tous deux écrivains et enseignants, a enregistré la présence de plusieurs élèves et étudiants des établissements secondaires et universitaires, notamment les lycées Askia Mohamed, Ba Aminata Diallo, Alfred Garçon, Nacani Doucouré de Kati, le prytanée militaire de Kati, l’ECICA, l’université Bazo, l’IUT, ISFGE etc. Les conférenciers ont déploré la prolifération des armes dans l’espace scolaire et universitaire, ainsi que le cycle de violence qui y règne et dont l’AEEM est le principal acteur. « <em>On ne se battait pas avec des machettes. On ne luttait pas avec la force des muscles et des machettes, mais par la force de l’esprit </em>», dit Sirafily Diango, dramaturge. Mamadou Konaté abonde dans le même sens. Pour lui, l’instrument le plus sûr pour aller au développement culturel est le savoir. « <em>Nous luttions avec les livres et le stylo. C’est la différence entre l’AEEM et nous </em>», a-t-il souligné. Comme solutions, les conférenciers ont indiqué que la lecture est le moyen le plus efficace pour vaincre la violence à l’école et à l’université, car « <em>elle rend tolérant, permet de se distraire, d’apprendre, d’éduquer </em>». Il a été aussi recommandé de faire de la bibliothèque une matière dans toutes les classes et de sensibiliser les parents.

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<strong>Politique nationale du livre et de la lecture au Mali : Comment peut-elle participer à la refondation de l’Etat ?</strong>

Dans le cadre des journées internationales du livre au Mali, une conférence a été animée, le samedi 27 mai 2023 à la bibliothèque nationale, sur le thème « <em>En quoi la politique nationale du livre et de la lecture peut participer à la refondation du Mali ? </em>». Elle était animée par Amadou Bekaye Sidibé, directeur adjoint de la bibliothèque nationale et professeur à l’IUT ; Hamidou Konaté, économiste et président de l’OMEL (Organisation malienne des éditeurs de livres) ; et Samba Niaré, enseignant à la retraite, qui a remplacé Fatogoma Diakité empêché pour des raisons sociales. Cette conférence a été l’occasion pour les orateurs de parler des difficultés auxquelles les acteurs de la chaîne du livre, dont les éditeurs, les écrivains, les associations de lecture, les libraires et les bibliothécaires, font face, notamment les problèmes budgétaires et ceux liés à la diffusion et à la distribution des livres sur tout le territoire national. Selon les conférenciers, la politique nationale du livre et de la lecture va permettre de pallier ces difficultés. Plus loin, ils soutiendront à l’unanimité que cette politique nationale du livre et de la lecture participe pleinement à la refondation de l’Etat. Pour eux, les livres forment les esprits, éduquent les enfants et contiennent les valeurs socio-culturelles.

<strong>Siaka Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Grève des enseignants de l’Enseignement supérieur : L’AEEM menace de prendre en otage le baccalauréat</title>
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<pubDate>Tue, 30 May 2023 06:36:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) menace de prendre en otage les épreuves du baccalauréat qui doivent avoir lieu du 19 au 22 juin 2023. Cette action vise à protester contre la grève qui est en cours au niveau de l’enseignement supérieur. « Une série d’actions est en gestation, notamment un préavis de grève, des marches et des sit-in pour pousser les plus hautes autorités à trouver des compromis avec les enseignants de l’enseignement supérieur », apprend-on du coté de l’AEEM.

A noter qu’après une série de grèves sans négociations avec la partie gouvernementale, le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP) et le Syndicat des enseignants chercheurs du Mali (SECMA) observent, depuis le 17 avril 2023, un arrêt de travail. Pour la levée du mot d’ordre, le SNESUP et le SECMA exigent du gouvernement l’application immédiate de la prime de recherche; la prise en compte de l’indice 3000 dans le cadre de l’harmonisation des salaires ; la sécurisation de l’espace universitaire ; la séparation des deux (02) statuts conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR); l’octroi d’une prime de déplacement pour les travailleurs de Kabala et ceux des Instituts d’enseignement supérieur (IES) dans les régions; le payement immédiat et intégral des heures supplémentaires et des frais des tâches liées aux examens; le recrutement massif et immédiat d’enseignants; la revalorisation de la prime de logement; l’octroi de passeport de service aux enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

M. K. Diakité]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Front social : L’hôpital Gabriel Touré de nouveau en grève à partir de ce mercredi</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/front-social-lhopital-gabriel-toure-de-nouveau-en-greve-a-partir-de-ce-mercredi-3023649.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 May 2023 06:31:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Comité Syndical de l'hôpital Gabriel Touré, après une réunion extraordinaire, a décidé à nouveau de débrayer. Selon le porte-parole du syndicat, Djimé Kanté, cette nouvelle grève débutera ce mercredi 31 mai 2023. Elle s'étalera, précise-t-il, sur les journées du mercredi 31 mai, à jeudi 1er juin et vendredi 2 juin, puis reprendra le lundi 05 juin jusqu'au jeudi 07 juin. « Jusqu'à la satisfaction des doléances, ce même rythme de grève sera maintenu toutes les semaines », explique le syndicat.

A noter que les comités syndicaux de l’hôpital Gabriel Touré avaient observé une grève illimitée en février et mars derniers. Les revendications des grévistes sont : l'avènement d'une gouvernance vertueuse à Gabriel Touré ; le respect des engagements pris par les autorités ; l'amélioration du plateau technique et surtout la mise dans leur droit du personnel de l'hôpital. Les grévistes exigent l’application du décret N°06-189/PRM portant modification du décret N°03-338/P-RM du 7 août 2023 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’hôpital Gabriel Touré (en son article 7,4). Ils exigent que le personnel Bi-appartenant soit mis dans ses droits conformément à la loi et aux engagements antérieurs du gouvernement, sans oublier l’application du décret relatif aux actes personnalisés et les mesures associées pour les autres agents non prises en compte conformément aux conclusions de la 44ème Session du Conseil d’administration dudit hôpital, tenue le 15 mars 2021. Les grévistes réclament aussi de faire bénéficier l’ensemble du personnel contractuel des avantages des accords d’uniformisation de la grille salariale signée avec l’UNTM. Ils demandent aussi au gouvernement de donner une suite favorable aux différents points de revendication déposés le 29 novembre 2021, de même, songer à l’exécution pour leur extinction définitive, les différents protocoles d’accords signés entre le département de la Santé et les Comités Syndicaux du CHU Gabriel Touré.

<strong>M.K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mohamed Bazoum à la cérémonie spéciale d&amp;apos;hommages au Président Mahamadou Issoufou, lauréat du prix Mo Ibrahim 2021 : «Dis&#45;moi quel dirigeant de parti tu as été, je te dirai quel chef d&amp;apos;Etat tu seras»</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/mohamed-bazoum-a-la-ceremonie-speciale-dhommages-au-president-mahamadou-issoufou-laureat-du-prix-mo-ibrahim-2021-dis-moi-quel-dirigeant-de-parti-tu-as-ete-je-te-dirai-quel-chef-detat-tu-3023647.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 May 2023 06:29:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancien Président de la République du Niger, Mahamadou Issoufou a été consacré lauréat du prix Mo Ibrahim 2021. La ceremonie de presentation du trophee de ce prix a eu lieu à Niamey, le 19 mai 2023. A cette occasion, l’actuel Président Mohamed Bazoum, a prononcé un discours que Le Républicain vous propose. Lisez!</strong>

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Il y'a de cela un peu plus de 2 ans dans cette même salle, à l'occasion de mon investiture comme Président de la République j'ai eu pour vous des mots tellement élogieux qu'il me paraît difficile d'en dire davantage aujourd'hui, même à l'occasion d'une cérémonie spéciale d'hommages. Mais l'événement qui nous réunit cet après-midi est trop beau pour que je n'en saisisse pas l'occasion pour m'exprimer, dussé-je pour cela me répéter d'une certaine façon. En vérité, le risque que je me répète est peut-être peu probable, tant il est vrai que ces deux années m'ont permis de vous connaître encore plus et de découvrir combien vous êtes pénétré des valeurs de la démocratie et des idéaux de la République.

Je lis avec amusement les nombreuses théories développées par tous ceux qui ont fait de notre relation actuelle, vous et moi, une spécialité et qui jouent aux Cassandre. Je voudrais leur dire une fois encore qu'ils en seront pour leurs frais et que, tel Drogo du roman " le désert des Tartares" de Dino Buzzati, ils s'épuiseront à scruter l'horizon et à attendre en vain.

En effet, Mesdames, Messieurs, le comportement du Président Issoufou dans son rapport au gouvernement et à l'Etat depuis avril 2021 est une autre contribution de sa part à l'établissement de mœurs politiques modernes dans notre pays, au diapason des valeurs de la démocratie et de l'Etat de droit. Cela parce que plus que quiconque il sait que là où les règles et les principes sont respectés, les tensions et les conflits sont exorcisés en leur principe. N'étant plus Président, il s'est assigné de nouvelles occupations qui lui demandent par bonheur plus de temps qu'il ne peut avoir. Et la chose qui le rend le plus heureux c'est de mener une vie où il est totalement maître de son agenda, loin, très loin des affaires de l'Etat.

À regarder de près, ce profil républicain tel qu'il en fait scrupuleusement montre en tant qu'ancien chef d'Etat ne devrait pas nous surprendre, nous autres qui l'avons connu dans le cadre de la vie de notre parti depuis qu'en fondant celui-ci en décembre 1990 nous l'avons mis à sa tête.

Il suffit de voir ce que sont devenus les trois autres grands partis protagonistes des élections de l'année 1993 pour comprendre la chance qu'on peut avoir de bénéficier d'un leadership avisé. La première des qualités d'un chef c'est en effet d'estimer et de respecter ses compagnons. C'est la condition de leur fidélité et de leur loyauté. Respecter et estimer ses compagnons c'est considérer que chacun a une place, un rôle, un mérite et des droits. C'est sur ce socle solide que nous avons bâti notre unité et affronté toutes les épreuves ensemble.

<strong>Mesdames, Messieurs,</strong>

Comme on peut bien le voir, les contraintes de la gouvernance d'un parti sont identiques aux exigences de la gestion d'un État en régime de démocratie. La loyauté pour un chef de parti vis-à-vis de ses compagnons est une figure de la loyauté pour un chef d’Etat vis-à-vis des institutions étatiques, consistant dans le respect des règles de fonctionnement de celles-ci. En pastichant le proverbe on peut sans risque de se tromper dire en l'occurrence " dis-moi quel dirigeant de parti tu as été, je te dirai quel chef d'Etat tu seras". Le Président Issoufou pour ne s'être jamais pris pour un homme providentiel était resté à la tête de son parti, un homme ordinaire, en harmonie avec ses camarades dans le cadre d'une relation fondée sur le respect des règles et des valeurs dont l'observance stricte a garanti la viabilité du projet commun.

Dans l'exercice du pouvoir, cette même éthique lui a servi de référentiel. C'est cette humilité axiologique pour ainsi dire qui va en effet le mettre à l'abri de toute forme de tentation déraisonnable. Au terme de ses deux mandats, il s'en est allé, non sans avoir favorisé les conditions d'élections libres, démocratiques et transparentes, laissant son pays doté d'institutions raffermies et de réelles capacités à faire face aux nombreux défis d'un contexte et d'un environnement particulièrement défavorables au Sahel, marqués comme on le sait par l'impact de la violence terroriste et du changement climatique. Il s'en est allé de façon totale, le cœur léger, la conscience tranquille, sans la moindre peur car ceux qui ont peur de quitter le pouvoir usent de tous les moyens de violence juridique et physique pour se maintenir.

Monsieur le Président, les Nigériens sont très reconnaissants de ce que vous avez fait pour notre pays ; ils sont très fiers pour ce que vous représentez en Afrique. Cette alternance que vous avez facilitée a donné à notre pays notoriété et prestige sur le plan international. Sur le plan national, elle aura pour effet de dédramatiser la bataille pour la conquête du pouvoir, dès lors qu'il est désormais établi qu'on peut y accéder de façon pacifique. Votre nom est passé à la postérité pour avoir été associé à un geste tout d'élégance et de panache, et les générations futures en écriront la geste, fabuleuse. Votre geste restera un grand défi pour tous ceux qui viendront après vous. Ils n'ont plus d'autre choix que de respecter la constitution et éviter à notre pays les tribulations inhérentes à la tentation du pouvoir éternitaire.

Le prix Mo Ibrahim que vient de vous décerner la prestigieuse fondation éponyme est une belle consécration.

Je voudrais, au nom du peuple nigérien, exprimer mes sincères remerciements à cette fondation tout en vous souhaitant longue vie.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>SYNABEF : Une nouvelle grève en gestation</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/synabef-une-nouvelle-greve-en-gestation-3023464.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 May 2023 06:37:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Bourse du travail a abrité, le mercredi 24 mai 2023, une Assemblée Générale Extraordinaire d’information du Syndicat National des Banques, Assurances, Etablissements Financiers, Microfinances et Commerce du Mali (SYNABEF). A travers ce cadre, il s’agissait, pour les hauts responsables du SYNABEF, d’obtenir le quitus de ses membres pour le dépôt prochain d’un préavis de grève jusqu’à la libération de leurs camarades détenus illégalement et injustement et jusqu’à la réintégration de ceux qui ont été chassés injustement de leur travail.

Selon le secrétaire général du SYNABEF, Hamadoun Bah, ce grand rassemblement est le 4ème du genre depuis l’avènement du SYNABEF en 2004. Lieu riche d’histoire et d’enseignements du syndicalisme, mais également de la vie de la Nation malienne depuis bien avant les indépendances jusqu’à l’avènement de la Démocratie, la Bourse du travail a été prise d’assaut par des milliers de travailleurs des Banques, des Assurances, des microfinances, des Entreprises pétrolières (GPP et GMPP), des Industries pharmaceutiques, de PMU Mali et du Commerce.

Dans ses mots introductifs, le syndicaliste, Hamadoun Bah, a longuement évoqué les crises multiformes que traverse le pays, avant de se prononcer sur certains faits graves tous inadmissibles. Pour Hamadoun Bah, chacun de ces faits avaient valu à l’époque une grève du SYNABEF. La raison de notre passivité, dit-il, est due à la situation du pays. « En effet, trois de nos camarades étaient privés de liberté depuis des mois. Ils ont été relâchés courant semaine passée. Cela est malheureusement courant dans le secteur bancaire considéré à tort comme une vache à lait par certains magistrats hélas », a-t-il déclaré.

Entouré de ses camarades, le secrétaire général du SYNABEF a déploré le cas de certains de ses camarades de la CAECE JIGUISEME qui ont été braqués devant leur agence lors d’un transport de fonds. En effet, sans escorte de sécurité, dit-il, ils ont été braqués par des bandits armés devant leur agence. « Pour avoir obtempéré sans résistance, ils ont été placés sous mandat de dépôt. Le seul argument du juge, c’est pourquoi ils ont remis le sac contenant de l’argent avec facilité, donc sans résistance aux braqueurs armés prêts à appuyer sur la détente. Heureusement, ils sont en liberté provisoire en attendant leur jugement. En la matière et universellement, les consignes sont claires face à de telles situations ».

Hamadoun Bah s’est également indigné de la situation de ses camarades travaillant pour la station au dépôt de SANKE. « Le tout puissant SAN Zou a décidé d’en finir avec le syndicat depuis les premières heures de la mise en place du bureau syndical par le SYNABEF. Il commença par licencier le Secrétaire Général Adjoint et la trésorière générale pour une soi-disant faute qui n’en est pas une et avec la complicité du Directeur régional de Koulikoro. Le coup de massue a été l’emprisonnement du reste des membres du bureau, la raison, tenez-vous bien, c’est pour avoir observé le piquet de grèves sans violence aucune », a expliqué le secrétaire général du SYNABEF.

Visiblement remonté contre cette attitude, Hamadoun Bah a révélé que ses deux camarades licenciés capitalisent plus de 19 ans de travail dans la société de SAN ZOU et n’ont jamais été inscrits ni à l’INPS, ni à l’AMO. Certains travailleurs, précise-t-il, y sont depuis plus de 20 ans avec un salaire invariable de 80.000 net.

Au nom du SYNABEF, l’orateur du jour a exigé la libération de ses camarades et leur retour immédiat à leur travail ainsi que ceux licenciés injustement. Il s’est ensuite penché sur l’affaire de BEREBEN, une microfinance relevant des systèmes financiers décentralisés (SFD). A en croire le secrétaire général du SYNABEF, cette microfinance emploie plus d’une quarantaine de personnes, sans contrat de travail, sans inscription à l’INPS, sans inscription à l’AMO et qui licencie tous les syndicalistes contre l’avis de l’Inspection du travail.

Cette assemblée a été l’occasion pour le SYNABEF de rappeler le refus du groupe BOA de respecter ses engagements vis-à-vis des travailleurs. Pour Hamadoun Bah, les travailleurs luttent uniquement pour la préservation des avantages acquis.

Dans sa narration, Hamadoun Bah a souhaité qu’on ne ramène pas le débat de la justice sur la place publique. Pour cela, il a rappelé les magistrats à la bonne conduite pour la préservation de la stabilité sociale. « Il y a des choses que l’on peut taire au nom de l’apaisement du climat social. Mais des faits gravissimes qui relèvent de l’emprisonnement des syndicalistes ou d’autres abus graves ne sauraient être tolérés ni par le SYNABEF, ni par aucun syndicaliste. Des situations de violence et de délits d’entraves graves à la liberté syndicale, si elles ne sont pas gérées vite, ne pourront aboutir qu’au dépôt de préavis de grève de tous les syndicats du Mali. S’il y a un préavis demain du SYANBEF, que l’opinion tienne pour responsable les dirigeants de nos établissements qui se sont inscrits dans l’adversité et dans l’inimitié au syndicalisme », a-t-il clamé

Cette assemblée a approuvé le dépôt prochain d’un préavis de grève par le SYNABEF. Cela, jusqu’à la libération de leurs camarades détenus illégalement et injustement et jusqu’à la réintégration de ceux qui ont été chassés injustement de leur travail.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les responsables de la CODEM face à la presse : «Aucune disposition de la constitution de 1992 en vigueur ne prévoit son remplacement par une nouvelle »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-responsables-de-la-codem-face-a-la-presse-aucune-disposition-de-la-constitution-de-1992-en-vigueur-ne-prevoit-son-remplacement-par-une-nouvelle-3023461.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/les-responsables-de-la-codem-face-a-la-presse-aucune-disposition-de-la-constitution-de-1992-en-vigueur-ne-prevoit-son-remplacement-par-une-nouvelle-3023461.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 May 2023 06:28:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[24 mai 2008-24 mai 2023, la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM) a soufflé ses 15 bougies. A l’occasion de son 15ème anniversaire, le parti CODEM, présidé par Housseini Amion Guindo dit Poulo, a organisé, hier, jeudi 25 mai 2023, une conférence de presse à son siège à Bamako pour parler de la situation sociopolitique et économique du pays. Concernant le projet de nouvelle constitution dont le référendum est prévu pour les 11 et 18 juin 2023, le Parti CODEM indique que l’initiative d’une réforme constitutionnelle sied normalement à un Président de la République et aux Députés. «Ni l’un ni les autres n’existant pas actuellement, il est évident pour nous qu’il est impossible de toucher à la constitution. En plus, aucune disposition de la constitution de 1992 en vigueur ne prévoit son remplacement par une nouvelle », soulignent les conférenciers.

Cette conférence de presse était animée par le 1er vice-président du parti CODEM, Souleymane M. Doumbia, en présence du secrétaire général du parti, Alhassane ABBA et d’autres responsables du parti. « Nous voici réunis ce jour jeudi 25 mai 2023 pour célébrer le 15ème anniversaire de la création de notre Parti. En effet, créé le 24 mai 2008 par des jeunes acteurs de développement de différentes localités du pays, le parti CODEM s’est fixé un certain nombre d’objectifs qui sont plus que jamais d’actualité. Il s’agit notamment du tournant générationnel politique et de notre devise à savoir Comptons d’Abord sur nos Propres Forces. Ces deux concepts avangardistes remis au goût de l’actualité par la situation du pays prouvent à suffisance que notre Parti était en avance sur son époque », a déclaré le conférencier, Souleymane M. Doumbia.

Avec plus de 700 conseillers à la sortie des urnes en 2016 et plus de 1000 aujourd’hui par le biais des adhésions, le parti, indique le conférencier, est resté constant dans son évolution. Concernant les législatives de 2018, avec 42 listes dont 12 propres, le Parti a prouvé que son maillage du territoire n’est pas un vain mot. Sa présence au deuxième tour dans 13 circonscriptions est révélatrice d’un Parti avec une base solide. « Comme autre signe encourageant, nous avons occupé la cinquième place avec notre candidat à l’élection présidentielle de 2018. Malgré les vicissitudes de la campagne, nous avons été le choix de plus de 4% de nos compatriotes. La 5ème place arrachée lors de la présidentielle de 2013 et celle de 2018 confirment notre implantation et la crédibilité de notre candidat Housseini Amion GUINDO », a souligné le conférencier.

Parlant de la situation du pays, Souleymane M. Doumbia a fait savoir que le 15ème anniversaire du Parti coïncide avec une situation particulièrement difficile pour le Mali. Avant d’ajouter que le retour à l’ordre constitutionnel doit être la priorité de tous les régimes d’exception (transition). S’agissant du projet de nouvelle constitution initié par les plus hautes autorités du pays, le conférencier a indiqué que la position du parti CODEM est connue sur cette question. « L’initiative d’une réforme constitutionnelle sied normalement à un Président de la République et aux Députés. Ni l’un ni les autres n’existant pas actuellement, il est évident pour nous qu’il est impossible de toucher à la constitution. En plus, aucune disposition de la constitution de 1992 en vigueur ne prévoit son remplacement par une nouvelle.

Aussi, la constitution actuelle stipule qu’aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. En conséquence, une révision n’étant pas autorisée, on ne saurait arguer qu’une nouvelle constitution est donc possible », a déclaré le 1er vice-président de la CODEM. Sur le plan de la sécurité, dit-il, force est de constater que la situation est loin d’être reluisante sur le terrain. « La circulation des personnes et de leurs biens est devenue une équation très difficile. La recrudescence des attaques est devenue quotidiennes dans le Nord et le Centre. Aussi, les incursions terroristes dans les abords de Bamako sont devenues une source de malaise palpable chez bon nombre de nos compatriotes. Toutefois nous tenons à rendre hommage à nos forces de défense et de sécurité pour leur engagement offensif ayant permis de freiner l’avancée des terroristes dans beaucoup de localités.

A elles, nous apportons notre soutien indéfectible pour la défense de notre intégrité territoriale », a-t-il dit. Quant à la vie chère, le conférencier indique que l’unanimité est faite autour de la cherté de la vie sur toute l’étendue du territoire national. « Nous assistons à la cherté des denrées et produits de première nécessité et les délestages intempestifs qui ne laissent personne indifférent. Pour terminer, en dépit des problèmes ci-dessus évoqués, notre Parti exprime le souhait que l’année 2023 apporte la paix et la stabilité dans notre pays le Mali », a conclu Souleymane M. Doumbia.

Aguibou Sogodogo]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Scrutin référendaire de juin 2023 : A défaut de la carte biométrique, l’électeur peut voter avec une pièce d’identité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/scrutin-referendaire-de-juin-2023-a-defaut-de-la-carte-biometrique-lelecteur-peut-voter-avec-une-piece-didentite-3023459.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 May 2023 06:26:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de la transition, Colonel Assimi GOÏTA, a pris l’Ordonnance N°2023-18/PT-RM du 26 mai 2023 portant dérogation à la loi électorale. Il est dit dans cette ordonnance que le « citoyen inscrit sur la liste électorale, mais ne disposant pas de sa carte d'électeur biométrique, peut voter sur présentation d'une des pièces d'identité officielles suivantes : carte nationale d'identité biométrique sécurisée, passeport, carte NINA, carte nationale d'identité, carte consulaire, permis de conduire, livret militaire, livret de pension civile ou militaire ». En outre, l’ordonnance indique que la nouvelle réorganisation territoriale et administrative de 2023 ne sera pas prise en compte pour le scrutin référendaire de juin 2023. L’ordonnance évoque également que les « agents électoraux absents au premier tour du scrutin, sont remplacés par décision du Coordinateur de l'AIGE dans la Commune, dans l'Ambassade ou le Consulat, en cas de second tour ». Il est à préciser que la présente ordonnance devient caduque dès la proclamation des résultats provisoires du référendum par le Président de l'AIGE.

L’article 1er de l’ordonnance prise par le chef de l’Etat, Assimi GOÏTA, stipule qu’en vue de l'organisation du référendum constitutionnel de 2023, il est dérogé aux dispositions des articles 4 (nouveau), 70 (nouveau), 71 (nouveau), 72 (nouveau), 93 (nouveau), 100 (nouveau) et 120 (nouveau) de la Loi n°2022-019 du 24 juin 2022, modifiée, portant loi électorale par les dispositions suivantes de la présente ordonnance. Ainsi, l’Ordonnance précise que l'Autorité indépendante de Gestion des Elections « AIGE » a pour mission l'organisation et la gestion de toutes les opérations référendaires et électorales. Ladite ordonnance indique que l’AIGE est dispensée de prendre en compte, dans la mise à jour du fichier électoral, les dispositions de la Loi n°2023-005 du 13 mars 2023 portant Statut Particulier du District de Bamako, de la Loi n°2023-006 du 13 mars 2023 portant création des Circonscriptions administratives en République du Mali et de la Loi n°2023-007 du 13 mars 2023 portant création des Collectivités territoriales en République du Mali, résultant de la réorganisation territoriale et administrative de 2023. « Le fichier électoral restera conforme à la configuration des Circonscriptions électorales de Régions, de Cercles et de Communes telles que prises en compte dans sa mise à jour effectuée au titre de la révision annuelle du 1er octobre au 31 décembre 2022 », indiquent les plus hautes autorités du pays. Cette ordonnance souligne que les agents électoraux absents au premier tour du scrutin sont remplacés par décision du Coordinateur de l'AIGE dans la Commune, dans l'Ambassade ou le Consulat, en cas de second tour. « Nul ne peut être admis à voter s'il ne présente sa carte d'électeur biométrique.

A son entrée dans le bureau de vote, l'électeur présente sa carte d'électeur biométrique à l'assesseur chargé de l'identification. Toutefois, le citoyen inscrit sur la liste électorale mais ne disposant pas de sa carte d'électeur biométrique, peut voter sur présentation d'une des pièces d'identité officielles suivantes : carte nationale d'identité biométrique sécurisée, passeport, carte NINA, carte nationale d'identité, carte consulaire, permis de conduire, livret militaire, livret de pension civile ou militaire. Les électeurs se présentent au bureau de vote le visage découvert. L'utilisation du téléphone portable et de tout autre appareil électronique est interdite dans les bureaux de vote jusqu'à la fin du dépouillement et du scellé des enveloppes contenant les procès-verbaux », révèle l’article 7 de l’Ordonnance prise par le Président de la Transition. Il est à préciser que la présente ordonnance devient caduque dès la proclamation des résultats provisoires du référendum par le Président de l'AIGE.

Le Président Assimi GOÏTA souligne dans cette Ordonnance que le « ministre d'Etat, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, le ministre de la Défense et des anciens Combattants, le ministre de la Refondation de l'Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le ministre de l'Economie et des Finances, le ministre des Maliens établis à l'Extérieur et de l'Intégration africaine et le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Reformes politique et institutionnelles sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution de la présente ordonnance qui sera enregistrée et publiée au Journal officiel ».

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Audit des contrats miniers au Mali initié par le président de la République : La Coalition PCQVP&#45;Mali exige la publication du rapport</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/audit-des-contrats-miniers-au-mali-initie-par-le-president-de-la-republique-la-coalition-pcqvp-mali-exige-la-publication-du-rapport-3023456.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 May 2023 06:21:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Coalition PCQVP-Mali a organisé, le vendredi 26 mai 2023 à son siège sis à Hamdallaye ACI 2000, une conférence de presse pour informer l’opinion nationale et internationale que l’initiative heureuse et le courage patriotique qui ont amené le président de la République, le colonel Assimi Goïta, a commandité l’audit des contrats des mines en activités, est en passe de finir dans les oubliettes. Après deux mois de cet audit réalisé par les experts, l’on attend toujours le rapport final. Pour ce faire, « Publiez Ce que Vous Payez » exige aux services en charge du dossier de rendre public le rapport final.

Selon le président de la Coalition « Publiez Ce Que Vous Payez », Abdoul Wahab Diakité, la remise provisoire au président de la République a été l’expression de sa volonté de faire du secteur minier le moteur de développement. Il a indiqué que cette volonté du président a été conforme à la vision de la Coalition qui, à son tour, a traduit cette affirmation par la réalisation de l’étude « analyse comparative des contrats miniers du Mali » par son organisation. Selon lui, de cette étude en mars 2016, son organisation avait fait des recommandations, à savoir la renégociation des contrats miniers ; la relecture du code minier ; l’augmentation de la part de l’Etat ou des privés maliens dans le capital des sociétés minières ; le renforcement des moyens de contrôle. Pour lui, ces recommandations restent d’actualité. C’est pourquoi, va-t-il préciser, la Coalition s’est beaucoup réjouie du lancement de cette mission d’audit. Mais, le président de la Coalition va s’empresser d’ajouter que des inquiétudes demeurent, en ce sens que deux mois après cette mission d’audit, l’on ne voit pas encore le rapport final. Cependant, il dira que la Coalition fonde beaucoup d’espoir sur les résultats de cette étude. La Coalition, selon son président, espère avoir des informations précises sur le montant du chiffre d’affaires réalisé ces 3 trois dernières années par les mines auditées ; le nombre de sociétés ayant versé des dividendes à l’Etat du Mali pendant les trois dernières années ; le montant des exonérations accordés par l’Etat du Mali au cours de la même période ; l’état de la règlementation d’échange (rapatriement des devises après la vente de l’or sur le marché international) ; la probabilité de l’existence des comptes offshore à l’étranger au compte des compagnies opérant au Mali ; le nombre de sociétés rentables et de sociétés roulant en perte opérant au Mali ; le montant alloué aux communautés au titre du plan de développement communautaire ; la situation du respect du code minier en vigueur au moment de la signature des contrats au profit des sociétés opérant au Mali ; les conditions du renouvellement des contrats miniers, par exemple, celles de la société de Morila-SA.

Au regard des informations à obtenir, selon son président, la Coalition PCQVP-Mali exige la publication systématique du rapport final de l’audit des mines en exploitation sur tous les sites miniers du gouvernement et de l’ITIE et son accès libre à tous les citoyens ; la publication du plan d’action de mise en œuvre des recommandations de la société civile dans sa mise en œuvre. Aussi, sur la même lancé, la Coalition demande au gouvernement de commanditer un autre audit sur le contrat miner de la mine de Galamina sur le Lithium, qui entre en production en 2024, la publication des contrats miniers, les études d’impacts et les plans de développent communautaire.

Le secrétaire général de la Coalition, M. Souleymane Tiémoko Chaba Sangaré, quant à lui, a fait quelques remarques, à savoir la non présence de la société civile dans le groupe de travail qui doit finaliser le plan de travail, la non encore divulgation du contrat de mines de Galamina dans cette contrée de notre pays. Selon lui, la souveraineté est un engagement fort qu’on doit assumer.

<strong>Fakara Faïnké</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Pr Ali Nouhoum Diallo à la cérémonie spéciale d&amp;apos;hommages au Président Mahamadou Issoufou, lauréat du prix Mo Ibrahim 2021 : «Ce prix de Mo Ibrahim... devrait faire réfléchir le Président Maky Sall»</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-pr-ali-nouhoum-diallo-a-la-ceremonie-speciale-dhommages-au-president-mahamadou-issoufou-laureat-du-prix-mo-ibrahim-2021-ce-prix-de-mo-ibrahim-devrait-faire-reflechir-le-president-maky-3023454.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 May 2023 06:18:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Pr Ali Nouhoum Diallo a pris part à la cérémonie spéciale d'hommages au Président Mahamadou Issoufou, Ancien Président de la République du Niger lauréat du prix Mo Ibrahim 2021. La ceremonie de presentation du trophee de ce prix a eu lieu à Niamey, le 19 mai 2023. Le Républicain vous propose l’adresse du Pr Ali Nouhoum Diallo au peuple nigérien et aux participants à cette cérémonie d’hommage. Lisez!</strong>

Quand le Camarade Tiébilé Dramé, Président du PARENA (Parti pour la Renaissance Nationale), m’a annoncé l’invitation du Président Mahamadou Issoufou à participer à la fête démocratique africaine rendant hommage aux fils et aux filles de l’Afrique qui comme lui ne s’accrochent pas au pouvoir, ne tripatouillent pas leur constitution pour briguer un troisième mandat et peut être beaucoup d’autres, je me suis écrié : Ah mon Dieu, je pensais que je ne retournerais plus au Niger, cette Province de la Grande Patrie Africaine que j’aime tant.

Le Niger, le pays d’Hamani Diori, de Boubou Hamma et de Bakary Djibo et bien d’autres très anonymes qui ont lutté pour l’émancipation Africaine.

Le pays d’Abdou Moumouni Djoffo, de Boubakar Ba, grand (mathématicien de son état), de Laya Djouldé, d’Amadou Maïga, Dr. Paul Liné, l’ingénieur Moussa Bakou et Sanoussi Jaku qui dans le cadre du PAI (Parti Africain pour l’indépendance) ou en dehors ont œuvré aux côtés de leurs aînés du Rassemblement Démocratique Africain (RDA) à la libération totale de l’Afrique, mais surtout se sont consacrés au développement de la science en Afrique en général et singulièrement au Niger.

Prononçant le nom de Sanoussi Jaku, je me dois de présenter mes condoléances à sa famille, à son parti, au Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS-TARAYA) le parti allié, à tous ses amis (e), à ses camarades de lutte, au Niger tout entier.

Son rappel à Dieu m’a été annoncé en pleine séance de travail du Comité national d’éthique pour la santé et les sciences de la vie (CNESS). Vous imaginez que l’émotion a été vive.

Le pays des Généraux Séyni Kountché et Ali Séybou, Colonel Adamou Moumouni DJERMAKOY, Général Mamadou Tandia qui ont amorcé, me semble-t-il, le décollage économique du Pays profitant du boom de l’uranium et de l’ascension de la place de l’énergie nucléaire dans le développement humain durable et sûr, jusqu’à la catastrophe de Tiernobil.

Il est vrai que le Président Mamadou Tandia s’est malheureusement engagé dans la manipulation de la constitution baptisée Tazartché (continuer sans s’arrêter) qui s’est terminée comme on le sait.

Le Niger, le pays du Général Ibrahim Baré Maïnassara, du Commandant Daouda Malam Wanké, du Général Salou Djibo qui ont contribué à débloquer des situations difficiles et apporté leur touche à l’évolution du Niger.

Le Niger, pays des rebelles Rhissa Ag Boula, Mano Dayack, Mohamed Akotey, Mohamed Anako qui ont sûrement aidé à la prise de conscience de l’importance des minorités nationales dans un pays.

La multiplicité des coups d’Etat perpétués et des rébellions déclenchées au Niger soulignent à suffisance combien gigantesque a été l’effort déployé par l’équipe du Président Mahamadou Issoufou pour stabiliser ce pays pendant dix ans.

Bonne chance au Président Mohamed Bazoum successeur de Mahamadou Issoufou pour qu’il en fasse de même, voire mieux et mériter lui aussi le prix Mo Ibrahim.

Eh ! les Amis dites-moi la vérité, un certain Mohamed Bazoum aujourd’hui Président de la République du Niger, son chef d’Etat major général des armées le Général Abdou Sidikou Issa ne faisaient-ils pas partie de la rébellion ?

Plus sérieusement, anciens rebelles ou non, sympathisants de la rébellion nigérienne ou non, l’important aujourd’hui, c’est l’union pas que seulement circonstancielle, pas forcément apparente, mais fondée sur des valeurs des Anciens belligérants qui fait le Charme du Niger et donne envie d’y venir pour vivre dans un climat de diversité linguistique, culturelle, confessionnelle, cultuelle et politique bien sûr.

Aujourd’hui que le pays est dirigé par l’équipe de Mahamadou Issoufou, Mohamed Bazoum, Massoudou Hassimi d’indiscutables patriotes mais panafricanistes, internationalistes socialistes, j’éprouve un réel plaisir à répondre à l’invitation de l’ancien Président de la République, l’homme que nous célébrons ce jour.

J’y reviens donc bien que la carcasse n’obéisse plus tellement ni au cœur ni au cerveau !

J’y reviens pour servir de pont entre les dirigeants des deux pays voisins, unis par l’histoire, les langues, les confessions, par la culture pour tout dire. Deux voisins dont les dirigeants sont pour le moins fâchés les uns contre les autres et n’ont pas toujours le sens de la mesure dictée par l’histoire commune des deux pays, quand ils se parlent sur les ondes.

C’est un devoir de génération et de démocrate socialiste. Je l’accomplis avec enthousiasme.

S’il faut que je dise un mot sur les différends entre mes cadets, j’affirmerai que l’embargo imposé au Mali n’est ni illégal, ni illégitime basé qu’il est sur le Traité révisé, les différents Protocoles et les Décisions qui en découlent et aux quels le peuple malien a souscrit à travers ses dirigeants. De telles sanctions ont été appliquées à d’autres Etats de la CEDEAO dans les mêmes conditions.

Cependant, cet embargo est injuste et inhumain au regard des souffrances qu’il inflige aux populations des différents Etats de la CEDEAO qui ne sont pas responsables des coups d’Etat perpétrés en Afrique depuis le début des années 60 même si ces coups d’Etat sont accompagnés de liesses populaires plus ou moins durables ; même si ces coups d’Etat ont parfois permis le décollage des pays où ils se produisent.

Cette invitation a réveillé beaucoup de souvenirs.

Permettez-moi de saluer le Président Mahamane Ousmane, un autre fils du Niger premier président démocratiquement élu après les transitions post-conférences Nationales des année 90. Ma collaboration avec lui au sein du Parlement de la CEDEAO, moi comme président, puis lui comme Président de l’Institution parlementaire Ouest africaine est riche d’enseignements.

Salut aussi aux camarades et cadets Haji Kirgam, Hamma Amadou et au Dr. Vétérinaire MAZOU.

Mes pensées affectueuses aux familles d’Abdoulaye Goureï Baba, camarade de promotion du Lycée Terrasson de Fougères, devenu Askia Mohamed, de l’Honorable Oumarou Sidikou troisième Vice-président du Parlement de la CEDEAO avec qui l’entente était parfaite et m’a souvent hébergé chez lui lors de mes passages à Niamey.

Pensées amicales et affectueuses à la famille du brillant assistant parlementaire de la Commission des Finances Souleymane Harissou. Je suis vraiment désolé de n’avoir pas pu le voir durant mon séjour de trois jours.

Il me revient, il y a une vingtaine d’années au moins, je déclarais en substance lors d’une conférence des Présidents des parlements régionaux, de l’Est, de l’Ouest, d’Afrique Australe à Livingston en Zambie : « Il est temps que les parlements régionaux se penchent sérieusement sur les modifications intempestives des constitutions par les chefs d’Etats en vue de se pérenniser au pouvoir ».

Ce n’est pas difficile de comprendre que ce propos a fait grincer des dents et m’a valu ce que beaucoup savent maintenant.

Le prix Mo Ibrahim accordé au président Mahamadou Issoufou respectueux de la constitution ; s’en tenant à ses deux mandats constitutionnels, refusant de briguer un troisième mandat malgré toutes les pressions honore l’Afrique, me remplit de joie et constitue une revanche en quelque sorte pour moi, d’autant que l’ancien président du Niger entre ainsi dans le cercle glorieux des chefs d’Etats Africains respectueux du serment qu’ils prêtent lors de leur investiture.

Ce prix de Mo Ibrahim n’honore pas que le président Mahamadou Issoufou, pas seulement que les socio-démocrates nigériens, mais aussi l’Internationale socialiste africaine et devrait faire réfléchir le Président Maky Sall. Qu’Allah le protège contre la tentation de briguer un troisième mandat pour lui éviter de connaître le sort du président Alpha Condé, ancien président de la Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France (FEANF).

Résonnent encore dans mes oreilles les paroles très fortes prononcées très tôt le matin du camarade Maître Robert Dossou : « Ali, je ne comprends plus les camarades. Une fois au pouvoir ils ne sont plus les mêmes. Je viens de parler plus d’une heure à mon camarade Alpha Condé pour le dissuader de briguer un troisième mandat. En vain ! Il me dit Ado l’a fait. Sassou Ngeusso est à son quatrième mandat. Pourquoi pas moi ?

Par ce que tout simplement, tu as été président de la FEANF répond Me DOSSOU et tu ne peux pas le faire. Ali, il m’a raccroché le téléphone au nez, c’est pourquoi je te réveillé si tôt ».

Président Issoufou, merci d’avoir été fidèle à l’Esprit, aux enseignements de l’UGEAO (Union Générale des Etudiants de l’Afrique Occidentale), de l’UED (Union des Etudiants de Dakar) et de la FEANF (Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France) pour ne citer que les plus connues.

Il est certain que seront honnis tous ceux-là et toutes celles-là, Chefs d’Etat, qui s’éloigneront de l’Esprit, des enseignements, des principes édictés par ces organisations et leur semblable comme la Wasu dans le Common Wealth (West African Students Union). Les Principes et Règles édictés également par les héritières de la FEANF, de la WASU, de l’UGEAO, de l’UED.

La gauche malienne est fière de toi Mahamadou Issoufou ! Vos alliés Adema-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice, le PARENA (Parti pour la Renaissance Nationale), les Hommes et les femmes de gauche de l’URD (Union pour la République et la Démocratie), le Rassemblement pour le Mali (RPM) sont fiers de vous !

Très heureux de participer à cette fête de célébration d’un grand Africain, comme ont été célébrés d’autres grands Africains, comme Joaquim Alberto Chissano du Mozambique, Festus Gontebanye Mogae du Botswana, Pédro de Verona Rodrigues Pires du Cap Vert, Hifikepunuye Pohamba, de la Namibie.

Last but not the least Madame Ellen Johnson Sirleaf. La dernière citée mais pas la moindre.

Nelson Rolihlahla Mandela alias Madiba n’est plus parmi nous, mais veille sur nous.

Je souhaite beaucoup de succès à cette cérémonie de célébration du Président Mahamadou Issoufou.

Je termine cette adresse à tout le peuple Nigérien certainement fier de cette cérémonie, en remerciant le Président de la République nigérienne Mohamed Bazoum pour avoir accepté de m’accueillir, mais surtout pour avoir fermement défendu l’Intégrité territoriale, l’Unité nationale, la cohésion sociale de cette autre province d’Afrique, le Mali, quitte à mettre à rude épreuve les nerfs de ses cousins de l’Adrar des Ifoghas et de l’Azawak malien, tout le temps où il était ministre des Affaires étrangères ou de l’Intérieur.

Gloire éternelle aux Femmes et aux Hommes d’Afrique respectueux de leurs Constitutions et des Serments qu’ils prêtent le jour de leurs investitures !

<strong>Niamey le 19 mai 2023.</strong>

<strong>Pr. Ali Nouhoum DIALLO, ancien</strong>

<strong>Président de l’Assemblée Nationale du Mali</strong>

<strong>et du Parlement de la CEDEAO.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mosquée Djingareber de Tombouctou : Une réalisation de l’architecte Es Saheli</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/mosquee-djingareber-de-tombouctou-une-realisation-de-larchitecte-es-saheli-3023214.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 May 2023 09:58:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la «semaine Es Saheli» consacrée à Abou Ishaq es-Sahéli, architecte émérite, l’Ambassade d’Espagne au Mali a organisé, le vendredi 19 mai 2023, une table ronde à l’hôtel Salam de Bamako sur la « vie de Es Saheli et les relations qui existaient entre Es Saheli et Kankou Moussa ». Cette rencontre était présidée par l’Ambassadeur d’Espagne au Mali, José Hornero Gomez, en présence des conférenciers, le Pr. Doulaye Konaté, ancien ministre malien ; le directeur de l’Ecole supérieure d’ingénierie d’architecture et d’urbanisme (ESIAU), Abdoulaye DEYOKO ; Antonio Llaguno ROJAS, vice-président de la Fondation Kati, Tombouctou, Francisco Vidal Castro de l’Université de Jaén (Espagne), sous la modération de l’Architecte Sébastien, en présence d’autres personnalités.

Selon l’Ambassadeur d’Espagne au Mali, José Hornero Gomez, l’objectif de cette table ronde est de mettre en commun tous les académiciens, les experts espagnols et maliens pour trouver des points communs sur les importations que Es Saheli a faites dans l’évolution de la vie du Mali  et surtout dans l’évolution des liens entre la méditerranée, l’Europe et l’Afrique. Avant d’ajouter que Es Saheli est entré au Mali à travers Gao et il a construit la première mosquée de Gao, la mosquée Djingareber de Tombouctou, des palais etc. Selon lui, Kankou Moussa avait l’intention de nommer un ambassadeur espagnol auprès du Royaume de FES. « Je suis l’ambassadeur d’Espagne, non seulement, pour promouvoir la présence de l’Espagne au Mali, mais aussi, pour promouvoir la signification et les relations entre le Mali et l’Espagne », a déclaré le diplomate espagnol au Mali. Il a mis l’accent sur des valeurs comme la solidarité, le respect de l’autre, le vivre ensemble. Lors des débats, le Pr. Doulaye Konaté, ancien ministre malien, a fait savoir que beaucoup d’objet nous viennent d’Espagne. « Depuis le 9ème siècle, il y a le trafic d’objet entre le Mali et l’Espagne », a-t-il dit.

Quant à Antonio Llaguno ROJAS, vice-président de la Fondation Kati, Tombouctou, il a parlé de la rencontre en l’architecte Es Sahili et l’empereur Kankou Moussa. Francisco Vidal Castro de l’Université de Jaén (Espagne) abonde également dans le même sens. Pour sa part, le directeur de l’Ecole supérieure d’ingénierie d’architecture et d’urbanisme (ESIAU), Abdoulaye DEYOKO, a indiqué que la mosquée Djingareber de Tombouctou est un bâtiment emblématique avec son minaret, son support de bois. «Nous allons faire des recherches pour savoir comment l’œuvre a été édifiée », a-t-il dit.

<strong> </strong>

<strong>A.S</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cour Pénale Internationale (CPI) : Le procès du « terroriste » Abdoulaziz Al&#45;Hassan tire vers sa fin</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-penale-internationale-cpi-le-proces-du-terroriste-abdoulaziz-al-hassan-tire-vers-sa-fin-3023215.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 May 2023 09:55:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le procès d'Al Hassan, accusé « de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité », commis lors de l’occupation de la ville par Ansar Dine et AQMI entre avril 2012 et janvier 2013, continue à la Haye. Les conclusions orales du Bureau du Procureur, des Représentants légaux des victimes et de la Défense ont débuté ce mardi 23 mai et doivent prendre fin le 25 mai 2023. Et c’est suite à ces conclusions que les juges de la CPI  « commenceront leurs délibérations et le jugement sera prononcé en temps voulu.»

Poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre prétendument commis à Tombouctou entre avril 2012 et janvier 2013, Al Hassan est comparu devant les juges de la Cour Pénale Internationale, le lundi 9 mai 2022. Lors de cette comparution, la défense a tenté de démontrer la non culpabilité de l’ancien membre présumé d’Aqmi et d’Ançar dine. Les avocats ont estimé qu’Al Hassan s’est retrouvé dans les groupes armés par instinct de survie, car menacé de toutes parts.

Pour rappel, le mandat d’arrêt contre Al-Hassan Ag Abdoul Aziz a été délivré le 27 mars 2018. Transféré à la CPI le 31 mars 2018, il a fait sa première comparution le 4 avril 2018. Malien et âgé d’une quarantaine d’années, Al Hassan est accusé par la CPI, « d’avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité à Tombouctou, Mali entre avril 2012 et janvier 2013.» Les charges qui pèsent contre lui sont représentatives de la criminalité et des persécutions subies par la population au cours de cette période. «Plus particulièrement, nous accusons M. Al Hassan d’être responsable des crimes contre l’humanité de persécutions pour des motifs religieux ou sexistes, viol et esclavage sexuel commis dans le contexte de mariages forcés, torture et autres actes inhumains causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale », avait expliqué, après le transfèrement de Al Hassan, la Procureure Fatou Ben Souda.

Pour la CPI, Al Hassan serait également responsable des crimes de guerre de traitement cruel et torture, atteintes à la dignité de la personne sous la forme de traitements particulièrement humiliants et dégradants, viol et esclavage sexuel, attaques dirigées intentionnellement contre des bâtiments consacrés à la religion et des monuments historiques et condamnations prononcées sans qu’un jugement assorti des garanties judiciaires généralement reconnues comme indispensables n’ait été préalablement rendu par un tribunal régulièrement constitué.

A noter aussi que les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont condamné, en septembre 2016, à neuf ans de prison, le djihadiste malien Ahmad Al Faqi Al Mahdi, l’ancien chef d’Ançar Eddine à Tombouctou, pour avoir détruit en 2012, des mausolées classés au patrimoine mondial de l’humanité à Tombouctou.

<strong>K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Littérature : Bamako abrite la première édition des journées internationales du livre au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/litterature-bamako-abrite-la-premiere-edition-des-journees-internationales-du-livre-au-mali-3023200.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 May 2023 07:05:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Du mercredi 24 au dimanche 28 mai 2023, la bibliothèque nationale du Mali abritera les journées internationales du livre au Mali. Placées sous le haut parrainage du président de la Transition, chef de l’Etat, son excellence le Colonel Assimi Goïta, le thème retenu pour ces journées est « Rôle et place du livre dans le processus de refondation du Mali ». C’est dans le but d’informer l’opinion nationale et internationale de l’importance de ces dites journées que les organisateurs ont animé une conférence de presse, le lundi 22 mai 2023 à la bibliothèque nationale du Mali.

Cette conférence de presse était animée par Sekou Fofana, directeur de SAWA éditions, Secrétaire Général de l’Organisation malienne des Editeurs de Livres (OMEL) non moins président du comité d’organisation des journées internationales du livre au Mali ; Samba Niaré, Secrétaire aux relations extérieures de l’OMEL ; Bintou Coulibaly de l’association professionnelle des libraires du Mali ; et Elhadji Dicko du club des lecteurs du Mali.

Les Journées internationales du livre au Mali sont l’occasion pour les acteurs de la chaîne du livre d’échanger sur les problèmes auxquels leur secteur fait face.  L’objectif principal, selon les conférenciers, est de promouvoir la lecture, l’industrie et la protection de la propriété intellectuelle au Mali. Spécifiquement, il s’agit d’apporter la contribution des acteurs du livre au dialogue politique inclusif ; accompagner le gouvernement dans l’élaboration et la mise en pratique de la politique nationale du livre et de la lecture ; promouvoir la lecture au sein de la société ; favoriser une collaboration entre acteurs de la chaîne du livre au Mali ; contribuer à la relance du Salon du Livre de Bamako (SALIBA) ; et contribuer à lutter contre la piraterie. Les acteurs de la chaîne du livre de Benin, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Conakry, et du Sénégal prendront également part à cette première édition.

Plusieurs conférences  sont prévues lors de ces journées, notamment « Rôle et place du livre dans le processus de refondation du Mali », « Place des associations et clubs de lecteurs dans la promotion du livre et de la lecture au Mali », « La lecture comme instrument de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres dans l’espace scolaire et universitaire », « En quoi la politique nationale du livre et de la lecture peut participer à la refondation du Mali ? ». En plus des conférences, il y’ aura des matinées de conte, des visites de stands, des journées des ministres, des initiations à wikipédia, des journées des institutions.

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<strong>Siaka Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ecole de Guerre du Mali : Des partenariats fructueux au bénéfice de l’armée malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/ecole-de-guerre-du-mali-des-partenariats-fructueux-au-benefice-de-larmee-malienne-3023202.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 May 2023 07:05:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Ecole de Guerre du Mali (EGM) entretient de bonnes relations avec le Comité international de la Croix Rouge (CICR) et aussi avec la Mission de l'Union Africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL). Pour preuve, l’EGM a bénéficié d’une formation grâce au CICR et a procédé à la signature d'un mémorandum d'entente avec la MISAHEL.</strong>

Du 16 au 19 mai 2023, l’Ecole de Guerre du Mali était à l’école du Comité international de la Croix Rouge (CICR). C’était à travers une formation initiée par le CICR à l’intention des stagiaires de la deuxième promotion de l'Ecole de Guerre du Mali. Ladite formation portait  sur la protection des civils. Durant quatre jours, les stagiaires de l’Ecole de Guerre du Mali ont bénéficié d’une formation sur des thèmes tels que le Droit International Humanitaire (DIH) et tactique, le principe de base du DIH, l'économie de la défense, le DIH et le processus d'élaboration des décisions dans les opérations militaires de combat. La cérémonie de fin de la formation a été faite sous la présidence du Commandant de l'EGM, le Général Oumar DAO. L’on notait également la présence du chef de délégation du CICR, Antoine GRAND. Aux termes de cette formation pleine d’enseignement, les stagiaires ont bénéficié des attestations.

Toujours dans le cadre de la coopération avec d’autres structures importantes, le Commandant de l'Ecole de Guerre du Mali, le Général de Division Oumar DAO et le Haut représentant de la Mission de l'Union Africaine pour le Mali et le Sahel, Maman Sidikou, ont procédé, le vendredi 19 mai 2023, à la signature d'un mémorandum d'entente entre les deux parties. La cérémonie s'est déroulée dans la Salle de Conférence de l’Ecole de Guerre, en présence des proches collaborateurs des deux personnalités. Selon le directeur de l'Ecole de Guerre du Mali, la signature de ce mémorandum d'entente scelle le début d'une collaboration étroite entre les deux structures. Pour l’officier général, la forte dimension africaine au cœur de la vision portée par l'Ecole justifie, selon lui, cet intérêt. Le Général DAO a saisi l’occasion pour préciser que les ramifications de la crise au Mali ont abouti à l'intensification des conflits au Nord, mettant notre pays au cœur d'une situation particulière dans le Sahel.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Promotion de la lecture au Mali : Le club des lecteurs du Mali organise deux rencontres littéraires</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/promotion-de-la-lecture-au-mali-le-club-des-lecteurs-du-mali-organise-deux-rencontres-litteraires-3023198.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 May 2023 06:59:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le samedi 20 mai 2023, dans la médiathèque de l’institut français de Bamako, « Ce que j’aurais aimé savoir avant de me marier » de Gary Chapman a fait l’objet de la rencontre hebdomadaire du Club des Lecteurs du Mali. La présentation dudit livre a été faite par Ramatoulaye Diallo, membre du club. C’était en présence des responsables, membres et sympathisants du club des lecteurs du Mali et plusieurs amoureux du livre.

Ce livre composé de 12 chapitres indique de prime abord qu’il ne suffit pas d’aimer pour se marier. Avant de mettre l’accent sur les attitudes à adopter pour la réussite de la vie de couple, notamment les langages de l’amour qui sont au nombre de cinq. L’exposante n’a pas manqué de souligner que les mariés reproduisent ce qu’ils ont appris consciemment ou inconsciemment de leurs parents, d’où l’adage « Tel père tel fils ; telle mère telle fille ». Cependant, dit-elle, cela peut être évité à travers la communication entre les couples.

Des critiques ont été faites à l’endroit du livre. Pour certains, il ne faut rien aimer savoir avant de se marier ; c’est quand on y entre qu’on découvre ce qu’il y a. Ce qui a été le cas de l’auteur. « Ce livre n’est pas destiné au Maliens », dit un intervenant. Pour d’autres, il faut se préparer avant le mariage, chercher d’abord à s’aimer « à se marier à soi-même », car le mariage veut dire « se supporter, il n’est pas doux, il est nécessaire ». Il a aussi été demandé aux couples de « communiquer vrai ». Les interventions du grammairien qui a corrigé les fautes, de l’évaluatrice qui a corrigé les tics et du policier, ont mis fin à la rencontre.

&nbsp;

Trois jours avant, c’est-à-dire le mercredi 17 mai 2023, s’est tenu un café littéraire au Lycée Ba Aminata Diallo. Le recueil de nouvelles de Mamadou Konaté « Le RETOUR » a fait l’objet dudit café qui a enregistré la présence de l’auteur lui-même ; de Monsieur Coulibaly, responsable du club du Lycée Ba Aminata Diallo ; de Tiémoko Diatigui Diakité, modérateur, accompagné de Aminata Diallo, tous membres du Club des Lecteurs du Mali. La présentation du livre a été faite par mademoiselle Sirantou Sanogo, élève dudit lycée. Les échanges ont porté sur les thèmes des 12 nouvelles qui composent le livre, notamment la violence en milieu universitaire, la prostitution, la vie au campus, la corruption…

Ce café littéraire a été initié par le Club des Lecteurs du Mali dans le but de créer un espace d’échange entre les élèves et les auteurs afin de leur donner le goût de la lecture.

&nbsp;

<strong>Siaka Coulibaly</strong>

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<strong> </strong>

<strong>Promotion de la lecture au Mali : Le club des lecteurs du Mali organise deux rencontres littéraires</strong>

Le samedi 20 mai 2023, dans la médiathèque de l’institut français de Bamako, « Ce que j’aurais aimé savoir avant de me marier » de Gary Chapman a fait l’objet de la rencontre hebdomadaire du Club des Lecteurs du Mali. La présentation dudit livre a été faite par Ramatoulaye Diallo, membre du club. C’était en présence des responsables, membres et sympathisants du club des lecteurs du Mali et plusieurs amoureux du livre.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/05/La-4e-edition-du-SALISE.jpeg"><img class="alignleft wp-image-3023095 size-full" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/05/La-4e-edition-du-SALISE.jpeg" alt="" width="480" height="360" /></a>Ce livre composé de 12 chapitres indique de prime abord qu’il ne suffit pas d’aimer pour se marier. Avant de mettre l’accent sur les attitudes à adopter pour la réussite de la vie de couple, notamment les langages de l’amour qui sont au nombre de cinq. L’exposante n’a pas manqué de souligner que les mariés reproduisent ce qu’ils ont appris consciemment ou inconsciemment de leurs parents, d’où l’adage « Tel père tel fils ; telle mère telle fille ». Cependant, dit-elle, cela peut être évité à travers la communication entre les couples.

Des critiques ont été faites à l’endroit du livre. Pour certains, il ne faut rien aimer savoir avant de se marier ; c’est quand on y entre qu’on découvre ce qu’il y a. Ce qui a été le cas de l’auteur. « Ce livre n’est pas destiné au Maliens », dit un intervenant. Pour d’autres, il faut se préparer avant le mariage, chercher d’abord à s’aimer « à se marier à soi-même », car le mariage veut dire « se supporter, il n’est pas doux, il est nécessaire ». Il a aussi été demandé aux couples de « communiquer vrai ». Les interventions du grammairien qui a corrigé les fautes, de l’évaluatrice qui a corrigé les tics et du policier, ont mis fin à la rencontre.

Trois jours avant, c’est-à-dire le mercredi 17 mai 2023, s’est tenu un café littéraire au Lycée Ba Aminata Diallo. Le recueil de nouvelles de Mamadou Konaté « Le RETOUR » a fait l’objet dudit café qui a enregistré la présence de l’auteur lui-même ; de Monsieur Coulibaly, responsable du club du Lycée Ba Aminata Diallo ; de Tiémoko Diatigui Diakité, modérateur, accompagné de Aminata Diallo, tous membres du Club des Lecteurs du Mali. La présentation du livre a été faite par mademoiselle Sirantou Sanogo, élève dudit lycée. Les échanges ont porté sur les thèmes des 12 nouvelles qui composent le livre, notamment la violence en milieu universitaire, la prostitution, la vie au campus, la corruption…

Ce café littéraire a été initié par le Club des Lecteurs du Mali dans le but de créer un espace d’échange entre les élèves et les auteurs afin de leur donner le goût de la lecture.

<strong>Siaka Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Claude David Convisser, homme d&amp;apos;affaires et avocat américain résidant au Mali face à la presse : «Si la paix régnait, le Mali pourrait tripler sa production électrique actuelle en utilisant uniquement l&amp;apos;énergie solaire…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/claude-david-convisser-homme-daffaires-et-avocat-americain-residant-au-mali-face-a-la-presse-si-la-paix-regnait-le-mali-pourrait-tripler-sa-production-electrique-actuelle-en-utilisant-uniq-3023196.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 May 2023 06:54:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’homme d'affaires et avocat américain résidant au Mali, Claude David Convisser, Directeur général du POP Diesel Africa Limited Company, a animé, le samedi 20 mai 2023, une conférence de presse à la Maison de la Presse du Mali (Bamako). Cette conférence de presse à l’allure d’une conférence débat a enregistré la présence du représentant du ministère du développement rural, M.Tembely, du directeur général de l’ANADEB (Agence nationale de développement des biocarburants), Abdoulaye Kaya, et d’autres personnalités. Au cours de cette conférence de presse, le conférencier Claude David Convisser a fait savoir que si la paix régnait, le Mali pourrait plus que tripler sa production électrique actuelle en utilisant uniquement l'énergie solaire, pour un coût d'environ 3,5 milliards de dollars.

Selon le conférencier, Claude David Convisser, Directeur général du POP Diesel Africa Limited Company, l'Afrique peut montrer la voie en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Avant d’ajouter que cette année, les êtres humains émettront plus de gaz à effet de serre que jamais auparavant. Selon les Nations unies, les Africains sont de loin ceux qui ont le moins contribué au réchauffement de la planète, mais ce sont eux qui en souffriront le plus. « Si nous voulons vraiment construire l'économie africaine de manière à ce que tout le monde prospère, nous devons abandonner la mentalité qui consiste à accepter l'aide au développement et passer à une approche basée sur l'investissement étranger direct provenant du secteur privé, et non des gouvernements, des institutions internationales telles que l'ONU ou des ONG. Tous ont leur propre agenda politique, économique ou social au Mali. Et dans le grand ordre des choses, leur financement est limité », a déclaré le conférencier, Claude David Convisser. Selon lui, 70 % de l'argent dans le monde sont entre les mains du secteur privé. « Seuls 30 % appartiennent aux gouvernements et autres acteurs publics», a-t-il dit. Le conférencier a indiqué que le Mali peut passer radicalement aux énergies renouvelables. « Considérons la capacité électrique installée du Mali, qui est de 0,8 gigawatt, et voyons de combien elle peut augmenter. Le plus grand projet d'électricité solaire au monde, situé à Ouarzazate, au Maroc, a coûté 2,5 milliards de dollars pour atteindre une puissance de 2 gigawatts, y compris le stockage des batteries dans des sels fondus pendant 7 heures chaque nuit. 2 GW de puissance, c'est 2½ fois la capacité de production électrique actuelle du Mali. Il faut ajouter à cela le coût d'une ligne de transport à haute tension de 765 kV. Une ligne capable de transmettre 2 GW heures sur les 1 000 kilomètres qui séparent Tombouctou de Bamako coûterait moins d'un milliard de dollars. Cependant, la paix doit régner au Mali pour que quiconque investisse ou prête l'argent nécessaire à la mise en place d'une telle ligne de transport d'électricité. En résumé, si la paix régnait, le Mali pourrait plus que tripler sa production électrique actuelle en utilisant uniquement l'énergie solaire, pour un coût d'environ 3,5 milliards de dollars. C’est un peu plus du budget total du gouvernement du Mali », a souligné le conférencier Convisser. Durant cette conférence, il a évoqué l’expertise de sa société « Plant Oil Powered (POP) Dièsel » dans le domaine énergétique. Par ailleurs, il dit avoir besoin d’un financement de 15 000 milliards de FCFA pour réaliser un projet de culture de Jatropha à l’échelle de l’Afrique de l’ouest et soutenir 6 millions d’agriculteurs.

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<strong>Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme : 167 terroristes neutralisés et 32 autres interpellés par l’armée malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/lutte-contre-le-terrorisme-167-terroristes-neutralises-et-32-autres-interpelles-par-larmee-malienne-3023194.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 May 2023 06:49:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre du plan Maliko et de l'opération Kèlètigui, les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont mené des actions dans la zone Sud et sur les théâtres Est et Centre de l'opération Maliko. Le bilan de ces opérations, selon l’armée, se résume comme suit : Côté FAMa : 09 morts aux combats ; 17 PM, 02 LRAC, 02 mitrailleuses 12,7mm, 07 véhicules perdus et détruits. Du coté terroristes, l’on retient la destruction de 13 plots logistiques terroristes, 167 terroristes neutralisés, 32 terroristes interpellés, 09 véhicules et 148 motos détruits et récupérés. 53 PM, 06 PKM, 04 LRAC, 06 Fusils de chasse, d'importantes quantités de matériels de fabrication d'EEI et de munitions de toutes calibres récupérés, 27 EEI détruits, 850 motos, 05 camions, 01 porte char, 05 chargeurs et d'importantes quantités de vivres et de couvertures saisis, 09 terroristes repentis et 15 en attente d'être recueillis. Ces informations ont été données par l’Etat-major général des Armées, le samedi 20 mai 2023.

Dans le communiqué de l’armée, il est indiqué que les FAMA ont mené des actions en  Zone Sud où les priorités ont porté sur la surveillance et la consolidation des renseignements sur la localisation des groupuscules terroristes très mobiles, leurs réseaux et leurs complices tant dans les zones urbaines que dans les forêts. Les FAMa ont réagi promptement face aux groupes terroristes sur la route de Kita-Diéma, Mourdiah-Nara, aux engins explosifs improvisés, ainsi que l'attaque contre les cibles molles dans la région de Sikasso, Nara et Ségou.

Sur le Théâtre Est de l'opération, les priorités ont porté sur la consolidation de la reprise de l'initiative tant sur le plan aérien que terrestre. Les vols de surveillance, réassurance des populations et de contrôle du territoire dans la région de Kidal, Gao et Ménaka de même que les reconnaissances offensives terrestres majoritairement dans la région de Ménaka et Gao ainsi des escortes et des actions civilo militaires de distribution de vivres ont été menés avec succès.

Par ailleurs, sur le Théâtre Centre de l'opération Maliko, le document de l’armée précise que l’action majeure a été la réaction professionnelle des FAMa pendant l'attaque déjouée contre l'aéroport de Sévaré, la destruction de multiples plots logistiques par des frappes aériennes, des reconnaissances offensives, des opérations aéroportées et de saisies d'importantes logistiques terroristes et l'appui aux populations. Faisant le bilan cumulé de l’ensemble de ces opérations, l’armée malienne a annoncé la perte dans ses rangs  de 09 hommes aux combats, la perte et la destruction de 17 PM, 02 LRAC, 02 mitrailleuses 12,7mm et de 07 véhicules. Du coté des terroristes, la hiérarchie a informé de la destruction de 13 plots logistiques terroristes, 167 terroristes neutralisés, -32 terroristes interpellés, 09 véhicules et 148 motos détruits et récupérés. 53 PM, 06 PKM, 04 LRAC, 06 Fusils de chasse, d'importantes quantités de matériels de fabrication d'EEI et de munitions de toutes calibres récupérés, 27 EEI détruits, 850 motos, 05 camions, 01 porte char, 05 chargeurs et d'importantes quantités de vivres et de couvertures saisis, 09 terroristes repentis et 15 en attente d'être recueillis.

Selon les constats de l’armée, les terroristes en débandade gardent des capacités de nuisance orientées principalement vers la pression sur les populations, l'emploi des EEI et l'attaque contre les cibles molles. L'Etat-major des Armées confirme la nuisibilité des groupes terroristes par un emploi continu d'enfants soldats dans les combats. Le commandement militaire a salué le soutien, l'engagement, la collaboration et le courage des populations auprès des FAMa. Enfin, la hiérarchie a rassuré que les FAMa continueront la recherche et la destruction des terroristes dans le respect strict du DH et DIH.

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<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kéniéba : Le Mouvement Kéniéba&#45;kuranko invite le président Assimi à s’impliquer pour l’implantation de la société EDM&#45;SA dans la ville</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/kenieba-le-mouvement-kenieba-kuranko-invite-le-president-assimi-a-simpliquer-pour-limplantation-de-la-societe-edm-sa-dans-la-ville-3022697.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 May 2023 06:42:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mouvement Kéniéba-kuranko, soucieux de l’implantation de la société EDM-SA dans la ville afin de soulager la souffrance des populations, les sociétés minières dont la contribution dans l’économie malienne est capitale, a publié un communiqué, hier, jeudi 18 mai 2023. L’objectif dudit communiqué est d’attirer l’attention du président de la République, le colonel Assimi Goïta sur la brulante question, tout en l’invitant à s’impliquer personnellement pour l’implantation de la société EDM-SA dans la ville.</strong>

« Le Mouvement Kéniéba-Kuranko attire, pour une énième fois, l’attention des plus hautes autorités de la transition et particulièrement le président de la transition, le colonel Assimi Goïta sur la situation dramatique que vit la population de Kéniéba depuis mi-janvier 2023 », a introduit le porte-parole du mouvement Kéniéba-Kuranko, Bréhima Traoré. « Il n’est plus un secret pour personne que depuis cette période, la population de Kéniéba n’a plus d’électricité et les activités économiques sont paralysées, faisant en estimation des pertes significatives à la population », a-t-il déploré.

Face à cette situation honteuse pour le cercle le plus contributeur à l’économie nationale, ajoute le porte-parole, les populations de Kéniéba sont sorties massivement à l’appel du mouvement Kéniéba-Kuranko, composées de la chefferie, la jeunesse et plusieurs organisations locales de la société civile, le jeudi 2 février 2023, pour dénoncer le manque d’électricité dans la localité et également l’absence de la société énergie du Mali. « Le jeudi 16 février, une seconde manifestation a été organisée au cours de laquelle la population a décidé de bloquer la route nationale 24 et ce blocus a duré 72h pour la stabilité du pays », a-t-il rappelé.

Avant de signaler que malgré ces manifestations sus énumérées qui s’ajoutent aux nombreuses démarches entreprises auprès des autorités régionales et nationales pour exposer l’urgence sociale, l’installation de l’EDM.sa demeure la seule alternative vu l’incapacité notoire de la société privée KAMA-sa à fournir de l’électricité même à 1/3 de ses clients locaux sur 15h/24.

Et cela, malgré le coût exorbitant du mégawatt facturé à 250f , les 500 f de l’éclairage public et les 3000f de prime fixe taxés à chaque client dont le montant n’a jamais été justifié par la société KAMA-sa. Le porte-parole du mouvement Kéniéba-kuranko, Bréhima Traoré, a noté que les ressources minières extraites sur le sol de Kéniéba ont fait des sociétés extractives, Barrick Gold et B2Gold, les plus importantes du pays et permettant au Mali de préserver sa place dans le top 5 africain des plus grands producteurs d’or.

Pour lui, ces ressources doivent aussi avoir une répercussion favorable sur le cercle de Kéniéba sur le plan économique, social et environnemental. «Il est honteux de rappeler que Kéniéba reste le seul cercle de la région de Kayes confronté à ce problème l’électricité par l’absence de la société énergie du Mali. Le Mali a fait, en 2022, une production globale de 72,2 tonnes d’or et a également généré 2001 milliards de franc CFA dans le commerce extérieur d’or. Ce résultat a été acquis grâce, indiscutablement, à la potentialité extractive du cercle de Kéniéba qui reste malheureusement le parent pauvre voire la principale victime de la répartition inégale des richesses de l’État en termes de développement », regrette-t-il.

Le Mouvement Kéniéba-kuranko invite le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, à s’impliquer personnellement pour l’implantation rapide de l’EDM-sa à Kéniéba pour préserver la stabilité du pays avant la prise d’autres décisions par la population qui a fait déjà preuve de résilience face à cette situation dramatique.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Référendum de juin 2023 : Le Forum de concertation des cadres et notabilités des régions du Nord et du Centre appelle à voter OUI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/referendum-de-juin-2023-le-forum-de-concertation-des-cadres-et-notabilites-des-regions-du-nord-et-du-centre-appelle-a-voter-oui-3022695.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/referendum-de-juin-2023-le-forum-de-concertation-des-cadres-et-notabilites-des-regions-du-nord-et-du-centre-appelle-a-voter-oui-3022695.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 May 2023 06:37:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Hier, jeudi 18 mai 2023, le Forum de concertation des cadres et notabilités des régions du Nord et du Centre a organisé une rencontre au Mémorial Modibo Keïta de Bamako pour appeler les Maliens et les Maliennes à voter OUI au référendum constitutionnel prévu pour les 11 et 18 juin 2023. Selon le Forum de concertation des cadres et notabilités des régions du Nord et du Centre, le projet de constitution en débat, porte en lui les « germes d’un Mali nouveau, un Mali Kura dans lequel tous les fils et filles se retrouvent et vivent en harmonie ».</strong>

Outre, le président du Forum de concertation des cadres et notabilités des régions du Nord et du Centre, Issa Arsina Cissé, plusieurs autres personnalités ont pris part à cette rencontre. « Le Mali, notre patrimoine, traverse des moments très difficiles qui appellent à la mobilisation de toutes les ressources et l’engagement patriotique de chacun de nous. La transition en cours est une période cruciale pour le devenir de notre cher Mali. Nous devrons, chacun en ce qui le concerne, œuvré pour sa réussite. Cette réussite passe forcément par le soutien des autorités de la transition », a déclaré le président du Forum de concertation des cadres et notabilités des régions du Nord et du Centre, Issa Arsina Cissé.

Avant d’ajouter que les plus hautes autorités ont engagé des réformes devant aboutir à un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Selon lui, ces réformes sont l’émanation de la volonté du peuple lors des Assises nationales de la refondation (ANR). L’une de ces réformes, dit-il, concerne la révision constitutionnelle devant aboutir à l’avènement d’une quatrième République porteuse de tous les espoirs pour un lendemain meilleur. « C’est dans cette optique que le Forum de concertation des cadres et notabilités des régions du Nord et du Centre a initié cette activité. Il s’agit pour nous dans un premier temps de faire des bénédictions pour la réussite de la Transition et ensuite magnifier notre soutien au processus référendaire pour son aboutissement total », a-t-il dit.

Le Forum de concertation des cadres et notabilités des régions du Nord et du Centre est convaincu que le projet de constitution en débat porte en lui les germes d’un Mali nouveau, un Mali Kura dans lequel tous les fils et filles se retrouvent et vivent en harmonie. « C’est la raison pour laquelle nous avons décidé non seulement d’accompagner l’initiative, mais aussi d’appeler à voter ‘’OUI’’ pour son adoption. Pour ce faire, nous allons participer activement à la vulgarisation du contenu du document afin qu’il soit compris par nos parents et l’ensemble du peuple. C’est l’occasion pour nous de saluer les efforts incommensurables des plus hautes autorités de la transition de doter notre outil de défense de moyens adéquats. Les résultats de ces efforts sont visibles et palpables sur le terrain. Nous les encourageons à continuer sur cette lancée pour venir à bout de l’hydre terroriste afin que nos contrées retrouvent leur quiétude d’antan », a conclu le président du Forum de concertation des cadres et notabilités des régions du Nord et du Centre.

<strong>A. Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>46ème anniversaire du décès du père de l’indépendance : Le Premier ministre se recueille sur la tombe du Président Modibo Keita</title>
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<pubDate>Mon, 22 May 2023 06:35:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[16 mai 1977- 16 mai 2023, cela fait 46 ans que disparaissait le premier Président de la République du Mali, Modibo Keïta. Né le 04 juin 1915, feu Modibo Keïta est mort en détention au camp des commandos parachutistes de Djicoroni para. Pour honorer sa mémoire, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, au nom du Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOÏTA, a procédé au dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe de l’illustre disparu, au cimetière de Hamdallaye.

Après s’être acquitté de ce devoir, le Chef du Gouvernement a rendu hommage à Feu Modibo Keita et a rappelé qu’il est l’un des pères fondateurs de notre pays. Parlant de l’homme, Dr. Choguel Kokalla Maïga a souligné la nécessité à ses compatriotes de retenir que le disparu a été le premier Président du conseil de Gouvernement, premier Chef d’Etat de la République. « Modibo Keita, c’est un certain nombre de valeurs au-delà de toute sorte de polémique. D’abord, c’est lui et son parti, les fondateurs de la République du Mali. Ce n’est contesté par personne, ça fait 63 ans qu’on est indépendant. Tous les régimes qui se sont succédé ont gardé le nom Mali. C’est lui et son parti qui nous ont donné le drapeau national (vert, jaune, rouge), la devise du Mali (Un Peuple -Un But- Une Foi). C’est lui et son parti qui nous ont donné l’indépendance et la souveraineté du Mali », a rappelé le premier ministre, avant d’ajouter qu’il « pense que tout Malien, quel que soit son bord, ne peut remettre en cause cette valeur ». « C’est des véritables valeurs. Aujourd’hui, vous trouverez dans toutes les constitutions de la République du Mali, la dédicace à l’unité Africaine. C’est lui et son parti qui l’ont inscrite dans notre première constitution », a-t-il dit.

Homme politique et président du parti MPR, Dr. Choguel Kokalla Maïga a précisé ce qui suit : « Personnellement, pendant toute ma lutte politique, j’ai toujours pensé que chaque génération a le devoir de retenir ce que la génération précédente a fait de bien, poser les pierres, une à une pour construire l’avenir de la nation. C’est une date symbolique pour tous les Maliens au delà des contingences politiques. Je voudrais que cette occasion qui se tient à cette année électorale soit l’occasion d’appeler les Maliens à l’unité, la tolérance, l’union sacrée pour que ce dont ont rêvé les pères de l’indépendance, soit une réalité ».

Notons que cette cérémonie significative et annuelle s’est tenue en présence des membres du Gouvernement, des membres de la famille politique et biologique du premier Président de la République du Mali, Modibo Keïta.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Coupures intempestives d’électricité : Gao crie son ras le bol</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/coupures-intempestives-delectricite-gao-crie-son-ras-le-bol-3022690.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 May 2023 06:32:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La population de la ville de Gao a manifesté, le vendredi 19 mai 2023, contre les coupures récurrentes d’électricité et d’eau dans la cité des Askias.</strong>

Des habitants de la ville Gao n’en peuvent plus des coupures répétitives d’électricité et d’eau qu’ils vivent depuis plusieurs mois. Ils ont manifesté le vendredi dernier pour exprimer leur mécontentement.

A l’initiative d’une coalition des organisations de la société civile de Gao, les manifestants ont battu le pavé de la Place des Martyrs à la place de l'indépendance, devant le Gouvernorat. Dans leur rang, on pouvait lire des messages comme : « les corps constitués de la société civile de Gao dénoncent l’inertie de l’Etat face aux mauvais traitements de la SOMAGEP et de l’EDM-Gao et les services financiers » ; « la SOMAGEP nous arnaque et l’EDM nous tue »…

Selon le porte-parole des manifestants, les corps constitués de la société civile de Gao ont constaté avec regret et amertume l'inertie de l'Etat face aux mauvais traitements que les populations de la ville subissent au quotidien les rendant même misérables du fait de la fourniture des services de l'Energie du Mali (EDM sa), la Société Malienne de Gestion de l'Eau Potable (Somagep) et l'absence des services financiers à Gao. « La ville de Gao vit depuis plus de deux ans une très mauvaise fourniture d'électricité ne couvrant même pas les besoins élémentaires des populations et aucune action concrète n'est posée par les autorités, en tout cas pas à la connaissance des populations, pour résoudre ce problème crucial», a-t-il laissé entendre. Ce qui, du coup, a-t-il expliqué, marque un arrêt des activités génératrices de revenus favorisant ainsi le chômage et l'insécurité en plus de l'arrivée grandissante des populations déplacées de tous les horizons vers la ville de Gao.

Concernant l’eau potable, les manifestants disent avoir constaté « une très mauvaise couverture de l'ensemble des quartiers de la commune urbaine de Gao, à cela s'ajoute la très mauvaise qualité de l'eau fournie, occasionnant des risques de maladies. Nous demandons l'ouverture d'une enquête sur la qualité de cette eau que la Somagep distribue aux populations de Gao depuis plusieurs années. »

Les manifestants ont aussi décrié l’absence des services financiers qui, selon eux, en plus de créer un manque à gagner, éloigne l'administration des usagers. Pour les manifestants, si une solution urgente n’est pas trouvée à leurs revendications, ils se réservent le droit d’user de tous les moyens légaux pour se faire entendre.

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Causes des coupures d’électricité : Le ministre en charge de l’Energie s’explique</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/causes-des-coupures-delectricite-le-ministre-en-charge-de-lenergie-sexplique-3022688.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 May 2023 06:28:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[S’il y a un cauchemar qui perturbe les Maliens aujourd’hui, aussi bien dans leur sommeil qu’à l’état de veille, les coupures d’électricité occupent une place de choix, même si elles arrivent loin derrière le terrorisme. Comme la lutte contre le terrorisme, la fourniture d’électricité révèle des faces cachées que le ministre des Mines de l’Energie et de l’Eau a révélées vendredi dernier lors d’un entretien avec le directeur de la télévision nationale, Sidiki Dembélé. La demande croissante de l’électricité qui pointe jusqu’à 500 Megawatts, la vétusté des équipements et les difficultés financières importantes que connaît notre pays, ne font pas bon menage. Le ministre a choisi de dire dans sa cruauté, la réalité qui fâche, le problème étant structurel, et qui ne va pas s’évaporer par un coup de baguette magique. Il faut regarder la réalité en face et aborder des solutions réalistes: à long terme, investir dans les équipements; à court terme, assurer l’approvisionnement régulier de la production d’énergie (thermique), faire prendre en charge rapidement les pannes par des équipes mobiles.

Répondant aux questions de l’ORTM sur les raisons des perturbations dans la fourniture d’électricité à Bamako et à l’intérieur du pays, le ministre en charge de l’Energie, Lamine Seydou Traoré a jugé nécessaire de présenter au nom de l’ensemble du gouvernement, les excuses de la Société Energie du Mali (EDM) et de tous les travailleurs du département de l’Energie et d’EDM «au peuple malien pour les désagréments subis par rapport à ces perturbations dans la fourniture des services publics de l’électricité».

Sans les justifier, le ministre a expliqué les raisons de la forte perturbation dans la fourniture de l’électricité, ces derniers jours. Selon lui, certains défis du secteur de l’électricité remontent à trois ans et demeurent toujours actuels. Ainsi on dénombre depuis 2020, trois problèmes majeurs qui sont : une forte croissance de la demande; une insuffisance de production d’énergie et des difficultés financières importantes qu’éprouvait et qu’éprouve la Société EDM. Le ministre Lamine Seydou Traoré a souligné que l’insuffisance de la production d’énergie avait entraîné une dépendance de notre pays vis-à-vis des pays étrangers dans la fourniture de l’électricité.

Le ministre en charge de l’Energie explique qu’arrivé aux affaires ses premières décisions ont été de diagnostiquer les cause de la perturbation dans la fourniture de l’électricité. Ces causes identifiées sont au nombre de trois dont la première était financière et qui perturbe l’approvisionnement régulier des centrales de production. La deuxième cause des coupures est la vétusté des équipements qu’il fallait rénover, le secteur ayant été confronté ces dernières années à une insuffisance d’investissement. La troisième cause de la perturbation des fourniture d’électricité a trait à la question tarifaire. Le ministre a rappelé que le prix de l’électricité au Mali est largement inférieur au coût de production. Ce qui fait que la société EDM se trouve dans des difficultés structurelles de financement.

<strong>Vers une augmentation du prix de l’électricité ?</strong>

En terme de solutions, le gouvernement a travaillé sur deux variantes, du court et du long terme, selon le ministre Lamine Seydou Traoré. La première variante était de mener des actions à court termes pour diminuer la souffrance des populations en réduisant les coupures. «Pour faire face à la hausse permanente de la demande, l’Etat était obligé d’investir dans des solutions d’urgence, parce qu’il n’y a pas eu d’investissement structurant permettant de faire face à la demande. Ces solutions d’urgence concernent des centrales thermiques qui consomment des hydrocarbures dont le prix est en hausse permanente en raison du contexte actuel», explique-t-il. Pour preuve, dit-il, le prix des hydrocarbures est passé de 400 FCFA en 2021 à 875 FCFA en 2022 en raison de la crise Russo-ukrainienne. «L’Etat se trouve ainsi obligé de subventionner régulièrement le secteur de l’électricité. Cela veut dire que le coût de production d’1 Kwh tourne entre 160 et 200 FCFA, quand le prix de vente est de 90 FCFA pour les Maliens. Chaque fois qu’un citoyen a payé 100 000 FCFA pour sa facture, l’Etat a payé aussi l’équivalent pour le subventionner. Ce qui fait qu’EDM est structurellement déficitaire», explique Lamine Seydou Traoré.

<strong>Le respect des principes édictés par le chef de l’Etat Assimi Goïta</strong>

Si l’augmentation du prix de l’électricité est monnaie courante dans la sous-région, telle n’est pas à l’ordre du jour chez nous, car les Maliens confrontés au terrorisme et à un certain environnement international hostile, ont consenti trop de sacrifices pour ça. «Dans certains pays voisins, le prix de l’électricité est de 240 FCFA le Kwh, mais les plus hautes autorités du Mali ont dit: le peuple malien souffre déjà de la guerre asymétrique qui nous est imposée. Augmenter le tarifs des services sociaux de base n’est pas bien à propos. Malgré le contexte difficile de trésorerie, le gouvernement accepte de continuer à subventionner massivement le secteur de l’énergie pour que les populations maliennes puissent continuer de bénéficier de ce service à un tarif abordable», a annoncé le ministre en charge de l’Energie. On y trouve une application des principes édictés par le président Assimi Goïta, à savoir «la prise en compte des intérêts du peuple malien dans les décisions prises».

Par ailleurs, «en 2020, la demande maximum en période de pointe était de 400 Mw sur lesquels 100 Mw provenait de l’étranger, donc une dépendance de notre pays jusqu’à 25 % de notre consommation à un pays tiers. Aujourd’hui, malgré l’augmentation de cette demande qui est passée de 400 Mega en 2020 à 500 Megawatts en 2023, le problème de la production ne se pose pas, parce que l’Etat a investi dans les sources de production pour juguler et réduire notre dépendance vis-à vis de l’extérieur. L’Etat a investi dans les groupes électrogènes, dans les centrales thermiques. C’est vrai que les centrales consomment plus, mais il le fallait, c’était des solutions à court termes». Le ministre ne le dis pas, mais on voit clairement que la décision vise le respect de la souveraineté du Mali, cet autre principe exigé par le président Assimi Goïta aux décideurs.

L’arrivée des groupes électrogènes l’année dernière et l’espoir qu’ont suscité les installations de Siracoro n’ont pas permis de mettre les consommateurs à l’abri des coupures, qu’est ce qui n’a pas marché où sont passé les groupes, interroge l’excellent confrère.

La centrale de Siracoro, indique le ministre, est aujourd’hui en pleine capacité de production jusqu’à plus de 100 Mégas. «Ces centrales tournent aujourd’hui à plein régime et permettent de faire face à la demande. Mais il y a aussi le revers de la médaille, car étant thermiques ces centrales consomment plus de combustibles. Et aujourd’hui la difficulté réelle que nous éprouvons, c’est de pouvoir satisfaire à la demande, c’est arriver à approvisionner correctement les centrales, eu égard à toutes les dettes que la société EDM avait engrangé auprès de ses fournisseurs par le passé», reconnaît-il.

<strong>A moyens et long termes</strong>

Pour faire face à la vétusté des équipements, il n’y a pas de solution durable à court termes, elles sont plutôt à moyens et longs termes que le plan de développement doit prendre en compte, selon l’interlocuteur de Sidiki Dembélé. «Face à la vétusté des équipements, la solution à court terme peut consister à déployer des équipes mobiles, qui vont se relayer 24 heures sur 24 pour pouvoir relever rapidement les pannes. A court terme entre 2020 et 2022 sur fonds propres EDM, il a été investi un montant de plus de 50 milliards de FCFA pour pouvoir mettre à niveau, et soulager un peu. Aujourd’hui l’insuffisance de production est derrière nous», selon le ministre. Mais sait-on, c’est l’approvisionnement régulier qui fait défaut faute de moyens financiers. Pour faire face à la vétusté des équipements, il faut une solutions à long terme, c’est les investissements; une solution à court terme, c’est de renforcer les équipes de dépannage, a indiqué l’intervenant. En ce qui concerne la difficulté financière des efforts ont été faits par l’Etat. Pour la première fois depuis les années 2010, la subvention de l’Etat est passé de 30 à 45 milliards de FCFA, selon le ministre Lamine Seydou Traoré.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali réagit au rapport de l’ONU sur les événements de Moura : «Ce rapport biaisé, reposant sur un récit fictif et ne répondant pas aux normes internationales établies »</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-mali-reagit-au-rapport-de-lonu-sur-les-evenements-de-moura-ce-rapport-biaise-reposant-sur-un-recit-fictif-et-ne-repondant-pas-aux-normes-internationales-etablies-3022083.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 May 2023 06:50:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, le 13 mai 2023, le Gouvernement de Transition dit avoir consulté avec une grande attention le rapport sur « les événements de Moura du 27 au 31 Mars 2022 » publié le 12 mai 2023 par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme. Le Gouvernement de Transition dénonce « avec véhémence, ce rapport biaisé, reposant sur un récit fictif et ne répondant pas aux normes internationales établies. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement n’a jamais daigné faire de commentaire au cours de son élaboration ». Selon le gouvernement malien, aucun ressortissant civil de Moura n’a perdu la vie pendant l’opération militaire. « Parmi les morts, il n’y avait que des combattants terroristes et toutes les personnes interpellées ont été mises à la disposition de la Gendarmerie de Sévaré », révèle le communiqué du gouvernement.

Le Mali a réagi au rapport de l’ONU sur les événements de Moura en 2022, tout en faisant savoir que c’est un rapport biaisé reposant sur un récit fictif et ne répondant pas aux normes internationales établies. « Après l’opération aéroportée réussie de nos vaillantes forces armées à Moura, à la demande du Gouvernement de la Transition, la justice militaire a décidé d’ouvrir une enquête judiciaire pour élucider les éventuels cas de violation des droits de l’Homme. C’est justement la même mesure que recommande le rapport du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme. Au regard de ce constat, il est utile de s’interroger sur l’opportunité de cette publication qui recommande au Gouvernement de la Transition, une décision que ce dernier a pris il y a plus d’un an, si ce n’est de perturber la tranquillité des Maliens à l’approche d’un scrutin référendaire d’une importance capitale pour le processus de refondation en cours », indique le communiqué du gouvernement malien.

A la suite des évènements de Moura, conformément aux procédures en vigueur au Mali, une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur les allégations de violations des droits humains. Selon le gouvernement malien, le 09 Avril 2022, un transport judiciaire de constat a été effectué par le parquet de Mopti. Les premiers éléments de l’enquête mettent en évidence l’hypothèse d’un affrontement ayant provoqué des morts par projectiles, et le constat que la grande majorité des corps sont des adultes de sexe masculin. « Sur le plan sécuritaire, il n’échappe à personne que l’intervention militaire des Forces Armées Maliennes (FAMa) a été salutaire et a apporté beaucoup de quiétude à la population, signe que la défaite infligée à la KATIBA MACINA et à ses sponsors étatiques étrangers a permis de les désorganiser durablement. Aucun ressortissant civil de Moura n’a perdu la vie pendant l’opération militaire. Parmi les morts, il n’y avait que des combattants terroristes, et toutes les personnes interpellées ont été mises à la disposition de la Gendarmerie de Sévaré. Après enquête, les personnes interpellées ont été transférées au Service d’Investigations judiciaires de la Gendarmerie Nationale de Bamako, puis mises à la disposition de la justice », précise le communiqué du gouvernement malien, qui ajoute que l’enquête poursuit son cours et que le Gouvernement du Mali est déterminé à faire aboutir cette procédure, dans le respect strict des droits de l’Homme et en toute indépendance. Aux dires du gouvernement, l’enquête a nécessité des actes plus approfondis qui sont actuellement en cours d’exécution. Pour le gouvernement, les délais nécessaires à la manifestation de la vérité doivent être respectés pour, d’une part, préserver l’enquête des influences et manipulations médiatiques et, d’autre part, donner le temps aux enquêteurs indépendants de mener leurs analyses et formuler leurs conclusions selon le rythme approprié. « En plus de l’enquête conduite par le Ministère de la Défense et des anciens Combattants, une enquête judiciaire a été ouverte sous la responsabilité du pôle judiciaire spécialisé. Les résultats de ces enquêtes seront portés à la connaissance de l’opinion nationale en temps opportun », a rappelé le gouvernement malien. Le Gouvernement de la Transition dit avoir examiné la méthodologie ayant guidé la rédaction du rapport du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et a appris avec stupeur que la mission d’établissement des faits avait utilisé des satellites au-dessus de Moura pour obtenir des images.

Le gouvernement ouvre une enquête contre la mission d’établissement des faits

Le Gouvernement de la Transition informe l’opinion nationale et internationale, qu’en aucun moment, ni la MINUSMA, ni le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme ne lui ont adressé une demande d’autorisation pour prendre des images de Moura grâce à des satellites. En utilisant des satellites pour obtenir des images, sans autorisation et à l’insu des Autorités maliennes, le gouvernement indique que la mission d’établissement des faits a effectué une manœuvre clandestine contre la sécurité nationale du Mali. Par conséquent, le Gouvernement de la Transition décide d’ouvrir immédiatement une enquête judiciaire contre la mission d’établissement des faits et ses complices pour espionnage, atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat, des crimes réprimés par le code pénal (Art 33 et 35), ainsi que de complot militaire, un crime réprimé par le code de justice militaire (Art 130), sans préjuger de la qualification des autorités judiciaires. « Le Gouvernement de la Transition rappelle que cette attitude de la mission d’établissement des faits ressemble à un cas d’espionnage de la junte française qui avait placé illégalement un drone au-dessus de la base de Gossi, le 20 Avril 2022, pour filmer des cadavres humains, minutieusement prédisposés, dans le but d’accuser les FAMa. Soucieux du respect de la vie et de la dignité humaines, à maintes reprises, le Gouvernement de la Transition avait mis en garde contre l’instrumentalisation de la MINUSMA et des Droits de l’Homme dans le dessein de briser la dynamique de la montée en puissance des forces de défense et de sécurité du Mali et de s’opposer aux choix stratégiques du Mali », souligne le gouvernement malien. Pour le gouvernement, il est contradictoire et paradoxal de noter la célérité avec laquelle la mission d’établissement des faits a été mise en place au moment où le Mali portait plainte devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, le 15 Août 2022 sur les actes d’agression contre la souveraineté et l’intégrité territoriale d’un Etat membre des Nations Unies par la junte française, avec des preuves de violations flagrantes et répétées de son espace aérien et d’espionnage, pour avoir collecté des renseignements au profit des groupes terroristes opérant dans le Sahel, tout en leur larguant des armes et des munitions. « Il y a lieu de rappeler que ces groupes sont les principaux responsables de la commission des violations graves et massives des droits de l’Homme. Suite à la plainte du Mali, aucune commission d’établissement des faits n’a été mise en place. A ce jour, la réunion spéciale demandée par le Mali pour présenter les preuves de la duplicité de la junte française n’a connu aucune suite. Dès lors, dans un souci de cohérence et d’éviter la politique des deux poids deux mesures, le Gouvernement du Mali estime que la suite donnée au présent rapport de la mission d’établissement des faits ne saurait être examinée séparément de la plainte portée par le Mali devant le Conseil de Sécurité contre la junte française », indique le communiqué du gouvernement malien. Dans son communiqué, le Gouvernement de la Transition a réitéré son attachement au respect et à la protection des droits de l’Homme sur l’ensemble du territoire national et au bénéfice de tous les citoyens. En outre, il a exprimé sa détermination à poursuivre son œuvre de refondation pour le retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé. Le Gouvernement de la Transition appelle les populations maliennes à rester vigilantes et sereines face aux tentatives désespérées de désinformation, de dénigrement et de déstabilisation déguisées sous couvert des droits de l’Homme et pour des intérêts inhumains. A rappeler que le 12 mai dernier, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme a publié un rapport accusant l’armée malienne d’avoir violé des droits de l’Homme à Moura en 2022.

Aguibou Sogodogo]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Référendum du 18 juin 2023 : L&amp;apos;AMS&#45;UNEEM invite les Maliennes et les Maliens à voter OUI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/referendum-du-18-juin-2023-lams-uneem-invite-les-maliennes-et-les-maliens-a-voter-oui-3022081.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/referendum-du-18-juin-2023-lams-uneem-invite-les-maliennes-et-les-maliens-a-voter-oui-3022081.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 May 2023 06:48:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les responsables de l'Amicale des Anciens Militants et Sympathisants de l'Union Nationale des Elèves et Etudiants du Mali (AMS-UNEEM) étaient face à la presse, le 12 mai 2023, à la Pyramide du Souvenir de Bamako pour inviter toutes les Maliennes et tous les Maliens à voter OUI au referendum constitutionnel prévu pour les 11 et 18 juin 2023. Cette conférence de presse était animée par le secrétaire général de l'AMS-UNEEM, El Hadj Seydou Patrice P. DEMBELE, en présence d’autres membres de l’Amicale comme Saloum TRAORE, Pr. FOFANA et bien d’autres.</strong>

Dans son allocution, le secrétaire général de l'AMS-UNEEM, El Hadj Seydou Patrice P. DEMBELE, a fait savoir que leur organisation est engagée pour la défense de la souveraineté du Mali, l'honneur et la dignité des Maliens. Elle est animée par des militants, sans aucune obédience politique. « Son credo c'est l'école, car notre idole Abdoul Karim CAMARA dit Cabral est mort sur le terrain de bataille pour une bonne école performante au profit de tous les enfants du pays sans distinction aucune. Mais pour une école apaisée et performante, il faut une stabilité et une tranquillité dans le pays. C'est pourquoi l'AMS-UNEEM soutient les autorités de la transition qui ont juré d'apporter le changement positif pour notre peuple, meurtri par des dizaines d'années de mauvaise gouvernance. Nous, militants de l'AMS-UNEEM, sommes tous très dévoués pour le Mali et décidons de faire partie de tous les combats pour la prospérité, la dignité et la souveraineté de notre pays. Nous avons décidé de rester auprès de nos autorités pour leur transmettre nos expertises et nos expériences», a déclaré El Hadj Seydou Patrice P. DEMBELE. Après une analyse approfondie de la situation sociopolitique de la Transition depuis leur arrivée, dit-il, l’AMS-UNEEM a décidé de les accompagner dans leur œuvre de défendre le Mali et de poursuivre les œuvres de réconciliation nationale et de développement durable. « En cette phase vitale d'adoption de la nouvelle constitution pour une rédemption de l'Etat avec le referendum annoncé, l'AMS-UNEEM s'engage à aider les autorités de la transition dans l'organisation d'élections libres et transparentes. Le premier pas et pas le moindre est le referendum constitutionnel prévu le 18 juin 2023.

Pour ce faire, l'AMS-UNEEM prévoit de tenir des conférences débats dans toutes les régions du Mali ou elle dispose d'experts avérés formés par GRACE-MALI pour une large sensibilisation sur le projet de constitution en cours », a souligné El Hadj Seydou Patrice P DEMBELE.

Avant d’ajouter que l'AMS-UNEEM, à travers sa composante GRACE-MALI, a forgé une expertise qu'elle a déjà utilisée par le passé et qu'elle compte rééditer à l'occasion du processus électoral en cours. Présentement, ajoute-t-il, GRACE-MALI a eu à former plus de 400 observateurs électoraux qu'elle a déployés dans plusieurs localités pendant les élections passées. « Pour 2024, nous comptons former 1000 observateurs pour couvrir une grande partie du territoire national et très bientôt, nous allons nous engager dans le recrutement et la formation de nouveaux observateurs électoraux.

Pour conclure, nous invitons toutes les Maliennes et tous les Maliens à participer massivement aux élections, je dois dire qu'aucun malien ne doit attendre qu'il soit appelé. Voter, c'est accepter un acte civique et patriotique », a indiqué El Hadj Seydou Patrice P. DEMBELE.

Répondant aux questions des journalistes, le conférencier a invité les Maliennes et les Maliens à voter OUI au referendum constitutionnel prévu pour les 11 et 18 juin 2023 pour l’avancement du Mali.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Audience au Palais de Koulouba : Le Président de la Transition reçoit la CAPEDEM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/audience-au-palais-de-koulouba-le-president-de-la-transition-recoit-la-capedem-3022078.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 May 2023 06:46:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A travers une note publiée sur la page officielle de la présidence, l’on apprend que le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, a reçu en audience la Coordination des Associations pour la Paix, l’Entraide et le Développement au Mali (CAPEDEM), le 11 mai 2023, au Palais de Koulouba. Selon la même source, l’objectif de cette rencontre était de présenter la Coordination aux plus hautes autorités du Mali. L’on notait à cette audience, la présence de l’ancien premier ministre Ousmane Issoufi MAÏGA, qui dirige cette coordination et de plusieurs anciens cadres du pays.

Donnant d’autres détails sur cette audience, la présidence a indiqué qu’au menu des échanges avec le Chef de l’État, figuraient la question de la promotion de la Paix, de la sécurité, du vivre ensemble au sein des communautés, de la cohésion sociale, du développement dans un environnement d’unité nationale et d’engagement patriotique. De l’avis du premier vice-président de la CAPEDEM, Adama SAMASSEKOU, la création de la CAPEDEM est une réponse à la crise multiforme à laquelle le Mali est confronté. Cette coordination, sous la Présidence de Monsieur Ousmane Issoufi MAÏGA, ancien Premier ministre, entend contribuer efficacement au retour de la Paix, de la sécurité, et de la cohésion nationale au Mali. Selon les précisions de l’ancien ministre Adama SAMASSEKOU, cette crise que traverse le Mali depuis les années 2012 nécessitait la création d’une coalition civile nationale pour des actions d’appui civique et citoyen susceptible de restaurer la paix et d’appuyer le développement dans l’unité nationale. L’objectif de la CAPEDEM est de donner au Mali la possibilité de fédérer toutes les initiatives et aussi de travailler à mettre fin à la crise de dimension internationale, à renforcer l’adhésion des communautés aux objectifs de la Transition en termes de sécurisation des populations et de leurs biens, de retour à la réconciliation, du bien vivre ensemble, de l’entraide et de la solidarité.

Soucieux des multiples défis liés au contexte national et international, monsieur SAMASSEKOU a mis l’accent sur la nécessité d’une mobilisation de l’ensemble des forces vives de la Nation autour des autorités de la Transition, en vue d’amenuiser les effets de ces problèmes sur le processus de refondation. Si l’on s’en tient à la note de la présidence, la CAPEDEM s’est réjouie de sa convergence de vues avec les plus hautes autorités du pays.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Conseil national de transition : Malick DIAW demeure le président du bureau remembré</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/conseil-national-de-transition-malick-diaw-demeure-le-president-du-bureau-remembre-3022075.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 May 2023 06:45:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la session ordinaire d’avril, le Conseil national de transition (CNT) a tenu une séance plénière, le lundi 15 mai 2023, au Centre international de conférence de Bamako (CICB) pour mettre en place le nouveau bureau de l’institution, mais aussi les bureaux des différentes commissions générales. Au terme du vote à bulletin, l’actuel bureau présidé par le Colonel Malick DIAW a été reconduit avec quelques modifications au niveau du poste de 4ème vice-président désormais occupé par Hameye Founè Mahalmadane et du poste de 4ème secrétaire parlementaire occupé par Alioune Guèye. Ledit bureau a été adopté par les membres du CNT à hauteur de 122 voix pour, 10 voix contre, 4 abstentions et 3 bulletins nuls.</strong>

Les travaux de cette séance plénière étaient présidés par le président du CNT, Malick DIAW, en présence des autres membres de l’institution parlementaire. Au cours de ladite séance plénière, il y a eu le vote du bureau du CNT à bulletin. Au terme du vote à bulletin, l’actuel bureau présidé par le Colonel Malick DIAW a été reconduit avec quelques modifications au niveau du poste de 4ème vice-président désormais occupé par Hameye Founè Mahalmadane et du poste de 4ème secrétaire parlementaire occupé par Alioune Guèye. Ledit bureau a été adopté par les membres du CNT à hauteur de 122 voix pour, 10 voix contre, 4 abstentions et 3 bulletins nuls. Ainsi, le bureau approuvé se présente comme suit : Malick Diaw, Président ; Assarid Ag Imbarcaoune, 1er vice-président ; Mme Djikinè Hatouma Gakou, 2ème vice-président ; Mohamed Ag Intalla, 3ème vice-président ; Hameye Founè Mahalmadane, 4ème vice-président ; Mme Diarra Racky Talla, 5ème vice-président ; Hamidou Traoré, 6ème vice-président ; Nouhoum Dabitao, 1er questeur ; Adama Niaré, 2ème questeur ; Amadou Maïga, 1er secrétaire parlementaire ; Nouhoum Sarr, 2ème secrétaire parlementaire ; Amadou Diallo, 3ème secrétaire parlementaire ; Alioune Guèye, 4ème secrétaire parlementaire ; Habibatou Nayouma Traoré, 5ème secrétaire parlementaire ; Mme Oumou Sanogo, 6ème secrétaire parlementaire ; « Nous venons donc de terminer l’élection des membres du bureau du CNT. Conformément aux dispositions de l’article 11 de notre règlement intérieur, je me ferai le devoir de communiquer la composition de ce bureau au président de la transition, chef de l’Etat et au premier ministre, chef du gouvernement », a déclaré le président du CNT, Malick Diaw. Il a félicité les membres du bureau du CNT pour leur élection.

Avant de les inviter à œuvre pour la réussite des missions assignées au CNT. Après l’élection du bureau du CNT, il y a eu également la mise en place des bureaux des commissions générales.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scrutin référendaire de juin 2023 : Plus de 83% de Bamakois prévoient de voter OUI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/scrutin-referendaire-de-juin-2023-plus-de-83-de-bamakois-prevoient-de-voter-oui-3022072.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 May 2023 06:41:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Ingénieur Statisticien Economiste, Sidiki Guindo, a présenté, le lundi 15 mai 2023, à la Maison de la Presse du Mali (Bamako), les résultats de son enquête effectuée dans le district de Bamako, du 22 avril au 06 mai 2023 sur un échantillon de 1445 individus âgés de 18 ans et plus. Il ressort de ce sondage d’opinion sur l’actualité nationale et internationale que 83,6% des personnes enquêtées à Bamako prévoient de voter OUI lors du référendum prévu pour les 11 et 18 juin 2023.</strong>

«J’ai effectué un sondage afin d’évaluer l’opinion de la population sur l’actualité nationale et internationale. Le sondage s’est déroulé du 22 avril au 06 mai 2023 sur un échantillon de 1 445 individus dans le district de Bamako. Les résultats du sondage sont donc valides pour le district de Bamako et ne reflètent pas forcément l’opinion nationale. La méthode des quotas (avec le sexe et l’âge comme critères) a été appliquée et l’échantillon est représentatif de la population du district. Les questions posées ont porté sur l’évolution de la situation générale du pays ; l’opinion de la population sur notre collaboration avec d’autres pays ; le referendum et la nouvelle constitution ; les activistes/web TV les plus suivis, les radios communautaires les plus écoutées », a souligné l’Ingénieur Statisticien Economiste, Sidiki Guindo. Au cours de la conférence de presse qu’il a animée, Sidiki Guindo a évoqué que les personnes sondées à Bamako indiquent que les plus grands défis que le Mali rencontre actuellement sont la lutte contre la pauvreté, la vie chère, la crise alimentaire (83,3) ; la lutte contre l’insécurité, contre les djihadistes (81,4%) ; la lutte contre le chômage (44,6%) ; l’accès à l’eau et à l’électricité (27,3%).

Selon les personnes enquêtées à Bamako, le Mali doit collaborer militairement avec la Russie, la Chine pour assurer la sécurité. « Concernant l’organisation du référendum sur la nouvelle constitution, nous avons aujourd’hui deux opinions : certains disent que le Président Assimi et son équipe doivent renoncer au referendum (10,6%) et laisser ce travail au futur président qui sera élu alors que d’autres disent que le président Assimi et son équipe doivent s’occuper du référendum (84,8%) avant l’organisation des élections présidentielles », a souligné le conférencier Sidiki Guindo. Avant d’ajouter que 83,6% des personnes enquêtées à Bamako prévoient de voter OUI lors du référendum prévu pour les 11 et 18 juin 2023. En outre, l’enquête révèle que la Radio JEKAFO (Bamako) est la plus écoutée parmi les différentes radios qui émettent à Bamako.

Répondant aux questions des journalistes, le conférencier Sidiki Guindo a signalé la possibilité de faire des sondages dans les jours à venir par téléphone pour les localités les plus éloignées.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autorité indépendante de gestion des élections : Les membres de la coordination de Bamako installés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/autorite-independante-de-gestion-des-elections-les-membres-de-la-coordination-de-bamako-installes-3022070.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 May 2023 06:23:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Hier, lundi 15 mai 2023, une forte délégation du collège de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE), conduite par le Pr. Brehima FOMBA et le Général Siaka SANGARE, a procédé, au Gouvernorat du District de Bamako, à la nomination officielle des membres désignés de la coordination de l’AIGE du district de Bamako et des coordinations communales dudit district. La cérémonie a été marquée par la remise officielle des actes de nomination et la communication du calendrier de prestation de serment et de mise en place des bureaux de ces coordinations. Aux dires des responsables de l’AIGE, ce sont 7 membres par coordination, soit au total 49 membres pour le district de Bamako. A les en croire, la prestation de serment des membres de la coordination du district de Bamako est prévue pour demain mercredi 17 mai 2023.

Dans une interview accordée à la presse, le Pr. Brehima FOMBA, rapporteur général de l’AIGE, a fait savoir que l’urgence est la fonctionnalité de l’ensemble des coordinations de l’AIGE. Avant d’ajouter que le scrutin référendaire est annoncé. « C’est vrai que nous avons connu quelques lenteurs par rapport à la mise en place des coordinations. Le temps presse pour nous, c’est pour cela que le processus est enclenché. Commencées par Bamako, d’ici la fin de semaine, les missions des membres du collège de l’AIGE vont sillonner l’ensemble du pays, y compris à l’extérieur pour que les coordinations de l’AIGE soient dotées de leurs actes de nomination, puissent faire leur prestation de serment, qu’ils mettent en place les bureaux et que la fonctionnalité soit assurée », a-t-il dit.

Avant d’ajouter ceci : « Nous sommes à la phase du processus d’installation des coordinations. La phase préliminaire était celle de la désignation des différents membres par les organismes, institutions désignées dans la loi électorale. Nous sommes à la deuxième, celle de la nomination. La loi précise que les membres désignés sont nommés par un acte du président de l’AIGE. Ce sont ces actes de nomination que nous sommes venus notifier à chacun des membres des coordinations des six communes du district. Nous avons annoncé déjà le calendrier de prestation de serment des membres qui viennent d’être nommés. Ce calendrier de prestation de serment sera suivi de la mise en place effective des bureaux de chaque coordination ». Aux dires des responsables de l’AIGE, ce sont 7 membres par coordination, soit au total 49 membres pour le district de Bamako. A les en croire, la prestation de serment des membres de la coordination du district de Bamako est prévue pour demain mercredi 17 mai 2023.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scrutin référendaire de juin 2023 : Le Cadre des partis politiques exprime ses « inquiétudes liées à la conduite du processus »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/scrutin-referendaire-de-juin-2023-le-cadre-des-partis-politiques-exprime-ses-inquietudes-liees-a-la-conduite-du-processus-3021921.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 May 2023 06:43:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans une déclaration rendue publique, le 12 mai 2023, le Cadre des Partis et Regroupements des Politiques pour le Retour à l'Ordre Constitutionnel indique que la convocation du collège électoral pour le referendum des 11 et 18 juin 2023 ne manque pas de soulever des questions relatives à la « légalité de la procédure déclenchée par le Président de la Transition, au degré d'adhésion des Maliennes et des Maliens au projet de la nouvelle Constitution, à la présence effective des représentants de l'Etat dans les arrondissements et cercles du Mali et à la bonne préparation technique, matérielle et financière de la consultation référendaire ». A cet effet, le Cadre des partis politiques exprime ses « inquiétudes liées à la conduite du processus ».

Le Cadre des Partis et Regroupements des Politiques pour le Retour à l'Ordre Constitutionnel dit avoir pris connaissance du Décret N°2023-0276/PT-RM du 5 mai 2023 portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale à l'occasion du référendum constitutionnel et en prend acte. Le CADRE rappelle cependant que dans sa déclaration liminaire du point de presse qu'il a animé le 10 mars 2023, il avait demandé au Président de la Transition de surseoir à la tenue du référendum et de mettre le dossier du projet de la nouvelle Constitution à la disposition du futur Président de la République qui sera élu à la fin de la Transition.

En clair, le Cadre demande l'abandon pur et simple du projet de la nouvelle Constitution et par ailleurs le respect du chronogramme pour les autres élections. « Cette convocation du collège électoral ne manque pas de soulever des questions relatives à la légalité de la procédure déclenchée par le Président de la Transition, au degré d'adhésion des Maliennes et des Maliens au projet de la nouvelle Constitution, à la présence effective des représentants de l'Etat dans les arrondissements et cercles du Mali et à la bonne préparation technique, matérielle et financière de la consultation référendaire », révèle la déclaration du Cadre des partis et regroupements politiques.

Aussi, le CADRE se réjouit de la sortie médiatique, à travers l'organisation d'un point de Presse de l'Autorité Indépendante de Gestion des Elections-AIGE, le mardi 09 mai 2023. Il révèle cependant que cette sortie a renforcé ses inquiétudes sur la pleine opérationnalisation de l'AIGE, à travers la nomination et la formation de nouveaux membres, et l'installation de ses démembrements, dans toutes les Communes, Ambassades et Consulats du Mali ; mais également sur les questions liées à la fiabilité du fichier électoral et à la disponibilité des cartes d'identité nationale biométrique. « Sur le point précis relatif à la carte d'identité nationale biométrique, et croyant simplifier le processus, le Gouvernement a fini par en rajouter à la confusion générale. Cela en adoptant lors du Conseil des ministres du mercredi 10 mai 2023, un projet d'ordonnance selon lequel plusieurs autres pièces d'identité serviront de document de vote lors du référendum.

En outre, le CADRE comprend et accepte les excuses présentées par le président de l'AIGE, notamment à la classe politique. Il se réjouit de l'annonce de la convocation d'un cadre de concertation nationale, ce qui serait l'occasion pour les acteurs politiques d'exprimer leurs inquiétudes liées à la conduite du processus », souligne le Cadre des partis et regroupements politiques.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suite à l’annonce du référendum constitutionnel : La CNAS&#45;Faso Hèrè réaffirme que « ni l’objectif de refondation, ni le retour à l’ordre constitutionnel n’exigent une nouvelle Constitution »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/suite-a-lannonce-du-referendum-constitutionnel-la-cnas-faso-here-reaffirme-que-ni-lobjectif-de-refondation-ni-le-retour-a-lordre-constitutionnel-nexigent-3021919.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 May 2023 06:39:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, le 8 mai 2023, la Convention Nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS-Faso Hèrè), créée par l’ancien Premier ministre du Mali, Soumana Sako, met l’accent sur les derniers développements de la crise multidimensionnelle qui secoue le Mali. Selon le parti de Soumana Sako, depuis le début de la crise multisectorielle qui secoue le Mali, la CEDEAO continue à dire que le référendum annoncé pour le 18 juin 2023 ouvrirait la voie à un retour de l’ordre constitutionnel. Le Parti réaffirme que « ni l’objectif de refondation, ni le retour à l’ordre constitutionnel n’exigent une nouvelle Constitution ». A cet effet, le parti invite les forces démocratiques à « faire échec à l’assaut frontal des forces conservatrices et rétrogrades contre les valeurs du 31 mars 1957, du 22 septembre 1960, du 20 janvier 1961 du 25 mai 1963 et du 26 mars 1991 ».

Le Bureau Politique National de la Convention Nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS-Faso Hèrè) s’est réuni en session ordinaire le 06 mai 2023 à son siège national sis à Hamdallaye, Bamako. Après un tour d’horizon des derniers développements de la crise multidimensionnelle qui secoue le Mali depuis plusieurs années déjà, la Direction Nationale du Parti indique que le « régime issu du double coup de force militaire du 18 août 2020 et du 25 mai 2021 persiste dans la voie pourtant sans issue d’une tentative de relégation de la Constitution républicaine et démocratique du 12 janvier 1992 aux oubliettes de l’Histoire ». Dans une vaine tentative de faire faire marche arrière à la roue de l’Histoire en vue de remettre en selle les forces sociales rétrogrades nostalgiques de l’ordre sociopolitique colonial et de se donner les moyens institutionnels d’une mise en œuvre de l’Accord antinational d’Alger alors que même que ledit Accord n’a été soumis à aucune des institutions constitutionnelles habilitées à moins forte raison approuvé par elles, le parti de Soumana Sako souligne que le « régime actuel persiste à vouloir" octroyer" au Peuple malien une soi-disant "nouvelle Constitution" que celui-ci n’a point demandée et qui se résume à un assaut frontal contre les acquis de la révolution démocratique et populaire du 26 mars 1991 ».

En outre, la CNAS Faso Hèrè ajoute ceci : «A court d’arguments valides pouvant justifier toute remise en cause de la Constitution du 12 janvier 1992, les autorités actuelles et leurs thurérifaires pensent pouvoir s’abriter derrière l’argutie selon laquelle le changement de Constitution serait justifié du simple fait que trois Présidents de la République ont cherché à réviser la Loi fondamentale. Curieusement, ils oublient de souligner que non seulement a) ces trois tentatives précédentes ont toutes échoué, non sans raison, mais aussi, et surtout, b) ces trois essais infructueux portaient chacun sur des aspects différents de la même Constitution ». Comme trop souvent depuis le début de la crise multisectorielle qui secoue le Mali, le parti de Soumana Sako a fait savoir que la CEDEAO continue à se leurrer et à se discréditer en faisant valoir sans raison que le référendum annoncé au Mali le 18 juin 2023 ouvrirait la voie à un retour de l’ordre constitutionnel. « Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè réaffirme que ni l’objectif de refondation, ni le retour à l’ordre constitutionnel n’exigent une soi-disant "nouvelle Constitution". La Direction Nationale du Parti de l’Avant-garde militante et révolutionnaire du Peuple malien réitère sa confiance dans la capacité et la détermination des forces patriotiques, progressistes, démocratiques et panafricanistes à faire échec à l’assaut frontal des forces conservatrices et rétrogrades contre les valeurs du 31 mars 1957, du 22 septembre 1960, du 20 janvier 1961 du 25 mai 1963 et du 26 mars 1991 », révèle le communiqué de presse de la CNAS Faso Hèrè.

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Convocation du collège électoral pour le referendum : La Coordination des organisations de l&amp;apos;appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali évoque une « illégalité» et saisit l’Union Africaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/convocation-du-college-electoral-pour-le-referendum-la-coordination-des-organisations-de-lappel-du-20-fevrier-2023-pour-sauver-le-mali-evoque-une-illegalite-et-saisit-lunion-3021916.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/convocation-du-college-electoral-pour-le-referendum-la-coordination-des-organisations-de-lappel-du-20-fevrier-2023-pour-sauver-le-mali-evoque-une-illegalite-et-saisit-lunion-3021916.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 May 2023 06:37:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>COORDINATION DES ORGANISATIONS DE L'APPEL DU 20 FEVRIER 2023 POUR SAUVER LE MALI</strong>

<strong>Excellence Monsieur le Président de l'Union Africaine (UA)</strong>

La communauté internationale au même titre que l'ensemble des maliens, est dans l'impatience de tourner la page d'une transition trop longue, ayant conduit à une situation d'insécurité juridique et de malaise général, en dressant, sans précédent les enfants du pays, les uns contre les autres. De bonne foi, vous avez salué le décret du gouvernement du Mali convoquant le « collège électoral » pour un référendum en vue de l'adoption d'une nouvelle constitution. Vous avez aussi félicité les autorités de transition pour cet acte, comme traduisant leur volonté de retour à l'ordre constitutionnel au terme du délai convenu. Nous en prenons acte.

Toutefois, Excellence, outre la menace sérieuse à notre démocratie et aux valeurs républicaines qui n'est plus un secret pour personne, c'est toute une mise en scène qui est organisée pour divertir la communauté internationale. En choisissant les acteurs de cette mise en scène comme seuls interlocuteurs, il est illusoire d'espérer sur des résultats à hauteur de souhait, dans la résolution de la crise socio politique profonde que connait notre peuple. Pour n'avoir pas tenu leurs engagements et s'être aventurés dans des missions étrangères à leur mandat en s'arrogeant arbitrairement des prérogatives réservées aux seules autorités démocratiquement élues, ils sont justement les seuls responsables de la situation de division sans précédent entre les enfants de la nation, toutes choses que nous déplorons tous.

Pour revenir au décret portant convocation du collège électoral que vous avez positivement accueilli, c'est le lieu d'attirer votre attention que c'est dans l'illégalité totale et la transgression flagrante de notre droit positif, que tout ce projet de nouvelle constitution a été conçu. Au regard de notre constitution en vigueur, un président de transition n'a pas qualité d'initier une révision constitutionnelle, à fortiori un référendum en vue de son adoption. Il est donc mal placé pour remettre en cause la constitution de 1992, jusqu'à vouloir imposer au peuple une nouvelle constitution en lieu et place de celle de celle-ci, au respect de laquelle il s'était pourtant solennellement engagé, sous serment. Manifestement inconstitutionnel, ce projet déstabilisateur de « nouvelle constitution », n'a aucun caractère inclusif, en dépit du contexte d'une transition. Loin d'avoir été consensuel, il n'a été porté que par les seuls tenants du pouvoir et leurs partisans. Ceux-ci disposant de la force et de tous les moyens de l'Etat entendent imposer au peuple, un texte taillé sur mesure sans rapport avec une constitution.

Rassemblement de patriotes attachés aux principes de l'Etat de droit et aux valeurs républicaines, c'est à bon droit et en toute responsabilité que la Coordination des Organisations de l'Appel du 20 février 2023 pour Sauver le Mali, a marqué son refus d'être associée à une telle entreprise hasardeuse n'ayant autre but que de faire passer par la force un projet illégal, injuste, taillé sur mesure. Il ne peut en être autrement. Toute autre démarche contraire de notre part, reviendrait à cautionner des pratiques rétrogrades révolues, n'ayant pas de place dans un Etat moderne de droit tel le nôtre, résolument engagé de façon irréversible, dans la démocratie.

Le Mali n'ayant pas un problème de constitution, cette transition sans qualité, n'a jamais reçu de mandat de modifier la constitution en vigueur. On la voit dès lors mal fondée à s'accrocher à l'adoption d'une nouvelle constitution, comme condition d'aller aux élections pour le retour à l'ordre constitutionnel, convient à ce niveau de lever toute équivoque qu'il n'y a aucun lien d'interdépendance entre ce retour à l'ordre constitutionnel et la dotation du pays d'une nouvelle constitution.

Excellence, Monsieur le Président, le mécanisme, les modalités et les conditions de révision de la constitution ou des consultations référendaires étant minutieusement réglementés, votre bonne foi ne doit pas être surprise par des tenants de la transition, aux ambitions inavouées. C'est pourquoi, nous ne cesserons pas de rappeler les dispositions pertinentes sans équivoque et très explicites de l'article 118 de la constitution en vigueur : « L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et aux Députés. Le projet ou la proposition de révision doit être voté par l'Assemblée Nationale à majorité des deux tiers de ses membres. La révision n'est définitive qu'après avoir été approuvée par référendum. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire... ».

C'est dire qu'en dehors du Président de la République et des Députés démocratiquement élus, nul autre ne peut prendre l'initiative de révision de la constitution à fortiori d'une nouvelle constitution. A cet égard la constitution n'a pas prévu de substitution. Dans le contexte actuel de la transition, le pays ne dispose ni de président de la république ni de députés.

La Constitution ayant qualifié le coup d'Etat ou le putsch de crime imprescriptible contre le peuple malien, tout démocrate et républicain convaincus verraient mal qu'un militaire ayant accédé aux commandes de la nation par une telle voie, puisse s'arroger sans droit, ni titre, les prérogatives d'un Président de la République.

S'agissant des membres du Conseil National de Transition, organe législatif de la transition, tous nommés de façon discrétionnaire par ledit président de transition, ils ne sont pas des députés comme cela est ressorti d'un avis de la Cour Constitutionnelle. La plupart n'ayant aucune notion de la conduite des affaires publiques, ils n'ont pas qualité pour voter un projet ou une proposition de révision constitutionnelle.

La troisième condition d'une révision, aux termes de cet article, est qu'il ne soit pas porté atteinte à l'intégrité territoriale. Dans la situation actuelle, plus de deux tiers du territoire national échappent au contrôle effectif du pouvoir central de Bamako.

En Prenant la Charte de la Transition qui est le seul texte consensuel qui organise et gère la Transition, il est évident que cette aventure de nouvelle Constitution relève d'un excès de pouvoir. Jamais demandée par le peuple, elle n'est pas prévue au titre des missions dévolues au président de la transition.

S'agissant des Assises Nationales de la Refondation (ANR), simples arrangements entre les seuls tenants de la transition et leurs partisans, elles ne sauraient avoir de force juridique supérieure à celle de la charte de la transition, encore moins à la Constitution, régulièrement adoptée par référendum, par le peuple souverain.

Contrairement à toutes les campagnes de manipulation pour justifier la pertinence de ce projet par lesdites ANR, il est irréfutable que l'initiative de la révision de la constitution relève en l'état, exclusivement des prérogatives du seul Président de la République et des seuls Députés démocratiquement élus. Fort heureusement d'ailleurs, il ne ressort nulle part des documents y afférents, une seule disposition qui chargerait les autorités de la transition d'initier une révision de la constitution en vigueur, ou de doter le pays d'une nouvelle constitution. En effet d'une part, au titre de l'objectif général, les ANR doivent simplement permettre la proposition des éléments de reformes en vue de la révision de la constitution du 25 février 1992 et d'autre part, au titre du résultat attendu, c'est juste la disponibilité des éléments de réformes pour la révision de la constitution du 25 février 1992.

Une consultation de la Cour Constitutionnelle sur la légalité de ces différents processus de nouvelle constitution et de son adoption par voie référendaire, aurait permis d'éviter des travers et impairs aussi fâcheux, très peu honorables pour tous ces juristes qui ont la charge de conseiller les autorités de transition.

Espérant vous avoir donné suffisamment d'éléments permettant de traiter la situation très singulière de notre pays, dans l'intérêt supérieur de notre peuple, et non pas dans le sens du bon vouloir des tenants de la Transition, veuillez agréer Excellence notre considération bien distinguée.

<strong>Bamako le 09 niai 2023</strong>

<strong>Le Coordinateur général</strong>

<strong>Cheick Mohamed Chérif KONE</strong>

<strong>Chevalier de l'Ordre National</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Exportation massive du métal jaune et retour dérisoire des devises : A qui profite l’or malien?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/exportation-massive-du-metal-jaune-et-retour-derisoire-des-devises-a-qui-profite-lor-malien-3021914.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 May 2023 06:34:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’amélioration de la gouvernance des ressources minières du Mali est une préoccupation majeure des Maliens. Producteur industriel du métal jaune depuis la fin des années 80 avec la mine d’or de Syama, le Mali reste en queue de peloton des pays pauvres. Troisième producteur d’or, le pays tire peu de bénéfice du métal jaune, dont la part du lion revient aux sociétés étrangères, tant la transparence est la chose la moins partagée dans ce domaine. La quantité d’or produite au Mali, son exportation et le rapatriement des devises font l’objet d’une opacité déconcertante et tout semble échapper à Bamako, depuis belle lurette. Sauf à être dans les secrets, l’or ne brille que pour les Maliens. Les autorités de la transition suivant les recommandations des assises nationales de la Refondation (ANR) tenues du 27 au 30 décembre 2021, ont initié «l’Audit des Mines d’or en activité au Mali», dont le rapport a été remis au président de la Transition, colonel Assimi Goïta le 23 Mars 2023. Le contenu du rapport d’audit a été restitué en Conseil des ministres du 29 mars 2023, dont le communiqué fait état. Le Président de la Transition Assimi Goïta a instruit l’élaboration d’un plan d’action de mise en œuvre des recommandations qui en sont issues.

En organisant un point de presse, le 10 mai 2023, les responsables du Front pour l'émergence et le renouveau au Mali (FER-Mali) et de l'Association pour la promotion et la valorisation des ressources minérales (APVRM) dont respectivement Sory Ibrahima TRAORE et Djibril DIALLO ont levé un coin du voile sur «le rapport provisoire» de l’Audit des Mines d’or en activité au Mali.

Selon ces conférenciers, douze sur les quinze mines d’or industrielles du Mali affirment fonctionner à perte donc ne versent aucun dividende à l’Etat du Mali ; et certaine mine ont pu faire 15 ans d’exploitation sans payer de dividendes à l’Etat, à cause des clauses particulière de leur contrat, qui ne semblent laisser aucune place à la négociation.

Du rapport provisoire d’audit des mines du Mali, il découle que près de 2600 milliards de francs CFA n’ont pas été rapatriés en produits d’exportation de l’or de 2019 à 2021, selon le dossier de presse remis aux journalistes. Cette situation financière échapperait à l’économie malienne, au système bancaire et elle est contraire à la loi en matière d’exportation, expliquent le dossier de presse remis aux journalistes. En 2021 sur un chiffre d’affaires de près de 1900 milliards de francs CFA, seulement 60 milliards de dividendes ont été versés à l’Etat du Mali qui a aussi accordé une exonération de 36 milliards de francs CFA, indiquent le document. Certaines sociétés minières en exploitation depuis plus de dix ans n’ont jamais versé de dividende à l’Etat du Mali; seulement trois sociétés minières ont versé des dividendes à l’Etat du Mali en 2021; sur les dix dernières années seulement cinq sociétés minières ont versé des dividendes à l’Etat du Mali, précise le document. Une Société minière sur place n’a pas versé de dividendes pendant quinze années d’exploitation consécutive, poursuit-il. «Pour un chiffre d’affaires de 1904 milliards de francs CFA en 2021 seulement 3 milliards ont été investis dans le développement communautaire, certaines sociétés minières n’ont même pas mis en place un budget pour le développement communautaire. Soit 0.15% du chiffre d’affaires, alors que le Burkina est à 1% et la Guinée 0.5%. En plus ce montant est dépensé par les sociétés elles-mêmes au Mali», accusent les conférenciers, qui poursuivent la charge: le fonds minier de développement local n’est pas fonctionnel au mépris des dispositions légales en République du Mali. A toutes ces anomalies s’ajoute : «Le déversement de près de 32 Millions de tonnes de boue dans la carrière de MORILA est entrain de peser sur l’avenir de cette mine, car cela a pu condamner près de 100 tonnes d’or. Et pourtant les sociétés responsables de ces pratiques ont encore des intérêts dans ce pays. Beaucoup de sociétés exploitent leurs minerais sans investir dans une usine et créer des emplois. Or bénéficient-elles des avantages du code minier. En plus, beaucoup d’entre elles ont réussi à faire des modifications dans leurs contrats pendant les 30 dernières années et restent sur les anciens codes miniers plus juteux», selon le conférenciers de FER-Mali et de l’APVRM.

FER-Mali et l’APVRM sont de ceux, qui depuis plus d’une année, ont réclamé une meilleure gouvernance des exploitations minières du Mali pour que l’or du Mali puisse briller pour l’ensemble des Maliens, ont-ils rappelé. «Depuis plus d’une année nous avons soutenu que l’exploitation de l’or du Mali échappe au contrôle du gouvernement malien». Pour les conférenciers, cet audit des mines par les autorités de la transition traduit un «courage politique qui permettra à coup sûr d’assainir un secteur aussi stratégique et vital pour la souveraineté économique et politique de notre pays».

Malgré que notre pays soit l’un des plus grands producteurs d’or au monde, troisième producteur africain pendant des décennies, notre pays ne dispose d’aucune réserve d’or et reste l’un des plus pauvres du monde, indiquent les conférenciers. «La gouvernance de l’exploitation des ressources minières dans notre pays est caractérisé par une opacité criminelle ;les retombées économiques des dépenses d’exploitation des ressources minières du Mali échappent aux opérateurs économiques maliens donc à l’économie nationale du Mali ; l’or du Mali est exportée de manière brut et raffiné dans des conditions opaques à l’extérieur du Mali», enchainent-ils.

Selon ces conférenciers, douze sur les quinze mines d’or industrielles du Mali affirment fonctionner à perte donc ne versent aucun dividende à l’Etat du Mali ; et certaine mine ont pu faire 15 ans d’exploitation sans payer de dividendes à l’Etat, à cause des clauses particulière de leur contrat, qui ne semblent laisser aucune place à la négociation.

FER-MALI et l’APVRM qui constatent que toutes leurs revendications ont été prises en compte par le rapport provisoire de l’audit des mines du Mali, demandent au Gouvernement du Mali de «diligenter la finalisation dudit rapport dans un cadre participatif garantissant les droits de toutes les parties prenantes afin que l’or du Mali brille enfin pour les Maliens».

On sait que lors du Conseil des ministres du 29 mars 2023, le Président de la Transition Assimi Goïta a instruit l’élaboration d’un plan d’action de mise en œuvre des recommandations qui en sont issues. Ce plan d’action sera articulé autour d’actions phares, que sont : la Création de 2 commissions dont une pour la négociation et/ou la renégociation des Conventions minières et l’autre pour le recouvrement des montants éludés, suivant un planning ; le Rapatriement au Mali des produits issus de l’exportation de l’or ; la Modification de l’Ordonnance n°2019-022/P-RM du 27 septembre 2019 portant code minier ; l’Accélération de la création des Fonds Miniers et l’adoption du code de l’environnement et du développement durable.

B. Daou]]> </content:encoded>
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<title>Projet de constitution de la République du Mali */Le referendum fixé au 18 juin 2023 */ :La CEDEAO félicite le gouvernement de la transition pour cette décision</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/projet-de-constitution-de-la-republique-du-mali-le-referendum-fixe-au-18-juin-2023-la-cedeao-felicite-le-gouvernement-de-la-transition-pour-cette-decision-3021129.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 May 2023 06:02:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un décret rendu public, le 5 mai 2023, le Président de la transition, colonel Assimi GOÏTA, a convoqué le collège électoral, le dimanche 18 juin 2023, sur toute l'étendue du territoire national et dans les missions diplomatiques et consulaires de la République du Mali à l’effet de se prononcer sur le projet de Constitution. Toutefois, les membres de force de défense et de sécurité voteront par anticipation, le dimanche 11 juin 2023, conformément à la loi électorale. La Commission de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) félicite le gouvernement de la transition pour cette « décision qui marque une étape importante dans la mise en œuvre du chronogramme de la transition en vue d'un retour à l'ordre constitutionnel ».

« Le collège électoral est convoqué le dimanche 18 juin 2023 sur toute l'étendue du territoire national et dans les missions diplomatiques et consulaires de la République du Mali à l’effet de se prononcer sur le projet de Constitution annexé au présent décret. Toutefois, les membres de force de défense et de sécurité voteront par anticipation le dimanche 11 juin 2023, conformément à la loi électorale », indique le Décret numéro 2023-0276/PT-RM du 5 mai 2023 portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale à l'occasion du référendum constitutionnel. Ce décret présidentiel lu à la télévision nationale (ORTM) par le ministre d’Etat, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, colonel Abdoulaye MAÏGA, précise que les électeurs auront à répondre par OUI ou par NON à la question suivante : « Approuvez-vous le projet de Constitution ?».

Avant d’ajouter que le bulletin de vote de couleur blanche correspond au OUI et le bulletin de couleur rouge au NON. Le décret indique que la campagne électorale à l'occasion du référendum constitutionnel est ouverte le vendredi 2 juin 2023 à 00 heure ; elle est close le vendredi 16 juin 2023 à minuit. « Le ministre d'État, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation ; le ministre de la défense et des anciens combattants ; le ministre de la Justice et des droits de l'Homme, garde des sceaux ; le ministre de la refondation de l'État, chargé des relations avec les institutions ; le ministre de la sécurité et de la protection civile ; le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale ; le ministre de l'économie et des finances ; le ministre de la Communication de l'économie numérique et de la modernisation de l'administration ; et le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des réformes politiques institutionnelles ; sont chargés chacun en ce qui le concerne de l'exécution du président décret qui sera enregistré et publié au Journal officiel », a déclaré le Colonel Abdoulaye Maïga.

Selon les autorités de la transition, le projet de Constitution soumis au référendum est initié dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR). « Il a été élaboré de façon participative avec les représentants de toutes les forces vives de la nation », précisent les autorités maliennes.

Dans un communiqué rendu public, le 5 mai 2023, la Commission de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) dit avoir appris avec satisfaction la convocation du collège électoral de la République du Mali le 18 juin 2023 pour la tenue du referendum constitutionnel à l'effet d'adopter la nouvelle Constitution de la République du Mali.

La Commission de la CEDEAO félicite le gouvernement de la Transition pour cette décision qui marque une étape importante dans la mise en œuvre du chronogramme de la transition en vue d'un retour à l'ordre constitutionnel. La Commission de la CEDEAO réitère sa disponibilité à accompagner le Gouvernement de la Transition tout au long du processus de transition vers un retour à l'ordre constitutionnel.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Célébration de la Fête du 1er Mai 2023 : «Nous avons accepté une trêve sociale. Mais cela ne doit pas amener le gouvernement à mettre les engagements dans les tiroirs», déclare Hamadoun Amion Guindo</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/celebration-de-la-fete-du-1er-mai-2023-nous-avons-accepte-une-treve-sociale-mais-cela-ne-doit-pas-amener-le-gouvernement-a-mettre-les-engagements-dans-les-tiroirs-declare-hamadoun-amio-3020750.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 May 2023 07:00:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">La Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), à l’instar de la Communauté internationale, a célébré le 137ème anniversaire de la fête du 1er mai de façon sobre en raison de la crise multidimensionnelle que traverse le pays. C’était le lundi 1er mai 2023 à la Pyramide du Souvenir, sous la présidence du conseiller technique du Ministre du travail, de la fonction publique et du dialogue social, Salif Bagayoko, avec comme thème central : «Recouvrons notre liberté et notre souveraineté». Les militants de la CSTM de Bamako et de l’intérieur du pays ont répondu favorablement à l’appel du secrétaire général de la CSTM, Hamadoun Amion Guindo, de même que les représentants du Bureau international du travail (BIT), de la Fondation Friedrich Ebert-Stiftung (FES), Christian Klaft, du Maire de la Commune III.</p>
Pour  camper le décor de cette journée du 1<sup>er</sup> mai 2023, le secrétaire général de la CSTM, Hamadoun Amion Guindo, a précisé : « <em>Nous avons décidé de fêter de manière sobre cette année vu la crise multidimensionnelle que travers le pays  sur les plans sécuritaire, sanitaire politique et social, mais aussi le fait que nous venons de finir le carême. Avec le climat national et international difficile, ce n’est pas facile. </em>» Nous avons jugé nécessaire, dit Hamadoun Amion Guindo, le Mali traversant une situation exceptionnelle, d’organiser une conférence débat sur des sujets d’actualité très importants dans le cadre de la nouvelle vision des autorités et de l’ensemble du peuple malien. C’est pour cette raison, ajoute-t-il, que nous avons choisi un certain nombre de thèmes comme la nouvelle constitution dont tout le monde parle ; la protection sociale, le respect des normes de travail.  «<em>Nous avons souhaité partager ce débat avec le ministère de l’intérieur, avec nos camarades venus aussi de l’intérieur, pour savoir quelle est cette nouvelle vision, où est-ce que le Mali doit aller, est-ce que ça répond à nos aspirations de retrouver notre liberté et notre souveraineté. Nous avons estimé qu’il est capital de partager  ce projet avec le maximum de responsables syndicaux</em>», a déclaré le secrétaire général. Nous savons aussi, ajoute-t-il, que la protection sociale a été toujours un  thème  débattu au niveau des Etats.  «<em>Il fera cette année l’objet d’un débat spécial au niveau BIT. Puisque nous y allons pour débattre tous de ce problème, nous avons souhaité avoir  le représentant  du BIT au Mali, notre partenaire comme panéliste pour préparer cette rencontre  de Genève  et partager cette vision avec nos responsables syndicaux</em>», a fait savoir Guindo. Le troisième  thème  est relatif à la convention 190 et tout ce qu’on appelle harcèlement en milieu de travail. Etant toujours d’actualité, il est important de le partager avec les camarades. «<em>Nous adressons toute notre reconnaissance aux victimes de Chicago de 1886. Ce sont eux qui nous ont permis d’avoir une journée de travail de 8 heures. C’est en leur mémoire qu’on est en reconnaissance des combats qu’ils ont menés</em>», a dit Hamadoun Guindo.

Par rapport aux différents dossiers signés entre la CSTM et le gouvernement, le secrétaire général a fait  savoir que le syndicalisme est un des piliers selon une convention fondamentale de l’Organisation international de travail (OIT). «<em>Quand un syndicat rompt le dialogue, il se met en dehors de cette convention. Nous assumons cette convention sur le dialogue social   en tant que convention fondamentale. Et il n’est pas question en tant que syndicat, de rompre le dialogue. Mais nous disons que ce dialogue doit être franc de part et d’autre. Et de part et d’autre, nous devons respecter nos engagements tant pour les travailleurs que pour nos partenaires que sont le Conseil national du patronat (Cnpm) et le gouvernement. Nous avons signé des engagements depuis deux ans ; nous avons patienté  au regard de la situation que vit le Mali. Nous avons accepté une trêve sociale. Mais cela ne doit pas amener le gouvernement à mettre ces engagements dans les terroirs</em>», a déclaré le secrétaire Hamadoun A Guindo.

Salif Bagayoko a rassuré la CSTM que le gouvernement, à travers son département, mettra tout en œuvre pour que les difficultés évoquées par la CSTM soient résolues. <em>«Le gouvernement veut aller aujourd’hui vers un nouveau contrat social. Nous sommes engagés à œuvrer avec les partenaires sociaux, pour qu’aujourd’hui, le projet de pacte de stabilité social et de croissance requiert l’adhésion de tous les syndicats. Notre stabilité sociale en dépend. La puissance de notre économie en dépend. Notre département ne saurait réussir cette mission sans vous, camarades de la CSTM et les autres centrales syndicales. L’Etat est reconnaissant de la bonne collaboration entre mon département et les différentes centrales syndicales. Les thèmes choisis nous vont droit au cœur, notamment la liberté, la dissémination du projet de constitution, mais aussi la protection sociale pour tous»</em>, a fait savoir Salif Bagayoko.

<strong>Hadama B. FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Fête du 1er mai 2023 au Mali : «L&amp;apos;une des revendications phares de l&amp;apos;UNTM restera le redémarrage de la COMATEX&#45;SA et des mesures d&amp;apos;accompagnement pour la BATEX&#45;CI »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/fete-du-1er-mai-2023-au-mali-lune-des-revendications-phares-de-luntm-restera-le-redemarrage-de-la-comatex-sa-et-des-mesures-daccompagnement-pour-la-batex-ci-3020748.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 May 2023 06:56:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la célébration de la journée internationale du travail, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a animé un point de presse suivi d’une conférence débat sur la « santé et la sécurité au travail ». Le point de presse a été animé par le représentant du secrétaire général de l’UNTM, Issa Bengaly, non moins, secrétaire administratif de l’UNTM, tandis que la conférence débat a été animée par le directeur national du travail, Dr. Fassoum Coulibaly, représentant du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, en présence des membres, militants et sympathisants de l’UNTM. Au cours de cette activité de célébration de la fête du travail, l’UNTM a dénoncé la violation de la liberté syndicale au Mali.

En outre, l’UNTM exige le respect du quota (600/an) de l’intégration des enseignants des écoles communautaires de 2022 et de 2023. « L'une des revendications phares de l'UNTM restera toujours le redémarrage immédiat de la COMATEX-SA et des mesures d'accompagnement pour la BATEX-CI », a souligné Issa Bengaly de l’UNTM.

Les travailleurs du Mali, à l'instar de ceux du monde entier, ont fêté le 136ème anniversaire de la victoire des travailleurs de Chicago contre la domination, l'exploitation et toutes les formes d'aliénation dans le travail et dans l'organisation politique de la cité. C'était le 1er mai1886.

Selon le représentant du secrétaire général de l’UNTM, Issa Bengaly, secrétaire administratif de l’UNTM, le 1er Mai est une opportunité pour les travailleuses et travailleurs du Mali de faire le bilan des conquêtes sociales, d'engager la réflexion pour relever de nouveaux défis et de rendre hommage à l'ensemble des travailleurs du Mali pour les efforts consentis et à ceux de part le monde qui sont tombés sur le champ d'honneur de la lutte syndicale pour l'amélioration de leurs conditions de vie et de travail. « Nous plaçons l'évènement sous le signe de la Paix et de la cohésion sociale », a-t-il dit.

Au cours du point de presse, Issa Bengaly a fait savoir que l'une des revendications phares de l'UNTM restera toujours le redémarrage immédiat de la COMATEX-SA et des mesures d'accompagnement pour la BATEX-CI.

Avec l'insécurité permanente de plus d'une décennie, les séquelles de la pandémie du COVID-19, et de l'embargo illégitime de la CEDEAO, dit-il, le Mali traverse une situation socioéconomique et de développement critique. C'est pourquoi, ajoute-t-il, l'UNTM est en train d'honorer la trêve demandée par le gouvernement même si rien n'est signé dans ce sens. « Mais si cette trêve devrait être préjudiciable aux acquis antérieurs des travailleurs, alors l'UNTM ne s'y reconnaitrait pas. C'est pour vous dire que l'UNTM tient à l'extinction totale du protocole du 05 février 2021. Il faut reconnaitre que des efforts ont été consentis par le gouvernement, mais beaucoup reste à faire quant à la mise en œuvre effective du PV.

Parmi les points en souffrance, on peut citer entre autres : la restitution et la protection des parcelles d'expérimentation de l'IER ; l'intégration des enseignants des écoles communautaires pose problème aujourd'hui parce que le Gouvernement n'est pas en train d'honorer le quota accordé dans le PV du 05 février, ce quota était de 600 enseignants par an et qui pouvait même être revu à la hausse. L’UNTM exige le respect du quota de 2022 et de 2023 », a souligné Issa Bengaly.

Autres points soulevés par le conférencier, c’est la situation des travailleurs compressés et des partants volontaires ; la violation de la liberté syndicale. « Les camarades syndicalistes au niveau de la mine d'or de SOMISY à SYAMA sont licenciés pour avoir observé une grève », a-t-il déploré.

Par ailleurs, il dira que des négociations sont en cours avec le CNPM pour aller à l'amélioration des salaires au niveau du secteur privé. « Les agressions administratives dont elle a fait l'objet ne la feront pas reculer. En effet, comment comprendre qu’ au niveau de l'Administration de l'Enseignement, les militants du SNEC qui se sont sacrifiés pour sauver l'année scolaire 2021 à travers la tenue des examens, aient été relevés de leur poste au profit de ceux-là qui voulaient prendre en otage les examens. Ils sont aujourd'hui les cibles des nouveaux DCAP savamment nommés, leur tort, c'est d'avoir permis la tenue des examens. Cette situation est restée sans suite malgré l'interpellation de l'UNTM. Nous attendons toujours une réaction de la part du Gouvernement », a déclaré Issa Bengaly.

L'UNTM précise qu’elle suit avec intérêt la situation de litige qui oppose les opérateurs téléphoniques (ORANGE, SOTELMA-MALITEL) au REMACOTEM. « Dans le cadre de la recherche de solutions pour l'apaisement du climat social en milieu du Travail, l'UNTM a accepté et participé activement aux travaux de la conférence sociale. Les recommandations qui y sont issues et au nombre de 139 constituent désormais la feuille de route pour les différents acteurs du monde du travail », a conclu Issa Bengaly. Après le point de presse, la conférence débat sur la « santé et la sécurité au travail » a été animée par le directeur national du travail, Dr. Fassoum Coulibaly. Selon lui, les mauvaises conditions de travail se répercutent sur la santé et la sécurité des travailleurs.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dugu lamini ani dugu sirafara ani dankun : au carrefour du débat de l&amp;apos;ordre des priorités !</title>
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<pubDate>Thu, 04 May 2023 06:50:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ceci est un message pour l’esprit et le cœur de toute personne vouée au sauvetage du Mali et capable ou intéressée de transcender son conditionnement mental et culturel occidental pour retrouver son enracinement mental et culturel africain. Afin de donner un sens et un ordre à la vie aujourd’hui compromise de sa communauté malienne. Et aller au-delà des privilèges acquis d’un État dont ils voient aujourd’hui la faillite au point de vouloir le 'refonder’. Il s’adresse aussi au cœur et à l’esprit des personnes vouées à instrumentaliser les aspirations des maliens sous les décombres pour les privilèges de leur État. Pour mériter la réputation acquise aux dépens d’un peuple estropié par l'insécurité et le déficit scolaire et auprès d’un africanisme militant en mal de succès africain... Afin d'éviter le retour de bâton patriotique du yabé militaire où l’on marque des buts contre son camp !

Le sauvetage du Mali doit être débattu sérieusement et non contre per diem par tous ses enfants qui l’ont failli, méritants ou pas, fonctionnaires milliardaires ou pas, présents ou exilés, qu’ils fussent présidents de la république, présidents d’Assemblée nationale ou autre institution, magistrats, militaires, animateurs de partis politiques, mais aussi professions libérales et leaders religieux, agitateurs et animateurs des réseaux sociaux, etc. Tous sont également interpellés par la nécessaire mise en ordre des priorités dans un pays en guerre et occupé ! Il est vain de faire des élections sans autre but que désigner sans discernement des nouveaux titulaires aux privilèges d’un État 'refondé' ou réformé mais voué à la reproduction des mêmes faillites tant qu’il reste incapable d’incarner les valeurs authentiquement africaines. Seul le débat sain peut amoindrir le mal de jouer la classe politique fautive ou la mettre à la retraite au lieu de la renverser. Vivement les woklos capables de comprendre et nous sortir de la médiocrité où nous enferment des gens qui ne savent pas ne pas savoir !

On doit se demander qu’est-ce un pays, les portraits présidentiels et images de Constitution accrochés aux murs ou les vécus et ressentis des gens vivant en son sein ? N’a-t-on rien appris des indépendances africaines du drapeau, des hymnes et copier-coller de Constitution Vè République française ? N’a-t-on rien appris d'un appel au secours de l’ex-armée coloniale contre une occupation maligne, rien appris de Aguelhok, Kidal, Gao, Farabougou, Ogossagou, Kani Bonzon ou Sirakorola etc. ? Le slogan ‘Support à la Transition’ a beau se vouloir mobilisateur ou délicieux dans sa version soupière mais pas au prix de la souveraineté ! Pour l’état des lieux, il peut être utile de donner un bref aperçu du débat de ceux qui animent ce slogan dans la presse pour mesurer l'état actuel du dialogue constitutionnel.

Dans un quolibet au lendemain du 26 mars dernier avec l'un de ses détracteurs, un aîné s'est défendu comme il le pouvait du long spectre de la démocratie malienne qu'il a porté avec d'autres, avec force syllogismes et arguments d'autorité. Il a égrené un questionnaire final qui est un brûlot à trois mèches : manifeste contre la transition, mode d'emploi de Mali Koro et suggestion ethniciste… La même semaine, un autre l'avait précédé dans la presse de son brûlot à mèche unique mais inflammable aux deux bouts. À un bout, par un appel du pied à la Transition en supportant le projet de révision constitutionnelle et taisant son inopportunité toute criminelle dans un pays en guerre et occupé. À l’autre bout, par une péroraison d'aliénation et d'obscurantisme en réplique à un …imam ayant eu le tort de briller à la télé et surtout d'avoir éclipsé une classe politique sans lueur et sans levier ! Ces deux discutants ont chacun fait usage de prestige. Est-il significatif qu'ils soient des ténors de l’Adema ?

Par ces deux brûlots, ce qu'on dit chez nous de l'œuvre de la souris, souffler et mordre, a été appliquée sans modération. Dans les deux cas, le ralliement a été tenté sans vergogne contre l'objecteur de conscience, nous offrant ainsi le spectacle éclatant de la force clivante et du pouvoir de nuisance de la classe politique qui a failli le Mali toutes ces décennies ! Pour l'un, c’était asséner quelques vérités bien senties avec la morgue de l’expérience de l'âge et de la vindicte partisane et qu'on a voulu une réplique cinglante. Pour l'autre, faire feu de tout bois eut son expression achevée mais une persuasion bien inachevée ! On se demande dans les deux cas pourquoi tant d'efforts d’influence de la Transition ? La dénonciation par l’un de ceux qui se font payer pour clasher toute personne âgée et la ténacité coléreuse de l’autre d’abattre un imam éclairé. Mais il faut aussi se demander pourquoi ce contradicteur ouvre mais fuit le débat avec l’imam. Il faut aussi se demander pourquoi l’imam qui appela tantôt le chef de la transition 'une miséricorde pour le Mali' garde le silence en réplique à ce contradicteur… Drôle de dialogues de sourds et de positionnement… !

Ce rapide détour indique la poursuite de la confusion qui paralyse notre pays dans son élite au pouvoir ou à côté. Le débat qui n’est pas fait sur le rôle de l’armée de libérer le territoire et sur la gouvernance s’est réduit à des invectives sur coup d'État, de personnes ou distractions. On est tenté par le cynisme que si l’élite civile ne sait pas s’assumer et ne sait que s’opposer et critiquer vainement, tant mieux si des colonels ont beau jeu de nous sortir de l'ornière tant qu’ils se battent pour la libération et l'intégrité territoriale pour trouver solution à problème ! Mais les efforts incomplets reconduisent les problèmes : la négociation subite avec la Cedeao a mis fin aux efforts de résilience du peuple que 7 mois d’embargo ont renforcés mais qui sont indisponibles aujourd’hui devant la montée des difficultés économiques ; la rupture avec un belligérant mais le lien avec ses avatars recrée la donne internationale initiale de belligérance... On déplore que la fête du Ramadan soit endeuillée du cinéma hélas macabre mais habituel des attaques d'avant renouvellement de mandat Minusma. La gravité des enjeux pour un pays gisant qui veut s'extirper de la boue est un appel, disons un devoir, de dénoncer la démarche actuelle désastreuse pour notre pays.

Dankun et sirafara désignent le même point dépendant d'où l’on se tourne. En pacifiant les confins du Mali dugu lamini, on aboutit au dankun. En clignotant à gauche et virant à droite, on va au sirafara du prétexte constitutionnel qui nous aveugle par la passion de mots vides qui nous endorment sur le danger de réformes utiles à examiner après extinction du feu mais mortelles avant ! Or, le développement durable du Mali après la paix, celui qui se développe par soi et qu’on ne développe pas, requiert de vivre avec nos valeurs de tolérance ancestrale qui nous vient de notre conception de la sacralité de la personne à l’image de Dieu ! Ces violences de peuls, dogons, touareg ou autres ne sont pas de nous mais iront contre nous si nous y prêtons nos acculturations et nos aliénations. Les maliens sont capables de s’inspirer de leur propre génie pour la refonte de textes caducs et d'institutions inadaptées avec leurs compétences propres plutôt que les titres convenus de l'ordre des autres. Nous pourrions ainsi créer des richesses qui ne nous détruisent pas ou notre environnement ou nos fleuves, avec nos enfants prodigues qui amènent au pouvoir nos champs et nos cultures, nos élevages et pêches et nos azalai et commerce au chant de Salif Keita : kulusi kolon benen be ceba la ni togo kolon ye - le mauvais pantalon sied mieux à la personne que le mauvais renom !

Amadou Cisse

Fonctionnaire à la retraite de la Banque mondiale et

Ancien membre de son Conseil d’administration

Washington, DC

<a href="mailto:Abscisse1@gmail.com">Abscisse1@gmail.com</a>]]> </content:encoded>
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<title>Journée mondiale de la Liberté de la Presse : Les autorités interpellées face aux cas d’enlèvements de journalistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/journee-mondiale-de-la-liberte-de-la-presse-les-autorites-interpellees-face-aux-cas-denlevements-de-journalistes-3020743.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 May 2023 06:48:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la célébration du 30ème anniversaire de la Journée mondiale de la Liberté de la Presse, la Maison de la Presse du Mali a organisé, le mercredi 3 mai 2023, à son siège à Bamako, une conférence débat sur le thème : « la liberté d’expression comme moteur de tous les autres droits de l’Homme ». Cette conférence était animée par le journaliste Mahamane Hamèye Cissé. La cérémonie d’ouverture de la conférence était présidée par le représentant du ministre de la Communication, de l'Economie numérique et de la Modernisation de l'Administration, Alkaïdy Touré, en présence du Président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté et d’autres personnalités. Au cours de cette cérémonie, Bandiougou Danté a évoqué les cas de chantages, de menaces, d’injures, d’intimidations, d’interpellations, d’enlèvements extrajudiciaires de journalistes au Mali. « Un plan sur lequel les autorités nationales sont fortement interpellées est celui de l’environnement des médias », a souligné le président de la Maison de la presse.

Dans ses mots de bienvenue, le Président de la Maison de la presse,, a mis l’accent sur le thème de cette 30ème édition de la journée mondiale de la liberté de la Presse : «Façonner un avenir de Droit : la Liberté d’expression comme Moteur de tous les autres Droits de l’Homme ». Selon lui, ce thème d’une importance capitale résume le rôle fondamental des médias dans un monde en reconstruction. Il a fait savoir que la célébration du 3 mai est l’occasion de rappeler aux gouvernements la nécessité de respecter leurs engagements en faveur de la liberté de la Presse. Il a indiqué que l’année qui s’est écoulée a été une année particulièrement difficile pour la presse malienne. «Aux conséquences catastrophiques de la maladie à Coronavirus, aux chantages, menaces, injures et intimidations, se sont ajoutées des interpellations sinon des enlèvements extrajudiciaires. Depuis près de dix ans, les enquêtes sur la disparition de Birama TOURE sont interminables.

En septembre 2020, Hammadoun NIAILIBOULY, de son retour d’un atelier de formation de journaliste, a été descendu du véhicule à Mandjo près de Somadougou, non loin de Mopti et amené à une destination inconnue. Le 18 avril 2021, Moussa Bana Bandiougou DantéDICKO, Directeur des programmes de radio Hairé de Boni, dans le cercle de Douentza, a été enlevé chez lui et reste introuvable. Le 26 janvier 2023, Sory KONE, Directeur des programmes de la radio DANAYA de Souba, dans la région de Ségou, cercle de Farako, a été enlevé chez lui et reste lui aussi, encore introuvable. Nous réitérons nos demandes aux autorités de la Transition, comme nous l’avons toujours fait chaque fois que l’occasion se présente, de tout mettre en œuvre pour rechercher et retrouver nos confrères », a-t-il dit.

Pour lui, un plan sur lequel les autorités nationales sont fortement interpellées est celui de l’environnement des médias. Au-delà de la journée mondiale de la Liberté de la Presse, la Maison de la Presse a respecté la tradition en organisant la Semaine Nationale de la Liberté de Presse. Elle se poursuivra jusqu’au 10 mai 2023. «L’objectif recherché est qu’au sortir de la semaine, nous ayons des recommandations et des stratégies pour un plaidoyer- lobbying pour l’adoption de nos textes par les pouvoirs publics et jeter les bases d’une véritable instance d’autorégulation en vue d’une co-régulation efficace et efficiente », a conclu Bandiougou Danté.

A sa suite, Martin Faye de Studio Tamani a indiqué que la liberté de la presse n’est pas un privilège réservé aux médias occidentaux, mais un droit universel dont doit pouvoir bénéficier tous les médias où qu’ils soient. Quant à Edmond MOUKALA, Chef du Bureau et Représentant de l'UNESCO au Mali, le Mali s'apprête à vivre des échéances électorales, des moments qui peuvent connaître des risques de tensions sociales dues à l'accès à l'information et le traitement réservé à cette information par les professionnels des médias. « Pour les médias, il s'agit de travailler dans le respect de l'éthique et de la déontologie, et d'être les voix et les plumes qui unissent le peuple, consolident les acquis démocratiques et agissent dans le respect de la diversité culturelle…La protection des journalistes et du journalisme indépendant ne concerne pas seulement les journalistes. C'est l'affaire de tous. Le journalisme a un impact sur la vie des gens. Il est essentiel pour les droits de l'Homme », a-t-il conclu.

Pour sa part, le secrétaire général du ministre de la Communication, de l'Economie numérique et de la Modernisation de l'Administration, Alkaïdy Touré, a signalé que les journalistes doivent travailler dans le respect de l’éthique et de la déontologie, car, dit-il, les abus conduisent à des impasses. Avant d’ajouter que l’Etat doit favoriser, dans la mesure du possible, l’exercice du métier de journaliste. Ainsi, durant son exposé, le conférencier Mahamane Hamèye Cissé a souhaité que la liberté de la presse et l’indépendance du journaliste soient une réalité au Mali.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Concours de production d’article de presse sur le travail de la CVJR : Notre collègue Aguibou Sogodogo remporte le 1er prix</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/concours-de-production-darticle-de-presse-sur-le-travail-de-la-cvjr-notre-collegue-aguibou-sogodogo-remporte-le-1er-prix-3020741.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 May 2023 06:44:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lancé le 10 mars 2023, le concours de production d’article de presse sur le travail de la CVJR (Commission vérité justice et réconciliation), organisé par l’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH), en partenariat avec la GIZ, à travers son projet d’Appui à la Stabilisation et à la Paix (PASP), a connu son épilogue, le samedi 29 avril 2023 à la Pyramide du Souvenir de Bamako. Sur 19 candidatures, 6 ont eu la moyenne à l’écrit. Les 6 journalistes et blogueurs ont présenté oralement leurs articles le 29 avril 2023 devant le jury. A l’issue de la délibération du jury, notre collègue, Aguibou Sogodogo, journaliste au quotidien d’informations générales « Le Républicain » a remporté le 1er prix (une moto et un ordinateur). Le deuxième prix est revenu à Makan Fofana du site « Depechesdumali.com » (un ordinateur). Et le 3ème prix a été empoché par Mamoudou Keïta de l’Association des blogueurs du Mali (une tablette).

La cérémonie de remise des prix a enregistré la présence des représentants des départements ministériels, du représentant du président de l’AMDH, Me Aliou Keïta, du représentant de l'Ambassadeur de la République Fédérale d'Allemagne au Mali, Julian STUEBER, du représentant de la GIZ Allemande, des membres du jury (Mamoutou Diabaté, Moumini Bokoum, Mme Anne Marie) et d’autres personnalités. Le représentant de l'Ambassadeur d'Allemagne au Mali, Julian STUEBER, a félicité l'AMDH d’avoir organisé ce concours à l'endroit des journalistes de la presse écrite et en ligne sur les travaux de la CVJR. Avant d’ajouter que l'Allemagne a soutenu la CVJR dès le début et reste engagée pour la suite du processus. Selon lui, les médias ont un rôle important à jouer en cette période de transition de la CVJR vers les organes successeurs en faisant le suivi du processus et donnant les bonnes informations aux victimes, qui sont en attente de réparations. « Je tiens à féliciter le Gouvernement de la transition pour les différentes étapes achevées dans le processus de la justice transitionnelle, notamment l'adoption du décret d'application de la loi sur les réparations et l'ordonnance de création de l'Autorité de Gestion des Réparations en faveur des Victimes des Crises au Mali. Nous espérons que la création et l'opérationnalisation du Centre pour la promotion de l'unité et la paix ainsi que la publication du rapport final de la CVJR suivront sous peu », a-t-il dit.

A sa suite, le représentant du président de l’AMDH, Me Aliou Keïta, a fait savoir que la CVJR est l'un des mécanismes de la justice transitionnelle, créée par l'Etat du Mali avec l'appui des partenaires techniques et financiers pour établir la situation de toutes les victimes. Cette Commission en fin de mandat, dit-il, a présenté un rapport avec des recommandations fortes au Gouvernement. « La présente cérémonie s'inscrit dans la mise en œuvre des recommandations de la CVJR. En effet, la CVJR a fermé ses portes le 31 décembre 2022 après le dépôt de son rapport. Ce document important contient des recommandations fortes, notamment l'indemnisation des victimes et la création des organes successeurs pour la mise œuvre de ces recommandations. Le choix du milieu journalistique n'est pas fortuit ; qui de mieux que les hommes de presse pour vulgariser les recommandations de la CVJR, et informer les organisations de la société civile malienne sur leur rôle d'accompagnement dans la réalisation du rapport final de la CVJR. Nous espérons gagner ce pari en amenant les journalistes à produire des articles sur les missions de la CVJR. Ce concours entre journalistes sur le travail de la CVJR et les organes successeurs vise à obtenir de meilleurs articles possibles pour mieux faire connaitre les actions préconisées par la CVJR au cours de son mandat », a souligné Me Keïta.

Après les différentes allocutions, les 6 journalistes et blogueurs qui ont eu la moyenne à l’écrit ont présenté tour à tour oralement leurs articles devant le jury. A l’issue de la délibération du jury, notre collègue, Aguibou Sogodogo, journaliste au quotidien d’informations générales « Le Républicain », a remporté le 1er prix (une moto et un ordinateur). Le deuxième prix est revenu à Makan Fofana du site « Depechesdumali.com » (un ordinateur). Et le 3ème prix a été empoché par Mamoudou Keïta de l’Association des blogueurs du Mali (une tablette). Dans une interview accordée à la presse, le lauréat, Aguibou Sogodogo, a vivement remercié les organisateurs de ce concours pour leur initiative. En outre, il a demandé aux organisateurs de pérenniser ce concours, de l’organiser chaque année ou chaque deux ans pour permettre de faire encore d’heureux gagnants.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gao : « C’est le banditisme qui est en train de prendre l’ampleur »</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/gao-cest-le-banditisme-qui-est-en-train-de-prendre-lampleur-3020430.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 May 2023 06:23:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">Du 24 au 28 avril 2028, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a organisé une visite des journalistes à Gao. Selon Diakaridia Dembélé, chargé des relations avec les médias au sein de la MINUSMA, l’un des objectifs de cette visite est de permettre aux journalistes de voir de visu ce que la mission onusienne est en train de faire sur le terrain. Durant notre séjour dans la cité des Askias, un micro-trottoir réalisé à Gao permet de se rendre compte de l’insécurité qui règne dans la ville. Selon les personnes interviewées, « c’est le banditisme qui est en train de prendre l’ampleur à Gao». Et selon elles, cette insécurité est due au banditisme qui nécessite l’implication de tout le monde ou du moins une réponse appropriée de la part des différentes forces armées (FAMAS/ MINUSMA/ Mouvements signataires de l’accord de paix). Lisez ci-dessous les réactions des uns et des autres !</p>
<strong>*Mme Maïga, habitante de Gao : <em> « Il y a l’insécurité à Gao »</em></strong>

Les gens vaguent à leurs occupations certes, mais il y a l’insécurité à Gao. Chaque fois, des bandits armés font des attaques et des agressions. Des opérateurs d’Orange-money sont agressés. Nous demandons aux autorités maliennes et à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) d’œuvrer encore plus.

<strong>*M. Cissé, opérateur économique à Gao : <em> «Il faut renforcer le contrôle pour mettre fin ou diminuer cette insécurité »</em></strong>

La situation sécuritaire s’est peu améliorée dans la ville de Gao, mais elle est toujours mauvaise à l’intérieur de la région. Parce qu’il y a des braquages, des attaques. Ça ne va pas à Bara et à Ansongo. Et cela a un impact sur nos activités commerciales. Les marchandises que nous vendons viennent de l’Algérie. Le bidon d’huile qui était de 3 500 FCFA est maintenant à 5 500 FCFA. Le lait de 500 grammes était de 1 500 FCFA, maintenant c’est 2 250 FCFA. Il y a un peu de laxisme au niveau des postes de contrôle. Il faut vraiment renforcer le contrôle pour mettre fin ou diminuer cette insécurité.

<strong>*Mme Kadidia, habitante de Gao :  «<em>C’est le banditisme qui est en train de prendre l’ampleur »</em></strong>

La situation sécuritaire est volatile. Personne n’a la maîtrise de la situation. En longueur de journée, il y a des braquages, des enlèvements par les bandits armés. C’est le banditisme qui est en train de prendre l’ampleur. Et cela est dû au chômage des jeunes. Il faut impliquer d’autres forces armées pour les patrouilles nocturnes. La vie est chère à cause des actions des coupeurs de route.

<strong>*M. Moussa, commerçant à Gao : <em> «Les coupeurs de route empêchent l’approvisionnement correct des marchés »</em></strong>

La situation sécuritaire reste difficile dans la région de Gao. Ce qui a des impacts sur nos commerces. Les forces armées maliennes (FAMAS) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) font de leur mieux. Malgré tout, on constate l’insécurité, surtout pendant la nuit par le fait du banditisme. Pour mettre fin à l’insécurité, il faut que les routes soient réparées et sécurisées par les forces de sécurité. Les coupeurs de route empêchent l’approvisionnement correct des marchés. Et cet état de fait a des incidences sur les prix des marchandises.

<strong>*Mme Fatoumata, commerçante à Gao : <em> «La situation sécuritaire n’est pas bonne à Gao, c’est ce qui fait que le prix des produits est cher »</em></strong>

La situation sécuritaire n’est pas bonne à Gao, c’est ce qui fait que le prix des produits est cher. Par exemple, la pomme de terre est cédée aux clients à 600 FCFA le kilogramme. En tout cas mon commerce me permet de vivre.

<strong>Propos recueillis par Aguibou Sogodogo à Gao</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Général Pathak Harendra, Commandant du secteur EST de la Minusma à GAO : « Les opérations doivent être intensifiées pour arrêter la circulation des terroristes »</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/general-pathak-harendra-commandant-du-secteur-est-de-la-minusma-a-gao-les-operations-doivent-etre-intensifiees-pour-arreter-la-circulation-des-terroristes-3020428.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/general-pathak-harendra-commandant-du-secteur-est-de-la-minusma-a-gao-les-operations-doivent-etre-intensifiees-pour-arreter-la-circulation-des-terroristes-3020428.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 May 2023 06:19:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a organisé, du 24 au 28 avril 2023, une visite des journalistes à Gao. Selon Diakaridia Dembélé, chargé des relations avec les médias au sein de la MINUSMA, l’un des objectifs de cette visite est de permettre aux journalistes de voir de visu ce que la mission onusienne est en train de faire sur le terrain dans la partie nord du Mali. Plusieurs activités ont été effectuées dans le cadre de cette visite comme des patrouilles avec les Casques bleus, des rencontres, la « retraite des commandants au milieu des engagements opérationnels » encore appelée « festival de la gastronomie et le spectacle culturel » etc. Ainsi, durant sa rencontre avec les journalistes, le Commandant du secteur EST de la Minusma à GAO, Général Pathak Harendra, qui couvre la région de Gao, a fait savoir que « la situation sécuritaire doit être améliorée pour la tenue des élections…Les opérations doivent être intensifiées par les FAMAS pour arrêter la circulation des terroristes ».

Dans cet entretien, à bâtons rompus, le Commandant du secteur EST de la Minusma à GAO, Général Pathak Harendra, a évoqué le manque d’effectif de la MINUSMA suite au départ des Anglais et des Suédois. Bientôt, dit-il, les allemands vont quitter la MINUSMA. Selon lui, la situation sécuritaire sur le terrain est dominée par le conflit armé entre les groupes terroristes. Avant de mettre l’accent sur leurs missions d’escorte de logistiques et leurs missions de protection des civils. Il a souligné également des actions de coordinations entre la MINUSMA et les FAMAS (Forces armées maliennes). « Je suis très satisfait des actions des FAMAS. Chaque vendredi, il y a une réunion hebdomadaire et de manière alternée », a-t-il dit. Sur un tout autre plan, il a indiqué que beaucoup de déplacés internes augmentent les cas de viol. Par rapport à la tenue des élections, le Commandant du secteur EST de la Minusma à GAO, Général Pathak Harendra, qui couvre la région de Gao, a fait savoir que « la situation sécuritaire doit être améliorée pour la tenue des élections…Les opérations doivent être intensifiées par les FAMAS pour arrêter la circulation des terroristes ».

Son adjoint, le colonel Mohamad Torky, abonde dans le même sens en disant que les activités des groupes armés terroristes sont perceptibles au niveau de la frontière nigérienne et au niveau de la frontière burkinabé. « Notre mission est de protéger les civils. Tant que les populations ne seront pas sécurisées, nous serons toujours critiqués. Pour éviter cela, nous devons tout faire pour sécuriser les populations », a-t-il dit. Avant de dire que l’organisation des élections est un défi à relever.

Durant leur séjour, les journalistes ont assisté à des patrouilles menées dans la région de Gao par les forces de la MINUSMA. L’objectif de ces patrouilles, selon le capitaine Aboubacar du Contingent Bengladesh de la MINUSMA, est de vérifier la situation sécuritaire, prendre les besoins spécifiques des déplacés internes afin d’apporter des réponses adéquates. La population, à l’image de Mme Maïga, semble apprécier ces différentes patrouilles des forces onusiennes dans la cité des Askias. Mais, elle pense que des efforts doivent être fournis davantage par la MINUSMA et par les FAMAS pour mettre fin à l’insécurité qui est due au banditisme dans la région de Gao.

<strong>Aguibou Sogodogo, depuis Gao</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Port illégal des uniformes militaires : La hiérarchie invite les civils à s’abstenir de cette pratique dangereuse</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/port-illegal-des-uniformes-militaires-la-hierarchie-invite-les-civils-a-sabstenir-de-cette-pratique-dangereuse-3020425.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 May 2023 06:16:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué en date du 30 avril 2023 et signé par le Directeur de l’Information et des relations publiques des Armées (DIRPA), Colonel Souleymane Dembélé, l’Etat-major Général des Armées (EMGA) dit avoir constaté que les nombreux combattants neutralisés lors de l’attaque complexe déjouée contre l’aéroport de Sévaré, le samedi 22 avril 2023, portaient des uniformes militaires. Le contenu du communiqué informe que le plan de l’ennemi reposait sur une capacité d’infiltration dans le dispositif de protection de la ville.</strong>

L’EMGA reconnaît avoir tiré les leçons de cette tentative ainsi que celles d’autres attaques antérieures, au Mali comme ailleurs, au cours desquelles les assaillants utilisent la perfidie pour tromper la vigilance des forces légitimes afin de commettre des actes barbares contre les paisibles citoyens, sans aucune considération pour les règles les plus élémentaires du Droit International Humanitaire.

A travers ce communiqué, la hiérarchie militaire entend attirer l’attention de l’opinion sur le danger que représente, pour la sécurité publique, le port non réglementé des tenues militaires. « Il est important que les civils ayant pris l’habitude de porter illégalement les tenues militaires, prennent conscience du danger que représente ce phénomène et dont pourraient profiter des terroristes qui sont soumis à une forte pression. Par ailleurs, toute personne s’habillant en tenue militaire, de quelque nature, motifs ou couleur, sans être membre régulier des Forces de Défense et de Sécurité, contribue à semer la confusion, à brouiller la distinction entre combattants et civils », relate le communiqué.

En conséquence, l’EMGA invite les civils à s’abstenir de porter des tenues militaires sans autorisation, étant entendu que des dispositions seront prises pour rechercher et lutter contre le port irrégulier d’uniformes. Ces dispositions, précise le document de l’armée, vont s’intensifier et conduiront au minimum au retrait systématique des tenues, avec la possibilité de poursuite contre les contrevenants pour mise en danger de la vie d’autrui. Dans la même logique, l’EMGA invite tous les vendeurs d’uniformes ou d’équipements militaires de tous types à se mettre en règle, en montrant leurs licences et un état de leurs stocks à la Direction du Commissariat des Armées, structure chargée de mettre en œuvre la politique des Armées en la matière. Pour la réussite de cette opération salvatrice et nécessaire pour l’armée, un point focal pour ce processus d’enregistrement a été déjà mis en place. Il s’agit du Capitaine Kalilou Traoré, joignable aux numéros 76166480 et le 66717484. La date limite pour cette activité est fixée au 15 mai 2023 à 15h 00. A l’expiration de ce délai, les mesures de recherche et de retrait systématique des équipements s’appliqueront. Confiant du soutien constant, maintes fois renouvelé des populations maliennes à leurs forces armées Maliennes dans la lutte contre le terrorisme, l’EMGA en appelle au sens citoyen de tous en vue de continuer à conjuguer les efforts sur cette question de sécurité nationale.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Journalisme d’investigation et lutte contre la corruption en Afrique de l’Ouest : Instituer une conférence régionale en alliance avec les institutions nationales</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/journalisme-dinvestigation-et-lutte-contre-la-corruption-en-afrique-de-louest-instituer-une-conference-regionale-en-alliance-avec-les-institutions-nationales-3020422.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 May 2023 06:14:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">La Cellule Norbert Zongo Pour le Journalisme d’Investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO) a organisé, du 26 au 28 avril 2023 à l’hôtel Bravia à Niamey, une Conférence régionale sur l’impact du Journalisme d’investigation sur la lutte contre la corruption en Afrique de l’Ouest. Cette conférence a réuni des journalistes d’investigation membres de la CENOZO, des représentants d’institutions publiques ouest-africaines, des représentants de la société civile ouest-africaine, des représentants du Secrétariat de la CENOZO, des représentants des partenaires techniques et financiers, notamment le Conseiller régional anticorruption pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), Adrian Banu.</p>
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence du Secrétaire général du Ministère de la Justice du Niger, Ibrahim Jean Étienne, en présence du président du Conseil d’administration de la CENOZO, Moussa Aksar, de Maï Moussa Elhadji Basshir, Président de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA), de Mme Fatima Jumaine, Coordinatrice nationale au Niger de de l’ONUDC, de Ibrahim Jean Étienne, SG du Ministère de la Justice du Niger. Les institutions nationales de lutte contre la corruption étaient représentées. Les Maliens Seydina Oumar Diarra et Seybou Kéita ont représenté l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI) et Famory Kéita, Vérificateur général adjoint du Mali représentait son institution; Issoufi Bouréima, président de la Cour des comptes du Niger; le Contrôleur général d’Etat du Burkina Faso, Nion Philippe, représentaient aussi leurs institutions.

La Conférence régionale sur l’impact du Journalisme d’investigation sur la lutte contre la corruption en Afrique de l’Ouest organisée par la CENOZO part du constat que les deux dernières décennies ont été marquées par des changements dans le paysage politique et institutionnel en Afrique de l'Ouest, avec la mise en place dans plusieurs pays d’institutions chargées d’assainir la gouvernance. Malgré des améliorations notables dans le processus de démocratisation, avec la mise en place de ces institutions nationales chargées de la prévention et la répression des pratiques de corruption et des infractions assimilées et l’ancrage progressif de la liberté d'expression et de la presse, la région est toujours confrontée à des défis importants en matière de transparence et de responsabilité dans la gestion publique. Ainsi, du fait de la mal-gouvernance et d’insuffisance de résultats dans la lutte contre la corruption, s’est installé un déficit de confiance voire par une défiance entre les États et leurs citoyens. A cet effet, s’impose la nécessité d’un journalisme libre et indépendant, avec des normes de qualité élevées, pour contribuer à ce processus de réconciliation entre l’État et ses citoyens.

La Cellule Norbert Zongo pour le Journalisme d'investigation en Afrique de l'Ouest (CENOZO), un réseau de plus de 90 journalistes d’investigation issus des 15 pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Mauritanie, vise à renforcer les capacités de ses membres et à former d'autres intéressés à la pratique de ce genre journalistique.

En 7 ans d’existence et de mise en œuvre d’activités de promotion du journalisme d’investigation, la CENOZO a formé plus de 500 journalistes de l’Afrique de l’Ouest et édité près de 250 enquêtes aux niveaux national et transfrontalier.

Cependant, les programmes de la CENOZO n'ont pas encore produit les résultats escomptés, à savoir des changements positifs visibles dans les habitudes des dirigeants, de la justice et les actions des parlementaires contre la corruption dans la région.

Sur le plan institutionnel, le Réseau des Institutions Nationales de Lutte contre la Corruption en Afrique de l’Ouest (RINLCAO) a été créé en 2010 avec pour mission de favoriser le partage d’expériences et de mutualiser les moyens et les interventions sur le terrain. Néanmoins, les autorités nationales éprouvent encore des difficultés à collaborer avec la presse d’investigation, qui leur offre pourtant de la matière et qu’elles peuvent alimenter avec des données fiables et éprouvées. C'est pourquoi la CENOZO estime qu'il est essentiel de construire des partenariats avec les autorités anticorruptions nationales et les organisations de la société civile engagées dans la prévention et la lutte contre la corruption et la mal-gouvernance dans la région, en vue de mieux impacter la gouvernance dans nos pays. C’est dans cette perspective que la CENOZO a organisé à Niamey (Niger), du 26 au 28 avril 2023, une conférence sous-régionale de partage et de mutualisation d’expériences.

Cette conférence s’est tenue en partenariat avec la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA), l’institution nigérienne anticorruption, ainsi qu’avec l’appui de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

Cette conférence, conformément à son objectif général, a permis aux membres de la CENOZO, aux représentants d’institutions nationales anticorruption et aux acteurs de la société civile ouest-africaine, de se réunir afin de jeter les bases de partenariats pour une prise en compte des publications des journalistes d’investigation d’Afrique de l’Ouest dans la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance.

La conférence a comporté un diagnostic de la situation de la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance en Afrique en lien avec les actions de la presse d’investigation, des institutions nationales et des organisations de la société civile.

La Conférence régionale a été clôturée par l'adoption de la Déclaration de Niamey qui appelle les États à adopter ou renforcer les lois portant protection des journalistes d'investigation, des institutions de lutte contre la corruption, de la société civile et des lanceurs d’alertes.

<strong>B. Daou</strong>

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<strong>La Déclaration de Niamey</strong>

<strong>La Conférence régionale a été clôturée par l'adoption de la Déclaration de Niamey appelant les États à adopter ou renforcer les lois portant protection des journalistes d'investigation, des institutions de lutte contre la corruption, de la société civile et des lanceurs d’alertes.</strong>

Déclaration de Niamey sur la collaboration entre les journalistes d’investigation, les institutions publiques et la société civile en matière de lutte contre la corruption.

Considérant la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC) adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies à travers la Résolution 58/4 du 31 octobre 2003 ;

Considérant la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption adoptée par les Chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine le 12 juillet 2003 ;

Considérant le Protocole sur la lutte contre la corruption de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), adopté par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO le 21 décembre 2001 ;

Considérant que les pays membres de la CEDEAO ont ratifié et/ou adopté des textes portant sur la prévention et la lutte contre la corruption et infractions assimilées ;

Considérant que la corruption est un mal pernicieux qui continue de faire des drames humains, en ce sens qu’elle porte atteinte aux droits humains et annihile les efforts de développement ;

Préoccupés par le sort de millions d’enfants africains qui meurent de faim, de soif, et sans véritable accès aux soins de santé et à l’éducation du fait de ce fléau, pendant qu’une infime minorité de dignitaires se permet des libertés avec les ressources publiques ;

Considérant le lien étroit entre la corruption et le terrorisme, qui décime des milliers d’Africains et menace les fondements de plusieurs États d’Afrique de l’Ouest ;

Convaincus du bien-fondé de la bonne gouvernance, notamment la transparence et la reddition des comptes ;

Considérant les proportions inquiétantes que prennent la corruption et les infractions assimilées dans nos pays ;

Considérant les efforts consentis par les institutions nationales de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées, les médias et les organisations de la société civile pour dénoncer cette insidieuse pratique à la peau dure ;

Considérant l’urgence du renforcement de la synergie d’actions entre les médias, les organisations de la société civile et les institutions nationales de prévention, de lutte et de répression de la corruption et des infractions assimilées ;

Nous, journalistes d’investigation, institutions nationales de prévention, de lutte et de répression de la corruption et des infractions assimilées et des organisations de la société civile, participants à la Conférence sur l’impact du journalisme d’investigation sur la lutte contre la corruption en Afrique de l’Ouest, tenue du 26 au 27 avril 2023 à Niamey :

- Appelons à l’institutionnalisation de la présente conférence comme cadre de réflexion collective, de partage d’expériences, de propositions pour une meilleure contribution dans l’assainissement de la gestion publique en Afrique de l’Ouest et à un plus grand impact du journalisme d’investigation dans la lutte contre corruption ;

- Prenons l’engagement de renforcer la collaboration entre journalistes d’investigation, institutions de lutte contre la corruption et société civile, afin de relever le défi commun de la bonne gouvernance et du renforcement de l’Etat de droit ;

- Décidons de renforcer la synergie d’actions des acteurs de la lutte contre la corruption au sein des pays et entre les différents États ;

Appelons les différents gouvernements à renforcer l’indépendance, l’autonomie et les capacités financières nécessaires à l’exécution de leurs missions de contrôle des finances publiques ;

- Interpellons les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Afrique de l’Ouest sur la nécessité de respecter et de faire respecter les différentes Conventions et les Protocoles auxquels nos Etats ont librement adhéré ;

- Invitons les législateurs de l’Afrique de l’Ouest à adopter ou à renforcer les lois portant protection des journalistes, des investigateurs et des institutions nationales de lutte contre la corruption, des acteurs de la société civile et des lanceurs d’alerte ;

- Exhortons les institutions judiciaires des pays d’Afrique de l’Ouest et de la Mauritanie à se saisir des cas de dénonciations de mauvaise gestion des ressources publiques rendus publics par les médias ;

- Invitons les gouvernements à créer les conditions nécessaires au libre exercice du métier de journaliste et de l’indépendance des médias, notamment d’investigation ;

- Appelons les citoyens de l’Afrique de l’Ouest à s’impliquer fortement et à dénoncer systématiquement les cas de corruption ainsi que les délits d’apparence.

<strong> </strong>

<strong>Fait à Niamey, le 27 avril 2023</strong>

<strong>La Conférence</strong>

---------------------------------------------

<strong>DAVID DEMBELE DU MALI ELU NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA CENOZO</strong>

Nouveau bureau du Conseil d'Administration de la CENOZO

1- Président*

David Dembélé (Mali)

2- Vice-président*

Anas Anas (Ghana)

3- Secrétaire général*

Sandrine Sawadogo (Burkina Faso)

4- Secrétaire chargé de la recherche et de la formation*

Isine Ibanga (Nigeria)

5-  Secrétaire chargé de la communication et des relations extérieures*

Pierre-Claver Kuvo (Togo

6- Secrétaire chargé de la mobilisation des ressources et du suivi des partenariats*

Jacques Ngor Sarr (Sénégal)]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée mondiale de lutte contre les Maladies Tropicales Négligées (MTN) : Des avancées considérables enregistrées au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/journee-mondiale-de-lutte-contre-les-maladies-tropicales-negligees-mtn-des-avancees-considerables-enregistrees-au-mali-3020059.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 06:34:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Ministère de la santé publique, de la population et du développement social a célébré, le jeudi 27 avril 2023, la journée mondiale de lutte contre les maladies tropicales négligées, au Centre international de conférence de Bamako. La célébration de cette journée mondiale des MTN a pour but de mobiliser la volonté politique et d’obtenir des engagements afin d’éliminer les MTN conformément à la nouvelle feuille de route de l’Organisation Mondiale de la Santé 2021-2030. Cette activité a vu la participation de beaucoup d’acteurs intervenant dans le domaine, notamment le représentant du représentant résident de l’OMS au Mali, José Kuvula ; le ministre de la santé et du développement social, Dieminatou Sangaré ; le Directeur Pays HELEN KELLER Mali, ainsi que devant plusieurs acteurs de lutte contre les MTN.</strong>

Dans son discours d’ouverture, la ministre de la santé et du développement social, Dieminatou Sangaré, a d’abord défini les MTN en donnant le lourd fardeau permanant qu’elles infligent surtout aux communautés les plus pauvres et les plus vulnérables, ainsi que leur impact sur le développement socio-économique et sanitaire sur la population dans notre pays et dans le monde entier. Selon elle, au Mali, ces maladies, au nombre de 14, parmi les 20 identifiées par l’OMS, sont classées en deux catégories. Il y a, dit-elle, celles dites à Chimiothérapie préventive qui font l’objet de distribution de masse de médicaments chaque année (le trachome, la filariose lymphatique, les géo helminthiases, la schistosomiase et l’onchocercose), et celles à prise en charge curative des cas (la lèpre, la rage, la leishmaniose, la trypanosomiase humaine africaine, le ver de Guinée). Pour elle, toutes ces maladies sont évitables et traitables grâce à des moyens de lutte surs, efficaces et peu coûteux. Elle a invité tous les acteurs à s’engager dans la lutte contre ces maladies qui touchent plus de 1,7 milliard de la population mondiale qui, pourtant ne bénéficie que de 0,6 % du financement mondial consacré à la santé. Elle a noté que des avancées considérables ont été enregistrées par notre pays dans la lutte contre les MTN.

Dans son intervention, le représentant de l’OMS, José Kuvula, s’est appesanti sur le progrès que beaucoup de pays ont enregistré dans lutte contre ces maladies. Selon lui, 47 pays ont éliminé au moins une maladie tropicale en fin 2022, même si plusieurs cibles à l’horizon 2020 n’ont pas été atteintes. « Avec des investissements accrus, des actions appropriées et une collaboration accrue, les pays peuvent vaincre les Maladies Tropicales Négligées. Un financement durable est essentiel pour alléger le fardeau des maladies, tant au niveau des communautés vulnérables qu’au niveau national », affirme-t-il. Il conclut son propos en réitérant l’engagement de son organisation à continuer à soutenir le Mali pour l’amélioration de la santé de tous les Maliens et dans la lutte contre les maladies tropicales négligées. « Des efforts considérables sont en train d’être faits pour éradiquer ces maladies tropicales négligées d’ici 2030 », a-t-il signalé.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sécurité : L’armée malienne reçoit de nouveaux équipements militaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/securite-larmee-malienne-recoit-de-nouveaux-equipements-militaires-3020056.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 06:33:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des blindés équipés, des BRDM, des BTR 60 et 70, des véhicules de Combat, des camions citernes et bien d’autres équipements, ce sont là, les nouvelles acquisitions de l’armée malienne. Ces équipements ont été, pour la plupart, acquis auprès des partenaires historiques du Mali particulièrement la République populaire de Chine. Exclusivement acquis sur le budget national, ils seront employés selon les besoins et les spécificités des unités engagées. La remise de cet important lot d’équipements a été faite par le Président de la Transition, Colonel Assimi GOÏTA. C’était le jeudi 27 avril 2023 au camp Soundiata de Kati. L’événement a réuni, dans la ville garnison, de hautes personnalités du pays et de hauts responsables de l’institution militaire.</strong>

Ces équipements sont composés de véhicules blindés à roues 4X4 de type VP11 équipés de mitrailleur 12,7m polyvalents qui peuvent être à la fois utilisés par les unités d’infanterie ou de l’arme blindée de la cavalerie selon la configuration adoptée ; de véhicules blindés à roue 4X4 de type Guardian extrême ; de véhicules 4X4 de type CSVP 11 tout terrain dotés de mitrailleuse 12,7m spécifiques pour les unités spécialisées comme les forces spéciales. Il convient d’y ajouter également des BRDM 2 BTR BTR 60 et 70 modernisés ; des véhicules tactiques de combat KIA et TOYOTA ; des camions logistiques ; des citernes à eau et à carburant ; des camions d’allègement ; des ambulances médicalisées ; des armes individuelles et collectives ; des équipements de protection individuelle du combattant. Visiblement satisfait du renforcement de la capacité opérationnelle de l’armée, le ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Colonel Sadio Camara, a affirmé que ces matériels, avec des technologies de pointe dont la maintenance a déjà été réfléchie en amont, répondent au soucis du commandement militaire à assurer une efficacité opérationnelle tout en ayant le souci de la protection des hommes.

Dans son passage au pupitre, le Colonel Sadio Camara a révélé que parmi ces équipements, se trouve un lot d’équipements militaires, gracieusement offert aux FAMA par un citoyen au sens patriotique élevé qui a souhaité garder l’anonymat. Le Colonel Sadio Camara dira que la donation de ce compatriote se compose de trois bus de (55) places, (2) camions ateliers équipés et (1) camion citerne de 18m3. De l’avis du ministre de la Défense, ce compatriote représente aujourd’hui ces nombreux Maliens de l’intérieur et de la diaspora qui partagent le peu de richesses que Dieu leur a données pour témoigner leur gratitude à leur pays. Ces dignes fils du Mali, a soutenu le ministre Camara, sont des défenseurs de la patrie qui ont offert du matériel, construit des infirmeries, des centres d’accueil, des forages pour contribuer à l’effort de guerre et de développement. « Qu’ils en soient tous remerciés. Lorsqu’on a la chance d’avoir le soutien d’un tel peuple, comment ne pas tout donner pour le protéger ? Quel sacrifice est de trop pour le défendre ? », s’est interrogé le Colonel Sadio Camara.

En tant que premier responsable du département de la Défense, il s’est dit particulièrement fier de cette armée et du peuple dont elle est issue. Il s’est ensuite réjoui du choix, ainsi que de la qualité des équipements réalisés. Ces équipements de guerre, a précisé le ministre Camara, sont les résultats des thèses de qualification techniques et tactiques conformément au cahier de charges. « Ces équipements militaires, exclusivement acquis sur le budget national, seront employés selon les besoins et les spécificités des unités engagées. Ils ont été, pour la plupart, acquis auprès des partenaires historiques du Mali dont la fiabilité et la sincérité sont reconnues. C’est le lieu de mettre à l’honneur ces amis du Mali, particulièrement la République populaire de Chine. La qualité de vos matériels et les compétences des instructeurs que vous mettez à notre disposition pour nous former accélèrent la montée en puissance et l’autonomisation des FAMA. », a indiqué le Colonel Camara.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lancement du Rapport 2023 de la Banque Mondiale sur : “migrants, réfugiés et sociétés” / Le plaidoyer de Tiébilé Dramé en faveur du développement des foyers d’émigration (Gambie, Mali, Mauritanie, Sénégal…).</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lancement-du-rapport-2023-de-la-banque-mondiale-sur-migrants-refugies-et-societes-le-plaidoyer-de-tiebile-drame-en-faveur-du-developpement-des-foyers-demigration-gambi-3020054.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/lancement-du-rapport-2023-de-la-banque-mondiale-sur-migrants-refugies-et-societes-le-plaidoyer-de-tiebile-drame-en-faveur-du-developpement-des-foyers-demigration-gambi-3020054.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 06:31:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’occasion du lancement de ce Rapport, la Banque Mondiale a organisé un débat sur le thème: « Comment la migration peut servir le développement? »</strong>

Lors de cet échange modéré par Monsieur Aart Kraay, un haut responsable de la Banque Mondiale, Monsieur Tiébilé Dramé, ancien ministre des Affaires étrangères du Mali et ancien Député a tenu les propos suivants:

<strong>Je vous remercie, Monsieur le Modérateur.</strong>
Je félicite la Banque Mondiale pour la publication de cet excellent rapport. J’ai déjà eu l’occasion de saluer la position claire et ferme adoptée par la Banque quand la Tunisie a lancé une campagne contre les originaires de l’Afrique au Sud du Sahara. Encore une fois, une fois: Bravo et merci cette prise de position qui donnera à la Banque mondiale et à ce nouveau rapport une légitimité et une place particulière dans le débat international sur la question de la migration. Mais ce rapport ne doit pas seulement servir pour le débat, il doit aussi et surtout servir pour l’action.

Par exemple, j'exhorte la Banque Mondiale à réunir les pays et les régions d'origine des migrants. Dans plusieurs pays, vous avez des régions, des grands bassins d’émigration. Je pense, par exemple, à l'Ouest du Mali, au Nord et à l’Est du Sénégal, au Sud et à l’Est de la Mauritanie, à la Gambie, etc….

Je vous propose de réunir, à travers les frontières,  les acteurs de ces régions, bien entendu, les acteurs gouvernementaux, les acteurs des régions, des acteurs interétatiques comme  la Cedeao, l’Union du Maghreb Arabe, l’Union Africaine, l’Union Européenne, tous ensemble, pour réfléchir concrètement sur comment des mesures concrètes pourraient être prises pour le développement de ces régions-bassins d’émigration. Ce serait la meilleure façon aujourd'hui de servir le développement, aussi la meilleure façon de servir les migrants.

Dans mon pays, le Mali comme dans les autres du Sahel, nous ne nous posons pas la question de savoir si la migration sert le développement. La question devrait être: “comment la migration peut mieux servir le développement ».

Car depuis des décennies, la migration est au service du développement, puisqu'au début elle était une stratégie de survie pour les populations locales, pour les communautés lorsque les jeunes partaient à l'étranger en commençant par l’Afrique de l'ouest, l’Afrique centrale et évidemment l’Europe et maintenant l’Asie d'autres parties du monde comme le Moyen-Orient.

Stratégie de survie au départ, la migration est devenue une stratégie de développement. Si vous visitez certaines contrées du Sahel, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, ou le Sénégal, vous verrez que les régions d'origine des migrants sont plus dotées d’infrastructures de base, plus que d’autres parties de ces territoires en raison de l'implication et de l'engagement des migrants. Cela a commencé par la réalisation des réalisations sociales : lieux de cultes, centres de santé, écoles, adduction/ accès à l'eau potable et à l'électricité.
Il est nécessaire de reconnaître que les migrants ont beaucoup accompli dans leurs régions d'origine respectives.

Donc la question devrait donc être aujourd'hui: comment la migration peut servir au mieux le développement.

C'est pourquoi j'exhorte la banque mondiale à prendre des mesures pour rassembler les acteurs tels que les associations de migrants, les acteurs régionaux, les régions, les assemblées régionales et locales, les organisations de solidarité, le secteur privé, les gouvernements et les acteurs internationaux pour engager une réflexion sérieuse sur la manière d’accélérer le développement de ces régions-bassins d’émigration qui disposent, ailleurs, d’importantes potentialités hydro-agricoles et minières.

Nous avons aussi la question de la guerre: lorsque vous parlez du Sahel, vous devez malheureusement mentionner la violence terroriste avec ses conséquences comme le nombre élevé de réfugiés ou de personnes déplacées à l'intérieur des pays.
Il y a donc ici aussi de la place pour quelque chose qui peut être fait par la Banque Mondiale utilisant son influence internationale pour promouvoir la stabilité et la sécurité dans ces régions.
<u></u>

<strong><u>Le Modérateur</u></strong>:
(Mr Aart Kraay est économiste en chef adjoint du Groupe de la Banque mondiale et directeur de la politique de développement à la vice-présidence chargée de l'économie et du développement de la Banque Mondiale):

Merci Tiébilé, permettez-moi de vous rassurer que nous nous ferons de faire de ce rapport non seulement un outil pour le débat mais aussi pour les actions… Nous prenons très, très, très au sérieux remarques …. .. Des mesures seront prises pour maximiser les avantages que les migrants peuvent apporter…..
…………….     ……….   …………….    ……..

Passons à notre troisième sujet de discussion qui est en quelque sorte l'un des plus difficiles du rapport, il s'agit de la discussion de ce que le rapport appelle le mouvement en détresse des personnes à travers les frontières. Cela fait référence à la situation où certains migrants sont si désespérés d'améliorer leur vie qu'ils prennent trop souvent des risques extraordinaires pour traverser les frontières avec des conséquences tragiques pour leur propre vie.

Dans un article publié, il y a quelques temps, vous avez appelé les dirigeants africains à faire plus pour leurs populations qui mettent leur vie en danger en traversant la mer Méditerranée.
Que pensez-vous qu'ils pourraient faire maintenant et comment la communauté internationale peut-elle les soutenir ?

<strong><u>M. Tiébilé Dramé</u></strong> : Merci beaucoup, l’article auquel vous faites référence a été publié dans Jeune Afrique. Il visait à sensibiliser l’Afrique et les Africains, les inciter à prendre leurs responsabilités face à ce qui se passait en Méditerranée. La crise des migrants en mer Méditerranée est avant tout une crise africaine et je pense que l'Afrique devrait prendre l'initiative et le leadership pour donner la bonne réponse à cette question; quand je dis Afrique, je ne parle pas seulement des gouvernements, pas seulement de l'Union Africaine, mais aussi de la société civile, des universitaires, d'autres acteurs ; ils doivent, ensemble, faire quelque chose. Ils doivent être réactifs. Nous ne pouvons pas nous contenter de regarder l'opinion publique européenne, la presse européenne réagissant à la mort de milliers de jeunes Africains qui gisent au fond de la mer Méditerranée.

L’Afrique doit agir car c'est une question vitale pour nous, pour la jeunesse africaine et les Africains doivent être en première ligne sur cette question.

En publiant il y a quelque temps cet article, je voulais vraiment lancer un appel à tous les secteurs des sociétés africaines, non seulement les gouvernements mais aussi l'Union africaine, la société civile, les universitaires et parfois certains individus africains, des personnalités africaines célèbres à travers le monde qui peuvent dire quelque chose au sujet de cette catastrophe, de cette tentative dévastatrice de traverser la méditerranée avec ses conséquences que l’on sait.

Encore une fois, il y a de la place pour faire quelque chose  d’autant plus, que depuis ce qui s'est passé récemment en Tunisie mais aussi en Libye, quelque chose doit être fait.
Je pense que l'Union du Maghreb Arabe devrait être impliquée dans vos prochaines actions avec la CEDEAO, avec l’Union africaine, avant les autres, avec les assemblées régionales, les associations de migrants, tous ensembles, pour avoir une réunion sérieuse pour réfléchir à ce qu'il faut faire, en matière de développement des régions pourvoyeuses de migrants à travers le monde!

<strong><u>Aart Kraay</u></strong> : Merci Tiébilé, je pense que la note sur laquelle vous avez terminée est l'importance de la coopération internationale. Ce sujet est en fait quelque chose qui correspond bien aux deux dernières questions que je voulais poser à Christiane et à Alejandra pour conclure notre discussion.

<strong>Traduit de l’anglais par HD.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dugu lamini ani dugu sirafara : la Constitution, l&amp;apos;écran de fumée et l&amp;apos;ordre des priorités !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/dugu-lamini-ani-dugu-sirafara-la-constitution-lecran-de-fumee-et-lordre-des-priorites-2-3019981.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Apr 2023 06:34:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il ne faut pas mettre deux fers au feu, dit-on pour éviter l’embarras puis la trahison. Cet article fait suite au précédent sur la priorité à entreprendre sérieusement la libération du Mali pour instaurer la paix et, seulement après, instituer toute réforme constitutionnelle utile ! Le fait du prince et de ses courtisans peut conduire nos fils, les colonels actuels, à faire ce que bon leur semble car le jeu de la force - et de la soupe populaire - est de faire ce qui lui plaît, comme le suppose la vulgarisation annoncée, révélant enfin le bon ton et non le dépit avec la classe politique ! Le devoir nous impose donc de leur dire que la précipitation ne mûrit pas le mil et que la soupe peut faire dire les louanges du père, mais la porte du bonheur vaut mieux que celle du père ! Si c'est bien de réfléchir à la Constitution, il est mieux de penser à son clou. Kurukan Fuga n’a de sens qu'après l'extinction du feu des cases à Kirina par les porteurs de carquois dont le dugu lamini de la victoire les conduit au dankun pour les serments de l’entente ! Cet ordre des priorités qui a jadis consacré Soundiata pour le bien du Mandé, et moins le Mandé pour le bien de Soundiata, nous est plein d’enseignements aujourd'hui !

Dans le projet tel qu'envisagé, clé en main et passe-partout, nous nous perdons à mettre la charrue de la Constitution avant les bœufs de la paix ! Nous ne pouvons même pas labourer à la main, ayant manqué les dabas de la Charte de Kurukan Fuga que sont nos institutions coutumières qui définissent la personne et la nation maliennes par elles-mêmes ! Pas non plus su prévoir les autres cas pertinents de haute trahison d'un pays dont les intérêts supérieurs sont continûment trahis en s’alliant à l’étranger contre son pays ou pour un pouvoir facile. En attendant la priorité de Kirina au Mali d’aujourd’hui, c’est le mur fendu de notre case à Kidal qui symbolise l’état lamentable d’un pays où un margouillat cherche et ne trouve pas son trou. Couper sa queue le lui faciliterait-il comme le dit notre adage ou serait-on gêné par la Minusma qu’on fait rester finement y compris par des manœuvres allemandes, ou bien un margouillat ailleurs doublerait-il le problème que d’étranges politiciens voudraient négocier ? Mais encore l’adage nous avise de ne pas attendre que le bilakoro ait mis le margouillat sur le dos pour le sauver !

Comme d’habitude ce texte n’offre pas les discours descriptifs sur ce que chacun vit et sait déjà, ni le rendu naïf des leçons des autres, leurs dictées de procédures ou de sentences partisanes par spécialistes convenus. Encore moins la rhétorique d’agitation opportuniste pour se faire voir entre francophones suivistes dans leur panier à crabes. On honore juste le lecteur de son état d’adulte de réfléchir pour soi-même et par ses propres actes. On alerte juste le lecteur de tout fait accompli constitutionnel. Il est libre de ne pas voir ce qu’on lui montre : ni la république ni l’islam nous assure la liberté de culte mais la tolérance génétique intrinsèque à notre civilisation africaine ! Gare donc à toute discrétion des religieux sur nos institutions étatiques ! La laïcité est pour nous vide voire nocive et s’en laisser dominer est comme porter le talisman béni des autres ! Gare aussi aux aliénations du malien qui découvre à la fin du Ramadan que sa vraie ferveur religieuse est le culte d’une république d’emprunt dont un président de ‘la démocratie’ récitait ‘Tu seras un homme mon fils’ et ses imams miment la culture arabe ! Bref, nous sommes au dankun, au carrefour idéologique, d’où il faut se dégager de l’aliénation du conditionnement mental pour être soi-même et se libérer.

Il faut craindre des cases qui brûlent par les autorités intérimaires et autres exactions quotidiennes sur les populations du pays qu’une ‘nouvelle’ Constitution ne les cimente ou que l’application ‘intelligente’ de ‘l’Accord d’Alger’ ne les légitime ! Pour autant qu’une révision soit perçue par ses colonels comme une bouée de sauvetage, les maliens et leur jeunesse sommés d’y voir un miracle risquent d'apercevoir les bonbons et sucettes des moules de l’instabilité et des germes de la partition dans la loi fondamentale ! Après les distractions de mots, c'est l’appât de la mangeoire pour un sénat avec ses ‘légitimités traditionnelles’, la présidentialisation extrême avec l'offre aléatoire de démettre son roi, etc. Les événements actuels au Soudan montrent la suite d'une partition programmée... D'ici là, notre présent est la continuité de l’État du régime de ‘l’accord qui doit modifier la Constitution’ : la mise à la retraite est appelée coup d’État et le coup d'État appelé nouvelle Constitution ! La laïcité est enrobée du goût biblique mal digéré par notre élite : déshabiller Pierre pour habiller Paul !

Il faut bien noter que si la bataille de libération n’a pu avoir lieu, le dankun serait appelé sirafara, qui conduit au …Sosso ou plus loin encore avec les guerres de mercenaires ou par procuration, où nous avons les morts et déplacés, les greniers incendiés et le bétail enlevé, les écoles et mairies fermées, les sanctions et les élections mais pas les victoires. Pour avoir celles-ci, il nous faut dissiper l’écran de fumée qui émascule nos armées et invalide nos esprits pour sortir du piège des mots et des séquences et écrire une Constitution des rapports de force de la paix et non de ceux de l’occupation, c'est-à-dire contenant les choses dont nous avons besoin et non celles dont on nous dit avoir besoin. Sinon, nous pâtirons encore des mots et concepts tels laïcité, démocratie, DDR, etc. dont pourtant les équivalents et des meilleurs existent déjà dans nos valeurs et héritages, un peu comme on fait l’impasse des richesses sous vos pieds avec des papiers entre vos mains tels titres, CFA, Accord, etc. !

Car la poursuite de tout enjeu valable requiert le discernement de bien le faire et non simplement la fabrication d’opinion pour le faire croire ! C'est au Mali actuel où l'on peut semer le plus de malheur que faire le bien s'honore le plus. Les maliens voient que malgré l’armée faisant beaucoup de communication, avec Dirpa active, matériel impressionnant et ‘démissions’ de rebelles, les populations souffrent de cette priorité constitutionnelle sur la priorité sécuritaire ! À la télé, l’armée monte en puissance, sur le terrain, hélicos, avions et drones montent en altitude, mais les populations sentent la montée en puissance des bandits armés ! C’est comme si les colonels pouvaient effrayer les bandits mais pas les anéantir ! Les maliens sauront-ils leur montrer raison et ne pas être en laisse ? Sur qui comptera-t-on quand ceux perçus comme patriotes ont tous coopéré à rédiger une Constitution sans discernement de contexte ? Qu’arrive-t-il au Mali des grands hommes ? Il faut espérer qu'il aura tôt ou tard son enfant prodigue avec l’augure et les capacités de sa sécurité et intégrité et de son essor et développement ! Ce sera l'objet du prochain article où le dugu lamini conduira au dankun…

<strong>Amadou Cisse</strong>

<strong>Fonctionnaire à la retraite de la Banque mondiale et</strong>

<strong>Ancien membre de son Conseil d’administration</strong>

<strong>Washington, DC</strong>

<a href="mailto:Abscisse1@gmail.com">Abscisse1@gmail.com</a>]]> </content:encoded>
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<title>La Douane malienne écarte toute éventualité de grève : La section syndicale approuve le décret instituant le port des galons</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/la-douane-malienne-ecarte-toute-eventualite-de-greve-la-section-syndicale-approuve-le-decret-instituant-le-port-des-galons-3019979.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Apr 2023 06:32:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le décret N°2023 -0163 / PT-RM du 16 mars 2023 portant modification de celui du 31 Janvier 2013, portant statut particulier des fonctionnaires du cadre des douanes, a fait l’objet d’interprétations diverses par certains cadres des douanes, au point de nécessiter une conférence de presse de la section nationale de la Douane affiliée au syndicat national des travailleurs de l'administration d'Etat (SYNTADE), ce lundi 24 avril 2023 à la Bourse du Travail. Le conférencier, Issoufi Daga Maïga, a appelé à l’unité de tous les douaniers pour continuer de relever les défis imposés à la nation, et surtout éviter de poser des actes qui servent l’ennemi.

Le conférencier était le secrétaire général adjoint de la section nationale de la douane, Issoufi Daga Maïga, entouré de ses camarades du bureau syndical. Ce n’est pas sans se référer au Secrétaire général Yacouba Katilé, également Secrétaire général du Syntade, et non moins secrétaire général de l’UNTM, qu’il a introduit cette conférence pour mettre les points sur les ‘’i’’.

En effet, le décret N°2023 -0163 / PT-RM du 16 mars 2023 Portant modification de celui du 31 Janvier 2013, portant statut particulier des fonctionnaires du cadre des douanes, dont il est question «est contesté par une minorité d’agents des douanes», indique le conférencier. Ce décret règlemente le port du galon au niveau de l’administration des douanes.

Si on remonte à 1982, le cadre législatif était d’abord la loi N° 82- 114/ AN-RM Portant statut particulier des fonctionnaire du cadre de l’administration des douanes, qui règlementait le port du galon. Le décret N°2013 - 117/ P-RM du 31 Janvier 2013 vient d’être récemment modifié par celui N°2023 -0163 / PT-RM du 16 mars 2023. Les seuls changements de 1982 à ce décret, se situent au niveau de l’inspecteur général et du colonel major. Selon le conférencier, il y a eu l’instauration du grade d’inspecteur général et de colonel major, pour respectivement le Directeur général de la douane et son adjoint. Les galons d’adjudant chef, de sergent et d’adjudant major ne sont aucunement une nouveauté du présent décret, mais ces niveaux existent depuis la loi de 1982, a expliqué Issoufi Daga Maïga. Il a souligné que le grade de colonel major a été étendu à tous les inspecteurs de classe exceptionnelle.

Pourquoi ces précisions sont-elles nécessaires ? C’est qu’un groupe d’agents des douanes se revendiquant de « syndicat le plus représentatif » et parlant au nom de la douane, est allé déposer un préavis de grève au niveau de la Fonction publique. Mais la réalité est que la section syndicale des douanes n’est pas concernée par ce préavis de grève, qu’elle considère comme nul et non avenu. Ceux qui l’ont déposé ne sont pas représentatifs, a tenu à préciser le secrétaire général adjoint de la section syndicale des douanes, Yssoufi Daga Maïga. Il ajoute que ce préavis a d’ailleurs été retiré par ceux qui l’ont déposé.

Le conférencier a tenu à lever tout équivoque dès l’entame : il n’y a qu’une seule section syndicale des douanes, et qui est le seul syndicat représentatif de l’ensemble des travailleurs des douanes du Mali. En dehors de ce syndicat affilié au Syntade et dont le dirigeant est Yacouba Katilé, il n’existe pas un autre pouvant parler au nom des travailleurs des douanes, sans tomber dans l’illégalité ou le syndicaliste de fait.

Tour à tour, les membres du bureau de la section syndicale ont tenu à appuyer les informations apportées par leur secrétaire général adjoint. Puis, ils ont largement sensibilisé sur le fait que cette période de crise ne se prête pas à des atteintes à l’unité d’action surtout par des agents qui ne sont pas habilités. La section nationale a besoin de tous les douaniers qui doivent se retrouver pour faire face aux défis dans la défense de l’intérêt général et non des intérêts personnels. Tous doivent se rendre compte que la fragilisation des secteurs comme la douane est une situation grave qui sert l’ennemi dont le dessein est connu. Le Mali doit se relever et cela ne sera pas possible dans la division à quelque niveau que ce soit, ont-ils sensibilisé.

<strong>A. Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Leur perception des pouvoirs en place et la nôtre</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/leur-perception-des-pouvoirs-en-place-et-la-notre-3019974.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Apr 2023 06:30:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mon fils bien aimé Ahmadou N’Fa DIALLO ne sera pas content de me lire à nouveau dans les journaux ! J’en suis désolé !</strong>

Il m’a demandé d’arrêter d’écrire de peur que les générations futures ne retiennent d’une référence pour eux que le contenu de l’article attribué à un SINANKU, un DIAKITE/BAH, enseignant à la retraite.

Est-il vraiment l’auteur de l’article ou a-t-il seulement accepté d’en porter le chapeau pour tenter de se hisser à la hauteur des DIALLO. Un BAH restera toujours au bas de l’échelle des JAL-JALLOW.

Les Journalistes maliens victimes de la répression, Saouti HAIDARA de l’Indépendant ; Abdramane KEITA du Témoin après l’Aurore ; Chahana TAKIOU du 22 Septembre ; Samby TOURE d’Info Matin ; les amis maliens, français et du monde des Journalistes Claude VERLON et Gislaine DUPONT assassinés à Kidal parce qu’ils voulaient dire réellement ce qui s’y passait, savent que DIAKITE/BAH a dit une contre-vérité. J’ai participé à toutes les marches de protestations contre les tentatives de museler la presse. Je me revois aux côtés du grand Adam THIAM, marchant malgré son handicap après le crime odieux perpétré contre VERLON et Gislaine DUPONT dans l’Adrar des Ifoghas.

Sur un tout autre plan, tu as raison de me donner l’occasion de présenter à nouveau mes excuses et demander pardon encore une fois au Dr. Abdoulaye DIALLO et aux ayant droit pour avoir pêché, manqué à mon devoir de protection de mes cadets surtout quand ils sont entre les mains des vainqueurs. Avoir péché pour avoir diffusé sans les avoir vérifiés des propos tenus par des acteurs du 26 mars 1991 à la Bourse du Travail. Le saint Coran l’interdit formellement. J’ai manqué à mon devoir de protection envers quelqu’un qui n’avait plus aucun pouvoir de nuire ! A qui j’ai nui en ayant cru avec beaucoup de vanité que ma parole portait mieux que celle des Camarades qui disaient avoir été des témoins oculaires de la tuerie d’enfants. Encore une fois, que les enfants d’Abdoulaye me pardonnent en espérant qu’Allah me pardonnera pour le tort porté au Dr. Abdoulaye DIALLO.

JAKITE/BAH, le Dr. Abdoulaye DIALLO a plutôt prêté le Serment de Gallien pour ton information et les causes de sa mort sont multiples aux yeux des médecins que nous sommes. Et n’oublie surtout pas chacun de nous s’en va quand le terme fixé arrive !

Mon fils Ahmadou N’Fa DIALLO tu m’offres chaque mercredi le plaisir de lire le National, ton journal. Ahmadou, je te sais très pieux. Je suis sûr que tu connais le Hadith qui dit : « Un Homme doit vivre comme s’il ne mourra jamais et planter des arbres même à quatre-vingt-dix ans pour les générations futures ; il doit aussi vivre comme si le créateur peut lui prendre son âme à tout instant et s’efforcer en conséquence de faire du bien constamment et éviter autant que faire se peut de faire du MAL ».

Estimant te devoir assistance le restant de mes jours, je te recommande d’éviter de t’énerver pour titrer l’Editorial de ton journal : « La souveraineté retrouvée bon sang ». L’Editorial commence par « La France cannibale…

Bon sang ! La souveraineté ne se décrète pas. Elle se conquiert et est reconquise quand elle est perdue !

Le Mali ne combat pas toute la France. Le Mali combat l’Equipe actuelle qui dirige la France, l’Equipe d’Emmanuel Macron, lequel conseille à présent beaucoup plus d’humilité aux entrepreneurs français qui se rendent en Afrique.

Il recommande d’aborder les Africains avec beaucoup moins d’arrogance et d’éviter désormais de venir en Afrique comme en Terrain conquis. En Afrique aujourd’hui il y a une vive concurrence entre les productions des différents continents.

Ahmadou, ton combat a porté. Mets un peu d’eau dans ton lait : Ahmadou Nfa, DIALLO ! Yar paaram !

Le Mali a des millions d’amis (e) en France. Ne nous aliène pas leur amitié et sympathie qui les poussent à combattre avec nous les pratiques politiques, économiques, diplomatiques du Président Macron.

Ahmadou, j’incline à penser que tu n’es pas partisan de la rupture du dialogue inter générationnel si enrichissant. Pourquoi voudrais-tu que je me taise consacrant ainsi cette rupture ?

Des milliers, voire un million de maliennes et de maliens chantant, dansant, sautillant et criant à la Place de l’indépendance, avec tout le respect qui leur est dû peuvent certes Rassurer le Pouvoir en place sur sa popularité encore enthousiaste, mais ne saurait faire recouvrer la Souveraineté du pays. « Des trompettes n’ont fait tomber des murs qu’une seule fois dans l’Histoire de l’Humanité. Et c’est à Jéricho ! » a dit Thierno Aliou BAH, un éminent dirigeant de la Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France (FEANF), président élu par le Congrès ordinaire de la Section Territoriale de la Guinée en France (d’A.E.G.F.).

Il est vrai que le Président Alpha CONDE, le Même, avait réussi son opération de scission de la section territoriale de Guinée en organisant un Congrès extraordinaire quelques jours après l’ordinaire en baptisant les scissionnistes, AEGF-C. C étant la première lettre du patronyme du président des scissionnistes, Sidiki CAMARA.

La Guinée était ainsi représentée par deux sections territoriales à ce fameux congrès de la FEANF avant que la section de l’AEGF-B jugée rebelle en soit expulsée laissant la place à l’AEGF-C soumise à Alpha CONDE. L’ancien président de la FEANF s’était spécialisé dans la technique de scinder les sections territoriales à lui insoumises avec des appellations UNEK MUKOKO Priso, UNEK Atiok Pierre, UNEK Ebia, des noms des dirigeants de la FEANF de l’Epoque !

Si souveraineté Retrouvée il y a, ne faudrait-il pas plutôt situer cette retrouvaille au 15 août 2022, date où le dernier soldat français a quitté le sol malien en direction du Niger ?

Je le redis encore une fois, ça été une prouesse du CNSP. Et bravo aux jeunes Colonels ! C’est la réédition du 20 janvier 1961 date de l’adresse du Président Modibo KEITA aux Ambassadeurs, consuls, représentants des organisations et agences internationales accrédités au Mali pour leur annoncer la demande faite à la France d’évacuer toutes les bases militaires installées au Mali et sa décision de confier à la jeune Armée malienne née le premier octobre 1960, la défense et la sécurité du Pays. ‘‘Bon sang’’ ! Le 14 juin pourrait tout au plus être une Journée de mobilisation patriotique dans l’Ephorie et dans l’illusion de faire tomber les murs comme à Jéricho !

Hollei Hoore, na fijo baana fu gooto, heewa, heewa barke ! « La danse des folles et des fous ou Ndeupp » a certes une valeur thérapeutique, mais est insuffisante ! Prenons un peu plus au sérieux la défense de la Patrie et le recouvrement de la Souveraineté Nationale effective, au demeurant toute relative au regard de la Mondialisation en cours et de l’aspiration profonde du peuple malien depuis des siècles à réaliser l’Unité Africaine. Au regard de l’Accord de Bamako, issu du processus de Ouagadougou, concocté à Alger et signé à Bamako les 15 et 20 juin 2015 par toutes les Parties prenantes.

Pour recouvrer la Souveraineté Nationale effective, il faudrait une mobilisation générale et Armée de tout le peuple malien sans exclusive aucune ! Et sans suppression des Libertés fondamentales, individuelles et collectives !!! Mais est-il sage aujourd’hui, vu toutes les considérations sus mentionnées de vouloir Libérer l’Adrar par les Armes ?

La libération de l’Adrar doit être entreprise pacifiquement bien qu’il soit admis que le Pouvoir est au bout du Fusil.

Faisons preuve d’imagination.

Que les orpailleurs traditionnels mandingues aillent en masse comme assistants techniques et fassent bénéficier de leur expertise l’Adrar, l’Azawak et l’Azawad !

Asseyons-nous autour de la Table et renégocions cet Accord de Bamako entre Filles et Fils du pays ! en Terre Malienne !

Je serais étonné que tu milites en faveur de la rupture du dialogue intergénérationnel !

Ahmadou Nfa, mon fils bien aimé ! Si les générations futures ne retiennent de moi que ce que les Nyamobe nyebbe ont écrit, c’est que je n’ai pas été une vraie référence pour toi-même dans ton tréfonds.

Seydina Oumar DICKO journaliste à la plume si belle me fait l’amitié de m’interroger sur « L’ostracisme des miens ». Entendez les militants (e) de la Ruche.

Cher cadet, merci de me pousser à accomplir un devoir de redevabilité. Quelques jours avant les élections municipales, législatives et présidentielle, il y a eu une grande réunion du Comité Exécutif d’Adema-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adema-P.A.S. J). Au cours de cette réunion, la pensée dominante voulait que quel que soit le score obtenu aux élections de l’an 1992, Adema-P.A.S.J. ne gouvernera pas seul. Cette pensée dominante a conduit le Président élu Alpha Oumar KONARE à concevoir « La gestion concertée des Institutions », ancêtre du Consensus du Général Président Amadou Toumani TOURE (Paix à son âme).

Il est amusant de noter qu’Adema-P.A.S.J. a eu une majorité relative dans toutes les Communes, mais la coalition de toutes les formations politiques l’a exclu de la direction des municipalités, sauf en Commune IV du district de Bamako, où Mamadou BOCOUM a été élu Maire. En cette circonstance, qui s’est révélé « Ostraciste », non respectueux de la volonté du Peuple ?

Le souci du respect de la volonté du peuple a amené le Parti majoritaire à initier une révision de la loi électorale dont un aliéna dispose : c’est le parti qui a une majorité même relative qui forme le bureau municipal et doit s’efforcer de respecter la représentativité conférée par les urnes. Ceci pour éviter qu’un parti qui n’a qu’un seul conseiller municipal administre la commune comme cela s’est passé dans certaines municipalités du Mali par le passé.

<strong>L’ostracisme des miens, parlons-en donc !</strong>

Le Chef de file de l’opposition dans la première législature de la troisième république Me Mountaga TALL et tous les députés élus (e) sur la liste du Congrès National d’Initiative Démocratique/Faso Yiriwa Ton (CNID/ FYT) savent mieux que je n’ai jamais porté atteinte à leurs droits, ni permis aux miens de le faire !

Combien de fois l’Honorable et Maître Ibrahim BERTHE député élu en Commune III du district de Bamako sous les couleurs du CNI/FYT a été chef de la délégation parlementaire aux conférences de l’Assemblée Parlementaire Paritaire Afrique/Caraïbe et Pacifique/Union Européenne (A/CP/UE) ?

Il est vrai que durant la première année du mandat, l’Union Soudanaise du Rassemblement Démocratique Africain (US-RDA) ne disposant que de trois (3) députés a occupé le poste de 2ème Vice-président au nom de son appartenance aux Partis Signataires du Pacte Républicain (PSPR) violant ainsi le règlement intérieur de l’Assemblée Nationale.

L’erreur a été corrigée l’année suivante suscitant la colère de notre allié l’US-RDA, sans changer la ferme volonté de respecter les textes votés.

Après la première scission d’Adema-P.A.S. J, les champions de l’ostracisme tenaient coûte que coûte à évincer l’Honorable Mme Nana SANOU de son poste de 5ème Vice-présidente au profit d’un député issu de la Ruche ou d’un parti allié. Il leur a été opposé que l’Honorable Nana SANOU est élue pour un an et ne saurait être remplacée avant le remembrement du bureau en octobre de chaque année, bien qu’elle soit désormais militante du Mouvement pour l’Indépendance, la Renaissance et l’Intégration Africaine (MIRIA) parti d’opposition.

Séydina Oumar DICKO, tu ne pouvais pas m’entendre à l’époque. Le climat passionnel ambiant ne permettait à aucune voix d’être audible fût-elle « Une voix de stentor ».

Souviens-toi Séydina Oumar DICKO, c’était la période des Incendies.

Incendie des sièges des partis politiques membres des PSPR, les sièges d’Adema-P.A.S.J. de l’US-RDA, des Echos JAMANA, les domiciles des cadres comme le ministre d’Etat, ministre de l’Education Nationale Baba Hakim HAIDARA, des Professeurs Mohamedoun DICKO et Bintou SANANKOUA, du ministre d’Etat ministre de le Défense Abdoulaye Sékou SOW.

Incendie même du domicile de la mère du Président de la République Alpha Oumar KONARE, la princesse du Khasso Bintily DIALLO.

Incendie de l’Assemblée Nationale, le Temple de la démocratie. Le Phare des démocrates en feu et des milliers d’archives nationales parties en fumée œuvre de véritables Huns avides seulement des biens de cette terre !!!

Au lendemain de cet incendie s’est posée la problématique d’entrée du Congrès National d’Initiatives démocratiques (CNID/FYT) au Gouvernement.

Houleuse a été la réunion des ouvrières de la Ruche du district de Bamako et de Kati, venues pour écouter la proposition du « Roi sans soucis » comme dirait le Scorpion du bien aimé petit frère Mahamane Hamèye CISSE. La « Remuante Coordination » des sections du district de Bamako et de Kati était sur pied de guerre et veillait au grain, c’est le cas de le dire.

Dans une atmosphère surchauffée où plus d’un dirigeant venu plaider pour cette entrée a failli se faire lyncher, seule la chaude affection dont les Abeilles entouraient leur Secrétaire politique a permis de faire entendre la Voix de sagesse appelant à servir le Parti et le Mali, le cœur chaud, mais le cerveau froid et à accepter de ‘ ‘ récompenser’’ et non de sanctionner les Incendiaires, crime devant conduire normalement à la Cour d’Assise.

Etait-ce le début de l’éducation à la culture du compromis ou de l’Instauration de celle de l’impunité, est-on en droit de s’interroger ?

C’est la période des attaques à la grenade incendiaire dans les domiciles des citoyens censés être des militants des PSPR, comme ce fut le cas au domicile d’Ibrahima Sidi CISSE à Ségou, Vice-président de la Commission Electorale Régionale Indépendante (CENI). Le regroupement du Collectif des Partis Politiques de l’Opposition (COPPO) de Ségou ne voulait pas entendre parler d’élections, ni municipales, ni législatives encore moins présidentielle.

C’était le temps des Enragés de tout bord où le discernement était une denrée rare.

Atila frustré de ne pas être monté à Koulouba le 08 juin 1992 était en furie, fureur que rien ne semblait pouvoir arrêter sauf la riposte à la guerre civile urbaine nocturne déclenchée en Commune VI, surtout à Faladié et à Banankabougou. Je n’y étais pas mais je me suis écrié, ce sont les tortues qui savent où se mordre.

La nouvelle génération réglait ses comptes ! A sa façon !...

Triste spectacle qui nous a encore été resservi lors de la cérémonie du quarantième anniversaire d’Abdoul Karim CAMARA dit Cabral le 17 mars 2023. Triste spectacle nous remémorant la forte interpellation de Monseigneur Luc SANGARE (Paix à son âme) reprise souvent par le Cardinal Jean ZERBO.

On entend sans arrêt répéter Ah ! Les enfants d’aujourd’hui ! Ah ! Les enfants d’aujourd’hui ! Ah ! Les enfants d’aujourd’hui ! Et quid de la responsabilité des parents d’aujourd’hui ?

Concernant les miens enclins à l’ostracisme, il est préférable que tu écoutes le témoignage de mes amis (e) de l’opposition les Honorables Ba-Mountaga, Me Ibrahim BERTHE, Ibrahim Hamaciré NDOURE, Issa Bassy COULIBALY, Dr. Mamadou Fanta SIMAGA dit Madou NFing, Karounga DIAWARA, Honorable Mme Nana KONANDJI etc…

Je suis sûr que résonnent encore dans leurs oreilles « la voix de stentor » de celui qui était au Perchoir invitant la majorité à continuer le débat avec l’opposition, même si son temps règlementaire de parole est épuisé. Le Président refusait de procéder au vote réclamé par la majorité et affirmait que l’Histoire ne retiendra pas qu’un honorable élu de la Nation n’a pas pu développer ses idées et arguments faute de temps, sous la présidence du fils du berger !

En vérité, le chef de l’Institution parlementaire estimait urgent de faire plutôt face aux préoccupations essentielles de la Nation malienne en ce moment-là :

Empêcher la partition du pays ;

Persuader, convaincre les Chefs de la rébellion de leur appartenance à la Nation malienne. Certes Une et Indivisible, mais Plurielle sur les plans culturel, linguistique, confessionnel, cultuel, politique. Plurielle au regard des Us et Coutumes du Mali ;

Recoudre le tissu social déchiré, l’Assemblée Nationale étant l’aiguille habilitée à le faire ;

Eviter la condamnation du Mali par les Institutions parlementaires Internationales (Union Européenne, Assemblée parlementaire paritaire Afrique/Caraïbe/Pacifique/UE (ACP/UE), l’UIE (Union Interparlementaire).

S’occuper principalement des ostracistes du Parti était secondaire au regard des urgences ci-dessus énumérées.

Des débats passionnants et passionnés ont été engagés dans la salle Modibo KEITA de l’Assemblée Nationale pour décider :

De répondre aux Invitations à participer aux différents Congrès :

Des Mouvements et Fronts Unifiés de l’Azawad (MFUA) à Tawardé, sous la présidence de Zahabi Ould Sidi Mohamed, couvert par Tiégoum Boubèye MAIGA des Echos-JAMANA, créateur de La Nouvelle République !

Du Mouvement Populaire de l'Azawad (MPA) que dirigeait Iyad AG Ali à Gossi, couvert encore par Tiégoum Boubèye MAIGA des Echos-JAMANA, créateur de la Nouvelle République

Du Front populaire de libération de l'Azawad (FPLA) dirigé par Rhissa Ag Sidi Mohamed à Djébok, avec comme chefs politiques Zéïdan et Ag ATAM, toujours couvert par Tiégoum Boubèye MAIGA des Echos-JAMANA, créateur de la Nouvelle République.

D’honorer la Rencontre de Téjeret où il s’agissait d’empêcher les affrontements entre CHAMANAMAS et IFOGHAS à propos de la Commune rurale du même nom à rattacher à Kidal au détriment de Gao ou de Ménaka.

De répondre aux sollicitations du Dr. Bernard KOUCHNER, Président de la Commission coopération et développement de l’Assemblée Parlementaire paritaire ACP-UE

A l’époque, la polémique était intense. Même l’opposition partisane était mobilisée par la Majorité pour dire que la représentation nationale ne devrait pas répondre à l’Invitation du Président d’une simple Commission du Parlement ACP-UE fût-elle une Commission Coopération et Développement !

Le Premier ministre et Président d’Adema-P.A.S.J. Ibrahim Boubacar KEITA a déclaré en ce moment de passion : « Aucun officiel malien ne se rendra à l’Invitation d’une simple Commission »

A ce propos prononcé en plénière de l’Assemblée Nationale, l’occupant du Perchoir a répondu : Le Premier ministre Ibrahim Boubacar KEITA a dit un jour « Aucun sacrifice d’orgueil ou d’Amour propre n’est de trop quand il s’agit de défendre les Intérêts fondamentaux de la Nation et du Peuple maliens » ! C’est au nom de cette assertion pertinente et profonde que le Président de l’Assemblée Nationale du Mali se rendra à Bruxelles pour répondre à l’Invitation du Dr. Bernard KOUCHNER, Président d’une simple Commission.

L’audition a eu lieu à Bruxelles, couverte par le grand communicateur, agronome et économiste de formation, Toumani Djimé DIALLO en présence naturellement des députés maliens et des membres de la société civile dont l’Association du Dr Mariam Djibrila MAIGA. Toumani Djimé DIALLO n’était pas encore Excellence Monsieur l’Ambassadeur, au Maroc, en Allemagne et en France.

Le frère Ibrahim Ag Litni présent à Bruxelles y représentait-il les MFUA ? Il était au Congrès de Tawardé. Il a fini un moment par être parmi les Conseillers de l’Ambassade des USA.

A la question des journalistes, au retour à Bamako, avez-vous réussi la mission, le chef de la délégation a répondu en substance : Ce qui est sûr, des Certitudes établies ont été ébranlées.

La publication du compte rendu de l’Audition dans le Démocrate, journal du Camarade Toumani Djimé DIALLO, grand patriote a édifié tout le monde sur la pertinence de la décision de l’Assemblée Nationale de répondre à l’Invitation de Bernard KOUCHNER.

Quelques mois ou semaines après cette mission, une délégation de l’Assemblée Parlementaire Paritaire ACP-UE a sillonné toute la partie du pays étiquetée « Nord du Mali » et a abouti à la conclusion qu’il faut féliciter le Mali pour son mode de traitement de la Rébellion malienne, balayant ainsi la Condamnation du Parlement Européen prononcée à l’encontre du Mali avant cette mission.

Laissons au Trio de l’Eglise Evangélique Norvégienne de Gossi, Zahabi OULD Sidi Mohamed, Mohamed Ag Erlaf, ministre du Travail d’Amadou Toumani, Zéïdane AG Sidi Lamine initiateur des rencontres Intercommunautaires débutées à Bourem et si salutaires pour le pays, le soin de narrer la tournée qui a conduit les Parlementaires de Bamako à Kidal en passant par Gao, Bourem et Almoustrate, le déroulement des Congrès et forum de Tawardé, Gossi et Téjeret.

La tournée visait à apaiser la colère des Arabes furieux après l’assassinat de Boydan dont le corps a été jeté dans un puits. Cet assassinat a été attribué aux CHAMANAMAS.

La participation à tous ces évènements avait aussi pour but de mieux connaitre les dirigeants de la rébellion de 1987 au 27 mars1996, date où la Flamme de la Paix fut allumée à Tombouctou sous la présidence d’Alpha Oumar KONARE et la présence à ses côtés du Président de la République du Ghana John JERY RAWLINGS (Paix à son âme).

Toutes ces randonnées, enquêtes parlementaires, rencontres inter et intra-communautaires ont permis de découvrir de fiers guerriers.

Je ne résiste pas à la tentation de saluer la mémoire de Bilal AG Saloum, Héros de la bande d’Aouzou au Tchad, de Loya AG Ahmed, Kel Essouk de Kidal, tous deux du MPA ; de Boubacar SADEK Ould Hammaha, Chef d’Etat-major du FIAA tombé à Nfafa face à l’Armée malienne ; du Colonel Hamma Ould Yéyiah, intégré dans l’Armée malienne après la signature du Pacte National du 11 avril 1992.

Ces deux derniers cités étaient membres du Front Islamique Arabe de l’Azawad (FIAA). (Paix à leurs âmes).

Je salue la mémoire de ces guerriers si fiers, bien qu’ayant pris les armes contre leur pays, par ce que révoltés, par ce qu’aveuglés par le sang de leurs blessures, aveuglés par leurs blessures morales !

Des compagnons d’armes de ces soldats aujourd’hui absents pour toujours, ont prouvé quotidiennement qu’ils sont des maliens dont le patriotisme n’a rien à envier à celui des autres maliens.

Aussi ai-je une pensée émue pour les enfants du vénérable Annara, chef du camp des Kel Essouk à côté de Gao rasé par des Eléments incontrôlés des FAMA.

Le premier fils du vénérable Annara était au Congrès de la Ruche et avait été reçu par le Président de la République, qui l’a rassuré avant son départ pour Gao.

Le Président Alpha m’a annoncé la nouvelle au téléphone, un sanglot dans la gorge ! Les survivants du camp des Kel Essouk, réfugiés au Burkina Faso ont reçu une délégation parlementaire malienne, sans signes visibles de Haine ni de rancune !

Prions pour le repos de l’âme de tous les Kel Essouk dévoués au Mali, tombés du fait de la folie meurtrière de cette période douloureuse.

Pensant aux dures épreuves difficiles à supporter de Nfafa, j’invite à prier permanemment pour le repos des âmes des soldats, caporaux, sous-officiers, officiers et hommes du rang tombés au champ d’honneur depuis Nfafa jusqu’à nos jours.

Des soldats meurent presque chaque jour, qui, sautant sur des engins explosifs artisanaux, qui, tombant dans des embuscades tendues par des terroristes de tout acabit, de toute obédience ! (Paix à leurs âmes) !

Le Mali a vécu des moments Terribles de 1990 à maintenant. Et parfois horribles.

Ces randonnées et rencontres intra et intercommunautaires ont permis également la réconciliation du KANIAGA et du TORO dans le Sahel occidental, à celle des dogons et des peuls après les incendies des habitations à Toïkana et les tueries de Banguél dans le Mondoro.

Des ébauches de dialogue ont été amorcées entre éleveurs, pêcheurs et agriculteurs à Sarè Malah et dans la foulée entre Sossobé et SALL Salbé dans le Cercle de Ténenkou, le delta intérieur en somme.

C’est sûr que le camarade Assarid AG IMBARCAWAN et l’aménokal et Honorable Bajan AG Hamatou AG Firhoun et bien d’autres parmi les parlementaires de l’époque se souviennent de la longue nuit de Téjeret qui a débuté dans l’après-midi à 16 Heures et s’est terminée le lendemain aux environs de 05 heures du matin à Konsa !

Beaucoup de participants dormaient littéralement. Il s’agissait au cours de cette longue nuit, d’expliquer pourquoi la Commune rurale de Téjeret n’a pas été retenue par la représentation nationale bien qu’elle ait figuré quelques heures dans le Journal Officiel le temps que le gouvernement comprenne quelle est la vraie décision de l’Assemblée Nationale et procède à la rectification. Il s’agissait aussi au cours de cette longue nuit de tenter de réconcilier Inna Modibaabe et Inna Taaraabe à Konsa.

En ces temps-là, l’Homme à la « Voix de Stentor » ne pouvait pas s’occuper comme il le fallait des ostracistes de son camp et Séydina Oumar DICKO non plus ne pouvait pas entendre cette Voix de stentor vu la disposition d’Esprit de son monde à l’Epoque. J’ose espérer que tu ne faisais pas partie de la horde des Huns lancés à l’assaut du Temple de la démocratie et Phare des démocrates, un lundi 05 avril 1993.

Une scène reste profondément gravée dans la mémoire du premier Secrétaire Politique élu par le Congrès constitutif d’Adema-P.A.S.J. Ce jour-là, les amazones et/ou les ‘‘vagabondes’’ de la Révolution tenaient des propos et applaudissaient à tout rompre et pouvaient ainsi faire monter la moutarde au nez du tout nouveau Premier ministre Ibrahim Boubacar KEITA. Attention ! Attention ! Attention Camarades, c’est ainsi qu’on crée les dictateurs qui feront plier l’échine à beaucoup d’entre nous ! Prenez garde ! Sans doute, les camarades et amis, Armand et Michèle Moncourt au moins s’en souviennent puisse que la rencontre se tenait à leur domicile.

Le devoir de redevabilité vis-à-vis des auteurs de réactions dignes d’intérêt à mes yeux, à l’article intitulé : « Ouvrons les yeux, travaillons dur avec Humilité et Discernement » accompli, j’invite tous les maliens et toutes les maliennes à se poser des questions qui devraient être préoccupantes en ces heures graves que vit le MALI

<strong>Quand finira la transition actuelle ?</strong>

Les conditions de sécurité du moment peuvent-elles permettre d’organiser des élections libres, transparentes, crédibles, avec la participation de tous les candidats (e) qui désirent faire acte de candidature y compris les exilés et sur l’étendue du territoire national ?

Le Président de la Transition le Colonel Assimi GOÏTA sera-t-il candidat à l’élection du Président de la République et acceptera-t-il d’y aller avec des concurrents civils, entrepreneurs, autres que de simples faire valoir ?

<strong>Quelles seraient les conséquences sur le plan international si le Chef de l’Etat de Transition est élu président de la République dans les conditions actuelles ?</strong>

Le Président de la transition, chef suprême des Armées, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, préfèrera-t-il envoyer au feu un des autres membres du Comité National de Salut du Peuple (CNSP) notamment le Président du Conseil National de la Transition (CNT) Colonel Malick DIAW ou le Ministre de la Défense, Colonel Sadio CAMARA ?

<strong>Ou ces membres préféreront ils à leur tour céder la place au premier porte-parole du CNSP le Colonel-major d’aviation Ismaël Mahamadou WAGUE ?</strong>

Ou au Ministre d’Etat, ancien Premier ministre par intérim, le Colonel Abdoulaye MAIGA ?

Quand pourrions-nous contrôler l’ensemble du territoire national, assurer la cohésion nationale, mettre fin à l’Amalgame et réussir à faire aimer profondément les FAMa par toutes les Communautés maliennes ?

<strong>Sommes-nous à l’abri d’une guerre civile au Mali si, sur la base de dénonciations fondées ou non, des villages entiers sont totalement brulés ?</strong>

Sommes-nous sûrs que ce n’est pas la Haine qui va changer de camp, vu l’Impopularité grandissante des nouveaux alliés russes dans tout le delta Intérieur, dans le Seeno Mango (Seeno Bankass, Seeno Gondo, Seeno Mondoro), tant leur férocité est inqualifiable, ignorants qu’ils sont de la culture du Pulaaku ?

Changement de camp donc de la Haine et non de la Peur, comme il est dit de plus en plus !...

Ne devons-nous pas penser au risque que la guerre en Ukraine se transpose au Mali et envisager les moyens d’empêcher qu’il en soit ainsi ?

<strong>N’est-il pas temps d’oser entreprendre des pourparlers avec Iyad AG Ali et son vassal Mobbo Hamadoun Koufa ?</strong>

Ce sont-là des questions qui, à mon sens, il est légitime de se poser aujourd’hui. Je me les pose quotidiennement !

C’est pour cela que je les rends publiques pour les partager avec le peuple malien car elles sont d’intérêt national !

A ceux et à celles qui prennent de l’argent avec les pouvoirs en place pour invectiver des personnes âgées en vue de les faire taire, cherchent à savoir ce que voudraient entendre ces pouvoirs en place pour le leur répéter et ne leur répéter que ça, j’exprime tendresse et pitié.

Je leur pardonne et demande au Seigneur de l’Univers de leur pardonner, car ils ne savent pas ce qu’ils font. Aveuglés qu’ils sont par la recherche de leur pitance préférée : les haricots.

Qu’Allah les préserve d’eux-mêmes ! Et qu’il nous préserve contre des êtres Humains avides seulement des Biens matériels de ce Monde et Envieux. Des êtres Humains jaloux et Haineux !

Qu’Allah nous préserve, en fin, des jeunes dont les mères et les pères sont vivants et crient fièrement à tu tête : nous n’avons pas de repères, nous n’avons pas de références.

N’est-il pas temps de s’interroger sur la qualité de la société malienne d’aujourd’hui !

Jusqu’à ce que ma VOIX s’éteigne, je ne cesserais pas de héler les maliennes et les maliens chaque fois que cela s’avérera nécessaire. Un Militant n’a pas d’âge pour se taire. Parler n’est pas une question de mode pour lui.

<strong>Dr. Ali Nouhoum DIALLO.
Maître de Conférences agrégé de
médecine Interne.
Professeur Honoraire de la Faculté
De Médecine et d’Odonto stomatologie.
Ancien Président de l’Assemblée Nationale du Mali
et du Parlement de la CEDEAO.
Grand officier de l’Ordre National du Mali.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mise en place de la Coordination de l’AIGE de GAO : Des organisations de la société civile dénoncent des «vices de procédures et de violation des textes »</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/mise-en-place-de-la-coordination-de-laige-de-gao-des-organisations-de-la-societe-civile-denoncent-des-vices-de-procedures-et-de-violation-des-textes-3019970.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Apr 2023 06:24:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des organisations de la société civile de Gao dont l’Association Malienne des droits de l'Homme (AMDH Section de Gao), la Coalition des Anciens des Mouvements et Organisations de la Résistance Civile de Gao (CAMORC), le Mouvement Eveil Mali, ont adressé, hier, mardi 25 avril 2023, au Gouverneur de la région de Gao, une lettre de protestation relative au choix de la représentativité de la société civile de Gao au sein de l'AIGE (Autorité indépendante de gestion des élections) régionale.

Dans leur lettre, ces organisations dénoncent un tripatouillage des dispositions prévues par la loi concernant le choix des représentants devant siéger au sein de l'AIGE, à savoir le consensus ou le tirage au sort.

En outre, elles dénoncent des « vices de procédures et de violation des textes » et invitent le chef de l'exécutif régional à ouvrir une enquête afin de situer les responsabilités et reprendre dans des conditions normales le processus. En l’état actuel, ces organisations précisent qu’elles ne reconnaissent pas le représentant de la société civile au sein de l’AIGE.

«Monsieur le Gouverneur de la Région de Gao, dans la journée du mercredi 19 avril 2013, nous, Association Malienne des droits de l'Homme (AMDH Section de Gao), la Coalition des Anciens des Mouvements et Organisations de la Résistance Civile de Gao (CAMORC), le Mouvement Eveil Mali, avons pris part à la rencontre consacrée au choix du Représentant de la société civile de Gao au niveau de l'autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), sous la présidence et la supervision de vos collaborateurs Inamoud YATTARA, Directeur de cabinet ; Amadou BAH, Conseiller aux Affaires juridiques; Mohamed TOURE, Conseiller spécial, tous du gouvernorat de Gao et des deux huissiers de justice en plus d'une impressionnante équipe des forces de sécurité en grand nombre mobilisées pour la couverture sécuritaire de l'événement. C'est avec consternation et une indignation profonde que nous avions assisté à un tripatouillage des dispositions prévues par la loi concernant le choix des représentants devant siéger au sein de l'AIGE, à savoir le consensus ou le tirage au sort », révèle la lettre des trois organisations de la société civile protestataires de Gao.

Selon ces organisations, dans la journée du mercredi 19 avril 2023, de 9h à 14h, les tentatives et stratégies de diversion étaient au rendez-vous avec des élèves mobilisés disposant des mandats au nom des organisations fictives, dont les principales tâches dans la salle étaient de bruiter pour des fins d'intimidation, de sabotage et de manquement aux principes édictés.

A les en croire, aucune instruction ou réplique pour restaurer l’ordre dans la salle n'a été donnée par des autorités présentes. « Après les différents scenarios d'intimidation et de tentative de consensus sans cesse, un de vos conseillers spécial s'est permis, à la surprise générale de tous, d'inviter l'ensemble des mandataires déguisés d'écrire le nom de leur choix sur le mandat puis le déposer dans une urne. C'est ainsi que sur 40 mandats dépouillés, le nom d'un seul candidat s'est retrouvé 36 fois.

Cependant pour dissiper les preuves et les traces du scenario, les mêmes élèves mobilisés se sont emparés de l'urne au vu et au su de nos chères autorités. Considérant ces multitudes vices de procédures et de violation des textes, nous vous invitons en tant que chef de l'exécutif régional, à ouvrir une enquête afin de situer les responsabilités et reprendre dans des conditions dignes, en phase avec le texte, le processus pour donner de la légitimité au choix de Gao », soulignent les trois organisations de la société civile signataires de la lettre adressée au gouverneur. Elles s’opposent farouchement à de telles pratiques contre lesquelles les autorités de la Transition sont résolument engagées, en plus, qui ternissent l'image de la région, mais surtout entachent tout le processus. « Nous ne reconnaissons point en l'état, le nommé issu du hold-up du mercredi 19 avril 2023, et nous userons de tous les moyens légaux de droit dont nous disposons pour restaurer et faire respecter la loi.

Le Mali s'est engagé pour la refondation de l'Etat, nous ne saurions accepter les pratiques anciennes dans notre tendre région. Nous restons donc mobilisés et engagés pour promouvoir la bonne gouvernance conformément à la vision et aux orientations des plus hautes autorités », révèle la lettre des trois organisations de la société civile protestataires de Gao.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise au sein de l’URD : Gouagnon Coulibaly sort victorieux du feuilleton judiciaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-au-sein-de-lurd-gouagnon-coulibaly-sort-victorieux-du-feuilleton-judiciaire-3019969.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Apr 2023 06:21:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une déclaration rendue publique, le 23 avril 2023, le Président de l'Union pour la République et la Démocratie (URD), Gouagnon Coulibaly, a informé l’opinion publique que le 12 avril 2023, la Cour Suprême du Mali a consacré la légalité et la légitimité du Congrès Extraordinaire du parti tenu le 16 janvier 2022 à Bamako. A travers ce verdict, la Cour suprême du Mali confirme donc l’élection de Gouagnon Coulibaly comme président de l’URD. « Cette ultime décision judiciaire ne consacre point à mes yeux la victoire d'un camp contre un autre, mais consacre plutôt la cohérence des textes du Parti et la pertinence de l'usage que nous en avons fait le 16 janvier 2022… je tends une main fraternelle et sincère à toutes et tous ceux qui n'ont pas voulu participer au Congrès Extraordinaire du 16 janvier 2022 ou qui l’ont contesté », a déclaré Gouagnon Coulibaly.

S’adressant aux militantes et militants de l'Union pour la République et la Démocratie (URD), Gouagnon Coulibaly a fait savoir que par la grâce de Dieu, l'URD est arrivée, le mercredi 12 avril 2023 au terme du parcours judiciaire déclenché depuis plus d'un an contre l'organisation du Congrès Extraordinaire du 16 janvier 2022.

En effet, dit-il, le 12 avril 2023, la Cour Suprême du Mali a consacré la légalité et la légitimité du Congrès Extraordinaire ainsi que ses résolutions. Il dit avoir accueilli ce verdict avec respect et humilité. « Cette ultime décision judiciaire ne consacre point à mes yeux la victoire d'un camp contre un autre, mais consacre plutôt la cohérence des textes du Parti et la pertinence de l'usage que nous en avons fait le 16 janvier 2022.

En réalité ce sont nos textes et leur pratique par nos instances qui étaient passés au crible depuis plus d'un an au niveau des différentes instances judiciaires », a souligné Gouagnon Coulibaly. Selon lui, c'est la victoire de l'URD républicaine et démocratique. « Après ce verdict de la Cour Suprême, fidèle aux idéaux du Parti et à l'esprit de ses pères fondateurs aujourd'hui disparus, feus Younoussi Touré, Oumar Samba Diallo, Abdoulaye Koïta, Lassana Koné, Soumaila Cissé et autres, je tends une main fraternelle et sincère à toutes et tous ceux qui n'ont pas voulu participer au Congrès Extraordinaire du 16 janvier 2022 ou qui l’ont contesté. Je leur demande solennellement de revenir prendre leurs places au sein de notre grande et belle famille afin qu'ensemble nous continuions à faire de l'URD ce que ses pères fondateurs ont toujours voulu qu'elle soit: le Parti de l'unité, de la Justice et du Travail.

La bienséance, l'historique du Parti, l'unité, l'entente et la cohésion nous commandaient de n'exclure personne. Nous avons réussi ce pari. Rendons grâce au tout-puissant : Allah », a déclaré le président de l’URD, Gouagnon Coulibaly. Enfin, il dira que la porte de l’URD reste largement ouverte à tous ceux qui partagent les valeurs et fondements du parti vert et blanc.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Multiplication des attaques terroristes : Le PARENA appelle à un « sursaut autour du Mali » et invite les autorités à « dialoguer avec les djihadistes maliens »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/multiplication-des-attaques-terroristes-le-parena-appelle-a-un-sursaut-autour-du-mali-et-invite-les-autorites-a-dialoguer-avec-les-djihadistes-maliens-3019959.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Apr 2023 06:17:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, hier mardi 25 avril 2023, le Parti pour la renaissance nationale (PARENA) s’est dit vivement préoccupé par l’insécurité grandissante et la multiplication des attaques terroristes contre les populations civiles et les forces armées maliennes au Nord-Est, au Centre, au Sahel Occidental et dans certaines localités du Sud du pays. Le parti de l’ancien ministre des affaires étrangères du Mali, Tiébilé Dramé, appelle les Maliens à un « sursaut autour du Mali » et invite les autorités de la transition à « associer à l’option militaire, une initiative politique, celle du dialogue avec les djihadistes maliens. »

Pour le PARENA, les populations civiles, notamment à Ménaka, sont les premières à payer un lourd tribut à cette escalade terroriste: exécutions sommaires, déplacements forcés, exactions de toutes natures. « Le PARENA s’incline devant la mémoire de toutes les victimes civiles et militaires de l’escalade terroriste qui ensanglante notre pays. Il assure nos forces de défense et de sécurité de son soutien indéfectible. Le parti du Bélier Blanc adresse ses sincères condoléances aux familles et aux compagnons d’armes de nos héros morts pour le Mali. Il souhaite prompte guérison aux blessés civils et militaires », lit-on dans le document du PARENA.

En ces circonstances graves et inquiétantes, révèle le communiqué, le PARENA invite les forces vives, les acteurs politiques, civils et médiatiques, les autorités de la transition, toutes les Maliennes et tous les Maliens à un sursaut autour du Mali. Selon le PARENA, la crise sécuritaire qui fragilise tant notre pays n’est pas née sous la transition en cours, mais elle se prolongera malheureusement au-delà. « Aussi, est-il urgent que les Maliens, toutes obédiences confondues, prennent la juste mesure des menaces qui pèsent sur le Mali, et s’unissent pour y faire face. Un pays divisé ne saurait répondre de façon adéquate à de telles menaces, à de tels dangers », explique, dans son document, le PARENA.

Le parti du bélier appelle « les autorités à mettre en cohérence toutes les options pour une solution moins coûteuse et plus durable à la crise sécuritaire, notamment: associer à l’option militaire, une initiative politique, celle du dialogue avec les djihadistes maliens. »

Pour rappel, le PARENA se bat depuis plusieurs années pour l’ouverture des négociations avec les djihadistes maliens. « Il convient d’explorer la possibilité de parler avec les djihadistes maliens avant qu’il ne soit trop tard…il ne sert à rien de nous cacher derrière notre petit doigt, regardons plutôt la vérité en face. Nous avons aujourd’hui des Coulibaly, des Mamadou, des Tounkara, des Konaté dans les groupes djihadistes : ce sont nos frères maliens. Nous devons parler avec eux… Iyad Ag Ghali, Amadou Kouffa et les autres sont nos frères. C’est avec que nous aborderont tous les problèmes du Mali », avait déclaré en novembre 2016, le président du PARENA à notre confrère Le Monde. Et lors d’une journée d’échanges que le PARENA a organisée, le 19 février 2017, à la maison des aînés de Bamako, sur l’insécurité dans la région de Mopti et dans les cercles de Ké-Macina et Niono, dans la région de Ségou, l’une des recommandations avait été de négocier avec les chefs djihadistes locaux.

M. K. Diakité]]> </content:encoded>
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<title>Mali : Un pôle judiciaire spécialisé pour lutter contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mali-un-pole-judiciaire-specialise-pour-lutter-contre-le-terrorisme-et-la-criminalite-transnationale-organisee-3019357.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Apr 2023 06:23:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali est dans la dynamique de se conformer aux principes directeurs qui fondent la lutte contre le terrorisme. Notre pays s’est souscrit aux respects des droits de l’Homme et entend se conformer aux engagements internationaux. C’est dans cette perspective que le Gouvernement vient d’adopter des projets de texte relatifs au Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.</strong>

Cette nouvelle a été annoncée le vendredi 14 avril 2023, à l’issue du conseil des ministres. Selon le communiqué du conseil, le Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, institué auprès du Tribunal de Grande Instance de la Commune VI du District de Bamako, est compétent pour juger les infractions relatives aux violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Ces infractions portent notamment sur les violences sexuelles, les atteintes aux biens culturels, les exécutions sommaires ou autres crimes susceptibles d'être qualifiés de crimes contre l’humanité, le crime de guerre et de génocide.

La complexité des dossiers traités nécessite la mise en place des formations de jugement au sein du Pôle Judiciaire spécialisé composées de magistrats à la fois spécialisés et pleinement dédiés afin d’éviter l’enlisement des procédures et permettre le jugement des dossiers dans des délais raisonnables conformément aux principes directeurs qui fondent la lutte contre le terrorisme, le respect des droits de l’Homme et les engagements internationaux souscrits par notre pays.

Par cette réforme, le Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée sera séparé du Tribunal de Grande Instance de la Commune VI du District de Bamako. Ainsi, ce pôle judiciaire sera composé de manière suivante : d’un parquet spécialisé dirigé par un Procureur de la République chargé de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, placé sous l’autorité du Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako ; de Cabinets d’instruction spécialisés chargés d’instruire exclusivement les affaires relevant de la compétence du Pôle judiciaire spécialisé ; de Chambres correctionnelles spécialisées en matière de terrorisme et de criminalité transnationale organisée. L’on note également au sein de ce pôle une Brigade d’investigations spécialisée dite Brigade de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée et aussi d’un staff d’assistants qui sont spécialistes ou experts suivant leur domaine de compétence mis à la disposition du ministre chargé de la Justice par l’autorité compétente.

En outre, en vue de renforcer l’efficacité dans la lutte contre ce phénomène criminel, les dispositions portant sur la prescription, la garde à vue, les perquisitions, les saisies, l’audition des témoins et la détention provisoire ont été revues. La modification introduit également certaines techniques spéciales d’enquête dans le dispositif juridique.

Pour le Gouvernement, les projets de texte adoptés alignent le Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité sur les standards requis qui ont prévalu à la création d’un Pôle national économique et financier et d’un Pôle national de lutte contre la cybercriminalité à compétence nationale.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Enlèvement du Greffier en chef du tribunal de Diré : Le Syndicat libre de la Magistrature invite l’Etat à « tout mettre en œuvre pour ramener cet otage de trop à sa famille»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/enlevement-du-greffier-en-chef-du-tribunal-de-dire-le-syndicat-libre-de-la-magistrature-invite-letat-a-tout-mettre-en-oeuvre-pour-ramener-cet-otage-de-trop-a-sa-famille-3019355.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Apr 2023 06:20:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, le 17 avril 2023, le Syndicat Libre de la Magistrature (SY.LI.MA), présidé par Hady Macky Sall, dit avoir appris avec consternation, le samedi 15 avril 2023, l'enlèvement à Diré de Maître Ballan SIDIBE, Greffier en chef de la Justice de Paix à Compétence Etendue dudit cercle, par des hommes armés non identifiés. Furieux de cet état de fait, le SYLIMA invite l'Etat du Mali à « tout mettre en oeuvre pour ramener cet otage de trop à sa famille d'autant que cet incident malheureux est survenu pendant que le Greffier en chef était en mission régulière de la puissance publique dans une zone à fort risque ». Selon le syndicat des Magistrats, le Gouvernement malien « ne se soucie de la sécurisation des juridictions ainsi que des personnels judiciaires que lorsqu'il y a péril au sein du sanctuaire judiciaire ».

Le Syndicat Libre de la Magistrature (SY.LI.MA) dit avoir appris avec consternation, le samedi 15 avril 2023, l'enlèvement à Diré de Maître Ballan SIDIBE, Greffier en chef de la Justice de Paix à Compétence Etendue dudit cercle, par des hommes armés non identifiés. En cette circonstance particulièrement éprouvante, le SYLIMA exprime sa compassion au collaborateur injustement privé de sa liberté et rassure les proches et parents de l'intéressé ainsi que l'ensemble des Greffiers et Secrétaires de Greffes et Parquets du Mali de sa fraternelle solidarité.

« Le SYLIMA regrette profondément l'attitude du Gouvernement malien qui ne se soucie de la sécurisation des juridictions ainsi que des personnels judiciaires que lorsqu'il y a péril au sein du sanctuaire judiciaire. Il en appelle au respect de la parole donnée par l'Etat du Mali qu'il engage, par ailleurs, à tout mettre en œuvre pour ramener cet otage de trop à sa famille d'autant que cet incident malheureux est survenu pendant que le Greffier en chef était en mission régulière de la puissance publique dans une zone à fort risque », révèle le communiqué du SYLIMA.

Tout en espérant retrouver Maître Ballan SIDIBE sain, sauf et surtout dans les meilleurs délais, le SYLIMA condamne fermement la violence sous quelque forme que ce soit, et réaffirme sa solidarité au Syndicat National des Greffiers et Secrétaires de Greffes et Parquets du Mali (SYNAG), son fidèle et traditionnel partenaire.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Eviter les erreurs du passé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/eviter-les-erreurs-du-passe-3019353.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Apr 2023 06:18:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali traverse sa quatrième transition depuis son accession à l’indépendance nationale le 22 Septembre 1960, dont trois depuis le 26 mars 1991, date qui marque le début de la démocratie multipartite.</strong>

Après avoir renversé le régime de la première République dirigé par le président Modibo Kéita, le 19 novembre 1968, il fallut au régime militaire instauré par le Comité militaire de libération nationale (CMLN), six années pour faire adopter une nouvelle constitution, le 2 Juin 1974. Ce fut la transition la plus longue (jusque-là) de l’histoire politique du Mali.

La deuxième transition était celle hybride, militaro-civile, dirigée par le héros du 26 mars 1991, Amadou Toumani Touré (ATT). Elle a duré quelque 14 mois. La transition ouverte le 22 mars 2012 après le renversement du président ATT, a pris fin avec l’investiture du président IBK, le 19 septembre 2013, soit après 18 mois de transition.

Le Mali traverse actuellement sa quatrième transition politique, et la troisième de l’ère démocratique. Comment éviter un éternel recommencement ? Il importe de nous hâter lentement, de prendre le temps d’apporter les bonnes réponses aux questionnements ; les solutions structurelles, holistiques aux malaises politique et social.

Comment abandonner ce cycle vertigineux du retour à la case départ et d’anéantissement de l’espoir des Maliens à un mieux-être social ? Autrement dit comment trouver la potion magique pour faire profiter au plus grand nombre les ressources nationales, et faire rendre gorge aux sangsues qui sacrifient l’intérêt général sur l’autel de leurs positionnements et intérêts personnels ?

Il faut au préalable mettre fin, bannir, sanctionner le nombrilisme à tous les niveaux, chez les acteurs politiques, économiques et de la société civile ; passer au scanner ces acteurs sans lesquels le Mali ne se fera pas, pour traiter ceux d’entre eux qui souffrent de narcissisme et d’égocentrisme.

En faisant des élections une simple question de formalité, un colmatage pour plaire, satisfaire au bon vouloir des partenaires ETRANGERS, qui veulent bien dicter leurs lois en connaissance des conséquences qu’elles engendrent, dont les échecs politiques, les acteurs nationaux complices de telles pratiques sont à la manœuvre pour couvrir leurs propres lacunes. Sachant que pour accéder aux postes de décisions, la manipulation politique et les élections truquées ont constitué pour certains une courte échelle. Mal élus, ils nomment mal et pilotent à vue, avec la mal gouvernance et la faillite garanties à l’arrivée. Nous ne voulons plus jamais ça ! Le peuple a compris et est prêt à en payer le prix. Celui qui n’en croit rien est libre de l’apprendre à ses dépens. A bon entendeur… !

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Education nationale : Le chef de l’UE, Bart Ouvry, reçu par Sidibé Dédéou Ousmane</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/education-nationale-le-chef-de-lue-bart-ouvry-recu-par-sidibe-dedeou-ousmane-3019169.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Apr 2023 06:04:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Ministre de l’éducation nationale, Sidibé Dédéou Ousmane, a reçu, le mardi 11 avril 2023, son excellence l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Mali, Bart Oubry. Les deux personnalités, entourés de leurs proches collaborateurs, selon le communiqué dudit département, ont discuté du partenariat pour assurer une pérennité dans les actions, notamment dans le secteur éducatif. Il a été aussi question entre les responsables, des préoccupations, mais surtout de l’accompagnement de l’institution européenne. Les échanges ont aussi porté sur l’éducation de base, une des problématiques de l’heure, la construction d’infrastructures, la formation des enseignants ou encore l’alimentation scolaire. Selon le Ministre Dédéou Ousmane, le bilan entre les deux partenaires est reluisant même si l’heure n’est pas au bilan. Par ailleurs, elle a noté que la volonté politique y est, et a appelé à renforcer la coopération afin d’assurer un environnement sain, sécurisé et inclusif pour les élèves.

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</item>

<item>
<title>La démocratie, une arme apparemment morne au service du rapprochement des peuples maliens.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-democratie-une-arme-apparemment-morne-au-service-du-rapprochement-des-peuples-maliens-3019167.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Apr 2023 06:00:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract"><strong>La classe politique malienne entre privation de son sport favori, une bataille au pouvoir et à l’argent à travers la manipulation de l’opinion publique.</strong></p>
L’accès au rôle de décideur dans un pays est une phase très cruciale dans la vie d’une nation. En Afrique, il résulte aussi souvent de l’apport d’une horde conviction de la population.  La partialité qu’incarne son évolution par les sombres révolutions n’eut permis de repartir d’une définition d’agrégats loin de notre propre compréhension du lexique grec.  Hélas, l’homme politique est émotionnellement tombé dans cette propension délibérée  de la démocratie à l’occidental afin de pouvoir imposer à suffisance une réfraction de pensée autour de la question du bon citoyen. Il était donc mieux, dans cette démocratie politique, de pousser la misère, la désolation, mais extorquer leur de l’argent. Ce qui prête à penser qu’une relecture sans tâche devrait permettre à l’utilisation indépendante.  L’Occident n’avait pas de leçon à  donner à l’Afrique, autant qu’une politique pour gérer le Mali. La démocratie à la française serait une glèbe dure pour la table à bonbon et les cigarettes du marché de la ville.

Elle se manifeste par l’expression des voix, notamment par les urnes. En un sens, ce qui signifiait pour l’historien anglais contemporain Moses I FINLEY, une démocratie de participation directe des citoyens aux charges politiques.  Toutefois, ce dénouement, plutôt tacite qu’expresse, au regard de la disposition politique, ressemble au mirage d’une démocratie imagée, véhiculée par les médias. Au Mali, le caractère démocratique déchaine les croyances par son exercice. Il ne s’explique peut-être pas par une scène cocasse, mais par un défilé d’ignorance auquel se côtoie le maquillage excessif. Un  cheminement court ressort, dès lors, cette civilité à un boui-boui.

C’est donc, autour de la notion de démocratie, entendue chez GUY ROSSATANGA RIGNAULT, Université Oumar Bongo, comme « <em>le régime politique qui devrait s’entendre comme le règne de la plus grande liberté qu’une société peut réaliser à un moment donné en garantissant la meilleure égalité entre ses membres sur le double fondement de droits et d’obligations partagées et d’un pouvoir dont la légitimité s’analyse autant par ses fondements que par ses résultats</em> », que nous entendons analyser sa manifestation par rapport à un peuple identifié à la populace. C’est ce peuple-là que JONATHAN SWIFT, cité par JACQUES BAGUENARD, dans sa mise au point sur la démocratie « une utopie courtisée », juge-t-il : « …d’ignorant, simple, grossier, et faible. »  P.38. Selon Baguenard, le peuple est, selon l’académie française, « <em>un ensemble d’hommes vivant en société, habitant un territoire défini et ayant en commun un certain nombre de coutumes, d’institutions</em> ».

A la rédaction de cette communication « démocratie au Mali », on se confronte volontiers à quelques questions, selon qu’elle est  examinée dans la perspective d’un système politique incapable d’assurer un équilibre satisfaisant. Ainsi, pouvons-nous poser les questions suivantes : la démocratie est-elle une politique sociale d’opinion ? Peut-on réaliser les principes démocratiques dans les formes de vie du peuple malien ? Quels avantages savourons-nous de cette expérimentation démocratique dans une société faible ? Ma communication sera articulée autour de trois points. Le premier point fait ressortir l’enjeu politique comme un véritable marché d’opinion. Le deuxième tourne autour de l’usage de la démocratie dans les formes de vie des peuples maliens. Le dernier point propose les moyens de gouverner une société faiblement éduquée. Ma conclusion livre une solution miracle aux maux mentaux de la démocratie contemporaine, pour favoriser le caractère délibératif de la démocratie malienne.

<strong><em>Qu’advient socialement l’opinion des pauvres dans cette démocratie ?</em></strong>

Parler de la démocratie dans une posture politique au Mali est en soi un rêve monstrueux dont la réalisation semble décidément dépasser la fiction. La démocratie ligue l’interrogation  d’une capacité que son organisation, par rapport au modèle d’utilisation, laisse à découvrir. Elle y serait  manipulée. C’est dommage qu’elle ne soit un agent à la fatalité qui ne s’y promeut pas à la classe populaire, le droit d’en recréer.  Face à cette circonstance coriace, la démocratie Malienne, de ceux véhiculés gageurs,  reste furieuse, pour n’avoir pu œuvrer à masquer le pouvoir politique vigoureusement conduit par l’insu. Cela remettrait d’ailleurs en cause la part vraie, pour peu que l’on se souvienne, de Rose-Marie Lamy dans « <em>repenser la démocratie </em>», un exercice dont le pouvoir effectif se trouve en conséquence dans la nécessité de dissimuler l’usage qu’ils en font de le conserver. La démocratie dans cet usage de fille d’une liberté à grandeur sociale, ne serait-ce que le crédo jadis auquel se jouera le destin de l’humanité. C’est pourquoi Jean-François Bayard montre de la façon la plus vraisemblable, cette crédibilité de la société à l’invulnérabilité de la démocratie, et cela depuis le mouvement émancipateur du XIX è siècle :  « <em>le problème de la démocratie en Afrique noire ne peut être compris qu’en termes historiques, ne serait-ce que parce qu’elle est perçue de la sorte par les africains eux-mêmes et que sa mise en œuvre effective est conditionnée, au moins en partie, par des antécédents, aussi peu encourageants soient-ils </em>».

Egalement, sans remonter fortement la démocratie à la manière d’agir de ceux qui font régner l’autorité dans la société.  C’est le développement humain presque ici lié aux valeurs et règles politiques qu’il vaudrait peut-être prévaloir pour fustiger le destin d’un Peuple.  Faut-il alors redorer le blason, s’alarme-t-il ? Car l’Homme, corrobore Rose-Marie Lamy, est : <em>«  l’être qui peut devenir maître de son histoire, assumer la responsabilité de sa vie sociale, ne point en abandonner la conduite à l’arbitraire des puissants, ni au jeu des intérêts, et des passions contradictoires, dont les hasards sont communément transmués en nécessités inéluctables par les pouvoirs de l’idéologie</em>. »

<strong><em>Quelles formes de vie  assistent donc dans cette démocratie ?</em></strong>

Puisque c’est ce peuple (activiste, mélomane, et mythomane)  qui est le seul en droit de gouverner, le pouvoir est aux mains de ceux qui parlent son nom, avançait Guy Hermet dans (l’hiver de la démocratie ou le nouveau régime). Ce point de vue met en avance la primauté au discours du peuple dans la restauration de la démocratie, car quant à lui, l’autorité à son encontre ne solderait que sur d’une politique préfigurant la démocratie. Le peuple indemne dans ce bourbier manichéiste ne mérite nullement cette disposition craintive, qui démystifie les rêves prochains d’un pays. A cet effet, Amizat  Boukari yabara sape l’élan politique des politiques africaines en ceci : <em>« l’unité et la solidarité africaines ne sont plus des rêves, elles doivent se traduire par des décisions. Unis dans un même esprit, dans un même élan, avec le même cœur, nous ferons bientôt de l’Afrique un continent réellement libre et indépendant </em>». Nul point d’appartenir unilatéralement les privilèges de cette politique, lorsqu’au sursis, l’unité est réfractaire à ce commerçant ambulant comme à ce promoteur d’école qui injectent financièrement aux décisions incohérentes. La démocratie peut se résumer impartialement à cette civilité vespérale ?

La démocratie doit rouvrir l’immersion du peuple aux organes liant les artères de son pouvoir, et dont l’expropriation dépend de la mécanisation distincte et de l’esprit aristocratique entre l’exécutif et lui. Ainsi, le régime démocratique demeure à cet égard dans cette dynamique de Hermet comme ce bon gouvernement, ce régime mixte qui bénéficie d’un consentement populaire indispensable, mais fortement tempéré par l’origine aristocratique au sens strict des meilleurs de ses dirigeants.

<strong><em>Les principes démocratiques maliens correspondent-ils aux critères du gouvernement du peuple (clair, précis, et cohérent)?</em></strong>

Les démocraties maliennes, qui font figure d’une politique longitudinale, nouèrent une particularité à travers les procédés des grands courants, de Montesquieu à voltaire.   Le repère serait bon, au regard des manières de nommer les ministres de ce pays, la courtoisie juridictionnelle dans la constitution  de la petite scénette est apparente et inopérante dans le développement d’un  Mali nouveau (Mali koura). Si le changement s’interprète par  le grossissement du gouvernement par des nouveaux recéleurs financiers, le climat d’absurdité et d’iniquité qui existe par la création d’un poste de ministre d’Etat est énergiquement un asservissement politique non démocratique qui fait souffrir le lambda malien à prétendre un développement imprécis.

Il parait difficile de voir le peuple malien dans la dynamique de comprendre l’acte démocratique, du devoir citoyen, lorsque la nature multiplexe de manifestation est foncière aux mécanismes d’un bon citoyen, tout combat s’intensifiant pour protéger la nation de l’abime des faux monnayeurs chez André Gide est pris d’un imbroglio juridique des pourvoyeurs. La  pratique, cependant, (Claire Denis 2001. 45) démontrait à ce peuple que pour faire valoir sa citoyenneté par rapport à la communauté, à la zone ou à la nation, est d’une bonne importance capitale, car bien que la citoyenneté ne garantisse le droit aux ressources, elle permet du moins de prendre part à la bataille pour les obtenir.

Paradoxalement, les formes de vie face aux principes régaliens d’un pays démocratique concluent d’avance le métarécit auquel le Mali sera démocratiquement confronté ; et cela en raison de l’heureuse consécration des leaderships, à l’adhésion populaire aux idéaux de désobéissance  générale dans les milieux des professionnels politiques. Ces remarques font ressortir un point de médiation aux relations interétatiques entre le Mali et l’Europe insoumise. Donc, la protection du régime démocratique est l’enjeu central de la vie des hommes politiques au Mali ? Certainement dans la visière de diriger, même si le management resterait figé dans sa vieille soutane de mal administration, car une bonne gestion est celle  qui garantit aussi la transparence dans l’établissement de l’égalité de droit et du  devoir de la vie d’une nation. Mais du point où la démocratie politique au Mali est couvercle de la chemisette corruption pour bien la honorer, il serait bon de dessiner l’image de la démocratie hors de ce que distinguent François Dubet et Marie Duru-Bellat « <em>ceux qui possèdent sans travailler et ceux qui travaillent sans posséder </em>».

Rappelons que dans l’objectif d’analyser ce système au Mali, chacun des deux niveaux retient sa propre vérité vis-à-vis de la normalité d’une conduite probante de changement. La remise en question entre les idolâtres de la démocratie et les citoyens n’exerçant pas la politique peut réaffirmer deux choses : soit un dépassement par la stérilité des manières de gouverner, soit leur négation de partage.

Nous serons enfin très loin de croire que la démocratie est le fruit du combat violent qui s’est fait entre ce peuple culturellement soumis au moral de la société et le pouvoir en 1991, car sans se tromper étrangement, la démocratie reste un concept iconoclaste à la clarté et à la cohérence, mais de la déraison d’une grande nuit, d’où s’investit l’imaginaire incertaine de l’irrationnelle, et à tous les niveaux professionnels du citoyen lambda malien. Décriée parmi  les régimes politiques, la démocratie, sous l’apanage d’une aristocratie européenne, demeure, dans l’ordre et comportement, destructrice des valeurs sociales. Le repaire est apparent, aussi bien que l’autoprotection dans la nouvelle constitution. Car les personnes favorables au politique extérieur créent l’anxiété sans précédent d’une justice revancharde. Cependant, elle laisse se désirer dans l’objet méritocratique en termes de progressismes de la société. Pour qu’elle n’engendre pas de difficultés, puisque c’est elle qui semble être à la réponse de la corruption gangrenée de notre système de développement (social, intellectuel, et même psychologique), la politique démocratique doit s’écarter de  son activité de profession ; cesser d’admettre que le citoyen soit le créancier social qui n’a plus grand-chose de voir avec le devoir  civique, disait Hernet Guy , intégrer le blanquisme moral dans les axes de gouvernance.

<strong>Mahamadou Lamine Diakité</strong>

<strong>Professeur d’enseignement secondaire</strong>

<strong>Étudiant au Laboratoire de recherche Lapame de l’université Norbert Zongo à Kodougou( Burkina Faso)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali relève la memoire selective de la France devant le conseil de sécurité des Nations Unies : «Les Forces françaises ont transformé une célébration de mariage en deuil national au Mali, à Bounty »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-mali-releve-la-memoire-selective-de-la-france-devant-le-conseil-de-securite-des-nations-unies-les-forces-francaises-ont-transforme-une-celebration-de-mariage-en-deuil-national-au-mali-a-bo-3019160.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Apr 2023 05:56:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A l'occasion de l'examen, par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, du Rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations Unies sur la situation au Mali, le 12 avril 2023, à New-York aux Etats Unis d’Amérique (USA), Issa KONFOUROU, ambassadeur, représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies, a prononcé un discours dans lequel il charge la France. « L'Ambassadeur de France se rappellera que dans le rapport de la Commission d'Enquête internationale sur le Mali, plusieurs paragraphes sont consacrés aux violations des droits de l'Homme sur les populations maliennes par les Forces françaises. J'aurais aimé que l'Ambassadeur de France, s'il n'avait pas la mémoire sélective, dise à ce Conseil, qu'en janvier 2021, les Forces françaises ont transformé une célébration de mariage en deuil national au Mali, à Bounty », a souligné Issa KONFOUROU. Selon le représentant de la France, M. DE RIVIÈRE, les premiers rapports de l’ONU sur cet incident étaient « malheureusement inexacts et infondés ».

Dans son discours, le représentant du Mali auprès de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Issa KONFOUROU, a fait savoir que le Gouvernement s'emploie à réduire les violations des droits de l'Homme qui sont perpétrées essentiellement par les groupes armés terroristes. A cet égard, dit-il, le dispositif institutionnel a franchi une étape cruciale, avec la création, le 1er février 2023, de la Direction nationale des droits de l'Homme qui est, entre autres, chargée de coordonner les politiques publiques des droits de l'Homme et de veiller à la mise en place des mesures de prévention des violations et abus des droits de l'Homme. Il a indiqué que le Gouvernement travaille à lutter contre l'impunité, comme en atteste la condamnation, par la Cour d'assises de Bamako, le 24 janvier dernier, d'une personne reconnue coupable d'une attaque ayant coûté la vie à 5 Casques bleus et une personne civile, le 22 janvier 2019. Il a rassuré que le Gouvernement continuera d'œuvrer inlassablement pour la protection et la promotion des droits de l'Homme ainsi que le respect du droit international humanitaire sur le territoire malien. Cependant, ajoute-t-il, le Mali se dressera avec la même énergie contre toute utilisation de la question à des fins politiques ou de déstabilisation. « Vous avez entendu tout à l'heure l'Ambassadeur de France parler avec détermination de la situation des droits de l'Homme au Mali. Je voudrais vous dire qu'il a eu une mémoire sélective, lorsqu'il a parlé spécifiquement du cas de Moura. L'Ambassadeur de France se rappellera que dans le rapport de la Commission d'Enquête internationale sur le Mali, plusieurs paragraphes sont consacrés aux violations des droits de l'Homme sur les populations maliennes par les Forces françaises. J'aurais aimé qu'il ait la même détermination à évoquer cela. Deuxièmement, j'aurais aimé que l'Ambassadeur de France, s'il n'avait pas la mémoire sélective, dise à ce Conseil, qu'en janvier 2021, les Forces françaises ont transformé une célébration de mariage en deuil national au Mali, à Bounty. J'aurais bien aimé, s'il n'avait pas la mémoire sélective, qu'il dise à ce Conseil les efforts qu'ils ont faits pour donner suite aux deux rapports qui ont été publiés, pour ne prendre que ces deux exemples », a déclaré Issa KONFOUROU. Avant de régler ses comptes avec l’Equateur. « J'ai entendu autour de cette table plusieurs interpellations, y compris de mon voisin de l'Equateur. Je voudrais dire ceci : le Mali a très peu de leçons, sinon pas du tout de leçons à recevoir d'un pays qui est également interpellé par rapport aux violations des droits de l'Homme. La liberté d'expression, la liberté de se réunir, les persécutions contre les journalistes, les persécutions contre les procureurs et les juges sont monnaie courante dans votre pays. N'ayons pas la mémoire sélective concernant les droits de l'Homme, ils sont valables pour nous tous. Je voudrais rassurer que nous restons déterminés à travailler avec vous à l'amélioration de la situation des droits de l'Homme, mais nous sommes opposés à la politisation et à la stigmatisation concernant cette question spécifique », a-t-il dit. Par ailleurs, il a attiré l’attention du Conseil de sécurité sur la requête faite par le Mali. « Le Gouvernement du Mali, par lettre en date du 1er mars 2023, a expressément demandé le changement de porte-plume sur tout dossier concernant le Mali devant le Conseil de sécurité, en raison de nombreux faits, documentés, dont la France s'est rendue coupable vis-à-vis de mon pays. Je sais pouvoir compter sur la sagesse du Conseil de sécurité pour donner une suite aux attentes du Mali et faciliter ainsi notre engagement, notamment lors des négociations sur le renouvellement du mandat de la MINUSMA, qui débuteront prochainement », a conclu Issa KONFOUROU.

Pour sa part, le représentant de la France, M. DE RIVIÈRE, a dit ne pas avoir l’intention de polémiquer avec son homologue du Mali, précisant toutefois que « tout ce qui est excessif est insignifiant ». Or, a-t-il dit, les propos tenus par le représentant malien à l’égard de la France sont « excessifs et donc insignifiants ». La France, a-t-il rappelé, est intervenue au Mali à la demande des autorités maliennes en 2013, alors que le pays faisait face à une offensive d’Al-Qaida, dont les forces progressaient vers la capitale et auraient pris le contrôle intégral du pays « à 48 heures près ». Il a ajouté qu’au début de 2013, « qu’on le veuille ou non », c’est l’armée française qui a sauvé l’indépendance du Mali. « Faute de l’intervention française, le pays serait tombé aux mains de ce groupe terroriste », a souligné le délégué, avant de rappeler que 50 soldats français sont tombés « pour la défense de l’intégrité, de la souveraineté et de la paix du Mali ». Quant aux faits évoqués par le représentant du Mali, il les a qualifiés d’inexacts, notamment ceux relatifs à un mariage dans le village de Bounty. Selon le représentant de la France, les premiers rapports de l’ONU sur cet incident étaient « malheureusement inexacts et infondés ». « Basons-nous sur des faits et attendons patiemment que le rapport de Moura sorte », a souligné le délégué, assurant que la France continuera à aider le Mali et sa population, qui souffrent et ont « probablement » besoin de démocratie.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<title>Que le propriétaire cesse d’être le spectateur afin que s’arrête le festival des brigands</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/que-le-proprietaire-cesse-detre-le-spectateur-afin-que-sarrete-le-festival-des-brigands-3018665.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 06:39:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mercredi 5 avril 2023, des avions de chasse, nouvellement acquis par l’armée malienne, survolent, à basse altitude, plusieurs localités du Nord du pays dont Kidal. Et la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) s’en offusque et crie à la provocation comme si ces espaces n’étaient pas maliens. Pour la CMA, ce passage des avions de chasse des FAMa à basse altitude est provocateur.</strong>

Mieux, les avions on survolé les positions de la CMA à Ber, Amassine, Anafis et Kidal à des attitudes «délibérément provocatrices», selon la CMA. C’est «une violation patente du cessez-le-feu du 23 mai 2014», selon un communiqué de la CMA, le 5 Avril 2023.

On peut croire que l’habitude de subordination du Mali par la France, pour survoler son propre espace malien, s’était déjà institutionnalisée par une pratique bien huilée, au point que certains ont cru que cette posture était normale.

Depuis le 6 Avril 2012 où le MNLA proclamait unilatéralement une indépendance de la CMA, en réalité fantomatique, les groupes armés rassemblés en coordination (CMA), malgré la signature d’un accord de paix en 2015, ont continué de célébrer cette date à Kidal, en y mobilisant des femmes et des enfants pour des défilés et en y organisant des parades militaires avec des colonnes de véhicules de terrain surmontés d’armes lourdes. Une démonstrations des forces armées, comme le ferait un Etat indépendant. Malgré la signature de l’accord de paix en 2015, entre le gouvernement et les groupes armés, la CMA a continué ces manifestations, sans jamais penser qu’elles constituaient une violation du cessez-le-feu, signé le 23 mai 2014.

Le cessez-le-feu cité ci-dessus est intervenu après l’échec du Premier ministre chef de guerre Moussa Mara, à reprendre Kidal aux groupes armés dont le lien avec les groupes djihadistes n’est qu’un secret de polichinelle, «renseignés et ravitaillés par la France», selon le gouvernent malien. La France n’a jamais daigné apporter la contradiction au gouvernement malien qui l’a défiée à la tribune des Nations-Unies en demandant, sans jamais l’obtenir, une séance pour exposer les preuves de ses allégations qui mettent la France d’Emmanuel Macron sur le banc des accusés.

Le défi de retrouver Kidal dans son giron, depuis la tentative ratée de Moussa Mara, est resté une épine dans le pied des Maliens, d’autant que le Président de la Transition au Mali, Assimi Goïta est un militaire recalé aux portes de Kidal sous menace de l’armée française Serval. Ce jour là, celui qui préside aujourd’hui aux destinées du Mali et qui est bardé de faits de guerre, a pleuré à chaudes larmes, comme un enfant à qui on retire son jouet. Le réveil a été brutal pour les Maliens qui n’ont eu d’autre choix que d’ouvrir les yeux aux chandelles bouleversantes de la réalité. Une réalité pondue par Serval aux porte de Kidal et qui finit par rattraper la France d’Emmanuel Macron, sa diplomatie et l’opération Barkhane partout dans le Sahel. Les têtards éclos de la réalité de l’intervention française au Mali escaladent l’Adrar et se rependent dans le reste du Sahel à partir du centre malien, le Burkina Faso, le Tchad, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Cameroun, l’Algérie et inévitablement le Niger de Mohamed Bazoum qui, désavoué par l’occident, finira dans l’étau entre celui-ci et son propre armée.

Comme l’armée burkinabé, celle du Niger a appris et sait désormais ce que veut dire terrorisme dans le Sahel, et ce que visent les soi-disant djihadistes; ainsi que la géostratégie qui les soutend: semer et vendre l’insécurité, la guerre à l’intérieur des Etats et dans le Sahel, le chaos, le dépeuplement du Sahel, pour s’accaparer des ressources en quantité et en qualité. Pour arriver à leur fin, les prédateurs entretiennent la robotisation des dirigeants africains du Sahel, qui se transforment en marionnettes pour sacrifier les intérêts de leur peuple au Mali, au Niger, au Burkina Faso, au Tchad. La caricature est pareille au producteur de manioc, de bananes ou de maïs, qu’on contraint à laisser ses champs libres à des singes qui viennent en imposteurs, dévaster son champ prometteur. C’est prendre et confisquer les ressources léguées par les ancêtres et dont on a le devoir de transmettre à ses enfants. Accepter un tel projet pour le sahel, c’est aussi accepter de se réduire en spectateur du ruine de sa personnalité de digne Africain du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad. Suivant la caricature ci-dessus proposée, c’est accepter en tant que propriétaire légitime du champ, de se laisser interpeller par un singe, qui demande des comptes.

Ainsi, se repend une politique permissive dans la société internationale, comme au niveau interne dans le jeu entre administration et administrés, gouvernants et gouvernés, et même entre individus, entre villages, zones et régions. À l’échelle internationale, ce déséquilibre se constate entre Etats qui ont pourtant le même statut devant le droit international.

Si le singe (intrépide dévastateur des récoltes en milieu bamanan) apostrophe le propriétaire du champ, c’est qu’il y a une situation permissive, qui fait du propriétaire un spectateur ; c’est le règne des brigands. La situation ainsi décrite est bien connue des Maliens depuis la première République où le père de l’indépendance Modibo Kéita s’est ainsi exprimé : «Quand les propriétaires deviennent les spectateurs, c’est le festival des brigands».

La formule imagée trouve, hier comme aujourd’hui, sa parfaite illustration dans la gouvernance de notre pays, à différents niveaux. L’imposture des uns et la démission des autres ont fait le lit à des situations permissives : le fonctionnaire qui devient milliardaire, l’opérateur économique adossé au haut responsable politique, administratif ou militaire, qui s’octroient des subventions de l’Etat pour les monnayer à leurs seuls profits et au détriment des populations du Mali ; le leader politique qui use et abuse des missions constitutionnelles du parti pour placer aux postes de responsabilité ses sbires sans compétence pour les ‘’récompenser’’ (de quelle besogne?) au détriment de la stabilité sécuritaire et économique de l’Etat malien.

L’épidémie des impostures proliférant à tous les niveaux, des groupes ethniques ou communautaires se revendiquent des régions entières au détriment de l’unité nationale, de la cohésion sociale et de la stabilité de l’Etat. Au point qu’on peut se poser la question, à savoir entre les imposteurs à la petite semaine dans l’administration et les citoyens, qui sont au service de qui ?

Si on arrive à se poser une telle question, c’est qu’il y a une confusion des rôles, une maldonne, une méprise pour les populations dont les autorités élues ne devraient être que des serviteurs. Si cela était compris, il n’y aurait pas de fraude électorale qui est la pire des crimes ; on éviterait d’éventuelles revendications irrédentistes chez les senoufos au sud de Sikasso ; des touaregs de Kidal et des peuls du Macina déposeraient les armes. Le gène de la révolte réside dans la mal gouvernance et l’imposture des dirigeants fraudeurs et corrompus sans vergogne, et qui s’enorgueillissent maladroitement ! Il convient de rétablir l’ordre, de couper le nœud gordien de l’imposture politique ; que le propriétaire cesse d’être le spectateur afin que s’arrête le festival des brigands.

B. Daou]]> </content:encoded>
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<title>Secteur énergétique : La BOAD accorde un prêt de 45 milliards de Francs CFA au Gouvernement du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/secteur-energetique-la-boad-accorde-un-pret-de-45-milliards-de-francs-cfa-au-gouvernement-du-mali-3018660.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 06:36:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Conseil des Ministres du mercredi 05 avril 2023 a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt signé à Lomé, le 30 mars 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement pour le financement partiel du Programme d’apurement de la dette des fournisseurs stratégiques de la Société Energie du Mali EDM-SA. D’après le communiqué du conseil, le Gouvernement a initié le Programme d’apurement de la dette des fournisseurs d’énergie et de combustible de la société Energie du Mali, en vue de parer au risque de rupture de la fourniture d’électricité et d’assurer un approvisionnement correct en énergie électrique, facteur important de la croissance économique et du développement social. Par cet Accord de prêt, la Banque Ouest Africaine de Développement appuie les efforts du Gouvernement du Mali visant à promouvoir le secteur de l’Energie, en mettant à sa disposition un prêt d’un montant maximum en principal de 45 milliards de Francs CFA dont une tranche concessionnelle de 25 milliards de Francs CFA et une tranche marchande de 20 milliards de Francs CFA. La réalisation du programme, objet du présent financement, permettra, selon le Gouvernement, d’assurer la continuité de la fourniture d’électricité aux populations maliennes et de soutenir le développement économique et social du pays.

<strong>*Promotion du Développement Industriel Inclusif : L’Etat Malien reste engagé à la restructuration et à la Mise à Niveau des Entreprises</strong>

Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a pris acte d’une Communication relative au document du Programme de Restructuration et de Mise à Niveau des Entreprises « Phase de Relance II 2023-2025 ». Dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique de Développement Industriel du Mali et de la Politique Industrielle Commune, le Gouvernement et la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine ont formulé, depuis 2005, des Programmes de Restructuration et de Mise à Niveau des Entreprises Industrielles. Ces programmes ont été mis en œuvre en plusieurs phases, notamment la Phase Pilote, la Phase de déploiement et la Phase de relance 2017-2019. L’objectif de ces différents programmes est d’assurer un appui conseil aux entreprises, aux structures d’appui/conseil à l’industrie, d’améliorer les performances économiques et techniques des entreprises industrielles, de contribuer à la création d’emplois et à la protection de l’environnement à travers les études diagnostiques stratégiques globales des entreprises.

De l’analyse du Gouvernement, la mise en œuvre de ces programmes a permis, d’obtenir plusieurs résultats tangibles. D’une part, l’on retient la mise en place du cadre institutionnel et le fonctionnement régulier des organes de gestion; l’adhésion volontaire aux Programmes de 75 entreprises implantées dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Tombouctou et Gao, ainsi que dans le District de Bamako ; la réalisation des pré-diagnostics de 51 entreprises industrielles et des études diagnostiques de 35 entreprises. D’autre part, l’on note aussi la réalisation de l’ensemble des actions immatérielles de 16 entreprises industrielles ; le suivi de la mise en œuvre des investissements matériels au sein de 35 entreprises industrielles ; la formation aux techniques et méthodologies de restructuration et de mise à niveau de 112 consultants nationaux et d’une vingtaine de cadres de l’Administration et la formation des chefs et responsables de six (06) entreprises au management et à la gouvernance d’entreprises.

Le Programme de Restructuration et de Mise à Niveau des Entreprises Phase de Relance II 2023-2025 est formulé dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’évaluation de la Phase de Relance 2017-2019. Il s’inscrit dans la logique de promouvoir un développement industriel inclusif, de promouvoir une industrialisation durable et d’encourager l’innovation, conformément aux orientations du Cadre stratégique pour la Relance Economique et le Développement Durable 2019-2023. Le renforcement des capacités institutionnelles, la restructuration et la mise à niveau des entreprises industrielles et le renforcement des capacités des services d’appui et de conseil à l’industrie sont entre autres les composantes du Programme. Le financement de sa mise en œuvre est assuré par l’Etat, le secteur privé et les partenaires.

<strong>*Faculté des Lettres, des Langues et des Sciences du Langage : Les inscriptions frauduleuses engendrent un manque à gagner de plusieurs millions de francs CFA</strong>

A l’occasion du conseil des ministres, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le conseil du contrôle des inscriptions dans les Institutions d’Enseignement supérieur. L’accès aux Universités, Grandes écoles et Instituts est conditionné à l’examen d’un dossier, à l’admission à un test d’entrée le cas échéant, et au paiement de frais d’inscription auprès du Service de Scolarité contre une quittance du Trésor public.

Il a été constaté qu’à la Faculté des Lettres, des Langues et des Sciences du Langage de l’université des Lettres et des Sciences Humaines que certains étudiants n’ont pas été inscrits selon ces procédures. Suite à de nombreuses anomalies constatées sur les listes des étudiants remises aux Chefs de Départements d’Etudes et de Recherche, le décanat a mis en place une Commission de Vérification et d’actualisation des listes issues des inscriptions. Le travail de cette commission de  vérification a permis de déceler que sur 12 655 étudiants enregistrés, seuls 7 527 avaient un dossier physique auprès du Service de la Scolarité. 5 128 étudiants considérés inscrits sur les listes n’ont pas versé leurs frais d’inscription à la comptabilité de la faculté. De plus, le contrôle a révélé que des candidats libres ou des professionnels, devant payer 50 mille francs CFA pour leur inscription, ne s’acquittaient que des mêmes frais que les étudiants réguliers, soit 5 mille francs CFA. Le manque à gagner pour l’Université est estimé à plusieurs millions de francs CFA. Le ministre en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a rassuré le conseil qu’une plainte a été déposée contre les auteurs présumés. A la suite, il a été instruit à l’ensemble des Institutions d’enseignement supérieur de procéder à une vérification des procédures d’inscription des étudiants et de faire parvenir un rapport dans un délai d’un mois. Fortement engagé pour lutter contre cette pratique, le Gouvernement rassure que toute la lumière sera faite et que les dispositions seront prises pour sanctionner les éventuels coupables.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Carte d’identité nationale biométrique : Plus de 1 500 000 cartes disponibles bientôt distribuées</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/carte-didentite-nationale-biometrique-plus-de-1-500-000-cartes-disponibles-bientot-distribuees-3018658.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 06:35:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministère de la sécurité et de la protection civile veut réellement donner aux Maliens une base de données fiable pour les scrutins programmés. Il s’active pour que les cartes biométriques produites soient distribuées bientôt. Il s’emploie également pour que les équipes de correction soient multipliées, disponibles dans les coins et recoins du pays pour que les élections futures ne souffrent d’aucune carence notoire. A ce jour, selon nos informations, plus de 1 500 000 cartes d’identité nationale biométriques sont tirées et seront distribuées bientôt.</strong>

La carte d’identité nationale biométrique vaut les cartes d’identité nationale, consulaire, d’électeur, mais aussi la carte NINA. Elle peut aussi servir de document de voyage à la place du passeport dans l’espace CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Vu son importance, les autorités de la transition mettent tout en œuvre pour la production de cette carte. Malgré les avancées enregistrées dans la validation, force est de constater que les populations ont souffert pour obtenir la mise à jour de leurs cartes NINA afin d’avoir cette carte biométrique.

En termes de progrès, la distribution des cartes, selon nos informations, pourrait commencer bientôt. «La société de confection marche 24/24 ; elle produit 60 000 cartes par jour et déjà 1 500 000 cartes d’identité nationale biométriques sont disponibles et seront distribuées la semaine prochaine», confie une source proche du dossier. Selon la commission nationale, les remises vont se poursuivre de même que la production et la distribution de la carte. Au niveau de la commission nationale, on apprend aussi que la formation des agents pour la distribution des cartes est en cours. «Celle des agents de remise est en cours et plus de 100 agents seront formés d’ici à la fin de la semaine prochaine où la distribution à grande échelle doit commencer», a confié notre interlocuteur.

<strong>Les nouvelles dispositions prises</strong>

Pour faire face aux difficultés, apprend-on, au même moment, les opérations de mise à jour des données NINA vont se poursuivre pour ceux qui n’ont pas encore fait cette étape. «Le ministre de la sécurité et de la protection vient de changer de fusil d’épaule au sujet de la mise à jour de la carte biométrique. Il a décidé de multiplier les lieux de mise à jour, envisageant même de faire recours aux jeunes pour faire des équipes mobiles», a déclaré notre interlocuteur. Comme le RAVEC de 2009, précise-t-il, de nombreux recenseurs devront passer par quartier, par village pour faciliter le travail. «Le ministre de la sécurité est en train de rectifier le tir, puisque dans un futur proche, les équipes de recensement se déploieront partout à Bamako, dans les régions, villages et fractions pour rencontrer les citoyens pour réellement donner aux Maliens une base de données fiables pour les scrutins programmés. C’est pourquoi il met tout en œuvre pour que les équipes de correction soient disponibles dans de nombreux endroits», a fait savoir notre interlocuteur. Et de poursuivre : «Ce ne sont pas les commissariats, les gendarmeries, les postes de police et les mairies qui suffiront. D’autant que les Maliens ne sont pas tous à proximité de ces lieux de travail où sont installées les équipes de correction».

Selon notre source, le ministre s’attaque aussi à des aspects techniques, puisque rien n’avait été fait pour faciliter les corrections dans les centres où l’on dénonce la lenteur et la lourdeur administrative habituelle. «Il apporte également un début de réponse aux gens se posant des questions sur l’enrôlement des nouveaux majeurs et des Maliens qui n’ont pas fait le RAVEC», a-t-on appris.

Le Mali étant un pays vaste avec des difficultés de sécurité, le ministre de la sécurité s’était montré vite et confiant en communiquant sur la date butoir de la correction des données qui était fixée à fin mars 2023. Beaucoup d’observateurs ont signalé le fait que l’essentiel des centres de correction soit mis dans la capitale et les grandes villes.

<strong>Hadama B. FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet de nouvelle constitution : Le FSD satisfait de la prise en compte de l’essentiel de ses préoccupations.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/projet-de-nouvelle-constitution-le-fsd-satisfait-de-la-prise-en-compte-de-lessentiel-de-ses-preoccupations-3018655.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 06:31:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD) se dit résolument déterminé à accompagner le processus de réformes jusqu’à son aboutissement. Ses membres ont ainsi organisé une conférence de presse, le samedi 8 avril 2023, au siège du front, à Badalabougou. Une déclaration a été faite à l’occasion par le vice-président du front, non moins président du parti URD, Pr. Salikou Sanogo. Il ressort de cette déclaration que le FSD est satisfait de la prise en compte de l’essentiel de ses préoccupations dans la nouvelle constitution.

Aux dires du vice-président, le FSD, après analyse du projet de la nouvelle constitution, constate avec satisfaction la prise en compte de l’essentiel de ses préoccupations. Ainsi, il a rappelé que l’URD, membre du FSD, déjà en 2018, sous le leadership de Feu l’honorable Soumaila Cissé, s’est inscrite dans une logique de réformes profondes institutionnelles, électorales et administratives.

A l’en croire, le FSD s’est principalement inspiré des propositions faites par l’URD. Selon lui, ces propositions de réformes ont fait l’objet de discussions avec de nombreux acteurs politiques et ont été remises à feu le Président Ibrahim Boubacar Keita en personne, et au organisateurs du Dialogue National Inclusif (DNI) pour être versées dans les débats. Il a souligné que le FSD a versé ses propositions de réformes électorales aux travaux des Assises Nationales de la Refondation (ANR) et que des partis membres ont porté ces mêmes propositions à la commission Loi du Conseil National de la Transition (CNT) lors des discussions sur le projet de la loi électorale. Par ailleurs, il a expliqué que les principales propositions en lien avec les réformes constitutionnelle et institutionnelle, transmises à la Commission d’élaboration de la nouvelle constitution, sont entre autres : adopter une nouvelle constitution pour passer à une 4ème république ; exiger la déclaration de bien des candidats lors du dépôt de candidature ; prévoir dans la nouvelle constitution la possibilité de destitution du Président de la République dans certains cas avant la fin de son mandat ; créer un parlement à deux chambres : une Assemblée constituée des députés et un sénat composé des représentants des collectivités, des autorités coutumières et religieuses ; instaurer l’appel à candidature pour pourvoir les postes de responsabilité de l’État ; introduire la proportionnelle pour l’élection des députés et le principe de la suppléance en cas de transhumance ou de décès d’un député, etc.

Ainsi, pour le FSD, le projet de constitution présenté prend en compte l’essentiel des propositions ci-dessus mentionnées et rencontre l’assentiment et l’adhésion des militants et sympathisants du FSD. Pour conclure, il dira que le FSD, fidèle à ses principes de défense des intérêts supérieurs du Mali, est résolument déterminé à accompagner le processus jusqu’à son aboutissement.

Aussi, il a précisé que ces échanges qu’ils souhaitent sincères et empreints de grande courtoisie et de responsabilité, reflètent la position du FSD suite à la présentation du projet de nouvelle constitution par le Président de la transition.

Ousmane Baba Dramé]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Projet de nouvelle constitution au Mali : Le M5&#45;RFP Mali Kura invite le Président de la Transition à l&amp;apos;abandon du texte</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/projet-de-nouvelle-constitution-au-mali-le-m5-rfp-mali-kura-invite-le-president-de-la-transition-a-labandon-du-texte-3018652.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 06:23:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, le 5 avril 2023, le M5-RFP Mali Kura, présidé par l’ancien ministre, Cheick Oumar Sissoko, indique que le Projet de Constitution ne reflète pas suffisamment l'identité culturelle malienne. En outre, le M5-RFP Mali Kura évoque que le Projet de Constitution n'offre pas de garanties en termes de consolidation des acquis de la démocratie. « Le Projet de Constitution, au lieu de palier le déséquilibre des pouvoirs issu de la mauvaise pratique constitutionnelle des 30 dernières années, renforce le déséquilibre des pouvoirs au profit du Président de la République qu'il érige en Monarque. Le Projet de Constitution, déjà, divise énormément les Maliens. En conséquence, le M5-RFP Mali Kura invite le Président de la Transition à l'abandon du Projet de nouvelle Constitution », souligne le M5-RFP Mali Kura.

De la présentation de l'Avant-projet de Constitution, le 11 octobre 2022, à la présentation Projet final, le 27 février 2023 au Chef de l'Etat, le M5-RFP Mali Kura dit avoir fait preuve de retenue, en laissant le soin à ses entités respectives de communiquer, au gouvernement, leurs appréhensions et leurs propositions d'amélioration. Le M5-RFP Mali Kura dit avoir constaté avec regret que cette démarche fort constructive n'ait pas été mise à profit par le gouvernement dans la finalisation du processus d'élaboration du Projet de Constitution. « Aussi, lui revient-il de prendre date avec l'histoire, en tant qu'avant-garde de la révolte populaire qui a engendré cette Transition, en déclarant au peuple Malien sa position sur le présent Projet de nouvelle Constitution et le processus ayant conduit à son élaboration.

Apres analyse et d'intenses débats internes, le M5-RFP-Mali Kura convient que le processus d'élaboration d'une nouvelle Constitution n'a pas été respecté ; les membres de la Commission de finalisation n'ont pas été élus ni librement choisis par les forces vives qu'ils étaient censées représenter », a souligné le M5-RFP Mali Kura. Le Mouvement indique que le Projet de Constitution ne reflète pas suffisamment l'identité culturelle malienne ; « à part une allusion laconique dans son Préambule, son corps est dépourvu des mécanismes qui s'inspirent des meilleures pratiques séculaires de gouvernance de nos sociétés ante-coloniales ». Pour le M5-RFP Mali Kura, le Projet de Constitution n'offre pas de garanties en termes de consolidation des acquis de la démocratie. « Le Projet de Constitution, au lieu de palier le déséquilibre des pouvoirs issu de la mauvaise pratique constitutionnelle des 30 dernières années, renforce le déséquilibre des pouvoirs au profit du Président de la République qu'il érige en Monarque ; c’est un recul au regard de la Constitution de 1992, toujours en vigueur ; Le Projet de Constitution, déjà, divise énormément les Maliens ; il ne saurait constituer le contrat social censé garantir la poursuite de leur bonheur commun ni le ciment devant tenir les murs de leur communauté citoyenne. En conséquence, le M5-RFP-Mali Kura invite le Président de la Transition à l'abandon du Projet de nouvelle Constitution », conclut le M5-RFP Mali Kura.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tribunal de la commune IV de Bamako : Le Procureur Touré répond à Dramane Diarra et donne des détails sur les affaires « Ras Bath » et « Rose Doumbia »</title>
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<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 06:19:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Procureur de la République près le tribunal de la Commune IV de Bamako, Idrissa Hamidou Touré, a animé, le jeudi 06 avril 2023 à Bamako, une conférence de presse pour répondre au magistrat Dramane Diarra et pour donner des détails sur les affaires « Ras Bath » et « Rose Doumbia ». Selon le Procureur, le magistrat Dramane Diarra doit répondre à la convocation de l’Inspecteur en Chef des Services Judiciaires pour le respect du chef hiérarchique et pour le respect du corps de la magistrature. On se rappelle que par le passé, quelques jours avant cette conférence de presse de Touré, le Magistrat Dramane Diarra n’a pas donné une suite favorable à la convocation de l’Inspecteur en Chef des Services Judiciaires. Evoquant l’affaire « Ras Bath », il dira qu’il n’y a absolument aucune méchanceté contre Ras Bath placé sous mandat de dépôt, le 13 mars 2023 pour « simulation d’infraction », dans un premier temps, puis dans un second temps pour «Association des malfaiteurs ; offense au chef de l'Etat et diffusion des paroles contre les mœurs ». Il a fait savoir que les conditions de détention de Ras Bath ont été améliorées sur ces instructions. Selon lui, ni le régime, ni le procureur est contre Ras Bath, il n’en est absolument rien. « On respecte la liberté. Chacun peut jouir en toute tranquillité ses droits et libertés individuels et constitutionnels seulement dans les limites fixées par la même constitution », a-t-il dit. Parlant de l’Affaire « Rose Doumbia » qui est placée sous mandat de dépôt pour « offense au chef de l'Etat », il dira que la liberté d’expression est garantie. « Personne n’est emprisonnée parce qu’elle a parlé de la vie chère. Rose n’est pas arrêtée à cause de ses dénonciations de la vie chère, mais elle est en train de glisser sur un autre terrain », a souligné le Procureur Touré. Il a indiqué que le Procureur est là pour assurer la tranquillité et l’ordre publics. C’est un agent, dit-il, sur lequel l’Etat assoit son autorité.

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<title>Accord de paix : La Médiation internationale tente à nouveau de relancer le processus</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-la-mediation-internationale-tente-a-nouveau-de-relancer-le-processus-3018646.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 06:12:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Médiation internationale, dont l’Algérie est cheffe de file, a présenté aux parties maliennes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, des propositions « concrètes » visant à relancer la mise en œuvre de l’accord, a indiqué dimanche un communiqué de la médiation.</strong>

« Conformément à l’engagement pris lors de sa réunion du 13 mars », la Médiation internationale a présenté, vendredi, aux parties signataires « des propositions concrètes visant à relancer la mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger », lit-on dans le communiqué.

Selon le communiqué, « la Médiation internationale est convaincue que ces propositions, qui tiennent compte des préoccupations exprimées par les parties lors des différentes consultations menées au Mali et en Algérie, sont de nature à renouer la confiance et à favoriser le rétablissement d’un dialogue constructif, sous l’égide du Comité de suivi de l’accord présidé par l’Algérie ».

La Médiation internationale « observe avec inquiétude le regain actuel de tension entre les parties signataires ». Dans ce contexte, elle lance « un appel pressant aux parties pour qu’elles s’abstiennent de propos et d’actions susceptibles de compromettre les efforts consentis par la médiation en vue du parachèvement du processus de paix, traduisent en actes concrets leur attachement proclamé à l’accord, et placent l’intérêt de leur pays et de son peuple au-dessus de toutes autres considérations ».

La Médiation internationale réaffirme « son engagement total à continuer à accompagner les parties signataires et le peuple malien dans leur quête d’une paix, d’une stabilité et d’une réconciliation durables, dans le strict respect de l’unité, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de leur pays .»

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<title>Cardinal Jean Zerbo à l’occasion de la Fête de Pâques : « La construction du Mali Koura exige des fils et filles du Mali, un changement de mentalité et de comportement »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cardinal-jean-zerbo-a-loccasion-de-la-fete-de-paques-la-construction-du-mali-koura-exige-des-fils-et-filles-du-mali-un-changement-de-mentalite-et-de-comportement-3018643.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 06:09:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La communauté chrétienne a fêté la résurrection du Christ ou la fête de Pâques, le dimanche 9 avril 2023. A cette occasion, une veillée pascale s’est tenue à l’école de la cathédrale. Elle était placée sous le signe de la paix et de l’unité nationale. Des chants de louange et des prières ont été faits par les fidèles chrétiens pour la stabilité du Mali. Les autorités de la transition entendent traduire en réalité le Mali Koura tant chanté. Sur cette question, le Cardinal Jean Zerbo, archevêque de Bamako, a affirmé que « la construction du Mali Koura exige de chacun des fils et filles du Mali un changement de mentalité et de comportement ».

Pâques est la fête la plus importante et la plus anciennement attestée du christianisme. Elle commémore la résurrection de Jésus, que le nouveau testament situe le surlendemain de la passion, c'est-à-dire le « troisième jour ». La solennité, précédée par la semaine sainte, dernière partie du carême, commence dans la nuit qui précède le dimanche de Pâques, par la veillée pascale.

S’adressant aux fidèles chrétiens, le Cardinal Jean Zerbo, archevêque de Bamako, a déclaré : « Nous ne devenons pas chrétiens parce que nous demandons à Dieu de nous sauver. Nous devenons chrétiens parce que nous voulons justement qu’en nous sauvant, nous devons contribuer au salut des autres par la Grâce de Dieu ».

Pour le cardinal Jean Zerbo, la Pâques 2023 arrive à un moment où renaît l’espoir pour notre pays, le Mali, celui du renouveau. « Notre pays souhaite prendre un nouveau départ et nous le voulons tous. Mais sachons que la construction du Mali Koura exige de chacun des fils et filles du Mali, un changement de mentalité et de comportement. Nous devons privilégier la recherche de l’intérêt commun. Alors, Dieu saura soutenir notre volonté et nos efforts », a expliqué l’archevêque de Bamako.

Fortement attaché à la stabilité et au progrès du Mali, le Cardinal Jean Zerbo a souligné que le message essentiel de cette fête de Pâques 2023 rejoint la préoccupation de tous les Maliens aujourd’hui qui est, dit-il, de sortir du tombeau dans lequel nous sommes enfermés. « Jésus était enfermé dans son tombeau, mais il avait promis par la puissance de Dieu de ressusciter. L’aspiration de tous les Maliens aujourd’hui, c’est la résurrection du Mali. Nous, personnes d’un certain âge, c’est notre préoccupation essentielle. Nous voulons quitter ce pays quand le Seigneur va nous appeler en laissant quelque chose de propre pour nos enfants et nos petits enfants », a souhaité le Cardinal Jean Zerbo.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Justice : Le CDR exige la libération immédiate de Ras Bath et de Rose Doumbia</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice-le-cdr-exige-la-liberation-immediate-de-ras-bath-et-de-rose-doumbia-3018644.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 06:06:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les responsables du Collectif pour la Défense de la République (CDR) étaient face à la presse, le jeudi 6 avril 2023, à la Maison de la Presse du Mali (Bamako) pour exprimer leur ras-le-bol face à l’arrestation de leur guide, Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath, le 13 mars 2023 par le tribunal de la commune IV du district de Bamako. Cette conférence de presse était animée par Me Mohamed Aly Bathily, ancien ministre de la justice, avocat de Mme Sidibé Rokiatou Doumbia dite «Madame vie chère» et de Ras Bath, en présence du secrétaire administratif du CDR, Aliou Touré, des responsables des partis politiques et d’associations et d’autres personnalités. Au cours de cette conférence de presse, les responsables du CDR ont exigé la libération immédiate de Ras Bath et de Rose Doumbia. Ils comptent mener des actions d’envergures pour avoir gain de cause.

«Le constat est alarmant et très inquiétant. Le Mali tend-il à nouveau vers une dictature ? Tout porte à croire que oui. Et le Collectif pour la défense de la République (CDR) ne comprend pas l'acharnement des autorités de la Transition contre leur Guide porte-parole qui est à son 3ème arrestation. Sa première arrestation extrajudiciaire est intervenue le 21 décembre 2020 par la sécurité d'Etat et puis incarcéré à la Maison centrale d'arrêt de Bamako (MCA). Ras Bath sera ensuite arrêté en mai 2021 pour « outrage à magistrat ». Le Guide porte-parole du CDR vient d'être encore arrêté le lundi 13 mars 2023 pour « simulation d'infraction » pour avoir dénoncé haut les circonstances étranges de la mort de Soumeylou Boubèye Maïga que beaucoup murmurent plus bas. Déjà, sous mandat dépôt avant son jugement prévu pour le 13 juin prochain, Rasta est encore inculpé et placé sous mandat de dépôt par le parquet de la commune IV avec trois nouveaux chefs d'accusation », révèle le communiqué de presse du Collectif pour la défense de la République (CDR) suite à la 3ème arrestation de son Guide porte-parole Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath. Le même communiqué indique que Mme Sidibé Rokiatou Doumbia dite « Madame vie chère » séjourne actuellement à la maison d'arrêt de " Bollée" parce que tout simplement elle a dénoncé la cherté de la vie. Selon le secrétaire administratif du CDR, Aliou Touré, les arrestations comme méthode de gestion de l'Etat conduisent à l'impasse. Elles sont de nature, souligne-t-il, à alourdir d'avantage le climat politique et social du Mali en proie à une crise sans précédent de son histoire. « Que les autorités de la Transition sachent que notre Peuple ne renoncera jamais aux libertés acquises de haute lutte depuis le 26 mars 1991. La défense de la liberté, le respect de l'état de droit ainsi que les droits de la personne doivent être défendus en premier lieu par les tenants du pouvoir, car ils constituent une précaution préventive pour tous. Le CDR condamne vigoureusement ces arrestations, car les déclarations de Rasta devaient servir de piste pour enclencher une véritable enquête sur ces circonstances évoquées, tirer les conséquences judiciaires et politiques ; exprime sa solidarité à Rose et à son Guide porte-parole Ras Bath ainsi qu'à tous ceux qui ont été victimes de cette approche violente de la Transition malienne; exige la libération immédiate de Rasta et de Rose et le respect de tous leurs droits ; invite les tenants du pouvoir à prendre les mesures qui s'imposent pour faire cesser ses pratiques de terreur d'une autre époque », conclut le communiqué de presse du CDR.

Quant à Sidi Sissoko, un des conférenciers, il a souhaité la fin de l’injustice et de la vie chère au Mali. Pour le conférencier principal, Me Mohamed Ali Bathily, il a remercié Me Kassoum Tapo pour la défense de son fils Ras Bath. Selon lui, la liberté d’expression est un droit constitutionnel. Avant d’ajouter que la déclaration que Ras Bath a faite à la conférence nationale de l’Asma-CFP n’est pas une « simulation d’infraction ». En outre, il dira que le CDR auquel Ras Bath est membre n’est pas une « association de malfaiteurs ». Par ailleurs, il a invité le procureur à exhiber la preuve d’ « offense au chef de l’Etat ». Selon Me Bathily, le jour du procès, le 13 juin 2023, sera déterminant. Pour lui, il y aura des arguments solides.

Répondant aux questions des journalistes, le conférencier, Me Bathily, a fait savoir que la présomption d’innocence devrait être respectée par le procureur. A défaut d’avoir gain de cause, à savoir la libération de Ras Bath, il n’exclut pas de saisir d’autres juridictions nationales ou internationales. Quant à Aliou Touré du CDR, il a signalé que des actions d’envergures sont en vue pour obtenir la libération de Ras Bath.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<title>Chronique du Mali : A quand la fin du festival des brigands ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chronique-du-mali-a-quand-la-fin-du-festival-des-brigands-3018500.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Apr 2023 06:32:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Si le singe, connu pour être un dévastateur des récoltes, apostrophe le propriétaire du champ, c’est qu’il y a une situation permissive, qui fait du propriétaire un spectateur . C’est le règne des brigands. La situation ainsi décrite est bien connue des Maliens depuis la première République où le père de l’indépendance Modibo Kéita s’est ainsi exprimé : « Quand les propriétaires deviennent les spectateurs, c’est le festival des brigands».</strong>

La formule imagée trouve, hier comme aujourd’hui, sa parfaite illustration dans la gouvernance de notre pays, à différents niveaux. L’imposture des uns et la démission des autres ont fait le lit à des situations permissives : le fonctionnaire qui devient milliardaire, l’opérateur économique adossé au haut responsable politique, administratif ou militaire, qui s’octroient des subventions de l’Etat pour les monnayer à leurs seuls profits et au détriment des populations du Mali ; le leader politique qui use et abuse des missions constitutionnelles du parti pour placer aux postes de responsabilité ses sbires sans compétence au détriment de la stabilité sécuritaire et économique de l’Etat malien.

L’épidémie des impostures proliférant à tous les niveaux, des groupes ethniques ou communautaires se revendiquent des régions entières au détriment de l’unité nationale, de la cohésion sociale et de la stabilité de l’Etat. Au point qu’on peut se poser la question, à savoir entre les imposteurs à la petite semaine dans l’administration et les citoyens, qui sont au service de qui ? Si on arrive à se poser une telle question, c’est qu’il y a une confusion des rôles, une maldonne, une méprise pour les populations dont les autorités élues ne devraient être que des serviteurs. Si cela était compris, il n’y aurait pas de fraude électorale qui est la pire des crimes ; on éviterait les revendications irrédentistes chez les senoufos au sud de Sikasso ; les touaregs de Kidal et les peuls du Macina déposeraient les armes. Le gène de la révolte réside dans la mal gouvernance et l’imposture des dirigeants fraudeurs sans vergogne, et qui s’enorgueillissent maladroitement ! Il convient de rétablir l’ordre en coupant le nœud de l’imposture politique ; que le propriétaire cesse d’être le spectateur afin que s’arrête le festival des brigands.

B. Daou]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Disparu depuis le jeudi 06 avril dernier : Le Journaliste Aliou Touré a été retrouvé hier « sain et sauf »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/disparu-depuis-le-jeudi-06-avril-dernier-le-journaliste-aliou-toure-a-ete-retrouve-hier-sain-et-sauf-3018498.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Apr 2023 06:30:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Porté disparu depuis le jeudi 06 avril 2023, le journaliste Aliou TOURE, Directeur de Publication du journal « Le Démocrate », secrétaire administratif du Collectif pour la Défense de la République (CDR), membre de plusieurs autres associations, a été retrouvé hier, lundi 10 avril 2023, dans la soirée. L’information a été donnée par le président de la Maison de la Presse, Bandiougou DANTE, coordinateur de la cellule de crise qui avait été mise en place par diverses organisations professionnelles de médias.</strong>

« La cellule de crise a le plaisir d'informer l'opinion nationale et internationale que le journaliste Aliou TOURE, Directeur de publication du journal le DÉMOCRATE, est rentré chez lui sain et sauf. Cependant, la conférence de presse annoncée pour le mardi 11 avril 2023 à la Maison de la Presse à 10h 00 est maintenue. La cellule remercie l’ensemble des organisations professionnelles de la Presse, les journalistes et toutes les bonnes volontés pour leurs soutiens et la mobilisation générale », souligne le communiqué N°03 de la cellule de crise des organisations professionnelles de la presse. Cette cellule de crise, sous la direction de la Maison de la Presse du Mali, est composée de plusieurs organisations professionnelles de presse dont l’Union nationale des jeunes éditeurs de presse (UNAJEP), l’Union nationale des journalistes du Mali (UNAJOM), l’Association professionnelle de la presse en ligne (APPEL Mali), l’Union des radios et télévisions (URTEL), le Comité transitoire de l'association des éditeurs de presse privée (CT-ASSEP), l’Union des journalistes reporters du Mali (UJRM), le Mouvement de protection de la presse contre les violences (MPV), le Groupe patronal de la presse écrite (GPPE), le Réseau Media et Droits de l'Homme (RMDH), le Forum des responsables des médias du Mali (FORMA), l’Union de la Presse francophone (UPF Mali).

La Cellule de crise s’est réunie, hier, lundi 10 avril 2023 à la Maison de la Presse, sous la présidence de Bandiougou DANTE, Président de la Maison de la Presse et Coordinateur de la Cellule de crise. Et la cellule avait décidé de mener des actions. «La cellule de crise, après des échanges d’informations, a dégagé les actions à mener dans un bref délai pour atteindre ses objectifs à savoir: Mener des actions unitaires et concertées de l’ensemble de la Presse pour le retour sain et sauf de Aliou TOURE ; Garantir le respect de la liberté d’expression des médias et la Protection des journalistes. La Cellule de crise animera une conférence de presse le mardi 11 avril 2023 à 10 heures à la Maison de la Presse. Cette conférence sera suivie d’autres actions d’envergure.

La Cellule entreprendra toute action dans le respect des lois en vigueur en mobilisant tous les défenseurs des droits et des libertés pour l’atteinte de ses objectifs », précisait le communiqué rendu public, hier, lundi 10 avril 2023 par la Cellule. Plusieurs autres organisations comme le Syndicat national des Journalistes Reporters du Mali (SYJOR), la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), le Cadre des partis et regroupements politiques pour le retour à l'ordre constitutionnel ont tous souhaité que le journaliste Aliou TOURÉ soit retrouvé sain et sauf.

Avec cette « libération » de notre confrère Aliou Touré, ce sont tous les démocrates épris de paix, de justice et de liberté qui retrouvent la joie. La preuve, on apercevait la joie sur les visages à travers quelques images sur les réseaux sociaux hier dans la soirée (la photo de Aliou Touré avec Bandiougou Danté, Albadia Dicko et Boubacar Yalkoué).

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aly GORO : «J’appelle à la mise en œuvre des recommandations de la CVJR afin de permettre au Mali de renouer avec une paix durable »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/aly-goro-jappelle-a-la-mise-en-oeuvre-des-recommandations-de-la-cvjr-afin-de-permettre-au-mali-de-renouer-avec-une-paix-durable-3018456.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Apr 2023 06:28:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">Dans un entretien qu’il a bien voulu nous accorder, le 29 mars 2023, le chef d’antenne de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) de Bamako, Aly GORO, a invité les autorités maliennes à la mise en œuvre des recommandations de la CVJR pour la non récurrence des crises au Mali. Selon lui, à ce jour, plus de 32 000 victimes de la crise malienne ont fait leurs dépositions à l’une des antennes de la CVJR. « J’appelle de tous mes vœux à la mise en œuvre des recommandations de la CVJR afin de permettre au Mali de renouer avec une paix durable, la réconciliation et que le Mali puisse sortir de ce cycle de violence, de ces événements tragiques », a déclaré Aly GORO. Lisez !</p>
<strong>Le Républicain : Pouvez-vous nous présenter la Commission vérité justice et réconciliation?</strong>

<strong>Aly GORO :</strong>

La CVJR est un organisme public indépendant placée auprès du ministère de la Réconciliation. Elle est la pierre angulaire des mécanismes de justice transitionnelle au Mali. Elle a été créée par ordonnance N°2014003-PRM du 15 janvier 2014 à l’époque par le Président feu Ibrahim Boubacar Keïta, en lieu et place de la CDR (Commission dialogue et réconciliation). Le mandat de la CVJR couvre toutes les crises que le Mali a connues de 1960 à nos jours. Le mandat prend en compte également certaines violations qui ont été perpétrées lors de certains régimes comme les répressions des étudiants, le cas de Abdoul Karim Camara dit CABRAL. Elle prend en compte toutes les causes des conflits ayant affecté le nord du Mali. Son mandat est vraiment vaste. Sa mission est de contribuer à l’instauration d’une paix durable au Mali à travers la recherche de la vérité, la réconciliation et la consolidation de l’unité nationale et des valeurs démocratiques. La CVJR est composée de plusieurs membres issus de plusieurs associations, des faitières, des politiques, des avocats, des groupes signataires. L’objectif de la structure est de rechercher des solutions durables aux violences et aux crises. Là, il faut vraiment un travail titanesque ; renforcer l’unité nationale, réaliser la justice, la paix ; édifier l’état de droit. La CVJR a été créée en 2014, mais a commencé les activités proprement dites en 2016. Parce que de 2014 à 2016, il fallait l’installation de la direction à Koulouba, mettre en place les antennes régionales, choisir et former le personnel, établir une stratégie nationale sur laquelle la structure devait se fonder. C’est ce qui a fait que c’est en 2016 qu’elle a ouvert les portes. Elle a fait trois ans pour réaliser son mandat. Mais c’était sans compter que la crise au nord allait aussi gagner le centre voire le sud. Avec le centre, les violations des droits de l’Hommes ont été les plus graves, les plus inhumaines. C’est ce qui l’a conduite à revoir son mandat qui devait finir en principe en 2019 et il y a eu deux ans de plus. Mais, toujours est-il que la crise continue. C’est cela le côté incompréhensible. Dans l’histoire, quand on doit mettre ces genres de structures, c’est après les événements, les crises. Mais la crise continue et la commission travaille. C’est l’occasion de féliciter la structure qui a réalisé tout cela dans des conditions extrêmement difficiles.  C’est pourquoi le mandat a été revu et en décembre 2022, la CVJR a fermé ses portes.

<strong>Est-ce que les autorités prévoient une prolongation du mandat de la CVJR vu qu’il y a encore du travail à faire?</strong>

Malheureusement, cette option n’est plus possible parce que la CVJR a déjà fermé ses portes et le rapport final est presque fini et ça doit être remis aux plus hautes autorités et surtout encore qu’il y a des organismes successeurs qui ont été choisis. Donc, ces organismes doivent en principe continuer les œuvres de la CVJR, suivre les recommandations que la CVJR fera aux plus hautes autorités.

<strong>Peut-on connaître les points saillants de ce rapport ?</strong>

Le rapport est fin prêt. Maintenant, concernant les points saillants, il faut se dire que dans le rapport il y a les années des travaux que la CVJR a effectués. Il y a également les recommandations, qui sont le côté important du rapport, et les recommandations que la CVJR fera aux plus hautes autorités pour la non récurrence des crises. Ces recommandations doivent être suivies par les organismes qui sont en voie d’être mis en place.

<strong>Quels sont ces organismes ?</strong>

En principe, il y a deux organes qui doivent succéder à la CVJR. Il y a ce qu’on appelle l’Autorité de gestion des réparations (AGR). Le texte l’instituant est passé en conseil des ministres le 1<sup>er</sup> mars 2023. Il reste la nomination du directeur et les autres membres pour que le travail puisse commencer. Le second, c’est le Centre de mémoire. Il est nécessaire que le pays ait un centre de mémoire pour que les données enregistrées par la CVJR soient gardées dans un centre. Ces données pourront être des matières pour les universitaires, pour les étudiants ou pour toute autre personne éprise de connaître l’histoire de ce qui s’est passé dans ce pays pendant ces périodes difficiles. Donc, le Centre de mémoire et l’AGR vont travailler à poursuivre les recommandations de la CVJR.

<strong>C’est vrai que vous avez parlé des crises, mais qu’est-ce qui a motivé la création de la CVJR ?</strong>

Ce qui a motivé la création de la CVJR est le souci de permettre au Mali de restaurer une paix durable. De 1960 à nos jours, l’histoire du Mali a été jalonnée par plusieurs crises. Et chacune de ces crises a fait des lots de violations graves, à l’image de la crise de 2012 qui a détruit les poutres du vivre-ensemble du pays. Il y a également l’idée de renforcer l’unité nationale qui s’est effritée avec les violations graves qui se sont déroulées. Il ya aussi l’idée de réaliser la justice et la paix. Et cela passe par la recherche de la vérité sur les graves violations qui ont eu lieu au Mali lors des différentes crises de 1960 à nos jours sur l’ensemble du territoire, mais aussi la réconciliation entre les Maliens, la réconciliation entre les Maliens et l’Etat. Il y a ce fil conducteur qui souffrait beaucoup. Donc, il faut vraiment un travail pour qu’il y ait le retour de la confiance entre les populations et l’Etat. Ce sont ces éléments qui constituent le substrat de l’idée de mettre en place la CVJR.

<strong>Quel est le travail primordial de la CVJR ?</strong>

Le travail primordial de la CVJR est l’octroi de la parole aux victimes qui avaient envie de dire ce qui leur est arrivé, de dire ce qui est arrivé à leurs parents. Donc, il fallait leur donner une occasion. Bref, c’était la prise de dépositions des victimes. Il faut que les victimes soient écoutées, il faut que leurs proches parents soient écoutés.

<strong>A ce jour, il y a eu combien de dépositions de la part des victimes à la CVJR?</strong>

A ce jour, nous pouvons dire qu’il y a plus de 32 000 victimes qui ont eu confiance en la CVJR. Plus de 32 000 victimes ont fait leurs dépositions à l’une des antennes de la CVJR.

<strong>Il y a combien d’antennes de la CVJR ?</strong>

On a 6 antennes (Bamako, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal). La crise continue dans notre contexte. De ce fait, il y a encore des victimes. Les victimes passées n’ont pas pu être écoutées totalement à cause des difficultés. Et avec le fait que la crise continue, beaucoup de victimes sont encore là. Ce qui a fait que la CVJR a demandé que l’organe qui sera mis en place pour lui succéder ait un volet qui va s’occuper de l’écoute des victimes qui n’ont pas pu l’être.

<strong>De sa création à nos jours, quelles sont les grandes activités réalisées par la CVJR ?</strong>

De sa création à nos jours, la CVJR, malgré les conditions difficiles, a fait un travail exceptionnel. Ce n’est pas de l’avis de celui qui est à la CVJR, mais c’est la réalité des faits. De ce fait, l’une des réalisations phares, c’est l’écoute de plus de 32 000 victimes. Egalement, la CVJR a mené plus de 14 enquêtes non judiciaires dans les différentes régions du pays sur les cas emblématiques. On a aussi 5 audiences publiques thématiques. Il y a également la production d’un document de politique nationale de réparation des victimes. Il y a également l’élaboration d’une stratégie nationale de mémoire, ce qui est une première au Mali. Elle a aussi écouté une dizaine de grands témoins de l’histoire du Mali. Il y a aussi la réalisation des cartographies des violations. Elle a mené aussi 6 études sur les thématiques comme le vivre ensemble, les causes profondes des conflits ayant affecté le nord du Mali.

<strong>Quelles sont les difficultés auxquelles la CVJR est confrontée ?</strong>

Elles sont nombreuses, mais l’une des difficultés est l’insécurité. Il ya certaines régions du nord du Mali où le déplacement n’est pas possible. Il y a certains villages aussi qui sont sous embargo. A l’heure où je vous parle, il y a des villages qui sont entourés par des mines anti-personnelles, non seulement les équipes de la CVJR ne peuvent pas faire le déplacement et les victimes, mais aussi ne peuvent pas sortir. Le fait que la crise continue a beaucoup empiété sur le travail de la CVJR. Il y a certaines localités (Gao, Tombouctou, Kidal) où les victimes sont avec les bourreaux qui voient la CVJR d’un autre œil comme un organe qui est là pour la dénonciation. Dès que les victimes s’y rendent, il faut s’attendre aux représailles. Il y a des difficultés pour que la CVJR puisse écouter ces victimes là.

<strong>Selon vous, quel doit être le rôle de la société civile et les populations dans l’accompagnement du travail de la CVJR ?</strong>

Il faut se dire que la société civile et les populations jouent un rôle très crucial. D’ailleurs, ces entités sont à l’avant-garde des travaux de la CVJR. D’abord, dans le monitoring du processus, il faut se dire que ce sont ces entités qui sont là pour la visibilité, pour l’encrage dans la population du processus, la compréhension non seulement même de la justice transitionnelle, mais aussi, le travail de la CVJR. Ça c’est le rôle de la société civile, de la population. Pour avoir une certaine adhésion de la population, la société civile doit mener une campagne auprès des citoyens afin de permettre à ce que le processus soit bien compris, le travail de la CVJR soit bien compris et pourquoi pas nous faciliter l’application, la mise en œuvre des recommandations. C’est pour dire qu’elles sont aussi des actrices de mobilisation, de plaidoyer, de lobbying pour la mise en œuvre des recommandations et de la politique de réparation. La société civile fait de son mieux. D’ailleurs, certains membres de la CVJR sont issus de la société civile et ça c’est pour permettre l’encrage. La société civile travaille. Nous souhaitons qu’elle continue son travail afin que les recommandations qui seront issues de la CVJR soient appliquées. Parce que c’est la société civile qui peut faire pression sur les gouvernants, leur dire que ce que la CVJR vient de vous remettre, il y va de la survie de l’Etat, la survie de la nation, donc, il faut les mettre en œuvre. Les recommandations de la CVJR ne sont pas contraignantes, mais la société civile peut les rendre contraignantes par son appui. C’est là-bas où elle joue un rôle crucial.

<strong>Avez-vous un appel ou un message à lancer </strong>?

J’appelle de tous mes vœux à la mise en œuvre des recommandations de la CVJR afin de permettre au Mali de renouer avec une paix durable, la réconciliation et que le Mali puisse sortir de ce cycle de violences, de ces événements tragiques. Je demande à la société civile de mener des campagnes, de mener des plaidoyers pour que les recommandations de la CVJR puissent être mises en œuvre. La CVJR, c’est l’Etat en quelque sorte, mais c’est une structure indépendante. Ce que la CVJR a fait mérite que l’Etat prenne ça au sérieux. Dans certains pays, les recommandations des commissions ont été mises dans les tiroirs, je n’en souhaite pas pour le Mali et c’est pourquoi j’appel de tous mes vœux à l’Etat de mettre en œuvre ces recommandations afin que le Mali puisse sortir de cette crise cyclique.

<strong>Propos recueillis par Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Accord pour la paix et la réconciliation au Mali : Le Gouvernement reste « engagé dans sa mise en œuvre diligente et intelligente, malgré les difficultés actuelles »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-mali-le-gouvernement-reste-engage-dans-sa-mise-en-oeuvre-diligente-et-intelligente-malgre-les-difficultes-actuelles-3018068.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 06:13:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a pris part à la 52ème session du Conseil des droits de l’Homme à Genève en Suisse (février-avril 2023). A l’occasion du dialogue interactif sur la situation des droits de l’Homme au Mali, le ministre Kassogué a mis l’accent sur l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger signé à Bamako en 2015. « S’agissant de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, je puis vous assurer que le Gouvernement reste engagé dans sa mise en œuvre diligente et intelligente, malgré les difficultés actuelles», a déclaré Mamoudou Kassogué.

Dans sa déclaration à Génève, le ministre de la justice, Mamoudou Kassogué, dit avoir pris note du rapport de l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’Homme au Mali. Avant d’apporter quelques observations. De manière spécifique, l’Expert indépendant mentionne un « défi persistant de l’impunité ».

A cet égard, le ministre a souligné que plusieurs mesures ont été prises par les autorités maliennes pour lutter contre l’impunité, dans le cadre de la politique de tolérance zéro contre les exactions. Il regrette que le rapport insinue un manque de volonté politique ou une incapacité de l’Etat à mener des poursuites.

Selon lui, les autorités de la Transition sont résolues de mettre un terme à l’impunité comme l’atteste la tenue, courant les années 2021, 2022 et 2023, de plusieurs sessions spéciales d’assisses pour juger les cas de violations graves des droits de l’Homme. « Il faut noter, en outre, la lutte déterminée contre l’esclavage par ascendance contre lequel des mesures énergiques ont été prises, dont la disponibilité d’un avant-projet de loi spécifique de répression de l’esclavage et la tenue d’une session spéciale de la Cour d’assises à Kayes en mars 2023 qui a jugé près de 100 personnes.

L’engagement résolu du Gouvernement ne fait l’objet d’aucune faille lorsqu’il s’agit de poursuivre et punir les auteurs de cas avérés de violations des droits de l’Homme. Nos actions en faveur du respect des droits de l’Homme ne sont entravées que par des contraintes objectives dont la nature complexe du terrorisme auquel mon pays fait face depuis 2012, suite à l’intervention hasardeuse en Libye et liées par exemple à l’absence d’information portée à la connaissance des autorités judiciaires compétentes », a-t-il dit.

Malgré ces contraintes réelles, dit-il, les poursuites sont systématiquement engagées chaque fois que des allégations crédibles de violations graves des droits de l’Homme sont portées à la connaissance de la justice militaire ou des juridictions de l’ordre judiciaire. Le ministre Kassogué réfute l’accusation de « stigmatisation de certaines communautés lors des opérations militaires des Forces armées maliennes » contenue dans le rapport. Avant de préciser que l’armée malienne est républicaine, professionnelle, multiethnique et parfaitement consciente de sa responsabilité première de protection de toutes les populations maliennes.

Aux dires du ministre, l’espace démocratique au Mali ne souffre d’aucune forme de restriction. Selon lui, la liberté d’expression et d’opinion demeurent des droits constitutionnels garantis au Mali. « Comme vous le savez, le respect des droits des citoyens maliens est attentivement suivi par la Commission Nationale des Droits de l’Homme, structure indépendante qui agit sans aucune complaisance et dont, je salue au passage, l’admission au Statut « A », gage de son professionnalisme.

S’agissant de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, je puis vous assurer que le Gouvernement reste engagé dans sa mise en œuvre diligente et intelligente, malgré les difficultés actuelles. Dans le cadre de la justice transitionnelle, le Gouvernement du Mali a approuvé une politique nationale de réparation et son plan d’action 2021-2025, fixé les règles générales relatives à la réparation des préjudices causés par les violations graves des droits de l’Homme et créé une Agence dédiée à cette réparation », a conclu le ministre.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<title>Badara Aliou Koné, Directeur général de l’ONRP : «Le Mali est un pays à potentiel petro&#45;gazier sans doute, les résultats sont unanimes»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/badara-aliou-kone-directeur-general-de-lonrp-le-mali-est-un-pays-a-potentiel-petro-gazier-sans-doute-les-resultats-sont-unanimes-3018066.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 06:10:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Directeur général de l’ONRP, Badara Aliou Koné a annoncé, ce jeudi 30 mars lors de la 3ème session ordinaire du Conseil d’Administration de l’ONRP, l’approbation en cours de plusieurs contrats pétroliers, dont une dizaine exclusivement des nationaux. Pratiquement le pays dispose de cinq forages sur 900 000 Km2. «Je dirai oui le Mali est un pays pétrolier et il reste à faire des travaux qui nécessitent plus d’investigations et de travaux géologiques pour confirmer la présence», explique-t-il lors d’un point de presse au Grand Hotel Azalaï.

La recherche pétrolière au Mali a commencé avant l’indépendance. Les premiers coups de pioches ont été donnés par la coopération Russe soviétique avec la Société nationale de recherches et d'exploitation des ressources minières du Mali (SONAREM), qui avait le monopole, l’exclusivité de la recherche. Puis les sociétés créées pour la recherche pétrolière ont connu des fortunes diverses. L’autorité pour la Promotion de la Recherche et l’Exploitation petrolière (AUREP) a vu le jour en 2004 avec laquelle les activités ont repris et se sont intensifiées jusqu’à 2011-2012. le secteur a été ouvert et on avait la présence des grandes compagnies pétrolières sur les bassins pétroliers du Mali.

Mais les crises politiques et sécuritaire dans notre pays depuis 2012 ont entrainé un second arrêt. Et ce fut avec plaisir que le Directeur général de l’ONRP, Badara Aliou Koné a annoncé, ce jeudi 30 mars lors de la 3ème session ordinaire du Conseil d’Administration de l’ONRP, que «depuis l’avènement de la transition, on a essayé de redynamiser le secteur, réviser le code pétrolier. En en fin décembre 2021 ce code très attractif nous a permis de relancer le secteur et de donner confiance aux investisseurs. Au jour d’aujourd’hui on peut se permettre de dire que le secteur pétrolier commence à se nourrir d’espoir par ce qu’on a plusieurs contrats pétroliers qui sont en cours d’approbation, dont une dizaine, exclusivement des nationaux», a-t-il indiqué. Le DG de l’ONRP a ajouté, « nous avons le gaz naturel hydrogène qui est pur à 98% et on peut se permettre aujourd’hui de dire aussi que l’exploitation est en gestation parce que ça a été prouvé, donc le Mali est un pays à potentiel petro-gazier ; sans doute les résultats sont unanimes là dessus. Nous avons l’espoir qu’avec la montée des FAMAs que nous vivons aujourd’hui, les investisseurs vont avoir plus confiance et dans les meilleurs jours à venir, c’est la relance des activités pétrolières au Mali».

Pays à potentiel pétrolier et gazier

A la question de savoir, si le Mali est un pays pétrolier, le DG Aliou Badara Koné répond par l’affirmative, «oui parce que il ya différentes méthodes et quand on regarde les blocs du bassin de Taoudéni qui ont fait l’objet de plus de travaux en matière de recherche pétrolière, il ya des blocs qui ont eu des stimulations des études très avancées et les chiffres indiqués sont connus pour dire que le potentiel pétrolier et gazier existe. Je dirai oui le Mali est un pays pétrolier et il reste à faire des travaux, parce que, quand on regarde une moyenne, nous avons pratiquement 5 forages sur 900 000 Km2. Comparé aux pays voisins, on se retrouve avec une centaine de forages au Niger pour faire une découverte, tandis qu’au Mali on a pratiquement 5 forage, qui nécessitent plus d’investigations et de travaux géologiques pour confirmer la présence», explique Badara Aliou Koné.

À quand donc, le premier jet de pétrole au Mali ? Pour le DG de l’ONRP, Badara Aliou Koné, «on a bon espoir, avec la validation des contrats qui sont en cours, que nous rentrerons dans les pays producteurs du pétrole aussi bien tôt que possible, par ce que déjà le secteur qui était pratiquement à l’oubli entre 2012 et 2021 et qui se retrouve aujourd’hui avec une dizaine de contrats de partage, qui sont en cours d’approbation, on a bon espoir. Ce sont des projets qui sont ficelés géologiquement et sur le plan géophysique, sur des structures qui sont porteuses de gisements in shaa Allah», a conclu Badara Aliou Koné.

B.Daou
Le Républicain

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Recherche pétrolière et de I'hydrogene

Vers une intensification des activités de l’ONRP

Cette année, I'Office National de la Recherche Pétrolière (ONRP) entend intensifier ses activités dans la recherche pétrolière et de I'hydrogene, mais aussi assurer la bonne gouvernance dans le secteur, tout en y renforçant les capacités humaines et matérielles.

Pour l’atteinte de ses objectifs spécifiques, la 3ème session ordinaire du Conseil d’Administration de l’ONRP, tenu au Grand hotel ce jeudi 30 mars 2023, a adopté pour l'exercice 2023, un budget équilibré en recettes et en dépenses d’Un Milliard Neuf Cent Sept Millions Huit Cent Vingt Cinq Mille (1 907 825 000) francs CFA.

A l’ouverture des travaux du Conseil d’Administration ce jeudi matin au Grand Hotel, le ministre des Mines de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou TRAORE, qui assure la présidence du CA était représenté par le Secrétaire général du ministère, Sousourou Dembélé. Celui-ci a souhaité la chaleureuse bienvenue à la 3ème session ordinaire en présence des membres du Conseil d'Administration de I'Office National de la Recherche Pétrolière, du Directeur Général de I'ONRP Badara Aliou Koné et des travailleurs de I'ONRP.

Cette session intervient dans un contexte économique difficile pour notre pays en général et pour I'ONRP en particulier, marqué par les effets de la pandémie de coronavirus conjuguée à la situation actuelle du pays entrainant la rareté des ressources financières pour conduire à bien les activités d'exploration pétrolière et de la signature de nouveaux contrats pétroliers, a fait remarquer le Secrétaire général du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Sousourou Dembélé.

En dépit, l'Office a pu réaliser certaines activités programmées au titre de l'exercice budgétaire 2022, à savoir, la réalisation de mission d'exploration pétrolière dans le cadre de la promotion de recherche pétrolière durant un mois dans la Région de Kita à Sirakoro; la participation aux conférences et séminaires d'exposition dans le cadre de la promotion de la recherche pétroliere à l'échelle nationale et internationale; le suivi/controle des sociétés pétrolieres, notamment HYDROMA et SIPEX; le renforcement des capacités humaines, a-t-il indiqué.

«Malgré la hausse du budget prévisionnel, comme il a été dit plus haut, nous traversons une période où de fortes pressions sont exerccés sur notre pays exacerbés par la crise financiere mondiale. Dans ce contexte, il devient encore plus indispensable pour l'ONRP de doubler d'efforts et de faire preuve de résilience», selon le représentant du ministre. Il a invité les participants à une démarche pragmatique pouvant être mise en oeuvre pour le développement du secteur en général et celui de l'hydrogene naturel en particulier.

Au cours de cette année 2023, l’ONRP aura à intensifier ses activités dans la recherche pétrolière et de I'hydrogene, mais aussi assurer la bonne gouvernance dans le secteur, tout en y renforçant les capacités humaines et matérielles. Pour l’atteinte de ses objectifs spécifiques, le budget de l’ONRP pour l’exercice 2023, a connu une augmentation de 20,43%. Ce budget est équilibré en recettes et en dépenses à Un Milliard Neuf Cent Sept Millions Huit Cent Vingt Cinq Mille (1 907 825 000) francs CFA contre Un Milliard Cinq Cent Quatre-vingt-quatre Millions Soixante-dix Mille (1 584 070 000) francs CFA en 2022. A ces objectifs spécifiques,sont associés des indicateurs cibles qui permettront de mesurer les performances et de projeter des efforts á foumir à courts et à moyens termes.

Un examen minutieux des différents documents soumis à ce Conseil d’Administration, ainsi que les observations et les critiques constructives visant å les améliorer avant leur l’adoption permettront de mieux orienter l'Office dans l'atteinte de ses objectifs. C’est à ce prix que l’ONRP pourra conduire notre pays “vers le développement de l'industrie pétrolière et gazière”, et ériger ces secteurs en “moteurs d'épanouissement économique de notre pays”, indique le Secretaire général du ministère Soussourou Dembélé.

Il a appelé le Conseil d'Administration que préside le ministre des Mines, de l'Energie et de l'Eau et l'Office National de la Recherche Pétrolière, à travailler sereinement en symbiose, avant d’informer le Conseil d’Administration de la distinction honorifique du Directeur Général de l'Office au grade de Chevalier de l'Ordre National du Mali.

B. Daou]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre le néocolonialisme : Pour le colonel Malick DIAW, rien ne sera plus comme avant</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lutte-contre-le-neocolonialisme-pour-le-colonel-malick-diaw-rien-ne-sera-plus-comme-avant-3018064.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 06:07:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président du Conseil national de la Transition, le colonel Malick DIAW a pris part à la deuxième conférence parlementaire internationale « Russie-Afrique». Le thème de cette conférence est «Russie-Afrique dans un monde multipolaire ».</strong>

« En réalité, il n'est plus un secret pour personne que les indépendances accordées par les anciennes puissances occidentales ont été savamment organisées pour perpétuer leur domination par d'autres moyens. La liberté donnée aux Africains de se gouverner par eux-mêmes n'a pas mis fin à la main mise sur leurs ressources naturelles. Nos ressources naturelles sont exploitées par des grandes entreprises appelées multinationales ou transnationales dirigées par les grandes puissances colonisatrices. Des ONG sont créées pour le besoin de la cause et constituent des soutiens du néocolonialisme » a indiqué le colonel Malick DIAW, dénonçant au cours de cette deuxième conférence parlementaire internationale Russie - Afrique, la fausse indépendance des pays africains qui maintient le continent noir sous la domination européenne. La rencontre a vu la participation d’une cinquantaine des pays africains, qui vise à chercher des voies et moyens pour libérer l'Afrique du joug de l'Occident. C'est dans cette perspective que les Russes et les Africains se sont tous unis dans le but de combattre le néocolonialisme occidental.

À en croire le président du Conseil national de la Transition, aucune puissance n'a aujourd'hui suffisamment de pouvoir ou d'atouts pour influencer et diriger le monde toute seule. C’est pourquoi, il déclare que rien ne sera plus comme avant, parce que dans toute puissance se trouve une impuissance et dans toute impuissance se trouve également une puissance.

Le premier responsable du conseil national de la Transition va plus loin pour dire que le néocolonialisme est un mouvement de contrôle, un système de pression pour piller les ressources naturelles. Par ailleurs, il prévient que les Africains ont aussi de la matière et du potentiel pour influer sur le système géopolitique mondial.

Après ces dénonciations, le colonel Malick DIAW a formulé des propositions concrètes pour empêcher le néocolonialisme de venir sous une autre forme. Selon lui, les Africains doivent travailler plus, doivent s’unir plus et doivent favoriser plus l'émergence d'une nouvelle génération d'intellectuels et des leaders responsables. Les Africains doivent de manière responsables pouvoir dire non au coaching improductif, voir stérile d'anciens colonisateurs toujours prompt à s'ingérer dans les affaires intérieures de nos États et à jouer aux pyromanes, sapeurs-pompiers, juste pour leurs propres intérêts. « Je le dis tout haut dans un monde multipolaire où nous vivons, la Russie se présente à tous égards comme un partenaire sincère qui pourrait accompagner de manière franche nos États dans leurs combats pour la sécurité et le développement », a martelé le colonel Malick DIAW.

Charles le Bon MESSE

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<item>
<title>Il est grand temps de créer l’Agence Nationale de la Gestion des Réparations des Victimes.</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/il-est-grand-temps-de-creer-lagence-nationale-de-la-gestion-des-reparations-des-victimes-3018062.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 06:05:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis plusieurs années le Mali a vibré au rythme des audiences publiques animées par la CVJR (Commission Vérité, Justice et Réconciliation). Les réparations doivent s’inscrire à la proportion de la gravité des violations des Droits de l’Homme et des préjudices subis par les victimes. Il serait souhaitable que le Ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation définisse les contours de ce dispositif en état d’éclosion ainsi que les critères d’éligibilité à l’Agence Nationale de la Gestion des Réparations des Victimes.

La CVJR a fait de son mieux pour projeter toute la lumière sur les violations flagrantes des Droits de l’Homme intervenues au Mali de 1960 à nos jours, en établissant la gamme des responsabilités. Son premier succès aura été le rétablissement de la vérité historique. Les audiences publiques ont révélé au grand jour l’ampleur démesurée des atteintes aux droits humains à leur juste valeur. Personne ne peut nier la véracité des faits. Les victimes ont parlé à cœur ouvert en toute sincérité souvent au prix des larmes. La raison est simple : leur voix marginalisée pendant longtemps, venait enfin d’être autorisée et écoutée dans l'espace public. Comme si cela ne suffisait guère, elle était retransmise en direct sur les chaînes des télévisions au vu et au su de tout le monde. Depuis un moment, la mission de la CVJR est révolue. Une nouvelle étape du travail est en cours de réalisation. Cette fois-ci une phase décisive sera amorcée. Elle doit sans doute donner naissance à l’Agence Nationale de la Gestion des Réparations de manière logique pour parachever le travail. Ce dispositif se chargera d’émettre des recommandations sur les réparations à accorder aux victimes afin de clore l’aventure.

Une suggestion s’impose inévitablement en amont. Depuis un certain moment, nous assistons, d’un air étonné, aux critères de choix auxquels nos plus hautes autorités s’adonnent pour la mise en place des instances. Nous les avons vues d’une part implanter le CNT tout comme la Commission de relecture de la Constitution. Le constat a révélé que le tri des membres de ces commissions s’est opéré sur la base des choix selon leur convenance. Cette fois-ci, nous les invitons à apporter une correction de méthode d’action en ce qui concerne l’installation de l’ANGR (Agence Nationale de la Gestion des Réparations des Victimes). Il appartient au ministère de la réconciliation de trouver un équilibre raisonnable. En tout état de cause, le souhaitable serait d’inviter les associations de victimes à prendre part à ce dispositif pour des raisons de transparence. La participation de ce public au sein de cette instance est un point de droit. Cette transparence au grand honneur de la transition permettra de mettre à l’aise les victimes. La réparation pécuniaire accorde à la victime des dommages et intérêts qui dépendent de l’évaluation des préjudices réparables.

Les autorités transitoires veilleront ainsi à une gestion claire des ressources allouées aux réparations. Cela ne peut se faire tant que les associations de victimes ne participent pas à la mise en place et à l’animation de l’Antenne de Réparation de Gestion des Réparations. Cela protègerait les tendances à la mise en œuvre de l’esprit et de la loi des textes en faveur des victimes.

Aboubacar Eros Sissoko

Artiste, Ecrivain, membre du Collectif des familles victimes du coup d’Etat du 19 novembre 1968]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opération militaire de l’armée malienne courant mars : 168 terroristes neutralisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/operation-militaire-de-larmee-malienne-courant-mars-168-terroristes-neutralises-3018060.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 06:03:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">Les Forces armées maliennes maintiennent leur dynamique offensive contre les Groupes armées terroristes (GAT). Le bilan des opérations militaires courant le mois de mars se présente comme suit : 168 terroristes neutralisés ; 91 interpellations ; 54 armes saisies ; 19 véhicules saisis ou détruits et 38 motos ; 13 Engins Explosifs Improvisés (EEI) ; 20 bases terroristes détruites. Du coté de l’armée, l’on déplore 10 morts et 15 blessés. Ces résultats ont été partagés avec la presse par les hauts responsables de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA). C’était à la faveur d’un point de presse tenue le lundi 3 avril 2023 au siège de ladite direction, en présence du DG, Colonel Souleymane Dembélé.</p>
Dans ses explications, l’adjoint du DG de la DIRPA, Colonel Mariam Sagara, a présenté la situation sécuritaire du mois de mars 2023. A ses dires, elle a été marquée par des attaques contre les Forces armées maliennes (FAMA) en statique ou en mouvement (embuscades, tirs indirects et poses d’EEI). Ces attaques ont ciblé non seulement les Forces de défense et de sécurité, mais aussi les populations civiles. Elle se résume comme suit : cinq incidents EEI et douze attaques directes et indirectes. Selon la hiérarchie militaire, des actes de braquages et d’assassinats ont été moins marquants par rapport au mois de février.

Face aux hommes des médias, le Colonel Mariam Sagara a affirmé que durant le mois de mars, les FAMA ont mené 64 missions offensives, notamment 16 opérations aéroportées ; 32 missions de reconnaissances offensives et 16 missions de frappes aériennes. Les opérations aéroportées ont été exécutées dans différents secteurs, à savoir Bandiagara, Sévaré, Bankass, Ségou, Niono, Tenenkou, Diafarabé, Sofara et Djené. Par rapport aux opérations de reconnaissance offensives, elles ont été exécutées dans les secteurs de Sofara, Bandiagara, Sévaré, Niono, Ménaka, Ansogo, Douentza, Boni, Gossi, Djénné, Ténenkou, Diafarabé, Bankass, Mandiakoye, Boura et Kimparana. Quant aux frappes aériennes, elles ont été faites par 04 drones. Donnant le bilan de ces différentes actions militaires, le Colonel Mariam Sagara a annoncé la neutralisation de 168 terroristes ; 91 interpellations ; 54 armes saisies (02 PKM, 49 PM, 02 LRAC et 01 fusils de chasse) ; 19 véhicules saisis ou détruits et 38 motos ; 13 Engins Explosifs Improvisés (EEI) ; 20 bases terroristes détruites. Du coté de l’armée, l’on déplore 10 morts et 15 blessés. « <em>Sur le terrain, les FAMA mènent des opérations pour la satisfaction des populations. Les drones de l’armée sont en action permanente. L’armée de l’air effectue des transports pour les populations civiles à plus de 3000 personnes, donc elle n’est pas là uniquement pour les frappes, mais elle mène des actions civilo-militaires. Avec les nouvelles acquisitions, nous avons les moyens de faire ce que nous voulons et de partir où nous voulons</em> », a précisé le colonel Mariam Sagara.

Les opérations militaires au profit des populations ont permis de récupérer plus d’une centaine de bœufs dans la localité de Kaplo (Sévaré) et plus de vingt sacs de 100Kg de maïs des mains des terroristes dans la localité de Diakouri. L’on note aussi l’escorte de 150 véhicules par les FAMA, 184 vols d’appui feu, 119 vols de reconnaissance, 232 vols pour transport avec 3192 personnes et 117,443 tonnes de cargo courant le mois de mars.

La coopération militaire entre les pays frontaliers est une voie explorable pour freiner le terrorisme. C’est dans cet ordre d’idées que l’officier supérieur, Mariam Sagara, a déclaré que le Mali et le Burkina Faso mèneront des actions communes contre les sites et les sanctuaires des terroristes qui sont actuellement en position de faiblesse.

Soutenant que les actions militaires s’inscrivent dans le respect strict de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, le Directeur Général de la DIRPA a réitéré le respect strict des FAMA aux Droits de l’Homme (DH) et du Droit International Humanitaire (DIH). Par ailleurs, le Colonel Souleymane Dembélé a démenti l’information selon laquelle une vaste opération était menée par l’armée malienne en direction de Kidal la semaine dernière. « <em>Des esprits malveillants sont en train de dire que l’armée mène une opération vers Kidal. On n’est pas dans cette dynamique, les autorités restent attachées à l’Accord pour la paix. L’armée malienne n’est pas en train de se réarmer pour reconquérir Kidal </em>», a précisé le DG de la DIRPA.

<strong>Sidiki Adama Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport des USA sur la situation des droits de l’Homme au Mali : Le Gouvernement du Mali rejette les « allégations de violation et d&amp;apos;atteintes aux droits de l&amp;apos;Homme sans fondement à lui attribuées »</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/rapport-des-usa-sur-la-situation-des-droits-de-lhomme-au-mali-le-gouvernement-du-mali-rejette-les-allegations-de-violation-et-datteintes-aux-droits-de-lhomme-sans-fondement-a-lui-3018057.html</link>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 06:02:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">Le Gouvernement du Mali a réagit, le 31 mars 2023, au rapport publié, le 20 mars par le Bureau de la Démocratie, des Droits de l'Homme et du Travail du Département d'Etat des Etats-Unis d'Amérique sur la situation des droits de l'Homme au Mali. Dans ses observations, le Gouvernement du Mali a rejeté les « allégations de violation et d'atteintes aux droits de l'Homme sans fondement à lui attribuées. Ces allégations, provenant le plus souvent d'autres sources, sont très tendancieuses, non recoupées et faites souvent à dessein dans le but de ternir l'image du Mali ». Selon le gouvernement malien, tous les cas d'allégation de violations des droits de l'Homme par les Forces années maliennes (FAMa) sur le théâtre des opérations font systématiquement l'objet d'enquête par les tribunaux militaires, en témoignent les nombreuses procédures pendantes devant ces juridictions.</p>
En réaction au rapport des USA sur les pratiques des droits de l’Homme au Mali, le gouvernement malien a fait savoir qu’il est aisément vérifiable que tous les cas d'allégation de violations des droits de l'Homme (exécutions, enlèvements, tortures, disparitions forcées), par les Forces années maliennes (FAMa), sur le théâtre des opérations, lorsqu'elles sont fondées en leur principe, font systématiquement l'objet d'enquête par les tribunaux militaires, en témoignent les nombreuses procédures pendantes devant ces juridictions.

Avant de souligner que la présence d'instructeurs russes dans le pays s'inscrit dans le cadre de la coopération exemplaire avec la Fédération de Russie, particulièrement dans le domaine militaire, renforcée ces dernières années en matière de lutte antiterroriste. Concernant des abus liés au conflit, le rapport évoque une augmentation des attaques dans le centre du pays, ainsi que des attaques ciblées et aveugles contre la population civile, à la mite du retrait de certaines forces internationales. Il indique par ailleurs que la plupart des violations des droits de l'Homme commises par l'Armée malienne semblaient viser des individus peuls, touaregs et arabes. Le gouvernement du Mali précise qu’il y a lieu de rappeler que les Forces Armées et de Sécurité maliennes agissent avec professionnalisme lors des opérations sur le terrain.

Avant d’ajouter que les cas d'abus sont aussitôt pris en charge par les autorités judiciaires compétentes. <em>« II est aussi important de noter qu'il n'existe pas de problème ethnique au Mali. Les composantes ethniques vivent en harmonie depuis des siècles. Toute chose qui constitue le socle de la nation malienne. Mieux, l'Armée malienne, républicaine et professionnelle est multiethnique, et, à ce titre, réunit en son sein toutes les ethnies du Mali, y compris celles qui sont citées dans le rapport et qui occupent différents niveaux de responsabilité. Il ne saurait y avoir quelconque démarche visant spécifiquement des communautés ethniques »</em>, a indiqué le gouvernement malien.

Le gouvernement a rappelé que le Mali est et demeure un Etat de droit, soucieux et respectueux des Droits de l'Homme. Le rapport met l'accent sur les pratiques de l'esclavage par ascendance dans certaines localités et la difficulté des autorités de sanctionner les auteurs de ces pratiques qui jouissent d'une certaine impunité. Sur ce point, le Gouvernement dit qu’il a fait des efforts dans le sens d'une réaction appropriée contre le phénomène de l'esclavage, à travers diverses mesures telles que la disponibilité d'un avant-projet de loi spécifique de répression contre l'esclavage sous toutes ses formes, conformément aux engagements internationaux du Mali ; la tenue d'une session spéciale de la Cour d'assises à Kayes en mars 2023 qui a jugé près de 100 personnes. Durant l'année 2022, le gouvernement indique que 7587 enfants filles et garçons victimes de pire forme de travail des enfants ont été identifiés.

Parmi cet effectif, ajoute le gouvernement, 7547 ont été retirés et 7530 ont été réinsérés par le biais de la scolarisation ou apprentissage professionnel. <em>« Le Gouvernement du Mali rejette les allégations de violation et d'atteintes aux droits de l'Homme sans fondement à lui attribuées. Ces allégations, provenant le plus souvent d'autres sources, sont très tendancieuses, non recoupées et faites souvent à dessein dans le but de ternir l'image du Mali. Malgré la complexité de la situation socio-économique, politique et sécuritaire actuelle du Mali ainsi que des enjeux géostratégiques propres à la région du Sahel, le Gouvernement du Mali poursuit les efforts pour assurer l'intégrité de son territoire national et la sécurité des personnes et de leurs biens dans le strict respect des droits de l'Homme. Par ailleurs, le rapport aurait pu mettre plus d'accent sur le contexte de guerre asymétrique que mène le Mali depuis plus d'une décennie, ainsi que sur les énormes efforts faits par le Gouvernement dans le cadre de la promotion et la protection des droits de l’Homme sur toute l'étendue du territoire</em> », conclut le gouvernement malien.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice transitionnelle au Mali : Société civile, alliée de la CVJR</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/justice-transitionnelle-au-mali-societe-civile-alliee-de-la-cvjr-3018055.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 05:59:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract"><strong>Avec plus de 5 ans de travail acharné, la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) aura balisé le terrain pour l’indemnisation des victimes. Cela fait que la Société civile et les Populations pensent pouvoir aider les autorités à, non seulement comprendre la pertinence du travail de la CVJR, mais aussi œuvrer pour une paix durable au Mali. Selon Aly GORO, chef d’antenne de la CVJR de Bamako, « les recommandations de la CVJR ne sont pas contraignantes, mais la société civile peut les rendre contraignantes par son appui ».</strong></p>
Depuis 2012, le Mali traverse une crise multidimensionnelle sans précédent de son histoire ayant occasionné des abus et violations graves des droits de l'Homme. Prenant conscience de cet état de fait, les autorités maliennes ont créé la CVJR à travers l’ordonnance N°2014003-PRM du 15 janvier 2014 en lieu et place de la CDR (Commission dialogue et réconciliation). Le mandat de la CVJR couvre toutes les crises que le Mali a connues de 1960 à nos jours. Sa mission est de contribuer à l’instauration d’une paix durable au Mali à travers la recherche de la vérité, la réconciliation et la consolidation de l’unité nationale et des valeurs démocratiques. L’objectif de la structure est de rechercher des solutions durables aux violences et aux crises. Officiellement, la CVJR a fermé ses portes en décembre 2022, mais une équipe restreinte y demeure en vue de peaufiner les tâches courantes.
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Le Chef d’antenne de la CVJR de Bamako a fait savoir, le 29 mars 2023, que ce qui a motivé la création de la CVJR est le souci de permettre au Mali de restaurer une paix durable. <em>« De 1960 à nos jours, l’histoire du Mali a été jalonnée par plusieurs crises. Et chacune de ces crises a fait des lots de violations graves, à l’image de la crise de 2012 qui a détruit les poutres du vivre-ensemble du pays. Donc, il faut vraiment un travail pour qu’il y ait le retour de la confiance entre les populations et l’Etat. Ce sont ces éléments qui constituent le substrat de l’idée de mettre en place la CVJR</em> », a déclaré Aly GORO. Le chef d’antenne de la CVJR de Bamako a également ajouté que le travail primordial de la CVJR est l’octroi de la parole aux victimes qui avaient envie de dire ce qui leur est arrivé, de dire ce qui est arrivé à leurs parents. Selon lui, plus de 32 000 victimes ont fait leurs dépositions à l’une des 6 antennes de la CVJR. <em>« De sa création à nos jours, la CVJR, malgré les conditions difficiles, a fait un travail exceptionnel. De ce fait, l’une des réalisations phares, c’est l’écoute de plus de 32 000 victimes. Egalement, la CVJR a mené plus de 14 enquêtes non judiciaires dans les différentes régions du pays sur les cas emblématiques. On a aussi 5 audiences publiques thématiques. Il y a également la production d’un document de politique nationale de réparation des victimes. Il y a l’élaboration d’une stratégie nationale de mémoire », </em>a-t- il dit. Aly GORO a aussi expliqué que la CVJR a écouté une dizaine de grands témoins de l’histoire du Mali.<em> « Il y a aussi la réalisation des cartographies des violations. Elle a mené aussi 6 études sur les thématiques comme le vivre ensemble, comme les causes profondes des conflits ayant affecté le nord du Mali</em> », a indiqué le chef d’antenne de la CVJR de Bamako. Il a précisé que malgré l’insécurité, la CVJR, pierre angulaire des mécanismes de justice transitionnelle au Mali, a produit un rapport avec des recommandations adressées aux plus hautes autorités pour la non récurrence des crises au Mali.
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<strong><em>Quel rôle pour la société civile et la population dans la recherche de la paix ?</em></strong>

La société civile est en réalité l’alliée de la CVJR dont les recommandations ont besoin des groupes de pression. Aly GORO a souligné que la société civile et les populations jouent un rôle très crucial dans l’accompagnement du travail de la CVJR. « <em>Ces entités sont à l’avant-garde des travaux de la CVJR. Pour avoir une certaine adhésion de la population, la société civile doit mener une campagne auprès des citoyens afin de permettre à ce que le travail de la CVJR soit bien compris et pourquoi pas nous faciliter la mise en œuvre des recommandations. C’est pour dire qu’elles sont aussi des actrices de mobilisation, de plaidoyer, de lobbying pour la mise en œuvre des recommandations et de la politique de réparation. La société civile fait de son mieux. D’ailleurs, certains membres de la CVJR sont issus de la société civile. La société civile travaille, nous souhaitons qu’elle continue son travail afin que les recommandations qui seront issues de la CVJR soient appliquées. Parce que c’est la société civile qui peut faire pression sur les gouvernants, leur dire que ce que la CVJR vient de vous remettre, il y va de la survie de l’Etat, donc, il faut les mettre en œuvre. Les recommandations de la CVJR ne sont pas contraignantes, mais la société civile peut les rendre contraignantes par son appui</em> », a martelé Aly GORO.

La Société civile, par la voix du Président du Conseil national de la société civile (CNSC), Boureïma Allaye TOURE, estime que la CVJR devrait continuer son travail pour la prise en charge des victimes des attaques récentes. «<em>Pour nous, s’il faut aider les autorités maliennes à comprendre toute la pertinence de ce travail, c’est une avancée. L’insécurité n’est pas terminée, mais le travail de la CVJR est arrêté malgré tout. Je dis malgré tout parce que si on nous demande, on dit : il faut continuer puisque Ogossagou (Ndlr, attaque terroriste perpétrée dans ce village du cercle de Bankass en 2020) et autres sont tous là, on n’est pas rentré dans ça, c’est un peu difficile parce que c’est des faits récents</em> », nous a expliqué Boureïma Allaye TOURE, le 29 mars 2023.

Pour les victimes, à l’image de Aboubacar Eros SISSOKO, membre du Collectif des familles victimes du coup d’Etat du 19 novembre 1968, il est grand temps de créer l’Agence Nationale de la Gestion des Réparations des Victimes. <em>« Depuis plusieurs années, le Mali a vibré au rythme des audiences publiques animées par la CVJR. Les réparations doivent s’inscrire à la proportion de la gravité des violations des Droits de l’Homme et des préjudices subis par les victimes. La CVJR a fait de son mieux pour projeter toute la lumière sur les violations flagrantes des Droits de l’Homme intervenues au Mali de 1960 à nos jours. Son succès aura été le rétablissement de la vérité historique », </em>a-t- il déclaré. Boubacar Eros Sissoko a aussi affirmé que les audiences publiques de la CVJR ont révélé au grand jour l’ampleur démesurée des atteintes aux droits humains.<em> « Personne ne peut nier la véracité des faits. Les victimes ont parlé à cœur ouvert en toute sincérité souvent au prix des larmes. La raison est simple : leur voix marginalisée pendant longtemps, venait enfin d’être autorisée et écoutée dans l'espace public. Depuis un moment, la mission de la CVJR est révolue. Une nouvelle étape du travail est en cours de réalisation. Elle doit sans doute donner naissance à l’Agence Nationale de la Gestion des Réparations de manière logique pour parachever le travail </em>», a publié Aboubacar Eros SISSOKO dans le quotidien d’informations générales « Le Républicain », le 31 mars 2023.

Comme on le voit, le diagnostic de la crise au Mali semble être établi par la CVJR. Cependant, il faut reconnaître que sans l’accompagnement de certains partenaires comme l’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH), la GIZ-Allemande, le travail de la CVJR allait être extrêmement difficile. Le diagnostic étant posé, maintenant, tout doit être mis en œuvre par les acteurs comme l’Etat, la société civile, la population voire même le citoyen lambda, les partenaires pour permettre au Mali de sortir de ce cycle de violence et d’avoir une paix durable.

<strong>Aguibou SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet de nouvelle constitution : Le CSP&#45;PSD rejette « un forcing constitutionnel »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/projet-de-nouvelle-constitution-le-csp-psd-rejette-un-forcing-constitutionnel-3017783.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/projet-de-nouvelle-constitution-le-csp-psd-rejette-un-forcing-constitutionnel-3017783.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Apr 2023 08:57:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une déclaration signée, le 28 mars 2023, par Aghabass Agintalla, les différents mouvements du Nord-Mali, regroupés dans le CSP-PSD (Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement), ont affirmé ne pas se reconnaître dans « la version dite finalisée de la nouvelle constitution du Mali » et encouragent la démarche de la médiation internationale en vue de sauver le processus de paix.

Le CSP-PSD, qui regroupe les mouvements signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger ( la CMA et la plateforme des mouvements du 14 juin 2014 ) et une partie des mouvements de l’inclusivité, a constaté « avec regret que ledit projet n’enregistre aucune évolution particulière à la Constitution du 25 février 1992, en matière de dispositions indispensables à une concrétisation des mesures législatives et réglementaires, des engagements politiques et institutionnels pris à l’accord pour la paix… »

« Les mouvements signataires à travers le CSP-PSD déplorent cet état de fait et déclarent solennellement ne pas se reconnaître dans ce projet de la nouvelle constitution en son état», déclare le CSP-PSD.

Le CSP-PSD, « tout en espérant qu’il existe encore une opportunité de créer les conditions d’un consensus sur le texte avant sa soumission au référendum, informe l’opinion nationale et internationale du niveau élevé de fragilité du processus de paix et des conséquences d’un forcing constitutionnel en violation des engagements pris à travers l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger ».

M.K. Diakité]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr. Ali Nouhoum DIALLO, ancien Président de l’Assemblée Nationale du Mali : Leur perception des pouvoirs en place et la notre</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/dr-ali-nouhoum-diallo-ancien-president-de-lassemblee-nationale-du-mali-leur-perception-des-pouvoirs-en-place-et-la-notre-3017776.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/dr-ali-nouhoum-diallo-ancien-president-de-lassemblee-nationale-du-mali-leur-perception-des-pouvoirs-en-place-et-la-notre-3017776.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Apr 2023 08:56:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Mon fils bien aimé Ahmadou N’Fa DIALLO ne sera pas content de me lire à nouveau dans les journaux ! J’en suis désolé !</strong>

Il m’a demandé d’arrêter d’écrire de peur que les générations futures ne retiennent d’une référence pour eux que le contenu de l’article attribué à un SINANKU, un DIAKITE/BAH, enseignant à la retraite.

Est-il vraiment l’auteur de l’article ou a-t-il seulement accepté d’en porter le chapeau pour tenter de se hisser à la hauteur des DIALLO. Un BAH restera toujours au bas de l’échelle des JAL-JALLOW.

Les Journalistes maliens victimes de la répression, Saouti HAIDARA de l’Indépendant ; Abdramane KEITA du Témoin après l’Aurore ; Chahana TAKIOU du 22 Septembre ; Samby TOURE d’Info Matin ; les amis maliens, français et du monde des Journalistes Claude VERLON et Gislaine DUPONT assassinés à Kidal parce qu’ils voulaient dire réellement ce qui s’y passait, savent que DIAKITE/BAH a dit une contre-vérité. J’ai participé à toutes les marches de protestations contre les tentatives de museler la presse. Je me revois aux côtés du grand Adam THIAM, marchant malgré son handicap après le crime odieux perpétré contre VERLON et Gislaine DUPONT dans l’Adrar des Igoghas.

Sur un tout autre plan, tu as raison de me donner l’occasion de présenter à nouveau mes excuses et demander pardon encore une fois au Dr. Abdoulaye DIALLO et aux ayant droit pour avoir pêché, manqué à mon devoir de protection de mes cadets surtout quand ils sont entre les mains des vainqueurs. Avoir pêché pour avoir diffusé sans les avoir vérifiés des propos tenus par des acteurs du 26 mars 1991 à la Bourse du Travail. Le saint Coran l’interdit formellement. J’ai manqué à mon devoir de protection envers quelqu’un qui n’avait plus aucun pouvoir de nuire ! A qui j’ai nui en ayant cru avec beaucoup de vanité que ma parole portait mieux que celle des Camarades qui disaient avoir été des témoins oculaires de la tuerie d’enfants. Encore une fois, que les enfants d’Abdoulaye me pardonnent en espérant qu’Allah me pardonnera pour le tort porté au Dr. Abdoulaye DIALLO.

JAKITE/BAH, le Dr. Abdoulaye DIALLO a plutôt prêté le Serment de Gallien pour ton information et les causes de sa mort sont multiples aux yeux des médecins que nous sommes. Et n’oublies surtout pas chacun de nous s’en va quand le terme fixé arrive !

Mon fils Ahmadou N’Fa DIALLO tu m’offres chaque mercredi le plaisir de lire le National, ton journal. Ahmadou, je te sais très pieux. Je suis sûr que tu connais le Hadith qui dit : « Un Homme doit vivre comme s’il ne mourra jamais et planter des arbres même à quatre-vingt-dix ans pour les générations futures ; il doit aussi vivre comme si le créateur peut lui prendre son âme à tout instant et s’efforcer en conséquence de faire du bien constamment et éviter autant que faire se peut de faire du MAL ».

Estimant te devoir assistance le restant de mes jours, je te recommande d’éviter de t’énerver pour titrer l’Editorial de ton journal : « La souveraineté retrouvée bon sang ». L’Editorial commence par « La France cannibale…

Bon sang ! La souveraineté ne se décrète pas. Elle se conquiert et est reconquise quand elle est perdue !

Le Mali ne combat pas toute la France. Le Mali combat l’Equipe actuelle qui dirige la France, l’Equipe d’Emmanuel Macron, lequel conseille à présent beaucoup plus d’humilité aux entrepreneurs français qui se rendent en Afrique. Il recommande d’aborder les Africains avec beaucoup moins d’arrogances et d’éviter désormais de venir en Afrique en Terrain conquis. En Afrique aujourd’hui il y a une vive concurrence entre les productions des différents continents.

Ahmadou, ton combat a porté. Mets un peu d’eau dans ton lait. Le Mali a des millions d’amis (e) en France. Ne nous aliène pas leur amitié et sympathie qui les poussent à combattre avec nous les pratiques politiques, économiques, diplomatiques du Président Macron.

Ahmadou, j’incline à penser que tu n’es pas partisan de la rupture du dialogue inter générationnel si enrichissant. Pourquoi voudrais-tu que je me taise consacrant ainsi cette rupture ?

Seydina Oumar DICKO journaliste à la plume si belle me fait l’amitié de m’interroger sur « L’ostracisme des miens ». Entendez les militants (e) de la Ruche.

Cher cadet, merci de me pousser à accomplir un devoir de redevabilité. Quelques jours avant les élections municipales, législatives et présidentielle, il y a eu une grande réunion du Comité Exécutif d’Adema-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adema-P.A.S. J). Au cours de cette réunion, la pensée dominante voulait que quel que soit le score obtenu aux élections de l’an 1992, Adema-P.A.S.J. ne gouvernera pas seul. Cette pensée dominante a conduit le Président élu Alpha Oumar KONARE à concevoir « La gestion concertée des Institutions », ancêtre du Consensus du Général Président Amadou Toumani TOURE (Paix à son âme).

Il est amusant de noter qu’Adema-P.A.S.J. a eu une majorité relative dans toutes les Communes, mais la coalition de toutes les formations politiques l’a exclu de la direction des municipalités, sauf en Commune IV du district de Bamako, où Mamadou BOCOUM a été élu Maire. En cette circonstance, qui s’est révélé « Ostraciste », non respectueux de la volonté du Peuple ?

Le souci du respect de la volonté du peuple a amené le Parti majoritaire à initier une révision de la loi électorale dont un aliéna dispose c’est le parti qui a une majorité même relative qui forme le bureau municipal et doit s’efforcer de respecter la représentativité conférée par les urnes. Ceci pour éviter qu’un parti qui n’a qu’un seul conseiller municipal administre la commune comme cela s’est passé dans certaines municipalités du Mali par le passé.

L’ostracisme des miens, parlons-en donc !

Le Chef de file de l’opposition dans la première législature de la troisième république Me Mountaga TALL et tous les députés élus (e) sur la liste du Congrès National d’Initiative Démocratique/Faso Yiriwa Ton (CNID/ FYT) savent mieux que je n’ai jamais porté atteinte à leurs droits, ni permis aux miens de le faire !

Combien de fois l’Honorable et Maître Ibrahim BERTHE député élu en Commune III du district de Bamako sous les couleurs du CNI/FYT a été chef de la délégation parlementaire aux conférences de l’Assemblée Parlementaire Paritaire Afrique/Caraïbe et Pacifique/Union Européenne (A/CP/UE) ?

Il est vrai que la première année du mandat, l’Union Soudanaise du Rassemblement Démocratique Africain (US-RDA) ne disposant que de trois (3) députés a occupé le poste de 2ème Vice-président au nom de son appartenance aux Partis Signataires du Pacte Républicain (PSPR) violant ainsi le règlement intérieur de l’Assemblée Nationale.

L’erreur a été corrigée l’année suivante suscitant la colère de notre allié l’US-RDA, sans changer la ferme volonté de respecter les textes votés.

Après la première scission d’Adema-P.A.S.J, les champions de l’ostracisme tenaient coûte que coûte à évincer l’Honorable Mme Nana SANOU de son poste de 5ème Vice-présidente au profit d’un député issu de la Ruche ou d’un parti allié. Il leur a été opposé que l’Honorable Nana SANOU est élue pour un an et ne saurait être remplacée avant le remembrement du bureau en octobre de chaque année, bien qu’elle soit désormais militante du Mouvement pour l’Indépendance, la Renaissance et l’Intégration Africaine (MIRIA) parti d’opposition.

Séydina Oumar DICKO, tu ne pouvais pas m’entendre à l’époque. Le climat passionnel ambiant ne permettait à aucune voix d’être audible fût-elle « Une voix de stentor ».

Souviens-toi Séydina Oumar DICKO, c’était la période des Incendies.

Incendie des sièges des partis politiques membres des PSPR, les sièges de l’Adema-P.A.S.J, de l’US-RDA, des Echos JAMANA, les domiciles des cadres comme le ministre d’Etat, ministre de l’Education Nationale Baba Hakim HAIDARA, du Pr. Mohamedoun DICKO, Bintou SANANKOUA, du ministre d’Etat ministre de le Défense Abdoulaye Sékou SOW.

Incendie même du domicile de la mère du Président de la République Alpha Oumar KONARE, la princesse du Khasso Bintily DIALLO.

Incendie de l’Assemblée Nationale, le Temple de la démocratie et le Phare des démocrates en feu et des milliers d’archives nationales parties en fumée œuvre de véritables Huns avides seulement des biens de cette terre.

C’est la période des attaques à la grenade dans les domiciles des citoyens censés être des militants des PSPR, comme ce fut le cas au domicile d’Ibrahima Sidi CISSE à Ségou, Vice-président de la Commission Electorale Régionale Indépendante (CENI). Le regroupement du Collectif des Partis Politiques de l’Opposition (COPPO) de Ségou ne voulait pas entendre parler d’élections, ni municipales, ni législatives encore moins présidentielle.

C’était le temps des Enragés de tout bord où le discernement était une denrée rare.

Atila frustré de ne pas être monté à Koulouba le 08 juin 1992 était en furie, fureur que rien ne semblait pouvoir arrêter sauf la riposte à la guerre civile urbaine nocturne déclenchée en Commune VI, surtout à Faladié et à Banankabougou. Je n’y étais pas mais je me suis écrié ce sont les tortues qui savent où se mordre.

La nouvelle génération réglait ses comptes ! A sa façon.

Triste spectacle qui nous a encore été réservé lors de la cérémonie du quarantième anniversaire d’Abdoul Karim CAMARA dit Cabral le 17 mars 2023. Triste spectacle nous remémorant la forte interpellation de Monseigneur Luc SANGARE (Paix à son âme) reprise souvent par le Cardinal Jean ZERBO.

On entend sans arrêt répéter Ah ! Les enfants d’aujourd’hui ! Ah ! Les enfants d’aujourd’hui ! Ah ! Les enfants d’aujourd’hui ! Et quid de la responsabilité des parents d’aujourd’hui !

Concernant les miens enclins à l’ostracisme, il est préférable que tu écoutes le témoignage de mes amis (e) de l’opposition les Honorables Ba-Mountaga, Me Ibrahim BERTHE, Ibrahim Hamaciré NDOURE, Issa Bassy COULIBALY, Dr. Mamadou Fanta SIMAGA dit Madou NFing etc…

Je suis sûr que résonnent encore dans leurs oreilles « la voix de stentor » de celui qui était au Perchoir invitant la majorité à continuer le débat avec l’opposition, même si son temps règlementaire de parole est épuisé. Le Président refusait de procéder au vote réclamé par la majorité et affirmait que l’Histoire ne retiendra pas qu’un honorable élu de la Nation n’a pas pu développer ses idées et arguments faute de temps, sous la présidence du fils du berger !

En vérité, le chef de l’Institution parlementaire estimait urgent de faire plutôt face aux préoccupations essentielles de la Nation malienne en ce moment-là :

Empêcher la partition du pays ;
Persuader, convaincre les Chefs de la rébellion de leur appartenance à la Nation malienne. Certes Une et Indivisible, mais Plurielle sur les plans culturel, linguistique, confessionnel, cultuel, politique. Plurielle au regard des Us et Coutumes du Mali ;
Recoudre le tissu social déchiré, l’Assemblée Nationale étant l’aiguille habilitée à le faire ;
Eviter la condamnation du Mali par les Institutions parlementaires Internationales (Union Européenne, Assemblée parlementaire paritaire Afrique/Caraïbe/Pacifique/UE (ACP/UE).
S’occuper principalement des ostracistes du Parti était secondaire au regard des urgences ci-dessus énumérées.

Des débats passionnants et passionnés ont été engagés dans la salle Modibo KEITA de l’Assemblée Nationale pour décider :

De répondre aux Invitations à participer aux différents Congrès :
a) Des Mouvements et Fronts Unifiés de l’Azawad (MFUA) à Tawardé,
b) Du Mouvement Populaire de l'Azawad (MPA) que dirigeait Iyad AG Ali à Gossi,
c) Du Front populaire de libération de l'Azawad (FPLA) dirigé par Rhissa Ag Sidi Mohamed à Djébok,
D’honorer la Rencontre de Téjeret où il s’agissait d’empêcher les affrontements entre CHAMANAMAS et IFOGHAS à propos de la Commune rurale du même nom à rattacher à Kidal au détriment de Gao ou de Ménaka.
De répondre aux sollicitations du Dr. Bernard KOUCHNER, Président de la Commission coopération et développement de l’Assemblée Parlementaire paritaire ACP-UE
A l’époque, la polémique était intense. Même l’opposition partisane était mobilisée par la Majorité pour dire que la représentation nationale ne devait pas répondre à l’Invitation du Président d’une simple Commission du Parlement ACP-UE fût-elle une Commission Coopération et Développement !

Le Premier ministre et Président d’Adema-P.A.S.J. Ibrahim Boubacar KEITA a déclaré en ce moment de passion : « Aucun officiel malien ne se rendra à l’Invitation d’une simple Commission »

A ce propos prononcé en plénière de l’Assemblée Nationale, l’occupant du Perchoir a répondu : Le Premier ministre Ibrahim Boubacar KEITA a dit un jour « Aucun sacrifice d’orgueil ou d’Amour propre n’est de trop quand il s’agit de défendre les Intérêts fondamentaux de la Nation et du Peuple maliens » ! C’est au nom de cette assertion pertinente et profonde que le Président de l’Assemblée Nationale du Mali se rendra à Bruxelles pour répondre à l’Invitation du Dr. Bernard KOUCHNER, Président d’une simple Commission.

L’audition a eu lieu à Bruxelles, couverte par le grand communicateur économiste Toumani Djimé DIALLO en présence naturellement des députés maliens et des membres de la société civile dont l’Association du Dr Mariam Djibrila MAIGA. Toumani Djimé DIALLO n’était pas encore Excellence Monsieur l’Ambassadeur, au Maroc, en Allemagne et en France.

A la question des journalistes, au retour à Bamako, avez-vous réussi la mission, le chef de la délégation a répondu en substance : Ce qui est sûr, des Certitudes établies ont été ébranlées.

La publication du compte rendu de l’Audition dans le Démocrate, journal du Camarade Toumani Djimé DIALLO, grand patriote a édifié tout le monde sur la pertinence de la décision de l’Assemblée Nationale de répondre à l’Invitation de Bernard KOUCHNER.

Quelques mois ou semaines après cette mission, une délégation de l’Assemblée Parlementaire Paritaire ACP-UE a sillonné toute la partie du pays étiquetée « Nord du Mali » et a abouti à la conclusion qu’il faut féliciter le Mali pour son mode de traitement de la Rébellion malienne, balayant ainsi la Condamnation du Parlement Européen prononcée à l’encontre du Mali avant cette mission.

Laissons au Trio de l’Eglise Evangélique Norvégienne de Gossi, Zahabi OULD Sidi Mohamed, Mohamed Ag Erlaf, ministre du Travail d’Amadou Toumani, Zéïdane AG Sidi Lamine initiateur des rencontres Intercommunautaires débutées à Bourem et si salutaires pour le pays, le soin de narrer la tournée qui a conduit les Parlementaires de Bamako à Kidal en passant par Gao, Bourem et Almoustrate le déroulement des Congrès et forum de Tawardé, Gossi et Téjeret.

La tournée visait à apaiser la colère des Arabes furieux après l’assassinat de Boydan dont le corps a été jeté dans un puits. Cet assassinat a été attribué aux CHAMANAMAS.

La participation à tous ces évènements avait aussi pour but de mieux connaitre les dirigeants de la rébellion de 1987 à 1996, date où la Flamme de la Paix fut allumée à Tombouctou sous la présidence d’Alpha Oumar KONARE et la présence à ses côtés du Président de la République du Ghana John JERY RAWLINGS (Paix à son âme).

Toutes ces randonnées, enquêtes parlementaires, rencontres inter et intra-communautaires ont permis de découvrir de fiers guerriers.

Je ne résiste pas à la tentation de saluer la mémoire de Bilal AG Saloum, Héros de la bande d’Aouzou au Tchad, de Loya AG Ahmed, Kel Essouk de Kidal, tous deux du MPA ; de Boubacar SADEK Ould Hammaha, Chef d’Etat-major du FIAA tombé à Nfafa face à l’Armée malienne ; du Colonel Hamma Ould Yéyiah, intégré dans l’Armée malienne après la signature du Pacte National du 11 avril 1992.

Ces deux derniers cités étaient membres du Front Islamique Arabe de l’Azawad (FIAA).

Je salue la mémoire des guerriers fiers, bien qu’ayant pris les armes contre leur pays, par ce que révoltés, par ce qu’aveuglés par le sang de leurs blessures, aveuglés par leurs blessures morales !

Des compagnons d’armes de ces soldats aujourd’hui absents pour toujours, ont prouvé quotidiennement qu’ils sont maliens dont le patriotisme n’a rien à envier à celui des autres maliens.

Pensant aux évènements douloureux de Nfafa, j’invite à prier permanemment pour le repos des âmes des soldats, caporaux, sous-officiers, officiers et hommes du rang tombés au champ d’honneur depuis Nfafa jusqu’à nos jours.

Des soldats meurent presque chaque jour, sautant sur des engins explosifs artisanaux, tombant dans des embuscades tendues par des terroristes de tout acabit, de toute obédience !

Ces randonnées et rencontres intra et intercommunautaires ont permis également la réconciliation du KANIAGA et du TORO dans le Sahel occidental, à celle des dogons et des peuls après les incendies des habitations à Toïkana et les tueries de Banguél dans le Mondoro.

Des ébauches de dialogue ont été amorcées entre éleveurs, pêcheurs et agriculteurs à Sarè Malah et dans la foulée entre Sossobé et SALL Salbé dans le Cercle de Ténenkou, le delta intérieur en somme.

C’est sûr que le camarade Assarid AG IMBARCAWAN et l’aménokal Bajan AG Hamatou AG Firhoun et bien d’autres parmi les parlementaires de l’époque se souviennent de la longue nuit de Téjeret qui a débuté dans l’après-midi à 16 Heures et s’est terminée le lendemain aux environs de 05 heures du matin.

Beaucoup de participants dormaient littéralement. Il s’agissait au cours de cette longue nuit, d’expliquer pourquoi la Commune rurale de Téjeret n’a pas été retenue par la représentation nationale bien qu’elle ait figuré quelques heures dans le Journal Officiel le temps que le gouvernement comprenne quelle est la vraie décision de l’Assemblée Nationale et procède à la rectification. Il s’agissait aussi au cours de cette longue nuit de tenter de réconcilier Inna Modibaabe et Inna Taaraabe à Konsa.

En ces temps-là, l’Homme à la « Voix de Stentor » ne pouvait pas s’occuper comme il le fallait des ostracistes de son camp et Séydina Oumar DICKO non plus ne pouvait pas entendre cette Voix vu la disposition d’Esprit de son monde à l’Epoque. Jose espérer que tu ne faisais pas partie de la horde des Huns montés à l’assaut du Temple de la démocratie et Phare des démocrates, un lundi 05 avril 1993.

Une scène reste profondément gravée dans la mémoire du premier Secrétaire Politique élu par le Congrès constitutif d’Adema-P.A.S.J. Ce jour-là, les amazones et/ou les vagabondes de la Révolution tenaient des propos et applaudissaient à tout rompre et pouvaient ainsi faire monter la moutarde au nez du tout nouveau Premier ministre Ibrahim Boubacar KEITA. Attention ! Attention ! Attention Camarades, c’est ainsi qu’on crée les dictateurs qui feront plier l’échine à beaucoup d’entre nous ! Prenez garde ! Sans doute, les camarades et amis, Armand et Michelle Moncourt au moins s’en souviennent puisse que la rencontre se tenait à leur domicile.

Le devoir de redevabilité vis-à-vis des auteurs de réactions dignes d’intérêt à mes yeux, à l’article intitulé : « Ouvrons les yeux, travaillons dur avec Humilité et Discernement accompli », j’invite tous les maliens et toutes les maliennes à se poser des questions qui devraient être préoccupantes en ces heures graves que vit le MALI :

Quand finira la transition actuelle ?
Les conditions de sécurité du moment peuvent-elles permettre d’organiser des élections libres transparentes, crédibles avec la participation de tous les candidats (e) qui désirent faire acte de candidature y compris les exilés et sur l’étendue du territoire national ?
Le Président de la Transition le Colonel Assimi GOÏTA sera-t-il candidat à l’élection du Président de la République et acceptera-t-il d’y aller avec des concurrents civils, entrepreneurs, autres que de simples faire valoir ?
Le Président de la transition, chef suprême des Armées, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, préfèrera-t-il envoyer au feu un des autres membres du Comité National de Salut du Peuple (CNSP) notamment le Président du Conseil National de la Transition (CNT) Colonel Malick DIAW ou le Ministre de la Défense, Colonel Sadio CAMARA ?
Ou les membres préféreront ils à leur tour céder la place au premier porte-parole du CNSP le Colonel-major d’aviation Ismaël Mahamadou WAGUE ?
Ou le Ministre d’Etat, ancien Premier ministre, le Colonel Abdoulaye MAIGA ?
Quand pourrions-nous contrôler l’ensemble du territoire national, mettre fin à l’Amalgame et réussir à faire aimer profondément les FAMa par toutes les Communautés maliennes ?
Sommes-nous à l’abri d’une guerre civile au Mali si sur la base de dénonciations fondées ou non des villages entiers sont totalement brulés ?
Sommes-nous sûrs que ce n’est pas la Haine qui va changer de camp et non la peur. Comme il est dit couramment, vu l’impopularité grandissante des nouveaux alliés russes dans tout le delta intérieur, dans le Seeno Mango (Seeno Bankass, Seeno Gondo, seeno Mondoro) tant la férocité de ces nouveaux alliés russes est inqualifiable, ignorant qu’ils sont de la culture Pulaaku ?
Ne devons-nous pas penser au risque que la guerre en Ukraine se transpose au Mali et envisager les moyens d’empêcher qu’il en soit ainsi ?
N’est-il pas temps d’oser entreprendre des pourparlers avec Iyad AG Ali et son vassal Mobbo Hamadoun Koufa ?
Ce sont des questions qui à mon sens il est légitime de se poser aujourd’hui. Je me les pose quotidiennement !

C’est pour cela que je les rends publiques pour les partager avec le peuple malien car elles sont d’intérêt national !

A ceux et à celles qui prennent de l’argent avec le pouvoir en place pour invectiver des personnes âgées en vue de les faire taire, j’exprime tendresse et pitié. Je leur pardonne et demande au Seigneur de l’univers de leur pardonner, car ils ne savent pas ce qu’ils font. Aveuglés qu’ils sont par la recherche de leur pitance préférée : les haricots.

Qu’Allah les préserve d’eux-mêmes ! Et qu’il nous préserve contre des êtres Humains avides seulement des Biens matériels de ce Monde et Envieux. Des êtres Humains jaloux et Haineux !

Qu’Allah nous préserve, en fin, des jeunes dont les mères et les pères sont vivants et crient fièrement à tu tête : nous n’avons pas de repères, nous n’avons pas de références.

N’est-il pas temps de s’interroger sur la qualité de la société malienne d’aujourd’hui !

Jusqu’à ce que ma VOIX s’éteigne, je ne cesserais pas de héler les maliennes et les maliens chaque fois que cela est nécessaire. Un Militant n’a pas d’âge pour se taire. Parler n’est pas une question de mode pour lui.

Dr. Ali Nouhoum DIALLO.

Maître de Conférences agrégé de médecine Interne.

Professeur Honoraire de la Faculté De Médecine et d’Odonto stomatologie.

Ancien Président de l’Assemblée Nationale du Mali et du Parlement de la CEDEAO.

Grand officier de l’Ordre National du Mali.]]> </content:encoded>
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<title>Pr. Marimantia Diarra, à propos de la situation du Mali : «Il reste beaucoup de défis à relever dont le retour à l&amp;apos;ordre constitutionnel après des réformes et l&amp;apos;organisation d&amp;apos;élections générales démocratiques…»</title>
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<pubDate>Thu, 30 Mar 2023 05:46:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A l’occasion de la commémoration de la journée des martyrs (26 mars), l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-PASJ), présidée par le Pr. Marimantia Diarra, a fait une déclaration dans laquelle elle invite les forces vives du pays à se mobiliser comme un seul homme pour assurer le bonheur de l'ensemble des Maliens et le développement économique et social du Mali. « L'Adéma-PASJ reconnaît que depuis le 26 mars 1991, le pays a fait des progrès remarquables. Cependant il reste beaucoup de défis à relever dont le retour à l'ordre constitutionnel après des réformes politiques consensuelles et l'organisation d'élections générales démocratiques crédibles, transparentes, inclusives et sécurisées sur l'ensemble du territoire national », révèle la déclaration du Parti ADEMA-PASJ.

26 mars 1991 - 26 mars 2023, le Mali célèbre le 32ème anniversaire de la Journée des martyrs. Ce 32ème anniversaire rappelle le souvenir de tous les fils du pays tués pour la quête du changement, l'instauration de la démocratie et du multipartisme intégral au Mali. La nation malienne, dans toutes ses composantes, doit honorer leur mémoire et faire en sorte que leur sacrifice ne soit jamais vain. A cette occasion, l'Adéma-PASJ a rendu hommage à tous ceux qui sont tombés sur le champ de la bataille pour l'avènement la démocratie au Mali. « Ces hommes et femmes de foi et d'engagement ont vaillamment milité jusqu'au sacrifice ultime.

Puisse Allah bénir nos actions pour honorer leur mémoire et leur combat pour la paix et la prospérité du Mali », a souligné le parti présidé par le Pr. Marimantia Diarra. Le parti Adéma-PASJ dit qu’il restera toujours engagé pour le triomphe des idéaux du 26 Mars et invite toutes les Forces vives du pays à se mobiliser comme un seul homme pour assurer le bonheur de l'ensemble des Maliens et le développement économique et social du Mali. « L'Adéma-PASI reconnaît que depuis le 26 mars 1991, le pays a fait des progrès remarquables.

Cependant, il reste beaucoup de défis à relever dont le retour à l'ordre constitutionnel après des réformes politiques consensuelles et l'organisation d'élections générales démocratiques crédibles, transparentes, inclusives et sécurisées sur l'ensemble du territoire national. C'est pourquoi, le parti lance un appel pressant à toutes les forces vives de la Nation pour accompagner les Autorités de la Transition dans le processus des réformes politiques engagées et l'organisation d'élections justes, transparentes, inclusives et acceptées de tous, en vue de continuer à honorer la mémoire des martyrs de mars 91 », indique la déclaration du parti ADEMA PASJ présidé par le Pr. Marimantia Diarra.

A noter que dans la journée du 26 mars 2023, le parti ADEMA-PASJ a organisé à son siège, à Bamako, une causerie-débat sur le thème «26 mars 1991-26 mars 3023 ; 32 ans de démocratie : acquis, défis et perspectives». Cette causerie-débat a été animée par le Pr. Ali Nouhoum DIALLO, ancien président de l’Assemble nationale du Mali, qui avait à ses côtés les anciens ministres, Moustaphe DICKO ; Adama Tiemoko DIARRA ; Yaya SANGARE. On notait la présence du président du bureau national des jeunes du parti ADEMA-PASJ, Mohamed Cherif COULIBALY ; de Mme Touré Rokiatou BAH ; ainsi que Tiébilé DRAME et Me Hamidou DIABATE du PARENA (Parti pour la renaissance nationale).

Au cours de cette causerie-débat, les jeunes ont été invités à prendre leurs responsabilités. En outre, il a été question du projet de constitution de la République du Mali initié par les autorités de la transition, de la violation de certaines libertés. « Hier à l’avant-garde de toutes les luttes pour l’instauration de la démocratie au Mali, aujourd’hui, l’Adema-PASJ et la quasi-totalité des acteurs du mouvement démocratique assistent passivement à la violation flagrante, incompréhensive et inadmissible des libertés pour lesquelles ils se sont battus de jour comme de nuit et souvent au prix de leur liberté et vie. Les militants notamment jeunes, s’interrogent si les acteurs de la démocratie ont démissionné face à des tentatives récurrentes de la restauration et les remises en cause perpétuelles des acquis démocratiques pourtant plausibles. Pire, certains acteurs de la démocratie sont ceux qui ont prêté le flanc à la déstabilisation des institutions démocratiquement élues. Quel contraste ! Qu’est-ce qui a changé ? Qu’est-ce qui n’a pas marché ? La démocratie a-t-elle échoué ? Les démocrates ont-ils failli ? », s’interroge le Président du Bureau National des Jeunes de l’ADEMA-PASJ, Mohamed Cherif COULIBALY.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ministère des Affaires Étrangères et des Maliens de l’Extérieur : Le personnel projette une série de grèves de 576 heures à partir du 26 avril</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Mar 2023 05:43:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Coalition des Organisations Syndicales du Secteur des Affaires Étrangères et des Maliens de l’Extérieur (SYLTAE et STMMEEIA) a déposé, le lundi 27 mars 2023, un préavis de grève de 576 heures, allant du 26 avril au 09 juin 2023, sur la table du gouvernement. Les membres de ladite coalition dénoncent le non-respect de plusieurs protocoles d’entente avec le gouvernement en vue de l’amélioration de leurs conditions de travail.</strong>

Dans un communiqué rendu public hier, mardi 28 mars 2023, la Coalition des Organisations Syndicales du Secteur des Affaires Étrangères et des Maliens de l’Extérieur (SYLTAE et STMMEEIA) décide d'observer une série grève de 576 heures, du 26 avril au 09 juin 2023. Les revendications se rapportent, entre autres, à la majoration des indemnités annuelle et mensuelle d’équipement accordées aux personnels des ministères en charge des Affaires étrangères et des Maliens établis à l’extérieur, conformément aux montants convenus entre le SYLTAE et le ministère chargé des Affaires étrangères ; la relecture du décret du 08 février 1996 fixant les avantages accordés au personnel diplomatique, administratif et technique dans les missions diplomatiques et consulaires, conformément au procès-verbal de conciliation du 07 décembre 2018 ; la relecture de la Loi N°05-039/AN-RM du 22 juillet 2005 fixant des indices de traitement des personnels occupant certains emplois dans les missions diplomatiques et postes consulaires, conformément au protocole d'entente du 21 octobre 2019; la mise en œuvre des points d'accord du procès-verbal de non conciliation en date du 21 février 2023 et l'effectivité du mouvement diplomatique, conformément au calendrier arrêté par la commission des affectations.

La Coalition des Organisations Syndicales du Secteur des Affaires Étrangères et des Maliens de l’Extérieur (SYLTAE et STMMEEIA) dénonce la non-application du protocole d'entente du 21 octobre 2019 entre le ministre chargé des Affaires étrangères et le SYLTAE, relatif à la relecture des décrets portant octroi d'indemnités d'équipement aux agents des deux départements. La coalition regrette aussi l'enlisement du dialogue autour du Cahier de doléances soumis au Ministre chargé des Affaires étrangères, le 03 décembre 2021, et au Ministre chargé du Dialogue social, le 18 février 2022.

M. K. Diakité]]> </content:encoded>
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<title>Ordonnance du 29 décembre 2022 portant statut de la magistrature : Le SYLIMA menace de saisir la Cour de justice de la CEDEAO suite au refus de la Cour Suprême d’annuler la décision</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/ordonnance-du-29-decembre-2022-portant-statut-de-la-magistrature-le-sylima-menace-de-saisir-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-suite-au-refus-de-la-cour-supreme-dannuler-la-decision-3017030.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Mar 2023 07:37:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ordonnance du 29 décembre 2022 portant statut de la magistrature : Le SYLIMA menace de saisir la Cour de justice de la CEDEAO suite au refus de la Cour Suprême d’annuler la décision

Dans un communiqué rendu public, le 25 mars 2023, le Syndicat Libre de la Magistrature (SY.LI.MA) informe les magistrats ainsi que l'opinion publique que la Cour suprême du Mali, prise en sa Section administrative, a rendu son arrêt, le jeudi 23 mars 2023, sur le recours en annulation initié par le SYLIMA contre l'Ordonnance n°2022-020/PT-RM du 29 décembre 2022 portant modification de la loi n°02-054 du 16 décembre 2002, modifiée, portant statut de la magistrature. Dans son communiqué, le SYLIMA, présidé par Hady Macky Sall, précise qu’il a été « débouté de son action par la juridiction suprême, juge et partie dans l'affaire». Furieux de cet état de fait, le Syndicat des Magistrats indique qu’il se réserve le droit de saisir la Cour de justice de la CEDEAO pour le rétablissement du traitement égalitaire de tous par la République du Mali.

Pour rappel, le SYLIMA a, par requête en date du 03 janvier 2023, demandé le sursis à exécution et l'annulation de l'ordonnance sus-spécifiée prise par le Gouvernement de la Transition du Mali en « totale violation des principes constitutionnels d'égalité et d'indépendance du pouvoir judiciaire ». Selon le Syndicats des Magistrats, la Cour suprême, plus haute instance juridictionnelle du pays, aura ainsi mis trois mois environ pour juger une procédure en référé, matière se caractérisant fondamentalement par l'urgence.

«Ceux qui ont scellé cet arrêt famélique de leur nom et de leur signature en porteront la totale et entière responsabilité face à l'opinion et surtout face à l'histoire collective qui enregistre tous les faits et évènements de la Patrie. La Cour croit s'être ainsi sauvée. Elle n'aura cependant pensé ni à la République, ni surtout au Peuple au nom duquel elle rend ses arrêts », révèle le communiqué du SYLIMA présidé par Hady Macky Sall.

Se réservant le droit de saisir la Cour de justice de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) pour le rétablissement du traitement égalitaire de tous par la République du Mali, le SYLIMA invite les uns et les autres à se remémorer l'histoire récente du Mali pour se convaincre que la République et l'objectivité survivent toujours aux hommes.

A signaler que depuis le 1er novembre 2022, les Syndicats des Magistrats dénoncent le Projet de Loi portant modification de la loi n°2016-046 du 23 Septembre 2016 fixant l'organisation, les règles de fonctionnement de la Cour Suprême et la procédure suivie devant elle. Après analyse dudit projet, les syndicats de magistrats regrettent « le caractère sélectif et discriminatoire de la nouvelle mesure en opposition aux principes sacro-saints du caractère général et impersonnel de toutes normes ». Les Syndicats informent les plus hautes autorités de se désolidariser d'une telle entreprise « qui n'est ni opportune ni nécessaire encore moins indispensable ». En outre, en décembre 2022, les Syndicats des Magistrats ont observé 5 jours d’arrêt de travail pour exiger le retrait du projet de loi portant modification de la loi N° 2016-046 du 23 septembre 2016 portant loi organique fixant l'organisation, les règles de fonctionnement de la Cour Suprême et la procédure suivie devant elle, qui selon eux, porte atteinte à l'indépendance de la magistrature.

&nbsp;

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le glaucome : Un véritable problème de santé publique</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lutte-contre-le-glaucome-un-veritable-probleme-de-sante-publique-3017041.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Mar 2023 05:42:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Association Malienne de Lutte Contre le Glaucome (AMLG) et son partenaire Sightsavers ont célébré la semaine nationale de lutte contre le glaucome au Mali, le 25 mars 2023 à la Maison des Aînés, sous le thème « Le dépistage est primordial». Ils ont saisi cette occasion pour inviter les jeunes filles et garçons à se faire dépister pour réduire tout risque. La conférence a été animée par Mme Sidibé Fatoumata Tata, ophtalmologiste, entourée de Diogo Kéita, le président, son secrétaire général Mikahilou Maïga, ainsi que les hommes de médias.

« Le glaucome est une neuropathie optique chronique d’évolution rapide qui atteint la tête du nerf optique associée à une tension intraoculaire élevée avec atteinte du champ visuel, voire une cécité si rien n’est fait », a expliqué la spécialiste. Par ailleurs, elle a mentionné que l'hérédité joue un rôle dans la transmission du glaucome. Quand on a un parent glaucomateux, dit-elle, on a 50% de chance de développer le glaucome. En ce qui concerne sa prise en charge ou encore son traitement, la conférencière dira qu’il y a plusieurs techniques, à savoir le traitement médical, le traitement physique, c’est-à-dire le traitement avec le laser, et le traitement par la chirurgie qui contribue à faire baisser la tension intraoculaire et permet de diminuer l’évolution vers la cécité. Pour un patient qui est atteint de la cécité ou l’absence totale de vision, Mme Fatoumata Tata a indiqué que si un patient glaucomateux est à la phase de la cécité, cela est irréversible. « C’est pourquoi on dit que le glaucome est la première cause de cécité irréversible », a déclaré Mme Fatoumata.

Durant cette semaine, le président Diogo Kéita a fait savoir qu’ils vont faire la sensibilisation à travers les médias, précisément les radios et les télés, en organisant des débats sur la maladie. En plus de cela, ajoute-t-il, il y a la stratégie des dépistages avec l’appui de nos partenaires comme les services de santé et certains cabinets de soins dont les consultations vont continuer toute la semaine. Selon le président, l’objectif est d’attirer l’attention des autorités du Mali sur cette maladie qui est en réalité un véritable problème de santé publique. À la fin de la rencontre, il y a eu des dépistages gratuits sur place d’une vingtaine de personnes parmi elles des hommes de médias.

<strong>B.S.T</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte contre le Diabète : « Amy Diabète » une Nyéléni qui a dédié sa vie à ce combat</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lutte-contre-le-diabete-amy-diabete-une-nyeleni-qui-a-dedie-sa-vie-a-ce-combat-3017039.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Mar 2023 05:40:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Amy Diarra dite « Amy Diabète » est une combattante infatigable dans la lutte contre le diabète au Mali. Elle a fait de cette lutte son cheval de bataille. Elle est parvenue à sensibiliser sur les ravages du diabète, et à protéger des milliers de personnes contre la pathologie dans notre pays.</strong>

« Mon combat contre le diabète a commencé bien avant que je ne découvre que je souffre de la maladie et cette découverte m’a permis d’intensifier la lutte », a lancé la sexagénaire engagée dans la lutte contre le diabète au Mali. Amy Diarra, la coordinatrice des activités à la maison de la prévention du diabète située à Bougouba, a consacré sa vie à la lutte contre la pathologie. Celle qui a été à la base de la création de l’Association des Diabétiques et personnes à risques de la commune I, soutient avoir bénéficié du soutien indéfectible de feu général Antoine Niantao, l’un des premiers diabétologues du Mali. « C’est ce dernier qui m’a aidée à avoir le récépissé de l’association des diabétiques et personnes à risques de la commune I qui a été créée en 2010 », explique Amy Diarra, connue sous le sobriquet de « Amy Diabète ». « L’Association a commencé en commune I, mais de nos jours, elle existe dans toutes les communes du district de Bamako, ainsi que dans les cercles et les régions, exceptées les régions nouvellement créées. Mais nous travaillerons à ce qu’elle soit présente au sein de ces régions. Le dynamisme des 34 associations a valu la naissance de la fédération nationale des Diabétiques du Mali en 2013. Nous faisons des sensibilisations communautaires, nous formons aussi des pairs éducateurs qui descendent sur le terrain pour la sensibilisation des diabétiques ainsi que des personnes à risque afin de réduire le cercle des personnes vivant avec le diabète au Mali. Je fais la supervision aussi dans les régions et je rentre tout juste de Kayes. J’ai aussi en charge les régions de Sikasso, Ségou et Tombouctou. Les pairs éducateurs et les points focaux dans les régions me font le compte rendu de la lutte contre la pathologie dans les différentes régions et c’est sur la base de ces comptes rendus que nous élaborerons le plan de lutte contre le diabète dans ces régions. Notre partenariat avec l’Ong Santé Diabète ainsi que les autres ONG et acteurs de lutte contre la maladie nous a permis de recevoir plusieurs formations et de renforcer nos capacités dans notre combat contre le diabète qui, malgré ses multiples ravages, reste et demeure une maladie sous-estimée », déplore-t-elle. La maison de la prévention joue un rôle primordial dans la chaîne de lutte contre le diabète au Mali, ajoute-t-elle, et nous invitons le public à fréquenter la maison du diabète pour avoir toutes les informations nécessaires sur la maladie. Elle a laissé entendre que sa lutte continuera jusqu’à ce qu’une majeure partie de la population malienne reçoive les pertinentes informations sur la pathologie afin de se prémunir contre elle. « Nous avons une population dont la majeure partie vit dans la pauvreté alors que les médicaments contre le diabète coûtent extrêmement cher. La prévention et la sensibilisation doivent être notre cheval de bataille pour prendre de l’avance sur la maladie et sauver des vies. C’est pour cette raison que nous nous battons », conclut-elle.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>

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</item>

<item>
<title>Mali : Le féminisme contribue&#45;t&#45;il à l’épanouissement des femmes maliennes ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-le-feminisme-contribue-t-il-a-lepanouissement-des-femmes-maliennes-3017037.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Mar 2023 05:37:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le samedi 25 mars 2023, à la bibliothèque nationale, dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, le club des lecteurs du Mali a organisé un débat contradictoire dont le thème est : « Le féminisme contribue-t-il à l’épanouissement des femmes maliennes ? ». C’était en présence des responsables, membres et sympathisants du club des lecteurs ; de Amadou Ba de la « Librairie Donko Ba », et de Sekou Fofana, directeur des éditions SAWA.

Le débat a opposé deux équipes composées chacune de trois femmes, toutes membres du club. La première équipe « A », composée de Aminata Barry, Fatoumata Malikité et Esther Pérou, défendait l’affirmative, c’est-à-dire, le féminisme contribue à l’épanouissement des femmes maliennes. La seconde équipe « B », composée de Nana Bah, Rokiatou Ascofaré et Madina Cissé, soutenait la négative : le féminisme ne contribue pas l’épanouissement des femmes maliennes.

L’équipe « A », qui défendait l’affirmative, après la définition des mots clés du thème, a évoqué l’historique du féminisme qui a pour objectif fondamental de lutter pour l’amélioration des conditions de vie des femmes dans le monde entier. Avant d’indiquer que le féminisme a contribué à l’épanouissement des femmes maliennes sur les plans politique, économique, social, intellectuel et social. Pour preuve, elle a rappelé les combats menés par les femmes maliennes, de 1991 à nos jours, lesquels ont débouché sur l’occupation des postes nominatifs par certaines femmes, notamment Adame Ba Konaré, Sira Diop, Awa Keita, Aminata Dramane Traoré, Mariam Kaïdama Cissé... Elle a aussi évoqué la loi N°2015- 052/ du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives. « L’homme et la femme ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. L’article 2 de la constitution du 25 février 1992 stipule que « Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs » », indique la capitaine de l’équipe A, Aminata Barry. Ce qui veut dire, ajoute elle, que les femmes doivent se battre pour arracher leur place. Ainsi, selon elle, le féminisme leur permet d’atteindre cet objectif. Par ailleurs, l’équipe « A » a déclaré que c’est grâce aux combats féministes que les femmes ont eu le droit au vote, avant de souligner que « le Salut du monde dépend des femmes ».

L’équipe « B », quant à elle, rejette les arguments de l’équipe « A », car pour elle, le féminisme est un concept occidental et non africain. Pour elle, nos sociétés traditionnelles ont accordé à la femme, tout ce qu’il faut pour son épanouissement. Dans son argumentation, elle a souligné que l’accent était mis sur le rôle que peut jouer la femme pour une société paisible. L’équipe « B » soutient que le féminisme est là pour une minorité de femmes intellectuelles, car elle exclut la situation des femmes qui sont dans la campagne et des aides ménagères qui sont exploitées par celles qui se battent pour les droits des femmes. « La charte de kurukan fuga, considérée comme la première déclaration des droits de l’Homme, indique dans ses articles 14, 15, et 16 :« N’offensez jamais les femmes, nos mères ; Ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d’avoir fait intervenir sans succès son mari ; En plus de leurs occupations quotidiennes, les femmes doivent être associées à tous nos Gouvernements ». Tel est la place de la femme dans nos sociétés traditionnelles. Le féminisme ne correspond pas à notre culture», conclut l’équipe « B ». Après délibération du jury, l’équipe « A » est déclarée victorieuse.

Les échanges avec le public venu nombreux ont porté sur les droits des femmes au Mali. Enfin, Amadou Ba de la « Libraire donko Ba » a offert deux exemplaires du livre « L’engagement au féminin » aux deux équipes.

<strong>Siaka Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Déclaration du congrès national d’initiative démocratique (CNID&#45;FYT) sur la commémoration du 26 mars 1991</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/declaration-du-congres-national-dinitiative-democratique-cnid-fyt-sur-la-commemoration-du-26-mars-1991-3017035.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Mar 2023 05:34:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il y’a 32 ans, la lutte patriotique opiniâtre menée par des patriotes réunis au sein du Comité National d’Initiative Démocratique (CNID - Association) et dans le Mouvement Democratique aboutissait à l’instauration du pluralisme démocratique dans notre pays.</strong>

Le Mali devait cette victoire au don de soi de patriotes dont plusieurs centaines ont consenti le sacrifice suprême ou ont subi de graves blessures avec de nombreux handicapés a vie.

En cette journée de recueillement et de réflexion, les militantes et militants du CNID - FYT s’inclinent devant la mémoire des Martyrs du 26 Mars et le parti continue à assurer les militants de l’idéal de la lutte menée, de sa solidarité.

Le CNID, tout en restant conscient des acquis importants du 26 Mars pour le Peuple malien n’arrêtera jamais de dénoncer certains acteurs de ce noble mouvement qui, a l’épreuve du pouvoir, n’ont pas hésité a renier les valeurs de 1991 en se complaisant dans la corruption, le népotisme, l’impunité et en réprimant sans état d’âme leurs camarades de combat qui avaient choisi la fidélité aux principes fondateurs du 26 Mars.

C’est le lieu de saluer les militantes et militants du CNID-FYT et de toutes les maliennes et maliens qui tiennent encore haut le flambeau de la démocratie et du patriotisme.

Le CNID- FYT qui est engagé dans le difficile mais exaltant processus de Refondation du Mali exhorte tous nos compatriotes à mener à son terme le chantier de la démocratisation, de la Réconciliation et de la reconquête de la souveraineté du Mali.

<strong>Bamako, le 26 mars 2023</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>26 mars 1991&#45;26 mars 2023 : La démocratie malienne a 32 ans !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/26-mars-1991-26-mars-2023-la-democratie-malienne-a-32-ans-3017033.html</link>
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<pubDate>Wed, 29 Mar 2023 05:31:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la commémoration de la journée du 26 mars, journée des martyrs pour l’avènement de la démocratie au Mali, la Direction de la Pyramide du Souvenir a organisé, le dimanche 26 mars 2023, un colloque à son siège à Bamako sur le thème : «Les institutions face à l’effritement des normes d’éthiques et des valeurs au Mali ». La cérémonie d’ouverture de ce colloque était présidée par le ministre de l'Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly GUINDO, en présence d’autres membres du gouvernement comme Harouna Mamadou TOUREH, Mme Fatoumata Sékou DICKO ; Mme WADIDIE Founè COULIBALY ; de la Directrice de la Pyramide du Souvenir, Mme Fadima COULIBALY ; des anciens ministres comme Mme SY Kadiatou SOW ; des conférenciers et de nombreuses autres personnalités.</strong>

Après les mots de bienvenue du représentant du maire de la commune III du district de Bamako, Kassoum Touré, le ministre de l'Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly GUINDO, a fait savoir que le Mali, depuis plus d’une décennie, connaît une crise multidimensionnelle. L’une de ses dimensions, dit-il, pas toujours la mieux appréhendée, est la dimension humaine et sociale, vécue à travers l’effritement des normes et règles éthiques et morales caractérisant de façon plus qu’ostentatoire le comportement du citoyen. Au quotidien, ajoute-t-il, l’incivisme, le dispute à l’incivilité visible aux manquements aussi flagrants que fréquents aux règles et normes élémentaires.

Aujourd’hui, précise le ministre, l’édifice national semble menacé par des vents nouveaux. «Depuis des décennies, nous progressons vers un effondrement social et moral de la société, à la perte de nos valeurs séculaires considérées inaltérables. L’irrespect des règles de vie commune, la perte des valeurs morales qui accentue le phénomène de la perte de l’autorité parentale, de l’effritement du tissu social et de l’autorité morale de la société, l’affaissement de l’autorité de l’Etat, avec leurs corollaires de corruption, d’incivisme, la dépravation des mœurs, la déviance, la délinquance etc. Il en résulte également un effet induit pour la jeunesse qui reste sans repères, ni références.

A tout cela s’ajoute la décrépitude de la citoyenneté », a déclaré Andogoly GUINDO. Face à cette crise identitaire et sociale, à la dégradation continuelle des valeurs culturelles ancestrales, dit-il, une réponse urgente et appropriée s’avère nécessaire pour juguler ces fléaux afin d’éviter un effondrement total de notre société. Dans cette perspective, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Colonel Assimi GOÏTA, a instruit le Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme d’élaborer un document référentiel appelé « Charte d’Ethiques et des Valeurs du Mali ». La « Charte d’Ethiques et des Valeurs du Mali » est un document référentiel inspiré des principes, des us et coutumes ancrés dans les valeurs ancestrales et dans la civilisation universelle. « Dans l’éducation aux valeurs, la primauté revient à la famille qui en est le berceau, à la société à travers ses diverses institutions et organisations communautaires, enfin à l’Etat par la force de la loi et l’autorité publique.

Cependant, tout laisse à croire aujourd’hui, et nous y assistons souvent impuissants et parfois impassible que de façon insidieuse et irrémédiable, la famille, la société et même l’Etat abandonnent tout ou partie de leurs prérogatives et devoirs de transmission à la rue, aux masses médias et plus récemment aux réseaux sociaux qui infligent à des jeunes et moins jeunes laissés à eux-mêmes des modèles et des normes totalement contraires pour ne pas dire hostiles à nos valeurs sociétales ancestrales », a conclu le ministre.

A la suite du ministre GUINDO, la thématique a été développée par les conférenciers.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme : L&amp;apos;armée malienne neutralise 125 terroristes</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-larmee-malienne-neutralise-125-terroristes-3016911.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Mar 2023 05:39:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’armée malienne a annoncé, le vendredi 24 mars 2023 dans la soirée, avoir neutralisé 125 terroristes au cours de plusieurs opérations menées dans le centre et le nord du pays.</strong>

« L'Etat-Major Général des Armées informe l'opinion que depuis son dernier communiqué en date du 12 mars 2023 et au regard des modes d'action terroristes consistant à divertir les FAMa dans les régions Sud et visant les cibles molles couplé aux multiples mouvements de groupuscules terroristes, les FAMa ont mis l'accent sur la recherche de renseignements », indique un communiqué de l'armée malienne. Selon le colonel Souleymane Dembelé, directeur de l'information et des relations publiques des armées (Dirpa), l'armée a effectué

06 opérations aéroportées dans les localités de Korondoli (secteur de Sofara), Balaguina, Diallo, Songo, Bodio, Mondoli (tous dans le secteur de Badiangara-Plateau Dogon), Bouikéssi (secteur de Sévaré) et Ouonkoro (secteur de Bankass) ; 14 missions de reconnaissances offensives dans les localités de Korondoli (secteur de Sofara), Balaguina, Diallo, Songo, Bodio, Mondoli, Bouikéssi, Ouonkoro, Sokolo, Indeliman, Téssit, Douentza, Boni et Gossi. L’armée malienne a aussi mené 8 frappes aériennes d'avions de chasse, d'hélicoptères et de drones et des surveillances de drones dans plusieurs secteurs. Le bilan cumulé de ces actions se résume comme suit, précise l’armée malienne, 6 sanctuaires terroristes détruits dans les secteurs de Indeliman, Téssit, Badiangara et Niono, 67 terroristes neutralisés dans les différentes zones et 32 suspects interpelés dans les secteurs de Ouonkoro, Boni et Douentza.

Le Directeur de la Dirpa explique que « 20 AK-47, 02 PKM, 01 LRAC, 01 Fusil de chasse, des chargeurs, une importante quantité de munitions, des matériels de fabrication d'EEI, des moyens de communication et divers matériels ont été récupérés, 25 motos détruites, 5 Pick up détruits et 2 Engins Explosifs Improvisés neutralisés. »

Selon l’armée malienne, les dividendes au profit des populations se résument comme suit : la sécurisation des récoltes dans le secteur de Niono, la sécurisation des travaux de réhabilitation du pont de Dogofriba reliant le village de Farabougou, ce qui va faciliter les ravitaillements. « Plus de 20 sacs de 100Kg de maïs ont été récupérés aux mains des terroristes dans la localité de Diakouri (secteur de Tenenkou) et plus d'une centaine de boeufs récupérés dans la localité de Kapio (Région de Sévaré). Plus de 150 camions civils escortés sur l'axe Gao-Labbézanga-Gao. Le ravitaillement de la localité de Farabougou avec 137 tonnes de vivres acheminés par les FAMa, suivi d'évacuations sanitaires de malades et d'accompagnement d'une vingtaine de personnes pour le retour volontaire au village ;

- La conduite d'Actions Civilo-Militaires au profit de la population d'Acharane avec des donations en vivres, sucre et huile »,

lit-on dans le communiqué.

Concernant les secteurs de Bandiagara, Indélimane, et Tessit, l’armée malienne a, au cours des manœuvres terrestres, effectué des frappes aériennes et des opérations aéroportées, infligé de grandes pertes tant humaines que matérielles aux groupes armés terroristes. Le bilan cumulé des 3 reconnaissances offensives fait état de : secteur d'Indélimane : 58 terroristes neutralisés, 3 sanctuaires détruits, 01 Pick-up et une trentaine de motos également détruits ; secteur de Bandiagara : 22 terroristes neutralisés, 02 PKM, 07 AK-47, 1 lance-Roquette de type RPG-22, plusieurs chargeurs d'AK¬47, 5 détonateurs électriques, 2 capteurs de pression, 2 cordons détonant avec 2 détonateurs, 6 radios Talkies-walkies et des objets divers ; secteur Tessit : 2 motocyclistes neutralisés, 1 sanctuaire détruit, 3 Pick-up, 1 Kia et 2 motos ont été également détruits. « Ces actions FAMa ont désorganisé les Groupes Armés Terroristes et contribué à la reddition de plusieurs combattants terroristes dans plusieurs secteurs», selon l’armée malienne.

<strong>M. K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Secteur minier au Mali : Le rapport d’audit révèle beaucoup d’anomalies</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/secteur-minier-au-mali-le-rapport-daudit-revele-beaucoup-danomalies-3016909.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Mar 2023 05:27:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les cabinets Iventus et Mazars ont présenté, le jeudi 23 mars 2023, au Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, leur rapport d’audit du secteur minier au Mali. Les conclusions auxquelles ces experts sont parvenus montrent une nécessité pressante de réformes du secteur des mines au Mali. Depuis des mois, une trentaine d’experts travaillent sur l’audit minier au Mali, avec comme objectif, trouver des voies et moyens afin que « l’or brille pour les Maliens ». En collaboration avec une équipe technique basée au ministère de l’Économie et des Finances, les cabinets Iventus-Mazars ont relevé beaucoup d’anomalies dans le secteur de l’exploitation minière au Mali.

Il ressort de cet audit, un constat peu reluisant, selon Mamou TOURE, Coordinateur des cabinets Iventus-Mazars, qui souligne l’existence d’énormes problèmes, voire d’irrégularités, dans le secteur minier malien. Des problèmes se rapportant notamment au non-respect des lois en vigueur dans le domaine.

Face à de telles situations, les experts recommandent des améliorations, surtout en ce qui concerne les méthodes utilisées dans l’exploitation minière. Pour faire de cette activité un véritable tremplin économique pour le Mali, des réformes institutionnelles sont indispensables. C’est pourquoi, il convient, selon les précisions du Coordinateur d’Iventus-Mazars, Mamou TOURE d’exiger le rapatriement des devises d’exploitation conformément à la réglementation en vigueur.

Rappelant les trois principes qui guident les actions publiques au Mali, le Ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni SANOU, a indiqué que l’une des préoccupations majeures des Maliens lors des Assises nationales de la refondation (ANR), était de savoir si un jour l’or pourrait briller pour le Mali et les Maliens. Il rassure donc que grâce aux conclusions de cette étude, l’espoir est permis.

« Cet audit a été mené suivant les instructions du Président de la Transition quant à la mise en place de mécanismes pouvant permettre au Mali de pleinement profiter de l’exploitation de son or. Cette mission d’audit a été conduite à la suite d’un appel d’offres international ouvert à l’issue duquel le cabinet malien Iventus, en collaboration avec le cabinet Mazars ont été retenus », souligne la Direction de la communication de la Présidence de la République du Mali.

Selon le Ministre Alousseni SANOU, ces cabinets ont travaillé avec l’ensemble des 15 mines en exploitation présentement au Mali, avec une équipe technique basée au ministère de l’Économie et des Finances. Selon la Présidence de la République, un plan de mise en œuvre de toutes les recommandations issues de ce rapport est attendu au prochain Conseil des ministres.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CELEBRATION DE LA FRANCOPHONIE AU RWANDA : Le démarrage du PNFR et l’enseignement du français officialisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/celebration-de-la-francophonie-au-rwanda-le-demarrage-du-pnfr-et-lenseignement-du-francais-officialises-3016907.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Mar 2023 05:24:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract"><strong>A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la francophonie, le ministère de l’éducation du Rwanda et ses partenaires ont officialisé le démarrage du plan national pour l’enseignement et l’apprentissage du français au Rwanda (PNFR).</strong></p>
Selon le ministre de l’Education, Dr. Valentine Uwamariya, ce plan répond non seulement à la promotion de la langue française, mais aussi à d’autres besoins. <em>«Ledit plan répond à la décision de notre Gouvernement d’accorder à la langue française un rôle plus important dans les secteurs de l’éducation, de la formation et du commerce.</em> <em>Le plan constate le potentiel d’une collaboration plus étroite avec le monde francophone dans les échanges régionaux, le commerce et le tourisme</em> », a-t-elle déclaré.

L’ambassadeur de France au Rwanda, Antoine Anfré, dira que ce plan s’adresse aux professeurs de français, c’est-à-dire aux Rwandais enseignant le français. L’idée est d’améliorer les capacités pédagogiques des enseignants, précise Antoine Anfré.

De leur côté, certains bénéficiaires de ce plan tels que les élèves et les professeurs déclarent qu’il donne l’espoir de voir la langue française revivre dans la société rwandaise ; et va contribuer à la qualité de l’éducation en général.

Lors de cette célébration, diverses activités ont été menées, dont un quiz aux élèves des écoles francophones de Kigali sur les notions de culture et connaissance générale de la Francophonie. Il y a eu également l’exposition de différentes institutions et pays membres de la francophonie. Les élèves de l’école belge de Kigali ont été les meilleurs. Jean de Dieu Nizeyimana, enseignant du français langue étrangère au Green Hills Academy, exprime ses sentiments de joie. « <em>Je suis très content quand je vois le français commencer à revivre. C’est important pour notre pays. Au niveau de l’éducation, si on renforce beaucoup la formation des professeurs, le projet va sans doute réussir. Je remercie le gouvernement rwandais, car c’est une très bonne action, comme vous le savez dans le temps, on commençait à oublier le français, mais il est là </em>», dit-il.

Les élèves aussi ont profité pour exprimer leur sentiment par rapport à leurs attentes au plan de l’enseignement et de l’apprentissage du français au Rwanda.

Bruce Musoni, jeune étudiant en 8ème année au Green Hills Academy aime bien le français. Ce plan est une bonne nouvelle pour lui.

« <em>Oui, le français est une langue difficile à apprendre, mais quand on y met assez du courage et d’estime de soi on parvient à le parler, je suis content de ce plan </em>», indique-t-il.

Dans le cadre de l’exécution du PNFR, actuellement, une cinquantaine de volontaires de l’Organisation Internationale de la Francophonie qui enseignent le français ont été déployés depuis 2020. Le budget du Plan chiffré à 10 millions d’euros est couvert à hauteur de 60% par l’Agence Française de Développement, 25% par le MINEDUC, 5% par l’Ambassade de France (à travers le projet FSPI) et 10% par d’autres sources de financement.

<strong>Correspondance particulière depuis Kigali de</strong>

<strong>Boubacar Diakité Sarr</strong>

<strong> </strong>

<strong>Encadré</strong>

<strong>Visite du ministre de </strong><strong>l’Education du Rwanda au stand du Mali</strong>

La célébration de la journée internationale de la francophonie 2023 à Kigali Convention Center, a été marquée, outre les discours, par une visite des stands, au premier rang desquels le stand du Mali sur lequel étaient représentés pour l’occasion  les posters sur la destination « Mali » avec les différentes régions, le style architectural, le mode de vie des populations.

Le ministre de l’Education du Rwanda,  Dr. Valentine Uwamariya,  a ainsi eu l’occasion de découvrir les richesses culturelles et les posters en matière de recherche, formation, innovation et attractivité. Le ministre a également pu apprécier la coordination de l’équipe du stand du Mali installé par l’ambassade du Mali à Kigali.

Un ensemble bien apprécié par les visiteurs du jour, à savoir le ministre rwandais de l’Education, le groupe des Ambassadeurs Francophones (GAF) au Rwanda présidé par Doudou Sow, l’ambassadeur du Sénégal, ainsi que les invités de marque. Pour la circonstance, l’ambassadeur du Mali au Rwanda, S.E Dianguina dit Yaya Doucouré, était  accompagné du ministre Conseiller, M. Koné ; du 2<sup>ème</sup>  Conseiller, Amadou Boury Diall ; du secrétaire agent comptable, Amadou Maïga, ainsi que des deux volontaires maliens de la francophonie et le président du Réseau des Reporters Culturels et sportifs Francophones du Mali.

<strong>Boubacar Diakite Sarr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grève des écoles privées du Mali : Le mot d’ordre suspendu</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/greve-des-ecoles-privees-du-mali-le-mot-dordre-suspendu-3016905.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Mar 2023 05:22:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après plus d’une dizaine de jours de cessation de travail, le Groupement  des Associations des Promoteurs d’Ecoles Privées du Mali, a enfin trouvé un accord avec le gouvernement à travers le Ministère de l’éducation nationale. Cet accord a été obtenu le jeudi 23 mars, lors d’une réunion  de concertation entre les deux parties. La rencontre était présidée par  Mme Sidibé Dédéou Ousmane, ministre de tutelle. Elle avait pour objectif de trouver une solution à la cessation de travail pour 120 heures, décrétée par le Groupement des Associations des Ecoles Privées, au niveau  des établissements privés de l’enseignement secondaire général, technique et professionnel, de même que les medersa, à compter du lundi 20 mars au vendredi 24 mars. Après discussions, les deux parties ont convenu d’une sortie de crise et une reprise des cours dans les établissements privés. Suite à l’accord signé entre les parties, le Groupement des Associations des Promoteurs d’Ecoles du Mali s’est engagé à reprendre le travail.

<strong>Les engagements de l’Etat et de l’AEPAM</strong>

Ainsi, le gouvernement s’est engagé à payer sans exiger les pièces fiscales, le montant de huit milliards sept cent millions quatre vingt quinze millions (8007095000) FCFA, représentant les frais scolaires et demi-bourses qui  restent à payer aux écoles privées du Mali au titre de l’année 2021-2022. « <em>Le groupement des associations des Promoteurs d’écoles privées du Mali s’engage à payer les impôts conformément à la législation fiscale et ce dans le cadre de concertation privée conformément à la décision n°2023-00010/ML-SG du 10 février 2023 ; le groupements des associations des promoteurs d’écoles privées du Mali, suite à cet accord, s’engage à reprendre le travail le vendredi 24 mars 2023 </em>», précise le Groupement.

<strong>Hadama B. FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Gouvernement malien réagit à la Note de la MINUSMA : «Contrairement aux allégations de la MINUSMA faisant état d&amp;apos;exactions, les FDSM opèrent de manière professionnelle dans le respect des droits…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-gouvernement-malien-reagit-a-la-note-de-la-minusma-contrairement-aux-allegations-de-la-minusma-faisant-etat-dexactions-les-fdsm-operent-de-maniere-professionnelle-dans-le-respect-des-dro-3016503.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 10:01:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Gouvernement de la République du Mali a réagi, hier mercredi 22 mars 2023, à la Note trimestrielle de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) sur les tendances des violations et atteintes au droit international des droits de l’Homme et au droit international humanitaire au Mali durant la période du 1er octobre au 31 décembre 2022. « Contrairement aux allégations de la MINUSMA faisant état d'exactions des FDSM sur les populations civiles, les FDSM (Forces de défense et de sécurité du Mali) opèrent de manière professionnelle, autonome et sans supplétifs étrangers, dans le strict respect des droits de l'Homme et du droit international humanitaire. Il y a lieu de rappeler que toutes les opérations des FDSM sont accompagnées par une équipe prévôtale qui a pour mission de constater tous les cas relatifs aux violations des Droits Humains. Elles ne sont donc pas responsables de ces exactions commises contre les populations civiles », souligne le Gouvernement du Mali.

La Note de la MINUSMA indique que la quasi-totalité des cas avérés de violations des droits de l'Homme sont imputables aux groupes armés et terroristes. Le Gouvernement du Mali précise que les allégations qui seraient imputables aux FDSM ont toujours fait l'objet d'ouverture systématique d'enquêtes au niveau de la justice militaire comme en témoignent plusieurs affaires en cours d'instruction préparatoire au niveau des juridictions militaires. S'agissant des tendances de violations par région et par auteurs, le Gouvernement déplore à nouveau, les allégations récurrentes, citées dans plusieurs passages de la Note et faisant état des opérations anti terroristes menées par les FDSM qui seraient « accompagnées par le personnel militaire étranger». Selon le gouvernement malien, les FDSM opèrent de façon autonome sur le terrain afin de protéger les populations civiles contre le terrorisme et l'extrémisme violent dans le strict respect des droits de l'Homme et du droit international humanitaire. Contrairement aux allégations de collaboration entre les FDSM et le personnel militaire étranger, le Gouvernement du Mali réaffirme que la présence d'instructeurs russes dans le pays s'inscrit dans le cadre de la coopération exemplaire avec la Fédération de Russie, particulièrement dans le domaine militaire, renforcée ces dernières années en matière de lutte antiterroriste. Le gouvernement du Mali indique que la diminution des cas de violations constatées par la MINUSMA par rapport à la période précédente, résulte des efforts déployés par les autorités maliennes qui restent convaincues que l'amélioration de la situation des droits de l'Homme et du droit humanitaire reste intimement liée à la stabilisation du territoire. Pour le gouvernement, les efforts de sécurisation et de stabilisation du territoire par les FDSM, combinés aux initiatives locales de réconciliation soutenues par les autorités locales, ont abouti à une diminution drastique des violences contre les civils et le retour volontaire de milliers de déplacés internes et de réfugiés maliens dans leurs localités d'origine. « Contrairement aux allégations de la MINUSMA faisant état d'exactions des FDSM sur les populations civiles, le Gouvernement du Mali souligne que les FDSM opèrent de manière professionnelle, autonome et sans supplétifs étrangers, dans le strict respect des droits de l'Homme et du droit international humanitaire. Il y a lieu de rappeler que toutes les opérations des FDSM sont accompagnées par une équipe prévôtale qui a pour mission de constater tous les cas relatifs aux violations des Droits Humains. Elles ne sont donc pas responsables de ces exactions commises contre les populations civiles », fait observer le gouvernement malien.

«Le Mali reste engagé en matière de protection des droits de l'Homme et s'oppose à l'instrumentalisation de la question à des fins géopolitiques »

Sur la question des écoles évoquée dans plusieurs passages de la Note, le Gouvernement du Mali, pour des raisons de fiabilité des données, invite la MINUSMA à se référer au Cluster Education publié en décembre 2022 sur la situation des écoles au Mali. Concernant la lutte contre l'impunité, la MINUSMA déplore les lenteurs des cas de poursuite annoncées par les autorités maliennes. Le Gouvernement malien rappelle son attachement à la lutte contre l'impunité. Tous les cas documentés ont fait l'objet d'ouverture systématique d'enquêtes. « Des ordres de poursuite ont été délivrés pour des cas avérés et des informations judiciaires sont en cours dans divers cabinets d'instruction des juridictions militaires dont l'une des dernières sessions s'est tenue le 21 novembre 2022 », précise le gouvernement malien. A cet égard, le Gouvernement du Mali salue le fait que la MINUSMA reconnaisse les efforts entrepris dans le domaine de la lutte contre l'impunité au Mali et en matière de promotion et protection des droits de l'Homme dans le cadre de la prise en charge des victimes de violations graves des droits de l'Homme et le renforcement de l'espace d'expression citoyenne. Cependant, le Gouvernement du Mali rappelle que les lenteurs constatées sont liées à la situation sécuritaire, à la problématique de collecte et de conservation des preuves, ainsi qu'aux défis liés au suivi régulier des victimes, des témoins et des auteurs présumés des violations des droits de l'Homme. Le Mali s’est dit pleinement conscient de sa responsabilité première en matière de promotion et de protection des droits de l'Homme et réitère son engagement à respecter et à faire respecter lesdits droits, malgré les défis de tous ordres qui l'assaillent. « La détermination des Autorités de la Transition à veiller au respect des droits de l'Homme s'est traduite, au plan institutionnel, par une innovation majeure, à savoir la création, par décision du Conseil des ministres, le 1er février dernier, de la Direction nationale des droits de l'Homme. Placée sous la tutelle du Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, cette nouvelle structure viendra renforcer le dispositif institutionnel existant en la matière. En outre, des réformes importantes ont été amorcées, notamment la relecture en cours du Code pénal, du Code de procédure pénale et du Code de justice militaire, et de la loi portant lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants », indique le gouvernement malien. Le Mali dit qu’il reste engagé en matière de promotion et de protection des droits de l'Homme et s'oppose à l'instrumentalisation de la question à des fins politiques, géopolitiques, voire souvent de déstabilisation. « Le pays dispose aujourd'hui d'une armée nationale bien outillée en matière des droits de l'Homme et du droit humanitaire international, grâce, entre autres, à l'enseignement de modules liés à ces questions, aux recrus depuis la Formation Commune de Base puis approfondies lors de toutes les sessions de formations et exercices de pré-déploiement sur les théâtres d'opération. Le Gouvernement de la République du Mali renouvelle sa disponibilité en faveur du dialogue constructif avec les organisations de défense des droits de l'Homme afin de lutter contre l'impunité », souligne le gouvernement malien. Le Gouvernement rappelle que, comme toute mission de maintien de la paix, la MINUSMA a été mise en place, en 2013 afin d'aider le Mali à accomplir des tâches qui dépassaient ses seules capacités. A cet égard, l'apport de la MINUSMA s'entend comme un soutien aux efforts du Gouvernement, notamment pour le rétablissement de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national, y compris la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger. « Dans cet esprit, les populations maliennes et le Gouvernement attendent de la MINUSMA qu'elle joue un rôle positif et constructif, dans le cadre d'une démarche franche, sincère et impartiale visant à aider à la stabilisation durable du Mali », conclut le gouvernement malien.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Disparition de Victor sy : De son exil, Dr. Oumar Mariko témoigne</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/disparition-de-victor-sy-de-son-exil-dr-oumar-mariko-temoigne-3016501.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 09:59:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«Le 21 mars vers quatre heures du matin, j’ai appris la triste nouvelle de la disparition du combattant suprême, le professeur Victor Sy, et je n’ai pas cru, le message venait de loin de son gendre des Etats-Unis», déclare Dr. Oumar Mariko, dans une vidéo reçue par Le Républicain. Il aura plus tard les confirmations avec notamment «mon ami et frère Djiguiba Kéita». Les relations entre le leader fondateur de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM) Oumar Mariko et Victor Sy, affectueusement appelé «Combattant suprême» par ses camarades, remontent aux années 1977 -1978 et au Lycée de Badalabougou, quand le premier est arrivé du Lycée de Dioïla. Ses aînés au Lycée de Badalabougou qu’il a rejoints, dont Djiguiba Kéita PPR, Mohamed Dramane Askia, Cabral, Arbidjé et Oumar Arboncana Maïga, vont introduire le jeune Oumar Mariko, auprès du «Combattant Suprême», Victor Sy qu’ils fréquentaient déjà depuis 1976-1977. C’est également depuis le lycée de Badalabougou en 1977 -1978, que remontent les relations entre Djiguiba Kéita PPR et le Dr. Oumar Mariko.

«Je vois Victor Hugo qui dit, tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis», s’est résigné le Dr. Oumar Mariko, en apprenant la mort de Victor Sy. Il a présenté ses condoléances les plus attristées à toute la famille de Victor Sy, non sans adresser ses témoignages dans une vidéo de plus de 5 mn.

Oumar Mariko s’est dit obligé de parler dans une vidéo aujourd’hui, parce qu’il est «loin de son pays, forcé par un exil pendant lequel, j’ai rencontré en contact vidéo, Victor Sy», loin d’imaginer que c’était leur dernière rencontre.

S’adressant à la famille de Victor Sy, Dr. Oumar Mariko a indiqué, «nous avons perdu un grand homme, l’animateur principal, qui inculquait par toutes les méthodes possibles, la parole, le comportement, le geste, le sens de la vie, de la justice sociale. Un combat pour lequel il a tout donné, et certains diront jusqu’à oublier sa famille et lui-même. Victor n’a pas oublié sa famille, il ne s’est pas oublié. Il était investi d’une mission, qui a donné à chacun de nous ce qu’il devait et ce qu’il pouvait donner. Mais ce qu’il a laissé comme traces en chacun d’entre nous, seront des traces indélébiles et vont se propager de génération en génération. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, ça se propagera, et l’on se rendra compte que même les défauts de Victor étaient un dépassement dont on comprendra le sens dans les années à venir», a -t-il poursuivi. Car, selon lui, «Victor était en avance et était l’homme qui incarnait la perfection humaine. Je ne le dis pas seulement par émotion, mais j’y crois et je suis convaincu que c’est ainsi. On le découvrira.»

Pour Oumar Mariko, l’adversité n’a jamais fait plier un homme comme Victor Sy, mais l’adversité n’a jamais fait de lui un méchant, un revanchard ou un vindicatif, témoigne-t-il. «L’adversité l’a toujours fait sourire et interpeler sur son devoir de rééduquer même ceux là qui ne comprenaient pas le sens de son combat et qui le trainaient, qui le mésestimaient et qui le traitaient de façon méchante. Victor n’a jamais connu ce que c’est que la méchanceté. Un homme droit, transparent, un homme honnête pour tout dire», affirme le Dr. Oumar Mariko.

«Combattant suprême de la Révolution, une Révolution que nous attendons toujours, que nous avons eu à faire et qui a été récupérée, cassée à chaque tournant de notre vie. Nous avons pensé que le combattant suprême de cette révolution allait nous conduire à bon port, il nous a laissé une tâche ardue, que nous promettons de continuer», s’est engagé l’homme politique, le Dr. Oumar Mariko.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Régime d&amp;apos;assurance maladie universelle (RAMU) : L’Association des médecins libéraux du Mali opte pour une prescription rationnelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/regime-dassurance-maladie-universelle-ramu-lassociation-des-medecins-liberaux-du-mali-opte-pour-une-prescription-rationnelle-3016499.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 09:56:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Association des médecins libéraux du Mali (AMLM) a organisé, le samedi 18 mars 2023, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), une journée scientifique sous le thème : «Droits et devoirs des médecins libéraux du Mali, pour la prescription rationnelle dans le cadre du RAMU». La cérémonie d’ouverture de cette journée scientifique était présidée par le ministre de la Santé et du Développement social, Mme Diéminatou Sangaré, en présence du président de l’AMLM, Dr. Boureïma Afo Traoré, des autres membres de l’Association, du directeur général adjoint de la CANAM (Caisse nationale d’assurance maladie), N’Tji Idriss Doumbia, des responsables de l’INPS (Institut national de prévoyance sociale) et d’autres personnalités.

Selon Dr. Boureïma Afo Traoré, l'AMLM est une association professionnelle ayant pour vocation de promouvoir la profession médicale, de créer une véritable cohésion des professionnels du secteur libéral en particulier et de la santé en général sans exclusion, de concrétiser en fait le partenariat public-privé. Avant d’ajouter que l'association se réserve le droit d'entreprendre toute chose qui œuvre à la bonne pratique de la médecine et à la valorisation du Médecin afin de contribuer à la bonne santé de la population Malienne. Il a fait savoir que l'association des Médecins Libéraux du Mali, créée en 2006 pour la défense des intérêts matériels et moraux de tous les médecins non fonctionnaires (libéraux), forme et veille sur les médecins libéraux au respect et l'accompagnement de la politique sanitaire de l'Etat en jouant leur rôle d'acteurs principaux ( 60 à 65 % des consultations et 75 à 80 % des examens complémentaires). « Nous devons prendre ensemble des dispositions pour une meilleure transition vers le Régime d'Assurance Maladie Universelle (RAMU), une révolution, un rêve presque devenu possible…C'est partant de cette dynamique, pour une meilleure transition vers le Régime d'Assurance Maladie Universelle, qu'il était impérieux qu'on organise en partenariat avec la CANAM et l'INPS une journée scientifique sur les Droits et Devoirs des Médecins Libéraux du Mali pour une rationalisation des Prestations RAMU. Cette journée est une opportunité pour l'ensemble des médecins libéraux du Mali d'échanger et de discuter avec les acteurs principaux du devoir et le droit au sens élevé de la responsabilité médicale pour un RAMU réussi », a souligné le président de l’Association Dr. Boureïma Afo Traoré.

Quant au du directeur général adjoint de la CANAM, N’Tji Idriss Doumbia, il a félicité l’AMLM pour sa démarche qui consiste à sensibiliser et à informer les prestataires de santé sur la prescription rationnelle et la responsabilité médicale. Pour lui, cette journée va permettre de rappeler les règles de la prescription rationnelle, de l'éthique et de la déontologie, mais aussi d'informer les prescripteurs sur des cas de fraude. « Selon les résultats de l'étude actuarielle réalisée en décembre 2014 par la CANAM, le poids des médicaments dans les dépenses du Régime AMO représente près de 80%. Or pour qu'un régime d'assurance maladie soit viable et pérenne, ce taux ne doit pas dépasser les 50%. Par ailleurs, suite à une évaluation de la CANAM sur les prescriptions, le coût moyen des ordonnances est passé de 3 000 FCFA à 25 000 FCFA. Cette montée en flèche des dépenses d'assurance maladie Obligatoire peut s'expliquer par plusieurs dysfonctionnements qui ont été constatés dans le cadre de l'offre des prestations en général et de la prescription des médicaments et dispositifs médicaux en particulier. Entre autres, on peut citer des médicaments de mêmes principes actifs sur une même ordonnance ; l'usage d'un grand nombre de médicaments sur une ordonnance pour le même patient pour le traitement d'une seule pathologie ; l'usage inapproprié de médicaments avec des posologies inadéquates pour le traitement ; la non-conformité des pratiques de prescription aux directives et protocoles thérapeutiques », a-t-il dit.

Pour sa part, la ministre Diéminatou Sangaré a réitéré l’engagement du gouvernement à accompagner l’AMLM pour améliorer le secteur sanitaire. « Nous sommes là aujourd’hui pour renforcer le partenariat entre le secteur privé et public », a-t-elle dit.

<strong>A. Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Power Lifting : Une fédération en gestation au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/power-lifting-une-federation-en-gestation-au-mali-3016496.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 09:55:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Très bientôt, la fédération Malienne de Power Lifting viendra grossir le rang des fédérations maliennes, avec comme ambition de permettre à notre pays d’emmagasiner beaucoup de trophées dans la nouvelle discipline. Le président de l’association Malienne de Power Lifting (AMAPOL), Abdoulaye Koné dit Ladjaba, initiateur de la compétition internationale de Développé-Couché dénommée « Fanga Tigui », et ses membres, sont à pied d’œuvre pour permettre à la nouvelle discipline de prendre son plein envol.

« Le power lifting est un sport de force constitué de 3 mouvements différents : 1, Le SQUAT OU LA FLEXION DE JAMBE. En compétition l'athlète, après avoir détraqué la barre, doit attendre l'ordre « squat » venant de l'arbitre central. Une fois l'ordre squat donné, l'athlète doit effectuer une flexion de jambe sous la barre (de profil, le pli de la hanche doit être sous le genou si l'on trace une droite). Une fois que l'athlète est enfin remonté, il doit attendre l'ordre rack de l'arbitre pour reposer la barre. 2, Le BENCH PRESS OU DÉVELOPPÉ COUCHÉ : pareillement au squat, après avoir détraqué la barre seule ou à l'aide du pareur, l'athlète doit attendre l'ordre « Start » de l'arbitre central. Une fois l'ordre Start donné, l'athlète peut venir pauser la barre sur la poitrine ou le haut des abdos selon la position qu'il aura adoptée. Il doit alors attendre l'ordre « press » (donné une fois la barre stabilisée) pour pousser. Une fois la barre remontée, les coudes verrouillés, il doit attendre le dernier ordre « rack » pour reposer la barre. A savoir qu'après le signal Start de l'arbitre, les fesses ne doivent pas se décoller du banc, les pieds doivent être à plat au sol et ne pas bouger, la tête doit rester collée au banc. 3, LE DEADLIFT OU SOULEVÉ DE TERRE : contrairement aux deux autres mouvements, il n'y a qu'un seul ordre au soulevé de terre. Une fois que l'athlète s'est redressé avec la barre sans appui sur les cuisses, que les genoux sont verrouillés, les lombaires en extension et les épaules en arrière, l'arbitre donne l'ordre « terre » ou « down » qui est le signal de reposer la barre », a-t-il expliqué. Le principe en compétition de force athlétique, ajoute-t-il, est d'enregistrer le plus gros total possible sur l'ensemble des trois mouvements à savoir que : l'athlète dispose de 3 essais par mouvement ; l'athlète a une minute par passage une fois que la barre chargée est annoncée ; est uniquement comptabilisé, pour le total, le meilleur essai réalisé et validé dans chaque mouvement ; les athlètes sont répartis par catégories de poids et d'âge.

Selon M. Koné, une compétition de power lifting se déroule en différentes étapes (première étape : la pensée ; deuxième étape : la vérification du matériel ; troisième étape : le réglage des hauteurs de la barre ; quatrième : l’échauffement ; cinquième étape : le début de la compétition proprement dite ; et la sixième : la fin de la compétition).

Le président de l’Amapol et ses membres sont à pied d’œuvre afin de permettre à la nouvelle discipline de prendre son plein envol en vue de représenter valablement notre pays dans des compétitions internationales.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pour inciter les étudiants à intéresser à leurs futurs en entrepreneuriat ou en emploi : Baraka Petroleum lance le projet « Baraka Nafa »</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/pour-inciter-les-etudiants-a-interesser-a-leurs-futurs-en-entrepreneuriat-ou-en-emploi-baraka-petroleum-lance-le-projet-baraka-nafa-3016494.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 09:51:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Baraka Pétroleum, à travers sa cellule humanitaire, a lancé, le samedi 18 mars 2023 au Mussée National, le projet « Baraka Nafa ». L’objectif de ce projet est d’inculquer aux étudiants, les valeurs du travail, la société de l’importation et de la distribution de produits pétroliers au Mali, les éloigner de la débauche, et les pousser à s’intéresser à leurs vies futures en entrepreneuriat ou en emploi. Outre Mme Rokyatou Camara, chargée de programmes humanitaires de Baraka Petroleum, ont été témoins de ce lancement, le Président Directeur Général de Baraka Petroleum, Sadio Bathily ; la marraine de l’événement, le colonel Major Néma Sagara, etc. En plus de l’importation et de la distribution des produits pétroliers depuis plusieurs années au Mali, la société Baraka Petroleum, à travers son volet humanitaire, a décidé de faire de l’emploi et la formation des jeunes, son domaine de prédilection.

En effet, l’objectif de « Baraka Nafa » est de permettre aux étudiants de fusionner les études et le marché de l’emploi afin qu’ils puissent créer leurs propres entreprises. Selon Rokyatou Camara, chargée de programmes humanitaires à Baraka Petroleum, le projet a pour ambition d’être un incubateur pour les élèves et étudiants maliens en vue de leur permettre de s’imprégner de l’environnement pendant leur cursus scolaire et avoir l’opportunité d’une première expérience dans le monde du travail. Avec ce projet, rassure Rokyatou Camara, les étudiants feront une immersion dans le monde professionnel de Baraka Petroleum pétri de valeurs en entrepreneuriat et développement personnel. Et d’ajouter que « Baraka Nafa » relève de l’ambition de la société de contribuer fortement à la réduction du chômage et à la formation de la jeunesse aux valeurs intrinsèques nécessaires au développement. « Baraka Nafa », a rappelé Rokyatou Camara, est porté par la Fondation Petroleum qui a décidé de faire de l’emploi et la formation des jeunes, son domaine de prédilection. De l’avis de Mme Rokyatou Camara, le fondement de ce projet consiste spécialement à éloigner les jeunes étudiants de la débauche et à les inciter à s’intéresser à leurs vies futures en entrepreneuriat ou en emploi, de même qu’à leur inculquer les valeurs du travail.

Selon Youssouf Guindo, le projet offrira ses services aux élèves et étudiants dans tous les domaines, c’est-à-dire les orienter, les encadrer à aller dans d’autres entreprises. Il a, par ailleurs, ajouté qu’il n’y a pas de nombre limité pour accueillir les candidats. «Pas de nombre arrêté, car on compte aller sans durée. Il n’y a pas de limite à ce projet. Il va dépendre de l’offre et de la demande. Sa durée, en somme, sera liée à la durée de l’existence de Baraka Petroleum », a précisé l’assistant du PDG de Baraka. Avant de préciser que les différentes universités du Mali seront contactées dans les jours à venir pour leur expliquer le projet et voir comment nouer les collaborations.

A l’occasion, un panel a été organisé sur l’entrepreneuriat au Mali. Amadou Moustapha Diop, Directeur associé de DFA communication ; Moustapha Huber Ouologuem, formateur en entrepreneuriat ; et Diouma Dramé Diallo, étaient les conférenciers. Il ressort que les sortants des écoles doivent savoir ce qu’ils veulent faire dans la vie, s’orienter dans ce secteur, être déterminés, engagés, et faire face aux difficultés pour réussir. « On ne peut réussir dans tout dans la vie. Il faut surmonter des problèmes d’abord. En somme, la facilité ne peut mener nulle part. On cherche et on trouve », ont déclaré les conférenciers.

<strong>Hadama B. FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Médiation internationale par rapport à la mise en œuvre de l’accord : «La persistance de l’impasse actuelle est porteuse de graves dangers… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-mediation-internationale-par-rapport-a-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-la-persistance-de-limpasse-actuelle-est-porteuse-de-graves-dangers-3016492.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 09:49:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Médiation internationale a tenu, le lundi 13 mars 2023, une réunion virtuelle sous la présidence de l’Ambassadeur Boudjema Delmi, président du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du Processus d’Alger (CSA). Les participants ont procédé à une analyse approfondie de la situation, ainsi que des initiatives prises depuis le mois de décembre 2022 pour aider à la reprise du processus de mise en œuvre de l’Accord, notamment les discussions tenues séparément avec les parties maliennes tant à Bamako et à Kidal, au Mali, qu’à Alger, en Algérie. Ils se sont réjouis du rôle du chef de file de la Médiation et de l’implication personnelle du Président Abdelmajid Tebboune. Dans un communiqué rendu public, le 16 mars 2023, la Médiation internationale précise que « la persistance de l’impasse actuelle est porteuse de graves dangers et qu’aucun effort ne doit être ménagé pour surmonter cette impasse au plus vite ».

Dans son communiqué, la Médiation internationale pilotée par l’Algérie dit avoir pris acte des préoccupations exprimées par les parties au cours des différentes consultations. Dans le même temps, elle a relevé leur attachement proclamé à l’Accord de paix, et souligné que celui-ci constitue le cadre le plus viable pour restaurer durablement la paix et la sécurité dans le Nord du Mali et contribuer de façon significative à la stabilisation de la région dans son ensemble. Dans ce contexte, la Médiation internationale dit qu’elle poursuivra ses démarches auprès des parties signataires dans les jours à venir. Elle entend leur soumettre des propositions concrètes en vue de relancer et d’accélérer le processus de mise en œuvre, notamment à travers la tenue, le plus rapidement possible, d’une réunion de haut niveau du CSA (Comité de suivi de l’accord) qui s’accorderait sur des actions prioritaires et concrètes de nature à restaurer la confiance entre les parties et à répondre aux besoins des populations sur le terrain. « La Médiation internationale réitère sa ferme conviction que la persistance de l’impasse actuelle est porteuse de graves dangers et qu’aucun effort ne doit être ménagé pour surmonter cette impasse au plus vite.

Compte tenu de l’importance des consultations qui ont eu lieu à Bamako, à Kidal et à Alger, la Médiation internationale a émis le souhait d’être reçue, en temps utile, par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, pour lui rendre compte de ces consultations et solliciter ses vues sur la marche à suivre », révèle le communiqué rendu public, le 16 mars dernier. La Médiation internationale exhorte à nouveau les parties signataires à s’abstenir de tout acte ou toute déclaration susceptible de remettre en cause les acquis enregistrés dans la mise en œuvre de l’Accord et d’entraver les efforts en cours pour relancer la dynamique de paix.

En outre, la Médiation internationale demande à la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali), qui préside la Commission technique de sécurité (CTS), de convoquer, dans les plus brefs délais possibles, une réunion de la CTS pour faire le point de la situation sur le terrain et faciliter l’opérationnalisation du groupe de travail mandaté de réviser les arrangements sécuritaires, dont la mise en place avait été convenue lors de la rencontre de la 54ème session ordinaire de la CTS en date du 4 octobre 2022.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Infrastructure militaire : Pose de la première pierre d’un camp pour le 82ème Régiment blindé à Bougouni</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/infrastructure-militaire-pose-de-la-premiere-pierre-dun-camp-pour-le-82eme-regiment-blinde-a-bougouni-3016460.html</link>
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<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 09:46:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">La volonté manifeste des autorités de la Transition de doter notre armée en infrastructure et équipements moderne de qualité se poursuit. Pour preuve, le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Colonel Sadio Camara, a procédé, le mardi 14 mars 2023, à la pose de la première pierre du camp militaire à Toula à huit kilomètres de Bougouni. L’événement a mobilisé les hauts gradés de l’armée dont le Chef d’Etat-major Général des Armées, le Général de Division Oumar Diarra; le Général de Brigade Kéba Sangaré, chef de l’exécutif régional de Bougouni et plusieurs autorités militaires, politiques et administratives de la cité du Banimonotiè.</p>
Le renforcement de la capacité opérationnelle des Forces Armées Maliennes (FAMA) suit son chemin sous le leadership du Colonel Assimi Goïta, président de la Transition. La pose de la première pierre d’un camp militaire à Bougouni en est une parfaite illustration. Ce nouveau camp sera bâti sur une superficie de 747ha, 42a 09 ha. Ces travaux qui seront réalisés en plusieurs phases sont financés à 100% par le budget national pour un délai d’exécution de 6 mois. Cette première phase concerne la construction des ouvrages essentiels devant servir à la servitude et l’hébergement du 82<sup>ème</sup>  Régiment blindé sur une superficie initiale d’environ 70 ha.

Le gouverneur de la région de Bougouni s’est réjoui de cet événement historique attendu des populations depuis plus d’une soixantaine d’année. « <em>De mon incorporation en 1982 au prytanée, je n’ai jamais participé ou assisté à la pose de la première pierre d’un camp en République du Mali </em>», a affirmé le Général de Brigade Kéba Sangaré.

L’infrastructure militaire, une fois réalisée, logera en son sein des engins blindés dont les chars et les BTR. Aux dires du Chef d’Etat-major de l’armée de terre, le Général de Brigade Harouna Samaké, ce camp permettra à l’armée de terre d’être plus près des populations et de réduire les délais d’intervention. A l’en croire, la construction de ce camp est conforme à la vision du Chef d’Etat-major Général des Armées, notamment en ce qui concerne le maillage du territoire. Ce, en vue d’atteindre l’étape finale recherchée qui est la sécurité et la disposition d’un outil de défense opérationnelle autonome du pays.

Le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants a appuyé que cet évènement symbolise un apport supplémentaire de la matérialisation de la volonté de son Excellence le Colonel Assimi Goïta, président de la Transition, Chef de l’Etat, Chef suprême des Armées. Cela, en vue de mettre les Forces de défense et de sécurité du Mali dans les conditions optimales pour accomplir les nobles et difficiles missions qui leur sont assignées pour la protection de notre territoire, de nos populations, de nos biens, de notre culture millénaire et de nos modes de vie pacifique. « <em>Le président de la Transition, grâce à sa connaissance intime de notre pays, de ses terroirs, de ses habitats et de ses vaillants soldats, comprend mieux toute l’importance du rapprochement entre l’armée et son peuple </em>», a expliqué le ministre Sadio Camara.

Par ailleurs, le ministre Sadio Camara a mis l’accent sur le recrutement suffisant en nombre et en qualité et sur la nécessité d’une bonne politique d’équipement ambitieux et cohérent. S’adressant à la population de la cité du Banimonotiè, le ministre de la Défense a  appelé au sens patriotique pour bien accueillir et aider les fils du pays qui viendront de tous les horizons pour occuper le camp qui sortira de terre prochainement. « <em>Nous sollicitons l’implication et la compréhension des habitants de Bougouni pour minimiser les risques d’accidents qui seront liés aux nombreux engins blindés qui seront mis en œuvre par le 82<sup>ème</sup> régiment blindé futur locataire de ce site. Ce qui est fait ici à Bougouni est appelé à se reproduire partout au Mali </em>».

La réalisation de la carte militaire élaborée par l’Etat-major Général des Armées, en constante évolution pour s’adapter au mieux aux réalités et au contexte sécuritaire, nécessitera la construction de nombreux camps pour accueillir de nombreuses unités dédiées à la défense opérationnelle du territoire et à la protection des Maliens.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Promotion du livre et de la lecture : Les acteurs se penchent sur la validation d’une politique en la matière</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/promotion-du-livre-et-de-la-lecture-les-acteurs-se-penchent-sur-la-validation-dune-politique-en-la-matiere-3016168.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Mar 2023 06:51:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Ministre de l’Artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme, Andogoly Guindo, a présidé, le lundi 20 mars 2023, au Centre internationale de conférence de Bamako (CICB), la cérémonie de l’atelier national de validation du document de politique nationale du livre et de la lecture (PNLL) et son plan d’action. La vision de cette politique est de faire du livre un outil de développement scientifique, économique, social et culturel du pays.</strong>

Intervenant à l’occasion de cet atelier, le président de la sous-commission technique qui a élaboré le document, Fatogoma Diakité, a déclaré que dix personnes ont travaillé dans des conditions acceptables pour la production du document de politique nationale du livre et de la lecture. Son élaboration se justifie par le fait qu’il a été formulé lors du séminaire national de l’association malienne des bibliothécaires, archivistes et documentaires (AMBAD) en 1978. « Cette politique est importante, car chaque fois que nous allons à des congrès ou colloques, on nous demande est-ce que vous avez une politique nationale ? On n’avait pas de politique nationale. A l’époque on avait des éléments de politique nationale, mais ce n’était pas formalisé. Cette politique nationale va nous permettre de booster ce secteur de la chaîne du livre du producteur jusqu’au consommateur du livre », a affirmé, Fatogoma Diakité.

Se réjouissant de la tenue de cet atelier, le chef de bureau de l’UNESCO au Mali a noté que notre pays a pu communiquer avec la communauté internationale à travers son histoire qui est écrit. Pour Edmon Munkala, le Mali est un pays du livre parce qu’à travers le Mali, les Africains ont compris qu’on a écrit notre savoir et notre intelligence. « Nous nous réjouissons que malgré la période que le pays traverse, le ministre qui est un homme de droit ne ménage aucun effort pour que le livre puisse trouver tous ces droits au niveau de la société malienne. C’est en forgeant une culture de la lecture au Mali que nous arriverons à sensibiliser la jeunesse, à avoir une cohésion sociale et le développement. L’UNESCO s’associe à cet atelier et félicite le Gouvernement», a ajouté Edmon Munkala.

Socle de l’enseignement moderne, le livre est un puits intarissable de connaissances, une source permanente de savoir, transmise de génération en génération, afin de fortifier la mémoire de l’homme et d’asseoir son identité.

Dès les premières années de l’indépendance, le Mali a jeté les bases pour l’essor d’une industrie du livre à même d’assurer l’épanouissement intellectuel des populations et de contribuer à la création d’une intelligentsia nationale ouverte aux autres civilisations, mais profondément ancrée dans les valeurs ancestrales.

Selon le ministre de la Culture, le livre au Mali a joué un rôle précurseur dans l’organisation de manifestations culturelles comme la Folima ; des maisons d’éditon ont vu le jour, s’imposant comme des espaces de réflexion, d’échanges, d’émancipation culturelle et d’éducations, la chaîne des métiers du livre est constituée de l’auteur au libraire, en passant par les professionnels de l’édition.

Le ministre Andogoly Guindo a rappelé les nombreux efforts fournis par l’Etat. « Malgré tous ces efforts, les livres demeurent peu accessibles au grand public dans notre pays. Dans ces conditions, il se pose alors la question d’élaborer des stratégies pour l’accès du plus grand nombre au livre ».

Affichant sa satisfaction du PNLL, le ministre Guindo dira qu’elle devra permettre au livre d’être un réel outil de développement économique et culturel, d’affirmation de la souveraineté nationale, de promotion des libertés individuelles et de la diversité culturelle et linguistique. A l’en croire, la finalité du document est d’être un outil de référence et de décision.

L’on notait à l’ouverture de cette cérémonie, la présence de l’ancien premier ministre, Moussa Mara, des anciens ministres et des professionnels des métiers du livre. Les travaux dureront deux jours.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conférence débat au centre culturel Acte Sept de Bamako : « L’avenir de l’humanité se joue en Afrique…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/conference-debat-au-centre-culturel-acte-sept-de-bamako-lavenir-de-lhumanite-se-joue-en-afrique-3016169.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Mar 2023 06:50:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« L’ère de la France-Afrique révolue ? » tel était le thème d’une conférence débat organisée, le vendredi 17 mars 2023, par l’Association culturelle « Acte Sept » à son siège sis au quartier Hamdallaye ACI 2000 de Bamako. Ladite conférence était animée par Dragoss Ouédraogo, Anthropologue, chercheur et réalisateur et Dr. Harouna Salif Barry, écrivain sous la modération de Adama Traoré, écrivain, comédien international, président de l’Association culturelle « Acte Sept », Président de la fédération des artistes du Mali, en présence des hommes de lettres et de cultures. Au cours de cette conférence débat, le conférencier Dragoss Ouédraogo a fait savoir que « L’avenir de l’humanité se joue en Afrique parce qu’elle a des atouts».

Selon le modérateur Adama Traoré, à travers ces genres de débats, l’Association culturelle « Acte Sept » entend créer des espaces de dialogue et de vivre-ensemble.

Pour sa part, le premier conférencier, Dragoss Ouédraogo, a indiqué qu’avec la France-Afrique, les peuples africains restent toujours dominés, les ressources sont pillées. A ses dires, cette domination française va hypothéquer le développement africain. « S’il ya une base militaire étrangère dans un pays, il n’est pas totalement indépendant », a-t-il dit. Sur le plan économique, dit-il, les accords de coopération ne sont pas favorables aux (anciennes) colonies. Pour lui, cette France-Afrique est salle, c’est la corruption, c’est le pillage. Fort heureusement que la France n’est pas seule en Afrique. « L’Afrique est convoitée par toutes les grandes puissances en raison de ses richesses. L’avenir de l’humanité se joue en Afrique parce qu’elle a des atouts. Elle a une population jeune », a déclaré le conférencier Dragoss Ouédraogo.

Quant au deuxième conférencier, Harouna Salif Barry, il dira que la France-Afrique ne finit jamais. « La fin de la France-Afrique est répétitive », a-t-il dit. Selon lui, même si les Africains ont leur part de responsabilité, il est nécessaire de s’organiser et d’y mettre fin. Parlant de l’actualité, il a fait savoir que la France a quitté le Mali, « le Mali n’est pas tombé et le Mali ne tombera pas ». Pour lui, il faut des dirigeants africains capables de dire NON. Il a souhaité un rapport sain, gagnant-gagnant entre la France et l’Afrique. Il a indiqué que la démocratie dans une langue étrangère est un leurre. « La démocratie n’est pas seulement le multipartisme, le peuple a faim… », a-t-il dit.

Répondant aux questions des uns et des autres, les conférenciers ont précisé qu’avec le Franc CFA, il ne peut pas y avoir un partenariat gagnant-gagnant entre la France et l’Afrique.

<strong>A. Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Reprise du championnat national 2023 de Ligue 1 de football : Quand les responsables du football se rendent à l’évidence que l’arrêt était irréfléchi</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/reprise-du-championnat-national-2023-de-ligue-1-de-football-quand-les-responsables-du-football-se-rendent-a-levidence-que-larret-etait-irreflechi-3016165.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Mar 2023 06:47:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Suite à notre article publié en fin février, intitulé « Quand les autorités manquent de vision, de réflexe et d’anticipation », à la suite de la suspension du championnat national de ligue 1 de football, les autorités du football semblent se rendre à l’évidence que votre quotidien avait raison de s’opposer à l’arrêt du championnat national au motif «fallacieux» de rénovation de deux terrains de Bamako seulement. Sans attendre donc la fin de rénovation des Stades Modibo Kéita et Mamadou Konaté comme promis pour reprendre le championnat national de ligue 1 de football, la Fédération Malienne de Football (Femafoot) vient de programmer la reprise du retour du ballon rond à la grande satisfaction des amoureux du ballon rond, cette fois-ci à l’intérieur du Mali. Ce que votre quotidien avait demandé. Il est indiqué sur la feuille du match comme suit : désignation des matchs de la 12ème journée du championnat national de ligue1, saison 2022-2023.

Ce jeudi 23 mars 2023, au Stade Diarrah H. de Koulikoro, on aura l’opposition Djoliba Ac/ AS Police. Au Stade Moussa Diakité, on aura US Bougouni/AS Bakaridjan. Au Stade Abdoulaye Konaté, l’Us Kita s’expliquera à l’As Black Star. Les duels se poursuivront les 25, 26 et 27 mars 2023. Le samedi 25 mars, au Stade Diarrah H., il y aura l’opposition entre LC Ba et l’AS Real. Le dimanche 26, on aura au Stade Diarrah H. toujours, le duel Stade Malien de Bamako/COB. Le lundi 27, au Stade Diarrah H., Yeelen Olympique s’expliquera à Asko. Le mercredi 29 mars 2023, toujours au Stade Diarra H. de Koulikoro, on aura le duel entre les Onze Créateurs de Niaréla et Binga FC. Le vendredi 31 mars bouclera cette journée au Stade Diarrah H. avec l’opposition entre l’Usfas/Afe.

A savoir que nous dénoncions la note d’Ibrahim Bathily, secrétaire général de la Femafoot, aux secrétaires généraux des clubs et des ligues concernées qui stipule que :« la période d’arrêt s’étendra jusqu’à l’ouverture des stades». Nous dénoncions que cette suspension était un coup dur pour le football malien, notamment pour les joueurs qui risquent de perdre du rythme, de la concentration, de la motivation durant cette période. On disait qu’au delà de cette suspension, il faut retenir, de notre point de vue, le manque de vision, d’anticipation, de bon réflexe de nos autorités sportives, notamment le département en charge du sport et de la Fédération Malienne de football. Suspendre un championnat est bon pour rénover des terrains défectueux, mettre les pelouses en bon état pour mettre les joueurs à l’abri des blessures et autres. Mais fallait-il le faire en cette période, au moment où le championnat bat son plein, à peine repris après son arrêt lors de la Chan 2022 ? Non ! N’avons-nous pas dit que c’est le championnat national de ligue 1 de football, donc jouable partout au Mali ? Pourquoi alors arrêter le championnat parce que deux terrains sont en rénovation ? N’avons-nous pas d’autres terrains de football au niveau de certains clubs de Bamako qui pourraient être négociés par la Femafoot? N’avons-nous pas de stades de football construits à Kayes, à Ségou, à Sikasso, à Mopti? Ne fallait-il pas anticiper, être visionnaire, avoir le réflexe d’un bon dirigeant, pour délocaliser les rencontres du championnat dans certains de ces stades ? A quoi servent ces stades donc? Des lieux de spectacles?

<strong>Hadama B. FOFANA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet de constitution au Mali : Le Conseil national de la société civile appelle à voter OUI au referendum</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/projet-de-constitution-au-mali-le-conseil-national-de-la-societe-civile-appelle-a-voter-oui-au-referendum-3016164.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/projet-de-constitution-au-mali-le-conseil-national-de-la-societe-civile-appelle-a-voter-oui-au-referendum-3016164.html</guid>
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<pubDate>Wed, 22 Mar 2023 06:45:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le lundi 20 mars 2023, les responsables du Conseil national de la société civile (CNSC) du Mali étaient face à la presse à leur siège à Bamako pour faire le point sur leur participation à la commission de finalisation du projet de constitution de la République du Mali. Cette conférence de presse était principalement animée par le secrétaire général du CNSC, Siriman Sacko, en présence de Hamidou Traoré du CNSC. Au cours de cette conférence de presse, le conférencier a appelé l’ensemble de la population malienne à voter OUI lors du referendum pour l’adoption d’une nouvelle constitution au Mali. « La constitution est un document qui est à l’état acceptable pour nous. Aucune œuvre humaine n’est parfaite. Nous, en tant que conseil national de la société civile, nous donnons notre accord, nous donnons notre soutien total à ce projet et nous allons demander à nos organisations à tous les niveaux, à la population de le voter par un OUI massif », précise le conférencier Siriman Sacko.

Selon le conférencier, 4 membres du Conseil national de la société civile (CNSC) ont pris part aux travaux de la commission de finalisation du projet de constitution de la République du Mali. Il s’agit du Président du CNSC, Boureïma Allaye Touré, Siriman Sacko, Mme Traoré Nanè Sissako et Mamadou Yattassaye.

Avant d’ajouter que 21 préoccupations avaient été exprimées par le Conseil national de la société civile. Sur les 21 préoccupations, 19 ont été prises en compte par la commission de finalisation du projet de constitution de la République du Mali. Ces deux préoccupations sont : la nécessité de déclarer les biens des personnes assujetties au journal officiel et l’impossibilité d’amnistier les coups d’Etat au Mali.

Au sein de la commission, dit-il, il a été dit que l’amnistie est un levier permettant d’assurer souvent la cohésion sociale. Sur ce point, le Conseil national de la société civile dit avoir pris « acte sans être d’accord ». Par ailleurs, il dira que les questions de la langue et de la laïcité ont pris assez de temps lors des travaux de la commission. « Les langues nationales sont les langues officielles du Mali. Une loi organique détermine les conditions et les modalités de leur emploi. Le français est la langue de travail. L’Etat peut adopter toute autre langue comme langue de travail », révèle l’article 31 du Projet de nouvelle constitution au Mali.

Quand on dit laïcité, dit-il, cela veut dire que l’Etat va travailler pour que la Religion ne soit pas en inadéquation par rapport à la gestion du pouvoir. « La laïcité, c’est aussi le respect de toutes les religions et de toutes les croyances et le libre exercice. L’Etat est là pour encadrer le libre exercice de toutes les religions et de toutes les croyances mais dans le respect de la loi », a indiqué le conférencier Siriman Sacko.

En outre, le conférencier à mis l’accent sur les avancées du projet de constitution dont la clarification de la notion de la haute trahison, la création de la cour des comptes, la reconnaissance du rôle de la société civile et celui des légitimités traditionnelles, l’impossibilité pour le président de la République de faire plus de deux mandats, la fin de la transhumance politique, la composition de la cour constitutionnelle etc. « La constitution est un document qui est à l’état acceptable pour nous.

Aucune œuvre humaine n’est pas parfaite. Nous, en tant que conseil national de la société civile, nous donnons notre accord, nous donnons notre soutien total à ce projet et nous allons demander à nos organisations à tous les niveaux, à la population de le voter par un OUI massif », a indiqué le secrétaire général du CNSC, Siriman Sacko.

Répondant aux questions des journalistes, le conférencier a souhaité le consensus dans la conduite des affaires au Mali. Aussi, il reconnait que les pouvoirs du président de la République dans le projet de constitution sont élevés. Mais, pour lui, la stabilité du pays va dépendre du dynamisme de l’Assemblée nationale. « Nous sommes dans un pays où l’insécurité est en train d’avancer à grand pas. Nous sommes dans un pays où on a des problèmes de cohésion. Nous nous sommes dits que dans le cadre de notre devoir de responsabilité, il faut qu’on aille à l’apaisement. Il faut qu’on essaye de travailler pour qu’on puisse sortir le plus rapidement possible de cette transition à travers des élections transparentes, crédibles et fiables », a conclu Siriman Sacko

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Président Assimi a présenté le projet de constitution aux forces vives: «Informez les populations pour que le référendum soit un franc succès »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-president-assimi-a-presente-le-projet-de-constitution-aux-forces-vives-informez-les-populations-pour-que-le-referendum-soit-un-franc-succes-3016161.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Mar 2023 06:43:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a présenté hier, lundi 20 mars 2023 au Palais présidentiel de Koulouba, le Projet de Constitution de la République du Mali aux forces vives de la nation malienne (Société civile, Partis politiques, autorités et légitimités traditionnelles, forces armées et de sécurités, leaders religieux, gouverneurs…). Au cours de ces différentes rencontres, le Président GOÏTA a expliqué les innovations contenues dans le document qui permettront, selon lui, d’assurer une bonne gouvernance au Mali. A cet effet, il a invité les uns et les autres à s’approprier le projet de constitution et de le vulgariser. «Nous avons accompli notre devoir, le reste du travail vous revient. Informez les populations pour que le référendum soit un franc succès », a exhorté le Chef de l’État.

Selon la Présidence de la République du Mali, la rencontre a enregistré la présence du Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, ainsi que des membres du Gouvernement. Boubacar SOW, membre de la Commission de finalisation du projet de Constitution, a souligné la nécessité absolue pour le Mali d’aller à une nouvelle Constitution. Les innombrables tentatives de révision en sont, selon lui, la preuve.

Parcourant tout le contenu du projet de Constitution, Boubacar SOW a donné des précisions sur les grandes innovations contenues dans ce document. Tous les points saillants du projet de Constitution ont été clairement expliqués aux autorités et légitimités traditionnelles qui seront les porte-paroles du Gouvernement auprès de leurs populations respectives, conformément à l’appel que leur a lancé le Président de la Transition au cours de cette cérémonie. Le Chef de l’État a remercié ces hôtes de marque, qui ne manquent jamais à l'appel de la Patrie.

En outre, le Président de la Transition, Colonel Assimi GOÏTA dit avoir validé le projet de Constitution qui lui a été solennellement remis par la Commission chargée de la finalisation, le 27 février 2023. Selon le Président de la Transition, ce projet de Constitution est la concrétisation d’une volonté pressante du peuple malien, exprimée lors des Assises nationales de la refondation (ANR). Le Chef de l’État a fait valoir le souci d’inclusivité qui a jalonné tout le processus, comme en témoigne la mise en place de la Commission de finalisation, qui était composée d’une soixantaine de personnes venues de divers horizons du pays.

Le Président GOÏTA compte donc désormais sur les autorités et légitimités traditionnelles pour mieux sensibiliser leurs populations respectives autour de ce projet, qui devra poser les jalons du Mali Kura. Il est convaincu qu’une fois adopté, ce projet donnera au Mali toute sa souveraineté. « Nous avons accompli notre devoir, le reste du travail vous revient. Informez les populations pour que le référendum soit un franc succès », a exhorté le Chef de l’État, Assimi GOÏTA.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<item>
<title>Dubois est libre, et partout les journalistes sont dans les fers!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dubois-est-libre-et-partout-les-journalistes-sont-dans-les-fers-3016158.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Mar 2023 06:41:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le journaliste français Olivier Dubois, enlevé le 08 avril 2021, a été libéré ce lundi 20 mars. Dubois a été enlevé à Gao alors qu’il avait un projet d’interview. C’est lorsqu’il s’est rendu à ce rendez-vous qu’il a été enlevé. Les personnes qui devaient le recevoir l’ont-ils probablement kidnapé. Les hommes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance djihadiste au Sahel, liée à Al-Qaïda, l’ont maintenu en otage pendant près de 24 mois de captivité. Le seul otage français aux mains des djihadistes dans le Sahel, depuis la libération en octobre 2020 de Sophie Pétronin, vient de recouvrer la liberté. Mais la situation de certains hommes de media maliens comme Hamadoun Nialibouly (radio Dande Douentza, la voix de Douentza); Moussa M’Bana Dicko (radio Dandé Haïré, la voix de Haïré) disparus ou enlevés par des groupes criminels, restent à ce jour non élucidée.</strong>

Journaliste français vivant au Mali quelques années avant son enlèvement, Olivier Dubois était correspondant des medias Le Point, Libération et Jeune Afrique. Il avait également travaillé pour le Journal du Mali. Celui qui vient de recouvrer la liberté était le seul otage français aux mains des djihadistes dans le Sahel depuis la libération en octobre 2020 de Sophie Pétronin, également enlevée au Mali (libérée en même temps que feu Soumaïla Cissé). Mais d’autres hommes de media maliens disparus ou enlevés par des groupes restent à ce jour sans trace. Parmi ceux-ci, il y a Hamadoun Nialibouly (radio Dande Douentza, la voix de Douentza), enlevé le 27 septembre 2020 à Mandjo dans la région de Mopti, par une milice de chasseurs non identifiée, alors qu’il rentrait de Bamako après avoir participé à une formation des journalistes; Moussa M’Bana Dicko (radio Dandé Haïré, la voix de Haïré) enlevé chez lui à Boni, le 18 avril 2021 par des présumés djihadistes.

Par ailleurs les dossiers d’enquêtes de Birama Touré disparu à Bamako en janvier 2016 et ceux au Mali et en France, du massacre des journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, n’ont pas été élucidés, au moment où les medias de Media monde France demeurent suspendus au Mali depuis mars 2022.

Depuis des années, le Mali vit une situation de crise politique et sécuritaire à l’instar de l’environnement géopolitique et sécuritaire dans le Sahel, et en particulier au Mali, au Niger et au Burkina Faso.

La récurrence du terrorisme a mis en danger la vie des populations maliennes et remis en cause le privilège de la liberté d’expression et d’aller et venir des habitants. Le droit à la vie est mis à rude épreuve, et quelle chance reste-t-elle aux hommes de media dont le besoin de beaucoup plus d’espace de liberté est indéniable?

Les hommes de presse sont pris dans l’étau des positionnements géostratégiques et géopolitiques dans le Sahel, des mutations politiques à l’intérieur des Etats, des agissements des groupes armés terroristes, des groupes armés dits d’autodéfense, et potentiellement des bandits, qui ne laissent pas à l’Etat le monopole de la violence.

Des acteurs non étatiques détiennent des armes de guerre, qui les utilisent contre les armées régulières et contre des civils, rendant difficile voire inopérante l’obligation de protection des populations par les forces de défense et de sécurité (FDS).

Les populations assistent impuissantes à des attaques ciblées, des crimes organisés, des scènes de violences extrêmes, des tueries de masse et des enlèvements, qui sont devenus monnaie courante, faisant croire au déroulement d’un rouleau compresseur ayant comme objectif à moyen ou long terme le dépeuplement du Sahel, au nom de l’agenda inavouable d’une économie criminelle.

Dans ce contexte, la liberté d’expression, parent pauvre des grandes libertés, dans la forêt des urgences nationales, peut bénéficier certes d’attention, mais pour laquelle, il est consenti moins de moyens pour la protéger, la garantir et la promouvoir dans l’intérêt de tous.

Aujourd’hui, la marge de liberté du journaliste dans nos Etats du Sahel, limitée à l’aune de la situation terrifiante de pays en guerre, est très réduite. Les forces de défense et de sécurité, sans lesquelles la protection des journalistes et des libertés ne peuvent être assurées, sont préoccupées plutôt par la quête d’une Souveraineté Nationale plus matérialisée au delà des discours, par le respect des choix stratégiques et des choix opérés et la prise en compte de l’intérêt général dans les prises de décision.

Désabusés par plusieurs années de mal gouvernance politique, les peuples embrassent la tendance au pouvoir militaire dans les Etats du Sahel. Ce système a eu la fâcheuse expérience de l’échec dans ces Etats, comme au Burkina Faso, au Niger, en Guinée, au Mali, au Tchad, au Bénin, au Togo, au Soudan où ils n’ont pas conduit les peuples aux destinées promises. En attendant la réussite lointaine, les journalistes devront-ils prendre leur mal en patience. Convaincue cependant qu’aucun pouvoir ne réussira sans elle, la presse tel le phénix tente sa mue dans le Sahel, de repousser patiemment et obstinément de nouvelles plumes plus robustes et brillantes.

<strong>B.Daou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence : « Il n’y aura pas de pénurie de produits de première nécessité durant le carême, le marché est approvisionné à suffisance »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/direction-generale-du-commerce-de-la-consommation-et-de-la-concurrence-il-ny-aura-pas-de-penurie-de-produits-de-premiere-necessite-durant-le-careme-le-marche-est-approvisionne-a-su-3015855.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Mar 2023 06:44:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">La Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence a organisé, le 16 mars 2023 à Bamako, la 2ème édition de son café de presse à la veille de chaque mois de Ramadan. Placé sous le thème, « organisation du circuit de distribution des produits de première nécessite et les efforts de l’Etat et des acteurs du commerce pour la stabilisation des prix », le ton de ce café a été donné par le Ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, en présence des agents de la DGCC dont le directeur général Boukadary Doumbia. L’objectif est d’informer la presse des procédures de normalisation de l’activité au Mali ; de l’organisation du fonctionnement et des missions de la DGCC. Ce fut l’occasion pour la presse d’échanger avec les responsables de la DGCC sur les mécanismes gouvernementaux de maîtrise des prix pour l’incitation de l’approvisionnement en produits de première nécessite. Il ressort des assurances données par les responsables de DGCC qu’il n’y aura pas de pénurie de produits de première nécessité durant le mois de ramadan, pas d’augmentation de prix , aucun programme d’exonération pour le mois de carême de cette année, le marché étant suffisamment approvisionné. Il couvre, selon les conférenciers, largement les besoins du moment, donc aucune raison d’accorder, pour le moment, une exonération.</p>
Mahmoud Ould Mohamed a, à l’ouverture des travaux, reconnu une augmentation des prix sur certains produits. «<em>Faut-il le reconnaître que pour certains produits, les prix ont effectivement connu des augmentations </em>», a t-il dit. Cependant, ajoute le ministre Ould, pour d’autres produits, les prix sont restés stables voire en baisse grâce notamment aux efforts consentis par le gouvernement et tous les acteurs économiques.  A l’approche du mois de ramadan, poursuit Mahmoud Ould Mohamed, les fluctuations des prix de la plupart des denrées alimentaires peuvent être observées. « <em>Cette situation liée à un changement des habitudes de consommation alimentaire est normale en période de  ruée des consommateurs sur des produits peu consommés en dehors du mois de ramadan. Ces fluctuations des prix  n’ont pas d’effets négatifs. Elles permettent tous d’assurer un revenu aux femmes qui évoluent dans l’informel et cela participe aussi à la lutte contre la pauvreté</em> », a fait savoir le ministre.

Seydou Kassogué, chef de section analyse des prix et stocks à la sous direction commerce de la consommation et de la concurrence, a développé de long en large aux hommes et femmes de médias, le thème, pour leur permettre de bien assimiler leur travail, la notion de distribution, les acteurs qui animent le circuit de la distribution, les autres acteurs qui contribuent à la réalisation de l’effort de distribution, les différents types de circuit. De plus, a-t-il dit, il y a le commerce de distribution indépendant, le commerce de distribution intégré, le commerce de distribution associé.

Concernant les dispositifs spécifiques relatifs aux exonérations, Kassogué a survolé de ce fait la base juridique sur laquelle les exonérations sont données (adoption de la loi n°2017-022 du 12 juin 2017 déterminant le cadre général du régime des exonérations).   Et d’ajouter que les exonérations sont faites pour améliorer et rendre transparente la gestion des exonérations fiscales et douanières. « <em>Cette loi limite l’attribution des exonérations fiscales ou douanières à celles expressément prévues par une loi, excepté les cas liés à la survenance d’un événement dont le caractère est reconnu extraordinaire (cas 2019), l’acquisition des biens de  services financés sur les ressources extérieures et conformément aux accords, l’acquisition des biens de services aux fonctionnements des missions diplomatiques consulaires et autres</em>», précise Kassogué.

Le gouvernement  a fourni des efforts pour stabiliser les prix pendant et après le mois de carême. «<em>En premier plan, le renforcement du dispositif de contrôle des prix du sucre, de l’huile alimentaire, farine et fixés au plafond par un arrêté du ministre du commerce ; la lutte contre la fraude et la concurrence déloyale, la sensibilisation des acteurs du commerce pour le respect des textes</em>», dit Kassogué.

Sur l’état des prix des produits de première nécessité, Kassogué Seydou a  indiqué que le sucre local est au niveau grossiste à 28 000 Fcfa le sac de 50 Kg et à 600 Fcfa le kg au niveau du détaillant. Le sucre importé indicatif plafond est à 30 000 Fcfa le sac de 50 Kg ; l’huile alimentaire 21000 Fcfa le bidon de 20 litres et 1500 F  le litre.  Le prix du pain est plafonné à 270 Fcfa la miche de 25 g. L’aliment bétail bénéficie du même avantage. Le ciment local et importé ont aussi fait l’objet de prix consensuel entre les acteurs du secteur. Sur la production du sucre local,  Kassogué a fait comprendre qu’elle couvre à peine trois mois de consommation.

<strong>Hadama. FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Défense et sécurité : De nouveaux drones et avions de chasse pour l’armée malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/defense-et-securite-de-nouveaux-drones-et-avions-de-chasse-pour-larmee-malienne-3015852.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Mar 2023 06:42:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le vecteur aérien de l’armée malienne se renforce de nouveaux avec l’acquisition de plusieurs aéronefs et de drones ultra-modernes. Ces matériels de guerre ont été remis par le Chef suprême des armées, Colonel Assimi Goïta, au Chef d’État-Major Général de l’Armée de l’Air, Général de division Alou Boï Diarra. La remise officielle a eu lieu le jeudi 16 mars 2023 au Pavillon présidentiel de l’aéroport international Président Modibo KEÏTA.</strong>

L’engagement et la mise en œuvre des actions tendant à renforcer au plus haut niveau l’outil de défense prend de la hauteur. La défense du territoire et des biens des personnes est l’une des préoccupations majeures des autorités du moment. La reconquête de l’intégralité du territoire passe par l’équipement et la formation continue des hommes engagés sur les différents théâtres d’opérations. En droite ligne du renforcement des capacités des forces de Défense et de Sécurité, le Chef Suprême des Armées a remis les clés de plusieurs aéronefs et de drones ultra-modernes au Chef d’État-Major Général de l’Armée de l’Air, Général de division Alou Boï Diarra. Ces nouvelles acquisitions participent non seulement à l’amélioration de la puissance de frappe, mais aussi à l’efficacité de l’outil de renseignements des Forces Armées maliennes. Ces acquisitions viennent s’ajouter à celles dessus reçues, notamment des équipements de transport et de combat.

En recevant les clés de ces aéronefs, le Chef d’Etat-major Général de l’Armée de l’air a soutenu qu’il s’agit-là d’une volonté ferme des autorités du pays d’offrir une meilleure protection aux populations. Cet effort de doter l’armée, dit-il, est une réponse efficace à la nouvelle stratégie adoptée par les forces obscurantistes.

Présent à la remise, le ministre de la Défense et des anciens combattants a fait savoir qu’il s’agit pour l’Armée malienne de s’adapter au nouvel environnement, notamment en matière de renseignements. Le colonel Sadio Camara a indiqué que cette adaptation est nécessaire pour la survie de la nation. L’officier supérieur n’a pas manqué de lancer un appel aux fils égarés de la Nation afin qu’ils reviennent dans les rangs et de respecter les lois de la République. Pour ceux qui ont pris cette mauvaise direction et qui s’entêtent dans cette posture, il leur a promis la puissance de feu de l’armée malienne. Le chef du département de la Défense et des Anciens Combattants a saisi cette occasion pour saluer et remercier les partenaires fiables et sincères du Mali, notamment la Fédération de la Russie et la République de Turkiyé.

Lors de cette réception, des drones ainsi que des avions de combat de type Albatros L39 ont effectué des démonstrations sous l’œil vigilent du président de la Transition qui avait auparavant visité ces nouvelles acquisitions posées sur le tarmac.

Au cours de cette cérémonie, une minute de silence a été observée en la mémoire des personnes disparues pour la restauration de la sécurité. L’on notait à cette cérémonie la présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition, ainsi que des membres du Gouvernement et des partenaires du Mali.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pour ADAM Thiam</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/pour-adam-thiam-3015850.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/pour-adam-thiam-3015850.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Mar 2023 06:38:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il vous est sans doute arrivé de rencontrer des personnes brillantes ! un père ! une mère! un oncle ! et sans aucun doute un camarade ou un Maitre aussi savant que l’on se demande d’où leur vient tant d’érudition, tant d’à propos, enrobés le plus souvent dans une modestie et une générosité des origines .</strong>

Il vous est arrivé à tous, fouillez donc dans vos mémoires, sanctuaire fidèle et inusable, de rencontrer un premier de la classe, premier en tout même , et c’e n’est pas l’offrande de la cerise du gâteau, même donc en dessin, musique, sport et danse ( mais dans ces deux derniers cas, celui que nous célébrons, partant toujours de ce grand éclat de rire franc de nègre et dans cette auto dérision dont il avait la sensibilité , laissait entendre que son show il le livrerait assis. Vous comprendrez !

<strong>Il n’empêche!</strong>

Il vous a certainement été donné de pratiquer un collègue, un collaborateur aussi pointu que humble, qui n’était avare ni de conseils ni de coup de main pour vous faire briller, vous et votre rendu.

Si tel est le cas , alors vous avez rencontré ADAM. Tout simplement ADAM

Celui là qui ne s’embarrasse ni de titres ni de glorioles. Ce Adam là qui vaut bien un détour.

Il était cette fusion, ce savant dosage du sociologue, de l’anthropologue , du botaniste, du nutritionniste, du médecin mais aussi du journaliste, du chercheur, de l’analyste, du politologue, d’homme de terrain mais aussi ce poète penseur, ce mélomane et cette profonde appropriation des saintes écritures

Voila qui résume ,seulement, une partie infime de ce que fut notre ami et compagnon de route, ce qui résume juste la première lettre du nom premier de la création et d’ un prénom sacré de la grande race. Le reste sera à jamais enfoui dans les limbes indicibles de notre subconscient, tel un legs, tel un viatique.

Chasseur de vérité, trappeur de courage, ainé des fils qui tinrent l’oriflamme et le tison aiguillon du progrès . Le progrès de cette nation vôtre , au delà de l’avenir de l’homme.

Voila donc» au bout de ce petit matin» des entrailles du Djoliba enflammé, le tourment désincarné de paroles balsamiques, les paroles dues à celui qui désarmais ancêtre devenu et qui de son lointain olympe sourit au soleil de cette mi-nuit s’abimant dans les moindres flaques du Toro et du Diafarabé.

voici donc ce Cri Pendulaire suspendu à la besace du berger, en bandoulières des azalai , bauge trépident du Dogono cousin.

Et le pendule , dans un balancement terminal sanglotera jusqu’à que s’étiole et s’évanouisse la géhenne du nord et du centre , jusqu’à ce que se réveille et se révèle à la vie Bouazizi. Jusqu’à ce s’éclaire et illumine toutes les lumières et l’éclat des ors de l’hippopotame royale. Mali sadio.

&nbsp;

<strong>SIDY EL MOCTAR KOUNTA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Centre du Mali : Enjeux et dangers d’une crise négligée</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/centre-du-mali-enjeux-et-dangers-dune-crise-negligee-3015847.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Mar 2023 06:32:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>“Centre du Mali : Enjeux et dangers d’une crise négligée”, est le titre d’un ouvrage écrit par Adam Thiam. A l’occasion du deuxième anniversaire de sa disparition, Le Républicain publie l’Introduction de cet ouvrage préfacé par Soumeylou Boubeye Maïga et édité en mars 2017.</strong>

<strong>AVANT-PROPOS</strong>

Certes, depuis 2013, les voitures de la Police islamique ne patrouillent plus dans la ville de Gao, pas plus que ne se tiennent le vendredi à Tombouctou les audiences du Tribunal islamique. Sous ce regard, le Nord malien n’est plus le califat de 2012. Mais l’extrémisme violent a hélas élargi le perimeter de son action dans le Sahel. Il frappe, de manière de plus en plus récurrente, les prolongements nigériens de l’Azawak et du Tamesna et il sévit dans la bande burkinabé de l’Agacher, rendant plus évident encore le caractère indivisible de la sécurité et de la stabilité des pays de la sous-région et indispensables leurs efforts de construction d’un espace commun de sécurité et de développement.

Au Mali, la stratégie djihadiste, à double détente, est dessinée : dans un premier temps, garder des positions au Nord du Mali, si marginales soient-elles; dans un second temps, s’étendre au Centre pour le sanctuariser progressivement par des attaques répétées dans le Seeno, le Delta intérieur du Niger, le Kareri, le Nampalari et le Wagadou. Nous sommes, il est vrai, autour du 14e parallèle : c’est l’arc de l’insécurité alimentaire pour le système d’alerte précoce contre la famine. Il représente désormais un arc d’insécurité tout court, et occupe une place de choix dans le système d’interconnexion avec les différents vecteurs de la criminalité transnationale organisée. Mais le déterminisme économique n’explique certainement pas tout. Pour les doctrinaires du djihadisme, le Centre, en particulier la région de Mopti, n’est pas une terre en friche. Même si l’islam qui y a cours est essentiellement d’inspiration soufie, cette aire a abrité au XIXe siècle une théocratie longue de quarante ans. S’y ajoutent la conflictualité de systèmes de production reposant sur de délicats compromis, le fossé Etat-administrés devenu la source de crispations identitaires et de récriminations multiples, ainsi que la poudrière foncière. Or, dans un pays qui peine à se relever de la crise de sa partie Nord, celle du Centre porte en germe des dangers similaires, en aggravant l’érosion d’un capital social dont la résilience ne doit pas être surestimée. Et en devenant le cercle de feu qui pourrait scinder davantage le pays C’est toute l’importance de la présente étude qui, au-delà des faits présentés, propose un éclairage sur les enjeux de la crise du Centre et préconise des mesures pour stopper la dangereuse spirale à l’œuvre aujourd’hui. En somme, un précieux outil d’aide à la décision.

<strong>Soumeylou Boubèye MAÏGA Bamako</strong>

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Introduction

Le contexte

Le Mali a connu une triple crise en 2012 : une crise sécuritaire, qui s’est manifestée par l’annexion de deux tiers de son territoire, jusqu’en janvier 2013 ; une crise politique, avec un coup d’État suivi d’un retour heurté à la légalité constitutionnelle ; une crise humanitaire, avec l’exode de plusieurs centaines de milliers de déplacés dans les régions du Sud (Mopti, Kayes, Ségou et Sikasso) et de réfugiés dans les pays voisins (Burkina Faso, Mauritanie, Algérie et Niger). Sur le plan politique, le Mali est sur le point d’arriver au deuxième anniversaire de la signature de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger (2015). Le bilan de deux années d’application de l’Accord paraît des plus mitigés. Au Nord du Mali, les relations entre la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme sont ponctuées de phases de rapprochement et de reprise des hostilités, révélant à la fois les limites d’un accord obtenu a minima et le caractère extrêmement précaire et volatile de la situation politique et sécuritaire. Sur un plan proprement sécuritaire, la menace djihadiste est à son paroxysme.

Le 9 janvier 2013, les mouvements djihadistes, forts de leur suprématie, avaient poussé leur avantage plus au Sud en annexant Konna, à 55 km de Mopti. L’intervention française du 11 janvier 2013 a stoppé cette offensive et tenté de restaurer l’intégrité territoriale du pays. Or, l’opération Serval est loin d’avoir éradiqué la menace djihadiste. Si elle a chassé les groupes djihadistes des agglomérations urbaines, ceux-ci se sont repliés dans des zones moins fréquentées, agissant de manière plus discrète et sous couverture. Malgré la forte présence militaire internationale, la pression exercée par les groupes djihadistes (AQMI [Al Qaeda au Maghreb islamique], Al Mourabitoune, Ansar Dine) s’accentue en effet. A nouveau réunis sous la bannière d’AQMI, ces groupes influencent négativement la mise en œuvre de l’Accord tandis que leur activisme fait de la MINUSMA la mission onusienne de maintien de la paix la plus vulnérable jamais déployée. Le sol malien a ainsi été le théâtre de près de deux cents attaques en moins de deux ans, causant plusieurs centaines de morts et de blessés. Surtout, l’insécurité s’est propagée au Centre du pays (Mopti, Ségou) et occasionnellement au Sud (Sikasso, Bamako), sous l’effet conjugué d’une extension de l’influence d’Ansar Dine, grâce aux liens personnels établis par son chef Iyad Ag Ghaly depuis les années 1990 sur l’ensemble du territoire malien, et d’un mûrissement de facteurs endogènes propices au basculement de ces zones dans l’insurrection, qu’elle soit ou non djihadiste. Comme nous le verrons, la dégradation de la sécurité dans le Centre répond avant tout à des logiques proprement locales, sans lien direct avec les groupes armés signataires établis au Nord du Mali. Éclaircir les enjeux en cause au centre du mali Le Centre a soudainement attiré l’attention des observateurs en 2015, amenant chercheurs, journalistes et décideurs à s’intéresser à cet espace resté jusque-là dans l’ombre de l’actualité. Si la couverture médiatique des événements permet d’attester que l’insécurité gagne en intensité, elle ne permet pas de comprendre qui en sont les vrais acteurs, leurs mobiles ou encore les facteurs et les conséquences de cette insécurité. Une récente étude, publiée par le groupe de réflexion « International Crisis Group » (ICG), donne quelques clés de compréhension, soulignant notamment qu’il s’avère difficile d’identifier lesauteurs des attaques commises, pas toujours revendiquées mais fréquemment attribuées aux groupes djihadistes. Pourtant, les groupes qui entretiennent cette insécurité sont nombreux et n’ont pas toujours de teinte religieuse. Sur le plan historique, la région de Mopti est loin d’être neutre. Au XIXème siècle, elle abritait en effet la Dina, portée par Cheikh Amadou Barry, qui lança un Djihad pour « purifier » la société musulmane. Cet héritage, autant rejeté que revendiqué par Hamadoun Kouffa, le leader de la katibat Macina d’Ansar Dine, a laissé une empreinte certaine dans l’enseignement islamique qui est pratiqué dans la région. Nous étudierons les enjeux associés à la sphère religieuse à Mopti. Il conviendra d’analyser comment le Centre du Mali a pu basculer dans la violence que l’on connaît aujourd’hui, en mobilisant à titre explicatif des facteurs autant économiques que sociaux ou politiques. De ce point de vue, la responsabilité de l’État est grande, que ce soit par son inaction ou par son comportement, à certains égards inadapté. Il ne peut y avoir de solution sans que l’action de l’État soit repensée dans cet espace.

Ce background de l’histoire et des facteurs de transformation du Centre du pays est essentiel pour comprendre le projet défendu aujourd’hui par Hamadoun Kouffa et pour évaluer la portée de ses prêches. Loin d’être un groupe de quelques dizaines d’individus, comme cela est couramment véhiculé, la katibat Macina est au contraire en phase de structuration et d’extension de son aire d’influence, partant de l’existence d’un foyer de recrutement relativement fertile, notablement au sein de la communauté peulh.

Il convient en définitive d’analyser les contours de ce qui est en train de devenir « un problème peulh », porté par des groupes djihadistes certes, mais surtout par une société civile en pleine effervescence. La question qui se pose également est de savoir si cette question peulh est purement locale ou nationale, ou bien si elle se ramifie à l’échelon régional, la communauté peulh s’étendant du Sénégal jusqu’en Centrafrique et comptant des millions de membres tout au long de cet arc géographique

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<title>Coopération Mali&#45;Russie : Le Président du CNT, Malick DIAW, conduira une délégation à Moscou du 18 au 24 mars 2023</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/cooperation-mali-russie-le-president-du-cnt-malick-diaw-conduira-une-delegation-a-moscou-du-18-au-24-mars-2023-3015385.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 06:14:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président du Conseil National de Transition, Colonel Malick DIAW, prendra part, du 18 au 24 mars 2023, à la deuxième Conférence Parlementaire Internationale « Russie-Afrique » prévue à Moscou en Russie, selon une note du Conseil national de transition (CNT). La note précise que le thème de la conférence de cette deuxième Conférence est : « Russie-Afrique dans un monde multipolaire ».</strong>

La Conférence Parlementaire Internationale « Russie-Afrique » est un rendez-vous annuel des Parlementaires et d’éminents Experts de plus de 50 pays africains et de nombreuses Organisations Parlementaires Internationales.

« Outre les réunions bilatérales, les rencontres d’affaires et culturelles, la délégation malienne prendra part à la séance plénière qui portera sur les thématiques suivantes : Le soutien parlementaire à la coopération scientifique et à l’éducation ; les réponses législatives aux défis économiques ; la sécurité indivisible : possibilités et contributions parlementaires ; le néo-colonialisme de l’Occident : comment empêcher l’histoire de se répéter ? », révèle la note du CNT.

En marge de cette rencontre parlementaire, le Président du CNT procèdera à la pose d’une gerbe de fleurs sur la tombe du Soldat inconnu près du mur du Kremlin.

Au cours de cette visite à Moscou, le Colonel Malick DIAW rencontrera Mme Valentina MATVIENKO, Présidente du Conseil de Fédération de Russie.

<strong>A. Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Suite à l’emprisonnement du chroniqueur Ras Bath : La Coordination des Organisations pour sauver le Mali précise que les avocats démonteront « tous les chefs de poursuite »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/suite-a-lemprisonnement-du-chroniqueur-ras-bath-la-coordination-des-organisations-pour-sauver-le-mali-precise-que-les-avocats-demonteront-tous-les-chefs-de-poursuite-3015381.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 06:11:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public, le 14 mars 2023, la Coordination des Organisations de l'appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali se dit préoccupée par l'interpellation et le placement sous mandat de dépôt le 13 Mars 2023 de Mohamed Youssouf BATHILY dit RAS BATH, leader d'opinion, porte-parole du CDR (Collectif pour la défense de la République), une partie prenante de la coordination. Ras bath est placé sous mandat de dépôt pour « simulation d’infraction et trouble à l’ordre public » par le parquet du tribunal de la commune 4 du district de Bamako. Selon la Coordination des Organisations de l'appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali, les avocats démonteront « tous les chefs de poursuite ».

«Les chefs de poursuite retenus contre le célèbre chroniqueur de renommée internationale seraient le trouble à l'ordre public et la simulation d'infraction sur la base d'analyse personnelle, à l'occasion d'une conférence publique organisée par un parti politique notoirement connu. L'application du droit se fondant sur la démonstration juridique et la cohérence des arguments, tant du côté de la poursuite que de la défense, la coordination reste convaincue que les éminents avocats engagés pour sa défense, dont le professionnalisme et la technicité sont établis, sauront encore une fois, démonter tous les chefs de poursuite, lesquels manqueraient apparemment de consistance », souligne la Coordination des Organisations de l'appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali dans son communiqué sous la plume de son coordinateur général, Cheick Mohamed Chérif Koné. Avant d’appeler tous à rester derrière les Conseils qu'elle salue et à faire confiance à la justice. La Coordination réaffirme sa solidarité au CDR, à ses nombreux militants, membres et sympathisants.

La Coordination réaffirme son attachement au respect de la légalité constitutionnelle et aux principes de l'Etat de droit d'une part, et d'autre part, au serment et aux engagements pris par les gouvernants. « L'option démocratique et la forme républicaine de l'Etat étant irréversibles, la Coordination invite l'ensemble des démocrates au rejet de toutes manœuvres tendant à remettre en cause, les principes démocratiques et les valeurs républicaines consacrés par notre constitution, laquelle garantit les droits et libertés fondamentaux, notamment la liberté de réunion, d'association, d'expression et d'opinion, entre autres ; rappelant ses objectifs, à savoir : l'abandon du projet de révision constitutionnelle pour défaut de qualité de son auteur d'une part et, d'autre part, le respect du chronogramme des élections, souverainement établi par les autorités de la transition, en vue d'un retour à l'ordre constitutionnel », indique la Coordination des Organisations de l'appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali.

<strong>A. Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Grève de 120 heures de l’Enseignement privé : Plus de 85% d’écoliers privés de cours</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/greve-de-120-heures-de-lenseignement-prive-plus-de-85-decoliers-prives-de-cours-3015382.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 06:09:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">Depuis lundi 13 mars 2023, l’enseignement privé du Mali, qui prend la majorité des élèves du Mali aujourd’hui avec plus de 85% des effectifs (sur plus de 2800 établissements, l’Etat n’a que 114 établissements du public), est paralysé. Les élèves sont contraints de rester à la maison à cause de la grève de 120h décrétée par le groupement des associations des promoteurs d’écoles privées du Mali (AEPAM). Cette mesure des promoteurs des écoles privées a été prise suite à une assemblée générale extraordinaire tenue le samedi 11 mars 2023. Il s’agit de faire comprendre à l’Etat, pour le secrétaire général de l’AEPAM, Abdoulkassoum Touré et ses camarades, après avoir épuisé les voies de recours dans la négociation et dans les débats de fond, que les promoteurs d’écoles privées sont dans une situation insoutenable. Lisez l’interview avec le secrétaire général Abdoulkassoum Touré sur la grève.</p>
<strong>Le Républicain </strong>: Bonjour Monsieur  le secrétaire général de l’Association des Promoteurs d’Ecoles Privées du Mali (AEPAM), votre organisation a décrété, depuis le 13 mars 2023, une cessation de travail de 120 heures. Est-ce qu’on  peut avoir le point de la situation avec vous ?

<strong>Abdoulkassoum Touré</strong>, <strong>secrétaire général de l’AEPAM </strong>: La grève a été déclenchée  pour cinq jours, 120heures. Elle a débuté le 13, et elle continue.
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<strong>Est-ce que le mot d’ordre est suivi par vos militants ?</strong>

Le mot d’ordre est suivi à 95%, même à 98%. Sur les 700 établissements privés qui sont au niveau du District de Bamako, à part 7 établissements, tout  le monde  a suivi. Et ces 7 établissements disent  qu’ils ne reçoivent pas des élèves. C’est pourquoi  ils ont  leurs raisons. A part ça, tout le monde a suivi.

<strong>Est-ce que le gouvernement est entré en contact avec vous depuis le déclenchement de la grève ?</strong>

Officiellement, au moment où je vous parle, ce mercredi, non ! Mais nous savons quand même qu’il y a des réunions de crises qui ont été provoquées au niveau du Ministère de l’éducation nationale et du Ministère de l’Economie et des Finances. Ce matin, il y a un promoteur qui m’a appelé pour me dire que le chef de cabinet du premier ministre voulait  entrer en contact avec moi. Quand il va m’appeler officiellement, on dira que l’Etat est rentré en contact avec nous.

<strong>Approximativement, cette grève joue sur combien  d’élèves ?</strong>

C’est un problème de pourcentage. Alors, au niveau de l’enseignement secondaire général et de l’enseignement technique et professionnel, nous avons plus de 85% des effectifs dans nos rangs. Car sur plus de 2800 établissements, l’Etat n’a que  114 établissements publics. Quand vous comparez 114 à plus de 2000, vous comprenez directement que  le gros de la troupe, c’est au niveau du privé.

<strong>Après les 120heures, s’il n’y a pas de satisfaction, quelle sera la suite ?</strong>

Mais c’est trop tôt pour apprécier. On leur a laissé quand même un temps de manœuvre. D’ici là, on va suivre. Dans tout les cas, nous ne sommes pas dans la posture de bras de fer. On a épuisé les voies de recours dans la négociation et dans les débats de fond. On a estimé qu’il faut qu’on réagisse pour qu’on comprenne vraiment que nous sommes dans une  situation insoutenable. Sinon, tout le monde sait que les écoles  privées ne parlent pas quand on parle de grève au Mali. Et l’argent que nous sommes en train de réclamer concerne l’année dernière, les frais scolaires de 2022 qui devaient être payés aux mois de mars et mai. Nous sommes au mois de mars de la nouvelle année. Donc, imaginez ce que ça veut dire.

<strong>Très généralement, cette situation de réclamation des frais scolaires des écoles privées revient entre vous et l’Etat  et cause  avec elle des cessations de travail. Est-ce la  mauvaise volonté de l’Etat ?</strong>

Il y a plusieurs raisons qui justifient cette situation. Parce que techniquement, il y a des préalables pour que le Ministère de l’économie et des finances puisse prendre les paiements en charge. Et ces préalables se situent au Ministère de l’éducation nationale. Parce qu’il faut que les états et les effectifs soient normalisés et calés. Ensuite, il faut qu’il y ait une décision et de maintien définitifs. Il faut aussi qu’il y ait une décision d’octroi des frais scolaires et de demi-bourses. Et il faut qu’il y ait des états de paiement qui doivent être élaborés par eux d’abord. Quand ils font tout ce travail, c’est en ce moment là qu’ils envoient au service technique et financier. Ces documents ne sont pas à jour et dans le délai. Naturellement, il y a des difficultés de paiement. C’est pourquoi nous avons toujours demandé au niveau du Ministère de l’éducation qu’il y ait une lettre de cadrage pour fixer le délai par rapport à l’élaboration de ces documents, mais que cette lettre de cadrage soit conforme à l’arrêté interministériel qui fixe les périodes de paiement. Quand la lettre de cadrage va au delà de l’arrêté interministériel, il y a toujours des difficultés. Sinon nos paiements ne sont pas des paiements uniques, ce sont des paiements semestriels. La première tranche doit être payée au mois de mars, et le deuxième semestre doit être payé au mois de mai. C’est pour éviter qu’on aille aux examens sans qu’on ne soit mis dans nos droits. Mais fort malheureusement, il y a plus de dix ans que nous assistons à des payements uniques. Et la, c’est une tension de trésorerie terrible pour l’Etat. C’est pourquoi, maintenant, dans le cadre partenarial, il faut la bonne compréhension des choses. Nous acceptons de subir. Nous préfinançons la rentrée de l’année scolaire à cheval de l’année budgétaire. On attend encore un an pour être payés. Imaginez ce que ça veut dire. On avait des contrats avec toutes les Banques de la place qui nous accompagnent aujourd’hui, jusqu’en fin juillet. Mais aujourd’hui, nous sommes  vraiment dans les pénalités. C’est ce qui est écrasant.

<strong>Votre dernier mot ?</strong>

C’est de dire vraiment de faire l’effort de nous soulager  pour qu’on puisse reprendre la craie. On est fait pour accompagner le système éducatif, et non pour créer des problèmes au système. Et tout le monde sait que, tout le temps, c’est nous avons œuvré dans le sens de sauver  les années scolaires précédentes. Malgré la situation, malgré nos difficultés, nous faisons l’effort d’accompagner l’Etat. Même cette année, à la rentrée scolaire, nous avons demandé de reporter la rentrée scolaire de deux semaines pour permettre à l’Etat de nous soulager un peu, pour qu’on puisse avoir les stylos et les cahiers pour les enfants. Mais ils ont dit non. Nous avons été obligés de dire aux camarades de se débrouiller avec les moyens de bord, de faire en sorte qu’on puisse respecter les dates indiquées. Ce que nous avons fait. C’est pour dire que nous aussi nous travaillons avec des partenaires. Les fournisseurs qui nous donnent des équipements, les fournitures scolaires et autres, attendent un an pour être payés. Beaucoup de nos camarades sont en location. Les contrats que nous avons avec les propriétaires d’immeubles sont annuels. Quelqu’un qui doit être payé depuis juillet, s’il n’est pas payé à la date d’aujourd’hui, ça veut dire qu’il y a des problèmes au niveau du tribunal de commerce. Les enseignants sont dans nos murs, ils ne sont pas payés ; le personnel de l’administration scolaire n’est pas payé. Et les Banques qui nous accompagnent ont leur limite. Nous avons dépassé ce délai.  Maintenant, ce sont des pénalités qui sont en train de courir sur nous. A ce rythme, est-ce que nous pouvons prétendre à de nouveaux accompagnements ? Donc pour que nous soyons accompagnés, nous devons payer ce qu’on a comme crédit, et ensuite demander un nouveau crédit pour pouvoir fonctionner. C’est comme ça. Tant que tu ne vis pas les réalités du public, tu ne sais pas les problèmes  auxquels nous sommes confrontés.

<strong>Hadama B. FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Festival International de Slam et Humour : La 10ème édition s’ouvre aujourd’hui à la Bibliothèque Nationale du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/festival-international-de-slam-et-humour-la-10eme-edition-souvre-aujourdhui-a-la-bibliotheque-nationale-du-mali-3015378.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 06:06:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La 10ème édition du Festival International de Slam et Humour (FISH Mali) se tiendra du 15 au 20 mars 2023, sous le thème national « paix et cohésion ». Au programme de cette édition, l’on retient l’organisation d’une soirée de l’apothéose des 10 ans du FISH-Mali ; un concert slam et humour ; un panel de discussion ; une cérémonie de remise de trophée slam Awards etc. Les artistes invités à ce festival sont entre autres : Saigneur du Rire de la Cote d’Ivoire ; Adèle du Burkina Faso ; Sir Black ; Balazan slam du Mali. Ces informations ont été partagées avec les médias lors d’un point de presse animé par la directrice du Groupe Agoratoire, Mme Sereme Aicha Diarra au Centre Soleil d’Afrique. Elle était accompagnée du parrain de ce festival, Habib Dembélé dit Guimba National.

Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan d’action, chaque année, le Groupe Agoratoire organise le Festival International de Slam et Humour du Mali (FISH), à l’occasion de la journée internationale de la francophonie. A travers ce festival, plusieurs élèves et étudiants maliens bénéficieront des ateliers d’écriture sur les dix (10) mots de la francophonie. Selon les organisateurs du FISH, c’est une occasion nette pour les apprenants de connaître les nouveaux mots et de surcroit, tenter l’expérience sur scène en toute compétitivité. Pour l’année 2023, il regroupera les artistes slameurs, des humoristes, et la presse, sous le thème « Dix ans avec les dix mots, dis-moi dix mots ».

Pour la 10ème édition du FISH-Mali, des ateliers de slam et d’art plastique ont été donnés à partir de février 2023 autour des dix mots de la francophonie 2023 ( année-lumière, avant-jour, dare-dare, déjà-vu, hivernage, lambiner, plus-que-parfait, rythmer, synchrone, tic-tac). Cet atelier a vu la participation des écoles de filles, notamment, Notre Dame du Niger, Bah Aminata Diallo, la Faculté des lettres langues et sciences du langage, ainsi que les centres d’accueil des enfants à déficience intellectuelle ou femmes vivant avec un handicap.

Selon la conférencière, Mme Sereme Aicha Diarra, il s’agit, à travers cette exercice, de créer un espace pour valoriser l’Empowement de la femme à travers les dix mots de la francophonie, un échange entre les écoliers de différents bords ; de promouvoir le slam comme moyen d’expression et d’apprentissage du français en milieu scolaire et urbain ; de participer activement à l’éducation à travers les ateliers d’écriture en slam et l’humour.

Le parrain de cette dixième édition, Habib Dembélé dit Guimba National, a lancé un appel à l’endroit du ministère de la Culture et de l’Education Nationale à soutenir le FISH-Mali. « Ce festival met les jeunes dans un cadre d’éducation, de sensibilisation, de culture personnelle et d’élévation. Je demande à l’Etat de faire le maximum pour ce festival qui participe à l’éducation de nos enfants », a expliqué Habib Dembélé.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Réponse communautaire contre la Covid&#45;19 au Mali : L’extension de l’initiative qui concernera 41 districts sanitaires plus le district de Bamako lancée</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/reponse-communautaire-contre-la-covid-19-au-mali-lextension-de-linitiative-qui-concernera-41-districts-sanitaires-plus-le-district-de-bamako-lancee-3015376.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 06:00:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">En vue d’apporter une réponse communautaire à la crise sanitaire de la COVID-19 et dans le cadre du renforcement du système de santé au Mali, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’est engagée à poursuivre son appui à la lutte contre la COVID-19 à travers l’initiative de la réponse communautaire. C’est ainsi qu’une première phase a concerné (11) districts sanitaires de trois régions, à savoir Kayes (Kayes, Keniéba) ; Koulikoro (Koulikoro, Kati, Kalaban Coro) et les six (6) Communes du District de Bamako, qui a généré des résultats satisfaisants. Cette phase d’extension, qui concernera (41) districts dans huit régions sanitaires, à savoir Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et le district de Bamako, a été lancée, le mardi 14 mars 2023, au centre de santé communautaire de Sénou, sous la houlette du représentant du ministre de la santé et du développement social.</p>
C’est au centre de santé communautaire de Sénou et devant un parterre d’acteurs engagés dans la lutte contre la pandémie de covid-19 que les représentants du ministre de la santé et du développement social, ainsi que celui du représentant résident de l’OMS au Mali, ont lancé la phase d’extension de l’initiative réponse communautaire qui concernera quarante un district plus le district de Bamako. « <em>L’OMS, dans le cadre du renforcement du système de santé du Mali, s’est engagée à poursuivre son appui à la lutte contre la COVID-19 à travers l’initiative de la réponse communautaire. C’est ainsi qu’une première phase a concerné (11) districts sanitaires de trois régions, à savoir Kayes (Kayes, Keniéba) ; Koulikoro (Koulikoro, Kati, Kalaban Coro) et les six (6) Communes du District de Bamako qui a généré des résultats satisfaisants. Cette phase d’extension concernera quarante et un (41) districts dans huit régions sanitaires à savoir Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, et le district de Bamako </em>», a indiqué Dr. José Kuvula, le représentant du représentant résident de l’OMS au Mali. Selon lui, cette intervention vise la réduction des cas et des décès dus à la COVID-19 grâce à la recherche active à travers la détection précoce au niveau communautaire dans l’optique de rompre la chaîne de transmission dans les quarante et un (41) districts sanitaires concernés. Selon lui, l’intérêt de cette initiative, en plus de renforcer la lutte en cours contre l’épidémie, permettra, à travers le génotypage qui sera réalisé tout au long de l’initiative, d’identifier les différents variants de SRAS COV 2 afin d’orienter l’approche thérapeutique. « <em>L’une des dimensions non moins importantes du projet est l’approche communautaire, la vaccination Covid-19 et la récupération des enfants perdus de vue en impliquant les populations locales et les services techniques dans sa mise en œuvre </em>», a-t-il ajouté. Avant de faire savoir que les résultats de cette phase seront documentés pour contribuer à l’amélioration des approches communautaires et les prises de décisions basées sur les évidences. « <em>Dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, le Mali n’a pas encore atteint le taux de couverture vaccinale escompté de 70%, d’où l’intérêt de la présente initiative qui vise à améliorer le taux de la couverture vaccinale à travers une communication adaptée </em>», a-t-il précisé.

Quant à Dr. Abdoulaye Guindo, le représentant du ministre de la santé et du développement social, il a montré que le Mali, bien qu’ayant été l’un des pays ayant enregistré en dernier les cas de COVID-19, s’est démarqué par la qualité de son système de surveillance épidémiologique et la riposte. Il a souligné que le lancement de cette initiative communautaire entre dans ce cadre.   Il a, dans ses propos, fait ressortir les multiples engagements des autorités sanitaires du Mali dans la lutte contre la pandémie, avec en tête, le premier responsable du département, Mme Diéminatou Sangaré, sans oublier les plus hautes autorités du pays. Il n’a pas manqué d’adresser une mention spéciale à l’endroit de l’OMS pour son appui constant à accompagner le Mali dans cette lutte contre la pandémie de covid-19.

<strong>Moussa Samba Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Enseignement supérieur et recherche scientifique : Les Aînés célébrés par les cadets</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/enseignement-superieur-et-recherche-scientifique-les-aines-celebres-par-les-cadets-3015375.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 05:58:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Initiée par les enseignants-chercheurs et de la recherche scientifique du Mali, soutenue par le personnel des facultés, instituts et grandes écoles, la première édition de la journée d’hommage aux aînés des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a été célébrée, le 9 mars 2023, à l’Amphi Aula Magna de la Faculté d’Histoire Géographie (colline de Badalabougou). Le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr. Amadou Kéita, a présidé les travaux en tant qu’invité d’honneur. Aînés, autres membres du gouvernement, recteurs, Doyens des facultés, directeurs, chefs de départements, enseignants-chercheurs, directeurs d’instituts, étudiants, ont pris part à ladite journée qui se veut un cadre novateur de reconnaissance à l’ensemble des personnels qui ont, par le passé, œuvré à l’émergence du sous secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Elle a été l’occasion de célébrer l’excellence universitaire et a permis de magnifier ceux qui ont travaillé ardemment à la formation du capital humain dans notre pays. La journée d’hommage a été marquée par une conférence, des témoignages et une exposition qui retrace le parcours des anciens. A ce jour, indique les initiateurs, il a été retenu 706 agents ayant servi en qualité d’enseignant chercheur, de cadre administratif ou de personnel technique.

Selon le président de la commission d’organisation de cette première édition de la journée d’hommage aux ainés, Pr. Ahmadou Abdoulaye Dicko, non moins directeur de l’Institut national de formation des travailleurs sociaux (INFTS), il s’agit, à travers cette cérémonie, de rendre hommage aux aînés de l’enseignement supérieur. En plus de la fonction de conseiller, dit-il, les aînés constituent la mémoire de la société. «Après plusieurs années de bons et loyaux services rendus à l’Etat, vous avez cumulez tant d’expériences. Votre retraite ne sera donc pas un repos total parce que vous êtes des valeurs rares, chacun dans son domaine. C’est pourquoi la porte de l’enseignement restera grandement ouverte pour vous afin que vous puissiez continuer à assister les jeunes professionnels et administrateurs », a déclaré le président de la commission d’organisation.

A sa suite, l’invité d’honneur, le Pr Amadou Kéita, s’est dit ému de l’initiative soutenue financièrement par les enseignants-chercheurs et les personnels des universités, grandes écoles et instituts. Il a souhaité que l’idée soit pérennisée. Le Ministre Amadou Kéita a aussi saisi l’occasion pour annoncer à l’endroit des aînés et de l’assistance que son département examine en ce moment même les textes qui permettront de continuer à « vous solliciter pour continuer les acquis de notre sous secteur. »

Le Pr. Youssous Hamey Dicko a, au nom des Aînés de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, remercié la commission d’organisation, les autorités maliennes pour avoir consacré cet évènement pour rendre hommage aux aînés de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. « …Nous étions motivés aussi par le grand retard que nos pays ont par rapport à l’Europe. Nous voulions relever ce défi là. Nous voudrions que nos successeurs, que ceux qui sont aux affaires de l’enseignement, de la classe, de la recherche aujourd’hui, comprennent que ce pays est toujours en retard et que seule l’éducation fait avancer un pays. Car les pays les plus avancés aujourd’hui sont ceux qui ont mis l’accent sur l’enseignement, la recherche scientifique qui est le poumon, le fer de lance du développement. Nous pensons que les jeunes qui sont là doivent continuer à faire la recherche scientifique », a conseillé fortement le Pr. Younouss Hameye Dicko.

Plusieurs autres témoignages ont été faits lors de la cérémonie par le Ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des relations avec les institutions, Pr. Ibrahim Ikassa Maïga, et son homologue du dialogue social, du travail et de fonction publique, Awa Paul.

<strong>Hadama B. FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Protection des droits des migrants dans l’espace CEDEAO : L’AME et la JNSDD portent plainte contre le Niger à la cour de justice de la Cédéao</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/protection-des-droits-des-migrants-dans-lespace-cedeao-lame-et-la-jnsdd-portent-plainte-contre-le-niger-a-la-cour-de-justice-de-la-cedeao-3015372.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 05:56:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">Dans l’interview qui suit, Mamadou Konaté, Juriste à l’AME (Association Malienne des Expulsés) explique les raisons qui ont poussé l’AME et la JNSDD (jeunesse nigérienne au service du développement durable) du Niger à porter plainte contre l’Etat du Niger au niveau de la cour de justice de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) à Abuja, relecture de la loi 2015-36 autorisant la répression sur les Migrants. Selon lui, le Niger étant membre de la Cédéao qui autorise la libre circulation des personnes, viole cette charte. D’où leur plainte en tant que défenseurs des droits des migrants au Mali et au Niger. Lisez !</p>
<strong>Le Républicain: Bonjour Monsieur, présentez-vous à nos lecteurs ?</strong>

<strong>Mamadou Konaté</strong>

: Je suis Mamadou Konaté, Juriste au niveau  de  l’Association Malienne des Expulsés (AME). Nous travaillons sur toutes les questions liées au droit des migrants.

<strong>Vous venez de renter  du Niger pour une mission de l’AME. De quoi s’agissait-il ?</strong>

Nous avons effectué le voyage du Niger pour prendre  part  à une conférence internationale sous forme hybride, organisée en ligne pour parler d’une loi qui est devenue répressive au Niger contre les migrants. C’est la loi 2015-36. Cette loi  qui est supposée lutter, combattre la traite et le trafic des migrants, s’est transformée en loi de répression contre les migrants de toutes les nationalités qui arrivent au Niger et précisément à Agadez.

<strong>Qu’est-ce qui a été convenu lors de  cette rencontre ?</strong>

Lors de la rencontre, les participants ont mis l’accent sur la nécessité pour l’Etat nigérien d’abroger purement et simplement cette loi. Même si dans la démarche de la plainte, ce n’est pas l’abrogation de la loi qui est demandée, mais c’est la relecture  de la loi qui est demandée, donc, la fin de la répression que les migrants subissent sur le territoire nigérien de la part des forces de l’ordre du Niger.  Et  pendant la conférence, il y a eu beaucoup de communications, beaucoup de témoignages allant dans ce sens là. On a aussi parlé de l’évolution de la plainte déposée par l’AME et la JNSDD (jeunesse nigérienne au service du  développement durable)contre l’Etat du Niger.

<strong>Cette plainte dont vous parlez, de quoi s’agit-il réellement ?</strong>

Cette plainte a été initiée par nos deux organisations. La JNSDD est basée à Agadez au Niger qui travaille parmi les migrants et qui est témoin de ce que les migrants vivent au quotidien. Et l’AME aussi, au Mali, qui travaille au quotidien avec les migrants, qui reçoit régulièrement des migrants qui sont refoulés du Niger à la suite de l’application de cette loi là. Donc, les deux organisations sont fondées à déposer cette plainte et à demander la relecture de cette loi et aussi demander  à l’Etat de Niger, en tant que membre de la CEDEAO, de mettre en application le protocole de libre circulation des personnes instauré au niveau de la CEDEAO depuis 1979. En tant qu’Etat de ce regroupement, le Niger ne devait pas se comporter de cette manière, pourchassant et mettant en prison les migrants maliens et d’autres nationalités de la CEDEAO. La plainte vise deux objectifs : demander la révision de la loi pour qu’elle soit plus applicable ; et exiger à l’Etat du Niger de mettre fin à la répression.

<strong>Où est-ce que vous en êtes par rapport à la procédure judiciaire, et est-ce que vous êtes optimistes?</strong>

Oui, nous sommes absolument optimistes. Nous avons déposé la plainte à Abuja (au Nigéria) depuis le mois de septembre 2022. La plainte a été notifiée à l’Etat du Niger qui a maintenant constitué un pool d’avocats pour y faire face. Ce pool d’avocats aussi a pris le dossier en main. Ils ont soulevé des exceptions préliminaires pour dire que l’AME  est une association malienne qui ne peut pas agir contre l’Etat du Niger par rapport à une loi nationale du Niger. Ils disent aussi que notre partenaire du Niger (JNSDD) doute de sa légalité pour pouvoir exercer ce travail.  Nous avons constitué nos documents, nous avons envoyé nos dossiers  (récépissé et agrément pour l’AME) pour prouver que nous sommes dans la légalité. Pour la JNSDD la même chose. Nous sommes donc des organisations parfaitement légales. Ensuite, ils ont soulevé la question de l’impossibilité pour nous d’aller représenter des migrants ; mettre en doute la qualité des migrants des personnes dont on a recueilli les témoignages. Sur ce point aussi, nous avons fourni des documents nécessaires pour pouvoir donc les bloquer. Nous faisons beaucoup confiance aux juges de la Cour de justice de la CEDEAO qui nous paraissent être des juges totalement indépendants. Puisque ce sont des questions entre Etats, les juges ne peuvent pas se permettre de prendre la question à la légère. Ils sont obligés de se fonder sur la loi, sur les textes pour trancher, rendre des décisions. Nous restons vraiment optimistes.

<strong>Hadama B. FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Clôture de la 7ème édition du SAHABA 23 de Bamako : Le défi de l’organisation relevé avec des recommandations formulées</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/cloture-de-la-7eme-edition-du-sahaba-23-de-bamako-le-defi-de-lorganisation-releve-avec-des-recommandations-formulees-3015369.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 05:55:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ouverte le 9 mars 2023 au Centre International de Conférence de Bamako (Cicb), sous le thème: « Villes durables: enjeux et perspectives», les rideaux sont tombés, le samedi 11 mars, sur la 7ème édition du Salon de l’Habitat de Bamako (Sahaba). Bréhima Kaména, Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, accompagné de son homologue du Burkina Faso, Mikailou Sidibé, a procédé à la clôture.</strong>

Au terme des travaux du Sahaba 23 qui représentait une réelle opportunité venant de divers horizons et qui constituait aussi une plateforme d’échanges pour les délégations différentes de partager les meilleures expériences de bonnes pratiques pour la durabilité de nos villes en termes d’enjeux et de perspectives, plusieurs recommandations ont été formulées par les participants. L’on retient entre autres, la prise en compte de la dimension énergie renouvelable, l’intensification de la coopération avec le Maroc qui détient une grande expérience en la matière ; la révision des textes en matière d’urbanisation et l’institutionnalisation du SAHABA. En plus, il y a la signature d’un accord tripartite entre la Fédération des promoteurs immobiliers de l’Afrique de l’Ouest (FPLAO), le Royaume du Maroc (invité d’honneur du Sahaba 2023) et l’Association des Promoteurs Immobiliers du Mali l’APIM.

Le moins que l’on puisse dire est que cette 7ème édition du SAHABA aura comblé toutes les attentes. Le président de l’APIM, Sory Ibrahima Maïga, s’est dit comblé de la réussite du salon. « Je dois dire que ça été un zéro faute sur toute la ligne. Bon nombre des délégués des pays frères de la sous région, à travers leurs ministres, m’ont indiqué qu’à travers ce salon, ils se sont inspirés de beaucoup de chose ; qu’ils souhaiteraient nous approcher pour qu’on puisse les accompagner justement lors des futurs salons qu’ils souhaiteraient organiser», a déclaré avec satisfaction le premier responsable de l’APIM.

Le Ministre de l’Urbanisme du Burkina Faso, Mikailou Sidibé, s’est également dit très satisfait du déroulé du Sahaba qui leur a permis d’apprendre beaucoup auprès des autres. « Nous avons participé à ce salon qui, pour nous, a été très enrichissant. Nous avons assisté à des communications sur les thématiques qui concernent la promotion immobilière, également des expositions sur les différents matériaux qui rentrent dans le domaine de la construction. On tire vraiment des enseignements très positifs de ce salon », a déclaré avec satisfaction le Ministre de l’Urbanisme du Burkina Faso.

Pour boucler la boucle, le Ministre de l’Habitat, Pr. Bréhima Kaména, s’est dit fier des résultats qui se dégagent à l’issue des trois jours d’échanges. «Professionnels de l’immobilier et de l’habitat ont pu échanger sur les problèmes auxquels le secteur est confronté. Ils ont pu aussi échanger leur bonne pratique et leurs savoir faire. Et les professionnels ont pu rencontrer des clientèles pour faire part des innovations et des promotions disponibles en matière d’habitat. Nous pouvons donc dire que ce fut un succès», a déclaré avec joie le premier responsable de l’Urbanisme et de l’habitat du Mali. A l’occasion, des trophées ont été décernés aux meilleurs stands, et les participants ont reçu des attestations de reconnaissance.

A rappeler qu’au delà du Royaume du Maroc (invité d’honneur), ont pris part à cette édition aux côtés du Mali, Abdoulaye Seydou Sow, Ministre de l’Urbanisme, de logement et de l’hygiène Publique du Sénégal ; Bruno Nabagne Koné, Ministre de la Construction du Logement et de l’Urbanisme de la Côte d’Ivoire ; Siriki Sangaré, président de la Fédération des promoteurs immobiliers de l’Afrique de l’Ouest (FPLAO) ; le président du CNPM (Conseil national de patronat du Mali) ; les acteurs intervenant dans la chaîne du logement au Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Mauritanie, Maghreb, Europe et aux Etats unis.

A savoir aussi que d’importants panels ont été organisés sur les questions liées à des préoccupations spécifiques du secteur privé, notamment la durabilité et l’efficacité énergétique dans le bâtiment ; la dynamique du secteur immobilier au Maroc ; la valorisation de l’habitat durable et résilient : cas de ksour et kasbah du Maroc ; la constitution et la gestion du domaine immobilier de l’Etat et les collectivités territoriales ; la sécurité foncière : rôle des géomètres experts au Mali ; l’intercollectivités, une solution aux défis de Bamako ; le rôle des coopératives dans le développement urbain ; la sous traitante dans le secteur du BT, enjeux et perspectives ; la planification de la ville durable au Mali ; etc.

Hadama B. FOFANA

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</item>

<item>
<title>Conquête de Koulouba : Modibo Sidibé à Néguéla, Néguébabougou et Ouoloni pour partager sa vision pour le bien&#45;être des Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/conquete-de-koulouba-modibo-sidibe-a-neguela-neguebabougou-et-ouoloni-pour-partager-sa-vision-pour-le-bien-etre-des-maliens-3015155.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Mar 2023 06:52:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président du parti des Forces Alternatives pour le Renouveau et l'Emergence (FARE-ANKA WULI), Modibo Sidibé, soutenu par un mouvement, a été accueilli avec faste, le samedi 11 mars 2023, à Néguéla, Néguébabougou, Ouloni par les femmes, les autorités traditionnelles, les jeunes, les enfants, sous les sons des instruments de musique de la contrée. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la tournée que ledit mouvement s’est imposée pour permettre à celui qui répond, à leurs yeux, à tous les critères aujourd’hui pour diriger le Mali au terme de la transition. A l’occasion, l’ancien premier ministre du Mali, Modibo Sidibé, a invité les populations à soutenir la transition qui a besoin de tous ses fils et de toutes ses filles pour sortir le Mali de cette situation.

Dans les trois villages (Néguéla, Néguébabougou, Ouloni) sillonnés où sont pratiqués l’agriculture et l’élevage, le constat qui se dresse est que les populations semblent avoir les mêmes soucis. Elles ont évoqué à leur hôte du jour, des difficultés communes. Il s’agit de l’épineuse question de centres de santé, d’eau, d’activités génératrices de revenus (maraîchage, formation professionnelle), du chômage des jeunes, des routes pour soulager les souffrances des populations de Bosofala. L’illustration parfaite de ces soucis, c’est qu’à Néguébabougou, il a été demandé de construire un centre de santé, un second cycle. Interrogées sur leur affinité avec le probable candidat de Fare Anka wuli lors des prochaines élections, les populations desdites contrées ont mis l’accent sur les actes que Modibo Sidibé a posés au haut sommet de l’Etat. « C’est cela qui nous pousse à l’accueillir et à l’accepter …», a déclaré Yacouba Traoré, un des conseillers du chef de village de Néguébabougou . Cette sortie du président Sidibé coïncidait avec les festivités du 8 Mars à Néguéla. Il n’a pas manqué de magnifier la femme malienne. « Le prétexte de la bonne occasion, c’est le 8 mars, la fête des femmes ; journées des femmes ; un moment pour célébrer la femme. Mais je crois qu’un jour ne suffit pas. C’est chaque jour qu’on doit célébrer la femme, notamment ici, en raison de sa place, en raison de tout ce qu’elle fait dans notre société. Elles doivent être magnifiées pour dire combien elles sont importantes pour nous, pour notre économie et pour notre pays. C’est une des raisons pour lesquelles je suis là », a déclaré avec satisfaction Modibo Sidibé. Ayant pris connaissance des difficultés auxquelles les populations des trois villages sont confrontées, il a promis de travailler pour relever les défis. « Ce fut vraiment un plaisir de venir sur le terrain, faire des constats dans le maraichage, dans le jardinage, dans tout ce qui peut faire la production rurale et donc l’économie rurale, et qui va participer à l’économie si nous faisons l’effort pour aménager, pour encadrer, pour fournir les moyens et les équipements qu’il faut, on aura ce que nous cherchons en matière de souveraineté alimentaire», a-t-il indiqué.

<strong>Modibo Sidibé appelle à soutenir les militaires et la transition</strong>

Au cours de cette visite, Modibo Sidibé a appelé la population à soutenir la transition. «Quand je dis qu’il faut soutenir les militaires, c’est en tant qu’institution que nous devons soutenir. Nous devons soutenir parce que nous avons besoin, comme aujourd’hui, que ce centre soit supporté, que sa détermination se nourrisse de notre détermination à nous tous. Nous avons besoin d’union solide. C’est cela le sens de cet appel», a expliqué Modibo.

« Je pars satisfait de l’accueil, de la façon dont nous avons discuté. On est venu ici savoir, qu’est ce qu’ils pensent ? Qu’est-ce qu’ils veulent ? On ne peut pas prétendre vouloir faire le bonheur des gens à leur place. Il faut aller à la base pour en parler avec eux, pour recueillir directement d’eux. Ce sont ces contacts là qui me permettent d’agir, de faire une réflexion, conformément au programme de toute notre équipe et de pouvoir trouver avec eux les formules les plus justes possibles», a indiqué Modibé Sidibé. Enfin, il a remis des soins médicaux aux populations pour témoigner sa solidarité à leur endroit. Dieu faisant bien les choses, sa sortie a coïncidé avec la naissance d’une fille à Néguébabougou à qui on a donné le nom de sa femme, Sidibé Asatou Thiam.

<strong>HADAMA B. FOFANA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour “simulation d’infraction et trouble à l’ordre public” : Le Chroniqueur Ras Bath placé sous mandat de dépôt hier</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-simulation-dinfraction-et-trouble-a-lordre-public-le-chroniqueur-ras-bath-place-sous-mandat-de-depot-hier-3015153.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Mar 2023 06:48:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce lundi 13 mars 2023, le chroniqueur, Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath, porte-parole du Collectif pour la Défense de la République (CDR), a été interpellé par la police du 5ème arrondissement de Bamako, puis placé sous mandat de dépôt pour « simulation d’infraction et trouble à l’ordre public » par le parquet du tribunal de la commune 4 du district de Bamako, apprend-on des membres du CDR. Selon un responsable du CDR, le jugement de Ras Bath est prévu pour le 13 juin 2023.</strong>

Le porte-parole du CDR Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath a été interpellé chez lui par le Commissariat du 5ème Arrondissement. Après une audition de plus de 5 heures d'horloge, il a été présenté au juge d'instruction du Tribunal de la Commune IV, puis placé sous mandat de dépôt, selon le Secrétaire administratif, Aliou Touré, à travers une note rendue publique, le 13 mars 2023.

“Organisation de veille et de Contrôle Citoyen et très attachée aux valeurs républicaines et démocratiques, le CDR restera derrière la justice malienne”, selon la note attribuée au Secrétaire administratif, Aliou Touré.

Le samedi 11 mars 2023, invité à la 3ème conférence nationale statutaire de l’Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP), la formation politique fondée par l’ancien Premier ministre et defunt Soumeylou Bubeye Maïga, le chroniqueur Ras Bath a soutenu que celui-ci avait été « assassiné ».

«Boubèye n’est pas mort, il a été assassiné, c’est le terme qu’il faut. Il a été tué…», a déclaré Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath, lors de cette rencontre politique de l’ASMA-CFP.

Bien avant cette rencontre politique, le mercredi passé, lors de son émission radiophonique, il avait tenu des propos sur la marche de la transition en cours actuellement au Mali. Au cours de cette émission en Bamanakan, Ras Bath a simulé des scenarii de fin de la transition, selon que le pouvoir est détenu par un seul chef, ou que la prise de décision appartient à plusieurs chefs qui se concertent pour décider. Selon le chroniqueur, ces chefs peuvent voir différemment la fin du pouvoir: pendant que les uns sont prêts à quitter le pouvoir, les autres peuvent être réticents pour une raison ou une autre, et les choses peuvent tourner de manière inattendue, a -t-il commenté. Il s’agissait de pur simulation.

Rappelons que Soumeylou Boubèye Maïga, ancien Premier ministre du Mali, est décédé, le lundi 21 mars 2022, à la clinique Pasteur de Bamako où il avait été admis pour des soins. L’ancien chef du gouvernement du président Ibrahim Boubacar Kéïta, entre 2017 et 2019, était emprisonné depuis fin août 2021 dans le cadre de l'affaire de l'achat de l'avion présidentiel et celle des équipements militaires. A l’époque, les avocats et la famille de l’ancien Premier ministre avaient sollicité auprès des nouvelles autorités du pays son évacuation sanitaire à l’extérieur afin qu’il puisse recevoir un traitement adéquat à son état «qui ne cessait de se détériorer».

Soumeylou Boubèye Maïga était le président du parti ASMA-CFP qui, avec d’autres formations politiques regroupées au sein du Cadre d’échange de partis et de regroupements de partis politiques pour une Transition réussie au Mali, demandait aux autorités de respecter le délai de la Transition.

Soumeylou Boubèye Maïga alias le tigre est né le 8 juin 1954 à Gao. Il a occupé des postes de haute responsabilité au Mali, notamment celui de chef des services de renseignements. Il fut aussi secrétaire général de la présidence du Mali, ministre de la défense et des anciens combattants, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre/Une heure avec Dr. Abdramane Sylla, ancien ministre : «Notre pays souffre de manque de vision d’Etat et de la faillite de l’éducation»</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/rencontre-une-heure-avec-dr-abdramane-sylla-ancien-ministre-notre-pays-souffre-de-manque-de-vision-detat-et-de-la-faillite-de-leducation-3014411.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Mar 2023 06:51:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract"><strong>Ministre du RPM, le Dr. Abdramane Sylla a été débarqué en 2018 par un Premier ministre, auquel le Président de la République avait donné les pleins pouvoirs, y compris pour jeter dehors les cadres bon teint du parti du tisserand. Ce ne fut pas lourde perte pour le Soninké, car le pouvoir d’IBK qui a chancelé juste après, a fini par s’écrouler.</strong></p>
Que s’est il passé? Il faut faire un bilan, tirer les actifs des passifs. Le Dr. Abdramane Sylla, ancien ministre des Maliens de l’Extérieur, tente de rassembler ses camarades du parti pour au moins demander dans l’immédiat, au nouveau pouvoir d’ouvrir une enquête, afin de tirer au clair les fonds perdus sans résultats, et Dieu sait qu’il y en a eu dans les domaines aussi divers que la Défense nationale, l’Agriculture et autres. Il n’aura comme réponse que des regards du coin de l’oeil qui l’ont fait renoncer à ce projet de tri, car de cette enquête, on ne voulait pas en entendre parler. Il tourne tranquillement la page du RPM, se mettant en marge de toutes les activités du parti du tisserand jusqu’à ce jour. Le RPM, c’est du passé. Mais la politique ne sera jamais du passé pour Youko, car il est à l’oeuvre dans le laboratoire. Ce n’est pas encore un parti politique, par ce qu’il se dit conscient du nombre très élévé des formations politiques dans notre pays, c’est donc une association dénommée <em>“Convention citoyenne pour le Renouveau et l’Emergence du Mali (CCREM- Mali Josen Kura)” </em>qui l’occupe avec ses amis, et dont le siège se trouve à l’étage d’un superbe bâtiment à l’ACI 2000, non loin du monument Bougiba (obélisque). Avec ses amis, ils y mènent la reflexion sur le Mali, ce qu’il est devenu et ce qu’ils peuvent faire pour leur pays. Mais ce n’est pas tout ce qui occupe l’ancien ministre, qui est retourné entre temps à la craie.  Professeur d’enseignant supérieur à la Faculté d’histoire et Géographie, il enseigne l’histoire des Relations Internationales et l’Histoire de la Géopolitique. Il lui arrive d’être occupé quatre à six heures par jour sur certains modules, avant d’avoir quelques jours de relaxe. Le Dr. Abdramane Sylla s’est également adonné à la culture du riz à l’Office du Niger, où il produit assez pour sa consommation familiale.

Par ailleurs, la communauté Soninké l’ayant prié d’accepter d’être le président de l’Association culturelle soninké (ACS-Mali), il l’accepta volontiers, et aujourd’hui, cette association organise avec les associations Soninké d’autres pays, le Festival International Soninké, chaque deux ans, comme recemment à Nouakchott. L’ancien ministre des Maliens de l’Extérieur, Dr Abdramane Sylla, est ouvert à toutes les autres  associations culturelles, comme Tabitaal Pulaaku, Gina Dogon, Ir-Ganda, qui le sollicitent aimablement pour être à leur côté.

<strong>Des projets pour le Mali</strong>

A l’origine de la création de la <em>“Convention citoyenne pour le Renouveau et l’Emergence du Mali (CCREM- Mali Josen Kura)”, </em>ce sont des groupes de jeunes qui voulaient plutôt s’ériger en <em>“club de soutien au Dr. Abdramane Sylla”</em>. Il les en a dissuadés, mais finira par ceder face à leur détermination à le voir à la tête d’une organisation assez représentative. Cette association est une réalité aujourd’hui et regroupe ses amis autour d’un idéal démocratique et de bonne gouvernance.

Le ministre Abdramane Sylla nous témoigne que sorti du gouvernement en 2018, il s’est permis une certaine réflexion. C’est de voir quel rôle, pouvait-il jouer dans cette situation. Quelle leçon tirer de notre parcours politique de 1960 à nos jours? Après chaque changement, dans l’apparence des choses, il n’est pas rare d’entendre qu’hier était meilleur. C’est du déjà entendu après chacune des trois Républiques successives. Il s’est interrogé avec ses camarades pour comprendre ce qui a marché et ce qui ne l’a pas été et pourquoi ?

<strong>Deux conclusions majeures:</strong>

Cette réflexion a débouché sur deux conclusions majeures. La première était que le Mali a manqué de gouvernants visionnaires après le premier Président Modibo Kéita. <em>“Il y a un manque de vision de l’Etat. A part le président Modibo Kéita, les autres ont manqué de vision véritable de l’Etat. Le président Modibo avait l’étoffe d’un chef d’Etat qui voulait un modèle d’Etat pour son pays, il a voulu bâtir un État socialiste et a voulu se donner les moyens politiques, économiques pour y arriver”</em>. Nous sommes en 1960 où le monde divisé était en deux blocs: le bloc capitaliste, qui vit de nos ressources, de notre destruction, selon Dr. Sylla Abdramane. L’autre bloc était progressiste, qui vit de solidarité agissante entre les peuples du monde. Pour lui, Modibo ne s’était pas trompé en s’orientant vers le camp socialiste avec la Chine, l’Union soviétique, la Yougoslavie, qui ont beaucoup apporté à la jeune République du Mali. Grâce à notre coopération avec la Russie on a pu former des cadres dont le pays avait besoin, des militaires ont été formés dans ce pays et des équipements militaires pour la défense de notre intégrité territoriale ont été mis à la disposition de l’Etat malien.

Sur le plan de l’Education, le Président Modibo Kéita avait réussi la réforme de 1962, qui était axée sur la décolonisation de la mentalité. C’est ce débat que nous vivons aujourd’hui: décoloniser la mentalité. Il a réussi également à créer la monnaie, car, que vaut une souveraineté sans monnaie nationale? Toutes les reformes étaient acquises à la cause nationale pour le développement de notre pays.

Après le coup d’Etat qui a renversé Modibo Kéita, ils se sont mis à casser tous les monopoles de l’Etat et à ouvrir le pays au monde capitaliste. Le régime de Moussa Traoré s’est caractérisé par l’absence de vie politique, la privatisation et la remise en cause de tous les acquis de la première République, qui ont été démantelés, se souvient-il. La politique de l’ajustement structurelle a apporté un coup fatal à notre système éducatif. Ils ont certainement servi des causes qu’ils ignoraient et ont fait gagner du terrain à l’impérialisme. Il fallait combattre ce régime et la démocratie a été instaurée en 1991.

<em>“J’ai toujours soutenu que le régime démocratique est le meilleur régime dans l’histoire de la gestion de l’Etat. Pendant les trente années passées sous le régime démocratique, ce n’est pas le système qui est en cause, ce sont les hommes qui sont en cause dans ce système”</em>

, témoigne le Dr. Abdramane Sylla. Qu’est ce qui s’est passé ? Pourquoi nous n’avons pas su nous attaquer aux vrais problèmes (les plus objectifs) de la nation? Selon lui, c’est parce que les différents présidents ont été élus sur la base des programmes et des projets de société, mais aucun d’eux n’a considéré ces documents du parti comme étant un document de fond dans la gestion de l’Etat. Ils s’en sont tenus aux relations qu’ils ont avec x ou y, qui viennent après la victoire alors que certains de ces arrivistes ne savent rien desdits programmes du parti et des projets de société, affirme cet ancien cadre du RPM. <em>“C’est l’erreur de beaucoup d’hommes politiques. Je dis en toute responsabilité que nous sommes tous comptables de cette situation.  Pour moi, à part Modibo, les autres gouvernants n’ont pas eu une vision de l’Etat”</em>, ressasse le président de la<em>“Convention citoyenne pour le Renouveau et l’Emergence du Mali (CCREM- Mali Josen Kura)”</em>.

<strong>La deuxième grande conclusion,</strong>

c’est la faillite de l’Education à tous les niveaux. Les trente dernières années, ce n’est pas seulement au niveau de l’école, mais aussi l’éducation au niveau familial. Sur le plan politique, on a opposé les partis entre eux, au niveau de la société civile, partout on a mis les gens dos à dos. Ce n’est pas ça notre éducation, s’insurge l’ancien ministre. Un des plus gros problèmes aujourd’hui se situe à ce niveau. Notre pays souffre de manque de vision d’Etat, de manque de bonne Education: l’Education au niveau des familles, à l’école, et de l’adaptation des programmes scolaires aux réalités du développement; nos cursus devraient être tous axés sur ce qui est bon pour notre pays, conseille-t-il. Ce sont les conclusions auxquelles sont parvenus le Dr. Sylla et ses amis. <em>“Et après avoir procédé à une analyse globale des trois régimes, à ce niveau, nous nous sommes dits, en tant que cadres intellectuels, que pouvons-nous faire pour notre pays?”</em>

“<em>Nous avons dit qu’en tant qu’intellectuels, notre rôle serait de contribuer intellectuellement, les causes étant connues. C’est à cela que je travaille tous les jours avec mes amis. Nous avons créé l’Association dénommée “Convention citoyenne pour le Renouveau et l’Emergence du Mali (CCREM- Mali Josen Kura)” pour répondre à la question “que pouvons-nous faire?”</em>, un document est en cours d’élaboration dont la teneur sera soumise à la réflexion du public le moment venu. La réponse privilégie la question d’éducation sur la base de nos valeurs socio-culturelles, recadrer l’éducation, revoir l’ensemble des programmes qui sont dispensés depuis la pré-scolaire jusqu’à l’université. Prendre ce qui est bon et remplacer ce qui ne l’est pas. A cela il faut intégrer des programmes andragogiques (éducation des adultes).

Après l’éducation, il y a l’agriculture avec le potentiel des terres arables, le soleil, les ressources en eau et les ressources énergétiques.

Après l’agriculture, il y a l’élevage. Notre pays est le deuxième cheptel de la CEDEAO après le Nigeria. Il faut développer les unités de transformation pour ne pas exporter le bétail sur pied. Enfin la pêche. Notre pays est connu comme agro-sylvo pastoral. Rien que dans ces secteurs, le Mali peut devenir un Mali vert et prospère où tous les enfants mangent à aisance et tombent moins malades. Il y a d’autres questions comme la gouvernance, pour laquelle le Mali a besoin d’un homme vertueux, qui sert d’exemple, qui ne vole pas et ne ment pas et qui est soucieux de son peuple, selon Abdramane Sylla, président de <em>“Convention citoyenne pour le Renouveau et l’Emergence du Mali (CCREM- Mali Josen Kura)”, association </em>qu’il faut désormais compter dans le paysage des organisations maliennes.

<strong>B. Daou</strong>

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<title>Déclarations racistes, xénophobes du président tunisien contre les migrants subsahariens : L’AME exige des excuses publiques aux migrants subsahariens</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/declarations-racistes-xenophobes-du-president-tunisien-contre-les-migrants-subsahariens-lame-exige-des-excuses-publiques-aux-migrants-subsahariens-3014413.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Mar 2023 06:48:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Association Malienne des Expulsés (AME) n’est pas restée en marge de la déclaration raciste du président tunisien, Kaïs Saïed, le 21 février 2023, lors de la réunion du conseil national de sécurité contre les migrants subsahariens. Le mardi 7 mars 2023 à Djélibougou, lors d’une conférence de presse, Ousmane Diarra (président de l’AME), Mamadou Konaté, juriste à l’AME, et Amadou Coulibaly, chargé du volet filet social à l’AME, ont ouvertement fait savoir leur mécontentement à l’opinion nationale et internationale. Le président Ousmane Diarra a vigoureusement protesté contre le traitement inhumain infligé aux migrants en Tunisie, attiré l’attention de la communauté nationale et internationale sur la situation des migrants subsahariens en Tunisie ; et condamné fermement cet acte ignoble qui, de nos jours, doit remonter d’un autre siècle. «L’Ame condamne fermement le discours tenu par le président tunisien qui appelle au racisme, à la xénophobie et à la violence envers nos compatriotes vivant en Tunisie ; rappelons au gouvernement tunisien son adhésion à l’Union Africaine qui est une organisation régionale promouvant le panafricanisme et l’unité africaine», déclare-t-il. Il a, par ailleurs, invité le gouvernement tunisien à présenter des excuses solennelles aux migrants subsahariens et par extension aux pays de l’Afrique subsaharienne afin de calmer les esprits et de réaffirmer son attachement aux valeurs africaines ; exhorté le gouvernement malien à renforcer davantage les mesures de protection des Maliens établis en Tunisie et dans les autres pays du Maghreb; et interpelé la communauté internationale sur le traitement réservé aux migrants subsahariens partout où ils se trouvent et à veiller au respect des droits de l’Homme partout dans le monde afin d’être cohérente avec elle même.

La Tunisie n’avait aucun fondement juridique pour s’en prendre aux migrants subsahariens de la sorte. Selon Mamadou Konaté, juriste à l’AME, le président tunisien ne devait aucunement tenir de tels propos en raison de l’engagement de la Tunisie dans beaucoup de conventions et protocoles qui protègent les droits des migrants ou qui protègent les droits de l’Homme tout court. «En premier, vous avez la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples qui protège tous les Africains sur le continent africain. Et la Tunisie est partie prenante de cette charte. A partir du moment qu’elle est partie prenante de cette charte, ces genres de propos du président Kaïs ne devraient pas avoir lieu. Ensuite, nous avons plusieurs conventions de protection des droits humains de façon générale. Il y a la convention contre la torture inhumaine, dégradant dont la Tunisie est membre. Il y a ensuite la convention internationale des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles. Il y a aussi le protocole en cours de libre circulation de l’Union Africaine au sein de l’espace africain», a énuméré Mamadou Konaté.

Amadou Coulibaly a fait le point des arrivées massives de nos compatriotes qui sont à l’étranger et qui sont programmés dans les jours et mois à venir. « Du 11 janvier 2023 au 5 mars 2023, on a constaté plus de 2139 migrants retournés. Parmi ces lots, il y avait 20 femmes, 16 filles mineurs et 28 garçons mineurs. Récemment, le 4 mars dernier, il y a eu 135 migrants venus de Tunisie. Parmi ce lot aussi, il y avait 25 femmes et 13 enfants. Le nombre de personnes enregistrées à l’ambassade du Mali en Tunisie à cause des propos déplacés du président tunisien s’élevait à 269 personnes. A partir du 3 mars 2023, on a eu au total 308 de nos compatriotes expulsés d’Algérie. C’est pour vous dire qu’actuellement, nos compatriotes souffrent à l’extérieur. On a constaté que depuis le mois de décembre 2022, il y a plus de 1000 personnes qui sont jetées en pâture dans le désert. Nous invitions les autorités à prendre des mesures pour protéger plus les Maliens de l’extérieur », a-t-il déclaré

A rappeler que le 21 février 2023, le président tunisien, Kaïs Saïed, s’est, lors de la réunion du Conseil de sécurité nationale, pris aux « hordes de migrants clandestins » qui perpétuent à son avis « des violences et des crimes » à travers la Tunisie. Il est allé jusqu’à accuser « les immigrés illégaux d’Afrique subsaharienne » de vouloir « modifier la composition démographique de la Tunisie » afin d’en faire « un pays africain ». Suite à cette déclaration du président tunisien, les migrants subsahariens de toutes catégories (réguliers, irréguliers, étudiants, malades, etc.) ont été pris pour cibles par une partie de la population tunisienne. Ils ont fait l’objet d’insultes, d’agressions physiques, d’arrestations, d’expulsions de leurs logements, de saccages de leurs biens, et de racismes. A noter aussi que la Tunisie est plutôt un pays de transit et non un pays de destination pour les migrants subsahariens. Ainsi, selon le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), si plus de 21000 ressortissants d’Afrique subsaharienne se trouvent sur le sol tunisien, la plupart d’entre eux ne resteront pas sur le territoire et continueront leur exile vers les pays du Nord. «Par son rôle de carrefour migratoire, la Tunisie est, depuis des années, un acteur déterminant dans l’externalisation des politiques européennes d’immigration. Elle joue un rôle de police des frontières pour l’Union Européenne (UE), a fait remarqué l’AME. Aux dernières nouvelles, dit l’AME, la Tunisie a pris des mesures d’apaisement « la carte de séjour des étudiants est d’une année, la carte de séjour de 3 mois à 6, les numéros verts sont laissés pour dénoncer toutes agressions. Mais il reste la mise en œuvre.

<strong>Hadama B. FOFANA</strong>

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<title>Session de formation des potentielles candidates aux élections : Le NDI renforce les capacités techniques et politiques de 290 femmes</title>
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<pubDate>Fri, 10 Mar 2023 06:45:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le National Democratic Institute (NDI), en collaboration avec le Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires (REFAMP) et le Réseau des Jeunes Femmes leaders des Partis politiques et de la Société Civile (REJEFPO), a organisé, du 6 au 8 mars 2023, une session de formation à l’endroit des potentielles femmes candidates aux élections. L’objectif de cette session de formation est de renforcer les capacités techniques et politiques des femmes en lien avec leurs perspectives politiques.</strong>

Cette formation concerne les 292 femmes identifiées par les partis politiques en vue de leur participation, en tant que potentielles candidates, aux élections futures dans le district de Bamako. Ainsi, elles sont réparties entre les 6 sites de formation. Pour celle de la commune VI, elle s’est ténue au Centre Kadiatou Thiam.

Dans son discours d’ouverture, la représentante du RFAMP, Mme Alwata Ichata Sahi, a fait savoir que le NDI a toujours accompagné les femmes du Mali dans le cadre du renforcement de leurs capacités. Selon elle, les femmes font face a de nombreux obstacles quant à leur accession aux instances de pouvoir politique. A l’en croire, il s’agit en général d’obstacles liés aux manques d’informations, d’assurances et à un certain degré d’impréparation face aux défis de la vie politique. « Dans l’ensemble, les femmes sont isolées et exclues des rôles décisionnels. Ce qui les écarte encore davantage de la possibilité d’apporter les changements réels et significatifs », a déclaré Mme Alwata Ichata Sahi. Avant de souligner qu’il est bien établi que c’est seulement à ce niveau que les femmes peuvent impacter les politiques publiques en contribuant à une meilleure prise en compte de leur propre besoin et de ceux dans d’autres couches défavorisées. Par ailleurs, la présidente a fait savoir que le Réseau des Femmes Africaines, Ministres et Parlementaires qui est partie prenante du programme Emerge, initié par le NDI depuis 2018, a toujours bénéficié de son accompagnement pour aider au renforcement des capacités des femmes à travers des sessions de formation. Ainsi, elle a expliqué que c’est dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme que le réseau organise la présente session. Aux dires de l’ancienne ministre, cette session se déroulera sur 6 sites du 6 au 8 mars 2023 et qu’elle va également se poursuivre progressivement dans toutes les régions.

<strong>Ousmane Baba Dramé</strong>]]> </content:encoded>
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