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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Vitales Infos</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Vitales Infos</description>
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<item>
<title>Le nouveau pouvoir RPM :  Déjà des accrocs à la démocratie ?</title>
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<pubDate>Wed, 22 Jan 2014 14:47:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Vitales Infos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_190800" align="aligncenter" width="682"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/le-nouveau-pouvoir-rpm-deja-des-accrocs-a-la-democratie-190795.html/attachment/rpm" rel="attachment wp-att-190800"><img class="size-full wp-image-190800" alt="Les militants du Rpm" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/RPM.jpg" width="682" height="345" /></a> Les militants du Rpm[/caption]

Force doit rester à la loi. C'est un principe dont se réjouirait tout démocrate, ou tous ceux qui ont l'esprit républicain. Seulement la sagesse commune nous rapporte que les hommes sont égaux dans la parole, ce sont les actes qui les différencient. IBK joint l'acte à la parole. Il met fin au bicéphalisme larvé autour du leadership entre un Président légitimement élu et une Junte militaire qui trainait  les pas pour rentrer dans les rangs. Du coup, il réhabilite la hiérarchie militaire et restaure le sacro-saint principe démocratique, de l'autorité de la justice. L'homme, tient parole ; c'est le <i>" Kankélétigui "</i> maintenant qu'il est au sommet de l'Etat, l'espoir est grand de le voir réconcilier le peuple et la chose politique. Il n'est un secret pour personne que le Malien ordinaire avait une perception très négative de la politique.

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Promesses non tenues, frivolité des alliances et surtout la versatilité de l'opinion qui pour un rien encense les uns et voue les autres aux gémonies. Le <i>" Kankélétigui "</i>, enfourche la bataille de la justice, affirmant qu'il répondrait promptement à toute sollicitation de l'institution quelque fut son rang. Mieux l'annonce de l'inculpation imminente de ATT est faite pour haute trahison. Tel un justicier en cavale les rumeurs d'interpellation et de recherches policières enflent dans son sillage. Il n'y a pas d'intouchables, la croisade éthique est en marche contre tous les indélicats de la République se  dit-on. Puis la presse se fait l'écho de la non déclaration des biens de IBK avant son entrée en fonction.

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Au vue du contexte, le Malien moyen n'y voit rien de plus qu'une omission, voire un oubli. Un communiqué de presse très pédagogique ferait de l'information une peccadille.  En lieu et place de cela, nous eûmes droit par l'Office de Radio diffusion et Télévision du Mali à une riposte contre "<i> les esprits mal intentionnés " </i>tendant à criminaliser, toute observation critique de l'autorité Politique. Chacun se rappelle il n'y a pas si longtemps, lorsque le candidat indépendant devint Président de la République, de l'unanimisme qui l'a accompagné. Les voix discordantes s'exposaient au bannissement médiatique, sinon leur marginalisation systématique. Les mêmes causes produisant immanquablement les mêmes effets, c'est la peur de devoir se retrouver dans l'opposition, de porter la parole contraire à celle du pouvoir qui hante les formations politiques à l'Assemblée Nationale.

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Voilà que le RPM (Rassemblement pour le Mali) se renforce à l'hémicycle avec une alliance de 11 partis pour soutenir l'action gouvernementale. Quelques formations politiques dont les leaders avaient voulu figurer dans l'opposition, se sont trouvé en porte à faux avec des députés de leurs partis fraichement élus. C'est le triomphe de la pensée unique qui guette notre démocratie et IBK ne peut ignorer ce danger ; celui de ne pas être écouté au motif que nous pensons autrement. Lui qui, en son temps avait dénoncé les Accords d'Alger et dont la voix avait été noyé par les thuriféraires du régime. A défaut de rééquilibrer l'hémicycle et d'arrêter de vilipender la presse d'opinion, IBK ne met pas notre démocratie à l'abri de nouveaux soubresauts. En tout état de cause, la déclaration des biens est une disposition constitutionnelle, les prédécesseurs de IBK se sont soumis à ce rituel de la façon la plus publique (Radio et Télévision conviées). Pourquoi, notre nouveau Président dérogerait-il à cette pratique ?

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Un communiqué incendiaire donnait les références du dépôt de sa déclaration auprès d'un huissier, rien de plus pour permettre aux citoyens de se faire une idée de la fortune personnelle du Président au moment d'entrer en fonction et donc de juger objectivement de sa fortune au moment où il quitterait la Présidence. Ce jeu n'est pas sain pour celui qui a suscité tant d'espoir dans la promesse d'une gestion très orthodoxe du dénier public. Celui qui n'a rien à cacher ne craint point de parler. Ou comme le dirait l'autre de monter à l'arbre de la transparence avec un pantalon en bon état ! <b> </b>

<b> </b>

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<b>K GAKOU</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise Malienne : Marchés de dupes et valse des agendas secrets</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/crise-malienne-marches-de-dupes-et-valse-des-agendas-secrets-190796.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Jan 2014 13:47:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Vitales Infos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Les années 2012 - 2013 furent les années les plus longues et les sombres avec les jours les plus longs dans l'histoire de notre '' grand Mali '' notre patrimoine commun.</i></b>

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En effet, c'est à son corps défendant qu'il fût propulsé et contraint à cette traversée du désert, de cette bande Sahelo-Saharienne qui représente les 2/3 de notre territoire National.

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Comme dans un cauchemar les mots qui résonnent en échos sont : chaos, désastre, Bérézina, humiliation.

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Nos généalogistes maitres de la parole témoins de notre histoire, ne virent que du feu et restèrent bouche bée. De mémoire de malien l'idée d'un tel scénario n'avait point effleuré nos esprits pas même ceux des plus fantaisistes et pessimistes.

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Nous croyons avoir bâti sur du roc une démocratie exemplaire et originale avec fer de lance le consensus et que les fondations résisteraient à toutes épreuves.

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L'invasion des groupes armés perdus dans la nébuleuse <i>'' Terroristes, Djihadistes '' '' rebelles ''</i> lors des évènements du 17 et 24 janvier 2012 avec l'attaque du camp militaire de Menaka et le massacre de Aguelhok ainsi que l'ouverture du verrou de Tessalit, ont fait largement contribués au réveil en sursaut de cette profonde léthargie dans laquelle nous étions tous plongés.

Les évènements du 22 Mars ont permis d'ouvrir les yeux et de prendre connaissance de l'ampleur du désastre.   Ce  fut le choc psychologique avec état de sidération de tout un peuple.

Ainsi comme par télépathie une série de question ont surgi et circulé à différents niveau des profanes aux intellectuels, des spécialistes aux experts.

-           Comment cela a pu nous arriver ?

-           Pourquoi le Mali ?

-           Pourquoi sommes-nous tombés aussi bas ?

&nbsp;

-           Que pouvons- nous et que devons-nous faire pour sortir de cette situation ?

&nbsp;

La crise que nous avons connue et dans laquelle nous vivons, pourrait se décliner entre autres ainsi :

-           Crise de leaderships

-           Crise de confiance

-           Crise de crédibilité

&nbsp;

-           Faillite des Institutions constitutives de l'Etat etc.

Habituellement l'analyse politique excelle dans les domaines géographiques, économique, social, historique etc.

L'analyse que nous nous proposons de faire avec vous au-delà des domaines cités objectivant des faits, apportera en plus la dimension subjective et psychologique dans une mise en perspective historique.

Approche beaucoup plus globale du fait politique qui s'actualise dans le jeu des acteurs, du contexte et des  enjeux ou mobiles.

Ainsi, ceci doit nous amener à une meilleure compréhension de la situation que nous vivons et d'agir en connaissance de cause, situation qui loin d'être une fatalité n'est point fortuite mais l'expression du jeu politique mondial savamment orchestré par les <i>'' grands prédateurs </i>'' qui savent prévoir leurs coups dans le cadre d'une stratégie anticipative.

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Il nous revient désormais plutôt que d'agir par à coups ou après coups de nous organiser et d'agir selon une stratégie que nous allons bâtir à partir de nos valeurs ancestrales mais prenant également en compte d'autres cultures.

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Notre chance est d'avoir été formés et pouvant participer de plusieurs cultures tout comme le jeune Samba Diallo dans l'aventure Ambiguë de Cheick Hamidou Kane quand sa famille a décidé de l'envoyer à <i>" l'école nouvelle </i>" c'est-à-dire à l'école tenue par les <i>'' Blancs ''</i>.

Sa tante, la Grande Royale, pense que son neveu, héritier d'une race princière apprendra ainsi de la bouche même des étrangers le secret de leur victoire : comment dit-elle, ils ont pu vaincre sans avoir raison?

Tel est le défi que nous lançons à chacun d'entre nous'<i>'  jeune Samba Diallo '</i>' afin de libérer le génie créateur qui sommeille en-nous.

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<b>*Chef du service  psychiatrie (HPG - Bamako)</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ibk&#45;Kidal et la France : Impasse stratégique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/ibk-kidal-et-la-france-impasse-strategique-190781.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Jan 2014 13:17:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Vitales Infos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/armee/arrestation-de-sanogo-toujours-quelques-poches-de-manifestations-a-kati-183446.html/attachment/hollande-ibk-presidents" rel="attachment wp-att-183447"><img class="alignleft size-full wp-image-183447" alt="hollande-ibk-presidents" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/12/hollande-ibk-presidents.jpg" width="300" height="177" /></a>Avec la France et le reste de la Communauté internationale, la reconquête par les moyens militaires s'arrête aux portes de Kidal. La MINUSMA et l'Opération SERVAL gardent les armes au pied en maintenant le MNLA bien armé dans la ville. Comment comprendre, l'abstention des alliés dans la libération du Mali à vouloir aller jusqu'au bout par des moyens militaires ?</i></b>

<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>

Il y a des constantes et des régularités qui incitent à écarter la fortuité et le hasard. A l'échelle de la planète, tous les conflits qui perdurent sont ceux où les ingérences étrangères sont plus ou moins fortes. Bien que contenu dans les frontières d'un Etat, les conflits locaux ne se passent jamais dans l'indifférence des voisins immédiats ou des ambitions géostratégiques mondiales. Le septentrion Malien a connu des confrontations armées qui ont progressivement monté en intensité, avant de se coupler dans sa dernière manifestation avec la nébuleuse jihadiste et les narcotrafiquants. En 1963, la réponse fut militaire, en 1991 ce fut le pacte national et en 2013 la coalition internationale sous l'égide de l'ONU.

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Comment dénouer l'écheveau d'un conflit riche en implication complexe ? Des indices importants peuvent nous servir. Au n ombre desquels l'identification des acteurs réels : la France et le Mali. Que faut-il penser du MNLA et de la MINUSMA ? Le second en s'abstenant d'intervenir à Kidal s'est objectivement mué en force d'interposition. La suite des évènements verra le MNLA braver l'armée Malienne au nez et à la barbe de la MINUSMA qui ne se montre pas pressé de désarmer et de cantonner le MNLA.

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Le Premier n'est ni juridiquement ni politiquement encore moins sociologiquement représentatif des populations qui ont des droits attachés au septentrion Malien. Et toute solution qui pourrait paraître comme spécifiquement MNLA ne manquerait pas de poser des problèmes inter-touaregs et d'autres conflits communautaires adjacents.

Les deux acteurs, quoi qu'on dise, dans le conflit sont donc la France, et le Mali. Et pour faire plus simple, Hollande et IBK à l'heure actuelle.

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<b>A. La France et le Septentrion Malien</b>

<i>" La France de François Hollande "</i> a été saluée sur tous les tons par le peuple Malien et ses dirigeants. En réalité la France de Hollande n'est pas différente de la France de Sarkozy ou de Juppé. Il vaut mieux s'en convaincre. Juppé a même pu affirmer aux premières heures du conflit que <i>" les Touaregs sont nos amis ".</i> C'est connu, compter ses amis est un exercice qui peut vous coûter des ennemis. Le Maire de Bordeau ville jumelée à Bamako était en très haute estime des Bamakois ; ne s'est-il pas aliéné du coup beaucoup de sympathies ?

Très certainement, Juppé n'en a cure, mais il aura dit sans se faire siffler par l'establishment français ce que représente la France dans le conflit avec une signification subliminale. Les touaregs peuvent bien compter sur la France, sa diplomatie et même son armée ; c'set la réal politik qui a fait dire à De Gaulle à l'intention des leaders africains des indépendances <i>" la France n'a pas d'amis permanents, mais des intérêts permanents ".</i> En remerciant Hollande pour sa décision salutaire d'intervention militaire au Mali, nous ne devons jamais oublier que c'est aussi un volet de la politique française et occidentale, de lutte contre le terrorisme international qui a été activé. Nos sécurités sont interdépendances comme l'a reconnu Hollande. Dans la philosophie politique occidentale la guerre est une forme de continuation de la politique. C'est pourquoi Clémenceau un des illustres hommes politiques Français disait de la guerre, qu'elle était trop importante pour la confier aux seuls militaires. Arrêtons de jouer avec les émotions et effets de manche comme IBK aime le faire. Hollande est certes l'ami du Mali mais plus encore l'ami des intérêts Français ; Qui l'en voudrait raisonnablement pour cela ? La France donne le sentiment d'être mal parti du Soudan en 1960. Sans doute le contexte de la décolonisation et les hommes politiques de l'époque ont été déterminants dans cette situation. Aujourd'hui, le contexte est autre et les hommes aussi.

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<b>B. IBK et la Crise du Septentrion Malien</b>

L'homme semble privilégier effets de manche et déclarations émotionnelles dans ses relations avec l'ancienne métropole. Ce ne sont pas les affinités idéologiques et les positions de principe qui suffiront à liquider le problème.

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Une bonne évaluation de la crise n'est pas possible sans les paramètres géostratégiques sous-régionaux et leur relent sur la géopolitique internationale. Des signaux très clairs doivent être émis à l'endroit de la France et ils doivent être empreints de réalisme. Ce réalisme, c'est que Hollande a réussi, jusque-là à mettre l'opinion publique française en accord avec l'intervention au Mali. C'est aussi que cette opinion publique française a une perception (certes biaisée) mais réelle des <i>" hommes bleus "</i> symbole de liberté dans un désert sans contrainte ni frontière....  Une espèce idéalisée menacée d'extinction une minorité nationale à prendre en compte dans la gouvernance globale et qu'il convient de ne jamais ostraciser. IBK par contre n'a pas une grande ressource de temps, son mandat est limité et son opinion publique est très impatiente. Il se doit très rapidement de concevoir une approche crédible forcement consensuelle assortie d'un chronogramme de mise en œuvre où la France et son appui local le MNLA pourront se contenter. Cette approche sera d'autant plus aisée à esquisser si depuis le départ IBK convenait avec Hollande des objectifs à atteindre et des dérives à éviter. Il existe une clairvoyance stratégique et un raffinement politique nécessaire du coté Malien et inter-Malien au premier chef. Sans pression aucune, l'exécutif Malien doit prendre des initiatives en vue d'une solution purement Malienne qui préserve le lien national et le sentiment d'appartenance à une même entité : le Mali.

<b>Kissima GAKOU</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vitale Infos : Une présence critique      </title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/vitale-infos-une-presence-critique-190785.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Jan 2014 11:30:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Vitales Infos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_190789" align="alignleft" width="200"]<a href="http://www.maliweb.net/editorial/vitale-infos-une-presence-critique-190785.html/attachment/kissima-gakou-x" rel="attachment wp-att-190789"><img class="size-full wp-image-190789" alt="Kissima Gakou, dirpub Vitale Infos" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Kissima-Gakou-x.jpg" width="200" height="144" /></a> Kissima Gakou, dirpub Vitale Infos[/caption]

<b><i>Vous tenez entre les mains le n° 001 de Vitale Infos, mensuel d'informations, d'analyse et de prospective économique politique, économique et sociale.</i></b>

<b><i> </i></b>

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Lancer un nouveau journal dans un paysage médiatique  caractérisé par une floraison de titres et publications relève sans doute d'un défi de grande ampleur dans le contexte actuel du Mali. Cependant en éditant Vitale Infos, nous avons toutes consciences  des obstacles qui jalonnent le champ d'une telle activité.

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Au nombre de ceux-ci figurent en tout premier lieu le scepticisme et le doute, sentiments somme toute légitimes, quand on mesure l'abîme séparant les attentes générées par l'avènement du pluralisme médiatique et la physionomie actuelle de la presse malienne après deux décennies.

Manque d'objectivité et d'équilibre dans le traitement de l'information, dépendance économique et financière face aux groupes d'intérêts, manque de professionnalisme, connivence affichée avec des acteurs sociaux et politiques, telles sont les tares et insuffisances que n'importe quel lecteur ou auditeur peut aisément relever à la lecture de nos journaux ou à l'écoute de nos radios et télévisions, surtout ceux de nos organes dit de presse privée.

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Avec Vitale Infos, nous faisons le pari d'offrir au public une presse différente. Différente d'abord par le parti pris de l'analyse approfondie et rigoureuse des faits d'actualité, plutôt que celui d'une diffusion de l'information à l'emporte - pièce sans donner au lecteur les moyens intellectuels de la comprendre et de l'interpréter ; différente ensuite par le parti pris de la liberté de ton envers les acteurs de la scène sociopolitique ; différente enfin par le parti pris de l'intransigeance absolue quant à l'indépendance de notre ligne éditoriale.

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Le Mali a en effet un besoin vital d'une opinion publique forte parce qu'éclairée et informée ; d'une presse véritablement libre et indépendante et d'une société civile vigilante à un moment où ce pays émerge d'une crise profonde qui l'a ébranlé jusque dans ses fondements, mais surtout en un moment où de sérieuses menaces pèsent sur la démocratie avec, n'hésitons pas à le dire,  la montée en puissance des forces disparates, le recours sans pudeur au nomadisme et à l'opportunisme politique ; la négation assumée des principes et valeurs démocratiques proclamés par le peuple dans la constitution du 25 février 1992.

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&nbsp;

Vitale Infos a précisément l'ambition de contribuer, avec d'autres si possible mais seul si nécessaire, à l'édification des digues et des remparts capables d'arrêter le torrent de  dérives qui se profile à l'horizon et qui menace chaque jour un peu plus nos libertés individuelles et collectives.

Lorsque  l'on voit les outrances quotidiennes des nouveaux princes du jour ; leur volonté de réduire à néant toute contestation et toute opposition, leur populisme débridé ; l'inquiétant discours messianique du premier d'entre eux qui n'hésite pas à clamer urbi et orbi qu'il ne doit son élection à aucune organisation et aucun groupe de soutien en particulier mais à la prédestination, l'on se rend vite compte qu'il n'est désormais d'autre salut pour l'avenir que le sursaut et la lutte pour la sauvegarde des valeurs auxquelles notre peuple tient comme à la prunelle de ses yeux, c'est-à-dire la liberté et la démocratie.

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&nbsp;

Ce combat, nous le mènerons sans complaisance et sans prétention, mais aussi sans aucune volonté de nuire ou de plaire à qui que ce soit, avec comme seul juge notre conscience et comme seuls repères le souci de la vérité et celui de l'équité. Bien entendu, nous n'accepterons comme censeurs que nos seuls lecteurs dont les remarques, critiques et suggestions trouveront toujours un écho favorable dans les colonnes et rubriques de Vitale Infos, qui ne faillira pas à ses missions et priorités grâce à des informations percutantes, des analyses de situation tranchantes ainsi qu'à des pré alertes nécessaires - toutes choses qui sont et demeurent vitales pour la survie le progrès et le rayonnement du Mali -.

Que Dieu bénisse le Mali !

&nbsp;

&nbsp;

<b>Kissima GAKOU</b>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Kidal : IBK et ses mésalliances</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-ibk-et-ses-mesalliances-190792.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Jan 2014 10:44:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Vitales Infos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/insecurite/accord-de-ouaga-a-chacun-sa-comprehension-179149.html/attachment/ibk_mahmoud" rel="attachment wp-att-179150"><img class="aligncenter size-full wp-image-179150" alt="IBK_Mahmoud" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/IBK_Mahmoud.jpg" width="610" height="330" /></a>Le Président Ibrahim Boubacar Keita donne de plus en plus l'impression de perdre sa boussole dans le traitement du dossier Kidal, hypothéquant encore un peu plus l'intégrité du territoire national. En effet, depuis la signature de l'accord préliminaire de Ouagadougou, aucun progrès notable n'a été enregistré sur Kidal., Paris conditionne toujours strictement tout déploiement malien  à la réalisation d'un accord politique définitif groupes armés  et gouvernement malien.</i></b>

&nbsp;

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Comment peut - on comprendre un tel échec d'IBK ?  L'homme est- il réellement en capacité de résoudre les équations posées ? Paris est a - t- il un agenda propre dans ce flou stratégique ?

&nbsp;

<b>Les raisons d'un échec</b>

La plupart des observateurs  et  diplomates pointent  du doigt un manque de vision doublé d'un mode d'action lacunaire, côté gouvernement,  et déplorent la persistance des préjugés inféconds et des simplifications abusives.

&nbsp;

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Elle est trop manifeste pour s'y attarder. Les péripéties irréfléchies et les louvoiements entre Paris, Alger et Rabat se paient cash en tout état de cause et l'exécutif malien en fait aujourd'hui les frais

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&nbsp;

Cette conclusion résulte de l'analyse d'un certain nombre d'actes et d'orientations pris par le nouveau gouvernement d'où il ressort clairement que le Gouvernement éprouve de graves difficultés à identifier les différents intervenants et acteurs et qu'il ne dispose d'aucun agenda de règlement. On peut citer, sans être exhaustif, par exemple l'emphase exceptionnelle accordée par le gouvernement aux relations diplomatiques avec le Maroc jusqu'à la visite effectuée ces derniers par le Président IBK en Algérie, alors même que le royaume chérifien n'a que très peu d'influence sur les forces en présence au nord du Mali.

&nbsp;

&nbsp;

Ces errements stratégiques, qui surviennent après tant d'autres commises par l'ex -Président ATT, auront finalement fait perdre beaucoup de temps à notre pays.

&nbsp;

&nbsp;

<b>Préjugés surannés et simplifications abusives</b>

Pendant très longtemps, le Président IBK a affiché sur l'irrédentisme touareg et les crises cycliques auxquelles il donne lieu des opinions qui relèvent plus de l'incantation que du fruit d'une analyse objective des données du problème. Ainsi, après la signature de l'accord d'Alger, il a hurlé à l'abandon de souveraineté, répétant à qui veut l'entendre, qu'une fois aux affaires, il veillerait à ce qu'il en soit autrement. A ses yeux, toute concession faite par l'Etat dans le cadre de négociations avec les groupes rebelles était nécessairement une marque de faiblesse.

&nbsp;

&nbsp;

Aujourd'hui, le désormais Président de la République IBK doit faire face à la question touarègue et aux revendications qui y sont liées ; il en découvre la grande complexité. Mais surtout, il se rend compte que les postures idéologiques ou politiciennes ne sont d'aucun secours et que le Mali n'a pas toutes les cartes en mains.

&nbsp;

&nbsp;

Le pathétique de la situation, c'est que le Président prend son bâton de pèlerin pour se rendre à Alger dont il découvre brusquement le rôle - clé dans tout processus de paix durable au nord Mali. Lui qui avait jeté tout son dévolu sur la France socialiste, présentée comme un allié sûr face à une Algérie fourbe, est obligé de se rendre à l'évidence : Hollande ne croit pas au règlement de la crise par le seul tour de passe - passe d'un règlement militaire et  l'occupation de Kidal par l'armée malienne.

&nbsp;

&nbsp;

Le chef de l'Etat français croit à un règlement politique pour une paix durable et se méfie comme de la peste des déclarations aux relents démagogiques de son homologue malien. Mais surtout son agenda pour la résolution de la crise du Nord est arrêté et ne souffre pas des imprécisions et de l'amateurisme qui affectent celui du gouvernement malien.

&nbsp;

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<b>Un agenda français  au nord Mali ?</b>

En intervenant au Nord du Mali en janvier 2013, la France avait à court terme pour objectif  de libérer d'abord le pays des mouvements jihadistes qui s'étaient joints au MNLA pour l'envahir, et de le stabiliser par la suite. La question posée par la présence du MNLA à Kidal et le statut final de la région n'étaient que des objectifs de moyen terme. Elle n'a pas changé de calendrier d'action depuis cette date parce qu'elle estime que le statut final de Kidal et le sort du MNLA font partie des éléments dont elle a une maîtrise suffisante. N'est-ce pas elle, la France, la véritable amie du MNLA, à travers laquelle elle est désormais partie prenante à toute discussion sur l'avenir du grand nord... malien ? C'est donc en toute logique que le Président Hollande, convaincu que le temps et le contexte international jouent en faveur de la reconnaissance d'un statut pour minorités ethniques  ayant vocation à vivre libres et dignes sur leurs propres  territoires, ne montre aucun empressement à contribuer à un règlement diligent de la question.

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Contrairement à IBK, il n'a pas surfé sur les blessures infligées à son peuple par des jihadistes et ne s'est pas fait élire sur la promesse de restauration de l'intégrité de son pays sur une partie occupée par des forces irrédentistes. Il n'a par conséquent aucune pression à l'intérieur de son pays pour un règlement rapide dudit dossier.

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In fine, la France ne serait pas fâchée d'un gel lui permettant de suivre sereinement une éventuelle catalysation de la chaudière malienne. C'est pourquoi, elle ne s'alarme pas outre mesure des soubresauts affectant les négociations en cours, sachant  que le temps long ne lui fera aucun préjudice.

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<b>Kissima GAKOU</b>

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<title>IBK aux affaires &#45; Le debut de  la tragédie : La dérive  monarchique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-aux-affaires-le-debut-de-la-tragedie-la-derive-monarchique-190788.html</link>
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<pubDate>Wed, 22 Jan 2014 09:47:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Vitales Infos</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_188935" align="alignleft" width="344"]<a href="http://www.maliweb.net/politique/le-president-malien-ibk-en-visite-en-mauritanie-188934.html/attachment/ibka" rel="attachment wp-att-188935"><img class="size-full wp-image-188935" alt="Ibrahim Boubacar Keïta, le 5 novembre à Bamako. AFP" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/IBKA.jpg" width="344" height="257" /></a> Ibrahim Boubacar Keïta, le 5 novembre à Bamako.<br />AFP[/caption]

<b><i>Inexorablement, la boucle du temps se referme. Il y a un an déjà, Serval, Konna, Diabaly etc… rentraient dans le quotidien des conversations au Mali et un peu partout dans le Monde. Il y a un an, et pourtant il semble bien que nous y sommes toujours. La coalition de Jihadistes et de narcotrafiquants s'est certes dissipée, mais les Maliens en sont toujours à se culpabiliser d'être tombé si bas. Dans le vertige de la chute ils ont vu la moitié du territoire national tombé sous les bottes de l'ennemi. Ceux qui sont résolus de mourir, " débout sur les remparts " pour défendre le Mali éternel, leg de leurs aïeux ; que leur reste-t-il ? Un honneur bien abimé et un profond sentiment de culpabilité du sort qui leur est arrivé.</i></b>

<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>

Il faudra encore du temps à la conscience collective de ce peuple pour regarder tous ces évènements en face ; bien se sonder pour répertorier les facteurs déterminants de la crise aussi soudaine et rapide qui l'a frappé de plein fouet.

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C'est dans leur mémoire vive qu'ils ont trouvé l'homme à la hauteur des périls déclinants. En d'autres temps n'a-t-il pas <i>" affirmé l'Etat "</i> dans une chienlit ambiante ? Plébiscité comme aucun homme politique de son pays avant lui ; c'est IBK qui est porté aux nues. Très rapidement il porte l'étoffe du héros grec en pleine tragédie. L'homme se perçoit lui-même tel quel, comme il adore orné chaque acte, et scène de sa périlleuse mission de mythes et figures historiques grecs.

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Latiniste dans l'âme ; il pâlit devant la rhétorique consommée d'orateurs qui ne manquent pas dans les allées du pouvoir. C'est alors Démosthène qui se rappelle à lui. Comme la dialectique a été élevée en art par cette antiquité grecque, IBK dissimule mal devant le parterre d'auditeurs rassemblés sa volonté systématique de prouver la profondeur de sa culture gréco-latine. La communication politique a-t-elle besoin d'un tel étalage de <i>" background " </i>culturel. Ses usages récurrents du mode subjonctif biaisent fortement la portée de ses discours. Combien de ses compatriotes n'ont pas le niveau de langue de ses discours. Il ne s'agit pas pour nous de souhaiter un nivellement par le bas, tout simplement une adéquation du discours de l'homme politique à son public. Sans doute IBK se soucie-t-il plus de la forme de discours que de son contenu et sa portée. C'est vrai pour les Grecs le bien dit et le vrai sont identiques.

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A la différence du héros grec (mi Dieu, mi homme) qui percevait sans ambiguïté les termes de son équation, IBK ne montre en rien dans le<i> " Tout prioritaire </i>" du contexte Malien, par où commencer.

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La transition de Dioncounda Traoré avait des repères bien visibles : la libération du Nord et l'organisation des élections Présidentielles. De ce fait le citoyen pouvait évaluer à temps réel l'action gouvernementale.

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On nous rétorquera qu'il  y a eu des Etats Généraux sur la Décentralisation, les Assises sur le Nord… Faute de pédagogie dans la communication, ces rendez-vous se sont ajoutés à la trop longue liste des grandes messes sans suite. IBK a entretenu et pour combien de temps encore le flou durant les pré-législatives. C'est pourtant sur la région de Kidal qu'il semblait vouloir commencer. Le peuple tétanisé par la blessure de l'occupation a mis le front social dans une relative veilleuse. Quand s'arrêtera pour lui cet état de grâce ? Le sentiment de culpabilité intériorisé par le peuple lui assure encore du répit. Kidal et les autres préoccupations trouvent là, leur refuge.

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Le Premier Ministre tout à fait à l'ombre du Président-héros est quasiment inaudible. Il aurait pu par quelques qualités personnelles palier les lacunes de cette tragédie qui se déroule sous nos yeux. Visiblement à son allure polissée et sa gestuelle trop contenue, il donne l'image d'un gentleman de la city en quête d'un modus vivendi avec les ogres de la politique. Humilié et se sentant de toute part coupable d'un sort malencontreux dont il faut à touts prix éviter la duplication ; le peuple Malien se refuse à croire que la tragédie du Mali qui a tangué sans couler est bien derrière nous. Sans doute une autre se profile, plus pernicieuse masquée par des incantations épisodiques et des gesticulations spectaculaires. Cette tragédie donne ses indices : l'immobilisme et le manque de perspective. Ils trahissent les indolents qui veulent paraître zélés et les sans boussoles comme des passeurs expérimentés./.

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Beaucoup d'observateurs et de Maliens avaient fini par se laisser convaincre à la veille de l'élection présidentielle et plusieurs semaines après la publication des résultats de ce scrutin, qu'avec le temps et l'expérience aidant, le Président Ibrahim Boubacar Keïta se montrerait fondamentalement différent du Premier Ministre Ibrahim Boubacar Keïta dans sa gestion de l'Etat et dans son comportement public de tous les jours. Quatre mois, presque jour pour jour, après l'investiture officielle du nouveau Président de la République, ce pronostic favorable, cette espérance secrète et intime de nos compatriotes, semble avoir fait long feu.

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Et tout porte à croire que loin d'avoir changé en mieux, Ibrahim Boubacar Keïta est plus que jamais déterminé à se conduire en potentat, en monarque absolu qui seul, fait et défait les carrières et pour lequel l'Etat n'est qu'un instrument pour assoir sa toute puissance. Plusieurs faits et gestes de l'homme tendent à accréditer l'idée qu'il a véritablement renoué avec ses vieux démons.

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<b>La cérémonie d'investiture populaire du Stade du 26 mars</b>

Ce jour là, c'est dans un stade rempli à craquer et devant de nombreux invités de marque, que surprenant tout son monde, le tout nouveau Président Ibrahim Boubacar Keïta se lance, dans une envolée lyrique mais dont la lourdeur et l'incongruité n'ont pas échappé à l'assistance, à la gloire de …. L'ancien Président Moussa Traoré, assis au premier rang des invités d'honneur. Envolée lourde mais aussi maladroite : à la tribune et aux côtés d'IBK se trouvaient au moment où le Président faisait les louanges de l'ex-dictateur, au moins deux des enfants de personnalité victimes de la répression politique exercée par Moussa Traoré contre ses anciens opposants. Envolée incongrue : celui qui a été renversé pour avoir ordonné en 1991 de tirer sur des centaines de manifestants pro-démocratie désarmés se voyait affublé de l'étiquette de <i>" républicain "</i> par un Président élu grâce à l'avènement de la démocratie !

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Mais l'on eu tort de croire que ce dérapage inouï et stupéfiant n'était qu'un impair. Celui qui suivra immédiatement laisse encore bon nombre d'observateurs pantois.

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<b>L'abandon sans motif de l'avion présidentiel au profit d'un aéronef privé loué à un coût exorbitant</b>

Tout fraîchement installé au palais de Koulouba, le Président élu IBK refuse pendant plusieurs semaines, sans motif valable, de se déplacer au moyen de l'avion présidentiel, qui avait pourtant subi les révisions d'usage. L'intéressé avait préféré recourir à la location d'un avion privé qui coûte plusieurs centaines de millions de francs par voyage. Le mystère demeure encore sur les raisons de ce qui apparaît aux yeux de sources proches du dossier comme une décision despotique, voire capricieuse. Au moment où les caisses de l'Etat avaient été vidées et où les comptes publics avaient viré au rouge au cours d'une transition chaotique marquée d'une part par l'arrêt des mannes financières issues de la coopération internationale et d'autre part par le pillage en règle des maigres ressources du pays du fait d'une bande de kleptocrates alors aux commandes de l'Etat, le Président élu n'avait rien trouvé de mieux que d'ordonner des dépenses extravagantes.

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<b>La nomination du  Gouvernement</b>

La formation du Gouvernement était attendue par l'opinion publique comme un test majeur permettant de juger de la sincérité des déclarations faites par le nouveau président après son élection. Il s'était en effet engagé à mettre en place une équipe gouvernementale formée d'hommes et de femmes compétents et entièrement dédiés à la cause du Mali. A l'arrivée, l'écrasante majorité des membres du gouvernement, y compris le Premier Ministre, étaient issus du petit cercle de parents, alliés et amis du Président. Au grand dam des nombreux mouvements, partis et associations qui ont soutenu sa candidature. Et cerise sur le gâteau : le nouveau gouvernement inclut à la tête d'un département ministériel au moins une personnalité convaincue par le passé de malversations financières. Entre les amis du premier cercle du Président, les parents de son épouse et les enfants de ses camarades de parti, le Gouvernement de Oumar Tatam Ly comprendra au finish peu de membres provenant d'autres horizons. A croire qu'aux yeux du Président, la compétence s'assimile à la parenté ou à la fidélité à sa personne.

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<b>Des leaders du MNLA cooptés  sur les listes RPM</b>

La présentation sur des listes du parti présidentiel, le RPM, de personnalités aussi controversées qu'un Ag Bibi et l'un des fils d'Intallah, également ancien membre actif du MNLA a achevé de convaincre les plus sceptiques d'entre nous d'une chose ; le Président IBK n'en fait qu'à sa tête. Peu importe qu'en l'occurrence les bénéficiaires de l'opération soient des hommes qui ont pris les armes contre leur propre pays et revendiqué des attaques meurtrières contre les populations du Nord. Ce que le monarque veut, Dieu veut. Résultat : le fils Intallah et Ag Bibi, tous élus à la députation dans des circonscriptions électorales taillées à leur mesure, peuvent désormais dormir sur leurs lauriers car il faudra obtenir l'aval de la nouvelle majorité parlementaire, qui sera formée autour du RPM, leur nouveau parti, pour qu'ils rendent compte de leurs forfaits devant la Justice. Qui peut raisonnablement penser qu'une telle opération de blanchiment de crimes commis par les deux personnes ci-dessus cités ait pu se faire par le RPM sans l'accord du Président, qui en demeure le chef incontesté ? A croire que les députés n'ont pas d'odeur puisque IBK s'empresse de préciser que si le RPM n'avait pas fait cette manœuvre, " d'autres " l'auraient volontiers fait. Traduction : conforter son pouvoir importe à tout prix pour IBK.

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L'adoubement par le Président de  la candidature de son fils aux législatives

Les sympathisants d'IBK feront sans doute remarquer que la désignation de Karim Keïta sur la liste des candidats du RPM aux législatives en commune II n'indique aucune volonté de succession dynastique du père et que celui-ci s'était exprimé contre le choix porté sur son fils. Cet argument est difficilement recevable pour deux raisons : la première c'est que Karim Keïta ne se serait probablement pas présenté à l'élection législative en commune II si son père n'avait pas été élu Président ; la seconde est qu'il n'aurait certainement pas été retenu sur la liste RPM de la commune si son père s'y était résolument opposé. A moins de considérer qu'IBK, qui s'est fait élire sur la thématique du retour de l'autorité au Mali, est incapable de l'exercer dans sa propre famille. Ce qui serait absurde.

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En vérité, en laissant son propre fils descendre dans l'arène politique, le Président IBK démontre certes qu'il est le seul maître à bord du bateau Mali, mais aussi qu'il n'est pas indifférent à ceux que les membres de sa famille biologique exercent des responsabilités publiques. Cette analyse conforte ceux qui craignent que ne s'accentue au fil des années la dérive monarchique décrite à travers les exemples qui précèdent. L'on notera qu'aucun de ses prédécesseurs, depuis l'avènement de la démocratie directe, n'a voulu laisser un parent direct se mêler de politique.

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ATT comme Alpha Oumar Konaré n'ont jamais voulu nommer à des postes politiques leurs proches parents, encore moins les laisser entrer en lice pour briguer des fonctions électives.

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Dans le cas de figure ou c'est Karim et compagnie qui  ont persuadé par arguties ou par influence IBK. Alors il ne reste plus qu'à conclure à un parricide qui marquera durement la lignée sauf à devenir réversible à temps. Pour parler de Karim on peut se souvenir qu'il ya un autre de l'autre coté de la frontière qui a suivi son père dans la déchéance. On ne prête pas impunément son fond politique, surtout pas à ses enfants biologiques.

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<b>KISSIMA GAKOU</b>]]> </content:encoded>
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