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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Bonne Lecture</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Bonne Lecture</description>
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<dc:rights>Copyright 2002&#45;2026 maliweb.net &#45; All Rights Reserved.</dc:rights>

<item>
<title>L’ancien Premier ministre Modibo Keïta : « La lecture est un investissement pour l’équilibre futur. &#45; Il ne faut jamais laisser le cerveau se rouiller… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/lancien-premier-ministre-modibo-keita-la-lecture-investissement-pour-lequilibre-futur-il-ne-faut-jamais-laisser-le-cerveau-se-rouiller-202723.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Mar 2014 18:45:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>B.L : <em>Monsieur Keïta, selon vous, qu’est-ce que la lecture ?</em></b>

<b>M.K :</b> La lecture est une activité intellectuelle qui est totale. ça veut dire que la lecture est un moyen de communication qui vous permet d’aller au-delà de l’espace et du temps. En d’autres termes, vous savez que pour maîtriser une langue, il faut faire preuve de la maîtrise de quelques composantes. Il vous faut savoir comprendre ce que l’autre vous dit, on appelle cela compréhension orale. Mais, avec  les exigences de la vie moderne, il vous faut pouvoir prendre connaissance de la pensée de quelqu’un qui n’est pas en face de vous mais qui vous a écrit un livre. ça  c’est une compréhension écrite. Et c’est précisément la lecture. Une autre composante de la lecture, c’est que vous devez être capable à votre tour d’exprimer votre pensée de façon compréhensive. Celle-ci est l’expression écrite. Si la lecture occupe le troisième pilier dans la hiérarchie des normes de compréhension, vous comprenez alors que c’est un exercice extrêmement important.

&nbsp;

&nbsp;

<b>B.L : <em>Selon vous, quels sont les voies et moyens pour promouvoir la lecture et la recherche au Mali ?</em></b>

<b>M.K :</b> Vous savez, la recherche suppose que l’on ait le temps de lire, d’observer parce qu’il ne faut pas inventer la roue. Il faut aller au-delà de ce que l’on sait. La lecture vous permet d’y aller. Maintenant, comment instaurer la culture de la lecture ? Il faut rendre le support écrit disponible. Il faut que les gens puissent se procurer ces supports là à des coûts abordables. Ensuite, il faut que ceux qui souhaitent lire, aiment vraiment le faire et que ça soit populaire et qu’on ait de bonnes œuvres à lire.  Vous savez, lire mobilise à la fois l’œil, le système nerveux, le cerveau. Et bien, lire est une activité qui favorise l’esprit critique, l’analyse, l’extension du monde autour  de soi. Alors, pour que les jeunes comprennent que le monde ne s’arrête pas à la porte, que le monde n’est pas à inventer aujourd’hui, qu’il y a une pensée qui est affirmée, qu’il y a eu de grands auteurs, qu’il y a eu de grands penseurs, il faut que les jeunes aient à la recherche pour connaître ces pensées qui ne sont pas de vieilles pensées. Je pense que les jeunes devraient effectivement s’investir dans la lecture. Il faut que dans la quiétude de la cour de leur école, de leur famille, de leur chambre qu’ils puissent avoir le livre comme compagnon pour accéder aux connaissances. S’abstenir de lire est un handicap intellectuel. Il ne faut jamais laisser le cerveau se rouiller. Donc lire, encore lire, toujours lire, ceci me paraît être un viatique, un bagage important, bref une provision importante pour une longue traversée.

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

<b>Propos recueillis par Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Promotion des Métiers du Livre au Mali : La 1ère Edition du Salon du Livre de Ségou « SALISE » 2014 aura lieu les 18, 19, 20 et 21 avril 2014 à Ségou</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/promotion-des-metiers-du-livre-au-mali-la-1ere-edition-du-salon-du-livre-de-segou-salise-2014-aura-lieu-les-18-19-20-21-avril-2014-segou-202719.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Mar 2014 05:27:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>Lumière sur le Salon du Livre de Ségou « SALISE » 2014</b>

<b>Thème : « Livre et culture de la paix »</b>

Parrain : Dr Noumou Ben Diakité, écrivain et président de l’Association Damien Boiteux/Mali

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&nbsp;

<b>Contexte et  justification :</b>

L'organisation d'un Salon du Livre à Ségou en 2014 dénommé « SALISE 2014 » est un projet que la Direction du journal « Bonne Lecture » (Journal d'incitation à la lecture et à la recherche), a toujours rêvé d'en faire une réalité dans la cité des Balanzans.

&nbsp;

&nbsp;

Ségou, la quatrième région du Mali, ville historique et de tradition orale par excellence, a jeté à la face du monde plusieurs productions livresques, écrites par des écrivains célèbres et d'illustres personnalités. Ce pan de l'histoire mérite d'être connu et reconnu à travers le monde. Pour ce faire, le livre constitue un puissant vecteur de communication nous ouvrant à d'autres peuples et leurs cultures.

&nbsp;

&nbsp;

<b>Pourquoi un Salon du Livre à Ségou ?</b>

Nous sommes partis du constat que dans nos milieux scolaires et universitaires, le goût de la lecture a tendance à disparaître surtout avec l'invasion des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Cette situation fait que les élèves et les étudiants ne s'intéressent pas assez aux livres pour compléter leur formation et mieux pour leur épanouissement intellectuel. La plupart des cas, ceux-ci se contentent uniquement des cours dispensés par leurs maîtres et professeurs. Le fait que les élèves et les étudiants ne lisent pas assez, est une grosse lacune qu'il faut résoudre par le biais de la lecture et de la recherche.

&nbsp;

&nbsp;

En outre, les familles maliennes ne suscitent pas tellement le goût de la lecture chez leurs progénitures. Plusieurs raisons expliquent ceci : les adultes lisent eux-mêmes peu ou pas du tout ; les infrastructures de promotion de la lecture ne sont pas très nombreuses et souvent mal adaptées ; la langue française est très peu utilisée dans les familles maliennes au détriment des langues vernaculaires. A cela s'ajoute la méconnaissance des métiers du livre tels qu’éditeur, bibliothécaire, libraire, écrivain, illustrateur, archiviste, documentaliste, caricaturiste etc...

&nbsp;

&nbsp;

C'est pourquoi, la Direction Générale de « Bonne Lecture », (Journal d'incitation à la lecture et à la recherche) en partenariat avec la Direction de l'école Soninkoura 2ème Cycle B de Ségou, a décidé d'organiser un Salon du Livre à Ségou en 2014 dénommé « SALISE 2014 » pour booster la littérature malienne et donner du souffle aux métiers du livre.

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

<b>Les objectifs du Salon du Livre de Ségou</b>

Le Salon du Livre de Ségou 2014 intitulé « SALISE 2014 » a pour objectifs fondamentaux de :

-Créer le goût de la lecture

-Inciter les élèves et les étudiants à lire

-Contribuer à la promotion des métiers du livre

-Servir de tribune aux professionnels du livre

-Contribuer à l’émergence d'une véritable industrie du livre au Mali

-Créer la richesse dans la région de Ségou

-Faire connaître la culture du Mali à travers le monde

Promouvoir la langue française et les langues nationales]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mme Dramé Kadiatou Konaré des Editions Cauris : « Les éditeurs doivent pousser les femmes maliennes à écrire…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/mme-drame-kadiatou-konare-des-editions-cauris-les-editeurs-doivent-pousser-les-femmes-maliennes-ecrire-202725.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Mar 2014 02:40:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b> </b>

<b>B.L : <i>Madame, selon vous, quels sont les voies et moyens pour inciter les maliennes à la lecture et à l’écriture?</i></b>

<b>M.K.K :</b> Déjà, il faudrait que le livre soit dans le quotidien des femmes du Mali. J’aimerais que dans chaque foyer, les femmes deviennent des lectrices potentielles. Ecrire certes, mais les gens qui écrivent le mieux, ce sont ceux-là qui lisent le plus. En tant qu’éditeur, je fais une prise de position. Il faudrait que nos structures s’ouvrent aux femmes. De façon générale, les gens sont trop intimidés par l’écrit. Ce n’est pas qu’au Mali, même ailleurs il y a ces problèmes. Et les femmes sont encore plus intimidées parce qu’elles ne font pas un pas vers l’édition. De ce fait, c’est nous les éditeurs qui devront aller vers ces femmes et mettre à leur disposition des écrits qui puissent les favoriser à écrire.

&nbsp;

De ce fait, l’appel que j’ai à lancer, c’est d’inviter les maliennes et les maliens à la lecture. Le livre, c’est très important. A toutes les étapes de la vie de l’homme, le livre est un compagnon essentiel. Quand on est tout petit, il aide à façonner une personnalité. Arrivée au stade de l’adolescence, il aide à faire face à la vie. Et quand on devient adulte, il devient un outil spirituel. La lecture d’un livre procure le plus grand bien.

<b>Entretien réalisé par Mamadou Macalou</b>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les acteurs du métier du livre au Mali nous en parlent... Ousmane Diarra, écrivain : &amp;quot;Vous ne pouvez pas faire aimer le livre aux lecteurs si vous ne lisez pas vous&#45;même&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/les-acteurs-du-metiers-du-livre-au-mali-nous-en-parlent-ousmane-diarra-ecrivain-vous-ne-pouvez-pas-faire-aimer-le-livre-aux-lecteurs-si-vous-ne-lisez-pas-vous-meme-202727.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/les-acteurs-du-metiers-du-livre-au-mali-nous-en-parlent-ousmane-diarra-ecrivain-vous-ne-pouvez-pas-faire-aimer-le-livre-aux-lecteurs-si-vous-ne-lisez-pas-vous-meme-202727.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Mar 2014 02:37:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><b>Monsieur Diarra, on dit souvent que les Maliens ne lisent pas assez, selon vous, ce phénomène est dû à quoi ?</b></em>

<b>O.D : </b>Il faudrait peut-être relativiser. Est-ce qu’on leur pousse vers la lecture ? Parce que la lecture, comme je l’ai dit tout à l’heure, (faites la comparaison entre l’image et l’écriture qu’on déchiffre, qu’on décode). Ça demande un effort. Une fois que tu dépasses cet effort, tu trouves ton plaisir dans la lecture. Est-ce qu’on a fait cet effort envers les jeunes ? Il faut que papa et maman les y encourage, le maître les y poussent et que les bibliothèques les accueillent !

Si chacun disait à son enfant, à de temps en temps : « Vas prendre un livre ! » Tous les enfants du Mali finiront par prendre goût à la lecture, cette voix de la liberté par excellence.

&nbsp;

A l’école aussi, il faut qu’on stimule le goût de la lecture chez les enfants. Nous, nous avons eu ce goût de la lecture à l’école et l’avons cultivé à la maison. Est-ce que les enseignants d’aujourd’hui le font, donnent les cours comme autrefois ? En aimant eux-mêmes, se délectant devant leurs élèves des textes qu’ils aiment ?  Ca aussi, ça pousse les enfants à aller vers la lecture.

<b> </b>

Certains parleront de l’impact « négatif » de l’oralité. Pourquoi les grands comme Amadou Hampâté Ba, ils étaient aussi bien versés dans les traditions orales que dans les traditions écrites. Pourquoi, ils ont tenu tête à des occidentaux ? Ce n’est pas seulement avec l’oralité mais ils ont beaucoup lu et ces lectures leur ont permis de confronter, de comparer, de discuter et de gagner.

<b> </b>

<b>Existe-t-il un Club des écrivains au Mali ?</b>

<b>O.D : </b>Non, à ma connaissance, il n’en existe pas. Il y a l’Union des écrivains du Mali depuis que j’étais à l’Ecole Normale Supérieure. J’ai également entendu parler de l’Union des Jeunes Ecrivains mais à ma connaissance, ils font peu d’activités. Mon souhait serait que les auteurs dépassent les petites dissensions. Vraiment, qu’ils essayent de créer un cercle de rencontre. C’est comme ça qu’ils vont attirer les gens. Cela participe du développement. Ce serait la quote-part, leur  participation au développement de notre pays.

<b> </b>

<b>Quel appel avez-vous à lancer ?</b>

<b>O.D : </b>L’appel que je lance, c’est d’inviter les Maliens, surtout les jeunes à la lecture, à la recherche. Plus les gens se cultiveront dans ce pays, moins nous aurons de problèmes. La lecture est très importante dans le développement de la personnalité. Si les Maliens parviennent à comprendre cela, ils auront marqué un grand pas vers un avenir radieux. Merci.

<b> </b>

<b>Entretien réalisé par Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>1ère Edition du Salon du Livre de Ségou « SALISE » 2014   : Sortir les livres des tiroirs pour les terroirs</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/1ere-edition-du-salon-du-livre-de-segou-salise-2014-sortir-les-livres-des-tiroirs-pour-les-terroirs-202716.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Mar 2014 02:36:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i><a href="http://www.maliweb.net/education/education-lecole-malienne-en-declin-162755.html/attachment/livre-3" rel="attachment wp-att-162757"><img class="alignleft size-full wp-image-162757" alt="livre" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/08/livre.jpg" width="200" height="192" /></a>Les membres du comité d’organisation du Salon du Livre de Ségou « SALISE » 2014 dont le thème est « Livre et culture de la paix », sous la houlette du journal « Bonne Lecture », ont organisé le samedi 22 février 2014, la conférence de presse du lancement officiel du Salon du Livre de Ségou « SALISE » 2014, prévu les 18, 19, 20 et 21 avril 2014 à Ségou. C’était en présence du parrain Dr Noumou Ben Diakité, vétérinaire de son état, auteur du roman « Mourir pour l’Azalaï » et président de l’Association Damien Boiteux/Mali ; du Commissaire Général du Salon Mamadou Macalou, Directeur Général du journal « Bonne Lecture » ; de Moussa Cissé, Vice-Commissaire du Salon ; du Professeur Oumar Hamadoun Dicko, président du PSP (Parti Progressiste Soudanais), de Me Cheick Oumar Konare, Avocat à la Cour et un amoureux des Belles Lettres, de Mody Fily Sissoko (Fils de Feu Fily Dabo Sissoko), lui aussi un très fan des livres ainsi que de nombreux journalistes venus pour la cause. </i></b>

<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>

Après les mots de bienvenue de Moussa Cissé, Vice-Commissaire du Salon et modérateur de cette rencontre, la parole est donnée au Dr Noumou Ben Diakité, parrain de cette première édition. Celui-ci, à l’entame de ses propos, a d’abord souhaité la bienvenue des uns et des autres à cette rencontre qui parlera du livre et tout ce qu’il y a trait avec la chose imprimée. Ensuite, il s’est dit réjouit du choix porté sur sa modeste personne en tant que parrain de cette 1ère Edition du Salon du Livre de Ségou « SALISE » 2014. Il renchérit pour dire que l’organisation d’un Salon du Livre au Mali surtout à Ségou, ville historique par excellence, est une très belle initiative à encourager. Pour lui, le livre est la source incontestable d’acquisition de connaissances.

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

Le livre nous permet de nous instruire mais aussi de nous ouvrir à d’autres peuples et leurs cultures. Pensez à une foire d’exposition de livres dans la cité des balanzans, nous permettra de nous enrichir d’avantage. En toute humilité, Dr Noumou Ben Diakité, l’auteur du roman « Mourir pour l’Azalaï » dira qu’il ne se situe pas tellement dans la catégorie des grands écrivains mais simplement dans la peau de quelqu’un qui a des « histoires » à raconter. Cela n’est possible qu’en lisant et en se frottant à d’autres. C’est pourquoi, il a invité la jeunesse à s’adonner à la lecture et à la découverte des réalités du terrain. Pour y arriver, les jeunes doivent avoir cette soif inextinguible d’apprendre mais aussi d’aller à la découverte des réalités du pays en profondeur. Ils doivent chercher à connaître le Mali pour mieux le dompter. Seule la lecture et le goût de l’aventure permettent de relever ce défi. En conclusion, il a remercié les organisateurs du Salon du Livre de Ségou « SALISE » 2014 de le choisir comme parrain de cette 1ère Edition. A sa suite, la parole est donnée à Mamadou Macalou, Commissaire Général du Salon et Directeur Général du journal « Bonne Lecture » pour son exposé introductif. Ce dernier a d’abord remercié le parrain du Salon du Livre de Ségou « SALISE » 2014  d’avoir accepté leur parrainage mais aussi le public d’avoir effectué le déplacement pour donner un éclat  particulier à cette cérémonie. Ensuite, il dira que l’organisation d’un Salon du Livre à Ségou « SALISE » 2014, est un projet que le journal « Bonne Lecture » (Journal d’incitation à la lecture et à la recherche) a toujours rêvé d’en faire une réalité à Ségou.

&nbsp;

<b> </b>

<b>Pourquoi un Salon du Livre à Ségou ?</b>

Nous sommes partis du constat que dans nos milieux scolaires et universitaires, le goût de la lecture a tendance à disparaître surtout avec l'invasion des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Cette situation fait que les élèves et les étudiants ne s'intéressent pas assez aux livres pour compléter leur formation et mieux pour leur épanouissement intellectuel. La plupart des cas, ceux-ci se contentent uniquement des cours dispensés par leurs maîtres et professeurs. Le fait que les élèves et les étudiants ne lisent pas assez, est une grosse lacune qu'il faut résoudre par le biais de la lecture et de la recherche.

&nbsp;

&nbsp;

En outre, les familles maliennes ne suscitent pas tellement le goût de la lecture chez leurs progénitures. Plusieurs raisons expliquent ceci : les adultes lisent eux-mêmes peu ou pas du tout ; les infrastructures de promotion de la lecture ne sont pas très nombreuses et souvent mal adaptées ; la langue française est très peu utilisée dans les familles maliennes au détriment des langues vernaculaires. A cela s'ajoute la méconnaissance des métiers du livre tels qu’éditeur, bibliothécaire, libraire, écrivain, illustrateur, archiviste, documentaliste, caricaturiste etc... En conclusion, le Commissaire Général du Salon a invité la presse nationale et internationale à les aider pour la réussite de cet évènement éducatif et culturel.

&nbsp;

&nbsp;

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C’est alors que le modérateur de la cérémonie Moussa Cissé, Vice-Commissaire du Salon, distribua la parole aux journalistes. Ceux-ci ont posé toutes les questions qui ont été répondu à leur grande satisfaction. La cérémonie a pris fin par un cocktail.

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<b>Mamadou Macalou</b>

<b> </b>

<b>Qui est Dr Noumou Ben Diakité, parrain du Salon du Livre de Ségou «SALISE 2014» </b>

Dr Noumou Ben Diakité, est membre fondateur et Directeur de Sahel Consult. Il est né en mars 1948. Conseiller et Expert en économie M. Diakité a longtemps servi dans les régions nord du Mali, au Burkina et au Niger. Spécialiste du Delta du Niger, il a une grande connaissance des régions affectées par les effets de la rébellion au Sahel. Il est aujourd’hui consultant pour de nombreuses structures gouvernementales et organisations non gouvernementales internationales. Il est l’auteur du Roman « Mourir pour l’Azalaï». Il est actuellement le président de l’Association Damien  Boiteux/ Mali.

<b>Mamadou Macalou</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lumière sur les nouvelles : Éditions maliennes (N.E.M.A)</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/lumiere-sur-les-nouvelles-editions-maliennes-n-e-m-a-184100.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Dec 2013 15:25:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>L’I.S.S.A possède également une maison d’édition et de diffusion de livres : les Nouvelles Editions Maliennes (N.E.M.A) qui ont commencé leurs productions avec plusieurs titres comme :</strong></em>

&nbsp;
<ul>
	<li>Amadou Touré et Ntji Idriss Mariko : Amadou Hampaté Bâ, homme de science et de sagesse; en coédition avec les Editions Karthala (350 pages).</li>
	<li>Samba Lamine Traoré : La saga de la ville historique de Ségou; en coédition avec les Editions Harmattan de Paris (560 pages).</li>
	<li>Amadou Touré et Bakary Soumountéra : Livre-cahier pour l’école et la maison-français classe de 6eme année; avec corrigés détachés en coédition avec les classiques Maliens (125 pages).</li>
	<li>Amadou Touré et Drissa Bakary Traoré : Livre-cahier pour l’école et la maison-Mathématique classe de 6eme année; avec corrigés détachés en coédition avec les classiques Maliens (93 pages).</li>
</ul>
&nbsp;

<b>Prochaines parutions :</b>
<ul>
	<li>Lamine Cissé : Mali nsiriw .:. les contes du Mali</li>
	<li>Amadou Touré et Liliane Prévost : Tunkaranké ou le drame de Tiefing, (pièce de théâtre) (50 pages).</li>
	<li>Amadou Touré : poèmes de jeunesse (60 pages).</li>
	<li>Amadou Touré : les dits de nos ancêtres, recueil de proverbes et de dictons du Mali (80 pages).</li>
	<li></li>
	<li>Hamadoun Ibrahim Issèbbéré : Les Boutures du Soleil (Grand Prix de Poésie de l'ACCT en 1972)</li>
</ul>
<b>En réédition :</b>
<ul>
	<li>Pierre Campmas : l’Union Soudanaise RDA : l’histoire d’un grand parti politique africain (Tomes 1 et 2).</li>
	<li>Louis Tauxier : la religion bambara, librairie orientaliste Paul Geuthner, 1927.</li>
	<li>Jacques Meniaud : Les pionniers du Soudan, avant, avec et après Archinard (tome 1: 573</li>
</ul>
pages, tome 2: 554 page)]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Violence à l’égard des femmes : OXFAM/MALI élucide à travers les images</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/violence-a-legard-des-femmes-oxfammali-elucide-a-travers-les-images-184097.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/violence-a-legard-des-femmes-oxfammali-elucide-a-travers-les-images-184097.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Dec 2013 15:24:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Les membres de l’ONG britannique OXFAM/Mali, très soucieux de la préservation des droits des femmes, ont organisé le mercredi 27 novembre 2013, une exposition photos à l’espace culturel La Médina sise à Médina-Coura en face de l’ECICA, sur les violences faites aux femmes. C’était en présence de la Directrice de OXFAM/Mali, Mme Doucouré Mariétou Diaby, du promoteur dudit espace Lassana Igo Diarra et de l’artiste photographe Vincent Trémeau, chargé à la communication à OXFAM/Mali, de la coordinatrice nationale de Wildaf/Mali, des femmes venues en grand nombre et un public massivement sorti pour la cause. (Voir Extraits du document)</i></b>

<b><i> </i></b>

<b>Portraits de la violence de genre au Mali </b>

&nbsp;

Dans le cadre de la campagne internationale 16 jours d'activisme contre la violence basée sur le genre, du 25 au 10 novembre 2013, Oxfam en partenariat avec Wildaf et International Medical Corps organise ce Mercredi 27 novembre à 11h, à la galerie de la Médina à Bamako, le vernissage de l’exposition « De l’ombre à la lumière ».

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

Les photographies seront tout au long des 16 jours reproduites et exposées en grand format dans différents lieux publics de Bamako. L’exposition se tiendra également à Gao et Tombouctou au cours des deux prochaines semaines.

&nbsp;

&nbsp;

Le thème de la campagne «De la paix chez soi à la paix dans le monde : mobilisons-nous contre les violences basées sur le genre » est d’une grande actualité au Mali. En effet, la crise qui a débuté en janvier 2012 a entrainé des formes de violences basées sur le genre liées au conflit armé. En particulier les femmes ont été victimes directes de ces violences, telles que les viols et mariages forcés perpétrés par les groupes armés, les violences physiques et sexuelles subies lors du déplacement des populations, les châtiments physiques dérivant de l’imposition d’une interprétation stricte de la loi islamique. Aujourd’hui l’augmentation de la prostitution et du risque d’exploitation sexuelle suite au déploiement massif des forces militaires dans les trois régions du nord est une préoccupation majeure.

&nbsp;

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Cette exposition photographique veut donc donner une image et une voix aux victimes de violences basées sur le genre mais aussi aux leaders qui s’engagent pour que cessent ces injustices et que toutes les composantes de la société soient également impliquées dans la reconstruction du Mali. Avec la volonté d'aller à la rencontre du public en s'exposant dans les rues de Bamako, cet évènement est également un clin d’œil à la Biennale africaine de la photographie qui aurait dû se tenir dans la capitale malienne en ce moment même.

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La campagne de sensibilisation met en évidence pendant 16 jours les liens entre la violence contre les femmes, les droits de la personne et la promotion de la paix. Elle a débuté le lundi 25 Novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes pour se terminer le 10 décembre, journée des droits de l’Homme. Depuis 1991, plus de 5 167 organisations dans 187 pays y ont participé.

<b>(Source OXFAM/Mali)</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mme Mbengue Mariama Ndoye, Ex Directeur du livre du Sénégal  « Le livre est une des clés du succès… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/mme-mbengue-mariama-ndoye-ex-directeur-du-livre-du-senegal-le-livre-est-une-des-cles-du-succes-184096.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Dec 2013 15:23:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de développement, nous avons rencontré une férue de la lecture en la personne de Mme Mbengue Mariama Ndoye, Ex Directeur du livre du Sénégal qui a bien voulu nous accorder une interview. Entretien !</i></b>

<b><i> </i></b>

<em><b>Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?</b></em>

<b> </b>Je suis Mme Mbengue Mariama Ndoye, écrivaine sénégalaise. J'écris des nouvelles, des romans et des livres pour enfants.
Ma nouvelle <b>"sœurs dans le souvenir "</b> a remporté le 2 prix Sénégal-Culture de la nouvelle en 1982.
Mon roman <b>"Soukey",</b> le prix Vinvent de Paul Nyonda des lycéens gabonais en 2000.
Mon roman <b>"L'arbre s'est penché"</b> le prix Ivoire 201

Je porte le Mali dans mon cœur, j'y ai des amis chers.

&nbsp;

<em><b>Qu’est-ce que la lecture selon vous ?</b></em>

<b> </b>La lecture est un important facteur d'épanouissement personnel et un facteur de développement  socio-économique pour un pays. Le livre est un bien culturel. Le citoyen qui sait lire et écrire est maître de son destin; cela augure d'un avenir radieux. L'alphabétisation des populations est un impératif de développement. L'atteinte des objectifs du millénaire pour le développement requiert le savoir livresque. Depuis Senghor et même avant lui, le Sénégal est un pays où celui qui manipule le livre, sait lire et écrire jouit d'un certain prestige. Le livre en règle générale est un outil, voire un symbole de connaissance. Le savoir et la culture sont transmis par la famille, les griots, les livres.

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&nbsp;

Le développement, c'est l'accès de tous à l'instruction. L'homme ne vit pas que de pain, de mil, de riz et d'eau fraîche. Son esprit aussi doit se nourrir, cela passe par la lecture. Le livre informe le citoyen de ce qui se passe dans le monde; le fait voyager en esprit; lui permet d'accéder à d'autres cultures et à toutes les connaissances depuis l'antiquité. Dans la vie quotidienne, l'art de savoir lire rend accessibles les programmes de politique agricole, les campagnes médicales d'information et de prévention médicales etc.;

&nbsp;

&nbsp;

Le livre est une des clés du succès.

N'oublions pas que c'est par les livres saints que notre foi est entretenue quelle que soit la religion révélée dont nous sommes les adeptes.

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&nbsp;

L'importance de la lecture pour l'ex directeur du Livre et de la lecture que je suis ne saurait être circonscrite dans le cadre d'une seule interview.

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&nbsp;

<em><b>Qu’est-ce que la lecture vous a apporté ?</b></em>

<b> </b>Le livre m'apporte le savoir, l'enracinement dans ma culture par mes recherches( doctorat de 3ème cycle en littérature orale en 1982), l'ouverture aux autres et à leurs cultures, la connaissance, la joie d'écrire et la jouissance de tous les avantages que cela m'apporte notamment d'être lue et appréciée de par le monde. Là où les écrits arrivent, notre message porte.

&nbsp;

<b> </b>

<em><b>On dit souvent que les africains ne lisent pas, selon vous, ce constat amer est dû à quoi ?</b></em>

<em><b> </b></em>Je pense que les africains lisent plus qu'on ne le pense. Ils n'ont pas toujours les moyens d'acheter des livres mais un livre acheté par un quidam est lu par vingt ou trente personnes car il passe de mains en mains. Nous avons des civilisations du partage. Le bien privé est souvent "commun". Il est difficile d'avoir une bibliothèque totalement privée. Les livres circulent. Cependant il est bon de les rendre plus accessibles à toutes les bourses et d'en favoriser une meilleure circulation à travers le continent.

&nbsp;

<b> </b>

<b> </b>

<b>Avec l’arrivée de l’internet, ne craignez- vous pas la disparition du livre imprimé ?</b>

<b> </b>

L'internet diffusera le livre parmi les privilégiés qui ont accès à ce médium. Mais le livre restera  toujours un objet à toucher, caresser, à placer sous l'oreiller, à parcourir et re -parcourir. L'i-pad ou la clé usb  ne sauraient le détrôner avant longtemps pour ne pas dire jamais.

&nbsp;

<b> </b>

<em><b>Quel appel avez-vous à lancer ?</b></em>

<b> </b> Pour terminer, je vous remercie de vous être intéressé à mon propos. Je souhaite bonne lecture à tous. A ceux qui ne seraient pas encore "convertis" à la Lecture, je dis, "vous ne savez pas ce que vous perdez. Lisez et surtout écrivez, l'Afrique a besoin d'être lue."

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<b>Interview réalisée par Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Espace Culturel La Médina : Exposition Mali&#45;Moto</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/espace-culturel-la-medina-exposition-mali-moto-184091.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Dec 2013 15:21:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le samedi 30 novembre 2013, les membres de l’espace culturel La Médina, ont organisé une exposition photos intitulée Mali-Moto. C’était sous la houlette de son promoteur  Lassana Igo Diarra. La dite cérémonie a enregistré la présence de deux membres du gouvernement à savoir Jean-Marie Sangaré, ministre de la communication et son homologue du logement et des affaires foncières Tiéman Hubert Coulibaly et plusieurs invités de marque. Aux dires de l’initiateur du concept Mali-Moto, Lassana Igo Diarra, Directeur de la Médina, l’objectif de cette cérémonie, c’est de revivre le passé et se projeter dans le futur.</i></b>

&nbsp;

Pour lui, la moto est in véhicule à deux roues et notre pays en regorge autant depuis l’indépendance jusqu’à nos jours. Donc, la moto fait partir de l’histoire du Mali à travers la Solexn la Sété, la BBRS, la Camico, la Simson, Harley Davidson, la Vespa et tant d’autres. Tout cela est beau. Cependant, à travers cette exposition, nous allons amener les gens à réfléchir sur le concept de Moto Made in Mali. Il renchérit pour dire qu’avec les designers, ensemble, ils peuvent imaginer des modèles de moto qui viendront de chez nous. Par exemple la Kidaloise, la Ségovienne, la Bamakoise etc…Mr Diarra s’est dit convaincu que cette exposition photos dénommée Mali-Moto, les esprits s’éveilleront pour aller vers la créativité.

Il est à noter que le Sponsor officiel de cette exposition est Orange Mali.

L’exposition se poursuit jusqu’au 14 janvier 2014.

<b>Mamadou Macalou </b>

<b> </b>

<b>MALI MOTO</b>

<b>La Moto est un véhicule à deux roues</b>

La Médina est un espace qui a deux ans.

Monsieur Sidibé, jeune notable du quartier Médina Coura, voisin de la Médina  fait une intrusion dans la galerie lorsque nous sommes en plein accrochage et m’interpelle sur le pourquoi de montrer des motos anciennes et actuelles. Il  renchérit son propos en enfonçant le clou d’un air débité : Quel est l ‘impact d’une telle exposition ? Je lui réponds poliment que c’est de l ‘Art.

Notre Jeune Notable reste de marbre à la limite sceptique, alors je suis obligé de rétrograder, en un clin d’œil  dans le rétroviseur nous revisitons l’histoire du Mali  à travers les Motos.

Premier coup de frein, Yaoundé 72, Les cadeaux offerts  aux Aigles ‘équipe nationale de football du Mali sont des mobylettes « CT », après leur brillante participation à la coupe d’Afrique des Nations  au Cameroun.

C’est en initiant ce projet que ma mère m’a informé qu’elle conduisait le solex de son beau-frère, Baron politique des premières heures de l’indépendance ce de la République.

Sidibé commence a prêté attention à mes propos. Je lui parle  des Grins   qui portent le nom de certaines marques de Moto, comme CG Grin. Sidibé à son tour m’a informé des rues  qui portent les noms de Moto, « Honda carré ».

Maintenant, je lui dis que l’engouement de cette exposition est de mettre au cœur du débat  la réflexion sur la création d’une Moto « Made in Mali », challenge pour nos designers et scientifiques avec une forte implication politique.

Maintenant, j’ai le sentiment que Sidibé et moi sommes sur la même longueur, il dit à son cousin qui l’accompagnait s’il a compris ? Celui-ci acquiesce fièrement, ils promettent de venir visiter l’exposition et avant de prendre congé, il me dit qu’à Médine, dans chaque famille, il y a des chambres pour les Motos.

Probablement, certaines de ces motos qui sont sur le toit de la Médina ont été révisées par nos artistes  peintres, qui de Moto Zerbere, à Moto manuscrits…..

Je rappelle à Sidibé  que la Médina a ouvert ses portes pendant les 9<sup>ème</sup>  Rencontres de la photographie Africaine, et que cette année, cette belle fête de la photographie continentale a été annulée à cause de cette grise malienne. Donc il est important pour nous de faire de la résistance pour donner l‘occasion aux Photographes d’exprimer leurs talents. Bravo aux artistes.

La Médina arts&amp;cultur remercie toutes de bonnes volontés qui l’ont soutenu pour le rayonnement des Arts et de la culture au Mali, en Afrique et dans le reste du Monde.

J’allais oublier, j ai enrichi mon vocabulaire grâce à ma piagot rouge de l’époque.

La Balade à Moto solex, Ceteni, Cameko, piagot, double Ba, jarkata….. peut commencer, prenez vos casques, assurer vous que votre rétroviseur est bien positionné, à vos pédales ou ambre anges.

&nbsp;

Mali Moto,  y a- t-il une moto Malienne ?

Il était une fois, où il serait rétroviseur.

Démarrer, freiner, accélérer, ronfler, Passer à la vitesse supérieure.

<b>Le Commissaire de l’Expo</b>

<b>Lassana Igo Diarra</b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sécurité dans la zone Sahélo&#45;Saharienne : La Fondation Friedrich Nauman et la Comade apportent leur touche</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/securite-dans-la-zone-sahelo-saharienne-la-fondation-friedrich-nauman-et-la-comade-apportent-leur-touche-184093.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Dec 2013 15:18:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Ces dernières années, les pays de la zone Sahélo-Saharienne sont éclaboussés par des problèmes d’insécurité généralisée. Du coup, les menaces pèsent sur le bon fonctionnement de ces Etats. Les faits ont démontré que ces Etats seuls ne peuvent pas faire face à ce fléau qui à la limite est devenu mondial. Donc, il fallait imaginer des solutions alternatives pour venir à bout de ce mal qui a fait tant de ravages. C’est pourquoi, les membres de la Fondation Friedrich Nauman (Fondation pour la Liberté) en tandem avec la Coalition Malienne de Défense des Droits de l’Enfant (COMADE, ont organisé une formation de trois jours à l’Hôtel Olympe International dont le thème portait sur : « La Réforme du Secteur de la Sécurité dans la Zone Sahélo-Saharienne » C’était du 28 au 30 novembre 2013 à l’intention des officiers de l’armée de terre, de la garde nationale, de la police, de la gendarmerie, de l’armée de l’air, de la société civile, des magistrats. Durant trois jours, les participants ont épluché le concept de l’insécurité pour en dégager des pistes afin de la combattre.</i></b>

&nbsp;

D’abord, le contexte dans lequel s’est tenu cet atelier ne doit pas surprendre les observateurs les plus avertis. Nous savons tous que l’insécurité, les conflits et leur impact sur le développement politique, économique et social sont aujourd’hui au cœur des débats de la communauté internationale. Pour échapper à cette spirale descendante où l’insécurité, la criminalité et le sous-développement se renforcent mutuellement, les Etats doivent désormais envisager simultanément les dimensions socioéconomiques, judiciaires et sécuritaires de la coopération pour le développement. Cependant, la réforme des Systèmes de Sécurité (RSS) est désormais au centre des efforts déployés pour lutter contre la fragilité des Etats et sortir des conflits, de la zone Sahélo-Saharienne aux îles Salomon, mais les pays donateurs doivent encore s’assurer que leur soutien contribuera à l’élaboration d’une réforme durable, qu’il favorisera la lutte contre la pauvreté, grâce à une amélioration de la fourniture des services, et qu’il permettra d’établir des systèmes sécuritaires et judiciaires efficaces et transparents dans les pays partenaires. Et pour y arriver, il faut l’intelligence et la synergie des hommes actions capables de renverser la tendance. D’où l’heureuse initiative de la Fondation Friedrich Nauman en collaboration avec les membres de la Coalition Malienne de Défense des Droits de l’Enfant.

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&nbsp;

De ce fait, ces trois jours entre spécialistes des questions sécuritaires ont permis de briser les tabous, et du coup l’atmosphère était convivial et serein pour des débats organisés mais souvent très houleux à la grande satisfaction de tous des participants. La police des débats assurée par le Général Bréhima Siré Traoré, ancien ministre de l’intérieur, ancien inspecteur des armées et ancien ambassadeur du Mali en Russie, était d’une éloquence et d’une pertinence de taille. Les différentes communications faites par les experts en la matière à savoir El Hadj Abdoul Aziz Fall et Mr Wolf Poulet ont élucidé plus d’eux. En grosso modo, les grandes lignes de leurs exposés résument comme suite : Pour qu’il y ait une véritable sécurité, il faut impérativement l’implication des acteurs, le respect  des lois, la patience, la collaboration, la responsabilité, la franchise etc…

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Il est à noter que durant les trois jours, les participants ont été suffisamment élucidés sur les différents contours des questions sécuritaires qui hantent aujourd’hui tous les esprits.

Vivement la formation continue en matière de sécurité puisqu’elle n’a pas de prix comme l’a dit quelqu’un. A bon entendeur Salut !

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<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Education : L’ISSA ouvre ses portes et sa nouvelle maison d’édition NEMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/education-lissa-ouvre-ses-portes-et-sa-nouvelle-maison-dedition-nema-184090.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Dec 2013 15:17:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le samedi 30 novembre 2013, les membres de l’ISSA (Institut Secondaire et Supérieur de Sciences Appliquées) sous la houlette de son promoteur Pr Amadou Touré, ancien ministre de l’éducation nationale, ont procédé à l’ouverture officielle de cette école sise à Faladiè non loin de la rue du Gouverneur. C’était en présence de plusieurs personnalités dont certains anciens ministre du Mali en l’occurrence Gaoussou Drabo, Mamadou Mallé Cissé, Badra aliou Macalou ; Youssouf Traoré, médaillé d’or de l’indépendance et premier Gouverneur de Kayes après les indépendances,  Bagouro Doumanzana, premier Directeur de l’opération arachide et culture vivrière du Mali, les Professeurs Ali Guindo et Cheick Réné Sidibé, tous deux médecins, Adama Berthé, ancien Directeur de la DNAFLA (Direcetion Nationale de l’Alphabétisation Fonctionelle et de la Linguistique Aplliquées) etc.  un public massivement sorti pour la cause.</i></b>

&nbsp;

Après les mots de bienvenue du modérateur Fousseyny Kardigue Laïco Traoré, la parole est donnée au Pr Amadou Touré, promoteur dudit établissement pour son allocution. Ce dernier, dès l’entame de ses propos, a d’abord remercié le tout puissant et rendre grâce à ses parents auxquels il doit tout. Dans le même sillage, il a remercié Moustaph Dicko, l’actuel ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, qui à l’époque étant ministre du même département en 1994, lui avait autorisé à créer et à diriger un établissement privé de formation professionnelle. Il n’a pas occulté de remercier aussi ses anciens collègues du gouvernement qui sont venus rehausser l’éclat de cette cérémonie. Ensuite, le promoteur dira que l’école comprend deux <b>(2)</b> blocs de bâtiments à trois (3) niveaux composés de douze <b>(12)</b>  salles de classes entièrement équipées, une <b>(1)</b> salle informatique dotée d’ordinateurs et un équipement Wifi, une (1) infirmerie et une (1) salle de repos, une <b>(1)</b> salle de documentation, une <b>(1)</b> librairie au rez-de-chaussée, une <b>(1)</b> direction au premier niveau et au rez-de-chaussée le bureau du promoteur sans oublier le siège de la maison d’édition de l’<b>ISSA</b> : les Nouvelles Editions Maliennes <b>(NEMA).</b> A sa suite, nous assistâmes à l’exposé du critique littéraire Dr Mamadou Bany Diallo, conseiller technique au ministère de la culture sur  <b>« Amadou Hampaté Bâ, homme de science et de sagesse : Mélanges pour le centième anniversaire de sa naissance ».</b>  Ce dernier dira que l’ouvrage  édité en coédition avec les éditions Karthala de Paris, a été réalisé sous la direction des professeurs N’Ji Idriss Mariko et Amadou Touré. L’ouvrage constitue un mélange dédié à la mémoire d’Amadou Hampaté Bâ, à la suite d’un colloque international organisé à l’Université de Bamako en 2001. Il renchérit pour dire que l’ouvrage est une compilation de 27 universitaires et chercheurs venus de plusieurs pays. C’est un document de 343 pages comprenant sept parties dont la préface a été faite par Le Professeur Adam Ba Konaré, ancienne première dame du Mali. Quand à l’ouvrage : <b>« La saga de la ville historique de Ségou »,</b> l’éditeur Oumar Sylla a eu le privilège de nous brosser le contenu. Il dira que ce second titre des Nouvelles Editions Maliennes (NEMA), a pour auteur Samba Lamine Traoré, premier Directeur général de l’Office du Niger, nommé par le président Modibo Keïta à l’indépendance du Mali. Il renchérit pour dire que le livre est divisé en 6 chapitres et comprend 560 pages avec plus d’une centaine d’illustrations inédites. Sa préface faite par le Professeur Amadou Touré, promoteur de l’ISSA, retrace l’histoire de Ségou de l’époque précédant  la constitution du Royaume bamanan de Ségou de Biton Mamary Coulibaly à l’indépendance de la République du Mali en 1960 et même au-delà. Mr Sylla renchérit pour dire que l’ouvrage décrit l’empire toucouleur d’El hadj Omar Tall, de sa création à sa dislocation, la conquête coloniale suivie de l’occupation française, les grands travaux entrepris par le colonisateur français comme l’Office du Niger et le Barrage de Markala, la lutte pour l’émancipation du Soudan français avec ses principaux acteurs et les premiers politiques. Il a conclu pour dire que c’est un ouvrage qui mérite d’être lu par tous les maliens. Le dernier exposé fut présenté par le Pr Amadou Touré, promoteur de l’<b>ISSA</b>.

&nbsp;

&nbsp;

Celui-ci, libraire et éditeur aussi, à brièvement peint le contenu l’ouvrage intitulé <b>: « Les livres-cahiers pour l’école et la maison ». </b>Il dira que l’Institut a conçu et édité cet ouvrage à l’intention des parents d’élèves et leurs enfants de la sixième année deux livres-cahiers para scolaires de français et de mathématiques de la 6<sup>ème</sup> année fondamentale avec les corrigés détachables des exercices. A ses dires, ce manuel contenant des leçons et des exercices avec leurs corrigés a été réalisé par un groupe d’enseignants expérimentés tels que Drissa Bakary Traoré, enseignant à l’école fondamentale de Bozola et Bakary Soumountera, enseignant à celle de Missira à Bamako. En conclusion, il dira que le livre-cahier est un cours spécial conçu sur la base des programmes officiels de l’enseignement en République du Mali. L’ouvrage <b>« Les livres-cahiers pour l’école et la maison »</b> permettent aux enfants de découvrir en dehors de la classe, de nouveaux textes, de mieux comprendre les objectifs des programmes, de retenir les leçons essentielles de grammaire, les sens des mots, les règles de mathématiques. Ils facilitent enfin le test des connaissances avec des exercices corrigés présentés en cahiers séparés.

&nbsp;

Sitôt son exposé terminé, nous assistâmes à la coupure du ruban par l’ancien ministre de la communication et ancien ambassadeur du Mali en Italie, Gaoussou Drabo assisté su promoteur lui-même et certains anciens ministres du Mali. Et la visite des locaux commença sous la houlette du promoteur qui a passé au peigne fin tous les détails de l’école. La particularité au niveau de cet établissement, c’est que chaque salle de classe porte le nom d’une personnalité entre autres Diarra Maryse Bec, Feu Kakoney Ly ( le premier maître du promoteur à l’école de Médina-Coura), Feu Stelio Farangist (premier Secrétaire général de la Francophonie au ministère des affaires étrangères de la France, Dan Koulodo Dan Dicko (premier Secrétaire général africain de l’Agence de coopération culturelle et technique qui a eu à recruter le Pr Amadou Touré à l’Agence Internationale de la Francophonie alors qu’il avait 26 ans) etc…

Il est à noter que cette cérémonie a été agrémentée par la belle mélodie du fils de feu Djeli Baba Sissoko. Vivement la rentrée des classes à l’<b>ISSA </b>en janvier 2014. Alors, n’attendez plus !

<b>Mamadou Macalou  </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Côte d’Ivoire : 2ème Edition des Journées Nationales du Livre pour Enfants : Le Goethe&#45;Institut apporte sa touche</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/cote-divoire-2eme-edition-des-journees-nationales-du-livre-pour-enfants-le-goethe-institut-apporte-sa-touche-182069.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Nov 2013 02:49:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le lundi 18 novembre 2013, le Goethe-Institut de Côte d’Ivoire en collaboration avec la Bibliothèque nationale de Côte d’Ivoire, a organisé une table ronde sur la promotion de la lecture. C’était dans l’enceinte de la Bibliothèque nationale. La cérémonie d’ouverture présidée par la Directrice de la Bibliothèque nationale de Côte d’Ivoire, Mme Adjiman Chantal, a enregistré la présence du Directeur du livre de la Côte d’Ivoire, Mr Henry N’Koumo, Mr Kossanou Paul Marie, conseiller technique au ministère de la culture et de la Francophonie, Mr Christian Kanht, Directeur de Goethe-Institut de Côte d’Ivoire, Mme Katrin Seewald, formatrice venue de l’Allemagne, Mr Marcel Sea, président de l’APSID-CI ainsi que la marraine de cette édition Mme Serre Micheline, épouse de l’Ambassadeur de  France en Côte d’Ivoire. Après les mots de bienvenue du modérateur N’Zi Aimé, Conservateur de bibliothèque, la parole est donnée à Mme Adjiman Chantal, Directrice de la Bibliothèque nationale de Côte d’Ivoire pour son mot de bienvenue. Celle-ci a d’abord remercié Mme Serre Micheline, marraine de l’édition et épouse de l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire. Ensuite, elle dira que la promotion du livre pour enfants est l’une des priorités de la Bibliothèque nationale de la Côte d’Ivoire. Elle renchérit pour dire qu’ils ne cessent de remercier Goethe-Institut, un partenaire efficace dans la promotion du livre en Côte d’Ivoire. En conclusion, elle a invité le public à venir  massivement aux journées nationales du livre pour enfants. L’intervention de Mr Christian Kanht, Directeur de Goethe-Institut de Côte d’Ivoire se situe dans le même sillage. Celui-ci dira que la promotion du livre pour enfants est une priorité à Goethe-Institut en Côte d’Ivoire. Faisant l’apologie du livre, il dira que le livre, c’est une vision. Pour lui, celui qui lit voyage, apprend à pardonner. C’est par la lecture qu’on apprend la diversité culturelle. C’est sur des notes d’espoir qu’il a souhaité la bienvenue aux participants à l’atelier. Quand au représentant du ministre de la culture et de la Francophonie, Mr Kossanou Paul Marie, il a d’abord remercié la marraine de cette 2<sup>ème</sup> Edition en la personne de Mme Serre Micheline, épouse de l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire. Il lui a ensuite invité à transmettre à Son Excellence d’époux, toute la gratitude de son ministre et celle du gouvernement ivoirien. Ce dernier aussi, un adepte de la lecture a loué les vertus de la lecture. Pour lui, la lecture est un moyen d’épanouissement de l’être dans la société. Par sa voie, le département de la culture et de la Francophonie sous la houlette du ministre Maurice Kouakou Bandaman, entend faire la Côte d’Ivoire la vitrine du livre en Afrique de l’Ouest. Pour ce faire, la promotion du livre pour enfants sera une priorité. En conclusion, il dira que leur détermination à relever ces défis sera sans faille. A sa suite, la parole est donnée à Mr Henry N’Koumo, Directeur du livre de Côte d’Ivoire pour son exposé. Celui-ci remontant dans le temps, dira que la Côte d’Ivoire, depuis son indépendance en 1960, a vite compris qu’il fallait mette la priorité sur l’instruction. Le président Félix Houphouët Boigny, paix à son âme était très soucieux de la promotion des bibliothèques scolaires. 40% du budget national partait à l’éducation nationale. En outre, il avait le souci de créer des écoles à outrance. De ce fait, Mr N’Koumo renchérit pour dire qu’en Côte d’Ivoire, il y a une politique d’équipement des bibliothèques scolaires en concert avec le ministère de l’éducation nationale. Pour lui, les bibliothèques doivent être animées par des clubs littéraires qui inciteront les élèves à s’approprier des livres. C’est pourquoi, le ministère de la culture et de la Francophonie entend instituer  trois Prix littéraires à savoir : Prix littéraires régionaux, Prix littéraires nationaux et Prix littéraires internationaux. Mettant l’accent sur le SILA (Salon International du Livre d’Abidjan), il dira que le Salon, au-delà de la promotion du livre, est un facteur d’intégration culturelle. Il a en outre prôné l’institution d’un Salon du livre pour enfants puisque les livres pour enfant ne sont pas assez visibles. L’intervention de Mme Katrin Seewald, formatrice venue d’Allemagne fut de taille. Pour la promotion de la lecture, voici les dix (10) recettes qu’elle nous a apporté de l’Allemagne :

&nbsp;

<b>1- L’accueil des enfants est très important, </b>

&nbsp;

<b>2- Le langage des enfants doit transparaître dans leur environnement, </b>

&nbsp;

<b>3-La bibliothèque doit-être un endroit de jeu et de plaisir pour les enfants, </b>

&nbsp;

<b>4- Utiliser le potentiel artistique des livres pour les enfants, </b>

&nbsp;

<b>5- Savoir qu’on a à faire avec des enfants, </b>

&nbsp;

<b>6- Connaître les besoins en matière de lecture des enfants, </b>

&nbsp;

<b>7- Avoir un bon contact avec les enfants, </b>

&nbsp;

<b>8- Le concours des partenaires est très important, </b>

&nbsp;

<b>9- Savoir être bénévole et élaborer des concepts, </b>

&nbsp;

<b>10- Faire de bonne chose et en parler aux enfants.</b>

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Quand à Mr Marcel Sea, président de l’APSID-CI (<b>Association pour la promotion des Sciences de l’Information Documentaire en Côte d’Ivoire) </b> il nous a brossés l’expérience de l’APSID-CI dans la promotion de la lecture en Côte d’Ivoire. D’entrée de jeu, il dira qu’eux, ils sont les soldats de la lecture et chaque jour qui passe, ils œuvrent inlassablement pour que le livre soit dans le quotidien des ivoiriens. Pour lui, la richesse vient de l’idée et celui qui en cultive s’enrichit davantage. A ses dires, la promotion du livre passe par l’initiative privée. C’est pourquoi, il faut imaginer des initiatives de promotion du livre en tandem avec les opérateurs économiques pour créer de la valeur ajoutée. Il a émis le vœu d’instituer une bibliothèque dans chaque ville de la Côte d’Ivoire où il y a 10.000 habitants. En conclusion, il dira que seule la lecture permettra de développer la Côte d’Ivoire. Sitôt son intervention terminée, le public a eu droit à des questions pour éclairer sa lanterne. Il est à noter qu’après cette cérémonie, les travaux se sont poursuivis dans l’enceinte de Goethe-Institut.

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A propos de lecture, Adama Traoré, Directeur d’ACT SEPT à Bamako, a dit ceci : <b>« L’enfant qui ne lit pas, sera difficilement un adulte lecteur ». </b>Que la lecture soit !

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<b>Mamadou Macalou</b>

<b>Envoyé spécial à Abidjan</b>]]> </content:encoded>
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<title>Salon International du livre d’Abidjan (SILA 2013) : Le livre célébré avec  faste ! </title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/salon-international-du-livre-dabidjan-sila-2013-le-livre-celebre-avec-faste-182067.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Nov 2013 02:48:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La promotion du livre et de la lecture comme facteur de développement, est un créneau dont les autorités ivoiriennes en font leur cheval de bataille. C’est pourquoi, Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire a abrité du 12 au 16 novembre 2013, la 6<sup>ème</sup> Edition de son Salon International pour la promotion des métiers du livre dénommé <b>SILA</b>. Selon les organisateurs, ce Salon se situe en droite ligne des idéaux de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) dont ses statistiques confirmées par la Conférence des Nations-Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED), estiment que les industries culturelles contribuent au PNB mondial à hauteur de <b>7%</b>  dans le monde et de <b>3%</b> dans les pays en voie de développement. Par exemple, en Côte d’Ivoire, une récente étude a pu révéler que l’industrie du livre « produit chaque année <b>150</b> nouveautés avec <b>7 millions</b> de livres imprimés par an dont <b>70%</b> pour l’édition scolaire et <b>30%</b> pour la littérature générale ». Ce même secteur représente, seulement dans la région d’Abidjan, « un chiffre d’affaires de <b>51,2 millions de US dollars</b> soit <b>26, 4 milliards de francs CFA</b> et emploie <b>1291 </b>personnes. Cette prospérité est due à la vitalité de l’économie ivoirienne dont l’essor de son marché fait d’elle un pays essentiel dans la sous-région. Si la Côte d’Ivoire est très connue pour son café et son cacao, elle possède aussi une grande richesse intellectuelle et culturelle. Le pays a donné à l’Afrique des écrivains qu’on peut classer parmi les plus célèbres et les plus talentueux. Le nombre de prix littéraires est l’un des plus élevés du continent. Citons au passage : Ahmadou Kourouma, Bernard B. Dadié, Jean-Marie Adiaffi, Maurice Kouakou Bandaman, Kitia Touré, Fatou Keïta, Tanalla Boni, Véronique Tadjo, Aké Loba, Niangoran Bouah Georges, Amon d’Aby, Zadi Zaourou, Venance Konan ect…A cela s’ajoute l’essor de la littérature enfantine ivoirienne qui connaît un énorme succès dû non seulement à des auteurs hors pairs, mais aussi à des illustrateurs de talent dont la notoriété dépasse largement les frontières du pays. La qualité d’un livre se juge en grande partie par le travail technique effectué. <b>En Côte d’Ivoire, de grands imprimeurs travaillent régulièrement pour le livre. Plus de 7 millions de livres sont imprimés annuellement sur les presses des imprimeurs locaux.</b> Le nombre très important de journaux favorise la promotion des livres. Chaque quotidien, chaque hebdomadaire dispose d’une page « culture ». La Côte d’Ivoire est l’un des rares pays d’Afrique où les journalistes font de la critique littéraire à travers des pages spécialisées. A Abidjan et à l’intérieur du pays, la Côte d’Ivoire dispose d’un réseau de libraires organisés et performants. C’est dans ce contexte de recherche de voies et moyens pour booster l’économie ivoirienne du livre qu’intervient <b>SILA 2013</b>, la 6<sup>ème</sup> Edition du Salon International du Livre d’Abidjan pour promouvoir l’industrie et les acteurs du livre et permettre une meilleure vulgarisation du livre et de la lecture dans différentes couches de la population. En outre, le Salon vise à promouvoir l’intégration sous-régionale à travers le livre. Cependant, pour cette 6<sup>ème</sup> Edition, le royaume du Maroc était l’invité d’honneur. Le choix du Maroc, selon les organisateurs, se justifie par la vitalité de son industrie du livre et le foisonnement de ses différents Salons au cours de l’année.

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La cérémonie d’ouverture du Salon, placé sous le haut parrainage de Son Excellence Daniel Kablan Ducan, premier ministre de la Côte d’Ivoire et sous le haut patronage de Maurice Kouakou Bandaman, ministre de la culture et de la Francophonie, a été riche en couleurs et en enseignements de qualité. Présidée par le ministre Bandaman, accompagné de son homologue du Maroc, Mohamed Amine Sbihi et assisté de Mme Kandia Camara, ministre ivoirien de l’éducation nationale et de l’enseignement technique, l’ouverture officielle du <b>SILA 2013</b> a enregistré la présence de plusieurs personnalités entre autres l’Ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire, du ministre ivoirien du tourisme, Roger Kacou, du Directeur du livre de la Côte d’Ivoire, Henry N’Koumo, du Directeur général de NEI-CEDA Editions, sponsor officiel dudit Salon, Guy Lambin, du 1<sup>er</sup> Adjoint au Maire de Treichville, Ahissi Agovi Jérôme ainsi que des partenaires tels que Mme Amoïkon Fouquemberg, Directeur général des Editions Eburnie, Mr Réné Yédiéti, PDG de Librairie France Groupe, Mr Dramane Boaré, Directeur général des Editions Les Classiques Ivoiriens, Mme Isabelle Kassi Fofana, présidente de Akwaba Culture, Mr Marc Anglage, Directeur général de Tratafric Motors CI sans oublier les acteurs des métiers du livre et un public massivement sorti pour la cause. Après les mots de bienvenue du modérateur, Victor-Junior Djokouhehi, la parole est donnée à Ahissi Agovi Jérôme, le 1<sup>er</sup> Adjoint au Maire de Treichville pour son mot de bienvenue. Ce dernier, très content du fait que sa commune abrite un tel évènement, dira  que lui et ses collaborateurs ont le devoir et l’obligation de soutenir cette 6<sup>ème</sup> Edition du <b>SILA</b>. Faisant l’apologie du livre, il dira que bien avant l’avènement des nouvelles technologies de l’informatique et de la communication, le livre est apparu comme l’élément essentiel de toutes les révolutions que le monde a connu. Pour lui, lire, c’est voyager, c’est vivre plusieurs vies, c’est rêver des choses d’ici et d’ailleurs. Citant André Maurois, écrivain français : « Rien n’est plus important pour l’humanité que de mettre à la disposition de tous le livre, instrument de dépassement, d’évasion et de découverte qui transforme à la lettre, la vie et accroît la valeur sociale de l’individu » ; il conclut par le message de son maire Amichia François qui a souhaité un agréable moment culturel à tous les participants. Après son allocution, Mr Lucien Agbia, Commissaire général du Salon, entama son discours. Ce manager pétri de talents et doté d’une solide réputation intellectuelle, dira que le <b>SILA</b> revient après une petite hibernation. Pour lui, le SILA se devait de consolider sa renaissance et rassurer ses partenaires et tous les amoureux du livre. A ses dires, le <b>SILA 2013</b> s’est voulu populaire en déménageant du quartier des affaires du plateau pour s’installer à Treichville, se rapprochant ainsi de la population au Parc des Sports de Treichville. A cette innovation s’ajoute la présence d’un pays Invité d’honneur en l’occurrence, le royaume du Maroc dont la délégation est conduit par le ministre de la culture, Mohamed Amin Sbihi. Il a en outre souhaité la bienvenue à toutes les délégations à savoir les Editions L’Harmattan du Burkina Faso, les Editions Belin et les Editions Jaguar de France, Mallory International Ltd de Grande-Bretagne, les Editions Nouveaux Horizons des Etats-Unis etc…

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Il s’est dit réjouit de cette 6<sup>ème</sup> Edition du <b>SILA</b> tout en félicitant le ministre de la culture et de la Francophonie de la Côte d’Ivoire, Mr Maurice Kouakou Bandaman, lui-même Grand Prix littéraire d’Afrique, pour sa détermination à faire du livre un élément important de la culture ivoirienne, l’un de ses principaux vecteurs. Soulignant au passage les chiffres <b>30 milliards de francs CFA</b> et <b>1500 </b>personnes, dont l’industrie du livre en Côte d’Ivoire pèse, faisant d’elle la plus importante de la sous-région ; il dira que le <b>SILA</b> ne pouvait ne pas se tenir. A cela s’ajoutent ses vifs remerciements au sponsor officiel NEI-CEDA Editions e Librairie de France Groupe pour leur soutien. Il a aussi salué l’engagement des membres du comité d’organisation et les journalistes sans oublier Tratafric Motors CI pour son soutien logistique. Quand au Directeur général de NEI-CEDA Editions, Mr Guy Lambin, son intervention a été pédagogique et interpellatrice. Il dira que le leadership de la Côte d’Ivoire dans le domaine de la promotion du livre n’est pas usurpé et la présence des grands écrivains africains d’expression française en est l’illustration parfaite. Il renchérit pour dire que le <b>SILA 2013</b> sera aussi l’occasion d’évoquer entre les spécialistes du domaine le fléau qui affecte gravement la profession. (la fraude et le piratage des documents). Il dira ensuite que sans l’implication des autorités, ils ne pourront lutter seuls contre ce mal qui affecte l’industrie du livre. C’est sur des notes d’espoir qu’il a souhaité un bon Salon aux uns et aux autres. C’est ainsi que le ministre marocain de la culture, Mohamed Amin Sbihi s’est dit très réjouit du choix porté sur le Maroc comme Invité d’honneur de ce Salon. A ses dires, le Maroc a une tradition et une expérience en matière de promotion du livre. Ce constat est visible grâce à la vitalité de l’industrie du livre au Maroc qui emploie des milliers de personnes. Cela a été possible suite à l’appui inestimable des autorités marocaines au secteur de l’édition. Il renchérit pour dire que ces expériences permettront aux uns et aux autres de s’enrichir mutuellement. En conclusion, il a souhaité un bon Salon à tout le monde.

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Quand à Maurice Kouakou Bandaman, ministre de la culture et de la Francophonie de la Côte d’Ivoire, il a d’abord remercié les autorités marocaines d’avoir accepté l’invitation des autorités ivoiriennes d’être l’invité d’honneur du SILA 2013. En outre, il dira qu’en matière de promotion du livre et de la lecture, l’expérience marocaine a été pédagogique pour lui du fait qu’il a eu à effectuer un voyage de stage au royaume chérifien dans le cadre du livre. Le ministre Bandaman renchérit pour dire qu’il n’ya aucune gêne à copier un modèle qui a réussit. Et le Maroc a réussit à imprégner sa marque dans le domaine de l’édition. Cependant, le ministre Bandaman, homme de lettres et écrivain de son état (<b>13 titres à son actif</b>), n’a pas hésité à dire que le livre est un outil indispensable au développement, à l’apprentissage et à la culture. Et le gouvernement de Côte d’Ivoire entend apporter tout son appui aux acteurs du secteur. Il renchérit pour dire que prendre part au <b>SILA</b>, c’est venir célébrer l’humanisme par le livre ; c’est venir à un puits inépuisable d’échanges et de connaissances. Le livre que célèbre le <b>SILA</b> est une arme efficace contre la haine et l’intolérance. Là où le livre et la littérature prospèrent, les fusils désespèrent et se taisent. Il assaisonne ses propos par l’implantation future de 2000 kiosques de distribution de livres à travers la Côte d’Ivoire. Ce qui signifie qu’il entend faire la Côte d’Ivoire la vitrine du livre en Afrique de l’Ouest. Pour y arriver, il a sollicité l’accompagnement de tout le monde. A sa suite, nous assistâmes à la remise des trophées honorifiques à certaines personnalités. La coupure du ruban par les officiels a permis la visite des stands. Nous étions le mardi 12 novembre 2013.

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Les jours suivants ont été riches en ateliers d’écriture et en débats très fructueux autour de la problématique du livre sous la houlette de l’Association des Ecrivains de Côte d’Ivoire (AECI). La population est massivement sortie pour venir visiter les stands et acheter des livres.

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La cérémonie de clôture a permis au Commissaire du Salon, Mr Lucien Agbia de remercier vivement la délégation marocaine ainsi que les autres participants. Dans le même sillage, le Directeur général de NEI-CEDA Editions dira que c’est le meilleur Salon que la Côte d’Ivoire ait organisé. La remise des diplômes de participation et des trophées a été un temps fort de cette cérémonie de clôture. A tout seigneur, tout honneur, c’est alors que le ministre Maurice Kouakou Bandaman, a vivement remercié tous les participants à ce Salon avec un air d’autosatisfaction. Il en est de même pour son homologue du Maroc.

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Ainsi les rideaux sont tombés sur cette 6<sup>ème</sup> Edition du <b>SILA 2013.</b>

Vivement la 7<sup>ème</sup> Edition !

<b>Mamadou Macalou</b>

<b>Envoyé spécial à Abidjan  </b>]]> </content:encoded>
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<title>Salon du livre à Treichville:  Les élèves à l’assaut du Palais des sports </title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/salon-du-livre-a-treichville-les-eleves-a-lassaut-du-palais-des-sports-182078.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Nov 2013 02:30:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div>

<strong><em>La seconde journée du Salon international du livre d’Abidjan au Palais des sports de Treichville a enregistré, hier, une forte participation des enfants qui ont pleinement profité de la journée qui leur était dédiée. </em></strong>

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Il fait son shopping comme un adulte. Chris Yohann Koné compte l’argent qui lui reste encore dans la main. Il a un billet de mille francs Cfa et deux billets de cinq cents francs. L’élève en classe de sixième à l’Institut sacré cœur d’Adjamé (Isca) vient d’acquérir deux bouquins à 2.000 F et 2.500 F sur le stand du Maroc, pays invité de la 6e édition du Salon international du livre d’Abidjan (Sila). «J’aime lire, c’est pourquoi j’ai acheté ‘’La légende et la vie’’», informe-t-il. Le livre est écrit par un auteur du royaume chérifien et le gamin est tombé sous son charme. Comme Yohann, de nombreux enfants ont effectué le déplacement du Palais des sports. Non pas pour pratiquer du sport, comme c’est le cas à côté, mais pour visiter les stands du salon du livre ; toucher, sentir et acheter des œuvres. «J’ai vu un enfant sortir 5.000 F pour acheter un livre. Je ne pense pas qu’il l’ait fait après instruction de quelqu’un. Les tout-petits posent beaucoup de questions et des questions intéressantes»,  remarque Faustin Toha, auteur de ‘’L’houphouëtisme en 100 citations’’. Sur le parking, onze cars et minicars de transport d’élèves de différentes écoles sont présents. On relève, entre autres, les Grou­pes scolaires (Gs) Les Phalènes, Les Pingouins. Sur le parquet du terrain de basket, au premier étage du ‘’Hall des sports’’ avant les box d’exposition, Fatou Kéita, auteure de plusieurs livres pour enfants lit quelques unes de ses productions. La salle est trop grande pour une telle séance et l’écoute est difficile. Les bambins semblent ne rien comprendre. Certains taquinent leurs copains. Les enseignantes qui les accompagnent les toisent. Mais, après quelques minutes de silence, ils reprennent le bavardage. «Avez-vous compris l’histoire ?», interroge l’écrivaine. Tous répondent en chœur oui. Elle décide de passer à la lecture d’‘’Une mamie très à la mode’’. Le stand des éditions Nei-Ceda est noir de monde. Ici, plusieurs livres pour enfants sur les étagères attirent les bouts de chou.  «Par rapport à l’année dernière, nous constatons qu’il y a plus d’engouement. Déjà que l’espace est assez grand pour recevoir beaucoup de personnes», apprécie Nadège Koffi, chargée de communication des Nei-Ceda. Elle pense que la commune de Treichville est plus proche du lectorat. François d’Assise N’Dah, auteur, que nous avons rencontré sur l’espace  réservé à l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire (Aeci) est convaincu que le livre est proche, cette année, des populations. Et en tant qu’écrivain qui a des livres utilisés dans le programme scolaire, il dit être doublement comblé. «Les enfants sont enthousiasmés.  Très souvent, ils sont étonnés de savoir que les auteurs qu’ils étudient sont vivants. Parce qu’on a le sentiment que tous les auteurs qu’on étudie sont morts», informe-t-il. Le secteur dédié au Maroc est tout aussi fréquenté. Yacine Retnani qui l’anime est débordé. La particularité de cet espace, ce sont les prix des bouquins. «Le livre permet d’ouvrir l’esprit, brise toutes les idées reçues et permet de forger sa foi personnelle», explique-t-il. Il représente dix éditeurs du royaume chérifien. Il propose une diversité de bouquins. «Les gens achètent beaucoup parce que nous n’avons pas changé de prix. Ils sont marqués derrière les œuvres. Ils vont de 1.500 F à 6.000 F pour les romans», tente-t-il de justifier la curiosité des visiteurs. Toutefois, le programme proposé ressemble un peu à celui de l’année dernière. «Ce sont les mêmes auteurs, les mêmes écrivains. Je pense qu’il faudrait opter pour une foire comme c’est le cas au Burkina», propose un auteur qui a gardé l’anonymat. Contrairement à cette idée, l’auteur venu de Yamoussoukro, d’Assise N’Dah observe que les animations sont plus vivantes cette année. Qu’à cela ne tienne, le Sila reste encore l’affaire de quelques amoureux du livre alors qu’il doit, à court terme, devenir un rendez-vous du donner et du recevoir à travers l’écriture.

</div>
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<b>(Source rumeurs d'abidjan.net)</b>]]> </content:encoded>
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<title>A la découverte des œuvres de l’écrivain Maurice Kouakou Bandaman, ministre ivoirien de la culture et de la Francophonie</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/a-la-decouverte-des-oeuvres-de-lecrivain-maurice-kouakou-bandaman-ministre-ivoirien-de-la-culture-et-de-la-francophonie-182075.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Nov 2013 01:58:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[1<b>-« Une femme pour une médaille »,</b> nouvelles, Abidjan, CEDA, 1986 (Premier Prix du concours littéraire CNOU-CEDA)

2<b>-« Le sang de la République »,</b> nouvelles, Abidjan, Inter Afrique-Presse, 1991

3<b>-« Le-fils-de-la-femme-mâle »</b>, conte romanesque, Paris, L’Harmattan, 1993 (Grand Prix littéraire de l’Afrique noire, 1993)

4<b>-« Portraits des siècles meurtris »,</b> (Anthologie de la poésie de Côte d’Ivoire), Collectif, Paris, Nouvelles du Sud, 1993

5<b>-« La bible et le fusil »</b>, roman, Abidjan, CEDA, 1997

6<b>-« L’amour est toujours ailleurs »,</b> roman, Abidjan, PUCI, 2000

7<b>-« Nouvelles chansons d’amour »,</b> poésie, Abidjan, PUCI, 2000

8<b>-« Au nom de la terre, suivi de la terre qui pleure »,</b> théâtre, Abidjan, PUCI 2000

9<b>-« Sikagnima, la fille aux larmes d’or »,</b> livre pour enfants, PUCI, 2000

10<b>-« Même au paradis on pleure quelques fois »,</b> roman, Abidjan, NEI, 2001

11<b>-« Côte d’Ivoire : Chronique d’une guerre annoncée »,</b> chronique journalistique, Abidjan, publiée en collaboration avec le quotidien 24 Heures, 2004

12<b>-« Le paradis français », </b>roman, Abidjan, NEI-CEDA, 2008

13<b>-« L’éternel amour »,</b> roman, Sésame Editions, Abidjan, 2011

Professeur de lettres, Maurice Kouakou Bandaman a été révélé au public en 1986 par « Une femme pour une médaille », alors qu’il était encore étudiant. Premier plus jeune lauréat du Grand Prix Littéraire de l’Afrique noire en 1993 avec son roman « Le-fils-de-la-femme-mâle », Maurice Kouakou Bandaman reste une des plumes fortes de la jeune génération des écrivains nés après les indépendances. Il concilie allègrement écriture et action politique, rêve d’humanisme, de justice et de liberté. Maire de la commune de Faabo depuis 2001, il a été PCA de la Radio Diffusion Télévision Ivoirienne (RTI) de 2004 à 2006, puis de la Poste de Côte d’Ivoire de 2008 à 2011. Depuis juin 2011, il est nommé ministre de la culture et de la Francophonie dans le premier gouvernement du président Alassane Ouattara.

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<b>SILA 2013</b>

<b>Ils ont dit</b> :

<b>«Prendre part au SILA, c’est venir célébrer l’humanisme par le livre ; c’est venir à un puits inépuisable d’échanges et de connaissances. Le livre que célèbre le SILA est une arme efficace contre la haine et l’intolérance. Là où le livre et la littérature prospèrent, les fusils désespèrent et se taisent ».</b> Maurice Kouakou Bandaman, ministre de la culture et de la Francophonie de la Côte d’Ivoire

<b>«  Le Maroc a une tradition et une expérience en matière de promotion du livre. Ce constat est visible grâce à la vitalité de l’industrie du livre au Maroc qui emploie des milliers de personnes. Cela a été possible suite à l’appui inestimable des autorités marocaines au secteur de l’édition ».</b> Mohamed Alim Sbihi, ministre de la culture du Maroc

<b>« Bien avant l’avènement des nouvelles technologies de l’informatique et de la communication, le livre est apparu comme l’élément essentiel de toutes les révolutions que le monde a connu. Lire, c’est voyager, c’est vivre plusieurs vies, c’est rêver des choses d’ici et d’ailleurs ». </b>

Ahissi Agovi Jérôme, le 1<sup>er</sup> Adjoint au Maire de Treichville

<b>« Le SILA revient après une petite hibernation. Oui, le SILA se devait de consolider sa renaissance et rassurer ses partenaires et tous les amoureux du livre. Et le SILA 2013 s’est voulu populaire en déménageant du quartier des affaires du plateau pour s’installer à Treichville, se rapprochant ainsi de la population ».</b> Lucien Agbia, Commissaire général du SILA 2013

<b>« Le leadership de la Côte d’Ivoire dans le domaine de la promotion du livre n’est pas usurpé et la présence des grands écrivains africains d’expression française en est l’illustration parfaite. Le SILA 2013 sera aussi l’occasion d’évoquer entre les spécialistes du domaine le fléau qui affecte gravement la profession ».</b> Guy Lambin, Directeur général NEI-CEDA Editions, Côte d’Ivoire

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<b>Les thèmes débattus lors du SILA 2013</b>

<b>« Les lettres marocaines à l’honneur »</b>

<b>« Ecrire en Afrique : nos livres ne sont-ils pas trop « sacrés » pour notre public ?»</b>

<b>« Ecrire des nouvelles et des romans »</b>

<b>« Afrique noire et Maghreb : un pont du livre à construire ? »</b>

<b>« Financement des systèmes de santé en Afrique »</b>

<b>« Faire grandir les liaisons d’édition : situation et perspectives »</b>

<b>« La diffusion du livre en Afrique : comment vaincre (enfin) les écueils ? »</b>

<b>« Le livre pour enfant et pour jeunesse : quelles stratégies de promotion ? »</b>

<b>« Faire vivre les bibliothèques aujourd’hui : stratégies pour une meilleure santé »</b>

<b>« Rencontrer mon premier éditeur »</b>

<b> </b>

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<b>La liste de certains écrivains célèbres ou auteurs africains et ivoiriens lors du SILA 2013</b>

Ken Bugul, écrivain sénégalais

Thierno Monenembo, écrivain guinéen

Mariama N’Doye, écrivain sénégalais, Prix ivoire 2012

Venance Konan, écrivain ivoirien

Tiburce Koffi, écrivain ivoirien

Véronique Tadjo, écrivain ivoirien

Isaïe Biton Koulibaly, écrivain ivoirien

Régina Yaou, écrivain ivoirien

Fatou Keïta, écrivain ivoirien

Abdellah Baida, critique marocain

Touria Ikbal, poétesse marocaine

Josué Guébo, écrivain ivoirien

Etty Macaire, critique ivoirien

François d’Assise N’Dah, romancier ivoirien

Robé Donatien, écrivain ivoirien

Fatou Cissé, écrivain ivoirien

Pélagie Miezan, écrivain ivoirien

Usher Alliman, écrivain ivoirien

N’guessan Konan Bertin, écrivain ivoirien

Foua Ernest de Saint-Sauveur

Michelle Tanon Lora]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Extraits : « Les Divinations du Renard »  La fortune du roi</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/extraits-les-divinations-du-renard-la-fortune-du-roi-177136.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Nov 2013 08:45:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i> </i></b>

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Les émissaires du roi portaient sur leur tête l'ennemi du roi bien fagoté et traversèrent bien de campagnes et villes malgré les intempéries. Ils voyagèrent souvent dans la chaleur moite de la nuit, souvent dans la fraicheur matinale, leurs pieds foulant la rosée. Un jour, chemin faisant, les hommes du roi eurent faim. En voyant des jujubiers chargés de fruits mûrs, ils déposèrent le jeune homme au bord de la route pour aller assouvir leur faim. Pendant qu'ils se régalaient de jujubes mûrs et appétissants, un berger peul guidant son bétail en transhumance trouva sur son chemin, le jeune homme bien ligoté qui se débattait dans sa peau de bœuf. Aussitôt, le jeune homme se mit à crier et à se débattre. -Non, non, je ne voudrais pas être leur roi. Je ne voudrais pas être le roi de qui que se soit et personne ne pourra me forcer à l'être, disait-il ! Le berger peul qui était intéressé par les propos désespérés du jeune homme en difficulté voulut en savoir davantage.

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&nbsp;

-Je me fous royalement de leur couronne. J'aimerais rester un simple citoyen, oui, un simple et honnête citoyen, s'écria-t-il ! Le berger à qui s'offrait l'opportunité d'être roi, se précipita à libérer le jeune homme et lui proposa d'être à sa place, ligoté et emballé, exactement comme il l'avait trouvé. Les émissaires du roi, après leur pause, transportèrent leurs charges et se dirigèrent vers la mer sans ne s'apercevoir de rien. Arrivés à destination, ils jetèrent le berger à la mer malgré ses protestations et ses cris de désolation. Le jeune homme téméraire après sa libération s'appropria tout le bétail que le berger peul gardait, et avec tous les animaux, retourna chez lui au village. Le lendemain, il remplit une calebasse de lait de ses vaches et l'offrit personnellement au roi. Il profita de l'occasion pour dire à ce dernier.

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-Voici mon bétail, cadeau que j'ai reçu de la mer. Elle me l'a offert en guise de viatique pour mon retour au village. Le roi ne croyait pas ses yeux. Il y avait là plusieurs milliers de bovidés qui étaient à la disposition de ce jeune homme qu'il avait puni et qui avait été jeté à la mer sous ses ordres. Il se dit intérieurement que si la mer pouvait donner tant de fortune à toute personne qu'on jette dans ses tréfonds, il aura lui aussi sa part de fortune. Abattez moi un bœuf séance tenante et qu'on me ligote exactement comme ce qu'on a fait à ce jeune homme, qu'on m'enroule dans la peau de ce bœuf qui sera abattu tout de suite et qu'on aille me jeter à la mer exactement comme ce qu'on a fait à ce jeune homme, ordonna le roi. On ligota le roi pour l'enrouler dans la peau de la bête fraichement abattue et dix solides émissaires allèrent le jeter à la mer qui l'engloutit définitivement. Le roi est mort, vive le roi !

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Les puissants, en plus de leur pouvoir ont toujours besoin de fortune qui peut les mener à leur perte.

<b> </b>

<b>2-5</b>

<b> </b>

<b>Publications</b>

<b>« Les contes du Togouna »</b>

Le magistrat Léon Niangaly, très passionné de lecture et de l'écriture, nous gratifie d'une autre publication basée sur les us et coutumes de son milieu d'origine. Il s'agit de <b>« Les contes du Togouna »</b>. Dans ce recueil de contes de 36 pages, publié par Imprim Color, l'auteur nous émerveille par des contes avec des leçons de morale qui éduquent plus d'un. De ce fait, dès la page 3 de l'ouvrage, Mr Niangaly tient à situer les lecteurs par ceci : « Togouna signifie littéralement <b>« hangar Mère »</b> : lieu de repos des hommes dans les villages dogons. Dans chaque village, chaque quartier dispose de son Togouna. Le Tougouna est également le lieu où l'on débat des problèmes politiques et sociaux. C'est aussi un temple de la culture. Aussi est-il normal qu'on y raconte des histoires, toutes sortes d'histoires...Les contes de cet ouvrage ont tous été recueillis au cours d'une veillée populaire à Koro, en 1979. Les conteurs Anaï Niangaly, Anoumoloum Niangaly et Keton Dama sont tous originaires de Koro. N'ayant pas suivi l'école moderne, les conteurs ont gardé leur authenticité basée sur la tradition orale. En 1981, pendant mon stage de magistrat à Tombouctou, j'ai commencé à transcrire ces contes en dogon phonétique dans des cahiers d'écolier que je garde encore. Je les ai traduits plu tard en français à Gourma-Rhaous où je servais comme juge de paix en 1992. Certaines modifications y ont été apportées pour les nécessités de l'édition, mais je n'ai jamais voulu m'écarter de la version jam-saye. J'avais voulu faire une édition bilingue français-jam-saye de ces contes. Mais, des raisons indépendantes de ma volonté ne m'ont pas permis de le faire. J'espère que d'autres le feront à ma place. Je souhaite que ces contes de mon village intéressent tous les enfants d'où qu'ils viennent ». Que c'est bien dit ! En parcourant l'ouvrage, nous nous rendons compte qu'il est composé de  11 contes dont Un voyage de gallinacés, Le forgeron, le bouc et hyène, Le lièvre, Le crocodile et le chien, Crime et Châtiment, La servante, Les aventures de l'oie noire, La tombe de la mère éléphant, Le lièvre maudit par Dieu, Un autre tour du lièvre, La monture de l'aïeul du lièvre, Hyène et l'âne. Dans tous ces contes, les leçons de morale se dégagent portant sur la reconnaissance, l'ingratitude, la cupidité, la trahison, la supercherie, la malédiction et tant d'autres. Pour l'illustration de nos propos, nous avons choisit un conte pour vous. (voir en bas de l'article)

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Il est à noter que l'auteur, Léon Niangaly est né en 1952 à Koro au pays dogon. Il a fait des études fondamentales à l'école de sa ville natale. Après les lycées de Badalabougou et de Markala pour les études secondaires de philosophie et de langues, il poursuit des études de sciences juridiques à l'École Nationale d'Administration de Bamako. Magistrat, il a servi comme juge ou procureur de la République dans diverses juridictions de son pays. Actuellement, il est conseiller à la Cour d'Appel de Bamako.

<b>Mamadou Macalou</b>

<b> </b>

<b> </b>

<b>Extraits : « Les contes du Togouna »</b>

<b> </b>

<b>Crime et châtiment</b>

Un jour, une tortue se promenant en brousse à la recherche de sa maigre pitance. Elle rencontra un singe qui lui dit : Ta promenade est fort intéressante. Elle te permet de prendre de l'air mais à moi qui ai faim, elle m'offre un bon repas. Aussi, le singe recommanda à la tortue de vive voix d'aller lui chercher sagement du feu avec lequel il la rôtirait pour en faire son repas. La tortue, toute tremblante, alla chercher du feu. Sur le chemin, elle rencontra un chien qui fut étonné de la voir si soucieuse. Compatissant à sa douleur, la tortue répondit au chien : - Je m'apprête à mourir ; le singe veut me manger. Il m'envoie chercher le feu avec lequel il va me faire rôtir. Je ne sais plus à quel saint me vouer ! Le chien fut révolté par la méchanceté du singe. Il voulait lui infliger un châtiment digne de sa cruauté. Il assura la tortue de sa volonté de la sauver. Dans ce dessein, il lui demanda seulement de le traîner par les pattes jusqu'au singe. Il feindrait d'être mort, ce que tout le monde croirait en le voyant ainsi tiré par la tortue. Comme convenu, la tortue prit le singe « mort » par les deux pattes arrière et le traîna en faisant beaucoup de bruit vers le singe. En voyant de loin le spectacle insolite du chien tiré par la tortue, le singe courut vers elle et lui demanda : - Que fais-tu avec cet animal dangereux ? - Il est mort ! C'est un chien mort que je t'amène, dit la tortue amusée par la terreur qu'elle lisait dans le regard du singe. - Tortue, c'est là un jeu dangereux que tu joues, car un chien, même mort, peut être méchant. Pourtant, le singe curieux voulait savoir si le chien était vraiment mort. Il lui semblait bien que c'était vrai, mais il restait toujours prudent. Il demanda à la tortue de lapider le cadavre du chien, de le rosser et de le passer à rudes épreuves. Ce qui fut fait. Et comme le chien ne remuait toujours pas, il fut enfin convaincu qu'il était mort. Alors, il s'approcha du cadre du chien, monta dessus, le tapa, dansa sur lui et, victorieux, dit : -Jamais mon grand-père n'a tué un chien ! Mon père ne l'a jamais fait non plus. Mais aujourd'hui, un chien est ma victime ! Oui j'ai tué un chien et j'en suis fier ! Comme le singe dansait sur le poitrail du chien, celui-ci le renversa brutalement et le singe fut écartelé.

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La justice condamne la force brutale. Elle protège les faibles des forts, les pauvres des riches.

<b> </b>

<b> </b>

<b>Gestion électronique des bibliothèques et centres de documentation</b>

<b>L'AUF apporte sa touche</b>

<b> </b>

Avec le développement croissant des nouvelles technologies de l'information et de la communication et leurs utilisations indéniables, les responsables du Campus Numérique Francophone de Bamako sous la houlette de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), ont initié une série de formation au profit des bibliothécaires, documentalistes, enseignants, chercheurs et étudiants de certaines facultés de la place. Ils étaient près d'une vingtaine de participants à prendre part à un atelier de formation sur la gestion électronique de l'information documentaire à l'aide du logiciel libre B, en système intégré de gestion de bibliothèques. C'était du 21 au 25 octobre 2013 au Campus Numérique Francophone de Bamako (CNF B) sise à la faculté des sciences et techniques.

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Cinq jours durant, les participants ont successivement exploré les différents modules  aux fins d' une meilleure gestion de leurs  fonds documentaires.

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Cet atelier, animé par M. Horatio Quadjovie  et Mme Aminata Sakho DEME, respectivement des Campus numériques francophones du Togo et de Dakar, a été fort bien apprécié.

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Les participants ont à l'unanimité salué initiative tout en souhaitant bénéficier d'autres formations  leur permettre d'être au diapason de l'évolution des technologies.

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Pour leur part, ils ont promis de mettre en pratiques les compétences acquises pour le bien collectif. Un vœu et plaidoyer donc à l'endroit de leurs autorités  qui pour les avoir désigné à prendre part à cet atelier, ont ainsi donné un signal fort de leur volonté d'aider au développement des bibliothèques et centres de documentation dans leurs établissements respectifs.

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Le Responsable du Campus numérique  de Bamako,M. Michel NAMAR  dans le même esprit a remercié les participants pour leur assiduité et leur volonté manifeste d'apprendre qui a été pour beaucoup dans le succès de cet atelier et à  travers eux leurs Hiérarchie. Selon lui, cet atelier s'inscrit dans la continuité des actions que l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), à travers le Campus Numérique de Bamako, a toujours et va continuer à mener au profit des acteurs des établissements d'enseignement supérieur au Mali.

Dans la foulée, il annoncera que cet atelier sera suivi de bien d'autres d'ici la fin de l'année dont l'atelier en numérisation de fonds d'archives au profit des agents de l'Institut Ahmed Baba de Tombouctou. Dans son propos, M. le Recteur Macki Samaké, après avoir félicité et encouragé  les participants, a surtout salué cette initiative de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) à travers son Campus Numérique. Il a par ailleurs assuré les participants de la volonté des autorités à aider au développement des bibliothèques dans leurs établissements respectifs.

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Le Directeur de l'Institut Universitaire et des Technologies,  a quant à lui souhaité voir ajouté au programme  ce module de gestion électronique de l'information documentaire; et cela suite à la pertinence de l'exposé des formateurs  et surtout les possibilités qu'offre le logiciel PMB.

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La cérémonie de remise d'attestations  a été co-présidée par les Recteurs  Macki Samaké et  Samba Diallo , respectivement Recteur de l'Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB)et de l'Université des Sciences sociales et de Gestion de Bamako (USSGB). C'était également en présence du Vice Doyen de la Faculté des Sciences et du Directeur de l'Institut Universitaire de Technologie.

<b>Mamadou Macalou</b>

<b>.</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title> L&amp;apos;écriture au prétoire : Les œuvres d&amp;apos;un magistrat à l&amp;apos;honneur</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/lecriture-au-pretoire-les-oeuvres-dun-magistrat-a-lhonneur-177132.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Nov 2013 06:23:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_177134" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-177134" alt="Léon Niangaly" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/Leon.jpg" width="300" height="427" /> Léon Niangaly[/caption]

<b><i>Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de développement au Mali, nous nous sommes intéressés aux œuvres du magistrat Léon Niangaly, conseiller à la Cour d'Appel de Bamako. Ce natif de Koro (cercle de Bandiagara) a commencé à tremper la plume dans l'encre dès sa tendre enfance. Très passionné de lecture et imprégné des us et coutumes de son terroir, il finit par accoucher ses premiers vers pour ensuite s'adonner à l'écriture des contes de son milieu d'origine. Inspiré par le Togouna (Lieu de rencontre chez les dogons), il est parvenu à faire quatre publications. Parmi ses publications, il y a le recueil de poèmes « Chant pour chant », « Peu importe le chant », « Les contes du Togouna », « Les divinations du renard ». </i></b>

&nbsp;

Dans notre critique de ses œuvres, nous allons d'abord éplucher <b>« Chant pour chant »</b> Ce recueil de poèmes de 74 pages, édité aux éditions Jamana en 1994, marque ses premiers pas dans l'univers des écrivains. Dans ce recueil, Léon Niangaly trouve son inspiration chez la femme qui donne la vie et la lumière.

&nbsp;

&nbsp;

La préface faite par Titia Singaré, homme de lettres permet de camper le décors. Celui-ci dira à la page 6 ceci : « Cela dit, un mot, un seul mot caractérise le recueil <b>« Chant pour chant »</b> : originalité. En effet, le texte de Niangaly se démarque nettement de ce à quoi les livraisons poétiques des jeunes poètes négro-africains nous ont habitué : l'engagement qui finit par étouffer l'art, le message qui l'emporte sur l'impression. Ici, rien de cela. Certes, Niangaly ne fait pas de <b>« l'art pour l'art »</b>. Il sait que l'une des fonctions du poème est d'exprimer les aspirations du poète comme le donnent à constater ces vers qui terminent le poème Chant d'extase :

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&nbsp;

<b>Je veux un passage de greniers</b>

<b> </b>

<b>Traversé de paroles arborées</b>

<b> </b>

<b>Rire de ma flore à toute faune repue.</b>

&nbsp;

&nbsp;

Mais, par-delà l'engagement, c'est l'art qu'il privilégie sachant que l'engagement ne peut convaincre que sous-tendu par la puissance suggestive et la musique des mots. Le poème tire sa pertinence et sa pérennité, moins de ce qui est dit que de la manière de la dire ; d'où le vœu du poète, à la fin de la pièce :

<b> </b>

<b>Chant mémorable</b>

<b> </b>

<b>Que ma ritournelle</b>

<b> </b>

<b> </b>

<b>Ne soit une cavatine</b>

<b> </b>

<b> </b>

<b>Mais chant de délire de foule</b>

<b> </b>

<b>Clamé par l'aurore.</b>

En définitive, l'originalité de <b>« Chant pour chant »</b> résulte de trois facteurs : la spontanéité, la simplicité et la sincérité. Niangaly ne commence pas par se fixer un objectif à atteindre se situant hors de poésie. Il ne s'impose pas de corset, ne privilégie pas tel thème au détriment de tel autre. Modeste, il ne se veut ni <b>« prophète », ni « mage », ni « démiurge » encore moins « rêveur sacré ».</b> En définitive, par-delà les thèmes, Léon Niangaly apporte un souffle nouveau à la poésie malienne. Les préoccupations de la cité ne lui sont pas étrangères, mais, dès son premier recueil, il a compris un chose : « l'art n'est d'aucun parti », il se suffit à lui-même... ». Ensuite, l'étude de l'ouvrage nous révèle qu'il est composé de <b>65 poèmes</b> traitant les gloires et les déboires de l'homme, la femme et ses vertus, le ciel et la terre et bien d'autres réalités du Seno (terroir dogon). La remarque pertinente qui se dégage   aussi dans <b>« Chant pour chant »</b>, est cet attachement de l'auteur à son milieu d'origine qui l'a tant émerveillé. <b>« Chant pour chant »</b> est non seulement une source d'inspiration mais aussi le retour à la source pour ne pas s'égarer. Du coup, l'auteur nous rappelle la fameuse citation du philosophe grec Socrate : « Connais-toi toi-même, tu sauras la vérité ». De ce fait, nous invitons les uns et les autres à lire <b>« Chant pour chant »</b> pour satisfaire leur curiosité intellectuelle. Il est à noter que l'auteur, Léon Niangaly est né en 1952 à Koro au pays dogon. Il a fait des études fondamentales à l'école de sa ville natale. Après les lycées de Badalabougou et de Markala pour les études secondaires de philosophie et de langues, il poursuit des études de sciences juridiques à l'École Nationale d'Administration de Bamako. Magistrat, il a servi comme juge ou procureur de la République dans diverses juridictions de son pays. Actuellement, il est conseiller à la Cour d'Appel de Bamako.

<b>Mamadou Macalou</b>

<b>Extraits : « Chant pour chant »</b>

<b> </b>

<b>Femme, terre, amour, mère</b>

Femme

J'ai humé ta sueur chaude

Senti la saveur de tes seins de termitières

dans un lit d'hivernage

drapée d'herbes hautes et d'épis de gloire

femme désirée par-delà les tabous des

saisons

Femme, rêver un jour et te dévoiler mes

instincts

inceste, amour ou désir maternel

au point de mon extase

Terre, j'ai joui à ton chevet

&nbsp;

éjaculant mes mots dans ta vulve

de prairie

&nbsp;

tes lèvres gonflées d'eaux douces

dans tous tes fantasmes

&nbsp;

ton murmure, tes cris et tes soupirs

au bout de ma virilité

&nbsp;

Femme, un soleil d'inceste

&nbsp;

m'étreint les reins

&nbsp;

Quel philtre utiliserai-je

&nbsp;

pour mes désirs nus

J'ai besoin ce jour de partager ton alcôve

&nbsp;

Dans quel lit le ferai-je

pour combler une saison ?

<b> </b>

<b> </b>

<b>Le Chant des chameliers</b>

Un chant des chameliers

&nbsp;

M'élit une oasis

&nbsp;

Où germent des palmiers

Germeront des sourires

&nbsp;

Des visages ensablés

&nbsp;

Comme plate-bandes au soleil

&nbsp;

Lustres de nos mémoires

&nbsp;

Un chant des caravaniers

&nbsp;

Me hisse sur un méhari

&nbsp;

De Tombouctou à Araouane

&nbsp;

J'irai à Sidjilmassa

&nbsp;

Par la Route des Chars

Comme un chemin de Damas

&nbsp;

Sur la Route des Chars

&nbsp;

De Tombouctou à Araouane

&nbsp;

J'ai lu un parchemin

Tous les risques du désert

&nbsp;

Les sévices des chansons

&nbsp;

<b>Quelle bataille ?</b>

&nbsp;

(A Abdrahamane Dama)

&nbsp;

Je mors la terre vierge

&nbsp;

pulpe de mangue verte

&nbsp;

mais je crains encore

&nbsp;

la colique des champs

&nbsp;

des fruits non mûrs

de mes vertes années

&nbsp;

&nbsp;

Mes pouls battent

&nbsp;

au rythme des saisons

&nbsp;

les chutes de Gouina

&nbsp;

Quelles idées vagues

&nbsp;

me surplombent en pentes abruptes

&nbsp;

Collines de Sangha

&nbsp;

ne pouvant m'abriter

&nbsp;

Mon cœur lance des flèches

&nbsp;

fatales pour Soumangourou

&nbsp;

Quelle bataille de Kirina

&nbsp;

Laquelle de Tondibi

&nbsp;

font ruer vers moi

des buffles de milles saisons !

&nbsp;

&nbsp;

<b>Poèmes</b>

<b>« Peu importe le chant » suivi de « Poèmes pour Ina »</b>

L'ancien premier ministre du Mali, Modibo Keïta a dit que la lecture est un investissement pour l'équilibre futur. Il ne faut jamais laisser le cerveau se rouiller ». Cette pensée se situe en droite ligne des idéaux du magistrat Léon Niangaly. Ce juriste chevronné, amoureux des belles lettres, continue d'émerveiller ses lecteurs. A chaque fois qu'il se retranche, il ressort requinqué avec des manuscrits de hautes factures. Dans son recueil de poèmes, <b>« Peu importe le chant » suivi de « Poème pour Ina »</b>, un ouvrage de 57 pages, publié aux éditions Edilivres.com en France, Mr Niangaly nous gratifie d'un long chant fait d'espoir et d'inquiétude. Il chante à la manière des aèdes de son terroir, ses amours, ses angoisses, ses inquiétudes, son devenir, ainsi que celui de ses proches. Il évoque certains évènements douloureux qui se sont déroulés dans son pays et dont il a été un témoin oculaire, tant en espérant un avenir radieux. Quand aux <b>« Poèmes pour Ina »,</b> ils sont destinés à l'une de ses filles. Cette dernière porte le prénom de sa grand-mère.

&nbsp;

Cependant, dans <b>« Peu importe le chant », </b>l'auteur a écrit un long poème de la page 9 à la page 39. Écrit dans une aisance totale avec les tournures de la langue de Molière, <b>« Peu importe le chant »</b>, est l'envolée lyrique vers d'autres destinations. Sitôt un vers finit, l'auteur nous épate avec d'autres vers. Tan disque que <b>« Poèmes pour Ina »,</b> il rend hommage à sa mère. De ce fait, l'étude de <b>« Poèmes pour Ina »</b> nous révèle que c'est une compilation de 19 poèmes commençant à partir de la page 39 jusqu'à la page 57. Ces poèmes sont entre autres : Oiseaux de chant, Voleur de poule, Margouillat, Pour Ina, Temps du Seno, Chat et Souris, Nuit noire, Au premier chant du coq, Agneau et pigeon, Ronde des mots, Pauvreté, Rêve d'enfant, Hyène Bergère, Ministres et Ministrables, Fille aux yeux verts, Fille de sept saisons, Lopin de terre, Meilleure saison, Épervier et écureuil. A ce niveau, l'auteur très pétri des us et coutumes de son Seno natal (terroir dogon), peint certaines réalités et pans culturels du milieu dogon. Sur ce, le moins qu'on puisse dire, c'est que l'auteur Léon Niangaly n'est pas aller puiser ailleurs. Il a seulement puisé dans les eaux dormantes de son Seno natal (terroir dogon) pour ensuite jeter l'eau puisée à la face du monde. Souhaitons que ces poèmes servent de source d'inspiration pour beaucoup de personnes.

&nbsp;

&nbsp;

Il est à noter que l'auteur, Léon Niangaly est né en 1952 à Koro au pays dogon. Il a fait des études fondamentales à l'école de sa ville natale. Après les lycées de Badalabougou et de Markala pour les études secondaires de philosophie et de langues, il poursuit des études de sciences juridiques à l'École Nationale d'Administration de Bamako. Magistrat, il a servi comme juge ou procureur de la République dans diverses juridictions de son pays. Actuellement, il est conseiller à la Cour d'Appel de Bamako.

<b>Mamadou Macalou</b>

<b> </b>

<b>Extraits : « Peu importe le chant » </b>

Les signes du chant,

comment entonner

la chanson,

quand la nuit est noire

de mots rares,

et nos Dieux Lares,

éclatent en sanglots,

devant nos jours

sans fards ?

&nbsp;

Les signes du chant,

jamais le temps,

ne fut plus austère,

jamais le vent,

ne fut plus violent,

la parole en flambeaux,

les mots en lambeaux,

le sang en ruisseau,

au seuil de ce voyage

qui mène aux bourgoutières.

&nbsp;

Temps,

je suis sourd à ton chant,

vent,

je rumine tes rumeurs,

qui préludent à un voyage,

mon viatique, mon chemin de parcours

me viendront-ils de l'amante,

la fille de Inakounder

à la peau couleur de sable ?

&nbsp;

<b>Extraits: « Poèmes pour INa »</b>

&nbsp;

<b>Pour Ina</b>

Sais-tu le temps qu'il fait

Maman de tous mes chants ?

Veux-tu l'orage de mes mots

Ou leur beau temps de mensonges ?

&nbsp;

Le soleil luit

Quand viendra la lune

Je compterais pour toi

Les étoiles du firmament

Maman de tous mes mots !

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

<b>Temps du Seno</b>

Il y a les vents du Seno

Il y a les temps du Gondo

Nous ballottons au gré du vent

Et grelottons du temps qu'il fait

&nbsp;

Il n'y pas que nous-mêmes

Il n' y a pas que les nôtres

Qui à l'instar des jours qui passent

Doutent du parcours des ans

&nbsp;

&nbsp;

<b>Ministres et Ministrables</b>

Ministres et Ministrables

Vont vers les prébendes

A Koulouba Abidjan Cotonou

Irons-nous vers d'autres cieux

Nous les laissés pour compte ?

&nbsp;

Nous irons sur leur plate-bandes

Semer les rancœurs de nos ans

Nous irons crier sur tous les toits

Notre trop plein d'espérance

Pour la survivance des saisons

&nbsp;

&nbsp;

<b>Lopin de terre</b>

Pour un lopin de terre

Qui se dessèche au vent

Ils se pourfendent aux champs

Tous les chefs de terre

Les seigneurs de la guerre

Nous laissant sans abri

Et au gré du mauvais temps.

&nbsp;

&nbsp;

<b> </b>

<b> </b>

<b> </b>

<b> </b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Arts et culture :  Plaidoyer pour une culture du tourisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/arts-et-culture-plaidoyer-pour-une-culture-du-tourisme-177130.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2013 08:21:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Au retour d’un voyage dans les lointains pays asiatiques, on ne peut que se sentir heureux d’avoir été si loin découvrir des hommes et des cultures, mais on est en même frustré. On est frustré de voir qu’à égale richesse, nous ne parvenons pas à assurer un égal gain en matière de tourisme. Tout ce qui fait la fierté de ces grands pays en matière de tourisme, existe chez nous et souvent en meilleure qualité. Cependant nous n’arrivons pas à exploiter efficacement notre richesse touristique comme en font des pays comme l’Inde ou la Chine. </i></b>

<i> </i>

&nbsp;

'État indien par exemple, a su créer une culture du tourisme chez l’indien. Le jeune indien, dès à bas âge, commence à visiter les sites et monuments en compagnie soit des parents soit de ses maitres. Il grandit avec cette culture de découverte qui, indirectement l’inculpe une passion et une profonde connaissance de son pays. L’habitude ainsi créée, devient une seconde nature qui sera inéluctablement transmise aux enfants, générations après générations. A y voir de près, on remarque qu’au-delà de l’aspect purement ludique de ces visites, il y a tout une économie qui est mise en place au bénéfice du pays principalement. Les frais d’entrée énormes constituent un pactole considérable qui sert non seulement à entretenir les sites et monuments mais à assurer aussi la rémunération des agents travaillant dans le secteur. Il n’est pas exclu que des excédents soient générés au profit des caisses de l'État. Ainsi le tourisme, à travers bien sûr les sites et monuments, devient un secteur économique à part entière.

&nbsp;

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Les sites qu’on fait découvrir aux étrangers pour les épater ne sont pas plus ou moins symboliques que les nôtres. Voyageurs maliens, on exulte devant des sites comme Taj Mahal, la Grande Muraille, mais on oublie que chez nous aussi au Mali, nous avons des sites de portée plus grande. Nous avons notre Tata de Sikasso, nous avons notre <i>Kaabablon</i>, nous avons notre Tapama Djenepo, nous avons notre Yaara, nous avons notre Sankoré, nous avons notre Dune rose de Koïma, nous avons nos Essouk..., tous ceux-ci sont des hauts lieux de culture, d’histoire, d’homme et de fait que nous pourrons élever au plus rang touristique. Nous pouvons en faire des piliers d’une économique culturelle et touristique juteuse. Nous pouvons en faire des sites et monuments que le monde entier viendra visiter et s’en émerveiller. Mais à condition que nous prenions conscience de leur importance et de la richesse qui est liée à leur professionnelle exploitation. A condition que nous aimions d’abord notre pays !

<b> </b>

<b>Madiara Koné</b>

<b>Directrice de Maligouvernance</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La connaissance de l’autruche et du dromadaire et leurs approches économiques  Dr Nakani Diallo nous en parle</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/la-connaissance-de-lautruche-et-du-dromadaire-et-leurs-approches-economiques-dr-nakani-diallo-nous-en-parle-168275.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Sep 2013 10:07:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>1ère partie :</b>

<b>  L’AUTRUCHE</b>

<b>Chapitre I : CONNAISSANCE DE L’AUTRUCHE</b>

L’autruche est le plus grand  oiseau du monde de la période contemporaine. Elle mesure en moyenne 1,90 m  avec un poids moyen de 130 kg pour les femelles ; à 2,50 m avec un poids moyen  170 kg pour les mâles. Son espérance de vie est d’environ 50 ans en milieu naturel à causes des prédateurs notamment l’homme et les aléas climatiques et (70 ans en captivité où toutes les conditions alimentaires et sanitaires sont remplies). L’autruche comme tous les autres ratites ne sont pas des oiseaux adaptés au vol à cause de leurs ailes normalement constituées mais très courtes.

Cependant, ceux sont de grands coureurs. La faculté de voler a été remplacée par la puissance des pattes, qui lui permet de courir aussi vite que des mammifères.

Les autruches sont très rapides et endurantes. Ainsi, elles peuvent courir à la vitesse de 50 km/h pendant une demi-heure et peuvent souvent atteindre près de 100 km/h sur de courtes distances. L’autruche peut sauter 1,50 mètre de hauteur et 4 mètres de longueur.

L’autruche existait au Mali notamment au nord,  à Ségou, dans la Faya, et vers Kita. Elle a disparue à cause de la chasse abusive. Le dernier spécimen a été vu dans la bande sahélo-saharienne vers 1950 et depuis plus rien jusqu’à la réintroduction de l’espèce en 2005 par Mr Mamadou Sinsi Coulibaly. Qui les élève en intensification dans sa ferme à Baguinéda et va très bientôt procéder à des lâchers dans les forêts classées et dans les réserves de faune et flore en accord avec le ministère de l’environnement.

La reproduction

De 0 à 10 mois, la couleur du plumage est la même chez le mâle que chez la femelle. C’est à partir d’un an que le  dimorphisme sexuel commence à s’exprimé par la différenciation de couleur du plumage : le mâle possède un plumage noir tandis que la femelle a un plumage brun terne.

La puberté est atteinte vers trois à quatre ans chez la femelle et quatre à cinq ans chez le mâle.

En début de saison de reproduction (de septembre à février), le mâle agressif, quitte le troupeau avec trois ou quatre femelles qui constitue son harem. La femelle commence à déposer un œuf tous les deux jours, cinq à quinze jours après l’accouplement et la période de ponte dure 2 à 3 mois. Plusieurs femelles pondent dans le même nid 25 à 35 œufs chacune. Environ deux semaines se passent entre la fin de la ponte et le début de la couvaison, qui dure en moyenne 41 jours ; elle est assurée par la femelle dominante le jour et par le mâle la nuit. Si les œufs sont retirés du nid, les femelles continuent à pondre plus longtemps. Une production de 60 à 80 œufs par femelle et par saison est fréquente. Compte tenu du taux de fertilité de 50 % et d'un taux d'éclosion de 70 %, environ,  on peut espérer obtenir 25 à 35 poussins par femelle et par saison.

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<b>L'alimentation </b>

<b>Les autruches sont essentiellement herbivores et granivores. </b>

Jusqu'à deux mois d’âge, l'alimentation est délicate et nécessite une attention constante. Les oiseaux naissent avec une réserve de vitellus qui dure sept à dix jours. Pendant cette période, ils doivent subir un apprentissage pour se nourrir et boire avant dix jours, faute de quoi ils meurent. Ce n'est pas toujours facile, mais plusieurs méthodes existent pour résoudre le problème: l'adoption, l'apanage manuel.

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L’alimentation de l’autruche est constituée à 70% par les plantes, de préférences les plantes molles et aquatiques gorgées d’eau comme la Jacinthe  d’eau douce et le Nénuphars. Cependant, d’autres plantes telles que la salade, les feuilles d’oignon sont très appréciés. Pendant les périodes défavorables à la récolte de ces plantes, on peut utiliser l’andropogon ou d’autres fourrages verts ; mais c’est très nécessaire de les découper en petit morceau pour faciliter la digestion.

Actuellement nous disposons d’une machine qui broie 2 tonnes de fourrage par heure. Ceci rend encore plus facile la digestion des végétaux et une assimilation rapide des nutriments. Et grâce à cette mécanisation, nous constatons un impact positif sur la croissance des autruchons.

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En plus des végétaux, on donne également du concentré composé de maïs, de son de blé, de son de fonio, de la farine basse de riz, du sorgho et du petit mil, des tourteaux de coton, d’arachide et de soja.

3. Besoin en eau

L'autruche a un grand besoin en eau. Quand elle n'en trouve pas, elle se rabat sur des plantes molles et juteuses et sur des fruits. Mais, dès qu'elle aperçoit un point d'eau, elle le rejoint rapidement et boit abondamment. Pour les autruchons, c'est même une nécessité impérieuse d’avoir constamment de l’eau à leur disposition. Quand cela est possible, l'autruche boit chaque heure une grande quantité.

L’autruche adulte boit environ 5 à 10 litres d’eau par jour selon la saison.

Mais elle ne se baigne jamais, préférant les bains de poussière, qui lui servent à compenser son absence de glande uropygienne. Cette glande, située à la base du croupion de la plupart des oiseaux, sécrète une substance huileuse, le sébum, qui, étalée sur le plumage à l'aide du bec, imperméabilise les plumes. Dans le cas de l'autruche, la poussière agit comme un substitut partiel du sébum.

Dans les conditions de captivité, la distribution d’eau à volonté est très importante.

III. Les maladies

* Indigestion des corps étrangers :

L'ingestion de corps étrangers est commune chez l'autruche. Elle peut avaler tout ce qu’elle trouve sur son chemin : clous, vis, écrous, perles, morceaux de bois etc. ce qui peut souvent déboucher sur des troubles digestifs (obstruction, entérite, péritonite, perforation du proventricule ou du gésier). Le diagnostic d'une obstruction de l’estomac peut se faire par palpation ou par radiographie. Le traitement est souvent peu efficace, mais un diagnostic précoce du problème peut permettre une chirurgie extractive du corps étranger.

* Le stress :

L’autruche est très sensible aux bruits discontinus, elle court dans tous les sens et se heurte contre les objets ce qui est l’origine des fractures et des ruptures de ligament du pied.

L'autruche est également sensible aux variations de températures. Elle n’a pas de glande uropygienne qui sécrète des substances rendant imperméables les plumes des oiseaux. Sous la pluie, les plumes sont saturées d’eau, ce qui représente un risque de refroidissement. Son plumage ne favorise pas non plus une bonne isolation thermique. Ainsi les autruchons mouillés sont très sensibles au froid, surtout les plus jeunes qui meurent souvent par refroidissement.

Elle est aussi sensible aux coups de chaleur, facilement détectables par une respiration agitée, l'ouverture des ailes et l'érection des plumes. Dans ces conditions l'aspersion avec de l'eau fraîche est une façon efficace pour les soulager.

*Les maladies infectieuses :

- Colibacilloses

- Salmonelloses

- Aspergillose

- Maladie de Newcastle

-Bronchite infectieuse

-Parasitoses internes et externes

La ferme Kledou respecte un programme de prophylaxie contre les maladies de Newcastle et la bronchite infectieuse compte tenu du contexte épidémiologique de ces maladies chez les volailles dans la zone périurbaine de Bamako.

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<b>Chapitre II : L’ASPECT ECONNOMIQUE DE L’ELEVAGE DE L’AUTRUCHE</b>

Depuis plus d’une dizaine d’année les élevages industriels de l’autruche se multiplient à travers le monde et est aujourd’hui considéré comme un des projets agricoles les plus rentables.  On les appelle souvent les « fermes de l’avenir » en raison de la grande variété de leurs produits (œuf, viande, huile cuir et plumes), de leur efficacité de production et de reproduction et de leur rentabilité potentielle élevée. Ainsi, pour mieux comprendre cette rentabilité, une étude comparative sera effectuée avec d’autres animaux de rentes comme le bovin.

Productions d’une autruche comparée à la production d’une vache par an :

* Une autruche en élevage moderne  pont entre 60 et 80 œufs  par an avec un taux d’éclosion de 50 à 70 % soit une production moyenne de 42 autruchons par an. Avec un taux de mortalité des autruchons estimé à 10%, nous aurons environs 35 autruches d’un an.

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A la vente sur pied, une autruche d’un an est estimé à environ 500.000 FCFA soit 17.500.000FCFA pour les 35 autruches

Le coût de l’entretien : alimentation, frais vétérinaire, et autres est estimé à 200.000FCFA par sujet et par an soit environ 7.000.000CFA

Le bénéfice estimé est environ : 17.500.000 – 7.000.000 = 10.500.000FCFA/an

*Une vache bonne productrice au Mali produit environ 8 litres de lait par jour pendant 7 mois soit  1680 litres de lait par lactation avec un veau par an.

Le prix du lait frais est de 500 FCFA soit 1680 x 500 = 840.000FCFA et la vente de veau d’un de meilleure qualité est estimé à 250.000FCFA. Donc en terme monétaire, un vache apporte environ 840.000 + 250.000 = 1.090.000 FCFA. Son entretien c’est-à-dire l’alimentation les médications et autres frais est estimé à 279.000 FCFA.

Ainsi nous pouvons dire qu’en terme monétaire une vache apporte 1.090.000 – 279.000 =  811.000 FCFA/an

2. La production de viande :

La viande de l’autruche est très appréciée car elle n’est pas grasse contrairement à celle des autres oiseaux, ne contient presque pas de cholestérol comparativement à la viande bovine et ovine. L’aspect de la viande d’autruche est rouge comme celui du bœuf et des petits ruminants mais elle est très tendre et facile à cuire. Sur le plan diététique, c’est une viande précieuse car elle ne contient que 0.03% de matière grasse. Elle contient :

Un taux de protéine élevé (22%) ;   un très faible taux de cholestérol ; 96% des acides gras omégas ce qui lui confère ces propriétés anti-cancérigènes. En somme c’est la viande idéale  pour les régimes diététique.

Comparaison de l’élevage d’autruche chair à l’embouche bovine :

*Pour la production de viande : A 18 mois, l’autruche atteint son poids adulte c’est-à-dire entre 130 et 180 kg de poids vif. Le rendement en carcasse de l’autruche varie entre 83 et 88% ainsi si on prend un poids vif moyen de 150 kg on obtient environ 128 kg de carcasse et le kg de la viande coute 10.000FCFA soit environ 1.280.000 FCFA pour une carcasse entière d’autruche. En achetant une autruche d’un an à 500.000F + 270.000F pour l’entretien on génère un bénéfice de 1.280.000 – 770.000 = 510.000F

*Le bovins atteint son poids adulte à trois ans c’est-à-dire entre 250 et 400 kg de poids vif avec un rendement carcasse de 48 à 54 % selon la race. Ainsi avec un poids moyen de 300 kg nous avons environ 153 kg et le kg coûte 2000 F soit 306.000 FCFA pour un coût de production initial de 175.000F pour l’achat du bovin maigre et 50.000F pour son entretien pendant 3 mois soit un bénéfice générée de 306.000F – 225.000F = 81.000 en trois mois. Alors on suppose 4 productions dans l’année soit un bénéfice annuel de 81.000 x 4 =324000F par an.

Valeur économique des sous-produits de l’élevage d’autruche:

1.            Les œufs :

Comme indiqué dans le précèdent chapitre, tous les œufs pondus ne sont pas fécondés. Après le mirage, tous les œufs infertiles sont retirés du couvoir et sont destinés à la consommation. En effet le contenu de l’œuf est délicatement extrait et la coquille est utilisée pour des décorations artisanales

L’œuf d’autruche est très recherché à cause de sa très grande utilité dans la religion musulmane et aussi dans l’artisanat. Depuis l’hégire du Prophète Mahomet (PSL) l’œuf d’autruche est utilisé pour être posé sur les minarets des mosquées, il peut résister plus de 100 ans contre toutes les intempéries. De nos jours c’est un produit convoité par l’artisanat pour de fins de décoration.

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*La peau :  La peau de l’autruche donne les meilleurs cuirs du monde très apprécié dans les usines de fabrication de voiture de luxe et dans les maroquineries de haut standing pour la fabrication des sacs à mains, des ceintures, des portes monnaies, des porte-clés etc.

La valeur marchande du cuir d’autruche dépend de la finesse du tannage. Ainsi le prix d’un cuir bien tanné d’autruche adulte  coute environ 260.000 F CFA le m²

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*Plumes et plumeaux d’autruche :

Les plumes d’autruches très appréciées dans les hautes coutures et surtout aux différents carnavals.

Cependant la vente de plume n’est pas encore envisagée dans la ferme mais on les réserve aux écoliers qui viennent en visite dans la ferme et font souvent des séances de coloriage avec. Beaucoup les utilisent également dans la décoration des salons et des grands espaces.

Malheureusement nous ne pouvons pas encore estimé de prix pour ces plumes et plumeaux

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*L’huile d’autruche :

L’huile d’autruche est un produit très convoité par les industries pharmaceutiques car elle  entre dans la composition de plusieurs médicaments. Cela grâce à sa composition chimique unique en acide gras essentiel par rapport à toutes les autres graisses d’origine animale. Ces acides Gras Essentiels (AGE) sont directement assimilables par l’organisme et assurent la régénération rapide des cellules d’où son effet sur la cicatrisation, le bon fonctionnement du système cardio-vasculaire, l’hydratation de l’épiderme et plusieurs autres fonctions.

L’huile d’autruche est douée de vertus thérapeutiques très diverses connues traditionnellement qui aujourd’hui sont confirmées avec d’autres découvertes  grâce aux recherches de la médecine conventionnelle et de la pharmacie.

Quelques vertus thérapeutiques de l’huile d’autruche :

Acné (adulte et juvénile) : Appliquer deux fois par jour sur le visage, l’huile d’autruche donne d’excellent résultat sur le traitement de l’acné.

Allergie (à la poussière, au soleil, aux animaux…) : Selon l’origine de l’allergie, appliquer l’huile d’autruche sur les paupières ou dans les narines ou sur les parties de la peau sensible.

Arthrite rhumatoïde (inflammation articulaire) : Appliquez le baume à l’huile d’autruche 2 fois par jour

Arthrose (destruction du cartilage) : La baume à l’huile d’autruche soulage la partie douloureuse par le rétablissement de la microcirculation mais ne guérit pas.

Brûlures, coup de soleil : A l’application de l’huile d’autruche, la sensation de la brûlure disparait. Après une semaine d’application, il n y a plus de trace. L’huile d’autruche et la pommade sont recommandées pour toutes les brûlures même pour les brûlures causées par de l’huile bouillante.

Bursite (inflammation des bourses séreuses) et épicondylite

Epicondylite

Couperose et rides : L’application quotidienne de la crème à l’huile    d’autruche donne des résultats remarquables.

Crevasses des mains et des pieds : Appliquer le baume sur les mains et les pieds 2 fois par jour jusqu’à la disparition des crevasses.

Démangeaison : appliquer le baume sur les parties de la peau concernées 2 à 3 fois par jour.

Dermite de stase : Inflammation cutanée durable de la portion distale de la jambe avec une tendance évolutive vers la pigmentation ocre, généralement associée à une insuffisance veineuse. Appliquer le baume 4 ou 5 fois au début du traitement, puis 2 fois par jour.

Douleur musculaire, Maux de dos-lombalgie, hématome, enflure et entorse : Appliquer la pommade en frictionnant la partie et veiller à ce que le produit pénètre la peau cela donne les résultats dès la première application.

Maux de dents : Un massage léger de la joue avec  la pommade d’autruche calme la douleur de la dent malade mais il faut voir le dentiste.

Migraines : Masser la nuque, le front, les tempes et le cou avec le baume  ou la pommade.

Pour les fortes migraines à répétition, 1 cuillérée à café d’huile d’autruche tous les matins atténue progressivement la douleur jusqu’à sa disparition complète

Maux de gorge : En léger massage sous le cou donne d’excellents résultats

Plaies et blessures : L’huile d’autruche a un puissant pouvoir de régénération des tissus surtout si la cicatrisation semble difficile pour vous

Otite : 2 à 3 gouttes d’huile d’autruche dans l’oreille avec un massage derrière l’oreille donne des résultats 15 à 20 mn plus tard.

Vaginite :

Beaucoup d’autres maladies sont traitées efficacement avec l’huile d’autruche et produits dérivés telles que : Eczéma et psoriasis, Feux sauvage (herpès), Escarres –ulcère trophique, Hémorroïde, Jambe lourde et douleur de croissance, Peau sèche, Pieds d’athlète, Piqûre d’insectes, Poux, Torticolis, etc.

1 litre d’huile d’autre coute environ ……………

Et à l’abattage un sujet adulte  bien nourrit peut donner jusqu’à 4 à 5 litres d’huiles

La fiente :

NB : En plus de l’importance économique que peut engendrer tous ces sous-produits, l’élevage de l’autruche est devenu une activité lucrative beaucoup plus intéressante que l’élevage des bovins et les autres espèces d’oiseau car une seule femelle peut donner 15 à 25 autruchons par an alors qu’une vache ne donne qu’un veau et la production laitière est très négligeable voir insignifiant par rapport au prix des autruchons pour l’heure.

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<b>2ème partie :</b>

<b>LE DROMADAIRE</b>

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<b>Chapitre I : CONNAISSANCE DU DROMADAIRE</b>

Le dromadaire, est un grand ruminant domestique vivant surtout dans les régions désertiques et possède une seule bosse contrairement au chameau qui en possède deux. Cette bosse est en fait un réservoir de graisse dans lequel il puise quand l’eau et la nourriture qui lui sont nécessaires se font rares. Une bosse peut stocker à elle seule entre 9 et 15 kilos de graisse. Par contre quand le dromadaire y puise pour survivre, celle-ci diminue. Les dromadaires vivent principalement dans les régions arides du Sahara en Afrique, de l’Inde et de l’Arabie. En Australie, il vit à l’état sauvage contrairement aux premiers qui sont domestiqués.

Les dromadaires vivent souvent en groupes de 6 à 20 individus composés d’un mâle adulte, de plusieurs femelles et de leurs jeunes. Le mâle est le principal membre de la famille et dirige le groupe familial.

La hauteur au garrot du dromadaire adulte mesure entre 2,50 et 3,30 mètres avec un poids adulte compris entre 450 et 600 kg. Son espérance de vie est en  moyenne de 35 ans à l’état sauvage et 50 ans en captivité.

Le dromadaire peut porter jusqu’à 300 kilos de bagages sur son dos. Ainsi, les hommes se servent des dromadaires pour se déplacer et transporter des marchandises. Sans bagage sur le dos, il peut courir à une vitesse de 25 km/h ; mais s’il est chargé, il se déplace à une vitesse de 10 km/h.

Les hommes ont aussi recours aux dromadaires pour les travaux domestiques surtout pour puiser de l’eau en leur faisant tourner les norias.

Il existe aujourd’hui des élevages de dromadaires destinés à des vocations particulières : notamment pour les productions : de viande, de poils, de peau et de lait. Ces types d’élevage sont restent encore très timide.

En raison de son habitat, le dromadaire s’est fait aux conditions extrêmes de sécheresse et de chaleur. Grace à sa peau claire et épaisse, le dromadaire renvoie le soleil en protégeant son corps contre le chaud et le froid.

Son corps est maintenu à distance du sol par ses longues pattes. Celles-ci se terminant par deux gros orteils recouverts d’une peau très épaisse et grasse. Le dromadaire sait aussi se protéger des vents de sable qui peuvent vite devenir un inconvénient majeur dans le désert. Ses narines se ferment donc à volonté et ses yeux sont protégés par de très longs cils ne laissant passer ni la poussière, ni les rayons du soleil.

Le dromadaire à la capacité de faire varier la température de son corps. La nuit, la température de son corps descend à 34°C, par contre en pleine journée elle atteint 40°C. C’est pour cela qu’il commence à transpirer. Ainsi, sa sueur mouille ses poils lui fournissant une couche d’air humide. Sa respiration est lente 4 à 5 mouvements par minute, ses expirations sont caractérisées par de la vapeur d’eau sortant de ses naseaux pour couler vers sa bouche.

Malgré sa grande taille son poids imposant variant entre 450 et 600 kilos, le dromadaire ne se nourrit que de plantes. Cet herbivore confirmé se nourrit des racines, des fruits, de l'écorce et du bois de différentes plantes, qu'elles soient salées, séchées, amères ou épineuses.   Lorsque la nourriture est abondante,  des réserves de graisse se font dans sa bosse.

Bien que le dromadaire soit capable de boire 100 litres d’eau en quelques minutes, celui-ci se contente de 20 à 30 litres tous les trois à quatre jours. Et comme il garde l’eau en lui, n’urinant qu’un demi-litre par jour et rejetant que des crottes sèches, il peut rester une quinzaine de jours sans s’abreuver.

REPRODUCTION

Les mâles peuvent commencer à se reproduire à l’âge de 6 ans alors que les femelles atteint sa puberté entre 4 à 5 ans. Durant la saison des amours, les mâles deviennent très agressifs envers les autres mâles. Leur but étant de conquérir le plus de femelles.

La durée de gestation dure 13 mois. À terme, la chamelle met au monde un chamelon. Celui-ci tétera une douzaine de litres de lait par jour. Sachant que le lait de chamelle est 3 fois plus riche en protéine et en calcium que le lait de la vache et en minéraux, ce lait est apprécié dans la fromagerie. Les dromadaires, vivant 25 ans, les chamelles auront entre 3 et 7 chamelons durant leur cycle de vie.

La femelle met bas un chamelon qui se dresse sur ses pattes quelques heures après sa naissance. Il est entièrement formé excepté les bosses. Le jeune tète pendant au moins un an bien qu’il puisse brouter dès sa première semaine d’existence.

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<b>Aspect socio-économique de l’élevage du dromadaire</b>

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Le dromadaire est surtout un animal de prestige et fait partie intégrante de la vie des nomades. Raison pour laquelle on parle de l’aspect socio-économique de l’élevage du dromadaire.

-              IL est l’animale de trait par excellence grâce à sa force, à son endurance et à sa grande capacité de rétention d’eau.

-              Très utilisé dans le commerce des zones sahariennes pour sa grande capacité de transporter des bagages lourds sur de longue distance dans les endroits parfois hostile et difficile d’accès.

-              Très dans les travaux domestiques pour l’exhaure.

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Le Dromadaire (Camelius dromedarius) est un mammifère de la famille des Camélidés. Cette espèce est caractérisée par un long cou courbé, une poitrine profonde et une seule bosse (deux pour le chameau). L’espèce est de couleur brun caramel ou brun sable. La bosse est composée de gras lié par du tissu fibreux, agissant en tant que zone de stockage de la nourriture. La taille de la bosse varie avec l‘état nutritionnel du dromadaire. Les lèvres du dromadaire sont épaissies afin de permettre la consommation de plantes épineuses. La longueur des poils est plus importante sur la gorge, les épaules et sur la bosse. Les pieds du dromadaire sont adaptés à la marche dans le sable.

Les dromadaires ont des adaptations remarquables pour leur vie dans le désert. Ainsi les yeux sont protégés des vents, du sable et de la poussière par une double rangée de cils. En outre, les dromadaires ont la capacité de fermer les narines pour empêcher le sable d’entrer. Les dromadaires sont en mesure de conserver l’eau de plusieurs façons. Premièrement, cet animal a la capacité de faire varier la température de son corps de 34 à 42 degrés Celsius. Cette fluctuation de la température du corps permet au chameau de conserver l’eau par sudation. Les groupes de dromadaires peuvent également se protéger de la chaleur en se blottissant les uns contre les autres. Les dromadaires sont capables de supporter une perte hydrique supérieure à 30%, alors que chez les autres mammifères cette perte est mortelle dès 15%. Enfin, les dromadaires sont capables de se réhydrater rapidement en absorbant 100 litres d’eau en 10 minutes.

&nbsp;

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Il vit dans les prairies et les déserts chauds. On le rencontre préférentiellement dans les milieux où on rencontre une longue saison sèche et une courte saison des pluies. L’espèce est sensible au froid et à l’humidité.

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Comportement

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Le dromadaire vit souvent en groupes de 6 à 20 individus composés d’un mâle adulte, de plusieurs femelles et de leurs jeunes. Le mâle est le principal membre de la famille et dirige le groupe familial.

<b> </b>

<b>Reproduction </b>

<b> </b>

<b>Chamelon</b>

Au cours de la période de compétition des mâles pour les femelles, ces derniers peuvent impressionner les autres concurrents soit par l’émission de bruits, des gestes de la tête ou encore des combats.

Les femelles atteignent la maturité sexuelle après l’âge de trois à quatre ans. Les mâles commencent les ruts vers l’âge de trois ans mais n’atteignent la maturité sexuelle qu’après 6 ans.

La reproduction survient généralement en hiver, le début de la saison de reproduction semble varier en fonction de l’état nutritionnel de la chamelle et de la durée du jour.

La femelle ne met au monde qu'un seul petit, la gestation dure 12 à 14 mois. Les jeunes dromadaires sont capables de se lever et de marcher après quelques heures. Ils resteront avec leur mère pendant 1 à 2 ans, notamment pour l’allaitement.

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Régime alimentaire

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Il se nourrit de plantes épineuses, d'herbes sèches, de feuilles et de graines. Les arbustes et herbacées composent jusqu’à 70 % de leur alimentation. Les dromadaires ont tendance à chercher de a nourriture sur de grandes zones et de ne sélectionner que quelques feuilles de chaque plante. Ce type de comportement alimentaire permet de réduire le stress alimentaire sur les communautés végétales et ainsi favoriser leur repousse. Les dromadaires ont besoin de 6 à 8 fois plus de sel que les autres animaux, par conséquent leur apport alimentaire doit être composé au minimum d’un tiers d’espèces halophytes. Il peut ingurgiter 50 litres d'eau en une seule fois puis résister au froid ou à la chaleur et ne plus boire pendant 8 jours.

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Répartition géographique - Evolution et état des populations

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Le Dromadaire occupe les régions arides d’Afrique (et plus particulièrement le Sahara), du Proche et du Moyen-Orient et de l’Inde. Ils ont également été introduits dans les régions arides au centre de l’Australie où des populations sauvages persistent.

&nbsp;

Toutes les véritables populations sauvages de dromadaires sont éteintes. Cependant, la population domestique de l’espèce est estimée à 15 millions d’individus, rendant l‘espèce commune.

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<b>Dr Nakani Diallo</b>]]> </content:encoded>
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<title>IBK investi  président de la République : La culture de l’excellence et  la reconnaissance du mérite  en marche au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-investi-president-de-la-republique-la-culture-de-lexcellence-et-la-reconnaissance-du-merite-en-marche-au-mali-168269.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Sep 2013 10:03:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-167850" alt="IBK_investiture1" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/09/IBK_investiture1.jpg" width="620" height="413" />Le nouveau président de la République du Mali, Son Excellence Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK a été investi hier au Centre  International des Conférences de Bamako. En la circonstance, toute la République était présente pour donner un éclat  particulier à cette cérémonie. De ce fait, l’un des temps forts de cette cérémonie qui a retenu notre attention, est cette partie des réquisitions du procureur général prês la Cour suprême, Mahamadou Bouaré : « …Que désormais au Mali, il faut l’homme à la place qu’il faut… ». Eh bien, le procureur général a vu juste et a dit vrai. Aucune âme pétrie du goût de l’effort et de la reconnaissance du mérite ne pouvait rester insensible à de tel propos. C’est pourquoi, le président Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK, dans son discours d’investiture, a mis en relief ce propos du procureur général pres la Cour suprême. C’est pourquoi, il dira que nul ne sera rétribué avec complaisance au Mali. Et que  désormais, sous son règne, seuls les plus compétents et les plus méritants seront récompensés. Cette réaction du président de la République ne surprend guère les observateurs avertis de la vie politique nationale. En ce qui nous concerne, à la rédaction de « Bonne Lecture », nous avons eu à commenter à plusieurs reprises cette fameuse citation du nouveau président de la République quand il était encore premier ministre : « Nul ne sera invité au banquet s’il n’y aura mérité d’en être ». Maintenant qu’il est le président de la République, nous allons le voir à l’œuvre. Qu’il sache que dans un pays où le mérite n’est pas récompensé, ce pays n’ira nulle part.

N’étouffez pas les talents et les génies ! Il y va de l’intérêt de la nation.

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Voltaire aimait dire que tôt ou tard, le génie fera son éclosion. Donc, Monsieur le président de la République, il vous revient désormais de traduire vos pensées en des actes concrets.

En attendant, nous vous souhaitons pleins succès dans votre nouvelle fonction.

Que Dieu bénisse le Mali.

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<b>Mamadou Macalou  </b>]]> </content:encoded>
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<title>Journée de réflexion du Groupe Vision pour la Renaissance du Mali : Le Dromadaire et l’Autruche au cœur du développement du Mal</title>
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<pubDate>Fri, 06 Sep 2013 10:01:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>Le samedi, 31 août 2013, les membres du Groupe Vision pour  la Renaissance du Mali, ont organisé une journée de réflexion dont le thème portait sur : « Le Dromadaire et de l’Autruche : un espoir de développement intégré du Mali ». C’était au Centre International des Conférences de Bamako. La cérémonie d’ouverture  était  présidée par Bruno  Maïga, ministre de la  culture à l’époque. On notait la présence de Mohamed Salia Sokona, président de la commission nationale de réconciliation et de plusieurs invités de marque. Pour mieux situer  nos lecteurs, nous avons décidé de faire une édition spéciale  sur la dite journée.</b>

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<b>L’ouverture de la journee de sensibilisation sur « le dromadaire et l’autruche, un espor de developpement integre du mali</b>

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<b>DISCOURS DE MONSIEUR LE MINISTRE DE LA CULTUR</b>

Mesdames et Messieurs les membres du

Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les membres du Groupe « Vision pour la Renaissance du Mali »,

Honorable invités,

Chers participants,

La présente cérémonie revêt pour mon département un intérêt particulier, dans la mesure où elle sert de rampe de lancement à un projet inédit, fruit d’un partenariat exemplaire et fécond. Aussi, me plaît-il de souhaiter bon séjour aux participants venus de la Mauritanie et du Niger, dont l’apport permettra,  sans nul doute, d’enrichir considérablement les débats.

Je voudrais, en outre, saluer la mise en place du Groupe « Vision pour la Renaissance du Mali » dont les membres se sont investis dans ce projet que nous allons porter sur les fonts baptismaux : « Le dromadaire et l’autruche, un espoir de développement intégré du Mali ». Le mérite leur revient d’avoir su mettre en commun des contenus et des expressions qui semblent au prime abord hétéroclites voire inconciliables. La Maison d’Edition  EDIS, le Festival au Désert, la  Ferme Kledu et l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali,  qui évoluent dans des domaines complètement différents, administrent la preuve que le développement ignore les barrières et les cloisonnements disciplinaires, et qu’il constitue un tout indivisible.  C’est le prototype de collaboration interdisciplinaire dont il conviendrait de s’inspirer, à une époque l’économie de la culture gagne du terrain, remettant en question par la même occasion le mythe d’une culture artificielle et improductive.

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

Il peut paraître insolite qu’une fiction romanesque, en l’occurrence Pourquoi il neige pas ici de Samba Niaré,  serve de tremplin à un programme de développement d’une telle envergure.

Par ses références à la réalité quotidienne du Mali, ce récit balise la voie à une proposition que d’éminents chercheurs pourront méditer :

- le transfert de l’IPR/ISFRA de Katibougou à Niono sur les terres de l’Office du Niger ;

- le développement holistique des régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal,  en vue d’une intégration sous régionale et internationale à travers le dromadaire.

- Il s’agit, donc de concilier les exigences de la rentabilité économique avec celles de la créativité littéraire. Et, dans cette optique, les approches économiques et les approches culturelles ne s’excluent nullement ; tout en conservant leurs spécificités, elles entretiennent des relations complexes.

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

Ce projet est porté par des femmes et des hommes issus d’horizons divers, qui partagent un même sentiment, celui de contribuer aux efforts de reconstruction de notre pays qui sort meurtri d’une crise institutionnelle et sécuritaire sans précédent. A travers cette journée, les initiateurs cherchent à structurer un projet intégrateur centré sur les potentialités économiques,  culturelles  et  touristiques du dromadaire et de l’autruche, à partir d’une table ronde axée sur deux thèmes majeurs, à savoir :

- La connaissance du dromadaire et de l’autruche en leurs approches économiques ;

- Les approches culturelles, touristiques, artisanales et sécuritaires du dromadaire et de l’autruche.

Ce qui importe, c’est avant tout, l’impact de cette initiative dont la finalité est d’accorder aux produits locaux toute la place qui leur revient dans                 l’économie nationale : développement de l’élevage du dromadaire et de l’autruche, exploitation rationnelle des sous-produits qui en dérivent, reconstitution du couvert végétal, construction d’un chameaudrome et d’un musée du dromadaire et de l’autruche dans des localités du nord.

A cet égard, il conviendrait d’attribuer une Mention spéciale à la Ferme Kledu qui a obtenu des résultats des forts appréciables dans ce domaine. C’est un atout qui mériterait d’être capitalisé.

Pour toutes ces raisons, je suis sûr que les Partenaires Techniques et Financiers manifesteront un grand intérêt pour l’élaboration et des différentes composantes de cet important projet.

Mesdames et Messieurs,

Honorable invités,

Conscient des enjeux de la présente rencontre, j’exhorte les départements ministériels, services techniques, associations, organisations et experts à s’impliquer activement dans les travaux de cette Journée de réflexion. Concernant notre département, nous sommes heureux d’apporter notre part de pierre à la réalisation de ce chantier plein de promesses.

C’est sur cette note d’espoir, que je déclare ouverts  les travaux de la journée de sensibilisation  sur « le dromadaire et l’autruche, un espoir de développement intégré du Mali ».

<strong>Je vous remercie.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport : Sensibilisation sur le projet le dromadaire et l’autruche un espoir de développement intégré du mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/rapport-sensibilisation-sur-le-projet-le-dromadaire-et-lautruche-un-espoir-de-developpement-integre-du-mali-168272.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Sep 2013 09:55:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le samedi, 31 août 2013, s’est tenue dans la salle Balla Moussa KEITA du Centre International de Conférence de Bamako (CICB) la journée de Sensibilisation sur le projet « LE DROMADAIRE ET L’AUTRUCHE : UN ESPOIR DE DEVELOPPEMENT INTEGRE DU MALI», sous la présidence de Monsieur Bruno MAIGA, ministre de la culture du Mali.

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Après la présentation du programme de la journée par Madame N’Dèye SISSOKO, journaliste à l’ORTM, la parole est revenue à Monsieur Kagnoumé Jean Bosco KONARÉ, président du Groupe Vision pour la renaissance du Mali. Dans son adresse, Monsieur KONARÉ a remercié le Ministre de la culture pour son engagement personnel dans la tenue de cette journée consacrée au dromadaire et à l’Autruche. Le président du groupe a également remercié spécialement les  délégués venus de la Mauritanie et du Niger, ainsi que tous les acteurs de la culture de Bamako et de l’intérieur du pays. Monsieur KONARÉ a souligné l’importance du dromadaire que les populations de notre pays, notamment sa partie septentrionale, connaissent parfaitement. Le dromadaire et l’Autruche sont une ressource inestimable qu’il convient d’exploiter, précisera-t-il. L’exploitation du dromadaire et de l’Autruche, dira le président du groupe, est un facteur déterminant pour la réconciliation nationale car cette réconciliation passera aussi et surtout par le développement économique des régions du Nord.

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Prenant la parole, à son tour, le ministre de la culture, Monsieur Bruno MAIGA, a souligné le partenariat fécond entre l’Etat et le privé à travers le projet « LE DROMADAIRE ET L’AUTRUCHE : UN ESPOIR DE DEVELOPPEMENT INTEGRE DU MALI». Le ministre a souligné l’importance de promouvoir des projets pluridisciplinaires comme celui du dromadaire et de l’autruche. Il a ensuite salué l’initiative de la ferme Klédu dont le promoteur apparaît comme un précurseur dans le domaine.

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Après la présentation du roman POURQUOI IL NE NEIGE PAS ICI, par monsieur Ousmane KONATE, Monsieur Samba NIARE a pris la parole pour présenter le projet « LE DROMADAIRE ET L’AUTRUCHE : UN ESPOIR DE DEVELOPPEMENT INTEGRE DU MALI». Il a profité de l’occasion pour réitérer sa proposition de délocalisation de l’IPR de Katibougou à Niono pour que l’école retrouve la vie. S’en est suivi la projection du diaporama consacré au dromadaire et à l’Autruche où l’on a pu mesurer la présence planétaire du dromadaire et du chameau  et surtout du profit que le Mali pourrait tirer de l’exploitation économique de ces deux animaux. Monsieur Samba NIARE a également mis l’accent sur l’importance d’un chameaudrome dans le nord du Mali. Ce serait, a-t-il souligné, l’occasion de relancer le tourisme et l’économie de ces régions en particulier et du Mali, en général. Faisant allusion à son roman, POURQUOI IL NE NEIGE PAS ICI, Samba NIARE a conclu en ces termes : « le rêve ne deviendra jamais réalité tant que les croûtes ne tomberont pas ».

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Après la pause, la visite guidée de l’exposition des produits artisanaux issus de l’autruche et celle de l’enclos des dromadaires et autruches, les travaux proprement dits ont commencé par l’intervention du représentant de l’IER, Monsieur Bantiéni TRAORÉ sur le thème CONNAISSANCE DU DROMADAIRE ET DE L’AUTRUCHE EN LEURS APPROCHES ÉCONOMIQUES. Dans son entame, Monsieur TRAORÉ a indiqué que le dromadaire constitue une grande potentialité encore mal exploitée car, excepté Sikasso et Bamako, le dromadaire est présent sur l’ensemble du territoire national. Il a surtout mis l’accent sur la production importante de lait de dromadaire. Poursuivant son intervention, Docteur Bantiéni TRAORÉ a présenté les quatre types génétiques du dromadaire présents au Mali.

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Présentant l’autruche, Monsieur TRAORE a indiqué que dans cet animal « rien ne se perd, tout se transforme ». Malheureusement, dira-t-il, le braconnage a eu raison de l’animal qui a pratiquement disparu à l’état sauvage. Il mettra l’accent sur l’élevage périurbain notamment celui de la ferme Klédu avec laquelle l’IER a un projet de travail. Deux défis majeurs attendent le Mali, dira Monsieur Bantiéni TRAORÉ, à savoir la réintroduction de l’autruche dans son milieu naturel et l’élevage périurbain. Il a espéré que la journée de sensibilisation sur le dromadaire et l’autruche contribuera à relancer la filière de l’autruche.

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La deuxième intervention a été celle de Docteur Nakani DIALLO, de la ferme Klédu, sur le thème : La connaissance de l’autruche et du dromadaire. Dr Diallo a fait l’historique de l’élevage de l’autruche à la ferme Klédu. Elle a ensuite présenté les caractéristiques physiques de l’animal, la ponte, la couvaison, l’alimentation etc. mais également son milieu naturel, les maladies auxquelles l’animal est confronté et qui prennent des allures inquiétantes à cause des difficultés liées à la faiblesse de l’environnement médical. Dr Diallo a ensuite mis en exergue l’immense profit qu’il y a à tirer de l’élevage de l’autruche dont le prix de vente par tête peut atteindre la somme surprenante de 600 000 mille francs CFA et les œufs fécondés à 100 000 FCFA. Dr Diallo a ensuite mis l’accent sur la valeur hautement commerciale des plumes, de la peau, de la viande surtout, excellente comme substitut à la viande rouge. Dr Nakani DIALLO a ensuite présenté le dromadaire dont elle a évoqué la difficulté d’élevage dans la ferme Klédu à cause de la nature du sol qui est inadapté à l’animal.

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Prenant la parole, le délégué mauritanien, Monsieur Ichidou NAGI de TIVISKI, a précisé que son intervention ne sera pas académique. Il s’est surtout étonné que les maliens ne connaissent pas le chameau et consomme très peu ou pas du tout le lait de chamelle dont la valeur nutritive n’est plus à démontrer. Le Mali, dira-t-il, est un pays naturellement indiqué pour promouvoir l’élevage du dromadaire par son climat favorable. La viande de dromadaire, son lait sont des merveilles dont les bienfaits sont insoupçonnables. Monsieur Ichidou NAGI dira que l’initiative privée doit être à la base de notre développement et qu’il convient de compter d’abord sur nous-mêmes car l’occident ne fera rien pour la promouvoir s’ils n’y a  pas un intérêt certain.

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Ce fut le tour de Monsieur Ilou ISSA, de l’association nigérienne pour la dynamisation des initiatives locales, ONG Karkara basée au Niger. Monsieur Ilou ISSA a mis l’accent sur l’importance du dromadaire au Niger, base de l’alimentation locale. L’animal, précisera-t-il représente 14% du cheptel du pays soit environ un million cinq cent mille têtes. Il est  ressorti de l’exposé de Monsieur Ilou ISSA la grande importance que revêt le dromadaire autant au Niger qu’au Mali. L’ONG Karkara s’attèle, dira-t-il à, entre autres :

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- l’amélioration des connaissances sur l’élevage camelin au Niger,

- les aspects pratiques d’amélioration,

- les aspects zootechniques et sanitaires,

- les aspects économiques

Ce sont en tout quatre projets spécifiques au dromadaire qui sont mis en œuvre par l’ONG Karkara pour la connaissance, la promotion et l’exploitation économique du dromadaire

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Après chaque série de deux premières interventions, ce fut la séance des questions. Le représentant des Eaux et forêts, Monsieur Mamary KOKAÏNA, a, dans une contribution, regretté que son service n’ait pas été invité à faire une communication car, dira-t-il, l’autruche est une espèce intégralement protégée dont la chasse et l’élevage obéissent à une réglementation nationale et internationale en vigueur au Mali. Le modérateur, Monsieur Brahima Mariko, l’a invité à produire par écrit ses remarques et suggestions pour les besoins du rapport général de la journée de sensibilisation. L’ensemble des préoccupations soulevées par les questions ont été pris en compte dans les réponses données par les présentateurs. Mais comme l’a souligné le professeur KONARE, la présente journée a pour ambition de susciter la réflexion, de conduire à l’action ; il est donc impossible d’épuiser toute la question sur le dromadaire et l’autruche.

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Dans le deuxième groupage des questions, Madame N’Dèye SISSOKO a souhaité que les représentants mauritanien et nigérien disent, s’il y a lieu, leurs expériences respectives dans l’élevage du dromadaire notamment comment on en est arrivé à le structurer pour ce qui concerne la Mauritanie. Elle a précisé ne pas voir la dimension développement intégré dans les communications tel qu’il apparaît dans l’intitulé du thème. Répondant aux questions qui lui étaient posées, Monsieur Ichidou NAGI a exprimé sa disponibilité à accompagner toute initiative malienne pour la promotion du lait de chamelle notamment l’implantation d’une usine au Mali mais pas la fabrication du fromage, a-t-il tenu à préciser, car ce fromage est un secret de fabrication. A propos de l’odeur que dégage le lait de chamelle, Monsieur Ichidou NAGI a déclaré que le dégazage permet de l’atténuer considérablement. Dans ses réponses, Monsieur Ilou ISSA a indiqué que la promotion du dromadaire au Niger s’est imposée d’elle-même car cet animal est l’un des rares à supporter les conditions climatiques rigoureuses du Sahel.

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Après la pause-déjeuner, les interventions ont repris avec le Commandant Moussa Diallo, représentant le ministère de la défense sur le thème : Approches sécuritaires du dromadaire. Le Commandant Moussa Diallo a précisé que seule la garde nationale est dotée de dromadaires. L’utilisation de dromadaires répond à des préoccupations économiques, a-t-il précisé. Mais il y a aussi des contraintes du milieu. Le dromadaire pouvant rester des jours sans manger ni boire, est le moyen de transport le plus approprié pour couvrir des zones aussi vastes que les régions du nord. Les éléments à dromadaires jouent les mêmes rôles que les engins motorisés comme le transport du  matériel militaire et sanitaire. D’ailleurs, précisera le Commandant Diallo, le dromadaire est un matériel militaire avec un carnet et un matricule. Le Commandant Diallo a souligné la coopération transfrontalière entre méharistes du Mali et ceux de Mauritanie, en particulier. Ce fut après le tour du Commissaire principal Amadou Diakité, du ministère de la sécurité intérieure et de la protection civile de prendre la parole. Après avoir confirmé les propos de Commandant Diallo, Monsieur Diakité a déclaré que toutes les mesures sont prises pour remettre sur pied les méharistes du Mali.

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Le thème Approches culturelles, touristiques et artisanales a été développé par Monsieur IYOR AG HAMAMA, membre du Festival au Désert. Dans son intervention, Ag HAMAMA a souligné la fierté qu’a le jeune Touareg à posséder un beau dromadaire, soulignant ainsi sa dimension culturelle. Il a ensuite mis l’accent sur la capacité d’adaptation du dromadaire ce qui fait de l’animal le compagnon indispensable du nomade.

Au nom de la Direction nationale de l’Artisanat, Monsieur Issa TRAORE a indiqué que la construction de chameaudrome dans le nord du pays servira l’artisanat local ; Monsieur Traoré a exprimé tout l’intérêt de son département pour le projet.

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Le représentant de l’Office Malien du Tourismeet de l’Hôtellerie (OMATHO) a déclaré que la ferme Klédu, située non loin de la capitale malienne représente une opportunité majeure pour le tourisme au Mali dans la mesure où la majorité des touristes commencent leur visite du Mali par Bamako. Monsieur Mamary DIARRA a d’ores et déjà soutenu l’idée d’organiser les visites de la ferme exclusivement à dos de chameaux ou d’ânes. Ce serait, a-t-il souligné, une décision hautement écologique pour préserver l’environnement naturel de la ferme. Ces interventions ont été complétées par Monsieur Ilou Issa, qui a mis en exergue les approches artisanales et sécuritaires du dromadaire au Niger.

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Les travaux ont pris fin par les mots de remerciement du Professeur Kagnoumé Jean Bosco KONARE qui a une fois de plus salué l’implication totale du département de la culture. Il a rendu un hommage particulier aux deux délégués de Mauritanie et du Niger dont les éclairages ont été d’un apport inestimable. Il a également salué tous les participants pour leur intérêt et leur implication.

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Fait à Bamako, le 31 août 2013

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LE RAPPORTEUR

Ousmane Konaté]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Transcendance nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-transcendance-nationale-164191.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Aug 2013 05:49:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Qui l'aurait cru, en cette période d'incertitude pour le Mali, que le peuple malien, pouvait montrer à la face du monde qu'il est capable de se transcender face au péril. Eh bien, c'est ce que les maliens ont prouvé au monde entier la semaine dernière au moment où tous les feux des projecteurs étaient braqués sur eux. </i></b>

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<em><strong>Ce dimanche 28 juillet 2013 restera à jamais graver dans les annales de l'histoire politique de notre pays. C'est la preuve de la maturité des maliens qui ont enfin compris l'enjeu de ces élections. Ils sont sortis massivement en ce jour pour exprimer leur suffrage, condition sine qua non pour sortir de cette crise qui a tant duré. Il les fallait tourner cette page triste de leur histoire. Ce pari, ils l'ont gagné. Maintenant, ils doivent gérer l'après élection avec subtilité et intelligence</strong></em>.

&nbsp;

La précaution est de mise et le Mali prime avant toute chose. Cependant, là où nous sommes, tous les maliens doivent entrer en communion pour le Mali.

Soyons toujours lucides et grands face aux épreuves.

Que Dieu bénisse le Mali.

<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ture générale : Le Super Manager </title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/ture-generale-le-super-manager-164192.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Aug 2013 00:51:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[1-     Combien de temps a-t-on pour s’imposer quand on est nommé Boss ?

40 jours ?  100 jours ?  6 mois ?

2-     Pour être un Bon Manager, on est obligé de copier

a-     Les flamands roses

b-    Les gros singes

c-     Les éléphants d’Afrique

3-     Votre collaborateur a un problème d’alcool.

Vous devez d’abord :

a-     Boire un verre avec lui

b-    En parler à la DRH

c-     Eviter de le juger

4-     Pour être Manager, il est indispensable d’être :

a-     Radin

b-    Distant

c-     Narcissique

5-     En quelle année, Bill Gates a-t-il crée Microsoft ?

a-     1973

b-    1975

c-     1977

6-     Quelle expression ne doit surtout pas dire un Bon Manager ?

a-     Demain, j’enlève le haut…

b-    C’est la faute aux actionnaires !

c-     Vise un peu les poteaux de la grosse dinde !

7-     A quelle heure se lève le Manager efficace ?

a-     5 heures

b-    6 heures

c-     7 heures

8-     Vous êtes dans un ascenseur dont le câble cède. Pour survivre, il faut :

a-     Se coucher à plat ventre pour répartir l’onde de choc

b-    Appuyer sur le bouton « Arrêt »

c-     Crier « Maman » trois fois de suite

9-     Combien y a-t-il de défis à relever d’ici 2016 pour être un Super Patron ?

a-     Trois

b-    septembre douze

10-  Qu’est-ce qui est Bon pour le Business ?

a-     Avoir le rock ’attitude

b-    Rouler vite

c-     Refaire son businesse plan tous les mois

11-  Pour faire passer un projet, il faut Mieux :

a-     Envoyer des compte-rendus par mail

b-    Aimer le culte du secret

c-     Parler que se taire

12-  Vendredi, 19 heures. Le verrou des toilettes se casse et vous êtes enfermé. Quelle solution pour vous en sortir ?

a-     A passer par la fenêtre et sauter dans le vide

b-    Appeler votre actionnaire pour qu’il vous sauve la vie

c-     Percer un trou dans le mur avec le balai à toilettes

<b>Rassemblé par Mamadou Macalou</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Promotion de l&amp;apos;excellence au Mali : IBK au pouvoir : fini le règne de la médiocrité</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/promotion-de-lexcellence-au-mali-ibk-au-pouvoir-fini-le-regne-de-la-mediocrite-164180.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nation/promotion-de-lexcellence-au-mali-ibk-au-pouvoir-fini-le-regne-de-la-mediocrite-164180.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Aug 2013 00:30:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Ça y est ! Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK, le nouveau président élu du Mali, n'est pas un inconnu du grand public. Celui-là qui aime dire haut et fort que nul ne sera invité au banquet s'il n' y aura mérité d'en être, est enfin arrivé à bon port. Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK est l'un des rares hommes politiques maliens qui maîtrisent très bien la langue de Molière. Il la parle avec aisance et conviction. </i></b>

<b><i> </i></b>

[caption id="attachment_160444" align="alignleft" width="343"]<img class="size-full wp-image-160444" alt="L'ancien Premier ministre malien, Ibrahim Boubacar Keïta -IBK) à Bamako le 7 juillet 2013. AFP" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/IBK-00.jpg" width="343" height="257" /> L'ancien Premier ministre malien, Ibrahim Boubacar Keïta -IBK) à Bamako le 7 juillet 2013. AFP[/caption]

Le nouveau président très pétri de la culture gréco-romaine manie aussi avec aisance la langue de Shakespeare. Fervent lecteur et fin connaisseur des dossiers, il ne laisse aucun détail entre les lignes et est l'archétype de la rigueur, de l'endurance, de l'opiniâtreté et surtout de la récompense du mérite. Tout le monde sait qu'Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK</b> attache une foi inébranlable à la République et a toujours reconnu le mérite et la valeur de tous ceux ou celles qui se sont distingués parmi leurs semblables. En prononçant de telle phrase, Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK</b> ouvre le chemin de la compétition que seuls les plus audacieux l'emprunteront.

&nbsp;

&nbsp;

Ayons le courage de le dire, dans un pays où le mérite n'est pas récompensé, vous n'irez nulle part. Donc, par ce biais, il veut dire que la République a l'obligation d'être un chasseur de talents afin de les dénicher et les mettre  à sa disposition. En le faisant, elle contribue infailliblement à sa propre réussite. Eh bien, Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK</b> a vu juste et a dit la vérité.  N'étouffez pas ceux qui ont du génie et du talent sinon vous contribuez à votre perte. Voltaire n'a-t-il pas dit ceci : <b>« Tôt ou tard, le génie fera son éclosion ».</b> Nous sommes sûrs et certains qu'avec l'arrivée d'Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK au pouvoir, la promotion de l'excellence sera inscrite dans son agenda. Que nul ne déguste le gâteau national s'il n'y mérite. De ce fait, il est temps, vraiment grand temps que les maliens sortent de la culture de la médiocrité pour emprunter la voie de l'excellence, gage de toute réussite sociale. Les plus méritants doivent être honorés devant tout le monde pour créer cette émulation nationale. C'est en ce moment qu'on bâtira une République digne de ce nom. Bienvenue <b>IBK.</b>

<b>Mamadou Macalou     </b>

&nbsp;

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<b>Remarque pertinente</b>

<b>Les larmes d'IBK et les « armes » du peuple</b>

Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK,</b> le nouveau président de la République fraîchement élu, versait des larmes à certaines de ses sorties médiatiques. Malheur lui en a pris suite à l'écoulement de ses larmes. Les uns et les autres en ont interprété autrement. Mais, force est de reconnaître qu'Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK </b>les versait pour le peuple malien. Dans son intime  conviction, quand il regarde ce peuple ; le tréfonds dans lequel il se trouve, il ne peut rester insensible à cela. En tant qu'un homme averti et de surcroît un homme d'État, Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK</b> savait que les maliens n'avaient rien compris du piège de la souricière et il fallait les aider à sortir de cet engrenage d'où les larmes d'<b>IBK.</b> Au fil du temps, le peuple a été sensible à ses larmes qui versaient pour lui. C'est pourquoi, à leur tour, au lieu de pleurer, les maliens ont préféré brandir leurs « armes » dans les urnes pour l'élire dès le premier tour du scrutin du 28 juillet dernier. C'est la preuve que les larmes d'Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK</b> n'ont pas versé pour rien. C'était cela l'enjeu qui a enfin été compris par tous. Que Dieu bénisse le Mali.

<b>Mamadou Macalou</b>

<b> </b>

&nbsp;

<b>Humeur</b>

<b>De Bagadadji à Sébénicoro</b>

I<b>BK, désormais la voie est ouverte</b>

A l'époque, l'honorable Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK</b>, président de l'assemblée nationale du Mali « dérangeait » non seulement à l'hémicycle mais aussi sur la route de Sébénicoro. L'ancien président de l'assemblée nationale non moins troisième personnage de l'État, faisait l'objet de beaucoup de supputations par rapports à son cortège. A chacun de ses déplacements, la route était filtrée pour ne pas dire « coupée » pour lui faciliter le passage. Cela est normal puisqu'un président de l'assemblée nationale n'est pas n'importe qui dans un État. En cas de vacance du pouvoir, il est le seul habilité à jouer le rôle du président de la République par intérim. Voilà le lien qui est très bien établi. Mais, malheur à Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK,</b> dans l'accomplissement d'un pan du pouvoir, fut l'objet de toutes sortes de critiques. Dans un pays où la rumeur « tue » plus que les armes, il faut s'y faire. Qu'est-ce qu'on a pas dit en ce qui concerne le passage de ce cortège, Les mauvaises langues vont meme plus loin pour dire que si jamais Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK</b> accède au trône de Koulouba, ça n'en est finit pour les maliens. Il les montrera les portes de l'enfer. Comme les voies de Dieu sont insondables, celui-ci a fait de nos jours qu'Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK</b> accède au trône. Désormais, il est le président de la République du Mali, et le cortège présidentiel passera au vu et au su de tout le monde. Cependant, il est loisible de dire que de Bagadadji à Sébénicoro, le cortège a seulement bifurquer sinon sa voie initiale était la route de Koulouba. Et c'est chose faite. Place maintenant, de Sébénicoro à Koulouba, la voie est grandement ouverte.

Qui dit mieux.

<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’héritier A l’échelle universelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/lheritier-a-lechelle-universelle-164189.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Aug 2013 00:01:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ce 28 juillet brillait au ciel

Une seule étoile

Guide de tout un peuple

&nbsp;

Ibrahim l’ami de Dieu

Boubacar le véridique

Keïta l’héritier

Règne seul dans nos cœurs

&nbsp;

Épris de justice

Pour notre honneur

Et pour notre dignité de pur sang

Nos cœurs en chœur

Ont chanté à la gloire

De l’héritier qui nous incarne tous

&nbsp;

Pourquoi faut- il un Keïta

Pour redonner un souffle aux phœnix que nous sommes ?

Peuples du Mali

Quand se répète l’histoire

Il faut se taire ou chanter

Il faut se taire et travailler

&nbsp;

L’aigle royal déploie déjà ses grandes ailes

Pour une élévation

Morale et spirituelle de ses enfants

Le grand baobab étend déjà ses branches

Pour un avenir

Paisible et radieux de ses enfants

Et le roi lion veille déjà sur son pré

Et aucun imprudent n’osera s’y aventurer

Que s’il est vraiment invité

&nbsp;

Jamais autant

Nos cœurs si jeunes n’ont vibré de confiance

Car enfin les rêves

Tous les rêves sont permis

Tant que c’est l’héritier

Aux commandes de notre destinée

&nbsp;

A vos plumes

Historiens du monde entier

Commencez à écrire l’épopée

Avec l’héritier de nouvelles pages s’ouvrent

Sans aucun mythe

Car la légende IBK est bien vivante

&nbsp;

&nbsp;

Au travail

Enfants du Mali

Plus de gauche plus de droite

Au travail

&nbsp;

Accueillons la noblesse qui frappe à notre porte

Adoptons-la

Faisons en nôtre

Servons-la de paix et d’entente

Servons-la de dignité

&nbsp;

Dieu ne donne un tel homme

Qu’aux peuples qu’il a bénis

Et pour en être digne

Travaillons à le mériter

Avec plus d’engagement patriotique

Toutes les promesses

Nous verrons

Seront tenues

INCH ALLAH !

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vie associative : L&amp;apos;Association pour la Promotion de la Culture Africaine fête Nelson Mandela</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/vie-associative-lassociation-pour-la-promotion-de-la-culture-africaine-fete-nelson-mandela-160803.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Jul 2013 02:57:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_160813" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-160813" alt="Association pour la Promotion de la Culture jeudi 18 juillet 2013" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Association1.jpg" width="610" height="458" /> Association pour la Promotion de la Culture jeudi 18 juillet 2013[/caption]

Le jeudi 18 juillet 2013, les membres de l'Association pour la Promotion de la Culture Africaine sous la houlette de sa présidente Mme Ouologuem Kaïdia Traoré, ont organisé une journée culturelle dédiée à Nelson Mandela à l'espace culturel La Médina. C'était en présence de l'ambassadeur de l'Afrique du Sud au Mali, Son Excellence Rantobeng William Mokou, Lassana Igo Diarra, directeur dudit centre. Après les mots de bienvenue du modérateur Mamadou Sangaré, administrateur culturel, la parole est donnée à l'ambassadeur de l'Afrique du Sud pour son allocution. Ce dernier, d'entrée de jeu, nous gratifie avec l'une des célèbres citations de Nelson Mandela à savoir : « Le monde reste en proie à tant de souffrance humaine, de pauvreté et de privation. Il est dans vos mains...pour en faire le meilleur pour tous ». C'est ainsi qu'il dira que la Fondation Nelson Mandela a lancé un mouvement mondial en faveur du bien, ce qui est devenu la journée annuelle Mandela le 18 juillet,anniversaire de Nelson Mandela. Pour lui, cette journée rend hommage au leadership et l'héritage humanitaire de Nelson Mandela. En outre, elle célèbre le potentiel que chacun de nous a pour changer le monde. Son Excellence renchérit pour dire que pour prendre part au Mouvement, il est important d'entreprendre une action qui aidera à changer la vie des gens en bien. En conclusion, il dira que la journée internationale Nelson Mandela est une initiative de la Fondation Nelson Mandela et ses organisations soeurs, du Fonds Nelson Mandela pour l'enfance et de la Mandela Rhodes Foundation. Les actions de ces organisations sont visibles sur le terrain. A sa suite, nous avons procédé à la visite des différentes photos à l'effigie de Nelson Mandela pendant ses jours de gloire et de déchéance. Et c'est l'ambassadeur en personne qui expliquait le message de ces photos aux invités. Il était épaulé dans cette tâche par Lassana Igo Diarra, directeur de La Médina qui est un adepte de la langue de Shakespeare. La pause musicale animée par la chorégraphe ivoirienne Korotoumou Ouattara imitant les guerriers zoulous a tenu le public en haleine.

&nbsp;

Il est à noter que Nelson Mandela est le premier président de l'Afrique du Sud post-apartheid. Le 18 juillet dernier était le 95 ème anniversaire de la naissance de Nelson Mandela. Aujourd'hui, il est entre la vie et la mort dans un hôpital de Johannesbourg.

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<strong>Mamadou Macalou</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soundiata KEITA et Ibrahim Boubacar KEITA :  Au moins  12 points de ressemblance</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soundiata-keita-et-ibrahim-boubacar-keita-au-moins-12-points-de-ressemblance-160790.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Jul 2013 02:56:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_156520" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-156520" alt="Le candidat Ibrahim Boubacar Keïta" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/ibk.jpg" width="610" height="397" /> Le candidat Ibrahim Boubacar Keïta[/caption]

<em><strong>Pour résumer, on peut dire que le Mali actuel est la résultante de trois grands empires : l’empire du Ghana, l’empire du Mali et l’empire Songohï.</strong></em>

De tous les empereurs qui ont régné sur cette contrée de Ouest africain où nous vivons présentement, Soundiata, qu’on le veuille ou non, est de loin le plus grand. Jamais Sounadiata n’aura d’égal sur cette terre du Mali. Pour ce pays, son titre de chef des chefs est établi pour l’éternité, dixit des griots mandingues.

Soundiata KEITA est donc le baromètre sur lequel s’établira, dans le temps et dans l’espace du Mali, la comparaison entre les valeurs respectives des personnes qui prétendront un jour diriger ce pays.

Parmi ceux – ci, certains seront dignes de lui, parce que reflétant formellement certaines de ses valeurs intrinsèques ; au contraire, d’autres seront totalement aux antipodes de ses valeurs.

En effet, de la mort de Soundiata, en 1255, à nos jours, de nombreux dirigeants de cette contrée, à leur honneur et à l’honneur de ce pays, se sont montrés dignes de figurer, à des degrés divers, sur le baromètre de valeur que l’illustre empereur constitue au plus haut niveau.

De même, à leur déshonneur et au déshonneur de ce pays, certains chefs n’ont absolument rien incarné de Soundiata et n’ont guère de place sur le baromètre de valeur dont il est le support éternel pour ce pays.

A cette période d’élection Présidentielle, tester la valeur des candidats sur le baromètre que constitue Soundiata KEITA est la manière la plus judicieuse de choisir la personne qui peut être à la hauteur de diriger ce pays.

Il s’agit de déceler parmi les candidats celui dont l’esprit s’inscrit dans la lignée des valeurs d’amour pour son peuple, de démocratie, de justice, de travail, de prospérité, de paix et de sécurité qui ont caractérisé l’empereur Soundiata KEITA (cf. la charte de Kouroukanfouga).

A ce titre, il est important d’attirer l’attention des Maliens qu’un candidat, en l’occurrence Ibrahim Boubacar KEITA, partage avec le très illustre souverain Malien du Moyen-âge au moins 12 traits de ressemblance qui ne peuvent être qu’un appel de notre histoire à voter pour sa victoire.

Voici les douze points de ressemblance entre Soundiata KEITA et Ibrahim Boubacar KEITA.

1) Soundiata KEITA et Ibrahim Boubacar KEITA : deux « Simbo »

Etymologiquement, le terme simbo est un terme mandingue qui désigne un sifflet de chasse.

Ce sifflet a été inventé par un ancêtre de Soundiata, érudit en matière de chasse.

Le terme simbo va ensuite désigner le chasseur lui-même, quand il aura atteint un fort degré de notoriété dans la pratique, l’art et la maitrise de toute la science occulte qui entoure la chasse.

Par extrapolation, le terme simbo va aussi désigner quelqu’un qui a fait ses preuves dans son domaine de compétence.

Soundiata a mérité l’appellation simbo à double titre : étymologiquement et par extrapolation.

Etymologiquement, parce que Soudiata lui-même a pratiqué la chasse au point d’en acquérir une forte notoriété.

Par extrapolation, parce qu’il a sauvé le Mali en l’unifiant et en y apportant la paix, la sécurité, la prospérité et l’entente.

Ibrahim Boubacar Keita, à son image, est un simbo ; car, il a fait ses preuves comme ambassadeur du Mali au Gabon en consolidant, plus que jamais, les relations entre le Mali et ce pays. C’est également Ibrahim Boubacar Keita qui a sauvé, au vu et au su de tout le monde, le régime d’Alpha Omar Konaré quand il fut appelé comme Premier ministre au moment où ce régime était en péril. Enfin, Ibrahim Boubacar Keita a très largement contribué à consolider la démocratie au Mali quand il fut désigné président de l’Assemblée Nationale.

Pour toutes ces raisons, Ibrahim Boubacar KEITA mérité donc amplement le titre de simbo qui ne peut être accordé à n’importe qui.

D’ailleurs, si nos traditions africaines étaient valorisées comme l’Europe a su valoriser les siennes, le titre simbo devrait figurer dans la nomenclature de titres honorifiques officiels de notre pays.

2) Soundiata KEITA et Ibrahim Boubacar KEITA : des gens qui ont été empêchés à un moment d’accéder au pouvoir

Il n’a pas été facile à Soundiata, dont le règne fut salutaire pour le Mali, d’accéder au pouvoir.

Jalousé par son peureux de frère, Dankaran Touman, et haï par la mère de celui – ci, Sassouma Bérété, Soundiata, sa mère, l’une de ses deux sœurs et son demi-frère furent contraints à l’exil chez le roi du Mema, dans le dessein d’empêcher Soundiata d’accéder un jour au pouvoir.

L’histoire politique d’Ibrahim Boubacar KEITA est étrangement semblable. Par des tricheries, deux fois de suite, l’homme a été empêché, sciemment, d’accéder au pouvoir.

La première tricherie a eu lieu en 2002 quand Alpha Oumar KONARE arrivait à la fin de son mandat constitutionnel.

Il s’est agi d’empêcher Ibrahim Boubacar KEITA d’aller au second tour de l’élection présidentielle d’où, visiblement, il sortirait victorieux.

La seconde tricherie a eu lieu en 2007. Ici, les 28% de suffrages collés à Ibrahim Boubacar KEITA et la victoire au premier tour de son challenger n’étaient que le reflet d’une élection truquée à l’avance.

Donc, à l’instar de Soundiata, Ibrahim Boubacar KEITA, lui aussi, aura été empêché d’accéder au pouvoir.

Mais, en toute chose, la grâce du destin veille.

3) Soundiata KEITA et Ibrahim Boubacar KEITA : des gens qui ont répondu à l’appel du peuple au moment où le Mali capitulait

En 1234, le frère ainé de Soundiata, Dankaran Touman, règne sur le Mali. Cette année-là, le pays est confronté à la rébellion de Soumangourou KANTE. L’armée de Dankaran Touman est vite écrasée. Le roi prend la fuite et se refugie avec ses partisans dans le sud du royaume.

Le Mali est au bord du gouffre. Le peuple, écrasé par la terreur, va unanimement réclamer que l’on aille chercher Soundiata pour l’arracher à la dictature, à la tyrannie et aux souffrances de toutes sortes.

Le Mali de l’an 1234 ressemble étrangement au Mali de l’an 2013. En effet, le pays est aujourd’hui confronté à une rébellion qui, n’eût été l’intervention de l’armée Française, a failli l’emporter définitivement. En outre, il est écrasé par la corruption, l’injustice et toutes sortes de difficultés économiques et sociales.

De surcroit, comme Dankaran Touman, ATT, son président de l’époque, qui est le principal acteur de toute cette débâcle, est en fuite au Sénégal.

De la même façon que le peuple s’est mobilisé en 1234 pour réclamer le retour de Soundiata pour qu’il vienne prendre le pouvoir, de cette même façon, tout le Mali est aujourd’hui mobilisé pour qu’advienne le règne d’IBK.

L’important discours d’investiture de celui – ci a montré à quel point il a entendu cet appel auquel il a répondu avec la plus grande détermination et le plus grand patriotisme. Que Dieu entende le peuple !

4) Soundiata KEITA et Ibrahim Boubacar KEITA : des hommes populaires de par leurs qualités intrinsèques.

La popularité de Soundiata s’est bâtie sur sa capacité à unifier le pays, à y apporter la paix, l’entente, la démocratie et la prospérité.

Ibrahim Boubacar KEITA est, de tous les candidats à l’élection présidentielle, le seul à remplir profondément ces mêmes qualités.

Pour l’unification du pays et pour la paix, choses aujourd’hui indispensables, il est le seul, en effet, à pouvoir, à l’image de soundiata KEITA, être au-dessus des divisions, des clivages ethniques et régionalistes, condition sine qua non de cette unification et de cette paix.

C’est parce que Soundiata a compris qu’une ethnie ne vaut pas mieux qu’une autre, qu’il a fait du cousinage à plaisanterie une institution dans son empire. Cette évolution culturelle, je dirais même cette révolution culturelle, Ibrahim Boubacar KEITA l’a pleinement en lui. Certains candidats, au contraire, ne l’ont guère encore assimilée.

&nbsp;

5) Soundiata KEITA et Ibrahim Boubacar KEITA : des hommes qui ne trahissent jamais leur engagement.

Les griots traditionnalistes du Mandé disent que Soundiata ne trahissait jamais un engagement pris. Ibrim Boubacar KEITA est de cette même race de chefs. C’est pour cette raison qui l’adjectif Kankelentigi (celui qui respecte sa parole) lui colle aujourd’hui comme une seconde peau.

&nbsp;

6) Soundiata KEITA et Ibrahim Boubacar KEITA : deux hommes fidèles en amitié.

Les griots traditionalistes du Mandé affirment encore que Soundiata, jusqu’à sa mort, est resté également rigoureusement fidèle à ses amis dont l’un des plus célèbres fut Kamadjan CAMARA de Siby.

A l’instar de Soundiata, Ibrahim Boubacar KEITA est toujours resté fidèle à ses amis, malgré que dans ce pays les tempêtes politiques de l’ère démocratique ont étranglé beaucoup d’amitiés et beaucoup de relations sociales.

7) Soundiata KEITA et Ibrahim Boubacar KEITA : deux hommes orgueilleux de l’honneur et de la puissance de leur pays.

Pendant tout sou régime, l’esprit de Soundiata n’a été tourné que vers l’honneur et la grandeur du Mali. Cet orgueil et ce sens de l’honneur, il les avait au plus profond de lui-même.

Ibrahim Boubacar KEITA a exactement le même tempérament. C’est un homme dont l’orgueil est constamment au service de la défense de l’honneur du Mali. En toute chose, il veut que le Mali soit premier. C’est pour cette raison qu’il est le seul homme politique à avoir été profondément choqué de voir le Mali perdre sa place de premier producteur de coton en Afrique au Sud du Sahara.

Si le règne d’IBK advenait, que Dieu nous entende, le Mali sera premier en Afrique, voire dans le monde, dans de nombreux domaines de production. Je pense au coton, au riz, au sucre, au karité, aux peaux et cuirs, au textile, à la viande, à l’exploitation minière, etc.

L’orgueil d’Ibrahim Boubacar KEITA pour le Mali est le gage de la création, pour les jeunes, les femmes et les hommes, de plusieurs milliers d’emplois.

8) Soundiata KEITA et Ibrahim Boubacar KEITA : deux hommes inaccessibles au complexe d’d’infériorité

Que Dieu garde le Mali d’avoir un président qui n’a aucune stature d’homme d’État. Un président sans stature d’homme d’État ne serait pas respecté, son pays non plus. Ce président serait alors, sur le plan national et international, sujet au complexe d’infériorité. Ce faisant, il serait totalement le contraire de Soundiata KEITA qui se considérait et que l’on considérait comme le plus grand parmi ses semblables.

Là aussi, de tous les candidats, c’est Ibrahim Boubacar KEITA qui incarne le mieux cette dignité.

D’ailleurs, c’est au nom de cette dignité qu’il a qualifié, lors de son discours d’investiture, le Mali de lumière de l’Afrique, une lumière aujourd’hui ternie, mais qu’il promet de raviver à sa pleine luminosité.

De tous les candidats, Ibrahim Boubacar KEITA est le seul à pourvoir faire briller le Mali de tout son éclat comme au temps de Soundiata KEITA.

9) Soundiata KEITA et Ibrahim Boubacar KEITA : deux hommes qui ont un sens profond de l’intérêt public

Les griots traditionalistes du Mandé mettent aussi à l’actif de Soundiata, son sens très élevé de l’intérêt général. Il cherchait le bonheur de tous et se renseignait constamment sur les conditions de vie de la population, disent – ils. C’est pour cette raison que la prospérité a régné dans l’empire à compter de sa prise de pouvoir en 1235.

Ibrahim Boubacar KEITA a les mêmes prédispositions d’esprit à apporter aux Maliens cette prospérité qu’ils méritent et qu’ils n’ont eu de cesse d’attendre.

Le témoignage suivant, que je me permets de faire ici, en est une preuve éloquente.

C’est lors de la sortie d’une promotion d’étudiants, dont il était le parrain, que j’ai rencontré, pour la première fois, Ibrahim Boubacar KEITA.

A l’époque, j’étais le doyen de la Faculté (FSJE) et lui était le président de l’Assemblée Nationale.

En visitant nos locaux, lors de la cérémonie de parrainage, Ibrahim Boubacar KEITA découvrit avec consternation l’extrême pauvreté de notre bibliothèque et les rudes conditions de travail dans lesquelles nous exercions à l’époque.

Envahi par un profond sentiment de frustration, il ne put retenir ses larmes qui coulèrent abondamment.

Là, nous avons compris, enseignants et étudiants, que cet homme avait en lui un sens très poussé de l’intérêt général.

De cette époque à maintenant, beaucoup de personnalités maliennes ont parrainé des sorties de promotions d’étudiants.

Cependant, ce fut la seule fois que j’ai vu un responsable politique malien s’émouvoir tant du sort de l’enseignement au Mali.

Je dis, qu’à l’instar de Soundiata KEITA, Ibrahim Boubacar KEITA est l’un des rares hommes politiques à être réellement conscient de l’intérêt général et, à ce titre, mérite qu’on lui accorde nos suffrages lors de cette élection présidentielle du 28 Juillet 2013

10) Soundiata KEITA et Ibrahim Boubacar KEITA : la grandeur au sens christique du terme.

Au sens christique du terme, le plus grand n’est pas forcement le plus grand de taille, le plus grand n’est pas forcement le plus fortuné, le plus grand n’est pas forcement le plus beau, le plus grand n’est pas forcement le plus fort physiquement.

Le plus grand est, comme le disait en substance Jésus à ses disciples, celui qui est prêt à servir le plus.

La grandeur de Soundiata a justement résidé dans le fait qu’il a servi son pays de toute sa force, de tout son cœur et de toute son âme.

Ibrahim Boubacar KEITA incarne aussi cette volonté.

11) Soundiata KEITA et Ibrahim Boubacar KEITA : le plus grand respect pour la femme.

Soundiata, quand il prit le pouvoir, a tout de suite glorifié la femme en décrétant que désormais le prénom de tout enfant mâle serait précédé du prénom de sa mère. Aussi, lui-même se fit appeler Sogolon Diata par les griots.

Cette pratique fut un succès et une véritable gloire pour la femme dans tout le Mandé.

Soundiata institua cette pratique en l’honneur des souffrances de sa mère qui connut rarement le bonheur et en reconnaissance à sa sœur cadette qui avait, à travers un mariage de raison, arraché à son redoutable adversaire, Soumangourou KANTE, le secret de son invincibilité.

Au temps de Soundiata, dans tout le Mandé, on se gardait d’abuser de la femme ou de la maltraiter, tant Soundiata était conscient du rôle salutaire de la femme dans la société.

Ibrahim Boubacar KEITA a les mêmes prédispositions mentales pour la femme d’une façon générale et particulièrement pour la femme malienne.

En effet, lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2007 dont on sait qu’elle fut une très grande tricherie, Ibrahim Boubacar KEITA s’est longuement ému du sort des mères de famille face à une crise alimentaire que jamais le Mali ait connue depuis l’avènement de la démocratie. Il s’est exprimé ainsi parce que, comme Soundiata, il est pleinement conscient du rôle central de la femme au sein de la famille, donc au sein de la société. Il sait, comme Soundiata, que quand une crise s’installe, les femmes et les enfants sont les premiers à en pâtir.

Ibrahim Boubacar KEITA est le candidat à même de restituer à la femme malienne tout son honneur, car le seul à pouvoir juguler durablement la crise multidimensionnelle que le Mali traverse actuellement : crise de l’emploi, crise alimentaire, crise du logement, crise du transport, crise scolaire, crise sanitaire, crise sécuritaire, etc.

12) Soundiata KEITA et Ibrahim Boubacar KEITA : une confiance sans borne en Dieu

Les griots traditionnalistes du Mandé affirment encore que Soundiata, dans son malheur de jeunesse, comme dans sa gloire d’empereur, a toujours espéré en Dieu.

De même, aucun Malien ne peut douter de la foi en Dieu d’Ibrahim Boubacar KEITA. C’est pourquoi, celui-ci reprend régulièrement en leitmotiv les expressions « Inch Allah » et «Allah Ka Tignè Dêmê » dont nous sommes désormais tous familiers.

Avoir un président croyant, comme IBK, dans le monde d’aujourd’hui, est une aubaine ; car comme le dit Jésus – Christ, le monde git au pourvoir de Satan et celui – ci peut même présider à la nomination de mauvais chefs d’Etat pour que le monde soit plus enclin à faire le mal, à pêcher davantage contre Dieu.

Pour sa foi en Dieu et pour sa capacité et sa détermination à apporter au Mali l’unité, l’entente, la paix et la prospérité et à faire rayonner le Mali en Afrique et dans le monde, que Dieu garde le Mali de tomber dans une main autre que celle d’Ibrahim Boubacar KEITA

<strong>Antoine – Fernand CAMARA</strong>

<strong>Professeur à la FSEG et à la FSJP</strong>

<strong>Ancien doyen de la FSJE</strong>

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<title>Meeting de soutien à IBK au palais de la culture :  IBK : un choix irréfutable en 2013</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/meeting-de-soutien-a-ibk-au-palais-de-la-culture-ibk-un-choix-irrefutable-en-2013-160802.html</link>
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<pubDate>Fri, 26 Jul 2013 02:55:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_67831" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-67831" alt="El Hadji Ibrahim Boubacar KEITA (président du RPM)" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/05/IBK_610.jpg" width="610" height="407" /> El Hadji Ibrahim Boubacar KEITA (président du RPM)[/caption]

<em><strong>En prélude au premier tour de l’élection présidentielle du 28 juillet prochain, les membres du parti politique ASMA-Convergence des Forces Patriotiques, ont organisé le dimanche 21 juillet 2013 un meeting de soutien au candidat Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK, président du Rassemblement.</strong></em>

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Pour le Mali (RPM) et non moins patron de la Coalition Le Mali d’abord regroupant 39 partis politiques et une centaine d’associations. C’était au palais de la culture Amadou Hampaté Ba en présence d’Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK et de son épouse. Etaient également présents de la fête Soumeylou Boubèye Maïga, président de l’ASMA-Convergence des Forces Patriotiques, Mamadou Kassa Traoré, président du regroupement IBK-Mali 2013, des ministres en fonction tels que Bocar Moussa Diarra, président de l’UM-RDA, Ag Rhissa, membre du directoire du RPM, Tiéman Hubert Coulibaly, président de l’UDD ; de l’ambassadeur de l’Afrique du Sud au Mali, Son Excellence Rantobeng William Mokou ainsi qu’un public massivement sorti pour la cause Mali, c’est-à-dire un soutien indéfectible à IBK.

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La modération de taille sous la houlette de notre consœur de la radio Kledu fut celle des grands jours. Cette dernière maîtrisant tellement son sujet, se transforma du coup en véritable apologiste d’Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK et la coalition Le Mali d’abord. Celle-ci, après avoir campé le décor, invita un imam pour la tenue de la traditionnelle Fatwa. Cet acte religieux a permis de bénir la salle Bazoumanaba Sissoko « le vieux lion » plein à craquer. A sa suite, l’une des divas de la musique malienne, Fantani Touré monta sur le podium pour vibrer la salle avec les initiaux IBK. C’est dans une atmosphère électrique que le public chanta avec elle les louanges adressées à IBK. Ce fut ensuite le tour de Lamine Baba Clissé, secrétaire général de l’ASMA-Convergence des Forces Patriotiques de prononcer son mot de bienvenue. Celui-ci, sans ambages, dira qu’Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK, est l’homme qui a toujours mis le Mali en avant. De ce fait, cet homme mérite en retour que le Mali le mette au devant de la scène. C’est ce jour qui est arrivé à travers la Coalition Le Mali d’abord regroupant 39 partis politiques et plus de 100 associations.

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Louant les qualités et les mérites d’IBK, il dira que le Mali a besoin d’un homme comme celui-ci là où nous sommes. A sa descente du podium, le maire du Mandé rejoignait le pupitre pour son intervention. Ce dernier sans coup férir, invita Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK à prendre ses responsabilités face à la marche du Mali. Pour lui, il est, grand temps qu’IBK s’affirme afin que notre pays ne revive plus jamais ce scénario de déchéance. Saluant au passage son frère Soumeylou Boubèye Maïga, il conclut par ceci : « Je suis convaincu que le 28 juillet 2013 à 20 h, mon frère IBK sera le président de la République du Mali ». C’est alors que nous assistâmes à la pause musicale animée par le groupe Tek Adina venu du Nord. Après cette prestation, le vieux renard Mamadou Kassa Traoré, président du regroupement IBK-Mali 2013 prononça son allocution. Très en forme ce jour là, il a parlé avec son cœur pour ceux qui savent capter les messages. Dans une verve inhabituelle, il s’est dit convaincu de la victoire d’IBK dès le soir du 28 juillet 2013. Pour lui, la preuve est là. Le crépuscule qui s’annonce bien, se sent en début de la soirée. Poursuivant son allocution, il renchérit pour dire que la Coalition Le Mali d’abord veut tout dire. (Honneur, patriotisme, dignité, justice solidarité…). Invitant les uns et les autres à voter massivement IBK, il conclut par ceci : « Le peuple n’a pas d’autre choix que celui de choisir IBK dès le premier tour ». A sa suite, Soumeylou Boubèye Maïga, président de l’ASMA-Convergence des Forces Patriotiques, dans une allure martiale monta sur le podium pour son intervention. A l’entame, il a d’abord remercié la présence de Mme Keïta Aminata Maïga, épouse d’Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK d’avoir répondu à leur appel. Pour Soumeylou Boubèye Maïga, son déplacement ne le surprend guère puisque Mme Keïta est fille de militant, épouse de militant et militant elle-même. Mettant l’accent sur la prestation du groupe musical Tek Adina venu du Nord, il dira que la composition des membres de ce groupe symbolise la résistance et l’unité. C’est la preuve que la réconciliation est déjà en marche. La visite d’IBK à Kidal est le début de la renaissance du Mali. Ensuite, il renchérit pour dire qu’il y a seulement 25 ans qu’il a connu Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK. Celui-ci a dirigé la campagne présidentielle de 1992 qui a offert la victoire à leur candidat. En outre, Mr Maïga n’a pas hésité à dire qu’en des moments très cruciaux de l’existence de notre pays, on lui a fait appel en 1994 pour gérer la primature. Il a effectué sa mission avec brio au nom de la République. C’est ce même engagement d’hier à aujourd’hui qui caractérise la pensée d’Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK. De ce fait, Mr Maïga renchérit pour dire que les élections qui se profilent à l’horizon seront cruciales pour notre pays. Il s’agit pour une nation meurtrie et blessée dans son amour propre d’élire son président de la République. Pour lui, le choix est clair et limpide. Il s’agit de voter Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK et de l’élire dès le premier tour. Les qualités de l’homme IBK s’impose à nous tous. Pour l’honneur du Mali, pour le bonheur des maliens, il a prôné une victoire éclatante à IBK dès le petit soir du 28 juillet 2013. Votez IBK pour le Takokelen (dès le 1er tour) a-t-il conclu. La pause musicale animée par Kamaldine et Bako Dagnon a permis de détendre le public. C’est alors que nous avons eu droit à l’allocution de taille de Tiéman Hubert Coulibaly, président de l’UDD et actuel ministre des affaires étrangères. En brillant orateur, il a eu l’idée intelligente de s’exprimer en bambara pour mieux capter l’attention de l’auditoire. Tout d’abord, il a émis le vœu des lendemains meilleurs pour le Mali.

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A ses dires, l’amitié qui le lie à Boubèye n’est cachée de personne. Donc, il va de soi que face à la vie de la nation qu’ils convergent ensemble. C’est pourquoi, après mûres réflexions, ils ont décidé de soutenir la candidature d’Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK pour l’élection présidentielle de 2013. A ses dires, le choix d’IBK s’impose à nous tous. De ce fait, les maliens doivent élire cet homme dès le premier tour pour qu’il vienne redresser la barre Mali. En conclusion, il galvanisa le public par ceci : « IBK, IBK, IBK : le futur président de la République ». C’est ainsi qu’il invita Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK à monter sur le podium pour son discours. C’est sous des ovations nourries que le maître de céans regagna le pupitre. Très auréolé, IBK s’est dit comblé et confiant quand à sa victoire au soir du 28 juillet prochain. Remerciant la Coalition Le Mali d’abord, il a invité les uns et les autres à être humbles et fair-play pendant ces joutes électorales. Par boutade, il dira que ce n’est pas la « guerre », mais plutôt un moment propice de montrer son talent et son savoir-faire. Du coup, il se remémore de son intime conviction dont voici : « Personne ne viendra plus perturber la quiétude des maliens. L’armée sera bien structurée pour faire face à d’éventuelles attaques. Je l’ai dit, je le ferai inc Allah». En homme très comblé, IBK a invité les maliennes et les maliens à lui voter le 28 juillet prochain pour une victoire éclatante et confortable dès le premier tour. Et que le lundi 29 juillet 2013, tout le monde savoure la victoire de l’honneur du Mali et le bonheur des maliens. En conclusion, il présenté ses excuses aux uns et aux autres pour ses propos désobligeants.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le choix d’IBK est indéniable, indiscutable et incontestable en 2013. Que Dieu bénisse le Mali.

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<strong>Mamadou Macalou</strong>

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<title>L&amp;apos;ancien premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani : « Je soutiens la candidature d&amp;apos;Ibrahim Boubacar Keïta dit IBK.</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/lancien-premier-ministre-ahmed-mohamed-ag-hamani-je-soutiens-la-candidature-dibrahim-boubacar-keita-dit-ibk-160792.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jul 2013 17:52:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_160798" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-160798" alt="Ahmed Mohamed Ag Hamani" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Ahmed-Mohamed-Ag-Hamani.jpg" width="610" height="438" /> Ahmed Mohamed Ag Hamani[/caption]

Je le voterai le 28 juillet prochain ».

Bonne Lecture : Vous êtes un grand homme politique du Mali. Vous avez occupé beaucoup de postes ministériels et vous avez été Ambassadeur et premier ministre. Parlez-nous un peu de votre expérience du pouvoir.

Ahmed Mohamed Ag Hamani : D'abord, permettez que je remercie votre journal qui a eu le mérite de m'approcher parmi toute la presse malienne. C'est avec humilité et beaucoup d'engagement patriotique que je répondrai à cette question. Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, je ne suis pas un homme politique mais plutôt un homme pratique. Je n'appartiens à aucun courant politique. J'ai des idées claires et pratiques que j'exprime sans crainte ni peur. Quand il s'agit du Mali, de son développement, je n'ai pas d'état d'âme. Je dis haut et fort ce que je pense.

En ce qui concerne mon expérience du pouvoir, effectivement, j'ai eu à exercer de hautes fonctions politiques tant bien qu'au Mali, à l'échelle régionale et internationale. J'ai commence ma carrière politique sous le régime de Moussa Traoré. Le 7 janvier 1978, je suis nommé ministre de tutelle des Sociétés et Entreprises d'État. Le 28 juin 1979, je deviens ministre de l'Information et des Télécommunication990 une carrière de diplomate. Je fus ambassadeur du Mali successivement auprès du Maroc, de la Belgique, du Grand Duché du Luxembourg et de l'Union européenne.

Le 9 juin 2002, le président Amadou Toumani Touré me nomme Premier ministre . Je suis reconduit à ce poste le 12 octobre 2002 et forme un nouveau gouvernement.

Le 28 avril 2004, à la demande du président de la république Amadou Toumani Touré qui souhaite nommer un nouveau gouvernement, je lui ai présenté la lettre de démission de mon gouvernement. Puis, je suis nommé successivement ministre du Plan le 2 août 1980, ministre des Sports, des Arts et de la Culture le 31 décembre 1984, ministre des Transports et des Travaux publics le 6 juin 1986, poste que j'ai occupé jusqu’au 20 janvier 1987.

Je deviens ensuite Haut-commissaire de l'Organisation de mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) avant d’entamer dans les années 1

Ensuite, j'ai créé en 2009 une association dénommé Association pour la revalorisation de l'expertise nationale (Arena). Regroupant des cadres de haut niveau de la fonction publique à la retraite, nous souhaitons mettre notre expertise au service de l'administration publique, du secteur privé et de tout autre partenaire. Vous savez, je n'aime pas parler de moi-même. Je n'aime pas l'emploi du je. Donc, je n'ai pas mené d'activités politiques en dehors de la politique que j'ai conduise en tant que membre des différents gouvernements.

Nous sommes libérés des griffes des terroristes grâce à la France, au Tchad et aux pays amis de la CEDEAO. Citoyen malien, vous êtes enfant du

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Nord du Mali. Comment avez-vous vécu cette période douloureuse ?

J'ai vécu cette période de manière triste et regrettable. Je n'ai jamais imaginé que le Mali pouvait tomber aussi bas. Quand j'ai entendu l'abandon de l'armée malienne à Tessalit, j'ai piqué une crise. Nous avons été victimes d'une horde de bandits y compris le MNLA (Mouvement National de Libération de l'Azawad), des djihadistes et des hommes armés venus de la Libye. Du coup, avec l'avancée de ces hommes sans foi ni loi, le Mali est tombé dans l'abîme. Mais, comme le Mali est un pays béni ; grâce à l'intervention de la France et des amis du Mali, notre pays a été sauvé. Cependant, la traversée du désert n'est pas finie et nous n'avons pas encore atteint l'autre rive. Beaucoup de choses restent à faire pour la stabilité de notre pays. La situation a failli dégénérer. On a souvent fait l'amalgame entre la communauté touareg et le MNLA y compris le cas des arabes. Il faut que les uns et les autres comprennent qu'il ne s'agit pas d'une guerre raciale au Mali. Ceux qui sont entrain d'entretenir ce fléau se trompent de combat et de cible. Le Mali n'a jamais connu un problème ethnique et il n'y en aura pas dans ce pays. C'est vrai qu'il y a eu quelques cas de chasse à l'homme, mais il faut reconnaître que les gens se sont ressaisis le plus vite possible. Ceux qui font de cette rébellion une guerre des touaregs contre l'État malien, s'inscrivent complètement en faux. Ce sont des groupes d'individus mal intentionnés, cherchant à se faire une place au soleil Mali, qui s'adonnent à ces pratiques ignobles et barbares contre notre nation. La quasi totalité des touaregs mêmes ceux de Kidal n'ont rien à voir avec cette bande de groupes armés. Ils veulent absolument créer un conflit entre les touaregs, les arabes et les sonrhaïs. Alors qu'il n'y a rien entre ces différentes ethnies. J'ai vécu cette situation avec beaucoup d'amertumes. J'y ai souffert. Mais, je n'ai pas croisé les bras. Au contraire, j'ai crée avec certaines personnes une plate-forme dénommée Coalition Patriotique pour le Mali (CPM) pour débattre de cette question fondamentale. Malheureusement, je n'ai reçu aucune sollicitation des autorités nationales jusqu'à ce jour. J'ai eu à mener des activités au niveau de la société civile et des associations qui œuvrent pour la cohésion nationale. Notre démarche se situait dans la logique d'une concertation nationale pilotée en premier chef par le premier responsable de l'État, les membres du gouvernement et toutes les composantes de la nation. La nature humaine étant ce qu'elle est ; nous avons malheureusement assisté à cette époque aux querelles de positionnement entre pro-putschistes et anti-putschistes. Cette situation de fait a un peu freiner notre élan mais nous continuons de travailler en silence. Je regrette d'avoir entendu certains hommes politiques dire qu'ils sont contre le coup d'État. C'est une lapalissade. Tout le monde le sait. Il est clairement écrit dans notre constitution que le coup d'État est un crime imprescriptible. Le fait de revenir chaque fois sur ça, constitue à mon avis, un fond de commerce. Il fallait plutôt penser à panser les blessures du Mali. Maintenant, un coup d'État, c'est un accident de parcours. S'il est arrivé, il faut savoir le gérer. Le constat amer qui se dégage, c'est qu'au Mali, à chaque fois qu'un problème se pose, au lieu de s'occuper de le gérer au mieux ; on s'attache aux effets. Cela est grave. Brièvement, voilà, comment j'ai vécu cette crise et je continue de la vivre. Il faut reconnaître que la responsabilité du gouvernement est en cause aussi. On a des milices hors la loi qui gravitent autour de notre pays. Il faut les démanteler et les désarmer. Ils sont sources de problèmes d'ethnisation et de malheurs pour ce pays. Il faut les bannir à jamais. Moi le journaliste, je le dis haut et fort, il n'y a pas de problème ethnique au Mali. Que cela soit compris de tout le monde.

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Le 28 juillet 2013, nous élirons s’il plaît à Dieu le futur président de la République. En votre qualité de doyen (plusieurs années au gouvernement et dans la diplomatie), quels conseils prodiguerez-vous aux maliennes et aux maliens ? Dites-nous, ouvertement et sans ambages, vous voterez pour qui ? Et pourquoi ?

Je voudrais d'abord lancé un appel. La situation dramatique dans laquelle se trouve aujourd'hui notre pays, implique qu'on arrête des querelles partisanes, claniques. Là où nous sommes, il faut voter la personne ou le responsable politique qui sortira le Mali du gouffre ; qui pourra refaire le Mali, donc réhabiliter l'État à travers sa sécurité et sa justice. C'est ce Mali qu'il faut bâtir. Nous ne sommes plus à la phase des vociférations. Il s'agit plutôt de se poser la question : Qui peut sauver le Mali pour que le Mali ait son honneur, sa dignité, son intégrité et son lustre d'antan ? A mon avis, il faut voter l'homme politique responsable, intègre, engagé et capable de relever les défis du moment. Vous me demandez pour qui je voterai ? Je pense que la loi est claire là-dessus. Le vote est secret et l'individu est le seul responsable de sa conscience. Puisque vous insistez, je vais dévoiler le secret. Tout le monde sait que je soutiens la candidature d'Ibrahim Boubacar Keïta dit IBK. Je soutiens cette candidature pas en tant que membre du RPM (Rassemblement Pour le Mali), mais comme simple citoyen. Je pense que cet homme peut sortir notre pays du gouffre. Je suis convaincu qu'avec les qualités qu'il a, il peut relever les défis du moment. Pour le respect de l'intégrité du territoire, la restauration de l'autorité de l'État, l'honneur du Mali et sa dignité, il n ' y a qu'un seul homme capable de relever tous ces défis. Cet homme, c'est IBK. C'est pourquoi, je voterai pour lui le 28 juillet prochain inc Allah.

Malien, vous êtes du Nord-Mali, est-ce que vous ne pouvez pas jouer un grand rôle, après la formation du nouveau gouvernement, pour tenter de résoudre le problème du Nord, si les nouvelles autorités font appel à vous ?

Écoutez, vous dites que je suis malien, je suis du Nord, tout cela est beau. Je dira plutôt un patriote. En tout cas, je sais que j'ai servi mon pays avec dévouement et honnêteté. Et je continue de servir le Mali de la manière la plus discrète. Pour moi, il n' y a pas question du Nord, du Sud, du Centre, que sais-je encore ; il s'agit tout simplement du Mali. Au Mali, on dirait qu'il n 'y a que le Nord seulement. C'est grave. Pour moi, il y a Tombouctou, Gao, Kidal. Le Nord, je ne le connais pas. Maintenant, en ce qui concerne la résolution des problèmes de ce pays ; je suis quand même un cadre de ce pays, un fils de ce pays. Je ne suis pas indiffèrent à ce qui sa passe à Diboli ni à Yorosso tout comme à Ménaka. J'ai souffert de cette rébellion dans mon sang aussi bien que ma famille. J'ai perdu sept (7) membres de ma famille dont mon grand frère de lait. Cela ne m'a pas pourtant amener à entretenir une haine quelconque contre qui que ce soit. Profondément, je suis un croyant. Tout ce qui arrive dont l'être humain ne peut pas résoudre, est dans la main de Dieu. Ce que je déplore, c'est que les autorités aussi les acteurs ne m'ont pas fait appel depuis l'éclatement de cette crise. C'est vrai, en 1963, j'étais encore étudiant. Mais après, toutes les crises, je les ai vécues. Le minimum, c'était de me solliciter. Je crois qu'après avoir occupé toutes ces fonctions et pris ma retraite, c'est l'État qui a besoin de mon expérience. Je ne veux pas paraître ni un savant ni un politologue. Je ne cherche rien car j'ai eu une carrière ascendante grâce à Dieu. Qu'il soit loué ! Je demeure toujours ce serviteur du Mali.

<strong>Entretien réalisé par Mamadou Macalou</strong>

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<title>Appel Patriotique : Jeunes candidats, votez pour  le triomphe de l’expérience </title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/appel-patriotique-jeunes-candidats-votez-pour-le-triomphe-de-lexperience-159294.html</link>
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<pubDate>Thu, 18 Jul 2013 09:02:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><em>« Lorsque l’ennemi nous aura envahi jusqu’au dernier village. Lorsqu’il aura conquis toute notre liberté. Lorsqu’il aura nié notre droit d’exister en tant que peuple, il nous restera la seule voie de la victoire ; la fierté d’appartenir à la nation vietnamienne ». disait Ho Chi Minh, homme politique et ancien président de la République vietnamienne (1890-1969).</em> </b>

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<img class="alignleft size-full wp-image-157179" alt="IBk Koutiala" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/IBk-Koutiala1.jpg" width="315" height="341" />Cette pensée colle bel et bien à l’actualité socio-politique du Mali. Notre Maliba, entre l’enclume du passé et le marteau du présent, doit avoir la magnanimité d’un bon forgeron pour bien façonner le fer. Oui, le fer à la malienne était chaud hier comme aujourd’hui même si la vapeur commence à se refroidir. Ce calme apparent (sortie de la guerre et prélude des élections) nous invite toujours à la réflexion et à la transcendance.

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Dans quelques jours, le peuple malien sera face à son destin. Il s’agira pour lui d’élire celui ou celle qui aura la lourde responsabilité de conduire le navire pendant cinq ans Mali après le naufrage collectif.

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Osons le dire, le bateau Mali a chaviré mais dans sa descente au fond de la mer, il a été sauvé hélas par l’iceberg. Et tout le monde sait que ce glacier maritime, malgré la rudesse de sa congélation, se fond petit-à-petit. De ce fait, il est impératif d’imaginer des solutions alternatives pour accoster très vite le bateau Mali à bon port. C’est pourquoi, face à l’urgence du moment, nous lançons un appel patriotique aux jeunes candidats à l’élection présidentielle du 28  juillet prochain, de se regarder en face pour ensuite se donner la main pour le triomphe de l’expérience au soir du scrutin. L’expérience, c’est le candidat Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK</b>, président du Rassemblement pour le Mali (<b>RPM</b>) et non moins président du regroupement <b>IBK-MALI 2012</b>. Notre démarche n’est ni partisane ni mercantile mais plutôt l’invite au sursaut national.

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Les jeunes qui briguent la magistrature suprême de notre pays, ont bel et bien le droit de lorgner le fauteuil présidentiel. Ils en ont certes la posture et l’intelligence pour accéder au palais de Koulouba mais pour le moment leur chemin est plein d’embuches. Ils ont encore à mieux sarcler leurs sillons pour une bonne fertilisation. La qualité d’un bon fumier dépend de la façon dont le compostage est fait. Certes, ils se sont battus pour être présents lors de ces joutes électorales, mais ils doivent comprendre que face à certaines situations d’urgence, seule l’expérience joue et gagne. Et l’expérience, c’est Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK</b>, président du Rassemblement pour le Mali (<b>RPM</b>) et non moins président du regroupement <b>IBK-MALI 2012</b>. Feu Me Demba Diallo aimait toujours dire ceci : <b>« La lanterne de l’expérience n’éclaire que celui qui la porte ».</b> Et Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK</b> est un homme d’expérience au service d’une nation, le Mali. Que les jeunes candidats comprennent que la vivacité du chevreau peut atteindre la vitesse escomptée mais il lui est difficile d’atteindre la vitesse de croisière.

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Osons le dire, Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK</b> a eu à croiser le fer au fer ici au Mali sans jamais courber l’échine. Qu’on ne se leurre pas. Là où nous sommes, les maliens ont besoin d’un homme fort comme Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK</b> à la tête de leur Etat. Ils voient en lui l’incarnation du respect de l’autorité de l’Etat et celui de la souveraineté du Mali. De ce fait, nous lançons un vibrant appel à ces jeunes candidats, de voter pour le triomphe de l’expérience, ne serait-ce que pour cinq ans. En cinq ans, Ibrahim Boubacar Keïta alias <b>IBK</b> aura 73 ans, période propice pour se retirer de la vie politique. L’homme, doté d’une lucidité sans faille ira certainement en villégiature. Il aura bien mérité son repos du guerrier.

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En ce moment, les jeunes candidats auront grandi et mûri pour faire face à la République. Cela s’appelle, savoir attendre son heure.

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Et à propos de patriotisme, Ludovic Naudeau in « La France se regarde : Le problème de la natalité » (1931) a dit ceci : « Ne désespérons cependant pas de voir un jour le parlement, dans un élan collectif de patriotisme, oser braver certaines tendances funestes, chères à une partie de l’opinion publique, et risquer même le danger d’une impopularité passagère, pour assurer le bien du peuple malgré lui »<b>.</b>

Que Dieu bénisse le Mali.

<b>Mamadou Macalou</b>

&nbsp;

<b>Bulletin de soutien électoral à I.B.K. :</b>

<b>Avec I.B.K., s’ouvrent de Nouvelles et Grandes Espérances pour le Mali </b>

<i>Soutenons, Maliennes et Maliens, la candidature de monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA </i>

<b><i>I.B.K. </i></b>

<i> </i>

<i>Président de la République du Mali en 2013 </i>

<b>Ensemble, votons I.B.K., pour le changement, le mieux-être et le mieux-vivre du peuple malien. </b>

· I.B.K. : ancien Conseiller Diplomatique et Porte-parole du Président de la République du Mali ;

· I.B.K. : ancien Ambassadeur ;

· I.B.K. : ancien Ministre des Affaires Etrangères ;

· I.B.K. : ancien Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

· I.B.K. : ancien Président de l’Assemblée Nationale ;

· I.B.K. : ancien Président de l’Adema ;

· I.B.K. : Député et Président du R.P.M.

<i>Soutenons, Maliennes et Maliens, la candidature d’I.B.K., pour son admirable parcours politique, son patriotisme avéré, son honnêtété remarquable, sa compétence reconnue, son engagement profond et son expérience politique exceptionnelle et exemplaire. </i>

<b>Maliennes et Maliens, votons I.B.K. pour le changement et le renouveau du Mali. </b>

<b>I.B.K., le meilleur choix 2013 ! </b>

<b>Avec I.B.K.,s’ouvrent de Nouvelles et Grandes Espérances pour le Mali. </b>

<b>Dr. Oumar Aba TRAORE, Ph.D. </b>

Docteur en Science Politique.

Diplômé de l’Université LAVAL

Quebec – Canada

Banankabougou – SEMA

Bamako]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lycée Privé Tigana Aboubacar : La bibliothèque Damien Boiteux inaugurée</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/lycee-prive-tigana-aboubacar-la-bibliotheque-damien-boiteux-inauguree-159287.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Jul 2013 07:43:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_124670" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-124670" alt="Damien Boiteux" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/Damien-Boiteux.jpg" width="250" height="189" /> Damien Boiteux[/caption]

<b><i>A l’occasion du départ des élèves pour les vacances de fin d’année, les responsables scolaires du Lycée Privé Tigana Aboubacar (LPTA) de Kalabancoro, ont organisé une grande cérémonie pour récompenser les élèves les plus méritants. Faisant d’une pierre deux coups, l’administration scolaire a eu l’idée intelligente de greffer à cette cérémonie non seulement la célébration du centenaire de la naissance du poète martiniquais, Aimé Césaire ; mais aussi de rendre un vibrant hommage au Lieutenant Damien Boiteux, le premier soldat français  tombé sur le champ de l’honneur lors de la bataille de Konnan. Désormais, la bibliothèque du Lycée Privée Tigana Aboubacar porte son nom. Son inauguration a été faite le samedi 6 juillet 2013 dans l’enceinte dudit établissement. C’était en présence du proviseur de l’établissement, Mme Diaby Kandia Traoré. Elle avait à ses côtés l’éminent professeur de lettres, Bamoussa Bakhanga (le conférencier principal), Dr Noumou Ben Diakité, président de l’Association Damien Boiteux/Mali, du Dr Adama Koné, membre du Rotary Club, rive droite. La présence du parrain Brahima Sangaré, enseignant à la retraite et de la marraine Mme Keïta Mafi Keïta, l’épouse du célèbre chanteur malien Salif Keïta,  ont donné un éclat particulier à la cérémonie sans oublier les élèves et leurs parents.</i></b>

&nbsp;

Cependant, après les mots de bienvenue du modérateur, la parole est donnée à Bamoussa Bakhanga, professeur de lettres pour son exposé sur la vie et l’œuvre d’Aimé Césaire. Ce dernier a d’abord remercié les uns et les autres pour ensuite dire que parler de la vie d’Aimé Césaire n’est pas chose facile. Pour lui, l’homme Aimé Césaire est multidimensionnel. Mettant l’accent sur l’une de ses œuvres : <b>« Discours sur le colonialisme </b>», il dira que cet écrit résume en fait le parcours et la vision que Césaire a de l’Afrique.

&nbsp;

Il renchérit pour dire que la négritude de Césaire est différente de celle de Senghor et Damas puisque Césaire a subit plus d’oppression que les deux cités. Donc, naturellement, il va de soi qu’ils n’aient pas la même vision de ce qu’ils partagent en commun. En grosso modo, il a passé en revue toutes les œuvres d’Aimé Césaire à la grande satisfaction de tout le monde. Les questions posées par le public n’ont fait qu’agrémenter les débats. A sa suite, nous assistâmes à la déclamation des poèmes par certains élèves du lycée. C’est alors que le proviseur du lycée, Mme Diaby Kandia Traoré procéda à la remise des attestations et des cadeaux aux élèves qui se sont faits distingués pendant l’année scolaire. Pour ce faire, elle était épaulée par des jeunes enseignants très dynamiques. Sitôt cette remise terminée, nous nous dirigeâmes vers la nouvelle bibliothèque baptisée Damien Boiteux, en hommage au premier soldat français mort sur le sol malien lors de la bataille de Konnan. La coupure du ruban a été faite par Mme Keïta Mafi Keïta, l’épouse du célèbre chanteur malien Salif Keïta, la marraine de l’évènement. Et la visite de l’intérieur commença avec son impressionnant décor. La cérémonie a pris fin par un cocktail.

Dors en paix Damien Boiteux. Le peuple malien te sera reconnaissant à jamais.

<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title> 13 raisons pour élire IBK en 2013 </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/13-raisons-pour-elire-ibk-en-2013-159295.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Jul 2013 03:03:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>L’auteur de cet article fut le premier Secrétaire Général du mouvement des jeunes du RPM entre 2001 et 2004. Pour lui, le président du Rassemblement pour le Mali, Ibrahim Boubacar Kéïta, est le meilleur candidat pour résoudre les problèmes de l’heure. Mahamane Baby d’ajouter qu’IBK est le seul candidat qui est à la fois un professionnel du développement, un politologue de formation et un grand commis de l’Etat qui connait parfaitement les rouages de l’administration aussi bien que le Mali profond. </i></b>

&nbsp;

<img class="alignleft size-full wp-image-159188" alt="Mahamane" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Mahamane.jpg" width="250" height="203" />IBK est le leader qui a prouvé qu’il n’était pas un assoiffé de pouvoir et qu’il ne marchera pas sur le corps des maliens pour accéder au pouvoir. En effet, malgré la volonté de ses troupes de réclamer par la rue, sa victoire volée en 2002, il a décidé de les en empêcher et mieux de soutenir celui qui deviendra par la suite locataire du palais. IBK, le leader qui dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit. En cette période de doute, d’insécurité et de défi pour le Mali, le candidat du RPM est celui qui est ferme, équitable et garant de l’intégrité du Mali.

<b><i> </i></b>

<b>  1 - Kankelentigui – Homme de parole.</b>

S’il y a une qualité que même ses ennemis lui reconnaissent bien volontiers c’est son intégrité, son sens de l’honneur et de la dignité. Toutes qualités dont la République a besoin.
<b>    </b>

<b> </b>

<b> 2 - Jamais aucun leader n’aurait promu autant la question du genre.</b>

IBK a exigé que les structures de base du RPM présentent, toutes les fois qu’il y a trois postes électifs à pourvoir, la candidature d’un cadre du parti, d’une femme et d’un jeune. C’est ainsi que le RPM s’est retrouvé avec le plus grand nombre de femmes députées à l’AN du Mali
<b>   </b>

<b> </b>

<b>  3 - Un leader hors pair.</b>

IBK a été pendant six ans Premier Ministre du Mali et a donc supervisé, conseillé et donné des instructions a tous les responsables politiques étiquetés comme favoris de la campagne électorale de 2013..
<b>    </b>

<b> </b>

<b> 4 - Rassembleur et représentatif du Mali de la diversité</b>,

IBK, descendant des Grand Rois Mandingue a épousé une nordiste et a une
connaissance exceptionnelle du nord et de ses défis.
<b>  </b>

<b> </b>

<b>   5 - Seul candidat qui est à la fois un professionnel du développement</b>,

Un politologue de formation et un grand commis de l’Etat qui connait parfaitement les rouages de l’administration aussi bien que les pistes rurales du Mali.
<b>     </b>

<b> </b>

<b>6 - En cette période de doute, d’insécurité et de défi pour le Mali</b>,

Le leader qu’il faut pour le pays est celui qui est ferme, équitable et garant de l’intégrité du Mali. IBK dispose du meilleur profil pour faire le job.
<b>    </b>

<b> </b>

<b> 7 - Le centre de gravité du monde s’oriente de plus en plus vers l’orient et particulièrement la Chine.</b>

Le Mali gagnerait à renforcer son partenariat avec la Chine, un des pays au taux de croissance les plus élevés au monde. IBK est le leader le plus proche des autorités
chinoises.
<b> </b>

<b> </b>

<b>    8 - Parfaitement bilingue (Anglais-Français)</b>,

IBK est le leader le mieux indiqué pour défendre nos intérêts avec la France qu’il connait très bien et avec le monde anglo-saxon dont il est également proche par le canal des Etats-Unis et de l’Internationale Socialiste.
<b>   </b>

<b> </b>

<b>  9 - Etant donné le gouffre qui se creuse entre la classe politique animée récemment par des hommes et des femmes qui ont souvent douté de la sincérité de leurs dirigeants</b>,

IBK est sans nul doute le leader qui pourrait redonner confiance aux Maliens lambda et améliorer ainsi le taux de participation aux élections.
<b> </b>

<b> </b>

<b>    10 - IBK est le leader qui a prouvé qu’il n’était pas un assoiffé de pouvoir et qu’il ne marchera pas sur le corps des Maliens pour accéder au pouvoir.</b>

En effet, malgré la volonté de ses troupes de réclamer par la rue, sa victoire volée en 2002, il a décidé de les en empêcher et mieux de soutenir celui qui deviendra par la suite locataire du palais.
<b>    </b>

<b> </b>

<b> 11 - En tant que Président de l’Assemblée nationale</b>,

IBK a fait un travail formidable a la tête de l’Union des Parlementaires Africains,
travail qui a contribué au renforcement de l’unité africaine
<b>   </b>

<b> </b>

<b>  12 - IBK, le leader qui dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit.</b>
<b>   </b>

<b>  13 - IBK est le meilleur candidat pour résoudre le problème récurrent dit du « Nord »</b>

<strong>Mahamane Baby</strong>
<strong> Chargé de portefeuille, à APD Mali-Bonn</strong>
<strong> Auparavant : JCI et United States Agency for International Development (USAID)</strong>

&nbsp;

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</item>

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<title>Gloire historique : IBK sur les traces de Winston Churchill</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/gloire-historique-ibk-sur-les-traces-de-winston-churchill-157693.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2013 11:43:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La vie des nations est faite de haut et de bas. Il en est ainsi de celle de la nation britannique. Le pays de Margaret Tchatcher (paix à son âme), meurtri et blessé pendant la seconde guerre mondiale, a été sauvé grâce à l’audace d’un homme du nom de Winston Churchill, ancien premier ministre de la Grande-Bretagne. A l’époque, face aux dangers imminents de la guerre, il a préparé psychologiquement ses compatriotes à affronter l’ennemi et à braver l’adversité. Sa fameuse phrase prononcée pendant la guerre : <b>« There will happen tears. </b><b>There will happen blood. But there will happen also the victory » (Il y aura des larmes. </b><b>Il y aura du sang. Mais il y aura aussi la victoire),</b> galvanisa tout un peuple. Oui, il a fallu le courage et l’intrépidité d’un homme comme Winston Churchill pour que les anglais reprennent espoir et fonce tout droit vers la victoire. Osons le dire, cette victoire n’a pas été acquise ni dans la lâcheté, ni dans la peur. Les anglais ont eu de l’audace pour braver la supériorité de l’ennemi. Il y a de cela 73 ans dont l’Angleterre est sortie grandiose et victorieuse de la guerre. Cependant, après moult réflexions et analyses, nous nous sommes rendus compte qu’un homme politique malien du nom de Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK, président du Rassemblement  Pour le Mali (<b>RPM</b>), est pétri de ces mêmes idéaux. Même si IBK n’a pas été un premier ministre de guerre, il fut quand même un premier ministre de combat. En 1994, sa nomination à la primature a sonné le glas de la crise socio-politique que traversait le Mali à l’époque. Il a su restaurer l’autorité de l’Etat et remettre le pays au travail. La chienlit grandissante s’effaçait petit-à-petit au profit du respect des Institutions de la République. L’homme n’hésitait pas à monter sur le créneau et  prenait des mesures draconiennes pour que l’Etat ait sa raison d’être. Finie cette période et nous sommes en 2013. Après plusieurs années d’apprentissage de la démocratie, notre pays a montré ses limites avec son corollaire de la dégringolade de l’Etat. Le Mali est tombé de si bas rendant du coup les maliens furieux et déshonorés. Mais, face à cette descente aux enfers, certains Hommes ont dit non, non et non. Parmi ceux-ci, il y a l’enfant prodige, le Kankeletigui  alias IBK pour les intimes. Le dimanche dernier, lors du lancement de sa campagne pour l’élection présidentielle du 28 juillet 2013, nous avons été tiqués par cette phrase de son discours : <b>« We will do it » (Nous le ferons).</b> Immédiatement, cette pensée nous a rappelé Sir Winston Churchill, ancien premier ministre de la Grande-Bretagne. Celui-ci aimait dire en des moments propices à ses compatriotes ceci : <b>« Give us the tools and we shall do the job » (Donnez-nous les outils et nous ferons le travail).</b> IBK, en disant : <b>« We will do it » (Nous le ferons)</b> se situe dans la même logique de conviction et de transcendance, vertu des grands hommes. Le Général Charles De Gaulle n’a-t-il pas dit que rien de grand ne peut se faire sans de grand.  Donc, laissons libre chemin à ceux qui sont dotés d’une certaine grandeur d’imprimer leur marque.

&nbsp;

&nbsp;

Il est à noter que Sir Winston Churchill (1874-1965) est un homme politique britannique. Député en 1900, ministre, il fut premier Lord de l’Amirauté (1911-1915), préparant la Grande-Bretagne à la guerre. Après la guerre, il rallia le parti conservateur, qu’il avait quitté en 1904. Premier ministre (1940-1945) à la tête d’un cabinet d’union nationale, il conduisit la guerre contre l’Axe et joua un rôle actif en politique internationale. Battu lors des élections de 1945 ; il revint au pouvoir de 1951 à 1955. Ses mémoires de guerre (1948-1953) lui valurent le Prix Nobel de littérature en 1953.

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<b>Mamadou Macalou</b>

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</item>

<item>
<title>« Jeunes écoliers du Mali: lisez, lisez, lisez ; faites en sorte que vous ayez toujours un ou deux livres avec vous ». :  Ibrahim Boubacar KEÏTA, ancien Premier Ministre du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/jeunes-ecoliers-du-mali-lisez-lisez-lisez-faites-en-sorte-que-vous-ayez-toujours-un-ou-deux-livres-avec-vous-ibrahim-boubacar-keita-ancien-premier-ministre-du-mali-157692.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2013 11:42:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de développement au Mali, nous sommes parvenus à piocher cet appel pathétique d’un de nos illustres compatriotes dont le contenu est celui-là : «  Jeunes écoliers du Mali, lisez, lisez, lisez ; faites en sorte que vous ayez toujours un ou deux livres avec vous ».</strong></em>

&nbsp;

&nbsp;

Il s’agit là de l’invite d’Ibrahim Boubacar KEÏTA alias IBK, ancien Premier Ministre du Mali à l’endroit des élèves et étudiants du Mali.

Il l’a dit, au cours de son investiture le samedi 14 janvier 2012 au stade omnisports Modibo KEÏTA comme candidat du parti Rassemblement pour le Mali (RPM).

C’est pourquoi, à la rédaction de « Bonne lecture », nous n’avons pas hésité à nous intéresser à ce volet éducatif.

&nbsp;

&nbsp;

A la limite, cet appel vient à point nommé au moment où notre système éducatif connaît d’énormes difficultés. L’une des difficultés se situe au faible niveau des élèves et étudiants du Mali. Ce constat amer est dû au fait qu’ils ne lisent pas assez. Alors que la lecture est la clef de voûte de la réussite scolaire. Nous sommes tous conscients que cette baisse de niveau des élèves et étudiants du Mali est dû au fait que ceux-ci n’ont pas aimé le livre comme il le fallait pour en  faire un outil indispensable de travail. Et cela a beaucoup joué sur leur épanouissement intellectuel.

&nbsp;

&nbsp;

Que faire ? C’est très simple, le candidat du Rassemblement pour le Mali (RPM), Ibrahim Boubacar KEITA propose des solutions. Déjà, en invitant publiquement les élèves et les étudiants à faire de la lecture, un créneau indispensable pour leur réussite scolaire, Ibrahim Boubacar KEITA donne l’espoir de redresser notre système éducatif. N’avons-nous pas le droit de dire qu’il est l’un des rares candidats à la Présidence de la République, à faire la promotion du livre et de la lecture un volet important de on projet de société pour le Mali. Cela nous a particulièrement touché puisque la lecture est le dernier des soucis des maliens. Oh ! Quel dommage pour notre pays ? Heureusement, qu’Ibrahim Boubacar KEITA, un féru de la lecture s’attaque au fléau. Oui, il l’a dit que si le Bon Dieu lui donne la chance d’accéder à la magistrature suprême de notre pays, il revalorisera la fonction enseignante  avec des avantages progressifs pour les enseignants d’année en année. Il se dit convaincu que l’école malienne sera redorée. Pour ce faire, l’école reviendra à l’école, c’est-à-dire qu’elle sera l’apanage des seuls professionnels. Nous nous souvenons qu’Ibrahim Boubacar KEITA a résolu avec brio le problème scolaire qui constituait le talon d’Achille de tous les Gouvernements qui se sont succédé depuis la révolution du 26 mars 1991. Au prix des décisions radicales et courages, il est parvenu à remettre les élèves et étudiants sur le chemin des classes et amphis. Corrélativement, le Mali a connu sa meilleure phase d’investissement en construction d’écoles et lycées entre 1996 et 2000.

&nbsp;

&nbsp;

Le dialogue entre les étudiants, les enseignants et le Gouvernement est reparti sur des bases plus fécondes dans l’intérêt de l’école malienne. Souhaitons que la bonne lecture faite par Ibrahim Boubacar KEITA pour l’école malienne se réalise dans un laps de temps.

Et à propos de lecture, le Général de Division, Souleymane Yacouba SIDIBE a dit ceci : « La lecture est le signe ostentatoire de la victoire contre l’analphabétisme et l’illettrisme… ».

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<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Appel à la nation :  Citoyennes et Citoyens du Mali, votez IBK Président de la République, le meilleur choix 2013</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/appel-a-la-nation-citoyennes-et-citoyens-du-mali-votez-ibk-president-de-la-republique-le-meilleur-choix-2013-2-157689.html</link>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2013 11:37:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_156520" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-156520" alt="Le candidat Ibrahim Boubacar Keïta" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/ibk.jpg" width="610" height="397" /> Le candidat Ibrahim Boubacar Keïta[/caption]

<b>Le Dr  Oumar Aba TRAORE, Docteur en Science politique, réitère son appel de 2012, en invitant les citoyennes et citoyens du Mali, à voter Mr Ibrahim Boubacar KEÏTA Président de la République.</b>

<b> </b>

Contrairement au schéma classique du fonctionnement du système électoral bien connu, au Mali d’aujourd’hui, ne votez ni pour un parti politique ni pour un programme politique, ni pour un projet de société… Votez, essentiellement, pour une Femme ou un Homme, en tenant compte de notre spécificité propre ou de notre identité culturelle propre ; une Femme ou un Homme dont il faut retenir, essentiellement aussi, ses valeurs, ses mérites, et ses visions politiques justes, une Femme à laquelle ou un Homme auquel -avec la permission d’Allah-nous confierons notre destinée et celle de notre pays, le Mali, pour un mandat de cinq(5) ans. C’est le plus important.

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&nbsp;

Vous savez bien que ce ne sont pas tous les membres et tous les militants d’un parti politique qui dirigeront collectivement le Mali ; mais bien plutôt une Femme ou un Homme élu(e) Présidente ou Président de la République qui dirigera le Mali au nom de notre peuple et non au nom d’un parti politique. Ce n’est pas non plus le programme politique qui se mettra en marche tout seul ; mais bien plutôt une Femme ou un Homme, élu(e) Présidente ou Président de la République qui le mettra en œuvre, conformément à sa vision politique, même si le parti politique demeure son tremplin, son instrument de mobilisation (porteur de ses valeurs) et de transmission du contenu de la campagne électorale ainsi que ses mots d’ordre et consignes.

&nbsp;

&nbsp;

Nous pensons honnêtement que la plus haute importance doit être accordée à l’élection de cette Femme ou de cet Homme qui aura de très grands pouvoirs et dont dépendront pour beaucoup (hormis le pourvoir souverain et illimité du Seigneur de l’univers dont Tout dépend) notre avenir politique et le bonheur de notre pays. Et, il faut retenir essentiellement encore une fois, de cette Femme ou de cet Homme, ses valeurs, ses mérites et ses visions politiques justes qui seront déterminants et pour lesquels il faut voter, en dehors de tout sentimentalisme. Seul l’intérêt supérieur de notre pays doit guider notre réflexion et déterminer notre choix en faveur d’une candidate ou d’un candidat à l’élection présidentielle de 2013.

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Citoyennes et citoyens du Mali,

Nous procéderons le 28 Juillet  2013, incha Allah, à l’élection présidentielle, donc à l’élection d’une seule Femme ou d’un seul Homme qui sera la Présidente ou le Président de la République du Mali ; et non, encore une fois, l’élection d’un parti politique, d’un programme politique ou d’un projet de société. Au Mali d’aujourd’hui, nous savons tous que les partis politiques, les programmes politiques et les projets de société sont quasiment les mêmes, donc de même valeur et au même degré. Dans ces conditions et dans cette confusion totale, à quel parti politique, à quel programme politique et à quel projet de société peut-on accorder sa confiance et son suffrage ? Il ne faut donc pas se laisser leurrer par des espérances évasives, des discours et promesses démagogiques et des préoccupations électoralistes et se faire aussi des illusions. Il faudra se focaliser sur l’essentiel c’est-à-dire la Femme ou l’Homme, ses valeurs, ses mérites, et ses visions politiques justes. Et c’est pourquoi nous disons : élevons-nous au dessus des partis politiques de leurs programmes politiques et de leurs projets de société, pour opérer sincèrement un choix judicieux sur la meilleure candidate ou le meilleur candidat au bénéfice du Mali.

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&nbsp;

Oui, encore une fois, il faut surmonter les intérêts des partis politiques et des idéologies pour faire un bon choix dans l’intérêt supérieur du Mali. Ainsi, doit agir le vrai citoyen-patriote.

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Par ailleurs, nous n’ignorons ni l’importance, ni le rôle, ni la nécessité du parti politique ou du système de partis politiques dans un régime républicain et démocratique de notre temps moderne ; mais soyons réalistes en tenant compte de la culture politique, de la philosophie politique, de la psycho-politique, du système de valeurs du peuple malien d’aujourd’hui et du Super-Ego collectif de notre société d’aujourd’hui. C’est justement pour cette raison fondamentale que nous disons, que ce qui est déterminant pour nous et qui conditionnera l’avenir politique de notre pays et le bonheur de notre peuple, dans une certaine mesure en tout cas, c’est surtout la bonne qualité et la qualité supérieure de la Femme ou de l’Homme que nous allons élire Présidente ou Président de la République du Mali. Cette Femme ou cet Homme doit être élu(e) pour son bon et noble caractère, sa personnalité, son comportement mental et moral, son honnêteté, sa compétence, son patriotisme, son expérience, et son engagement politique sincère à servir loyalement et avec abnégation le Mali, pour le bonheur de notre peuple, le peuple malien. Bref, une Femme ou un Homme qui a des valeurs, des mérites et des visions politiques justes pour constituer un modèle hors série. Cependant, cette Femme ou cet Homme, hors série, n’est ni un(e) saint(e), ni un(e) prophète (esse) encore moins un ange ; mais une Femme ou un Homme comme nous, qui a des défauts et des qualités. Nous n’aurons jamais une Femme ou un Homme parfait(e) dans ce monde ; mais nous pouvons élire une Femme ou un Homme de qualité supérieure, voire exceptionnelle, une vraie ou un vrai patriote. C’est de cela qu’il s’agit et cela est plausible et existe déjà au Mali.

&nbsp;

&nbsp;

Au demeurant, ne votez pas pour une candidate ou un candidat parce que la personne est de la même ethnie ou de la même région que vous. Cela est très mauvais pour la paix et l’unité nationale. Votez pour une personne parce qu’elle est malienne et de qualité supérieure avec un bon profil pour diriger le Mali. Tenez compte seulement de l’intérêt supérieur du Mali et non de l’appartenance ethnique ou régionale de la candidate ou du candidat à l’élection présidentielle de 2013. Aussi, écoutons plus notre RAISON que notre CŒUR, car c’est le devenir de la nation malienne qui est en jeu.

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Citoyennes et Citoyens du Mali,

Au regard de l’anatomie sociologique et politique de la classe politique malienne d’aujourd’hui que nous connaissons bien, ayons le courage et l’honnêteté intellectuelle et morale de reconnaître objectivement, que le meilleur choix, c’est monsieur Ibrahim Boubacar Kéïta. C’est un homme comme les autres, mais exemplaire dans les vertus communes, un modèle qui suscite une amoureuse admiration. Un homme de conviction et de volonté patriotique. C’est l’homme de qualité supérieure qui convient, à notre avis, et dont le Mali a besoin pour le progrès nouveau et le changement qualitatif dans la continuité des œuvres grandioses de tous les présidents maliens qui feront époque, parce que, laissant un souvenir durable et indélébile par leur importance et leur succès.

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Aussi, parmi les candidats déclarés et les candidats non déclarés de la classe politique malienne de nos jours, monsieur Ibrahim Boubacar Kéïta a, indubitablement, le meilleur « background » politique et partant, le meilleur profil. Ainsi, monsieur Ibrahim Boubacar Kéïta avait été successivement nommé Conseiller diplomatique  et porte-parole du Président de la République, Ambassadeur du Mali en Côte d’ivoire, Ministre des Affaires Etrangères, Premier Ministre, chef du gouvernement pendant six(6) ans. (Il bat tous les records au Mali jusqu’à aujourd’hui). Et, en même temps, il avait été élu président de l’ADEMA, la formation politique la plus importante de l’époque. Il avait été aussi élu président de l’Assemblée Nationale et président du RPM, la formation politique la plus importante également de l’époque.

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Quel très bon parcours politique et quelle très bonne expérience pour servir et diriger le Mali !

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- Qui parmi les candidats virtuels a, aujourd’hui, autant d’expérience politique ? – Nous disons que la fonction de président de la République est hautement politique et requiert donc, à souhait, une riche expérience politique.

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- Qui parmi les candidats potentiels avait été nommé Premier Ministre, Chef du Gouvernement pendant six(6) ans, en battant tous les records au Mali et ce, depuis 1960, année de la proclamation de l’indépendance politique, jusqu’à aujourd’hui ? Quel admirable parcours politique !

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- Qui parmi les candidats possibles, vraisemblables, avait eu à diriger deux fois et successivement des partis politiques (ADEMA et RPM) qui étaient les plus grandes formations politiques de leurs époques, en termes de majorité des députés à l’Assemblée nationale du Mali ?

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Parmi les candidates et les candidats, seul monsieur Ibrahim Boubacar Keïta remplit les conditions et répond parfaitement à cette description.

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Par ailleurs, le principe, c’est que le parti politique est par essence même, un centre privilégié où on apprend à comprendre et à diriger avec dextérité, en tenant compte de la conception, de la sensibilité, de l’humeur, de la délicatesse et de la complexité des tempéraments et des personnalités des femmes et des hommes de la société humaine. Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, en dirigeant successivement les deux plus grandes formations politiques de notre pays, l’ADEMA et le RPM, est bien préparé politiquement avec son expérience, sa maturité d’esprit, son talent en pleine maturité, son habileté, sa conviction, sa compétence et sa volonté patriotique à présider aux destinées du Mali, dans sa diversité sociale et dans son unité politico-juridique en tant qu’Etat-Nation.

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Politiquement, Ibrahim Boubacar Keïta est, aujourd’hui, un homme-symbole, un homme-phare de notre pays.

C’est seulement, monsieur Ibrahim Boubacar Keïta qui jouit de ce grand privilège, de ce riche parcours politique exceptionnel et de cette très remarquable expérience politique dont pourra bénéficier notre pays, s’il est élu en 2013 Président de la République du Mali. Le profil, en tout cas, est net, pur et transparent.

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Il faut souligner également que, plus que tous les candidats déclarés et les candidats non déclarés de« l’establishment » politique malien, du temps où nous sommes, monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, politologue de formation en plus, connaît le POUVOIR exécutif et législatif pour l’avoir exercé à plusieurs niveaux de responsabilité, ainsi que l’atteste son admirable parcours politique. Quelle très bonne expérience politique pour mieux servir et diriger le Mali ! Oui, Ibrahim Boubacar Keïta connaît bien l’Etat dans ses multiples rouages et facettes pour l’avoir bien servi des années durant.

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En plus de ce riche parcours politique exceptionnel et de cette expérience technico-administrative remarquable dont le Mali pourra bénéficier, monsieur Ibrahim Boubacar Keïta est connu au Mali pour son patriotisme sincère et avéré. A titre d’illustration, souvenez-vous qu’à la suite de la proclamation des résultats « contestés » de l’élection présidentielle de 2002, il avait refusé, au cours d’un grand meeting politique organisé au stade du 26 mars de Bamako, d’appeler les très nombreux militants du RPM et sympathisants mécontents, à mettre notre pays à feu et à sang ; comme cela se passe souvent dans beaucoup de pays africains. N’est-ce pas là une preuve irréfutable de son grand et sincère patriotisme, de son amour sincère du pays, dont le Mali pourra continuer à bénéficier toujours, si monsieur Ibrahim Boubacar Kéïta est élu, en 2013, Président de la République du Mali ? Son patriotisme avéré peut être une force dynamique et d’impulsion favorable pour le rayonnement international du Mali et pour le développement économique, social et culturel de notre pays. Aussi, un vrai patriote sincère sert son pays. Il ne se sert pas du pays. Il respecte les biens de l’Etat dont il a la charge de conduire les destinées. Voilà, certains avantages que le patriotisme de monsieur Ibrahim Boubacar Kéïta peut apporter à notre pays, s’il est élu, en 2013 Président de la République du Mali.

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Aussi, très républicain, très démocrate et très honnête, monsieur Ibrahim Boubacar Keïta déclare, à l’issue de la conférence régionale du RPM tenue à Koutiala, le dimanche 4 décembre 2011 ce qui suit :

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« Dites aux maliens que nous ne venons pas pour voler le Mali, pour tricher avec le peuple. Nous venons pour sa santé, l’éducation de ses enfants, sa sécurité… Nous venons rendre le pays fier de lui-même, rendre les Maliens fiers d’être Maliens. »

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Et monsieur Ibrahim Boubacar Kéïta de poursuivre en disant aux militants du RPM réunis en conférence régionale:  » Pour moi, ce qui compte, c’est le Mali et pour le Mali. Je ne fais aucun compromis avec qui que ce soit, même si c’est mes parents.  »

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D’un esprit assoiffé de justice et désirant instaurer au Mali la méritocratie républicaine, monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, de dire avec une conviction patriotique sa vision politique : « Nul n’est et ne sera au dessus de la loi. Nul ne sera privilégié par rapport à son frère malien au motif qu’il est proche de moi. Non ! Au Mali, il aura son droit de malien avéré. C’est ce Mali que nous allons construire, incha Allah. Un Mali de justice, de vérité où aucun malien n’aura pas à se demander : est-ce que je suis un malien réellement, parce que je ne suis pas le frère, l’oncle, le cousin du président, jamais. «  Cf : Le journal  » Info-matin «  n°3233 du jeudi 08 décembre 2011. Voilà, une facette de la vision politique adorable de monsieur Ibrahim Boubacar Keïta connu pour sa grande sincérité. Pour illustrer sa sincérité, on l’appelle même  » Kankelentigui « .

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Aussi, monsieur Ibrahim Boubacar Keïta est connu au Mali pour son humanisme, sa générosité, l’honnêteté de sa conduite, sa sincérité et sa bonne foi, son amour de la vérité, son adorable intégrité et ses grandes valeurs morales et même religieuses. A titre d’illustration encore, souvenez-vous que, souvent dans ses discours à l’Assemblée Nationale du Mali dont il était le président, il commençait toujours, sans démagogie aucune, par rendre grâce à Allah, le Seigneur de l’Univers, parce que bon croyant et d’une bonne et saine moralité ; respectueux, au demeurant, de nos us et coutumes. C’est une caractéristique, voire le reflet de la personnalité de l’homme, Ibrahim Boubacar Keïta.

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Si George Washington, le premier président des Etats-Unis d’Amérique vivait, il nous donnerait certainement raison sur l’importance de la religion, de la morale et de la vertu en politique ; car dans son message d’adieu au peuple américain, le 17 Septembre 1796, il déclarait : «  De toutes les dispositions et habitudes qui conduisent à la prospérité politique, la religion et la morale sont les indispensables soutiens.  » .

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En poursuivant son message, il affirmait aussi :  » II est vrai en substance que la vertu et la morale sont les sources nécessaires du gouvernement populaire « . Prodiguant toujours ses conseils, le président George Washington disait au peuple américain dans son message d’adieu : « Observez la bonne foi et la justice [...] cultivez la paix et l’harmonie [...]. La religion et la morale prescrivent cette conduite.  » Cf : les grands textes de l’histoire américaine.

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Cela étant dit, nous soutenons que les diverses qualités de Monsieur Ibrahim Boubacar Kéïta que nous venons de mentionner se résument comme suit : intelligence, autorité, volonté patriotique et conduite vertueuse… pieuse. C’est très rassurant, car il s’agit là des qualités d’un vrai chef, d’un leader, en plus de son aura et de son charisme remarquables qu’on lui envie à plus d’un titre.

En effet, pour ses caractères qualitatifs et distinctifs…, nous devons voter le 28 Juillet 2013 monsieur Ibrahim Boubacar Keïta président de la République du Mali. L’ancien président français, Monsieur Jacques Chirac nous donnerait certainement raison lorsqu’il écrit dans le premier tome de ses Mémoires ce qui suit :  » Bien plus qu’une question de partis ou d’idéologies, la politique est d’emblée pour moi une affaire d’hommes, de caractères, de sensibilités.  » NIL, éditions, Paris, 2009, p.13 à p.14.

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Citoyennes et Citoyens du Mali,

Suite à ce qui précède, nous pensons honnêtement et avec une froide objectivité que dans l’intérêt supérieur de notre peuple, monsieur Ibrahim Boubacar Keïta est, au jour d’aujourd’hui, le meilleur choix pour le Mali, à l’élection présidentielle de 2013. Et c’est pourquoi, nous invitons très fraternellement et très respectueusement les citoyennes et les citoyens du Mali, à voter monsieur Ibrahim Boubacar Keïta pour faire fonction de président de la République du Mali, en 2013, incha Allah, et ce, dans l’intérêt supérieur du Mali.

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Citoyennes et Citoyens du Mali,

Qu’Allah, soub-hana-wa-ta-Allah, bénisse le Mali et désigne monsieur Ibrahim Boubacar Keïta en qualité de président de la République du Mali, pour le bonheur ultime du peuple malien ! Amine. Oui, nous sommes croyants !

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Citoyennes et Citoyens du Mali,

Encore une fois, du point de vue de l’anatomie sociologique et politique de (‘ »l’establishment » politique malien de l’époque actuelle, l’homme de qualité supérieure, monsieur Ibrahim Boubacar Keïta est, à notre avis, le meilleur choix pour le Mali à l’élection présidentielle de 2013.

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Le meilleur choix, oui, sur le vu de son « background » politique, de son expérience politique, de son patriotisme sincère et avéré, de son honnêteté, de ses valeurs, mérites et visions politiques justes, essentiellement ! Le profil est manifeste et donc sans équivoque. L’homme qui, par son caractère et son patriotisme pourra se montrer à la hauteur des circonstances pour défendre, préserver et sauvegarder la dignité et les intérêts supérieurs de notre pays, en tous lieux, c’est bien aujourd’hui le candidat monsieur Ibrahim Boubacar Keïta.

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Encore une fois, ayons le courage, l’honnêteté intellectuelle et morale de reconnaître objectivement que monsieur Ibrahim Boubacar Keïta est, aujourd’hui, le meilleur choix. Meilleur choix en toute franchise ! Toutefois, il faut reconnaître que seul Dieu connaît celle ou celui qui présidera la République du Mali en 2013. En plus, nous sommes croyants ! Nous croyons donc que tout être humain suit, inexorablement, sa destinée déterminée à l’avance par le Seigneur Créateur et Maître de l’Univers. Allahou Akbar !

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En simple citoyen-observateur de la scène politique malienne, nous pensons honnêtement et objectivement que monsieur Ibrahim Boubacar Keïta est le meilleur choix pour le Mali, à l’élection présidentielle de 2013. L’option du meilleur choix est dictée non pas par le CŒUR mais par la RAISON.

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Les candidats déclarés et les candidats non déclarés de la classe politique malienne d’aujourd’hui que nous connaissons bien, ne sont ni nos « adversaires » ni nos « ennemis ». Ils sont, plutôt, nos frères et nos amis du Mali. La plupart des candidats virtuels, pour ne pas dire tous, sont, incontestablement, de très bonne qualité de la classe politique malienne. Ce sont de  notoriétés, des célébrités ! Nous avons beaucoup de respect et de considération pour chacun d’eux. C’est simplement la RAISON (après analyse des faits) et l’intérêt supérieur de notre pays qui nous commandent et nous imposent de dire honnêtement ce que nous pensons être le meilleur choix pour notre Mali ; convaincus cependant que seul Dieu connaît la VERITE. Nous sommes croyants ! Nous tenons à faire savoir que la formule « meilleur choix » peut ne pas plaire à un candidat virtuel. C’est très compréhensible ! Nonobstant, elle demeure la réalité. Elle ne vise nullement à blesser quiconque. Elle est sincèrement dictée par la RAISON et non par le CŒUR, encore une fois, et ce, dans l’intérêt supérieur de notre pays.

À toutes les Citoyennes du Mali de l’intérieur et de l’extérieur, À tous les Citoyens du Mali de l’intérieur et de l’extérieur ;

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Nous sommes bien en démocratie ! Prenons donc part activement à la marche des affaires publiques de notre pays et exerçons pleinement nos droits citoyens. Et dans l’isoloir, avant d’exprimer notre intime conviction et d’exercer notre suffrage utile en faveur d’une candidate ou d’un candidat, pensons, un instant, au Mali notre bien-aimée patrie, et agissons, en âme et conscience, dans le sens exclusif de ses intérêts supérieurs. Ainsi doit agir le vrai citoyen-patriote.

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Pour le Mali, nous vous invitons très fraternellement et très respectueusement, chères concitoyennes et chers concitoyens, à voter monsieur Ibrahim Boubacar Keïta président de la République du Mali. C’est le candidat idéal. Oui, c’est le meilleur des candidats et, c’est le sens citoyen de notre appel à la Nation.

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Votons I.B.K. Président de la République, le meilleur choix 2013 !

Bamako, le 02 juillet 2013

Votre concitoyen, Docteur en Science politique

Diplômé de l’Université Laval, Québec-Canada

Banankabougou-Sema,  Rue 612, Porte 122]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Discours d’Ibrahim Boubacar Keita : Ouverture de la campagne présidentielle  Stade du 26 Mars &#45; Bamako, le 07 juillet 2013</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/discours-dibrahim-boubacar-keita-ouverture-de-la-campagne-presidentielle-stade-du-26-mars-bamako-le-07-juillet-2013-157687.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Jul 2013 11:36:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_157289" align="alignleft" width="344"]<img class="size-full wp-image-157289" alt="Ibrahim Boubacar Keita, l'un des favoris du scrutin, a réuni 30 000 personnes dans un stade pour son premier meeting, le 7 juillet 2013. AFP" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/IBK2.jpg" width="344" height="257" /> Ibrahim Boubacar Keita, l'un des favoris du scrutin, a réuni 30 000 personnes dans un stade pour son premier meeting, le 7 juillet 2013.<br />AFP[/caption]

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs des pays amis ici présents,

Cher Amis, chefs ou représentants des partis politiques maliens et étrangers,

Honorables notables et chefs traditionnels,

Messieurs les représentants du Haut Conseil Islamique,

Chers Amis de la communauté chrétienne,

Chers Camarades membres et sympathisants du RPM,

Chers Camarades membres et sympathisants des partis membres de la Coalition pour le Mali d’abord,

Mes Chers Compatriotes,

&nbsp;

Nous sommes réunis aujourd’hui à l’occasion de l’ouverture de la campagne présidentielle. Cette campagne qui s’ouvre sera l’une des plus importantes de toute l’histoire contemporaine de notre République.

&nbsp;

Votre présence massive, aujourd’hui, dans l’enceinte de ce grand stade, prouve que vous avez compris l’enjeu.

Maliennes, Maliens, vous êtes venus de toutes les régions du Mali, de Bamako, Kayes, Koulikoro, Sikasso, Segou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, et aussi de la diaspora ! Peuple du Mali, je vous salue !

&nbsp;

Mes Chers Compatriotes,

&nbsp;

Notre pays a connu en 2012 un cataclysme majeur, une crise multidimensionnelle effroyable, un coup d’Etat militaire, qui ont ébranlé les fondements mêmes de notre République.

&nbsp;

A partir de janvier 2012, notre pays a été attaqué par des bandes terroristes et criminelles coalisées qui ont, coup sur coup, commis des crimes contre l’Humanité, en massacrant sauvagement, une centaine de soldats de l’Armée nationale, en occupant les trois régions du Nord et y commettant de graves violations des droits de l’Homme, en détruisant des monuments appartenant au Patrimoine mondial de l’humanité ; Monuments qui étaient le témoignage vivant de la beauté et de la profondeur de notre riche civilisation, dont les piliers fondamentaux sont la Paix, la tolérance, l’Ouverture, l’Acceptation de l’Autre…

&nbsp;

Notre Peuple a subi un traumatisme profond. Notre Peuple s’est senti humilié devant l’effondrement de l’État, le délitement de notre système démocratique, la débâcle militaire, l’absence de perspectives robustes de solution de sortie de crise…

&nbsp;

Les institutions du Mali se sont effondrées. Notre nation a subi l’humiliation la plus grave de son histoire. Nous avons connu par le passé des chocs existentiels importants, mais jamais notre socle national, notre vivre-ensemble, n’ont été autant ébranlés.

&nbsp;

Le 11 janvier 2013, la France a pris l’initiative de déployer l’Opération SERVAL qui a permis de libérer les régions du Nord. Saluons vigoureusement l’initiative courageuse du Président François Hollande qui n’a pas hésité à mobiliser d’importants moyens humains, militaires, diplomatiques pour permettre à notre pays de sortir de cette tragique situation.

&nbsp;

Je remercie le Président Idriss Déby Itno pour son engagement aux côtés de notre pays. je salue le courage exceptionnel des Forces Armées Tchadiennes en Mission au Mali qui ont payé un lourd tribut pour traquer et chasser les bandes terroristes et criminelles.

Je remercie également les chefs d’Etat de la CEDEAO : les présidents Alassane Ouattara, Goodluck Ebélé Jonathan, Mahamadou Issoufou, Blaise Compaoré, Macky Sall, Alpha Condé, Faure Gnassingbé, Yayi Bony, qui ont dépêché, dans le cadre de la MISMA, de valeureux soldats afin de contribuer à stabiliser le Nord de notre pays. Il s’agit-là d’une marque éclatante de la solidarité profonde unissant nos peuples et nos pays.

Je rends hommage à tous les soldats africains et français qui ont perdu la vie sur notre territoire. Le Peuple du Mali sera éternellement reconnaissant.

&nbsp;

L’Accord préliminaire signé à Ouagadougou, le 18 juin 2013, constitue une étape vers la sortie de crise. L’élection présidentielle se déroulera sur l’ensemble de notre territoire national. J’exhorte les parties prenantes à accélérer sa mise en œuvre afin que les forces armées et de sécurité investissent la région de Kidal dans les meilleures conditions pour permettre le déploiement de l’administration. D’autre part, les groupes armés doivent être cantonnés sous la surveillance de la MINUSMA.

&nbsp;

Mes Chers Compatriotes,

&nbsp;

Malgré les avancées, la Nation malienne est toujours en danger. La sécurité de nos concitoyens n’est pas assurée. Notre Etat s’est effondré. L’autorité a disparu. La corruption est devenue une institution. Le narco trafic a gangrené la société. La jeunesse est désemparée, sans emploi, parfois sans espoir. Elle fuit le pays, au péril de sa vie, pour des lendemains meilleurs, souvent désenchantée. L’école est en piteux état et ne forme plus.

Pour toutes ces raisons, le scrutin du 28 Juillet 2013 est capital. <b>Jamais une élection présidentielle n’aura eu autant d’importance pour notre pays. </b>

Il s’agit d’élire le chef de l’Etat. Le chef d’un Etat failli. Il s’agit d’élire le commandant suprême des forces armées, qui devra reconstruire notre outil de défense. Il s’agit d’élire celui ou celle qui saura réconcilier les maliens, et refonder l’Etat.

Enfin, il nous faudra élire l’homme qui pourra mener le bateau Mali à bon port par ces temps de tempête.

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Mes Chers Compatriotes,

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Face à tous ces défis, en ce moment crucial de l’histoire de notre Nation, je ne peux pas me défiler. Et je ne me défilerai pas. <b>C’est pourquoi j’ai choisi d’être candidat à l’élection présidentielle du 28 Juillet 2013, Inch’Allah !</b>

Oui, je suis prêt à servir le Mali, en devenant le Président de la République du Mali !

&nbsp;

Grâce à l’aide de Dieu et à la vôtre, je suis prêt à relever tous ces défis. <b>Prêt à redonner au Mali son honneur. Prêt à bâtir avec vous tous, maliennes, maliens, le bonheur dont vous avez besoin, le bonheur que vous méritez ! </b>

Je me présente, aujourd’hui, devant vous, Peuple du Mali, nourri par l’expérience du passé, armé d’une volonté inébranlable, pour apporter ma contribution à la reconstruction de notre pays, le Mali, notre mère-patrie, qu’il nous faut sauver et redresser afin qu’elle soit, à nouveau, une source de lumière pour l’Afrique.

&nbsp;

Mes Chers Compatriotes,

&nbsp;

Si vous me donnez votre confiance, <b>l’une de mes priorités sera la réconciliation nationale.</b> Je veux recoudre le tissu national, abîmé, déchiré par des mois de crise. <b></b>

Pour réussir, j’appellerai à un vaste dialogue national. C’est une urgence absolue. Je convoquerai les<b> Assises nationales du Nord</b> avant la fin 2013.

Cette plateforme réunira toutes les composantes communautaires du nord du pays, les forces politiques, les chefferies traditionnelles, les représentants de l’administration locale et centrale, des experts et des représentants de la société civile.

Autour de la table, sur la base de l’existant, en faisant le bilan des accords passés, les maliens pourront discuter de façon <b>sereine et constructive</b> des grands défis du nord du pays : développement économique et social, rôle de l’Etat, lutte contre le terrorisme et le narcotrafic.

Tous ensemble, nous pourrons renforcer la cohésion nationale, et tracer les lignes d’une nouvelle gouvernance au Nord Mali, dans le souci de rapprocher l’Etat des citoyens, de rétablir la sécurité, pour faire en sorte que <b>personne ne se sente plus exclu. </b>

Il nous faut apporter des réponses définitives aux frustrations qui alimentent l’irrédentisme de nos frères touaregs tout en prenant en considération les préoccupations de l’ensemble des communautés vivant dans le Nord de notre pays.

Pour que cette réconciliation soit définitive, nous devons tout d’abord rétablir la confiance. Par le passé, beaucoup de promesses ont été faites, mais pas toujours tenues. Parce que c’est la responsabilité de l’Etat qui est en jeu, cette fois ci, <b>tous les engagements pris seront tenus</b>. Je le dis, je le ferai ! Inch’Allah !

&nbsp;

Pour conforter la réconciliation nationale, je prévois la création de zones spéciales de développement économique dans ces régions, qui pourront ainsi bénéficier de tous les investissements nécessaires à un rattrapage du retard accumulé depuis des décennies.

La priorité c’est l’essor socio-économique. Nous ferons alors du développement un rempart inébranlable contre l’insécurité et le terrorisme.

&nbsp;

En matière de réconciliation nationale, nous avons un modèle universel : Nelson Mandela. Ce grand homme a dédié sa vie à la défense des valeurs de liberté, de pardon et de dignité. Aujourd’hui, en ce moment difficile pour lui, entre la vie et la mort, je voudrais que nous lui rendions, tous ensemble, un hommage appuyé. Prions tous pour Madiba, honneur de l’Afrique et de l’humanité !

&nbsp;

Chers compatriotes,

&nbsp;

Ma deuxième priorité, aussi pressante que la première, sera <b>votre sécurité</b>. Car aucun pays ne peut se développer dans la peur, aucun pays ne peut entamer sa marche en avant si les biens et les personnes ne sont pas sécurisés.

Pour l’honneur du Mali, je rétablirai la sécurité sur l’ensemble de notre territoire. Je serai <b>le garant de la sécurité de tous les maliens</b>. Mais aussi des étrangers qui viennent sur notre territoire, et dont l’appui nous est décisif. Pour moi, la sécurité n’a pas de prix.

Pour la garantir, je veux <b>reconstituer une capacité de défense et de surveillance du territoire. </b><b>Désormais, aucun groupe terroriste ou criminel ne franchira la frontière du Mali sans trouver devant lui les forces armées nationales en position de combat.</b>

Je le dis, je le ferai ! Inch’Allah !

&nbsp;

Grâce à l’appui des partenaires étrangers, et notamment de l’Union européenne à qui nous sommes très reconnaissants, le travail de refondation a déjà commencé. Mais le Mali doit aussi assumer sa part.

Je ferai voter et appliquer de manière très rigoureuse une loi d’orientation et de programmation militaire. Elle devra prévoir pour les 10 ans à venir les besoins nécessaires pour remettre à niveau notre appareil de défense, et lui permettre de faire face aux nouveaux défis. La conséquence sera une hausse très importante des moyens alloués au budget de la défense. Il s’agira de rendre notre armée plus performante en la dotant des capacités opérationnelles adéquates pour l’accomplissement de sa mission de défense de l’intégrité territoriale. Elles doivent être portées à un niveau d’efficacité opérationnelle qui dissuade tout agresseur éventuel.

L’utilisation de moyens mobilisés, sera scru-pu-leu-se-ment contrôlée, pour qu’aucun centime dédié à la sécurité des maliens ne soit dévoyé. Je le dis, je le ferai ! Inch’Allah !

&nbsp;

Mes Chers Compatriotes,

&nbsp;

Je serai le garant du <b>respect de la souveraineté du Mali</b>. La souveraineté de notre pays n’est pas négociable. <b>Sur ce point, je serai intransigeant !</b>

&nbsp;

Mes Chers Compatriotes,

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Notre pays a beaucoup souffert. Il souffre encore. Il souffre car plusieurs centaines de nos compatriotes ont du partir, fuir, abandonnant leur maison, leurs biens, leur dignité. Cela est inacceptable !

Pour l’honneur du Mali, je mettrai en marche un programme de retour et de réinstallation de nos réfugiés ceux de l’intérieur, comme ceux de l’extérieur, car je veux que chaque malien retrouve sa dignité.

Je me suis rendu il y a quelques jours à Tombouctou, à Mopti et à Gao. J’ai pu constater à quel point l’Etat était absent.<b> </b>Or, comment nos compatriotes réfugiés retourneraient-ils chez eux s’ils n’y bénéficient pas du minimum ?

Dès le début de mon mandat, j’engagerai le retour effectif de l’administration et des services de base dans les régions nord. Je n’accepterai plus que les maliens de Tombouctou, Gao et Kidal ne jouissent pas de l’électricité ni de l’eau courante.

Je le dis, je le ferai ! Inch’Allah !

<b> </b>

Chers Compatriotes,

&nbsp;

La déliquescence de l’Etat malien est l’une des causes de la situation actuelle.

Si les maliens m’accordent leur confiance, l’une des premières tâches auxquelles je me consacrerais sera de reconstruire un Etat digne de ce nom. Un Etat fort au service de l’efficacité, et dont l’un des socles devra être la justice et la bonne gouvernance.

Il nous faut un Etat fort. Ainsi, face à la loi du plus fort, nous opposerons la force de la loi ! Vous me connaissez, je peux vous dire qu’elle s’imposera ! Je l’ai dit, je le ferai !

Il nous faut un Etat responsable et protecteur, qui garantisse à chaque citoyen un égal accès aux soins, à l’éducation, et à l’ensemble des services publics, sur tout le territoire. Il nous faut un Etat stratège, qui mette en place les conditions du décollage économique du Mali à travers l’émergence d’un secteur privé solide et responsable.

Mais pour garantir l’efficacité de l’Etat, nous devons ouvrir les administrations publiques à de nouveaux modèles de gestion en vue d’améliorer leurs performances et de réconcilier les Maliens avec leurs institutions.  Pour ce faire, je propose la mise en place d’une <b>Agence du Management Public</b> qui aura pour mission la prestation de services aux départements ministériels, en matière de diagnostic organisationnel, de re-engineering des processus, de promotion de la qualité et de gestion des ressources humaines.

Par ailleurs, le Gouvernement créera des Maisons des Services Publics (Justice et Droit, Services Financiers, et services sociaux) qui seront des <b>Plateformes de services publics</b> assumant une mission d’accueil, d’information et de conduite de formalités, sur la base d’un partenariat entre les organismes représentés.

<b> </b>

Mes Chers Compatriotes,

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<b>La lutte contre la corruption sera organisée sur la base d’un principe : la Tolérance zéro.</b> La justice sera implacable, mais juste. Le glaive de la justice ne tremblera pas. Il ne tremblera pas, car je bâtirai une République exemplaire et intègre.
L’exemple viendra d’en haut. Je le dis, je le ferai ! Inch’Allah !

&nbsp;

Chers Compatriotes,

&nbsp;

Nous construirons une économie plus forte, structurellement plus robuste, en progrès constant, mieux à même de répondre à nos désirs d’épanouissement, à nos exigences de promotion individuelle et collective ; bref, une économie orientée vers l’émergence.

&nbsp;

Depuis 15 ans, la société malienne regarde, sans réagir, son école s’effondrer, prise en otage par les corporatismes et rongée par une corruption morale et une violence croissantes. L’école malienne traverse une crise majeure, qui deviendra demain une crise sociale profonde si  rien n’est fait pour y mettre fin.

Faut-il le répéter, seules les Nations dotées des ressources humaines adéquatement formées, pourront participer à la construction de la Civilisation de l’Universel.

Les mesures de redressement viseront, principalement, à :

<b>- Revaloriser la fonction enseignante</b>

<b>- Rationaliser la gestion administrative du personnel enseignant,</b>

<b>- Développer un Partenariat Stratégique avec les acteurs du système (Syndicats, APE…) </b>

<b>- Moderniser les programmes d’enseignement </b>

<b>- Renforcer les infrastructures du réseau scolaire </b>

<b>- Renforcer le partenariat avec le Secteur privé en vue de l’élargissement de l’Offre Scolaire. </b>

<b>- </b><b>Favoriser la formation professionnelle</b>, à travers la création de plusieurs écoles de métiers, réparties sur l’ensemble du territoire national. Ainsi, nous allons répondre aux besoins réels de l’économie et de la société maliennes, et former des jeunes partout sur le territoire

Chers compatriotes,

La Jeunesse est l’avenir de notre pays. Nous lui accorderons les meilleures attentions, en mettant en œuvre une stratégie nationale qui articulera les réponses spécifiques aux questions majeures structurant son avenir.

L’éducation est le facteur le plus important pour que la vie des jeunes soit active et responsable. En plus, des mesures spécifiques découlant de la Refondation Globale de l’École, il s’agira de développer des politiques novatrices visant à accélérer l’éducation de la jeunesse en mettant l’accent sur la formation professionnelle, l’apprentissage, l’ouverture à la culture, le développement d’une pensée autonome, l’appropriation des facultés de réflexion, d’analyse et d’initiative, l’encouragement à l’expression.

Le chômage des jeunes est, parmi les maux qui affligent notre société, un des plus douloureux. Sans emploi, il n'est pas d'intégration sociale réussie, pas de réalisation de soi dans la communauté. Tout sera mis en œuvre pour créer des emplois en nombre suffisant pour tous ceux qui y aspirent.

&nbsp;

En définitive, il s’agira de favoriser l’émergence d’une jeunesse responsable de son destin et capable de jouer pleinement son rôle de citoyen du Monde. La Jeunesse Malienne doit se penser en citoyenne du Monde afin de bien mesurer la densité des enjeux auxquels elle est présentement confrontée et d’être ainsi en mesure d’adopter les comportements idoines qui permettront de juguler les retards multidimensionnels affectant l’Afrique d’aujourd’hui.

Mes chers compatriotes,

Dans la même optique, nous restaurerons le prestige et l’influence de la diplomatie de notre pays qui a été, jadis, à la pointe du combat pour l’émancipation de l’Afrique et la défense de ses intérêts. Nous réhabiliterons l’outil diplomatique pour en faire un puissant levier pour l’accélération de notre développement économique, l’amplification de notre rayonnement culturel, l’affirmation de notre engagement inébranlable en faveur de l’intégration et de l’unité de l’Afrique et l’approfondissement de notre combat pour la démocratisation des relations internationales.

Nous ferons en sorte que la Diaspora Malienne soit respectée et qu’elle devienne un acteur majeur du développement de la Nation, car elle est l’un des atouts majeurs de notre pays. A travers le soutien qu’elle apporte à de nombreuses familles, elle accompagne la mise en œuvre des politiques publiques à l’échelle locale et constitue un levier de développement. Nous devons respect et considération à nos compatriotes séjournant à l’étranger.

&nbsp;

La diaspora malienne recèle un ensemble inépuisable d’expériences et de compétences disponibles pour servir le Mali. Il nous revient de valoriser ce potentiel en consolidant les liens qui nous unissent et en assurant une meilleure satisfaction de leurs besoins.

Chers Compatriotes,

Femmes, hommes, jeunes, de tous les horizons, de tous les partis, de toutes les couches sociales, de toutes les régions, vous êtes venus ici si nombreux !

Ce grand rassemblement, nous devons l’amplifier. Au delà du Stade. Au delà de Bamako, dans tout le Mali, et auprès de nos compatriotes de l’extérieur.

Je demande à tous les militants et sympathisants de la Coalition le Mali D’Abord de se lever pour que remportions une Victoire Éclatante dès le 28 juillet !

Partout, nous irons à la rencontre du Peuple du Mali, partout nous appeler au vote utile.

Peuple du Mali ! Je te demande de te lever, levons nous !

Tous ensemble nous pourrons changer notre pays, car nous avons un point commun, l’amour du pays, ce pays qui nous a vu naitre, grandir, ce pays qui nous a tant apporté ! Ce pays fier, jadis si fort, aujourd’hui affaibli, ce pays qui n’attend que nous pour se relever !

Les Maliens savent désormais que leur choix sera radical et sans ambiguïté : <b>dans 3 semaines, ils voteront pour la continuité OU pour le changement. </b>

Le 28 juillet, au moment de déposer son bulletin dans l’urne, <b>chaque Malien, chaque Malienne, se posera une question simple : quel genre d’homme dois-je choisir pour mon pays ?</b>

Un homme intègre qui va <b>SERVIR</b> ou un homme faible qui ne résistera pas à la tentation de <b>SE SERVIR</b>.

Un homme qui se dévoue pour <b>l’intérêt général</b> ou un homme qui <b>privilégie des intérêts particuliers ?</b>

Un homme qui a toujours défendu son pays ou un homme dont les décisions peuvent le mettre en danger ?

Un homme d’Etat ou l’homme d’un système ?

Oui, mes amis, <b>le choix est clair</b>.

C’est pourquoi mon message au peuple malien est très clair lui aussi :

<b>LE MALI D’ABORD ! <i>(Mali fôlô!)</i></b>

Voilà la proposition que je vous fais mes chers compatriotes !

<b>Le Mali d’abord ! Le Mali avant tout ! </b>

<b>Le Mali comme seul objectif, comme seule urgence, comme seule priorité !</b>

<b>Le Mali d’abord, tel que nous l’aimons, tel que nous le rêvons : un pays en paix et en</b> sécurité, un pays rassemblé, réconcilié.

&nbsp;

Un pays dirigé par des hommes responsables. Un pays géré par d’honnêtes serviteurs de l’Etat. Un pays protégé par de vrais patriotes. Un pays guidé par un homme qui connaît son peuple, qui écoute son peuple, qui aime son peuple.

&nbsp;

C’est tout cela le Mali d’abord !

C’est ma promesse et c’est mon engagement.

Je le dis, je le ferai, Inch Allah !

&nbsp;

Vive la Démocratie !

Vive la République unie !

Vive le Grand Mali !

Vive la Solidarité internationale !

Vive l’Afrique libre, Unie et Solidaire !

&nbsp;

&nbsp;

<b>Mot de bienvenue du Directeur de campagne</b>

Monsieur le Président du Rassemblement Pour le Mali,

El Hadj Ibrahim Boubacar KEITA, et Madame

Monsieur le Président du Regroupement « IBK Mali »

Mesdames, Messieurs les Présidents des Partis alliés

Mesdames, Messieurs les responsables de Mouvements, Associations et Clubs de soutien

Distingués invités, en vos rangs et qualité

Au nom de l’Equipe de campagne de El hadj Ibrahim Boubacar KEITA (IBK), je prends la parole, avec la bienveillante autorisation des anciens et des ainés pour souhaiter aux différentes délégations la bienvenue au Mali et adresser à vous tous ici présents – en ce lieu symbolique du 26 mars nos vifs remerciements pour votre éclatante participation à notre meeting qui va consacrer le lancement de la campagne.

Avant de poursuivre mon propos, je voudrais m’incliner sur la mémoire des disparus et de toutes les victimes, de toutes les victimes, de la crise que notre pays a connue.

Distingués invités – pour vous tous qui aviez fait le déplacement, l’Equipe de campagne d’IBK réitère sa satisfaction de vous savoir à nos côtés dans cette bataille d’espoir, d’estime et d’accompagnement, et vous remercie d’avoir répondu si massivement à notre invitation.

Merci aux leaders politiques, notabilités et personnalités, de tous ordres, qui nous font l’insigne honneur d’être présent ici, aujourd’hui.

Merci aux femmes et aux jeunes venus – nombreux cet après-midi pour célébrer dans la joie le rassemblement le plus large et le divers possible pour IBK, pour le Mali. En cela, nous glorifions le sursaut patriotique de tous les responsables et acteurs politiques qui auront permis de faire aboutir un important accord de soutien à IBK.

Vous venus du Niger, du Nigeria, de France, de Sikasso, Ségou, Gao, de Kayes, Koulikoro, Mopti, Tombouctou, de toutes les communes de Bamako et de Kati,

Nous vous disons merci pour cet élan fraternel et l’engagement patriotique envers notre candidat IBK soutenu par une alliance de partis politiques scellé dans la conviction et un aéropage d’associations, de clubs et des réseaux de volontaires agissant en toute conscience pour le Mali.

Notre candidat n’est plus un homme à présenter. Car IBK, le Kankelentigi, tous les maliens le savent, a déjà fait montre d’un extraordinaire don de soi, pour le Mali, exclusivement pour le Mali. Comme ce fut le cas, rappelez-vous, en février 1994, en avril-mai 2002, en mai 2002 et juillet 2006.

Apres ce que les maliens et le Mali ont connu à partir de Janvier 2012, nous savons tous que nous revenons de bien loin, car le Mali était quasiment à terre.

Dès demain et jusqu’au 28 juillet, le Mali et les maliens seront face à leur destin, un destin commun que nous pourrions rendre radieux, en donnant du sens à l’Honneur, à la Dignité, en consacrant le principe de mettre le Mali au-dessus des groupes en compétition, en faisant que les candidats soient des concurrents et pas des ennemis.

En faisant que les électeurs puissent faire consciencieusement leur choix. Loin de toute invective, des insultes, des chamailleries.

Nous prions Dieu que chacun et chacune bénéficient de la miséricorde divine et que vous retourniez sains et saufs en vos domiciles respectifs.

&nbsp;

(Wasalumun’ala-l-mursalina wal-hamdu li-l-lahi rabbi-l-alamin) « Paix aux Prophètes. Louange a Dieu, Seigneur des mondes »

Merci.

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<title>« Les maliens doivent élire un président cultivé ». Dixit Joseph Tanden Diarra, écrivain</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/les-maliens-doivent-elire-un-president-cultive-dixit-joseph-tanden-diarra-ecrivain-156681.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2013 14:11:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En prélude aux élections présidentielles de juillet prochain, tous les regards des maliens sont tournés vers ce scrutin qui les permettra de porter leur choix sur celui ou celle qui aura la bénédiction des urnes. De ce fait, les supputations vont d’un coin à un autre sur le profil des différents candidats à la course pour Koulouba. Ces candidats, au-delà de leur formation académique, leur bagage intellectuel, leur fortune, que sais-je encore ?, il y a lieu de faire l’introspection de leur culture générale. C’est-à-dire : quelle formation exacte ont-ils reçu ?, quels rangs occupaient-ils après leur cursus scolaire ?, quelles sont les publications dont ils ont fait ?, combien de livres ont-ils lu ?, sont-ils suffisamment cultivés pour prétendre au fauteuil présidentiel ? Voici la problématique qui est posée. Oui, au Mali, plus rien se sera comme avant. Les maliens ont l’œil sur tout et ils ne toléreront plus la moindre erreur. Ils ont besoin des hommes valables dotés d’une solide capacité intellectuelle pour bien conduire le navire Mali. C’est pourquoi, un écrivain prolixe du nom de Joseph Tanden Diarra a osé lancer cet appel : « Les maliens doivent élire un président cultivé ». A la limite, nous partageons cette pensée qui au-delà de sa connotation interpellatrice, doit être source d’inspiration pour chaque malien et malienne quand au choix de celui ou celle qui est appelé à les gouverner les cinq prochaines années. Au Mali, le poste de président de la République a tendance à être banalisé. Nous assistons hélas, à cause du multipartisme intégral, au foisonnement des partis politiques. Les chiffres révèlent que le pays  en compte plus de 160 ; pour combien de projets de société ? De grâce, soyons lucides et raisonnables face à certaines situations. Pour une population de plus de 14 millions d’habitants, qu’avons-nous à faire avec tous ces partis politiques et cette pléthore de candidatures à la présidence de la République? Rien, ce n’est que gâchis. Cicéron, écrivain et philosophe grec, dans son inestimable culture générale aimait dire ceci : « Le talent politique ne s’improvise pas, il est nécessaire d’être inscrit à la science et à la politique ». De ce fait, les maliens doivent faire le diagnostic intellectuel de tous les prétendants à la magistrature de notre pays. Méfions-nous, car c’est la période des laudateurs, période à laquelle, même une éventuelle alliance de l’hyène et du bouc n’est pas à exclure. De toutes les façons, le commandement, dans quelques domaines qu’il soit, recommande certaines qualités chez l’individu. C’est pourquoi, le Général Charles De Gaulle, ancien président de la république française  a dit ceci : « La véritable école de commandement, c’est la culture générale ». (Le Général Charles De Gaulle était un grand lecteur et il a publié plusieurs livres). Dans le même sillage, Mahatma Gandhi, ancien président de l’Inde aimait lui aussi dire ceci de son vivant : « La règle d’or de la vie, c’est la tolérance mutuelle ; jamais nous ne verrons les choses de la même manière. Mais, nous les verrons sous des angles différents ».

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Alors, cher malien et chère malienne, votez un président qui possède une immense culture générale. Il y va de notre intérêt.

Que Dieu bénisse le Mali.

<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos d’un ancien premier ministre : « Nul ne sera invité au banquet s’il n’y aura mérité d’en être ». Ibrahim Boubacar Keïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-dun-ancien-premier-ministre-nul-ne-sera-invite-au-banquet-sil-ny-aura-merite-den-etre-ibrahim-boubacar-keita-156676.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2013 11:09:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-127457" alt="IBK" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/IBK1.jpg" width="345" height="248" />L’ancien premier ministre du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK est l’une des rares hommes politiques maliens qui maîtrisent bien la langue de Molière. Doté d’une immense culture générale, Ibrahim Boubacar manie le latin et le français à sa guise. Connu du grand public suite à sa nomination au poste de premier en 1994, les premières interviews de l’homme renvoyaient ses interlocuteurs au cours de  grammaire. Ce latiniste qui a fait ses premiers pas au Lycée Terrassons de Fougères (actuel Lycée Askia Mohamed) pour ensuite bourlinguer à travers le monde, a vite compris qu’il fallait étudier studieusement pour se faire une place sous le soleil. Le sorbonnard, détenteur d’un DEA en relations internationales fut de tous les combats au Mali. En 1994, au moment où le régime agonissait au Mali, il était indéniable de faire recours au service d’Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK. Sitôt nommé, il prend des mesures draconiennes pour restaurer l’autorité de l’Etat. Pour lui, l’Etat est au dessus de tout et  il mérite respect et considération. Ce grand lecteur qui ne laisse aucun détail entre les lignes est l’archétype même de la rigueur, de l’endurance, de l’opiniâtreté et surtout de la récompense du mérite. C’est pourquoi, il n’hésite pas à dire à chaque fois que l’occasion se présente cette fameuse formule : <b>« Nul ne sera invité au banquet s’il n’y aura mérité d’en être ». </b>Du coup, ceux qui savent lire entre les lignes comprendront aisément cette culture de l’excellence et du mérite dont il porte en lui. Par ce canal, Ibrahim Boubacar Keïta invite ses compatriotes à sa battre pour mériter la République. Car celle-ci n’est pas l’apanage d’un seul individu, elle appartient à tout le monde surtout aux plus méritants. En prônant la République du mérite, invite au culte du travail bien fait et non à celui de la personnalité. De ce fait, il ouvre le boulevard de la compétition que seuls les audacieux pourront emprunter le chemin si caillouteux pour se frayer une piste. Ayons le courage de le dire, dans un pays où le mérite et le génie ne sont pas récompensés, vous n’aurez nulle part. Donc, l’Etat a l’obligation d’être un chasseur de talents afin de les dénicher pour les mettre ensuite à sa disposition. En le faisant, l’Etat contribue infailliblement à sa propre réussite. Eh, oui, Ibrahim Boubacar Keïta a vu juste et a dit la vérité. N’étouffez pas ceux qui ont du génie et du talent sinon vous contribuez à votre propre perte. Voltaire n’a-t-il pas ceci : <b>« Tôt ou tard, le génie fera son éclosion ». </b>Il est temps, vraiment grand temps que les maliens sortent de la culture de la médiocrité pour emprunter la voie de l’excellence, gage de toute réussite sociale. Les plus méritants doivent être honorés devant tout le monde pour créer cette jalousie positive nationale. C’est en ce moment qu’on bâtira une République digne de ce nom.

A bon entendeur, Salut !

<b>Mamadou Macalou </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Du nouveau dans les rayons : « De belles Années au service de l’intégration régionale »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/du-nouveau-dans-les-rayons-de-belles-annees-au-service-de-lintegration-regionale-156674.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2013 11:01:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Chers lecteurs, chères lectrices, désormais, vous avez un nouveau livre dans les rayons des librairies et des bibliothèques. Il s’agit de l’ouvrage <b>« De belles Années au service de l’intégration régionale »</b>, écrit par Soumaïla Clissé, notre compatriote, ancien président de la Commission de l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine). C’est document de 2006 pages publié aux Editions Eburnie dont la préface est faite par Louis Michel, Ministre d’Etat, Député et Coprésident de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE. Le lancement officiel du livre a été fait le samedi 29 juin 2013 dans l’amphithéâtre de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université de Bamako. C’était en présence de l’auteur lui-même, épaulé par le Professeur Bani Touré, Recteur de l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako. On notait également la présence des anciens premiers ministres du Mali à savoir Ousmane Issoufi Maïga, Younouss Touré, de l’ancien ministre du travail et de la fonction publique, Oumarou Sidibé, son ancien homologue du ministère de l’éducation de base, de l’alphabétisation et des langues nationales, Professeur Salikou Sanogo, de Mme Coulibaly Kadiatou Samake, députée de la Commune V, du représentant du Doyen de la dite Faculté Dr Sadio Thiam, de plusieurs invités de marque dont l’épouse de l’auteur du livre ainsi que des étudiants massivement sortis.

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Le modérateur, Baba Dagamaïga, ancien Directeur général de l’ORTM, après avoir souhaité la bienvenue aux uns et aux autres, dira que le monde universitaire reçoit Soumaïla Clissé en tant que penseur et intellectuel qui a écrit et parle pour l’Afrique. Sans ambages, il donna la parole au Professeur Bani Touré, Recteur de l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (promotionnaire à Soumaïla Clissé) pour son mot de bienvenue. Ce dernier dira que les circonstances de la vie font que les hommes « séparent » mais ils peuvent se retrouver quand Dieu le veut. Lui et Soumaïla Clissé étaient dans la même classe de terminales Sciences exactes. Il avoue qu’ils ont eu le baccalauréat la même année pour ensuite pour de brillantes études universitaires. La preuve de cette réussite académique est la sortie du livre de Soumaïla Clissé. Il renchérit pour dire que ce livre est le témoignage d’un homme de rigueur et de méthode qui a de très grandes ambitions pour son pays mais aussi pour l’Afrique. A sa suite, la parole est donnée à Soumaïla Clissé, l’auteur du livre pour son exposé. Celui-ci a d’abord remercié tous ceux qui ont effectué le déplacement pour ensuite se pencher sur le contenu du livre. Du coup, il dira que son histoire avec l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) est une belle histoire d’intégration faite de complémentarité. Cependant, Mr Clissé a tenu à préciser que ce livre est le fruit d’échanges avec des citoyens africains au delà des frontières. Financier qu’il est, il entra dans le vif du sujet par la question monétaire. Ce qui lui a fait dire que la dévaluation survenue en 1994, a été bénéfique pour les populations, mais qui à l’origine n’était pas assez compris. Tout comme la longue marche vers la monnaie commune, celle-ci aussi a pris du temps avant que les populations ne s’y adaptent. Mettant l’accent sur comment éradiquer la pauvreté, Mr Clissé dira qu’il y a des pistes de solutions. Parmi celles-ci, il y a le <b>PER</b> : le Programme Economique Régional qui en 2010, comportait 63 projets, réalisés à 80%, pour un coût global évalué à 2910 milliards de Francs CFA. Il renchérit pour dire que le <b>PER</b> (Programme Economique Régional) a permis d’engranger une expérience gigantesque de réhabilitation des infrastructures de transports, des réseaux électriques et de télécommunication, d’amélioration des appareils productifs de la zone et de restructuration des PME/PMI, d’accompagner l’émergence de centres régionaux d’excellence dans le domaine de la recherche et de l’enseignement supérieur, de favoriser des projets stimulants pour le commerce régional ect…

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En ce qui concerne l’apport de l’Afrique dans la mondialisation, Mr Clissé dira que c’est l’affaire de tous ; de chaque citoyen, même si l’habitude fait que l’on discute peu de ce sujet. Pour lui, les pays ayant la plus grande capacité à exporter leur culture, à faire valoir leur point de vue auprès des autres gouvernements sont ceux où les stratégies géopolitiques retenues par les dirigeants font l’objet d’un large consensus auprès des citoyens. A ce niveau, il dira que la presse, audiovisuelle ou écrite, joue naturellement un rôle important dans la diffusion des idées et de l’information. D’où son invite aux citoyens africains de revoir leur copie et de se projeter dans le futur. N’occultant pas les opportunités pour les jeunes et les femmes, l’auteur <b>« De belles Années au service de l’intégration régionale »</b>, s’est dit convaincu pour des lendemains meilleurs. Mais à condition que tout le monde se mette au travail. Pour ce faire, il faut impérativement revoir la qualité des systèmes éducatifs afin de les adapter à l’évolution du monde. Dans le même sillage, il a invité les jeunes à être studieux aux études et à ne jamais badiner avec la compétence. Selon lui, il y a des solutions alternatives à l’emploi des jeunes. Cela passe par la remise en cause de ceux-ci et leur façon de se transcender. Les décideurs ont un grand rôle à y jouer également. S’agissant des conditions de la femme, Soumaïla Clissé, l’intellectuel et le visionnaire, se projette dans l’avenir. A ses dires, la femme est le pilier de la société africaine. Elles jouent un grand rôle dans l’éducation des enfants en tant que mères. Elles sont aussi au cœur des économies, grâce au commerce. Et pourtant, leurs conditions de vie ne s’améliorent pas à hauteur de souhait. D’où la problématique posée par Mr Clissé : Ne les chargeons-nous pas de trop de contraintes, d’attentes, d’obligations ? Quelles perspectives nos sociétés leur offrent-elles ? Enfin, les relations hommes/femmes doivent-elles demeurer éternellement un lieu de clivage fatidique ? Malgré ces tares, Mr Clissé s’est dit convaincu de l’épanouissement des femmes. Car pour enrayer ces insuffisances, les organisations internationales ont rivalisé d’imagination, en créant une commission de la condition de la femme, un fonds de développement pour la femme (UNIFEM), un comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, des organes spécialisés dans les questions liées au genre.

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En ce qui concerne son engagement politique, l’auteur <b>« De belles Années au service de l’intégration régionale »</b>, s’interroge lui-même : Que restera-t-il de mes 8 années passées à la Commission de l’UEMOA ? Il répond par ceci : « De la nostalgie, sans doute, celle de moments forts vécus, à apporter une pierre à la construction d’un bel espace économique, social et culturel. Les chantiers que j’ai impulsés n’auraient jamais abouti sans le soutien indéfectible des chefs d’Etat de nos pays…J’ai appris que les sacrifices ne sont que le contraire de la pénitence. A force d’opiniâtreté, on finit par atteindre son but… ».

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La consolidation de la démocratie, l’emploi des jeunes et leur renforcement, la démographie, la coopération régionale et l’intégration économique, les grands travaux ainsi que la morale en politique n’ont pas été occulté par lui. A suite, le public a eu droit à des questions largement répondues avec satisfaction.

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Il est à noter que Soumaïla Clissé a été plusieurs fois ministres au Mali avant d’être le président de la Commission de l’UEMOA. Il est actuellement le président du parti politique <b>URD</b> (Union pour la République et la Démocratie) dont il est investi candidat à l’élection présidentielle de 2013 au Mali.

Mr Cissé, bienvenue dans l’univers des écrivains.

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<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>1ère Conférence nationale du parti FARE AN KA WULI : Modibo Sidibé investit candidat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/1ere-conference-nationale-du-parti-fare-an-ka-wuli-modibo-sidibe-investit-candidat-156671.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2013 10:58:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-143448" alt="Modibo_Sidibe" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Modibo_Sidibe.jpg" width="300" height="193" />Les membres du parti Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence ont organisé le mardi 2 juillet 2013 à la maison bleu, siège de campagne du candidat Modibo Sidibé. La cérémonie d’ouverture était présidée par Zoumana Mory Coulibaly, le 1<sup>er</sup> Vice-président du parti. Deux temps forts ont marqué l’ouverture des travaux à savoir l’allocution du jeune opérateur économique Alou Keïta, membre du directoire du parti et les travaux de discussions avec les délégués venus de toutes régions du Mali. Après les mots de bienvenue des modérateurs de notre confrère Zao Ahmed Bamba du journal <b>« Le Coq »</b> et le célèbre animateur  Djonkoloni Coulibaly de la chaîne 2, la parole est donnée à Alou Keïta pour son mot de bienvenue. Ce dernier a d’abord remercié les uns et les autres d’avoir effectué le déplacement pour ensuite dire que des valeurs de patriotisme, d’intégrité, de tolérance, de laïcité et de paix qui les réunit ici pour souffler un nouveau vent de changement pour le Mali. Pour y arriver, les FARE  sont la seule formation politique capable d’apporter une réponse durable à la crise que traverse notre pays. Selon Mr Keïta, seul leur candidat Modibo Sidibé, un homme d’expérience  peut relever  les défis du moment. Focalisant son discours sur l’homme, il dira que Modibo Sidibé a été un défenseur  de l’ordre comme policier, un défenseur des malades, des personnes vulnérables, des personnes âgées comme ministre de la santé, un défenseur de l’intérêt du Mali sur la scène internationale comme ministre des affaires étrangères, un défenseur de l’Etat comme Secrétaire général de la présidence un défenseur de l’intérêt national comme premier ministre. Aujourd’hui, le Mali a besoin d’un homme comme lui a-t-il conclu. A sa suite, après une petite pause, les travaux ont repris avec les délégués venus de l’intérieur. Pendant plus de trois heures d’horloge, les délégués ont été édifiés sur les statuts et règlement du parti. Dans l’après midi, nous assistâmes à la clôture des travaux sous la présidence de Modibo Sidibé, candidat investi du parti. C’est ainsi que Zoumana Mory Coulibaly, le premier Vice-président du pari dira que de son implantation il y a seulement  trois mois, le parti regorge 954 comités à travers le pays. La présence des délégués venus de tous les horizons attestent cela. Il renchérit pour dire que les FARE sont avec Modibo Sidibé et ils le porteront à Koulouba. Il a en outre émis le vœu que si le peuple malien élit Modibo Sidibé dès le premier tour, il fera l’économie des milliards qui seront engloutis au second tour. A sa suite, le candidat investi du parti Modibo Sidibé prend la parole pour d’abord remercié les uns et les autres et ensuite prononcé son discours sans papier sans Bic avec éloquence et brio. D’une boutade, il dira qu’il est un joueur de tennis et il sait comment smacher. De ce fait, il s’est heureux du fait que ses compagnons ont tenu le flambeau d’une force politique pour le renouveau. Pour Modibo Sidibé, les FARE sont porteurs des valeurs et des principes. Cependant, il n’a pas hésité à dire qu’il sera le candidat du rassemblement pour reconstruire. N’occultant pas la jeunesse et les femmes, il dira que l’avenir, c’est pour eux. Pour lui, aux FARE, il n’y a pas de machine électorale mais plutôt une machine qui construit. Fustigeant les systèmes postcoloniaux, il dira qu’il nous faut inventer notre Etat à nous. Modibo Sidibé renchérit pour dire que les épreuves les ont endurcies. Et plus rien ne sera comme avant au Mali.

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En définitive, il dira qu’il respecte le choix d’être candidat des FARE à l’élection présidentielle de juillet 2013. FARE  AN KA WULI. (Débout  tous !).

<b>Mamadou Macalou </b>

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<b>Election présidentielle de 2013 au Mali: <b>Le Capitaine, Le Colonel, Le Professeur et le Vote</b></b>

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Dans quelques jours, notre pays s’apprête à organiser le premier tour de l’élection présidentielle de juillet 2013. Aux yeux de certains observateurs, il sera l’un des scrutins les plus serrés en termes de timing et de transparence. Dans les Etats-majors des partis politiques, c’est des veillées d’armes avec toutes sortes de tractations et d’alliances de contre nature pour la victoire finale. Les autorités en charge de son organisation sont entrain de mette les bouchées doubles pour sa réussite. La semaine dernière, le ministère en charge de l’organisation de ce vote, a officiellement lancé la distribution des cartes <b>NINA </b>(Numéro d’Identification Nationale) qui permettra aux citoyens qui en possèdent d’accomplir leur devoir de citoyen. Du coup, c’est la ruée vers le précieux document dont l’obtention est la condition sine qua non de voter cette année. De ce fait, nos investigations nous ont prouvé qu’aucun malien ne voudrait rester en marge de ce scrutin. Un seul sujet est sur toutes les lèvres : l’acquisition de la carte <b>NINA</b> et le vote le jour du scrutin. Ayons le courage de le dire, les maliens ont enfin compris et ils ne se laisseront plus traîner dans l’abîme. Du 22 mars 2012 jusqu’à nos jours, beaucoup d’eau ont coulé sous les ponts Fadh, l’ancien, et le troisième. Le fleuve Djoliba, dans sa tranquillité légendaire, a été fortement troublé, période cauchemardesque à laquelle le coassement des grenouilles a fait place au crépitement des armes. Les Institutions de la République ont été remises en cause pour ensuite remises en scelle. Petit-à-petit, le Mali, notre Maliba, sort de l’auberge. De la conférence des donateurs à Bruxelles en passant par la signature des Accords de Ouaga, l’espoir renaît et la stabilité est entrain d’être gagnée. Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Des écueils sont là. Si nous ne faisons pas attention, ils risqueraient de gâcher la fête. La dichotomie des discours et la volte-face des chefs laissent un peu les citoyens perplexes.

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Le trio de choc à savoir le Capitaine Amadou Haya Sanogo, le Colonel Moussa Sinko Coulibaly et le Professeur Dioncounda Traoré doit siffler dans la même flûte pour rassurer les maliens en ce qui concerne le respect de la date prévue pour le scrutin du 28 juillet 2013.

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<b>Primo</b>, en ce qui concerne le Capitaine Amadou Haya Sanogo, l’auteur du coup d’Etat du 22 mars 2012, il disait il y a un certain temps de cela qu’il n’y aura pas d’élections tant que toute l’étendue du territoire ne sera pas libérée. Cela a fait couler beaucoup d’encre et de salives. Le supposé exil doré offert par le Bénin au Capitaine Sanogo dont il aurait refusé, a laissé certains maliens dubitatifs en ce qui concerne la position réelle de l’homme fort de Kati. Que le Capitaine Sanogo ne se leurre pas, les crocodiles du marigot politique malien, dans leur hibernation, ne dorment. Même s’ils dorment, ils ont les yeux ouverts pour capter ses moindres faits et gestes. Il a intérêt à les laisser ramer contre vents et marrées. Le Capitaine Sanogo doit implorer Dieu nuit et jour pour un heureux dénouement de ces élections. Il y va de son Salut et cela ne contribuera qu’à le renforcer ainsi que l’armée toute entière. Nous le savons humble pour gagner ce pari. Car depuis les évènements du 22 mars 2012 jusqu’à nos jours, il a accepté toutes les concessions qu’on lui a demandé. Pour preuve, la semaine dernière, au palais de Koulouba, lors de la cérémonie de réconciliation entre les bérets rouges et les bérets verts, il a demandé pardon au peuple malien. Ce comportement fait partir de la vertu des grands hommes.

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<b>Secundo</b>, passons à la loupe les propos du jeune Colonel Moussa Sinko Coulibaly, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de l’aménagement du territoire. Osons le dire, le Colonel persiste et signe que l’élection présidentielle du 28 juillet 2013 aura bel et bien lieu. Il croit en son organisation comme l’eau de roche. Lors d’une conférence internationale tenue à Bamako, il a affirmé que les maliens sont condamnés à réussir ces élections. Le militaire qu’il est doublé de son talent d’intellectuel doit avoir du bon sens. Nos investigations nous révèlent qu’il bénéficie d’une crédibilité sans faille auprès des partenaires techniques et financiers du Mali. Ceci constitue un gage pour l’organisation des échéances électorales futures. La semaine dernière, à l’hémicycle, suite aux questions d’un député par rapports aux chiffres exacts des cartes <b>NINA</b> ; sa réponse a été claire et limpide. De ce fait, nous avons fait la remarque que le Colonel Coulibaly, à chacune de ses interventions, ne tourne pas autour du pot. Il va toujours droit au but qu’il plaise ou pas. Le Saint-cyrien a-t –il apprit cette façon d’agir de ses maîtres ?

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<b>Tertio</b>, le Professeur Dioncounda Traoré, président de la République par intérim, dans ses calculs logarithmiques, est l’archétype de l’élève de Pythagore qui embrassait plusieurs sciences à la fois. Le mathématicien qu’il est, n’a pas oublié ses a + b = c face à des épreuves. Il calcule, fait et défait ; monte et démonte. Du coup, il constitue une sorte de labyrinthe difficile cerner et à maîtriser. Au moment où les citoyens ont l’œil sur les élections dont il est le premier chef d’orchestre, il fait un grand virage à la surprise générale de tout le monde. En tandem avec son premier ministre, ils ont secrètement mûri le projet de réaménagement du gouvernement pour faire un débarquement et des permutations. A un mois du premier tour de l’élection présidentielle, quelle mouche a donc piqué le vieux mathématicien pour s’adonner à de telles pratiques ? Les formules ont-elles commencé  à mélanger dans sa tête ? On n’en sait rien. Mais, le hic, c’est que cette volte-face du chef n’était pas la bienvenue. Ce qui fait dire certains citoyens que Dioncounda n’a pas l’œil sur ces élections et son souci se trouve ailleurs. D’autres pensent qu’il est entrain de mûrir aussi le projet de saboter l’organisation de ce scrutin pour rester au pouvoir jusqu’en 2014 ; le temps pour lui et ses hommes de jouir les ors du pouvoir. Qu’il fasse très attention car le peuple le lorgne à tout moment.

En attendant le jour du vote, que tout le monde ait cherché sa carte <b>NINA.</b>

A bon entendeur Salut !

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<b>Mamadou Macalou   </b>]]> </content:encoded>
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<title>Vie de la nation : Formez le citoyen malien, vous gagnerez la République !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vie-de-la-nation-formez-le-citoyen-malien-vous-gagnerez-la-republique-156664.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2013 10:18:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus, au-dessus d’eux, l’autorité de rien et de personne, alors, c’est là, en toute beauté, et en toute jeunesse, le début de la tyrannie »</b>. Platon, philosophe grec

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Cette pensée a été dite il y a des siècles de cela. Là où nous sommes, tel semble être l’autre face de l’ardoise de l’Etat malien. La République est malade de ses citoyens à tous les niveaux. Comment sommes-nous arrivés à cette décadence de l’Etat malien ? Là la responsabilité est collective. Mais, rien n’est perdu. Il nous suffit seulement de  regarder dans le rétroviseur  pour se ressouvenir et se projeter  dans l’avenir avec foi. Pour ce faire, il est impératif aujourd’hui de former le citoyen malien pour qu’il puisse être un bon républicain. Cette pédagogie nationale est la seule alternative pour remettre le citoyen malien en scelle. Loin d’être un donneur de leçon, mais ma fonction d’écrivain public me recommande de matérialiser en écrit ce que je vois, constate, sens tous les jours.

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En premier lieu, les politiques sont interpellés puisqu’ils détiennent le centre des décisions. Que les citoyens veulent ou pas, tout passe par eux et ils décident en dernier ressorts. C’est eux la lumière alors que le citoyen n’est pas nécessairement en mesure de prendre des décisions éclairées.

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De ce fait, comment former un citoyen responsable ? Il faut les impliquer en amont et en aval du processus du développement de la cité. Plus, ils sont impliqués, plus ils se sentent concernés et ils s’impliquent. Le rôle d’éducation, de formation, d’information et de sensibilisation incombe en premier lieu le politique. S’il faillit à sa mission, il doit se dire que petit-à-petit, il contribue à creuser la tombe de l’Etat. Et en cas de chute, qu’il ne se leurre pas, il sera le premier à tomber dans l’abîme. Pour le cas du Mali, il urge de revoir complètement le système éducatif. Il n’est pas du tout adapté à l’évolution du monde. Les élèves et les étudiants sont mal formés. Le niveau des maîtres et des professeurs laisse à désirer. Dans de telles conditions, comment peut-on s’attendre à l’émergence des citoyens dignes de ce nom ? Ne nous leurrons pas, la citoyenneté est une vertu qui se cultive tous les jours. Un bon citoyen doit ne se décrète pas mais plutôt, il se peaufine. Il doit apprendre les diverses forme de communication afin d’être en mesure de recevoir, de donner, d’échanger, de partager, de comprendre pour participer activement à la vie de la cité. Chez les grecs, il y avait l’agora, une sorte d’assemblée où chaque citoyen avait la possibilité de s’exprimer. Et dans ces échanges, les idées se confrontaient pour ensuite jaillir de la lumière qui éclairait la cité. Paul Valéry n’a-t-il pas dit : <b>« Enrichissons-nous de nos différences ».</b>

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Le politique doit comprendre aujourd’hui que le citoyen malien ne veut pas, il en veut car il s’estime lésé dans sa dignité faute du politique. Oui, le politique a une très grande part de responsabilité dans ce naufrage collectif. Pour rappel, au lendemain de la révolution du 26 mars 1991, les autorités ont bâti une maison en guise de souvenir aux martyrs des évènements. Cette maison, appelée Pyramide du souvenir est un lieu de recueillement au fronton duquel est écrit cette pensée de Georges Jacques  Danton, avocat et homme politique français : <b>« Nous avons brisé la tyrannie des privilèges en abolissant ses pouvoirs auxquels n’avait droit aucun homme. Nous avons mis fin au monopole de la naissance et de la fortune. Nous avons déclaré que l’homme le plus humble de ce pays est l’égal du plus grand. Et nous confions au monde la responsabilité de bâtir l’avenir sur l’espoir que nous avons fait naître. Et cette inspiration, ce souffle pour tous les hommes, partout, en tous les lieux ; cet appétit, cette soif de liberté, jamais rien ni personne ne pourra l’étouffer. Nos vies n’auront pas été inutiles, vécues en vain ».</b> Que les politiques fassent un tour là bas pour se remémorer.

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En deuxième lieu, les citoyens eux-mêmes doivent réclamer leurs droits. Pour en avoir, ils doivent aller à l’école de la citoyenneté. La culture de la violence ne construit pas une nation. Plus on sait, plus on devient modéré et compréhensif. John Kennedy n’a-t-il pas dit ceci : « Au lieu de se demander chaque fois qu’est-ce que mon pays a fait pour moi ; pense plutôt à ce que tu as fait pour ton pays ». Il est temps, grand temps que les maliens comprennent que la face du monde a changé et ils doivent s’adapter à l’évolution de la marche du monde. Personne ne viendra faire le Mali à notre place. Il nous faut mouiller le maillot afin que le maillot ne nous mouille. <b>« Creusez, fouillez, bêchez, ne laissez nulle place où la main ne passe et repasse car un trésor est caché là dans… ».</b> La Fontaine

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Seul le travail nous permettra de gagner ce pari. Donc mettons nous au boulot pour le Salut national.

Alors, chers compatriotes, tous à l’école de la citoyenneté pour un Mali meilleur.

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<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Georges Pompidou, ancien président de la République française : « Il ne suffit pas d’être un grand homme, il faut l’être au bon moment »</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/georges-pompidou-ancien-president-de-la-republique-francaise-il-ne-suffit-pas-detre-un-grand-homme-il-faut-letre-au-bon-moment-georges-pompidou-ancien-president-de-156661.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2013 10:13:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’histoire de l’humanité est jalonnée par des faits de certains hommes qui ont marqué leurs époques soit de façon positive ou négative. Comme l’a dit le philosophe, la finalité de la vie sociale, c’est d’être heureux. Par conséquent, tous les hommes cherchent sur la terre le bien être. Parmi ces hommes, il y a ceux qui veulent faire quelque chose ; ceux qui ne veulent rien faire ; ceux qui veulent marquer leurs époques en bien ou en mal. Nous sommes tous unanime que le credo de chaque homme, c’est d’apporter sa touche à la construction de sa nation en particulier et du monde en général. Mais, comment pouvons-nous participer à cette œuvre noble et salvatrice ? Nous le pouvons par la mise en branle de l’esprit subtil et intelligent. Pour ce faire, un grand homme du nom de Georges Pompidou, le premier Agrégé de Lettres en France et ancien président de la République de cette nation a dit ceci : <b>« Il ne suffit pas d’être un grand homme, il faut l’être au bon moment. ».</b>  Nous savons tous que la grandeur d’un homme, c’est son parcours. Et ce parcours ne se force pas. Beaucoup d’hommes se disent grands, mais peu d’entre eux sont grands face aux épreuves. La traversée du désert n’est pas chose aisée rares sont les hommes qui peuvent s’y accommoder. De ce fait, entre le bien et le mal, il n’y a qu’un seul pont : le choix. Et il n’est pas du tout facile de choisir. Soit, on est là dedans ou on est dehors. Avec ces élections qui viennent, nous lançons un vibrant appel à tous les candidats d’être grands face aux résultats des urnes. Le vote passe et le pays demeure. Ils auront tout le loisir de faire la politique comme ils l’entendent le faire. La situation dans laquelle notre pays vit, recommande la transcendance de tout un chacun. Le même Georges Pompidou, dans la quintessence de ses réflexions aimait dire ceci : <b>« Dans la vie des nations alternent la grandeur et la médiocrité. ». </b>Il y a de cela un certain temps, le Mali était tombé de si bas que grâce à Dieu nous sommes parvenus à sortir du gouffre. Cependant, pour parer à d’éventuelle dégringolade de l’Etat malien, il faut que les uns et les autres soient capables de se regarder en face  et se dire la vérité. Sans le rétablissement de la vérité historique, le nouveau Mali qui se dessine n’ira pas loin. Georges Pompidou n’a-t-il pas affirmé que la fraude est à l’impôt ce que l’ombre est à l’homme. Soyons-nous-mêmes et conséquents avec nos actes puisque la grandeur d’un homme se trouve dans ses actes. Victor Hugo renchérit pour dire ceci : <b>« Les Grands Hommes font leur piédestal ; l’avenir se charge de la statue. ».</b> Dans le même sillage, Modibo Keïta, ancien président de la République du Mali à lui aussi dit ceci : <b>« Si les idées pour lesquelles un leader a combattu se renforcent et se développent, je considère que c’est la plus grande récompense que puissent recevoir un militant, un leader. ».</b>

Donc, soyons Grands face aux épreuves !

<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
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<title>Propos d’un ancien président de la République : « La véritable école du commandement, c’est la culture générale », Général Charles De Gaulle</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/propos-dun-ancien-president-de-la-republique-la-veritable-ecole-du-commandement-cest-la-culture-generale-general-charles-de-gaulle-156658.html</link>
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<pubDate>Thu, 04 Jul 2013 10:11:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La vie d’un homme est caractérisée par des jours de gloire et des jours sombres. Il en est ainsi de celle du Général De Gaulle, ancien président de la République française. Celui-là même, suite l’occupation allemande de la France lors de la seconde guerre mondiale, se réfugie à Londres, la capitale britannique pour ensuite appelé les français au sursaut national. Son appel du 18 juin 1940, depuis le studio de la radio Londres, restera à jamais gravé dans la mémoire collective. Ce fameux discours prononcé par l’un des dignes héritiers des gaulois, invitant les français à ne pas baisser les bras face à l’envahisseur, est tombé dans les oreilles de l’arrières petit-fils de ceux-ci comme le message de la délivrance. Le discours a permis à la France meurtrie et affaiblie, de reprendre son destin en main et d’avoir confiance en l’avenir. Ce discours, écrit en un laps de temps, est la marque d’un homme pétri d’une immense culture générale. Oui, le Général Charles De Gaulle, au delà de son statut de militaire, était doté d’une immense culture générale et d’une capacité intellectuelle hors pair. Le libérateur de la France aimait toujours dire à ses compagnons ceci : « <b>La véritable école du commandement, c’est la culture générale ».</b> Le commandant suprême des forces armées françaises a su gérer avec tac, flair et intelligence les épreuves auxquelles la nation française était confrontée.

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Le Général Charles De Gaulle, ce grand lecteur infatigable, aimait aussi s’isoler à l’adolescence pour s’adonner à des exercices de lecture. Très tôt, il était conscient du rôle qui l’attend et ce qu’il devait jouer  au nom de la France. Partant du principe que c’est dans la solitude qu’on est grand, il en a fait son cheval de bataille. Ses notes de lecture et sa soif inextinguible d’apprendre lui ont ouvert le boulevard du prestige et du commandement. Convaincu que rien de grand ne peut se faire sans de grand, le Général Charles De Gaulle avait du génie et l’art de façonner les choses pour le rayonnement de la France, cette France qu’il a tant aimé. La grandeur de la France était la pièce maîtresse de ses idées. C’est pourquoi, à force d’éplucher les ouvrages d’histoire sur la France, il a finit par être un écrivain. Il a plusieurs livres à son actif.

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Mais, que vaut l’écrit s’il n’est pas matérialisé par les actes ? C’est pourquoi, le Général Charles De Gaulle a fait du pragmatisme l’une de ses vertus cardinales. Le commandement était en quelque sorte quelque chose innée en lui dont il a jeté les étincelles à la face du monde. Osons le dire, on peut être un chef sans être un commandant car un chef donne des ordres tandis qu’un commandant instruit. De Gaulle était vraiment le premier instituteur de la France. Son métier le passionnait et sa fonction de président de la République le fascinait. Jacques Lamarche n’a-t-il pas dit ceci : <b>« Si tu veux un jour commander à des hommes, il faut apprendre et appliquer la première loi du commandement : chercher la vérité, la trouver et la défendre »</b>. A ce niveau, il est loisible de dire que la clairvoyance et la pugnacité du Général De Gaulle lui ont valu une stature internationale. Son aura personnelle, il le doit non seulement à son physique mais aussi à son immense culture générale. De Gaulle aimait les intellectuels et il savait là où il faut dénicher les talents. C’est le cas de Georges Pompidou, Agrégé de Lettres que De Gaulle nomma comme Directeur de son cabinet suite à un appel que lui-même a lancé dans la presse française. Du coup, on se rend compte que De Gaulle aimait l’excellence et la performance. Etait-il inspiré de cette partie de la Bible qui dit ceci <b>: « Le commandement est une lampe, la loi est une lumière, et la réprimande qui retient dans la discipline est la voie de la vie. » ?</b> Certainement oui, car De Gaulle était vraiment une lumière et une source d’inspiration. Alors, chers lecteurs et chères lectrices, cultivons-nous pour nous rendre service à nous-mêmes et aux autres.

Merci mon Général  de nous avoir mis à la réflexion.

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<b>Mamadou Macalou </b>]]> </content:encoded>
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<title>Lettre à François Hollande : Monsieur Hollande</title>
<link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/lettre-a-francois-hollande-monsieur-hollande-155476.html</link>
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<pubDate>Fri, 28 Jun 2013 15:32:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>C’est pour moi aujourd’hui un grand honneur en même temps qu'un immense plaisir de vous adresser cette lettre pour vous parler de choses qui concernent nos deux pays.</strong></em>

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Autant j’ai été prompt à réagir chaque fois qu’il a été porté atteinte à l’honneur, à la dignité et aux intérêts du peuple Malien, autant je me sens aujourd’hui moralement obligé de le faire pour vous féliciter et vous remercier d’avoir eu le courage d’intervenir pour porter secours à mon pays.     Inutile à mon avis, de revenir sur les circonstances de l’agression du Mali par des groupes terroristes. Vous en êtes sans doute mieux informé que moi. L’important ici est la promptitude et le caractère décisif de votre engagement. Votre action, à mon humble avis portera de nombreux  fruits :

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- Elle permettra de préserver  l’intégrité, l’indépendance, la liberté  et la quiétude du  peuple Malien et par delà, celles des Etats du Sahel et de l’Afrique toute entière.

- Elle assurera la sécurité et la quiétude des peuples occidentaux et du monde entier ;

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- Elle servira à réparer quelque peu l’immense gâchis provoqué par la désastreuse affaire de Libye qui a engendré l’hydre terroriste actuel  et considérablement compliqué les relations et le dialogue entre les peuples face à certains défis comme le conflit Syrien et l’affaire de l’Iran.

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- Et pour finir, elle servira à redonner confiance aux peuples épris  de liberté, de justice, de paix et donc  à faire triompher ces idéaux face à l’obscurantisme des extrémismes religieux.. Les terroristes doublés de narco trafiquants n’ont jamais caché leurs  visions hégémonistes mondiales. Merci pour ce geste inestimable qui a sans doute sauvé mon peuple d’un danger mortel..

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Je parle bien sûr en mon nom propre, mais je le fais aussi au nom de ma famille et des millions de Maliens qui, à travers le pays, ont manifesté leur reconnaissance à la France en faisant flotter au- dessus de leurs engins et maisons ainsi qu’au coin des rues, des drapeaux ‘’bleu-blanc-rouge’’ à côté du drapeau Malien. Le peuple dans son immense majorité salue votre geste qui  l’a sans aucun doute sauvé des risques d’un asservissement moyenâgeux  et des ténèbres de l’obscurantisme extrémiste.   Ceux qui, comme Mohamed Morsi  disent le contraire n’ont pas vécu les nuits de terreur, d’angoisse sans nom ni les journées d’incertitude des femmes, des enfants et des chefs de familles du Mali face à l’avancée et la barbarie des terroristes. Où était Morsi, qu’a t-il dit ou fait lorsque des mains et des pieds ont été coupés et que des sites historiques et culturels du Mali ont été  détruits ? Le nouveau Raïs ferait mieux de s’occuper convenablement de ses concitoyens déçus de la Place Tahrir.

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Monsieur Hollande, pour vous permettre de mieux comprendre mon état d’âme passé et actuel, permettez-moi de vous raconter cette petite anecdote significative :

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Un jour de Mai de 1959, alors que je n’avais que 10 ans, je revins éreinté, de l’école située à 2km de ma demeure. Je trouvai  ma mère occupée à filer du coton en chantant doucement. De grosses larmes silencieuses coulaient doucement de ses yeux et tombaient sur sa camisole. Tout bouleversé, e m’assis tout près d’ elle et lui demandai ce qui la faisait pleurer ainsi. Elle me raconta ce qui suit et qui  restera à jamais gravé dans la mémoire de l’enfant que j’étais :

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-    « Madou, sais-tu pourquoi je t’appelle parfois Zankè ? Eh bien ! Zankè est le nom de mon père que je n’ai jamais connu. Ma mère m’a raconté que les ‘’Toubabs’’ l’ont emmené de force un jour, pour aller faire la guerre aux Allemands alors que je n’avais encore que quelques mois.. Il n’est plus  jamais revenu. Mais son ami  Amadou Sall qui s’en est sorti, a raconté à son retour, que Zankè est mort au combat dans un endroit appelé Bèrèti. Ma mère ne l’a jamais cru. Elle n’a jamais voulu se remarier. Elle l’a attendu jusqu’à sa mort. C’est pour cela que je n’ai eu ni frère, ni sœur ; Je suis restée seule au monde durant toute mon enfance. Parfois, mon esprit m’emmène loin et je pleure sans le savoir. »

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Monsieur Hollande, voilà pourquoi ma mère reportait sur moi son amour paternel jamais assouvi, en m’appelant tendrement Zankè, chaque fois que notre intimité le lui permettait. Voilà donc  la terrible histoire qui a hanté toute mon enfance. Voilà je crois, toute la raison de ma défiance envers la France Je ne  sais comment les psychologues définissent ce phénomène. Je n’ai  encore jamais raconté cette histoire à quelqu’un d’autre. Souffrez, je vous prie, que je vous la raconte aujourd’hui pour soulager une fois pour toutes mon subconscient affectif. Comme on le dit ici, ce ressentiment,  ‘’ Je l’ai têté  par le sein’’. Voilà comment naissent certains sentiments que le commun des mortels a du mal à bien cerner, à comprendre, et qui cependant, persistent de génération en génération, semant entre les peuples le venin de la haine, de la méfiance, de la vengeance.

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Aujourd’hui Monsieur Hollande, à cause du sang versé du Lieutenant Damien Boîteux pour la défense de mon pays, à cause de la promptitude de votre intervention, de la force de votre engagement pour le Mali, Je pardonne à la France d’avoir fait pleurer ma mère alors que je n’avais aucune possibilité de la défendre, ou de sécher ses larmes. La roue de l’histoire tourne et quelle que soit l’issue de cette guerre dans laquelle vous avez engagé la France, Damien aura par son sacrifice, complètement éteint en moi  le ressentiment impuissant d’une injustice. Ce ressentiment, j’ai  souvent eu à l’exprimé en d’autres circonstances   Vous en trouverez traces dans des lettres que j’ai adressées à Nicolas Sarkozy en 2007 puis en 2012, ainsi que dans mon ouvrage : ‘’Les Soupirs du Baobab’’ que j’ai fait publier aux Editions L’Harmattan en 2009.

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Par delà les océans, le sacrifice pour la liberté de Zankè du Mali et de Damien Boîteux de France doit sceller entre nos deux peuples un pacte sacré d’amitié, de fraternité et de solidarité sincères qui vole plus haut que ces mots qui les désignent, Sentiments et engagements qui devront désormais inspirer et conditionner toutes nos actions futures pour l’instauration patiente d’un monde d’Amour basé sur le respect mutuel . Les deux peuples devront désormais arréter de ressasser indéfiniment les vieilles rancoeurs accumulées pour regarder ensemble dans la même direction, celle de la liberté, de la paix, de la justice et du développement. Sous ma plume, Monsieur Hollande, la Famille de Zankè s’engage résolument à œuvrer chaque jour pour le renforcement des liens d’amitié, de concorde et de collaboration mutuellement avantageuse entre nos deux peuples. J’y consacrerai personnellement le restant de mes jours.  Transmettez, je vous prie à la famille de Damien et à tout le peuple Français, les sincères condoléances de celle de Zankè, ainsi que nos remerciements et notre reconnaissance pour ce qu’il a fait pour le Mali notre pays.

Vive le Mali et la France dans un monde débarrassé de l’oppression et des guerres  absurdes !

<b> </b>

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<b>Mamadou Dramane Traoré</b>

<b>Enseignant à la retraite                                                    </b>

<b>Tél : (00223) 76025770</b>

<b>Email  mamadoudt@yahoo.fr </b>]]> </content:encoded>
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<title>1ère Edition du concept « Un livre, Un auteur » du Centre Djoliba : « Mourir pour l’Azalaï » en l’honneur</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/1ere-edition-du-concept-un-livre-un-auteur-du-centre-djoliba-mourir-pour-lazalai-en-lhonneur-155475.html</link>
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<pubDate>Fri, 28 Jun 2013 09:18:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La direction du Centre Djoliba, soucieuse de faire la lecture et la recherche un tremplin de développement au Mali, a imaginé un concept intitulé : « Un livre, Un auteur » ; Critique littéraire. Par ce biais, elle entend non seulement faire la promotion des écrivains mais aussi contribuer à l’épanouissement intellectuel dans notre pays. C’est pourquoi, le samedi 22 juin 2013, la salle de documentation dudit Centre a servi de cadre au lancement officiel de la première édition. Et l’honneur est revenu au roman « Mourir pour l’Azalaï » dont Dr Noumou Ben Diakité en est l’auteur d’inaugurer la première séance. Pour ce faire, trois critiques littéraires à savoir Dr Mamadou Bani Diallo, conseiller technique au ministère de la culture, Dr Paul Drabo, conseiller technique au ministère des affaires relieuses et du culte et Ousmane Diarra, bibliothécaire et écrivain au Centre Culturel Français de Bamako, étaient aux trousses de l’auteur. La modération de taille faite par Ramata Diaoure, notre consœur du journal 22 Septembre, a permis de mieux canaliser les débats. Celle-ci, après avoir souhaité la bienvenue aux uns et aux autres, a ensuite donné la parole au père Joseph Tanden Diarra, Directeur du Centre Djoliba pour son mot introductif. C’est ainsi que Ramata Diaoure dira que Dr Noumou Ben Diakité, l’auteur du roman.

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« Mourir pour l’Azalaï » est un expert du développement connu sur le plan national qu’international. Il fut Directeur de l’Office de Développement de l’élevage dans la région de Mopti (ODEM) avant de créer Sahel Consult, un bureau d’études dont il est membre fondateur. Avec  « Mourir pour l’Azalaï », il fait son entrée dans le monde des écrivains même si lui-même refuse le statut d’écrivain par humilité. Bref, la modératrice conclue par ceci : « Pour ceux qui le connaissent, Dr Noumou Ben Diakité a une riche expérience et une connaissance profonde du Mali. Son roman « Mourir pour l’Azalaï » dément les propos des sceptiques ». C’est alors qu’elle donna la parole au père Joseph Tanden Diarra, Directeur du Centre Djoliba pour son message introductif. Celui-ci a d’abord remercié le public d’avoir effectué le déplacement pour ensuite tremper la plume dans la plaie. Le père Joseph Tanden Diarra, sans ambages dira ceci : « En 2010, il circulait sur le Net cette méta-vérité que les africains ne lisent pas et que pour cacher quelque chose à un africain, il suffit de l’écrire dans un livre, il ne le lira jamais ». Quel propos ! C’est pourquoi, le Centre Djoliba, dans sa dynamique de faire la promotion de la lecture et de la recherche, a imaginé ce concept « Un livre, Un auteur » pour démentir cette assertion. Pour le père Joseph Tanden Diarra, il est temps, grand temps que nous brisions le mythe de la non lecture sous nos tropiques. A sa suite, la parole est donnée au Dr Paul Drabo pour ses remarques sur le roman « Mourir pour l’Azalaï ». Le critique littéraire qu’il est, dira qu’à travers ce roman, Dr Noumou Ben Diakité s’inscrit dans l’immortalité. Il prouve  qu’il est un spécialiste du développement et un grand connaisseur des régions Nord du Mali. Pour lui, le style narratif du roman est bien, mais l’auteur peut l’améliorer pour les éditions futures. En allant puiser dans le Nord, Dr Diakité a eu l’audace d’affirmer plus haut ce que les autres pensent tout  bas. Osons le dire, le Nord du Mali, c’est l’épée de Damoclès de l’Etat malien. En bon connaisseur de ce milieu, Dr Diakité a « pilé », « tamisé » « assaisonné » les détritus de ce terroir si complexe et si étrange pour en faire quelque chose de potable. Toujours, selon Dr Paul Drabo, « Mourir pour l’Azalaï » a permis de briser le tabou ainsi que le mythe qui ont  toujours entouré le septentrion malien. Oui, le roman met à nu les clichés stéréotypés qui ont souvent freiné le développement du Mali. Mettant l’accent sur Assalia, un personnage du Mali, il dira que l’auteur a voulu par celui-ci qu’il y ait un brassage entre les enfants du Nord et ceux du Sud ; et  nous sommes condamnés à vivre ensemble. C’est la preuve que Dr Noumou Ben Diakité est un patriote qui aime vraiment son pays. Abordant dans le même sens, le second critique littéraire, Dr Mamadou Bani Diallo, dira que le roman « Mourir pour l’Azalaï » revêt une valeur symbolique à travers la thématique : la rébellion au Mali qui est plus que jamais une question d’actualité. Certains pensent que c’est par la voie des armes qu’ils peuvent facilement réussir leur vie. Loin de là ! « Mourir pour l’Azalaï » bat en brèche cette pensée fallacieuse. Lui aussi, a été tiqué par le personnage d’Assalia qui tue son père sans le savoir. Ce parricide est symbolique. C’est comme une arme qui retourne contre la nation. D’où l’invite de Dr Diakité à une remise en cause nationale. Cependant, Dr Diallo renchérit pour dire que l’originalité de ce roman réside dans la connaissance de soi-même (aussi bien chez les bambaras que chez les grecs : « Connais-toi toi-même, tu sauras la vérité »). Bref, ce roman atteste que Dr Diakité est un grand connaisseur du Mali. Quand à Ousmane Diarra, le troisième critique littéraire, il dira que « Mourir pour l’Azalaï » est un très bon livre qui parle de beaucoup de soucis. Pour lui, le travail effectué dans ce roman est pluridisciplinaire car l’auteur combat les étiquettes colées à l’Afrique. Mr Diarra renchérit pour dire que la lecture de l’ouvrage lui a prouvé que Dr Noumou Ben Diakité est un patriote.

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Il n’a pas fait de cadeaux à la presse étrangère qui fait souvent des commentaires tendancieux et dégoûtants lorsqu’il s’agit de traiter la crise malienne. A près ces observations, la modératrice donna la parole à l’auteur lui-même pour son exposé. D’entrée de jeu, Dr Diakité a d’abord remercié les uns et les autres d’avoir effectué le déplacement. Du coup, il a tenu à faire une précision de taille entre les mots Azalaï, Azawad et Azli. Pour lui, Azalaï est le commerce séculaire qui relie les populations arabo-berbères du Nord à celles des régions sahélo-soudanaises du Sud. Quand à l’Azawad, c’est tout simplement une zone pastorale. Et enfin, l’Azli, mot d’origine kel tamacheck veut dire mariage. C’est pourquoi dira-t-il,  ce mariage, en d’autres termes, ce brassage entre les enfants du Nord et ceux du Sud est indispensable. Comment y parvenir ? Selon lui, la connaissance du pays et l’amour entre nous, nous permettront de relever les défis. Le brassage est une obligation de l’Etat malien.

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Le Mali est un vaste pays avec une diversité culturelle qui fait des jaloux. Ensuite, il dira que ça n’a pas été facile pour lui de s’attaquer à un problème comme le Nord-Mali. Dès 1994, il avait déjà le manuscrit de « Mourir pour l’Azalaï » que beaucoup de gens l’ont poussé à le publier. C’est alors qu’il a approché les premiers éditeurs qui ont tous refusé ; sauf  les Editions Jamana qui ont accepté. A ses dires, « Mourir pour l’Azalaï » traite non seulement l’Azli, cette caravane de chameaux qui transporte le sel gemme du Nord vers le petit mil du Sud. Pendant la rébellion, cette caravane n’existerait pas. La grande leçon de morale qui se dégage dans ce roman, c’est le refus de la violence qui ne construit pas ; mais aussi la recommandation de la paix entre les fils d’une même nation. En outre « Mourir pour l’Azalaï » veut être une complainte de la nation Mali, plurielle mais unique, honteuse et fatiguée de voir les enfants sortis de ses entrailles se donner des coups de meurtrissures. En conclusion, Dr Diakité a lancé ce cri d’appel à tous les dignes fils de ce pays de se transcender pour des lendemains meilleurs. A sa suite, les différentes questions posées par le public ont permis d’agrémenter les débats à la grande satisfaction de tout le monde.

Il est à noter….

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Il est actuellement le Président-Fondateur de l’Association Damien-Boiteux / Mali.

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<b>Mamadou Macalou </b>

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<b> </b>

[caption id="attachment_155478" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-155478" alt="Noumou-Ben-Diakité" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Noumou-Ben-Diakité.jpg" width="350" height="466" /> Noumou-Ben-Diakité[/caption]

<b>Un Livre : Mourir pour l’Azalaï/ Un auteur : Noumou Ben Diakité</b>

<b> </b>

<b> </b>

Je vous souhaite la bienvenue à la première du nouveau concept du Centre Djoliba, « Un livre, un auteur ». Pourquoi ce nouveau concept ? C’est très simple, dans les années 2010 circulait sur le Net cette méta-vérité que les africains ne lisent pas et que pour cacher quelque chose à un africain, il suffit de l’écrire dans un livre, il ne le lira jamais. Nous espérons que ce concept sur le long terme va pousser les jeunes générations à la lecture.

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Irène Frain, professeur agrégée née en 1950, journaliste et romancière fait dire à un de ses personnages que « les livres sont plus courageux que les courtisans, tout simplement parce qu’ils sont capables de dire la vérité aux rois. » Ce nouveau concept va essayer de mettre la main sur les auteurs des livres qui ont quelque chose à dire sur l’actualité socio-politique, économique et culturelle, sans exclusion d’aucun genre littéraire. Nous nous focaliserons d’abord sur les livres (roman, essai, biographie, poésie, etc.) qui nous permettront, tout en faisant de la critique littéraire, de faire des digressions sur l’actualité sociale, politique, économique ou culturelle du moment.

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Vous l’aurez compris, ce nouveau concept voudrait aussi et surtout nous introduire dans le monde très touffu de la critique littéraire (l’auteur et son œuvre, le genre littéraire de l »œuvre, le style de l’ouvrage, l’œuvre dans l’histoire te dans l’actualité, etc.)

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Pour cette première édition, nous avons eu l’embarras du choix, tellement l’actualité éditoriale de ces derniers mois a été riche ! Beaucoup de penseurs maliens ont produit au cours de ces derniers mois, des romans, des essais, des recueils des poèmes, de l’histoire immédiate, etc.  L’un ou l’autre de ces ouvrages aurait pu être élu, mais le hasard a voulu que ce soit : Mourir pour l’Azalaï de Noumou Ben Diakité. Trois experts vont se pencher sur l’œuvre, ce sont M. Ousmane Diarra (Documentaliste à l’Institut français), professeur Mamadou Bani Diallo (Conseiller Technique eu Ministère de la Culture) et M. Paul Drabo (Conseiller technique au ministère des affaires religieuses et du culte). En plus d’être d’éminents documentaliste et Conseillers techniques, ils sont surtout des hommes de lettres rompus à l’exercice du décryptage des écrits d’auteur !

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Qu’attendons-nous de cet exercice aujourd’hui en ce qui concerne le livre de M. Noumou Ben Diakité ? J’avoue que je n’en sais pratiquement rien ! Peu initié à l’exercice de la critique littéraire, nous n’avons donné aux lecteurs aucune consigne ; nous faisons donc foi, au savoir-faire de Madame Ramata Djaouré qui va piloter nos débats, et nous faisons foi à l’expérience en la matière des experts que nous avons priés de venir nous entretenir !

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Je voudrais d’ores et déjà, remercier, d’abord, M. Noumou Ben Diakité qui a accepté en toute simplicité de se prêter à cette expérience fondatrice d’un concept au Centre Djoliba.

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Merci aux experts en littérature que sont Messieurs Bani Diallo, Ousmane Diarra et Paul Drabo qui, malgré leurs lourdes charges aux ministères de la Culture, des Affaires Religieuses et du Culte, ainsi qu’au Centre Culturel Français, ont quand même accepté de lire Mourir pour l’Azalaï, afin de nous en entretenir ce matin.

Merci enfin à Madame Ramata Djaouré, passionaria de littérature qui a accepté avec beaucoup de joie de piloter ces débats.

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Je connaissais peu ces hommes et cette femme, je crois que c’est par amour du Centre Djoliba qu’ils ont accepté d’expérimenter aujourd’hui ce concept sans rien attendre en retour, je vous dis encore, merci.

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Enfin, à vous nos invités qui avez accepté de faire ce déplacement, alors qu’il fait si bon de faire la grasse matinée après une nuit de pluie, nous vous disons merci et nous vous souhaitons une bonne écoute et un bon week end.

Je vous remercie et je donne la parole à Madame Djaouré.

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<b>Père Joseph Tanden Diarra</b>

<b>Directeur, </b>

<b>centre Djoliba</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’écrivain Laurent Gbagbo nous élucide</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/lecrivain-laurent-gbagbo-nous-elucide-155472.html</link>
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<pubDate>Fri, 28 Jun 2013 09:11:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>L’historien et l’homme politique ivoirien Laurent Gbagbo et non moins ancien président de Côte d’Ivoire, est un écrivain très prolixe. Né le 31 mai 1945 à Mama (village de la Sous-Préfecture de Ouragahio, département de Gagnoa) obtient son baccalauréat  de philosophie au Lycée Classique en 1965, puis une licence d’histoire à l’Université  d’Abidjan en 1969. Il devient en 1970 professeur d’histoire au Lycée Classique d’Abidjan Cocody.</strong></em>

&nbsp;

Chercheur à l’Institut d’Histoire d’Art et l’Archéologie Africaine (IHAAA) à partir de 1974, Gbagbo est également titulaire d’une maîtrise d’histoire de la Sorbonne. Il soutient en 1979 une thèse de Doctorat en Histoire intitulée : « LES RESSORTS SOCIO-ECONOMIQUES DE LA POLITIQUE IVOIRIENNE ». Laurent Gbagbo, c’est aussi le syndicaliste et l’homme politique. Il a connu les affres de l’opposition et l’exil. En 1982, il a crée le Front Populaire Ivoirien dans la clandestinité. Au delà de son statut d’historien et d’homme politique, Laurent Gbagbo a beaucoup écrit pour la postérité. Parmi ses publications, on peut noter : Soundjata, lion du Manding (1971), Réflexions sur la Conférence de Brazzaville (1982), Côte d’Ivoire : Economie et Société à la veille de l’indépendance (1940-1960), Côte d’Ivoire : Pour une alternative démocratique (1983), Propositions pour gouverner la Côte d’Ivoire (1987), Côte d’Ivoire, histoire d’un retour (1989), Agir pour les libertés (1991), Le temps de l’espoir (1995), Sur les traces des Bétés (2002).

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Cependant, la ligne éditoriale de « Bonne Lecture » nous recommande de faire une étude minutieuse sur ces écrits pour mieux éclairer nos lecteurs. Pour ce faire, nous allons solliciter le concours des grands lecteurs pour mieux éplucher les œuvres de Laurent Gbagbo. En attendant, nous les laissons sur leur soif de connaître. A très bientôt.

<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des accords d’Alger aux accords de Ouaga : Soyons vigilants !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/des-accords-dalger-aux-accords-de-ouaga-soyons-vigilants-153868.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Jun 2013 07:58:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_151483" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-151483" alt="Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, serre la main du leader de la délégation Ansar Dine, Alghabass Ag Intalla, le 8 juin 2013 à Ouagadougou. AHMED OUOBA / AFP" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/MNLA-ET-BLAISE.jpg" width="310" height="232" /> Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, serre la main du leader de la délégation Ansar Dine, Alghabass Ag Intalla, le 8 juin 2013 à Ouagadougou.<br />AHMED OUOBA / AFP[/caption]

<em><strong>Ça y est ! Les discussions houleuses des négociations de Ouaga entre les autorités maliennes et les groupes rebelles, indépendantistes et à la limite djihadistes Touaregs, ont connu leur épilogue le mardi 18 juin 2013 au palais de Kosyam. Pendant  11 jours d’intenses tractions, de consignes, de combines, les deux parties rangent de côté leurs épées pour tremper la plume dans l’encre. Oui, ils ont apposé leurs signatures  dans un document de 12 pages dont 25 articles dit Accords de Ouaga, sous l’œil vigilant du médiateur Blaise Compaoré, de l’émissaire du gouvernement malien, Tiéblé Dramé et de plusieurs hautes personnalités. Du coup, ils sont tenus de respecter la parole donnée puisqu’un accord les lie. Cependant, que vaut la signature d’un accord s’il n’est pas assez compris et mieux respecté par les parties.</strong></em>

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La première définition que le dictionnaire Larousse nous donne de l’accord  est celle : « Entente, harmonie entre des personnes proches par leurs idées, leurs sentiments… ». En l’espèce n’avons-nous pas le droit de nous interroger, si le Mali a les mêmes aspirations et les mêmes ambitions que ces irrédentistes touaregs ? Et vice-versa ? Osons le dire, les hommes en bleu ont toujours soufflé le chaud et le froid sur le Mali. Le respect de la parole donnée, ces hommes là s’enfichent pas mal de son respect. Bien avant, l’accession de notre pays à l’indépendance, la pègre touareg a toujours existé avec son lot de pratiques malsaines et ignobles.

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Ces hommes, d’errance en errance, n’ont d’autres alternatives à leur survie que d’entretenir la violence par le biais des armes contre notre nation. Et à chaque fois, ils sont appelés sur un plateau d’argent pour négocier. A la lumière des négociations précédentes (Pacte national, Accords d’Alger etc.…), ces séparatistes ont toujours eu gain de cause sur le dos de l’Etat malien. Du flou à l’informel, ceux-ci ne connaissent que la violence. Le peuple malien va-t-il continuer à cautionner  l’impensable et l’irréparable ? Non, trop c’est trop ! De la signature des accords d’Alger à ceux de Ouaga, les maliens doivent entrer en communion. Que chacun, en face de lui-même, médite  sur ces accords afin de tirer les leçons du passé ; et voir comment le futur puisse être  appréhendé ? Soyons vigilants par rapports à la signature de ces accords.

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Les analystes politiques disent qu’une paix est toujours précaire. Elle n’est jamais totale et son salut dépend du comportement des hommes. Ne nous laissons plus divertir par quiconque. Réarmons-nous moralement, physiquement, matériellement et financièrement pour relever les défis du futur. Pour ce faire, il n’est plus question de laisser le lait bouillir de lui-même. Il doit être surveillé de près sur le feu. Alors, chers compatriotes, les blessures du passé doivent nous servir de très grandes leçons pour parer à d’éventuels égarements des brebis galeuses.

Dorénavant, soyons prudents.

<b>Mamadou Macalou</b>

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<b>Association Acte SEPT</b>

<b>ACI 2000, Hamdallaye, rue 390, porte 1214</b>

<b>A côté de l’Hôte RADISSON BLU</b>

<b>B.P. E 2066, Bamako, Mali</b>

<b>Tél : (00223) 20 29 87 62</b>

<b>E-mail : <a href="mailto:acte71187@gmail.com">acte71187@gmail.com</a></b>

<b>Acte SEPT est aussi membre du Réseau KYA et de la Coalition Malienne pour la Diversité  Culturelle (CMDC)</b>

<b>Pour plus d’informations, consultez notre site </b>

<b>www.actesept.org </b>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Djiguiba Keïta alias PPR, ancien ministre de la jeunesse et des sports se prononce sur la lecture : « Dans nos écoles, les autorités doivent instaurer des prix pour les grands lecteurs... ».</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/djiguiba-keita-alias-ppr-ancien-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-se-prononce-sur-la-lecture-dans-nos-ecoles-les-autorites-doivent-instaurer-des-prix-pour-les-grands-lecteurs-153674.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 09:23:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>Djiguiba Keïta alias PPR, ancien ministre de la jeunesse et des sports se prononce sur la lecture : « Dans nos écoles, les autorités doivent instaurer des prix pour les grands lecteurs... ».</b>

<b>Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de développement au Mali, nous avons rencontré un féru de la lecture qui a bien voulu se prononcer sur les composantes et les perspectives de la lecture. Il s'agit de Djiguiba Keïta alias PPR, ancien ministre de la jeunesse et des sports. Suivez plutôt l'entretien!</b>

&nbsp;

<b><img class="alignleft size-full wp-image-153677" alt="PPR" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/PPR.jpg" width="300" height="217" />Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?</b>

Je suis Djiguiba KEITA/PPR, ancien professeur à l’ENA, ancien Ministre de la Jeunesse et des Sports

&nbsp;

<b><em>Qu’est-ce que la lecture selon vous ?</em> </b>

La lecture est le plus long voyage de la vie, un voyage divers et varié. Un penseur dira que c’est « la nourriture de l’esprit ».

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<em> </em>

<em><b>Quand est-ce que vous avez commencé à lire ?</b></em>

A l’école fondamentale, quand la lecture en classe était un devoir. Depuis, j' y ai pris goût.

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<em><b>Qu’est-ce que la lecture vous a apporté ?</b></em>

Beaucoup. Elle m’a apporté l’ouverture d’esprit et un genre de goût de l’aventure. En effet, après avoir lu, on est curieux de découvrir le monde, comme si on voudrait confronter la réalité et ce que le livre nous a appris.

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<em><b>On a coutume de dire que les Maliens ne lisent pas, selon vous, ce constat amer est dû à quoi ?</b></em>

D’abord, je voudrais dire que de mon point de vue aussi, les Maliens ne lisent pas beaucoup. Cela peut être dû à la place qu’on accorde à la lecture en classe, à l’école. Les données auraient radicalement changé si la lecture avait un coefficient élevé.

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<em> </em>

<em><b>Avec l’arrivée de l’internet, ne craigniez-vous pas la disparition du livre imprimé ?</b></em>

La crainte est réelle, mais encore une fois, si on accordait une plus grande place à la lecture du livre à l’école, les élèves, malgré l’internet s’y intéresseraient plus.

&nbsp;

&nbsp;

<b><em>Quel appel avez-vous à lancer pour que les gens lisent beaucoup dans notre pays </em>? </b>

Le premier appel s’adresse aux autorités : Je les invite à aller à l’école de Nelson Mandela: « Une nation qui lit, est une nation qui gagne »; en conséquence, <b>instaurer des prix</b> pour les grands lecteurs. L’autre appel s’adresse aux parents qui doivent encourager les enfants à lire pour connaitre le monde et la vie.

<em> </em>

<em> <b>Votre dernier mot</b></em>

La lecture donne de l’inspiration et dans certaines circonstances, comme on le sait, <b>les mots ont leur pesant d’or</b>.

Quand j’étais Ministre, à la CAN 2012 au Gabon, chaque fois que les AIGLES jouaient, je venais à eux et je récitais un extrait d’un texte assimilé depuis le lycée. Ainsi, il y a eu du Lumumba, du Sékou Touré. Face au Ghana ; je fis recours  à la harangue d’un  capitaine vietnamien qui, après une défaite, pour galvaniser ses troupes face à l’impérialisme yankee s’exprima ainsi : « ... la guerre du Vietnam est une arène où les Américains jouent le rôle de boxeurs qui se battent contre le vent. Le vent, c’est nous ! Compagnons ; tombez sur eux comme le vent et…comme le vent, fuyez ! Compagnons, que le vent ne tombe jamais !» CAMARADES AIGLES, tombez sur le Ghana comme le vent ! C’est en référence à cela que SEYDOU BLEN, pour la fête de la 3é place à la CAN 2012, au Stade Modibo Kéita, disait «le vent ! Le vent !».

I<b>nterview réalisée par Mamadou Macalou    </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Livre : « La puissance de la lecture » Sans le développement de la lecture, l’Afrique ne se développera pas</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/livre-la-puissance-de-la-lecture-sans-le-developpement-de-la-lecture-lafrique-ne-se-developpera-pas-153687.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 09:22:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>La promotion de la lecture comme facteur de développement au Mali, nous a conduit à éplucher le livre « La puissance de la lecture ». C’est un livre de 87 pages écrit par Isaïe Biton koulibaly et publié par Koralivre.  En parcourant ce livre, on se rend compte que l’auteur  en a divisé une introduction, sept chapitres et une conclusion.</b></em>

<b> </b>

[caption id="attachment_153690" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-153690" alt="Isaïe Biton Koulibaly" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Issaie.jpg" width="300" height="202" /> Isaïe Biton Koulibaly[/caption]

Dès la page 7, l’auteur pose la problématique par ceci : « C’est devenu un lieu commun.

Les Africains ne lisent pas et n’aiment la lecture. De nombreux facteurs expliquent leurs attitudes envers le livre et la lecture. Trois causes apparaissent  dans toutes les enquêtes menées sur le sujet : 1- La société de l’oralité : Les Africains, dit-on, vivent dans une société où l’oralité n’est pas compatible avec la lecture qui soustrait l’individu de la société. La lecture est un évènement solitaire, un rendez vous privé avec un autre monde. En effet, l’acte de lire isole, et l’Africain ne se sent à l’aise que parmi ses parents, ses amis, sa famille.

&nbsp;

Le constat est là, implacable, dans beaucoup de familles, le livre et la lecture font partie du décor… 2- L’analphabétisme : il est vrai que de nombreux Africains ne savent pas lire ni écrire et cela a beaucoup joué sur le développement de la lecture. Aujourd’hui encore une grande proportion de jeunes garçons et de filles ne vont pas à l’école où le quittent prématurément à cause des problèmes de tradition et  de pauvreté. Amadou Hampaté Ba, l’auteur de l’étrange destin de Wangrin, affirmait qu’à son époque inscrire un enfant à l’école était une malédiction. Etre analphabète ne veut pas dire être ignorant. Amadou Hampaté Ba  disait aussi à  l’UNESCO que chaque fois qu’un vieillard meurt en Afrique, c’est comme une bibliothèque qui brûle en Europe. Le Mawdo (vieux sage en peulh) disait avec raison qu’il ne faut pas confondre Savoir et Ecriture. L’écriture est la photographie du savoir. 3 – Le pouvoir d’Achat : des spécialistes n’ont pas hésité à écrire que le coût du livre était un frein pour les lecteurs potentiels. En fait, il s’agit d’un pouvoir d’achat trop faible. Une grande proportion d’Africains vit dans la pauvreté. Le salaire insuffisant de nombreux cadres Africains sollicités par la grande famille, les amis et le coût élevé des loyers, de la nourriture et de l’entretien de la voiture ne favorisent pas l’achat du livre.

Devant l’importance de la lecture comme facteur de transformation de l’individu et du pays, ces trois obstacles ne devraient pas empêcher les Africains de devenir des passionnés de la lecture. Tous ceux qui réussissent dans la vie sont partis de la lecture ou du livre, de même que les pays qui connaissent une grande croissance où la lecture est un « sport national »… tant que la priorité ne sera pas mise sur le développement de la lecture, à ne pas confondre avec l’éducation, l’Afrique ne se développera pas… ». C’est ainsi que l’auteur nous parle des cinq genres de lecture indispensables à partir de la page 19. il s’agit de la lecture dite d’information, la lecture de distraction, la lecture d’acquisition, la lecture de ravissement et la lecture d’élévation.

&nbsp;

Au niveau de la page 25, il est écrit ceci : «  Si l’individu ne lit pas tous les jours ou ne lit pas du tout, le vieillissement s’accélèrent, donc la mémoire s’atrophie car les cellules pyramidales dégénèrent, les circuits se déconnectent et c’est la fin de l’intelligence, même la plus brillante… ». Des individus et le livre tels que Bill Gates, Napoléon, Jean Jacques Servan-Schreiber, Félix Houphouët Boigny, John F. Kennedy, Mari constance Komara sont largement détaillées. Il en est de même des pays d’Europe et d’Asie tels que le Japon où l’on lit beaucoup.

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&nbsp;

Quant au raison d’espérer dans le développement de la lecture en Afrique, l’auteur nous dit ceci à la page 64 : « Les éditeurs ont déjà commencé la bataille du livre avec la réalisation de nombreux ouvrages pour les enfants. Ils ont compris que le goût de la lecture se donne tôt avec des livres captivants. Ils encouragent les auteurs à se rendre dans les écoles et dédicacer leurs ouvrages… ».

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A partir de la page 71, l’auteur nous donne des conseils pratiques : où trouver les livres ? Où ranger les livres ? Comment les prêter ? , où lire ?

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En conclusion, l’auteur nous parle de son expérience personnelle avec le livre.

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Il est à noter qu’Isaïe Biton Koulibaly est né le 7 juin 1949 à Abidjan – Treichville.

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Editeur, journaliste, écrivain, il est passionné de lecture et prononce de nombreuses conférences sur ce thème dans tous les milieux. Pour lui, l’une des grandes causes du retard de l’Afrique, en matière de développement, réside dans le manque permanent de lecture des Africains.

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Isaïe Biton Koulibaly a publié une vingtaine d’ouvrages dont : « Ah, les femmes », «  Ma joie en lui », «  Sur le chemin de la gloire », «  Merci l’artiste », Prix littéraire Nyonda 2001 des lycées du gabon.

<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fatoumata Keïta, écrivain :  « Le livre est l&amp;apos;ami qui m&amp;apos;a sauvé la vie... ».</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/fatoumata-keita-ecrivain-le-livre-est-lami-qui-ma-sauve-la-vie-153680.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 09:14:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Notre soif de lecture nous a orienté vers une écrivaine de talent du nom de Fatoumata Keïta. Passionnée de lecture et très cultivée, celle qui vient de lancer son tout premier roman : <b>« Sous Fer »</b>, a bien voulu se prêter à nos questions ? Suivez plutôt l'entretien!

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[caption id="attachment_153685" align="alignleft" width="296"]<img class="size-full wp-image-153685" alt="Fatoumata Keita" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Fatoumata.jpg" width="296" height="345" /> Fatoumata Keita[/caption]

<b>Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?</b>

Je m’appelle Fatoumata KEITA, écrivain chercheur, administrateur de l’action sociale au Tribunal pour enfants de Bamako.

&nbsp;

<em><b>Qu’est-ce que la lecture selon vous ? </b></em>

La lecture est un voyage merveilleux et éducatif qui permet à l’individu de se distraire, de se relaxer, d’apprendre, de découvrir des horizons nouveaux, des  savoir-faire et des savoirs être différents. Elle nourrit l’esprit tout en le conduisant vers des façons de penser nouvelles.

Quand est-ce que vous avez commencé à lire ?

Depuis l’âge de 6 ans. Chez mon père, pas de jour sans livre. Et tous les week end, le texte le mieux lu, c’est-à dire avec expressivité et fluidité, était lu par moi (puisque j’aimais que ma voix soit enregistrée) enregistré, écouté, réécouté et conservé sur des bandes K7 soigneusement gardées par mon père pour réécouter et rire.

&nbsp;

<em> </em>

<em><b>Qu’est-ce que la lecture vous a apporté ?</b></em>

L’art de m’exprimer, la richesse dans le vocabulaire, la faciliter d’imaginer et d’écrire, une personnalité critique et très analytique, une grande capacité de discernement et de contradiction si nécessaire, la rapidité et la facilité dans la compréhension, la culture générale et une culture particulière, l’intelligence, la créativité, le savoir, un style particulier…

Le livre a été l’ami qui m’a sauvé.

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&nbsp;

<em><b>On a coutume de dire que les maliens ne lisent pas, selon vous, ce constat amer est dû à quoi ?</b></em>

Cela est dû au manque de culture du goût de lire  chez l’enfant, de façon autonome et avec plaisir  depuis  l’enfance.

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<em> </em>

<em>   <b>Avec l’arrivée de l’internet, ne craigniez-vous pas la disparition du livre imprimé ?</b></em>

Le livre peut disparaitre en tant que support physique mais il règnera royalement de façon électronique et aura une diffusion plus facile. Ceux qui aimeront encore lire trouveront leur compte. Seulement il faudra une nouvelle réglementation plus structurée pour cette organisation nouvelle.

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<em>Q</em><b><em>uel appel avez-vous à lancer pour que les gens lisent beaucoup dans notre pays ?</em> </b>

Aucun ! Parce qu’ils ne liront pas tout simplement parce que Fatoumata Keita leur a lancé un appel. Parce que tout simplement, ils ne sont pas habitués à lire, le goût de la lecture n’a pas été cultivé chez eux. Ce n’est pas grand qu’on apprend à lire mais tout petit. <b>Ce n’est pas grand que le goût et la passion pour le livre se cultive.</b> Et un adulte qui ne lit pas ne verra pas loin. Il devient taré et tari. Sa vision se limitera à ce qu’il voit de très près, sous ses yeux. Incapable d’imaginer, d’inventer, de prévoir, de se projeter avec prévoyance, il devient un inculte qui conduit sa vie au chaos ainsi que celle des autres s’il lui est donné de diriger. C’est la grande menace qui pèse aujourd’hui sur nous.

Pour les générations à venir, faisons en sorte que les enfants du soleil de l’internet puissent lire, en imaginant des méthodes d’apprentissage actives pour l’enfant en phase d’apprendre l’art de la lecture, telles que l’imitation, la dramatisation, la possibilité laissée à l’enfant d’imaginer la suite de l’histoire avant d’arriver à sa fin.

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&nbsp;

<strong><em> Que les adultes arrivent à transporter loin l’imagination les enfants pour qu’ils s’aventurent dans les pays merveilleux de la lecture, de même qu’ils le font avec le conte. </em></strong>

Pourquoi ne pas confier un enfant à chaque jeune qui aime lire pour qu’il lui lise chaque jour une page et le faire en lire deux ? Pourquoi ne pas motiver ces jeunes encadreurs d’enfants avec des petits concours encouragent l’enfant le mieux encadré et son encadreur ? Pourquoi ne pas construire des foyers de lecture de contes et d’histoires, des centres de lecture fonctionnels dans chaque commune et y mener une véritable politique de la lecture? Ces genres de choses ne seraient possibles que si nous ne serons plus gouvernés par des incubes qui n’ont jamais pu lire un livre en intégralité, qui n’ont lu que des extraits de livres sans souvent même les comprendre.

&nbsp;

<em> </em>

<em><b>Votre dernier mot :</b></em>

Faisons différemment les choses pour qu’au moins le maximum de nos enfants soient de grands lecteurs, des dévorateurs de livres. Que les parents suivent et encouragent les enfants dans la lecture, en mettant des prix entre eux ; des prix qui seront emportés par l’enfant qui aurait le plus lu dans le mois et qui aurait rapporté ce qu’il a lu avec ses propres mots.

&nbsp;

Dans un pays où les dirigeants s’enfichent éperdument de l’avenir des enfants, il importe que les parents veillent à trouver des moyens  pour réussir le savoir éduquer. Un enfant qui lit couramment est un enfant de gagné. Même s’il n’est pas premier, il ne se perdra pas.

<b>Interview réalisée par Mamadou Macalou</b>

<b> </b>

<b> </b>

<b>Les suggestions pertinentes de l'écrivain Fatoumata Keïta pour la promotion de la lecture:</b>

<b> </b>

<b>A.</b> Comment faire avancer un pays où les gens aiment employer leur temps de loisir à la danse et jamais à la lecture, ou les élèves et étudiants passent leurs vacances à s’amuser à Maxi jeunes ou Maxi vacance qu’à se cultiver en nourrissant leurs esprits avec de bon livre ?

<b>B. </b>La danse dégourdit le corps, la lecture dégourdit l’esprit et le cœur.

<b>C</b>. Le bonheur, c’est les yeux, le cœur et l’esprit dans un bon livre avec des personnages ou des idées qui font rire, pleurer, bondir, frissonner, réfléchir,  grandir, …

<b>D.</b> Un enfant qui lit est un enfant qui ne s’éloigne pas longtemps du bon chemin.

<b>E</b>. Un enfant qui lit est un enfant qui découvre et qui ne se perdra pas. F

<b>F</b>. Un adulte qui lit est un adulte éclairé et avisé. Sa lumière le sert et sert ceux qui le suivent.

<b>G</b>. Un adulte qui ne lit pas un adulte qui ne peut inventer ni s’inventer. Car il marche dans le noir et s’effrite de jours en jours.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Christian Kahnt, DIB Goethe&#45;Institut Côte d’Ivoire:  « Celui qui lit, apprend à vivre... ».</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/christian-kahnt-dib-goethe-institut-cote-divoire-celui-qui-lit-apprend-a-vivre-153675.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 07:25:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_153701" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-153701" alt="Christian Kahnt, " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Christian-.jpg" width="300" height="274" /> Christian Kahnt,[/caption]

<b>Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?</b>

Je me nomme Christian Kahnt et je suis le Directeur du département Information et Bibliothèque / Culture et Développement du Goethe-Institut Côte d’Ivoire.

<b><em>Qu’est-ce que la lecture selon vous ?</em> </b>

Lire, pour moi, c’est voyager dans d’autres pays et d’autres pensées. Si l’on veut connaitre d’autres peuples et d’autres cultures, alors la lecture nous offre l’occasion d’effectuer ce grand voyage.

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<em><b>Quand est-ce que vous avez commencé à lire ?</b></em>

J’ai commencé à lire à l’âge de 6 ans.

&nbsp;

<em><b>Qu’est-ce que la lecture vous a apporté ?</b></em>

La lecture m’a permis d’avoir une idée de la vie des autres, de découvrir d’autres cultures, de m’ouvrir au monde et de comprendre les autres.

&nbsp;

<em><b>On a coutume de dire que les maliens ne lisent pas, selon vous, ce constat amer est dû à quoi ?</b></em>

La culture orale ou la transmission orale est en quelques sortes une forme très passionnante de lecture qui n’est ni meilleure, ni mauvaise mais qui est simplement différente

<em><b>     </b></em>

<em>A<b>vec l’arrivée de l’internet, ne craigniez-vous pas la disparition du livre imprimé ?</b></em>

Je pense que tous les deux peuvent faire bon ménage. La télévision n’a pas pour autant supprimé la radio.

<em> </em>

<b><em>Quel appel avez-vous à lancer pour que les gens lisent beaucoup dans notre pays </em>? </b>

Lire, c’est plonger dans d’autres  mondes; c’est voyager sans voyager. Lire, ça rend la vie plus colorée et diversifiée. Lire crée un espace secret de dialogue que personne n’entend.

<em><b> </b></em>

<em><b>Votre dernier mot</b></em>

Je voudrais vous remercier pour l’opportunité que vous me donniez de m’adresser à nos amis lecteurs de « Bonne Lecture ».

&nbsp;

Je voudrais terminer mon propos par cette parole :

<b>Celui qui lit, apprend à vivre.</b>

<b>Interview réalisée par Mamadou Macalou</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ousmane Diarra, bibliothécaire et écrivain : « La lecture contribue beaucoup à approfondir la démocratie... ».</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/ousmane-diarra-bibliothecaire-et-ecrivain-la-lecture-contribue-beaucoup-a-approfondir-la-democratie-153681.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 07:15:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de développement au Mali, nous avons rencontré un amoureux des belles lettres. Celui-ci a une soif inextinguible de savoir car lui, il dévore les livres. Entretien!</i></b>

<b> </b>

[caption id="attachment_153682" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-153682" alt="Ousmane Diarra" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Ousmane-Diarra.jpg" width="300" height="446" /> Ousmane Diarra[/caption]

<b>Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?</b>

Ousmane Diarra. Je suis bibliothécaire et écrivain.  Je travaille à l’Institut français du Mali (ex-CCF depuis novembre 1988). J’ai publié 2 romans aux Éditions Gallimard, plusieurs nouvelles au Mali et ailleurs, des recueils de poésie et des livres pour enfants.

<b> </b>

<b> </b>

<b>Qu’est-ce que la lecture selon vous ?</b>

Pour moi, la lecture, c’est la nourriture de l’esprit. Elle aide à grandir, comme toute bonne nourriture, à se porter bien et à mieux faire face aux questions existentielles.

&nbsp;

<b> </b>

<b>Quand est-ce que vous avez commencé à lire ?</b>

Dès que j’ai appris à lire, à l’âge de 10-11 ans. J’étais dans mon village.

&nbsp;

<b> </b>

<b>Qu’est-ce que la lecture vous a apporté ?</b>

Elle m’a tout apporté. D’abord, elle  m’a sauvé la vie. Elle m’a appris  à mieux  me connaître, à mieux connaître ma propre culture et celles des autres.  C’est pourquoi je me sens à l’aise partout au monde.

&nbsp;

Je répète, la lecture et plus tard, l’écriture, m’ont sauvé la vie, m’ont donné une personnalité. Quand on a perdu ses parents à l’âge de deux ans, on a beaucoup à apprendre de la vie. Les livres ont remplacé mes parents. Ils m’ont accompagné et continuent de m’accompagner. Ils m’ont conseillé, consolé. Ils continuent de le faire. Ce sont les meilleurs amis de la vie.

&nbsp;

<b>On a coutume de dire que les maliens ne lisent pas, selon vous, ce constat amer est dû à quoi ?;</b>

Je pense qu’il faut travailler à l’installation de la culture de la lecture dans nos coutumes. J’ai l’habitude de dire que l’oral, c’est une bonne chose, mais que la parole reste volatile. On peut la changer, la déformer. Pas ce qui est écrit. Comment aurions-nous su, sans les livres, donc l’écriture,  que des Noirs Africains avaient  été amenés en esclavage aux Amériques et ailleurs ? Les griots n’en avaient aucune souvenance. Vous pouvez vérifier.

<b>     </b>

<b> </b>

<b>Avec l’arrivée de l’internet, ne craigniez-vous pas la disparition du livre imprimé ?</b>

A mon avis, les deux supports ne jouent pas le même rôle. Le numérique à son rôle, le livre imprimé a le sien.

&nbsp;

<b>Quel appel avez-vous à lancer pour que les gens lisent beaucoup dans notre pays ? </b>

Surtout aux jeunes, je leur dis que la lecture aide à maîtriser sa propre vie, puis  le monde. C’est le premier socle du développement. Je leur dis aussi que la démocratie est pratiquement impossible sans la lecture qui apprend à réfléchir, à analyser et à mieux choisir.

&nbsp;

<b>Votre dernier mot</b>

Vous faites, vous-même, un formidable travail de développement. Car le développement, c’est d’abord la tête. Je vous y encourage. Ce n’est pas facile, je le sais. C’est ingrat, je le sais. Mais vous faites partie des guerriers de la lumière.

&nbsp;

<b>Interview réalisée par Mamadou Macalou</b>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title> Colloque  national sur la justice transitionnelle au Mali : Les travaux ont démarré </title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/colloque-national-sur-la-justice-transitionnelle-au-mali-les-travaux-ont-demarre-153684.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 05:42:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Les autorités de notre pays, soucieuses de préserver les droits des citoyens mais aussi de les promouvoir, sont entrain de mouiller le maillot pour les vulgariser.</strong> </em>

&nbsp;

[caption id="attachment_72827" align="alignleft" width="346"]<img class="size-full wp-image-72827" alt="Malick Coulibaly, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/coulibaly-malick.jpg" width="346" height="227" /> Malick Coulibaly, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux[/caption]

Pour ce faire, la famille judiciaire avait déjà initié une série de rencontres avec toutes les couches socio-professionnelles du Mali afin de dialoguer vrai et franc pour parer aux éventuels égarements de la distribution de la justice. En initiant un Colloque national de trois jours sur la justice transitionnelle, celles-ci entendent mieux éplucher le concept de justice transitionnelle pour le bien de nos compatriotes. La cérémonie d’ouverture présidée par Malick Coulibaly, ministre de la justice, garde des sceaux, a enregistré la présence de deux ministres du gouvernement à savoir Manga Dembélé, ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, son homologue du commerce, de l’industrie et des investissements, Abdel Kader Konaté, du coordinateur résident du système des Nations-Unies au Mali, Aurélien Agbenonci, du vice-président de la Commission dialogue et réconciliation, de certains diplomates, des acteurs de la chaîne pénale, de la société civile, des experts en matière de justice transitionnelle ainsi que plusieurs invités de marques.

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Après les mots de bienvenue du modérateur, celui-ci passa à la présentation du programme et les experts des différentes communications de cette première journée. C’est alors qu’il donna la parole à Aurélien Agbenonci, coordinateur résident du système des Nations-Unies dans notre pays pour son exposé inaugural. Sans ambages, celui-ci dira que l’histoire de certaines sociétés humaines comporte de périodes douloureuses, marquées par des évènements qui heurtent la sensibilité humaine, notamment les violations massives des droits de l’homme, les atteintes à l’Etat de droit et à la démocratie. Pour lui, dans la plupart des cas, c’est la transition qui conduit à la sortie de crises en incluant parfois des mesures d’amnistie, qui risquent de laisser les victimes au bord du chemin. Or, l’expérience l’a montré, la réconciliation et une paix durable ne peuvent être atteintes qu’en conjuguant les impératifs de justice et de paix, en procédant à un traitement adéquat et équitable du passé. Cela n’est possible que par l’instauration d’une justice transitionnelle, régulatrice et sanctionnatrice. Posant la problématique suivante : Que recouvre cette notion de justice transitionnelle ? Quid de l’opportunité de sa mise en œuvre dans le contexte malien ? Quel peut- être le modèle de justice transitionnelle applicable au Mali ? Mr Agbenonci, citant le professeur Maurice Kamto a dit ceci : « La justice transitionnelle peut-être envisagée comme une justice de passage vers autre chose, vers un ailleurs stabilité où l’on retrouve la normalité de la justice traditionnelle dans ses logiques institutionnelles comme dans ses procédures. On pourrait presque dire que c’est une justice exceptionnelle. C’est assurément une justice spéciale, ad hoc, dictée par les évènements, une justice qui se construit dans la douleur de la paix rompue et qui veut tourner la page. Il renchérit pour dire que l’un des grands défis auxquels ils sont appelés à répondre est : comment concilier la recherche de la paix et le combat de l’impunité ?, comment concilier, dans un contexte traumatique ou post-traumatique de conflit armé, la paix et la justice ? D’où son appel à l’application d’un modèle de justice transitionnelle au Mali. En conclusion, il a émis le vœu que ce Colloque soit une tribune d’approfondissement de la réflexion conceptuelle et pratique sur les enjeux de la justice, de la réconciliation nationale et de la consolidation de la paix à la lumière des expériences de mise en œuvre de la justice transitionnelle sur le continent africain.

A sa suite, le ministre de la justice, garde des sceaux, Malick Coulibaly fut invité au pupitre pour son allocution d’ouverture.  Ce dernier vêtu de blanc, a d’abord souhaité la bienvenue aux participants pour ensuite adresser  sa reconnaissance au système des Nations- Unies pour les efforts consentis auprès de l’Etat malien dans la recherche de solutions idoines aux nombreuses crises que notre pays a connues. Il a en outre exprimé sa profonde gratitude au Programme des Nations-Unies pour le Développement pour son appui financier et au Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme pour son appui technique à la tenue du présent Colloque. Il n’a pas oublié le Royaume des Pays-Bas pour son appui financier. Abordant le thème du Colloque, <b>« Quelle justice transitionnelle pour le Mali ? »,</b> le ministre Coulibaly dira que durant des mois, le Mali a connu la plus sombre page de son histoire consécutive à la crise multidimensionnelle. Celle-ci a été marquée par les pires violations des Droits de l’Homme dans le nord du pays. Dans une verve emblématique, le premier responsable du département de la justice dira face à cette horde, aucune conscience humaine n’est  restée intacte suite aux témoignages émouvants de viols commis sur des personnes de tout âge. Pour lui, il est inadmissible d’oublier ces amputations et lapidations, ces images insoutenables de nos soldats ligotés puis tués de sang-froid par balles ou égorgés et souvent éventrés. Oui, pour le ministre Coulibaly, il est difficile de faire dos aux pillages des écoles, des centres de santé, des sites historiques et de tous les symboles de l’Etat. Il renchérit pour dire qu’il leur est aussi difficile d’oublier les graves violations des droits de l’homme commises dans le sud du pays. Face à ce flot de violations de droits humains, le Mali a choisi son chemin de la justice et non de l’impunité. Et dans cette quête d’une justice transitionnelle de nos besoins, nous avons fait le choix d’une démarche participative et inclusive. A terme, notre objectif est d’atteindre la réconciliation pour dépasser les divisions et instaurer la confiance dans notre société. La création de la Commission Dialogue et Réconciliation procède de la volonté de l’Etat de rechercher par le dialogue, la <b>réconciliation</b> entre toutes les communautés maliennes. A-t-il ajouté. Au finish, le ministre Coulibaly dira que le Gouvernement encourage le développement de la réflexion sur la justice transitionnelle en vue du rétablissement de l’Etat de droit avec comme idéal la lutte contre l’impunité. C’est sur des notes d’espoir que le ministre Coulibaly a déclaré l’ouverture des travaux.

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Il est à noter que durant trois jours, des experts venus de partout vont disséquer le concept de justice transitionnelle de font en large pour une meilleure assimilation.

Que Dieu bénisse le Mali.

<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

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<title> Point de vue : « Les maliens doivent élire un président cultivé ». Dixit Joseph Tanden Diarra, écrivain</title>
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<pubDate>Thu, 13 Jun 2013 10:16:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>En prélude aux élections présidentielles de juillet prochain, tous les regards des maliens sont tournés vers ce scrutin qui les permettra de porter leur choix sur celui ou celle qui aura la bénédiction des urnes. De ce fait, les supputations vont d’un coin à un autre sur le profil des différents candidats à la course pour Koulouba. Ces candidats, au-delà de leur formation académique, leur bagage intellectuel, leur fortune, que sais-je encore ?, il y a lieu de faire l’introspection de leur culture générale. C’est-à-dire : quelle formation exacte ont-ils reçu ?, quels rangs occupaient-ils après leur cursus scolaire ?, quelles sont les publications dont ils ont fait ?, combien de livres ont-ils lu ?, sont-ils suffisamment cultivés pour prétendre au fauteuil présidentiel ? Voici la problématique qui est posée. Oui, au Mali, plus rien se sera comme avant.</strong> </em>

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Les maliens ont l’œil sur tout et ils ne toléreront plus la moindre erreur. Ils ont besoin des hommes valables dotés d’une solide capacité intellectuelle pour bien conduire le navire Mali. C’est pourquoi, un écrivain prolixe du nom de Joseph Tanden Diarra a osé lancer cet appel : « Les maliens doivent élire un président cultivé ». A la limite, nous partageons cette pensée qui au-delà de sa connotation interpellatrice, doit être source d’inspiration pour chaque malien et malienne quand au choix de celui ou celle qui est appelé à les gouverner les cinq prochaines années. Au Mali, le poste de président de la République a tendance à être banalisé. Nous assistons hélas, à cause du multipartisme intégral, au foisonnement des partis politiques.

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Les chiffres révèlent que le pays  en compte plus de 160 ; pour combien de projets de société ? De grâce, soyons lucides et raisonnables face à certaines situations. Pour une population de plus de 14 millions d’habitants, qu’avons-nous à faire avec tous ces partis politiques et cette pléthore de candidatures à la présidence de la République? Rien, ce n’est que gâchis. Cicéron, écrivain et philosophe grec, dans son inestimable culture générale aimait dire ceci : « Le talent politique ne s’improvise pas, il est nécessaire d’être inscrit à la science et à la politique ». De ce fait, les maliens doivent faire le diagnostic intellectuel de tous les prétendants à la magistrature de notre pays. Méfions-nous, car c’est la période des laudateurs, période à laquelle, même une éventuelle alliance de l’hyène et du bouc n’est pas à exclure. De toutes les façons, le commandement, dans quelques domaines qu’il soit, recommande certaines qualités chez l’individu. C’est pourquoi, le Général Charles De Gaulle, ancien président de la république française  a dit ceci : « La véritable école de commandement, c’est la culture générale ». (Le Général Charles De Gaulle était un grand lecteur et il a publié plusieurs livres). Dans le même sillage, Mahatma Gandhi, ancien président de l’Inde aimait lui aussi dire ceci de son vivant : « La règle d’or de la vie, c’est la tolérance mutuelle ; jamais nous ne verrons les choses de la même manière. Mais, nous les verrons sous des angles différents ».

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Alors, cher malien et chère malienne, votez un président qui possède une immense culture générale. Il y va de notre intérêt.

Que Dieu bénisse le Mali.
<strong>Mamadou Macalou</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Au Cœur d’un ouvrage : Hanane Keïta : « Et si on relisait le coran »  : Une audacieuse tentative de remettre l’islam au cœur de la modernisation et de la démocratie</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/au-coeur-dun-ouvrage-hanane-keita-et-si-on-relisait-le-coran-une-audacieuse-tentative-de-remettre-lislam-au-coeur-de-la-modernisation-et-de-la-democratie-152482.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jun 2013 07:21:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Relire le Saint Coran pour permettre à l’islam d’être facteur de progrès et de modernisme, et surtout soustraire les croyants du diktat des interprétations voulues par des Oulémas en leur faveur ! En un mot, il faut revisiter les saintes écritures pour mieux appréhender la pensée divine et le message du Prophète Mohamed (PSL) ! C’est l’audacieuse proposition faite par Hanane Kéita Traoré, une jeune auteure, dans sa seconde œuvre. Une livre qui ne manquera pas sans doute de susciter un débat intéressant à suivre.</strong></em>

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<img class="alignleft size-full wp-image-152067" alt="Hanane" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Hanane.jpg" width="315" height="290" />Audacieuse ! Parce que ce livre paraît au moment où l’intégrisme islamique sévit dans le monde entier, y compris au Mali où les Jihadistes ont occupé le septentrion pendant de longs mois en faisant régner la terreur avec des pratiques surannées (lapidation, coups de fouets, mains coupées…) et ante-islam au nom d’une prétendue Charia.


Hanane est pourtant claire dans sa conclusion. Son ambition, à travers cette belle œuvre engagée, c’est de «répondre à certaines questions qui se posent à la conscience musulmane moderne». Elle précise, «notre propos n’est pas de porter un jugement en faveur ou à l’encontre des interprétations des Oulémas».


Et cela, même si les interprétations de ces derniers ne devront pas constituer «un obstacle qui empêche les musulmans d’aujourd’hui de trouver des solutions aux problèmes de leur temps». Il ne s’agit pas donc d’une remise en question d’une foi religieuse, mais des diverses interprétations volontairement orientées en faveur de certains intérêts et qui empêchent la religion et ses fidèles de progresser.
Dans le livre, elle appelle surtout à «une révision, de l’intérieur, des conceptions courantes encore attachées au crédo islamique ; à un renouvellement des interprétations historiques afin d’y intégrer des concepts modernes de démocratie et de droits de l’Homme» !
Ce qui est paradoxal, ce qu’il n’y pas de clergé en islam. C’est la première religion à avoir aboli ce pouvoir clérical. C’est simplement dire qu’il ne saurait donc exister un quelconque «intermédiaire entre l’homme et Dieu». Et ça, beaucoup de fidèles ne le savent pas ou cela leur échappe dans leur quête du salut éternel. Cette considération confère pourtant, selon l’œuvre de Hanane, à tout musulman «le droit de pratiquer un effort interprétatif appelé l’ijtihad ou raisonnement personnel».


Une religion loin d’être figée
L’ijtihad, nous révèle le livre, est la relecture du Coran en fonction des exigences de la société d’aujourd’hui. «Son but est de retrouver des solutions à des problèmes qui n’existaient pas auparavant», explique l’auteure de «Femmes sans avenir», son premier roman consacré à la polygamie et aux drames qui y sont liés.


Et si on relisait le Coran nous enseigne ainsi que l’islam n’est pas cette religion figée, réfractaire à toute évolution socioculturelle, politique, économique... ou fermée aux débats existentiels. Et cela est d’autant important à savoir que nous ne pouvons pas souvent nous empêcher de nous poser des questions telles : «Pourquoi l’islam est en retard sur sa propre histoire au point que la civilisation globale a pu l’absorber ? Pourquoi les Etats musulmans sont-ils incapables de produire un développement véritablement, de quelque importance que ce soit, et cela à tous les  niveaux, scientifique, technologique ou culturelle» ?


Pour répondre à ces questions, la talentueuse écrivaine engagée est formelle : «La seule et unique voie pour une sortie de la crise et du drame que vivent les musulmans, depuis la disparition de leur Prophète (PSL), est une nouvelle lecture du Coran basée sur une interprétation et une application du texte selon le contexte actuel… L’essentiel, c’est de rester fidèle aux principes de l’islam tout en tenant compte de l’évolution historique».


Vue sous cet angle, l’islam est compatible avec la science, les nouvelles technologies, la philosophie et avec «tout ce qui peut aider l’homme à améliorer son niveau de vie et à se hisser au plus haut degré de connaissance et de savoir».


La jeune auteure nous rappelle d’ailleurs, et à juste titre, que le Livre Saint (Coran) est à l’origine de beaucoup de découvertes scientifiques modernes. Autant dire que, insérant dans leur pratique religieuse des valeurs de la modernité, «les musulmans se donnent une haute ambition, une ambition universelle».


Et comme le disait Averroès, appelé aussi Ibn Ruchd (médecin/mathématicien qui vécu en Cordoue, Andalousie/Espagne de 1126-1198), «La vérité (la révélation) ne peut contredire la sagesse (philosophie) ; au contraire, elles doivent être en accord l’une avec l’autre et se soutenir mutuellement».


La vraie démocratie, une exigence pour se hisser dans le concert des nations
Comme à l’époque de ce libre penseur, l’islam est aujourd’hui de plus en plus une religion «confisquée par les ignorants et les intégristes». Ce qui est fort dommage pour une religion qui se veut «universelle», donc ouverte au dialogue et aux échanges.


Oui, Hanane défend à juste titre que «l’islam est une religion vivante. Il faut inscrire la réflexion sur la pensée islamique, dans une perspective moderne afin que les musulmans puissent se réinsérer dans l’histoire et accéder à l’universel».


Dans cette seconde œuvre, Hanane Kéita aborde aussi de nombreux thèmes comme la démocratie. Pour elle, «les nations musulmanes ne pourront jamais égaler les autres tant qu’elles ne se donneront pas des objectifs  élevés, à accomplir au niveau de la gouvernance démocratique qui est l’une des valeurs de la modernité».
La plus «Egyptienne» des écrivaines maliennes définit la démocratie comme l’ensemble de ces «valeurs universelles» avec des «racines qui gisent dans la conscience de l’homme». Ainsi, ce système ne se limite pas seulement aux partis politiques et aux syndicats indépendants, à la liberté d’expression… Mais, il intègre aussi le respect de la vie, de la dignité et le refus de la souffrance humaine.
Et, «la vraie démocratie n’existe pas dans la plupart des pays africains parce qu’ils n’en ont adopté que la forme superficielle, plus facile à emprunter que les bases essentielles qui en sont les fondements», déplore la très engagée Hanane Kéita Traoré.


Cette œuvre de moins de 100 pages (75), qu’on a tendance à lire d’un trait tant il est intéressant, est divisée en dix parties afin de faciliter sa compréhension. «Islam, patrimoine et culture de synthèse» ; «Le droit à la réforme ou l’Ijtihad» ; «Réconcilier l’islam et la science moderne» ; «La question de la femme en Islam» ; «Imams et prêcheurs» ; «Islam et législation»… sont, entre autres, questions abordées dans ce livre comportant aussi un glossaire pour mieux comprendre certains mots et expressions d’origines arabes.

Perpétuation d’une quête familiale
Ce livre a valeur de document précieux sur la théologie car les prises de positions sont bien argumentées avec des sourates citées ou d’autres sources écrites comme référence. La justesse des propos et des idées avancées n’est d’ailleurs pas surprenante de la part de cette native d’Egypte. La quête de la foi est une tradition voire un héritage familial qu’elle se bat aujourd’hui pour perpétuer.


«Mon amour pour l’islam est né en même temps que je grandissais, à l’ombre de mon père». Un Papa, Salia Kéita, qui a quitté son Kiniéro natal (Mandé) pour se retrouver en Egypte afin de mieux découvrir le monde et surtout pour parfaire sa maîtrise du livre sacré. Une quête spirituelle qui le conduisit à Bamako, Ségou, Sinzani (Markala) puis en Egypte où il arriva à pied en 1940 après avoir traversé le Tchad et le Soudan.

Et grâce à la politique de formation universitaire initiée par le Roi Farouk (1937-1952) à l’attention des immigrants africains, il fut admis à l’Université Al Azhar du Caire. C’est ainsi que ce descendant d’une lignée d’empereurs Malinkés, dont le très célèbre Kankou Moussa, fut «le premier Malien à décrocher un diplôme en sciences religieuses de cette prestigieuse université».


Pour l’héritière de cette perpétuelle quête spirituelle, ce n’est pas le «hasard qui a conduit les pas de Salia Kéita à Al Azhar, mais le destin. Un destin qui l’a propulsé  dans le sillage de ses prestigieux ancêtre, ces empereurs et érudits malinkés, issus du même terroir, mais à quelques siècles d’intervalle». Et Hanane est déterminée à reprendre ce noble flambeau en le hissant plus haut.


Certes, le sujet abordé dans le bouquin n’est pas nouveau. Mais l’œuvre de Hanane Kéita Traoré est une immense contribution à ce débat intéressant entre réformistes et conservateurs. Et tôt où tard, il faudra se faire des concessions pour que l’islam puisse continuer à survivre en drainant du monde sur tous les continents sans que cela ne suscite crainte et stigmatisation comme c’est aujourd’hui le cas dans le monde occidental.

Un thème d’actualité
Le livre est d’actualité car publié au moment où les fidèles croyants traversent des moments difficiles en ce début du 21 siècle. Des moments de doute spirituel à cause «des violences politiques, sociales et culturelles. D’où la nécessité de l’émergence d’une nouvelle pensée islamique. Une pensée axée sur l’ouverture, la critique et non l’orthodoxie…».


Cela est d’autant nécessaire que l’auteure, comme beaucoup de jeunes,  est convaincue que, une fois purifiée de ses éléments rétrogrades, l’islam sera cette religion «adaptée aux nécessiteux de l’époque». Cette œuvre est donc la contribution de Hanane à cette indispensable modernisation de la pensée islamique.


Et elle se devait d’y contribuer d’autant qu’elle a toujours nourrit la conviction que, «le Coran est une révélation divine que nous n’avons pas le droit d’abandonner à l’irresponsabilité, là l’inconscience et aux caprices des uns et des autres. Il ne faut pas surtout laisser le Coran aux seuls théologiens qui sont incapables d’insuffler un sang nouveau à l’islam».

Comme beaucoup de jeunes intellectuels, l’écrivaine engagée essaye d’éveiller les consciences en rappelant que les religieux ont «confisqué le Coran» afin de «garder un pouvoir sur la société», d’en faire un instrument de «domination politique». Pour donner à l’islam un visage rassurant dans le monde, nous nous devons nous battre contre ce «totalitarisme intellectuel» qui est sans doute l’une des sources auxquelles se nourrit l’intégrisme.


La nécessaire prise de conscience pour neutraliser le poison de la foi : l’intégrisme !
Aujourd’hui, il est plus que jamais nécessaire que les musulmans prennent conscience que les temps ont changé et que la justice d’un siècle n’est pas forcément celle de tous les siècles. Un extrémisme qui ne s’attaque jamais à l’origine des problèmes.


Pour l’écrivaine et l’interprète, «l’intégrisme est le cancer de toute religion. La meilleure façon de vaincre cette maladie mortelle, c’est de soumettre le plus grand nombre  de citoyens à un enseignement de l’islam fondé sur une lecture éclairée».


La bataille mérite d’être menée quand on connait l’apport de notre religion à la civilisation universelle, aux progrès du monde à une époque donnée. Et son apport à l’humanisation de notre société peut être toujours crucial lorsqu’elle n’est pas victime d’un repli dogmatique qui l’empêche de progresser.


Comme Hanane, nous sommes convaincus que «la modernité sans le sacré ne pourra jamais, seule rendre à notre existence son caractère sublime. Une interprétation éclairée du Coran peut nous aider à surmonter les sentiments de désordre intérieur. L’islam peut communiquer ses valeurs à cette civilisation qui traverse une crise d’humanisme et le Coran peut aider considérablement à revaloriser l’image que nous avons de nous-mêmes».


Et pour ce faire, il faut avoir le courage et surtout l’audace de relire le Saint de Coran, de sortir du diktat des Oulémas pour donner un souffle nouveau à la pensée islamique et lui redonner ainsi son universalité !
<strong>Moussa Bolly</strong>
<strong>Journaliste/Critique</strong>]]> </content:encoded>
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<title> Bibliothéconomie : Le site web de la Bibliothèque Nationale officiellement lancé</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/bibliotheconomie-le-site-web-de-la-bibliotheque-nationale-officiellement-lance-152474.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jun 2013 07:15:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>C’était le jeudi 6 juin 2013 dans l’enceinte de la Bibliothèque Nationale. La cérémonie a enregistrée la présence de Dr Mamadou Bany Diallo, conseiller technique au ministère de la culture représentant son ministre, du directeur national des Bibliothèques et de la Documentation, Mamadou Demba Sissoko, de son personnel ainsi que certains acteurs du métier du livre et celui du cinéma. Deux allocutions de taille furent prononcées.</strong> </em>

[caption id="attachment_152477" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-152477" alt="Mamadou Demba Sissoko, directeur national des Bibliothèques et de la Documentation" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/DG-Biblio.jpg" width="315" height="237" /> Mamadou Demba Sissoko, directeur national des Bibliothèques et de la Documentation[/caption]

La première, celle de Mamadou Demba Sissoko, directeur national des Bibliothèques et de la Documentation, a permis de caper le décors. Celui-ci, après avoir souhaité la bienvenue à tout le monde, dira que le Mali, dans le but de donner plus de visibilité au patrimoine éditorial national, a crée en août 2005, l’Agence Nationale ISBN (International Standard Book Number ou Numérotation Internationale Normalisée du Livre).

A ses dires, ces numéros ISBN ont pour avantage l’identification unique des livres édités au Mali partout dans le monde, la facilitation du respect de leurs droits d’exploitation, leur figuration dans les grandes bases de données de recherche et de vente, la facilitation de l’élaboration de la bibliographie nationale et tant d’autres. C’est pourquoi, en mars 2007, le Centre National ISSN (International Standard Serial Number ou Numérotation Internationale Normalisée des Publications en Séries) a vu le jour et son objectif est de recenser toutes publications en série du Mali (journaux, revues, magazines, bulletins et autres) et de leur attribuer des numéros internationaux ; comme les numéros ISBN, les numéros ISSN participent de la protection et de la visibilité des publications maliennes en séries.

Le directeur Sissoko renchérit pour dire que le lancement  du site web de la Bibliothèque Nationale procède de cette volonté de donner plus de visibilité au Centre de lecture publique. La deuxième, celle  prononcée par Dr Mamadou Bany Diallo se situe dans les mêmes idéaux. Celui-ci dira que depuis la fin des années 1990, Internet est devenu au Mali, un outil important dans la promotion de nos Institutions. Par ce biais, avec l’appui  de l’Agence des Technologies de l’Information et de la Communication (AGETIC), les services publics ont désormais la possibilité d’user des prouesses de la technologie pour rendre visibles leurs produits et services et d’atteindre, ainsi, de plus en plus d’internautes. Il renchérit pour dire qu’Internet permet aux bibliothécaires de présenter les produits et services, tout en rendant accessibles les bases de données bibliographiques. Ainsi, naît pour les utilisateurs la possibilité de consulter à partir de chez eux les ressources documentaires constituées depuis des décennies, voire des siècles. Poursuivant son allocution, Dr Diallo dira que l’accès à l’information pour le développement constitue une priorité pour le Gouvernement du Mali. C’est pourquoi, il a rappelé que notre pays a abrité du 6 au 17 décembre 2004, les travaux du Séminaire International de Formation à la mise en ligne des bases de données Winisis.

Cette formation a permis aux bibliothécaires et documentalistes de notre sous-région de tirer le maximum de profit d’un logiciel qui a été développé par l’UNESCO et offert gratuitement aux professionnels de l’information documentaire du monde entier. Et le lancement du site web de la Bibliothèque Nationale s’inscrit dans la même dynamique. Au finish, il a incité le personnel de la Direction Nationale des Bibliothèques et de la Documentation à l’enrichir et à le mettre régulièrement à jour.


Il est à noter que le site web de la Bibliothèque Nationale est : www…. ; et durant les quatre dernières années, la Bibliothèque Nationale a accueillis plus de 25 000 lecteurs par an.
<strong>Mamadou Macalou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lancement officiel du roman : « Sous Fer »</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/lancement-officiel-du-roman-sous-fer-152469.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jun 2013 07:08:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Chers lecteurs, désormais, vous avez du nouveau dans les rayons des librairies et des bibliothèques. Il s’agit du tout nouveau roman de l’écrivain Fatoumata Keïta dont le lancement officiel a été fait le samedi 8 juin 2013 à la pyramide du souvenir.</strong></em>

[caption id="attachment_152470" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-152470" alt="Fatoumata Keïta, l’auteur du Roman" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/auteur.jpg" width="315" height="237" /> Fatoumata Keïta, l’auteur du Roman[/caption]

Pour réussir l’évènement, les organisateurs ont mis les bouchées doubles pour satisfaire l’assistance. C’est ainsi qu’au présidium, outre l’auteur du roman, on notait la présence de l’éditeur, Ismaël Samba Traoré, Dr Cheïbane Coulibaly, promoteur de l’Université Mandé Boukary (il fut le professeur de Fatoumata Keïta), Mme Dramé Kadiatou Konaré dite Atou, directrice des Editions Cauris, Mme Diallo Fatoumata Bintou Touré, conseiller technique au ministère de l’éducation, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales. La présence de certains amoureux des Belles Lettres tels que Djiguiba Keïta dit PPR, ancien ministre de la jeunesse et des sports, Hanane Keïta, écrivain de son état, Robert Dissa, poète, Adama Koné, professeur d’enseignement, a donné un éclat particulier à la cérémonie. Etaient également présents la famille de l’auteur dont son père, sa maman, son mari, ses enfants, ses frères et sœurs sans oublier ses camarades de promotion de l’Université Mandé Bukary.

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La cérémonie commença par les mots de bienvenue du modérateur Moussa Tidiane Kanté alias MTK de la chaîne 2. A sa suite, Robert Dissa, professeur d’enseignement secondaire et poète dans l’âme, nous déclama un poème intitulé : « Gibraltar » qui interpelle les consciences suite aux différents maux qui freinent le développement de l’Afrique. S’ensuivirent une note musicale de Fatoumata Keïta elle-même et un slam chanté par un jeune Slamer. Après, une minute de silence observée  à la mémoire de  Modibo Konaté, le défunt président des jeunes écrivains du Mali ; une étudiante de l’ex-FLASH lui a rendu un vibrant hommage.  Sans coup férir, Ismaël Samba Traoré fut invité à présenter l’auteur.

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Ce dernier, après avoir souhaité la bienvenue au public, a laissé le soin au Dr Cheïbane Coulibaly, promoteur de l’Université Mandé Bukary de faire ce travail. Celui-ci dira que Fatoumata Keïta, l’auteur de « Sous Fer », fut l’une de ses étudiantes curieuse et studieuse en classe. Qu’elle en soit à ce niveau en publiant ce roman, ne lui surprend guère. Car Fatoumata Keïta avait cette soif inextinguible d’apprendre. Nous ne pouvons que lui souhaité pleins succès dans toutes ses entreprises. Quand à Mme Dramé Kadiatou Konaré dite Atou, directrice des Editions Cauris, elle a d’abord félicité Ismaël Samba Traoré, directeur des Editions La Sahélienne pour son abnégation et sa passion pour le métier d’éditeur qui est extrêmement difficile sous nos tropiques. Ensuite, elle a adressé ses vifs encouragements à Fatoumata Keïta pour son audace d’écrire. Elle renchérit pour dire que celle-ci nous donne envie de croire à la littérature malienne. Mettant l’accent sur le parcours des Amadou Hampâté Ba, Fily Dabo Sissoko, Massan Makan Diabaté ect.., elle s’est dite convaincue qu’avec l’œuvre de Fatoumata Keïta, la relève est assurée. L’intervention de Mme Diallo Fatoumata Bintou Touré, conseiller technique au ministère de l’éducation, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales fut de taille. Cette dernière, en un laps de temps, est parvenue à éplucher le roman « Sous Fer ».

Pour elle, l’écriture de « Sous Fer » est naturelle et captivante. En osant briser le tabou de l’excision dans son roman, l’auteur en a fait d’une pierre deux coups. Primo, elle interpelle les consciences ; secundo, elle se projette dans l’avenir. Au finish, Mme Diallo a vivement félicité Fatoumata Keïta afin de l’inviter à faire une production cinématographique de « Sous Fer ». C’est alors que la parole est donnée à Fatoumata Keïta, l’auteur de « Sous Fer » pour son exposé liminaire.

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Après avoir salué les uns et les autres, Mme Niaré Fatoumata Keïta a émis le vœu que « Sous Fer » soit sa contribution à la lutte contre l’excision. En grosso modo, elle dira que « Sous Fer » est multithématiques mais l’angle principal du roman, c’est comment bannir l’excision dans notre pays. Laissant le public dans le suspens, elle a invité les uns et les autres à se procurer de « Sous Fer » pour satisfaire leur curiosité. Les interventions d’un journaliste de l’Essor, du représentant de la directrice nationale du programme national de lutte contre l’excision et d’un collaborateur de l’auteur n’ont fait qu’agrémenter la soirée.
La cérémonie a pris fin par les dédicaces du livre. Alors au boulot cher Fatou pour le prochain roman.
<strong>Mamadou Macalou</strong>

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<strong>Notes de lecture</strong>
<strong>« Sous Fer »</strong>
Le roman « Sous Fer », la nouvelle publication de l’écrivain Fatoumata Keïta vient de paraître. C’est un ouvrage de 161 pages édité aux Editions La Sahélienne en tandem avec L’Harmattan. Divisé en trois grandes parties, « Sous Fer » est un roman très simple à lire et facile à comprendre. De quoi s’agit-il dans ce roman ? D’abord l’image de la couverture du livre parle. Le lecteur curieux ou la lectrice curieuse, en essayant de déchiffrer cette image, il ou elle se rend compte qu’une fillette est prise dans in filet et des mains viennent pour  s’accaparer d’elle ; du coup, son avenir est hypothéqué et son destin scellé.

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A la lumière de notre lecture, nous nous rendons compte que deux générations à leur façon de voir le monde s’affrontent. Dans ce duel, toutes les tentatives sont bonnes pour arriver à ses fins. Ici le poids de la tradition pèse sur l’individu qui n’appartient pas seulement s à sa famille mais à la communauté toute entière. Son sort est entre les mains de celle-ci. Les deux personnages principaux, Fanta et Kanda, mariés sous le régime de la monogamie contre la volonté de la famille de Kanda, en subissent les conséquences tous les jours. Victimes d’une exclusion que rien ne semble pouvoir remettre en cause, ils élèvent leur fille Nana dans un cadre apparemment affranchi des pesanteurs traditionnelles. Destinée à des études de médecine, protégée de l’excision (la « mise sous fer ») par sa mère dont le travail consiste à sensibiliser la population sur ses conséquences, Nana semble avoir échappé à l’emprise d’autrui sur sa vie. Pourtant les contradictions de chacun de ses parents la mettront au centre de la tension entre respect des coutumes et désir d’émancipation. En osant franchir le rubicond, l’auteur Fatoumata Keïta pose à sa manière intimiste, mesurée et non moins franche, un regard sociologique sur la société malienne, où l’excision participe comme d’autres pratiques au contrôle de la femme. Prions qu’avec « Sous Fer », les souffrances des femmes sous le fer soient bannies à jamais.


Il est à noter que l’auteur Fatoumata Keïta, rédactrice de scripts radiophoniques à l’USAID/PHARE, est titulaire d’une maîtrise en socio-anthropologie de la FLASH de Bamako et d’un DEA en socio-économie du développement de l’Université Mandé Bukary de Bamako. Elle signe avec « Sous Fer » son premier roman.
<strong>Mamadou Macalou</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title> Le livre malien en l&amp;apos;honneur au Centre Djoliba : Les élèves face aux écrivains</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/le-livre-malien-en-lhonneur-au-centre-djoliba-les-eleves-face-aux-ecrivains-151209.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 07:11:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le samedi 1er juin 2013, l'enceinte du Centre Djoliba refusait du monde suite à une exposition-vente de livres maliens ; agrémentée par une conférence-débat sur l'importance de la lecture en milieu scolaire. Organisée par le Mouvement Mali Valeurs sous la direction des Éditions La Sahélienne, cette rencontre était l'occasion propice pour les acteurs du métier du livre de débattre les arcanes de leur profession avec les élèves de certains établissements de la place.</strong> </em>

&nbsp;

C'est devant un parterre d'écrivains composé d'Albakaye Ousmane Kounta, Doumbi-Fakoly, Ousmane Konaté, Sidi Alamine Ag Dohho, Bassirou Diallo, Fatou Keita, Mlle Aicha Diarra, que les élèves ont eu droit de poser toutes les questions relatives aux métiers du livre. La modération de taille, sous la houlette d'Ismaeila Samba Traoré, Directeur des Éditions La Sahélienne, a permis de camper le décors. Pour ce dernier, l'éternelle question : pourquoi le malien ne lit pas ?, ne doit plus être posée. Il faut plutôt l'inciter à lire ; d'où cette rencontre. A ses dires, cette cérémonie est une série d'autres qui se feront bientôt dans certaines écoles de la place.

&nbsp;

La démarche pédagogique vise à amener le livre vers les élèves pour un meilleur ancrage. A sa suite, la parole est donnée aux écrivains, qui ont partagé leurs expériences personnelles en matière de lecture. Pour les uns, l'écriture est un don ; tandis que d'autres affirment qu'à force de lire, on devient écrivain. Face aux élèves, les écrivains ne sont pas allés par le dos de la cueiller. C'est ainsi qu'ils n'ont pas hésité à dire que la baisse de niveau des élèves est dûe au fait qu'ils ne lisent beaucoup et mieux. Non seulement, les parents n'insufflent pas la dynamique de la lecture chez eux; mais auusi, eux-êmes, ils ne prennent pas concience que leur devenir scolaire est dans les livres. C'est pourquoi, les écrivains les ont invité à lire beaucoup pour leur épanouissement scolaire. Ils ont recommandé aux enfants que dorénavant, ils reclament comme cadeaux des livres auprès de leurs parents. Les élèves très curieux et très enthousiastes de prendre la parole, ont posé toutes les questions, et qui ont été répondues à leur grande satisfaction. La remarque pertinente qui se degage au cours de ces conversations, c'est que certains élèves ont voulu devenir écrivain déjà. Sauf que le talent d'écrivain ne s'improvise pas à moins qu'ils ne s'adonnent à des lectures intensives. La cérémonie a pris fin par la remise des livres aux écoles : Le Sacré-coeur, Les Cimes, Massan Makan Diabaté. Le Centre Djoliba en a reçu son lot. Et à propos de conférence, Eugène Spuller, ministre de l'instruction publique en France (1877) disait ceci : « La conférence, c'est le livre qui parle ; c'est le livre vivant ; c'est le livre en action ; et comme l'action est le propre de l'homme, comme, c'est le signe de sa noblesse, la conférence vaut encore mieux que le livre ».
<strong>Mamadou Macalou</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les  mécanismes de résolution du  contentieux  électoral des élections présidentielles et législatives </title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/les-mecanismes-de-resolution-du-contentieux-electoral-des-elections-presidentielles-et-legislatives-151202.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 07:09:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong><img class="alignleft size-full wp-image-151206" alt="Kansaye" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Kansaye.jpg" width="246" height="303" />La constitution du Mali  affirme que le principe de la République du Mali est le gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple ; que la souveraineté appartient au peuple tout entier qui l’exerce par ses représentants ou par voie de référendum ; qu’aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. Elle consacre le multipartisme.</strong></em>


Cette constitution du 25 février 1992 souscrit à la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 et à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples du 27 juin 1981 qui, elles aussi, traitent, entre autres, des élections politiques.



L’article 21 de la Déclaration universelle des droits de l’homme dispose : «  Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis.


Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays.
La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret, ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote. »


L’article 13 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples énonce le même principe en ces termes : «  Tous les citoyens ont le droit de participer librement à la direction des affaires publiques de leur pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis, ce, conformément aux règles édictées par la loi.


Tous les citoyens ont également le droit d’accéder aux fonctions publiques de leur pays.
Toute personne a le droit d’user des biens et services publics dans la stricte égalité de tous devant la loi. »


Le peuple tout entier ne peut diriger, aussi faut- il qu’il désigne ses dirigeants.
Cette désignation se fait à travers l’élection.


L’élection est le choix qu’on exprime par l’intermédiaire d’un vote.

En démocratie pluraliste, l’élection est un mode de dévolution du pouvoir reposant sur un choix opéré par l’intermédiaire d’un vote ou suffrage. Le suffrage ou le vote est universel, égal et secret.


L’élection pour la désignation des représentants de la Nation  ou des membres des assemblées délibératives des collectivités locales est appelée élection politique par opposition à toutes les autres catégories d’élections (syndicales, professionnelles, corporatives, universitaires, prud’homales, etc.)



Les élections politiques sont nationales ou locales selon qu’elles permettent de désigner les représentants de la Nation ou des élus locaux.

Le référendum n’est pas une élection, aussi ne sera-t-il pas concerné par notre communication.


Les partis politiques et les candidats indépendants concourent à l’expression du suffrage.

L’élection se réduit, essentiellement,  à une lutte concurrentielle de  « professionnels » de la politique sur les votes du peuple. Cette compétition doit être régie par des règles. Ces règles tendent à ce que les élections soient régulières et sincères. Elles sont : la constitution et les règles de valeur constitutionnelle, le code électoral (textes législatifs et réglementaires), la loi organique, la loi ordinaire, le règlement administratif, l’instruction ou circulaire et la recommandation et enfin la jurisprudence.


Ces règles déterminent qui sont les personnes qui choisissent ( liste électorale : électeurs ), comment et quand les électeurs seront appelés à voter ( convocation du collège électoral ), où les électeurs voteront ( création et emplacement des bureaux de vote ), qui peuvent être choisis ( les candidats ), comment les candidats feront la propagande pour conquérir l’électorat (campagne électorale ), comment les bulletins de vote seront présentés, comment le scrutin se déroulera, comment, quand et par qui les litiges seront tranchés et comment et quand les résultats seront proclamés, etc.



Les règles de la compétition politique (législation des élections) doivent être acceptées par les citoyens (électeurs et candidats indépendants)  et les partis politiques, majoritairement.

Les élections politiques permettent,  entre autres, la désignation, au Mali, du président de la République et des membres de l’Assemblée nationale (députés).



Les élections, désormais, (depuis 1992) sont pluralistes, c’est-à-dire qu’elles mettent en compétition des adversaires qui ont tous un objectif : accéder à une fonction politique en se faisant élire pour certains ou en se faisant réélire pour d’autres.


L’élection peut donner lieu, souvent, à des litiges, c’est l’ensemble des ces litiges que l’on appelle contentieux électoral.

Dans quelles conditions et selon quelles procédures ces litiges seront résolus ?


Le contentieux électoral répond à ces questions.


L’élection est un processus, c’est-à-dire un ensemble d’opérations qui s’enchaînent les unes aux autres et qui concourent à la sélection des élus. Ces opérations se réalisent avant, pendant et après le scrutin.


Nous distinguerons le contentieux électoral stricto sensu qui porte sur la régularité des actes concourant au vote et de la sincérité du vote lui-même des diverses infractions (pénales) qui peuvent émailler le processus électoral.

Le contentieux électoral seul fera l’objet de notre contribution dans la mesure où elle doit indiquer les mécanismes de son règlement.


Les infractions pénales commises pendant le processus électoral relèvent de la compétence des juridictions pénales ordinaires même si les fraudes constitutives des infractions pénales électorales peuvent avoir des répercussions sur le résultat de l’élection. Elles ne sont pas traitées par les juges électoraux.


Pour la commodité de la présentation nous allons diviser notre contribution en deux parties: la première relative au contentieux  préélectoral, la deuxième relative au contentieux postélectoral et une conclusion.


PREMIERE PARTIE : LE CONTENTIEUX  PREELECTORAL.

Quand les mandats des élus nationaux ou locaux arrivent à terme ou sont écourtés pour diverses raisons (démission ou empêchement du président de la République, dissolution de l’Assemblée nationale, dissolution de conseils municipaux, dissolution de conseils de cercle, dissolution des Assemblées régionales, démission des membres de conseils communaux, démission de membres de conseil de cercle, démission des membres des Assemblées régionales, des membres du conseil du district de Bamako.) il faut organiser de nouvelles élections pour que les nouveaux élus remplacent ceux dont les mandats sont expirés ou interrompus.


Nous vivons au Mali une situation inédite où il y a un mandat présidentiel « écourté » par une démission du président de la République  et celui des députés prorogé.


Un ensemble d’opérations administratives doivent être mises en route pour que le scrutin ait lieu.
Il faut s’assurer que la liste des électeurs est prête, il faut confectionner les cartes d’électeur et les distribuer (remettre à leurs titulaires), il faut convoquer le collège électoral, il faut créer les bureaux de vote en indiquant qui y voteront et où ils seront installés, il faut faire un appel aux candidats, il faut recevoir les candidatures et statuer sur leur validité, il faut organiser la campagne électorale, il faut imprimer les bulletins de vote, il faut nommer les agents électoraux, il faut acquérir le matériel nécessaire au déroulement du scrutin, il faut confectionner les documents électoraux, il faut peut-être même assurer le déplacement de certains agents électoraux etc.


Ce sont là des actes qui concourent au scrutin, qui le rendent possible, mais qui le précèdent.


Ils peuvent, déjà, donner lieu à des réclamations ou même des contestations. Faut-il résoudre le contentieux lié à ces actes préparatoires avant le scrutin ou attendre la fin du processus pour statuer ?



Le mécanisme de la résolution des contentieux électoraux, au Mali, consiste à ce que le contentieux des actes préparatoires soit tranché, étape par étape : les actes préparatoires avant la date du scrutin, les opérations du votes et les résultats après la date du scrutin par des autorités qui sont désignées soit par la constitution ou les lois organiques qu’elle a indiquées, soit par le code électoral, soit par le code des collectivités territoriales.


Il est à noter quand ce qui concerne les élections présidentielles et législatives le contentieux électoral est tranché avant la proclamation des résultats définitifs par la cour constitutionnelle  conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur.


La convocation du collège électoral, l’organisation de la campagne électorale, l’enregistrement des candidatures, la validation des candidatures qui sont les actes préparatoires majeurs sont susceptibles de donner lieu à des litiges.


En ce qui concerne les élections présidentielles et législatives tout le contentieux est de  la compétence exclusive de la Cour constitutionnelle, au Mali, ainsi qu’il ressort des dispositions de l’article 31 de la loi organique n° 97-010 du 11 février 1997 modifiée par la loi n° 02-011 du 05 mars 2002 :


« Tout le contentieux relatif à l’élection du président de la République et des Députés à l’Assemblée Nationale relève de la compétence de la Cour Constitutionnelle.


En cas de contestation au sujet de l’enregistrement des candidatures aux élections présidentielles et législatives, le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, les partis politiques ou les candidats saisissent dans les vingt quatre heures la Cour Constitutionnelle qui statue sans délai.


Toute contestation portant sur la validité des candidatures reçues, les réclamations éventuelles dirigées contre les candidatures aux élections présidentielles et législatives sont déférées à la Cour Constitutionnelle.


La Cour Constitutionnelle statue sans délai, en tout cas avant l’ouverture de la campagne électorale.

Le droit de faire des réclamations appartient à tout candidat, tout parti politique ou représentant de l’Etat dans la circonscription administrative »

Nous traiterons dans cette première partie les contentieux relatifs à la liste électorale des élections présidentielles et législatives de 2013, à la convocation du collège électoral, aux candidatures (enregistrement et validation), à la distribution des cartes NINA, à la campagne électorale, aux couleurs du bulletin de vote, à la création des bureaux de vote et la nomination des présidents des bureaux de vote et des assesseurs.

1 Le contentieux relatif à la liste électorale :

La liste électorale est le relevé nominatif de tous les électeurs recensés.
Au Mali la liste électorale est permanente ; elle est, désormais, établie à partir des données du recensement administratif à vocation d’état-civil (RAVEC).

La constitution indique en son article 27 que «  sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les citoyens en âge de voter, jouissant de leurs droits civiques et politiques. »
La loi électorale précise en son article 27 que « sont électeurs, les citoyens maliens des deux sexes âgés de 18 ans, jouissant de leurs droits civiques et politiques et ne tombant pas sous le coup des interdictions prévues par la loi ou prononcées par le juge. »



<strong>NOTA BENE :</strong> Les élections présidentielles de 2013 se feront sur la liste d’une nouvelle liste électorale. Il ne s’agit pas de la liste électorale existante qui sera révisée. La nouvelle liste électorale intègre les données biométriques et le numéro d’identification nationale de chaque citoyen.

Un contentieux sur cette nouvelle liste électorale ne semble pas possible car cette éventualité n’est pas prise en compte par la loi n° 2013-017 du 21 mai 2013 qui modifie la loi électorale en vigueur et institue la liste électorale « biométrique »



2 Le contentieux relatif à la convocation du collège électoral :

La convocation du collège électoral pour toutes les élections politiques se fait par décret pris en conseil des ministres.

Ce décret obéit à une forme d’adoption : être pris en conseil des ministres. Il doit observer les délais constitutionnels et ou légaux qui séparent les dates de sa prise et de sa publication au journal officiel et de la date du scrutin sous peine de pouvoir être censuré.

La Cour constitutionnelle du Mali  a reconnu sa compétence pour examiner un recours contre le décret portant convocation du collège électoral. Il s'agissait du décret portant convocation du collège électoral pour l'élection des députés et de celui portant convocation du collège électoral pour l'élection du président de la république. Voir arrêt cc-el n° 036 du 03 avril 1997 et arrêt cc-ep n° 047 du 08 mai 1997.


Pour l’élection présidentielle de 2013 le décret portant convocation du collège électoral a été pris le lundi 27 mai par un conseil des ministres extraordinaire. Il s’agit du décret n° 2013-478/P-RM du 27 mai 2013.
A suivre.

<strong>Bouréma KANSAYE</strong>
<strong>Magistrat, expert en contentieux électoral</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Protection des Droits Humains au Mali : Le ministre Malick Coulibaly dans les gardes&#45;à&#45;vue </title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/protection-des-droits-humains-au-mali-le-ministre-malick-coulibaly-dans-les-gardes-a-vue-151198.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 03:51:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>« Évites la mauvaise réputation parmi tes semblables La renommée est dangereuse, son fardeau est léger à soulever, pénible à supporter et difficile à déposer. L'avocat en plus de sa réputation, n'est digne de porter la robe, s'il n'a pas de cœur », disait Hésiode, écrivain et philosophe grec.</strong></em>

[caption id="attachment_98220" align="alignleft" width="274"]<img class="size-full wp-image-98220" alt="Malick Coulibaly, ministre de la  justice, Garde des Sceaux" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/Malick-Coulibaly-justicex.jpg" width="274" height="236" /> Malick Coulibaly, ministre de la justice, Garde des Sceaux[/caption]

Tel semble être le crédo du jeune ministre de la justice du Mali, Dr Malick Coulibaly. Conscient du rôle qu'il doit jouer et les tâches ardues qui l'attendent, le ministre Coulibaly, depuis sa nomination à la tête du département de la justice, est entrain d'apporter des innovations majeures au sein de l'appareil judiciaire de notre pays. Intrépide juriste, possédant l'audace, le courage, le don de soi, l'esprit de suite et de prévision, Malick Coulibaly en tandem avec ses collaborateurs, est au four et au moulin pour redorer l'image de la justice malienne. Dans sa croisade contre l'impunité et le respect des Droits Humains au Mali, le premier responsable du département de la justice en a fait un sacerdoce ; gage de toute réussite sociale. C'est pourquoi, le ministre Coulibaly, en homme averti, n'hésite pas à faire des visites inopinées dans les gardes-à-vue de certains commissariats de la ville de Bamako. Le dimanche dernier, 2 juin 2013, il a effectué une visite surprise au commissariat de police du 15ème Arrondissement sise à Bacodjicoroni ACI. Selon nos sources, c'est aux environs de 14 h, que le ministre Coulibaly, au volant de sa voiture s'immobilisa dans l'enceinte du commissariat. Les policiers en poste, surpris de le voir descendre, accourent vers lui et tiennent immédiatement le repos. Et les salutations d'usage s'ensuivirent pour se prolonger devant les grilles du garde-à-vue. A ce niveau, c'était la stupéfaction et la joie chez les prévenus. Puisqu'ils n'en croyaient pas de voir physiquement le ministre de la justice devant les grilles entrain d'échanger avec eux. Aux différentes questions  posées par le ministre Coulibaly suite à leurs conditions de garde-à-vue, les prévenus ont tous affirmé qu'ils sont très bien traités par les policiers. Car les locaux sont propres et les délais de prévention ne sont pas dépassés. Le ministre Coulibaly, en tenue décontracté, face aux prévenus, a tenu à leur dire que nul n'est à l'abri de la prison ; et que l'idéal de la construction de la prison, c'est de parer aux éventuels égarements de l'individu dans la société. La machine judiciaire est là pour tout le monde ; et dorénavant, elle tranchera de façon équitable pour les justiciables. Bref, c'est sur des notes d'espoir que le ministre Coulibaly a pris congé de ses visiteurs d'un jour. Voilà résumé en quelque sorte la journée dominicale du ministre de la justice.


Notre passage après son départ, nous a révélé que les prévenus étaient requinqués à bloc du fond de leur cellule au point que nous lisions la joie sur les visages. D'ailleurs, un prévenu n'a pas hésité à dire qu'il n'en croit pas ! Que c'est un rêve de voir personnellement le ministre de la justice en personne devant les grilles d’un garde-a-vue entrain d'échanger avec les prévenus. Incroyable mais vrai. Cependant, il est à noter que le ministre de la justice n'est pas à sa première visite. Selon les indiscrétions, il effectue beaucoup de sorties imprévues dans les commissariats pour voir les conditions des prévenus dans les gardes-à-vue. Du coup, son comportement nous rappelle cette pensée de Modibo Keïta, ancien président de la République du Mali : « Gardez-vous de la soif de jouir au mépris des intérêts des autres. N'ayez d'autre objectif que celui de la construction nationale pour laquelle chacun doit donner le meilleur de lui-même. Ne doutez pas, car un homme qui doute est un homme voué à l'échec ». N'en déplaise ! Osons le dire, le renouveau de la justice est en marche au Mali. Cependant, pour que ce nouveau contrat social soit une réussite, il faut que tout le monde s'implique en aidant les acteurs du monde judiciaire.
Et Alexis de Tocqueville de conclure : « C'est au fond d'une prison qu'on juge une vraie démocratie ».
<strong>Mamadou Macalou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title> Dr Mamadou Bani Diallo, professeur d’enseignement supérieur et critique littéraire  « La jeunesse malienne doit prendre conscience du rôle important que le livre peut jouer dans l’émergence d’une économie nationale forte… ». </title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/dr-mamadou-bani-diallo-professeur-denseignement-superieur-et-critique-litteraire-la-jeunesse-malienne-doit-prendre-conscience-du-role-important-que-le-livre-peut-jouer-dans-l-151205.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/dr-mamadou-bani-diallo-professeur-denseignement-superieur-et-critique-litteraire-la-jeunesse-malienne-doit-prendre-conscience-du-role-important-que-le-livre-peut-jouer-dans-l-151205.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 03:00:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de développement au Mali, nous avons rencontré un féru de la lecture et amoureux des belles lettres. Il s’agit de Dr Mamadou Bani Diallo qui a bien voulu se prêter à nos questions. Suivez plutôt l’entretien !</strong></em>


<em><strong>Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?</strong></em>
Il n’est pas aisé de se présenter. Retenez simplement que je suis Conseiller Technique chargé du livre et de l’action culturelle au Ministère de la Culture, Professeur d’Enseignement Supérieur et Critique littéraire effectuant des recherches sur les littératures africaines.


<em><strong>Qu’est-ce que la lecture selon vous ?</strong> </em>
C’est un sujet intéressant et complexe à la fois. La lecture constitue le complément nécessaire de l’écriture. Elle se caractérise par une diversité d’approches et de contenus : lire un journal, un ouvrage scientifique, un tract, une affiche publicitaire ou une œuvre littéraire. Les finalités visées ne sont pas non plus les mêmes : information, vulgarisation scientifique, formation, divertissement, épanouissement intellectuel, entre autres.
La lecture ne consiste pas uniquement à déchiffrer des lettres et des mots, c’est une quête permanente du sens qui gît sous le texte à l’état latent ; c’est la mise en mouvement des signes disséminés entre les pages et les lignes d’un livre.


Je vais mettre l’accent sur le cas de l’œuvre littéraire qui n’est pas aussi simple qu’on serait tenté de le croire. De ce point de vue, Jean Paul Sartre définit l’objet littéraire comme une étrange toupie qui ne fonctionne qu’au moyen de la lecture. La littérature fait, en effet, appel à un usage particulier du langage en superposant des codes spécifiques à ceux de la langue. Il appartient au lecteur de dénouer cet enchevêtrement de signes et de codes, pour que le texte littéraire puisse être lisible et comestible. C’est peut-être ce qui confère à l’œuvre littéraire un charme inouï, inexplicable et irréductible. Je suis tenté d’étendre à la littérature, d’une manière générale, la définition que l’écrivain martiniquais Aimé Césaire donne de la poésie :


« La poésie est cette démarche qui par le mot, l’image, le mythe, l’amour et l’humour m’installe au cœur vivant de moi-même et du monde."(Cf. Bernadette Cailler, Proposition poétique, une lecture de l’œuvre d’Aimé Césaire, Nouvelles du Sud, 1991, p.11)


Pour me résumer, la littérature est un univers de signes et une représentation du monde. La lecture, quant à elle, permet d’accéder au savoir sous des formes et des modalités variées.


<em><strong>Quand est-ce que vous avez commencé à lire ?</strong></em>
Ce sont mes professeurs de français à l’école fondamentale de Bougouni qui m’ont donné le goût de la lecture. A l’époque, j’étais littéralement fasciné par le cours de lecture expliquée que j’attendais toujours avec impatience.

Sous la plume des écrivains dont nous lisions les œuvres en classe, j’avais l’impression que les mots prenaient une teinte particulière, qu’ils étaient enveloppés dans un emballage magique auquel il était difficile de résister, que nous étions pris dans un piège dont le professeur de français était  seul à détenir le secret, lui qui avait le don de nous captiver par des textes soigneusement sélectionnés et préparés.


J’ai été tellement marqué par la dégustation en classe des morceaux choisis, que j’ai décidé de franchir le rubicond en lisant par moi-même et pour mon propre plaisir le texte intégral des extraits étudiés.
J’en déduis que la contrainte scolaire n’est pas de nature à susciter des vocations littéraires. Il faut aller au-delà, quand on aspire à devenir un lecteur autonome. La vraie lecture procède d’un choix délibéré et entièrement assumé. Il convient de méditer ces propos de Marcel  Proust sur l’impact et le caractère salutaire de la lecture :

« Tant que la lecture est pour nous l’incitatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n’aurions pas  su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire. Il devient dangereux au contraire quand, au lieu de nous éveiller à la vie personnelle de l’esprit, la lecture tend à se substituer à elle, quand la vérité ne nous apparaît plus comme un idéal que nous ne pouvons réaliser que par le progrès intime de notre pensée et par l’effort de notre cœur, mais comme une chose matérielle , déposée entre les feuillets des livres comme un miel tout préparé par les autres et que nous n’avons qu’à prendre la peine d’atteindre sur les rayons des bibliothèques et de déguster ensuite passivement dans un parfait repos de corps et d’esprit. » ( Marcel Proust, Pastiches et mélanges, Contre Sainte-Beuve, Gallimard, 1971, p.160 à p.185)

Disons, en somme, que la lecture nous pousse à aller au bout de notre quête intérieure, à triompher de nous-mêmes par une espèce de transcendance.  Cette pensée illustre parfaitement l’effort d’investissement personnel qu’accomplit le lecteur pour accéder à la quintessence de l’écrit dans toute sa complexité. Ma propre expérience paraît enrichissante de ce point de vue.


Par ailleurs, la lecture des écrivains négro-africains m’a été d’un apport inestimable. Tout au long de mon itinéraire, j’ai été en quelque sorte progressivement happé par une irrésistible envie de dévorer les livres, devenant par la suite critique littéraire.

Tel est, sommairement évoqué,  le chemin qui m’a conduit vers la lecture.


<em><strong>Qu’est-ce que la lecture vous a apporté ?</strong></em>
Dans mon cas, cet apport me paraît difficile à évaluer. Je ne le perçois pas uniquement en termes de diplômes obtenus, de travaux publiés ou de connaissances accumulées, mais de progrès intellectuel et spirituel, de dépassement de soi, de questionnement permanent, d’équilibre intérieur constamment recherché, d’ouverture aux autres. Mes lectures m’ont permis, à force de persévérance, d’acquérir des  outils d’analyse et d’investigation qui continuent de me servir. Ce qui compte ce n’est pas ma modeste personne, c’est une démarche qui permet à chaque citoyen de s’épanouir individuellement et de participer en pleine connaissance de cause à la réflexion sur les questions d’intérêt national. Y suis-je parvenu ? Il ne m’appartient d’y répondre. Je me contente de lire et d’exercer esprit critique, laissant aux autres le soin de m’apprécier ou de me juger.


<em><strong>On a coutume de dire que les maliens ne lisent pas, selon vous, ce constat amer est dû à quoi ?</strong></em>
Ce constat, s’il est vrai pour la majorité des Maliens, mériterait d’être cependant nuancé. Les contraintes d’ordre culturel et social peuvent, en effet, entraver le développement de la lecture dans un pays comme le Mali où le poids des traditions se fait sentir avec une certaine force. Celui qui s’isole pour écrire ou lire apparaît généralement, ici, comme un  être marginal et peu sociable. Une partie de l’opinion publique le perçoit comme celui qui bouleverse l’ordre traditionnel.
Par ailleurs, les infrastructures d’édition et de diffusion du livre n’étant pas suffisamment développées, la question du rôle et de la place de l’écrivain se pose avec une certaine acuité chez nous. L’écrit ne fait pas encore partie des produits de consommation courante, pour beaucoup de Maliens en tout cas. Ce sont des problèmes qui peuvent être résolus avec le concours des différents acteurs et partenaires intervenant dans ce secteur.


<em><strong>Avec l’arrivée de l’internet, ne craigniez-vous pas la disparition du livre imprimé ?</strong></em>
Depuis quelques décennies, dans les pays développés surtout, la culture de l’écrit a tendance à s’implanter fortement avec ses professionnels et ses consommateurs, ses circuits de production et de diffusion, entraînant par la même occasion une diversification et une spécialisation de l’offre de lecture. A cet égard, l’édition en ligne et la bibliothèque virtuelle, qui vous préoccupent, offrent de nouvelles opportunités de mutations et de renouvellement  du secteur du livre qui doit s’adapter à l’évolution des technologies, sans que cela puisse de quelque manière que ce soit affecter la qualité de ses prestations.
L’arrivée de l’internet ne devrait pas nécessairement entraîner la disparition du livre imprimé. Une telle concurrence pourrait, au contraire, avoir un effet bénéfique sur la vitalité du secteur de l’édition.



<em><strong>Quel appel avez-vous à lancer pour que les gens lisent beaucoup dans notre pays ?</strong> </em>
Il faut surtout que la jeunesse malienne prenne conscience du rôle important que le livre peut jouer dans l’émergence d’une économie nationale forte : c’est un outil qui a un impact considérable autant sur la politique nationale que sur les différentes politiques sectorielles de développement.  J’invite mes compatriotes à méditer ces mots de Koïchiro Matsuura, ancien Directeur Général de l’UNESCO :

«  A l’heure des réseaux électroniques et télévisuels globaux, le livre constitue plus que jamais un outil essentiel pour l’indépendance de l’individu, pour la conscience du citoyen et pour le développement économique, social et culturel des sociétés. Il est un moyen d’information, de réflexion critique et d’éducation irremplaçable, se situant à la base même de l’édifice, en permanente reconstruction, de la démocratie, des droits de l’homme et des libertés fondamentales.


Puissant facteur de dialogue au-delà des frontières et des langues, grâce à la traduction, l’édition est le socle sur lequel, avec le système éducatif et l’ensemble de l’industrie culturelle, chaque pays construit et fait évoluer son identité, son idée d’elle-même, son propre sens de la vie et des choses. Mais le livre est aussi un vecteur important du bien-être matériel car il est un instrument de partage et d’actualisation des savoirs. » (Cf. Alvaro Garzon, La politique nationale du livre, UNESCO ? 2005, Préface, p.7)
Il importe de relayer ces observations pertinentes sur la place du livre dans l’évolution économique, politique, sociale et culturelle des nations qui choisissent de s’imposer par la qualité des œuvres de l’esprit.



<strong><em>Votre dernier mot</em></strong>
Je voudrais, enfin, partager avec vos lecteurs une préoccupation très forte que nous n’avons pas le devoir d’oublier ou d’occulter : les conséquences de la crise politique et institutionnelle sur les manuscrits de Tombouctou.


Un plan d’actions pour la sauvegarde de ces manuscrits a été adopté le 18 février 2013 à Paris, à la suite d’une réunion d’experts, avec l’appui de l’UNESCO et du Ministère Français de la Culture et de la Communication. Des dispositions sont en train d’être prises pour sa mise en œuvre.
Face à des situations de ce genre, l’UNESCO a lancé en 1992 le programme Mémoire du Monde, pour une raison évidente : «  Le patrimoine documentaire conservé dans les bibliothèques et les archives représente une partie essentielle de la mémoire collective. Il reflète la diversité des langues, des peuples et des cultures. Or, cette mémoire est fragile. ». Ce programme vise essentiellement à sauvegarder et promouvoir le patrimoine documentaire de l’humanité par des mesures de préservation et d’accessibilité. Autrement, les générations futures ne pourraient pas jouir de ce précieux héritage, disséminé à travers le monde et quelquefois menacé de disparition, faute de mesures ou de moyens appropriés de conservation.
Puisse notre patrimoine documentaire survivre à des crises de ce genre !
Que toute l’équipe de « Bonne lecture » veuille bien accepter mes sincères encouragements
<strong>Interview réalisée par Mamadou Macalou</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title> Propos d’un ancien Premier ministre : « Partout où il y a des hommes, il y a des matières grises. Il suffit seulement de les valoriser, de ne pas les laisser sommeiller ». Dr Soumana Sako </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-dun-ancien-premier-ministre-partout-ou-il-y-a-des-hommes-il-y-a-des-matieres-grises-il-suffit-seulement-de-les-valoriser-de-ne-pas-les-laisser-sommeiller-dr-souman-151211.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 00:02:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>L’homme est au début et à la fin de tout développement. A la limite, cette assertion est vraie mais elle peut être décortiquée dans ses différentes composantes.</strong> </em>

[caption id="attachment_141814" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-141814" alt="Dr. Soumana Sacko" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Soumana-Sacko1.jpg" width="315" height="347" /> Dr. Soumana Sacko[/caption]

D’abord, l’homme, d’après les philosophes, c’est la représentation physique. Pour les historiens, c’est l’homo sapiens sapiens, c’est-à-dire l’homme intelligent et sage. Cet homme que nous sommes, a subit des stades de métamorphoses depuis la nuit des temps jusqu’à nos jours. Il est à l’origine des grandes inventions de ce monde rien que pour le progrès du monde. Ce progrès ne se passe pas sans heurts. Ces heurts sont dus au fait de l’homme.


Malgré ses tares, cet homme a de la valeur, valeur qu’il faut toujours sauvegarder au détriment de l’hibernation de son esprit créatif. René Descartes n’a-t-il pas toujours mis le « génie » de l’homme au cœur de ses préoccupations. Nous sommes à une autre époque mais qui n’est pas révolue puisque l’homme reste toujours la pièce maîtresse de tout développement. Mais s’agit-il de quel homme et de quel développement ?


Il s’agit de l’homme qui réfléchit sur des questions précises pour aboutir à des solutions précises. Pour ce faire, il faut que cet homme soit libre de ses facultés afin qu’il libère son génie créateur. C’est pourquoi, un économiste du nom de Soumana Sako, ancien Premier ministre du Mali, n’a pas hésité  à dire que partout où il y a des hommes, il y a des matières grises. Il suffit seulement de les valoriser, de ne pas les laisser sommeiller.


N’avons-nous pas le droit de nous poser la question de savoir : où dénicher ces hommes et comment les valoriser ? La problématique est de taille puisqu’elle demande un travail minutieux de déniche ment de talents au service de la nation.


A priori, comme exemple illustratif, notre pays regorge de grands intellectuels, des cadres valables, des ouvriers spécialisés, qui la plupart du temps sont dans les oubliettes. Souvent par calcul politicien ou du moins à cause des intérêts égoïstes et sordides, ces matières grises sont vouées aux gémonies. Tous les moyens sont bons pour les abattre ou les faire taire.


Or aucun développement ne peut se faire sans les ressources humaines de qualité.
Et ces ressources humaines de qualité existent au Mali mais peu exploitées. Cela est dû au fait qu’au Mali, un pays dont plus de la moitié de la population est analphabète, il va de soi que les gens aient un regard assez probant sur le rôle des intellectuels dans la société.


Dans ce branle-bas, c’est l’Etat qui doit être le catalyseur en ce qui concerne l’épanouissement des intellectuels. Qu’on ne se leurre pas, tant qu’on ne fait pas tout pour valoriser les matières grises, le pays ne sortira pas de son hibernation. Et nous serons loin d’emprunter le chemin du développement.


Dans ce cas spécifique, Mr Sako a vu juste et a dit vrai. Et pour mener à bien ce combat, il doit lui aussi être l’apôtre des matières grises qui sont en veilleuse. Pour ce faire, il peut créer un Centre d’Excellence ou une Fondation pour le renforcement des capacités des Maliens. Cela est un devoir républicain et patriotique de sa part. S’il le fait, il aura contribué à sa manière à ne pas faire dormir les matières grises. En ce moment, il aura gagné sur l’avenir.


Et dans le même sillage, notre confrère Gaoussou Drabo (actuel Ambassadeur du Mali en Italie), ( Kalifà pour les initiés ), a dit ceci : « L’avenir se gagne dans la qualité des ressources humaines ». Pour vu qu’on ne les laisse pas sommeiller.
<strong>Mamadou Macalou  </strong>
<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Adama Traoré, Directeur d’Acte SEPT : « L’enfant qui n’a pas eu le goût de la lecture à bas âge, il lui sera très difficile d’être un adulte lecteur… ».</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/adama-traore-directeur-dacte-sept-lenfant-qui-na-pas-eu-le-gout-de-la-lecture-a-bas-age-il-lui-sera-tres-difficile-detre-un-adulte-lecteur-150567.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 08:00:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de développement, nous avons rencontré un féru de la lecture du nom de Adama Traoré. L’homme a bien voulu se prêter à nos questions. Suivez plutôt !</b></em>

<b> </b>

[caption id="attachment_150568" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-150568" alt="Adama Traoré" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Adama-Traore.jpg" width="315" height="420" /> Adama Traoré[/caption]

<em><b>Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?</b></em>

Je suis Adama Traoré, né à Sikasso au quartier Fama ; dans la grande famille Traoré ; après l’obtention de mon DEF à l’école Tièba ; j’ai suivi une formation de comédien. Avec cette formation de base ; j’ai appris différents métiers de la filière du spectacle vivant : metteur en scène, opérateur culturel, dramaturge. Je suis membre fondateur de l’association culturelle Acte SEPT (Sensibilisation, Education et Promotion Théâtrale) ; initiateur et Directeur artistique du Festival du Théâtre des Réalités. Président de la Coalition malienne pour la diversité culturelle ; chevalier des arts et lettres de  France.

<em><b> </b></em>

<b><em>Qu’est-ce que la lecture selon vous ?</em> </b>

Je pourrais dire comme le grand écrivain philosophe Jean-Paul Sartre, c’est à travers les livres que j’ai découvert l’univers ! La lecture pour moi c’est l’outil fondamental à partir duquel on peut apprendre  à manier tous les autres outils spécifiques. Si je ne m’abuse un des premiers commandements de l’islam est : lit ; cela témoigne de l’importance de la lecture et un des Evangiles dit : « Au commencement était le Verbe, le Verbe était avec Dieu et Dieu était le Verbe ».C’est dire que la lecture est le premier outil pour forger le savoir.

&nbsp;

<b>Quand est-ce que vous avez commencé à lire ?</b>

A partir de la septième année de l’enseignement, j’ai pris goût à la lecture, je suis rentré dans un réseau d’échange de livre ; à l’époque à Sikasso ma ville natale il y avait une bibliothèque au niveau de la mission catholique et un réseau de lecteurs de roman. Les livres circulaient avec les membres de ce réseau que je fréquentais, j’y trouvais des livres qui me sortaient des livres scolaires.

<em> </em>

<em><b>Qu’est-ce que la lecture vous a apporté ?</b></em>

La lecture a ouvert mon univers sur d’autres réalités ; si je suis aujourd’hui un homme de théâtre c’est grâce à la lecture ; elle m’a permis de voir le monde  non tel qu’il est mais tel que je l’imagine et cela m’a donné la conviction que si nous voulons changer le monde il faut y montrer de meilleures images. Et mon devoir de metteur en scène est de cultiver ce rêve de construire un autre monde.

&nbsp;

<em><b>On a coutume de dire que les maliens ne lisent pas, selon vous, ce constat amer est dû à quoi ?</b></em>

Notre société voudrait que l’individu se soumet à la communauté, un enfant qui se met en retrait pour lire est souvent pousser à rejoindre le cercle des autres ! Lire est un acte éminemment individuel ! Quand enfant, on n’a pas eu le goût de la lecture c’est dur de l’avoir quand on atteint l’âge adulte, ici nous sommes dans la précarité, il faut courir derrière le <b>« nan songon »</b> .Lire s’est s’évadé ici à longueur de journée le spectacle est garanti, aussi nous sommes à l’heure du zapping  ce qui est le contraire de l’univers de la lecture. Nous sommes devenus une société dans laquelle le paraître est plus important qu’être ; or la lecture informe (former dedans) ce qui n’est pas compatible avec le tout et tout de suite !<b>     </b>

<b> </b>

<b>Avec l’arrivée de l’internet, ne craigniez-vous pas la disparition du livre imprimé ?</b>

Le froissement du papier, l’odeur de l’encre, le contact du papier sont des sentiments, des émotions aussi, que pour moi internet ne pourraient remplacer. Bien, sur  une tablette avoir toute une bibliothèque avec ses livres de choix est un grand luxe ; mais pour autant je ne crains pas la disparition du livre imprimé !

&nbsp;

<em><b>Quel appel avez-vous à lancer pour que les gens lisent beaucoup dans notre pays ? </b></em>

Je ne me sens pas investi d’un quelconque pouvoir pour faire un appel, je me contente de dire à mes concitoyens que nous sommes dans un monde où la compétition est féroce, que chacun se doit être un aristocrate au sens des premiers parmi les meilleurs et que dans cette guerre la lecture est arme stratégique.

&nbsp;

<em><b>Votre dernier mot</b></em>

Le plus dangereux de tous les hommes, c’est celui qui n’a lu qu’un seul livre qui ne pense et n’agit que conformément à cet unique livre. Que Dieu nous préserve.

&nbsp;

<b>Interview réalisée par Mamadou Macalou</b>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>15ème Forum mondial sur l’alimentation scolaire au Brésil : La délégation malienne était présente</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/15eme-forum-mondial-sur-lalimentation-scolaire-au-bresil-la-delegation-malienne-etait-presente-150562.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 03:50:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le 15<sup>ème</sup> Forum mondial sur l’Alimentation Scolaire s’est tenu du 20 au 24 mai 2013 à Salvador de Bahia au Brésil. Cette rencontre de haut niveau a enregistré la présence de 38 pays dont 23 ministres de l’éducation. Notre pays n’est pas resté en marge des festivités</i></b>.

&nbsp;

La délégation malienne conduite par Bocar Moussa Diarra, ministre de l’éducation, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, a brillé lors du Forum par leur contribution de taille en matière d’expérimentation des cantines scolaires au Mali. Etaient également du voyage, Mme Touré Zalia Maïga, directrice nationale des cantines scolaires, Monsieur Hamadoun Maïga dit Boris, chargé de mission au dit département, Monsieur Mohamed Makiou Coulibaly du ministère de l’agriculture, Monsieur Simbo Keïta de l’organisation néerlandaise SNV et Monsieur Aboubacar Guindo, chargé de programme des cantines scolaires au Programme Alimentaire Mondial (PAM)/Mali.

&nbsp;

Dans son discours liminaire du haut de la tribune de l’auguste Assemblée, le ministre Bocar Moussa Diarra a d’abord brièvement présenté la République du Mali ; pour ensuite se pencher sur l’expérience malienne en matière de cantines scolaires. C’est ainsi qu’il dira que malgré tous les efforts, force est de reconnaître que beaucoup reste à faire pour l’accès et le maintien à l’école de plus d’un million d’enfants scolarisables par an. C’est pourquoi, en juin 2008, le Gouvernement organisa le Forum National sur l’alimentation scolaire pour ainsi booster le taux d’accès et de rétention à l’école. Dans la foulée, une Coordination Nationale de cantines scolaires a été mise sur pied pour non seulement mettre en œuvre un programme national de cantines scolaires, mais aussi pour coordonner toutes les activités des partenaires opérant sur le terrain depuis quelques années.

&nbsp;

Le ministre renchérit pour dire qu’en janvier 2009, une Politique Nationale de l’Alimentation Scolaire fut adoptée par le Gouvernement. Les résultats de la construction de 651 cantines dans 166 communes les plus vulnérables en 2009-2010 ainsi que ceux des partenaires (PAM, CRS, La Fondation  Paul Guérin La joie…) sur l’accès et le maintien de nombreux enfants à l’école et surtout des filles, ont incité l’Etat et ses partenaires à créer, par la loi N° 2011-033/du 24 juin 2011, le Centre National des Cantines Scolaires. Cette jeune institution aura la lourde mission de coordonner, de contrôler, et d’assurer le suivi de toutes les activités de l’Alisco en vue de promouvoir l’éducation nutritionnelle et sanitaire dans les écoles à cantines. Cependant, le ministre Diarra a tenu à souligner qu’après un an de fonctionnement, le Centre National des Cantines Scolaires, malgré les effets négatifs de la crise sur son fonctionnement et sur ses résultats, a réalisé de nombreuses activités dans la consolidation des acquis et dans l’ancrage institutionnel de l’Alisco au Mali. A titre illustratifs, il dira que de 209 à 2013, le Gouvernement malien a dépensé 11 milliards de francs CFA dans le fonctionnement et l’investissement des cantines dont le nombre a atteint 809 en 2011 avec plus de 250 pensionnaires. Mais, avec la crise que le pays traverse, toutes les infrastructures scolaires y compris les 179 cantines de l’Etat des régions de Gao, Tombouctou et kidal ont été saccagées et pillées ; de même pour les cantines des partenaires (qui sont les plus nombreuses dans ces régions). Cette crise a mis à genou tout le système éducatif dans les trois régions citées, hypothéquant ainsi l’accès et le maintien de centaines de milliers d’enfants des régions du Nord et particulièrement les pensionnaires des cantines dont la scolarité et le maintien à l’école sont suspendues à l’existence et au fonctionnement de la cantine scolaire.

&nbsp;

En guise de perspectives, le premier responsable du département dira que dans les régions du Nord, le redémarrage des cours nécessitera un plan d’urgence qui sera consolidé par un vaste chantier de reconstruction/réhabilitation et l’équipement total de toutes les cantines scolaires du Nord qui ont été saccagées et pillées ; la construction et l’équipement de cantines intégrées dans les régions de Ségou et de Sikasso servira de test pour la pérennisation des autres cantines ; la campagne de sensibilisation pour partager avec tous les acteurs de l’Alisco les principaux textes législatifs et règlementaires de l’Alisco ; l’élaboration du manuel de gestion de procédure et guide de l’Alimentation Scolaire ; l’organisation d’une journée nationale de l’alimentation Scolaire; l’organisation de la journée de sensibilisation sur l’hygiène et la pérennisation des cantines ; la création de 133 cantines dont 10 intégrées dans les régions du Sud ; l’adoption du projet de loi de règlementation de l’Alisco par l’Assemblée Nationale en 2013 ; l’organisation d’un Forum du réseau francophone à Bamako ; l’organisation de voyages d’études sur l’expérience des pays avancés dans l’Alisco ; l’extension du programme des cantines scolaires dans toutes les régions et dans d’autres ordres d’enseignement.

&nbsp;

Au finish, le ministre, au nom du Gouvernement de la République du Mali, a adressé ses sincères remerciements aux autorités brésiliennes pour l’agréable offre qui les a été faite ; c’est-à-dire leurs renforcements de capacité en matière d’Alimentation Scolaire.

Vivement le 16<sup>ème</sup> Forum mondial !

<b>Mamadou Macalou </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Alliance Pour la République officiellement lancée : Un nouveau « Vent d’Etat » républicain est né </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lalliance-pour-la-republique-officiellement-lancee-un-nouveau-vent-detat-republicain-est-ne-150561.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 03:46:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_141991" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-141991" alt="Oumar Ibrahim Touré" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Oumar-Ibrahim-Toure.jpg" width="315" height="331" /> Oumar Ibrahim Touré[/caption]

<b><i>Le vendredi 24 mai 2013, les responsables de l’Alliance pour la République ont officiellement lancé leur parti. C’était dans la salle Bazoumanaba Sissoko du Centre International des Conférences de Bamako, plein à craquer. </i></b>

&nbsp;

La modération sous la houlette de Daba Tounkara et Idrissa Sangho, a permis de camper le décor. Après une brève présentation du parti, la parole est donnée à Oumar Ibrahim Touré, président de l’Alliance Pour la République pour son mot de bienvenue. Celui-ci, vêtu de blanc et très rayonnant, entama son discours par ceci : « A l’heure où notre pays fait face à autant de crises, à l’heure où la désolation se lit sur nos visages et sur ceux de nos compatriotes se trouvant hors de nos frontières contre leur volonté, votre présence ici, au-delà de l’honneur que vous  faites à ma modeste invitation, est un acte d’engagement, non pas pour la personne de Oumar Ibrahim Touré, encore moins pour la conviction politique de Oumar Ibrahim Touré, mais bien un engagement pour le Mali ». Et pour ce faire, le président Touré dira que dans le parcours de chaque homme, il est des décisions qu’aucune nature ne nous impose mais que notre conscience nous oblige à prendre. Pour lui, s’engager en politique est une décision importante que peu d’hommes et de femmes ont le privilège de prendre avec la conviction politique comme premier support et premier argument de choix de l’engagement.

&nbsp;

Cependant, les différentes crises qui ont conduit à la dégringolade de l’Etat malien n’ont pas été occultées. C’est pourquoi, le président Touré renchérit pour dire qu’il faut repenser le Mali en le construisant autrement en comptant sur nos propres valeurs. Et c’est dans cette remise en question que la nouvelle Alliance Pour la République (APR) est née. Ce qui fait dire le président Touré que certains verront une sorte de vendetta dans la politique malienne ; loin s’en faut. Il s’agit de l’optimisme d’un « Vent d’Etat » républicain. Le parti dont le slogan est « Le Mali par tous » est convaincu que tous ensemble, nous réussirons à porter le Mali vers le développement bénéfique à tous. En conclusion, le président Touré a prôné avec fierté et pragmatisme le développement, gage d’une paix durable et d’une sécurité sur l’ensemble du territoire. A suite, les témoignages des partis amis tels que le PDES, l’URD, la CODEM, le RPM, les FARES, l’ADEMA, le CNID, l’UDD, l’ADP (Maliba), le FAMA, le PARENA ont suffisamment édifié la lanterne de l’opinion sur la parcours du président de l’Alliance Pour la République, Oumar Ibrahim Touré. L’intervention qui a le plus marqué l’auditoire, c’est celle d’Ibrahim BOUBACAR Keïta , le président du RPM, qui était l’invité d’honneur de cette cérémonie. Celui-ci s’est dit très réjouit d’être présent à cette cérémonie puisqu’au-delà du cérémonial, la personnalité d’Oumar Ibrahim Touré méritait d’effectuer le déplacement. IBK part du postulat, que quand il a été déchu de la présidence du perchoir, Oumar Ibrahim Touré était l’un des rares membres du Gouvernement à traverser les députés pour venir le saluer sur son banc. Cela s’appelle la fraternité et celle-ci fait partie intégrante de la devise du parti. IBK renchérit pour dire que quoiqu’il advienne, notre pays a besoin de fraternité aujourd’hui. C’est sur des notes d’espoir qu’il émit le vœu une vraie alliance pour la République. Pour agrémenter la soirée, une lecture du Saint Coran et une conférence de presse pour mieux édifier les journalistes ont permis de clôturer la cérémonie. Bon vent à l’APR.

<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
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<title>1ère Conférence inaugurale du Centre Djoliba : « La République n’existe pas au Mali. Il faut la refonder… ». dixit Pr Mamadou Samaké</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/1ere-conference-inaugurale-du-centre-djoliba-la-republique-nexiste-pas-au-mali-il-faut-la-refonder-dixit-pr-mamadou-samake-150559.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 02:40:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le Centre Djoliba, structure éducative et culturelle, a organisé le samedi 25 mai 2013, sa toute première conférence inaugurale après un an de fermeture. Le thème choisi portait sur les défis de réformes politiques au Mali. A l’occasion, la direction du Centre a fait appel à un éminent professeur du nom de Mamadou Samaké, constitutionnaliste et politologue de son état.</strong> </em>

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De ce fait, le Directeur du Centre Djoliba, Joseph Tanden Diarra, après avoir souhaité la bienvenue aux participants, a situé le contexte de l’organisation de cette rencontre. D’entrée de jeu, il a demandé à l’assistance d’observer une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes militaires et civiles de la crise multidimensionnelle que notre pays vit. C’est ainsi qu’il dira que le Centre Djoliba, après plus d’un an d’arrêt de ses activités, renoue avec la tradition : le débat contradictoire qui a toujours fait sa notoriété. Il renchérit pour dire que si le Centre Djoliba était là aux  jours en fiévreux de mars et avril 2012, cela aurait changé d’une façon ou d’une autre  la configuration de ce que nous avons vécu jusqu’à aujourd’hui. Mais, le Centre était absent de l’agora.

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Revoilà le Centre pour le rayonnement des débats d’idées au Mali. Au finish, le Directeur du Centre a beaucoup remercié le comité de réflexion de la dite conférence ainsi que les bibliothécaires du Centre qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de l’évènement. A sa suite, le modérateur, Jean Didier Dembélé, présenta d’abord le Professeur Mamadou Samaké. A ses dires, Le Professeur Mamadou Samaké est titulaire d’un DEA en Droit international public de l’Université d’Etat de Kiev (actuelle Russie). Il est depuis octobre 1994, Professeur de Droit public à l’Université de Bamako. Il a été en 1997, chargé de mission au ministère chargé des relations avec les Institutions et les Partis Politiques. A ce titre, il a coordonné le dossier du Forum politique national sous la tutelle du département et sous l’autorité du Président de la République jusqu’en janvier 1999. Ce Forum avait pour objet la relecture des textes de la République. Monsieur Samaké est par ailleurs consultant, analyste politique et spécialiste des questions électorales auprès de plusieurs Institutions et Organisations de la place. Ensuite, il lui donna la parole pour son exposé. Ce dernier a d’abord rendu hommage aux pères fondateurs de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), l’actuelle Union Africaine (UA) en ce jour anniversaire pour leur clairvoyance. Il a salué aussi la réouverture du Centre Djoliba, un Centre indispensable à l’avènement d’une démocratie forte et plurielle, qui nécessite des débats contradictoires entre les fils de la nation. Du coup, le conférencier entre dans le vif du sujet par un questionnement : qu’est-ce qui nous a amené là aujourd’hui ? En guise d’introduction, le Professeur Samaké a tenu à faire le cheminement de son exposé, axé sur cinq points à savoir : un bref aperçu sur l’évolution politique du pays à travers la première République, la deuxième République et les différents régimes qui s’en sont suivis jusqu’en 1991 ; une brève présentation du CTSP (Comité de Transition pour le Salut du Peuple) et la transition qui a conduit au processus de la construction de la troisième République ; le processus de construction de la troisième République (Conférence nationale et l’Assemblée constituante) ; les élections générales de 1992 qui ont consacré la mise en œuvre des Institutions de la troisième République jusqu’aux évènements du 22 mars 2012. C’est alors que le Professeur Samaké, sans ambages, dira que sous les régimes des Présidents Konaté et Touré, il y a eu des tentatives de réformer la Constitution. Donc, pour lui, ces vingt ans de démocratie était factice. Les Institutions n’étaient pas assez renforcées ; ce qui nous a conduit à la dérive. Selon le conférencier, les erreurs de gestion ne tolèrent pas puisqu’elles peuvent rester pendant des décennies. A ses dires, il urge aujourd’hui, d’aller vers des réformes politiques structurées pour une véritable refondation de la République puisqu’elle n’existe pas ! Pour ce faire, faut-il réviser la Constitution ?, revoir la loi électorale ?, les lois sur la presse ?, ect…d’où la problématique : est-ce le dispositif légal n’a pas marché ou c’est les hommes qui n’ont pas marché ? Passant en revue, les différents systèmes de notre pays depuis son accession à l’indépendance jusqu’à nos jours, le Professeur  Samaké dira que tous les problèmes du Mali, c’est l’homme malien lui-même. Il n’y a plus de repères, on ne s’identifie à rien. L’Etat n’existe pas et c’est le laisser-aller. Pour qu’une démocratie existe, il faut impérativement consolider son intégrité territoriale. Pour ce faire, il faut une armée républicaine digne de ce nom. Là où nous sommes, elle n’existe pas au Mali. Il en est de même pour tous les corps au Mali. D’où l’impérieuse urgence de refaire l’homme malien pour un nouveau Mali. Passant en revue les réformes de la Commission Daba Diawara, le Professeur Samaké dira que trop de pouvoir tue le pouvoir. Il faut un équilibre des pouvoirs pour que le pouvoir arrête le pouvoir.

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En ce qui concerne la presse, le professeur Samaké dira qu’il faut aller vers  la dépénalisation des délits de presse. Il faut aller à l’adoption d’une convention collective pour mette le journaliste à l’abri. Tant qu’on n’améliore pas les conditions de travail des journalistes, la diffamation  sera toujours possible. En conclusion, le Professeur Samaké a prôné la refondation de la République. D’où cet appel de remise en cause lancé par lui : seule l’interrogation intérieure de chaque malien nous permettra de sortir du guêpier. Quant aux différentes interventions du public, elles ont presque toutes prôné la refondation de la République. Pour y arriver, il nous faut façonner un nouveau type de malien. Il faut que la discipline revienne au niveau des forces de défense et de sécurité.  La justice étant le dernier rempart, doit pleinement  jouer son rôle de régulateur social.

Que Dieu bénisse le Mali.

<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
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<title>Roman : « Les chants du Kandjo » « … Le silence des intellectuels est aussi blâmable que les représailles qu’ils craignent en parlant… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/roman-les-chants-du-kandjo-le-silence-des-intellectuels-est-aussi-blamable-que-les-represailles-quils-craignent-en-parlant-150566.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 01:53:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de développement au Mali, nous nous sommes intéressés au roman : « Les chants du Kandjo ». C’est un ouvrage de 144 pages écrit par Dr Mamadou Fanta Simaga et publié aux Editions EDIM-SA.</strong></em>

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La préface faite par Adama Coulibaly, Professeur de philosophie et critique littéraire, nous permet d’entrer dans le corps de l’ouvrage. Celui-ci, dès les premières pages, fait unn petit rappel de sa rencontre avec le Dr Mamadou Fanta Simaga par ceci : « J’ai connu le Docteur Simaga en janvier 2003, au Centre Culturel Français (CCF) de Bamako lors d’une conférence dont il était l’animateur tout indiqué. Il maîtrisait son sujet qui était de l’ordre de l’insolite, de l’inhabituel, car portant sur « la mystique » des nombres et des chiffres dans l’histoire de Ségou. J’ai connu ce jour là un Simaga en grande nature qui révélait au public l’un des plus grands secrets de la marche du monde. Je me souviens encore de son mot introductif à la conférence : « Tout nombre est une forme souveraine et autogène qui maintient la permanence des forces cosmiques ». Les nombres dirigent les destinées humaines. Pythagore disait à peu près la même chose, il y a des siècles…Depuis ce jour, les contacts sont allés croissants et fructueux, faits d’échanges et de discussions (pas toujours convergents) sur des sujets relatifs aux traditions multiséculaires de l’Afrique au destin du monde actuel…J’ai trouvé le livre de Simaga particulièrement édifiant. Des personnages tels ce vieux Kolado, cette femme Nandi, ce jeune Abdou, intrépide animateur de la radio rurale, exercent sur le lecteur une fascination certaine. Abdou est un authentique représentant des médias refusant les récupérations politiques. Ce qui manque à notre monde d’aujourd’hui, ce sont ces types d’hommes faiseurs de valeurs nouvelles. A l’opposé, se dresse la figure du président du borgou, intéressante d’une autre manière. Le président incarne la tragédie de l’homme contemporain, écartelé entre la tradition et la modernité, comme témoigne des multiples vas-et vient entre le palais et le bois sacré. Bien plus c’est le type même de l’homme incapable de bien et qui, malgré ses efforts, revient infailliblement à ses pratiques démoniaques. Il est prisonnier du petit moi. Il vit un drame existentiel d’une densité émouvante. « Les chants du Kandjo », au nombre de trois (encore la mystique des chiffres), répondent à des impératifs modernes comme ceux de la démocratie, de la décentralisation, d’une nouvelle coopération Nord-Sud… ».

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Cependant, l’étude de l’ouvrage montre qu’il est divisé en trois parties à savoir : Chant Premier, Chant Deuxième et Chant Troisième. Au niveau du Chant Premier, la chanson débute par ceci, Un monde s’écroule tout en rappelant cette pensée de Victor Hugo : « Toutes ces choses sont passées comme l’ombre et comme le vent ». De ce fait, à la page 21, suite aux conversations entre le Docteur Allaye, médecin de brousse et son ministre de tutelle, Monsieur Tontigui, il ressort ceci : « Mon cher Docteur, vous avez tort de ne pas faire la politique. C’est faillir à votre devoir de citoyen d’un jeune pays où tout est à faire. Votre engagement technique ne suffit pas. Pas mal de jeunes intellectuels, comme vous, en cercles intimes se disent désabusés de leur pays, je cite « Il n’y a plus rien à faire ». C’est maintenant  qu’il faudra se lever, éteindre les lampions de la fête qui n’a qu’assez duré. Le devenir du pays n’est même plus du ressort ou du bon vouloir des chefs. C’est l’affaire de tout le monde. Il est temps que nous, dirigeants, entendions d’autres voix qui aient le courage de nous dire que nous nous trompons. Le silence des intellectuels est aussi blâmable que les représailles qu’ils craignent en parlant. Vous en convenez, n’est-ce pas ? Certes, il y a beaucoup à faire, reprit Allaye. Mais le caractère de parti unique du Benkadi explique ma réticence. Il faut que l’Afrique se méfie de l’uniformité qui engendre plus que l’on ne pense, la médiocrité. Que je sache, aucune nation n’a pu survivre dans la médiocrité… » Voilà que c’est bien dit.

Quant au Chant Deuxième, la flûte résonne par ceci à la page 77 : « D’une Afrique qui se réalise de tous les apports utiles, peut naître un message nouveau, ayant pour thème, l’homme, l’humain, maître de lui-même et de sa création et qui pourrait être opposé comme espérance aux angoisses légitimes de notre commune humanité, dans l’attente, à la recherche d’une voie nouvelle de son salut ». (Boubou HAMA du Niger). Dans le même sillage, l’auteur renchérit pour dire qu’il ne faut jamais mépriser le poids de l’occultisme, en Afrique. Dans nos traditions et mœurs tant passées qu’actuelles, nos peuples sans écriture ne pouvaient que par tradition orale nous transmettre notre histoire, mêlant faits authentiques et légendes, le tout interprété selon nos croyances, notre façon de voir et d’expliquer les choses qui nous entourent. L’homme Africain pour ne pas dire l’Homme Noir tout simplement, a toujours  cru au monde invisible des êtres ou esprits invisibles (sauf pour les initiés) : djinns, sorciers, et génies divers. ..

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Le Chant Troisième débute par cette pensée de Victor Hugo : « Je commence ces notes, feuilles volantes où l’histoire trouvera des morceaux quelconques du temps présent. Je mêle les petites choses aux grandes, comme cela vient au hasard. L’ensemble peint ».  Toujours à la page 89, il est dit que l’adaptation de la démocratie européenne aux spécifiés africaines pose la problématique de la nécessaire conservation des cultures africaines face à la nécessaire évolution de la société africaine dans le concert des nations. L’Afrique a le devoir de changer sa vision d’elle-même et du reste du monde. Comme l’a dit jean Paul Sartre, il y a eu le monde des anciens et des masques, ce monde n’existe plus. C’est la volonté de s’assumer pleinement qui doit motiver l’Afrique. Pour cela comme le dit Daniel Etoungo Manguelle : « L’Afrique doit apprendre à projeter dans le temps et savoir bien gérer les moyens dont elle dispos »..L’Afrique ne doit pas comprendre la démocratie comme une des clauses exigées de l’ajustement structurel, servilement calqué sur la démocratie à l’européenne. A l’Afrique seule de définir sa voie démocratique et, partant de l’arbre à palabres, de transporter la sensibilité de l’Afrique … ».

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que « Les chants du Kandjo », à la limite, est aussi un essai politique mettant en cause les tares des systèmes politiques africains qui bloquent sa marche vers le progrès. Certains pans de l’histoire sont revisités par l’auteur à la grande satisfaction des lecteurs.

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« Les chants du Kandjo », c’est véritablement la grande flûte du donner et du recevoir. De ce fait, nous invitons les uns et les autres à se l’approprier pour satisfaire leur curiosité.

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Il est à noter que l’auteur, Dr Mamadou Fanta Simaga est né à Ségou, au Mali, le 10 août 1939.

Il fait ses études primaires à Ségou pour devenir lycéen dans la série Philo au Lycée Terrassons de Fougères de Bamako (1960). Ses études universitaires, il les termine à Grenoble par l’obtention d’un diplôme d’Etat de Pharmacie (1966) et le Doctorat d’Université de Grenoble (1972). De retour au Mali, il occupa diverses fonctions : Directeur de la Pharmacie d’approvisionnement, Pharmacien-chef de Kati et Gabriel Touré, Chef de cabinet au Ministère d’Etat chargé de l’Economie et du Plan, Inspecteur des Sociétés et Entreprises d’Etat ? Inspecteur de la Santé, Pharmacien d’officine, Député-Maire de Ségou (1992-1997), Promoteur touristique (Hôtel Les Colibris à Bamako). Il est marié à une épouse et père de huit enfants. Il a déjà publié un essai historique : « Ségou Sikoro Balanzan » (1987).

<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>1er Congrès ordinaire du Rassemblement Travailliste pour le Développement (RTD) : « Un laboureur » sur le chemin de Koulouba</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/1er-congres-ordinaire-du-rassemblement-travailliste-pour-le-developpement-rtd-un-laboureur-sur-le-chemin-de-koulouba-148114.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 May 2013 10:31:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>« Creusez, fouillez, bêchez, ne laissez nulle place où la main ne passe et repasse… » (La Fontaine), tel est le crédo du nouveau  parti, le Rassemblement Travailliste pour le Développement (RTD) né à l’issue de son Congrès ordinaire tenu du 18 au 19 mai 2013 au Centre International des Conférences de Bamako</i></b>.

Le nouveau-né, sous la houlette de Dr Hamed Sow se veut une plate-forme invitant les maliens au travail, seul gage d’une alternative pour un nouveau Mali. Du coup, l’idéal de ce parti nous rappelle son « ancêtre britannique le Labor Party » qui a permis à la Grande –Bretagne de faire son cheminement dans la marche de l’histoire. C’est pourquoi, au Mali, les responsables du Rassemblement Travailliste pour le Développement, durant deux jours d’intenses travaux, ont suffisamment édifié les délégués venus des 49 cercles du Mali. Le premier jour a été l’occasion de passer en revue tous les textes constituants le  parti, d’élaborer de nouvelles stratégies en vue de mieux l’implanter aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur. L’assemblée était l’occasion propice d’adopter des stratégies pour la participation du parti aux élections présidentielles de 2013. Dans une atmosphère conviviale et très détendue, les participants à la rencontre  ont eu droit à toutes les questions. La direction du parti a expliqué de fond en comble les idéaux du parti aux congressistes à la grande satisfaction de tout le monde. Le second jour fut celui d’un grand meeting qui a entériné Dr Hamed Sow comme candidat du parti aux élections présidentielles de 2013. Ce dernier, après avoir fait son entrée dans la salle aux environs de 10 H 40 mn, prit un bain de foule sous des ovations nourries pour ensuite regagner le présidium. C’est alors que nous assistâmes au campement du décor par les modérateurs de haut niveau. A leur suite, l’imam de la mosquée d’Hamdallaye à Mopti, Balobo Barry entama une séance de lecture coranique, manière pour lui de bénir le nouveau parti ainsi que l’assistance. Quant au premier vice-président du parti, Haméni Maïga, Conseiller communal à Kidal, il a d’abord remercié les participants au Congrès pour ensuite dire qu’à l’issue des travaux, un bureau national de 75 membres, présidé par Dr Hamed Sow. N’occultant pas la crise qui affecte notre pays, Mr Maïga dira que la volonté et la détermination feront en sorte que nous allions récupérer la plus petite portion de notre territoire. Louant les vertus cardinales de Dr Hamed Sow, il renchérit pour dire que le Mali a besoin d’un homme de la trempe de Hamed Sow. Celui-ci pétri d’une riche carrière internationale, peut bel et bien mettre cette somme d’expériences au service de la nation malienne. L’intervention de Mme Traoré Oumou Bocoum, la présidente des femmes du parti, a permis de lever un coin du voile au cours de cette cérémonie. Celle-ci dira qu’au Rassemblement Travailliste pour le Développement, les femmes n’entendent pas jouer le même rôle de second plan. Elles veulent être au début et à la fin du processus dans l’accomplissement de leur devoir. Pour ce faire, leur choix s’est porté sur Dr Hamed Sow, qui à leur intime conviction peut amener le navire Mali loin des côtes. Elle a enfin remercié ses sœurs des régions occupées, malgré les difficultés du moment, d’être massivement présentes à ces assises. Le jeune Bakary Kanadji di Bass, le président des jeunes du Rassemblement Travailliste pour le Développement, s’est dit très comblé puisqu’ils ont eu leur choix, le meilleur choix d’ailleurs, en la personne de Dr Hamed Sow. De ce fait, finis les soucis pour eux, car la solution est là ; et elle s’appelle Dr Hamed Sow. Cependant, par sa voix, il a transmis le message des jeunes du parti à leur parrain par ceci : « Dr Hamed Sow, si vous êtes assis, levez-vous ; si vous êtes levés, courez ; si vous courez, n’attendez pas… ».

Les représentants de certaines structures telles qu’Ançar Dine, les partis politiques URD, UMAM, UDD, PUR ont effectué le déplacement pour témoigner leur sympathie à la nouvelle formation politique. Après une petite pause, le public a eu droit à une projection sur le parcours de Dr Hamed Sow. C’est alors que le candidat investi du parti aux élections présidentielles de 2013 prononça son discours. Celui-ci vêtu de blanc, a remercié tous ceux  qui ont auguré de leur présence  en cette journée dominicale. Dans une langue de bois, Dr Sow a d’abord fustigé les tares de l’ancien système qui ont contribué à la dégringolade de l’Etat malien. Pour lui, au Rassemblement  Travailliste pour le Développement, il y a des solutions alternatives pour juguler cette situation. Primo, seule la valeur travail permettra aux maliens de s’en sortir. Dans une verve incitative au travail, Dr Sow dira que le miracle chinois et indien n’est pas diabolique. Ceux-ci ont tout simplement travaillé. Secundo, il dira que seule la droiture et le sérieux font développer une nation. A ce niveau, Dr Sow prône la revalorisation des ressources humaines. Car l’avenir d’une nation se gagne dans la qualité de ses ressources humaines. Donc, il nous faut des hommes valables qui ne seront plus dans la corruption, la concussion, le népotisme, la gabegie, la lâcheté, le désespoir etc.. Pour l’amorce d’un Mali nouveau. Tertio, la condition paysanne est au cœur des préoccupations des travaillistes puisque dès à l’origine, le logo du parti en dit long. Pour lui, pendant cinq ans, ils peuvent faire en sorte que chaque paysan ait une charrue et deux bœufs, cinq hectares de terre cultivable, tout cela à crédit remboursable à petit frais.  En outre, l’implantation des forages dans chaque village du Mali est possible. Par rapport au chômage ambiant des jeunes, Dr Hamed Sow dira qu’il nous faut une adéquation formation-emploi. L’amer constat est dû au fait que les formations reçues par les jeunes, ne sont pas adaptées aux réalités du marché de l’emploi au Mali. Et au Rassemblement Travailliste pour le Développement, ils ont la solution à cela. Il renchérit pour dire qu’il est inadmissible que nos braves populations n’aient pas accès aux soins de santé idoines. Il faut revoir aussi, le système de santé dans notre pays. Le volet eau et électricité ont été revu pour dégager de nouvelles pistes de solutions. L’accent a été mis aussi sur la création d’un Fonds Social qui va secourir les uns et les autres en détresse. Bref, les travaillistes veulent redonner à la valeur travail sa réputation d’antan. C’est sur ces notes d’espoir que le Congrès a pris fin. Et à propos du travail, l’écrivain français Voltaire a dit ceci : « Seul le travail libère l’homme ». Qui dit mieux.

<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
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<title>Mme Dramé Kadiatou Konaré des Editions Cauris : « Les éditeurs doivent pousser les femmes maliennes à écrire…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/mme-drame-kadiatou-konare-des-editions-cauris-les-editeurs-doivent-pousser-les-femmes-maliennes-a-ecrire-148127.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 May 2013 08:50:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_148128" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-148128" alt="Mme Dramé Kadiatou Konaré " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/Kadiatou.jpg" width="315" height="424" /> Mme Dramé Kadiatou Konaré[/caption]

<b>B.L : <em>Madame, selon vous, quels sont les voies et moyens pour inciter les maliennes à la lecture et à l’écriture?</em></b>

<b>M.K.K :</b> Déjà, il faudrait que le livre soit dans le quotidien des femmes du Mali. J’aimerais que dans chaque foyer, les femmes deviennent des lectrices potentielles. Ecrire certes, mais les gens qui écrivent le mieux, ce sont ceux-là qui lisent le plus. En tant qu’éditeur, je fais une prise de position. Il faudrait que nos structures s’ouvrent aux femmes. De façon générale, les gens sont trop intimidés par l’écrit. Ce n’est pas qu’au Mali, même ailleurs il y a ces problèmes. Et les femmes sont encore plus intimidées parce qu’elles ne font pas un pas vers l’édition. De ce fait, c’est nous les éditeurs qui devront aller vers ces femmes et mettre à leur disposition des écrits qui puissent les favoriser à écrire. De ce fait, l’appel que j’ai à lancer, c’est d’inviter les maliennes et les maliens à la lecture. Le livre, c’est très important. A toutes les étapes de la vie de l’homme, le livre est un compagnon essentiel. Quand on est tout petit, il aide à façonner une personnalité. Arrivée au stade de l’adolescence, il aide à faire face à la vie. Et quand on devient adulte, il devient un outil spirituel. La lecture d’un livre procure le plus grand bien.

<b>Entretien réalisé par Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title> Le consultant et homme de terrain Noumou Ben Diakité :  « La lecture est véritablement un voyage … »</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/le-consultant-et-homme-de-terrain-noumou-ben-diakite-la-lecture-est-veritablement-un-voyage-148121.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 May 2013 08:45:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><em>Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de développement au Mali, nous avons approché le Dr. Noumou Ben Diakité afin qu’il se prononce sur la lecture</em>.<em> Lisez notre entretien.</em></b>

<b> </b>

[caption id="attachment_148125" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-148125" alt="Noumou Ben Diakité " src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/Noumou.jpg" width="315" height="276" /> Noumou Ben Diakité[/caption]

<b>Bonne Lecture : <em>Qu’est-ce que la lecture selon vous ?</em></b>

<b>N.B.D :</b> Au-delà de l’activité de compréhension d’une information écrite, la lecture est source de « savoir-déchiffrer, savoir-interpréter, savoir-communiquer ». La lecture est véritablement un voyage, un parcours de recherche de connaissance et de savoir, car « notre savoir, c’est surtout celui des autres ». Dans notre monde où l’oralité a une très grande valeur, oralité qui malheureusement est de plus en plus en perte de vitesse, la lecture a un grand rôle à jouer. Dans la quête du savoir, la communication rencontre des contraintes, nous allons surtout vers ce qui ont l’avoir et le pouvoir et non le savoir. La lecture est une facilité à l’accès au savoir, au contact, à la communication, …. Le boom de la communication par les NTIC est passé par la lecture.

<b> Quand est-ce que vous avez commencé à lire ?</b>

J’ai eu la chance très tôt d’avoir été chouchouté par des grands instituteurs (F. Diawoye DIAKITE, F. Chaba SANGARE) qui mettaient des livres scolaires à notre portée. Comme tous les scolaires du temps colonial, j’ai commencé à lire à l’école, dans un environnement de convivialité et de concurrence entre élèves, un climat bien géré par nos maîtres. Mais le livre de mon enfance c’était « La savane rouge » de Fily Dabo SISSOKO qu’il m’avait offert en 1958 par le canal de mon frère, mon véritable protecteur qui était son ami. A cette époque, je n’y comprenais rien, mais ce livre m’a suivi au lycée et au cycle universitaire.

<em><b>Qu’est-ce que la lecture vous a apporté ?</b></em>

La lecture m’a apporté la patience, la découverte du savoir des autres et souvent cette conversation anodine avec un écrivain lointain à travers ses personnages. Lors des longs voyages, la lecture d’un livre est une occasion idéale pour passer du bon temps. En tant que consultant et homme de terrain, la lecture me permet de voyager, d’interpréter à travers l’écrit ce que je cherche et d’avoir accès au savoir des autres.

On a coutume de dire que les maliens ne lisent pas, selon vous, ce constat amer est dû à quoi ?

Avoir accès aux livres n’est pas à la portée de tout le monde au Mali. La lecture est une affaire personnelle, individuelle, qui demande un isolement, une concentration alors que nous sommes dans une société dominée par l’oralité et la vie en commun. En dehors du circuit scolaire, la lecture commentée en groupe n’existe pas. En plus la majorité de la population est analphabète et illettrée car le livre doit être aussi un investissement, un instrument dont il faut savoir se servir. Souvent le malien moyen a d’autres préoccupations matérielles et financières prioritaires que l’achat et la lecture des livres. Un bon livre même scolaire coûte cher, donc l’accès aux livres et à la lecture est lié aux conditions socioéconomiques et culturelles de la population. Avec le temps, cette triste réalité sera moins amère.

<em><b>Avec l’arrivée de l’internet, ne craigniez-vous pas la disparition du livre imprimé ?</b></em>

Dans les pays dits développés, avec le multimédia et les NTIC, les nouvelles générations sont entrain de délaisser le livre imprimé au profit du numérique. En effet la numérisation des documents et des livres est une forte réalité, c’est dire que le numérique va au galop. En plus, la montée en flèche des coûts du papier et de l’imprimerie et d’autres considérations vont dans le sens de la disparition du livre imprimé sur papier. Mais l’accès aux NTIC exige aussi un environnement cher, qu’il est nécessaire d’acquérir dans nos pays. En effet, le livre électronique permet de rendre accessible au monde entier un nombre illimité de publications et à des coûts dérisoires, mais ceci n’est pas pour demain, surtout dans nos pays fortement sous-équipés en équipements et matériels NTIC où les connections sont des problèmes quotidiens. C’est dire que dans nos pays, le livre imprimé a encore un temps de vie.

<b>Quel appel avez-vous à lancer pour que les gens lisent beaucoup dans notre pays ?</b>

Il faut rendre les supports de lecture (livres, journaux, …) accessibles aux lecteurs. Dans ce sens, il faut revoir impérativement les coûts à la baisse et demander à l’Etat de renforcer sa politique de subvention au secteur. Les livres sont chers et ne sont disponibles que dans les palaces et les hôtels, il faut que les librairies deviennent plus populaires un peu partout. Il est nécessaire de faire un effort de diffusion au niveau des principales villes de l’intérieur.

<em><b>Votre dernier mot</b></em>

Le vrai appel, c’est d’inviter les cadres et les intellectuels à lire, mais surtout à écrire. Nous sommes tous quelque part, « possesseurs d’un savoir qu’il faut matérialiser et partager ». Le savoir africain est immense, pluriel et multiforme et le Mali qui est carrefour mais aussi berceau de cultures riches en est un véritable exemple. Enfin, empruntons aux sages les envolées de leur sagesse, en faisant allusion à A HAMPATE BA : « Il n’y a pas de petit feu, il n’y a pas de grand feu, c’est un problème de combustible ». Le Mali pour grandir a besoin du savoir partagé de tous ces fils afin que la flamme grandisse et reste continue.

<b>Entretien réalisé par Mamadou Macalou </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sirafily Diango : « La lecture est un moyen d’enseigner l’histoire aux enfants et aux adultes… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/sirafily-diango-la-lecture-est-un-moyen-denseigner-lhistoire-aux-enfants-et-aux-adultes-148117.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 May 2013 07:43:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>La ligne rédactionnelle de Bonne Lecture lui a orienté vers un professeur du lycée Massa Makan Diabaté du nom de Sirafily Diango qui a bien voulu se prêter à nos questions. Entretien !</i></b>

<b>Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?</b>

<b>Sirafily Diango, professeur de Lettres, diplômé de l’Ecole Normale Supérieure de Bamako. Ecrivain, comédien, metteur en scène, Responsable Artistique de la Troupe DESTINS CROISES et de la Troupe du lycée Massa Makan Diabaté.</b>

[caption id="attachment_148118" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-148118" alt="Sirafily Diango" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/Sirafiny.jpg" width="315" height="236" /> Sirafily Diango[/caption]

La lecture est d’abord un plaisir, un voyage dans un univers imaginaire et ensuite un moyen de découvrir d’autres mondes ; de comprendre d’autres cultures, de communiquer avec d’autres horizons ; un moyen puissant de développer l’intelligence. La lecture nous permet  d’enseigner la tolérance, le courage, la persévérance, bref les valeurs cardinales. Elle est aussi  un moyen d’enseigner l’histoire aux enfants et aux adultes

&nbsp;

<em><b>Quand est-ce que vous avez commencé à lire ?</b></em>

Depuis l’école primaire : mes premières lectures non commandées par mes maîtres furent les aventures de Tintin.

&nbsp;

<em><b>Qu’est-ce que la lecture vous a apporté ?</b></em>

Elle m’a apporté la culture et les valeurs citées plus haut.

&nbsp;

<em><b>On a coutume de dire que les maliens ne lisent pas, selon vous, ce constat amer est dû à quoi ?</b></em>

Il est dû d’abord à l’in accès aux livres mais aussi aux comportements des adultes que les enfants ne voient pas lire !

&nbsp;

<em><b>Avec l’arrivée de l’internet, ne craigniez-vous pas la disparition du livre imprimé ?</b></em>

Non, internet ne peut qu’enrichir la passion de la lecture.  Les deux  sont complémentaires. Rien au monde ne pourra changer le livre imprimé.

&nbsp;

<b><em>Quel appel avez-vous à lancer pour que les gens lisent beaucoup dans notre pays ?</em> </b>

Il faut une politique d’accès aux livres ; l’instauration une culture de la lecture, de l’écriture. Que les gens prennent le temps de rêver au lieu d’être toujours tourné vers le réel, le quotidien.

<em><b>Votre dernier mot</b></em>

<b>« Lisons pour vivre » (Flaubert)</b>

<b>Interview réalisée par Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Baba Djourté : un passionné  de lecture</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/baba-djourte-un-passionne-de-lecture-148112.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 May 2013 07:38:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Cette semaine, la rédaction de Bonne Lecture a rencontré un passionné de lecture du nom de Baba Djourté. Ce brillant intellectuel a bien voulu partagé son expérience de lecture avec nous. Suivez plutôt l’entretien !</i></b>

[caption id="attachment_148115" align="alignleft" width="239"]<img class="size-full wp-image-148115" alt="Baba Djourté" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/Baba-Djourte.jpg" width="239" height="287" /> Baba Djourté[/caption]

<b>« La lecture est la voie royale  pour comprendre, un tant soit peu, l’univers dans lequel nous évoluons… ».</b>

&nbsp;

<em><b>Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?</b></em>

Je suis Baba Djourté, journaliste-réalisateur Diplômé du Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI), Spécialité Radio/Télévision, de l’Université de Dakar (aujourd’hui Université Cheikh Anta DIOP). Et cela, après des études en Lettres Modernes et en Philosophie au Lycée Askia Mohamed, études sanctionnées par un Baccalauréat en Philosophie  (à une époque où le Baccalauréat se déroulait en deux parties). Je suis fier de faire partie - avec mon ami Souleymane DRABO, Directeur Général de l’Agence Malienne de Presse et de Publicité-  des toutes premières promotions de journalistes maliens formés à l’université, à la sortie du lycée.

Ma carrière professionnelle commence en Octobre 1978 à la Radiodiffusion Nationale du Mali (Radio Mali) où j’ai tour à tour exercé les responsabilités de Chef de la Section Reportages,  de Rédacteur en Chef du Journal Parlé, puis de Chef de la Division Informations jusqu’à l’avènement de la Télévision, le 22 Septembre 1983.

Présentateur du Journal Parlé- dans toutes ses éditions- puis du Journal Télévisé, j’ai occupé à partir de 1997 les fonctions de :

-          Conseiller technique au Ministère de la Communication, chargé des médias ;

-          Conseiller à la Communication de la Délégation Générale aux Elections ;

-          Conseiller à la   Communication de la Commission de Régulation de l’Electricité et de l’Eau (CREE).

Aujourd’hui encore, j’évolue dans le domaine des médias comme Consultant mais aussi comme Directeur de Radio Liberté, la première radio commerciale créée au Mali.

Au nombre de mes passions : la lecture, le cinéma, les voyages, les échanges sur tous les sujets concernant la société, l’Internet…

En tant que citoyen malien, j’ai la ferme conviction que notre pays ne pourra véritablement se développer que sans la maîtrise de deux préalables : un système éducatif solide et dynamique, d’une part ;  une agriculture moderne et performante, d’autre part.

&nbsp;

<b><em>Qu’est-ce que la lecture selon vous ?</em> </b>

La lecture, au-delà des définitions académiques que l’on peut en donner (action de lire, de prendre connaissance d’un écrit, de déchiffrer, e t c)  est pour moi une  nourriture de l’esprit, la clé pour une bonne culture générale, la clé pour comprendre le monde contemporain, moderne mais aussi les civilisations qui  ont précédé les nôtres. C’est la voie royale  pour comprendre, un tant soit peu, l’univers dans lequel nous évoluons.

D’une certaine façon, la lecture nous sort des ténèbres de l’ignorance de certaines choses de la vie et nous permet d’avoir un meilleur éclairage des choses. Exemple concret : une personne qui lit régulièrement le journal « Le Monde diplomatique » est plus apte à comprendre les politiques étrangères  menées çà et là, par les grandes puissances surtout- en fonction des intérêts politiques, géostratégiques  et économiques des uns et des autres- que quelqu’un qui ne lit pas ce journal !  Bref, la lecture permet une ouverture sur le monde.

&nbsp;

<em><b>Quand est-ce que vous avez commencé à lire ?</b></em>

Comme la plupart des gens de ma génération, c’est  au Cours Préparatoire  première année de l’école (CP1 comme on disait à l’époque) - l’école coloniale, je précise - que j’ai commencé la lecture, à partir du « Syllabaire ». C’était une véritable découverte pour moi et  ce ne fut pas facile. C’était tout nouveau pour moi et ça se passait dans une langue qui m’était parfaitement inconnue. Ce n’était pas toujours de gaieté de cœur : l’apprentissage comportait beaucoup de contraintes mais en fin de compte, il a été très bénéfique.

&nbsp;

<em><b>Qu’est-ce que la lecture vous a apporté ?</b></em>

Beaucoup de satisfactions, même s’il est difficile de vous donner une réponse précise à cette question tant il est vrai que la lecture procure de nombreux avantages. Disons que la lecture m’a permis de connaître  et de savoir  parler d’autres langues, différentes de ma langue maternelle qui est le Sénoufo. Elle m’a apporté toute une série de connaissances, spécifiques et générales et m’a amené à des sommets que je ne pouvais  m’imaginer à mes  débuts. En toute modestie, je peux dire que c’est la lecture qui a fait de moi le journaliste que je suis devenu (bien sûr, la vocation et la passion y ont leur place).

La lecture est pour moi une fenêtre ouverte  sur le monde et me permet de voyager –à volonté-  dans le temps et dans l’espace, ce qui me permet de connaître d’autres pays, d’autres civilisations, d’autres peuples et de me faire une idée sur le monde actuel et l’histoire. Que c’est passionnant lorsque vous tenez entre les mains un livre qui vous parle de l’Egypte des Pharaons, de la civilisation  des Mayas, qui vous parle d’astronomie comme « Le grand livre du ciel » ! Je peux d’autres lectures relatives à d’autres sujets : la philosophie, l’anthropologie, le changement climatique, la dérive des continents, l’économie …

&nbsp;

<em><b>On a coutume de dire que les maliens ne lisent pas, selon vous, ce constat amer est dû à quoi ?</b></em>

C’est difficile à dire. Je pense que c’est lié à plusieurs facteurs. Le livre n’est pas facilement accessible pour la grande majorité de nos concitoyens des villes et beaucoup plus des zones rurales. Les conditions de vie  sont telles que les gens ne s’adonnent pas très tôt à la lecture. Ensuite, il faut le souligner, le livre coûte cher. Prenez l’exemple des journaux : un journal quotidien coûte entre 200 francs et 300 francs. Combien de Bamakois en achètent plus d’un, du lundi au vendredi et de façon régulière ?

C’est une question économique dans une certaine mesure ; il y a aussi que l’on n’incite pas les enfants très tôt à la lecture. Lorsqu’ils s’y mettent, les enfants, les élèves ne reçoivent pas l’encadrement nécessaire. Je suis toujours  frappé d’étonnement par la façon de lire (à haute voix) de certains de nos jeunes concitoyens.

&nbsp;

<em><b>Avec l’arrivée de l’internet, ne craigniez-vous pas la disparition du livre imprimé ?</b></em>

Non, je ne le pense pas. Autant la radio et la télévision n’ont pas empêché les gens de continuer à lire des journaux et des livres - comme l’on le pensait- autant le livre imprimé, par rapport à l’Internet, continuera d’attirer un grand public. Il n’est que de voir le nombre de livres qui sortent des maisons d’édition tous les jours (dans les pays développés  en particulier) et tous les salons du livre qui se tiennent à travers le monde…

Personnellement, j’aime bien naviguer sur le Net mais j’aime savourer de temps en temps un bon roman policier, un bon polard  de James Hadley CHASE  ou d’Agatha CHRISTIE, de « revisiter »  un des  classiques de la littérature malienne, <b>Sous l’Orage</b> de Seydou Badian KOUYATE, ou encore l’un des grands classiques du théâtre français, <b>Le Cid</b> de Pierre Corneille.

&nbsp;

<b><em>Quel appel avez-vous à lancer pour que les gens lisent beaucoup dans notre pays ?</em> </b>

Plutôt qu’un appel, ce sont des propositions :

-          Que les pouvoirs publics prennent des mesures rendant les livres plus accessibles aux  tout petits et aux jeunes ;

-          Si l’initiative n’existe déjà, les responsables de l’Education nationale doivent lancer dans chaque école, au niveau du primaire, un concours de lecture destiné à récompenser les meilleurs élèves dans la discipline ;

-          Que les parents  incitent leurs enfants à la lecture, en leur faisant savoir qu’elle ouvre beaucoup de portes.

&nbsp;

<em><b>Votre dernier mot</b></em>

De la lecture, on tire toujours « quelque chose ». Je constate que les nombreuses heures que j’ai consacrées à lire des livres n’ont pas été vaines. Je termine par cette citation : « S’il arrive que le nom de la science soit omis dans l’article, <b>la lecture</b> suffira pour connaître  à quelle science il se rapporte ». <b><i>Jean Le Rond d’Alembert</i></b><i>, Discours préliminaire de l’Encyclopédie.</i>

<b>Interview réalisée par Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Poème : Damien le malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/poeme-damien-le-malien-146982.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 May 2013 10:09:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Une histoire/ L’histoire d’un malien pas comme les autres
Une histoire/ L’histoire d’un homme pas comme les autres
Une histoire/L’histoire d’un amour pas comme les autres
L’histoire de Damien Boiteux
Damien Boiteux
Dans la plénitude de sa jeunesse
Pour tout un peuple
Le peuple du Mali
Pour tous les hommes
L’humanité tout entière
Se sacrifiait un vendredi
Dans une guerre
Dieu voulant
Contre les ennemis de l’islam
Dieu voulant
Contre les ennemis de l’amour

2013
Le 11 janvier
Nous comprenions tous dans la douleur
Que de tous les amours
Le plus noble est celui du prochain
Que seuls ressentent les hommes prêts
Au sacrifice  ultime sans condition aucune
Au sacrifice ultime sans contrepartie aucune
Le vaillant Damien le malien
Mourrait pour le triomphe de l’amour
Pour la paix
Pour la liberté
Le noble Damien le malien
Mourrait pour les frères qu’il n’a jamais connus
Qu’l n’a pas eu besoin de connaître
Pour leur apporter secours et assistance
Pour leur être solidaire jusqu’au bout
Dans la plénitude de sa jeunesse
Dans la noblesse
L’héroïque Damien Boiteux
Au service de sa nation
Au service de l’humanité
Apparaît à tous les hommes
Que c’est dans l’amour du prochain
Qu’l faut aller trouver la paix.
<strong>Robert Dissa</strong>
<strong>Artiste-Poète</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moussa Mara, expert comptable: « Les autorités nationales doivent subventionner  le secteur de l&amp;apos;édition ... »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/moussa-mara-expert-comptable-les-autorites-nationales-doivent-subventionner-le-secteur-de-ledition-146983.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 May 2013 08:15:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong><img class="alignleft size-full wp-image-146987" alt="Moussa MARA" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/Moussa-MARA.jpg" width="315" height="437" />La ligne rédactionnelle de « Bonne Lecture » voudrait que la promotion de la lecture et les métiers du livre soient un créneau non seulement éducatif et culturel au Mali mais aussi porteur de richesse. Pour inciter les maliens à la lecture et à aimer le livre, nous donnons toujours la parole à ceux qui ont fait de la lecture un sacerdoce. Parmi ceux-ci, il y a un jeune intellectuel du nom de Moussa Mara, auteur de plusieurs livres qui a voulu répondre à nos questions. Entretien!</strong> </em>
<strong></strong>

<strong>« Les autorités nationales doivent subventionner le secteur de l'édition et encourager les professionnels de ce secteur... »</strong>
<strong>Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?</strong>
Moussa MARA, expert comptable, maire de la commune 4 et Président du parti YELEMA.

<em><strong>Qu’est-ce que la lecture selon vous ?</strong> </em>
C’est un moyen de se former, de se cultiver, de s’informer et de se divertir
<em><strong></strong></em>

<em><strong>Quand est-ce que vous avez commencé à lire ?</strong></em>
Dès que j’ai pu lire, c'est-à-dire à la 3e année de l’enseignement primaire mais mon intérêt pour la lecture date véritablement de la 10e année. C'est là où j’ai commencé à lire autre chose que ce qui était nécessaire à ma formation, notamment les livres d’histoire.
<em><strong></strong></em>

<em><strong>Qu’est-ce que la lecture vous a apporté ?</strong></em>
L’ouverture au monde, la prise de conscience de l’universalité de certaines valeurs et la mondialisation de ces valeurs. La lecture m’a également permis de situer notre pays et notre continent sur l’échiquier de l’humanité et cela est un motif de fierté.
<em><strong></strong></em>

<em><strong>On a coutume de dire que les maliens ne lisent pas, selon vous, ce constat amer est dû à quoi ?</strong></em>
Cela est dû au fait que les gens ne reçoivent pas la formation et l’éducation requises qui jouent un rôle primordial. A cela s'ajoutent les conditions économiques, la faiblesse du monde de l’édition mais également la culture de médiocrité et l’insuffisance de soutien à l’excellence. Quand les jeunes savent qu’ils n’ont pas besoin de se cultiver et de s’instruire pour réussir, ils se détournent des moyens de culture et d’instruction comme la lecture.
<em><strong></strong></em>

<em><strong>Avec l’arrivée de l’internet, ne craigniez-vous pas la disparition du livre imprimé ?</strong></em>
Dans les pays développés, cela n’a pas vraiment été le cas. Au contraire, Internet peut être un inducteur de la lecture et donc un moyen de s’intéresser aux livres.
Le progrès n’est pas arrêtable, il faut l’intégrer et le mettre en valeur pour son profit, c’est ce à quoi le monde du livre doit s’astreindre.

<em><strong>Quel appel avez-vous à lancer pour que les gens lisent beaucoup dans notre pays ?</strong> </em>
Les autorités nationales doivent soutenir le secteur de l’édition notamment l’édition pour enfant ; accroître le soutien aux bibliothèques scolaires, la multiplication des fêtes du livre et leur décentralisation, la multiplication des salons du livre, subventionner le secteur de l’édition et encourager les professionnels de ce secteur.
<em><strong></strong></em>

<em><strong>Votre dernier mot</strong></em>
Merci à vous et à tous les acteurs du secteur du livre.
Encouragement à tous.
Que Dieu aide le Mali.
<strong>Interview réalisée par Mamadou Macalou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title> Association Damien Boiteux&#45;Mali : Perpétuer la mémoire du  soldat disparu</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/association-damien-boiteux-mali-perpetuer-la-memoire-du-soldat-disparu-146975.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/association-damien-boiteux-mali-perpetuer-la-memoire-du-soldat-disparu-146975.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 May 2013 08:03:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_124670" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-124670" alt="Damien Boiteux" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/Damien-Boiteux.jpg" width="250" height="189" /> Damien Boiteux[/caption]

<em><strong>Il est créé au Mali, plus précisément dans la Région de Mopti une Association dénommée « Association Damien Boiteux –Mali » avec le récépissé N°2013-018/P-CM. Son siège social est à Sévaré secteur II. Elle est présidée par le Dr Noumou DIAKITE vétérinaire à la retraite. </strong></em>
<strong></strong>

<strong>1.    CONTEXTE</strong>
Dans la vie d’un peuple ou d’une nation, il y a des moments historiques fortement imprimés et marqués par des faits inscrits en lettre d’or par des hommes et des femmes de tempérament et de caractère. Ainsi la crise au Mali avec l’invasion des groupes et organisations de djihadistes et de narcotrafiquants a pris une ampleur singulière en 2012 et en 2013. Le 24 janvier 2012 a été marqué par l’assassinat des militaires et hommes de rang à Aguelhok dans la région de Kidal.
L’attaque de nos forces armées de la ligne de front à Konna le 9 et 10 janvier 2013 par les djihadistes a été le point de départ d’un sursaut inattendu. En effet, en plus de la résistance héroïque du contingent militaire de Sévaré, l’intervention miraculeuse et salvatrice de l’armée française a stoppé et détruit les assaillants djihadistes et réduit à néant leur visée d’occupation de la commune de Mopti et l’aéroport de Sévaré.
En effet, le 11 janvier 2013, lors de la première phase de l’opération Serval consistant, en appui des forces armées maliennes, à stopper l’avancée des groupes djihadistes vers le Sud du Mali, le Lieutenant Damien Boiteux du 4è régiment d’hélicoptères des Forces spéciales a été mortellement blessé alors qu’il était aux commandes de son hélicoptère. Si Damien BOITEUX est mort en mission pour la France en terre du Mali, il est surtout mort pour avoir défendu le peuple malien, pour avoir sécurisé la commune urbaine et les villages de la zone des affres des djihadistes.
Pour ainsi rendre un vibrant hommage à ce militaire Français qui a donné de sa vie pour la cause des maliens et du Mali, est né cette Association.
2.    BUT DE L’ASSOCIATION

A but non lucratif, l’Association Damien Boiteux -Mali est ouverte à toute personne sans distinction de sexe, de race et de nationalité ayant pour seul souci la préservation et la cohésion de l’unité nationale du Grand Mali fort de sa culture Multiethnique et plurielle.
A travers ses activités, l’Association Damien Boiteux-Mali veut et souhaite :
    Perpétuer la mémoire du Commandant Damien Boiteux et de ses semblables de l’Armée du Mali et des autres forces alliées à travers des activités de réalisation d’édifices en leur nom, conception et réalisation des projets de promotion des ressources humaines et de développement ;
    Consolider les liens de jumelage et de solidarité entre les villes du Mali et les communes de France, notamment du Doubs ;
    Organiser des séances de formations gratuites sur la crise sécuritaire et humanitaire du Mali et développer les aspects positifs de la cohésion sociale, de l’unité et de la laïcité du Mali ;
    Financer des projets de renforcement de capacités des ressources humaines (notamment des enfants et des jeunes) et promouvoir des activités promotrices de revenu au profit des femmes
    S’investir afin que les forces armées du Mali soient dans des conditions idoines pour défendre l’intégrité du pays ;
    Cultiver et Développer chez les jeunes scolaires le sens de la patrie, l’honnêteté et les autres bonnes vertus à travers de théâtres et autres formes de réjouissances juvéniles.

<strong>3.    ADHESION A L’ASSOCIATION</strong>
Les statuts et règlements intérieurs de l’Association définissent la nature des membres.
Il existe 3 sortes de membres :
-    Membres d’honneur
-    Membres bienfaiteurs
-    Membres actifs ou adhérents
Pour faire partie de l’Association, il faut être agréé par le bureau qui en réunion décide de l’acceptation de la candidature d’adhésion à l’association. Le bureau se prononce lors de chacune de ses réunions, sur les demandes d’admission présentées.

<strong>4.    BUREAU EXECUTIF</strong>
L’Association est administrée par un Bureau Exécutif dont le mandant est d’un an renouvelable. Ces membres actuels sont :
N°    Prénom    Nom    Fonction    Fonction
1    Dr Noumou.    DIAKITE    Président    73 47 51 91
2    Gaoussou    SIDIBE    1er Vice -Président    66 79 62 47
3    Dr.Youssouf    DIAWARA    2ème Vice- Président    65 76 20 20
4    Mme Awa    DICKO    3ème Vice- Présidente    66 72 05 19
5    Aly    KABA    Secrétaire Général    76 20 79 88
6    Bourama    COULIBALY    Secrétaire à la Communication    76 11 44 31
7    Mamadou    DEMBELE    Trésorier Général    76 01 53 97
8    Moussa    GUINDO    Secrétaire à l’Organisation    66 76 12 11
9    Ibrahima    TOURE    Secrétaire aux Conflits    79 04 86 72
10    Aly Bacha    KONATE    Secrétaire aux Comptes    66 72 84 36


Le lieutenant Damien BOITEUX, 41 ans, était originaire de la commune du Russey, dans le Haut-Doubs, où lui était venue sa vocation de pilote d’hélicoptère à l’âge de 7 ans. Il faisait partie du groupe d’hélicoptères partis attaquer une colonne de terroristes « jihadistes » qui tentait de prendre d’assaut la ville de Konna en progression vers le sud du Mali. Ainsi, il a été mortellement blessé aux commandes de son hélicoptère, le 11 janvier 2013, lors de la première phase de l’opération Serval. Malgré un éclat de balle à la jambe qui lui a sectionné l’artère fémorale, il a tenu à continuer et le garrot mis par ses collègues n’a pas suffi à arrêter l’hémorragie.
Membre des forces spéciales au sein du 4e RHFS (régiment d’hélicoptères des forces spéciales) basé à Pau, Damien Boiteux était en poste au Mali depuis le 26 octobre. Il devait revenir revoir sa famille le 18 février comme d’habitude après des missions de deux à trois fois par an. Le devoir de mémoire incombe à chacun de rendre inoubliables ceux qui sont morts pour que nous vivions. Laisser la mémoire se transformer en histoire est insuffisant, le devoir de mémoire exige que nous soyons des témoins. Damien BOITEUX est mort en mission pour la France, pour le Mali et pour sauver Konna. Il est le premier militaire français à avoir perdu la vie lors de l’opération Serval au Mali.
Né le 24 novembre 1971 et originaire du Haut-Doubs, il s’engage, baccalauréat en poche, à l’âge de 19 ans en tant qu’élève à l’Ecole nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) de Saint-Maixent. Après un parcours brillant, il rejoint l’Ecole d’application de l’aviation légère de l’armée de Terre (EALAT) de Dax le 5 août 1991 où il obtient son brevet de pilote. Il est promu maréchal des logis l’année suivante. Spécialiste des interventions en milieu désertique de jour comme de nuit, il gravira les échelons au cours de différentes missions durant lesquelles il se comporte avec brio : Djibouti en 1993, 2008 et 2009, Kosovo ex-Yougoslavie en 1998, Côte d’Ivoire en 2005, 2007 et 2009, Mauritanie en 2010 et Burkina Faso en 2010, 2011 et 2012.
Spécialiste Il adorait son métier et répétait souvent qu’il n’avait pas l’impression d’aller au travail mais de vivre sa passion de pilote d’hélicoptère…. Et c'est aux commandes de sa "Gazelle" qu'il a trouvé la mort ce 11 janvier 2013 dans les airs de Konna « la cité de l’Espoir, la cité de l’Espérance pour la Paix »
Père d’un enfant, le lieutenant BOITEUX était titulaire de la médaille de l’aéronautique, de la médaille d’outre-mer avec agrafe “République de Côte d’Ivoire”, d’une citation à l’ordre du régiment avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze et de la médaille d’or de la défense nationale avec agrafe “aviation légère” et “missions d’assistance extérieure”.
Les Vieux et Bons soldats ne meurent jamais,…. Ils s'effacent à l'horizon....
Repose en Paix Chef de Bataillon Damien BOITEUX – Konna et le Mali ne vous oublieront jamais.
<strong>Sévaré – Mopti  le 03/05 /2013</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Présentation du club littéraire : Le book entier</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/presentation-du-club-litteraire-le-book-entier-146973.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 May 2013 07:59:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Constitué à partir d’un jeu de mot,  pour interpeller la jeunesse à plus de  « farotage intellectuel » que matériel, le concept de ce club littéraire a attiré l’attention de notre rédaction. Pour nos lecteurs, nous avons tenté d’en savoir un peu plus. Eclairage.</strong></em>

Le club littéraire LE BOOK ENTIER est un espace d’échange entre passionnés de la littérature. C’est l’initiative de Desforges ADEDIHA, expert consultant en Communication qui voudrait, à partir de ce système de partage d’ouvrages entre adhérents ; sortir le système d’acquisition de livres  des sentiers battus. En outre, tous les genres littéraires et les littérateurs sont encouragés, à travers les activités de ce club. C’est pourquoi des prestations de slam et de poésie ouvrent et ferment les différents débats organisés, au cours des rencontres littéraires.
C’est dans ce cadre que le 28 avril dernier, Aziz SITEN K, Robert DISSA et la très talentueuse poétesse  Maimouna KEITA ont apporté leurs soutiens au club LE BOOK ENTIER. C’était au Campus Numérique Francophone de Bamako. Le bookentier du mois était alors l’écrivain ivoirien Koffi KWAHULE. L’auteur de l’ouvrage « Monsieur Ki », a été alors présenté aux membres du club à travers un exposé et l’écoute d’un extrait MP3 de son œuvre.
Le 12 mai 2013, le bookentier du mois désigné par le club LE BOOK ENTIER n’est personne d’autre que l’éminent Doumbi FAKOLY, penseur malien de renommée internationale. Auteur d’une bibliographie très riche en réflexion sur la culture africaine, l’écrivain méritait d’être  connu, non seulement des membres du club, mais aussi par la jeunesse africaine. A cette rencontre qui s’est tenu au Canoë Club de Bamako, de nombreux échanges ont permis au nombreux public d’appréhender d’autres dimensions de celui que l’on désigne déjà comme l’Amadou Hampaté Ba du XXIème siècle.
Pour en savoir plus sur les objectifs de ce club, nous avons interrogé HAIDARA Adiza, Secrétaire générale du club. Elle relève alors quatre grands points :
- contribuer à la promotion de la littérature et de toute production intellectuelle,  à travers la découverte d’œuvres et d’artistes
- diffuser la littérature à travers l’édition et l’organisation de manifestations littéraires : expositions, rencontres, spectacles, concours…
- participer à des échanges culturels
- soutenir la politique du livre en encourageant les échanges d’ouvrages entre pairs
La participation aux réunions du club est gratuite et il existe de nombreux lieux de rencontres à Bamako, pour les réunions du club. Il est également prévu, l’ouverture de clubs régionaux, à travers des relais hors de Bamako. En attendant, le coursier du club fait le tour des membres, pour les échanges de livres. Une base de données des ouvrages du club est à cet effet régulièrement envoyée aux membres, via courrier électronique. Le fonds bibliothécaire de cette bibliothèque solidaire est constitué des ouvrages des adhérents.
Desforges ADEDIHA, le promoteur de ce club quant à lui, insiste sur les opportunités de rencontres et d’échanges, et surtout de développement personnel, à travers les encadrements que le club offre, dans la prise de parole en public.
Qui sera le bookentier du mois prochain ? Nous vous tiendrons informés.
<strong>Mohamed Abdoulwahab Diaby</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Livre  : Théâtre : « Ceux qui sont morts »</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/livre-theatre-ceux-qui-sont-morts-146978.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 May 2013 07:20:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Notre soif de lecture et de recherche nous a conduit vers la compagnie Acte sept de Bamako, structure qui œuvre pour la promotion de l'art, des œuvres théâtrales, du livre bref tout ce qui est culture et éducation. Sur place, nous avons été reçu par un monsieur très décontracté et courtois. Il s'agit de Adama Traoré, directeur de la compagnie Acte sept et du Festival du Théâtre des réalités.</strong> </em>

&nbsp;

L'homme, auteur de plusieurs ouvrages dont « Ceux qui sont morts » suivi de « Kaklara ou jamais à genoux », son dernier sorti, a accepté volontiers de nous parler de cet ouvrage. A priori, l'auteur dira que « Ceux qui sont morts » suivi de « Kaklara ou jamais à genoux », est une pièce théâtrale, née dans le contexte des festivités du cinquantenaire de notre indépendance. Le déclic est parti d'un de ses élèves de Gao qui lui avait appelé pour qu'il rédige une pièce de théâtre pour la troupe de Gao en prélude à la biennale artistique et culturelle : Sikasso 2010. L'appel de la direction régionale des arts et culture de Gao à l'époque lui a poussé davantage au travail. C'est ainsi qu'après mûres réflexions, le produit « Ceux qui sont morts » est né. Publié aux Éditions Balafon en Côte d'Ivoire, « Ceux qui sont morts » suivi de « Kaklara ou jamais à genoux », est une pièce théâtrale de 109 pages. Dans cet ouvrage, l'auteur part du postulat que pour les festivités du cinquantenaire du pays, les autorités sont occupées à embellir la capitale ; elles cassent tout et refont tout ; elles demandent aux ancêtres de leur envoyer des délégués pour les représenter. Les ancêtres leur envoient des personnages qui sont les doubles des différentes Républiques que le pays a connues depuis son accession à la souveraineté nationale et internationale.
La première République qui symbolise Konomani, porte encore sa grossesse ; chaque jour qui passe voit son lot de désespoir chez lui ; finalement, elle fait une fausse couche. La seconde République qu'incarne Yèrèfagassou matérialise le Comité Militaire de Libération Nationale (CMLN) qui après avoir promis monts et merveilles au peuple, a fait volte-face pour s'éterniser au pouvoir. La troisième République est matérialisée par Normalisse. Ici, c'est la vie du pouvoir constitutionnel qui est prônée. Et d'ailleurs, cette République est synonyme de prostitution, de népotisme, de gabegie bref de tous les maux qui l'ont miné jusqu'à sa dégringolade. Du coup, tous les repères sont perdus ; c'était hallucinant.
De ce fait, « Ceux qui sont morts » suivi de « Kaklara ou jamais à genoux », est une invite de l'auteur à la remise en cause nationale. Par ce biais, il invite les uns et les autres à se transcender pour des lendemains meilleurs. « Ceux qui sont morts » suivi de « Kaklara ou jamais à genoux » est sorti le 20 mars 2013. Il était présent lors du Salon du livre de Paris au Stand de la Côte d'Ivoire. Il est suivi de « Kaklara ou jamais à genoux » qui lui a été inspirée par la situation que le Mali vit actuellement. C'est-à-dire cette guerre imposée à notre pays dont nous sentons toujours les séquelles.
Il est à noter que l'auteur Adama Traoré est comédien,, metteur en scène et directeur de la compagnie Acte sept de Bamako et du Festival du Théâtre des Réalités. De 2001 à 2005, il a été expert en théâtre pour l'Afrique de l'Ouest au sein de la Commission internationale du théâtre francophone. Il est le président de la Coalition malienne pour la diversité culturelle. Il est l'auteur de : Le petit théâtre du Farfadat suivi de La messe est dite (Bamako, L'Harmattan / La Sahélienne 2011).
<strong>Mamadou Macalou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour le sang du mortier de Amina Sow Mbaye : Au fil des chapitre en libre commentaire (suite et fin)</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/pour-le-sang-du-mortier-de-amina-sow-mbaye-au-fil-des-chapitre-en-libre-commentaire-suite-et-fin-146986.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 May 2013 07:11:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong> ...Parti il y' a très longtemps, Elou, pour une fois des nouvelles de lui, le voici tout simplement  donné pour mort par  ce mystérieux courrier parvenu à Ria désormais seule  face à son  impitoyable destin. Un récit d'une fin tragique dans ce chapitre au titre paradoxalement plein d'espoir, l'espoir du « beau temps après la pluie »(chap. 8). Un nouveau départ, une autre vie commence ainsi pour Ria et pour ses amis du reste malgré le doute subsistant  sur la mort de Elou, une sorte de refus d'admettre  une réalité immuable tant on aurait aimé qu'il en soit autrement …</strong></em>
Dans le chapitre  qui  suit (chap. n°9), Amina Sow Mbaye, dans des envolées lyriques qui dévoilent son autre talent de poétesse, va user d'une technique digne de « DEUS EX MACHINA » pour annoncer le retour inattendu au bercail d'un Elou  nostalgique des fastes , des sons et lumières de  l'ancienne capitale Ndar Guedj (Saint-louis du Sénégal).
Son aventure aux Etats-Unis, à vrai dire,  n'aura été que tribulations, une mésaventure qui l'aura désastreusement métamorphosé et plongé  à la limite dans un « abime sans fin) chap. n°10. Cette mystérieuse lettre  n'était donc « qu'une plaisanterie fatale (chap. n°11) conférant à cette oeuvre une dose de tragi-comédie. On se demandera encore pendant longtemps les réelles motivations de  Ousseynou auteur de cette fameuse lettre au seul mérite d'avoir « délivré » Ria et Ousseynou et accéléré les choses dans leur commune nouvelle vie .
Et dire que les listikhars (prédictions) de Sérigne Badara avaient, à maintes reprises, prédit le retour de Elou à qui il se chargera de dire à présent «Toute la vérité » chap. n°12 sur la nouvelle tournure des choses après sa mort déclarée et qu'il avait lui même acceptée avec résignation. Elou  bien de retour a en face de lui une autre réalité que la nouvelle vie entamée par  sa chère Ria et ses enfants sous le toit de son meilleur ami Sidy....
Devant une telle situation une  décision s'impose et à force d'y réfléchir Elou sombra  dans un rêve ;  « le fameux rêve » du chap. n°13.
Un chapitre d'une rare beauté dans la description avec des symboles évocateurs  qui campent un décor dans lequel Elou se fond en parfaite osmose.
Le rêve du dénouement peut être, le rêve des remords certainement,  le rêve  du recueillement de Elou à la recherche de Dieu, à la recherche de la sublimation et implorant la miséricorde…On pourrait parler à la fois du dialogue et du monologue de Elou  dans une sorte de retraite spirituelle espérant une solution divinement insufflée.
Finalement c'est par une « lettre décisive » chap. 14, que Elou, la foi en bandoulière, a décidé de renoncer à « son patrimoine » en ne se dévoilant pas à Ria et Sidy.   Il n'en veut ni à Ousseynou pour avoir fomenté le coup de la fameuse lettre, ni à Sidy qui n'ont pu le reconnaître malgré les pressentiments de Ria...
Amina Sow Mbaye aura entretenu le suspens jusqu'au bout  avec  en évidence dans ce dernier chapitre bien des valeurs portées par son héros aventurier qui repartira de nouveau pour Harlem...la cité noire. Des valeurs dans ce dernier chapitre avons -nous dit ; pouvait-il en être autrement dans ce milieu de traditions où Elou et ses amis ont été formatés parfois au prix d' épreuves identiques à celles du  Sang du mortier ; une œuvre à lire et à faire lire.

<strong>Michel NAMAR</strong>
<strong>mnamar@yahoo.com</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vernissage à l’Espace Culturel La Médina : Les portes de Tombouctou s’ouvrent à Bamako </title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/vernissage-a-lespace-culturel-la-medina-les-portes-de-tombouctou-souvrent-a-bamako-145871.html</link>
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<pubDate>Sun, 12 May 2013 09:29:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le samedi 2 mars 2013 vers 17 h, l’enceinte de la galerie La Médina refusait du monde suite au vernissage de l’exposition « Hier, Aujourd’hui, Demain Manuscrits ».</strong></em>
Pour la réussite de la cérémonie, les organisateurs ont mis des stratégies en branle en invitant un parterre de personnalités du monde de la culture et celui de la politique. La présence de deux membres du gouvernement à savoir le ministre de l’artisanat et du tourisme et celui de la culture représenté par son secrétaire général, a donné un éclat particulier à l’évènement. La visite guidée des lieux sous la houlette de Lassana Igo Diarra, promoteur du centre culturel La Médina, a permis de camper le décors. Sur le perron de la galerie, Mr Diarra a fait une brève explication aux invités par rapports à la tenue de cette exposition ; qui selon lui, est une manière de faire revivre les manuscrits de Tombouctou. Dans son entendement, il fallait penser à recréer le Nord ici puisqu’il nous était inaccessible d’accès jusqu’à un certain moment. En outre, il fallait penser à remettre en scelle les manuscrits de Tombouctou. C’est alors que les portes de la galerie à l’effigie de Tombouctou s’ouvrent pour les visiteurs. Très ému et très content, le ministre de l’artisanat et du tourisme s’exclama ainsi : « Les portes de Tombouctou s’ouvrent ! ». Et la visite des lieux s’en suivit sous le crépitement des photographes. En à un, les visiteurs du jour, ont été édifié sur le contenu de chaque tableau et chaque manuscrit. La cérémonie a pris fin par un cocktail.
Mamadou Macalou


<strong>Littérature</strong>
<strong>Lancement officiel de l’anthologie « Voix Hautes pour Tombouctou »</strong>

Le lundi, 4 mars 2013, les membres des Editions Tombouctou ont lancé officiellement à l’Hôtel Salam  l’anthologie « Voix Hautes pour Tombouctou ». C’était au cours d’une cérémonie grandiose qui a enregistré la présence de plusieurs personnalités. Au présidium, on notait la présence de l’honorable Younouss Touré, président de l’assemblée nationale par intérim, le ministre de l’environnement et de l’assainissement, ses homologues de la culture celui délégué au budget ainsi que le secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique représentant son ministre.
Le modérateur de la cérémonie, très éloquent a introduit la soirée par une déclamation poétique sur Tombouctou. Bien inspiré et maîtrisant son sujet, il a permis à l’assistante de se situer dans le contexte. Pour lui, la voix de Tombouctou doit porter haut, et rien ne doit l’empêcher de s’élever. A sa suite, Ibrahima Aya, membre des Editions Tombouctou s’est dit réjouit de l’immense honneur qui les a été fait. Il a aussi remercié tous ceux qui les ont aidé pour la réussite de l’évènement. Il renchérit pour dire que pour se relever, il faut reconnaître qu’on est à terre ; pour ensuite se battre. Et l’un des objectifs de cet ouvrage, c’est de se battre pour que l’immense culture de Tombouctou ne disparaisse pas. L’ouvrage, « Voix Hautes de Tombouctou » est diffusé en Europe et dans les pays des auteurs. Le vieux Albakaye Ousmane Kounta s’est dit agressé et indigné par les actes ignobles qui ont frappé Tombouctou, sa ville natale. Plus jamais cela et que dorénavant, Tombouctou reçoit les rayons de soleil comme il se doit. C’est alors que nous assistâmes à la déclamation des poèmes par les élèves du lycée Massa Makan Diabaté et Daouda N’diaye, journaliste.
L’honorable, El Hadj Baba Haïdara, député élu à Tombouctou, dans son intervention, a prôné la revalorisation des acquis de Tombouctou. Pour lui, la ville de Tombouctou renaîtra de ses cendres. Et le travail remarquable que les écrivains sont entrain de faire est à saluer. La déclamation des poèmes par Hawa Semega et Daouda N’diaye ont tenu le public en haleine.
Quand au ministre Bruno Maïga, il a vivement salué l’initiative des Editions Tombouctou. C’est la preuve que la poésie peut bel et bien jouer un rôle dans la résolution des crises. Il a exhorté les uns et les autres à se battre que la flamme de Tombouctou ne s’éteigne pas. En outre, nous assistâmes à la lecture des 25 poèmes de l’ouvrage par les élèves du lycée Massa Makan Diabaté. L’honorable Younouss Touré, dans un discours pédagogique a plutôt mis l’accent sur l’apport inestimable des écrivains dans l’essor intellectuel et économique d’une nation. Citant Ahmed Baba, célèbre écrivain de Tombouctou, il dira que c’est l’exil et la souffrance qui ont forgé le destin de cet homme. Il n’a pas oublié Kankou Moussa dont le souvenir est plein d’enseignement. Dans le même, il a invité les maliens partout où ils se trouvent, de se battre pour le Mali éternel. Pour lui, l’ouvrage « Voix Hautes pour Tombouctou » nous réconcilie avec l’esprit de Tombouctou. Il a lancé l’appel à tout le monde de lire à haute voix pour que le nom de Tombouctou résonne partout.
La cérémonie a pris fin par un cocktail.
<strong>Mamadou Macalou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entretien avec ... Abdou Diouf, à propos de la lecture</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/entretien-avec-abdou-diouf-a-propos-de-la-lecture-145868.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 12 May 2013 09:27:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Nos confrères de Le Libraire ont interviewé Abdou Diouf à l’occasion de son passage à Quebec pour le XIIe sommet de la Francophonie. Abdou Diouf est le successeur de Léopold Sédar Senghor à la présidence du Sénégal. Il est aussi le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie.

Dans cet entretien, il évoque l’importance du livre et de la langue française. Il nous révèle que son premier émoi en matière de littérature lui est venu du Cid de Corneille : « En classe de sixième, j’ai été parti-culièrement ému à la lecture du Cid de Corneille. Ce fut un grand moment dans ma vie de collégien ».
Il explique en outre que : « Le livre a représenté pour le jeune Sénégalais que j’étais une formidable ouverture sur le monde ». Enfin il avoue que s’il ne devait garder qu’un livre sur une île déserte ce serait L’esprit de lois de Montesquieu : « Il me semble que la sagesse dont il fait preuve dans ses livres nous est indispensable ».
Abdou Diouf : au cœur de la clameur universelle  De Dakar l’effervescente en passant par Paris la lumineuse, Abdou Diouf, secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie, a atterri à Québec la paisible le temps du XIIe Sommet de la Francophonie, qui s’y est tenu du 17 au 19 octobre 2008. Abdou Diouf a été président du Sénégal à la suite de l’écrivain et académicien Léopold Sédar Senghor, qu’il considère comme son père spirituel et mentor. En digne héritier, il continue aujourd’hui la lutte pour la langue française, qui compte plus 200 millions de locuteurs dans le monde. Portrait d’un francophone d’Afrique engagé et non dénué d’humour!
Quel a été votre premier contact avec le livre?
Mon premier contact avec la lecture a été évidemment d’ordre scolaire, puis d’ordre épistolaire. A l’âge de deux ans et demi, mes parents m’ont envoyé à Saint-Louis-du-Sénégal, chez ma tante paternelle, où j’ai suivi mes études coraniques, primaires et secondaires. C’est dans cette ville que j’ai appris à lire et à écrire. A l’école primaire, nos livres de lecture s’intitulaient Mamadou et Bineta. Ma tante était la présidente du comité des femmes partisanes de Léopold Sédar Senghor de Saint-Louis, où Senghor était minoritaire. Chaque soir, le comité des femmes se réunissait dans notre maison, et j’étais chargé de leur lire tous les journaux qui paraissaient. De plus, c’est moi qui rédigeais toutes les lettres que ces femmes analphabètes adressaient à Senghor. Quand Senghor leur répondait, c’est moi qui traduisais le contenu des lettres.
Quel a été votre premier émoi littéraire?
En classe de sixième, j’ai été particulièrement ému à la lecture du Cid de Corneille. Ce fut un grand moment dans ma vie de collégien. Aujourd’hui encore, certaines phrases me reviennent: «Nous partîmes cinq cents; mais par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au port…», «Que peut-on m’ordonner que mon bras n’accomplisse?», «À qui venge son père, il n’est rien d’impossible», «Jamais nous ne goûtons de parfaite allégresse: nos plus heureux succès sont mêlés de tristesse.» Bien entendu, nous avons aussi dû lire tous les classiques comme Racine, Molière, sans oublier ce géant de la littérature qu’était Victor Hugo.
Quelle a été l’importance du livre de l’enfance à l’âge adulte? Vos influences?
Le livre a représenté pour le jeune Sénégalais que j’étais une formidable ouverture sur le monde. Par la langue française, qui est la langue officielle du Sénégal grâce à Léopold Sédar Senghor, j’ai pu avoir accès à tous les grands auteurs francophones, dans des domaines aussi différents que l’histoire, les sciences, la philosophie et, bien sûr, la littérature. Jeune étudiant, j’ai notamment été influencé par Montesquieu.

Quels sont les titres qui vous ont marqué, les auteurs que vous appréciez le plus?
J’aime beaucoup Victor Hugo, Racine, Corneille. Quelqu’un a dit que Corneille peint les hommes tels qu’ils devraient être; Racine les peint tels qu’ils sont. Par mon exigence éthique, ma recherche de la vertu et de l’héroïsme, je préfère Corneille pour les thèmes qu’il développe! Bien entendu, j’aime l’œuvre de Léopold Sédar Senghor, mon père spirituel et mon maître, comme celle de Césaire. J’apprécie aussi beaucoup les écrivains africains, comme Birago Diop: un écrivain sénégalais qui, tout en écrivant en français, arrive à vous faire pénétrer dans l’esprit de notre civilisation. Son écriture est telle qu’on a l’impression d’entendre les intonations de nos langues nationales… Enfin, il y a Hampâté Bâ, un écrivain malien qui a écrit Amkoullel l’enfant peul, un très beau récit. C’était un homme très tolérant, très ouvert. Il est venu me rendre visite, une fois, à Dakar.

Que lisez-vous en ce moment? En avez-vous seulement le temps?
Mon emploi du temps ne me laisse, il est vrai, que peu de temps pour la lecture. Je lis beaucoup de littérature spirituelle, qui est plus reposante pour l’esprit et qui, d’une manière générale, nous pousse à nous interroger sur le sens de la vie. La Bible et le Coran sont deux textes essentiels à mes yeux. Autrement, pour me distraire avant de dormir, j’avoue lire et relire les bandes dessinées d’Astérix ou d’Iznogoud, dont je reste un inconditionnel!
Enfin, sur une île déserte, quels livres emporteriez-vous dans votre bibliothèque?
Les ouvrages de Montesquieu, dont notamment L’esprit des lois. Il me semble que la sagesse dont il fait preuve dans ses livres nous est indispensable.
La politique de la Francophonie dans le domaine du livre
L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’est engagée à promouvoir la diversité des expressions culturelles en soutenant la structuration et le développement des filières d’industries culturelles, dont la filière du livre. L’objectif est d’offrir aux populations francophones l’accès aux savoirs et aux produits en langue française, surtout les littératures francophones. Outil de promotion des auteurs de langue française et des littératures francophones, le Prix des Cinq continents de la Francophonie est destiné à favoriser la relève littéraire reflétant la richesse de la diversité culturelle et éditoriale en langue française. Le lauréat 2008 est Hubert Haddad pour son roman Palestine, paru aux éditions Zulma.
L’OIF a créé, en vingt ans, un réseau comprenant plus de 230 centres de lecture et d’animation culturelle dans les zones rurales et périurbaines difficiles des pays les plus défavorisés, et ce, en liant ce projet au soutien à la mise en œuvre d’une politique de lecture publique nationale. De plus, l’organisation pilote la création d’une véritable Bibliothèque numérique francophone, avec le Réseau des Bibliothèques nationales numériques francophones, qui devrait permettre l’accès à tous les fonds en français des Bibliothèques nationales ou assimilées des pays francophones sur un portail unique, conçu et mis au point par Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
L’OIF s’attache également à favoriser la participation d’auteurs, mais aussi de professionnels du livre du Sud à des salons ou à de grandes manifestations littéraires. En 2007-2008, quarante écrivains ont participé au Salon africain du livre et de la presse de Genève, et vingt-huit au Salon international du livre de Québec, qui a accueilli également neuf éditeurs.
Pour 2009, l’OIF souhaite mieux faire connaître ces initiatives à l’occasion des manifestations qui seront organisées pour célébrer Beyrouth, désignée Capitale mondiale du livre par l’UNESCO.
<strong>       source : </strong>
<strong>        Journal </strong>
<strong>             Le Libraire        </strong>]]> </content:encoded>
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<title>3ème Edition du Festival International Kalan Kadi : Les livres de jeunesse au cœur des festivités</title>
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<pubDate>Sun, 12 May 2013 09:25:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>La troisième édition du Festival International de littérature de jeunesse Kalan Kadi s’est tenue du 18 au 23 mars 2013. C’était sous la houlette des managers de l’espace culturel La Médina.</strong></em>

La particularité de cette édition, c’est le déplacement du savoir vers les écoles compte tenu de la situation actuelle que vit notre pays. C’est pourquoi, les organisateurs ont jugé nécessaire d’envahir les champs scolaires que plutôt les salons feutrés. Pour cela, les écoles Castors, HORIZON ? Jean Richard, saint Kizito, Notre Dame, Mamadou Sissoko de Médine, Mamadou Konaté, l’Institut National des Arts ont reçu la visite des organisateurs. Dans chacune de ces écoles, des animations, des ateliers, des présentations de livres ainsi que des remises gratuites de livres ont été fait.
La cérémonie de clôture a pris fin le vendredi dernier à la Médina par des séances de lecture et de récital de contes  pour enfants. Un concours de dessin entre les scolaires a permis aux uns et aux autres de découvrir des talents cachés. A ce niveau aussi, des élèves ont reçu des livres pour leur brillante participation au festival. Autre fait marquant de cette cérémonie, c’est la remise des livres aux illustrateurs qui ont participé à l’édition précédente de Kalan Kadi. Et à propos de littérature, Astrid Lindgren, écrivain suédois a dit ceci : « Une littérature de qualité offre aux enfants une place dans le monde et au monde une place chez les enfants ».
Vivement la prochaine édition.
<strong>Mamadou MACALOU</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les islamistes, le MNLA et le livre :  Une guerre contre la culture</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-islamistes-le-mnla-et-le-livre-une-guerre-contre-la-culture-145854.html</link>
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<pubDate>Sun, 12 May 2013 09:19:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le Mali est un pays connu pour l’importance et la qualité de ses réseaux de bibliothèques. Depuis 1977, il a commencé à mettre en place son réseau de bibliothèques de lecture publique.</strong></em>

Fort de 112 bibliothèques dont 13 Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) et 7 bibliothèques en langues nationale, ce réseau couvre actuellement l’ensemble du territoire national. Il compte aussi un wagon-bibliothèque qui dessert 11 localités le long des rails Bamako – la frontière avec le Sénégal. Outre ce réseau de bibliothèques de lecture publique, il existe de nombreuses bibliothèques scolaires, spécialisées, de manuscrits. Les bibliothèques scolaires, coordonnées par la Cellule des Bibliothèques Scolaires (CBS) sont structurées en petits réseaux selon les partenaires qui les appuient ou qui les mettent en place. Ainsi, on compte le réseau de bibliothèques scolaires MALIRA (Mali – Rhône Alpes) dans le cercle de Rharous, le réseau de bibliothèques des associations ALED (Association pour la Lecture et le Développement), Culture et Développement dans la région de Tombouctou, le réseau des Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) de l’Organisation internationale de la francophonie, etc. Deux de ces CLAC, des bibliothèques modernes orientées technologies de l’information et de la communication ont ouvert leurs portes à Ménaka et à Kidal en 2011. Ce bref aperçu montre à suffisance les efforts du Mali et de ses partenaires pour mettre en place un système de documentation qui offre à lire à toutes les populations où qu’elles se trouvent sur le territoire nationale et sans distinction de races, de religion, … Il montre aussi à suffisance que la culture du livre est un volet important de l’action gouvernementale. Cependant, l’occupation fin mars 2012 des trois régions du Nord du Mali a fortement affecté les progrès réalisés dans la mise à disposition de l’écrit. Les islamistes et leur complice, le Mouvement national de libération de l’Azawad, se sont systématiquement attaqués au patrimoine culturel du Nord. Ils ont pillé et incendié des bibliothèques, démoli des mausolées, détruit des espaces culturels, muselé les hommes et femmes de la culture et étouffé l’expression culturelle.
Face à cette situation, la Direction Nationale des Bibliothèques et de la Documentation (DNBD) et d’autres acteurs du livre et de la lecture, depuis le 5 avril 2012, se sont mobilisés en adressant une lettre ouverte à l’UNESCO, à la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et institutions (IFLA), à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) pour alerter sur les dangers que couraient les institutions culturelles, notamment les bibliothèques. Le 16 avril l’ONU en appela à une action concertée pour éviter la perte des trésors documentaires de Tombouctou. Le Réseau Francophone du Numérique, quant à lui, publia un communiqué prenant acte de la lettre ouverte de la DNBD. Sur le terrain, des bibliothécaires à Tombouctou et à Gao ont fait preuve d’initiatives en mettant en sécurité les fonds documentaires et les équipements de certaines bibliothèques. Les manuscrits de l’Institut de Hautes Etudes et de Recherche Islamique (IHERI) doivent leur survie à ce type d’initiative.
Malgré tous ces efforts des bibliothécaires et des institutions, le pire n’a pu être évité sur tous les sites. Des bibliothèques ont été pillées, des documents incendiés ou jetés à la rue, des équipements (climatiseurs, ordinateurs, mobilier, …) ont été emportés. Le tableau ci après fait le point des exactions commises sur les bibliothèques dans les trois régions affectées. Il est la synthèse des informations fournies par les bibliothécaires déplacés du Nord du Mali lors d’une réunion tenue le 21 novembre 2012 à la Bibliothèque nationale du Mali.
Sidibé Amadou Bekaye
<strong>Chef division informatique, formation et normalisation </strong>
<strong>Direction nationale des bibliothèques et de la documentation</strong>]]> </content:encoded>
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<title> Editorial : La bataille du livre</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-la-bataille-du-livre-145864.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 12 May 2013 05:24:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Au Mali, on a coutume de dire que les gens ne lisent pas assez. Ce constat amer est dû au fait que le livre n’est pas tellement le dada des maliens. A regarder de près les familles maliennes, ils sont rares  ces chefs de famille qui accordent  la primauté à l’achat des livres pour leurs enfants. La plupart des cas, ceux-ci se contentent d’acheter des habits et des gadgets pour leurs progénitures. Les enfants eux-mêmes n’étant pas dans un milieu qui les incite à lire, finissent par avoir le dégoût de la lecture.</strong> </em>

Oui, osons le dire, les familles maliennes n’insufflent pas la dynamique de la lecture chez les enfants. Le père, la maman, le tonton, la tante, que sais-je encore, n’étant pas des lecteurs assidus, il va de soi que les enfants n’accordent aucun intérêt au livre. Alors que la première bataille que ceux-ci devraient mener pour améliorer la qualité de l’éducation de leurs enfants, c’est de les inciter à lire pour satisfaire leur curiosité. Et pourtant, cette bataille doit-être menée pour chasser la paresse intellectuelle chez les maliens afin qu’ils lisent pour un foisonnement intellectuel au Mali. Si le message est compris par les maliens ; et qu’ils en fassent  leur cheval de bataille, la qualité des ressources humaines s’amélioreront dans ce pays au grand bénéfice de nous tous.
Cependant, pour mener à bon port le « navire lecture », l’Etat doit-être le premier à promouvoir les supports écrits dans les coins et les recoins du pays. L’Etat doit aider aussi les acteurs du métier du livre à s’épanouir. La revalorisation de ce secteur contribuera à faire du livre un secteur porteur de richesse au Mali. Il suffit d’avoir la volonté pour que chaque malien ait au moins quelques livres pour en faire bon usage. La bataille du livre sera gagnée dans notre pays quand les maliens commenceront à acheter les livres comme du petit pain. Que dorénavant, devant le portail des familles maliennes, les livres, les journaux, les revues, bref n’importe quel support écrit alimentent les causeries.
Que la lecture soit, que la lecture fut.
<strong>Mamadou Macalou   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hier, Aujourd’hui, Demain : « Manuscrits »</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/hier-aujourdhui-demain-manuscrits-145858.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 12 May 2013 00:20:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>La belle écriture représente la langue de la main et la joie du cœur (Manuscrit de Tombouctou)</strong></em>
<em><strong>Le génie humain s ‘est illustré de fort belle manière en inventant ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui l’écriture, et cela depuis des siècles et des siècles.</strong></em>
A l’heure du numérique, est–il anachronique d’investir les champs de ces différentes formes d‘expressions des civilisations qui ont marqué leur temps et leur époque à travers une esthétique singulière.
Aujourd’hui, il est établi de manière irréfutable que l‘histoire africaine recèle de nombreuses expériences d ‘invention et d’utilisations de l‘écriture.
Au Mali, les touaregs semblent avoir été parmi les premiers peuples à maitriser l‘écriture par l’alphabet Tifinagh qui remonterait vraisemblablement à la fin du néolithique.
Vous conviendrez avec nous qu’il serait absurde de consumer ces legs précieux de richesses inouïes. Nous laisserons cette délicate mission aux scientifiques d ‘exhumer et de diffuser ces Trésors.
L’exposition Hier, aujourd’hui, demain Manuscrits est l‘une des traces visibles de l’Atelier international de Manuscrits de Bamako. Durant un mois notre atelier s’est transformé en laboratoire de recherche, et notre voyage dans le temps a été inspiré par l’une des plus grandes cités savantes.
A des milliers d ‘encablures des vestiges architecturaux de l ‘université Sankoré, et comme par enchantement une porte s‘en trouve, créant une atmosphère de Medersa moderne à la Medina.
Ces lieux où jadis les artistes se rencontraient, discutaient, partageaient, enseignaient et écrivaient le savoir en toute liberté sous l ‘instigation des érudits tels que Ahmed Baba. Il fut un temps où les copistes étaient payés à prix d’or.
Cette aventure à la quête des cartes, des parchemins, des manuscrits, des idiogrammes, des signes, des traces, nous à transportés dans les croisements improbables des écritures sacrées, profanes, inventées sur des supports qui siéent aux challenges des matériaux.
Partir des matériaux très pauvres (papier craft, colle blanche, colorants de quincaillerie, huile de vidange, cartons) les scribes sont allés à la recherche de la créativité pour un développement riche.
Ici, Chronique des temps modernes, le dessin et la peinture font Corps en célébrant les Manuscrits. Les œuvres dégagent une littérature profonde et une poésie graphique.
Alors, laissons-nous emporter par une convulsion frénétique des Encres magnifiant une dualité complice des manuscrits Anciens et ceux du III ième Millénaire.
<strong>L. Igo DIARRA</strong>
<strong>Le Commissaire</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au cœur d&amp;apos;un ouvrage : « La procédure pénale au Mali »</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/au-coeur-dun-ouvrage-la-procedure-penale-au-mali-145255.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 May 2013 11:55:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de développement au Mali, nous nous sommes intéressés à un ouvrage intitulé : « La procédure pénale au Mali ». C'est un ouvrage de 205 pages écrit par Malick Coulibaly et publié aux Éditions Jamana.</b></em>

<b> </b>

[caption id="attachment_72827" align="alignleft" width="346"]<img class="size-full wp-image-72827" alt="Malick Coulibaly, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/coulibaly-malick.jpg" width="346" height="227" /> Malick Coulibaly, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux[/caption]

En l'espèce, le document écrit par un juriste et commenté par un autre juriste recommande beaucoup d'attention quant à la démarche à suivre. Cependant, l'étude de l'ouvrage nous montre qu'il est composé d'une introduction générale comportant la définition et le domaine de la procédure pénale, son importance ainsi que son évolution et ses sources ; une première partie qui traite les institutions du procès pénal ; la seconde partie porte sur le déroulement du procès pénal sans oublier la table alphabétique et la bibliographie.

Pour mieux situer le lecteur, l'auteur pose la problématique d'un cas pratique. A la page 7, il est écrit ceci : « 1- Sous une fine pluie, l'infirmier Mamadou prit sa moto Djakarta pour se rendre dans un hameau situé non loin de la commune rurale de Dio en vue d'apporter des soins à un malade en détresse. Chemin faisant, il tomba dans une embuscade tendue par deux individus qui le dépouillèrent de son téléphone portable avant de disparaître avec sa moto. La victime continua son chemin à pieds jusqu'à destination. Il apporta les soins au malade et y passa la nuit. Le lendemain, il se rendit à la brigade de gendarmerie de Kati pour porter plainte. Deux semaines plu tard, les investigations entreprises par les gendarmes aboutirent à l'arrestation des deux agresseurs. Ceux-ci furent déférés au parquet de Kati. Après avoir interrogé les présumés auteurs et la victime, le Procureur de la République sollicita et obtint l'ouverture d'une information judiciaire. Pendant des mois, le juge d'instruction saisi mena des investigations qui conduisirent au démantèlement d'un véritable réseau de malfaiteurs. A l'arrivée, le juge d'instruction prit une ordonnance de transmission de pièces au Procureur Général près la Cour d'Appel de Bamako. Ce magistrat saisit à son tour la Chambre d'Accusation de la juridiction du second degré qui décida in fine de la mise en accusation des inculpés devant la Cour d'Assises. A l'issue du procès entrepris, les accusés furent condamnés à de lourdes peines. 2- Le cheminement suivi de la dénonciation au niveau de la gendarmerie jusqu'à la condamnation définitive constitue l'objet de la procédure pénale. Celle-ci ne doit pas s'entendre seulement de la marche du procès pénal, mais de l'ensemble des institutions liées à ce procès. 3- Il convient de souligner que l'infraction et la sanction qui lui est applicable ressortent du droit pénal général. Dès lors, nait inéluctablement un lien entre cette discipline et la procédure pénale. L'explication est que, la première prend vie à travers la seconde qui devient un trait d'union entre l'infraction et la sanction ». Ceci étant dit, l'auteur met l'accent à la page 8 sur l'importance de la procédure pénale par ces mots : « La procédure pénale revêt une importance toute capitale. D'abord, comme souligné plus haut, elle rend possible l'application du droit pénal. Ensuite, la procédure pénale peut avoir une fonction de prévention du crime. Beccaria l'affirmait autrement : « La cause profonde de tous les relâchements viennent de l'impunité des crimes, non de la modération des peines ». L'explication est qu'une procédure pénale efficace assure une répression sans faille et anéantit le sentiment d'impunité. L'anecdote rapportée par MADAN le signifie à suffisance : un avocat rencontra un repris de justice et s'étonna : « Vous qui avez échappé de peu à la mort, comment se fait il que vous soyez à nouveau confronté à la justice? ». L'interlocuteur lui répondit : « Monsieur, la vérité est qu'il y a tellement de chances en notre faveur, et tellement peu contre nous, que je n'aurais jamais pensé en venir là. D'abord, les chances sont élevées de ne pas être découvert et beaucoup plus être appréhendé, et si vous êtes appréhendés de ne pas être condamnés et n'être pendu. Ainsi, je me considérais en sécurité, avec vingt chances contre une en ma faveur ».

Dans la même logique, l'auteur dira que la procédure pénale est principalement régie au Mali par la loi n° 01-080 AN-RM du 20 août 2001 portant code de procédure pénale. Cette loi a abrogé et remplacé la loi n° 62-66 AN-RM du 6 août 1962 portant code de procédure pénale qui a succédé au code d'instruction criminelle naguère applicable en Afrique Occidentale Française (AOF).

7- Le nouveau code de procédure pénale fait sienne la protection des droits de l'homme et des libertés. Ainsi, dans ses dispositions préliminaires, il prescrit un certain nombre de garanties portant sur le caractère équitable du procès pénal, la présomption d'innocence, le respect des droits de la défense ou encore le principe du double degré de juridictions. 8- D'autres textes régissent également la procédure pénale. C'est le cas par exemple de la Constitution du 25 février 1992, la loi n° 01-081 AN-RM du 24 août 2001 portant sur la minorité pénale et institution de juridictions pour mineurs ou encore la loi n° 95-042 / AN-RM du 20 avril 1995 portant code de justice militaire.

La première partie de l'ouvrage qui débuta à la page 11, détaille les institutions du procès pénal. Divisée en deux chapitres, elle traite les organes chargés de la répression de l'infraction et les actions en justice. Quant à la seconde partie, la lumière est faite sur elle à partir de la page 119. Elle concerne le déroulement du procès pénal. A ce niveau, le premier chapitre traite l'instruction préparatoire ; et le second la phase décisoire et le troisième les voies de recours.

En tant qu'enseignent à la faculté des Sciences Juridiques et Politiques, l'auteur n'a pas occulté de mettre cette partie : « Un étudiant en droit qui ne s'accorde pas le temps de suivre des audiences correctionnelles et civiles pendant son cursus universitaire, ne vaut guère mieux qu'un ingénieur agronome qui a décroché son diplôme sans mettre le pied dans un champ. Le présent chapitre est tout simplement une invite adressée aux étudiants à s'imprégner du parachèvement de la procédure pénale. De ce fait, nous laissons les lecteurs d'aller à la satisfaction de leur curiosité en se procurant de ce document.

Il est à noter que Malick Coulibaly, après ses études fondamentales et secondaires, obtint le baccalauréat au lycée Prosper Kamara, série Langues Littératures (LL) en 1992. Sorti de l'École Nationale d'Administration (ENA) avec une maîtrise en Sciences Juridiques en 1998, puis à la Faculté de Droit de Montpellier où il décrocha successivement un DEA en Droit privé fondamental en 2000, un Doctorat en Droit privé fondamental et Sciences criminelles. Depuis 2004, il est chargé de cours à la faculté des Sciences Juridiques et Politiques. Il fut magistrat de 2005 à 2008.

Malick Coulibaly est aujourd'hui l'actuel ministre de la justice du Mali.

<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

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<title> «L’Urne et le Glaive» : L’histoire juridico&#45;politique du Mali passée au peigne fin</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/lurne-et-le-glaive-lhistoire-juridico-politique-du-mali-passee-au-peigne-fin-145253.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2013 10:15:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de développement au Mali, nous avons jugé utile de nous intéresser à un ouvrage intitulé : « L’Urne et le Glaive ».</b></em>

[caption id="attachment_145264" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-145264" alt="Dr Amadou Aliou N’Diaye, auteur du livre" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/Dr-Amadou-Aliou-N’Diaye.jpg" width="250" height="163" /> Dr Amadou Aliou N’Diaye, auteur du livre[/caption]

Ce livre de 418 pages, publié aux Editions Jamana, est écrit par Amadou Aliou N’Diaye, ancien Président de la Cour Suprême du Mali. C’est un véritable réquisitoire pour la démocratie et les droits de l’homme. L’auteur, en juriste chevronné, n’a pas hésité à tremper la plume dans la plaie afin qu’elle soit pansée au grand bénéfice de nous tous. Dans ses réflexions très approfondies, Amadou Aliou N’Diaye décortique avec minutie les concepts sociopolitiques et judiciaires du Mali de 1960 à la troisième République. En ouvrant ce livre, dès les premières pages, trois choses nous frappent l’esprit. Primo, l’auteur s’incline pieusement à la mémoire de son père ; secundo, il rend hommage à feu François Mitterrand, l’homme de la Baule et de la démocratisation ; tertio, il ouvre le débat par cette citation : « La transparence dans la gestion des affaires de la Nation est la clef de voûte de tout développement économique lorsqu’elle est réduite à un état de pur slogan ou de verbalisme creux ; dans ce cas, la démocratie s’en va à l’eau emportant avec elle l’espérance d’un éventuel Etat de Droit. Faisons en sorte qu’au Mali, la transparence soit une réalité toujours vivante et quotidienne ! ». C’est ainsi qu’en avant-propos du livre, à la page 9, l’auteur invite les citoyens maliens et surtout ceux qui détiennent une parcelle du pouvoir de l’Etat à bien méditer cette réflexion, extrait sur la vie de Machiavel, en espérant qu’ils pourront en relever le défi. Il cite : « Aristote m’a enseigné que l’essentiel de la sagesse est de se tenir dans un juste milieu. – Seriez-vous sans ambition ? – Loin de là, Monseigneur, sourit Machiavel. Mon ambition est de servir mon Etat de mon mieux. – C’est précisément ce qu’on ne vous permettra jamais de faire. Vous savez mieux que quiconque que dans une République, le talent est suspect. Un homme peut accéder aux plus hautes fonctions si sa médiocrité ne menace aucun de ses collègues. C’est pourquoi une démocratie est gouvernée non pas par les hommes les plus compétents, mais par ceux dont l’insignifiance rassure les autres. – Savez-vous ce qui ronge le cœur d’une démocratie ? Il regarde son interlocuteur comme s’il s’attendait une réponse, mais Machiavel se tut. – La jalousie et la peur. Les hommes mesquins qui sont en place se jalousent les uns les autres et plutôt que de voir l’un d’eux gagner en considération, ils l’empêchent de prendre telle mesure dont dépendent, peut-être, la sécurité et la prospérité de l’Etat ; et ils ne sont jamais tranquilles parce qu’ils savent que ceux qui les entourent ne reculeront devant aucun mensonge, aucune fourberie pour les supplanter ».

En guise d’introduction, à la page 11, l’auteur écrit que trois décennies environ après l’accession de l’Etat du Mali à la souveraineté internationale, qu’il convient de jeter un regard rétrospectif sur le chemin parcouru, de circonscrire tous les problèmes sociopolitiques et judiciaires ayant jonché ce parcours, d’y réfléchir, de les analyser, d’en dégager les causes intrinsèques et extrinsèques afin de mieux percevoir les solutions qui devront dans l’avenir, retenir l’attention de ceux qui auront pour charge de conduire la République vers son destin. De cette analyse, sa conviction l’autorise à affirmer que les causes de l’ensemble des problèmes sociopolitiques et judiciaires, puisent leurs sources profondes tant dans « l’écart considérable, pour ne pas dire le gouffre, qui sépare les textes de la pratique constitutionnelle et politique », que dans le régime du Comité Militaire de Libération Nationale (CMLN) qui a lourdement failli à la mission dévolue à l’Armée Malienne. Pour lui, l’Etat est un édifice ayant pour fondement la justice ; celle-ci est une notion essentielle à défaut de laquelle aucune entité ne saurait être viable. C’est pourquoi, l’auteur consacre la première partie de l’ouvrage à l’étude critique du système sociopolitique et judiciaire au Mali de 1960 à 1986. Définissant la notion de justice qui est des plus usitées, Amadou Aliou N’Diaye qit qu’il est très courant d’entendre les expressions suivantes : « Justice a été rendue », « C’est injuste », « Il n y a pas de justice dans ce pays », « La justice est bafouée », « L’Etat est injuste »… Peu importe, pour le praticien, il est loisible de la circonscrire en définissant la justice comme étant un concept qui exprime un ordre préétabli, public, social ou économique qui sous-tend les rapports tant des hommes que des collectivités entre eux. La justice se traduit donc par cette harmonie qui doit conditionner toute vie normale en société et assurer l’équilibre des valeurs. Et à la page 18, il est écrit ceci : « La viabilité de tout Etat, républicain de surcroît, dépend du respect profond que les tenants du pouvoir en particulier auront de l’ordre préétabli ; il s’agit du respect scrupuleux des textes constitutionnels et législatifs qui en sont les fondements. La moindre violation de ces structures de base sera une ouverture suffisante aux désordres et à la gabegie qui sont des concepts corollaires de décadence… ». Toujours au niveau de cette première partie, l’auteur nous brosse la Première République (1960 – 1968), à travers la Constitution de 1960, les entorses à la Constitution (l’émergence d’un parti unique de fait), la justice, une dépendance de l’exécutif, la dictature de l’US RDA, la prééminence du parti sur le Gouvernement ainsi que sur le Parlement, les grandes décisions de l’US RDA, les phénomènes de « l’africanisation » des cadres, l’option pour une orientation socialiste marxisante, les problèmes monétaires, la rébellion du Nord, l’échec de la « Partitocratie » de fait. En outre, l’auteur décortique le régime du Comité Militaire de libération Nationale (CMLN 19 novembre 1968 – 30 juin 1979) à partir de la page 49. Il parle du devoir d’intervention militaire et les limites de cette intervention. Au niveau de la page 58, l’accent est mis sur la dictature militaire. La page 77 commence par la Constitution du 2 juin 1974, fondement de la deuxième République. Il est écrit ceci : « La deuxième République a officiellement succédé au régime d’exception du CMLN le 30 juin 1979, jour où son Président fut élu ». A ce niveau, l’auteur nous parle de l’Union Démocratique du Peuple Malien (UDPM) et ses tares. Aussi, un fait marquant se produit à la page 93 par l’éveil de la conscience politique à partir de 1986. Quant au contexte judiciaire, il est écrit à la page 97 de la nécessité de promouvoir l’autorité judiciaire, la Cour Suprême à l’avant-garde jusqu’à la page 107.

La deuxième partie de l’ouvrage nous parle de l’évolution du système sociopolitique et judiciaire au Mali de 1986 à la troisième République. Selon l’auteur, la Cour Suprême, dans son rôle d’Institution d’avant-garde, a beaucoup contribué à l’enracinement de l’Etat de droit au Mali. A la page 111, il est écrit ceci : « La recommandation faite en 1986 par le conseil National au Secrétaire Général du parti (UDPM), l’invitant à faire assurer le fonctionnement efficace de la cour Suprême dans l’exercice de sa mission de contrôle permanent des actes de Gouvernement et les efforts déployés dans ce sens par le Président du Gouvernement furent des catalyseurs qui permirent à la Haute Juridiction de sortir de l’état de léthargie dans lequel elle avait été plongée depuis plus de deux décennies ». L’auteur parle aussi du serment de la Cour Suprême, le principe des rentrées judicaires, la problématique de l’Etat de droit au Mali, du rôle de la Cour Suprême dans un Etat de droit. A la page 149, on peut noter quelques Arrêts querellés de la Cour Suprême à savoir l’affaire Issa N’Diaye (Arrêt N° 57) du 14 novembre 1989, l’affaire Modibo Diarra et Youssouf Ganaba (Arrêt N° 56) du 8 novembre 1990, l’affaire Mme Diakité Manassa Dagnioko (Arrêt N°41) du 4 octobre 1990.

La page 177 commence par la Cour Suprême face à la circulaire N° 0001/UDPM du 15 janvier 1991 relative à la préparation du congrès des 28, 29, 30 et 31 mars. A ce niveau, l’auteur parle du nœud gordien et la mission du nouveau ministre de la justice. A partir de la page 183, l’auteur brosse le procès de la cour Suprême et la chute de la deuxième République. Et la page 197 nous parle de la transition qui aboutit à la troisième république. A ce niveau, l’auteur passe en revue tout ce qui s’est passé en amont jusqu’à l’avènement de la démocratie. Et il conclu en disant ceci : « Enfin, une démocratie multipartiste intégrale, des partis d’opposition dynamiques, conscients et responsables, une presse libre, la séparation totale des pouvoirs, une magistrature économiquement et moralement indépendante, le tout sous le couvert d’une armée républicaine forte sur les plans moral et matériel, voilà ce que le peuple malien au lendemain de la révolution attend de la troisième République.

A noter que Amadou Aliou N’Diaye est né en 1934 à Bamako. Titulaire d’un Doctorat d’Etat privé à Lille (France), il a successivement servi au Mali à partir de 1962 comme Chef du contrôle économique (Affaires Economiques), Substitut du Procureur de la République, juge au siège, juge d’instruction, Conseiller à la Cour Suprême.

Directeur de cabinet au Ministère de la justice de 1977 à 1983, puis Président de la Cour d’Appel de Bamako ; il fut Président de la Cour Suprême de 1985 à 1991. En 1978, le Mali présenta sa candidature au poste de juge à la Cour Internationale de Justice de la Haye. Parallèlement à ces fonctions, Amadou Aliou N’Diaye enseigne à l’Ecole Nationale d’Administration du Mali en qualité de professeur de Droit, de l’année scolaire 1966-1967 à ce jour. Actuellement, Amadou Aliou N’Diaye consacre la majeure partie de son temps de retraite aux activités champêtres et à l’écriture.

<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
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<title>Roman: « La Conjuration » Comment  s’affranchir du joug !</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/roman-la-conjuration-comment-saffranchir-du-joug-145250.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2013 10:15:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de développement au Mali, nous nous sommes intéressés à un roman intitulé : « La Conjuration ».</b></em>

<b> </b>

[caption id="attachment_145258" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-145258" alt="Daniel Tessougué, auteur du livre" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/Daniel-Tessougué.jpg" width="250" height="225" /> Daniel Tessougué, auteur du livre[/caption]

Cet ouvrage de 159 pages, édité aux Editions Jamana, est un véritable essai politique écrit par Daniel Amagoïn Tessougué. L’auteur, à travers ces lignes, s’est penché sur les multiples complots qui ont émaillé la vie politique dans plusieurs pays de dictature en Afrique. C’est une façon pour lui de rendre hommage aux combattants de la liberté. La préface faite par Me Amidou Diabaté, ancien ministre de la justice du Mali, en dit long. Ce dernier, dans un style limpide et clair, s’est mis déjà dans la peau du critique littéraire. Dès la page 3, il entame ses propos par ceci : « Une longue amitié et un combat partagé pour la liberté, me valent l’honneur d’être le préfacier de ce livre qui assurément est un roman. Une intrigue, des personnages imaginaires sont crées par l’auteur pour jouer une partition qui malheureusement a été plusieurs fois vécue dans la réalité sous les tropiques. « La conjuration », pour ce qui concerne les faits qui sont rapportés, est la reproduction livresque des multiples complots qui ont émaillé la vie politique dans plusieurs pays de dictature en Afrique. Comme le dit si bien un des héros du roman « On a chanté partout qu’en expliquant au peuple quels sont ses droits élémentaires, je faisais de la subversion ». Combien de militants ont péri sous la torture pour la quête de la liberté ? « La Conjuration » est un hommage qui leur est rendu par l’auteur afin de perpétuer la flamme qui les a animés et dont l’incandescence a permis d’avoir raison en fin de compte de la dictature. Aujourd’hui, la démocratie est conquise. Mais le germe de la dictature n’est pas pour autant détruit. C’est pourquoi le combat auquel Daniel Amagoïn Tessougué appelle la jeunesse à travers son roman est toujours actuel. Intellectuel engagé, Daniel renoue avec le roman noir engagé dans la tradition de Jacques Roumain (« Gouverneur de la rosée ») et de Wolé Soyinka (« Cet homme est mort ») qui chantent l’intellectuel organique au sens marxiste. C’est Tarès, le héros du roman qui nous situe clairement au cœur du débat en s’écriant : « C’est là que se situe le rôle de l’intellectuel africain. Appeler le peuple à la compréhension de la source de ses malheurs, lui montrer qu’il est au début et à la fin du processus de développement et que sa force de frappe, c’est de pouvoir édicter sa volonté aux dirigeants qui tirent leur légitimité de lui. En agissant pas dans son intérêt, les dirigeants deviennent des traîtres à sa cause et il a le droit de les désavouer. Mais pour cela, il faut que chaque intellectuel puisse réellement se forger une nette conscience de son rôle dans sa sphère d’activités. Il faut aussi transcender privilège, honneur et gain au détriment de son peuple. Il faut que la fierté trouve sa source dans le bonheur du peuple ». Il renchérit pour dire qu’à cet égard, le rôle de l’intellectuel demeure ce qui est écrit dans « La conjuration » : « …Retourner parmi les siens, les aider à se débarrasser de toute cette racaille de députés corrompus, de magistrats aux ordres, de généraux lubriques, de ministres népotistes et cupides, des présidents oublieux des aspirations profondes des masses laborieuses… ». Et dans ce combat, la jeunesse a besoin d’être guidée, formée pour qu’elle assume sa part de responsabilité dans l’Afrique d’aujourd’hui, une Afrique habillée avec les oripeaux de la démocratie. Avec « La Conjuration », Daniel va au devant de ce besoin. Voilà que c’est bien dit. C’est ainsi que dès la page 7 de l’ouvrage, Daniel Amagoïn Tessougué campe le décor par ces vers de la Bible : « Ouvre ta bouche pour le muet, pour la cause de tous les délaissés. Ouvre ta bouche, juge avec justice, et défendre le malheureux et l’indigent ». De ce fait, l’auteur commence déjà sa lutte à partir de la page 9 par ceci : « Lutter, lutter, lutter… (car rien n’est acquis) ».

En épluchant le corps de l’ouvrage, on se rend compte qu’il est divisé en sept chapitres et l’épilogue. Au niveau du chapitre premier, c’est l’histoire de Témé, le grand frère de Tarès (l’intellectuel) qui émerveille et bouleverse le lecteur. La page 22 est illustrative : « Son aventure vers la capitale pour accueillir son jeune frère venant d’Europe commençait vraiment mal. Très mal même. La nuit fut longue et douloureuse. La pièce très exiguë était encombrée par d’autres detenus très alertes à distribuer des coups de poings. Décidément, même en prison, l’homme demeure toujours un loup pour son prochain. Témé subit toutes sortes de vexations au cours de la nuit…Dieu, que la terre est vaste, l’avenir rempli d’imprévus. Qui aurait jamais cru que lui Témé, serait un jour enfermé dans une petite piaule presque nu, obligé de se soulager dans une boîte métallique qui répandait une odeur suffocante. Qu’Allah est grand ! Mais si cela aussi était inscrit dans son destin…alors vraiment ce destin… ».

Le chapitre deux commence par les préparatifs du retour de Tarès (il vit en Europe) dans son village natal du nom Insogou. La remarque pertinente qui se dégage à ce niveau, c’est que Tarès eut de vives discussions avec ses camarades de fac au sujet des problèmes de l4afrique. D’ailleurs, certains lui conseille même de ne jamais rentrer pour ne pas vivre dans la misère que ses compatriotes. A la page 38, il est écrit ceci : « …Mais, tu t’en prends systématiquement à l’Afrique seule. Tu accuses uniquement les dirigeants africains. Tu sembles ignorer que les puissances occidentales sont pour beaucoup, sinon exclusivement dans le malheur de nos peuples ». Le chapitre trois commence par la rencontre de Tarès et son grand frère Témé et leur voyage vers leur village natal avec les tracasseries des agents de la police et de la gendarmerie. La page 47 nous illustre davantage : « Ce pays n’est pas votre patrimoine. L’arbitraire a une limite. Vous devriez avoir honte de vivre sur le labeur de ce peuple. Que faites-vous du sens de votre fonction ? Je n’ai cure de votre compréhension ; je sais une chose tous ceux qui ont fait peiner ce peuple le paieront, et cher. J’irai à Bankass, j’en causerai avec le commandant de cercle. S’il le faut, je toucherai le Gouverneur de région. Foi du médecin que je suis ». ( C’est Tarès qui parle)

Le chapitre quatre nous plonge dans la vie pratique de Tarès sitôt son arrivée. Maintenant, il est au cœur du système qu’il veut combattre avec toute son énergie. Malgré les coups bas et les déceptions, Tarès ne désarme pas. Il va jusqu’au bout de ses convictions. A la page 76, il est écrit ceci : <b><i>« En face de l’aveu du tout puissant Directeur Administratif, il décida en son for intérieur que jamais il ne baissera les bras. Il fallait tout faire pour sortir ce pays de ce système qui magnifie le népotisme, la gabegie, la médiocrité. Les laissés pour compte, jamais, ne doivent ployer l’échine ».</i></b> Le chapitre cinq commence par la vie paisible de Mayali où les citoyens exultaient. La page 107 nous édifie davantage : « …La sécurité du citoyen à Mayali s’installait peu à peu. Les descentes policières organisées par Kounkotigui, les rafles systématiques des cycles, les contrôles d’identité intempestifs ponctués d’acte de violence s’estompaient… ». Au niveau du chapitre six, nous pouvons lire ceci à la page 123 : « Le complot dit « des garnements de Mayali » faisait grand bruit dans la capitale. L’instance régionale avait, à partir du rapport du député, monté un véritable dossier, gros tissu de mensonges et de flagorneries, avec en annexe les conclusions réciproques du coordinateur régional de la santé et du procureur Kido. Les deux hommes avaient rivalisés de méchanceté, si bien que les têtes des présumés « conjurés » étaient offertes à l’holocauste ». Et à la page 124, ce qui est écrit est pathétique : « Un groupe de jeunes récalcitrants qui veulent renverser le régime. Ambitieux et sans aucune considération pour l’ordre établi, ils veulent déstabiliser le régime. Le tout repose sur la tête de ce docteur (Tarès) de malheur. Le directeur des affaires administratives du ministère de la santé à l’époque nous avait adressé une note confidentielle afin qu’on veille au grain… ». Le chapitre sept commence par les inquiétudes de la vieille Tansi (la mère de Tarès) au sujet de son fils bien aimé. A la page 139, on peut noter ceci : « Quel diable avait piqué Tarès pour s’attaquer au Président ? Voulait-il devenir plus grand que ce qu’il n’était ? ».

En épilogue, l’auteur parle de l’évasion des « conjurés » de la geôle de la Sécurité d’Etat grâce à une âme sensible (un homme en uniforme) que Paul surnomme « l’ange de dieu ». A la page 158, il est écrit que les « conjurés » menèrent désormais une existence d’exilés. Et des années après ces faits, la parole était donnée au peuple. La révolte de Témé fit son effet. Le peuple refusait désormais des diktats. Il décidait de ne plus se laisser spolier de sa liberté.

Les « conjurés » d’hier purent regagner leur pays.

Il est à noter que Daniel Amagoïn Tessougué est né le 10 décembre 1958 à Sangha, dans cette de la République du Mali qu’on désigne sous le nom de pays Dogon. Magistrat de formation, il est titulaire de plusieurs titres universitaires dont un Doctorat en droit privé. Il est aussi l’auteur des « Cantiques du Ginna », Recueil de poèmes publié aux EDIM S.A et « Harmonie retrouvée », Roman publié aux Editions CPE, Abidjan, Côte d’Ivoire.

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<b>Mamadou Macalou</b>

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<title>  Comment sortir le Mali du gouffre ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/comment-sortir-le-mali-du-gouffre-145260.html</link>
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<pubDate>Thu, 09 May 2013 09:15:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_145454" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-145454" alt="Mamadou Tiéoulé Konaté Alpha O Konaré" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/alpha-tieoule1.jpg" width="610" height="368" /> Mamadou Tiéoulé Konaté Alpha O Konaré[/caption]

<b>Le débat télévisé entre candidats à la présidentielle : une pratique à inscrire dans le marbre </b>

Dans l’histoire démocratique du mali, l’élection  présidentielle de 1992 restera comme la plus transparente, la plus disputée et celle qui a ressemblée le plus au modèle occidentale que nous mimons.

Des débats entre les différents candidats furent organisés au 1er tour et tout le monde se rappel celui qui opposa le jeune avocat Me Mountaga Tall et Maribatrou Diaby.

Le second tour de la présidentielle qui mettra au prise Alpha O Konaré et Mamadou Tiéoulé Konaté, donnera un débat d’une qualité telle que jamais vu en Afrique.

Les intellectuels maliens se souviendront encore de ce débat mémorable car ils seront sevrés par les  hommes politiques à  commencer par Alpha O konaré qui refusa de débattre avec le même Maribatrou Diaby qui l’accompagnait seul  devant le boycott des ténors du COPPO (Collectif des Partis Politiques de l’Opposition).

Cette élection de 1997 marqua surtout les esprits par sa cherté, Me Kasoum Tapo en était l’organisateur principal et dès lors nos élections coûtent chaque fois de plus en plus chères.

Cette année, nous atteignons 55 milliards pour élire un président et moins de 150 députés.

En 2002, il n’y eut pas de débat, imaginez un débat entre les deux finalistes de l’époque à savoir : Amadou Toumani Touré et Soumaila Cissé, en serions nous là où nous sommes aujourd’hui ?

L’histoire jugera car là aussi Alpha Oumar Konaré n’est pas exempt dans ce qui s’est passé.

En 2007 également, pas de débat car le sortant n’en est pas un adepte. Il promeut en lieu et place un consensus à la malienne comme il aimait le dire aux occidentaux qui ne comprenaient rien et prenaient  cela pour une innovation en matière démocratique.

Le consensus signifiant pour lui, venez tous manger et tout le monde se tait sur ce que fait l’autre ; en un  mot pas d’opposants qui lui créent des emmerdes.

C’est comme ça que l’impunité fut la règle, et la vérité l’exception pendant ces 10 ans.

Le Mali essaye de sortir de ce guêpier, les maliens ont besoin de savoir dorénavant. Et dorénavant, à partir des élections de juillet 2013 : le programme écrit des candidats doit être mis à la disposition des électeurs ;  puis détaillé par eux-mêmes au cours des débats contradictoires avec d’autres candidats à la radio et télévision nationale.

Au second tour, que deux face à face aient lieu entre les finalistes.

Cela permettra d’éclairer l’électeur dans  son choix.

Il faut que le débat et la contradiction soient encrés dans notre démocratie  même s’il faut le mentionner dans notre code électoral où que sais-je.

Notre référence étant la France, de quoi nos candidats ont-ils peur pour débattre entre eux ?

Manquent-ils de bagages intellectuels pour se frotter entre eux ?

Les candidats eux-mêmes doivent le réclamer par ce qu’ils seront les premiers à tirer bénéfice des débats s’ils ne sont pas convaincants.

L’ORTM en collaboration avec le comité de légal accès aux médias d’Etat doivent s’y mettre en organisant des débats de bonne qualité avec un journaliste à la hauteur. Pour ce faire, même s’il faut rappeler un ancien de la boîte.

Les intellectuels maliens longtemps grippés par le système parce qu’ayant cautionné la pratique des politiques pour diverses raisons ou intérêts ;  doivent sortir de leur hypnose pour l’amour du peuple majoritairement analphabète qui ne croit plus en eux mais qui n’a d’autres éclaireurs qu’eux.

En vous mettant ensemble et vous comportant de façon digne et noble, notre pays peut voir le bout du tunnel mais si rien n’est fait, nous allons droit au mur et ce pays n’aura pas d’avenir.

Que Dieu bénisse le Mali.

<b> </b>

<b>BOUBACAR  AOUDY DE</b>]]> </content:encoded>
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<title>Jeunesse et lecture :  « La lecture est un raccourci pour accéder à l’univers du savoir… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/jeunesse-et-lecture-la-lecture-est-un-raccourci-pour-acceder-a-lunivers-du-savoir-143218.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 09:17:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de développement au Mali, nous avons rencontré un jeune talentueux du nom de Baba Bourahima Cissé. Ce jeune intellectuel pétri d’une immense culture générale, est un fervent lecteur depuis sa tendre enfance. C’est pourquoi, il a accepté de se prononcer sur l’importance de la lecture. Suivez plutôt l’entretien !</b></em>

<b> </b>

[caption id="attachment_143235" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-143235" alt="Baba Bourahima Cissé" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Baba-B-Cisse.jpg" width="300" height="169" /> Baba Bourahima Cissé[/caption]

Je  m’appelle Baba Bourahima Cissé, Journaliste- Communicateur de formation. Je tiens tout d’abord à   féliciter et remercier le journal <b>« Bonne lecture »</b> par rapport à son apport précieux pour   la promotion de la lecture en général et particulièrement celle de  la jeune génération.     La lecture pour moi, c’est un raccourci pour accéder à l’univers  du savoir. Notre pays est une grande nation  dont l’histoire a été marquée par la tradition orale.  C’étaient les griots  les  mémoires  de nos traditions. Mais, force est de constater que l’arrivée des livres et autres manuels d’histoire ont   incontestablement donné une autre  dimension à l’interprétation de l’histoire. Il suffit donc d’éveiller ta curiosité  en feuilletant  quelques bouquins pour connaître voire découvrir ce  qui s’est  passé   un siècle avant toi.

&nbsp;

<em><b>Quand est-ce que vous avez commencé à lire ?</b></em>

Mon premier livre  lu, c’est le <b>syllaber</b>. C’était quand je faisais la 2<sup>ème</sup> année fondamentale  .Et c’est   mon papa qui me le faisait lire.  En suite <b>« Mamadou et Bineta sont devenus grands »</b> .Mais, en réalité   c’est à ma 6<sup>ème</sup> année que j’ai été piqué par  le virus de la lecture avec les extraits des romans  de victoire Hugo  , les fables de la Fontaine et certains écrivains africains dont Camara Laye, Amadou Ampathé Ba  …..

<em> </em>

<em><b>Qu’est-ce que la lecture vous a apporté ?</b></em>

Tout ! Je vais vous raconter une anecdote .J’avais  il y’a quelques années d’énorme  difficultés pour raffermir mes relations amicales voire  sociales. Mais un jour, j’ai partagé mon problème avec un ami que j’ai rencontré  à la faveur d’un séminaire .Il m’a recommandé de lire  Dalle Carnegie. Aussitôt j’ai cherché et lu  Carnegie. Sans aucune prétention de faire la publicité dudit auteur, je me suis nettement amélioré. Mieux j’ai découvert une  autre approche  des relations humaines. Souffrez que je vous dise que je peux sans modestie, collaborer  aujourd’hui avec  toute sorte de personne.

<em><b>On a coutume de dire que les maliens ne lisent pas, selon vous, ce constat amer est dû à quoi ?</b></em>

C’est regrettable. En effet, c’est la triste réalité. Très peu de cadres maliens lisent. Et c’est facile de le constater. Je n’ai pas réalisé d’étude là dessus, mais de mon humble avis, c’est un phénomène qui est tributaire à la <b>paresse intellectuell</b>e. Plus on lit, plus on commet à coup sûr moins d’erreur. Les célèbres dirigeants  ont toujours été des rats des Bibliothèques. (Abraham Lincoln des Etats Unis, Mao de la Chine ……<b> )</b>

<em><b>Avec l’arrivée de l’internet, ne craigniez-vous pas la disparition du livre imprimé ?</b></em>

Effectivement, on s’achemine vers  la numérisation  du livre. C’est une exigence du temps. Mais, je n’en crois pas que cela va nous amener à la disparition du livre imprimé. Mieux, mon cousin du village n’a pas les moyens d’acheter les appareils (Ipads , l’ordinateur et autres  …) pour lire.

<b><em>Quel appel avez-vous à lancer pour que les gens lisent beaucoup dans notre pays ?</em> </b>

Si le héros de l’Apartheid   a dit ceci : <b>« Une nation qui lit est une nation qui gagne   » </b>;  moi je dirai que pour avancer dans la vie, il faudrait lire. La lecture n’a rien à voir avec la volonté politique, c’est individuel.

<em><b>Votre dernier mot</b></em>

Mon dernier mot, c’est sans doute ce cri de cœur que je lance à mes camardes jeunes. Il y’a un adage qui nous enseigne ceci : <b>« Dit moi quelle jeunesse tu as, je te dirai quelle nation tu bâtiras »</b> .C’est pas une jeunesse  limitée et insuffisante qui ferra le Mali de demain.  Outillons- nous en parcourant les romans et autres  essais qui puissent nous  perfectionner davantage pour être apte à répondre aux attentes de la société.

<b>Interview réalisée par Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
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<title>Publication : « Devoir de conscience » ’’Odyssée d&amp;apos;un jeune étudiant’’</title>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 09:16:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong><img class="alignleft size-full wp-image-141713" alt="livre" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/livre.jpg" width="200" height="303" />Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de développement au Mali, nous nous sommes intéressés à une nouvelle publication intitulée « Devoir de conscience » Odyssée d'un jeune étudiant. C'est un ouvrage de 164 pages, écrit par Fousseyni Maîga et publié aux Presses Universitaires du Mali. De quoi s'agit-il dans cette œuvre, Elle se résume comme la synthèse de six années d'expériences vécues et de combats menés par un jeune étudiant de la faculté des sciences juridiques et politiques de l'Université de Bamako.</strong> </em>

Le jeune Maïga nous parle de ses déboires et de ses perspectives vécus sur la colline du savoir. En parcourant le livre, le lecteur notera que l'auteur n'épargne personne dans la dégringolade du système éducatif malien. Le livre lève le voile sur les véritables problèmes de l'enseignement supérieur malien tout en proposant des pistes de réflexions en vue d'y apporter des solutions pérennes et conséquentes. Du fonctionnement de l'institution universitaire à ses répercussions sur le système en tant que tel, l'auteur ameute l'opinion publique sur la responsabilité de tous les acteurs concernés. Il enfonce le clou en pointant du doigt la responsabilité des étudiants dans leur propre formation dans un univers où ils semblent abandonnés à eux-mêmes. Pour arriver à ses fins, il part du principe selon lequel « Il n’y a pas de citadelles inattaquables mais plutôt des citadelles mal attaquées ». Ce livre donne à comprendre que la situation actuelle de l'Association des Elèves et Etudiants du Mali(AEEM) tire son origine du comportement d'une société dans laquelle l'on s'est éloigné des valeurs morales et sociétales les plus fondamentales, et, de plus, démontre que son redressement passe par une réflexion globale sur son fonctionnement et la prise de conscience de ses militants. Grosso modo, « Devoir de conscience » est le film des péripéties de l'engagement patriotique et de la combativité d'un étudiant qui n'était pas de son époque.

Cependant, l'étude du livre montre qu'il est divisé en deux préfaces, un avant-propos et trente chapitres. La première préface faite par Me Amadou Tiéoulé Diarra, Avocat au barreau du Mali situe la quintessence même de l'ouvrage. Dès la page 6, il n'hésite pas à dire qu'en substance, Fousseyni Maïga polarise l'attention du lecteur sur deux points opposés. L'audace de critiquer le système éducatif et ceux qui sont chargés de sa mise en œuvre et la volonté de s'émanciper de cette torpeur ! Et il y parvient avec bonheur : Ainsi l'étudiant devient un leader d'opinions et passe même pour être un chef d'orchestre en miniature mais avec beaucoup d'ambitions légitimes en gestation. Quant à la seconde préface faite par Mohamed Gakou, Directeur Général de l'ISPRIC (Institut des Sciences Politiques, Relations Internationales et Communications) est pédagogique. Partant de Corneille qui disait ceci : « Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années », il dira que Fousseyni Maïga est l'illustration parfaite de cette citation. Il renchérit pour dire que Fousseyni Maïga (affectueusement appelé Scotty) est un jeune sans conteste doté d'un leadership naturel, d'une inspiration débordante, d'une plume élégante, d'un altruisme profond et d'une combativité exemplaire. Pour lui, « Devoir de conscience » est le récit fabuleux, autobiographique d'une étape de la vie de son auteur. De ce fait, nous laissons les lecteurs d’aller à la satisfaction de leur curiosité. Le livre est disponible dans toutes les librairies de la place.

Il est à noter que Mr Fousseyni Maïga est détenteur d’un diplôme d’étude approfondie (DEA) en droit et d’un Master en communication. Il est par ailleurs journaliste, consultant en communication, entreprenariat et chargé de cours de Droit Privé. Il est par ailleurs Directeur de Publication du journal « Le Flambeau », Directeur Général des Presses Universitaires du Mali et Président de l’Observatoire Malien pour l’Education et la Jeunesse (OMEJ).

<b>Mamadou Macalou</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
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<title>Le livre et l&amp;apos;éducation</title>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 09:10:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Invention et outil incomparables du savoir humain, le livre a toujours joué et continue de jouer dans l’éducation un rôle primordial et qui s’harmonise avec l’usage des moyens audio-visuel. Il restera certainement l’un des supports indispensables de l’acquisition, de la transmission et de la conservation des connaissances. Pour le maître comme l’élève, il est l’instrument le plus usuel de l’éducation sous sa forme scolaire et extra-scolaire. Il constitue dans la société moderne un secteur important de dépenses des gouvernements et des individus.</i></b>

<b><i> </i></b>

[caption id="attachment_65769" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-65769" alt="Pr. Bakari Kamian" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/05/Bakari-Kamian.jpg" width="300" height="200" /> Pr. Bakari Kamian[/caption]

<b><i></i>L’importance du livre dans l’éducation</b>

Selon les pays et surtout dans les pays développés, les livres éducatifs, ceux destinés en premier lieu aux maîtres et aux élèves de l’enseignement, quels que soient le type et le degré de cet enseignement, représentent 21 à 27% des titres de publications mondiales.

En 1969, pour 18. 239 000 enseignants dont 10 769 000 pour l’enseignement du premier degré, 5 813 000 pour l’enseignement du second degré et 1 657 000 pour celui du 3ème degré, le monde comptait 459 599 000 élèves dont 230 832 000 dans l’enseignement du premier degré, 105 651 000 au second degré et 23 115 000 au 3ème degré. Enseignants et élèves constituaient, avec un effectif total de 477 838 000 personnes, 13,45% de la population  de la terre. Si l’on ajoute à ces chiffres tous ceux qui, parents, chercheurs, éditeurs, imprimeurs, libraires, spécialistes de l’illustration, etc… participent plus ou moins directement à l’effort éducatif ou à la préparation du matériel pédagogique à travers le monde, on mesure davantage la place que le livre occupe dans l’éducation contemporaine. Mais pourquoi une telle importance ? Parce que, comme la souligné dans son message pour l’Année Internationale du Livre 1972, le Directeur Général  de l’UNESCO, M. René Maheu, « Instrument de communication le plus sûr, le plus maniable qui ait jamais été inventé, le livre est le premier qui ait permis à la pensée de l’homme de vaincre le temps, l’oubli et l’espace.

<b>Le rôle du livre dans l’éducation</b>

<b> </b>Le livre  est d’abord un moyen d’accès à l’information et empêche le retour dans l’analphabétisme des personnes qui ont passé par l’école. En tant que moyen de communication et d’information, le livre peut contribuer à susciter un élan pédagogique assez puissant pour rompre avec les méthodes traditionnelles périmées.

&nbsp;

Auxiliaire de l’éducation, il aide à susciter de nouvelles attitudes pratiques nécessaires pour résoudre les problèmes de l’information, de la formation  et enrichit les thèmes de réflexion. Pour l’élève, les livres sont autant de portes qui ouvrent sur un monde nouveau d’idées et de connaissances. Grâce à eux, les élèves ont la possibilité non seulement d’accumuler des connaissances, mais de les appliquer et de confirmer les points de vue. Plus tard, ils commenceront à porter un jugement sur les idées et sur les informations.

De nos jours, la démocratisation de l’enseignement, l’accélération des connaissances et la dépréciation rapide qui en résulte, le progrès et la vulgarisation des sciences et de la technologie éducative, la diffusion des moyens d’information de masse (presse, radio, télévision etc. cinéma) ont bouleversé l’art d’enseigner, enlevé au maître le monopole du savoir qu’il a longtemps détenu, battu en brèche le dogmatisme qui survit encore dans certaines écoles pédagogiques, fait de l’élève non plus le sujet passif qui devait tout attendre de son maître, mais un partenaire actif dont la participation est de plus en plus sollicitée dans des domaines jusqu’ici réservés aux enseignants. A l’entrée de l’école ou des centres d’alphabétisation, l’élève et l’adulte analphabète ont un univers de référence plus étendu qu’autrefois.

<b>Discipliner et orienter les connaissances</b>

<b> </b>L’une des tâches principales des enseignants est de discipliner et d’orienter les connaissances de leur auditoire, d’inculquer des notions pour apprendre aux élèves comment apprendre afin qu’ils soient aptes à saisir les changements et à s’adapter au monde de demain.

Les manuels conçus selon des programmes qui ont pour objectifs de former le producteur économique et l’être social que la génération actuelle s’efforce de façonner à sa propre image en faisant une projection dans l’avenir, et les livres pour la jeunesse (albums documentaires, ouvrages de vulgarisation scientifique et littéraire et romans) qui diffusent les connaissances les plus variées et souvent les plus difficiles en multipliant les images de qualité favorisant la compréhension du texte, constituent au stade initial de l’apprentissage des outils irremplaçables. L’approbation des manuels et livres de jeunes à la sensibilité et à la compréhension de l’enfant est une question délicate, mais d’importance capitale dans sa réalisation aussi bien matérielle qu’esthétique et intellectuelle. Car, selon un mot d’Anatole France, « les connaissances que l’on enfonce de force dans les intelligences les bouchent et les étouffent. Pour digérer le savoir, il faut l’avoir avalé avec appétit ». L’élève doit savoir lire, c’est-à-dire, apprendre à profiter au maximum des textes qui ne sont pas seulement littéraires, mais encore historiques, géographiques, scientifiques et aussi politiques, économiques et sociaux.

Les ouvrages de la bibliothèque scolaire sont nécessaires pour consolider les acquisitions des programmes scolaires et élargir le champ des connaissances de l’enfant.

<b>   Un investissement peu rentable</b>

<b> </b>   Dans un système d’éducation, notamment dans les systèmes africains et des autres pays en voie de développement, l’absence de bibliothèque scolaire et le mauvais choix de manuels sont en partie responsables des taux de déperdition des effectifs et des faibles rendements de l’éducation.

&nbsp;

Au niveau de l’enseignement primaire, si l’on prend comme critère l’aptitude à la lecture fonctionnelle, les taux d’an alphabétisation n’ont plus la même signification que si l’on considère comme alphabète tout individu ayant fréquenté l’école quel que soit le niveau atteint. Par ailleurs, si l’on considère l’éducation comme un investissement, il faut alors en calculer le rendement dans le secteur primaire, d’après le nombre d’élèves qui seront capables, au sortir de l’école, d’utiliser leur aptitude à lire. Or si l’on tient compte de tous ceux qui retombent dans l’analphabétisme, faute de la pratique de la lecture, l’éducation primaire devient sans aucun doute un investissement fort peu rentable, un problème qui concerne son élément les éducateurs, mais aussi engage la responsabilité des économistes, des sociologues et des planificateurs de l’éducation chargés de pouvoir aux besoins de plus de 330 millions d’élèves qu’il faut équiper et de 11 millions d’enseignants qu’il faut rétribuer et équiper dans les diverses parties du monde.

Au niveau de l’enseignement du second degré, l’expérience et le savoir acquis par l’élève le rendent plus apte à puiser des livres les notions nécessaires à sa formation, à condition qu’il soit assisté par le maître.

Mais on constate que les élèves entrant à l’université n’ont pas l’habitude de consulter les sources de documentation. «  Leur instruction a été surtout orale ; ils n’ont lu que des ouvrages inscrits au programme et sont incapables de se servir de catalogues et d’ouvrages de référence ; le mode qui s’ouvre à eux est celui fort peu limité du manuel scolaire. Ils auront besoin d’être considérablement aidés avant de pouvoir, une fois adultes, tirer pleinement partie des services offerts par les bibliothèques »

<b>Etre à l’écoute du monde</b>

<b> </b> La démocratisa de l’enseignement et l’explosion démographique de la seconde moitié du XXème siècle ont entraîné le recrutement d’effectifs importants dans les écoles secondaires, des investissements de sommes considérables dans la construction des bâtiments et dans le recrutement des enseignants. Si bien que les possibilités d’équiper les écoles créées en bibliothèques et en manuels adaptés s’amenuisent dans nombre de pays en voie de développement.

&nbsp;

Dans les pays où il n’existe pas d’enseignement supérieur, rares sont les possibilités pour les jeunes de développer leur intelligence par suite d’un manque de bibliothèque fonctionnelle où ils pourraient compléter les informations. Mais, comme le dit O. Vera , ces moyens de grande information ne réussiront jamais à « former des esprits créateurs, pénétrés du sens de la fraternité humaine, conscients des responsabilités qu’ils ont envers eux-mêmes, envers leur famille et la société, capables d’être à l’écoute du monde naturel et social qui est le leur, de s’y comporter avec générosité, avec raison, avec sagesse ; jamais ils ne réussiront à former des hommes capables d’apprécier les grandes valeurs culturelles, à jouir des trésor de toutes sortes que prodigue la culture et les enrichir ».

&nbsp;

Risquant moins que les élèves de l’enseignement primaire de retomber dans l’analphabétisme, les élèves du second degré marqueront le pas si les bibliothèques ou l’éducation post-scolaire ne les aident pas à progresser.

&nbsp;

<b>Rapidité des transformations</b>

<b> </b>Au niveau de l’enseignement supérieur, l’étudiant jouit d’une plus grande

Autonomie d’apprentissage que dans les enseignements du 1er et du second degré. Le message transmis par le professeur ne peut plus, à lui seul, embrasser dans le détail et épuiser tout le contenu des programmes. Aussi, les ouvrages de référence et les manuels  apportent-ils à l’étudiant le complément indispensable au cours dispensé et restent des auxiliaires précieux pour les travaux de recherches. Les recherches pédagogiques, scientifiques et techniques auraient à coup sûr des résultats très différents de ceux que l’on connaît s’il n’y avait pas à la disposition des savants et chercheurs de tous ordres, cette mémoire universelle que constituent les livres et qui retrace le long cheminement de la pensée et des efforts de l’homme à travers les âges, renferme la gamme infinie des travaux effectués, les résultats obtenus, la leçon à tirer des échecs et des expériences qui n’ont pas abouti, et évite en retour le gaspillage de temps et de ressources intellectuelles et matérielles.

&nbsp;

En ce qui concerne l’enseignement professionnel et technique et des écoles normales, la nécessité de dispenser dans les pays en voie de développement d’une main-d’œuvre spécialisée et productive et de combler les lacunes de l’éducation, exigent le développement de bibliothèques appropriées. La rapidité des transformations sociales, économiques et technologiques impliquent de plus en plus que les travailleurs sachent se documenter et assimiler constamment les connaissances et les idées nouvelles de leur spécialité. De même pour les futurs maîtres, apprendre à connaître l’usage des bibliothèques et des livres ainsi que leur rôle dans l’éducation pour éviter que les bibliothèques scolaires ne soient mal utilisées et inadéquates, se familiariser avec la littérature pour enfants, constituent un des fondements de la formation professionnelle des enseignants. Car, si l’on considère que l’enseignement est une profession comme les autres, avec ses instruments et ses techniques, il importe que les maîtres soient pourvus de ces instruments et initiés à leur emploi.

Quant aux personnels de l’enseignement technique et professionnel, c’est à travers les publications professionnelles et les sources de documentation mise à leur disposition qu’ils trouvent les informations nouvelles pour s’adapter  et progresser.

&nbsp;

Dans le domaine de l’éducation de base et de l’alphabétisation, le livre consolide les notions acquises par les leçons des instructeurs et par les auxiliaires pédagogiques audio-visuels de type moderne. Dans l’alphabétisation fonctionnelle, l’acquisition de l’écriture et de la formation professionnelle ne sont plus des activités menées parallèlement, mais des actions intégrées, adaptées à la diversité des objectifs immédiats et des situations particulières. Le profil que les individus sont susceptibles de tirer des textes de lecture complémentaire a une influence capitale sur le succès et l’échec des campagnes d’alphabétisation et d’éducation de base et peut contribuer à l’élévation de la production et du niveau de vie. L’usage des langues nationales accroit encore l’impact des opérations d’alphabétisation fonctionnelle. Les nouveaux analphabètes recherchent des ouvrages susceptibles d’applications pratiques, car c’est la perspective d’améliorer leur situation sociale et économique qui les incite à lire et à écrire.

&nbsp;

Au stade de l’éducation permanente, les bibliothèques jouent un rôle non négligeable dans l’animation culturelle. Dans les pays en voie de développement, nombreux sont les adultes et adolescents qui ne peuvent accéder à l’école ou à l’université et suivent un enseignement à temps partiel ou par correspondance. Pour ces catégories d’élève et d’étudiants libres, la bibliothèque publique est souvent la seule source de lecture, une source de lecture malheureusement peu répandue en Afrique où sévit la faim de livres plus que partout.

&nbsp;

<b>La situation du livre éducatif en Afrique</b>

<b> </b>

En 1968, avec ses 345 000 000 d’habitants (9,71% de la population mondiale), 34 421 000 élèves sur un total mondial de 459 599 000 (7,4%), 973 000 enseignants sur 18 239 000 en exercice dans le monde (5,3%), l’Afrique entière n’avait produit que 8 000 titres sur une production mondiale estimée à 487 000 titres (8 000 sur 496 000 en 1969), soit 1,6%. Le nombre de titres produits par militaire d’habitants s’élevait à une moyenne de 140 pour l’ensemble des continents, 24 pour l’Afrique (23 en 1969), 51 pour l’Asie, 72 pour l’Amérique du Sud, 216 pour l’Océanie, 227 pour l’Amérique du Nord, 319 pour l’URSS et 475 (près de 20 fois la moyenne africaine) pour l’Europe. Si l’on ne considère que les 35 Etats indépendants au Sud du Sahara (y compris Madagascar et l’Ile Maurice, non compris l’Afrique du Sud et les territoires coloniaux), la moyenne s’abaisse encore au-dessous de 24 h.

<b>Dakar, 1973</b>

<b>BAKARI KAMIAN</b>

<b>AGREGE DE L’UNIVERSITE</b>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>4ème Édition du Salon International de l&amp;apos;Étudiant : Un créneau porteur des meilleurs choix dans les filières</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/4eme-edition-du-salon-international-de-letudiant-un-creneau-porteur-des-meilleurs-choix-dans-les-filieres-143224.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 09:09:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>La quatrième édition du Salon International de l'Étudiant qui a ouvert ses portes le lundi 22 avril 2013 au Centre International des Conférences de Bamako, a pris fin le mardi passé. Durant deux jours, le monde scolaire a vibré au rythme du donner et du recevoir.</i></b>

<img class="alignleft size-full wp-image-143227" alt="salon" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/salon.jpg" width="250" height="188" />Organisé par l'Agence Sirène Consulting en tandem avec ses partenaires, ce Salon a été l'occasion pour l'ensemble des acteurs de l'enseignement supérieur et secondaire de se frotter afin de s'enrichir mutuellement de leurs différences. Les organisateurs sont partis du postulat que d'année en année, les élèves et étudiants sont confrontés à d'énormes difficultés quant aux choix des filières d'études et de leurs débouchés.

Au Mali, le constat est fait que <b>65%</b> des bacheliers ne savent pas réellement quelle filière choisir après l'obtention du baccalauréat sinon s'attendre à quel métier après les études. Alors que la réussite scolaire des études supérieures dépend en partie d'une bonne distribution de la formation.

C'est pourquoi, Boubacar Tapo dit Garba, coordinateur du Salon a eu l'idée géniale il y a de cela quatre ans de mettre cet outil à la disposition non seulement des élèves et étudiants mais aussi à l'ensemble des acteurs du monde scolaire et universitaire. Durant les deux jours, les élèves et les étudiants massivement sortis, ont eu droit à des conférences débats sur le choix des filières. En outre, les exposants dans les stands, avec une disponibilité sans faille, ont élucidé les visiteurs curieux de savoir. En d'autres termes, ce Salon constituait une vitrine pour eux de « vendre » l'image de leurs établissements avec élégance. Et ce fut l'occasion pour le public de mieux communiquer avec les exposants, de s'informer sur les modalités d'inscription et de développer des partenariats féconds. Les filières offertes sont entre autres : Gestion des Ressources Humaines (GRH), Informatique de gestion, Informatique industrielle, E-commerce, Communication et journalisme etc...Des structures privées telles que le Centre Djoliba, l'Université Catholique d'Afrique de l'Ouest (UCAO), l'Institut Supérieure de Communication et de Publicité (Sup-Com), l'Institut International d'Ingénierie de l'Eau et de l'Environnement, l'Université Kankou Moussa (UKM), le Groupe Université Gemini Management International, l'Institut des Sciences Politiques Relations Internationales et Communications (ISPRIC) etc... étaient présentes pour donner de l'éclat à la rencontre.

Il est à noter que le Salon est entrain de se positionner d'année en année comme un créneau indispensable afin d'informer les élèves et étudiants dans le choix de leurs filières de formation. Il permet à beaucoup de jeunes de mieux s'orienter dans la poursuite de leurs études supérieures.

Et à propos d'échanges, l'écrivain français Paul Valéry aimait dire ceci : « Enrichissons-nous de nos différence ». Vivement la 5ème Édition!

<b>Mamadou Macalou</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de l’éducation, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales : Préparatifs des Examens de 2013 : Les acteurs se concertent</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ministere-de-leducation-de-lalphabetisation-et-de-la-promotion-des-langues-nationales-preparatifs-des-examens-de-2013-les-acteurs-se-concertent-143222.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 08:00:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i>Depuis la sortie des décisions N° 2013n°1196/ MEAPLN-SG et N°2013n°01195/MEAPLN-SG fixant les dates des examens des Enseignements Fondamental, Normal, Secondaire Général, Technique et Professionnel pour l’année scolaire 2012-2013, les membres du cabinet du ministère de l’éducation, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales s’activent de jour en jour pour l’organisation efficace des dits examens. C’est pourquoi, ils se sont rencontrés le vendredi 26 avril 2013 dans l’enceinte dudit ministère pour peaufiner de nouvelles stratégies quant à la réussite de ces examens. </i></b>

C’était en présence du ministre de tutelle, Bocar Moussa Diarra, des directeurs nationaux, des directeurs d’académie, des directeurs des centres d’animation pédagogique, bref toute la crème des acteurs de l’éducation était présente. Après les mots de bienvenue du modérateur, la parole est donnée au ministre Bocar Moussa Diarra pour son allocution. Ce dernier dira qu’il ne s’agit pas pour lui de faire un discours ; mais plutôt d’inviter ses collègues enseignants à s’engager formellement pour la réussite de l’organisation stricte et correcte des examens à venir. C’est ainsi qu’il les a exhorté à œuvrer dans ce sens. Il s’est dit confiant et rassurant pour la bonne marche de l’organisation. Faisant d’une pierre deux coups, il n’a pas hésité à mettre l’accent sur l’organisation prochaine des élections à venir.Selon lui, ces élections ne pourront  pas se faire sans les enseignants. De ce fait, il a souhaité à ce qu’ils s’investissent aussi pour des scrutins meilleurs. Après son départ, les travaux ont repris sous la houlette du chef de cabinet. Les débats étaient focalisés sur sept points à savoir : l’état d’avancement des programmes des différents ordres d’enseignement, la situation des centres d’examen, l’effectif réel des candidats aux examens par ordre d’enseignement et par genre, l’évaluation financière des examens, le chronogramme des examens, les dispositions prises pour une bonne organisation des examens et les questions divers.

Il est à noter que pendant cette journée, tout a été passé au peigne fin afin d’affronter au mieux ces examens. Qu’ils se fassent au grand bonheur des élèves et étudiants.

<b>Mamadou Macalou</b>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Notes de lecture sur « pour le sang du mortier » de Amina Sow Mbaye Pour le sang du mortier, Saint&#45;Louis,  éd. Xamal, 2001 (96p.)  (ISBN 2844020305)</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/notes-de-lecture-sur-pour-le-sang-du-mortier-de-amina-sow-mmbaye-pour-le-sang-du-mortier-saint-louis-ed-xamal-2001-96p-isbn-2844020305-143230.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/notes-de-lecture-sur-pour-le-sang-du-mortier-de-amina-sow-mmbaye-pour-le-sang-du-mortier-saint-louis-ed-xamal-2001-96p-isbn-2844020305-143230.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 07:45:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bonne Lecture</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong> Une « prose poétique, un sonnet en prose », ce qu’il convient malgré tout de désigner du vocable roman  est un véritable creuset où chaque acteur véhicule une valeur de la culture ambiante.</strong></em>

<b><i>« POUR LE SANG DU MORTIER »</i></b> est donc un récit où à travers chaque personnage, l’auteur rappelle une vertu bien de chez nous et à la jeune génération d’en tirer  profit pour le rendez-vous au banquet « du donner et du recevoir » dans ce monde globalisé.

Madame Amina Sow FALL est une grande romancière et en a fait preuve dans ce « condensé »  où se glisse tous les autres genres dans une parfaite  osmose de style. « <b><i>POUR LE SANG DU MORTIER </i></b><i>»  </i>est tout simplement une œuvre complexe qui défie toute classification, un roman, entêterons- nous de le désigner, mais d’un réel social avéré, dans une trame saisissante où le suspense a été bien entretenu.

Bref cette œuvre, de par sa structure, sa simplicité et son imaginaire, offre une originalité peu commune qui  entraîne le lecteur au cœur d’un univers fantaisiste tour à tour magique et concret. Un univers créée de toutes pièces, où se meuvent différents personnages …qui sait peut être réels. Une sorte de « roman conte »,

une transposition romanesque d'un faisceau de réalité.

À suivre

Michel NAMAR

mnamar@yahoo.com

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