<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
     xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
     xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
     xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/"
     xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"
     xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
     xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/">
<channel>
<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Canard Déchainé</title>
<link>https://www.maliweb.net/rss/author/canarddechaine</link>
<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Canard Déchainé</description>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:rights>Copyright 2002&#45;2026 maliweb.net &#45; All Rights Reserved.</dc:rights>

<item>
<title>Sem Assimi Goïta, président de la transition : « le gouvernement ne saurait ni faiblir, ni fléchir, dans la lutte contre la corruption et l’impunité »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/sem-assimi-goita-president-de-la-transition-le-gouvernement-ne-saurait-ni-faiblir-ni-flechir-dans-la-lutte-contre-la-corruption-et-limpunite-2943066.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/sem-assimi-goita-president-de-la-transition-le-gouvernement-ne-saurait-ni-faiblir-ni-flechir-dans-la-lutte-contre-la-corruption-et-limpunite-2943066.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/assimi-goita-serment-president.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 13:08:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans cette interview qu’il nous a accordée, samedi dernier, en début de matinée, le président de la Transition revient sur les douloureux évènements, qui se sont déroulés le 03 août dernier, à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako. Entretien.</strong>

Mr le président, pourquoi le gouvernement a attendu le lendemain, avant de condamner du bout des lèvres la libération aux forceps du commandant de la FORSAT ?

Mon Premier ministre et moi avons pris le temps de bien réfléchir avant de mettre au point ce communiqué que vous tenez entre vos mains.

Un communiqué, d’ailleurs, qui condamne l’acte des éléments de la FORSAT du bout des lèvres. Ce qui a déçu nombre de nos concitoyens.

Nous avons condamné cet acte et pas que du bout des lèvres. Car, il me fallait rassurer cette unité de la police pour ne pas jeter de l’huile sur le feu.

Pourquoi n’avez-vous pas envoyé sur place vos propres éléments pour mater ceux que les syndicats de magistrats ont qualifié de « rebelles » ?

Je ne veux pas provoquer un bain de sang entre des forces ayant la même mission : assurer la sécurité des Maliens ainsi que celle de leurs biens.

Comment voyez-vous la suite de cette affaire ?

C’est à la justice d’en décider.

Allez-vous aider la justice à remettre en cellule le patron de la FORSAT ?

Si tel est le désir de la justice, pourquoi pas ?

Et les auteurs de son évasion forcée ?

Le dossier est entre les mains de la justice, qui doit poursuivre son instruction. Sans faiblir, ni fléchir.

Et si les éléments de la FORSAT tentent, une fois de plus, d’empêcher l’incarcération de leur chef ?

Ils ne le feront pas.

Quelle garantie vous ont-ils donné à ce sujet ?

Parce qu’ils viennent de mesurer la gravité de leur acte. Et je ne pense pas qu’ils auront encore d’y mettre une autre couche. Surtout, après la condamnation quasi-unanime de leur acte.

Quel enseignement tirez-vous des évènements de vendredi dernier à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako ?

Je comprends maintenant pourquoi nos prédécesseurs ont échoué dans leur tentative de lutter contre la corruption et l’impunité. Cependant, ces difficultés ne me découragent pas. Bien au contraire. Elles me galvanisent. Car, rien ne nous fera reculer. Ni les sabotages, ni les manifestations. Rien !

Dans leur communiqué, les syndicats des magistrats réclament des sanctions vigoureuses contre les auteurs de la libération forcée du patron de la FORSAT et dans les meilleurs délais. Faute de quoi, disent-ils, ils réagiront. Qu’en dites-vous ?

Les magistrats peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Toutes les mesures seront prises pour qu’on en n’arrive pas là.

Qu’allez-vous faire alors ?

Ce n’est pas ton affaire. Je ne te dirai rien à ce sujet.

Le commissaire-divisionnaire et ses « libérateurs » se retrouveront ils au gnouf ?

Je ne répondrai pas à cette question ?

Pourquoi ?

Pour ne jeter de l’huile sur le feu.

Le M5-RFP, auquel appartient votre Premier ministre, menace à son tour d’organiser un meeting, les jours à venir, pour soutenir la justice. Cela ne vous inquiète-t-il pas ?

Oui et non !

Vous répondez comme un Normand. C’est oui ou c’est non ?

C’est oui et non à la fois.

La classe politique, dans son ensemble, vous demande d’agir avec la fermeté requise.

Au nom de l’instauration d’une gouvernance de rupture, nous le ferons, inchallah. Car, le gouvernement ne saurait ni faiblir, ni fléchir, dans cette lutte contre la corruption et l’impunité.

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bah N’Daw drible le M5&#45;RFP</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/bah-ndaw-drible-le-m5-rfp-2929076.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/bah-ndaw-drible-le-m5-rfp-2929076.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/09/M5-RFP.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 May 2021 10:42:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En recevant, jeudi 06 mai, les leaders du M5-RFP au Palais de Koulouba, ces derniers croyaient que leurs doléances, au nombre de dix, étaient, d’ores et déjà, acceptées par le président de la Transition. Mais la reconduction de « l’ex-nouveau Premier ministre » semble avoir creusé davantage le fossé entre le pouvoir et le Mouvement de contestation. Qui bat, déjà, le rappel de ses troupes pour la « rectification » de la Transition.</strong>

« Réuni en session extraordinaire, ce samedi 15 mai 2021, le Comité stratégique du M5-RFP prend acte de cette démission (ndlr : du Premier ministre) et rappelle qu’il n’a été ni consulté, ni associé, à ce changement qui, de toute manière, ne répond ni ses attentes, ni à ses dix mesures formulées le 06 mai 2021, lors de sa rencontre avec le président de la Transition, Bah N’Daw », indique Choguel Maïga, leader du M5-RFP. C’était, dans un communiqué du 15 mai dernier, relayé en boucle par les réseaux sociaux.

<strong>Les revendications du M5-RFP</strong>

Présentées, par Choguel Maïga, leader du Comité stratégique du M5-RFP, le 06 mai dernier, au président de la Transition, au Palais de Koulouba, les revendications du M5-RFP se déclinent en dix points : la dissolution du gouvernement et du CNT, l’organe législatif de la Transition, lutte contre la corruption, la relecture de l’Accord d’Alger, la poursuite, devant la justice, des auteurs des tueries des 10, 11 et 12 juillet 2020, l’audit des services publics, du patrimoine immobilier de l’Etat et des ressources publiques allouées à certains services, l’organisation des assises nationales pour la refondation du Mali, une révision consensuelle et inclusive de la constitution et la mise en place d’un organe unique de gestion des élections…

<strong>Sur ces dix doléances, seule a été prise en compte : la dissolution du gouvernement.</strong>

Mais, les neuf autres revendications du M5-RFP sont restées lettres mortes. Pire, la reconduction de « l’ex-nouveau Premier ministre » suscite colère et indignation au sein du Mouvement de contestation, à l’origine de la chute d’IBK.

« Le M5-RFP estime, également, que la problématique du Conseil National de Transition (CNT) illégitime et illégal, restera entière jusqu’à sa dissolution », poursuit le communiqué, ajoutent que le Mouvement de contestation « reste en total désaccord avec la trajectoire de la Transition ».

<strong>Une Transition de rupture et non de continuité</strong>

Dr Choguel Maïga réclame une « Transition de rupture » à la place d’une « Transition de continuité ». Il demande une « rectification du processus de Transition, afin de créer les conditions d’une refondation totale du Mali ».
En clair, Dr Choguel Maïga demande au président de la Transition de « prendre ses responsabilités face à l’histoire et au peuple malien ».
Pourtant, lors de la présentation de ses doléances, le 6 mai dernier, au Palais de Koulouba, le président de la Transition, le colonel-major à la retraite Bah N’Daw, avait rassuré le M5-RFP d’avoir pris bonne note de ses revendications. La suite, on la connaît.

<strong>Stratégie du pouvoir</strong>

Mais pour les autorités de la Transition, pas question de changer de cap. La démission-reconduction du Premier ministre pour la formation d’un nouveau gouvernement en est la parfaite illustration.

Selon les observateurs de la scène politique nationale, la reconduction de Moctar Ouane à la tête du gouvernement n’augure rien de bon pour les huit mois à venir.

Pour les leaders du M5-RFP, la reconduction de « l’ex –nouveau Premier ministre » serait la preuve qu’ils n’avaient pas été pris au sérieux, par le président de la Transition.
Du coup, ils pourraient être tentés de reprendre leur lutte, à l’origine du putsch militaire, qui a mis fin au régime d’IBK.

<strong>Vers une reprise des manifestations populaires ?</strong>

Déjà, certains leaders du M5-RFP considèrent l’audience, à eux accordés jeudi 06 mai, par le président de la Transition, à Koulouba, comme de la poudre aux yeux. Elle a eu lieu, quelques jours seulement, avant l’arrivée d’une délégation de la CEDEAO à Bamako.

Conduite par Goodluck Ebele Jonathan, ex-président de la République fédérale du Nigéria et médiateur dans la crise malienne, la délégation de la CEDEAO a, à l’issue de son séjour au Mali, recommandé plus d’inclusivité dans la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles en cours.

« En recevant, le 6 mai 2021, depuis qu’elles sont en place, il y a près de 10 mois, au Palais de Koulouba, une délégation du M5-RFP, le président de la Transition voulait montrer à la délégation de la CEDEAO qu’il travaille, main dans la main, avec le Mouvement de contestation pour la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles. Ce qui est loin d’être le cas », indique un sympathisant du M5-RFP.

Pour lui, les autorités de la Transition n’ont aucune volonté de mettre en place une Transition de rupture, en lieu et place d’une Transition de continuité.

« Le M5-RFP, conformément, à son programme de mobilisation et de manifestations populations, déjà annoncé, invite toutes les militantes et tous les militants, et au delà, tout le peuple malien de l’intérieur et de la diaspora, à rester mobilisés at attentifs à ses mots d’ordre jusqu’à l’atteinte des objectifs de rectification de la transition pour la refondation du Mali ».

<strong>Autant dire que les huit prochains mois risquent d’être chauds. Très chauds. Trop chauds.</strong>

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CNT : quand la CMA brûle ses ailes à la flamme de deux langages</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/cnt-quand-la-cma-brule-ses-ailes-a-la-flamme-de-deux-langages-2908057.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/cnt-quand-la-cma-brule-ses-ailes-a-la-flamme-de-deux-langages-2908057.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/CMA-ML.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 11 Dec 2020 07:04:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract"><strong>Dans un communiqué en date du 04 décembre dernier, Almou Ag Mohamed, porte-parole de la Coordination des Mouvements de l’Azawad se fend d’un communiqué dans lequel il annonce le « retrait de la CMA du processus de mise en place du Conseil National de Transition ». Pourtant, à la surprise générale, certains leaders de la CMA avaient été aperçus à la séance inaugurale du CNT, tenue jeudi 03 décembre, au Centre International de Conférence de Bamako.</strong></p>

<div class="row col-lg-12 col-md-12 col-sm-12 col-xs-12">
<div class="col-lg-6 col-md-6 col-sm-6 col-xs-12">

« La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) apprend avec une grande surprise la décision des Autorités de la Transition par laquelle, elles arrêtent la répartition des sièges au sein du CNT, suivant l’absurde concept du fait accompli et ceci en dépit des engagements consensuels pris entre parties », dit le communiqué.

<strong>Quota insignifiant ?</strong>

« Au vu du quota insignifiant qui lui a été alloué au sein du CNT malgré tous les gages, précédemment, obtenus se voit obligée de surseoir, purement et simplement, à sa participation au processus de mise en place du CNT et ce jusqu’au rétablissement de la confiance et du compromis », ajoute le communiqué.

<strong>Quota insignifiant, dites-vous ? Par rapport à qui ?</strong>

Almou Ag Mohamed feint d’oublier que les Touareg – toutes communautés confondues – représentent 11, 6 % des populations du Nord, composées, à majorité, de sonrhaï, de peuhl, bambara, bozo, somono, bellah, arabe, dogon…

A l’échelle nationale, les Touareg représentent moins de 1 % de la population malienne, estimée à 20 millions d’âmes.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, le porte-voix de la CMA rappelle, aux Autorités de la Transition et, dans un style pour le moins discourtois, que la « CMA rappelle qu’elle est, profondément, attachée à une mise en œuvre diligente et intégrale de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali, issu du processus d’Alger dans un délai limité ».

De deux choses, l’une : ou les leaders de la CMA ne comprennent rien à rien ou ils feignent de ne rien comprendre. L’heure n’est plus aux « communiqués guerriers », ni à l’escalade verbale dans laquelle ils veulent entrainer les Maliens. Mais, au réalisme politique.

Après la publication de ce communiqué, les leaders de la CMA devraient avoir la décence de ne pas pas prendre part à la séance inaugurale du CNT. Comme à l’accoutumée, ce mouvement dit une chose aujourd’hui. Et fait son contraire, demain. C’est pourquoi, la CMA a perdu toute crédibilité auprès de la communauté internationale.

Excepté la France qui, pour l’instant, se sert d’elle pour pour faire main basse sur les ressources naturelles du Nord. Avant de se débarrasser d’elle. D’une manière, ou d’une autre.

Une certitude absolue : l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale sera relue, avant d’être mis en œuvre, ou ne le sera pas.

La principale recommandation du Dialogue National Inclusif, auquel toutes les forces vives de la nation ont participé, y compris les leaders de la CMA, était la relecture des volets de l’Accord d’Alger, qui consacrent, de fait, la partition du Mali.

<strong>La nécessaire relecture de l’Accord d’Alger</strong>

En insistant, dans son communiqué, sur « mise en œuvre diligente et intégrale de l’Accord d’Alger, la CMA rejette la décision quasi-unanime des Maliens de relire l’Accord d’Alger. Avant sa mise en œuvre.

C’est pourquoi, les Autorités de la Transition doivent, dès à présent, lever tout équivoque à ce sujet.
Rappelons que l’Accord dit d’Alger, n’en est pas un. Il a été signé, en 2015, sans que son contenu soit expliqué aux Maliens. Pire, mêmes les députés d’alors, représentant légitimes des populations, n’ont pu se prononcer sur cet Accord, dit d’Alger. Avant sa signature. Histoire, sans doute, de masquer ses zones d’ombre qui consacrent, de fait, la partition du Mali.

Que la CMA et ses complices tapis dans l’ombre se le tiennent pour dit : aucun Malien, même indigne de ce nom, n’acceptera la mise en œuvre de cet Accord dit d’Alger, rédigé sous la dictée des « officiels français ».

L’objectif de la France, soutien d’hier comme aujourd’hui des séparatistes touareg regroupés au sein de la CMA, est double : créer au Nord du Mali, avec la complicité d’une poignée « d’apatrides à sa solde » un fantômatique « Etat », dit de « l’Azawad ». Un précédent fâcheux qui ni le Niger, ni l’Algérie, ni le Burkina Faso, ni la Mauritanie qui abritent des communautés touareg n’accepteront. Encore moins, les Maliens, désormais, prêts à tout pour faire échec à ce projet abject.

<strong>Oumar Babi</strong>

</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sergueï Lavrov, ministre russe des affaires étrangères : « la France a bel et bien fourni des armes aux djihadistes d’Afrique de l’ouest »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/serguei-lavrov-ministre-russe-des-affaires-etrangeres-la-france-a-bel-et-bien-fourni-des-armes-aux-djihadistes-dafrique-de-louest-2786248.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/serguei-lavrov-ministre-russe-des-affaires-etrangeres-la-france-a-bel-et-bien-fourni-des-armes-aux-djihadistes-dafrique-de-louest-2786248.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/11/Serguei-Lavrov.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 Nov 2018 09:13:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une interview accordée à notre confrère gaulois « Paris Match », le 18 octobre dernier, le ministre russe des Affaires Etrangères est formel.</strong>

En dépit de l’embargo sur les armes, la France a armé les rebelles de Kadhafi. Histoire de le déchoir du pouvoir.

Et comme si cela ne suffisait pas, dit-il, la France a, elle-même, lancé des frappes contre la Libye, en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.
« J’ai dit à Laurent Fabius (ndlr : ministre des affaires étrangères de Sarkozy à l’époque), il faut que tu comprennes que vous allez affronter les mêmes personnes que vous avez armées en Libye ».

Convaincue que la France ne peut venir à bout de Kadhafi tant qu’il est soutenu par sa « Légion islamique », constituée de touareg originaires du Mali, elle leur promet d’abandonner le Guide libyen, contre son soutien pour la création de la fameuse « République de l’Azawad ». La suite, on la connaît.
Le MNLA (Mouvement National pour la Libération de l’Azawad) est ainsi né. Armé et financé à grands frais par l’Elysée, le mouvement séparatiste touareg entre au Mali, par la porte du Désert.

Les camps militaires sont attaqués, à coups d’armes lourdes. Plus d’une centaine de soldats maliens sont arrêtés. Avant d’être achevés, soit d’une balle dans la tête ; soit, d’un coup de couteau à la gorge. S’en suivent les viols de femmes et d’enfants, la destruction des édifices publics, l’arrivée des Groupes terroristes de Libye au Sahara malien. Avec son cortège de terreur et de tragédie.
Mais ironie de l’histoire, c’est même la France qui propose, après coup, son aide au gouvernement malien pour lutter contre le terrorisme.

Pauvres de nous !

<strong>Oumar Babi/Canarddechaine.com</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Economie Nationale : Les caisses de l’Etat sont&#45;elles vides ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/economie-nationale-les-caisses-de-letat-sont-elles-vides-2781484.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/economie-nationale-les-caisses-de-letat-sont-elles-vides-2781484.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/07/Bamako-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 13 Oct 2018 07:28:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans son discours, à la 73e session du Conseil de sécurité des Nations-Unies, à New-York, IBK annonçait que son pays connaît des problèmes de trésorerie. Mais de là à croire que le Mali serait en cessation de paiement, il n’y a qu’un pas qu’il s’est gardé de franchir.

« Mon pays, le Mali, connaît, actuellement, des problèmes de trésorerie… Il compte sur ses partenaires techniques et financiers pour traverser cette période difficile », déclarait IBK, du haut de la tribune de l’ONU.

Mais pour Mr Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition, la situation financière de notre pays est plus grave qu’elle n’y paraît.

« Le pays est en train de sombrer, le Trésor est vide, la dette du pays est énorme, sans citer les prestiges de l’extérieur », indique-t-il dans les colonnes de notre confrère, « L’indépendant », dans sa parution du 05 octobre dernier.

Même si la situation économique de notre pays n’est pas désespérée, elle suscite l’inquiétude. Notamment, au sein du « petit monde » des affaires, des industriels et des retraités voire des salariés.

Des rumeurs les plus folles, voire fofolles, ont couru, fin septembre, sur le retard pris dans le paiement des salaires. Habitués à être payés, dès le 25 du mois en cours, des fonctionnaires se seraient alarmés, fin septembre. Parce que, disaient-ils, « leurs virements n’étaient pas faits ». Vrai ou faux ? On ne saurait le dire.

Une certitude : face au non-paiement de leurs factures, par le Trésor public, nombreux sont les entreprises privées, qui tirent le diable non pas par la queue ; mais par les poils de sa queue. L’Etat malien doit à certains des dizaines de milliards de nos francs ; à d’autres, des centaines de millions CFA.

Pire, certaines entreprises sont obligées de s’endetter auprès des banques pour payer les salaires de leurs employés. D’autres se sont vu obligés de licencier des centaines d’employés. Parce qu’elles n’arrivent plus à faire face à leurs charges.

Outre les salariés, les retraités « vivent un calvaire », selon notre confère « Le Combat », qui a interrogé certains.

« Sous les présidents Konaré et ATT, les salaires tombaient entre les 22 et 23 du mois. Mais depuis l’arrivée d’IBK au pouvoir, c’est le calvaire pour les retraités…. Le problème, c’est que le Trésor ne met l’argent à la disposition des payeurs, afin que ces derniers les mettent à la disposition des banques, chargées de verser nos pensions de retraite », déplore un retraité dans les colonnes de notre confrère.

Les grèves en cours, et celles, dont les préavis ont été, déjà, déposés sur le bureau du ministre du Travail et de la Fonction Publique, s’expliquent par le manque cruel d’argent qu’accuse l’Etat.

En grève illimitée depuis plus de deux mois, les magistrats entendent poursuivre leur mouvement « jusqu’à la satisfaction de leurs revendications ».

De sources concordantes, les revendications de ces 650 magistrats tourneraient autour de 2 petits milliards CFA.
« Le gouvernement s’est engagé, dans le passé, à satisfaire nos doléances. Nous attendons, légitimement, que le gouvernement tienne sa promesse », martèle Mr Aliou Badra Nanakassé, président du syndicat autonome de la magistrature.

Et Soumaïla Cissé d’ajouter, à l’issue de son entretien, la semaine dernière, avec les deux syndicats de magistrats : « Vous avez des populations qui souffrent, des délais de garde à vue dépassés, des personnes qui sont à la fin de leur peine mais qui n’arrivent pas à sortir de la prison à cause de cette grève.

<strong>C’est l’ensemble de la société qui en pâtit ».</strong>

Après les magistrats, les Directeurs des Finances et du Matériel (DFM) menacent, à leur tour, d’aller en grève les 15 et 16 octobre. Ils réclament, eux aussi, 25% d’augmentation de leurs salaires et de leurs indemnités.
Et comme si tout cela ne suffisait pas, le Groupement des Professionnels du gaz domestique vient, contre toute attente, de laisser exploser sa colère en suspendant, depuis le 04 octobre dernier, la fourniture de gaz butane. Motif : le non-paiement de leurs subventions, estimées à 3,5 milliards CFA.

Comme on le voit, la situation financière de notre pays n’est pas reluisante. C’est un euphémisme.
Contrairement à ce que les autorités tentent de faire croire, elle est chronique. A défaut d’être critique ou clinique.

C’est, peut-être, pour cela que le gouvernement vient de lancer un emprunt obligataire de 70 milliards CFA (100 milliards CFA disent d’autres), sur le marché de l’UEMOA, pour apurer sa dette intérieure. Laquelle se chiffre, dit-on, à près de 100 milliards de nos francs.

<strong>Oumar Babi </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Action gouvernementale : Des œuvres salvatrices montrées</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/action-gouvernementale-des-oeuvres-salvatrices-montrees-2767355.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/action-gouvernementale-des-oeuvres-salvatrices-montrees-2767355.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 14 Jul 2018 00:12:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Placée sous la haute présidence du PM, représenté par Madame le ministre de l’équipement et des infrastructures Traoré Seynabou DIOP, en présence des  collègues  ministres,  de l’emploi et de la formation professionnelle Maouloud Ben Kattra, de la jeunesse et de la reconstruction citoyenne, Amadou Koïta et celui de l’eau et de l’énergie, Malick Alhousseyni.  Cette cérémonie qui marque l’ouverture du salon de l’action gouvernementale dénommé  « maligov »  a eu lieu le mercredi dernier à l’hôtel Sheraton de Bamako.</strong>

Comme on le dit très souvent dans  un adage populaire : « quand tu sais dire tu fais rire, quand tu fais bien, tu fais taire ».

En effet, la cérémonie d’ouverture du salon gouvernemental, est une parfaite illustration. Au cours de ladite  cérémonie, le commissaire général de maligov, M. Mohamed Tayrold Zoundy a réitéré  son degré d’engagement et de détermination pour la réussite de ce salon. Et se réjouit honorablement pour cette sensible tache qui lui a été confié au nom du gouvernement en particulier, et des maliens en général.

Prenant la parole, le Ministre Amadou Koïta, porte parole du gouvernement, a brièvement  prouvé que l’objectif majeur de ce salon, était de mettre en exergue, la concrétisation du contrat social de plus de quatre années d’exercices du régime IBK.A travers des actions accomplies, voire notoires.

Pour le ministre de l’eau et de l’énergie, Malick Alhousseyni ; non moins sponsor officiel du salon. Il a fait savoir que ce salon peut aussi se définir  comme une action de redevabilité envers les concitoyens.

De même, en démontrant  les grands axes prioritaires lesquels, le gouvernement a rigoureusement œuvré dans son quinquennat :

Le Programme Présidentiel d’Urgences Sociales ; les infrastructures routières ; la loi d’orientation et de programmation militaire, l’interconnexion avec d’autres pays de la sous région. Le réaménagement des services sociaux de base, la réanimation des cantines scolaires, entres autres ….Tous ceux-ci, a des milliers de milliards, au bénéfice de la population, a martelé M .Malick Alhousseyni.

Quand au ministre Maouloud Ben Kattra, dira que ce salon d’échanges et de débats durant quatre jours ; ne peut être que salutaire au moment ou l’acte est étroitement lié à la parole.

Cependant, dans ses propos la ministre Traore Seynabou Diop qui représentait le PM, L’occasion fut opportune, entre les gouvernants et gouvernés de se rendre compte, dans un climat d’unanimité  et surtout de fiabilité, de part et d’autres. Elle ajouta également, que en dépit  de nombreux défis à relever, force est de constater  que le gouvernement est a pied d’œuvre nuit et jour, dans l’optique de combler les attentes sociales.

Par ailleurs, elle a expliqué que ce cadre non institutionnel sera aussi une occasion de partager et de diffuser des informations relatives aux réalisations en direction des collectivités locales décentralisées. Dont-il s’agira de plonger l’information dans un cycle aléatoire.

C’est –à-dire, remonter l’information de la base envers les gouvernants par rapport aux besoins réels des populations. Sous le contrôle et l’exécution spontanée du chef de  l’Etat, SE  Ibrahim Boubacar Keita. Il sera  une aubaine, sinon une tribune de mobilisation des citoyens pour leur participation effective à la gestion des affaires locales.

Et va sans point doute favoriser l’occasion de mettre en vitrine le labeur gouvernemental et de rehausser la visibilité du chef de l’Etat en direction de  cette diversité culturelle nationale. A en croire, les initiatives de cet espace, rare de son genre, restent ouverts aux départements ministériels, aux entreprises publiques et parapubliques, aux projets et programmes gouvernementaux et aux partenaires techniques financiers.

A cela, s’ajoutent les petites et moyennes entreprises, les établissements financiers, les collectivités territoriales décentralisées  etc.…

Elle a aussi noté que pendant ces quatre jours, le salon de l’action gouvernemental sera animé par toute une série d’activités. Parmi  lesquelles, on pouvait noter : des conférences débats, des animations socioculturelles, des expositions diversifiées etc.…

En définitive, « Maligov » demeure le salon gouvernemental avec une notoriété incontestée où les gouvernants et  les patrons d’entreprises puissent se rassembler, concerter et converger. Afin de nouer des contacts directs, précisent les organisateurs. Vivement une éventuelle édition.

<strong>Koniba Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Droit de réponse de Monsieur Bocar Moussa Diarra au communiqué du Bureau Politique National de l’UM RDA faso jigi du 28 août 2017</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/droit-de-reponse-de-monsieur-bocar-moussa-diarra-communique-bureau-politique-national-de-lum-rda-faso-jigi-28-aout-2017-2534062.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/droit-de-reponse-de-monsieur-bocar-moussa-diarra-communique-bureau-politique-national-de-lum-rda-faso-jigi-28-aout-2017-2534062.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/Moussa-Bocar-Diarra.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 15 Sep 2017 11:55:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En rectification du contenu du communiqué du Bureau Politique National de l’UM RDA Faso jigi diffusé sur les antennes de l’ORTM et sur d’autres médias, faisant état à l’opinion nationale et aux militants du parti d’une « démission de Bocar Moussa Diarra des Instances du Parti ».</strong>

Je voudrais exprimer ma grande déception et mon inquiétude pour l’avenir de l’UM RDA Faso jigi, Parti du Président Modibo Keïta sous la direction actuelle de Monsieur Ibrahim Bocar BA et ses amis qui confondent et ignorent « Structures et Organes » d’un parti politique dans un communiqué officiel largement diffusé.
Rien d’étonnant car on ne peut être expert en tout, pendant tout le temps.

Moi, je préfère être « le renégat » pour leur bureau politique comme ils l’ont écrit que « renégat » du Mali.
Diriger le RDA suppose un parcours militant propre, emprunt d’un patriotisme et de conviction avérée.
Rentrer par effraction à la présidence de l’UM RDA ne suffit pas pour « blanchir » même en 2017. Le peuple malien n’oublie pas et en tout état de cause l’habit ne fait pas le moine.

Rien que cela, justifie amplement que je décide de me démarquer pour ne pas être souillé de la souillure de ceux qui ont détruit sans vergogne l’outil de l’Indépendance économique le plus emblématique de notre Nation voulu et bâti par le Président Modibo Keïta.

Je proclame devant les militants de l’UM RDA et devant l’opinion nationale et internationale que « je n’ai jamais démissionné des Instances du parti » comme l’a signé Monsieur Ibrahim Bocar BA.

J’ai décidé de démissionner de « mes responsabilités au sein des structures du parti » ; STRUCTURES ETANT LES BUREAUX QUI DIRIGENT LES INSTANCES DU PARTI comme chacun en a le droit.

Tant d’amateurisme politique est désespérant et souligne à souhait l’indignité de ceux qui ont pris la décision de cet acte.

<strong>Quelle bassesse !</strong>
La frénésie de la quête du fruit de l’arbre qui vous n’avez pas planté vous aveugle donc si tant. De vos petites mains vous ne pouvez cacher le soleil.
Quant à moi, Camarades militants, j’ai décidé de consacrer mon temps et vous comprenez pourquoi, au sein d’une association comme chacun peut le faire, à ce qui doit préoccuper aujourd’hui chaque malien digne de ce nom : Rechercher ou participer à la construction d’une alternative politique véritablement crédible pour sortir notre pays du gouffre.

<strong>En le faisant, je ne le fais contre personne.</strong>
Le Mali n’est pas en campagne présidentielle et l’UM RDA est très loin de désigner un candidat propre pour 2018.
Je rappelle simplement qu’à la dernière présidentielle tout le Mali a pu témoigner qu’en ma qualité de Président de l’UM RDA j’étais en première ligne pour apporter le soutien vigoureux et déterminant du parti au candidat désigné malgré les oppositions internes farouches et désaveux véhéments de ceux qui se font aujourd’hui les amis du pouvoir.

Bocar Moussa Diarra demeure constant dans sa loyauté au Mali qu’il met au-dessus de ceux qui œuvrent pour leur intérêt égoïste, empêtrent le parti dans des confusions et petits projets.
Je réaffirme mon engagement en toute responsabilité à faire découvrir par tous les maliens l’Alternative crédible, sérieuse et porteuse indéniablement d’un espoir réel pour notre pays.

<strong>Cela n’a rien d’illégal ni répréhensible à aucun égard.</strong>
Aucun cynisme ne peut effacer le lien inaltérable qui unit l’œuvre de Bocar Moussa Diarra à l’histoire récente de l’UM RDA faite d’engagement, de responsabilité et de dignité.
J’ai décidé de prendre simplement mes responsabilités et de m’assumer car respectueux du passé et confiant en l’avenir.

Rien ne justifie le choix de termes aussi haineux, méchants et disproportionnés à l’endroit d’un président dont le bilan plus qu’honorable comporte :
- la réconciliation avec le PSP, parti frère ;
- la reconstitution effective de la grande famille RDA en UM RDA faso jigi ;
-la réhabilitation complète et définitive de l’US RDA et ses dirigeants couronnée par l’organisation d’un Centenaire mémorable du Président Modibo Keïta ;
- une respectabilité au niveau de la classe politique et notamment au sein de la Majorité Présidentielle ;
- la dotation d’un siège national, patrimoine propre du parti ;
- une sixième place au parti en terme de collectivités locales contrôlées et j’en passe …

Il est injuste et immoral d’accabler un Président qui pendant 17 ans a donné l’exemple en portant sans discontinuer un mandat électif, soutenu par une base politique constante dont les capacités de mobilisation et la vivacité ont fait et font la fierté de tous les militants sincères du parti.

Un Président qui a tant donné ne peut démissionner de l’UM RDA ; tout le monde peut comprendre que Bocar Moussa Diarra qui a suffisamment apporté au parti décide volontairement de laisser la place à d’autres.
« L’ingratitude, c’est bien de vouloir enterrer votre Président d’honneur qui a tant fait même quand il vous offre la possibilité d’accéder à une place au sein du Directoire de la Majorité Présidentielle que certains considèrent comme le paradis pour satisfaire leur boulimie de profiteur-sans-gène qui ne cherchent qu’à se gaver coûte que coûte des avantages d’un pouvoir à l’avènement duquel ils ont refusé de porter les servitudes et les risques endossés par d’autres »

Bocar Moussa Diarra dans l’abnégation totale a fait le travail politique qui lui a valu les responsabilités qu’il a assumées. Je n’ai jamais bénéficié de quelques promotions par faveur de qui que se soit. Je le dis haut et fort. Mon cœur se révulse de mépris et je ne ressens que de la pitié pour tant de bassesses et d’ignominies pour ces personnes habitées par la haine, l’égoïsme, l’ingratitude et la méchanceté gratuite envers un camarade du parti.

Je me félicite du soutien constant et de la loyauté de tous mes compagnons de lutte et camarades du parti avec qui nous avons fait la grandeur du RDA.

J’en appelle à leur vigilance pour la sauvegarde des valeurs qui fondent notre glorieux parti et l’honneur du RDA. Encore une fois, Bocar Moussa Diarra est et reste militant de l’UM RDA Faso Jigi.
Sentiments militants !

<strong>Bamako, le 30 août 2017</strong>
<strong>Monsieur Bocar Moussa Diarra, Officier de l’Ordre National du Mali</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, secrétaire général du CPA : « C’est une rencontre historique !»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mohamed-ousmane-ag-mohamedoun-secretaire-general-cpa-cest-rencontre-historique-2285102.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mohamed-ousmane-ag-mohamedoun-secretaire-general-cpa-cest-rencontre-historique-2285102.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/05/Mohamed-Ousmane-Ag-Mohamedoune.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 31 May 2017 10:43:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Prenant la parole aux noms de la CMA et de la Plateforme, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, secrétaire général de la CPA (Convention des Peuples de l’Azawad) a assisté à l’ensemble des travaux de cette rencontre. « C’est une rencontre historique ! », a- t-il dit. Selon lui, c’est la première fois qu’un fils du terroir a eu cette idée géniale de réunir tous les fils et filles du cercle. Afin qu’ils discutent des préoccupations de l’heure.

« Moi, je suis un fils de Goundam, de Gargando, de Raz-Elma. C’est pour cela que nous avons pris, sur nous, la décision d’engager notre pays dans le processus de paix », a-t-il poursuivi. Et d’ajouter, d’un ton solennel : « Qu’est-ce qu’il y a de plus beau que de voir des Groupes armés s’embrasser, partager le thé et causer ensemble ? ».

Le secrétaire général de la CPA a rappelé qu’il a été convenu, entre lui et le Général Didier Dackouo, chef d’état-major général des Armées, de faire de Goundam un havre de paix. Aussi, il  a salué les Forces armées et de sécurité, la Minusma et Barkane pour leur contribution de taille à l’organisation de cette rencontre entre les chefs de village, de fraction et de quartier du cercle de Goundam.

<strong>Oumar Babi,</strong>

<strong>envoyé spécial</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre des chefs de village, de fraction et de quartier de Goundam : Un succès et des attentes fortes</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-chefs-de-village-de-fraction-de-quartier-de-goundam-succes-attentes-fortes-2285082.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-chefs-de-village-de-fraction-de-quartier-de-goundam-succes-attentes-fortes-2285082.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/photo-4-chefs-village-et-fr.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 31 May 2017 10:35:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Nonobstant l’appel au boycott, lancé depuis Bamako par certains élus de la ville aux autorités administratives et coutumières, la rencontre des chefs de village, de fraction et de quartier du cercle de Goundam, tenue les 19, 20 et 21 mai derniers à Goundam, a rencontré un franc succès auprès des populations. Qui sollicitent, de nouveau, l’initiateur pour l’organisation d’autres forums de ce genre, cette fois-ci, dans toutes les communes de Goundam.

Vendredi 19 mai, 15 heures, Goundam. Situé au bord du fleuve, à quelques encablures du pont, le siège de l’ONG « Association Malienne pour la Survie au Sahel » (AMSS) est pris d’assaut par des centaines de participants. Selon les organisateurs, cette rencontre a enregistré la participation de 246 chefs de village et de fraction, auxquels s’ajoutent 520 cadres, notables et personnes ressources. Un record de participation. Du moins, de  mémoire de Goundamiens.

<strong>Les boycotteurs boycottés </strong>

Pourtant,  tout a été mis en œuvre, par d’illustres élus de la ville de Goundam, pour que cette rencontre n’ait pas lieu. Frustrés de n’avoir pas été aux commandes de cette initiative, ils ont lancé un appel au boycott dans tous les cercles, fractions et quartiers de Goundam. Avant de le relayer sur les réseaux sociaux. Et comme tout cela ne suffisait pas, ils ont tenté – sans y parvenir – de convaincre le gouverneur de Tombouctou et le préfet de Goundam à interdire cette rencontre qui, selon eux, « risquerait de mettre la ville à feu et à sang ». Mais pour quel résultat. Au dernier décompte, cette rencontre a enregistré plus de 1000 participants, composés de chefs de village, de fraction et de quartier.

Initiée  par un digne fils de Goundam, le lieutenant-colonel des Douanes, Oumar Hamama Cissé, la rencontre des chefs de village, de fraction et de quartier du cercle de Goundam a pour objectif d’offrir à ces dignes représentants de la population un cadre de dialogue et d’échanges. Afin qu’ils trouvent, eux-mêmes, les solutions à l’insécurité et au banditisme résiduel, qui ont entamé la confiance entre les différentes communautés vivant, ici, en bonne intelligence depuis des millénaires.

En d’autres termes, il s’agissait pour l’initiateur de cette rencontre de ramener la paix et la cohésion sociale entre les sonrhaï, peulh, arabes, touareg, bambara, bozo, somono, dogon, bellah…..qui se regardent en chiens de faïence depuis l’éclatement de la crise en 2010.

<strong>Goundam, terre de brassage </strong>

Située au nord-ouest du Mali, à 90 km de la « Cité  des 333 saints », Goundam est un cercle agro-Sylvi o-pastoral par excellence. Avec une population estimée à 170.000 âmes, Goundam reste le seul cercle, au Mali, à disposer de cinq lacs interconnectés, alimentés à partir de deux marigots. Qui prennent leur source sur le Farabangou, un défluent du fleuve Niger. Avant de se rencontrer à hauteur du village de Kanéye, pour former le marigot de Goundam.

Les lacs Télé et Takara couvrent une superficie de 13.000 ha. Ceux de Gouber et Kamango, 20.000 ha. Considéré comme le plus grand, le lac Faguibine totalise, à lui seul, 53.000 ha.

Après la mise en place des trois commissions, chargées de plancher sur les grands thèmes de la rencontre, place à la cérémonie d’ouverture. Soudain, la pluie se met à tomber. « C’est la réponse de Dieu à ceux qui ont tenté de saboter cette rencontre », disent les participants. Habituellement, la ville enregistre ses premières pluies entre fin juin,  début juillet.

<strong>Une initiative soutenue par les Groupes armés</strong>

Tous les leaders des Groupes armés, ou presque, ont salué cette rencontre, qui vient à point nommé. Mieux, ils ont décidé d’assurer la sécurité des participants, partout où besoin sera. S’y ajoutent les messages de soutien des chefs des communautés touareg, arabes, sonrhaï, peulh…..

« Cette rencontre est une excellente initiative, qui permettra de recoudre le tissu social fortement endommagé par la crise », écrivait, dans son message, une grande figure de la communauté des Kel Antasar, Mohamed El Maouloud.

Etaient au podium, le préfet de Goundam, Mr Karim  Coulibaly ; Mr Mahamane Abocar, conseiller communal et président du Comité local d’organisation ; Mohamed Ali Ag Matahel, président des assises de cette rencontre ; l’imam de la grande mosquée de Goundam ;  Mr Oumar Hamama Cissé, initiateur de cette rencontre ; Ikyor Cissé, co-organisateur…….. pour ne citer que ceux-là.

La CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad), la Plateforme et la CPA (Convention des Peuples de l’Azawad) étaient, aussi, représentés.

« Il est temps de mettre fin à cette tragédie humaine, qui n’a que trop duré dans notre cercle et, partant, dans le septentrion malien », indique, d’entrée de jeu, Mr Oumar Hamama Cissé dans son discours d’ouverture. Avant de résumer l’objectif de cette rencontre dans un tonnerre d’applaudissements.

« Il s’agit d’amener tous les fils, et toutes les filles du cercle de Goundam à se donner la main pour la mise en œuvre rapide de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale qui, malgré les écueils, a enregistré des avancées certaines ».

Aussi, il a remercié les Forces armées et de sécurité, la Minusma et Barkane pour leur soutien à cette rencontre.

Après avoir fait observer une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes de cette crise, Mohamed Ali Ag Matahel souhaite que cette rencontre, qui a enregistré la présence massive de tous les fils et filles de Goundam, sonne le retour de la paix, de la cohésion sociale. Mais, a-t-il précisé, dans la justice.

« Cette rencontre est une opportunité pour les chefs de village, de fraction et de quartier de se parler, afin de trouver les solutions à même de ramener la paix et la sécurité sur ces terres qui nous ont vu naître », assure Ahmad Ag Hamama. Et le porte-parole des fractions arabes et touareg de poursuivre : « Cette rencontre était attendue. Si les populations avaient les moyens de la tenir, elles l’auraiert fait pour que l’avenir soit radieux dans le cercle de Goundam ».

Pour Mr Karim Coulibaly, Préfet de Goundam, la situation sécuritaire est intenable. Pour lui, chaque fois qu’une initiative, comme la présente rencontre, va dans le sens de la paix, elle mérite d’être soutenue.

« Les liens séculaires, qui unissaient les différentes du cercle de Goundam, ont été mis en péril par cette crise. D’où la nécessité de réconcilier les fils et filles de ce beau cercle. Afin de leur permettre d’exploiter les immenses potentialités du riche cercle de Goundam », a –t-il conclu. Avant de déclarer ouverts les travaux des chefs de village, de fraction et de quartier du cercle de Goundam.

<strong>Des résolutions pertinentes </strong>

A l’issue des trois jours de travaux, plusieurs recommandations ont été formulées par les participants. Notamment, l’érection urgente du cercle de Goundam en « Région des Lacs » ; le retour sans délai des réfugiés maliens pour un dialogue inclusif entre tous les fils de la nation malienne ; la réalisation des projets à impact rapide dans toutes les communes du cercle de Goundam ; l’accélération du développement du cercle de Goundam ; la sécurisation des personnes et de leurs biens à travers des patrouilles tripartites FAMAS, Minusma, Barkane ;  l’accélération du cantonnement et du processus de DDR ; l’insertion socio-économique et l’indemnisation de toutes les victimes de la crise ; le retour de l’administration et des services sociaux de base dans toutes les régions du nord ; la vulgarisation des résolutions de la conférence d’entente nationale ; la viabilisation des sites de retour des réfugiés ; l’ouverture de toutes les écoles au nord en octobre 2017 ; la relance de tous les secteurs de développement ……

« Il s’agit de faire en sorte que, le cercle de Goundam renoue avec les valeurs de tolérance, de paix et de fraternité, qui ont toujours caractérisé les différentes communautés liées par le sang », rassure Oumar Hamama Cissé dans son discours de clôture. Avant de conclure : « Tant que la paix ne vibrera pas dans le cœur de  chacun de nous, les efforts de la communauté internationale resteront vains ».A l’issue de la cérémonie de clôture, les chefs de village, de fraction et de quartier du cercle de Goundam sollicitent, de nouveau, l’initiateur de cette rencontre pour l’organisation d’autres forums de ce genre, cette fois-ci, dans chaque commune du cercle de Goundam.

<strong>Oumar Babi, </strong>

<strong>envoyé spécial</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK : « Racine Thiam n’a pas démissionné: il est juste en congés non payés »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-racine-thiam-na-demissionne-conges-non-payes-2285062.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/ibk-racine-thiam-na-demissionne-conges-non-payes-2285062.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/11/Racine-THIAM.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 31 May 2017 10:30:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La démission de Racine Thiam, directeur de la Communication du président de la République ; la candidature d’IBK à la présidentielle de 2018, la situation sécuritaire du pays, la visite du tout-nouveau président français au Mali… Tels sont, entre autres, les sujets abordés dans cette interview imaginaire. Ou presque. Sans concession.

Mr le président, vous inspirez et respirez la grande forme. Quel est donc votre secret ?

Par la grâce de Dieu, je me sens bien, voire très bien. Désormais, je ne mange plus « bourgeois », mais sain. Plus de caviar, plus de fromage, de ratatouille…..  Mais juste du haricot au poulet ou du riz à la sauce pâte d’arachide. Avec un bon verre de « gnamakou dji ». Et le résultat est là. Mes proches me disent que je me suis rajeuni de 40 ans. Plaise à Dieu ! Leur ai-je répondu.

<strong>Et ce mois de carême, qui commence ?</strong>

Ça se passe bien. Comme d’ailleurs chez tous les Maliens.

Mr le président, les Maliens ont entamé ce mois de carême dans un contexte marqué, d’une part, par la pauvreté. Et, d’autre part, par une hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité

En ce qui concerne la hausse des prix des denrées de première nécessité, le gouvernement a fait ce qu’il peut. D’ailleurs, même si on donnait ces prix, gratuitement, aux Maliens ils diront toujours que c’est cadeau ; mais c’est cher. S’agissant de la pauvreté, ça passera. C’est comme un petit Palu, qui vous traumatise un moment, avant de s’en aller de lui-même.

Dans les salons feutrés et les « Grins » de notre belle et sale capitale, on ne parle que d’une chose, une seule : la démission, avec fracas, de Racine Thiam, votre directeur de la Communication. Que s’est-il passé ?

D’abord, il n’a pas démissionné ; il a juste formulé le besoin de prendre des congés non payés. Voilà tout !

<strong>Quelle est la différence, Mr le président ?</strong>

Pour nous autres, qui parlons le français de France, le français du Français, il y a une sacrée différence. Prendre des congés non payés veut dire démissionner… sans me remettre sa démission. Vous comprenez maintenant ?

<strong>Pas du tout Mr le président !</strong>

Ça ne m’étonnerait pas. Vous ne parlez pas vraiment français ! Voulez-vous que je vous l’explique en sonrhaï ?

Non merci ! Mr le président, les Maliens ont été surpris de vous voir annoncer votre candidature, à la présidentielle de 2018, depuis Doha, au Qatar. Le tollé a été général

Là encore nuance. Je n’ai pas dit que je serais candidat. J’ai dit que si telle est la volonté d’Allah Soubhana Watallah, ça se fera ! Nuance.

Mr le président, ne serait-il pas mieux pour vous de faire comme votre cousin François Hollande : renoncer à un second mandat.

Si telle est la volonté d’Allah Soubhana Watallah, ça se fera !

Votre premier mandat a, tellement, déçu vos concitoyens que vouloir briguer un second mandat, dans le contexte actuel, serait trop risqué pour vous

Je sais que mes concitoyens sont en colère contre moi. Parce que je n’aurai pas tenu mes promesses de campagne. C’est justement pour cela que je vais les solliciter, une nouvelle fois, pour pouvoir tenir ces promesses.

<strong>Parlons, à présent, de la situation sécuritaire de notre pays. C’est, apparemment, le plus gros échec de votre quinquennat ?</strong>

Au contraire,  c’est ma plus grande réussite !

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ainsi va la vie à Goundam</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ainsi-va-vie-a-goundam-2284972.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ainsi-va-vie-a-goundam-2284972.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/photo-1-rencontre-chefs-vil.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 31 May 2017 10:17:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En dépit de la crise, et de ses effets pervers, les populations tentent, avec un certain succès, de mener une vie normale. Ou presque. Carnet d’un retour dans  mon Goundam natal.</strong>

Jeudi 18 mai, Goundam, quartier Haribanda, 11h30 mn. Une chaleur de plomb. Près de 50° à l’ombre. Pas un souffle de vent dans les dattiers sauvages, qui bordent la route au bitume dégarni. Le soleil est, déjà, haut dans un ciel assombri, par endroits, par de gros nuages poussiéreux.

Malgré tout, la circulation est dense. Très dense. A moto, en voiture ou en charrette tirée par des ânes, les populations vaquent à leurs occupations. Armés de mitraillettes, avec à leur bord  des soldats cagoulés, trois véhicules militaires traversent le quartier à vive allure, sous le regard amusé des enfants.

<strong>Une vie, presque, normale </strong>

Longtemps considéré comme un quartier dortoir, le quartier Haribanda (derrière le fleuve) est devenu, en l’espace d’une décennie, le quartier résidentiel de la « ville des lacs ». Avec ses bâtiments en dur construits, parfois, à deux niveaux ; ses rues en bitume, ses jardins fleuris, il donne l’image d’un quartier d’avenir.

« C’est le quartier des fonctionnaires et de tous ceux qui disposent d’un peu de moyens », nous confie un passant, constatant notre surprise face à ce changement.

C’est de là, que part l’unique route bitumée, qui mène au centre-ville. Pourvoyeur des lacs Faguibine, Télé, Fati et Horo, en eau, le fleuve de Goundam a tari sous l’effet de l’érosion. Et son lit, envahi par des bancs de sable blanc.

Réhabilité, le marché baigne dans l’ambiance. Outre les boutiques, juchées à la grande mosquée, le centre du marché est occupé par des vendeuses de condiments, de poisson séché et de céréales. Juste derrière, les étals des bouchers. A la périphérie, on retrouve les cordonniers et autres tailleurs. Qui discutent avec leurs clients dans un vacarme indescriptible.

Mais dans la vieille ville, les choses n’ont pas beaucoup changé. Dévastés par les inondations, les vieux bâtiments ont fait place à d’autres, plus modernes. C’est, entre autres, le cas de la mairie, de la préfecture ……

Le sable est partout. Il a, presque,  englouti certains bâtiments administratifs. Comme le service des Postes. Omniprésents, aussi, les engins à deux roues. De fabrication chinoise, ils sont utilisés pour voyager, transporter des marchandises ou se rendre au champ. On en trouve dans toutes les familles. Oubliés, désormais, les ânes affectés à ces tâches quotidiennes.

Assis sous les hangars, ou prenant leur thé dans les « grins », jeunes et vieux prennent ce changement avec philosophie. « A notre temps, on mettait 2 ou 3 heures de temps pour nous rendre au champ, ou dans les villages environnants. Aujourd’hui, ce n’est qu’une question de minutes », assure un notable de la ville.

Contrairement à certaines villes du nord, ici, les élèves sont en classes. Et les cours se poursuivent. Normalement. A « L’école fondamentale Ibrahim Sidi Touré » où, j’ai effectué mon cycle fondamental, les classes sont délabrées. Dans une classe, que Mme Kadidia Alidji Baby, sa directrice, nous a fait visiter, le plafond menace de s’effondrer. Même  mon ancien second cycle, rebaptisé « second cycle Youba Kary Sidibé » (du nom du père de l’ex-Première ministre Mariam Kaïdama Sidibé) est dans le même état. Là aussi, le plafond est dans un piteux état.

Autre menace sur le « second cycle Youba Kary Sidibé » : les crises d’hystérie enregistrées chez les jeunes filles. « Le dernier cas remonte à deux jours. Nous sommes troublés par cette histoire de diable, qui ne s’en prend qu’aux jeunes filles de l’école », déplore un enseignant. Et de poursuivre : « nous avons tout fait, lecture de coran, prières….. mais rien n’y fait ».

[gallery td_gallery_title_input="Ainsi va la vie à Goundam" td_select_gallery_slide="slide" size="full" ids="2285042,2285032,2285022,2285012,2285002,2284992,2284982"]

<strong>La vraie cause de l’hystérie des filles  au second cycle </strong>

&nbsp;

L’origine  de  ces crises d’hystérie a été découverte par  Mr Beïdou Baby, un autre enseignant, qui a mené sa petite enquête, en collaboration avec la gendarmerie : « Après plusieurs semaines d’investigations, en collaboration avec les gendarmes, nous avons découvert que ces jeunes filles, victimes d’hystérie, n’étaient pas poursuivie par un quelconque diable, comme elles le laissent entendre ; mais parce qu’elles ingurgitent, avant d’entrer en classe, des produits en sachet censés leur donner un bon teint, ou faire ressortir leurs formes voluptueuses ».

Certes, l’insécurité plane sur la ville. Mais de l’avis même des Goundamiens, ils se disent plus en sécurité que les Bamakois ou les Mopticiens. Les groupes armés, qui ont pris leurs quartiers aux check-points, situés à quelques kilomètres de la ville, veillent au grain. Pour mettre fin aux attaques des bandits, l’entrée et la sortie de la ville sont interdites entre 18 heures et 6 heures du matin. Ici, un hommage mérité doit être rendu aux forces armées et de sécurité, pour leur détermination à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Leurs efforts, conjugués à ceux de la Minusma, ont permis de ramener une certaine quiétude au sein de la population. Vers 17h 30, jeunes filles et garçons prennent d’assaut les terrains de foot de leur quartier.

Trente minutes après, la ville est enveloppée dans un énorme manteau noir. Au loin, les lumières des ampoules scintillent dans l’obscurité ambiante.

La nuit tombe sur Goundam !

<strong>Oumar Babi, envoyé spécial</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre des chefs de village et fraction du cercle de Goundam : Pour le retour de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-chefs-de-village-fraction-cercle-de-goundam-retour-de-paix-de-securite-de-cohesion-sociale-2252652.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-chefs-de-village-fraction-cercle-de-goundam-retour-de-paix-de-securite-de-cohesion-sociale-2252652.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/rencontres-communautaires-a-goundam.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 16 May 2017 12:47:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les représentants de 116 villages, de  211 fractions et de  11 quartiers  se retrouveront, les 19, 20 et 21 mai prochains, dans la « ville des lacs ». Objectif : ramener la paix et la sécurité, mises à mal par la crise.</strong>

La paix et la sécurité, la cohésion sociale, la promotion de la production et de la productivité agro-Sylvio- pastorale, la vulgarisation des résolutions de la conférence d’entente nationale, le rôle et l’implication de la jeunesse et des femmes, les causes et les remèdes de l’effritement du tissu social….

Tels sont, entre autres, les thèmes qui seront débattus par les chefs de villages, de fractions et de quartiers du cercle de Goundam au cours de cette rencontre.

Initiée par les cadres et ressortissants du « cercle des lacs », elle a pour objectif de ramener le vivre-ensemble, mis en péril par la crise.

<strong>Une rencontre, des ambitions nobles</strong>

Située à 90 km de Tombouctou, Goundam, est une zone agro-sylvo-pastorale par excellence. C’est la seule zone au Mali où, les paysans n’ont pas besoin d’engrais pour produire du riz, du mil, du maïs, du niébé, du blé, du fonio, de l’arachide….. La pêche, aussi, y est très développée. Surtout, en période de crue dans les lacs Télé, Fati, Horo, Takara….. D’où son surnom de « cercle des lacs ».

Le cercle de Goundam est, aussi, réputé pour le brassage de ses populations. Difficile de trouver un Goundamien, qui ne soit pas le fruit du brassage entre les sonrhaï, touareg, maure, peulh, bambara, bozo, somono, voire, dogon. Difficile, aussi, de trouver un Goundamien qui, en plus de sa langue maternelle, ne puisse pas parler – et couramment d’ailleurs – deux ou trois langues des autres communautés.

Mais la crise socio-politique, intervenue en 2010, et l’insécurité ambiante a mis en péril cette cohésion sociale,  à nulle autre pareille,  dans notre pays. Les chefs de village et de fraction ou de quartier semblent avoir perdu leur autorité morale, leur légitimité auprès de leurs administrés. La seule règle étant, désormais, celle du plus fort, celle du détenteur d’arme. Avec son cortège de morts, de veufs, de veuves,  d’orphelins et d’exilés forcés.

C’est pour mettre fin au calvaire des populations, que les cadres et ressortissants du cercle de Goundam ont décidé d’initier cette rencontre.

Elle réunira, à Goundam, les 19, 20 et 21 mai prochains, les représentants des 11 quartiers de la ville, de 8 villages de Bintagoungou, 2 villages et 26 fractions de Doukouria, 7 villages de Issabéry, 4 villages de Télé, 25 villages et 18 fractions de Douékiré, 1 village et 3 fractions de Kanéye, 1 village et 35 fractions de Tilemsi, 3 villages et 54 fractions de Gargando, 12 villages et 18 fractions de Essakane, 27 fractions d’Aljounoub, 9 villages de Tin-Aïcha, 11 villages de M’Bouna, 8 villages d’Adermalane, 30 fractions de Raz-Elma et 35 villages de Tonka.

Soit au total, 116 villages, 211 fractions et 11 quartiers. Un record. A ces participants, s’ajoutent les autorités politiques et administratives du cercle, les autorités militaires ….

<strong><img class="size-medium wp-image-2252692 alignleft" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/rencontre-intercommunautair-300x174.jpg" alt="Rencontre des chefs de village et fraction du cercle de Goundam : Pour le retour de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale" width="300" height="174" />Un budget prévisionnel de 46,3 millions CFA</strong>

Selon les organisateurs de cette rencontre, il s’agit de faire se rencontrer toutes les composantes des villages, fractions et quartiers. Afin qu’ils discutent de leurs préoccupations et d’y trouver des solutions adéquates.

Autres objectifs  de cette rencontre : rétablir les valeurs humaines, actualiser le répertoire des villages, fractions et quartiers ; mettre en place des mécanismes de prévention et de gestion des conflits et, enfin, élaborer un plan d’action des recommandations issues de cette rencontre.

Au total, près de 2000 participants sont attendus à cette rencontre, dont le budget prévisionnel est estimé à 46,3 millions CFA. Leur sécurité, indiquent les organisateurs, sera assurée par les Forces armées maliennes, Barkhane et la Minusma.

Frustrés de ne pas être aux commandes de ce projet, certains élus  du cercle de Goundam tentent, par tous les moyens, de l’en empêcher ; y compris le sabotage sur les réseaux sociaux. Mais le chien aboie, la caravane passe.

La rencontre, entre les chefs de villages, de fractions et de quartiers du cercle de Goundam, se tiendra, indiquent mordicus les organisateurs. Elle  prendra  fin dimanche 21mai prochain.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau des produits pétroliers de la douane : Les recettes passent  du simple au double</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/bureau-produits-petroliers-de-douane-recettes-passent-simple-double-1840172.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/bureau-produits-petroliers-de-douane-recettes-passent-simple-double-1840172.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/10/Mamadou-Traore.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 19 Oct 2016 02:52:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les recettes du Bureau des Produits Pétroliers de la douane (BPP) sont passées de 7,3 milliards CFA, en 2014, à 16,6 milliards CFA, par mois,  en 2016. Avec, parfois, des pics de plus de 20 milliards CFA.

Depuis le 1er mars 2015, date de la prise de fonction de l’inspecteur Mamadou Traoré à la tête du Bureau des Produits Pétroliers de la douane, les recettes ont, quasiment, doublé. Elles sont passées du simple au double.

Sous son prédécesseur, l’inspecteur Oumar Tangara, les recettes  du BPP étaient estimées à 7,3 milliards CFA par mois. Mais un mois après la prise de fonction de l’inspecteur Mamadou Traoré, elles sont passées du simple au double. Durant l’année 2015, elles ont oscillé entre 15 et 15,7 milliards CFA par mois. Avant de franchir, en 2016, la barre fatidique des 16, 6 milliards CFA par mois.  Une première dans l’histoire de ce bureau, dont la plus forte recette mensuelle avait été réalisée par le colonel Soumana Mory Coulibaly, aujourd’hui directeur général de l’ONAP (Office National des Produits Pétroliers).

Ce record a été battu par son « petit frère », l’inspecteur Mamadou Traoré. Si, en six mois, l’inspecteur Oumar Tangara avait réalisé 68 milliards CFA, son successeur, Mamadou Traoré, lui, a déposé 101 milliards CFA, au cours de la même période, dans les caisses du Trésor public. Bref, le Bureau des Produits Pétroliers de la douane  réalise, à lui tout seul, la moitié – ou presque – des recettes générées par l’ensemble des bureaux des douanes du Mali. Elles sont estimées, en moyenne, à 41 milliards CFA par mois.

Contrairement aux rumeurs, véhiculées par une certaine presse, la direction générale des douanes n’a jamais atteint un tel niveau de performance que sous l’inspecteur général Modibo Kane Keïta. Globalement, les recettes sont passées de 35 milliards CFA à près de 42 milliards CFA par mois. Soit une hausse de 7, voire 8 milliards CFA, par mois.

<strong>Les raisons de cette performance</strong>

A l’origine de cette performance, la rigueur dans le traitement des dossiers. Sous son prédécesseur, 52 millions de litres d’hydrocarbures sont déclarés, chaque mois, au Bureau des Produits Pétroliers. Mais avec l’inspecteur Mamadou Traoré, ces 52 millions de litres sont passés à 84 millions de litres par mois. Soit un écart de 32 millions de litres passés, chaque mois, par perte et profit. Autre raison de cette performance : le management, dont le directeur général a fait preuve, en nommant l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

&nbsp;

<strong>Les hauts faits d’armes de l’inspecteur  Mamadou Traoré</strong>

Considéré, à tort ou à raison, comme l’un des cadres les plus prometteurs de la douane, « Mister recettes », comme on l’appelle, a un parcours professionnel, pour le moins, honorable.

Alors chef de la Brigade Mobile d’Intervention de la douane (BMI), il a réalisé la plus grosse saisie d’armes ; mais aussi, la plus grosse saisie de cocaïne pure, jamais faite dans notre pays : 116 kg. Saisie à l’issue de laquelle, il a été décoré de la médaille « Etoile d’argent du mérite national ».

Comme chef du Bureau des douanes de Kati, les recettes sont passées de 384 millions CFA à 4 milliards CFA par mois.

Mêmes performances au Bureau de Bamako-Fer, au BEMEX (Bureau des Exonérations et des Maliens de l’Extérieur) et enfin au Bureau des Produits Pétroliers, dont les résultats se passent de commentaire. C’est pour l’encourager dans cette lancée, que Mr Igor Mamadou Diarra, alors ministre de l’Economie et des Finances, lui avait adressé une lettre de félicitations. Avec ampliation à l’inspecteur général Modibo Kane Keïta, son directeur général.

C’est ce cadre émérite de la douane, au parcours exemplaire, que certains apprentis-sorciers tentent de salir, en le trainant dans la boue.

Jusqu’au moment où, nous mettions sous presse, la moyenne des recettes réalisées, chaque mois, par le Bureau des Produits Pétroliers (BPP) est de 16,6 milliards CFA, contre 7, 3 milliards CFA sous son prédécesseur.

Et ce, en dépit de la baisse de la pression fiscale, du fait de la hausse amorcée des prix du marché international.

Or, pour que le Bureau des Produits Pétroliers atteigne ses objectifs de recettes en 2016, il lui suffit de réaliser un peu plus de 12 milliards CFA par mois. Simplement.

« Quand on ne connaît pas quelqu’un, on l’appelle Hey ! », dit un proverbe bien de chez nous.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Congrès du RPM : «  KENEKARABA » risque gros, tres gros !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/congres-rpm-kenekaraba-risque-gros-tres-gros-1840082.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/congres-rpm-kenekaraba-risque-gros-tres-gros-1840082.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/10/Diarrassouba-depute-rpm-dioila-majorite.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 19 Oct 2016 00:31:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Prévu pour le week-end prochain, le congrès du RPM (Rassemblement Pour le Mali), le parti au pouvoir, s’annonce comme celui de tous les dangers. Surtout, pour certains de ses cadres, dont les frasques ont défié la chronique ces derniers temps.

Député élu à Dioïla et non moins questeur de l’Assemblée nationale,  l’honorable Mamadou Diarassouba, plus connu sous le nom de « kénékaraba » est de ceux-là. Non seulement, il risque de perdre le poste de secrétaire à l’organisation qu’il occupe ; mais aussi, le poste de secrétaire général du parti, objet de ses rêves.  En effet, à la réunion du RPM, tenue le 13 octobre dernier, dans l’après-midi, au siège du parti, « kénékaraba » a été accusé, publiquement, d’avoir semé le bordel au sein du parti. En tant que simple secrétaire à l’organisation du RPM, il se comporte comme le secrétaire général du parti, en prenant des décisions, dont il n’a ni la charge, ni la compétence requise.

Selon nos sources, proches du Bureau Politique National du RPM, ce sont les manœuvres politiciennes  de « kénékaraba », qui sont à l’origine des sections et sous-sections parallèles au sein du RPM. Lesquelles se regardent, désormais, en chiens de faïence. Parce que les sections ou sous-sections, régulièrement, mises en place sont jugées « illégitimes », au profit de celles qui ne disposent d’aucune base réelle.  Pour nos sources, l’honorable Mamadou Diarassouba n’est plus digne de son poste de secrétaire à l’organisation qui, disent-elles, sera affecté à un autre cadre du parti plus compétent que lui. Il n’est pas, non plus,  qualifié pour succéder au Dr Bocari Tréta au poste de secrétaire général du parti. Ce poste, indiquent nos sources, exige un diplôme d’études supérieures ; alors que « kénékaraba » ne dispose que d’un diplôme de maître du second cycle.

<strong>Oumar Babi </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK, président de l’Adéma&#45;Pasj, en 2000</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-president-de-ladema-pasj-2000-1635162.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/ibk-president-de-ladema-pasj-2000-1635162.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/IBK-1.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Jun 2016 11:27:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Je ne travaillerai pas avec des gens qui risqueraient de me planter un couteau dans le dos.

<strong>Souleymane Koné, ancien ambassadeur</strong>

Le pouvoir IBK qui prend ses propres incapacités comme celles du peuple malien reste sourd à toutes propositions venant de l’opposition. Ainsi il conduit le pays dans l’abîme dans son monologue et ses vains calculs politiciens.

<strong>Racine Thiam, Directeur de communication de la présidence</strong>

Le gouvernement a été clair. Il faut un renforcement du mandat de la Minusma. Je pense que même la Minusma a compris qu’il était nécessaire qu’elle écoute, parce que le mandat actuel ne permet ni de sécuriser les populations maliennes ni de sécuriser les forces de la Minusma elles-mêmes. Il y a donc un problème.

<strong>Moussa Mara, ancien Premier ministre</strong>

La Chine n’a pas été visée par les terroristes, c’est la paix qui est visée. La Chine doit continuer à assister le Mali sur le dossier du nord, mais aussi sur d’autres chantiers majeurs pour l’avenir.

<strong>Baba Akhib Haidara, médiateur de la République</strong>

Beaucoup de citoyens ont perdu confiance dans l’administration.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interviou(presque) imaginaire : IBK : « mon bilan n’est, peut&#45;être  Pas reluisant, mais j’y travaille pour obtenir un second mandat »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/intervioupresque-imaginaire-ibk-mon-bilan-nest-peut-etre-pas-reluisant-mais-jy-travaille-pour-obtenir-un-second-mandat-1635142.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/intervioupresque-imaginaire-ibk-mon-bilan-nest-peut-etre-pas-reluisant-mais-jy-travaille-pour-obtenir-un-second-mandat-1635142.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/IBK.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Jun 2016 11:06:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[On parle et partout ; dans les salons feutrés de notre belle et sale capitale, comme dans les « grins ». Partout, une seule et même interrogation : IBK pourrait-il être réélu pour un second et dernier mandat à la tête de notre pays ? A cette question, l’écrasante majorité de la population répond par la négative, au regard de son bilan en demi-teinte.  Elu à 77,3 % des voix au second tour, IBK était, aux yeux des Maliens, le seul candidat à même de régler la crise du nord, de lutter efficacement contre la corruption et la délinquance financière, de ramener l’école à l’école………. En un mot de remettre notre pays sur les rails.

Presque trois ans après, la promesse des fleurs n’a pas tenu celle des fruits. Kidal, la huitième région du Mali reste une « République au sein de notre République ». Avec, à la clé, une insécurité qui n’épargne ni les villes, ni les campagnes. Quant à la corruption et la délinquance financière, elles n’ont pas baissé d’un iota. Bien au contraire.  Mais qu’en pense IBK lui-même de son bilan, durant ces trois ans passés au pouvoir. Et, partant, de son second et dernier mandat à la tête du Mali. Autant de questions auxquelles il tentera d’apportera des réponses dans cette interviou.

<strong>Mr le président, vous avez bonne humeur ce matin</strong>

Normal, Le Mollah ! Car tout se passe comme dans le meilleur des mondes. Les Maliens ont du riz à gogo pour se faire du « zamé blin », du sucre pour leur thé quotidien….. Donc j’ai plus de mouron à me faire pour mon second et dernier mandat à Koulouba.

Mr le président, les Maliens pensent le contraire. Selon eux, vous avez été élu à 77,3 % des voix pour deux raisons principales : la fin de la crise au nord et la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Vu sous cet angle, votre bilan laisse à désirer

Mon bilan, durant ces trois ans passés  au pouvoir, n’est pas, peut-être reluisant, mais j’y travaille pour que les Maliens me fassent, de nouveau, confiance, afin d’obtenir un second et dernier mandat à la tête de notre pays.

<strong>Qu’allez-vous faire pour mettre fin à la crise du nord ?</strong>

Le processus suit son cours !

Et dans le domaine crucial de la lutte contre la corruption et la délinquance financière ?

Le processus suit son cours !

Etes-vous sûr d’être réélu avec un tel bilan ?

Le crapaud n’a pas de queue, mais Dieu l’évente !

<strong>Que voulez-vous dire par là ?</strong>

Que j’obtiendrai mon second et dernier mandat, avec ou sans un bilan élogieux. Mon équipe de « commandos » y travaille déjà. Je suis toujours à une longueur d’avance sur les « politicards ». Car, j’ai plus d’un tour dans mon sac.

&nbsp;

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bamako: Entre islam et fétichisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/bamako-entre-islam-fetichisme-1635222.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/bamako-entre-islam-fetichisme-1635222.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/05/bamako.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Jun 2016 10:47:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[93% de la population au Mali sont musulmanes. Dans les carrefours pourtant et sur les espaces publics, des pratiques apparentées au fétichisme indignent certains. D’autres, par contre, approuvent. L’histoire d’une pratique qui divise notre « pays musulman » !

Une calebasse, parfois un canaris rempli de mil, de maïs, de riz ou de haricot posé à côté de quelques œufs ou entre les plumes de poulets noirs ou blancs. Des pièces de monnaie, des cauris, la noix de cola ou un billet de banque accompagnent l’offrande quelques fois. Cette scène est visible partout à Bamako. Avec le mois de Ramadan et ses opportunités d’affaire pour des marabouts, ces pratiques redoublent d’intensité.

Il est 21h dimanche dernier, sur une radio privée, un marabout promet des miracles aux auditeurs. Pas besoin de se déplacer, indique Professeur, à partir du téléphone, il peut guérir n’importe quel mal. Mieux, par le même moyen, ajoute-t-il, il conjure le sort et prédit la fortune. Après dix minutes de prêche, la ligne téléphonique est ouverte.

Un premier auditeur, au bout du fil, veut « connaitre son étoile ». La conversation se passe en bambara. «Tu as une bonne étoile, lui répond le Professeur. Ton étoile est dans l’eau, c’est pourquoi tout ce que tu entreprends est trouble ». « Pour conjurer le mauvais sort, il faut chercher ‘’djoun’’, ‘’ngaba blé’’ et ‘’mogo yiri’’.Tu fais bouillir ces trois plantes ensemble et te laver dans un coin en hauteur pendant dix sept jours. Puis tu sacrifieras un mouton-lion (wara-saga) ensuite tu jetteras les détritus sur une place publique.

Un second auditeur, au bout du fil, annonce qu’il souffre du pied. « Pose ta main sur la partie qui te fait mal sans raccrocher le téléphone», ordonne celui qu’il appelle Professeur. Après dix à quinze secondes de silence sur fond de musique religieuse, le guérisseur interroge: « comment te sens-tu? ». « Bien, ça va mieux !», réplique l’auditeur, au bout du fil.

A l’image de ‘’Professeur’’, ils sont nombreux ces « Cheick » ou « Grand marabout international » autoproclamés,  à acheter des temps d’antenne sur les radios privées pour vendre leur ‘’connaissance’’ ou étaler leur savoir. Les clients ne manquent pas en ce moment. Outre les pères de familles qui tirent le diable par la queue, des jeunes à la recherche de la fortune rapide, des femmes en quête de potions magiques, des ministres ou directeurs voulant se maintenir à leur poste, les élèves sont des cibles privilégiées de ‘’ces faiseurs de miracle’’ en cette période d’examens de fin d’année.

Controverse et contradiction

Cette pratique ne fait pas l’unanimité. Communément appelés les « wahhabites », une partie de la communauté musulmane la condamne. Pour eux, c’est de l’idolâtrie. Par contre, l’autre partie des musulmans affirme que ces pratiques ne sont condamnées nulle part dans le Coran. Des contradictions qui prêtent à controverse.

L’imam de la mosquée Ousmane ibn Fan de Kalaban-coura en commune V du District de Bamako est catégorique: « cette pratique, sous toutes ses formes, est contraire à l’Islam », déclare-t-il. Et l’imam Maïga d’ajouter: « admettre que les dits d’un marabout sont vrais, c’est renier le prophète Mohamed (PSL). Quiconque consulte un voyant, ses prières ainsi que son jeûne ne sont pas exaucés pendant 40 jours », prêche l’imam.

Imam suppléant à Garantibougou, Ousmane Traoré affirme que le maraboutage n’est condamné que lorsqu’il vise à faire du mal à autrui. « Dans trois cas, le musulman est autorisé à consulter un voyant: se marier, bâtir une nouvelle maison, ou s’acheter un cheval (moyen de déplacement). Dieu ne se manifeste pas directement à l’être humain. Il (Dieu) lui montre des chemins qui lui permettent de s’accomplir en tant qu’être humain. Qui par définition est imparfait. C’est pourquoi on dit: « Aides-toi et le Ciel t’aidera », Argumente l’imam Traoré.

Pendant que le débat autour de la question fait rage, le fond du fleuve Niger, les espaces publics et les rues à Bamako sont inondés d’objet sacrificiels. Au grand dam des agents d’Ozone-Mali.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Cedeao demande le déploiement immédiat des Famas à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-demande-deploiement-immediat-famas-a-kidal-1635262.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/cedeao-demande-deploiement-immediat-famas-a-kidal-1635262.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/sommet-Cédéao-senegal.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Jun 2016 10:00:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Quarante neuvième session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao,  tenue le 4 juin dernier, à Dakar, a pris des décisions importantes concernant le Mali. C’est dans ce cadre qu’elle a rappelé son attachement au respect de l’unité, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat malien. Elle a, en outre, exprimé sa vive préoccupation, face à la détérioration de la situation sécuritaire au Mali, marqué par la recrudescence des attaques terroristes.</strong>

Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao, ont levé le ton et «  manifesté  leur indignation face à la situation à Kidal où, un an après la signature de l’Accord, le gouvernement et les Forces de défense et de sécurité du Mali n’y ont toujours pas accès pour une sécurisation complète du territoire national et exigé que cette situation prenne fin. » C’est pourquoi ils ont fait appel à la bonne foi des mouvements signataires pour une application diligente, intégrale et effective de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. En effet, l’absence de neutralité de certains mouvements signataires de l’accord dans ces attaques, n’est aujourd’hui qu’un secret de polichinelle.

La Conférence a donc réitéré « sa décision adoptée lors de sa 47ème session tenue à Accra le 19 mai 2015,  selon laquelle toutes les forces de défense et de sécurité du Mali disposent du droit et de la légitimité d’occuper toute localité du territoire national, dans le cadre de leur mission régalienne de protection des frontières, des personnes et de leurs biens et que toute occupation par des forces irrégulières non-étatiques est illégale et doit prendre fin. » Elle a demandé que les Forces de défense et de sécurité du Mali « soient redéployées le plus immédiatement possible sur tout le territoire de l’Etat malien pour faire face aux ennemis de la paix et protéger les populations aux frontières. »

Prenant la mesure de la situation sécuritaire difficile dans notre pays, la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao, a envisagé de mettre en place une

Force multinationale mixte pour lutter contre le terrorisme au Mali. C’est dans ce cadre que le Sommet de la Cedeao a aussi « réaffirmé sa détermination à poursuivre, sans relâche, le combat contre le terrorisme et souligné, à cet égard, la nécessité d’une lutte internationale coordonnée. »

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PCR: un parti à contre&#45; courant</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/pcr-parti-a-contre-courant-1635242.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/pcr-parti-a-contre-courant-1635242.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Jun 2016 09:55:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est ramadan, comme chaque année, les partis politiques, du moins ceux qui ont une ambition présidentielle, se lancent dans des opérations de séduction. Les affiches n’épargnent aucun endroit.</strong>

Le Parti Citoyen pour le Renouveau (PCR) souhaite «Bon ramadan» à ses électeurs. Le message est en français et en arabe. Quoiqu’un peu ambigu, le choix de l’arabe se justifie, pourtant. Dans son élan pour être vu par tous, aucun n’endroit n’est plus beau et plus sacré pour le PCR. Surtout pas le Monument de l’Indépendance. En juillet 2014, une opération baptisée « SOS Monuments» a donné un nouveau visage à six monuments dans la ville de Bamako. Il s’agit des monuments de l’Indépendance, Kwamé N’Kruma, Place Mamadou Konaté (Eléphant), Colombe de la paix, Place Abdoul Karim Camara dit Cabral et la Tour de l’Afrique. Le coût total des travaux a été pris en charge par le groupe Africable Télévision. Ce geste a permis d’embellir ces joyaux architecturaux, jadis dans un état de délabrement avancé.

A cette occasion, le PDG du groupe Africable, Ismaël Sidibé déclare: « un monument n’est pas seulement qu’une œuvre architecturale, si belle soit-elle, ni simplement un lieu de mémoire. Il s’agit aussi et surtout d’un marqueur essentiel de l’histoire d’un peuple et d’une nation en devenir. A ce titre et parce qu’ils nous renvoient à notre mémoire collective, nous devons à nos monuments, respect, entretien, attention et promotion ».

Puissent les partis politiques entendre Ismaël Sidibé. Eux qui, financés par an avec l’argent du contribuable à hauteur de centaines de millions de nos francs, défigurent les monuments surtout à l’approche des échéances électorales. Cela est encore vrai pour un parti dit «citoyen pour le renouveau».

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Patrimoine culturel : Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo primée</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/patrimoine-culturel-mme-ndiaye-ramatoulaye-diallo-primee-1635202.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/patrimoine-culturel-mme-ndiaye-ramatoulaye-diallo-primee-1635202.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Ramatoulaye.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Jun 2016 09:45:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, ministre de la Culture, de l’artisanat et du tourisme, a été décorée de la médaille commémorative du Soixante-dixième anniversaire de l’UNESCO. C’était à l’occasion de la Conférence de haut niveau, suivie d'une réunion technique d'experts, à l’Académie royale flamande des arts et de la culture,  à Bruxelles, le 9 juin dernier. Le thème : « Unis pour le patrimoine, la diversité culturelle prise pour cible : protéger le patrimoine pour la paix, »  portait sur la manière dont la culture peut contribuer à la paix et à la reconstruction.

Dans son discours, Mme Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, a attiré l’attention sur l’urgence « de proposer un contre discours à la propagande de haine et d’insister sur le pouvoir de la culture pour aider la population à reconstruire. » L’Union européenne a décidé de protéger le patrimoine culturel dans des situations de conflit.

En effet, l’intensité et le nombre d’attaques dirigées contre le patrimoine culturel ont considérablement augmenté ces dernières années, en particulier au Moyen-Orient et en Afrique. C’est dans ce cadre que l’UNESCO a organisé ces débats dont les résultats permettront de finaliser le Plan de mise en œuvre de la Stratégie de l’UNESCO pour la protection du patrimoine culturel et la promotion du pluralisme culturel.

La réunion d’experts  s’est surtout penchée  sur le rôle de la culture comme facteur de cohésion sociale et de réconciliation, en vue de la reconstruction après-conflit. Elle a formulé des recommandations pour une meilleure prise en compte de la culture et de son potentiel lors des interventions humanitaires et de sécurité.

C’est donc, en marge de ces réunions, que la ministre de la Culture, de l’artisanat et du tourisme, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, a reçu, des mains de Mme Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO,  la médaille commémorative du soixante-dixième anniversaire de l’UNESCO, pour son leadership dans la coordination du programme conjoint UNESCO/Mali pour la sauvegarde du patrimoine culturel. C’était en présence du chef de bureau de l’UNESCO au Mali, du représentant du Mali auprès de l’UNESCO et de l’ambassadeur du Mali en Belgique.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Samuel Sidibé : un rempart contre le bradage  du patrimoine culturel national</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/samuel-sidibe-rempart-contre-bradage-patrimoine-culturel-national-1635182.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/samuel-sidibe-rempart-contre-bradage-patrimoine-culturel-national-1635182.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/samuel-sidibe-640x375.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Jun 2016 09:42:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A la tête du Musée National depuis 1987, Samuel Sidibé est aujourd’hui l’homme incontournable dans la sauvegarde du patrimoine culturel malien. Ce muséologue, directeur du Musée National, voulait devenir juriste ou journaliste.

«Si vous rêvez de téter les seins de la reine d’Angleterre et que vous vous retrouvez avec les seins desséchés de votre grand-mère, il ne faut pas s’en priver, peut-être qu’au finish vous les trouverez plus intéressants que vous ne l’imaginiez ». Son parcours, Samuel Sidibé ne l’a pas choisi. Il utilise cette phrase pour l’illustrer.

Père de deux filles, Samuel Sidibé est né en 1952 à Somasso village situé à 25 km de San. Il poursuit sa scolarité à l’école primaire protestante de Yorosso chez sa sœur ainée, enseignante. Après le Diplôme d’Etude Fondamentale, il entre au Lycée Badala en 1968, année du putsch contre Modibo Keita, dans l’intention de faire une filière scientifique. Contre son gré, il est recommandé en Philosophie-Langues.

En 1971, son bac en poche, il se fixe pour objectif de faire des études de droit ou de journalisme. Mais un communiqué de la Radio nationale annonce son départ en France pour des études  en muséologie. N’ayant pas pu accéder à l’Ecole du Louvre, à Clermont-Ferrand, Samuel Sidibé décroche une maitrise en Histoire de l’Art avant de présenter une thèse à Paris I Sorbonne sur l’archéologie funéraire de l’Afrique de l’Ouest, nous sommes en 1980. Rentré au pays, l’archéologue est recruté à l’Institut des Sciences Humaines pour diriger des fouilles avant d’être appelé au poste de directeur du Musée National.

Des moments difficiles

Le regard figé, la voie à demi-baissée, la main sous le menton, le ton grave, Samuel  Sidibé évoque avec difficulté la mort de son père pendant ses études en France. « J’aurais voulu qu’il profite un peu de ma réussite». Cet homme, aux traits du visage assez tirés, endurci par les épreuves de la vie ne parvient pas à oublier son père « parti trop tôt ». Cet évènement avec la disparition de sa grande sœur, il y a quatre ans,  sont pour Samuel Sidibé des moments pénibles.

Un regret malgré lui…

Sur le bureau du Directeur du Musée National, pas le moindre espace vide. Le téléphone portable, la tasse de café, les stylos et d’autres petits objets sont posés sur les piles de documents accumulés probablement avec les années. Seul, un écran d’ordinateur, à droite du maitre des lieux, se retrouve au milieu de cette paperasse. Assis derrière ce bureau peu rangé, Samuel Sidibé, 64 ans, parait pourtant dix ans de moins. « Il est à l’image de ses statuettes, il est conservé», goguenarde un de ses collaborateurs.

Quelques rares cheveux gris sont perceptibles de part et d’autre de sa tête coiffée à ras. Doté d’un léger strabisme et  les paupières un peu lourdes, le directeur du Musée national, est parti d’un musée de 400 m2 à une véritable institution classée parmi les meilleurs musées de la sous-région. Malgré ses succès, Samuel pense qu’une corde manque à son arc.

« Il n’y a rien de pire qu’un peuple qui ne s’intéresse pas à son patrimoine culturel. Le patrimoine culturel, c’est l’identité du pays, quand on le détruit, c’est l’histoire du pays qu’on fait disparaitre. C’est pourquoi, les djihadistes se sont attaqués aux mausolées et aux manuscrits de Tombouctou», indique Samuel Sidibé qui regrette de n’avoir pas pu ramener plus de Maliens vers le Musée. Le muséologue ne désespère pas pour autant. Un travail avec des écoles est en train de se faire dans l’intention d’avoir une génération de Maliens qui s’intéresse au Musée, conclut-il.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le leadership du président IBK en déclin</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/leadership-president-ibk-declin-1635122.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/leadership-president-ibk-declin-1635122.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/05/IBK-president.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Jun 2016 09:03:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Du point de vue constitutionnel, la visite de Moussa Mara à Kidal ne pouvait se faire sans l’aval du chef de l’Etat, chef suprême des armées. Il est donc  impensable que l’ancien Premier ministre conduise l’attaque de Kidal sans en informer le président de la République.

A l’occasion,  on se souvient que le chef de l’Etat avait parlé de 1500 militaires qui allaient entrer à Kidal et qui n’en sortiraient pas. Donc, c’est une tache difficile à effacer et qui rend le rapport concernant Moussa Mara, difficile à accepter par l’opinion, malgré les observations accablantes contre l’ancien Premier ministre. De même sur la question de l’achat de l’avion présidentiel, l’ancien ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maiga avait indiqué qu’à chaque étape de la procédure d’achat, le président IBK avait été informé. Ces dépenses ne sauraient effectivement se faire sans l’avis du président de la République. C’est donc à juste raison que lors de son séjour à Dakar, à l’occasion du sommet d la Cedeao, le président IBK a reconnu « qu’il y avait des problèmes au Mali. » C’est, aussi, à juste titre que l’affaire du retour de l’ancien président ATT, sans au préalable, avoir totalement liquidé son dossier qui est jugé vide par l’Assemblée nationale, parait anormale. De même, le jugement du général Amadou Haya Sanogo apparait comme une épine dans le pied du président IBK qui a bel et bien bénéficié de l’apport des voix militaires lors de l’élection présidentielle. C’est donc vrai qu’il y a des problèmes au Mali. C’est dans ce cadre qu’après avoir rappelé son attachement au respect de l’unité, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat malien , la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao a exprimé sa vive préoccupation, face à la détérioration de la situation sécuritaire au Mali, marqué par la recrudescence des attaques terroristes qui ont visé les forces de défense et de sécurité du Mali, les forces des Nations Unies, la force française Barkhane et les populations civiles.

Cette situation, ajoute-t-elle, constitue une menace pour l’ensemble de la sous-région. Sans toutefois accabler le chef de l’Etat, qui a cette fois-ci, montré toute son humilité, la Conférence a  «  salué les efforts déployés par le Gouvernement du Mali, sous le leadership du Président Ibrahim Boubacar Keita, en vue de l’application intégrale et effective de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. » Il faut, malgré tout, dire que ce leadership est fortement terni, puisque qu’il a obligé la Cedeao à taper du poing sur la table et hausser le ton pour que l’armée malienne soit déployée à Kidal.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dragage du fleuve Niger par l’entreprise néerlandaise Big machinery : Un projet cousu de fil blanc ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/dragage-fleuve-niger-lentreprise-neerlandaise-big-machinery-projet-cousu-de-fil-blanc-1635102.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/environnement/dragage-fleuve-niger-lentreprise-neerlandaise-big-machinery-projet-cousu-de-fil-blanc-1635102.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Jun 2016 08:57:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est, du moins, ce que laisse entendre les deux agences en charge de la gestion du fleuve Niger : l’ABN et l’ABCN. « Le représentant local de l’entreprise néerlandaise, Big Machinery, à Bamako, raconte partout que son entreprise dispose d’un budget de 150 milliards CFA pour draguer le fleuve Niger. Comment une entreprise, dont la vocation première est de faire de l’argent, peut-elle proposer d’injecter 150 milliards CFA dans ce projet sans rien demander en retour ? »

C’est, en effet, la question qui taraude les méninges au sein des directions de l’ABN et de l’ABCN. Dans un entretien accordé, récemment, au palmipède, l’administrateur malien de Big Machinery, Mr Lamine Makadji est allé jusqu’à accuser le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement de vouloir bloquer le dossier. Interrogé, la semaine dernière sur le flou entourant ce projet, il relativise ses propos : « Nous sollicitons un mandat, auprès du gouvernement malien, pour rechercher les 150 milliards CFA afin de mettre en œuvre ce projet », nous a-t-il dit.

Un virage à 180° qui jette un doute sur les motivations réelles de Big Machinery dans le projet de dragage du fleuve Niger.

Nous y reviendrons !

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quand la France  se fâche avec ses petits amis du HCUA !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/france-se-fache-petits-amis-hcua-1635022.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/france-se-fache-petits-amis-hcua-1635022.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/HCUA-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Jun 2016 08:53:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le ministre français de la défense se dit préoccupé et agacé  par le double jeu du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA). Dissidence du mouvement terroriste Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali, ce groupe armé, avec à sa tête les frères Intallah, continue de saboter le processus de paix sur instruction, dit-on, de leur mentor. Lequel avait juré, le lendemain de la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, qu’il n’y aura pas de paix sans lui.

En déclarant, la semaine dernière, que le HCUA est manipulée par le chef d’Ansar Dine, le mouvement terroriste d’Iyad Ag Ghali dont la tête a été mise à prix par le gouvernement américain, Jean-Yves le Drian, ministre français de la Défense, n’a fait que confirmer ce que tout le monde sait déjà.

<strong>Le HCUA, la face cachée d’Ansar Dine</strong>

Déclaré « mouvement terroriste », tour à tour,  par la France et les Etats-Unis d’Amérique, Iyad Ag Ghali tenait à participer aux négociations d’Alger. Alors, il crée un mouvement armé parallèle dénommé Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA). Avant de confier sa direction à ses cousins directs : les frères Intallah. Pour ceux qui l’ignorent, la mère d’Iyad et le père des Intallah sont du même père et de la même mère.

Au lendemain de la signature de l’accord de paix et de réconciliation nationale issu du processus d’Alger, le chef du groupe terroriste Ansar Dine avait juré, dans un communiqué rendu public, qu’il n’y aura pas de paix, au nord du Mali, sans lui. Du moins, tant qu’il ne serait pas amnistié de tous les crimes commis par son groupe dans le septentrion malien.

Aux négociations d’Alger, ses cousins ont remis la question de l’amnistie d’Iyad sur la table. Refus de la communauté internationale de discuter avec un mouvement terroriste, dont le jeu favori était de couper les pieds et les mains des présumés coupables de vol. Ou de flageller, publiquement, des couples soupçonnés d’adultère.

Las d’attendre son amnistie qu’il ne voit point venir, le chef d’Ansar Dine décide alors de tripatouiller le processus de paix. Les blocages, pour un oui ou pour un non, c’est lui. Les suspensions de la participation de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), dont le HCUA est membre, c’est encore lui. Les mines anti-personnelles , qui font des dizaines de victimes, tant au sein des forces armées maliennes qu’au sein des troupes françaises et de la Minusma, c’est toujours Iyad, chef d’Ansar Dine ; mais aussi du HCUA.

D’où la colère de la France par la voix de son ministre de la défense.

&nbsp;

<strong>Les raisons de la colère des Gaulois</strong>

&nbsp;

Jean-Yves Le Drian se dit « agacé et préoccupé par le double jeu du HCUA ». Selon lui, il existe une proximité évidente entre le HCUA et le groupe djihadiste Ansar Dine, dirigé par le terroriste Iyad Ag Ghali. Et de poursuivre, avec un ton ferme : « Si on devait tolérer trop longtemps ce type de double jeu, aller vers une solution sera compliquée ».

Mais la réaction du HCUA ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué rendu public, le HCUA dit avoir pris ses distances avec le  Groupe terroriste Ansar Dine, depuis que son leader, Iyad Ag Ghali, s’est fixé de nouveaux objectifs. Avant d’inviter les autorités françaises à se cantonner à leur rôle de médiateur.

De sources concordantes, le retard pris dans la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation nationale s’explique, en grande partie, par le boycott du travail des commissions mises en place. Boycott dicté, selon nos sources, par Iyad Ag Ghali, depuis les montagnes de Tégharghar où il se terre.

« Le gouvernement malien a respecté tous ses engagements pour la mise en œuvre diligente de l’accord de paix. Ce qui n’est pas le cas de certains groupes armés, qui font tout pour mettre un frein au processus de paix », indique une source gouvernementale qui a requis l’anonymat.

Le ministre français de la défense n’est pas le seul à dénoncer la proximité entre certains groupes signataires de l’accord de paix et le Groupe terroriste Ansar Dine. Bien avant lui, le président de la République avait martelé, devant les représentants de la communauté internationale à Bamako, que « l’ennemi de la paix a un visage et un nom : Iyad Ag Ghali. Et tant que le cas Iyad n’est pas réglé, les efforts pour une paix durable, au nord, seront vains ».

Pour le chef militaire de la Minusma au nord, Hervé Gomart, les accointances entre certains groupes armés et le Groupe terroriste Ansar Dine n’est que secret de polichinelle : « Je ne peux croire qu’au Mali, aujourd’hui, personne ne soit au courant de rien avec tout ce qui se passe ».

Et de conclure : « Il y a des gens parmi  la population ou les groupes signataires, qui ont des informations et qui ne partagent pas ces informations. Ils savent qui pose les mines et les IED, où elles sont fabriquées et par qui ».

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le président IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-president-ibk-1625292.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/le-president-ibk-1625292.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/IBK.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jun 2016 11:09:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Je voudrais engager toutes les Maliennes et tous les Maliens à resserrer les liens de fraternité et d’amitié ainsi que les manifestations de solidarité afin que la pénitence raffermisse le vivre ensemble et la communauté de destin dans une Nation Une et Indivisible riche de sa Diversité.

<strong>Tiéblé Dramé, président du PARENA</strong>

Créez les conditions afin que le président Moussa Traoré apporte une contribution de qualité au renforcement de la cohésion nationale en présentant ses excuses aux victimes de mars 1991 et au peuple malien. Créez les conditions du retour du président ATT. Créez les conditions afin que votre compagnon et frère AOK apporte sa contribution à la résolution des problèmes du pays

<strong>Amadou Koita, président du PS-YELEEN KURA</strong>

Nous sommes un parti politique animé par des hommes et des femmes ambitieux sans être prétentieux, moi président du PS, je ne suis ni un imam ni un pasteur devant les gens. Les pasteurs et les imams sont à la recherche de l’Au-delà.

<strong>Mme Aminata Traoré, altermondialiste</strong>

Il paraît qu'ils recherchent une femme pour remplacer Ban Ki-moon... Je m'invite dans le débat.

<strong>Oumar Mariko, président du parti SADI</strong>

Je me vois comme une alternative. En 2018, ce sera peut-être l’heure de Mariko.

<strong>B.D</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>SOS: une décharge sauvage dans le lit du fleuve Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/sos-decharge-sauvage-lit-fleuve-niger-1625422.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/environnement/sos-decharge-sauvage-lit-fleuve-niger-1625422.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jun 2016 10:08:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Long de 4 184 km, le fleuve Niger, sève nourricière de plusieurs dizaines de millions d’habitants en Guinée, au Mali, au Niger, au Bénin et au Nigeria, est menacé de toutes parts. Au moment où la fête de l’environnement bat son plein à Kayes, une décharge sauvage croit dans son lit, à Bamako. C’est à la descente du Pont Fahd, en quittant le centre ville. Comble de malheur: les travaux de dragage de ce fleuve peinent à démarrer.

Assise sur un rocher au bord du fleuve, les cheveux pleins de mousses, Fatouma prend un bain. Des sachets plastiques flottent dans l’eau tout près d’elle. D’autres sachets contenant probablement d’autres déchets sont en partie submergés. Derrière elle, à 5 mètres, se trouve un dépotoir sauvage. Pourtant, Fatouma ne semble pas être gênée par ces ordures ménagères. Au contraire, tant que l’eau est ‘’propre’’, déclare-t-elle, elle viendra y faire sa toilette.

Non loin de là, Lassine Sidibé, un cinquantenaire, s’attèle à l’arrosage de son champ de gombo. Depuis 20 ans, il cultive son potager, chaque été. Mais cela fait quelques années qu’une inquiétude le tracasse. Son espace de travail saisonnier se rétrécit chaque année un peu plus. «D’abord, nous avons dû nous battre contre la construction des villas dans le lit du fleuve où nous cultivions jadis. Sans succès. Aujourd’hui, ce sont les déchets de tout genre qui sont déversés ici. Avec la hausse des crues, une partie des déchets sont emportés. Mais la décharge s’agrandit, année après année »,  indique-t-il.

« Pour dégager notre responsabilité, nous avons alerté les autorités communautaires, l’année dernière », poursuit notre interlocuteur. « Les agents de la Mairie de la Commune V sont venus planter cette plaque d’interdiction de déposer les ordures que vous voyez là-bas», ajoute Lassine, en montrant du doigt un panneau situé avant la décharge. Problème: sur la plaque désignée par Lassine, il est écrit : « Espace Communautaire de Torokorobougou, à ne pas toucher ». Installé sur les racines d’un arbre solitaire, dont une grande partie est exposée, grâce à l’érosion du sol, Amidou Doumbia se joint à la conversation. « Cette décharge augmente de volume chaque jour, mais vous ne verrez personne y déverser ses déchets. Ça se passe  la nuit. Les gens viennent y déposer les ordures avant le lever du jour », explique-t-il.

Les travaux de dragage bloqués

Prévus, d’abord pour le mois de février, ensuite pour le mois d’avril, les travaux de réhabilitations du fleuve Niger n’ont, toujours pas démarré à ce jour. D’un coût global estimé à 155 milliards FCFA, le financement du projet est disponible. L’entreprise néerlandaise BIG Machinery, choisie pour ses équipements de dernière génération et son expertise unique dans ce domaine, est prête pour exécuter ce projet. Problème: un conflit de compétence entre le ministre de l’Environnement, Ousmane Koné et son homologue des Investissements Konimba Sidibé bloque le début des travaux.

La 17e édition de la Quinzaine de l’environnement bat son plein à Kayes. Au programme cette année, une communication sur le « changement des comportements ». Il ne reste plus qu’à espérer que cela soit favorable au fleuve Niger qui vit une catastrophe écologique. D’autre part, que nos deux ministres pensent aux millions de pêcheurs, de cultivateurs, de maraichers, d’éleveurs qui dépendent de ce fleuve.

Mamadou TOGOLA

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK : « je fais ce que je dis et je dis ce que je fais ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/ibk-fais-dis-dis-fais-1625272.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/ibk-fais-dis-dis-fais-1625272.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/IBK-Namibie-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jun 2016 10:02:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les Maliens sont déboussolés. Ils ne savent plus à quel saint se vouer. Un an après la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, l’insécurité se généralise. Chaque jour que Dieu fait, Maliens et forces internationales comptent leurs morts. Des civils comme des militaires. S’y ajoutent une pauvreté endémique et une misère générale et généralisée. Sept familles sur dix peinent à se procurer trois repas par jour. La corruption est d’un naturel insoupçonné. Et le pillage des finances publiques, un sport national. Où sont donc passées les promesses du candidat IBK, qui promettait de restituer aux Maliens, leur fierté. Et au Mali, son prestige d’antan. C’est de tout cela dont il sera question, dans cette interview que le président de la République a bien voulu nous accorder à son retour de Dakar où, il vient de participer au 49e sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO.

Mr le président, les Chefs d’Etat de la CEDEAO ont, à l’issue de leur 49e sommet tenu à Dakar, insisté sur le redéploiement des forces armées et de sécurité au nord, notamment, à Kidal. Pourquoi cela prend-il du temps ?

C’est, aujourd’hui, le souhait de tous les Maliens, de tous les Africains et même de la communauté internationale. Mais à l’impossible nul n’est tenu !

<strong>C’est-à-dire ?</strong>

C’est-à-dire que nous voulons tous la même chose : déployer les forces armées et de sécurité à Kidal. Mais elles ne sont pas encore prêtes pour ce faire. Leur formation est en cours. Le matériel adéquat manque aussi.

Certains observateurs avisés de la scène « pourritique » invoquent une pression de la France…

Je ne suis soumis à aucune pression de la France. Je suis simplement réaliste.

Allez-vous traduire dans les faits cette recommandation de vos pairs de la CEDEAO ?

<strong>Ce sera fait !</strong>

Mr le président, les Maliens ne vous reconnaissent plus ? Nos concitoyens estiment que vous avez laissé l’initiative aux groupes armés de conduire le processus de paix, le gouvernement est absent et inaudible.

Que les Maliens se rassurent ! Je contrôle la situation.

Malgré tout, Mr le président, chaque jour il y a des morts

Les Maliens doivent me faire confiance, car je fais ce que je dis et je dis ce que je fais.

Pourtant, Mr le président, votre côte de popularité est au plus bas au sein de l’opinion

Dans les mois à venir, tu verras : elle sera au firmament !

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rmap+: fausse alerte !</title>
<link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/rmap-fausse-alerte-1625402.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/rmap-fausse-alerte-1625402.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jun 2016 09:59:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans une lettre ouverte, le Réseau Malien des Personnes vivant avec le VIH (Rmap+) interpelle le président de la République Ibrahim Boubacar Keita sur la dégradation des soins qui leur sont administrés. Pour éclairer la lanterne de l’opinion sur ce qu’il désigne comme ‘’une fausse alerte’’ des départements de la santé ont animé une conférence de presse. C’était samedi dernier. Dans la salle de conférence du ministère de la Santé.

«Monsieur le président, quel héritage allez-vous laisser dans la lutte contre le Sida au Mali ? », s’interroge le Remap + dans sa lettre ouverte. Et d’interpeller le Chef de l’Etat en ces termes: «Vous ne le savez peut-être pas, mais cela fait maintenant deux années, depuis la fin d’année 2014 à aujourd’hui, que les personnes séropositives n’ont plus accès au bilan biologique au Mali». «Ce sont des milliers de patients qui assistent, impuissants, à la dégradation de leur état de santé, des milliers de personnes qui se dirigent vers une mort, pourtant évitable », se plaint le réseau.

Pourtant, indique le Remap+, le Fonds Mondial de lutte contre le sida a acheté les appareils pour le suivi biologique. C’était au Mali d’assurer leur maintenance. Cela n’est pas fait parce que les frais d’entretien de ces appareils ne sont  pas inclus dans la part du budget national consacré à la lutte contre le Sida, s’indigne le réseau. « A l’instant T, Monsieur le Président, à l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP) de Bamako, le CD4 n’est pas disponible et deux appareils de charge virale (TaqMan AmpliPrep) sont enfouis dans les magasins, non fonctionnels », affirme le Remap+ qui fait le même constat d’arrêt total ou fréquent des machines à l’hôpital Gabriel Touré, à l’hôpital de Kayes, à Yanfolila, à Yorosso.

Face aux hommes de média, Dr Ouman Dembélé Coordinateur adjoint de la Cellule Sectorielle de lutte contre le Sida, s’explique. A ses côtés, plusieurs responsables en charge des questions de santé dans notre pays. Parmi eux: Dr Mama Coumaré, le Directeur national de la Santé, Souleymane Traoré, le DFM du ministère de la Santé et le représentant du Haut Conseil National de Lutte contre le Sida (HCNLS), Dr Dramane Koné.

La déclaration liminaire, signée par le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Bakary Diarra, met en lumière l’intensification des actions de prévention et de traitement du VIH-Sida, l’accès au bilan biologique, et la maintenance des équipements de suivi biologique. Il existe en moyenne sept appareils par région, dit la déclaration liminaire et pour leur maintenance en 2015, l’Etat a mis à disposition 72, 7 millions FCFA  et en 2016 plus de 177 millions seront alloués à cette fin. Pour les 34 974 patients sous  ARV (médicaments antirétroviraux) dont 2 667 enfants, 17 576 comptages de CD4 ont été réalisés en 2015, soit une hausse de 15% et 7 418 charges virales ont été réalisées. Une hausse de 26%, là aussi.

Le Directeur National de la Santé déplore le fait que le Réseau malien des personnes malades du VIH n’a pas pris contact avec le ministère de la Santé avant d’interpeller le président de la République. Car, les responsables du Remap+ seraient reçus par le ministre de la Santé comme ça a été le cas après que la lettre a été publiée. Pour Dr Dramane Koné, représentant du HCNLS, cette lettre ouverte relève plus de la volonté « d’attirer l’attention » que de la dénonciation.

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée des banques et établissements financiers : Du nouveau dans les stands !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/journee-banques-etablissements-financiers-nouveau-stands-1625382.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/journee-banques-etablissements-financiers-nouveau-stands-1625382.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jun 2016 09:54:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers du Mali (APBEF) en partenariat avec PACT Afrique a organisé la 6e édition de la  journée des banques et établissements financiers. C’était au Parc des expositions de Bamako, du 03 au 04 juin dernier. De nouveaux produits ont été présentés aux clients.

Dans son stand, à l’entrée de la foire, la Banque nationale pour le Développement de l’Agriculture présente à ses clients son nouveau système de versement sur « GAB ». Selon Moussa Camara, chargé de Communication de la BNDA, les Guichets Automatiques bancaires (GAB) ne sont pas nouveaux. La nouveauté, c’est la possibilité de pouvoir effectuer des dépôts d’argent sans carte bancaire. En clair, explique Moussa Camara, une vendeuse d’orange peut déposer ses recettes sur son compte au passage par le « nouveau versement sur GAB ». C’est un service fiable, pratique et sécurisé, disponible 24h/24. Le montant à déposer doit être compris entre 5000 fcfa et un million fcfa.

De son côté, la Banque Sahélo-saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC) affiche sa carte VISA-prépayée. C’est pratique pour les voyageurs, car, rechargeable à distance, dit un agent commercial de la banque. Selon Ismaël Soumaré, gestionnaire de compte PME/PMI à la BSIC, son établissement intervient dans le financement des projets dans le secteur des BTP, des mines, du transport et du commerce.

La 6e édition de la journée des Banques et établissement financiers a pris fin, samedi dernier, par la nuit du banquier à l’Hôtel Salam. Présidée par le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, la nuit du banquier a enregistré la distinction de plusieurs personnalités qui se sont illustrées dans le secteur financier. Parmi eux: dix journalistes choisis par la Maison de la presse pour leurs articles sur l’économie.

Rappelons que les thèmes de cette édition étaient: « le financement des projets structurants pour une croissance économique soutenue et durable: Agriculture-Energie-infrastructures » ; « quels outils communs à l’échelle régionale pour engager la modernisation des services financiers digitaux ? ».

<strong>Mamadou TOGOLA </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les 12 travaux du nouveau gouverneur du district</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/12-travaux-nouveau-gouverneur-district-1625362.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/12-travaux-nouveau-gouverneur-district-1625362.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/Comm-Ami-Kane.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jun 2016 09:52:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Nommé la semaine dernière, le nouveau Gouverneur du District de Bamako, Mme Sacko Aminata Kane a fort à faire. Sécuriser et assainir la Cité des trois caïmans, deux « missions suicides » pour la ‘’Dame de Fer’’ de la Police Nationale.

Au mois de janvier prochain, Bamako abrite le Sommet Afrique- France. Le temps est désormais compté pour la commission d’organisation présidée par Abdallah Coulibaly. Le défi majeur pour la réussite de ce sommet, outre la sécurité reste l’assainissement de la ville de Bamako. Sur la question sécuritaire, le Contrôleur Général Aminata Kane est, d’une part, dans son élément. Avec l’appui des services techniques, le Gouverneur peut réussir. D’autre part, avec une bonne communication, les populations adhèrent à la lutte contre l’insécurité.

Sur cette question, le Gouverneur est parti pour laisser des plumes. C’est le moins que l’on puisse dire. Les raisons sont multiples, l’incivisme étant la principale. Ainsi, en 2015, le gouvernement a, grâce au budget spécial d’investissement, éjecté 200 millions fcfa dans le curage des caniveaux pour des résultats modestes. Pendant le premier semestre de la même année, 50 séances de sensibilisations sur le respect de l’environnement ont été effectuées et ont concerné 40 000  concessions, indique Bassy Coulibaly, chef de la division Assainissement à la Direction régionale de l’Assainissement et du Contrôle des pollutions et des nuisances du district de Bamako.

«Nous avons l’impression de prêcher dans le désert avec ces séances de sensibilisation. Il y a toujours des ordures qui se retrouvent non seulement dans les caniveaux, mais aussi dans les collecteurs », déplore Bassy Coulibaly. Et d’ajouter : «3 480 convocations ont été émises par les services en charge de l’assainissement et 951 personnes ont répondu de leurs actes devant les tribunaux ».

Assainir Bamako, c’est aussi la libération des voies publiques. Sur ce dossier, le Gouverneur sortant, Hadi Traoré, a montré ses limites. Lui qui plusieurs fois a promis le bâton et la carotte ‘’aux occupants illégaux’’ des grandes artères de la capitale avant de mettre de l’eau dans son vin. Résultat: avant de pouvoir dégager les artères, c’est Hadi Traoré qui vient d’être dégagé. Il ne reste plus qu’à souhaiter bonne chance à son successeur.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Inauguration de la mosquée de Bandiagara : Un joyau architectural qui aura coute 1,5 milliard CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/religion/inauguration-de-mosquee-de-bandiagara-joyau-architectural-aura-coute-15-milliard-cfa-1625332.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/religion/inauguration-de-mosquee-de-bandiagara-joyau-architectural-aura-coute-15-milliard-cfa-1625332.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/Mosquée-bandiagara.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jun 2016 09:48:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Entièrement financée et équipée, par Mr Seydou Nantoumé, président-directeur général du Groupe Toguna, la mosquée de vendredi de Bandiagara a été inaugurée, vendredi 03 juin, par les leaders religieux  venus de toutes les régions du Mali.  Mais aussi, en présence des autorités politiques et administratives. A en croire les visiteurs, la mosquée de Bandiagara est la plus belle, mais aussi, la plus grande,  et la mieux équipée de notre pays.

Bâtie sur une superficie de 5.000 m2, la mosquée de Bandiagara comprend, entre autres, deux grandes salles de prières d’une capacité de 5.000 places. Mais aussi, une salle de lecture du coran, une morgue, un forage, un château d’eau, des latrines et des airs, spécialement, aménagés pour les ablutions….

La mosquée construite dans le style soudano-sahélien

Conçu dans un style soudano-sahélien, elle est construite en pierres taillées, au huitième quartier de Bandiagara,  par l’un des meilleurs architectes de notre pays. Les fresques et la décoration, elles, sont inspirées du terroir dogon.

Son inauguration, qui a eu lieu vendredi 03 juin, a drainé du monde au pays dogon. Au rang de ceux-ci, on peut citer les autorités administratives et locales. S’y ajoutent le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Mr Thièrno Hass Diallo ; Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, ministre de la Culture et du Tourisme ; Mr Oumar Ibrahim Touré, commissaire à la Sécurité Alimentaire avec rang de ministre ; Mr Ibrahim Bocar Bah, ancien ambassadeur du Mali auprès de l’Union européenne ; Mr Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique. Quant au leader d’Ansar Dine, Mr Ousmane Chérif Madani Haïdara, il s’est fait représenter par son fils.

Côté opérateur économique, on notait la présence de Mr Sessé Komé, président-directeur général des hôtels Radisson Blu ; Mr Oumar Niangadou dit « Petit Barou » ; une délégation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, conduite par son président, Mr Bathily et une foule nombreuse, composée de parents et amis du donateur : Mr Seydou Nantoumé, PDG du Groupe Toguna.

Pour transporter les participants à Bandiagara, plus de neuf cars de plus de 100 places et cinq minibus de plus de 40 places. Sans compter ceux qui s’y sont rendus à bord de leur propre voiture….

De mémoire de « Bandiagarois », jamais leur ville n’a accueilli autant de visiteurs sur son sol.

Pour accueillir les invités, venus de partout, la ville de Bandiagara a revêtu ses plus beaux habits. Avec ses larges rues propres, elle a tenu à rendre notre séjour agréable dans cette ville légendaire, que nous foulons pour la première fois.

La ville de Bandiagara devenue le point de convergence du monde politique et économique

Très tôt, le matin, les rues sont prises d’assaut par les différentes associations religieuses, scandant « Allah Akbar ». Comme pour annoncer l’heure de l’heureux évènement. A bord de leur fameux véhicule 4X4, les Soufi venus de Bamako donnent de la voix, leurs dreadlocks au vent.

Partout, la fête bat son plan. Là, les femmes s’attèlent à la préparation du déjeuner ; plus loin, des bouchers appelés à la rescousse dépècent les bœufs à coups de couteau.

Les hôtels et auberges sont pleins à craquer. Bandiagara, la capitale du pays dogon est devenue, en l’espace de 72 heures, le point de convergence du monde politique, économique et religieux.

Pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, un imposant dispositif sécuritaire a été mis en branle. Composées  des forces de police et de la Garde nationale, les forces de sécurité ont quadrillé la ville, en y organisant des patrouilles régulières. Dans la ville de Bandiagara, comme sa périphérie.

Sur le toit de la mosquée, les tireurs d’élite ont pris position, cagoulés et l’œil dans le viseur. En dépit de la chaleur accablante.

Le PDG du Groupe Toguna préfère l’action au discours

Mr Seydou Nantoumé, président-directeur général du Groupe Toguna n’a prononcé le moindre discours au cours de la cérémonie. Ni communiqué le montant exact de cet investissement, pour le moins, colossal. Comme pour dire, à ses illustres hôtes  que l’action parle mieux que le discours.

Mais selon certaines indiscrétions, la construction et l’équipement de la mosquée de Bandiagara aurait couté près de 1,5 milliard CFA.

Après la visite guidée des lieux, le chef du huitième quartier de Bandiagara s’est dit heureux que ce joyau architectural soit érigé dans son fief. Avant de remercier l’heureux donateur pour tout ce qu’il a fait dans son village. Et, partant, dans tout le « pays dogon ». « C’est une véritable œuvre d’art que le président-directeur général du Groupe Toguna vient de dédier à Dieu. Et nous implorons le tout-puissant pour qu’il le lui rende au centuple », dit l’imam Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique. Même tonalité du ministre des Affaires religieuses et du Culte, Mr Thièrno Oumar Hass Diallo. Pour lui, le bienfait n’est jamais perdu ; surtout, quand il est dédié à Dieu, à ses coreligionnaires, à sa communauté, à son pays. La cérémonie a été couronnée par la grande  prière du vendredi, à l’issue de laquelle tous les dogons ont été «   rebaptisés Maïga, Touré et Baby ». Avant  que les invités ne se retirent dans une tente climatisée, attenante à la mosquée, pour le déjeuner.

Oumar Babi Envoyé spécial à Bandiagara]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Douane : les recettes passent de 45,3 a 45,7 milliards cfa en juin</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douane-recettes-passent-de-453-a-457-milliards-cfa-juin-1625312.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douane-recettes-passent-de-453-a-457-milliards-cfa-juin-1625312.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/douane.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jun 2016 09:19:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En mai dernier, les recettes douanières sont passées de 45,3 à 45,7 milliards CFA. Soit une hausse non négligeable de 400 millions CFA.</strong>

Les recettes douanières sont en hausse constante. De 35 milliards CFA par mois, elles sont passées à 43 milliards CFA. Avant de franchir le cap vertigineux des 45 milliards CFA par mois. Soit une hausse de plus de 10 milliards CFA par mois.

Loin de se contenter de ces performances inédites à la douane, l’équipe de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta multiplie les initiatives pour être à hauteur de mission. En mai dernier, elle a réalisé une recette mensuelle de 45,7 milliards CFA, contre 45,3 milliards CFA en avril. Soit une hausse de 400 millions CFA.

A l’origine de ces performances, la rigueur dans le traitement des dossiers. Grâce à son système informatique, la direction générale des douanes gère, en un clic, le processus de dédouanement des marchandises, qu’elles soit solides ou liquides. Une traçabilité saluée, non seulement, par l’hôtel des finances ; mais aussi, par les partenaires techniques et financiers.

Autre raison de cette performance : le management mis en place par l’inspecteur général Modibo Kane Keïta, directeur général des douanes. Tous les cadres et agents vous le diront : pour une des rares fois à la douane, l’homme qu’il faut a été mis à la place qu’il faut. Avec les résultats que l’on sait.

Au Bureau des Produits Pétroliers de la douane, les recettes sont passées de 12 milliards CFA à 20 milliards CFA par mois. Soit une hausse de 8 milliards CFA.

Certes, la baisse des prix du carburant à la pompe a fait perdre au Bureau du pétrole environ 3 milliards CFA par mois.

Malgré tout, le Bureau des Produits Pétroliers de la douane maintient le cap.

Même performance du côté des marchandises solides, qui ont généré, en avril dernier, 28 milliards CFA. Une première dans l’histoire de la douane malienne.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Viande avariée : la Douane réussit deux coups de maître</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/viande-avariee-douane-reussit-deux-coups-de-maitre-1625252.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/viande-avariee-douane-reussit-deux-coups-de-maitre-1625252.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/poulets-congele-png.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jun 2016 09:02:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Nous ne savons plus quelle viande nous trouvons dans nos assiettes, à Bamako. En effet, par deux fois, la semaine dernière, la douane a saisi d’importantes quantités de foie, de volaille, en l’occurrence du poulet, des entrailles et du poisson avariés. La dernière prise a été faite, samedi dernier, à Kourémalé. </strong>

Le chef de brigade de Kourémalé et son équipe ont donc acheminé, samedi dernier, à la direction régionale des services vétérinaires, au marché Dibida, une camionnette remplie de foie de bœufs et de poulets avariés en provenance de Guinée. Ces produits, nous a-ton dit, proviennent de  France et d’Irlande

Déjà, lors de la première prise, la semaine dernière, les douaniers ont affirmé que la commerçante de cette marchandise est une Malienne qui l’importe de la Guinée. Ces viandes et poissons, ont précisé les douaniers, proviennent, le plus souvent, d’Uruguay, des Pays-Bas, de la Russie... Les défaillances dans la conservation de ces viandes, avant leur arrivée à destination, notamment dans les pays chauds, fait apparaitre sur ces marchandises, des virus et autres microbes qui les rendent impropres à la consommation. Les douaniers, qui se substituent à la gendarmerie et à la police, ces derniers temps, sont à féliciter. Les populations doivent redoubler de vigilance, face à ces marchandises, puisque, nous a-t-on assuré, la commerçante n’a pas regretté son geste et a même promis de continuer son commerce, après avoir décliné sa qualité de malienne.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK s’attaque encore à l’opposition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-sattaque-a-lopposition-1625212.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/ibk-sattaque-a-lopposition-1625212.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/carica.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jun 2016 08:58:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, s’est encore attaqué à l’opposition, dès son retour d’un voyage. En effet, de retour de Dakar où il a suivi les sommets de la CEDEAO et de l’UEMOA, il a critiqué ceux qui disent que le retard dans la mise en œuvre de l’accord incombe au gouvernement. Il a laissé entendre que l’acte posé devant la cour constitutionnelle pour annuler la loi sur les autorités intérimaires a entraîné du retard. C’est dire que le président IBK met sur le dos de l’opposition le retard pris par la mise en œuvre de l’accord. Dans une démocratie républicaine, il est difficile d’imposer un langage uniforme à tous les acteurs politiques, même s’il faut le justifier par la crise sécuritaire au Mali. Ce sont des choix de régimes politiques non autoritaires.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Amadou Koïta, président du PS&#45;YELEEN&#45;KURA : « Notre souhait est d’aller vers une conférence d’entente nationale »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/amadou-koita-president-ps-yeleen-kura-souhait-daller-vers-conference-dentente-nationale-1625192.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/amadou-koita-president-ps-yeleen-kura-souhait-daller-vers-conference-dentente-nationale-1625192.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/amadou-Koita.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jun 2016 08:52:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A l’occasion de son troisième anniversaire, le Parti socialiste YELEEN-KURA a organisé une cérémonie d’inauguration de son siège et une conférence de presse à Badialan3, samedi dernier. Au cours de la conférence de presse, le président du PS-YELEEN-KURA, Amadou Koïta, était entouré de Mme Sacko Mariam Diallo, vice-présidente du Bureau exécutif national, du secrétaire général, Cheikh Oumar Coulibaly, de la présidente du Bureau de femmes, Me Diarra Founé Sanogo et du président des Jeunes, Diakaridia Konaté. Amadou Koïta a fait la genèse du parti, expliqué ses objectifs et ses perspectives.

Le président du parti socialiste a commencé par rappeler le parcours du parti, depuis la création du Mouvement citoyen, du PDES et la constitution du Front pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR), après le coup d’Etat de 2012. Il a rappelé qu’à l’époque, ils s’étaient opposés au putsch. Le 25 mai 2013, le PS-YELEEN KURA est créé. Le parti avait soutenu la candidature de Soumaila Cissé, à l’élection présidentielle de 2013. Pendant trois ans, le PS-YELEEN-KURA a animé l’opposition démocratique et républicaine. Le président du parti a rappelé les recommandations de leur congrès, entre autres : s’investir en vue du rassemblement de tous ceux qui sont porteurs des valeurs socialistes ; entamer des démarches pour l’adhésion du parti à l’International socialiste ; entreprendre des démarches en vue du retour au Mali de l’ancien président Amadou Toumani Touré  et œuvrer pour la promotion des femmes et des jeunes. A l’issue des travaux de la Conférence nationale, a dit Amadou Koïta,  les délégués ont recommandé à tous les militants et militantes du PS-YELEEN KURA, d’apporter leur soutien sans faille et indéfectible au président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, candidat élu d’un parti frère, socialiste. Il a signalé que le parti a répondu à l’appel du Président IBK qui avait demandé en septembre 2016, que les Maliens se retrouvent autour de l’essentiel.

C’est dans ce cadre que le PS-YELEEN KURA n’a pas participé à la marche de l’opposition et a rejoint les rangs de la majorité présidentielle. Interrogé par les journalistes pour savoir si ce revirement était consécutif à des frustrations, le président du PS-YELEEN-KURA, Amadou Koïta a soutenu que ce n’était pas le cas, puisque le parti avait déjà rencontré des difficultés avec les grands partis politiques de l’opposition pour constituer ensemble une liste commune, lors de la convocation du collège électoral, en vue des communales. Le parti entend apporter sa contribution à la lutte contre la corruption, la délinquance financière, pour qu’il y ait la bonne gouvernance et la justice sociale. Parlant des problèmes du Nord, il a souligné que la crise était multidimensionnelle et qu’il faut poursuivre la mise en œuvre de l’accord. Amadou Koïta a toutefois affirmé que leur souhait est d’aller vers une conférence d’entente nationale.

Le mandat de la MINUSMA, a-t-il indiqué, doit être renforcé et ne pas rester dans une position défensive. Il a, malgré tout, reconnu la nécessité de la présence de la mission onusienne dans notre pays. Le PS-YELEEN-KURA, a déclaré Amadou Koïta, a gardé des relations tout à fait cordiales avec les partis de l’opposition et avec Jeamille Bittar qui avait été candidat à l’élection présidentielle de 2013, contre l’avis d’Amadou Koïta et ses amis.

&nbsp;

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « mon petit frère ATT sera bientôt de retour  à Bamako,  INCHALLAH ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-petit-frere-att-sera-bientot-de-retour-a-bamako-inchallah-1614352.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-petit-frere-att-sera-bientot-de-retour-a-bamako-inchallah-1614352.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/IBK-1.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 02 Jun 2016 15:59:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Annoncée par IBK lui-même, à l’ouverture de la journée du Paysan, initiée par son prédécesseur, cette nouvelle semble remporter l’adhésion des populations, toutes tendances politiques confondues. Pour elles, l’exil du président ATT à Dakar et son jugement par la Haute Cour de justice pour, dit-on, « haute trahison » n’est pas de nature à favoriser la réconciliation nationale. Surtout, quand la commission ad hoc, mise en place par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, indique dans son rapport que le « dossier contre ATT est vide ».

Pour en savoir davantage sur le retour d’ATT au bercail, nous avons rencontré IBK en marge de la journée du Paysan. Interviou.

<strong>Mr le président, doit-on s’attendre dans les jours à venir au retour d’ATT au bercail ?</strong>

C’est ce que je viens d’annoncer, à l’occasion de la journée du Paysan, initiée par ATT lui-même. Je crois qu’il faut rendre à ATT ce qui est à ATT. On peut lui reprocher tout ce qu’on veut, sauf deux choses : il n’aime pas son pays ou qu’il n’a pas travaillé.

Son bilan, à la tête de notre pays, n’est pas positif ; il est honorable. A part le président Modibo Keïta, aucun chef d’Etat malien ne peut se vanter d’avoir fait plus qu’ATT pour ce pays.

En ce qui concerne nos rapports personnels, je le dis et je le répète : il n’y a rien entre mon « cousin » et moi. Ceux qui ont tenté, sans succès,  de nous mettre en conflit se gourent. D’ailleurs, la semaine dernière, je parlais avec lui de son retour au pays. Et mon petit-frère sera, bientôt, de retour à Bamako, inchallah.

<strong>ATT peut-il revenir au pays sans que son dossier soit vidé, sans que la CEDEAO s’en mêle ?</strong>

Pour ne rien te cacher, Le Mollah, nous sommes en train de gérer tout ça à l’abri des oreilles indiscrètes. Il s’agit, aussi, de lui trouver un logement décent. Ensuite, le mettre, lui et sa famille, dans toutes les conditions dignes de son rang d’ancien président de la République.

<strong>Pourquoi donc, Mr le président, vous n’avez pas mis le holà aux poursuites judiciaires, lancées contre celui que vous appelez votre « cousin » ?</strong>

Crois-moi, Le Mollah, j’ai été mis devant le fait accompli ; sinon, je n’aurai pas permis que des poursuites soient engagées contre mon « petit-frère ».

<strong>Qui est à l’origine de ces poursuites, alors ?</strong>

C’était un ministre très influent qui avait eu un différend avec ATT. Il croyait pouvoir user de son pouvoir pour régler ses comptes personnels avec ATT. Quand j’ai compris ses vraies intentions, j’ai agi comme il se doit.

<strong>Ce ministre est-il  encore au gouvernement ?</strong>

Oui !

<strong>Peut-on connaître son nom ?</strong>

Non ! Mais il se reconnaîtra à travers vos colonnes. Et je suis sûr que tu le connais aussi. Mais tu ne vas pas manger ton piment dans ma bouche, même si j’adore le « frontobani » et la sauce à la pâte d’arachide. Comme tout bon Maninka qui se respecte.

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Garantibougou : Deux personnes meurent noyées dans un puits</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/garantibougou-deux-personnes-meurent-noyees-puits-1614212.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/garantibougou-deux-personnes-meurent-noyees-puits-1614212.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/puits.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jun 2016 11:50:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le drame s’est produit, samedi dernier, à Garantibougou, 1ère plaque en face du Lycée Ba Anna Samaké. Deux ‘’creuseurs’’ de puits se noient dans un puits en finition. Aux environs de 13 heures.</strong>

C’est dans l’arrière cour d’une boulangerie en construction que les faits se sont déroulés. Selon les témoignages recueillis sur place, la boulangerie était construite, les fagots de bois pour le four qu’un témoin nous a montrés du doigt, étaient même là. C’est ainsi que les deux manœuvres creuseurs de puits s’activaient pour être dans les délais. Mais la grande pluie qui s’est abattue sur Bamako dans la journée du vendredi dernier n’a pas arrangé les choses.

Le 1er manœuvre descend, nous dit un témoin, pour voir le niveau de l’eau et s’enquérir de la quantité de boue qui s’y était posée. Pourquoi et comment, nous n’en savons rien, sauf qu’il n’en sortira pas. En tout cas, pas vivant. Voyant que son collègue ne fait plus aucun bruit et ne répond plus à ses incessants appels, son compagnon descend dans le puits pour le secourir. Il n’en sortira jamais.

Alertés, les sapeurs-pompiers de Baco-Djicoroni, stationnés à moins de deux kilomètres des lieux interviennent rapidement. Ils se déploient et un pompier descend dans le puits. Le mal est déjà fait. Les corps sans vie des deux jeunes gens seront remontés sous les yeux attristés de la population.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’impasse !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/limpasse-2-1614152.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/limpasse-2-1614152.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/caricature-page.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jun 2016 11:39:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Trois ans après l’investiture d’IBK, et un an après la signature de l’accord de paix pour la réconciliation nationale, la promesse des fleurs n’a pas tenu celle des fruits. A deux ans de la fin du premier mandat du « Kankélintigui », l’avenir s’annonce incertain pour les 15 millions de Maliens. Qui désespèrent de pouvoir espérer.</strong>

Ramener la paix et la sécurité au nord et, partant dans tout le Mali ; équiper les forces armées et de sécurité, afin qu’elles puissent faire face à leurs missions régaliennes ;  mettre fin à la corruption, au népotisme et à la délinquance financière ; une justice équitable pour tous, pauvres comme riches…….

Telles sont, entre autres, les raisons qui ont  poussé les populations maliennes à élire IBK avec un score inédit : 77,3 % des voix au second tour, face à son challenger d’alors, Mr Soumaïla Cissé. « Nul n’est et ne sera au-dessus de la loi ! », martelait le nouvel homme fort du Mali,  le doigt pointé vers le ciel. Comme s’il voulait prendre Dieu à témoin.

Quelques jours auparavant, ses « souteneurs » devant l’éternel s’étaient procuré des machettes par centaines, en promettant un « génocide » si un autre candidat est élu, en lieu et place d’IBK. Même les leaders de la rébellion étaient entrés en scène en appelant  à voter IBK. Sans compter le soutien matériel et financier de l’ex-junte militaire qui, avant même le début de la campagne électorale, avait pris faits et cause pour le candidat IBK.    C’est dans ce contexte électrique que celui que certains appellent le « Kankélintigui » (homme de parole) a été élu à la magistrature suprême de notre pays. Pour ses partisans, avec à leur tête, des leaders musulmans « rien ne sera, désormais, comme avant ! ».

<strong>Espoirs déçus </strong>

Trois ans après, l’espoir suscité par son élection a fait place au désespoir. Jamais les Maliens ne se sont sentis en insécurité.  Au nord, au centre, comme au sud du pays. Pas un seul jour, sans que les  populations civiles ou les éléments des forces armées et de sécurité ne soient victimes d’attaques à mains armées. Ou de mines sur leur passage. Et les enquêtes promises par le gouvernement n’ont jamais abouti à des résultats.

Plus grave, un an après la signature de l’accord de paix et de réconciliation nationale, la situation n’a pas changé d’un iota. Le nord du Mali reste le terrain de jeu des terroristes et bandits de tout poil. L’administration y est absente. Et les populations abandonnées à elles-mêmes. Sans services- socio de bases adéquats. Estimés à des milliers, les réfugiés caressent, chaque jour, l’idée de leur retour au bercail. Mais l’insécurité ambiante dans leur région d’origine les en dissuadent.

Considérés, par le candidat IBK comme la « priorité de ses priorités », l’équipement de nos forces armées et de sécurité est toujours attendu. Hormis des uniformes distribués à tour de bras, rien n’a été fait. Du moins, pour l’instant. Avec un effectif pléthorique, l’administration reste incompétente. Confortablement installés dans les bureaux, l’écrasante majorité des cadres n’y sont que pour mener leurs propres affaires. Partout, le même refrain : « tais- toi  et bouffe et s’il en reste, la nation pourrait en bénéficier ». Censée être le dernier recours des populations, la justice, elle, fonctionne selon la célèbre fable de La Fontaine : « selon que vous soyez riche ou pauvre, le jugement des cours vous rendra blanc ou noir ».  Considérée, jusqu’à la fin des années 80 comme l’une des plus performantes d’Afrique, l’école malienne n’est plus que l’ombre d’elle-même. Avec des étudiants incapables de sortir une phrase de leur bouche, sans « secouer le cercueil de Vaugelas ». La corruption est d’un naturel insoupçonné. Considérés comme des intouchables, certains pillent les finances publiques. Sans avoir de compte à rendre à qui que ce soit. Parce qu’ils sont le pouvoir, ou proche de lui. Selon le dernier rapport du Vérificateur général, près de 153 milliards CFA ont été passés à la casserole par les bonzes du pouvoir. Qui se la coulent douce au volant de luxueuses bagnoles. Ou à l’ombre de « châteaux » bâtis sur des terrains arrachés aux pauvres. Avec la complicité de la haute administration.

<strong>Le nécessaire changement de cap </strong>

Les affaires succèdent aux affaires ; les scandales,  aux scandales. Après le fameux marché des équipements militaires, l’achat controversé du Boeing présidentiel, le scandale de l’engrais frelaté…... le régime IBK doit affronter deux scandales, et pas des moindres : l’installation de la fibre optique qui, selon le Parena, un parti politique de l’opposition, aurait été le plus cher d’Afrique,  et les pick-up de l’armée.

S’y ajoute une pauvreté endémique. Sept familles sur dix peinent à se procurer trois repas par jour. Dans certains quartiers de notre belle et sale capitale, la misère est si forte que certains chefs de famille se voient obligés de fuir,  dès l’aube, le regard de leurs enfants. Parce qu’ils ne disposent pas des 500 ou 1.000 CFA pour faire bouillir la marmite. Le chômage des jeunes, avec ou sans diplôme, a franchi le seuil du tolérable.

Annoncé à grands renforts de publicité, le taux de croissance de 5,6 % prévu cette année n’a eu aucun impact réel sur le panier de la ménagère. Qui n’est plus  vide, mais troué.

Bref  trois ans après l’élection d’IBK à la magistrature suprême de notre pays, c’est l’impasse. Le but du tunnel s’éloigne chaque jour davantage.  Trop d’espoirs déçus, trop d’injustices accumulées, trop de rancœurs qui se sont cristallées dans les cœurs et dans les esprits……

Réveillez-vous ! Comme qui dirait, car cette fois-ci, c’est un sommeil de trop. Dormir, c’est mourir un peu ; c’est mourir tout court.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Président du PS&#45;YELEEN KURA, Amadou Koïta, claque la porte de l’opposition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/president-ps-yeleen-kura-amadou-koita-claque-porte-de-lopposition-1614462.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/president-ps-yeleen-kura-amadou-koita-claque-porte-de-lopposition-1614462.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/Amadou-Koita.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jun 2016 11:21:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Présidé par Amadou Koïta, le parti Socialiste PS-YELEEN KURA,  a organisé, samedi dernier, sa première conférence nationale, à la Maison des Aînés. Etaient présents à cette cérémonie, entre autres, les représentants de l’UDD, du parti FARE, du RPM,  de l’UMP, du PRVM-Fasoko, de l’UM-RDA, de l’association An Ka Ben et de la CMP.</strong>

Le Secrétaire général du parti, Cheikh Oumar Coulibaly, a rappelé les résolutions issues du congrès ordinaire du parti, entre autres : rester dans l’opposition ; s’investir en vue du rassemblement de tous ceux qui sont porteurs des valeurs socialistes ; entamer des démarches pour l’adhésion du parti à l’International socialiste ; entamer des démarches en direction des partis socialistes en vue de tout rapprochement stratégique ou alliance électorale ; entreprendre des démarches en vue du retour au Mali de l’ancien président Amadou Toumani Touré ; œuvrer pour la promotion des femmes et des jeunes ; entreprendre des démarches pour la création d’une école du parti. Le président des Jeunes, Diakaridia Konaté, a fait un brillant plaidoyer pour les jeunes du parti. Il a demandé une meilleure participation des jeunes aux actions de la société. « Quand on coupe les ailes de la jeunesse, on coupe les ailes d’une société », a-t-il laissé entendre. Suite à la lecture des résolutions de la conférence nationale, le président du PS, Amadou Koïta, a indiqué : « à l’issue de vos travaux, vous avez dégagé une position qui est on ne peut plus claire et sans ambages… ainsi, vous venez de recommander au parti, à tous les militants et militantes du PS-YELEEN KURA, d’apporter leur soutien sans faille et indéfectible à son excellence monsieur Ibrahim Boubacar Kéita, président de la République, chef de l’Etat en sa qualité de candidat élu d’un parti frère, socialiste. Cette mission de soutien au président IBK se fera en toute responsabilité et dans la dignité, le respect du parti socialiste et des idéaux du socialisme. » Amadou Koïta a rappelé : « Nous avons joué le rôle qui était le nôtre au sein de l’opposition, jusqu’à ce moment et estimons que nous avons, avec les hommes et les femmes qui animent l’opposition, rendu de dignes et loyaux services à la nation. Une opposition a un rôle spécifique à jouer au sein d’un régime démocratique surtout que le Mali dispose d’une loi portant statut des partis politiques de l’opposition. Aujourd’hui, j’en appelle à tous les militants et militantes de notre parti à soutenir les initiatives du président de la République, pour qu’enfin, notre pays retrouve sa verve d’antan, pour que la nation malienne se réconcilie avec elle-même, pour que l’ensemble du peuple malien se retrouve et qu’enfin, le citoyen retrouve sa dignité et cette image de souveraineté de notre pays. »  C’est avec ces mots qu’il a déclaré clos les travaux de la Première conférence nationale du PS-YELEEN KURA.

<strong> B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tiébilé Dramé, président du PARENA</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/tieble-drame-president-parena-1614432.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/non-classe/tieble-drame-president-parena-1614432.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Tiebile-Dramé.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jun 2016 11:17:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Monsieur le président, la situation sécuritaire se dégrade, trop de sang coule au Mali depuis trop longtemps, les populations au centre et au  nord sont terrorisées, nos forces sont harcelées quotidiennement. Dans un tel contexte, c’est votre responsabilité de réagir pour rassurer le pays, un pays qui commence à douter, un pays qui est coincé.

<strong>Tiémoko Sangaré, Président de l’Adema</strong>

Les partis de la majorité présidentielle n’ont pas pu, jusqu’à présent, dégager une plate-forme claire de collaboration en vue d’un meilleur soutien au Président de la République.

<strong>SOUMAILA CISSE, Chef de file de l’Opposition </strong>

Tréta, au lieu de se précipiter sur moi, devait à sa sortie du gouvernement venir me dire c’est pour telle raison ou telle autre que j’ai été viré.

<strong>Me Mountaga Tall, Président du Cnid</strong>

Nous nous sommes opposés jusqu’au bout dans l’opposition en dépit des intimidations, des frustrations, des répressions, des privations et nous soutenons jusqu’au bout l’action gouvernementale dans la majorité. C’est clair, c’est simple et c’est honnête.

<strong>Younouss Hamèye Dicko, président du RDS</strong>

La mise en place des autorités intérimaires n’est pas systématique. Elle est imposée par la nécessité et se fonde sur le fait qu’il faut garantir la continuité de l’administration décentralisée en attendant qu’un conseil ne soit mis en place.

<strong>Amadou Koita, président du PS Yeelen Koura</strong>

L’histoire contemporaine retient qu’à chaque fois que notre pays a eu besoin de ses fils, ils ont répondu à cet appel avec dignité et respect.

<strong>B.D</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conférence régionale du RPM à Gao : Le secrétaire général de la section de Gao,  Abdrahamane Diakité, déjoue les manœuvres de sabotage</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/conference-regionale-rpm-a-gao-secretaire-general-de-section-de-gao-abdrahamane-diakite-dejoue-manoeuvres-de-sabotage-1614552.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/conference-regionale-rpm-a-gao-secretaire-general-de-section-de-gao-abdrahamane-diakite-dejoue-manoeuvres-de-sabotage-1614552.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/RPM.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jun 2016 09:40:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Cité des Askia a vibré au rythme de la conférence régionale du parti RPM à Gao, convoquée, dimanche 29 mai par le Bureau politique national du Rassemblement pour le Mali (BPN/RPM). La rencontre, qui  a eu un franc succès, a réuni près de 1.300 participants venus des cercles de Gao, Bourem et Ansongo. Il faut malgré tout signaler que la préparation de cette conférence nationale a donné lieu à un véritable bras de fer, entre l’Etat et le parti majoritaire, entrainant une grande mobilisation des moyens de l’Etat, l’implication directe du Gouverneur, sur instruction du ministre de l’Administration Territoriale, Abdoulaye Idrissa Maiga, pour empêcher la tenue de la conférence.

A titre de rappel, le BPN/RPM, au cours d’une réunion extraordinaire, le 07 mai dernier, a décidé, en prélude au congrès du parti, programmé pour mi-juillet, de la tenue de la conférence des sections dans les capitales régionales et le District de Bamako.  La rencontre de Gao, comme celle de la plupart des régions, avait été arrêtée pour le 29 mai 2016.

<strong>Une conférence régionale entamée sous de bons auspices</strong>

C’est à ce titre que le Secrétaire à l’Organisation du BPN/RPM, Mamadou Diarrassouba, est arrivé le 24 mai à Gao, à la tête d’une importante délégation de cadres du parti, pour donner des consignes pour une bonne organisation de ladite conférence de section.  Suivant les consignes, le Secrétaire général de la section RPM de Gao, Abdrahamane Diakité, s’est mis à pieds d’œuvre pour assurer l’organisation pratique de la rencontre.  Des Invitations ont été adressées aux délégués, aux partis amis, le dispositif d’hébergement et la réservation d’hôtel pour la délégation du BPN/RPM, ont été minutieusement préparés pour assurer l’éclat de la conférence.

Le vendredi 27 mai, une forte délégation de la section RPM de Gao était sur le tarmac de l’Aéroport pour accueillir la délégation du BPN/RPM, conduite par Monsieur Ali Kouriba et comprenant Mme Marie Yagalé Togo, Messieurs Ogobara Dolo et N’Ko Keïta et veiller à leur installation à l’Hôtel les Askia.

Une surprise attendait la délégation, car, dès son  arrivée, une lettre, n° 22 datée du vendredi 27, signée, par ordre du Préfet de Gao, du sous-préfet central, est remise, par les soins d’un porteur, à Abdrahamane Diakité, lui demandant de reporter la tenue de la conférence pour raison d’état d’urgence.

<strong>Les saboteurs pris à leur propre jeu</strong>

Aussitôt, la commission d‘organisation est convoquée en réunion pour examiner cette nouvelle donne. Pour les responsables de la section, le subterfuge ne passe pas inaperçu. La chronologie des événements, jusqu’à ce 27 mai 2016, une année jour pour jour après la bataille entre le maire de Gao et le ministre de l’Administration Territoriale, rend la lettre du Préfet parfaitement lisible.

Pour rappel, il y a eu le scandale des listes RPM concurrentes, à l’occasion des élections reportées d’octobre 2015, suivi du procès retentissant annulant la liste du ministre de l’Administration Territoriale. Ce qui a déclenché sa colère, suite a laquelle il a mis d’office le Gouverneur Amadou Baba Sidibé à la retraite, puis muté, tour à tour, le Directeur de Cabinet, Alassane Diallo, le CAAJ Bany Cissé et le Préfet Edmond Dembélé, au motif, qu’ils ont, contrairement à ses instructions, mais conformément à la loi électorale, accepté une liste RPM autre que celle qui avait sa préférence.

Il ya eu, aussi, la conférence de section du 17 Août 2015 qui a connu la dernière tentative, avortée du ministre de l’Administration Territoriale, d’imposer sa volonté au RPM à Gao. Enfin, la conférence de section du 13 mars 2016, qui l’écarta de la section, avec ses soutiens, a mis à nue la vraie stratégie politique du Ministre à Gao.  Toutefois, les responsables du RPM ont conclu que la section n’est ni initiatrice, ni comptable d’une conférence régionale. Ils ont décidé de transmettre copie de la lettre à la délégation du BPN/RPM, pour toutes fins utiles. Celle-ci rencontra le Gouverneur le vendredi à 17 h, pour une visite de courtoisie programmée, mais également un message de protestation au regard de l’initiative incohérente et notoirement partisane de l’administration, dont la conséquence regrettable est d’affaiblir le RPM.  Malgré ces sollicitations, Le Chef de l’exécutif régional est resté intraitable : il n’y aura pas de conférence régionale le 29 mai à Gao. La rencontre a alors tourné court. De ce fait, la délégation du BPN/RPM a pris la décision de s’en tenir à la hiérarchie du parti. La décision est tombée, la nuit, de la part de Boulkassoum Haidara, Président du Conseil Economique Social et Culturel, porte-parole du RPM, invitant les sections de Gao, Bourem et Ansongo à tenir la conférence …le 29 mai.

Toutefois, le chef de la délégation du BPN/RPM et le Secrétaire Général Abdrahamane Diakité ont pris la précaution de délocaliser les assises au siège annexe du parti, l’ex-Coordination de campagne d’IBK, à 200 m du siège principal. La précaution fut justifiée, palliant un affrontement aux conséquences imprévisibles,  au vu de l’impressionnant cordon policier et de la garde nationale qui a ceinturé le siège du conseil régional de Gao, très tôt le dimanche 29 mai, après que des travaux nocturnes de menuiserie firent sauter et changer les serrures de la salle de conférence, nuitamment.  La conférence régionale de Gao fut finalement ouverte, dimanche 29 mai, devant près de 1.300 délégués, venus d’Ansongo, de Bourem et de Gao. Etaient présents les secrétaires généraux respectifs d’Ansongo, le Colonel Halidou Maiga, le Secrétaire Général de la sous-section de Bourem, Abdramane Touré et le Secrétaire Général de Gao, Abdrahamane Diakité.

A l’ouverture de la séance, le Président Aly Kouriba  a fait la lecture de l’allocution du Président Boulkassoum Haidara, exprimant le soutien du BPN/RPM aux présentes assisses et invitant la conférence à des débats francs, fructueux pour aboutir à des recommandations pertinentes.

<strong>Motion de soutien au président IBK</strong>

Quatre communications ont constitué le menu de la conférence, suivant les thèmes ci-après : l’état et la vie du parti, les acquis du gouvernement face aux engagements de campagne du Président Ibrahim Boubacar Keïta, le RPM et les regroupements politiques et la problématique des élections.

Les débats et contributions très nourris qui ont suivi les quatre présentations ont abouti aux recommandations, entre autres : L’intensification de la politique de l’emploi à Gao, au regard de la tentation de la jeunesse à être détournée par les groupes terroristes ; la mise en œuvre urgente de programme d’énergie solaire et d’énergie éolienne, pour pallier la crise d’énergie dans la région de Gao, la réalisation d’infrastructures socio-économiques dans la région de Gao, et notamment, le lancement des travaux de la route Sévaré – Gao, avec le risque de la coupure du tronçon par les pluies hivernales, isolant de fait le nord du reste du pays ; l’initiation d’un programme, sous forme de fonds spécial, de prise en charge des veuves et orphelins des victimes civils et militaires de la crise depuis 2012  et le renforcement des capacités de l’administration pour une meilleure gestion des ressources dédiées à la reconstruction des régions du Nord. La conférence a adressé une motion de soutien indéfectible au Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, pour ses actions en faveur du développement économique et social du Mali et la mise en œuvre apaisée de l’Accord de paix.

Aussi, l’ensemble des sections de la région de Gao ont assuré au Président de la République et au BPN/RPM d’une victoire éclatante du parti lors des élections prochaines.  Enfin, la conférence exhorte le Président de la République à effectuer une visite à Gao, avec ces mots « I bissimila à Gao, la Cité des Askia vous attend et vous réclame ».

<strong>B.D</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Front social: les charbonniers crient leur raz&#45;le bol</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/front-social-charbonniers-crient-raz-bol-1614532.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/environnement/front-social-charbonniers-crient-raz-bol-1614532.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jun 2016 09:36:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Fédération Nationale des Exploitants Forestiers du Mali (Fenefoma) a organisé une conférence de presse, samedi dernier, au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba. Objectif : informer l’opinion nationale des conditions difficiles d’exercice de leur métier et de la possibilité d’une grève illimitée. Du moins si rien n’est fait dans les prochains jours.

«Nous avons été informés par notre intermédiaire que le ministre de l’Environnement Ousmane Koné nous rencontrera au plus tard ce lundi ou mardi. De la tenue ou non de cette rencontre et des conclusions qui en découleront, dépendront nos actions à venir», a déclaré Moussa Koné président par intérim de la Fenefoma aux hommes de média.

Ils sont venus des régions de Kayes, de Koulikoro, de Sikasso, de Ségou, de Mopti et des six (06) communes du District de Bamako.

Ils sont: exploitants de bois d’œuvre et de service, de charbons de bois, de bois de chauffe, de bambou, de feuilles d’arbres, de produits de cueillette, de gommes arabiques.

Ils sont tous également membres de la Fédération Nationales des Exploitants Forestiers du Mali à venir exprimer leur colère et leur indignation aux autorités.

L’objet de la colère des exploitants forestiers est la Circulaire n°254 du Directeur National des Eaux et Forêts instruisant à tous les Directeurs Régionaux des eaux et forêts et au Directeur de l’OPNBB de faire une application stricte des articles 32 et 33 de la Loi 10-028 du 12 juillet 2010 déterminant les principes de gestion du domaine forestier national.  « Dans la cadre de la rationalisation de l’exploitation et de la circulation du  bois d’œuvre et du bois de service du domaine forestier de l’Etat, il est instruit aux agents des Eaux et Forets de: - arrêter l’exploitation du bois d’œuvre et de service dans tous les massifs forestiers sans plan d’aménagement approuvé par les autorités compétentes; - la transformation du bois d’œuvre et de service est faite exclusivement par les unités industrielles ou artisanales autorisées par l’autorité compétente et implantée en dehors des forestiers », stipule la Circulaire signée: Inspecteur général Biramou Sissoko, Directeur National.

Selon le président de la Fenefoma, c’est à l’Etat de mettre en œuvre les plans d’aménagement.  Les bailleurs de fonds mettent, pour cela, des centaines de milliards dans les caisses de l’Etat en plus des recettes officielles générées par l’activité des exploitants forestiers qui sont estimées en 2013 à plus 800 millions FCFA. par ailleurs, indique Moussa Koné, ce n’est pas la Circulaire en soit qui pose problème mais l’interprétation qu’en fait chaque agent sur le terrain, rend leur travail impossible.

Venu de Fana, région de Ségou M. Fomba témoigne: pour 12 sacs de charbon vendus à 2000 fcfa l’unité, un agent des eaux et forets m’a réclamé  15 000 fcfa. Après d’intenses négociations, j’ai payé 7500 fcfa sinon je perdais tout.

<strong>Nous y reviendrons !</strong>

<strong>Mamadou TOGOLA   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Parena soutient les revendications des paysans</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/parena-soutient-revendications-paysans-1614512.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/parena-soutient-revendications-paysans-1614512.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/PARENA.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jun 2016 09:32:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Parti pour la Renaissance nationale (Parena), a tenu son 3e congrès extraordinaire. C’était les 28 et 29 mai dernier, au Centre International de Conférence de Bamako. Devant les délégués, Tiébilé Dramé, a appelé à l’organisation des assises nationales pour la refondation de l’Etat. Le président du Parena a réitéré son soutien aux paysans dans leurs revendications.

Dans la Zone cotonnière de Sikasso et plus précisément à Koutiala des paysans refusent de cultiver le coton. Du moins, si certaines de leurs revendications ne sont pas prises en charge, dont la principale reste le renouvellement des instances des sociétés coopératives paysannes conformément aux nouvelles dispositions de la Loi OHADA. Dans son discours d’ouverture du congrès extraordinaire où il a mis son poste en jeu, Tiébilé Dramé exprime son soutien aux producteurs de coton qui ne réclament que justice et l’application des textes.

« Notre responsabilité historique vis-à-vis de notre pays et de notre peuple nous oblige à aller, sans trainer davantage les pieds, vers des concertations nationales en vue de rassembler notre peuple et en vue de forger une marge de manœuvre pour notre peuple », dit le président du parti du Bélier blanc. Avant de poursuivre, sous la forme d’un réquisitoire:

« M. le président, entendez l’angoisse de la jeunesse qui demande un emploi décent. M. le président, entendez les cris de cœur des cotonculteurs qui réclament justice et l’application des textes de loi ».

Dans son intervention, le président du Mouvement des Jeunes du Parena, Seydou Cissé a mis l’accent sur la problématique de l’emploi des jeunes. Selon lui, les difficultés liées à l’emploi des jeunes sont la résultante de la mauvaise gouvernance et de l’absence de vision politique des dirigeants. Pour Seydou Cissé, le chiffre de 116 000 emplois créés entre septembre 2013 et avril 2016 n’est que du saupoudrage. Quant à la présidente du Mouvement des femmes, Mme Tamboura Mah Keita, son discours était axé sur la représentativité des femmes.

Selon elle, malgré l’adoption de la loi instaurant le quota de 30%  de femmes au sein des instances de prise de décision, la réalité est toute autre. Ce qui, affirme-t-elle, est un dysfonctionnement pour une véritable démocratie.

Le 3e congrès extraordinaire du Parti pour la Renaissance nationale a été l’occasion pour les partis amis du Mali et de la sous région de prendre la parole pour témoigner de la qualité d’homme politique de Tiébilé Dramé.

Ainsi pour le Burkina Faso, MPP et UNIR-PS ont pris la parole, PNDS pour le Niger et LD-MPT et TEKKI pour le Sénégal. Au Mali, ce sont : le RPM, l’URD, les Fares, le PDES, le CNID et le PRVM- Fasoko qui ont pris la parole.

Le président du Parena, Tiéblé Dramé, est reconduit à son poste.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie : le revers  de la médaille</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie-revers-de-medaille-1614482.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/democratie-revers-de-medaille-1614482.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/05/politiques.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jun 2016 09:29:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La démocratie malienne est aujourd’hui malade de la multiplicité des partis qui, plutôt que d’apporter de la vivacité par l’enrichissement du débat citoyen, est devenue un facteur de banalisation et de sclérose du jeu politique.</strong>

Se pose alors la question de savoir comment cette démocratie s’est construite, afin de cerner les facteurs endogènes et exogènes pouvant expliquer son état de déconfiture actuel.

<strong>AU COMMENCEMENT ETAIT LE RDA, PARTI AVANT-GARDISTE DE MASSE.</strong>

L’administration et l’école coloniales se sont évertuées à saper les fondements culturels de la société, mais aussi à diviser les intellectuels et chefs traditionnels de l’époque en deux groupes antagonistes: le groupe des nationalistes animé par une farouche volonté d’indépendance et celui des partisans de la collaboration au sein de la Communauté française. C’est en ce moment qu’apparaissent les grandes figures du Rassemblement Démocratique Africain (RDA) comme Mamadou Konaté, Daniel Ouezzin Coulibaly et Félix Houphouët Boigny qui scellent par la même occasion une communauté de destin entre le Mali, la Haute Volta, la Côte d’Ivoire, et avec tous les pays qui vont s’engager dans la lutte d’émancipation du RDA. L’Union Soudanaise, la branche malienne du RDA n’était pas seule en piste. Elle faisait face à la rivalité du Parti Progressiste Soudanais (PSP) de Fily Dabo Sissoko, un autre grand nom de la lutte d’émancipation du Soudan Français. La volonté d’enterrer définitivement le système colonial fera pencher les cœurs et donc la balance du  côté de l’US-RDA qui mènera le Soudan Français à l’indépendance le 22 septembre 1960.

Constatant que le processus d’émancipation était désormais devenu irréversible, la France coloniale va s’ingénier à concevoir des micro-Etats, avec des frontières souvent confuses à souhait et dont la viabilité posera problème. On se rappelle que Paris a régné sur son empire colonial d’Afrique noire à partir de Dakar, alors capitale de l’Afrique Occidentale Française (AOF) et de Brazzaville, capitale de l’Afrique Equatoriale Française (AEF). Avec le plan de balkanisation concocté, l’indépendance va se transformer en un étau mortel dont les mâchoires seront tenues par l’ancienne puissance coloniale qui n’a jamais renoncé à garder une mainmise totale sur les matières premières des colonies. Pour y échapper, la seule alternative restait une alliance de raison avec les pays de l’Est (URSS et Chine notamment), mais la chute du mur de Berlin ramènera les partants dans le giron français. Si la victoire politique du RDA a été nette, elle a eu un effet pervers avec l’imposition du parti unique dans toute sa zone d’influence, portant ainsi un coup sérieux à la liberté d’expression par l’absence de contre-pouvoir.

<strong>LE CMLN ET LA RUPTURE AVEC LA LEGALITE, L’OCCASION MANQUEE DU 28 FEVRIER 1978.</strong>

Les seules activités politiques autorisées entre 1960 et 1968 étaient donc celles de l’US-RDA. En décidant d’engager le Mali dans la voie de la révolution active en 1966, Modibo Kéita a provoqué de nombreux mécontentements et des résistances au sein de la société, ce dont va profiter l’armée pour renverser le régime le 19 novembre 1968. A partir de ce moment, les activités politiques seront purement et simplement interdites pendant presque dix ans avant qu’un autre parti unique, l’UDPM occupe le terrain. Ce nouveau parti sera un composé de cadres civils et militaires sous le leadership incontestable de Moussa Traoré enfin débarrassé des faucons du CMLN. Cependant, l’UDPM sera face à une équation à trois inconnues dont la première est la capacité de résilience des anciens pionniers et étudiants issus de l’école de Modibo Kéita, devenus à divers niveaux des cadres de l’administration pendant que l’US-RDA continuait d’être frappée d’ostracisme. La seconde sera le dosage à trouver au sein de l’UDPM entre cadres civils et militaires pour que les premiers ne se sentent pas tenus en laisse par les seconds. Pour la troisième enfin, est-ce que celui qui est considéré comme l’assassin (CMLN et ce qui en est sorti) du mari (Modibo Kéita) pouvait prétendre à la main de la veuve (US-RDA) ? Pouvait-il tout simplement s’en passer ?

Cette question de fond fermera la porte de l’UDPM à un nombre important d’acteurs qui auraient pu lui assurer une meilleure assise. En ne tirant pas toutes les conséquences de cette donne, Moussa Traoré va rater l’occasion de se ménager une sortie honorable de la scène. En effet, après avoir écarté le 28 février 1978 ceux que l’on présentait comme les faucons du CMLN, sa côte de popularité avait fait un bond considérable ; moment d’embellie qu’il aurait pu mettre à profit pour convoquer une concertation nationale inclusive sur l’avenir politique du pays car le peuple malien n’a toujours eu qu’un désir : le retour à une vie constitutionnelle sous un régime civil. Ce faisant, il aurait consacré la rupture avec la première république et le parti unique, instaurer le multipartisme en donnant une orientation politiquement acceptable à son action. Et très certainement, mars 1991 ne serait jamais arrivé chargé d’autant de péchés pour les uns et les autres !

<strong>EVENEMENTS DE MARS 1991 ET REVEIL DES DEMONS, </strong>

<strong>COMMENT S’EN SORTIR APRES TANT DE DERAPAGES ?</strong>

Gouverner sans prendre en compte les aspirations profondes de son peuple, c’est faire courir des risques importants à la république. Les Maliens aimaient bien le Président Modibo Kéita pour son patriotisme et son intégrité mais ils ne voulaient pas de la révolution active sous la férule des miliciens. Moussa Traoré a exposé son régime à la colère des Maliens en sous estimant leur volonté de changement. Après mars 1991 et au vu des nombreuses promesses, les Maliens devraient être des gens heureux mais le sont-ils ? Les évènements du 22 mars 2012 ont apporté une réponse sans équivoque sur la nature et l’ampleur du mal qui a failli emporter le pays. Sous l’ère dite démocratique, le débat citoyen a progressivement cédé le pas à la frustration et à la fronde qui ont enfanté le chantage politique et l’exacerbation de la capacité de nuisance pour se faire valoir. La division est devenue l’opération arithmétique la plus prisée. Elle a été savamment appliquée aux cœurs pour arriver à la multiplication des problèmes par l’addition des actes de défiance vis-à-vis de l’autorité de l’Etat et de toutes les formes de hiérarchie. Dès lors, le pillage systématique des biens publics a pu devenir la règle dans l’indifférence générale. Qui devrait en répondre ?

Les tares se sont accumulées au fil des ans : création anarchique de partis politiques plus par effet de fragmentation sur fond de nombrilisme que par le besoin d’occuper un espace porteur, mauvaise gouvernance débouchant sur une gangrène paralysante qui a permis le réveil des forces sécessionnistes et l’envahissement de plus de la moitié du territoire national, mise sous tutelle onusienne du pays. Et comme si cela ne suffisait pas, des pêcheurs en eaux troubles, insensibles à la souffrance des populations, se battent pour déstabiliser le président qu’elles se sont librement donné. Un changement de président peut-il régler les problèmes actuels qui n’ont pas commencé avec l’élection d’IBK ? Heureusement que celui-ci garde une vision claire de la situation et de sa mission, ce qui lui évite de perdre son énergie et son temps à des futilités. Pour rafraîchir les mémoires, de qui Alpha Oumar Konaré avait dû finalement solliciter les services en 1994 pour stabiliser son régime ? Lequel des trompettistes actuels était absent ? Quels sont ceux qui ont profité de l’accalmie apportée par IBK entre 1994 et 2000 pour se faire une santé, avant de le trahir de la façon qu’on sait ? Les vraies questions seront certainement posées au bon moment et personne ne sera déçu. Pour le moment, il s’agit de reconquérir la paix et l’intégrité du territoire compromises par des comportements indignes et irresponsables. On croyait le pays sorti de la transmission violente du pouvoir avant que la soldatesque vienne mettre chacun face à ses responsabilités le 22 mars 2012. La paix et la démocratie sont à construire tous les jours par le travail et la vertu. L’espoir est grand de voir le président IBK engager bientôt des réformes hardies et aucun soutien ne sera de trop dans cette exaltante mission.

<strong>Mahamadou CAMARA</strong>

<strong>Email : <a href="mailto:camara.mc.camara@gmail.com">camara.mc.camara@gmail.com</a></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autorités intérimaires : Les propositions du RDS</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/autorites-interimaires-propositions-rds-1613502.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/autorites-interimaires-propositions-rds-1613502.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Younouss-Hamèye-Dicko.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 31 May 2016 12:12:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Rassemblement pour le Développement et la Solidarité(RDS), a organisé une journée de réflexion à la Maison des Aînés, le samedi dernier. Le thème portait sur les autorités intérimaires. C’était en présence des membres du bureau politique national du RDS, des partis amis et de la société civile.</strong>

Le président du RDS, Younouss Hamèye Dicko, a indiqué :  « Malgré la signature de l´accord de paix, il faut reconnaître que des questions de fond demeurent et le constat sur le terrain est très amer et très préoccupant. Il faut donc aller très vite dans la mise en œuvre de la loi et la mise en place des Autorités Intérimaires. Le RDS insiste sur la pertinence de cette loi qui vient concrétiser encore davantage l´application correcte de l´Accord de paix. Cette loi comble un grand vide dans la gestion et l´administration du pays, notamment au septentrion. Le RDS reste convaincu que la mise en œuvre intelligente, courageuse et de bonne foi des Autorités Intérimaires constituera l´avancée la plus significative et la plus encourageante de l´application de l´Accord d´Alger. »

Pour s´en convaincre davantage, a-t-il dit, il faut savoir que les grands acteurs ont déjà adopté en Avril 2016 la Convention Subsidiaire No 001 – Coordination – Plateforme – Gouvernement relative à la mise en place des Autorités Intérimaires et au déploiement / redéploiement des services déconcentrés de l´Etat et des Chefs des circonscriptions administratives dans les régions de Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudénit et Ménaka. Le RDS, a-t-il ajouté, salue l´adoption consensuelle de cette convention subsidiaire dont l´objet est, entre autres, de : définir les attributions des Autorités Intérimaires ; fixer le calendrier de mise en place de l´Administration d´Etat dans toutes les circonscriptions administratives, y compris l´installation des Chefs des circonscriptions administratives ; fixer le calendrier de déploiement / redéploiement des services déconcentrés de l´Etat ; préciser les modalités de mise en place des Autorités Intérimaires ; participer à la révision des listes électorales. Aussi, a-t-il indiqué, il s’agit de faciliter et préparer le retour, la réinstallation, la réinsertion des réfugiés, des déplacés et la réhabilitation des personnes sinistrées. C’est le lieu, pour le RDS, a dit Younouss Hamèye Dicko de féliciter et de remercier le Gouvernement qui, par la loi portant sur les autorités intérimaires, applique avec bonne foi l´Accord d´Alger en se donnant les textes nécessaires au retour de la paix, de la sécurité et de l´Administration dans le nord de notre pays.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ki a fai koi !!! &#45; Pour mauvaise gestion de l’Ambassade : Les sections des partis de l’opposition en France  interpellent IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ki-a-fai-koi-mauvaise-gestion-de-lambassade-sections-partis-de-lopposition-france-interpellent-ibk-1603812.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/ki-a-fai-koi-mauvaise-gestion-de-lambassade-sections-partis-de-lopposition-france-interpellent-ibk-1603812.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/opposition-togo.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 May 2016 10:55:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une correspondance, en date du 21 mai, adressée au président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, les sections de France des partis de l’opposition dénoncent « la mauvaise gestion des affaires de la communauté malienne en France par la mission diplomatique et consulaire ». Elles invitent le président IBK à organiser « des concertations nationales ».      </strong>

Décidément, le 21 mai restera dans les annales de l’histoire de notre pays. Car, en plus de la grande marche pour le Mali et du Meeting dit de la « Réconciliation nationale et de la Paix», la journée du 21 mai a enregistré un autre événement majeur. En effet, c’est la date choisie par les représentations en France des partis Fare Anka Wuli, Parena, Pdes et Urd pour interpeller le Chef de l’Etat sur la dégradation du service à l’ Ambassade du Mali en France qui n’est, selon eux, autre que le reflet de la dégradation de la gouvernance générale de notre pays.

Depuis deux ans et demi indique la correspondance, les Maliens de France assistent à une «dégradation des conditions d’accueil dans les locaux du Consulat avec comme corolaire des délais de traitements et d’attente des papiers administratifs plus longs pouvant conduire à des difficultés sur l’emploi et le logement; la corruption généralisée dans le recrutement et la gestion du personnel; un manque de professionnalisme des agents  ayant  pour cause un mode de recrutement et de nomination tenant compte des affinités sociales avec comme conséquence leur relation empreinte d’arrogance voire d’insolence avec les usagers; une absence d’écoute, d’initiative et d’innovation; une absence ou une mauvaise communication officielle des autorités diplomatiques sur les attentes et les problématiques du pays », indique la correspondance dont le Canard a reçu copie.

Pour les signataires de la correspondance, les maux de l’Ambassade du Mali en France « prennent source dans une relation de cause à effet » dans les maux du Mali tout entier. C’est pourquoi, ils invitent le président IBK « à redresser la barre du bateau Mali qui part à la dérive». Ils demandent au Chef de l’Etat « d’organiser des concertations nationales avec toutes les forces vives du Mali. Dans l’espoir de voir le Mali se relever pour le bonheur des Maliens».

<strong>Mamadou TOGOLA       </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assises : Pour « tentative de viol », Sory écope de 5 ans de prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/assises-tentative-de-viol-sory-ecope-de-5-ans-de-prison-1604072.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/assises-tentative-de-viol-sory-ecope-de-5-ans-de-prison-1604072.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 May 2016 10:45:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[N’eut été l’intervention du mari et du frère de la victime Sory, le berger de Nara, aurait été à bout de son crime. Ainsi en a conclu la Cour présidée par le juge Ibrahim Konta. Résultat: le violeur, placé sous mandat de dépôt depuis le 10 octobre 2014, prend 5 ans de prison dont 3 avec sursis.

Le droit pénal, dit-on, est le droit des preuves. Une fois les faits établis, la sanction doit suivre. L’application stricte de ce principe marcherait mieux ailleurs que dans un pays où les relations sociales jouent un grand rôle dans la vie des citoyens et la justice ne peut être que clémente. C’est le cas dans cette affaire où, la victime plaide pour la libération de son bourreau.

Sory B. berger à Nara est marié et père de six (06) enfants. Le rapport d’expertise médical versé à son dossier le décrit comme « incapable de se contrôler sexuellement ». Sory savait quel moment sa victime était susceptible d’être seule. C’est ainsi qu’un jour, en passant non loin du domicile de M. Coulibaly, sa victime,  en bon berger s’en approcha avant qu’elle ne puisse l’apercevoir. A bonne portée, il se rue sur elle. Une lutte s’engage, les cris de M. Coulibaly finissent par alerter son mari et le beau-frère de celui-ci.

Arrêté, Sory ne reconnait pas les faits qui lui sont reprochés. Il nie avoir tenté d’abuser sexuellement de M. Coulibaly. Du moins, dans un premier temps, car après avoir été cuisiné par les gendarmes, il  a reconnu les charges retenues contre lui. Pour le procureur, cet était de fait n’est pas acceptable. Et la cour doit en tenir compte. Appelée à la barre, la victime plaide la libération immédiate de l’accusé. Parce que, dit-elle, cet homme qu’elle connait bien avant ces événements, est père de six enfants. Depuis son incarcération, ajoute-t-elle, c’est sa femme qui se bat au quotidien pour donner à manger aux enfants.

Dans son verdict, la cour condamne Sory à 5 ans de prison dont 3 avec sursis. Ayant passé près de deux ans en détention, le violeur regagnera sa famille. Et au juge Konta d’expliquer la décision de la cour à l’accusé en prenant soin d’indiquer : « même si tu regardes la femme d’autrui,  si elle n’a pas aimé  et qu’elle vient se plaindre tu purgeras la peine de trois ans d’abord, avant que tu ne sois jugé pour cette nouvelle affaire », a dit le juge dans un bambara qui n’a pas laissé la salle indifférente.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moussa Timbiné, membre du comité d’organisation du meeting de la réconciliation nationale : « Nous sommes frères, tout se construit dans la paix et l’unité d’action »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/moussa-timbine-membre-comite-dorganisation-meeting-de-reconciliation-nationale-sommes-freres-se-construit-paix-lunite-daction-1603982.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/moussa-timbine-membre-comite-dorganisation-meeting-de-reconciliation-nationale-sommes-freres-se-construit-paix-lunite-daction-1603982.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/05/Moussa-Tembiné.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 May 2016 10:42:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les membres du Rassemblement pour la paix et la réconciliation au Mali (An Ka Ben) ont réussi, samedi dernier, à mobiliser une foule que ne pouvait contenir la salle Banzoumana Sissoko, du Palais de la culture, Amadou Hampathé Ba. Les représentants de l’Etat, de l’Assemblée nationale, des hommes politiques de toutes obédiences et personnalités convaincues de la nécessité de la réconciliation nationale, ont répondu présents, dans une salle surchauffée par des jeunes et illustrée par des images vidéos et les photos de tous les présidents du Mali.

Pour les membres d’An Ka Ben, il s’agit « de faire de la réconciliation nationale, une force de frappe patriotique et invincible, derrière Elhaj Ibrahim Boubacar Kéita, président de la République… pour relever les défis qui ont pour noms : insécurité, terrorisme, crises de tout genre. »

Les membres de l’association se sont donnés comme objectif de contribuer à l’unité et à la cohésion nationale, à travers les valeurs sociétales du Mali. Hamane Touré dit Serpent, président des clubs de soutien au président ATT, a réitéré son souhait de voir ATT revenir au Mali. Dans son discours, le président du PS-Yelleen Kura, Amadou Koita, a indiqué  que notre pays traverse des moments extrêmement difficiles et que les hommes doivent mettre l’accent, non plus, sur ce qui les sépare mais sur ce qu’ils on de commun, dans le respect de l’identité de chacun. La rencontre et l’écoute de l’autre, a-t-il ajouté, sont toujours pus enrichissantes même pour l’épanouissement de sa propre identité, que les conflits ou les discussions stériles pour imposer son propre point de vue.

Citant un adage africain, il a soutenu : « il y a ma vérité et ta vérité qui ne se rencontreront jamais. La vérité se trouve au milieu. Pour s’en approcher, chacun doit se dégager un peu de sa vérité pour faire un pas vers l’autre, c’est fort de ce constat que les amis d’Ibrahim Boubacar Kéita, du président Amadou Toumani Touré, ont initié, avec les amis de Modibo Kéita, Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Dioncounda Traoré, un processus de réconciliation et de paix. »

Les discours du ministre Mohamed Ag Erlaf, qui représentait le Premier ministre, du président de la Convention de la majorité présidentielle, Boulkassoum Haidara, les messages des notabilités, des religieux et des acteurs de la société civile ont tous convergé vers l’objectif de la réconciliation de tous les Maliens annoté dans l’Accord pour la paix.

Pour Moussa Timbiné, membre du Comité d’organisation de la cérémonie : «  nous sommes des frères, tout se construit dans la paix et l’unité d’action. » Après avoir rappelé des actes patriotiques posés par les anciens présidents de la République du Mali, il a demandé une mobilisation autour des valeurs sociétales et des principes démocratiques. Selon lui : « le Mali va renaitre ».

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lancement des travaux de dragage  du fleuve Niger : Tout semble être prêt, mais les ministères de l’environnement et des investissements trainent les pieds</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/office-du-niger/lancement-travaux-de-dragage-fleuve-niger-semble-etre-pret-ministeres-de-lenvironnement-investissements-trainent-pieds-1603962.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/office-du-niger/lancement-travaux-de-dragage-fleuve-niger-semble-etre-pret-ministeres-de-lenvironnement-investissements-trainent-pieds-1603962.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 May 2016 10:37:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Tout semble être prêt pour lancer les travaux de réhabilitation du fleuve Niger. Mais un conflit de compétence, entre les départements de l’Environnement et des Investissements, repousse,  chaque jour que Dieu fait,  l’échéance.

Prévu, pour ce mois d’avril, le lancement des travaux de réhabilitation du fleuve Niger risque d’être reporté sine die. Et le Mali risque de perdre un projet phare, dont le coût global est estimé à 155 milliards CFA. A l’origine : un conflit de compétence, entre le ministre Ousmane Koné et son homologue des Investissements, Konimba Sidibé. Chacun croit son département le plus qualifié pour piloter ce projet. Or, ils sont censés travailler en tandem. Mais hélas !

&nbsp;

Sauver le fleuve Niger

&nbsp;

Pourtant, tout est prêt pour mettre fin à la lente et longue agonie du fleuve Niger. S’étendant sur plus de 4200 km, il est menacé, non seulement, par l’ensablement ; mais aussi, par la pollution. Conséquence : l’eau se fait rare dans le lit du fleuve. Le poisson aussi. Liées à la survie du fleuve, la pêche est, de moins en moins, pratiquée. Et les activités de maraîchage et de cultures irriguées tournent au ralenti.

C’est pourquoi, le gouvernement a décidé de signer un protocole d’accord avec une entreprise néerlandaise : BIG Machinery. Avec ses équipements de dernière génération et son expertise unique, dans ce domaine, cette entreprise a, déjà, mené des études de faisabilité, estimées à 15 milliards CFA. Mieux, elle dispose d’un mandat, en bonne et due forme, pour mener à bien ce projet. Le dossier a été approuvé, conjointement, par les ministères des Finances, des Investissements et de l’Assainissement. Et la cérémonie de lancement des travaux était prévue pour la semaine dernière.

Mais quelle ne fût la stupéfaction du partenaire hollandais ? Il est, sans cesse, renvoyé de ministère en ministère. Censé lancer le démarrage des travaux, la signature du protocole d’accord, entre le gouvernement et la partenaire néerlandais, est reportée sine die. Chaque département se croit le plus qualifié pour piloter le projet. Qui coûte, au bas mot, la bagatelle de 155 milliards CFA. Las d’être trimballé de bureaux  en bureaux le partenaire néerlandais serait sur le point de plier bagages. Du moins, si la lenteur administrative se poursuit.

D’u coût global de plus de 155 milliards CFA, le projet de réhabilitation du fleuve Niger comprend deux phases.

&nbsp;

La première phase du projet

&nbsp;

D’un montant de 45 milliards CFA, la première phase du projet concerne le dragage du lit du fleuve. Il s’effectue de la frontière guinéenne au Mali sur une distance de 200 km. Il s’agit, dans cette première phase, de débarrasser le fleuve Niger des matières polluantes qui peuplent le lit du fleuve ; mais aussi, de lui donner une profondeur de 6 mètres. Afin d’augmenter la capacité d’absorption du fleuve et, du coup, éviter à nos populations des inondations récurrentes, surtout en période d’hivernage. Avec son cortège de morts, de blessés et de disparitions d’hommes, de femmes et d’enfants.

Selon les études menées par l’entreprise néerlandaise, 900 millions de m3 de déchets devraient être extraits du lit du fleuve. Aussi, le projet prévoit l’aménagement des zones rocheuses. Déjà identifiées, ces zones seront aménagées en zones de pisciculture. Afin de  permettre aux poissons de se reproduire. Et, du coup, de relancer la pêche et ses activités connexes dans notre pays. Dans le domaine de la promotion de l’emploi, ce projet offre 500 emplois permanents.

A l’issue de la première phase du projet, la navigabilité du fleuve Niger sera rétablie. En provenance de Tombouctou, Gao, du Sénégal ou de la Guinée-Conakry, les bateaux  pourront se rendre à Bamako.

S’y ajoute la revente du gravier et du sable, issus du dragage, aux entreprises des BTP. Si le voyage de sable d’un camion de 7 tonnes est vendu à 8O.000 CFA, il sera vendu, par le projet, moitié prix (40.000 CFA), voire moins.

Disposant d’une réputation mondiale, l’entreprise néerlandaise dispose de toute la technologie, nécessaire pour mener à bien ce projet. Entre autres, du matériel de dernière génération, dont des pelleteuses amphibies, dont chacune pèse 2 milliards CFA. Mais aussi, des Caterpillar  capables de rouler sur l’eau.

&nbsp;

La deuxième phase du projet

&nbsp;

La seconde phase du projet est la concrétisation  des activités nées de la première phase : l’installation de stations   permettant, non seulement, de purifier les eaux usées avant de les déverser dans le fleuve ; mais aussi, la mise en place de turbines, produisant de l’électricité.

Selon les études menées par l’entreprise néerlandaise, la ville de Bamako produit, elle seule, plus de 300.000 m3 d’eaux usées par an. Des eaux déversées, directement, dans le fleuve Niger. Sans traitement, au préalable.

Autre avantage de ce projet : la commercialisation, dans les régions du sud, du sable du désert. Pour ce faire, l’entreprise néerlandaise dispose de près de 200 camions. Sans compter la régénérence de l’écosystème, tout au long du fleuve Niger.

Autre avantage de ce projet : la transformation des plantes aquatiques recueillies dans le fleuve Niger en compost pour les maraîchers et autres paysans. Ce qui pourrait amoindrir leurs factures en intrants agricoles chimiques. Cette seconde phase du projet coûtera la bagatelle de 110 milliards CFA. Soit un total de 155 milliards CFA pour les deux volets du projet.

Aux dernières nouvelles, certains pays « amis » du Mali auraient décidé de prendre en charge 50 % du coût du projet. Pour eux, c’est un projet-pilote à cause, notamment, de son impact sur la vie des populations ; mais aussi, pour sa haute intensité de main d’œuvre pour les candidats à l’immigration.

Contrairement à son prédécesseur (ATT), IBK n’a, à ce jour, construit ni pont, ni barrage, ni aménagement agricole, encore moins des hôpitaux dignes de ce nom. Le projet de réhabilitation du fleuve Niger constitue donc pour lui, l’unique occasion de marquer d’une pierre blanche l’histoire de son pays.

Mais le cafouillage, entre ces deux départements, risque de le priver de l’unique chance de changer le visage du Mali, en permettant aux bateaux en provenance de Tombouctou, de Gao, de Guinée-Conakry ou du Sénégal….d’accoster à Bamako.

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Djiguiba Kéita dit PPR, Secrétaire général du PARENA : «  Avec l’affaire de la fibre optique et des Pick&#45;up de l’armée, c’est une nouvelle ardoise que le régime IBK a exhibée »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/djiguiba-keita-dit-ppr-secretaire-general-parena-laffaire-de-fibre-optique-pick-up-de-larmee-cest-nouvelle-ardoise-regime-ibk-a-exhi-1603912.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/djiguiba-keita-dit-ppr-secretaire-general-parena-laffaire-de-fibre-optique-pick-up-de-larmee-cest-nouvelle-ardoise-regime-ibk-a-exhi-1603912.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Djiguiba-Keita.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 May 2016 10:33:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Marche de l’opposition, le retour d’ATT au pays et l’affaire dite de la fibre optique et des pick-up de l’armée…Autant de sujets d’une brûlante actualité sur lesquels le secrétaire général du PARENA est revenu dans cet entretien qu’il nous a accordé. Avec force détails.

<strong>Quelle explication donnez-vous à la grande mobilisation de la marche de l’opposition ?</strong>

Une explication à cette gigantesque mobilisation? Le peuple en a marre du régime d'IBK fait de surfacturations, de dilapidation des maigres ressources de notre pays, de partition de fait du pays, de capitulation permanente face aux rebelles. Ces dizaines de milliers de Maliens, c'est la résultante du pilotage à vue du régime, de son immobilisme, du ras le bol que les Maliens ont face à la gestion familiale du pouvoir.

50 000 Maliens pour dire NON à la gestion calamiteuse du régime IBK, c'est la rançon de ce que IBK a montré depuis 32 mois. Et pourtant les embûches et les crocs en jambes, les tentatives de sabotage et d'intimidations, les chantages n'ont pas manqué pour que cette « Marche pour le Mali échoue».

<strong>Ainsi, parlant de sabotage, nous pouvons commencer par l'ORTM:</strong>

 instrumentalisé comme jamais il ne l'a été, l'ORTM a d'abord interdit le mot MARCHE à la radio et à la télévision qui fonctionnent grâce à nos impôts et nos prêts:

&nbsp;
<ul>
 	<li>la conférence de presse de l'Opposition Républicaine et Démocratique le 13 avril et au cours de laquelle a été annoncée la Marche, a été censurée sur ce point ;</li>
 	<li>le report de la Marche pour cause de maladie du Président de la République a été censuré sur ce point;</li>
 	<li>l'annonce du désistement d'un parti de l'opposition pour participer à la marche a été saluée par l'ORTM par la publication de son communiqué. Nous saluons l'ORTM pour avoir fait la publicité pour notre Marche, parce que c'était la première fois que certains citoyens en étaient informés et ils sont venus de Yorosso, Ségou et d’ailleurs grâce à ce communiqué de retrait d'un parti de la Marche annoncée pour le 21 mai;</li>
 	<li>la renonciation d'un second parti de l'Opposition à sa participation à la marche a été diffusée en grande pompe par l'ORTM. Je le félicite pour la publicité faite.</li>
</ul>
             pression sur les syndicats des Sotrama pour saboter la Marche par des manœuvres dilatoires. Mais étant tous de très grands avertis, nous avions notre plan B, qu'on a mis en œuvre, du coup, échec et mât pour le pouvoir !

             enfin pression et chantage sur les Sotrama pour ne pas transporter les marcheurs. Heureusement ce fut peine perdue. Les points focaux de la Marche ont déjoué le complot.

&nbsp;

<strong>Les Maliens vous ont-ils compris ?</strong>

&nbsp;

Les Maliens nous ont compris. Cinquante mille d'entre eux sont sortis scander nos slogans.

&nbsp;

A propos du programme gouvernemental de fibres optiques. Pourquoi avoir attendu maintenant pour dénoncer un marché d’un montant aussi énorme, attribué en 2011 et qui était, comme vous dites, en duplicata avec celui qui était exécuté  par les opérateurs de téléphonie mobile : Sotelma /Malitel et Orange Mali ?

&nbsp;

Quand, en 2011, tant de sous ont été débloqués pour les fibres optiques, on a laissé le temps au temps, croyant voir le bout du tunnel au bout de trois à quatre ans. Hélas, c'est une nouvelle ardoise que le régime IBK a exhibée. Du coup, de questionnements en recherches, nous avons conclu à un système de doublon, vu le travail colossal abattu par MALITEL et ORANGE pour installer leurs câbles.

&nbsp;

Après le rapport du Vérificateur général sur le marché   des matériels militaires, révélant plusieurs irrégularités, vous vous adressez au Vegal pour faire la lumière sur le prix des Pick-up. Le marché des équipements militaires est-il source d’enrichissement illicite ?

&nbsp;

Nous saisissons le Vegal pour éclairer nos lanternes. Nous en sommes à nous demander combien coûte une pick up? C'était la même question lancinante : l'avion présidentiel, c'est combien ? 7 milliards? 17 milliards? 21 milliards? Dans l'équipement de nos forces armées et de sécurité en pick up, la question, c'est le prix. Est-ce : 18 millions l'unité? 20 millions? 26 millions ou en encore 54 millions? Selon ces différents prix, les 2 milliards 300 millions donneraient 127 pick up à 18 millions l'unité, 115 à 20 millions, 86 à 26 millions 600 mille ou 42 pick up à 54millions. Est-ce acceptable ça ?

&nbsp;

A propos du filet social, expliquez-nous comment un ministre peut détenir une caisse noire d’un montant de quatre milliards.

&nbsp;

Sur le filet social, retenez qu’il est logé au ministère des finances et l'AN a voté le budget qui met10 milliards au compte du filet social. Ce montant est réparti entre les ministères et certaines autres structures de l'Etat. Nos sources indiquent que 4 milliards sont affectés au ministère de la solidarité, de l'action humanitaire et de la reconstruction du Nord(MSAHRN), on ne sait pas trop ce que ce département fait de ces sous, d'où le soupçon que le ministre  en fait ce qu'il veut.

&nbsp;

Pourquoi le gouvernement  ne donne-t-il pas d’informations sur les fonds destinés au nord, à l’image du financement du Forum de Kidal ?

&nbsp;

Transparence dans ce qui se fait au Nord? C'est un gouvernement qui a peur d'être transparent. Rappelez-vous l'histoire du financement du Forum de Kidal. Gouvernement de capitulation s'il en est, le gouvernement a débloqué des sommes faramineuses sans aucune information officielle de nulle part. Combien a coûté le forum? 100 millions? 200 millions? 400 millions? A ce jour, pas de réponse. Peut être ces sous ont-ils été tirés du fameux filet social? Personne ne le sait. En revanche, on sait que les Rebelles ont interdit ledit Forum aux autorités gouvernementales. Quelle humiliation!!

&nbsp;

Vous parlez du ministre Hamadou Konaté, qui a des liens avec le président IBK, on parle aussi de son épouse, qui agirait comme présidente d’une institution, de son fils Karim Kéita, du calamiteux président de l’Assemblée nationale… la famille présidentielle est-elle devenue un problème malien ?

&nbsp;

La famille présidentielle un problème malien? La question se suffit à elle même. Les Maliens ont si bien compris cela qu'ils disent qu'en réalité IBK a voulu dire " MA FAMILLE D'ABORD", mais c'est eux qui ont compris " le Mali d'abord!", une terrible incompréhension donc, dès le départ! C'est pourquoi tous reconnaissent aujourd'hui «AN FILILA ! », «AN DIANFARA !" et c'est pourquoi ils étaient des dizaines de milliers le 21 mai à dénoncer la gestion familiale et clanique du pouvoir tout en réaffirmant leur détermination à empêcher toute dévolution dynastique du pouvoir dans le Mali du 26 Mars.

&nbsp;

Faut-il le retour d’ATT pour une vraie réconciliation nationale ?

&nbsp;

Oui, le retour d'ATT participera indéniablement à la réconciliation nationale. Mais cela ne suffira pas. Il faut que le dictateur de 23 ans, celui-là même qui a été condamné à mort par deux fois, pour "crimes de sang" et pour "crimes économiques" demande pardon au Peuple malien pour les souffrances qu'il lui a fait subir pendant son règne noir!

<strong>Propos recueillis par Baba Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soumaïla Cissé à propos de ‘’l’affaire des 27 milliards’’ :  «Notre engagement, notre disponibilité et notre probité envers l’UEMOA ne méritent pas d’être trainés dans la boue »</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/soumaila-cisse-a-propos-de-laffaire-27-milliards-engagement-disponibilite-probite-envers-luemoa-ne-meritent-1603762.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/non-classe/soumaila-cisse-a-propos-de-laffaire-27-milliards-engagement-disponibilite-probite-envers-luemoa-ne-meritent-1603762.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/Soumaila-cisse-conference.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 May 2016 10:26:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Soumaïla Cissé, président de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) a animé une conférence de presse. C’était le mardi dernier à la Maison de la Presse. Objectif: dire à l’opinion nationale et internationale la vérité sur ‘’l’affaire des 27 milliards’’ publié par le journal sénégalais L’observateur le 30 avril dernier.

C’est devant une centaine de journalistes de la presse nationale et internationale que le Chef de file de l’opposition malienne a tenu à s’expliquer  sur ce qu’il qualifie de « manipulation politique et politicienne ». L’air de rien se reprocher et sûr de lui, Soumaïla Cissé a, d’abord, lu sa déclaration liminaire avant de se prêter aux questions des journalistes pendant près d’une heure. Ce, après la projection d’un film documentaire sur ses réalisations à la tête de l’UEMOA concernant les PHV (Projet Hydraulique Villageoise), dont il est accusé d’avoir détourné les fonds.

Ces affirmations gratuites, affirme Soumaïla Cissé, mettent en cause ma gestion ainsi que celle de mon équipe qui a, pendant près de huit (08) ans, obtenu des résultats remarquables qui ont fait la fierté de notre Union. « Notre engagement, notre disponibilité et notre probité envers l’UEMOA ne mérite pas d’être trainé dans la boue », a-t-il indiqué.

Pour ma part, poursuit l’ex-président de la Commission de l’UEMAO, ces allégations sont fausses et sans fondement et n’ont pour origine qu’une manipulation politique et politicienne. «Elles portent atteinte à mon honneur, à ma dignité et mon intégrité. Elles portent également préjudice à une famille politique dont je suis le leader et à mon titre de Chef de file de l’Opposition malienne. Je ne pouvais donc rester sans réagir», a-t-il déclaré.

En s’expliquant, ainsi, devant la presse nationale et internationale, le Chef de file de l’opposition donne une leçon à ces adversaires politiques. Eux qui s’étaient empressés dans un communiqué, dès la parution de l’article, de lui demander de s’expliquer ;  alors même qu’il était en mission parlementaire au nom de notre pays en Afrique du Sud. Pourtant, depuis trois ans que des scandales politico-financiers se succèdent, aucun membre de la majorité présidentielle n’a daigné donner la moindre réponse au peuple malien.

<strong>Mamadou TOGOLA  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ki a di Koi :  Tiéblé Dramé, président du PARENA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ki-a-di-koi-tieble-drame-president-parena-1603872.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/ki-a-di-koi-tieble-drame-president-parena-1603872.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/05/Marche-opposition-6.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 May 2016 10:24:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Président de la République est atteint par une maladie plus grave que la parathyroïde. C’est l’autisme, il n’entend pas. Il n’entend pas les souffrances, les cris de détresse des populations. Ce régime est un fiasco, un fiasco démocratique. Il est incapable de défendre notre  territoire, de combattre l’insécurité.

<strong>Me Demba Traoré, chargé de communication de l’URD</strong>

Pour la première fois de l’histoire du pays, les vendeurs de charbon et de bois sont allés en grève. Ça veut dire que tout le monde est mécontent.

<strong>Moussa Timbiné, lors du meeting de la réconciliation nationale</strong>

Nous n’avons d’autre choix que d’être unis face à notre destin.

<strong>Amadou Koita, président du PS Yeelen Koura</strong>

Pour nous partisans de Amadou Toumani Touré, notre souhait est de voir le soldat bâtisseur regagner son pays dans un bref délai avec l'accompagnement des autorités actuelles, notamment IBK.

Mohamed Ali Bathily, ministre des Domaines de l’Etat

À Souleymanebougou, nous avons essayé de déguerpir les gens, mais les religieux s’en sont mêlés et on a interrompu l’opération. Cette interruption, pour moi, a décrédibilisé l’Etat et a encouragé tous ceux qui sont dans l’illégalité à s’y conforter.

Soumaïla Cissé, président de l’URD

On m’accuse d’avoir volé 27 milliards. Si j’avais cette somme aujourd’hui, les Maliens, particulièrement les Bamakois, ne souffriront jamais de soif.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marche pour le Mali: le  carton jaune du peuple à IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/marche-mali-carton-jaune-peuple-a-ibk-1603892.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/marche-mali-carton-jaune-peuple-a-ibk-1603892.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/05/Marche-opposition-9.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 May 2016 10:21:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En réponse à l’appel de l’opposition, le peuple malien était, massivement, dans les rues samedi dernier. Partis de la Place de la Liberté, les marcheurs ont battu le pavé pendant près de 20 minutes pour se rendre au Monument de l’Indépendance. Là, des déclarations ont été faites par les leaders de l’opposition aux dizaines de milliers de personnes venues crier leur ras-le-bol au pouvoir.

Etaient présents la quasi-totalité des partis politiques de l’opposition républicaine et démocratique, à savoir AFP, ANCD-Mali, FARE An Ka Wuli, FCD, PARENA, Parti Lumière, PDES, PIDS, PSP et URD. Etaient également présents plusieurs membres de la Société Civile dont: les opérateurs économiques, les transporteurs, les syndicats, tous sont sortis, affirment-ils,  pour dénoncer la mauvaise gouvernance dans lequel le pays est plongé depuis deux ans et demi. «Non à la mauvaise gestion du Nord ; non à la mauvaise gouvernance ; non à la corruption généralisée ;  non à la dilapidation de nos maigres ressources ; non à l’arrogance et au mépris ;  nous exigeons le retour d’ATT » tels étaient entre autres, les messages que l’on pouvait lire sur les pancartes et affiches brandies par les marcheurs. Ces slogans ont aussi été scandés par Tiéblé Dramé et Djiguiba Keita tout au long du parcours.

Prenant la parole pour sa déclaration de fin de marche, Soumaïla Cissé, le Chef de file de l’Opposition situe la marche dans son contexte. Notre Mali, indique-t-il, est en terribles souffrances sociales, en persistantes déviances affairistes, en misères économiques grandissantes et en méfiances inquiétantes de la communauté internationale et des investisseurs.

« Plus de 30 mois d’immobilisme, voire de recul ont anéanti l’espoir, le bonheur et l’honneur tant promis. Nous avons invité les Maliennes et les Maliens de tous bords, ce matin à « la Marche pour le Mali », pour faire entendre le cri de désespoir de notre peuple, le cri du peuple est notre cri à tous », a déclaré, le président de l’URD dans un tonnerre d’applaudissement.

Poursuivant sur la même lancée et adulé par un public acquis à sa cause, Soumaïla Cissé décline en dix (10) points les exigences des marcheurs au Gouvernement:  Des Assises Nationales pour la Refondation de l’État ; le retour du Président ATT pour une vraie réconciliation nationale; la fin de la dilapidation des ressources publiques; l’emploi pour les jeunes; une meilleure dotation des FAMAS pour la défense de l’intégrité du territoire et la sécurisation des personnes et de leurs biens ; une gestion transparente des ressources allouées aux FAMA; un allègement de la souffrance quotidienne des ménages; la fin de la gestion patrimoniale de l’État; une meilleure présence de l’État et de ses démembrements (Éducation, Santé, Administration…) sur toute l’étendue du territoire national; le retour au dialogue pour contenir un malaise social grandissant.

Cette marche qui sonne comme un avertissement pour le régime IBK – « enfermé  dans l’autisme »  selon Tiéblé Dramé – a été un succès.

C’est du moins, ce que des observateurs avisés de la scène politique nous ont confié. Un peu comme un carton jaune à ne pas négliger au risque de la voir se transformer en carton rouge.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « les maliens sont plus heureux sous  mon règne que sous les régimes précédents !</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-maliens-plus-heureux-regne-regimes-precedents-1603852.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-maliens-plus-heureux-regne-regimes-precedents-1603852.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/05/IBK-president.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 May 2016 10:21:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est de Turquie où, il participait à un sommet international sur l’humanitaire, que nous avons joint le président de la Rue publique au bigophone. Histoire de recueillir ses impressions, d’abord, sur la marche de l’opposition. Qui a enregistré, le 21 mai dernier, des milliers de personnes à Bamako. Ensuite, sur la mauvaise gouvernance, devenue, selon ses opposants,  la marque de fabrique de ce régime. Interview. Sans concession.</strong>

Mr le président, la marche de l’opposition a enregistré la participation de milliers de Maliens, dénonçant à travers leurs pancartes le manque d’eau, d’électricité, de sécurité…… Sans compter le panier de la ménagère, qui se vide chaque jour davantage

Tout ça est orchestré par des « hassidis chlorhydriques », des « bagningos » pressés d’arriver au pouvoir. Ils font tout pour me mettre à dos les populations, celles-là mêmes qui m’ont élu, en août 2013, à hauteur de 77,3 %. Donc, pour moi, cette marche n’est, ni plus ni moins, qu’une tempête dans une théière, voire dans un verre à thé. Ils perdent leur temps. Je suis là et je reste droit dans mes babouches.

Mr le président, nul ne peut contester aujourd’hui que les Maliens manquent d’électricité, d’eau, d’argent….. Près de huit familles sur dix peinent à s’offrir trois repas par jour. D’où la participation, à cette marche du 21 mai, de Maliens qui ne sont issus d’aucun parti politique

Moi, je peux le contester, arguments à l’appui. De mon investiture à nos jours, aucun Malien, digne de ce nom, ne peut dire qu’il manque d’eau, d’électricité ou de quoi se mettre sous la dent. Selon les informations qui me sont rapportées par les ministres et mes conseillers, les Maliens sont plus heureux, sous mon règne, que sous les régimes précédents : ils mangent à leur faim, ils dorment la nuit sans être réveillés par des coups de Kalachnikov, leurs enfants vont à l’école….. Sans compter le fait qu’ils pillent les finances publiques, sans aller en prison. Qui dit mieux, Le Mollah ?

Etes-vous sûr, Mr le président, que les informations que vous rapportent  vos ministres et conseillers reflètent la réalité sur le terrain ?

J’y crois dur comme fer, car leur travail consiste à me dire ce que je veux entendre.

Mais, Mr le président, il paraît que vos conseillers peuvent faire six mois, parfois, sans même voir votre ombre passer dans les couloirs du Palais présidentiel. Alors, comment pouvez-vous prendre pour argent comptant ce qu’ils vous rapportent ?

Qui vous a dit ça ? C’est faux, archi-faux !

Il paraît que c’est pire pour vos ministres. Ils ont tous, dit-on, votre contact téléphonique ; excepté votre « Kôrô national », c’est-à-dire le Premier ministre, aucun d’eux n’oserait vous joindre au bigophone, au risque de passer un sale quart d’heure

C’est vrai que, de temps en temps, je les « bagabaga » un peu pour qu’ils ne m’emmerdent pas. Sinon, pour le reste ils peuvent me joindre à n’importe quelle heure de la journée. Mais à leurs risques et périls.

C’est-à-dire ?

Il n’y a pas de c’est-à-dire qui tienne ! Toi, tu ne sais pas, parce que tu n’es pas ministre ; mais eux savent ce que cela veut dire.

Mr le président, est-ce que tout cela n’explique pas quelque part le tâtonnement reproché à votre régime ?

Comparés à moi, mes opposants sont des analphabètes. Je suis diplômé de la prestigieuse Sorbonne et j’y ai enseigné. Alors, ils  ne peuvent rien m’apprendre. D’ailleurs, ils ne peuvent même pas être mes étudiants. Ils ont intérêt à se calmer et à me laisser gouverner le Mali, comme le faisait mon aïeul : l’excellentissime Soundiata Keïta.

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong>par Le Mollah Omar</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Orange&#45;Mali: booster  l’entreprenariat par les TIC</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/orange-mali-booster-lentreprenariat-tic-1603832.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/telecom/orange-mali-booster-lentreprenariat-tic-1603832.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/orange-Mali.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 May 2016 10:08:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En marge de la journée mondiale des Télécommunications et des Technologies de l’information célébrée le 17 mai dernier, Orange-Mali a rencontré, jeudi dernier, les hommes de média. C’était à l’hôtel Radisson Blu, autour d’un petit déjeuner de presse. Objectif: échanger avec les journalistes de son soutien à l’entreprenariat des jeunes à travers les Technologies de l’information et de la Communication (TIC). Le numérique est devenu incontournable et aucun secteur économique et peu d’entreprises peuvent faire l’impasse sur cette technologie. C’est pourquoi, indique Anouck Bertucat, la Directrice Marketing d’Orange Mali, dans la mission de l’exécution de sa responsabilité sociétale, son entreprise entend réduire la fracture numérique dans notre pays. « Le Mali ne doit pas rester en marge de ce mouvement mondial de numérisation et de digitalisation », dit-elle.

Pour réussir son pari, Orange-Mali s’est doté d’un incubateur d’entreprise: le Centre Révélateur et Accélérateur de Talents d’Entreprises au Mali (Createam). Sa mission est d’apporter un appui  en termes d’hébergement, de conseil et de mise en relation lors des premières étapes de la vie des entreprises  incubées. Createam travaillera sur les thématiques des TIC, de l’environnent, des énergies renouvelables et de l’agrobusiness.

Les responsables d’Orange-Mali ont répondu aux préoccupations des journalistes qui ont porté sur la réduction du coût de la connexion, la venue du réseau 4G ou l’amélioration du service Orange-Money.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tahirou Dembélé, cotonculteur à Koutiala: « Les tracteurs sont à la télé… pas dans les champs»</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/tahirou-dembele-cotonculteur-a-koutiala-tracteurs-a-tele-champs-1590822.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/tahirou-dembele-cotonculteur-a-koutiala-tracteurs-a-tele-champs-1590822.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/tracteurs.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 May 2016 12:49:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Tels sont les propos de Tahirou Dembélé, cotonculteur et Président de la Société coopérative des Producteurs de coton de Koutiala. C’était jeudi 5 mai, au Centre International de Conférence de Bamako. En marge du Forum sur le bilan de la campagne 2015/2016 de la Confédération des Sociétés coopératives de Coton (C-SCPC). En termes de perspective, le cap est mis sur la production de 800 000 tonnes de coton. Tout semble indiquer que ce cap sera difficilement atteint.

Le malaise est palpable chez les producteurs de coton. A quelques semaines de la nouvelle saison des pluies, les tracteurs promis aux agriculteurs à grand renfort de publicité ne sont toujours pas là. Pourtant, les formalités exigées et la caution bancaire ont été réglées. L’esprit préoccupé, le regard amer, la déception se lisait sur le visage du vieux Tahirou Dembélé. Malgré lui. Après avoir éjecté leurs maigres ressources pour l’acquisition des tracteurs sans y parvenir, du moins pour l’instant, les agriculteurs sont sur les dents. Et c’est peu de le dire.

Venu témoigner de l’excellence de la dernière campagne cotonnière dans sa zone – en dépit du fait que l’on a enregistré des problèmes dans la zone cotonnière de Koutiala d’une part et d’autre part, malgré la mauvaise campagne officiellement reconnue – le vieux Dembélé, tout comme ses collègues des autres localités, a rempli à la perfection son témoignage à l’endroit du président de la CSCPC, Bakary Togola. A Koutiala, dit-il, la campagne s’est très bien passée. Les cotonculteurs se sont réjouis de la bonne pluviométrie. Le problème des ‘’engrais frelatés’’ c’est à Bamako pas au niveau des producteurs de coton, ça n’existe pas, indique-t-il.

Poussant le bouchon un peu loin, Tahirou Dembélé ajoute : « il y a, cependant, une inquiétude. Les tracteurs sont à la télé mais pas les champs. La saison des pluies est toute proche. Nous aurions voulu que les tracteurs nous soient remis plutôt, pour que les moins qualifiés d’entre nous  puissent connaitre leur machine. Nous avons ouvert les comptes bancaires et payé les 3 millions FCFA en guise d’acomptes exigés par la Commission d’attribution des tracteurs. Mais depuis là, rien. Qu’on nous dise ce qui se passe », martèle-t-il, dans un tonnerre d’applaudissement.

Indexé, le président de la Confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton, Bakary Togola répond. Vous avez raison, dit-il, le problème des tracteurs est en train de créer des tensions dans les villages. Dans des familles, certains membres ont versé leurs petites économies pour l’achat des tracteurs qui n’arrivent jamais. Ceux qui ne l’ont pas se moquent d’eux. « Je me suis moi-même déplacé à la Commission d’attribution des tracteurs, ils m’ont dit que les tracteurs sont au niveau  de la BNDA. A la banque on nous fait savoir que l’affaire se trouve au niveau de la Commission d’attribution des tracteurs », dit le président de l’APCAM. Et de poursuivre: « le Premier ministre m’a appelé, disant que le président de la République voudrait que les tracteurs soient distribués avant la Journée du paysan prévu le 28 de ce mois ou le 04 juin prochain. Je lui ai dit de se référer à qui de droit. J’ai demandé, aussi, au PDG (ndlr: PDG de la CMDT) qui doit rencontrer le président de la République cette semaine de lui faire part de notre préoccupation, étant donné que c’est le maitre-chien qui rend le chien méchant », a indiqué Bakary Togola.

<strong>Mamadou TOGOLA     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hadj 2016: une baisse de 45 000 FCFA pour la filière gouvernementale</title>
<link>https://www.maliweb.net/pelerinage/hadj-2016-baisse-de-45-000-fcfa-filiere-gouvernementale-1590842.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/pelerinage/hadj-2016-baisse-de-45-000-fcfa-filiere-gouvernementale-1590842.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/maison-Hadj.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 May 2016 12:48:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La campagne pour le Hadj 2016 est ouverte depuis le 02 mai dernier. Le gouvernement poursuit sa politique de réduction du prix du pèlerinage aux lieux saints de l’Islam. Cette année, tout candidat au Hajj doit débourser la coquette somme de 2 625 000 FCFA contre 2 670 000 FCFA, l’année dernière.

De 2 740 000 FCFA en 2014 et 2 670 000 FCFA pour la dernière campagne, le prix du pèlerinage à la Mecque, cette année, est fixé à 2 625 000 FCFA y compris les frais de mouton et de passeport. Soit 45 000 FCFA de moins que l’année dernière. C’est ce que l’on retient du communiqué du ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Hass Diallo.

Ouverte le 02 mai dernier, la campagne pour le hajj 2016 s’achève le 31 juillet prochain. Délai de rigueur. Pourtant, notre pays ne pourra envoyer que 9000 pèlerins cette année à la Mecque loin derrière le chiffre des 13 000  pèlerins sollicités par les autorités maliennes. Malheureusement rejeté par les autorités saoudiennes qui s’engagent cependant à revoir à la hausse le quota alloué à notre pays pour les prochaines campagnes.  Le Hadj 2015 a connu trop de problèmes. C’est pourquoi les acteurs ont envisagé les voies et moyens pour prévenir et permettre aux pèlerins d’accomplir dans le futur leur devoir religieux en toute sécurité. Aucun délai supplémentaire ne sera accordé pour l’accomplissement des formalités, assure-t-on au ministère des Affaires religieuses et du Culte.

Rencontré jeudi dernier, le DG par intérim de la Maison du Hadj, Ibrahima Diaby assure que des dispositions sont prises pour la réussite de cette édition 2016. Le premier vol pour la Mecque est prévu pour le 19 août prochain. En ce qui concerne les 1 500 pèlerins de la filière gouvernementale, la réduction du prix du Hadj représente un manque à gagner de 67 millions FCFA pour l’Etat.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le secrétaire général du RPM aux abois !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/secretaire-general-rpm-aux-abois-1590592.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/secretaire-general-rpm-aux-abois-1590592.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/05/Bocari-Tréta.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 May 2016 12:44:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En accusant, sans  preuve,  Soumaïla Cissé, alors président de la Commission de l’UEMOA,  de vouloir transférer 27 milliards CFA d’un compte de la BCEAO à son compte personnel d’ECOBANK, Dr Bocari Tréta, secrétaire général du RPM (Rassemblement Pour le Mali), voudrait – au-delà des démentis produits par les uns et les autres -  faire d’une pierre, deux coups. Mais  ce qu’il considérait, entre ses mains, comme une « arme de destruction massive » contre le chef de file de l’opposition s’est révélée comme  une « arme de distraction massive ». Un pétard mouillé.

Ce n’est plus un secret : entre le président du RPM, Mr Ibrahim Boubacar Keïta, aujourd’hui président de la Rue publique et son secrétaire général, Dr Bocari Tréta, rien ne va plus. Du moins, depuis la veille du premier tour de l’élection présidentielle de juillet 2013.

&nbsp;

<strong>Les griefs d’IBK contre Tréta</strong>

&nbsp;

Quelques semaines auparavant, le candidat IBK aurait appris par ses proches, que son secrétaire général s’apprêterait à rejoindre les rangs de l’URD (Union pour la République et la Démocratie), dont le candidat n’est autre qu’un certain Soumaïla Cissé. Car, pour Dr Bocari Tréta, dit-on, les « cairotes », pardon les carottes étaient cuites pour IBK : il ne sera pas élu président de la Rue publique.

Sitôt informé, IBK aurait – du moins selon nos sources – appelé son secrétaire général pour lui faire remonter les bretelles. Avant de conclure, dans un accès de colère : « tu m’as trahi, moi et tous les autres camarades qui comptaient sur toi ! Mais saches que Dieu ne dort pas ».

Certes, le transfuge de Dr Bocari Tréta à l’URD n’a plus eu lieu. Il est resté secrétaire général du RPM. Mais depuis, il semble avoir perdu la confiance d’IBK. Lequel aurait avoué, à ses proches, qu’il le gardera au RPM, au regard du long et difficile parcours politique qu’ils ont  fait ensemble. Mais, aurait-il ajouté, qu’il ne lui ferait plus confiance. Mieux, il peut occuper un poste ministériel ; mais il ne le nommera jamais Premier ministre.

&nbsp;

<strong>Neutraliser Soumaïla Cissé pour reconquérir  la confiance d’IBK</strong>

&nbsp;

En se servant des allégations de notre « con-frère », l’observateur du Sénégal, contre Soumaïla Cissé, Dr Bocari Tréta entendait, d’une part, cloué le bec au chef de file de l’opposition. Qui n’entend pas se taire face aux dérives du régime IBK.

Trois seulement après son accession au pouvoir, la Rue publique a été secouée par plusieurs scandales, dont les plus illustres sont : la sulfureuse affaire des équipements militaires, celle du Boeing présidentiel qui a fait voler en éclats le gouvernement Mara et le scandale de l’engrais dit frelaté avec, comme ministre de tutelle, Dr Bocari Tréta, ministre du Développement Rural à l’époque des faits. Des scandales et affaires devant lesquels l’opposition refuse de croiser les bras, de se taire.

En accusant Soumaïla Cissé de tremper dans cette affaire des 27 milliards CFA, démentie tour à tour par le directeur de la BCEAO-Mali  et le deuxième conseiller de l’ambassade de France à Bamako, le secrétaire général du RPM entendait, d’autre part, enterrer  ses « liens suspicieux » avec le leader de l’URD. Et, du coup, raffermir davantage ses relations avec IBK. Surtout, au moment où la presse privée…… de presse annonce à longueur de page un remaniement ministériel imminent.

&nbsp;

<strong>L’espoir brisé du  Dr Bocari Tréta</strong>

&nbsp;

Or, le vœu pieux du secrétaire général du RPM, soutenu par une frange importante du parti, c’est de succéder à Mr Modibo Keïta, l’actuel chef du gouvernement. Pour y arriver, tous les moyens sont bons. A en croire nos sources, généralement bien informées, IBK aurait été clair à ce sujet : il pourrait le nommer à d’autres postes ; mais jamais, il ne le nommera chef du gouvernement. Récemment, il était soupçonné d’être derrière la cabale contre l’actuel Premier ministre en vue de prendre sa place. C’est suite à cette affaire, qui a défrayé la chronique, qu’il a été débarqué du gouvernement.

Entendu, dit-on,  par le juge du Pôle Economique et Financier, dans le cadre du dossier dit de l’engrais frelaté, Dr Bocari Tréta est depuis dans l’œil du cyclone. « C’était un avertissement et il a intérêt à se tenir à carreau, sinon ! », avertit notre source.

Reconquérir la confiance perdue d’IBK, d’une part, et, d’autre part s’ériger comme son défenseur devant l’éternel, en vue de sa prochaine nomination au poste de Premier ministre…. Tels sont, entre autres, les objectifs visés par le secrétaire général du RPM dans sa sortie médiatique contre le chef de file de l’opposition.

Mais  contre toute attente, elle a produit l’effet contraire. Aux dernières nouvelles, le président de la Rue publique aurait qualifié ses accusations d’ « abjectes ». Au sein de l’opinion publique nationale et internationale, la colère le dispute à l’indignation. Parmi les présidents des commissions qui se sont succédé à la tête de l’UEMOA, Mr Soumaïla Cissé est l’un des rares à  pouvoir se targuer d’un bilan aussi honorable. Sous les deux mandats de Soumaïla Cissé à la tête de l’UEMOA,  l’organisation sous régionale a injecté dans notre pays la bagatelle de 113 milliards CFA. Notamment, dans les infrastructures. Au rang de celles-ci, l’axe routier reliant le Mali à la Côte-d’Ivoire, via Sikasso ; celui reliant le Mali au Burkina Faso. Sans compter les interconnexions et les postes frontières. Dans le domaine agricole, un investissement de 11 milliards CFA a été consenti dans la zone office du Niger. Une centrale électrique de 60 mégawatts a été, aussi, financé. Afin de suppléer à la crise énergétique, dont les populations sont victimes. Le tout pour un coût global de 20 milliards CFA…… La liste des réalisations de l’UEMOA, sous Soumaïla Cissé, est loin d’être exhaustive.

En se faisant l’écho des allégations de notre « con-frère » sénégalais, le secrétaire général du RPM vient de se tirer une balle dans le pied. Et sa carrière politique s’annonce, désormais, en pointillés.

<strong>Oumar Babi </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recettes douanières :  Pour la première fois, dans l’histoire de la douane malienne, les recettes ont atteint, voire dépassé, les 45 milliards CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-premiere-lhistoire-de-douane-malienne-recettes-ont-atteint-voire-depasse-45-milliards-cfa-1590722.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-premiere-lhistoire-de-douane-malienne-recettes-ont-atteint-voire-depasse-45-milliards-cfa-1590722.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/douane.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 May 2016 12:31:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[. C’était en avril dernier. Pourtant, le contexte économique est loin d’être favorable à une telle performance.

L’équipe de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta a, de nouveau, surpris de fort belle manière l’hôtel des Finances et les partenaires techniques et financiers.

En effet, pour la première fois, dans l’histoire de la douane malienne, les recettes douanières ont atteint, voire dépassé, la barre des 45 milliards CFA par mois.

En avril dernier, l’équipe de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta a, de nouveau, affolé les pronostiqueurs en réalisant 45,3 milliards CFA. Un record, selon le département  des Finances et les partenaires techniques et financiers. Qui ont tenu à féliciter la direction générale des douanes  pour cette performance inédite.

Autre première : les marchandises solides, à elles seules, ont fait rentrer 28 milliards CFA, contre environ 15 milliards CFA. Habituellement.

Pourtant, le contexte socio-économique ne se prête guère à une telle performance.

La baisse du prix du carburant à la pompe a fait perdre, au Bureau des Produits Pétroliers (BPP) et pour le seul mois d’avril, plus de 3milliards CFA. S’y ajoute la crise financière internationale et la morosité économique ambiante.

En dépit de ces facteurs, pour le moins handicapants, l’équipe de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta a réussi ce qui semblait relever de l’impossible : atteindre 45 milliards CFA. Pour le mois d’avril dernier, la direction générale des douanes a engrangé 45,3 milliards CFA.

Nommé à la tête des douanes maliennes, début 2015, l’inspecteur général Modibo Kane Keïta a fait passer les recettes douanières de 35 milliards CFA à 45 milliards CFA par mois. Soit une hausse de 10 milliards CFA, ou presque, chaque mois. Qui dit mieux ?

Oumar babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ki a di Koi ???:  Lancéni Balla Kéita, ancien député, à ATT</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/ki-a-di-koi-lanceni-balla-keita-ancien-depute-a-att-1590692.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-politique/ki-a-di-koi-lanceni-balla-keita-ancien-depute-a-att-1590692.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Lanceni-Balla.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 May 2016 12:27:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Mon cher cousin, depuis ton départ sur Dakar en Avril 2012, c’est la première fois que je t’écrive.  Les circonstances de ton départ m’ont surpris et il me fallait un temps assez long pour connaître la réalité des choses au Mali à travers mon travail parlementaire qui avait été annulé par un communiqué du CNRDRE dont j’ai oublié le numéro actuellement.

Un coup d’Etat explique les circonstances d’un  départ surprenant.

<strong>Moussa Mara, ancien Premier ministre</strong>

Je suis proche de tous les leaders religieux et de tous les courants religieux du Mali, y compris des chrétiens. Je suis l’un des seuls responsables politiques du pays, si ce n’est le seul, à avoir des contacts réguliers avec tous les évêques du Mali !

Si vous étiez si proches des religieux, vous devriez aussi vous montrer très modeste, comme Jésus qui baisait les pieds des pauvres.

<strong>Housseini Amion Guindo, président de la CODEM</strong>

Dans la parution du journal le combat du 12 mai 2016 N°1318, l’ancien premier ministre Monsieur Moussa Mara aurait déclaré, je cite : « Je suis prêt à me lancer dans la bataille présidentielle de 2018… » Si cette déclaration est vraie, elle ressemble à une véritable fuite en avant de sa part, car les maliens de l’intérieur comme de l’extérieur attendent les conclusions de l’enquête parlementaire déclenchée suite aux événements malheureux de Kidal dont les responsabilités doivent être situées dans la justice et la réconciliation.

Et la liberté d’expression, qu’en faites-vous ?

<strong>Modibo Kéita Directeur national du commerce</strong>

Pour que les prix puissent être respectés pendant le mois de carême, les missions régaliennes de la direction nationale du commerce consistent à surveiller le prix sur le marché, à voir l’évolution des prix. Lorsque les prix augmentent, dans le cadre de notre mission, on informe les autorités pour que des dispositions rapides soient prises.

Difficile de lutter contre la rétention de stocks, ce qui, du coup, fait grimper les prix, à moins de se rendre dans les caves et les magasins aux portes cadenassées.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le réveil des templiers de l’UDPM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/reveil-templiers-de-ludpm-1590802.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/reveil-templiers-de-ludpm-1590802.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Moussa-Traore.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 May 2016 12:25:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En réussissant à faire sortir de leurs gongs certains acteurs du mouvement démocratique qui voient dans « Le Mali sous Moussa Traoré » un livre sacrilège, une entreprise de falsification de l’histoire, l’ouvrage a largement gagné le droit d’être lu pour comprendre les raisons d’une poussée de fièvre aussi soudaine qu’inquiétante dans sa manifestation. Pourquoi tant d’agitation autour d’un livre-témoignage ?

&nbsp;

<strong>« L’EVANGILE DES SAINTS DE MARS 1991 » MIS A L’EPREUVE PAR DES TEMPLIERS DE L’UDPM</strong>

&nbsp;

Pour l’observateur averti de la scène politique malienne, ce qui se passe n’a rien de surprenant. En effet, il s’agit du retour de bâton pour le vainqueur euphorique qui choisit de se mettre dans la peau de l’ange en noircissant de son mieux le tableau d’en face. La première manifestation du phénomène est apparue à la chute de Modibo Kéita, lorsqu’on a vu des porteurs de canne du CMLN charger le président déchu de tous les péchés d’Israël, annonçant par-ci une bouteille de diamant découvert à Koulouba, par-là une bouteille remplie de graisse humaine, passant allègrement sous silence les acquis du régime et donnant la chasse aux partisans qui refusaient de tourner leur veste. Moins de dix ans après, Modibo Kéita était bruyamment réclamé par des élèves et étudiants déchainés. Considéré comme une menace sérieuse pour la survie du régime, « son rappel à Dieu » sera organisé dans les règles de l’art. Ceux qui oublient leur passé sont condamnés à le revivre et l’histoire se répétera en 1991. Là encore, une fois le pouvoir de Moussa Traoré renversé, tous les malheurs du pays seront mis sur son dos déjà endolori, les vainqueurs se parant de toutes les vertus. Vingt ans après, les Maliens qui sont désabusés par l’état de décrépitude morale et la vénalité de certains « messies d’hier » s’interrogent, donnant l’occasion aux Templiers de l’UDPM de faire revivre un passé pas trop lointain, au grand dam de leurs pourfendeurs d’hier dont le doigt est resté longtemps coincé dans le pot de confiture de la corruption et de la gabegie. Une passe d’armes en 2016 entre les « Saints de mars 1991 » et les Templiers de l’UDPM. Qui l’eût cru ?

On sait le peuple malien friand de grandes batailles épiques et il ne boudera certainement pas son plaisir à l’idée de pouvoir revisiter un pan important de l’histoire mouvementée de la jeune démocratie malienne, à travers le spectre des problèmes qui ont surgi dans la gouvernance politique et économique du pays. Ces problèmes ont fini par provoquer la grave crise que l’on connaît et donner du grain à moudre aux partisans du Général Moussa Traoré (GMT). En effet, les vainqueurs politiques de mars 1991, oubliant qu’ils étaient engagés dans une course de fond doublée de sauts d’obstacles multiples vont enterrer trop tôt le président de l’UDPM dont la capacité de résilience vient d’être établie. Ainsi, après avoir assisté au réveil en force de la rébellion, aux nombreux replis stratégiques d’une armée démobilisée, à la désapprobation populaire de la gestion de la crise, au putsch contre ATT, à tous les frasques qui ont jalonné la période de transition, c’est-à-dire à l’échec massif de la politique de défense et de sécurité qui était sa plus grande réussite, GMT tient enfin la lucarne qui lui permet d’être vu autrement que sous le jour voulu et préparé par ses tombeurs. La technique qui consiste à se  servir de l’effet repoussoir des affres de mars 1991 a peu de chance de prospérer avec le livre car les populations veulent comprendre comment leur pays a pu tomber aussi bas, après qu’on eut chargé lourdement et écarté GMT qu’on avait présenté comme la véritable entrave au développement du pays. L’ouvrage des Templiers qui provoque des poussées d’urticaire chez certains est pourtant un travail soigné et méthodique avec des références précises sur l’école, le système sanitaire, les forces de défense et de sécurité, l’administration, la liberté d’expression et les finances publiques sous Moussa Traoré. L’absence de débats politiques contradictoires sur les questions de fond et le manichéisme ambiant n’avaient jusque-là pas permis la saine confrontation des idées. C’est pourquoi, il faut veiller à maintenir la  polémique en cours  dans les limites du raisonnable.

&nbsp;

<strong>QUE CHACUN PRODUISE SA PART DE VERITE.</strong>

<strong>LA REPUBLIQUE NE S’EN PORTERA QUE MIEUX</strong>

&nbsp;

Exercer le pouvoir, c’est  finir par porter un bilan, c’est-à-dire un actif et un passif dont le peuple reste le seul juge. Dire sa part de vérité est un moyen d’expression démocratique, une démarche ouverte à tous ceux qui éprouvent le besoin de parler. Pour l’heure, il s’agit de répondre pour dire si, de mars 1991 à mars 2012,  l’école malienne est devenue meilleure, l’armée nationale plus efficace, la sécurité intérieure du pays mieux assurée, l’administration en général, la justice en particulier moins corrompues, les finances publiques plus saines que sous Moussa Traoré, sans parler de la question foncière qui met le peuple malien face à une véritable mafia politico-administrative complètement inexistante il y a une vingtaine d’années. Et que dire des élèves et étudiants qui ont payé le plus lourd tribut à cause de leur activisme ; ont-ils été récompensés en retour par les politiciens qui ont hérité du pouvoir ? Voilà le vrai débat auquel on ne peut faire face avec une simple réaction d’indignation. Soit les faits allégués dans le livre des Templiers sont une affabulation et il faudra en apporter la preuve ! Soit ils sont criants de vérité, auquel cas ils projettent un nouvel éclairage sur les circonstances et le jeu des acteurs de la crise des années 1990.

Alors, pourquoi Moussa Traoré dont le procès a semblé par moments biaisé, laissant beaucoup de coins d’ombre sur les questions essentielles, créant un doute raisonnable à son profit et une suspicion légitime vis-à-vis de certains de ses tombeurs, n’aurait-il pas le droit d’écrire sa part de vérité ? Même Adolf Hitler qui a été convaincu de crimes contre l’humanité et génocide, voit aujourd’hui son héritage politique revendiqué en Europe par des néo-nazis qui n’en conservent pas moins le droit de parler et de manifester. Moussa Traoré a servi son pays dans la limite de ses moyens, comme d’autres avant et après lui. Pourquoi le peuple malien censé être la première et grande victime de mars 1991, qui a pourtant le sens de la mesure lui réserve-t-il actuellement un traitement qui laisse croire qu’il n’est pas le plus mal classé dans le Panthéon des anciens Chefs d’Etat du Mali ? Chacun sait ce qu’il a semé et sait aussi pourquoi il récolte ce qui lui arrive. L’adversité politique a une limite au-delà de laquelle les attitudes de rejet s’apparentent plutôt à des craintes morbides. Heureusement que le président IBK qui n’est ni complaisant, ni rancunier, chez qui la pratique politique n’a pas tué l’intellectuel et l’humaniste, fait l’effort chaque fois que l’occasion se présente de reconnaître le mérite de chacun de ses prédécesseurs. Même si cela n’est pas du goût de tout le monde, c’est la voie à suivre pour drainer enfin toutes les synergies vers l’objectif de réconciliation et de développement du pays.

Personne ne doit plus être privé de parole dans ce pays. En tout état de cause, l’ouvrage incriminé est suffisamment documenté pour que l’on puisse répondre à toutes les allégations y figurant. Que chacun produise sa part de vérité. La république ne s’en portera que mieux.

Mahamadou CAMARA

Email : <a href="mailto:camara.mc.camara@gmail.com">camara.mc.camara@gmail.com</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « le prochain premier ministre sera une surprise sur……prise ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-prochain-premier-ministre-sera-surprise-surprise-1590672.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-prochain-premier-ministre-sera-surprise-surprise-1590672.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/05/IBK-president.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 May 2016 12:23:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Boubou noir, bonnet noir, brassard noir, lunettes noires, gardes du corps en noir et chat noir… Tout, chez le Chef de l’Etat, rappelle à ceux qui en doutent encore que notre pays est, toujours, en deuil. Surtout, après le drame survenu, récemment, à la Mecque.  A la résidence de Sébéninkoro, les drapeaux n’étaient, seulement, en berne ; mais en peine. Visiblement affecté par cette tragédie, IBK m’accueille. Froidement. Pas de salamalecs, encore moins d’accolades. Rien. Même pas un petit sourire. Rien de rien. C’est dans ce climat délétère que nous avons réalisé cette interview imaginaire. Ou presque.

Mr le président, au nom de tous mes confrères, je vous présente les condoléances de la presse privée …. de presse

C’est ce que tes confrères devraient faire, avant d’accuser le gouvernement d’avoir retenu l’information sur le nombre de victimes. Ou de ne pas expliquer les conditions dans lesquelles le drame s’est produit. Je ne  vous comprends pas, vous, les journaleux. Vous faites, toujours, le contraire de ce qu’on attend de vous. Au lieu de me critiquer à longueur de page, ou de tirer sur le gouvernement, encensez-moi pour l’énorme boulot que je suis en train d’abattre. A vous écouter, ou à lire vos torchons, je me rends compte que j’ai pris la bonne décision : diviser l’aide à la presse par deux, voire moins.

Je ne peux pas octroyer l’argent public qu’à ceux qui le méritent !

C’est-à-dire ?

C’est-à-dire les partis politiques, qui ont accepté de me faire allégeance ; c’est-à-dire la société servile, pardon civile, qui n’organise plus de marche ou de sit-in. Sans ma bénédiction. Donc, si vous aussi, vous voulez être dans mes bonnes grâces, encensez-moi !

Mr le président, le journaliste n’a pas vocation à encenser les gens, fussent-ils présidents de la République

Tant pis pour vous ! Je vois que j’ai raison de me méfier de vous, comme de la peste.

Mr le président, à quand le nouveau gouvernement, le définitif je veux dire ?

Ce sera une surprise !

Vous voulez dire, une surprise sur…..prise ?

C’est bien ça ! Mais ne te fatigue pas, je ne te dirai rien ! La seule chose que je peux te dire, c’est que ce sera un gouvernement commando !

Et qui sera le prochain Premier ministre ?

Je ne te le dis pas !

Dr Boubou Cissé ou Boubeye ?

Je ne sais pas !

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cour d’Assises : un Guinéen condamné à la peine de mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-dassises-guineen-condamne-a-peine-de-mort-1590782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-dassises-guineen-condamne-a-peine-de-mort-1590782.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 May 2016 12:12:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Accusé de vol qualifié, d’association de malfaiteurs, de coups et blessures, de tentative d’assassinat, Abou Kondé alias Sidiki Berthé est reconnu coupables de toutes les charges contre lui. Il est condamné à la peine de mort par la Cour présidée par le juge Ibrahim Konta. C’était vendredi dernier, au rôle des audiences de la 1ère session de la Cour d’assises.

Au risque de se voir taxé de cynique, c’est le genre d’histoire qui plait à tout le monde, sauf l’accusé. Car, c’est l’histoire d’un voleur qui se fait neutraliser par sa victime. Mais, c’est aussi l’histoire d’une vie, celle d’un jeune homme condamné à la peine de mort. En dépit de ces larmes (de crocodile), car, elles n’ont pas réussi à émouvoir la cour dont le verdict est tombé raide comme un couperet.

&nbsp;

<strong>Les faits</strong>

&nbsp;

Guinéen, né à Kankan, Abou Kondé émigre au Mali et devient Sidiki Berthé.  Pendant six ans, il effectuera, à ses dires, le métier de chauffeur. Suite à une série d’ennuis mécaniques, le véhicule finit par être mis aux arrêts. C’est ainsi qu’Abou Kondé alias Sidiki Berthé quitte le quartier de Lassa où il habitait pour Kourémalé en Guinée. Notre accusé ne change pas seulement d’habitat, il change aussi de métier devenant ainsi orpailleur. Mais l’orpaillage ne réussissant pas à tous, il passe du côté malien de la frontière et se spécialise dans le vol de moto.

C’est ainsi que dans la nuit du 02 au 03 octobre 2014, à l’approche de la fête de la Tabaski, Kondé se met en embuscade. « Vers 22 heures », indiquera-t-il, à la barre. Au loin, un motocycliste – identifié plus tard comme Mamadou Moctar Touré – est en approche, armé d’un bâton, Sidiki Berthé d’un coup violent l’envoie, lui et sa moto, dans les buissons. Le voleur se précipite pour s’emparer de son butin. Erreur! Sa victime bondit sur lui. Une lutte à mort s’engagea entre les deux hommes. Monsieur Touré, plus colosse que son vis-à-vis, parvient à maitriser celui-ci. Il le ligote pendant que le cri de ce dernier (dans l’intention d’appeler à l’aide ses complices, dira le procureur) déchire la nuit noire. Chanceux, Touré a eu la vie sauve grâce au casque qu’il portait et, que le voleur n’a pu s’en apercevoir à cause de l’obscurité.

Transporté par un car que M. Touré avait réquisitionné pour les besoins de la cause, le voleur sera livré aux gendarmes. Cuisiné par ceux-ci, Abou Kondé donnera le nom de deux complices dont un receleur du nom de Cheick Cissé exerçant au grand marché de Bamako. Ni l’un ni l’autre des complices n’a été identifié par les enquêteurs.

Au procès, Abou Kondé reconnait les faits. Mais pas entièrement. Il affirme avoir agi seul, n’ayant jamais eu de couteau encore moins avoir blessé sa victime, contrairement à ce qui est indiqué dans l’arrêt de renvoi et dans le rapport de la gendarmerie. S’il a donné des noms, pour lui, c’était uniquement pour faire cesser la torture des gendarmes.

Pour le parquetier, opter pour la sévérité contre la criminalité n’est pas la haine, c’est la justice. Abou Kondé, ajoute-t-il, est un criminel et Mamadou Moctar touré serait ajouté à sa liste de victime si ce dernier n’avait pas été sauvé par son casque. C’est 10 ans de réclusion criminelle et  10 ans d’interdiction de séjour au Mali en l’endroit de l’accusé.

Pour Me Sylla avocat de Kondé, son client né en 1987, est jeune et la cour dans sa sagesse doit tenir compte de ce fait et lui donner une chance de devenir quelqu’un de meilleur. Ce, d’autant plus qu’en matière pénale, l’aveu n’est pas une preuve, soutient-il.

Le verdict de la Cour est sans appel: la peine de mort pour Abou Kondé alias Sidiki Berthé et même peine pour ses complices.

<strong>Mamadou TOGOLA       </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ki a fai koi !!!: Contentieux ministère de la Communication &#45; Excel TV : Fodié Touré explique le silence « noble » de la HAC</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/ki-a-fai-koi-contentieux-ministere-de-communication-excel-tv-fodie-toure-explique-silence-noble-de-hac-1590632.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/ki-a-fai-koi-contentieux-ministere-de-communication-excel-tv-fodie-toure-explique-silence-noble-de-hac-1590632.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Fodie-Toure.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 May 2016 12:11:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Lors de leur rencontre avec les écoles de communication, dans le cadre de la semaine internationale de la presse, les membres de la Haute autorité de la communication (HAC) se sont expliqués sur leur silence, à propos de l’affaire qui oppose Excel-Tv au ministère de la Communication. Le président de la HAC, Fodié Touré a dit que le silence de la HAC est noble.

Il a commencé par expliquer qu’en 2102, la loi a demandé la conformité à tout le monde et d’attendre la HAC. Or, a-t-il ajouté, la convention qui lie Excel-TV à l’ORTM date du 7 novembre 2013. « Quand vous signez une convention, vous êtes obligés d’en respecter les termes », a-t-il indiqué. Selon Fodié Touré, en 2012, la loi précisait que les éléments constitutifs de la convention qui lie l’AMRTP et les services de communication sont dans un décret pris en conseil des ministres et en ce moment le décret n’était pas signé. Donc il y a violation de la convention. Il a pointé du doigt le ministère de la communication, qui, selon lui, est fautif. La convention étant illégale, a-t-il affirmé, la HAC a refusé de s’engager dans un combat illégal. Il a signalé qu’en 2016, ceux qui ont signé la convention sont allés au tribunal, mais pas la HAC, puisqu’elle ne l’a pas signée. « Pourtant tout le monde savait que la HAC était là, » a-t-il martelé.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pénurie d’eau à Koulouba: Quand les bouches d’eau publiques sont exploitées par  des particuliers</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/penurie-deau-a-koulouba-bouches-deau-publiques-exploitees-particuliers-1590762.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/penurie-deau-a-koulouba-bouches-deau-publiques-exploitees-particuliers-1590762.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 May 2016 11:54:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Rien n’est plus malheureux que de vivre sans eau. Surtout, quand on vit dans les environs d’un palais présidentiel. Pourtant, tel est le quotidien des populations de Koulouba et de Ségoubougouni, deux quartiers perchés sur les collines de Koulouba à quelques encablures de la présidence de la République. Les voisins immédiats du Chef de l’Etat ont soif.</strong>

En dehors des camps situés aux alentours du Palais de Koulouba, la plupart des bouches de robinet sont hors d’usage et quand elles sont fonctionnelles, aucune goutte d’eau n’en sort. Du moins, dans la journée. Ainsi, des dizaines de familles civiles et même militaires prennent d’assaut les camps pour se ravitailler en eau.

Dans les camps, chassés par les occupants des lieux, ils rebroussent chemin, bredouilles. Déterminés, ils repartent à l’assaut une fois la nuit tombée, ils attendent entre 23 heures et 4 heures du matin pour pouvoir se ravitailler. C’est le cycle perpétuel de la galère comme en témoigne cette habitante à proximité du camp. «Chaque jour, je me lève à 3 heures du matin  pour remplir mes bidons. Car, à partir de 5 heures, il n’y a plus d’eau. Les gens du camp refusent de nous servir », déclare-t-elle.

Pendant ce temps, les conducteurs de tricycle, marchands d’eau, se ravitaillent à volonté au ‘’Camp Courani’’ sur la route du Point « G ».

Se confiant à nous, un chauffeur dit : « je vends le chargement de 15 bidons entre 1 500 FCFA à 2 625 FCFA selon la distance. Je me lève à 6 heures et je descends parfois à 20 heures. Je peux faire jusqu’à 12 tours par jour ».

Notre conducteur dit pouvoir ainsi gagner entre 18 000 FCFA à 31 500 FCFA par jour.

«Je ne peux pas vous dire ce que je donne au propriétaire du robinet », avoue-t-il.

Qui est donc ce mystérieux propriétaire, en dehors de l’Etat ?

C’est ainsi que ces conducteurs de’’ catacatani’’, en connivence avec certains habitants du camp de Koulouba, où règnent en maître les éléments de la Garde Nationale, se créent un véritable business.

Au grand dam des personnes à la recherche d’un seau d’eau pour boire et faire la cuisine.

&nbsp;

L. DEMBELE]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Inauguration de la nouvelle    usine d’engrais toguna&#45;Guinée : l’intégration  sous&#45;régionale en marche !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/inauguration-de-nouvelle-usine-dengrais-toguna-guinee-lintegration-regionale-marche-1590742.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/industries/inauguration-de-nouvelle-usine-dengrais-toguna-guinee-lintegration-regionale-marche-1590742.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 May 2016 11:42:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Toguna-Guinée, la nouvelle filiale du Groupe Toguna en Guinée-Conakry, a été inaugurée le 06 mai dernier dans une ambiance festive. C’était en présence du Premier ministre, Modibo Keïta, représentant le président de la République et accompagné des ministres de l’Agriculture et de l’Administration Territoriale, du président-directeur général du Groupe Toguna, Mr Seydou Nantoumé et de son plus proche collaborateur, Mr Oumar Guindo, du président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali et d’une forte délégation d’opérateurs économiques. Côté guinéen, on notait la présence du Chef de l’Etat, Pr Alpha Condé, des membres du gouvernement et des présidents d’institutions…..

Au cours de cette grandiose cérémonie, Maliens et Guinéens se sont, tour à tour, réjoui de cette usine qui, au-delà de son apport à l’agriculture guinéenne, donne un coup d’accélérateur à l’intégration entre le Mali et la Guinée-Conakry, considérés comme les « deux poumons d’un même corps ».

&nbsp;

Une usine de dernière génération

&nbsp;

Construite à Dubréka, localité située à une quarantaine de kilomètres de la capitale, Toguna-Guinée est une société de droit guinéen. D’un coût global de quatre millions de dollars US, il a une capacité de production de 400.000 tonnes d’engrais par an. Il permettra de créer une cinquantaines d’emplois directs et une centaine d’emplois indirects.

Elle dispose, entre autres, d’un bâtiment administratif avec toutes les commodités requises, un laboratoire aux normes internationales, des aires et magasins de stockage d’une capacité de 35.000 tonnes,  un pont-bascule et divers équipements de contrôle et de pesée…

Accompagné de Mr Abdoulaye Idrissa Maïga, ministre de l’Administration Territoriale et de son homologue de l’Agriculture, Mr Kassoum Dénon, le Premier ministre malien et le président guinéen sont arrivés, à Dubréka,  à bord d’un hélicoptère de type 3x AAA. Puis, dirigés par les membres du protocole vers la place des officiels. Tout de blanc vêtu, Mr Seydou Nantoumé, président-directeur général du Groupe Toguna     avait pris place, juste à côté de Mr Abdoulaye Idrissa Maïga, ministre malien de l’Administration Territoriale, lui-même assis derrière le Premier ministre malien, aux côtés du président guinéen.

Venus de tous les coins et recoins de la préfecture de Dubréka, les populations ont pris d’assaut le site de l’usine. Chacun voulant être le témoin de cet évènement inédit : l’inauguration de la première usine d’engrais dans leur localité. Avec, à la clé, la création de dizaines, voire de centaines d’emplois pour les jeunes, contraints à l’exode rural.

Avec ses bâtiments flambant neufs aux couleurs blanches et vertes, ses bureaux spacieux et ses machines de dernière génération, Toguna-Guinée se dresse, majestueusement, sur un site décoré à l’italienne. Avec ses rubans blanc, rouges et or ; mais aussi, ses parkings et ses barrières dorées.

Face aux officiels, micro en main, Sékouba Bambino donne de la voix. A la tête de son orchestre au grand complet, il a revisité le répertoire manding. Comme pour rappeler aux Maliens et aux Guinéens, qu’ils constituent le  même peuple.

&nbsp;

Booster la production agricole guinéenne

&nbsp;

Boubou blanc, bonnet blanc, lunettes et souliers noirs, le président guinéen a magnifié les relations séculaires, qui lient le Mali et la Guinée-Conakry. Avant de se réjouir de la construction de cette usine d’engrais dans son pays. Et, de surcroît, par un Malien.

« Grâce à  cette usine, le plus petit paysan de la Guinée-Conakry peut s’approvisionner en engrais de qualité, sans avoir à subir les caprices des importateurs », indique le président guinéen dans un tonnerre d’applaudissements. Avant de remercier les autorités maliennes ; mais surtout, Mr Seydou Nantoumé, président-directeur général de Toguna Agro-Industrie pour cette initiative. Qui constitue un pas important dans l’intégration sous régionale.

Après avoir exprimé au peuple guinéen, à son Chef d’Etat et gouvernement sa profonde gratitude, le patron de Toguna Agro-Industrie rassure que Toguna-Guinée s’inscrit en droite ligne dans la vision du Pr Alpha Condé : « mobiliser les acteurs paysans et non paysans pour faire de l’agriculture le moteur de la croissance et de la lutte contre la pauvreté ».

Selon Mr Seydou Nantoumé, l’ambition de Toguna Agro-Industrie, à travers cette nouvelle usine, est de participer activement à l’ambitieux combat d’éradication de la pauvreté, par le passage d’une agriculture de subsistance à une agro-industrie, en tirant le maximum des potentialités agricoles.

Et de poursuivre, sous les applaudissements du public : « Pour nous, il ne s’agit pas seulement de produire et de vendre des engrais, mais aussi et surtout, de faire en sorte que ces engrais conduisent à une meilleure production agricole en terme de quantité et de qualité ».

Aussi, Mr Seydou Nantoumé a, vivement, remercié le président de la République, Mr Ibrahim Boubacar Keïta, son Premier ministre, Mr Modibo Keïta, qui l’a représenté à cette cérémonie,  pour leur  soutien et leurs encouragements  durant les sept mois qu’ont duré les travaux.

La cérémonie d’inauguration de Toguna-Guinée a été couronnée par un dîner-gala, organisé dans le jardin de l’hôtel Sud- Millénium. Composée d’environ 80 personnes, la délégation malienne y a pris part aux côtés des officiels guinéens.

A noter que cette cérémonie d’inauguration de Toguna-Guinée fait suite à une convention d’établissement, signé le 27 août 2015, entre les autorités guinéennes et le Groupe Toguna.

&nbsp;

Toguna, un groupe en perpétuel mouvement

&nbsp;

Lancé, il y a 20 ans, l’unique Groupe malien de fabrication et de commercialisation d’engrais dispose, en son sein, de plusieurs autres  entreprises : Toguna sarl, spécialisé dans la commercialisation des produits phytosanitaires et des appareils de traitement, Toguna Agro-Industrie, le noyau dur du groupe qui vient de bénéficier d’un investissement de 3 milliards CFA,  Toguna Mining Corporation, Toguna Environnement et Toguna Fondation.

Plusieurs entreprises, certes, mais un seul credo : « aider la terre à nourrir les hommes ! ».

<strong>Oumar babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autorités intérimaires : Gaoussou Drabo plaide pour l’appui de la communauté internationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/autorites-interimaires-gaoussou-drabo-plaide-lappui-de-communaute-internationale-1590652.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/autorites-interimaires-gaoussou-drabo-plaide-lappui-de-communaute-internationale-1590652.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Gaoussou-Drabo.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 May 2016 11:22:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Le texte voté par l’Assemblée sur les autorités intérimaires est un texte extrêmement prudent. Ce n’est pas un texte qui ouvre la porte à la main mise des mouvements armés sur certaines localités, mais la compréhension que les mouvements armés ont, c’est la porte ouverte. Donc, il y a un éclaircissement à faire. Le texte est extrêmement prudent, il établit des organes provisoires de gestion de collectivités. Il limite les prérogatives de ces organes et il prône la tenue rapide des élections. Pour les mouvements armés, singulièrement pour la coordination, les autorités intérimaires sont synonymes de remise de localités qu’ils vont gouverner et qui vont constituer pour eux des fiefs politiques. Ils ont déjà des fiefs politiques là où ils sont présents et ils n’ont aucun problème pour installer leurs hommes. Mais, le texte tel qu’il est voté à l’Assemblée ne leur permet pas d’installer n’importe qui. Donc là, il y a un éclaircissement à faire de manière claire et précise. C’est cet éclaircissement qu’on n’entend pas assez souvent. » Ces mots ont été prononcés par Gaoussou Drabo, ancien ministre de la Communication et membre de la Haute autorité de la communication, lors du débat du dimanche sur Africable. Pourtant, il n’en est pas moins optimiste. Il indique qu’on peut résoudre les problèmes. Il  a parlé de la dernière visite des ministres des Affaires étrangères de France et d’Allemagne, au cours de laquelle, « le ministre français a dit que l’Union européenne doit voir comment elle peut aller au-delà de la formation des troupes maliennes, ça veut dire de la dotation en matériels et éventuellement en armements. » Donc, selon Gaoussou Drabo, il y a un tabou qui saute, car les gens reconnaissent que la situation du Mali est particulière et que le danger n’a pas diminué, au contraire, il augmente, devient plus complexe et il peut atteindre des dimensions extrêmement difficiles à contenir si le Mali n’est pas secouru à hauteur de souhait. Donc, a-t-il modestement reconnu, il ne faut pas se fatiguer de plaider.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hamane Touré,  alias Serpent, président de l’ACS&#45;ATT : « ATT ne nous a jamais déconseillé l’organisation de la caravane  Bamako&#45;Dakar. C’est archi&#45;faux ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/hamane-toure-alias-serpent-president-de-lacs-att-att-ne-a-jamais-deconseille-lorganisation-de-caravane-bamako-dakar-cest-archi-faux-1565782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/hamane-toure-alias-serpent-president-de-lacs-att-att-ne-a-jamais-deconseille-lorganisation-de-caravane-bamako-dakar-cest-archi-faux-1565782.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/ATT-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 May 2016 11:37:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Canard a rencontré le bouillant président de l’Association Citoyenne de Soutien à Amadou Toumani Touré (ACS-ATT), Hamane Touré alias Serpent, resté fidèle à l’ancien président de la République, Amadou Toumani Touré et activement engagé pour son retour au pays. Il est également vice-président du Rassemblement pour la Paix et la Réconciliation nationale au Mali (RPRM), mouvement qui projette l’organisation d’un meeting, le 21 Mai prochain. M. Touré s’est confié à votre Palmipède. Interview….

<strong>Où en est-on avec le procès ATT pour haute trahison ?</strong>

Cette question est bien appropriée à l’Assemblée nationale (AN), nous ne sommes là que pour demander très sagement que l’AN puissent classer ce dossier pour consolider la paix et la réconciliation nationale tout en restant derrière l’Autorité.

<strong>Le rapport de la Commission ad hoc de l’Assemblée nationale chargée de la mise en accusation d’ATT a indiqué que cette accusation n’est soutenue par aucune preuve. Pensez-vous que malgré tout, le procès ATT aura lieu ?</strong>

Nous nous réjouissons, d’abord, de ces déclarations de la commission ad hoc. Maintenant, que le procès se tienne ou pas,  seule la commission ad hoc peut se prononcer là-dessus. Encore une fois, ce que nous demandons c’est que l’Assemblée Nationale classe ce dossier.

<strong>Croyez-vous qu’une main politique est à l’origine de cette accusation contre ATT ?</strong>

Bon! [Silence], je ne pense pas. Seulement, chacun a son point de vue.  Nous avons tous été surpris d’entendre le président IBK, dès sa prise de fonction, dire à la télé qu’il y a une plainte contre ATT. Nous ne pouvons qu’attendre et rester derrière la loi. S’il n’y a rien contre lui que l’épée de Damoclès au-dessus de nos têtes soit levée.

<strong>Votre mouvement a plaidé auprès des autorités, pour le retour d’ATT, au Mali, dans les plus brefs délais. Où en est-on, aujourd’hui ?</strong>

Jusque là, nous continuons de plaider auprès des autorités, nous sommes une association respectueuse des lois. Nous allons continuer nos actions auprès de l’AN jusqu’à ce que nous obtenions gain de cause.

Vous projetiez d’organiser une caravane Bamako-Dakar pour,  non-seulement, aller voir ATT, mais aussi, remercier Macky Sall pour l’accueil réservé à ATT au Sénégal ?

Le but principal de cette caravane n’est pas d’aller chercher et ramener le président Amadou Toumani Touré comme nous l’avons entendu dire. Mais c’est plutôt d’aller remercier le président Macky Sall et le peuple sénégalais pour l’accueil réservé à notre leader. Le Malien a toujours été reconnaissant. Cette  caravane sera le témoignage de cette reconnaissance.

<strong>Aux dernières nouvelles, ATT lui-même vous aurait déconseillé cette caravane. Est-ce vrai ?</strong>

C’est archi-faux! C’est moi qui ai fait la déclaration dans L’Indépendant. S’il y a à déconseiller, il n’y a pas de barrière entre Amadou Toumani Touré et moi, la moindre des choses aurait été de m’appeler ou m’envoyer un parent. Cela n’a jamais été le cas. Personne ne peut prouver le contraire.

<strong>Vous insistez sur le retour d’ATT au nom de la réconciliation nationale. Pensez-vous que sans le retour d’ATT, la réconciliation nationale ne peut être effective ?</strong>

Vu la situation actuelle du pays, nous voulons accompagner le gouvernement – accompagner l’Accord de paix et de réconciliation – mais dans la douleur, nous ne pouvons pas et je pense que c’est ensemble que nous partirons main dans la main pour l’accalmie dans le pays. D’ailleurs, nous sommes en train de préparer la venue de Christiano Ranaldo et Lionel Messi ici à Bamako pour la fête de la réconciliation nationale que nous organiserons.

<strong>Si vous étiez face au président de la République IBK, que lui diriez-vous sur cette affaire?</strong>

Je lui dirais : M. le président, pour l’intérêt supérieur de la Nation, pour le calme dans le pays, en musulman, vous avez un jeune frère hors du pays, faisons tout M. le président pour le ramener dans l’honneur et la dignité en faisant classer, purement et simplement, le dossier de sa mise en accusation par l’Assemblée nationale.

<strong>Propos recueillis par Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un valeureux officier à la tête de l’armée de terre</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/portrait/valeureux-officier-a-tete-de-larmee-de-terre-1565602.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/people/portrait/valeureux-officier-a-tete-de-larmee-de-terre-1565602.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/Abdrahamane-Baby-X.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 May 2016 11:28:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>On peut l’appeler Arby ou Arby Baby ; on peut, aussi, l’appeler « Sahel Koï », c’est-à-dire le propriétaire du Sahel. Ou encore, « Araouane Koï » (le propriétaire de la cité mythique et légendaire d’Araouane, localité située à une soixantaine de kilomètres de Tombouctou). On peut, enfin, l’appeler  « Araouane Bangou  koï » (propriétaire de la plaine d’Araouane)…..</strong>

Le colonel-major Abdrahamane Baby, puisque c’est de lui qu’il s’agit, vient d’être nommé chef d’état-major de l’armée de terre. C’était à l’issue du conseil des ministres du 27 avril dernier. Réputé brillant et  discret, il est un pur produit de l’armée malienne. Avant d’aller parfaire ses connaissances dans plusieurs autres écoles d’officiers.
<h3>La cinquantaine révolue,  une taille au-dessus de la moyenne et le crâne, légèrement, dégarni, le colonel-major Abdrahamane Baby est un pur produit du Prytanée militaire de Kati. C’était au milieu des années 80. Il avait, à l’époque, comme condisciples, un certain général Moussa Sinko Coulibaly, actuellement, patron de l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye ; capitaine-général Amadou Aya Sanogo, ex-chef de la junte militaire ; Colonel-major Salif Traoré, ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile ; colonel-major Diamou Keïta, ambassadeur du Mali en Angola…… La liste, on s’en doute, est loin d’être exhaustive</h3>
.

Au sortir de l’EMIA (Ecole Militaire Interarmes)  de Koulikoro, rebaptisée Centre d’Instruction Boubacar Sada Sy, le jeune officier est allé parfaire ses connaissances dans plusieurs écoles d’officiers, or du Mali. Avant d’occuper de hautes fonctions. D’abord, dans l’armée. Ensuite, dans la haute administration militaire.  Alors directeur général du Prytanée militaire de Kati, Abdrahamane Baby s’envole pour la prestigieuse école supérieure des officiers du Cameroun, dont il est revenu, auréolé de gloire ; mais aussi, de compétences avérées dans le métier des armes. D’où son affectation, pendant la transition, au ministère de la Défense.

Sympathique, d’un abord facile, la plupart des Maliens se sont familiarisés avec son visage, lors de la libération des régions du nord. A en croire ses compagnons d’armes, « Baby » - comme l’appellent les intimes – est l’un des plus brillants officiers de sa génération. «  Il connaît le nord, dont il est originaire, et le combat. Surtout, cette guerre asymétrique que nous imposent les djihadistes », nous confie un de ses compagnons d’armes. Qui a requis l’anonymat.

Homme de terrain, le colonel-major Abdrahamane Baby dispose de toutes les compétences requises pour relever les défis qui l’attendent à ce poste : le réarmement moral et matériel de ses troupes. Afin  de leur  permettre d’assurer la sécurité de nos populations et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national.

C’est, du moins, ce que nous ont confié ses compagnons d’armes. Lesquels ajoutent, que pour une fois, l’homme qu’il faut a été mis  à la place qu’il faut.

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le DG de la douane félicité par le FMI</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/dg-de-douane-felicite-fmi-1565742.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/dg-de-douane-felicite-fmi-1565742.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Modibo-Kane-Keita.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 May 2016 11:21:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le directeur général des douanes, l’inspecteur général Modibo Kane Keïta, a été longuement applaudi, avant d’être félicité, publiquement, par la mission du Fonds Monétaire International (FMI) à Washington DC.

C’était lors des discussions, tenues du 4 au 9 avril derniers,  avec la délégation malienne au titre de la cinquième revue du programme économique et financier du gouvernement, appuyé par le FMI dans le cadre de la facilité élargie de crédit.

« La mise en œuvre du programme économique du gouvernement, appuyé par la facilité élargie de crédit, est restée bonne et le pays a atteint tous les objectifs quantitatifs, souvent avec de grandes marges », indique Lisandro Abrego, chef de la mission  du FMI, dans un tonnerre d’applaudissements.

Cette performance de l’économie malienne s’explique par la hausse substantielle des recettes fiscales ; surtout, celles de la douane.

Mise en place, début 2015, l’équipe de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta a fait passer les recettes de la douane de 35 milliards CFA à 43 milliards CFA par mois. Soit une hausse de 8 milliards CFA par mois. D’où les félicitations adressées au directeur général des douanes, par Lisandro Abrego. Lequel ajoute : « la mission salue, par avance, la loi de finances rectificative, qui vise une augmentation des recettes fiscales de 0,75 % du PIB et un déficit budgétaire global de 4,25 % du PIB ».

A noter que la délégation malienne était composée du Dr Boubou Cissé, ministre de l’Economie et des Finances ; Modibo Kane Keïta, directeur  général des douanes ; Konzo Traoré, directeur national de la BCEAO et d’autres membres du gouvernement.

« Les perspectives économiques du Mali pour 2016 sont favorables. La croissance du PIB réel devrait rester robuste à 5,3 % ; tandis que l’inflation devrait rester, à environ, 1 % », conclut Lisandro Abrego. Avant de féliciter, à son tour,  Dr Boubou Cissé, ministre de l’Economie et des Finances, pour la réduction du déficit public global à 1,8 % ; mais aussi, pour les performances enregistrées dans les secteurs de l’Agriculture et des services.

C’est pour toutes ces raisons, que le FMI a accepté d’accompagner le gouvernement, à travers  une  cinquième revue de Facilité Elargie de Crédit(FEC). L’accord, ainsi conclu, sera soumis à l’approbation de la direction du FMI et du conseil d’administration, qui se réunira en juin prochain, à Washington.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ki a di koi ??: Moussa Ag Assarid du MNLA</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/ki-a-di-koi-moussa-ag-assarid-mnla-1565652.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-politique/ki-a-di-koi-moussa-ag-assarid-mnla-1565652.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Moussa-AG-Assarid.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 May 2016 11:00:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il ne m’est plus possible d’assumer aucune responsabilité au sien d’un mouvement dont la direction politique méprise les militants, viole les textes fondateurs et ne m’apporte aucun appui, ne serait-ce que la lecture des compte rendus de mes missions sans évoquer les autres types d’appuis indispensables à une exécution diligente de ma mission. Concrètement, par cette lettre, je démissionne de ma fonction de représentant du MNLA en Europe conformément au décret de nomination du 14 janvier 2015.

Quand on n’a rien à dire, on se tait ! Pourquoi ta sœur aujourd’hui, sergent de police, n’a jamais parlé d’AZAWAD ?

<strong>Mamadou Tyéni Konaté</strong>

Le saint coran dit : quand on meurt pour sa patrie, on meurt en martyr.

Dites-nous, s’il vous plait, où se trouve exactement ce verset dans le coran.

<strong>Confidence d’un Ministre, selon le Républicain</strong>

Le conseil des ministres est un calvaire pour les ministres du gouvernement. Il y a des jours où je m’attends à deux ou trois démissions, tant le président humilie ses ministres. Mais les victimes préfèrent avaler les couleuvres et leurs dignités.

Alors, qu’attendez-vous pour démissionner, si vous ne vous sentez pas à la hauteur ?

<strong>David Sagara, ancien ministre</strong>

Depuis un certain temps, certains responsables politiques travestissent la vérité dans ce pays pour des raisons ou des agendas qui leur sont propres.

Hey, petit dogon, quand exactement ?

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « je mettrai en place un gouvernement commando ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-mettrai-place-gouvernement-commando-1565632.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-mettrai-place-gouvernement-commando-1565632.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/IBK-president-Mali.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 May 2016 10:53:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La commission du suivi des accords en panne, affrontements meurtriers  entre peulhs et bambara dans la région de Mopti, l’accord de paix bloqué ou presque un an après sa signature…. Chaque jour que Dieu fait, les choses semblent se compliquer davantage pour IBK. Qui s’apprêterait, selon plusieurs sources, à changer de gouvernement. Vrai ou faux ? Pourquoi ce changement ? Pourquoi maintenant ? Qui sera le prochain chef du gouvernement ?

Autant de questions auxquelles il a tenté d’apporter des réponses dans cette interview imaginaire. Ou presque.

<strong>Mr le président, cette semaine s’annonce mouvementée, avec l’affrontement entre peulhs et bambara à Mopti, le blocage constaté dans la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation nationale issu du processus d’Alger…</strong>

C’est vrai ! Je ne sais pas si ces gens-là veulent me tuer ou quoi ? Revenu de France où les médecins viennent de me requinquer à bloc, je m’attendais au moins à un temps mort pour savourer ma convalescence. Mais ces « gardiens de chèvres » ont choisi de m’emmerder. Avec leurs bagarres, qui ne finissent pas de finir.

Mais, crois-moi, Le Mollah, je vais sonner la fin de la récréation. Je mettrai, bientôt, en place un gouvernement commando, qui mettra tout le monde sur les rails, y compris les « gardiens de chèvres ».

<strong>Donc, l’annonce faite par la presse privée ... de presse, la semaine dernière est vraie ?</strong>

Je vais te répondre comme un normand, c’est-à-dire oui et non. Oui, parce que le « koro national » souhaite aller se reposer. Non, parce que je n’ai pas encore décidé de la date.

<strong>C’est qui le « koro national » ?</strong>

Modibo Keïta, le premier ministre !

<strong>Donc, vous convenez avec nous que ce gouvernement n’a pas été à la hauteur ?</strong>

Pas du tout ! Ce gouvernement a réussi beaucoup de choses, de bonnes choses d’ailleurs. Mais, il lui manque un peu de punch. Ensuite, j’ai besoin d’un Premier ministre-paratonnerre.

<strong>C’est quoi ce machin ?</strong>

C’est un Premier ministre, qui prend les coups à la place du président de la République ; un chef de  gouvernement qui n’a pas peur de se salir les mains.

<strong>A qui pensez-vous ?</strong>

Suis mon regard !

<strong>Mais je ne vois personne, qui a ce profil</strong>

Si ! Tu sais très bien de qui je parle. Mais si tu ne veux pas dire son nom, c’est ton problème. Connaissant ton flair et les allusions bizarroïdes de ton journal, je suis sûr que tu connais,  déjà,  le nom du futur chef du gouvernement.

<strong>Propos recueillis </strong><strong>par Le Mollah Omar </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La MINUSMA et barkhane  découvrent la réalité de Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/minusma-barkhane-decouvrent-realite-de-kidal-1565612.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/non-classe/minusma-barkhane-decouvrent-realite-de-kidal-1565612.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Minusma-Douentza.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 May 2016 10:48:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Mali (Minusma) et la force française de lutte contre le terrorisme dans la bande Sahélo-saharienne, dénommée Barkhane, viennent de découvrir, à leur corps défendant, la triste réalité du nord malien. Notamment, les vrais auteurs de  certaines attaques, perpétrées, dit-on, par des djihadistes en mal de publicité.

Avant l’entrée du GATIA à Kidal, une seule version des faits circule : celle de la CMA, qui met la plupart de ces attaques au compte des djihadistes. Considérée comme « parole d’évangile », la version de la CMA est reprise, en boucle, par les médias internationaux, en l’occurrence français ; mais aussi, par la Minusma et Barkhane. Aucune autre version des faits n’est admise. Ni par la CMA, ni par la Minusma, encore moins par la force française.

Avec la présence du GATIA à Kidal, la Minusma et Barkhane ne se contentent plus de la seule et unique version de la CMA. Elles interrogent, aussi, les combattants du GATIA, qui maîtrisent le terrain mieux que ceux de la CMA.

Conséquence : Ces deux forces internationales viennent de se rendre compte que les versions, données par la CMA, étaient fausses ; que certaines attaques, perpétrées contre les forces armées maliennes, la Minusma ou les populations civiles, ne sont toujours l’œuvre des djihadistes ; mais des éléments de la CMA.

Interrogés, les leaders du GATIA ont, à maintes reprises, donné l’identité des assaillants à la Minusma ou à Barkhane. Preuves à l’appui.

Depuis,  la CMA semble avoir perdu sa crédibilité auprès de ces deux forces internationales.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ki a fai koi !!!: Le forum de la plateforme à Kidal les 14 et 15 mai prochains</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ki-a-fai-koi-forum-de-plateforme-a-kidal-14-15-mai-prochains-1565572.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ki-a-fai-koi-forum-de-plateforme-a-kidal-14-15-mai-prochains-1565572.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Gatia-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 May 2016 10:40:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est, en principe, les 14 et 15 mai prochains que doit avoir lieu, dans la capitale de l’Adrar, le forum de la plateforme. C’est, du moins, ce que nous a indiqué une source bien informée, proche du Groupe d’Autodéfense Imghad et Alliés (GATIA).  Selon notre source, ce forum a été réclamé par les populations elles-mêmes, surtout après celui organisé à Kidal par la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad). Avec les ratées qu’on lui connaît.  Pour le forum de la plateforme, les organisateurs entendent mettre toutes les chances de leur côté pour sa réussite. Des dispositions auraient été déjà prises pour l’accueil, l’hébergement et la sécurité des invités. Au rang desquels, on peut citer des membres du gouvernement, de la société civile, des associations de jeunes et de femmes ; mais aussi, des leaders des autres mouvements armés.  A en croire notre source, tout sera fait pour que ce forum puisse se tenir les 14 et 15 mai prochains à Kidal. Sauf, conclut-il, changement de dernière minute.  Rappelons que ce forum s’inscrit dans la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation nationale, issu du processus d’Alger.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Et de quatre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/et-de-quatre-1565492.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/et-de-quatre-1565492.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/05/et-de-quatre.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 May 2016 10:30:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le président de la Rue publique s’apprêterait, pour la quatrième fois, en moins de trois ans, à changer l’attelage gouvernemental. Du moins, si l’on en croit de sources hautes perchées. Du coup, la course aux sacrifices est ouverte : œufs de lapin,  lait de lionne, testicule de serpent, peau de moustique, pancréas de scorpion…. Aucun sacrifice n’est de trop pour  rester à son poste. Ou pour décrocher un portefeuille ministériel.

Le Mali aurait amorcé, depuis l’investiture d’IBK, son virage vers l’émergence. Du moins, selon les prophéties du RPM (Rassemblement Pour le Mali), le parti au pouvoir. Pour accélérer la cadence, le président de la Rue publique entend, pour la quatrième fois, et en moins de trois ans, à changer de gouvernement. Objectif : faire du Mali un «  pays émergent » à l’horizon 2018.

Pour succéder à « Van Morrison », pardon Mr Modibo Keïta,  actuel chef du gouvernement, plusieurs noms circulent : Soumeylou Boubeye Maïga, ex-ministre de la Défense ; Dr Boubou Cissé, ministre de l’Economie et des Finances et Tiéman Hubert Coulibaly, ministre de la Défense. Quant aux autres postes ministériels, c’est motus et bouche cousue. Du moins, pour l’instant. Qui est « ministrable » ? Qui partira ? Qui restera ? Autant de questions qui « blanchissent » les nuits de nos célébrissimes « minustres ».

La course aux sacrifices  est, désormais, ouverte. Pour l’équipe gouvernementale actuelle ; mais aussi, pour ceux qui aspirent décrocher un portefeuille ministériel. Parce qu’ils sont militants de la première ou de la 23e heure de tel ou tel parti politique. Ou parce qu’ils sont le frère du cousin de la tante de la belle sœur du neveu de……..

En effet, depuis l’annonce du remaniement ministériel, par la presse privée de…. presse, les « minustres » ne dorment plus que d’un œil, voire d’un œil et demi. Une fois la nuit tombée, ils quittent la capitale. Destination : les charlatans de Bougouni, kolokani, San et Ségou…… réputés par leur omnipotence et leur omniscience.

Casquette de tennisman sur la tête, lunettes noires  sur le nez pour se rendre méconnaissables, ils parcourent les villages et les hameaux les plus reculés à bord de leur véhicule tout-terrain. Afin de dénicher l’oiseau rare : le féticheur capable de les faire entrer au gouvernement. Ou de les confirmer à leur poste.

Du coup, c’est la porte ouverte à toutes sortes de sacrifices, même les plus insensés : œufs de lapin, lait de lionne, testicule de serpent, peau de moustique, pancréas de scorpion….  réclament certains  féticheurs à nos « minustres ». D’autres vont plus loin, en réclamant de l’or, du diamant…

Obsédés par leur désir ardent de devenir « minustres » ou de rester dans le gouvernement, ils sont prêts à tout pour satisfaire les exigences du féticheur. Et bonjour les dégâts.

Mais selon une source proche de la Primature, si remaniement il y aura, ce sera plutôt en juin prochain. C’est ce gouvernement, dit-on, qui doit accueillir les leaders des groupes armés. En attendant, les « minustres » restent connectés aux  « cases sacrées ». Sans câble, ni wifi.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ki a dit Koi ??:  Le Président IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ki-a-dit-koi-president-ibk-1552272.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/ki-a-dit-koi-president-ibk-1552272.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/IBK-retour-paris.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Apr 2016 12:25:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Je suis parti malade. Je reviens avec un organe en moins, quelque chose qui n’a rien à faire dans mon corps. Je remercie tous les Maliens.</strong>

Moussa Timbiné, président du groupe parlementaire RPM

Je ne doute pas un seul instant que le combat que je mène est pour l’intérêt du pays. Pour rien au monde, je ne poserai un acte qui puisse mettre en danger l’école malienne.

<strong>Hamadou Konaté, ministre de la Solidarité, de l'action humanitaire et de la reconstruction du Nord</strong>

Nous sommes aujourd’hui dans la position d’aller vers la paix, nous irons vers la paix et nous avons mis en place tous les dispositifs pour aller vers la paix.

<strong>Zoumana Diawara, chef d’état major de la garde nationale</strong>

Nous assurons également la police générale des collectivités territoriales… Il y a des zones, notamment dans le Nord, où il n’y a ni gendarme, ni policier, mais vous y trouverez des gardes.

<strong>Ousmane Diarra, président de l’Association malienne des expulsés</strong>

Les pays européens ont de plus en plus conditionné leur aide au développement à l’acceptation par les pays africains de certaines mesures de refoulement et d’expulsion des migrants en situation irrégulière. Il est inadmissible que l’aide publique au développement soit assujettie à de telles conditionnalités.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CSTM: Et maintenant… ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/cstm-et-maintenant-1552432.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/cstm-et-maintenant-1552432.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Hamadoun-Amion-Guindo.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Apr 2016 12:05:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après une grève de 48 heures les 21 et 22 mars derniers, la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM), a battu le pavé, jeudi dernier. Alors qu’elle multiplie les actions, le dialogue de sourds entre elle et le Gouvernement est au beau fixe. Toujours.

Suite au bras de fer qu’elle a engagé avec le ministre du Travail, de la Fonction Publique et des Relations avec les Institutions, Diarra  Racky Talla, la CSTM est décidée à faire pression sur le gouvernement afin d’obtenir gain de cause concernant ses doléances formulées depuis 2014. Mais dans sa lutte, le secrétaire général de la centrale syndicale, Hamadoun Amion Guindo semble être seul. Après une grève peu suivie, son appel à la manifestation générale a été boudé. Ou presque.

A cette marche, l’on n’a pas senti le poids des 18 branches et syndicats et plus de 55 000 membres que revendique la CSTM. Pour la plupart, ce sont les associations de la société civile qui ont battu le pavé contre, disent-elles, la mauvaise gouvernance et la gabegie financière. «La maladie d’IBK ne doit pas paralyser le pays. Elle n’a pas empêché les députés de tenir leurs sessions», a déclaré le secrétaire général de la CSTM.

A ses dires, en mars 2015, le gouvernement, la CSTM et le Conseil National du Patronat du Mali avaient signé un accord portant sur 21 points de revendication sur lesquels, regrette-il, seulement quatre points ont été satisfaits après un an de tractations.  D’où l’occasion pour lui de dénoncer la mauvaise foi du gouvernement. Sachant que Hamadoun Amion Guindo a utilisé, toutes les ‘’armes’’ à sa disposition. Il y a lieu de s’interroger sur ses actions à venir.  Pour leur défense, les membres de la CSTM menacent de paralyser le pays avec des grèves de plus en plus fréquentes, jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications. Pour preuve, elle projette de faire deux jours de grève à partir du 3 mai prochain. Sera-t-elle plus suivie?

&nbsp;

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La mafia fait main basse sur l’or du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/mafia-main-basse-lor-mali-2-1552412.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/mafia-main-basse-lor-mali-2-1552412.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/mine-kenieba.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Apr 2016 11:57:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Avec une production moyenne de 70 tonnes par an, les mines d’or du Mali génèrent des centaines de milliards CFA. Mais l’Etat malien et les populations installées sur les sites n’y voient que du feu à cause, notamment, du système mafieux mis en place par les sociétés minières. Avec la complicité tacite de la Banque mondiale.

« Parce qu’il n’a pas les moyens techniques d’extraire son or et que la Banque mondiale en a décidé ainsi, l’Etat malien n’est qu’un actionnaire minoritaire des entreprises exploitantes, présentes sur son sol ».

Dans un rapport d’enquête, publié en 2007 déjà, la fédération Internationale des Droits de l’Homme(FIDH) lève un coin du voile sur la gestion, faite de l’or malien, par les multinationales. Troisième  producteur mondiale d’or, après l’Afrique du Sud et le Ghana, le Mali n’en demeure pas moins l’un des pays les plus pauvres au monde.

Ce constat de la FIDH a été corroboré par d’autres rapports, élaborés par des organisations internationales. Selon le ministère malien des Mines, la valeur totale des exportations d’or a atteint, en 2014, 863 milliards CFA. Soit, plus de 70 % des recettes d’exportation totale du Mali. Mais elle n’a contribué au budget qu’à hauteur de 254,3 milliards CFA. Soit 25 % des recettes budgétaires et 8 % du PIB.

Et comme si cela ne suffisait pas, les populations installées sur ce site n’y voient que de la poussière. La contribution totale des sociétés minières, au développement local, est insignifiante. En 2014, seulement 1 milliard CFA avait été affecté à l’ensemble des villages de Kayes, abritant ces mines.

<strong>Espoirs déçus</strong>

« Les attentes des communautés locales, en ce qui concerne l’amélioration du niveau de vie socio-économique (éducation, formation, création d’emplois, réalisation d’infrastructures) ne sont pas comblées », indique un élu local.

Et Mr Amadou Konaré, opérateur économique de cette localité d’ajouter : « Franchement, nous ne savons pas ce que l’exploitation minière a rapporté aux populations de Syama, Fourou, et du cercle de Kadiolo. La preuve, c’est que la SOMISY (Société Minière de Syama) n’est pas parvenue à bitumer un tronçon de moins de 100 km, entre la mine et la route nationale reliant le Mali à la Côte-d’Ivoire. Pendant l’hivernage, cet axe est impraticable. Sans compter que les populations de Fourou souffrent toujours d’une grave pénurie d’eau en saison sèche ».

Face à la réaction des populations, la SOMISY rappelle avoir doté le village de Fourou d’un lycée public, d’une salle de spectacle, d’un château d’eau et de salles de classes. Insuffisant, jugent les populations au regard des centaines de milliards CFA générés, chaque année, par les mines de cette localité.

Et l’ONG britannique, Alert, de rappeler, dans son rapport international que les « communautés à la base bénéficient peu de l’exploitation minière »  dans la région de Kayes. Dans le domaine des emplois, les attentes sont loin d’être comblées. Faute d’emplois bien rémunérés dans les mines, les jeunes des localités abritant les mines se voient obligés d’émigrer. Soit vers l’Europe soit vers les villes.

Et un universitaire, originaire de cette localité, de pointer un doigt accusateur vers le gouvernement, qui ne fait rien, ou presque, pour défendre ses intérêts. Et ceux des populations locales : « Nous ne devons pas en vouloir aux sociétés minières, mais au gouvernement et surtout à nos élus, qui ne défendent pas comme il se doit les intérêts communautaires ».

De son côté, le gouvernement explique cette situation par le manque de coordination entre les actions des différentes sociétés minières, opérant dans les mêmes zones géographiques. Ainsi, dit-il, chaque société minière dispose d’un plan de développement communautaire qu’elle met en œuvre, sans concertation avec les autres. En clair, la mise en œuvre du plan de développement local est laissée au bon vouloir des sociétés minières.

&nbsp;

<strong>L’origine de ce paradoxe</strong>

&nbsp;

A l’origine de ce paradoxe, un plan diabolique, pensé et mis en œuvre par la Banque mondiale, au profit des multinationales. Surendetté, le Mali n’avait d’autre choix que de se soumettre au Programme d’Ajustement Structurel(PAS). Une ordonnance prescrite à notre pays par le « médecin de Bretton-Wood » : la Banque mondiale. C’était dans les années 80.

Pour elle, les Etats africains sont inaptes à disposer d’une industrie minière ; c’est-à-dire, trop pauvres pour assumer des investissements liés aux capacités techniques des industries minières. Du coup, son diagnostic tombe comme un couperet : exiger de nos pays qu’ils se dotent d’un code minier attractif ; c’est-à-dire, profitable aux multinationales.

C’est ainsi qu’en 1995, près de 35 pays africains reforment leur code minier. Au Mali, la réforme du code minier est intervenue dès 1991. Car la toute puissante Banque mondiale menaçait de fermer le « robinet à sous » à notre pays. Et ce qui devrait arriver, arriva.

&nbsp;

<strong>L’Etat malien clochardisé</strong>

&nbsp;

La brèche étant ouverte, les multinationales s’y engouffrent. Avec, sous leurs bras, leurs capitaux. Elles lèvent des fonds à la bourse de Toronto (Canada) des fonds destinés à l’Afrique. Notamment, au secteur minier.

Au Mali, trois multinationales détiennent le monopole de l’or : Anglogold Ashanti, Rangold et  Iamgold.

Selon le rapport d’enquête de la FIDH, la mine d’or de Morila est la parfaite illustration de la gestion mafieuse des mines d’or du Mali par les sociétés minières.

En juillet 2000, explique le rapport, Rangold cède 40 % de son permis d’exploitation à Anglogold. Ensemble, elles créent Morila Limited qui, avec l’Etat malien, actionnaire à hauteur de 20 %, donnera naissance à une société fantôme, dénommée « Morila- SA ». C’est cette dernière, qui énumère Anglogold Ashanti – services Mali –SA, comme opérateur minier. Ainsi 1 % des ventes d’or lui reviennent, au titre de frais de gestion. A titre d’exemple, cette société fantoche a perçu, en 2005, un million de dollars de frais de consultation. Pour avoir fait quoi ? Vous demandez-vous ! Rien !

Autre exemple de la gestion mafieuse de l’or malien par les sociétés minières, selon la FIDH : Morila- SA, à son tour, ne traite que le minerai extrait. Son extraction, elle, est confiée à une autre société : SOMADEX.

Filiale du Groupe français Bouygues, cette société s’attribue la part du lion. Pour avoir investi dans le matériel d’extraction du minerai. Voilà, schématiquement, comment les fonds générés par l’or malien, sont repartis entre les multinationales et les sociétés de sous-traitance.

A noter que la mine d’or de Morila arrive à épuisement. De classe mondiale, elle est contrôlée à 40 % par Anglogold Ashanti ; 40 % par Rangold- Ressources et 20 % par l’Etat malien. En quinze ans d’exploitation, elle a produit plus de 6 millions d’onces d’or. Mais elle n’a rapporté, à l’issue de ces 15 ans d’exploitation, que 2 pauvres milliards de dollars.

&nbsp;

<strong>L’Etat malien et la portion congrue</strong>

&nbsp;

Au cours de sa conférence de presse, organisée la semaine dernière, l’Organisation internationale Publiez Ce Que vous Payez, en abrégé PCQVP, dénonce le manque à gagner, accusé par l’Etat,  suite aux exonérations accordées aux sociétés minières.

« Les contrats miniers révèlent, malgré une évolution positive, plusieurs problèmes qui sont à l’origine des manque à gagner considérables pour l’Etat malien. Parmi ces problèmes, on peut citer les nombreuses exonérations accordées aux sociétés minières, ainsi que les clauses de stabilité contenues dans les contrats miniers », déplore le rapport de PCQVP. Et le même rapport de préciser : « Nous avons constaté une baisse progressive d’impôts au profit des sociétés minières au Mali. Le code minier de 1999 consacre au trésor malien 35 % de leurs bénéfices, au lieu des 45 % prévus en 1991. Le code 2012 stipule, lui, un versement de seulement 30 % des bénéfices au trésor malien », regrette Nouhoun Diakité, coordinateur du PCQVP.

Aussi, les auteurs de ce rapport déplorent le manque d’expériences des personnes chargées de négocier ces contrats.

Bref, vingt ans après le boom de l’exploitation aurifère au Mali, les populations attendent toujours de bénéficier de ses retombées. Nommé ministre des Mines, dans le gouvernement Tatam Ly, Dr Boubou Cissé, actuellement ministre de l’Economie et des Finances, avait promis un « inventaire complet de tous les contrats miniers ….S’il y  a des contrats qu’il est nécessaire de revoir dans l’intérêt du Mali, nous entamerons des négociations avec les partenaires concernés ».

Trois ans après, cette promesse est restée sans lendemain.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Niamankoro : un piéton  écrasé par un camion&#45;Benz…</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/niamankoro-pieton-ecrase-camion-benz-1552342.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/niamankoro-pieton-ecrase-camion-benz-1552342.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Apr 2016 11:42:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Une fatalité, c’est qui s’est passée, en début de semaine dernière, à Niamakoro en Commune VI du district de Bamako. Où, un piéton s’est fait écraser par un camion-Benz. Tous ceux qui ont assisté à la scène, comme ce sexagénaire qui nous a rapporté les faits, en sont marqués pour toujours.

Sous nos cieux, on peut affirmer, sans risque de se tromper, que 50 à 60% des accidents de circulation sont dus à l’incivisme associé à un manque de courtoisie sur les routes. Mis à part ces facteurs, l’état des véhicules et des routes contribuent aussi, pour beaucoup, à la hausse des accidents dans notre pays.

Mais ce qui s’est passé à Niamankoro, la semaine dernière, n’était le fait d’aucun de ces facteurs. En tout cas, pas directement.

Ce jour-là, l’homme, l’accidenté qui habite dans les environs, aux dires des témoins, était sorti pour vaquer à ses occupations. Pour cela, il devait juste traverser le goudron, non loin du nouveau marché du quartier, situé un peu en hauteur. Mais hélas ! Il n’y parviendra jamais. En effet, depuis plusieurs mois maintenant, des travaux le long de nos routes sont en cours pour mettre de gros tuyaux de la Somagep sous la terre.

La route qui va du Rond-point de Kalaban-coura à la Tour de l’Afrique, en traversant Niamankoro, autrement dit 30 mètres de Niamankoro comme on l’appelle ici  n’est pas épargné par ces travaux. Alors, toute la circulation est dirigée sur le côté opposé.

Ainsi, les deux voies venant de la Tour de l’Afrique ont été faites en deux voies de sens opposé, sur quelques mètres.

<strong>La donne avait donc changé.</strong>

La victime n’en savait, apparemment, rien. Comme à son habitude, elle avait mis en application ses connaissances sur la manière de traverser une route du genre. Regarder, d’abord, à gauche et marcher pour atteindre le terre-plein avant d’observer sa droite pour traverser. L’homme s’était assuré qu’aucun véhicule ne venait sur sa gauche, avant de commencer sa traversée. Là, surgit de nulle part ce camion. Il est, violemment, heurté, puis trainé sur près  de 10 mètres avant que le chauffeur n’arrive à immobiliser son engin.

Le bruit de l’impact et les cris des témoins alertent tous, dans le secteur environnant. Informée, la famille de l’accidenté se précipite sur les lieux. A la vue de la victime, les  membres de sa famille se précipitent pour l’extraire sous les roues du camion. Enfin, ce qui restait de lui. Il a fallu, les efforts des proches pour les ramener à la raison.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Appel au retour d’ATT</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/appel-retour-datt-1552232.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/appel-retour-datt-1552232.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/reconciliation-ATT.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Apr 2016 11:16:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le meeting prévu le 20 avril dernier, par le Rassemblement pour la paix et la réconciliation au Mali (An Ka Ben), qui regroupe les amis de l’ancien président ATT et les amis du président IBK, a été reporté. C’est au cours d’une conférence de presse que les principaux animateurs, entre autres, Moussa Timbiné, président de l’Association An Ka Ben, Amadou Koïta, président du PS Yélén Coura, Hamane Touré dit serpent, président de l’Association citoyenne de soutien à ATT, Mme Fanta Soumaré de l’URD. Il faut dire que les plaintes pour haute trahison de chefs d’Etat semblent avoir créé un climat de défiance de certains citoyens et constitué le fil conducteur qui a intensifié la mobilisation des amis des présidents IBK et ATT. Du coup, Hamane Touré a demandé à IBK d’aller chercher son frère ATT. Il a ajouté qu’il faut mettre l’ancien président ATT dans ses droits et lui restituer sa maison. Pour Moussa Timbiné, le meeting de la Fraternité, de la solidarité et de la réconciliation, qui a été reporté au mois de mai prochain, au Palais de la culture, vise à montrer au monde entier le vrai visage du Mali, celui de la fraternité et de la volonté des Maliens à vivre ensemble, dans la paix. En fait, cette manifestation rentre dans le cadre tracé par l’Etat pour faire converger les Maliens vers l’esprit de la réconciliation entre les fils du pays, tel que prôné par la Commission vérité justice et réconciliation. Commission mise en place dans le cadre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Karim Keita en larmes au nord !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/karim-keita-larmes-nord-1552212.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/karim-keita-larmes-nord-1552212.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Karim-Keita-1.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Apr 2016 11:12:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Face aux récits des soldats maliens, sur leurs conditions de vie au nord, l’honorable Karim Keïta étaient en larmes. Du moins, si l’on en croit un témoin sur place.  Avec, à sa tête l’honorable Karim Keïta, la commission Défense de l’Assemblée nationale a entrepris, du 08 au 15 avril, une tournée dans les garnisons du nord. Objectif : s’entretenir avec les soldats sur leurs conditions de vie et de travail, afin d’y apporter les solutions idoines.

Outre le récurent manque de matériels, les soldats ont, surtout, insisté sur leurs conditions de vie sur le terrain. Profitant de la présence du président de la commission Défense de l’Assemblée nationale, les soldats n’ont pas boudé leur plaisir : mauvaise qualité et insuffisance de l’alimentation, manque d’eau, abus d’autorité de certains officiers supérieurs plus préoccupés par leur « tube digestif » que leur mission…… Tout y passe.  Mais en écoutant certains soldats évoquer leurs conditions de vie sur le terrain, le président de la commission Défense de l’Assemblée nationale était en larmes, touché qu’il fût au plus profond de son être par les récits des uns et des autres.   En dépit des lunettes noires, qui masquaient son regard, il aurait – à plusieurs reprises – écrasé les larmes qui perlaient sur ses joues.

Reste, maintenant, à savoir si les promesses faites aux soldats seront suivies d’effet. Et le plus tôt serait le mieux !

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview  presque imaginaire : IBK : « il y a des dogotoro et des mogotoro ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-y-a-dogotoro-mogotoro-1552252.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-y-a-dogotoro-mogotoro-1552252.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/IBK-retour-paris-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Apr 2016 11:10:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis le  retour d’IBK  de Paris où, il vient de subir une intervention chirurgicale pour un adénome de la parathyroïde, sa résidence de Sébéninkoro ne désemplit pas. Ça rentre et ça sort. De jour comme de nuit. Comme dans un moulin. Au premier rang de ces visiteurs de la 23e heure, les politicards en quête de portefeuille ministériel. Ou d’un poste de « DG » ou de « PDG » d’une entreprise publique de la place. Les plus zélés, eux, rivalisent de courbettes sous le regard amusé de la première dame.  Ils sont prêts à tout pour montrer à IBK qu’ils sont prêts à donner leur vie pour lui. Comme ils le faisaient sous ATT. C’est au moment où l’un d’eux lui massait les pieds, que nous entrons dans le salon bondé de monde.  Au regard de l’importance des questions à aborder, IBK prend congé de ses encombrants visiteurs pour se mettre à notre disposition, juste à côté, dans le jardin. Dont les fleurs embaument l’air de leur parfum exquis.

&nbsp;

<strong>Mr le président, vous avez rajeuni de vingt ans ?</strong>

&nbsp;

Tu peux le  dire, Le Mollah ! Regarde comment ces toubibs gaulois se sont occupés de moi. Non seulement, je suis en bonne santé ; mais j’ai l’impression d’avoir retrouvé mes trente ans. Preuve, si besoin est, qu’il y a « dogotoro » et « mogotoro ».

&nbsp;

<strong>C’est-à-dire ?</strong>

&nbsp;

Les « dogotoro », ce sont les médecins qui s’occupent tellement bien de leur patient, que ce dernier se sent pousser des ailes. Le patient retrouve, d’un coup de bistouri, sa jeunesse ; tandis que le « mogotoro », c’est un médecin-boucher.

&nbsp;

<strong>Un médecin-boucher ?</strong>

&nbsp;

C’est-à-dire, ces médecins qui jouent au damier d’une main et, de l’autre, ils vous opèrent avec un couteau de cuisine.

&nbsp;

Voulez-vous dire que, c’est pour échapper aux « mogotoro » de nos hôpitaux que vous vous êtes envolés pour la France où il y a de vrais « dogotoro » ?

&nbsp;

Je suis en convalescence, donc ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit ! Je réaffirme que nous avons, au Mali, les meilleurs médecins d’Afrique, voire du monde.

&nbsp;

<strong>Alors, pourquoi vous ne  vous êtes pas fait opérer à l’hôpital Gabriel Touré ou à l’hôpital du Point G ?</strong>

&nbsp;

Parce qu’il y avait trop de coupures d’électricité !

&nbsp;

<strong>C’est la seule raison, Mr le président ?</strong>

&nbsp;

Non ! La vraie raison, c’est que mon cousin, François Hollande m’avait invité pour faire un tour, avec lui, sur son scooter.

&nbsp;

<strong>Le même sur lequel il avait été photographié, quand il se rendait, nuitamment, chez Julie Gayet ?</strong>

&nbsp;

Qui t’a raconté ça ? T’es dangereux, toi ! Pour tout te dire, c’est pour me déposer à l’hôpital sur son scooter, pas pour aller voir Sokona ou Ségolène !

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong>par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kalabancoro: Le bon samaritain se tire avec sa moto…</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/kalabancoro-samaritain-se-tire-moto-1552392.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/kalabancoro-samaritain-se-tire-moto-1552392.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Apr 2016 10:53:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est officiel. Dans la ville des trois caïmans, il existe des personnes de tout acabit. Des gens, en apparence normaux, peuvent devenir de redoutables bourreaux et font de vous ‘’un gaou’’. C’est ce que le jeune Dembélé (nom d’emprunt) a appris à ses dépens. Après s’être fait subtiliser sa moto djakarta. Furieux, il porte plainte contre les témoins. Des complices, selon lui.

«Méfiance est mère de sûreté », dit-on. De cet adage, le jeune Dembélé se souviendra jusqu’à la fin de sa vie. Lui qui a porté plainte, vendredi dernier, à la Gendarmerie de Kalabancoro contre deux présumés complices pour vol de sa moto. Les accusés, les frères Mariko, crient à l’injustice et affirment ne se retrouver ni d’Adam ni d’Eve avec le voleur. Assis, ce jour-là, à leur emplacement habituel de collage de pneus, les frères Mariko font leur travail continuel: coller les pneus de moto. Quand soudain, un infortuné, le pneu crevé, se présenta à eux. Il lui est montré un endroit pour patienter en attendant qu’il soit en état de reprendre la route. C’est en ce moment précis, poussant sa moto tant bien que mal, qu’un second infortuné, Dembélé s’immobilisa près des jeunes Mariko. Pas pour crevaison, mais des ennuis mécaniques, fera-t-il remarquer à ceux  qu’il avait pris pour des mécaniciens. « Le mécanicien est un peu devant », lui répond un des jeunes, indiquant du doigt l’emplacement du mécanicien.

Avant que le jeune Dembélé ne s’exécute, le propriétaire de la moto à pneu crevé, le bon samaritain, lui demande s’il n’est pas victime d’une panne sèche. « Non! » répliqua Dembélé, il y a du carburant dans le réservoir. Joignant l’acte à la parole, notre secouriste demande à voir l’engin de près. A sa demande, Dembélé lui file la clé, il enfourche l’engin et demande à un des jeunes Mariko de pousser un peu la moto. Celui-ci s’exécute, serviable qu’il est. Contre toute attente la moto démarre. A l’horizon, le bonhomme disparait. Il ne reviendra jamais. Abandonnant derrière lui sa vieille moto.  S’apercevant, quelques instants, du tour qu’on venait de lui jouer, Dembélé, rentre dans une colère noire. Il accuse les jeunes Mariko d’avoir aidé leur complice à lui voler sa moto. «Nous ne le connaissons pas. C’est toi-même qui lui as remis la clé de ta moto, il m’a demandé de le pousser pour démarrer la moto. C’est tout ce que j’ai fait », dit l’accusé, pour sa défense.   Ne pouvant se résoudre à perdre sa moto ainsi, Dembélé convoque les deux jeunes Mariko pour complicité de vol de moto. Les jeunes Mariko sont-ils victimes d’un concours de mauvaises circonstances ou d’un coup savamment planifié et orchestré par des professionnels ? Nous n’en savons rien. En tout cas, au moment où nous prenions connaissance de l’affaire, soit dimanche dernier, les jeunes Mariko étaient détenus à la Gendarmerie de Kalabancoro, depuis 72 heures.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le retour du messie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-retour-du-messie-1552182.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/le-retour-du-messie-1552182.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/IBK-retour-Messi.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Apr 2016 10:50:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[De retour de France où, il a subi, avec succès, une opération des glandes parathyroïdes, IBK est accueilli, dimanche 24 avril, au bercail, comme un prophète. Dont la « bonne parole »,  depuis Paris,   à la télévision nationale,  rassure sur sa volonté de rompre, désormais,  avec la « gestion personnelle » du pouvoir. Mieux que la nuit, la maladie semble avoir porté conseil.

Un p’tit tour en France, un p’tit coup de bistouri dans un hôpital parisien et voilà IBK redevenu, du jour au lendemain, un messie. Opéré, le 12 avril dernier, de l’adénome de la parathyroïde, une tumeur bénigne des glandes parathyroïdes, IBK a été accueilli à Bamako, dimanche, en début d’après-midi, sous une fine pluie,  comme un héros.  Pour son accueil, à l’aéroport Modibo Keïta, les membres du gouvernement et les présidents des institutions rivalisant de sourires. Chacun, à sa façon, tient à montrer, au président de la République, à quel point il est heureux de le revoir requinquer  à bloc.

<strong>La nuit porte conseil,  la maladie aussi</strong>

Visiblement amaigri, arborant un large sourire, IBK semble s’être rajeuni de vingt ans. En dépit de ses cheveux poivre et sel. Dans un costume gris et la cravate nouée avec art, il a adressé, depuis Paris, un message à la nation. Message dans lequel il a  remercié  l’ensemble du peuple malien, ceux de l’intérieur comme ceux de l’extérieur, pour leur soutien dans cette épreuve.  Aussi, il a salué la classe politique pour ses vœux de prompt rétablissement ; mais aussi, à l’opposition pour avoir reporté sa marche de protestation, programmée depuis plus d’une semaine. « Dans une brillante unanimité, vous avez été à mon chevet. Cela a été pour moi, une belle interpellation qui m’a indiqué, clairement, qu’au-delà des nuances, des contingences, sur l’essentiel toujours, dans ce fabuleux pays, nous nous sommes retrouvés et plus frères que jamais. Ainsi, j’ai compris », indique le président de la République, depuis Paris, dans une interview diffusée par la télévision nationale.  Touché au plus profond de son être par cette marque de solidarité nationale, IBK promet, désormais, d’associer tous les fils et filles du pays à la gestion du pays. Sans distinction de parti politique. « Je tâcherai de faire en sorte que chacun se sente concerné », a-t-il poursuivi. Avant de rappeler  aux laudateurs,  qui le considèrent comme un Dieu, qu’il est avant tout un homme. Avec ses qualités et ses défauts. « Le temps de la maladie est un temps de grande humilité, de replonger en soi pour remonter les valeurs les plus essentielles. Celles qui nous font comprendre que l’homme parmi les hommes, quel que soit notre statut du moment, nous ne sommes et nous ne serons que des hommes, de simples hommes ».  Et le président de la République de conclure : « Ainsi, j’ai compris que parmi vous, à votre tête, je ne suis qu’un homme en mission ».

<strong>Un départ en catimini pour la France</strong>

Pourtant, son départ en France avait été annoncé, à la fin de la première semaine de mars, comme une « visite privée ». Elle avait lieu dans un  contexte survolté  marqué,  d’une part, par  l’annonce d’une marche de protestation des partis politiques de l’opposition  contre la « gouvernance IBK ». Et, d’autre part, par le retour de  l’insécurité, qui n’épargne ni les villes, ni les campagnes.   S’y ajoute un front social en pleine  ébullition. Plusieurs syndicats menacent de descendre dans la rue. Afin d’obliger le gouvernement à honorer ses promesses, vis-à-vis des travailleurs. Qui ne tirent plus le diable par la queue ; mais par les poils de la queue.  Bref, la veille de son départ pour la France, la côte de popularité d’IBK était au plus bas au sein de l’opinion nationale. Et la possibilité,  pour le président de la République,  de rempiler pour un second et dernier mandat,  semble compromise. Au regard du bilan, jugé « catastrophique ».  Mais cette marque de solidarité nationale  ne doit pas faire perdre de vue l’immensité des tâches qui l’attendent : la mise en œuvre du processus de paix et de réconciliation nationale, la lutte contre l’insécurité, la corruption et la délinquance financière, le retour de l’école à l’école, la dotation des forces armées et de sécurité en matériels adéquats et le retour de l’administration à Kidal….

Après avoir écouté, religieusement, le  message empreint d’humilité du président de la République à la télévision nationale, les Maliens  sont convaincus  que les choses bougeront dans les jours, voire les semaines à venir. Le président  de la République doit agir vite et bien. Mais aussi,  éviter  les  « peaux de banane » que recèle l’accord de paix. C’est à ces conditions, et à ces conditions seulement, qu’il peut reconquérir sa popularité d’antan. Et, peut-être, prétendre à un second et dernier mandat à Koulouba.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ANPE&#45;Fare: une convention pour la création de 2500 PME/PMI</title>
<link>https://www.maliweb.net/emploi-apej/anpe-fare-convention-creation-de-2500-pmepmi-1552372.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/emploi-apej/anpe-fare-convention-creation-de-2500-pmepmi-1552372.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/ANPE.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Apr 2016 10:50:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En partenariat avec le Fonds Auto-Renouvelable pour l’Emploi (FARE), l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE) a signé un protocole de convention. C’était mardi 19 avril, à l’Hôtel Salam. En présence du ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Mahamane Baby. Objectif: créer en deux ans 2500 Petites et Moyennes Entreprises (PME)/Petites et Moyennes Industries (PMI).

Considérées comme le moteur de développement d’un pays, les PME et les PMI ont une forte potentialité de création d’emplois dans leur mission de satisfaction des demandes locales et des demandes pour d’autres entreprises. C’est fort de ce constat que l’Etat malien vient de mettre en place un budget de 500 millions FCFA pour financer 2500 PME/PMI sur l’ensemble du territoire national. Une initiative qui concerne les jeunes de 18 à 45 ans qui veulent entreprendre.

La convention a pour objectif de faciliter l’accès des jeunes sélectionnés par le Fare aux crédits bancaires pour favoriser le développement de l’entreprenariat jeune afin de réduire significativement le taux de chômage et le sous-emploi.  Selon le directeur exécutif du Fare, la convention de partenariat porte des objectifs qu’il faut saluer. Mamadou Bathio Touré a, aussi, appelé à la mobilisation pour relever le défi de l’emploi des jeunes.

« Il faut se mobiliser collectivement pour permettre à tous les porteurs de projets en recherche d’un secteur professionnel de créer leurs propres entreprises. Collectivement, il faut relever le défi des entreprises viables et encourager les projets économiquement innovants», a-t-il déclaré.

&nbsp;

Création de 10 000 emplois

&nbsp;

A terme, cette opération vise la création de 10 000 emplois. De quoi réduire fortement le taux de chômage. Aux dires d’Ibrahim Ag Nock, le Directeur général de l’ANPE, la signature de cette convention et les 10 000 emplois qui en résulteront est un pas vers la concrétisation de la volonté du président IBK de créer 200 000 emplois avant la fin de son mandat.

«La présente convention vise à mettre en synergie l’effort de l’ANPE et du FARE pour permettre aux porteurs de projets d’avoir accès aux financements. Il s’agit en clair dans le cadre de cette convention de financer 2500 PME/PMI sur deux ans avec pour finalité de créer 10 000 emplois », a insisté, le Directeur général de l’ANPE.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>26 mars : histoire d’une révolution piégée</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/26-mars-histoire-dune-revolution-piegee-1542102.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-politique/26-mars-histoire-dune-revolution-piegee-1542102.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 Apr 2016 22:22:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Si la date du 26 mars 1991 est entrée dans l’histoire politique du Mali comme celle de la fin du système de parti unique et de l’avènement d’une démocratie pluraliste, à l’exception notoire d’ATT qui a su tirer les marrons du feu, très peu d’acteurs figureront sur les tablettes. Pourtant, il s’agit bien de l’aboutissement d’une très longue lutte estudiantine et syndicale qui est allée crescendo depuis la chute de Modibo Kéita.

Aujourd’hui, les prétentions sont nombreuses mais un diagnostic sans complaisance suffirait pour établir que loin d’avoir été le point de départ de la renaissance souhaitée, mars 1991 n’aura finalement été que l’amorce des difficultés actuelles du pays. Retour sur une saga sanglante.

&nbsp;

<strong>LES PRETENTIONS ET LES FAITS</strong>

&nbsp;

Dans le Mali du mouvement démocratique, il y avait deux catégories d’acteurs : les uns avaient choisi la clandestinité et attisaient le feu à leur manière pendant que les autres, au cœur de la bourrasque offraient leur poitrine. S’il est vrai que le héros se caractérise par le courage, la prise de risque et l’esprit de sacrifice, tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne, certains « braves » n’ayant été aperçus qu’une fois l’orage passé. En réalité, les évènements de mars 1991 ont souffert d’une tare devenue le péché originel du mouvement démocratique : l’absence d’un leader charismatique porteur d’un projet ayant inspiré le mouvement. Mettre fin au régime en place était le seul point de ralliement de tous, si bien qu’à l’arrivée chacun a revendiqué la paternité de la chute, sans pouvoir dire en quoi son rôle a été plus déterminant que celui des autres. Le peuple qui a commencé la lutte a été pris de court sur la ligne d’arrivée par des militaires sortis des rangs d’une armée pourtant jusque-là dévouée au Général-Président. Ils constitueront l’aile militaire du mouvement démocratique et finiront par en prendre le contrôle. Pour le peuple en lutte qui comptait et pleurait ses morts, ce fut une symphonie d’autant plus inachevée que les putschistes étaient des proches et des protégés du président déchu. La crise avait mis face à face deux camps dont chacun prétendait agir au nom du peuple malien. D’un côté le Général Moussa Traoré, président de la république et de l’UDPM. De l’autre, une fronde persistante conduite par les étudiants de l’AEEM, mais aussi par l’UNTM, l’AMDH et le Barreau malien qui constituaient le noyau dur de la résistance. La trame de l’histoire est simple : des frustrations accumulées sur fond de corruption, une révolte populaire qui débouche sur un désir de changement. Le vent de la Baule qui souffle sur l’Afrique politique de 1990 sera fatal à l’UDPM et à son président qui est finalement écarté par un justicier sorti de l’ombre. Lorsque les acteurs du mouvement démocratique se montrent incapables de désigner une personnalité civile consensuelle pour conduire la transition politique, celle-ci échoira tout naturellement à ATT. C’est à ce moment qu’apparaît la première faille qui va hypothéquer l’avenir de la lutte politique car, ATT ne boude pas son plaisir et transforme l’essai à son profit. Il réussira tour à tour la réhabilitation et la remise en selle de l’armée culpabilisée par les tueries, l’organisation de la Conférence nationale, l’élaboration de la constitution de février 1992, l’élection présidentielle de juin 1992 et le passage du témoin au président élu, avant de recevoir l’hommage de la nation et les félicitations de la communauté internationale. Grâce à son  flair et son habileté, ATT qui n’aurait pu être qu’un figurant de charme va devenir l’acteur principal d’un mouvement qu’il n’avait pas inspiré. Devenu « l’homme du 26 mars », son ombre imposante planera sur la scène politique vingt et un ans durant.

&nbsp;

BILAN ET PERSPECTIVES

&nbsp;

La lutte du mouvement démocratique a longtemps porté la promesse de l’ouverture politique, de l’ancrage démocratique, de la bonne gouvernance économique et d’une vie sociale épanouie pour les Maliens. « Kokadjè », disait-on. Vingt ans après, on s’est rendu compte que les fruits avaient trahi la promesse des fleurs. Ce qui est arrivé le 22 mars 2012 mettra à nu l’incurie et la faiblesse d’un système fondé sur le clientélisme et la corruption à grande échelle. En cause, la faiblesse du leadership parce que pendant les 23 ans de règne du CMLN puis de l’UDPM, le Mali a connu des contestataires célèbres dans le milieu scolaire et celui de l’intelligentsia dont beaucoup visiteront les geôles de Kidal et Taoudéni, mais aucun d’eux n’était apparu comme une alternative possible au régime en place. En vérité, l’acceptation de l’ouverture politique représentait moins de menace pour Moussa Traoré que son intransigeance à la refuser. L’organisation d’une élection ouverte en 1990 lui aurait permis avec l’UDPM qui était la seule force politique organisée, de garder la main.

En dépit des échecs, il reste tout de même l’esprit du 26 mars. Un esprit qui, malheureusement n’a pu être honoré entre 1992 et 2012, période au cours de laquelle les mouvements rebelles ont pris du poil de la bête face à une armée politisée et déconnectée des questions sécuritaires. La déclaration d’Oumar Mariko résume assez bien la situation lorsqu’il dit : « le mouvement  démocratique est mort au pouvoir ». Celle du Pr Kanouté est tout aussi saignante « Le 26 mars a accouché d’un monstre ». Et le monstre a été si fertile que ses enfants sont parvenus à mettre sous scellé une bonne partie du nord du pays, avant d’inspirer la soldatesque le 22 mars 2012. Ceux qui ont galvaudé et tué le mouvement démocratique, à défaut d’assumer publiquement leur faute, se reconnaîtront très facilement. Ils ont berné le peuple en ne cherchant qu’à devenir Calife à la place du Calife et ils ont fini par être pires que le mal qu’ils prétendaient combattre. Entre 1992 et 2012, combien de cadres maliens de valeur ont été brimés et mis à la touche pour défaut de militantisme ou refus de couvrir une entreprise criminelle? Combien d’incompétents et d’intrigants ont été promus pour militantisme avéré pendant la même période? Qui peut évaluer l’impact de cette politique pire que l’apartheid sur l’économie et la société ? Les responsables du mouvement démocratique qui auront un jour le courage d’ouvrir ce débat, mériteront  peut-être le pardon du peuple malien. Les autres pourront continuer à claironner sans réveiller un chat qui dort dans ce Mali qui les a vus à l’œuvre, avant de plébisciter IBK.

L’histoire dira un jour si le peuple a eu raison de faire confiance à IBK dont le choix a été dicté par la reconnaissance du mérite au regard de son parcours politique. C’est le sens des attentes et de tout le poids qui pèse sur ses épaules.

&nbsp;

Mahamadou CAMARA Email : <a href="mailto:camara.mc.camara@gmail.com">camara.mc.camara@gmail.com</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Visite du Ministre de l’Education au Lycée Façal Ibin Abdoul Aziz  de Banamba : La rénovation du joyau en question</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/visite-ministre-de-leducation-lycee-facal-ibin-abdoul-aziz-de-banamba-renovation-joyau-question-1542092.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/visite-ministre-de-leducation-lycee-facal-ibin-abdoul-aziz-de-banamba-renovation-joyau-question-1542092.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Kénékouo-dit-Barthelemy-TOGO.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 Apr 2016 22:07:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le ministre de l’Education Nationale, Kénékouo dit Barthélémy Togo a effectué le jeudi  14 avril  2016, en compagnie du Chef de la Mission Saoudienne au Mali une visite au Lycée Façal Ibin Abdoul Aziz  de Banamba.

Objectif : voir par lui-même l’état de dégradation de ce joyau quarante ans après sa construction.

Le Lycée Franco-arabe Façal Ibin Abdoul Aziz  de Banamba est le fruit de la coopération entre le Royaume d’Arabie Saoudite et le Mali. Il doit son nom Façal Ibin Abdoul Aziz à la générosité du roi d’Arabie Saoudite. Il a été construit en 1975 sur une superficie de  5h 87a et forme chaque année plus de 500 élèves. A ce jour plus de 700 diplômés y ont étés formés.

En effet, c’est le Comité de Gestion Scolaire (CGS) de ce lycée qui a tiré la sonnette d’alarme sur le danger de la disparition de ce joyau architectural qui est dans un état de dégradation très avancé. D’où l’organisation de la présente visite pour montrer l’état des infrastructures au premier responsable du département de l’éducation accompagné par le partenaire saoudien.

C’est pourquoi dans son discours, Mr Bandiougou Gakou, président du CGS n’a pas manqué de souligner le rôle important joué par cet ordre d’enseignement dans la formation des enfants de Banamba. Il dira que depuis quatre ans le CGS se bat pour réhabiliter et rehausser l’image de ce lycée.

Il  a aussi rappelé que la représentation diplomatique saoudienne avait pris l’engagement de le faire mais que la volonté divine s’est manifestée autrement avec le rappel à Dieu du diplomate sortant.

Le Chef de la Mission Saoudienne au Mali a pris bonne note des propos du président du CGS et a promis de réagir. Il a salué l’excellence de la coopération entre le Mali et son royaume.

Pour le Ministre de l’Education Nationale, cet établissement  qui est le fruit de la coopération légendaire  entre la République du Mali et le Royaume d’Arabie Saoudite mérite plus qu’une cure de jouvence, il a besoin d’être rénové. Pour ce faire, le Ministre Barthélémy Togo a  assuré de l’attention particulière qui sera accordée par le département pour accompagner  les initiatives devant aboutir à la rénovation de l’établissement.

Il a invité pour la circonstance le Chef de mission de l’Arabie Saoudite à être l’interprète du gouvernement malien auprès des autorités Saoudiennes  afin de contribuer à la réalisation du nouveau destin que  nous voulons imprimer à cet illustre établissement scolaire commun.

Une visite guidée des locaux a mis fin à la visite.

&nbsp;

Cellule Com. MEN]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Opposition s’indigne des déclarations de  Bocari Tréta et réclame  des excuses publiques.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lopposition-sindigne-declarations-de-bocari-treta-reclame-excuses-publiques-1541552.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/lopposition-sindigne-declarations-de-bocari-treta-reclame-excuses-publiques-1541552.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Bocari-Treta.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 Apr 2016 17:44:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au cours de sa conférence de presse organisée le 13 avril dernier, à la Maison de la presse, l’opposition a rappelé que  «  le 28 février 2016, à l'initiative de l'opposition politique, une rencontre a regroupé la classe politique, la société civile et les groupes armés. Cette réunion a décidé de la création d'un mécanisme de suivi des engagements des signataires dans le cadre de la mise en œuvre de l'accord de paix issu du processus d'Alger. Le Président de la Majorité était chargé de la coordination de ce mécanisme. » Depuis le 2 décembre 2015, a dit Djiguiba Kéita, l’opposition était dans l'attente du démarrage du dialogue républicain. C’est en ce moment, a-t-il indiqué, qu’elle a été désagréablement surprise d'entendre le secrétaire général du principal parti de la majorité présidentielle, le RPM, accuser publiquement vers fin mars l'opposition politique d'être en train de préparer "un coup d'Etat contre le Président de la République et les institutions pour le 26 mars 2016." Ces gravissimes accusations, a dit Djiguiba Kéita, secrétaire général du PARENA, constituent une sérieuse entorse au dialogue républicain qu’ils veulent instaurer et un danger pour la paix. Dans leur déclaration, les partis politiques de l’opposition ont affirmé : « Nous avons écrit au Président de la majorité présidentielle pour nous indigner de cette attitude inadmissible du secrétaire général du RPM et avons conditionné la reprise du dialogue à l'administration de la preuve du complot et de l'identification de ses auteurs par l'accusateur, ou, à défaut, la présentation d'excuses publiques à l'opposition politique. »

Djiguiba Kéita a rappelé que le 31 mars 2016, l'Assemblée nationale du Mali a adopté la loi portant modification du code des collectivités pour y introduire l'institution des autorités intérimaires dans toutes les régions du nord de notre pays. Il a ajouté : « A la veille de cette délibération, nous vous avons entretenu dans cette même salle sur les dangers de cette modification du code des collectivités sur l'unité de notre Nation. Nos députés ont relayé nos inquiétudes lors des débats à l'Assemblée nationale, dans des conditions parfois qui frisent l'indignité. Ils étaient obligés de quitter la salle parce qu'on leur a refusé la parole. La loi a été finalement adoptée avec des atteintes graves à la constitution de notre pays, et en ayant en son sein les germes de la partition du Mali dont la parfaite illustration est l'attribution d'un statut particulier aux régions du Nord. Voilà entre autres raisons qui nous ont amené à saisir, à travers nos députés du groupe parlementaire VRD, la cour constitutionnelle aux fins de contrôle de constitutionnalité de la loi adoptée.C'est pourquoi les partis politiques de l'opposition républicaine et démocratique ont décidé solennellement qu'à partir d'hier, ils n'accepteront plus de s'associer à une quelconque concertation qui ne prend pas en compte les vrais problèmes politiques et institutionnels du pays. »

C’est dans cet esprit que l’opposition a aussi boycotté la réunion du mardi 12 avril 2016, concernant le projet de relecture de la loi électorale, de la charte des partis, l'agenda et le chronogramme des élections. Elle a affirmé que cet ordre du jour « démontre éloquemment le refus du gouvernement de tirer les leçons des tentatives antérieures d'organiser les communales et les régionales en faisant fi de la situation sécuritaire générale du pays et des engagements qu'il a pris dans le cadre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger. »

Par ailleurs, les partis politiques de l'opposition exigent la résolution immédiate des questions  relatives aux 900 000 cartes NINA, qui, selon le Vérificateur Général, sont de trop et l’introduction de la biométrie dans le système électoral comme c’est le cas dans la plupart de nos pays voisins. C'est pourquoi, elle avait invité  les Maliens à une marche le samedi 23 avril, mais, vu l’état de santé du président IBK, l’opposition a finalement reporté cette marche  à une date ultérieure.

Rappelons que cette manifestation avait pour objectif de  dénoncer la mauvaise gestion du Nord, les autorités intérimaires,  la corruption généralisée, la dilapidation des maigres ressources, l’’arrogance et le mépris, mais aussi et surtout, précise l’opposition, pour exiger la paix la quiétude dans un Mali uni et prospère.

B.D]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dans les morgues, la crise, connais pas !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/morgues-crise-connais-1541542.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/morgues-crise-connais-1541542.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 Apr 2016 17:24:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[On savait que des embouteillages sur nos routes, aux heures de pointe, paralysent la circulation dans notre belle capitale. Depuis peu, il existe aussi, à Bamako, une nouvelle forme d’embouteillage. Silencieuse. Et ça se passe dans les morgues où, c’est la bonne affaire…

Il fut un temps où les gardiens de morgues à Bamako broyaient du noir. Du moins à en juger par les propos d’un ami de gardien de morgue à l’Hôpital Gabriel Touré. « Gaoussou, rapportait-il, parlant de son ami vigile, affirme que les affaires ne marchent pas bien en ce moment ». Par cette affirmation que d’aucuns jugeront immorale, notre jeune gardien de morgue se plaignait du fait que le nombre de personnes mises à la morgue n’était pas assez considérable. Ce temps semble désormais révolu.

Rassurez-vous, notre gardien n’est pas le seul à vouloir plus de morts  pour bien vivre. Ils sont nombreux, les professionnels de ce secteur qui en font le souhait intérieurement. A leur tête, des marabouts qui s’acheminent de funérailles en funérailles. D’ailleurs,  il faut bien que quelqu’un s’en occupe. De tous ces corps. Quand on sait que les hôpitaux sont devenus des mouroirs. En ce temps de forte chaleur  accompagné du fort taux de décès dans les hôpitaux, c’est le temps des bonnes affaires.

Pas de place dans les cimetières à Bamako. Difficile de trouver de bons emplacements. Tous ceux qui y ont fait un tour récemment vous le confirmeront. Même scénario dans les hôpitaux où les malades sont couchés à même le sol faute de lits.  Avec des frais de morgue qui s’élèvent jusqu’à 4000 FCFA par jour, si le défunt ne provient pas de l’hôpital, on croirait que l’on ne se bousculerait pas au portillon de ces chambres froides. Erreur ! Là aussi, il faut se battre pour se faire une place. Dans le froid. Et ce n’est pas la famille Tall à Wolofobougou, pour avoir fait le tour des morgues, dimanche dernier, qui dira le contraire.

En effet ce jour là, un des membres de la grande famille Tall, un jeune homme, rend l’âme. La décision est prise de mettre le corps à la morgue, le temps de permettre  aux parents éloignés de venir à l’enterrement prévu pour le lendemain. Peine perdue. Pas de place vide dans les morgues.  C’est avec de la glace achetée dans des familles du quartier que l’on a patienté jusqu’à trouver des places libres.

Pour en finir avec les embouteillages dans les morgues, il est urgent d’en construire de nouvelles. En tout cas, au rythme où les choses semblent donner raison au jeune rappeur malien Mylmo. Lui qui affirmait : « la mort ne tue plus en détail mais en gros. C’est mieux.», disait-il, dans une de ses chansons, où, il faisait le porte-parole de la grande faucheuse.

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Karim Kéita : Cela se passe très bien. Le président pourra renter au Mali, la semaine prochaine inchAllah.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/karim-keita-se-passe-tres-bien-president-pourra-renter-mali-semaine-prochaine-inchallah-1541292.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/karim-keita-se-passe-tres-bien-president-pourra-renter-mali-semaine-prochaine-inchallah-1541292.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 Apr 2016 17:19:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Hammadoun Amion Guindo, secrétaire général de la CSTM

Nous avons déposé un préavis de grève pour les 3 et 4 mai prochain.

Abdoulaye Idrissa Maïga, ministre de l’Administration Territoriale

Nous avons décidé, après une réflexion murie, de vous proposer un chronogramme précis des échéances électorales. Nous voulons tenir les élections Communales le 25 septembre 2016 et les élections régionales et du district pour courant 2017.

Mamadou Awa Gassama, député VRD

Cela me fait plus de 22 ans d’exercice de député, je n’ai jamais vu un président de l’Assemblée nationale de la sorte, une assemblée qui refuse catégoriquement des débats contradictoires.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CSTM bat le pavé, demain…</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/cstm-bat-pave-demain-1541272.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/cstm-bat-pave-demain-1541272.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Hamadoun-Amion-Guindo.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 Apr 2016 13:23:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM), marchera demain. C’est ce qu’affirment les responsables de la centrale syndicale. C’était ce lundi, au cours d’une conférence de presse animée à cet effet.

La Confédération syndicale des travailleurs du Mali est décidée à se faire entendre. En effet, un mois après les 48 heures de grève qu’elle avait décrétée, la CSTM se résout à battre le pavé demain 21 avril. Ni l’état de santé du Chef de l’Etat, IBK, ni même celle de la  ministre la Fonction publique, Diarra Racky Talla, ne saurait les arrêter. « Nous compatissons pour la maladie du président IBK mais continuerons d'exercer notre droit syndical », a indiqué Hammadoun Amion Guindo, le Secrétaire Général de la CSTM.

Il faut dire que la CSTM, la deuxième plus importante des quatre centrales syndicales que compte notre pays, a décidé à se faire entendre. Elle a, depuis, 2014, déposé sur la table du gouvernement un cahier de doléances. Aucune des revendications formulées par la CSTM n’a trouvé de solution. Alors, elle entend par cette marche de demain, dénoncer la mal gouvernance, la corruption et la gestion clanique et familiale du pouvoir.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « comme tu le vois, je me porte comme un charme ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-vois-me-porte-charme-1541282.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-vois-me-porte-charme-1541282.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/IBK.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 Apr 2016 13:16:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Fraîchement rasé, bonnet vicié sur la tête, le président de la République parcourt du regard un livre de 300 pages, un verre de jus d’orange à la main. Confortablement installé dans un lit douillé, il est entouré par une équipe de médecins dévoués. Dans la salle décorée à l’italienne, IBK était seul. Ni garde du corps, ni membre du protocole. Une occasion inespérée pour nous, arrivés la veille,  à Paris,  par vol spécial à bord du « Ladji Bourama Air Force One », d’en savoir davantage sur son état de santé. Qui préoccupe l’ensemble des Maliens.

Comment vous sentez-vous, Mr le président, après cette intervention chirurgicale ?

&nbsp;

Comme tu le vois, Le Mollah, je me porte comme un charme. Je mange bien, je dors bien. Car, je suis  loin des emmerdements de l’opposition, des moustiques et de la poussière de Bamako.

&nbsp;

Savez-vous que l’opposition a reporté sa marche ?

&nbsp;

Je suis au courant ! Pourquoi n’a-t-elle  pas  marché, en mon absence ? Dr Tréta a raison, pour une fois : ces opposants-là veulent déstabiliser mon régime. Mais ils ne réussiront pas. Car, je serai à Bamako dans ces deux jours pour leur montrer que je suis toujours le président de la République, Chef de l’Etat, président du conseil supérieur de la magistrature, chef suprême des armées, dieu vivant des leaders politiques et alliés…

&nbsp;

Mr le président, vous avez pris tout le monde de court, y compris vos collaborateurs

&nbsp;

Que veux-tu, Le Mollah ? Si  je leur avais dit que je me rendrai à Paris pour me soigner, ils allaient déclarer ma mort, avant même que mon avion atterrisse à Orly. Ils sont nombreux, les politicards qui me souhaitent prompt rétablissement ; alors que la plupart d’entre eux ne souhaitent plus me voir sur le trône de Koulouba. Mais que veux-tu ? C’est Allah soubhanahouwatallah qui a voulu que je sois là pour 30 ans encore.

&nbsp;

Pour 30 ans encore dites-vous ?

&nbsp;

Pardon, je voulais dire jusqu’en 2028 !

&nbsp;

Qui vous dit que vous serez reconduit à la fin de votre premier mandat controversé ?

&nbsp;

C’est déjà dans la poche. Après mon hospitalisation, tous les partis politiques se sont mobilisés comme un seul pour implorer Dieu pour moi. Preuve, si besoin est, qu’il en sera ainsi pour mon second mandat.

&nbsp;

A quand votre retour à Bamako ?

&nbsp;

Je ne sais pas ! Les médecins m’ont conseillé de ne ni voir, ni parler avec mes opposants politiques, au risque de voir ma maladie rechuter. C’est pourquoi, je compte rester à Paris, quelques jours. Sinon, si je rentre à Bamako, les premiers qui frapperont à mon portillon s’appelleront Soumaïla Cissé, Tiébilé Dramé, Oumar Mariko, Modibo Sidibé…..

Selon mon médecin traitant, je ne dois voir, ni entendre un opposant politique jusqu’à la fin de mon premier mandat. Car ils sont nocifs pour ma gorge.

Propos recueillis par Le Mollah Omar]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Issiaka Sidibé sur la sellette</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/issiaka-sidibe-sellette-1541082.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/issiaka-sidibe-sellette-1541082.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Issiaka-Sidibe.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 Apr 2016 12:48:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Décidément, le président de l’Assemblée nationale, Issiaka Sidibé, multiplie les mauvaises performances, en matière de communication. En prenant tout simplement acte du communiqué de la présidence, relatif à l’état de santé du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, avant de lui souhaiter prompt rétablissement, il fait mine grise, ce qui ne sied pas en pareille circonstance. Evidemment, cela provoque un ressentiment chez les honorables députés qui ne finissent pas de se poser la question : Issiaka Sidibé a-t-il vraiment la stature d’un président d’Assemblée nationale ? Le proverbe qui dit : qui s’assemble se ressemble, devrait donc inciter les parlementaires à se poser des questions… sur eux mêmes d’abord. On pourrait même penser que c’est dû au bas niveau de cette mandature. Ce n’est pas la première fois que les élus font mine grise après des déclarations intempestives d’Issiaka Sidibé. On se rappelle effectivement qu’il avait, sans raison, retiré la parole à Oumar Mariko, à propos des problèmes de passeports et de cartes d’identité. Aujourd’hui, force est de constater que les interventions de l’élu de Kolondiéba ont eu des résultats plus que satisfaisants et bénéfiques pour les populations, avec le raccourcissement des délais d’obtention des passeports et cartes d’identité, mais surtout, avec la confection des passeports biométriques. Comme pour prouver au président de l’Assemblée nationale qu’il n’avait pas raison, le ministre de la Sécurité de l’époque, Sada Samaké, a été démis. Le président de l’Assemblée nationale vient de s’attaquer à la corporation des journalistes qui ne sait même pas pourquoi ces flèches leur sont destinées. En effet, il devrait se montrer plus explicite et convaincant. Le président de l’hémicycle devrait aussi savoir qu’un court traitement médical ne peut entraîner la vacance de la présidence de la République, à moins que cela n’entraîne un empêchement absolu ou définitif. Sur ce point, les députés devraient en vouloir à Issiaka Sidibé, dont les intentions pourraient être mal interprétées, à cause de sa calamiteuse communication. Selon nos sources, les élus l’attendent au tournant.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Karim Keïta, présiden…sciable en 2023 ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/karim-keita-presidensciable-2023-1541042.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/karim-keita-presidensciable-2023-1541042.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Karim-Keita.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 Apr 2016 12:38:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est la question que les Maliens se posent. Surtout, après le lancement de son mouvement politique  censé le porter au pouvoir, à l’issue de l’improbable second et dernier mandat de son père : Mouvement Karim 2023.</strong>

Le Mali emboîtera-t-il le pas au Togo, au Gabon ou à la RDC (République Démocratique du Congo) où les fils ont succédé à leur père, sur le trône de la République, avec la complicité d’une certaine France ?

Au Mali, comme dans ces trois pays, les fils de président sont entrés en politique par la grande porte. Soit, dans le cabinet de leur père de président ou au gouvernement de leur pays, avec la baraka de leur père. Comme c’est le cas d’Ali Bongo Ondimba et de Faure Gnassingbé. Soit,  comme officier supérieur de l’armée, comme c’est le cas de Kabila fils. Soit, comme  député à l’Assemblée nationale, comme l’honorable Karim Keïta, fils du président de la République. La suite, on la connaît.

Au décès de leur  père, chacun a succédé à son paternel. Avec l’onction de l’Elysée, soucieuse de perpétuer, sous nos tropiques, cette « monarchie  républicaine » que la France, elle-même, a abolie il y a 227 ans. Avec la révolution française de 1789.

Elu, d’abord, député de la commune II du district de Bamako ensuite président de la Commission Défense de l’Assemblée nationale auquel rien ne le prédestinait, le fils du président de la République entame, ainsi, une ascension fulgurante sur l’échiquier politique national. Si sa récente candidature, au poste de 1er vice-président de l’Assemblée, avait été stoppée net par une coalition de partis politiques – dont celui au pouvoir – rien ne semble décourager Mr Karim Keïta. Qui semble s’être découvert, à la surprise générale, un destin présidentiel. Tout comme Ali Bongo Ondimba, Faure Gnassingbé et Joseph Kabila, l’honorable Karim Keïta poursuit multiplie les initiatives dans la perspective des présidentiables à venir.

&nbsp;

Karim 2023 : être roi ou faiseur de roi en 2023 ?

&nbsp;

Le nom de son mouvement, « Karim 2023 », atteste cette hypothèse. La fin du premier mandat de son père, IBK, est prévue pour 2018. Son second et dernier mandat – ce qui est loin d’être évident au regard de son bilan à mi-mandat – devrait prendre fin en 2023. C’est à partir de cette date, que Karim Keïta devra descendre dans l’arène présidentielle.

Mais d’ici là, il entend dynamiser son mouvement, en l’implantant dans toutes les régions,  tous les cercles… jusqu’au dernier hameau  du pays. Même à coups de millions de nos francs, s’il le faut. Car le jeu en vaut la chandelle.

De deux choses, l’une : à travers « Karim 2023 », le fils d’IBK entend,  soit se présenter à l’élection présidentielle à l’issue du second et dernier mandat de son père, soit jouer le rôle du « faiseur de roi », entre les deux tours de la présidentielle.

En attendant, ce mouvement politique semble avoir du plomb dans l’aile. Composé d’hommes et de femmes à l’intégrité morale et intellectuelle entamée, « Karim 2023 » aura du mal à convaincre les citoyens maliens de sa bonne foi. S’y ajoute la réputation, pour le moins sulfureuse,  de son initiateur réputé, plus comme un « bon viveur », plutôt qu’un bourreau du travail.

Mais un Karim peut-il toujours en cacher un autre ?

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fluidité de la circulation: l’approche du maire du District porte fruits</title>
<link>https://www.maliweb.net/mairie-du-district-district-de-bko/fluidite-de-circulation-lapproche-maire-district-porte-fruits-1527812.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/mairie-du-district-district-de-bko/fluidite-de-circulation-lapproche-maire-district-porte-fruits-1527812.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Apr 2016 11:40:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A quelques mois de la tenue du Sommet Afrique-France à Bamako, en janvier 2017, les autorités du district ne dorment plus que d’un œil et demi. Le stress se lit, sur leurs visages. Après plusieurs tentatives de déguerpissement des voies publiques, sans succès, l’approche du maire du District porte ses fruits. Du moins, pour l’instant.

« Il est clair que  nous aurons affaire à des gens de mauvaise foi. Ceux qui feront preuve de patriotisme et de civisme seront traités avec respect. L’État exercera résolument sa force vis-à-vis de ceux qui s’opposeront à son autorité», avait-il déclaré, et d’ajouter, quelques jours plus tard : « « Dès samedi, nous dégagerons toutes ces zones ». Nous sommes à un mois de ces déclarations du gouverneur du District de Bamako, Hadi Traoré. Rien ! Les voies sont restées occupées de leur belle occupation.

Depuis, c’est le Maire du District, Adama Sangaré qui semble trouver la formule pour faire dégager les occupants des voies publiques. Après de nombreuses rencontres de concertation avec tous les groupes concernés, le maire du district, Adama Sangaré crée une Commission de libération du Boulevard du peuple et des voies adjacentes. Celle-ci est composée de transporteurs, de commerçants détaillants et de représentants de l’administration.

Mener des actions d’information et de sensibilisation des transporteurs, commerçants, riverains et autres usagers de la route ; veiller à la libération du boulevard et des voies adjacentes et assurer le suivi permanent pour la pérennisation des acquis, telle est la mission assignée à la commission. Et ça marche. Car, depuis quelques jours, certaines artères sont dégagées. Mais,  jusqu’à quand ?

Pour l’instant en tout cas, la commission est à pied d’œuvre et ses actions portent fruits. Dans le calme, sans policiers, gendarmes ou gardes, les occupants après des moments d’entretiens avec les sensibilisateurs, plient bagages. On est loin des opérations similaires de déguerpissement où tous les commerçants, même installés légalement, inhalaient le doux parfum des gaz lacrymogènes.

Mamadou TOGLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>1ère Conférence Nationale de l’APR : Les quatre vérités de Nouhoum Togo aux détracteurs d’ATT !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/1ere-conference-nationale-de-lapr-quatre-verites-de-nouhoum-togo-aux-detracteurs-datt-1527772.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/1ere-conference-nationale-de-lapr-quatre-verites-de-nouhoum-togo-aux-detracteurs-datt-1527772.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Nouhoum-Togo.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Apr 2016 11:35:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Tenue samedi dernier, la 1ère conférence nationale de l’Alliance pour la République (APR) a failli tourner au vinaigre. Et pour cause, profitant du micro, à lui tendu, pour passer le message de soutien de son parti, Nouhoum Togo, secrétaire à l’information et à la mobilisation du PDES pique une colère noire.  Il ne fait pas de quartier aux détracteurs de l’ex-président Amadou Toumani Touré. Sous les applaudissements d’un public acquis à sa cause.

Tout avait pourtant bien commencé dans cette cérémonie d’ouverture de la 1ère conférence nationale de l’APR. Évènement couplé au 1er congrès des Femmes et à celui des Jeunes du parti du Perroquet. Avec des intermèdes musicaux agrémentés par la voix perçante de la griotte Batoma Kouyaté et Oumar sidy Sangho dans le rôle de maitre de cérémonie, tout devait aller pour le mieux.

Après le secrétaire du parti, ce fut le tour du président de l’APR de prendre la parole. Avec un député, 18 maires et 300 conseillers communaux, l’APR se porte bien en trois ans d’existence. Et le parti a un rôle à jouer dans le processus de paix enclenché par les plus hautes autorités. C’est ce message qu’a fait passer le président Oumar Ibrahim Touré. « Tous les Maliens sans aucune distinction de bord politique doivent s’approprier l’esprit de l’accord pour sa mise en œuvre. Car, la paix n’a pas besoin de nous, mais nous avons besoin de la paix », dit-il. Après le discours du président de l’APR, accompagné d’un autre intermède musical, les représentants des partis amis, aussi bien de la majorité que de l’opposition se relayent au pupitre pour passer leur message de soutien. Après le RPM, parti au pouvoir, ce fut le tour du parti de l’Abeille de saluer « celui dont l’Adema-pasj est le premier parti», puis celui des FARE. Enthousiasmé par le passage des précédents orateurs, le maitre de cérémonie invite le représentant du PDES (Parti pour le Développement Economique et la Solidarité). Deux ou trois propos d’amabilité sont prononcés.

&nbsp;

Pas pour longtemps.

&nbsp;

Très vite, l’intention de Nouhoum Togo est connue. La tentative de Sangho, le maitre de cérémonie pour lui faire entendre raison n’a rien  donné : « Non Sangho ! Tu ne m’empêcheras pas de parler », s’écrie-t-il. Pour lui, tous ceux qui se réclament de la mouvance présidentielle sont aujourd’hui des hypocrites. « Je rends grâce à Allah et à l’enfant béni de Mopti, le président Amadou Toumani Touré», commença-t-il. En entendant : « Amadou Toumani Touré », la salle applaudit longuement. Se sentant comme propulsé, le Secrétaire à l’information et à la mobilisation du PDES continue.

« Alors que le régime de Moussa Traoré, nous tirait dessus, ATT était là avec nous en mars 1991. Et lorsqu’il est devenu président la plupart de ceux qui lui couraient derrière, se sont retrouvés dans le camp de ses détracteurs. C’est grâce à ATT que beaucoup de gens ici ont été propulsés sur le devant de la scène politique. Nous disons : « non ! », à  cette façon de faire la politique. Nous ne sommes pas dans cette logique, nous défendrons nos idées jusqu’au bout », a martelé, Nouhoum Togo avant de céder le pupitre, au grand soulagement de certains.

&nbsp;

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hôpital du Quartier&#45;Mali: 48 heures d’enfer pour les nouveau&#45;nés</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/hopital-quartier-mali-48-heures-denfer-nouveau-nes-1527682.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/hopital-quartier-mali-48-heures-denfer-nouveau-nes-1527682.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Apr 2016 11:29:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il y a de ces évènements qu’on n’aimerait pas entendre, à plus forte raison en être témoin. Malheureusement, l’affaire de ‘’48 heures d’enfer pour les nouveau-nés’’ est un de ces évènements là. Pourtant c’est se passe au Centre de Santé de la Commune V, plus connue sous le nom de l’Hôpital du Quartier-Mali où, la climatisation de la salle d’hospitalisation des nouveau-nés est tombée en panne.

De l’angoisse, les parents de nouveau-nés du Centre de Santé de la Commune V  en ont connu les lundi et mardi dernier. En effet, placés en observation après l’accouchement, leurs bébés ont été exposés à une chaleur des plus intenses. La climatisation est tombée en panne. Dans les hôpitaux maliens, ce ne sont pas seulement les malades qui rendent l’âme. Le matériel, défectueux, lui aussi, trépasse. Et plus souvent qu’on ne le croit. Des mamans, en colère, l’ont appris à leurs dépens.

La salle n°08 du Service de Néonatologie où sont mis en observation les nouveau-nés, est la salle la plus reculée de l’hôpital du Quartier Mali. Lorsque les médecins constatent qu’un bébé a quelques problèmes de santé, il y est admis, généralement pour 72 heures. Mais les bébés sains, nés par césarienne y sont, aussi, placés. La température de la salle doit  être surveillée pour trouver la température optimale pour les bébés. Mais, hélas ! Confrontées aux coupures intempestives de courant, les mamans composent aussi désormais avec les pannes récurrentes de la climatisation. En effet, la salle n°08 constamment fermée d’habitude, a dû rester ouverte, pendant 48 heures. Jour et nuit. Victime de la situation, une jeune maman témoigne : «je suis à mon deuxième accouchement. Mon bébé n’a rien. Mais comme j’ai accouché par césarienne, je suis obligée d’attendre 3 jours avant de rentrer à la maison. Dans la nuit de lundi à mardi, mon bébé fait une forte fièvre. Vers 2 heures du matin, sa température était si élevée que le médecin de garde a prescrit des  médicaments que je suis allée acheter, seule, jusqu’à la pharmacie du 2e pont, celle de l’hôpital étant fermé cette heure là. Ce matin (mardi), ils ont fait une prise de sang, j’attends les résultats. Imaginez-vous, c’est là où nos bébés sont censés être sains et saufs. Malheureusement, c’est cet endroit qui les rend malades », dit-elle, l’air perdu.

Dans son livre ‘’surveiller et punir’’, Paul-Michel Foucault affirme qu’entre les hôpitaux et les  prisons, il y a une forte ressemblance. En se rendant, dans l’arrière-cour de l’hôpital du Quartier-mali, où sont installées les nouvelles mamans, on comprend mieux, la réflexion du philosophe français. Pas de toilettes. Certaines femmes, les plus audacieuses sans doute, se rendent dans les toilettes de la Morgue de l’hôpital. Les seules, dans un état acceptable. C’est à la tombée de la nuit, ou juste avant le crépuscule, que les mamans, le long du mur d’enceinte, prennent leur douche.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le système Faguibine : La voie de l’autosuffisance alimentaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/alimentation-crise-alimentaire/systeme-faguibine-voie-de-lautosuffisance-alimentaire-1527752.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/alimentation-crise-alimentaire/systeme-faguibine-voie-de-lautosuffisance-alimentaire-1527752.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Apr 2016 11:21:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Située à 90 Km de Tombouctou, la ville de Goundam  abrite trois grands systèmes lacustres : le système du lac Horo, le système du lac Fati et le système du lac Faguibine. Qui regroupe, à lui seul, plusieurs lacs interconnectés. Leur remise en eau permettra, d’une part, d’atteindre l’autosuffisance alimentaire dans le septentrion malien. Et, d’autre part, de faire du Mali le grenier de l’Afrique de l’Ouest.

D’une superficie de 86.000 ha, le système Faguibine est constitué de cinq lacs interconnectés, alimentés à partir de deux marigots, qui prennent leur source sur le Farabango, un défluent du fleuve Niger. Avant de se rencontrer à hauteur du village de Kanéye, pour former le marigot de Goundam.

Les lacs Télé et Takara couvrent une superficie de 13.000 ha ; ceux de Gouber et Kamango, 20.000 ha ; le lac  Faguibine, le plus grand, totalise à lui seul 53.000 ha.

&nbsp;

<strong> De Soni Ali Ber à Vitallis</strong>

&nbsp;

Fascinés, par les potentialités de cette zone, des ingénieurs, des chercheurs… ont tenté, non sans succès, de mettre la zone lacustre en valeur. Le premier fût Soni Ali Ber, roi des Songhoï. C’est lui qui creusa, en 1483, le canal qui reliait, par voie d’eau, Raz- Elma à Oualata. Puis, l’ingénieur français, Vitallis, creusa un autre canal, dénommé « Canal Vitallis », qui relie le lac Fati au lac Télé. C’était en 1919. A l’époque la zone lacustre du Mali était le grenier de la sous–région ouest –africaine. Elle approvisionnait les pays d’Afrique de l’ouest en riz, en niébé, en blé… Mais aussi, en poissons sec et fumé.  Mais à la fin des années 60, les marigots ont tari. Conséquence : les lacs n’étaient plus approvisionnés en eau. Le sable réoccupa près du 1/3 des surfaces cultivables. Le désert s’y installa.  Il a fallu attendre 1986, pour que le gouvernement s’intéresse au système Faguibine. Toutes les études  ont montré que la mise en eau des lacs ne pose aucun problème. Surtout, après le désensablement du lit du lacs. Mieux, la zone lacustre du Mali est l’une des rares zones de culture, qui ne nécessitent pas d’engrais pour produire des céréales de qualité. C’est pourquoi le gouvernement a mis en place le « Projet de Mise en Valeur du Système Faguine ». Projet financé par le Bureau des Nations Unies pour le Sahel (UNSO) et le gouvernement norvégien. Mais c’est à partir de 2004, que ce projet a, véritablement, démarré.

&nbsp;

<strong>OMVF : l’espoir des populations du nord</strong>

&nbsp;

Le ministère de l’Agriculture a élaboré, en juin 2005, un projet d’aménagement et de mise en valeur du système Faguibine. Coût global de ce projet : 13 milliards CFA.

Mieux, en janvier 2006, l’Assemblée Nationale adopte le projet de loi, portant création de « l’Office pour la Mise en Valeur du Système Faguibine (OMVF) ».

Etablissement public à caractère administratif, l’OMVF a son siège à Goundam. Sa Mission : réaliser, d’une part, toutes les actions permettant d’accroître la production et la productivité agricole dans cette zone. Et, d’autre part, développer les productions animales. La zone d’intervention de l’OMVF couvre trois cercles : Goundam, Diré, Tombouctou.  Il s’agit, en gros, d’une vingtaine de communes, regroupant 216 villages et fractions.  Premier chef de gouvernement à se rendre dans la zone lacustre, Modibo Sidibé a eu droit à un accueil digne des grands jours. « A ma connaissance, c’est la première fois qu’un Premier ministre se rend dans notre zone, afin d’explorer, avec nous, les voies et moyens, de rendre au système Faguibine ses lettres de noblesse », nous confie un notable de Goundam, que nous avons joint au bigophone. Avant de conclure : « Si le gouvernement consent un effort supplémentaire, le Faguibine pourra produire deux fois, voire trois fois, plus de riz que l’office du Niger ».

&nbsp;

<strong>Les acquis de l’OMVF</strong>

&nbsp;

A l’issue de neuf mois de travaux, l’OMVF a réalisé le curage de 16.365 m de chenaux, pour un volume de 76.355 m3 de déblais ; la plantation de 71.359 pieds d’eucalyptus sur 93,08 hectares ; la distribution de 164 tonnes de céréales et de 187 kg de semences maraîchères à 13 associations et groupements de paysans…

Ces réalisations ont favorisé l’arrivée précoce de la crue dans le Farabango. Qui a facilité la mise en terre, et à bonne date, des pépinières ; le démarrage normal des campagnes dans les périmètres irrigués ; la disponibilité de l’eau pour les cultures et le bétail ; la mise en eau de 7.000 hectares supplémentaires, dont l’exploitation permettra de produire 10.000 tonnes de céréales et de légumineuses ; le retour de 3.000 familles au bercail et au travail de la terre ; la restauration de l’équilibre écologique et, enfin, le retour de l’espoir dans cette zone…

Autant de résultats obtenus, grâce à un financement sur le budget national.  A sa création, l’OMVF a bénéficié d’un financement de 1,078 milliard CFA, prélevé sur le budget national. Aussi en 2007, le gouvernement a, en dépit des contraintes budgétaires, consenti 1,020 milliard CFA à l’OMVF en vue de consolider les acquis. « L’autosuffisance alimentaire des régions du Nord passe par la remise en eau des lacs de Goundam », indique Mr  Tidiane Khalil Ascofaré, directeur général de l’OMVF. Pour ce faire, a-t-il ajouté, des ressources financières supplémentaires doivent être affectées à l’OMVF. Afin de lui permettre de poursuivre, le surcreusement des chenaux d’alimentation des lacs. Un message qui a valeur d’avertissement.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Habib plébiscite, le Mali honore !</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/habib-plebiscite-mali-honore-1527722.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/people/habib-plebiscite-mali-honore-1527722.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Habib-Sissoko-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Apr 2016 11:09:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Reconduit, il y a environ deux mois et  pour la quatrième fois consécutive, à la tête du Comité National Olympique du Mali, Habib Sissoko vient d’être élu, à l’unanimité, président de l’Union Africaine du Judo (UAJ). C’était mercredi 06 avril, à l’hôtel El Mouradi de Gammarth de Tunis où, se tenait le congrès électif de l’Union africaine de Judo.

« Le navire du judo africain est, désormais, entre les mains d’un commandant expérimenté ! », disait l’intendant général Lassana Palenfo, le président sortant, en passant le témoin à son ami et compagnon de route de plus de 30 ans, sous un tonnerre d’applaudissements.  A la cérémonie d’ouverture, présidée par Mr Mehrez Boussayene,  président du Comité Olympique et Sportif tunisien et en présence du secrétaire général de la Fédération Internationale de Judo, Jean-Luc Rouget, le président sortant, l’ivoirien Lassana Palenfo a rendu un vibrant hommage au nouveau président de l’Union Africaine de Judo, un homme, dit-il, avec lequel il a cheminé pendant plus de 30 ans. Afin de promouvoir le sport, tous les sports, sur le continent africain.

Très ému, par ces nombreuses marques de confiance, Habib Sissoko a dédié sa victoire au peuple malien ; mais surtout, à ses autorités pour leur soutien indéfectible.

Seul candidat en lice, Habib Sissoko a été élu président de l’union Africaine du Judo. Il dirige un bureau d’une dizaine de membres, dont une femme. Le sacre de Habib Sissoko est le couronnement d’une vie dédiée au sport. Au judo, en particulier.

&nbsp;

<strong>Une vie dédiée au sport</strong>

&nbsp;

Habib Sissoko pratique le judo depuis son plus jeune âge. Déclaré, plusieurs fois, champion du Mali, il représentera notre pays aux jeux olympiques de Russie. C’était dans les années 80. Après une retraite sportive bien méritée, il intègrera la Fédération malienne de Judo où, il occupera plusieurs postes.  Avant de se voir confier les rênes de la Fédération pendant près d’une décennie.

En 2002, il est sollicité, ou presque,  pour présider aux destinées du Comité National Olympique du Mali. Qui vient, contre toute attente, de le reconduire à sa tête pour la quatrième fois consécutive.  Habib Sissoko est, partout, apprécié par ses pairs pour son charisme ; mais surtout, pour sa rigueur. Une taille au-dessus de la moyenne, élégant en boubou comme en costume, les cheveux toujours coupés à ras, il ne passe jamais inaperçu. Il a, toujours, un mot gentil pour les personnes qu’il rencontre sur son passage. Calme et souriant, il ne lève jamais la voix. Ou rarement.  Il n’en parle jamais. Pourtant, c’est grâce à lui que notre pays a bénéficié de plusieurs bourses d’études sportives en Algérie. C’est, aussi, grâce à lui que la réputation de notre pays est restée intacte outre-Atlantique.  En dépit des tribulations qu’il a connues  ces quatre dernières années.

« Cette élection de Habib Sissoko à la tête du bureau de l’instance suprême du judo africain est, non seulement, une fierté pour  le mouvement sportif national, mais aussi un honneur pour le Mali », indique Mr Housseïni Amion Guindo, ministre des Sports, dans un communiqué publié à cet effet.

Par ce sacre, Habib Sissoko devient, après Mr Hamane Niang, président de la FIBA-Afrique, la deuxième personnalité malienne à présider aux destinées d’une instance suprême du sport continental. Et ce n’est qu’un début. Du moins, pour qui connaît l’aura internationale du président du Comité National Olympique et Sportif du Mali. Sacré Habib !

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Mohamed Aly Bathily, ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/me-mohamed-aly-bathily-ministre-domaines-de-letat-affaires-foncieres-1527662.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/me-mohamed-aly-bathily-ministre-domaines-de-letat-affaires-foncieres-1527662.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Mohamed-Bathily.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Apr 2016 11:02:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Sur 100 dossiers en examen à la justice, 80 sont fonciers. 90 % des titres fonciers sont attribués aux commerçants et aux fonctionnaires, seulement 4 % sont attribués aux paysans. Ces titres sont des garanties dans les banques aujourd’hui. C’est pourquoi 2 députés de l’Assemblée nationale ont miraculeusement obtenu un prêt de 17 milliards de F CFA dans une banque de la place. Ce, après avoir spéculé sur 120 hectares de terres des pauvres paysans. Ce sont les députés, maires, les opérateurs économiques et les hauts cadres qui sont les grands spéculateurs.

<strong>Tiéman Hubert Coulibaly, ministre de la Défense</strong>

Les personnels intégrés devront avoir rempli une grille de sélection rigoureuse conformément aux conditions en vigueur dans l’armée, sans discrimination aucune. Cela sera désormais le lot de tous les Maliens.

<strong>Hammadoun Amion Guindo, secrétaire général  de la CSTM</strong>

C’est une marche pacifique de protestation par rapport aux violations répétées des droits syndicaux et humains en général. C’est pour dire que nous ne sommes pas d’accords avec la gestion actuelle de l’état. Nous sortirons le 21 avril prochain pour dire non à cet état de fait.

<strong>Oumar Ibrahima Touré, président de l’APR</strong>

Notre crédo, à savoir, une alliance de toutes les filles et de tous les fils du Mali, pour une renaissance de notre pays est une vision juste pour atteindre les objectifs qui sont les nôtres.

<strong>Pérignama Sylla, secrétaire général du MP22</strong>

Le rôle que la France a joué dans la crise malienne, est connu aujourd’hui de tous les Maliens. Elle a initié la rébellion MNLA qui visait la partition de notre pays. Sur ce plan, elle a été désavouée par la communauté internationale qui n’a pas voulu reconnaître la prétendue République de l’Azawad parrainée par la clique criminelle des dirigeants français !

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « pourtant, il va falloir que la haute cour de justice trouve de quoi inculper  ATT !  »</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/interview-presque-imaginaire-ibk-pourtant-va-falloir-haute-cour-de-justice-trouve-de-quoi-inculper-att-1527622.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/non-classe/interview-presque-imaginaire-ibk-pourtant-va-falloir-haute-cour-de-justice-trouve-de-quoi-inculper-att-1527622.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/IBK.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Apr 2016 10:46:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les yeux rivés sur le sol, la tête entre les deux mains et les lunettes posées sur le nez, IBK ne s’est pas aperçu de notre arrivée. Absorbé par ses pensées, il n’a pas quitté cette position depuis une bonne heure. Du moins, si l’on en croit une indiscrétion de ses gardes du corps. « Quand il est dans cette position, vaut mieux ne pas le déranger, sinon ! », nous avertit l’un d’eux, avec un air sérieux. Reconnaissant notre voix entre mille, il nous invite à prendre place à côté de lui, sur une chaise italienne de couleur ocre. Interview.

<strong>Mr le président,  à quoi vous pensez, en ce moment précis ?</strong>

&nbsp;

Le Mollah, je pense au rapport de la commission ad hoc, chargée de la mise en accusation d’ATT, qui indique dans son fameux rapport qu’il n’y a aucune preuve pour inculper mon « cousin » de haute trahison. Mes derniers espoirs, pour reconquérir le cœur des Maliens vient de finir en eau de boudin. Et mon second et dernier mandat s’annonce en pointillés.

&nbsp;

<strong>Comment ça ?</strong>

&nbsp;

Réfléchis un peu ! Si la haute cour de justice arrive à  condamner ATT  à quelques 60 ou 70 ans de prison pour haute trahison, personne ne parlera plus, en bien, de lui, ni de ses réalisations, qui me font ombrage depuis le début de mon mandat. Les Maliens le détesteront pour avoir « trahi » notre pays.  Dans ce cas, ils n’auront d’yeux que pour moi. Même si, pour l’instant, je n’ai pas atteint le millième des réalisations d’ATT.

&nbsp;

<strong>Qu’allez-vous donc faire maintenant ?</strong>

&nbsp;

Je vais demander à la majorité présidentielle de faire pression sur les députés et les membres de la commission ad hoc. Afin qu’elle trouve de quoi inculper ATT, car au rythme où vont les choses, ATT risque de s’en sortir sans casse.

&nbsp;

<strong>Donc, ce qui vous arrange, aujourd’hui, c’est une condamnation d’ATT ?</strong>

&nbsp;

Parfaitement ! Sans cela, mon second et dernier mandat est compromis. C’est pour cela que j’exhorte la majorité présidentielle et la haute cour de justice à tout mettre en œuvre pour faire condamner ATT. Notre bonheur en dépend !

&nbsp;

<strong>Donc, il faut coûte que coûte trouver quelque chose pour inculper ATT ?</strong>

&nbsp;

Je n’ai pas dit ça !

&nbsp;

Mais c’est que j’ai cru comprendre !

&nbsp;

De toutes les façons, la commission ad hoc de l’Assemblée nationale doit revoir sa copie, sinon !

&nbsp;

Sinon quoi ?

&nbsp;

Rien ! Car, tu ne peux pas me comprendre.

&nbsp;

Propos recueillis

par Le Mollah Omar]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Route Bamako&#45;Ségou : ou est donc passe le reste du financement ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/route-bamako-segou-passe-reste-financement-1527602.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/route-bamako-segou-passe-reste-financement-1527602.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Route-Bamako-Segou.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Apr 2016 10:39:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le premier volet du projet est à peine terminé, que le chantier s’est arrêté. Comme s’il n’avait jamais démarré. Considérée comme une des plus voies d’accès à notre capitale, du moins par voie terrestre, la route Bamako-Ségou aura été, avec celle reliant Bamako à Koulikoro, l’un des deux projets phares d’ATT. Les études de l’une comme l’autre avaient été faites. Et les financements obtenus.</strong>

Le premier chantier, qui a vu démarrer ses travaux, aura été celui de la route Bamako-Ségou. Même après le coup d’Etat qui a renversé son initiateur, les travaux se sont poursuivis jusque sous la transition, dirigée par Pr Dioncounda Traoré. Puis, les travaux se sont stoppés net.

Selon nos informations, un ministre des travaux Publics et de l’Equipement, dont nous tairons le nom – du moins pour l’instant – aurait appelé, dans son bureau, le chef de l’entreprise chargée d’effectuer les travaux. Afin de lui réclamer sa « part » du marché. Etonné, ce dernier aurait expliqué à notre tout-puissant ministre d’alors, que le financement était bouclé. Et qu’il n’y a plus moyen d’y soustraire quoi que ce soit, pour qui que ce soit.

Furieux, notre ministre aurait menacé le chef d’entreprise, un certain Hu, de lui faire des misères. Connaissant les capacités de nuisance de Mr le ministre, il aurait réalisé des économies, sur les matériaux de construction de la voie, pour satisfaire les caprices de notre ministre, à qui il aurait versé 800 millions CFA.

Après l’achèvement du premier volet de la voie, qui devrait être réalisée en deux fois trois voies, l’entreprise aurait plié bagages. Le second volet du projet aurait été relégué aux calendes grecques. Parce que le gouvernement actuel n’aurait pas les capacités de négociation nécessaires pour faire débloquer le financement du dernier volet du projet.

<strong>Oumar Babi  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le président de l’Assemblée nationale se trompe de cible</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/president-de-lassemblee-nationale-se-trompe-de-cible-1527532.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/president-de-lassemblee-nationale-se-trompe-de-cible-1527532.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Issiaka-Sidibe.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Apr 2016 10:30:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En s’attaquant à une certaine presse de manière tout à fait anonyme, le président de l’Assemblée nationale, Issiaka Sidibé a encore une fois révélé ses carences. Ce n’est pas la première fois qu’Issiaka Sidibé fasse preuve de légèreté dans ses jugements. On se rappelle, en effet, qu’au cours d’une séance d’interpellation de l’ancien ministre de la Sécurité, Sada Samaké, il avait pris fait et cause pour le ministre, retirant la parole à Mariko. La retransmission des débats télévisés à l’ORTM avait mis à nu les allégations du président de l’Assemblée nationale, en montrant que c’est bel et bien l’ancien ministre de la sécurité qui avait commencé par jeter le pavé dans la mare, traitant Mariko d’agitateur professionnel sans vergogne, contrairement à l’avis du président de l’Assemblée nationale qui avait demandé au député de retirer ses paroles. Oumar Mariko, qui n’avait fait que répliquer, avait refusé une telle injonction. Issiaka Sidibé lui avait retiré la parole. Lors du vote du projet de loi portant code des collectivités territoriales, Issiaka Sidibé n’a pu contenir la furie du député Zoumana Tji Doumbia qui voulait s’en prendre à son collègue Al Kaïdi Touré, qui était opposé à la clôture des débats. Dans l’immédiat, Il n’a fait aucune remarque pour que pareille situation ne se reproduise à l’Assemblée. C’est dire que le président de l’hémicycle ne dispose vraiment pas des atouts lui permettant de s’attaquer à une certaine presse. Il faut, à l’occasion, signaler que malgré les difficultés que la presse rencontre à l’Assemblée nationale, dont l’indisponibilité  des documents, les journalistes couvrent régulièrement les séances plénières de l’hémicycle jugées importantes. On a même appris qu’il a été interdit de donner à boire aux journalistes. Que veut-on cacher à l’Assemblée nationale ?

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conclusion de la commission AD HOC chargée de la mise en accusation d’ATT : « Les infractions, reprochées à  ATT, n’ont pas d’assises juridiques solides et les preuves sont difficiles à établir »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/conclusion-de-commission-ad-hoc-chargee-de-mise-accusation-datt-infractions-reprochees-a-att-nont-dassises-juridiques-solides-preuves-1527502.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/conclusion-de-commission-ad-hoc-chargee-de-mise-accusation-datt-infractions-reprochees-a-att-nont-dassises-juridiques-solides-preuves-1527502.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/ATT-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Apr 2016 10:19:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Chargée de la mise en accusation d’ATT, la commission ad hoc annonce, dans son rapport,  qu’elle ne dispose d’aucune preuve lui permettant d’envoyer l’ex-Chef de l’Etat  devant la Haute Cour de Justice.</strong>

Soupçonné de n’avoir rien fait, ou presque, pour empêcher l’entrée des groupes djihadistes et des groupes touareg venus de Libye sans, auparavant, les désarmer, et d’avoir rompu la chaîne de commandement au sein de l’armée….. l’ex-président de la République, Amadou Toumani Touré, plus connu sous ses initiales, ATT, était soupçonné  de haute trahison.

&nbsp;

Rapport de la commission ad hoc : juste et indépendant

&nbsp;

C’est à Dakar où, il est exilé depuis le coup d’Etat du 22 mars 2012 qui l’a renversé, qu’ATT  apprend, par voie de presse,   l’accusation, dont il fait l’objet. Le procureur général près la Cour suprême avait transmis,  le 18 décembre 2013 au président de l’Assemblée nationale, une correspondance dans laquelle il énumérait les faits susceptibles d’être retenus contre l’ex-président de la République.

Après examen de ce document, l’Assemblée nationale a, à son tour, mis en place une commission ad hoc. C’était le 1er juillet 2014. Son rôle : produire un rapport, conformément à l’article 15 de la loi du 13 janvier 1997 fixant la composition et les règles de fonctionnement de la Haute Cour de Justice.

« Lorsque le président de la République est susceptible d’être inculpé à raison de faits qualifiés de haute trahison, l’Assemblée nationale en est saisie par son président », stipule l’article 15.

Selon l’article 95 de la constitution du 25 février 1992, la « Haute Cour de Justice est compétente pour juger le président de la République et les ministres, mis en accusation devant elle par l’Assemblée nationale pour haute trahison ou à raison des faits qualifiés de crimes ou délits, commis dans l’exercice de leurs fonctions, ainsi que leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’Etat ». Chargée de la mise en accusation d’ATT, la commission ad hoc a entamé ses travaux le 7 juillet 2014. C’était dans la salle de la commission des lois constitutionnelles, de la législation, de la  justice des droits de l’homme et des institutions de la République. Objectif : produire un rapport et une résolution de mise en accusation de l’ex-président de la République.

Après une séance de travail et  d’échanges avec l’avocat général  et le procureur général  près la Cour suprême, les 19 et 28 août 2014 sur le contenu de la correspondance sur les faits susceptibles d’être retenus contre ATT, la commission ad hoc d’avoir une meilleure appréciation de la question. Surtout, après sa mission, effectuée du 9 au 14 novembre 2014 au Niger, pour un échange d’expériences.

&nbsp;

Les accusations, contre ATT,  tombent à l’eau

&nbsp;

Entamées le 15 septembre 2014, après une brève interruption due au renouvellement des instances et organes de l’Assemblée nationale, les auditions des personnes ressources n’ont  pas donné les résultats escomptés. Pour cause. Le  crime de « haute trahison », dont ATT est accusé, elles estiment que « le crime de haute trahison, en raison de sa signification et de la qualité de ses potentiels auteurs, reste une infraction politique. Il se trouve que l’appréciation de haute trahison est, généralement, impartiale, car il s’agit d’accuser en raison du statut et de la  qualité politique de l’intéressé ».

S’agissant de la situation sécuritaire du septentrion malien, les personnes ressources indiquent que toutes les régions du nord étaient fragilisées avec l’arrivée des groupes touareg venus de Lybie  et l’installation des djihadistes dans cette partie de notre territoire. « L’ancien président de la République a essayé de lutter contre l’installation des groupes djihadistes et terroristes au nord du pays, avec plus ou moins de succès », révèle le rapport de la commission ad hoc. Et d’ajouter : « les dispositifs  des forces armées déployés au nord du pays, des années 2000 à l’arrivée des Maliens de Libye, n’étaient pas de nature à enrayer la menace, qui pesait sur le pays. Les tentatives de coopération sous régionale, - le CEMOG -, n’ont pas permis d’aboutir à des résultats positifs….. L’arsenal militaire n’a pas été renforcé et l’outil de défense a été confiné dans un système, qui ne puisse apporter de coups troubles à la démocratie et à l’Etat de droit, issus des évènements de mars 1992 ».

En clair, face à la déliquescence de l’arsenal militaire existant, les forces armées nationales étaient, depuis les années 2000, incapables d’empêcher les groupes et les groupes armés venus de Libye de s’installer au nord de notre pays.

Et le rapport de la commission ad hoc de poursuivre : « l’analyse de ces infractions, reprochées à l’ancien président Amadou Toumani Touré, est juridiquement délicat et politiquement complexe. Et ce d’autant plus que les infractions citées n’ont pas d’assises juridiques solides et les preuves, à cette phase de la procédure, sont difficiles à établir ». Et de conclure : « il a été difficile, voire impossible, de réunir les éléments d’appréciation sur l’ancien président de la République pour ce qui est des accusations portées contre lui ».

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour Diarra Racky Talla, les instruits au ‘’N’ko’’ sont des analphabètes</title>
<link>https://www.maliweb.net/fonction-publique/diarra-racky-talla-instruits-nko-analphabetes-1515592.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/fonction-publique/diarra-racky-talla-instruits-nko-analphabetes-1515592.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Mme-Diarra-Raky-Talla1.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 Apr 2016 14:20:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Invitée de la dernière émission hebdomadaire ‘’Action Gouvernementale’’ diffusée, tous les dimanches, sur la télévision nationale, la ministre de la Fonction Publique n’a pas convaincu. C’est un euphémisme. Car, après le passage de la ministre, un constat général se dégage: Diarra Racky Talla s’est mélangé les pinceaux. Seule. Pis, on est même tenté de dire qu’elle divaguait, vu la gravité de certains de ses propos.

L’administration publique malienne est malade, même Saint Jude, reconnu par l’Eglise comme ‘’le défenseur des causes perdues’’ ne trouverait à en redire. Minés pas des maux qui ont pour nom entre autres : la corruption, la gabegie, la lourdeur, l’absentéisme, le favoritisme, le népotisme…. Pour s’en souvenir, l’affaire dite de la suspension du droit de vote de notre pays à l’ONU trotte encore dans la tête des Maliens. Mais pour la ministre du Travail, de la Fonction Publique et de la Reforme de l’Etat, Chargée des Relations avec les institutions, il existe zéro corruption dans le service public. C’est à croire qu’il existe au Mali différentes dimensions du service public. Celle des usagers et celle des autorités.

Qu’à cela ne tienne, interrogée sur l’inadéquation entre le nombre de demandeurs d’emplois et le nombre d’emplois à pourvoir, notre ministre du Travail affirme: « la fonction publique n’est pas pourvoyeuse d’emplois ». Avant d’ajouter, pour se convaincre, sans doute : «Ce n’est pas son rôle. Elle ne recrute que les agents dont elle a besoin pour son fonctionnement». Troublé par ces explications, le Canard se procure un dictionnaire, histoire de voir si le mot ‘’pourvoyeur’’ n’avait pas un sens figuré. Après un coup d’œil rapide dans Le Larousse nous trouvons le mot (pourvoyeur/ pourvoyeuse : qui fournit quelque chose). Pas de sens figuré. De quoi parle la ministre de la Fonction Publique alors, quand on sait qu’en France dont nous copions le modèle administratif, on affirme que « la fonction publique reste la principale pourvoyeuse d’emplois avec plus de 4 millions d’agents». Autrement, aucune entreprise ne recrute pour le plaisir de recruter.

Mais là où nous sommes restés  perplexes, sans doute pas autant que nos deux confrères de l’ORTM, c’est lorsque la ministre du Travail et de la Fonction Publique assimile les lettrés du N’ko à des analphabètes. En effet, interrogée sur les efforts qui sont en train d’être faits par l’Etat pour corriger la lourdeur administrative et les tracasseries dont sont victimes les usagers, Diarra Racky Talla affirme qu’il existe, désormais, un site web pour expliquer les démarches administratives.

Ce qui est normal. Mais quand le journaliste lui fait remarquer que la plupart de nos populations, analphabètes ne sauront que faire de ce site.

La ministre de la Fonction Publique indique que le site est en cours de traduction dans les langues nationales. Intrigué, le journaliste relance sa question craignant de ne pas être compris. Peine perdue, Diarra Racky Talla accrochée à son stylo tel un marabout à son chapelet récidive.

Au terme de l’interview la ministre du Travail, de la Fonction Publique et de la Reforme de l’Etat, Chargée des Relations avec les institutions n’a pas convaincu. Ils sont nombreux, ces Maliens qui se posent la question: « Mais, diantre comment a-t-elle pu devenir ministre ? ».

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ecobank : le calvaire des étudiants se poursuit</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/crise-scolaire/ecobank-calvaire-etudiants-se-poursuit-1515562.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/crise-scolaire/ecobank-calvaire-etudiants-se-poursuit-1515562.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Ecobank-Mali.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 Apr 2016 13:32:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après des journées de grève et de tergiversation, les étudiants rentrent en possession de leur bourse. Enfin. C’est la fin du calvaire, est-on tenté de dire. Mais en réalité, c’est là que commence la traversée du désert pour certains d’entre eux. Leur carte bancaire Ecobank ne finit plus de leur créer des problèmes.</strong>

On est loin des temps où, des étudiants dormaient devant l’économat des différentes facultés. A ce temps là, il fallait soudoyer les membres de l’AEEM, les policiers qui venaient maintenir l’ordre et même l’économe si vous vouliez avoir votre bourse rapidement. Depuis 2011, rien de tout cela, promet-on aux étudiants. Pour avoir sa bourse, désormais, il suffit de se rendre à un distributeur de billets ECOBANK pour retirer son argent. La décision est accueillie avec satisfaction. Mais pas pour longtemps.  Depuis la bancarisation des bourses des étudiants, les problèmes n’ont pas disparu. En tout  cas, pas comme on le croyait. Ils se sont, simplement, métamorphosés. En plus des guichets automatiques qui tombent en panne ou avalent des cartes, d’autres problèmes techniques, à n’en point finir ont surgi à Ecobank. Et ce ne sont pas les seules tracasseries, car la Banque, en complicité avec le CENOU et des responsables de l’AEEM, autorisent des prélèvements systématiques sur la bourse de tous les étudiants. Pour des motifs non valables.

On se rappelle, pour la contribution à l’effort de guerre en 2013, chacun des 100 mille étudiants que comptent les universités maliennes devaient payer la somme de 1000 fcfa contre 500 FCFA pour les élèves. Les étudiants apprendront à leurs dépens, qu’au lieu des 1000 et 500 FCFA convenus, c’est la somme de 2500 FCFA qui a été prélevée sur chaque bourse et trousseaux. Certains affirment que le montant total des prélèvements, cette année là, s’élevait à 7 500 FCFA par étudiant. L’année dernière, c’est la somme de 5 000 FCFA qui a été prélevée par ECOBANK avec la bénédiction du Centre National des œuvres Universitaires (CENOU) au titre de frais de carte-Cenou. Cette carte-cenou, pour ne pas dire ce bout de papiers que nous avons observé, comporte les nom et prénom, la photo et le numéro bancaire que les étudiants ont, d’ailleurs, à l’apparition des listes de boursiers. Les étudiants ayant compris l’arnaque, ont refusé de payer la fameuse carte-cenou. Pas pour longtemps. La solution du prélèvement automatique intervient, aussitôt. Ainsi la carte-cenou coûte, à chaque étudiant, la somme de 5000 FCFA contre 1000 FCFA pour la carte d’étudiant. ‘’No pity in business’’.

Au Sénégal à qui nous avons emboité le pas, le ministre de l’Enseignement Supérieur, le mathématicien Mary Teuw Niane a décidé cette année de ne plus faire de la bancarisation des bourses d’étudiant le pré-carré d’Ecobank-Sénégal. A quand le tour du Mali ?

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recettes douanières : un record de 43,8 milliards CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-record-de-438-milliards-cfa-1515522.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-record-de-438-milliards-cfa-1515522.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/douane.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 Apr 2016 13:10:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les recettes douanières ont franchi, en mars dernier, la barre des 43 milliards CFA, dont 20 milliards CFA pour le seul Bureau des Produits Pétroliers (BPP). Une première, dans l’histoire de la douane malienne, depuis sa création au début des années soixante.</strong>

C’est une surprise, une surprise sur…..prise. Depuis son arrivée, début 2015, à la tête de la douane, les recettes sont passées d’une moyenne de 35 milliards CFA à 40 milliards CFA par mois. Avec des pics de 41 milliards CFA, parfois.

Mais, c’est la première fois, dans l’histoire de la douane malienne, que les recettes ont frôlé la barre des 44 milliards CFA. En effet, en mars dernier, les recettes douanières ont dépassé,-  de 800 millions CFA -, la barre des 43 milliards CFA. Plus connu sous le nom de «  Bureau du Pétrole », le Bureau des produits Pétroliers (BPP) a réalisé, à lui seul, 20 milliards CFA, contre 18 en février.

Considérée comme le record des records, cette performance a été saluée, par des applaudissements, par le gouvernement à travers l’hôtel des Finances ; mais aussi, par les partenaires techniques et financiers. Qui voient, dans ces chiffres, un « bon départ » pour l’économie nationale.

&nbsp;

<strong>Les raisons de cette performance</strong>

&nbsp;

A l’origine de cette performance, le management dont le directeur général, l’inspecteur général Modibo Kane Keïta a fait montre, en se faisant entourer d’une équipe, dont la réputation est, déjà, faite. Triés sur le volet, les membres de l’équipe Modibo Kane Keïta ont un dénominateur commun : leur rigueur dans le traitement des dossiers.

Outre les saisies des tonnes de stupéfiants, de médicaments contrefaits, d’armes et de munitions, la douane malienne excelle, aussi, dans la lutte contre le trafic. Sur terre, sur mer, comme dans les airs.

Pourtant, à sa nomination, début 2015, à la tête de la douane, nul ne donnait chère de la peau de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta. Réputé bon technicien, calme et effacé, nombreux étaient ceux qui prédisaient son échec dans la mission qui lui avait été par le président de la république : renflouer, d’une part, les caisses de l’Etat et, d’autre part, redonner à la douane ses lettres de noblesse. La suite, on la connaît. Un mois après sa prise de fonction, les recettes sont passées de 35 à 40 milliards CFA par mois. Soit, un excédent de 5 milliards CFA par mois.

Au Bureau des Produits Pétroliers (BPP), les recettes ont connu une hausse phénoménale. Elles sont passées de 12 milliards CFA à 18 milliards CFA par mois. Soit, un excédent de 6 à 7 milliards CFA par mois. Et depuis le début de l’année, elles ont progressé. Comme c’est le cas en mars dernier où, le BPP a, pour la première fois de son histoire, réalisé  20 milliards CFA.

En l’espace de quelques mois, l’équipe Modibo Kane Keïta a réussi ce qui  semblait relever de l’impossible : la hausse du niveau des recettes.

Surtout, dans un contexte de crises : crise politique, sociale, sécuritaire et crise financière internationale…..

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hamed Diane Semega conseiller du président Macky Sall ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/hamed-diane-semega-conseille-president-macky-sall-1515412.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/hamed-diane-semega-conseille-president-macky-sall-1515412.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Macky-Sall-Semega.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 Apr 2016 12:53:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est, en tout cas, ce que nous a révélé un proche, voire très proche, de l’ex-ministre des Transports et de l’Equipement d’ATT, renversé il y a quatre ans, jour pour jour, par le capitaine-général Amadou Aya Sanogo et sa clique.</strong>

Pour ce faire, ajoute notre source, il disposerait d’un immeuble entier, ou presque, pour ses bureaux. Avec toutes les commodités requises.  Après le coup d’Etat du 22 mars 2012, Hamed Diane Semega s’est exilé au Sénégal, pays de sa mère où, dit-on, il compte de nombreux frères et cousins. Grâce à son impressionnant carnet d’adresses, il a entamé une carrière de consultant au « pays de la Téranga ». Avant de se faire remarquer, par le président sénégalais, qui lui aurait fait appel pour étouffer son équipe de conseillers.

On comprend, dès lors, pourquoi l’ex-ministre de l’Equipement et des Transports d’ATT aurait, toujours selon notre source, décliné l’offre d’IBK d’entrer dans son gouvernement. « Comment peut-il accepter, alors qu’ATT à qui il doit tout est en exil forcé au Sénégal », s’interroge notre source.  Outre le cas d’Hamed Diane Semega, le Mali dispose de milliers de centaines d’hommes et de femmes, capables d’épauler IBK dans la lourde tâche qui est la sienne : sortir notre pays de cette crise, qui n’aura que trop duré. Mais hélas !

Face à cette mission, pour le moins herculéenne, les hommes qui l’entourent ne semblent pas faire le poids. Surtout, après les scandales et sales affaires qui ont marqué ses deux ans et demi au pouvoir.

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autorités intérimaires : Une loi qui divise</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/autorites-interimaires-loi-divise-1515382.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/autorites-interimaires-loi-divise-1515382.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/caricature-Autorités-intérimaires-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 Apr 2016 12:47:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est après sept amendements, des débats houleux et la sortie intempestive des députés de l’opposition que le Projet de loi portant code des collectivités territoriales  a été voté par les 103 députés présents dans la salle Aoua Kéita de l’Assemblée nationale, vendredi dernier. Il faut dire que la veille, le Collectif de l’opposition avait tenu à informer la presse sur ce projet de loi qu’il a jugé contraire à la constitution. En fait, la grande controverse vient de l’article 2 du projet de loi qui indique :  « les modalités de mise en place des Autorités intérimaires dans les Collectivités territoriales, y compris les dispositions spécifiques relatives aux Collectivités territoriales des régions de Tombouctou, Gao et Kidal ainsi qu’à celles des régions de Taoudenit et Ménaka à leur création, conformément à l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, sont fixées par décret pris en conseil des ministres. » Pour l’opposition, cet  article est contraire à la constitution, car, il institue deux régimes juridiques distincts en matière de gestion des collectivités, l’un s’appliquant au reste du territoire national qui est du domaine de la loi et l’autre, prévu par l’article 2, concernant les régions de Tombouctou, Gao et Kidal ainsi que les régions de Taoudenit et Ménaka. Elle dénonce aussi un partage du pouvoir entre l’Etat et les groupes armés, qui selon elle, n’en ont pas les qualités légales.

L’avis juridique de la Commission des lois constitutionnelles de l’Assemblée nationale donne en partie raison à l’opposition, car, elle indique que l’article 2 est contraire aux dispositions des articles 97 et 98 de la constitution, car, ces dispositions relèvent du domaine de la loi. Finalement, c’est le dernier amendement qui a supprimé l’article 2 avant que le projet ne soit voté. Toutefois, la commission signale la motivation de la suppression : « l’article est redondant car l’article 297 du code des collectivités territoriales dispose que les modalités d’application de la présente loi sont déterminées en tant que de besoin par voie réglementaire. » Ce qui n’est qu’une manière  de contourner le problème, puisque le gouvernement a toujours la latitude d’agir par voie réglementaire, donc de maintenir le décret en question. Ce qui a amené le député Mody N’Diaye à demander au ministre de la Décentralisation et de la réforme de l'Etat, Mohamed Ag Erlaf, si le gouvernement allait prendre le décret. La question est restée sans réponse. Pour la majorité présidentielle, en phase avec le ministre, c’est un bon  projet de loi, car, il permet de mettre en œuvre le développement local, le déploiement de l’administration dans les  localités du Nord, le retour des rapatriés et des services sociaux de base.

C’est aussi, ont dit les députés de la mouvance présidentielle, un projet de loi qui ouvre la voie à l’organisation des élections. Ils ont fait remarquer que la mise en place des Autorités intérimaires est prévue par l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. C’est dans ce cadre que la Commission des lois constitutionnelles indique : « l’Annexe 1 de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger prévoit la mise en place, le cas échéant et au plus tard, trois mois après la signature de l’accord, des autorités chargées de l’administration des communes, cercles et régions du Nord, durant la période intérimaire.

La mise en œuvre de ces engagements nécessite la mise en place des Autorités intérimaires chargées des attributions dévolues aux Conseils des collectivités territoriales pendant une durée n’excédant pas dix-huit mois. Ces autorités proviennent des services déconcentrés, de la société civile, du secteur privé ainsi que des conseils sortants. Le présent projet de loi est initié dans ce cadre. » En outre, lors de sa conférence de presse, tenue samedi dernier, la majorité parlementaire a tenu à faire remarquer que les partis politiques de l’opposition ont participé à des réunions relatives à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « je n’ai rien contre le retour d’ATT au Mali, mais cela risque de me départir  du peu de popularité qui me reste »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-nai-rien-contre-retour-datt-mali-risque-de-me-departir-de-popularite-me-reste-1515472.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-nai-rien-contre-retour-datt-mali-risque-de-me-departir-de-popularite-me-reste-1515472.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/IBK-1.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 Apr 2016 12:46:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Plus nombreux qu’on peut l’imaginer, les partisans d’ATT réclament, chaque jour que Dieu fait, son retour dans son pays. Exilé au Sénégal, à la demande de la CEDEAO, suite au coup d’Etat du 22 mars 2012, son retour au pays est réclamé par ses partisans ; mais aussi, par l’écrasante majorité des Maliens, déçus par le régime actuel.Alors, pourquoi ATT est-il encore en exil, depuis bientôt trois ans, après l’élection d’IBK, son « cousin »,  à la présidence de la République ? Qu’est- ce qui l’oppose à IBK ? En clair, y’a-t-il une autre raison, qui pourrait expliquer l’exil actuel d’ATT que rien ne saurait justifier ? Interview.

Mr le président, Soumaïla Cissé, le chef de file de l’opposition, a indiqué la semaine dernière, qu’ATT, votre «  cousin »  et prédécesseur qui vous procurait, chaque année, une calebassée de « chô » (entendez haricot) conformément à la tradition, doit rentrer au pays. Qu’en pensez-vous ?

&nbsp;

Mon petit frère, c’est-à-dire Soumaïla Cissé, s’immisce dans une affaire qui concerne deux de ses grands frères : ATT et moi. Il nous nous laisser – ATT et moi – gérer cette affaire. Le petit frère, fut-il chef de file de l’opposition, n’a pas le droit de s’immiscer dans une affaire opposant ses deux aînés. Et pour avoir fait cette déclaration, relayée en boucle par les médias, il sera frappé d’une forte amende, dont le montant n’est pas encore fixé. J’y réfléchis encore.

Ceci dit, je n’ai rien,  personnellement,  contre ATT. Et je reconnais, n’en déplaise à ses détracteurs, que c’est le président de la République qui a, le plus, travaillé, après Feu Modibo Keïta, pour développer notre pays. Les chantiers qu’il a initiés, durant ses deux mandats, se passent de commentaire.

Mais son retour, dans le contexte actuel, risque de poser problème.

&nbsp;

<strong>Quel problème, Mr le président ?</strong>

&nbsp;

Les Maliens m’ont élu à hauteur de 77,3 % des voix. Une première en terre libre et démocratique du Mali. Mais deux ans et demi après, ma popularité est en dégringolade. Ceux qui ont contribué à mon élection disent, aujourd’hui, qu’ils regrettent le départ d’ATT du pouvoir. Même mes « souteneurs » inconditionnels pensent la même chose.

Dans ces conditions, je ne peux souhaiter le retour d’ATT au Mali. Même si, je ne suis pas contre. Car, ce retour risque de me départir du peu de popularité qui me reste au sein de l’opinion publique nationale, voire internationale.

En d’autres termes, le retour d’ATT au Mali pourrait donner à nombre de nos concitoyens l’idée de le remettre en selle à Koulouba. C’est pourquoi, je ne suis pas contre son retour au bercail ; mais ça me coupe l’appétit, disons le sommeil.

&nbsp;

Pensez-vous que le mieux, pour vous, c’est de faire la sourde oreille face à ceux qui réclament son retour sur sa terre natale ? Même le maire de Gao a rappelé, la semaine dernière, que sans le retour d’ATT au Mali, il n’y aura pas de réconciliation nationale

&nbsp;

J’en conviens que ce n’est pas la bonne manière de régler ce problème ; mais j’y pense, en attendant de trouver la meilleure formule pour que mon « cousin » et sa famille puissent revenir au bercail.

Quant au maire de Gao, lui,  en a eu pour son compte, avec la mise en place des autorités intérimaires. Dans quelques jours, il ne sera plus maire de la « Cité des Askia ». Cela suffirait, peut-être, à calmer ses ardeurs dans sa volonté délibérée de faire revenir ATT dans mon « royaume », pardon dans notre pays.

&nbsp;

Propos recueillis

par Le Mollah Omar]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Daba Diawara, ancien ministre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/daba-diawara-ancien-ministre-1515462.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/daba-diawara-ancien-ministre-1515462.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Daba-Diawara.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 Apr 2016 12:45:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Cette loi est contraire à la constitution. Elle viole au moins quatre à cinq articles de notre constitution. C’est une loi qui va entraîner la partition du pays, puisqu’on va imposer deux ordres juridiques sur le même territoire.</strong>

Seydou Diawara, président du groupe parlementaire VRD

Il est bien dit : en ouvrant la période intérimaire, on a fixé un certain nombre d’objectifs, parmi lesquels, il faut ramener la paix sur le terrain. Dans un article de l’annexe 1, on dit que les institutions de la République en place pourront continuer leur mission jusqu’à la définition de l’ensemble des conditions de mise en œuvre de l’accord. Après, on dit : le cas échéant,  on va parler d’autorité intérimaire. L’accord ne demande pas expressément la mise en place de l’autorité intérimaire.

Moussa Timbiné, président du groupe parlementaire RPM

Ce projet de loi ne porte aucun germe de partition du pays.

Hamadou Konaté, ministre de la Solidarité, de l'action humanitaire et de la reconstruction du Nord

&nbsp;

Quand vous lisez l’accord, la phase intérimaire ne pourra être considérée comme ayant démarré effectivement, que lorsque les autorités intérimaires seront mises en place… la communauté internationale, à travers ses représentants, a salué la diligence avec laquelle cette action a été menée et bien menée.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cameroun: à Yaoundé, l’opposition interdite de conférence de presse</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/cameroun-a-yaounde-lopposition-interdite-de-conference-de-presse-1502912.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/cameroun-a-yaounde-lopposition-interdite-de-conference-de-presse-1502912.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Cameroun-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Mar 2016 10:50:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Des dizaines de leaders politiques de l'opposition, leurs militants et même des journalistes ont été interpellés, mardi 29 mars à Yaoundé au siège du MRC. Les premiers avaient convié les médias à une conférence de presse interdite et violemment réprimée par la police.

Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), le Parti du peuple camerounais (CPP), l'Union des populations du Cameroun des fidèles (UPC) et le parti Univers, ces quatre <a href="http://www.rfi.fr/emission/20150526-joshua-osih-fru-ndi-avait-dit-heure-etait-pas-penser-son-remplacement-politique-cameroun-paul-biya-parti-sdf" target="_blank"><strong>formations d’opposition</strong></a> avaient donné rendez-vous mardi 29 mars aux journalistes pour <a href="http://www.rfi.fr/afrique/20120816-yaounde-forces-ordre-reunion-mrc-opposition-alain-fogue-tedom-rene-sadi-cameroun" target="_blank"><strong>une conférence de presse</strong></a> dont l’intitulé était « <em>Debout pour le Cameroun </em>».

Sur les lieux, au siège du MRC, un important dispositif policier les y avait précédés, les autorités prétextant la tenue d’une manifestation illégale. « <em>Le sous-préfet arrivé a intimé l’ordre qu’on soit dispersés. Tous les leaders ont été aspergés par les canons, puis </em>[ont reçu]<em> du gaz lacrymogène. Ils ont été copieusement tabassés. C’était affreux</em> », rapporte Patrice Sado de l’UPC des Fidèles.

<strong>Indignation sur les réseaux sociaux</strong>

Toute la journée, des photos de ces personnalités politiques, assises à même le sol sur la chaussée, encadrées par des dizaines de policiers, ont été largement diffusées sur les réseaux sociaux. Un traitement qui a suscité de nombreux commentaires indignés sur l’impossibilité pour les acteurs de l’opposition de tenir des manifestations publiques.
<div class="em-block em-width-full em-orientation-center photo-material em-type-flash-externe"><strong><a href="http://www.rfi.fr/afrique/20160330-cameroun-une-conference-presse-opposition-violemment-reprimee" target="_blank"> .......Lire la suite sur rfi.fr</a></strong></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gendarmerie Nationale: Bientôt, une nouvelle unité d’élite</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/gendarmerie-nationale-bientot-nouvelle-unite-delite-1502892.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/police/gendarmerie-nationale-bientot-nouvelle-unite-delite-1502892.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Gendarmerie-nationale-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Mar 2016 10:46:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<h4>La désormais traditionnelle rencontre entre les médias et les services d’ordre et de sécurité, a eu lieu. Le Col. Satigui dit Moro Sidibé, Directeur Général de la Gendarmerie Nationale était face à la presse. C’était jeudi dernier, dans la salle de conférence du ministère de la Sécurité et de la protection Civile.</h4>
Après le Directeur Général de la Police Nationale, celui de la Protection Civile, le centre de Communication du ministère de la Sécurité et de la Protection a organisé une rencontre entre la Gendarmerie Nationale et la presse. Objectif: éclairer la lanterne des hommes de média sur l’organisation et les missions assignées à la Gendarmerie Nationale.

Créée par l’Ordonnance n° 99 -049/PRM du 1er octobre 1999, la Gendarmerie Nationale comprend une Direction Générale, des services en staff et des services rattachés tels que l’inspection, le Commandement des Ecoles, le Service d’investigation judiciaire et le groupement de Réserves ministérielles. La gendarmerie Nationale du Mali  a entre autres missions d’assurer la police administrative, la police judiciaire, la police militaire, la défense opérationnelle du territoire, la mission de prévôt et la protection des points sensibles. A cela il faut ajouter l’exécution des décisions de justice, le transfèrement des détenus et l’exécution des mandats des tribunaux.

Répondant aux questions des journalistes, le Col. Satigui dit Moro Sidibé n’a pas souhaité faire de commentaires sur le nombre de ses éléments, discrétion militaire oblige. « Nous avons des insuffisances de moyens, nous avons des insuffisances d’effectifs », a-t-il, simplement, reconnu. Et d’ajouter: « si on me donne 5 000 éléments aujourd’hui, ça fera mon affaire et aussi celle des populations». Selon le Directeur Général, après dix années d’expérience et de soulagement des populations, le Peloton d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (PIGN) est en cours de mutation. Face aux nouvelles formes de menace, il est nécessaire de revoir notre dispositif de sécurité. Ainsi, dit-il, le PIGN fera bientôt place au Groupement Spécial d’Investigation de la Gendarmerie Nationale (GISGN).  Rappelons que le PIGN tout comme la Cavalerie, le Peloton de moto, l’Unité Cynophile sont les composantes du Groupement des Réserves Ministérielles qui est lui-même un des services rattachés à la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale.

<strong>Mamadou TOGOLA   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Etre directeur général des douanes à tout prix !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/etre-directeur-general-douanes-a-prix-1502862.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/etre-directeur-general-douanes-a-prix-1502862.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/douane.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Mar 2016 10:42:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<h4>Pour être nommé  directeur général, ce haut cadre des douanes a même pactisé avec le diable. Malgré tout, il continue de multiplier les sacrifices. Même les plus inimaginables. Sans succès, pour l’instant.</h4>
Il n’a jamais caché son intention d’occuper le fauteuil de directeur général des douanes. Il en rêve, en se rasant. Chaque matin. Il y pense, chaque seconde, chaque minute, chaque heure de la journée. Réputé arrogant, autoritaire et imbu de sa personne, il terrorisait les cadres et agents placés sous son commandement.

Las d’attendre son heure, il vient, contre toute attente, de pactiser avec le diable. En effet, selon nos informations, il aurait sollicité le soutien du sulfureux Michel Tomi, qui intercéder, en sa faveur, auprès du président de la République, son excellentissime IBK.

Considéré, à tort ou à raison, comme un « ami » d’IBK, le sulfureux homme d’affaires français d’origine corse aurait, toujours selon nos sources, effectué la mission : intervenir, auprès de « Ladji Bourama », afin qu’il soit nommé directeur général des douanes. Sans succès.

Requinqué à bloc par les résultats inédits, réalisés par l’équipe de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta de 2015 à nos jours, le président de la République aurait décliné l’offre de Tomi Michel, en lui rappelant -  avec des mots qui disent sans dire – que l’actuel directeur général des douanes n’est pas à ce poste par hasard. Mieux, il fait le boulot. Alors…

Face au refus d’IBK d’accéder à leur demande, le sulfureux homme d’affaires corse serait retourné voir son « protégé » pour lui rendre compte. Grande aurait été sa déception. Pour notre haut cadre des douanes, IBK ne pouvait refuser ce « service » à son « ami ». Erreur. « Ladji Bourama » serait resté droit dans ses babouches.

Loin de se décourager, notre haut cadre des douanes serait retourné à ses anciennes amours : les féticheurs. Là aussi, dit-elle, c’est un flop. A en croire notre source, bien informée, les féticheurs lui auraient indiqué qu’il ne sera jamais directeur général des douanes.

Aux dernières nouvelles, il se serait tourné vers un marabout.

Dont le chapelet mesurerait près de deux  mètres. Va-t-il réussir là où les féticheurs auraient échoué ?

Affaire à suivre et à rattraper !

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tiéblé Dramé, président du PARENA : Mars 1991 était une étape de la longue quête de liberté et de justice du peuple</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/tieble-drame-president-parena-mars-1991-etait-etape-de-longue-quete-de-liberte-de-justice-peuple-1502842.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/tieble-drame-president-parena-mars-1991-etait-etape-de-longue-quete-de-liberte-de-justice-peuple-1502842.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Tiebile-Drame.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Mar 2016 10:35:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les forces démocratiques du pays resteront vigilantes pour défendre les acquis contre les dérives autoritaires et les tentations de restreindre nos libertés. 25 ans après, rendons tous hommage aux martyrs de la révolution et à ceux qui, avant eux, se sont dressé afin que le soleil de la liberté  se lève sur le Mali…Enfin, l’esprit de Mars 91, c’est la justice sociale, la lutte contre les inégalités, contre la corruption, la gabegie. Un tel esprit reste d’une brûlante actualité. La gangrène de la corruption menace la démocratie et l’esprit de Mars 91.

<strong>Soumaïla Cissé, président de l’URD</strong>

L'opposition, véritable force de proposition est active non seulement au sein de l’Assemblée nationale où le groupe VRD (vigilance républicaine et démocratique) fait un travail exemplaire, mais aussi sur l’arène politique.

Ses prises de position sur les problèmes de la Nation contribuent à éclairer l’opinion nationale et sont, de plus en plus, appréciées par les citoyens.

L’opinion nationale est ainsi au courant des divers scandales, dévoilés par l’opposition, qui seraient restés dans l’ombre sans notre vigilance.

Ceux qui n’ont ni vision ni projet ne peuvent que se livrer à l’invective, à la calomnie et au mensonge, en voyant le complot ou le coup d’Etat partout !

Quand vous leur montrez la lune de leur incurie, ils regardent votre doigt !

<strong>Le président de la République, IBK</strong>

Il me plaît aussi d’implorer le Seigneur afin qu’il rétribue chaque fidèle chrétien à la hauteur des épreuves qu’il a vécues et supportées pendant cette période dont les points culminants sont, entre autres, le carême et le chemin de croix.

&nbsp;

Mme Sangaré Oumou Bah, ministre de la Promotion de la Femme, de l'enfant et de la famille

&nbsp;

Aujourd’hui, le défi majeur, c’est la mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

&nbsp;

<strong>Modibo Sidibé, ancien Premier ministre</strong>

Jamais les Maliens ne supporteraient de revenir dans la dictature.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Menace terroriste : la Cité Administrative renforce son dispositif sécuritaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/menace-terroriste-cite-administrative-renforce-dispositif-securitaire-1502812.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/menace-terroriste-cite-administrative-renforce-dispositif-securitaire-1502812.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/cite-administrative.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Mar 2016 10:30:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après l’attaque du restaurant-bar la Terrasse, celle de l’hôtel Radisson Blu, on a remarqué une amélioration dans les dispositifs devant et dans les hôtels et autres lieux susceptibles d’être ciblés par les terroristes. Avec la récente attaque de l’hôtel Nord-Sud, rien n’est moins sûr, désormais.

L’installation des caméras de surveillance, des grilles de sécurité, des portiques de sécurité et une présence renforcée d’hommes en armes devant les hôtels, des commerces, des restaurants sont devenues la norme sécuritaire à Bamako. Mais, l’attaque de l’hôtel Nord- Sud, le 22 mars dernier a changé la donne.

La nouvelle s’était rependue dans la ville comme une trainée de poudre. Quatre mois après la sanglante incursion de deux  terroristes à l’hôtel Radisson Blu le 20 novembre 2015, faisant 22 morts. Le dispositif devant l’établissement hôtelier abritant les soldats de la Mission européenne de formation militaire (EUTM) a été efficace.  Un assaillant abattu. Un autre blessé, affirme-t-on, a réussi à prendre la fuite.

Le mal est fait. Cependant. Des coups de feu en plein centre de Bamako. C’est la panique. Ce que l’on croyait, à jamais, proscrire est là. Bien là. Le lendemain, la psychose s’installe dans la ville. Pas seulement dans les quartiers malfamés. Car, la panique s’empare, aussi, de la Cité Administrative de Bamako. Le mardi 22 mars, aucun n’usager n’est autorisé à franchir le portail. Les gendarmes en faction font systématiquement « Halte ! » à tous ceux qui tentent d’y pénétrer. Pourquoi?  « L’ordre vient d’en haut », nous lance un gendarme, arme au poing, outillé d’un gilet pare- balles, un casque sur la tête. C’est mercredi, le jour d’après, que le service a, effectivement, repris. Le dispositif de sécurité avait été renforcé. Des hommes supplémentaires en armes filtrent l’entrée de la Cité. Mieux, des grilles de protection sont placées devant chacune des fenêtres dans bâtiments au rez-de-chaussée de chaque immeuble. Comme quoi vaut mieux guérir que prévenir, pardon prévenir que guérir.

<strong>Mamadou TOGOLA   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « ceux qui pensent pouvoir retarder  le processus de paix,  pour mieux en  Profiter, se foutent le doigt dans l’œil ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-pensent-pouvoir-retarder-processus-de-paix-mieux-profiter-se-foutent-doigt-loeil-1502772.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-pensent-pouvoir-retarder-processus-de-paix-mieux-profiter-se-foutent-doigt-loeil-1502772.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/IBK-Radisson-Blu-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Mar 2016 10:21:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Initié par la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), le forum de Kidal poursuit ses travaux, dans la capitale de l’Adrar. Sans les représentants du gouvernement, qui l’a financé à hauteur de 400 millions CFA. Couché sur une longue chaise, au bord de sa piscine, lunettes noires et le regard fixé sur un livre qu’il dévorait, IBK a l’air préoccupé. Très préoccupé. Trop préoccupé. Il reste de marbre à nos salamalecs. Pour toute réponse, il nous montre, d’un geste de la main,  un bidon vide pour nous asseoir. Le flop, ou du moins, l’absence des représentants du gouvernement, au forum de Kidal serait-il passé par là ? Interview. Sans détour.

<strong>Mr le président, que puis-je faire pour vous redonner le sourire ?</strong>

Rires…. Tu sais, Le Mollah, tu es un bon journaliste, quand tu veux ! Tu poses les bonnes questions, les vraies. Comme c’est le cas aujourd’hui. Cela fait 72 ans qu’un journaliste, et Dieu sait que j’en ai vu de toutes les couleurs, ne m’a posé une question bien à propos : qu’est-ce que tu peux faire pour me redonner le sourire.

Une seule et unique chose peut me redonner le sourire : me ramener, dans ma résidence, Iyad Ag Ghali, mort ou vif.

<strong>Donc, pour vous, Mr le président, ce sont les menaces proférées, il y a quelques semaines, par Iyad sur la tenue de ce forum qui explique l’absence des représentants du gouvernement à cette rencontre ?</strong>

Pas du tout ! Croyez-vous qu’un gardien de chèvre peut me faire peur, moi le Kankélintigui ? Non ! Ce qui m’énerve, Le Mollah, c’est le « petit jeu » des leaders de la CMA. Certains d’entre eux croient pouvoir retarder, le plus longtemps possible, la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation nationale pour pouvoir en profiter. Ils se foutent le doigt dans l’œil. L’absence des représentants du gouvernement à ce forum en est la parfaite illustration.

Quand ils sont venus chercher les 400 millions CFA, nécessaires à l’organisation du forum, ils arboraient de grands sourires sous le turban, avec des paroles mielleuses.

Ce sont eux qui, comptent tenu du retard accusé par la mise en œuvre de l’accord de paix, ont demandé de faire d’une pierre deux coups : profiter du forum pour installer les agents de l’administration à Kidal.

Mais dès ils ont empoché les 400 millions CFA, ils ont retourné leur boubou. Comme d’habitude, serais-je tenté de dire. Sauf que, cette fois-ci, ils ont tout faux. Je vais leur montrer de quel « boa » je me chauffe.

<strong>C’est-à-dire ?</strong>

No comment ! Vous allez voir ce que vous allez voir !

Propos recueillis par Le Mollah Omar

Ki a dit koi ? ?]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Forum de Kidal : le dialogue de sourds</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/forum-de-kidal-dialogue-de-sourds-1502752.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/forum-de-kidal-dialogue-de-sourds-1502752.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Kidal-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Mar 2016 10:16:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Prévu du 27 au 30 mars, le forum de Kidal semble mal engagé. Censé, d’une part, baliser le terrain pour la réconciliation nationale et, d’autre part, favoriser le retour de l’administration à Kidal, le forum de Kidal n’a pas tenu toutes ses promesses.

Pour la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad), ce forum devrait permettre aux différentes communautés vivant à Kidal et, par ricochet, dans tout le septentrion malien, de se réconcilier. Pour les leaders de la CMA, on ne peut parler du retour de l’administration dans la capitale de l’Adrar, sans réconcilier les différentes communautés. Qui se regardent en chiens de faïence depuis l’éclatement de la crise en 2011.

Tandis que pour le gouvernement, ce forum devrait, en plus de la réconciliation entre les communautés vivant dans ce vaste territoire, consacrer le retour de l’administration à Kidal. D’où son refus d’y participer.

Du côté des populations, c’est la déception. Elles voyaient, dans ce forum, une occasion manquée pour la CMA et le gouvernement d’aller de l’avant dans la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation nationale, issu du processus d’Alger.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>SIAGRI : une gestion opaque  des fonds ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/siagri-gestion-opaque-fonds-1502732.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/siagri-gestion-opaque-fonds-1502732.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Mar 2016 10:13:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<h4>Des voix s’élèvent, de plus en plus, pour dénoncer la gestion opaque des fonds destinés à l’organisation du Salon International de l’Agriculture (SIAGRI).</h4>
Selon nos sources, proches de l’APCAM (Chambre Permanente d’Agriculture du  Mali) la gestion des fonds destinés à l’organisation de ce salon est entourée d’un flou artistique. Confiée à une agence de communication de la place, l’organisation du SIAGRI est facturée à plus de 300 millions CFA. Avec la complicité du « Gentleman Farmer ». Lequel bénéficierait, en retour, de ristournes estimées à plusieurs dizaines de millions CFA pour lui avoir attribué ce marché.

Autres griefs à l’encontre de cette agence de communication : le recouvrement des ressources financières issues de la location des stands.

A en croire nos sources, ces fonds devraient être versés dans un compte bancaire, ouvert à cette fin. Mais, ajoutent  nos sources, ces fonds seraient versés dans le compte de cette agence de communication. Au mépris des textes qui régissent le Salon International de l’agriculture.

Proches de l’APCAM, nos sources promettent de mettre à notre disposition d’autres informations, les unes plus préoccupantes que les autres. Mais aussi, des documents relatifs à des détournements de fonds, estimés à des centaines de millions de nos francs.

<strong>Affaire à suivre et à rattraper !</strong>

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali face aux marchands de  mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-face-aux-marchands-de-mort-1502692.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/mali-face-aux-marchands-de-mort-1502692.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/IBK-caricature.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Mar 2016 10:09:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali découvre avec stupéfaction que certains de ses enfants devenus des djihadistes invétérés parient désormais sur la mort, menaçant du coup toute la sous-région. Il faut une bonne dose de fanatisme et un désespoir existentiel profond pour arriver à une telle extrémité.</strong>

Dans un pays où la vie humaine est proclamée sacrée, il y a de quoi semer le désarroi. Peut-on vaincre les « fous de Dieu » sans adopter les comportements sécuritaires et citoyens appropriés ? La connaissance et le respect des valeurs et principes de la république ne sont-ils pas les moyens les plus sûrs pour garantir à terme la cohésion de la nation qui reste le creuset dans lequel doivent se fondre tous les groupes sociaux, toutes les cultures?

<strong>LES VALEURS CITOYENNES</strong>

Le Mali a une longue histoire dont ses populations sont fières à juste titre parce que chaque entité sociale a le sentiment d’avoir écrit une page glorieuse de cette histoire. Même si le pays a connu le fait colonial, l’essentiel de sa culture a été préservé. Le passage des royaumes et empires d’antan à l’Etat moderne a été un processus long et parfois douloureux. Les valeurs citoyennes actuelles combinent ainsi des références sociétales héritées de la Charte du Mandé et de la Déclaration Universelle des droits de l’homme et du citoyen. Entre valeurs propres et valeurs d’emprunt, la cohabitation n’est pas toujours aisée.

De « Kurukanfuga » à ce jour, la liberté de l’être humain se trouve au cœur des valeurs citoyennes. C’est pourquoi, seule la loi en tant qu’expression de la volonté générale peut restreindre la liberté individuelle ou collective. C’est au nom de la  liberté qui rime avec égalité que l’esclavage et toutes les formes de totalitarisme sont combattus, pour rapprocher les hommes et donner un sens à la fraternité humaine.

La laïcité par contre est une valeur d’emprunt, alors que Dieu est présent et joue un rôle prééminent dans tout ce que nous faisons. Au contraire de la France par exemple, les USA proclament leur foi en Dieu avec la formule « In God, we trust ». Notre perception de la laïcité, différente de celle de la France, est plus proche du modèle américain.  Musulmans, Chrétiens ou Animistes, Dieu reste au cœur de nos activités et préoccupations.

La langue d’expression officielle, le français est une autre valeur d’emprunt qui n’est pas partagée par tous, mais elle a vocation à assurer la cohésion de la nation au plan institutionnel et administratif. C’est un choix politique qui n’est pas dirigé contre la promotion des langues nationales et qui n’est pas irréversible.

<strong>LES PRINCIPES REPUBLICAINS </strong>

Aux termes de l’article 25 de la Constitution, « le Mali est une République… indivisible, démocratique, laïque et sociale ». Le principe de l’indivisibilité signifie que  la loi est appliquée uniformément sur l’ensemble du territoire malien. Le caractère laïc de l’Etat garantit le libre exercice de toutes les religions, la liberté de pensée et de croyance. Le choix du système démocratique consacre la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire). L’affirmation du caractère social implique la  protection des citoyens face à la maladie, l’analphabétisme  et le chômage.

L’article 2 de la Constitution dispose que  les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs, que toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur (de la peau), la langue, la race, le sexe, la religion, et l’opinion politique est prohibée. Le principe de l’égalité de tous (hommes/femmes notamment) est ainsi clairement affirmé. Toutefois, entre l’affirmation du principe et la garantie de son application, il y a tout un cheminement. A titre d’exemple, l’égalité des genres n’est garantie en France que depuis 2008.

En conséquence, le débat sur la parité doit s’inspirer des difficultés rencontrées lors de l’adoption du nouveau code de la famille. Une approche par un débat sur la complémentarité serait mieux perçue, homme et femme pouvant se retrouver chacun, selon les circonstances dans le rôle du complément de l’autre. Le reste viendrait plus facilement car chaque peuple va à son rythme.

&nbsp;

<strong>LES SYMBOLES LIES A L’HISTOIRE</strong>

Certains symboles sont issus de l’organisation sociale traditionnelle et d’autres du système colonial.

<strong>Les Symboles traditionnels</strong>

Les symboles traditionnels sont présents dans la vie quotidienne des populations et ils expliquent un certain nombre de comportements sociaux.
<ul>
	<li>L’humanisme malien ou « maaya » promeut la fraternité humaine ;</li>
	<li>L’hospitalité ou « diatiguiya » consacre le droit de l’étranger, du non-résident ;</li>
	<li>Le cousinage à plaisanterie ou « sanankouya » est un exutoire sans pareil au monde ;</li>
	<li>Le totémisme ou « tanamanyonya » est une solution originale pour trancher les litiges.</li>
</ul>
Que dire des langues nationales, sinon qu’elles ont leur place dans  la création des différences qui donnent un sens à la cohésion de la nation et l’établissement d’une citoyenneté culturelle ? Ces symboles qui assurent la stabilité sociale plus que les lois de la république, ne sont  pourtant consacrés par aucun texte du droit positif malien. Un véritable paradoxe !

Les Symboles modernes

Ils sont ceux de l’Etat tel qu’hérité de la colonisation et de la volonté des premiers dirigeants de donner une identité politique au pays. On pourrait en retenir quatre.
<ul>
	<li>La devise : Un Peuple – Un But – Une Foi ;</li>
	<li>Le drapeau national: vert, or, rouge est l’emblème du pays ;</li>
	<li>L’hymne national « Le Mali », sonne le rassemblement et l’engagement ;</li>
	<li>Le 22 septembre : jour de la proclamation officielle de l’indépendance du pays a été consacré fête nationale du Mali.</li>
</ul>
Pour assurer le bien vivre collectif, il faut nécessairement  que les valeurs et principes de la République soient connus et respectés. Pour qu’ils soient respectés, il faut que les populations y adhèrent. Mais comment pourraient-elles y adhérer si leurs préoccupations essentielles ne sont pas prises en compte : réhabilitation et observance des valeurs sociétales majeures, protection des biens publics contre les actes de prédation qui créent les inégalités sociales, sources de frustration, de méfiance et même de défiance vis-à-vis des autorités. Depuis longtemps déjà, le Mali s’est illustré dans la production de contre modèles et de contre valeurs qui exposent dangereusement sa jeunesse ; une jeunesse que la mauvaise gouvernance réduit aux emplois précaires, à la mendicité ou à l’émigration. Les Islamistes qui disposent d’importants moyens financiers n’ont aucun mal à s’approvisionner sur un terreau aussi fertile. Il est plus que temps d’avancer vers des réformes audacieuses, de sorte que les programmes scolaires, le découpage administratif résultant de la nouvelle politique de décentralisation et la Loi fondamentale elle-même, deviennent le reflet des valeurs sûres de notre société, car aucun peuple ne peut s’épanouir durablement avec des valeurs d’emprunt et sans sacrifices.

<strong>Mahamadou Camara</strong>

<strong>Email : <a href="mailto:camara.mc.camara@gmail.com">camara.mc.camara@gmail.com</a></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mr Bocari Treta marche sur des œufs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mr-bocari-treta-marche-oeufs-1491142.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/mr-bocari-treta-marche-oeufs-1491142.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Bocari-Treta.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 23 Mar 2016 14:35:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Pour reconquérir l’estime d’IBK, qu’il semble avoir perdu pour de bon, suite à l’affaire de l’engrais frelaté et à la cabale médiatique contre le Premier ministre, dont il est soupçonné d’être l’auteur, Mr Bocari Tréta, ex-ministre du Développent Rural et non moins secrétaire général du parti au pouvoir, multiplie les « déclarations de bonnes intentions ». Sans succès, pour l’instant.

<strong>« Pour atteindre IBK, il va falloir marcher sur nos cadavres ! ».</strong>

Reprise à la une de la presse, la semaine dernière, cette déclaration a été faite, à la surprise générale, par le secrétaire générale du parti au pouvoir, le RPM (Rassemblement Pour le Mali) : le tout-puissant Bocari Tréta. Une surprise sur…..prise pour nombre de Maliens. Qui assistaient, il y a peu, à la guerre froide opposant le président de la République au secrétaire général de son parti à propos du poste de Premier ministre.

Alors ministre du Développement Rural, Mr Bocari Tréta était soutenu pour la base, mais aussi par les cadres du parti, pour succéder à Modibo Keïta, dont le départ s’annonçait imminent, suite à la fumeuse « affaire des logements sociaux », attribués, à tort ou à raison, à son épouse et ses enfants. A l’époque, Mr Bocari Tréta était soupçonné par tous, y compris par le président de la République, d’être derrière la cabale médiatique contre le chef du gouvernement. Afin de l’évincer de la Primature, pour occuper son poste. Depuis, c’est la guerre froide entre IBK et son secrétaire général. Soutenant, publiquement, leur secrétaire général, une trentaine de députés avaient menacé de quitter la majorité présidentielle ; mais aussi, d’évincer IBK du RPM. Dont le récépissé serait au nom de Tréta. S’il sera candidat à sa propre succession en 2018, IBK se verra, disent-ils, obligés de se présenter en candidat indépendant. Pas celui du RPM.

Pour calmer la tempête, le président IBK n’a pas cherché midi à 21 heures. Il a limogé son tout-puissant ministre du Développement Rural. Ce que son secrétaire général ne lui a jamais pardonné.

Mais après plusieurs semaines passés à broyer du noir, Bocari Tréta croit trouver la formule magique pour revenir sur le devant de la scène : endormir IBK pour, peut-être, mieux l’avoir. D’où sa déclaration, qui a fait la une  de la presse.

Pour les observateurs de la scène politique malienne, cette déclaration n’est pas anodine. Surtout, quand elle vient d’un certain Bocari Tréta, habile manœuvrier du RPM. Son but : taire le différend qui les a opposés des mois durant. Mais, ajoutent-ils, l’ex-ministre du développement Rural se trompe d’époque. Et de personne. Car, précisent-ils, l’IBK d’hier qui tolère tout n’est pas celui d’aujourd’hui, celui qui doit affirmer son autorité, non seulement, au sein du RPM ; mais aussi, sur l’échiquier politique national. En clair, il ne tombera pas dans ce piège politique.

Autre raison de la déclaration de Mr Bocari Tréta : entendu  au Pôle Economique et Fiancier, dans le cadre de l’affaire dite de l’engrais frelaté, le désormais ex-ministre du Développent Rural sait qu’il marche sur des œufs.

Il sait, mieux que quiconque, qu’au moindre faux pas, il risque de se retrouver derrière les barreaux. Alors….

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdramane Diakité à la tête de la Section RPM de Gao</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/abdramane-diakite-a-tete-de-section-rpm-de-gao-1491182.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/abdramane-diakite-a-tete-de-section-rpm-de-gao-1491182.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/RPM1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 23 Mar 2016 14:08:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après moult péripéties, le renouvellement de la section RPM a finalement eu lieu, les 12 et 13 mars derniers. C’est un bureau de 55 membres qui a été mis en place. Mr. Abdramane Diakité est désigné secrétaire général. Figurent, aussi, dans ce bureau des personnalités connues telles que les anciens ministres Malick Alhouseini et Ousmane Ag Rhissa...

La Conférence de renouvellement de la section RPM de Gao avait démarré sous la présidence de Hawado Ag Inabinka, notable de Tilemsi. Le ministre Abdrahamane Sylla, Maïmouna Oyahitt et Abdramane Maïga du BPN /RPM étaient les superviseurs. Après le contrôle des mandats et le constat d’un collège électoral de 85 délégués, il a été décidé d’élire le candidat par consensus. Tard dans la nuit du 13 mars, les positions étant restées figées, les délégués ont décidé de passer au vote, le lendemain matin. Aux environs de 9 heures, au moment de la mise en place des délégués, un incident de taille s’est alors produit, car une foule s’était massée pour proférer des injures à l’endroit de Abdramane Sylla, censé défendre le camp du ministre Abdoulaye Idrissa Maïga, lui-même soupçonné de soutenir le candidat Aguissa Touré contre les partisans du candidat Abdramane Diakité, réputé proche de Bocary Tréta. Les choses ont dégénéré, quand le ministre Abdrahamane Sylla, contre toute attente, a demandé de quitter la salle et de procéder à une nouvelle vérification des mandats. En effet, le candidat Aguissa Touré et deux députés élus à Gao : Ibrahim Dicko et Alhoussouna Touré n’ont pas tari d’insultes à l’endroit du ministre, alors qu’un groupe d’individus, entourant les délégués, faisaient aussi feu de tout bois. En toute sérénité, le candidat Abdramane Diakité demande à ses partisans de quitter la salle. Suite à ce retrait et à un nouveau contrôle des mandats, alors que le rapport de force était favorable à Abdramane Diakité qui, de bonne source, avait plus de la majorité de délégués de son côté, le ministre Abdrahamane Sylla a décidé de suspendre la conférence de section. Il est sorti de la salle, accompagné de 24 militants jugés proches du ministre Abdoulaye Idrissa Maïga. Malgré tout, le président de séance, faisant remarquer que le ministre était sorti des limites de son mandat, a appelé les délégués dans la salle et leur a intimé l’ordre de poursuivre la conférence de renouvellement de section, puisque le quorum était atteint. Par consensus, un bureau de 55 membres, dirigé par Abdramane Diakité a été mis en place.

Signalons que le ministre Abdoulaye Idrissa Maïga et les députés élus à Gao ne figurent pas dans ce bureau. Le procès-verbal de réunion, dressé par un huissier, indique que le bureau reste ouvert. Selon nos sources, une réunion extraordinaire du BPN/RPM devra statuer sur les évènements survenus lors de la conférence de section, les 12 et 13 mars à Gao.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction générale du budget : L’intérimaire au cœur de la controverse</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/direction-generale-budget-linterimaire-coeur-de-controverse-1491162.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/direction-generale-budget-linterimaire-coeur-de-controverse-1491162.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 23 Mar 2016 14:04:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Direction générale du budget est au cœur d’une controverse. Elle est à l’origine de la lenteur chronique, constatée  dans l’exécution de nombreux marchés publics. Ces marchés, entre autres, concernent les logements d’astreinte au Lycée sportif Ben Oumar Sy de Kabala. Car,  les employés se plaignent du retard dans leur payement. Ce qui menace également leurs emplois.

C’est,  aussi,  le cas de près d’un millier d’autres emplois de la même entreprise, travaillant sur les chantiers du stade Omnisport Modibo Kéïta, du Palais des pionniers en construction à Magnambougou, au Camp de jeunesse de Soufroulaye dans la région de Mopti et au Carrefour des jeunes de Bamako.

De bonne source, ces différentes entreprises ont d’énormes problèmes de trésoreries et risquent d’aller en faillite car elles n’arrivent pas à honorer leurs engagements dans les banques auprès desquelles,  elles se sont endettées pour commencer les travaux ; mais aussi, auprès des fournisseurs qui leur  ont livré les matériaux de construction.

Selon nos informations, leurs demandes de crédits sont boquées par le Directeur général adjoint du budget, Bakary Coulibaly. En fait, depuis le limogeage du directeur général pour non payement de la cotisation du Mali aux Nations-Unies, c’est son adjoint qui a pris le relais. Il assure l’intérim du directeur général du budget. Il doit procéder,  systématiquement,  à l’ouverture du budget par trimestre. Ce qui permet aux services de l’Etat de récupérer une partie de leur argent,  afin d’effectuer les dépenses programmées.

Or, le Directeur par intérim refuse, selon nos sources,  d’ordonner cette ouverture systématique. Pire, la loi prévoit qu’en cas de besoin, les services peuvent effectuer une demande expresse afin de pouvoir bénéficier de leur part prévue sur le budget national. Quant ces demandes arrivent à la direction du budget, il fait examiner leur conformité et leur régularité. Dans un délai de 48 heures, le directeur du budget donne satisfaction à la demande au cas où le dossier est bon.

Dans le cas contraire, toujours dans les mêmes délais,  il réclame les justificatifs manquants. L’ouverture doit intervenir,  au plus,  une semaine après avoir reçu la demande. C’est pourquoi les demandes s’entassent sur son bureau depuis plus d’un mois. En attendant, les banques et la Direction générale des marchés publics (DGMP) sont en train d’appliquer les pénalités aux entreprises concernées pour cause de retard. Plusieurs milliers d’emplois   sont , ainsi,  menacés.

Oumar Babi

B.D]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-cisse-chef-de-file-de-lopposition-1491122.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-cisse-chef-de-file-de-lopposition-1491122.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Soumaila-cisse.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 23 Mar 2016 14:02:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les promesses non tenues, les aspirations légitimes non satisfaites, les espoirs déçus ont créé une désillusion totale, une frustration et une colère légitime des Maliens. Le pilotage à vue, le populisme et l’insouciance dans la gestion des affaires publiques, les nombreux scandales politico-financiers, l’impunité, l’absence de l’Etat partout où il doit être, l’insécurité généralisée et récurrente, ont constitué la marque de la gouvernance du régime actuel.

&nbsp;

Bocary tréta, secrétaire général du RPM

&nbsp;

L’opposition est en train de travailler pour renverser le pouvoir d’IBK durant ce mois de mars. L’opposition veut chasser IBK du pouvoir, parce que les animateurs de l’opposition estiment que le régime en place ne sait pas gérer le pouvoir.

&nbsp;

Oumar Arboncana Maïga, secrétaire général de l’AMS-UNEEM

&nbsp;

Nous, camardes de Cabral, sa famille, tous les hommes de bonne volonté réclamons avec force que la lumière soit faite définitivement sur le lieu où repose Cabral. Nous en appelons à la conscience des dirigeants d’aujourd’hui, mais aussi, à celle des dirigeants d’hier de nous permettre de faire enfin notre deuil, cela apaisera une famille et toute une génération.

&nbsp;

Choguel Kokala Maïga, président du MPR

&nbsp;

Lorsqu’on est allié, on ne doit pas être dans la demi-mesure, on ne doit pas se cacher, on ne doit pas avoir honte de défendre ses positions.

&nbsp;

&nbsp;

Adama Sangaré, maire du district

Le ministre des Domaines de l’Etat est un ministre vis-à-vis duquel j’ai beaucoup de respect. Mais je souhaite que s’il veut faire les choses de façon  légale, qu’il commence par lui-même. Le ministre de l’Administration territoriale en son temps l’avait informé que la place du cinquantenaire était gérée  par un décret. Mais cela ne l’a pas empêché de l’attribuer à quelqu’un d’autre par un simple arrêté. Est-ce qu’un décret peut être abrogé par un arrêté ?

&nbsp;

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : ke dalle ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-ke-dalle-1490922.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-ke-dalle-1490922.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Kidal-1.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 23 Mar 2016 13:58:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après avoir empoché les 400 millions CFA, nécessaires à l’organisation du Forum de Kidal, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) s’apprêterait  à remettre aux calendes grecques cette rencontre, censée baliser le terrain pour le retour de l’administration dans l’Adrar des Ifoghas.

Pour la énième fois, le gouvernement malien est sur le point de se faire ridiculiser par un groupuscule de narcotrafiquants, qui a pris les populations en otage depuis quatre ans, dans le but évident de satisfaire ses petits intérêts, aux dépens de ceux du plus grand nombre.

Privées d’eau, de soins de santé, de produits alimentaires,  d’école pour la scolarisation des enfants….., les populations de Kidal attendaient beaucoup de ce forum. Dont l’objectif est de discuter du retour de l’administration sur le terrain ; mais aussi,  des projets de développement pour le redécollage économique de cette région, éprouvée par la crise.

Prévu du 27 au 30 mars prochains, dans la capitale de l’Adrar, ce forum a été initié par les groupes armés, eux-mêmes, pour, d’une part, sceller la réconciliation nationale. Et, d’autre part, mettre fin au calvaire des populations au bord de la famine. Financé par le gouvernement, son budget est estimé à 400 millions CFA. Selon ses initiateurs, il devra être présidé par le Premier ministre, en présence des membres du gouvernement et d’un détachement des forces armées et de sécurité.

Mais quelle ne fût la déception des 15 millions CFA ? Après avoir empoché les 400 millions CFA, la CMA rejette la présence des membres du gouvernement sur le sol kidalois. Au mépris de l’accord de paix et du processus de réconciliation, soutenu par la communauté internationale.

Selon les faucons de la CMA, ce forum ne concerne, désormais, que les groupes armés. Plus grave, précisent-ils, les officiels maliens n’y seront pas invités. Et, pire, leur sécurité ne sera pas garantie. Cette énième volte-face de la CMA, au mépris du processus en cours, suscite colère et indignation au sein de la population.

&nbsp;

<strong>Trop c’est…. troc !</strong>

&nbsp;

Participant à une rencontre communautaire à Douentza, le ministre de la Réconciliation Nationale, Mr Zahabi Ould Sidi Mohamed a réagi, face aux déclarations, pour le moins, contadictoires de la CMA sur l’organisation de ce forum : « le gouvernement n’ira pas à Kidal, tant que tout le Mali n’y sera pas », aurait-il déclaré. Du moins, si l’on en croit notre confrère « L’indépendant », qui a rapporté ces propos.

Pour les populations maliennes, qui voyaient dans ce forum la fin de la prise d’otage de leurs concitoyens de Kidal, cette énième volte-face de la CMA n’est pas acceptable. Il traduit, selon elles, le manque de  sérieux  de ses leaders ; mais aussi, leur indifférence face aux souffrances que vivent les populations de la région depuis bientôt quatre ans. Après avoir annoncé, à grands renforts de publicité, la nécessité de ce forum et ses répercussions sur le quotidien des populations, la CMA s’apprêterait à remettre aux calendes grecques ce forum. Après avoir empoché les 400 millions CFA censés financer son organisation.

Il est temps, grand temps, pour le président de la République de faire preuve de fermeté, face à cette poignée de narcotrafiquants, qui continue de mettre en péril le retour de la paix dans notre pays. A l’instar du GATIA (Groupe d’Autodéfense Imghad et Alliés), entré à Kidal en dépit des vaines menaces de la CMA (qui perdu ses moyens militaires lors de ses deux derniers affrontements avec le GATIA à Ménaka), qui n’a, désormais,  que sa « bouche » pour guerroyer, les autorités maliennes doivent profiter de cet énième revirement de ses leaders pour entrer à Kidal. Par la force, au besoin.

C’est à cette condition, et cette condition seulement, que le Mali avec, à sa tête IBK, retrouvera sa respectabilité sur les plans, national, sous régional, africain et international. On ne peut faire des œufs, sans casser des omelettes ! Pardon, on ne peut faire des omelettes, sans concasser des œufs !

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « je vois clair dans le jeu trouble de Bocari Treta : il veut se rapprocher de moi  pour m’abattre, politiquement parlant»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-vois-clair-jeu-trouble-de-bocari-treta-veut-se-rapprocher-de-moi-mabattre-politiquement-parlant-1490882.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-vois-clair-jeu-trouble-de-bocari-treta-veut-se-rapprocher-de-moi-mabattre-politiquement-parlant-1490882.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/IBK-president-Mali.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 23 Mar 2016 13:55:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après plusieurs mois de guéguerre et de guerre ouverte, entre lui et le président de la République qui l’a limogé du gouvernement d’un trait de plume, Mr Bocari Tréta, secrétaire général du RPM (Rassemblement Pour le Mali), le pouvoir au pouvoir est, désormais, sur tous les fronts pour défendre celui qu’il combattait, il y a peu. Ouvertement. « Celui qui veut atteindre IBK doit, d’abord, passer sur nos cadavres », disait-il la semaine dernière dans la presse. Avant d’enfoncer le clou, cette semaine, en ces termes : « L’opposition veut chasser IBK et le RPM du pouvoir en ce mois de mars ». Mais « Ladji Bourama » reste de marbre aux appels du pied de son secrétaire général qui, selon lui, cherche à l’endormir pour, ensuite, mieux l’abattre. Politiquement, parlant. Interview.

Mr le président, merci de nous recevoir dans le salon doré de « Ladji Bourama Air Force One » pour cette interview hebdomadaire, dont voici la première question : <strong>que pensez-vous des déclarations va-t’en guerre du secrétaire général du RPM  devenu, à la surprise générale, votre plus défenseur sur terre, sur mer, comme dans les airs…</strong>

Le Mollah, je suis moi-même surpris, par ce revirement à 180°, de Bocari Tréta, l’homme qui me combattait, il y a peu, parce qu’il voulait me forcer à le nommer Premier ministre. Il a poussé le cynisme jusqu’à livrer l’actuel chef du gouvernement en pâture aux médis. Afin de précipiter son départ pour lui succéder.

Donc, je dois être surpris par cette soudaine preuve de loyauté de l’ex-ministre du Développement Rural à mon égard. Moi, comme tous les Maliens, qui ont suivi, à leur corps défendant, la cabale médiatique contre moi-même et mon chef du gouvernement de la part de Bocari Tréta.

Mais, ce qu’il ne sait pas, c’est que je vois clair, très clair, dans son jeu, pour le moins, trouble.

<strong>Que voulez-vous dire par là ?</strong>

Il croit pouvoir se faire passer, après m’avoir combattu ouvertement, qu’il est mon plus grand « souteneur » au sein du RPM et, du même coup, m’abattre. Politiquement, parlant. Car, je sais qu’il n’a pas digéré son limogeage du gouvernement et, pire, mon refus de le nommer comme Premier ministre.

Mais, rassure-toi Le Mollah, il ne m’aura pas. Car, on ne m’endort pas, aussi  facilement, avec des mots. Il en faut plus, pour m’avoir.

<strong>Est-ce vrai que c’est Mahamane Baby, ministre de la Formation Professionnelle, de la Jeunesse et de la Citoyenneté, qui succèdera à Modibo Keïta en juin prochain ?</strong>

D’où est-ce que tu sors cette information ? Tu as des micros cachés dans mon salon ou quoi ?

Non, Mr le président !

<strong>Alors d’où tiens-tu cette information ?</strong>

J’ai mes sources, Mr le président,  et elles sont, généralement, bien informées !

OK ! Je vais demander, tout à l’heure à Mr Diawara, le directeur général de la S.E (Sécurité d’Etat) de te surveiller de près. Tu deviens dangereux pour mon business.

<strong>Propos recueillis </strong><strong>par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délestages: EDM&#45;SA rebelote !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/delestages-edm-rebelote-1474622.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/delestages-edm-rebelote-1474622.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/edm-sa.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Mar 2016 22:38:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est reparti à nouveau. Comme chaque année, entre mars et juillet, Bamako se met à l’heure de l’Energie de Mali (EDM SA). Le quotidien des Bamakois est rythmé par les coupures intempestives de courants. Et, comme chaque année, on promet des solutions mais rien. Rebelote

Ni la scission de la société (SOMAGEP SA, EDM SA), ni même le changement récent du Directeur général de l’EDM n’a pas permis de résoudre la crise de courant. Apparemment. Les Bamakois sont toujours en proie au même mal. Les coupures sont fréquentes et de plus en plus sauvages. Du coup, c’est l’économie nationale qui en pâtie.

Les délestages ont, déjà commencé depuis une dizaine de jour maintenant. Si certains quartiers chics sont un peu épargné, d’autres restent toute la journée sans courant, d’autres encore toute la nuit. Les causes ou tout au moins,  les excuses de ces coupures d’électricité sont connues: travaux de réglage sur le réseau ou encore à des stratégies de desserte, suite à la surconsommation d’énergie. Tous les ans c’est la même chanson. Les populations font face aux même problèmes des solutions sont promises mais la société qui fait, toujours, des bénéfices peinent à investir.

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pistes cyclables: Quand l’AGEROUTE s’en moque !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pistes-cyclables-lageroute-sen-moque-1474092.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/pistes-cyclables-lageroute-sen-moque-1474092.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Mar 2016 16:15:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Que vous soyez piétons, motocyclistes, automobilistes ou même ‘’Katakatanitigui’’ entendez par là conducteurs de tricycles,  vous n’avez pas la même importance pour  l’Autorité Routière (AR), encore moins, pour l’Agence d'exécution des travaux d'entretien routier (AGEROUTE). Rassurez-vous, ce classement n’est pas de jure mais de facto. Le Canard en a fait le constat…

Appelé, il y a deux semaines, sur le plateau de la télévision nationale pour s’expliquer sur la gestion de son département, le ministre de l'Equipement, des Transports et du Désenclavement, Mamadou Hachim Koumaré a expliqué les causes de la dégradation rapide des routes. A l’en croire, les infrastructures routières subissent une pression énorme du fait de l’augmentation rapide de la population. Ajoutés à ce facteur, les comportements peu catholiques de certains usagers, il est évident, selon lui, que le réseau routier de notre pays, et singulièrement Bamako, connaisse une durée de vie précoce.

Établissement public à caractère administratif, l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (AGEROUTE) est placé sous la tutelle du ministre en charge des routes. Elle a pour mission d’assurer la gestion des travaux d’entretien routier exécutés en entreprise. A ce titre, elle est chargée d’élaborer les dossiers d’appel d’offres et les demandes de propositions destinées aux entreprises et bureaux d’études soumissionnaires; de lancer les offres et attribuer les marchés et, enfin, d’assurer le paiement des prestations des entreprises chargées de l’exécution des travaux et des bureaux d’études commis pour la fourniture de services.  Le budget 2015 de l’AGEROUTE s’élevait à plus de 21 milliards de nos francs. Une somme en baisse par rapport aux 28 milliards de l’année 2014. Mais quand on sait que le budget 2015 n’incluait pas les zones nord du pays, la somme allouée était conséquente. Mais où est passé l’argent. On est en droit de se poser la question, tant les routes de Bamako comme partout au Mali sont dans un état de délabrement avancé. La circulation est marquée par une forte présence des engins à deux roues. La cohabitation entre automobilistes et motocyclistes n’est pas aisée. Il a, donc, été décidé de construire des pistes cyclables le long de certaines artères de la capitale. Une bonne idée, à l’époque, du moins, car, de nos jours les pistes dites cyclables sont impraticables.  En effet, depuis un certain temps, les pistes cyclables ne bénéficient plus d’entretiens périodiques. Des nids de poules, par ici, de petites mares par là, en saison de pluies, rendent l’utilisation de ces pistes impossibles. A cela, il faut ajouter le fait que c’est aussi l’endroit idéal pour les vieux tacos qui inondent nos rues pour s’y échouer. Quand ce ne sont les transporteurs en commun qui les occupent aux heures de pointe ou comme aire de stationnement pour la recherche d’éventuels clients.

Cette situation n’est pas sans danger. D’abord pour les motocyclistes, ensuite pour les autres usagers de la route. Car, la situation est telle que certains conducteurs d’engins à deux roues bravent l’interdiction de circuler sur la chaussée. Tous ceux qui, vendredi dernier, ont tenté de traverser le Pont Fahd ou le Pont des Martyrs, entre 8h et 11 h, ont subi les conséquences de cette situation. En effet, ce jour-là, deux motocyclistes, à la descente du pont, voulant emprunter la chaussée, se bousculent et tombent. Derrière eux,  une sotrama lancée à vive allure, essaie de les éviter, d’un coup de  volant, le conducteur passe par-dessus le terre-plein et percute un autre véhicule, dans l’autre sens, avant de se renverser. Les deux ponts sont paralysés, 3 heures durant.

Loin de nous, la volonté d’excuser cet accident. Mais des pistes cyclables mieux entretenues permettront d’éviter des accidents. Si, du moins, l’AGEROUTE n’avait pas décidé de classer : ‘’usager de 2e zone’’ les motocyclistes. Au fait, il n’y a rien d’étonnant à cela, surtout quand tous ceux qui décident de l’entretien des routes circulent dans des véhicules de luxe. Comme dit cet adage Bambara : « celui qui cherche un chameau ne peut pas voir un poulet ».

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ambassade du Mali à Rabah : l’enfer  des étudiants maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/ambassade-mali-a-rabah-lenfer-etudiants-maliens-1473772.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/ambassade-mali-a-rabah-lenfer-etudiants-maliens-1473772.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Ambassade-du-Mali-au-Maroc.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Mar 2016 14:06:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Mépris, indifférence, violences verbales, menaces…. Tels sont, entre autres, les lots quotidiens des étudiants maliens, qui se rendent à leur ambassade pour leurs dossiers. Du moins, si l’on en croit les témoignages, pour le moins accablants, des victimes.</strong>

«Nous sommes mieux reçus, à notre ambassade, par les Marocains, qui y travaillent, que par nos propres concitoyens ». La gorge nouée par la colère, un étudiant malien, dont nous tairons le nom, résume,  pour l’essentiel,  le calvaire des étudiants maliens au Maroc. Et un autre, qui vient de rejoindre le pays, à l’issue de son Master, d’ajouter, amer : « Les fonctionnaires maliens à l’ambassade du Mali, au Maroc, ne sont là, ni pour nous, ni pour les Maliens résidant dans ce pays ; mais pour leurs petites affaires ».

Venant des régions les plus reculées, parfois, du Royaume chérifien, certains étudiants se voient obligés de sécher les cours pour se rendre à Rabah, la capitale, pour l’obtention des documents nécessaires à l’obtention de leur carte de séjour. Mais une fois à l’ambassade, commence pour eux le parcours du combattant.

« C’est à peine si les fonctionnaires maliens de l’ambassade répondent à votre bonjour, avant de disparaître dans les couloirs de leur bureau », déplore une étudiante malienne en première année d’Economie et de Gestion. Avant de conclure, déçue : « C’est comme si le Mali n’a pas d’ambassade au Maroc. Car, on nous méprise, tellement, que rares sont les étudiants, qui s’y rendent pour des problèmes de dossier ».

<strong>Les étudiants au bord de la révolte</strong>

Ceux qui souffrent, le plus, ce sont ceux qui ont réussi à leur baccalauréat à l’âge de 16 ou 17 ans. Avec mention. Considérés, sous d’autres cieux comme des «  génies en herbe », ils sont abandonnés à eux-mêmes. Ou presque.

N’étant pas en âge de bénéficier de  la « carte de séjour », ils ont, pourtant, droit au «  laisser-passer ». Délivré par l’ambassade, ce document qui devrait leur permettre de circuler, librement, sur le sol marocain et, au besoin, de rejoindre leur famille durant les vacances, leur est refusé par les fonctionnaires de l’ambassade. Qui en font leur « fonds de commerce ».

« Pour le moindre papier, ils vous font faire d’interminables va et vient pour, peut-être, nous pousser à les soudoyer », poursuit une autre étudiante, inscrite dans une université privée.

Aux témoignages des étudiants s’ajoutent ceux de nos compatriotes de passage au Maroc. Comme les étudiants, ils ont été victimes, disent-ils, du mépris des fonctionnaires maliens de l’ambassade.

« Nous y avons été accueillis, comme si on étaient venus mendier. Depuis, j’ai décidé de ne plus y mettre les pieds. Même si je dois me faire arrêter pour des problèmes de papier », assure un émigré malien, en transit pour l’Espagne.

Pour recouper nos informations, nous avons tenté de joindre l’ambassadeur du Mali à Rabah. Ou ses conseillers. Impossible. Trois jours durant, la réponse du standardiste n’a pas varié d’un iota : « Son excellence est en réunion, ses conseillers aussi ! ».

Traduction : nous n’avons pas votre temps. Qu’à cela ne tienne !

Pour mettre fin à cette situation, qui n’a que trop duré, les étudiants maliens au Maroc menacent d’entreprendre des actions vigoureuses, dans les jours, voire les semaines à venir.

<strong>Nous y reviendrons !</strong>

<strong>Oumar babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Zahabi Ould Sidi Mohamed : « Il faut être positif, se mettre ensemble pour avancer »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ministre-zahabi-ould-sidi-mohamed-faut-etre-positif-se-mettre-ensemble-avancer-1473852.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ministre-zahabi-ould-sidi-mohamed-faut-etre-positif-se-mettre-ensemble-avancer-1473852.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Zahabi_sidi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Mar 2016 12:57:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Le forum de Kidal sera l’aboutissement de plusieurs efforts engagés envers les frères de Kidal », a dit le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, lors de son entretien, dimanche dernier, avec les journalistes de la télévision nationale. Répondant aux questions de la presse, Il a appelé le public à être positif. « Il faut rappeler une chose que les gens ont tendance à oublier : L’Etat est présent dans la région de Kidal. Les Famas sont à Aguel-hoc et à Tessalit », a-t-il fait remarquer. Néanmoins lui rétorquent les journalistes, ils sont cantonnés et le gouverneur n’est pas à Kidal. « Soyons réalistes, » a martelé le ministre de la Réconciliation nationale. C’est à ce titre qu’il a ajouté que la crise a eu des conséquences sur le tissu social, sur l’économie, sur les relations entre les communautés, bref, sur la stabilité de toute la Nation malienne. Sa mission consiste, a-t-il dit,  à rétablir cette confiance entre les communautés afin de retrouver la paix, conformément au mandat du président IBK. La réalité, a-t-il soutenu, est que les communautés « sont multiethniques et le Mali est multiethnique. » De ce fait, il a constaté cette volonté des Maliens de renouer le dialogue, parce qu’au départ, ce n’était pas du tout évident, car, il y a avait plusieurs mouvements qui s’étaient prononcés pour le rejet de l’Accord pour la paix. « On parlait plutôt de fédération et d’autonomie », a-t-il signalé. Aujourd’hui, a-t-il fait remarquer : «je suis même content d’entendre que l’opposition veut la mise en œuvre de l’accord. » Pour lui, c’est un succès, car, ils ont trouvé une formule qui vide le contentieux politique. Aussi, il a fait état de la médiation multidimensionnelle, garante de la signature solennelle de l’accord. Sur ce point, il a indiqué : « si vous acceptez de signer, c’est que vous avez accepté l’accord. »    Le processus, a-t-il ajouté, a un caractère inclusif, contrairement aux négociations fermées des accords antérieurs, qui ne concernaient que les groupes armés et le gouvernement. Cette fois-ci, a-t-il fait remarquer, la médiation a été élargie et la société civile a été prise en compte. A propos des rencontres intercommunautaires, il a indiqué qu’elles ont permis de libérer la parole de beaucoup de gens, notamment, à Tombouctou et du coup, de faire revenir des réfugiés et d’assurer la fréquentation des marchés. Des communautés à Tombouctou, a-t-il souligné, ont signé une charte locale du vivre en commun. Il a aussi apprécié les festivités culturelles, qui sont, selon lui, les meilleurs vecteurs de réconciliation et de message confraternel. Il a toutefois reconnu des lenteurs dans le processus, surtout dues à l’insécurité résiduelle, mais, a-t-il martelé, il faut être positif, se mettre ensemble pour avancer.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mr Racine Thiam, directeur de la communication présidentielle : « Avec le forum de Kidal, prévu pour fin mars, la paix est en passe d’être gagnée »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mr-racine-thiam-directeur-de-communication-presidentielle-forum-de-kidal-prevu-fin-mars-paix-passe-detre-gagnee-1473802.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/mr-racine-thiam-directeur-de-communication-presidentielle-forum-de-kidal-prevu-fin-mars-paix-passe-detre-gagnee-1473802.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Racine-Thiam.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Mar 2016 11:39:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans son ‘’Rendez-vous avec Koulouba’’ Racine Thiam, en charge de la Communication du président IBK était face à la presse. C’était mercredi dernier, à la Maison de la Presse. C’était l’occasion pour le Directeur de la Communication de la Présidence de faire le point des activités du président de la République, depuis un mois.</strong>

«Il existe aussi des silences coupables ou tout simplement accablants. L’impératif de communiquer, la contrainte de tout expliquer en démocratie ont rendu le silence suspect, dès lors le malaise s’installe quand le silence dure trop longtemps», écrivons-nous dans notre parution n°724. On n’a cessé de le décrier depuis deux ans. IBK est face à un défi de communication. Le silence comme arme face à des attaques de plus en plus véhémentes ne saurait être une solution. En charge de la Cellule de la communication de la Présidence, depuis six mois, l’ex-Directeur de la Communication de Orange-Mali est en train de réussir là, où, des journalistes chevronnés ont, pour ainsi dire, laissé des plumes.

Lors de cette deuxième sortie, Racine Thiam a éclairé la lanterne des journalistes sur la gestion ‘’IBK’’ du pays, sur la diplomatie malienne dans le monde, sur l’état de l’armée, la plainte du BIPREM et même sur l’état de  santé du président de la République. Ainsi parlant de la gestion d’IBK, le Directeur la Communication affirme que les choses avancent. A ses dires, le président IBK est méthodique dans la gestion des affaires publiques. « La priorité était de rétablir l’intégrité du Mali, qui est l’honneur des Maliens. Avec le forum de Kidal prévu fin mars, la paix est en passe d’être gagnée», indique-t-il.

Ce chantier étant avancé,  soucieux du panier de la ménagère, le président IBK fait d’énormes efforts pour que le prix des denrées de premières nécessités restent stables. « Quand le président IBK venait au pouvoir, le taux de croissance était de 2% mais actuellement, il s’élève à 7% », a fait remarquer M. Thiam qui ajoute, par ailleurs, que les reformes entamées ne tarderont  pas à faire effet.

La diplomatie malienne va bien et la visite du président allemand et du Premier ministre français le prouve à suffisance. Concernant les rumeurs sur la santé du Chef de l’Etat, Racine Thiam affirme : « IBK se porte très bien ». Parlant de la plainte du BIPREM, Thiam n’entend donner à cette affaire plus d’importance, qu’elle n’en a. « tout ce qui excessif est insignifiant », dira-t-il.

L’un des points saillants de ce ‘’Rendez-vous avec Koulouba’’ fut les éclaircissements sur l’armée. Fort de 13 000 hommes, l’armée s’apprête à recruter, en 2016, 10 000 soldats supplémentaires, selon le Directeur de la Communication de la Présidence. Dans le cadre du renforcement de notre outil de défense, R. Thiam indique que l’acquisition d’un avion de transport de troupes C295 de Airbus est, désormais un acquis.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ANPE : 10 000 jeunes, pour des emplois réguliers, en Arabie Saoudite</title>
<link>https://www.maliweb.net/emploi-apej/anpe-10-000-jeunes-emplois-reguliers-arabie-saoudite-1473782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/emploi-apej/anpe-10-000-jeunes-emplois-reguliers-arabie-saoudite-1473782.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/ANPE.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Mar 2016 11:26:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE) et l’AMS Afreeq Manpower solutions ont signé un protocole de  convention de partenariat. Objectif : offrir des emplois aux jeunes Maliens. C’était jeudi dernier à l’Auditorium du Centre de Perfectionnent et reconversion de l’ANPE. En présence du ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne, Mahamane Baby.</strong>

Des millions de jeunes Maliens, à l’instar des jeunes africains, s’échouent, chaque année, aux portes de l’Europe. De plus en plus de familles sont endeuillées à cause de l’immigration clandestine. Pour pallier à ce fléau mortifère, l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE) s’est vue confier par la société Saudia Manpower Solution Company (SMASCO), à travers sa filiale AMS Afreeq Manpower Solutions, le recrutement de 350 travailleurs Maliens pour servir en Arabie Saoudite. La première phase d’un projet qui, à terme, permettra le recrutement de 10 000 travailleurs.

200 aide-ménagères, 100 chauffeurs et 50 infirmiers, telle est la composition du premier contingent. A Bamako, les travailleurs recevront une formation sur les droits et les devoirs des travailleurs, sur l’environnement socioculturel des lieux d’exécution du contrat et sur les comportements à adopter. En Arabie Saoudite, le contingent sera formé à l’exercice de leurs professions respectives.

Prenant la parole, le Directeur général de l’ANPE, Ibrahim Ag Nock affirme que cette signature de convention reflète la volonté des autorités maliennes de gérer la migration,  autrement. « Nous croyons sincèrement à l’approche de la gestion de la migration légale qui permettra de mettre fin au drame de centaines de milliers de jeunes qui risquent leurs vies dans la traversée du désert et de la méditerranée pour un prétendu eldorado. Elle permettra de réduire le chômage  endémique en donnant aux candidats au suicide  un réel espoir visant à donner  un sens à leur vie », indique-t-il.  Quant à la Directrice générale AMS Afreeq Manpower Solutions, Aïsha Margolis a insisté sur le fait que tous les droits des travailleurs seront garantis. « Ce partenariat est une solution à l’emploi des jeunes au Mali. Nous assurons que chaque travailleur aura un contrat individuel avec la SMACO qui prendra en compte le respect de tous les droit humains », a-t-elle insisté. De son entretien avec la presse, le ministre Mahamane Baby a fait ressortir les critères de sélection qui sont, entre autres: être de nationalité malienne, avoir un casier judiciaire vierge et être âgé de 40 ans au plus et de 18 ans au moins. Ce partenariat gagnant-gagnant, ajoute-t-il, sera une réussite. Car, des leçons antérieures tirées du recrutement, dans les années 80, des travailleurs pour le Royaume d’ Espagne et des travailleurs pour le Centre de communication de la société Xceed d’Egypte, donneront à cette convention ses chances de réussite.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le spécialiste du jihad Lemine Ould Salem</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/specialiste-jihad-lemine-ould-salem-1473732.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/specialiste-jihad-lemine-ould-salem-1473732.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/djihadiste.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Mar 2016 11:19:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ce n'est pas vraiment une surprise. Cela faisait déjà un certain temps que les groupes jihadistes cherchaient à exporter leurs actions vers les grandes villes de la sous-région pour montrer qu'ils n'ont pas été anéantis par les opérations françaises et qu'ils conservent une capacité d'action.

<strong>Soumaïla Cissé</strong>

&nbsp;

Nous sommes venus à Mopti qui est une zone importante pour l’URD. C’est là où nous avons beaucoup de députés, c’est là où nous avons du poids. L’Urd est la première force politique dans la région de Mopti. La gouvernance actuelle ne va pas dans le bon sens, il y a beaucoup de corruption, beaucoup de gabegie. L’opposition a décidé de dénoncer toutes les mauvaises choses… Le peuple malien a besoin aujourd’hui d’un meilleur leadership. Le peuple a besoin d’une communication responsable. Ce qui nous préoccupe aujourd’hui, c’est le mieux être de la population.

&nbsp;

Lacine Diawara, président du BIPREM-Fasoko

&nbsp;

Personne n’a pu démentir le contenu de notre document d’une page. Nous restons sereins. Nous ne réagirons pas aux attaques injustifiées.  Nous communiquerons sagement et légalement au moment opportun.

&nbsp;

Mme Mbaranga Gasarabwe, représentante spéciale adjointe de la MINUSMA

&nbsp;

Les Nations Unies sont convaincues qu'un secteur de défense et de sécurité mieux gouverné et doté de moyens sera plus efficace dans son rôle de sécurisation de la population et des biens.

&nbsp;

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « le BIPREM a le droit de porter plainte contre le président de la république, mais pas contre moi ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-biprem-a-droit-de-porter-plainte-contre-president-de-republique-contre-moi-1473712.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-biprem-a-droit-de-porter-plainte-contre-president-de-republique-contre-moi-1473712.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/IBK.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Mar 2016 11:14:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Réconforté par les réactions, plus ou moins intéressées, de ses souteneurs de tout poil, le président de la République arbore, désormais, son sourire des grands jours. Pour une des rares fois, il se sent en phase avec ses concitoyens. Même si, rappelons-le, l’écrasante majorité des Maliens partage l’avis du Biprem, dont la plainte contre IBK, pour « haute trahison » devant la Haute Cour de Justice, vient d’être rejetée.

Mais cette plainte mérite-t-elle ce sort ? Qu’en pense le Chef de l’Etat, chef suprême des armées, président du conseil supérieur de la « magostrature »… ? Interview.

<strong>Mr le président, la plainte déposée contre vous par le Biprem a suscité moult réaction de la part de vos partisans. Quelle appréciation en faires-vous ?</strong>

Tu sais, Le Mollah, je ne suis pas dupe. Ces réactions ne sont pas désintéressées. La plupart de ces partis politiques et associations ont réagi, souvent avec véhémence, pour me rappeler qu’ils sont là, et qu’ils attendent toujours leur part du « gâteau ».

<strong>Voulez-vous être plus clair ?</strong>

Plus clair que ça ? Les leaders de ces partis et associations s’attendent à ce que je leur trouve un point de chute. Soit dans un cabinet ministériel, soit dans une direction générale, en récompense de leur soutien.

<strong>Mr le président, pourquoi refusez-vous de vous expliquer, publiquement, sur les zones d’ombre entourant l’achat du Boeing présidentiel et les équipements militaires…. Afin de mettre fin à ces soupçons, qui ne finissent pas de finir ?</strong>

Hey, Le Mollah, ne vient pas gâcher ma journée avec ces fadaises. Si je ne veux pas m’expliquer sur ces affaires, c’est qu’il n’y a rien à expliquer. Tout est clair dans ces dossiers. Comme l’eau de roche.

<strong>Mr le président, ce n’est pas l’avis du Vérificateur général</strong>

Il n’ose pas dire le contraire ! En tout cas, pas devant moi.

Pourtant, Mr le président, au Bénin tout près, le président Yayi Boni, a fait l’objet d’une plainte similaire au cours de son second mandat, sans que cela n’offusque personne.

Ce que vous feignez de ne pas comprendre, c’est qu’il y a président de la Rue publique et président de la République. En plus d’être président de la République, élu plus de 77 % des voix, je suis le petit-fils direct du fondateur de l’Empire du Mali.

Je veux, simplement, dire par là que  le Biprem a, peut-être, le droit de porter plainte contre n’importe quel président de la République du Mali ; mais pas contre moi, IBK. Parce que, je ne suis pas un roi ; mais je suis plus qu’un banal président de la république. Tu saisis la nuance ?

<strong>Propos recueillis  par Le Mollah</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>De nouvelles emmerdes pour excel TV</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/de-nouvelles-emmerdes-excel-tv-1473682.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/technologie/de-nouvelles-emmerdes-excel-tv-1473682.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/dg-excel-TV.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Mar 2016 11:10:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A vouloir s’amuser avec le feu, on finit par se brûler le doigt. Après que le ministère de la Communication et de l’Economie Numérique ait ordonné à la direction générale de l’ORTM de débrancher ses installations sur le Centre Emetteur de Kati, le patron d’Excel TV, Mr Ousmane Doukara,  n’a trouvé mieux  que de transférer ses installations sur le toit de l’Hôtel Olympe. Avant d’émettre à partir d’une fréquence non attribuée.

Dépêchée sur les lieux, une équipe de l’AMRTP a constaté les faits. Selon nos informations, le ministère de la Communication et de l’Economie Numérique s’apprêterait, si ce n’est déjà fait, a assigné en justice et Excel TV et l’Hôtel Olympe pour « piratage ».

Rappelons qu’Excel TV fait l’objet de cinq autres plaintes, portées contre lui par des sociétés européennes pour « diffusion de leurs images sans autorisation préalable ». La dernière en date émane de Malivision, société malienne de diffusion d’images, pour « concurrence déloyale ».

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ACI : le PDG au cœur d’un scandale foncier</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/aci-pdg-coeur-dun-scandale-foncier-1473662.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/aci-pdg-coeur-dun-scandale-foncier-1473662.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Mar 2016 11:06:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Sous le couvert d’un « vaste programme d’aménagement des espaces verts, des parkings, terrains de football et marchés modernes », l’Agence de Cessions Immobilières (ACI) a entrepris le lotissement et le bornage de certains espaces à la zone ACI 2000, à la stupéfaction de ses  résidents. Il s’agit, notamment, de la parcelle n°1178, les parcelles n°1306 et 1307, la parcelle sur laquelle s’entraine le club Danaya d’Hamdallaye, la place publique située non loin de la clinique Kabala, la place publique contiguë à l’hôtel Les Colonnes, les parcelles n°1596 et 1596…… pour ne citer que ceux-là.</strong>

Pour la direction générale de l’ACI, ces espaces devraient aménagés pour en faire des espaces verts, des parkings et des marchés modernes. Depuis, l’Association des Résidents de l’ACI 2000 (AR-ACI-2000) ne dort plus que d’un œil. Afin de préserver les espaces verts et les équipements socio-collectifs, que le président-directeur général de l’ACI, Mr Kalifa Sissoko, regarde avec un appétit vorace.

« Face à cette situation, des réunions se tiennent, nuit et jour, à l’ACI 2000, à l’effet de mobiliser les citoyens en vue d’une sauvegarde légale et légitime de la vocation originelle de ces espaces verts et équipements, du respect de l’intangibilité du plan de lotissement de la zone ACI 2000 et surtout du confort environnemental des populations », indique l’association dans une correspondance adressée aux plus hautes autorités de notre pays.

Les responsables de cette association accusent le président-directeur général de l’ACI de vouloir céder ces espaces à des opérateurs économiques, contre espaces qui sonnent en trébuchant. De richissimes opérateurs économiques, avec la baraka de la direction générale de l’ACI, entendent mettre le grappin sur ces espaces. D’où la colère des résidents de l’ACI 2000, qui entendent user de tous les moyens légaux pour faire barrage aux prédateurs fonciers.

Autre grief à l’encontre du président-directeur général de l’ACI : le bradage des bâtiments publics du centre commercial. Situés, entre la Grande Poste et l’Artisanat, tous les bâtiments appartenant à l’Etat auraient été cédés à des opérateurs économiques pour une bouchée de pain.

Selon nos informations, les bâtiments estimés à 200 ou 300 millions CFA auraient été vendus à 50 millions CFA. Mieux, les fonds générés par cette transaction douteuse seraient versés dans un compte bloqué de la BNDA.

<strong>Nous y reviendrons !</strong>

&nbsp;

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Halte à l&amp;apos;imposture et à l’anarchie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/halte-a-limposture-a-lanarchie-1473632.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/halte-a-limposture-a-lanarchie-1473632.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Azawad.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Mar 2016 11:02:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La défense des institutions de la république et des personnes qui les incarnent,  légitimement,  est un devoir citoyen. Dès lors, comment ne pas s’étonner de l’absence de réaction des pouvoirs publics devant une procédure aussi abusive, injurieuse et vexatoire que celle visant le Président de la République, uniquement,  à l’effet de porter atteinte à son image et à son crédit ?

La quête de démocratie, de liberté et de dignité pour laquelle de nombreux Maliens sont morts, ne justifie-t-elle pas qu’on se dresse en masse devant l’imposture et l’anarchie naissante ?

&nbsp;

<strong>QUELLE MISÈRE MORALE A PU POUSSER À DE TELLES EXTRÉMITÉS</strong>

<strong>QUI DONNENT DE NOTRE DÉMOCRATIE UNE IMAGE SI PITOYABLE? </strong>

&nbsp;

Le Président de la République qui est la clé de voûte du système institutionnel malien est la cible d’une cabale abjecte inspirée par l’ignorance, la haine et la volonté de déstabilisation. C’est un symbole qu’on ne peut laisser piétiner, autant par devoir républicain que par obligation sociale. En d’autres temps, dans ce même pays, des personnes ont été saquées pour moins. L’activité des associations étant régie par la loi, la liberté consistant à faire tout ce que les lois permettent, en vertu de quelles dispositions légales ou statutaires une association s’arroge-t-elle le droit de mettre une autorité quelconque de l’Etat en accusation devant la Haute Cour de Justice ? Le constat est triste de voir que notre démocratie a accouché d’un nanisme politique servi par des acteurs de peu d’envergure. Honte aux instigateurs et honte à ceux qui applaudissent car leur misère morale est infinie ! Le Président IBK est arrivé au pouvoir en 2013 dans des circonstances connues de tous : pays divisé et à moitié occupé par une rébellion à coloration narco- djihadiste, forces de défense et de sécurité démunies, démoralisées et démobilisées, finances publiques ravagées par une corruption endémique à ciel ouvert, vie politique débridée et encombrée par des « has been ». Qui pourrait le nier ? Prenant la juste mesure de l’ampleur du désastre et de la responsabilité des uns et des autres, malgré le ressentiment qu’il éprouvait alors, IBK a eu la sagesse et surtout l’élégance de ne pas ouvrir la chasse aux coupables.

La gestion partisane et paternaliste du pouvoir au cours du quart de siècle passé a été une catastrophe pour les finances publiques, le sens moral des citoyens et donc la promotion de la démocratie. Même les forces de défense et de sécurité n’ont pas été épargnées à cause des recrutements basés sur des affinités et l’intéressement des recruteurs, justifiant les replis stratégiques et à la débâcle de 2012. Que dire de l’école qui est devenue le plus gros échec, avec son lot de trafics de diplômes, de diplômés chômeurs, sinon qu’elle forme moins bien que sous le régime militaire pourtant décrié à l’époque ? Certains s’étonnent que Moussa Traoré bénéficie aujourd’hui de plus d’égard que certains acteurs du mouvement démocratique. L’explication est pourtant simple : d’abord en bon militaire et en chef, il a toujours su faire preuve de fermeté ; ensuite,  on ne l’a jamais convaincu de pillage systématique des ressources du pays ; enfin, il a accepté de payer pour tout ce qu’on reprochait à son régime. Les Maliens se souviennent qu’il aurait pu profiter de soins médicaux en Algérie pour s’y réfugier, mais il est revenu pour intégrer une cellule de prison. Voilà comment on parvient à se faire respecter et même à se faire réhabiliter.  La population ne nourrit plus d’animosité particulière à son encontre, ce qui est loin d’être le cas de la plupart des acteurs qui ont contribué à sa chute, prouvant que le peuple a de la mémoire et qu’il est capable de discernement. IBK est justement de la race des hommes qui ne fuient pas le combat et qui s’assument. C’est pourquoi, il sortira  encore plus grand et plus fort de cette épreuve.

&nbsp;

<strong>SE DRESSER CONTRE L’IMPOSTURE EST UN DROIT,  MORALISER LA VIE</strong>

<strong>POLITIQUE EST DEVENU UN DEVOIR, UNE EXIGENCE DE SALUBRITÉ PUBLIQUE</strong>

&nbsp;

Il existe des valeurs et des symboles auxquels on ne s’attaque pas impunément. Il n’y a pas très longtemps, les mausolées de Tombouctou avaient été profanés et détruits par des obscurantistes brandissant le « Glorieux Coran ». Ces hommes, tels des ânes chargés de livres, étaient totalement ignorants du trésor spirituel qu’ils portaient. Dieu qu’ils invoquaient à tort,  à longueur de flagellations et d’amputations, a permis qu’ils fussent vaincus et les édifices réhabilités. Les peuples ne s’accommodent des contestataires et des provocateurs que dans des circonstances bien particulières, et seulement pour ce qu’ils sont en réalité : des agitateurs et non des conducteurs d’hommes. L’homme le plus célèbre du mouvement démocratique en 1991 était sans contestation Me Demba Diallo, qui a été de tous les combats pour la défense des libertés. Les Maliens l’ont-ils pour autant élu en 1992 ? Non, ils lui ont préféré Alpha Oumar Konaré, plus discret, plus politique et mieux organisé. Le seul dont les faits d’arme à l’époque auraient pu lui faire de l’ombre était l’ancien ministre des finances Soumana Sacko ; mais plus technocrate que politique, celui-ci avait choisi de devenir le premier ministre de la transition, ce qui l’excluait de la course à la présidence. Une carrière politique comme toute carrière professionnelle se bâtit par la vision, le travail et l’abnégation. Quand on a du mépris pour les citoyens et la société, on ne respecte pas leur volonté et donc les responsables qu’ils se sont librement donné.

Un renouvellement de la classe politique s’impose pour clore le chapitre douloureux de ceux qui, heureusement de plus en plus minoritaires, pensent détenir un titre foncier sur le territoire politique et qui ne se voient pas autrement qu’en président de la république.  La politique malienne a besoin pour revivre, d’hommes et de femmes de vision s’affrontant projets contre projets, se respectant mutuellement et mus par le seul souci de se mettre au service du pays et des populations. Avec sa gouvernance de rupture, IBK travaille pour ce renouvellement et le changement qualitatif de la société. C’est pourquoi, il faut se battre pour la défense des institutions et le droit des citoyens à une information juste et équitable. Les hommes politiques qui ont du mal à attendre l’échéance de 2018, qui font des cauchemars rien qu’en imaginant qu’IBK puisse se maintenir au-delà, doivent comprendre clairement que le peuple du Mali est un peuple éclairé et souverain, qu’il aperçoit nettement le dos des pêcheurs en eaux troubles, les uns faisant courir des rumeurs lugubres sur la santé d’IBK, les autres s’investissant sans compter dans les calomnies et les demi-vérités qui sont surtout des demi-mensonges. Pour Dieu, nous sommes tous un livre grandement ouvert et à la bonne page, Dieu qui garde sa Haute Main sur ce pays et ses populations ! Une preuve ? De casse-tête pour tout le monde, Kidal est devenu en un tour de main la promesse d’un Mali un et indivisible, certes grâce au sursaut des fils de la région, mais aussi au leadership d’IBK. La communauté internationale qui nous plaignait hier, regarde à présent avec les yeux de l’étonnement et de l’émerveillement. Mais cela, les pyromanes obnubilés n’en ont cure.

Non, le Mali ne brûlera pas ! Les apprentis sorciers qui  semblent particulièrement affectionner la pestilence des poubelles au point d’instrumentaliser des simples d’esprit pour les mettre en mission de dénigrements, ne savent-ils pas qu’il y a des bornes à ne jamais franchir, que des poubelles encore plus nauséabondes pourraient se répandre dans la rue, avant d’emprunter les couloirs sinueux et sombres de leur propre pérégrination ?

<strong>Mahamadou Camara</strong>

<strong>Email : <a href="mailto:camara.mc.camara@gmail.com">camara.mc.camara@gmail.com</a></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le district sanitaire de Ouélessébougou à l’épreuve des épidémies : La rougeole se greffe à la méningite ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/le-district-sanitaire-de-ouelessebougou-a-lepreuve-des-epidemies-la-rougeole-se-greffe-a-la-meningite-1461692.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/le-district-sanitaire-de-ouelessebougou-a-lepreuve-des-epidemies-la-rougeole-se-greffe-a-la-meningite-1461692.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 10 Mar 2016 00:59:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Sale temps pour la population du district sanitaire de Ouélessébougou. Après l’épidémie de méningite constatée dans deux villages, des cas suspects (3 au total selon nos informations) de rougeole auraient été enregistrés à Dialakoro-Djitoumou où le plus grand nombre de décès dû à la méningite avait été enregistré. Ils seraient en observation au centre de santé de référence de la ville, d’après des informations rapportées par des sources locales. Joint par nos soins, le Médecin-chef de Ouélessébougou, N’Tji Boubacar Diarra, s’est contenté de parler lui aussi de cas suspects affirmant que des prélèvements ont été faits et envoyés à Bamako dans les laboratoires de l’Institut national de recherche en santé publique pour analyse. Pour N’Tji Boubacar Diarra même si les soupçons se confirmaient, il n’y aurait pas de péril en la demeure. «Les enfants sont vaccinés contre la rougeole» rassure-t-il avant de laisser entendre que le dispositif de riposte est bien en place.

S’agissant de la méningite, il faut souligner avec satisfaction que la situation est presque sous contrôle. Aucune nouvelle infection n’a été constatée depuis quelques temps. Mieux, certains patients admis au centre de santé de Ouélessébougou ont été libérés, car ayant tout simplement été guéris de la maladie. Ces résultats sont le fruit d’un rude combat mené par le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique sur le terrain. Ce combat s’est traduit par une large campagne de vaccination. Celle-ci a touché, en 7 jours, selon le Directeur National de la Santé, Pr Mama Koumaré, plus de 23 000 sujets de 0 à 30 ans dans 13 villages, à la date du 6 mars 2016. Faisant le point de la lutte contre l’épidémie, Pr Mama Koumaré a précisé qu’il y avait à cette date du dimanche 6 mars, 20 suspects, 9 confirmés et 6 décès.

<strong>Yaya Samaké </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Libération des voies publiques: le Gouverneur en mission suicide</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/liberation-des-voies-publiques-le-gouverneur-en-mission-suicide-1460202.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/liberation-des-voies-publiques-le-gouverneur-en-mission-suicide-1460202.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/voies-publiques.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Mar 2016 13:04:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Le Gouverneur du District de Bamako informe les occupants des voies publiques en Communes II et III de bien vouloir dégager les lieux avant le mercredi 02 février 2015 à 18 heures, délai de rigueur. Passée cette date, les contrevenants se verront expulser des lieux de force…», tel était, en substance, le contenu d’un communiqué diffusé la semaine dernière par le Gouverneur du District de Bamako, Hadi Traoré. Depuis…rien. Les artères de notre belle et salle capitale sont toujours occupées. Bien occupées.

Bamako abritera dans dix moins, en janvier 2017, le Sommet Afrique-France. Désigné comme Président du Comité National d'Organisation de ce sommet, Abdoullah Coulibaly et son équipe sont à pied d’œuvre pour que les invités, Africains et Français, se sentent bien et sentent l’embaumement du grand Mali dont rêve IBK. Pour réussir leur tâche, un coup de main des autorités leur est utile. C’est là que le gouvernorat du District de Bamako et la Mairie du District entrent en scène. Mais, le maire Adama Sangaré de l’Adema-PASJ ne dort plus que d’un œil et demi depuis qu’IBK est aux affaires. De plus, pourquoi faciliter la tâche à un candidat rival au poste de maire du District. Le RPM, parti au pouvoir, n’entend pas les choses de cette oreille. Alors, Hadi Traoré est seul face au défi du maintien d’ordre.

Les défis sont immenses et la mission presque impossible. La ville, qui produit environ 2 500 m3 de déchets par jour, n’a plus de décharge publique. C’est le ravin de la commune V derrière l’hôtel Olympe qui reçoit tous les déchets de Bamako. La décharge de Noumoubougou dans laquelle l’Etat a injecté plus de 6 milliards FCFA de deniers publics n’est toujours pas opérationnelle. Sur ce front, le gouverneur est engagé, aidé, en cela, par de bonnes volontés telles que Toguna SA. Mais, là où le Gouverneur perd des étoiles c’est le récurrent problème d’occupation des voies publiques. «Nous travaillerons exclusivement sur les communes II et III dans la semaine (Ndlr, jeudi dernier). Il est clair que  nous aurons affaire à des gens de mauvaise foi. Ceux qui feront preuve de patriotisme et de civisme seront traités avec respect. L’État exercera résolument sa force vis-à-vis de ceux qui s’opposeront à son autorité», avait déclaré le gouverneur. Mais ce énième ultimatum expiré, le Gouverneur a, de visu, constaté que ni le message ni le messager qu’il est n’avaient été compris. En plein marché Dabanani, jeudi dernier, face aux cameras de la télévision nationale, il récidive : « Dès samedi, nous dégagerons toutes ces zones », lançait-il.

A ce jour, force est de constater que le gouverneur du District qui avait, préalablement, procédé à une campagne de sensibilisation jette l’éponge. Son approche dite nouvelle n’a pas marché. Du moins, pas encore.

&nbsp;

Qui s’y frotte, s’y pique.

Avec les années, la réglementation de la circulation à Bamako est devenue une sorte de Bastille imprenable. Qui s’y frotte, s’y pique. Et ce n’est pas le général Sada Samaké, ex-ministre de la Sécurité qui dira le contraire. Lui qui, avec  un bataillon fort de 800 éléments, avait échoué. En fait, ce que le ‘’Général des bois’’ ignorait c’est qu’il est plus facile de maintenir de l’ordre dans une forêt que dans une mare. De caïmans, en plus. Ces choses-là, n’ont pas de secrets pour un Canard. Il aurait dû prendre conseil auprès du Palmipède qui est aussi bien à l’aise dans les eaux que dans la forêt. Dans la ville des trois Caïmans, différents pouvoirs ont essayé de déguerpir les occupants des voies publiques. Sans succès. Des mauvaises langues affirment que c’est une mission suicide pour les autorités qui s’y aventurent. En administrateur chevronné, Hadi  Traoré, semble connaitre les enjeux et les jeux de cette affaire. D’aucuns disent qu’il a jeté l’éponge. Peut-être qu’il a, tout simplement, mis de l’eau dans son vin, face à un peuple qui peine à s’offrir trois repas quotidiens.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le directeur général&#45; adjoint limogé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-directeur-general-adjoint-limoge-1460312.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/le-directeur-general-adjoint-limoge-1460312.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Mar 2016 12:55:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il méprisait ses collègues, n’a aucune considération, ni pour leur fonction, ni pour leur âge. Souvent, en pleine réunion, il leur volait dans les plumes. Sans considération pour le directeur général, qui se voyait contraint de le rappeler à l’ordre. A défaut, dit-on, il leur mettait le bâton dans les roues, en balançant dans la presse des informations erronées sur la douane. Histoire de salir leur réputation et, du coup,  les faire partir  de leur poste. Ces derniers mois, la tension, entre lui et son directeur général, est montée d’un cran. Avant de tourner à la guerre ouverte. Ou presque.

Le colonel Nouhoun Sadia Camara, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été limogé de ses fonctions de directeur général-adjoint des douanes. C’était vendredi 04 mars, en début de journée. En l’espace de quelques minutes, la nouvelle s’est répandue dans la ville. Comme une trainée de poudre.

Pour l’heure, aucune raison n’a été avancée  pour expliquer ce limogeage. Ni par le directeur général des douanes, ni par les services de communication de cette administration. Mais de l’avis général, le limogeage du colonel Nouhoun Sadia Camara était prévisible.

« On avait comme l’impression qu’il sabotait le travail du directeur général », assure un agent des douanes.

En effet, depuis quelques mois,  le désormais ex-directeur général- adjoint des douanes a mauvaise presse au sein de l’administration des douanes. Nombreux  sont ses collègues qui le soupçonnent d’être l’instigateur de certains articles de presse, tendant à salir la réputation de ses collègues. Ou de l’administration des douanes.

Mais la raison principale de son départ, dit-on, aura été la tension, de plus en plus persistante, entre lui et son patron. Ces dix dernières semaines, ajoutent nos interlocuteurs, cette tension aurait monté d’un cran.

« Le directeur général l’avait nommé à ce poste qu’il l’aide à atteindre les objectifs de recettes fixées à la douane par le gouvernement. Mais quand le directeur général –adjoint ne trouve mieux à faire que de saboter le travail, le directeur général n’a qu’une solution, une seule : le faire remplacer par un autre, plus compétent que lui ».

Le colonel Nouhoun Sadia Camara a été remplacé, à ce poste, par un autre colonel, dont la compétence et la rigueur sont connues au-delà de nos frontières : Mr Ali Coulibaly. C’est la seconde fois qu’il occupe ce poste.

Il formait avec le colonel Modibo Maïga, le directeur général des douanes d’alors, un tandem de choc, qui a sauvé le Mali de la banqueroute. C’était au lendemain du coup d’Etat du 22 mars 2012, qui a renversé le président ATT. Avec, à la clé, le départ des partenaires techniques et financiers ; mais aussi, la suspension des aides bilatérales et multilatérales. C’est grâce aux recettes, générées à l’époque par la douane, que les fonctionnaires étaient payés. Régulièrement. Et ce, jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel normal.

En jetant son dévolu sur le colonel Ali Coulibaly, l’inspecteur général Modibo Kane Keïta a fait un bon choix. Un très bon choix.

<strong>Oumar babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bakary Togola, de nouveau, face au juge</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/bakary-togola-de-nouveau-face-au-juge-1460172.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/bakary-togola-de-nouveau-face-au-juge-1460172.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Bakary-Togola-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Mar 2016 12:53:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après le sale quart d’heure qu’il avait passé, lundi 22 février dernier, au Pôle Economique et Financier, le président de l’APCAM s’apprêterait à repasser sous les fourches caudines du commandant Kamaté, enquêteur en chef,  pour s’expliquer sur la gestion, jugée « calamiteuse » des fonds destinés à l’Union Nationale des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton (UN-SCPC) qu’il préside ; mais aussi, sur le sulfureux dossier de l’engrais frelaté. Qui a occasionné une perte de 100.000 tonnes de coton et de céréales aux paysans, lors de la dernière campagne agricole. Mais cette fois-ci, indique notre source, Bakary Togola risque gros. Très gros.

Organisé, la semaine dernière à Paris, le salon International de l’Agriculture,  auquel il participait à la tête d’une forte délégation, a peut-être permis au président de l’APCAM de s’extirper des griffes du commandant Kamaté et de ses hommes. Mais pas pour longtemps.

Dès son retour de Paris, le très controversé Bakary Togola devrait être, de nouveau, convoqué par les limiers du Pôle Economique et Financier. Afin de faire toute la lumière sur les centaines de millions de nos francs, qui auraient disparu des caisses de l’UN-SCPC. Comme par enchantement.

Destinés au fonctionnement de cette structure, ces fonds auraient été mal gérés. Pire, certaines dépenses, estimées à plusieurs dizaines de millions CFA seraient sans justificatifs, aucun.

Autre dossier et non des moindres, sur lequel Bakary Togola devra s’expliquer au Pôle Economique et Financier : le fameux dossier de l’engrais frelaté.

Selon nos informations, ses réponses étaient courtes. Très courtes. Trop courtes. C’est-à-dire, vagues face aux questions des enquêteurs. Lesquelles étaient, dit-on, d’une précision d’horloger.

Pourquoi a-t-il obligé les cotonculteurs à utiliser cet engrais, tout en sachant qu’il était de mauvaise qualité ? Quels sont les fournisseurs qui ont livré cet engrais ? Pourquoi a-t-il été vendu au gouvernement au prix fort ? Qui en a profité er à hauteur de combien ?

Voici, entre autres, les questions auxquelles Bakary Togola devra répondre, dès la semaine prochaine, au Pôle Economique et Financier. Avec précision.

A en croire notre source, le président de l’APCAM risque d’y être gardé pour plusieurs jours, voire déféré à la Prison Centrale de Bamako, pour les besoins de l’enquête. Qui s’annonce, pour le moins, palpitante.

&nbsp;

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Menace de mort et tentative d’assassinat : Ras Bath porte plainte contre x et pointe un doigt accusateur sur l’honorable Hadi Niangadou dit ‘’Joh Wallaki’</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/menace-de-mort-et-tentative-dassassinat-ras-bath-porte-plainte-contre-x-et-pointe-un-doigt-accusateur-sur-lhonorable-hadi-niangadou-dit-joh-wallaki-1460332.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/menace-de-mort-et-tentative-dassassinat-ras-bath-porte-plainte-contre-x-et-pointe-un-doigt-accusateur-sur-lhonorable-hadi-niangadou-dit-joh-wallaki-1460332.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Ras-Bath.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Mar 2016 12:38:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Mohamed Youssouf Bathily, alias Ras Bath, animateur et chroniqueur de radio, a, à en croire ses dires, fait l’objet d’une menace de mort suivie d’une tentative d’assassinat successivement, les 19 et 20 février dernier. Quoiqu’il en soit, le chroniqueur, doctorant en droit, s’est senti menacé pour porter l’affaire devant les tribunaux. Pour en savoir davantage, le  Canard déchaîné l’a  rencontré. Interview…

<strong>Le lundi dernier, vous déposiez une plainte au Parquet général. Quelle est l’origine de cette plainte?</strong>

&nbsp;

J’ai fait l’objet d’une tentative d’assassinat précédée d’une menace de mort suite à deux dossiers que j’ai évoqués dans mes  émissions radiophoniques. C’est le dossier de site de logements sociaux de Tabacoro et celui de tissus basins importés frauduleusement.

L’affaire du site de Tabacoro implique Banga Immobilière dont le promoteur serait Hadi Niangadou ‘’Joh Wallaki’’ député élu en commune II du District de Bamako et Komé Immobilière. Un Décret de 2009 pris en Conseil des ministres avait classé 350 ha comme site d’utilité publique pour y construire des logements sociaux. Nous avons été surpris de constater, documents à l’appui, que pour compenser ces deux agences suite à la perte de leurs superficies de 60 ha à Kati, que le ministre des Domaines, à l’époque David Sagara ait déduit 120 ha de ce site classé de Tabacoro dans la commune de Kalabancoro pour le leur attribuer. Quand Dramane Dembélé est arrivé, il a fait annuler cette attribution. Mais, il a ensuite attribué, de gré à gré, le marché de construction des logements sociaux à ces mêmes agences. Il y a plusieurs anomalies dans cette affaire que nous dénonçons.

Ensuite vient le dossier des Basins. Officiellement, le basin n’existe pas au Mali, il est dédouané comme étant de la friperie, de la tomate, bref tout ce dont les frais de dédouanement ne sont pas chers. Hadi Niangadou dit ‘’Joh wallaki’’ est le beau-frère de Gagny Lah importateur de Basins.

Quand j’ai touché à ces deux affaires, Mohamed Ben Niangadou, neveu de Hadi Niangadou, chargé de la Sécurité du concert de Davido organisé par Mamah LAH, petit fils de Gagny Lah a dit au président de mon collectif que je venais de signer mon arrêt de mort en touchant au gagne-pain de sa famille. C’est suite à cette menace de mort que j’ai fait l’objet de tentative d’assassinat.

&nbsp;

<strong>Quelles sont les personnes visées par cette plainte ? </strong>

&nbsp;

Notre plainte est enregistrée sous le n° 0214 auprès du Parquet  général de la République pour transmission au tribunal de la Commune II. Une plainte de menace de mort contre Mohamed Ben Niangadou fils d’Amadou Niangadou et Fanta Bathily. Il est, neveu et  l’homme de main de Hadi Niagadou et son attaché à l’Assemblée. C’est lui qui a dit au président de mon collectif, qu’ils vont me tuer et le jour de la tentative d’assassinat contre ma personne, il est passé deux fois. Deux plaintes pour tentative d’assassinat contre Adama Traoré dit ‘’Noch’’ étudiant en Droit  et Sory Traoré de la Famille Traoré à Niaréla où se tiennent les réunions de la section Codem de la commune II. Une autre plainte pour tentative d’assassinat contre X également.

&nbsp;

<strong>Vous avez cité des noms. Alors, pourquoi une plainte contre X, encore?</strong>

&nbsp;

En droit quand vous donnez des noms, le juge n’est tenu lors de son enquête que de poursuivre les noms qui lui ont été communiqués. Alors que la plainte contre X lui donne la latitude de poursuivre tous ceux dont les noms seront révélés au cours de l’enquête.

&nbsp;

<strong>Vous accusez ouvertement l’Honorable Hadi Niangadou,  sans qu’aucune plainte ne soit dirigée directement contre lui. Le rangez-vous sous X ?</strong>

&nbsp;

Les personnes dont les noms sont cités m’ont directement menacé ou tenté de m’assassiner. Mohamed Ben Niangadou est employé par son tonton Hadi Niangadou dont l’intérêt, des milliards, est en jeu dans ce dossier de Tabacoro. Est-ce que ‘’Joh Wallaki’’ est commanditaire ou pas, c’est l’enquête qui va le révéler.

&nbsp;

<strong>Ne pensez- vous que vous avez plutôt fait l’objet d’une tentative d’intimidation?</strong>

&nbsp;

Il n’y a pas de petite ou de grande menace. Je sais qu’on ne meurt pas deux fois. L’assassinat est un acte et le fait de venir m’identifier et filmer ma voiture rentrait dans le cadre de la préparation d’un plan. Je ne vais pas tout vous dire…

&nbsp;

<strong>Peut-on s’attendre à un adoucissement de vos propos à l’antenne, désormais ?</strong>

&nbsp;

C’est que vous ne suivez pas -  parce que la conférence de que j’ai organisée avant-hier était bien plus grave. Le président de la République est habillé en fraude, le Premier ministre est habillé en fraude, les imams Mahamoud Dicko et Haïdara aussi. Et je ne saurais me taire là-dessus.

&nbsp;

<strong>Votre dernier Ras Batch ?</strong>

&nbsp;

Il revient à nous citoyens de nous assumer dans le respect des choix que nous avons fait en élisant les autorités. Ceci  passe par le contrôle de l’action des gouvernants. La gestion de l’Etat ne doit rester un secret pour aucun citoyen. Que les plus riches se refusent à payer l’impôt doit interpeller tout le monde.

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong> par Mamadou TOGOLA </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction générale de la douane : « Aucun mètre de Bazin n’a été commercialisé au mali, durant ces trois dernières années,   sans s’être acquitté des droits de  douane ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/direction-generale-de-la-douane-aucun-metre-de-bazin-na-ete-commercialise-au-mali-durant-ces-trois-dernieres-annees-sans-setre-acquitte-des-droits-de-douane-1460292.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/direction-generale-de-la-douane-aucun-metre-de-bazin-na-ete-commercialise-au-mali-durant-ces-trois-dernieres-annees-sans-setre-acquitte-des-droits-de-douane-1460292.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/bazin.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Mar 2016 12:30:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est, du moins, la réaction d’un haut cadre du Bureau des Enquêtes douanières, après les rumeurs, de plus en plus persistantes, sur l’arrivée d’importantes quantités de Bazin sur le marché malien. Sans, au préalable, faire l’objet de dédouanement.</strong>

La rumeur court, folle et fofolle, avant d’être relayée, en boucle, par certaines radios privées de la place : des tonnes de Bazin, appartenant à des « Diogoramé » de la place,  auraient été  déversées, sur le marché malien, sans paiement des droits de douane. Avec, la complicité, disent-elles,  du directeur général des douanes.

Minimisée, au départ, par les responsables de la douane, cette rumeur s’est répandue comme une trainée de cannelle.  D’où la réaction de ce haut cadre de la sous-direction des Enquêtes douanières. Dans un document qu’il nous a remis, figurent  les valeurs et les droits de douane prélevés sur les containers de Bazin entrés, dans notre pays, durant ces trois dernières années.

A en croire ce document, la valeur totale du Bazin,  commercialisé en 2014  sur le malien, est estimée à 2,4 milliards CFA. Les droits de douane prélevés se chiffrent à 1,070 milliards CFA. En 2015, la valeur du Bazin, entré au Mali, est estimée par les services de douane à 5,6 milliards CFA. Les droits de douane prélevés se chiffrent à 2,48 milliards CFA. Soit la moitié de sa valeur. Ou presque. Peut-on dire que ce Bazin est entré sur le marché, sans droits de douane ? Poursuivons.

Entre janvier et février 2016, la valeur du Bazin, passé par les services de douane, est estimée à 310 millions CFA, sur lesquels la direction générale de la douane a prélevé 130 millions CFA de droits de douane.

« Aucune marchandise, qu’elle soit solide ou liquide, ne peut passer le cordon douanier, sans s’acquitter des droits et taxes y afférant », indique notre interlocuteur. Avant d’ajouter, les gestes hauts et forts : « C’est parce que ces marchandises sont bien taxées, que les recettes douanières sont passées de 35 à 42 milliards CFA par mois, pour le grand bonheur du Trésor public ».

&nbsp;

<strong>Les recettes douanières en hausse constante </strong>

Durant l’année écoulée, les recettes douanières ont battu tous les records. Elles sont passées de 35 milliards CFA à 42 milliards CFA par mois. Soit une hausse mensuelle de 7 milliards CFA. Sans « anticipations », c’est-à-dire les droits et taxes perçus sur les marchandises, qui n’ont pas franchi le cordon douanier.

Les prévisions de recettes, en 2015, étaient de 430 milliards CFA. Mais à l’issue de la rencontre, entre les autorités maliennes et les responsables du FMI et de la Banque mondiale à Washington, ces prévisions ont été revues à la hausse : 450 milliards CFA, soit 20 milliards CFA de plus.

A la surprise générale, la direction générale de la douane a réalisé 480 milliards CFA. Soit 30 milliards CFA de plus que les objectifs de recettes, à elle fixés, par le gouvernement.

A titre de comparaison, les prévisions  de recettes étaient de 320 milliards CFA en 2013 et 341 milliards CFA en 2014.

En janvier 2016, les recettes douanières ont, pour la première fois dans l’histoire de la douane malienne, franchi la barre des 42 milliards CFA, dont 19 milliards CFA pour le seul bureau des Produits Pétroliers (BPP). Mais le mois suivant, c’est-à-dire en février 2016, surprise sur….prise : les recettes ont dépassé 43 milliards CFA. Un record. Au Bureau des Produits Pétroliers (BPP), un autre record vient d’être battu, en février dernier : les recettes ont dépassé 19 milliards CFA (19,07 milliards CFA exactement).

Les régions ne sont pas demeurées en reste. Au bureau régional des douanes de Kayes, les recettes sont estimées à 5,5 milliards CFA.

Et notre interlocuteur de conclure  par une interrogation: « comment peut-on arriver à ces résultats, si on laissait les marchandises, qu’elles soient du Bazin ou autre, rentrer dans notre pays sans s’acquitter des droits et taxes dus à la douane ».

&nbsp;

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le prix d’une gouvernance vertueuse</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-prix-dune-gouvernance-vertueuse-1460272.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/le-prix-dune-gouvernance-vertueuse-1460272.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Modibo-Keita.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Mar 2016 12:26:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le Président Modibo Kéita, rarement un homme politique aura montré autant de passion pour le Mali à travers une volonté farouche de le réconcilier avec son glorieux passé et de moraliser la vie publique.</strong>

Cependant, vu le patriotisme débridé et particulièrement chancelant de la plupart des acteurs politiques, la tâche ne sera pas de tout repos pour IBK dont l’engagement était perceptible bien avant son accession à la magistrature suprême.

&nbsp;

<strong>UN CREDO ORIGINAL : « DIEU, LE MALI, MA CONSCIENCE »</strong>

&nbsp;

Le choix de ce triptyque comme credo est révélateur du caractère profondément humain, voire humaniste de l’homme. Dieu est accepté comme la Référence Suprême, et les Maliens pris à témoins. C’est un engagement personnel très fort que ne peut prendre qu’un homme convaincu d’avoir des comptes à rendre à l’honnêteté et à la loyauté. Dans le microcosme politique malien, une telle profession de foi est assez inhabituelle pour ne pas retenir l’attention. En effet, Musulmans, Chrétiens ou Animistes, les Maliens croient en l’existence de Dieu comme Source de la vie et Ordonnateur de toutes choses ; ce qui fait du Mali un pays de croyants par essence et par excellence. La laïcité n’est donc ni l’absence, ni la négation de Dieu mais la garantie de la libre expression de toutes les croyances, telle que cela découle de la Constitution. C’est le sens du pacte liant IBK aux hommes de foi.

On se souvient qu’à l’occasion de son investiture par son parti en 2007, il avait déclaré : « aimer son peuple, le respecter, …c’est accepter qu’il s’exprime à l’instar des peuples libres du monde,…c’est lui dire la vérité en toutes circonstances ». Il terminera son allocution en souhaitant une campagne électorale apaisée permettant d’éclairer le peuple sur les projets respectifs des uns et des autres. IBK perdra les élections de 2007 et beaucoup d’élus à l’Assemblée Nationale, sans jamais se départir de ses convictions et de sa stratégie de mener une opposition vraie mais loyale. Ceux qui l’ont connu au moment de son entrée en politique savent que l’homme a fait des efforts importants pour mériter la confiance des populations et trouver sa propre voie dans le dédale des mœurs politiques maliennes. Au même moment, beaucoup d’autres aujourd’hui dépités, perdaient leur âme et leur crédibilité au gré des compromissions et des reniements. Une fois arrivé au pouvoir, conformément à son credo, IBK s’est inscrit dans la conduite d’une gouvernance de rupture.

&nbsp;

<strong>ROMPRE AVEC « LA GESTION DE GRIN » : POUR JUGULER LA CORRUPTION</strong>

&nbsp;

Le combat des démocrates  et des patriotes maliens ayant été galvaudé depuis belle lurette, IBK place sa foi dans la construction d’un Etat fondé sur le règne du droit. C’est pourquoi le souci de composer avec des cadres compétents et moins compromis est constant chez lui, comme la non-immixtion dans les affaires judiciaires. Une autre de ses préoccupations est de ne pas laisser les pesanteurs partisanes ou sociales compromettre la bonne gestion de l’Etat. Pour les opportunistes de tous bords, son action politique a alors pris l’allure d’un véritable tremblement de terre qui menace leurs intérêts, eux qui depuis des années vivent d’intrigues et de rentes facilement acquises. C’est l’explication de toutes cabales grotesques et maladroites qui le visent en ce moment et pour lesquelles un rappel de certaines réalisations est nécessaire pour montrer la vacuité des accusations portées avec tant de légèreté.

Le premier rappel concerne le dossier de la rébellion car les accords de 2006 n’ont rien réglé, fragilisant au contraire l’Etat. Le Mali avait perdu le nord bien avant le coup d’état de mars 2012. C’était juste un no man’s land abandonné aux preneurs d’otages et aux narco- trafiquants qui procuraient en retour des subsides importants à certaines autorités du nord comme du sud. Tirant les leçons de l’échec de 2006, la société civile dans son ensemble a été fortement impliquée dans les négociations de paix de 2014 qui ont conduit à l’accord d’Alger. Depuis la signature de cet accord en terre malienne, les contacts fréquents entre anciens groupes armés rivaux ont permis le retour progressif de la confiance, annonçant le futur redéploiement de l’administration. Qui aurait pu imaginer  la CMA et la Plate-forme se réunissant à Bamako, avant d’inviter le gouvernement à un forum à Kidal ? Ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre sont témoins de l’immense travail abattu et des résultats obtenus. Désormais, Kidal et Bamako n’ont plus besoin d’intermédiaires étrangers pour se parler. La seule menace qui persiste aujourd’hui, est celle des djihadistes qui concerne l’ensemble de la sous-région et même le reste du monde. Il faut donc rendre justice à IBK qui a répondu à la principale attente de 2013 : réussir la paix et ouvrir de nouvelles perspectives pour le nord dans un Mali uni et plus fraternel.

&nbsp;

Le second rappel porte sur la gouvernance politique et économique dont le trait principal est l’émancipation du pouvoir d’Etat de « la gestion de grin » à laquelle il était soumis depuis des décennies. Quel cadre, quel opérateur économique pouvait espérer réussir s’il n’était affilié à l’ADEMA entre 1992 et 2002 ou au Mouvement Citoyen entre 2002 et 2012 ? C’est cette gestion paternaliste du pouvoir qui a bloqué l’émergence de véritables capitaines d’industrie, favorisé la constitution de groupes d’affairistes, créé une connivence abjecte des élites autour de la corruption, le népotisme et l’incurie, avant que l’absence d’éthique et la concussion à grande échelle ne finissent en 2012 par avoir raison des appétits démesurés. Aujourd’hui, IBK a décidé de s’attaquer ouvertement à la mafia foncière dont les principaux acteurs sont des responsables politiques et administratifs. Des poursuites sont lancées contre des officiers de l’armée accusés de détournements des primes des soldats, poursuites que d’aucuns pensaient totalement impossibles. Les attaques orchestrées contre IBK ont pour objectif de détourner l’attention des Maliens, en usant et en abusant de rumeurs et d’amalgames (achats d’avion, primes des anciens premiers ministres). L’adoption d’une loi portant statut du chef de file de l’opposition politique est pourtant une avancée notable qui renforce l’expression des libertés et permet au peuple malien d’entendre d’autres avis que ceux du camp présidentiel. Avant IBK, qui a pris autant de décisions salutaires pour la démocratie et la justice ? Certains pensent pouvoir freiner son élan en ouvrant des poubelles remplies de leurs propres déchets.  Là où ces anarchistes des temps modernes voient un verre à moitié vide, les patriotes maliens voient plutôt un verre à moitié plein. Plein de la paix  qui revient et qui annonce la reprise du développement du pays. Les uns observent avec les yeux de leurs propres péchés, pendant que les autres regardent avec l’espoir qu’IBK réussira à résoudre les nombreux problèmes créés et aggravés par l’incurie de politiciens accapareurs et  irresponsables.

Le véritable drame des leaders politiques en général, ceux de l’opposition en particulier est de vivre constamment dans la précarité et la gestion du court terme. Bâtir dans un tel contexte une stratégie de rupture sur le long terme provoque nécessairement des grincements de dents. Mais le salut du Mali passe par là.

<strong>Mahamadou CAMARA</strong>

<strong>Email : <a href="mailto:camara.mc.camara@gmail.com">camara.mc.camara@gmail.com</a></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Malivision porte, a son tour, plainte contre excel TV</title>
<link>https://www.maliweb.net/technologie/malivision-porte-a-son-tour-plainte-contre-excel-tv-1460352.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/technologie/malivision-porte-a-son-tour-plainte-contre-excel-tv-1460352.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Mar 2016 12:22:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le second ré-diffuseur  d’images, Malivision vient, à son tour, de porter plainte, devant le tribunal de première instance de la commune I,  contre Excel TV pour « concurrence déloyale ».</strong>

Après I Télé, la société Théma propriétaire de la chaîne Nollywood TV, la société Turner Broadcasting système  Europe Limited, propriétaire de la chaîne Boomerang, et le Groupe NBC Universal…… c’est au tour de Malivision de porter plainte, devant le tribunal de première instance de la commune I, pour « concurrence déloyale ».

Lancée en 2013, Excel TV opère, selon ces différentes chaînes, dans « l’illégalité totale ». D’abord, parce qu’elle utilise huit fréquences au lieu de deux, comme prévu par la réglementation en vigueur. Résultat : les images des autres diffuseurs sont, souvent,  brouillés du fait de l’usage des six autres fréquences.

Qui ne lui sont pas destinées.  Ensuite, Excel TV ne dispose d’aucune autorisation de diffusion, lui permettant d’exercer.  Elle ne l’a reçu ni de la HAC (Haute Autorité de l’Audiovisuel), ni de l’AMRTP (pour les fréquences), seules habiletées à la délivrer. Elle avait signé, en 2013, une convention avec l’ORTM. Dont elle n’a jamais respecté les termes.  Selon cette convention, qui n’est pas et ne peut remplacer une autorisation, Excel TV devrait verser, chaque année, 5 millions CFA à l’ORTM. Ce qu’elle n’a jamais fait, alors que les autres rediffuseurs, notamment Malivision et Multicanal, versent, annuellement, la bagatelle de 25 millions CFA, chacun, à l’ORTM. Promulguée en 2012, la loi sur l’audiovisuel rend caduque la convention signée, entre l’ORTM et Excel TV. Selon cette loi, seules la HAC et l’AMRTP (pour les fréquences) ont le pouvoir de délivrer cette  autorisation. Ce qui, du coup, rend caduque la convention qui lie l’ORTM à Excel TV.

Pire, aucune facture n’a été émise par l’ORTM. Ni pour le paiement des 5 millions CFA  que lui doit Excel TV en 2014, en 2015 et en 2016 ;  ni pour  l’eau et d’électricité, qui alimentaient les équipements d’Excel TV.

Alors, qui a empoché cet argent ? Mystère et boule de gomme.

Enfin, Excel TV diffuse une multitude de chaînes, sans en avoir acquis les droits. Or, elle avait été mise, officiellement, en demeure par les propriétaires des chaînes ; mais aussi, par  Multicanal et Malivision. Lesquels déboursent des fortunes à France TV, Trace, Fox sport, Natgéo, Turner, Nina, Lagardere, Canal+ …..  pour disposer de ces images.

C’est pour toutes ces raisons, que Malivision, rediffuseur d’images à contenu numérique, a décidé de rejoindre le rang des propriétaires de chaînes et diffuseurs d’images, qui ont assigné Excel TV en justice.

Soit pour avoir commercialisé leurs images sans autorisation ; soit, pour avoir concurrencé les diffuseurs historiques d’images. Sans autorisation. Pire, sans s’être acquitté de ses redevances  CFA dues à l’ORTM durant toutes ces périodes.  L’audience  est prévue pour le 10 mars prochain.

&nbsp;

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>08 mars :  la BDM au secours des femmes antiquaires de Quinzambougou</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/08-mars-la-bdm-au-secours-des-femmes-antiquaires-de-quinzambougou-1460252.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/08-mars-la-bdm-au-secours-des-femmes-antiquaires-de-quinzambougou-1460252.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Mar 2016 12:13:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’association des femmes antiquaires (AFAM) de Quinzambougou en commune II du District de Bamako a connu une belle fête de 08 mars. Un important lot de matériels d’assainissement leur été offert par la Banque pour le Développement du Mali. La cérémonie de remise a lieu hier, dans les locaux de l’Agence BDM de Quinzambougou.

« Une banque ce n’est pas seulement des chiffres, c’est aussi des actions sociales. C’est dans ce cadre qu’il faut situer l’action de ce matin », a précisé, le Directeur Général Adjoint de la BDM, Mamadou Kondo qui présidait la cérémonie. Et d’ajouter: « l’épanouissement de la femme a toujours été au cœur des politiques de la BDM. La preuve, indique-il, des 15 directeurs d’agence-BDM à Bamako, 10 sont des femmes. A la BDM nous estimons qu’aider une femme c’est aider tout le pays », conclut, le DGA.

Le don de la BDM est composé de brouettes, de balais, de seaux, de gants…. Quant à leur valeur monétaire, le DGA, Mamadou Kondo n’a pas souhaité faire de commentaires, certainement las d’entendre parler de chiffres, même les jours de fête. « Le coût, disons, est symbolique », s’est-il contenté de dire.

C’est à travers les mots de bienvenue et de bénédiction du chef de quartier de Quinzambougou que la cérémonie débuta. Ensuite suivront les mots de remerciement de Mme Sissoko, la représente du Maire de la commune II. Ces matériels assainiront la commune et contribueront à l’acquisition d’un cadre de vie agréable pour toute la population. Quand à la présidente de l’Association des Femmes Antiquaires de Quinzambougou, Mme Diarra Oumou Cissé, elle a, après avoir réceptionné le lot de  matériels, tenu à remercier la BDM pour son geste.

« Cette aide est d’une grande utilité pour notre association. Elle nous permettra de réaliser nos objectifs d’assainissement », dit Mme Diarra Oumou Cissé. Avant d’assurer que bonne utilisation sera faite du don : « quand une femme obtient quelque chose, c’est toute la communauté qui l’a », affirme la présidente de l’AFAM- Quinzambougou, visiblement très émue.

<strong>Mamadou TOGOLA   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « Le BIPREM veut se faire une notoriété sur mon dos ; mais il ne sait pas a qui il a affaire »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-le-biprem-veut-se-faire-une-notoriete-sur-mon-dos-mais-il-ne-sait-pas-a-qui-il-a-affaire-1460222.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-le-biprem-veut-se-faire-une-notoriete-sur-mon-dos-mais-il-ne-sait-pas-a-qui-il-a-affaire-1460222.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/IBK-climat.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Mar 2016 11:11:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Qu’est-ce qui se passe avec ce régime ? Pas un mois, sans qu’il ne fasse parler de lui. Les affaires succèdent aux affaires. Les scandales,  aux scandales. Après le scandale sur l’achat du Boeing présidentiel, des équipements militaires, de l’engrais frelaté et des indemnités de 4 milliards CFA que le président de la République entendait accorder, gratuitement, aux anciens Premiers ministres avec effet rétroactif….,  le pouvoir IBK refait parler de lui. Et pas en bien.

Association composée de journalistes, animateurs de radio et autres patriotes soucieux de la gestion faite du budget national, le BIPREM avait porté plainte, devant la Haute Cour de justice, contre IBK. Afin qu’il s’explique sur les scandales et les affaires qui ont émaillé ses deux ans et demi, passés aux commandes de notre pays. Mais surprise sur……prise !

Au lieu de prendre ce geste au sérieux, le président de la République s’en moque. Comme de sa première paire de lunette. Interview.

Mr le président, la plainte du BIPREM est à prendre au sérieux, car il traduit le malaise  de nos concitoyens, face à la mal gouvernance actuelle

&nbsp;

Dis-moi, Le Mollah, tu es membre de cette association de scribouillards et de radoteurs ? Alors pourquoi en faire le thème de cette interview ? Ecoutez-moi bien : cette association savait très bien que sa plainte n’ira nulle part. Parce que je m’appelle IBK, le « Kankélintigui ».

Si je dis « Kou », celui qui dira « Banankou » ira le déguster à Aguel-Hoc.

Et personne ne prendra cette plainte au sérieux. Le but n’est pas pour le BIPREM de voir sa plainte aboutir ; mais de se faire une notoriété sur mon dos. Mais, il s’est trompé de client. Car je ne suis pas ATT, je suis Maninka Bourama.

La preuve : cette plainte a fait pschitt ! Si on en juge par les protestations issues des partis politiques.

&nbsp;

Toutes ces protestations émanent, Mr le président, de partis politiques membres de la majorité présidentielle, ce qui n’est pas étonnant

&nbsp;

A en juger par le nombre de partis politiques, qui se sont levés contre cette plainte, c’est plus qu’étonnant !

&nbsp;

Cela aurait pu l’être, Mr le président, si l’opposition avait condamné cette plainte. Ce qui n’est pas le cas, du moins pas encore

&nbsp;

J’attends une protestation vigoureuse de la part de l’opposition

&nbsp;

Mr le président, paraît que le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, serait sur le point de rejeter le décret, parce que vous lui enlevez le droit de choisir les membres de son cabinet

&nbsp;

C’est une simple mesure de précaution. Car, si je lui accorde tout ce que je dois lui accorder, le chef de file de l’opposition pourrait m’empêcher d’avoir mon second mandat.

Donc, tout en lâchant du lest, je dois garder un peu de lest. Surtout, en ce qui concerne Soumaïla Cissé.

Je dois le surveiller de près, sinon mes « cairotes » seront cuites pour mon second mandat.

&nbsp;

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong>par Le Mollah Omar </strong>

=================

Mme N'Diaye Ramatoulaye Diallo

ministre de la Culture, de I'artisanat et du tourisme

&nbsp;

La tristesse égoïste de ne plus voir Ali Farka Touré aller glaner de nombreuses autres récompenses au nom de la musique malienne côtoie en nous le bonheur de le savoir dans le grand vestibule de ces hommes et femmes qui ont fait connaître le Mali dans le monde.

&nbsp;

François Delattre, ambassadeur de France aux NU

&nbsp;

Vous mentionnez la mise en œuvre de l’accord de paix, elle est indissociable du processus de réconciliation qui est pour nous essentiel. Cela implique au-delà du dialogue, un renforcement contre l’impunité.

&nbsp;

Lacine Diawara, président du BIPREM

&nbsp;

Nous userons d’autres moyens légaux en cas de rejet par la Haute cour de justice.

&nbsp;

Oumar Mariko président du parti SADI

Le parti Sadi n’a pas été invité ni par la majorité présidentielle, ni par l’opposition, ni par les mouvements armés. Et pourtant, c’est nous qui avons fait preuve d’un engagement physique en allant au nord   pour poser la problématique du débat. On nous confondait à l’époque avec des djihadistes. Ceux même qui nous confondaient avec des djihadistes  sont ceux qui disent aujourd’hui qu’il faut dialoguer avec  les djihadistes. Nous avons été victimes  pour avoir vite compris et montré  le chemin.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « les bagningos en ont désormais pour leurs frais : les concertations nationales auront lieu, et a Kidal ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-bagningos-ont-desormais-leurs-frais-concertations-nationales-auront-lieu-a-kidal-1447262.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-bagningos-ont-desormais-leurs-frais-concertations-nationales-auront-lieu-a-kidal-1447262.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/IBK-Radisson-Blu-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 03 Mar 2016 02:23:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Un pas important vient d’être franchi dans la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation nationale, issu du processus d’Alger. A l’issue d’une rencontre, qui a regroupé,  dimanche dernier au Centre International de Conférence de Bamako,  les représentants des groupes armés, des partis politiques et de la société civile,  il a été décidé de la tenue des concertations nationales, du 27 au 30 mars prochain, dans la capitale de l’Adrar. Afin d’amorcer la mise en œuvre de l’accord de paix. Aussi, la CMA et la plateforme ont décidé, de leur côté, de mettre en commun leurs moyens militaires pour assurer la sécurité des populations dans la région de Kidal. Et, partant, dans tout le septentrion malien.

Par ce geste, IBK semble avoir marqué un point. Interview.

<strong>Mr le président, avec la tenue de ces concertations nationales ou forum sur la paix et la réconciliation nationale, vous semblez marquer un bon point.</strong>

Non, Le Mollah, appelle un chat, un chat ! Faut dire les choses telles qu’elles sont : j’ai marqué un point et un bon point. Ceux qui pensent, jusque-là, que Kidal est une République dans la République, que je ne réussirai jamais à conduire l’accord de paix à bon port, en ont désormais pour leurs frais.

Après le forum, prévu du 27 au 30 mars prochains, nous mettons en place toutes les conditions permettant d’accueillir les réfugiés dans des conditions dignes ; mais aussi, d’amorcer le processus de cantonnement des ex-combattants et de mettre l’accord en œuvre.

Je l’ai toujours dit à ton micro, Le Mollah, et je le répète : le « kankélintigui » qui je suis, ne peut brûler ses ailes à la flamme de deux langages. Contrairement à ceux qui me critiquent, vertement, je dis ce que je fais. Et je fais ce que je dis. La preuve…..

<strong>Comme vous faites ce que vous dites, où en est-on l’enquête sur l’achat du Boeing présidentiel ?</strong>

L’enquête est, toujours, en cours !

<strong>Elle finira quand ?  </strong><strong>Et l’enquête sur l’achat des équipements militaires ?</strong>

Ecoute, Le Mollah, si je t’ai accepté chez moi, ce n’est pas pour que tu endosses le costume de Soumaïla Cissé ou de Tiébilé Dramé ; mais pour qu’on parle du point que je viens de marquer dans la mise en œuvre de l’accord de paix.

Mais je sais pourquoi tu me poses ces questions, qui n’ont rien à voir avec le thème de l’interview : parce que tu es un opposant caché derrière ta plume de journaliste. A ce rythme –là, tu risques d’être déplumé, avant même que tu ne t’en rendes compte. Alors, fais gaffe !

<strong>Avez-vous un message pour Tiébilé Dramé et Soumaïla Cissé ?</strong>

Comme ils aiment parler, je les invite au Forum de Kidal. J’espère que, pour une fois que je leur donne l’occasion de s’adresser aux Kidalois, ils ne vont pas se dégonfler. Mais crois-moi, Le Mollah, ils ne se rendront pas à Kidal en mars prochain. Même si on mettait l’avion de François hollande à leur disposition.

<strong>Pourquoi ?</strong>

Je te le dirai la prochaine fois.

<strong>Propos recueillis </strong><strong>par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rentré politique : L’APR surclasse  l’URD à Sénou</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rentre-politique-lapr-surclasse-lurd-a-senou-1447242.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/rentre-politique-lapr-surclasse-lurd-a-senou-1447242.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/APR.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 03 Mar 2016 02:21:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est l’ensemble de la sous-section de l’URD qui a adhéré à l’Alliance pour la République, a affirmé le président de l’Alliance pour la République, Oumar Ibrahim Touré. C’était lors de la rentrée politique de l’APR, à Sénou, en commune VI, samedi dernier. L’évènement était donc de taille et a renforcé la mobilisation des militants du parti, qui, dans l’allégresse, ont accueilli le président de l’APR, accompagné d’une forte délégation des membres du bureau politique national.

Parmi la délégation, on a noté la présence de Sambel Bana Diallo, ministre de l’Aménagement du territoire, d’Ousmane Habib Diallo, Secrétaire général de l’APR, de la présidente des femmes, Mme Maïga Mariam Maïga et du président des jeunes, Aliou Ahmadou Sangho. Le président de l’APR, Oumar Ibrahim Touré, a  remercié les militants pour leur mobilisation. Il a salué les adhérents, en leur faisant savoir qu’il n’y a pas de nouveau militant à l’APR. A ce propos, il a ajouté : «  à l’APR, nous respectons les valeurs, les hommes et nos engagements. » L’APR, selon lui, va atteindre ses objectifs à Sénou, car, il est animé d’hommes et de femmes de qualité. En seulement deux ans d’existence, a-t-il assuré, l’APR a grandi avec un député, trente maires et trois cent conseillers communaux. C’est l’APR qui assure la présidence de l’Alliance pour le Mali (APM), regroupement qui compte 23 députés. Ce qui en fait, a-t-il indiqué, la deuxième force politique à l’Assemblée nationale. Il a rendu hommage à Mamadou Togola, Coordinateur local de l’APR « qui a planté la première graine du parti à Sénou». Zakaria Touré, le porte parole des adhérents, a indiqué : «  aujourd’hui, est une journée historique pour la population de Sénou, car, elle consacre l’adhésion des cadres de la sous section URD de la localité aux idéaux du parti APR. » Il a ajouté que l’APR est une solution aux problèmes du Mali. Le président de l’APR ; Oumar Ibrahim Touré a conforté les militants en leur demandant de rester mobilisés pour les futures échéances électorales

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Indemnités de 4 milliards CFA aux anciens premiers ministres : Les maliens en colère, IBK s’en foot !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/indemnites-de-4-milliards-cfa-aux-anciens-premiers-ministres-maliens-colere-ibk-sen-foot-1447142.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/indemnites-de-4-milliards-cfa-aux-anciens-premiers-ministres-maliens-colere-ibk-sen-foot-1447142.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/IBK-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 03 Mar 2016 02:15:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Prise en conseils des ministres, la décision du Président de la République d’octroyer, aux anciens Premiers ministres,  des indemnités de 4 milliards CFA pour, dit-il, « services rendus » à la nation, a soulevé un concert d’indignation au sein des populations. Qui s’opposent, ouvertement, à cette décision rejetée, aussi,  par les organisations syndicales.

« Si on me disait qu’IBK se comporterait  un jour de cette façon, surtout après tout le mal que les Maliens se sont donnés pour le porter au pouvoir, je ne l’aurai pas cru ».

Les gestes hauts et forts et la voix nouée par la colère, un vieil enseignant, rencontré en milieu de semaine dernière, devant la Grande Poste de Bamako, résume ainsi sa déception face au régime IBK. Et d’ajouter, le doigt pointé vers le ciel : « Jamais nous ne nous laisserons abusés encore par un autre politicien, surtout quand il s’appelle IBK, qui envisagerait de se présenter pour un second mandat. Du moins, tant que  cette situation perdure ».

&nbsp;

<strong>Une décision rejetée par les Maliens</strong>

&nbsp;

La réaction du vieil enseignant, qui dit ne  plus rien à attendre de ce régime, semble traduire l’avis  de l’assistance. Qui acquiesce par des haussements de tête et des applaudissements nourris. Et, par ricochet, celui  de l’écrasante majorité des Maliens.

« Ces Premiers ministres étaient bien payés quand ils étaient en fonction. Ils disposaient même, chacun, d’une caisse noire de plusieurs dizaines millions de nos francs. Alors, pourquoi leur accorder ces indemnités de 4 milliards CFA et, pire, avec effet rétroactif ? »,  s’interroge un autre, un carton sous le bras.

La décision d’accorder ces 4 milliards CFA d’indemnités aux ex-chefs du gouvernement n’a fait, pour l’heure, que l’objet d’une communication verbale d’IBK en conseil des ministres. C’était-il y a, environ  un mois et demi. Mais les ministres qui s’y étaient opposés, notamment Bocari Tréta, ministre du Développement Rural, et Mamadou Igor Diarra, ministre de l’Economie et des finances, ont été virés du gouvernement. Ce qui signifie, à s’y méprendre, que le président de la République tient à sa décision. Comme à la prunelle de ses yeux.

A l’origine de la colère de nos concitoyens, d’abord la décision du président de la République de mettre en œuvre ce projet de décret.

Envisagé sous la transition de 1992, il a été marginalisé par les présidents de la République se sont succédé à la tête de notre pays. Ni ATT, ni Alpha Oumar Konaré, encore moins Pr Dioncounda Traoré, sous la seconde transition qui a suivi le coup d’Etat de mars 2012, n’ont accepté de sortir ce projet de décret du tiroir. Mais sur simple communication verbale, lors d’un conseil des ministres datant d’il y a environ deux mois, qu’IBK envisage de mettre ce projet de décret en application.

Ensuite, parce que l’application de ce  décret risque de brouiller notre pays avec ses partenaires techniques et financiers, notamment, le FMI et la Banque mondiale. Comme l’ont fait remarquer au président de la République, les désormais ex-ministres du Développement Rural et celui de l’Economie et des finances. Selon eux, la décision d’IBK aura, sur le budget national, une incidence financière de 4 milliards CFA. Ce que ces deux partenaires techniques et financiers verront d’un mauvais œil. Surtout, dans le contexte économique actuel, marqué par l’austérité.

Un exemple : selon la décision d’IBK, chaque ancien Premier devra toucher, par mois, un salaire de 2 millions CFA. Avec effet rétroactif.Dans un pays comme le nôtre où, les enseignants sont payés au lance-pierre, où les forces de sécurité manquent d’armes individuelles, où dans les commissariats ou brigades de gendarmerie il n’y a pas d’armes ou presque… comment peut-on faire passer un tel décret ou projet de décret ?

Comment peut-on prendre une telle décision dans un pays où, les commissariats de police et les brigades de gendarmerie manquent de véhicule et de carburant pour organiser des patrouilles pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens ? Comment peut-on rendre cette décision dans un pays où, les appareils de dialyse sont en panne ? Un pays où, 53 % de la population, notamment sa couche juvénile, végète dans le chômage ?

Autant de questions qui plaident en faveur de l’abrogation pure et simple  de la décision du président de la République.

«  S’il ne le fait pas, nous exigerons  que toutes nos revendications, sans exception aucune, soient suivies d’effet. Immédiatement. Ou nous irons en grève, jusqu’à ce que cela soit ! », menace une source proche de l’UNTM.

Au sein même de la population, l’indignation le dispute à la colère. Partout, le même refrain : « nous ne sommes pas d’accord avec cette décision, dont le but est d’enrichir davantage les plus riches et d’appauvrir les plus pauvres ».

&nbsp;

<strong>Certains ex-Premiers ministres renoncent à leurs parts</strong>

&nbsp;

Face à l’indignation générale, certains ex-Premiers ministres auraient renoncé à leurs indemnités. Ouvertement. Il s’agit, entre autres, de Mr zoumana Sacko, Modibo Sidibé, Diango Sissoko et Moussa Mara.

Considéré, à la présidentielle de 2013, comme l’unique candidat à même de ramener la paix au nord du pays, à lutter contre la corruption et délinquance financière, à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, IBK a été élu à 77,3 % des voix au second tour, face à Soumaïla Cissé.

Deux ans et demi après, la promesse des fleurs n’a pas tenu celle des fruits.

Et la décision du président de la République de mettre en œuvre ce projet de décret, initié en 1992, risque  de faire  baisser, davantage, sa côte de popularité, déjà,   en dégringolade au sein de l’opinion publique.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Education Nationale :  Revue d’une stratégie gagnante</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/education-nationale-revue-dune-strategie-gagnante-2-1447302.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/education-nationale-revue-dune-strategie-gagnante-2-1447302.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 03 Mar 2016 01:31:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le mardi 9 février 2016, le Ministre de l’Education Nationale a présidé au Conseil National du Patronat du Mali les travaux du Comité National de Pilotage 2016 du Projet d’Amélioration de l’Accès aux Services d’Education de Qualité (PASEQ). L’exercice a permis de passer au crible les réalisations du projet pour l’exercice 2015 et de formuler des recommandations et projections en vue de sa pleine réussite au moment du bilan final.

Rappelons que le lancement du PASEQ a été effectué le 6 mai 2014 au Grand Hôtel de Bamako et traduit l’engagement du Ministère des Affaires Mondiales du Canada aux côtés du Gouvernement malien et de son peuple.

Le partenaire financier du projet, Affaires Mondiales Canada a alloué au PASEQ un financement total qui s’élève à dix-neuf millions six cent quatre-vingt-deux mille cinq cent trente-neuf dollars canadiens ($CAD19,682,539), soit plus de huit milliards Francs CFA. Par ce biais, le projet déploie une approche novatrice  en vue d’“Une scolarisation améliorée pour les garçons et filles, au Mali dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, et Mopti”, plus précisément dans 304 villages, 292 écoles et 130 centres de développement de la petite enfance (CDPE).  Le PASEQ, est mis en œuvre par un consortium de quatre ONG partenaires, à savoir : Plan International,  Fondation Aga khan,  Save The Children et World Vision International. En plus de leur expertise, ces ONG ont apporté au PASEQ une contribution financière de trois millions sept cent quatre seize mille sept cent soixante-dix-neuf dollars canadiens ($CAD3,796,779), soit plus d’un milliard et demi de Francs CFA. Les structures centrales et déconcentrées du Ministère de l’Education Nationale sont associées à la mise en œuvre de ce projet.

Une telle synergie ne peut produire que des résultats probants. On citerait volontiers la réalisation de 201 salles de classe au niveau du premier cycle de l’enseignement fondamental, de 42 salles d’activités du préscolaire (CDPE), de 211 blocs de 3 latrines, de 81 bureaux directeurs/magasins,  de 61 hangars de cantines avec magasins et cuisines, et de 67 forages équipés de pompes manuelles déjà mis au service de nos écoles et centres de développement de la petite enfance.  Autant dire que le PASEQ, à travers ses interventions et les résultats atteints, constitue un modèle en matière de convergence et de synergie des expertises des partenaires techniques et financiers avec des expertises nationales.

Dans son allocution d’ouverture, le Ministre de l’Education Nationale, Kénekouo Barthélemy TOGO a réitéré son engagement à accompagner les acteurs du projet pour sa réussite à travers notamment la rentabilisation des acquis du PASEQ. En effet, pour répondre aux besoins des zones d’intervention du PASEQ en personnels enseignants il a instruit à ses services techniques de veiller à affecter autant d’enseignants que possible dans le cadre du déploiement, au niveau national, des enseignants qui viennent de faire le concours d’entrée dans la fonction publique des collectivités. L’élan de synergie avec les autres départements concernés par la mise en œuvre du projet, a-t-il assuré, sera maintenu en vue de la réussite du projet.

Cellule de Com. MEN

Lancement de l’AJDEC : servir la culture pour le développement

Le lancement de l’Alliance des journalistes pour le développement de la culture, (AJDEC) a eu lieu samedi dernier, au palais de la Culture, Amadou Hampaté Bâ. Ont assisté à la cérémonie, des organisations et  associations de défense et de promotion de la culture, des journalistes culturels, le représentant du ministère de la culture, de l’artisanat et du tourisme et les représentants du Musée des armées. Des exposés ont été faits sur le rôle du journaliste dans le développement de la culture et sur le taman dans la société traditionnelle malienne.

Selon le président de l’AJDEC, Cheikh Oumar Sangaré, l’idée de la création de l’association leur est venue lors des journées  de la culture dogon  organisée par les Gina Dogon à Koro, en février 2015. Un mois après,  s’est tenue, à Siby, l’Assemblée générale constitutive.  «  C’est le lieu pour moi d’exprimer la reconnaissance de l’ensemble des membres du bureau  et le  secrétaire général, Aboubacar Bani Zan , un homme d’expérience du monde associatif dont la détermination et l’engagement ont été de beaucoup pour la mise en place de l’Alliance des journalistes pour le développement et la culture », a dit Cheikh Oumar Sangaré. Il a décliné les objectifs  de l’alliance, entre autres, contribuer à la promotion de la culture  malienne en particulier et africaine en général ; favoriser le brassage entre les cultures des différents pays africains ; valoriser les aspects positifs des us et coutumes de la culture malienne ; informer et sensibiliser les populations sur l’importance de la culture dans le développement socio-économique ; lutter contre toute forme de violence, surtout celle qui consiste à détruire le patrimoine matériel et à interdire les manifestations culturelles et contribuer à la formation des journalistes dans le domaine de la culture. Pour ce faire, a-t-il ajouté, l’AJDEC compte nouer des partenariats avec  plusieurs structures. Elle prépare son plan d’action 2016. L’AJDEC entend rehausser l’image des journalistes, au cours des cérémonies culturelles. L’alliance  a des ambitions continentales, a souligné le président, qui a fait observer qu’une journalise ivoirienne fait partie  de ses membres fondateurs et travaille pour la mise en place de l’AJDEC-Côte d’Ivoire.

C’est après quelques battements de taman, que Chekné Sissoko, a  fait un exposé sur les diverses sortes de taman  dans la société malienne.

Magma Gabriel Konaté a mis l’accent sur l’importance de valoriser sa culture et notamment sa langue. Il a fait état de la colonisation et du syncrétisme culturel  qui s’en suivit. Il a affirmé que la culture est : savoir être et savoir faire. Il a décrit des comportements sociaux propres à une société qui définissent les aspects culturels. En outre, il a signalé l’importance des liens  culturels dans la médiation et  la résolution des conflits. De ce fait, il a rappelé la médiation de l’association culturelle dogon qui s’est déplacée à Kidal, lors de l’invasion du Nord de notre pays par les groupes terroristes. Il a souligné le mérite des journalistes compétents dans le cadre culturel. Le Secrétaire général du ministère de la Culture, de l’artisanat et du tourisme, Andoboly Guindo, a laissé entendre que la culture malienne est riche. Sa richesse, a-t-il ajouté, est faite de la diversité des expressions culturelles. La tradition et la modernité, a-t-il dit, célèbrent la culture malienne. La  culture malienne, selon le secrétaire général, est ancrée sur les valeurs ancestrales mais ouverte au reste du monde. Il a aussi parlé du rôle des médias dans la culture de la communication. Il faut noter que les exposés ont signalé les menaces et agressions qui pèsent sur notre culture. Le secrétaire général du ministère de la Culture, Andoboly Guindo, a clôturé la cérémonie,  après avoir prononcé le lancement de l’AJDEC.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK face au défi de la communication</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-face-defi-de-communication-1447282.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/ibk-face-defi-de-communication-1447282.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/IBK-COP21-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 03 Mar 2016 01:26:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Président IBK fait face à  des opposants politiques qui ont choisi d’utiliser contre lui des armes qu’il a refusées  d’employer quand il était lui-même dans l’opposition. Le défi est important car le silence et l’indifférence ne sont pas des options acceptables.

En effet, s’il est des paroles inutiles, trompeuses et malheureuses, il existe aussi des silences coupables ou tout simplement accablants. L’impératif de communiquer, la contrainte de tout expliquer en démocratie ont rendu le silence suspect. Dès lors, le malaise s’installe quand le silence dure trop longtemps.

<strong> </strong>

<strong>IL Y A UN POINT DE NON-RETOUR À PARTIR DUQUEL, </strong>

<strong>SI L’ON NE PREND PAS LA PAROLE, ON DEVIENT COMPLICE</strong>

&nbsp;

Aujourd’hui, la parole des médias a bouleversé notre vision, canalisé notre réflexion, travestissant assez souvent la réalité, usurpant l’honnêteté, allant même jusqu’à porter atteinte à la liberté de penser. De ce fait, il y a un point de non-retour à partir duquel, si l’on ne prend pas la parole, on devient complice. Il y a des outrages que l’on ne peut pas laisser passer, des fondements qu’on ne peut pas laisser profaner et par-dessus tout, une conception de l’homme que l’on ne peut pas laisser piétiner. Tout citoyen du monde sensible à l’évolution de son pays doit se sentir interpellé par des dérives langagières dont la propension pourrait représenter une menace pour la démocratie. L’esprit républicain commande qu’on respecte le peuple et ses choix, donc le Président de la république qui représente à lui seul une institution de l’Etat. Quand on a la chance d’avoir été à l’école publique, d’avoir bénéficié de la gratuité de l’instruction, de bourses scolaires au lycée et dans l’enseignement supérieur, cela impose un devoir de reconnaissance vis-à-vis du peuple qui a consenti  et continue de consentir des sacrifices importants pour voir ses enfants devenir des bâtisseurs et non des prophètes de malheur.

Pour les faits, la situation socio-politique s’était tellement dégradée entre 2011 et 2012 qu’un coup d’état militaire a été possible le 22 mars 2012. De quel soutien ATT a-t-il bénéficié de ses « amis » de l’époque solidement agrippés aux mamelles de la République et des institutions internationales ? Certains parmi eux avaient même prédit avant l’heure la possibilité d’un coup d’état militaire. ATT a tout simplement été abandonné à son sort avec le secret espoir de rafler la mise après lui, mais les circonstances du coup d’état ont complètement brouillé les cartes. Sentant le danger venir, les mêmes constitueront le noyau dur du front « Tout sauf IBK », en oubliant que la voix du peuple est la voix de Dieu (vox populi vox dei). Le peuple a choisi sans équivoque le candidat perçu comme un homme honnête, sincère et loyal sur la base d’un parcours politique connu. Recueillir plus de 77% des voix au second tour d’une élection face à un adversaire présent sur la scène politique depuis plus de vingt ans et cité parmi les dauphins du président sortant n’a rien d’accidentel. C’est tout simplement la preuve d’un plébiscite pour l’élu et d’une sanction pour le battu et ce qu’il représente.

&nbsp;

<strong>POUR AUTANT, LE RÉSULTAT OBTENU EN 2013 NE DOIT PAS</strong>

<strong>ÊTRE CONSIDÉRÉ COMME UNE TENTE DRESSÉE POUR L’ÉTERNITÉ </strong>

&nbsp;

L’air ne semble plus assez dense pour transmettre les revendications de chacun, mais on doit à la vérité de dire que les partisans d’IBK (femmes, hommes, jeunes) qui ont cru en lui et continuent pour beaucoup encore de lui faire confiance, ne comprennent pas son approche et sa gestion de la victoire de 2013. Le RPM et les partis alliés en tant qu’entités politiques d’une part, les organisations de la société civile qui l’ont soutenu d’autre part, ne sont pas aujourd’hui dans les meilleures dispositions pour constituer autour de lui le bouclier politique et social dont il a pourtant un grand besoin pour maintenir sa popularité. Pour emprunter au langage militaire, on ne peut envoyer au front des troupes démoralisées qui se feraient tout simplement tailler en pièces. Celui qui tue son chien sous prétexte qu’il est atteint de la rage risque de se faire mordre par plus enragé. Remettre le RPM et les partis alliés en ordre de bataille est un impératif majeur. Il lui appartient de trouver la bonne formule pour réussir cela, car il y va de sa propre crédibilité en tant que toujours président non démissionnaire du parti RPM.

L’opposition politique est dans son rôle et il faut saluer son dynamisme actuel,  même si certaines de ses attaques mettent à mal des valeurs républicaines et sociétales. Les informations malveillantes ne se combattent pas à coup de communiqués officiels. D’où la nécessité de mettre en place une communication pérenne structurée autour des valeurs qui sont chères à IBK, afin d’éclairer la lanterne de ses partisans sevrés et plutôt abonnés aux rumeurs. A toujours vouloir prendre de la hauteur par rapport aux contingences, on perd le contact avec les réalités. Il faut briser le silence, refuser l’indifférence, partir en campagne avec les mots comme arme, opposer aux idées destructrices des idées constructives plus fortes. Tout le monde connaît tout le monde au Mali et le peuple est loin d’être dupe. La bonne communication ne réside pas dans l’esquive mais dans l’anticipation, l’art de vider les attaques de leur substance, de leur poison. Les Maliens cherchent à comprendre, face au feu nourri des attaques contre leur président, comment l’homme en qui ils ont placé leur confiance en 2013, peut se retrouver constamment dans les cordes, se laissant maltraiter par ceux qu’ils ont sanctionnés dans les urnes. En politique, il y a un temps pour réagir à chaque coup que l’on prend.

Chercher à humilier, blesser vaille que vaille un adversaire n’est pas un signe d’intelligence. Savoir user du bon ton est facteur d’apaisement et source de respect et de considération. Celui qui attaque sans en tenir compte court le risque de se faire rattraper par ses turpitudes. Il ne faut jamais perdre de vue que pour bien réfléchir il faut s’écarter du miroir.

<strong>Mahamadou Camara</strong>

<strong>Email : <a href="mailto:camara.mc.camara@gmail.com">camara.mc.camara@gmail.com</a></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Forum pour la paix : enfin le bout du tunnel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/forum-pour-la-paix-enfin-le-bout-du-tunnel-1447222.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/forum-pour-la-paix-enfin-le-bout-du-tunnel-1447222.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Gouvernement-CMA-Plateforme.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 03 Mar 2016 01:19:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En décidant de tenir un forum à Kidal, du 27 au 30 mars 2016, le gouvernement et les mouvements armés ont franchi un pas important dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Du coup, ce forum permet de mettre un terme à la vision de Kidal comme ville forteresse des séparatistes, ce qui est une avancée notable dans la lutte contre les terroristes et un espoir pour le redéploiement de l’administration, des forces armées et de sécurité et des services sociaux de base, dans cette région. Ces préalables sont aussi le garant de la tenue de bonnes élections à Kidal, confirmant l’unité et l’indivisibilité du Mali

Selon le communiqué issu de la rencontre entre le gouvernement, la Plateforme et la Coordination des mouvements de l’AZAWAD, tenue la semaine dernière, ce forum pour la paix et la réconciliation au Mali doit clôturer le processus d’Anéfis. En fait, il s’inscrit dans la logique du programme de la période intérimaire prévue dans l’accord. En effet, cette période, selon les textes, « a pour  fonction de favoriser la mise en  place des conditions de nature à réconcilier les Maliens et à jeter les bases d’un Mali nouveau, démocratique et uni, grâce, entre autres, à la promotion de la paix, de la démocratie et de l’acceptation de la diversité culturelle. Elle permettra également d’assurer le retour, la réinstallation et la réinsertion des Maliens vivant hors du territoire national ainsi que la réhabilitation des sinistrés. » C’est à ce titre que les parties signataires du communiqué ont pris l’engagement d’adopter un chronogramme sur 2 mois (mars-avril) de mise en œuvre des activités garantissant la sécurité publique et l’instauration d’une vie sociale normale sur tout le territoire national, à travers la mise en place des autorités intérimaires, la mise en place d’un dispositif de sécurité commun pour la protection des personnes et des biens et la libre circulation dans le pays. C’est dans ce cadre qu’il sera mis en place une commission technique de sécurité (CTS) et un mécanisme opérationnel de coordination (MOC) et des patrouilles mixtes. La concrétisation urgente du cantonnement des combattants a aussi, été, retenue. Enfin, ces mesures doivent faciliter l’adoption des textes de l’accord, en vue de préparer les élections.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>1ère Conférence annuelle des ADR : le virage du développent local amorcé</title>
<link>https://www.maliweb.net/secteur-prive/chaque-1er-mars-on-celebre-la-journee-mondiale-de-la-protection-civile-en-prelude-a-levenement-la-direction-generale-de-la-protection-civile-a-conformement-a-la-nouvelle-politique-de-comm-1447772.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/secteur-prive/chaque-1er-mars-on-celebre-la-journee-mondiale-de-la-protection-civile-en-prelude-a-levenement-la-direction-generale-de-la-protection-civile-a-conformement-a-la-nouvelle-politique-de-comm-1447772.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 03 Mar 2016 01:09:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En partenariat avec  la GIZ, l’Union Européenne et la Coopération Technique Belge, le ministère de la Décentralisation et de la Reforme de l’Etat a organisé la 1ère conférence annuelle des Agences de Développement Régional. Sous la présidence du Premier ministre, Modibo Keita. C’était jeudi dernier, au Centre International de Conférence de Bamako.

Le Mali post accord pour la pour la paix et la réconciliation nationale se dirige vers le régionalisme. Une forme de décentralisation plus poussée est en cours de mise en œuvre.

Pour accompagner les régions, l’Etat a, par l’ordonnance N°2015-017/P-RM du 2 avril 2015  créé les Agences de Développement Régional (ADR). Ces Agences de Développement Régional dont le Décret d’application précise qu’elles sont des Etablissements Publics à caractère administratif auront pour missions: la planification des opérations de développement  dans les domaines de compétence des collectivités et en cohérence avec les politiques publiques définies par l’Etat, la préparation et la programmation des opérations de développement, la réalisation des opérations, notamment celles relatives à la construction d’infrastructures, la gestion des services des collectivités et la mobilisation de ressources pour le financement du développement régional et local.

Avec un budget de 171 millions chacune, les AGR assisteront  les collectivités territoriales de leur ressort géographique dans l’exercice de la maitrise d’ouvrage du développement régional et local. Elles sont dotées chacune d’un Conseil d’Administration, d’une Direction Générale et d’un Comité de gestion  pour favoriser le développement régional et local dans son espace d’intervention. Dans son allocution, le ministre de la Décentralisation et de la Reforme de l’Etat, Mohamed Ag Erlaf a rappelé les modalités de la composition des AGR. Chaque agence est menée par un Conseil d’administration composé de 14 à 22 membres nommés par le ministre chargé de la décentralisation.

Le Conseil d’administration est présidé par le président du Conseil régional et le maire du District. La vice-présidence est assurée par le représentant du Gouverneur. Le directeur général de l’ADR et son adjoint sont nommés par le président du Conseil régional et le maire du District et font, au même titre que le personnel de l’Agence, l’objet d’évaluation de performance.

Dans la vie, les premiers pas entrainent toujours les premières inquiétudes. L’enseignant Modibo Keita l’a bien compris. Dans une de ces tournures métaphoriques, il rassure, en ces termes: «Quand vous voulez dessiner un cercle, c’est le centre qui souffre de la morsure de la pointe du compas mais une fois le cercle formé, le centre commence à pleurer parce qu’on l’aura oublié au profit de la périphérie, de la circonférence qui focalise notre attention. Je puis donc vous dire, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, que ce serait mieux d’accepter un sacrifice pour investir de votre confiance les acteurs locaux. Qu’il n’ y ait donc pas de concurrence entre l’administration centrale et l’administration déconcentrée », a affirmé le Chef du Gouvernement.

Mamadou TOGOLA

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Circulation routière: 655 morts, 19356 blessés  en 2015</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/circulation-routiere-655-morts-19356-blesses-en-2015-1447732.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/circulation-routiere-655-morts-19356-blesses-en-2015-1447732.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Ghana-accident.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 03 Mar 2016 01:02:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Chaque 1er mars, on célèbre la Journée Mondiale de la Protection Civile. En prélude à l’évènement, la Direction Générale de la Protection Civile a, conformément à la nouvelle politique de communication du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, ouvert ses portes aux journalistes. C’était jeudi dernier, dans les locaux de l’établissement.

Dans sa déclaration liminaire, le Col. Seydou Doumbia, Directeur Général de la Protection Civile a retracé l’historique de la création de la protection civile qui remonte au début des années 70. L’ordonnance n°41- 59/CMLN du 15 septembre 1972 a créé la Direction Générale de la Protection placée sous la tutelle du ministère de la Administration Territoriale et du Développement local.

Aux dires du Col. Seydou Doumbia, la mission de la protection civile est d’organiser, coordonner et évaluer les actions de prévention des risques et secours en cas de catastrophe. Elle veille et assure la protection des personnes, des biens et de l’environnement.  Suivant le décret N°06-071/PRM du 24 février 2006, fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la direction générale de la protection civile,  la protection civile, selon son Directeur, se compose d’une Direction générale, 09 directions régionales, 09 compagnies de Sapeurs-Pompiers, 16 centres de secours, 09 postes de secours routiers pour un effectif total de 1646 professionnels.

La protection civile malienne, il faut le dire, est un corps malade. Elle souffre d’une insuffisance d’effectifs, d’un manque de moyens matériel et financier et d’un manque de vision politique. Si dans le cadre du renforcement de l’effectif, 500 nouvelles recrues feront, dans quelques semaines, leur baptême de feu, la protection peine a assurer sa mission d’évacuation des blessés vers les hôpitaux. Des difficultés dont sont conscients le colonel Seydou Doumbia. Ainsi, en réponse à la question d’un journaliste, il a évoqué la difficulté rencontrée par les sapeurs-pompiers  et les médecins urgentistes qui refusent parfois de prendre les malades tant que les membres de la famille ne sont pas là. Ce cas précis, a indiqué, le Directeur Général de la Protection Civile, a été résolu grâce à une série de rencontre récente avec les dirigeants des hôpitaux.

Le maillage du territoire national par la protection, l’acquisition des moyens matériel et financier, la dotation de la protection civile des ambulances médicalisées et la révision du plan ORSEC, dispositif d’organisation des secours à un niveau central, doivent être les prochains défis à relever par le Col. Seydou Doumbia. Seules conditions pour une protection Civile efficace.

Rappelons que la Protection Civile était en fête hier, c’était à la Direction de la Protection de Sogoniko. Il faut savoir que la  date du 1er mars a été retenue dans le calendrier des Journées Mondiales, car elle est la date de l'anniversaire de l'entrée en vigueur de la Constitution de l'Organisation Internationale de la Protection Civile en tant qu'organisation intergouvernementale, le 1er mars 1972.

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rentrée politique du PARENA :  Le parti du  Bélier blanc sort  ses cornes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rentree-politique-du-parena-le-parti-du-belier-blanc-sort-ses-cornes-1430552.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/rentree-politique-du-parena-le-parti-du-belier-blanc-sort-ses-cornes-1430552.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Tiebile-Drame.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Feb 2016 16:26:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le jardin du Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ était noir de monde samedi dernier. Les militants, les sympathisants des partis amis ont pris d’assaut les lieux. Et pour cause, le Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA) fête sa rentrée politique.</strong>

Avec le thème : « Jiguiya ni lahidu kènè » autrement dit : espace d’espoir et de vérité, le ton est donné. La mauvaise gouvernance, la pauvreté, la corruption, la gabegie, l’immixtion de la famille présidentielle dans les affaires publiques, le chômage des jeunes, brefs, tous les maux qu’il a l’habitude de dénoncer et auxquels on lui reconnait, désormais, des mérites, ont été  au menu de cette rentrée politique.

D’abord, ce fut au jeune rappeur Mylmo, en lequel le PARENA se reconnait, d’ouvrir le bal. Après avoir dans un premier temps retracé l’histoire de notre jeune nation, Mylmo dans sa chanson « Yabé 2012 » dénonce un régime aux abois dont les dirigeants ont un goût immodéré de luxe et de lucre pendant que le peuple tire le diable par la queue. Il cède, ensuite,  la scène aux enseignants-poètes Robert Dissa et Mme Niaré qui déclameront la souffrance d’une nation et l’agonie de notre école.

Puis viennent les politiques. Prenant la parole, le secrétaire général du parti, Djiguiba Keita, alias PPR, avec toute la véhémence que l’on lui connait, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour égrener la liste des scandales et des montages financiers que le PARENA  a mis au grand jour. A l’en croire, d’autres scandales et révélations comme la rumeur de l’achat d’un avion privé par l’honorable Karim Keita, fils du président de la République ou encore la vente de certaines parties de la zone aéroportuaire, sont à venir. Les investigations du PARENA sont en cours, dit-il.  Le président des jeunes du Parena, Seydou Cissé, puis de la présidente des femmes du parti Mme Tamboura Mah Keita, prendront la parole. Ils ont, tour à tour, dénoncé la souffrance des jeunes et des femmes.

Trois coups de fusil des chasseurs traditionnels, venus, eux aussi, célébrer, celui qu’il considère comme un des leurs, annoncent l’entrée en scène du premier des Béliers, « le Tientigui » comme on l’appelle ici. Prenant la parole, Tièbilé Dramé s’exprimera d’abord en bambara avant de le traduire en français. Il égrène la liste de soldats maliens et étrangers tombés au cours du seul mois de février dont le commandant Karim Niang. Le président du Parena déplore le manque de vision du chef de l’Etat, l’absence de volonté politique de sortie de cette crise qui n’a que trop duré.

«Le pouvoir actuel n’a pas été à la hauteur des attentes des Maliens. IBK n’a pas de programme sur les plans sécuritaire, sanitaire, environnemental et surtout éducatif qui demeure très sérieux car c’est l’avenir du pays qui se trouve menacé. Le tâtonnement au haut sommet de l’Etat le prouve à suffisance. Les Maliens doivent se mobiliser, se donner la main pour faire sortir le pays de  l’impasse actuelle », conclut Tiébilé Dramé.

<strong>Mamadou Togola</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La France et nous</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/la-france-et-nous-2-1430532.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/la-france-et-nous-2-1430532.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Manuel-Valls-Modibo-Keïta.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Feb 2016 16:23:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La récente visite de Manuel Valls, Premier Ministre français au Mali a été l’occasion d’une déclaration qui a retenu l’attention et sonné comme une interpellation collective.

&nbsp;

<strong>« UNE GRANDE PARTIE DU DESTIN DE LA FRANCE SE JOUE EN AFRIQUE »</strong>

&nbsp;

Le jeune Premier Ministre a affirmé avec franchise qu’une grande partie du destin de la France se jouait en Afrique. Cela explique pourquoi son pays qui en mesure toute la portée, met tant de précautions à soigner ses relations sur le continent, afin de protéger la route des approvisionnements en matières premières, des débouchés commerciaux pour ses produits. La diplomatie, la coopération militaire, la politique française en général  sont toutes orientées et dédiées à la réalisation de ces objectifs stratégiques. Belle leçon de réalisme et de pragmatisme dont nous devrions savoir nous inspirer et quitter le terrain stérile et mesquin des querelles de personnes, d’accaparement des postes et des ressources publiques. Autant dans les grandes démocraties les hommes politiques savent mettre l’accès sur les objectifs stratégiques qui donnent un contenu à leur leadership, autant en Afrique à quelques exceptions près, on vit des drames affligeants provoqués par des responsables politiques aveuglés par le nombrilisme, la médiocrité de leur projet, et qui finissent par conduire leur pays à la ruine.

&nbsp;

<strong>UNE GRANDE PARTIE DU DESTIN DU MALI SE JOUE A L’EXTERIEUR</strong>

&nbsp;

Le Mali dont une grande partie du destin se joue à l’extérieur (nul n’ignore le rôle social et l’apport financier de la diaspora), sort progressivement d’une crise très grave qui aurait pu l’anéantir en tant que nation plurielle riche de sa diversité. Il a besoin de se  restructurer rapidement autour de l’adoption et du partage des trois préoccupations suivantes :

1 . Reconstituer les forces de défense et de sécurité pour qu’elles deviennent une entité capable de relever le défi de la protection de l’intégrité du territoire, la sécurité des citoyens, la relance de l’économie nationale ;

2 . Faire de la diaspora malienne comme cela avait été demandé à la Conférence de Montreuil le 10 avril 2013, puis réaffirmé à la Conférence internationale des donateurs de Bruxelles le 15 mai 2013, l’un des piliers de la relance économique post-crise au Mali ;
<ol start="3">
	<li>Instaurer sans délai un dialogue franc entre toutes les parties prenantes de la construction nationale : acteurs politiques, société civile, partenaires techniques et financiers, pour s’entendre sur les meilleures conditions de la mise en œuvre des deux premiers points.</li>
</ol>
La répétition étant une vertu pédagogique, ici comme ailleurs, le secret de la réussite ne réside ni dans les intrigues, ni dans les comportements opportunistes. Il réside dans le travail bien fait, dans l’amour du prochain et du pays, dans la patiente construction du leadership, dans la saine appréciation des réalités.

<strong>Mahamadou CAMARA</strong>

<strong>Email : <a href="mailto:camara.mc.camara@gmail.com">camara.mc.camara@gmail.com</a></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Forum de Bamako : l’Afrique entre chaos et émergence</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/forum-de-bamako-lafrique-entre-chaos-et-emergence-2-1430512.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/forum-de-bamako-lafrique-entre-chaos-et-emergence-2-1430512.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Feb 2016 16:12:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« L’Afrique entre chaos et émergence », est le thème de la 16ème édition du Forum de Bamako. Si certains conférenciers ont écarté la notion de chaos, d’autres ont affirmé que l’Afrique est beaucoup plus proche du chaos que de l’émergence. Pour aller vers l’émergence, l’ambassadeur de France au Mali, Gilles Huberson et le Président de la Fondation Forum de Bamako, Abdoullah Coulibaly ont privilégié la croissance et le développement, alors que le Premier ministre, Modibo Kéita, a insisté sur la paix et la sécurité. Quant à l'ambassadeur de l'Union européenne au Mali, Alain Holleville, il a indiqué : « Parlons donc peut-être de métamorphose et d'innovation pour caractériser ce passage du chaos à l'émergence. »

Alain Holleville a précisé : « Parcourir la liste des intervenants et des thèmes prévus constitue une invitation à la curiosité et à la modestie. Je ne me proposerai donc certainement pas ici, en quelques instants, de chercher à traiter de tel ou tel des grands axes (sécurité, démographie, mobilité, ressources naturelles, intégration régionale, formation, jeunesse, place de la femme) du thème de cette année. Peut-être que le passage, la passerelle entre le chaos (vide, confusion, désordre) et l'émergence (apparition ou surgissement plus ou moins soudain) pourrait résider quelque part autour du concept de métamorphose, en gardant d'ailleurs à l'esprit, pour être optimiste et mobilisateur, que le premier sens (religieux ) du mot chaos est le vide ou la confusion existant « avant » la création et qu'il y a bien ensuite création pour qui y croit et le veut , création dont vous tous ici serez comme les maieuticiens. Parlons donc peut-être de métamorphose et d'innovation pour caractériser ce passage du chaos à l'émergence. »

&nbsp;

<strong>Enjeux sécuritaires dans l’espace sahélo-saharien</strong>

&nbsp;

Le professeur N’Dioro N’Diaye a traité le thème « Enjeux sécuritaires dans l’espace sahélo-saharien ». Elle a soutenu que le Sahel est devenu au fil des années un sanctuaire au potentiel crisogène  incommensurable. La chute du raïs libyen, a-t-elle ajouté, a accentué la fragilité de cette région. Elle a dispersé dans le désert des milliers d’hommes rompus aux tâches martiales et disposant d’un imposant arsenal de guerre.

Mme N’Dioro N’Diaye a indiqué : « Ce contexte singulier combiné à un nomadisme protéiforme dans le Sahel : écartelé entre brigands, extrémistes religieux, et migrants traditionnels en quête d’horizons plus cléments, a réactivé les vieilles velléités indépendantistes des Touaregs... La conjonction de ces trois types de migrants aux agendas forts antagonistes est symptomatique de toute la complexité de l’approche sécuritaire au Sahel.

La migration (autant l’émigration que l’immigration) demeure un facteur de risque dans le Sahel. Le conflit malien, outre une lointaine manifestation de sentiments régionalistes, est irrigué par une vague de migrants d’origine malienne ou étrangère (algérienne) qui y ont importé une idéologie salafiste. Iyad Ag Ghaly, et surtout Abdelmalek Droukdel, Mokhtar Belmokhtar, tous deux transfuges du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) sont les symboles de cette infiltration des routes migratoires sahéliennes par les djihadistes.

Une pauvreté endémique accentuée par la crise  libyenne a poussé beaucoup de citoyens sahéliens  à fuir leurs pays, des milliers d’individus ont grossi, moins  par conviction que par survie, les rangs des troupes islamistes. »

La lutte contre le terrorisme, a-t-elle expliqué, doit s’inscrire ainsi dans une perspective de complémentarité. Pour N’Dioro N’Diaye, le renforcement de la stratégie nationale tant sur le plan sécuritaire, juridique que socioéconomique ne sera efficace que si elle s’inscrit dans un cadre régional coordonné qui prendra en compte les différentes stratégies des pays concernés. L’intensification de la coopération et la mise en place de mécanismes de concertation entre ses partenaires multilatéraux apparaît comme une priorité, a-t-elle ajouté.  Elle a déclaré que les menaces qui pèsent lourdement sur la stabilité de la zone sahélo-saharienne peuvent bien être maitrisées si  les pays en question sont animés de la volonté réelle et la détermination claire. Il est temps pour ces pays, a-t-elle souligné, de dépasser le stade de la coopération théorique  et inégalitaire pour  planifier et conduire ensemble des actions concrètes qui puissent convaincre. L’implication de l’ensemble des acteurs concernés est la condition sine qua non d’une réussite durable.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau des produits pétroliers de la douane : « Il n’y a eu  ni manque à gagner de 3 milliards CFA,  ni contrôle du vérificateur général en 2015 », dixit un haut cadre du bureau de contrôle interne</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/bureau-des-produits-petroliers-de-la-douane-il-ny-a-eu-ni-manque-a-gagner-de-3-milliards-cfa-ni-controle-du-verificateur-general-en-2015-dixit-un-haut-cadre-du-bureau-de-c-1430492.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/bureau-des-produits-petroliers-de-la-douane-il-ny-a-eu-ni-manque-a-gagner-de-3-milliards-cfa-ni-controle-du-verificateur-general-en-2015-dixit-un-haut-cadre-du-bureau-de-c-1430492.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/douane.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Feb 2016 16:03:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Publié, jeudi dernier, par un quotidien de la place, sous le titre : « Le Bureau des Produits Pétroliers de la douane épinglé pour un manque à gagner de plusieurs milliards de CFA », un article a soulevé un concert d’indignation à la direction générale de la douane ; mais aussi, au Bureau du Vérificateur général. Lequel précise  qu’il n’a effectué aucune vérification au Bureau du pétrole, durant l’année écoulée. A fortiori, y déceler un «  manque à gagner de plusieurs milliards de CFA », pardon 3 milliards CFA.

« Les vérifications, rapportent nos sources, ont permis de constater un important manque à gagner au niveau de la caisse des recettes. Le gouffre serait estimé à plus de trois milliards de nos francs », indique notre confrère. En réalité, l’article d’une demi-page tient à ces deux phrases. Sans explication, aucune. Tout le reste de l’article est focalisé sur les missions du Bureau du Vérificateur général et ses rapports de 2013 et de 2014.

&nbsp;

<strong>Le Bureau du Contrôle Interne de la douane dément…</strong>

&nbsp;

Ce manque à gagner de « plusieurs milliards CFA », pardon ces trois milliards CFA de manque à gagner concerne quels produits ? De l’essence ? Du gas-oil ? Du pétrole lampant ? Il concerne quel mois ? L’article en question ne répond à aucune de ces questions. Curieusement. D’où l’indignation suscitée à la direction générale de la douane ; mais aussi, au Bureau du Vérificateur général.

« S’il y avait un manque à gagner au Bureau des Produits Pétroliers, nous serons les premiers à le savoir, avant même le Bureau du Vérificateur général. Le Bureau du Contrôle Interne de la douane (BCI) a été créé pour cela : déceler et enquêter sur tous les cas de fraude et de malversations », déplore un haut cadre du BCI, les yeux rivés sur le journal. Et d’ajouter, avec assurance : « Peut-être que le journaliste s’est trompé, de bonne ou de mauvaise foi. Une certitude absolue : le Bureau des Produits Pétroliers de la douane, en abrégé BPP, est le bureau le plus excédentaires de la douane. Ses recettes sont passées de 12 milliards CFA à plus de 19 milliards CFA par mois. Soit une hausse de plus 7 milliards CFA par mois. Et sa gestion est sans reproche ».

Et notre contrôleur interne de la douane de conclure : « Nous serions heureux de voir le rapport 2015 du vérificateur général auquel le journal fait allusion. Il n’existe pas, car le Vérificateur général n’a effectué aucune mission de contrôle au Bureau des Produits Pétroliers de la douane ».

&nbsp;

<strong>Le Bureau du Vérificateur général, aussi</strong>

&nbsp;

Même surprise au Bureau du Vérificateur général : « Contrairement à ce que j’ai lu dans ce journal, nous n’avons envoyé aucune mission, en 2015, au Bureau du pétrole. Et le rapport 2015, auquel le journal se réfère, est cours d’élaboration. Et il ne parle nulle part du Bureau du pétrole », assure notre interlocuteur, proche du « Végal ».

Choisi entre mille autres officiers de la douane,  à cause de sa rigueur, l’actuel chef du Bureau des Produits Pétroliers a, de mars 2015, date de sa prise de fonction,  à nos jours, insufflé une nouvelle dynamique à ce bureau. Qui réalise, à lui tout seul, la moitié – ou presque – des recettes de la douane.

&nbsp;

<strong>Le  Bureau des Produits Pétroliers en chiffres</strong>

&nbsp;

Estimées à 12 milliards CFA, les recettes du Bureau du Pétrole sont passées à plus de 19 milliards CFA par mois. Soit une hausse de plus de 7 milliards CFA par mois. Autre exemple de la rigueur de l’actuel chef du bureau : avant son arrivée à la tête du bureau du pétrole, 52 millions de litres d’hydrocarbures sont déclarés à la douane. Dès sa prise de fonction, le nombre de litres déclarés est passé à 84 millions par mois. Où passaient donc la différence, c’est-à-dire les 34 millions de litres par mois ? Allez savoir.

Durant l’année écoulée, le bureau des Produits Pétroliers devraient réaliser 151 milliards CFA. Ce quota a été atteint dès octobre 2015. En décembre 2015, il a engrangé 189 milliards CFA. En clair, le Bureau des Produits Pétroliers a dépassé ses objectifs de recettes de 38 milliards CFA. Mieux, il a eu droit à une lettre de félicitation du ministre de l’Economie et des Finances d’alors : Mr Mamadou Igor Diarra.

Il a été, aussi, décoré de la médaille « Etoile d’argent du mérite national » pour avoir réussi la plus grosse saisie d’armes de l’histoire de la douane ; mais aussi, la plus grosse saisie de cocaïne pure dans notre pays : 116 kg. A l’époque, il dirigeait la BMI : Brigade Mobile d’Intervention (BMI) de la douane.

Comme chef du bureau des douanes de Kati, les recettes sont passées de 384 millions CFA à 4 milliards CFA par mois.  On comprend, dès lors, pourquoi l’inspecteur général Modibo Kane Keïta, directeur général de la douane, lui a fait appel pour piloter le bureau du pétrole.

&nbsp;

<strong>Le scoop a fait pschitt</strong>

&nbsp;

Autre contrevérité  relevée, par nos interlocuteurs, dans cet article : l’existence d’une « caisse de recettes » au Bureau des Produits Pétroliers de la douane. S’y ajoute le montant du prétendu « manque à gagner ».

S’agit-il de 3 ou de plusieurs milliards CFA ? Car le titre de l’article  annonce  plusieurs milliards CFA, avant de préciser, plus loin, qu’il s’agit de 3 milliards CFA.

Rappelons  que le Bureau du pétrole ne dispose pas de « caisse de recettes ». Les recettes réalisées sont versées, chaque jour ou presque, au représentant du Trésor sur place. Lequel les rapatrie, à son tour, à la direction générale du Trésor.

Publié à la une  comme le scoop de l’année,  l’article intitulé « Le bureau des produits pétroliers de la douane épinglé pour un manque à gagner de plusieurs milliards de  CFA » devrait, - du moins,  si les faits étaient vérifiés -,  faire l’effet d’une bombe.

Mais,  contre toute attente, il a fait pschitt.  Comme un pétard mouillé.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kalana: Il tire sur son collègue ‘’ le pigeon’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/kalana-il-tire-sur-son-collegue-le-pigeon-1430472.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/kalana-il-tire-sur-son-collegue-le-pigeon-1430472.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Feb 2016 15:56:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’insécurité grandissante dans notre pays notamment à Bamako a entrainé une recrudescence des agences de sécurité privée et de gardiennage. Depuis l’attaque de l’Hôtel Radisson Blu, le 20 novembre 2015, un nouveau cap est franchi. Le permis de port d’armes a été élargi à certaines agences. Non sans conséquences. </strong>

Les hôtels, les entreprises, les services, les commerces, les particuliers, de plus en plus de personnes au sens juridique du terme ont recours à leurs services. Elles, les  agences de sécurité privée poussent comme des champignons dans notre capitale comme des autres. Ne dit-on pas que le malheur des uns fait le bonheur des autres. Dans un pays en proie à l’insécurité, ce sont les rares entreprises à tirer leur épingle du jeu.

711, une agence de sécurité privée et de gardiennage située au Korofina-nord en Commune II du District de Bamako, prestataire de service auprès des particuliers et des sociétés minières. Avec la mine d’or de Kalana dans la région de Sikasso, elle signe un contrat fin 2015 et envoie quelques agents pour gardiennage. Armés de gadgets habituels, les agents ont été équipés d’un pistolet. Fiers de leurs nouveaux bijoux, deux jeunes agents fraichement recrutés sont en faction, ce jour là. De passage, un des responsables de la mine, un blanc, amateur d’armes à feux, sans doute, remarque la nouvelle acquisition et demande à le voir.  Après un coup d’œil rapide, ‘’le blanc’’ laisse transparaitre un visage de déception et ajoute: « ça c’est juste bon pour tuer des pigeons, hein !».

Après ce verdict aux conséquences insoupçonnées, le blanc continue son chemin. Quelques moments de causerie et de bavardage, après, l’un des agents de sécurité se souvient qu’il a un gris-gris qui le met à l’épreuve des balles comme on le lui a certifié. C’est l’occasion, se dit-il, de tester son amulette.

Il en parle à son collègue qui hésite sur le coup mais il parvient à convaincre ce dernier sans grande peine. D’autant plus que le blanc avait affirmé que le pistolet ne pouvait tuer que des pigeons. Marché conclu. Nous sommes un vendredi. Le tireur recule de quelques pas pendant que l’homme au gris-gris se prépare. « Prêt ? ». Le coup part… des cris de douleurs... un homme est à terre. Du sang partout. En homme avisé, le jeune agent de sécurité avait visé la jambe droite de son collègue. Elle est complètement broyée.

Transporté d’urgence, à Bamako, à l’hôpital du Mali, le savoir-faire des médecins chinois, nous a-t-on dit, a permis de sauver la jambe du jeune agent de sécurité de 711.

Notre jeune agent l’aurait compris, à ses dépens, ce qui peut tuer un pigeon peut tout aussi bien tuer un homme. Au mieux, lui  broyer la jambe.

<strong>Mamadou TOGOLA     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Excel communication assignée en justice par quatre sociétés européennes de diffusion d’images  et par  le ministre de la communication  et réclament l’annulation de son contrat avec l’ORTM</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/excel-communication-assignee-en-justice-par-quatre-societes-europeennes-de-diffusion-dimages-et-par-le-ministre-de-la-communication-et-reclament-lannulation-de-son-contrat-avec-l-1430422.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/excel-communication-assignee-en-justice-par-quatre-societes-europeennes-de-diffusion-dimages-et-par-le-ministre-de-la-communication-et-reclament-lannulation-de-son-contrat-avec-l-1430422.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Ousmane-Doukara.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Feb 2016 15:44:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Le tribunal de commerce de Bamako a ordonné à l’ORTM de cesser tout trouble de jouissance et la remise en marche de tous les appareils d’Excel Communication, sous astreinte de 250.000 CFA par jour », indiquait Mr Ousmane Doukara, patron d’Excel TV, en brandissant une copie de la décision de justice devant les journalistes. C’était à l’issue de l’audience publique du tribunal du Commerce, tenue le 18 février dernier.

Mr Doukara semble avoir crié victoire très tôt. Trop tôt. Au moment où il savourait sa victoire, quatre autres plaintes tombent. Comme un couperet.

Elles émanent, notamment, de I Télé, de la société Théma, propriétaire de la chaîne Nollywood TV ; de la société Turner Broadcasting Système Europe Limited, propriétaire de la chaîne Boomerang et du Groupe NBC Universal.

Motifs : ces sociétés accusent Excel Communication  de diffuser leurs programmes sans autorisation. Mais aussi, de brouiller les images de certaines chaînes de télévision, dont l’ORTM.

S’y ajoute une cinquième plainte, et non des moindres,  contre Excel Communication : celle du ministre de la Communication et de l’Economie Numérique. Pour le ministre de la Communication et de l’Economie Numérique, Choguel Kokalla Maïga, la décision du tribunal de Commerce ne peut s’appliquer pour trois raisons. D’abord, précise-t-il, aucune procédure d’octroi de fréquence n’a été entamée par Excel Communication  pour la diffusion de ses images. Ni à l’AMRTP, ni au Ministère de la Communication et de l’Economie Numérique. Ce qui constitue une atteinte à l’ordre public, punie par l’article 48 de la loi n°019 du 12 mars 2012.

Ensuite, Excel Communication n’étant pas autorisée à rediffuser ses images, tout contrat établi pour une telle activité, dit-il, est nul et de nul effet.

Enfin, la volonté manifeste de Mr Ousmane Doukara, patron d’Excel TV, de poursuivre ses activités, au besoin par la force.

C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, que le ministre de la Communication et de l’Economie Numérique a instruit au directeur général de l’ORTM d’annuler, sans délai, le contrat qui le lie à Excel Communication. Mais aussi, de débrancher les appareils d’Excel Communication sur le centre émetteur de l’ORTM.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, le ministre de la Communication et de l’Economie Numérique a décidé de porter plainte contre Excel Communication et la direction générale de l’ORTM pour avoir violé la loi n°019 du 12 mars 2012. Plainte qui devrait être déposée lundi dernier.

C’est dire que les ennuis d’Excel Communication sont loin d’être terminés. Ces cinq nouvelles plaintes, portées contre elle, risquent fort de prolonger le sevrage de ses abonnés en images. Et  pour longtemps.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Forum de Bamako, l’Afrique entre chaos et émergence : André Bourgeot, Directeur de recherche émérite</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/forum-de-bamako-lafrique-entre-chaos-et-emergence-andre-bourgeot-directeur-de-recherche-emerite-1430402.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/point-de-vue/forum-de-bamako-lafrique-entre-chaos-et-emergence-andre-bourgeot-directeur-de-recherche-emerite-1430402.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/Andre-BOURGEOT.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Feb 2016 14:46:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est un processus d’évolution qui peut aller dans le sens de l’émergence. La notion de chaos, je la conteste. Pour décrire ce qui se passe actuellement, plus particulièrement, dans l’espace saharo-sahélien, c’est la notion de déstabilisation. Ce n’est pas la même chose que celle du chaos. S’il y a encore une déstabilisation, ça veut dire qu’il y a des capacités politiques et économiques de contrecarrer la déstabilisation, d’une part et d’autre part, ça renvoie à la possibilité d’émergence. Ensuite, se pose les conditions d’émergence des sociétés africaines. A cet égard, je pense que l’émergence ne peut se faire sans une collaboration étroite avec une société civile qui est en voie de construction.

<strong>Moustaph Dicko, ancien ministre</strong>

C’est le destin de l’Afrique. Nous sommes dans le chaos, on tend vers l’émergence, nos efforts doivent tous être orientés vers cela, vers la sortie du chaos. Véritablement, on est plus proche de la sortie du chaos que de l’émergence. L’émergence est un souhait, un souhait ardent, mais il faut qu’on bouscule le chaos, qu’on lutte contre le chaos, qu’on se sorte du chaos, qu’on sache qu’on est plus proche du chaos, de la sortie donc du chaos que de l’émergence. Les efforts sont énormes à fournir. Je pense qu’on doit accorder beaucoup  d’importance à ce thème, en se disant que l’effort à faire, c’est de sortir du chaos.

<strong>Ibrahim Bocar Bâ, Commissaire à la CEDEAO</strong>

Je pense qu’il ne faut pas parler de chaos. En réalité, il y a beaucoup de bonnes nouvelles, de bonnes évolutions. Je suis à la CEDEAO. Nous avons quinze pays et nous avons organisé des élections. Donc, politiquement les choses se sont très bien passées. De très bonnes élections, d’abord au Mali, en Guinée Bissau, ensuite, en Guinée, en Côte d’Ivoire, au Nigéria et au Togo. L’Afrique a un taux de croissance respectable, de l’ordre de 6 %. C’est vrai qu’il y a beaucoup de défis, mais il faut y faire face. L’émergence est belle et bien possible, peut-être pas aux dates indiquées, parce que le délai parait trop rapproché, mais je suis optimiste. Cette réunion nous permettra de lister les défis auxquels il faut faire face et de s’engager résolument. Une fois qu’il y a la volonté politique, l’Etat de droit, les choses vont aller dans la bonne direction.

<strong>Mahamadou Djéri Maïga, CMA</strong>

La CMA et la Plateforme sont ensemble. Cela veut dire la paix, la réconciliation, c’est le Mali nouveau. Ça a toujours été comme ça depuis un moment. Aujourd’hui, si le gouvernement était là, si c’était bien organisé, le gouvernement aurait pu parler au nom de nous tous.

<strong>Ibrahim Ag Assaleh, représentant de la CMA et de la Plateforme</strong>

J’ai représenté les deux mouvements parce que nous sommes unis pour la paix et l’unité nationale.

<strong>Mme Nina Oualett Intallou, marraine de la cérémonie</strong>

La main tendue, c’est d’abord la paix, la cohésion, c’est se donner la main pour vraiment être ensemble. C’est ce qui est important aujourd’hui pour la réconciliation au Mali. Il faut que les Maliens se donnent la main.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « Karim Keïta n’a pas d’avion ; mais s’il a les moyens de s’en procurer, pourquoi pas ? »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-karim-keita-na-pas-davion-mais-sil-a-les-moyens-de-sen-procurer-pourquoi-pas-1430382.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-karim-keita-na-pas-davion-mais-sil-a-les-moyens-de-sen-procurer-pourquoi-pas-1430382.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/IBK-1.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Feb 2016 14:39:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Décidément, le régime IBK semble être abonné aux scandales. Pas un seul mois, sans qu’une affaire n’éclate, ternissant davantage l’image, de moins en moins, reluisant de notre pays outre-Atlantique. Après l’affaire des équipements militaires, de l’avion présidentiel, de l’engrais frelaté…. , une autre affaire, et non  des moindres,  pointe le bout du nez : celle du fameux Falcon de l’honorable Karim Keïta, fils du président de la République et non moins député, élu en commune I du district de Bamako.

Lors de sa rentrée politique, célébrée ce week-end, le Parena, le « parti du bélier blanc », réputé comme le « mouton noir » du régime se saisit de la question. Et décide de mener ses investigations sur ce sujet, qui suscite colère et indignation au sein de l’opinion publique.  En attendant, nous avons décidé d’approcher, à travers cette interview imaginaire, ou presque, l’avis du président de la République sur cette nouvelle affaire. Qui secoue le microcosme politique malien depuis quelques semaines.

<strong>Mr le président, le Parena décide de mener ses propres investigations sur le prétendu Falcon de Karim Keïta. Qu’en pensez-vous ?</strong>

Le Parena a, toujours, ramé à contre-courant. Son président, mon jeune frère Tiébilé Dramé, a, depuis mon accession au pouvoir, endossé un manteau de Détective privé pour me mettre les bâtons dans les roues. Il peut fouiller où il  veut, même dans ma chambre à coucher s’il le désire. Mais, rassure-toi Le Mollah, il ne trouvera rien. Parce qu’il n’y a rien à trouver. S’agissant du prétendu Falcon de Karim Keïta, ce n’est ni plus, ni moins, qu’une vue de leur esprit. Comment, dans le contexte actuel, Karim Keïta peut-il se tailler le luxe de se procurer un Falcon ? Avec quel argent ? Son maigre salaire de député ? Qui peut croire à ces loufoques ?

<strong>Pourtant, Mr le président, les Maliens y croient, en dépit du démenti publié, par votre fils, dans les colonnes de notre confrère « Le sphinx » </strong>

Je vous le dis et je vous le répète, les yeux dans les yeux, Karim n’a jamais acheté un Falcon. Mieux, cette idée ne lui a jamais effleuré l’esprit. Mon fils bien-aimé n’a-t-il pas le droit de louer un Falcon pour ses affaires. Je vous rappelle qu’avant même d’être bombardé, pardon élu député, Karim Keïta est un homme d’affaires prospère.

<strong>Pour me résumer, je vous dis ceci : Karim Keïta n’a pas acheté un Falcon. Mais s’il a les moyens de s’en procurer un, pourquoi pas ?</strong>

Apparemment, vous l’encouragez dans ce sens ?

Moi ? Jamais de la vie !

<strong>Et si le Parena arrivait à prouver le contraire ?</strong>

Croyez-moi, Le Mollah, le Détective Tiébilé Dramé et son assistant, Djiguiba Keïta, dit PPR, ne trouveront rien. A moins qu’ils n’inventent  des preuves. Comme d’habitude.

Propos recueillis par Le Mollah Omar]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cérémonie de la main  tendue : une réussite totale</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ceremonie-de-la-main-tendue-une-reussite-totale-1430362.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ceremonie-de-la-main-tendue-une-reussite-totale-1430362.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Nord.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Feb 2016 14:31:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour l’initiateur de l’évènement, Amadou Maïga, la main tendue consiste à consolider ce qui est déjà fait, soutenir l’Etat qui va d’échelle en échelle pour la stabilisation du pays. Différents appels ont été lancés, samedi dernier, au Centre international de conférence de Bamako pour se donner la main afin d’aller vers la paix.</strong>

Après les mots de bienvenue, une projection de film qui retrace la cérémonie de signature de l’accord, a eu lieu. Dans cette vidéo, on entend le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed faire des déclarations prémonitoires : « le plus dur reste à faire, c’est la mise en œuvre de l’accord ». Nina Oualett Intallou, marraine de l’évènement, affirme que l’accord est inclusif et trouve une solution juste et équitable pour la paix et la réconciliation. Le but visé, la paix, a-t-elle dit, est inévitable, même si on retarde l’échéance.

Le parrain, Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique, a soutenu que nous sommes des frères et le Mali va réussir sa paix. Il a ajouté : « je crois en celui qui a les destinées du pays, parce que c’est un homme de parole, un homme d’honneur, c’est pourquoi je continue à le soutenir. C’est un homme, il peut faire des erreurs et notre devoir est de lui dire non quand il fait des erreurs. »Le député Bajan Ag Hamatou a fait savoir que, malgré la signature de l’accord, il continue d’y avoir des morts gratuites. Il n’a pas mâché ses mots. Il a rappelé que sa famille a été massacrée pour sauver le Mali. Aujourd’hui, a-t-il dit, nous devons nous lever pour respecter nos engagements. Il a ajouté que les députés et les chefs traditionnels sont pour la paix.

Le représentant de la CMA et de la Plateforme, Ibrahim Ag Assaleh, a indiqué que la CMA et la Plateforme sont confrontés aux terroristes qui sont les assassins. Il faut, a-t-il dit, que le Mali mobilise sa force pour combattre le terrorisme. Il est temps, a-t-il ajouté, de se tendre la main. Ensuite, les griots, à travers le RECOTRADE,  ont lancé leur appel à la paix.

Le ministre de la Réconciliation nationale a fait observer qu’il faut que le camp de la paix, à savoir, le gouvernement, les mouvements armés et la communauté internationale, se donne la main pour combattre le camp des ennemis de la paix. Il a toutefois indiqué que la main tendue, c’est aussi la main au travail. Il faut transformer le conflit en dynamique de développement, a-t-il ajouté. Propos réitérés par la Première dame, Mme Kéita Aminata Maïga :» « il faut qu’on se donne la main, qu’on travaille, qu’on sensibilise autour de nous, qu’on aime le Mali, parce que nous avons tous le même sang »

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Epreuves écrites du concours d’entrée à la Gendarmerie : Des fuites vite rattrapées par les surveillants</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/epreuves-ecrites-du-concours-dentree-a-la-gendarmerie-des-fuites-vite-rattrapees-par-les-surveillants-1430342.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/epreuves-ecrites-du-concours-dentree-a-la-gendarmerie-des-fuites-vite-rattrapees-par-les-surveillants-1430342.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Feb 2016 14:26:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les épreuves écrites du concours d’entrée à la gendarmerie nationale se sont déroulées, dimanche dernier, au lycée Askia Mohamed et au lycée Bâ Aminata Diallo. Y participent les candidats qui avaient réussi aux deux précédentes épreuves : le choix des candidats sur dossier et les épreuves physiques.

Après s’être rendus compte des fuites, la direction générale de la gendarmerie a, à l’estame des épreuves, annulé les sujets concernés ; mais aussi, renvoyé les surveillants civils. Avant de proposer un autre sujet, l’unique de la journée, directement écrit au tableau.  Un geste, hautement, apprécié par les parents des candidats, qui souhaitent que cette rigueur, dans le choix des candidats, soit maintenue jusqu’au bout. Afin de doter la gendarmerie nationale d’hommes et de femmes à hauteur de mission.  Selon nos informations, ce recrutement n’est pas exempt de tout reproche. Chargés de choisir les futurs gendarmes, nombre d’officiers de la gendarmerie auraient palpé gros pour favoriser certains candidats. Des candidats, non seulement, inaptes ; mais aussi, sans vocation, aucune, pour le métier des armes. La preuve : les épreuves physiques, qui se sont déroulées au stade Ouezzin Coulibaly, se sont soldées par un mort et 12 hospitalisés.

Mais la rigueur constatée dans le choix des épreuves écrites permettra, certainement, de corriger ces défaillances. A condition, bien entendu, que le directeur général de la gendarmerie veille au grain. Afin que ce recrutement se passe dans la plus grande transparence.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le président de l’APCAM dans le viseur de la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/le-president-de-lapcam-dans-le-viseur-de-la-justice-1430282.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/le-president-de-lapcam-dans-le-viseur-de-la-justice-1430282.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Bakary-Togola-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Feb 2016 13:49:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Sa gestion des fonds, destinés à l’Union Nationale des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton (UN-SCPC) qu’il préside, est jugée « catastrophique ». Ceux du Groupement d’Intérêt Economique (GIE) qu’il dirige, aussi. Ces deux dossiers, pour le moins sulfureux, viennent d’être confiés à la justice. C’est, du moins, ce que nous a appris une source proche du dossier.</strong>

Les jours à venir risquent d’être chauds, très chauds, pour Bakary Togola et son équipe. Soupçonnés qu’ils sont  de mauvaise gestion des fonds destinés à l’UN-SCPC ; mais aussi  d’avoir, à travers le GIE qu’il dirige,  fourgué de l’engrais de piètre qualité  aux cotonculteurs. Avec, à la clé, une perte en rendement estimée à près de 100.000 tonnes.

Désavoué  par la quasi-totalité des cotonculteurs, Mr Bakary Togola a, malgré tout, réussi à se faire réélire à la présidence de la Chambre Permanente d’Agriculture du Mali (APCAM). Depuis, des voix s’élèvent pour réclamer sa destitution. Et l’organisation d’une nouvelle élection. Non seulement, à la tête de l’APCAM ; mais aussi, à la tête du GIE, responsable, dit-on, des menaces de famine perceptibles, déjà, dans plusieurs localités. Notamment, à koutiala à cause de l’utilisation, par les paysans, de « l’engrais frelaté ». Engrais fourni par le GIE qu’il dirige.

&nbsp;

<strong>Bakary Togola échappe, de justesse, au lynchage à Koutiala</strong>

&nbsp;

En tournée, récemment, dans la zone cotonnière, aux côtés du tout-nouveau président-directeur général de la CMDT (Compagnie Malienne de Développement du Textile), Bakary Togola a échappé, de peu, à un lynchage en règle.

En colère, pour n’avoir rien produit et de se retrouver avec des dettes colossales à rembourser (celles liées aux intrants agricoles), les cotonculteurs avaient prévenu qu’ils ne souhaitaient pas voir le président de l’APCAM dans leurs localités respectives. Mais la délégation du nouveau patron de la CMDT est passée outre cette mise en garde. Et ce qui devrait arriver, arriva. Après avoir été hué dans les localités de Koula, Kobaranto, Zantogola, Kokouna, Karangana….., le président de l’APCAM aurait échappé aux jets de pierre et de sandales à Finkolo. Mais l’étape de Moribala aura été désastreuse pour Bakary Togola.

Décidés à lui régler son compte, les cotonculteurs se sont rués sur lui. Comme un essaim d’abeilles. N’eut été l’intervention des forces du « désordre », qui l’avaient jetée dans voiture, qui démarre sous des chapeaux de roue,  Bakary Togola se retrouverait dans un sale état. Mieux, les animateurs de radio et les « arts-tristes », pardon artistes, qui portaient des tee-shirts à son effigie, en ont eu pour leur compte.

&nbsp;

<strong>Des messages sans ambages</strong>

&nbsp;

Adressés au patron de la CMDT, les messages des cotonculteurs sont sans ambages. Surtout, par rapport aux dysfonctionnements constatés à l’APCAM, au sein de l’UN-SCPC et du GIE. Pour les cotonculteurs, la perte des 100.000 tonnes de coton et de céréales est due à l’usage de l’engrais frelaté, livré aux paysans, par le GIE dirigé par Bakary Togola. Aussi, ils jugent le nouveau bureau de l’APCAM illégitime, car mis en place en violation des textes de l’OHADA.

« Ce bureau n’a pas été choisi par les paysans. Il a été mis en place par Bakary Togola et son clan entre les quatre murs d’un bureau à Bamako », peste un paysan en colère. Et un autre d’ajouter : « Ceux qui parlent, à Bamako,  en notre nom, ou prétendent nous représenter, ne sont ni plus, ni moins, que   des hommes d’affaires qui s’enrichissent sur notre dos ».  C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, qu’ils exigent que toute la lumière soit faite sur la gestion faite des fonds destinés aux cotonculteurs de l’UN-SCPC et au GIE, deux structures pilotées par le sulfureux Bakary Togola.

Le désormais ex-ministre du Développement Rural et tout-puissant secrétaire général du parti au pouvoir, le RPM (Rassemblement Pour Le Mali) aurait été interpellé, il y a deux semaines, au Pôle Economique et Financier dans le dossier dit de « l’engrais frelaté ». N’eut été l’intervention du Pr Dioncounda Traoré, dit-on, il serait encore derrière les barreaux.  S’agissant du cas de Bakary Togola et de son clan,  la justice serait  saisie. Et les interpellations, nous dit-on, devraient commencer  dans les jours, voire les semaines à venir.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le promoteur d’EXCEL TV, bientôt,  devant la justice ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-promoteur-dexcel-tv-bientot-devant-la-justice-1416342.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-promoteur-dexcel-tv-bientot-devant-la-justice-1416342.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/dg-excel-TV.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 18 Feb 2016 01:00:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Spécialisée dans la transmission numérique de contenu audiovisuel, la société Excel TV a été fermée, la semaine dernière, pour non-respect  de la réglementation en vigueur sur ordre du ministère de la Communication et de l’Economie Numérique. Et ses équipements débranchés au centre émetteur de Kati. D’où la grogne de ses abonnés, qui menacent d’attaquer son promoteur devant la justice.

Pour le promoteur d’Excel TV, Mr Ousmane Doukara, cette décision du ministère de la Communication et de l’Economie Numérique n’est, ni plus, ni moins, qu’un « abus de pouvoir ».

« Nous avons signé une convention calquée sur la même base que  des opérateurs de rediffusion comme Malivision et Multicanal, suivant un contrat de prestation de 5 ans renouvelable », a-t-il indiqué. C’était au cours d’un point de presse, organisé le 11 février dernier  par le promoteur, au siège de la société.

Lancée en 2013, Excel TV est une société spécialisée dans la transmission de contenu audiovisuel. D’un coût global de 600 millions CFA, il diffuse près de 180 chaînes étrangères, sous régionales et locales.

Depuis octobre 2015, le directeur général d’alors de l’ORTM, Mr Baly Idrissa Sissoko n’a de cesse de rappeler le promoteur d’Excel TV au strict respect de la règlementation en vigueur. Sans succès.

Le ministère de la Communication et de l’Economie Numérique, à travers la direction générale de l’ORTM, reproche entre autres à Excel TV son défaut de « sous-compteur ». Or, dans les termes du contrat, auquel le promoteur d’Excel TV faisait allusion, la société devrait, avant même de lancer ses activités, disposer d’un sous-compteur. Un  appareil qui lui permettrait de diffuser les chaines autorisées. Mais deux ans après son lancement, Excel TV ne dispose toujours pas de sous-compteur. Ce n’est pas tout.

S’y ajoute la livraison des documents d’assurance pour le matériel que la société exploite. Considérés comme un préalable, avant même le démarrage de ses activités, Excel TV n’a jamais présenté ces documents d’assurance censés établir la « fiabilité » de son matériel.

C’est pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, que la direction générale de l’ORTM avait demandé à Mr Ousmane Doukara, promoteur d’Excel TV de surseoir à ses activités. En attendant l’opérationnalisation de la HAC (Haute Autorité de l’Audiovisuel), qui devra statuer sur son cas. Refus d’obtempérer du promoteur d’Excel TV. Et ce qui devrait arriver, arriva. La semaine dernière, le ministre de la Communication et de l’Economie Numérique, Dr Choguel Kokalla Maïga, avait instruit aux techniciens de l’ORTM de débrancher les équipements d’Excel au centre émetteur de Kati.  Depuis, les abonnés d’Excel TV se retrouvent face à leur  écran noir. En dépit des assurances, à eux donnés, par la direction générale d’Excel TV, l’écran reste noir. En apprenant, par voie de presse, qu’Excel TV est fermée pour non-respect de la règlementation en vigueur, le sang des abonnés ne fait qu’un tour. Estimés à plusieurs milliers, ils menacent de porter plainte contre le promoteur d’Excel TV pour « rupture abusive de leur contrat d’abonnement » devant la justice. « Pourquoi, la direction générale d’Excel TV a entamé ses activités, en signant des contrats avec des milliers d’abonnés, alors qu’elle savait, pertinemment, qu’elle était en porte à faux avec la règlementation en vigueur ? », s’interroge un abonné au bord de la crise de nerf.

Et de conclure, les yeux rouges de colère : « Excel TV entendra parler de nous dans les jours à venir ».

<strong>Nous y reviendrons !</strong>

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Zahabi Ould Sidi Mohamed, ministre de la Réconciliation : « L’Etat va bientôt supprimer les primes de pré&#45; cantonnement »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/zahabi-ould-sidi-mohamed-ministre-de-la-reconciliation-letat-va-bientot-supprimer-les-primes-de-pre-cantonnement-1416462.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/zahabi-ould-sidi-mohamed-ministre-de-la-reconciliation-letat-va-bientot-supprimer-les-primes-de-pre-cantonnement-1416462.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Zahabi_sidi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 Feb 2016 15:57:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Festival au Désert a organisé, samedi dernier, au Centre international de conférence de Bamako, une causerie-débat sur la mise en oeuvre de l’Accord pour la paix. C’était sous la présidence du ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, en présence des représentants des réfugiés et de la coopération allemande et néerlandaise. C’était suite à la caravane culturelle qui a débuté le 4 février et a été clôturée le 13 février dernier, à Bamako.

Le Directeur du Festival au Désert, Manny Ansar a expliqué que c’est pour contribuer aux efforts du gouvernement et des partenaires techniques et financiers, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix, que le Festival au Désert a organisé  cette rencontre d’échanges. Il a indiqué : «  Créé il y a près d’une quinzaine d’année, le Festival au Désert est devenu itinérant depuis la crise sécuritaire de 2012. Dans le souci de préserver ses objectifs malgré les vicissitudes du moment, qui sont la promotion de la paix et du développement, le Festival au Désert, en synergie avec le Festival sur le Niger de Ségou, le Festival Taragalte du Maroc, a initié la caravane culturelle pour la paix, afin d’apaiser les populations désorientées par le refuge et les divers déplacements. Ainsi, la caravane culturelle pour la paix a sillonné depuis 2013, les camps des réfugiés au Burkina Faso,  en Mauritanie ainsi que plusieurs localités à l’intérieur du pays pour prôner la paix, l’unité nationale, la réconciliation et la cohésion sociale. »

Dans son rapport, Ismaïla Konaté, conseiller technique au ministère de l'Action humanitaire et de la reconstruction du Nord a noté : « Les populations déplacées sont constituées de celles qui sont parties s’installer dans d’autres pays et de celles qui ont quitté leur localité d’origine du fait des évènements pour s’installer dans d’autres parties du pays. Les premiers sont appelés réfugiés et les seconds, populations déplacées internes.

Les réfugiés sont estimés, au 31 octobre 2015, à 138.564 personnes dont 34 191 au Burkina Faso, 50 131 en Mauritanie, 53 927 au Niger, 169 au Togo, 119 en Algérie et 27 en Guinée. A la date du 27 décembre 2015, il a été enregistré le retour de 40.653 personnes réfugiées. Certains de ces réfugiés sont retournés. » Il a toutefois indiqué que ces chiffres sont en constantes modifications. Pour Ismaïla Konaté, deux dimensions sont importantes pour permettre le retour des personnes déplacées. Il y a d’abord les conditions sécuritaires et ensuite l’aménagement des sites de réinstallation, a-t-il soutenu.

Le Porte parole des réfugiés du Burkina Faso, Mohamed El Moctar dit Hado a remercié les autorités du Mali et du Burkinabé Faso qui se sont bien occupées d’eux. Il  a toutefois déploré la diminution de l’aide des ONG et la restriction des libertés depuis l’attaque de  l’hôtel  Le Splendide. Il a cité un certain nombre de conditions à remplir par l‘Etat, en l’occurrence,  la sécurité et l’existence des services sociaux de base pour qu’ils puissent revenir au Mali.

Le représentant des réfugiés de la Mauritanie, Mohamed El Moctar Ag Enaderfe, a réitéré  la problématique du retour des réfugiés. Il a souligné leur ferme volonté de revenir au pays, mais déclaré que malgré la signature de l’accord, l’insécurité persiste.

Le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, a soutenu : « tout le monde est persuadé qu’avec la signature de l’accord, l’unité nationale du Mali et la cohésion sociale sont un passage obligé pour notre survie, en tant que citoyen. » Il y a deux camps, a-t-il dit : le camp de la paix et  le camp de ceux qui ne veulent pas que la stabilité et la sécurité reviennent. Si le camp de la paix se donne la main, a-t-il dit, il est évident qu’il finira par triompher. Parlant du camp des ennemis de la paix, il a signalé qu’avec l’insécurité, ils gagnent plus d’argent, s’adonnent au trafic de drogue, à la prise d’otages. Il a encore une fois lancé un appel pour  la solidarité des populations avec les forces armées et de sécurité, dans le cadre du renseignement. A propos de la lenteur du processus de mise en œuvre, il a tenu à avertir les mouvements armés, car, a-t-il dit, l’Etat va bientôt supprimer les primes de pré-cantonnement. Donc, après cette mesure, tous ceux qui vont loger dans les hôtels,  le feront à leurs propres frais. Interrogé sur la question liée au dialogue avec Iyad Ag Ghali, Le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, a déclaré que le gouvernement n’a jamais fermé la porte du dialogue avec qui que ce soit, mais il a toutefois demandé de lui apporter la preuve de la bonne foi d’Iyad.

&nbsp;

B.D.

OBJECTIFS DE RECETTES 2016 : 512 MILLIARDS CFA

Dans notre précédente édition, une erreur nous a fait écrire que les objectifs de recettes de cette année sont estimés à 502 milliards CFA. Il fallait plutôt lire 512 milliards CFA, contre 450 milliards CFA en 2015. Soit 62 milliards CFA de plus que l’année dernière.

Au rythme où vont les choses,  l’équipe de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta sera au rendez-vous des 512 milliards CFA en décembre prochain. En janvier dernier, les recettes douanières ont, pour la première fois dans l’histoire de la douane malienne, franchi la barre des 42 milliards CFA. Exactement, 42,08 milliards CFA.

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les bouchers menacent de conduire les Maliens à l’abattoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/les-bouchers-menacent-de-conduire-les-maliens-a-labattoir-1416362.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/les-bouchers-menacent-de-conduire-les-maliens-a-labattoir-1416362.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/bouchers-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 Feb 2016 15:50:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les bouchers sont sur les dents. La grande famille des bouchers ne souffle plus dans le même cor. Certains, des frondeurs, crient au scandale. En cause, les 100 millions de Fcfa débloqués par le gouvernement pour subventionner la baisse du prix de la viande sur le marché malien. Une nouvelle augmentation du prix de la viande en vue.

«Rien, nous n’avons rien vu de l’argent donné aux bouchers par le gouvernement», disent les frondeurs. Les différents leaders syndicaux de bouchers ont fait main basse sur le magot, ajoutent-ils. A les croire, seulement 10 coopératives, celles de dix leaders, sur une centaine, ont vu la couleur de l’argent. Au sein de certaines de ces coopératives également, seul le président, parfois avec quelques proches, ont vu la couleur du fonds alloué par le gouvernement. C’est ce qui est arrivé en Commune II du District de Bamako, où, seul le président comme un lion tenant sa proie s’est refusé à tout partage.  A cette frustration, les frondeurs montrent les muscles, aussi, à cause de certaines mesures jugées salvatrices pour les hommes de la viande mais jamais appliquées. En effet, pour éviter la hausse soudaine du prix de la viande comme jadis constatée, le gouvernement avait décidé d’appliquer des mesures, mais depuis, rien. Il s’agit de la baisse du prix de l’aliment bétail (graine de coton) à 120 000 FCFA la tonne; la limitation de la sortie du bétail hors du Mali; la pesée du bétail avant tout abattage. Non seulement, ils n’ont pas eu l’argent, mais aussi les mesures promises par les autorités n’ont jamais été appliquées.

Les bouchers, ceux d’en bas, environs 60% des bouchers du Mali, se sentent délaissés. Regroupés en association, les frustrés ont demandé à rencontrer leurs responsables syndicaux. En vain. Deux mois durant, disent les frondeurs à qui veut l’entendre, nos leaders ont refusé de nous rencontrer. Sans tomber dans la violence, les mécontents ont continué n’ont pas renoncé à leur lutte. Ils ont été entendus en haut lieu.

Le ministre du Commerce, Abdoul Karim Konaté, les a reçus et promet de trouver une solution dans les jours à venir. A leur tour, les frondeurs l’affirment, s’ils ne sont pas satisfaits, ils séviront. Le spectre d’une nouvelle augmentation du prix de la viande n’est pas loin.

<strong>Wait and see !  </strong>

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>

===========================

De la viande malsaine dans nos assiettes

«Si vous rentrez dans un abattoir à Bamako, vous n’aurez plus, encore, envie de manger de la viande », disait un membre du REDECOMA (le regroupement pour la Défense des Consommateurs du Mali). On a souvent dit que ce regroupement, à l’image de notre société civile est malade et que toute leur sortie était intéressée. Mais, jamais, affirmation, n’a été, aussi, vraie. Que dis-je, coranique. Pour vous, fidèle lecteur, le Canard a fait un tour à l’Abattoir Frigorifique de Bamako sis à la Zone Industrielle, non loin de l’Usine Achcar. Lisez et sentez avec votre palmipède. Attention à votre estomac!

N’eut été l’insistance d’un passant, un fin connaisseur des lieux, je n’aurais pas osé franchir le portail ou, du moins, ce qu’il en reste. Ce que je croyais être une usine abandonnée était en fait, l’Abattoir Frigorifique de Bamako. Là où, sort quotidiennement, la plupart de la viande que nous consommons. Dans la zone industrielle de Bamako, il n’est pas difficile de trouver une usine abandonnée. On connait l’Usine Malienne des Produits Pharmaceutiques (UMPP) en abandon depuis un certain temps et dont le seul signe de vie, est celui du vigile en faction pour surveiller, certainement, les ruines d’une industrie qui fit jadis la fierté de Maliens.

En franchissant le portail, j’aperçois et m’aperçois, à la fois, que l’endroit n’est pas inhabité, comme des indices me l’avaient fait croire. Mieux, il est en service. Droit devant moi, jusqu’au fond, des motos et une foule dans une cour et sous un hangar. Je me dirige vers eux, lorsque mon attention est attirée par un long couloir en barres de fer. Une observation rapide me permet de me rendre compte que là, est le couloir emprunté par les quelques 500 bœufs qui rendent quotidiennement l’âme sous les couteaux à doubles tranchants des bouchers.

Je longe ce ‘’couloir de la mort’’ pour suivre le dernier parcours de ces animaux qui finissent dans nos assiettes. Une balance géante, servant sans doute, jadis, à peser les bœufs aptes à la consommation, coule ses vieux jours dans ce que lui sert, encore, d’abri. Depuis 40 ans. Inutile de préciser que cette bascule n’a pas servi depuis plus de 10 ans. Je m’avance et soudain un groupe d’oiseaux blancs à pattes longues s’envole dans un grand bruit. Un peu devant moi, je vois, tout près de l’ère de regroupement temporaire des animaux avant l’emprunt des couloirs finaux, un dépotoir. C’est là que les estomacs de tout le bétail quotidiennement égorgé sont vidés. L’espace devait être prévu à cette fin depuis, mais la bouse qui a largement débordé n’a pas été vidée. En tout cas, pas récemment. Avec les eaux usées et les déjections, le mélange a donné une pâte déplaisante à la vue et dégageant une odeur nauséabonde.

Le ton était donné. Je savais à quoi m’attendre, désormais. Je jette un coup d’œil dans l’ère d’abattage. Sans exagération aucune, nulle installation n’est épargnée par la rouille et ne fonctionne normalement. C’est le système D, ici. Le sol, impossible de savoir de quel marbre il est fait. Le sang au fil des années a fini par le recouvrir. L’odeur du sang séché me pousse à prendre de l’air. A peine ai-je le temps de souffler, qu’un brouhaha venant d’une grande pièce éveille un de mes sens. Je me dirige vers les lieux. Une grande salle environ 15 à 20 m2   grouille de monde. On y entre comme dans un moulin. C’est le lieu de dépeçage. Des gens bottés, en sueur et armés de couteaux s’attèlent à disséquer, à même le sol, les animaux abattus. L’atmosphère est telle que certains, ceux qui ont, peut-être, un petit souci de la qualité de la viande, exercent dans la cour que j’a tantôt aperçue.

En sortant de ce lieu, loin de ce que je m’imaginais d’un abattoir au XXIe siècle dans notre capitale, le temps de reprendre mes esprits et j’ai compris pourquoi premier producteur de bétail, le Mali n’a toujours pas d’autorisation pour exporter sa viande. Mon Dieu !

&nbsp;

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ki a dit Koi :  Zahabi Ould Sidi Mohamed, ministre de la Réconciliation</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ki-a-dit-koi-zahabi-ould-sidi-mohamed-ministre-de-la-reconciliation-1416322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ki-a-dit-koi-zahabi-ould-sidi-mohamed-ministre-de-la-reconciliation-1416322.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Zahabi_sidi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 Feb 2016 15:18:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ce débat est en train d’être alimenté : Il faut qu’Iyad revienne, il faut dialoguer avec Iyad, etc. En tant que ministre de la Réconciliation nationale, des frères sont venus dans mon bureau de Kidal pour me dire : Nous n’aurons pas de paix si Iyad n’est pas dans le processus. Je leur ai dit : écoutez ! Je n’ai rien contre le fait qu’Iyad rentre dans le processus de paix, qu’il soit quelqu’un de positif pour la paix. Le gouvernement, comme disent les Arabes, c’est le mur le plus court, c'est-à-dire celui que tout le monde veut sauter. Donc, on met tous les pots sur le dos du gouvernement et on oublie ce qu’on doit faire soi-même. Je dis d’accord ! Vous dites qu’il est de bonne foi, qu’on ne peut pas faire la paix sans lui, je vous défie, emmenez-moi un communiqué, une lettre de lui, qui déclare qu’il veut entrer dans le processus, qu’il veut faire la paix avec les Maliens.

<strong>Mohamed El Moctar Ag Mahmoud dit Hado Porte parole des réfugiés du Burkina Faso</strong>

Au Burkina Faso, on vivait mieux que nos concitoyens du Nord du Mali, car on dormait bien sur nos deux oreilles, on mangeait bien. Seul, le sort de notre pays nous inquiétait, car, outre les actes terroristes, les pêcheurs en eau trouble s’étaient multipliés. Malgré tout, hormis quelques farfelus, tous les réfugiés ne rêvaient qu’au retour chez eux. La nostalgie du pays, ce n’est pas seulement celle des hommes, mais chaque oued, chaque forêt, chaque dune, était pour nous une montagne de souvenir qu’il faut retrouver.

&nbsp;

<strong>Mohamed El Moctar Ag Enaderfe, représentant des réfugiés de la Mauritanie</strong>

On va nous dire : la paix est revenue, qu’est-ce que vous attendez dans les camps de réfugiés ? Je pense qu’aujourd’hui, ce qui est en train de se passer  dans la région de Tombouctou, le monde entier le voit. En tout cas, je vivais à Tombouctou, il n’est pas question pour moi, aujourd’hui, de retourner à Tombouctou. Là où l’armée malienne et  la MINUSMA ne sont pas en sécurité, ce ne sont pas les réfugiés qui y seront en sécurité.

Ismaïla Konaté, conseiller technique au ministère de l'Action humanitaire et de la reconstruction du Nord

En ce qui concerne la dimension sécuritaire, il est important de pouvoir protéger les populations de retour et éviter l’amalgame et la délation auprès des forces armées afin de créer la confiance réciproque. Il y a ensuite la réhabilitation des services sociaux endommagés, la création de points d’eau, de centres de santé éventuellement et de services marchands ; bien entendu, l’accompagnement en vivres et non vivres demeure un processus indispensable. Cet accompagnement doit être apprécié à chaque moment et adapté au contexte.

Mme Tacherefte Walet Wamanguenet, participante à la causerie-débat

Ce qui s’est passé est injuste et si on ne prend pas ça en considération, moi, je ne vois rien. Ce qui s’est passé, c’est de s’attaquer à ceux qui sont auprès de vous, des voisins, des amis et personne n’en parle. On parle d’amalgame, amalgame, c’est trop vague… les réfugiés ne veulent rester que chez eux et il n’y a aucun nomade qui peut se sauver d’un sédentaire. La paix doit être dans les cœurs, dans les cerveaux, dans les mouvements, mais pas superficiellement. On est tous les mêmes. Rien ne vaut notre terre. Rien ne vaut notre dignité. Tout ce que les gens tentent, je pense que leur dignité sur leur terre est meilleure.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ki a fai koi !!!: Dr Bocari Treta échappe de justice  à  son embastillement au pole économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ki-a-fai-koi-dr-bocari-treta-echappe-de-justice-a-son-embastillement-au-pole-economique-1416282.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/ki-a-fai-koi-dr-bocari-treta-echappe-de-justice-a-son-embastillement-au-pole-economique-1416282.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Bocary-Tréta.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 Feb 2016 15:09:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le tout-puissant patron du RPM, le parti présidentiel, a échappé de justesse à son embastillement au Pôle Economique et Financier.   Interpellé, la semaine dernière, dans le fameux dossier de « l’engrais frelaté », qui a fait perdre à nos cotonculteurs près de 100.000 tonnes lors de la dernière campagne agricole, le désormais ex-ministre du Développement Rural a failli être gardé en cellule, n’eût été l’intervention du Pr Dioncounda Traoré, ex-président de la Transition. A en croire notre estimé confrère « Le Sphinx », Dr Bocari Tréta n’est pas, pour autant « sauvé »

. Son passeport lui aurait été retiré, afin de l’empêcher de sortir du pays.

Y a « fohi » !

Le dimanche à Bamako, c’est le jour des mariages. On le sait. Les dimanches à Bamako, également, c’est le jour des extravagances, des excès. Certains ne se trouvent aucune limite, à leurs yeux tout est permis, en ce jour.

Le non respect des règles de la circulation routière. Il est établi dans les coutumes à Bamako qu’un cortège de mariage ne doit pas se soucier des feux dans la circulation, ni même les gesticulations d’un policier. Il est également connu, lors des mariages, que les rues soient occupées et coupées. Mais de là à occuper une route de deux fois deux voies (30 mètres) particulièrement fréquentée, il y a de quoi s’inquiéter pour le devenir de cette nation.

La scène se passe, dimanche dernier, sur le goudron 30 mètres à Kalaban-coura ACI. Cette voie de deux fois deux voies qui vient de Kalanbancoro, traverse  Niamakoro pour aller à la Tour de l’Afrique a été tout simplement fermée à la circulation par une famille en mariage. Détrompez-vous, vous ne rêvez pas.  Que de la réalité, désormais, même les grandes artères de notre belle et sale capitale  ne sont plus épargnées par cette nouvelle forme d’incivisme. Car, c’est bien ce qui peut conduire un citoyen à se comporter de la sorte.

Logée dans un immeuble de couleur blanchâtre au bord de la route à une trentaine de mètre du Carrefour dit du 30 mètres, la bonne famille n’a trouvé mieux que de fermer la route au niveau de leur domicile. Sous la bâche installée pour la circonstance, quelques personnes secouent la tête au rythme de la musique diffusée par les hauts parleurs, l’air de rien. Comme pour dire : « Y’a fohi ! ».

Contraints de faire partager la voie dans l’autre sens, les usagers ébahis se frayaient un chemin tant bien que mal dans le désordre ainsi créé. « Kan bé soro yan mokow da dèh » autrement dit : « les gens d’ici doivent avoir les moyens dèh », s’étonne un sexagénaire, qui venait juste de se sortir du cafouillage et dans l’attente que le feu soit vert. Qui disait que dans ce pays, ç’en était fini, désormais, avec le laisser-aller et le laisser-faire?

<strong>Mamadou TOGOLA       </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : «  tout officier,  qui aura bouffé un centime  de la PGA de nos  soldats,  devra en rendre gorge »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-tout-officier-qui-aura-bouffe-un-centime-de-la-pga-de-nos-soldats-devra-en-rendre-gorge-1416302.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-tout-officier-qui-aura-bouffe-un-centime-de-la-pga-de-nos-soldats-devra-en-rendre-gorge-1416302.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/IBK-Radisson-Blu-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 Feb 2016 14:14:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[On aurait souhaité le retrouver au bord de sa piscine, détendu avec, dans une main, un verre de jus de gingembre et, dans l’autre, un gros cigare, une havane. Mais c’est raté. Après s’être fait fouiller, jusqu’à l’intérieur des narines, par les gardes du corps, traversé l’immense cour et le salon décoré à l’italienne, nous voilà, de nouveau, devant IBK, président de la République, Chef de l’Etat, Chef suprême des Armées, président du Conseil supérieur de la magistrature…….Face à une assiette pleine de cacahuètes grillées qu’il dégustait avec art, le regard masqué par des lunettes de soleil à grosses montures, il ne semblait pas être dans son assiette. Son visage, comme dirait mon ami « y-voit-rien », était serré. Aucune envie de nous parler. Plus grave, à chacun de nos salamalecs, il répond par des mots écrits avec la fumée de son cigare.

Le « mangement »,  dont les Primes Générales Alimentaires (PGA) ont fait  l’objet, serait-il passé par là ? C’est ce que nous tenterons de savoir dans cette interview imaginaire. Ou presque. Mr le président, est-ce que tout va bien ?

&nbsp;

Comment voulez – vous que ça aille, quand on m’apprend que des officiers supérieurs sont soupçonnés d’avoir passé à la casserole les PGA de nos soldats, envoyés sur le front ? Tu t’imagines, Le Mollah, l’ampleur de ce scandale ? Les Maliens vont, encore, se demander si mon régime n’est pas abonné aux scandales, aux affaires. Non ! Que non ! Quand ce sont des officiers supérieurs, censés veiller sur le bien-être de leurs hommes déployés sur le terrain, qui se taillent le luxe de passer à la fourchette leurs PGA, c’est grave, voire gravissime. Une enquête est ouverte. Tous ceux qui seront confondus dans cette affaire en répondront devant la justice. Mais auparavant, ils devront rendre gorge de tout ce qu’ils ont bouffé. Et cette fois-ci, Le Mollah, je ne plaisante pas. Je vais sévir, afin que ceux qui seraient tentés d’emboiter le pas à ces « bouffecrates » en soient dissuadés.

&nbsp;

Mr le président, combien d’officiers ont –ils, déjà, été arrêtés dans cette affaire ?

Je ne sais pas ! Allez-y demander aux enquêteurs, qui ne dorment pas depuis deux semaines.

Mr le président, ces enquêteurs vous rendent compte, chaque jour, de l’évolution du dossier

C’est vrai, mais je ne te dirais rien. A condition de me promettre que tu ne l’écriras pas dans ton journal.

Je vous le promets, Mr le président !

Bon, il paraît qu’une vingtaine serait au gnouf

Votre dernier mot, Mr le président ?

Je vous souhaite une excellente journée !

Propos recueillis par Le Mollah Omar]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PGA : chauve – qui peut !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pga-chauve-qui-peut-1416252.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/pga-chauve-qui-peut-1416252.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/PGA.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 Feb 2016 14:05:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Traqués par la Sécurité d’Etat pour avoir passé à la casserole les Primes Générales Alimentaires (PGA) des soldats déployés sur le front, certains officiers supérieurs ne dorment plus que d’un œil. La course aux charlatans est donc ouverte. Avec, à la clé, des sacrifices qui donnent froid dans le dos.

La grande muette est au cœur d’un silence, pour le moins, assourdissant. Selon nos informations, une vingtaine d’officiers supérieurs de l’armée serait aux arrêts à la Sécurité d’Etat où, ils sont interrogés. Issus, entre autres, de l’armée de terre, du régiment des commandos-parachutistes, de la gendarmerie et de la garde nationale, ces officiers supérieurs sont soupçonnés d’avoir passé à la casserole les Primes Générales Alimentaires (PGA) des soldats déployés sur le théâtre des opérations.

&nbsp;

<strong>Des centaines de  millions CFA passés à la casserole</strong>

&nbsp;

A en croire nos  sources, des centaines de millions de nos francs auraient été détournés par ces officiers. Qui se la couleraient douce dans les salons et bureaux climatisés à Bamako, pendant que nos soldats survivent sur le front.

Comment opéraient – ils ? Toujours selon nos sources, ces officiers supérieurs gonflaient les effectifs sur le terrain pour, ensuite, empocher la différence qu’ils se partageraient. Sans se soucier des conséquences de leur geste sur la sécurité de leurs concitoyens. Et de leurs biens.

Là où ils avaient envoyé  une dizaine d’éléments, ils auraient empoché les PGA de 150, voire 200 PGA. Là où ils avaient envoyé 100 éléments, ils auraient touché les PGA de 500 voire 600 éléments des forces armées et de sécurité.

C’est, peut-être, ce qui explique la fréquence des attaques au nord comme au sud de notre pays. Les éléments des forces armées et de sécurité ne sont pas présents en nombre suffisant, comme mentionné sur les rapports.  Censés veiller les conditions de vie de leurs troupes sur le théâtre des opérations, certains officiers supérieurs n’ont qu’une seule obsession : profiter de la crise pour s’en mettre plein la besace. Au risque d’exposer leur pays à l’insécurité avec son cortège de morts, d’orphelins et de veuves.  Le pot – aux roses aurait été découvert pendant le déploiement au nord des différents bataillons formés par l’EUTM à Koulikoro. Indignés par le taux d’insécurité au nord du Mali où, les bataillons nouvellement formés  devront mettre en pratique leurs connaissances, certains experts de l’EUTM auraient mené leurs enquêtes. Avant d’en informer les plus hautes autorités.

D’autres sources, et non des moindres, indiquent que le Bureau du Vérificateur général aurait attiré l’attention des plus hautes autorités sur la mauvaise gestion, faite des PGA, débloquées par le trésor public au bénéfice des soldats déployés sur le front.S’y ajoutent les témoignages des soldats. En dépit des risques encourus, certains  ont fait part, à la presse, de leurs conditions de vie sur le front. Un seul exemple : quand certains officiers supérieurs devraient acheter cinq bœufs pour le repas quotidien de leur bataillon, ils se contentent de deux maigres moutons, acquis on ne sait trop comment. Où va donc le reste de l’argent ? Mystère et boule de gomme.

C’est pour faire la lumière sur cette gestion, jugée peu orthodoxe, des Primes Générales d’Alimentation des soldats déployés sur le front, que les « limiers » de la Sécurité d’Etat sont lancés aux trousses de ces officiers supérieurs qui, au mépris de leur serment, ont – par leur cupidité – mis en péril la sécurité de leur pays. Et, avec lui, celle de leurs concitoyens et  de leurs biens.

&nbsp;

<strong>Une vingtaine d’officiers aux arrêts</strong>

&nbsp;

Selon nos informations, une vingtaine d’officiers seraient aux arrêts dans le cadre de cette affaire. Au rang de ceux-ci, un officier en charge des PGA à Sévaré. D’autres arrestations sont annoncées, dans les jours, voire les semaines à venir. Furieux, le président de la République aurait instruit au directeur général de la Sécurité d’Etat de mettre aux arrêts tous les officiers cités dans cette affaire. Avant de les mettre à la disposition de la justice.

Pour se mettre à l’abri, certains officiers sollicitent l’aide des charlatans. A Bamako, comme dans  les villages de Bougouni, Koutiala….ils se rendent, par dizaines, chez les charlatans, de jour comme de nuit, pour se garer des mouches. Aucun sacrifice n’est de trop pour échapper à cette vague d’arrestations : œufs de lapin, urine de fourmi, dents de moustique, sang de scorpion……

La grande muette reste imperturbable. Apparemment, seulement. Car les officiers supérieurs ne dorment plus que d’un œil, voire d’un œil et demi. Pire, son silence n’a jamais été, aussi,  assourdissant que dans cette affaire.  Près d’une centaine d’officiers seraient concernés par ce dossier. Qui s’annonce, déjà, palpitant.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hadi Traoré, Gouverneur du District de Bamako: « Les déchets ont failli nous créer un problème de sécurité nationale dans ce pays… Il y a un problème de gouvernance… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/hadi-traore-gouverneur-du-district-de-bamako-les-dechets-ont-failli-nous-creer-un-probleme-de-securite-nationale-dans-ce-pays-il-y-a-un-probleme-de-gouvernance-1401342.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/hadi-traore-gouverneur-du-district-de-bamako-les-dechets-ont-failli-nous-creer-un-probleme-de-securite-nationale-dans-ce-pays-il-y-a-un-probleme-de-gouvernance-1401342.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Feb 2016 17:06:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Bamako abritera en janvier 2017, le sommet Afrique-France. 40 chefs d’Etat et de gouvernement, 60 délégations et 2000 invités sont attendus. Quand, le président de la France, de surcroit celui-là même qui a permis au Mali d’être « à l’honneur sur les Champs Elysées » est accueilli, aucun sacrifice n’est de trop. Autant dire que  pour les autorités en charge de notre belle et sale capitale, notamment le Gouverneur du District, a une tâche comparable à celui d’Hercule.

Comment s’y prendra-t-il ? A-t-il une formule magique ? Pour en savoir davantage votre Palmipède préféré l’a rencontré. Interview…

Monsieur le Gouverneur, le sommet Afrique-France se tiendra dans moins d’un an dans votre ville, sous votre responsabilité, quel est le sentiment  qui vous anime ?

Ce n’est pas seulement sous ma responsabilité, c’est aussi à l’honneur et sous la responsabilité de tout le peuple malien. A l’image de ce peuple, je suis animé d’un sentiment de joie et de fierté.

Bamako est sale. A cela, il faut ajouter l’occupation anarchique des grandes artères de la ville par des marchands, des mendiants…. Quelles sont les mesures prises pour rendre à la ville sa coquetterie d’antan?

Il faut dire que le sommet nous offre l’opportunité d’améliorer un certains nombre d’indicateurs à Bamako. Pour les besoins du sommet, toute une commission dirigée par Abdoullah Coulibaly a été investie par les hautes autorités. Ils sont à pied d’œuvre et feront en sorte que chaque ministère joue sa partition pour la réussite de l’évènement. Les maires,  le maire du District, nous autres autorités de l’Etat, nous sommes en position d’accompagnement ; aussi, pour que la fête soit belle.

Il y a de cela quelques jours, vous émettiez un communiqué interdisant, aux riverains de certaines avenues dont l’Avenue de l’indépendance, l’utilisation des grilles le long des voies comme lieu de séchage des linges. Cette opération a-t-elle connu un succès ?

Vous qui êtes le regard extérieur, qu’est-ce que vous avez constaté ? Avez-vous vu les gens utiliser les grilles pour sécher le linge depuis le communiqué?

Non, Monsieur le Gouverneur! Mais des mendiants et des marchands occupent encore le long des trottoirs sur ces avenues.

Je ne fais pas d’amalgame. Vous avez été précis, je vais être précis en vous répondant. Janvier 2017 peut paraitre loin, mais c’est demain. Mon intervention pour inviter les gens à libérer les grandes artères de la ville à une valeur pédagogique. Dans tous les cas, ce désordre ne peut pas continuer, il faut dès maintenant que chacun soit son propre éducateur, que chacun puisse prendre de la hauteur et ajuster son comportement de manière à ce qu’il s’inscrive dans un axe d’assainissement du cadre de vie.

En mars 2014, 800 éléments des forces de l’ordre  avaient été mobilisés pour déguerpir la devanture de l’Assemblée Nationale et rendre fluide la circulation dans le marché Dabanani. Force est de constater que l’anarchie y a repris ses droits. Comment comptez- vous vous y prendre pour réussir là où d’autres on laissé des plumes?

Il est clair qu’avec le sommet, d’une façon ou d’une autre, ce désordre ambiant que vous voyez devrait cesser. Nous privilégierons le dialogue avec tous les acteurs au premier chef desquels les vendeurs ambulants. Je pense que si nous conjuguons nos efforts et communiquons avec intelligence, cela provoquera le déclic chez certains qui adopteront un cursus de citoyenneté. Ce n’est pas avec des agents tous les jours que nous y parviendrons, on n’aura pas suffisamment d’agents. A ceux qui vont faire preuve de bonne citoyenneté, nous faciliterons la tâche. Mais en toute situation, il y a des gens extrémistes qui ne comprennent que le langage du bâton. A cela, le droit sera dit.

Vous donniez, le 19 septembre 2014, le signal de départ du camion transportant le dernier chargement d’ordures du dépôt de transit dit du CFP à Médina-Coura en Commune II. Toguna SA avait mis 200 millions FCFA pour évacuer, non  seulement, ce dépôt mais aussi celui situé en Commune V derrière l’Hôtel Olympe, mais 18 mois après, ce dernier dépôt existe toujours. Que s’est-il passé, Monsieur le Gouverneur?

Toguna n’a pas mis 200 millions fcfa sur la table, si on veut chiffrer le carburant, la main d’œuvre… c’est plus que ça. Toguna est à remercier pour ce qu’ils ont fait et que les collectivités avec leurs maigres ressources n’ont pas pu faire depuis 10 ans. La coopération avec Toguna doit continuer parce que ce domaine des déchets offre des opportunités d’affaire. Nous avons beaucoup d’expertise et d’expérience dans ce domaine. Personne n’a la logistique de la société Mali-Service, en tout cas jusqu’à l’arrivée d’Ozone. Je défie quiconque qui affirme le contraire, d’aller voir leurs engins. La Mairie de la Commune V aussi a beaucoup d’expériences dans le domaine. Il faut que nous nous nettoyions nous-mêmes. Ozone est extérieur et il va falloir un jour ou l’autre qu’Ozone rentre.

Concernant ce ravin de derrière l’Hôtel Olympe, il faut dire qu’il est le point de convergence de tous les déchets du District de Bamako. C’est lui qui nous a permis de sauver la mise jusqu’ici. Le problème de la décharge finale n’étant pas réglé.

Où en sommes-nous, justement, avec la Décharge finale de Noumoubougou?

Cette décharge n’est toujours pas opérationnelle. Je n’arrive pas à comprendre que l’Etat ait éjecté quelque 6 milliards Fcfa dans ce projet et que ça n’ait toujours pas abouti. C’est un problème de gouvernance fondamentalement qui est posé et qu’il faut prendre à bras-le corps.

<strong>Où est-ce-que ça coince ?</strong>

Je ne suis pas technicien, mais on me dit que les véhicules ne peuvent pas rentrer dans la décharge, parce que la décente est trop abrupte. Si un véhicule rentre, il ne va pas ressortir. Je reste convaincu que ce défi technique sera rapidement résolu.

Mais, si nous avons tant d’expertise et d’expérience comme vous le dites, pourquoi un marché de gré à gré de 9 milliards FCFA a été attribué à l’entreprise marocaine Ozone pour nettoyer nos rues?

Ce n’est pas pour rien que le législateur a prévu différentes formes de passation de marchés publics, mais si on pense que c’est l’une des formes les moins transparentes. Il se trouve que par rapport à certaines situations urgentes on fait usage de cette forme. Les déchets ont failli nous créer un problème de sécurité nationale. Ozone nous a évité la catastrophe en préfinançant, elle-même, à hauteur de 6 milliards FCFA les travaux qu’elle effectue à Bamako. A ma connaissance, elle n’a pas eu 50% de ce que l’Etat lui doit. Qui pouvait faire ça ?

<strong>Votre dernier mot Monsieur le Gouverneur?</strong>

Je vous remercie pour l’opportunité que vous m’offrez pour m’exprimer. C’est une chance d’accueillir l’Afrique et la France. J’invite par conséquent tout le monde à s’investir pour la réussite de la fête et à sensibiliser autour de soi. Pour le confort de tous on ne peut compter que sur l’effort de chacun.

<strong>Propos recueillis par Mamadou TOGOLA </strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recettes douanières : le cap des 42 milliards CFA franchi</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-le-cap-des-42-milliards-cfa-franchi-1401312.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-le-cap-des-42-milliards-cfa-franchi-1401312.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/douane.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Feb 2016 16:41:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La direction générale de la douane vient de réaliser une performance inédite. Pour la première fois de son histoire, les recettes ont franchi la barre des 42 milliards CFA. C’était en janvier dernier.

L’année nouvelle s’annonce sous de bons auspices à la direction générale de la douane. En janvier dernier, l’équipe de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta a réalisé une performance record : plus de 42 milliards CFA. Autrement dit, 42,08 milliards CFA. Pour les partenaires techniques et financiers, cette performance est inédite. La nouvelle, selon une source proche du FMI, a été accueillie par des applaudissements nourris. Même réaction, nous dit-on, du côté de l’hôtel des Finances. Le tout-nouveau ministre de l’Economie se serait félicité de ces résultats, considérés comme des signes du ciel.

Depuis sa nomination, il y a deux ans, à la tête de la douane, les recettes sont passées de 32 milliards CFA à 40, voire 41 milliards CFA, par mois. Mais c’est la première fois, dans l’histoire de la douane, que les recettes franchisent la barre de 42 milliards, dont 19,3 milliards CFA pour le seul Bureau du pétrole.  Le Bureau des Produits Pétroliers (BPP), comme on l’appelle, a vu lui aussi ses recettes passer de 12 milliards CFA à 18 milliards sous la direction du commandant Mamadou Traoré. En janvier dernier, le Bureau des Produits Pétroliers a, de nouveau, franchi la barre des 18 milliards CFA. Elle a réalisé 19,3 milliards CFA.

Les bureaux de l’intérieur ne sont pas demeurés  en reste. Ils ont tous contribué à cette performance, jugée inédite. Le bureau régional de Kayes, par exemple,  a engrangé 5,2 milliards CFA.

Pour 2016,  les objectifs de recettes sont estimés à 502 milliards CFA. Soit 52 milliards de plus que l’année dernière.Mais en maintenant le rythme actuel, la direction générale de la douane sera au rendez-vous des 502 milliards CFA. Comme ce fût le cas  l’année dernière où, elle a dépassé les objectifs de recettes de 30 milliards CFA.

Oumar babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tournée du directeur des douanes à Kayes : Mettre les hommes en ordre de bataille pour l’atteinte des objectifs de recettes</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/tournee-du-directeur-des-douanes-a-kayes-mettre-les-hommes-en-ordre-de-bataille-pour-latteinte-des-objectifs-de-recettes-1401262.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/tournee-du-directeur-des-douanes-a-kayes-mettre-les-hommes-en-ordre-de-bataille-pour-latteinte-des-objectifs-de-recettes-1401262.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Modibo-Kane-Keita.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Feb 2016 16:27:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le directeur général des douanes, l’inspecteur général Modibo Kane Keïta, a entrepris,  du 07 au 10 février, une tournée dans les différents  bureaux de douane de la région de Kayes. Objectif : mettre les « soldats de l’économie » en ordre de bataille pour l’atteinte des objectifs de recettes, estimés cette année à 502 milliards CFA.

Honneurs militaires, prise d’armes dans les différents bureaux de douane jusqu’à Kidira, où les douaniers sénégalais lui  ont réservé un accueil des grands jours….. La tournée du directeur général des douanes, en première région, restera gravée dans les annales de l’histoire de cette administration paramilitaire.

Partout, le même enthousiasme, la même chaleur humaine, la même ambiance, la même émotion. « J’ai eu les larmes aux yeux, quand j’ai vu comment  notre directeur général, accompagné du directeur régional, a été accueilli, avec tous les honneurs, par nos collègues sénégalais », nous confie un agent, qui a requis l’anonymat. Et d’ajouter avec une voix, toujours,  nouée par l’émotion : « cela signifie que nos chefs sont respectés au-delà de nos frontières. Parce qu’ils sont compétents, parce qu’ils ont de la personnalité ».

Accompagné du directeur régional des douanes de Kayes, le colonel amadou Konaté, l’inspecteur général Modibo Kane Keïta a, de Kayes à Diboli en passant par Kita, Magnami….., délivré le même message : la nécessité d’atteindre les objectifs de recettes, assignés à la direction générale des douanes, par le gouvernement. Ils sont estimés en 2016 à 502 milliards CFA, contre 450 milliards CFA en 2015. Soit une hausse de 52 milliards CFA.

A Kidira, l’inspecteur général Modibo Kane Keïta a traversé, à pied, la frontière pour rendre une visite de courtoisie à ses collègues sénégalais. A l’issue des honneurs militaires qu’il y a reçus, il a tenu à les remercier pour la bonne et franche collaboration qu’ils entretiennent avec leurs collègues maliens, le long de la frontière.

De retour, lundi dernier à Diboli, le directeur général des douanes a été accueilli avec les honneurs dus à son rang. Selon un témoin sur place, l’inspecteur Oumar Kassambara, chef du bureau de Diboli, a mis les petits plats dans les grands. Afin que cette visite du directeur général reste mémorable.

&nbsp;

Direction régionale des douanes de Kayes : des recettes en hausse

&nbsp;

Dirigée par le colonel Amadou Konaté, la direction régionale des douanes de Kayes a vu ses recettes passer de 37,3 milliards CFA, de janvier à septembre 2014, à 44,1 milliards CFA au cours de la même période en 2015. Soit une hausse de 4,8 milliards CFA.

Quant aux contentieux douaniers, ils sont passés de 121, 3 millions CFA à 455,1 millions CFA, toujours à la même période.

Alors chef du bureau des douanes de Ségou, le colonel amadou Konaté et ses agents avaient réalisé une saisie-record de chanvre indien : 520 briques. Ce qui lui avait valu les félicitations du directeur général d’alors : l’inspecteur général Moumouni Dembelé.

Le directeur régional des douanes de Kayes a profité de la visite de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta, dans sa région, pour le rassurer de la disponibilité des hommes placés sous ses ordres à relever le défi : atteindre les objectifs de recettes, à eux assignés, par leur direction générale.

C’est, en principe, ce soir que le directeur général des douanes devra rentrer à Bamako, avec le sentiment du devoir accompli : faire passer, aux cadres et agents rencontrés sur le terrain,  le message des plus hautes autorités de notre pays.

&nbsp;

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix : Le GATIA reste à Kidal : Revoir la charte des partis pour  améliorer l’offre politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-le-gatia-reste-a-kidal-revoir-la-charte-des-partis-pour-ameliorer-loffre-politique-1401232.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-le-gatia-reste-a-kidal-revoir-la-charte-des-partis-pour-ameliorer-loffre-politique-1401232.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Gatia-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Feb 2016 16:21:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le marché est régulé par le jeu de l’offre et de la demande. Les prix ont tendance à baisser quand l’offre est supérieure à la demande et vice versa. Le marché politique malien est passé de 1991 à ce jour par plusieurs étapes dont l’analyse pourrait aider à comprendre le bourbier actuel créé par une offre médiocre à la dimension de la plupart des leaders politiques.

&nbsp;

<strong>LE PRESIDENT MODIBO KEITA RESTE UNE REFERENCE D’INTEGRITE  ET DE PATRIOTISME</strong>

&nbsp;

Le début des années 1990 est caractérisé par la cristallisation de trois faits majeurs qui en font une période charnière dans la vie politique malienne : la fin du régime de l’US – RDA suivie d’une dictature militaire à laquelle un autre parti unique, l’UDPM tentera de donner un visage humain, la montée puis l’exacerbation de la contestation estudiantine et populaire qui va déboucher sur les évènements de mars 1991. Bien avant cette période, l’US-RDA avait cessé d’exister en tant que parti même si certains de ses barons, après avoir survécu à la déportation et au goulag des mines de sel de Taoudénit, ont continué grâce à leur attachement au père fondateur Modibo Kéita, d’être des références de patriotisme et d’intégrité pour le peuple malien. Dans le même temps, Moussa Traoré qui s’était offert un semblant de légitimité en enterrant le CMLN et ses faucons au pied de l’UDPM, peinait à obtenir l’adhésion des cadres à ce parti à cause des longs mois sans salaires sur fond de corruption qui finiront par plomber le système. Le régime échappera de peu à une première poussée de fièvre à  la fin de l’année 1985 grâce à la guerre des pauvres déclenchée par le Burkina Faso contre le Mali, qui verra le peuple faire bloc autour de Moussa Traoré. Le répit sera de courte durée car le sommet de La Baule viendra raviver les tensions politiques et les contestations sociales.

&nbsp;

<strong>L’HISTOIRE AURAIT PU S’ECRIRE DIFFEREMMENT SI MOUSSA TRAORE  AVAIT ACCEPTE LE MULTIPARTISME </strong>

&nbsp;

Que ce serait-il passé si Moussa Traoré avait, dès janvier 1991 répondu à la demande d’ouverture démocratique par l’acceptation du multipartisme et fixé dans la foulée la date de l’élection dans le courant de l’année ? L’UDPM qui était alors le seul parti politique organisé disposant de moyens financiers et matériels importants, d’hommes et de femmes sur toute l’étendue du territoire n’aurait fait qu’une bouchée de ses adversaires. L’histoire du Mali démocratique aurait ainsi pu s’écrire différemment car la contestation n’était forte que les villes et plus particulièrement dans la capitale politique. Malheureusement pour le Général, la posture adoptée va conduire à une confrontation fatale pour son régime. Alpha Oumar Konaré devient en 1992 le premier président démocratiquement élu, après une transition conduite par ATT. Cependant, pour gouverner dans la stabilité, le président Konaré est obligé de faire des compromis importants car, sa candidature avait été plus portée par la société civile (associations et syndicats) que par des partis politiques. La notoriété dont il jouissait à l’époque par rapport à ses concurrents avait fait le reste. Il fera surtout preuve d’un grand réalisme en bâtissant le parti ADEMA sur la dépouille fumante de l’UDPM, à la manière du mécanicien qui va s’approvisionner à la casse.

&nbsp;

<strong>L’ELECTION D’ATT SERA LE  FAIT REVELATEUR DE LA DELIQUESCENCE DES PARTIS POLITIQUES </strong>

&nbsp;

ATT arrive au pouvoir en candidat indépendant au milieu d’une kyrielle de partis politiques dont la liste continue de s’allonger aujourd’hui encore au point de rappeler le fameux tonneau des Danaïdes. Ce sera le principal fait révélateur de l’état de déliquescence dans lequel se trouvent les partis politiques. En effet,  le parti politique ne se concevait plus comme une organisation créée autour d’un idéal et d’un projet de société en vue de conquérir le pouvoir d’Etat et de l’exercer, mais comme un instrument au service de la promotion personnelle du dirigeant qui en occupe la place centrale au détriment des militants. De nombreux « politiciens » se sont ainsi retrouvés sur le marché sans avoir véritablement appris le métier et sans la bénédiction d’un maître. Le constat est amer : absence de doctrine et de morale politique, ego surdimensionné, esprit de courtisan, impatience et tentatives fréquentes de déstabiliser le régime au lieu de se présenter en alternative crédible. Le plus inquiétant est que la jeune génération ne connaît presque rien d’autre de la politique que la pratique qu’en font les thuriféraires du moment. Quelle est la personnalité politique malienne à laquelle les jeunes s’identifient aujourd’hui au point de vouloir entrer en politique pour défendre un idéal ? C’est une question à mille volts qui provoque un embarras manifeste. Heureusement, il existe d’autres exutoires pour la jeunesse, notamment pour tous ces jeunes sportifs qui, sur les stades du monde entier se battent courageusement et mettent du baume dans nos cœurs affligés par l’amateurisme  et l’incurie de ceux qui s’adonnent à l’autostop politique.

Une relecture de la charte des partis politiques est indispensable pour que le citoyen perçoive enfin la politique comme un métier noble, pour que le politicien lui-même soit perçu autrement que comme un opportuniste, un corrompu et un prédateur.

Mahamadou CAMARA

Email : <a href="mailto:camara.mc.camara@gmail.com">camara.mc.camara@gmail.com</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix : Le GATIA reste à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-le-gatia-reste-a-kidal-1401202.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-le-gatia-reste-a-kidal-1401202.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/gatia-1.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Feb 2016 16:10:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En entrant à Kidal, le Groupe d’autodéfense touarègue Imghad et alliés (Gatia) avait fait état de l’accord préalable de la Coordination des mouvements de l’AZAWAD (CMA) et déclaré qu’à Kidal, ses éléments se retrouvent aussi chez eux. Le Gatia avait aussi invoqué la lenteur dans la mise en œuvre de l’accord. Toutes choses qu’Alghabass Ag Intalla du HCUA n’a pas apprécié puisqu’il a « sollicité leur départ de Kidal et appelé à la médiation internationale et au gouvernement du Mali de faire respecter l’accord de paix. » Par contre certains éléments du MNLA n’avaient demandé que le retrait partiel des troupes du GATIA. La situation est restée donc tendue à Kidal, jusqu’à ce que les deux parties publient un communiqué détendant l’atmosphère.

Le communiqué indique que les deux parties restent attachées à l’accord et que  des éléments de la plateforme intégreront les commissions chargés de la gestion de la ville de Kidal. La plateforme, note - t-il,  allégera son dispositif militaire présent à Kidal et les deux parties travailleront collégialement  pour renforcer davantage le processus déclenché depuis la rencontre d’Anéfis.

Le communiqué appelle les populations des deux parties à la libre circulation  partout à Kidal, tout en respectant les autorités sur place. Les deux parties s’engagent à respecter tous les différends par la voie du dialogue. Elles félicitent la communauté internationale et sollicitent son appui à la prochaine rencontre plateforme-CMA à Kidal, conformément au suivi de la rencontre d’Anéfis. C’est dire qu’après les menaces, la CMA est revenue à de meilleures intentions. Faut-il comprendre que le Gatia l’a totalement démystifiée et s’est rendu compte qu’il est beaucoup plus équipé que la CMA, aussi bien en véhicules qu’en armement.

Il convient de rappeler que lors de la Réunion consultative de haut niveau élargie aux membres du Comité de suivi de l’Accord, tenue à Alger le 18 janvier 2016, sur invitation de Ramtane Lamamra, ministre algérien des Affaires Etrangères, des lenteurs avaient été constatées dans la mise en œuvre d’engagements-clés de l’Accord, notamment ceux souscrits au titre de la période intérimaire.  Les participants à la réunion avaient appelé à l’accélération du rythme de la concrétisation des actions prioritaires.

Ils avaient aussi « appelé les Parties à plus d’interactions et de concertation pour renforcer la confiance entre elles et aboutir à la mise en œuvre consensuelle des dispositions de l’Accord entre les sessions du Comité de suivi et souligné l’importance de mesures concrètes de facilitation à cet égard. »

Donc, en dénonçant la lenteur du processus de mise en œuvre, le Gatia est en phase avec les recommandations de la réunion consultative, tout en attirant l’attention sur les manœuvres dilatoires en cours.

<strong>B.D. </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Habib Sissoko : l’homme qui fait l’unanimité au sein des instances sportives maliennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/habib-sissoko-lhomme-qui-fait-lunanimite-au-sein-des-instances-sportives-maliennes-1401182.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/habib-sissoko-lhomme-qui-fait-lunanimite-au-sein-des-instances-sportives-maliennes-1401182.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Habib-Sissoko.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Feb 2016 16:02:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il est apprécié de tout le monde, y compris ceux qui ne l’aiment pas. Parce que c’est un homme de consensus. Parce que c’est un homme généreux, affable et d’un commerce agréable. Un homme, surtout, apprécié à l’extérieur de son pays pour son savoir-faire et son savoir-être…

Mr Habib Sissoko, puisque c’est de lui qu’il s’agit, vient d’être reconduit à l’unanimité et, pour la cinquième fois consécutive, à la tête du comité National Olympique et Sportif du Mali (CNOS). C’était à l’issue de son assemblée générale, tenue samedi dernier à l’hôtel Onomo de Bamako, en présence de Keïta Aminata Maïga, épouse du président de la République.

Après un quatrième mandat bien rempli, Habib Sissoko, président sortant du CNOS croyait passer la main. Erreur. Il a été reconduit à son poste. A l’unanimité. « Je suis fier de la confiance, que vous venez, une fois de plus de placer en moi », a-t-il déclaré, ému devant les délégués, non moins émus.

Une taille au-dessus de la moyenne, élégant en costume deux pièces comme en boubou et les cheveux toujours coupés courts, Habib Sissoko ne passe jamais inaperçu. Il a, toujours, un petit mot gentil pour tous ceux qu’il rencontrait sur sa route. Mieux, il est d’une générosité à faire pâlir Bill Gates de jalousie. Qu’il vous connaisse ou pas, il toujours prêt à voler au secours de ses semblables.

Ceinture noire de judo, Habib Sissoko est, aussi, l’adjoint du chef de la BMI : Brigade Mobile d’Intervention de la douane. Entre 2010 et 2011, il avait été pressenti, à deux reprises, pour occuper le poste de ministre de la Jeunesse et des Sports.

Mais ce que nombre de ses compatriotes ignorent, c’est que Habib Sissoko est plus connu Outre-Atlantique. Il a fait, plusieurs fois,  le tour du monde. Et dispose d’un solide carnet d’adresses, qu’il met à la disposition de son pays.

Un exemple : c’est grâce à Habib, comme l’appellent les intimes, que le Mali a bénéficié de près d’une centaine de bourses en Algérie. Bourses visant à former de futurs encadreurs sportifs. Habib Sissoko n’a jamais souhaité associer son nom à ces bourses. Pourtant, c’est grâce à ses relations avec son homologue algérien qu’il a acquis ces bourses.

Véritable ambassadeur du sport malien, Habib Sissoko a fait connaître son pays dans le monde entier où, il dispose d’une solide réputation. Le monde entier nous envie notre « Habib national ». Comme en témoignent les nombreuses distinctions, dont il a bénéficié. En Afrique, en Europe comme en Asie.

Grâce à la confiance dont il bénéficie au sein des instances sportives maliennes, le Comité National Olympique du Mali vient d’enregistrer trois nouvelles fédérations : le yousseikan budo, le tennis de table et le cricket.

A la tête d’un bureau de 10 membres, Habib doit présider aux destinées du Comité national Olympique du Mali pour quatre nouvelles années. Avec, à la clé, des succès plus éclatants.

Oumar babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soumaïla Cissé, président de l’URD</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/soumaila-cisse-president-de-lurd-1401162.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/soumaila-cisse-president-de-lurd-1401162.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Soumaila-Cisse.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Feb 2016 15:42:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le gouvernement doit œuvrer pour éradiquer l’insécurité au Mali. Malgré la signature de l’accord, il n’y a toujours pas de paix. Il faut une conférence d’entente nationale pour qu’on puisse faire tout le diagnostic nécessaire afin de faire du Mali un pays prospère, émergent et que l’honneur, la dignité du Mali soient préserver. Le comité de suivi de l’accord a du mal à fonctionner normalement. L’état actuel du Mali n’est pas du tout ce que nous voulons ».

<strong>Mohamed Ould Matali</strong>

Nos frères de la CMA aiment beaucoup jouer au dilatoire en essayant de retarder le processus de paix. A Anefif, nous étions partis pour deux jours, il aura fallu 14 jours pour trouver un accord. Aujourd’hui à Kidal, ils vont tenter de faire la même chose pour empêcher cette rencontre ou du moins la retarder pour ralentir la dynamique de paix. Alors que le temps presse, les populations du nord du Mali continuent de souffrir, la famine s’accentue et beaucoup d’espoir repose sur les signataires de l’accord pour la paix. Nous n’avons pas le droit de décevoir ceux qui nous ont fait confiance. Je lance donc un appel aux signataires afin qu’on avance. Ce n’est pas facile. Mais, il faut y aller. Si tout le monde s’engage comme la Plateforme, la situation va positivement évoluer. Encore une fois de plus, je pense que la paix est possible et notre présence à Kidal en est un témoignage éloquent.

<strong>Mahamat Saleh Annadif, chef de la MINUSMA</strong>

Cette attaque est l’œuvre des ennemis de la paix. Nous sommes conscients que la paix dérange, mais elle est en marche, et la mise en œuvre de l’accord (de paix) est irréversible.

<strong>Hervé Ladsous</strong>

Quand nous voyons qu’au Nord du Mali, où je le note au passage, les forces françaises de Barkhane enregistrent des résultats tout à fait nobles, mais néanmoins, nous sommes attaqués à la mine, à l’explosif improvisé, voire les tirs de mortiers parfois ou de roquettes, la nuit. Donc, c’est un défi permanent. Et c’est la raison pour laquelle, plus que jamais, il est important de progresser dans la mise en œuvre de l’accord.

<strong>Djibril Dramé, sélectionneur du Mali</strong>

On est tombé sur une équipe de RDC bien en jambes, très athlétique. Mais si vous regardez notre prestation globale, nous n’avons pas démérité. On a joué notre football. Ce match s’est joué grâce à quelques individualités. Les trois buts sont venus grâce à des actions individuelles. Il faut aussi rappeler qu’on découvrait ce terrain. Depuis qu’on était au Rwanda, on n’avait pas encore joué au Stade Amahoro. Les Congolais, eux, y ont joué deux ou trois fois. Et puis, avec la pluie battante, ce n’était pas facile.

<strong> B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « la sortie médiatique de mon directeur de la communication est un flop magistral  »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-la-sortie-mediatique-de-mon-directeur-de-la-communication-est-un-flop-magistral-1401082.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-la-sortie-mediatique-de-mon-directeur-de-la-communication-est-un-flop-magistral-1401082.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/IBK.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Feb 2016 15:04:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les choses vont de mal en pis. Chaque fois que le président de la République croit finir avec une affaire, une autre pointe le bout du nez. Après la suspension du droit de vote du Mali pour non-paiement de ses cotisations, Mr Racine Thiam, directeur de la communication du président de la République croyait bien faire en organisant un point de presse à la Maison de ….la presse.

Deuxième du genre, cette sortie médiatique du chef de la communication présidentielle devrait être l’occasion pour Racine Thiam de prendre date avec les médias. Mais elle aura été un flop magistral. Rencontré, la semaine dernière, pour notre traditionnelle interview imaginaire, ou presque, IBK revient sur la conférence de presse, organisée la semaine dernière, par son directeur de la communication. Sans détour.

<strong>Mr le président, que pensez-vous du point de presse, organisé la semaine dernière, par votre directeur de la communication ?</strong>

C’était un flop ! Un flop, Le Mollah ! En voulant bien faire, il a mal fait. Je ne suis pas un spécialiste de la communication, mais je pense qu’il s’est évertué à me lancer des fleurs, à me flatter ; plutôt que de communiquer, il a tout simplement « griotté ».

<strong>C’est-à-dire ?</strong>

Dans le mot « griotter », il y a griot. En clair, mon directeur de la communication a fait le griot. Il n’a pas communiqué.

<strong>Selon vous quelle est la différence entre les deux ?</strong>

Facile comme bonjour : griotter signifie flatter quelqu’un. Or, faire de la communication, c’est encore plus difficile. A cette conférence de presse, Racine Thiam devrait, pour que son message puisse passer, expliquer aux journalistes ce qui se passe à koulouba, tout en reconnaissant que tout n’a pas été parfait. Parce que moi, IBK, je suis un homme comme les autres. Avec mes qualités et mes défauts. Comment puis-je être parfait, alors que l’homme n’est pas, de nature, parfait. Et tout ce qu’il fait ne peut être parfait.

<strong>Mr le président, je vous trouve philosophe, ce matin..</strong>

Pas du tout ! Je veux dire, pour me résumer, que Racine Thiam voulait faire croire que tout a été parfait durant ces deux ans et demi que j’ai passés au pouvoir. Ce qui n’est pas vrai. Et tout le monde le sait. C’est pourquoi, il devrait nuancer ses propos, afin de mieux faire passer la pilule. Ce qui est loin d’être le cas. La mayonnaise n’a pas pris.

Il a indiqué que sous ATT, les soldats maliens combattaient avec des « babi samara » aux pieds, avec des uniformes rapiécés chez le premier tailleur du marché de Médine.  C’est une description trop caricaturale de notre armée, même si ce qu’il dit n’est pas, totalement, faux

Suis d’accord avec toi, Le Mollah. D’ailleurs, il paraît que cette déclaration a fait des vagues dans les casernes. Mon directeur de la communication pouvait, simplement, dire que j’ai habillé nos forces armées et de sécurité. Et que la prochaine étape,  c’est leur équipement. Car, habiller les forces armées et de sécurité n’est pas une fin en soi. Ce n’est pas avec les uniformes qu’on combat les « ennemis » de notre pays ; mais avec des armes.

<strong>Allez-vous changer de directeur de communication, comme vous avez changé, plusieurs fois, de Premier ministre ?</strong>

Pas encore ! Mais s’il veut rester à son poste, il doit revoir sa copie. Surtout, composer avec les journalistes et les médias, capables de soigner mon image. Afin de jeter les bases de son second et dernier mandat. On ne peut pas gérer la communication présidentielle à travers les réseaux sociaux.

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AQMI attaque à Tombouctou</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/aqmi-attaque-a-tombouctou-1401062.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/aqmi-attaque-a-tombouctou-1401062.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/AQMI.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Feb 2016 14:37:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Vendredi dernier, à 6 heures 30,  un véhicule Land Cruser bourré d’explosifs explose à l’entrée du camp de la MINUSMA. Aussitôt après, une demi-douzaine de terroristes, selon le ministre  de la Défense et des anciens combattants, Thiéman Hubert Coulibaly, provenant d’un second véhicule attaque le camp. Les Forces armées maliennes ripostent. A 9 heures, selon nos sources, l’armée renforce son équipement par des BRDM, 12-7 et répond au feu nourri des assaillants. A 11 heures, les Famas donnent  l’assaut final et tuent trois terroristes. L’un d’entre eux s’est fait exploser. Le commandant Karim  Niang des FAMAS est atteint et décède. Un civil de la sécurité de la MINUSMA et deux militaires sont blessés. Les populations de Tombouctou  ont félicité la réaction des FAMAS et montré leur disponibilité à les aider dans le renseignement. Le ministre de la Défense a rendu hommage à l’officier mort au combat, rendu visite aux blessés et demandé la solidarité des acteurs du camp de la paix contre ceux qui sont contre la paix. Selon un site AQMI a revendiqué l’attentat.                <strong>            B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ki a fai koi !!! : Auto&#45;gare : un camion fou sème la panique</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/ki-a-fai-koi-auto-gare-un-camion-fou-seme-la-panique-1401042.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/ki-a-fai-koi-auto-gare-un-camion-fou-seme-la-panique-1401042.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/sogoniko.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Feb 2016 14:35:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Motocyclistes à Bamako, si vous rentrez sain et sauf à la maison après une sortie, rendez grâce à Dieu. Ce n’est certainement pas, cet élève qui a manqué de peu de passer avec sa moto sous un camion plein à craquer qui dira le contraire.  La scène, ou plutôt l’accident se passe sur l’Avenue de l’OUA au niveau de la gare routière de Sogoniko. C’était jeudi dernier aux environs de 13 h 30 mn, à l’heure où, dans la croyance populaire Bambara les mauvais djinns se promènent. C’est à cette heure là qu’un très gros camion benne retient le souffle de tous les riverains. Une grande détonation se fit entendre au niveau du feu de la Gare Routière de Sogoniko. Le mastodonte se  dirigeait vers la Tour de l’Afrique derrière laquelle se situe les entrepôts de Toguna Agro-industrie à qui appartient l’engin. Après un coup d’œil rapide, nous nous sommes vite rendu compte que la roue avant-droit venait de céder sous le poids du chargement du colosse et l’effet de la chaleur dégagée par le goudron.  Le camion zigzague, apparemment le chauffeur n’en avait plus la maitrise. Son engin se retrouve sur l’autre voie en contre sens. Par chance, la roue endommagée bute sur le mur de séparation des deux voies. En homme d’expérience, c’est le moment que choisit le chauffeur pour appuyer de toutes ses forces sur les pédales de frein. Son camion lui obéit et s’arrête avant de s’engager complètement sur l’autre voie.

Le pire venait d’être évité et le chauffeur aurait pu être ovationné si dans sa manœuvre, un élève qui rentrait chez lui en ce moment là n’avait été renversé. Plus de peur que de mal pour lui. Il s’en sort avec des blessures légères et sa moto y laissera quelques morceaux de caoutchoucs.

<strong>Mamadou TOGOLA     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>RFI perd le nord………. Au nord !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rfi-perd-le-nord-au-nord-1403702.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rfi-perd-le-nord-au-nord-1403702.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/RFI-1.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Feb 2016 11:32:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Passée maître dans l’art de la manipulation de l’information, et  de l’intox, Radio France Internationale (RFI) perd, chaque jour que Dieu, sa crédibilité. Surtout, en Afrique francophone où, elle se comporte comme si nos pays sont, toujours,  des « colonies » françaises. Et nos chefs d’Etat, des « rois indigènes » à la solde de l’Elysée.

« Je suis à Kidal. Ici, il n’y a vraiment pas de tension. Nous sommes étonnés d’entendre qu’il y a une tension ici », indiquait Ahmoudène Ag Iknass, cité dans édition du 5 février par l’Essor, le quotidien national. Député élu à Kidal et témoin privilégié de l’entrée du GATIA (Groupe d’Auto-défense Imghad) dans la capitale de l’Adrar, il déplore l’annonce faite, mercredi 03 février, dans son édition de 06 heures, d’un « regain de tension » crée par l’arrivée d’un détachement du GATIA à Kidal.

&nbsp;

<strong>Ni colère des populations, ni regain de tension</strong>

&nbsp;

En effet, mercredi dernier, aux environs de 5h30 mn, les Maliens – ceux du nord, comme sud – étaient stupéfaits d’entendre, sur les antennes de RFI depuis Paris, que l’entrée du GATIA à Kidal avait suscité la colère des populations. Mais aussi, un « regain de tension » entre la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad), qui considère Kidal comme son fief et le GATIA.

Or, il n’en était rien. Il n’y avait ni colère des populations, ni « regain de tension » entre les deux groupes armés. Bien au contraire. L’entrée du GATIA à Kidal a été accueillie par des « youyous », des larmes.

Contrairement à ce que racontait RFI, à la stupéfaction générale des Kidalois, les populations de la huitième région du Mali étaient heureuses d’accueillir leur époux, frère, père et oncle….. qu’elles n’ont pas vu depuis trois ou quatre ans à cause de la crise. Rappelons à nos « cons-frères » de RFI que les combattants du GATIA sont de Kidal où, vivent encore leurs parents, leurs femmes et enfants. Kidal n’est ni un royaume de la « famille Intallah », ni la Corse, encore moins les Comores.

&nbsp;

<strong>Le GATIA à Kidal, fruit d’un accord signé avec la CMA</strong>

&nbsp;

L’entrée du GATIA à Kidal est le fruit d’un accord entre les deux groupes armés. Signé, fin septembre, début octobre dernier, entre les deux parties, cet accord prévoit la libre circulation de chaque groupe armé dans la zone contrôlée par l’autre. Bien plus, l’arrivée du GATIA à Kidal s’inscrit dans le processus de mise en œuvre des patrouilles mixtes, visant à lutter contre les terroristes dans les régions du nord. Il s’agissait donc dans le cadre des discussions, dont le but ultime est l’organisation des patrouilles mixtes. Car, au jour d’aujourd’hui, le MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad), le HCUA (Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad), en un mot la CMA, n’a plus les moyens militaires d’antan. Elle ne dispose que d’une quarantaine de véhicules armés, contre 250 pour le GATIA. Pire, le chapeau de l’article, concocté depuis le studio de Paris  par RFI, jure avec le témoignage de son correspondant  sur place, à Bamako. Alors le journaliste en studio annonçait que Kidal était sur le point de « cramer », du fait de la présence du GATIA, David Bâché, le correspondant de RFI à Bamako situe l’évènement dans son contexte : la présence du GATIA entre dans l’accord qui régit ces groupes armés ; mais aussi, dans la sécurisation de la région, que les deux groupes armés ont en commun.

Ce n’est pas la première fois que RFI s’en mêle les pinceaux dans la crise du nord. Notre « con-frère » ne se trompe pas de bonne foi, mais de  mauvais « foie ».

&nbsp;

<strong>Des clichés à relents racistes</strong>

&nbsp;

Avec ses clichés à relents racistes, RFI tente, visiblement sans succès, d’entretenir cette crise au nord du Mali. Artificiellement. Un exemple : chaque jour que Dieu fait, des combattants touareg, pompeusement appelés « djihadistes » tuent, volent et violent des personnes, dont le sort tort est de se retrouver sur leur chemin. Sans que RFI en fasse l’écho sur ses antennes.

Mais dès qu’un touareg se fait piquer par une épine, la radio dite « mondiale » crie au « génocide » des touareg par une horde de « barbares noirs ».

Autre exemple de racisme qui ne dit pas son nom : à coups de spécialistes, qui ignorent tout de la sociologie du nord du Mali, RFI – la voix de son maître -, tente de faire croire au monde que la communauté touareg est majoritaire au nord du Mali. Drôles d’experts, sans expertise.

Les touareg, toutes communautés confondues, ne représentent que 11% de la population du septentrion malien, occupé à majorité par des sonrhaï, des peulh, des bozo, des bambara, des arabe, des dogon…

Soutenue par la France, la communauté touareg des Ifoghas ne dépasse guère une centaine de personnes, face aux Imghads, qui composent le GaTIA. S’y ajoutent les autres communautés touaregs, plus nombreuses que les Ifoghas, sur lesquels la France s’appuie pour tracer une sorte de « ligne Maginot » entre Gao et Kidal. Ce n’est pas tout, loin s’en faut.

&nbsp;

<strong>Les vraies intentions de RFI, la voix de son maître</strong>

&nbsp;

Vouloir faire des « Intallah », c’est-à-dire les Ifoghas, les propriétaires de la région de Kidal, c’est donner un coup de sabre dans l’eau. Ni les sonrhaï, ni les peulh, ni les bambara, ni les arabes, les dogon, les bozo, ni les arabes…. Ne l’accepteront. Avec leur caractère forgé par le désert, ils sont près au sacrifice ultime pour faire échec au dessein machiavélique de la France au nord du Mali : semer, d’abord,  la zizanie entre les différentes communautés et, ensuite, accuser les communautés noires de « génocide » contre les populations blanches, notamment, touareg. Avant de réclamer, à coup de résolution de l’ONU, la partition du Mali en deux Etats. Comme ce fût le cas au Soudan. Avec un objectif inavoué : faire main basse sur le pétrole et l’uranium, dont regorge le sous-sol de cette zone.

&nbsp;

<strong>Le MNLA, bras armé de la France</strong>

&nbsp;

Rappelons que la France qui a conçu, formé, financé et armé le MNLA. C’était sous Sarkozy. Pour avoir la peau de Kadhafi, l’ex-locataire de l’Elysée avait un deal avec la « légion islamique » du Guide libyen. Composée de touareg  originaires du Mali, elle avait décidé de défendre Mouammar Kadhafi, leur bienfaiteur, jusqu’à la dernière goutte de sang.

Pour les en dissuader, Sarkozy leur propose un deal : abandonner Kadhafi, en échange de la création de leur propre Etat, au nord du Mali. La suite, on la connaît. Après avoir pillé les magasins d’armes de la Libye, ils rentrent au Mali. Avant de s’attaquer aux symboles de l’Etat. Avec son cortège de mort, d’expéditions punitives contre les autres communautés. Qui avaient refusé d’adhérer à leur projet. Ils étaient soutenus, dans leur chimère, par l’Elysée ; mais aussi par un lobby gaulois, qui a mis des communicants à leur disposition. Avant de leur ouvrir les portes des médias français.

&nbsp;

<strong>RFI en mal  crédibilité</strong>

&nbsp;

C’est toute  honte bue, que RFI a tenté de se racheter en faisant état du communiqué conjoint publié par les deux groupes armés. Un communiqué dans lequel, ils réaffirment leur identité de vue sur les derniers évènements de Kidal, qualifiés de « regain de tension ». Trop tard. Pour les populations maliennes, celles du nord comme du sud, l’ennemi de la paix au Mali a un nom, un visage : RFI, une  radio qui semble avoir perdu sa voix au Mali. Et sa crédibilité, avec. Définitivement. Ou presque.

Enième intox de RFI sur le nord du Mali, le reportage de notre « con-frère » sur l’entrée du GATIA à Kidal entre dans ce cadre : saboter le processus de paix, qui aborde son tournant décisif.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une autre boulette du régime IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/une-autre-boulette-du-regime-ibk-1387392.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/une-autre-boulette-du-regime-ibk-1387392.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Sékou-KASSE.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 04 Feb 2016 10:12:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En relevant de son poste Sékou Kassé, représentant diplomatique du Mali à l’issue du conseil des ministres du mercredi 27 janvier et sans autre forme de procès, le régime IBK a réagi à une boulette par une autre boulette. Et on peut, légitimement, se demander si les conseillers du président de la République ont la compétence requise. Ou si IBK leur accorde une oreille attentive.

En effet, le représentant diplomatique du Mali à l’ONU, Sékou Kassé, ne devrait pas être, d’abord, rappelé au Mali, son pays pour « consultation ». Ensuite, relevé de son poste. En agissant ainsi, le régime IBK surprend, désagréablement, le corps diplomatique « onusien ».

Comment Sékou Kassé va-t-il pouvoir dire au revoir et remercier ses autres collègues de la « Maison de verre », lorsqu’il se voit limogé comme un malpropre ? Sans être entendu par les autorités maliennes ?

Une certitude : le limogeage tout de go de Sékou Kassé au pied levé a suscité surprise et incompréhension à l’ONU où, notre pays semble avoir perdu le peu de considération qui lui reste Outre-Atlantique.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK « si la culpabilité du ministre des affaires  étrangères est établie, dans le non&#45;paiement des  Cotisations dues à l’ONU, il doit se préparer au pire  »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-si-la-culpabilite-du-ministre-des-affaires-1387432.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-si-la-culpabilite-du-ministre-des-affaires-1387432.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/IBK-adresse-a-la-nation.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Feb 2016 14:47:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les traits tirés, la mine serrée et le regard masqué par des lunettes de soleil à monture épaisse, le président de la République semble dépassé par les événements. Selon le constat général, il a fondu. Ou presque. La raison ? L’humiliation subie, à l’ONU, par notre pays. Des têtes vont-elles rouler à terre ? Si pour en savoir davantage, que nous avons décidé d’accompagner le président de la République dans le salon du Boeing présidentiel où, cette interview a eu lieu. Médé, médé, médé… comme qui dirait !

<strong>Mr le président de la République, notre pays n’a jamais subi pareille humiliation, même au temps du Maréchal Amadou Haya Sanogo, pardon le capitaine-général. Alors y’aurait-il des sanctions à l’égard de ceux qui s’en sont rendus coupables ?</strong>

Bien sûr Le Mollah ! Des têtes ne seront pas, seulement, coupées ; elles rouleront à terre comme des boules de pétanque. Car, si ces fonds étaient destinés à leurs poches, ils ne se seraient jamais trompés.

Il faut mettre fin au laisser-aller et au laisser-faire qui sont en train d’hypothéquer l’avenir de notre pays ; mais aussi, celui de ses 16 millions d’habitants.

<strong>Mr le président, pour nombre de nos concitoyens, il n’y aura aucune sanction, capable de dissuader ceux qui seraient tentés de leur emboiter le pas. Comme d’habitude quoi, en un mot.</strong>

Nos concitoyens font erreur. J’ai déjà commencé à exécuter les coupables ou présumés comme tels. L’ambassadeur du Mali à l’ONU, Sékou Kassé, vient d’être relevé de son poste. Et les enquêtes se poursuivent, afin de démasquer les autres auteurs, qui se sont rendus coupables de l’humiliation de notre pays à l’ONU. Ils seront châtiés à hauteur de leur forfait.

<strong>Mr le président, le ministre des Affaires Etrangères est-il concerné ?</strong>

S’il est établi qu’il a commis une faute dans le processus de paiement de ces cotisations, il en subirait les conséquences.

<strong>Selon une source digne de foie et de foi, il aurait été saisi par le Premier ministre à qui il aurait promis de faire le nécessaire pour que ces cotisations soient payées à temps…</strong>

D’où sors-tu cette information, Le Mollah ? Si ce que tu dis est vrai, Mr Abdoulaye Diop doit se préparer au pire. Il verra sa carrière de diplomate plonger dans les eaux polluées du fleuve Niger. Je vous le promets.

<strong>Attention, Mr le président, c’est un « petit » au président Konaré,  votre ex-futur ami et proche.</strong>

Qu’il soit le fiston d’Alpha, de Soundiata Keïta ou de Soumangourou  Kanté…. Je m’en foot. Car, aujourd’hui, ma côte de popularité  frôle  l’impopularité.

Et la seule façon, pour moi, de reconquérir le cœur des Maliens c’est, soit allé à Kidal, ou sévir contre les auteurs de l’humiliation de notre pays à l’ONU. Et moi, j’ai choisi  la seconde option. Car, aller à Kidal-là, ce n’est pas une mince affaire. Paraît que Iyad Ag Ghali  m’y attend de pied ferme, parce qu’il n’a pas apprécié le fait que j’avais dit qu’il est un obstacle à la paix.

<strong>Propos recueillis </strong><strong>par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Union africaine se retire de la CPI</title>
<link>https://www.maliweb.net/union-africaine-oua/lunion-africaine-se-retire-de-la-cpi-1387502.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/union-africaine-oua/lunion-africaine-se-retire-de-la-cpi-1387502.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Chef-d-etat-africain-UA.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Feb 2016 13:38:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le 26ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine a clôturé ses travaux, dimanche dernier, à Addis-Abeba. Le président tchadien, Idriss Deby a succédé au président du Zimbabwe Robert Mugabe, à la présidence de l’union. Parmi les décisions prises lors du sommet, figure celle de ne pas envoyer des troupes au Burundi, sans le consentement de Bujumbura. Apparemment, l’Union africaine a mesuré les risques de faire un forcing qui pourrait créer la tragédie au Burundi. Toutefois, Idriss Deby a indiqué qu’ils suivent la situation de près et qu’ils ne pourront accepter que la situation dégénère.

Apropos du retrait des pays africains de la Cour Pénale Internationale, sujet proposé par le président kenyan, Uhuru Kenyatta, la recommandation a été validée. Les poursuites du président Uhuru Kenyatta et l’ex président ivoirien Laurent Gbagbo ont été fustigées. Le président tchadien a indiqué qu’il faut que les Africains s’adaptent à la nouvelle dynamique mondiale avec beaucoup plus de solidarité et de complémentarité, qui sont, a-t-il dit, les meilleures armes contre la pauvreté et les menaces transnationales.

Concernant le financement de l’Union africaine, il a soutenu « je trouve inadmissible que le fonctionnement de notre organisation ainsi que certaines de ses activités soient financés par l’extérieur alors que l’étude lancée depuis plusieurs années sur les sources alternatives de financement censées mettre un terme à cette dépendance piétine et s’enfonce dans des débats sans fin ». La Lutte contre le terrorisme a aussi fait partie des sujets importants abordés lors du sommet. Idriss Deby a déclaré : « vu que le terrorisme se nourrit de la pauvreté, notre organisation doit consacrer l’essentiel de ses efforts sur les régions du sahel, du Lac du Tchad et de la corne de l’Afrique qui constituent le terreau fertile à l’expansion du phénomène terroriste. » Il a lancé un appel pour ne pas laisser perpétuer les crises telles que celles du Soudan du Sud,  da la Libye, de la Somalie, du Burundi, du Sahel et du Bassin du Lac Tchad. Il a affirmé : « Nous devons, par la diplomatie ou par la force, selon la nature et l’ampleur de la crise, mettre un terme à ces tragédies de tous âges ». En somme, les discours, lors de ce sommet, ont montré que les Africains veulent de plus en plus s’affranchir de la tutelle occidentale et trouver leurs propres moyens de poursuivre leurs destins.

En effet, s’adressant à Ban Ki-Moon, le président sortant de l’U.A., Robert Mugabe a martelé : « Vous êtes un homme bon. Mais vous ne pouvez pas vous transformer en notre combattant, ce n’est pas votre mission. Nous sommes des membres artificiels des Nations unies. Nous exigeons d’être des membres égaux. M. Ban Ki-moon, leur avez-vous déjà dit que nous sommes aussi des êtres humains, que nous ne sommes pas des esprits. Que nous avons un organe qui regroupe des personnes très respectées. L’Afrique ne veut plus de cette situation d’esclavage ».

B.D.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Emploi des jeunes : les chiffres qui coupent le sommeil à IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/emploi-apej/emploi-des-jeunes-les-chiffres-qui-coupent-le-sommeil-a-ibk-1387482.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/emploi-apej/emploi-des-jeunes-les-chiffres-qui-coupent-le-sommeil-a-ibk-1387482.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/IBK.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Feb 2016 13:35:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Pour lutter contre le chômage des jeunes au Mali, beaucoup de structures interviennent. Parmi elles: l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ), le CNPV (Centre National de Promotion du Volontariat), l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi (ANPE)… pourtant le malaise et la frustration grandissent chez les jeunes et l’inquiétude se lit sur le visage des parents.

200 000  emplois en cinq ans. C’est la promesse de campagne du candidat Ibrahim Boubacar KEITA puis repris par le président IBK. La lutte contre le chômage des jeunes, de plus en plus croissant, est désormais une priorité, selon les dires. Des chiffres trimestriels sur la création d’emploi sont communiqués. Du moins, pour un certain temps. Car depuis juin 2015, c’est le silence.

A cette époque, certaines sources avançaient le chiffre de 50 000 emplois durables créés. Le dernier concours d’entrée à la fonction publique a donné le pouls, si besoin en était, de la problématique de l’emploi des jeunes dans notre pays. Ils étaient 32 000 candidats à concourir le 24 janvier dernier. Seulement 750 postes étaient à pourvoir dans la fonction publique. Soit 98% de ces jeunes retourneront dans leur ‘’grin’’ de thé et leurs jeunes frères les y retrouveront. Quand au dernier concours d’entrée à l’ENA, elle avait enregistré 10 000 dossiers pour 100 emplois.

Sachant que chaque année, ce sont au total quelques 100 000 étudiants qui sortent, rien que de nos universités et que cette masse n’est que la partie visible de l’iceberg, il y a de quoi couper le sommeil au grand chef. Des détenteurs de diplômes professionnels, ceux ayant abandonné l’école et ceux qui n’ont jamais été à l’école, représentent le gros de la jeunesse qui amplifient l’exode vers les centres urbains.

<strong>MT   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>INA : Les étudiants de nouveau en classe après un clash sanglant</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/ina-les-etudiants-de-nouveau-en-classe-apres-un-clash-sanglant-1387462.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/ina-les-etudiants-de-nouveau-en-classe-apres-un-clash-sanglant-1387462.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/ina.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Feb 2016 13:10:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’Institut National des Arts (INA) a retrouvé sa sérénité habituelle depuis lundi. L’enceinte de l’école des artistes du Mali a été le théâtre d’un affrontement sanglant entre différentes factions de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM). Du sang a encore coulé dans le milieu estudiantin. C’était mardi dernier. Des blessés à l’arme blanche ont été enregistrés. Que s’est-il passé?

Le grand marché de Bamako où se situe l’INA a été très agité. Et pour cause un affrontement sanglant, suite une discussion entre étudiants qui a dégénéré. Les forces de l’ordre se sont jointes à la guéguerre. Résultat : des jets de pierres, de gaz lacrymogène et les machettes s’entremêlent comme c’est plus souvent le cas avec l’AEEM. C’est la panique dans le marché Dabanani. Les commerces sont fermés et les clients rebroussent chemin. Certains, les plus audacieux, peut-être, laissent leur moto au niveau de l’immeuble Nimagala, avant de se diriger vers les lieux. Sur la pointe des pieds.

Tout a commencé sur la base de deux revendications des étudiants de l’Institut National des Arts, à savoir le versement de leur bourse et l’octroi de deux tenues correctes à chaque étudiant, comme c’est habituellement fait. Cette année, affirme Kouyaté, une étudiante membre de l’AEEM de l’INA, aucune tenue n’a été donnée. Pis, la bourse n’est toujours pas versée après trois mois de cours. Les étudiants font part de leur mécontentement. Alors qu’ils croyaient l’administration de leur école à pied d’œuvre pour les mettre dans leurs droits, ce sont les étudiants de la 1ère année qui sont appelés à venir prendre leurs tenues. Ils reçoivent chacun un complet au lieu de deux.

Prenant connaissance de la supercherie de l’administration, l’AEEM somme aux «bleus», comme on les appelle là-bas, de rendre la tenue et décide de décréter une grève de quelques jours. Informée de cela, la Coordination de l’AEEM a demandé de mettre un terme à cette rébellion. Selon un de ses membres que nous avons joint au téléphone, le but était de discuter pour éviter des troubles en milieu universitaire. « Nous avons été reçus par des jets de pierres. Nous avons riposté. Les policiers sont intervenus pour nous disperser avec les gaz lacrymogènes. Nous n’avons pas connaissance des blessés et s’il y en a, je peux vous assurer que ce n’est pas nos membres qui en sont l’auteur, » affirme notre interlocuteur.

De leur côté, les étudiants de l’INA soutiennent qu’ils ont été attaqués par des membres de l’AEEM corrompus, à la solde de l’administration dont le rôle est d’empêcher les étudiants de réclamer leur droit. « Notre lutte a été salutaire, car, dès jeudi dernier, une partie de nos bourses a été virée dans nos comptes », dit Kouyaté qui promet que la lutte continuera jusqu’à la satisfaction totale, car « oser lutter, c’est oser vaincre », conclut, elle.

&nbsp;

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recrutement à la gendarmerie : les magouilles auraient déjà commencé</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/recrutement-a-la-gendarmerie-les-magouilles-auraient-deja-commence-1387322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/police/recrutement-a-la-gendarmerie-les-magouilles-auraient-deja-commence-1387322.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Gendarmerie-nationale-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Feb 2016 12:41:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Mali pourrait-il un jour recruter des jeunes dans les rangs des forces armées et de sécurité sans magouilles ? Lors du dernier recrutement dans les rangs de la police, nombreux sont les candidats qui auraient été enrôlés à coups d’enveloppes. Jugés inaptes, ces futurs policiers auraient été recrutés parce qu’ils sont les rejetons d’un officier supérieur de l’armée, de la police ou de la gendarmerie. Ou parce que leurs parents se sont fendus de grosses enveloppes.

C’est encore le cas lors du dernier recrutement à la gendarmerie. Selon nos informations, les magouilles auraient déjà commencé. A l’issue des épreuves sportives, qui ont enregistré mort d’hommes et des blessés, des parents de candidats, en complicité avec certains hauts gradés de la gendarmerie, auraient mis en œuvre un autre critère de recrutement : la corruption

Désormais, indiquent certains parents en colère, le seul critère qui vaille à la gendarmerie, c’est être « le fils d’un haut gradé de l’armée ou de la gendarmerie » ou de disposer d’une grosse enveloppe pour être recruté. Les critères d’aptitude et d’amour du métier des armes semblent donc être relayés au second plan.

Censés corriger les erreurs commises, lors des précédents recrutements, les recrutements à la police et à la gendarmerie risquent, si l’on n’y prend garde, de donner le même résultat : des forces de sécurité incapables d’accomplir leurs missions, car leur recrutement a été faussé dès la base.

Le ministre de la Sécurité doit veiller au grain. Afin de mettre fin à ces magouilles qui risquent d’être préjudiciables à la sécurité de notre pays, à ses populations et à leurs biens.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali à vau – l’eau</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-mali-a-vau-leau-1387212.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/le-mali-a-vau-leau-1387212.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/IBK-Mali.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Feb 2016 12:03:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Avec  la suspension du droit de vote de notre pays à l’ONU, pour non – paiement de ses cotisations depuis deux ans qu’IBK est au pouvoir, le Mali semble avoir touché, désormais,  le fond. L’heure est grave. Très grave. Trop grave. Et le capitaine du « Bateau-Mali » peine à s’en convaincre. Visiblement.

Jamais l’honneur n’a été autant trainé dans la boue. Et le bonheur des Maliens, relayé aux calendes grecques. Les affaires succèdent aux affaires. Les scandales aux scandales. Sans discontinuer. L’affaire dite des équipements militaires, de l’avion présidentiel, de l’engrais frelaté…. Pour ne citer que celles-ci.

Pour toutes ces affaires à relent de scandales, des enquêtes ont été promises. Et des sanctions, contre les coupables. Un an après, les auteurs de ces magouilles, qui ont fait perdre à l’Etat des dizaines de milliards CFA, se la coulent douce. Soit au Palais de Koulouba. Soit dans leur château, construit avec de l’argent à la provenance douteuse.

&nbsp;

<strong>Espoirs déçus </strong>

&nbsp;

Tous ceux qui ont applaudi,  à se rompre les phalanges à l’élection d’IBK,   ont déchanté. Pendant qu’une minorité, proche du pouvoir, s’en met plein les poches, l’écrasante majorité des Maliens peine à s’offrir trois repas par jour. Dans certains quartiers périphériques de notre belle et sale capitale, la misère est si forte que certains chefs de famille se voient contraints de quitter le domicile conjugal,  dès l’aube et sur la pointe des pieds. Parce qu’ils ne disposent pas des 500 ou 1000 CFA pour faire bouillir la marmite.

Partout, le même constat, le même refrain : « bouffe et tais-toi et s’il en reste la nation pourrait en bénéficier ». L’insécurité a franchi le seuil du tolérable. Armés jusqu’aux molaires, les bandits entrent, en plein jour, dans les domiciles d’honnêtes citoyens. Avant de les zigouiller à la kalachnikov. En toute impunité.

« Nul n’est et ne saurait être au-dessus de la loi », avait promis IBK à son investiture. Deux ans après, la corruption et le népotisme sont d’un naturel insoupçonné. Et le détournement du dénier public est devenu un sport national. Quant à la justice, elle est « indépendante de tout, sauf de l’argent sale », selon la formule, désormais, célèbre de Me Fanta Sylla, ex-ministre de la Justice, Garde des « Sots ». Quand ce ne sont pas les bandits qui tuent, violent,  ce sont les « forces du désordre » qui rackettent les usagers de la route. Sans autre forme de procès. Dans les villes, comme à la campagne. Au nord, le banditisme résiduel est devenu le quotidien des populations. A bord de véhicules 4X4 ou de motos, narcotrafiquants et islamistes volent et violent les maigres ressources des pauvres populations. Sans que cela  n’émeuve nos autorités, confortablement, installées  dans le confort douillet de leur bureau. Ou de leur villa de la « Cité ministérielle ».

Deux ans après l’élection d’IBK à la magistrature suprême de notre pays, le constat est là, amère. Tiraillés, entre un quotidien insupportable et un avenir incertain, les Maliens sont, aujourd’hui, au bord de la crise de nerf. « Le pays est sur répondeur ! », déplorent nos concitoyens.

&nbsp;

<strong>L’humiliation de trop !</strong>

&nbsp;

Et comme si cela ne suffisait pas, le Mali vient de recevoir, cette fois-ci au plan international, la plus grosse humiliation de son histoire. Avec la suspension de son droit de vote à l’ONU, faute d’avoir payé ses cotisations, notre pays est, depuis la semaine dernière, la risée du monde. A cause de la légèreté de certains hauts fonctionnaires, plus préoccupés de leur propre bien-être que celui de leur pays. Ou de leurs concitoyens.

Pire, notre pays risque de voir,  dans les jours, voire les semaines à venir, son ambassadeur à l’ONU prendre le métro pour se rendre à son bureau. Après plusieurs sommations, restées sans suite, la ville de New-York menace de poursuivre l’ambassadeur du Mali à l’ONU, en justice. Avec, à la clé, l’interdiction de circuler contre les véhicules de notre ambassade. Parce que les véhicules de l’ambassadeur cumulent des P.V impayés d’une valeur de 25.000 dollars ; soit l’équivalent de 15 millions CFA.

Bref, à l’intérieur, comme à l’extérieur, «  l’honneur du Mali » est loin d’être sauf. Le «  bonheur des Maliens », aussi. S’y ajoute la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation, issu du processus d’Alger. Sept mois après sa signature, il est toujours au point « maure ».

&nbsp;

<strong>Les arriérés de cotisations payés, mais  l’honneur du Mali reste  entaché </strong>

&nbsp;

Aux dernières nouvelles, le gouvernement s’est acquitté de ses cotisations à l’ONU. Les 200 millions CFA d’arriérés ont été réglés. Comme en témoigne une lettre du secrétaire général de l’ONU, rendue publique hier. Mais le mal est déjà fait. Pourquoi le gouvernement a-t-il attendu que notre pays soit humilié avant de s’exécuter ?

Une certitude : ce manque d’anticipation de nos gouvernants n’est ni un oubli, ni une erreur d’écriture, comme certains tentent de le faire croire ; mais plutôt,  une légèreté dans la gestion des affaires publiques. Et à tous les niveaux, ou presque.

Considéré, en  juillet 2013, comme le seul candidat à même de restaurer « l’honneur du Mali » et de faire «  le bonheur des Maliens », IBK a été élu, au second tour, avec un score de 77,3 % des voix. Deux ans après, l’espoir suscité par son élection a fondu comme beurre sous le soleil d’Aguel-hoc. Requiem !

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction régionale des douanes de Koulikoro : Le bureau principal de Kati a dépasse ses objectifs de recettes  et réalise un excédent de 7 milliards CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/direction-regionale-des-douanes-de-koulikoro-le-bureau-principal-de-kati-a-depasse-ses-objectifs-de-recettes-et-realise-un-excedent-de-7-milliards-cfa-1371892.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/direction-regionale-des-douanes-de-koulikoro-le-bureau-principal-de-kati-a-depasse-ses-objectifs-de-recettes-et-realise-un-excedent-de-7-milliards-cfa-1371892.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Douane.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Jan 2016 15:55:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Sur une prévision de recettes de 64,8 milliards CFA, la direction régionale des douanes de Koulikoro a réalisé 71,7 milliards CFA. Soit un excédent d’environ 7 milliards CFA dégagé au cours de l’année écoulée. Un résultat apprécié à sa juste valeur par les plus hautes autorités de notre pays ; mais aussi, par les partenaires techniques et financiers.

« L’atteinte des objectifs de recettes, à nous assignés par la direction générale des douanes, est un défi que nous devons relever et je ne doute pas un seul instant de l’engagement des agents de la direction régionale de Koulikoro à œuvrer pour les atteindre », rappelait colonel Fall Halima Drabo, directrice régionale des douanes de Koulikoro. C’était dans une récente édition de la « Revue des douanes ».

Ce défi a été relevé avec brio. En effet, sur une prévision de recettes de 64,8 milliards CFA en 2015, la direction régionale des douanes de Koulikoro, notamment le bureau principal de Kati, a réalisé 71,7 milliards CFA. Soit, un excédent de 7 milliards CFA.

Comparés aux résultats de 2014, ces résultats constituent une performance inédite. Les prévisions de recettes étaient, seulement, de 48,9 milliards CFA. Et les réalisations  52,11 milliards CFA.  En clair, le bureau principal des douanes de Kati a enregistré un excédent de 19,6 milliards CFA de plus qu’en 2014.

« Ces résultats est le fruit des efforts conjugués de tous les cadres et agents du bureau, qui n’ont ménagé ni leur temps, ni leur énergie, pour y parvenir », indique Mohamet Doucara, chef du bureau principal des douanes de Kati.

La direction régionale des douanes de Koulikoro : une structure de poids dans la mobilisation des recettes

Classée parmi les structures les plus importantes dans la mobilisation des recettes, la direction régionale des douanes de Koulikoro dispose de 197 agents, toutes catégories confondues. Son siège est à Kati, à la sortie de la ville. Elle est dirigée par une directrice régionale, colonel Fall Halima Drabo. Avec, comme adjoint, l’inspecteur Adama Sidibé. Quant au bureau principal des douanes de Kati, lui, est dirigé par l’inspecteur Mohamet Doucara. Les commandants Ibrahima Camara et Issoufi Daga Maïga en sont, respectivement, les chefs de visite et de brigade.

L’essentiel des recettes de la région de Koulikoro est généré par le bureau principal de Kati. En 2015, près de 50% des objectifs de recettes ont été réalisés à mi-parcours. « De 2010 à 2015, les recettes réalisées par la direction régionale des douanes de Koulikoro affichent une tendance ascendante, passant de 19,2 milliards CFA en 2010 à 64,8 milliards CFA de prévisions pour 2015. Soit une augmentation annuelle moyenne de 39,5 %  », précise la directrice régionale des douanes de Koulikoro, dans une interview exclusive accordée à la « Revue des douanes ».

S’y ajoutent les recettes générées par les amendes et confiscations issues des contentieux.

Les amendes sont passées de 37,7 millions CFA en 2013 à 367,1 millions CFA

Les affaires contentieuses, aussi, sont en nette progression à la direction régionale des douanes de Koulikoro. Elles sont passées de 37,7 millions CFA en 2013 à 367,1 milliards CFA en 2014. Au premier semestre 2015, elles étaient estimées, déjà, à 262,6 millions CFA.

Outre ses missions fiscales, la direction régionale des douanes de Koulikoro a réalisé des prouesses inégalées dans la lutte contre la fraude. Comme en témoignent les énormes saisies enregistrées durant l’année écoulée : des armes de guerre, des munitions, des explosifs, de la drogue, des cigarettes et d’importantes quantités de produits contrefaits ; notamment, les faux médicaments, les piles…..

Malgré ses performances, la direction régionale des douanes de Koulikoro connaît quelques difficultés. Au rang de celles-ci, l’absence de magasins sous douane, d’airs de dédouanement digne de ce nom et de matériels de manutention. Aujourd’hui 90% des «  écors »  sont effectués à Bamako. Ce qui constitue un frein à la célérité des opérations de dédouanement et à la rotation des véhicules.

Un port sec en construction à Kati

Déjà en cours à Kati, la construction d’un port sec à Kati permettra d’aplanir ces difficultés. Appelé, aussi, « terminal intérieur », il sert de point de départ, de transit ou d’arrivée aux flux de marchandises, générées par le commerce international. Son plan d’aménagement prévoit, entre autres, un parking pour poids lourds de plus de 14445 m2 ; un parking Roro de 4950 m2 pour 216 véhicules châssis ; un parc pour conteneurs de 5225 m2 ; un magasin sous douane de 600 m2 ; un bureau et parking pour le personnel…

Ces infrastructures permettront de rationaliser, de sécuriser et de rentabiliser le système d’approvisionnement et d’exportation de notre pays, d’assurer la célérité et la régularité du circuit des importations et des exportations ; de maîtriser le volume des échanges ; de faciliter le recouvrement des recettes…

Autant d’avantages qui augurent de bonnes perspectives pour les recettes, dans les mois à venir.

<strong>Oumar Babi</strong>

<strong>Source : la revue des douanes</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ils ont dit :  Mamadou Diarrassouba, Premier questeur de l’Assemblée nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/ils-ont-dit-mahamadou-diarrassouba-premier-questeur-de-lassemblee-nationale-1371822.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/ils-ont-dit-mahamadou-diarrassouba-premier-questeur-de-lassemblee-nationale-1371822.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Diarrassouba-Mamadou.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Jan 2016 15:38:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«Il n’y a pas de guerre entre IBK et le RPM. Il ne saurait d’ailleurs avoir  de guerre entre lui et son parti. Car, il est toujours le président du RPM. C’est vrai, dans la vie, il peut avoir souvent des divergences de vue entre les gens sur certaines questions. Mais aller jusqu’à dire qu’il y a une guerre entre IBK et le RPM, cela relève de l’imagination. Ce n’est pas vrai. Nous avons tout fait avec lui, et continuerons à travailler pour la réussite de la mise en œuvre de son projet de société. Aux détracteurs, je veux leur dire que personne ne peut se mettre entre le Président Ibrahim Boubacar Keïta et ses militants. Ceux qui veulent profiter de cette situation et faire croire à l’opinion publique  qu’il y a une guerre ou un divorce entre IBK et nous se trompent »

<strong>Tiémokho Sangaré, président de l’Adéma</strong>

« Il y a eu bourrages d’urnes à Ansongo au profit du RPM. Notre exercice démocratique n’a pas atteint la participation de 98 % aux élections”.

<strong>Mamadou  Igor Diarra, lors de la passation de service</strong>

«Les comptes de l’Etat et de ses démembrements sont créditeurs de 150 milliards de FCFA»

Le président du PDES, Sadou H. Diallo

“Nous partis politiques de l’opposition et la majorité, la société civile, nous devons aider IBK à sortir le Mali où il se trouve aujourd’hui parce que nous sommes un Mali un et indivisible, mais j’insiste, je persiste et je signe tant qu’ATT ne rentre pas dans ce pays, même si demain IBK m’appelle et me dit Sadou on vous donne deux ou trois postes de ministre, je dirai non”.

<strong>Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition</strong>

« L’histoire nous donne malheureusement raison: le cantonnement n’est toujours pas effectif; le comité de suivi piétine; l’administration n’est toujours pas de retour; des milliers d’enfants sont privés d’école; les centres de santé ne fonctionnent pas; les réfugiés tardent à regagner leur foyer ».

<strong>Le président IBK, lors des cérémonies du 22 septembre</strong>

« Je place cet événement sous le signe de la renaissance. Nous sommes là aujourd’hui pour faire en sorte que cette armée redevienne ce qu’elle fut….

Nous ferons tout ce que nous pourrons pour que ces hommes là qui servent le pays au niveau des plus élevés et au niveau des plus ardents de patriotisme et qui donnent leur vie pour le pays soient dans les conditions d’une armée digne du 21ème siècle. Nous avons promis de remettre les choses à l’état, au niveau des forces armées et nous sommes sur le chemin. »

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alou Boubacar Diallo, PDG de Petroma</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/petrole/alou-boubacar-diallo-pdg-de-petroma-1372072.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/petrole/alou-boubacar-diallo-pdg-de-petroma-1372072.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Alou-Boubacar-Diallo-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Jan 2016 15:36:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« C’est au Mali seulement qu’on a réussi à Invité sur le plateau de TV5, Alou Boubacar Diallo, PDG de Petroma explique comment, à partir du gaz découvert accidentellement dans un village, il s’est lancé dans son exploitation pour produire de l’électricité.

Comment s’est faite cette découverte ?

Avant l’arrivée de ma société, il y avait des émanations de gaz. Et les villageois avaient appelé cet endroit de conviviale et ils ont fini par le transformer en place sacré pour la circoncision des petits garçons.

Donc il y avait déjà des émanations de gaz. Et en 86-87, il y a eu une tentative de forage d’eau pour le village qui est  accidentellement tombé sur le gaz. Et dans la recherche du gaz, nous avons fait des études géologiques et des études scientifiques pour voir l’importance du phénomène, l’importance de la réserve et voir si on peut en faire une exploitation.

&nbsp;

Et justement, vous avez décidé de lancer l’exploitation, vous avez réussi  à électrifier tout un village, comment ça se passe ?

Quand on a fait l’analyse du gaz, on s’est rendu compte qu’il y avait presque 98 à 99 % d’hydrogène, donc c’est presque de l’hydrogène pure. Des gens commençaient à dire “l’hydrogène, c’est volatile, comment vous allez faire, c’est une découverte qui ne sert à rien”. Moi je me suis dit non ! On va essayer de produire de l’électricité sur place, pour voir même si c’est difficile de  transporter l’hydrogène. Peut-être, c’est beaucoup plus facile de transporter l’électricité. Et c’est ce que nous avons réussi.

&nbsp;

C’est l’électricité qui est produite sans CO2, sans émission de carbone, c’est non seulement de l’électricité verte, puis c’est à moindre coût, c’est ça l’intérêt !

L’avantage, c’est qu’on produit l’électricité sans émission CO2. Et l’hydrogène est un gaz qui a un pouvoir calorique plus élevé que les gaz qu’on connait. Donc, avec une petite quantité d’hydrogène, on peut produire beaucoup d’électricité. Nous arrivons aujourd’hui à produire l’unité pilote et l’électricité sans émission CO2. Et nous avons électrifié le village de Bourakébougou, c’est une première au monde parce qu’il y a trois grandes découvertes  au monde, les Etats-Unis, la Russie et le Mali. Et de toutes ces découvertes, c’est seulement au Mali qu’on a réussi l’exploitation.

&nbsp;

Et c’est une opportunité économique incroyable pour le Mali ?

Oui ! Et surtout quand on voit les pays du Sahel qui souffrent beaucoup des problèmes de stabilité, de sécurité, de pauvreté, de sous-développement. Dans un rapport choc de Koffi Annan, il est noté que 621 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité. Malgré le fait que l’électricité est produite d’avec des sources polluantes, nous n’arrivons pas à électrifier tout le continent.

&nbsp;

On peut imaginer un jour que le Mali devienne un exportateur d’électricité ?

Pourquoi pas ? Nous sommes sur le chemin. Nous avons déjà  fait l’unité pilote qui marche et qui a montré que c’est possible d’utiliser d’hydrogène pour en produire de l’électricité sans émission CO2. Mais, au-delà, on peut essayer de le produire à l’échelle nationale, pourquoi pas surtout que nos pays sont interconnectés et exporter cette électricité.

&nbsp;

Quand on fait une découverte pareille,  on imagine qu’il doit y avoir des réticences, notamment du côté du secteur pétrolier, du secteur nucléaire, ça ne doit pas être trop facile de trouver des investisseurs ?

Vous savez, changer le business modèle de production d’électricité, ce n’est pas facile. Les gens sont habitués à des business modèles de production d’électricité et dans lesquels il n’y a pas de place pour l’hydrogène pour le moment. Mais depuis la Cop-21, c’est que la transition énergétique est une nécessité pour l’avenir énergétique même de l’humanité. Dans cette transition énergétique, on parle  de l’uranium, on parle du solaire, mais c’est que  l’hydrogène a incontestablement sa place dedans. Avec l’hydrogène, on peut l’électricité sans émission CO2 et on peut déplacer cette électricité aisément. C’est ce que nous essayons de faire. C’est une opportunité de concrétiser les bonnes volontés affichées de la Cop-21 par un petit projet au Mali.

&nbsp;

On pourrait découvrir d’autres gisements d’hydrogène au Mali ?

Il y a un grand professeur, Alain Bristophére, qui est un spécialiste de l’hydrogène qui a fait beaucoup de découvertes d’hydrogène un peu partout dans le monde, notamment en Russie. Il doit venir visiter bientôt nos gisements au Mali. Et je pense qu’on pourrait faire d’autres découvertes. Il faudrait aller plus vers l’investissement dans la recherche, dans la découverte, puis dans la transformation de cette nouvelle source d’énergie sans émission CO2.

&nbsp;

Source : TV5]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée internationale des douanes : Les soldats de l’économie passent au numérique</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/journee-internationale-des-douanes-les-soldats-de-leconomie-passent-au-numerique-1371992.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/journee-internationale-des-douanes-les-soldats-de-leconomie-passent-au-numerique-1371992.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Douane-malienne.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Jan 2016 15:24:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A l’instar des douanes du monde entier la douane malienne a célébré, cette année, la journée internationale des douanes. C’était hier dans les locaux de la Direction Générale des Douanes à Faladiè. Le thème est: « la douane numérique : pour un engagement progressif ».

En choisissant ce thème, l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD) entend faire de 2016, une année durant laquelle les administrations douanières sont fortement encouragées à promouvoir les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), s’est justifié, dans un message, le Secrétaire général de l’OMD.

Prenant la parole, le Directeur Général de la Douane, Modibo Kane Keita, dresse l’historique de l’informatisation de la douane malienne. Elle commence avec le Décret n°313/PG-RM du 23 décembre 1980 portant organisation et fonctionnement de la Direction Nationale des Douanes. Ce Décret a permis la création de la section de saisie de données au sein de la Division Statistiques et Etudes Economiques.

C’est en 1987 que l’administration des douanes du Mali a utilisé pour la première fois la version basique du logiciel SYDONIA (Système Douanier Automatisé) développé par le CNUCED. En 2002, la migration vers la version SYDONIA++ a été faite. Puis, depuis 2012, la dernière version SYDONIA World, est en cours d’utilisation.

Selon  l’inspecteur Général, Modibo Kane Keita, l’ère numérique a révolutionné la manière de travailler dans les services douaniers maliens. Elle a ouvert la voie à une intégration accrue et permet en outre de « renforcer la capacité des administrations douanières à mieux communiquer, à mieux gérer de manière efficace le flux de plus en plus important de marchandises, à recevoir et échanger les informations, à coordonner les activités aux frontières et à coopérer dans le cadre de la lutte contre la fraude. Elle permet enfin de mieux remplir leur mission de collecter de recettes pour le Trésor Public », a-t-il indiqué.

La commémoration de la journée internationale des douanes a été l’occasion de décerner des certificats de mérite aux représentants du secteur privé, à des partenaires et à des agents des douanes pour leur engagement autour du thème : « la douane numérique ».

<strong>Mamadou TOGOLA      </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rectificatif : les recettes douanières ont dépasse 480 milliards cfa en 2015</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/rectificatif-les-recettes-douanieres-ont-depasse-480-milliards-cfa-en-2015-1371942.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/rectificatif-les-recettes-douanieres-ont-depasse-480-milliards-cfa-en-2015-1371942.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Douane.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Jan 2016 15:19:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Aux dernières nouvelles, les recettes réalisées, au cours de l’année écoulée, ont dépassé 480 milliards CFA. C’est, du moins, ce que vient de nous signaler une source proche de la direction générale des douanes.

A notre passage, le 08 janvier dernier, les comptes n’étaient pas, totalement, bouclés. Ce qui nous a fait écrire, dans notre précédente édition : « recettes douanières 2015 : sur une prévision de 450 milliards CFA, la direction générale de la douane a réalisé 478 milliards CFA ».

Du coup, l’excédent réalisé par la direction générale au titre de l’année 2015 n’est plus 28 milliards CFA, mais plutôt 30 milliards CFA.

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire &#45; IBK : « tant que je m’appelle IBK,  le Mali ne  sera jamais privé de son droit de vote à l’ONU »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-tant-que-je-mappelle-ibk-le-mali-ne-sera-jamais-prive-de-son-droit-de-vote-a-lonu-1371782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-tant-que-je-mappelle-ibk-le-mali-ne-sera-jamais-prive-de-son-droit-de-vote-a-lonu-1371782.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/IBK.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Jan 2016 14:34:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Où va donc le Mali d’IBK ? Chaque fois que nous croyons voir  le bout du tunnel, le Mali sombre davantage  dans la dépression. Les Maliens ont, à peine,  fini de digérer les scandales liés aux équipements militaires, à l’avion présidentiel et  à l’engrais frelaté… qu’un autre pointe le bout du nez : le Mali privé de son droit de vote à l’ONU pour n’avoir pas payé sa cotisation.

Annoncée par l’agence Reuters, cette information a suscité colère et indignation  au sein de l’opinion nationale. Comment les autorités maliennes peuvent – elles oublier de s’acquitter de la cotisation du Mali  à l’ONU et, du coup, exposer notre à une humiliation internationale ? Drôle de comportement pour ceux qui ne jure que la « restauration de « l’honneur du Mali et des Maliens sur l’échiquier international ».

Pour en savoir davantage, nous nous sommes adressés à « Maninka Bourama » dans cette interview imaginaire. Ou presque.

<strong>Mr le président, le Mali a-t-il perdu son droit de vote à l’ONU parce que vous avez oublié de vous acquitter de sa cotisation ?</strong>

Je suis sûr et certain que c’est un autre coup fumant de mes opposants. Tiébilé  Dramé et Soumaïla Cissé ne rate aucune occasion pour me discréditer, me ranger au musée avant même la fin de mon premier mandat. Or, je prépare déjà le second.

<strong>Mr le président, c’est le secrétaire général de l’ONU lui-même qui en a informé l’assemblée générale</strong>

Certes, des pays ont été cités par Ban Ki-Moon ; mais le Mali n’en fait pas partie. Quand je l’ai appelé pour lui demander des explications, il m’a dit que le nom du Mali a été cité par erreur ; que quand il communiquait la liste des pays débiteurs, il ne portait pas ses lunettes.

Je vous le répète : tant que je m’appelle IBK, le Mali ne sera jamais privé de son droit de vote à l’ONU.

<strong>Mr le président, Mr Igor Diarra, le désormais ex-ministre de l’Economie et des finances, a été limogé ou il était démissionnaire ?</strong>

J’ai lu dans la presse qu’il était démissionnaire, mon œil ! La vérité, c’est que je l’ai limogé, car il avait les yeux plus gros que le ventre.

<strong>C’est-à-dire ?</strong>

Il voulait être Calife à la place du Calife !

<strong>C’est-à-dire ?</strong>

Non seulement, il n’a aucune considération pour ses collègues ministres, parce qu’il se prenait pour un super ministre ; mais aussi, parce qu’il s’est découvert un destin présidentiel. En d’autres termes, il voulait être Premier ministre d’abord et président du RPM, ensuite. Histoire de se présenter aux présidentielles de 2023.

C’est à ce complot que j’ai mis fin, en le limogeant. Purement et simplement. Maintenant, il peut raconter ce qu’il veut dans la presse.

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Oumar Ibrahim Touré, nouveau Commissaire à la sécurité alimentaire avec rang de ministre</title>
<link>https://www.maliweb.net/nomminations/oumar-ibrahim-toure-nouveau-commissaire-a-la-securite-alimentaire-avec-rang-de-ministre-1371762.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nomminations/oumar-ibrahim-toure-nouveau-commissaire-a-la-securite-alimentaire-avec-rang-de-ministre-1371762.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/Oumar-Ibrahim-Toure-xxx.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Jan 2016 14:25:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’ancien ministre de la Santé Oumar Ibrahim Touré a été nommé commissaire à la sécurité alimentaire avec rang de ministre, le 19 janvier dernier. Il se retrouve en terrain familier, car, en octobre 2002, il occupait le poste de ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, chargé de la sécurité alimentaire. Ses aptitudes à mobiliser des fonds pour ce département lui avaient valu l’estime des autorités. En outre, en 2003, il a aussi assumé les fonctions de ministre de l’Elevage et de la Pêche. Ce natif de Goundam, a obtenu son Bacc dan la série philosophie-langues, au lycée franco-arabe de Tombouctou. Ensuite, il obtient une maîtrise en histoire-géographie, à l’École normale supérieure de Bamako. Il  exerce les fonctions d’enseignant et d’administrateur civil et se fait remarquer dans ses activités politiques. Ancien militant de l’Adema-Pasj, Oumar Ibrahima Touré fut ensuite membre fondateur de l’Union pour la République et la démocratie (URD), qu’il a quitté en mai 2013, pour créer le parti Alliance pour la République (APR), dont il a été le candidat à l’élection présidentielle de 2013.

D’un commerce agréable, Oumar Ibrahim Touré est un travailleur acharné. Malgré tout, il a traversé de rudes épreuves, après les soupçons de malversations dans le cadre des financements du Fonds mondial destinés à la lutte contre le paludisme, la tuberculose et le sida. Il a été blanchi par la Cour d’assises et a rebondi de plus belle.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali privé de son droit de vote à l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-mali-prive-de-son-droit-de-vote-a-lonu-1371722.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-mali-prive-de-son-droit-de-vote-a-lonu-1371722.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/BAN-KI-MOON-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Jan 2016 14:24:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Selon l’agence de presse Reuters, le Secrétaire général de l’ONU,  Ban Ki-moon a informé l’Assemblée générale sur la privation de plusieurs pays membres du droit de vote pour non-paiement de leurs cotisations.

La déclaration, datée du 18 janvier, liste 15 pays débiteurs, parmi lesquels, le Mali, la République dominicaine, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Burundi, le Bahreïn, la Libye, ou encore le Venezuela. Initialement l’Iran en faisait partie, cependant Téhéran a payé sa cotisation, mais pas avant la publication de la déclaration, a noté le porte-parole de l'Assemblée générale, Daniel Thomas.

Toujours selon Reuters, cinq pays en proie à des situations politiques et économiques précaires, notamment l'archipel des Comores, la Guinée-Bissau, la Somalie, le Yémen et Sao Tomé-et-Principe, auront le droit de s’exprimer lors des sessions. D’autres pays comme le Vanuatu, le Bahreïn, le Mali ou la Libye sont sommés de régulariser leur situation. L’agence de pesse indique que pour le Venezuela en particulier, la dette s'élève actuellement à 3 millions de dollars. Quant à la République dominicaine, elle doit 2,1 millions de dollars aux Nations unies, alors que Saint-Vincent-et-les-Grenadines et le Burundi, faisant également partie de la liste des débiteurs, doivent rembourser respectivement 2 155 et 1360 dollars.

Toutefois, souligne l’agence de presse, le Secrétaire général a également noté dans la lettre que l’interdiction peut être levée au cas où il est établi que la cotisation n’a pas encore été versée pour des «raisons indépendantes du pays membre».

B .D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le RPM à la croisée des chemins</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-rpm-a-la-croisee-des-chemins-1371622.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/le-rpm-a-la-croisee-des-chemins-1371622.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/RPM-1.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Jan 2016 14:14:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le RPM vit un drame silencieux car, voici un parti politique dont le président est élu à la magistrature suprême du pays et qui n’est pas du tout à la fête ! C’est une situation à la fois inédite et paradoxale. Ni l’US-RDA, le CMLN puis l’UDPM, l’ADEMA, le Mouvement Citoyen n’ont offert un tel spectacle de désolation au peuple malien. La même apathie semble avoir gagné la coordination des partis de la majorité présidentielle dont on a entendu le président terminer sa présentation de vœux du Nouvel An en invitant IBK à accorder un peu plus d’égard aux partis de la majorité présidentielle.  Qui l’eût cru ? Les responsables d’associations de la société civile, y compris des religieux qui avaient appelé massivement à soutenir IBK entre 2012 et 2013 ne sont pas mieux lotis. Savoir valoriser ses partisans est important parce que l’exercice solitaire du pouvoir expose à des risques importants pour quelqu’un qui doit revenir vers son électorat. Autant le détenteur du savoir se bonifie en  dispensant le savoir, autant la maîtrise de l’art du partage du pouvoir et de la richesse est une source indéniable de sécurité. A défaut, le détenteur se transforme en une forteresse à prendre.

Sitôt son congrès annoncé pour le mois de mars 2016, le Secrétaire général du parti présidentiel est extrait bruyamment du gouvernement dans un climat suffisamment lourd pour laisser la place à toutes sortes de supputations. On chercherait à réduire son influence politique pour les uns alors que pour d’autres, son apparente infortune ne serait qu’un coup de sang visant à contenter le grand frère et le maintenir quelque temps encore à la tête du gouvernement.

La vérité pourrait être beaucoup plus simple et toutes ces rumeurs ne font aucun bien à la république. Le résultat pour le moment est que la victimisation de Tréta lui apporte un fort courant de sympathie dans son parti et bien au-delà. L’histoire serait-elle en train de se répéter ? La question n’est pas superflue d’autant plus que depuis son installation à Koulouba, IBK a pris un soin particulier à limiter l’influence du RPM autour de lui. A défaut de la Primature, on s’attendait à voir un cadre du parti nommé Directeur de Cabinet ou Secrétaire Général de la Présidence. Rien de tout cela et personne ne sait ni quand ni comment cela pourrait s’arrêter. C’est le sens de la grande déprime actuelle dans les rangs des tisserands. L’explication pourrait être qu’IBK n’est pas un homme de parti, un véritable animal politique doté de l’instinct du tueur, donc un spécialiste des intrigues et coups tordus qui font tout le charme de la politique. C’est un grand solitaire qui s’est convaincu que Dieu l’a mis en mission pour le Mali et qui, plutôt que de compter sur le soutien de ses partisans, a la faiblesse de croire que Dieu le guidera dans le dédale du maquis politique. A son crédit, il a une très haute idée de sa charge, mais attention au réveil qui pourrait être brutal. En politique, c’est toujours une équipe qui gagne. Le chef tire sa force et le respect de la consistance et de la cohésion de son équipe. Le féticheur qui n’arrive pas à assurer la promotion et la notoriété de son propre fétiche ne sera jamais un grand féticheur. En désacralisant et en banalisant son propre fétiche qui est le RPM, IBK s’expose dangereusement. Le sait- il ? Enfin, un candidat qui sollicite tout le monde au moment des suffrages et qui, une fois élu affirme qu’il ne doit rien à personne doit savoir qu’il doit tout à tout le monde parce qu’on n’est rien par soi-même.  Un responsable politique a dit qu’IBK travaille pour les opposants. Il pourrait bien lui donner raison s’il  continue de se couper de sa base, de toutes ses bases.

Mahamadou CAMARA

Email : <a href="mailto:camara.mc.camara@gmail.com">camara.mc.camara@gmail.com</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le vivre&#45;ensemble : 20250 élèves à l’école de CAPDH</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/solidarite/le-vivre-ensemble-20250-eleves-a-lecole-de-capdh-1359792.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/solidarite/le-vivre-ensemble-20250-eleves-a-lecole-de-capdh-1359792.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/CAPDH.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 14:12:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La grande famille des défenseurs des droits de l’homme était réunie, samedi dernier. C’était au Centre National de Documentation et d’Information sur la Femme et l’enfant(CNDIFE), contigu au Centre Awa Keita. Objectif : lancer le projet « éducation à la paix, au civisme et au vivre-ensemble », initié par le Centre d’Assistance et de Promotion des Droits Humains (CAPDH).

En partenariat avec l’Ambassade de France à travers l’Ecole de la Paix de Grenoble, la Direction Nationale de l’Enseignement Normal (DNEN) et l’ONG OFRED, le CAPDH lance son projet d’éducation à la paix en faveur de 90 écoles des académies de Kati et de Bamako Rive Gauche. En présence, entre autres, du Premier ministre Moussa Mara, de l’ancien ministre Baba Berthé et de la présidente de la Commission Nationale des Droits de l’Homme. Le délai d’exécution du projet est de 24 mois pour un coût total de 35,5 millions FCFA.

Prenant la parole, Mamadou Camara, le président du Conseil d’Administration du CAPDH présente son projet. La guerre naissant dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes qu’il faut la combattre. Où mieux que dans l’esprit des enfants pour semer les germes de la paix, explique-t-il. C’est pourquoi, poursuit-il, l’objectif du projet est de «participer aux efforts de construction d’une paix durable au Mali, en permettant aux enfants de 5 à 13 ans de développer des attitudes et des comportements respectueux des principes du vivre-ensemble, de la culture de la paix et du civisme ». Quant à Florent Blanc, le représentant de l’Ecole de la Paix de Grenoble, il a salué l’initiative. C’est l’histoire d’une mobilisation au service de l’enfance pour le futur du Mali. Sans école, pas d’avenir et sans école, pas de projet de reconstruction. Tout comme la représentante de l’ONG OFRED, Florent Blanc a assuré le soutien financier de son organisation pour l’extension du projet à d’autres zones du pays.

L’ONG OFRED intervient dans le projet à hauteur de 7,1 millions Fcfa soit 20% et l’Ambassade de France à hauteur de 24,22 millions Fcfa soit 68,12% du budget total du projet.

Le ministère de l’Education Nationale, par la voix de son Directeur National de l’Enseignement Normal, Almoudou Touré, salue  le projet qui vient à point nommé, étant donné que plus de 80% des enseignants formés aux notions de paix ne sont plus dans le système. Surtout que 16 conseillers pédagogiques et Agents des académies de Kati et Bamako et 360 enseignants du fondamental sont également concernés par la formation.

&nbsp;

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un gouvernement en sursis</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/un-gouvernement-en-sursis-1359762.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/un-gouvernement-en-sursis-1359762.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Gouvernement.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 14:00:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Certains analystes de la scène politique avaient pronostiqué un remaniement ministériel pour la fin de l’année 2015. Ils n’ont pas été exaucés par le Président de la République qui a semblé prendre son temps avant de renouveler sa confiance au Premier Ministre, objet depuis quelques temps de nombreuses attaques personnelles. Le Président aurait refusé sa démission et ne pouvait raisonnablement le maintenir en fonction sans écarter les ministres soupçonnés d’avoir monté la cabale contre lui. Exit donc les mis en cause frappés par l’ire présidentielle ! Cependant, en fait de remaniement, on a plutôt assisté à un réaménagement technique du gouvernement, les changements importants ne devant intervenir qu’après le Congrès du RPM prévu au mois de mars 2016. Les Princes c’est connu, aiment les feintes et les contre pieds déroutants, à condition que ce ne soit pas à leur détriment.

&nbsp;

Modibo Kéita est incontestablement un homme affable, soucieux du respect des normes et de l’honneur. Il a un parcours professionnel et politique impressionnant qui force l’admiration et jamais, son dévouement et son sens du bien public n’ont été mis en cause. C’est pourquoi, on l’a vu meurtri ces derniers temps, les traits visiblement  marqués par la virulence des attaques. En effet, comment peut-il supporter qu’au soir de sa vie, après une retraite bien méritée, alors qu’il ne nourrit plus aucune ambition politique, qu’il n’est revenu aux devants de la scène qu’à la demande insistante du Président de la République, on s’en prenne à lui de la sorte? Ainsi va le jeu politique avec sa logique, ses armes et qui ne surfe que sur des courants partisans, souvent assez violents. En tout état de cause, même si Modibo Kéita force l’admiration et le respect par son parcours, on l’imagine mal à la tête d’un gouvernement de combat chargé de faire réélire le Président de la république.

&nbsp;

C’est pourquoi, il ne faut pas se fier aux apparences du moment. Les alliances politiques étant ce qu’elles sont au Mali, le RPM reste la seule force politique captive sur laquelle IBK pourra compter en toutes circonstances. Si l’on considère qu’il devra régler deux questions essentielles au cours des mois à venir, il ne peut s’offrir le luxe d’une crise ouverte avec le RPM. D’une part, il y a la nécessité d’organiser et de renforcer le camp de la majorité présidentielle face à une opposition bien requinquée qui lève de plus en plus le ton. D’autre part, il faut résoudre la question lancinante de la participation au gouvernement d’éléments des anciens mouvements armés du nord, dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de paix. Le congrès de mars pourrait donc bien être pour les tisserands celui de la vérité et de la réconciliation, congrès au cours duquel sera mise en route une machine politique de combat au service d’IBK qui en quittera la présidence avec l’assurance qu’il continue de garder la main. Alors, un nouveau gouvernement  sera constitué pour s’attaquer à deux missions essentielles : consolider la paix et la relance économique, préparer les futures batailles électorales.

.

Mahamadou CAMARA

Email : <a href="mailto:camara.mc.camara@gmail.com">camara.mc.camara@gmail.com</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’Accord pour la paix : Lancement de la Commission nationale de coordination</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-lancement-de-la-commission-nationale-de-coordination-1359692.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-lancement-de-la-commission-nationale-de-coordination-1359692.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/alger.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 13:45:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Commission nationale de coordination de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au mali a été mise en place, vendredi dernier. Selon le secrétaire permanent, Lassine Bouaré, cette commission doit définir les objectifs à atteindre dans la mise en œuvre de l’accord, valider le plan d’action de mise en œuvre que le gouvernement va élaborer et faire une évaluation périodique des actions réalisées pour apporter les ajustements nécessaires.

La commission comprend  trois instances : les membres permanents (désignés dans certains départements), les membres associés (société civile) et le secrétariat permanent.

Il convient de signaler que cette commission vient à point nommé, à cause de l’enlisement au niveau du Comité de suivi de l’accord. Sur ce point, il convient de rappeler que la question de la représentativité des groupes armés a créé un véritable blocage. C’est pourquoi,  le Premier ministre, Modibo Kéita a lancé un appel pour que la Commission nationale de coordination de la mise en œuvre de l’accord puisse travailler avec beaucoup plus d’efficacité. Il a indiqué : «  Il faut que chacun mesure aujourd’hui sa responsabilité, c’est très facile de dire que l’accord piétine, que l’accord n’est pas bien mis en œuvre. Mais nous disons que cet accord fait partie de ce qui est largement discuté, il faut le dire, mais une maison meurt toujours d’être achevée. Quand vous construisez un bâtiment, le jour où le dernier artisan passe (le dernier artisan, c’est le peintre), vous êtes un peu triste, parce qu’il n’y a plus d’activité. Les œuvres humaines s‘étiolent dès qu’elles sont achevées. Le gouvernement mettra tout en œuvre pour créer les conditions les meilleures pour que ce travail puisse s’accomplir de façon efficace. Je sais votre engagement, je sais aussi que vous acceptez de travailler souvent dans des conditions difficiles. C’est un peu l’œil de Caïn dans le sable. C’est le peuple du Mali qui nous regarde et qui nous interpelle. Ce sont ses enfants, ses embûches, qui nous interpellent pour nous demander : qu’allez-vous faire ? Pour que nous puissions continuer à nous instruire, à nous éduquer, ce sont ces populations, qui, aujourd’hui, ont été coupées de leurs racines, chacun sait  l’importance de la terre dans notre pays, c’est le drame de nos réfugiés, même s’ils ont commencé à revenir. Que l’on ait ça dans l’esprit. » Le Premier ministre a signalé la nécessité d’avoir une Commission nationale de coordination de la mise en œuvre de l’accord et il a ajouté qu’elle était inclusive.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grand marché de Bamako : au rythme de la vie chère !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/grand-marche-de-bamako-au-rythme-de-la-vie-chere-1359742.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/grand-marche-de-bamako-au-rythme-de-la-vie-chere-1359742.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Mylmo.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 13:22:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«Plus de commerçants que de marchandises, plus de mendiants que de jetons, plus de griots que de « djatigui », c’est en ces termes que le rappeur Mylmo souhaite la bienvenue à la nouvelle année dans un single intitulé « Yabé 2012 » et paru il y a deux semaines. Les paroles de la chanson semblent être inspirées par le grand marché Dabanani qui tourne désormais à l’horloge de la cherté de la vie.

Dans son tube, celui qui se définit comme étant un rappeur engagé dresse le portrait d’une société en proie à des difficultés économiques, mais qui ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Tant ses difficultés sont liées au « faux » coup d’Etat et à son corollaire : l’élection d’IBK à la tête du pays. Une bourde que Mylmo assimile à un joueur qui marque dans son propre camp, contre lui-même. D’où son titre « Yabé 2012».  Rien ne semble étonner notre jeune artiste: «Je l’ai dit, les vieux ne sont pas la solution», rappelle-t-il.

Le grand marché de Bamako n’a rien perdu, ou presque, de son ambiance. Les rues toujours noires de monde. Les principales artères fourmillent de clients qui se frayent un chemin entre les boutiques, les étagères et les vendeurs à la sauvette... Les odeurs, les saveurs, les couleurs… par lesquelles l’on reconnait le marché Dabanani sont là, bien là. Mais ce spectacle habituel pour le commun des gens cache bien une réalité : rares sont les clients qui ressortent du marché après un achat. Ils sont impuissants face aux prix qui les obligent à rentrer bredouilles.

On le sait : pour faire bouillir la marmite, nombreuses sont les Bamakoises qui ont dit adieu aux bijoux, aux produits de beauté et aux soins du corps dont sont friandes les femmes.  Ibrahim Kéita, vendeur de produits de beauté au grand marché de Bamako se confie à un confrère en ces termes: « Je suis inquiet. Avant, les clientes se bousculaient dans ma boutique. Nous pouvions faire des commandes chaque mois en provenance de la Côte d’Ivoire et des Etats-Unis, mais présentement, les commandes ne se font qu’une seule fois en deux mois et ça s’achète rarement ».Vendeur de friperie au marché Dabanani, Badra Kourekama ne cache pas son amertume. Ancien aventurier de son Etat, il a quitté le Congo Brazzaville pour s’installer à son compte dans son pays.

« S’habiller est devenu un luxe pour la plupart des Maliens de nos jours. Ils boudent nos commerces. Et ce sont les vendeurs de ‘’youkou-youkou’’ qui en profitent », affirme-t-il. Je me demande souvent si j’ai bien fait de revenir au pays, nous confie-t-il.

Selon Mylmo, la pauvreté est certes généralisée. Mais, elle ne concerne pas tout le monde. « Dans un pays où les autorités s’accroupissent devant les leaders religieux, seuls les imams sont milliardaires », chante-t-il dans son tube. Et d’inviter les Maliens à ne pas commettre les mêmes erreurs en 2018. Il ne reste plus qu’a espérer que d’ici là le grand marché de Bamako ne devienne le petit marché de Bamako.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soumaïla Cissé dénonce les incantations stériles d’IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-cisse-denonce-les-incantations-steriles-dibk-1359722.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-cisse-denonce-les-incantations-steriles-dibk-1359722.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Soumaila-Cisse.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 13:17:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[S’adressant au chef de l’Etat, Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition a indiqué : « souffrez que l'opposition républicaine vous livre la vérité telle qu'elle est...Le pays vit dans une incertitude. » C’est à ce titre qu’il a dénoncé le manque d’ambition de la gouvernance actuelle et les incantations qui ne peuvent tenir lieu de réponses aux angoisses des populations. Soumaïla Cissé a toutefois précisé que les valeurs qui animent l’opposition sont enracinées dans son attachement indéfectible à la République, à la démocratie, à l’Etat de droit, à la justice et à l’égalité citoyenne.

Il a souligné : « A ce stade de mon propos, souffrez que je dise à nouveau qu’être dans l’opposition n’est pas synonyme de négationnisme, de vulgarité ou d’ennemi du pays. Le statut du chef de l’opposition politique doit être opérationnel : le retard risque d’être assimilé à une volonté de bâillonner tous ceux qui ne pensent pas comme la majorité. Comment voulez-vous qu'on respecte l'obligation de vous fournir un rapport annuel alors que nous ne disposons pas encore de nos instruments légaux de travail ? »

Il convient de se rappeler, a indiqué le chef de file de l‘opposition, que 2015 fut une année difficile pour notre peuple confronté à différentes formes d'insécurité, de précarité, de mauvaise gouvernance et surtout de déficit d'Etat.

Les épreuves endurées, a-t-il ajouté, ont contribué à éroder le pouvoir d’achat des populations et créé un malaise dans les régions encore victimes des méfaits de l’occupation dont les conséquences sont toujours présentes. Il a martelé que le pays vit dans une incertitude, que les Maliens ont la nette impression d’une action publique sans but, sans visibilité, d’un exercice du pouvoir qui tourne à vide… de l’absence de réformes et donc de direction. Il a ajouté que les Maliens s’interrogent sur le manque d’ambitions de la gouvernance actuelle car les incantations ne peuvent tenir lieu de réponses à leurs angoisses. Soumaïla Cissé a dénoncé les tares de la justice et de l’administration. Depuis vingt- sept mois, a-t-il soutenu, notre peuple attend toujours que l’Etat affirme son autorité et qu’il prenne ses responsabilités en matière de sécurité et de défense du territoire. L’opposition est convaincu que les populations veulent « un Etat au service du développement et de l’économie, qui soutient les initiatives des citoyens pour le développement, garantit la création de richesses par le secteur privé, souhaite une redistribution équitable des richesses et une solidarité agissante avec les plus démunies. Un Etat qui saura unir la Nation et la protéger. Un État qui crée l'espoir. »

L'opposition demeure attachée à une solution pacifique de la crise du Nord, à une solution par le dialogue. Elle a critiqué la gestion solitaire du gouvernement tout au long du processus d'Alger. C’est à ce titre que Soumaïla Cissé a soutenu : « nous avons souhaité que notre gouvernement garde le contrôle du processus de négociations afin d'aboutir à un accord équilibré préservant les intérêts fondamentaux de notre peuple et écartant les risques de partition du pays.

Nous aurions préféré un accord où le principe démocratique de la séparation des pouvoirs dans les régions est préservé. Toutefois, même imparfait, nous avons pris acte de l'Accord que nous considérons comme une étape de la longue quête de paix et de stabilité au Mali. C'est pourquoi, nous appelons à la tenue de concertations pour améliorer l'Accord et consolider les conditions de restauration de la paix et de la stabilité. L'opposition dans son ensemble, prône la paix, la justice et rejette toute forme de violence comme moyen d’expression, condamne fermement le terrorisme sous toutes ses formes, le trafic de drogues et toutes criminalités en bandes organisées dans notre pays. »  Le chef de file de l’opposition a attiré l’attention sur les risques d’enlisement du Comité de suivi de l'Accord d'Alger.  Ces nouveaux défis sécuritaires, a-t-il dit, obligent le président IBK à bâtir une armée forte, professionnelle et républicaine, capable de garantir de manière durable la sécurité et l’intégrité du territoire national. Nos soldats, a-t-il assuré, doivent être mis dans toutes les conditions. Selon lui, la mise en oeuvre scrupuleuse et transparente de la loi de programmation militaire votée à l'unanimité par l'Assemblée nationale est donc d'une ardente nécessité. Il est hautement souhaitable, a-t-il dit, que l'année qui commence soit l'année de la réforme consensuelle de nos institutions.

Pour Le chef de file de l’opposition, il nous faut mettre fin à la gabegie, aux détournements de ressources publiques, à l'abus de biens sociaux. Pour ce faire, l'exemple doit venir d'en haut. Sans bonne gouvernance, a-t-il soutenu, il n'est pas possible de construire un État viable. Il a aussi laissé entendre que sans bonne gouvernance, il n'est pas possible de lutter sérieusement contre le terrorisme, de relever les défis et d’écarter les dangers qui menacent notre pays.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire IBK : « je ne tolérerai aucune forme de terrorisme au sein du gouvernement  »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-je-ne-tolererai-aucune-forme-de-terrorisme-au-sein-du-gouvernement-1359702.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-je-ne-tolererai-aucune-forme-de-terrorisme-au-sein-du-gouvernement-1359702.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/IBK.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 13:11:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Tout de blanc vêtu, le menton droit et le visage barré par un large sourire…</strong>

Contrairement à la semaine dernière, le président de la République retrouve la joie de vivre, qui semble lui manquer depuis quelques semaines. Surtout, après le remaniement ministériel de vendredi dernier à l’issu duquel, il s’est débarrassé de certains ministres, dont deux  soupçonnés de vouloir organiser un putsch contre Van Morrison. C’est donc  un IBK détendu, que nous avons rencontré pour l’hebdomadaire interview imaginaire. Sans détour.

<strong>Mr le président, vous êtes détendu, souriant et d’un commerce plus qu’agréable aujourd’hui…</strong>

Il y a de quoi, Le Mollah ! Depuis quelques semaines, mon « kôrô » national, celui que tu appelles, affectueusement, « Van Morrison » fait l’objet d’un terrorisme qui ne dit pas son nom. Réputé comme l’un des cadres les plus intègres de ce pays, il voit, chaque jour, son honneur trainé dans la boue, par des « terroristes », dont le but inavoué est de prendre sa place.

Malgré mes mises en garde, ces « terroristes » ont continué à terroriser mon grand-frère. Et ce qui devrait arriver, arriva : je les ai virés du gouvernement ! Car, désormais, je ne tolèrerai aucune forme de terrorisme au sein du gouvernement. Ceux qui s’y essayeront s’en mordront les doigts.

Et comme ton « canard enchaîné » est le seul journal dans lequel je m’exprime, chaque semaine sans payer, je profite donc de ton micro pour mettre en garde les « petits n’imprudents ».

<strong>Paraît que les militants du RPM, vos militants donc, n’étaient pas contents du limogeage de Bocari Tréta</strong>

Je l’ai toujours dit et je te le répète : ce n’est ni le RPM, ni ses militants, qui m’ont fait président de la République ; mais l’ensemble du peuple malien. En clair, je ne dois mon poste actuel ni au RPM, ni à ses militants. Même si, je le reconnais, ils y ont participé.

<strong>L’URD, dans un communiqué, a indiqué que les espoirs suscités par ce remaniement ont été, une fois de plus, déçus</strong>

Je n’ai rien promis à personne !

Mr le président, vous aviez promis au cours de la campagne présidentielle qu’avec vous à Koulouba, Nul n’est et ne sera au-dessus de la loi ; que le nord de notre pays sera nettoyé des petits djihadistes ; que ce sera la fin de l’insécurité ; que la corruption sera vaincue ; que votre pouvoir ne sera pas un gâteau à partager…. Plus de deux ans après, ces promesses restent sans lendemain

Je n’ai jamais rien dit de tel. Si tu as des problèmes d’oreille, je connais un spécialiste qui pourra s’occuper de toi. Mais de grâce, ne me fais pas dire ce que je n’ai jamais dit, ce que je n’ai jamais promis. Je suis un « kankélintigui » moi !

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ils voulaient sa tête, Modibo Keita a eu leur peau !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/ils-voulaient-sa-tete-modibo-keita-a-eu-leur-peau-1359632.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/ils-voulaient-sa-tete-modibo-keita-a-eu-leur-peau-1359632.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/PM-Modibo-Keita-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 13:02:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Virés du gouvernement pour avoir tenté  d’éjecter le Premier ministre de son fauteuil pour, ensuite, prendre sa place, les désormais ex-ministre du Développement Rural et de l’Economie et des Finances  ont vu le sol se dérober, vendredi après-midi, sous leurs pieds. Sûrs de leur coup, ils ont remué ciel et terre, consenti d’énormes sacrifices, parfois en avion. Rien n’y fait. Le « Vieux » est resté droit dans ses babouches. Indéboulonnable. Du moins, pour quelques mois encore.

C’est un avertissement pour tous ceux qui seraient tentés d’emboîter le pas au Dr Bocari Tréta et à Mamadou Igor Diarra. Respectivement, ex-ministres  du Développement Rural et de l’Economie et des Finances, ces deux « intouchables » du gouvernement « Van Morrison » se croyaient tout permis.

Le premier, parce qu’il est le patron du parti au pouvoir et le récépissé du RPM serait domicilié à son nom. Et le second, parce qu’il bénéficierait de l’onction de l’honorable Karim Wade, pardon Karim Keïta, député RPM élu en commune II du district de Bamako et fils prodige du président de la « Rue publique ».

Chacun des deux se prenait pour un calife à la place de Modibo Keïta, pardon du calife. Plus grave, aucun sacrifice n’était de trop pour évincer le calife de son califat pour, ensuite, s’accaparer de  son trône à la Primature : œufs de lapin et d’éléphant écrasés aux carrefours de la capitale, lait de moustique versé dans le djoliba, des bœufs verts, jaunes et bleus dépecés vivants  avant d’être offerts en aumône aux « garibous » ……

Rien n’a été négligé pour renvoyer « Van Morrison » à sa longue et vieille chaise sur laquelle IBK était venu le chercher, en janvier 2015, pour lui confier la Primature. Pour l’un comme pour l’autre,  avec autant de sacrifices rares et chers, la cause est entendue. L’affaire « Modibo Keïta » est dans le sac. Erreur.

Ce que Igor Diarra et Dr Tréta ignoraient, c’est que chaque fois qu’ils sacrifiaient un bœuf bleu, jaune ou vert… IBK faisait, comme Jésus, des miracles : il rendait la vie à ces pauvres animaux. Même chose pour la centaine d’œufs de lapin et d’éléphant écrasés aux différents carrefours de notre belle et sale capitale ou le lait de moustique versé, par milliers de litres, dans le fleuve Niger. «  Maninka Bourama » a, non seulement, reconstitué les morceaux d’œufs, avant de les mettre à l’abri ; mais aussi, sauver le Niger en récupérant le lait de lapin et de moustique. Sans qu’Igor et Tréta le sachent.

Résultat : vendredi dernier, les deux « intouchables » du gouvernement ont été touchés très mal. Ils ne sont tous morts, mais tous deux ont été frappés, comme dirait « Victor Idiot » dans « Les animaux malades de la Peste ».

<strong>Remaniement ou « remangement » ministériel ? </strong>

Déjà, en début d’après-midi, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de cannelle dans la ville. Et comme d’habitude, chacun y va de son commentaire.

Pour les uns, ce n’est pas un remaniement ministériel ; mais plutôt un « remangement » ministériel ; tandis que les autres, eux, donnent raison à IBK de s’être débarrassés des deux ministres, soupçonnés, à tort ou à raison,  d’être derrière la cabale, orchestrée  contre le « Vieux »  pour l’évincer de la Primature. Ce qu’ils ignoraient, ou feignent d’ignorer, c’est que Modibo Keïta est « un albinos noir » : qui s’y frotte, s’y pique ! Eux voulaient sa tête, lui a eu leur peau.

Le limogeage avec fracas de ces deux ministres a, au moins, un avantage pour IBK : préparer Mahamane Baby, actuel ministre de l’Emploi, de la Formation Professionnelle  et de la Citoyenneté, à assumer la charge de Premier ministre en juin prochain. Du moins, si nos informations sont exactes.

<strong>Oumar Babi   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’association jeunesse djawabé de Mopti (AJDRM) : Promouvoir la culture djawabé, booster l’économie nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lassociation-jeunesse-djawabe-de-mopti-ajdrm-promouvoir-la-culture-djawabe-booster-leconomie-nationale-1359812.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/lassociation-jeunesse-djawabe-de-mopti-ajdrm-promouvoir-la-culture-djawabe-booster-leconomie-nationale-1359812.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Mamadou-Yaranagoré.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 06:19:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Réunir les jeunes djawabé de Mopti autour d’un idéal commun, promouvoir la culture djawabé et des activités génératrices de revenus…</strong>

Tels sont, entre autres, les objectifs de l’Association de la Jeunesse Djawabé de la Région de Mopti (AJDRM). Lanceé, le 06 août 2015 à l’issue de l’Assemblée générale constitutive tenue à Kalaban-Coura ACI, l’AJDRM rassemble les jeunes djawabé originaires  de la Venise malienne, ceux qui opèrent au Mali, comme qui vivent de par le monde.

Présidé par Mamadou Yaranagoré, son bureau est composé de cinq memebres. Le poste de secrétaire général est occupé par Abou Kola Bocoum ; tandis que celui du trésorier général est confié à Ali karagnara.

Autres objectifs  et non des moindres de l’AJDRM : le renforcement de l’inclusion et la participation citoyenne des couches vulnérables au processus politique ; mais surtout, aux prises de décision. En d’autres termes, l’Association Jeunesse Djawabé de la Région de Mopti inscrit son action dans une démarche citoyenne, allant de la promotion de l’auto-emploi à la formation politique de nos concitoyens, en vue de leur implication effective dans le développement de notre pays.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soumaïla Cissé, chef de  file de l’opposition : « On ne peut pas m’acheter avec 500 millions F cfa »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-cisse-chef-de-file-de-lopposition-on-ne-peut-pas-macheter-avec-500-millions-f-cfa-1343502.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-cisse-chef-de-file-de-lopposition-on-ne-peut-pas-macheter-avec-500-millions-f-cfa-1343502.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Soumaila-Cisse.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Jan 2016 15:23:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A l’occasion de la nouvelle année, l’Union pour la République et la Démocratie (URD) était face à la presse pour lui présenter ses vœux. C’est le lieu choisi par le président de l’URD, non moins chef de file de l’opposition, de se prononcer sur certaines questions. C’était samedi dernier à la Maison  de la Presse.

« Une presse sécurisée et bien outillée » tel est le vœu de l’URD à la presse car une presse bien outillée et bien sécurisée est égale à une nation bien informée. 2015, indique Soumaïla Cissé, a été une année noire pour la presse mondiale avec 110 journalistes tués ou décédés de mort suspecte, selon Reporter sans Frontière.

Le président de l’URD a appelé les autorités maliennes à doter la presse de moyens adéquats pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes.

En 2015, Reporter sans Frontière classe le Mali 118e sur 180 pays en matière de liberté de presse. «Cela n’est pas digne de notre Mali, surtout quand on sait qu’il y a six ans seulement, affirme Soumaïla Cissé, nous étions 26e sur 173 pays classés. Cela doit changer mais l’instruction budgétaire de l’aide à la presse de 190 millions Fcfa dont 90 millions Fcfa logés à la présidence de la République me laisse perplexe quand à la sincérité et la transparence dans l’utilisation de cette aide », dit-il.

Le budget 2016 attribue également 500 millions Fcfa au chef de file de l’opposition. A la question de savoir si cette somme va servir à acheter son silence, Soumaïla Cissé répond : « Le Premier ministre a un fonds de souveraineté de 75 millions Fcfa par mois, le président de l’Assemblée Nationale 30 millions Fcfa, par décence je tairais le montant alloué au président de la République. On ne peut pas m’acheter avec 500 millions Fcfa. Même si je ne suis pas cher », goguenarde-t-il.

J’ai été ministre des Finances pendant sept ans, je connais les montants de l’époque, je connais les montants d’aujourd’hui. Ils ne font qu’augmenter, poursuit l’ex-président de la commission de l’UEMOA. Je ne crois pas qu’en octroyant cet argent au chef de file de l’opposition, le gouvernement ait une volonté de faire taire l’opposition. Il s’agit tout simplement de donner les moyens à l’opposition de bien mener sa mission d’opposition républicaine. On ne va pas à pied à Gao, Kidal, conclut, Soumaïla Cissé.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le premier ministre propose sa démission, IBK le supplie de rester à la tête du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/le-premier-ministre-propose-sa-demission-ibk-le-supplie-de-rester-a-la-tete-du-gouvernement-1343332.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/le-premier-ministre-propose-sa-demission-ibk-le-supplie-de-rester-a-la-tete-du-gouvernement-1343332.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/IBK-Modibo-KEITA.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Jan 2016 14:24:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le chef du gouvernement aurait, selon une source proche de la Primature,  demandé au président de la République de le laisser partir pour qu’il puisse profiter davantage de sa retraite ; mais ce dernier l’aurait  supplié, les larmes aux yeux,  de rester  à la tête du gouvernement pour quelques mois encore.

Suite au battage médiatique, suscité par les logements sociaux dont  ses enfants auraient, dit-on, bénéficié, Modibo Keïta avait présenté sa démission, au président de la République, en ces termes : « Ce n’est pas ma première fois de devenir Premier ministre dans ce pays, que j’ai servi, avec loyauté, toute ma vie. Mais c’est la première fois, que mon honneur a été traîné dans la boue par des personnes, dont le seul souci est d’occuper mon poste », aurait-il dit à IBK. C’était il y a, environ, un mois au cours de leur tête-à tête. Du moins, si l’on en croit une source bien informée.

Et le Premier ministre d’ajouter, toujours selon notre source : « C’est pour mettre fin à cette cabale, qui n’honore ni le gouvernement, ni notre pays, que Mr le président, je vous demande d’accepter ma démission ».

Du coup, IBK observe quelques secondes de silence. Avant de le répondre : « Grand frère, comment veux-tu m’abandonner, surtout en ce moment précis où tout est urgent ? Comment ? Que vais-je devenir ? Non, grand-frère, je ne peux accepter ta démission. Tu vas m’accompagner durant quelques mois encore, le temps de trouver quelqu’un qui pourrait, valablement, te remplacer ».

Décidé à rendre le tablier, Modibo Keïta reformule sa demande d’un ton déterminé : « Alors je te propose  la démission de mon gouvernement, quitte à me reconduire après pour la formation du nouveau gouvernement ».

Flairant le piège – car IBK savait qu’il n’acceptera jamais de revenir à la tête d’un autre gouvernement – le président de la République balaie cette proposition du revers de la main : « Pas question ! Tu restes à la tête du gouvernement jusqu’à la date convenue entre nous », lui répond-il, les larmes aux yeux.

A en croire notre source, Modibo Keïta n’y a vu aucune objection. Du moins, pour l’instant.

Nommé plusieurs fois ministres et trois premier ministre, Modibo Keïta avait apposé un « non catégorique » à IBK, lorsque ce dernier lui avait demandé d’être son représentant personnel aux pourparlers d’Alger. Parce que, disait-il, il ne tient pas  à  voir sa réputation de « cadre intègre et rigoureux » entachée par les politicards. Dont le souci premier est d’occuper les postes juteux, aux fins de s’en mettre plein les poches. Pour qu’il accepte de représenter IBK, aux négociations d’Alger, il a fallu faire le général Moussa Traoré, l’homme à qui, dit-on, il ne peut rien refuser.

Après le limogeage de Moussa Mara, second Premier ministre d’IBK en l’espace de deux ans, Modibo Keïta a, de nouveau, été approché par IBK pour lui succéder à la Primature. Refus catégorique de Modibo Keïta, qui tient à sa réputation. Comme à la prunelle de ses yeux.

Pour le contraindre à accepter, IBK sollicite une seconde fois l’aide du général Moussa Traoré. Qui trouve les mots justes pour l’en convaincre.

Dans une interview exclusive accordée à notre confrère « Jeune Afrique », IBK est revenu sur le départ, maintes fois annoncé, de son Premier ministre, le troisième en l’espace de deux ans : « C’est faux ! Modibo Keïta est un homme estimable à tous égards, que le peuple malien et tous nos partenaires apprécient. Il n’était pas demandeur, il est venu et il restera », a-t-il précisé.

Et de conclure : « Ce genre de rumeur émane de gens qui souhaitent sans doute prendre sa place. C’est une cabale. Ils perdent leur temps ».

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : préparer l’émergence</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mali-preparer-lemergence-1343742.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/mali-preparer-lemergence-1343742.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Candidat-election-2013.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Jan 2016 14:15:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Faire du Mali un pays émergent au cours des prochaines années, c’est la promesse faite par la plupart des candidats à l’élection présidentielle de 2013 face à la situation qui prévalait alors. Le Président actuel avait particulièrement marqué les esprits sur le thème de l’émergence par la restauration de l’autorité de l’Etat et la lutte contre la corruption.

Un quart de siècle après la révolution de mars 1991, la quête de justice, de transparence et de démocratie n’avait jamais été aussi forte qu’à la fin du mandat d’ATT en 2012. A présent, comment réhabiliter la démocratie et promouvoir la transparence dans la conduite des affaires publiques, le tout sur le socle d’une justice performante et crédible ?

<strong>Réhabiliter la démocratie et recréer : la confiance dans le système judiciaire </strong>

La révolution de mars 1991 a apporté des bouleversements importants au sein de la société malienne. Elle a contribué à produire un citoyen très vindicatif lorsqu’il s’agit de ses droits mais beaucoup moins prêt à faire face à ses obligations civiques. Lancée pour réclamer la liberté et la transparence, elle a plutôt ouvert la voie au laisser-aller et à l’anarchie. En outre, la corruption n’a jamais autant prospéré qu’au cours des vingt dernières années. Conformément à un schéma politique qui semblait bien établi, le prince pouvait se jouer de tous, partenaires comme adversaires pour faire la passe à qui il veut en fin de mandat. Du pouvoir, le peuple n’aura connu que les effets pervers car, qu’est-ce que la démocratie sans la liberté de choisir par le vote? Il a fallu que la soldatesque rue sans ménagement sur les hauteurs de Koulouba en mars 2012 pour gripper la machine infernale, transformant du coup la dernière tentative en une passe à l’adversaire, au grand dam des héritiers putatifs à qui il ne restait que leurs yeux pour pleurer et le cœur pour détester !

Dans le pays, la justice continue d’être rendue au nom du peuple mais les Maliens ont le sentiment qu’elle répond de moins en moins à leur idéal et au principe constitutionnel de l’égalité des citoyens devant la loi. La plupart des litiges fonciers qui ont débouché sur des tragédies humaines insupportables ont été portés par des décisions de justice contestées. L’injustice étant la source de tous les désordres et, par là-même le premier ennemi du pouvoir, il devient urgent de réagir en prenant le taureau par les cornes. Dans les grandes démocraties, l’institution judiciaire est crainte et respectée grâce à son professionnalisme et l’application stricte de la loi. Or, toutes les enquêtes indiquent très clairement que les décisions de justice controversées sont en passe de devenir la principale cause de l’instabilité sociale, tant dans les villes que dans les campagnes. Dans le même temps, malgré l’ampleur des crimes économiques depuis deux décennies, aucun dossier de corruption digne de ce nom ne figure au tableau de chasse des magistrats. La méfiance et l’inquiétude grandissent donc au point de créer une ambiance d’insécurité judiciaire pour tous. Le citoyen ne pouvant faire confiance à la justice du pays, le risque est grand de le voir recourir à des méthodes d’auto-défense, difficilement acceptables dans une république.

<strong>Promouvoir la transparence et : les bonnes pratiques de gestion </strong>

La gouvernance d’Etat issue de la révolution de mars 1991 a d’abord emprunté des allures d’ouverture et de transparence avant de se révéler en fin de compte hautement partisane. La politique politicienne a rapidement pris le dessus sur tout le reste, ouvrant la voie à l’impunité et à la bérézina. Les nominations de complaisance à différents postes de responsabilité, les trafics sur les diplômes scolaires et universitaires, les recrutements guidés au sein des forces de défense et de sécurité, le népotisme et le clientélisme ont fini par transformer le pays en une véritable camarilla incapable de faire face aux obligations sécuritaires de l’Etat qui a failli sombrer en 2012. Ainsi, après avoir été un phénomène quasiment inconnu sous Modibo Kéita, un épiphénomène sous le régime militaire et celui de l’UDPM, la corruption est devenue la première industrie pilotée par des politiques et des administratifs, un moyen de s’affirmer grâce au pillage systématique des ressources publiques dans l’indifférence générale. Bien malin qui peut dire dans quelles conditions de transparence  et de sécurité sont signés, exécutés et payés depuis vingt ans les contrats de concessions minières ou de passation des marchés publics. La multiplication des structures de contrôle a davantage servi à brouiller les pistes car de puissants réseaux se sont constitués pour sanctuariser les  détournements massifs et importants. Tout le monde n’est certainement pas coupable mais, toujours est-il que les prédateurs sont parvenus à prendre une avance considérable.

Dans le meilleur des cas, les dossiers de détournements sont utilisés comme de simples moyens de pression contre des opposants politiques en vue d’obtenir leur silence ou leur coopération. Certains juges qui ont vite pris la mesure de la farce politicienne et qui ne voulaient pas être les dindons de cette farce, ont choisi « d’entrer dans le contexte ». En un mot comme en cent, Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré n’ont pas exercé un leadership suffisamment fort pour maintenir le cœur et l’âme de l’Etat malien en dehors des manipulations politiciennes et de la corruption. A moins que tout simplement comme d’aucuns le pensent, cela n’ait été un moyen d’assurer un contrôle absolu sur les rouages du pouvoir. Dans les deux cas, leur responsabilité est entière. C’est la raison pour laquelle IBK dont le choix par les Maliens ne doit rien au hasard, en plus d’avoir obtenu l’accord de paix, reste particulièrement attendu sur la restauration d’une gouvernance vertueuse. A cette fin, il aura nécessairement besoin de la coopération des juges qu’il devra placer devant leur responsabilité historique. La bonne moralisation ne pouvant partir que de l’intérieur, il faudra obtenir des autorités judiciaires compétentes l’engagement ferme de veiller scrupuleusement à la qualité professionnelle et morale de chaque décision de justice, même au prix d’une réforme du système.

L’émergence se prépare par la réhabilitation de la démocratie et la transparence dans la gestion du pays. Les étapes importantes sont la moralisation de la vie politique à travers une charte plus exigeante des partis, le renforcement du contrôle citoyen et l’action salvatrice d’une justice indépendante et crédible. La volonté du Président de la république clairement affirmée sur la question est largement partagée.

Les moyens humains et techniques existent. Reste à les mettre en œuvre dans de bonnes dispositions pour faire de l’émergence une réalité tangible.

<strong>Mahamadou Camara</strong>

Email : mcc1mcc@yahoo.fr   / <a href="mailto:camara_m2006@yahoo.fr">camara_m2006@yahoo.fr</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Goundam : Le mort de trop !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/goundam-le-mort-de-trop-1343392.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/goundam-le-mort-de-trop-1343392.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Goundam.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Jan 2016 13:54:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au moment où, partout au Mali, les Maliens s’échangent de bons vœux au seuil du nouvel an,  les populations de Goundam, elles, enterrent leur mort. Le mort de trop qui, visiblement, ne semble émouvoir ni le président de la République, ni le gouvernement.

Située à 90 km de Tombouctou, la ville de Goundam vient d’enregistrer ses premières victimes de l’année 2016. En effet, le 04 janvier dernier, un véhicule de transport a été attaqué par des hommes armés, circulant à bord d’un véhicule 4x4.

Quittant Goundam pour M’Bouna, localité située à une soixantaine de kilomètres de là, avec à son bord des foirins, le véhicule a été stoppé dans sa course, par des hommes armés sortis de nulle part. C’était entre Bougoumeïra et Hangabéra.

Tous les passagers ont été fouillés, avant d’être dépossédés de leurs biens. Selon nos informations, un marabout qui aurait refusé de se faire dépouiller a été victime d’une balle, tirée à bout portant. Deux autres passagers, qui avait tenté de « résister » ont été blessés.

Ville-martyr, Goundam semble être abandonnée par les autorités maliennes. Pas un seul jour, sans qu’un véhicule ou  la population ne soit victime des narcotrafiquants et  djihadistes de tous poils. Qui ont transformé la ville et ses environs en terrain de jeu.

Exactions, expéditions punitives, vols de bétails, viols de femmes et de jeunes filles, enlèvements de véhicules…… Tel est le quotidien des populations. Pire, sans que les autorités centrales daignent lever le petit doigt.

L’attaque du 04 janvier dernier, qui a enregistré un mort et deux blessés, traduit l’incapacité du gouvernement à assurer la sécurité des populations et de leurs biens. Plus grave, elle n’a fait l’objet d’aucun communiqué de la part du gouvernement. Qui n’a pas daigné manifester sa solidarité avec les populations.

Face à l’insécurité au nord de notre pays,  surtout dans le cercle  de Goundam, les autorités maliennes semblent  s’être endormies, après la signature, le 20 juin 2015, de l’accord de paix et réconciliation nationale avec les groupes armés.

Réveillez-vous ! Comme diraient les Témoins de Jéhovah. Car  dormir,  c’est dormir un peu ; c’est mourir tout court.

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un réaménagement technique  du gouvernement d’ici le 15 janvier ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/un-reamenagement-technique-du-gouvernement-dici-le-15-janvier-1343372.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/un-reamenagement-technique-du-gouvernement-dici-le-15-janvier-1343372.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Modibo-Keita.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Jan 2016 13:46:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Généralement bien informées, nos sources sont formelles : un réaménagement technique du gouvernement Modibo Keïta est prévu d’ici le 15 janvier prochain.</strong>

A l’issue du tête-à-tête, entre le président de la République et le Chef du gouvernement au cours duquel le second aurait proposé sa démission au second, il a été décidé de procéder à un réaménagement technique de l’attelage gouvernemental. Selon nos sources, le Premier ministre aurait proposé, à IBK, de se débarrasser de certains ministres, considérés comme les maillons faibles du gouvernement. Il s’agit, entre autres, de Me Mamadou Gaoussou Diarra, ministre des Investissements ; Dr Boubou Cissé, ministre des Mines ; Dr Bocari Tréta, ministre du Développement Rural ….

Cette proposition avait été rejetée par le Chef de l’Etat. Depuis, ajoutent nos sources, les relations entre IBK et Modibo Keïta semblent être tendues.

En décidant de renouveler sa  confiance à son Premier ministre, IBK semble accepter, du même coup, sa proposition.

Annoncé d’abord pour le week-end dernier, le réaménagement de l’attelage gouvernemental devrait avoir lieu d’ici le 15 janvier prochain.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « le mali entrera  dans le club très ferme des pays émergents en 2018 »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-le-mali-entrera-dans-le-club-tres-ferme-des-pays-emergents-en-2018-1343412.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-le-mali-entrera-dans-le-club-tres-ferme-des-pays-emergents-en-2018-1343412.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/IBK-Tominian.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Jan 2016 13:40:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Rappelez-vous : lors de la soirée sur le cousinage à plaisanterie, IBK avait juré, quand ATT lui remettait la calebasse de haricot en guise de cadeau, que le « chow » (entendez le haricot) n’est pas la chose la mieux partagée par les Maninka. C’était au centre International de Conférence de Bamako, devant un parterre d’invités illustres, au rang desquels des ambassadeurs, des présidents d’institutions, de ministres….

Mais quelle ne fût notre surprise, le week-end dernier, en franchissant la porte de son salon ? Assis devant une grande tasse en inox pleine de haricot, garnie au poulet, le Chef de l’Etat savourait son plat favori en chantonnant.  En nous voyant entrer, il se relève. Brusquement. Et d’un geste nerveux, il s’essuie la bouche avec un mouchoir de couleur bleu. Avant d’ordonner à un domestique : « Hé toi là, débarrasse-moi de cette chose-là ! Vous me prenez pour qui ? ATT ? ».  En nous voyant nous tordre de rire, il ajoute, d’un air menaçant : « Tu ris de quoi ? Va écrire du n’importe quoi dans ton journal, et ce sera la dernière fois tu mettras les pieds ici ». C’est ainsi qu’il nous invite à le suivre  dans le jardin pour l’interview « hebdromadaire » et imaginaire. Ou presque.

Mr le président, six mois après la signature de l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger est toujours au point « maure ».

&nbsp;

Qui a dit ça ? Ce n’est pas vrai ! Les sites de cantonnement ont été identifiés et le comité de suivi des accords poursuit ses travaux. Sans compter la mise en place du bureau de la commission, vérité, justice et réconciliation.

&nbsp;

Mais, Mr le président, tout cela n’a eu aucun impact sur le quotidien des populations. Chaque jour, les populations civiles sont victimes d’exactions, d’expéditions punitives, de vols, de viols….  S’y ajoutent la pauvreté, la misère de plus en plus endémique

&nbsp;

Encore les accusations de mes opposants ! Tous les Maliens sont unanimes que durant ces deux ans, que je viens de passer au pouvoir, leurs conditions de vie se sont améliorées, mieux que par le passé. Les travailleurs, ceux du public comme ceux du privé, sont heureux. Il n’y a plus de grève, plus de revendications… Tout se passe donc bien, comme dans le meilleur des mondes.

Et toi, tu me parles comme si tu étais un opposant politique. J’ai l’impression d’avoir un Soumaïla Cissé ou un Tiébilé Dramé en face de moi.

&nbsp;

Mr le président, savez-vous que sept Maliens sur dix peinent à se procurer trois repas par jour ?

&nbsp;

Ce n’est pas ce que les services de renseignements me rapportent ; ce n’est pas ce que mes ministres me rapportent. Les Maliens sont parmi les populations les plus heureuses d’Afrique, n’en déplaise à mes opposants qui ne ratent aucune occasion pour me vilipender.

Après les résultats que j’ai engrangés durant ces deux dernières années, désormais je mets le cap sur l’émergence du Mali. Qui doit intervenir, si mes calculs sont justes, en 2018.

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong>par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Il était une fois, Norbert Zongo, mon mentor</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/il-etait-une-fois-norbert-zongo-mon-mentor-1343552.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/il-etait-une-fois-norbert-zongo-mon-mentor-1343552.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Norbert-zongo.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Jan 2016 13:39:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Par ses articles percutants et trempés au vitriol, il troublait le sommeil de l’oligarchie burkinabé. Faute d’avoir pu acheter son silence à coup de millions CFA, on a peut –être résolu de le réduire au silence. Pour de bon. Mais dix-sept ans après, le fantôme de Norbert continue de hanter le sommeil de ses bourreaux.

« Je sais que tôt ou tard, ils m’élimineront. Mais en attendant, j’exerce mon métier de journaliste », me disait –il ce 12 mai 1997, veille de mon retour définitif dans mon pays, le Mali. Et d’ajouter, en brisant une larme sur sa joue droite : « J’espère que d’ici là, on se reverra ».

Hélas, on ne se reverra plus. Plus jamais. Plus connu sous le nom de plume de Henri Sebgo, Norbert Zongo est décédé, lundi 13 décembre 1998, en début d’après –midi, suite à un « accident de la circulation » à Sapuy, localité située à 100 Km au sud de Ouagadougou. Accident provoqué ou simple coup du destin ? Une certitude, cependant : la carrosserie du véhicule, à bord duquel il se trouvait avec trois autres compagnons, n’avait pas une bosse. Pire, l’une des portières comportait des trous béants. Sont-ils dus à des grenades ? Ou à des balles ?

Les étudiants burkinabé, eux, croient volontiers à un assassinat, froidement, exécuté. Ils étaient plus de 10.000 à protester dans les rues de Ouagadougou, incendiant deux véhicules, ainsi que le siège de la Convention pour la Démocratie et le Progrès (CDP), le parti au pouvoir.

<strong>Tentatives de corruption, menaces de mort…..</strong>

Ce journaliste à la probité morale et intellectuelle reconnues a su porter, au bout de sa plume incisive, le martyr de son peuple. Cela à un moment où, ses confrères de la presse publique et privée, s’échinaient à la périlleuse moisson des glorioles. Et à la dangereuse chasse aux honneurs. « Lorsque par peur nous cautionnons le mensonge et l’injustice, lorsque par intérêt nous collaborons et profitons des hommes que notre histoire inculpera (si ce n’est déjà fait) de crimes contre la nation, nous nous exposons à ce cancer, un cancer des plus incurables », écrivait –il dans son éditorial du 20 septembre 1994, intitulé « Le cancer ».

Ni les menaces de mort qu’il recevait, quotidiennement, ni les valisettes bourrées d’argent, n’ont réussi à le faire taire. Une anecdote : en se rendant, un jour, à la banque où est domicilié le compte bancaire de « l’Indépendant », l’hebdo du mardi dont il était le directeur de publication, Norbert eut la surprise de découvrir plus de 40 millions CFA dans son compte. Or, ce dernier devrait contenir, à peine, 150.000 CFA. Surpris, Norbert exige des explications. Le patron de la banque lui fait savoir que l’ordre lui a été donné de virer cette somme dans son compte. Il n’en dit pas plus. La réaction de Norbert ne s’est pas fait attendre : « débarrassez –moi de cet argent et dites  à vos commanditaires que je ne suis pas à vendre ! ».

Autre anecdote : une nuit de 1994, des hommes en uniforme se rendent à son domicile. Avec, sous le bras, une mallette contenant, cette fois –ci, 50 millions CFA. Après les avoir écouté, religieusement, Norbert les congédie avec leur précieuse marchandise.

Pour le faire plier, le pouvoir burkinabé d’alors  recourt à une autre arme, fatale à ses yeux : proférer des  menaces de mort contre la mère de Norbert. Celle –ci reçoit, une nuit, dans la ville de Koudougou, située à une soixantaine de Kilomètres de Ouagadougou, la visite d’un détachement de la fameuse Garde présidentielle, armé jusqu’aux molaires.

Objectif : faire pression sur elle, afin qu’elle persuade son fils  à  renoncer à ses critiques acerbes contre le pouvoir. En vain. Norbert est resté inflexible. Tirant à 8000 exemplaires, l’hebdo du mardi est devenu, en l’espace de trois mois, la « bible » du peuple burkinabé. Et ce, en dépit des saisies intempestives du journal. Mais surtout, des menaces de toutes sortes, dont son imprimeur faisait l’objet. Ses enquêtes et ses analyses, ne laissaient guère indifférent, frappées,  qu’elles étaient,  au coin du bon sens.

<strong>Envoyé en prison par Eyadema –père et sa bourse supprimée.</strong>

Humble, de commerce agréable, Norbert faisait ses investigations avec sa vieille moto (une P50) jaune. Qui ne répondait à son coup de pédale que quand elle veut. Il est plus porté sur les tenues traditionnelles, que sur les costumes –cravates, dont raffolent ses confrères. Une simplicité qui lui a valu l’admiration de tous, y compris celle de ses ennemis. Norbert tire sa force morale de son parcours professionnel. Né en 1949 à Koudougou, dans la province du Boulkiemdé, il entre dans la vie active comme instituteur. Après cinq ans passés dans l’enseignement, Norbert passe son bac comme candidat libre. Avant de réussir le concours d’entrée à l’Ecole des Attachés de Presse de Lomé. Alors étudiant, il publie un article corsé sur la gestion personnelle du pouvoir par « Papa Eyadema ». Conséquence : Norbert est renvoyé de cette école.  Et sa bourse, supprimée. Plus grave, il séjourne durant un an en prison. Avant d’être rapatrié dans son pays.  C’est grâce à Ahmadou Kourouma, l’auteur du « Soleil des indépendances », qu’il réintègre l’Ecole Supérieure de Journalisme de Yaoundé. Il en sortira en 1980. De retour en Haute –Volta (actuel Burkina Faso), Norbert est affecté à Sidwaya, le quotidien national.

Mais très vite, il s’attire les foudres du Colonel Saye Zerbo, le président de la Haute –Volta d’alors. Il lui est interdit d’écrire, quand ses articles ne sont pas gelés par son rédacteur en chef aux ordres. De guerre lasse, il est affecté dans la province de la Bougouriba comme correspondant de l’Agence d’Information du Burkina (AIB).  Face à son refus de rejoindre son poste, Norbert est congédié. Commence, dès lors pour lui, une longue période d’errance dans la presse privée.

Frustré par la conduite du directeur de publication du journal « La clé » (ce dernier aurait reçu 30 millions CFA pour le renvoyer du journal) où il travaillait, il se convertit en agriculteur. Sur les hauteurs de Sapuy, il aménage une ferme touristique. Mais coup de théâtre : en 1994, il revient à ses anciennes amours, en lançant « L’Indépendant ».  Le premier numéro du journal a été imprimé à crédit. Et mis sur le marché, la veille de son départ pour le Danemark où, il avait été invité pour animer une conférence sur la « démocratie en Afrique ».

Parallèlement à son journal, Norbert s’occupait, aussi, de sa  ferme touristique à  Sapuy. C’est sur le chemin de retour, dimanche 13 décembre 1998, en début d’après- midi,  que son chemin croise celui de ses bourreaux aux ordres, dit-on, de François Compaoré, frère cadet de Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par une insurrection populaire. A l’époque, Norbert enquêtait sur la mort du chauffeur de François Compaoré, torturé à mort par la tristement célèbre Garde présidentielle.

Extrait du véhicule, son corps calciné a été enterré à la hâte. Avant de bénéficier de funérailles grandioses au cimetière de Dagnoin où, repose le corps d’un autre héros burkinabé, non moins célèbre : le capitaine Thomas Sankara.

Pour les avocats de la famille Zongo, plus rien ne s’oppose désormais à l’ouverture de son dossier. Nommé ministre de la Culture et du Tourisme du gouvernement de transition dirigé par Michel Kafando, Adama Sagnon, procureur en charge du dossier Zongo,  a été contraint à la démission par la société civile. Qui l’accuse d’avoir « enterré » l’affaire Zongo.

Pour nous, « apprentis journalistes », venus de différents pays d’Afrique de l’Ouest pour fourbir nos armes dans le journalisme à Ouagadougou, Norbert Zongo n’est pas, seulement, un bon journaliste. Il est l’un des meilleurs journalistes africains, le meilleur d’entre les meilleurs, le meilleur des meilleurs. Tant par sa rigueur dans le traitement de l’information, que par son intégrité morale et intellectuelle.   Son enseignement, ses conseils et, parfois,  ses « coups de gueule » ont été déterminants dans notre formation au pays des « Hommes intègres ».

<strong>Dors en paix « Naba » (chef) !</strong>

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recettes douanières 2015 : Sur une prévision de 450 milliards CFA,  la direction générale a réalisé 478 milliards CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-2015-sur-une-prevision-de-450-milliards-cfa-la-direction-generale-a-realise-478-milliards-cfa-1343452.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-2015-sur-une-prevision-de-450-milliards-cfa-la-direction-generale-a-realise-478-milliards-cfa-1343452.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Modibo-Kane-Keita.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Jan 2016 13:23:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En dépit du contexte difficile, marqué d’une part par la crise financière internationale et, d’autre part, par la morosité économique, la direction générale de la douane a dépassé les objectifs de recettes, à elle assignée, par le gouvernement. Avec, à la clé, un excédent inédit de 28 milliards CFA.

En fixant, début 2015, les objectifs de recettes à 450 milliards CFA, contre 341 seulement en 2014, - soit une hausse de 109 milliards CFA -, le gouvernement avait placé la barre très haut, tellement haut que tout le monde, ou presque, doutait de la capacité de  l’équipe Modibo Kane Keïta  à relever ce défi.

Douze mois après, ces objectifs de recettes ont, non seulement, atteints ; mais surtout, dépassés. En effet, la direction générale de la douane a réalisé, au titre de l’année qui vient de s’écouler, une recette inédite de  478 milliards CFA. Soit un excédent de 28 milliards CFA.

Comparées aux recettes de 2014, celles de 2015 ont augmenté de 135 milliards CFA. Pour les autorités maliennes et les partenaires techniques et financiers, cette performance est historique. En  dépit du contexte économique peu favorable.

<strong>Les raisons de cette performance</strong>

Considérée comme une première dans l’histoire de la douane malienne, cette performance s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, le management des ressources humaines.

Réputé fin technicien de la douane, l’inspecteur général Modibo Kane Keïta, directeur général de la douane, aura réussi son tour de magie,  en mettant à la tête de chaque bureau des   douanes, des hommes et des femmes à la compétence avérée. Auparavant, il aura nommé le colonel Nouhoun Sadia Camara, connu pour sa rigueur,  au poste de directeur général-adjoint. Un tandem de choc, en somme, qui vient de réussir ce qui semblait  relever de l’impossible : atteindre   les objectifs de recettes. Surtout, dans un contexte économique jugé  peu favorable.

Ensuite, vient la rigueur, dont les cadres et agents ont fait preuve au cours de l’année écoulée. « Nous avons tous mouillé le maillot, afin de prouver à nos autorités qu’à cœur vaillant, rien d’impossible ! », nous confie un officier, qui a requis l’anonymat. Pour la première fois, dit-on à la douane, l’homme qu’il faut a été mis à la place qu’il faut.

<strong>Les enquêtes douanières et leur fameux  «  couloir de la mort »</strong>

Avec à sa tête le colonel Mamadou Saro, le bureau des enquêtes douanières aura été décisif dans l’atteinte des objectifs de recettes. Il forme,  avec le colonel Mamadou Lamine Diarra et le commandant Amadou Traoré, ce que les transitaires appellent le « trio infernal ».

« Avec ces deux-là, pas  question d’arrangement. On a comme l’impression qu’ils ont du plaisir à pousser leurs contrôles jusqu’à l’extrême. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on appelle leur couloir, le couloir de la mort », indique un  transitaire. Et un autre d’ajouter, le sourire aux lèvres : « C’est vrai que ça nous énerve souvent ; mais je reconnais qu’ils font bien leur boulot ».

La réputation du «  couloir de la mort » est, désormais, faite : le transitaire  y entre avec le sourire, il  en ressort avec une mine d’enterrement. Du moins, s’il veut tromper la vigilance des services de douane.

<strong>Le Bureau des Produits Pétroliers a réalisé 189 milliards CFA sur une prévision de 151 milliards CFA</strong>

Piloté par le commandant Mamadou Traoré, le Bureau des Produits Pétroliers a dépassé ses prévisions de recettes depuis octobre 2015 : 151 milliards CFA. Au titre de l’année écoulée, le commandant Mamadou Traoré et ses hommes ont enregistré une recette globale de 189 milliards CFA. Soit un excédent de 38 milliards CFA.

Les recettes réalisées par ce bureau, en 2014, sous le commandant Oumar Tangara se chiffraient à 88 milliards CFA, contre 189 milliards CFA en 2015. Ainsi, le Bureau du Pétrole, comme on l’appelle, a réalisé 101 milliards CFA de plus que l’année dernière.

Au cours de l’année 2015, les recettes  du Bureau des Produits Pétroliers sont passées de 12 milliards CFA à plus de 18 milliards CFA par mois.

Autre bureau ayant participé à cette performance : le bureau régional de Kayes

<strong>Le bureau régional de Kayes à l’avant-garde de la lutte contre la fraude</strong>

Au titre de l’année qui vient de s’achever, la direction régionale des douanes de Kayes s’est, surtout, illustrée sur deux fronts : la lutte contre la fraude et le recouvrement des droits et taxes. Près de 495,1 kg de cannabis et 500 kg de résine ont été saisis. Leur valeur marchande : 1,2 milliards CFA.

S’y ajoutent d’importantes saisies de piles, de pétards, de cigarettes et de médicaments contrefaits. Au total, la direction régionale des douanes a infligé, en 2015, 623 millions CFA d’amendes, contre 212 millions CFA en 2014.

S’agissant des recettes, elles ont été à hauteur de souhait. Au cours de l’année écoulée, la direction régionale de Kayes a enregistré la bagatelle de 60,1 milliards CFA, contre 48,4 milliards CFA en 2014. Soit un écart de 11,7 milliards CFA.

<strong>Une équipe à féliciter et à encourager</strong>

Nommé, début 2014, à la tête de la douane, l’inspecteur général Modibo Kane Keïta mesurait le poids de sa charge : atteindre les objectifs de recettes, fixés à la douane, afin de permettre au gouvernement de remplir ses engagements,

vis – à - vis des partenaires techniques et financiers. Notamment, le FMI et la Banque mondiale.

A son arrivée, les recettes douanières oscillaient entre 30 et 32 milliards CFA par mois, y compris les « anticipations » ; c’est les droits et taxes perçues sur les marchandises, qui n’ont pas encore franchi le cordon douanier.

Un mois après sa prise de fonction, les recettes sont passées de 32 à 42 milliards CFA par mois. Avec des pics de plus de  45 milliards CFA par mois, comme c’est le cas en décembre dernier (45,8 milliards CFA). Soit une hausse de près de 13 milliards CFA par mois.

Sans tambour, ni trompette, l’équipe de l’inspecteur général Modibo Kane Keïta vient de prouver à ceux qui en doutaient, il y a peu,  qu’elle est, non seulement, capable d’atteindre les objectifs de recettes ; mais aussi, les dépasser. Et de fort belle manière.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Harouna Toureh dans la tourmente</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/harouna-toureh-dans-la-tourmente-1343432.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/harouna-toureh-dans-la-tourmente-1343432.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Harouna-Toureh.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Jan 2016 13:11:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali est en réelle difficulté. En effet, la représentativité de ses membres est mise en cause par des mouvements de la CMFPR, en l’occurrence, les mouvements sédentaires qui s’estiment exclus. Or, disent-ils, ils s’étaient tous entendus sur l’inclusivité du processus, depuis la rédaction de l’accord de Ouagadougou. La réponse de la partie adverse est que ces mouvements sédentaires ne sont pas signataires et qu’ils n’ont pas de réel soutien à la base.

Le 3 janvier dernier, des mouvements sédentaires  de la Coordination des mouvements et forces patriotiques (CMFPR) ont tenu une réunion à l’hôtel Olympe de Bamako. Ces mouvements représentés par des responsables du Gandakoye, Gandaizo, Gandalassalizo, Bouctou et FLN ont fait une déclaration pur dénoncer, ont-ils dit, les actes posés par le porte parole du CMFPR, Me Harouna Touré.  Dans leur déclaration, on peut lire : « à compter de la date de signature de la présente déclaration, Me Harouna Touré ne représente plus la CMFPR au niveau du CSA, ses démembrements et les autres organes de mise en œuvre de l’accord. » Ces mouvements ont accusé le porte parole de s’activer pour les exclure du comité de mise en œuvre de l’accord, contre le principe d’inclusivité de l’accord. De ce fait, ils attirent l’attention du public et des acteurs  de l’accord qu’aucune initiative ne pourra les écarter du processus de mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, puisque, disent-ils, ils sont signataires et composés de mouvements armés. C’est à ce titre que Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, secrétaire général de la Coordination des peuples de l’Azawad (CPA) a déclaré : « nous sommes en train de créer les conditions de la division du pays. » Il a fait remarquer que la CMFPR avait soutenu qu’il fallait maintenir l’unité, or, selon lui, c’est tout le contraire qui est en train de se passer. Réponse du berger à la bergère, nous avons reçu des documents provenant d’autres responsables de la plateforme. Dans le document signé par des représentants de la CMFPR de la région de Tombouctou, ont lit : « la coordination des mouvements de la CMFPR (Gandakoy, FAKO, ACRT, FLN, Gandaizo, Gandalasalizo de la région de Tombouctou informent l’opinion régionale, nationale et internationale que Me Harouna Touré, signataire de l’accord du 15 mai paraphé le 20 juin est et restera le seul président de la CMFPR et porte parole de la plateforme ; que les informations mal intentionnées de certaines personnes avides de pouvoir sont irresponsables et sans fondement. » Dans un deuxième document signé par le président du conseil régional de la jeunesse de Gao, on lit : « Aussi par rapport à la rencontre tenue dimanche 3 janvier par certains frères mécontents de la Plateforme qui vise à discréditer la plateforme en général et son porte-parole en la personne de Me Harouna TOURE, les jeunes de la Région expriment leur soutien au CSA, invite les dits frères mécontents à se joindre à la grande famille de la plateforme et joindre leurs efforts à ceux de Me Harouna pour une prise en compte vraie des besoins des jeunes de Gao, pour une mise en oeuvre juste et équitable de l'accord pour le bénéfice du Mali et des Maliens. » Le troisième document qui nous est parvenu mentionne : « Le cadre de concertation des notables de la région de Gao exhorte les frères mécontents à rejoindre la plateforme et retrouver leur frère porte-parole pour préserver les acquis combien capitaux pour nos communautés, notre pays. »

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interpellation du ministre de la sécurité par le très honorable Karim Keita : Un flop magistral</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/interpellation-ministre-de-securite-tres-honorable-karim-keita-flop-magistral-1282542.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/interpellation-ministre-de-securite-tres-honorable-karim-keita-flop-magistral-1282542.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Karim-Keita.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 03 Dec 2015 10:47:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le peuple malien a assisté, jeudi dernier, à la séance de questions orales adressée au ministre de la Sécurité et la Protection Civile, le Colonel-major Salif Traoré par l’Honorable Karim Keita.  Cette interpellation, si toutefois on peut l’appeler ainsi, n’est, ni plus ni moins, qu’un coup d’épée dans l’eau du président de la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée Nationale. Une mise en scène aussi stérile que puérile qui fait deux gagnants et une victime.

Cette séance d’interpellation est la plus calme et la plus courte que l’Assemblée Nationale (AN) ait enregistrée ces dix dernières années, surtout sur une question aussi sensible que celle de la sécurité, nous indique un journaliste spécialiste des questions parlementaires. En effet, en dix minutes, sur les trente prévues et insuffisantes aux dires de certains parlementaires. Karim Keita, lui, n’avait plus de préoccupations sur l’insécurité généralisée dans notre pays. Oh ! Qu’ils sont loin, j’ai envie de dire, très loin, "ces grands messieurs" de l’inquiétude, et la terreur dans lesquelles se terrent les Maliens. Ceux d’en bas, du moins.

En vingt petites minutes, l’interpellé, aussi, avait fini d’édifier les Maliens sur les questions de sécurité, combien alarmantes de nos jours. Qu’à cela ne tienne. Mais, alors même que le ministre n’a fait que tantôt survoler tantôt ignorer les questions, à lui, posées par le député, ce dernier, à la surprise générale, se dit satisfait des réponses du colonel-major Salif Traoré. On n’aurait pas douté de la bonne foi de Karim Keita si le ministre s’était prononcé sur une question aussi sensible que celle relative au lancement imminent d’une chaine de télévision par la Minusma et les atteintes à la sûreté de l’Etat que cela pourrait comporter pour notre pays. La satisfaction d’un individu par une réponse est relative. Cela va de soi. Mais, comment une personne animée du désir de connaitre, peut-elle se satisfaire du silence comme réponse à une inquiétude qu’elle soulève? Inquiétude à laquelle des millions de Maliens attendent d’être édifiés. Quoi qu’il en soit, cette interpellation du colonel Salif Traoré est une mascarade dont les gagnants sont l’interpellé et l’interpellateur et la victime reste, incontestablement, la démocratie malienne

&nbsp;

<strong>Des metteurs en scène à la hauteur de leurs talents…</strong>

&nbsp;

Avec cette interpellation, les intentions réelles de Karim Keita sont voilées, autrement le président de la Commission Défense et Sécurité de l’AN a tiré à terre. Sinon, comment expliquer que c’est seulement une semaine après l’attaque que Karim Keita affirme que n’eut été l’interpellation du ministre, il n’avait aucune explication sur la présence de la voiture diplomatique américaine devant l’hôtel Radisson. Dès le lendemain de l’attaque, pourtant, sur l’ORTM, l’ambassadeur américain dont les agents sont dans le panel d’enquêteurs, a levé toute équivoque sur l’implication du véhicule diplomatique dans l’attaque. S’informer en temps réel en période de crise est une nécessité honorable.

Il est connu que les séances de questions orales à l’AN sont retransmises en direct sur l’ORTM, la Radio nationale, la Chaine 2 et la radio parlement. Autant dire une aubaine pour des politiques en "mode veille" de se mettre en lumière. Etant entendu qu’en marketing, il n’y a ni petite, ni mauvaise publicité. Histoire de dire qu’il fait bien son job, l’honorable Karim Keita, qui, en octobre dernier, n’a pas hésité à remettre à des écoliers des cahiers à son effigie, attire l’attention des medias sur lui. Au grand dam du contribuable malien. Car, de source bien avisée, l’heure de retransmission en direct à la télévision nationale coûterait la somme de 2 millions FCFA de denier public.

Quant au ministre de la Sécurité, s’est-il, soucieux des lois de la République, simplement acquitté de son devoir républicain ou est-il, au contraire, le complice de cette mise en scène. Des faisceaux d’indices nous guident vers la deuxième interrogation. Tout indique que Karim Keita a, simplement, fait le jeu du ministre de la Communication, que dis-je, du ministre de la Sécurité. Celui qui se définissait, lui-même, il  y a deux semaines comme étant un « fruit de la communication » a tout bonnement utilisé une technique de communication bien connue de l’autre côté de l’Atlantique. Sur un sujet sensible auquel nous sommes tenus de nous exprimer un jour ou l’autre, il s’agit de se faire questionner par une personne contrôlée (généralement un journaliste) en des termes moins agressifs (choisis, le plus souvent par le politique lui-même). De cette manière on évite les mauvaises surprises. Ce n’est  pas "le Général des bois" qui dira le contraire.

L’interpellation du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel-major Salif Traoré, par l’honorable Karim Keita est un faux-fuyant, une fuite en avant qui n’a permis de dissiper aucune des inquiétudes des Maliens. A quoi bon de demander si le Mali a un dispositif de lutte contre le terrorisme. Connait-on un pays de la CEDEAO ne disposant pas de dispositif de lutte contre le terrorisme. Bien sûr que le Mali, pays en proie à l’insécurité, en a. Seul le président de la commission Défense et Sécurité, ailleurs lors de l’adoption de la Loi de programmation militaire, ne le sait pas encore. Notre pays a été frappé par un attentat terroriste au cœur de son industrie touristique. Et les auteurs affirment être en mesure de frapper en n’importe quel point de la Capitale. Le plus sage dans ce cas là pour un député en charge du contrôle de l’action gouvernementale et soucieux de sa population, c’est de savoir où est-ce-que le dispositif sécuritaire a pêché? Que fait-on pour empêcher un nouvel attentat?

Quoi qu’il en soit, cette sortie, pour le moins théâtral, où la congratulation mutuelle, entre celui qui fait des lois et qui en contrôle l’application et celui chargé d’exécuter ces lois, était à son apogée, au moment où les Maliens peinent à se trouver trois repas quotidiens, permet aux uns et aux autres de prendre le pouls d’une démocratie en agonie par la faute de ses hommes politiques.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’association jeunesse Djawabe de la région de Mopti (AJDRM) sur les fonds baptismaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lassociation-jeunesse-djawabe-de-la-region-de-mopti-ajdrm-sur-les-fonds-baptismaux-1280222.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/lassociation-jeunesse-djawabe-de-la-region-de-mopti-ajdrm-sur-les-fonds-baptismaux-1280222.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 02 Dec 2015 18:37:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Issue de l’Assemblée générale constitutive du 06 août 2015, tenue à Kalaban-Coura ACI,  l’association des jeunes djawabé de la région de Mopti a trois objectifs majeurs : réunir les jeunes djawabé de Mopti autour d’un idéal commun, la création  d’activités génératrices de revenus et la promotion de la culture djawabé, de la paix, de l’éducation, du bien-être social.

Plus d’une trentaine de membres, dont les jeunes djawabé de l’extérieur, ont participé à cette assemblée générale à l’issue de laquelle, un bureau de cinq membres a été mis en place.

Présidé par Mamadou Yaranagoré , ce bureau a comme secrétaire général Abou Kola Bocoum. Quant à Hamadou Ali Karagnara, il occupe le poste stratégique de trésorier général.

Autre objectif et non des moindres de cette association : contribuer au renforcement de l’inclusion et de la participation citoyenne des couches vulnérables dans les processus politiques et de prise de conscience à travers des actions d’information, de formation et  de développement des mécanismes de contrôle citoyen de l’action publique.

En clair, l’association des jeunes djawabé de Mopti inscrit son action, non seulement, dans la promotion de l’auto-emploi ; mais aussi, dans l’éveil des consciences à travers l’information et la formation des jeunes, en vue de leur participation effective aux prises de décision.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>André Bourgeot : « On est en droit de se demander, si Iyad Ag Ghali ne sert pas les intérêts : «  inintentionnels » de certaines puissances occidentales, parties prenantes de la crise malienne »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/andre-bourgeot-on-est-en-droit-de-se-demander-si-iyad-ag-ghali-ne-sert-pas-les-interets-inintentionnels-de-certaines-puissances-occidentales-parties-prenantes-de-la-crise-m-1280332.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/andre-bourgeot-on-est-en-droit-de-se-demander-si-iyad-ag-ghali-ne-sert-pas-les-interets-inintentionnels-de-certaines-puissances-occidentales-parties-prenantes-de-la-crise-m-1280332.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/Andre-BOURGEOT.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 02 Dec 2015 16:58:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Directeur de recherche émérite, André Bourgeot, a accepté, dimanche dernier, à Badalabougou, de répondre à nos questions sur les attaques de l’hôtel Radisson et du camp de la MINUSMA à Kidal, sur la nébuleuse et notamment sur le cas d’Iyad Ag Ghali, d’Ansar Dine. Interview !

<strong>Le Canard déchaîné : Que pensez-vous des récentes attaques à l’hôtel Radisson et à Kidal ?</strong>

Le fait qu’elles se répètent et qu’elles sont légèrement rapprochées, je pense que ça a une signification, d’une part et d’autre part, c’est que la prise d’otages du Radisson est revendiquée par deux groupes. Par le premier groupe, Al Mourabitoune et quelques temps après, par le Front de Libération du Macina. A cet égard, je crois qu’il faut être très prudent, parce que le Front de Libération du Macina est une APPELATION de nature politique. Ce n’est pas la terminologie QUI CARACTÉRISE LES entités jihadistes. En revanche, quand C’EST Iyad Ag Aghali qui dirige Ansar Dine Alsalafia, qui parle du Front de Libération du Macina, il utilise la « Katiba du Macina » : KATIBA est  une catégorie jihadiste. Donc, on est en droit de penser que l’attentat contre le Radisson est une excroissance d’Ansar Dine qui serait donc une Katiba du Macina. La deuxième chose, c’est que L’ATTAQUE À LA ROQUETTE QUI a été fait, samedi dernier, sur le camp de la MINUSMA à Kidal est explicitement revendiquée cette fois-ci par Iyad Ag Ghali.

<strong>Le président Français, François Hollande,  pense qu’il faut faire une guerre totale contre le terrorisme. Est-ce votre avis ?</strong>

Je prends mes distances  QUANT au recours à la notion de guerre qui renvoie à des affrontements bien précis, bien clairs, entre des groupes ou des Etats. S’il l’utilise en temps que métaphore, à la limite… mais je pense quand même que ce serait une métaphore un petit peu dangereuse. Quant au recours à la notion de totale. C’est à dire associer «  guerre-totale », ça va aussi dans le sens des discours qui ont été tenus par le président américain, Bush, lorsqu’il était au pouvoir, donc, je serai très prudent. Par ailleurs, je pense que c’est insuffisant, ce n’est pas exclusivement avec des méthodes militaires, sécuritaires qu’on va pouvoir éradiquer le problème du Salafisme jhadiste. Il faut beaucoup d’autres choses, c’est bien sûr, une CONDITION sine qua non, le recours aux méthodes sécuritaires classiques, fait par la police, la gendarmerie ou l’armée, c’est nécessaire, mais ça demeure largement insuffisant. Il faut d’autres aspects pour éradiquer, donc, se pose le problème des alliances politiques de lutte contre le Salafisme jihadiste. Si on prend l’exemple syrien, on voit qu’il y a des intérêts  divergents et qu’il est extrêmement difficile de créer les conditions d’une coalition (avec les Russes, les Américains, les Français, d’autres Etats aussi…) pour lutter contre l’Organisation de l’Etat islamique. Cette coalition révèle aussi une politique française un petit peu en dents de scie, on pourrait dire même opportuniste puisqu’avant, ce n’était pas leur position vis-à-vis de la Russie, ensuite, le président Hollande  va dans le sens d’une collaboration étroite avec la Russie, sous forme de coalition avec la Russie, puis  ensuite, il fait marche arrière en disant non, on va parler de coopération, ce qui n’est pas du tout la même chose. Donc,  vous voyez ! Comment créer les conditions d’une guerre totale,  quand ces entités qui se réclament d’une homogénéité, d’une volonté de collaboration contre l’organisation de l’Etat islamique renvoient à des intérêts profondément divergents, comment donc, peut-on parler de guerre totale ?

<strong>On parle de Daesh, d’Aqmi, d’Ansar Dine,  du Mujao, du Front de Libération du Macina et les enquêtes trébuchent souvent. Est- ce qu’en faisant ces distinctions, on ne tombe pas sous le coup d’une nébuleuse ?</strong>

Je dirais un petit peu l’inverse. Si on parle de nébuleuse, ça veut dire qu’on a des difficultés  à caractériser, à identifier les particularités de ces groupes. Je n’irai pas dans le sens d’une opposition des groupes se réclamant d’Al Qaïda et des groupes se réclamant de l’Organisation de l’Etat islamique.   Même s’il ya des petites différences, globalement, les objectifs sont les mêmes, c'est-à-dire, une distinction comme on l’a fait par exemple  au Proche orient, entre l’islam politique modéré et l’islam politique radical, ça ne me paraît pas pertinent, au contraire, ça entretient une confusion et je n’irai pas dans ce sens. En revanche, ce qu’il faut mentionner, c’est qu’il ya probablement une lutte pour le leadership des groupes salafistes- jihadistes, entre ceux qui seraient plus du CÔTÉ d’Al Qaïda au Maghreb islamique et CEUX qui pencheraient plus pour l’organisation de l’Etat islamique. C’est un problème de leadership, c’est dans ce contexte-là qu’intervient le groupe d’Ansar Dine Al Salafia d’Iyad Ag Ghali qui, lui, veut marquer des points parce que probablement un de ses objectifs, c’est de s’affirmer comme peut-être un des  principaux leaders, voire  même le principal leader sur l’ensemble du territoire malien, c’est une des hypothèses à ne pas écarter. Ce qui voudrait dire qu’il concurrencerait sérieusement Aqmi  et ALMOURABITOUNE (LES ALMORAVIDES) et compte tenu des relations quand même bonnes qu’il a avec Aqmi, c’est un petit peu difficile à dire, mais, j’insiste sur le fait qu’il y a une compétition  pour le leadership. Alors est-ce que cette compétition  ne passe pas à travers des hommes, une opposition qui renverrait à  Moctar Bel Moctar, donc des Mourabitounes et puis, Iyad Ag Ghali, c’est une hypothèse à ne pas écarter.

<strong>Parlons du cas d’Iyad Ag Ghali. On a vu qu’il a commencé à proférer des menaces et puis, il y a eu l’attaque du Radisson, on sait aussi qu’il fait partie  des Iforas dont une partie est membre de la CMA. Pourquoi, selon vous, n’arrive-t-on pas à le traquer ?</strong>

Je m’excuse ! Je réponds par un sourire, voire un rire, parce qu’effectivement, c’est une question que tout le monde se pose et moi-même, je me la pose. Comment des autorités telles que l’Algérie, le Mali, la France, la MINUSMA, etc. ne sont pas en mesure de localiser et de suivre les mouvements d’Iyad Ag Ghali ? Si elles n’arrivent pas à ça, à quoi servent-elles ?  Il y a, à peu près un peu plus de dix mille militaires sur le territoire malien, ils n’arrivent pas à le saisir, ils n’arrivent pas à savoir où il est, qu’est-ce qu’il fait, EST-CE un fantôme? ils ont quand même les moyens de savoir, donc, la question que je me pose : pourquoi il n’y a pas une possibilité d’intervention même brutale sur ce monsieur ? DE SURCROÎT SA TETE EST MISE À PRIX PAR LES AMÉRICAINS. La comparaison que je vais faire est très significative : avant, il ya eu Ibrahim Ag Bahanga qui a été victime d’un accident de voiture dans le Sahara. Tout le monde sait que dans le Sahara, il y a toujours des embouteillages,  des accidents mortels de voitures, donc, Ibrahim Ag Bahanga a été victime d’accident. Personne n’est dupe, mais quand on a voulu le supprimer ça a été possible. Pourquoi dans le cas d’Iyad, c’est tellement compliqué ? Donc, si c’est tellement compliqué, on est en droit de se demander : est-ce qu’il ne sert pas d’une certaine manière  les intérêts  «  inintentionnels » de certaines puissances environnementales y compris les puissances politiques et militaires qui sont parties prenantes des réalités maliennes.

<strong>Quelle est la meilleure méthode de combattre le terrorisme ?</strong>

Encore une fois, ce n’est pas simplement avec des méthodes sécuritaires, qu’on pourra arriver à bout des pratiques des terroristes barbares, une des solutions, c’est qu’on peut difficilement ne pas AVOIR recours aux populations concernées. Quand je dis  AVOIR recours aux populations concernées, ce n’est pas utiliser la délation, là-dessus, il faut être très  prudent, sinon ça peut déboucher sur des pratiques dilatoires et là ce serait complètement liberticide. On peut très bien imaginer : vous habitez un quartier, il y a quelqu’un que les gens du quartier ne connaissent pas qui arrive, la première des choses à faire, serait de ne pas aller voir la police  pour leur dire voilà, il y a un étranger qui est là, non ! allez le voir pour lui souhaiter la bienvenue, lui demander d’où il vient, pourquoi il est là, parce que ça crée de la relation humaine,  et à partir de là, on peut obtenir des renseignements et sur la base de ces renseignements, ensuite, éventuellement, faire intervenir des forces autres que des forces civiles.

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong>par Baba Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Changer pour émerger</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-changer-emerger-1280302.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/mali-changer-emerger-1280302.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Carte-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 02 Dec 2015 15:51:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’avènement de la démocratie en 1991 avait fait naître beaucoup d’espoir même si, après un quart de siècle de multipartisme on se rend compte que cela n’a pas permis d’instaurer une gouvernance vertueuse. Que faire à présent pour relever le défi de l’émergence sachant que, dans sa démarche l’esprit scientifique se prépare à juger un passé historique en le condamnant ?

Le Mali est un vieux pays adossé à des traditions multiséculaires qui continuent d’occuper une place de choix dans la vie des populations, en dépit de nombreuses et récurrentes menaces de déculturation depuis la période coloniale. Après huit ans d’exorcisme, de proclamation de souveraineté en tant que peuple et nation, le train va dérailler dangereusement le 19 novembre 1968, mettant fin au régime du nationaliste Modibo Kéita au pouvoir depuis le 22 septembre 1960. Des hommes non préparés à exercer le pouvoir politique se retrouvent alors aux commandes du pays qui connaîtra la dictature militaire pendant dix ans, avant de vivre douze autres années de parti unique sur fond de contestation sociale et politique. Au cours de cette longue traversée de désert, la société subira de profondes mutations du fait d’une part de la naissance d’un affairisme glouton, de retards importants dans le paiement du salaire des fonctionnaires et, d’autre part de l’incivisme, de l’effritement du sens patriotique.

Si des valeurs sociétales importantes telles que la solidarité, l’hospitalité et la tolérance sont restées les éléments constitutifs de l’ADN du pays, les fondements même de l’édifice que sont la rigueur et le sens moral sont gravement touchés car les Maliens ont été contraints pendant longtemps au grand écart, ce qui a contribué à développer des comportements opportunistes et égoïstes. L’observation de la scène politique actuelle offre la panoplie complète de l’ensemble des tares observées à tous les autres niveaux de l’échelle sociale où tout est au service du SINAYA, du FADEYA et du TAGNINI. N’est-il pas temps de sortir enfin de ce déterminisme malsain pour la république ? Le décalage sans cesse croissant entre l’ordre ancien et le nouveau, entre les anciennes générations et les nouvelles n’incite- t-il pas à emprunter la voie courageuse d’une révolution sociologique ?

<strong>LA REVOLUTION SOCIOLOGIQUE PEUT SE DEFINIR COMME LA DEMARCHE DE L’ESPRIT QUI CONSISTE A SE FAIRE ETRANGER  A LA SOCIETE, ET A LA REGARDER DU DEHORS COMME SI ON LA VOYAIT POUR LA PREMIERE FOIS</strong>

Modibo Kéita, le premier président du Mali indépendant avait créé une école à même de défendre et perpétuer son projet de société parce qu’il était suffisamment libre et courageux pour se démarquer de pratiques qui, à ses yeux n’étaient pas facteurs de progrès. Instituteur et fier de l’être, homme frugal et modeste, toute sa vie a été dédiée à la formation et la promotion de la jeunesse, dans le respect strict de la dignité humaine et du bien public. Après lui, la société semble avoir développé une boulimie inextinguible de pouvoir et d’argent qui a non seulement inhibé le sens moral mais relégué complètement au second plan l’engagement citoyen. C’est le vrai sens du drame silencieux et profond que vit le peuple malien.

Ne dit-on pas que chaque peuple a les dirigeants qu’il mérite ? Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les détenteurs du savoir dans leur quête effrénée de biens matériels, au lieu de s’atteler à conseiller et façonner les gouvernants, comme le bon sens et Dieu Lui-même le leur recommandent.

De façon plus précise, la plupart des intellectuels n’ont-ils pas depuis longtemps déserté les couloirs des lycées, universités et autres grandes écoles pour chercher le confort des départements ministériels ? Les étudiants qui ont suivi la manœuvre en ont tiré toutes les conséquences car les activités syndicales et politiques sont moins contraignantes et offrent de meilleures chances de réussite. Que dire des organisations religieuses, de leur division et de leur accointance réelle ou supposée avec les milieux politiques ou « djihadistes » ? L’univers religieux est devenu un grand capharnaüm dans lequel on rencontre de tout, des Saints aux pires vendeurs d’illusions. Des chefs spirituels supposés adorer le même Dieu, utiliser le même Livre, se réclamer du même Prophète ont du mal à parler d’une seule voix, plongeant leurs ouailles dans le plus grand désarroi. Tout le monde l’a compris finalement car chez les uns et les autres, les ambitions et intérêts personnels ont pris le dessus.

Malheureusement, les paisibles populations n’ont pas fini de payer le prix de ces errements. Cependant, pour Dieu qui veille sur tout et sur tous, au-delà des fanfaronnades et propos de circonstances, chaque être est un livre grandement ouvert dont Il choisit, dans Sa Grande Sagesse de révéler en temps opportun, des pans entiers à ceux qu’on tente d’abuser.  La crise de leadership est une réalité tangible. La société est si malade dans son corps et dans son esprit qu’il serait illusoire de viser l’émergence sans une remise en cause profonde des pratiques actuelles, sans la réhabilitation et la reconnaissance de la rigueur et du sens moral comme les vrais moteurs du développement économique, social et culturel du pays.

&nbsp;

<strong>Mahamadou Camara</strong>

Email : <a href="mailto:camara_mc2006@yahoo.fr">camara_mc2006@yahoo.fr</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Roch élu au premier tour : la  leçon du Faso</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/roch-elu-au-premier-tour-la-lecon-du-faso-1280232.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/roch-elu-au-premier-tour-la-lecon-du-faso-1280232.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Roch-Marc-Christian-Kaboré.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 02 Dec 2015 15:18:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le peuple Burkinabè a amorcé un virage important de son histoire en Octobre 2014, en mettant fin à une prise d’otages dont il était la victime depuis plus d’un quart de siècle. Un an plus tard, il a été à nouveau éprouvé par le coup d’état du général Diendéré, mais sa réaction ferme a obligé les forces du mal à capituler, confirmant que les tyrans ne sont forts que de la peur et de la soumission de leurs peuples.

Les premières élections libres du pays sont organisées, depuis cinquante ans. Là encore, société civile et acteurs politiques administrent une belle leçon de patriotisme et d’engagement au seul service de la démocratie  et de la paix sociale : campagnes électorales civilisées, scrutin apaisé, dépouillement et proclamation des résultats vingt-quatre heures seulement après la clôture du vote. Résultats reconnus et acceptés par tous. Presque le rêve. Une prouesse unique en Afrique.

Que dire du gagnant ? Le premier vainqueur est incontestablement le vaillant peuple du Burkina qui continue de garder la main sur son propre destin et il a décidé en toute souveraineté de confier le gouvernail à Marc Christian Kaboré qu’il connaît bien.

Ambassadeur, ministre, premier ministre, député, président de l’Assemblée Nationale, puis dissident de la majorité présidentielle pour son refus du viol de la constitution du pays. Un certain IBK n’a- t-il pas connu un parcours politique presque similaire ? Oui, le peuple se trompe rarement et on ne peut le tromper durablement.

La répétition étant une vertu pédagogique, rappelons qu’aucun peuple libre de choisir son destin ne le confie à un inconnu. Ici comme ailleurs, le secret de la réussite politique ne réside ni dans les intrigues, ni dans les comportements opportunistes, mais dans la patiente construction du leadership sur la base de la saine appréciation des réalités. Alors, comprenne qui voudra !

<strong>Mahamadou CAMARA</strong>

<strong>Email : mcc1mcc@yahoo.fr  / camara_mc2006@yahoo.fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « Iyad saura, à ses dépens, qu’on ne trouble pas le sommeil du kankelintigui, impunément ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-iyad-saura-a-ses-depens-quon-ne-trouble-pas-le-sommeil-du-kankelintigui-impunement-1280192.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-iyad-saura-a-ses-depens-quon-ne-trouble-pas-le-sommeil-du-kankelintigui-impunement-1280192.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Visite-IBK-Radisson3.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 02 Dec 2015 14:55:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Une fois de plus, le président de la Rue publique paraît soucieux. La mine serrée et  les yeux rouges, il croque les « carottes des malinké », entendez les arachides, avec nervosité. Le regard fixé sur une photo d’Iyad Ag Ghali publiée par notre journal, IBK semble absorbé par ses pensées. Il a fallu attendre notre cinquième « salamalec » pour qu’il daigne nous répondre en ces termes : « Ah c’est toi Le Mollah ! Reconnais-tu cette gueule ? », nous interroge-t-il en nous brandissant au nez la photo d’Iyad. Avant même que nous répondions à sa question, il ajoute : «  c’est celle d’Iyad, l’homme qui a décidé de m’emmerder. Alors, à emmerdeur, emmerdeur et demi ! ». Imaginaire ou presque, notre interview commence bien. Sans détour.

<strong>Implication des religieux dans la politique</strong>

<strong>Mr le président, visiblement, vous n’êtes pas dans votre assiette, comme on dit vulgairement ?</strong>

Comment puis-je être dans mon assiette quand ce « gardien de chèvre », qui ne vit que du trafic d’otages et de rapine, se taille le luxe de troubler mon sommeil ? Comment puis-je être dans mon assiette, quand cet hors- la loi attente à la vie d’innocents civils, sans que la force Barkhane daigne lever le petit doigt ?

<strong>Mais de qui parlez-vous, Mr le président ?</strong>

De qui voudrais-tu que je parle, Le Mollah ? Je parle, bien sûr, d’Iyad Ag Ghali, cet homme aux mains souillées de sang, qui se prend pour le Calife de Kidal. Je l’ai dit, récemment, devant les représentants de nos partenaires techniques et financiers : tant qu’Iyad Ag Ghali est vivant, il n’y aura pas de paix au nord. Mais cet appel semble avoir tombé dans l’oreille d’un sourd-muet. J’espère, maintenant, qu’avec l’attaque du camp de la Minusma à Kidal, qui a fait des morts et des blessés, mon appel sera entendu.

<strong>Pourquoi les Français le laissent-ils massacrer, impunément,  les civils ?</strong>

Hey Le Mollah ne me fais  pas dire ce que je ne veux pas dire ! Mais je suis sûr, te connaissant, que tu connais la réponse.

<strong>Y’a-t-il un deal entre Iyad et l’Elysée ?</strong>

Hey Le Mollah, laisse tomber. Au risque de voir ta jolie barbe raser par un missile français. Ce que je peux dire, c’est que si la France le veut aujourd’hui, Iyad n’attaquera plus personne ; même pas sa propre femme.

<strong>C’est-à-dire ?</strong>

C’est-à-dire quoi ? Le Mollah, tu aimes trop les détails. Je veux dire que si mon cousin germain Hollande le veut au moment où nous parlons, Iyad sera effacé de la carte de Kidal, sa barbe de malheur avec lui. Mais si mon homologue français ne fait rien, en dépit de tous les moyens dont il dispose, moi je ferai quelque chose : Iyad saura, à ses dépens, qu’on ne  trouble pas le sommeil du « Kankélintigui » ( l’homme de parole),  impunément.

<strong>Donc la lutte contre le terrorisme, prônée par la France, est une lutte de façade ?</strong>

Je n’ai jamais dit ça ! Allez, au revoir et  bonne journée !

<strong>Propos recueillis </strong><strong>par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ansar Dine, le MNLA et la France : le marché de dupes</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/ansar-dine-mnla-france-marche-de-dupes-1280172.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/ansar-dine-mnla-france-marche-de-dupes-1280172.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/Iyad-Ag-Ghaly.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 02 Dec 2015 14:50:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Selon le Figaro,   le groupe jihadiste Ansar Dine a revendiqué l’attaque qui a fait samedi, trois morts, dont deux Casques bleus guinéens et un civil de l'ONU et vingt blessés, dans un appel téléphonique avec l'AFP.

Le journal ajoute : "Nous revendiquons au nom de tous les Moujahidines l'attaque contre le camp de Kidal" qui est "une réponse à la violation de nos terres par les ennemis de l'islam", a déclaré Hamadou Ag Khallini, un responsable d'Ansar Dine, dirigé par l'ex-chef rebelle touareg malien Iyad Ag Ghaly, dans une brève conversation téléphonique avec un journaliste de l'AFP.

Cette déclaration d’Ansar Dine, sans aucun doute, souligne le lien entre les hommes d’Iyad Ag Ghali et ceux du Mouvement de Libération de l’Azawad (MNLA). En effet, en faisant référence à la « violation de leurs terres », ils rentrent dans la même logique séparatiste que le MNLA, qui, en revanche, n’a pas de revendication islamiste. Toutes choses qui révèlent à quel point, Ansar Dine, le MNLA et le HCUA peuvent, opportunément, faire cause commune, pour attaquer les FAMA, la MINUSMA et les forces françaises. C’est une leçon pour la France, qui, sous l’ère Sarkozy, a entretenu des relations plus qu’équivoques avec ceux que les Occidentaux ont désignés comme les séparatistes qui ont des revendications politiques, des minorités qu’il faut protéger sous risque de génocide. On justifiait ce qu’on croyait être ses intérêts. De ce fait, les terroristes ont profité de ces brèches, pour se mouvoir dans une nébuleuse, changeant de dénominations et donc, de revendication, suivant les circonstances.

L’exemple syrien doit aujourd’hui édifier la France qui a tenu à armer des rebelles dont elle ne connaît pas  «  la véritable identité. » On ne pactise pas avec des hommes armés dont le seul dessein est de faire crouler un Etat, sans donner une garantie politique de bonne gouvernance. On l’a vu en Tunisie, après le départ de Zine el-Abidine Ben Ali, en Egypte, après celui  de Hosni Moubarak, en Irak et en Libye aujourd’hui, c’est le chaos. Pourquoi donc précipiter la déchéance de certains Etats, si c’est pour les entraîner dans le gouffre ? La géopolitique occidentale commande souvent et les intérêts des grandes puissances ne sont pas guidés par l’éthique. En Afghanistan, Les Américains et les  Français ont chassé les Russes, en armant les Talibans, pour les déloger ensuite du pouvoir. Cette stratégie révèle l’absence de logique dans certaines opérations militaires des Occidentaux.  C’est pourquoi, aujourd’hui, le Proche Orient est devenu une poudrière dont les retombées se font en Europe : migration et attaques terroristes. S’il faut puiser du pétrole dans ces pays, c’est à la merci des kalachnikovs de Daesh. Le fait que Barack Obama se méfie de François Hollande qui, après l’embargo contre la Russie, tend la main à Vladimir Poutine montre que l’Europe vogue au gré de ses intérêts. Après avoir tendu, hier, la main au MNLA, la France sait aujourd’hui, que ses intérêts ne se trouvent pas chez les séparatistes.  Elle le sait d’ailleurs, depuis que le MUJAO  a rapidement fait fuir les séparatistes de Gao, pendant  «  l’occupation jihadiste » du Nord du Mali, révélant la faiblesse du MNLA, soutenu à coup de propagande médiatique et faussant, du coup, les calculs de la France.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assemblée nationale : Karim Kéita s’attaque à  la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/assemblee-nationale-karim-keita-sattaque-a-la-minusma-1280162.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/assemblee-nationale-karim-keita-sattaque-a-la-minusma-1280162.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Karim-Keita.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 02 Dec 2015 14:37:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les questions orales du député Karim Kéita posées au ministre de la Sécurité et de la protection civile, Salif Traoré, portaient, entre autres, sur ce qui s’est réellement passé à l’hôtel Radisson, sur les dispositifs de lutte contre le terrorisme, sur la libre circulation des personnes au sein de l’espace CEDEAO, sur l’existence d’un système de la coordination entre les services de sécurité et l’encadrement des prêches dans notre pays. Le ministre était tout à fait à l’aise, puisqu’il avait déjà rencontré la presse plusieurs fois pour leur faire l’état de l’attaque du Radisson.

D’autant plus qu’il pouvait se prévaloir du secret de l’instruction pour ne pas en dire plus. De ce fait, il a parlé des enquêtes, qui, selon lui, avancent. Notre pays, a dit le ministre de la Sécurité et de la protection civile, Salif Traoré, a mis en place une stratégie de lutte contre le terrorisme. Il a aussi fait état de la création d’un centre de communication, dans son département.

La formation des forces spéciales, a-t-il dit, sera assurée. A propos des questions sur le radicalisme religieux, le colonel-major Salif Traoré a annoncé l’organisation, par le ministère des Affaires religieuses et du culte, avec la collaboration des leaders religieux, d’un séminaire qui insistera notamment, sur les prêches.

C’est la question posée sur les agissements de la MINUSMA au Mali, qui a surpris plus d’un observateur, jeudi dernier, à l’Assemblée nationale. En effet, le député Karim Kéita a dénoncé des actes de la mission onusienne qui outrepassent son mandat. Malgré que la MINUSMA ait créé une radio, qui émet dans l’ensemble du territoire malien, a dit le député, elle a lancé un avis d’appel d’offres international pour la fourniture d’une télévision satellitaire, sans consulter l’Etat du Mali. Le député a aussi, fait état de désinformations de la MINUSMA, lors de l’attaque de l’hôtel Radisson. En effet, a indiqué le député, les chiffres concernant les victimes, annoncés par la mission onusienne, étaient différents de ceux du gouvernement. Sur cette question orale, le ministre de la Sécurité et de la protection civile, Salif Traoré, n’a pu apporter au député, l’assurance que l’Etat s’opposera à la création de cette télévision satellitaire.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali  dans l’œil du cyclone</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-mali-dans-loeil-du-cyclone-1280132.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/le-mali-dans-loeil-du-cyclone-1280132.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Mali.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 02 Dec 2015 14:25:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le terrorisme donne à la violence des proportions véritablement tragiques du fait des moyens employés et de l’ampleur des désastres provoqués. Sur les bords du fleuve Djoliba et dans la cité des trois caïmans, il vient de prendre une tournure jusque-là inconnue dans le pays. Même si l’usage de la terreur à des fins politiques a une longue histoire dans le monde, comment le Mali s’est-il trouvé dans l’œil du cyclone ?

On ne peut parler des attentats terroristes sans penser à Carlos et à l’Armée républicaine  irlandaise (IRA). Pourtant, ni l’un ni l’autre n’avait des penchants islamistes et personne en son temps n’avait songé à relier leurs actes au christianisme ou à un quelconque extrémisme religieux.

&nbsp;

<strong>L’histoire du terrorisme</strong>

&nbsp;

De 1973 à 1975, Carlos prend les commandes du Front populaire de libération de la Palestine - Opérations externes (FPLP-OE) dont il n’était au départ qu’un simple sympathisant. Pendant cette période, il est responsable à Londres d'un attentat à la bombe contre la Hapoalim Bank et il tente d'assassiner Joseph Sieff, un homme d'affaires juif, avant de se réfugier en France où il revendique une série d’attentats à Paris : explosions à la voiture piégée devant les locaux de L'Aurore, de Minute et de L'Arche, attaque au lance-roquette dans l'aéroport d'Orly, tir sur un Boeing 707 de la compagnie nationale israélienne de transport aérien. L'avion n'explose pas et s'écrase sur une voiture. La seconde roquette transperce un Douglas DC-9 yougoslave. Plus tard, il reviendra à Orly avec deux autres personnes, pour récupérer un bazooka caché dans les toilettes, prendre deux personnes en otage dans le hall, demander et obtenir un avion pour rallier Bagdad. Cette attaque fera 21 blessés. D’autres faits d’armes importants figurent à son actif dont l’assassinat de Raymond Dous et Jean Donatini, deux inspecteurs de la DST. A partir de 1997, opposés au processus de paix en Irlande du Nord, des dissidents de l’Armée républicaine  irlandaise (IRA) qui se baptisent "IRA Véritable",  commettront de nombreux attentats à la bombe. Ainsi en trois ans, entre 1998 et 2001, une voiture piégée fera 11 blessés à Moira en Irlande du Nord, après que le Sinn Fein eut été temporairement exclu des négociations de paix. Une voiture piégée sautera également dans le fief protestant de Portadown et une autre fera 35 blessés à Banbridge. Alors que les relations sont tendues entre catholiques et protestants au sein de l'exécutif autonome, une bombe saute dans un hôtel d'Irvinestown en Irlande du Nord. L’« IRA Véritable » frappera en Angleterre même où le pont Hammersmith à Londres est visé. Par la suite, une bombe est découverte dans la station de métro et de train d'Ealing Broadway dans l’ouest londonien. De fausses alertes à la bombe perturberont les cérémonies pour le 100ème anniversaire de la reine mère et des tirs de roquettes sont dirigés contre le siège du MI6, le service de renseignement britannique. Une voiture piégée saute devant les studios de la BBC et on découvrira une autre sur le parking de l'aéroport international de Belfast avant qu’une dernière fasse six blessés dans le quartier d'Ealing. Personne n’a incriminé le christianisme même si les victimes et les auteurs étaient soit des catholiques, soit des protestants. Vouloir relier les attentats terroristes actuels à l’Islam n’aidera pas à résoudre le problème parce que les musulmans sont tout aussi victimes que les autres. Les Maliens en sont à se demander pourquoi leur pays, jadis si tranquille  est subitement devenu le point de convergence des poseurs de bombes.

&nbsp;

<strong>COMMENT LE MALI S’EST-IL RETROUVE DANS L’ŒIL DU CYCLONE ?</strong>

&nbsp;

Le constat est que le terrorisme a tendance à naître et à se développer partout où il existe des questions socio-politiques majeures mal résolues, comme la réponse à la volonté de domination d’une puissance. Ainsi, tous les pays impliqués actuellement dans les bombardements de l’Etat islamique en Syrie et ailleurs sont devenus des cibles à travers le monde.

La rébellion dans le septentrion malien avait créé un terrain favorable à l’entrée en scène des « djihadistes » qui voulaient récupérer toute la bande sahélo-saharienne, avant que l’intervention française de janvier 2013 vienne les contrarier. Face à la supériorité militaire, ils adopteront la stratégie de la terreur. Il ne faut pas perdre de vue que l’univers musulman malien a subi de grands changements au cours des trente dernières années avec l’arrivée en force de courants réformateurs plus stricts et opposés à toute ouverture en direction des valeurs occidentales.

Les « djihadistes » joueront à fond cette carte d’autant plus que la prolifération des bars et autres maisons closes à proximité des écoles et des domiciles avait déjà provoqué des prêches incendiaires dans certaines mosquées et places publiques. Puis, l’annonce du nouveau code de la famille avait conduit un jeune prédicateur devenu célèbre, à franchir le rubicond en ne proposant pas moins que l’assassinat du président de la république en exercice, sans aucune réaction des pouvoirs publics. La récente interview de l’Iman Dicko, abondamment relayée dans la presse ne fait que jeter un pavé dans la mare car il existe de plus en plus de Maliens pour penser que la multiplication des attaques terroristes s’explique par la présence des forces étrangères, surtout françaises mais aussi par la dépravation des mœurs sociales.

Le problème est à la fois réel et complexe ; ce qui pourrait expliquer l’attitude des pouvoirs publics face à certaines dérives.  En effet, quel responsable politique malien se risquerait à défendre la pratique de l’homosexualité ou le mariage homosexuel, comme cela se fait dans certains pays occidentaux qui sont nos « amis » ? Comment devenir Charlie et le proclamer dans une société comme la nôtre lorsqu’il est question de blasphèmes? L’attitude affichée par le président sénégalais Macky Sall est frappée du sceau du bon sens. Face à Obama, il dit clairement que nos sociétés ne sont pas prêtes à accepter le mariage homosexuel et qu’il n’est pas question qu’on nous l’impose. De la même manière, il affirme que nous pratiquons un Islam tolérant et qu’il n’est pas acceptable que l’on vienne nous imposer des pratiques venues d’ailleurs. De telles prises de position traduites en décisions et actions publiques permettraient de rassurer les populations face aux « pollutions sociales » redoutées de l’Occident, comme il y a peu le déversement des déchets toxiques. Elles permettraient également de les armer contre les nouveaux vendeurs d’illusions déguisés en « djihadistes ». Pour mémoire, il y a moins d’un demi-siècle, la société malienne était constituée de bonnes familles car chacune faisait l’effort de respecter un code d’honneur précis. Aujourd’hui, en dehors de certains cercles restés très exigeants sur la question, qui se risquerait à nouer une alliance de confiance juste sur la base de la réputation d’une famille ?

Notre société a évolué et pas toujours dans le bon sens parce que nous avons appris à choisir l’or et non la richesse, parce que les pouvoirs publics n’ont pas été capables de faire progresser ensemble les notions de liberté et de responsabilité. Tout le monde veut être libre mais personne ne veut de la contrainte. Nous sommes donc devenus faibles et vulnérables, incapables de sortir des contingences pour penser et régler nos problèmes sans une intervention extérieure, avec tout ce que cela comporte comme risques et contraintes.

Mahamadou Camara

Email : <a href="mailto:camara_mc2006@yahoo.fr">camara_mc2006@yahoo.fr</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Financement du terrorisme : la France indexée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/financement-du-terrorisme-la-france-indexee-1268222.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/financement-du-terrorisme-la-france-indexee-1268222.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/TERRORISME-paris.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2015 13:51:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après les attentats de Paris, les grandes puissances du G20 se sont engagées  à renforcer leur lutte contre le financement du terrorisme. Ils ont notamment décidé de renforcer le contrôle des frontières et couper les canaux de financement des terroristes. Malgré tout, ces mesures sont loin de convaincre la plupart des pays développés qui n’ont pas manqué de le faire savoir, en refusant d’engager leurs troupes en Syrie. Mettant ainsi la France - qui ne cesse de lancer des appels à la guerre totale contre Daech - très mal à l’aise.

En effet,  le G20 n’envisage pas une intervention militaire en Syrie. Beaucoup d’Etats y sont opposés, en l’occurrence, les Etats unis. Sur ce point le président Barack Obama a déclaré :“ Daech est le visage du mal et certains ont suggéré que nous devrions déployer un grand nombre de troupes américaines sur le terrain. Mais ce n’est pas du tout mon point de vue ni celui de mes plus proches conseillers civils et militaires qui estiment que ce serait une erreur.” Quant à Vladimir Poutine, il a déclaré : “Il a été dit que les canaux de financement d’activités terroristes devaient être coupés”. Il a toutefois ajouté : “j’ai donné des exemples basés sur des informations dont nous disposons sur le financement de Daech qui serait aidé par des individus provenant d’une quarantaine de pays dont certains sont membres du G20 “. Cette affirmation du président russe est de nature à semer le trouble au sein des représentants des pays développés, d’autant plus qu’en refusant d’engager leurs troupes en Syrie, la majorité des membres du G20 met la France mal à l’aise. Pourtant,  le mercredi 18 novembre dernier,  le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, précisait : « Les accusations de financement du terrorisme souvent portées contre des pays du Golfe ne sont pas avérées… Paris ne saurait avoir la moindre complaisance à l'égard de gouvernements qui aideraient financièrement les terroristes ». Ces déclarations venant d’un responsable français en rajoutent au trouble des pays du G20, dont certains ont tendance à présenter les pays arabes comme les bailleurs de fonds des terroristes. En effet, le financement du terrorisme ne se fait pas toujours sous forme de transferts de fonds, mais souvent, par renforcement d’équipements militaires et d’armes. Les Etats unis et la France sont intervenus en Afghanistan en appuyant les rebelles contre les Russes. De même, la France était en première ligne des pays de l’OTAN qui ont largué des armes en Libye, au profit des rebelles. Les évènements ont ensuite révélé au monde que c’était plutôt les terroristes qui bénéficiaient de ces armes. Les accointances des terroristes avec les Occidentaux étaient frappantes. Des rebelles touarègues ont finalement avoué que ces sous les instructions de l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, qu’ils étaient rentrés au Mali, après la chute de Mouammar Khaddafi. En outre, la libération de plusieurs otages français détenus dans le Sahel a eu lieu avec une forte suspicion de paiement de rançon. En créant l’Etat islamique, ces terroristes ont même ravi la vedette à Al Qaïda, occupant une bonne partie de l’Irak et de la Syrie et s’accaparant des réserves de pétrole de ces pays. Aujourd’hui, les puissances occidentales veulent changer de fusil d’épaule en coupant les canaux de financements des terroristes, mais ils ne parlent toujours pas le même langage, puisque la France semble encore crier seul dans le désert, pour faire adopter le principe de la guerre totale contre l’Etat islamique.

<strong>B.D</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Primature : ou Treta passe, ou le RPM casse !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/primature-treta-passe-rpm-casse-1268032.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/primature-treta-passe-rpm-casse-1268032.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Caricature-Treta-IBK.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2015 12:33:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Rassemblement Pour le Mali (RPM), parti au pouvoir,  est sur le point de voler en éclats. Regroupant les fondateurs du parti, mais aussi, une trentaine de députés, les frondeurs menacent de lancer, dans les semaines  à venir,  leur propre formation politique, dénommée Alliance pour la Justice, le Progrès et la Solidarité (AJPS). Du moins, si Bocari  Tréta, le  secrétaire général du RPM, n’est pas nommé à la tête du futur gouvernement. Qui devrait être, selon de sources concordantes, dirigé par un jeune qui aurait la confiance du président de la République.

IBK est, depuis quelques semaines, sous une double pression : celle de sa propre famille, qui n’entend pas voir Bocari Tréta à la tête du gouvernement, d’une part. Et, d’autre part, celle de son propre parti politique.

Selon nos informations, la nomination de Bocari Tréta, comme Premier ministre,  est rejetée par la famille présidentielle. Parce que ce dernier avait juré, qu’avec lui à la Primature, les membres de la famille présidentielle n’auraient plus leur mot à dire dans la conduite des affaires de l’Etat.

Composés des membres-fondateurs du RPM et d’une trentaine de députés, les frondeurs jugent l’attitude de la famille présidentielle «  inacceptable ». Surtout, disent-ils, quand il s’agit du secrétaire général, donc le premier responsable du parti au pouvoir. Pour eux, plus question d’accepter un chef du gouvernement, qui ne serait pas issu du parti au pouvoir.

<strong>Le RPM divisé en pro-famille présidentielle et pro-Tréta </strong>

En effet, depuis quelques semaines, pro-famille présidentielle et pro-Tréta se livrent une guerre sans merci. Récemment, la rivalité entre ces deux camps avait retardé la mise en place du nouveau bureau de l’Assemblée nationale. Surtout, avec l’honorable Karim Keïta, candidat au poste de premier vice-président ; c’est-à-dire, la seconde personnalité de l’hémicycle après Mr Issiaka Sidibé, président de l’Assemblée nationale et beau-père de Karim Keïta. Pour les frondeurs, cette politique de la « famille d’abord » ne passera pas. La vigoureuse opposition des frondeurs à l’élection du fils du président de la République à ce poste a fini par payer. L’ancien premier vice-président, l’honorable Mamadou Tounkara, député élu à Kita, conserve son poste. Bien plus, les frondeurs avaient, aussi, réussi l’élection de l’honorable Timbiné, un petit dogon, au poste de président de la Commission Transport et Equipements de l’Assemblée nationale.

Ces deux victoires n’ont pas, pour autant, calmé les ardeurs des frondeurs. Lesquels s’opposent, désormais, à la nomination d’un Premier ministre qui ne serait pas issu des rangs du parti. Auquel cas, ils menacent de quitter le RPM. Avec eux, leurs militants et leur trentaine de députés.

<strong>IBK devant un choix cornélien</strong>

Lors de sa visite d’Etat en France, le président français, François Hollande, lui aurait conseillé de mettre en place un gouvernement, regroupant toutes les forces vives de la nation, y compris les leaders des groupes armés.

Le président Hollande aurait, aussi, conseillé à son homologue malien de tenir sa famille loin  des affaires publiques. Surtout, après les scandales qui ont émaillé les deux ans d’IBK au pouvoir : équipements militaires, avion présidentiel, engrais frelaté…….

A en croire la presse, deux personnalités  seraient pressenties pour succéder à Modibo Keïta à la Primature : Mamadou Igor Diarra, actuel ministre de l’Economie et des Finances et Mohamed  Ag Erlaf, ministre de la Décentralisation et de la Modernisation de l’Administration.

Après avoir nommé trois premiers ministres hors de son parti politique, le président de la République se voit, cette fois-ci, contraint de choisir le chef du prochain gouvernement dans les rangs du RPM. Pour les frondeurs, de deux choses, l’une : ou IBK choisit Bocari Tréta comme Premier ministre, ou ils le  lâchent.

Tiraillé entre pro-famille présidentielle et pro-Tréta, IBK ne sait plus où donner de la tête : faut-il choisir le futur chef du gouvernement au sein ou en dehors du RPM, le parti au pouvoir ? En clair, IBK va-t-il obéir au choix de sa famille ou à celui de son parti ?

Le choix peut, à première vue, paraître difficile pour le Chef de l’Etat. Mais il ne semble guère avoir le choix. Il doit faire son choix. Et le bon, celui qui pourrait faire le bonheur du Mali. Le bonheur des M liens. En choisissant un Premier ministre qui ne serait pas issu de son parti, IBK risque de voir le RPM voler en éclats. Il pourrait ne plus avoir la majorité des députés à l’Assemblée nationale ; mais aussi,  se présenter à la présidentielle de 2018 en candidat indépendant.

Selon nos informations,  le récépissé du RPM serait au nom du Dr Bocari Tréta, l’homme que sa famille présidentielle  n’entendrait   pas voir à la tête de la Primature.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La disparition de 800 millions CFA semble   donner  raison aux détracteurs de l’AMO</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/la-disparition-de-800-millions-cfa-semble-donner-raison-aux-detracteurs-de-lamo-1268072.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/la-disparition-de-800-millions-cfa-semble-donner-raison-aux-detracteurs-de-lamo-1268072.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2015 12:28:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Le gestionnaire de l’Assurance Maladie Obligatoire, Mamadou Sinko Coulibaly est écroué. On lui reproche d’avoir détourné 800 millions FCFA.  Du moins, si l’on en croit certaines presses. Mais, en attendant le dénouement de cette affaire, en gestation, les opposants à l’AMO, qui avaient refusé les retenues sur les salaires, affirment que cette affaire leur donne raison.</strong></h4>
L’assurance maladie obligatoire (AMO) est un dispositif de couverture du risque maladie. Elle permet à ses adhérents et leur famille de pouvoir se faire rembourser une partie de des médicaments, une partie des honoraires du médecin. Pour bénéficier de l’AMO, il faut être un fonctionnaire, un parlementaire ou un porteur d’uniforme.

L’AMO existe au Mali depuis 2009. Il va s’en dire que le chemin de l’AMO n’a pas toujours été facile. Des mécontentements suivis de grèves générales des fonctionnaires ont permis d’arrêter le retenu systématique sur le salaire de tous les fonctionnaires. Aujourd’hui l’AMO connait un franc succès auprès des populations. Elle compte plus de 800 000 adhérents à ce jour et enregistre près de 100 000 adhésions annuelles depuis deux ans. Mais, les récents soupçons de détournement de fonds, s’ils se vérifient, feront tache d’huile.

Dans une lettre ouverte datant de l’année dernière, l’ingénieur de la Statistique à la retraite, Sy Sada Diané interpellait le Directeur Général de la Caisse nationale d’Assurance Maladie (CANAM) en ces termes : « Monsieur le Directeur Général, c’est avec inquiétudes que je viens par la présente, attirer votre bienveillante attention sur les pernicieuses menaces qui pèsent sur l’AMO. Initialement desservie par une mauvaise politique de lancement, décriée et rejetée par certains, aujourd’hui l’AMO après quelques mois de prestation, suscite un formidable engouement auprès de toutes les populations maliennes », affirme l’ancien fonctionnaire et de conclure : «L’AMO, véritable organisme d’utilité publique prenant en charge une large franche de la population fragile, ne doit pas connaître le même sort que son aînée la SOMIEX. Elle mérite d’être protégée. J’en appelle à votre professionnalisme pour sauver l’AMO et la mettre hors de portée des prédateurs de tous genres et de tous acabits».

Les craintes exprimées par le retraité se concrétisent. Malheureusement, l’on craint une crise de confiance entre la Caisse Malienne de Sécurité Sociale et l’organisme gestionnaire de l’AMO. Pour sa part, Seyba Doumbia, l’agent public qui a protesté contre les retenues sur le salaire et qui, depuis lors, n’a pas rejoint l’AMO, indique que toute cette affaire d’assurance maladie est une arnaque. Pour lui, ce détournement de fonds présumé était prévisible.

&nbsp;

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire :  IBK : « je ne tolérerai, désormais,  aucune  barbe de bouc dans ma capitale ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-ne-tolererai-desormais-aucune-barbe-de-bouc-capitale-1268102.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-ne-tolererai-desormais-aucune-barbe-de-bouc-capitale-1268102.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Visite-IBK-Radisson3.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2015 12:25:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<h4>Arrivé de N’Djamena où il participait à une rencontre des Chefs d’Etat sur la sécurité au Sahel, IBK s’est rendu à l’hôtel Radisson Blu, attaqué par les djihadistes ; mais aussi, au chevet des blessés.Presque une semaine après cette tragédie, qui a fait une vingtaine de morts, IBK est, toujours, sous le choc. Dans sa résidence de Sébéninkoro où nous l’avons rencontré, le président de la République reste droit dans ses babouches : l’état d’urgence est de mise. Un deuil national est décrété. Et, désormais, aucune barbe de bouc n’est admise dans notre cité, ajoute IBK qui redoute un remake de la tragédie du Radisson.</h4>
Mr le président, encore une fois, vous ravissez la vedette à Bachar El Assad, après l’attaque terroriste, dont le Radisson vient d’être victime…

&nbsp;

C’est vrai ! J’ai reçu le soutien de mes homologues du Sénégal, du Burkina Faso, du Bénin, de la Mauritanie, de la Guinée-Conakry….. C’est toujours bon de se sentir soutenu par ses pairs ouest-africains. Surtout, à un moment où, Tiébilé Dramé et ses amis de l’opposition tentent de m’emmerder avec cette affaire de tract, qui ne finit pas de finir.

Mais avant que mes opposants, opposés à tout et à rien, ne s’en mêlent, je voudrais profiter de votre journal pour annoncer que, désormais, les barbes sont interdites dans ma cité. Tous ceux qui arborent des barbes de bouc, ou de fausses barbes de Mollah, sont invités à se débarrasser de leur barbichette dans le salon de coiffure le plus proche. Sous peine de se voir arrêtés et rasés de force par la  « police spéciale » que je viens de créer à cet effet.

<strong>Vous voulez dire, Mr le président, que vous venez de créer une police spéciale, chargée, uniquement, de caresser nos barbichettes ?</strong>

C’est bien cela ! Mais crois-moi, il n’y a rien de personnel dans cette décision. Je veux dire que, ce n’est pas ta longue barbe qui m’a inspiré cette idée. Mais je ne veux plus prendre de risque. Selon mes « services », les djihadistes qui ont attaqué l’hôtel Radisson s’étaient cachés derrière leur barbe pour commettre leur forfait. Vous connaissez l’adage : chat échauffé craint l’eau échaudée !

<strong>Que pensez-vous des prouesses de nos forces armées et de sécurité à l’hôtel Radisson ?</strong>

J’en étais ému jusqu’aux larmes ! Tu sais que je ne peux pas retenir mes larmes, d’habitude. Mais, en voyant nos forces armées et de sécurité en train de faire sortir les otages sur leur dos, ou en train de traquer les djihadistes à l’intérieur sans l’aide de personne, mes larmes ont coulé jusqu’à inonder le salon.

Regarde ces tapis exposés au soleil ont été victimes de mes larmes. Et pour récompenser nos forces armées et de sécurité, tous les moyens seront mis à leur disposition. Afin qu’elles soient  mieux formées et mieux équipées.

<strong>Equipements militaires ! Ces deux mots ne vous rappellent rien ?</strong>

Ecoute Le Mollah, si tu prononces une seule fois ces mots, je te ferai arrêter pour « offense au Chef de l’Etat », ou pour « crime de lèse-Maninka Bourama ».

Et je connais bien un juge dogon, qui se fera le plaisir de t’envoyer au « pensionnat de Bamako-Coura » pour 125 ans de prison. Tu pourras même en profiter de ce séjour, tous frais payés, pour passer au moins huit doctorats.

&nbsp;

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong> par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Association malienne des expulsés : Contre le sommet EUROPE&#45;AFRIQUE à La Valette</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/association-malienne-des-expulses-contre-le-sommet-europe-afrique-a-la-valette-1254552.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/association-malienne-des-expulses-contre-le-sommet-europe-afrique-a-la-valette-1254552.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Forum-immigration1.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2015 15:47:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’AME signale qu’à Malte sont attendus les chefs d’Etats et de gouvernements des 28 États membres, 35 représentants des pays africains, des représentants de l’Union africaine, de la CEDEAO et des Nations Unies. Le  plan d’action qui devrait sortir du Sommet, indique-t-elle, prévoit un accord entre l’UE et l’UA pour lutter contre le trafic d’êtres humains, améliorer la coopération dans le domaine des retours et réadmissions, promouvoir des voies légales d’accès et la mobilité, protéger les migrants et les réfugiés, éradiquer les causes de la migration et promouvoir des actions de développement et de coopération.

<strong>L’inquiétude de l’AME sur le sommet de La Valette.</strong>

L’Association exprime ses inquiétudes : « L’immigration étant un phénomène fortement lié au développement humain, social, économique et structurel : sa multiplication,  ses implications  et ses connections sont flagrantes. Cela  témoigne des incohérences et les manquements des politiques migratoires mises en œuvre. Au regard des bouleversements intervenus ces dernières années, tant sur le plan humain et politique, on constate des incapacités des pouvoirs publics à saisir la donnée du développement intégral.

L’UE veut inciter les partenaires africains à collaborer sur la gestion migratoire. Bruxelles avait demandé aux partenaires africains de reconnaître un laissez-passer européen qui permette d’expulser rapidement en survolant la vérification de la nationalité. Une version de l’accord  prévoyait la réadmission dans les pays limitrophes, si les pays africains prenaient trop de temps pour l’identification. »

Selon l’AME, l’Accord entre l’UE et l’UA pour la lutte contre le trafic d’êtres humains vise à renforcer la politique européenne sur la gestion de la migration pour valoriser le frontex qui a causé la mort de milliers de personnes dans la méditerranée (Lampedusa). Cela sera, a-t-elle ajouté, une véritable guerre contre les migrants et ne doit donc pas  être négocié par les dirigeants africains et européens, car, elle empêchera les migrants africains d’aller en Europe.

Améliorer la coopération dans le domaine des retours et réadmission

Cet accord, souligne l’association, est très dangereux pour les migrants africains, car, il va permettre à l’Europe d’expulser légalement  les sans papiers africains vivant dans leur continent  en nombre.  L’AME indique : « C’est pour cela que pendant que  Mr Sarkozy était le président de la République française, il avait tenté de signer le même type d’accord avec le Mali. Vu la mobilisation de la société civile malienne, le gouvernement de l’époque n’avait pas signé. » Aujourd’hui, l’AME se pose la question de savoir si le gouvernement actuel acceptera de signer  ce même accord au sommet de La Valette ?

Promouvoir des voies légales d’accès et de mobilité

Pour l’AME, le chantage à la mobilité et à la voie légale d’accès  est inacceptable. L’UE doit cesser de conditionner sa coopération extérieure à la signature des accords vu que la vie humaine est sacrée et que cela compromet la déclaration universelle des droits de l’homme.

Protection des migrants et des réfugiés (possiblement hors d’Europe)

Le soit disant terme de protection est contraire à la déclaration universelle des droits de l’homme «  toute personne a le droit de partir et de revenir là où il veut quand il veut », indique l’association. Les Etats européens, soutient-elle, veulent instituer des centres de tris dans les pays de transit pour sélectionner les migrants et commencer la pratique de reconnaissance des statuts.

Éradiquer les causes de la migration

Pour l’AME, éradiquer est un concept difficilement maitrisable : « Il faut traiter les causes profondes dans un esprit de solidarité. Notons aussi que la diaspora malienne est un soutien inestimable pour l’économie malienne avec des investissements  de plus de 450 milliards de nos francs par an », souligne-t-elle.

Face à cette situation, l’AME exige  l’annulation complète et effective des dettes des pays endettés, la signature de la convention internationale sur le droit des travailleurs migrants et leur famille par les Etats membres de l’UE. L’AME prône aussi l’égalité entre les immigrants (syriens, Africains etc.), enfin, la publication et la diffusion des termes des accords et des conventions signés au cours de cette grande rencontre car les droits des migrants doivent être protégés par les droits internationaux.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Douane : la BMI honorée par la coopération française</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douane-la-bmi-honoree-par-la-cooperation-francaise-1254412.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douane-la-bmi-honoree-par-la-cooperation-francaise-1254412.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Douane.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2015 13:20:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Pour l’encourager dans sa lutte contre la fraude, et la criminalité transfrontalière, la  Coopération française vient de remettre à la Brigade Mobile d’Intervention (BMI) un lot important de matériel. C’était, vendredi dernier,  aux environs de 10 heures, dans la salle de conférence de la direction générale  en présence des cadres et agents de la douane.

448,48 kg de stupéfiant, dont 436kg de cannabis et 12,3 kg d’éphédrine ; 3,5 tonnes de médicaments contrefaits ; 10 bonbonnes de gaz contenant 340 kg de mercure ; 3,2 kg d’or ; 2,06 tonnes de tissus wax…..

Réalisée, cette année, par la Brigade Mobile d’Intervention (BMI) de la douane, cette saisie est considérée comme l’une des plus importantes,  réalisée dans  la sous-région ouest –africaine. C’est pour l’encourager, dans cette lancée, que la Coopération française lui a offert un lot important de matériels.

D’une valeur de plusieurs dizaines de millions de nos francs, il se compose de 10 téléphones portables avec puces, des bons d’essence d’une valeur de 1million CFA, des gilets, des brassards, des jumelles, des talkies walkies, des couteaux, des torches, des pairs de menottes, un ordinateur portable, des menottes à usage unique, des appareils-photos, du gaz au poivre, un dictionnaire sur les drogues…….

Dirigée par le commandant Abdrahmane Diakité, la BMI opère, de jour comme de nuit, sur terre comme   sur le fleuve Niger pour, d’une part, préserver la santé des populations contre les médicaments contrefaits et les produits psychotropes. Et, d’autre part, pour  mettre les produits, localement, fabriqués à l’abri de  la concurrence déloyale.

« La BMI de Bamako, que vous distinguerez comme unité de lutte contre la fraude la plus performante en matière de saisie de produits stupéfiants pour la période allant du 1er janvier au 11 octobre 2015, malgré ses faibles moyens, a obtenu des résultats appréciables », a indiqué le colonel Baba Kida, directeur régional des douanes de Bamako. Avant d’égrener, à la surprise générale, le chapelet des produits saisis par l’équipe du commandant Abdrahmane Diakité. Et Mr Kida de conclure : « C’est le lieu pour moi, d’adresser mes vives félicitations au chef de la BMI et à toute son équipe pour le travail accompli et les invite à mieux faire en 2016, car l’analyse de la fraude dans notre région douanière a permis de savoir que toutes les voies et tous les moyens de transport sont utilisés pour l’infiltration des stupéfiants, des produits contrefaits et autres produits alimentaires impropres à la consommation humaine ».

Pour le colonel Abdou Maïga, chef du Bureau de Contrôle Interne (BCI) par intérim, cette distinction de la BMI, par la Coopération française, est le témoignage éloquent de la qualité de la coopération, en matière douanière, entre la France et le Mali.

« La cérémonie qui nous réunit, ce matin, consacre la distinction de la BMI de Bamako, triée parmi les autres structures de répression en matière de lutte contre la fraude et la criminalité transfrontalière, dont le travail au quotidien a permis d’enregistrer la  plus grosse saisie de drogue au cours de l’année 2015 », a-t-il indiqué dans un tonnerre d’applaudissements.

Selon Philippe Ann, attaché régional de la douane française en Afrique de l’Ouest, il faut davantage développer la coopération entre les douanes malienne et française, notamment en matière de renseignements, pour mieux lutter contre la fraude et le trafic en tous genres. « Bravo à la douane malienne ! », conclut-il.

Pour son compatriote Jacques Batut, conseiller-adjoint de coopération d’action culturelle de l’ambassade de France, la coopération douanière, entre le Mali et la France, est une constante. A l’en croire, la douane malienne a une double mission, dont elle s’acquitte avec brio : le recouvrement des recettes et la lutte contre la fraude.

La cérémonie s’est terminée par la remise du matériel et une collation, organisée dans le hall de la direction générale. Et le colonel Baba Kida, directeur régional de la douane de Bamako de rassurer la coopération française en ces termes : « ce matériel fera l’objet d’un bon usage ».

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un transitaire derrière les barreaux : la douane décide d’en faire un exemple</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/un-transitaire-derriere-les-barreaux-la-douane-decide-den-faire-un-exemple-1254392.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/un-transitaire-derriere-les-barreaux-la-douane-decide-den-faire-un-exemple-1254392.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Douane.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2015 12:45:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Pour certains confrères, c’est un scandale inédit à la douane : un transitaire, écrivaient-ils, se serait introduit, nuitamment, dans les locaux du bureau 200 de la douane, situé à la zone industrielle. Avant de faire sauter les cadenas d’un contenair contenant des marchandises suspectes, voire de la drogue. Pour nombre de confrères, ce transitaire serait soutenu par le directeur général de la douane, avec lequel il serait partie lié. Relayée par certaines radios de la place, cette affaire a, au fil des jours, pris l’allure d’une affaire d’Etat. Avec la mobilisation des forces de police pour retrouver les fugitifs.

Mais qu’est-ce qui s’est, vraiment, passé au bureau 200 vers le 15 octobre dernier ? Pour l’occasion, le «  palmipède » a revêtu son uniforme de « gabelou ».

<strong>Rappel des faits</strong>

Tout a débuté à la mi-octobre. Soupçonné de contenir des marchandises suspectes, un wagon  appartenant au GIE OUDI SARL, dirigé par Mamadou Kourékama,  déclarant en douane,  est conduit, sous bonne escorte, au bureau 200 de la douane, dirigé par l’inspecteur Harouna Diabaté. C’était le 16 octobre dernier.

Dès le lendemain, c’est-à-dire le 17 octobre, la brigade commerciale constate, avec surprise, que le wagon avait été vidé de son contenu. Selon divers témoignages, Mamadou Kourékama, le transitaire, serait passé par là. Avant d’y soustraire les marchandises « suspectes ». Avant de les transférer, directement, dans ses magasins, au quartier Razel. Sans l’autorisation de la douane.

Du coup, le transitaire est interpellé par les éléments du commandant Diabaté, pour être entendu sur son acte, condamné par le code des douanes. « Il a soutenu qu’il avait procédé de cette manière, dans le but de diligenter ses opérations de dédouanement et qu’il allait inviter le service à se rendre à son magasin, afin de constater la présence effective et intégrale des marchandises », révèle le procès –verbal, rédigé à cet effet.

Identifié sous le numéro N° 2440582, le wagon de Mamadou Kourékama ne contenait pas de drogue ; mais plutôt des pièces détachées pour motocycles et diverses marchandises. Notamment, 1159 colis de pièces détachées, 1102 cartons de carreaux. Soit au total 2261 colis, repris sur la fiche d’écor n° 2070 le 16 octobre dernier. Soit la veille de l’incident au bureau 200. Accompagné des hommes du commandant Harouna Diabaté, Mamadou Kourékama les avait conduit à son magasin, sis au quartier où, les marchandises ont, de nouveau, été rapatriées au bureau 200 de la douane.

Peu après, Mamadou Kourékama est placé en garde à vue au bureau, qui ne possède pas de locaux appropriés pour ce faire. Profitant de l’inattention des agents chargés de le surveiller, le transitaire prend la poudre d’escampette.

<strong>Le transitaire écroué</strong>

Après de vaines recherches, les agents du bureau 200 finirent par se rabattre sur un de ses proches, répondant au nom d’ Aboubacar kouma. Ce dernier se propose de se mettre à la disposition des agents pour régler les aspects liés à la procédure de dédouanement.

Selon le procès –verbal élaboré par les enquêteurs, la valeur des marchandises concernées est estimée à 17,8 millions CFA. Et le transitaire risque gros, très gros : la confiscation desdites marchandises et le moyen de transport qui a servi à les transporter dans son magasin du quartier Razel ; le paiement d’une amende, égale au triple de la valeur de l’objet de la fraude ; se voir appliqué toutes les autres pénalités prévues par la réglementation douanière….

Pour la direction générale de la douane, Mamadou Kourékama sera un exemple pour les transitaires, qui seraient tentés de lui emboiter le pas.

Aux dernières nouvelles, la cavale du transitaire  n’aurait pas duré longtemps. De sources bien informées, il aurait été interpellé grâce au soutien de la police. Avant d’être placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Bamako où, il médite sur son acte.

Pour l’heure, aucune date n’a été fixée pour son procès. Qui s’annonce palpitant.

<strong>Affaire à suivre donc !</strong>

<strong>Oumar Babi  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Détenu à la Prison Centrale, un  prédateur foncier fait de nouvelles victimes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/detenu-a-la-prison-centrale-un-predateur-foncier-fait-de-nouvelles-victimes-1254352.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/detenu-a-la-prison-centrale-un-predateur-foncier-fait-de-nouvelles-victimes-1254352.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/prison-centrale-bamako.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2015 12:27:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Pensionnaire de la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako depuis quelques mois, le prédateur foncier continue de faire de nouvelles victimes. Tous les jours. Les victimes,  une fois qu’elles se rendent compte de l’arnaque, le recherchent partout à travers Bamako. Sauf là où il est, c’est-à-dire à l’intérieur d’une prison.

Cette histoire peut porter préjudice à l’acteur principal. Ainsi des personnes ont tenté de nous dissuader de la porter à la connaissance du public. Surtout que le responsable n’est pas un inconnu pour nous. Alors, que l’on ne retrouve pas dans ces lignes une volonté de nuire à quiconque. Notre seule motivation se trouve dans la mission que nous nous sommes assignés. Celle d’informer et de sensibiliser un public parfois naïf et ignorant des dangers qui le guettent.

Mamadou Traoré, c’est un nom d’emprunt, se trouve aujourd’hui détenu à la Prison centrale de Bamako. Plusieurs personnes lui reprochent de leur avoir vendu de faux documents (bulletins, permis) de parcelles à usage d’habitation dans plusieurs quartiers périphériques de Bamako relevant du Cercle de Kati. Le montant des préjudices est estimé à environ 10 millions de FCFA, mais l’inculpé ne reconnait pas être coupable des faits dont le préjudice total est estimé à la somme de 2 millions de FCFA. Mais depuis son lieu de détention, la liste des victimes de Mamadou Traoré ne cesse de croitre.

«Force est de reconnaître que des lotissements anarchiques et ne respectant aucune législation encore moins l’implication des urbanistes agréés et des géomètres experts sont faits. Les plans de lotissements sont le plus souvent signés par des agences immobilières, des géomètres ou encore des fonctionnaires qui ont l’audace d’utiliser un cachet comportant la mention : ‘’ géomètre expert’’ et tout cela avec la complicité de l’administration qui approuve tous ces plans. Cette situation qui perdure est source de conflit aux conséquences incalculables ». Tels sont les propos d’Aly Waïgalo le président de l’Ordre des géomètres experts. C’était lors d’une interview avec Delta News.

Ces affirmations du président de l’Ordre des Géomètres Experts sont d’autant plus vraies que notre histoire en est une parfaite illustration. Notre jeune prédateur foncier est à la tête d’un bureau de géomètres. Chose inimaginable quand on sait qu’il a abandonné ses études en topographie faute d’avoir obtenu le Brevet de Technicien (BT2). Les collaborateurs de Mamadou Traoré sont tous des jeunes ayant abandonné les études et qui après s’être essayés aux petits métiers ont fini par se faire une place de courtier, "coxaire" comme on les appelle, dans le foncier. Mais ce que Aly Waïgalo ne dit pas, peut-être parce qu’il ne le sait pas, c’est que ces faux géomètres établissent de vrais faux documents administratifs sur des parcelles qui n’existent que dans leur seule imagination.

Depuis sa cellule où il opère avec son téléphone portable, Mamadou Traoré a repris ses affaires. D’ailleurs, ne dit-on pas que les vieilles habitudes ont la vie dure. « Le chef est allé sur le terrain », « le chef est en voyage ». Aidé par des complices qui ne manquent pas d’astuce pour justifier l’absence de leur parton, ces jeunes ont réussi à vendre de faux bulletins et de faux permis d’occuper à des personnes, pressées de se faire un toit et qui tombent facilement dans le piège, tendu par un réseau mafieux.

Victime du réseau, un homme vêtu de blanc a passé une bonne partie de la journée, ce samedi, à attendre devant une agence immobilière à Kalabancoro où son «  bourreau » lui a donné un faux rendez-vous. C’est aux environs de quatorze heures que l’homme réussit à avoir Mamadou Traoré au téléphone. Ce dernier réussit à le convaincre. Du moins, si l’on se réfère à la différence de ton de l’homme au début et à la fin de la conversation téléphonique. Un autre rendez-vous est pris pour un jour. Le pigeon, comme dira l’autre, est plumé.

<strong>Mamadou TOGOLA  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La SOMADECO aux abois !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/la-somadeco-aux-abois-1254222.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/la-somadeco-aux-abois-1254222.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/SOMADECO-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2015 12:12:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Accusée d’avoir fourgué, près de 40.000 tonnes d’engrais frelaté aux paysans, lors de la précédente campagne agricole, la SOMADECO n’a pas été retenue par la commission des appels d’offres du GIE pour la fourniture de l’engrais, appelé « complexe céréales »  pour la campagne agricole 2016-2017. Chat échaudé craignant l’eau froide, l’entreprise de Souragata Diaby aurait reçu zéro pointé à l’issue de l’ouverture des offres.

D’une valeur de 78,6 milliards CFA, ce nouveau marché d’engrais,  lancé par la CMDT, se décline en trois offres. Intitulé « appel d’offres 01/2015/GIE », le premier a été lancé pour la fourniture de complexe coton ; tandis que le second, « l’appel d’offres 02/2015/GIE », concerne le  « complexe céréales » ; quant au troisième, plus connus sous le numéro « O3/2015/GIE » est destiné à la fourniture de l’urée.

D’un montant de 15, 8 milliards CFA,  l’appel d’offres pour la fourniture de 45.100 tonnes d’engrais, appelé « complexe céréales », a enregistré la participation de plusieurs fournisseurs de la place , dont la SOMADECO. Il s’agit  d’Alfarouk Service, S/Total, Arc-en- ciel, DPA, GDCM, Gnoumani, Millenuim Banico, SAD, Sangoye, SMIAS, SODRAF, Sogefert, SOPAM, Toguna-Agro, Yara-Agro Chimie…

A l’issue du dépouillement, l’offre de la SOMADECO a été rejetée par la commission des appels d’offres pour, dit-on, « non-conformité ». En clair, l’engrais proposé par SOMADECO ne serait pas loin de celle qu’elle avait proposée lors de la campagne précédente.

<strong>Le scénario-catastrophe de la précédente campagne évité de justesse</strong>

Selon une source proche de la commission des appels d’offres, la SOMADECO aurait reçu « zéro pointé » à l’issue du dépouillement .L’engrais qu’elle avait proposé n’était pas conforme aux normes. Aussi, le GIE redoutait un nouveau scandale autour de l’engrais. Comme ce fût le cas lors de la précédente campagne agricole.

« Il faut que nous soyons sérieux. La question des engrais m’importe énormément. Il s’agit d’une question de santé publique, de morale et d’éthique. Ceux qui se cachent dans ce secteur-là, et qui pensent pouvoir se jouer de nous, se jouent d’eux-mêmes. Ils auront le sort qu’ils méritent… », avertissait  IBK en colère. C’était le 26 mai 2015, à l’ouverture du Conseil supérieur de l’Agriculture, tenu au Palais de Koulouba. La SOMADECO a-t-elle fait les frais de l’engrais frelaté dans ce nouvel appel d’offres ? S’est –elle « joué d’elle-même », comme l’avait indiqué plus haut le président de la République ?

Selon les experts, l’engrais livré, l’année dernière par la SOMADECO, « manque jusqu’à 21 nutriments sur les 50 que doit compter la tonne d’engrais livré ».

Et les mêmes experts d’ajouter : « cet engrais n’a aucune solubilité, ne répond en rien aux normes et ne pourrait que tuer la production nationale ».

De son côté, le ministre du Développement Rural, Dr Bocari Tréta va plus loin. Interpellé à l’assemblée nationale par le député RPM, Bafotigui Diallo, élu en commune VI du district de Bamako, il précise que : « les plantes ne profiteront pas des 41%, qui ne dissoudront pas. Les rendements pourront diminuer de 40%. Les parties qui ne seront pas solubles sont, généralement, les métaux lourds (chrome, plomb et cadmuim). Ils constituent même une menace pour la vie humaine et animale, si jamais ils sont drainés par les cours d’eau et sur la nappe phréatique. Parce que la quantité de ces métaux sera dépassée dans l’eau avec tous ces 40.000 tonnes d’engrais, qui seront utilisés », confessait-il sous le feu roulant des questions des députés.

C’est, peut-être, pour éviter le scénario-catastrophe de l’année dernière, que l’offre de Souragata Diaby  pour la campagne 2016-2017  a été rejetée, par la commission de dépouillement, pour « non-conformité ».

Mais de là à vouloir demander l’annulation de cet appel d’offres, il n’y qu’un pas que Mr Diaby a franchi. Allègrement.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Terrorisme : Daesh pose un acte de guerre</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/terrorisme-daesh-pose-un-acte-de-guerre-1254322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/terrorisme-daesh-pose-un-acte-de-guerre-1254322.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/vladimir-poutine.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2015 12:03:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Assurément, l’entrée en action de la Russie en Syrie et en Irak a précipité les évènements et obligé les terroristes à réagir au delà de leurs zones de couverture, en déposant, selon toute vraisemblance, une bombe dans un avion russe à Charm El-Cheikh, dans le Sinaï et en perpétrant un sanglant massacre à Paris. Le président français, François Hollande, a décrété l’état d’urgence et promis d’être ferme. « C'est un acte de guerre et face à la guerre, le pays doit prendre les décisions appropriées. La France sera impitoyable face aux barbares de Daech », avait prévenu, dès samedi, le président de la République française. Quant aux responsables maliens, ils ont souhaité la victoire au peuple français contre l’ennemi commun.

Dimanche soir, la France a annoncé avoir effectué un bombardement massif sur le fief de l'organisation Etat islamique à Raqa (Syrie), détruisant un poste de commandement et un camp d'entraînement. La France riposte violemment, car, a dit le président français, les terroristes ont posé un acte de guerre. Cela rappelle étrangement la triste déclaration de Moussa Mara - puisqu’elle a été suivie d’une déroute - le jour de l’attaque du gouvernorat de Kidal par le MNLA et ses alliés. C’est dire, si l’on s’en tient au lexique de la paix de la MISAHEL, que les terroristes constituent un groupe organisé dont le mode opératoire est la violence extrême. En effet, dans le lexique de la MISAHEL, on lit : « la guerre est une étape avancée du conflit et du conflit violent. Il s’agit d’un conflit violent entre des groupes organisés. » L’ancien président de la République ATT n’avait-il pas prévenu ? « Ils sont plus organisés, mieux équipés » que notre armée. ATT, en général para-commando, avait préconisé ce qu’aujourd’hui le processus de Nouakchott entend mettre en œuvre.

En effet, ce processus, lancé par la commission de l’Union africaine, dans la capitale mauritanienne, le 17 mars 2015, a pour but de faciliter le renforcement de la coopération en matière de sécurité entre les pays sahélo-sahariens pour lutter efficacement contre le terrorisme et les différentes formes de crimes transfrontaliers organisés. De même, la force multidimensionnelle mixte (FMM) de lutte contre Boko Haram a été mise en place par la commission du lac Tchad (CBLT), appuyée par l’U.A., la CEDEAO et la CEEAC. L‘ennemi commun du Nigéria, du Niger,  et du Cameroun est le terrorisme, quel que soit son appellation : Boko Haram, Al Gaïda, Mujao, Etat islamique… Toutes ces coopérations politico-militaires contre le terrorisme prouvent que la terreur a atteint des dimensions surprenantes.

<strong>Interventions occidentales</strong>

Si les interventions des troupes occidentales en Afghanistan et au Mali ont permis de mettre en déroute les terroristes, il n’en demeure pas moins que ces attaques n’ont pas éradiqué tout le danger. En effet, au Mali, derrière le MNLA, dit séparatiste, se cachent des bandes armées qui ont rendu difficile la libération de Kidal et la sécurité dans certaines zones de Tombouctou et de Gao. En éliminant l’ancien guide libyen Mouhammar El Khadaffi et l’ancien président Irakien, Saddam Hussein, les Occidentaux ont plutôt contribué à créer le chaos, mettant en selle les terroristes qui ont occupé de larges portions du territoire irakien et syrien, s’emparant, du coup, des armes et ressources de ces terres, en l’occurrence, le pétrole. De ce fait, les Etats unis et l’Europe, essentiellement préoccupés à se débarrasser de guides politiquement gênants, en procurant des armes aux rebelles, ont forcément permis aux terroristes, nébuleuse difficile à distinguer des autres, de se mouvoir dans le chaos et de s’équiper dangereusement contre ceux qu’ils appellent les « croisés » et autres « hérétiques ». Dans leur obstination à se débarrasser de leurs ennemis politiques, les Occidentaux se sont évidemment rendu compte de leurs erreurs. C’est pourquoi le cas Bachar El Assad est devenu la pomme de discorde. Aujourd’hui, après les attaques perpétrées à Paris, il s’agit de savoir s’il faut l’aider ou le combattre. D’autant plus que l’entrée en action de la Russie a précipité les choses, en fragilisant sérieusement l’Etat islamique, obligé de se rebiffer, faisant exploser un avion qui venait de quitter l’aéroport de Charm El Cheikh et perpétrant des attaques sanglantes à Paris. Aujourd’hui, l’ancien président français, Nicolas Sarkosy, est persuadé qu’il faut mener la guerre totale à l’Etat islamique. Il s’agit, a-t-il dit, de protéger la France « des éléments radicalisés. » Pourtant, des combattants du HCUA ont soutenu que c’est lui qui les a poussés à revenir au Mali, lors des frappes de l’Otan, en Libye.

Nicolas Sarkosy leur aurait fait miroiter un Etat : l’AZAWAD, pour une contre partie géostratégique au Nord du Mali. L’illusion a été réelle, c’est pourquoi la CMA, désabusée, est aujourd’hui rentrée dans les rangs des troupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Lors de son point de presse, jeudi dernier, au siège de la MISAHEL, Pierre Buyoya, haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, a soutenu : « depuis notre rencontre en juillet dernier, qui correspondait avec la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et le début du lancement de sa mise en œuvre, le Mali a connu des évolutions positivement remarquables. Le Sahel a connu des situations qui ont été dans certains cas, fort inquiétantes, mais qui s’avèrent globalement encourageantes. » En fait, malgré les turbulences, les populations sont plus que jamais décidés à vivre dans un Mali, un et indivisible. Les évènements les confortent dans ce sens puisque toutes les tentatives séparatistes ont échoué au Mali et la France est aujourd’hui plus que préoccupée à mener la guerre totale contre Daech.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « attaquer Kidal, Mopti  ou Tombouctou, je peux l’accepter ;  mais paris, ma ville&#45;lumière, jamais ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-attaquer-kidal-mopti-ou-tombouctou-je-peux-laccepter-mais-paris-ma-ville-lumiere-jamais-1254242.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-attaquer-kidal-mopti-ou-tombouctou-je-peux-laccepter-mais-paris-ma-ville-lumiere-jamais-1254242.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/IBK-paris6.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2015 11:49:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Assis dans un canapé, la tête entre les mains, deux larmes perlent sur les joues d’IBK. Les yeux rivés sur le sol mouillé, il semble absorbé par le chagrin, celui qui accable tous les Français, après les attentats de vendredi dernier. Qui ont fait  128 morts et 125 blessés à Paris.

Parisien pur sucre, le « Kankélintigui » ne peut rester indifférent au sort de ses compatriotes, pardon de ses amis gaulois. Après avoir signé, lundi dernier, le livre de condoléances à l’ambassade de France, en compagnie du Premier ministre et quelques membres du gouvernement, le Chef de l’Etat est, visiblement, très affecté par ce drame.

Mais à peine avons-nous sorti notre micro, qu’il accepte de nous parler. En dépit de la douleur qui l’accable.

Mr le président, toutes mes condoléances ! Quelle lecture faites-vous des attentats de Paris qui ont fait, selon le décompte actuel, 128 morts et 125 blessés ?

Le Mollah, ce sont des lâches, ces terroristes. Ce ne sont pas des musulmans, mais des assassins, des drogués… qui se servent de notre religion pour commettre leurs crimes. Mais cette fois-ci, ils sont allés très loin, trop loin. Car, attaquer Kidal, Mopti, Gao ou Tombouctou.. je peux le comprendre ; je peux l’accepter ; mais attaquer Paris, la ville-lumière, ma ville-lumière, je ne peux l’accepter. Et la communauté internationale doit prendre toutes les mesures idoines pour mettre Daesh et ses kamikazes hors d’état de nuire.

Pourquoi, Mr le président, dites-vous que vous acceptiez que les terroristes attaquent Kidal, Gao, Mopti ou Tombouctou.. mais pas Paris ?

Même si je vous l’explique, vous ne comprendriez pas !

Est-ce parce que vous êtes Français ?

Méfie-toi Le Mollah, tu es sur une pente glissante !

Mr le président, est-ce que les terroristes n’ont pas tué plus de Maliens que de français ? Et nos concitoyens ne comprennent pas comment vous pouvez être plus accablé par la mort de ces 128 Gaulois, que celle de vos propres compatriotes ?

Je vous le répète, Le Mollah : même si je te l’explique, vous n’y comprendrez un piètre mot. D’ailleurs, qui vous dit que ces 128 Gaulois, comme vous les appelez, ne sont pas des compatriotes à moi ?

Donc, vous êtes aussi Français ?

Je n’ai jamais rien dit de tel ! Et si vous écrivez ces conneries sur moi, vous aurez chaud. Non seulement, tu remettras plus les pieds dans ma résidence ; mais aussi, je ferai raser ta barbe sans eau. Ce sera l’occasion pour mes gardes du corps de te régler ton compte.

Et crois-moi, ils ne se feront pas prier, dès qu’il s’agit de palper la barbe d’un Mollah comme toi.

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong>par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontres intercommunautaires : La CMA divisée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontres-intercommunautaires-la-cma-divisee-1239602.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontres-intercommunautaires-la-cma-divisee-1239602.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2015 11:59:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/CMA.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1166572" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/CMA.jpg" alt="La CMA et la Plateforme pour la première fois fument dans le même calumet et suspendent leur participation au Comité de suivi" width="650" height="366" /></a>Alors que les rencontres intercommunautaires se sont poursuivies dans plusieurs villes du nord, notamment à Tombouctou, conformément à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, la Coordination des mouvements de l’AZAWAD avait  décidé de boycotter celle de Gao, qui devait démarrer hier. Toutefois, selon nos sources, certains membres de la CMA, ont décidé de marquer leur présence à cette cérémonie de rencontre de diverses communautés du Nord du Mali.

En fait, de fortes recommandations avaient été faites dans ce sens, lors des dernières rencontres du comité de suivi, pour que le démarrage des patrouilles mixte soit effectif. En outre, vendredi dernier, Le Mouvement national de libération de l’AZAWAD a fêté ce qu’il a appelé « son anniversaire », à Kidal. Toutes choses qui indiquent que la CMA entend brouiller les pistes, en persistant dans la surenchère, pour finalement imposer sa loi.

C’est ce qui a été constaté lors de la mise en place de la Commission Vérité, justice et réconciliation. En effet, selon nos informations, certains membres de la CMA sont toujours réfractaires à cette commission, estimant que leurs doléances n’ont pas été prises en compte. Lors d’une conférence de presse de la CVJR, la première vice-présidente, Nina Oualet Intallou, avait indiqué : « la CMA et les mouvements étaient à la base de ma nomination. Il y a eu des consultations, seulement  il y a eu plusieurs formes, on avait demandé cinq personnes, finalement il n’y a eu que deux retenues. Donc, c’était ça qui était contesté ».

Au demeurant, la CMA refuse toujours de s’associer à la COMPIS 15, qui, selon elle, ne fait pas partie des signataires de l’accord. Cette manœuvre désormais connue de créer la tension, mettre le gouvernement dans l’embarras et prouver qu’il continue à peser lourd est d’ailleurs devenue source de discorde entre la CMA et les populations de Kidal. En effet, ces populations sont aujourd’hui fatiguées de la guerre, de constater que les écoles restent fermées et s’inquiètent des épidémies qui traversent les frontières, en l’occurrence, celle relative à la fièvre de la vallée du Rift, qui sévit en Mauritanie.

&nbsp;

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La mendicité à Bamako: entre nécessité et argent facile</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-mendicite-a-bamako-entre-necessite-et-argent-facile-1239582.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/la-mendicite-a-bamako-entre-necessite-et-argent-facile-1239582.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2015 11:52:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_195534" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/02/Mendiant.jpg"><img class="size-full wp-image-195534" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/02/Mendiant.jpg" alt="Mendiant" width="350" height="263" /></a> Deux jeunes Mendiants[/caption]

L’instabilité sociale, l’insécurité en général et routière en particulier, telles sont entre autres, les conséquences de la mendicité de plus en plus agressive et abondante dans les artères de Bamako. Aussi, les domiciles et maintenant les services, ne sont pas épargnés par la métastase. Même les locaux de votre journal préféré reçoivent la visite des mendiants. En témoigne récemment, le cas de ce supposé professeur de l’enseignement supérieur qui affirme chercher de quoi renter à la maison parce que venue pour une commission dans le centre-ville, il n’a plus de quoi retourner chez lui, à la maison.

Considérée comme un moyen de recherche du salut et de la bénédiction de leurs maitres, la mendicité a, jadis, été pratiquée par les seuls talibés. Mais, il n’a pas fallu beaucoup de temps à certains génies pour comprendre que mendier est un moyen sûr et surtout facile de se faire de l’argent. Et les arguments et les techniques à la limite de l’escroquerie sont élaborés.

Que dire de cette histoire qu’une dame nous racontait. Certainement pour faire rire puisque nous n’avons pas pu attester de la véracité des faits. Mais plus qu’une histoire banale, elle fait ressortir l’acuité de ce fléau qui a fait beaucoup de victimes dans les pays voisins, notamment au Sénégal.

« Un mendiant, un jour, se fait renverser par un véhicule, de l’USAID, précise-t-elle. Le mendiant n’a rien. Du moins rien de grave. Mais, par bonté ou épris de compassion, l’agent de l’USAID achète une moto et remet une somme conséquente à sa victime. Ce dernier raconte, plus tard, l’histoire à un autre mendiant, un ami. Celui-ci voit en cela une opportunité d’affaires et se rend au même endroit. Lorsqu’il entend venir un véhicule, il feint de trébucher et se laisse tomber. Le chauffeur freine brusquement et sort de son véhicule. Il n’a pas le temps de placer un mot quand le mendiant lui lance: « C’est USAID, c’est USAID ».

De nos jours l’insécurité routière est aggravée par les mendiants le long des artères de la capitale. Interrogé, le Sergent Mory Touré affirme n’avoir pas été, personnellement, témoin d’un accident de la circulation impliquant un mendiant, mais affirme-t-il, les usagers se plaignent constamment de l’occupation de certaines voies par les mendiants.

Pour sa part, la Coalition malienne des droits de l’Enfant (Comade) a décidé de prendre le taureau par les cornes. Du moins, en ce qui concerne la mendicité des enfants. Ainsi, lors d’une rencontre sur la question en février dernier, le président de la Comade, Amadou Bocar Téguété, a appelé tous les acteurs du domaine à une synergie d’action pour éradiquer le mal. «Ces spectacles dégradants d’enfants mal vêtus, sans chaussure et occupant les voies et places publiques à la recherche d’argent nous interpelle tous, parents, éducateurs, responsables administratifs, communautaires et religieux. Des actions de proximité seront entreprises, avec vous tous, individuellement et collectivement. C’est une adhésion à ces actions que je vous demande aujourd’hui, dans un dialogue constructif et responsable», a déclaré A. Téguété.

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CANAM : la caisse affiche une bonne santé</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/canam-la-caisse-affiche-une-bonne-sante-1239552.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/canam-la-caisse-affiche-une-bonne-sante-1239552.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2015 11:50:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/canam.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-933742" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/canam.jpg" alt="Canam" width="200" height="200" /></a>La Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM) a tenu la 11e session ordinaire de son Conseil d’Administration. C’était vendredi dernier au Conseil National du Patronat malien (CNPM), à l’ACI 2000. De 22,5 milliards en 2014, la CANAM a exécuté son budget 2015 de 28,9 milliards à hauteur de 57% à la date du 30 juin dernier. La caisse se sent donc en bon état et elle prévoit d’établir des records pour l’année à venir.

156 000 personnes se sont inscrites à l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) en 2014. Ce qui amène le nombre total des immatriculations au 31 décembre 2014 à 745 000 personnes. C’est dans ce contexte de succès que la CANAM tient son conseil d’administration. Les principaux points à l’ordre du jour sont: l’examen et l’adoption des états financiers et du rapport du commissaire aux comptes sur l’exercice clos au 31 décembre 2014; l’état de mise en œuvre des activités et l’état d’exécution du budget au 30 juin 2015…

Les activités ayant marqué l’année écoulée sont entre autres, l’organisation de missions d’enrôlement dans les régions ; l’organisation de campagnes de sensibilisation, notamment dans les garnisons militaires ; la signature de conventions sectorielles avec de nouveaux prestataires de soins ; le suivi et le déploiement du logiciel Esquif dans les représentations régionales de la CMSS et de la déconcentration des paiements des prestataires de soins au niveau de l’INPS ; etc.

Selon Maouloud Ben Katra, le Président du Conseil d’Administration de la CANAM, le budget de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie au titre de l’exercice 2015 a été arrêté en recettes et en dépenses à 28, 884 milliards FCFA. Le montant total des recettes au 30 juin 2015 s’élève à 16, 445 milliards FCFA. Soit un taux de réalisation de 57%. Si cette tendance est maintenue, indique le PCA, elle permettra à la CANAM d’atteindre voire de dépasser pour une première fois les prévisions budgétaires.

Malgré les défis, la CANAM affiche ses ambitions. Pour l’année à venir, le succès connu avec l’enrôlement des fonctionnaires militaires dans l’AMO s’étendra à d’autres secteurs d’activités. « Les actions en cours en matière de sensibilisation laissent espérer que nombre d’autres catégories telles que les mines concrétisent leur affiliation dans les prochaines échéances.

La mise en chantier d’un système d’information intégré biométrique constituera le cœur de la matière pour la gestion du régime de l’assurance maladie obligatoire. Ce chantier marquera une avancée incontestable dans la gestion, aussi bien des immatriculations, des cotisations, de la liquidation que dans la fiabilisation des supports, grâce à la production de cartes biométriques couplée avec NINA», affirme Maouloud Ben Katra

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des flux scolaires : Le Ministre Barthélemy Togo rencontre l’AEEM*</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/gestion-des-flux-scolaires-le-ministre-barthelemy-togo-rencontre-laeem-1239532.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/gestion-des-flux-scolaires-le-ministre-barthelemy-togo-rencontre-laeem-1239532.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2015 11:43:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_740522" align="alignleft" width="270"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Kénékouo-dit-Barthelemy-Togo.jpg"><img class="size-full wp-image-740522" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Kénékouo-dit-Barthelemy-Togo.jpg" alt="Barthélémy Togo" width="270" height="300" /></a> Kénékouo dit Barthelemy Togo[/caption]

Le ministre de l’Education nationale, Barthélemy Togo, a rencontré samedi dernier le bureau de coordination de l’Association des élèves et étudiants du Mali. Il s’agissait pour le ministre, de prendre contact avec le bureau et de partager avec lui des informations  sur les opérations de transfert en cours.

A l’occasion, indique le cabinet, le Directeur Général de la Cellule de Planification et de Statistiques a rappelé le processus et les critères d’orientation des élèves admis au Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF), session de juin 2015.

« 64 000 élèves ont été orientés sur les 67 000 admis du DEF 2015. Les structures publiques, au nombre de 99, ont été remplies au maximum de leur capacité d’accueil à concurrence de 38% des élèves orientables. Les autres (62%), ont été orientés dans les établissements privés. Les opérations d’orientation ont été effectuées dans les Académies d’enseignement(AE) des chefs-lieux de région et ont enregistré la participation des structures centrales et déconcentrées de l’éducation, des syndicats d’enseignants, des associations de promoteurs d’établissements privés et des collectivités territoriales. La participation des élus locaux est une innovation. » a indiqué le cabinet ministériel.

Pour déterminer le choix des établissements privés devant recevoir des élèves du secondaire à la charge de l’Etat, ajoute le département, le ministre a souligné que dix équipes ont été mobilisées sur le terrain après les visites de certification des Académies d’enseignement. Ces missions d’évaluation, selon le cabinet, ont accordé le statut d’établissement éligible à 1039 établissements susceptibles de recevoir des élèves à la charge de l’Etat.   Quand bien même la démarche des orientations a été inclusive, note le cabinet, des opérations de transfert et de réorientation sont en cours pour corriger les insuffisances constatées à l’issue des orientations.

Les responsables du cabinet ministériel ajoutent que « des restrictions ont été faites cependant pour éviter que les élèves ne soient un fonds de commerce comme certains promoteurs ont tendance à le vouloir. Ainsi, aucun transfert n’est autorisé d’un établissement public vers un établissement privé. En outre, le transfert entre deux établissements privés n’est autorisé que dans les localités de Bamako et de Kayes, d’une rive à l’autre. Toutefois, les transferts sont autorisés pour les cas de mutation du parent ou du tuteur, de handicap physique profond ou lorsque l’élève souhaite retourner dans sa localité d’origine et dans un établissement du même type d’enseignement que celui de son orientation initiale. »

Ces restrictions, indique le cabinet, n’ont pas été du goût de tout le monde. Des mouvements d’humeur, signale-t-il, ont été constatés auprès de certains partenaires de l’école. « A Koutiala, des élèves ont même boycotté les cours avant de revenir à la raison », indiquent les responsables du département de l’Education.

B.D.

Source : cabinet]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « le remaniement est imminent, mais ne le dites à personne »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-le-remaniement-est-imminent-mais-ne-le-dites-a-personne-1239512.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-le-remaniement-est-imminent-mais-ne-le-dites-a-personne-1239512.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2015 11:36:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1212302" align="aligncenter" width="650"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/IBK-BKO13.jpg"><img class="size-full wp-image-1212302" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/IBK-BKO13.jpg" alt="Le Président IBK de retour à Bamako à l'issue de sa visite d'Etat en France (Bamako, le 25 octobre 2015)" width="650" height="433" /></a> Le Président IBK de retour à Bamako à l'issue de sa visite d'Etat en France (Bamako, le 25 octobre 2015)[/caption]

Un verre de jus d’orange dans une main et, dans l’autre quelques gousses d’arachides qu’il dégustait avec appétit, IBK prenait son bain de soleil quotidien au bord de sa piscine sur un canapé italien de couleur beige. Dans le jardin alentour, les gardes du corps veillent au grain. Costumes noirs et lunettes de soleil posées sur le nez, ils gardent les yeux grands ouverts sur « Maninka Bourama ».

En traversant l’immense cour de sa résidence, son garde du corps le plus proche, le mastodonte qui le suit sur terre, sur mer comme dans les airs me saisit par le collet en ces termes : « aujourd’hui, c’est aujourd’hui ! Ce n’est pas toi qui a m’a accusé, dans ton journal, de t’avoir étranglé par ta cravate ?  ».

Soudain, IBK vole à mon secours en ces termes : « Laissez-le passer ! C’est un emmerdeur nécessaire ». C’est ainsi que je me suis débarrassé de ce mastodonte, qui entendait prendre sa revanche sur moi. Place donc à l’interview imaginaire. Ou presque.

Mr le président, vous avez bonne mine aujourd’hui. Apparemment, le soufflet de  la polémique avec Tiébilé Dramé est retombé.

&nbsp;

C’est vrai, j’ai vécu une semaine d’enfer avec cette polémique qui ne cesse d’enfler, jour après jour ; semaine après semaine. Le « petit Dramé » voulait profiter de ma déclaration pour me mettre le bâton dans les roues de mon régime. Et, avec toute l’opposition, debout comme un seul homme, entendait me terrasser sur le dos. Avant même la fin de mon mandat.

Mais Tiébilé ignorait à qui il avait à faire. Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire la grimace. J’ai été lanceur de tract comme lui à Paris, ville que j’ai connue avant lui. Et que je connais mieux que lui. Plus parisien que moi, IBK, tu passes l’arme à droite, pardon à gauche !

&nbsp;

<strong>Paraît qu’il y’a un remaniement ministériel dans l’air ?</strong>

&nbsp;

Je suis en train de former un gouvernement commando. Avec, à sa tête, un premier ministre commando. Mais n’en parle pas dans ton journal, sinon les ministres vont, encore, activer leurs charlatans pour m’en empêcher. Et pour ce faire, aucun sacrifice n’est de trop : œufs de lapin, lait de moustique, des bœufs bleus, jaunes, des chiens noirs…. La liste n’est pas exhaustive.

&nbsp;

<strong>Comment le savez-vous ?</strong>

&nbsp;

J’ai fait suivre certains par mes services de renseignements jusque dans les cases sacrées de Kolokani, koutiala, Sikasso….

&nbsp;

<strong>Qui d’Igor ou de Mohamed Ag Erlaf sera le prochain premier ministre ?</strong>

&nbsp;

Je le sais, mais je ne te le dirai pas. Je n’ai pas envie d’avoir Tréta et son armée de laudateurs sur le dos.

&nbsp;

Mr le président, vous pouvez le nommer chef du gouvernement pour avoir la paix avec le RPM, quitte à le débarquer deux semaines après pour incompétence ou incompatibilité d’humeur

&nbsp;

Tu viens, Le Mollah, d’avoir une idée de génie. Je crois que tu ferais un conseiller au département des « Affaires étrangement Etranges ».

&nbsp;

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong>par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Communication  présidentielle en panne !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/la-communication-presidentielle-en-panne-1239492.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/la-communication-presidentielle-en-panne-1239492.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2015 11:29:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1097932" align="aligncenter" width="730"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/Choguel-Kokalla-Maïga.jpg"><img class="size-full wp-image-1097932" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/Choguel-Kokalla-Maïga.jpg" alt="Le porte-parole du gouvernement malien, Choguel Kokalla Maïga" width="730" height="306" /></a> Le porte-parole du gouvernement malien, Choguel Kokalla Maïga[/caption]

La conférence de presse animée par le chef de la cellule de communication de la présidence arrive en retard. Après les échanges verbaux entre le président IBK et Le président du Parena, Tiéblé Dramé, le climat politique  s’est détérioré à tel point qu’on se demande s’il ne fallait pas commencer par apaiser la situation avant de se livrer à une campagne d’explication sur des évènements qui ne sont plus d’actualité. En fait, en lieu et place des accusations contre Tiéblé Dramé, la communication présidentielle, dès le retour du président IBK, aurait du exposer le détail des enjeux économiques, notamment la part de dons, de prêts, d’aide, etc. que constitue ces 2000 milliards dont on parle comme un trophée de guerre.

C’est à ce titre que le parti CNAS-Faso Hèrè, dans un récent communiqué a noté ce qui suit : «  le montant annoncé à l’OCDE à Paris ressemble étrangement à celui promis en mai 2013 à Bruxelles; les réalités de l’aide publique au développement font craindre qu’il s’agit beaucoup plus d’effet d’annonce, de maquillage de chiffres et de double comptabilisation par rapport à certaines promesses faites à Bruxelles ; sous prétexte d’assurer la transparence dans la gestion des flux d’aide, les partenaires techniques et financiers doivent s’abstenir de contourner les structures officielles de l’Etat, de se substituer à elles et de les affaiblir davantage au profit d’acteurs non-étatiques à légitimité douteuse et dépourvues de toutes capacités avérées de planification, de gestion et de contrôle; aucune promesse d’appui technique et financier ne saurait endormir la vigilance du Peuple malien et ramollir sa détermination à faire flotter à nouveau le drapeau malien à Kidal et à ancrer définitivement cette localité dans l’ensemble national et territorial du Mali. » En somme, à défaut d’avoir une claire information sur la visite d’Etat, le parti se pose des questions, notamment, sur la question de Kidal. C’est à ce titre qu’il précise : « le Bureau Politique National réitère son rejet de l’Accord d’Alger ainsi que  sa condamnation ferme des manœuvres tendant à maintenir Kidal en dehors du giron malien et du soutien continu de la France à ses poulains séparatistes du soit disant MNLA. Il exige du Président de la République du Mali qu’il édifie publiquement le Peuple malien sur la teneur de ses entretiens avec le Président français concernant la crise qui secoue les régions du Nord. » Ces inquiétudes prouvent que la communication présidentielle a péché, puisqu‘elle n’a pas réussi à apaiser les populations sur les vrais objectifs de cette visite, en l’occurrence, sur la nature du partenariat gagnant-gagnant entre l’Etat malien et le patronat français. En effet, il convient de signaler que les opérateurs économiques français entendent assurer leurs investissements dans notre pays dans les secteurs, entre autres, de l’agriculture, des infrastructures, de l’énergie, des mines…et garder la suprématie des relations économiques avec notre pays, face à la grande progression chinoise. Il convient donc de rappeler, à propos de la Chine, que la presse nationale parlait de 5000 milliards d’investissements, lors de la visite du président IBK dans ce pays.  Il est donc illusoire de croire que c’est le Mali qui fait la meilleure opération dans cette visite d’Etat, compte tenu des difficultés économiques de la France dont le budget évolue négativement et dont le président, François Hollande, est au plus bas des sondages. Par ailleurs, comme l’a signalé la CNAS-Faso Hèrè, les inquiétudes ne s’arrêtent pas là, car  «  son  Bureau Politique National réitère… sa condamnation ferme des manœuvres tendant à maintenir Kidal en dehors du giron malien et du soutien continu de la France à ses poulains séparatistes du soit disant MNLA. Il exige du président de la République du Mali qu’il édifie publiquement le Peuple malien sur la teneur de ses entretiens avec le Président français concernant la crise qui secoue les régions du Nord. »

Toutes choses qui indiquent que l’information attendue par les populations ne leur est pas encore parvenue.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : la démocratie malade des hommes politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mali-la-democratie-malade-des-hommes-politiques-1239472.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/mali-la-democratie-malade-des-hommes-politiques-1239472.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2015 11:23:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/Leaders-politique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-434212" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/Leaders-politique.jpg" alt="IBK rencontre aujourd’hui les partis politiques et les Institutions de la République" width="610" height="461" /></a>Si on doit juger de l’arbre d’après ses fruits, celui de la démocratie planté dans la douleur en mars 1991 et arrosé du sang des martyrs souffre d’attaques pernicieuses résultant d’un amateurisme chronique et affligeant, à un point tel qu’il ne donne plus ni ombre protectrice, ni fruits comestibles. Pire, ses feuilles sont devenues urticantes, ses racines et son bois toxiques. Et pourtant !

&nbsp;

<strong>LA POLITIQUE EST UN METIER </strong>

<strong>QU’IL FAUT APPRENDRE A HONORER</strong>

&nbsp;

Après un quart de siècle de pratique démocratique, contrairement à certains de ses voisins, le Mali est resté un nain politique qui ne produit que très peu de bons modèles à cause d’un processus complètement dévoyé qui agit négativement sur l’état général de la gouvernance : recensements administratifs jamais exhaustifs, fichiers électoraux incomplets et truffés d’erreurs, partis politiques pléthoriques à l’action paralysante, dépravation accentuée des mœurs sociales et corruption endémique, jeunesse à la formation scolaire et citoyenne compromise, jeu politique confus à souhait n’offrant aucune lisibilité. En dehors des périodes électorales, les acteurs sont si ennuyeux qu’on se demande s’il n’est pas temps de siffler la fin de la récréation pour asseoir les conditions d’un renouvellement salutaire. L’humilité et la sagesse ayant depuis longtemps quitté les acteurs et la scène politique qui compte environ deux cents formations (excusez du peu), le remède est devenu pire que le mal et l’héritage un fardeau lourd à porter. Exit donc tous les autostoppeurs indélicats qui squattent, écument et vampirisent l’espace politique !

La politique est un jeu particulier qui se nourrit par essence de l’esprit de compétition et de contradiction au service de la défense d’un projet de société. Celui qui y participe doit savoir qu’il peut perdre sans que l’arbitre soit tenu de justifier sa décision. Plus les adversaires sont de qualité, plus le spectacle mobilise et captive. Indiscutablement donc, ce sont les « grands messieurs » qui peuvent sortir le jeu politique de la médiocrité pour le hisser au rang d’art, grâce à une répartition intelligente des rôles dans la courtoisie et le bon ton. On ne peut conférer à la politique ses lettres de noblesse sans leaders charismatiques moralement et intellectuellement honnêtes, sans des disciples humbles et respectueux des enseignements, sans une population suffisamment éclairée pour devenir un bon arbitre face aux différentes obédiences. De 1991 à ce jour, ceux qu’on a pu considérer comme des « maîtres » n’ont  inspiré ni école, ni philosophie politique et, au moment de quitter le pouvoir, ils ont plutôt laissé leurs ouailles dans un embarras indescriptible. Après avoir semé l’ivraie, peut-on  récolter du blé ? De leur vivant comme après leur mort, les vrais leaders restent des points d’ancrage pour leur peuple. C’est pourquoi, la question du leadership reste et restera au cœur de la problématique politique.

&nbsp;

<strong>EN POLITIQUE, IL N’Y A PAS</strong>

<strong>DE GENERATION SPONTANEE</strong>

&nbsp;

Ne devient pas chef qui veut car le peuple confie rarement son destin à un inconnu, c’est-à-dire à quelqu’un qui, à ses yeux n’a pas fait ses preuves. Savoir exercer son leadership est donc essentiel pour que l’action politique produise les effets escomptés. Le verdict des urnes en 2013 a certainement remis les choses à l’endroit pour beaucoup de prétendants impatients et sans étiquettes. L’origine de la ruée incontrôlée vers le pouvoir d’état remonte à 1991 lorsque dans la confusion générale, la charrue avait été malencontreusement placée avant les bœufs parce que les acteurs qui ont hérité du coup d’état n’étaient pas prêts à prendre la relève. De nombreux autostoppeurs politiques se sont ainsi découvert une âme de président. On atteindra même le chiffre record de 24 candidats à l’élection de 2002. Le Mali a besoin d’un leadership fort qui placera la barre suffisamment haut pour valoriser la fonction présidentielle et la protéger des prétentions farfelues.

Partout où il existe de grandes démocraties, celles-ci ont été l’œuvre de grands leaders. L’Afrique aussi a besoin d’hommes forts au leadership affirmé pour faire des bonds qualitatifs importants. Le meilleur service qu’on puisse rendre à la démocratie après le retour de la paix, serait de refermer la parenthèse douloureuse du cannibalisme politique ambiant pour ouvrir une nouvelle page, car la fluidité de la scène politique devient aussi importante que celle de la circulation routière. La prochaine modification de la Constitution devrait fournir l’occasion de ne conserver dans le jeu que les partis et groupements proposant une ligne idéologique avec un projet de société différencié, s’appuyant sur une organisation justifiant des moyens matériels de sa mise en œuvre. Le parcours politique, l’expérience et les circonstances de son élection prédisposent IBK à la réalisation de cette délicate mais exaltante mission de « salubrité publique », d’autant plus que le Mali post – crise aura besoin d’un jeu politique assaini et performant, pour réussir la relance économique et maintenir durablement la paix.  Dans l’intérêt de la démocratie, une démarcation claire doit être établie entre les partis politiques dont l’objectif est la conquête et l’exercice du pouvoir d’état, et les associations d’obédience politique qui ne sont créées que pour soutenir des candidats et servir de monnaie d’échange à leurs dirigeants. La confusion des deux genres a largement contribué à discréditer les hommes politiques.

<strong>Mahamadou CAMARA</strong>

<strong>Email : camara_mc2006@yahoo.fr / mcc1mcc@yahoo.fr </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Primature : après VAN, IGOR ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/primature-apres-van-igor-1239442.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/primature-apres-van-igor-1239442.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2015 11:14:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Van-igor.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-1239452" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Van-igor.png" alt="Primature : après VAN, IGOR ?" width="630" height="890" /></a>A l’issue de sa visite d’Etat de quarante-huit heures en France,  à l’issue de laquelle le président IBK  s’est entretenu  avec son homologue français, il a été décidé de la mise en place d’un gouvernement de large ouverture. Avec, comme Premier ministre, soit Mamadou Igor Diarra, actuel détenteur du portefeuille de l’Economie et des Finances ; soit Mohamed Ag Erlaf, ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat.

Entre ces deux hommes, le cœur d’IBK balance et rebalance. Portraits croisés.

Un Premier fort, très fort, capable, non seulement, de mettre en œuvre l’accord de paix et de réconciliation nationale ; mais aussi, un chef de gouvernement à même de lui  servir de paratonnerre, comme il l’a été pour le président Konaré, lorsque son premier mandat était menacé par des politicards et des faiseurs de trouble de tout poil. Voici la question qui semble blanchir les nuits du président IBK, depuis son retour de Paris où, il vient d’effectuer une visite d’Etat, la première accordée à un président malien depuis 55 ans.

Deux hommes seraient pressentis pour succéder à Modibo Keïta, alias Van Morrison : Mohamed Ag Erlaf, ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat et Mamadou Igor Diarra, ministre de l’Economie et des Finances.

Originaire de Tessalit, dans la région de Kidal,  où il est né un certain 12 juillet, Mohamed Ag Erlaf est perçu, par la communauté internationale, comme  un gage de stabilité pour notre pays, en proie à une rébellion récurrente dans sa partie septentrionale. Bien plus, sa nomination pourrait mettre un frein à la propagande du  MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad), largement, répandue en  Europe. Propagande selon laquelle, la communauté touareg serait marginalisée.

Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure de Bamako, il intègre l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle et Paris VII où il passe, respectivement, un diplôme d’études appliquées dans la spécialité des Etudes Africaines et en Santé publique. Il entre, pour la première fois, dans un gouvernement en 1991, comme ministre du Tourisme. Puis, comme ministre de la Santé, des Sports ; ministre de l’Emploi et de la Fonction Publique et du Travail ; ministre des travaux Publics et des Transports ; ministre de l’Environnement et de l’Assainissement et, enfin, ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat. Il a, aussi, été directeur général de l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales (ANICT) et Coordinateur du Programme Spécial pour la Paix, la Sécurité et le développement au Nord du Mali (PSPSDN).

Le second, quant à lui, est un banquier réputé pour sa rigueur au travail ; mais pour sa connaissance de la finance internationale. Mamadou Igor Diarra, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est très apprécié par les partenaires techniques et financiers. Qui voient en lui un homme capable de redonner du sang neuf et plus de vigueur à la nouvelle équipe gouvernementale.

Après l’obtention de son diplôme d’ingénieur commercial dans une université belge, Igor – comme l’appellent les intimes – a suivi un stage à la Caisse nationale du crédit professionnel de Bruxelles, à l’Agence des forces armées royales BMCE de Casablanca, à la direction des crédits BMCE du Maroc…., il rentre au bercail.

Entre 2006 et 2008, il est président-directeur général de la BIM-SA. Avant d’être nommé, momentanément, directeur général de la Banco Da Uniao, en Guinée- Bissau. En 1991, il devient responsable-adjoint do pôle d’exploitation à la BDM-SA et, récemment, président-directeur général de la Bank Of Africa.

Aux dernières nouvelles, le président IBK aurait décidé de couper la poire en deux : envoyer, d’une part, un message fort à la communauté internationale et, d’autre part, mobiliser les fonds,  promis à notre pays,  par les partenaires  techniques et financiers.

En clair Mohamed Ag Erlaf succèderait à Van Morrison à la Primature. Et, Mamadou Igor Diarra resterait à l’hôtel des Finances. Histoire de mobiliser les fonds promis, à notre pays, par les partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation nationale.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ras Bath : « En remettant aux élèves des cahiers à son effigie,  l’Honorable Karim Keita est en train de  fabriquer ses futurs électeurs »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/ras-bath-en-remettant-aux-eleves-des-cahiers-a-son-effigie-lhonorable-karim-keita-est-en-train-de-fabriquer-ses-futurs-electeurs-1227892.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/ras-bath-en-remettant-aux-eleves-des-cahiers-a-son-effigie-lhonorable-karim-keita-est-en-train-de-fabriquer-ses-futurs-electeurs-1227892.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2015 17:04:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1227902" align="alignright" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Mohamed-bathily-ras-bath.jpg"><img class="size-full wp-image-1227902" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Mohamed-bathily-ras-bath.jpg" alt="Mohamed bathilydit Ras Bath" width="350" height="200" /></a> Mohamed Bathily dit Ras Bath[/caption]

Le 7 octobre dernier, l’Honorable Karim Keita, président de la Commission Défense à l’Assemblée Nationale, fils du Chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keita et non moins beau-fils du président de l’Assemblée Nationale, Issiaka Sidibé, a remis 5000 cahiers et 500 sacs à son effigie aux élèves de l’école la République, à Niaréla, en Commune II district de Bamako. Commune à laquelle il doit son siège de député à l’Assemblée Nationale. Un geste noble et salutaire du "fiston national" pour reprendre une appellation célèbre dans les rues de Bamako.

Pourtant, pour Mohamed Youssouf Bathily, alias Ras Bath, ce geste de l’Honorable Karim Keita a une autre signification. Le Canard l’a rencontré. Interview…

<strong>Pourquoi dénoncez-vous la remise des cahiers et sacs à l’effigie de Karim Keita aux élèves de l’école la République ?</strong>

&nbsp;

L’instruction et la formation sont des valeurs contenues dans des manuels et ces manuels sont les supports de la transmission de la connaissance. Si le support n’est pas conforme à ce qu’il est censé transporter, au lieu qu’il soit un vecteur de transmission, il risque d’être un obstacle à la transmission de la connaissance.

En l’occurrence, les cahiers distribués par Karim Keita, au lieu de servir d’encouragement et soulager les charges des parents par rapport aux matériels didactiques, ces cahiers comportent des éléments susceptibles même de compromettre les conditions indispensables à la compréhension et l’acquisition de la connaissance.

&nbsp;

<strong>En quoi ces cahiers compromettent-ils la compréhension et l’acquisition de la connaissance?</strong>

&nbsp;

L’école, il faut le savoir, est un endroit spécial. Dans la Grèce antique, c’était un endroit où les enfants se rendaient pour s’élever de l’ignorance vers la connaissance. D’où le mot "élève". Et ce lieu devait être en dehors de la cité. Car, pour les philosophes de l’époque (Aristote, Platon), la concentration des enfants ne devait être perturbée par aucun élément extérieur pendant un temps précis.

Mettre sa photo avec l’effigie du drapeau national, en affichant sa profession, c’est ce qui entrave ou entache l’objectif recherché. L’impact de l’image et de la photo sur la psy-conscience et la psychologie de l’enfant est très grave. Tous les spécialistes de l’éducation sont unanimes là-dessus. C’est pourquoi l’UNESCO donne des directives dans le type d’image à inclure ou ne pas inclure dans les manuels scolaires.

&nbsp;

<strong>Pensez-vous que les parents doivent retourner ses cahiers à l’Honorable Karim Keita?</strong>

&nbsp;

Il faudrait, d’abord que les parents puissent comprendre l’impact négatif de cette image sur leurs enfants. C’est sur la base de cette conscience qu’ils sauront l’action à mener. Lorsque les enfants ayant reçu les cahiers de Karim ouvrent leur sac, la première image qu’ils aperçoivent est celle de Karim Keita. Les enfants sont à un stade où ils sont attirés par ce qui est plus beau, plus gai, le teint de Karim va leur refléter une image intègre avec une bourgeoisie très jolie. La concentration des enfants en sera affectée. C’est tout comme si vous mettez la photo de Messi dans une classe, pendant que l’enseignant dispense son cours, il est clair que l’attention des enfants sera détournée.

Quels peuvent être les moyens de réaction des parents face à cette situation?

Ils doivent savoir qu’à travers ses cahiers, Karim bat campagne et à l’école de leurs enfants et à la maison chez eux. En ce moment-là, Ils ont deux moyens de réaction. Collectivement, en association de parents d’élèves, ils demandent le retrait des cahiers et lancent des poursuites contre la Direction de la République pour complicité d’atteinte à la psychologie des enfants. A titre individuel, également, chaque parent peut poursuivre la Direction de la République et Karim Keita, mais cette dernière ne va pas  prospérer à cause de la fonction de Karim. Aussi, chaque parent peut retirer les cahiers de Karim et remettre à son enfant un cahier conforme.

&nbsp;

<strong>Soupçonnez-vous l’Honorable Karim Keita de dissimuler un projet politique derrière cette remise de cahiers à son effigie et dans la commune où il a été élu?</strong>

Bien sûr! Et c’est le second inconvénient des cahiers de Karim Keita. Ce sont des enfants qui seront appelés à voter dans un, deux, voire trois ans. En leur remettant des cahiers à son effigie, Karim Keita est en train de fabriquer, de conditionner des futurs électeurs. Si lors d’une élection vous mettez les photos de dix candidats y compris celle de Karim, les électeurs qui sont habitués à voir l’image de Karim Keita, choisiront sa photo parmi celle des autres. C’est comme dans les publicités.

<strong>Dans ce cas, peut-on dire que Karim Keita est en train de faire une sorte de marketing politique avec ce don de cahiers?</strong>

Oui ! Et c’est ce que j’allais te dire. En tant qu’homme politique, ce que Karim fait n’est pas mauvais. Mais c’est l’espace et le moyen utilisé qui sont illégal et immoral. Il est illégal parce qu’il affecte l’intérêt général et c’est au nom de cet intérêt général que le Directeur de l’Ecole la République  est investi du pouvoir et du devoir de faire respecter les règles régissant l’école. Il est immoral parce que le projet politique vise des enfants. Mais au-delà des enfants, ce sont les parents qui sont utilisés. Parce qu’un parent soucieux du devenir de son enfant va prendre son cahier pour le regarder. Et inconsciemment, il est affecté lui aussi. On ne doit pas profiter de la faiblesse de l’Etat pour faire du n’importe quoi.

Il existe une jurisprudence en la matière, lorsque Danielle Mitterrand, la femme de l’ancien président français, François Mitterrand est venue avec des cahiers à son effigie, Moussa Traoré, président de la République, à l’époque, les a retournés. Elle a été obligée de changer les cahiers.

<strong>Pensez-vous que la direction de l’école a pêché dans cette affaire? Si oui, quelle sanction encoure-t-elle?</strong>

Oui ! Le Directeur de l’école la République a ignoré les textes et en cela il doit être traduit en conseil de discipline. Il a failli à son rôle d’éducateur et a, seulement,  vu en cette affaire, une occasion de se faire un carnet d’adresses bien fourni avec le numéro de Karim Keita, le fils du président de la République, en bonne position. Le Directeur de l’Académie qui est son Chef de tutelle doit rendre des comptes et le ministre de l’Education Nationale qui a regardé les images à la télévision nationale doit réagir. Et un signal doit être envoyé à tous les directeurs d’école.

&nbsp;

<strong>Votre dernier mot ?</strong>

&nbsp;

L’Etat a la charge de 8h à 16 h, de veiller à leur éducation. Il ne doit pas laisser les politiques venir les transformer en bétail électoral. C’est pourquoi, je profite de votre journal pour en appeler aux parents d’élèves que c’est l’occasion d’évaluer l’utilité et la fonction des associations des parents d’élèves. L’association des parents d’élèves en Commune II doit se saisir de cette situation pour dire : « attention ! Ce qu’on donne à nos enfants n’est pas conforme ».

J’en appelle, aussi, au syndicat des enseignements de l’éduction de base qui a pour mission de défendre les intérêts matériels et moraux des enseignants. Il doit se dire que si l’enfant échoue, c’est le déshonneur de l’enseignant.

<strong>Propos recueillis </strong>

<strong>par Mamadou TOGOLA     </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’opposition politique réagit : « Les injures de personnalités politiques  sont indignes de la fonction présidentielle »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lopposition-politique-reagit-les-injures-de-personnalites-politiques-sont-indignes-de-la-fonction-presidentielle-1227862.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/lopposition-politique-reagit-les-injures-de-personnalites-politiques-sont-indignes-de-la-fonction-presidentielle-1227862.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2015 16:51:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/IBK-Tiebile.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-1227872" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/IBK-Tiebile.png" alt="IBK-Tiebile" width="630" height="890" /></a>Magistrat à l’intégrité morale et intellectuelle reconnues, Moumouni Guindo vient d’être nommé chef de cabinet du tout-nouveau ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. C’est à l’issue du conseil des ministres du 14 octobre dernier. Un bon choix, comme en témoigne son curriculum vitae, l’un des plus riches de sa génération.</strong>

Assurément, le président de a République, Ibrahim Boubacar Kéita, a posé un acte regrettable, du moins, en démocratie républicaine. En effet, on ne peut se prévaloir d’un régime politique dont la liberté fait partie des fondements et se comporter en dictateur. C’est d’ailleurs ce que l’opposition démocratique réunie samedi dernier au Centre international de conférence de Bamako, a fait remarquer. En fait, toute leur rhétorique a consisté à poser la question : IBK est-il vraiment un démocrate ?

Soumaïla Cissé, lisant l’exposé liminaire  des partis politiques de l’opposition à propos de la visite d’Etat d’IBK, a soutenu : « cette visite, qui a honoré notre pays, est malheureusement ternie par les propos du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita,  qui s’est livré à une attaque personnelle, de façon gratuite, malencontreuse et injurieuse à l’encontre de M. Tiéblé Dramé, président du Parena, membre de l’opposition démocratique et républicaine. » Il a fait état du communiqué du gouvernement lu par son porte parole, Choguel Kokala Maïga, qui a continué à alimenter les invectives et menaces sur les libertés démocratiques, conduisant ainsi l’opinion nationale dans une polémique stérile.  Les partis politiques de l’opposition condamnent fermement le comportement du président de la République et de son gouvernement et considèrent que les injures de personnalités politiques sont indignes de la fonction présidentielle. L’opposition considère que les termes du communiqué du gouvernement sont inacceptables en tant qu’ils constituent une remise en cause des libertés démocratiques.

L’opposition considère le président de la République comme responsable de la détérioration du climat politique. C’est depuis Paris, ont-ils soutenu, que le président IBK s’est livré à des dérives verbales. « A paris, a dit Soumaïla Cissé, nous l’avons vu agiter le doigt, se fâcher et dire, parlant de l’opposition : ces petits prétentieux ! et pour finir en bambara : ce n’est plus de la politique, c’est de l’impertinence, de l’impolitesse. » L’opposition signale que c’est en France et au Mali, que toutes ces atteintes aux libertés fondamentales se sont  passées. « Faut-il rappeler au président de la République, que c’est en France que le concept de liberté d’expression germa sous l’ancien régime. Il fut l’une des premières conquêtes de la révolution française. » Aujourd’hui,  a ajouté Soumaïla Cissé, la liberté d’expression de ses d’opinions est une des premières libertés politiques et généralement, des libertés fondamentales. S’agissant du Mali, l’opposition a rappelé les articles contenus dans la constitution, qui consacrent la liberté d’opinion et d’expression. L’opposition tient à  rappeler au président de la République qu’il est le gardien de la constitution et qu’il doit incarner l’unité nationale. Les articles mentionnés font état de la liberté d’expression et de pensée et de l’égalité de tous les Maliens. L’opposition politique constitue un élément fondamental de la démocratie pluraliste. C’est pourquoi, a dit Soumaïla Cissé, elle  est politiquement reconnue, juridiquement protégée et en conséquence, a des droits et des devoirs. Elle a le devoir de critiquer l’action gouvernementale. Me Amidou Diabaté, premier vice- président du PARENA, a précisé que sans contre pouvoir, il n’y a pas de démocratie. Il a mis en garde contre les tentatives de retourner vers une république unanimiste. C’est en critiquant, a-t-il dit, qu’ils seront les meilleurs patriotes. Il a ajouté : « nous n’accepterons pas les intimidations. » le président de FARE, ANKA WULI, Modibo Sidibé, a souligné que le Mali est attaché à la souveraineté et à la liberté de parole. Il a demandé que les medias d’Etat jouent leur véritable rôle. En effet, les partis de l’opposition avaient insisté sur les censures de leurs messages opérées par l’ORTM, notamment sur la censure de leur dernier communiqué.  L’opposition a signalé, conformément à la constitution du Mali, la volonté de préserver  les acquis démocratiques du 26 mars 1991. Elle refuse, a-t-elle martelé, de se laisser distraire  et elle  réaffirme sa détermination à combattre les prédateurs.  Selon les partis politiques de l’opposition, le président de la République et son gouvernement se sont énervés parce que l’opposition dénonce des détournements à la pelle, des surfacturations, des scandales…

S’exprimant sur le tract, Djiguiba Kéita, secrétaire général du PARENA a soutenu : « En France, c’est une tradition d’animation politique, encore que ce qui est appelé “tract” par l’homme fâché, se révèle être en réalité une déclaration politique dont les auteurs – des hommes qui s’assument- se sont d’ailleurs montrés indignés que leur travail soit porté au bénéfice de quelqu’un d’autre. »

Soumaïla Cissé a martelé qu’ils ne sont pas des apatrides, au contraire, ce sont ceux qui tuent et qui violent aujourd’hui qui sont écoutés.

&nbsp;

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Douane : une recette exceptionnelle de 43,4 milliards CFA en octobre</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douane-une-recette-exceptionnelle-de-434-milliards-cfa-en-octobre-1227842.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douane-une-recette-exceptionnelle-de-434-milliards-cfa-en-octobre-1227842.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2015 16:37:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_272442" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Direction-douane.jpg"><img class="size-full wp-image-272442" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Direction-douane.jpg" alt="Direction générale des impôts : Des reformes nécessaires" width="300" height="199" /></a> La direction générale des impôts s’est engagée dans un vaste chantier de reformes structurelles[/caption]

Pour la première fois dans l’histoire de la douane malienne, les recettes ont franchi la barre des 43 milliards CFA, dont 18 milliards CFA pour le Bureau des Produits Pétroliers et 5,8 milliards CFA pour la direction régionale de Kayes.

En octobre, la direction générale des douanes a enregistré, en émissions, 45,4 milliards CFA. Avec, à la clé, des recouvrements estimés à 43,4 milliards CFA. De son côté, le Bureau des Produits Pétroliers a, une fois de plus, respecté la tradition, en réalisant, à lui tout seul, la bagatelle de 18 milliards CFA.

Une performance exceptionnelle. Surtout dans le contexte actuel, marqué d’une part par la morosité économique. Et,   d’autre part, par la crise financière internationale. Pour en arriver là, le directeur général, le général de Brigade Modibo Kane Keïta a mis ses troupes en ordre de bataille.

Aux Enquêtes douanières, on ne lâche rien. Du port de départ au cordon douanier, le colonel Mamadou Lamine Diarra et son adjoint, le commandant Amadou Traoré, garde un œil ouvert sur tous les mouvements de marchandises. Qu’elles soient solides, liquides ou gazeux. Dans leurs bureaux, ouverts sur le « couloir de la mort », ils procèdent à toutes les vérifications nécessaires. Une méthode,  qui agace les transitaires, mais qui porte fruits. Comme en témoignent les contentieux, qui se chiffrent à plusieurs centaines de millions de nos francs.

Même rigueur au Bureau des Produits Pétroliers où, le commandant Mamadou Traoré a nettoyé et continue de nettoyer les écuries d’Augias pour le plus grand bonheur du Trésor public malien.

A Kayes, aussi, la douane se porte bien. Sous la houlette du colonel Amadou Konaté, directeur régional, les recettes sont en hausse constante, semaine après semaine ; mois après mois. Pour le mois d’octobre, il était attendu une recette de 4,8 milliards CFA pour toute la région. La direction régionale a réalisé 5,2 milliards CFA. Soit une hausse de 400 millions CFA.

Et au rythme où vont les choses, il n’est pas exclu que la direction générale des douanes soit au rendez-vous des 485 milliards CFA, objectifs de recettes de  cette année.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kassorola : le Sous&#45;Préfet, hors de contrôle !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/kassorola-le-sous-prefet-hors-de-controle-1227792.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/kassorola-le-sous-prefet-hors-de-controle-1227792.html</guid>
<description><![CDATA[ A Tourakolomba, arrondissement de Kassorola, cercle de San, le Sous-Préfet, Mahamadou Keita, fait la pluie et le beau-temps. C’est le moins que l’on puisse dire quand on sait que dans le cadre de la mise en place du bureau communal de la Chambre d’agriculture, l’administrateur met en place son bureau contre la volonté des chefs de villages et dit à qui veut l’entendre que celui qui n’est pas content peut « faire des écrits sur lui», qu’il n’a « rien à craindre ».
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2015 16:32:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est dommage de constater qu’au 21e siècle, certains commis de l’Etat se croient encore au début du 20e siècle, en période de colonisation. Ces administrateurs à qui l’on confère un pouvoir pour représenter l’Etat, font, parfois, de ce pouvoir un instrument de domination et d’assujettissement pour satisfaire leur propre égo. C’est le cas de ce Sous-préfet qui, arborant fièrement son "casque de colon" a confondu, visiblement, ses administrés, des gens libres et égaux en droit et en devoir autant que lui, à des peuples colonisés.

L’affaire commence le 08 octobre dernier, lorsque les 15 chefs de village de la sous-préfecture de Kassorola désignent, chacun, 04 délégués pour la constitution du bureau communal de la Chambre d’Agriculture. Soit au total 60 délégués mandatés pour élire les 04 représentants locaux de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM). L’élection est prévue donc pour le 15 octobre et le maire préside la cérémonie comme cela se fait partout ailleurs. Aucun problème ne devait surgit puisque la procédure était connue de tous. Erreur…!

Le jour de l’élection, "le commandant" de Kassorola, Mahamadou KEITA, fait irruption dans la salle, avant l’arrivée de Mamadou Tounkara, le maire de la Commune, il met en place son propre bureau. Deux des quatre personnes qu’il fait élire, ne sortent de nulle part, ne figurant pas sur la liste des 60 délégués préétablis. Informé aussitôt des agissements du Sous-préfet, le maire se rend à la cérémonie, il est accompagné d’un huissier de justice de San pour constater les faits. L’accès à la salle est refusé à ce dernier par les hommes en uniforme qui accompagnaient le Sous-préfet.

Au nom des 15 Chefs de villages de la commune rurale de Tourakolomba et à son nom propre, le maire a adressé au ministre de l’Administration Territoriale une correspondance pour solliciter l’implication de celui-ci. « Monsieur le ministre, le 15 octobre 2015, le sous-préfet de Kassorola  à la grande surprise de ma commune, a mis en place son propre bureau de la Chambre d’Agriculture. Il n’a même pas attendu mon arrivée pour ouvrir la séance », écrit-il. Et de conclure : « Monsieur le ministre, nous, Maire et Chefs de village de la Commune de Tourakolomba, demandons votre implication personnelle, afin qu’il nous soit permis d’élire notre bureau dans la transparence ».

Me Mamadou Sissoko, huissier de Justice de San, déclare, dans son procès-verbal, avoir constaté « un abus de pouvoir du Sous-préfet, portant d’énormes préjudices aux intérêts de la Commune de Tourakolomba ». «Je fus empêché par les agents d’entrer dans la salle sur instruction du sous-préfet», écrit l’huissier de justice. « Le sous-préfet a mis en place un bureau à sa convenance sans l’accord, ni de la majorité (08 chefs du village contre 07), ni du maire », constate, Me Mamadou Sissoko.

On serait tenté de dire que les agissements du Sous-préfet de Kassorola sont le fait de la méconnaissance des règles de procédure dans l’élection du bureau de la Chambre d’Agriculture. Mais, il ne s’agit pas d’une malencontreuse erreur. Non ! Le Sous-préfet qui sait ce qu’il fait, se considère comme protégé en haut lieu. Sinon, comment expliquer ces propos du Sous-préfet rapportés par les chefs de village à l’huissier de justice : «toute personne mécontente de mon agissement peut écrire sur moi. Je n’ai rien à craindre».

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire &#45; IBK : « je n’aurai pas dû accuser Tiebilé Dramé avant d’avoir toutes les preuves, mais le coup était déjà parti »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-je-naurai-pas-du-accuser-tiebile-drame-avant-davoir-toutes-les-preuves-mais-le-coup-etait-deja-parti-1227742.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-je-naurai-pas-du-accuser-tiebile-drame-avant-davoir-toutes-les-preuves-mais-le-coup-etait-deja-parti-1227742.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2015 14:47:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1212282" align="aligncenter" width="650"]<img class="wp-image-1212282 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/IBK-BKO11.jpg" alt="Le Président IBK de retour à Bamako à l'issue de sa visite d'Etat en France (Bamako, le 25 octobre 2015)" width="650" height="433" /> Le Président IBK de retour à Bamako à l'issue de sa visite d'Etat en France (Bamako, le 25 octobre 2015)[/caption]

A la porte de la résidence présidentielle, une dizaine de gardes du corps, lourdement, armés. Costumes et lunettes noires et l’arme aux poings, ils filtrent les entrées. Après m’avoir refoulé à deux reprises, je passe par le mur. En atterrissant, pieds joints, dans l’immense cour verdoyante, je me retrouve, nez à nez, avec le maître des lieux : Ladji Bourama.

Du coup, il fixe de son regard de feu, en ces termes : « Le Mollah, toi ici, malgré toutes les instructions que j’ai données au service de sécurité ! Garde ! Garde ! ». Craignant de me voir jeté dehors par ma cravate, comme l’autre fois par le mastodonte de Sa Majesté, je prie le président de la République de ne pas alerter le service de sécurité.

« Je vous en prie Mr le président, ne faites pas ça ! Et je jure, par tous les saints des Maninka, que je ne vous poserai plus jamais de questions indiscrètes pendant nos interviews ».

A ces mots, IBK m’invite à le suivre sur la terrasse, qui sent le « woussoulan », entendez l’encens. Interview, sans détour.

<strong>Mr le président, les partis politiques ont fait bloc derrière Tiébilé Dramé ; mais en face, la majorité présidentielle ne semble pas faire le poids.</strong>

Je dois reconnaître que la majorité présidentielle est devenue, une fois de plus, la majorité silencieuse. Comme dans les dossiers des équipements militaires, de l’avion présidentiel, de l’engrais frelaté... la majorité présidentielle a été inaudible face aux assauts de l’opposition. Mais que veux-tu, Le Mollah, ceux qui la composent ne sont là pour me soutenir ; mais pour avoir  des postes. C’est tout ! C’est d’ailleurs pour cela que j’ai pris mes distances avec elle.

<strong>Pourquoi,  n’aviez- vous pas vérifié vos informations avant de lancer des pics à Tiébilé Dramé ?</strong>

Tu me connais, Le Mollah ! Souvent, je réagis au quart de tour. C’est mon côté maninka et je n’y peux rien. Mais je ne savais pas que cette déclaration allait prendre une telle ampleur.

<strong>Vous ne vous vous- êtes référé à votre directeur de la communication, avant de faire cette déclaration ?</strong>

Non ! Je reconnais, mais ne l’écrivez pas dans votre journal, que j’ai commis une bourde monumentale. Je n’aurai pas du accuser Tiébilé Dramé avant d’avoir toutes les preuves en main, mais le coup était déjà parti.

<strong>Certains Maliens, installés à Paris disent avoir publié ces tracts pour saboter votre visite d’Etat, blanchissant du coup, Tiébilé Dramé. Quel commentaire cela vous inspire ?</strong>

N’oublie pas ta promesse : pas de questions indiscrètes, sinon j’appelle la sécurité !

<strong>Allez-vous vous excuser auprès du peuple malien, comme le réclame Souleymane Koné, dans sa tribune intitulée : « La France nous a honoré, IBK nous a rabaissé »</strong>

Je ne sais pas encore. Tout s’embrouille dans ma tête, j’ai l’impression de vivre dans deux mondes, diamétralement, opposés : celui de la France qui vient de faire de moi le président le plus important du continent africain et celui du Mali, que l’opposition a transformé en enfer.

<strong>Propos recueillis </strong><strong>par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ministère de l’enseignement supérieur : le DFM  en taule position !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ministere-de-lenseignement-superieur-le-dfm-en-taule-position-1227722.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/ministere-de-lenseignement-superieur-le-dfm-en-taule-position-1227722.html</guid>
<description><![CDATA[ Selon un document distribué à la presse, des agents du ministère de l’Enseignement supérieur et de recherche scientifique accusent le Directeur des finances et du matériel et le chef de division finances de détournement de fonds et de blocage de service. La Direction des finances et du matériel de ce département est pointé du doigt par ces agents qui protestent contre « le manque de transparence du directeur. »
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2015 14:38:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Selon ces agents, le DFM a fait remplacer l’ancien chef de la division finances qui refusait de signer de faux documents. A sa place, indiquent les agents contestataires, le DFM a fait recruter un informaticien qui ne maitrise rien dans le domaine des finances. Ce recrutement, ont-ils dit,  est simplement basé sur ses relations personnelles. Ce DFM, ajoutent ses détracteurs, a réussi à décaisser deux milliards de Fcfa, en un temps record, ce qui, selon eux, est encore une preuve d’indélicatesse. De ce fait, ils « exigent le départ du délinquant financier » Ils dénoncent aussi les pratiques du DFM consistant à dépenser plus de 170 millions de Fcfa dans l’achat de carburant en dix mois alors que les agents du département ont des difficultés pour se déplacer

Les contestataires invoquent d’autres griefs, en l’occurrence, des dépenses de la Direction des finances et du matériel, sous forme de bons d’essence détournés à des fins mercantiles et le clientélisme dans la nomination des agents.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La marche du Collectif des producteurs de coton étouffée dans l’œuf</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/la-marche-du-collectif-des-producteurs-de-coton-etouffee-dans-loeuf-1227702.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/la-marche-du-collectif-des-producteurs-de-coton-etouffee-dans-loeuf-1227702.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2015 14:35:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/06/coton-office-niger.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-24517" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/06/coton-office-niger.jpg" alt="coton-office-niger" width="250" height="250" /></a>Initialement prévue pour le 30 octobre dernier, la marche du collectif des producteurs de coton n’a finalement pas eu lieu. Problème: le Maire de la Commune III du District de Bamako, Abdel Kader Sidibé fait usage de son "veto" et interdit la marche.  La suspension des activités et le renouvellement du bureau de l’Union Nationale des Sociétés Coopératives de producteurs de Coton (UN-SCPC), la dissolution de la commission des appels d’offres de l’Union, le paiement des ristournes de la campagne agricole 2014- 2015, sont entre autres, les motifs de la marche avortée du Collectif des producteurs de coton.

« Suite à votre déclaration de marche pacifique en date du 20 septembre 2015, je suis au regret de vous notifier mon interdiction pour des risques de troubles à l’ordre public », dit le maire Abdel Kader Sidibé dans une correspondance adressée au représentant du collectif des producteurs de coton, Gaoussou Sanogo. A titre de justification, le maire ajoute : « le pays traverse une période délicate qui n’est pas propice à de telles manifestations… la libre circulation des personnes sera perturbée».  Pour le collectif, cette décision du maire, aussi claire soit-elle, est bien plus difficile à comprendre. Car, la correspondance du maire de la commune III date du 28 octobre soit deux jours seulement avant la marche. Alors que la déclaration de marche indiquant l’itinéraire et les autorités à rencontrer pour leur remettre leurs doléances avait été envoyée depuis le 20 septembre, ce que le maire confirme lui-même dans sa réponse. Pourquoi avoir entendu, 40 jours plus tard pour interdire la marche seulement, l’avant-veille de celle-ci ? En tout cas, pour le Collectif, la situation actuelle du pays ne saurait justifier une telle décision. Des marches, il y en a tous les jours, affirme-t-il et les forces de l’ordre encadrent la marche, il y va de leur devoir. Le trouble à l’ordre public est léger comme argument. Les vraies raisons sont ailleurs.

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assemblée nationale : Le renouvellement du bureau achoppe sur l’élection de Karim Kéita, au poste de 1er  vice&#45;président</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/assemblee-nationale-le-renouvellement-du-bureau-achoppe-sur-lelection-de-karim-keita-au-poste-de-1er-vice-president-1227682.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/assemblee-nationale-le-renouvellement-du-bureau-achoppe-sur-lelection-de-karim-keita-au-poste-de-1er-vice-president-1227682.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2015 14:05:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Assemblee.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1225292" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Assemblee.jpg" alt="Assemblée nationale : Toujours dans l’attente du nouveau bureau" width="300" height="151" /></a>La tension était vive, vendredi dernier à l’Assemblée nationale, avant la tenue d’une plénière annoncée pour quinze, seize, dix sept puis vingt heures, puis reportée à lundi, pour annoncer le nouveau bureau de l’hémicycle. En fait, selon nos sources, les tiraillements étaient multiples. En premier lieu, le poste de premier vice-président était âprement disputé. Il y avait les tenants du statu quo qui voulaient qu’Amadou Tounkara, vice-président du bureau sortant reste à sa place. Les autres ont estimé que Karim Kéita devait occuper ce poste. Cette bataille, nous a - t - on confié , concernait surtout les députés de la mouvance présidentielle. Des députés de l’opposition estimaient que, selon le statut du chef de file de l’opposition, ce poste devait lui être attribué. Ce qui est contesté par des parlementaires qui disent que cela n’est nullement indiqué dans les statuts et règlement intérieur de l’Assemblée nationale. En deuxième lieu, une fronde menée par des députés RPM qui s’estiment lésés au détriment de leurs collègues militants, à cause des pratiques du président de l’Assemblée nationale, sont montés au créneau, pour annoncer la création d’un nouveau groupe parlementaire, si, disent-ils,  «  Issaka Sidibé ne changeait pas de conduite ». Ce groupe, selon nos sources, est constitué d’environ 25 députés. Ils dénoncent la mal gouvernance à l’hémicycle et l’attribution d’avantages exorbitants à une poignée de députés. Dans cette foulée, des députés de l’opposition ont aussi proposé que Karim Kéita ne soit pas du tout membre du bureau. C’est donc dire que le contexte de la mise en place du nouveau bureau est particulièrement tendu, ce qui fait croire qu’il ne naîtra pas sous les auspices du consensus.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire coumba&#45;gaz : les présumés  coupables  bientôt au  pole économique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/affaire-coumba-gaz-les-presumes-coupables-bientot-au-pole-economique-1227662.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/affaire-coumba-gaz-les-presumes-coupables-bientot-au-pole-economique-1227662.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2015 14:01:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Interpellées, en août dernier, pour avoir présenté – documents à l’appui – du gaz butane en lieu et place de l’essence sans plomb, les six citernes de la société Coumba-gaz ont quitté la douane, le 24 octobre dernier, contre paiement d’une amende de 360 millions CFA. Mais cette affaire, qui a défrayé la chronique des semaines durant, est loin d’être terminée. Surtout, avec l’entrée en scène du Pôle Economique et Financier, qui n’attend plus que le procès-verbal des Enquêtes douanières pour procéder à l’interpellation des auteurs de cette magouille, portant sur plusieurs centaines de millions de nos francs.

Après s’être rassuré, suite à une enquête minutieuse, que le Bureau des Produits Pétroliers de la douane n’a commis aucune irrégularité dans ce dossier, le Pôle Economique et Financier s’apprêterait à entendre les acteurs de cette affaire. Il s’agit, entre autres, de Mahamadou Doucouré et de Mamadou Sylla, respectivement, patrons de la société Coumba-gaz, spécialisée dans la commercialisation du gaz butane et de M.S- Oil. Chacun d’eux doit s’expliquer sur sa responsabilité dans cette affaire.

Interpellées par la douane burkinabé, qui les a, aussitôt, confiées au bureau des enquêtes douanières, six citernes de la société Coumba-gaz avaient été conduites sous bonne escorte à la douane. Pour avoir tenté de faire passer de l’essence sans plomb pour du gaz butane. Parce que les droits sur ce produit sont infimes. Après de longues et houleuses négociations, les citernes ont été libérées le 24 octobre dernier, contre paiement d’une amende de 360 millions CFA. Mais cette affaire est loin de connaître son épilogue. Dans les jours, voire les semaines à venir, les patrons de M.S-oil et de Coumba-Gaz pourraient se retrouver devant le juge du Pôle Economique et financier pour « fraude et complicité  de fraude ».

Selon nos informations, Bâh Seydou Sylla, richissime opérateur économique et non moins Président-directeur général de « Wassa transit » avait  tenté d’user de son influence, auprès des  enquêtes douanières, pour sauver la peau de son fiston : Mamadou Sylla. Mais rien n’y fait.

Au nombre de cinq, les agents de douane qui auraient reçu 20 millions CFA des mains de Mamadou Sylla avaient été sommés de rendre cette somme. Avant d’être sanctionnés et affectés à des tâches subalternes à l’intérieur du pays.

Les présumés coupables  se rejettent la responsabilité

Considérés comme les deux cerveaux de cette affaire, Mahamadou Doucouré et Mamadou Sylla se rejettent la responsabilité dans ce dossier.

« Doucouré et moi, nous nous sommes rencontrés au Ghana où, il m’a demandé si je pouvais lui vendre du carburant. C’est ainsi que je lui ai fait le plein de ses six citernes et il m’a payé cash. C’est tout », nous a confié le patron de M.S-Oil. C’était en août dernier dans son bureau à Niaréla.

De son côté, Mahamadou Doucouré, patron de Coumba-gaz et non moins propriétaire des citernes arraisonnées par la douane, se veut « blanc comme nègre » dans cette affaire.

« L’essence ne m’appartient pas. Mamadou Sylla a loué mes citernes et pendant tout ce temps où mes camions étaient à la douane, il me payait les frais de location de mes citernes », nous a-t-il dit.

Mais selon une source proche du dossier, la responsabilité de ces deux jeunes opérateurs économiques est manifeste dans ce dossier. « Mamadou Sylla savait très bien ce qu’il faisait, car ce n’est pas sa première fois. Et Mahamadou Doucouré, lui aussi, savait à quelle fin le patron de M.S-Oil louait ses citernes », explique notre source qui a requis l’anonymat. Avant de conclure : « ils pourraient, tous deux, être inculpés de fraude et de complicité de fraude dans cette affaire par le juge du Pôle Economique et Financier ».

Les enquêteurs de cette structure de lutte contre la corruption et la délinquance financière n’attendent  que le procès-verbal pour procéder à l’interrogatoire des présumés coupables. Procès-verbal qui  leur  sera transmis, les jours à venir, par le bureau des Enquêtes douanières.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le président malien est cerné par les juges anticorruptions en France</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-president-malien-est-cerne-par-les-juges-anticorruptions-en-france-1217252.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/le-president-malien-est-cerne-par-les-juges-anticorruptions-en-france-1217252.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2015 15:10:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/Juge-IBK.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1217262" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/Juge-IBK.jpg" alt="Juge-IBK" width="609" height="860" /></a>Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, fait grand-croix de la Légion d’honneur par François Hollande, mercredi 21 octobre, est ouvertement suspecté par la police et la justice françaises de corruption. En cause: ses relations d'affaires avec le “parrain des parrains”, Michel Tomi.

C’est un intouchable. Mais il est cerné. Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, qui a été fait grand-croix de la Légion d’honneur (la plus haute distinction de l'ordre) par François Hollande, mercredi 21 octobre, au palais de l’Élysée, est aux yeux de la police et de la justice française un suspect.

Bien que protégé par une immunité internationale, qui lui évitera ces prochaines 48 heures tout désagrément politico-judiciaire lors de sa visite d’État à Paris, IBK est cité dans plusieurs rapports de police comme le bénéficiaire direct d’un vaste système de corruption mis en place en Afrique par un homme d’affaires corse, Michel Tomi. Ce dernier a été plusieurs fois condamné dans des affaires financières liées à la mafia insulaire.

Surnommé “le parrain des parrains”, Michel Tomi est mis en examen depuis juin 2014 pour dix-sept chefs d’inculpation, parmi lesquels la « corruption d’agent public étranger ». Or, pour ce qui concerne les marchés maliens visés par l’enquête du juge Serge Tournaire, l’« agent public étranger » en cause n’est autre qu’IBK, hôte de marque à qui la France a donc décidé de dérouler le tapis rouge.

Durant la conférence de presse donnée à l’Élysée par les deux présidents, dans l’après-midi de mercredi, il fut beaucoup question d’« amitié », de « considération » et de « respect ». Au milieu de ces échanges d’amabilités, un journaliste de RFI a interrogé IBK sur ses liens avec le “parrain des parrains” (voir les coulisses de cette question dans notre boîte noire). Lui rappelant qu’il avait évoqué une tentative de déstabilisation lors des premières révélations de Mediapart, il lui a notamment demandé si le sujet avait été abordé lors de son entretien avec François Hollande.

Tandis que ce dernier baissait le regard sur ses notes, le président malien s’est dit « droit dans [ses] bottes » et a surtout… botté en touche. Entre deux images sur « la blanche colombe » qui ne serait pas atteinte par ce qu’il qualifie de « calomnies », il a réaffirmé son amitié pour Tomi, assurant n’avoir « jamais eu de relations d’affaires » avec lui. « Monsieur Tomi a un casino à Bamako qui a été ouvert dans des conditions absolument claires, transparentes, vérifiables, et IBK, que je sache, n’était pas pilote du Mali. J’ajoute également que [...] ce Monsieur a beaucoup d’affaires en Afrique, mais au-delà du casino, il n’en a aucune au Mali, et aucune sous IBK bien évidemment », a-t-il précisé, avant de se réjouir du fait que son peuple continue de lui accorder sa « confiance », preuve, selon lui, de sa probité (sous l'onglet Prolonger de cet article, voir l'intégralité de la conférence de presse).

Deux rapports de synthèse de mars et juin 2014 de l’Office anticorruption (OCLCIFF) de Nanterre, consultés par Mediapart, évoquent pourtant l’« influence » de l’homme d’affaires corse sur IBK et les « largesses » dont celui-ci profite de la part du “parrain des parrains”. Il est aussi question du fait que Michel Tomi « assume financièrement de nombreuses dépenses en faveur d’Ibrahim Boubacar Keïta » et lui « offre de nombreux cadeaux de grande valeur ».

Ce qui fait dire in fine aux enquêteurs, après plusieurs mois d’enquête, après l’exploitation de milliers de documents saisis, après l’analyse de centaines d’heures d’écoutes téléphoniques : « Les marchés avec l’État malien dans lesquels Michel Tomi semble avoir un intérêt, d’une part, et les largesses de Michel Tomi envers Ibrahim Boubacar Keïta, d’autre part, pourraient être examinés sous l’angle de la corruption d’agent public étranger. »

Exilé en Afrique, où cet ancien pilier de l’ombre du clan Pasqua s’est établi dans les années 1980, Michel Tomi a bâti avec son groupe Kabi un empire autour des jeux, puis de l’immobilier, puis de l’aviation et, enfin, du lobbying. Le tout en restant en étroite relation avec plusieurs figures du milieu corse en délicatesse avec la justice française. Ses pays de prédilection sont le Gabon, le Cameroun, le Tchad et le Mali. Officiellement, son groupe pèse plus de 600 millions d’euros par an. Michel Tomi a également ses entrées au sein des services secrets français par l'intermédiaire de son frère, en poste à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Les six marchés maliens incriminés par l’enquête du juge Tournaire relèvent, aux yeux des enquêteurs, du parfait catalogue de la corruption. On y croise les dessous financiers de l’achat pour 36 millions d’euros par l’État malien de l’avion du président Keïta, les contrats liés à la protection rapprochée du même président, les conditions de l’implantation de sociétés chinoises au Mali ou l’exploitation d’une mine d’or… Partout, les hommes de Tomi apparaissent dans les négociations quand ce n’est pas le “parrain des parrains” lui-même qui joue de ses relations avec tout l’appareil d’État malien.

Pour s’attirer les bonnes grâces des autorités maliennes, Michel Tomi ne s’embarrasse pas. Il vise haut. Mieux vaut s’adresser à Dieu qu’à ses saints. L’enquête judiciaire a ainsi établi la longue liste des libéralités que le clan Tomi a consenties au président malien : un 4×4 Range Rover, des nuitées d’hôtels dans les plus beaux palaces parisiens ou marseillais, des déplacements en limousine, des costumes derniers cri, des accessoires de luxe (lunettes, chapeaux…), etc. Tout est payé rubis sur l'ongle.

Lors d’une conversation téléphonique, interceptée le 28 mars 2014 par les policiers, un proche du “parrain des parrains”, l’élu corse Pierre-Nonce Lanfranchi, semble avoir bien saisi à quel point le président malien est embourbé dans ce dossier : « Il va finir en garde à vue, hein ? »

&nbsp;

<strong>IBK se dit « serein »</strong>

Il faut bien dire que Michel Tomi est aux petits soins pour IBK, à tous points de vue. Et pas seulement financiers. Il s’enquiert de sa santé, organise ses rendez-vous chez le médecin, lui rappelle ses prescriptions médicales, liste les médicaments qu’il doit prendre sans faute. Le Corse va même jusqu’à choisir les films qui doivent être téléchargés dans l’iPad du chef de l’État. Ce dernier le considère « comme un frère ». Mais c’est, en réalité, davantage un rôle de nounou que remplit le “parrain des parrains” auprès de l’homme fort du Mali.

Les écoutes téléphoniques réalisées sur ses différents téléphones portables – il utilise un numéro spécial pour parler avec le couple Keïta, pensant ainsi échapper à la vigilance des enquêteurs – montrent l’étendue de son emprise sur ce président qu’il couve d’attentions. Comme ce 3 décembre 2013, lorsqu’il s’assure que son protégé a bien réceptionné le manteau qu’il vient de lui faire livrer. « Comme ça demain, vous vous couvrez bien », lui glisse-t-il, tendrement.

Pour justifier ces multiples égards, Tomi évoque devant les policiers une « relation d’ordre familial, paternel » avec IBK. Les juges, eux, préfèrent parler de « corruption ». Car si le ton des conversations entre les deux hommes est souvent amical, leur nature n’en demeure pas moins professionnelle. Le Corse s’immisce dans les affaires de la présidence à maintes reprises.

Selon un rapport de synthèse de mars 2014, son « influence » ne connaît aucune limite. Quand deux ministres du gouvernement s’opposent à l’achat du fameux Boeing 737-700 pour des raisons de bonne gestion, il « contacte immédiatement le président malien, lui demandant [de les] appeler ». « Le soir même, le président malien prend attache avec Tomi pour l’informer qu’il a contacté son ministre de l’économie et que la signature de la vente de l’avion ne pose aucun problème. » Un contrat à plusieurs millions de dollars débloqué en un coup de fil, c’est aussi cela la puissance de frappe de Tomi.

Les enquêteurs notent que le Corse « fait jouer ses relations au plus haut niveau des dirigeants de l’État malien afin de favoriser les intérêts » de certaines entreprises amies. Quand ce n’est pas IBK au bout de la ligne, ce sont ses ministres ou son plus proche collaborateur, Mahalmoudou Sabane, qui recueille les recommandations de Tomi. La justice soupçonne ce dernier d’avoir « un intérêt financier » dans plusieurs des marchés visés par l’enquête. Lui continue de prétendre ne jouer qu’un simple rôle d’intermédiaire.

En mai 2014, après les premières révélations du Monde dans cette affaire, le président malien avait assuré à Jeune Afrique : « Michel Tomi est resté mon ami. Mais jamais, au grand jamais, il n’a été question d’argent entre nous. » Les nombreuses écoutes téléphoniques semblent pourtant attester le contraire. Et c’est sans doute l’une des raisons qui ont poussé Me Pierre-Olivier Sur, l’avocat français d’IBK, à les dénoncer publiquement. « C'est une première à ma connaissance », s'insurgeait-il en découvrant l’enquête de Mediapart sur le contenu des écoutes. Aucune requête n’a pourtant été déposée officiellement par les avocats d’IBK pour les contester.

Depuis le début de l’affaire, le président malien se dit « serein » quant à son issue. Et pour cause. Comme tous les chefs d’État en exercice, il bénéficie d’une immunité et ne peut, à ce titre, faire l’objet de poursuites par une instance étrangère. Ce qui, en revanche, n’est pas le cas de son entourage. Ainsi l’ex-ministre de la défense, Soumeylou Boubèye Maïga, a-t-il été placé en garde à vue dans les locaux de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) de Nanterre, du 2 au 4 octobre 2014.

Ancien chef des services de renseignements maliens, puis ministre des affaires étrangères (2011-2013) avant de passer à la défense (2013-2014), Maïga est considéré comme un proche d’IBK. Les enquêteurs ont souhaité l’interroger sur la livraison d'uniformes militaires par la société française Marck, ainsi que les conditions d'acquisition du Boeing 737-700 présidentiel. Deux des nombreux marchés pour lesquels le Corse a fait jouer ses relations privilégiées.

Comme beaucoup d’autres membres du gouvernement malien, “SBM” a lui aussi été écouté de façon incidente par la justice. Dans ces interceptions téléphoniques, on retrouve également Moustapha Ben Barka, neveu d’IBK et ancien ministre malien de l’industrie, devenu secrétaire général de la présidence en février 2015, ou encore le ministre des mines, Boubou Cissé. Tous ces éminents responsables politiques, Tomi les appelle affectueusement ses « neveux ». Logiquement, ils lui rendent la pareille en le surnommant « Tonton ».

Mais au-delà des liens que supposent ces petits noms, les ministres maliens semblent surtout avoir prêté allégeance au “parrain des parrains” tant ils répondent sans sourciller à chacune de ses requêtes. À la manœuvre sur un nombre considérable de sujets, Tomi organise les rencontres, fixe les rendez-vous, presse à la signature des contrats. Bref, il gère les affaires de la République.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta répond à la question sur ses liens avec Michel Tomi à partir 27’20 :

« Je reste droit dans mes bottes. Ce monsieur dont vous parlez m’a été présenté par un homme dont je respecte la mémoire, le président Omar Bongo. S’est tissé entre nous une relation d’amitié et de fraternité au-delà desquelles relations, il n’y a jamais eu de relations d’affaires. »

« Monsieur Tomi a un casino à Bamako qui a été ouvert dans des conditions absolument claires, transparentes, vérifiables, et IBK, que je sache, n’était pas pilote du Mali. J’ajoute également que, vous pouvez vérifier, ce monsieur a beaucoup d’affaires en Afrique, mais au-delà du casino, il n’en a aucune au Mali, et aucune sous IBK bien évidemment. Je n’en dirai pas plus. »

« Quelqu’un a dit que certaines choses doivent mourir de leur propre venin. Ces choses-là sont connues, celle que vous évoquez est de celles-là. Cet homme-là est connu par son peuple. Pensez-vous qu’au sortir d’une crise de trois ans, s’il avait été celui-là que l’on essaye de noyer sous la souillure, il aurait été plébiscité par le peuple malien, qui est un peuple qui sait la vertu de l’honneur et de la dignité, qui tient à l’intégrité de ses hommes d’État ? »

« IBK, président du Mali depuis deux ans, vit dans la maison de son père et les Maliens le savent. Là aussi il a été dit des choses monstrueuses. Cette maison a été construite denier par denier par moi et mon épouse. Et par un prêt bancaire vérifiable, traçable. Je mets quiconque au défi de dire le contraire. »

« Dès lors, il est courant de dire chez nous que même le prophète n’a pas été à l’abri de la calomnie la plus odieuse. Qui suis-je moi ? Simple mortel. Je suis mon chemin, j’ai mon cap. Personne ne m’en fera dévier. Et j’ai le bonheur de compter sur l’estime de mes amis dont certains, dès le lendemain de ce à quoi vous faites allusion, me l’ont dit avec la plus vive amitié – et je ne les citerai pas pour ne pas les gêner –, dont certains, dès le lendemain à Bruxelles, où se donnait une conférence France-Afrique, et j’en ai été vivement soulagé. Voilà pourquoi je suis à l’aise et je ne courbe pas l’échine parce que ce qui peut toucher la blanche colombe, n’est surement pas ce que le crapaud peut produire. Je conduis mon vol. »

« Et ça continue d’ailleurs. On a même essayé de saboter cette visite à Paris. Peine perdue. Qui au Mali, digne de la qualité de Malien, n’est pas fier de ce qui a été réservé au Mali ? Je l’ai dit, cher ami François, j’en suis le récipiendaire, mais c’est bien à mon pays que vous avez [fait] l’honneur qui est rare en France ici, dans la hiérarchie des protocoles d’État. C’est au Mali que vous avez fait honneur, par votre ami IBK, de manière incidente. Voilà la vérité. Et je souffre qu’on n’aime pas IBK, je ne souffre pas beaucoup qu’on n’aime pas le Mali. Voilà. »

<strong>Source: Mediapart </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bureau des produits pétroliers de la douane : Les recettes sont passées de 68 milliards à 101 milliards CFA en 6 mois</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/bureau-des-produits-petroliers-de-la-douane-les-recettes-sont-passees-de-68-milliards-a-101-milliards-cfa-en-6-mois-1217092.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/bureau-des-produits-petroliers-de-la-douane-les-recettes-sont-passees-de-68-milliards-a-101-milliards-cfa-en-6-mois-1217092.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2015 13:56:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_272442" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Direction-douane.jpg"><img class="size-full wp-image-272442" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Direction-douane.jpg" alt="Direction générale des impôts : Des reformes nécessaires" width="300" height="199" /></a> La direction générale des impôts s’est engagée dans un vaste chantier de reformes structurelles[/caption]

<strong>Sous la direction du nouveau chef de Bureau, les recettes du Bureau des Produits Pétroliers de la Douane (BPP)  sont passées, en six petits mois, de 68 milliards CFA  à 101 milliards CFA. Soit du simple au double. Ou presque.</strong>

Réalisées, du 1er juillet 2014 au 28 février 2015, par son prédécesseur, l’inspecteur Oumar Tangara, les recettes totales du Bureau du pétrole se chiffrent à 68 milliards CFA. Soit, l’équivalent de 8,5 milliards CFA par mois, pendant 9 mois. Mais à la  prise de fonction du nouveau chef de Bureau, le commandant Mamadou Traoré,  à partir du 1er mars 2015,  les recettes du Bureau du Pétrole sont passées à 101 milliards CFA à la date du 30 septembre. Soit une moyenne de 16 milliards CFA par mois. Avec des pics de plus de 18 milliards CFA, certains mois. Jugée inédite dans l’histoire de la Douane, cette performance été réalisée en six petits mois.

Plusieurs facteurs expliquent cette performance. D’abord, le management, dont le directeur général, le général de Brigade Modibo Kane Keïta, a fait preuve, en nommant l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Ensuite, vient la rigueur du commandant Mamadou Traoré, visiblement, victime de ses performances. Après s’être vu traîné dans la boue par une certaine presse à la solde de ses détracteurs, essuyé quelques peaux de banane sous ses talons pour avoir nettoyé les écuries d’Augias, le commandant Mamadou Traoré est l’un des cadres les prometteurs de l’administration des douanes.

Alors chef de la Brigade Mobile d’Intervention de la douane (BMI), il a réalisé la plus grosse saisie d’armes ; mais aussi, la plus grosse saisie de cocaïne pure, jamais faite dans notre pays : 116 kg. Saisies à l’issue desquelles il a été décoré de la médaille « Etoile d’argent du mérite national ». Comme chef du Bureau des douanes de Kati, les recettes sont passées de 384 millions CFA à 4 milliards CFA par mois. Mêmes performances à Bamako-Fer, au BEMEX (Bureau des Exonérations et des Maliens de l’Extérieur) et, enfin, au Bureau des Produits Pétroliers (BPP).  C’est pour l’encourager dans cette lancée, que le ministre de l’Economie et des Finances, Mr Mamadou Igor Diarra, vient de lui adresser, récemment, une lettre de félicitation. Avec ampliation à son directeur général. Pour  faire remplacer le commandant Mamadou Traoré au Bureau du pétrole où, il réalise,  à lui tout seul, la moitié – ou presque -  des recettes mensuelles de l’ensemble des services de douane, ses détracteurs ne cessent de le trainer dans la boue, en l’accusant de tous les péchés d’Israël.

Le dernier en date, l’affaire des six citernes de Coumba-gaz, interpellés en août dernier  par les enquêtes douanières pour « fraude ». Ou l’affaire des 53 citernes de Diboli. Dans la première, comme dans cette seconde affaire, le commandant Mamadou Traoré était aux avant-postes. Afin que la vérité triomphe. C’est pourtant cet homme à l’intégrité morale et intellectuelle établies, que certains pétroliers tentent de salir. Parce que, disent-ils : « Tant que le commandant Mamadou Traoré est au Bureau du pétrole, il n’y aura pas d’affaires ».

D’autres avaient souhaité, ouvertement,  qu’il ne revienne pas vivant de la Mecque où, il vient d’effectuer le pèlerinage. Mais leur souhait ne s’est pas réalisé. Madou, comme l’appellent les intimes, est bien là, plus vivant que jamais. Avec une seule et unique conviction : rehausser, chaque jour que Dieu le niveau des recettes du Bureau des Produits Pétroliers de la douane.

Autre explication de la performance du Bureau des Produits Pétroliers : avant l’arrivée du commandant Mamadou Traoré à la tête de ce bureau, 52 millions de litres d’hydrocarbures, seulement,  sont déclarés, chaque mois, à la douane. Mais dès sa prise de fonction, le nombre de litres d’hydrocarbures, habituellement déclarés,  est passé à 84 millions de litres par mois. Où passaient donc la différence, c’est-à-dire 32 millions de litres ? Par pertes et profits ? C’est là, l’origine de la  colère des uns. Et le souhait des autres de voir le commandant Mamadou Traoré partir du Bureau du Pétrole.

Soutenu par sa hiérarchie et les plus hautes autorités de notre pays, le commandant Mamadou Traoré reste droit dans ses bottes : il entend poursuivre sa mission à la tête de ce bureau. Du moins, tant que ses chefs hiérarchiques continuent de lui faire confiance.

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cour d’assises : La mort de Kalifa, le fou, sème la panique au village…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-dassises-la-mort-de-kalifa-le-fou-seme-la-panique-au-village-1217212.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-dassises-la-mort-de-kalifa-le-fou-seme-la-panique-au-village-1217212.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2015 13:35:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au rôle des audiences de la Cour d’assises, vendredi dernier, la Cour a statué sur une affaire peu commune. En effet, Kalifa S. le fou du village est retrouvé mort. Les regards se tournent vite vers Nayaga, le prévenu qui, avec deux autres amis,  recherchait, activement le fou, deux jours avant que son corps sans vie ne soit retrouvé dans un buisson à proximité des champs du village.

Les faits…

Nous sommes le 30 mars 2003 dans le village de Tifosso dans le cercle de Yorosso, où le fou du village est retrouvé mort. Son corps en déconfiture indique qu’il a perdu la vie depuis plus de 24 heures. Le témoin admis auprès de la Cour affirme : « lorsque nous avons trouvé son corps, il était tellement enflé que ses habits collés à sa peau, n’ont pu lui être retirés. Il ne pouvait être transporté. Nous avons creusé un trou et nous avons, à l’aide d’outils appropriés, poussé le corps dans le trou. Sans le laver à cause de son état ». Mais avant d’enterrer le corps, les villageois alertent la gendarmerie. Ils soupçonnent Nayaga, le prévenu et deux autres complices Abou D et Dramane F (absents au procès) d’être impliqué dans ce meurtre.

En effet, deux jours avant la découverte macabre, les trois personnes citées recherchaient, activement, munies de chicottes, le fou du village. Son tort: avoir tenté de violenter la femme d’Abou Dembélé. Informé de cela par sa femme, Abou Dembélé rentre dans une colère noire. Il prévint aussitôt ses amis Nayaga et Dramane F.,  lorsque le corps de Kalifa fut retrouvé avec du sang dans les narines. Les regards se sont tournés vers les trois personnes.  Arrêtés par les gendarmes, Abou D et Dramane F se dédouanent at accusent Nayaga, absent le jour de l’arrestation. « Nous reconnaissons avoir un peu battu Kalifa mais c’est Nayaga qui a frappé un peu fort. Et après il a pris ma moto et est allé à la recherche de Kalifa. Je ne sais pas ce qui s’est passé là-bas » affirme Abou D. aux gendarmes.

&nbsp;

Le Ministère Public…

&nbsp;

Pour le Procureur, C’est une véritable chasse à l’homme, qui a été orchestré et exécuté par Naya K. dit Nayaga et ses amis. Ils ont traqué et battu à mort Kalifa sachant qu’il n’avait pas de parents directs dans le village. Le certificat médical versé au dossier indiquant que la mort de Kalifa n’est pas due à des coups et blessures, est un document de complaisance, même le juge d’instruction l’affirme, s’insurge le procureur. Il n’y a pas doute sur la culpabilité de Nayaga concernant la mort de Kalifa, le fou. Les flaques de sang trouvées sur le lieu où git le cadavre de Kalifa, l’attestent. « 20 ans de réclusion criminelle, sera la peine juste dans ce cas-là », indique-t-il à la Cour.

La défense…

&nbsp;

Seul, à la barre vendredi dernier, Nayaga affirme devant les sages de la Cour qu’il n’était pas en fuite. Seulement, au moment de l’arrestation de ses, désormais, anciens amis, il était dans un village pour ses activités. Mieux, ajoute-il, il n’était même pas au courant de l’arrestation d’Abou D et de Dramane F par la gendarmerie. Quand il l’a su, dit-il, il s’est rendu, lui-même, aux autorités. « J’ai, effectivement, avec mes amis, recherché Kalifa. Nous l’avons retrouvé sous un arbre derrière le village quand il nous a aperçus, il a pris la fuite et nous l’avons pourchassé en vain. Notre intention était de lui donner une petite correction, pas de le tuer», indique Nayaga.

Pour Me Abderrahmane Sanogo, l’avocat de Nayaga, son client n’est pas une mauvaise personne. Il a été sollicité par des amis à qui, il a offert son aide. Ils ont, ensuite, profité de son absence pour l’enfoncer. Mon client a peut-être été naïf, mais il est innocent, d’autant plus que la femme violentée n’est pas la sienne, mais celle d’Abou D et le certificat médical l’atteste, souligne Me Sanogo.

Reconnu coupable de « coups mortels », la Cour a été clémente avec le prévenu en détention depuis 2003. Il écope de 2 ans de prison. Ses complices, absents au procès, ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité.

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK en France : grand jeu de séduction</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-en-france-grand-jeu-de-seduction-1217192.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/ibk-en-france-grand-jeu-de-seduction-1217192.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2015 13:27:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1208082" align="aligncenter" width="960"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/IBK-France13.jpg"><img class="size-full wp-image-1208082" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/IBK-France13.jpg" alt="Visite d'Etat du Président IBK en France : Le Mali à l'honneur " width="960" height="640" /></a> Visite d'Etat du Président IBK en France : Le Mali à l'honneur[/caption]

De mémoire de malien et même de soudanais, aucun de nos chefs d’Etat n’a jamais été accueilli par la France avec autant d’honneur et de faste. Les atomes semblent aujourd’hui plus crochus entre François et IBK qu’ils ne l’ont  été entre De Gaule et Modibo. Autres temps, autres réalités !

Au-delà d’un accueil digne des grands de ce monde, le programme présidentiel traduit éloquemment la portée de cette visite qui répond fort opportunément à des impératifs majeurs.

&nbsp;

<strong>LA FRANCE HONORE LE MALI </strong>

Le sommet économique est certainement la raison principale qui sous-tendait la visite d’Etat du président de la république. Il intervient après la conférence des donateurs de Bruxelles et il a permis de réunir des moyens supplémentaires pour consolider la paix et amorcer le développement par la mise en œuvre de la décentralisation. Non seulement la conférence économique a été un succès avec l’annonce de plusieurs milliards d’aide mais les autres activités menées par le Chef de l’Etat sont tout aussi dignes d’intérêt. Ainsi, la visite à Verdun où reposent de nombreux anciens combattants maliens de la première guerre mondiale est un devoir de mémoire qui rappelle le prix du sang liant les deux pays. Le président Hollande lui-même ne l’évoquait-il pas pour justifier l’intervention militaire et l’opération SERVAL au Mali?

Ensuite, la visite à la Mairie de Paris où travaillent plus de cinq mille maliens ou la prière du vendredi à la grande mosquée ont été l’occasion de grandes communions qui ont mis en exergue le caractère diversifié et intégré de la société française. Et que dire de l’animation d’une conférence à l’Université Paris I, Panthéon Sorbonne en ses qualités d’ancien étudiant et d’ancien enseignant chercheur, qui a permis d’apporter un démenti cinglant aux médisants impénitents qui avaient tenté vainement de jeter un doute sur son parcours universitaire ? Enfin, la rencontre avec la diaspora malienne en présence du président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur a été le clou de cette visite historique qui ouvre incontestablement une nouvelle page des relations franco – maliennes, même si les rabat-joie ont une fois encore sorti de vieux disques rayés dont les sons ne satisfont plus que leur propre ego.

&nbsp;

<strong>S’ECARTER DU MIROIR POUR BIEN REFLECHIR</strong>

Pourtant, une simple analyse du déroulé, des objectifs et résultats de cette visite mémorable permet de comprendre qu’’IBK était en mission pour le Mali et les Maliens, mettant toutes les chances de son côté par l’exploitation judicieuse de la force des images et des symboles. Pendant tout le périple, il a correctement tenu son rang grâce à sa bonne connaissance de la France et de ses habitants. D’où vient-il alors que des individus au patriotisme chancelant et au sens des responsabilités débridé l’attaquent si bassement à un moment aussi crucial? L’explication la plus plausible est que la médiocrité et la corruption savamment entretenues s’accommodent mal de l’excellence et de la transparence. En effet, devant les chantages et menaces habituellement utilisés pour obtenir promotions et subsides, IBK est resté imperturbable, certainement parce qu’il ne se reproche rien. Que ceux qui pensent détenir des preuves irréfutables contre lui les produisent enfin ou qu’ils aient la décence de se taire. Certes, tout n’est pas encore rose autour du président parce que le pays revient de loin, après avoir été empêtré pendant longtemps dans des pratiques mafieuses dont les auteurs et bénéficiaires sont bien connus.

Le Mali défiguré et humilié en 2012 à cause de l’incurie de certains contestataires actuels a aujourd’hui besoin de paix et de développement qui ne peuvent s’obtenir que grâce à la réconciliation, la justice, l’indulgence et le pardon. Les adorateurs de Baal doivent comprendre une fois pour toutes qu’IBK a une très haute idée des charges de sa fonction et qu’il entend s’y conformer. Il a une sainte horreur de la pestilence des poubelles qu’adorent les hommes mouches qui écument le ciel politique, cherchant à manger à tous les râteliers. Ceux qui ont choisi de se vautrer dans la fange et d’élire domicile dans les poubelles doivent donc chercher des interlocuteurs à leur taille car les Maliens attendent leur président ailleurs, sur les chantiers du développement et de la réhabilitation du pays.

On prête volontiers à Voltaire qui avait le sens de la repartie le pamphlet suivant :

&nbsp;

L’autre jour au fond d’un vallon,

Un serpent piqua Jean Fréron.

Que croyez-vous qu’il arriva ?

Ce fut le serpent qui creva.

Certes les Maliens n’ont pas connu Jean Fréron, mais ils sont témoins de l’œuvre  de ses adeptes qui manient à la perfection l’arme de la médisance. Calomniez, calomniez ! Il en restera toujours quelque chose !

Mahamadou CAMARA

Email : camara_mc2006@yahoo.fr / mcc1mcc@yahoo.fr]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « j’ai simplement dit à ce petit Dramé ce que je pense de son acte de sabotage qui a échoué ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-jai-simplement-dit-a-ce-petit-drame-ce-que-je-pense-de-son-acte-de-sabotage-qui-a-echoue-1217012.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-jai-simplement-dit-a-ce-petit-drame-ce-que-je-pense-de-son-acte-de-sabotage-qui-a-echoue-1217012.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2015 13:26:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1212302" align="aligncenter" width="650"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/IBK-BKO13.jpg"><img class="size-full wp-image-1212302" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/IBK-BKO13.jpg" alt="Le Président IBK de retour à Bamako à l'issue de sa visite d'Etat en France (Bamako, le 25 octobre 2015)" width="650" height="433" /></a> Le Président IBK de retour à Bamako à l'issue de sa visite d'Etat en France (Bamako, le 25 octobre 2015)[/caption]

De retour de sa visite d’Etat de 48 heures en France, IBK semble faire feu de tout boa, pardon de tout bois. Requinqué à bloc par une promesse de 2000 milliards CFA de l’OCDE, le président de la République a été accueilli en héros par les populations à l’aéroport de Bamako-Sénou. Lesquelles croyaient dur comme fer, qu’il avait ces 2000 milliards CFA dans la soute de son avion. Du coup, il surfe sur sa nouvelle popularité en réglant, rubis sur ongle, ses comptes avec le leader du Parena, Tiébilé Dramé, qu’il aurait accusé de vouloir saboter sa visite d’Etat en France, à travers des tracts que ce dernier aurait distribué quelques jours avant son arrivée sur les bords de la Seine.

Pourtant, dans le quotidien Le Républicain du 27 octobre, il se dit « triste » pour la légèreté de vos propos

&nbsp;

<strong>Est-ce que Le Mollah tu as vu ces déclarations dans un autre journal outre que le sien ? Alors…..</strong>

&nbsp;

« Je suis au regret d’opposer le démenti le plus catégorique aux déclarations faites par le président de la République à son arrivée à Bamako, dimanche 25 octobre. Dans le meilleur des hypothèses, il a été induit en erreur par ses informateurs. Même dans ce cas, il n’a aucune excuse », voilà ce qu’il dit dans le Républicain

&nbsp;

Il regrette maintenant parce que ses tracts n’ont pas produit l’effet escompté. Tiébilé Dramé se comporte comme s’il était encore secrétaire général de l’UNEM. Il a tiré à terre !

&nbsp;

<strong>Est-ce que ce sont les services secrets français qui vous ont donné cette information ?  </strong>

&nbsp;

Je ne réponds pas à cette question piège !

&nbsp;

Propos recueillis

par Le Mollah Omar]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Circulation routière : les conducteurs de tricycle sur les nerfs!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/circulation-routiere-les-conducteurs-de-tricycle-sur-les-nerfs-1217172.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/circulation-routiere-les-conducteurs-de-tricycle-sur-les-nerfs-1217172.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2015 13:21:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/TRICYCLES1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1196672" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/TRICYCLES1.jpg" alt="Circulation des tricycles à Bamako : La fin du désordre" width="300" height="200" /></a>C’est signé, les conducteurs de "Katakatani" sont en conflit avec les autorités municipales. Et pour cause, une décision de la Mairie du District leur interdit de rouler sur sept (07) voies et artères de la capitale, en plus de l’interdiction de rouler sur le Pont des Martyrs et de la réglementation les concernant sur les deux autres ponts de Bamako.</strong>

«S’ils nous demandent de ne pas rouler sur le Pont Fahd, de ne pas rouler sur le Pont des Martyrs et de ne pas emprunter le Boulevard qui mène à Sébénicoro et de ne pas aller sur la Route de Koulikoro, autant nous dire d’arrêter de travailler », s’indigne un conducteur de tricycle. Et un autre d’indiquer : « Nous sommes des chefs de famille. Si on nous empêche de travailler dans notre pays, c’est comme si on nous de demande de partir à l’aventure ».  La décision des autorités municipales est impopulaire. Du moins, au sein de la famille des tricycles qui ne cesse de grandir. Pourtant, aux yeux des autorités qui en ont pris l’initiative, elle se justifie. L’agent chargé de la question à la Mairie du district déclarait, lors de l’émission "Circulation Routière" de l’ORTM: « nous n’avons pas dit que Katakatani ne circulera pas à Bamako. Non ! La décision a été prise pour la protection des usagers de la route et la fluidité de la circulation à Bamako ».

La décision concerne d’abord, affirme-t-il, le Pont des Martyrs. «  Il n’est pas grand et supporte beaucoup de charges, alors nous leur disons de ne pas circuler sur ce pont. Sur le Pont Fahd, ils doivent, par contre, rouler. Mais  de 10 h à 15 heures et  le 3e Pont doit être emprunté, par eux, de 6 h à 19 heures. En ce qui concerne les autres routes, la décision a été motivée par le fait que ce sont des voies qui sont très stratégiques dans la fluidité de la circulation. Il s’agit de la Route de l’Aéroport, l’Avenue de l’OUA, la Route du 30 mètres qui va de la Tour de l’Afrique à Niamakoro, la Route Koulouba, la Route Sébénicoro, l’Avenue de l’Indépendance et la route passant devant le grand Hôtel de Bamako. A cela l’interdiction est faite aux tricycles de rouler la nuit sur les voies goudronnées. A cause du fait que la plupart d’entre eux n’ont pas de feux rouges sur les côtés et on a l’impression, quand on les croise la nuit, que ce sont les motos ordinaires qui arrivent. Au moment où on doit bien les identifier, le drame ne peut être évité, » a précisé l’invité de l’émission "Circulation Routière".

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moumouni Guindo : petit dogon, grand magistrat et auditeur hors pair</title>
<link>https://www.maliweb.net/nomminations/moumouni-guindo-petit-dogon-grand-magistrat-et-auditeur-hors-pair-1217152.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nomminations/moumouni-guindo-petit-dogon-grand-magistrat-et-auditeur-hors-pair-1217152.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2015 13:17:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Magistrat à l’intégrité morale et intellectuelle reconnues, Moumouni  Guindo vient d’être nommé chef de cabinet du tout-nouveau ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. C’est à l’issue du conseil des ministres du 14 octobre dernier. Un bon choix, comme en témoigne son curriculum vitae, l’un des plus riches de sa génération.</strong>

De tous les «  esclaves » affranchis par les sonrhaï, c’est lui qui a, le plus, profité de sa liberté retrouvée, en accumulant diplômes sur diplômes. De la magistrature à l’audit interne, en passant par l’administration des affaires et la gestion des entreprises… ce petit dogon s’est spécialisé dans tous ces domaines.

Avant de faire un pied de nez à ses « anciens maîtres », qui ne regrettent point de l’avoir affranchi. Bien au contraire.

Une taille au-dessus de la moyenne, élégant et calme, Moumouni Guindo est ce type de cadre que n’importe quel ministre, ou président de la République, aimerait avoir à ses côtés. Une véritable  encyclopédie vivante, capable d’aborder n’importe quel sujet avec une aisance surprenante.

Sorti, en 1989,  major de sa promotion à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) avec une maîtrise en Droit, Moumouni Guindo entre à l’Institut de Formation Judiciaire du Mali. Devenu magistrat, il est nommé président du tribunal de Ségou de 1998 à 2000. Mais au paravent, il aura été juge d’instruction au tribunal de première instance de la « cité des balanzans ». Puis, il rejoint le tribunal de première instance de la commune IV de Bamako.

Assoiffé de savoir, le petit dogonon s’amuse à accumuler les diplômes : un 3 e cycle en Droit à l’Université de Nantes ( France), un MBA en Administration des Affaires à l’Université du Québec, à Montréal ( Canada), un autre en Gestion des Entreprises, à l’Ecole Supérieure de Gestion de Paris, un diplôme professionnel d’audit interne à l’Institut français de l’audit et du contrôle internes, un certificat de Formateur au diplôme professionnel d’audit interne à l’institut français de l’audit et du contrôle à l’institut français de l’audit et du contrôle internes, un Master 2 en Administration et finances publiques à l’Université de Strasbourg ( France)…… la liste est loin d’être exhaustive.

En dehors des tribunaux, Moumouni Guindo a occupé, entre autres postes : vérificateur au Bureau du Vérificateur général, chef de la cellule de gestion de la qualité des vérifications, juriste spécialisé dans les investigations judiciaires et financières, président de la cellule de traitement des dénonciations, chef de mission des investigations judiciaires et financières, président de la société internationale pour les Droits de l’Homme (SIDH) section Mali….

Aussi, il enseigne le Management à l’Institut des Hautes Etudes en Management (IHEM), forme des candidats aux examens du diplôme professionnel d’audit interne et donne des cours aux futurs magistrats à l’Institut de formation judiciaire à Bamako…

Comme on le voit, les sonrhaï n’ont pas lésiné sur les moyens techniques et technologiques, quand ils fabriquaient ce petit dogon. C’est pourquoi, reconnaît un notable de Goundam, la fabrication de Moumouni Guindo a pris plus de temps que celle de son frère : le juge Karembé.

Né un certain 9 juin, ce grand magistrat et auditeur hors pair parle dogon, français et engrais, pardon anglais. Il consacre ses loisirs à la lecture, au jeu des lettres et au jogging. Il n’a qu’un seul et grand défaut : il ne parle pas le sonrhaï, la langue de ses « anciens maîtres ».

Bon vent cousin ! Nos bénédictions t’accompagnent dans tes nouvelles fonctions.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fièvre de la Vallée du Rift : Appel à la vigilance</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/fievre-de-la-vallee-du-rift-appel-a-la-vigilance-1217132.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/fievre-de-la-vallee-du-rift-appel-a-la-vigilance-1217132.html</guid>
<description><![CDATA[ Un communiqué du ministère de la Santé indique, que, depuis le 16 octobre 2015, le Mali a été alerté par l’Organisation Mondiale de la Santé d’une épidémie de« fièvre de la vallée du rift » en République Islamique de la Mauritanie. En un  mois, indique le communiqué, treize  districts sanitaires mauritaniens sont touchés avec 25 cas suspects dont 8 confirmés par le Laboratoire Pasteur de Dakar et 8 décès soit 100% de létalité.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2015 13:10:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le ministère de la Santé précise que la fièvre de la vallée du Rift est une maladie infectieuse due à un virus du genre Phlebovirus, de la famille des Bunyaviridae. Elle se transmet de l’animal à l’homme par contact direct ou indirect avec du sang, des organes d’animaux contaminés.

Elle se manifeste aussi par un syndrome comparable à d’autres affections comme : la maladie à virus Ebola, la fièvre de Lassa, la Dengue la méningite…..faisant d’elle une pathologie non encore maitrisée.  L’Etat du Mali affirme avoir pris, entre autres, les dispositions suivantes : le renforcement de la surveillance épidémiologique dans tout le pays et particulièrement les portes d’entrée avec la Mauritanie ; la dynamisation des comités intersectoriels de lutte contre les épidémies et catastrophe à tous les niveaux et le renforcement des structures de santé pour répondre efficacement à la menace.  Compte tenu de la situation d’insécurité au Nord de notre pays, l’Etat devrait renforcer la surveillance de la transhumance des hommes et des animaux autour des zones frontalières. Il convient de rappeler que la maladie à virus Ebola était entrée dans le pays par la frontière guinéenne. Aujourd’hui, avec les attaques récurrentes au Nord, les services de santé doivent s’assurer que les frontières avec la Mauritanie et l’Algérie ne sont pas très poreuses. Selon nos informations, le virus de la fièvre de la vallée du Rift appartient au genre Phlebovirus, l'un des cinq genres de la famille des Bunyaviridae. Il a été identifié pour la première fois en 1931 au cours d'une enquête sur une épidémie touchant les moutons d'une ferme de la Vallée du Rift, au Kenya. On a ensuite signalé des flambées en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne. En 1997-1998, une flambée épidémique majeure s'est produite au Kenya, en Somalie et en Tanzanie et, en septembre 2000, des cas de FVR ont été confirmés en Arabie saoudite et au Yémen. Cette première fois où on a signalé la maladie en dehors du continent africain suscite des inquiétudes sur la possibilité de son extension à d'autres parties de l'Asie et à l'Europe.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Association Faso Kanu réclame le Départ de la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/lassociation-faso-kanu-reclame-le-depart-de-la-minusma-1217072.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/lassociation-faso-kanu-reclame-le-depart-de-la-minusma-1217072.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2015 13:00:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1112502" align="aligncenter" width="630"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/casques-bleus-Minusma.jpg"><img class="size-full wp-image-1112502" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/casques-bleus-Minusma.jpg" alt="Mali: les casques bleus à Kidal pour établir la zone de sécurité" width="630" height="356" /></a> Les casques bleus de la Minusma, la mission des Nations unies au Mali, ici, à Kidal, le 22 juillet 2015. Les soldats ont commencé, ce mardi, à établir une zone de sécurité autour de la ville<br />REUTERS/Adama Diarra[/caption]

L’association Faso Kanu a organisé une conférence-débats, samedi dernier, au Carrefour des Jeunes. A propos du problème sécuritaire de notre pays, les conférenciers ont dénoncé les agissements de la MINUSMA et de la France. Ils se sont inscrits dans la logique du 20 janvier 1961, à savoir le départ de ceux qu’ils considèrent comme des forces d’occupation.

Le commissaire principal de Faso Kanu, Ibrahima Kébé, a rappelé ce qui s’est passé à Konna. Pour lui, La MINUSMA et la France, censés combattre les terroristes, leur ont, en réalité, donné un couloir pour aller à Kidal. Même les militaires français, a-t-il dit, ont reconnu que ce sont les Maliens qui ont combattu à Konna, car, ils ont fait le travail de terrain. Il a ajouté : «  Une vielle femme nous a dit récemment : si les gens se rendent compte de ce qui s’est réellement passé à Konna, ils quitteront Bamako à pied pour aller casser la statue de Damien Boiteux.  Beaucoup d’entre eux vont changer le nom de Damien Boiteux attribué à leurs fils ainsi que le nom de François Hollande aussi. » Ibrahima Kébé a ajouté :  « Des ressortissants de Tessalit et de Kidal ont signalé que dès 18 heures, ils voient des avions décoller de ces lieux.  Des matériels sont déposés sur place et d’autres sont exportés. Le 2 9 mars 2012, en 4 jours, Kidal a été encerclé par Ansar Dine et le MNLA, mais la France n’est pas intervenue, c’est la France qui les a laissés entrer, en leur faisant croire qu’ils auront l’AZAWAD. C’est vrai qu’ils ont tué des Touarègues tels que Abdel Krim el Targui, un déserteur de l’armée malienne, ils ont tué Inawallen, wadousséne, mais la MINUSMA fait le double jeu. Quant aux Français, ils sont en train d’extraire les ressources du sous sol malien, malgré les attaques. » Faso Kanu a déclaré qu’elle n’a pas compris pourquoi ces rebelles siègent aux Nations unies dans la commission des Droits des peuples autochtones. L’association a soutenu que le 18 mai 2013, la France a empêché la libération de Kidal. Le 5 juin 2013, aussi, a-t-elle souligné, l’armée française a interdit à l’armée malienne d’entrer à Kidal. Ibrahima Kébé a précisé :  « Ils ont démonté nos armes lourdes à Anéfis. Il était interdit à El hadj Gamou et Didié Dacko d’entrer à Kidal. Pourquoi leur interdisent-ils d’entrer à Kidal si réellement, ils sont venus pour sécuriser le Mali.  Comment pourraient-ils sécuriser le pays s’ils ne combattent pas? »  Le 17 mai 2014, a soutenu Ibrahima Kébé, ce sont ceux qui disent aider l’armée malienne qui se sont ajoutés à nos ennemis pour nous combattre. Certains, selon lui, ont été découverts et tués par nos militaires, malgré leurs déguisements, car, ils portaient des turbans, mais leurs dépouilles ont disparu.  Il a déclaré : « Les attaques du gouvernorat de Kidal et la tuerie qui s’en est suivie ont eu lieu en présence de la MINUSMA et de la France. » Il a rappelé ce qui s’est passés à Gao, lors des évènements de Tabankort et expliqué que des jeunes de Gao s’étaient soulevés contre la zone Tampon à Tabankort, décidée sur la base d’un papier signé par le MNLA et la MINUSMA.   Ibrahima Kébé a ajouté que la MINUSMA avait tiré sur la population civile et tué beaucoup de jeunes.   « Le 17 août denier, a-t-il dit, La plateforme a voulu rendre visite à la population à Anéfis et la CMA s’y est opposé.  Ensuite, le pouvoir malien a communiqué avec Rfi pour dire que les gens de l’AZAWAD ont reçu les responsables Maliens à Kidal pour la rentrée scolaire.  Hollande lui même a soutenu que 80 millions iront au nord, le reste sera pour le Mali. Ce sera donc la partition, la création de deux pays. Cela a été dit en France, lors d’une visite d’Etat qui n’a pas sa raison d’être. » Il a fait savoir que chaque fois que la Plateforme a voulu occuper Kidal, la MINUSMA s’y est opposée et chaque fois que la CMA a attaqué, ils n’ont pas exigé de cessez-le-feu. Pendant ce temps, a-t-il laissé entendre, la CMA terrorise les populations et commet des exactions. C’est pourquoi, a fait observer Ibrahima Kébé, les populations sont toujours contentes d’être en compagnie des membres de la Plateforme. Au mois de septembre dernier, a-t-il ajouté, la CMA s’est livrée à plusieurs agressions physiques et personne n’a réagi. «  La MINUSMA est une force partiale puisqu’elle travaille pour nos ennemis. Faso Kanu est dans la logique du 20 janvier 1961, c'est-à-dire le départ des forces d’occupation du territoire malien », ont indiqué les conférenciers.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Loyers à usage d’habitation : l’Etat réglemente le secteur</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/loyers-a-usage-dhabitation-letat-reglemente-le-secteur-1205672.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/loyers-a-usage-dhabitation-letat-reglemente-le-secteur-1205672.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2015 13:38:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_91236" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/Abdel_kader_konate.jpg"><img class="size-full wp-image-91236" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/Abdel_kader_konate.jpg" alt="Le ministre du commerce Abdel Kader Konaté lors de sa rencontre avec le patronat " width="610" height="367" /></a> Le ministre du commerce Abdel Kader Konaté lors de sa rencontre avec le patronat[/caption]

L’important atelier initié par le ministre du Commerce et de l’industrie, Abdel Kader Konaté, portant sur le projet de décret relatif à la réglementation des loyers à usage d’habitation, a apporté de grandes innovations à l’avantage du locataire. En effet, désormais, le montant du loyer, la caution, l’expulsion du locataire et les voies de justice sont bien déterminés, contrairement au vide juridique précédent qui donnait droit au bailleur d’user de méthodes peu orthodoxes pour contraindre les locataires à exécuter leurs désirs.

Concernant le loyer, l’article 5 stipule que « le prix maximum annuel du loyer est fixé à travers 5% de la valeur réelle de l’immeuble à usage d’habitation ou de la partie de l’immeuble baillé. En cas de location au mois, le montant du loyer mensuel ne peut, en aucun cas, excéder le douzième du loyer annuel. Le montant du cautionnement et des loyers à travers avance à titre de garantie ne peut excéder une somme correspondant à un mois de loyer. »

On constate donc que c’est l’Etat qui fixe le montant du loyer et du cautionnement. L’article 9 précise qu’une commission nationale de fixation des loyers-plafonds révisable au 1er janvier de chaque année sera mise en place par arrêté interministériel des ministres en charge du logement et du commerce. Toujours est-il que le locataire doit faire face à ses obligations. En effet, l’article 10 indique que le locataire doit payer le loyer aux termes convenus.  Pour être au diapason, le paiement peut désormais se faire par transfert monétaire. Le propriétaire a un droit de reprise précisé par l’article 20 :  « l’exercice du droit de reprise pour le propriétaire qui signifie son intention de démolir et reconstruire les lieux est subordonné aux conditions ci-après : le propriétaire devra donner aux occupants un préavis de trois mois qui indiquera avec précision le ou les motifs qui justifient l’exercice du droit de reprise et portera référence à la décision autorisant les travaux, le tout à peine de nullité : sera tenu de commencer les travaux un délai maximum de trois mois, à compter de l’évacuation des lieux par le dernier occupant ; ne pourra relouer, occuper ou faire occuper les locaux avant l’achèvement des travaux, à quelque titre que ce soit, sauf pour gardiennage du chantier jusqu’à réception de l’immeuble reconstruit. » En outre, les contestations entre bailleurs et locataires seront portées devant le juge du lieu où la convention a été contractée ou exécutée lorsque l’une des parties sera domiciliée en ce lieu.

Ce projet de décret met hors jeu les démarcheurs, « coxeurs » et autres intermédiaires. En effet, l’article 26 note que :  « Tous accords ou conventions, même indirects, déposés par le bailleur à l’occasion d’une location, en vue de dissimuler les exigences dudit bailleur, tels que ceux ayant stipulé un montant excessif des charges locatives ou d’une remise d’argent ou de valeurs ou une partie d’objets mobiliers, seront déclarés nuls et de nul effet par la juridiction compétente, même s’ils ont reçu un commencement d’exécution antérieurement à la mise en vigueur du présent décret.

Il en sera de même si les avantages exigés, autres que ceux représentant une juste rémunération du service rendu, l’ont été au profit d’une personne autre que le bailleur. »

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de la MINUSMA sur les évènements de Kidal : Les vrais agresseurs n’y sont pas cités</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rapport-de-la-minusma-sur-les-evenements-de-kidal-les-vrais-agresseurs-ny-sont-pas-cites-1205762.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rapport-de-la-minusma-sur-les-evenements-de-kidal-les-vrais-agresseurs-ny-sont-pas-cites-1205762.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2015 13:31:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1112502" align="aligncenter" width="630"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/casques-bleus-Minusma.jpg"><img class="size-full wp-image-1112502" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/casques-bleus-Minusma.jpg" alt="Mali: les casques bleus à Kidal pour établir la zone de sécurité" width="630" height="356" /></a> Les casques bleus de la Minusma, la mission des Nations unies au Mali, ici, à Kidal, le 22 juillet 2015. Les soldats ont commencé, ce mardi, à établir une zone de sécurité autour de la ville<br />REUTERS/Adama Diarra[/caption]

Le Rapport de la MINUSMA sur les évènements de Kidal est loin d’être objectif, à certains endroits. Si la Mission onusienne n’a par exemple, pas condamné l’attaque du gouvernorat par les rebelles, elle s’est insurgée contre les Forces armées maliennes, qui, selon elle, a violé le cessez-le- feu. D’autres exemples qui prouvent que le travail de la MINUSMA, qui ne s’est pas réellement penché sur l’origine des attaques récurrentes au Nord de notre pays, montrent que le rapport, qui s’est voulu très exhaustif, n’a pas voulu cibler les agresseurs, à savoir les séparatistes et leurs alliés terroristes.

Racontant les évènements survenus à Kidal, le 17 mai 2014, le rapport indique : « la délégation du Premier ministre est finalement arrivée à Kidal et  s’est rendue au gouvernorat. Par la suite, de violents combats ont éclaté et opposé les éléments armés du MNLA aux militaires FAMa. À la suite de ces combats qui se sont achevés par la prise du gouvernorat par les éléments du MNLA et du HCUA, le bilan s’est avéré préoccupant: 11 morts (comprenant huit 8 civils et trois 3 militaires FAMa), la détention de 34 civils et des dommages matériels conséquents.

Le 21 mai 2014, l’armée régulière malienne, après un renforcement de ses positions,

a lancé une offensive armée contre les positions du MNLA, HCUA et MAA présents dans la ville de Kidal. Des tirs à l’arme lourde et légère ont été engagés pour le contrôle de la ville. Au terme de violents combats d’environ 3 heures, les groupes armés ont pris le contrôle du camp militaire des FAMa obligeant ceux-ci à battre en retraite en dehors de la ville de Kidal. Le bilan de ces combats ferait état de : 36 personnes tuées dont 32 du côté FAMa et quatre 4 du côté des groupes armés, 93 blessés, 45 prisonniers FAMa détenus par les groupes armés et plusieurs immeubles (bâtiments administratifs, résidences des civils) vandalisés et pillés. »

Selon les éléments recueillis, indique le rapport, les FAMa ont été les instigateurs des hostilités du 21 mai 2014. Ce fait, ajoute-t-il, constitue une violation de l’Accord préliminaire de Ouagadougou et d’autre part de l’accord verbal conclu le 17 mai entre le gouvernement  malien et les groupes armés belligérants.

Pourtant, le rapport indique : « Le 17 mai 2014, les combattants du MNLA ont délibérément tué 8 civils. Il a été établi que les préfets et sous-préfets se trouvant dans le salon du gouverneur étaient non armés, de ce fait, ne présentaient aucune menace directe ou indirecte pour les assaillants. De plus, les combattants du MNLA ont grièvement blessé 4 hommes qui ont été touchés par balle au moment où ils tentaient de quitter précipitamment le gouvernorat. » C’est donc étonnant, d’après ce constat, que les FAMa soient les instigateurs des hostilités du 21 mai 2014. Au demeurant ils mettent au pilori l’ancien Premier ministre Moussa en indiquant que c’est suite à l’arrivée de sa délégation, à Kidal et au gouvernorat, que de violents combats ont éclaté et opposé les éléments armés du MNLA aux militaires FAMa. Selon le rapport, la Division des droits de l’homme de la MINUSMA  a enquêté sur les violences intercommunautaires.

A cet effet, le rapport indique : « Plusieurs incidents liés à des affrontements intercommunautaires ont été documentés par la Division des droits de l’homme, notamment des exécutions sommaires, des enlèvements, des tentatives de meurtres, des menaces et intimidations. A titre d’illustration, le 05 octobre 2013, des proches du MNLA ont enlevé 2 civils Imghad et ont exécuté 03 autres à Intenhert, à 30 Km à l’Est d’Aguelhok. Le 12 avril 2014, un conseiller municipal Imghad était assassiné par des pro-Azawad, à Aguelhok et, le 22 avril 2014, un Idnan âgé de 60 ans était victime d’une tentative de meurtre et de mauvais traitements de la part de civils Imghads armés qui étaient en convoi en compagnie des FAMa. » Cela ne suffit-il pas pour expliquer la réaction du GATIA qui s’est sentie ciblée ? Au demeurant, les Famas ne sont pas épargnés, car, le document signale que : «  Le rapport de l’expert en balistique, atteste de l’usage, en date du 21 mai 2014, par les FAMa de roquettes de 122mm, aussi connus sous le nom de BM-21, sans un ciblage explicite d’objectifs militaires occasionnant par conséquent de nombreux dommages du côté civil dans la ville de Kidal. Par l’utilisation d’armes tel que le BM-21, les FAMa auraient commis une attaque indiscriminée et disproportionnée, contraire aux règles coutumières du droit international humanitaire. »

D’une manière générale, a souligné le rapport, la situation sécuritaire dans le nord demeurait fragile. Durant toute la période examinée, a-t-il noté, des cycles d’insécurité ont été observés dans la bande sahélo-saharienne. Les attaques des grandes agglomérations par les groupes armés sont devenues récurrentes. Au cours de la période couverte par ce rapport, indique la MINUSMA, une cinquantaine d’attaques aux engins explosifs ayant fait une vingtaine de victimes, dont 11 morts, a été enregistrée. Ces victimes, mentionne la mission, sont diverses : « des civils (des éleveurs, des voyageurs, des commerçants, des transporteurs…) et des militaires (des FAMa, des éléments du contingent militaire de la MINUSMA et des éléments de forces françaises de l’opération SERVAL). »

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cour d’assises : Epilogue dans l’affaire de l’attaque du domicile du président Konaré : 2 condamnations, 2 acquittements</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-dassises-epilogue-dans-laffaire-de-lattaque-du-domicile-du-president-konare-2-condamnations-2-acquittements-1205742.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-dassises-epilogue-dans-laffaire-de-lattaque-du-domicile-du-president-konare-2-condamnations-2-acquittements-1205742.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2015 13:11:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_997562" align="aligncenter" width="900"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Alpha.jpg"><img class="size-full wp-image-997562" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Alpha.jpg" alt="L’ancien Président Alpha Oumar Konaré" width="900" height="505" /></a> L’ancien Président Alpha Oumar Konaré[/caption]

Agés de 20 et 25, ils sont carreleur et militaire. Deux des quatre auteurs présumés de l’attaque du domicile de l’ancien président Alpha Oumar Konaré (AOK), ont écopé de la peine maximale, 20 ans de réclusion criminelle, chacun. Ni les irrégularités de procédure invoquées par le pouls d’avocats à leur défense, constitué, ni même les rétractations des accusés n’ont pu les secourir: la sentence est lourde.

Pour « associations de malfaiteurs et tentative de vol qualifié » les auteurs de l’attaque du domicile de l’ancien président AOK ou pour nommer les choses telles qu’elles sont « les auteurs de tentative de vol près du domicile de l’ancien président» ont comparu devant la Cour d’assises. C’était vendredi dernier. Pendant plus de quatre heures, l’accusation et la défense ont, arguments contre arguments, tenté de convaincre la Cour.

&nbsp;

L’accusation…

&nbsp;

Pour le Ministère Public, la technologie a fait ses preuves dans cette affaire. En effet, dans la nuit du 4 au 5 avril 2014, dit le procureur, des individus ont attaqué le domicile de l’ancien président AOK. Ils ont sectionné le câble de l’EDM SA et plongé le domicile de l’ancien président dans le noir. La sentinelle en faction ce jour-là, riposta aux tirs d’un voleur monté sur le mur et l’abat. Ses complices prennent la fuite. Son identité est vite connue, il s’appelle Moussa T.

Le téléphone trouvé sur Moussa T. permet alors d’identifier ses présumés complices. Les gendarmes font appeler, par un médecin de l’hôpital Gabriel Touré, un des derniers numéros composés par le défunt tard dans la nuit de l’attaque. Daouda K. répond. Au bout du fil, on lui annonce qu’un de ses frères est victime d’un accident de la circulation, le médecin lui demande de passer l’identifier. A l’hôpital, on lui montre des photos de Moussa T. Il le reconnait comme étant un grand frère. Mais Daouda K ne se rend pas seul à l’hôpital, il est avec Lassine C. Ils sont tous les deux cueillis par les gendarmes qui venaient de lui tendre un piège.

« Cuisiné » pour reprendre le terme employé par son avocat, Daouda K. passe aux aveux. Il donne le nom de ses présumés complices et le rôle de chacun d’eux dans le vol. « Mon rôle à moi était de faire le guet, avoue-t-il pendant l’enquête préliminaire», plaide le procureur pour qui sa culpabilité ne fait l’ombre d’aucun doute. Deux des personnes citées par Daouda K ne sont jamais retrouvées, ils sont dits en fuite.

&nbsp;

La défense…

&nbsp;

Pour le pouls d’avocats constitués de Me Cheick Oumar Tounkara, Me Lassana Diawarra et Me Bakary N. Diarra, le dossier est vide. Toute l’accusation repose sur les aveux de Daouda K. Aveux qui ont permis l’arrestation de Bourama D, le militaire. Or, en droit pénal, indiquent les avocats, l’aveu n’est pas un élément essentiel du procès. Il faut des preuves et dans cette affaire, il n’y en a aucune. On peut avouer un crime pour protéger quelqu’un, pour être connu, ou même parce qu’à force d’être torturé, l’on finit par dire tout ce que ses bourreaux veulent entendre. Dans cette affaire, c’est selon eux, ce qui s’est passé,.

Pour Me Diawarra, leurs clients ont été condamnés pour le communiqué de la Présidence affirmant que « les auteurs de l’attaque seront recherchés et punis ». Depuis lors, le destin de ces jeunes a été scellé, les enquêteurs ne se sont fixés aucune limite. Tous les moyens ont été utilisés pour trouver "des coupables". Quoi qu’il en soit, au bout de 4 heures d’audience, Daouda K. et Bourama. D sont reconnus coupables des faits qui leurs sont reprochés et condamnés à 20 ans de prison. Quant aux deux autres prévenus Fademba K. et Lassine C, ils sont déclarés non coupables et relaxés, au bout de 18 mois de détention.

Mamadou TOGOLA

&nbsp;

==================================================

&nbsp;

Cour d’assises :

Tous les jours pour le voleur, un seul pour le propriétaire….

Ce n’est pas Sékouba qui démentira cet adage. Lui qui, au cours d’une ces nombreuses descentes chez sa victime, a été arrêté et conduit à la police par ce dernier. Surprise! Abou G connait bien son voleur. Son complice lui, un certain Sanou n’a jamais été retrouvé.

« Un jour, ils sont venus chez moi, dans mon magasin, ils ont pris mon sac de riz, mon sac de charbon et la tête de mouton bien cuite que nous avions prévue pour le petit déjeuner. Une autre fois, c’était dans ma boutique, ils ont pris tout ce qu’ils pouvaient emporter, même les gâteaux de 100 fcfa de ma femme. Une autre fois encore, à la veille de la fête de 31 décembre, ils sont partis avec tous mes poulets …». Le plaignant qui s’apprêtait à narrer un autre cas de vol dont il a fait l’objet, quand le président de la Cour l’arrêta en ces termes: « parlez-nous du cas présent. Le jour où vous l’avez arrêté. C’est le dossier que nous avons ici». Le plaignant, de son vrai nom Abou G, boutiquier de son état à Kati: « J’ai haussé mon mur de sorte que personne ne peut l’escalader sans y être aidé. Cela n’a rien changé. J’ai multiplié les verrous aux portes, cela aussi ne les a pas arrêtés. Ils ont tenté d’empoisonner puis tenté de tuer avec une barre de fer, les deux chiens de mon voisin. Depuis 2005, jusqu’à ce jour du 10 mai 2013 où je l’ai appréhendé, je n’ai jamais trouvé la paix chez moi, M. le président. Sékouba et ses complices m’ont rendu la vie dure, si dure que j’ai même songé à vendre ma maison».

«Cette nuit-là, j’ai entendu un bruit dans la cour, alerté je suis sorti, armé seulement d’une machette. J’entrevois une personne dans l’arrière-cour. Oh là, sors ici où je t’abats comme un chien, dis-je, la peur au ventre. Il s’arrêta net, tenant quelque chose à la main, j’ignore de quoi il s’agit à cet instant-là. Je garde mes distances et alerte mes jeunes frères qui accourent aussitôt. Plus confiant je lui lance : si tu ne sors pas nous te tuerons, il jette alors l’outil dans sa main: une grosse paire de cisailles. Nous l’attachons, mes frères et moi. Surprise! Nous le connaissons. C’est Sékou S, dit Sékouba, le fils d’un policier. Nous habitions pendant cinq années dans la même cour que lui et sa mère qui est la première femme de son père. A cause des problèmes de paiement de facture, j’ai construit ma maison à seulement 2 carrés de mon ancien domicile et j’y ai déménagé. Je demande, pour toutes pertes qu’ils m’ont affligées, 2 millions de FCFA pour dommages- intérêts», conclut Abou G.

&nbsp;

Sékouba victime de son paternel…. ?

&nbsp;

Pour l’avocat de Sékouba, son client n’est pas une mauvaise personne, il est victime de ses parents. En effet, argumente-il, le père de Sékouba, policier de son Etat, a voulu que son fils suive ses traces. Devant le refus de ce dernier de porter l’uniforme, il désiste de son  éducation et l’abandonne à sa mère. Sékouba fait tout ce qu’il peut pour assurer sa nourriture et celle de sa mère. Tantôt gros bras des artistes locaux et devant les bars, tantôt apprenti de camion. « Il s’est égaré, soit, mais il a compris son tort et s’en repent. Clémence, Messieurs les juges, car vous n’êtes pas seulement juges de fait. Un Sékouba, il en existe chez nous tous, des enfants victimes de leur éducation. »

« Non! », rétorquera le procureur, un peu plus tard. Il  n’existe pas de Sékouba chez tout le monde. En tout cas pas chez moi. Des enfants ont été moins favorisés que Sékouba pourtant ils n’ont pris le mauvais chemin. D’ailleurs Mrs. les juges, Sékouba n’est pas à sa première condamnation et la loi doit être appliquée dans sa plénitude. »

A la barre, Sékouba reconnait les faits qui lui sont reprochés pour cette nuit-là et seulement pour cette nuit-là où il a été appréhendé. Il demande pardon à sa victime. Son pardon n’a pas été entendu car il est condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Et sommé de payer à Abou G la somme de 350 milles Fcfa au titre des dommages et intérêts.

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nomination de Nina Oualet Intallou à la CVJR : LA CMA, lA Plateforme et COMPIS 15 protestent</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nomination-de-nina-oualet-intallou-a-la-cvjr-la-cma-la-plateforme-et-compis-15-protestent-1205662.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nomination-de-nina-oualet-intallou-a-la-cvjr-la-cma-la-plateforme-et-compis-15-protestent-1205662.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2015 12:32:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1196492" align="aligncenter" width="500"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/nina-wallet-intalou.jpg"><img class="size-full wp-image-1196492" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/nina-wallet-intalou.jpg" alt="Nina Oualet Intallou" width="500" height="293" /></a> Nina Oualet Intallou[/caption]

La nomination de Nina Oualet Intallou comme Première vice-présidente de la Commission Vérité Justice et  Réconciliation (CVJR) suscite beaucoup d’interrogations. En effet, selon nos sources, elle se serait même étonnée de  cette nomination qu’elle n’aurait  pas convoitée. En fait, selon le dernier rapport du secrétaire général des Nations unies, la CMA et la Plateforme se sont soulevé contre la nomination du président de la CVJR, Ousmane Oumarou Sidibé, parce qu’ils n’ont pas été consulté. Dans le rapport, couvrant la période allant du 12 juin au 16 septembre à 2015, on lit : « Le 3 août, le gouvernement malien a nommé au poste de président de la Commission Vérité, justice et réconciliation,  Ousmane Oumarou Sidibé, membre du parti d’opposition l’Union pour la République et la Démocratie. La CMA et la Plateforme ont reproché au gouvernement de ne pas les avoir consultées au sujet de cette nomination. Le 6 août, le gouvernement a demandé à la CMA et à la Plateforme de désigner cinq délégués chacune à la Commission, mais à ce jour ni l’une ni l’autre n’ont répondu à cette demande. »

En outre, la CMA et la Plateforme ont réitéré leur désapprobation de la désignation de Nina Oualet Intallou, qui, selon nos informations, a exprimé sa surprise pour sa nomination en tant que Première vice-présidente de la Commission Vérité Justice et  Réconciliation. Rappelons que Nina Oualet Intallou est la présidente du Mouvement des femmes du MNLA. Par ailleurs, la COMPIS 15 aussi s’étonne de cette nomination. La COMPIS rappelle qu’elle a toujours réclamé que les décisions soient prises de manière inclusive.

B.D]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Relance post&#45;crise au Mali : ENJEUX et écueils</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/relance-post-crise-au-mali-enjeux-et-ecueils-1205622.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/relance-post-crise-au-mali-enjeux-et-ecueils-1205622.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2015 12:29:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/IBK-paris-carricature.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1205802" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/IBK-paris-carricature.jpg" alt="Relance post-crise au Mali : ENJEUX et écueils" width="610" height="861" /></a>Le lundi 12 octobre au CICB, le Premier Ministre a inauguré les travaux de la réunion préparatoire de la Conférence de Paris qui doit se pencher sur la relance économique post – crise et le développement du Mali. Le Président de la République participera à cette importante rencontre qui se tiendra le 22 Octobre 2015. Cependant, les organisateurs de la réunion préparatoire ont-ils tiré toutes les leçons de la Conférence de Bruxelles ?</strong>

En effet, en pleine période de transition, sous l’égide des partenaires techniques et financiers du Mali,  s’était tenue à Bruxelles le 15 Mai 2013 la Conférence des donateurs qui a été un franc succès avec l’annonce de près de trois milliards d’euros d’aide au Mali. Auparavant, le Quai d’Orsay et l’Agence Française de Développement avaient invité la diaspora malienne à Montreuil le 10 Avril 2013 pour préparer l’implication des Maliens établis à l’extérieur dans la nouvelle dynamique qui devait être lancée depuis Bruxelles. Mais curieusement, alors que les autorités françaises font de la diaspora malienne l’un des piliers de la relance post-crise, le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur qui représente cette diaspora n’a pas été invité à la réunion préparatoire du 12 Octobre.

Comme on pouvait s’y attendre, cela n’a pas manqué de créer une énorme frustration chez ceux dont les transferts financiers annuels sont supérieurs à l’aide publique au développement. Et pourtant, le gouvernement était représenté à Montreuil et à Bruxelles respectivement par le Ministre des Maliens de l’Extérieur de l’époque Demba Traoré et le Président de la transition Dioncounda Traoré. Une autre préoccupation à prendre en compte est l’attitude des radicaux des mouvements rebelles qui ne voient toujours pas d’un bon œil le renforcement des moyens de l’Etat et la présence gouvernementale dans les régions du nord, singulièrement à Kidal. Ne viennent-ils pas de refuser la présence du Ministre de l’Education Nationale au lancement de la rentrée scolaire à Kidal ? Pour bien avancer dans le processus de paix, il est important de faire une bonne évaluation de la situation, en impliquant effectivement toutes les parties concernées par la relance de l’économie et le développement du pays.

Les enjeux sont trop importants pour qu’on crée des frustrations qui peuvent être facilement évitées. Se faire snober par les autorités de son propre pays au moment même où l’organisateur en chef (la France) vous tresse des lauriers a de quoi décontenancer, mais on n’est pas à un paradoxe près.

La sagesse commande lorsqu’on vous offre un élixir qui permet d’aller vite, de vous empressez de le partager d’abord avec ceux que vous ne pouvez abandonner en cours de route. A moins qu’on ne veuille perpétuer le mythe de Sisyphe !

&nbsp;

<strong>CAMARA Mahamadou  </strong>

<strong>Secrétaire chargé de la mobilisation de l’épargne de la diaspora  et de la promotion des investissements (HCME, Bamako).</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Production d’énergies renouvelables : Dix banques passent au vert</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/production-denergies-renouvelables-dix-banques-passent-au-vert-1205712.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/production-denergies-renouvelables-dix-banques-passent-au-vert-1205712.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2015 12:26:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En partenariat avec le ministère de l’Energie et de l’Eau, 10 établissements bancaires se lancent dans la production de l’énergie verte. La cérémonie de signature de la convention de ce projet dénommé « projet prêt Energie Renouvelable » a eu lieu samedi dernier à l’hôtel Radisson.

La Banque Atlantique, la BDM, la BHM, la BICIM, la BIM, la BMS, la Bank of Africa, la BISIC, la BNDA et l’ECOBANK sont les banques partenaires du projet prêt énergie Renouvelable. Selon Baba Daou, le représentant de l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers (APBEF), les banques ne ménageront aucun effort pour la mise en œuvre de ce projet. D’autant plus qu’il concerne la satisfaction de nos propres clients, dit-il.

Prenant la parole, le ministre de l’Energie et de l’Eau, Mamadou Frankaly Keita salue l’initiative du projet. Il réduira selon lui, la facture pétrolière du Mali; assurera un plus grand accès des citoyens à l’électricité et permettra à l’EDM SA d’offrir un meilleur service à ses clients notamment en période de forte chaleur où les délestages sont courants.

Pour le ministre de l’Energie et de l’eau, il est tant que notre pays utilise son soleil. « Le Mali dispose d’importantes potentialités en énergie solaire de 5 à 10 KW par M2/Jour repartis dans le temps et dans l’espace. Un chiffre très important quand on sait qu’un pays comme l’Allemagne qui ne dispose que 3 KW par M2/jour a aujourd’hui plus 5000 MW sur ses toits. Au Mali nous disposons de 300 jours d’ensoleillement par an. Largement suffisant», indique le ministre Mamadou Frankaly Keita.

Prévu pour une durée de 3 ans, le coût initial du projet est estimé à 2 milliards FCFA. Quatre types de Kit domestiques autonomes sont proposés aux clients: Kit solaire 3 000 Wc/48 V; Kit solaire 2 000 Wc/48 V; Kit solaire 1 000 Wc/24 V; Kit solaire 500 Wc/24 V.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « les maliens ne le savent pas, mais hollande est mon cousin éloigné »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-les-maliens-ne-le-savent-pas-mais-hollande-est-mon-cousin-eloigne-1205692.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-les-maliens-ne-le-savent-pas-mais-hollande-est-mon-cousin-eloigne-1205692.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2015 12:09:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1119452" align="aligncenter" width="730"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/IBK-.jpg"><img class="size-full wp-image-1119452" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/IBK-.jpg" alt="Mali: devant les troupes, IBK évoque la situation dans le Nord" width="730" height="412" /></a> Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, en tournée dans le sud du pays, a critiqué devant les soldats la décision de la Minusma d'instaurer une zone de sécurité dans le Nord.<br />AFP PHOTO / STRINGER[/caption]

C’est historique dans l’histoire de cette rubrique. Pour la première fois, en effet,  l’interview a lieu dans le Boeing présidentiel. Notamment, dans son salon cossu. Avec ses meubles, ses moquettes et ses rideaux... à l’italienne. Assis sur la banquette de couleur jaune,  un verre de jus d’orange à la main, IBK échangeait avec son directeur de la Communication lorsque nous pénétrions dans le salon du « Ladji Bourama Air force One ». Soudain, Racine Thiam, visiblement surpris de notre présence en ces lieux, se lève en nous tendant la main : « Bienvenu à bord de l’avion présidentiel ! », nous dit-il. Avant de nous présenter, au président de la République, en ces termes : « Mr le président, permettez-moi de vous présenter l’unique mollah, qui a eu l’autorisation de ne pas porter  de barbe,  mon ami et ancien compagnon de lutte : Le Mollah Omar ». Et IBK d’ajouter, avec un sourire narquois : « Je connais bien ton Mollah imberbe ! J’espère, au moins, que tu l’as briefé sur les questions qu’il doit me poser. Car, nous avons eu, parfois, des différends à ce sujet. A l’entendre, j’ai l’impression d’avoir Soumaïla Cissé ou Tiébilé Dramé en face de moi ». C’était à quelques heures de son départ pour la capitale française où, il devrait effectuer une visite d’Etat de quatre jours.

Mr le président, qu’attendez – vous de cette visite d’Etat de quatre jours en France ?

&nbsp;

C’est simple comme bonjour ! Que la France, ce pays aussi mien, me donne du pognon, beaucoup de pognon, pour que je puisse mettre en œuvre l’accord de paix qu’elle m’a forcé à négocier avec les « gardiens de chèvres » de Kidal qui, pour changer de vie et de statut, ont pris les armes contre leur propre pays. Avec la complicité du pays mien.

J’attends, aussi, de Hollande qu’il cesse de me faire chanter par l’entremise des médias à sa solde. En un mot, comme en cent, j’entends écrire, avec la France, une nouvelle page de notre histoire commune.

&nbsp;

Est- ce vrai, Mr le président, que François Hollande est votre cousin éloigné ?

&nbsp;

Je vois que Le Mollah Omar est bien informé. En effet, les Maliens ne le savent pas, mais  François et moi, avons des liens familiaux très étroits. Liens que je dois à mon grand-père, tombé sous le champ de bataille de la guerre 1914-1918. Mais avant de mourir, mon grand –père avait épousé la cousine du frère de l’oncle de la belle-sœur de la tante…… de Hollande. Je ne sais pas si vous comprenez  quelque chose  dans cette explication ?

&nbsp;

En effet trop  compliqué pour moi. Etes- vous sûr, que votre cousin, Hollande, vous donnera tout le pognon, dont vous aurez besoin de l’accord de paix et de réconciliation nationale ?

&nbsp;

N’en doutez point ! Si les cousines sont faites pour les cousins, les cousins aussi sont faits pour les cousins. Surtout, quand ils sont tous les deux membres de l’internationale socialiste.

&nbsp;

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong> par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marché des 1.000 tracteurs : Tiébilé Dramé, sans argument, s’en remet au Vérificateur général</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/marche-des-1-000-tracteurs-tiebile-drame-sans-argument-sen-remet-au-verificateur-general-1194962.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/marche-des-1-000-tracteurs-tiebile-drame-sans-argument-sen-remet-au-verificateur-general-1194962.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Oct 2015 12:38:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_152494" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Tieble_Drame1.jpg"><img class="size-full wp-image-152494" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Tieble_Drame1.jpg" alt="traces" width="610" height="391" /></a> Tiébilé Dramé[/caption]

Le Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA) a organisé  une conférence de presse, vendredi dernier, à la Maison de la Presse. Le thème portait sur «la situation au Mali, deux ans après l'investiture du président ». De tous les sujets abordés, seule l’affaire du « marché des 1000 tracteurs » était attendue. Devant les hommes de média, Tiébilé Dramé s’en remet au Vérificateur Général. Visiblement, les déclarations du Parena s’avèrent mince face aux preuves brandies par Toguna SA.

«Notre problème n’est pas Toguna, notre problème, c’est avec notre gouvernement et la mauvaise gouvernance du pays», indique le Parena, dans sa déclaration liminaire lue par Tiébilé Dramé. Et d’ajouter plus loin : « Nous ne voulons pas polémiquer avec Toguna SA ».

&nbsp;

<strong>Tièbilé Dramé se dédit-il ? </strong>

&nbsp;

Difficile de ne pas y penser, surtout quand on sait que toutes les charges dont Toguna a initialement été assené; ont été abandonnées au profit de nouvelles. Rappelez-vous: le prix des tracteurs, la période d’utilisation des tracteurs, la qualité du fournisseur TOGUNA, l’organisation de la cérémonie, tous ces griefs formulés, jadis, par le Parena, sont aujourd’hui abandonnés, au profit d’autres, à savoir, la date de l’offre de Toguna et la non-publicité de la procédure.

&nbsp;

<strong>De la date de l’offre de Toguna… </strong>

&nbsp;

Dans sa réponse au PARENA, affirme Tièbilé Dramé, Toguna SA dit avoir déposé son offre le 30 avril. Ce qui est faux, selon lui. Car, précise-t-il, le rapport de dépouillement est formel: Toguna a déposé son dossier le 22 mai, jour de clôture de "l'offre" et d'ouverture des plis entre 9h20 et 10h...

Faux ! rétorque Toguna, En aucun moment, Toguna ne dit dans sa réponse que son dossier d’appel d’offres a été déposé le 30 avril. Par ailleurs, le dépôt du dossier, le jour de clôture de l’offre, ne constitue pas un délit. Que leur reproche-t-on, alors?

&nbsp;

<strong>De la non-publicité de la procédure et du délit d’initié … </strong>

&nbsp;

Selon le Parena, l’appel d’offres n’a pas été rendu public. Il n’y pas eu d’appel d'offres international, pour preuve aucun journal n’a publié l’avis d’appel d’offres. «C’est l’histoire d'un délit d'initié, d'un marché de gré à gré déguisé de surfacturations grossières et de rétro commissions », accuse le Parena. Sans apporter le moindre indice de preuve.

Mais comment, 13 sociétés ont pu prendre connaissance et faire acte de candidature à un appel d’offres dit secret? Le Parena a-t-il des preuves à ces accusations ? Non ! reconnait-il.

« Dans ce cas, ne serait-il pas plus juste de parler d’appel d’offres irrégulier" que de parler de "gré à gré déguisé". Surtout, étant donné que de la quinzaine de sociétés qui a soumissionné aucune n’a corroboré les dires du Parena, alors même qu’elles ont beaucoup à y gagner », fait remarquer un confrère.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Evasion de 8 militaires et d’un civil du camp I : Les arrestations continuent</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/evasion-de-8-militaires-et-dun-civil-du-camp-i-les-arrestations-continuent-1194922.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/evasion-de-8-militaires-et-dun-civil-du-camp-i-les-arrestations-continuent-1194922.html</guid>
<description><![CDATA[ Huit militaires et un civil se sont évadés, samedi dernier, du camp I de la gendarmerie. De bonne source, des complices ont aidé ces fugitifs, en leur procurant, notamment, une barre de fer pour ouvrir les cadenas de leurs cellules. Ils se sont ensuite emparés d’armes, en l’occurrence des fusils- mitrailleurs, pour neutraliser les gardes. Selon nos sources, certains de ces évadés ont été arrêtés et les autres sont activement recherchés.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Oct 2015 12:29:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/Evade.jpg"><img class="alignleft wp-image-1194732 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/Evade-300x156.jpg" alt="Evasion du camp 1 : L’AMDH exige &quot;une enquête approfondie&quot;" width="300" height="156" /></a>Ces militaires, selon nos informations, sont : le capitaine Mamadou Alassane Maïga, du service des transmissions de l’armée, le capitaine Yacouba Kodio, instructeur à l’EMIA, Souleymane Dounkara, élève-inspecteur, le sergent Thierry Diarra, le caporal Sékouba Traoré, le soldat de 2ème Classe Nouhoum Djibo et les 1ères  classes Urbain Diarra et Monzon Thiénou. Parmi les évadés, figure un civil, du nom de Boubacar Traoré, arrêté pour évasion de la police du 13ème arrondissement au mois d’août dernier et tentative de vol de moto. Une fois à l’extérieur de la gendarmerie du camp I, les fugitifs ont braqué deux militaires au volant de leurs véhicules, dont l’un est le commandant Salif Mallé. Ils se sont aussi emparés d’une moto. Le véhicule du commandant Salif Mallé a ensuite été retrouvé. Le caporal Sékouba Traoré et le soldat de 2ème Classe Nouhoum Djibo ont été arrêtés à Diéma. Il est passé aux aveux et les enquêtes révèlent des complicités dans ces évasions. Rappelons que les capitaine Mamadou Alassane Maïga et Yacouba Kodio, l’élève-inspecteur, Souleymane Dounkara et le sergent Thierry Diarra ont été incarcérés dans l’affaire de la tentative de coup d‘Etat, en janvier 2015. Urbain Diarra est accusé d’assassinat et Monzon Thiénou de vol qualifié. Le caporal Sékouba Traoré, aussi, était arrêté pour assassinat. Notons que le capitaine Mamadou Alassane Maïga est cité parmi les proches du Général Amadou Haya Sanogo. Cette affaire va donc sûrement faire des impacts du côté du ministre de la Sécurité et de la protection civile, le Colonel Salif Traoré, car, il est aussi crédité d’être un proche de l’ancien putschiste. D’après les dernières informations, les arrestations continuent, en fonction des éléments de réponses des captifs et de leurs présumés complices, suite à l’enquête des agents de la Sécurité d’Etat.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « en voulant faire feu de tout boa,  Tiebilé Dramé s’est fait bruler les doigts ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-en-voulant-faire-feu-de-tout-boa-tiebile-drame-sest-fait-bruler-les-doigts-1194882.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-en-voulant-faire-feu-de-tout-boa-tiebile-drame-sest-fait-bruler-les-doigts-1194882.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Oct 2015 12:04:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_979422" align="aligncenter" width="900"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/IBK.jpg"><img class="size-full wp-image-979422" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/IBK.jpg" alt="Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita" width="900" height="467" /></a> Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

Tout comme ces vingt-quatre mois passés aux commandes du Bateau-Mali, les prochains mois seront riches en rebondissements. Dont l’affaire des 1.000 tracteurs sera, sans doute, le plat de résistance.Les yeux rivés sur l’horizon, lunettes noires sur le nez et bonnet blanc vicié sur la tête, IBK semble absorbé par ses pensées. Réfléchit-il à la meilleure stratégie à mettre en œuvre pour mettre un  terme aux attaques, de plus en plus, virulentes de Tiébilé Dramé, leader du Parena, qui assimile le Mali d’IBK  à un « balafon crevé » ?

C’est à notre cinquième salamalec qu’il nous répond, surpris par notre arrivée. Avant de nous inviter dans son salon cossu. C’était le week-end dernier à Sébéninkoro. Interview sans détour.

Mr le président, avec l’affaire des 1.000 tracteurs, on peut sans exagération, aucune, dire que les scandales vous suivent comme votre ombre

&nbsp;

Non, Le Mollah ! Il n’y a plus d’affaire, dans cette affaire. Au contraire, c’est une fausse affaire, dont certains,  en mal de sensationnel, veulent en faire une. Parce qu’ils ont, longtemps, végété dans l’ombre ; parce que cela fait des mois que les médias ne parlent pas d’eux. Sinon, ce que tu appelles l’affaire des 1.000 tracteurs, est un marché qui a respecté toutes les procédures. Après le dépouillement des offres, par la commission mise en place à cet effet, les marchés ont été adjugés aux soumissionnaires méritants, sous la supervision de la direction générale des marchés publics. Mieux, un rapport sur le dépouillement des offres a été élaboré, approuvé et signé par les ministres du Développement Rural et de l’Economie et des Finances. Avant de passer en conseil des ministres….

Tout cela, dans le but évident d’échapper aux fourches caudines de mes opposants, qui n’attendent que la moindre occasion pour me trainer dans la boue. Mais comme tu le constates, Le Mollah, je n’y ai pas échappé. Sauf que, cette fois-ci, Tiébilé Dramé et son parti de « bélier blanc » se sont fait hara kiri par mes tracteurs.

Vous avez dû le constater, quand Toguna SA a sorti l’artillerie lourde pour démentir ses fausses déclarations, qu’est-ce que son « révolutionnaire de PPR » a dit ? Que « Toguna SA n’est pas leur cible ; que leur cible, c’est moi ». Traduction : nous avons inventé cette affaire pour mieux taper sur IBK. Conclusion : le marché des 1.000 tracteurs n’a été entaché d’aucune irrégularité.

Et comme Tiébilé Dramé aime faire feu de tout « boa », pardon de tout bois, cette fois-ci, il s’est fait brûler les doigts. Et, avec lui, les doigts de son parti. J’espère qu’il en tirera leçon.

&nbsp;

Mr le président, huit militaires, dont quatre proches de l’ex-junte militaire, viennent de se faire la belle au camp I de la gendarmerie où, ils étaient placés en détention. Et cette nouvelle affaire arrive, une semaine après la prise de fonction du colonel Salif Traoré, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, et non moins proche du capitaine ou général-capitaine Amadou Aya Sanogo, ex-leader des putschistes. Faut-il y voir une simple coïncidence ?

&nbsp;

Qu’est – ce que tu veux dire par là, Le Mollah ? Que les ex-putschistes étaient mes amis ? Que j’ai bénéficié de leur soutien pour accéder au pouvoir ? Que la nomination du colonel Salif Traoré, à ce poste, est ma façon de remercier l’ex-junte militaire de son soutien ? Que le colonel Salif Traoré aurait été nommé à ce poste pour simuler l’évasion de  mes supposés ex-amis putschistes, devenus encombrants pour mon régime et mon image ?

J’entends ce qu’on dit de mes relations avec l’ex-chef des putschistes. Mais que les Maliens se rassurent : je n’ai jamais composé et je ne composerai jamais avec des putschistes, qu’ils s’appellent Aya, Haya ou je ne sais quoi.

&nbsp;

Toujours en rapport avec l’affaire dite des tracteurs, Tiébilé Dramé invite le Vérificateur général à mener une enquête sur le marché des 1.000 tracteurs pour mieux édifier les Maliens. Qu’en pensez –vous ?

&nbsp;

Tiébilé Dramé pense que tout le monde est comme lui : un chômeur bourgeois, ou si vous voulez, un bourgeois-chômeur. Le Vérificateur général a d’autres chats à fouetter, au lieu d’aller perdre son temps précieux dans une affaire, qui n’en est pas une.

Propos recueillis  par Le Mollah Omar]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décret portant Réglementation des loyers : le SYNACODEM émet des  réserves</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/decret-portant-reglementation-des-loyers-le-synacodem-emet-des-reserves-1195032.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/decret-portant-reglementation-des-loyers-le-synacodem-emet-des-reserves-1195032.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Oct 2015 11:52:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_885982" align="aligncenter" width="900"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/Synacodem.jpg"><img class="size-full wp-image-885982" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/Synacodem.jpg" alt="3e congres ordinaire du SYNACODEM : Cheick Oumar Sacko succède à lui-même" width="900" height="553" /></a> Cheick Oumar Sacko[/caption]

Pendant deux jours, les experts se sont penchés sur le projet de décret visant la réglementation des loyers à usage d’habitation. La cérémonie d’ouverture présidée par le ministre du Commerce et de l’Industrie a eu lieu, jeudi dernier, dans la salle Wa Kamissoko du Centre international de conférence de Bamako (CICB). Le texte semble satisfaire l’Association des Consommateurs du Mali (ASCOMA) dont la présidente, Mme Coulibaly Salimata Diarra, coprésidait la cérémonie d’ouverture. Ce qui ne semble être le cas du Syndicat National des Commerçants Détaillants (SYNACODEM).

Avec 2 sections, 4 titres et 39 articles, le texte proposé ne satisfait pas les commerçants détaillants. Pour le président du SYNACODEM, Cheick Oumar Sacko, l’initiative d’une loi sur les loyers à usage d’habitation est salutaire. Cependant, indique-t-il, une loi sur les loyers qui n’inclut pas les loyers des commerçants détaillants est discriminatoire. Une telle loi est attendue depuis des années par les commerçants détaillants. On se souvient encore des heurts qui les ont opposés aux propriétaires de maison à Bamako.  «Les magasins occupés par les commerçants détaillants dans les marchés et parfois au coin de la rue dans familles ne sauraient être règlementés. Ces magasins font l’objet d’une augmentation de 100%, voire plus, du jour au lendemain, selon la volonté du propriétaire », confie-t-il à notre micro. Et d’ajouter : « ce décret est l’étape de projet, nous espérons que nos doléances seront prises en compte ».  Au Mali, le texte qui régit actuellement, le loyer date de 1967, a indiqué le ministre du Commerce, Abdoul Karim Konaté. Il convient, a-t-il souligné, d’actualiser et d’adapter les textes à l’évolution de la société, dans un contexte de démographie galopante.  Le document soumis à l’analyse des participants prend en compte tous les détails propres à faciliter les relations entre les locataires et les propriétaires et d’humaniser les rapports entre eux en préservant les intérêts des locataires et des logeurs.  Aux côtés du ministre du Commerce et de l’Industrie, outre la présence de la présidente de l’ASCOMA, le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat était représenté par son Secrétaire général, N’Golo Coulibaly.

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mr Gaoussou Sanogo, représentant du Collectif des producteurs de coton : «Si nous n’obtenons pas satisfaction après notre marche, la seconde étape sera de bloquer la commercialisation du coton»</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/mr-gaoussou-sanogo-representant-du-collectif-des-producteurs-de-coton-si-nous-nobtenons-pas-satisfaction-apres-notre-marche-la-seconde-etape-sera-de-bloquer-la-commercialisation-du-1194992.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/mr-gaoussou-sanogo-representant-du-collectif-des-producteurs-de-coton-si-nous-nobtenons-pas-satisfaction-apres-notre-marche-la-seconde-etape-sera-de-bloquer-la-commercialisation-du-1194992.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Oct 2015 11:47:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/06/coton-office-niger.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-24517" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/06/coton-office-niger.jpg" alt="coton-office-niger" width="250" height="250" /></a>Depuis Koutiala où il réside, le représentant du Collectif des producteurs de coton, Gaoussou Sanogo, nous a accordé une interview téléphonique. Le renouvellement des instances de l’Union Nationale des Sociétés Coopératives de producteurs de Coton (UN-SCPC), le paiement des ristournes de la dernière campagne, la dissolution de la commission d’appels d’offres et la marche pacifique du 30 octobre prochain sont les sujets abordés.

Le Collectif ne décolère pas. C’est le moins que l’on puisse dire quand on sait qu’après la marche, il envisage de bloquer la commercialisation du coton. Du moins, s’il n’obtenait pas gain de cause.

Quels sont les objectifs de la marche du 30 octobre prochain ?

&nbsp;

Nous organisons cette marche pour informer l’opinion nationale et internationale qu’au niveau de l’UN-SCPC, il y a de nombreux problèmes : nous demandons, d’abord, la suspension des activités et le renouvellement de l’actuel bureau illégal et illégitime de l’Union. Mis en place en 2007 son mandat de deux fois 3 ans est arrivé à son terme depuis 2013. Il est toujours là. Ensuite, nous voulons la dissolution de la commission des appels d’offres de l’Union. Enfin, nous exigeons le paiement des ristournes de la campagne agricole 2014- 2015. Pour justifier le non-paiement de ces ristournes, on nous a dit que la CMDT n’a pas fait de bénéfice alors qu’à la télévision, l’autre jour, le président de la CMDT affirme qu’un bénéfice 14, 5 milliards a été réalisé.

&nbsp;

Pourquoi voulez-vous la dissolution de la commission des appels d’offres ?

&nbsp;

Premièrement, parce que c’est cette commission, vous vous souvenez, qui a lancé l’appel d’offres ayant abouti la distribution de l’engrais frelatés aux agriculteurs. Deuxièmement, parce que cette commission est illégale pour la simple raison que les personnes qui la composent ne jouissent d’aucune légalité.

&nbsp;

La loi coopérative, au cas où le mandat d’un bureau expire, ne prévoit-elle pas une période de transition et les modalités de sa gestion ?

&nbsp;

Non ! La loi de 2001 qui régit le fonctionnement de l’UN- SCPC ne fait pas cas de cela. Il y est dit que le bureau de l’Union est élu pour un mandat de 3 ans, renouvelable une fois. En 2014, les autorités nous ont fait savoir que l’Union sera désormais régie par la loi OHADA et que le renouvellement des sociétés coopératives obéira à cette loi. Nous sommes au regret de constater que le renouvellement des dirigeants a commencé tout en haut. Ils ont renouvelé les instances de la Confédération nationale des producteurs de coton au lieu de commencer par celles des cellules de base. Au niveau des villages, des cercles, des régions pour en venir au niveau national, comme le dit la loi OHADA.

&nbsp;

Au mois de mars dernier, vous dirigiez le comité qui a rencontré le président IBK. Il a promis, disiez-vous, de faire appliquer la loi. Qu’a-t-il fait, depuis ?

&nbsp;

Bon ! Comme tu le dis, effectivement, nous avons été reçus par le Chef de l’Etat. Il avait promis de faire appliquer la loi. Il nous avait demandé de lui donner le temps pour voir tous les contours de l’affaire. Nous n’avons pas eu de suite, depuis.

&nbsp;

Lors de la restitution de cette rencontre du Chef de l’Etat, vous affirmiez aux délégués venus de Sikasso, Fana, Kita et Koutiala que vous croyez au président IBK. C’est toujours le cas, maintenant ?

&nbsp;

Bon ! Croire ou ne pas croire…. En tout cas, en tant que citoyens de ce pays nous utiliserons tous les moyens légaux à notre disposition pour que la loi soit appliquée.

&nbsp;

Si après la marche, vous n’obtenez pas gain de cause. Quelle sera la prochaine étape ?

&nbsp;

Si après la marche, nous n’obtenons pas de réaction favorable, la prochaine étape consistera à bloquer la campagne de commercialisation. Nous appellerons les producteurs à refuser de vendre le coton à la CMDT.

&nbsp;

Le collectif est-il assez puissant pour une telle action ?

&nbsp;

Bien sûr ! Nous avons plus de 70% des producteurs de coton avec nous.

&nbsp;

Votre dernier mot?

&nbsp;

Nous profitons de votre journal pour lancer un appel à tous les Maliens de bonne volonté pour qu’ils puissent nous aider à régler ce problème. Nous ne sommes pas contre une personne, mais contre un système.

&nbsp;

Propos recueillis par Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Baisse du prix de la viande, suspension des exos sur les matériaux de construction, réglementation des prix des loyers : sous le signe du consensus</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/baisse-du-prix-de-la-viande-suspension-des-exos-sur-les-materiaux-de-construction-reglementation-des-prix-des-loyers-sous-le-signe-du-consensus-1194772.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/baisse-du-prix-de-la-viande-suspension-des-exos-sur-les-materiaux-de-construction-reglementation-des-prix-des-loyers-sous-le-signe-du-consensus-1194772.html</guid>
<description><![CDATA[ Le protocole d’accord, signé entre Ministre du Commerce et de l’Industrie et les acteurs de la chaine bétail- viande est mis en œuvre depuis lundi dernier. Le prix du kilo de viande avec os sera vendu à 2000 F CFA au lieu de 2200 F CFA. Le kilo de viande sans os coûtera 2300 FCFA au lieu de 2500 FCFA.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Oct 2015 11:18:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1194822" align="aligncenter" width="730"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/Abdel-Karim-Konate.jpg"><img class="size-full wp-image-1194822" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/Abdel-Karim-Konate.jpg" alt="Abdel Karim Konaté, ministre du Commerce et de l'Industrie" width="730" height="485" /></a> Abdel Karim Konaté, ministre du Commerce et de l'Industrie[/caption]

A titre de rappel, il faut signaler que la première date retenue était le 17 septembre dernier, mais la Fédération des éleveurs avait demandé un report de trois semaines. La fédération avait évoqué des contraintes liées à la fête de Tabaski, période de forte demande de moutons. D’autant plus que plusieurs commerçants se reconvertissaient en vendeurs de moutons, à l’approche de la tabaski. Cela poussait les prix à la hausse et rendait donc difficile d’appliquer le protocole d’accord. Finalement, les Maliens sont soulagés en entendant la bonne nouvelle, car, depuis un certain temps plusieurs personnes s’étaient orientées vers le poisson, puisque la viande de bonne qualité était hors de portée des pauvres.

Il convient donc de féliciter, d’une part le ministre du Commerce et de l’industrie et d’autre part, les acteurs de la chaine bétail- viande, notamment la fédération des éleveurs, pour avoir respecté leurs engagements contenus dans le protocole d’accord. Ce consensus prouve qu’ils ont  placé l’intérêt des consommateurs au dessus des considérations mercantiles.

Par ailleurs, il convient de reconnaître les efforts du ministre du Commerce et de l’industrie, Abdoul Karim Konaté, dont les initiatives ont conduit le Conseil de cabinet du 1er octobre dernier, de suspendre les exonérations douanières à l’importation sur les matériaux de construction. Dans la foulée, le ministre a organisé pendant deux jours, vendredi et  samedi dernier, au CICB, un atelier sur le projet de décret portant réglementation des loyers à usage d’habitation dans notre pays. L’objectif est de mieux structurer le marché de la location immobilière tout en favorisant l’émulation du secteur et la création d’emplois.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mairie du District de Bamako : Des Candidatures au goût de revanche</title>
<link>https://www.maliweb.net/mairie-du-district-district-de-bko/mairie-du-district-de-bamako-des-candidatures-au-gout-de-revanche-1194942.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/mairie-du-district-district-de-bko/mairie-du-district-de-bamako-des-candidatures-au-gout-de-revanche-1194942.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Oct 2015 10:37:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_202440" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/mairie-district.jpg"><img class="size-full wp-image-202440" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/mairie-district.jpg" alt="Mairie du District de Bamako" width="300" height="225" /></a> Mairie du District de Bamako[/caption]

Au fur et à mesure qu’on approche de la date des élections communales et régionales, les ambitions des uns et des autres se précisent, les antagonismes s’exacerbent et les positionnements s’affichent. Selon nos sources, l’actuel ministre des Sports, président de la Convergence pour le développement du Mali(CODEM) et ancien député, Housséini Amion Guindo,  fait partie des prétendants au fauteuil de Maire du district de Bamako. En face de lui, un challenger de taille : l’ancien Premier ministre et ancien maitre de la commune IV, Moussa Mara. Parmi les autres prétendants, selon nos informations, figurent l’actuel maire du district, Adama Sangaré, l’ancien maire RPM de la commune IV, Issa Guindo et  Demba Fané, ancien maire de la commune V. La plupart de ces hommes politiques a donc une expérience d’élu communal, ce qui donne au scrutin, l’allure d’une future bataille d’hommes aguerris. Nos sources indiquent aussi, que le président de la CODEM est soutenu par le grand stratège Soumeylou Boubèye Maïga, président de l’Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP). Ce soutien, évidemment peut faire penser aux démêlés qui ont opposé l’ancien ministre de la Défense et l’ancien Premier ministre, lors de la visite de Moussa Mara à Kidal en mai 2014. Il ne faut surtout pas occulter les sérieuses oppositions entre Housséini Amion Guindo et Moussa Mara lors de la candidature du représentant des PUR (Partis Unis pour la République) coalition qui regroupait YELEMA, le parti dirigé par Moussa Mara et la CODEM. Le président de la CODEM ayant été choisi en 2011 pour être le candidat de la coalition à l’élection présidentielle et Moussa Mara avait claqué la porte des PUR. Il deviendra ensuite le candidat de YELEMA. Toutes choses qui font dire que l’élection du maire du district a  tourné au goût du vinaigre, pour ne pas dire de la revanche, quant on sait que l’ancien maire RPM de la commune IV avait pleuré le jour de l’annonce des résultats des communales de  février 2011 qu’il avait largement perdu cette élection face à Moussa Mara. Quant à l’actuel Maire du District de Bamako, Adama Sangaré, malgré les vicissitudes judiciaires dont il a fait l’objet, il avait été investi candidat de l’Adema-Pasj par la section III aux dernières législatives. Actuellement suspendu, il n’en démord pas, car il est soutenu par le parti le mieux implanté dans notre pays.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interpellation de Mahamadou Djery Maïga à l’aéroport de Ouagadougou : L’évidence de la connexion entre les leaders de la CMA et  les putschistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/interpellation-de-mahamadou-djery-maiga-a-laeroport-de-ouagadougou-levidence-de-la-connexion-entre-les-leaders-de-la-cma-et-les-putschistes-1185312.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/interpellation-de-mahamadou-djery-maiga-a-laeroport-de-ouagadougou-levidence-de-la-connexion-entre-les-leaders-de-la-cma-et-les-putschistes-1185312.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 13:21:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_653132" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/MDjeriMaiga.jpg"><img class="size-full wp-image-653132" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/MDjeriMaiga.jpg" alt="Mahamadou Djeri Maiga, vice-président du MNLA" width="610" height="345" /></a> Mahamadou Djeri Maiga, vice-président du MNLA, s'exprime à Alger, le 16 juillet 2014, dans le cadre des négociations de paix au Mali. AFP PHOTO/FAROUK BATICHE[/caption]

En partance pour Bamako, le vice-président du MNLA, Mahamadou Djery Maïga a été interpellé la semaine dernière, à l’aéroport de Ouagadougou. Il avait déjà fait l’objet d’interpellation, en juillet dernier, à l’aéroport d’Abidjan, alors que de sources indiquaient qu’il était en possession de 600 millions de F CFA. Cette deuxième interpellation rentre dans le cadre d’un contrôle effectué par les autorités de la transition du Burkina-Faso, qui le soupçonnent  d’avoir des liens étroits avec les putschistes et des proches de l’ancien président Blaise Compaoré.

C’est un secret de polichinelle que d’établir des liens entre le MNLA, le HCUA et les partisans et anciens collaborateurs de Blaise Compaoré. Des sources signalent que lors du putsch burkinabé, des rebelles maliens avaient manifesté leur joie. Il faut aussi rappeler les missions de bons offices des autorités du Burkina, lors des combats entre le MUJAO et le MNLA, en 2012, à Gao. Des hélicoptères venus du Burkina étaient intervenus pour évacuer des blessés du MNLA. Même si Mahamadou Djery Maïga rejette toute connexion avec les putschistes, il reconnait toutefois qu’il a eu des rapports étroits avec Le général Gilbert Diendéré qui était leur principal interlocuteur après la chute de Blaise Compaoré. De bonne source, des appels téléphoniques entre Mahamadou Djery Maïga et certains putschistes ont été interceptés juste après le coup d’Etat. Au demeurant, Le MNLA et le HCUA avaient des liens avérés avec l’ancien ministre des Affaires étrangères du Burkina-Faso, Djibril Bassolé, un des principaux acteurs de l’accord d’Ouagadougou. Il faut, aussi, souligner que les autorités de la transition au Burkina-Faso avaient fait état de liens entre les putschistes et des éléments de l’extérieur. Ce qui renforce le soupçon d’une action préparée à l’étranger visant à  aider les putschistes. Pour quelle contre partie ? On sait que le Burkina peut être une base arrière de la CMA et d’Ansar Dine pour contrôler la frontière avec le Mali et la Côte d’Ivoire. Ce qui conduit à faire le rapprochement avec les attaques dans la région de Sikasso. Harcelée par le Gatia, au Nord du Mali, La nébuleuse est donc en train de tisser sa toile dans les pays frontaliers du Mali. Car, il ne faut pas exclure l’influence du guide d’Ansar Dine, Iyad Ag Aghali, qui compte assurer la mise en place de ses Katikas dans cette zone. Ce qui augure de graves risques de déstabilisation, car, il s’agit aussi d’assurer des moyens d’écouler la drogue.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali : la raison des tergiversations</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-la-raison-des-tergiversations-1185272.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-la-raison-des-tergiversations-1185272.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 13:07:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/Nord-mali.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-714572" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/Nord-mali.jpg" alt="Mali: deux milices alliées de Bamako prennent la localité de Bamba" width="620" height="350" /></a>Alors que les observateurs criaient victoire pensant que c’était la réconciliation entre la Plateforme et le HCUA, après une énième médiation des membres du gouvernement, les blocages persistent au niveau des sous commissions. Au demeurant, la COMPIS 15 n’est pas la bienvenue parmi les membres du comité de suivi. C’est dire qu’on fait un pas en avant et deux en arrière. Les acteurs sont-ils tous de bonne foi ? Certaines sources parlent de l’influence extérieure d’Iyad Ag Ghali qui tient toujours à imposer sa charia et à contrôler les routes de la drogue. Il faut rapeller que, le 18 mars 2012, Ansar Dine, se démarquant du MNLA, avait adressé un communiqué à l'AFP, pour confirmer son combat pour instaurer la charia à l'ensemble du Mali. A l’occasion, il avait indiqué: « à compter de ce jour, nous nous engageons à la lutte armée sans merci pour l'application de la charia, dans un premier temps dans l'Adrar des Ifoghas. Quiconque est d'accord avec cette position est avec nous. Nous sommes des musulmans du Mali… et notre objectif est de convaincre de gré ou de force les autres à appliquer la charia. Nous ne voulons pas une République indépendante à part, mais une République islamique»

D’abord allié à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), Ansar Dine s’en démarque pour s'allier ensuite à l’Etat islamique, avant de prendre la décision de multiplier ses katibas au Mali, notamment au centre et au sud du pays. Le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) est né en mai 2013. Il est notamment dirigé par la famille In talla dont fait partie Iyad Ag Ghali. Il se démarque aussi du MNLA, en rejetant la lutte armée. Toutefois, son guide, Ag Achérif, est lui aussi, un proche de la famille In talla. Ces connexions entre MNLA, ANSAR DINE et HCUA font dire à certains observateurs que la CMA, tiraillée par ses propres contradictions, n’est toujours pas de bonne foi. Toutes leurs décisions, nous a-t-on dit, sont révélées à Iyad Ag Ghali, qui, à son tour prend sa décision. Cela explique les multiples tergiversations de la CMA, avant la signature de l’accord et pendant la mise en place du comité de suivi. Aujourd’hui, c’est COMPIS 15 qui est indexée. Après cette épreuve, quelle manigance sera inventée pour déstabiliser la mise en œuvre du comité de suivi ?

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Effondrement de l’immeuble à l’ACI 2000: l’Ordre des Architectes charge le Gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/effondrement-de-limmeuble-a-laci-2000-lordre-des-architectes-charge-le-gouvernement-1185392.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/effondrement-de-limmeuble-a-laci-2000-lordre-des-architectes-charge-le-gouvernement-1185392.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 13:01:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’Ordre des Architecte du Mali (OAM) était  en Assemblée Générale, samedi dernier, dans la salle de conférence du Conseil National du Patronat du Mali (CNPM). Objectif : élire pour un mandat de deux ans les membres du 13° conseil de l’OAM. Mais, la cérémonie d’ouverture de cette assemblée a, vite, servi de prétoire pour les uns et les autres. L’affaire de l’Effondrement de l’immeuble à l’ACI 2000, les interpelle tous.

«La responsabilité fondamentale des pouvoirs politiques est dans la définition des moyens pour contrôler des chantiers, dans la sécurité des ouvrages. L’Etat doit déléguer une partie de ses attributions aux ordres nationaux, en les impliquant davantage dans le suivi du respect des normes et standard de construction», affirme Issiaka Timbely, le Président de l’OAM.

Mais Issaka Timbely interpelle aussi ses confrères : « Entrepreneurs/conseils, géomètres/experts, urbanistes, Architectes, il est venu le temps pour chacun et pour tous de s’assumer, de jouer sa partition dans le strict respect de son rôle et de sa responsabilité », implore-t-il.

Les critiques les plus virulentes sont venues du Président de l’Ordre des Urbanistes, mais aussi de Tidiane Deka, le Vice-président de l’Ordre des Ingénieurs Conseils du Mali.

Selon eux, le désordre qui règne dans le secteur des BTP relève de la défaillance de l’Etat et à une mauvaise définition des rôles des différents acteurs intervenant dans le secteur. « L’Etat ne joue pas son rôle d’arbitre dans le secteur il doit s’assumer », indique Diarra Sissoko, le président de l’Ordre des Urbanistes. Et Tidiane Deka d’ajouter : « l’accompagnement de l’Etat fait défaut. Il existe trop de légèreté dans le secteur. La déclaration que le Conseil des Ordres professionnels a élaborée, suite à l’effondrement de l’immeuble à l’ACI 2000, a été tronquée et muée en message de condoléances sur les antennes de l’ORTM. Au niveau de l’Ordre des Ingénieurs Conseils, nous n’avons toujours pas connaissance du fonctionnement  effectif de la Commission d’enquête instituée pour enquêter sur  l’immeuble écroulé», a-t-il déploré.

Représentant le ministre de l’Urbaniste, Amadou MAIGA répond : « les ordres professionnels ne sont pas créés à partir de rien. Leur existence est connue et reconnue par l’Etat. Il y va de leur devoir d’aider l’Etat à assainir le secteur qui est le leur ». L’Etat, dit-il, reste à l’écoute des doléances des acteurs du bâtiment pour l’amélioration des services à offrir aux usagers.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA        </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Booster la production du riz : Amafinu à la rescousse</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/booster-la-production-du-riz-amafinu-a-la-rescousse-1185332.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/booster-la-production-du-riz-amafinu-a-la-rescousse-1185332.html</guid>
<description><![CDATA[ En partenariat avec le ministère du Développement Rural, l’Association malienne des Anciens Fonctionnaires des Nations Unies (AMAFINU) a organisé une conférence-débat. C’était jeudi dernier, dans la Salle Balla Moussa Keita du Centre International de Conférence de Bamako. Le thème de la conférence est : «réflexions sur l’économie du Riz au Mali ».
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 13:00:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Tant d’initiatives et de fonds injectés dans le secteur agricole autant de scandales et d’échecs. Initiative riz, hier, aujourd’hui, l’affaire des engrais frelatés et celle, des 1000 tracteurs, en gestation. Le secteur agricole au Mali semble maudit. L’agriculture peine à se moderniser. La riziculture, en particulier, reste essentiellement traditionnelle et familiale. En dehors des formules politiques, la réalité est tout autre. 15% du budget national est alloué à ce secteur, a, encore, martelé le ministre du Développement Rural qui a présidé la cérémonie. Rien n’y fit. L’Amafinu vient à la rescousse. Selon Morikè Konaré, le président de l’Amafinu, le cadre de réflexion initié par son association est un pas de plus dans la recherche de solution à la problématique de l’autosuffisance en riz dans notre pays ou à l’importation du riz dans l’espace CEDEAO. Il s’inscrit dans la vision du Chef de l’Etat pour la création d’une puissance agricole.

Association à but non lucratif, l’Association Malienne des Anciens Fonctionnaires des Nations Unies (AMAFINU) est composée d’experts économistes, agronomes ou en développement rural. Elle a pour objectifs de développer l’entraide entre ses membres. Elle apporte ses avis et conseils aux pouvoirs publics dans plusieurs domaines.

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les bouffecrates trinquent, les maliens se soûlent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-bouffecrates-trinquent-les-maliens-se-soulent-1185222.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/les-bouffecrates-trinquent-les-maliens-se-soulent-1185222.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 12:56:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/bouffecrates-IBK.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1185232" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/10/bouffecrates-IBK.jpg" alt="Les bouffecrates trinquent, les maliens se soûlent !" width="610" height="861" /></a>Pilotée par Pr Dioncounda Traoré, la transition malienne avait tout mis en œuvre pour que les futures autorités, issues d’élections libres  et transparentes, puissent hériter d’un pays sur les rails. Avec, à la clé, une promesse ferme de 325 millions d’euros d’aide de l’Union européenne. Mais aussi, l’accord d’Ouagadougou, censé ramener la paix et la sécurité au nord de notre pays.

Mais une fois aux manettes du pays, les nouvelles autorités n’ont Fait qu’à leur tête. Avec les résultats qu’on connaît : un pays  en proie à l’insécurité,  à la pauvreté  et à la désespérance de ses populations. Plusieurs facteurs expliquent le mécontentement actuel de nos concitoyens, désormais, au bord de la crise de nerf.

« Ils ne mourront pas tous, mais tous étaient frappés ». A l’instar des « animaux malades de la peste » de Victor Idiot, pardon Victor Hugo, notre pays souffre de maux plus graves que la peste : détournements impunis des biens publics, corruption, népotisme, insécurité, chômage, pauvreté, une administration pléthorique et incompétente, une justice à deux vitesses (celle des riches et celle des pauvres), une société civile amorphe ….

&nbsp;

<strong>Espoirs déçus</strong>

&nbsp;

Au lieu de faire face à ces fléaux, qui menacent d’hypothéquer l’avenir de 15 millions de Maliens,  les cadres du RPM (Rassemblement Pour le Mali), parti au pouvoir, n’avaient qu’une idée en tête, au lendemain de l’investiture de leur mentor : rattraper leur retard,  en accumulant des richesses pour eux, et leur lointaine descendance. D’où les affaires et scandales qui ont émaillé la gouvernance IBK, durant ces deux dernières années : équipements militaires, avion pestilentiel, pardon présidentiel, engrais frelatés…..

Selon le dernier rapport du Vérificateur général, près de 153 milliards CFA ont été passés, en l’espace de deux ans, par les Bouffecrates de la Rue publique ; c’est-à-dire, les « Saigneurs de la République », drapés dans le funeste manteau de « démocrate ».

Avec ces différentes affaires, les « gros bonnets de la République » se seraient  tapés des milliards CFA, pour les uns. Et des centaines de millions de nos francs, pour les autres. Parmi eux, l’un d’eux se serait même taillé le luxe  de s’acheter un pavillon au Canada.  Pendant ce temps, sept maliens sur dix peinent à se procurer trois repas par jour. Dans certains quartiers périphériques, la misère est si forte, que certains chefs de famille se voient contraints de quitter, dès l’aube, le domicile conjugal. Parce qu’ils ne disposent pas des 500 ou 1.000 CFA pour faire bouillir la marmite. Autre baromètre de la misère actuelle : durant ces deux dernières fêtes de Tabaski, nombreuses sont les familles qui ont dû se  contenter -  à défaut d’un bélier -  de deux poulets (parce qu’eux deux disposent de quatre pattes) pour ne pas décevoir femmes et enfants.

De mémoire de Malien, la pauvreté n’a jamais frappé autant de concitoyens, y compris des salariés. Qui peinent à joindre les deux bouts. Parce que, juste après les dépenses inhérentes à la fête de Tabaski, les parents doivent faire face à celles liées à la rentrée scolaire.

Plus grave, la lutte contre la corruption et la délinquance financière ne semble plus être le cheval de bataille du « Kankélintigui », qui martelait devant ses concitoyens, en extase, que « Avec lui, à Koulouba, la loi sera la même pour tous les Maliens. Et que toute personne, qui  détournerait  le dénier public, devra en rendre gorge ». A en croire IBK, président de la République, près de 200 dossiers avaient été remis à la justice. Mais  aucun n’a été jugé à ce jour. Du moins, pas à notre connaissance.

Excepté quelques  « menus fretins », aucun « Saigneur de la République » n’a été, à ce jour, interpellé. Ou emprisonné, pour répondre de ses « crimes » devant la justice, réputée « indépendante de tout, sauf de l’argent sale », selon la formule, restée célèbre, de Me Fanta Sylla, ex-ministre de la Justice, Garde des « Sots ».

Ce que le président de la République semble perdre de vue, c’est que les Maliens n’avaient pas voté pour son parti ; mais pour lui, appelé le « Kankélintigui », l’homme de parole. Réputé « une main de fer dans un gant de velours », IBK disposait de tous les atouts pour mettre le pays sur les rails. C’est pourquoi, il avait remporté l’élection présidentielle, au second tour, avec un score inédit de 77,3 %. C’était le 04 août 2013.

Deux ans après, la promesse des fleurs ne semble pas tenir celle des fruits. Pendant que les « princes »,  qui nous gouvernent,  se la coulent douce, leurs camarades d’âge  grossissent chaque jour que Dieu les rangs des chômeurs. Parce qu’ils ne disposent pas de « bras longs ». Le chômage des jeunes, avec ou sans diplôme, a franchi le seuil du supportable. La promesse des 2.000 emplois, faite aux Maliens par le gouvernement, restera sans lendemain. Privées de conditions favorables pour leur épanouissement, les usines ferment, les unes après les autres. Et les investisseurs, surtout ceux de la diaspora, rechignent à investir dans notre pays, à cause de notre  environnement juridique, qui ne leur offre aucune garantie. Et la fonction publique, elle, ne recrute qu’à compte-goutte. S’y ajoute le niveau, on ne peut plus bas, des étudiants issus de nos universités et instituts de formation. Le Mali, notre Mali, est le seul pays au monde où, un étudiant peut obtenir une maîtrise en droit. Sans jamais poser ses fesses (excusez du peu !) sur les bancs de la Fac.

A l’issue du bac 2015, plusieurs élèves ayant obtenu la mention «  Bien » ont vu leur bourse d’études détournée  et vendue. Au profit des enfants de riches, qui n’en ont pas le droit : ils n’ont  ni le mérite, ni le niveau, pour poursuivre leurs études en Europe.

&nbsp;

<strong>L’insécurité et les forces du « désordre »</strong>

&nbsp;

Considérée, il y a peu, comme l’apanage des régions du nord, l’insécurité est devenue générale, voire généralisée. Aucune ville, aucun village, aucune région n’est à l’abri de ce fléau. A quel résultat pourrions-nous nous attendre, lorsqu’à chaque recrutement, au sein la police, de  la gendarmerie ou de la garde Républicaine, ce sont les inaptes qui sont retenus. Car, leurs parents auront versé aux recruteurs  quelques malheureux billets pour que leur enfant devienne non pas un agent des forces de sécurité, capable de défendre ses concitoyens, au péril de sa vie ; mais des fonctionnaires en uniforme. Dont le seul objectif est de racketter leurs concitoyens.

S’agissant du recrutement de plusieurs centaines de nouveaux gendarmes, un officier de l’Ecole Nationale de la gendarmerie avait indiqué, sur les antennes de la télévision nationale, que « cette fois-ci, il n’y aura pas de favoritisme. Tous ceux qui seront appelés sous le drapeau doivent être aptes et répondre aux critères fixés par l’avis de recrutement ».

Mais aux dernières nouvelles, les magouilles auraient déjà commencé. La montagne va-t-elle encore accouché d’une souris, comme ce fût le cas, récemment, à la police nationale ? wait and see !

&nbsp;

<strong>Le nécessaire changement de cap</strong>

&nbsp;

Même l’attribution des logements sociaux a tourné court. Censés mettre du baume au cœur des populations à faibles revenus, ces logements auraient été détournés au profit des  ministres et de  leurs proches. Au grand dam des demandeurs, qui n’ont que leurs yeux pour pleurer. C’est, peut-être, ce qui explique l’absence du président de la République à la remise officielle des clés. Pourtant, à l’issue du dernier remaniement ministériel, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mr Dramane Dembelé, est resté à son poste. Mr Bocari Tréta, aussi, le sulfureux ministre du Développement Rural, par lequel le scandale de l’engrais frelaté est arrivé.

Une certitude quasi-absolue : les Maliens ne désespèrent plus ; ils désespèrent de pouvoir espérer. Si rien n’est fait pour inverser cette tendance, le réveil risque d’être brutal ; si brutal qu’il provoquera le vertige. Comme c’est, récemment,  le cas,  au Burkina  voisin.

Car, si un gouvernement refuse de s’occuper de ses populations, ce sont ces  populations qui  s’occuperont de lui. Comme c’est le cas….. au Faso voisin.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abou Tourab à la CPI : La poursuite des autres responsables réclamée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/abou-tourab-a-la-cpi-la-poursuite-des-autres-responsables-reclamee-1185372.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/abou-tourab-a-la-cpi-la-poursuite-des-autres-responsables-reclamee-1185372.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 12:50:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1176522" align="aligncenter" width="730"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/Ahmad-Al-Faqi-Al-Mahdi-l.jpg"><img class="size-full wp-image-1176522" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/Ahmad-Al-Faqi-Al-Mahdi-l.jpg" alt="Première comparution d’Ahmad Al Faqi Al Mahdi devant la CPI" width="730" height="475" /></a> Ahmad Al Faqi Al Mahdi lors de son audience de première comparution le 30 septembre 2015 devant la Cour pénale internationale ©ICC-CPI[/caption]

Le 30 septembre 2015, Ahmad Al Faqi Al Mahdi dit Abou Tourab, a comparu devant le juge de la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI).  L’audience de première comparution a eu lieu en présence de l’Accusation et de la Défense. Ahmad Al Faqi Al Mahdi était représenté par son Conseil de permanence, Maître Mohamed Aouini. Au cours de l’audience, le juge a vérifié l’identité du suspect et s’est assuré qu’il soit informé des crimes qui lui sont reprochés et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome dans une langue qu’il comprend et parle parfaitement, c’est-à-dire l’arabe.

Selon la CPI, l’ouverture de l’audience de confirmation des charges est fixée de façon provisoire au 18 janvier 2016. Une audience de confirmation des charges sert à déterminer s’il y a des motifs substantiels de croire que le suspect a commis ces crimes. Si la Chambre préliminaire décide de confirmer les charges, elle renverra l’affaire devant une Chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même.

La Chambre a conclu que les preuves présentées par le Procureur donnent des motifs raisonnables de croire que M. Al Mahdi est pénalement responsable pour avoir commis, individuellement et conjointement avec d’autres personnes, facilité ou autrement contribué à la commission, les crimes de guerre allégués par le Procureur concernant des attaques dirigées intentionnellement contre les bâtiments suivants : le mausolée Sidi Mahmoud Ben Omar Mohamed Aquit ; le mausolée Cheick Mohamed Mahmoud Al Arawani ; le mausolée Cheikh Sidi Mokhtar Ben Sidi Mouhammad Ben Cheick Alkabir ; le mausolée Alpha Moya ; le mausolée Cheick Sidi Ahmed Ben Amar Arragadi ; le mausolée Cheick Mouhamad El Micky ;  le mausolée Cheick Abdoul Kassim Attouaty ; le mausolée Ahamed Fulane ;  le mausolée Bahaber Babadié et la mosquée Sidi Yahia.

La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a, dans un communiqué, indiqué que Ahmad Al Faqi Al Mahdi est un « membre zélé d’un groupe armé, Ansar Dine, il a joué un rôle important et actif pour le fonctionnement de la structure mise en place pendant l’occupation de Tombouctou. Les attaques délibérées contre des monuments historiques et des bâtiments religieux sont des crimes graves. De telles attaques affectent l’humanité tout entière. »

La FIDH, l’AMDH et 16 autres organisations maliennes de défense de droits humains au Mali « se félicitent de la remise rapide par le Niger d’Ahmad Al Mahdi Al Faqi à la Cour Pénale Internationale (CPI) et de son transfèrement à la Haye, où son audience de mise en état a se félicitent de la remise rapide par le Niger d’Ahmad Al Mahdi Al Faqi à la Cour Pénale eu lieu aujourd’hui. »

Ces organisations précisent que Ahmad Al Mahdi Al Faqi, alias Abou Tourab, chef de la Police islamique à Tombouctou pendant l’occupation de la ville par AQMI et Ançar Dine, est poursuivi pour la destruction de sites culturels à Tombouctou en 2012, constitutifs de crimes de guerre.

Cependant, les organisations, qui, au terme d’enquêtes dans le nord du Mali ont porté plainte en mars 2015 devant la justice malienne, contre lui et 14 autres présumés responsables de graves crimes commis à Tombouctou, considèrent que le Bureau du Procureur (BdP) devrait également examiner les allégations crédibles impliquant Al Faqi dans la perpétration de crimes internationaux commis à l’encontre de la population civile, y compris les crimes de viol, d’esclavage sexuel et de mariage forcé.  « Pour les victimes de ces crimes, Abou Tourab et les autres responsables d’Aqmir et Ansar Dine doivent être poursuivis pour les crimes odieux qu’ils ont infligés aux populations de Tombouctou et du nord du Mali. En l’absence d’avancées de la justice malienne, ce devrait être de la responsabilité de la CPI », ont-ils soutenu.

Dans un communiqué du Département d'Etat des Etats-Unis John kirby, le porte-parole a fait cette déclaration : « Nous saluons l'annonce par le Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) selon laquelle Ahmad Al Faqi Al Mahdi, un membre présumé du groupe extrémiste Ansar al-Dine (AAD), a été remis à la Cour par les autorités Nigériennes. Ceci constitue une étape importante vers la justice contre les responsables de crimes graves au Mali. » Il a ajouté que les accusations portées contre M. Al Faqi sont les premières poursuites de la CPI relatives aux attaques ciblées contre des bâtiments et des monuments religieux et historiques. Ce sont aussi, a-t-il dit, les premières accusations dans l'enquête de la CPI en cours relative à la situation au Mali.

&nbsp;

B.D]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soufflez! Dix mois à la primature, un record pour Modibo Keita</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/soufflez-dix-mois-a-la-primature-un-record-pour-modibo-keita-1185202.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/soufflez-dix-mois-a-la-primature-un-record-pour-modibo-keita-1185202.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 12:50:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_735232" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Modibo-keita-1.jpg"><img class="size-full wp-image-735232" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Modibo-keita-1.jpg" alt="Primature: La passation de pouvoirs entre le PM sortant Moussa Mara et le PM entrant, Modibo Keita" width="620" height="413" /></a> Primature: La passation de pouvoirs entre le PM sortant Moussa Mara et le PM entrant, Modibo Keita[/caption]

Nommé, non sans surprise,  le 8 janvier 2015, Modibo Keita passera demain 8 octobre, le cap de dix mois dans le fauteuil de Premier ministre. Un record. Tout simplement. Ses prédécesseurs, en l’occurrence, Oumar Tatam Ly avait jeté l’éponge au bout de sept mois et Moussa Mara avait tenu deux mois de plus avant d’être limogé.

A 73 ans, Modibo Keita devient le premier des Premiers ministres d’IBK à franchir le cap  de dix mois. Nommé par Décret N°2015-0003/P-RM du 08 janvier 2015, le Premier ministre Modibo KEITA tient fermement la barre. En tout cas plus ferment que ses prédécesseurs.

On se rappelle que c’est pour des « vues différentes » entre le président de la République et lui sur plusieurs sujets, que le Premier ministre Oumar Tatam Ly démissionne. Non sans amertume.

Dans sa lettre de démission, il affirme avoir tenté de convaincre le président IBK de la nécessité de revoir le style de gouvernance et la composition du gouvernement. Sans succès.

«Les dysfonctionnements et des insuffisances relevés dans la marche du gouvernement, et qui réduisent grandement sa capacité à relever les défis », écrit-il.

Homme politique jugé rigoureux dans la gestion des affaires publiques, Moussa Mara alors ministre de l’Urbanisme et de la Politique de la ville, est hissé au rang de Premier ministre. Expert-comptable de formation, il est âgé seulement de 39 ans.

Il va plus loin que son prédécesseur, car, il fait adopter une Déclaration de Politique Générale. Mu par ses ambitions, Moussa Mara finira par agacer ses alliés politiques dont le RPM. Il est limogé le 08 janvier 2015.

En place, depuis le 8 janvier 2015, Modibo Keita dirige un gouvernement de 31 membres dont le n° 2 est devenu pour la première fois un membre du RPM. En la personne du Dr Bocary Treta, ministre du Développement Rural et non moins Secrétaire Général du RPM. Mais, au fait, à quoi doit-il sa longévité, à la primature? Est-ce à cause du fait qu’il est plus âgé que le Chef de l’Etat, donc plus écouté, ou parce qu’il est plus compétent; ou encore parce qu’il donne l’image d’un Premier ministre effacé ? Quoiqu’il en soit, bon vent à M. le recordman !

&nbsp;

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le PARENA se fourvoie, le marche des 1000 tracteurs passe selon les règles de l’art</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/le-parena-se-fourvoie-le-marche-des-1000-tracteurs-passe-selon-les-regles-de-lart-1185352.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/le-parena-se-fourvoie-le-marche-des-1000-tracteurs-passe-selon-les-regles-de-lart-1185352.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 12:45:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Parena.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-75778" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Parena.jpg" alt="Proposition de Débat télévisé du PARENA" width="116" height="110" /></a>Contrairement aux affirmations du Comité directeur du Parena, le marché des 1000 tracteurs n’a été ni surfacturé, ni attribué de gré à gré à Toguna - sarl. Qui l’a enlevé à l’issue d’un appel d’offres international.
« Manifestement, l’opération des 1.000 tracteurs est une autre histoire de surfacturation, dont les finances publiques et le paysan malien font les frais. Un tracteur, qui effectivement coûté 5. 950.000 CFA est facturé à l’Etat à 13.600.000 CFA. C’est ainsi que les 1000 tracteurs ont coûté 13. 600.000.000 CFA ».
Publiée, le 30 septembre dernier, cette déclaration du Comité directeur du
Parena a fait les choux gras de la presse. Mais pour une fois, le parti du Bélier blanc s’est fourvoyé. Surtout, quand il écrit que : « L’opération des 1000 tracteurs, c’est l’histoire d’une transaction opaque, d’un marché de gré à gré déguisé entre l’Etat et un fournisseur sélectionné (sans appel d’offres, ni consultation restreinte) par le ministre du Développement Rural et le président sortant de l’APCAM (Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali) ».

Rappel des faits

Tout a débuté le 30 avril dernier. Ce jour-là, le ministère du Développement Rural lance, sur instruction du Chef de l’Etat, un appel d’offres international restreint pour la fourniture de 1000 tracteurs et leurs accessoires.
Créée par lettre n° O1361 du 04 mai 2015, une commission de dépouillement a été mise en place à cet effet. L’ouverture des offres, elle, a eu lieu le 22 mai, vers 10 heures, dans la salle de conférence du ministère du Développement Rural.
Sur les 17 sociétés saisies, seules 13 ont fait acte de candidature. Après ouverture des plis, la commission de dépouillement a attribué, provisoirement, le lot n°1 à Toguna- sarl. Il est composé de 450 tracteurs de 50 cv et leurs accessoires, pour un montant de 5,4 milliards CFA, en hors taxes. Avec un délai de livraison de 45 jours. Composé de 350 tracteurs de 60 cv et accessoires, le lot n°2, lui aussi, a été adjugé à Toguna- sarl pour un montant, hors taxes, de 4,6 milliards CFA. Et pour un délai d’exécution de 45 jours.
Quant aux lots n°3 et 4, ils ont été attribué, respectivement, à Mali-tracteurs pour 1,6 milliard CFA et 1,8 milliard CFA. Le premier porte sur 100 tracteurs de 90 cv ; tandis que le second, sur 100 tracteurs de 80 cv.
Et pour couronner le tout, la direction générale des marchés publics et des délégations de services ont donné leur onction à ce marché, conclu dans les règles de l’art. De leur côté, les ministres du Développement Rural et son homologue des Finances ont, à leur tour, approuvé le rapport de dépouillement. C’était, les 05 juin et 20 juillet derniers. Et, en dernier ressort, le conseil des ministres a donné sa bénédiction à ce marché. C’était à sa réunion du 06 août 2015.

Ni un marché de gré à gré, ni surfacturation

Comme on le voit, ce marché n’a ni été attribué de gré à gré, ni de façon opaque. Comme l’affirme le Comité directeur du Parena.
S’agissant des prix de Toguna- sarl, jugés trop élevés, le parti du Bélier blanc aurait pu fouiller un peu plus pour ne pas se ridiculiser. Selon nos informations, le tracteur de 50 cv et ses accessoires est vendu sur le marché, entre 12,6 et 14,5 millions CFA, pièce. Pourtant, Toguna-sarl l’a cédé à 12,1 millions CFA.
Preuve supplémentaire que dans ce marché, il n’y a ni arnaque, ni surfacturation, ni opacité. Encore moins, un marché de gré à gré.
Oumar babi
RECETTES DOUANIERES : 40,1 MILLIARDS CFA REALISES EN SEPTEMBRE
Les recettes douanières sont en hausse constante. Surtout, avec les recettes exceptionnelles engrangées par certains bureaux comme celui de Kayes.
Plus vite ! Plus haut ! Plus fort ! La direction générale des douanes semble faire sien ce slogan olympique. Depuis l’arrivée de cette nouvelle équipe à la tête de la douane, les recettes sont passées de 35 à plus de 40 milliards CFA par mois. Et, sans « anticipations », c’est-à-dire les droits perçus sur les marchandises n’ayant pas franchi le cordon douanier. Au mois de septembre dernier, l’équipe du général-major Modibo Kane Keïta, directeur général des douanes, a encore rassuré les partenaires techniques et financiers, en versant au Trésor public la bagatelle de 40,11 milliards CFA.
Cette performance, appréciée par les plus hautes autorités de notre pays, est le fruit d’un effort collectif de tous les bureaux des douanes. Au rang de ceux-ci, on peut citer le bureau régional de Kayes.
Dirigé par le colonel Amadou Konaté, qui a pris fonction en mars dernier, ce bureau a vu ses recettes augmenter de près de 2 milliards CFA en l’espace de quelques mois. Quelques chiffres pour étayer nos propos. Un mois après sa prise de fonction, c’est-à-dire en avril 2015, les recettes du bureau des douanes de Kayes sont passées de 3, 9 milliards CFA en 2014 à 4,7 milliards CFA. En juin dernier, les recettes du bureau de Kayes sont passées de 4,8 milliards CFA en 2014 à 6, 01 milliards CFA. Enfin, en septembre dernier, elles sont passées de 3,2 milliards CFA en 2014 à 4,7 milliards CFA.
Sous la houlette du colonel Amadou Konaté, le bureau des douanes de Kayes a réalisé de janvier 2015 à septembre 2015 une recette globale de 44,1 milliards CFA contre 37,3 milliards CFA en 2014, pour la même période. Autre contribution de taille à cette performance : le bureau des Enquêtes douanières.
Avec, à sa tête, le colonel Mamadou Lamine Diarra, secondé par l’inspecteur Amadou Traoré, le bureau des Enquêtes douanières est la cheville ouvrière de cette performance.
Jouant le rôle de « services de renseignements » de la douane, ce bureau suit le mouvement des marchandises sur toute l’étendue du territoire national. Des ports d’embarquement, jusqu’au cordon douanier. Au grand dam des fraudeurs et autres trafiquants. Réputé pour leur rigueur, notamment dans le traitement des dossiers, le bureau des Enquêtes douanières est au premier rang dans la lutte contre la fraude et les produits illicites, en provenance des pays voisins, voire de l’hexagone.
S’y ajoute un management, dont seul le directeur général semble avoir le secret. Pour l’heure, l’homme qu’il faut semble être à la place qu’il faut à la douane. Comme en témoignent ses performances actuelles.

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « le nouveau gouvernement sera une surprise sur…. Prise ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-le-nouveau-gouvernement-sera-une-surprise-sur-prise-1185292.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-le-nouveau-gouvernement-sera-une-surprise-sur-prise-1185292.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 12:18:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_722042" align="aligncenter" width="609"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/IBK-president.jpg"><img class="size-full wp-image-722042" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/IBK-president.jpg" alt="Budget annuel 2015 adopte avec ses risques : Bonjour les scandales !" width="609" height="414" /></a> Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République[/caption]

Boubou noir, bonnet noir, brassard noir, lunettes noires, gardes du corps en noir et chat noir… Tout, chez le Chef de l’Etat, rappelle à ceux qui en doutent encore que notre pays est, toujours, en deuil. Surtout, après le drame survenu, récemment, à la Mecque.

A la résidence de Sébéninkoro, les drapeaux n’étaient, seulement, en berne ; mais en peine. Visiblement affecté par cette tragédie, IBK m’accueille. Froidement. Pas de salamalecs, encore moins d’accolades. Rien. Même pas un petit sourire. Rien de rien.

C’est dans ce climat délétère que nous avons réalisé cette interview imaginaire. Ou presque.

Mr le président, au nom de tous mes confrères, je vous présente les condoléances de la presse privée

&nbsp;

C’est ce que tes confrères devraient faire, avant d’accuser le gouvernement d’avoir retenu l’information sur le nombre de victimes. Ou de ne pas expliquer les conditions dans lesquelles le drame s’est produit. Je ne  vous comprends pas, vous, les journaleux. Vous faites, toujours, le contraire de ce qu’on attend de vous. Au lieu de me critiquer à longueur de page, ou de tirer sur le gouvernement, encensez-moi pour l’énorme boulot que je suis en train d’abattre. A vous écouter, ou à lire vos torchons, je me rends compte que j’ai pris la bonne décision : diviser l’aide à la presse par deux, voire moins.

Je ne peux pas octroyer l’argent public qu’à ceux qui le méritent !

&nbsp;

C’est-à-dire ?

&nbsp;

C’est-à-dire les partis politiques, qui ont accepté de me faire allégeance ; c’est-à-dire la société servile, pardon civile, qui n’organise plus de marche ou de sit-in. Sans ma bénédiction. Donc, si vous aussi, vous voulez être dans mes bonnes grâces, encensez-moi !

&nbsp;

Mr le président, le journaliste n’a pas vocation à encenser les gens, fussent-ils présidents de la République

&nbsp;

Tant pis pour vous ! Je vois que j’ai raison de me méfier de vous, comme de la peste.

&nbsp;

Mr le président, à quand le nouveau gouvernement, le définitif je veux dire ?

&nbsp;

Ce sera une surprise !

&nbsp;

Vous voulez dire, une surprise sur…..prise ?

&nbsp;

C’est bien ça ! Mais ne te fatigue pas, je ne te dirai rien ! La seule chose que je peux te dire, c’est que ce sera un gouvernement commando !

&nbsp;

Et qui sera le prochain Premier ministre ?

&nbsp;

Le même !

&nbsp;

Van Morrison ?

&nbsp;

Oui, Van Morrison, comme tu l’appelles ! A présent, hors de ma vue !

Propos recueillis par Le Mollah Omar]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>«Désillusion»: quand Soumaïla Cissé fait le bilan d’IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/desillusion-quand-soumaila-cisse-fait-le-bilan-dibk-1175872.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/desillusion-quand-soumaila-cisse-fait-le-bilan-dibk-1175872.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 02 Oct 2015 13:47:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1166182" align="aligncenter" width="730"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/Somaila-cisse-confrence.jpg"><img class="size-full wp-image-1166182" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/Somaila-cisse-confrence.jpg" alt="L’honorable SOUMAÏLA CISSÉ, président de l’URD et chef de file de l'opposition lors d’une conférence de presse du 19 septembre 2015" width="730" height="487" /></a> L’honorable SOUMAÏLA CISSÉ, président de l’URD et chef de file de l'opposition lors d’une conférence de presse du 19 septembre 2015[/caption]

Le week-end avant la fête de Tabaski est traditionnellement chargé en activités politiques. C’est l’occasion, pour les partis politiques, de se prononcer sur les sujets brûlants de la Nation et de souhaiter bonne fête à leurs militants. Meeting pour la Majorité présidentielle, Conférence de presse pour le Centre malien et point de presse pour l’opposition. Animé par l’Union pour la République et la Démocratie (URD), le point de presse a été l’occasion pour l’honorable Soumaïla Cissé, Chef de file de l’opposition, de faire l’autopsie de l’an II d’IBK. C’était samedi dernier, à la Maison des Ainés.

Désillusion est le seul mot possible pour résumer le bilan des deux ans d’Ibrahim Boubacar Keita à la tête du Mali. C’est du moins, ce qu’affirme l’Honorable Soumaïla Cissé. Au cours de ce point de presse animé en présence des principaux leaders de l’opposition, Soumaïla Cissé, après avoir fait le bilan de l’an II d’IBK, a réagi à l’interview accordée par celui-ci à l’ORTM et à Africable.

Le bilan… le Mali outragé, le Mali brisé, le Mali martyrisé.

Tout comme le Général de Gaulle décrivant l’état de Paris à la fin de la 2e guerre mondiale, l’opposition malienne fait le constat  d’un  Mali outragé, d’un Mali brisé et d’un Mali martyrisé. Cependant à la différence du Général de Gaulle, l’opposition malienne ne voit aucun signe d’espoir à venir.

Dans une vidéo de 39 minutes intitulée «IBK an II», l’URD égrène un chapelet « d’affaires et de dérives » qui ont très vite entamé l’immense espoir suscité par l’élection d’IBK. A ce jour, dit la vidéo, aucune suite judiciaire n’a été donnée à ces affaires. Pire, certains présumés auteurs ont bénéficié de promotions.

Selon l’URD, l’insécurité, le marasme économique, les risques majeurs de partition du pays, la gabegie, la corruption, le népotisme, sont les maux qui frappent notre pays et constituent, à n’en pas douter, la marque de fabrique du régime IBK. A ces maux s’ajoutent la longue liste d’injustices et de frustrations vécues par les mêmes populations.

Les populations subissent au quotidien la dégradation de leur pouvoir d’achat, de leurs conditions de vie impactées par le renchérissement des produits de première nécessité. Dans ces conditions, l’URD se demande : « Où est le bonheur des Maliens ? Que devient l’honneur du Mali ? Où va le Mali ? ».

Réaction à l’interview…«mépris à l’égard des téléspectateurs».

Le chef de file de l’opposition n’a pas été avare dans le choix de ses mots. Surtout au sujet de l’interview d’IBK. Selon le président de l’URD: « l’interview télévisée était en décalage total par rapport aux préoccupations des Maliens. Les téléspectateurs ont assisté à une intervention de justifications évasives, d’autosatisfaction voire de mépris à l’égard de notre peuple », dit-il.La vie chère-  Dans son interview, IBK se félicite du taux de croissance, qui était selon lui de 7,2% en 2014. Pour Soumaïla Cissé économiste et ancien ministre des Finances du Mali ce « taux est à relativiser. Il ne s'agit pas d'une performance particulière car le taux de croissance d'une année normale est toujours très élevé par rapport à une année précédente mauvaise ou de crise ». Et d’ajouter : « De façon générale sur la période 2012-2014 le taux de croissance économique moyen a été de 3% contre un taux démographique de 3,6% sur la même période. Indiscutablement le taux affiché en 2014 est élevé mais pas extraordinaire. Il n'a pas infléchi le taux de pauvreté qui reste toujours de 46% en 2014 », a indiqué l’ex président de la Commission de l’UEMOA.

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La MINUSMA, complice d’un meurtre à Anéfis</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-minusma-complice-dun-meurtre-a-anefis-1175802.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-minusma-complice-dun-meurtre-a-anefis-1175802.html</guid>
<description><![CDATA[ C’est la preuve, si besoin en est, que la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) ne devrait pas retourner à Anéfis. La preuve irréfutable, que la CMA doit quitter Anéfis. Immédiatement. Sans condition. Car, les représailles que le GATIA et les populations de cette ville-martyr redoutaient viennent de commencer. Plus grave encore, au nez et à la barbe de la Minusma, qui n’a pas levé le petit doigt.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Sep 2015 12:28:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_981032" align="aligncenter" width="730"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/UN-Munisma.jpg"><img class="size-full wp-image-981032" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/UN-Munisma.jpg" alt="Violences au nord du Mali malgré la signature d’un accord de paix" width="730" height="412" /></a> Des casques bleus en patrouille à Tombouctou près de Goundam après l'attaque de la CMA du 11 mai.<br />AFP PHOTO / ALOU SISSOKO[/caption]

De retour à Anéfis, sous bonne escorte de la Minusma, les combattants de la CMA tombent, nez à nez, avec deux frères  touareg de la communauté des Imghad, qui revenaient d’un point d’eau, les bras chargés de bidons d’eau.

Témoins du sort réservé aux Imghad, communauté touareg majoritaire au nord, par les Ifogha de la CMA, le plus jeune jette ses bidons d’eau. Avant de se mettre à l’abri derrière une dune de sable. Mais son aîné, lui, ramasse les bidons d’eau de son petit frère et passe son chemin. Comme si de rien n’était.

C’est alors qu’il est stoppé par les combattants de la CMA. Après l’avoir identifié comme un touareg Imghad, il l’attache, le torture à tour de rôle. Avant de l’achever d’une rafale de mitraillette.

Pire, ce jeune homme, qui ne portait que des bidons d’eau destinés à la consommation familiale, avait été présenté à la Minusma comme un terroriste. L’organisation onusienne, dont la mission principale est la sécurisation des populations civiles, n’a rien fait pour empêcher la CMA de commettre ce énième crime contre les autres communautés du nord. Elle a laissé la CMA assassiner, de sang-froid, un innocent. Dont le seul tort est d’être Imghad, c’est-à-dire de la communauté des combattants du GATIA.

Les organisations de Défense des Droits de l’Homme, les organisations de la société civile, des jeunes, des femmes et les autorités maliennes doivent protester contre ce crime odieux, commis par la CMA. Avant de porter plainte, contre la Minusma, mais aussi contre la CMA, devant les juridictions nationales, sous régionales et internationales pour « meurtre et complicité de meurtre ».

Une certitude : la Minusma vient, encore une fois, d’administrer la preuve selon laquelle, elle n’est pas au Mali pour assurer la sécurité de toutes les populations civiles ; mais pour défendre la communauté Ifogha, celle du MNLA et du HCUA.

Aux Maliens,  et à leurs autorités, de prendre leurs responsabilités, toutes leurs responsabilités. Comme ce fût le cas, récemment, au Burkina Faso voisin.

<strong>Oumar babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Anéfis : quand la MINUSMA se moque des maliens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/anefis-quand-la-minusma-se-moque-des-maliens-1175772.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/anefis-quand-la-minusma-se-moque-des-maliens-1175772.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Sep 2015 12:23:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/Munisma.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1175782" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/Munisma.jpg" alt=" La Minusma devient Minuski : Mission des Nations Unies pour la Sécurisation de Kidal" width="350" height="482" /></a>Ce que la Minusma ne sait pas que les Maliens savent, c’est que c’est elle-même qui a escorté les combattants de la CMA à Anéfis. Pire, ces derniers menacent de passer par les armes les populations qui avaient manifesté pour demander que le GATIA reste à Anéfis pour assurer leur sécurité.  Pour ceux qui semblent l’ignorer, la ville d’Anéfis est devenue, comme Kidal, depuis deux ans, un Etat dans l’Etat du Mali. Les populations sont dépossédées de leurs biens. Chaque motocycliste, chaque habitant des alentours,  qui entre à Anéfis, même pour s’y acheter du tabac doit payer 1000 CFA à l’entrée, et 1000 CFA à sa sortie. Chaque véhicule, 20.000 CFA à l’entrée et 20.000 CFA à sa sortie. S’y ajoutent les tortures quotidiennes, les expéditions punitives…… C’est pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, que les populations d’Anéfis, à l’instar de ceux de Ménaka,  ont sollicité le maintien du GATIA dans leur ville. Ou, à défaut, la présence de l’armée malienne à Anéfis. Car, pour elles, la Minusma est incapable d’assurer leur sécurité. Au contraire, elles estiment même que la CMA a commis et continue de commettre des crimes odieux, au nez et à la barbe de la Minusma. Sans que celle-ci daigne lever le petit doigt.

Déployée au Mali pour assurer, d’une part, la sécurité des populations et, déployée sur toute l’étendue du territoire national, la Mission des Nations Unies pour la Stabilité du Mali (MINUSMA) est devenue, hélas ! , la Mission des Nations Unies pour la Sécurisation de Kidal (MINUSKI). Les Maliens, toutes communautés confondues, ne souhaitent qu’une chose : le départ de la Minusma. Censée rassurer la population civile, elle a exacerbé les tensions entre les communautés du nord, en privilégiant les Ifoghas, minorité touareg de Kidal, au détriment des autres communautés, composées de sonrhaï, de peulhs, de bambara, bozo, somono, arabe, bellah, dogon…..

Trop de frustrations, trop de colère, de désespoir et de désespérance… se sont cristallisées dans les cœurs et dans les esprits. Au nord comme  au sud du pays. Et si la Minusma ne  fait rien pour désamorcer cette bombe, elle  apprendra, sur le tard,  et à ses dépens, que la patience du Malien  a une limite à ne pas franchir. Et ce jour-là, ni IBK et son gouvernement, ni les troupes françaises stationnées au Mali et dans la sous-région……. ne lui seront d’aucun secours. Ce qui devra arriver, arrivera ! Inéluctablement.

&nbsp;

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marché Dabanani: quand l’anarchie  reprend ses droits!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/marche-dabanani-quand-lanarchie-reprend-ses-droits-1175532.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/marche-dabanani-quand-lanarchie-reprend-ses-droits-1175532.html</guid>
<description><![CDATA[ Lancée à coup de grand renfort de publicité, l’opération fluidité de la circulation routière était un projet cher au désormais ex- ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général Sada Samaké. L’objectif de cette opération était de désengorger les grandes artères de la capitale. Mais, dix-huit mois après son lancement, les espaces dégagés sont occupés. Bien occupés. 
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Sep 2015 12:11:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La nature a horreur du vide, dit-on. Et les vieilles habitudes ont la vie dure, car, un an et demi après sa mise en œuvre, l’opération fluidité de la circulation routière n’est pas un succès. Du moins, pas encore. Les kiosques dégagés ont été remplacés. De plus belle. Les rares espaces laissés libres par les kiosques ont vite fait de devenir des aires de stationnement de véhicules, des dépotoirs d’ordure. Sinon, ce sont les vendeurs semi-ambulants qui y étalent leurs marchandises. Résultat: des locaux de l’APCAM à l’Hôpital Gabriel Touré, il faut, aujourd’hui, 40 minutes à un automobiliste sur une artère qu’il pourrait, normalement, parcourir, en seulement, 10 minutes.

Sommes- nous bordéliques ? Autrement dit, le Malien se retrouve-t-il dans le désordre? La question pourrait faire l’objet d’une thèse de philosophie et d’autres sciences sociales telles que la psychologie ou la sociologie. Quoiqu’il en soit, la réalité est patente. Dans les mosquées, les marchés, les services, les écoles, les universités… partout dans notre pays où existe la notion de « biens communs », la notion de « l’ordre » est étrangère.

Le ministre général Sada Samaké avait fait de cette opération, son cheval de bataille. On se rappelle, c’était lors de la réunion interministérielle tenue le 13 janvier 2014 que la décision de déguerpissement des « occupants illégaux » des artères de la capitale avait été prise. A cette rencontre co-présidée par le Premier ministre Moussa Mara, alors ministre de l’Urbanisme et de la Politique de la ville, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Sada Samaké, en bon militaire, avait tenu des propos fermes voire guerriers. Mais l’insécurité grandissant, la crise de passeport et celle des cartes d’identité ont fini par coûter à l’homme sa place dans le gouvernement.

Et les mauvaises langues affirment que cette opération n’ira pas plus loin que son initiateur. Au grand dam, des usagers.

<strong>A suivre !</strong>

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attentats au Nord&#45;Mali : Réaction de la Plateforme</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/attentats-au-nord-mali-reaction-de-la-plateforme-1175712.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/attentats-au-nord-mali-reaction-de-la-plateforme-1175712.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Sep 2015 11:59:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1017722" align="aligncenter" width="730"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Harouna-Toureh-de-la-Plateforme.jpg"><img class="size-full wp-image-1017722" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Harouna-Toureh-de-la-Plateforme.jpg" alt="Me Harouna Toureh de la Plateforme" width="730" height="415" /></a> Me Harouna Toureh de la Plateforme[/caption]

C’est dans un communiqué que les mouvements de la Plateforme ont  informé le Chef de file de la Médiation internationale, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies à Bamako, le gouvernement de la République du Mali, tous les membres de la Médiation internationale élargie ainsi que l’opinion nationale et internationale, d’une série de violences perpétrées par la CMA contre des populations innocentes en violation flagrante de l’Accord de paix issu du Processus d’Alger. Au nombre de ces actes, les mouvements de la Plateforme ont cité : l’assassinat de Ibrahim Souley Maiga, à l’intérieur de sa boutique à Kidal, le mardi 15 septembre 2015 ; l’attaque gratuite contre leurs positions à Limrare dans la zone d’Inafaragh, le 16 septembre 2015 ; les agressions physiques gratuites à Takaloute, Région de Kidal, de Alhassane Ag Buk, Ibrahim Ag Ikaye, Hamadalamine Ag Mahdi, le 18 septembre 2015.

Ils ont aussi dénoncé le retour, qualifié de provocateur et injustifié des éléments de la CMA à Anéfis le 18 septembre 2015, la séquestration dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2015 de deux individus, en occurrence M’bossi Ag Alhousseyni et Alhadji Ag Alhader par des éléments de la CMA non loin de Anéfis, le premier a été sommairement exécuté, le second, ont-ils indiqué, a pu s’évader.

Les mouvements de la Plateforme ont dénoncé les humiliations et maltraitances infligées par des éléments de la CMA, le 18 septembre 2015 à Almoustapha Ag Eljimite, Hamine Ag Issa, Badi Ag Achenawa dans la zone Aguelhock avant de les relâcher. Ils ont ajouté : « Les Mouvements de la Plateforme rappellent que si aucune disposition n’est prise par la Médiation internationale pour éviter de tels actes, ils ne pourront demeurer inactifs face à de tels agissements qui sont de nature à mettre en péril le Processus de paix obtenu grâce aux gigantesques efforts déployés par elle et le gouvernement ainsi que les multiples sacrifices consentis par la Plateforme pour le préserver. Les mouvements de la Plateforme, déplorent que, nulle part, ces violations délibérées et répétées par la CMA du cessez le feu, n’ont fait l’objet de dénonciation à fortiori de condamnation.

La Plateforme demeure toutefois ouverte aux discutions avec la Médiation internationale ainsi qu’avec toutes les parties prenantes au processus et suggère la tenue rapide d’une réunion du Comité de suivi de l’accord (CSA) en vue de prendre en charge ces questions récurrentes qui peuvent dangereusement compromettre le Processus de Paix. »

<strong>BD</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fraude de carburant avec les citernes :  De COUMBA&#45;GAZ : les deux  auteurs  frappés d’une amende de 300 millions CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/petrole/fraude-de-carburant-avec-les-citernes-de-coumba-gaz-les-deux-auteurs-frappes-dune-amende-de-300-millions-cfa-1175692.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/petrole/fraude-de-carburant-avec-les-citernes-de-coumba-gaz-les-deux-auteurs-frappes-dune-amende-de-300-millions-cfa-1175692.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Sep 2015 11:57:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Cette affaire, qui a défrayé la chronique bamakoise, est loin de connaître son épilogue. Pris en flagrant délit de fraude par la douane, les deux auteurs rechignent à s’acquitter de leur amende : 300 millions CFA pour les  six citernes, soit l’équivalent de 50 millions CFA par citerne.

Mamadou Sylla et Mahamadou Doucouré, respectivement, présidents directeurs généraux de M.S- OIL et de la société Coumba-Gaz, avaient tenté de faire passer six citernes d’essence sans plomb pour du gaz butane, les frais de dédouanement de ce dernier étant jugés faibles, voire nuls, par rapport à l’essence.

Munis de faux documents, les six citernes quittent le Ghana. Comme si de rien n’était. Arrivés sur le territoire burkinabè, ils ont été signalés, à la douane du Faso, par un indicateur. Les six citernes de Coumba-Gaz sont interpellées par les douaniers burkinabè. Avant d’être livrés à leurs collègues maliens.  Depuis les six citernes sont garées dans la cour du bureau des Enquêtes douanières. Mamadou Sylla, fils du richissime opérateur économique Bah Seydou Sylla, et Mahamadou Doucouré, patron de la société Coumba-Gaz et d’Excel TV, tardent à s’acquitter des 300 millions CFA d’amende. Dont ils sont frappés pour avoir tenté de faire passer de l’essence sans plomb pour du gaz butane.

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soumaïla Cissé, président de l’URD : « Cacophonie gouvernementale, improvisation et faux coups d’éclat »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-cisse-president-de-lurd-cacophonie-gouvernementale-improvisation-et-faux-coups-declat-1175852.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-cisse-president-de-lurd-cacophonie-gouvernementale-improvisation-et-faux-coups-declat-1175852.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Sep 2015 11:47:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1084752" align="aligncenter" width="784"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/Soumaila-cisse-conference.jpg"><img class="size-full wp-image-1084752" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/Soumaila-cisse-conference.jpg" alt="L'Honorable Soumaila cissé : Chef de file de l'opposition malienne" width="784" height="464" /></a> L'Honorable Soumaila cissé : Chef de file de l'opposition malienne[/caption]

Le regroupement d’organisations de la société civile, de syndicats, d’associations islamiques, de partis politiques et de personnalités indépendantes, réunis au sein du regroupement des forces patriotiques pour le changement (RPC), a décidé de lancer un appel au peuple malien pour le changement de gouvernance. A cet effet, le RPC a organisé une conférence de presse, jeudi dernier, à la Maison de la presse.

Qui mieux que le technocrate Soumaïla Cissé, ancien ministre de l’Economie et des Finances, président de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), deux fois candidat au deuxième tour de l’élection présidentielle de notre pays, peut parler de la conjoncture économique du Mali ? C’est à ce titre qu’il a laissé entendre, lors de la présentation du bilan des deux ans d’IBK, le 19 septembredernier : « Les populations subissent au quotidien la dégradation de leur pouvoir d’achat, de leurs conditions de vie impactées par le renchérissement des produits de première nécessité. A ces maux s’ajoutent la longue liste d’injustices et de frustrations vécues par les mêmes populations. Insécurité, marasme économique, risques majeurs de partition du pays, gabegie, corruption, népotisme, sont les maux qui frappent notre pays et constituent, à n’en pas douter, la marque de fabrique du régime IBK. »

Ce résumé fait par Soumaila Cissé décrit, selon lui, l’état d’esprit des populations en un seul mot : désillusion, « désillusion, a-t-il dit, pour les populations qui vivent depuis, en zone occupée notamment à Kidal, désillusion par rapport aux attentes des Maliennes et des Maliens de l’intérieur comme ceux de la diaspora. » A propos du développement économique et social, a souligné Soumaïla Cissé, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita s'est limité à mettre en avant les potentialités du pays dans le domaine agricole. Il a qualifié ces mots du chef de l’Etat : « Mon or au Mali c'est l'agriculture » de littérature de bas étage. Il a expliqué : « le grand commentaire fait par le régime sur le taux de 7,2% de croissance en 2014 est à relativiser, car il ne s'agit pas d'une performance particulière, car le taux de

croissance d'une année normale est toujours très élevé par rapport à une année précédente mauvaise ou de crise. De façon générale sur la période 2012-2014, le taux de croissance économique moyen a été de 3% contre un taux démographique

de 3,6% sur la même période. Indiscutablement, le taux affiché en 2014 est élevé mais pas extraordinaire. Il n'a pas infléchi le taux de pauvreté qui reste toujours de 46% en 2014. La vie reste toujours très chère et le chômage encore endémique.

Quid des 200 000 emplois promis aux jeunes lors de la campagne présidentielle?

Non seulement, le Président ne répond pas directement à la question ou du moins il y répond en disant qu'on fera plus tard le bilan et qu'en attendant, les jeunes devraient accepter de se former. Il ajoute que de toute façon, tout le monde ne peut

pas travailler dans les bureaux. L'URD note que les jeunes ne demandent qu'à travailler et affirme que dans un pays comme le nôtre, de nombreuses opportunités existent. »

Comme on peut le constater sur le plan économique, a-t-il ajouté, à part des incantations sur l'agriculture et l'affirmation d'un volontarisme verbal stérile, aucune perspective sérieuse n'a été esquissée. Tout cela, a-t-il soutenu, s'explique aisément par l'absence de leadership, de programme et de vision. Résultat : cacophonie gouvernementale, improvisation et faux coups d’éclat.

Le président de l’URD a fait savoir que pour pallier au sous-équipement des forces de défense et de sécurité, l’opposition propose, entre autres, de renoncer à certaines dépenses de prestige comme : la rénovation de la résidence des hôtes de la base aérienne à hauteur de 5 milliards de nos francs et le pavillon présidentiel de l’aéroport de Bamako à hauteur de 8 milliards. On ferait ainsi, a-t-il suggéré, une utilisation plus judicieuse de ces 13 milliards en plus des ressources déjà prévues pour la défense et la sécurité.  Le rapport d’audit demandé par le FMI et déposé le 30 octobre 2014 par le Vérificateur, a rappelé le président de l’URD, conclut que l’achat des matériels pour l’armée a coûté en réalité 40 milliards au lieu de 69 milliards, soit une surfacturation de 29 milliards de francs CFA. Jusqu’à ce jour, a-t-il ajouté, aucun document ne justifie l’appartenance à l’Etat malien du second avion présidentiel qui, selon le Vérificateur Général, a coûté 18,59 milliards de FCFA. Soumaïla Cissé a martelé que ces scandales financiers sont devenus la marque de fabrique de l’administration IBK.

Concernant l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, il a indiqué que l’opposition l’avait dénoncé, car, porteur de risques majeurs pour l’unité et la stabilité du pays. Il a souligné : « Cet Accord signé sur fond de désaccord est le résultat d’un long processus de négociations qui s’est déroulé à l’extérieur du Mali, dans la capitale algérienne. »

Durant ce processus, a-t-il dit, ni la classe politique, ni même l’Assemblée Nationale n’ont été associées à une concertation pourtant réclamée plusieurs fois par l’Opposition autour de ces pourparlers d’intérêt national.

Selon lui, alors que cet accord est censé ramener la paix et la sécurité dans le pays, moins d’une semaine après son paraphe, le 6 mars 2015, la capitale malienne, jusque-là épargnée par les attentats, est frappée par une attaque terroriste sans précédent. Il a rappelé la série des récents attentats dans notre pays, les scandales financiers sur fonds de dilapidation de deniers publics, le népotisme au sommet de l’Etat, des accointances révélées par voie de presse avec un homme d’affaire corse au passé trouble, Michel Tomi, surnommé le parrain des parrains, la levée des mandats d’arrêts à l’encontre de membres de groupes armés insurgés, puis leur libération sans procès  et le désaveu de la politique du président par son Premier ministre Oumar Tatam Ly.

S’exprimant toujours sur la désillusion des Maliens, Soumaïla Cissé  a conclu par ces questions : Aujourd’hui le Mali est outragé, le Mali est brisé, le Mali est martyrisé. Où est donc le bonheur des Maliens ? Que devient alors l’honneur du Mali ? Et où va le Mali ? » Ces questions nous rappellent les mots prononcés par l’ancien président français, Charles de Gaulle, à la fin de la deuxième guerre mondiale, après la libération de Paris. De Gaulle avait toutefois ajouté : « Paris martyrisée, mais Paris libérée ! » A quand donc la libération de Kidal ?

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Patriotisme : quand la leçon vient du Faso !</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/patriotisme-quand-la-lecon-vient-du-faso-1175662.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/patriotisme-quand-la-lecon-vient-du-faso-1175662.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/RSP1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Sep 2015 11:42:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En résistant, d’une part aux putschistes et, en rejetant, d’autre part, à l’unanimité,  les propositions fallacieuses de la CEDEAO, qui offrait l’amnistie au tristement célèbre Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), la classe politique et la société civile burkinabè donnent, une fois de plus, une belle leçon de patriotisme à  leurs frères maliens, plus préoccupés par leur bien-être personnel que par celui de leur peuple.

« Rien ne pourra se faire, qui ne prendra  en compte l’intérêt du peuple burkinabé ». Fatigué et les traits tirés par plusieurs  jours de détention par les putschistes, Michel Kafando, président de la transition burkinabè, reste droit dans ses bottes. D’abord, face aux putschistes qui entendaient remettre les compagnons de route de Blaise Compaoré en selle. Ensuite, face aux médiateurs de la CEDEAO, qui proposaient l’amnistie aux putschistes du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP).

&nbsp;

<strong>Les Burkinabè ont choisi de mourir debout…..</strong>

&nbsp;

Destituée  par un coup d’Etat, perpétré par le RSP avec à sa tête le général Gilbert Diendéré, chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, le président déchu, l’équipe de la transition est de retour. C’était à l’issue d’une brève cérémonie, le 23 septembre dernier. « Je puis vous assurer que nous sommes déterminés à poursuivre cette exaltante mission que les Burkinabè nous ont confiée », indique Michel Kafando, dans une salle archi-comble. Avec aux premiers rangs, les représentants de la CEDEAO, venus jouer les médiateurs.

A l’annonce du coup d’Etat, le 17 septembre à la télévision nationale, les associations de jeunes, de femmes, les organisations de la société civile, les leaders politiques et les syndicats, toutes tendances confondues, se sont mobilisés comme un seul homme pour barrer la route aux putschistes. Du coup, les syndicats décrètent une grève illimitée sur toute l’étendue du territoire national. Du moins, jusqu’à ce que les « imposteurs », comme ils les appellent, remettent le pouvoir à l’équipe de transition, dûment, mise en place. Regroupés dans un front commun, les leaders politiques parlent d’une même voix. Après avoir condamné le putsch, ils appellent leurs militants à descendre dans la rue.

Réputé comme le fer de lance de la révolution populaire, qui a chassé le président Blaise Compaoré du pouvoir, le mouvement « Balai citoyen » a, de nouveau, battu le rappel de ses troupes pour faire échec au coup d’Etat.

Mieux armé, mieux formé et  mieux traité, le Régiment de Sécurité Présidentielle est considéré comme une « armée » au sein de l’armée burkinabè. Tristement célèbre par sa cruauté, il n’a pu venir à bout de la résistance populaire.

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/IBK-lecon-burkina.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1175672" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/IBK-lecon-burkina.jpg" alt="Patriotisme : quand la leçon vient du Faso !" width="610" height="860" /></a>

<strong>Les Maliens préfèrent vivre à genou.. </strong>

&nbsp;

Au lendemain du coup d’Etat du 22 mars 2012, mené par le capitaine  Amadou Aya Sanogo qui a renversé le président ATT en fin de mandat, plusieurs leaders politiques, des leaders de la société civile, des leaders de jeunes, de femmes et de syndicats… se sont mis à la disposition des putschistes. S’y ajoutent des magistrats, des journalistes, voire des leaders religieux. Histoire d’être dans les bonnes grâces du pouvoir.

Certains leaders politiques, aujourd’hui au pouvoir, s’étaient même autoproclamés « conseillers spéciaux » du capitaine Sanogo. Certains magistrats et journalistes, aussi.

Si, au Burkina Faso, les populations sont descendues dans la rue, au péril de leur vie pour défendre la démocratie et l’Etat de droit, au Mali, les leaders politiques et religieux, les associations de jeunes, des femmes, les leaders de la société civile…. Se couchent devant de jeunes officiers, à peine plus  âgés que leurs petits-enfants. Et comme le ridicule ne tue plus dans  notre pays, certains chefs de partis politiques avaient déménagé au camp Soundiata de Kati, quartier général des putschistes. Là où les Burkinabè ont su taire leurs divergences pour faire face, comme un seul homme, les Maliens, eux, ont fait montre d’une indifférence de clochard.

« Le peuple burkinabè est un peuple majeur, un peuple qui a fait preuve d’une grande maturité  politique », se réjouit le président Thomas Yayi boni, président du Bénin et non moins médiateur de la CEDEAO dans cette crise.

Chef de file du parti de l’opposition UNIR /PS, Me Bénewendé Sankara se dit « fier d’être burkinabè ». Avant de poursuivre : « L’exemple,  que le Burkina Faso vient d’offrir à la face du monde, est un exemple inédit. C’est un exemple unique. Je pense que dans c’est dans l’unité, au-delà de tous les  clivages, que nous avons à gagner, à triompher ensemble ».

Au Mali, c’est chacun pour soi et Dieu pour tous ! « Bouffe et tais-toi ! Et s’il en reste, la nation pourrait en bénéficier », entend-on dans l’administration publique où, la corruption et  le détournement du dénier public sont devenus  la règle. Et l’intégrité morale et intellectuelle, l’exception.

Mais quel exemple, nous,  Maliens pouvons donner aux autres d’Afrique ? Au reste du monde, au lendemain de la révolution de mars 1991, qui a renversé le régime dictatorial du général Moussa Traoré ? A l’issue d’une transition, réputée comme la mieux réussie d’Afrique, la classe politique a renoué avec  ses vieux démons : banalisation des plus grands vices, corruption, népotisme, détournements impunis des biens publics, insécurité, chômage des jeunes……

Avec l’élection d’IBK, en août 2013, avec un score à la soviétique de 77,3 %, les Maliens croyaient avoir jeté aux oubliettes ces fléaux qui hypothèquent l’avenir de notre pays. Erreur. Deux ans après, les Maliens ont compris : le changement tant attendu n’est pas pour demain. Surtout, après les scandales qui ont émaillé ses 25 mois de « règne » : le marché de l’avion présidentiel, des équipements militaires, de l’engrais frelaté…..

Selon le récent rapport du Vérificateur général, près de 153 milliards CFA auraient été passés à la casserole. Si les auteurs de ces scandales sont connus, ils se la coulent douce au volant de luxueuses bagnoles. Ou à l’ombre de châteaux, bâtis sur des terrains arrachés à de pauvres citoyens.

&nbsp;

<strong>Redonner au peuple malien sa fierté d’antan</strong>

&nbsp;

Contrairement aux Maliens, capables de céder leur pays au premier venu pour une bouchée de pain,  le peuple burkinabè, lui, a fait  montre d’une détermination sans faille, face aux putschistes. Qui ont fini par rétablir la transition au pouvoir.

« Mon plus grand tort a été de faire ce putsch….. Nous  avons su que le peuple n’était pas favorable à cela, c’est pour cela que nous avons abandonné », confesse le général Gilbert Diendéré, leader des putschistes. Mais le  peuple burkinabè n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Face à la proposition des médiateurs de la CEDEAO d’amnistier le général Diendéré et ses compagnons du  Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) la société civile   est formelle : pas question, avant que justice soit rendue aux victimes.

« Le grand bien qu’il (ndlr : Diendéré) puisse faire au peuple burkinabè, c’est de se rendre à la justice. Tant que cela ne serait pas fait, le peuple burkinabè ne croira pas un seul mot de ce qu’il dit ».

Au Mali, nous autorités se seraient empressées d’amnistier les «  criminels ». Purement et simplement. Comme ce fût le cas avec le MNLA, le HCUA ou le groupe terroriste Ansar Dine… qui ont assassiné des civils innocents, violé des femmes sous le regard impuissant de leur mari ou de leurs enfants, détruit des monuments historiques et des infrastructures publiques au nord de notre pays.

Avec une classe politique corrompue jusqu’à la moelle, une jeunesse fataliste et résignée, et une société civile aux abois,  le Mali est, aujourd’hui, tombé bas. Très bas. Trop bas. Par la faute de nos dirigeants, plus préoccupés par leur bien-être personnel, que celui de leur peuple ou de leur pays. Par la faute de notre classe politique, incapable de donner une formation politique à ses militants. Formation  pour laquelle, des dizaines de milliards CFA sont attribués, chaque année, aux partis politiques.  Hier, fiers  d’être les descendants de Soundiata Keïta, de Firhoun, d’Askia Mohamed, de Tiéba et de Babemba Traoré, de Banzani……  les Maliens sont, aujourd’hui,  tombés bien bas. Très bas. Trop bas.    Un sursaut d’orgueil s’impose. Et à tous les niveaux. Afin que le Mali et les Maliens retrouvent leur fierté d’antan.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un mari brisé par  un magistrat, amant de son épouse !</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/un-mari-brise-par-un-magistrat-amant-de-son-epouse-1175822.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/un-mari-brise-par-un-magistrat-amant-de-son-epouse-1175822.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Sep 2015 11:41:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ce  haut Magistrat,  représentant  syndical de la magistrature  dont nous taisons le  nom pour l’instant, a juré de transformer en enfer  la vie du désormais  ex-mari  de la dame, divorcée, avec laquelle il continue de sortir. Au mépris de l’éthique et de la déontologie, qui régissent sa profession.

Cette dame a, visiblement, tapé dans l’œil de ce magistrat, marié pourtant à deux femmes. Au point, de vouloir perpétuer le supplice de son ex-mari, qui n’aspire qu’à la paix. Mais c’était sans compter avec l’acharnement de cette divorcée, utilisant son  amant de magistrat pour se venger de son désormais ex-mari.

Comme si ses deux femmes ne lui suffisaient pas,  ce quinquagénaire n’est pas à sa première fois. Aussi dit-on qu’il trouve plus de plaisir avec les femmes d’autrui ou en instance de divorce qu’avec ses deux épouses.

Pour ce faire,  ce haut magistrat, pour prouver à sa bien-aimée  en instance de divorce qu’il est puissant, a  décidé de montrer  de quoi il est capable  au mari  cocu qui ne se doutait de rien.  Sur injonction, bien entendu, de sa dulcinée qui n’avait même pas attendu la proclamation du divorce, avant de s’amouracher avec ce magistrat. Lequel  s’est arrangé avec ses collègues magistrats pour s’adjuger la femme d’autrui.

Durant  nos deux ans de mariage,  j’ai été convoqué plus de dix fois au tribunal où officiait ce magistrat, comme juge,   par mon épouse.

A la naissance de notre  premier garçon, mon désormais ex- femme arrête d’allaiter l’enfant dès l’âge de cinq  mois.  J’ai du payer une chaise berceau pour véhicule pour pouvoir transporter l’enfant lors de mes courses, en ville. J’ai  pris soin du petit garçon que, j’ai dû inscrire au jardin d’enfant dès ses 18 mois.  Et j’étais obligé de préparer le biberon à 2 heures voire 3 heures du matin ou à le nettoyer à n’importe quelle  heure de la nuit. Même le lendemain, avant  d’être au bureau à 7heures du matin.  Parce que  sa mère refuse de s’en occuper.

Aussi, il  m’arrive d’amener nuitamment, souvent aux environs  de  2 heures  du matin,  et en période de  couvre- feu, l’enfant à l’hôpital pendant que madame  dormait  d’un sommeil profond. Comme si cet enfant, innocent de surcroît, n’était pas le sien. Elle soutenait,  comme toujours,  qu’elle n’était pas là pour s’occuper de lui.

Quant l’enfant pleure la nuit, madame  quitte la chambre conjugale,  car disait-elle,  les cris de l’enfant la dérangeaient.

Pour être soutenu par le Magistrat syndicaliste et non moins premier responsable du tribunal de sa commune, lorsqu’elle s’adonnait à  ces excès (tentative d’assassinat contre ma personne, vol avec effraction, injures, agression contre moi  dans la rue,   j’en oublie) elle me répète, à l’envie,  qu’il y aura rien, si je portais plainte contre elle, devant la justice. Parce que le  juge du tribunal   de notre commune était et est, encore,  son amant.

Pire,  quand elle se met en colère,  elle casse soit les vitres de la voiture ou de la maison. Et moi,  son mari,  pour  échapper à la colère de madame, je  quitte  la maison sous une pluie de cailloux et d’injures.

Aussi, elle  était l’auteure  de plusieurs cas de vols d’importantes  sommes d’argent et d’objets de valeur  m’appartenant. A chaque fois,  elle  jure sur la tête de  son enfant qu’elle en est pour rien.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai  demandé le divorce,  espérant trouver la paix. Il a fallu une  troisième requête en divorce  et un renvoi sine-die. A chaque fois,  c’est soit le chef des griots  qui intervient,  soit l’imam du quartier.

Malgré les  avertissements,  madame reste droite dans ses bottes. Car son amant de  magistrat lui avait la promesse que ma maison, bâtie à la sueur de mon front, lui sera octroyée à l’issue de la procédure de divorce.

Le Magistrat va jusqu'à me menacer  de retirer mon  titre foncier, en mon nom, au profit de ma femme, sa maîtresse.

&nbsp;

La procédure veut toujours une tentative de conciliation,  appelée communément (TC), comment voulez- vous qu’un magistrat puisse concilier sa maîtresse  et son mari cocu ?

&nbsp;

Lors des débats de  fond, la dame et son  avocat,  avec la complicité de son amant de magistrat,  soulèvent une exception. Elle se dit,  soudain,  enceinte, sur la base d’un faux certificat de grossesse non cacheté.

Comme si ses deux femmes ne lui suffisaient pas, l’amant de ma femme, ce magistrat  se précipite pour me  condamner  par jugement ADD à 150 000 FCFA de pension alimentaire  jusqu'à délivrance de mon épouse. Aussi, dans la même décision ADD,  j’ai été  débouté de sa demande principale et la demande reconventionnelle.  Quelle contradiction en droit!

Il fallu l’intervention du 1er président de la Cour d’Appel de Bamako pour rendre la décision non exécutoire. Décision,  qui selon lui,  sent de l’arnaque à plein nez.

Suite à un constat d’huissier et la confrontation des signatures du médecin échographe avec celui de la fiche présentée  au tribunal, j’ai  prouvé que la grossesse  était fausse,  et que le résultat (juin) de l’analyse est plus ancien que la demande du médecin traitant (Fiche d’analyse datant de juillet).

Malgré cette situation mon ex- épouse  est allée saisir trois de mes comptes  dans différentes banques de la place. Et c’est encore son amant de magistrat,  qui doit présider l’audience de main levée  sur mes  comptes.

Quand  elle vient aux audiences, mon désormais ex-épouse   attache plein de chiffons  sur son ventre et quant elle se lève, elle titube comme si la charge de la grossesse  pesait sur son corps. Cette grossesse datant depuis mai 2013 n’est toujours pas à son terme jusqu'à nos jours

La Cour d’Appel  ayant  rendu la décision non exécutoire, le magistrat et amant de mon ex-épouse me  propose  de faire une rétractation dudit jugement.

Et comme si cela ne suffisait pas,  il s’arrange à confier la garde de mon unique enfant  à sa maîtresse, c’est-à-dire mon ex-épouse. Puisse que, son amant  tient les rênes du tribunal.

C’est ainsi qu’elle a eu la garde de l’enfant, mais en réalité elle a abandonné l’enfant comme toujours à son père pour poursuivre sa  vie de plus belle. Se sentant toujours  plus forte et avec l’aide de son amant,  magistrat,  elle  veut  le beur et l’argent du beurre ;  c’est à dire laisser l’enfant sous la garde de son  père  et se faire payer  la pensions alimentaire de l’enfant.

Pire,   c’est le même magistrat qui préside, aujourd’hui,  cette  énième audience au tribunal.

Toujours en complicité avec son amant  magistrat, elle fomente une plainte contre moi,  pour enlèvement de mon  propre enfant, chose qui n’existe pas dans le code pénal  malien.

Cette enquête, est   dirigée par de policiers  zélés,  qui vont  jusqu'à relever l’emprunte du petit garçon de cinq ans.

L’enfant a été arraché de force devant le violon de la police pour être remis à sa mère. Mais la  mère n’a pu prendre le garçon dans la cour de la police, car il  refuse de la  suivre  et le commissaire « Z » finit  par dire à la mère de laisser  l’enfant à terre.  Elle a dû attendre qu’on soit  hors de la cour de la police,   pour vouloir prendre le garçon qui s’est battu  contre sa mère,  qui a  fini par  l’arracher  du sol.

Et tenez- vous bien, ils décident de garder le PV à la police et à chaque fois que la dame a besoin d’argent,  elle passe à la  caisse ;  c’est à dire  à la police. Et le commissaire « Z » menace de me placer sous mandat de dépôt, si je ne m’exécute pas.

Sous la menace du magistrat et de la police, d’un mandat de dépôt qu’ils brandissent, j’ai été obligé à faire face aux exigences de la dame. J’ai dû payer 300.000 FCFA  pour  gagner du temps,  en attendant la réponse à ma lettre,  adressée au Procureur Général près  la  Cour d’Appel de Bamako.

Sous cette même menace, leurs exigences ne cesse de croitre, car selon eux,  je reste redevable de 90.000 FCFA au titre de reliquat des 12 mois de pension alimentaire, 100.000 FCFA au titre des frais que la dame a engagés  au titre du nouveau jardin d’enfant choisi par elle et son amant de  magistrat et d’autres frais,  dont le montant  n’avait pas été  communiqué.

Une affaire purement civile s’est vite  transformée  en affaire pénale, encore qu’il   a fallu la réponse du Procureur  Général de la Cour d’Appel de Bamako pour mettre à cette arnaque, qui ne dit pas son nom.

Le père a bénéficié de la modification de la garde du petit garçon,  qui ne fait que pleurer jour et nuit, parce  qu’il veut rejoindre son père. Mon ex-épouse  a de nouveau fait appel de cette  décision,  parce que son amant de magistrat siège,  aujourd’hui,  à la Cour d’Appel. Et il jure de transformer, une fois de plus, ma vie en enfer.

C’est bien ce coupeur de route vêtu de robe de magistrat qui ternit  l’image de notre magistrature. Un  ivrogne qui n’arrive au Bureau que dans l’après-midi, après s’être dessoulé.

Va-t-il chercher à siéger au tour dudit dossier au niveau de la Cour d’Appel ?

Va-t-il chercher à intervenir auprès  de ses collègues  de la Cour d’Appel, au profit de sa maîtresse ?

Aujourd’hui, je ne demande qu’une seule chose : récupérer mon enfant,  afin d’assurer son éducation dans les meilleures  conditions.

Et D’ailleurs le juge qui a modifié la garde de l’enfant  n’a pas manqué de souligner  dans ses motivations « que  l’intérêt de l’enfant en cause commande,  irréfutablement, vu toutes les  conditions d’entretien, d’éducation, et d’épanouissement, que sa garde soit confiée à son père ».

C’est pour toutes ces raisons, que j’interpelle le Chef de l’Etat, président du Conseil Supérieur de la Magistrature, mais aussi, la nouvelle ministre de la Justice, afin de mettre un terme aux agissements de tels magistrats. Qui n’honorent ni leur profession, ni notre système judiciaire en mal de crédibilité.

Un mari en détresse, par la faute d’un magistrat.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) : Imaginaire IBK : « c’est moi qui ai fait sortir Sada Samaké  Du bois, c’est moi  qui l’y ai fait retourner ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-cest-moi-qui-ai-fait-sortir-sada-samake-du-bois-cest-moi-qui-ly-ai-fait-retourner-1175732.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-cest-moi-qui-ai-fait-sortir-sada-samake-du-bois-cest-moi-qui-ly-ai-fait-retourner-1175732.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Sep 2015 11:30:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/IBK-876.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-843192" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/IBK-876.jpg" alt="IBK" width="586" height="297" /></a>C’est à Quelques minutes de son embarquement, à bord du « Ladji Bourama Air Force One » pour New-York, que nous avons tendu notre micro au président de la République. Tout de blanc vêtu, lunettes à grosse monture sur le nez et bonnet blanc, ou blanc bonnet, vicié sur la tête, il arbore sa mine des mauvais jours. La prudence doit donc être de mise. Du moins, si je tiens à mes dents. Car, le mastodonte qui lui sert de garde du corps est capable de me renvoyer à Goundam, avec un seul doigt. Mais un journaliste reste un journaleux. Même en caleçon. Mr le président, on n’a jamais vu un remaniement ministériel le jour de la Tabaski, jour de pardon, de joie…

&nbsp;

Dis-moi Le Mollah, le jour de la Tabaski n’est-il pas un jour comme les autres ? Mais, à vrai dire, c’est pour emmerder certains emmerdeurs, que j’ai fait ce remaniement. Surtout  ceux qui apprécient le boa, pardon le bois.

&nbsp;

<strong>Vous voulez parler du général des bois ?</strong>

&nbsp;

C’est qui celui-là ? Inconnu dans mon bataillon !

&nbsp;

Je veux parler du général Sada Samaké, l’ex-ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection civile….

&nbsp;

Sada, Sada, Sada Samaké….Ah oui ! Celui que j’avais sorti du bois pour emmerder les emmerdeurs ? Mais malheur pour lui, au lieu de mettre le colonel Sada Samaké, que j’ai bombardé général, a été incapable de sécuriser mon propre quartier, Sébéninkoro ; à plus forte raison, le pays.

Comment puis-je garder, à mes côtés,  un général qui, au lieu de faire peur aux bandits et autres jihadistes, les attire comme des mouches ? Comme c’est moi qui l’ai fait sortir du bois, c’est moi qui l’y ai fait retourner.

&nbsp;

Mr le président, tout le monde s’attendait au départ de Bocari Tréta du gouvernement, à cause du scandale de l’engrais frelaté…

&nbsp;

Tout le monde, vous dites ? Pas moi ! Tréta restera à mes côtés, n’en déplaise aux « bagningos » !

&nbsp;

Outre Tréta, les Maliens s’attendaient, aussi, aux départs de Tiéman Hubert Coulibaly, Dramane Dembelé, Me Mohamed Ali Bathily, Poulloh…..

&nbsp;

Les Maliens peuvent continuer à faire des gorges chaudes au sujet de tel ou tel ministre. Mais c’est moi qui décide, qui doit partir et qui doit rester. C’est moi le petit-fils de Soundiata Keïta, roi du Mali ; c’est moi le chef, celui à qui on doit obéir, au doigt et à l’œil…. Et quand je décide, c’est comme si c’est Dieu qui l’a fait : on n’en discute plus. Même dans la presse privée…… de presse.

&nbsp;

Selon de sources indépendantes, la tragédie de la Mecque a enregistré près de 48 morts, 40 blessés et 328 disparus…… tous des Maliens. Qu’en dites-vous ?

&nbsp;

Sur ces mots, IBK écrase du bout de son doigt deux larmes, qui perlent sur ses joues. Son garde du corps, le costaud, me prend par le col de mon boubou, me soulève jusqu’au-dessus  de sa tête et me lance d’un air menaçant : « La prochaine fois que tu feras pleurer le boss, tu auras à faire à moi, compris ? ».

&nbsp;

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong>par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>APEJ: Une réforme s’impose!</title>
<link>https://www.maliweb.net/emploi-apej/apej-une-reforme-simpose-1175752.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/emploi-apej/apej-une-reforme-simpose-1175752.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Sep 2015 11:22:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_108672" align="alignleft" width="256"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/apej.jpg"><img class="size-full wp-image-108672" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/apej.jpg" alt="APEJ" width="256" height="192" /></a> Siège APEJ[/caption]

Le verdict est sans appel. Du moins, celui du Vérificateur Général : 5,6 milliards FCFA détournés. Accusés, deux  anciens directeurs généraux de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ) méditent en prison. En attendant leur procès. Des jeunes diplômés sans emploi, des décideurs politiques et même d’anciens responsables de l’Agence ne se reconnaissent plus en elle. Ce qui nous fait dire qu’au-delà des personnes, c’est toute la boite qui a besoin d’un grand coup de pinceau.

Créée par la loi N°03-31AN/RM du 25 août 2003 pour être une réponse accrue du chômage des jeunes, l’Agence pour la Promotion de l’Emploi  des Jeunes (APEJ) a perdu sa vocation. C’est le moins que l’on puisse dire quand on sait que cette agence, a pour mission, dit-on, de concourir à la promotion d'emplois pour les jeunes, en milieux rural et urbain en leur offrant une première expérience professionnelle facilitant ainsi leur insertion dans la vie productive. Mais dix années après sa création, le constat est amer: la structure est devenue un outil politique. Aujourd’hui, c’est un secret de polichinelle de dire que l’APEJ est un organe qui permet aux différents régimes successifs d’enrôler ou de remercier les jeunes qui lui font allégeance. Népotisme, favoritisme, corruption, détournement de deniers publics, bref tous les virus qui gangrènent l’administration publique dans notre pays ont pénétré l’établissement. Ils y campent et le rongent.  Un  ancien Chef du Département Emploi Jeune de l’APEJ que le Canard a eu au téléphone affirme, sous couvert de l’anonymat: « il n’existe aucun critère de sélection des candidats. Pire, il n’existe aucun dispositif de contrôle interne du Directeur général de l’APEJ. Il sélectionne à son bon vouloir », indique-t-il. Et notre interlocuteur, au bout du fil, d’ajouter: «la nécessité d’une réforme s’impose. Dans la vision des autorités politiques d’alors, la création de l’APEJ devait permettre de résorber le taux de chômage. Mais, le nombre des jeunes sans emplois augmente au rythme des années scolaires et universitaires ». Selon l’ancien Chef du Département Emploi Jeune, la première des choses à faire est de changer la dénomination de la boite. Elle pourrait s’appeler "l’Agence pour la création et la Promotion de l’Emploi des Jeunes". Cela affirme-t-il, passe par la modification de la loi existante. La nouvelle loi doit, selon notre interlocuteur, instituer un mécanisme de contrôle de la procédure de sélection des candidats. «La nouvelle agence va aider les jeunes à créer de l’emploi au lieu de leur donner l’illusion d’un emploi et de les remettre au chômage un an après », conclut-il.

&nbsp;

Des chiffres à s’y perdre….

&nbsp;

Invité sur le plateau de l’ORTM le 13 septembre dernier, Amadou Cissé, le Directeur général actuel de l’agence, affirme que dans le cadre de « la redynamisation des emplois ruraux, les projets FIER et PROCEJ enrôleront 110 000 jeunes ». A le croire, au terme des deux dernières années « plus de 100 000 emplois ont été créés selon les normes internationales et au même moment, Bamako enregistrerait 150 000 diplômés sans emploi».

Autant dire que les jeunes diplômés sans emploi se font rares dans la capitale. Comme la neige à Kidal. Mais ce que le Directeur général de l’Apej ne dit pas, c’est que la moitié de ces jeunes dont il parle, si fièrement, sont déjà de retour dans les "grins" et que l’autre moitié les y rejoindra. Dans quelques mois. Avec cette fois le poids du chômage plus pesant, car habitué à prendre «l’aumône ». La course aux chiffres doit cesser au lieu de donner du poisson aux jeunes diplômés, il faudrait leur apprendre à pêcher.

<strong>Mamadou TOGOLA  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tenue des élections Communales : le ministre Abdoulaye Maïga, seul contre tous!</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/tenue-des-elections-communales-le-ministre-abdoulaye-maiga-seul-contre-tous-1160192.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/tenue-des-elections-communales-le-ministre-abdoulaye-maiga-seul-contre-tous-1160192.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Sep 2015 14:38:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_240522" align="alignleft" width="209"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/MAIGA-ABDOULAYE.jpg"><img class="size-full wp-image-240522" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/MAIGA-ABDOULAYE.jpg" alt="Abdoulaye Idrissa Maiga - connaissance" width="209" height="138" /></a> Abdoulaye Idrissa Maiga, ministre de l'Administration territoriale[/caption]

D’abord la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), puis les partis politiques de l’opposition, ensuite ceux de la majorité, enfin la société civile. De plus en plus de voix s’élèvent pour demander le report des élections communales et régionales. Mais seul contre tous, le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Abdoulaye Idrissa Maïga s’entête. Toujours.

C’est dans 40 jours, en principe, qu’auront lieu, les élections communales et régionales dans les 703 communes, les huit régions et dans le District de Bamako. Après un premier, un deuxième et un troisième report de plus en plus de plus de voix demandent un quatrième report. Mais voilà, le ministre en charge des élections ne l’entend pas de cette oreille. Pour lui, un quatrième report sera de trop. Les élus locaux actuels n’ont « ni la légalité ni la légitimité » pour continuer à exercer. Les élections sont la seule solution pour avancer  vers la réconciliation nationale et atteindre une paix définitive, argumente le Abdoulaye Idrissa Maïga et son camp.  La tension monte de part et d’autre. Dans un communiqué récent la CMA hausse le ton et verse dans la provocation. A coup de tapage médiatique, elle affirme interdire « toute mobilisation, sensibilisation ou campagne concernant les élections communales et régionales sur toute l’entendue du territoire de l’Azawad».

Des partis politiques, de la majorité (URD, Parena          ou ADEMA- PASJ) tout comme ceux de l’opposions ont rejoint la danse. Ils évoquent « l’insécurité grandissante, le non retour de l’administration dans certaines parties nord du pays et surtout le difficile retour des réfugiés » pour des élections de proximité. Face à l’entement du ministre de l’Administration Territoriale, des interrogations demeurent: Pourquoi cette date ? Que cache-t-elle? Certains marchés passés en vue des élections ne pourront-ils pas être reportés ? Que gagne le ministre en maintenant cette date ? La polémique enfle. Et il revient au seul ministre de trancher.

<strong>Mamadou TOGOLA </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mêmes frais d’étude pour les étudiants de l’espace UEMOA : Baba Hakib Haïdara ressuscite une Directive vieille de dix ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/memes-frais-detude-pour-les-etudiants-de-lespace-uemoa-baba-hakib-haidara-ressuscite-une-directive-vieille-de-dix-ans-1159922.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/memes-frais-detude-pour-les-etudiants-de-lespace-uemoa-baba-hakib-haidara-ressuscite-une-directive-vieille-de-dix-ans-1159922.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Sep 2015 12:57:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Booster l’intégration à travers la libre circulation des personnes et des biens, c’est le nouvel objectif que se sont fixé les médiateurs de l’espace UEMOA. C’est en tout cas ce que l’on pourrait dire après leur conférence tenue à Bamako. C’était jeudi dernier, au Centre International des Conférence de Bamako.

C’est avec les sous thèmes : « libre circulation des personnes et des biens » et « l’harmonisation des frais d’inscription dans les universités publiques de l’espace UEMOA» que les travaux de trois jours de cette rencontre ont démarré. C’était sous la présidence du Premier ministre, Modibo Keita et du président de l’Association des Médiateurs des Pays de l’UEMOA (AMP- UEMOA), l’ivoirien N’Golo Coulibaly.

Si l’on en croit le 24e rapport de l’Observatoire des Pratiques Anormales (OPA), le Mali est l’un des plus mauvais élèves de la Communauté dans l’application des Directives communautaires. Du moins, en ce qui concerne la libre circulation des personnes et des biens. En effet, depuis 2005, où il a été institué pour émettre des rapports trimestriels, à chacune de ses parutions, l’organisme épingle notre pays.

Rencontrant le ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement Mamadou Hachim Koumaré, lors des travaux de la restitution du 24e rapport de l’OPA, Seydou Cissouma, le Commissaire en charge du développement humain de l’UEMOA, a mentionné un nombre anormalement élevé de postes de contrôle sur l’axe Dakar-Bamako. Sur la même voie, ajoutait-il, un seuil de prélèvement illicite largement au-dessus de la moyenne communautaire était observé, du côté malien. Il en est ainsi pour toutes les frontières au Mali.

Sur l’harmonisation des droits d’accès dans les Universités publiques de l’espace, l’UEMOA a adopté, il y a 10 ans, une Directive.

Cette politique avait pour but de favoriser le processus d’intégration par les actions communes en matière d’enseignement supérieur, de recherche et de formation professionnelle. Les Etats membres avaient, au regard du droit communautaire, jusqu’à 31 décembre 2007, pour appliquer la directive  entrée en vigueur le 16 septembre 2005.

Mais rien. Seul trois pays sur les huit  que compte l’espace ont essayé. Il s’agit du Bénin, du Burkina et du Togo.

Dans les universités publiques au Mali, notamment, à l’Université des Sciences Juridique et Politique, les frais d’inscription s’élèvent à 300 000 F pour tous les étrangers contre 5000 F pour les nationaux. L’AMP-UEMOA pourra-t-elle faire bouger les choses ? Il ne reste plus qu’à espérer.

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’ACI dans le collimateur du pole économique et financier</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/laci-dans-le-collimateur-du-pole-economique-et-financier-1160172.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/laci-dans-le-collimateur-du-pole-economique-et-financier-1160172.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Sep 2015 12:38:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Quelques mois, seulement, avant le coup d’éclat qui a renversé le président ATT, l’Agence de Cessions Immobilières (ACI) avait été chargée, par son département de tutelle, de procéder à la vente de certains bâtiments publics. Situés, pour la plupart, dans la zone commerciale, notamment entre le siège du PMU-Mali jusqu’aux abords de l’artisanat, ces bâtiments publics auraient été bradés ; c’est-à-dire, cédés pour une bouchée de pain.

Estimés à 200 millions CFA, certains bâtiments auraient été vendus à moins de 50 millions CFA. Ceux estimés à 150 millions CFA auraient été cédés, à des opérateurs économiques de la place, à moins de 40 millions CFA par la direction générale de l’ACI.

Les fonds générés par ces ventes devraient se chiffrer à plusieurs dizaines de milliards CFA. Mais selon nos sources, les fonds disponibles dans le compte spécial, ouvert à cet effet dans une banque de la place, ne dépasseraient guère 500 millions CFA. Où est donc passé le reste ? Peut-on se demander. C’est pour répondre à cette question, que les limiers  du Pôle Economique et Financier viennent de se saisir de ce dossier. A en croire nos informations, plusieurs hauts cadres de l’ACI et du ministère de l’Urbanisme, des Domaines de l’Etat et des Affaires Foncières seraient dans la ligne de mire du juge.

Aux dernières nouvelles, on ne dort plus que d’un œil, voire d’un demi-œil, à la direction générale de l’ACI où, c’est désormais le « chauve-qui peut ! ».

Nous y reviendrons !

<strong>Oumar Babi  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Modibo Sangaré du RPC « Nous préférons une France qui préserve notre dignité »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/modibo-sangare-du-rpc-nous-preferons-une-france-qui-preserve-notre-dignite-1160052.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/modibo-sangare-du-rpc-nous-preferons-une-france-qui-preserve-notre-dignite-1160052.html</guid>
<description><![CDATA[ Le regroupement d’organisations de la société civile, de syndicats, d’associations islamiques, de partis politiques et de personnalités indépendantes, réunis au sein du regroupement des forces patriotiques pour le changement (RPC), a décidé de lancer un appel au peuple malien pour le changement de gouvernance. A cet effet, le RPC a organisé une conférence de presse, jeudi dernier, à la Maison de la presse.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Sep 2015 11:52:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le représentant du RPC, Modibo Sangaré, a déclaré : « Les Maliens et les Maliennes crurent en l’homme, persuadés qu’il était capable d’apporter un changement heureux. Très tôt, les uns et les autres, tous se rendent comptent de ce qu’ils se sont trompés. Ils ont été abusés. Ils sont maintenant amers. » Il a ajouté que les Maliens sont déçus de constater l’absence d’une vision politique forte, structurée et emblématique englobant les exigences du présent et les attentes du futur. Modibo Sangaré a laissé entendre que les Maliens sont scandalisés par le népotisme sans vergogne érigé en système de gouvernance. Le représentant du RPC a indiqué que le peuple a assisté à un défilé de ministres incompétents, sans savoir-faire, sans capital professionnel ni politique et de surcroît, pour certains, ignorants tout du Mali avec ses nombreux problèmes et ses défis pressants. En outre, selon Modibo Sangaré, « La confiance que les Maliens ont placée au leader bien aimé, n’a pas seulement été galvaudée, elle est sacrifiée sur l’autel du déshonneur, ils subissent aujourd’hui l’humiliation que font infliger à leur pays des forces étrangères dites de maintien de la paix et réconciliation nationale. En effet, de pays secouru et assisté, le Mali se retrouve désormais, au rang d’Etat vassal soumis aux injonctions de pseudo forces d’intervention et de paix (MINUSMA), chargée de garantir l’intégrité du territoire national. La MINUSMA et les forces militaires françaises sont devenues des groupes armés d’occupation. La bonne foi de la France est devenue un leurre pour la nation malienne.» Le représentant du RPC a soutenu que les patriotes maliens estiment que les gouvernements successifs ont, dans une position de faiblesse, signé des accords et arrangements qui violent la souveraineté nationale. Ainsi, a-t-il dit, la MINUSMA et les forces militaires françaises bénéficient d’une totale liberté de mouvement au point que le gouvernement malien, à travers ses services compétents, est empêché d’avoir le moindre droit de regard sur les mouvements d’aéronefs, de véhicules, de troupes, etc. de ces forces d’occupation. Modibo Sangaré a souligné qu’il est urgent de saisir l’ONU pour réexaminer de manière sinon équilibrée, du moins équitable, les conditions d’intervention de la MINUSMA et des forces françaises au Mali. Il a martelé : « Au peuple malien meurtri, bafoué et désabusé, nous lançons un appel pour un changement de gouvernance. Mobilisons-nous, pour aider le président de la République à donner une orientation patriotique à son gouvernement par le choix d’hommes compétents et intègres. »

Le RPC a fait savoir que devant la gravité de la situation malienne, il soumet à la réflexion du président de la République trois aphorismes qui ont valeur d’axiome : « l’ambition dont on a pas les talents est un crime. (Chateaubriand) ; on ne gouverne pas une nation avec des hommes affectueux. (Henry de Montherlant) ; si l’autorité n’a pas d’oreille pour écouter, elle n’aura pas de tête pour gouverner. (Proverbe danois). »

Le RPC a conclu par sa détermination à organiser des manifestions pour le changement.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coloration rouge de l’eau: la SOMAGEP rassure</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/coloration-rouge-de-leau-la-somagep-rassure-1160032.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/coloration-rouge-de-leau-la-somagep-rassure-1160032.html</guid>
<description><![CDATA[ La Société Malienne de gestion d’eau potable était face à la presse. C’était jeudi dernier, dans les locaux de l’établissement. Objectif: donner des assurances sur la qualité de l’eau, redoutée ces derniers mois par les populations.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Sep 2015 11:43:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Présidé par Boubacar Kane, le Président Directeur Général de la SOMAGEP, la rencontre a enregistré la présence de  plusieurs responsables et techniciens de la société. Parmi eux, le DGA, Abdrahamane Dembélé, le Chef du département de production, Mamadou Dembélé, le Chef du département de la distribution, Souleymane SOW et le Directeur Commercial et Clientèle, AdbdoulKarim  Arougaya.

Pourquoi en cette période hivernale certains quartiers font un, voire deux jours, sans eau potable ? Qu’est-ce qui explique la couleur rougeâtre ou blanchâtre de l’eau? Voici quelques unes des questions posées aux  responsables de la société, qui ont éclairé la lanterne des journalistes.

Selon le Chef du département de production, Mamadou Dembélé, en cette période hivernale, il y a beaucoup d’eau dans le fleuve, donc, logiquement l’eau devrait jaillir de tous les robinets partout. Et ce n’est pas le cas malheureusement. La raison est simple, a-t-il dit. « Quand il pleut, l’eau du fleuve devient très sale. Le nombre de déchets, à la fois solide, liquide même gazeux, augmente. Naturellement, le traitement de l’eau devient très lent. Pour la plupart des gens tant que le fleuve est plein, il suffit de puiser et distribuer. Nous disons : « non ! », il y a des normes, nous, nous devons de les respecter et c’est ce que nous faisons», a-t-il expliqué.

Selon les explications fournies par les responsables de la distribution, la raison pour laquelle certains quartiers manquent d’eau s’explique par le fait qu’ils sont situés en hauteur comme Lassa. Pour les quartiers comme Sangarébougou, qui sont assez éloignés des stations de reprise, ils ne sont servis en eau que lorsque les quartiers situés avant ont été desservis. C’est ce qui explique le fait que souvent, ils ne reçoivent l’eau que tard dans la nuit. A ces explications, il faut ajouter les coupures de courant. « Tant qu’il n y a de courant, il n’y a pas d’eau », indique un responsable de SOMAGEP.

En s’expliquant sur la couleur de l’eau, les techniciens affirment qu’elle n’affecte en rien la qualité de l’eau. Mais pour rassurer les populations, nous recommandons à nos clients d’utiliser les premières eaux qui coulent pour des tâches ménagères.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « mamy, ma belle fille, va se  présenter aux communales, pian ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-mamy-ma-belle-fille-va-se-presenter-aux-communales-pian-1159982.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-mamy-ma-belle-fille-va-se-presenter-aux-communales-pian-1159982.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Sep 2015 11:40:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_981192" align="aligncenter" width="730"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/IBK1.jpg"><img class="size-full wp-image-981192" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/IBK1.jpg" alt="Médiapart : un média à part, guidé par le quai d’Orsay fait de l’ingérence au Mali" width="730" height="445" /></a> Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

Notre pays glisse-t-il, insidieusement, de la médiocratie à la monarchie ? La question mérite d’être posée. Surtout après l’annonce faite autour de la candidature de la belle fille du président de la République aux prochaines élections communales.  Selon la presse, privée de …presse, Mme Keïta Mariam Sidibé, épouse de l’honorable Karim Keïta, fils du président de la République, serait candidate aux élections communales à venir. Fille de l’honorable Issiaka Sidibé, président de l’Assemblée nationale, Mme Keïta  Mariam Sidibé n’entend pas rester maire ou conseiller municipal, en commune II du district de Bamako ; mais plutôt, briguer la mairie du district. Avec, peut-être, le soutien de son époux, lui-même, président de la commission Défense de l’Assemblée nationale.  Les Maliens ont, à peine, fini de crier haro sur le baudet, qu’une autre surprise sur …prise leur tombe dessus : la candidature de Fatoumata Sidibé, sœur cadette de la belle fille du président de la République à la même  mairie de la commune II. Et au nom de la même association, celle qui aurait permis à Karim Keïta, de briguer un poste de député en commune II du district de Bamako. Alors, va-t-on, désormais, vers  une « monarchie continuelle » ou une monarchie constitutionnelle ? C’est la question, que nous avons posée au Chef de l’Etat.

Mr le président, l’élection  de votre fils, Karim Keïta, comme député puis comme président de la commission Défense, a suscité des vagues et continue d’en susciter au sein de l’opinion publique. Mais l’annonce de la candidature de son épouse, aux prochaines communales, risque de soulever un tollé général…

&nbsp;

<em><strong>Pourquoi ? Est-ce que Mamy n’est pas une malienne comme les autres ?</strong></em>

Pourquoi elle ne se présente pas, si elle a les capacités de briguer la mairie de la commune II ? Je ne vois rien de répréhensible dans sa démarche. Ce sont des élections libres, ouvertes, auxquelles tout le monde peut travailler. Belle fille du président du président de la République ou pas.

&nbsp;

<em><strong>Mr le président, pourquoi Karim ou son épouse ne s’étaient pas  présentés à une élection avant que vous soyez élu président de la République ?</strong></em>

&nbsp;

C’est parce que chaque chose en son temps ! Avant, ni Karim, ni son épouse, ne se sentaient pas pour briguer un poste électif. C’est tout !

&nbsp;

<em><strong>Donc, il a fallu que vous soyez élu président de la République pour qu’ils se sentent, soudainement, prêts ?</strong></em>

&nbsp;

C’est une simple coïncidence !

&nbsp;

<em><strong>Mr le président, n’avez pas peur du tollé que ces deux candidatures peuvent provoquer au sein de l’opinion publique, mais aussi, au sein du RPM, votre parti politique ?</strong></em>

Pour mon parti, rassurez-vous : personne ne lèvera le petit doigt, au risque de se le voir coupé. Je vous rappelle que Karim est mon fils bien aimé, l’enfant prodige de Sébéninkoro et de la commune II du district. Et «  Mamy » et Fatoumata, les filles du président de l’Assemblée nationale. Je te laisse deviner la  suite.

Quelle suite, la candidature de Karim Keïta, aux présidentielles de 2018 ?

Comprenne, qui pourra !

<strong>Propos recueillis  par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : le déclin</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mali-le-declin-1159942.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/mali-le-declin-1159942.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Sep 2015 11:30:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/IBK-premier-ministre.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1159962" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/IBK-premier-ministre.jpg" alt="Mali : le déclin" width="630" height="866" /></a>

Succession d’espoirs avortés, banalisation des plus grands vices, détournement impuni des deniers publics, corruption, népotisme, délinquance financière, insécurité….Le Mali sombre, peu à peu, dans la dépression. Elu, il y a deux ans, avec un score de plus de 77  % des voix, IBK peine à redonner espoir à ses concitoyens.

En Afrique, et au Mali en particulier, nous avons trop cru à la providence. Nous avons été, trop longtemps, optimistes. Avec les résultats qu’on connaît.

« L’esclavage est fini, nous sommes sauvés. Tout ira bien, désormais ! »,  disaient  nos ancêtres. Vint, ensuite, la colonisation. « La loi cadre de 1956 a supprimé les travaux forcés. Nous sommes libres ! », s’extasiaient nos grands-parents, avec un optimisme béat. Pourtant, jamais nous n’avons autant travaillé  pour les autres. « L’indépendance est, enfin, là. Nous allons développer nos pays, rendre à nos populations leur dignité et leur fierté ». Le résultat crève les yeux : jamais notre pays n’a été aussi dépendant de l’ex-colonisateur.

&nbsp;

<strong>L’éternel recommencement</strong>

&nbsp;

Puis arriva la première République, avec à sa tête le charismatique Modibo Keïta. « Nous voilà, enfin, souverains ! », s’écriaient nos pères, en bombant la poitrine. Mais les dérives du régime socialiste d’alors et la terreur, que la milice faisait régner sur les populations, ont fini par sonner le glas de la première République.

Réunis au sein du Comité Militaire de Libération Nationale (CMLN), un groupe de jeunes officiers prennent le pouvoir. C’était en 1968, à l’issue d’un coup d’Etat mené par le lieutenant Moussa Traoré. Du coup, les populations se remettent à chanter et à danser en scandant « liberté ! ». Mais en lieu et place, nos populations auront droit à une dictature militaire, qui aura duré 23 ans d’affilée. Avec, à la clé, des arrestations arbitraires, des tortures et la déportation des leaders politiques d’alors au Bagne de Taoudéni d’où, ils ne reviendront jamais. Du moins, pour la plupart.

Aussi, le détournement des fonds publics est devenu un sport national. Les caisses de l’Etat étaient vides. Désespérément, vides. La corruption est d’un naturel insoupçonné. Privés de salaires, durant trois ou quatre mois, les fonctionnaires usaient de tous les moyens, même illicites, pour joindre les deux bouts.

Réclamée par le Mouvement démocratique d’alors, et les organisations de la société civile, l’ouverture démocratique a été réprimée dans le sang. C’est ainsi qu’en mars 1991, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) décrète une grève illimitée, jusqu’à la démission du général Moussa Traoré, président de la République. Le pays est paralysé. Les Forces armées et de sécurité sont déployées dans les rues de la capitale, tirant à balles réelles sur les manifestants.

C’est dans cette confusion, générale et généralisée, qu’un autre groupe d’officiers, avec à sa tête un certain ATT, procède à l’arrestation du général Moussa Traoré. C’était dans la nuit du 26 mars 1991. Comme il fallait s’y attendre, c’était la liesse populaire. Longtemps bâillonnés, les Maliens ne boudent guère leur plaisir. Avec la conviction ferme, cette fois-ci, que rien ne sera comme avant.

« La corruption sera combattue, le népotisme et le détournement des fonds, aussi », promettaient les nouveaux maîtres du pays.

Après une transition réussie, le Mali organise des élections libres et démocratiques. C’était en 1992. Les présidentielles avaient été sanctionnées par l’élection du président Alpha Oumar Konaré. La suite, on la connaît. Tous ceux qui ont chanté, ont fini par déchanter.

&nbsp;

<strong>L’espoir fout le camp</strong>

&nbsp;

Certes, le président Konaré a construit des écoles,  des ponts, des routes, des centres de santé, des stades, des monuments……Mais il a oublié l’essentiel : l’homme malien avec une nouvelle mentalité, celle d’un patriote. Conséquence : la corruption a repris du poil de la bête ; le pillage des biens publics, aussi. Censée être le rempart à toutes les dérives, la justice est devenue, selon la célèbre formule de Me Fanta Sylla, « indépendante de tout, sauf de l’argent sale ». Plus grave, l’école était et est encore au bord de la faillite. Nos écoles supérieures, nos instituts de formation et nos universités…. Sont devenus des « fabriques » de chômeurs.

L’espoir suscité par la révolution de mars 1991 a fait place au désespoir. Pour l’écrasante majorité de nos concitoyens, c’est un retour au régime militaire.

Déçu par sa classe politique,  le peuple malien décide de faire appel, cette fois-ci,  à une candidature indépendante. C’est ainsi qu’ATT est réélu, en 2002, comme président de la République. Mais à l’issue de son premier mandat, marqué par une gestion « consensuelle » du pouvoir

&nbsp;

<strong>Détournements impunis du denier public</strong>

&nbsp;

Nul ne met en doute le patriotisme d’ATT, ni son intégrité morale et intellectuelle. Mais sa volonté de combattre la corruption et la délinquance financière avait été prise en otage par son entourage. Qui avait fait du trafic d’influence une source inépuisable de richesses.  S’y ajoutent le détournement du budget de l’armée par des officiers supérieurs connus et le vieillissement continu du matériel militaire.

Sous son premier, comme sous son second mandat, ATT a construit des ponts, des routes, des écoles, des stades, des logements sociaux, des hôpitaux, des barrages…. Et donné à notre capitale sa coquetterie actuelle. Mais comme son prédécesseur, ATT a oublié de construire « l’homme malien », modifié par 23 ans de dictature militaire, auxquels se sont ajoutés 10 ans de règne Adema. Nos universités, ou supposées comme telles, sont devenues des usines pour « demi-lettrés ». Et pour des « intellos invertébrés » ; c’est-à-dire des cadres incapables de sortir une phrase de leur bouche, sans secouer le cercueil de Vaugelas.

Mais à deux mois de la fin de la fin de son second et dernier, les groupes armés occupent le nord de notre pays. Les murmures, au sein de certaines garnisons, gagnent toute l’armée. Dans certains camps, comme celui de Kati, les soldats réclament plus d’armes ; mais aussi, l’amélioration de leurs conditions de vie.

A l’issue de leur rencontre avec le ministre de la Défense d’alors, le général Sadio Gassama, un groupe de sous-officiers pillent le dépôt d’armes de Kati. Avant de descendre dans la rue. Des chars tirent sur le Palais présidentiel. ATT et ses proches quittent la présidence et le pouvoir. Sans coup férir.

Un certain Amadou Haya Sanogo, obscur capitaine et chef des putschistes, se déclare « Calife » à la place du Calife. Du coup, les partenaires techniques et financiers suspendent leur aide au Mali. S’ouvre la course aux richesses et aux glorioles. Les membres de la junte militaire s’enrichissent à tour de bras. Les fonds du trésor public sont transférés dans des caisses  au camp Soundiata de Kati où, ils sont partagés entre les chefs de la junte militaire. S’en suivent  l’arrestation des leaders politiques, le pillage des biens publics et privés et les expéditions punitives…

<strong>Les Maliens, entre désespoir et désespérance</strong>

&nbsp;

Pour mettre fin à ces dérives totalitaires, la CEDEAO menace le Mali d’embargo. Après une autre transition, dirigée par Pr Dioncounda Traoré, des élections sont organisées en juillet 2013. Elu avec un score de plus de 77 % des voix, IBK a du mal à redonner espoir à ses concitoyens. La misère gagne du terrain. Sept familles sur dix peinent à se procurer trois repas par jour. Les affaires se succèdent, sans discontinuer : achat du Boeing présidentiel, équipements militaires, engrais frelatés… Selon le dernier rapport du Vérificateur général, près de 150 milliards CFA auraient été passés à la casserole par les « bouffecrates » de la Rue publique. En dépit de la signature de l’accord de paix, les 15 mai et 20 juin derniers, l’insécurité a gagné toutes les régions du Mali. Ou presque. A quelques jours de la plus grande fête musulmane (Tabaski), les Maliens ne savent plus à quel sein, pardon à quel saint, se vouer. Pour fuir les regards interrogateurs de leurs enfants, certains chefs de famille quittent le domicile conjugal, dès l’aube, sur la pointe des pieds. Parce qu’ils ne disposent pas, encore, d’un mouton à la maison. Ou des 1.000 CFA, nécessaires pour faire bouillir la marmite.

Considéré comme le seul candidat, capable de mettre fin  à la crise du Nord,  de lutter contre la corruption et la délinquance financière, IBK a été élu avec un score inédit de 77,3 % à l’élection présidentielle de juillet 2013. Deux ans après, la promesse des fleurs n’a pas tenu celle des fruits. Requiem !

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>PARENA : Un exercice d’autosatisfaction d’IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/parena-un-exercice-dautosatisfaction-dibk-1147622.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/parena-un-exercice-dautosatisfaction-dibk-1147622.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Sep 2015 15:33:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1039532" align="aligncenter" width="900"]<img class="size-full wp-image-1039532" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Tiebile-Drame.jpg" alt="Tiebilé Dramé, président PARENA" width="900" height="508" /> Tiebilé Dramé, président PARENA[/caption]

En réaction à l’interview du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, lors du deuxième anniversaire de son mandat, le Parti pour la Renaissance Nationale, juge l’intervention du Chef de l’Etat comme un exercice d’autosatisfaction en déphasage total avec les dures réalités que vivent les Maliens.

Le PARENA regrette que l’interview radiotélévisée du président de la République à l’occasion du 2ème anniversaire de son investiture ait ėté un exercice d’autosatisfaction en déphasage total avec les dures réalités que vivent les Maliens.  La communication d’IBK reste inchangée: elle demeure ponctuée d’invectives et d’insinuations comme réponses aux questions pertinentes posées.

Aucune des préoccupations brûlantes de l’heure n’a été évoquée et traitée avec la rigueur et la compassion que mérite un peuple en détresse. Ni la corruption et les pillages des deniers publics qui ont atteint des sommets jamais égalés au Mali, ni la vie chère, ni l’ébullition sociale contre les injustices et la misère du peuple, ni l’insécurité galopante qui menace l’existence de notre Nation n’ont retenu l’attention du chef de l’État.

Les scandales en tous genres qui se sont multipliés depuis deux ans? Des épiphénomènes!

Le Boeing 737 acquis dans des conditions qui frisent l’indécence? Les sociétés-écran créées par le gouvernement et ses associés à Hong-Kong, aux Îles Vierges britanniques, à Anguilla, à Aruba? Selon, le président, tout cela n’existe que dans l’imagination fertile ” du microcosme”, notamment de l’opposition.  Pour le président de la République, équiper l’armée c’est acheter pour les militaires ( à des prix faramineux ) des uniformes, des chaussettes et des chaussures!

Est-ce avec des “uniformes impeccables” que nos soldats vont défendre l’intégrité du territoire et vaincre le terrorisme?

Notre président ne conçoit-il l’armée que pour les défilés? Qu’en est-il de l’essentiel, c’est à dire l’équipement des forces? Qu’a t-il fait pour cela depuis deux ans?

Sur la principale question du pays, à savoir le Nord, la détérioration de la situation est alarmante: l’instabilité gagne toutes les régions du pays: la route Diabali-Nampala, Rharouss, le Byblos à Sévaré, Baguinéda, Sogoninko, le check-point à Tombouctou, la pinasse Ké-Macina-Diafarabé, pour ne citer que quelques unes des dernières attaques contre nos forces.

Rappelons qu’en juillet 2013, soit moins d’un mois après la signature de l’Accord de Ouagadougou, le candidat IBK a pu se rendre à Kidal dans le cadre de la campagne présidentielle. Quand le président entrait en fonction, il y avait un gouverneur et des préfets à Kidal ….

Les ravages causés par la mauvaise gestion de la question du Nord, dont la calamiteuse visite du Premier ministre à Kidal en mai 2014, sautent à l’œil nu.

Deux ans après votre investiture et deux mois après la signature de l’Accord d’Alger, Monsieur le Président, quelle est la situation qui prévaut dans la région malienne de Kidal?

&nbsp;

Bamako, le 5 septembre 2015.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Visite de SEM Koenders, Ministre des Affaires Etrangères des Pays&#45;Bas au Mali 5, 6 septembre 2015</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/visite-de-sem-koenders-ministre-des-affaires-etrangeres-des-pays-bas-au-mali-5-6-septembre-2015-1147752.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/visite-de-sem-koenders-ministre-des-affaires-etrangeres-des-pays-bas-au-mali-5-6-septembre-2015-1147752.html</guid>
<description><![CDATA[ Le samedi et dimanche passé, Son Excellence Bert Koenders, Ministre des Affaires Etrangères des Pays-Bas a rendu visite à la MINUSMA. Il a été reçu en audience par Son Excellence le Président Ibrahim Boubacar Keita et le Premier Ministre Modibo Keita, qu’il a félicité pour la signature de l’Accord de Paix. ‘Il est aujourd’hui important d’aller vers une mise en œuvre énergique de l’Accord. Pour cela, les différentes parties doivent prendre leur responsabilité d’arrêter la violence et garantir la sécurité aux populations. L’ONU mérite du soutien et de la reconnaissance pour son appui dans ce sens.’
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Sep 2015 11:58:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_579752" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-579752" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/bert-koenders.jpg" alt="Bert Koenders futur chef de la diplomatie néerlandaise" width="610" height="470" /> Bert-Koenders[/caption]

La visite était sa première après son départ comme chef de la MINUSMA, l’année passée. Pendant une cérémonie, Monsieur Koenders était décoré par son homologue Son Excellence Ministre Abdoulaye Diop pour le travail effectué en tant que RSSG. ‘C’est un grand honneur pour moi, et une reconnaissance pour le bon et important travail que les collègues de la MINUSMA ont fait et font toujours’, affirmait Ministre Koenders dans son discours de remerciement.

Les Pays-Bas ont décidé d’allouer 2 millions d’euros à la MINUSMA pour des projets d’impact rapide dans le secteur de la Justice. C’est ce qu’a annoncé Son Excellence le Ministre des Affaires des Pays-Bas, Monsieur Bert Koenders. C’est appui vient s’ajouter à l’apport que les Pays-Bas apportent directement aux secteurs de la justice, de la santé, de la gestion de l’eau et la sécurité alimentaire. ‘La Paix est encore fragile au Mali. C’est pour cela qu’il est important d’investir dans des petits projets à impact rapide. Les ressources peuvent par exemple être utilisées pour la rénovation des commissariats de police, des prisons, des tribunaux, etc.’

Les Pays-Bas restent engagés au Mali. La contribution néerlandaise vient d’être prolongée jusqu’à fin 2016. Aussi prendra bientôt fonction comme RSSG adjoint, le diplomate néerlandais Koen Davidse. Des experts néerlandais de police, de la justice et genre renforcent également la partie civile de la Mission.

<strong>Ambassade des Pays-Bas au Mali</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>André Bourgeot à propos de la zone de sécurité de la Minusma autour de Kidal: «On glisse  insensiblement et insidieusement d’un ‘’Mali sous influence’’ à un ‘’Mali sous tutelle’’»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/andre-bourgeot-a-propos-de-la-zone-de-securite-de-la-minusma-autour-de-kidal-on-glisse-insensiblement-et-insidieusement-dun-mali-sous-influence-a-1147682.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/andre-bourgeot-a-propos-de-la-zone-de-securite-de-la-minusma-autour-de-kidal-on-glisse-insensiblement-et-insidieusement-dun-mali-sous-influence-a-1147682.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Sep 2015 11:46:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_961902" align="aligncenter" width="900"]<img class="size-full wp-image-961902" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/Andre-BOURGEOT.jpg" alt="André Bourgeot, Directeur de Recherche émérite au CNRS" width="900" height="506" /> André Bourgeot, Directeur de Recherche émérite au CNRS[/caption]

Après les récentes évolutions de la crise avec les attaques terroristes et  jihadistes dans certaines localités du Mali, les combats dans la région de Kidal, nous nous sommes entretenus avec André Bourgeot, anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS. Il a décortiqué la situation actuelle comme un mirage de la paix au Mali.

Le Reporter : Le 20 juin 2015, la majorité des Maliens a nourri beaucoup d’espoir quand les derniers groupes ont signé l’accord pour la paix. Un Comité de suivi a été créé pour veiller à son application. Deux mois plus tard, où en sommes-nous.

André Bourgeot : Les récents et douloureux événements condamnables perpétrés par les groupes armés narco-jihadistes, ceux signataires de l’accord dit d’Alger, et les difficultés en matière de représentativité politique équitable et inclusive au sein de ce Comité de suivi, sont révélateurs de lourdes menaces qui pèsent sur les conditions de son application. Si l’histoire, dit-on, ne se répète pas, les événements guerriers et terroristes qui font l’actualité, eux, se reproduisent quasiment à l’identique. Ils corroborent les mêmes décisions prises par la «Commission onusienne» (la Minusma) qui s’exercent sur les mêmes acteurs (Gatia et Mnla), sans se soucier de l’opinion des populations qu’elle doit considérer, en définitive, comme immatures politiquement. Une approche comparative des événements à caractère militaire, d’Anéfis, de Ménaka et de Kidal, le confirme, avec comme enjeu majeur, Kidal et sa sujétion imposée par le Mnla.

&nbsp;

<strong>Un rappel historique s’impose, n’est-ce pas ?</strong>

&nbsp;

Souvenez-vous, lecteur ! L’avancée des soldats maliens vers Kidal fut stoppée par l’opération militaire française Serval, sans doute à l’écoute de la propagande du mouvement armé séparatiste fondée sur des arguties génocidaires. Où ? Devinez ? À Anéfis ! Déjà. C’était en février 2013. Puis, ce fut l’attaque de Ménaka, occupée par ce même mouvement à dominante touarègue qui en fut chassé par le nouvel arrivé, à savoir le Groupe d’auto-défense touareg et alliés pro-Mali (Gatia) qui y reçut un chaleureux et vibrant accueil de la part de cette population. Cette victoire militaire du Gatia fit l’objet d’un «arrangement sécuritaire pour une cessation des hostilités», signé à Alger le 5 juin 2015, qui stipule, entre autres, le retrait de la localité de Ménaka des éléments armés de la Plate-forme (dont je rappelle, le Gatia est une des composantes) et leur retour à leurs positions initiales ; le repli des éléments armés de la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) au-delà d’un rayon de 20 km autour de la localité de Ménaka ; le positionnement des Forces armées maliennes (Fama) à Ménaka, dans le respect des engagements antérieurs  susmentionnés. Curieusement, la notion «d’antériorité» ne s’applique que sur le Gatia et les Fama, mais pas sur le Mnla. Vous avez dit «bizarre !» ? Quid d’une «zone de sécurité» à Kidal  ?…

&nbsp;

<strong>Quels rôles jouent  la Minusma ?</strong>

&nbsp;

Sans tomber dans le fétichisme des mots, force est de constater qu’il y a une différence de nature entre «retrait», «repli» et «positionnement». Cette différence illustre, sans ambages, les préférences accordées par la Minusma qui se déclare neutre et opérationnelle dans la protection des populations civiles.  Ah bon ? … Je vous entends, lecteur ! …. Enfin, les récents affrontements meurtriers (15 morts), inacceptables, à Anéfis (encore !…) entre le Gatia et le Mnla ont fait l’objet, par cette même mission onusienne, de la création d’une «zone de sécurité» de 20 km (encore ! …) autour de la ville de Kidal (encore  ! …), sans consulter les autorités politiques maliennes qui, pourtant, évoluent, selon les normes internationales dans un État de droit. Ainsi, on glisse insensiblement et insidieusement d’un «Mali sous influence» à un «Mali sous tutelle».

&nbsp;

<strong>Quelle pertinence politique y voyez-vous ?</strong>

&nbsp;

Le Communiqué de la Minusma précise que «tout mouvement à l’intérieur de cette zone de sécurité par des éléments de la Plate-forme ou affiliés à la Plate-forme sera considéré comme constituant un danger imminent pour la sécurité de la population de la ville de Kidal». C’est dans ce contexte que la médiation internationale somme la Plate-forme et la Coordination à l’arrêt immédiat, et sans conditions, des affrontements. En outre, on se souviendra que des Kidalois ont récemment dénoncé le détournement de l’aide humanitaire par des éléments du Mnla qui, le 2 juin 2013, avaient expulsé de cette ville les populations noires, considérées comme des espions au service du Mali… La couleur de votre peau fera de vous un espion, un «brave type» ou un «mauvais garçon».

Bref, quelqu’un de «fréquentable », c’est selon !… Voilà donc Kidal protégée et, par voie de conséquence, le Mnla également… Je retourne à cette déclaration onusienne officielle qui, sans enquête préalable et se fiant à la version du Mnla, accuse le Gatia d’avoir violé le cessez-le-feu. Peut-être ! … Mais, pourquoi ne pas attendre les résultats d’une enquête réclamée par diverses institutions et mouvements ?…

Au vu de ces événements condamnables, il apparaît que lorsque les rapports de force militaires entre le Gatia et le Mnla sont à la faveur du Groupe d’auto-défense, la «Commission onusienne» décrète soit un «arrangement», soit une «zone d’insécurité» qui profite, de facto, au mouvement autrefois séparatiste. Qu’en déduiriez-vous, lecteur ?….

&nbsp;

<strong>Alors, quels «condiments» pour la paix au Mali ? Quels condiments ? Doux ou pimentés ?</strong>

La paix est un événement fondamental trop important pour la confier à des groupes armés. Alors, comment réconcilier les communautés, comment «détribaliser» le politique, comment restaurer la confiance du peuple malien en ses institutions, comment réintroduire l’autorité de l’État, si ces groupes armés non jihadistes n’expriment pas publiquement des formes embryonnaires ou symboliques d’auto-critique, une reconnaissance de leurs erreurs passées, une affirmation honorable du «plus jamais ça !» au nom, par exemple, des valeurs culturelles et de l’éthique d’antan de «l’ashek» et du «tékérakeyte» des Tamasheq ?… En quelque sorte, un «pardon politique» qui lèverait doute, suspicion et méfiance, en refondant la nation malienne «ré-unie». Les institutions de l’Etat peuvent induire des processus de réconciliation, mais si les protagonistes «historiques», c’est-à-dire les groupes rebelles armés, les groupes d’auto-défense et les acteurs étatiques n’en constituent pas les éléments moteurs pour appréhender sereinement et pacifiquement le passé et l’avenir de votre communauté de destin, c’est le peuple malien qui en paiera la facture. S’il ne s’en empare pas, la paix demeurera un mirage : pas celui des avions, mais celui des déserts…

<strong>Propos recueillis par Françoise</strong>

<strong>WASSERVOGEL</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recettes douanières : la barre des 41 milliards CFA franchie en août</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-la-barre-des-41-milliards-cfa-franchie-en-aout-1147582.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-la-barre-des-41-milliards-cfa-franchie-en-aout-1147582.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Sep 2015 11:33:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_272442" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-272442" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Direction-douane.jpg" alt="Direction générale des impôts : Des reformes nécessaires" width="300" height="199" /> La direction générale des impôts s’est engagée dans un vaste chantier de reformes structurelles[/caption]

Après avoir stagné, six mois durant à 40 milliards CFA, les recettes douanières ont franchi, en août dernier, la barre de 41 milliards CFA. Exactement, 40,9 milliards CFA. Recueillie auprès d’une source proche de la direction générale, cette information a été appréciée par les plus hautes autorités de notre pays, notamment, l’hôtel des Finances ; mais aussi, par les partenaires techniques et financiers, qui voit dans cette nouvelle performance une nouvelle source de motivation pour continuer à assister notre pays, dans l’atteinte de ses objectifs.

Preuve, si besoin en est, que l’équipe du général de Brigade, Modibo kane Keïta, directeur général de la douane, s’est montré digne de la confiance placée en elle par les plus hautes autorités de notre pays : réaliser en décembre prochain 450 milliards CFA.

&nbsp;

Les enquêtes  douanières veillent au grain  dans  le « couloir de la mort »

&nbsp;

A l’origine de cette performance, le système de management mis en place par le directeur général. Chaque cadre ou agent est conscient de sa responsabilité dans la réalisation des objectifs de recettes. En première ligne, les chefs de bureau, de leur côté, multiplient les initiatives. Afin que cet effort soit maintenu, jusqu’à la fin de l’année.

S’y ajoutent l’apport, jugé inestimable, du bureau des Investigations, Recherches et Interventions, avec son  fameux « couloir de la mort ».

Dirigé par le colonel Mamadou Lamine Diarra, secondé par l’inspecteur Amadou Traoré, ce bureau aura été déterminant dans la réalisation de ces 41 milliards CFA en août dernier.

Considéré comme le « service de renseignements » de la douane, le Bureau des enquêtes douanières veille au grain. Sur toute l’étendue du territoire national. Du port d’embarquement aux cordons douaniers, l’équipe du colonel Mamadou Lamine Diarra garde un œil sur tout. Et sur tout le monde. Afin qu’aucun trafiquant, aucun fraudeur, ne passe entre les mailles du filet. Les contentieux réalisés, par ce bureau, se chiffrent  à plusieurs centaines de millions CFA par mois.

Leurs bureaux s’ouvrent sur un couloir baptisé « couloir de la mort » par les transitaires, à cause de la rigueur, dont l’équipe du colonel Diarra font montre. C’est elle qui est chargée des vérifications, de toutes les vérifications, avant les formalités douanières. C’est pourquoi, ce « couloir » où, les transitaires sont soumis à ces épreuves, est appelé « le couloir de la mort ».

Et les résultats obtenus se passent de commentaire. Comme en témoigne la hausse, sans cesse croissante, des recettes mensuelles. Et au rythme où vont les choses, nul doute que les objectifs de recettes seront atteints, voire dépassés, en décembre prochain.

&nbsp;

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « mon bilan n’est pas satisfaisant, ni  positif, il est très positif ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-mon-bilan-nest-pas-satisfaisant-ni-positif-il-est-tres-positif-1147502.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-mon-bilan-nest-pas-satisfaisant-ni-positif-il-est-tres-positif-1147502.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Sep 2015 11:28:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-843192" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/IBK-876.jpg" alt="IBK" width="586" height="297" />Tiré à quatre épingles et le sourire aux lèvres, IBK nous accueille, les bras ouverts, dans sa somptueuse résidence de Sébéninkoro. Heureux,  qu’il était d’avoir convaincu ses concitoyens, à l’issue de l’interview accordée à nos confrères de l’ORTM et d’Africable, le président de la République semble satisfait de sa prestation, boudée par les téléspectateurs des deux chaines. Au motif que le Chef de l’Etat n’a ni répondu aux questions, pour le moins pertinentes, qui lui ont été posées par nos deux confrères. Ni apporté de solutions aux préoccupations brûlantes de l’heure : corruption générale et généralisée, délinquance financière, détournements à la pelle des fonds publics, népotisme, surfacturations, vacuité du panier de la ménagère, pauvreté, misère….Un flop magistral en somme.

Dans cette interview, imaginaire ou presque, nous tenterons de reposer les « bonnes » questions au Chef de l’Etat, espérant leur trouver les  «  bonnes » réponses. Sans détour.

Mr le président, pour vous tout a baigné dans l’huile durant ces deux dernières années et sur tous les plans : économique, sécuritaire… L’écrasante majorité de nos concitoyens ne semblent pas partager votre avis

&nbsp;

Je peux comprendre cela, Le Mollah ! Mais c’est un fait. Sur le plan militaire, chaque soldat dispose de godasses neuves, de trois uniformes et de chaussettes neuves…. Bref, tout ce qu’il leur faut pour s’acquitter de leur mission régalienne.

&nbsp;

Mais, Mr le président, nous ne parlons pas de chaussettes, mais d’armes, d’avions de combat…

&nbsp;

Je sais, mais chaque chose en son temps. Sur le plan économique, nous avons apuré notre dette intérieure et le taux de croissance, enregistré en 2014, est l’un des plus élevés, sinon le plus élevé, de l’espace CEDEAO. Les Maliens n’ont jamais aussi bien mangé que sous mon régime. Ils se portent bien, voire très bien. Mieux, mes concitoyens ont retrouvé leur joie de vivre. Car, ils se sentent en sécurité.

&nbsp;

Mr le président, les populations de Goundam, de Ber, de Gao…. Vivent, toujours, sous la botte des narcoterroristes de la CMA. Sans compter, les récentes attaques à Bamako, Ouéléssebougou, Sikasso…

&nbsp;

Ce n’est pas facile, mais la situation est sous contrôle !

&nbsp;

Mr le président, pourquoi n’avez-pas profité de cette interview pour édifier les Maliens sur le prix réel de l’avion présidentiel, le marché controversé des équipements militaires et celui de l’engrais frelaté…. Les Maliens ont le droit de savoir !

&nbsp;

Je me suis expliqué sur tout cela et je ne reviendrai pas là-dessus !

&nbsp;

Mr le président, dans votre bilan n’est pas chiffré. Deux ans après votre accession au pouvoir, on ne sait, toujours pas,  combien de  centres de santé vous avez construit ou équipé ; combien de kilomètres de routes ont réalisés ou entretenus ; combien d’emplois ont été créés, ce qui a été fait dans le domaine de la lutte contre la corruption et la délinquance financière…

&nbsp;

Mon bilan, Le Mollah, se passe de commentaire ; n’en déplaise à mes adversaires politiques qui voient tout en noir. Mon bilan n’est pas satisfaisant, ni positif, mais très positif ! N’en déplaise à l’opposition.

&nbsp;

<strong>Propos recueillis  par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la plateforme d’Anéfis : A la demande d’IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retrait-de-la-plateforme-danefis-a-la-demande-dibk-1147422.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retrait-de-la-plateforme-danefis-a-la-demande-dibk-1147422.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Sep 2015 11:23:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_778732" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-778732" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/plateforme.jpg" alt="La Plateforme n'a pas signé &quot;l'arrangement sécuritaire&quot; autour de Ménaka" width="620" height="465" /> Les responsables de la conférence de presse[/caption]

En réclamant le retour immédiat et sans condition des parties concernées aux positions qu’elles occupaient avant le 20 juin 2015, la médiation avait mis la plateforme dans une position très inconfortable. Ça  les oblige à se retirer d’Anéfis sans avoir la garantie de la présence de l’armée nationale et de la MINUSMA dans cette localité. Entre temps, certaines localités au Nord de notre pays, en l’occurrence les axes entre Goundam et Tombouctou,  sont soumises au pillage des bandits armés et autres. Des  attaques récentes ont été signalées dans ces localités où plusieurs personnes ont été dépouillées de leurs biens et des véhicules ont été emportés. Dans le cercle de Goundam, une attaque a eu lieu, la semaine dernière, à Echelle, un village de la commune rurale de Tonka. C’était lors de la foire hebdomadaire de la localité. Les céréales et produits de première nécessité exposés aux clients, avaient été emportés. Une Toyota et 6 motos, selon nos sources, avaient été enlevées. L’un des assaillants, qui faisait office de guetteur, que les bandits avaient laissé sur les lieux, a été lynché par la foule en colère. Des hélicoptères survolant la zone ont empêché les agresseurs de revenir pour secourir leur compagnon qui avait tardé à quitter le lieu où il était posté. Ces évènements indiquent la difficulté dans laquelle se trouve le gouvernement contraint de respecter les consignes de la médiation et de la MINUSMA, à savoir respect du cessez-le-feu, même si celui-ci permet aux bandits armés d’agir en toute tranquillité en imposant aux membres de la plateforme de faire profil bas. Finalement, le président de la République, sous la pression de la communauté internationale a demandé à la Plateforme de se retirer d’Anéfis, sans condition. Compte tenu de la requête du Chef de l’Etat, la Plateforme, après avoir discuté au sein d’un cadre de concertation à Gao, a décidé, samedi dernier, de se retirer d’Anéfis, non sans se préoccuper du sort des populations. En outre, elle s’est posé des questions sur la liberté de circulation des personnes et de leurs biens.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali Té Tila : Le collectif décide d’organiser un meeting</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-te-tila-le-collectif-decide-dorganiser-un-meeting-1147142.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-te-tila-le-collectif-decide-dorganiser-un-meeting-1147142.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Sep 2015 09:37:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_831462" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-831462" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Ibrahima-Kébé.jpg" alt="Radio AW KODI" width="310" height="210" /> Radio AW KODI[/caption]

Le collectif Mali Té Tila qui regroupe plusieurs associations  a organisé un meeting, jeudi dernier, au Carrefour des jeunes. Le porte parole du collectif, Ibrahim Kébé, a rejeté l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Son application montre, a-t-il dit que le Mali est déjà divisé. Il a fait remarquer que plusieurs ressortissants du Nord ne peuvent se rendre dans leurs localités pour rendre visite à leurs parents alors que les séparatistes circulent librement, aussi bien au nord qu’au sud du pays. Le collectif a fait remarquer que la plateforme a toutes les raisons de rester à Anéfis, car ceux qui attaquent partout au Nord du pays ne sont pas interpellés. Ils ont fait observer une minute de silence à la mémoire de nos militaires morts à la tâche.

Les membres du collectif ont décidé d’observer un meeting devant le siège de la MINUSMA à Bamako pour se plaindre des pressions faites sur la Plateforme pour se retirer d’Anéfis, sans condition. Ils ont rappelé toutes les manifestations organisées par le collectif Mali Té Tila depuis mars 2012. Ils ont notamment fustigé les séparatistes qui ont agressé, mutilé et humilié plusieurs personnes.

De ce fait, ils soutiennent la Plateforme, qui, selon eux, n’a pas porté atteinte à la loi.  Les Maliens, indique le collectif, doivent faire preuve de plus de solidarité pour s’opposer à tout ce qui peut conduire à la division du Mali.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bilan des deux ans au pouvoir : IBK demande de la patience</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/bilan-des-deux-ans-au-pouvoir-ibk-demande-de-la-patience-1147062.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/bilan-des-deux-ans-au-pouvoir-ibk-demande-de-la-patience-1147062.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Sep 2015 09:26:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1119452" align="aligncenter" width="730"]<img class="size-full wp-image-1119452" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/IBK-.jpg" alt="Mali: devant les troupes, IBK évoque la situation dans le Nord" width="730" height="412" /> Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, en tournée dans le sud du pays, a critiqué devant les soldats la décision de la Minusma d'instaurer une zone de sécurité dans le Nord.<br />AFP PHOTO / STRINGER[/caption]

Si l’on n’a pas assisté au discours d’un président désabusé, force est de reconnaitre que le président Ibrahim Boubacar Kéita est apparu avec plus d’humilité et de réalisme. Loin des discours péremptoires et des mises en garde, doigt levé au ciel, le chef de l’Etat prenant aujourd’hui la mesure des difficultés, parle avec beaucoup plus de modération. Il faut surtout féliciter la communauté internationale pour les actes posés pour finaliser l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Toutefois, le chef de l’Etat se prévaut d’un bilan économique satisfaisant avec un PIB de 6000 milliards de FCFA et la première place dans l’UEMOA, pour le climat des affaires.

Le président IBK est loin de la période où il affirmait qu’il ne négociera pas avec des hommes armés. Il a reconnu la nécessité de conduire à bon port l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Il a indiqué :« Je pense que l’accord est absolument une chance pour le Mali. Pour le Mali, pour le Sahel et tous nos voisins. Nous sommes tous concernés. Ce qui se passe chez ton voisin, tu as intérêt à en être solidaire et à examiner les moyens pour que vous puissiez éteindre ce feu ensemble. »  Le président de la République s’est réjoui de la solidarité de la communauté internationale dont les actions ont permis de réaliser l’accord.

En outre, Il persiste et signe  pourtant qu’il fera tout pour que l’armée soit bien équipée, contrairement à ces militaires dépenaillés qui combattaient des hommes très bien équipées.

Concernant la lutte contre la corruption, le président IBK a assuré qu’il ne bloque aucun dossier et que tous ont été transmis à qui de droit.

L’emploi des jeunes  a paru être le goulot d’étranglement, car IBK, montrant une certaine lassitude, a recommandé la patience, car, a-t-il dit,  son gouvernement est à la tâche. Faut-il rappeler que le Premier ministre, dans sa déclaration de politique générale, avait indiqué : «Par la création d’au moins 200 000 emplois pendant le mandat du Chef de l’Etat, nous devons donner à la jeunesse la place qu’elle mérite dans la société et lui accorder toutes les attentions pour qu’elle puisse faire de même avec les futures générations. Préoccupé par les questions d’Emploi des jeunes et de leur insertion sociale et professionnelle, le gouvernement s’engage à lancer des programmes d’installation de jeunes non diplômés dans l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, le tourisme et l’environnement.

Dans le même sens, il sera procédé : au renforcement des capacités de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ) : promotion des TIC, Portail Internet, Plateforme « Stages » et « Emploi », forum « Emplois », dotation du fond national pour l’emploi des jeunes de 2 milliards de FCFA supplémentaires;  à l’accueil de 100 000 jeunes déscolarisés ou non scolarisés dans les dispositifs d’apprentissage dont 30 000 filles ; à la professionnalisation de 15 000 jeunes sans emploi à travers des stages de qualification dans les entreprises publiques et privées dont 5 000 femmes. »

Ces déclarations, paraissent aujourd’hui très ambitieuses. Toutefois, le chef de l’Etat se prévaut d’un bilan économique satisfaisant avec un PIB de 6000 milliards de FCFA et la première place dans l’UEMOA, pour le climat des affaires. Les subventions agricoles, aussi, sont, pour lui, des actes posés pour propulser le secteur agricole.

&nbsp;

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>An II d’IBK : l’homme et le président</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/an-ii-dibk-lhomme-et-le-president-1147092.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/an-ii-dibk-lhomme-et-le-president-1147092.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Sep 2015 09:20:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1147102" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/09/IBK-espoir-decus.jpg" alt="An II d’IBK : l’homme et le président" width="630" height="889" />Voilà deux ans que des élections démocratiques ont mis fin à une transition chaotique émaillée de tous les incidents imaginables : rébellion à plusieurs facettes, replis stratégiques d’une armée démunie et abandonnée à elle-même, putsch militaire et guerre des bérets sous menaces d’embargo, défilés de politiciens et de religieux à la cour du roi Pétaud sur les hauteurs de Kati, agression physique contre le président de la transition, démission mouvementée du premier ministre de pleins pouvoirs. C’est donc un pays défiguré et désorienté qui va élire IBK à la magistrature suprême après l’avoir paré de toutes les vertus. Au moment où il boucle deux années sur le mont Koulouba au grand dam de ceux qui avaient parié qu’il ne tiendrait pas plus d’un an, on peut légitimement s’interroger sur le bilan de son action au regard des attentes à la fois nombreuses et pressantes. Examinons ce bilan sous l’angle des forces et faiblesses d’une part, des contraintes et opportunités d’autre part.

&nbsp;

<strong>LES FORCES ET LES FAIBLESSES</strong>

Se faire élire à plus de 77% comporte des avantages certains mais aussi de gros risques car ce score s’explique par le profond désarroi créé par la fin de règne d’ATT et la conduite d’une transition calamiteuse qui ont créé chez l’électeur la quête d’un homme providentiel. Le peuple malien a choisi de sanctionner sévèrement ceux qui avaient collaboré étroitement avec le régime précédent alors accusé de tous les péchés d’Israël, à l’exception notoire d’IBK qui avait su garder une posture républicaine en restant un adversaire loyal jusqu’au bout, se démarquant quand il le fallait sans chercher à déstabiliser. Bien auparavant en 2002 déjà, il avait obtenu la sympathie d’une grande partie des Maliens lorsque, présenté comme la grande victime de tripatouillages électoraux, il a appelé au calme ses partisans prêts à en découdre. En plus de ce capital de sympathie, IBK obtiendra après son élection une majorité nette à l’Assemblée Nationale, ce qui permet de relativiser l’impact que l’opposition politique peut exercer sur son action.

Tout n’est pas pour autant rose dans ce décor tant le pays est ballotté par une crise pernicieuse à plusieurs facettes. La rébellion de 2012 a peu de chose en commun avec celles qui l’ont précédée. En effet, les rebelles de 2012 ont fait leurs armes chez Kadhafi, bénéficié du renfort  de certains éléments de l’armée régulière et du soutien d’une horde de narco -trafiquants d’obédience islamiste au pedigree difficile à tracer. C’est cette nébuleuse qui aidera le MNLA à occuper rapidement le nord avant de devenir son plus gros handicap. En réalité, le Mali avait perdu le nord depuis très longtemps mais c’est le putsch contre ATT qui ouvrira la boîte de pandore. Les Maliens découvrent alors que leur armée est devenue une armée des ombres condamnée aux replis stratégiques, une armée en lambeaux profondément démunie par la faute d’une gouvernance complètement gangrenée par la corruption. IBK a hérité de cette armée en déconfiture qui a réduit sa marge de manœuvre dans la gestion de la crise du nord. Par ailleurs au plan politique, le parti présidentiel bien que majoritaire n’est pas encore arrivé à donner un premier ministre à la république. Comment ne pas s’en étonner au bout de deux ans de mandat et de trois nominations à la Primature? Que nous réserve l’avenir ?

&nbsp;

<strong>LES CONTRAINTES ET LES OPPORTUNITES</strong>

D’un côté, l’armée nationale est en pleine restructuration, situation qui rend la défense du territoire largement tributaire des forces étrangères présentes sur le sol malien, une assistance certes nécessaire mais qui, de plus en plus pèse et irrite. De l’autre, la quiétude des populations est régulièrement troublée par des attaques djihadistes qui les plongent et les maintiennent dans la psychose des attentats. Malgré le capital de confiance d’IBK et ses déclarations ans équivoque sur la corruption, certains « contrats toxiques » ont fini par doucher les ardeurs y compris jusque dans son propre camp. L’insuffisance des moyens matériels, humains et financiers est patente face aux défis de la crise. On a même parfois le sentiment qu’IBK a un gros problème de ressources humaines ou, qu’il a lui-même des difficultés pour mobiliser les ressources humaines appropriées.

Malgré tout, il existe des raisons d’espérer car aucun malien digne de ce nom ne peut souhaiter qu’il échoue dans sa mission de rétablissement de la paix par un dialogue inclusif. On peut espérer aussi parce que des patriotes se sont regroupés dans une unité combattante comme le GATIA, prouvant à tous que le Mali gardera contre vents et marées le nord par la volonté de certains de ses fils prêts au sacrifice ultime. Honneur et gloire aux combattants du GATIA et à tous ceux qui les soutiennent ! On peut enfin espérer parce qu’IBK lui-même est plus que jamais déterminé à relever rapidement le défi sécuritaire qui entrave la relance économique post-crise. En tout état de cause, le bilan d’étape des deux premières années serait largement positif si la tendance actuelle de pacification se confirmait. La voie s’ouvrirait alors à la traque contre la corruption et ses adeptes, en prélude à la relance de l’économie que les Maliens espèrent de tous leurs vœux.

Le véritable bilan de l’action politique d’IBK couvrira nécessairement la durée du mandat qui lui a été accordé par le suffrage universel en 2013. Pour l’heure, on ne peut que dresser des situations d’étapes de mi-parcours qui, pour autant n’en garderont pas moins un impact sérieux sur le bilan final qui sera présenté en 2018. Si l’homme a, par le passé rassuré ses compatriotes au point d’obtenir d’eux la magistrature suprême, le président reste attendu sur le terrain de la pacification du pays et de la relance de l’économie dans un cadre de bonnes pratiques.

Mahamadou CAMARA

Email : mcc1mcc@yahoo.fr  / <a href="mailto:camara_mc2006@yahoo.fr">camara_mc2006@yahoo.fr</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Le Péril Terroriste</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-peril-terroriste-1125162.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-peril-terroriste-1125162.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Aug 2015 14:05:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-69201" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/05/terroristes.jpg" alt="Mali : Le Péril Terroriste" width="200" height="152" />Après l’attentat de « La rue princesse », les attaques sont devenues plus fréquentes et audacieuses au point d’inquiéter parce que les populations ne sont pas préparées à faire face à ce type de menace. Pourquoi un tel regain de violence juste après la signature de l’accord de paix  et comment le réduire à défaut de l’endiguer ?

LES CONCESSIONS FAITES PAR LES PARTIES DANS L’ACCORD

DE PAIX ONT PU ETRE INTERPRETEES COMME UNE TRAHISON

&nbsp;

L’accord de paix est en fait un compromis politique bâti sur des concessions importantes qui ont pu apparaître aux extrémistes de tous les bords comme autant d’actes de trahison, provoquant du coup quelques résistances à sa signature. En témoignent les différents reports de date et toute la panoplie du dilatoire savamment déployée, sans compter les réserves formulées par certains partis politiques et organisations de la société civile.

Dans le long travail d’explication et de communication qui a suivi la signature, le gouvernement semble avoir mieux réussi que la CMA dont les irréductibles ont fini par donner du grain à moudre à des islamistes, à moins que ce ne soit le contraire. Ces deux entités sont depuis longtemps complices et les cloisons qui les séparent n’ont jamais été étanches, ce qui leur permet d’utiliser constamment la technique du caméléon comme une arme de survie. Devant l’escalade actuelle de la violence, on est en droit de se demander pourquoi le dialogue inclusif inter-malien n’a pas pris en compte la nébuleuse islamiste, tout au moins dans sa composante malienne. Pendant que le gouvernement et les groupes armés négociaient sous l’égide de la communauté internationale, n’aurait-on pas dû engager le dialogue interne avec Iyad Ag Ghali et ses lieutenants, surtout que leur préoccupation affichée n’est pas la partition du pays mais le concept de la laïcité qu’ils interprètent comme un déni de la foi, une entrave à la bonne pratique de l’Islam, responsable à leurs yeux des difficultés du pays ? Le contexte social marqué par la dépravation des mœurs à tous les niveaux, le chômage des jeunes et le pillage des ressources publiques en toute impunité a fragilisé une couche importante de la population qui, faute de mieux est devenue vulnérable à la tentation islamiste. Déjà, avec le rejet puis le retrait pur et simple du projet de code de la famille, on a pu mesurer la capacité de mobilisation et de résistance de cette frange de la population. Dans ces conditions, la paix et la réconciliation peuvent-elles être effectives sans les islamistes ? Les faits ont tendance à prouver le contraire car, si les séparatistes sont reconnus minoritaires et même ultra-minoritaires, ce n’est pas le cas des islamistes dont personne ne peut préjuger du nombre et de la représentativité dans le pays.

&nbsp;

LE GATIA, UNE BENEDICTION POUR LE MALI,

UN OS DANS LA GORGE DES SEPARATISTES

&nbsp;

Au début de la crise, les séparatistes et islamistes étaient tous embarqués dans le même train avant de se séparer à la suite de certaines altercations. Cette séparation affectera le cours du processus de paix et la résolution de la crise.

En effet, le wagon séparatiste a été estampillé fréquentable et conduit avec tous les égards à Ouagadougou, puis à Alger dans le cadre de la médiation internationale. Celui des islamistes qui avait malencontreusement pris la direction de Mopti, verra sa marche sèchement stoppée à Konna. Bombardés et dispersés sans ménagement dans le vaste Sahara, ses occupants toujours actifs sont désormais logés partout et nulle part. Le hic, c’est que la communauté internationale qui mène le bal les juge plus dangereux que les séparatistes alors que les populations pensent tout le contraire. Cette différence de perception s’explique par des enjeux purement politiques et économiques : un Mali fragilisé par des velléités séparatistes serait moins une menace pour les intérêts occidentaux qu’un Mali acquis à des islamistes. Toutefois, Aqmi et le Mujao, n’occupant plus le devant de la scène, les acteurs actuels sont plutôt d’obédience locale ; ce dont il faut tenir compte comme il convient de faire preuve de discernement face aux derniers accrochages entre les éléments de la Plateforme et ceux de la Coordination.

La MINUSMA qui cache mal l’ombre de la France voudrait en faire un prétexte pour créer une zone de sécurité autour de Kidal, comme s’il s’agissait de la seule localité du nord menacée par les attaques. Depuis longtemps se lit clairement la volonté de faire de cette ville un sanctuaire et d’en écarter les forces armées maliennes. A quelle fin ? Le GATIA apparaît aujourd’hui comme une véritable bénédiction pour le Mali et un os dans la gorge des tenants de la création de l’enclave de Kidal. C’est la seule force patriotique à même de contrarier ce qui se trame dans le nord à l’insu du gouvernement et des populations. Hier, en visitant Ménaka, il a mis au grand jour des caches d’armes suspectes. Pour l’heure, on voit que son action pourrait compromettre le futur statut promis à Kidal. Les attentats commis un peu partout dans le sud pourraient bien être des manœuvres de diversion. Les Maliens doivent ouvrir l’œil et le bon.

La saine appréciation des réalités commande aujourd’hui qu’on prenne langue par les canaux appropriés avec Iyad, Koufa et tous les autres pour faire l’économie d’une violence aveugle car, quelle que soit leur conviction, ils n’en restent pas moins des Maliens et des alliés déclarés dans la lutte contre la partition du pays.

&nbsp;

Mahamadou Camara

Email : mcc1mcc@yahoo.fr  / <a href="mailto:camara_mc2006@yahoo.fr">camara_mc2006@yahoo.fr</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aboubacar Diallo, 1er vice&#45;président du parti  Concertation Démocratique : « S’il faut aller vers les élections partielles, il  faut le faire »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/aboubacar-diallo-1er-vice-president-du-parti-concertation-democratique-sil-faut-aller-vers-les-elections-partielles-il-faut-le-faire-1125182.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/aboubacar-diallo-1er-vice-president-du-parti-concertation-democratique-sil-faut-aller-vers-les-elections-partielles-il-faut-le-faire-1125182.html</guid>
<description><![CDATA[ Le 1er vice-président du parti Concertation Démocratique (CD), Aboubacar Diallo, nous a accordé, samedi dernier, une interview, au Centre Djoliba de Bamako. Il a notamment déclaré que la MINUSMA ne doit pas se donner le droit d’aller mettre une zone tampon, à l’insu du gouvernement, qu’au sein de la CMA, tout le monde n’est pas d’accord pour l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali et que s’il faut aller vers les élections partielles, il  faut le faire, pour ne pas pénaliser ceux qui sont prêts.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Aug 2015 13:11:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Que pensez-vous de la zone de sécurité établie par la MINUSMA, autour de Kidal ?

&nbsp;

C’est une question confuse, puisque je ne pense pas que dans les termes des accords, il y ait cette disposition de la MINUSMA… que la MINUSMA se donne le droit d’aller mettre une zone tampon entre les belligérants et cela à l’insu du gouvernement, apparemment. On a entendu le communiqué du gouvernement qui déplore qu’il n’a pas été informé et de l’autre côté également, la Coordination des Mouvements de l’AZAWAD (CMA), semble ne pas être d’accord avec cette position de la MINUSMA. Je pense que c’est un problème sérieux que le gouvernement malien doit éclaircir. Nous sommes un pays souverain et la MINUSMA est au Mali à la demande du gouvernement malien, donc, la MINUSMA ne peut pas s’arroger le droit d’installer une zone tampon sans en informer le gouvernement. C’est une situation confuse que le gouvernement doit éclaircir.

&nbsp;

Que pensez-vous de la situation à Kidal où la présence de l’administration et de l’armée ont pris du retard ?

&nbsp;

Je pense que ça retarde parce qu’il n’y a pas une volonté politique d’aller vers la paix. Tout le monde sait qu’au sein de la CMA, tout le monde n’est pas d’accord pour l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Tant que ces velléités existent, ça va être très difficile. Chacun doit prendre ses responsabilités. Le gouvernement doit tout faire pour que l’administration soit à Kidal. Puisque l’accord est signé, le Mali est un et indivisible, qu’est-ce qui empêche notre administration d’aller s’installer ? Je pense que c’est la première chose à faire avant de se prononcer sur d’autres. Il faut que l’administration joue son rôle. Le gouvernement doit imposer sa force pour cela.

&nbsp;

Quel est ton point de vue sur les élections régionales et communales, le 25 octobre prochain ?

&nbsp;

Compte tenu de la situation actuelle, il serait très difficile de faire des élections dans des communes. L’administration n’étant pas à Kidal, comment faire des élections là-bas ? Je pense qu’on ne doit pas pénaliser les autres. S’il faut aller vers les élections partielles, il faut le faire. Là où c’est possible de faire les élections, il faut le faire, pour ne pas pénaliser ceux qui sont prêts. Pour ceux qui ne sont pas prêts, on attend, même du temps de l’ancien président Alpha Oumar Konaré, on a fait des élections partielles. On peut toujours aller vers cette solution qui ne gâche rien.

&nbsp;

Quelles sont vos remarques ?

&nbsp;

Je pense qu’aujourd’hui, les Maliens doivent se donner la main pour sortir de cette situation, que le gouvernement joue son rôle d’information et de sensibilisation, que la majorité, l’opposition se donnent la main pour qu’on puisse sortir de cette situation qui n’a que trop duré.

&nbsp;

Avec la nomination d’un nouveau ministre de la communication, porte parole du gouvernement, la communication ne marche toujours pas ?

&nbsp;

Ça ne peut pas marcher puisque ce n’est pas seulement à la télé qu’on fait la communication. Il y a d’autres canaux. On doit mettre en branle toute notre énergie, que ça soit les partis politiques, la société civile… on a des fondations, comme la fondation CMDID, on a le NDI, le gouvernement doit s’intéresser à tous ces organes pour aller vers les populations, les sensibiliser, les informer continuellement, car, le gouvernement seul ne peut pas.

&nbsp;

Propos recueillis

par Baba Dembélé

=====================

ELECTIONS REGIONALES ET COMMUNALES

Les listes électorales de 31 Communes non révisées

Selon la communication du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), adressée aux partis politiques, sur les 703 communes que compte notre pays, la révision exceptionnelle des listes électorales n’a pas eu lieu dans 31 communes. Elle ajoute : « le calendrier des opérations n’a pas été respecté dans 4 communes. »

Le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation a procédé à une révision exceptionnelle des listes électorales (RELE), du 1er au 2 mars 2015, à l’occasion des élections communales, régionales et du district de Bamako. En effet, la loi électorale dispose : « les listes électorales sont établies ou révisées dans chaque commune, ambassade ou consulat par une commission dite commission administrative placée sous l’autorité du Représentant de l’Etat dans la commune, de l’Ambassadeur ou du Consul.  Chaque commission administrative est composée de membres désignés par l’administration et les partis politiques. » La CENI a supervisé toutes les phases de la révision exceptionnelle. Elle a énuméré les communes dans lesquelles elle n’a pas eu lieu. Dans la région de Mopti, selon la CENI, il n’y a pas eu de révision exceptionnelle des listes électorales (RELE),  dans 6 communes sur les 10 du cercle de Tenenkou. Il s’agit des communes de Diafarabé, Diondiori, Karere, Ouro-Guire, Togoro-Kotiya et Togore-Coumba. La CENI a fait remarquer, que, dans les communes de Tenenkou : Diaka, Ouro-Ardo et Sougoulbé, la révision a commencé, en retard. Dans la région de Tombouctou, sur les 16 communes du cercle de Goundam, 4 n’ont pas été concernées par la RELE. Il s’agit des communes d’Alzounoub, de Razelma, de Tilemsi et de Tin-Aicha. Il n’y a pas eu de RELE dans les communes de Ber et Salam, sur les 6 communes du cercle de Tombouctou. Dans la région de Gao, sur les 7 communes d’Ansongo, la seule commune de Talataye n’a pas été concernée, alors qu’il n’y a pas eu de RELE dans toutes les 5 communes de Menaka. 2 communes, à savoir Anchawadi et Tilemnsi, sur les 7 du cercle de Gao n’ont pas consenti à la RELE. La RELE n’a pas été faite sur les 11 communes du cercle de Kidal.

En conclusion, la CENI a indiqué que, sur les 703 communes que compte notre pays, la révision exceptionnelle des listes électorales n’a pas eu lieu dans 31 communes et le calendrier des opérations n’a pas été respecté dans 4 communes.

&nbsp;

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hadj 2015: 93 encadreurs formés</title>
<link>https://www.maliweb.net/pelerinage/hadj-2015-93-encadreurs-formes-1125122.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/pelerinage/hadj-2015-93-encadreurs-formes-1125122.html</guid>
<description><![CDATA[ Pour éviter les désagréments au Hadj comme ceux survenus l’année dernière, le gouvernement  a pris des dispositions pour mettre, cette année, les pèlerins dans toutes les conditions pour la bonne réussite du pèlerinage 2015.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Aug 2015 12:59:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_414632" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-414632" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/07/Maison-hadj-Bamako.jpg" alt="Cherté du pèlerinage aux lieux saints de l’islam : Des agents d’Etat spéculateurs démasqués" width="610" height="400" /> Centre culturel islamique de Bamako[/caption]

Ce sont au total 1500 pèlerins de la filière gouvernementale qui bénéficieront de l’accompagnement des encadreurs en Arabie Saoudite. Il s’agit, selon le secrétaire général du ministère des Affaires religieuses et du Culte, Al Hadj Koïta,  de faire en sorte que le hadj soit une réussite pour tous les pèlerins.

Pour y parvenir, affirme le secrétaire général, le gouvernement a mis en place deux structures: un superviseur général avec deux adjoints et un délégué général avec huit adjoints. Le rôle du superviseur général sera de s’occuper de l’aspect protocolaire et administratif comme la délivrance de visa et le règlement des problèmes logistiques et d’hébergement. En ce qui concerne le délégué général Habib Kane  et ses adjoints, il leur est confié tout ce qui a trait à la bonne marche du hadj et qui rentre dans la préparation du pèlerin. C’est dans ce cadre que la formation des 93 encadreurs a eu lieu. C’était samedi dernier, dans les locaux du ministère des Affaires religieuses et du Culte. Rappelons que pour le Hadj 2015, les autorités saoudiennes ont attribué à notre pays un quota de 9000 pèlerins. La filière gouvernementale prend 1500 et le reste est reparti entre près de 100 agences de voyage.

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le directeur général de l’INPS, aussi…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-directeur-general-de-linps-aussi-1125062.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/le-directeur-general-de-linps-aussi-1125062.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Aug 2015 12:45:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Maintes fois annoncé par la presse privée…… de presse, mais maintes fois reporté pour des raisons que même la raison semble ignorer, le départ du directeur général de l’INPS s’annoncerait imminent. Et sa proximité avec son ministre de tutelle n’y fera rien. Il est reproché, entre autres choses  à Mr Sidibé, la mauvaise gestion des fonds. Notamment, la passation du marché des Kits de désinfectants, pendant l’épidémie d’Ebola. Ce marché, qui avait fait couler beaucoup d’encre et de salive, n’aurait pas été passé selon les règles de l’art.

S’y ajoutent des nominations controversées au sein de ce service. En l’occurrence, celle d’une fille du Pr Dioncounda Traoré, ex-président de la transition. Mais aussi, la gestion du personnel.

Faute d’un management digne de ce nom, l’INPS fonctionne comme une fourmilière, à l’intérieur de laquelle les rôles et les missions d’une partie du personnel ne seraient pas définies. D’où les contreperformances enregistrées, ces derniers temps, par l’INPS. Qui croule, désormais, sous le poids du népotisme ambiant.

C’est pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, que son départ serait réclamé par les plus hautes autorités. Afin de permettre, aux retraités et autres usagers de l’INPS, de jouir de leurs droits, de tous leurs droits.

<strong>Nous y reviendrons !</strong>

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ACI : le PDG  sur le pied de départ ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/aci-le-pdg-sur-le-pied-de-depart-1125042.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/aci-le-pdg-sur-le-pied-de-depart-1125042.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Aug 2015 12:42:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est, du moins, la conviction de nos sources, généralement bien informées. A les en croire, ce n’est plus qu’une question de jours. « Le président-directeur général de l’Agence de Cessions Immobilières (ACI) fera ses cartons, dès le retour de vacances du gouvernement, qui sera suivi, immédiatement, par  le remaniement ministériel », ajoutent-elles.

A l’origine de ce départ annoncé, la mauvaise gestion du « dossier Souleymanebougou ». Notamment, la gestion du volet communication. Censée mettre le gouvernement hors de cause, la communication sur la démolition des 60 habitations à Souleymanebougou a tourné court, ouvrant la voie à toutes sortes de supputations.

Selon le projet initial du gouvernement, tout devrait se passer dans les règles de l’art. Mais la mauvaise communication qui s’en est suivie a plongé le ministère de tutelle dans l’embarras.  Organisée, au carrefour des jeunes,  au lendemain des démolitions par une radio privée de la place, une conférence-débat avait pour but de permettre, à tous les acteurs concernés par cette affaire, de débattre pour une meilleure compréhension du public. Mais la direction générale de l’ACI y a brillé par son absence. Conséquences : le gouvernement est mis au ban par l’association des déguerpis, qui assurent n’avoir « ni sommation, ni préavis, encore moins, la visite d’un huissier avant les démolitions ». Et son président de poursuivre : « Nous avons mis en place ce collectif des déguerpis et, en même temps, adressé des correspondances aux autorités maliennes, afin qu’elles nous expliquent les raisons de ces démolitions. Parce qu’on ne sait, aujourd’hui encore, les motivations. En outre, nous avons composé un pôle d’avocats de quatre cabinets, qui sont en train de mettre en œuvre les dossiers pour attaquer l’Etat du Mali ».

Pour nos sources, la direction générale de l’ACI a péché par le manque de communication sur les démolitions de Souleymanebougou. Un péché, que son président-directeur général, Mr Kalifa Sissoko,  risque de payer cher, dans les jours, voire les semaines à venir.

Affaire à suivre donc !

&nbsp;

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maliens debout, la patrie est en danger !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/maliens-debout-la-patrie-est-en-danger-1125012.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/maliens-debout-la-patrie-est-en-danger-1125012.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Aug 2015 12:31:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1125022" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/Minusma-carricature.jpg" alt="Maliens debout, la patrie est en danger !" width="610" height="861" />En instaurant, sans se référer aux autorités maliennes, une « zone de sécurité » à Kidal, le patron de la Minusma a outrepassé son mandat. Et, du coup, entériné la partition de fait du Mali.

Les Maliens se sont endormis. Assoupis, comme atteints  de  la maladie du sommeil. Une trypanosomiase, comme diraient les vieux infirmiers. Alors que les problèmes sont, de plus en plus, insurmontables ; de plus en plus insolubles.

Profitant de l’accrochage, entre le GATIA et la CMA, intervenu la semaine dernière, aux abords de la « capitale de l’Adrar », la Minusma décrète une zone de sécurité à Kidal. Pire, sans en discuter avec le gouvernement malien. Comme si, le Mali est un pays sous tutelle des Nations-Unies.

De leur côté, les populations s’attendaient à une réaction énergique du président de la République. Ou, à tout le moins, un refus catégorique du gouvernement de l’instauration d’une telle «  zone de sécurité ». Mais, en lieu et place, elles ont eu droit à un communiqué laconique, dans lequel les autorités maliennes semblent s’accommoder de cette situation. Curieusement. D’où la colère des populations.

&nbsp;

<strong>Le départ du patron de la Minusma réclamé par les populations</strong>

&nbsp;

Au nord, comme au sud de notre pays, la colère le dispute à l’indignation. Partout, deux  revendications : l’annulation de cette « zone de sécurité » et le départ immédiat de Mr Mongi Hamdi, représentant de la Minusma au Mali.

« Il revient, désormais, à nous Maliens de prendre notre destin en main, en nous dressant contre les décisions susceptibles de diviser notre pays, toutes les décisions qui ont tendance à privilégier certains Maliens plus que d’autres », entend-on çà et là.

Pour les Maliens, toutes communautés confondues, l’instauration de cette « zone de sécurité » n’a qu’un seul but : faire de la région de Kidal un « Etat dans l’Etat du Mali ».

En effet, c’est l’objectif recherché par la France, à travers la Minusma. Du coup, tout est sujet à prétexte pour arriver à cette fin. Rappelez-vous : la tentative d’instauration d’une « zone de sécurité » à Tabancort, localité située à quelques encablures de la « capitale de l’Adrar » s’inscrit dans ce cadre. Mais la suite, on la connaît.  Flairant le danger, les jeunes de Gao ont marché sur le siège de la Minusma. Pour les faire plier, le général français, qui dirigeait les troupes de la Minusma, ordonne d’ouvrir le feu. Bilan : des morts et des blessés. Pour calmer les populations réclamant le départ de la Minusma, mais aussi les organisations de défense des Droits de l’Homme, qui menaçait de porter plainte, contre la Minusma, pour « meurtre, coups et blessures volontaires », le secrétaire général des Nations-Unies, Ban-ki Moon, s’est confondu en excuses. Pour mettre fin aux poursuites judiciaires, engagées contre elle, la Minusma s’est engagée à dédommager les victimes. Avant de présenter ses plates excuses aux populations de « la cité des Askia ». Mais les Maliens croyaient que cette histoire de « zone de sécurité » relève, désormais, du passé. Erreur. Car, tout est et sera sujet à prétexte, à la Minusma, pour aboutir à ses fins : entériner la partition du Mali, d’une part. Et, d’autre part, mettre leurs « petits amis » de la rébellion à l’abri des emmerdes.

C’est ce projet, que la Minusma vient de déterrer, à nouveau, au lendemain de l’accrochage qui a opposé, la semaine dernière, le GATIA à la CMA. Sans en discuter avec les autorités maliennes, la Minusma décide, elle seule, d’ériger une « zone de sécurité » à kidal.

Plus grave encore, la Minusma avait même accusé le GATIA d’avoir violé le cessez-le feu. Avant le début des enquêtes. Pour les populations maliennes, celles du nord comme celles du Sud, la complaisance de la Minusma, vis-à-vis de la rébellion, ne fait plus l’ombre d’un doute. Mais qui a attaqué qui à Kidal ?

&nbsp;

<strong>La  Minusma outrepasse son mandat</strong>

&nbsp;

Dans son nouveau mandat, renouvelé fin juin, le rôle de la Minusma est d’aider le gouvernement malien à rétablir son autorité sur toute l’étendue du territoire national, y compris à Kidal, considéré par elle comme « un Etat dans l’Etat du Mali ». Mais aussi, à protéger les populations civiles contre toutes formes d’agression.

Mais au pied du mur, le maçon, pardon la Minusma se comporte autrement, en foulant à ses pieds la souveraineté de notre pays. Qu’ils soient Français ou pas, ses représentants agissent comme si le Mali est une République bananière, dirigée par des Préfets ou Sous-préfets, nommés ou dépendants de la France. Dont la motivation, dans la crise malienne, est double : accorder, à défaut de l’indépendance, l’autonomie à la région de Kidal pour mieux profiter de ses immenses ressources minières ; mais aussi, mettre à l’abri de la « domination noire » la population blanche de Kidal. En clair, la France a une lecture « raciste » de la crise malienne. Lecture,  qui n’est pas bien perçue par les Maliens. Parce qu’il n’est pas visible ; parce qu’il n’a pas encore fait l’objet d’une revendication écrite. Mais elle apparaît, derrière les « éléments de langage » employés par les autorités françaises et les communicants de la rébellion touareg.  A noter que les touareg, toutes communautés confondues, représentent 11 % des populations du Nord. Et 0,98 % de la population malienne, estimée à 15 millions d’âmes. Mais entre la CMA et le GATIA, qui a attaqué qui ? Qui a violé le cessez-le fou, pardon le cessez-le feu ?

&nbsp;

<strong>La CMA viole le cessez-le feu, le GATIA accusé par la Minusma</strong>

&nbsp;

Les armes se sont, à peine tues, que la Minusma accuse le GATIA d’avoir violé le cessez-le feu. Or, la réalité est tout autre. Que s’est-il passé, la semaine dernière,  à Kidal ?

Une semaine auparavant, les leaders des deux mouvements armés se sont réunis pour définir, d’un commun accord, les zones dont chaque mouvement doit assurer la sécurité. Seulement voilà : la CMA,  qui n’est jamais à court d’imagination pour torpiller le processus de paix, a profité d’une occasion pour mettre le GATIA, son ennemi intime, au ban de la communauté internationale.

Un groupe de combattants du GATIA rendent visite à des parents à Kidal. Remarqués par ceux de la CMA, ils essuient des tirs à l’arme lourde. Certaines sources sur place annoncent même des blessés parmi les combattants du GATIA.. Après avoir échappé à leurs poursuivants, ils alertent leurs camarades pour une riposte à la hauteur de cette énième  provocation, qui ne dit pas son nom. Revenus, cette fois-ci en grand nombre, les combattants du GATIA contre-attaquent. C’était aux abords d’Anefis, tombé aux mains du GATIA. Sa progression à Kidal a été stoppée, à quelques kilomètres de là, par la Minusma. Avant d’accuser le GATIA de violer le cessez-le feu. Plus grave encore, avant même le début de l’enquête, annoncée par la force onusienne, plus prompte à sauver la face de ses « petits amis » de la rébellion, militairement défaits,   que de veiller à la sécurité des populations.

&nbsp;

<strong>IBK se tait, les Maliens en colère</strong>

&nbsp;

C’est dans un communiqué laconique, que le gouvernement a exprimé sa surprise, face à la décision de la Minusma d’ériger une « zone de sécurité » à Kidal. Avant de mettre en garde l’organisation onusienne contre toute prise de position dans ces affrontements. Trop c’est trop ! Après avoir massacré, à bout portant, les jeunes de Gao qui manifestaient à mains nues pour dénoncer la complaisance de la Minusma vis-à-vis des rebelles, fait de Kidal un « Etat dans l’Etat du Mali » et entériné, de fait, la partition du Mali à travers l’établissement d’une prétendue « zone de sécurité », la Minusma est, désormais,  indésirable au Mali. Son  mépris pour nos autorités et nos populations ne souffre, désormais, d’aucune ambiguïté.

Maliens, réveillez-vous ! Car, cette fois-ci, c’est un sommeil de trop. Dormir, c’est mourir un peu ; c’est mourir tout court.

&nbsp;

<strong>Oumar Babi</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « les maliens doivent me faire confiance ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-les-maliens-doivent-me-faire-confiance-1125082.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-les-maliens-doivent-me-faire-confiance-1125082.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Aug 2015 12:30:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_979422" align="aligncenter" width="900"]<img class="size-full wp-image-979422" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/IBK.jpg" alt="Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita" width="900" height="467" /> Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

Debout dans sa voiture de commandement, les bras tendus et le sourire aux lèvres, IBK savoure cet instant, loin du stress et de la politicaillerie de Bamako.

En tournée, dans la région de Sikasso, le président de la République renouvelle sa confiance en l’armée et lui promet de l’équiper à hauteur de la mission, qui lui a été confiée. Avant de partager, avec elle, un déjeuner copieux.

Mais l’affrontement, la semaine dernière, entre le GATIA et la CMA, continue de le poursuivre. Même à des centaines de kilomètres de là, IBK ne peut éviter l’actualité brulante, qui semble le suivre. Comme son ombre. Interview. Sans détour.

Mr le président, vous avez indiqué qu’un pays occidental, connu pour ses accointances avec la rébellion touareg, a tout fait pour empêcher le Mali de s’équiper, militairement. De quel pays, voulez-vous parler ?

&nbsp;

Ah bon, j’ai dit ça, moi ? Bon, si je l’ai dit, c’est que c’est vrai ! Quant au nom du pays en question, il est connu de tous. Je ne sais pas si tu veux manger ton piment avec ma bouche ; mais je crois que ce pays est connu de tous, même des moustiques de Bamako.

C’est un pays hypocrite, raciste et xénophobe, qui vous sourit, avec  le couteau entre les dents. Pour mieux vous poignarder dans le dos, ce pays se fait passer pour votre ami. Même s’il faut sacrifier ses ressortissants, pour arriver à ses fins.

&nbsp;

Pourquoi, Mr le président, vous ne désignez pas la France par son nom ? Parce que, les Maliens veulent, aujourd’hui, que vous mettiez fin à cette langue de « boa », en appelant un chat, un chat. Nos concitoyens ne supportent plus cette situation de « Niger, ni paix »

&nbsp;

Qui a parlé de la France ? En tout cas, ce n’est pas moi !

&nbsp;

Mais, Mr le président, de quoi avez-vous peur ? Pourquoi vous n’expliquez pas, clairement, aux Maliens le jeu trouble de la France dans cette crise, qui ne finit pas de finir ?

&nbsp;

Tu ne sais pas, Le Mollah, de quoi ce pays est capable, sans ouvrir la bouche. Il est, en même temps, avec Dieu et le diable. Sans que cela lui pose un problème de conscience. Il y a des choses que je ne peux dire, publiquement, au risque d’envenimer la situation actuelle.

&nbsp;

Savez-vous, Mr le président, que les Maliens sont à bout, prêts à laisser exploser leur colère, dans la rue, contre la France, la Minusma, la CMA… ?

&nbsp;

Je le sais ! Mais je leur demande, encore une fois, de se calmer, de me faire confiance. Car cette crise est, tellement, profonde qu’il faut du temps, beaucoup de temps, pour la juguler.

&nbsp;

Mr le président, les Maliens sont choqués de voir deux membres de la CMA, membres de votre parti, le RPM, alors que ce sont eux qui sont à la base de cette crise

&nbsp;

Je ne veux pas répondre à cette question !

&nbsp;

Avez-vous la nationalité française ?

&nbsp;

Qui vous a raconté ça ? Ce sont des fadaises !

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong>par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>6e Conférence statutaire du HCME: Habib Sylla réélu</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/6e-conference-statutaire-du-hcme-habib-sylla-reelu-1125102.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/6e-conference-statutaire-du-hcme-habib-sylla-reelu-1125102.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Aug 2015 11:51:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1121082" align="alignleft" width="262"]<img class="size-full wp-image-1121082" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/Habib-Sylla-Gabon.jpg" alt="Habib Sylla" width="262" height="164" /> Habib Sylla[/caption]

Pendant trois jours, les 20, 21 et 22 août dernier, les délégués du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME) étaient réunis, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB). Objectif: élire un nouveau président pour un mandat de cinq ans.

A l’issue de la conférence, le verdict des délégués est sans appel. 42 voix pour le président sortant, Habib Sylla contre 7 voix pour son rival Dadji Touré, président du Conseil des Maliens d’Allemagne et 3 bulletins nuls.

Le nouveau président du HCME aura fort à faire sous ce mandat. Tant la situation des Maliens de l’extérieur reste précaire. Habib a déjà eu à gérer trois crises majeures qui continuent de nos jours malheureusement. Il s’agit de la crise libyenne, la crise ivoirienne et la crise centrafricaine. Dans ces trois cas, des Maliens ont été tués, emprisonnés ou spoliés de leurs biens. A cela, il faut ajouter le rapatriement des Maliens au Nigéria et au Gabon.

L’adoption, le 03 septembre 2014, d’un document de Politique Nationale de l’Emploi permettra-t-elle d’améliorer le sort des migrants et facilitera-t-elle une immigration régulière ? Difficile de répondre, pour le moment, par l’affirmative. Car, après son adoption ce sont environ 400 jeunes qui sont morts, soit noyés dans les eaux méditerranéennes, soit de soif, dans l’immense désert du Sahara.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : la MINUSMA veut&#45;elle nous déposséder ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-la-minusma-veut-elle-nous-deposseder-1125142.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-la-minusma-veut-elle-nous-deposseder-1125142.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Aug 2015 11:42:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_307222" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-307222" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/kidal-entree.jpg" alt="Mali : Scènes de guerre à Kidal" width="300" height="150" /> L'entrée de la ville de Kidal[/caption]

Le Mali sort progressivement d’une grave crise qui a failli provoquer sa dislocation. Le pays a montré qu’il a du ressort, suffisamment de ressorts pour rebondir là où beaucoup d’autres auraient sombré, confirmant un dicton célèbre du Mandé.

Le Mali doit cela d’abord à sa vaillante population qui, devant la menace a compris qu’elle a un héritage commun à préserver et à fructifier. Il le doit ensuite aux efforts de pays africains amis et de pays étrangers sensibles à la préservation de son potentiel humain, économique et culturel. Il le doit enfin à tous nos ancêtres qui, depuis des siècles ne cessent de planter dans les cœurs la graine de l’amour, de la fraternité et de la tolérance. En réalité, c’est tout cela qui fait la richesse et la grandeur du Mali. Comme il n’y a pas d’effet sans cause, le maillon faible qui a failli entrainer la partition du pays est l’état déliquescent de sa gouvernance. En effet, il n’y a rien de plus dangereux pour la stabilité et le développement d’un pays que la faiblesse du leadership. La fragilité de l’armature morale des dirigeants expose à tous les périls, à toutes les catastrophes. La présence aujourd’hui de forces armées étrangères sur le sol malien en est une preuve ; une présence salutaire pour éviter le chaos mais qui entame profondément l’autorité de l’Etat comme cela se constate en ce moment dans le nord du pays.

En effet, beaucoup d’actions y sont entreprises à l’insu du gouvernement sous le couvert de la communauté internationale et, la dernière décision de la MINUSMA de créer unilatéralement une zone de sécurité autour de Kidal pourrait bien finir par nous laisser croire qu’au nord, nous ne sommes plus chez nous. Existe-t-il une disposition expresse ou tacite de l’accord ou d’une quelconque résolution de l’ONU suspendant l’autorité de l’Etat du Mali sur une portion de son territoire ou voudrait-on tout simplement le déposséder d’un droit régalien ? L’accepter, c’est cautionner une forfaiture intolérable. La sécurité du territoire et des populations relève d’abord des forces armées et de sécurité du Mali. Kidal est un test important pour le gouvernement qui doit trouver la parade. Quand on danse avec un aveugle, il faut de temps en temps lui marcher sur les pieds pour qu’il comprenne qu’il n’est pas seul sur la piste. Avec toutes les informations alarmantes de viol et de prédation sexuelle qui parviennent de Centrafrique et d’ailleurs, quel père de famille serait rassuré en apprenant que sous prétexte de les protéger, sa femme et ses enfants vont être placés sous la seule garde des forces de l’ONU ?

Dans cette affaire de zone de sécurité, n’oublions pas non plus que la région est le centre de trafics maffieux importants. La préoccupation ne doit plus être d’apparaître comme le bon élève de la communauté internationale mais de s’assurer que les choses se déroulent dans la visibilité et le respect de la dignité des populations du nord.

&nbsp;

Le Mali n’est pas un pays sous tutelle. Ses populations ont librement et démocratiquement élu IBK parce qu’elles le croient capable de faire respecter l’honneur du pays.

&nbsp;

Mahamadou CAMARA

Email : mcc1mcc@yahoo.fr  / <a href="mailto:camara_mc2006@yahoo.fr">camara_mc2006@yahoo.fr</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Daba Diawara, président du PIDS : « Le gouvernement s’acharne à organiser les élections le 25 octobre alors que la mise en œuvre de l’accord imposera d’autres élections… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/daba-diawara-president-du-pids-le-gouvernement-sacharne-a-organiser-les-elections-le-25-octobre-alors-que-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-imposera-dautres-elections-1124992.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/daba-diawara-president-du-pids-le-gouvernement-sacharne-a-organiser-les-elections-le-25-octobre-alors-que-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-imposera-dautres-elections-1124992.html</guid>
<description><![CDATA[ Lors d’une rencontre avec la presse, le président du Parti de l’Indépendance, de la Démocratie et la Solidarité (PIDS), Daba Diawara a rejeté la date du 25 octobre prochain prévue pour les élections communales et régionales.  Aussi il s’est prononcé sur les questions brulantes de l’heure et fait savoir ce qu’il reproche à IBK et sa gestion du pouvoir. C’était le samedi 22 août dernier au siège du parti à l’hippodrome en présence de plusieurs cadres, du 2ème vice-président de l’URD Ibrahima N’diaye et de Djibril Tangara, président de la FCD (Force Citoyenne et Démocratique).
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Aug 2015 11:24:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_717112" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-717112" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/Daba-Diawara.jpg" alt="Daba Diawara" width="250" height="231" /> Daba Diawara[/caption]

Selon Daba Diawara, cette conférence de presse marque le début des activités du parti pour les élections communales et régionales à venir.

A l’en croire, le choix du 22 août pour cette  activité n’est pas fortuit. Car, même si elle est oubliée des Maliens, c’est une date symbolique pour la  jeune République du Mali en 1967. Etant donné qu’elle marque le déclenchement de la révolution active dont l’objectif était de ramener l’Union Soudanaise RDA aux valeurs qui l’ont fondé à savoir la rigueur dans le travail, l’intégrité morale, le respect du bien public, l’amour e la patrie, le sens de l’honneur, la dignité et le don de soi.

&nbsp;

<strong>Ce que le PIDS  reproche à IBK</strong>

&nbsp;

Le président du PIDS, après avoir réitéré l’appartenance de son parti à l’opposition a levé le voile sur ses griefs contre IBK. Car pour lui, la gouvernance actuelle n’est pas en mesure de faire face aux défis de l’heure.

« Je reproche à IBK de nous avoir fait perdre Kidal, Ménaka», a-t-il indiqué. Aussi selon lui, la gestion d’IBK est émaillée de scandales.  « Après le scandale de l’achat de l’avion présidentiel, celui des équipements militaires, ce sont ceux  des engrais hors normes et des logements sociaux, etc. », a-t-il indiqué. En plus de ces scandales, Daba Diawara reproche au président la chasse aux cadres de l’opposition dans l’administration publique. A l’en croire, à cause de leur appartenance à l’opposition, de nombreux  cadres compétents n’ont plus accès aux postes de responsabilité encore moins à des promotions. Ajouté à cela, le président du PIDS reproche à IBK d’avoir permis et cautionné l’irruption des religieux sur la scène politique.

Daba Diawara reproche aussi au président de la République Ibrahim Boubacar Keita et son gouvernement d’avoir signé un accord qui n’arrange pas le Mali.

« Le PIDS rejette l’accord issu  du processus d’Alger car il était possible de trouver un meilleur accord », a-t-i laissé entendre. Avant d’indiquer que « le nord nous échappe de plus en plus et la mise en place d’une zone de sécurité autour de Kidal en est la confirmation ». Selon lui, cet accord de paix est un accord de capitulation et d’abandon.

« Nous sommes dans une situation où le pays est en train de perdre son intégrité territoriale, il y a la corruption, l’enrichissement illicite et l’impunité », regrette Daba Diawara. Qui explique que pour toutes ces  raisons, il n’est pas possible de soutenir la gouvernance actuelle. Et de demander la mise en place d’une nouvelle gouvernance qui viellera à la moralisation de la vie publique, à la lutte contre la corruption et la délinquance financière,  afin de restaurer  la crédibilité de l’Etat. Car, selon lui, la gestion faite des scandales de l’avion présidentiel, des équipements militaires, des engrais hors normes n’est pas de nature  à créer un climat de confiance et de sérénité dans le pays.

Concernant la Minusma, Daba Diawara estime que son mandat qui se résume au  maintien de la paix au Mali est inadapté et doit être revu. Il a dénoncé la mise en place d’une zone de sécurité autour de Kidal. Avant d’expliquer que cela est la preuve que le Mali est en train de perdre son intégrité territoriale.

En ce qui concerne les élections communales et régionales, le conférencier a indiqué qu’il ne voit pas l’urgence d’aller à ces élections car  l’urgence est plutôt le retour de la paix.  .   « Le gouvernement s’acharne à organiser les élections le 25 octobre prochain alors que la mise en œuvre de l’accord imposera d’autres élections » assure-t-il.

Sur le sujet, le secrétaire général du PIDS dira que le gouvernement ne tient pas compte de certaines dispositions de l’accord qui prévoient des reformes au cours de la période intérimaire pouvant aller de dix huit  mois (18 mois) à vingt et quatre mois (24 mois).

Par ailleurs, Daba Diawara a annoncé qu’une recomposition de la classe politique malienne est en cours à travers une gauche démocratique. Il s’agit d’un regroupement politique formé par les partis politiques de l’opposition, dénommé Nouveau Pole Politique (NPP) de la Gauche Démocratique et Républicaine. Son objectif est de constituer une alternative et gérer éventuellement le pays ensemble sur la base d’un programme de gauche basé sur des valeurs partagées.

Concernant les poursuites contre ATT, Daba Diawara s’est interrogé sur l’opportunité de ces poursuites. Car selon lui, c’est le Premier ministre qui est responsable de la politique de défense à travers son gouvernement. En conséquence, si l’ancien président de la République Amadou Toumani Touré doit être poursuivi pour haute trahison, d’autres personnes le seront aussi, a-t-il indiqué.

&nbsp;

D.D]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Pearl Gold : L’actionnaire Olivier Couriol dénonce la gestion de la direction</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-pearl-gold-lactionnaire-olivier-couriol-denonce-la-gestion-de-la-direction-2-1114562.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/affaire-pearl-gold-lactionnaire-olivier-couriol-denonce-la-gestion-de-la-direction-2-1114562.html</guid>
<description><![CDATA[ Olivier Couriol, un actionnaire important de Pearl Gold, détenant plus de 20% des actions de la compagnie dénonce la gestion désastreuse et catastrophique de la direction de PG, à laquelle il s&#039;était plusieurs fois insurgé. Les Afriques publie en exclusivité le communiqué -vérité, sans ambages d’Olivier Couriol. ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 19 Aug 2015 13:20:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Hier, le 5 août 2015, les procédures en réparation de préjudice engagées par Mr Diallo tant à titre personnel qu’au nom de ses deux sociétés, Pièces d’Or Mansa Moussa SA et SODINAF SA, ont trouvé une issue dramatique pour Pearl Gold AG.
En effet, notre société Pearl Gold AG a été condamnée à verser au total près de 38 MILLIONS d’euros à Mr Diallo, Pièces d’Or Mansa Moussa et SODINAF SA.
Ceci est la condamnation explicite des pratiques juridiques aventureuses de la direction de Pearl Gold AG que je dénonce depuis des mois dans mes communiqués.
Ces condamnations qui m’ont été remises hier, tout comme aux dirigeants de Pearl Gold AG, ordonnent « l’exécution provisoire de la décision nonobstant l’exercice des voies de recours ». En clair, Pearl Gold AG est condamnée à payer immédiatement la somme de 38 millions d’euros à Mr Diallo et ses deux sociétés.
Je pense qu’il n’est pas nécessaire de vous expliquer la signification de ce jugement pour une société comme la nôtre, laquelle vit déjà au crédit de Mr Pacha pour financer ses ambitions personnelles.
Cette terrible sanction montre à quel point les multiples procédures engagées par Mr Pacha étaient injustifiées aux yeux du Tribunal. Ces trois Jugements visent les procédures qui ont été intentées non pas contre Wassoul’Or SA, mais contre Mr Diallo lui-même et deux de ses sociétés, dont la SODINAF SA, détentrice de près de 55% des actions de Wassoul’Or SA, tous trois actionnaires de Wassoul’Or SA.
J’ai toujours dénoncé et marqué mon opposition à cette politique. Mes communiqués ont chaque fois été ignorés des dirigeants de Pearl Gold AG, qui ont, malgré mes demandes répétées, refusé de les publier sur leur site web, au mépris de votre droit d’être informé avec la plus grande transparence, alors que je détiens plus de 20% de la compagnie. Ce même droit qu’invoquent ces mêmes dirigeants pour publier sur leur site des articles « à charge » calomniant Mr Diallo, articles qui figurent encore aujourd’hui même sur le site de Pearl Gold AG, alors même que les auteurs de ces articles ont été condamnés pour diffamation par la Justice dans un Jugement datant du 21 avril 2015.
Cette politique de cloisonnement est la démonstration des intentions « douteuses » des dirigeants de Pearl Gold AG, qui ont été jusqu’à demander le redressement et même la LIQUIDATION de Wassoul’Or SA, notre seul actif.
Pearl Gold AG n’a pas non plus publié comme elle l’aurait dû le Jugement en Appel du 14 juillet 2015, octroyant à Wassoul’Or SA un concordat qu’elle demandait après avoir réglé toutes les dettes de tiers, et auquel Pearl Gold AG s’est opposé pour une raison qu’elle devra expliquer ultérieurement.
Pearl Gold AG est encore une nouvelle fois en infraction avec la législation allemande car elle ne communique pas non plus sur l’action que Martagon a initiée auprès des Tribunaux Allemands pour contester les résultats de la dernière Assemblée Générale qui s’est tenue à Francfort à la fin juin. En effet, Martagon conteste auprès des Tribunaux allemands la disqualification arbitraire de plus de 2,5 millions de voix, lesquelles nous auraient permis de gagner la plupart des votes lors de cette AG.
Une AG qui n’a aucunement permis de connaître la situation financière de Pearl Gold AG, contrairement à ses obligations légales. Pearl Gold AG a d’ailleurs été condamnée en Allemagne à une amende de 70’000.- euros pour ce retard. Information qui elle non plus n’est pas publiée sur le site de Pearl Gold AG, dont acte.
J’appelle ici tous les actionnaires désireux de se porter avec moi devant les Tribunaux Allemands contre les dirigeants de Pearl Gold AG, tant à l’encontre du Management que du Conseil de Surveillance, à se faire connaître de notre avocat, Me Bertrand Malmendier,http://www.malmendier-partners.com/fr ou à l’adresse suivante : martagonclaim@gmail.com !
En effet, ces dirigeants, sont tous complices de cette politique désastreuse qui nous a menés jusqu’ici, et peuvent être poursuivis personnellement à ce titre.
Si Mr Diallo se porte en justice pour l’exécution de cette décision, c’est la faillite assurée de Pearl Gold AG. Il est temps de prendre acte de l’échec de la politique menée par ces dirigeants dont aucun n’est vraiment actionnaire de notre société, et dont tous poursuivent un but et des intérêts qui nous sont contraires.
Entre temps, Wassoul’Or SA a tranquillement repris ses activités en conformité avec les propositions qu’elle a faites et qui lui ont permis d’obtenir le concordat qu’elle a demandé.

<strong>RASSEMBLÉS PAR ISMAEL AIDARA, RÉDACTEUR EN CHEF</strong>
<strong>Les Afriques</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Combats à Kidal : Le GATIA inflige une lourde défaite à la CMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/combats-a-kidal-le-gatia-inflige-une-lourde-defaite-a-la-cma-1114532.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/combats-a-kidal-le-gatia-inflige-une-lourde-defaite-a-la-cma-1114532.html</guid>
<description><![CDATA[ Alors que le comité de suivi, malgré les tensions internes, a réussi à élaborer un plan d’action, des échanges de tirs ont eu lieu entre la Plateforme et la CMA dans la région de Kidal, samedi dernier. Les hostilités se sont poursuivies jusqu’à mardi, faisant un lourd bilan de plus de vingt morts du côté de la CMA. Cela pose forcément la question de la bonne foi des parties. En tout cas, dans un communiqué, le gouvernement a interpellé les parties, la médiation et la communauté internationale. LA MINUSMA entend créer une zone de sécurité interdite à la Plateforme. ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 19 Aug 2015 13:10:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-975572" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/Gatia.jpg" alt="Gatia" width="350" height="209" />De violents combats ont opposé le GATIA à la CMA, samedi, dimanche, lundi et mardi derniers. Le bilan est lourd du côté de la CMA, puisqu’il y a eu plus de 20 morts et des véhicules ont été saisis. LA CMA reproche à la plateforme de s’être trop rapprochée de ses positions. Quant à la plateforme, elle dénonce la coordination pour avoir ouvert le feu plusieurs fois contre leurs éléments.

Suite aux échanges de tir, le gouvernement du Mali a « condamné avec fermeté de tels actes qui constituent une violation du cessez-le-feu, pouvant mettre en péril la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du Processus d’Alger. Le Gouvernement de la République du Mali a invité les différentes parties à tenir compte des aspirations profondes du peuple malien qui attend de tous les acteurs un engagement clair et net pour le retour définitif de la paix. » La MINUSMA a décidé de créer une zone de sécurité de 20 Km autour de la ville de Kidal. La MINUSMA indique que « tout mouvement à l’intérieur de cette zone de sécurité par des éléments de la Plateforme, ou affiliés à la Plateforme, seront considérés comme constituant un danger imminent pour la sécurité de la population de la ville de Kidal. » Elle ajoute qu’en cas de violation de cette zone de sécurité par des éléments de la Plateforme ou affiliés à la Plateforme, elle agira conformément à son mandat. En fait, l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali souligne que les parties reconnaissent que la première garantie de l’aboutissement de l’accord réside dans leur sincérité et leur engagement à assumer le contenu de l’accord. Donc, c’est la bonne foi des parties qui est mise en cause. Il convient de bien situer les responsabilités en indiquant la partie qui a ouvert les hostilités. Toutefois, le gouvernement a invité la Médiation internationale et toutes les parties prenantes au Comité de suivi à ne ménager aucun effort pour le respect strict des termes de l’Accord. Il convient de signaler que la médiation, sous l’égide de l’Algérie, en tant que chef de file, est le garant politique de l’accord et du respect de ses dispositions par les parties. Selon l’accord, elle doit continuer d’offrir ses bons offices aux parties, de conseiller les parties dans le processus de mise en œuvre. Elle doit aussi jouer le rôle de dernier recours au plan politique et moral en cas de grave difficulté de nature à compromettre les objectifs de l’accord. Toujours selon les termes de l’accord, la communauté internationale est garante de la mise en oeuvre scrupuleuse de l’accord et elle est engagée à accompagner les efforts déployés à cet effet.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le « grin » au Mali :un serpent à deux têtes !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-grin-au-mali-un-serpent-a-deux-tetes-1114482.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/le-grin-au-mali-un-serpent-a-deux-tetes-1114482.html</guid>
<description><![CDATA[ Ce mot qui n’existe pas dans le dictionnaire français tire son origine du mot bambara « ton » (groupe au sens informel) du royaume bambara de Ségou dans lequel les jeunes de même âge étaient circoncis en groupe en même temps. Ce qui cultivait en eux, depuis le bas âge, un esprit de groupe, de partage, d’entraide, de fraternité et de solidarité entre chaque membre de chaque groupe. ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 19 Aug 2015 13:06:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’habitude est une seconde nature, dit-on. Cette boutade sied bien, aujourd’hui, avec le « grin» au Mali. En effet, le «grin» est un lieu de causerie habituelle à partir duquel se regroupent généralement les personnes de même génération autour d’une tasse de thé souvent accompagnée d’une table de jeu (belote, scrabble, ticket tiercé, etc.). C’est véritablement l’une des originalités de la vie sociale et culturelle malienne depuis belles lurettes. C’est aussi un lieu de rencontre et d’échanges à caractère très informel car tous types de sujets y sont abordés comme par exemple : le lancinant problème nord-Mali, les attaques djihadistes, la paix &amp; sécurité, les débats politiques au sens large, les scandales de corruption, les actions de politique publique, la bombe foncière, la question du chômage des jeunes, la délinquance juvénile, l’éducation de nos enfants, l’insalubrité de nos rues, la lourdeur administrative, le désordre de la circulation routière, la mauvaise gouvernance, bref tous les sujets d’actualité y compris ceux relatifs au monde entier et les faits divers.

En outre, le « grin » concerne tous les citoyens et gouvernants du pays de quelque bord que ce soit car encré dans notre vielle habitude. On voit des grins de jeunes, de vieux, de femmes, de retraités, de riches, de pauvres, de commerçants, et des dignitaires du pouvoir au plus haut sommet de l’Etat. Il y existe même dans certains bureaux calfeutrés et dans certaines résidences de marque. Pour vous montrer à quel point il s’est incrusté dans les mœurs de la société malienne. Et, de surcroît même à l’étranger le malien continue avec son habitude « grinniene ». Alors, évidemment, on est en droit de se poser la question suivante : quelle utilité cette irrésistible habitude apporte-t-elle au Malien et, par ricochet, à la société malienne dans son ensemble.

A cet exercice de regard critique et d’analyse introspective, pour ce qui est de notre part, on peut s’amuser à caricaturer le « grin » au Mali comme un serpent bicéphale dont une tête est non agressive et quasi inerte et l’autre tronche contient du venin à morsure mortelle et à partir duquel il s’alimente. Autrement, il s’agit d’appréhender les bienfaits et les méfaits individuels et collectifs du « grin». Concernant les bienfaits, les « grins» s’avèrent être, de prime abord, des cellules d’information et de communication car naturellement chaque jour (matin ou soir selon que l’on soit travailleur ou chômeur) chaque Malien y consacre un moment de son temps. Comme sus évoqué, les échanges d’information portent, généralement, sur les nouvelles (actualités) du pays, de la ville et du quartier. En guise d’illustration, en période électorale, les démarches méthodologiques des hommes politiques consistent à s’adresser à des « grins» dits influents de jeunes et de vieux pour y battre campagne et, partant, drainer le plus grand nombre d’électeurs. En sus, les « grins» sont de vrais vecteurs de cohésion sociale avec en toile de fond plusieurs catégories socio-professionnelles de personnes se trouvant dans le même groupe. Par exemple, les membres composant un même « grin » cotisent régulièrement pour faire face à différents évènements sociaux comme le mariage, le décès, et les fêtes religieuses, etc.

D’autre part, les « grins » sont un véritable baromètre de l’opinion nationale en ce sens qu’ils permettent aux uns et aux autres de se faire une idée sur les problèmes brûlants de l’heure et, qui plus est, met en exergue des cas de malaise social explosif en l’occurrence la spéculation foncière généralisée, le chômage des jeunes, etc. Les enquêtes d’opinion, les renseignements sécuritaires, les enquêtes de moralité (mariages, nominations, financements) y sont très souvent pisés.

Cependant, ce serpent a aussi, malheureusement, une seconde tronche venimeuse qui a pouvoir d’intoxiquer l’opinion et, par ricochet, pourrir la vie de la cité. En effet, beaucoup de rumeurs sur la vie politique, sociale, économique et culturelle de la nation sont colportées par ces « grins ». Certaines d’elles sont vraies et d’autres sont complètement fausses et instrumentalisées surtout en période électorale par des hommes politiques calculateurs. Grâce à une certaine crédulité couplée d’une imbrication accrue de nos vies sociales, les informations ou du moins les intoxications ou les désinformations ou peu n’importe… partent dans tous les sens à flux tendu comme des électrons. Mêmes les informations sensibles de nominations de ministres ou de conseils de ministres sont connues en avance dans certains « grins » dits branchés avant être divulguées au journal officiel.Quel professionnalisme !!!

Certains « grins » de jeunes sont essentiellement fondés sur la consommation des boissons alcoolisées et des drogues de tout genre. En réalité, cette situation dégradante nous interpelle tous (autorités, citoyens) à quelque niveau que ce soit. Elle pose le problème d’abandons scolaires, de délinquance juvénile, de formation, d’éducation et de chômage massif. Alors, parlant de chômage, ne dit-on pas, bien évidemment, que l’oisiveté est la mère de tous les vices.En toile de fond, ce chômage endurci crée le dégoût, la peur du travail et le farniente chez certains jeunes avec comme corollaire des interférences négatives sur eux-mêmes et la société. Donc, tout cela nous révèle, en substance, une vraie question de relève générationnelle dans notre chère Maliba, patrie dont l’avenir existentiel est, à ce jour, sérieusement entaché d’incertitudes sécuritaires liées au péril jihadiste.

Ce qui est évident, c’est que dans les « grins », nous devons faire preuve de plus de vigilance, de discernement et de lucidité quant aux transmissions des informations sensibles pouvant déboucher sur des situations conflictuelles. Les « grins » sont, indubitablement, des cellules de base essentielles dans la vie de notre nation. Quoi qu’on dise, c’est une spécificité malienne utile pour certains et inutile pour d’autres.Utilisés à bon escient, les « grins» peuvent être utiles à la société malienne comme vecteurs d’information, de communication, de sensibilisation et surtout de cohésion sociale dans une démocratie en perte de vitesse comme la nôtre. A ce titre, on peut les qualifier de véritables « amortisseurs sociaux » surtout en situation de pauvreté. Qu’à cela ne tienne, on ne doit pas perdre de vue que le développement d’un pays doit, avant tout,être encré sur ses propres dynamiques sociétales internes. In fine, on doit toujours s’adapter aux changements, sans, pour autant, se renier.

<strong>Tidiani SIDIBE.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sanction du maire de Gao : Protestation des Représentants des Forces Vives de la  «  cité des Askia »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/sanction-du-maire-de-gao-protestation-des-representants-des-forces-vives-de-la-cite-des-askia-1114432.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/sanction-du-maire-de-gao-protestation-des-representants-des-forces-vives-de-la-cite-des-askia-1114432.html</guid>
<description><![CDATA[ Des jeunes de Gao, qualifiés de Représentants des Forces Vives de Gao ont adressé au gouvernement, le 13 août dernier, une lettre de protestation contre l’Arrêté du 29 Juillet 2015 portant suspension du Maire de la Commune Urbaine de Gao. Dans cette déclaration, on lit : « Nous, forces vives de la commune Urbaine de Gao, venons par la présente demander, auprès de votre haute bienveillance, Son Excellence Mr Le PM, la levée pure et simple de la sanction prise contre le Maire de la Commune Urbaine de Gao Sadou Harouna Diallo et dans un bref délai. ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 19 Aug 2015 12:28:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Mali, notre chère Patrie, n’a nullement besoin de faire des frustrations surtout en ces temps qui courent où le Pays a besoin de tous ses enfants sans exclusive pour instaurer une paix définitive. Les ennemis des Maliens demeurent toujours les groupes armés terroristes qui cherchent à nous diviser et faire régner la terreur et la désolation.

Nous osons croire, sans risque de nous tromper, Son Excellence, Mr Le PM, que votre bonne compréhension et votre soutien pour maintenir le calme et la sérénité dans la commune urbaine de Gao ne nous fera pas défaut. »

Ces jeunes considèrent que la sanction prise contre le Maire de Gao apparait comme un règlement de comptes. Ils déclarent que les travaux de la berge sont arrêtés et les bâtiments ont été détruits par l’Etat. Ils ajoutent qu’une telle décision ne peut que freiner le développement de leur commune qui a plutôt besoin d’avancer. Leur démarche, ont-ils dit, n’a rien de politique mais vise l’intérêt supérieur de la commune urbaine de Gao.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affrontements dans la région de Kidal : Pourquoi le Gatia a réagi ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/affrontements-dans-la-region-de-kidal-pourquoi-le-gatia-a-reagi-1114452.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/affrontements-dans-la-region-de-kidal-pourquoi-le-gatia-a-reagi-1114452.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 19 Aug 2015 12:08:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1002592" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/GATIA.jpg" alt="Le retrait du GATIA de Ménaka dans 72 heures : Deux poids deux mesures ?" width="730" height="411" />Selon nos sources, le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés, (Gatia), a réagi à des tirs d’éléments de la Coordination des mouvements de l’AZAWAD, samedi et dimanche derniers. Les échanges de tirs ont fait des blessés. Le gouvernement a lancé un appel au calme pour ne pas compromettre l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.  En fait, cette réaction du Gatia qui s’est beaucoup rapproché de Kidal, révèle la tension ambiante autour des travaux du Comité de suivi. En effet, la CMA tente d’imposer sa suprématie aux autres parties, dans le cadre du suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Selon des sources crédibles, c’est forte de ses manœuvres pour maintenir une tension autour de la mise en œuvre de l’accord, que la CMA a recommandé certaines nominations à des postes importants de l’administration.

En effet, profitant de la situation transitoire de l’accord, pour engranger des acquis importants, la CMA a adopté la stratégie de la surenchère. Le Gatia, qui est conscient de sa force sur le terrain, puisqu’il dispose d’un armement beaucoup plus important (une centaine de véhicules contre une trentaine pour la CMA) entend montrer à la face du monde cette supériorité sur la CMA et prouver qu’il est la pièce maîtresse de la bataille contre la rébellion, puisqu’en plus d’être plus armé, il connait bien le terrain de la zone sahélo-saharienne. Nos sources nous ont rapporté qu’avant la fête de la rupture du jeun, le Gatia s’était tellement rapproché de Kidal-  puisque rien ne leur interdit de circuler sur le territoire national-  que la CMA était prise de panique. Constatant ce rapprochement du Gatia de Kidal, le chef militaire de la CMA, Cheikh Haoussa, leur avait rendu visite pour connaitre leur intention. Ils avaient fini par prendre un repas ensemble et le chef militaire de la CMA, qui s’était bien rendu compte des rapports de force, était retourné à Kidal. Donc, le Gatia tient à faire savoir qu’il a une puissance de feu supérieure à celle de la CMA. Il ne comprend donc pas pourquoi des avantages conséquents sont en train d’être accordés à la CMA qui tient en otage le Comité de suivi, au détriment de tous les efforts qu’ils abattent pour combattre les velléités sécessionnistes des rebelles.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « Je ne laisserai personne déstabiliser mon pouvoir, acquis de haute lutte ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-je-ne-laisserai-personne-destabiliser-mon-pouvoir-acquis-de-haute-lutte-1114272.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-je-ne-laisserai-personne-destabiliser-mon-pouvoir-acquis-de-haute-lutte-1114272.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 19 Aug 2015 11:51:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1040272" align="alignleft" width="304"]<img class="size-full wp-image-1040272" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/IBK-main-leve.jpg" alt="S.E.M. IBRAHIM BOUBACAR KEÏTA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE" width="304" height="172" /> S.E.M. IBRAHIM BOUBACAR KEÏTA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE[/caption]

On pouvait, même à des centaines de mètres de sa résidence, l’entendre respirer. Avec son regard de feu et un cœur gros comme ça, le président de la République se retire dans son jardin pour réfléchir sur la meilleure  manière de contrer l’insécurité générale et généralisée ; mais aussi, le combat de coq auquel, le GATIA et la CMA se sont livré le week-end dernier à Kidal.

Plongé dans une colère noire, IBK menace de sortir sa main de fer du gant de velours, dans lequel il est resté longtemps. Très longtemps. Trop longtemps, au goût des  Maliens. C’est pour en savoir davantage, que nous avons décidé, le week-end dernier, de déjeuner avec lui. Au menu, du bon riz accompagné de la patte d’arachide. Comme chez tout bon Maninka, qui se respecte.

<strong>Mr le président, les Maliens souffrent de deux maux : la pauvreté et l’insécurité. Qu’allez-vous faire pour redonner espoir à nos concitoyens ?</strong>

Le Mollah, je t’accepte chez moi, sans rendez-vous. Tu bouffes mon riz et ma patte d’arachide, non pas avec une cuillère ; mais avec un râteau. Je peux accepter tout cela. Parce que je te considère comme un bon Mollah, c’est-à-dire un Mollah sans barbe ; un Mollah, qui ne pose pas de bombe ; un Mollah qui ne coupe ni les mains des voleurs, ni les jambes de ceux qui se rendent coupable d’adultère. En somme, un Mollah moderne, républicain.

Mais ce que je n’admets pas sous mon toit, c’est que tu me parles comme Soumaïla Cissé, le chef de file de l’opposition. Comment oses-tu me dire, les yeux dans les yeux, que les Maliens sont miséreux ? Es-tu devenu un subversif, comme ces scribouillards qui, à longueur de page, tentent de réduire à néant tout ce que je fais pour ce pays ? Ou, est-ce que c’est mon « tigadéguè » qui t’a fait perdre la tête ?

S’agissant de l’insécurité, j’y travaille jour et nuit. J’ai donné des instructions fermes aux forces armées et de sécurité pour cela. Mais inutile de me poser la question, je ne te donne aucun détail là-dessus.

<strong>Mr le président, est-ce que ces forces armées et de sécurité ne pèchent pas par le manque de renseignements ?</strong>

Je suis d’avis avec toi, Le Mollah. Apparemment, de ce côté-ci, il y a des efforts à faire. Parce que c’est vraiment cela le rôle de la sécurité d’Etat : disposer de renseignements fiables pour anticiper sur les évènements.

<strong>Mr le président, que pensez-vous des derniers affrontements entre le GATIA et la CMA ?</strong>

Pour l’heure, je ne sais pas qui a attaqué qui ? Mais ce que je sais, par contre, personne ne viendra mettre en péril le processus de paix en cours.

Mr le président, qu’attend le gouvernement pour cantonner les groupes armés ?

<strong>Je ne peux pas répondre à cette question !</strong>

Faites-vous l’objet de chantages dans ce sens par les Gaulois ?

Je ne sais pas !

<strong>Propos recueillis </strong><strong>par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fraude présumée de carburant avec 6 citernes de COUMBA&#45;GAZ : Les non&#45;dits de cette affaire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/fraude-presumee-de-carburant-avec-6-citernes-de-coumba-gaz-les-non-dits-de-cette-affaire-1114322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/fraude-presumee-de-carburant-avec-6-citernes-de-coumba-gaz-les-non-dits-de-cette-affaire-1114322.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 19 Aug 2015 11:36:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1114402" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/Station-service.jpg" alt="Fraude présumée de carburant avec 6 citernes de COUMBA-GAZ : Les non-dits de cette affaire !" width="610" height="836" />Un haut gradé de la douane et un groupuscule d’opérateurs pétroliers, notamment des « djogoramé », entendent monter cette affaire en épingle pour se débarrasser de celui qu’ils considèrent, à tort ou à raison, comme « l’homme qui les empêche de magouiller en rond ».

Lundi 10 août, 19 heures. Notre bigophone sonne. Ne reconnaissant pas le numéro de l’appelant, nous nous abstenons de décrocher. Il rappelle de nouveau. Puis encore et encore. Face à cette insistance, nous décidons de répondre. Finalement. Au bout du fil, un richissime opérateur pétrolier, nous invitant à nous rendre à son domicile où, disait-il, nous attendaient plusieurs de ses collègues pour un scoop. C’était dans un quartier huppé de notre capitale.

&nbsp;

<strong>Le complot et les comploteurs</strong>

&nbsp;

Sur place, nous trouvions les têtes d’affiche du cercle très fermé des opérateurs pétroliers, des « djogoramé » pour la plupart. Il pleut averse. Et le climatiseur tourne à plein régime. Drapés dans leurs beaux bazins et leur parfum embaumant l’air du salon, ils me donnent, à peine, le temps de m’asseoir : « C’est toi Baby, le directeur du journal Canard déchaîné ? », m’interrogent-ils. J’acquiesce de la tête. Ignorant que je parle peulh, le plus âgé d’entre eux s’adresse aux autres, en ces termes : «croyez-vous qu’il va accepter notre proposition ? ». Et un autre d’ajouter, toujours en peulh : « Nul ne peut, surtout au Mali, refuser l’argent. Il nous suffit, juste, d’y mettre le prix. Car, selon ce que m’ont dit les journalistes, c’est cet homme qui connaît le mieux la douane et ses cadres ». Mais je fais mine de ne rien comprendre. Du moins, jusqu’à ce que leur doyen réclame le silence. Avant de prendre la parole, cette fois-ci, en bambara.

« Mr Baby, nous t’avons fait appel pour te donner un scoop sur la douane. Il s’agit de l’interpellation de sept camions de Coumba-gaz, par la douane, pour trafic illicite d’hydrocarbure. L’auteur n’est autre que le fils d’un richissime opérateur économique de la place, qui vient de se lancer dans le commerce des hydrocarbures….. Ce que nous voulons, c’est de faire une série d’articles dans lesquels tu accuseras le commandant Mamadou Traoré, chef du Bureau des Produits Pétroliers de la douane, d’être de connivence avec les fraudeurs. Depuis qu’il a été nommé à la tête du Bureau du pétrole, il n’y a plus d’affaires ; on ne gagne plus grand-chose », me dit-il avec une tape amicale sur l’épaule. Et de poursuivre : « Dans ce projet, nous avons le soutien de certains cadres de la direction générale prêts à tout, eux aussi, pour se débarrasser de cet encombrant chef du Bureau du pétrole, qui les empêchent d’avoir quelque chose. Pour faire partir le commandant Mamadou Traoré, nous sommes prêts à tout. Dis-nous combien, ton prix sera le nôtre ! ». Conclut-il.

Du coup, ils me fixent d’un regard interrogateur, pressés qu’ils étaient de me voir proposer une somme pour le « boulot ». Qui vient de m’être confié. Mais qui est le commandant Mamadou Traoré ?

<strong>Un homme à abattre</strong>

&nbsp;

Calme, toujours souriant, mais d’une rigueur connue de tous, le Commandant Mamadou Traoré est un modèle pour ses collègues. Mais aussi, pour ses chefs hiérarchiques. Il a occupé tous les postes, ou presque, à la douane. Entre autres, chef de bureau à Kayes, chef du bureau des douanes de Kati, de Bamako-Fer, chef de la Brigade Mobile d’Intervention (BMI) de la douane, chef de brigade à Kouri, chef de la section Recherches et Interventions au bureau des Enquêtes douanières, chef du BEMEX (Bureau des Exonérations et des Maliens de l’Extérieur) et, aujourd’hui, chef du Bureau des Produits Pétroliers de la douane (BPP).

A la BMI, il réalisé la plus grosse saisie d’armes jamais réalisée dans notre pays. Mais aussi, la plus grosse saisie de cocaïne pure : 116 kg. Saisies à l’issue desquelles, le commandant Mamadou Traoré a été décoré de la médaille « Etoile d’argent du mérite national ».

A son arrivée, au bureau des douanes de Kati, les recettes mensuelles sont passées de 380 millions CFA à 4 milliards CFA. Même chose au Bureau des Produits Pétroliers où, les recettes sont passées de 12 milliards CFA à près de 19 milliards CFA. Soit, une hausse de 7 milliards CFA par mois. C’est pour l’encourager, dans ce sens, que le ministre de l’Economie et des Finances, Mamadou Igor Diarra vient de lui adresser, officiellement, une lettre de félicitation. Avec ampliation au directeur général de la douane.

Le commandant Mamadou Traoré s’est imposé une règle: ne jamais parler de ses succès dans la presse. Pour lui, ce qui compte, par-dessus tout, c’est d’être à la hauteur de la mission qui lui a été assignée. Pas la gloire, encore moins les glorioles.

Un avis que ne partagent pas ce groupuscule d’opérateurs pétroliers, qui menacent, aujourd’hui, de l’abattre. Parmi les comploteurs, un richissime opérateur pétrolier, qui entend prendre sa revanche sur lui. Surtout, après que le commandant Mamadou Traoré lui ait fait payer 1,1 milliard CFA dans « l’affaire des 53 citernes de Diboli ».

Pour cet opérateur pétrolier, l’affaire des citernes de Coumba-gaz est une occasion inespérée de prendre sa revanche sur le commandant Mamadou Traoré.

&nbsp;

<strong>Rappel des faits</strong>

&nbsp;

Mais de quoi s’agit-il dans cette affaire ? Un jeune opérateur pétrolier vend de l’essence à un autre opérateur économique malien, travaillant dans le domaine du gaz butane. Ce dernier charge ses camions citernes avec son carburant, depuis le Ghana où, l’achat a eu lieu. Avant de prendre la route de Bamako. La suite, on la connaît. Informée par un indicateur, la douane burkinabè interpelle les camions citernes. Avant d’alerter, à son tour, celle du Mali. Du coup, le Bureau des Enquêtes douanières envoient ses éléments, à Ségou, pour ramener les six (au lieu de sept comme annoncé par certains médias) à Bamako.

Les frais de dédouanements sont estimés, selon nos informations, à environ 68 millions CFA. Mais pour avoir présenté le gaz butane à la place du carburant, la douane malienne réclame la bagatelle de 300 millions CFA avec cet opérateur économique. Lequel serait, actuellement, au Congo pour ses affaires.

Comme on le voit, cette affaire ne concerne en rien le commandant Mamadou Traoré. Pour ceux qui ne le savent pas, ce n’est pas au Bureau des Produits Pétroliers (BPP) de contrôler et de lutter contre la fraude sur toute l’étendue du territoire national ; mais au Bureau des Enquêtes et Investigations douanières, qui joue le rôle de « services de renseignements de la douane ». Le commandant Mamadou Traoré, qui avait dirigé ce service, va-t-il se rendre complice du « fraudeur » comme un débutant ?

Malgré tout, ce groupuscule d’opérateurs pétroliers tient à lui faire porter le chapeau de cette affaire. Objectif : salir sa réputation et, du même coup, provoquer son départ du Bureau des Produits Pétroliers (BPP) de la douane.

&nbsp;

<strong>Des propositions alléchantes</strong>

&nbsp;

Combien veux-tu pour ce boulot ? nous interrogent-ils, impatients qu’ils sont de nous voir proposer un montant. Et, le plus âgé d’entre eux d’ajouter, avec un regard inquiet : « tu connais le commandant Mamadou Traoré ? Peu importe ! Penses à ce que tu peux gagner dans cette affaire ».

Indigné par leur idée, selon laquelle tous les Maliens sont « achetables » à condition qu’on y mette le prix, notre réponse ne se fait pas attendre : « Je connais le commandant Mamadou Traoré depuis près de 15 ans. Il m’a été présenté par un certain Abdoul Karim Konaté, l’actuel ministre du Commerce et de l’Industrie, au moment tous les deux travaillaient au bureau des Enquêtes douanières. C’est le cadre des douanes le plus rigoureux que je connaisse. Pour cette raison, je me vois obligé de refuser votre offre ; je vais oublier la proposition que vous venez de me faire ; mais si je vois quoi que ce soit sur lui dans la presse, j’alerterai l’opinion nationale sur vos intentions malveillantes», leur a-t-on répondu. Avant de prendre congé d’eux.

Selon nos informations, ils continuent de démarcher des confrères et animateurs de la place pour arriver à leurs fins. D’où notre décision de dénoncer ce complot, dont le but évident est de salir un homme. Dont le seul tort est d’exécuter, à la lettre, la mission qui lui a été confiée par les plus hautes autorités de notre pays.

&nbsp;

<strong>Un haut gradé de la direction générale falsifie le dossier pour se garer des mouches</strong>

&nbsp;

Aux dernières nouvelles, ces opérateurs pétroliers se sont réunis, récemment, au domicile d’un autre opérateur pétrolier. C’était dans la nuit du 12 au 13 août derniers. Histoire, sans doute, de dresser la liste des journalistes et animateurs de radio, chargés de faire le sale boulot. Réputés comme les plus gros fraudeurs de la place, ces opérateurs pétroliers feraient rentrer, frauduleusement, chaque mois au Mali, des dizaines de citernes, bourrées d’essence en provenance du Ghana. Avec la complicité de leurs chauffeurs, grassement, rétribués pour ce faire.

Après avoir empoché 15 millions CFA dans l’affaire des citernes de « Coumba-gaz », un haut gradé de la direction générale des douanes tente de piéger le commandant Mamadou Traoré, chef du Bureau des Produits Pétroliers. Curieusement, c’est dix jours après la saisie des citernes, qu’il accepte, enfin, de lui fait parvenir le dossier, non sans falsifier son contenu. Du coup, le commandant Mamadou Traoré se retrouve, avec entre les mains, une grenade dégoupillée prête à exploser. Et, avec elle, certains hauts cadres de la douane, mouillés dans cette affaire jusqu’à la moustache.

<strong>Nous y reviendrons !</strong>

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Elections communales et régionales : Un quatrième report en vue</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/elections-communales-et-regionales-un-quatrieme-report-en-vue-1114352.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/elections-communales-et-regionales-un-quatrieme-report-en-vue-1114352.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 19 Aug 2015 11:35:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après le mois d’avril 2014, d’octobre 2014, d’avril 2015, l’élection des conseillers communaux, des conseillers régionaux et ceux du District de Bamako est à nouveau annoncée pour le 25 octobre 2015 prochain. Mais le calendrier pourra difficilement être respecté. Surtout dans un contexte marqué par l’accroissement de l’insécurité. De jour en jour. Soixante jours nous séparent de l’élection des conseillers communaux, des conseillers régionaux et des conseillers du District de Bamako. Du moins si l’on en croit le projet de décret portant convocation du collège électoral. Aux termes de ce décret pris en Conseil des ministres le 03 août 2015, les élections communales et régionales se tiendront le 25 octobre 2015 prochain. Pourtant, personne, ni les populations ni même les candidats des différents partis politiques ne sont dupent. Les défis à relever sont nombreux et la date trop proche.

Trois principaux défis attendent le gouvernement pour des élections transparentes et crédibles dont les résultats seront acceptés de tous. D’abord le retour de l’administration sur l’ensemble du territoire national doit être effectif. Ensuite l’élection des conseillers communaux et des conseillers régionaux étant  des élections de proximité, il est essentiel que les populations réfugiées et déplacées y prennent part. Enfin le dernier défi à relever et non le moindre est la sécurité. C’est un euphémisme, aujourd’hui, que de dire qu’on n’est en sécurité nulle part au Mali. Pourtant la sécurisation des opérations de vote et des personnes est la condition sine qua non pour toute élection d’envergure nationale.

Aucune des huit régions du Mali n’est à l’abri d’une attaque terroriste. Et la situation va de mal en pis. Pire, le District de Bamako qui a longtemps été épargné sombre un peu plus dans la psychose. Chaque jour davantage. Les vacances gouvernementales à deux mois des élections sont déconcertantes au regard des défis susmentionnés.

Dans le doute, les partis politiques affûtent leurs armes. « On ne sait jamais », disent certains leaders de partis politiques à l’image d’Adama Sall secrétaire général de la Section CODEM de la Commune V. « Mieux vaut être devant que derrière », renchérit-il.  L’heure est à la révision des listes provisoires de candidature, à la mobilisation des troupes. Tous sont unanimes qu’un quatrième report sera critiqué mais qu’il faut se rendre à l’évidence.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Douane : une recette exceptionnelle de 40,30 milliards CFA  en juillet</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douane-une-recette-exceptionnelle-de-4030-milliards-cfa-en-juillet-1102492.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douane-une-recette-exceptionnelle-de-4030-milliards-cfa-en-juillet-1102492.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Aug 2015 13:44:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_272442" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-272442" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Direction-douane.jpg" alt="Direction générale des impôts : Des reformes nécessaires" width="300" height="199" /> La direction générale des impôts s’est engagée dans un vaste chantier de reformes structurelles[/caption]

Les recettes douanières sont en hausse constante. Elles sont passées, en l’espace de quelques mois, de 35 milliards CFA à 40 milliards CFA par mois. En juillet dernier, l’équipe du général Modibo Kane Keïta a, encore,  remis le couvert. A la grande satisfaction de l’hôtel des Finances ; mais aussi, des partenaires techniques et financiers. Notamment, le FMI (Fonds Monétaire International) et la Banque mondiale.

Sur une prévision de 40 milliards CFA, la direction générale de la Douane a réalisé 40,30 milliards CFA. Soit une hausse de 30 millions CFA. Quant aux liquidations, elles sont allées jusqu’à 42,20 milliards CFA. Cette performance a été jugée « exceptionnelle » par les experts financiers. D’abord, par rapport au contexte économique, marqué par la crise financière internationale, d’une part. Et, d’autre part, par la morosité économique ambiante. Ensuite, parce que c’est  la première fois, dans l’histoire de la douane malienne, que la direction générale arrête ses comptes à la fin du mois. Ce qui n’était pas le cas auparavant où, les recouvrements se poursuivent jusqu’au 10 voire le 12 du mois suivant.

Exceptionnelle enfin, parce que c’est la première fois que la direction générale de la Douane réalise plus de 40 milliards C FA en 30 jours de recouvrement.

&nbsp;

<strong>Les raisons de cette  performance</strong>

&nbsp;

A l’origine de cette performance, la responsabilisation des cadres et agents de l’administration douanière. Chaque bureau de la douane, qu’il soit à l’intérieur ou aux frontières, doit atteindre, voire dépasser, les objectifs de recettes, à lui fixés chaque mois, par la direction générale.  S’y ajoute le management, mis en place par le général Modibo Kane Keïta, directeur général de la Douane. Mais aussi, par le ministre de l’Economie et des Finances, Mr Mamadou Igor Diarra. Les cadres et agents sont, soit sanctionnés, soit récompensés, selon leurs résultats. C’est le cas, par exemple, du commandant Mamadou Traoré, chef du Bureau des Produits  Pétroliers de la Douane.

Sous sa direction, les recettes du Bureau des Pétroles sont passées de 13 à plus 18 milliards CFA. Pour l’encourager et, du coup, permettre aux autres chefs de bureau de suivre son exemple, le ministre de l’Economie et des Finances lui avait adressé une lettre de félicitation. Non seulement, pour sa rigueur dans le traitement des dossiers ; mais aussi, dans la gestion des ressources humaines mises à sa disposition.

Autre raison de cette performance : le suivi des marchandises, depuis leur port d’embarquement, jusqu’à leur entrée sur le territoire national. Assuré par le Bureau des enquêtes, il a permis de booster les recettes douanières. Et de réaliser des contentieux, estimés à plusieurs centaines de millions de nos francs.

Au début et à la fin de ce processus, le directeur général adjoint de la Douane, le colonel Nouhoum Sadia Camara joue, auprès du directeur général, le rôle de chef d’orchestre. C’est lui qui, du 1er au 30e ou 31e jour du mois, donne du rythme aux recettes. Jour après jour ; semaine après semaine ; mois après mois. C’est, aussi, lui qui, au besoin, met la pression sur les chefs de bureau pour leur permettre de se surpasser, dans le recouvrement des droits et taxes dus à l’Etat.

Et au rythme où vont les choses, nul doute que l’équipe du général Modibo Kane Keïta sera, en décembre prochain,  au rendez-vous des objectifs de recettes, estimés à 450 milliards CFA.

<strong>Oumar Babi   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mahamadou Hawa Gassama : « On va continuer à dire la vérité à la population du Mali »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/mahamadou-hawa-gassama-on-va-continuer-a-dire-la-verite-a-la-population-du-mali-1102522.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/mahamadou-hawa-gassama-on-va-continuer-a-dire-la-verite-a-la-population-du-mali-1102522.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Aug 2015 12:05:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_621302" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-621302" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/Gassama.jpg" alt="La procédure de levée de l’immunité parlementaire du député Mahamadou Hawa Gassama lancée le 13 novembre prochain" width="620" height="372" /> Honorable Mahamadou Awa Gassama[/caption]

Nous nous sommes entretenus, vendredi dernier, à l’hémicycle, avec le député Mahamadou Hawa Gassama, sur des questions d’actualité, en l’occurrence, sur la réaction du ministre de l'Economie numérique, de l'information et de la communication, porte-parole du gouvernement, Choguel Kokala Maïga, à propos du communiqué de l’URD sur les vacances du gouvernement.

<strong>Le Canard Déchainé : Que pensez-vous de la réaction du ministre Choguel Kokala Maïga, par rapport à votre communiqué relatif  aux vacances gouvernementales ?</strong>

&nbsp;

<strong> Mahamadou Hawa Gassama : </strong>

Je vous salue. Nous sommes vendredi, que Dieu accepte nos vœux et nos prières ainsi que ceux de la fin du ramadan. Je suis fils de guide religieux, j’ai étudié l’arabe, Dieu nous dit que si un malheur nous arrive, ayons recours à deux choses : les vœux et l’aumône. Je prie Dieu pour qu’il sorte le Mali du trou où il est tombé. Chaque jour que Dieu fait, on dit qu’hier était meilleur qu’aujourd’hui. Je suis content de ta question. Choguel est mon grand frère, mon ami, mais il s’est trompé. On a fait un point de presse, hier, au siège de l’URD, pour dire la vérité aux journalistes. Choguel s’est trompé, car, si l’opposition fait son travail, au lieu de la féliciter, il la critique. Aujourd’hui, l’insécurité sévit partout au Mali. Ils ont fait un conseil des ministres extraordinaire sur deux points seulement : Le premier point concerne les vacances du gouvernement. Le second point porte sur les élections communales, le 25 octobre. Au moment où ils prenaient ces décisions, 13 soldats maliens étaient morts et leurs sépultures n’étaient pas encore faites. Nous nous sommes demandé si ce gouvernement se préoccupait du pays. Quand treize cadavres de soldats sont là, est-ce que vous devez aller en congé ? Ils n’ont que faire de nos soldats et de notre pays et ces paroles n’engagent que l’opposition. Au demeurant, avec cette insécurité qui sévit dans le pays, est-ce qu’on peut faire des élections ? Ils sont en train de critiquer ce point de vue en disant qu’on peut faire les élections sur toute l’étendue du territoire. Est-ce qu’aujourd’hui, Kidal nous appartient ? Nioro nous appartient ? Selon eux, si on doit aller aux élections, celles-ci ne peuvent se faire à Kidal, Tombouctou, Gao, y compris Mopti. Je lance un appel à Choguel : si tu veux combattre ceux qui disent la vérité, tu seras humilié. La conséquence aujourd’hui, c’est que Sévaré a été attaqué. Le rôle de l’opposition, c’est de dire ce qui est mauvais et ce qui est bon : une opposition républicaine, civilisée. On n’a pas été félicité pour ça. Ils ont dit qu’on n’a pas fait des vœux pour les morts, pour la guérison des blessés, c’est archifaux. Nous avons fait un communiqué le 3 août, ils l’ont gardé, parce qu’ils mobilisent l’ORTM et Radio Mali, or, ça ne leur appartient pas, ça appartiennent aux Maliens. Selon le statut de l’opposition, on peut s’exprimer sur tout ce qui est mauvais. Choguel nous censure, il ne laisse pas passer nos messages. Notre premier communiqué était fait au moment de la mort de nos soldats à Gourma-Rharous. Ils ont fait un conseil des ministres extraordinaire pour le critiquer, alors, nous avons produit un autre communiqué pour condamner les vacances gouvernementales. Choguel a fait un tapage médiatique, notamment à travers les radios privées, pour désinformer la population, alors, nous avons tenu un point de presse, pour montrer les preuves de nos affirmations. Nous leur avons montré la première et la deuxième lettre avec des accusés de réception. Ça veut dire que Choguel a menti. Il a dit qu’on veut en faire une récupération politique, un fonds de commerce. Nous avons montré à la presse toutes les condamnations que nous avons faites, même l’affaire concernant l’interpellation du ministre du développement rural, Bocari Tréta et nous avons demandé des poursuites et un jugement contre les fautifs. Nous avons joué notre rôle. Je vais te dire comment l’opposition a fait son travail depuis que ce gouvernement est en place : qui a dénoncé les surfacturations, ce n’est pas l’opposition ? Lorsque nous l’avons dit, ils ont crié au manque de patriotisme, mais quand le FMI est venu, il a confirmé, la section des comptes de la Cour suprême a confirmé, le Vérificateur général a confirmé. Ils sont allés jusqu’à demander le limogeage et la poursuite judiciaire de trois ministres, est-ce que ça a été fait ? Ils les ont enlevés de leurs postes, grâce au FMI, mais où sont-ils maintenant ? Qui a parlé de l’achat de l’avion, ce n’est pas l’opposition ? Nous avions dit que l’achat n’était pas opportun et nous avions demandé les prix. Jusqu’au moment où je te parle, nous avons eu quatre prix, tantôt 20 milliards, tantôt 17 milliards, 7 milliards, 8 milliards. Troisième point, nous avons voté contre le budget du gouvernement qui n’avait pas gagné notre confiance. Le quatrième point, nous n’avons pas eu confiance à la Déclaration de politique générale et nous avons voté contre. Le cinquième point concerne la libération du terroriste Wadoussène, nous avons dénoncé la libération d’un terroriste qui a tué un garde, sans  jugement. Le sixième point a consisté à dénoncer l’échange des rebelles, portant atteinte à la loi. Ils ont dit que c’est pour la paix, mais pourquoi Gourma Rharous a été attaqué, Sévaré aussi, est- ce la paix ça ? Les députés rebelles qui étaient à l’Adéma, aujourd’hui, où sont-ils ? Ils sont au RPM, or ils étaient condamnés. Ils ont eu l’immunité et leurs mandats d’arrêt sont levés. Ce sont eux qui sont allés à Koulouba, au moment de la rupture du jeun et ont fait des accolades à IBK, y compris Al Ghabas de la CMA. En huitième point, il y avait eu des fuites au DEF, l’année dernière et cette année, n’y a-t-il pas eu de fuites ? C’est leur faute. Le neuvième point est relatif à l’engrais frelaté. L’agriculture et l’élevage de cette année sont viciés. Le ministre qui a distribué les mauvais engrais et Bakary Togola… l’affaire a défrayé la chronique, le président IBK et le Premier ministre en ont parlé, mais cela a fini comment, Choguel ? car, je m’adresse bien à Choguel Kokala Maïga. Le dixième point concerne la motion de censure contre l’ancien Premier ministre Moussa Mara, on nous avait traités d’égoïstes, ça a fini comment ? Tout le problème du Mali aujourd’hui est du au départ de Moussa Mara à Kidal, il a engagé le pays en guerre, alors qu’on n’était pas prêt. Quand on dit qu’on va juger ATT, il faut aussi juger Moussa Mara, Hawa Gassama, Issiaka Sidibé, IBK. IBK était président de l’Assemblée au temps du pouvoir ATT, Issaka Sidibé et moi même étions députés au temps du pouvoir ATT.

&nbsp;

<strong>Que pensez-vous de l’attribution des logements sociaux ?</strong>

&nbsp;

J’allais en venir, c’est le onzième point. Qui est à la base des logements sociaux, ce n’est pas le ministre de la majorité présidentielle, ce n’est pas Dramane Dembélé ? Est-ce que les logements sociaux sont conçus pour être distribués aux petits frères de ta femme, aux députés, aux ministres ? Certains ont postulé sept à huit fois, ils n’ont pas eu de logement alors que d’autres qui n’ont pas postulé ont obtenu des logements. Les démolitions de Souleymanebougou, qui en est responsable ? Ce n’est pas le même gouvernement où figure Choguel ? N’y avait-il pas de solution, pourquoi ne pas s’asseoir sur la table des négociations. Avant Bathily, il y avait Yacouba Diallo, De Golf à Kalaban, il y avait mille lots, c’était des titres de l’ACI, les populations, les migrants y avaient construit. Ils ont discuté jusqu’à trouver un terrain d’entente qui consistait à payer petit à petit. Ça n’a pas été cassé. Est-ce que ce n’est pas Bathily qui a dit à Kalabanbougou : « même si les populations ont construit sur le titre de quelqu’un, on est en hivernage, on ne doit pas démolir », je demande aujourd’hui, on est à quelle saison, est- ce que c’est la neige qui est en train de tomber ?

Pour terminer, je dirai à Choguel, qu’il a fait une erreur, il doit demander des excuses. Nous, de l’opposition, nous faisons notre devoir. Je te fais une révélation, un ministre a fait des détournements de fonds, la presse en a parlé, mais pourquoi  Choguel n’est pas venu à la télé pour démentir ? Le Vérificateur a déposé ses rapports 2013 et 2014 faisant état de 153 milliards de mauvaise gestion, qu’est-ce qu’IBK a dit, est-ce qu’il y a eu des suites ? Vous voulez qu’on continue comme ça, que l’opposition ferme sa bouche ? Malgré ceux qui nous critiquent, nous allons continuer à dénoncer. Ce sont les populations qui nous ont poussés à aller à l’opposition. Soumaïla Cissé a dit que tout le monde court pour aller à Sébéninkoro. Qui a commencé à prendre la route de Sébénikoro, ce n’est pas Soumaïla, avant même les résultats de l’élection présidentielle ? C’est Soumaïla, avec sa femme, qui se sont rendus chez IBK. Mais depuis lors, Soumaïla a dit : « Grand-frère, voilà le pouvoir, tu as gagné, mais, nous, nous allons à l’opposition. Si ça marche, on va dire bravo ! Si ça ne va pas, on va critiquer. »On va continuer à dire la vérité à la population du Mali, on ne va pas reculer.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fils d’un richissime operateur économique banambais : Un jeune operateur pétrolier pris en flagrant délit de fraude portant sur 3 milliards CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/petrole/fils-dun-richissime-operateur-economique-banambais-un-jeune-operateur-petrolier-pris-en-flagrant-delit-de-fraude-portant-sur-3-milliards-cfa-1102452.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/petrole/fils-dun-richissime-operateur-economique-banambais-un-jeune-operateur-petrolier-pris-en-flagrant-delit-de-fraude-portant-sur-3-milliards-cfa-1102452.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Aug 2015 11:40:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Tous les  jours appartiennent  au voleur, mais un seul appartient à sa victime !, dit un adage bien de chez nous. Habitué à rouler la douane dans la farine, en faisant passer l’essence sans plomb pour du pétrole lampant ou du gas-oil, un jeune opérateur pétrolier vient d’être pris en flagrant délit de fraude, portant  sur plusieurs centaines de millions de nos francs.

Fils d’un richissime opérateur économique banambais, qui vient d’inaugurer une belle mosquée dans un quartier de la commune I du district de Bamako, il était loin de s’imaginer que sa supercherie allait être éventrée par la douane. C’était hier, mardi 11 août, à l’entrée de la ville de Bamako, à quelques encablures du Bureau des Produits Pétroliers de la douane, sur la route de l’aéroport de Bamako-Sénou.

Selon nos informations, il aurait réussi à mettre dans sa poche, tous les agents rencontrés sur sa route. Du Ghana à Bamako, M.S c’est son nom, a fait passer l’essence qu’il faisait transporter, dans une citerne de gaz butane, pour du gaz butane.

Munis de faux documents, ses citernes auraient réussi  à tromper la vigilance des agents.  Du moins, jusqu’à l’entrée de notre capitale où, il est pris en sandwich par des agents. Qui ont exigé, en dépit de son assurance, de vérifier le contenu de ses citernes.

Dans un premier temps, M.S leur propose plusieurs dizaines de millions de nos francs, contre leur silence. Refus des agents de la douane, qui persistent et signent. Pris, le doigt dans la boîte de confiture, M.S se plie aux injonctions des gabelous. En lieu et place du gaz butane, les agents découvrent des centaines de milliers de litres d’essence sans plomb, destinés à la vente.

Conduits sous bonne escorte à  la douane, M.S se met à table. Avant de solliciter des circonstances atténuantes. A en croire nos sources, cette fraude porte sur plusieurs centaines de millions de nos francs.

Nous y reviendrons, en détails, dans nos prochaines éditions.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali, ce géant qui refuse la gloire</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-ce-geant-qui-refuse-la-gloire-1102432.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-ce-geant-qui-refuse-la-gloire-1102432.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Aug 2015 11:32:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[On se plaît à dire que le Mali est un grand pays, ce dont certains semblent tirer beaucoup de fierté en oubliant que tout le mérite en revient à des hommes et à des femmes qui, en d’autres temps et sous d’autres cieux ont consenti des sacrifices importants. En dehors des critères purement géographiques, quelle peut être la mesure exacte de la grandeur à l’échelle d’un pays ?

L’HISTOIRE ET LA GEOGRAPHIE PREDISPOSAIENT

LE MALI A JOUER LES PREMIERS ROLES EN AFRIQUE

&nbsp;

Un territoire immense allant des dunes chaudes du Sahara à la savane arborée en passant par le Sahel, une population très variée mais bien intégrée, une culture riche sortie du fond des âges, voilà le Mali tel qu’en lui-même, unique à tout point de vue. La façon dont les hommes ont, des siècles durant bâti le vivre ensemble dans cet espace a façonné sa dimension historique. Toutefois, depuis une quarantaine d’années, le délitement du sens moral, le pillage en toute impunité des ressources publiques, la faiblesse du leadership politique sont en passe d’en faire un géant nostalgique, un colosse au pied d’argile. En cause, l’incapacité d’assumer pleinement le poids de l’histoire, de l’écrire en l’améliorant sans cesse au bénéfice de la société et des hommes, au prix de la souffrance et de la privation. La situation est si critique que seule une gouvernance de rupture proposant un nouveau pacte social peut aider à inverser la tendance. A force de travail et d’ingéniosité, la Chine s’appuyant sur les solides ressorts de son passé féodal puis communiste, ne s’est-elle pas hissée sur le toit du monde ? Elle est parvenue à faire de sa population qui était présentée comme un handicap, son atout le plus sérieux.

Les nations que l’on considère comme les grands de ce monde sont en réalité celles qui,  sans état d’âme, se sont donné les moyens d’amener toutes les autres à chercher un abri et une protection dans leur sillon. Le droit de veto au Conseil de Sécurité en est la parfaite illustration. C’est le super-privilège que se sont octroyé cinq pays qui, après s’être entendus sur leurs zones d’influence et la distribution des rôles,  ont fait de leurs contradictions un facteur d’équilibre et non de rupture. A l’échelle de l’Afrique, l’histoire et la géographie prédisposaient le Mali aussi à jouer les premiers rôles. Pour la mémoire collective, cela remonte à « Kudukanfuga » mais plus près de nous, Modibo Kéita avait généreusement replacé le pays dans le sens de l’histoire. Nationaliste scrupuleux ayant une haute idée de sa mission, son ambition et sa stature personnelle avaient permis que sa voix portât très loin. Fédération du Mali, Organisation de l’Unité Africaine, union Guinée-Ghana-Mali sont des tableaux sur lesquels il s’est particulièrement illustré au plan africain. Jamais, ni lui ni aucun de ses proches collaborateurs n’ont déshonoré le Mali par leur engagement ou une quelconque velléité affairiste. Le soudanais devenu plus tard citoyen malien était un homme respecté en Afrique et bien au-delà pour sa droiture, son sens de la dignité et son intégrité. Ce temps si proche semble pourtant si lointain !

SANS GRAND MAL, LE MALI AURAIT PU DEVENIR

UNE GRANDE FORCE MILITAIRE ET UNE PUISSANCE AGRICOLE

&nbsp;

Comparaison n’est certes pas raison, mais comment s’empêcher de relever le désarroi actuel de la jeunesse malienne,  aux antipodes de l’engouement et de la grande espérance des premières années de l’indépendance ? Une jeunesse tour à tour frustrée et malmenée par le régime militaire, instrumentalisée puis marginalisée par les « démocrates », aujourd’hui ballottée entre un doute existentiel saisissant et l’espoir de pouvoir enfin se réaliser grâce à une identité professionnelle et une dignité sociale retrouvée, malgré un contexte défavorable  marqué par l’étroitesse du marché du travail, le favoritisme, une formation sujette à caution. Dans un tel climat, comment créer de nouveaux emplois tout en assainissant le système scolaire pour l’adapter aux exigences du marché local et sous régional de plus en plus concurrentiel ?

Le Mali aurait pu sans grand mal devenir une grande force militaire s’appuyant sur des peuples à la tradition guerrière solidement établie, mais aussi une puissance agricole grâce à l’Office du Niger et au labeur de ses fils, agriculteurs à plus de 70% depuis des générations. Il n’est malheureusement devenu ni l’une ni l’autre alors que chacune aurait pu l’aider à asseoir un développement économique viable et un positionnement international avantageux. Et que dire de l’or dont le Ciel l’a si généreusement doté sauf qu’il ne profite pas suffisamment à ses populations, de l’industrie culturelle et touristique toujours en friches, du dynamisme mal canalisé de son commerce ? A y regarder de près, avec autant de potentialités et d’opportunités, on a le sentiment d’un énorme gâchis causé par le manque d’audace et de vision. C’est, depuis des décennies le drame du peuple malien qui, bien que disposant d’atouts indéniables pour émerger et jouer dans la cour des grands, est réduit à un dilettantisme paralysant entretenu par un système politico-administratif accapareur et corrompu. Si les dirigeants sont nombreux, on se rend compte que seuls les visionnaires et les bâtisseurs contribuent à la grandeur de leur pays. Le jugement de l’histoire est toujours impitoyable pour tous ceux qui, avant de passer à la trappe, créent des parenthèses douloureuses et traumatisantes pour leurs peuples. Il leur réserve tout simplement un destin de feuilles mortes.

Aujourd’hui, l’objectif affiché étant de faire le bonheur des Maliens, pourquoi ne pas sortir des formules incantatoires et de l’auto – célébration pour revenir opportunément à l’essence même de la vision du président Modibo Kéita?  Faire de la formation scolaire et citoyenne des jeunes la priorité nationale. Valoriser davantage l’apport des femmes au processus décisionnel et économique. Instaurer une gouvernance vertueuse adossée à l’excellence et au mérite. Loin de toute considération partisane !

Mahamadou Camara

Email : <a href="mailto:camara_m2006@yahoo.fr">camara_m2006@yahoo.fr</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « l’ennemi de la paix,  c’est Iyad, le pitbull de Kidal !»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-lennemi-de-la-paix-cest-iyad-le-pitbull-de-kidal-1102412.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-lennemi-de-la-paix-cest-iyad-le-pitbull-de-kidal-1102412.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Aug 2015 11:24:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1065322" align="aligncenter" width="730"]<img class="size-full wp-image-1065322" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/07/IBK.jpg" alt="SEM Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Chef de l’Etat" width="730" height="420" /> SEM Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Chef de l’Etat[/caption]

Les traits tirés et le visage amaigri, le président de la République paraît soucieux. Assis, seul, dans son jardin, la main sous le menton, il semble être absorbé par ses pensées. Surtout, après la sanglante prise d’otages de Sévaré, qui s’est soldée par 14 morts ; mais aussi, l’attaque de la brigade de gendarmerie de Baguinéda, localité située à un jet de pierre de notre capitale.

Après la signature de l’accord de paix, le Mali semble renouer avec la violence, à laquelle personne n’échappe. Ni les civils, ni les militaires, encore moins les étrangers vivant dans notre pays. Partout règne la terreur.

C’est pour mieux cerner ce terrorisme sans nom, ni visage, que nous avons décidé d’approcher le chef suprême des armées. Interview. Sans detour.

<strong>Mr le président, comment expliquez-vous ces attaques, qui se multiplient sur toute l’étendue du territoire national, ou presque ?</strong>

&nbsp;

Je l’ai toujours dit : Iyad Ag Ghali est le principal obstacle à la paix au Mali. Et ces différentes attaques sont ses œuvres. C’est pour se rappeler à notre bon souvenir, qu’il multiplie ces attaques, à travers ses hommes de main. Et son objectif est connu : reconnu, par la communauté internationale comme un terroriste et recherché comme tel, le chef du groupe terroriste touareg, Ansardine, est désespéré. Seul, désormais, il entend à travers ces attaques pousser les autorités maliennes à négocier avec lui. En clair, il aspire à l’immunité comme par le passé et après toutes les cruautés qu’il a fait subir aux populations du nord.

&nbsp;

<strong>Qu’entendez-vous faire pour mettre fin à ces attaques, qui se poursuivent sans discontinuer ?</strong>

&nbsp;

Nous allons mettre tous les moyens à la disposition de nos forces armées et de sécurité. Afin que ces terroristes soient boutés hors de notre territoire. Pour ce faire, nous sollicitons l’aide de la communauté internationale, d’une part. Et, d’autre, celle de la France pour mettre le « Pitbull de Kidal », hors d’état de nuire.

Comme je l’avais dit, récemment, tant que le « Pitbull de Kidal » respire, il n’y aura pas de paix au Mali.

&nbsp;

<strong>Pourquoi ne pas solliciter l’aide des groupes armés pour le neutraliser ?</strong>

&nbsp;

Toutes les solutions sont, désormais, sur la table pour que nos populations retrouvent la paix et la quiétude, auxquelles elles aspirent de tous leurs vœux.

&nbsp;

<strong>Mr le président, n’y a-t-il pas de faille dans la chaîne de commandement de nos forces armées et de sécurité ?</strong>

&nbsp;

Pas du tout ! C’est le chef suprême des armées qui vous le dit. Nous avons à faire à un ennemi invisible, dont le but est de répandre la terreur pour exprimer son dépit.  Que les Maliens se rassurent : tout sera mis en œuvre pour mettre ces terroristes hors d’état de nuire.

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quand l’insécurité empêche les élus de rencontrer  leur base</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/quand-linsecurite-empeche-les-elus-de-rencontrer-leur-base-1102392.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/quand-linsecurite-empeche-les-elus-de-rencontrer-leur-base-1102392.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Aug 2015 11:11:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-665842" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/deputes.jpg" alt="Quand l’insécurité empêche les élus de rencontrer  leur base" width="620" height="465" />L’insécurité est grandissante dans le pays. La peur s’installe chez les populations. Pas seulement. Les autorités aussi ont peur. Certains élus l’affirment: depuis plus d’une année, ils n’ont pas mis les pieds dans leurs circonscriptions électorales.

« Face à l’insécurité grandissante sur tout le territoire national,  quelles sont les mesures concrètes que vous avez prises en terme d’équipement et de dotation en carburant des unités de patrouille pour la police, la gendarmerie, la protection civile et la garde nationale ?», telle a été la principale question posée par l’honorable Oumar Mariko au ministre, Gal Sada Samaké, lors des quatre face-à-face qui les ont opposés.

Mais alors que l’élu de Kolondiéba et le ministre de l’Intérieur et de la Sécurités était aux prises, en direct sur les antennes de la télévision nationale, ses "amis" de la majorité présidentielle semblaient être indifférents.

Pire, ils applaudissaient le ministre général qui était incapable de préconiser une solution pour en finir avec l’insécurité. Mais au même moment, l’honorable Oumar Mariko était presque hué par ses mêmes collègues qui, visiblement, ne le prenaient pas au sérieux.

Mais aujourd’hui la donne a-t-elle changé ? Tout porte à croire que oui, quand on sait que certains élus reconnaissent que leur dernière visite à leurs électeurs remonte à l’année dernière pour cause d’insécurité.

C’est le cas des  honorables Diallo Aïssatou Touré, élue à Youwarou et Dédeou Traoré élu à Niafounké, qui l’ont affirmé  au micro de notre confère de la Radio allemande.

Selon Mme Diallo Aïssatou Touré, en se rendant dans sa circonscription il faut s’attendre à  tout. Du coup, ce sont les électeurs eux-mêmes qui l’ont dissuadée de s’y rendre. « Tout le monde se sent impuissant. A n’importe quel moment,  on peut s’attendre à tout.  On ne peut être garanti de rien, mais il faut un minimum, si on ne fait pas ça, il est difficile de faire une tournée », indique l’honorable Touré.

<strong>Mamadou TOGOLA    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Apres l’engrais, le carburant frelates !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/apres-lengrais-le-carburant-frelates-1102312.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/apres-lengrais-le-carburant-frelates-1102312.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Aug 2015 11:00:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><img class="aligncenter size-full wp-image-1102342" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/Carburant-frelate.jpg" alt="Apres l’engrais, le carburant frelates !" width="730" height="1031" />Si vous vous arrêtiez à une station-service pour approvisionner votre voiture en essence, faites bien attention : le carburant pourrait bien être « frelaté » à cause, notamment, de la quantité jugée « excessive » du pétrole lampant dans l’essence, vendue dans plusieurs stations-services de la place.</strong>

L’histoire donne-t-il raison au sulfureux Bakary Togola, le président de l’APCAM qui, lors de sa conférence de presse sur l’engrais frelaté, annonçait, dans un tollé général et généralisé, qu’au «  Mali tout est frelaté : les voitures, les batteries de voitures, les denrées de première nécessité….. tout ! ».  Une certitude : l’essence vendue, depuis quelques semaines, dans certaines stations-services est jugée « frelatée ». Du moins, si l’on en croit une source proche de la direction générale de la Douane. Bien informée, notre source s’explique sans, pour autant, rentrer dans les détails de l’enquête. « L’enquête, menée par l’Office National des Produits Pétroliers (ONAP) a permis de constater, hélas !, que la plupart des carburants vendus par les stations-services de la place renferment plus de pétrole lampant que d’essence », ajoute notre source, l’air déçu.

&nbsp;

<strong>Rappel des faits</strong>

&nbsp;

Tout est parti d’un constat des services de Douane. Qui ont relevé, à leur corps défendant, que les importations de pétrole  lampant se sont multipliées par 1000. Alors que, d’ordinaire, les quantités importées ne dépassaient guère 300 ou 400 litres par mois – car ce produit est utilisé par une infime partie de la population et dans les coins de brousse reculés – le nombre de litres importés se chiffrent à 7 millions par mois.

Surpris par ce regain d’intérêt pour ce produit aux droits  jugés bas, les services de douane alertent l’Office National des Produits Pétroliers (ONAP), dirigé par Soumana Mory Coulibaly. Inspecteur des douanes, considéré comme le meilleur connaisseur du secteur du pétrole pour avoir été, à deux reprises, chef du Bureau des Produits Pétroliers de la douane, il ouvre une enquête. Discrètement. La suite, on la connaît.

Après avoir sondé les stations-service de la place, le résultat est éloquent. Excepté deux stations, appartenant à des multinationales dont nous tairons les noms, plusieurs stations-services de la place ont été épinglées par l’ONAP.

Conséquence : votre voiture, du moins son moteur, serait menacé de mort par ce carburant frelaté. A en croire certains garagistes de la place, plusieurs voitures ont été victimes de ce carburant de mauvaise qualité.

« Certains automobilistes ont vu leur moteur s’arrêter, brusquement ; tandis que d’autres voyaient leur moteur perdre, chaque jour davantage, son régime », indique un mécano. Et de poursuivre, avec le visage barré par un large sourire : « C’est la course au profit qui est à la base de tout cela. Tout ce qui importe à ces pétroliers, c’est le profit qu’ils en tirent. Peu leur importe, le danger qu’ils font planer sur les moteurs des gens ».

Curieusement, tous les pétroliers que nous avons rencontrés se disent « cleans ». Même ceux mis à l’index par l’ONAP. Mais nos investigations se poursuivent.

Affaire à suivre, donc !

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La régionalisation, c’est quoi même ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-regionalisation-cest-quoi-meme-1102262.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/la-regionalisation-cest-quoi-meme-1102262.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Rassemblement pour le développement et la solidarité (RDS), a organisé une Journée d’étude sur la régionalisation, samedi dernier, à la Maison des aînés. Il s’agissait de donner des éclaircissements sur le nouveau concept de régionalisation.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Aug 2015 10:41:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-71853" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Younouss-hameye-Dicko1.jpg" alt="Younouss Hamèye Dicko," width="350" height="263" />Pour le président du RDS, le professeur Younouss Hamèye Dicko, l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali propulse notre pays dans un avenir où notre administration et notre développement seront  basés sur la régionalisation, nouveau concept qui dirigera toute notre gouvernance à venir. Il a jugé normal d’édifier nos cadres et leurs militants pour faire face aux nouveaux défis de gouvernance qui sont déjà là. Il ne s’agissait pas, a-t-il précisé, de discuter ou de juger l’Accord, mais d’aller à l’école des experts afin de maitriser le nouveau concept de régionalisation. Le professeur Younouss Hamèye Dicko a souligné que le Mali évolue dans la décentralisation depuis 16 ans. Malgré les insuffisances, a-t-il dit, des acquis ont été obtenus, à savoir : 761 collectivités territoriales dont 703 communes, 49 cercles, 8 régions et le district de Bamako avec 6 communes. Il a signalé que l’Accord d’Alger instruit à notre pays une nouvelle vision : la régionalisation. Il a affirmé : « plus que quiconque, le RDS doit s’engager corps et âme pour la bonne réussite de la régionalisation qui est une brillante victoire de notre parti. » Il a précisé que depuis 2003, le RDS a souligné que la régionalisation est la solution du problème malien. Cependant, a-t-il reconnu, la régionalisation est complexe et constitue une tâche ardue.

Ainsi, a indiqué le président du RDS,  « le Mali ne doit-il pas mettre à profit la période intérimaire de 18 mois afin d’éviter toute hâte susceptible d’aboutir à un impair, à un moment si difficile pour notre Nation ? Ne doit-on pas penser à l’organisation de la « Conférence d’Entente Nationale » pour instaurer la paix et la réconciliation nationale et ce, avec le soutien du Comité d suivi de l’Accord ? » Il a estimé que les élections communales ne posent pas de problème et peuvent s’organiser le 25 octobre. Pourtant, il suggère la prudence et souhaite le retour au Mali de la majorité des réfugiés et de la sécurité avant les élections régionales. Le RDS, a dit le professeur Younouss Hamèye Dicko, réitère sa confiance au président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita.

Allaye Diall, expert du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation, a procédé à l’introduction de la conférence en présentant le survol des acquis (émergence de 761 collectivités territoriales, la mise en place de la fonction publique territoriale avec plus de 50.000 agents intégrés), des faiblesses de la décentralisation (faible expertise technique des acteurs, faible mobilisation des ressources humaines…) et la caractérisation de la régionalisation.

Le conférencier, Pathé Maïga, a expliqué que le Mali est dans la régionalisation depuis que les régions ont été érigées comme telles. La nouvelle vision de la réforme, a-t-il dit, est de faire de la régionalisation, le moteur de développement régional, en entrant dans la phase de mise en œuvre de la décentralisation.

Cela pose des défis, notamment dans le modèle opératoire de la décentralisation.  Il a énuméré les principes directeurs, ente autres, le respect de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale, le respect de la libre administration des collectivités territoriales, le respect des spécificités locales, la gestion démocratique des collectivités territoriales et la subsidiarité. La nouvelle vision de la régionalisation, a-t-il précisé, est basée sur la croissance de l’activité, la solidarité nationale dans le respect de la diversité culturelle en préservant l’unité nationale. Il s’agit d’une refondation de l’Etat basé sur la réallocation des ressources dans un espace dynamique de production de richesses et de création d’emplois.

&nbsp;

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Souleymanebougou : la loi est dure, mais c’est la loi !</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/souleymanebougou-la-loi-est-dure-mais-cest-la-loi-1091232.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/souleymanebougou-la-loi-est-dure-mais-cest-la-loi-1091232.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 05 Aug 2015 13:03:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1072362" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/07/demolition1.jpg" alt="Après la démolition de Souleymanebougou : Le ministre Mohamed Ali Bathily dans la tourmente" width="750" height="450" />Une entreprise peut bien en cacher une autre, tout dépendant des circonstances et de l’angle de perception. En effet, comment démolir sans restaurer et comment restaurer sans démolir ?

<strong>ENTREPRISE DE  DEMOLITION</strong>

Souleymanebougou suscite en ce moment beaucoup d’émotion. Comment pourrait-il en être autrement devant l’ampleur et l’importance des préjudices causés aux uns et aux autres ? Cependant, le premier moment de stupeur passé, il faut revenir à l’essentiel qui est le respect du droit (« hakè »), le droit de tous les citoyens à jouir de leur propriété. De quoi s’agit-il ? Des fonctionnaires enjambant sans état d’âme des titres fonciers réguliers ont,  de mauvaise foi, attribué des parcelles de terrain indisponibles à des citoyens peut-être de bonne foi, qui les ont mises en valeur. Les nouvelles décisions d’attribution sont manifestement frappées du sceau de l’illégalité car dans une république, ni la force, ni les magouilles ne peuvent créer un droit. Le véritable problème pour le gouvernement serait de ne pas aller jusqu’au bout de la logique et de ne pas mettre en examen les fonctionnaires véreux qui doivent répondre de leurs actes afin de permettre l’indemnisation des victimes.

Pour mémoire, lors de l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, au nom du respect du droit justement, son ministre de l’urbanisme avait mis des bulldozers en action pour casser toutes les constructions anarchiques et illégales aux abords des routes dans différents quartiers d’Abidjan. Les premiers moments d’émotion passés, tout le monde a compris le bien-fondé de la mesure qui était loin d’être sélective. Cela n’a fait que conforter sa réputation d’homme sérieux et rigoureux au service de son pays. Dans une république digne de ce nom, force doit toujours rester à la loi mais ici, on a pris l’habitude de faire les choses tellement de travers que c’est le redresseur de torts qui apparait comme le problème. C’est le comble ! Pour que l’injustice ne finisse pas par engendrer le désordre, l’Etat doit arbitrer sainement entre les hommes et les intérêts. La meilleure arme pour le faire reste la loi.

&nbsp;

<strong>ENTREPRISE DE RESTAURATION</strong>

Ce qui se passe du côté de Souleymanebougou n’est pas une brutale entreprise de démolition ; c’est aussi et surtout une entreprise de restauration du droit légitime d’un propriétaire régulier. Les victimes méritent certes notre compassion mais elles doivent porter plainte contre ceux qui leur ont attribué des parcelles de terrain qu’ils savaient appartenir à autrui, se rendant coupables d’abus de pouvoir et d’escroquerie.

Comment ne pas relever le courage et le sens des responsabilités du ministre Bathily qui a choisi de sortir de l’émotion, des considérations personnelles et partisanes pour faire triompher le droit et l’équité, au risque de se rendre impopulaire ? C’est un fait rarissime au regard des pressions et certainement des menaces qu’il a dû recevoir. Le temps finira par lui donner raison car le retour à l’Etat de droit et la restauration de l’autorité de l’Etat si chers à IBK ne peuvent se faire sans grincement de dents, d’autant plus que le laisser-faire et le laisser-aller ont été érigés depuis longtemps en système de gouvernance pour des raisons bassement électoralistes et de corruption. Il est souhaitable que cette sauce mal épicée qui donne aujourd’hui des insomnies et des indigestions à certains suscite diligemment la curiosité du Procureur de la République.

Un véritable homme d’Etat sait qu’il a des comptes à rendre à son peuple et à l’histoire. C’est pourquoi, IBK ne doit pas perdre du vue ses objectifs. En politique, la fin justifie tous les moyens de droit qu’offre la république, l’essentiel étant de rester juste et équitable jusqu’au bout.

<strong>Mahamadou Camara</strong>

<strong>Email : camara_m2006yahoo.fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le GATIA et le MAA mecontents d’être marginalisés par le gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-gatia-et-le-maa-mecontents-detre-marginalises-par-le-gouvernement-1091182.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-gatia-et-le-maa-mecontents-detre-marginalises-par-le-gouvernement-1091182.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 05 Aug 2015 12:58:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_975072" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-975072" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/gatia-presse.jpg" alt="Obstacle levé au Mali pour la signature d'un accord de paix" width="350" height="246" /> Fahad Ag Almahmoud[/caption]

« Tout ce que la CMA demande au gouvernement est accepté ; par contre, dès que le GATIA ou le MAA sollicite quelque chose, le gouvernement s’y oppose. Parce que la CMA s’y est opposée ».

Les gestes hauts et forts, notre source, proche du GATIA, n’a pas de mots assez durs pour fustiger ce qu’il appelle « la complaisance du gouvernement vis-à-vis de la CMA, au détriment des mouvements armés patriotes ». Et d’ajouter, dans un accès de colère : « Si ça continue, nous claquerons la porte de la commission de suivi de l’accord et  reprendrons Kidal. Car, ce n’est pas sa trentaine de Pick-up que la CMA peut nous résister ».

Considérés comme les deux mouvements armés, qui ont fait échec aux assauts de la CMA à Ménaka, réduit leur machine de guerre à néant, le GATIA et le MAA accusent le gouvernement de les avoir payés en monnaie de singe. « Le gouvernement fait, aujourd’hui, comme si nous n’existons pas. Il n’écoute que la CMA, qui le mène par le bout du nez », ajoute notre source, amer.

&nbsp;

La politique de deux proies, deux mesures

&nbsp;

A l’origine de leur colère, le refus du gouvernement de prendre en compte les noms de leurs représentants dans le futur gouvernement. Selon notre source, généralement bien informée, la raison de ce refus  est ailleurs. « Cette proposition a été refusée parce que les séparatistes de la CMA ne veulent pas d’eux ; ils ne veulent pas d’eux, parce qu’ils  ne sont  pas manipulables ».

Or, ajoute notre source, toutes les nominations réclamées par la CMA ont été entérinées, d’office, par le gouvernement. En plus, des ministres proposés pour le prochain gouvernement, la CMA avait réussi à faire nommer plusieurs autres personnalités à des postes de responsabilité.

C’est le cas, indique notre source, de Mohamed Ag Erlaf, nommé ministre de l’Environnement et de l’Assainissement ; et du Dr Akory Ag Iknane, médecin-nutritionniste,  bombardé directeur général de l’ANICT, pour ne citer que ceux-là.

Composée du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) et du HCUA (Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad), la CMA a été défait, à deux reprises, à Ménaka où, elle a perdu ses principaux chefs de guerre. C’étaient les 15 et 28 avril derniers, à l’issue des combats qui l’ont opposé au GATIA.

Pour le GATIA et le MAA, cette politique de « deux poids, deux mesures » n’est pas acceptable. Ni aujourd’hui, ni demain. Le gouvernement doit se ressaisir et éviter de tomber dans le piège des leaders de la CMA, auteurs des rébellions récurrentes, qui ont mis notre pays à feu et à sang.

Aussi, le GATIA et le MAA appellent le gouvernement à plus de vigilance, surtout dans la mise en œuvre de l’accord de paix. Afin que ceux qui ont sauvé le Mali de la partition, réclamée à cor et à cri par d’autres, ne se sentent frustrés.

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Elections consulaires : Boubacar Tandia félicite ses adversaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/elections-consulaires-boubacar-tandia-felicite-ses-adversaires-1091152.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/elections-consulaires-boubacar-tandia-felicite-ses-adversaires-1091152.html</guid>
<description><![CDATA[ Lors de la conférence de presse qu’il a animée mercredi dernier, La tête de liste B, Boubacar Tandia, candidat à l’élection consulaire des membres de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, a félicité ses adversaires. Cette félicitation n’a toutefois pas été faite, sans l’énumération d’un chapelet d’irrégularités ayant, a-t-il dit, émaillé le scrutin. Ce qui ne le poussera pourtant pas à porter plainte.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 05 Aug 2015 12:54:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Soucieux de préserver la paix déjà éprouvée au sein  du monde, je tiens à féliciter ceux qui ont été retenus à l’issue de cette étape.  Je souhaite plein succès à nos concurrents et les exhorte à plus de sagesse dans le choix des principaux dirigeants. Mais la reconnaissance par notre camp des résultats de ces élections ne doit pas occulter les dysfonctionnements graves observés tout au long de ce processus. Je cite entre autres : les défaillances des textes, notamment le décret n° 2014/ 0641/PRM du 31 août 2014 qui comporte des faiblesses rédhibitoires, qui fausse l’esprit de base de la bonne gouvernance économique. De grandes confusions existent au niveau  de la qualité et du statut  des inscrits, le non respect de l’esprit de la lettre du ministre du Commerce, lettre 06 en date du 2 août 2012 qui stipulait que le président du bureau transitoire ne pouvait pas être candidat. Un processus de vote vicié. La mise en place d’une commission d’organisation travaillant en autarcie sous la coupe de l’ancien collège transitoire n’est pas de nature à rassurer la sincérité du scrutin. La loi n’ayant pas prévu la présence d’assesseurs, tous les délégués des candidats contribuent à vicier davantage le processus et la sincérité du scrutin. La poursuite de la campagne par le Président du collège transitoire sur le lieu de vote en faveur d’une liste pose également problème. L’écart entre les décomptes sur la base de la liste d’émargement  et les résultats proclamés à l’issue du scrutin jettent le doute sur la sincérité du scrutin. Les statuts de certains candidats : deux candidats figurant sur la liste n’étant pas en règle vis-à-vis du fisc et de l’INPS, se sont fait inscrire sur la base de procurations de sociétés ne leur appartenant pas. Chacun de ces candidats prétend diriger aujourd’hui la Chambre de commerce et d’industrie du Mali. »

Il a soutenu qu’ils peuvent se servir de toutes ces insuffisances et de bien d’autres irrégularités, pour sûrement faire invalider les résultats du scrutin, mais, a-t-il ajouté, ils ne seront jamais des acteurs de division, voire des pyromanes dans leur propre pays. Boubacar Tandia a indiqué qu’ils ne seront jamais des sources de blocage, car ils sont soucieux du développement du pays. Il œuvre, a-t-il assuré, pour la paix.

Il a toutefois laissé entendre : « nous souhaitons que des opérateurs  porteurs de projet, ambitieux, ne soient pas écartés du champ décisionnel. » Ce qui a poussé un journaliste à lui demander s’il y a eu un deal entre eux et les acteurs de la liste A.

&nbsp;

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « toutes ces attaques sont l’œuvre du pitbull  de kidal, qui veut se rappeler a notre bon souvenir »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-toutes-ces-attaques-sont-loeuvre-du-pitbull-de-kidal-qui-veut-se-rappeler-a-notre-bon-souvenir-1091072.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-toutes-ces-attaques-sont-loeuvre-du-pitbull-de-kidal-qui-veut-se-rappeler-a-notre-bon-souvenir-1091072.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 05 Aug 2015 12:39:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_981192" align="aligncenter" width="730"]<img class="size-full wp-image-981192" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/IBK1.jpg" alt="Médiapart : un média à part, guidé par le quai d’Orsay fait de l’ingérence au Mali" width="730" height="445" /> Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

Après quelques brasses dans sa piscine, le président de la République s’allonge sur une longue chaise, un exemplaire du canard déchaîné à la main. Soudain, un employé de la maison, tout de blanc vêtu, surgit. Avant de poser, sur une table basse, un jus de fruit. Vraisemblablement, du jus d’orange bien frappé.

Tenant d’une main son journal favori et, de l’autre, il savoure le précieux breuvage. En reposant le verre, il remarque notre ombre dans la piscine et s’écrie, tout de go : « comment es-tu entré ? J’ai donné des instructions fermes à ce sujet, car je ne veux être dérangé par qui que ce soit, y compris les Mollahs sans barbe. Mais, comme tu es déjà là, à mon corps défendant, pose tes questions et libère le plancher ».

Mr le président, le remaniement ministériel, dont toute la presse parle, aura-t-il lieu ? Car les ministres ne dorment plus que d’un œil, voire d’un œil et demi. Partira ? Partira pas ? Voici les deux questions qui hantent leurs nuits…

&nbsp;

S’il y a des ministres, qui ne dorment que d’un œil, ou d’un œil et demi comme tu dis, ils savent pourquoi ! Chaque ministre sera récompensé selon ses mérites. Mais au retour de leurs vacances, vous saurez qui a mérité quoi et pourquoi.

Pour l’heure, je ne peux rien te dire pour ne pas susciter une crise cardiaque chez les ministres les plus fragiles. Si ce sont eux qui t’envoient pour t’informer auprès de moi, c’est raté. Tu n’auras pas d’autres détails sur ce remaniement ministériel.

&nbsp;

Mr le président, aviez –vous donné l’ordre aux bulldozers d’arrêter la démolition des habitations, illégalement, construites sur le titre foncier de l’ACI ?

&nbsp;

On a comme l’impression que vous, journalistes, bouffez de lion pour faire face à l’angoisse de la page blanche. Je ne sais d’où vous tenez cette information, mais laissez-moi vous rappeler qu’il s’était agi de démolir 60 habitations. Et les bulldozers avaient démoli 60 habitations, avant de quitter les lieux. Pour le reste, allez poser la question à Me Bathily, un homme de Droit, droit comme un « i ».

&nbsp;

Mr le président, le calme précaire constaté sur toute l’étendue du territoire national, vient d’être troublé par des attaques, fomentées par des groupes jihadistes. Qu’en pensez-vous ?

&nbsp;

L’auteur de ces attaques est connu de tous, y compris de la force Barkhane : c’est le Pitbull de Kidal, qui veut se rappeler à notre bon souvenir.

&nbsp;

C’est qui le Pitbull de Kidal ?

&nbsp;

Tu sais très bien de qui je parle !

&nbsp;

Vous voulez parler d’Iyad Ag Ghaly ?

&nbsp;

Je n’ai rien dit de tel !

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong> par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Produire de l’électricité à partir de gaz   naturel : Le mali, pionnier dans l’énergie de demain</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/produire-de-lelectricite-a-partir-de-gaz-naturel-le-mali-pionnier-dans-lenergie-de-demain-1091292.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/produire-de-lelectricite-a-partir-de-gaz-naturel-le-mali-pionnier-dans-lenergie-de-demain-1091292.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 05 Aug 2015 12:36:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1091382" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/bourekabougou.jpg" alt="Produire de l’électricité à partir de gaz   naturel : Le mali, pionnier dans l’énergie de demain" width="630" height="339" />Les premiers essais de Petroma se sont révélés concluants à Bourékabougou, localité située à une cinquantaine de kilomètres de Bamako, dans le cercle de Kati, où l’électricité a été produite grâce à l'hydrogène naturel, sans émission de CO2. Une première en Afrique, voire dans le monde.

Situé, seulement,  à une profondeur de 107 mètres, cet hydrogène est pur à 98%. D'après les études sismiques à réflexion haute résolution, appelées sismiques peu profondes, faites par la société Petroma dans son bloc 25, ainsi que les tests sur le débit et la pression du gaz qui sort déjà, le gisement renfermerait d’importantes réserves.

Notre compatriote Aliou Boubacar Diallo, président de Petroma est le promoteur de cet important projet d'avenir pour notre pays. Il est diplômé de l’Université de Picardie et connaît, sur les bouts des doigts, le fonctionnement des entreprises. Il a, à plusieurs reprises, procédé au rachat des dettes des pays africains et à la levée de fonds sur les places financières internationales à destination de notre pays, pour investir dans ses projets miniers et gaziers.

« C’est la première fois, dans le monde, que l’hydrogène naturel a été utilisé pour produire de l’électricité. L’essai de production d’électricité avec l’hydrogène naturel, sans émission de CO2, réussi par Petroma, au Mali, augure un nouvel ordre scientifique et industriel pour l’humanité », écrivait, la semaine dernière,  notre confrère, Ismael Aidara, rédacteur en chef du journal « Les Afriques », dans un article intitulé « Mali : Hydrogène naturel, une des clés du nouvel ordre mondial de l’énergie de demain ».

&nbsp;

Petroma : une entreprise citoyenne

&nbsp;

Au lendemain de la crise de 2012, toutes les grandes entreprises opérant dans la recherche pétrolière et gazière ont plié bagages. Il s’agit, entre autres, de la multinationale italienne, ENI et de la société pétrolière algérienne Sonatrach…… pour ne citer que ceux-là.

Evoquant « la clause de force majeure », ces multinationales étrangères ont gelé leurs activités au Mali en ne contribuant plus au paiement des taxes superficiaires et des fonds de formation de l'AUREP. La seule société qui ne s'est pas abritée derrière cette clause de force majeure, est celle de notre compatriote Aliou Boubacar Diallo, qui y a mis un point d’honneur. D'après nos informations, d’août 2012 à nos jours Petroma a payé plus d'un milliard de Francs CFA à l’État aux titres des taxes superficiaires et des fonds de formation de l'AUREP. Un geste jugé salutaire, par les employés de l'AUREP.

&nbsp;

Des opportunités pour le Mali et les Maliens

&nbsp;

La réussite de ces essais de transformation de l'Hydrogène naturel en électricité par l'unité pilote de Petroma offre de nombreuses opportunités pour notre pays ; mais aussi, pour les Maliens. Elle permettra, en premier lieu, de bénéficier du « crédit carbone ». Car, la production d’électricité à base d'Hydrogène naturel pur n’émet aucune émission de gaz carbonique. Et, en second lieu, de bénéficier de l’électricité à bas coût.

Avec le développement de ce projet de Petroma, le kilowatt d’électricité pourrait être vendu moins cher qu'aujourd'hui. Ce qui ouvre de belles perspectives pour le Groupe d’Aliou Boubacar Diallo et pour le Mali.

L'enfant du pays est en train d’amener le Mali à tracer le chemin de la transition énergétique, enjeu majeur de la prochaine conférence COP21 de décembre à Paris.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Engrais frelaté : les victimes parlent, enfin !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/engrais-frelate-les-victimes-parlent-enfin-1090962.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/engrais-frelate-les-victimes-parlent-enfin-1090962.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 05 Aug 2015 12:18:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1090982" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/08/Engrais-frelate-.jpg" alt="Engrais frelaté : les victimes parlent, enfin !" width="730" height="1001" />Les cotonculteurs du village de Bankoni, localité située à une cinquantaine de kilomètres de Dioïla, ont tout perdu. Ou presque. Rencontrés au domicile de Soumaïla Diarra, le chef de village, sous un grand hangar qui fait office de place publique, ils racontent par le menu détail leur calvaire, après l’utilisation de cet engrais, dit « frelaté ». Avant de pointer un doigt accusateur sur le président du GIE des cotonculteurs et la direction générale de la CMDT (Compagnie Malienne du Développement du Textile) qui, disent-ils, leur avaient imposé cet engrais, jugé de piètre qualité.

De la verdure à perte de vue, annonçant une bonne campagne agricole. Mais au fur et à mesure que nous poursuivons notre route, la verdure se fait rare. L’insuffisance de la pluviométrie, aussi. Déjà, à Nangola, village situé à 10 km de Bankoni, les champs sont avares en cultures. « Ni le coton, ni le maïs, ne sont à hauteur de souhait, pas à cause de l’insuffisance des pluies ; mais à cause de l’engrais, appelé « somadeco », du nom d’un fournisseur d’engrais de la place », explique Mr Fofana, représentant les cotonculteurs de la zone. Partout, des champs nus, sans culture, ni herbe sauvage. Un désastre, qui défile sous nos yeux à une vitesse de 30 km par heure.

Après une heure de route, sur des pistes rurales défoncées, nous apercevons les premières maisons du village de Bankoni. Nous pénétrons dans le village. Destination : le domicile de Soumaïla Diarra, le chef de village. Assis au milieu de ses conseillers, sous un grand hangar faisant office de place publique, il tente, en dépit de ses 80 ans révolus et de sa mauvaise vue, de se montrer actif. Autour d’eux, les cotonculteurs venus en masse pour nous raconter leurs déboires, suite à l’utilisation de « l’engrais somadeco ».

&nbsp;

Témoignages accablants

&nbsp;

« Avant, l’engrais se dissout dans le sol, deux jours après son utilisation. Ou au bout de quatre jours, au maximum. Mais cela fait deux mois, que l’engrais somadeco ne s’est pas dissout dans le sol », indique Diakaridia Sangaré, secrétaire générale de l’association « Benkadi » de Bankoni.

Réputée pour son rendement en coton, cette zone avait reçu trois types d’engrais : Toguna, DPA et somadeco. Mais selon Mr Sangaré, seul l’engrais de somadeco pose problème. « Le bureau CMDT de Fana nous a traité de tous les noms d’oiseau sur les antennes des radios privées, mais nous avons tenu à lui retourner les 360 sacs d’engrais frelaté qu’il nous fourgué », ajoute-t-il.

Secrétaire général de l’association « Sowaro », Dramane Coulibaly, lui, n’est pas allé par le dos de la gamelle pour fustiger la complicité de Bakary Togola, président du GIE et du syndicat des cotonculteurs ; mais aussi, le rôle de la direction générale de la CMDT. « Nous avons demandé l’engrais de Toguna Agro-Industrie ; mais à notre grande surprise, on nous envoie 123 sacs d’engrais « somadeco », que nous leur avons retourné », assure-t-il. Et de poursuivre : « Pour ne pas rater la campagne, nous nous sommes partagés quelques sacs d’engrais de Toguna, qui nous restait ».

Appartenant à l’association « Solou » de Nangola, Bamoussa Diarra  a été le premier à découvrir  la supercherie : « Pour pouvoir fourguer l’engrais de somadeco aux paysans, ils ont écrit sur les bordereaux de livraison « complexe coton ». Malgré tout, nous avons découvert ce que la CMDT et Bakary Togola voulaient nous cacher ».

Au total, indiquent les cotonculteurs de Bankoni et de Nangola, près de 2000 sacs ont été retournés à la CMDT. Car, jugés de mauvaise qualité. Entre-temps, les paysans, qui n’avaient pas reçu l’information, auront utilisé l’engrais incriminé. Avec les conséquences que l’on sait.

« Ce n’est que mercredi dernier, que nous avons pu bénéficier de 344 sacs d’engrais, de marque Toguna », poursuit Mr Diarra, la mort dans l’âme.

&nbsp;

250 ha sans engrais, une campagne agricole catastrophique

&nbsp;

Des différents témoignages, il ressort que près de 250 ha de champs de coton sont restés sans engrais. D’où la menace qui pèse sur cette campagne agricole, qui s’annonce catastrophique. Du moins, dans cette zone où la CMDT a, longtemps, maintenu l’embargo sur l’engrais : « La CMDT nous a dit : ou vous utilisez l’engrais de somadeco, ou vous n’aurez plus d’engrais ! », déplorent les cotoculteurs. Qui dénoncent ce abject  chantage.

« J’avais utilisé 25 sacs d’engrais somadeco. Mais je n’avais récolté que 2,78 tonnes à l’hectare sur mes 5 ha de terres », raconte Yaya Diarra, les traits tirés et la voix nouée par la colère.

Autres griefs à l’encontre de l’engrais, appelé « somadeco » : son poids. Les sacs de 50 kg affichent 47 kg sur la balance.

Pour la campagne agricole 2015-2016, l’Etat malien a déboursé près de 60 milliards CFA pour les engrais. Et 20 milliards CFA pour les pesticides. Soit, 80 milliards CFA. Malgré tout, cette campagne agricole s’annonce comme la plus catastrophique que notre pays ait jamais connue. Interpellé, à l’Assemblée nationale par les députés, le ministre du Développement Rural avait reconnu que 40 % des engrais livrés aux paysans sont de mauvaise qualité.

Subventionnés par l’Etat à hauteur de 35 milliards CFA, les engrais incriminés  sont déficitaires en phosphate, en azote, en phosphore et autres nutriments, nécessaires pour une bonne campagne agricole.

Pour les cotonculteurs du cercle de Dioïla, toutes les responsabilités doivent être situées dans l’affaire, dite de «  l’engrais frelaté ».

« Nous avons besoin de dirigeants, capables de défendre les intérêts des paysans ; pas de dirigeants, dont le seul objet est de nous arnaquer,  pour s’en mettre plein les poches ».

Un appel qui a valeur d’avertissement.

&nbsp;

<strong>Oumar Babi, envoyé</strong>

<strong>Spécial à Bankoni, dans le cercle de Dioïla</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Industrialisation: une trentaine d’unités industrielles à l’arrêt</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/industrialisation-une-trentaine-dunites-industrielles-a-larret-1091032.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/industries/industrialisation-une-trentaine-dunites-industrielles-a-larret-1091032.html</guid>
<description><![CDATA[ La politique de l’industrialisation dans notre pays tend vers l’échec. C’est du moins le constat dégagé par les industriels, samedi dernier dans la salle de conférence du Conseil National du Patronat du Mali. C’était en marge de l’assemblée générale de l’Organisation Patronale des Industriels (OPI).
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 05 Aug 2015 12:12:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Avec respectivement 6000 et 3000 unités de transformation industrielle, la Côte d’Ivoire et le Sénégal sont les leaders de l’espace UEMOA dans le secteur des industries. En revanche, le Mali ne compte que 500 unités industrielles dont une centaine, seulement, dans le secteur formel. Pis, aux dires du président de l’OPI, Cyril ACHCAR, une trentaine de ces rares unités industrielles est à l’arrêt.

Selon Cyril ACHCAR, il y a un net recul de l’industrialisation dans notre pays. « La part de la manufacture dans le PIB qui était de 10% en 2010 a chuté de près de la moitié en s’établissant à 5% », constate-t-il. A l’origine de cette faible industrialisation, il y a : les infrastructures de base déficientes (routes, énergie), la main-d’œuvre insuffisamment qualifiée, les problèmes de financement (disponibilité et coût), la contrebande, la concurrence déloyale, la fraude, le poids de la fiscalité sur le secteur formel, etc.

Pour la relance du secteur, les industriels proposent l’application des mesures édictées dans le Livre Blanc de l’industrie malienne élaborée en 2013 par l’OPI et rester vigilant sur l’ouverture de nos frontières aux produits manufacturés importés. L’OPI recommande surtout la mise en place d’un fonds d’investissement. Ce fonds servira à faire redémarrer les entreprises en difficulté. En ce qui concerne la trentaine d’unités industrielles à l’arrêt, le président affirme que les équipements ainsi que les expertises sont là, il manque juste l’accompagnement financier de l’Etat.

Prenant la parole, le ministre de la Promotion des Investissements et du Secteur Privé, Me Mamadou Gaoussou Diarra, apporte des réponses à certaines préoccupations du président de l’OPI. L’Etat ne peut pas, dit-il, avec des fonds publics, investir dans des activités privées. Le mieux à faire,  c’est que les entreprises se servent du fonds de garantie mis à leur disposition par l’Etat. Cependant, le gouvernement veillera davantage au renforcement du partenariat public privé, conclut-il.

<strong>Mamadou TOGOLA              </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La circulation routière malienne : le reflet de nos vrais caractères !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-circulation-routiere-malienne-le-reflet-de-nos-vrais-caracteres-1090932.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/la-circulation-routiere-malienne-le-reflet-de-nos-vrais-caracteres-1090932.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 05 Aug 2015 12:11:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-30898" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/10/Circulation.jpg" alt="Circulation" width="310" height="207" />Une maxime nous enseigne « dis mois qui tu fréquentes je te dirai qui tu es ». Par analogie, la circulation malienne révèle, dans bien des cas, les caractères intrinsèques au quotidien de la population malienne. Rien qu’à voir l’état de la circulation routière à Bamako. On se croit au marché.

En effet, un étranger qui arrive dans un pays se fait, à priori, une première idée de ce pays à travers l’état de sa circulation routière. Bien évidemment, cette circulation routière le renseigne sur le degré de civisme et d’organisation de la société. Mais, aussi, les vrais caractères des citoyens de ce pays.

En guise d’illustration, les circulations routières de certains pays comme la Chine, le Vietnam, le Ghana, le Burkina Faso, etc. donnent leurs degrés de civisme.

Quelqu’un te dira non c’est parce qu’on est pauvre ou pays sous-développé, alors quid du Burkina Faso, du Ghana, tout près ! Ces pays ne sont-ils pas semblables au nôtre ?  Sommes-nous pas tous interpellés à quelque niveau que ce soit ?

En clair, la circulation routière à Bamako donne très souvent l’impression d’une chienlit dans laquelle les taximans, les sotramas, et les motocyclistes (ou les djakartas) s’adonnent à une véritable foire d’empoigne pour passer le premier parce que tout le monde est soit disant pressé. On retrouve, en conséquence, des injures par ici, des injures par là. Des altercations verbales par ici et par là. Des constats de policier en pleine circulation par ici et par là. Des goudrons trouillés par ici et par là. Des déchets par ici et par là. Des vendeurs par ici et par là. Des mendiants ça et là. Des piétons qui traversent n’importent où et n’importe comment. Des sifflets de policiers ça et là. Des gros porteurs défaillant qui bloquent toute une circulation à des heures de pointes. Des motos trois roues, qui débordent partout, dont les chauffeurs connaissent à peine les codes de la route. Des chauffards ayant des permis de conduire douteux. Le tout sous un soleil ardent accompagné d’une chaleur de plomb. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour arriver à des situations d’énervement, d’altercations et de conflits routiers.

Par ailleurs, ce désordre à tous les niveaux (autorités et usagers) aboutit aussi malheureusement à des cas d’accident graves qui, toutefois, avec une petite dose de civisme, de patience et de tolérance mutuelle permettrait de fortement réduire le taux d’accident journalier.

A y voir de plus près, on détecte un état d’esprit d’ensemble du malien qui se matérialise sous ces formes sus évoquées (impatience, manque de tolérance, et incivisme routier).

Dans le cas bamakois, le constat qui s’impose est que la circulation routière, est évidement caractérisée par le manque d’infrastructures routières, le manque d’organisation routière, l’incivisme des conducteurs, le manque de patience et de tolérance des conducteurs, etc.

A ce titre, le problème se pose à deux niveaux (Autorités et Citoyens) avec des responsabilités, bien entendu, partagées. Le premier niveau « Autorités » concerne la construction et la mise en l’état des infrastructures routières ; l’organisation de la circulation routière ; la formation des usagers de la circulation routière et une bonne politique d’urbanisation de la ville. Il s’agit ici d’une mission permanente, de nos autorités, de mobiliser les ressources adéquates pour financer les constructions d’infrastructures routières et leurs entretiens surtout à l’approche de la période hivernale. Quant à l’organisation de la circulation routière, elle demande plus de policiers sur le terrain ou plus de feux tricolores à différentes intersections de la ville. La formation des usagers de la circulation routière doit s’inscrire dans une action d’éducation et de formation permanente (le civisme routier permanent : autorités et citoyens). Enfin, concernant la politique d’urbanisation de la ville, son application sur le terrain doit correspondre aux grands axes définis et au schéma directeur d’urbanisation dégagé.

Le second niveau  « Citoyens » met en relief le civisme routier  c’est-à-dire le respect des codes de la route, la patience, la tolérance, le port de casques pour les motocyclistes, le respect des horaires de sortie pour les gros porteurs, etc.

Ce point est très important car il repose sur le comportement des usagers de la circulation routière au delà des prescriptions des codes de la route. Les uns et les autres doivent s’armer de bons sens dans la vie quotidienne en fait la promotion du respect de l’autre. Le citoyen doit aussi s’informer et se former en permanence aux bonnes pratiques issues des codes de la route.  En somme, on comprend aisément que nos autorités ainsi que les citoyens doivent s’impliquer ensemble davantage pour que notre circulation reflète une bonne image de nous-mêmes. La pauvreté n’explique pas tout car un adage nous apprend qu’on ne peut pas verser le bébé avec l’eau du bain. Tout n’est pas mauvais. Tout n’est pas lié au sous-développement. Justement, le développement est avant tout un état d’esprit, un changement de mentalité et de comportement, et in fine, les infrastructures suivront. Le Mali est une société de grandes valeurs historiques fondamentalement basée sur les vertus du travail.

Donc, la construction de ce pays revient indubitablement aux citoyens et aux autorités du Mali. Ensemble, nous construirons un lendemain meilleur pour les futures générations. Ainsi va la vie. Nul ne construira ce pays à notre place. Ressaisissons-nous pendant qu’il est encore temps !!!

<strong>Tidiani SIDIBE.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Trésorerie régionale de Kayes épinglée par le Végal : Un manque à gagner de près de 27 milliards cfa</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/la-tresorerie-regionale-de-kayes-epinglee-par-le-vegal-un-manque-a-gagner-de-pres-de-27-milliards-cfa-1079532.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/la-tresorerie-regionale-de-kayes-epinglee-par-le-vegal-un-manque-a-gagner-de-pres-de-27-milliards-cfa-1079532.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Jul 2015 15:39:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Trésorerie régionale de Kayes (TRK) est un service déconcentré de la Direction Nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DNTCP) qu’elle représente dans la région administrative de Kayes. La vérification a pour objet les opérations d’encaissement, de reversement et de comptabilisation des recettes, principalement des services de la douane et des impôts, ainsi que les règlements des dépenses. La vérification porte sur les exercices 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013 (1er semestre). Un manque à gagner de 26.907.624.709 FCFA a été décelé. Les notes retenues du rapport 2013 !

Le contrôle interne de la TRK présente des insuffisances

La TRK n’exerce pas tous les contrôles requis en matière de paiement des dépenses. En effet, elle n’a pas exigé pour des paiements les documents de la comptabilité matières comme l’ordre d’entrée de matériel, la production de contrats simplifiés pour des dépenses dont le montant est supérieur à 500 000 FCFA mais inférieur au seuil de passation des marchés, les mentions obligatoires devant figurer sur les documents de paiement particulièrement la date sur les factures et les preuves de la capacité juridique des fournisseurs à exécuter les opérations d’achat notamment le quitus fiscal.

La TRK ne respecte pas des dispositions relatives à l’encaissement et au reversement des recettes douanières. En effet, le Receveur en douane n’effectue pas quotidiennement les versements à la Trésorerie. Il garde à son niveau des encaisses de plusieurs jours avant de les reverser.

Les bordereaux établis en support de ces versements sont en général antidatés afin de clôturer les recettes d’un mois comptable ou dans certains cas ne sont pas datés. En outre, Il n’y a pas de concordance entre les montants figurant sur les bordereaux de versement et ceux indiqués sur les Déclarations de Recette (DR), remises au Receveur. Sur la période sous revue, aucune concordance n’a pu être établie pour un mois déterminé. Cette situation rend difficile le contrôle du versement effectif des recettes suivant les moyens de paiement et ne permet pas de s’assurer de l’encaissement de tous les versements ainsi que le paiement régulier des droits et taxes.

&nbsp;

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le Trésorier Payeur Régional de Kayes (TPRK) et le Caissier ont irrégulièrement effectué des paiements de mandats sur la caisse. Le TPRK a payé des mandats en espèces au-delà de la limite de 50 000 FCFA fixé par les textes. Le TPRK a accepté la régularisation d’un chèque établi le 1er novembre 2011 d’un Etablissement privé d’un montant de 284,95 millions de FCFA retourné impayé pour endossement irrégulier avec des avoirs sur acompte d’autres importateurs. Or, l’imputation de l’ADIT est faite exclusivement au bénéfice du contribuable. La régularisation est intervenue 457 jours après la prise en charge du chèque dans la comptabilité. Le montant total de ces irrégularités se chiffre à 475,03 millions de FCFA. Le TPRK, sans présenter un chèque à l’encaissement, a accepté sa substitution par d’autres chèques neuf mois après sa remise. Le chèque d’un montant de 525,51 millions de FCFA remis au TPRK par le Receveur en douane, et pris en charge dans la comptabilité le 31 mars 2009, a été remplacé par trois chèques respectivement le 31 août 2009, le 14 septembre 2009 et le 30 décembre 2009 à concurrence du même montant. Cette pratique prive l’Etat de disposer de ses recettes à temps. Le TPRK n’a pas systématiquement présenté des chèques à l’encaissement. De longs délais s’écoulent entre la réception des chèques par la TRK et leur remise sur le compte bancaire. Ces délais varient de 70 à 467 jours. Le montant total des chèques remis en retard à l’encaissement est de 1,77 milliard de FCFA. Le TPRK a soustrait de la comptabilité des chèques à l’encaissement totalisant 3,38 milliards de FCFA. En effet, il n’a pas présenté à l’encaissement des chèques reçus du Receveur en douane. En outre, il a procédé à des écritures d’annulation afin de soustraire de la comptabilité ces chèques qui n’ont été ni régularisés ni compensés.

Le TPRK a contribué à la cession des avoirs sur acomptes d’un montant de 1,66 milliard de FCFA. Il a justifié le paiement des droits et taxes par des avoirs d’acompte appartenant à des contribuables autres que les bénéficiaires réels et exclusifs. Des avoirs sur acompte de contribuables ont été utilisés pour justifier le paiement des droits et taxes pour des périodes au cours desquelles ces contribuables n’ont effectué aucune opération d’importation. A cet effet, le TPRK a fourni des procurations qui ne sauraient justifiées cette pratique.

<strong>B.D. Source : Rapport 2013</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insalubrité à Bamako: la grande mosquée en cause</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/insalubrite-a-bamako-la-grande-mosquee-en-cause-1079502.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/insalubrite-a-bamako-la-grande-mosquee-en-cause-1079502.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Jul 2015 15:36:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Située à Bagadadji à quelques encablures de l’Assemblée Nationale, au cœur du grand marché, la grande mosquée de Bamako a vieilli. Le poids des années et le défaut d’entretien ont fini par avoir raison du plus grand temple de l’islam de notre pays. Tout au moins, à certains endroits de l’édifice, devenu insalubre.

Dans son discours à la cérémonie de présentation de vœux de la fête de Ramadan, le président de la République a dit sa sainte horreur d’un environnement insalubre. Concernant la propreté dans  les mosquées, IBK a interpellé Mahmoud Dicko, le président du Haut Conseil Islamique. Personnellement. « Mahmoud Dicko, il y a un effort à faire à ce niveau là. Les mosquées doivent être très propres, très avenantes, très accueillantes. Tout ne peut pas y être permis. Non ! L’hospitalité de la mosquée, oui ! Mais pas au  détriment de la qualité, de la propreté et de ce qui y plaisait au prophète », a dit le président IBK.

Construite dans les années 1970, la grande mosquée de Bamako a besoin d’être rénovée. S’il y a un endroit qui demande urgence, c’est bien les toilettes. Les toilettes de la grande mosquée de Bamako sont en ruine. Les installations qui datent d’une autre époque ont fini par s’user au fil des années. Nous épargnons à nos lecteurs les détails crasseux de cet endroit vraiment pas digne de cet édifice mémorable. En sortant de ces toilettes, l’on est réduit à se demander, parfois, si sa prière sera valable. Une chose est sûre pour les habitués des lieux, les paroles du Chef de l’Etat ont eu un écho particulier. Il reste à traduire ses paroles en acte.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entretien routier : un trou de plus de 11 milliards FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/entretien-routier-un-trou-de-plus-de-11-milliards-fcfa-1079792.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/transport/entretien-routier-un-trou-de-plus-de-11-milliards-fcfa-1079792.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Jul 2015 14:37:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Vérificateur Général a initié la vérification de la gestion des ressources destinées à l’entretien routier au cours des exercices 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013. Les travaux ont porté sur les redevances d’usage routier, les contributions des organismes publics, les dépenses d’entretien routier et les dépenses de fonctionnement. Les irrégularités financières s’élèvent à 11.775.742.910 FCFA. Lisez la communication produite à cet effet par le Végal !

OBJET DE LA MISSION

L’Autorité Routière (l’AR) évolue dans un cadre institutionnel composé de sept partenaires parmi lesquels quatre ont été effectivement concernés par les activités de la présente mission. Il s’agit de : - l’Agence d’Exécution des travaux d’entretien Routier (AGEROUTE), pour la maîtrise d’ouvrage déléguée dans l’exécution des travaux d’entretien routier ; - la Direction Générale des Douanes (DGD), pour la collecte de la redevance d’usage routier sur les produits pétroliers (essence ordinaire, super carburant et gasoil) ; - la Direction Nationale des Transports Terrestres, Maritimes et Fluviaux et ses structures régionales et subrégionales, pour la collecte de la redevance d’usage routier sur la charge à l’essieu ; - la Direction Nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DNTCP) et ses structures régionales et subrégionales, pour la collecte et l’encaissement des fonds des redevances sur les produits pétroliers et la charge à l’essieu et leur reversement dans le compte de l’AR.

&nbsp;

PERTINENCE

&nbsp;

Le Mali n’ayant pas de débouché direct sur la mer, l’approvisionnement régulier et à moindre coût de sa population en biens et services est fortement tributaire du niveau d’entretien de son réseau routier. Le désenclavement intérieur, notamment l’accès des zones rurales aux zones urbaines est une préoccupation majeure des plus hautes autorités du pays. C’est ainsi que depuis 1953, un Fonds destiné au financement de l’entretien routier fut institué. Ce fonds alimenté par des prélèvements sur les produits pétroliers (essence- tourisme, gasoil) servait de cadre de financement des investissements et de l’entretien routier jusqu’au début des années 1990. Ledit fonds a été intégré par la suite au budget d’Etat. Le diagnostic de la situation de l’entretien routier a fait ressortir, comme handicaps majeurs, la faiblesse des ressources destinées à l’entretien routier et l’inadaptation des procédures de mise en place desdites ressources. De 1996 à 2000, le déficit de couverture des besoins de financement de l’entretien routier est passé de 4 à plus de 6 milliards de FCFA. La création de l’AR procède de la mise en place d’un mécanisme de financement pérenne et suffisant de l’entretien routier. Subséquemment, des ressources substantielles, constituées principalement de redevances d’usage routier, ont été instituées et sont mobilisées par l’Autorité Routière. Durant la période sous revue, l’AR a bénéficié de ressources importantes de l’ordre de 102,68 milliards de FCFA et les dépenses effectuées totalisent 98,12 milliards de FCFA.

&nbsp;

INSUFFISANCES

&nbsp;

L’AR et l’AGEROUTE ont exécuté des contrats de marché ne portant pas la preuve du paiement de la redevance de régulation, en violation des dispositions des textes fixant les modalités de recouvrement et de mise à la disposition de l’Autorité de Régulation des marchés publics et des délégations de service public. En effet, sur 25 marchés analysés à l’AR, trois ne portent pas le cachet de la redevance de régulation sur les marchés publics et des délégations de service public. La même violation

a été observée à l’AGEROUTE pour 25 contrats. L’absence de cachet prouve le non-paiement de la redevance de régulation sur les contrats de marché. Les Agents Comptables de l’AR et de l’AGEROUTE ont payé des factures non certifiées par leur Comptable-matières. 25 contrats simplifiés, concernant les exercices 2012 et 2013, n’ont pas été certifiés par le Comptable-matières de l’AR. Il en est de même pour

l’AGEROUTE concernant 10 factures payées. La non-certification des factures accroît le risque de dépenses fictives.

L’AR n’a pas procédé à la mise en concurrence pour 20 opérations d’acquisition de biens et services de montant inférieur aux seuils de passation des marchés publics conformément aux dispositions des textes. La DNTCP a pris une lettre circulaire qui viole l’Instruction interministérielle relative aux procédures de recouvrement et de mise à la disposition de l’Autorité Routière du produit de la redevance d’usage routier sur les produits pétroliers.

Le non-respect des procédures expose les deniers publics à des manipulations frauduleuses. Le Directeur Général de l’AGEROUTE a irrégulièrement attribué un marché de travaux en violation des dispositions du point 5 des Données Particulières de l’Appel d’Offres (DPAO).

&nbsp;

IRREGULARITES FINANCIERES

&nbsp;

Le Receveur du Trésor auprès du Bureau National des Produits Pétroliers (BNPP) n’a pas reversé à l’AR des recettes recouvrées au titre de la redevance d’usage routier. Il résulte des travaux que, sur un montant total de 7,86 milliards de FCFA recouvré au titre de la RUR sur les produits pétroliers de quatre relevés de recettes, le Receveur du Trésor auprès du BNPP n’a pas reversé à l’AR un montant de 3,96 milliards de FCFA. Il n’a fourni aucun document justifiant ces manquants sur versement. L’Agent Comptable n’a pas reversé dans le compte de l’AR l’intégralité des montants reçus du Receveur du Trésor auprès du BNPP. En effet, sur un montant total de 2,52 milliards de FCFA reçu du Receveur du Trésor auprès du BNPP au titre de la RUR sur les produits pétroliers portant sur sept relevés de recette, l’Agent Comptable n’a pas pu justifier le versement à la banque du montant de 132,38 millions de FCFA. Des Chefs d’équipe n’ont pas versé à l’AR des recettes de péage et de pesage collectées. En effet, les travaux ont révélé que des recettes collectées, après déduction des dépenses effectuées, n’ont pas été reversées par des Chefs d’équipe. Sur un montant total collecté de 3,12 milliards de FCFA, des Chefs d’équipe des postes de péages manuels ont versé un montant de 2,71 milliards de FCFA après déduction des dépenses d’un montant de 290,97 millions de FCFA, soit un écart non justifié de 120,43 millions de FCFA. De même, des Chefs de poste de péages informatisés n’ont pas justifié un écart de 44,01 millions de FCFA correspondant à la différence entre les montants collectés, ceux versés et ceux dépensés. Des Chefs de poste de pesage n’ont pas reversé dans le compte bancaire de l’AR l’intégralité des recettes enregistrées dans le logiciel de gestion du pesage pour un montant de 1,32 milliard de FCFA. Le montant total des recettes collectées et non reversées par les Chefs des postes de péage/pesage des Régions de Koulikoro, Ségou, Sikasso et Kayes se chiffrent à 1,48 milliard de FCFA.

Le Directeur Général de l'AR a payé des dépenses non éligibles au titre des conventions de prestation de Maîtrise d'Ouvrage. En effet, de 2010 à 2013, l’AR a payé, notamment, des dépenses de publicité, de cérémonie et de matériels, au titre de la prestation de Maîtrise d’Ouvrage. Ces dépenses d’un montant de 165,55 millions de FCFA ne sont pas éligibles sur les ressources prévues par les Conventions de financement de l’entretien courant et périodique, selon lesquelles les dépenses éligibles incluent uniquement les frais relatifs aux travaux de la préparation du programme d'entretien routier de l’année, au suivi du réseau routier et de la visite des chantiers par le Service des Données Routières (SDR) ainsi que les Directions Régionales des Routes.

Le Directeur Général de l’AR a effectué des paiements de 4,10 milliards de FCFA au-delà des engagements pris par l’AGEROUTE qui ne sont pas justifiés. En 2010, l’AR a payé à l’AGEROUTE la somme de 3,17 milliards de FCFA au titre du reliquat des travaux effectués en 2009 qui était de 365 millions de FCFA. Le dépassement de 2,80 milliards de FCFA payé en plus du reliquat n’est pas justifié. En outre, l’avenant relatif à la convention de 2009 n’est pas authentique, les signatures y apposées étant falsifiées. De plus, l’Avenant n’est pas paraphé par l’une des parties. En 2011, un écart de 1,12 milliard de FCFA, correspondant à la différence entre les engagements de l’AGEROUTE et les montants versés par l’AR, n’a pas été justifié. De même, en 2012, l’AR a payé, à l’AGEROUTE en sus de ses engagements, un montant de 177,66 millions de FCFA.

Le Directeur Général de l’AR a irrégulièrement passé, exécuté et payé deux marchés relatifs à la construction, la fourniture et la pose d’équipements de péage/pesage aux postes de Labbézanga et Markala. En effet, le marché n°303/DGMP-DSP-2011 d’un montant de 884,34 millions de FCFA, signé le 28 décembre 2012 pour les travaux de construction du poste de péage/pesage de Labbezanga n’a pas été exécuté au seuil des 30% autorisés pour la signature d’un avenant qui, de plus, a porté un objet diffèrent. Cet avenant a été payé à hauteur de 829,44 millions de FCFA, soit un dépassement non justifié de 18,28 millions de FCFA. Par ailleurs, les travaux d’effectivité ont démontré que malgré ces paiements, le marché n’a été exécuté qu’à hauteur de 13,75 % tel qu’il ressort du procès-verbal de réunion de chantier n°1 du 4 mai 2014. Le total des paiements indus sur le marché n°303/DGMP-DSP-2011 et son avenant est de 209,80 millions de FCFA correspondant aux paiements indus de frais d’installation et de replis ainsi des dépassements sur les paiements effectués au titre de l’avenant au marché 303/DGMP-DSP-2011.

<strong>B.D. source Rapport 2014</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démolition des constructions illicites à Souleymanebougou : Force doit rester à la loi !</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/demolition-des-constructions-illicites-a-souleymanebougou-force-doit-rester-a-la-loi-1079512.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/demolition-des-constructions-illicites-a-souleymanebougou-force-doit-rester-a-la-loi-1079512.html</guid>
<description><![CDATA[ Entamée le 24 juillet dernier, l’opération de démolition des maisons, illicitement, construites sur le titre foncier de l’Agence de Cessions Immobilières (ACI) a soulevé un concert d’indignations et de protestations auprès de certaines couches de la population. Mais elle s’inscrit dans le cadre des dispositions légales, en matière domaniale et foncière.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Jul 2015 14:36:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1072362" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/07/demolition1.jpg" alt="Après la démolition de Souleymanebougou : Le ministre Mohamed Ali Bathily dans la tourmente" width="750" height="450" />Très tôt le matin, le 24 juillet, les bulldozers sont entrés en action, à Souleymanebougou. Il s’agissait, pour le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires Foncières, Me Mohamed Ali Bathily, de libérer les servitudes fluviales sur le site ACI de Souleymenebougou. Construites, illégalement, dans l’emprise des marigots et du fleuve, sur le site ACI de Souleymanebougou, en commune I du district de Bamako, une soixantaine d’habitations ont été démolies, à coups de bulldozers.

La sommation, adressée plusieurs jours, voire des semaines auparavant, n’ayant pas été respectée par les occupants de ces lieux, le gouvernement a donc décidé de passer à l’action. Afin que, désormais, force reste à la loi.

« La sommation étant restée sans suite, le ministère des Domaines de l’Etat et des Affaires Foncières a décidé d’engager l’opération de démolition, sur toute l’étendue du site, objet d’un mandat du gouvernement donné à l’ACI », indique le communiqué de presse, publié par le département de tutelle. C’était le 23 juillet dernier.

De leur côté, les victimes de cette opération se croient dans leur bon droit. Car, pour elles, les permis d’occuper et de construire sur ce site leur avaient été délivrés par l’ex-préfet de Kati, Mr Sylla.

&nbsp;

Pour le gouvernement, toute construction,  érigée dans les servitudes des marigots, rivières et fleuves, fait l’objet de démolition en ce qu’elle porte atteinte aux principes de l’inaliénabilité et de l’imprescriptibilité du domaine public. Avant d’ajouter : « Le ministère des Domaines de l’Etat et des Affaires Foncières rappelle que l’obstruction des servitudes des cours d’eau constitue une sérieuse menace pour les personnes et les biens, notamment, en cette période d’hivernage où, le risque d’inondation est réel ».

En larmes et la gorge nouée par les sanglots, certaines victimes disent n’avoir pas été informées de la sommation. Faux !, rétorque le gouvernement dans son communiqué du 23 juillet : « La démolition intervient après une visite de terrain du ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires Foncières, suivie de la sommation adressée par voie d’huissier aux occupants, pour dégager d’eux-mêmes le site de la zone ACI de Souleymanebougou ».

C’est à l’issue de la visite du ministre sur le site, le 30 juin dernier, qu’il a été décidé de concert avec les ministères de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation et le ministère de la Sécurité et de la Protection civile de procéder à la démolition des constructions, illégalement, construites sur le site. Rappelons que ce site, affecté à l’ACI par le gouvernement, à Souleymanebougou, abrite les quatre hectares attribués à feu Mouammar Khaddafi, une zone dénommée « Zone MKT de Titibougou ».

&nbsp;

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un ex&#45;dégé des douanes étale sa richesse sur la place publique</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/un-ex-dege-des-douanes-etale-sa-richesse-sur-la-place-publique-1079252.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/un-ex-dege-des-douanes-etale-sa-richesse-sur-la-place-publique-1079252.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Jul 2015 12:22:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_272442" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-272442" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Direction-douane.jpg" alt="Direction générale des impôts : Des reformes nécessaires" width="300" height="199" /> La direction générale des impôts s’est engagée dans un vaste chantier de reformes structurelles[/caption]

Sous sa direction, les recettes douanières ont, rarement, atteint 30 milliards CFA par mois. Mieux, chaque fin de mois, des chefs de bureau à sa solde lui remettaient des enveloppes bourrées de fric, pour le remercier de les avoir nommés à certains postes de responsabilité. C’est encore sous sa direction, qu’un chef de bureau des douanes,  très connu,  avait démissionné de son poste. Réputé pour avoir mis en place et formé une section spéciale de la douane, ce dernier n’avait pas apprécié le refus du patron de prendre des sanctions à l’encontre d’un agent, qui avait offert uniformes et armes à ses indicateurs. Avant de mener, à son compte personnel, des patrouilles pour racketter les populations dans le Mandé.

Dernier indice : désavoué par les cadres et agents de la douane, il a passé la main à son successeur et quitté la douane sous les huées de ses subordonnés.

Cet ex-directeur général de la douane, dont nous vous  révélons le nom dans les jours à venir, est en train d’étaler son immense richesse sur la place publique. Il est en train d’ériger, non loin des 750 logements, un hyper-marché de haut standing, avec toutes les commodités requises. Construit sur plusieurs hectares de terres, cet hyper-marché est géré par sa seconde épouse, elle-même inspectrice de la douane. Ce n’est pas tout. Cet ex-patron de la douane est, aussi, en train de construire sur ce même espace des immeubles et des appartements destinés à la location.

Selon un expert immobilier, cet investissement se chiffre à plusieurs centaines de millions de nos francs. De quoi susciter l’ire de ses agents et cadres, qui voient en son ex-patron « l’homme qui a tué la douane ».

« Il doit être arrêté, jugé et condamné, pour avoir mis la douane malienne dans cette situation. Si tu refuses de te plier à ses caprices, il se venge sur toi ; soit en t’affectant dans un garage de la douane, soit en cherchant à te nuire par tous les moyens ».

En attendant, notre ex-directeur général de la douane et sa seconde épouse continuent de bâtir leur empire financier. Seraient-ils en train de blanchir leur argent mal acquis ?

<strong>Nous y reviendrons !</strong>

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Elections communale et régionale : La date du 25 octobre 2015 retenue</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/elections-communale-et-regionale-la-date-du-25-octobre-2015-retenue-1079372.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/elections-communale-et-regionale-la-date-du-25-octobre-2015-retenue-1079372.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Jul 2015 12:20:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Pour Abdoulaye Idrissa Maïga, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, même en temps normal, l’organisation des élections ne peut se faire sans risque. Il a ajouté qu’il faut aller aux élections le 25 octobre 2015.  Les reports, a-t-il souligné, finissent par créer des dénis de droit.  «  On ne peut pas aller à un report indéfini », a-t-il réitéré. Il a aussi signalé les coûts que ces reports engendrent. C’était lors de  la rencontre avec les partis politiques, organisée, vendredi dernier, dans la salle de conférence du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation. Les débats ont été houleux, puisque certains partis, dont l’Adéma-PASJ et l’URD ont signalé l’insécurité au Nord du pays, l’absence de l’administration, la prise en compte des points de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, la question du retour des réfugiés... Ces partis ont tenu à signifier leur bonne foi, en déclarant qu’ils veulent bien aller aux élections, mais pas à n’importe quelle condition. On a l’impression que l’administration veut se débarrasser d’un boulet au pied alors que des partis politiques tiennent toujours à des élections transparentes, donc, sans contestation.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire IBK : « tous les ministres qui ne se seraient pas montrés à la hauteur de leurs tâches seront congédiés ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-tous-les-ministres-qui-ne-se-seraient-pas-montres-a-la-hauteur-de-leurs-taches-seront-congedies-1079322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-tous-les-ministres-qui-ne-se-seraient-pas-montres-a-la-hauteur-de-leurs-taches-seront-congedies-1079322.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Jul 2015 12:11:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_981192" align="aligncenter" width="730"]<img class="size-full wp-image-981192" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/IBK1.jpg" alt="Médiapart : un média à part, guidé par le quai d’Orsay fait de l’ingérence au Mali" width="730" height="445" /> Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

C’est la bousculade devant la résidence présidentielle, à Sébéninkoro. Parents, amis, leaders politiques et autres chercheurs de poste franchissent le portail, dans un froufroutement de bazins brodés, en laissant derrière eux leur enivrante odeur de parfum. Annoncé dans la presse, le remaniement serait-il passé par là. Possible !

Pour accéder au président de la République, assis au fond du jardin, un exemplaire du Canard déchaîné entre les mains, il fallait montrer patte blanche. En nous voyant jouer des coudes, dans cette marée humaine, IBK nous fait signe de le rejoindre dans la cuisine, à l’abri des regards indiscrets. C’est là que se déroulera l’interview imaginaire.

Mr le président, les Maliens sont fatigués ; les prix des denrées de première nécessité ont pris l’ascenseur ; l’argent se fait rare, comme la neige à Kidal ; sept familles sur dix peinent à se procurer trois repas par jour. Les Maliens, Mr le président, ne désespèrent plus ; ils désespèrent de pouvoir espérer…

Je sais que la situation est difficile, mais les Maliens doivent garder espoir. Le pays revient de loin et les Maliens, eux, doivent revenir sur terre. Ils doivent vivre, désormais, en fonction de ce qu’ils gagnent.

La situation est difficile, parce que certains sont habitués à vivre au-dessus de leurs moyens. Ils vivent au-dessus de leurs moyens, parce qu’ils gagnent, par le biais de la corruption et du détournement de deniers publics, plus de cent fois, voire mille fois leur salaire.

Ce sont ces pratiques qui sont en train de disparaître. Conséquence : ceux qui se tapaient des millions CFA, sans rien faire ou presque, rencontrent aujourd’hui des difficultés à maintenir leur ancien rythme de vie. C’est là tout le problème.

Mr le président,  quelles sont les mesures concrètes prises par le gouvernement pour lutter contre la corruption et la délinquance financière ?

C’est simple : nous allons remettre les rapports du Vérificateur général à la justice. Afin que les auteurs de ces détournements de fonds soient arrêtés et châtiés, conformément à la loi.

Mr le président, vous aviez déclaré l’année 2014, année de lutte contre la corruption. Où en est-on aujourd’hui ?

Le bilan n’est pas très positif, mais il est positif. Car nous avons réglementé le code des marchés publics, institué la transparence dans la gestion de la chose publique etc…. C’est peut-être insuffisant aux yeux de nos concitoyens, mais c’est un grand pas dans la bonne direction

Que sont devenus les premiers rapports du Vérificateur général, remis au juge il y a deux ans ?

Entre les mains des juges ! Où voulez-vous qu’ils se trouvent ? Ces dossiers suivent leur cours normal. La justice est lente, mais elle se fera inchallah.

Mr le président, à quand ce remaniement ministériel, dont la presse parle tant ?

Le remaniement ministériel se fera, ce n’est qu’une question de jours. Tous les ministres, qui ne se seraient pas montrés à la hauteur de leurs tâches, seront débarqués. Sans autre forme de procès.

<strong>Propos recueillis </strong><strong>par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Université: près 400 millions FCFA retenus sur la bourse des étudiants</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/universite-de-bamako/universite-pres-400-millions-fcfa-retenus-sur-la-bourse-des-etudiants-1079272.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/universite-de-bamako/universite-pres-400-millions-fcfa-retenus-sur-la-bourse-des-etudiants-1079272.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Jul 2015 11:34:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_144215" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-144215" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/Universite_Bamako.jpg" alt="Université de Bamako" width="610" height="373" /> Université de Bamako[/caption]

La grogne monte du côté de l’Université de Bamako. Les étudiants sont à couteaux tirés avec le Centre National des Œuvres Universitaires (CENOU), organisme chargé de la gestion de leur bourse. La pomme de la discorde: le prélèvement de la somme de 5000 FCFA sur la bourse de chaque étudiant.

Contacté, le Secrétaire général de la coordination de l’AEEM de la Faculté de Droit Privé (FDPRI), Modibo Diallo, affirme que ce prélèvement est injuste et injustifié. Selon lui, l’argument fourni par le CENOU affirmant que cette somme sert à la confection des cartes n’est pas valable. « La carte d’étudiant ordinaire est fournie par le rectorat de chaque université à 1000 Fcfa. Cette carte comporte en plus du prénom et nom, le numéro matricule de l’étudiant, l’établissement, son niveau d’étude, etc. Elle est exigée lors des grands devoirs et des examens. Elle tient lieu de carte d’identité civile dans certains cas. Elle permet  aux étudiants de voyager ou d’établir certains actes administratifs », dit notre interlocuteur.

Brandissant sa "carte Cenou", Modibo Diallo indique que la carte pour laquelle le CENOU retient 5000 fcfa, n’a, en plus du prénom et du nom qu’un numéro. C’est le numéro attribué à chaque étudiant boursier. Pas besoin de cette carte pour connaitre son numéro, puisque dès la publication de la liste des bénéficiaires à la bourse, chacun connait son numéro. En plus, la liste est sur internet. Au départ, les étudiants se bousculaient pour avoir la fameuse carte, puis, rien. Alors pour continuer de mettre la main sur les maigres ressources des étudiants, le CENOU, affirme-t-il, a trouvé la formule du prélèvement général.

Ce prélèvement que l’on estime à près de 400 millions de notre bourse, n’a été rendu possible, disent certains leaders de l’AEEM, qu’avec la complicité du Secrétaire général du Comité Exécutif de l’AEEM et de l’ECOBANK.

Le CENOU, poursuit Modibo Diallo, n’est pas à sa première opération. D’autres prélèvements ont précédé celui-ci. « Nous disons trop, c’est trop », a-t-il conclu.

<strong>Mamadou TOGOLA  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aéroports du mali : 9, 5 milliards CFA à  justifier</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/aeroports-du-mali-9-5-milliards-cfa-a-justifier-1079152.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/transport/aeroports-du-mali-9-5-milliards-cfa-a-justifier-1079152.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Jul 2015 11:17:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_350712" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-350712" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/aeroport-Bamako-Senou.jpg" alt="Mali: un collectif appelle au boycott de produits français et suisses" width="610" height="344" /> Entrée de l'aéroport de Bamako-Sénou.[/caption]

Des irrégularités financières d’un montant de 9.566.441.872 FCFA ont été découvertes aux Aéroports du Mali(ADM)  par le Vérificateur Général. La mission avait  pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité de la gestion des ressources financières des ADM au cours des exercices 2010, 2011 et 2012. Cependant, selon le rapport 2014, les conventions et les contrats relatifs aux travaux de réhabilitation démarrés en 2009 ont fait l’objet de vérification. Les précisions du rapport !

<strong>INSUFFISANCES</strong>

ADM ne respecte pas la procédure de mise en concurrence dans le cadre des achats qu’il effectue. En effet, la vérification a dénombré 77 opérations d’achat d’un montant total de 303,25 millions de FCFA et quatre marchés d’un montant total de 130,97 millions de FCFA, pour lesquels aucune mise en concurrence n’a été effectuée. ADM a porté dans ses états financiers des chiffres d’affaires inférieurs de 389,49 millions de FCFA à ceux qu’il a effectivement réalisés entre 2010 et 2012. Cette situation peut aboutir à des redressements fiscaux et exposer ADM au paiement de pénalités. En outre, la comptabilité fait ressortir comme des débiteurs des clients qui ne doivent plus à ADM. Des provisions sont ainsi constituées, ce qui est susceptible de réduire le

bénéfice commercial. ADM ne respecte pas le principe du coût historique dans la comptabilisation des immobilisations. ADM a minoré la valeur d’acquisition des travaux de réaménagement de l’aéroport de Yelimané. En effet, le montant indiqué

dans les contrats et payé est de 37,74 millions de FCFA alors que celui porté en comptabilité est de 22,39 millions de FCFA. Cette pratique viole le principe du coût historique et entache la régularité et la sincérité des informations financières. La charge d’amortissement correspondante non comptabilisée est de 1,28 million de FCFA. ADM n’établit pas systématiquement de contrat pour tous ses clients, comme l’exige son manuel de procédures. L’absence de contrat réduit les capacités des ADM à disposer d’une base de facturation et d’un support juridique en cas de litige.  ADM ne respecte pas le principe de prudence dans la comptabilisation des créances. En effet, des créances douteuses à l’égard des clients qui n’ont effectué aucun paiement sur la période sous revue n’ont pas fait l’objet de provision pour couvrir le risque de non-recouvrement. Le résultat d’exploitation des ADM a ainsi été majoré à hauteur de provisions non constatées sur ces créances douteuses de 757,77 millions de FCFA en 2010, de 760,29 millions de FCFA en 2011 et de 762,04 millions de FCFA en 2012.  ADM ne prend pas en compte certains avantages et primes accordés au personnel dans la détermination de l’impôt sur les traitements et salaires et de la cotisation sociale. En effet, les primes de bilan, de budget et les avantages en nature, tels que l’octroi de carburant et des facilités de communication téléphonique totalisant 189,17 millions de FCFA, ne sont pas pris en compte dans l’assiette imposable.  Le Directeur Général Adjoint (DGA) des ADM a accordé sans base légale une remise sur les redevances dues à ADM par une société d’assistance aéroportuaire. En effet, pour permettre à cette société d’apurer une créance de 231,11 millions de FCFA, le DGA des ADM lui a consenti, à travers un protocole d’accord, une réduction de 50 millions de FCFA. En violation de la disposition en vigueur le DGA a outrepassé ses pouvoirs en posant un acte dévolu au Conseil d’Administration, ce qui a engendré une perte de recettes de 50 millions de FCFA.
<ul>
	<li>L’Agence d’Exécution des Travaux d’Intérêt Public pour l’Emploi (AGETIPE), en sa qualité de maître d’ouvrage délégué pour les travaux des aérogares Fret et Passagers, a versé à ADM un montant de 90,03 millions de FCFA sur les 120 millions de FCFA qu’elle lui doit à titre de débours pour le suivi de ses propres travaux. Sur le montant dépensé, 38,45 millions de FCFA ont été attribués à des responsables et agents dont certains ne relèvent même pas des ADM. Au surplus, il n’existe ni décision de création de commission de suivi, ni décision de désignation de ses membres a fortiori de décision de fixation des taux relatifs aux frais de suivi.</li>
</ul>
&nbsp;

<strong>IRREGULARITES  FINANCIERES</strong>

ADM a payé 58,02 millions de FCFA pour l’achat de tapis de passage protocolaire et d’accessoires de pose non livrés sur la base du contrat et de la facture pro-forma. En outre, bien que le bon de commande soit explicitement cité comme document contractuel, il n’a pas été fourni. Aucune livraison n’a été effectuée par rapport à ces paiements. À cet effet, ADM a soutenu que le dossier fait l’objet d’un contentieux devant un Tribunal de Paris. ADM a payé 4,39 millions de FCFA à titre de frais de procédures.

Au demeurant, il n’est entré en possession ni des tapis, ni des montants indûment payés. AGETIPE a payé des travaux non réalisés dans le cadre de la construction de la nouvelle aérogare Fret et de la réhabilitation de l’aérogare Passagers de l’aéroport de Bamako Sénou. En effet, concernant les installations informatiques et électriques, les items figurant dans les marchés sont totalement différents de ceux réellement installés. Les équipements précisés dans les marchés sont de qualité largement supérieure à ceux installés. Ainsi, au niveau de l’aérogare Fret, AGETIPE a indûment payé 380,82 millions de FCFA pour le courant faible et 13,78 millions de FCFA pour le courant fort et le froid. S’agissant de l’aérogare Passagers, elle a payé 526,51 millions de FCFA pour le courant faible et 166,91 millions de FCFA pour le courant fort et le froid. Ce montant-ci inclut des items doublement facturés à travers des avenants. En outre, un montant de 8,77 millions de FCFA a été payé pour des équipements et travaux de courant fort et de froid non réalisés au niveau du salon.

AGETIPE a payé 100,42 millions de FCFA à l’entreprise titulaire du marché des travaux de réhabilitation de l’aérogare Passagers sans aucune justification. Des équipements exonérés ont été facturés toutes taxes comprises sans prendre en compte les exonérations accordées. Le montant total indûment facturé et payé est de 74,06 millions de FCFA. AGETIPE a irrégulièrement attribué le marché de réhabilitation des salons d’honneur et leurs annexes. AGETIPE n’a pas retenu le montant des pénalités de retard sur les sommes dues à l’entrepreneur comme stipulé aux différents contrats. Le montant total des pénalités liées aux retards accusés dans l’exécution des travaux relatifs aux salons et aux grilles de clôture du parking s’élève à 87,53 millions de FCFA.

AGETIPE a indument payé dans le cadre de la réhabilitation de l’aérogare Passagers, un décompte d’un montant de 1,16 milliard de FCFA bien que le maître d’œuvre ait annulé la situation des travaux effectués justifiant ledit décompte. AGETIPE n’a pas exigé, pour 2,26 milliards de FCFA, le respect des clauses concernant la sous-traitance en laissant les titulaires des marchés de construction de la nouvelle aérogare Fret, des travaux d’extension du salon et de la réhabilitation de l’aérogare Passagers recourir à des sous traitants sans que le Maître d’Ouvrage Délégué ni les autorités d’approbation n’aient formellement donné leur autorisation. AGETIPE n’a pas exigé, pour des travaux supplémentaires d’un montant total de 2,42 milliards de FCFA, des ordres de service valables.

&nbsp;

<strong>B.D. Source Rapport 2014</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le patron des patrons en taule position !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-patron-des-patrons-en-taule-position-1079212.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-patron-des-patrons-en-taule-position-1079212.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Jul 2015 11:15:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1079232" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/07/CNPM.jpg" alt="Le patron des patrons en taule position ! " width="730" height="1031" />Fraude, mauvaise gestion… Avec, à la clé, une subvention de 2,2 milliards CFA, dépensée sans justificatifs. Le président du Conseil National du Patronat du Mali (CNPM) risque gros. Très gros. Du moins, si l’on en croit le dernier rapport du Vérificateur général, qui vient de l’épingler pour sa gestion du programme de vérification des importations.

C’est par lettre n°1035 du 04 décembre 2013, que le Premier ministre avait saisi le Bureau du Vérificateur général pour une vérification financière du programme de vérification des importations (PVI), confié au CNPM depuis le 31 mars 2000. L’exécution technique du PVI est assurée par une société internationale, dénommée « Bivac international ». Certains services, comme la direction nationale du commerce et de la concurrence et  la direction générale de la douane, sont chargés d’apporter une assistance technique dans la mise en œuvre. Pour les enquêteurs, il s’agissait de vérifier si la gestion des droits de contribution, des dépenses d’honoraires et de fonctionnement et les subventions, inscrites aux budgets du CNPM obéissent à l’orthodoxie financière. Pour la période, allant  de 2007 à 2013, les budgets approuvés par les autorités de tutelle sont estimés, en recettes et en dépenses, à 68,73 milliards CFA. Un montant, dont la gestion serait émaillée d’irrégularités.

&nbsp;

<strong>Le contrat de BIVAC défavorable à l’Etat malien</strong>

&nbsp;

Selon le rapport du Vérificateur général, le contrat de BIVAC comporte des dispositions, défavorables à l’Etat malien. Le maintien des honoraires de BIVAC international, liés au scanning et à l’inspection avant expédition des marchandises (IAEM) n’est pas pris en compte par le contrat signé avec Bivac. Ce qui, selon le Vérificateur général, contraint l’Etat malien à assumer le déficit engendré. Le minimum en honoraire, perçu par BIVAC, dans le cadre de l’IAEM,  est de 100.000 CFA, correspondant au prix forfaitaire, lorsque la valeur Free on board de l’importation n’atteint pas 16,67 millions CFA. Ou 20 millions CFA en fonction du taux applicable.

Il en est de même pour le scanning des marchandises. Il est  Facturé suivant un taux forfaitaire de 50.000 CFA par camion. Ces deux taux sont pris en charge par la contribution, fixée à 0,75 % de la valeur FOB et payée au moment de la levée de l’intention d’importation. Or, poursuit le rapport du Vérificateur général, une seule intention d’importation peut être l’objet de plusieurs inspections. Plus grave encore, une seule intention d’importation peut concerner plusieurs cargaisons. Et le rapport du Vérificateur général de conclure : « chaque opération passée par la règle de l’honoraire minimum dégage un surplus d’honoraire auquel s’ajoutent les frais de scanning payés par camion »

Conséquence : la contribution servant à prendre en charge ces frais ne pourra plus les couvrir. Pour étayer ces propos, le rapport donne quelques exemples : « l’écart dégagé à l’application de ce minimum forfaitaire, lié à l’IAEM sur la période revue, s’élève 5,3 milliards CFA »

&nbsp;

Mauvaise gestion, irrégularités à la pelle et dépenses sans justificatifs

&nbsp;

A l’issue de leurs vérifications, les enquêteurs sont tombés, à leur corps défendant, sur plusieurs irrégularités ; mais aussi, des dépenses sans justificatifs.

Le Régisseur des recettes du CNPM n’a pas, selon les enquêteurs, pu justifier le reversement exhaustif des contributions collectées. De 2008 à 2013, le montant total des contributions collectées, mais non versées dans les comptes bancaires, s’élève à 24,11 millions CFA. Pire, poursuivent les enquêteurs, 639,20 millions CFA n’a pas été, au titre de l’exercice 2007, retracé dans les comptes du CNPM.

Aussi, le CNPM n’a pas pu justifier les subventions qui lui ont été accordées sur les ressources du PVI de 2007 à 2013. Il n’a pas, non plus, fourni de justificatifs à l’utilisation des subventions. Leur montant total est estimé à 2,4 milliards CFA.

Et comme si cela ne suffisait pas, le CNPM a procédé au paiement de la somme de 19,80 millions CFA à titre de rappel de jetons de présence de 2008, alors que ce paiement avait été, déjà, effectué conformément au taux en vigueur de 100.000 CFA par mois.

Le montant total des indemnités, indûment, payées par le CNPM au cours de cette période s’élève à 46,80 millions CFA.

C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, que le Vérificateur général entend confier le dossier du CNPM à la justice. Afin que son président, ainsi que tous ceux dont les noms sont cités dans ce rapport, puissent répondre de leur gestion devant le juge.

Lors de sa dernière sortie médiatique, le président de la République a rappelé, à tous ceux qui en doutent encore, que les auteurs des  détournements de fonds publics seront  considérés comme des criminels. Et traités comme tels.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption : le crépuscule des prédateurs ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-le-crepuscule-des-predateurs-1069992.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-le-crepuscule-des-predateurs-1069992.html</guid>
<description><![CDATA[ L’intervention télévisée du président de la République le jour même de la fête du Ramadan qui consacre la fin du jeûne musulman pour annoncer une lutte implacable contre les pratiques anormales dans la gestion des ressources publiques a retenu l’attention. C’est un vaste chantier sur lequel ses compatriotes l’attendent avec beaucoup d’espoir et dont l’entame lui permettra, après la signature de l’accord de paix, de prendre date avec eux et avec l’histoire.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Jul 2015 20:57:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Si l’Afrique reste le continent le plus touche par la</strong>

<strong>Corruption, trois institutions majeures sont en cause</strong>

&nbsp;

Selon Transparency International qui a enquêté dans 107 pays en 2012 et sondé 114.000 personnes, sur les quatorze pays du monde les plus atteints par la corruption, onze sont africains. L’indice de risque de corruption pour l’année 2015 publié le 17 juin par le cabinet Verisk Maplecroft indique que les cinq pays les plus corrompus au monde se trouvent en Afrique subsaharienne. La principale cause ? Un sentiment d’impunité généralisée consécutif au fait qu’un grand nombre d’affaires de corruption impliquant le monde politique sont restées sans aucune sanction. Les institutions considérées comme les plus corrompues sont la police, la justice et les partis politiques. Si le courage ne vient pas à manquer, on sait par où attaquer. Le rapport Verisk impute cette forte propagation de la corruption à deux situations : la pauvreté et le manque d’institutions de lutte contre le fléau. Il épingle surtout les fonctionnaires, premiers bénéficiaires des pots – de – vin qui sont peu enclins à s’engager dans l’assainissement des finances publiques, ce qui contribue à anéantir les efforts déployés. Même si le Mali ne figure pas encore sur la shortlist des champions du monde de la corruption, cela ne signifie pas pour autant que les finances publiques y sont saines. Les différents rapports du Bureau du VEGAL sont là pour le rappeler et interpeller tout le monde.

&nbsp;

<strong>Et pourtant, la corruption n’est pas une fatalité, ses ravages</strong>

<strong>Dans un pays étant proportionnels a la faiblesse du leadership</strong>

&nbsp;

Devant le tableau fort affligeant de la mauvaise gestion des ressources publiques en Afrique, deux pays donnent des raisons d’espérer. En effet, le rapport Verisk 2015 indique également que le Botswana est le pays le moins corrompu du continent. En outre, l’édition 2014 – 2015 du rapport mondial sur la compétitivité de World Economic Forum (WEF) classe le gouvernement rwandais au 7ème rang des pays les mieux gérés de la planète. WEF explique ce classement par le niveau de gaspillage très bas des dépenses gouvernementales dans ce pays. « Au Rwanda, il y a un processus compréhensible en ce qui concerne la gestion et la reddition de compte », dixit le directeur du conseil rwandais de la gouvernance. Les rwandais ont ainsi accès à des informations cruciales sur l’action gouvernementale, les décisions de l’exécutif, notamment la façon dont celui-ci établit ses priorités et fait ses choix. Voilà comment ce pays a pu obtenir des résultats grâce à une démarche claire favorisant le contrôle citoyen de l’action gouvernementale. Demander à des fonctionnaires qui tirent manifestement profit de la corruption de mener une auto flagellation en s’en privant, c’est programmer l’échec sur l’autel de la connivence des élites. Cela revient à laisser le soin à un bébé gourmand d’organiser son propre sevrage. Tant qu’il y aura du lait dans le biberon, la tétée se poursuivra !

&nbsp;

Vouloir faire de la corruption un phénomène résiduel est un engagement noble qui mérite respect et soutien. Pour cela, il faut des textes adéquats permettant d’agir à la fois sur les causes et les effets, une équipe pluridisciplinaire expérimentée disposant de larges pouvoirs d’investigation et de poursuite, un contrôle citoyen actif, des objectifs clairement définis, des moyens à la dimension du défi et, par dessus tout le bannissement du laxisme. La mission est d’autant plus noble que le fait de revenir aux bonnes pratiques de gestion permettrait un relèvement substantiel du niveau des salaires et la réduction de la pauvreté. A quand donc les premières mesures concrètes ?

<strong>Mahamadou Camara</strong>

<strong>Email : <a href="mailto:camara_m2006@yahoo.fr">camara_m2006@yahoo.fr</a></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le CHU Gabriel Touré épinglé pour plus d’un milliard et demi</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-chu-gabriel-toure-epingle-pour-plus-dun-milliard-et-demi-1069962.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/le-chu-gabriel-toure-epingle-pour-plus-dun-milliard-et-demi-1069962.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Jul 2015 20:49:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_233582" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-233582" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/CHU-GABRIEL-TOURE.jpg" alt="Ristournes - médecins" width="300" height="199" /> Chu Gabriel Touré[/caption]

C’est exactement 1. 415.459.861 de FCFA de manque à gagner que le vérificateur a décelés, au compte du Centre  hospitalier  universitaire Gabriel  Touré  (CHU-GT). L’objectif est de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées par le CHU-GT aux titres des exercices 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014 (1er semestre).

Le rapport du Vérificateur général note que le  CHU-GT  dispose  d’une  pharmacie  dont  l’organisation  n’est  pas conforme aux textes en vigueur. La pharmacie n’est dotée ni de laboratoires de préparations galéniques et de contrôle de qualité, ni de salle de stérilisation. L’inexistence de laboratoires et d’une salle de stérilisation au sein de la pharmacie, signale le rapport, peut réduire sa capacité à répondre aux différentes demandes des patients et des praticiens.

Au CHU-GT, souligne le Végal, les primes et ristournes du personnel ne sont pas définies conformément aux dispositions portant loi hospitalière qui indiquent que chaque établissement public hospitalier met en œuvre sur ses excédents une politique d'intéressement de son personnel aux résultats de l'exercice écoulé. Le rapport signale toutefois que l’article 80 de la même loi précise : « Les modalités d'organisation de l’intéressement sont fixées  par  décret  pris  en  Conseil  des  Ministres  ».  Cependant, ajoute le rapport, en l’absence de ce décret, le CHU-GT octroie des primes et ristournes à son personnel. Selon le Vérificateur, la non-prise d’un tel décret peut entrainer une mauvaise gestion des fonds.

Le rapport mentionne aussi : « le CHU-GT a effectué des fractionnements de dépense. En effet, des contrats simplifiés ont été conclus pour la même unité fonctionnelle, les mêmes codes économiques et dont les montants cumulés dépassent le seuil de passation des marchés au titre de l’année 2013. Le fractionnement des dépenses ne permet pas à l’Etat d’acquérir les biens et services aux meilleures conditions du marché.

La gestion du CHU-GT comporte des  irrégularités financières. Le Directeur du CHU-GT a autorisé le paiement d’un contrat simplifié d’un montant de 14 millions de FCFA non exécuté relatif à la mise en place d’un système de gestion comptable et financière informatisé «TOMPRO  ».  En  effet,  les  obligations  contractuelles  telles  que  la formation du personnel, la production des états financiers des exercices 2005, 2006, 2007, 2008 et 2009 n’ont pas été exécutées par le prestataire. Le système TOMPRO non plus n’est pas mis en place. »

En outre, le Végal a noté que le CHU-GT ne respecte pas le Contrat-Plan 2011-2013 signé entre l’État et la Pharmacie Populaire du Mali (PPM). De ce fait, indique-t-il, Le CHU-GT a approvisionné, sans autorisation, sa pharmacie en médicaments auprès de fournisseurs autres que la PPM, contrairement à l’article 33 dudit Contrat-Plan qui dispose que « L’Etat s’engage à réserver prioritairement à la Pharmacie Populaire du Mali (PPM), l’approvisionnement en médicaments essentiels et dispositifs médicaux du secteur public y compris les clients administratifs (Armée, Ecole, EPH, EPA et EPIC, INPS) ».

Selon le Végal, le Directeur du CHU-GT a payé 1,02 milliard de FCFA d’avantages indus au personnel, à titre de ristournes et de primes, en l’absence du Décret fixant les modalités d’organisation de l’intéressement. Le rapport mentionne « qu’au CHU-GT, des soins sont gratuitement accordés à des patients sans pièces justificatives requises pour un montant total de 72,15 millions de FCFA. Les gratuités accordées ne sont pas accompagnées des justifications exigées par les textes et aucun document justifiant la qualité du bénéficiaire n’a été fourni. » Ainsi, de 2010 à 2012, indique-t-il, seuls le cachet et la signature du Chef de personnel et en 2013 ceux du DGA, ont autorisé la gratuité des prestations.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mr Cherif Ousmane  Madani Haidara : L’homme qui murmure aux oreilles des pauvres et des puissants</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/mr-cherif-ousmane-madani-haidara-lhomme-qui-murmure-aux-oreilles-des-pauvres-et-des-puissants-1069942.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/people/mr-cherif-ousmane-madani-haidara-lhomme-qui-murmure-aux-oreilles-des-pauvres-et-des-puissants-1069942.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Jul 2015 19:41:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_107435" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-107435" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/Ousmane-Madani-Haidara.jpg" alt="Campagne nationale de sensibilisation : Ançar dine à l’assaut du virus Ebola" width="610" height="409" /> Chérif Ousmane Madani Haidara[/caption]

Il a été  insulté, trainé dans la boue. Certains sont allés jusqu’à l’accuser d’avoir usurpé son nom de famille : Haïdara. D’autres, d’avoir acquis, illégalement, les immenses richesses qu’on lui prête.

Mr Chérif Ousmane Madani Haïdara, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est pourtant le leader religieux, le plus charismatique, le plus populaire,  et le plus écouté de notre pays. Avec ses filiales très actives,  en Afrique, en Europe, en Asie, aux Amériques et au Moyen-Orient, son association, « Ansardine international » - à ne pas confondre avec le groupe terroriste Ançardine d’Iyad Ag Ghali – regroupe des dizaines, voire des centaines de millions d’adeptes de par le monde. Leurs contributions, pour le fonctionnement de cette association, tournée surtout vers l’humanitaire, sont estimées à des dizaines de milliards CFA par an.

Pour  la célébration de la fête du Maouloud, ses adeptes viennent de partout. A bord d’avion ou de cars, ils rallient Bamako. Avec, à la clé, un seul objectif : donner à Chérif Ousmane Madani Haïdara, leur leader spirituel,  honneurs  la place qu’il mérite.

&nbsp;

Bani : un Môgô très puissant

&nbsp;

Réputé pour son franc-parler, mais surtout,  pour sa parfaite connaissance du Coran et de la théologie islamique, le fondateur d’Ansardine international draine du monde, partout où il passe. Il n’est pas, seulement, respecté ; il est vénéré par ses adeptes, qui voient en lui un modèle.

L’essentiel des fonds, levés à l’intérieur et  à l’extérieur de notre pays par ses adeptes, sont affectés à des actions de bienfaisance : construction de centres de santé, achat de médicaments ou de vivres pour les personnes démunies, aides aux victimes de catastrophes naturelles etc…

Chérif Ousmane Madani Haïdara a, aussi, contribué à l’appel lancé, récemment,  par les autorités maliennes pour l’équipement de nos forces armées et de sécurité à hauteur de plusieurs dizaines, voire de centaines de millions de nos francs.

Aux insultes des uns, et au dénigrement des autres, il répond par le silence, le travail : celui qui consiste à recoudre le tissu social, entamé par les dérives des « prêcheurs en eau trouble ».

Lorsqu’en 2010, des évènements tragiques avaient émaillé  la fête du Maouloud, qu’il a  organisée au stade omnisports Modibo Keïta, et qui s’est soldée par quelques morts et blessés,  engendrés pour les bousculades, certains avaient parié que c’en était fini de Chérif Ousmane Madani Haïdara. D’autres avaient même réclamé son arrestation, avant même la fin de l’enquête sur ce drame. Erreur. Ni l’enquête, qui l’a finalement blanchi, ni le dénigrement de ses adversaires de l’ombre n’ont, en rien, entamé sa réputation. Au contraire. Ce malheureux évènement aura contribué à le révéler au reste du monde,  comme le guide spirituel le plus en phase avec son temps. Mais aussi, avec la République et ses institutions.

Ce qui fait, aujourd’hui, la force de Chérif Ousmane Madani Haïdara, ce n’est pas sa belle voiture, ni sa popularité, encore moins sa belle maison, bâtie sur les hauteurs du quartier Banconi. Mais plutôt, son sens élevé de la justice et  la pédagogie, dont il fait montre au cours  de ses prêches.

N’importe quel Malien, lettré ou illettré, est susceptible de comprendre la quintessence de l’islam. Il explique tout. Clairement. Avec, des exemples à l’appui. Des exemples puisés dans notre vie quotidienne. Ou parmi les compagnons du prophète, paix et salut sur lui. S’y ajoute son humilité, qui fait défaut à la plupart de nos leaders religieux. Pour Chérif Ousmane Madani Haïdara, les choses sont claires : un leader religieux peut et doit aider l’autorité politique à promouvoir la paix, la cohésion nationale sans, pour autant, se mêler de politique. Car politique et religion ne font pas, toujours, bon ménage.

C’est tout cela et bien d’autres choses, qui ont fait et continuent de faire le lit  de son immense popularité. Au Mali, comme dans le reste du monde. Il est, de nos jours, le leader religieux le plus écouté par nos autorités.

En recevant, la semaine dernière à son domicile, le patron de Coca-cola, le fondateur d’Ansardine international prouve,  à ceux qui en doutent encore, qu’il n’est pas seulement un leader religieux ; mais un leader tout court.

Décidément, Chérif Ousmane Madani Haïdara est un Môgô puissant, un

Môgô trop puissant.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Discours d’IBK : les prémices d’un imminent remaniement ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/discours-dibk-les-premices-dun-imminent-remaniement-1069922.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/discours-dibk-les-premices-dun-imminent-remaniement-1069922.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Jul 2015 18:32:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_551702" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-551702" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/Ibk.jpg" alt="Tumultueuse gouvernance sous IBK : Est-ce la fin d’un mythe ?" width="250" height="203" /> Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta[/caption]

A l’occasion de la cérémonie de présentation de vœux de l’aïd-el-fitr, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita a tenu un discours au relent d’avertissement.

Comme il l’a précisé,  chaque vendredi, l'Imam Traoré de sa mosquée lui dit (Mahmoud Dicko aussi) : « qu'Allah te donne des collaborateurs à hauteur de souhait. » IBK a ajouté que l’Imam Dicko lui a affirmé : « Tu as prouvé assez ton sentiment vis-à-vis de ce pays et de ce peuple. Souhaitons qu'il en soit de même pour tous ceux-là qui vous entourent.  Qu’ils soient d'égale imprégnation patriotique, nationaliste, d'oubli d'eux-mêmes et de leurs petits ego, et de dédicace entière à la République du Mali. »

Il s’agit donc de ses collaborateurs, de tous ceux-là qui l’entourent. A cet effet, le président IBK a fait ces déclarations : « Je le dis avec gravité et avec solennité, face au peuple malien : chacun répondra devant l'histoire de ce peuple de ce pays et devant nous de son degré d'engagement patriotique, de sa loyauté à accomplir parfaitement et totalement les missions assignées.  Nous serons sans aucun état d'âme. Le temps du travail, bien fait, et honnêtement fait, pas au préjudice du Mali, parce que moi je veux des dividendes, je veux des rétro-commissions Non!!! Non!!!

Je serais impitoyable désormais. Des rétro-commissions sur le dos du Mali? Dans un domaine où il y a un besoin avéré? Mais c'est criminel simplement, et ça mérite le traitement réservé à un criminel. Et ce sera ainsi, Monsieur le Premier Ministre, Inch’Allah. Je nous sais en accord parfait là dessus.»

Sans aucun doute, IBK a décidé de passer à l’action et il sera impitoyable. Va-t-on donc assister à un chamboulement du gouvernement ?

B.D]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Activités phares 2015 : le projet du président IBK comme ligne directrice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/activites-phares-2015-le-projet-du-president-ibk-comme-ligne-directrice-1069902.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/activites-phares-2015-le-projet-du-president-ibk-comme-ligne-directrice-1069902.html</guid>
<description><![CDATA[ Interrogé, à sa sortie de la réunion du comité interministériel, sur les activités phares du gouvernement qui doivent permettre de boucler le dernier semestre de l’année 2015, le ministre de l&#039;Economie numérique, de l&#039;information et de la communication, porte-parole du gouvernement, Choguel Kokala Maïga, a déclaré que les actions du gouvernement s’inspirent de trois documents principaux et des accords internationaux.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Jul 2015 17:31:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1018032" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-1018032" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/choguel-Maiga.jpg" alt="Choguel Kokala Maiga" width="620" height="412" /> Choguel Kokala Maiga lors du lancement. en présence de ses homologues Sada Samaké et Mamadou H Koumaré[/caption]

« Ces activités, a-t-il dit, s’inspirent de  trois documents principaux : Vous avez d’abord  le projet du président de la République, c’est la source d’inspiration de l’activité gouvernementale, vous avez ensuite la Déclaration de politique générale du Premier ministre, vous avez enfin l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale et les différents engagements internationaux, voilà les documents de base qui ont servi à construire les activités de chaque ministère de manière qu’ en fin d’année, on puisse présenter un bilan  dans lequel on puisse trouver tout ce qui a été réalisé par rapport au projet du président de la République, ses engagements vis-à-vis du peuple malien, lequel projet a été traduit en Déclaration de politique générale du .gouvernement.  Chaque ministère identifiera aussi,  par rapport à la déclaration de politique générale, qu’est-ce qui a pu être réalisé,  qu’est-ce qui n’a pas pu être réalisé, pourquoi ? Afin de  faire en sorte qu’en 2016, les insuffisances soient corrigées et que   le document phare qui reste toujours le projet du président puisse continuer à se réaliser. Vous avez ensuite l’Accord pour la paix et la réconciliation qui vient d’être conclu. Cet accord impose des  obligations pour la partie gouvernementale. D’ailleurs, l’un des sujets qui a été discuté aujourd’hui, c’est l’examen  du document  portant mise en place du Comité de coordination de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. Donc, ce document devient un élément de base désormais de l’action du gouvernement, ça c’est un troisième document et enfin, les différents accords internationaux auxquels notre pays a souscrit. » On constate que la charpente reste toujours le projet du président de la République, quoique d’autres documents, tels que le Comité de coordination de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale soient maintenant pris en compte.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : «désormais, c’est tolérance zéro pour les bouffecrates de la rue publique !»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-desormais-cest-tolerance-zero-pour-les-bouffecrates-de-la-rue-publique-1069882.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-desormais-cest-tolerance-zero-pour-les-bouffecrates-de-la-rue-publique-1069882.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Jul 2015 17:10:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-773512" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/IBK-20-janvier1.jpg" alt="IBK, 20 Janvier" width="620" height="412" />Assis, seul, au milieu de son salon décoré à l’italienne, IBK paraît soucieux. Personne à ses côtés. Même pas un simple domestique pour lui servir un café. Ou un bon thé à la menthe. Personne. La solitude du pouvoir ?  Tout de blanc vêtu, les lunettes sur sa table basse, le président de la République fixe, avec un regard de braise, un tableau du XVIe siècle accroché au mur. Histoire, sans doute, d’y trouver l’inspiration nécessaire pour mettre en œuvre sa énième promesse sur la lutte contre la corruption et la délinquance financière. En fin de semaine dernière, il a promis de traquer les délinquants financiers. Sur terre, sur mer, comme dans les airs. Et de les traiter comme tels : des criminels. Va-t-il pouvoir tenir cette promesse ?

C’est ce que nous allons tenter de savoir dans cette interview imaginaire. Ou presque. Sans détour.

Mr le président, vous avez dit, en prenant les Maliens à témoin que, désormais, les détourneurs de fonds publics seront traqués, jusque dans leurs chiottes, et traités comme ils le méritent : des criminels.

&nbsp;

Oui, je l’ai dit ! Car je ne peux pas comprendre, que des fonctionnaires de l’Etat se taillent, avec la complicité d’opérateurs économiques véreux, le luxe de détourner le peu de ressources financières, dont dispose notre pays. Un pays qui se débat depuis trois ans dans une triple crise : politique, financière et sécuritaire. C’est criminel ! Selon le dernier rapport du Vérificateur général, ces délinquants financiers ont pompé, ces deux dernières années, donc sous mon mandat, près 150 milliards CFA. Inimaginable ! Sous d’autres cieux, on les aurait arrêtés et fusillés. Sans autre forme de procès.

C’est pourquoi, j’ai fait la promesse à nos concitoyens que, désormais, c’est tolérance zéro pour ceux que vous appelez, dans votre journal, « les Saigneurs de la République ».

&nbsp;

Mr le président, si vous voulez, réellement, les faire arrêter et les traduire en justice, rien de plus facile. Ils sont connus de tous, leurs crimes aussi. Il vous suffit de vous servir des rapports du Vérificateur général.

&nbsp;

C’est plus facile à dire qu’à faire. Chaque fois que le Vérificateur général sort un nouveau rapport, je reçois des bataillons de hauts cadres et de leaders politiques à ma résidence. Certains, pour me supplier de leur accorder ma protection ; d’autres, pour me proposer le soutien de leur parti politique, en échange de ma protection.

Donc, c’est très compliqué, Le Mollah !

&nbsp;

C’est, justement, parce que c’est compliqué que les Maliens ont voté pour vous, pas pour le RPM, à plus de 77 %. Afin que vous veniez à bout de ce fléau, qui hypothèque l’avenir de plus de 15 millions de Maliens. D’ailleurs, Mr le président, n’avez-vous pas fait la promesse, aux Maliens, qu’avec vous l’insécurité, la corruption et la délinquance financière… seront un lointain souvenir ?

&nbsp;

Je sais, je sais ! Inutile de me le rappeler. J’essaie de te faire comprendre qu’entre faire des promesses et les tenir, il y a un gouffre. Ce n’est pas facile, crois-moi. Et ce n’est pas faute de n’avoir pas essayé !

Malgré tout, je sollicite l’indulgence de mes concitoyens, en leur demandant de me faire confiance, encore une fois. Car, cette fois-ci, tous ceux qui ont été épinglés par le Vérificateur général seront traduits en justice. Et punis avec la dernière rigueur.

&nbsp;

Mr le président, comment voulez-vous que les Maliens continuent de vous croire, alors que toutes les enquêtes menées sur les différentes affaires, qui ont secoué la République, ont fini en eau de boudin. C’est, entre autres, le cas des équipements militaires, de l’avion présidentiel, des engrais frelatés etc…..

&nbsp;

Certains ont été sanctionnés, administrativement parlant ; d’autres ont été contraints de rendre leurs portefeuilles ministériels…

&nbsp;

Mr le président, ceux dont vous parlez sont, pour l’écrasante majorité des Maliens, des seconds couteaux. Nous parlons des vrais coupables, ceux qui tirent les ficelles de toutes ces affaires et qui ne sont jamais cités, ceux qui se comportent comme des intouchables…

&nbsp;

Tu veux parler de qui par exemple ?

&nbsp;

Vous les connaissez, Mr le président. Et c’est à cause d’eux, estiment nos concitoyens,  que les enquêtes n’ont jamais accouché de résultats

&nbsp;

J’ai beau réfléchir, je ne trouve personne qui correspond à ton  portrait-robot.

&nbsp;

Mr le président, je crois qu’il est temps, pour vous, de montrer aux Maliens que vous êtes à l’écoute de leurs plaintes, de leurs complaintes. Ils sont convaincus, en tout cas dans leur écrasante majorité, que rien ne changera. Ni aujourd’hui, ni demain.

&nbsp;

Je  te charge, Le Mollah, de dire à nos concitoyens que les choses doivent changer ; les choses vont changer. Et elles changeront ! Parole de leur « kankélintigui »

&nbsp;

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des échantillons de la pomme de terre « modiboni » envoyés en france pour analyse</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/des-echantillons-de-la-pomme-de-terre-modiboni-envoyes-en-france-pour-analyse-1069812.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/des-echantillons-de-la-pomme-de-terre-modiboni-envoyes-en-france-pour-analyse-1069812.html</guid>
<description><![CDATA[ Appelée « pomme de terre modiboni », une nouvelle variété de pomme de terre serait en train de faire des victimes au sein de la population. Rappelez-vous : dans notre dernière édition, nous publions sous le titre, « Engrais frelatés : les pommes de terre qui tuent ! », un article dans lequel nous mettions les populations en garde contre la présence, sur le marché, d’une variété de pomme de terre impropre à la consommation.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Jul 2015 15:41:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_86330" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-86330" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/pomme_terre.jpg" alt="Tentative de monopolisation de la commercialisation de la pomme de terre : Modibo Keita du GDCM fait plier l’Etat ?" width="350" height="235" /> Pomme de terre[/caption]

« Quand nous avons commencé à consommer cette pomme de terre, nous avons eu de sérieux problèmes gastriques dans ma famille. Tous les membres de la famille sont pratiquement tombés malades », indique une victime. Avant de poursuivre : « Je me suis renseigné sur la qualité de la pomme de terre et d’autres personnes m’ont, effectivement, dit qu’elles ont été confrontées à ce problème ».

Selon nos informations, il s’agirait à s’y méprendre de la pomme de terre, dite « modiboni ». Produite par un opérateur économique de la place dans ses champs à Ségou, cette pomme de terre ne respecterait pas les normes requises. D’abord, parce qu’elle serait cultivée avec les engrais frelatés ; ou du moins, de mauvaise qualité. Ensuite, sa maturité aurait été anticipée suite à l’utilisation d’un autre type d’engrais. Un exemple : quand la pomme de terre locale met trois mois pour arriver à maturité, la pomme de terre « modiboni » ne met que 30 jours. Enfin, cette pomme de terre pourrit en une journée.

Transportée de Ségou à Bamako, l’opérateur économique aurait perdu l’écrasante majorité de sa production. C’est le reste, vendu aux populations, qui continue de faire des victimes au sein de la population. Et les témoignages, publiés par le « palmipède » ont amené les autorités maliennes à prendre leurs responsabilités.

A en croire nos informations, des échantillons de la pomme de terre « modiboni » auraient été envoyés, la semaine dernière, en France pour analyse. Les résultats sont attendus avec impatience.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tous les moyens sont cons pour rester ministre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/tous-les-moyens-sont-cons-pour-rester-ministre-1069772.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/tous-les-moyens-sont-cons-pour-rester-ministre-1069772.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Jul 2015 15:19:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1069782" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/07/Ministre.jpg" alt="Tous les moyens sont cons pour rester ministre !" width="730" height="1029" />Lait de pintade, œufs de lapin, peau de fourmi, testicules de lion, salive de moustique, cœur de scorpion, restes humains, hébergement de marabouts et de charlatans des jours durant à leur domicile, promenades en tenue d’Adam dans les rues, avec, à la clé, un bain avec des décoctions mystiques …..
Aucun sacrifice ne semble être de trop pour certains ministres. Echaudés, qu’ils sont, par le remaniement ministériel, prévu selon de sources dignes de foi à la fin de ce mois de juillet.
Maintes fois annoncé, mais maintes fois reporté pour des raisons que même la raison semble ignorer, le remaniement ministériel pourrait intervenir à la fin de ce mois de juillet. Du moins, si l’on en croit une source, généralement, bien informée. A l’en croire, près de 80 % des membres de l’équipe Modibo Keïta devront faire valoir leurs droits à la retraite….. gouvernementale.
Alertés, on ne sait trop comment, certains ministres, et non des moindres, entendent conserver leur portefeuille pour quelques années encore. Pour ce faire, ils se sont, depuis plusieurs semaines, lancés dans une course aux sacrifices : lait de pintade versé dans le fleuve, œufs de lapin offerts en sacrifice aux mannes des ancêtres, testicules de lion sautés à l’ail avant d’être servis aux mendiants accompagnés de galettes, bains mystiques aux carrefours de la ville, parfois en tenue d’Adam…… Tous les moyens sont cons, pardon, bons pour rester ministre. Tous les moyens sont bons pour empêcher le président de la République de procéder au remodelage de l’attelage gouvernemental.

<strong>Les partants et les restants</strong>

Annoncé, dès la veille de la signature de l’accord de paix pour faire place à certains leaders des groupes armés, le remaniement ministériel a continué à faire son petit bonhomme de chemin. Sans qu’aucune autre information ne vienne l’infirmer, ou le confirmer.
Mais depuis la fin de la semaine dernière, la rumeur semble avoir cédé à la certitude. Selon notre source, proche d’une ambassade occidentale, le président de la République aurait instruit au Premier ministre, Modibo Keïta, de procéder à une large concertation pour la mise en place du nouveau gouvernement.
Dans les jours à venir, si ce n’est déjà fait, les partis politiques, les associations de la société civile, les associations des femmes, des jeunes…. seront reçues par le chef du gouvernement. Objectif : mettre en place, au terme de ces consultations, un gouvernement reflétant, non seulement, la diversité de la population malienne ; mais aussi, doter le futur gouvernement de cadres compétents et intègres, susceptibles de sortir notre pays du gouffre actuel.
Plusieurs ministres seront appelés, à la fin de ce mois de juillet, à faire leurs cartons. Soit, pour avoir montré leurs limites, soit pour avoir été mêlés à certains scandales qui ont défrayé la chronique. Si le Premier ministre est sûr de rester à son poste, ce n’est pas le cas de nombre de ses collègues.
Excepté Mr Frankaly Keïta, ministre de l’Energie, Mamadou Igor Diarra, ministre de l’Economie et des Finances, Mahamane Baby, ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle….. aucun autre ministre n’est sûr de rester au gouvernement. Du moins, si l’on en croit notre source, généralement, bien informée.
Depuis, certains ministres ne dorment plus que d’un œil, voire d’un œil et demi. Leurs nuits ne sont pas, seulement, blanches ; elles sont chargées de cauchemars. Pour y mettre fin, ils n’hésitent pas à rallier, chaque week-end, les routes escarpées de Kolokani ou du Djitoumou. Ou à héberger, à leur domicile, des marabouts pour plusieurs jours de « kalwa ».
Réclamé par les populations, ce remaniement ministériel permettra, sans doute, de donner plus de vigueur à l’activité gouvernementale. A condition, bien entendu, qu’il se fasse sur la base de deux critères fondamentaux : compétence et intégrité.
En attendant, nos honorables ministres continuent de prendre leurs bains, avec des décoctions mystiques, aux différents carrefours de notre capitale. Sans se soucier du regard de leurs concitoyens.
Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Comité interministériel : Le poste du ministre Sada Samaké menacé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/comite-interministeriel-le-poste-du-ministre-sada-samake-menace-1069832.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/comite-interministeriel-le-poste-du-ministre-sada-samake-menace-1069832.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Jul 2015 15:18:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_577792" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-577792" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/sada-samake.jpg" alt="Opération d’achèvement du RAVEC : Plus de 3.700.000 nouveaux électeurs seront concernés" width="620" height="413" /> Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Général Sada Samaké[/caption]

Le moins qu’on puisse dire est que le poste du ministre de la Sécurité et de la protection civile, le général Sada Samaké, est très menacé. En effet, à la suite du dernier conseil interministériel, un comité a été mis en place. C’est Choguel Kokalla Maïga, ministre de l'Economie numérique, de l'information et de la communication, porte-parole du gouvernement, qui fait le point, après la première réunion du Comité interministériel:

« C’est au niveau des populations que la question des passeports est une préoccupation majeure. Le Premier ministre a donné des instructions très fermes au Comité interministériel qui vient d’être composé afin que dans une semaine au plus tard, une solution définitive lui soit proposée afin que le citoyen n’ait pas le sentiment qu’acquérir le passeport est  une course de combattant. Cette question est très sensible parce que  ça recouvre aussi les questions de sécurité. Les passeports sont délivrés aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, les Maliens de l’extérieur sont très nombreux, on les évalue entre quatre à cinq millions,  ils sont dans beaucoup de pays avec des règlementations différentes.  Tous les  citoyens veulent avoir un passeport aujourd’hui, on a l’impression même que tous les Maliens sont en déplacement.  Le gouvernement   est amené à faire  face aux préoccupations des citoyens.  Les instructions du Premier ministre vont dans le sens de faire en sorte   que les populations sachent que cette question est définitivement résolue. »

C’est donc dire que les interpellations du ministre de la Sécurité et de la protection civile, le général Sada Samaké, ont fini par convaincre le gouvernement que la question des passeports ne doit pas être laissée en suspens, sinon le peuple sera frustré et convaincu de l’impuissance du gouvernement.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La drogue en Afrique de l’Ouest : les défis politiques et économiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/la-drogue-en-afrique-de-louest-les-defis-politiques-et-economiques-1062642.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/la-drogue-en-afrique-de-louest-les-defis-politiques-et-economiques-1062642.html</guid>
<description><![CDATA[ Le réseau malien « Osons Parler de la Drogue au Mali » (OPDM) avec l’appui de West Africa Civil Society Institute (WACSI), Open Society Initiative for West Africa (OSIWA) et de la Commission Ouest Africaine sur les Drogues (WACD), a organisé un atelier de présentation du rapport de la WACD titré « Drogues, Etat et société en Afrique de l’Ouest ». Ce rapport est publié, suite à une étude commanditée par la CEDEAO et conduite par la Fondation Kofi Annan. Dans ce rapport, la WACD expose les défis- politiques, sociaux et économiques- auxquels notre région doit faire face et les politiques à adopter.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Jul 2015 11:45:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Augustin Cissé, du réseau OPDM, a déclaré : « Il y a la drogue dans la cité, mais la drogue n’est pas encore un sujet de débat public dans la cité. Il est établi que notre pays, à l’instar des autres pays de l’Afrique de l’Ouest, n’est plus seulement une zone de transit de la drogue, mais aussi et malheureusement, un pays où la consommation prend des proportions importantes. Le lien entre les activités illicites de drogues et la stabilité des institutions démocratiques, le développement de la pandémie du sida, les conflits sociaux, les maladies mentales, le chômage, la criminalité organisée, la corruption, le blanchiment d’argent, le terrorisme, est déjà bien établi. C’est pourquoi on peut dire avec aise que la problématique de la drogue doit être perçue et traitée aujourd’hui comme une question de développement. » Il a ajouté qu’il est temps d’en parler et d’agir pour éviter le pire ; le pire que notre pays a failli vivre avec la déstabilisation de ses institutions en 2012. En effet, a-t-il dit, des spécialistes ont démontré que le développement rapide et incontrôlé d’activités liées à la drogue et au trafic des armes dans le nord du Mali, était une des causes non négligeable de la crise malienne. Il a indiqué que le réseau OPDM veut contribuer à ouvrir le débat au niveau national sur ce sujet sensible, faire du plaidoyer auprès des autorités pour une prise en compte globale des problèmes liés à la drogue et la formulation de politiques plus ouvertes et non limitées à la seule dimension de répression des infractions liées aux activités illicites de drogues. A cet effet, il a parlé des politiques publiques prenant en compte les aspects de santé publique, de droits humains, de prise en charge, de traitement et d’accompagnement des consommateurs de drogue pour leur insertion socioéconomique. L’action du réseau OPDM se veut complémentaire de celle de l’Etat malien. Ensuite, un film sur le rapport, commenté par Christine Kafando, commissaire de la WACD, a été projeté. Dans l’avant-propos du document, on lit : « dans ce rapport, la WACD expose les défis- politiques, sociaux et économiques- auxquels notre région doit faire face et les politiques à adopter afin d’empêcher que le trafic, la production et la consommation de drogues ne déstabilisent les Etats et les sociétés et ne détruisent des vies. » le rapport indique que les cartels de la drogue sont parvenus à faire de l’Afrique de l’Ouest, une importante zone de transit dans l’acheminement des drogues illicites produites en Amérique du Sud et en Asie, en direction de l’Europe. Il souligne que l’Afrique de l’Ouest produit depuis longtemps du cannabis, principalement en destination du marché local, mais elle est désormais également productrice et exportatrice de drogues de synthèse telles que les stimulants de type amphétamine (STA). Selon le rapport, les réseaux de trafic de drogues ont tiré parti des systèmes de gouvernance déjà faibles et des vides juridiques des pays d’Afrique de l’Ouest pour s’y implanter. Le commerce de drogue a aussi entraîné une augmentation du blanchiment d’argent dans la région. Dans certains pays, mentionne le rapport, les élites au pouvoir, les services de sécurité ou des groupes extrémistes, se sont livrés à une concurrence parfois violente pour se tailler une part du gâteau dans le trafic de drogues, aggravant ainsi l’instabilité politique. C’est pourquoi, dans ses recommandations, le rapport note qu’il faut affronter énergiquement les problèmes de gouvernance qui incitent à la corruption au sein des gouvernements, des services de sécurité et de l’appareil judiciaire. Il recommande aussi de traiter l’usage des drogues comme un problème de santé publique ; d’élaborer ou réformer les législations sur les drogues ; de poursuivre la décriminalisation de l’usage des drogues et d’éviter la militarisation des politiques sur les drogues.
B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>LA HAC : le défi de la régulation des médias</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/la-hac-le-defi-de-la-regulation-des-medias-1062512.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/la-hac-le-defi-de-la-regulation-des-medias-1062512.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Jul 2015 11:27:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le projet de loi portant création de la haute autorité de la communication (HAC) a été adopté, à l’unanimité des députés, le 20 mai 2015. Le Conseil des ministres du vendredi 3 juillet 2015 a procédé à la nomination du président et des membres de la Haute Autorité de la Communication (HAC), comme suit : Président : Fodié Touré, magistrat ; Membres : Gaoussou Drabo, journaliste ; Amidiata Ouattara, journaliste ; Yacouba Diarra, ingénieur en Télécommunication ; Mme Diallo Hati Younoussa Maiga, journaliste -réalisateur ; Ramatoulaye Issaka Dembélé, communicatrice ; Mahamane Hamèye Cissé, journaliste ; Mahambé Touré, journaliste ; Aliou Djim, journaliste.  La HAC est composée de 9 membres dont le mandat est non renouvelable. Trois sont désignés par le président de la République, trois par le président de l’Assemblée nationale, trois par les organisations professionnelles de presse. La HAC a pour mission de réguler le secteur de la Communication au Mali, notamment dans les domaines de l’audiovisuel, de la presse écrite, de la presse en ligne, de la publicité par voie de presse, de la délivrance des autorisations pour les fréquences audiovisuelles.

Qui sont les représentants des organisations professionnelles de presse?

<strong>Mahambé Touré</strong>

Mahambé Touré est journaliste réalisateur de classe exceptionnelle. En 2003, il a obtenu sa maîtrise en administration des affaires à l‘université du Québec Montréal au Canada. Il a eu son DEA en communication à l’Université de Grenoble III en France, en 1982. Il est titulaire de la maitrise en sciences et techniques (MST) de l a communication à l’université de Grenoble III en France, en 1981. C’est à l’Université de Bordeaux III qu’il a obtenu son diplôme universitaire de technologie(DUT) en  1978. Il a fait plusieurs stages et formations, dont la gestion de production télévisuelle et cinématographique à Bordeaux, la gestion de spots télévisuels et radiophoniques à l’INA (institut national audiovisuel), à Paris en 1992. Concernant ses expériences professionnelles, on peut citer, entre autres : conseiller pour l’animation du réseau du GPAC (Groupement professionnel des agences de communication en 2014) ; directeur de publicité à l’AMAP, de 1991 à 2000 ; producteur et réalisateur à l’ORTM, de 1984 à 1991 ; chef de production de la télévision nationale.

Mahamane Hamèye Cissé

Mahamane Hamèye Cissé a beaucoup œuvré pour la presse privée malienne. Il est titulaire d’une Maitrise en Droit public, il a été l’initiateur et le co-rédacteur des textes qui régissent la presse malienne. Il  fait beaucoup de formations dans le monde en Gestion d’entreprises de presse, Droit de la presse, Communication d’entreprises, Régulation et autorégulation des médias… il est ensuite devenu formateur, notamment dans l’éthique et la déontologie des médias, les genres rédactionnels, l’éducation aux média. Mahamane Hamèye Cissé a réalisé plusieurs études dans le domaines des médias et fait des publications. Il a été membre fondateur de Net Peace Africa et Coordinateur pour l’Afrique de l’Ouest, membre du Conseil d’administration du Réseau des journalistes africains pour la paix et la sécurité auprès de la Commission union africaine et ancien Membre du Conseil supérieur de la communication

Aliou Djim

Aliou Djim est diplômé de l’Institut universitaire de formation pédagogique. Il est aussi titulaire de plusieurs certificats dont celui de la gestion des radios communautaires obtenu à Oklahoma aux Etats-Unis ou encore en radio communautaire délivré par le CESTI de Dakar. Il a été directeur de la radio Benkan, animateur, producteur, directeur commercial, directeur adjoint au sein de la radio Jamana. Il est coordinateur des radios Jamana. Aliou Djim a bénéficié de plusieurs formations dans les domaines des genres radiophoniques, de la préparation d’émissions, des techniques d’animation et d’entrevues, de la collecte, du traitement et de la diffusion de l’information.

<strong>Rassemblés par B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: les jihadistes présumés appartiendraient à une secte, la Dawa</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/mali-les-jihadistes-presumes-appartiendraient-a-une-secte-la-dawa-1062242.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/mali-les-jihadistes-presumes-appartiendraient-a-une-secte-la-dawa-1062242.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Jul 2015 05:20:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="intro">

<img class="aligncenter size-full wp-image-156994" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Armee_kidal.jpg" alt="Algérie: 12 islamistes armés tués par l’armée près de la frontière malienne" width="610" height="367" />Après l'interpellation à la frontière sud du Mali de plusieurs personnes soupçonnées d'être des jihadistes présumés, les enquêtes de poursuivent. On connaît avec plus de précision leurs nationalités, mais elles appartiennent également à la Dawa, considérée par certains comme une secte musulmane.

</div>
<div>

Selon les tous premiers éléments de l’enquête en cours, <a href="http://www.rfi.fr/afrique/20150715-mali-jihadistes-presumes-arretes-frontiere-ivoirienne-zegoua-bus/" target="_blank"><strong>les personnes arrêtées</strong></a> venaient de la Côte d’ivoire, où ils ont assisté à des prêches organisés par <a href="http://www.rfi.fr/afrique/20150617-mali-attaque-sud-misseni-secte-dawa-liens-ansar-dine/" target="_blank"><strong>une secte, la Dawa</strong></a>.

Il y a plusieurs nationalités dans le groupe, dont deux ressortissants français, 13 ressortissants mauritaniens, trois franco-maliens et deux autres Maliens. Ils auraient tous reconnu être membres de cette secte.

A la question de savoir pourquoi ils ont pris la direction du Mali, surtout par le sud du pays où des membres de la Dawa sont accusés de participer <a href="http://www.rfi.fr/afrique/20150714-mali-groupes-jihadistes-ansar-dine-sud-iyad-ag-ghali-aqmi-terrorisme/" target="_blank"><strong>à des attaques opérées par des jihadistes</strong></a>, les Mauritaniens du groupe ont répondu qu’ils étaient en transit par le Mali pour rejoindre leur pays. Quant aux ressortissants français, ils auraient déclaré que le Mali est le pays de leurs épouses...<strong><a href="http://www.rfi.fr/afrique/20150716-mali-interpellation-jihadistes-presumes-secte-dawa-poursuite-enquete/" target="_blank">....Lire la suite sur rfi.fr</a></strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recettes douanières : 40,1 milliards CFA réalisés en juin</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-401-milliards-cfa-realises-en-juin-1062222.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-401-milliards-cfa-realises-en-juin-1062222.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Jul 2015 05:14:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_272442" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-272442" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Direction-douane.jpg" alt="Direction générale des impôts : Des reformes nécessaires" width="300" height="199" /> La direction générale des impôts s’est engagée dans un vaste chantier de reformes structurelles[/caption]

Si les recouvrements s’étaient poursuivis jusqu’au 10 juillet, la direction générale des Douanes auraient franchi, pour la première fois de son histoire, la barre des 41 milliards CFA par mois. Mais, elle a préféré arrêter ses comptes le 08 juillet. Avec, à la clé, une recette de 40,1 milliards CFA sur une prévision de 40,05 milliards CFA.

L’équipe du général Modibo Kane Keïta a, encore, fait sonner le tiroir-caisse du Trésor public. En effet, sur une prévision de 40, O52 milliards CFA, en juin, elle a réalisé 40,100 milliards CFA. Soit une hausse substantielle de 48 millions CFA.

Si elle avait poursuivi les recouvrements au 10 juillet, comme c’est habituellement le cas, la direction générale des Douanes aurait franchi, la première fois de son histoire, la barre des 41 milliards CFA par mois. Mais des raisons « stratégiques », elle a choisi de boucler ses comptes au 08 juillet. Histoire, sans doute, de reculer pour mieux sauter le mois prochain.

Cependant, la réalisation de ces 40,1 milliards CFA est, déjà, en soi une performance. Surtout, au regard du contexte économique marqué, d’une part, par la morosité de l’activité économique. Et, d’autre part, par la crise financière internationale, dont les effets n’épargnent aucun pays du globe.

&nbsp;

<strong>Les recettes passent de 4,3 milliards CFA à  6, 01 milliards CFA</strong>

&nbsp;

Outre la hausse de 48 millions CFA, les recettes douanières du mois de juin ont permis à certains bureaux de la douane de s’affirmer, davantage, dans le recouvrement des droits et taxes dus. Il s’agit, notamment, du bureau  des enquêtes douanières, du bureau régional de Kayes et du Bureau des Produits Pétroliers.

Grâce à sa rigueur, le premier a, non seulement, permis d’endiguer la fraude sur les marchandises ; mais aussi, de booster les recettes. Le bureau régional de Kayes, lui, a vu ses recettes monter en flèche. Contrairement à certaines informations véhiculées par une certaine presse, elles sont passées de 4,3 milliards CFA en mai dernier à 6,01 milliards CFA en juin. Soit, une hausse de 1,7 milliards CFA en un mois. S’agissant du Bureau des Produits Pétroliers de la Douane, la tradition a été, une fois de plus, respectée. Avec des recettes, toujours, en hausse. De 13,5 milliards CFA, ses recettes sont passées à 15 milliards CFA puis à 18 milliards CFA en mai et juin derniers. Si les recouvrements s’étaient poursuivis au 10 juillet, le Bureau des Produits Pétroliers  aurait réalisé un record de 20 milliards CFA.

D’autres bureaux, à Bamako comme dans d’autres régions, ont contribué à cette performance de la direction générale des Douanes. Si le rythme actuel est maintenu, nul doute que l’équipe de son généralissime sera au rendez-vous des 450 milliards CFA, l’objectif de recettes attendues en décembre prochain.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « je me porte comme un charme ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-je-me-porte-comme-un-charme-1062202.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-je-me-porte-comme-un-charme-1062202.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Jul 2015 05:09:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1027082" align="aligncenter" width="730"]<img class="size-full wp-image-1027082" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/IBK.jpg" alt="S.E.M. IBRAHIM BOUBACAR KEÏTA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE" width="730" height="420" /> S.E.M. IBRAHIM BOUBACAR KEÏTA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE[/caption]

La rumeur a couru, folle et fofolle. Dans les « grins » et les salons feutrés de notre belle et sale capitale, partout la même interrogation, la même inquiétude : le président de la République aurait-il été évacuée suite à une crise cardiaque,  intervenue lors de sa visite d’Etat en Turquie ?

Diffusées, dimanche soir à la télévision nationale, les images de son arrivée n’ont pas convaincu grand monde. « Ce sont, peut-être, d’anciennes images diffusées par l’ORTM pour masquer la réalité sur l’état de santé du président de la République », rétorquent nombre de nos concitoyens, encore,  sceptiques. C’est, justement, pour cette raison que nous avons décidé d’aller attendre, ce lundi matin, IBK à sa table. Histoire, non seulement, de prendre le «  p’tit déj’ » avec lui ; mais aussi, d’en savoir plus sur ces rumeurs malveillantes qui ont bercé, une semaine durant, notre pays.

<strong>Mr le président, comment vous sentez-vous aujourd’hui ?</strong>

&nbsp;

Comme tu le constates, toi-même Le Mollah, je me porte comme un charme. Comme tous les matins, sous tous les cieux, je viens de terminer ma gymnastique quotidienne d’environ deux heures d’horloge. Mieux, je viens de faire un jogging de 12 km, auxquels s’ajoute un parcours de 400 mètres, à la nage, dans ma piscine. Un homme, victime d’une crise cardiaque, peut-il en faire autant ? Je comprends l’impatience de certains à vouloir me succéder, ou le désir ardent d’autres à me voir de ce pouvoir que les Maliens m’ont confié avec une majorité écrasante de 77 %, mais ils vont devoir attendre. Je suis en très bonne et parfaite santé. Et pour longtemps encore.

&nbsp;

<strong>Comment expliquez-vous, alors, ces rumeurs qui se sont répandues sur les réseaux sociaux ?</strong>

&nbsp;

Ces rumeurs, sur mon état de santé, expliquent l’impatience de certains de me voir partir du pouvoir que les Maliens m’ont confié. Et Dieu sait qu’ils sont nombreux ! Mais ils vont devoir attendre. Je vais, peut-être, mourir un jour. Mais ce ne sera ni demain, ni après-demain, ni dans 50 ans encore. Donc, il leur faudra patienter dans 60 ans, si entre-temps eux-mêmes ne passent de vie à trépas.

&nbsp;

Mais on n’a pas vu et entendu  vos souteneurs démentir ces rumeurs

&nbsp;

<strong>Tu parles de qui ?</strong>

&nbsp;

La majorité présidentielle

&nbsp;

Je te laisse le soin d’en juger toi-même ! Mais, contrairement, à ce que certains pensent, je sais qui est qui ; qui fait quoi et pourquoi. J’ai l’œil sur tout et tout le monde. Certes, tous les chats sont gris la nuit ; mais je sais faire la différence entre les chats gris, les chats noirs et les chats verts.

&nbsp;

<strong>Vous avez à l’endroit de vos concitoyens ?</strong>

&nbsp;

D’abord, je les remercie pour s’être inquiétés pour moi, après ces malveillantes rumeurs véhiculées à dessein par des individus malveillants.

Ensuite, je les rassure que je me porte bien, voire très bien. Et s’ils en veulent la preuve, qu’ils me retrouvent, demain, à 4h30 mn devant le Musée national pour un jogging sur la colline du pouvoir.

&nbsp;

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>EDM&#45;SA : la fronde syndicale</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/edm-sa-la-fronde-syndicale-1062182.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/edm-sa-la-fronde-syndicale-1062182.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Jul 2015 05:04:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-92870" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/edm-sa.jpg" alt="edm-sa - Les éclairages" width="600" height="400" />Le syndicat libre du secteur de l’Energie au Mali (SYLSEM) dénonce le refus de la direction d’Energie du Mali, de les rencontrer pour échanger sur les problèmes que rencontre la société EDM-SA. C’est pourquoi, le secrétaire général du SYLSEM, Mamadou Touré et son adjoint, Mohamed El Moctar Maïga, se sont adressés à la presse, samedi dernier, à la Bourse du Travail, pour se plaindre de ce qu’il a considéré comme une violation du code du travail. Le SYLSEM, créé nouvellement, dénonce aussi l’attitude des deux autres syndicats précédents qui ont, selon lui, failli à leur tâche de défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs d’EDM-SA. Ces deux syndicats, a dit Mamadou Touré, avaient refusé d’observer le mot d’ordre de grève de l’UNTM, dont l’un des points portait sur la réduction du prix de l’électricité. Les conférenciers ont critiqué le traitement des salaires des travailleurs de la société, malgré le volume du financement d’EDM-SA. De ce fait, le SYLSEM a demandé l’audit du traitement des salaires. Peine perdue, puisque la direction ne les a pas entendus. Mohamed El Moctar Maïga a dénoncé l’introduction dans notre pays du système des compteurs prépayés, sans véritable étude préalable, car, a-t-il ajouté, tous les pays qui ont utilisé ces compteurs prépayés ont constaté leurs défaillances. Les syndicalistes ont aussi fustigé les recrutements d’agents sans aucune transparence et le manque de plan de carrière.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Engrais frelatés : les pommes de terre qui tuent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/engrais-frelates-les-pommes-de-terre-qui-tuent-1062132.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/engrais-frelates-les-pommes-de-terre-qui-tuent-1062132.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Jul 2015 04:56:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1062162" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/07/Engrais-frelate1.jpg" alt="Engrais frelatés : les pommes de terre qui tuent !" width="730" height="1031" />Le marché bamakois serait inondé de pommes de terre impropres à la consommation. Produites, dit-on, par un opérateur économique de la place, qui aurait utilisé l’engrais dit frelaté, ces pommes de terre auraient fait de nombreuses victimes, souvent une famille entière, souffrant du même mal des problèmes gastriques.

« Suite à l’usage de l’engrais frelaté, toute la production de pomme de terre d’un opérateur économique de la place est vouée à la poubelle. Car, elle est impropre à la consommation », confiait, dès la semaine dernière, un homme politique à un de nos collaborateurs.

Produites dans la région de Ségou où, cet opérateur économique dispose de plusieurs centaines d’hectares de terres destinées à l’agro-alimentaire, ces pommes de terre seraient, selon de sources concordantes, sur le marché bamakois. Avec, à la clé, des victimes à la pelle. Maux de ventre, vomissements, problèmes gastriques…. sont, entre autres, leur lot quotidien.

Mais à ce jour, ni le ministère de la Santé, ni l’Agence nationale du contrôle sanitaire des aliments n’ont daigné mener la moindre enquête sur cette affaire. Qui prend, chaque jour que Dieu fait, des proportions alarmantes.

Intitulé, « Témoignage alarmant de Sanoussi Bamani, ophtalmologiste au CHU-IOTA sur la mauvaise qualité de la pomme de terre locale : « Tous les membres de ma famille sont tombés malades », un article de presse, publié la semaine dernière par un confrère de la place, revient sur cette affaire à travers des témoignages qui donnent froid dans le dos.

Domicilié à Bacodjicoroni-Golf, Mr Bamani aurait, selon notre confrère, contacté le journal pour témoigner du calvaire de sa famille. Tout a débuté, selon lui, par l’achat de deux sacs de pomme de terre par sa femme pour la consommation de la famille. Mais coup de théâtre : avant même qu’elle ne passe à la casserole, constate l’ophtalmologiste, le contenu du premier sac était déjà pourri. Pour ne pas perdre le second sac, son épouse aurait décidé d’en utiliser une partie pour le dîner. Mal lui en pris.

« Quand nous avons consommé cette pomme de terre, nous avons eu de sérieux problèmes gastriques dans ma famille. Tous les membres de la famille sont, pratiquement, tombés malades », précise Mr Sanoussi Bamani. Avant d’ajouter, dans les colonnes de notre confrère : « Je me suis renseigné sur la qualité de la pomme de terre et d’autres personnes m’ont, effectivement, dit qu’elles ont été confrontées à ce problème ».

&nbsp;

Le silence assourdissant de l’opérateur économique incriminé

&nbsp;

Cette affaire tombe dans un contexte marqué par l’affaire dite des « engrais frelatés ». Ou de « mauvaise qualité ». Livrés à nos paysans par des fournisseurs indélicats, environ 40.000 tonnes d’engrais « frelatés » ou de « mauvaise qualité » circulent en zone CMDT/OHVN. En dépit des mises en garde du ministre « y-voit-rien », pardon ivoirien de l’agriculture à son homologue malien, ces engrais « pourris » auraient été livrés aux  paysans. Plus grave, encore : en dépit des promesses faites au peuple malien de les retirer des magasins de stockage, ces engrais auraient été utilisés dans les champs de coton ; mais aussi, de céréales. Et ce qui devrait arriver, arriva.

Pour permettre à l’opérateur économique incriminé de se défendre et, du coup, nous permettre de recouper nos informations, nous avons tenté de le joindre au téléphone. Sans succès. Pour augmenter nos chances de réussite, nous lui avons adressé le SMS suivant : « Nous avons appris, de sources concordantes, que les pommes de terre produites dans vos champs, à Ségou, seraient de mauvaise qualité. Mieux, elles auraient fait des victimes, certaines auraient même témoigné dans la presse. C’est pour recouper nos informations que nous souhaitons vous rencontrer ». Une semaine après, il ne nous a ni rappelé, ni répondu à ce message.  Auparavant, la directrice de Lawal International aurait, dans  les colonnes de notre confrère, demandé  au ministre de la Santé de procéder à l’analyse des pommes de terre produites par cet opérateur économique. Peine perdue.

D’où viennent ces pommes de terre dites « toxiques » ?  Sont-elles cultivées avec les engrais « frelatés » ? Qui les a produites ? Et dans quelles conditions ?

Nos enquêtes se poursuivent !

<strong>Oumar Babi </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité dans le nord : la CART s’inquiète</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/insecurite-dans-le-nord-la-cart-sinquiete-1062112.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/insecurite-dans-le-nord-la-cart-sinquiete-1062112.html</guid>
<description><![CDATA[ La Coordination des Associations des Ressortissants des cercles de la Région de Tombouctou (la CART) a tenu son assemblée générale. C’était samedi dernier, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB). Objectif : faire l’état des lieux de la situation socio-économique et sécuritaire dans la région de Tombouctou depuis le 15 mai dernier.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Jul 2015 04:51:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-714572" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/Nord-mali.jpg" alt="Mali: deux milices alliées de Bamako prennent la localité de Bamba" width="620" height="350" />La signature de l’Accord de paix par les groupes armés a-t-elle eu un impact positif sur la situation socio-économique et sécuritaire dans les régions nord de notre pays en général et en particulier sur la région de Tombouctou? C’est sur cette interrogation que l’Assemblée générale de la CART s’est penchée. Au finish, il ressort de l’Assemblée qu’un sentiment d’abandon anime les populations de la région de Tombouctou.

Aux dires des présidents des associations des différents cercles de la région de Tombouctou, le quotidien des populations de la région de Tombouctou est difficile. A Diré, les populations vivent au rythme des bandits armés. Selon le délégué de l’association du cercle qui s’exprimait en langue locale, il ne pas faut pas dire que Diré est devenue une plaque tournante du trafic international de drogue. « C’est un Etat dans l’Etat », lance-t-il en français.  A Goundam, autre cercle, même problème. Les prises d’otage, les attaques des populations civiles, des commerçants, le vol de bétails sont le quotidien des populations.

La déclaration du président de la coordination de l’association lue par Mohamed Fall étale les souffrances et les inquiétudes des populations de la région de Tombouctou.

«La situation socio-économique et sécuritaire dans notre région s’est considérablement dégradée par suite des agissements des bandits armés qui ont occasionné encore récemment de massifs déplacements de nos populations», dit la déclaration.

Le second volet de l’assemblée générale, affirme le président, c’est de définir avec le gouvernement les modalités de mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale.

« Nous devons faire en sorte qu’à travers sa mise en œuvre, l’accord pour la paix apporte une réponse durable aux souffrances de nos populations. Nous le savons tous, la crise a ébranlé la coexistence pacifique entre les communautés. Un climat de méfiance existe entre elles désormais. Le rôle de la société civile est de contribuer à instaurer un climat de confiance et de paix », conclu-t-il.

<strong>Mamadou TOGOLA       </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Oumar Mariko, député élu à Kolondiéba à propos des engrais frelatés, passeports, cartes d’identité… « J’aurai mon passeport »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/oumar-mariko-depute-elu-a-kolondieba-a-propos-des-engrais-frelates-passeports-cartes-didentite-jaurai-mon-passeport-1051972.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/oumar-mariko-depute-elu-a-kolondieba-a-propos-des-engrais-frelates-passeports-cartes-didentite-jaurai-mon-passeport-1051972.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jul 2015 15:07:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1047592" align="aligncenter" width="730"]<img class="size-full wp-image-1047592" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/07/Honorable-Oumar-Mariko.jpg" alt="Le député élu à Kolondiéba, l'honorable Oumar Mariko" width="730" height="470" /> Le député élu à Kolondiéba, l'honorable Oumar Mariko[/caption]

<strong>Après l’interruption de ses questions orales par le président de l’Assemblée nationale, le député Oumar Mariko s’est adressé aux journalistes des radios privées, en bamanan,  dans la cour de l’hémicycle.</strong>

Parlant de ses difficultés à obtenir son visa, le député a indiqué que c’est du aux actes posés par le gouvernement, le ministère des Affaires étrangères et l’Assemblée nationale. La France n’est que complice, a-t-il dit. Il  a assuré qu’il aura son passeport. Parlant de ses questions orales concernant les engrais, il a soutenu que le ministre Bocari Tréta n’a pas voulu répondre.  «  C’est eux seuls, a-t-il ajouté, qui savent combien d’argent ils ont perçu dans cette affaire des engrais, moi, je fais mon travail de député. »

A propos des passeports,  Oumar Mariko a indiqué que le ministre Sada Samaké a créé le grade de contrôleur divisionnaire à la police pour mettre un de ses protégés au poste de contrôleur des passeports.

B. D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Engrais frelatés : Le PARENA réclame une enquête impartiale</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/engrais-frelates-le-parena-reclame-une-enquete-impartiale-1051952.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/engrais-frelates-le-parena-reclame-une-enquete-impartiale-1051952.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jul 2015 14:48:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_679862" align="alignleft" width="200"]<img class="size-full wp-image-679862" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/tieble.jpg" alt="Tiéblé Dramé" width="200" height="156" /> Tiéblé Dramé[/caption]

<strong>Dans l’introduction de son mémorandum, Le PARENA indique qu’un énorme scandale relatif à l’introduction au Mali d’engrais déficitaires en phosphate, en azote, en phosphore et autres nutriments a éclaté dans notre pays. L’utilisation de ces engrais aura sans doute, ajoute-t-il, des conséquences, au moins,  sur les rendements agricoles et  sur l’environnement.</strong>

Le Mémorandum mentionne  «  qu’au Mali, le marché de l’engrais et des pesticides, c’est  la poule aux œufs d’or. C’est bon an, mal an, des dizaines de milliards de francs CFA. Pour la campagne agricole 2015-16, c’est plus de  60 milliards de francs CFA pour les engrais et 20 milliards pour les pesticides. Outre les facilités douanières et fiscales accordées aux importateurs, l’Etat subventionne l’engrais à hauteur de 35 milliards de francs CFA pour la campagne en cours. Seize (16) fournisseurs se partagent le marché de l’engrais cette année. »

Pour le parti du Bélier blanc, les protagonistes de cette affaire en cours sont : «Toguna Agro Industries, Somadeco, le président du syndicat des producteurs de coton, Bakary Togola,  le Groupement d’intérêt économique (GIE) qu’il préside, les membres de ce GIE,  le Gouvernement du Mali avec en tête le ministre du Développement rural et le président de la République. »

Il désigne comme les victimes de cette affaire : le paysan, le contribuable,  le consommateur et l’Etat  maliens.  Entre autres conséquences, a souligné le parti, ce scandale risque de déstabiliser la filière coton qui est un des piliers de l’économie nationale.

Le mémorandum précise que : « pour la campagne agricole 2015-2016, plus de  60 milliards de francs CFA seront déboursés par les producteurs de coton et l’Etat maliens au titre des engrais et 20 milliards pour les pesticides. Le 4 octobre 2014, le GIE dirigé par Bakary Togola, a délibéré et attribué les marchés d’importation de l’engrais de la campagne agricole 2015-16 à seize (16) opérateurs pour les 210.000 tonnes du secteur coton et à huit (8) opérateurs pour les 37.000 tonnes destinées au secteur céréales pour des prix unitaires oscillant entre 317.000 F et 245.000F la tonne. » C’est, selon le PARENA, Toguna qui a saisi officiellement le gouvernement, en novembre 2014, de « la qualité douteuse des engrais fournis par la société SOMADECO », un autre fournisseur. Le parti signale qu’après plusieurs semaines d’atermoiements, les autorités ont fini par ordonner des analyses en laboratoire.

Le mémorandum note que pour vérifier la qualité des engrais livrés, des échantillons ont  été  prélevés chez tous les fournisseurs sur un total de  9000 tonnes livrées.  Les résultats provisoires, communiqués, le 8 avril, par la Direction Nationale de l’Agriculture, ont démontré que 37% des 9000 tonnes ne correspondent pas aux normes de la CEDEAO car  déficitaires en phosphate, azote, potasse et autres éléments nutritifs. C’est ainsi, indique le PARENA que le 21 mai 2015, le président du GIE s’est vu obligé d’écrire à une vingtaine de fournisseurs  pour les inviter à « prendre les dispositions utiles pour le retrait et le remplacement » des quantités d’engrais hors normes. Il s’interroge : « Si 37% de 9000 tonnes sont déficitaires en phosphates, azote et potasse, qu’en est-il   des 238.000 autres tonnes qui n’ont pas fait l’objet de vérification? Quel pourcentage des 238.000 tonnes est hors normes ? Les quantités déjà acheminées auprès des producteurs ont-elles été toutes retirées? »

Le mémorandum rappelle aussi l’alerte du ministre ivoirien de l’Agriculture, le 14 janvier 2014,  qui a prévenu son homologue malien : « Il nous revient de manière récurrente, que des engrais non conformes aux normes de qualité, telles que définies dans le Manuel de procédure de Contrôle des engrais de la CEDEAO, sont importés et commercialisés en Côte d’Ivoire et dans la sous-région. Les sociétés importatrices sont, pour la plupart, installées en Côte d’Ivoire et au Mali ».

Le parti a indiqué que, lors de son passage à l’Assemblée nationale, le ministre Bocary Tréta n’a pas répondu aux questions posées par les députés et qu’il a affirmé qu’il ignorait tout de la passation des marchés de l’engrais par le GIE dirigé par M. Bakary Togola.

Dans son mémorandum, le parti signale un autre problème : Le Collectif pour la défense de la bonne gouvernance au sein du syndicat des cotonniers, estime que les deux mandats successifs de M. Bakary Togola ont pris fin en 2013. Ce Collectif conteste la légitimité de M. Bakary Togola à la tête du Syndicat au regard de l’acte uniforme de l’OHADA et des statuts de leur l’Union. Or, souligne le PARENA, c’est en tant que président des cotonniers qu’il préside le très sensible GIE qui attribue les marchés de l’engrais et des pesticides.

Le PARENA  réclame la démission de Mr Bocary Tréta,  ministre du Développement rural ; celle de Bakary Togola,  président du GIE et du syndicat des cotonniers ; la dissolution du GIE que dirige Mr Togola ; une enquête impartiale  sur  cette sordide affaire de l’engrais douteux ; l’instauration d’une gouvernance transparente au sein des coopératives des producteurs de coton ; le renouvellement, conformément à l’acte uniforme de l’OHADA, des structures des coopératives de producteurs ; l’audit de l’impact sur la qualité de la production agricole de la subvention que l’Etat accorde annuellement à l’achat de l’engrais et le renouvellement des instances et du bureau de l’APCAM dont le mandat arrive à échéance le 20 juillet prochain.

B.D.

Engrais frelatés, passeports, cartes d’identité… les députés se prononcent

Après les questions orales du député Oumar Mariko, jeudi dernier à l’Assemblée nationale, nous avons interrogé des députés pour recueillir leurs avis sur la question des engrais, des passeports et cartes d’identité.

Yiri Kéita, député élu à Dioïla (RPM)

« Concernant ce problème d’engrais, les paysans sont un peu profanes en la matière. »

« Je suis député agriculteur. Concernant ce problème d’engrais, les paysans sont un peu profanes en la matière. Toutes les informations que nous recueillons, c’est soit, via les services techniques, soit, via les spécialistes en la matière. C’est la première fois qu’on entend parler d’engrais de mauvaise qualité ou d’engrais frelatés au Mali. Il serait judicieux pour le gouvernement de prendre des dispositions pour mettre fin à ce fléau qui va vers le monde rural. Le monde rural étant une porte de sortie de crise pour le pays, l’Etat doit jouer sa partition pour voir clair dans cette situation et essayer de mettre fin au fléau. Concernant la question des passeports et cartes d’identité… je suis maire d’une commune. Nous savons tous que pour avoir une carte d’identité au niveau local, c’est tout un problème. Que ce soit au niveau de la sous préfecture, de la gendarmerie, de la police, c’est vraiment un calvaire pour se procurer une carte d’identité.  Je solliciterai l’Etat pour qu’il transfère ces cartes d’identité aux collectivités. La gestion des cartes d’identité par les maires sera bienvenue pour nous sortir de ce gouffre. Quant au passeport, c’est une pièce administrative beaucoup plus recherchée  par ceux qui ont besoin d’aller à l’extérieur. Tous les Maliens n’éprouvent pas le besoin d’aller à l’extérieur, mais aujourd’hui, ce qui est le plus connu de tous, c’est cette pénurie de cartes d’identité qui dépasse le niveau des villes, cercles, hameaux et communes. »

B.D

Youssouf Aya, député élu à Koro (ADEMA)

« Il y a bien des engrais de mauvaise qualité au Mali »

« A propos d’engrais hors normes, ce que j’ai compris, c’est qu’il y a bien des engrais de mauvaise qualité au Mali. Après toutes ces interpellations, je voudrai que le gouvernement prenne les dispositions pour que ces engrais soient hors d’état de nuire, surtout au détriment des agriculteurs. Le problème des passeports est une triste réalité qui est là. On en a parlé lors des questions d’actualité et lors des questions orales, mais le problème persiste. Tantôt ces cartes sont insuffisantes, tantôt ceux qui sont chargés de leur délivrance se retrouvent dans des jeux, peut-être pour soutirer de l’argent au contribuable. Pour une carte de 1700 F, aujourd’hui, il faut 5.000 F, 10.000 F et sinon au-delà, pour avoir sa carte d’identité. C’est dur, mais c‘est une réalité et jusqu’à présent, on n’a pas pu luter contre cette pénurie de cartes d’identité et de passeports. Les responsabilités relèvent d’une part de l’autorité, mais d’autre part, du citoyen qui paie 10.000F pour prendre un reçu de 1000 F, moi, je ne peux pas accepter ça. Les responsabilités sont partagées. »                      B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bakary TOGOLA, président de l’APECAM : « cette affaire d’engrais frelaté est un combat entre fournisseurs»</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/bakary-togola-president-de-lapecam-cette-affaire-dengrais-frelate-est-un-combat-entre-fournisseurs-1051922.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/bakary-togola-president-de-lapecam-cette-affaire-dengrais-frelate-est-un-combat-entre-fournisseurs-1051922.html</guid>
<description><![CDATA[ Le feuilleton &quot;engrais-gate&quot; qui défraye la chronique depuis un certain temps n’est pas près de connaitre son épilogue. C’est le moins que l’on puisse dire, au regard du duel Tièbilé Dramé-Bakary TOGOLA. C’était samedi dernier au Centre International de Conférence de Bamako. Lors de la conférence-débat du PARENA. Des échanges houleux ont gâché la sérénité du debat. 
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jul 2015 14:19:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_481152" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-481152" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/Bakary-Togola.jpg" alt="Bakary Togola : Un paysan modèle qui a fait ses preuves, victime d’une cabale" width="610" height="458" /> Bakary Togola dans son champ de coton[/caption]

Prenant la parole pour planter le décor, Tièbilé Dramé dresse son réquisitoire. « Il y a de l’engrais frelaté dans notre pays. Que ceux qui tentent de convaincre les paysans du contraire fassent attention. Les recherches l’ont prouvé. Le chef de l’Etat l’a reconnu. Avant lui le ministre du Développement Rural Bokary Tréta aussi. Dans une lettre, en date du 21 mai 2015, dont nous avons copie, le président de l’APECAM demande aux fournisseurs de retirer l’engrais de mauvaise qualité distribué dans certaines régions », affirme Tièbilé Dramé.

D’autres preuves existent en la matière, poursuit le président du parti du bélier blanc. « nous avons aussi une copie de la lettre du ministre ivoirien de l’Agriculture à son homologue malien affirmant que « des opérateurs économiques véreux » ont fait rentrer sur le territoire malien de l’engrais de mauvaise qualité ». C’est à la lumière de tout ce qu’il affirme détenir comme preuve que le président du PARENA déclare : « le ministre du Développement Rural Bokary Tréta doit démissionner. Le président de l’APECAM, Bakary Togola doit démissionner».

A la barre Bakary Togola se défend. «La première parole que tu dois abandonner Tièbilé, c’est de dire que je dois démissionner. J’ai été élu par les paysans et seuls les paysans peuvent me demander de démissionner », indique-t-il. Et d’ajouter : « C’est nous qui avons eu cette idée de contrôler la qualité de l’engrais parce que les rendements baissent alors même que la loi d’orientation agricole charge des services du contrôle de la qualité des engrais. Les résultats ont prouvé certains engrais sont de mauvaise qualité. J’ai effectivement instruis que ces sacs d’engrais soient remplacés », affirme Bakary Togola, qui poursuit: « Aujourd’hui, cette affaire a été récupérée et dénaturée par des gens à des fins inavouées. C’est un combat entre seuls fournisseurs. Je ne suis pas un chercheur. Les chercheurs sont là, ils ne m’ont jamais dit que les engrais en question tuent les personnes et je ne crois pas que ce soit le cas», conclut Bakary Togola.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : désormais, ou est l’urgence ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-desormais-ou-est-lurgence-1051812.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-desormais-ou-est-lurgence-1051812.html</guid>
<description><![CDATA[ L’accord de paix signé et le mandat de la MINUSMA renouvelé dans les termes qu’on connaît, la balle se trouve dans le camp du gouvernement qui détient en fait l’essentiel des cartes, à condition qu’il cesse de regarder continuellement en direction de la communauté internationale pour se consacrer à l’exercice du pouvoir régalien de l’Etat. La chose la plus importante aujourd’hui est de reprendre résolument l’initiative sur deux points précis : d’abord la mise en œuvre de l’accord dans le cadre d’un plan national bien intégré ; ensuite l’adaptation du système sécuritaire et de défense pour ne pas être toujours dans la réaction.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jul 2015 13:59:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1037742" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/CMA-signature1.jpg" alt="Processus de paix et de réconciliation : La grande gourmandise de la CMA" width="609" height="351" /><strong>Accord et plan national </strong>

Personne ne viendra faire le travail de rétablissement et de défense de l’intégrité du territoire malien. Ce qu’on peut espérer des autres, c’est l’aide financière promise pour le retour de la paix, le soutien de la communauté internationale et des alliés à un Etat souverain, des actions au plan sous régional rendues nécessaires face au terrorisme. Les différentes concertations et réflexions ayant précédé la signature de l’accord permettent de proposer un véritable plan Marshall post-crise, dont l’exécution sera confiée au gouvernement sous la haute autorité du président de la république et le suivi à un Comité National représentatif de la société civile et des communautés, avec un démembrement dans chaque région et dans le District de Bamako, ce qui permettra à la communauté internationale et à l’ensemble de la nation d’en suivre l’exécution et les difficultés. Il faut éviter de se précipiter pour entreprendre des actions dans le nord du pays au nom de l’urgence car ce sera le meilleur moyen de reproduire les anciens schémas avec presque les mêmes acteurs et donc d’arriver aux  mêmes risques de dévoiement du processus. Instaurer un suivi dont on élargira la base à la société civile et aux communautés locales semble le moyen indiqué pour garantir le respect et la bonne application du plan. Toutefois, la donne sécuritaire reste au cœur de la problématique.

&nbsp;

<strong>REVOIR LE SYSTEME SECURITAIRE </strong>

La récurrence des attaques armées après la signature de l’accord ne doit rien au hasard. Les djihadistes et autres narco trafiquants enfumés par la signature de l’accord et privés du manteau  de la rébellion sont condamnés à sortir du bois, devenant plus faciles à repérer et à localiser. La communauté internationale faisant désormais son affaire la sécurité et la stabilisation de la bande sahélo saharienne, ils sont sevrés d’actions de grande envergure, ne comptant que sur l’effet de surprise pour attaquer quelques localités vulnérables, confirmant que quand l’ombre du pygmée grandit, c’est que le soleil n’est pas loin de se coucher. Il faut adopter une stratégie sécuritaire fondée sur la recherche, la poursuite et le démantèlement systématique des foyers djihadistes à tous les niveaux, en allant vers la réduction des barrages fixes et la multiplication des unités mobiles qui peuvent assurer un quadrillage parfait des principales zones à risques et des axes routiers. La lutte contre la guérilla terroriste est une œuvre de longue haleine qui demande très souvent qu’on sache frapper avant d’être frappé.

L’amélioration du système sécuritaire facilitera le retour de la confiance, la libre circulation des personnes et des biens qui sont des conditions indispensables pour assurer la paix et la relance post-crise dans le cadre du plan national.

&nbsp;

Mahamadou Camara

Email : <a href="mailto:camara_m2006@yahoo.fr">camara_m2006@yahoo.fr</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Questions orales : Oumar Mariko face à Bocari Tréta et Sada Samaké</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/questions-orales-oumar-mariko-face-a-bocari-treta-et-sada-samake-1051722.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/questions-orales-oumar-mariko-face-a-bocari-treta-et-sada-samake-1051722.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jul 2015 13:09:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Encore une fois, l’affaire des engrais est revenue à l’hémicycle. Oumar Mariko a posé des questions sur la qualité des engrais en question, en l’occurrence, sur leur impact sur la production et sur les personnes. Le ministre du développement rural, Bocari Tréta a expliqué qu’une certaine quantité a été analysée et que 37% étaient hors normes. Encore une fois, le ministre n’a pu donner suffisamment e détails sur cette affaire d’engrais de mauvaise qualité. Le député a, aussi, fait état de l’accaparement des terres des petits exploitants. Le ministre du Développement rural, Bocari Tréta a réfuté cette affirmation, en disant qu’il n’y a avait pas d’accaparement des terres, mais que les dossiers sur cette question étaient en justice. Il a toutefois avoué que l’Etat devait prendre l’option de l’agro-business.

<strong>Insécurité</strong>

Les questions orales d’Oumar Mariko adressées au ministre de la Sécurité et de la protection civile, le général Sada Samaké, portaient sur les questions des élèves commissaires de police, du syndicat de la police, sur la délivrance des passeports et cartes d’identité. Questions gênantes pour le ministre Sada Samaké qui a fait savoir qu’il a été plusieurs fois interpellé sur ces mêmes problèmes et qu’il a répondu qu’ils faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour venir à bout de ces difficultés.

Il a estimé que le député était un agitateur, mot qui a été repris par le député au compte du ministre. La goutte d’eau a fait déborder le vase et le président de l’Assemblée nationale, débordé, a suspendu les débats entre le député, Oumar Mariko et le ministre Sada Samaké.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « les maliens peuvent dormir sur leurs quatre oreilles : le bateau&#45;mali ne chavirera pas ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-les-maliens-peuvent-dormir-sur-leurs-quatre-oreilles-le-bateau-mali-ne-chavirera-pas-1051752.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-les-maliens-peuvent-dormir-sur-leurs-quatre-oreilles-le-bateau-mali-ne-chavirera-pas-1051752.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jul 2015 13:01:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_944342" align="aligncenter" width="850"]<img class="size-full wp-image-944342" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/IBK-president.jpg" alt="Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita" width="850" height="567" /> Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

Feuilletant nerveusement la pile de journaux posée sur sa table basse, les lunettes sur le nez et un gros cure-dent à la bouche, le président de la République affiche sa mine des mauvais jours. Tous ceux qui le pratiquent vous le diront : vaut mieux, en pareille circonstance, ne pas lui chercher des noises. Ceux qui s’y sont essayés l’ont vite appris, à leurs dépens. D’où notre diplomatie, afin de permettre à nos lecteurs de savourer leur interview imaginaire. Ou presque.

Mr le président, les Maliens semblent être satisfaits de l’accord de paix, signé les 15 et 20 juin derniers à Bamako

&nbsp;

J’espère que tu n’es pas en train de me flatter Le Mollah ! Car je ne suis pas d’humeur aujourd’hui. D’ailleurs, je ne sais pas qui t’a permis de rentrer chez moi, alors que j’ai donné des instructions fermes selon lesquelles, je ne veux voir personne. Et quand je dis personne, c’est personne ! Mais rassures-toi : ceux qui sont passés outre mes instructions, le paieront cher.

&nbsp;

Je crois comprendre pourquoi vous êtes d’une humeur massacrante. Est-ce à cause du MPLM, le mouvement populaire pour la libération du Mali ?

&nbsp;

MP… quoi ? Ne prononce plus jamais ce mot dans ma maison, plus jamais ! Dans quel pays sommes-nous ? N’importe quel énergumène peut se lever un jour pour créer un mouvement armé ! Je dis que ça suffit. Je ne tolèrerai aucun désordre. Après la signature de l’accord de paix, tous ceux qui s’amuseront à nous divertir me verront au travers de leur chemin. Les Maliens ont assez souffert comme ça.

&nbsp;

Visiblement, Mr le président, vous en avez gros sur la patate

&nbsp;

C’est peu dire, Le Mollah. Figures-toi que chaque fois que je me tourne vers l’essentiel, certains petits malins tentent de me mettre le bâton dans les roues, en créant un mouvement par ci, une coordination par là. Qu’ils se le tiennent pour dit, eux et leurs lobbies : le bateau-mali a tangué ; mais il ne chavirera pas !

&nbsp;

Quelles sont les mesures que vous avez prises, pour mettre fin aux agissements du MPLM, si tant est que ce mouvement armé existe ?

&nbsp;

Et tu penses que je vais te le dire, pour que tu en parles dans ton journal ? Jamais.

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong>Par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bakary Dembélé, délégué à la production et à la qualité de l’Union nationale des sociétés coopératives de producteurs de coton (UNSCPC) :  « Nous ne pouvons pas comprendre que les  engrais du même fournisseur puissent produire des résultats différents »</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/bakary-dembele-delegue-a-la-production-et-a-la-qualite-de-lunion-nationale-des-societes-cooperatives-de-producteurs-de-coton-unscpc-nous-ne-pouvons-pas-comprendre-que-les-engrai-1051712.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/bakary-dembele-delegue-a-la-production-et-a-la-qualite-de-lunion-nationale-des-societes-cooperatives-de-producteurs-de-coton-unscpc-nous-ne-pouvons-pas-comprendre-que-les-engrai-1051712.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jul 2015 12:37:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Cette année, il y a eu des rumeurs concernant les engrais, nous avons demandé à la DNA de faire des contrôles. Des laboratoires du Mali et de l’extérieur ont procédé aux analyses. Nous avons constaté que les engrais d’un même fournisseur analysés par la même usine ont donné des résultats différents. Certains engrais sont dans les normes, d’autres ont des substances qui manquent. Cela nous a intrigués. Nous ne pouvons pas comprendre que les mêmes engrais d’un fournisseur puissent produire des résultats différents. Je me suis promené, en tant que délégué à la production et la qualité de l’UNSCPC, chez des agriculteurs et j’ai constaté que les engrais ont produit de bons résultats. Je lance ce message aux paysans : Il y a une différence entre le fait de dire qu’un élément manque dans l’engrais et que l’engrais est mauvais. » Il a toutefois assuré que les autorités ont affirmé que l’année prochaine, elles ne laisseront aucune livraison d’engrais de mauvaise qualité pénétrer dans le territoire malien.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>wadoussene tue au cours d’une opération de barkhane</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/wadossene-tue-au-cours-dune-operation-de-barkhane-1051492.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/wadossene-tue-au-cours-dune-operation-de-barkhane-1051492.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Terroriste Mohamed Ali Ag Wadoussène a été tué au cours d’une opération de ratissage de la Force française dans les chaines de montagne du Tégharghar, ce dimanche 5 juillet 2015.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jul 2015 12:18:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><img class="aligncenter size-full wp-image-1048042" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/07/Wadoussene.jpg" alt="Wadoussene" width="900" height="397" /></strong>La mort du terroriste confirme bien les ambitions du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita de traquer tous ces malfaiteurs dans leurs derniers retranchements.

Le Chef de l’État malien avait donné la certitude à la suite de l’échange de Wadossène  contre l’otage français Serge Lazarevic, (le dernier otage français dans le sahel), que tous les terroristes évoluant sur le territoire national seront recherchés et anéantis, C’est désormais chose faite en ce qui concerne singulièrement Mohamed Ali Ag Wadossène.

Rattrapé et écroué, une fois de plus par la force spéciale du service de renseignement malien,  il a été échangé dans le cadre du processus de l’accord de paix, contre un otage pour l’enlèvement duquel il avait joué un rôle, et non des moindres.

Cette libération avait été vécue par nombre de Maliens comme une faiblesse de  l’Etat. Toutefois la mort de Wadossène vient de confirmer que l’anéantissement des réseaux terroristes, mafieux et djihadistes dont certains ont été arrêtés par la même occasion, constitue une préoccupation fondamentale du Président Ibrahim Boubacar Keita.

&nbsp;

<strong>Commandant Modibo Naman Traoré</strong>

<strong> NB : le titre est de la rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transport des pèlerins de la filière gouvernementale : Le marche attribue au CONSORTUIM FLYNASHAJJ&amp;amp;amp; UMRAH/ AMSA&#45;SARL pour un montant de 2,064 milliards cfa</title>
<link>https://www.maliweb.net/pelerinage/transport-des-pelerins-de-la-filiere-gouvernementale-le-marche-attribue-au-consortuim-flynashajj-umrah-amsa-sarl-pour-un-montant-de-2064-milliards-cfa-1042022.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/pelerinage/transport-des-pelerins-de-la-filiere-gouvernementale-le-marche-attribue-au-consortuim-flynashajj-umrah-amsa-sarl-pour-un-montant-de-2064-milliards-cfa-1042022.html</guid>
<description><![CDATA[ Réputé pour leur professionnalisme, surtout dans le transport des pèlerins aux lieux saints de l’islam, ce consortium vient de se voir attribué le marché du transport des pèlerins de la filière gouvernementale, par le conseil des ministres. C’était à l’issue de sa session ordinaire du mercredi 24 juin, tenue au Palais de Koulouba, sous la présidence du président de la République.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 18:06:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Au titre du Hadj 2015, il est prévu le transport d’environ 1.5OO pèlerins et de leurs bagages. C’est dans ce cadre que ce marché a été approuvé entre le gouvernement du Mali et le groupement Compagnie flynasHajj&amp;Umrah/ L’Agence Malienne des Services Aériens ( A.M.SA-SARL) pour un montant de 2,064 milliards CFA, hors TVA et un délai d’exécution de 10 jours, répartis en quatre jours pour la phase aller, Bamako-Médine et six jours pour la phase retour, Djeddah-Bamako. Le financement est assuré à 100 % par le fonds spécial du pèlerinage, campagne 2015 ».

&nbsp;

Publié par la télévision nationale, à son édition de 20 heures, le communiqué du conseil des ministres résume, pour l’essentiel, cette heureuse nouvelle accueillie  par les « youyous » des pèlerins.

En effet, si FlynasHajj &amp;Umrah est peu connu du public malien en dépit de la taille et du confort de leur flotte, dite de dernière génération, ce n’est pas le cas de leur partenaire malien : l’Agence Malienne des Services Aériens (AMSA-SARL).

&nbsp;

&nbsp;

AMSA-SARL : une réputation établie

&nbsp;

Avec ses 13 ans d’expérience, tant au Mali, qu’au Niger et en Côte-d’Ivoire, AMSA-SARL s’impose comme l’agence la plus spécialisée et la mieux outillée pour le transport des pèlerins. S’y ajoute un personnel qualifié, dont la compétence est établie. Et le choix porté sur elle ne semble relever du hasard.

L’année dernière, AMSA-SARL a transporté 2.800 pèlerins maliens sur les lieux saints de l’islam. Leurs témoignages, recueillis  le 12 octobre 2014 à leur descente d’avion, sont dignes d’éloge.

Arrivés à Bamako, les visages radieux, sans aucun signe de fatigue, ils ont tenu à témoigner pour la postérité. « Dieu merci, nous avons voyagé en aller et retour dans des conditions formidables. Nos vols étaient, tellement, confortables que nous n’avons pas senti la distance qui sépare Bamako de la Mecque », indique Amadou Touré de Gao, les gestes hauts et forts. Et le visage barré par un large sourire.

Autre pèlerin, autre témoignage : « Notre pèlerinage s’est déroulé dans de très bonnes  conditions. Je félicite AMSA-SARL pour avoir relevé ce défi et gagné son pari : celui de faire en sorte qu’aucun pèlerin ne souffre ni de la distance, ni des conditions de vol », ajoute le colonel Mamadou Coulibaly, ancien directeur de la DIRPA (Direction des Relations Publiques des Armées).

Du coup, le partenariat pour le moins fécond, entre FlynasHajj&amp;Umrah et AMSA-SARL s’explique et se comprend : le premier pour sa flotte de dernière génération et le second pour  sa compétence et sa réputation, désormais, établie.

En jetant son dévolu sur ce consortium, le gouvernement malien veut mettre fin aux souffrances des pèlerins sur les lieux saints de l’islam : retards dans les horaires de vol, aussi bien à l’aller qu’au retour, manque de confort, fatigue et, parfois, perte connaissance pour les personnes âgées.

Pilotée (c’est le cas de le dire !)  par  Boukary Sidibé, dit « Kolon », l’Agence Malienne des Services Aériens (AMSA-SARL) avait, en plus de ses propres pèlerins, transporté l’année dernière ceux de plusieurs agences de voyage de la place. Entre autres, Ol Omra, Banaba, Moudalifa, Saphir, Kouloukafouga, Al Bayane, STV, Danaya-voyage……

&nbsp;

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Pr. Younouss Hamèye Dicko : « Ce n’est pas seulement la CMA qui avait agi contre l’armée malienne, les 17 et  21 mai 2014 »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/le-pr-younouss-hameye-dicko-ce-nest-pas-seulement-la-cma-qui-avait-agi-contre-larmee-malienne-les-17-et-21-mai-2014-1041832.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/le-pr-younouss-hameye-dicko-ce-nest-pas-seulement-la-cma-qui-avait-agi-contre-larmee-malienne-les-17-et-21-mai-2014-1041832.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 16:47:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_63435" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-63435" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/04/Younouss-Hamèye-Dicko.jpg" alt=" Younouss Hamèye Dicko" width="300" height="226" /> Younouss Hamèye Dicko, président RDS[/caption]

Le Pr. Younouss Hamèye Dicko, président du Rassemblement pour le Dévelopement et la Solidarité (RDS), nous a accordé, samedi dernier, une interview, dans son bureau, sis à Badalabougou-Sema. Il a notamment indiqué que la CMA est une nébuleuse et qu’elle n’a pas été seule à agir contre l’armée malienne, les 17 et 21 mai 2014. Malgré tout, a-t-il dit, c’est bien la CMA qui a signé l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Lisez !
<strong>Le Canard Déchaîné : La Coordination des mouvements de l’AZAWAD signe sans Bilal Ag Acherif et Moussa Ag Assarid. Peut-on vraiment dire que la CMA a signé ?</strong>

Le Pr. Younouss Hamèye Dicko : Oui ! La CMA a signé. La CMA contient effectivement des parties, telles que le MNLA, le HCUA, le MAA dissident, La CPA, etc. parce que la CMA est une nébuleuse. Ce n’est pas seulement des organisations qu’on connait, qu’on voit, qui agissent en son sein et pour elle. On peut parler du 17 et du 21 mai 2014… ce n’est pas seulement ce qu’on appelle la CMA qui avait agi contre l’armée malienne. Il y a beaucoup de non dits qui avaient agi contre l’armée malienne. Donc, la CMA est une nébuleuse mais son organisme officiel s’appelle la CMA. La signature a été faite au nom de la CMA, par Ould Sidati qui est du MAA dissident, donc je pense qu’on ne peut pas dire que la CMA n’a pas signé. Elle a bel et bien signé. Concernant les commentaires, moi-même je fais un commentaire que vous n’avez pas fait en parlant de ces deux personnes : C’est un Sonhraï qui a lu le texte et c’est un Arabe qui a signé, pour la CMA. Aucun Touarègue n’a signé, si vous prenez les individus, mais un organisme a ses représentants. Djéri Maïga est le vice-président de la CMA, Ould Sidati est le chef d’un mouvement de la CMA qui a été autorisé par la CMA, à signer pour la CMA. Effectivement, on peut faire la remarque qu’aucun des Touarègues remarqués dans l’action du mouvement de la CMA n’a signé. Par exemple Bilal n’a pas signé, je pense aussi que quelqu’un comme Amberi Ag Rhissa pouvait signer, il n’a pas eu l’autorisation de signer. Est-ce que cela signifie qu’il y a une idée derrière ? L’avenir nous le dira. Moussa Ag Assarid a dit officiellement qu’il n’est pas dedans, mais il représente quoi, il ne représente rien du tout. Les vrais chefs de ce mouvement, ce n’est pas lui. Il est seulement porte parole en Europe. Il est tranquille là-bas, il ne voit pas la misère des populations que nous sommes dans le Nord, il parle, il parle il parle ! Bilal Ag Acherif, il y a eu beaucoup de commentaires sur son compte. Pourquoi il n’a pas pu signer ? Certains ont dit qu’il était occupé à calmer le jeu dans certaines factions de l’Adrar, d’autres ont dit non ! Il est tenu par les Libyens de la nébuleuse. Vous savez aussi bien moi, parce que je l’ai lu dans les journaux, que les Libyens qui sont venus guerroyer au Mali, sont en train de repartir du Mali, parce qu’on a signé un accord. Donc, moi, je suis optimiste, même assez optimiste, je ne crois pas que l’accord ne marcherait pas, même si ces gens n’ont pas signé. Au contraire, l’accord est parti et ça va marcher, parce que chacun sait pourquoi il a signé. Si tu signes, c’est parce que tu ne peux plus continuer, c’est aussi simple que ça. Donc, je crois qu’il faut rester optimiste par rapport à la signature de l’accord par la CMA, malgré les commentaires que nous faisons.

<strong>Que pensez-vous de la levée des mandats d’arrêts de certains membres des groupes armés, dénoncée par certaines Organisations des droits de l’homme ?</strong>

Il y a des Organisations des droits de l’homme qui se sont levées contre la levée des mandats d’arrêt et je crois qu’il n’y a pas que les organisations, mais, les Maliens aussi, il ne faut pas se le cacher. Maintenant, un Etat fait une politique, un Etat a des données que le commun des mortels n’a pas. La levée des mandats, pour certaines personnes constitue une stratégie de négociation. Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a dit que la levée des mandats est faite maintenant, mais cela ne veut pas dire que ceux qui doivent répondre de crimes dans cette guerre, ne répondent, c'est-à-dire que la justice est là. La levée des mandats a été faite pour un besoin précis de politique que le gouvernement doit mener. Je ne crois pas qu’on bloque les mandats d’arrêt, si ça empêche de signer l’accord, parce que la justice n’est pas arrêtée. Ce n’est pas parce qu’ils ont levé les mandats d’arrêt que la justice va s’asseoir. Ça n’engage même pas la justice. Naturellement, il est possible aussi que certains mandats puissent concerner des gens qui n’ont rien fait, réellement, on ne le sait pas, c’est à la justice de mettre tout ça ensemble pour trouver ce qui doit être réellement arrêté, jugé et la commission d’enquête internationale va trouver les gens qui doivent être arrêtés et jugés.
<strong> Propos recueillis</strong>
<strong> par Baba Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Doit&#45;on snober les partis politiques ?: A quoi sert le financement des partis politiques, sinon  A faire de certains des rentiers aux frais de l’etat ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/doit-on-snober-les-partis-politiques-a-quoi-sert-le-financement-des-partis-politiques-sinon-a-faire-de-certains-des-rentiers-aux-frais-de-letat-1041812.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/doit-on-snober-les-partis-politiques-a-quoi-sert-le-financement-des-partis-politiques-sinon-a-faire-de-certains-des-rentiers-aux-frais-de-letat-1041812.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 16:25:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-930922" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/parti-politique.jpg" alt="parti-politique" width="900" height="598" />Ils sont nombreux les Maliens qui se posent la question. Pour ma part, je me contenterai de partager avec vous l’économie de mon entretien avec un citoyen ordinaire qui, un jour m’a interpellé en ces termes : que gagne-t-on à créer un parti ? Pourquoi y en a-t-il autant ? Qu’attend-on pour laisser les associations traditionnelles et religieuses, les « ton »ou les « grins » qui sont connus et bien de chez nous, organiser les compétitions politiques ? Comment lui tenir grief au regard du spectacle qu’offre la classe politique au sein de laquelle le débat vole toujours au ras des pâquerettes ? En 2002, le pouvoir a bien été conquis et exercé par un candidat indépendant soutenu par une association, au grand dam des partis politiques. Aujourd’hui, combien de partis forment leurs militants aux activités citoyennes et électorales en ouvrant aux jeunes des perspectives les préparant à assurer la relève ? On est plutôt coutumier du spectacle désolant des caciques de parti s’ingéniant à faire de l’ombre à tous les autres, obligeant les jeunes et les moins patients, soit à s’émanciper pour créer leur propre formation, soit à aller voir ailleurs si l’herbe y est plus verte. Finalement, avec le laxisme dans le contrôle des partis, à quoi peut bien servir leur financement, sinon à faire de quelques personnes des rentiers déguisés, certains leaders de parti n’exerçant aucune profession connue ou avouable?

&nbsp;

<strong>PEU DE MALIENS COMPRENANT LE FONCTIONNEMENT DES INSTITUTIONS,</strong>

<strong>COMMENT PEUVENT-ILS ETRE A L’AISE DANS DES HABITS D’EMPRUNT ?</strong>

&nbsp;

Un parti est constitué pour animer la vie politique par le recrutement et la formation citoyenne de militants, la proposition et la défense d’un projet de société, la conquête du pouvoir d’Etat pour mettre ce projet en œuvre. Alors, la question de s’en passer pourrait paraître saugrenue dans une démocratie normale mais pas au Mali où les partis ne développent aucune stratégie de différenciation idéologique permettant d’apprécier et de faire un choix éclairé. Leurs interventions se limitent pour la plupart, à briguer des mandats électifs, diffuser des communiqués radio-télévisés pour se faire une publicité à moindre coût, annoncer l’accueil de transhumants politiques, se déplaçant au gré de leurs intérêts ou de leur humeur en attendant la saison suivante. Triste tout cela et qui explique le désintérêt des populations pour des partis qui mobilisent moins que les religieux, les sportifs et les musiciens. Ce qui est par contre constant, c’est que dans la mare aux crocodiles, tous aspirent à être président, député, maire ou ministre. Envisager de se passer des partis politiques dans le contexte actuel, pourquoi pas ? Cela ferait  beaucoup de place pour des activités plus saines et plus éducatives, les Maliens s’intéressant plus aux candidats qu’à leur parti, sans compter qu’on ferait des économies substantielles sur les subventions tout en stimulant la mobilisation sociale avec une bonne visibilité du champ opératoire. Mais sur qui compter pour porter un tel projet ? Koulouba ? On parlerait d’absolutisme et de dictature aveugle. Bagadadji ? Certainement pas pour des raisons évidentes de survie! Ailleurs ? Les voix se perdraient à coup sûr dans la cohue. Le drame, c’est que le modèle actuel n’a pas été conçu par et pour les Maliens, dont plus de neuf  sur dix, comprennent peu de chose aux institutions et à leur fonctionnement. Un coup des intellectuels de 1991? Comment être à l’aise dans des habits d’emprunt ?

Mahamadou Camara

Email : <a href="mailto:camara_m2006@yahoo.fr">camara_m2006@yahoo.fr</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kirina dans la commune du Mandé : Le ministre Bathily lève le voile sur les plans machiavéliques des représentants de l’Etat pour spolier les terres des paysans</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/kirina-dans-la-commune-du-mande-le-ministre-bathily-leve-le-voile-sur-les-plans-machiaveliques-des-representants-de-letat-pour-spolier-les-terres-des-paysans-1041782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/kirina-dans-la-commune-du-mande-le-ministre-bathily-leve-le-voile-sur-les-plans-machiaveliques-des-representants-de-letat-pour-spolier-les-terres-des-paysans-1041782.html</guid>
<description><![CDATA[ Depuis sa nomination comme ministre des Domaines et du Cadastre, le ministre Me Mohamed Aly Bathily mène une lutte sans merci contre les spéculateurs fonciers. D’où de nombreuses tournées à l’intérieur du pays pour rencontrer les populations et les rassurer des dispositions que son département est en train de prendre pour les mettre à l’abri de ces spéculateurs fonciers invétérés, parmi lesquels des représentants de l’Etat : gouverneurs, préfets, sous-préfets, maires…. Dans le cadre de cette tournée, il était dimanche dernier à Kirina dans la commune du Mandé. Une visite lors de laquelle, il a mis à nu les plans ourdis par certains représentants de l’Etat pour contourner les textes fonciers en vigueur afin de spolier les pauvres paysans de leurs terres agricoles.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 15:43:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-706612" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/Mamadou-Bathily1.jpg" alt="Bathily" width="630" height="339" />Lors de cette visite, le maire du Mandé, Mamourou Keita a exprimé la forte menace qui pèse sur les terres agricoles dans sa commune à cause de sa proximité avec la capitale Bamako. Avant d’expliquer que les villages de sa commune sont en train de mourir à petit feu à cause de l’accaparement de leurs terres. Selon lui, même les servitudes du fleuve qui ne sont pas épargnées par ces prédateurs fonciers.

Face à cette grande menace, dit-il, il s’est vu obligé de clôturer sa mairie pour éviter que son espace ne soit  englouti par ces prédateurs fonciers qui ne laissent aucun terrain nu sur leurs passage.

Le maire a pointé un doigt accusateur sur certains maires qui se rendent complices de ces bandits. Avant de remercier le ministre pour ses nombreuses actions dans la lutte contre la spoliation des terres.  Pour sa part, le ministre Bathily dira que seuls les maires sont habilités à délivrer des parcelles à usage d’habitation. Et  les gouverneurs, préfets et sous-préfets des parcelles d’exploitation agricole.

Pour lui, les sous-préfets ne peuvent délivrer au-delà de deux hectares, les préfets 5 hectares et les gouverneurs, 10 hectares tel que stipulé par le code domanial et foncier du Mali. Mais dans le but de contourner cette loi, explique-t-il, certains gouverneurs délivrent plusieurs fois le nombre légal autorisé. C’est-à-dire, délivrer 10 hectares à chaque membre ou proche d’une même famille alors qu’en réalité, le tout revient à une même personne.

A l’en croire, c’est le cas pour certains sous-préfets ou préfets qui, pour contourner la loi se permettent d’attribuer des hectares à plusieurs personnes d’une même famille. Et ainsi, une seule personne ne se retrouve avec des centaines de titres fonciers.

Pour le ministre Bathily, c’est ainsi que les prédateurs fonciers spolient les terres des pauvres paysans en complicité avec certains représentants de l’Etat.

Il a tenu à rassurer les populations de Kirina des dispositions que son département est en train d’étudier pour protéger les paysans contre les prédateurs fonciers. Mais aussi, invité celles-ci à dénoncer les complices de ces spéculateurs fonciers.

D. Diama]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « je ne suis pas au courant de cette affaire d’engrais frelatés ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-je-ne-suis-pas-au-courant-de-cette-affaire-dengrais-frelates-1041742.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-je-ne-suis-pas-au-courant-de-cette-affaire-dengrais-frelates-1041742.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 13:17:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1040272" align="alignright" width="304"]<img class="size-full wp-image-1040272" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/IBK-main-leve.jpg" alt="S.E.M. IBRAHIM BOUBACAR KEÏTA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE" width="304" height="172" /> S.E.M. IBRAHIM BOUBACAR KEÏTA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE[/caption]

<strong>Allongé dans un canapé au bord de la piscine, les yeux rivés sur un  exemplaire du Canard déchaîné et la figure « serrée », le président de la République semble préoccupé par quelque chose. Mais quoi ? Peut-on se demander. L’affaire des engrais frelatés ? La mise en œuvre de l’accord de paix ? Ou les fourberies de Bilal Ag Achérif et de ses compagnons d’infortune ?</strong>

Une certitude : les affaires se succèdent, sans discontinuer, sous son premier quinquennat. De quoi donner le spleen aux plus béats des optimistes. Dans cette interview qui va suivre, nous allons tenter d’en savoir plus sur la tristesse du Chef de l’Etat. Interview, non seulement, imaginaire mais aussi risqué pour le palmipède.

Mr le président, dans une interview accordée à notre confrère, L’indépendant, Tiébilé Dramé, le leader du Parena a dit ceci : « IBK n’ignore rien dans cette affaire », allusion faite au scandale des engrais frelatés.

Soyons sérieux : comment moi, IBK, président de la République, qui ne dort pas plus de 2 heures par jour, à cause de mes occupations, puisse être au courant d’une sombre affaire d’engrais pourris ? Est-ce moi le ministre du Développement Rural ? Est-ce moi le gentleman farmer, Bakary Togola ? Alors comment veut-on que je sois au courant ? Je ne connais rien en englais, pardon en engrais, je n’ai jamais cultivé dans ma vie…..

Pour répondre à votre question, je le répète solennellement : je ne suis pas au courant de cette affaire d’engrais ; mais dès que j’ai reçu certaines informations sur cette affaire, j’ai instruit d’ouvrir une enquête.

Mr le président, les Maliens vous croiront, difficilement, car au moment où l’affaire des équipements militaires avait éclaté, vous aviez dit la même chose : vous n’étiez pas au courant.

Je sais ! Mais les Maliens doivent comprendre que je ne peux être au courant de tout. Car, ceux à qui  j’ai fait confiance ne se sont pas montrés à la hauteur de la tâche. Voilà pourquoi, je ne suis au courant de rien. Souvent, ils me cachent certaines choses, car ils savent comment je vais réagir.

Donc, Bocari Tréta ne vous a jamais montré la lettre que son homologue ivoirien lui avait envoyée pour le mettre en garde dans cette affaire ?

Jamais ! Si je l’avais vue, on n’en sera pas là. Rappelez-vous ce que je vous ai dit tantôt : on ne me dit pas tout ; on ne me montre pas tout.

Peut-on s’attendre, dans les jours à venir, à un remodelage de l’attelage gouvernemental ?

Ce n’est pas impossible ! Il est temps, grand temps pour moi, de me débarrasser de tous les collaborateurs frelatés.

<strong>Propos recueillis </strong><strong>par Le Mollah Omar </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport du Médiateur de la République :   La non exécution des décisions de justice mise en exergue</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rapport-du-mediateur-de-la-republique-la-non-execution-des-decisions-de-justice-mise-en-exergue-1041722.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/rapport-du-mediateur-de-la-republique-la-non-execution-des-decisions-de-justice-mise-en-exergue-1041722.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 13:03:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le médiateur a traité 260 dossiers de réclamations et 284 dossiers d’interpellations. Parmi les domaines les plus étudiés, figurent le Foncier et la justice. Encore une fois, la non exécution des décisions de justice a été mise en exergue. Le médiateur s’est inquiété de cette situation, à cause de l’impact de cette tare judiciaire sur l’Etat de droit dont notre pays se réclame. Il a, aussi, fait état de l’usage abusif de l’autorité de l’Etat. Il s’agit souvent de cas opposant des tiers à l’administration, qui trainent en longueur et conduisent même à une non exécution. Le Médiateur est, de ce fait, souvent conduit, dans ces cas de blocages, à solliciter l’intervention du président de la République. Le Médiateur a aussi, signalé qu’en règle générale, les citoyens ne bénéficient pas des avantages liés au fonctionnement normal de l’administration.
<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Koulikoro : La société GMM va essuyer les larmes des licenciés de  Huicoma par la réalisation de deux unités de production d’huile de coton</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/koulikoro-la-societe-gmm-va-essuyer-les-larmes-des-licencies-de-huicoma-par-la-realisation-de-deux-unites-de-production-dhuile-de-coton-1041562.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/industries/koulikoro-la-societe-gmm-va-essuyer-les-larmes-des-licencies-de-huicoma-par-la-realisation-de-deux-unites-de-production-dhuile-de-coton-1041562.html</guid>
<description><![CDATA[ L’annonce a été faite le vendredi  19 juin dernier  lors de la signature d’un protocole d’accord entre le ministre de l’Industrie et du Commerce, Abdel Kader Konaté et Cyril Achcar de la société des Grands Moulins du Mali (GMM). Il s’agit de la réalisation très prochaine, à Koulikoro, de deux unités de production d’huile de coton.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 12:44:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_91236" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-91236" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/Abdel_kader_konate.jpg" alt="Le ministre du commerce Abdel Kader Konaté lors de sa rencontre avec le patronat " width="610" height="367" /> Le ministre du commerce Abdel Kader Konaté lors de sa rencontre avec le patronat[/caption]

Cette initiative est celle de Groupe Achcar et serra le fruit d’un investissement de  6 milliards FCFA. Dans son intervention, le représentant du Réseau de l’Entreprise en Afrique de l’Ouest a tiré un chapeau pour le Groupe Achcar pour cette initiative. Avant de rendre hommage au ministre Abdel Kader Konaté qui, dès le début, a cru en ce projet et qui promet de le soutenir jusqu’à sa réalisation.  Le représentant de Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) pour sa part dira que  l’industrie fait partie de son organisation. C’est pourquoi, il souhaite que les Maliens consomment la production locale.

Après avoir remercié le groupe Achcar pour cette initiative, il a promis de faire en sorte que l’huile qui sera produite dans ces deux unités industrielles soit bien consommée au Mali.

Cyrill Achcar pour sa part dira que c’est la première fois au Mali et dans la sous-région qu’une unité industrielle est montée, pas pour son produit noble, mais pour ses sous-produits.

Deux usines à Koulikoro après la fermeture de l’Huicoma

Le choix de Koulikoro pour la réalisation de ces deux unités industrielles n’est pas un fait du hasard. En effet, en plus de sa proximité avec la capitale Bamako, Koulikoro ne s’est toujours remise de la fermeture de l’Huicoma qui constituait pour cette ville la plus grande pourvoyeuse d’emplois. Car après sa fermeture, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées sans emplois et vivent toujours dans la précarité.

C’est fort de tout cela que les initiateurs de  ce projet ont choisi Koulikoro pour la réalisation de ces deux unités qui donneront un emploi direct à plus de 300 personnes.  Le ministre Abdel Kader Konaté a adressé ses félicitations à Gérard Achcar pour cette initiative qui s’inscrit dans le processus de développement industriel du Mali à travers la valorisation des produits primaires.

Pour  lui, ces deux unités industrielles de production d’huile de coton  auront une capacité de trituration de 60.000 tonnes de graines de coton pour ne production annuelle de 12.000 tonnes d’huile. Et de se réjouir des 300 emplois directs que ces deux unités industrielles vont créer à Koulikoro sans compter les emplois indirects.

A en croire le ministre, ce projet s’inscrit en droite ligne  dans le programme du président de la République Ibrahim Boubacar Keita qui vise une croissance forte, créatrice d’emplois  et de richesse tirée par la transformation des produits agricoles.

Enfin,  le ministre Abdel Kader Konaté a réitéré son engagement à accompagner le secteur industriel au Mali, convaincu que le développement d’un pays passe aussi par celui du secteur industriel.

<strong>D.Diama</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Engrais frelatés : un saigneur de la rue publique aurait empoché 100 millions CFA de pots&#45;de vin !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/engrais-frelates-un-saigneur-de-la-rue-publique-aurait-empoche-100-millions-cfa-de-pots-de-vin-1041582.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/engrais-frelates-un-saigneur-de-la-rue-publique-aurait-empoche-100-millions-cfa-de-pots-de-vin-1041582.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 12:36:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><img class="aligncenter size-full wp-image-1041592" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/07/Engrais-frelate.jpg" alt="Engrais frelates : un saigneur de la rue publique aurait empoché 100 millions CFA de pots-de vin !" width="730" height="1031" />Ayant usé de son influence pour permettre à un des fournisseurs d’engrais de s’adjuger une part importante de ce marché, qui pèse plus de 59 milliards CFA, ce Seigneur, pardon ce Saigneur de la Rue publique aurait empoché 100 millions CFA de pots-de vin. Un petit acompte, en attendant la conclusion du marché. Mais ce qui devrait arriver, arriva !</strong>

Il est puissant. Très puissant. Trop puissant. Membre de la majorité « pestilentielle », il a la haute main sur toutes les grandes affaires de la nation. Sur tous les marchés publics. Même les négociations politiques, qui ne semblent pas relever de son ressort. Partout, il impose ses choix. Sans rencontrer la moindre résistance. Tout le monde, ou presque, se couche de lui, y compris des membres du gouvernement.

Notre Saigneur de la Rue publique, puisque c’est de lui qu’il s’agit, vient d’être cité dans l’affaire dite des « engrais frelatés ». Fort de son influence, dans le cercle du pouvoir, il aurait été sollicité par un fournisseur d’engrais de la place. Objectif : l’aider à remporter l’appel d’offres, portant sur la fourniture des engrais minéraux en zone CMDT / OHVN. Sitôt dit, sitôt conclu.

Fort de son influence, il prend attache avec tous les services concernés par la mise en œuvre de cet appel d’offres. A commencer par le GIE- UN SCPC/CMDT/OHVN, piloté par le Gentlemen farmer :  Bakary Togola.

Selon nos informations, notre Saigneur de la Rue publique serait allé voir le Premier ministre en personne, pour lui proposer d’attribuer le marché des engrais à son fournisseur. Refus poli du chef du gouvernement, qui lui aurait rappelé qu’il « n’est pas là pour gérer des affaires personnelles ; mais pour la  collectivité ». Avant de prendre congé de lui.

Loin de se décourager, notre Saigneur de la Rue publique multiplie les démarches auprès des GIE, chargés de recenser les soumissionnaires et le dépouillement des offres. Résultat : son fournisseur à lui n’a pas réussi à s’adjuger toutes les offres, soumises à concurrence ; mais une bonne part, qui n’a pas manqué de susciter la jalousie de ses concurrents. Le même fournisseur d’engrais se serait vu, aussi, le marché des tracteurs estimé à plusieurs dizaines de milliards de nos francs.

Pour le remercier notre Saigneur de la Rue publique pour son coup de pouce, il lui aurait versé la bagatelle de 100 millions CFA, en attendant la conclusion du marché. Mais ce qui devrait arriver, arriva.

Le scandale éclate, notre Saigneur de la Rue publique retourne les 100 millions CFA à son protégé

Dans un premier document, intitulé « Mémorandum NPKSB SOMADECO : impact sur les rendements de coton malien », les engrais fournis seraient de piètre qualité, y  compris ceux livrés par le protégé du « Calife à la place du Calife ». Ce document fait l’effet d’un coup de tonnerre dans un ciel bleu. C’est le « chauve-qui peut» dans le cercle fermé des fournisseurs d’engrais. Chacun y va de son commentaire. Friande de scandale, la presse s’en mêle.

Selon ce document, élaboré par un fournisseur-dénonciateur, l’impact de la mauvaise qualité de l’engrais fourni par son concurrent est négatif sur les rendements de la campagne agricole. Il l’estime à, environ, 40 à  50 % de perte à l’hectare. Soit une perte, estimée à 130.000 tonnes. Soit, l’équivalent de 40 milliards CFA.

De son côté, le ministre du Développement Rural, Bocari Tréta, instruit aux services spécialisés de procéder à des vérifications  physico-chimiques sur les engrais livrés par les fournisseurs. Les résultats donnent le tournis. Si l’analyse physique des engrais aura été concluants (car sur les 4.757 tonnes, aucun sac ne pèse moins de 49,5 kg), il en est autrement de l’analyse chimique des engrais. L’analyse des 73 échantillons a prouvé que 2.093 tonnes d’engrais sont hors normes. Soit 44 % du stock.

En proie à la panique, surtout après la tournure judiciaire prise par cette affaire, notre Saigneur de la Rue publique se convainc de retourner, à son protégé, les 100 millions CFA que ce dernier lui aurait versé. Du moins, si l’on en croit nos sources.

Aux dernières nouvelles, il aurait, déjà, commencé à rembourser cette somme. Sans autre précision.

Affaire à suivre donc !

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Statut de l’opposition : Le Décret  qui  fixe les attributions</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/statut-de-lopposition-le-decret-qui-fixe-les-attributions-1032332.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/statut-de-lopposition-le-decret-qui-fixe-les-attributions-1032332.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Jun 2015 22:56:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Nous avons interrogé, jeudi  dernier, les présidents des groupes parlementaires de l’opposition (VRD), Mody N’Diaye et de l’Adéma-Pasj, Issa Togo, sur le décret relatif au statut de l’opposition, notamment, après la désignation, depuis le 10 juin dernier, de Soumaïla Cissé, comme chef de file de l’opposition. Lisez leurs réponses !

Mody N’Diaye

Ce décret est une application d’une disposition de la loi qui régit le statut de l’opposition politique en République du Mali. Dans cette loi, deux décrets doivent être pris, l’un,  par le président de la République, pour confirmer la désignation de la personnalité choisie comme chef de file de l’opposition et un autre décret  pris pour les questions d’organisation fonctionnelle et matérielle de cabinet  du chef de file de l’opposition. Au jour d’aujourd’hui, un seul décret a été pris. C’est celui qui désigne le chef de file de l’opposition, qui est  Soumaïla Cissé, parce que c’est le parti de Soumaïla Cissé qui dispose du plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale et le parti l’a désigné comme chef de file de l’opposition comme le prévoit la loi.

L’autre décret qui est en cours d’élaboration et nous avons été conviés à une réunion au ministère de l’Administration territoriale.

Que dit ce projet de  décret en  substance ? Il détermine d’abord la composition des membres du cabinet du chef de file de l’opposition, il indique également le personnel de soutien dont il aura besoin dans l’accomplissement  de ses missions. Il parle de différentes indemnités dont le chef de file de l’opposition va bénéficier ainsi que de son personnel et de l’équipe de soutien. Ce projet de décret n’est pas encore adopté en conseil des ministres.

La portée de ce décret, c’est de régler les questions logistiques nécessaires à l’accomplissement de la mission du chef de file de l’opposition.

Le chef de file de l’opposition est le porte parole de l’opposition, donc, on comprend aisément qu’il ait toute une activité qu’il doit mener avec les autres partis politiques de l’opposition, pour non seulement, fédérer les idées de l’opposition, par rapport à des questions précises et puis, pour rédiger, parce qu’il a l’obligation de produire un rapport sur l’état de la démocratie dans le pays. Il remet ce rapport annuel au président de la République.  Le chef de file de l’opposition aura un programme chargé de beaucoup d’activités dans le cadre de l’animation de l’opposition politique, au sein des partis qui s’y réclament.

&nbsp;

Que répondez-vous à ceux qui parlent de connexion entre le pouvoir et l’opposition ?

&nbsp;

Etre à l’opposition est un choix. C’est un choix délibéré que notre parti, l’URD, a fait, parce qu’on a tiré les leçons de ce qui s’est passé durant les dix dernières années. On s’est rendu compte que le peuple, avec la crise que nous avons connue, avait exprimé un besoin fort de l’existence d’une véritable opposition. C’est pourquoi nous nous sommes inscrits dans cette logique.  Dès l’instant que nous nous sommes inscrits dans cette logique, aucun argument ne pourra nous faire dévier de l’accomplissement de cette mission. Le jour où, on estimera que cela ne nous intéresse pas, on quitte l’opposition et on va dans la majorité. L’élément le plus important, c’est qu’on sache que l’opposition est un choix qui n’est pas facile.

On renonce à beaucoup de choses. Le fait de mettre en place des conditions matérielles pour la vitalité de la démocratie, cela ne doit nullement être traduit par une quelconque connexion avec la majorité et je peux affirmer que nous resterons dans notre logique d’opposition et nous allons nous affirmer.

Issa Togo, président du groupe parlementaire Adéma-Pasj

Que pensez-vous du décret concernant le statut du chef de file de l’opposition ?

En terme politique, c’est une avancée majeure. C’est le fond qui est discutable, sinon, donner un statut à l’opposition pour lui permettre de s’exprimer est une bonne chose et c’est à l’avantage de la démocratie malienne.

Quels sont les éléments qui vous font dire que c’est une avancée ?

Cela suppose aussi que l’opposant a le même temps de parole que celui de la majorité, au niveau des media publics. L’opposant peut s’exprimer dignement sans être poursuivi et cela reste en conformité avec la loi fondamentale.

&nbsp;

Peut-il y avoir connexion entre l’opposition et le pouvoir ?

Je ne pense pas. On s’oppose à une gouvernance, parce qu’on pense avoir une meilleure proposition pour le peuple et par conséquent, on va à la conquête du pouvoir. Si vous vous acoquinez avec celui qui est au pouvoir, c’est que vous n’avez aucune vision, aucun programme de société. On s’oppose à celui qui est au pouvoir, par rapport à un programme de société, car on estime que son programme n’est pas pris en compte par celui qui gouverne. On s’oppose par rapport à des idées. Que le chef de file de l’opposition ait des petits avantages liés à sa fonction de proposition, ne peut pas affaiblir l’opposition. Je ne le crois pas.

&nbsp;

<strong>Propos recueillis par Baba Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord de paix : Point de vue des participants</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-point-de-vue-des-participants-1032182.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-point-de-vue-des-participants-1032182.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Jun 2015 22:35:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1025122" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/cma-20juin.jpeg" alt="cma-20juin" width="900" height="516" />Après la cérémonie de signature de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, nous nous sommes entretenus avec quelques participants. Lisez leurs points de vue !

<strong>Ibrahim Ag Assaleh de la CMA, ancien député de Bourem</strong>

« Parmi les éléments qui nous ont poussés à signer, il y a d’abord la compréhension du document, car, lorsqu’on nous a donné le document, on ne l’avait pas bien compris »

C’est un évènement extraordinaire. Nous pensons que de la part du gouvernement et de notre part, chacun répondra de la mise en œuvre totale de cet accord pour la réconciliation inter-malienne. En tout cas, nous, de la CMA, nous ferons tous nos efforts pour que ce problème se termine. Parmi les éléments qui nous ont poussés à signer, il y a d’abord la compréhension du document, car, lorsqu’on nous a donné le document, on ne l’avait pas bien compris, mais ensuite, on a compris le document de l’accord, c’est pour cela qu’on a décidé de signer. Concernant Ménaka, cette ville reste un territoire malien que nous allons tous construire. Ce n’est pas seulement Ménaka le problème, c’est tout l’AZAWAD qui pose problème. Donc, nous pensons que de cet accord, sortira une vérité qui pourra mener les Maliens en totalité, vers une autorité raisonnable qui pourra faire avancer tout le peuple malien dans sa totalité.

<strong>Mme Maïga Aziza Mint Mohamed, député élue à Tombouctou</strong>

«  Nous souhaitons de tout cœur que tous les Maliens accompagnent cet accord dans l’intérêt supérieur de nos populations »

Nous attendions ça, c’est formidable !  Félicitation à la CMA qui a entendu notre appel, l’appel de tous les Maliens pour venir signer cet accord de paix. Nous souhaitons de tout cœur que tous les Maliens accompagnent cet accord dans l’intérêt supérieur de nos populations, pour la paix et la sécurité. Rien ne vaut la paix. La paix est un comportement et nous prions Dieu le tout puissant de nous guider sur ce bon chemin. Les populations du Nord ont tant souffert de cette crise, des affres de cette guerre, il n’y a pas de perdant ni de gagnant, tout le Mali a gagné, les Nordistes ont gagné, les Sudistes ont gagné, le Mali entier a gagné aujourd’hui la paix.

<strong>Mme Aminata Dramane Traoré, ancienne ministre de la Culture</strong>

« Le tout, c’est de savoir, après combien de morts, on va accepter de nous asseoir »

Je pense que tout conflit finit par prendre fin. Les gens finissent toujours par s’asseoir. Le tout, c’est de savoir, après combien de morts, on va accepter de nous asseoir. Donc, ils l’ont dit, tout le monde l’a dit, il n’y a pas d’accord parfait. De mon point de vue, l’accent doit être mis sur les questions économiques. On ne peut pas continuer comme on l’a fait par le passé, on doit évaluer les types de projet qui ont été mis en œuvre.

Est- ce que ces types de projet n’ont pas contribué à la frustration. Quand on vous dit qu’on a fait tant de points d’eau et qu’au bout de quelques temps, 60% de ces points d’eau ne marchent plus, que les centres de santé ne sont pas opérationnels…on n’a pas dit que quelque chose n’a pas été fait, mais ce qui a été fait au Nord comme au Sud, la plupart du temps, n’a pas de durabilité ou ne répond pas aux besoins immédiats des gens.

Si on se met tous ensemble, on essaie de positiver, d’après leur propre témoignage, si on les prend au mot, tout le monde est fatigué.  On peut décortiquer cet accord dans tous les sens,  est-ce qu’on est autonome ?

La notion d’autonomie, tout ce qu’on nous vend aujourd’hui,  j’en discute souvent avec Mariam, même l’autonomisation économique des femmes, dans un contexte comme celui-ci, c'est-à-dire qu’on brandit des concepts, des notions, mais dans la pratique, ce qui va se passer, si de Kayes à Kidal, on parvient dans ce contexte là, à innover,  à être plus solidaires entre nous, on va pouvoir s’en sortir.

<strong>Sidi Ibrahim Ould Sidati, signataire de l’accord</strong>

« Il faut continuer les actions de mise en confiance et appliquer l’accord dans ses parties d’urgence et dans sa phase de transition »

Nous avons un sentiment de joie, de fraternité pour construire un nouvel avenir.  Il faut continuer les actions de mise en confiance et appliquer l’accord dans ses parties d’urgence et dans la phase de transition. A propos de la mise en confiance, je parle de la libération des détenus de part et d’autre et s’asseoir pour discuter, c’est la partie humanitaire. Il y a aussi les media, il faut communiquer dans le bon sens et non pas faire une communication qui crée la méfiance.

<strong>Propos recueillis par Baba Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport des nations unies sur le Mali : Renouvellement du mandat de la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rapport-des-nations-unies-sur-le-mali-renouvellement-du-mandat-de-la-minusma-1032142.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rapport-des-nations-unies-sur-le-mali-renouvellement-du-mandat-de-la-minusma-1032142.html</guid>
<description><![CDATA[ Le nouveau rapport du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali, rend compte des principaux faits survenus depuis la publication du rapport du 27 mars 2015. Il contient aussi une recommandation pour la prorogation du mandat de la MINUSMA.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Jun 2015 22:30:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_999462" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-999462" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/minusma-.jpg" alt="Ménaka : Le dilemme de la Minusma" width="350" height="200" /> Des soldats de la Minusma dans le nord du Mali. © AFP[/caption]

En effet, le secrétaire général des Nations unies recommande que le Conseil de sécurité prolonge d ’un an, à savoir  jusqu’au  30  juin  201 6,  le  mandat  de  la  Mission,  celle -ci  disposant, d’après le rapport,  d ’un  effectif  renforcé  de  11   240  éléments,  y  compris  les  40  observateurs  militaires recommandés, et de 1 400 policiers, cet effectif reste inchangé.

Interrogé après la cérémonie de signature de l’accord pour la paix, Sidi Ibrahim Ould Sidati, le signataire, avait indiqué : «  Il faut continuer les actions de mise en confiance et appliquer l’accord dans ses parties d’urgence et dans la phase de transition. A propos de la mise en confiance, je parle de la libération des détenus de part et d’autre »

&nbsp;

Sur le point de la libération des détenus le rapport du secrétaire général des NU indique : « Au  15  mai,  219  personnes  arrêtées  pour  des  faits  liés  au  conflit  étaient maintenues  en  détention  par  l’État  malien,  à  Bamako,  ou  dans  l’une  des  régions.  Parmi  celles-ci,  22  sont  inscrites  sur  les  listes  présentées  par  la  Coordination  de mise en liberté dans le cadre des mesures de renforcement de la confiance prévues à l ’article  18  de l’ Accord  préliminaire  de  Ouagadougou.  Deux  détenus  ont  été remis en liberté en avril.

La  Coordination et la Plateforme ont continué  de détenir  des combattants des groupes  d’opposition,  ainsi  que  des  membres  des  Forces  de  défense  et  de  sécurité maliennes capturés lors d’opérations. Le 22  mai, à Ber  (région de Tombouctou ), la MINUSMA  a  contribué  à  la  libération  de  10  membres  du  Ganda  Koy  et  de  la  CMFPR-I qui étaient détenus par la Coordination depuis le 28 avril, laquelle détient toujours deux membres des Forces de défense et de sécurité maliennes. Le 27  avril, à  Ménaka,  la  Plateforme  a  capturé  neuf  combattants  de  la  Coordination  qui  sont maintenant  détenus  à  Tabankort.  La  MINUSMA  n’a  plus  eu  accès  à  ces  derniers depuis leur transfert à Tabankort. Dans la région de Kidal, la Coordination continue de  détenir  un  combattant  du  Groupe d’autodéfense  Touaregs  Imghad  et  alliés (GATIA), capturé le 20 janvier à Tabankort, tandis que deux autres combattants du GATIA capturés lors de la même opération ont été libérés en avril. La Coordination détient  toujours  également  16  membres  des  Forces  ar mées  maliennes  capturés  le 22  mai  à  Tessit,  dans  la  région  de  Gao.  La  MINUSMA  n’a  pas  été  en  mesure d’établir avec certitude le nombre de toutes les personnes détenues par les groupes armés  ni  les  motifs  et  les  conditions  de  leur  détention,  en  raison  d ’un  manque d’information et d ’accès à ces personnes. »

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord de paix : La CMA signe, enfin</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-la-cma-signe-enfin-1031012.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-la-cma-signe-enfin-1031012.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Jun 2015 16:46:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1025092" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/signature-CMA.jpg" alt="Retour de la CMA au bercail : Après le 20 juin, place à la Commission Vérité, Justice et Réconciliation" width="620" height="460" />Le Gouvernement du Mali, en concertation avec la médiation internationale élargie, a organisé une cérémonie de signature par les autres parties prenantes au processus d’Alger, samedi 20 juin 2015, au Centre International de Conférence de Bamako. La cérémonie était placée sous la présidence d’Ibrahim Boubacar KEITA, président de la République du Mali. Les membres de la médiation internationale élargie, les  parties au Processus de paix, les Institutions de la République, les Représentants des élus et les Représentants de la Société civile ont assisté à l’évènement.

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, a salué un acte qui permet d’envisager l’avenir avec optimisme. Il engage, a-t-il dit, le peuple malien vers la réconciliation, l’unité et la reconstruction du pays. Ramtane Lamamra , ministre des Affaires étrangères de la République algérienne, a lui aussi, fait état de la cohésion nationale du Mali et félicité notre pays  pour avoir fait confiance à l’Algérie. Il a souhaité une mobilisation plus forte contre le terrorisme. Ramtane Lamamra a souligné qu’il faut maintenant s’atteler à la délicate phase de la mise en œuvre de l’accord. Mohamed Djéri Maïga, représentant de la CMA, a souhaité une paix ardente et la fin d’un processus à la satisfaction de tous. Il a déclaré que le document est une base de travail et qu’une paix ne se gagne pas par une simple signature, mais par la bonne volonté des parties. Il a rendu à hommage à IBK, qui, selon lui, a fait ce que les autres gouvernements n’ont pas fait. Ensuite, la signature de l’accord a été faite par  Ibrahim Sidi Ould Sidati.

Me Harouna Touré, représentant de la plateforme, a parlé d’un accord qui sort les communautés de la détresse. Il a affirmé que l’accord pour la paix leur donne l’occasion de fraterniser tout au long de sa mise en œuvre. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Mongi Hamdi a salué un jour de paix pour le Mali. Il s’agit, selon lui, de construire le Mali de demain en joignant l’acte à la parole. Le président de la République IbrahimBoubacar Kéita, s’est réjoui d’un jour merveilleux. Il a ajouté : « nous ferons en sorte que nul ne soit déçu,  nous ferons du Mali un pays envié. » Il a félicité la communauté internationale et déclaré que cet accord est un effort est la volonté des fils d’un même pays pour aller vers la réconciliation nationale.

Encore une fois, il a rappelé le cadre de référence de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, qui est l’unité nationale, l’intégrité du pays, sa laïcité et son caractère républicain. La mise en œuvre de l’accord, a-t-il ajouté, ouvre des perspectives pour le développement. Après la cérémonie, s’est tenue la première réunion inaugurale du Comité de suivi.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque imaginaire) &#45; IBK : « Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire des grimaces !  »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-ce-nest-pas-a-un-vieux-singe-quon-apprend-a-faire-des-grimaces-1030992.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-ce-nest-pas-a-un-vieux-singe-quon-apprend-a-faire-des-grimaces-1030992.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Jun 2015 14:49:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1027082" align="aligncenter" width="730"]<img class="size-full wp-image-1027082" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/IBK.jpg" alt="S.E.M. IBRAHIM BOUBACAR KEÏTA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE" width="730" height="420" /> S.E.M. IBRAHIM BOUBACAR KEÏTA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE[/caption]

Décidément, tout semble baigner dans l’huile pour le président de la République. A Koulouba, la salle d’audience ne désemplit pas. A sa résidence de Sébéninkoro, c’est pire. Après la signature de l’accord par la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), IBK est devenu une rock star. Tout le monde veut le toucher, le sentir y compris les domestiques. Pour réaliser cette interview, nous avons dû montrer patte blanche. Confortablement installé dans son salon, avec le visage barré par un large sourire, le « Kankélintigui » savoure sa soudaine popularité. En nous voyant nous frayer un chemin dans ce parterre de hautes personnalités qui ont pris d’assaut la cour de la résidence de Sébéninkoro, il appelle son principal garde du corps et lui chuchote à l’oreille : « Tu vois ce journaliste emmerdeur au crâne nu qui porte des lunettes là-bas, ramène-le moi en un seul morceau ». Ce dernier, sans chercher midi à 14 heures, me saisit par la ceinture. Avant de me poser devant le président de la République. Qui me lance, tout de go : « Alors, Le Mollah, pas trop secoué j’espère ? Bon, viens nous allons dans la cuisine. C’est plus calme là-bas qu’ici ».

<strong>Mr le président, il paraît qu’à Kidal, les partisans de la rébellion font les gorges chaudes</strong>

Normal ! Parce que ces pauvres  populations, qui n’avaient demandé à personne de prendre les armes en leur nom, ont été trompées, amadouées depuis près de trois ans. On leur a fait croire que la rébellion est soutenue par toute l’Europe, que l’indépendance des trois régions du nord est à portée de doigt et qu’après, elles peuvent avoir tout ce dont elles auront besoin, sans travailler. Car les ressources minières de cette zone seront exploitées par leurs « amis » européens et que les fonds qui en seront issus seront partagés. Gracieusement. C’est, d’ailleurs ce qui a poussé ces populations à manifeste, un moment donné,  leur hostilité aux différentes délégations qui se rendaient à Kidal.

Aujourd’hui, elles se rendent compte qu’elles ont flouées par les marchands de rêve. Leur colère, vis-à-vis de ceux qui leur ont fait croire n’importe quoi, se comprend et s’explique.

<strong>Mr le président, êtes-vous en jeûne ?</strong>

Quelle question ! Je n’ai jamais raté un seul mois de carême et cela dure une éternité. Ou presque. Regardes toi-même, tu ne vois pas combien j’ai dépéri.

<strong>Mr le président, l’insécurité semble avoir franchi le seuil du tolérable, surtout à Bamako où, les bandits se comportent comme un éléphant  dans un magasin de babioles</strong>

Ah bon ? Je ne suis pas au courant ! Pourtant, si j’en crois les rapports que me présente, régulièrement, le ministre de la Sécurité, les Maliens dorment sur leurs quatre oreilles. Car, leur sécurité est assurée.

Mais rassures-toi, Le Mollah, je m’en charge. Et comme je sens que tu n’as plus de question, je vais prendre congé de toi pour aller savourer ma soudaine popularité. A samedi prochain, Inchallah !

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong>par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MINUSMA : Suppléer au déficit de communication</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/minusma-suppleer-au-deficit-de-communication-1030972.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/minusma-suppleer-au-deficit-de-communication-1030972.html</guid>
<description><![CDATA[ Les responsables de la MINUSMA ont invité les directeurs de publication à des échanges, jeudi dernier, à la Maison de la presse. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la redynamisation de leur volet communication.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Jun 2015 14:33:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><img class="aligncenter size-full wp-image-1030572" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Minusma-Gao.jpg" alt="Minusma-Gao" width="900" height="599" /></strong>La mission onusienne était constituée du représentant spécial adjoint , en charge des affaires politiques, Arnauld Akodjénou, du commandant adjoint de la  Police de la MINUSMA, Jean François Voillut, du commandant adjoint des forces de la MINUSMA, Oumar Bikimo, de M’Baranga Gasarabwé, Représentant spécial adjoint du secrétaire général,  en charge des affaires humanitaires et du développement et du chef division information, porte parole de la mission, Radia Achouri.

Pour le Représentant spécial adjoint de la mission, Arnauld Akodjénou, la rencontre avec les directeurs de publication rentre dans le cadre du renforcement de la communication de la MINUSMA avec les media. Il a insisté sur la mission de maintien de la paix, qui est un outil politique. Il a fait savoir que les Nations unies s’apprêtent à voter une nouvelle résolution à la fin de ce mois. Les principaux points de la révision du mandat, a-t-il ajouté, concernent le volet institutionnel, le renforcement des capacités, la protection des civils et les rôles humanitaires. Il a indiqué : « nous avons interagi avec le gouvernement malien. Il n’y a pas d’opération de maintien de la paix sans l’accord du gouvernement. » Il a précisé que la MINUSMA n’a pas pour mission de combattre le terrorisme. Dans le domaine politique, il a fait état des bons d offices de la mission entre l’ensemble des parties en conflit. Il s’agit aussi, pour la mission, de mettre en place tous les mécanismes pour protéger les populations, en faisant respecter le cessez-le –feu. Il a souligné, en dernier point, le soutien du gouvernement dans la mise en œuvre de l’accord. Mme M’Baranga Gasarabwé, représentant spécial du secrétaire général en charge des affaires humanitaires et du développement s’est exprimé sur les volets des actions  humanitaire et du développement, souvent en collaboration avec des ONG. Oumar Bikimo, commandant adjoint des forces de la MINUSMA a soutenu que la protection des populations civiles est une de leurs priorités. Il a signalé les défis sécuritaires constitués par la pose des mines, les explosifs, le terrorisme et le narcotrafic. Le commandant adjoint de la  Police de la MINUSMA, Jean François Voillut, a livré des informations sur le nombre des militaires, policiers, gendarmes et pompiers de la mission, en soulignant les efforts déployés pour soutenir les forces de sécurité maliennes, les constructions d’infrastructures militaires et les formations qu’ils ont dispensées. La porte parole, chef division information, Radia Achouri, a indiqué que la mission va continuer à travailler avec la presse, à travers des rencontres et des visites de terrain. Sur la question épineuse du retrait de la plateforme de Ménaka, les responsables de la MINUSMA ont soutenu que c’est la communauté internationale qui leur demande d’entrer à Ménaka.
<p style="text-align: right"><strong>B.D.       </strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BAC 2015:  Mr Chaka Coulibaly, un chef de centre qui mérite bien une médaille !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/bac-2015-mr-chaka-coulibaly-un-chef-de-centre-qui-merite-bien-une-medaille-1030952.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/bac-2015-mr-chaka-coulibaly-un-chef-de-centre-qui-merite-bien-une-medaille-1030952.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Jun 2015 14:29:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Chef du centre de l’Ecole fondamentale « Les Cimes », sise à Boulkassoumbougou, en commune I du district de Bamako, Mr Chaka coulibaly aura été la principale révélation du baccalauréat 2015.

En effet, c’est grâce  à sa rigueur et à sa  perspicacité que les épreuves du bac se sont déroulées sans fraude. En dépit des interventions, il a fait renvoyer  les candidats arrivés en retard. A l’heure de l’appel,  les surveillants qui ne seraient pas présents sont renvoyés. Mieux, il avait l’œil sur tout et sur tout le monde. Dans les salles d’examen, comme dans la cour de l’école. Autre exemple de l’efficacité de Mr Chaka coulibaly : il avait interdit aux policiers de faction de faire leur thé dans la cour de l’école. Et le récalcitrant qui s’y ait essayé a vu son matériel de thé jeter dans la rue. Sans autre forme de débat. Résultat : le centre de l’Ecole fondamentale « Les Cimes » est l’un des rares centres d’examen où, les épreuves se sont déroulées sans fraude et sans incident.

C’est la première fois, que les épreuves du bac ont lieu à l’école fondamentale « Les Cimes », considérée deux décennies comme un pôle d’excellence au Mali. C’est cette école qui a fourni, au Mali, ses meilleurs boursiers. Qui  font la fierté de notre pays en Europe, aux USA et au Canada. Elle a été fondée par Mr Allaye Dicko, lui-même enseignant et pédagogue de renom. Pour récompenser Mr Chaka Coulibaly pour ce succès et, du coup, permettre à d’autres enseignants de suivre son exemple, le ministère de l’Education doit lui décerner une médaille. Car les enseignants de sa trame sont en voie de disparition dans notre pays. A noter que Mr Chaka Coulibaly est le chef de division de l’Enseignement  de Base à l’Académie de Bougouni.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quand le ministre Bocari Tréta s’explique sans convaincre</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/quand-le-ministre-bocari-treta-sexplique-sans-convaincre-1030922.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/quand-le-ministre-bocari-treta-sexplique-sans-convaincre-1030922.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Jun 2015 14:19:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1030932" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Treta.jpg" alt="Quand le ministre Bocari Tréta s’explique sans convaincre" width="730" height="1031" />Les questions pointues du député ont porté sur la livraison, pour la campagne 2015, par appel d’offres, de quantités importantes d’engrais de mauvaise qualité livrés aux paysans de la CMDT, les conditions dans lesquelles cela s’est produit, la quantité de mauvaise qualité de l’engrais introduite dans le pays, la localisation actuelle des engrais, la possibilité de leur retrait de la consommation, leurs effets sur les hommes, le sol, les plantes, les conditions d’attribution et les montants des marchés, le moment précis où le ministre a été informé sur la mauvaise qualité des engrais, les dispositions prises par le département pour remplacer les quantités d’engrais de mauvaise qualité afin de sauver la campagne en cours et les dispositions prises pour éviter de pareils désagréments à l’avenir.  Décontenancé, le ministre du Développement rural,  Bocari Tréta, a reconnu la responsabilité de son ministère dans cette affaire,  mais rejeté celle de son département dans la gestion des marchés d’engrais.  Il a déclaré :  « un distributeur d’engrais a fait une réflexion et produit une note dans laquelle il expose les résultats d’analyses des échantillons  prélevés chez un autre fournisseur d’engrais qui est son concurrent…ces échantillons du concurrent, a-t-il dit,  il les fait analyser  par des laboratoires et détruit l’impact des déficiences de ses principaux éléments dans les échantillons d’engrais  de son concurrent qu’il a analysés, donc, ces déficiences, il les extrapole. Ce n’est pas bon, car, ce concurrent  essaie de faire glisser la force publique sur des fausses pistes pour le engager dans son combat   personnel ».  Le ministre du  Développement rural,  Bocari Tréta, a, aussi, indiqué que, depuis décembre 2014, un contrôle systémique  d’engrais  est effectué dans la zone  CMDT, puis, étendu  dans la zone office riz.  Son département a aussi pris des mesures pour contrôler le système de distribution. Le ministre a toutefois reconnu que suite à ces contrôles, des engrais de mauvaise qualité qu’il a toutefois dissociés des engrais frelatés, ont été découverts dans la zone CMDT.

&nbsp;

<strong>Le ministre du Développement rural accusé de trahir IBK</strong>

Malgré toutes ces explications, du reste, peu convaincantes du ministre, le député Bakari Koné a estimé que Bocari Tréta n’a pas répondu à ses questions et qu’il a simplement trahi le président de la République IBK qui a placé toute sa confiance en lui. Pour enfoncer le clou, le député a exhibé un document qu’il a qualifié « de preuves palpables sur l’arnaque dont les producteurs sont victimes : lettre n°0037 Toguna agro industrie, TAI du 17 novembre 2014 adressée à Monsieur le président du GIE/UN-SCPC/CMDT/OHVN pour attirer son attention sur la qualité des engrais fournis par la sté italienne (TIMAC) ; lettre n° 0515 du ministre de l’Industrie et de la promotion des investissements à Monsieur le Premier ministre ayant pour objet des soupçons de concurrence déloyale dans le cadre des marchés de fourniture d’engrais du GIE/UN-SCPC/CMDT/OHVN, soumettant à l’approbation du Premier ministre, la suspension temporaire de la livraison des engrais incriminés, fournis par la sté SOMADECO, le prélèvement et l’analyse des échantillons prélevés par trois  laboratoires internationaux accrédités. Le Premier ministre vous a donné des instructions fermes et vous devriez lui rendre compte avant la fin du second trimestre 2015. L’avez-vous fait ? » Le député ne s’est pas arrêté là, il a cité des bulletins d’analyses, des copies des avis d’appels d’offres, des rapports techniques, des copies de contrats.

Il y avait vraiment là de quoi donner le tournis au ministre du Développement rural qui s’en est finalement remis à la majorité présidentielle, tout en acceptant la création d’une commission d’enquête sur la question.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le fardeau de la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/le-fardeau-de-la-corruption-1030902.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption/le-fardeau-de-la-corruption-1030902.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Jun 2015 14:10:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-274632" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/Corruption.jpg" alt="Lutte contre la corruption et la délinquance financière" width="310" height="233" />La confusion règne, parfois soigneusement entretenue entre la vie politique et celle des affaires, favorisant un affairisme affligeant qui a pour effet l’érection d’une race d’entrepreneurs comptant plus sur leurs relations sociales et politiques pour garnir le carnet de commande que sur la solidité de leur offre. Ainsi,  ce sont bien les différents régimes politiques qui, depuis le coup d’état militaire de 1968 ont fait et défait les grandes fortunes, faussant du coup le jeu normal de la concurrence et compromettant toute chance de créer un secteur privé compétitif, capable de conquérir sainement des parts de marché. Cela est d’autant plus vrai qu’aujourd’hui, les véritables hommes d’affaires maliens peuvent se compter sur les doigts d’une seule main.

Pour inverser la tendance, l’Etat doit cesser d’être la vache à traire pendant que le capitaine d’industrie devra être respecté pour ce qu’il est en réalité : le cheval qui peine à tirer la charrue de la croissance et de l’emploi.

&nbsp;

<strong>LA CORRUPTION EST UNE MENACE GRAVE POUR L’EMPLOI.</strong>

<strong>ELLE BLOQUE LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL</strong>

&nbsp;

Le détournement de l’aide au développement, l’utilisation de la commande publique et de la fiscalité à des fins partisanes sont les principales raisons des difficultés économiques du pays et donc du chômage galopant des jeunes. Les complicités savamment entretenues en la matière à différents niveaux sont telles que même les changements de régimes politiques ne semblent pas avoir d’effet sur le système, chacun cherchant plutôt à en tirer profit. Comment expliquer la propension de tels actes de prédation dans un pays aussi démuni que le nôtre ? Un passage en revue des pratiques sous les différents régimes politiques pourrait aider à comprendre la saga des grands prédateurs de l’économie nationale. Pour l’essentiel, elle s’explique largement par la faiblesse du leadership politique.

Le premier président du Mali indépendant, Modibo Kéita était un homme totalement décomplexé vis-à-vis de l’Occident et de ses compatriotes qui voyaient volontiers en lui un intellectuel honnête, un homme de vision et de conviction. Pour cela, il avait adopté un style de vie et des choix idéologiques simples, conformes au credo resté célèbre « plutôt la mort que la honte ». Modibo et ses compagnons ont adopté un modèle de développement basé essentiellement sur l’effort national avec la création des premières sociétés d’état, afin d’assurer à tous les fils du pays une égalité de chance dans les domaines de la santé et de l’éducation, le tout soutenu par la formation morale et civique, un encadrement exemplaire de la jeunesse. Avec eux, le citoyen malien a vécu modeste mais fier, digne et respecté en Afrique. Depuis la chute de Modibo, le pays a perdu ses repères et la devise nationale est devenue un slogan creux. L’avènement de la démocratie n’a pas amélioré la situation.

&nbsp;

<strong>UNE DEMOCRATIE PERVERTIE PAR LA FAIBLESSE</strong>

<strong>DU LEADERSHIP ET UN EFFRITEMENT DU SENS MORAL</strong>

&nbsp;

Les putschistes du 19 novembre 1968 ont choisi de jeter purement et simplement l’enfant avec l’eau du bain, sans proposer d’autre modèle social que leur détermination à faire disparaître tout ce qui pouvait rappeler le régime précédent et son chef charismatique. On voit alors apparaître dans l’entourage de certains faucons une fortune plus que douteuse et un train de vie ostentatoire. La corruption et le népotisme prospèrent au point d’exacerber des frustrations y compris sous les képis, conduisant à des purges successives au sein de l’establishment militaire. Même la création d’un parti politique et ses efforts d’endiguer la corruption ne permettront pas à Moussa Traoré de sauver la situation. Le Mali  sort de mars 1991 économiquement affaibli, moralement et socialement désorienté. Dans la sous région, le citoyen malien jadis si fier a perdu de sa superbe, les autres l’ayant laissé sur le bord de la route avec des arriérés de salaires pouvant atteindre cinq mois.

Le mouvement démocratique de mars 1991 qui portait tous les espoirs de la jeunesse se révèlera en fait une révolution inachevée. En effet, la multiplicité des acteurs (scolaires, syndicalistes, associations, rue, armée), ajoutée à la faiblesse du leadership au sein de la société civile seront le véritable talon d’Achille de ce mouvement qui s’installera progressivement dans une contestation malsaine et même paralysante. ATT mène une transition au pas de course avant de céder le témoin à Alpha Oumar Konaré qui accède certes au pouvoir politique mais peine à discipliner l’armée et le milieu scolaire, pendant que la rébellion et ses adversaires politiques le harcèlent sur les flancs. Il quittera Koulouba après un bon pied de nez aux partis politiques en laissant le pouvoir à un candidat indépendant qui sera insidieusement pris en otage dans les mailles de politiciens et d’affairistes de tout acabit. Prenant prétexte de la mauvaise gestion de la crise du nord, des soldats anonymes conduits par un capitaine tout aussi inconnu informeront tôt le matin du 22 mars 2012 le peuple malien désabusé de la destitution d’ATT. Ce qui reste des biens et des caisses de l’Etat sera soigneusement pillé. Il faudra une intervention énergique de la communauté internationale soutenant le CEDEAO pour qu’une transition soit instituée pour organiser les premières élections véritablement démocratiques du pays.

IBK est ainsi élu président en 2013 avec plus de 77% des voix pour répondre à des attentes précises : juguler la rébellion dans le septentrion, reconstituer une armée nationale forte et républicaine, moraliser la vie publique en assurant la relance économique, redonner confiance aux populations et aux investisseurs. Mais déjà, certains dossiers à scandale se sont invités dans le débat politique, brouillant quelque peu l’image d’Epinal d’IBK : contrats des équipements militaires et fraudes aux examens en 2014, valse des signatures à rebondissements de l’accord de paix et attitudes mal comprises de la France et de la MINUSMA dans le nord du pays, patate encore toute chaude des engrais dits frelatés qui met en émoi le monde rural. Le discours présidentiel est certes resté ferme et sans équivoque mais les actes tardent. Seront-ils, le moment venu à la mesure des déclarations ? La distance est parfois longue de la coupe aux lèvres.

&nbsp;

Le Mali est en panne de modèle politique et économique mais aussi d’un modèle social. Le culte de l’argent facile et de la réussite matérielle rapide ont conduit à tous les reniements et aux pires crimes dans une impunité totale. Avec Modibo Kéita, les Maliens étaient maîtres de leur destin. Après lui, ils sont à la merci des institutions de Bretton Woods. N’est-il pas temps de se ressaisir ? La signature de l’accord de paix qui consacre l’entrée des frères fâchés du nord dans la république boucle une étape importante du retour à la paix et à la réconciliation. Cependant, son application opportune sera tributaire du sérieux et de l’efficacité de la gouvernance d’Etat. Pour qui connaît le Mali et ses pratiques, cela est une autre paire de manches ! En tout état de cause, IBK devra et cela avant 2018, instaurer une gouvernance vertueuse, avec en bonne place une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques. C’est un défi qu’il doit nécessairement relever s’il veut être transcendant et confirmer qu’il est bien l’homme que les Maliens espéraient.

&nbsp;

Mahamadou Camara

Email : <a href="mailto:camara_m2006@yahoo.fr">camara_m2006@yahoo.fr</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Impunité: les organisations de défense des Droits de l’homme « préoccupées»  de la levée des mandats d’arrêt de Hammar Mosa et de Cheick Ag Aoussa</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/impunite-les-organisations-de-defense-des-droits-de-lhomme-preoccupees-de-la-levee-des-mandats-darret-de-hammar-mosa-et-de-cheick-ag-aoussa-1030882.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/impunite-les-organisations-de-defense-des-droits-de-lhomme-preoccupees-de-la-levee-des-mandats-darret-de-hammar-mosa-et-de-cheick-ag-aoussa-1030882.html</guid>
<description><![CDATA[ Suite aux levées des mandats d’arrêt de certains responsables de la CMA, les organisations de défense des droits de l’homme s’inquiètent. A travers un communiqué de presse conjoint publié samedi dernier, elles attirent l’attention des autorités sur la levée des mandats d’arrêt contre les personnes soupçonnées de graves violations des droits humains.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Jun 2015 14:05:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-386612" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/AMDH-FIDH-.jpg" alt="Affaire bérets rouges : L’AMDH et la FIDH exigent le retrait du grade de Sanogo et de ses complices" width="350" height="234" />Dans leur communiqué conjoint, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), l’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH), (Femmes Droits et développement en Afrique (WILDAF) et plusieurs autres associations félicitent les signataires de l’Accord pour la Paix et la réconciliation. Elles attirent l’attention des uns et des autres sur l’article 46 dudit accord dont les dispositions sont favorables à la promotion, à la protection des droits humains et à la lutte contre l’impunité.

Mais, face à la levée des mandats d’arrêts des leaders des groupes rebelles, les associations de défense des droits de l’homme se disent préoccupées par rapport à la lutte contre l’impunité menacée par différentes libérations des auteurs présumés des violations graves des droits humains et des levées de mandats d’arrêts. « Le 15 juin 2015, en prélude à la signature de l’Accord de paix par la CMA, les autorités maliennes ont procédé à la levée des mandats d’arrêt aux bénéfices de certains membres des groupes armés dont messieurs Hammar Mosa et Cheick Ag Aoussa, contre qui nos organisations se sont constituées parties civiles aux côtés des victimes. L’AMDH, la FIDH, WILDAF, DEMESO, CRI de Cœur et AJM demeurent préoccupées et convaincues qu’il ne peut y avoir une paix durable sans justice», indique le communiqué.

Selon les organisations de défense des droits de l’homme, si la levée des mandats d’arrêt ne suspend pas théoriquement les poursuites contre ses bénéficiaires, elle pourrait compromettre l’effectivité des droits des victimes.

Au moment où le cas Wadoussène continue de faire couler des salives, il faut reconnaitre, que l’inquiétude des associations de défense des droits de l’homme est fondée. Surtout quand on sait que ce terroriste notoire et reconnu comme tel par la justice de notre pays avait abattu un gardien en s’évadant de la Prison Centrale de Bamako. Il avait été, aussitôt, libéré par les autorités. Sans autre forme de procès.

<strong>Mamadou TOGOLA              </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Douane : une recette exceptionnelle de 40, 014 milliards cfa en mai</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douane-une-recette-exceptionnelle-de-40-014-milliards-cfa-en-mai-1019912.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douane-une-recette-exceptionnelle-de-40-014-milliards-cfa-en-mai-1019912.html</guid>
<description><![CDATA[ Les recettes douanières sont en hausse constante. A la satisfaction  de l’hôtel des finances ; mais aussi, des partenaires techniques et financiers.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 Jun 2015 16:32:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_272442" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-272442" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Direction-douane.jpg" alt="Direction générale des impôts : Des reformes nécessaires" width="300" height="199" /> La direction générale des impôts s’est engagée dans un vaste chantier de reformes structurelles[/caption]

En cinq petits mois, la direction générale de la douane a réalisé des performances inégalées. En l’espace de quatre mois, les recettes douanières sont passées de 38 milliards CFA à plus de 40 milliards CFA.

Après une recette de 40,4 milliards CFA, réalisée en avril dernier, l’équipe du général-major  Modibo Kane Keïta a enregistré, en mai, des liquidations estimées à 41 milliards CFA. Mais les recouvrements, eux, se sont stabilisés à 40,014 milliards CFA.

Cette performance est jugée « exceptionnelle » par les partenaires techniques et financiers. Avec, à leur tête, le FMI (Fonds Monétaire International). Selon lui, cette performance augure de belles perspectives pour l’économie malienne. Surtout, dans un contexte économique difficile, marqué par la crise financière internationale. De son côté, l’hôtel des finances ne cache  pas sa satisfaction, face à ce que certains appellent, avec le sourire, « les plus grosses recettes de la douane », depuis sa création il y a 50 ans.

Les partenaires  techniques et financiers ont, eux  aussi, apprécié les performances enregistrées par certains services de la douane. Notamment, le Bureau  des enquêtes et investigations, qui a permis de booster les recettes à travers les amendes et contentieux, rondement, menés. Ils se chiffrent à plusieurs milliards CFA par mois.

S’y ajoutent les performances inédites du Bureau des Produits Pétroliers. Dirigé par le commandant Mamadou Traoré, ce bureau a vu ses recettes passer  de 13,5 milliards CFA, en mars, à 15 milliards CFA en avril dernier. En mai, le Bureau des Produits Pétroliers a réalisé une recette-record de 18 milliards CFA. La plus grosse recette, réalisée par ce bureau durant ces 20 dernières années, ne dépasse guère 9,7 milliards CFA.

A noter que toutes ces performances ont été réalisées sans « anticipations » ; c’est-à-dire, la perception des droits et taxes sur les marchandises, qui n’ont pas encore franchi le cordon douanier.

Pour arrondir leurs recettes mensuelles, nombre de directeurs généraux des douanes comptabilisent les « anticipations ». Ce n’est pas le cas du général-major Modibo Kane Keïta et de son équipe. Qui entendent  prouver,  à ceux qui en doutent encore, que le meilleur est à venir.

&nbsp;

<strong>Oumar Babi  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali est un pays souverain, la MINUSMA doit clarifier sa mission</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-mali-est-un-pays-souverain-la-minusma-doit-clarifier-sa-mission-1019932.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-mali-est-un-pays-souverain-la-minusma-doit-clarifier-sa-mission-1019932.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 Jun 2015 15:48:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1019942" align="alignleft" width="270"]<img class="wp-image-1019942" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/munitions-de-la-minusma-saisies-avec-cma-300x225.jpg" alt="Les munitions de la minusma saisies avec la cma par GATIA" width="270" height="203" /> Les munitions de la minusma saisies avec la cma par GATIA[/caption]

Le Mali est un Etat souverain. A ce titre, il doit bénéficier de tous les égards dus aux pays qui assument leur indépendance et assurent l’intégrité de leur territoire, conformément  à sa constitution, aux accords et traités internationaux. Donc, aussi bien le gouvernement du Mali que les institutions internationales, en l’occurrence le conseil de sécurité des Nations unies, doivent se conformer à ces dispositions légales.

[caption id="attachment_1019952" align="alignright" width="270"]<img class="wp-image-1019952" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/munitions-de-la-minusma-saisies-avec-la-cma-par-gatia.jpg" alt="Les munitions de la minusma saisies avec la cma par GATIA" width="270" height="203" /> Les munitions de la minusma saisies avec la cma par GATIA[/caption]

Ce sont les textes de la MINUSMA qui indiquent : par l’adoption de la résolution 2164 du 25 juin 2014, le conseil de sécurité des Nations unies a décidé d’axer le mandat de la MINUSMA sur des tâches prioritaires telles que la sécurité, la stabilisation et la protection des civils, l’appui au dialogue politique national et à la réconciliation nationale, ainsi qu’à l’appui au rétablissement de l’autorité de l’Etat dans tout le pays, à la reconstruction du secteur de la sécurité malien et à la promotion des droits de l’homme. Sur ce point, le mandat de la MINUSMA est donc clair. Or, non seulement l’Etat du Mali a accepté que ses troupes soient cantonnées, en lieu et place des groupes rebelles, mais, il a mené des rounds de négociation avec la Coordination des mouvements de l’AZAWAD, en lui laissant des fenêtres ouvertes pour s’adonner à du chantage.

[caption id="attachment_1019962" align="alignleft" width="225"]<img class="wp-image-1019962 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/un-véhicule-du-mnla-et-les-prisonniers-de-ce-mouvement-faits-par-gatia-225x300.jpg" alt="Le Mali est un pays souverain, la MINUSMA doit clarifier sa mission" width="225" height="300" /> Un véhicule du mnla et les prisonniers de ce mouvement faits par gatia[/caption]

Ce qu’un pays comme la France n’a pas accepté de faire lors de son conflit avec les indépendantistes corses. Est- la raison pour laquelle, la MINUSMA, interpellée pour expliquer son mandat et sa mission, traîne encore les pieds ? En effet, ce n’est pas en demandant au GATIA de sortir de Ménaka que la MINUSMA concourt à l’appui au rétablissement de l’autorité de l’Etat malien dans tout le pays. Il est donc important, aujourd’hui, que l’organisation onusienne puisse clarifier son rôle dans notre pays. Sans délai.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attaque de Misséni : Appel à plus de vigilance</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/attaque-de-misseni-appel-a-plus-de-vigilance-1019892.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/attaque-de-misseni-appel-a-plus-de-vigilance-1019892.html</guid>
<description><![CDATA[ Les motifs de l’attaque qui a eu lieu à Misséni, dans le cercle de Kadiolo, région de Sikasso,  le 10 juin dernier, restent encore obscurs, malgré quelques éléments d’informations fournis par la population locale et des indices découverts par les forces armées et de sécurité de la zone. En tout cas, la piste d’hommes armés venus du nord s’est vite dissipée laissant la place à celle des individus du terroir ou des environs, poussés par le fanatisme ou l’appât du gain.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 Jun 2015 15:31:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En effet, Selon nos sources, le chef de la bande qui a et  tué l’adjudant de gendarmerie, Bassiaka Koné, blessés des agents des forces de sécurité et fait deux disparus parmi les militaires, s’appelle Moussa Sanogo, identifié comme un enfant du terroir. D’après son mode opératoire, cette bande serait affiliée à une organisation jihadiste. En effet, ils ont opéré en commando avec véhicules et motos. Certains d’entre eux  étaient même à pied, ce qui signifie leur implantation, ou du moins leur connaissance de la zone. Ils ont  ensuite hissé le drapeau islamiste sur le camp militaire et  crié Allah Akbar ! Pourtant, la piste crapuleuse des bandits armés est aussi évoquée. En effet, selon nos sources,  la zone minière, qui est frontalière avec la Côte d’Ivoire, a été souvent source de conflits opposants certains individus aux  agents des forces armées et de sécurité du cercle de Kadiolo, notamment, à Misséni. Cela  pourrait expliquer des règlements de compte entre forces de sécurité et bandits armés, qui voudraient, par intimidations,  s’implanter dans la zone. Malgré tout, nous a-t-on signalé, l’armée serait en possession d’indices pouvant conduire à mieux identifier la bande et ses motivation. L’inquiétude s’est pourtant emparée des populations de Misséni. Ce qui poussé les autorités, en l’occurrence, le chef d’état-major général adjoint des armées, le général Didier Dacko, accompagné de quelques agents, à effectuer une visite des lieux, pour rassurer les habitants. Des  sources locales attirent néanmoins l’attention sur des pratiques religieuses qui ont cours, depuis un certain temps, dans le cercle de Kadiolo, où se développe un prosélytisme religieux amplifié par l’arrivée d’adeptes de sectes provenant de la Côte d’Ivoire. La vigilance s’impose donc à Misséni qui peut devenir le terreau d’une idéologie propre aux terroristes et bandits de tous acabits, qui se cachent derrière l’islam pour perpétrer leurs forfaits.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « l’armée malienne sera bientôt  équipée d’avions d’attaque super tucano »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-larmee-malienne-sera-bientot-equipee-davions-dattaque-super-tucano-1019872.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-larmee-malienne-sera-bientot-equipee-davions-dattaque-super-tucano-1019872.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 Jun 2015 15:26:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_881772" align="alignleft" width="300"]<img class="wp-image-881772 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/IBK-26-mars-300x205.jpg" alt="Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita" width="300" height="205" /> Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

Accoudé au portail de sa résidence de Sébéninkoro, un chapelet dans une main et, dans l’autre un catalogue d’avions de combat, IBK psalmodie des mots inaudibles, en faisant tourner son pouce. Comme les hélices d’un hélicoptère. « Bonjour, Mr le président ! », lui lance-t-on, avec le sourire jusqu’aux oreilles. Pas un mot. Pas un regard.

D’ordinaire chaleureux, le président de la République est resté de glace. Nullement découragé, nous osons une seconde tentative. Sans conviction. Alors, il arrête de tourner le pouce, nous regarde droit dans les yeux, avec le regard de feu qu’on lui connaît en pareilles circonstances, et nous dit, en montrant le ciel : « Tu ne vois pas que je suis connecté avec là-haut ? Va m’attendre sous le hangar et gare à toi, si tu touches à mon « gnamakoudji ! ». C’est là, que le président de la République nous rejoint, quelques minutes après. Sans détacher, un seul instant, le  regard de ce catalogue. Qui semble avoir de l’importance à ses yeux.

<strong>Mr le président, c’est quoi ce catalogue qui ne vous quitte jamais ?</strong>

C’est l’honorable Karim Keïta, président de la commission Défense de l’Assemblée nationale, qui me l’a envoyé  de France où, il  participe au salon du Bourget, le plus grand salon de l’aéronautique, qui s’est ouvert le 15 juin dernier. C’est un  catalogue d’avions d’attaque A-29 super Tucano.

En service dans dix armées au monde, dont l’US Air Force, cet avion de combat est doté d’une turbine PT6 A68C de 1.600 ch. Il a une vitesse de 500Km/heure. Et peut porter des armes de 12,7 mm, des canons, des roquettes et des armes téléguidées par laser.

<strong>Donc, si je vous comprends bien, Excellence, vous comptez doter l’armée malienne de ces « joujoux » volants ?</strong>

Non, j’ai fait mieux : j’ai lancé la commande de six avions de ce type, pour permettre à notre armée d’assurer sa mission régalienne de défense de l’intégrité du territoire national. Le contrat a été signé, le 15 juin dernier, par le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Tiéman Hubert Coulibaly et Jackson Schneider, président d’Embraer Défense &amp; security.

<strong>Combien couteront ces six avions d’attaque ?</strong>

Rassurez-vous, moins que mon « Ladji Bourama Air Force One ». Je n’ai pas les prix exacts en tête ; mais ces avions, qui entrent dans le cadre de la modernisation de notre armée, ne sont pas au- dessus de nos moyens.

Et je profite, Le Mollah, de votre micro pour rassurer nos concitoyens que l’armée malienne sera bientôt équipée de six avions d’attaque A29 Super Tucano. Et tout sera mis en œuvre pour permettre à notre armée de retrouver son lustre d’antan. Le « kankélintigui » que je suis a, toujours, fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait.

Je vous le dit, Le Mollah, et c’est mon dernier mot : le Mali a, certes, trébuché comme toutes les autres à un moment donné de leur histoire ; mais le Mali ne tombera pas, comme le souhaitent certains esprits chagrins.

<strong>Propos recueillis  par le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>FARE et CNAS&#45;Faso Hèrè dénoncent la capitulation de l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/fare-et-cnas-faso-here-denoncent-la-capitulation-de-letat-1019512.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/fare-et-cnas-faso-here-denoncent-la-capitulation-de-letat-1019512.html</guid>
<description><![CDATA[ Le mardi 9 juin 2015, une importante délégation du Bureau politique national (BPN) de la Convention nationale pour une Afrique solidaire (CNAS-Faso Hèrè) conduite par son Président d’honneur, le Dr Soumana Sako, a rencontré le Secrétariat exécutif national (SEN) des Forces alternatives pour le renouveau et l’emergence (FARE – An Ka Wuli), conduite également par son Président, Modibo Sidibé, à son siège national, sis à Ouolofobougou Bolibana.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 Jun 2015 14:24:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_810752" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-810752" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Soumana-Sako.jpg" alt="Soumana Sako" width="250" height="306" /> Soumana Sacko[/caption]

Dans un communiqué conjoint, les deux délégations ont constaté une parfaite identité de vues sur l’ensemble des sujets abordés. Ainsi, les deux partis ont réaffirmé leur attachement à : la restauration pleine et entière de l’intégrité du territoire; la sauvegarde de la souveraineté nationale ainsi que de la forme républicaine, unitaire et laïque de l’Etat ; l’égalité et l’équité entre les citoyens et enfin, à la cohésion sociale et à l’unité nationale. En outre, tout en rappelant leur attachement permanent à une solution politique basée sur un véritable dialogue inclusif et le principe cardinal d’appropriation nationale du processus de sortie de crise, les deux partis ont dénoncé les documents signés le 5 juin 2015 par le Gouvernement à Alger et intitulés, d’une part, « Relevé de conclusions des consultations préparatoires à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali du 05 juin  » et   d’autre part « Arrangement  sécuritaire », lesquels représentent, pour les deux partis, une capitulation grave de plus de l’Etat malien devant les prétentions injustifiées de groupes armés dépourvus de toute représentativité et un nouveau pas vers la partition programmée du Mali .

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>LA CMA a&#45;t&#45;elle abandonné le chantage sur le retrait de Ménaka ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-cma-a-t-elle-abandonne-le-chantage-sur-le-retrait-de-menaka-1019482.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-cma-a-t-elle-abandonne-le-chantage-sur-le-retrait-de-menaka-1019482.html</guid>
<description><![CDATA[ Selon Cridem, au cours d’une conférence de presse animée le jeudi 11 juin à l’Hôtel Mauricenter à Nouakchott, la Coalition des mouvements de l’Azawad (CMA) s’est félicité que les amendements qu’il ait exigés soient apportés au document initial qui avait été présenté à Alger.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 Jun 2015 14:16:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1016342" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/cma-alger.jpg" alt="LA CMA a-t-elle abandonné le chantage sur le retrait de Ménaka ?" width="900" height="596" />Cridem a précisé :  « Les amendements en question sont relatifs à la reconnaissance de l’Azawad comme entité politique et géographique ; au traitement de la question de l’Azawad sous l’égide d’une médiation qui garantira la continuité des discussions jusqu’à ce qu’on trouve une solution satisfaisante et consensuelle ; à la mise en place d’une force de défense et de sécurité composée majoritairement de la CMA, laquelle force prendre en charge la sécurité de l’Azawad ; à la mise en place d’une Assemblée inter-régionale dans l’Azawad ; au retour des réfugiés azawadis vivant dans des pays frontaliers comme la Mauritanie avant l’organisation de toute élection…. » Nulle part, dans l’article de Cridem, il n’a été mentionné la question du retrait du GATIA à Ménaka. Cela signifie-t-il que cette condition ne fait pas partie des amendements de la CMA ? En tout cas, la pomme de discorde de Ménaka, perçue comme un chantage de la CMA risque d’être la goutte d’eau qui fera déborder le vase.

&nbsp;

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après le sacre, le ma...sacre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/apres-le-sacre-le-mas-sacre-1019452.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/apres-le-sacre-le-mas-sacre-1019452.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 Jun 2015 12:15:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1019462" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/MNLA-sacre.jpg" alt="Après le sacre, le mas…..sacre !" width="650" height="917" />Enlèvements, tortures, assassinats, séances de flagellations publiques perpétrées contre les enfants et les personnes âgées…. Ce sont, entre autres, les crimes  auxquels les autres communautés touareg  sont soumises,  par la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) pour avoir refusé de soutenir l’indépendance de leur fantomatique «  République de l’Azawad ». Pire, au nez et à la barbe de la Minusma, prompte à crier haro sur le baudet,  selon que la victime soit  du MNLA ou du HCUA.

Pour se venger des autres communautés touaregs, réticentes à toute idée d’indépendance du nord du Mali, la CMA vient de se lancer dans un génocide sans précédent contre les communautés imghad, ouliméden, chamanamas etc…. Réputées majoritaires dans la région de Kidal, celles-ci avaient refusé de soutenir «  l’indépendance de l’Azawad », réclamée par les ifoghas, communauté minoritaire. Dont sont issus les membres du MNLA et du HCUA.

<strong>Un génocide sans nom</strong>

Frustrée de voir son « rêve » fondre comme beurre sous le soleil d’Aguel-hoc, la CMA vient de se lancer, à Kidal,  dans un génocide qui ne dit  pas son nom. Enlèvements, tortures, assassinats et séances de flagellations publiques perpétrées contre les enfants et les personnes âgées… sont monnaie courante dans la ville de Kidal ; mais aussi, dans les campements environnants.

Selon des témoignages recueillis sur place,  les membres de la délégation de la plateforme ont été arrêtés et  déportés. Avant d’être libérés. Leur crime : être venus à Bamako, le 15 mai dernier, pour procéder à la signature de l’accord de paix.

Autres victimes, autre lieu : à Ikadéwane, localité située à quelques encablures de la capitale de l’Adrar, Ajim Ag Mohamed Issa et trois de ses frères avaient été enlevés, par les «  escadrons de la mort »  de la CMA. Puis, détenus pendant plusieurs jours dans un lieu tenu secret, avant de se voir élargis. Ce n’est pas tout, loin s’en faut.

On peut, aussi, citer le cas de Mohamed Ag Bouher dit « Timazoudjène ». Il s’en est tiré, non sans quelques bobos. S’y ajoutent les dizaines, voire des centaines, de victimes anonymes. « Les escadrons de la mort de la CMA, à bord de plusieurs véhicules, vont de campements nomades en campements nomades pour, soit tuer les personnes supposées contre l’indépendance de « l’Azawad », soit pour les humilier, publiquement, en les flagellant, publiquement », indique un haut responsable du GATIA. Qui cite, aussi, le cas d’un vieillard de près de 72 ans, bastonné jusqu’au sang, avec ses petits- enfants,  par les « escadrons de la mort » de la CMA. Il s’agirait, toujours selon nos sources, de l’oncle du général Gamou.

Il y a quelques semaines, les «  escadrons de la mort » de la CMA ont exécuté un enfant de 5 ans et son tuteur, un militaire. Sans que la Minusma ait levé le petit doigt. Ou réclamé l’ouverture d’une enquête.

<strong>La Minusma désavouée par les populations du nord</strong>

Censée protéger les populations civiles, qu’a fait la Minusma pour mettre fin à ces crimes ? Rien. Ou presque. Pendant que la CMA tue et torture à tour de bras à Kidal, la Minusma feint de ne rien voir, de ne rien entendre. Face aux gémissements des victimes,  la Minusma a choisi de se boucher les « orteils », pardon les oreilles. Face aux dizaines, voire aux centaines de victimes gisant dans une mare de sang, la Minuma a préféré se taire. Curieusement.

Pourtant il y a deux mois, la mort de six  combattants du MNLA, à l’issue des combats qui les ont opposés aux combattants du Ganda-Koy, a été interprétée comme une « atteinte aux droits de l’Homme » par la Minusma. Laquelle avait annoncé l’ouverture d’une enquête.

<strong>Alors question : ceux qui sont tués, chaque jour, par les « escadrons de la mort » de la CMA, ne sont-ils pas des hommes ? N’ont-ils pas de droit ?</strong>

Cette politique de « deux  proies, deux mesures » a fini par ternir l’image de la force onusienne au Mali, considérée à tort ou à raison comme le « bras armé » de la rébellion touareg.

« Ceux qui prennent les décisions devront tenir compte des aspirations et préoccupations de la population de Ménaka. Que des individus ne se mettent pas à la place de la²² population de Ménaka. C’est cette population qui a souffert, pendant plus de 11 mois sous le joug du MNLA et de ses alliés. Et c’est grâce à la vaillante armée de la plateforme qu’elle a retrouvé la liberté et a vu sa dignité rétablie. Pour nous, aujourd’hui, il n’est pas question de faire sortir la plateforme de Ménaka, si l’armée malienne n’est pas à Kidal, parce que la population de Ménaka n’acceptera pas des arrangements camouflés.

Quand le MNLA est venu à Ménaka, c’était avec la complicité de qui ? Mais on a fait exprès de cantonner l’armée et on a fait rentrer le MNLA à Ménaka. Nous savons comment, quand et avec quels moyens !», rappelle Bouhayna Mahmoud Baby, président de la Coalition pour la paix et la stabilité dans le cercle de Ménaka.

<strong>Traduire les leaders  de la CMA devant la CPI</strong>

Dans la région de Tombouctou, les victimes de la CMA se comptent par dizaines. Selon une source municipale, trois personnes ont été exécutées, début juin, à Bintagoungou, Farach et à Tilemsi,  localités situées dans le cercle de Goundam. S’y ajoute la mort d’un autre civil d’une quarantaine d’années, à une trentaine de kilomètres de Tombouctou.

Dénoncé, par les organisations de défense des Droits de l’Homme, ce carnage s’est déroulé au nez et à la barbe de la Minusma. Dont la préoccupation majeure n’est plus d’assurer la sécurité des populations civiles ; mais de faire sortir le GATIA de Ménaka pour y faire place net à la CMA.

« Au niveau de la CEDEAO, nous estimons que seules les forces de défense et de sécurité maliennes ont la légitimité de rester, d’occuper et d’assurer la sécurité au niveau de toutes les localités nationales », explique  Mr Chéaka Aboudou Touré, représentant spécial de la CEDEAO au Mali.

En attendant, les autorités maliennes et les organisations internationales des Droits de l’Homme se doivent de prendre toutes les mesures idoines pour traduire les leaders de la CMA, devant les juridictions nationales et internationales, pour « crimes contre l’humanité ».

C’est à ce prix, et à ce prix seulement, que justice sera rendue aux centaines de familles endeuillées au nord du Mali. Et, du coup, préparer le terrain à une véritable réconciliation nationale.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Consultations préparatoires d’Alger : Pourquoi la plateforme n’a pas signé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/consultations-preparatoires-dalger-pourquoi-la-plateforme-na-pas-signe-1019402.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/consultations-preparatoires-dalger-pourquoi-la-plateforme-na-pas-signe-1019402.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans un communiqué diffusé récemment, La Plateforme des mouvements républicains du 14 juin a expliqué les raisons qui l’ont conduit à ne pas signer les deux actes d’Alger du 5 juin 2015, en l’occurrence, le Relevé de conclusions des consultations préparatoires à la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali issu du processus d’Alger et l’arrangement sécuritaire pour une cessation des hostilités.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 Jun 2015 12:03:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1017722" align="aligncenter" width="730"]<img class="size-full wp-image-1017722" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Harouna-Toureh-de-la-Plateforme.jpg" alt="Me Harouna Toureh de la Plateforme" width="730" height="415" /> Me Harouna Toureh de la Plateforme[/caption]

La Plateforme a considéré que le premier document, le Relevé de conclusions des consultations préparatoires à la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali issu du processus d’Alger, était incomplet puisque son nom ne figurait que dans la partie destinée aux signataires. A cet effet, elle avait soumis à la médiation élargie une contre proposition qui corrigeait cette omission.

Pour la Plateforme la contre proposition tenait compte du caractère inclusif de l’Accord, en redonnant à l’acte plus de crédibilité, en rapprochant ses termes de l’Accord du 15 mai 2015 et en définissant sa nature juridique. Malgré cela, la médiation a rejeté la contre proposition.  La Plateforme a ajouté : « qu’elle a été de nouveau sollicitée avec insistance par la médiation, d’une part, à ne pas exiger son nom dans l’acte et d’autre part, à accepter de le signer. Dans le souci de donner à la médiation toutes ses chances de convaincre la CMA dans le but de parachever le processus d’Alger, au nom de la paix, la Plateforme a accepté les deux conditions, mais, est restée intransigeante sur la nature juridique de l’acte, lequel ne devait, en aucun cas, être considéré comme modificatif de l’Accord du 15 mai 2015. » Pour lever toute équivoque, a souligné la Plateforme, elle a proposé à la médiation élargie deux articles signalant, d’une part, que le relevé des conclusions des consultations préparatoires à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali, issu du processus d’Alger, ne constitue pas un avenant au sens de l’article 65 de l’Accord du 15 mai 2015 et que d’autre part, il représente, pour les parties et la médiation, un document pertinent de travail, en perspective de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali du 15 mai 2015. La Plateforme a précisé: « C’est ainsi qu’à défaut de cette clarification cependant conforme à l’esprit et à la lettre de l’Accord du 15 mai 2015, la Plateforme, forte de son bon droit, déclina courageusement sa signature et laissa à la médiation élargie, la responsabilité des conséquences du caractère équivoque de cet acte sur la mise en œuvre dudit Accord du 15 mai 2015. »

&nbsp;

Les  motifs du rejet de l’arrangement sécuritaire du 5 juin 2015

&nbsp;

Concernant sa non signature de l’arrangement sécuritaire du 5 juin 2015, la Plateforme a signalé qu’il leur est imposé de se retirer de Ménaka, ville de résidence de la majorité de leurs combattants, sans tenir compte de leur demande formulée le 20 mai auprès de la médiation élargie, à savoir : « 1- elle obtienne de la CMA, en guise de bonne foi, qu’elle cesse immédiatement, pendant 10 jours consécutifs, toute attaque, tout vol, tout pillage, tout assassinat, tout viol, toute séquestration, tout braquage, etc. contre les populations civiles de la région de Tombouctou.  2- L’organisation d’une mission multipartite sur Ménaka, composée de la médiation élargie, de la Plateforme, des autorités traditionnelles de Ménaka, de la collectivité locale de Ménaka, des députés, en vue de parvenir à une solution heureuse. 3- La garantie de sécurisation des populations de Ménaka, la globalisation des mesures sécuritaires et leur extension à toutes les localités, objets de violence gratuites contre les populations civiles, les forces de la MINUSMA et de BARKHANE, y compris Kidal, Tabankort, Anéfis, Tarkint, Ber, Rharous, Tessit, N’Tillit, Gossi, Diré, Goundam, etc. »

Ce sont, entre autres, les raisons évoquées par la Plateforme des mouvements républicains du 14 juin, pour ne pas signer le Relevé de conclusions des consultations préparatoires à la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali issu du processus d’Alger et l’arrangement sécuritaire pour une cessation des hostilités.

<strong>  B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour une paix durable au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pour-une-paix-durable-au-mali-1010362.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/pour-une-paix-durable-au-mali-1010362.html</guid>
<description><![CDATA[ Avec la signature de l’accord de paix précédée du paraphe du document par l’ensemble des parties prenantes, c’est un nouveau challenge qui s’ouvre sous la forme de deux défis importants à relever lors des discussions sur sa mise en œuvre : le retour de la sécurité et la moralisation de la gouvernance qui sont en réalité les deux talons d’Achille du bourbier malien. Toutefois, les dernières attaques contre IBK ont mis à nu les manœuvres de certains apprentis sorciers qui ne sont ni plus ni moins que les sbires des parrains de la rébellion, décidés à fragiliser le président et son gouvernement pour imposer leur vision du processus. Ils auront bientôt le temps de mesurer toute la détermination du peuple malien enfin réveillé et mobilisé autour de son idéal le plus précieux : le grand Mali, un et indivisible.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 11 Jun 2015 13:52:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

<strong>Relever le défi  sécuritaire sur  l’ensemble du territoire</strong>

&nbsp;

La donne sécuritaire est devenue un véritable cauchemar avec l’occupation du septentrion et la généralisation de l’insécurité qui n’épargne plus aucune région. Elle a été l’une des clés de l’élection présidentielle de 2013, la plupart des électeurs ayant voté avec l’intime conviction qu’IBK est l’homme qu’il faut pour restaurer l’ordre républicain et ramener la paix au Mali. L’évolution de la situation leur donne raison et, aussi certain que la signature de l’accord sous l’égide de la communauté internationale est un premier pas significatif, la CMA qui a paraphé l’accord sur le tard finira par le signer malgré les soubresauts actuels. La phase des discussions pour sa mise en œuvre à laquelle la CMA ne pourrait raisonnablement prendre part qu’en qualité de signataire s’ouvrira alors pour cet accord accepté par le Mali et jugé équilibré par la communauté internationale. En réalité, les mouvements rebelles ne perdent pas au change parce que les changements institutionnels prévus permettent de prendre en compte l’essentiel de leurs préoccupations mais au sein d’un Etat unitaire. A ce niveau, la vigilance doit être de mise pour éviter d’intégrer systématiquement tous les éléments des mouvements rebelles dont on sait aujourd’hui que beaucoup et pas des moindres n’ont aucune attache avec le Mali, ni juridique, ni même sociologique.

La prudence s’impose parce qu’après une grande crise, la paix s’obtient toujours au bout d’un long et tortueux processus qu’il faut savoir préparer et conduire sans céder à la lassitude et au laxisme. La priorité reste d’identifier clairement chaque élément avant le cantonnement des rebelles si l’on veut réussir la reforme en profondeur des forces de défense et de sécurité dont la restructuration technique et professionnelle est indispensable pour tenir compte de l’immensité et de la diversité du territoire malien. De ce fait, il faudra procéder à une adaptation et une spécialisation des effectifs autour des valeurs qui fondent la république. Les nouvelles forces de défense et de sécurité doivent devenir des unités disciplinées et aguerries, mieux équipées et moralement aptes, capables plus que par le passé de protéger l’Etat et les citoyens en toutes circonstances. L’organisation d’états généraux de la sécurité nationale pourrait ouvrir la voie à ce vaste chantier qui devra nécessairement s’appuyer sur la moralisation de la gouvernance.

&nbsp;

<strong>Moraliser la  Gouvernance pour changer la société et réussir le  Développement</strong>

&nbsp;

S’il y a un sujet qui fait l’unanimité aujourd’hui, c’est bien celui de la mal gouvernance en tant que source de tous les maux actuels du pays. La situation a empiré au fil des régimes politiques, atteignant des sommets insoupçonnés sous l’ère dite démocratique. La question de la gouvernance comporte deux composantes essentielles : l’une politique et institutionnelle, l’autre économique et sociale, celle-ci dépendant étroitement de celle-là.  L’instauration de la démocratie qui avait été présentée comme la panacée pour sortir le pays du marasme va vite prendre la forme du tonneau des Danaïdes, la plupart des responsables politiques et administratifs s’étant servis de leur position non pour promouvoir le mérite et l’excellence mais pour renforcer les clivages politiques au service d’intérêts partisans. Aussi, les intrigues, l’appartenance politique et le degré de militantisme se substitueront-ils à la compétence et à la vertu dans l’administration, ce qui aura pour effet la dégradation de la qualité du service, le pillage des ressources publiques en toute impunité, la stigmatisation des fonctionnaires honnêtes et non partisans qui se trouvent privés de considération et de promotion. En effet, lorsque le président de la république lui-même qui est la clé de voûte des institutions, le garant de la Constitution et de l’indépendance de la justice, n’arrive pas à s’élever au dessus des contingences mesquines et partisanes, le péril pour l’Etat en devient général et infini.  C’est le drame qu’a pourtant vécu le peuple malien pendant plusieurs décennies et qui a fini par mettre tout le monde d’accord sur le fait que la démocratie et la liberté ne sont rien sans un leadership fort, sans des gouvernants de qualité. Au vu de son parcours politique et des premiers mois de son mandat, on peut dire qu’IBK est le président qui s’est montré le moins partisan depuis l’instauration de la démocratie, ne privilégiant que les obligations que lui dicte sa charge. Il a conscience que les attentes du peuple malien sont nombreuses et légitimes, que son électorat dépasse très largement le cadre partisan et que le repli sur soi conduira fatalement comme par le passé à une gouvernance d’abus et d’impunité que les Maliens rejettent aujourd’hui. Le responsable politique en général, le président de la république en particulier doivent avoir un sens aigu de leurs responsabilités. C’est une exigence républicaine mais aussi la condition de la paix sociale et de la stabilité du pays, indispensables pour le développement. La nouvelle politique de décentralisation qui sous-tend une forte implication des communautés territoriales pourrait être l’occasion de remettre toutes les questions de gouvernance à plat, sortir de la sclérose et des clichés pour repartir sur des bases nouvelles.

Dans la gouvernance des hommes et des nations, les mots sont certes importants mais ce qui compte et reste durablement, ce sont bien les actes et eux seuls. Quittons donc le terrain stérile des intrigues partisanes et laissons la place au génie créateur du peuple malien !

&nbsp;

<strong>Mahamadou Camara</strong>

<strong>Email : <a href="mailto:camara_m2006@yahoo.fr">camara_m2006@yahoo.fr</a></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scandale de l’engrais frelate : Les auteurs connus, les sanctions attendues</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/scandale-de-lengrais-frelate-les-auteurs-connus-les-sanctions-attendues-1010342.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/scandale-de-lengrais-frelate-les-auteurs-connus-les-sanctions-attendues-1010342.html</guid>
<description><![CDATA[ Le fournisseur des 40.000 tonnes d’engrais frelaté aux cotonculteurs a été identifié. En dépit des manœuvres, entreprises au ministère  du Développement Rural, pour maintenir le flou artistique sur ce scandale, qui défie la chronique au sein du monde paysan. Mais les sanctions peinent à tomber. Comme d’habitude.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 11 Jun 2015 13:47:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Que des gens puissent s’amuser à fournir, à nos paysans, des engrais frelatés ! Non ! Il s’agit d’une question de santé publique, de morale et d’éthique avec laquelle je serai intraitable »

Les gestes hauts et forts, et le ton ferme, le président de la République laisse exploser sa colère, face à ce qu’il est convenu d’appeler « le scandale de l’engrais frelaté ». C’était le 26 mai dernier, à la faveur du Conseil Supérieur de l’Agriculture. Et d’ajouter, dans un tonnerre d’applaudissements : « Je ne tolérai aucune espèce de faiblesse dans ce domaine-là ! Tous ceux,  qui pensent pouvoir se jouer de nous, se jouent d’eux-mêmes. Nous les démasquerons et ils auront le sort qu’ils méritent ».

Ces menaces, à peine voilées, s’adressent à ceux qui auraient lancé et attribué   l’appel d’offres. Notamment, Bakary Togola, président de l’Assemblée Permanente de la Chambre d’Agriculture du Mali (APCAM) et le ministre  du Développement Rural ; mais aussi, la SOMADECO-SARL, fournisseur des 40.000 tonnes d’engrais frelaté.

L’enquête, sur cette affaire, a débuté le 1er juin dernier par une commission mise en place à cet effet. Objectif : faire toute la lumière sur cette affaire. Avec, à la clé, un rapport détaillé attendu, dans les jours à venir, par le président de la République.

&nbsp;

Rappel des faits

&nbsp;

Tout est parti d’une lettre confidentielle, envoyée par le ministre ivoirien de  l’Agriculture à son homologue malien, l’informant de la présence, au Port d’Abidjan,  d’engrais de mauvaise qualité destiné au Mali. Lettre que nous avons eu la chance de lire. Mais au lieu d’identifier les fournisseurs de ces engrais frelatés et à les mettre hors d’état de nuire aux récoltes, le ministre du Développement Rural, Bocary Tréta, met le black-out sur cette affaire. Avant d’accuser tous les fournisseurs d’engrais  d’avoir fourni, aux cotonculteurs, de l’engrais de mauvaise qualité.  C’était lors d’une rencontre, organisée courant mars, dans la salle de conférence de son département.

Surprise et colère des fournisseurs d’engrais, qui n’entendent pas se  laisser  mêler à cette affaire. Du coup, la presse s’en mêle, accusant à tort des fournisseurs et fabricants d’engrais, dont la réputation ne souffre d’aucun doute. Sur le plan national, comme sur le plan international.

&nbsp;

La somadeco-sarl dans  le viseur des enquêteurs

&nbsp;

Entre-temps, l’honorable Bafotigui Diallo, député du parti au pouvoir, se saisit de l’affaire. Avant d’envoyer, à Paris et en Lituanie,  des échantillons de l’engrais dit frelaté dans des laboratoires spécialisés.  Les résultats donnent le tournis. Selon le rapport d’analyse de la SGS (Société Générale de Surveillance)  l’engrais fourni par SOMADECO-sarl – du moins si on peut l’appeler ainsi – «  n’a aucune solubilité, ne répond en rien aux normes et ne pourrait que tuer la production nationale ». Et le même rapport d’ajouter : « Il manque jusqu’à 21 nutriments dans l’engrais de Somadeco-sarl, sur les 50 que doit compter la tonne d’engrais livré. Ceci représente donc un manque de l’ordre de 42 % par rapport aux nutriments requis ».

En clair, pour les sols qui seront fertilisés par l’engrais de Somadeco-sarl, les pertes en rendements sont estimées à 42 %. Du moins, si l’on en croit les spécialistes. Et ces 42 % représentent une production de 130.000 tonnes, soit l’équivalent de 40 milliards CFA.

&nbsp;

L’engrais produit par  Toguna Agro-industries  jugé irréprochable

&nbsp;

Pour noyer le poisson dans l’eau et, du coup, jeter l’opprobre sur toutes les sociétés et entreprises retenues à l’issue du dépouillement des plis, le ministre du Développement Rural, Bocary Tréta, avait réuni les fournisseurs d’engrais dans la salle de conférence de son département pour leur annoncer que les engrais livrés, aux cotonculteurs, sont de mauvaise qualité. Sans leur préciser c’est, plutôt, ceux fournis par Somadeco-sarl qui sont mis en cause.

Pour montrer, à l’opinion publique nationale, sous- régionale et internationale, la qualité de ses productions, le Groupe Toguna Agro-industries a, en prélude à la fête du travail célébrée le 1er mai, organisé une journée portes ouvertes. C’était mardi 28 avril.

Entreprise malienne spécialisée dans la production d’engrais agricoles, le Groupe Toguna a lancé ses activités en 2006. Il emploie 900 personnes. Ses engrais se caractérisent, surtout, par leur taux élevé en nutriments.

Depuis le lancement de ses activités, en 2006, aucun client n’a mis la qualité de sa production en doute. Ni au Mali, ni dans  les pays d’Afrique de l’Ouest, dont Toguna Agro-industries est l’unique fournisseur. La qualité des produits de Toguna Agro-industries a été sanctionnée par plusieurs distinctions internationales. Entre autres, l’international Trophy for quality obtenue en 2010 ; Star Quality en 2011 ; l’international Star for quality en 2012….

Contrairement à ce que certains avait tenté de faire croire, Toguna Agro-Industries n’importe pas d’engrais. Mais des matières premières pour la fabrication de ses engrais pour les filières cotonnières et céréalières du Mali. Et des pays de la sous-région ouest-africaine. Ses produits obéissent à la certification ISO.

&nbsp;

<strong>L’engrais frelaté, déjà, livré aux paysans</strong>

&nbsp;

Le plus affligeant, dans cette affaire, c’est la précipitation avec laquelle  Somadeco-sarl  a livré ces engrais frelatés aux paysans. Sans attendre les contrôles en cours. Ce qui laisse supposer qu’elle disposerait de complices dans le circuit.

Plus grave, à la réception, les pauvres paysans auraient été invités à en faire usage. Sans modération. Histoire, peut-être, d’effacer toute trace de ces engrais, jugés nocifs pour les hommes ; mais aussi, pour les céréales qui en seront issues.

D’où la détermination du président de la République à faire toute la lumière sur cette affaire. Afin que les coupables soient démasqués et punis, conformément, à leur crime.

Reste, maintenant, à joindre la parole à l’acte : la  chose la plus difficile pour nos autorités.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déclaration  de  Politique  Générale : Priorité à la sécurité et création de 200.000 emplois</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/declaration-de-politique-generale-priorite-a-la-securite-et-creation-de-200-000-emplois-1010182.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/declaration-de-politique-generale-priorite-a-la-securite-et-creation-de-200-000-emplois-1010182.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Premier ministre Modibo Kéita a articulé sa déclaration de politique générale autour des trois axes  visant à : assurer la sécurité des personnes et la protection de leurs biens dans un environnement de paix ; améliorer les conditions de vie et d’existence des populations  et enfin, promouvoir la justice et l’équité. Il promet aussi la création de 200.000 emplois d’ici 2018.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 11 Jun 2015 13:37:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_1006252" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-1006252" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/DPG-PM-MODIBO-KEITA.jpg" alt="Le Premier ministre à l’Assemblée nationale : La déclaration de politique générale dans ses grandes lignes" width="300" height="200" /> Le Premier ministre MODIBO KEITA à l’Assemblée nationale[/caption]

Il a souligné la nécessité de la  restauration  de  la  paix dans  notre  pays, particulièrement  dans  sa  partie  septentrionale qui reste « une condition essentielle du développement de la sécurité globale, par conséquent de l’accroissement du bien-être et du mieux-être de l’ensemble de nos populations.

Le  paraphe  de  l’Accord  de  paix  intervenu  à  la  suite  des  Pourparlers  inter-maliens  d’Alger  est  un évènement majeur, eu égard à la profondeur et à l’ampleur de la crise institutionnelle et sécuritaire. »

Concernant l’amélioration des conditions de vie et d’existence des populations, il a adopté une   stratégie  qui consiste à  diversifier  l’économie,  en  recentrant  le Programme d’Actions du Gouvernement sur les priorités suivantes : l’amélioration du cadre macro-économique ; le relèvement du pouvoir d’achat des populations ; la modernisation de l’agriculture et la protection de l’environnement. Dans  le  domaine  de  l’accès  à  l’Education, a-t-il dit,  il  s’agira  de  maintenir  un  climat  scolaire  apaisé  par  un dialogue  social  permanent et  de  poursuivre  la  réalisation  d’infrastructures  adéquates  tout  en améliorant la qualité de notre enseignement. Le Premier ministre, Modibo Kéita, a soutenu qu’en matière de Santé, le gouvernement s’attèlera à  mettre en œuvre le plan stratégique national révisé de développement des ressources humaines ;  renforcer  les  infrastructures  sanitaires  par  la  construction  de  nouveaux  Centres  de  Santé Communautaires, Centres de Santé de Référence, du nouvel hôpital de Kayes, du Centre Ophtalmopédiatrique de l’IOTA, des Centres d’Hémodialyse des Hôpitaux de Sikasso et de Mopti.

Dans le secteur de l’emploi, Modibo Kéita promet de créer 200 000 emplois d’ici à l’horizon 2018. A cet effet, a-t-il assuré, il poursuivra la mise en œuvre de la Politique Nationale de l’Emploi et de son Plan d’Actions 2015 -2017, adopté par le Gouvernement, l’élaboration et la mise en œuvre du 3ème Programme Emploi Jeunes et la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre du Programme Décennal de Développement de la Formation Professionnelle.

En matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière, a-t-il indiqué, le Gouvernement a engagé une réforme  institutionnelle  des  services  de  contrôle  de  l’Administration,  fondée  sur  l’efficacité  et  la responsabilité de tous les gestionnaires des ressources publiques.

Le Premier ministre, a affirmé que le 15 mai 2015, le Gouvernement a signé à Bamako, « l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au

Mali ».

Cet accord, a-t-il ajouté,  exprime la ferme volonté du Gouvernement de s’inscrire dans la dynamique de la paix, de la stabilité sociale et de la réconciliation nationale.

&nbsp;

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>5 ans de prison avec sursis pour le violeur et ses 4 complices</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/5-ans-de-prison-avec-sursis-pour-le-violeur-et-ses-4-complices-2-1009982.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/5-ans-de-prison-avec-sursis-pour-le-violeur-et-ses-4-complices-2-1009982.html</guid>
<description><![CDATA[ L’affaire s’est déroulée dans un village de San en 2010. Une femme religieusement mariée, du nom de Aminata Traoré a été violée par l’homme à qui sa main a été religieusement donnée. ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 11 Jun 2015 10:14:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les faits attestent qu’en décembre 2010, les 4 complices de Amadou Zerbo, religieusement marié à Aminata Traoré, ont appelé la femme dans le domicile du mari.  Arrivés dans la chambre, les 4 complices attrapent Aminata Traoré, la neutralisent et Amadou Zerbo passe à l’acte sexuel. Immédiatement après, la femme a eu la présence d’esprit de se diriger immédiatement à la police pour porter plainte contre le violeur et ses complices. A la cours d’assises, jeudi dernier, le violeur, Amadou Zerbo et ses complices ont avoué leur forfait et demandé pardon. Le tribunal les a jugés coupables des faits qui leur sont reprochés, mais leur a accordé des circonstances atténuantes. Ils écopent de 5 ans d’emprisonnement avec sursis. Me Chaïbou Baby, qui a assuré leur défense, nous a exprimé ses préoccupations : « on est en face d’un cas où le couple est religieusement marié. Le mariage est célébré par le ministre du culte. Aujourd’hui, il n’y a pas de différence entre un mariage religieux et un mariage civil. Pourquoi ne verra-t-on pas un jour, un cas où le couple est marié civilement ?  Il faut y prendre garde. Il faut prendre en compte les éléments sociologiques qui nous sont propres. Il ne faut pas légiférer en prenant uniquement en compte l’évolution. » En fait, selon nos sources, la femme a été mariée en catimini, sans être réellement consultée. Ce qui a motivé cette résistance de sa part. Cela ressemble fort à un mariage forcé. Même dans ce cas, il est inadmissible que le marié fasse recours à des complices qui agressent la femme, la retiennent par force, pour qu’il puisse passer à l’acte sexuel.

<strong>  B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>5 ans de prison avec sursis pour le violeur et ses 4 complices</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/5-ans-de-prison-avec-sursis-pour-le-violeur-et-ses-4-complices-1008732.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/5-ans-de-prison-avec-sursis-pour-le-violeur-et-ses-4-complices-1008732.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Jun 2015 14:56:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’affaire s’est déroulée dans un village de San en 2010. Une femme religieusement mariée, du nom de Aminata Traoré a été violée par l’homme à qui sa main a été religieusement donnée. Les faits attestent qu’en décembre 2010, les 4 complices de Amadou Zerbo, religieusement marié à Aminata Traoré, ont appelé la femme dans le domicile du mari.  Arrivés dans la chambre, les 4 complices attrapent Aminata Traoré, la neutralisent et Amadou Zerbo passe à l’acte sexuel. Immédiatement après, la femme a eu la présence d’esprit de se diriger immédiatement à la police pour porter plainte contre le violeur et ses complices. A la cours d’assises, jeudi dernier, le violeur, Amadou Zerbo et ses complices ont avoué leur forfait et demandé pardon. Le tribunal les a jugés coupables des faits qui leur sont reprochés, mais leur a accordé des circonstances atténuantes. Ils écopent de 5 ans d’emprisonnement avec sursis. Me Chaïbou Baby, qui a assuré leur défense, nous a exprimé ses préoccupations : « on est en face d’un cas où le couple est religieusement marié. Le mariage est célébré par le ministre du culte. Aujourd’hui, il n’y a pas de différence entre un mariage religieux et un mariage civil. Pourquoi ne verra-t-on pas un jour, un cas où le couple est marié civilement ?  Il faut y prendre garde. Il faut prendre en compte les éléments sociologiques qui nous sont propres. Il ne faut pas légiférer en prenant uniquement en compte l’évolution. » En fait, selon nos sources, la femme a été mariée en catimini, sans être réellement consultée. Ce qui a motivé cette résistance de sa part. Cela ressemble fort à un mariage forcé. Même dans ce cas, il est inadmissible que le marié fasse recours à des complices qui agressent la femme, la retiennent par force, pour qu’il puisse passer à l’acte sexuel.

<strong>  B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « les fournisseurs de cet engrais pourri seront châtiés, comme dans les affaires précédentes »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-les-fournisseurs-de-cet-engrais-pourri-seront-chaties-comme-dans-les-affaires-precedentes-1008712.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-les-fournisseurs-de-cet-engrais-pourri-seront-chaties-comme-dans-les-affaires-precedentes-1008712.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Jun 2015 14:16:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_944342" align="alignleft" width="300"]<img class="wp-image-944342 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/IBK-president-300x200.jpg" alt="Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita" width="300" height="200" /> Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

« Qu’est-ce que tu fais ici, Le Mollah ? ». Telle est la surprise du président de la République, en nous voyant confortablement assis dans le salon cossu de l’avion présidentiel. Avec, dans une main, un dictaphone. Et, dans l’autre, un verre de « gnamacou-dji » bien glacé. C’était en fin de semaine dernière, au moment où il s’apprêtait à se rendre à Rome, en Italie, pour le sommet sur l’agriculture. Gêné de nous mettre dehors, IBK consent, finalement, à répondre à nos questions. Mais dans la cabine de pilotage, à l’abri des regards….indiscrets.

Mr le président, allez-vous évoquer le scandale de l’engrais frelaté avec le ministre du Développement Rural et le président de l’APCAM, assis au fond de l’avion, et qui ont été cités dans la presse, comme étant les artisans de cette énième affaire de votre mandat ?

&nbsp;

Même s’ils sont cités par la presse, qu’est –ce qui prouve qu’ils sont coupables ? Rien ! En tout cas, jusqu’au moment où je  vous parle, ils ne sont coupables de rien. Et je n’ai aucune intention de leur en parler. Ni à bord de cet avion, ni après. Mais les enquêtes iront à leur terme, comme je l’ai annoncé à l’ouverture du conseil supérieur de l’agriculture.

&nbsp;

Donc, si je vous comprends bien Mr le président, il y’aura des enquêtes ; mais ces enquêtes ne seront pas suivies d’effet !

&nbsp;

Je n’ai pas dit ça, Le Mollah. Je veux dire que, comme d’habitude les coupables seront punis. En clair, les fournisseurs de cet engrais pourri seront châtiés, comme dans les précédentes affaires.

&nbsp;

Mr le président, dans quelle affaire les coupables ont été punis ?

&nbsp;

Y’en a plein ! On peut, entre autres, citer l’affaire des équipements militaires, de l’avion présidentiel, des inondations du quartier Banconi suivies de mort d’homme, etc…….

&nbsp;

Revenons, si vous le voulez bien aux dernières consultations d’Alger, à l’issue desquelles il a été dit que le GATIA quittera Ménaka. Ce à quoi s’oppose, bien entendu, les populations de cette ville qui redoutent la cruauté de la CMA. Allez-vous continuer, Mr le président, continuer à obéir au doigt et à l’œil de la communauté internationale, même contre le gré de nos populations ?

&nbsp;

Ecoute Le Mollah, j’apprécie ta compagnie ; mais le pilote s’impatiente. Nous reprendrons cette conversation à mon retour de Rome.

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong> par Le Mollah Omar </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Femafootgate : le procureur de la république, enfin, saisi du dossier !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/femafootgate-le-procureur-de-la-republique-enfin-saisi-du-dossier-1008692.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/femafootgate-le-procureur-de-la-republique-enfin-saisi-du-dossier-1008692.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Jun 2015 14:07:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_173432" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-173432" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/10/SIEGE-FEMAFOOT.jpg" alt="Le siège du FEMAFOOT - Répartition" width="610" height="468" /> Le siège du FEMAFOOT[/caption]

Appelé « femafootgate », le scandale qui secoue, depuis plus de six mois, la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT vient de franchir un nouveau palier.
Plus connus sous le nom de code de « Frondeurs », ceux qui exigent que toute la lumière soit faite sur la gestion, pour le moins opaque, des fonds de la FEMAFOOT viennent de porter l’affaire devant la justice. En effet, mardi 02 juin, ils ont porté plainte contre les dirigeants de la FEMAFOOT pour « détournement de fonds et abus de biens sociaux » devant le procureur de la République, le célébrissime Daniel Tessogué.
Réputé pour son intégrité morale et intellectuelle, ce « dogonon » pur sucre, fabriqué de toutes pièces par les sonhraïs, aura désormais la lourde tâche de faire la lumière sur les détournements de fonds, supposés ou réels, enregistrés à la FEMAFOOT.
Il s’agit, entre autres, des surfacturations liées aux fameux billets d’avion, à l’éclairage et au gazonnage des stades municipaux à Kita, Kati, Baraouéli et Bamako ; mais surtout, des fonds octroyés à la FEMAFOOT par la FIFA pour lui permettre de financer les activités des clubs. Nos sources, généralement bien informées, parlent de l’équivalent de 370.000 dollars.
Après l’échec des tentatives de conciliation, entreprises par le Comité National Olympique entre les deux parties, c’est désormais à la justice de jouer les « prolongations ». Mais cette fois-ci, ceux qui se croient « intouchables » risquent de ne pas l’être. Surtout, avec l’entrée en scène du « fiston national ».
<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Goundam : 50.000 refugies menaces de catastrophe humanitaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/goundam-50-000-refugies-menaces-de-catastrophe-humanitaire-1008672.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/goundam-50-000-refugies-menaces-de-catastrophe-humanitaire-1008672.html</guid>
<description><![CDATA[ Pour échapper aux assassinats, perpétrés contre eux par la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), près de 50.000 réfugiés viennent d’être accueillis à Goundam, localité située à 90 km de Tombouctou.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Jun 2015 13:53:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_121425" align="aligncenter" width="534"]<img class="size-full wp-image-121425" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/camp-de-refugies-maliens-pres-de-bassiknou_mauritanie.jpg" alt="Un camp de réfugiés maliens, près de Bassiknou" width="534" height="324" /> Un camp de réfugiés maliens, près de Bassiknou, dans le sud de la Mauritanie. | AFP[/caption]

Venus des cercles et arrondissements, ces réfugiés ont tout quitté pour sauver leur peau. Avant de se retrouver sans la moindre assistance. Et vivent dans une affligeante précarité. Ils manquent de tout : argent, habits, toits, denrées alimentaires, eau potable…

Diminués par la maladie ou le poids des ans, certains meurent juste après leur arrivée sur place. D’autres ont perdu la vie sur le chemin de l’exil. Leurs corps sont abandonnés, sans sépulture descente, aux animaux sauvages. Ou aux charognards.

Déjà affectés par la crise, les populations de Goundam-ville sont incapables d’accueillir leurs hôtes dans des conditions descentes. Et c’est avec les larmes aux yeux qu’elles constatent l’hécatombe. Pire, aucune ONG sur place pour subvenir aux besoins de ces réfugiés, abandonnés à leur triste sort. Aucune aide, non plus, du gouvernement.

« La situation est dramatique à Goundam », indique  Mahamane Ibrahim Touré, point focal de l’AMDH (Association Malienne des Droits de l’Homme) dans la région de Tombouctou.

Selon lui, les populations ont fui leurs localités par peur des exactions, perpétrées contre elles par la CMA : assassinats, tortures, rackets…. Sont devenus leurs lots quotidiens. D’où leur fuite vers Goundam où, elles espèrent être à l’abri.

« Avec la présence de l’armée à Goundam, il n’y a pas d’attaque dans la ville pour l’instant. Mais la situation humanitaire de ces 50.000 réfugiés frôle la catastrophe. Et si rien n’est fait pour y remédier, dans les plus brefs délais, ce sera la plus grave catastrophe humanitaire que la ville de Goundam ait connu depuis celle de 1973 », conclut-il.

<strong>Oumar Babi </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ménaka : la pomme de discorde</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/menaka-la-pomme-de-discorde-1008632.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/menaka-la-pomme-de-discorde-1008632.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Jun 2015 13:48:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-1008652" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Alger-.jpg" alt="Ménaka : la pomme de discorde" width="620" height="876" />Dans un communiqué, le gouvernement avait expliqué que, lors des consultations à Alger, la médiation internationale élargie a proposé aux parties deux projets de documents : le premier est intitulé  « relevé de conclusions des consultations préparatoires à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali, issu du processus d’Alger ». Le second document porte sur les arrangements sécuritaires pour une cessation des hostilités sur le terrain, en vue de créer les meilleures conditions de mise en œuvre de l’Accord.

D’après le relevé des conclusions, les consultations se sont articulées autour de trois axes :1-  la mise en place des conditions du parachèvement du processus de signature de l’Accord dans les plus brefs délais et la clarification de la méthodologie et des modalités de mise en œuvre de l’Accord ; 2-  la réaffirmation par les parties au processus d’Alger de leurs engagements en faveur d’une cessation des hostilités ; 3-  l‘examen  des préparatifs engagés pour la mise sur pied du Comité de suivi de l’Accord et pour la tenue, dans les meilleurs délais fixés par l’Accord, de la première réunion de ce Comité. Il convient de signaler, aussi, en 8ème point du document : «  la nécessité du respect par les parties concernées des engagements antérieurs en matière de cessation des hostilités. » Bien entendu, la plateforme du 14 juin 2014 n’a pas signé ces deux documents. En effet, elle estime que la médiation avait déclaré que la négociation était terminée depuis le 1er mars dernier et que de nouvelles signatures consistaient à ajouter de nouveaux éléments à l’Accord signé le 15 mai dernier. Ces évènements tendent à confirmer une certaine opinion selon laquelle la signature du 15 mai est un jeu de dupes. C’est ce que dit, dans une interview du journal Libération, le Français Pierre Boiley, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest : « Il y a eu quelques avancées avec tout un jeu politique autour du rôle de la CMA – Coordination des mouvements de l’Azawad [les groupes touaregs indépendantistes, ndlr] – qui a paraphé mais n’est pas venue signer. Pour la CMA, il s’agit de dire aujourd’hui : nous sommes toujours dans la boucle et on va continuer à négocier. Une grande partie de leur base considère que ces avancées dans le cadre de l’accord sont clairement insuffisantes. Le but de la CMA est donc de rouvrir des rounds de négociation, ce que refuse complètement Bamako officiellement. Mais on voit toutefois que certaines discussions recommencent tout doucement. Reste que la grande cérémonie du 15 mai à Bamako, en présence de la médiation internationale et de l’Europe, est apparue en fait aux yeux des gens, et même des observateurs, comme une vaste fumisterie. Cette cérémonie mettait en scène un camp, celui du pouvoir, qui semblait content de signer… avec lui-même. Mais pas de véritables belligérants qui ont signé. Il y avait ainsi quelque chose d’assez absurde dans cette cérémonie. En fait, il reste un bout de papier qui pourrait servir de base si jamais il y avait, un jour, de bonnes volontés tentées de se manifester… » Pourtant, la Coordination des mouvements de l’AZAWAD pense que ces documents s’insèrent dans une continuité du processus de paix. La CMA, jugeant que ces documents sont une avancée par rapport à leurs revendications, est donc prête à signer l’Accord pour la paix, le 20 juin prochain. En fait, la CMA espère que la question de Ménaka soit vite réglée et que la MINUSMA puisse y déloger la plateforme. Le prétexte avancé est la violation du cessez-le-feu, comme le sous entend le point 8 du relevé des conclusions : « la nécessité du respect par les parties concernées des engagements antérieurs en matière de cessation des hostilités. » Pour Chiaka Aboudou Touré, Représentant spécial de la Commission de la CEDEAO à Bamako, ces deux documents sont une garantie pour l’application de l’Accord. Il a toutefois signalé la question de Ménaka qui doit, selon la CEDEAO, être réglée en faisant sortir de Ménaka «  et le MNLA et le GATIA. » la solution pour lui, consiste dans un premier temps, à faire intervenir les troupes des Nations unies pour occuper Ménaka et ensuite d’y faire entrer les forces de défense et de sécurité du Mali. On se rend bien évidemment compte que la question de Ménaka, aux yeux de la CMA, est considérée comme un préalable et une condition nécessaire pour la signature de l’Accord, le 20 juin prochain.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Mohamed Ali Bathily, ministre des Domaines de l’Etat et des affaires foncières «A Diago, les espaces destinés à la mosquée, au CSCOM, au cimetière et au bois sacré ont tous été morcelés »</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/me-mohamed-ali-bathily-ministre-des-domaines-de-letat-et-des-affaires-foncieres-a-diago-les-espaces-destines-a-la-mosquee-au-cscom-au-cimetiere-et-au-bois-sacre-ont-tous-ete-morcele-1008612.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/me-mohamed-ali-bathily-ministre-des-domaines-de-letat-et-des-affaires-foncieres-a-diago-les-espaces-destines-a-la-mosquee-au-cscom-au-cimetiere-et-au-bois-sacre-ont-tous-ete-morcele-1008612.html</guid>
<description><![CDATA[ C’est ce qu’affirme le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Mohamed Ali Bathily. C’était jeudi dernier, au Centre International de Conférence de Bamako, à la faveur d’une réunion avec les responsables des services des domaines du district de Bamako et de l’intérieur du pays.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Jun 2015 13:01:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-706612" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/12/Mamadou-Bathily1.jpg" alt="Bathily" width="630" height="339" />L’objectif de la réunion était d’informer les agents des services des domaines de la lutte engagée par l’Etat contre la spéculation foncière dans notre pays. L’occasion a été mise à profit par le ministre pour mettre en garde ses collaborateurs qui, en intelligence avec les autorités décentralisées et déconcentrées, spolient les populations de leur terre.

«Lequel d’entre nous restera sans réaction s’il apprenait que la maison où il est né n’appartient plus à sa famille et par le jeu de culture revenait à un inconnu parce que tout simplement quelqu’un dans un bureau en a décidé ainsi. On a beau être sourd, les conséquences des actes de ceux qui sont sensés établir les actes fonciers font du bruit partout. De la gendarmerie à la justice, en passant par la police et les prisons. Des victimes de mauvaise pratique administrative existent partout au Mali. L’Etat ne peut pas être complice de cette forme de spoliation, » c’est en ces termes que le ministre, Mohamed Ali Bathily  commence sa plaidoirie.

Selon le ministre Mohamed Ali Bathily, sans la complicité des agents des services des domaines, ni les maires ni les préfets et sous préfet ni même les agences immobilières n’auraient autant de pouvoir pour semer tant de malheur dans notre société. Et ce ne sont pas les exemples de complicité qui manquent, indique le ministre. « Il y a des dossiers où on a donné des cimetières en titre foncier. Pas loin, à Diago, on a donné la mosquée, le CSCOM, le cimetière, le bois sacré à Faya Immobilière en titre foncier mais c’est quoi ça. Ils sont sur leur terre, ils construisent des mosquées, des dispensaires et quelqu’un dans un bureau attribue cette terre à une société fusse-t-elle immobilière », affirme le ministre, qui poursuit : « dans le district de Bamako, c’est le maire qui donne pour « régularisation » les concessions données en 1978 avec des titres fonciers datant de 2013. Et vous mentionnez ça allégrement dans vos livres fonciers. Mon Dieu! Mon Dieu ! », s’indigne-t-il.

La dernière loi sur le foncier dans notre pays date de 2012. Pourtant, pour le ministre Bathily, il y a urgence à adopter une nouvelle loi. Car la théorie de la domanialité issue de la colonisation qui attribuait la propriété de toutes les terres non immatriculées à l’Etat est appliquée de manière rigoureuse malgré le correctif apporté par l’article 43 de la loi Hamidou Diabaté. Cette théorie qui arrangeait le colon doit être assouplie sinon nous aurions mieux fait de rester colonisés, conclut le ministre Bathily.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité à l’ACI 2000 : des malfrats de plus en plus audacieux</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/insecurite-a-laci-2000-des-malfrats-de-plus-en-plus-audacieux-997042.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/insecurite-a-laci-2000-des-malfrats-de-plus-en-plus-audacieux-997042.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Jun 2015 16:17:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il faut désormais se méfier de circuler dans certains quartiers de l’ACI 2000, à certaines heures. En fait, aujourd’hui, même en pleine journée, les malfrats attaquent de paisibles citoyens. C’est ce qui s’est passé, vendredi dernier, aux environs de 19 heures, entre la bibliothèque nationale et la Direction commerciale des aéroports du Mali. En effet, deux hommes en moto furent braqués par une demi-douzaine de bandits armés. Les bandits ont commencé par tirer en l’air pour dissuader toute personne qui tenterait d’intervenir. Ils se sont ensuite emparés de deux motos Jakarta avant de disparaitre. Les policiers du 14ème arrondissement sont arrivés en retard sur les lieux de l’agression et donné au public des avertissements. La première chose qu’ils ont signalée est d’éviter de croiser à des heures avancées, à l’ACI, des hommes circulant à deux sur des motos, la deuxième remarque, c’est d’éviter- et ceci, ont dit les passants,  est valable même pour les piétons- de circuler la nuit,  dans des endroits isolés et non électrifiés, à l’ACI 2000. C’est donc dire que l’ACI est devenue une zone infréquentable, à certaines heures. Le manque de moyens de la police peut-il justifier une telle insécurité en plein Bamako ? A quoi servent ces fonctionnaires devant assurer la sécurité des personnes s’ils se complaisent à arrêter véhicules et motos aux carrefours, tout en laissant les populations à la merci des malfrats ?

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le MNLA, la France et «l’azawad»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-mnla-la-france-et-lazawad-997022.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-mnla-la-france-et-lazawad-997022.html</guid>
<description><![CDATA[ La communauté touareg ne représente que 11,6% des populations du nord malien.  Soit 0,98% de la population malienne, estimée à 15 millions d’âmes. Pourtant, la CMA ( Coordination des Mouvements de l’Azawad »  se prend à rêver en revendiquent, avec  la complicité tacite  de la France, l’indépendance du septentrion malien qu’elle  appelle, pompeusement, ‘‘l’Azawad’’.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Jun 2015 16:08:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-287332" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/05/mnla-tessalit.jpg" alt="mnla-tessalit" width="310" height="204" />Le MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad)  a réussi, grâce à une communication rodée, à  mettre les Occidentaux dans sa poche, en leur  faisant avaler que leur communauté,  majoritaire au nord du Mali, est en danger. Sensible à la question des minorités dans le monde, certains médias ou lobbies y ont cru. De bonne ou de mauvaise foi.  Et, avec la complicité de Nicolas Sarkozy, l’ex-locataire de l’Elysée qui leur ouvert les portes des  médias français, cette propagande a pris- en l’espace de quelques semaines - des proportions insoupçonnées.

Mais le MNLA et son lobby européen, sont en passe d’être rattrapés par la vérité, celle qu’il a toujours gardée par dévers lui, sur les plateaux de télévision. Et les studios de radio. En réalité, la communauté touareg  ne représente que 11,6% des populations du nord du Mali.

Soit, 0,98% de la population malienne, estimée à 15 millions d’âmes. Du moins, si l’on en croit le recensement de 2009. En clair, face aux communautés sonrhaï, arabes, peulhs, bambara, bellas, bozos, bambara, arabes,  somonos  etc …, les touaregs ne constituent qu’une infime minorité.

Et pourtant, c’est elle qui, à travers ses porte-parole basés en France, passe le plus clair de son temps à embobiner l’Europe, en se faisant passer pour la composante majoritaire au nord du Mali.

&nbsp;

<strong>Azawad, quelle Azawad ?</strong>

&nbsp;

Contrairement aux inepties distillées ça et là par les leaders du MNLA, ‘‘l’Azawad’’ ne représente pas les trois régions du nord malien : Kidal, Gao et Tombouctou. Bien au contraire.

Selon le Pr Bakary Kamian, historien, spécialiste de l’histoire du Mali, ‘‘L’Azawad’’ est une « minuscule région géographique située entre Araouane, Kidal et Tombouctou ».

Cette aire géographique, dit-il, sert de pont entre le Sahara et le Sahel. Mieux, ajoute le Pr Kamian, les touaregs ne sont pas les  premiers habitants de l’Azawad. Ils y ont été précédés par des nomades peulhs.

&nbsp;

110 milliards CFA investis au nord durant ces 20 dernières années

&nbsp;

Autre raison avancée par le MNLA pour expliquer son recours aux armes : l’absence d’infrastructures sociales de base au nord du Mali.

En effet, de 1992 à nos jours, près de 110 milliards CFA -  sur 150 milliards CFA prévus – ont été investis dans des projets de développement au nord du Mali. Bien plus, la gestion de ces fonds a été confiée à des cadres touaregs.

Grâce à ces projets, les conditions de vie des populations du nord se sont améliorées. Avec les forages et les systèmes d’adduction d’eau, l’électricité, la construction des ponts et des barrages, des centres de santé, des écoles, des routes et le financement des projets pour l’insertion des jeunes…

Constitués, essentiellement, d’anciens éléments de la « légion islamique » de Kadhafi, le MNLA est un « monstre » fabriqué de toutes pièces par Nicolas Sarkory, dans les laboratoires de l’Elysée.

&nbsp;

<strong>Le MNLA crée et soutenu  par la France</strong>

&nbsp;

Pour pouvoir éliminer le Guide libyen, la France s’est vu contraint de négocier avec la « légion islamique ».

Composée de touareg originaires du Mali, elle a juré de défendre Kadhafi jusqu’à la dernière goutte de son sang. Car, ils étaient convaincus qu’après la chute de leur « mentor », ils ne seront plus acceptés, en Libye par la population.

Pour les convaincre de lâcher Kadhafi, Nicola Sarkozy leur propose un marché : lâcher Kadhafi contre la promesse de création de leur Etat au nord du Mali. La suite, on la connaît.

Après avoir pillé les magasins d’armes en Libye, les combattants de la « légion islamique » rentrent au Mali à bord de centaines de véhicules 4x4  armés.

&nbsp;

<strong>Le Mali, victime des «  Sarkoziéries » de la France</strong>

&nbsp;

Après quelques semaines de répit, dans les grottes de l’Adrar, ils lancent l’assaut contre certaines garnisons militaires du nord.

Ainsi, le 07 janvier 2012, le président de la République d’alors, Amadou Toumani Touré, leur envoie une délégation. Avec, à sa tête, Mohamed Ag Erlaf, directeur général de l’ANICET.

Elle avait pour mission de recueillir leurs revendications. Mais aussi, de leur faire des propositions pour éviter l’escalade avec l’armée malienne.

Trois jours après, c'est-à-dire le 10 janvier, la ville de Ménaka est attaquée à 6 heures du matin.

Entre –temps, Sarkozy quitte l’Elysée, battu aux présidentielles par Français Hollande. Désormais, sans Nicola Sarkozy qui l’approvisionnait  en armes et en argent frais,  le MNLA n’est plus que l’ombre de lui –même. Chassé de Gao, le 21 juin dernier par le MUJOA, une dissidence d’Aqmi, et de Tombouctou par le groupe islamiste Ançar Dine, le MNLA est invisible au nord du Mali. Et ses porte –paroles, inaudibles sur les plateaux des télévisions françaises.

C’est pour lui sauver la face, que certains Chefs d’Etat de la CEDEAO, réputés comme la voix de la France en Afrique de l’Ouest, poussent les autorités maliennes à négocier avec lui. Et à Combattre les autres : les islamistes. C’en était donc fini avec le MNLA, chassé du nord du Mali par ceux-là même qui l’ont aidé à combattre l’armée sur le terrain : Aqmi, Ançar Dine, Mujao…

Il a fallu attendre la reconquête du nord du Mali, par l’armée française avec le soutien de l’armée malienne, pour voir le MNLA remis en selle à Kidal. En effet, après avoir conquis, côte à côte, les régions de Tombouctou et de Gao, l’armée française demande à l’armée de rester à Gao. Les troupes françaises en profitent pour ramener les combattants du MNLA, dans son sillage, à Kidal. Combattants confinés à la frontière du Burkina Faso où, ils errent comme des fous dans un cimetière. Et dès le lendemain de leur arrivée à Kidal, coup de théâtre : dans un communiqué diffusé sur RFI, le MNLA déclare avoir repris Kidal. Depuis, la huitième région du Mali est occupée par la France, qui semble en avoir fait un département dans le Sahara.

Liée à la rébellion touareg par un deal, portant sur l’exploitation des énormes richesses minières, dont regorge le nord du Mali, l’Elysée a du mal à jouer franc-jeu avec les autorités maliennes sur ce dossier. D’où le sentiment anti-français qui grandit, chaque jour davantage, au sein de l’opinion publique. Organisée la semaine dernière, une marche pour le soutien à l’accord de paix rejeté par la CMA avec la baraka de la France, s’est terminée  par l’incendie du drapeau français. Pour de faire de Kidal, une région touareg, les rebelles avaient entrepris, avec la complicité de la France, d’organiser une « chasse aux noirs » à Kidal. Réputés majoritaires, des centainres de Kidalois noirs avaient été rapatriés de force à Gao à bord de plusieurs dizaines de camions. D’autres ont été poursuivis, dans la ville, avant d’être achevés. Soit d’une balle, soit à coups de gourdins. Plus grave, sous le regard de l’armée française.

Accueillie en héros, en 2012, comme la solution au « mal »  malien, l’arrivée de la France,   au Mali,  s'est révélée plus grave que le mal lui-même. Avec, à la clé, des rebelles,  des jihadistes et des troupes de l’ONU qu’elle manipule au gré de ses humeurs.

<strong>Le Mollah Omar</strong>

<strong>Oumar Babi      </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« Nous avons signé un accord et cet accord nous permet d’avancer, même s’il y’a eu des critiques. »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nous-avons-signe-un-accord-et-cet-accord-nous-permet-davancer-meme-sil-ya-eu-des-critiques-996992.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nous-avons-signe-un-accord-et-cet-accord-nous-permet-davancer-meme-sil-ya-eu-des-critiques-996992.html</guid>
<description><![CDATA[ Après la marche et la lecture de la déclaration de l’ADCG, nous avons interrogé des participants à la manifestation, dont l’ancien Premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, l’ancien ministre de la Santé, Oumar Ibrahim Touré et le président du RAMAT, Abdoulaye Macko.

Oumar Ibrahim Touré, ancien ministre de la santé

« Nous avons signé un accord et cet accord nous permet d’avancer, même s’il y’a eu des critiques. » ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Jun 2015 14:07:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><img class="aligncenter size-full wp-image-970662" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/signature-reconciliationjpg.jpg" alt="Accord de paix au Mali : Que de confusion !" width="620" height="350" /></strong>

Les populations du cercle de Goundam  subissent au quotidien des exactions. Il n’y a pas un jour sans qu’il y ait violence, assassinat, enlèvement. Aujourd’hui, la situation est particulièrement difficile. Il est tout à fait indiqué pour nous, ressortissants du cercle de Goundam, de nous mobiliser pour attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la situation que vit la population du cercle. Il nous faut aussi interpeller les pouvoirs publics qui doivent sécuriser l’ensemble des populations du Mali. L’impression que les populations du cercle de Goundam ont, est qu’elles sont totalement abandonnées. Il est de notre devoir aussi, de dire aux populations, que l’Etat déploie d’énormes efforts et ce n’est pas du tout un abandon, mais nous pensons qu’il y a des actions qui devraient être diligentées, mais notre rôle est d’attirer l’attention de tout le monde pour que tout le monde se mobilise afin que la situation s’améliore.  Nous avons signé un accord et cet accord nous permet d’avancer, même s’il y’a eu des critiques.  Il s’agit de persévérer pour que tous ceux qui n’ont pas encore  adhéré à cet accord puissent le faire prochainement. A partir du moment où cet accord a été paraphé, nous avons bon espoir que, rapidement, les choses vont rentrer dans l’ordre et  ce banditisme résiduel, nous allons nous donner la main pour le combattre.  Je demande aux populations de garder leur calme et de ne pas faire d’amalgame, parce que nous sommes de Goundam et chaque famille a son tamashek et chaque famille tamashek a sa famille sonrhaï, nous avons tous vécu ensemble, nous somme nés ensemble, nous avons grandi ensemble, je crois que ce socle là doit rester,  quelques soient les difficultés. Nous pensons à ces populations comme l’Etat malien également, mais ce sont les difficultés du moment et nous allons nous donner la main pour aplanir ces difficultés.

<strong>Abdoulaye Macko, président du RAMAT</strong>

« Ceux qui sèment le désordre dans le cercle de Goundam doivent être inquiétés, jusque dans leurs derniers retranchements »

C’est une marche des responsables du cercle de Goundam pour la paix. Depuis deux mois, les régions nord du Mali sont très éprouvées, particulièrement les cercles de Goundam et de Rharous. A travers cette marche, nous dénonçons toutes les exactions. Dans le cercle de Goundam, il n’y a pratiquement pas de sécurité. Les gens sont rançonnés, tués,  chassés, d’un village à l’autre. Des villages entiers se sont déplacés à l’intérieur du cercle pour aller dans d’autres villages ou dans les grandes villes. Il y a la présence de la MINUSMA, de quelques agents de sécurité, mais cela  ne suffit pas.  Nous attirons l’attention des autorités qu’elles doivent  protéger les populations. Ceux qui sèment le désordre dans le cercle doivent être inquiétés, jusque dans leurs derniers retranchements. Il faut qu’ils reviennent rapidement à la paix.

L’affaire doit être réglée le plus tôt possible, sinon, on est menacé par une guerre civile. Dieu merci, jusqu’à présent, il n’y a pas eu de sédentaires par rapport à ce qui se passe, mais si ça continue,  cela peut arriver un jour, que Dieu nous en garde. A propos de l’accord, il faut que tout le monde signe. Si la CMA veut le bonheur  des populations du Nord, il faut qu’elle signe. On ne peut plus toucher au contenu de l’accord, mais les discussions ne sont pas pour autant fermées. Nous sommes en démocratie, nous avons choisi de régler nos différends et nos incompréhensions par la discussion. Si c’est par la force, c’est l’anarchie. Je pense que cette marche fera tâche d’huile, car, il y avait un Premier ministre, des ministres, les grands cadres et notabilités de Goundam.

<strong>Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, ancien Premier ministre</strong>

«  Il faut continuer à discuter »

Cette marche est une manifestation de solidarité envers les populations du Nord. Concernant l’accord, il faut continuer à discuter avec eux pour trouver un terrain d’entente.

<strong>Propos recueillis par Baba Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les ressortissants de Goundam battent le pavé pour la fin des exactions perpétrées contre les populations, par la CMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-ressortissants-de-goundam-battent-le-pave-pour-la-fin-des-exactions-perpetrees-contre-les-populations-par-la-cma-996972.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-ressortissants-de-goundam-battent-le-pave-pour-la-fin-des-exactions-perpetrees-contre-les-populations-par-la-cma-996972.html</guid>
<description><![CDATA[ L’association pour le développement du cercle de Goundam (ADCG) a organisé une marche, dimanche dernier, du Monument de la Paix à l’ex- Ecole normale supérieure. Les banderoles et slogans exprimaient : « La paix à Goundam, la sécurité à Goundam, Vive la réconciliation et l’unité nationale, vive le Mali. L’armée, la police, la gendarmerie et l’administration à Goundam. » dans la foule, on notait la présence de l’ancien Premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, l’ancien ministre de la Santé, Oumar Ibrahim Touré, le président du RAMAT, Abdoulaye Macko, ainsi que des cadres et notabilités de Goundam.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Jun 2015 13:55:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_114880" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-114880" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/Goundam.jpg" alt="Attaque contre les FAMA à Goundam : Le chef de peloton, son adjoint et un enfant tués…" width="310" height="232" /> Dans la région désertique de Goundam au Mali.<br />Source: Action, solidarité, communication[/caption]

Arrivés à l’ex- Ecole normale supérieure, les marcheurs ont suivi avec attention la déclaration de l’ADCG, lue par son président, Mohamed Fall Ould Mohamed. Les ressortissants du Cercle de Goundam et sympathisants ont attiré l’attention des marcheurs et celle de la communauté internationale sur les exactions et les assassinats commis dans le cercle de Goundam. C’est à ce titre qu’ils ont cité : l’assassinat du commandant de la brigade de gendarmerie de Goundam, par la suite, celle du chef de peloton de la garde, de son adjoint et d’un petit enfant, le pillage du village de M’Bouna, les pillages plusieurs fois répétés du village de Bintagoungou, les multiples pillages des villages de Echel, Tamachkoyen, Douetiré et des villages environnants. Le président de l’ADCG a, aussi, signalé les attaques de Tin-Tellout à mi-chemin entre Goundam et Tombouctou, le rançonnage systématique et répété des villages de Adarmalane, Tin-Aicha, Bankor, Zouera, « tous situés sur un axe tristement célèbre étant devenu le passage privilégié mais bien connu des cohortes de véhicules rebelles faisant le relai entre la base de la CMA de Foita et celle de Ber et le récent assassinat d’un marabout dans le nord du lac Faguibine », a-t-il précisé. Mohamed Fall Ould Mohamed a ajouté : « En vérité, le chapelet des exactions commises sur nos pères, nos mères, nos frères et sœurs, déjà soumis aux affres des conditions climatiques peu clémentes (sécheresse, manque d’eau dans les lacs…) ne peut s’égrainer dans ce modique texte de simple rappel. » Il a fait état des conséquences directs des exactions : déplacements massifs de familles nomades du cercle pour les camps de réfugiés de la Mauritanie, déplacements internes tous azimuts de populations sédentaires vers des localités plus au sud, d’une rive à l’autre du lac Faguibine ou vers les centres urbains de Tonka et de Goundam, une sorte de panique générale de populations surprises par un regain inattendu de violence, la destruction des quelques services sociaux de base (école, santé) et des marchés et commerce, un début de départ des agents des services publics et de l’Etat. « En somme, a dit Mohamed Fall Ould Mohamed, un spectacle de désolation : des camps de déplacés improvisés aux abords des grandes agglomérations, mais surtout des familles en errance avec leurs balluchons en bandoulières. Malgré tout cela, nous sommes au regret de constater que les auteurs de ces attaques au cours desquelles nos populations subissent des humiliations de toute nature et des enlèvements de personnes dans les villages, n’ont à ce jour, fait l’objet d’aucune riposte, d’aucune interpellation, encore moins d’arrestations. Faut-il admettre que Goundam est désormais exclu du territoire malien, ainsi que cela transparait dans le sentiment qu’ont les populations de cette zone ? » Il a laissé entendre que les populations du cercle de Goundam, à l’instar de celles de bien d’autres zones de la région de Tombouctou, qui n’ont pas perçu la nécessaire manifestation de solidarité nationale, ont de plus en plus le sentiment d’une indifférence de la part du pouvoir central, le sentiment d’avoir été abandonnées. L’ADCG, en réaffirmant son attachement à la paix et au vivre ensemble, a prévenu les auteurs et complices des exactions, qu’elle ne saurait rester impassible et tolérer la désolation des populations. Elle considère que le dessein des groupes armés qui perpétuent ces attaques est d’entamer durablement son potentiel de cohésion social et de vivre ensemble. Cependant, l’ADCG appelle les populations meurtries et dépouillées du cercle de Goundam à ne pas céder à la provocation, à éviter toute forme d’amalgame. Elle interpelle les pouvoirs publics afin qu’ils assurent ainsi qu’il se doit la protection des personnes et des biens. Pour l’association, la responsabilité de l’Etat est de sévir avant qu’il ne soit trop tard. L’ADCG reste mobilisée pour soutenir le processus de paix et de réconciliation nationale.
B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législatives en commune V : Les électeurs rechignent à se rendre aux urnes</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/legislatives-en-commune-v-les-electeurs-rechignent-a-se-rendre-aux-urnes-996952.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/legislatives-en-commune-v-les-electeurs-rechignent-a-se-rendre-aux-urnes-996952.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Jun 2015 13:49:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dimanche dernier, en commune V du district de Bamako, les électeurs ne se sont pas déplacés pour voter, lors du premier tour du scrutin des élections législatives partielles. Dans les centres de vote, à Baco-Djicoroni, Torokorobougou, Kalabancoura, Daoudabougou, le taux de participation, dans la matinée était dérisoire. Les bureaux comptabilisaient une vingtaine de votants. Certains agents de bureaux de vote ont dénoncé l’improvisation dans l’organisation du scrutin. Plusieurs électeurs ont eu des difficultés pour retrouver leurs noms sur les listes électorales. Du coup, certains électeurs, lassés, sont retournés chez eux, sans voter. Rappelons que 14 candidats sont en lice pour occuper le siège vacant de feu Mme Oumou Kéita, du RPM. Parmi ces candidats, Mme Togola Marie Nana du RPM fait figure de favorite.
<strong>B.D.</strong>
Législative partielle en commune V: le RPM prend une baffe !
Les populations de la Commune V du district de Bamako étaient appelées à se rendre aux urnes. C’était dimanche dernier, pour élire un député afin de pourvoir le siège laissé vacant, suite au décès de l’honorable Oumou Simbo Keita, députée RPM. En dépit des moyens déployés par le RPM, la population a boycotté l’élection. Infligeant au passage une gifle au parti au pouvoir.
« Le taux de participation est très faible. Nous avons reçu 23 votants sur 500 inscrits », tel est le commentaire d’un délégué de la CENI au centre du Lycée Nièta à Kalaban-coura dans le bureau n°09, à quelques minutes de la fermeture des bureaux de vote. C’est à l’image de la quasi-totalité des bureaux de vote de tous les centres de vote.
Pour certains observateurs, le faible taux de participation est le résultat du fait que les élections partielles ne mobilisent habituellement pas du monde. Pour d’autres, les difficultés liées au changement de bureau de vote ont découragé certains électeurs. Encore que pour avoir des difficultés pour retrouver son bureau de vote, il faut, d’abord, s’intéresser à l’élection. Ce qui était loin d’être le cas, donc, les vraies raisons de ce boycott sont ailleurs.
Entre août 2013 et mai 2015, il s’est passé 20 mois, le temps que prenne fin l’illusion de certains électeurs au lendemain de la brillante élection du président IBK à la tête du pays. Un engouement réel avait alors poussé certains indécis à se rendre aux urnes. Certes, les élections présidentielles sont différentes des élections législatives partielles, mais le principe reste le même. Un candidat, représentant le plus souvent un parti politique, sollicite les voix de ses concitoyens, dans le cadre de ce parti. C’est dire que moins de 2 ans après l’accession du parti Rassemblement Pour le Mali au pouvoir, l’engouement qui animait ses militants a disparu. On ne le dira jamais assez, en élisant le président IBK, les Maliens s’attendaient à voir certaines pratiques révolues. Mais la politique du déjà vu s’est installée et elle agace. La volonté de changement qui animait s’estompe. Pire, les vieilles habitudes ayant la vie dure, les mauvaises pratiques fusent. La corruption, le taux de chômage, le népotisme dans les recrutements, la vie chère, bref, tous les maux que les populations voulaient voir disparaitre sont là. Bien présents.
La candidate du RPM a de fortes chances de remporter cette élection partielle si les tendances se confirment. Là, n’est pas le problème. Mais en ne se rendant pas aux urnes, les populations veulent que le parti au pouvoir prenne le pouls de la déception sociale.
Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attaques répétées de la CMA : Les populations fuient !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/attaques-repetees-de-la-cma-les-populations-fuient-996902.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/attaques-repetees-de-la-cma-les-populations-fuient-996902.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Jun 2015 13:43:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-980852" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/cma.jpg" alt="Le nord en feu : A quand la fin du chaos ?" width="900" height="507" />Dans un communiqué, le Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué qu’«environ 31.000 personnes ont été obligées de fuir, au cours des deux dernières semaines, la plupart dans la région de Tombouctou, suite à une escalade d’attaques par des groupes armés». 500 personnes, selon le communiqué, ont traversé la frontière vers le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso.  Le HCR annonce des chiffres plus importants de déplacements de populations et de réfugiés (15.000). Selon des témoins, après l’assassinat, vendredi dernier, de l’élu local, Mohamadou El Maouloud Ag Mohamadoun, sur un site de déplacés, à Halima, localité située à une centaine de Kms de la ville de Tombouctou, beaucoup de personnes ont fui la zone. Des localités de Tombouctou, Goundam, Rharous, sont en train d’être désertées par des populations qui cherchent à préserver leurs vies face aux attaques récurrentes de la CMA. Le président du Ramat, Abdoulaye Macko, nous a fait savoir, dimanche dernier, que, « dans le cercle de Goundam, il n’y a pratiquement pas de sécurité. Les gens sont rançonnés, tués,  chassés, d’un village à l’autre. Des villages entiers se sont déplacés à l’intérieur du cercle pour aller dans d’autres villages ou dans les grandes villes. » L’Association pour le développement du cercle de Goundam, signale que les conséquences directes des exactions à Goundam poussent les populations à se  déplacer massivement vers les camps de réfugiés de la Mauritanie, vers les localités du sud ou vers les centres urbains. Face à cette violence aveugle de la CMA, les populations sont désemparées.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « je félicite  la presse privée malienne, qui s’est montrée à la hauteur de l’enjeu ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-je-felicite-la-presse-privee-malienne-qui-sest-montree-a-la-hauteur-de-lenjeu-996872.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-je-felicite-la-presse-privee-malienne-qui-sest-montree-a-la-hauteur-de-lenjeu-996872.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Jun 2015 13:35:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_881772" align="alignleft" width="300"]<img class="wp-image-881772 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/IBK-26-mars-300x205.jpg" alt="Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita" width="300" height="205" /> Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

Pour « avoir mangé le piment des Maliens avec sa bouche », le 15 mai dernier au Centre International de Conférence de Bamako, en faisant remonter les bretelles, pardon Les-desous à Ladesous (Hervé), IBK est au faîte de sa gloire. Et le président de la République ne semble pas bouder son plaisir. Pour la première fois, il est soutenu par l’ensemble de la presse malienne. Surtout, la presse privée….. de presse, qui perçoit le dernier article de notre confrère Médiapart comme un abject chantage, brandi par l’Elysée pour forcer IBK à accepter la partition de son pays, réclamée par la rébellion touareg. Avec la complicité de la France.  Et c’est avec le sourire aux lèvres, et les bras ouverts, qu’IBK nous accueille à sa somptueuse résidence de Sébéninkoro, après de chaleureuses accolades. « Ah Le Mollah, ça fait une semaine, jour pour jour, que je ne t’ai pas vu ! Tu commences, vraiment, à me manquer Le Mollah sans barbe….. de mollah », ajoute-t-il avant de m’entrainer dans le salon.

<strong>Vous débordez d’enthousiasme aujourd’hui, Mr le président !</strong>

Depuis que j’ai  fait remonter «  Les-dessous »  à Ladesous, pardon les bretelles du dessous de Ladesous, je me sens vivre, libérer de toute ma colère qui m’étouffe depuis plus d’un an. En laissant parler mon cœur, le 15 mai dernier au Centre International de Conférence de Bamako, j’étais loin d’imaginer que ma côte de popularité allait remonter au sein de l’opinion publique nationale et internationale, y compris en France où, tout semble mis en œuvre pour me mettre dos à dos avec les Maliens qui m’ont porté au pouvoir avec plus de 77,3 % des voix.

Je profite de ton micro, Le Mollah imberbe, pour féliciter la presse nationale. Surtout, la presse privée…… de presse pour son patriotisme et son professionnalisme au lendemain de la parution du fameux article de Médiapart. Dont le but évident est de trainer mon honneur et ma réputation dans la boue. Mais il a échoué. Si la France a son journal « Le monde » ou Médiapart, le Mali a, aussi, son « Indépendant », son « canard déchaîné », avec ses caricatures qui n’ont rien à envier à celles de « Charlie ». A ce propos, je le dis en off, la caricature de ta une  de la semaine dernière m’a beaucoup fait marrer. Le Mollah, tu étais tellement inspiré que, tu as dit ce que je ressentais au fond de moi. Et mieux, mot pour mot. Chapeau l’artiste !

&nbsp;

Pourtant, vous n’avez  pas, toujours,  été sur la même longueur d’onde que la presse privée, que vous avez toujours critiqué pour son manque de professionnalisme..

&nbsp;

Je sais ! Mais ça, c’est du passé. Désormais, le gouvernement fera tout ce qu’il faut pour la presse malienne. Parole du « Kankélintigui » !

&nbsp;

Cela fait deux ans que l’aide à la presse, estimée à 200 millions CFA par an, n’a pas été octroyée à la presse privée. En Côte- d’Ivoire ou au Sénégal, elle dépasse 1 milliard CFA…..

&nbsp;

Tout sera fait pour cela, Le Mollah ! Pour les années à venir, je n’irais pas jusqu’au milliard, mais l’aide à la presse sera revue à la hausse, de façon substantielle.

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong> par Le Mollah Omar</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix : Abdoulaye Diop a souligné «  qu’ils sont à Alger pour aller encore plus vite »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-abdoulaye-diop-a-souligne-quils-sont-a-alger-pour-aller-encore-plus-vite-996852.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-abdoulaye-diop-a-souligne-quils-sont-a-alger-pour-aller-encore-plus-vite-996852.html</guid>
<description><![CDATA[ Les parties prenantes au processus de paix sont à Alger dans le cadre des consultations annoncées par la médiation internationale. En effet, après la signature de l’accord, les temps sont désormais comptés et il faut passer aux étapes suivantes.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Jun 2015 13:26:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_761902" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-761902" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/abdoulaye-Diop.jpg" alt="Abdoulaye Diop" width="315" height="272" /> Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères[/caption]

Dans un communiqué, la médiation internationale avait annoncé qu’elle « organisera, à compter du 25 mai 2015, à Alger, comme convenu précédemment, une série de consultations destinées à mettre en place les conditions du parachèvement du processus de signature de l'accord dans les plus brefs délais. Ces consultations seront également l'occasion pour les parties de réaffirmer leur engagement en faveur d'une cessation totale et définitive des hostilités » La médiation avait, aussi, lancé un appel « aux parties n'ayant pas encore signé l'accord à le faire dans les meilleurs délais ». Selon le communiqué, la médiation devait désigner un groupe d'experts ayant pour mission « d'engager immédiatement les préparatifs pour la mise sur pied du Comité de suivi de l'accord et la tenue dans les délais les plus rapprochés, de la première réunion de cette instance ». « Ce groupe, selon la médiation, est également mandaté à l'effet de proposer, au Comité de suivi, un échéancier précis pour la mise en œuvre de l'accord » C’est dans ce cadre que le ministre des Affaires étrangères, de l'intégration africaine et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, a appelé, à Alger, la Coordination des mouvements de l'AZAWAD (CMA), à signer au "plus vite" l'Accord de paix et de réconciliation nationale au Mali pour résoudre durablement la situation sécuritaire du pays. Il avait ajouté que l'Accord de paix et de réconciliation nationale au Mali offrait "tous les outils nécessaires pour résoudre durablement la situation sécuritaire sur le terrain" qui est, a-t-il dit, "relativement fragile". Abdoulaye Diop a souligné que c'est en gardant à l'esprit tout ce contexte qu’ils sont à Alger pour aller « encore plus vite », afin que le Comité de mise en oeuvre de l'accord de Bamako, issu du processus d'Alger, soit vite mis en place et qu’ils puissent entrer dans une phase active, pour pouvoir stabiliser la situation du Mali. Selon l’APS, « le chef de la délégation et représentant de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), Bilal Ag Cherif s'est dit convaincu, à Alger, que les efforts déployés par la médiation internationale menée par l'Algérie pour un règlement pacifique et permanent de la crise au Mali seront couronnés de succès".
<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La MINUSMA&#45; CMA : deux faces d’une même médaille ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-minusma-cma-deux-faces-dune-meme-medaille-996802.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-minusma-cma-deux-faces-dune-meme-medaille-996802.html</guid>
<description><![CDATA[ Après avoir été chassée, comme un malpropre, de Ménaka par le GATIA, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) s’est livrée à un massacre dans les villes de Bintagoungou, Diré, Goundam, Douékiré ; mais aussi, à Tessit, Tin-Fatimata et Tin Hamma. Des civils innocents ont été massacrés de sang- froid. Et leurs biens emportés. Au nez et à la barbe de la Minusma.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Jun 2015 13:22:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-992682" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/Menaka.jpg" alt="La MINUSMA- CMA : deux faces d’une même médaille ?" width="720" height="407" />Livrées à elles-mêmes, ou presque, les populations du nord ont décidé, désormais, de s’organiser en milices d’autodéfense pour assurer leur propre sécurité. Très remontés contre la Minusma, qui a transporté les blessés de la CMA à Gao après sa débâcle de Ménaka, les jeunes de la Cité des Askia ont pris d’assaut l’hôpital de Gao pour « dégager » les blessés du MNLA. Même réaction à Ansongo et Ménaka.

A Tombouctou, la représentante de la Minusma a été déclarée persona non grata dans la ville. Elle est soupçonnée de soutenir la rébellion. Ouvertement.  Face à la révolte des populations du nord, toutes communautés confondues, la médiation internationale a décidé d’aller jusqu’au bout du processus. Avec ou sans la CMA. A Alger où, devrait se tenir une réunion, entre les représentants du gouvernement malien et ceux de la CMA, Ramtane Lamamra, ministre algérien des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale, a été clair face aux tergiversations de la CMA. Le processus de paix ira à son terme. Avec ou sans la CMA.

Réuni à Bamako, un groupe d’experts seraient déjà au travail pour la mise en route de l’accord de paix et de réconciliation, signé le 15 mai par toutes les parties, sauf la CMA.

Composée du MNLA, du HCUA et du MAA-dissident, la CMA erre dans le désert. Comme un fou dans un cimetière. Avec le soutien de la France, muette et aveugle, face aux horreurs que vivent les populations civiles. Quotidiennement.

<strong>Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CMA au bord de l’implosion</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-cma-au-bord-de-limplosion-996762.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-cma-au-bord-de-limplosion-996762.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Jun 2015 13:18:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-996812" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/06/IBK-Hollande.jpg" alt="La CMA au bord de l’implosion : ° SA MACHINE DE GUERRE DETRUITE PAR LE GATIA ° Ses chefs militaires, dont les fils de Mohamed Ag  Intallah et de cheick haoussa, tues au combat ° KIDAL SOUS CONTROLE DE LA France" width="620" height="876" />

<strong>  ° SA MACHINE DE GUERRE DETRUITE PAR LE GATIA ° Ses chefs militaires, dont les fils de Mohamed Ag  Intallah et de cheick haoussa, tues au combat ° KIDAL SOUS CONTROLE DE LA France</strong>

Avec ses principaux chefs militaires anéantis, son matériel de guerre réduit à sa plus simple expression et ses centaines  de combattants enterrés à Ménaka, ou agonisants à l’hôpital de Kidal, faute de soins,  la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) est invisible, ou presque, à Kidal. Une ville passée, désormais, sous le contrôle de la force Barkhane. Curieusement.

Jamais la CMA n’a perdu autant de matériels et d’hommes sur le théâtre des opérations. Outre les dizaines de véhicules détruits, ou abandonnés aux combats, la CMA – regroupant le MNLA, le HCUA et le MAA-dissident – vient de perdre ses illustres chefs de guerre. C’était aux fratricides combats du vendredi 15 mai, qui les a opposés au mouvement d’autodéfense Imghad,  GATIA. Depuis quelques jours, aucune attaque n’a été enregistrée au nord. Réputés « invincibles »,  Les  lions du désert semble avoir perdu ses griffes. Mais aussi, leurs crocs. Les fils de Mohamed Ag Intallah et de Cheick Haoussa, qui dirigeaient les combats, tués sur le théâtre des opérations

Tout a débuté, vendredi 15 mai. Il est 13 heures quand nous recevons ce message d’un haut responsable du GATIA sur notre téléphone : « la CMA a attaqué, il y a une heure, nos positions, à 30km de la ville. Les hostilités ont démarré il y a une heure ». Les combats sont durs. Très durs. Trop durs.

Pour la première fois, depuis le début de cette crise, les combattants en sont venus au corps à corps. On ne se vise plus à distance et l’arme lourde ; mais  à la baïonnette. A l’issue des combats, qui ont duré plus de cinq heures d’horloge, la CMA a été défait. Avec, à la clé, son matériel roulant décimé. S’y ajoutent  des centaines de combattants tués. Au rang de ceux-ci, Khaled Ag Intallah, fils de Mohamed Ag Intallah.

Connu pour sa cruauté, Khaled Ag Intallah, a été  élevé par Alghabas Ag Intallah, son oncle et non moins leader du HCUA (Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad), dont il   était le chef des opérations militaires. Depuis le 15 mai, il est porté disparu. Son père, Mohamed Ag Intallah,  avec qui il était en froid, a remué ciel et terre pour le trouver. Sans succès. Il ne figure ni parmi les centaines de blessés, abandonnés à eux-mêmes à l’hôpital de Kidal ; ni parmi les réseaux de trafiquants de drogue, qui écument la zone. Envolé !

Mortellement atteint, il aurait été enterré à Ménaka, avec ses compagnons d’infortune, dans des fosses communes. Du moins, si l’on en croit un haut responsable du GATIA.Autre célèbre disparu dans les combats de Ménaka : Mohamed Cheick Ag Haoussa. Fils du terrible Cheick Haoussa, chef des opérations militaires du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad), il aurait, lui aussi, passé l’arme à gauche. En revanche, son père, donné pour mort par la presse, serait évacué au Maroc pour des soins intensifs.

L’ « invincible » Bâ Ag Moussa, cloué sur son lit par une grave hémorragie interne

Quant au tout-puissant Bâ Ag Moussa, chef de guerre du HCUA, il souffrirait d’une hémorragie interne. Qui l’empêcherait de quitter son lit, sur lequel il est cloué depuis le 15 mai 2015. Divers témoignages, en provenance de la capitale de l’Adrar, laissent entendre qu’il ne survivrait pas à cette vilaine blessure, qu’il a reçue pendant les combats du 15 mai.

A ces illustres blessés et morts, il faut ajouter des centaines de blessés anonymes, qui agonisent à l’hôpital de Kidal, faute de soins. Chaque jour que Dieu fait, ils passent de vie à trépas. Non sans maudire leurs chefs hiérarchiques et la France, accusés de les avoir précipités dans une guerre sans issue.

Vivant de rackets et de pillage des biens des populations civiles, les leaders de la CMA ont mis en place une stratégie imparable à leurs yeux : nommés chefs de guerre, leurs enfants dirigeaient leurs opérations sur le terrain ; leurs parents ne leur venaient en aide qu’en cas de besoin.

La violence des combats, le 15 mai dernier, s’explique par son caractère revanchard. Occupant la Ville de Ménaka, qu’il a prise à l’armée malienne, le MNLA a, à la mi-avril, provoqué un détachement du GATIA dans la zone. En l’espace de quelques heures de combats, Ménaka passe sous le contrôle du GATIA. Chose jugée inadmissible pour la CMA. Composée du MNLA, du HCUA et du MAA-dissident, elle a mutualisé ses forces. Avant de se lancer à la reconquête de Ménaka. C’était jeudi 30 avril, aux environs de 8 heures. Les combats, qui ont duré toute la journée, se sont soldés par une nouvelle défaite de la CMA. Bilan : plusieurs blessés et morts et sept véhicules saisis, côté CMA, dont le V6 du chef d’état-major de la CMA : le colonel Hamed Najim. De son côté, le GATIA déplore un mort et trois blessés. Le 30 avril, aux environs de 16 heures, le chef d’état-major de la CMA est rentré, à Kidal, avec plus de six véhicules 4X4 bourrés de cadavres. Et le moral dans les chaussettes.

Les rebelles invisibles à Kidal, désormais, sous le contrôle de la France

Arrivée, à Ménaka,  juste après la défaite de la CMA, la Minusma tente de convaincre le GATIA de reprendre ses positions initiales. Colère de la population, qui a exigé au GATIA de rester sur place pour assurer sa sécurité. Toute honte bue, la Minusma n’a eu d’autre choix que de d’acquiescer.

L’occupation  de Ménaka, ville située aux frontières du Niger et du Burkina Faso,  par le GATIA, permet au mouvement d’autodéfense imghad de mettre fin aux attaques des populations civiles au nord-est du Mali ; mais aussi, de lutter contre les réseaux de trafic de drogue, contrôlés par le MNLA, le HCUA et le MAA-dissident.

Alors que toutes les parties étaient invitées, par la médiation et la communauté internationale, à la signature de l’accord de paix et de réconciliation nationale au Mali, à Bamako le 15 mai dernier, la CMA lance, à la surprise générale, l’assaut contre Ménaka. Mal lui en a pris. Des centaines de combattants ont été tués. Ses chefs de guerre anéantis ou agonisants dans une mare de sang à Kidal. Et leur machine de guerre réduite à sa plus simple expression.

« La CMA croyait nous divertir, en s’attaquant à d’autres villes à Tombouctou et à Gao. Mais elle ignorait que nous maîtrisions le terrain et les armes mieux qu’elle », précise notre source.

Repliés à Kidal, près toutes ces défaites, la CMA et ses  rares combattants se font discrets dans la capitale de l’Adrar. Ils ont abandonné même les check-points qu’ils y occupaient depuis plus de deux ans. Et depuis, c’est la force Barkhane qui contrôle la ville. Sans qu’on sache trop pourquoi. Officiellement, l’armée française est chargée de lutter contre les jihadistes, qui écument la zone.

« Si nous le voulons, nous rentrons à Kidal, sans tirer le moindre coup de feu. Car, nous n’aurons aucune résistance en face. Mais nous ne voulons pas être à l’origine d’un incident diplomatique avec la France », ajoute le haut responsable du GATIA.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Adoption par l’AN du projet de loi sur le Bureau d’Information sur le Crédit : L’exposé convaincant du ministre Abdel Karim Konaté</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/adoption-par-lan-du-projet-de-loi-sur-le-bureau-dinformation-sur-le-credit-lexpose-convaincant-du-ministre-abdel-karim-konate-996782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/adoption-par-lan-du-projet-de-loi-sur-le-bureau-dinformation-sur-le-credit-lexpose-convaincant-du-ministre-abdel-karim-konate-996782.html</guid>
<description><![CDATA[ Après le brillant exposé du ministre Abdel Kader Konaté qui représentait  son collègue de l’Economie et des Finances empêché, les députés de l’Assemblée nationale, réunis en séance plénière le vendredi 29 mai dernier, ont adopté, à l’unanimité, le projet de loi portant réglementation des Bureaux d’Information sur le Crédit (BIC).
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Jun 2015 12:47:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_91236" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-91236" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/Abdel_kader_konate.jpg" alt="Le ministre du commerce Abdel Kader Konaté lors de sa rencontre avec le patronat " width="610" height="367" /> Le ministre du commerce Abdel Kader Konaté lors de sa rencontre avec le patronat[/caption]

Pour ce projet de loi, c’est la commission des Finances, de l’Economie, du Plan et de la Promotion du secteur privé  de l’Assemblée nationale qui a été saisie pour  l’étude au fond. Initié par le ministre de l’Economie et des Finances, ce projet de loi qui avait été adoptée par le conseil des ministres en sa séance du 22 avril 2015, n’attendait que l’adoption des représentants du peuple pour que la création du Bureau d’Information sur le Crédit puisse être effective au Mali.

Et depuis le vendredi 29 mai dernier, c’est chose faite, car les députés ont donné leur aval à l’unanimité de ceux présents (135 voix pour, 0 abstention et 0 contre).

En effet, la création de bureaux d’Information sur le Crédit (BIC) ou  « Crédit Référence Bureau » participe des actions d’amélioration du climat des affaires dans  les Etats membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).

Cette loi vise à réglementer le cadre juridique de la création, de l’agrément, de l’organisation de l’activité de la supervision des Bureaux d’Information sur le Crédit.  Non seulement, il permettra au Mali de faire face à ses obligations vis-à-vis de l’UEMOA, d’améliorer le financement des agents économiques à moindre coût d’une manière efficace et efficiente, mais aussi d’améliorer les relations du Mali avec les institutions financières.

A noter que les Bureaux d’information sur le Crédit (BIC) sont des institutions qui collectent auprès des organismes financiers, des sources publiques et des grands  facturiers telles que les sociétés de fourniture d’eau et d’électricité, les sociétés de téléphonie, des informations  sur les antécédents de crédit ou de paiement. Des informations qui sont ensuite commercialisées auprès des établissements de crédits, des Systèmes  Financiers Décentralisés sous la forme de rapports de solvabilité détaillés.

Pour le ministre Abdel Karim Konaté, avec le BIC, le candidat  accepte librement de signer un engagement à travers lequel, il s’engage à ne rien cacher sur son rapport de solvabilité à la banque.

Selon lui, pour les avantages à tirer du BIC sont de trois ordres. D’abord, il permet aux banques d’avoir des informations sur les clients et de se préserver de certaines situations. Aussi, il permet aux clients d’être connus par les structures financières afin de discuter à l’aise avec elles lorsqu’ils ont besoin de crédit. Et enfin, cela permettra un meilleur financement de l’économie nationale puisqu’il contribue à l’amélioration du financement des agents économiques à moindre coût du fait de ses avantages pour les emprunteurs et les préteurs.

A en croire le ministre, les banques seront à l’aise dans leurs actions avec les rapports qu’elles auront avec les opérateurs économiques à travers le BIC.

Son exposé a été suivi par un tonnerre d’applaudissements par les députés. D’où l’adoption de ce projet de loi à l’unanimité avec 135 voix pour, 0 contre et 0 abstention.

&nbsp;

<strong>D. Diama</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>5ème Congrès ordinaire de l’Adema&#45;Pasj : Tiémoko Sangaré élu président du parti</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/5eme-congres-ordinaire-de-ladema-pasj-tiemoko-sangare-elu-president-du-parti-985032.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/5eme-congres-ordinaire-de-ladema-pasj-tiemoko-sangare-elu-president-du-parti-985032.html</guid>
<description><![CDATA[ C’est après d’âpres négociations, hier, jusqu’à 6 heures du matin, que Tiémoko Sangaré a été élu président de l’ADEMA-PASJ. C’était à l’occasion du congrès ordinaire du parti, tenu les 24 et 25 mai derniers au CICB, à un moment où  la cohésion au sein de la Ruche est soumise à de rudes épreuves. C’est pourquoi cette assise a été placée sous le signe de la refondation et du renouveau. A l’ouverture des travaux, le président sortant du parti, Pr Dioncounda Traoré a prôné sa refondation pour un nouveau départ. 
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 May 2015 14:27:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_54383" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-54383" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/03/Tiemoko-sangarexx.jpg" alt="Tiémoko Sangaré, président PI Adema-Paj" width="310" height="551" /> Tiémoko Sangaré, président PI Adema-Paj[/caption]

L’ADEMA-PASJ, jadis, première force politique du Mali, enviée en Afrique et respectée dans le monde se trouve aujourd’hui à une étape peu glorieuse de son parcours avec un manque de cohésion en son sein, des défections en cascades de plusieurs cadres et surtout, les nombreux clivages qui ont vu le jour au sein de cette même formation politique. D’où sa relégation à la troisième place sur l’échiquier politique national à la faveur des élections présidentielle et législative.

C’est face à cette situation que ce 5ème congrès apparaissait comme celui de la refondation et du renouveau. Ou à défaut, celui de la cassure. Et  c‘est vers la seconde hypothèse que le parti tend si les Abeilles ne se ressaisissent pas à temps.

Conscient de cet état de fait, le Pr Dioncounda Traoré a, dans son discours d’ouverture et d’adieu, prôné le changement. Surtout, il a donné un certain nombre de directives qui, si elles étaient respectées par les Abeilles, permettra à nouveau la cohésion dans la Ruche.

D’entrée de jeu, il  dira que le parti ADEMA qui faisait la fierté de tous et suscitait l’admiration en Afrique et dans le monde se trouve confronté à des problèmes, car les Abeilles n’ont pas été à la hauteur de la cohésion. Pourtant, selon lui, ce parti a été de la conquête de la démocratie, de l’accès à l’éducation…. Mieux, il n’a jamais été l’ennemi de ce pays mais plutôt son ciment et sa truelle.

Et de regretter que les uns et les autres aient mis leur agenda personnel au dessus de celui du parti et du pays. Toute chose qui a conduit à la désunion qui a occasionné l’échec aux élections de 2013.

Comme recommandations, Pr Dioncounda Traoré demande aux Abeilles d’en tirer  toutes les leçons. Mais aussi de transformer la quantité en qualité, c’est-à-dire, transformer la grande masse d’adhérents au parti en véritables militants.

Aussi, pour lui, la taille du Comité exécutif est démesurée et joue sur son efficacité. Pour preuve, dira-t-il, sur 80 membres, rares sont les cas où 35 personnes répondent présentes aux réunions, à tel point qu’ils ne tiennent plus compte de l’atteinte  du  quorum lors des réunions du CE.

C’est pourquoi, il a demandé la réduction du nombre des membres du C.E. de 80 à 33 au maximum, mais aussi, l’application stricte des textes du parti. Il a indiqué que le peuple malien a signé un contrat de confiance et d’espérance avec l’Adema-Pasj qu’il faut respecter. Avant de conclure en souhaitant que ce congrès soit celui du sursaut, de la refondation, du renouveau avec des Abeilles unies.

&nbsp;

<strong>Le manque  de consensus  l’emporte !</strong>

Un discours qui ne semble pas avoir été bien saisi par les Abeilles. Surtout dans le choix des membres du comité exécutif et surtout du nouveau président du parti. Un choix qui doit se faire entre Pr Moustaph Dicko et Pr Tièmoko Sangaré.

Les deux jours de congrès n’ont pas pu suffire pour départager les deux hommes. Les hommes de media qui étaient restés aux aguets, lundi 25 mai dernier jusqu’aux environs de minuit au CICB sont retournés à la maison et dans leurs rédactions les mains vides.

Selon un reporter, il leur a tout simplement été demandé de revenir le lendemain mardi 26 mai à 14H, car ils n’ont pas pu s’accorder sur une personne pour diriger le  parti puisque chacun des deux candidats reste campé sur sa position et personne ne compte lâcher prise. Ce qui conduira certainement les Abeilles au vote pour élire leur nouveau président. C’est  donc, après d’âpres négociations, hier, jusqu’à 6 heures du matin, que Tiémoko Sangaré a finalement  été élu président de l’ADEMA-PASJ.

Une situation qui prouve à suffisance que le retour de la cohésion dans la Ruche n’est pas pour demain.  Car ce manque de consensus est de nature à creuser davantage le fossé qu’il ya entre les Abeilles. Un manque de cohésion né du choix du candidat du parti lors de l’élection présidentielle de 2012.

Pour rappel, plusieurs cadres du parti avaient annoncé leur candidature : Iba N’Diaye, Dioncounda Traoré, Sékou Diakité… Ce qui conduira vers des primaires. Cependant, la commission des bons offices mise en place permettra de faire l’unanimité autour de Dioncounda Traoré comme porte-étendard des Abeilles à l’élection présidentielle de 2012. Alors que les  partis politiques se préparaient activement pour cette élection, un coup d’Etat viendra changer tout le programme, et du coup, renverser l’ordre constitutionnel normal.

Après le retour à l’ordre constitutionnel normal, le Pr  Dioncounda Traoré, alors président de la l’Assemblée nationale sera investi président de la République par intérim, conformément à la Constitution du Mali.

Son investiture va aussi changer la donne au niveau de l’Adema-Pasj où les Abeilles devront statuer sur le choix du candidat du parti à l’élection présidentielle de 2013.

Après son investiture à la présidence de la République, le Pr Dioncounda Traoré avait choisi Iba N’Diaye pour veiller sur la Ruche en tant que président par intérim. Une mission à laquelle échouera Iba N’Diaye. Car selon des sources bien introduites dans la Ruche, il voulait être candidat. Mais, il s’est buté à un mur de contestations, surtout de la part de la jeunesse du parti qui roulait plutôt pour Dramane Dembelé dont la candidature était perçue comme une alternance générationnelle au niveau de la Ruche.

Une autre preuve de l’échec d’Ibrahima N’ Diaye dans l’administration de la Ruche a été son incapacité à drainer les Abeilles dans la même direction lors des élections présidentielles.

Pour preuve, selon nos sources, pendant que le candidat Dramane Dembélé battait sa campagne, certains cadres et responsables bien connus de l’Adema faisaient le contraire. Ce qui va conduire le parti à connaitre son plus mauvais score depuis sa création, en arrivant 3ème à l’élection présidentielle.

Ce qui va surtout irriter le camp Ibrahima N’Diaye, c’est lorsque le candidat Dramane Dembélé va appeler à voter pour le candidat du RPM, Ibrahim Boubacar Keita, en lieu et place de Soumaïla Cissé candidat de l’Urd avec qui l’Adema avait signé un accord de soutien au niveau du FDR.

Après cette élection que le candidat IBK va remporter brillamment, Ibrahima N’Diaye et les membres de son clan vont décider de suspendre leurs activités du parti. Mieux, après les élections présidentielles et législatives, l’ADEMA va rejoindre la majorité et va même constituer un groupe parlementaire avec l’ASMA-CFP de Soumeylou Boubèye Maïga, un autre parti membre de la majorité présidentielle.

Autant de couleuvres qu’Iba N’Diaye n’a pas  pu avaler et qui vont le conduire à claquer la porte de l’Adema avant de déposer ses bagages à l’URD de Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition.

<strong>D. Diama</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les éclairages de l’Assemblée nationale à propos d’un supposé blocage de la réforme de la Cour suprême</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/les-eclairages-de-lassemblee-nationale-a-propos-dun-suppose-blocage-de-la-reforme-de-la-cour-supreme-984992.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/les-eclairages-de-lassemblee-nationale-a-propos-dun-suppose-blocage-de-la-reforme-de-la-cour-supreme-984992.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans un article publié par un confrère, le président du Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM), Cheick Mohamed Chérif Koné accuse, sans arguments solides, l’Assemblée nationale d’être à la base du blocage d’un projet de loi portant réforme de la Cour suprême. Selon lui, c’est le président de l’Assemblée nationale qui a délibérément bloqué le projet de loi portant réforme de la Cour Suprême. Il est même allé plus loin en ajoutant que l’honorable Issaka Sidibé transforme l’Assemblée nationale en «un lieu de règlements  de comptes personnels et  confond la gestion des affaires publiques avec la sauvegarde d’intérêts personnels sur fond d’arrangements insolites».
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 May 2015 14:15:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Face à de telles accusations, l’Assemblée nationale ne pouvait pas ne pas réagir. C’est ainsi que dans un communiqué de presse dont nous avons pu nous procurer copie, l’Assemblée nationale  donne sa version des faits.</strong>

Le communiqué indique que la Cour Suprême est la 4ème institution de la République du Mali au terme de l’article 25 de la constitution. Emanation également de la loi fondamentale du 25 février 1992, l’Assemblée nationale du Mali accorde le plus grand respect à l’ensemble des institutions de la République. Par conséquent, leurs sollicitations ne sauraient laisser indifférents ni le président de l’Assemblée nationale, ni les députés, ni le personnel administratif de la représentation nationale.

Pour l’Assemblée nationale, les allégations faites par le président du SAM sont sans fondement et n’on d’autres objectifs que d’altérer les bons rapports existants entre les institutions de la République. En clair, de ce blocage supposé «délibéré et malveillant de la réforme de la cour suprême», il n’en est rien du tout.

«Ceux qui s’aventurent sur un tel terrain à travers la manipulation de la vérité et par le truchement d’accusations sans la moindre preuve et jurant même par endroits avec le sujet choisi comme prétexte (le blocage de la loi de réforme de la cour suprême) ont un seul objectif, créer la zizanie et un climat de méfiance entre les institutions de la République toutes heureusement solidaires et complémentaires dans l’action quotidienne en faveur du peuple malien et pour le raffermissement de la démocratie» indique le communiqué de presse.

&nbsp;

<strong>Mais de quoi s’agit-il en réalité ?</strong>

Le communiqué de presse rappelle que l’Assemblée nationale a été saisie le 17 novembre 2014 du projet de loi organique sur la Cour suprême, portant sur l’organisation des règles de fonctionnement et la procédure suivie devant elle. Ledit projet de loi, très volumineux, comporte 360 articles répartis en trois livres : le Livre I porte sur l’organisation et le fonctionnement de la cour suprême ; le Livre II est relatif aux procédures suivies devant elle ; le Livre III traite des dispositions finales.

Inscrit sur le tableau de saisine sous N° 14 89/5L, le projet de loi a été confié à la commission des lois constitutionnelles, de la législation, de la justice, des droits de l’homme et des institutions de la République pour examen. Au cours de cet examen, la commission a décelé plus de 100 coquilles. La commission  loi s’est rendue à l’évidence que la correction de ces erreurs et fautes ne peut se faire que par amendements. Vu l’importance et le nombre élevé d’amendements à y apporter, le gouvernement a estimé lui-même qu’une nouvelle mouture du texte initial serait préférable. Il a donc sollicité et obtenu de l’Assemblée nationale le retrait du texte initial afin de procéder aux corrections et rectification nécessaires.

La conférence des présidents de l’Assemblée nationale a donc accepté la requête du gouvernement. Autrement dit, le projet de loi en question avait été programmé pour la séance plénière du 19 mai 2015 dernier pour examen et certainement pour être adopté par les élus de la nation. Mais le retrait du texte est intervenu la veille, c’est-à-dire le 18 mai 2015. L’Assemblée nationale agissant conformément à ses missions constitutionnelles attend que le gouvernement la saisisse de la nouvelle mouture de la loi de réforme de la Cour suprême, afin de pouvoir l’examiner au cours de la présente session en cours jusqu’au 04 juillet prochain.

&nbsp;

<strong>Abou Berthé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scandale foncier à Ouezzindougou : le conseil Communal au bord de l’implosion</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/scandale-foncier-a-ouezzindougou-le-conseil-communal-au-bord-de-limplosion-984972.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/scandale-foncier-a-ouezzindougou-le-conseil-communal-au-bord-de-limplosion-984972.html</guid>
<description><![CDATA[ Depuis quelques semaines, le spectre d’une tension plane sur Ouezzindougou dans la commune rurale du Mandé, Cercle de Kati. Un retrait sur près de 400 parcelles, effectué par le maire, Mamourou Keita, pollue l’atmosphère. La tension, qui est à son comble, divise, même, le Conseil Communal. Une visite sur le terrain du préfet du Cercle de Kati, le mercredi dernier, n’a pas permi de décanter la situation.  
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 May 2015 14:09:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Si vous devez vous rendre à la mairie de Ouezzindougou, un conseil: mieux vaut être sur vos gardes. En tout cas, ce n’est pas ce vieil homme et son fils qui ont été passés à tabac par des agents de la mairie qui diront le contraire. C’était mardi dernier, aux environs de 11 heures.

En effet, ce jour-là, une violente dispute éclate entre un "agent" de la mairie et un vieil homme, accompagné de son fils d’une trentaine d’année, venu s’enquérir de la situation de sa parcelle. L’agent de la mairie dont nous tairons le nom, du moins pour l’instant, a, avec l’aide d’un gendarme en civil, roué de coups et déchiré les vêtements du jeune homme. Sous le regard impuissant de son père. Et ce, sans que l’agent de sécurité, en service ce jour-là, à la mairie, n’intervienne, ne serait-ce que pour s’interposer. Tous semblaient être indifférents. Face à notre étonnement, un homme s’est empressé de nous dire : « voici notre quotidien ici ». Ce n’était donc pas un cas isolé, mais un parmi tant d’autres. L’affaire a une suite.

&nbsp;

« Chaque conseiller,  une parcelle »

La loi est claire: le pouvoir de retrait des parcelles à usage d’habitation appartient au maire. Alors le maire, Mamourou Keita, a bien le droit de faire des retraits sur ces parcelles. Ce qui est décrié et déploré par la population, et même, par certains de ses collaborateurs, c’est le moment et la manière choisis par celui-ci de retirer les parcelles et de les réattribuer. Une parcelle à usage d’habitation non mise en valeur dans un délai de 2 ans, peut être retirée par le maire, selon une procédure bien déterminée (loi Hamidou Diabaté). Ainsi, voilà justifiée, légalement, la décision n°2014-36/ CRM du 20 Août 2014. Décision qui a permis au maire de procéder à des retraits.

L’édile affirme, à qui veut l’entendre, que la procédure de retrait des parcelles suivie par un huissier de justice est légale et qu’il répondrait de ses actes en tout lieu. Le problème, c’est que cette affaire intervient à un moment où le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires Foncières a décidé de suspendre dans un délai de deux fois six mois, toutes les activités sur le foncier. La commune rurale du Mandé est-elle une exception à cette décision ministérielle?

Un autre problème,  c’est que les " victimes" du maire affirment avoir été informées de la décision de retrait qu’après que celle-ci ait été effective. Alors que la loi exige que le retrait ne soit effectif qu’après une mise en demeure restée infructueuse.

Au cours de notre investigation, nous avons appris que chaque conseiller à la mairie a, généreusement, reçu une parcelle de la part du maire. Histoire peut-être de s’assurer de leur soutien. Mauvais calcul ! Car, non contents des agissements du maire, certains conseillers communaux l’accusent, d’être « une sangsue ». A la tête des frondeurs, Hadi Touré, conseiller à la mairie et non moins 1er vice président du Conseil de Cercle de Kati. Selon lui, la décision du maire n’honore pas les élus qu’ils sont. En plus, elle a été prise sans que la tutelle n’en soit informée.

&nbsp;

<strong>Pour qui roule  le préfet du cercle de Kati ?</strong>

Peiné par les actes du maire, Hadi Touré a écrit au préfet du cercle de Kati, Baye Konaté. D’abord, pour lui expliquer la situation et ensuite lui demander d’intervenir. Aucune suite à sa demande. Alors, M. Touré rencontre le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires Foncières, Mohamed Aly Bathily. Le ministre lui prête une oreille attentive puisque le mercredi, une délégation conduite par le préfet s’est rendu à la mairie, sur ordre du ministre.

A l’issue de la réunion, la position du préfet du Cercle de Kati n’a pas été comprise par nombre de personnes. «Dans cette affaire vous devez vous unir et travailler ensemble. Tout sera réglé», telles sont les conclusions du préfet. Alors questions: le préfet de Cercle de Kati était-il au courant des agissements du maire. Serait-il complice?

« Non ! » répond Hadi Touré. Le préfet ne roule pour personne. La vérité lui a été cachée. On lui a dit ce qu’on voulait qu’il entende. Alors pour éviter qu’une crise ne vienne s’ajouter à la crise que traverse le Mali, il a prôné la voie du dialogue au sien du conseil communal.

Inutile de préciser que cette réponse ne convainc pas certains.  Pour eux, aussi puissant qu’il soit, le maire ne saurait effectuer un retrait sur des parcelles attribuées, jadis, par le préfet du Cercle sans que ce dernier ne soit au courant de l’affaire. Mieux sans qu’il ne donne son feu vert.

&nbsp;

<strong>La population est  sur le qui-vive.</strong>

Un climat de tension et de méfiance s’est installé à Ouezzindougou. Chacun se défend selon ses moyens, ses affinités. Les jeunes ont formé des brigades de lutte contre la spéculation foncière. Ils n’hésitent plus à démolir des chantiers sur les parcelles qui sont, selon eux,  illégalement attribuées par le maire.

<strong>Affaire à suivre !!!</strong>

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Libération de 10 combattants du Gandakoye  aux  mains de la CMA : Une prouesse réussie par le maire de Goundam !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/liberation-de-10-combattants-du-gandakoye-aux-mains-de-la-cma-une-prouesse-reussie-par-le-maire-de-goundam-985052.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/liberation-de-10-combattants-du-gandakoye-aux-mains-de-la-cma-une-prouesse-reussie-par-le-maire-de-goundam-985052.html</guid>
<description><![CDATA[ On lui connaissait des talents de communicateur, pas ceux de médiateur. Et pourtant, sur une initiative personnelle, Mme Seck Oumou Sall, maire de Goundam et présidente du Mouvement Trait d’Union, vient de réussir, il ya quelques jours, à faire libérer 10 combattants de Gandakoye qui étaient retenus prisonniers par la CMA. C’était à travers une mission de médiation composée par elle-même, Mamadou Togo de l’Association Gina Dogon et  Amadou Tékété de la société civile.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 May 2015 12:34:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-55486" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/03/Gandakoye.jpg" alt="Gandakoye" width="610" height="458" />A l’annonce de la signature de l’accord de paix issu du processus d’Alger auquel Mme Seck Oumou Sall a pris part activement,  les groupes armés de la CMA avaient multiplié leurs attaques dans le nord et particulièrement dans le cercle de Goundam. Une situation que le maire et les ressortissants de cette localité du Mali n’ont cessé de dénoncer. Dans leur ignoble besogne, ces groupes armés, opposés à la paix dans le nord du Mali ont multiplié leurs  attaques contre les positions des Forces Armées Maliennes (FAMa) et même contre les populations civiles.  Selon des sources securitaires, c’est  suite à ces attaques à répétition que la milice d’autodéfense Gandakoye a décidé de  reprendre les armes pour défendre les populations civiles.  Ce qui va donner lieu à des combats entre les deux camps. Cependant, lors des affrontements,  10 combattants de cette milice seront retenus  prisonniers par la CMA. Il s’agit de 8 combattants capturés à Bintagougou, 1 enlevé à Tombouctou et un autre enlevé à Ber.  Informé de cette situation, le maire de Goundam, Mme Seck Oumou Sall s’est sentie concernée en premier chef . C’est  ainsi qu’elle a entrepris d’y effectuer une mission de médiation dans la perspective de libérer les prisonniers. Elle s’est  faite accompagner par Mamadou Togo de l’Association Gina Dogon et par Amadou Teketé de la société civile malienne. Selon les explications de Mme Seck Oumou Sall, il s’agissait d’une mission de médiation qu’elle a elle-même initiée. Et pour ce faire, elle dit avoir informé  ses ainés de l’Association Gina Dogon et de l’AMDH qui ont trouvé cette initiative très salutaire. C‘est pourquoi, ils ont décidé de l’accompagner. Selon elle, lors de cette mission, ils ont joué sur la fibre des liens de parenté et  de fraternité. Mais aussi, le Sinagouya (Cousinage à plaisanterie) auxquels, les représentants de la CMA ont été très sensibles.« Nous avons utilisé la voie de la parenté et de la fraternité car  il s’agit  de ressortissants d’un même terroir et il n’est pas bien qu’ils prennent les armes les uns contre les autres car le dialogue peut tout régler. », a indiqué Mme Seck Oumou Sall. Elle a, par ailleurs, invité les milices à déposer les armes. A en croire Mme Seck Oumou Sall, pour la résolution de la crise du nord, la communauté internationale  a fait son devoir, mais aussi le gouvernement du Mali, qui fait de son mieux. Et il reste à la société civile malienne de jouer pleinement son rôle pour que la paix ne soit pas hypothéquée. Et Mme Seck Oumou Sall de préciser que cette libération a eu lieu sans conditions, car les groupes armés de la CMA ont été juste sensibles aux liens de parenté et de fraternité sur lesquels ils se sont appuyés. A noter que cette mission est une initiative de Mme Seck Oumou Sall, qui, après la libération des 10 prisonniers, en a informé le Premier ministre Modibo Keita qui s’est beaucoup réjoui du résultat obtenu.   Avant de l’encourager à poursuivre de telles initiatives et d’inviter les acteurs de la société civile malienne à suivre son exemple.

<strong>D.Diama</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>19 Soldats maliens capturés : L’intox de la CMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/19-soldats-maliens-captures-lintox-de-la-cma-985012.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/19-soldats-maliens-captures-lintox-de-la-cma-985012.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 May 2015 12:25:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_909692" align="aligncenter" width="800"]<img class="size-full wp-image-909692" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/FAMA.jpg" alt="Les Forces Armées maliennes (FAMA)" width="800" height="452" /> Les Forces Armées maliennes (FAMA) (Photo archive)[/caption]

Selon BBC Afrique, la CMA avait déclaré, dans un communiqué, avoir capturé 19 soldats de l’armée et saisi des armes. C’était après la bataille de Tessit. Les rebelles avaient même affirmé avoir occupé la ville Tessit, dans la région de Gao, en faisant publier sur le net des photos de militaires ligotés. Cependant, selon des sources sécuritaires maliennes, l’armée avait riposté et repris le contrôle de la ville de Tessit. Selon nos sources, 5 assaillants avaient été tués et 3 avaient été faits prisonniers. Des véhicules avaient aussi été saisis par l’armée malienne.

<strong>Mort d’un casque bleu du Bangladesh</strong>

Un Casque bleu de la MINUSMA a été tué, et un autre grièvement blessé par des tirs a déclaré une source de sécurité malienne. Selon ces sources, des assaillants non identifiés, dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 mai, ont tiré sur deux Casques bleus qui étaient à bord d'un véhicule de l’ONU. Les deux Casques bleus, selon nos informations, venaient de l'aéroport de Bamako en direction du sud de la ville quand ils ont essuyé les tirs d'assaillants à bord d'un véhicule. Il faut rappeler que la force de l'ONU a essuyé le 20 mai la première attaque la visant directement à Bamako. Un homme armé avait tenté d'incendier un véhicule de l'ONU garé devant une résidence de personnel de la Minusma, blessant un gardien et causant des dégâts matériels.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tenez bon, monsieur le président !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/tenez-bon-monsieur-le-president-984922.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/tenez-bon-monsieur-le-president-984922.html</guid>
<description><![CDATA[ La signature de l’accord de paix a permis de redorer le blason du pays, le pari de la mobilisation internationale ayant été largement relevé grâce à une représentation à la fois forte et de qualité qui a honoré le Mali et répondu aux attentes de ses populations. Au plan interne, l’évènement sera marqué d’une pierre blanche d’autant plus que l’allocution présidentielle fortement attendue a remis du baume dans les cœurs meurtris mais provoqué une poussée d’urticaire chez certains pêcheurs en eau trouble.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 May 2015 12:06:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_212322" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-212322" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/548521.jpg" alt="le parrain des parrains - Soupçons - cabale - collimateur - médias - face - confrère" width="350" height="200" /> Tomi et IBK[/caption]

<strong>Les pécheurs en eau trouble… peuvent toujours halluciner</strong>

Monsieur le Président, merci d’avoir fort opportunément remis les choses à l’endroit. Oui, le Mali est un vieux pays qui en a vu beaucoup d’autres naître et les Maliens sont des personnes de bonne compagnie, responsables, humbles, capables de discernement. C’est pourquoi, même si on apprécie les efforts des uns et des autres en faveur du retour de la paix, on ne saurait accepter sous quelque forme que ce soit les amalgames malveillantes de ceux qui, regardant les Maliens de haut, voudraient tronquer la vérité. En effet, comment peut-on soutenir le droit intangible du Mali à l’intégrité de son territoire et donner dans le même temps sa caution à des groupes armés rebelles circulant librement dans le nord, semant la désolation alors même que l’armée régulière s’y trouve cantonnée ? Cela n’est rien d’autre que de la fourberie qui doit inciter les Maliens à être attentifs et plus vigilants. Merci d’avoir compris que ce dont vous avez le plus besoin en réalité, c’est bien du soutien, de l’estime et de la considération de vos compatriotes. Les pêcheurs en eau trouble qui pensent pouvoir faire du Mali ce qu’ils veulent peuvent continuer à halluciner.
Merci d’avoir invité autant de sommités et placé ce jour-là notre pays au centre du monde. Merci tout particulièrement pour le Président Robert Mugabé qui est venu de si loin nous rappeler ce que nous n’aurions jamais dû oublier. Assurément, nous sommes les précurseurs de l’unité africaine, héritiers de grands hommes qui ont rêvé d’une Afrique unie et tracé des jalons qui invitent aujourd’hui à réhabiliter des valeurs africaines aussi pertinentes que le sens de la fraternité, du travail solidaire, de l’honneur et de la dignité. C’est la condition si nous voulons pouvoir dire un jour à nos enfants dans ce pays devenu celui du « tagnini » par la faute d’irresponsables impénitents: voilà ce que nous entreprenons, voilà ce qui nous avait été légué et voilà ce que nous attendons de vous pour assurer la relève. La tâche n’est certes pas aisée mais les Maliennes et les Maliens vous ont choisis pour relever de défis importants. Vous le savez et le sentez de plus en plus car les hiboux viennent de se signaler à nouveau.

<strong>Le fait pour un chef d’état africain de recevoir un cadeau d’ami serait-il un cas plus pendable que celui d’un chef d’état européen qui finance sa campagne avec l’argent des africains ?</strong>
Monsieur le président, vous avez déclaré aux Maliens que Tomi est un ami de vingt ans. Restez donc debout, déterminé et toujours digne dans vos fonctions malgré les attaques et les basses besognes qui ne salissent que ceux qui s’y adonnent. Ce qu’on attend des détracteurs, ce sont des preuves irréfutables que les deniers publics ont été détournés. Au lieu de cela, on voudrait nous distraire et nous éloigner de l’essentiel qui reste la mise en œuvre de l’accord de paix, en nous opposant des cadeaux d’amis, alors qu’il n’y a au Mali ni loi, ni tradition qui s’oppose à ce que le chef d’Etat en reçoive. Quel malien se soucie de savoir ce que Alpha Oumar Konaré et ATT ont pu recevoir comme cadeaux de leurs amis ? Nous sommes dépositaires de valeurs humaines très fortes qui font qu’un ami reste un ami envers et contre tout. Savoir rester fidèle en amitié est une vertu et nous jugeons chacun selon ses actes. Monsieur le président, perpétuez plus que jamais l’esprit du 15 mai et continuez de vous tenir très loin de la pestilence des poubelles que certains ici et ailleurs affectionnent tant.
Le Mali a déjà subi une colonisation douloureuse dont Modibo Kéita a su nous sortir habilement avant de procéder à un exorcisme en règle. Ceux qui attaquent en ce moment ne le savent peut-être pas mais les Maliens ne nourrissent aucun complexe vis-à-vis des autres pays, encore moins vis-à-vis de l’ancien pays colonisateur. Cependant, les attaques se faisant en bandes bien organisées avec une parfaite distribution des rôles, on peut penser qu’elles ne cesseront pas avant que les commanditaires vous croient affaibli et à leur merci. Mettre un chef d’Etat étranger sur écoute téléphonique pose un problème de droit mais aussi d’éthique. Communiquer des écoutes de police à la presse privée qui les publie n’a rien de fortuit. Cela procède de la malveillance, de la volonté de nuire. Au demeurant, le fait pour un chef d’Etat africain de recevoir un cadeau d’ami serait-il aux yeux de ces personnes un cas plus pendable que celui d’un chef d’Etat européen se ruant sans retenue sur les diamants de Centrafrique ou du Congo, sur des valises d’argent arrachées aux Africains et convoyées en France pour financer des campagnes électorales? Monsieur le Président, contrairement à d’autres qui croyaient pouvoir vous tenir et qui parlent aujourd’hui de nationalisme ombrageux, les Maliens ne se sont pas trompés en 2013. Ils avaient besoin d’un homme de votre trempe qui ne transige ni sur les intérêts du pays, ni sur l’honneur et la dignité des populations.

Autant le bon chasseur ne perd pas son temps à pourchasser le hibou parce que cet oiseau sinistre et repoussant n’est pas digne d’intérêt, autant il faut laisser ululer les hiboux d’occident et ceux de chez nous qui répondent à leurs cris lugubres, espérant ainsi provoquer une danse du scalp dont les Maliens n’ont que faire. Vous êtes l’espoir d’un peuple qui croit en vous et qui espère. Tenez bon et surtout, n’abandonnez jamais!

<strong>Mahamadou Camara</strong>
<strong>Email : camara_m2006@yahoo.fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Communication : La loi portant création de la HAC adoptée par l’Assemblée Nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/communication-la-loi-portant-creation-de-la-hac-adoptee-par-lassemblee-nationale-984842.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/communication-la-loi-portant-creation-de-la-hac-adoptee-par-lassemblee-nationale-984842.html</guid>
<description><![CDATA[ Très attendue, la loi portant création de la Haute Autorité de la Communication a été adoptée par les députés à 125 voix pour, zéro contre et zéro abstention. C’était lors de la séance plénière du mercredi dernier.

La  Haute Autorité de la Communication (HAC) ainsi créée remplacera le Conseil Supérieur de la Communication en ce qui concerne la régulation de la presse audiovisuelle, écrite et parlée.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 May 2015 11:38:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au cours des débats à l’hémicycle, le ministre de l’Economie Numérique de la Communication et de l’Information, Choguel Kokala Maïga a clairement expliqué les missions qui seront celles de la HAC. Il a indiqué que tous les rôles de régulation de la communication au Mali seront dévolus à la HAC à l’exception de ceux déjà attribués au Comité National de l’Egal Accès aux Medias d’Etat. La HAC jouera, a-t-il dit, un rôle très important dans l’environnement médiatique du Mali. Elle permettra de minimiser significativement les nombreux manquements au code d’éthique et de déontologie de la presse et les violations de la vie privée des individus.

Selon Choguel Kokala Maïga, les organes de régulation de la communication mis en place il y a 20 ans ont montré leurs limites avec l’apparition de nouveaux défis sur la scène médiatique. Cela nécessitait une réforme du système de régulation. D’où la création d’une institution unique de régulation (la HAC), laquelle a été proposée lors des dernières journées nationales de la communication et de l’information.

Selon le projet de loi qui vient d’être adopté, la HAC sera constituée de 9 membres. Certains seront élus et d’autres nommés. Elle comprendra trois représentants des organisations professionnelles de la presse, trois membres désignés par le président de la République et trois autres membres désignés par le président de l’Assemblée nationale.

Les membres de la HAC sont désignés pour un mandat non renouvelable de 6 à 7 ans. Le président de la HAC est élu par ses pairs et cela parmi les membres désignés par le président de la République.

Ce mode de désignation du président de la HAC fait planer déjà le doute quant à l’indépendance de la nouvelle institution. Et le ministre en charge de la communication d’expliquer que dans presque tous les pays francophones, le président des institutions similaires est désigné par le président de la République.

Afin que la HAC puisse jouer efficacement son rôle et relever les défis, les députés ont insisté sur la qualité des membres qui la constitueront. Aussi, ils souhaitent le respect du genre au sein de cette nouvelle institution.

Les trois membres représentant les organisations professionnelles de la presse devant siéger à la HAC ont été élus depuis le 24 septembre 2014. Bien avant l’adoption de la loi portant création de la HAC.

Il s’agit de Hamèye Cissé, représentant le Patronat de la presse, Aliou N’Djim, représentant l’Union des Radios et Télévisions Libres (URTL) et Mahambé Touré, de l’association des agences de communication du Mali.

&nbsp;

<strong>Quel est le champ d’action de la Haute Autorité de la Communication (HAC) ?</strong>

Selon les dispositions qui la régissent, la Haute Autorité de la Communication a pour mission la régulation du secteur de la communication dans les domaines de la communication audiovisuelle, de la presse écrite, de la publicité par voie de presse audiovisuelle et écrite et de la presse en ligne.

Elle a pour  attribution l’autorisation de création des services privés de radiodiffusion et de télévision et l’exploitation des services de communication audiovisuelle. Elle dispose également des attributions de veille et d’alerte,  de consultation, de recherche, de contrôle et de sanction.

Ainsi, en matière d’autorisation, c’est la HAC qui procède au traitement des dossiers de création de services de communication audiovisuelle (édition et diffusion), autorise à travers des conventions définissant les conditions d’exploitation et peut mettre fin en cas de non-respect des engagements ou de la réglementation en vigueur.

En matière de veille, la HAC doit garantir l’exercice de la liberté de la presse et de la communication audiovisuelle dans les conditions définies par la loi et, en matière de consultation, propose des mesures d’appui et d’aide à la presse. C’est pourquoi elle est consultée sur toutes les grandes questions concernant le domaine de la communication.

Le cœur de la régulation des médias réside dans le contrôle du respect des règles d’éthique et de déontologie. A cet effet, la HAC veille : au respect de la dignité humaine et de l’ordre public ; au  respect du pluralisme et de l’honnêteté de l’information ; à la protection de l’enfance et de l’adolescence ; à la protection de la culture malienne.

Il importe de signaler que si la HAC a le pouvoir de sanctionner certaines violations de la réglementation, elle n’a cependant pas de pouvoir de censure, ses contrôles s’exercent à posteriori. Son prestige dépendra tout d’abord de sa crédibilité (objectivité dans la prise de décision) et de sa capacité à agrandir la liberté d’opinion et d’expression.

Il est important de comprendre aussi que la HAC ne s’érige pas en justicier  à l’égard des médias, mais s’attèlera surtout à faire l’intermédiation afin de minimiser les procès contre  lesdits médias. A cet égard, la HAC peut contribuer au règlement à l’amiable des conflits entre les médias et entre les médias et le public ou les institutions.

&nbsp;

<strong>La HAC,  une institution entièrement indépendante</strong>

L’indépendance de la HAC est un principe annoncé dès le premier article de l’acte de création : «Il est créé un organe indépendant dénommé : Haute Autorité de la Communication en abrégé HAC».

Ce principe est corroboré par d’autres dispositions notamment l’article 23 «Les membres de la HAC exercent leurs fonctions en toute indépendance» et l’article 25 «Les membres de la HAC ne peuvent être inquiétés, ni poursuivis pour les avis et opinions émis par eux dans l’exercice de leur fonction». En général, l’indépendance dans le domaine public n’est autre que le respect de la loi.

D’autres éléments contribuent aussi au renforcement de l’indépendance de la HAC, c’est le cas de l’irrévocabilité des mandats. Le caractère non révocable du mandat est l’une des garanties les plus solides en faveur de  l’indépendance.

<strong>Les règles d’incompatibilité sont aussi conçues pour protéger les membres  de la HAC.</strong>

La mise à disposition de l’organe d’une administration et d’un budget géré en toute autonomie, participe à l’indépendance et constitue d’ailleurs la différence fondamentale avec le Conseil Supérieur de la Communication qu’elle remplace.  D’ailleurs, le Conseil Supérieur de la Communication a été créé sans qu’il ne soit mentionné nulle part la mention d’une indépendance quelconque. Il était alors un organe essentiellement consultatif sans pouvoir de sanction

<strong>Abou.Berthé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’Accord d’Alger : Le temps presse</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-dalger-le-temps-presse-984822.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-dalger-le-temps-presse-984822.html</guid>
<description><![CDATA[ Après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le temps presse. En effet, il s’agit maintenant d’appliquer les clauses immédiates dès la signature. A cet effet, une période intérimaire de dix huit à vingt quatre mois est prévue, mais certaines mesures doivent être prises immédiatement et d’autres durant les 30 à 60 jours, après la signature de l’accord. Or, la Coordination des mouvements de l’AZAWAD, dont l’objectif est de bloquer le processus, continue les agressions, mais s’aperçoit, de plus en plus, de son isolement et de son essoufflement. Le défi aujourd’hui est de prouver que la cérémonie de signature du 15 mai n’est pas du trompe-l’œil, donc reste irréversible et que les attaques de la CMA ne sont pas dissuasives. Ainsi, la ligne rouge reste plus que jamais incontournable.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 May 2015 11:33:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après la signature de l’accord, le temps presse, car, le texte a prévu une période intérimaire durant laquelle, il est créé une Commission technique de sécurité (CTS) qui reprend les attributions de la Commission technique mixte de sécurité (CTMS) issue de l’accord de Ouagadougou et élargie le 16 septembre 2014, à Alger.

La CTS est chargée notamment d’observer le cessez-le-feu entre les parties, d’enquêter sur d’éventuelles violations du cessez-le-feu, de procéder à l’identification et la validation des sites de cantonnement, de soutenir techniquement le processus d’intégration des ex-combattants.

Dans les 30 jours suivant la signature de l’accord, les mouvements soumettront à la CTS, une liste définitive et certifiée de leurs combattants et de leurs armements sur la base des principes définis dans le mode opératoire du 18 février 2014 mis à jour.

Dans les 60 jours suivant la signature de l’accord, le Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) et des patrouilles mixtes seront mis en place sous l’égide de la CTS. C’est la CTS qui proposera ses termes de référence, sa composition et ses missions. Selon l’accord, les termes de référence détermineront, sur une base inclusive et consensuelle, le nombre des représentants des forces armées et de sécurité, de la coordination et de la plateforme au sein du MOC.

La CTS et le MOC présenteront un plan de mise en œuvre des arrangements sécuritaires pour le Nord du Mali, dans lequel les patrouilles mixtes auront un rôle primordial dans la sécurisation du processus de cantonnement, du regroupement et de la démobilisation.

Dans les 60 jours suivant la signature de l’accord, il sera mis en place une commission d’intégration dont la composition et les missions seront définies par décret, qui comprendra des représentants des forces armées et de sécurité, de la coordination et de la plateforme et qui travaillera en étroite coopération avec le comité de suivi du présent accord.

Durant la même période, une Commission nationale de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) sera mise en place. Un décret définira sa composition et ses missions, sous l’autorité du président de la République. La commission nationale de DDR travaillera en étroite coopération avec le comité de suivi du présent accord.

Dans les 60 jours suivant la signature de l’accord, le décret portant création du Conseil national pour la Réforme du Secteur de la défense et de la sécurité (RSS) sera révisé afin d’accroitre la représentation des mouvements signataires de l’accord et des différentes communautés et de convenir des réformes et du plan de mise en œuvre.

Ses actions doivent être effectuées dans les 30 et 60 jours après la signature de l’accord, le 15 mai dernier. Ce qui veut dire que le temps est désormais compté, si la cérémonie du 15 mai n’est pas du trompe-l’œil et que les attaques de la CMA ne sont pas dissuasives.

Il s’agit pour le gouvernement de rester conforme à ses prises de décisions, à savoir, rappeler que les négociations sur l’accord sont terminées et que la ligne rouge ne bougera pas.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Femme et artisanat : AFAD&#45;Mali  plaide pour une féminisation du secteur</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/femme-et-artisanat-afad-mali-plaide-pour-une-feminisation-du-secteur-984802.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/femme-et-artisanat-afad-mali-plaide-pour-une-feminisation-du-secteur-984802.html</guid>
<description><![CDATA[ Après deux années d’absence, la branche malienne de l’Association des Femmes d’Afrique et de la Diaspora, (Afad-Mali) revient pour célébrer la journée de l’Afrique. Elle a, à cet effet, organisé une conférence-débat, animée par Mme Traoré Fatoumata Tambadou. C’était samedi dernier, au Centre International de Conférence de Bamako. Le thème est : «l’artisanat facteur de développement, vecteur d’épanouissement et axe d’intégration».
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 May 2015 11:28:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après deux années d’hibernation, suite à la disparition tragique de Me Mbame Diatigui Diarra, membre fondateur de l’association, Afad-Mali émerge. Pour marquer son retour, l’association panafricaine des femmes a fêté le 25 mai, journée de l’Afrique. Au cours cette cérémonie présidée par l’épouse du Chef de l’Etat, Mme Keita Aminata Maïga, l’accent a été mis sur l’insertion des femmes dans le secteur artisanal.

Selon la présidente de l’Afad-Mali, l’un des rôles de son association est de faciliter l’insertion professionnelle des femmes. Le choix du secteur de l’artisanat, a dit Mme Konaré Nafissatou Guindo, s’explique par le fait que la mauvaise structuration rend ce secteur peu profitable aux nombreuses femmes qui y travaillent. « Nous avons essayé de voir comment nous pouvons venir en aide aux femmes. Il nous est apparu que dans l’artisanat, les femmes rencontrent de nombreuses difficultés. Nous avons donc organisé cette conférence pour montrer d’abord ces difficultés et dans le but de mettre en place un fonds pour  leur venir en aide », a indiqué Mme Konaré Nafissatou Guindo.  Selon Mme Keita Aminata Maïga, l’artisanat est un pan important du développement dans notre pays, mais les difficultés en font un secteur marginalisé. « L’artisanat un pan très important du développement, malheureusement, il n’est pas aussi organisé qu’il devrait l’être. Il est souvent confondu avec le secteur informel, il a, souvent, des problèmes de financement et des problèmes de finition des produits. C’est une réalité. C’est pourquoi, je voudrais inviter les acteurs de ce secteur à créer des synergies dans le but d’améliorer la qualité des produits maliens, et les rendre plus compétitifs dans la sous-région », a affirmé la première dame, habillée pour la circonstance, 100% coton.  La cérémonie a pris fin avec une visite des stands. Mme Keita Aminata Maïga, qui avait à ses cotés le ministre des Cultes, représentant son homologue de l’Artisanat et la présidente de l’Afad-Mali ont fait le tour des produits artisanaux exposés.

<strong>Mamadou TOGOLA  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législative partielle en CV : Démonstration de force de Mme Togola Jacqueline Nana dans son fief</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/legislative-partielle-en-cv-demonstration-de-force-de-mme-togola-jacqueline-nana-dans-son-fief-984762.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/legislative-partielle-en-cv-demonstration-de-force-de-mme-togola-jacqueline-nana-dans-son-fief-984762.html</guid>
<description><![CDATA[ Le terrain de football de Kalaban-coura a été le théâtre d’une véritable démonstration de force de la candidate du Rassemblement Pour le Mali (RPM) à l’élection législative, Mme Togola Jacqueline Nana. En effet, elle y a tenu un meeting des grands jours. C’était dans l’après midi du vendredi dernier.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 May 2015 11:24:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_266562" align="alignleft" width="279"]<img class="size-full wp-image-266562" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/JACQUELINE-.jpg" alt="Mme Togola Jacqueline Marie Nana" width="279" height="300" /> Le ministre de l’Education nationale à l’IFM de Nioro[/caption]

A quelques encablures de son domicile, la candidate du RPM à l’élection législative en CV a gagné le pari de la mobilisation dans son fief à Kalaban-coura. C’est le moins que l’on puisse dire au regard de la foule qui a pris d’assaut le terrain de foot du quartier. C’était en présence du député du RPM élu en Commune V, Moussa Timbiné, de l’ex ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, des représentants des partis amis tels que la CODEM, le CNID, l’ADP.

C’est en Bambara que la candidate a fait une brève allocution. Elle a appelé  les uns et les autres à sortir massivement le 31 mai prochain pour faire d’elle, leur député. « Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je suis Mme Togola Jacqueline Nana, précédemment ministre de l’Education Nationale. Aujourd’hui, je suis candidate pour devenir député à l’Assemblée Nationale. C’est pourquoi, je viens solliciter vos voix et vous demander de placer en moi votre confiance qui ne sera jamais trahie. J’en suis sûre. Je demande à la population de Kalaban-coura de sortir massivement pour voter le dimanche prochain », a dit, la candidate, visiblement subjuguée par l’émotion d’être parmi les siens.  Comme la plupart des intervenants, le directeur de campagne de Mme Togola Jacqueline Nana, Amadou Ouattara, a appelé les populations surtout les jeunes à aller retirer leur carte d’électeur. A ce jour, moins de 10% des cartes d’électeurs sont retirées, a-t-il dit, après avoir égrainé la biographie  de sa candidate, une femme compétente, selon lui.

<strong>Mamadou TOGOLA      </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire &#45;  IBK : « on peut m’accuser de tous les pèchés  d’Israël, mais je reste droit dans mes babouches »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-on-peut-maccuser-de-tous-les-peches-disrael-mais-je-reste-droit-dans-mes-babouches-984722.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-on-peut-maccuser-de-tous-les-peches-disrael-mais-je-reste-droit-dans-mes-babouches-984722.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 May 2015 11:20:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_981192" align="alignleft" width="300"]<img class="wp-image-981192 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/IBK1-300x183.jpg" alt="Médiapart : un média à part, guidé par le quai d’Orsay fait de l’ingérence au Mali" width="300" height="183" /> Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

En laissant parler son cœur, le 15 mai dernier au Centre international de conférence de Bamako, le président de la République semble avoir conjuré, pour de bon, le chantage dont il fait l’objet de la part de l’Elysée. « Ou tu acceptes la partition de ton pays, telle que réclamée par nos protégés de la rébellion, ou nous remettons le dossier Tomi aux médias ! Et là, les Maliens descendront dans la rue pour réclamer ton départ du pouvoir ». Voici le moyen tout trouvé, par la France, pour faire plier IBK aux revendications sécessionnistes du MNLA, crée et entretenu à cet effet par l’ex-puissance colonisatrice. Mais ce que le président français et sa « cellule noire » de l’Elysée ignorent, c’est que la mayonnaise n’a pas pris. Les Maliens ont tout compris. Mieux, ils connaissent les trois généraux français, chargés de conseiller et d’approvisionner la rébellion touareg en argent frais et en armes. Leurs noms ? Suivez notre regard !

C’est donc soulagé, qu’IBK a bien voulu se prêter à nos questions. Sans détour.

<strong>Mr le président, votre côte de popularité a rebondi au sein de l’opinion publique. Tout le monde, y compris vos adversaires politiques, louent vos qualités d’homme d’Etat.</strong>

&nbsp;

J’ai tout fait pour ne pas en arriver là, mais rien n’y fait. J’ai fait cantonner l’armée contre la volonté de mes pairs de la CEDEAO et du peuple malien, je me suis sur les assassinats, les vols et les viols, dont les populations sont victimes au quotidien ; j’ai accepté de me mettre à la même table que ces bandits, pour que demain nos partenaires ne disent pas : « il a refusé de dialoguer avec les rebelles »… Plus grave, j’ai même accepté de parapher et de signer cet accord, alors qu’une majorité du peuple malien s’y opposait. Mais pour quel résultat ?

Chaque fois que nous acceptons une nouvelle revendication pour que la paix revienne dans notre pays, la rébellion et ses suppôts en sortent d’autres pour nous acculer davantage. Pousse- pousse s’arrête au mur ! Ces souplesses ne doivent pas être perçues comme une faiblesse, mais comme notre volonté d’aller à la paix. Mais comme nos prétendus amis semblent ne pas le comprendre, j’ai décidé de faire ce pour lequel les Maliens m’ont élu à plus de 77 % des voix : sauvegarder les intérêts du Mali et des Maliens. Advienne que pourra ! On peut m’accuser de tous les péchés d’Israël, mais je reste droit dans mes babouches.

&nbsp;

<strong>Un mot sur vos relations avec Tomi Michel ?</strong>

&nbsp;

Je n’ai jamais fait mystère de mes relations avec Tomi Michel, qui m’a été présenté en 1995 par feu Omar Bongo Ondimba. Et je rappelle qu’il n’y a jamais été question d’argent entre nous. Je ne mange pas de ce pain-là !

Et si certains veulent se saisir de cette affaire pour me déstabiliser, ils perdent leur temps. C’est aux Maliens de me juger, pas eux. Mais ils peuvent toujours continuer à faire les gorges chaudes. Je suis un albinos noir ; qui s’y frotte, s’y pique !

&nbsp;

<strong>Allez-vous porter plainte contre Médiapart ?</strong>

&nbsp;

Pourquoi Le Mollah ? C’est donner de l’importance à un non-évènement. Le chien aboie, la caravane passe. Si c’est à refaire, je le referai. Sans hésiter. Et avec la fermeté. Les Maliens méritent du respect. Et je ne permettrai à personne, fut-il haut fonctionnaire de l’ONU, de manquer de respect à mon peuple.

&nbsp;

<strong>Propos recueillis  par le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK : quand la France   joue au maître&#45;chanteur !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/ibk-quand-la-france-joue-au-maitre-chanteur-984622.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/ibk-quand-la-france-joue-au-maitre-chanteur-984622.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 May 2015 11:14:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-984692" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/IBK2.jpg" alt="IBK : quand la France   joue au maître-chanteur !" width="630" height="890" />Mis en cause, sans preuve pour l’instant, pour « corruption » dans l’affaire Tomi, du nom de cet homme d’affaires corse appelé le « parrain des parrains », IBK est, depuis près d’un an, victime d’un abject chantage de la part de l’Elysée. Qui menace de le « livrer aux chiens ». Du moins, s’il persiste à s’opposer à l’autonomie du nord du Mali. Convaincus que leur pays est victime d’un complot international, avec à sa tête la France, les Maliens entendent, non seulement,  sceller l’union sacrée autour de leur président de la République, qu’ils ont élu à 77,3 % ; mais aussi, défendre l’intégrité de leur territoire, menacé de partition par la France et ses deux bras armés : la Minusma et le MNLA.

C’est toujours, ou presque, la même chose : chaque fois que le président de la République dénonce la complaisance de la France, ou de la Minusma, vis-à-vis de la rébellion touareg, il fait l’objet d’une cabale dans les médias français.

&nbsp;

<strong>Le chantage comme moyen de pression</strong>

Lorsqu’ IBK  avait annoncé, avec la fermeté qu’on lui connaît, que l’intégrité du territoire national, la forme républicaine et laïque du Mali… ne sont  pas négociables, la réponse de l’Elysée ne s’est pas fait attendre. Trois jours après, le très sérieux quotidien français, «  Le monde », publiait à sa une, sous le titre « La justice sur la piste du « parrain des parrains ». Avec, à la clé, ce passage qui en dit long sur les intentions malveillantes de la France : « L’homme (NDLR : entendez Michel Tomi, l’homme d’affaires corse) est soupçonné  de blanchir en France une partie de l’argent gagné en Afrique. Et de financer des présidents africains. Plusieurs chefs d’Etat seraient impliqués dans le « système Tomi » : IBK, donc, mais aussi le président gabonais, Ali Bongo, et les présidents tchadien et camerounais ».C’était courant 2014.

Même réaction de l’Elysée, lorsque le président de la République déclare, le 15 mai dernier, à l’issue de la signature de l’accord de paix : « Nous sommes, Mr Ladesous, des gens de bonne compagnie. Nous sommes un pays de vieille civilisation. Depuis qu’elle a été cantonnée, l’armée malienne n’a manqué à ses engagements. Cantonnée dans la ville de Kidal, il a fallu que je le dise à la CEDEAO pour que nos frères comprennent qu’elle était la situation surréaliste que notre armée vivait à Kidal. Le Mali a accepté beaucoup. Le peuple malien est à saluer. Mais que nul ne se trompe sur la qualité de sa dignité, de son sens de la dignité et de sa compréhension de la chose internationale……

Je dis donc qu’il est temps que les malices cessent et que ceux qui ont en charge des missions d’aider à parvenir à la paix fassent en sorte que les choses soient transparentes, qu’elles soient d’égal partage ; et que nul ne se méprenne, et puisse prendre une telle souplesse dans l’engagement, telle ouverture pour une faiblesse, ou un encouragement à persister dans l’erreur », indique le président de la République dans un tonnerre d’applaudissements. Et d’ajouter, avec la même fermeté : « Avant le paraphe de l’accord, il avait été dit, avec gravité, avec solennité que tout celui-là ou toute celle-là qui s’aviserait de ne pas parapher l’accord, qu’il  lui en cuirait. Nous n’avons rien demandé, nous n’avons rien vu venir non plus ».

Mais une semaine après, nouveau coup de théâtre : dans un article publié, le 22 mai par notre confrère « Médiapart », on peut lire : « Les présidents du Mali et du Gabon auraient reçu des cadeaux de la part d’un magnat corse, Michel Tomi, en échange d’avantages commerciaux accordés dans leur pays, selon des écoutes téléphoniques dévoilées par le site Médiapart vendredi ».

Comme pour le premier article publié par le très sérieux journal « Le monde », les faits – si on peut les appeler ainsi – sont annoncés au conditionnel. Ce qui laisse planer le doute sur la véracité des faits rapportés. Ensuite, aucune preuve n’a été fournie pour étayer ces allégations. Ni par le quotidien « Le monde », ni par « Médiapart ». Surtout, lorsque le dernier affirme tout de go : « Dans ces écoutes, on découvre que le magnat corse est aux petits oignons avec IBK et Ali Bongo : il n’hésite pas à leur offrir, gratuitement, des voitures de luxe, des chambres d’hôtels dans de prestigieux palaces de Marseille ou Paris réservées à ses frais, ou des soins médicaux qu’il règle à l’avance ». Sauf que le journal n’a montré ni de photos de voitures de luxes, ni de photos des palaces dans lesquels IBK auraient été aux petits soins de Tomi. Rien. Des allégations relayées, en boucle, par RFI, la caisse de résonnance du MNLA et alliés. Par ce geste, la France entend mettre, dos à dos, IBK et ses concitoyens. Et, du coup, déstabiliser son régime. Erreur.

Le Chef de l’Etat malien n’a jamais fait mystère de ses relations avec l’homme d’affaires corse qu’il considère comme «  un frère ». Dans une interview accordée, courant 2014 à notre confrère «  Jeune Afrique », IBK se défend en ces termes : « Il n’a jamais, au grand jamais, été question d’argent avec Tomi ». Un homme qui lui a été présenté en 1995 par feu le président Omar Bongo Ondimba.

Sentant la cabale de loin, surtout après son coup de gueule du 15 mai dernier, IBK déclarait déjà, vendredi 22 mai, à sa sortie de la grande mosquée de Bamako où, une prière est organisée pour le retour de la paix dans notre pays : « Je l’ai toujours dit, on peut essayer de déstabiliser un homme, mais cet homme a la foi, si cet homme a le soutien de ceux qui le connaissent et qui croient en lui, c’est peine perdue. Tel je suis aux mains de Dieu et aux mains des miens. Nous ne sommes pas des naïfs ! ».

&nbsp;

<strong>La France désavouée, la Minusma discréditée</strong>

Considéré, à tort ou à raison, comme le candidat de la France à l’élection présidentielle de juillet 2013, IBK s’est très vite attiré les foudres de l’Elysée. Jugé « trop nationaliste » par la France, sa proximité avec Paul Kagamé, président du Rwanda, Abdel Aziz Bouteflikha, président de l’Algérie… ne sont pas de nature à lui faciliter la tâche.

La complaisance, voire la complicité de la France et de la Minusma avec les narco-séparatistes nourrit et continue de nourrir un sentiment « anti-français » et « anti-Minusma » au sein de l’opinion publique. Après l’attentat perpétré, la semaine dernière, contre la résidence des officiers de la Minusma à Bamako, c’est autour de la représentante de cette organisation de se voir déclarée persona non grata à Tombouctou.

« Les Maliens ne sont pas dupes. Les jeux sont connus. Le Mali a, certes, tangué mais il ne sera pas ce qu’ils voudraient en faire », rassure un jeune leader de la société civile. Et de poursuivre : « Les bandits du MNLA peuvent faire ce qu’ils veulent. Ils tuent, volent et violent, impunément, sans être sanctionnés. Or, dans le mandat de la force onusienne figure la protection des civils ».

Pour protester contre le soutien de la France à la rébellion touareg, les Maliens s’apprêteraient à descendre dans la rue ; mais aussi, à organiser des sit-in devant l’ambassade de France pour une durée jugée illimitée.

Considérées hier comme le « seul médicament » efficace contre le « mal » malien, la France et la Minusma se sont révélées, deux ans après, comme une partie intégrante de ce « mal ». Censées aider le Mali à sauvegarder l’intégrité de son territoire et à protéger les civils, elles apportent, plutôt, leur soutien à la rébellion. Dont la revendication est soutenue, sur le terrain, par la France : la partition du Mali en deux pays. Comme c’est le cas au Soudan. Dans les jours à venir, la France et la Minusma apprendront, à leurs dépens, que le Mali n’est pas le Soudan. Soutenu, dans cette épreuve par tout un peuple, IBK saura résister à ces cabales, d’où qu’elles viennent.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quand IBK 1er  ignore la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/quand-ibk-1er-ignore-la-france-976572.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/quand-ibk-1er-ignore-la-france-976572.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 May 2015 22:55:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-968812" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/Robert-Mugabe-IBK1.jpg" alt="Cérémonie de signature de l'accord de paix: Déclaration de Robert Mugabé" width="676" height="426" />Tous les Maliens ou presque sont unanimes à reconnaitre que IBK 1er  a tenu un discours presque parfait en ce sens qu’il a prononcé ce que les Maliens pensaient et attendaient. Si les termes ONU ou de son représentant Hervé Ladsous, ont été les plus prononcés dans son discours, ceux de la France et de sa représentante y ont été ignorés. Ce jour-là, IBK qui dit avoir parlé avec son cœur, n’a fait, à aucun moment, allusion à la France ou à sa représentante, Annick Girardin. L’a-t-il fait sciemment ou était-ce une simple omission ? La question taraude les esprits, mais les uns et les autres spéculent.

Annoncée par la médiation internationale conduite par l’Algérie, l’accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali a été signé, en grande pompe, le 15 mai à Bamako. En plus des représentants de la médiation internationale, des organisations régionales et africaines, de l’ONU et de la Minusma, une dizaine de chefs d’Etats africains étaient au Rendez-vous de Bamako. La France qui occupe une place de choix dans cette crise y était très attendue.  Mais contre toute attente, la France a été  le pays le moins représenté. Aucun ministre Français digne de ce nom, ni de «personnalité importante française» n’a fait le déplacement de Bamako. Du coup, le doute se confirme sur la sincérité de la France dans le processus de paix et de réconciliation au Mali. Est-ce ce qui a poussé IBK à parler moins du rôle joué par la France dans la stabilisation du Mali ? Rien n’est moins sûr.

Mais ce qui est sûr, est que la France, en se comportant de la sorte, a semé le doute dans le cœur de nombre de Maliens quant à sa sincérité dans le processus de stabilisation et de réconciliation du Mali.

On peut se tromper, mais depuis le début de la crise malienne en 2012, le seul point positif de la France a été la chasse des djihadistes qui occupaient les deux tiers du Mali. La suite, on la connait : la France n’hésite pas à mettre en selle les alliés de ces mêmes djihadistes (le MNLA), lesquels continuent de semer la terreur dans les régions du nord.

Pour masquer sa complicité avec les groupes armés séparatistes, la France a toujours souhaité un accord de paix, mais sur le bout des lèvres.

Ce ne sont pas les preuves de l’impartialité de la France dans la gestion de la crise malienne qui manquent.

D’abord, l’accord de paix issu des pourparlers d’Alger a été paraphé le 1er mars dernier par le gouvernement, la médiation internationale et par les groupes armés de la plate-forme. Seul le MNLA et ses alliés sous protectorat français ont pris le temps de jouer leur cirque avant de parapher l’accord, cela deux mois après. Aucune pression, ni sanction n’a été prise contre le MNLA. Alors même que la France, à travers son ministre de la Défense, avait affirmé  devant Dieu et les hommes que ceux qui refuseront de parapher s’exposeront à des sanctions.

Comme si cela ne suffisait pas, le MNLA et consorts ont préféré les hostilités à la signature de l’accord de paix, le 15 mai. Au moment où le gouvernement et la médiation internationale apposaient leur signature sur l’accord, les éléments de la nébuleuse MNLA attaquaient les positions de l’armée malienne à Ménaka. Cela, sous le silence assourdissant de la France et de la communauté internationale.

Autre reproche fait à la  France : sa sous représentation à la cérémonie de signature de l’accord de paix. Tous les observateurs sont unanimes à reconnaître, aujourd’hui, que la France, en se faisant représenter par la secrétaire d’Etat chargée de la Francophonie et du développement n’a accordé aucune importance à la cérémonie de signature de l’accord de paix et la réconciliation nationale au Mali. Les Maliens attendaient plus de la France à cette cérémonie historique pour le Mali.

&nbsp;

<strong>Abou Berthé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix : Réactions des invités et participants</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-reactions-des-invites-et-participants-976552.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-reactions-des-invites-et-participants-976552.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 May 2015 22:52:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-970662" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/signature-reconciliationjpg.jpg" alt="signature-reconciliationjpg" width="620" height="350" />A l’arrivée des participants et invités au Centre international de conférence de Bamako, pour la cérémonie de signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, vendredi dernier, nous avons interrogé plusieurs personnes sur leur sentiment, à propos de l’évènement et sur l’absence de la Coordination des mouvements de l’AZAWAD (CMA). Lisez leurs réactions :

<strong>Pr. Younouss Hamèye Dicko, ancien ministre</strong>

Je pense que c’est un espoir pour le Mali, une fierté pour le Mali, c’est en même temps un nouveau départ pour le Mali. Les autorités actuelles se sont beaucoup engagées pour que ce jour soit. Je pense qu’elles doivent continuer à s’engager pour que ce jour soit  un bon nouveau départ. Même pour la rébellion, cette signature est une chance, parce qu’il n’ya pas d’autre perspective. Ne pas signer cet accord, c’est se mettre en travers de la paix. En réalité, personne ne veut de la guerre, mais quand elle est imposée, tout le monde est capable de la faire. Jusqu’ici, nous n’avons pas voulu faire une guerre, nous avons voulu la paix. A partir de cette signature, nous serons disposés à faire la paix ou la guerre.

<strong>Moussa Mara, ancien Premier ministre</strong>

On est confiant, c’est un bon processus, un processus inclusif. Maintenant, il reste à toutes les composantes de notre nation de se mobiliser pour que chacun  fasse ce qu’il a à faire afin que l’espoir se transforme en réalité, au bénéfice de l’ensemble de la Nation et même de la bande sahélienne. Donc, c’est de l’espoir et c’est de l’espoir réaliste. Je pense qu’il y a devant nous l’espoir que ça marche et inch Allah, ça marchera.

<strong>Concernant l’absence de la CMA ?</strong>

Il n’y a pas de processus parfait, on n’atteint pas tous nos résultats, il y a encore du travail à faire. Le bon sens va triompher inch Allah.

<strong>Mohamed Ahmed Ag Hamani, ancien Premier ministre</strong>

Le Mali doit sortir de la crise définitivement et tourner complètement la page pour construire son avenir. Concernant la CMA, ceux qui ne veulent pas signer aujourd’hui, peut-être qu’ils viendront signer. Dès l’instant qu’ils ont paraphé, je pense qu’ils sont d’accord avec le contenu.

<strong>Michaëlle Jean, secrétaire générale de l’OIF.</strong>

J’estime que le fait que nous puissions déjà être là et être témoin de la signature de l’accord, même si toutes les parties ne sont pas encore réunies, d’autres continuent à y réfléchir, j’espère, dans la bonne direction, c’est un moment qu’il faut saluer et tous les espoirs accompagnent le Mali, sont solidaires du Mali et la francophonie aussi est là pour dire au Mali : nous croyons en cette paix et à la nécessité qu’on avance pour qu’on réussisse  cette étape déterminante.

<strong>Mme Haïdara Aïchata Cissé dite Chato</strong>

J’ai un sentiment de satisfaction et de fierté, parce qu’aujourd’hui est un jour de fierté. Je pense que tout Malien digne de ce nom doit être là aujourd’hui. La CMA a raté une part de l’histoire du Mali, parce que c’est le MNLA qui a commencé à mettre le Mali dans ce problème. Il a donc raté d’être là pour se rattraper. Mieux  vaut tard que jamais, j’espère qu’un jour ils viendront et qu’ils comprendront qu’ils ont fait du tort au Mali.

<strong>Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition</strong>

C’est un jour de solidarité, un jour de prière pour que la paix revienne définitivement dans notre pays. On a l’espoir que la paix revienne, mais il faut qu’on se mobilise.

<strong>Ousmane Sy, ancien ministre</strong>

Le chemin est long, mais dès qu’on fait un pas, c’est important. Je suis content qu’on ait fait un pas. On serait content que la CMA soit là, mais à la longue, ils vont venir.

<strong>Soumeylou Boubèye Maïga, ancien ministre</strong>

C’est un moment historique. Je préfère voir le verre à moitié plein. L’absence de la CMA n’est pas grave, ça va venir.

<strong>Assarid Ag Imbarcawane, ancien député</strong>

Cette signature est déjà un pas. Nous attendons les autres.

<strong>Mme Seck Oumou Sall, maire de Goundam</strong>

Je suis venue en tant qu’invitée et participante. Je suis pleine d’espoir.

<strong>Pierre Buyoya, Haut représentant des Nations unies pour le Sahel et le Mali</strong>

On a l’espoir que la CMA va finir par signer. Le processus de paix est compliqué, il y a différents acteurs et il ne faut pas s’attendre à ce que tout le monde avance au même rythme.

<strong>Mahmoud Dicko, Président du HCI</strong>

C’est un évènement heureux. Tout le monde doit se réjouir. Je suis heureux pour le Mali.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’ADEMA&#45;PASJ en déliquescence : Dioncounda Traoré  appelle les militants à abandonner les guerres de tranchées</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ladema-pasj-en-deliquescence-dioncounda-traore-appelle-les-militants-a-abandonner-les-guerres-de-tranchees-976532.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/ladema-pasj-en-deliquescence-dioncounda-traore-appelle-les-militants-a-abandonner-les-guerres-de-tranchees-976532.html</guid>
<description><![CDATA[ ﻿«ADEMA-PASJ : 24 années de lutte pour la consolidation de la démocratie au Mali» était le thème de la conférence-débat animée, samedi dernier,  par Pr Dioncounda Traoré et d’autres cadres de l’Adema PASJ dont Hamidou Konaté des éditions Jamana et Adama Samassekou, ancien ministre de l’Education nationale. Très peu de cadres du parti avaient fait le déplacement.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 May 2015 22:48:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_156214" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-156214" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Dioncounda.jpg" alt="Dioncounda Traoré président de la transition" width="315" height="235" /> Dioncounda Traoré, président P/I[/caption]

Au cours de cette conférence-débat, Pr Dioncounda Traoré a reconnu  que son parti, l’ADEMA- PASJ, traverse une phase difficile de son existence.

Après dix années de gloire au pouvoir (1992-2002), l’ADEMA–PASJ est aujourd’hui en chute libre. Ces dernières années, le parti enregistre une perte en cascade de ses militants, de ses élus et de son poids sur l’échiquier politique. Cette situation serait due aux querelles intestines et aux guerres de tranchée qui ne profitent, selon Dioncounda, qu’à une poignée de militants. Une situation qui risque de faire couler le parti des Abeilles.

Face à cette menace qui plane sur la «Ruche», l’Abeille en chef, Pr Dioncounda Traoré, lance un appel à ses camarades à se retrouver pour sauver ce qui les unit, à savoir le parti. L’appel de Dioncounda Traoré à ses camarades de parti qui s’apparente à un cri de cœur intervient à quelques jours seulement du 5è congrès ordinaire du parti qui se tiendra les 24 et 25 mai Prochains.

Considéré comme le congrès  de tous les dangers à cause des querelles qui couvent au sein du parti, le 5è congrès de l’ADEMA, faut-il le rappeler, a été maintes fois annoncé et maintes fois reporté. De deux choses l’une : soit ce congrès sera l’occasion pour les militants d’enterrer la hache de guerre, soit il accentuera sa fragilisation.

Pour éviter le pire au parti, Dioncounda Traoré estime que plusieurs points sont à revoir lors du prochain congrès ordinaire, notamment, le règlement intérieur et la taille du comité exécutif du parti. Mais aussi et surtout la question de candidature aux  élections présidentielles qui a été toujours sujet de polémique à l’ADEMA-PASJ.

«A chaque élection présidentielle, il y a eu des défections à l’Adema- PASJ » a reconnu le président de l’ADEMA-PASJ. Avant d’ajouter que ce problème mérite d’être étudié et résolu définitivement.

Aussi, la taille du comité exécutif doit être diminuée. «On ne voit pas certains membres du CE aux réunions que s’il  ne s’agit de liste de candidature à une élection ou de la formation d’un gouvernement. Cela ne peut plus continuer à l’ADEMA-PASJ», a précisé Pr Dioncounda Traoré.

Que vaut aujourd’hui l’ADEMA-PASJ sur la scène politique ?

Selon les conférenciers, de 1992 à 2002, l’ADEMA a fait élire plus de 100 députés. De 2002 à 2012, il avait entre 50 et 55 députés. En 2013, le parti n’a plus que 16 députés sur 147, alors même qu’il contrôle plus de la moitié des 703 communes et près du tiers des 10 777 élus locaux. A moins de six mois des élections communales, nul ne peut prédire l’issue de ces échéances qui reste des plus incertaines pour le parti. Du coup, le pessimisme semble gagner la Ruche.

Abou Berthé]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>«Mali Den Kura» (Mali nouveau), un film très attendu</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/mali-den-kura-mali-nouveau-un-film-tres-attendu-975302.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/mali-den-kura-mali-nouveau-un-film-tres-attendu-975302.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 May 2015 13:57:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est le titre d’un film qu’un cinéaste malien s’apprête a réalisé avec l’appui de la présidence de la République. Un film qui cadre avec la vision du président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, de bâtir une nation forte avec des hommes de qualité pouvant servir  leur nation afin de relever les défis du millénaire

IBK, selon un conseil culturel à la présidence, aurait déjà donné son aval et a promis de financer la réalisation de ce film. La réalisation de «Mali Den Koura», dit-il, sera une contribution de taille du monde culturel dans la refondation et la reconstruction du Mali profondément déchiré par trois longues années de guerre.

La culture dans toutes ses composantes a déjà joué un grand rôle dans la réconciliation des Maliens à travers la  musique, comédie et théâtre. Aussi, les images peuvent mieux faire.

«Mali Den Koura»  se veut un film d’éducation et de sensibilisation afin de restituer à l'homme malien son identité réel. Mais aussi, l'amour de son prochain, la formation d'hommes de qualité, l’éducation des enfants, le rôle de la femme dans la famille et dans la société, le devoir de l'homme dans la vie. Le réalisateur entend faire une comparaison entre la société d'avant et celle d'aujourd'hui afin que chaque malien reprenne ses responsabilités pour de sauver notre société qui est en perdition. Le film fera ressortir les succès et les échecs  des cinquante(50) ans d’indépendance de notre pays.

Mali Den Koura sera réalisé en langue française et en bambara afin que chaque Malien y trouve son compte.

«Ce sont des initiatives comme cela qu’il faut pour sensibiliser les populations et surtout la jeunesse Malienne qui à tendance à perdre les repères. Ce film vient à point nommé et toutes les initiatives allant dans ce sens de la refondation du Mali seront appréciées par les plus hautes autorités du Mali» nous confie un conseiller à la présidence qui a requis l’anonymat.

<strong>A.Berthé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fin du PCDA en juin prochain :   Les acteurs du secteur agricole à la recherche d’alternatives</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/fin-du-pcda-en-juin-prochain-les-acteurs-du-secteur-agricole-a-la-recherche-dalternatives-975022.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/fin-du-pcda-en-juin-prochain-les-acteurs-du-secteur-agricole-a-la-recherche-dalternatives-975022.html</guid>
<description><![CDATA[ Le forum des investisseurs, tenu la semaine dernière  à l’hôtel Salam a été l’occasion pour les participants de trouver des opportunités pour pérenniser les acquis du Programme de Compétitivité et de Développement Agricole (PCDA) qui prendra fin en juin prochain. Mais aussi de réfléchir les alternatives.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 May 2015 13:40:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_129614" align="alignleft" width="350"]<img class="size-full wp-image-129614" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/bakary-Togola.jpg" alt="Bakary Togola" width="350" height="467" /> Bakary Togola[/caption]

La cérémonie d’ouverture de ce Forum des investisseurs des filières agricoles était présidée par le Ministre du Développement rural, Dr Bokary Tréta. Elle a enregistré la présence des ministres du Commerce et de l’industrie, Abdoul Karim Konaté, de la Promotion des Investissements et du Secteur Privé, Mamadou Diarra, ainsi que du Directeur des Opérations de la Banque Mondiale, Paul Numba UM et le Président de l’APCAM, Bakary TOGOLA.

Tous les intervenants se sont réjouis des résultats positifs enregistrés par le PCDA  depuis sa mise en œuvre, il y a 9 ans.

Le président de l’APCAM, Bakary TOGOLA, a exhorté la Banque Mondiale de «renouveler son financement au PCDA» ou de «trouver un autre mécanisme pour permettre de capitaliser ses acquis, car le projet a permis aux bénéficiaires d’améliorer leurs conditions de vie et de créer des emplois». Aux investisseurs privés, le Président de l’APCAM a demandé de «s’acquitter du paiement des prêts consentis au niveau des institutions financières». Il n’a pas manqué de rappeler aux banques «d’ouvrir leur capital afin que les entreprises nationales se développement pour le bonheur du Mali».

Paul Numba UM, Directeur des Opérations de la Banque Mondiale, a estimé que le forum est un cadre approprié pour aborder la problématique liée à la transformation des différentes filières agricoles, notamment celle de la mangue et lutter contre le sous emploi.

Selon lui, investir au Mali est une opportunité viable. Les résultats engrangés ces dernières années, a-t-il ajouté, dans le secteur agricole doivent ouvrir la voie à plus d’investissements.

Depuis son lancement en 2006, le PCDA est intervenu sur un certain nombre de filières agricoles, notamment celle de la mangue.

La production, la transformation et la commercialisation de la mangue sont désormais maitrisées au Mali grâce à l’application des nouvelles technologies performantes d’irrigation, de transformation et de promotion à l’exportation.

Cela se traduit par une augmentation du volume d’exportation de la mangue qui est passé de 4 700 tonnes en 2007 à 28 000 tonnes en 2015. L’accroissement des volumes d’exportation de la mangue a été soutenu par l’amélioration de la qualité à travers la réalisation et la mise à niveau des infrastructures commerciales de conditionnement de mangue (le PLAZA de Bamako et le pôle de Sikasso).

La production annuelle de mangue, toutes variétés confondues au Mali, est estimée à 500 000 tonnes. Selon les statistiques validées de la campagne de commercialisation de la mangue 2014 (source rapport bilan 2014 IFM), le Mali a commercialisé 58 000 tonnes de mangues (toutes variétés confondues) dont 41% sont vendues dans la sous régions (Afrique et Maghreb) et 7% exportées en Europe.

L’Europe et le Maghreb offrent des opportunités pour le Mali d’établir des relations viables et durables pour la rentabilisation des infrastructures de conditionnement et les investissements dans la production commerciale et la transformation de la mangue.

C’est fort de ces résultats que le ministre du Développement Rural, Dr Bokary Tréta a lancé un appel aux acteurs de la filière mangue, aux investisseurs européens et marocains, à saisir l’opportunité pour «développer un partenariat d’échanges commerciaux entre les exportateurs maliens et les leurs clients».

Dr Tréta a aussi noté l’opportunité, entre Maliens, Européens et Magrébins, de «spécifier des accords commerciaux pouvant déboucher sur des contrats et des relations durables portant sur la filière mangue» afin de rentabiliser les infrastructures de conditionnement.

<strong>A.Berthé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Et si les « sacrifices » de la MINUSMA  étaient réels?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/et-si-les-sacrifices-de-la-minusma-etaient-reels-975212.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/et-si-les-sacrifices-de-la-minusma-etaient-reels-975212.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 May 2015 13:32:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_968422" align="aligncenter" width="630"]<img class="size-full wp-image-968422" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/IBK-ceremonie-signature-accord.jpg" alt="SEM Ibrahim Boubacar KEITA, président de la république." width="630" height="420" /> SEM Ibrahim Boubacar KEITA, président de la république lors de Cérémonie de lasignature de l’accord de paix inter-Maliens à Bamako[/caption]

Le ridicule ne tue pas le Malien, a-t-on l’habitude d’entendre. En fait, le ridicule ne tue plus personne de nos jours. Et la mission de l’ONU au Mali vient d’en donner la preuve. Quand elle parle de ses « sacrifices ». Il ne faut pas en rire. Du moins, pas forcément, parce que des sacrifices, elle en a faits. Notamment à Gao.

En réaction au discours historique du président IBK, le Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies, patron des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous regrette que les «sacrifices de la MINUSMA ne soit pas reconnus ». C’était à l’issue d’une conférence de presse qu’il venait de tenir 24 heures après la cérémonie de signature de l’Accord de paix pour la réconciliation au Mali. En effet, au cours de cette cérémonie, plusieurs discours ont été prononcés. Mais s’il y a un discours dont les échos son parvenus aux Maliens, c’est bien celui du président IBK. Dans ce discours historique empreint de patriotisme et d’héroïsme, IBK a « laissé parler son cœur » pour le grand bonheur des Maliens.

<strong>Hervé Ladsous en  prend pour son grade</strong>

Dans son discours, IBK a évoqué la continuité du dialogue inter-malien. Il a fait référence au cessez-le feu. L’armée malienne, a-t-il dit, n’a jamais violé le cessez-le-feu. « Avons-nous jamais violé un cessez-le-feu, avons-nous jamais violé la cessation des hostilités ? », IBK interroge M. Ladsous.

Poursuivant sur le même ton, IBK a affirmé que l’accord doit rester ouvert aux signataires. A condition que « ce ne soit la prise en otage du Mali et de la paix au Mali ». Là où le président Ibrahim Boubacar Keita a été apprécié, c’est quand il répond à Hervé Ladsous. Sur le vif. Quand ce dernier affirmait qu’il n’est pas question de profiter de l’accord pour attaquer ceux qui n’ont pas paraphé ou signé aujourd’hui. « Nous ne sommes pas des gueux. Nous sommes, Monsieur Ladsous, des gens de bonne compagnie. Nous sommes un pays de vieille civilisation. Jamais, depuis qu’elle a été cantonnée, l’armée malienne n’a manqué à ses engagements », a dit le président IBK dans un tonnerre d’applaudissement.

La réaction n’a pas tardé. Le lendemain, c’est Hervé Ladsous qui convoque la presse. Le patron des Opérations de maintien de la paix de l’ONU regrette que  l’impartialité de la mission soit mise en cause et que « ni sa contribution, ni ses sacrifices ne soient reconnus à leur juste valeur ».

&nbsp;

<strong>« Les sacrifices » de la MINUSMA</strong>

Chaque vie humaine est sacrée, nous enseigne l’Islam. Et aucune vie humaine de doit être sacrifiée pour quelque idéal que ce soit. Certes, la MINUSMA a perdu beaucoup d’hommes. 35 casques bleus, au total, ont perdu la vie. Mais, depuis l’intervention de la force onusienne, l’armée malienne en a perdu combien? Probablement des centaines d’hommes. Alors même que la mission de la MINUSMA devait justement empêcher les affrontements sur le terrain.  Pire, la mission principale de la MINUSMA, nous a-t-on dit, est de « protéger les populations civiles ». Pourtant, ce vendredi 27 janvier 2015, des civils, trois jeunes manifestants qui symbolisent la conscience même de ce pays ont été fauchés par les balles des « soldats de la paix ». Un rapport d’enquête de l’ONU a reconnu  une « bavure » des casques bleus.

Peut être qu’Hervé Ladsous parle de ce « sacrifice » là. Celui des jeunes gens, dans la fleur de l’âge, sacrifiés par la MINUSMA, sur l’autel de la paix. Alors, dans ce sens, « les sacrifices» de la MINUSMA sont réels. Ils doivent être reconnus. A leur juste titre. Comme le dit le reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly « le sorcier oublie toujours, mais les parents de la victime n’oublient jamais. Nous pouvons pardonner, mais jamais oublier ». Loin de la phraséologie diplomatique, IBK n’a-t-il pas raison lorsqu’il demande « un peu de respect pour le peuple malien ». En tout cas, jugé par l’opinion, ses mises au point étaient nécessaires.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « les maliens n’accepteront plus la complaisance de la MINUSMA vis a vis de la rébellion ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-les-maliens-naccepteront-plus-la-complaisance-de-la-minusma-vis-a-vis-de-la-rebellion-975182.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-les-maliens-naccepteront-plus-la-complaisance-de-la-minusma-vis-a-vis-de-la-rebellion-975182.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 May 2015 13:27:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_971072" align="alignleft" width="300"]<img class="wp-image-971072 size-medium" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/IBK-signature-accord-300x170.jpg" alt="SEM Ibrahim Boubacar KEITA, président de la république lors de Cérémonie de la signature de l’accord de paix inter-Maliens à Bamako" width="300" height="170" /> SEM Ibrahim Boubacar KEITA, président de la république lors de Cérémonie de la signature de l’accord de paix inter-Maliens à Bamako[/caption]

La tension est montée d’un cran, entre le président de la République et le secrétaire général- adjoint aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladesous. Avec la franchise qu’on lui connaît, IBK n’est pas passé par quatre chemins pour dire ce que tous les Maliens, ceux du nord comme ceux du sud,  pensent tout bas : la complaisance, voire la complicité, entre la Minusma et la rébellion.  Pour IBK, le peuple malien mérite un peu de respect. Après avoir respecté le cessez-le feu, cantonné les troupes maliennes sans cesse harcelées par les rebelles au nez et à la barbe de la Minusma, le gouvernement malien se voit, de nouveau contraint par l’ONU, d’accepter l’inacceptable : laisser la Coordination des Mouvements de l'Azawad  (CMA) assassiner les populations du nord, où elle veut, quand elle veut et comme elle veut. Chaque jour que Dieu fait, c’est la CMA qui tue, viole, enlève et assassine de sang-froid d’innocentes victimes. Sans que les protestations du gouvernement malien soient prises en compte par la mission onusienne. Et IBK d’ajouter : « Nous ne sommes pas des gueux ! ».

Dans cette interview, presque imaginaire qu’il a bien voulu nous accorder, le Chef de l’Etat revient, en détails, sur cette passe d’armes qui a réjoui plus d’un Malien.

Mr le président, vous semblez avoir perdu votre sang-froid, après avoir écouté les élucubrations d’Hervé Ladesous, secrétaire général-adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, vendredi dernier, à la signature de l’accord de paix et de réconciliation au Mali…

&nbsp;

Mais Le Mollah, ces gens-là nous prennent pour des sauvages. On a tout accepté pour que la paix revienne dans notre pays : le cessez-le feu, le cantonnement de nos troupes …. Sans compter cet accord qui n’en est pas un ; mais que nous avons accepté de signer. Malgré tout, Hervé Ladesous pousse l’outrecuidance jusqu’à nous dire que « qu’il n’est pas question que l’on profite de l’accord pour attaquer ceux qui n’ont pas paraphé ou signé l’accord ». Pour qui nous prend –il ? Des canards sauvages ? Ou  des « nez percés » ?

La rébellion n’a jamais rien respecté. Ni le cessez-le feu, ni les résolutions de l’ONU, encore moins l’intégrité physique des populations qu’elle dit défendre. Rien ! Elle se comporte, au nord, comme un éléphant dans un magasin de babioles, en tuant et en brûlant tout sur son passage. Pire, sous les yeux de la Minusma.

Pendant ce temps, on demande au gouvernement malien de regarder ce sinistre spectacle, sans lever le petit doigt. Comme si cette poignée de rebelles vaut mieux que les 15 millions de Maliens.

&nbsp;

<strong>Qu’allez-vous faire, désormais, Mr le président ?</strong>

&nbsp;

De deux choses, l’une : ou les Nations unies font preuve de justice et d’équité ou je laisserai les Maliens exprimer leur raz-le bol, face à cette situation qui ne finit pas de finir. Tout le monde se rappelle les mémorables marches, organisées à Bamako, contre la France et la Minusma.

J’espère que la Minusma n’obligera pas les Maliens à laisser exploser leur colère dans la rue. Cela n’arrangera ni les Nations unies, ni la France ; encore moins, les troupes de la Minusma, stationnées au Mali.

La balle est, désormais, dans leur camp. A commencer par demander à leurs « protégés » de la CMA de signer l’accord de paix. Et le plus tôt serait le mieux. Car les populations maliennes en ont marre de ce qu’elles voient et entendent tous les jours sur les horreurs commises au nord. Avec la complicité des troupes de la Minusma. Les Maliens n’accepteront plus la complaisance de la Minusma vis-à-vis de la rébellion !

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK sort le grand  « Je »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ibk-sort-le-grand-je-975112.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ibk-sort-le-grand-je-975112.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 May 2015 13:25:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-975122" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/caricature-IBK.jpg" alt="IBK sort le grand  « Je »" width="730" height="1031" />La cérémonie de signature de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale a eu lieu, vendredi dernier, au Centre international de conférence de Bamako. L’évènement était présidé par le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéita, en présence d’une vingtaine de présidents de la République et de représentants d’institutions et d’organisations internationales.

La signature de l’accord apprécié, en dépit de l’absence de la CMA

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération  internationale, Abdoulaye Diop, a souhaité la bienvenue aux invités : Il a parlé d’un accord, qui, il le souhaite, va sceller la paix, la réconciliation et le développement au Mali. « Nous sommes les témoins privilégiés de la détermination des filles et fils du Mali pour se donner la main pour un avenir commun. », a-t-il dit. Pour Ramtane Lamamra , ministre des Affaires étrangères de la République algérienne : « l’Algérie sera toujours aux côtés du Mali. » Il a appelé les populations du Nord du Mali à se joindre au sursaut national des Maliens et de la communauté internationale et à mettre fin à l’effusion de sang.

Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, représentant la CPA, membre de la CMA, a lancé un appel à la population de  l’AZAWAD à s’inscrire dans l’accord de paix. Représentant les mouvements de la plateforme, Me Harouna Touré, a indiqué: « Nous avons été, malgré nous, engagés dans une lutte à mort pour assurer la légitime défense de nos populations respectives…Nous voilà aujourd’hui, enfin sortis du doute et projetés vers la certitude  d’un lendemain meilleur   que nous offre l’accord du 15 mai 2015, qui reste une œuvre humaine, que seule la bonne foi de toutes les parties, l’esprit de compromis et de dialogue, constructives, peuvent parfaire pour le bien être collectif. »

Le député Bajan Ag Hamatou, au nom des autorités traditionnelles du nord du Mali, a lu la déclaration d’adhésion et de soutien à l’accord.

Pour Kabré Désiré Ouédraogo, président de la Commission de la CEDEAO, « Point n’est besoin de rechercher un accord parfait pour tout le monde, sinon on risquerait d’attendre longtemps et de ne point l’avoir. L’essentiel est d’investir toutes les ressources intellectuelles pour exploiter judicieusement les opportunités qu’offre le présent accord afin de trouver les solutions les plus appropriées possibles aux causes profondes des crises récurrentes, selon le génie créateur du peuple malien. »

Michäelle Jean, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie, a indiqué que pour la paix, la francophonie est déterminée à soutenir le Mali. La secrétaire d’Etat chargée du Développement,  de la France, Annick Girardin, a déclaré : «  les Maliens ont su surmonter leurs mésententes afin de sauvegarder l’essentiel, l’essentiel c’est leur unité, l’essentiel, c’est la paix. »

Pour Abdel Kader Ben Salah, le représentant du président algérien : «  ce jour constituera sans nul doute un repère historique pour le peuple malien, pour la région, pour l’Afrique, et pour la communauté internationale, dans son ensemble. »

Moustapha Niass, président de l’Assemblée nationale du Sénégal a salué les qualités du président IBK, confronté à un contexte difficile.  C’est à ce titre qu’il a cité Platon : « toute action humaine commence par une incitation, l’incitation progresse et devient l’idée, l’idée se transforme en idée de projet, on arrive au projet, mais entre le projet et l’action, il y a la volonté, il y a la raison ».

Le président Alpha Condé  a rappelé la citation de feu le président Sékou Touré : « La Guinée et le Mali, c’est deux poumons dans le même corps. » Donc, a-t-il dit, la Guinée ne pouvait pas être absente à cette cérémonie. Il aurait aussi souhaité que les présidents Amadou Toumani Touré  et Alpha Oumar Konaré soient présents dans la salle. Il a fait observer l’importance de l’intégrité territoriale du Mali et la nécessité de la présence de l’armée malienne dans tout le pays.

Mme B. Williams, sous secrétaire d’Etat américain, s’est félicité de la signature et appelé la CMA à faire de même. Comme le représentant du Secrétaire général de l’ONU, elle a réitéré la volonté des Etats unis à faire respecter le cessez-le feu.  Michel Reveyrand De Menthon,  représentant spécial de l’UE pour le Sahel, a indiqué que l’Union européenne jouera tout son rôle dans l’accompagnement du processus. A propos de la CMA qui n’a pas signé, Djibril Bassolé, envoyé spécial de l’OCI pour le Mali et le Sahel a demandé à IBK de rester ouvert et de continuer le dialogue.

Mongi Hamdi, chef de la Minusma a déclaré : « Permettez-moi de réitérer ici devant vous, encore une fois, l’engagement de la part de la MINUSMA de s'acquitter pleinement des responsabilités qui lui sont confiées tant par le Conseil de Sécurité que par l'Accord pour accompagner et faciliter cette mise en œuvre et son respect par toutes les parties. Soyez tous assurés que les Nations Unies et la MINUSMA seront aux cotés des Maliennes et Maliens dans leur quête d’une paix pérenne. Cependant, je demeure convaincu que l’établissement d’une paix durable nécessite le concours et la bonne foi et de la bonne volonté de toutes les parties. »

Robert Gabriel Mugabe, président de la République du Zimbabwe, a fait le rappel historique de la Fédération Guinée-Ghana-Mali, en rendant un vibrant hommage au feu président Modibo Kéita. C’est à ce titre qu’il a indiqué l’importance pour les leaders africains de l’époque, notamment pour ceux qui tenaient à la fédération, de réaliser l’unité africaine. Il est tout à fait déconcerté qu’aujourd’hui, avec les rébellions et le terrorisme, c’est surtout vers la rupture des grands ensembles nationaux que se dirigent certains Etats, contrairement au voeu jadis formulé par certains leaders africains. C’est pourquoi, il a demandé aux belligérants de déposer les armes et de dialoguer. Il s’est dit persuadé que le Mali est sur la voie de l’unité. L’intervention tant attendue du président IBK a marqué les esprits. En effet, après avoir félicité la médiation internationale, notamment son chef de file, il a commencé par pourfendre le terrorisme qui s’est attaqué à un pays de grande civilisation. Il a ensuite fait remarquer que le Mali n’a jamais violé le cessez-le-feu. Il a demandé aux Nations unies de faire preuve de justice et d’équité à cet égard. « Le Mali, a-t-il dit, a beaucoup accepté, mais que l’on ne s’y méprenne, ce n’est nullement de la faiblesse. » L’accord, selon lui, reste ouvert à ceux qui n’ont pas compris l’urgence de sa signature. Son discours a fait réagir les représentants des Nations unies qui ont fait un communiqué, pour ente autres, signifier leur neutralité.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Semaine de terreur dans le Haoussa</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/semaine-de-terreur-dans-le-haoussa-975162.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/semaine-de-terreur-dans-le-haoussa-975162.html</guid>
<description><![CDATA[ La semaine dernière aura été éprouvante pour les habitants de Gourma-Rharous. En effet, du dimanche 10 au vendredi 15 mai, des attaques ont été perpétrées dans les villages du Haoussa. Selon nos sources, les éléments signalés dès le dimanche, dans le village de Guindiguéré, sont ceux du MNLA.  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 May 2015 13:23:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Lundi 11 mai, dans le village de Samar, un villageois a été tué. Mardi 12 mai, 4 motos ont fait irruption dans le village de Gabéré, aux environs de midi. Des coups de feu ont éclaté et il y a eu des échanges de tir avec le peloton en place. Cinq blessés ont été signalés parmi les habitants du village, dont un enseignant.
Selon nos informations, les assaillants ont attaché les habitants, dont certains ont reçu des coups de crosse, avant de les dépouiller de tout ce qu’ils possédaient : argent, téléphones, matériels et articles divers. Six motos stationnées à l’entrée du village ont été utilisées pour transporter tout le matériel volé.
La veille de la date de signature de l’accord, jeudi 14 mai, les agresseurs ont attaqué le village de Guiri, occasionnant des vagues de déplacements de populations à Rharous. Selon nos sources, les habitants tentent tant bien que mal à organiser l’accueil des déplacés. Les assaillants, nous a-t-on confié, ont réquisitionné toutes les pinasses et pirogues, rendant les déplacements des populations difficiles, ajoutant ainsi le désespoir à leur précarité.
<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vers un boycott des produits français au mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vers-un-boycott-des-produits-francais-au-mali-975142.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/vers-un-boycott-des-produits-francais-au-mali-975142.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 May 2015 13:22:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_350712" align="aligncenter" width="610"]<img class="size-full wp-image-350712" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/aeroport-Bamako-Senou.jpg" alt="Mali: un collectif appelle au boycott de produits français et suisses" width="610" height="344" /> Entrée de l'aéroport de Bamako-Sénou.[/caption]

Les accointances, entre la France et la rébellion touareg, nourrissent depuis quelques mois un sentiment anti-français au sein de l’opinion publique. Elles viennent d’être corroborées par les déclarations d’Hervé Ladesous, ce Français en charge des opérations de maintien de la paix de l’ONU. Au lieu de condamner l’absence de la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad) à la cérémonie de signature de l’accord de paix et de réconciliation nationale au Mali, il a mis le gouvernement malien en garde contre une éventuelle attaque des rebelles. Lesquels continuent et, cela le jour même de la signature de l’accord à violer le cessez-le feu, à tuer et à tout brûler sur son passage. Sans que la Minusma lève le petit doigt.
« Il n’est pas question que l’on profite de la signature de l’accord de paix pour attaquer ceux qui ne l’ont pas encore signé », disait Ladesous à la cérémonie de signature de l’accord. Cette déclaration a fait l’effet d’une bombe au sein de l’opinion publique.
Pour l’écrasante majorité des Maliens, la France soutient bel et bien la rébellion touareg. Qui a remis le MNLA en selle à Kidal après qu’il y était chassé par les djihadistes ? C’est la France. De quelle marque sont les armes saisies avec la CMA par GATIA ? Françaises. Des témoignages concordants laissent entendre que des éléments des forces spéciales françaises enturbannés auraient été aperçus aux côtés du MNLA, à Kidal. C’est grâce à ce soutien, dit-on, que le MNLA a réussi à reprendre, récemment, Kidal reconquis par l’armée malienne.
C’est pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, que les populations maliennes – qu’elles soient du nord ou du sud – menacent d’organiser, dans les jours à venir, des manifestations contre la complaisance de la Minusma vis-à-vis de la CMA. Mais aussi, un boycott de tous les produits français commercialisés dans notre pays. A commencer par l’opérateur de téléphonie mobile, Orange. S’y ajouteraient des marches pour protester contre « le projet de partition du Mali » entretenu par la France, à travers une poignée de rebelles apatrides à sa solde.
Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recettes douanières : un record de 40,4 milliards CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-un-record-de-404-milliards-cfa-975252.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-un-record-de-404-milliards-cfa-975252.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 May 2015 13:00:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_272442" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-272442" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Direction-douane.jpg" alt="Direction générale des impôts : Des reformes nécessaires" width="300" height="199" /> La direction générale des impôts s’est engagée dans un vaste chantier de reformes structurelles[/caption]

Bouclées la semaine dernière, les recettes douanières du mois d’avril ont atteint un niveau jamais égalé dans l’histoire de la douane malienne. Elles ont franchi la barre des 40 milliards CFA. Et, sans «  anticipations ». C’est-à-dire, sans les droits et taxes des marchandises, qui n’ont pas encore franchi le cordon douanier.

Si l’équipe du colonel Modibo Kane Keïta a réalisé, en mars dernier, une recette de 38,5 milliards CFA, elle a franchi, en avril, la barre de 40,4 milliards CFA. Selon nos informations, la direction générale de la douane a réalisé 40,403 milliards CFA ; alors que les émissions, pour ce même mois d’avril, sont estimées à 40,862 milliards CFA. Et ce, sans « anticipations ». Une première dans l’histoire de la douane malienne.

&nbsp;

<strong>Les raisons de cette performance</strong>

A l’origine de cette performance, le management mis en place par le colonel Modibo Kane Keïta, directeur général de la douane ; mais aussi, la baisse du cours mondial du baril du pétrole sur le marché international. Lequel a permis au Bureau des Produits Pétroliers de booster ses recettes.

« Le directeur général a mis tous les cadres et agents de la douane à contribution, afin que les objectifs de recettes, fixés à la douane par le gouvernement, soient atteints en décembre prochain », indique une source proche de la direction générale. Et d’ajouter d’un air sérieux : « On peut dire sans risque de se tromper que, désormais, l’homme qu’i faut est à la place qu’il faut. Et les performances, enregistrées ces trois derniers mois, en sont la parfaite illustration ».

Entre janvier et décembre 2015, la direction générale de la douane doit réaliser 458 milliards CFA. Mais au rythme où vont les choses, on peut, sans risque de se tromper, dire que l’équipe du colonel Modibo Kane Keïta sera au rendez-vous à la fin de l’année.

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali : Que la Minusma revoit sa copie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-que-la-minusma-revoit-sa-copie-964052.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-que-la-minusma-revoit-sa-copie-964052.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 May 2015 22:36:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-952542" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/minusma.jpg" alt="Nord du Mali : Que la Minusma revoit sa copie !" width="620" height="413" />Depuis l’annonce de la date fatidique du 15 mai prochain pour la signature de l’accord définitif de paix entre le gouvernement du Mali et les groupe rebelles, l’on assiste à une recrudescence sans précédent des attaques au nord du pays.  Pas  un jour ne passe sans que des positions de l’armée malienne ne soient attaquées ou que des civils ne soient victimes d’attaques ciblées de la part de ces opposants à la paix. Une situation destinée à faire échouer le processus de paix et devant laquelle, la force onusienne reste muette. Mais il a fallu que le Gatia chasse le MNLA de Ménaka pour qu’elle se précipite pour demander le respect du cessez-le-feu. Elle a même poussé l’outrecuidance jusqu’à demander à cette milice pro-gouvernementale qui sécurise la population de quitter cette ville pour céder la place aux casques bleus alors qu’elle n’y a jamais pensé lorsque le MNLA y régnait en maître.

La crise du nord du Mali n’a que trop duré. Depuis 2012, dans la perspective de son règlement, on assiste à une certaine inertie de la part des groupes rebelles du MNLA. Des rebelles qui changent de positions comme de chemises et qui acceptent de signer des  accords qu’ils sont les premiers à violer. Au point de démontrer qu’ils ne veulent pas la paix, car ils se plaisent dans cette situation dans laquelle ils végètent au nord : trafic de drogue, terrorisme….

Le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, a évoqué la question dans une récente interview qu’il a accordée à RFI. Selon lui, ce qui se passe au nord actuellement, constitue des actes de sabotage destinés à mettre en péril le processus de paix qui doit aboutir à la signature d’un accord de paix le 15 mai prochain.

Et le ministre d’indiquer que  ce n’est pas parce qu’une partie ne veut pas l’accord que tout le monde doit s’arrêter.  Mieux, selon lui, certains mouvements sont manipulés par les narcotrafiquants et également par les extrémistes, qui ont élu domicile dans le nord du Mali. Et peut-être qu’ils ont même peur de ces gens, c’est pourquoi ils ne peuvent pas signer. Et Zahabi de préciser qu’au nord, la population est vraiment fatiguée de cette guerre et n’aspire qu’à la paix.

Il faut noter que depuis le début des négociations de paix à Ouagadougou sous l’égide de Blaise Compaoré, certains groupes rebelles n’ont jamais exprimé une position claire encore moins leur bonne foi pour la résolution définitive de la crise du nord. C’est aussi le cas à Alger où les négociateurs, coté gouvernement et les rebelles ont dû  faire beaucoup d’aller-retour dans la capitale algérienne. A chaque étape, le gouvernement du Mali fait des concessions, mais les groupes rebelles dont le MNLA restent figés sur leur position : la partition du pays alors que les documents qu’ils ont signés ne le permettent pas. Mieux, l’intégrité territoriale, la forme républicaine et laïque du Mali y figurent en bonne et due forme.

Ils acceptent des accords qu’ils sont les premiers à violer. Ce fut le cas avec  l’accord préliminaire de Ouagadougou qui demandait le cantonnement des groupes rebelles. Un cantonnement sans cesse repoussé jusqu’à l’abandon total de l’idée. Au lieu d’être cantonnés, ce sont eux qui circulaient librement à Kidal et environs pendant que les militaires maliens étaient confinés dans un périmètre qu’ils n’étaient pas autorisés à franchir.

C’est dans cette situation que le Premier ministre, Moussa Mara, dans le cadre de sa tournée  dans les trois régions du nord pour s’enquérir du retour effectif des déplacés, refugiés et de l’administration d’Etat  s’est rendu dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas. Une visite qui a failli lui coûter la vie car  les rebelles ont tiré sur sa délégation. Une fois de plus, devant le regard passif et indifférent des forces onusiennes qui n’ont pas évoqué le cessez-le-feu.

Ce qui va malheureusement conduire au carnage du 21 mai lorsque les FAMa vont tenter de libérer le gouvernorat après que les rebelles aient froidement abattu des représentants de l’Etat.

Une situation devant laquelle, la force onusienne a gardé un silence de cimetière. Mieux, nulle part, elle n’a évoqué la violation du cessez-le-feu par les groupes rebelles.

Il a fallu que le président en exercice de l’UA se rende à Kidal en urgence pour obtenir des deux parties un accord de cessez-le-feu  pour mettre fin aux hostilités entre les rebelles et les FAMas.

C’est alors que commencèrent les négociations de paix d’Alger. Des négociations  qui se sont déroulées en plusieurs étapes et qui ont abouti à un préaccord que les parties ont paraphé en début mars, à l’exception de la CMA.

Dans  son jeu trouble, la CMA a même réussi à drainer des diplomates  étrangers jusqu’à Kidal. Et elle refuse toujours de parapher l’accord. Le motif invoqué pour se rétracter est que les populations qu’elle représente n’ont pas accepté cet accord. Une position mise à nu d’ailleurs par les événements du lundi dernier à Ménaka, qui ont étalé au grand jour  toute la supercherie du MNLA, qui n’est qu’une coquille vide.

Entre temps, dans les autres régions que les groupes rebelles réclament comme étant de l’Azawad, les populations organisaient des meetings de soutien  à cet accord. C’est face à ce blocage artificiel et l’inertie des groupes rebelles de la CMA  que la médiation internationale s’est vue obligée de taper du poing sur la table en fixant la date du 15 mai prochain comme celle de la signature de l’accord de paix définitif à Bamako.  Depuis l’annonce de cette date, les rebelles multiplient des attaques contre les positions des FAMa et même les populations civiles. C’est fort de cette situation que la plateforme du GATIA, un mouvement d’autodéfense, dont les éléments maitrisent bien le nord, a décidé de prendre les choses en main, en chassant les rebelles de plusieurs de leurs positions.

La plus grande victoire de cette milice est la prise de Ménaka des mains des rebelles du MNLA où  les combattants ont été accueillis comme des héros.

Devant cette situation, la MINUSMA s’est empressée de faire un communiqué dans lequel elle demande le respect des accords de cessez-le-feu.  Pire, elle s’est permise de demander au GATIA de quitter Ménaka pour laisser la place aux forces onusiennes afin qu’elles sécurisent les populations civiles alors que quand le MNLA y régnait en maitre, elle n’a jamais songé à cela. Or, ce mouvement est aujourd’hui en train de protéger les populations civiles, une mission à laquelle la force onusienne a failli. Elle s’est même rendue responsable de la mort de trois civils à Gao, il y a quelques mois lors d’une manifestation anti-Minusma.

Alors, face à la recrudescence des attaques perpétrées par les rebelles pour faire échouer la signature de l’accord, le 15 mai prochain, on se demande où se trouve la Minusma, lorsque les positions des FAMas sont attaquées à longueur de journée, lorsque des civils sont tués par des bombes  larguées par des motocyclistes ? Ou encore les nombreuses attaques qui sont le lot quotidien des populations à Tenenkou, Nampala, Bintagoungou, Leré….et dont les auteurs sont connus.  Que la Minusma revoit sa copie !

DD]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Souleymane Koné, au cours d’une conférence du CREM : «La reconnaissance de l’ «Azawad» comme une réalité historique et mémorielle n’est qu’une imposture»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/souleymane-kone-au-cours-dune-conference-du-crem-la-reconnaissance-de-l-azawad-comme-une-realite-historique-et-memorielle-nest-quune-imposture-964032.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/souleymane-kone-au-cours-dune-conference-du-crem-la-reconnaissance-de-l-azawad-comme-une-realite-historique-et-memorielle-nest-quune-imposture-964032.html</guid>
<description><![CDATA[ C’est du moins ce qu’a affirmé Souleymane Koné, conseiller des affaires étrangères et non moins ancien Ambassadeur du Mali en Mauritanie. C’était samedi dernier, au Centre Djoliba de Bamako, au cours d’une conférence-débat organisée par le centre de réflexion et d’échanges du Mali (CREM) sur le thème «l’accord de paix et de réconciliation expliqué aux Maliens». Créé au lendemain du coup d’Etat du 22 mars 2012, le  CREM s’est donné pour mission de débattre et de réfléchir sur les questions majeures de la Nation.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 May 2015 22:33:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_794762" align="alignleft" width="213"]<img class="size-full wp-image-794762" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Souleymane-Kone.jpg" alt="Souleymane Koné" width="213" height="172" /> Souleymane Koné[/caption]

A quelques jours seulement de sa signature, le conférencier, Souleymane Koné, conseiller des affaires étrangères et ancien Ambassadeur du Mali en Mauritanie a fait une communication qui fait ressortir les facteurs de désintégration ou déstabilisateurs du Mali que contient l’accord mais aussi et surtout les difficultés de sa mise en œuvre prochaine.

Parlant des facteurs de désintégration, le conférencier a indiqué que l’accord a été élaboré sur fond de racisme puisqu’on y retrouve dans ses dispositions, une ‘’ethnisation’’ de l’administration, des institutions de la République et de l’armée nationale.

«Dans un pays où les ethnies et  les régions  se recroquevillent sur elles-mêmes, on ne peut parler d’unité ni de paix », a affirmé le conférencier. Pour lui, si on parle de large représentation des populations du nord dans les institutions, il s’agit bien des Touaregs.

Par ailleurs, selon le conférencier, l’accord, dans nombre de ses dispositions, suspend la constitution. Pour M. Koné, l’accord que l’on s’apprête à signer le 15 mai ne fait pas suffisamment référence à la Loi fondamentale du Mali. Pire, c’est la constitution qui semble être subordonnée à cet accord. Dans  ce cas, remarque-t-il, l’accord obéit à des logiques qui ne sont pas ceux qu’attendaient des Maliens.

La reconnaissance du terme «Azawad» comme une réalité historique, mémorielle ou culturelle n’est qu’une imposture aux yeux du conférencier. «Il y a un peuple touareg, mais il n’y a pas eu de nation  touareg. Le peuple touareg n’a aucune légitimité d’imposer un nom Azawad aux deux tiers du territoire national» a-t-il dit.

L’ancien Ambassadeur estime que l’élection des présidents des régions est synonyme de désintégration des régions de l’Etat central. Ce système fera sans doute des régions des entités autonomes qui ne recevront aucun ordre de l’Etat central. Car le président de la région sera élu dans les mêmes conditions que le président de la République et empiéteront sur les pouvoirs de celui-ci.

Dans ces conditions, indique-t-il, cet accord est loin d’amener l’unité et la paix tant attendues par les Maliens.

Le conférencier souligne qu’il faut s’attendre à beaucoup de difficultés dans la mise en œuvre de cet accord. L’inflation infinie du nombre de structures à mettre en place pour sa mise en œuvre entrainera un coût financier et humain auquel le Mali ne pourra faire face. Cette situation entrainera la mise sous tutelle du Mali. Pour lui, ce rôle de mise sous tutelle du Mali sera assuré par le Comité de suivi international de la mise en œuvre de l’accord. Ce comité de suivi qui sera dirigé par l’Algérie, composé des parties signataires, prendra la dernière décision en cas de problème d’interprétation d’une disposition de l’accord. Et le Mali n’aura de choix que d’exécuter

Souleymane Koné de conclure que l’accord sera sans doute signé le  15 mai prochain et le Mali restera divisé.

A moins que les autorités travaillent à maitriser les effets destructeurs que renferme l’accord.

Les responsables du CREM entendent organiser d’autres rencontres sous d’autres formes sur l’accord de paix et cela avec les députés ou des élus locaux.

<strong>Abou Berthé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législatives partielles en commune V du district : le RPM et ses alliés misent  le  sur le «takokelé»</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/legislatives-partielles-en-commune-v-du-district-le-rpm-et-ses-allies-misent-le-sur-le-takokele-964012.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/elections-legislatives-2007/legislatives-partielles-en-commune-v-du-district-le-rpm-et-ses-allies-misent-le-sur-le-takokele-964012.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 May 2015 22:30:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est sur le pari d’une  élection sans deuxième tour que le Rassemblement Pour le Mali (RPM) a officiellement lancé, lundi dernier, dans l’après- midi, sa campagne pour l’élection législative partielle en commune V de Bamako. C’était en présence des cadres du RPM et des représentants des partis alliés, essentiellement de la majorité présidentielle. La mobilisation était à la hauteur des attentes.

Cette élection partielle est organisée dans cette commune suite au décès de la députée du RPM élue en commune V, Mme Simpara Oumou Simbo Kéita.  Et le premier tour est prévu le 31 mai prochain.

Rappelons que 11candidats dont une femme, qui n’est autre que la candidate du RPM, Mme Togola Jacqueline Marie Nana, sont en liste pour  le seul siège vacant.

Tous les pronostics sont en faveur de la candidate du RPM qui pourra gagner cette élection au premier. En tout cas c’est le souhait des militants du parti du tisserand.

Pour eux, une victoire du RPM dès le premier tour  est bien possible cela,  pour plusieurs raisons.

D’abord, enseignante de son état, la candidate du RPM, Mme Togola Jacqueline Marie Nana est très connue en commune V. Aussi, le fait d’être la seule femme candidate, est un atout et ses consœurs se mobiliseront pour sa cause. Autres avantages : sa candidature est soutenue par tous  les partis politiques ou presque de la majorité présidentielle. La SADI d’Oumar Mariko est le seul parti de la majorité présidentielle à designer un candidat pour cette élection partielle en commune V.

Le président de la majorité présidentielle, Boulkassoum Haidarai et le secrétaire générale de la section V du RPM, Amadou Ouattara ont salué les partis alliés pour leur soutien de taille.

Les représentants des partis alliés ont, à leur tour, promis d’œuvrer afin de transformer ce rêve du RPM en réalité. Ils ont demandé aux militants de leurs partis respectifs, à sortir massivement pour élire l’ancienne ministre de l’Education Nationale qui lorgne l’hémicycle.

&nbsp;

<strong>Abou Berthé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>«L’appel du Tabalé, Demain le Mali»: Moussa Balla Coulibaly appelle à la mobilisation générale pour la défense de la patrie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lappel-du-tabale-demain-le-mali-moussa-balla-coulibaly-appelle-a-la-mobilisation-generale-pour-la-defense-de-la-patrie-963112.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/lappel-du-tabale-demain-le-mali-moussa-balla-coulibaly-appelle-a-la-mobilisation-generale-pour-la-defense-de-la-patrie-963112.html</guid>
<description><![CDATA[ Après « Mali, la nation trahie » son premier essai, Moussa Mary Balla Coulibaly revient avec «l’Appel du Tabalé, demain le Mali ». Un essai, d’une centaine de pages, au ton guerrier qui appelle à la mobilisation de tous les citoyens pour sauver la partie. La cérémonie de lancement a eu lieu à la Maison de la Presse. C’était samedi dernier.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 May 2015 16:38:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_73163" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-73163" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Moussa-balla-x.jpg" alt="Moussa Balla Coulibaly" width="250" height="284" /> Moussa Balla Coulibaly[/caption]

C’est en présence d’une poignée de journalistes, d’amis, et des invités de marques comme la présidente de l’Adema-Association que l’auteur parle de son œuvre. « Ce livre n’a d’autre prétention que de donner l’avis d’un citoyen sur l’état de son pays ». Avec un ton déconcertant et une indépendance dans le verbe qu’on lui sait,  l’octogénaire donne son analyse de la situation actuelle du pays et propose des débuts de solution, dont les détails, selon lui, sont à peaufiner par les experts, si besoin en était.  Pour la défense et la survie de la nation malienne, Moussa Balla Coulibaly propose que chaque malien se considère comme un soldat au service de la patrie. « La nation entière, hommes et femmes, jeunes et vieux doivent être des combattants pour la survie, l’honneur de la patrie en danger. Concomitamment à la reconstruction de l’armée, le gouvernement doit battre le tabalé (le tambour de guerre) pour la mobilisation générale », écrit Moussa Balla Coulibaly qui a hâte de voir se terminer la 3e République. Une nouvelle République doit naître à partir de nos valeurs maliennes. « La troisième République n’est plus ; vive la quatrième qui sera populaire, c'est-à-dire, encrée aux us et coutumes, aux valeurs maliennes. Que tonne le Tabalé pour le rassemblement du peuple souverain du Mali de toujours ! ».  « L’appel du Tabalé, Demain le Mali » est, avant tout, le cri de cœur d’un vieil homme qui assiste malgré lui, à la déchéance de son pays. Dans cet essai, en dépit de l’amertume qui l’habite, l’auteur a foi à un Mali nouveau. C’est du moins, ce qui ressort, à la lecture de ce passage du livre: « demain est un jour, un jour nouveau, qui annonce le Mali nouveau, rayonnant qui nous permet de relever la tête, d’occuper la place qui est la notre, dans le concert des Nations. Cette renaissance nécessite une connaissance accomplie de notre histoire politique récente, c'est-à-dire, depuis la proclamation de l’indépendance à 1960 ». Rappelons que Moussa Balla Coulibaly est né le 19 septembre 1933 à Tenkodogo (Burkina Faso). Il est l’ancien président du Conseil National du Patronat Malien (1982- 2009), ancien président du Conseil Economique, Social et Culturel (1999 à 2009). Il est fondateur et ancien président du parti : l’Union pour la Démocratie et le Développement (UDD).

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Et si on fermait les sites d’orpaillages pendant l’hivernage?</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/et-si-on-fermait-les-sites-dorpaillages-pendant-lhivernage-963082.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/point-de-vue/et-si-on-fermait-les-sites-dorpaillages-pendant-lhivernage-963082.html</guid>
<description><![CDATA[ C’est le souhait exprimé par nombre de représentants des coopératives des producteurs de coton lors de leur assemblée générale d’information organisée la semaine dernière sur le bilan de la campagne agricole écoulée et sur les préparatifs de la campagne qui débute.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 May 2015 16:33:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ce n’est plus un secret pour personne que toutes les régions du sud du Mali sont des régions d’agriculture par excellence qui regorgent aussi de sites d’orpaillage. Des sites d’orpaillage exploités généralement par les jeunes  ruraux qui constituent les bras valides dans les zones agricoles. Des études ont toujours démontré au Mali que l’orpaillage pendant l’hivernage affecte la production agricole et menace l’autosuffisance alimentaire. Ces dernières années, ils sont nombreux les jeunes ruraux qui désertent les champs pour la quête du métal jaune, lequel ne brille souvent pas pour tous ses chercheurs. Au contraire, on constate souvent plus de dégâts dans cette activité millénaire que des succès : dégradation de l’environnement, contamination par les produits chimiques, insécurité de toutes sortes et effondrements des puits d’orpaillage surtout pendant l’hivernage.

L’hivernage passé, les effondrements de sites d’orpaillage ont engendré une perte énorme en vies humaines, qui a aussi été occasionnée, suite à des affrontements entre orpailleurs et entre ceux-ci et les forces de sécurités déployés dans ces sites. Cette situation d’insécurité avait poussé le gouvernement à fermer les sites d’orpaillage. Du moins pendant l’hivernage. Pour les mêmes raisons et surtout pour une bonne campagne agricole 2015-2016, les coopératives des producteurs de coton du Mali regroupées en confédération, demandent la fermeture de tous les sites d’orpaillage pendant la période agricole. Pour eux, l’avenir du Mali se trouve dans l’agriculture, pas dans l’orpaillage. Il appartient au ministre de l’Administration Territoriale et de la décentralisation de prendre la décision. Et le plus tôt serait le mieux.

<strong>Abou Berthé   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire IBK : « le vérificateur général peut fouetter les Délinquants financiers, mais avec sa cravate, uniquement »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-le-verificateur-general-peut-fouetter-les-delinquants-financiers-mais-avec-sa-cravate-uniquement-963062.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-le-verificateur-general-peut-fouetter-les-delinquants-financiers-mais-avec-sa-cravate-uniquement-963062.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 May 2015 16:28:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-947872" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/Vegal-IBK.jpg" alt="Remise des rapports de 2013 et 2014 du vérificateur général au chef de l’État : Un préjudice de plus de 153 milliards FCFA" width="302" height="201" />Tout le monde, ou presque, semble éviter le président de la République. Qui affiche, derrière ses lunettes noires à grosses montures, sa mine des mauvais jours. Il répond aux salamalecs, soit d’un geste de la main ; soit d’un haussement de la tête. Pas un mot. Les détournements astronomiques, annoncés par le Vérificateur général, seraient-ils passés par là ? Possible.

Après l’avoir observé, longuement, nous décidons de retourner sur nos pas. Quitte à annoncer à nos lecteurs que l’interview imaginaire est reportée pour la semaine prochaine. C’est alors qu’une voix tonitruante retentit en ces termes : « Hey Mollah, où vas-tu encore ? Maintenant que tu es déjà là, viens pour qu’on en finisse avec ton interview machin-là. J’espère, simplement, que tu ne feras aucune allusion au nouveau rapport du Vérificateur général ».

Mr le président, votre réponse au Vérificateur général a soulevé un tollé au sein de l’opinion publique. Pour l’écrasante majorité de nos concitoyens, c’est vous qui protégez les « saigneurs » de la République…

&nbsp;

J’ai rien dit de grave ! J’ai simplement dit que le Vérificateur général n’est pas et ne peut se muer en « père fouettard ». Et sa mission n’est pas la chasse aux délinquants. Tout ce qu’il doit faire, pour bénéficier d’un bon salaire et de bureaux douillés, c’est de me préparer de bons rapports. C’est tout !

&nbsp;

Mr le président, comment le Vérificateur général  peut-il lutter, efficacement, contre la délinquance financière, s’il ne peut saisir la section des comptes de la Cour suprême de toutes les entorses faites à l’orthodoxie financière ? S’il ne se mue pas en « père fouettard » des cadres « indisciplinés » de l’administration publique ?

&nbsp;

Il peut y arriver en me remettant ses rapports et en faisant abstraction de ses discours guerriers. T’as pas entendu ce qu’il avait dit : « Dorénavant, en plus des dénonciations des faits susceptibles de constituer des infractions pénales, et en application de la loi l’instituant,  le Vérificateur général saisira la section des comptes de toutes les infractions commises, relativement à la législation budgétaire et financière ». Il est allé trop fort !

&nbsp;

<strong>Pourquoi dites-vous ça, Mr le président ?</strong>

&nbsp;

Parce que le Vérificateur général veut, dorénavant, traduire les délinquants financiers en justice, sans se référer à moi ! Et c’est là, tout le danger. C’est moi le président de la République, Chef de l’Etat, Chef suprême des Armées et président du Conseil supérieur de la magistrature…… C’est à moi de décider, qui sera arrêté et jugé. Et non le Vérificateur général !

&nbsp;

Et pourtant, Mr le président, vous avez décrété l’année 2014, année de lutte contre la corruption et la délinquance financière…

&nbsp;

Et alors ? Je n’ai jamais dit le contraire

&nbsp;

Si ! En déniant au Vérificateur général le droit de saisir la section des comptes, vous lui enlevez toute possibilité de poursuivre et de châtier les délinquants financiers..

&nbsp;

T’as mal compris mes propos. Je voulais dire que, le Vérificateur général peut donner des fessées aux délinquants financiers ; mais avec sa cravate. Uniquement. Les châtiments corporels sont interdits. Et les délinquants financiers ont, eux-aussi, des droits.

&nbsp;

<strong>Mr le président, qui voulez-vous protéger et pourquoi ?</strong>

&nbsp;

Je préfère ne pas répondre à cette question. Du moins, tant que vous continuez à me soupçonner de vouloir protéger quelqu’un. Sans raison.

&nbsp;

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong> par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Intégration des  ex&#45;combattants</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/lintegration-des-ex-combattants-963042.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/lintegration-des-ex-combattants-963042.html</guid>
<description><![CDATA[ La question de l’intégration des anciens combattants revient souvent dans les conférence-débats organisées, ces temps-ci, à propos de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale. C’est à ce titre, que samedi dernier, les ressortissants de Diré ont posé beaucoup de questions relatives à ce point de l’accord. Dans quelles conditions seront réintégrés les ex-combattants sans laisser place à l’impunité ? Lisez l’accord paraphé sur la question de l’intégration des ex-combattants.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 May 2015 16:20:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans les 60 jours suivant la signature de l’accord,  il sera mis en place une Commission d’intégration qui comprendra des représentants des forces            armées  et de sécurité,               de la Coordination et de la Plateforme. La commission travaillera en étroite coopération avec le Comité de Suivi du présent accord. Un décret définira la composition, les missions et le mode de fonctionnement de la Commission d’intégration qui sera placée sous l’autorité du président  de la République. Le chef de l’Etat désignera une personnalité compétente                et consensuelle qui        en assurera        la présidence.

Dans les 90 jours suivant la signature de l’accord, la Commission d’intégration, en coordination             avec le Conseil National pour la RSS, établira les critères, les quotas et les modalités de l’intégration des combattants dans les corps constitués de l’Etat y compris au sein des forces armées et de sécurité et de l’harmonisation des grades.

Sur cette base, les mouvements soumettront la liste de leurs combattants candidats à l’intégration et le gouvernement prendra les mesures appropriées pour leur  intégration dans un délai qui n’excédera pas six mois, suivant la signature                de l'accord, sous la supervision de la Commission d’intégration et du Conseil National pour      la RSS.

La  Commission d’intégration, en coordination avec le Conseil National pour la RSS, formulera des propositions sur les modalités d’attribution des grades et de reclassement. Les       membres des mouvements  anciennement officiers des forces armées  et de sécurité seront réintégrés              au moins aux mêmes grades.

Ceux qui  ne remplissent  pas  les conditions et                ceux qui choisiront de ne pas être intégrés, pourront bénéficier d’une pension de retraite, d’une pension proportionnelle ou d’une pension d’invalidité ou de tout autre arrangement, suivant le cas.

<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moussa Balla Coulibaly : « En vérité, le Premier ministre n’est que le thuriféraire du président de la République, il ne détermine rien et ne conduit rien »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/moussa-balla-coulibaly-en-verite-le-premier-ministre-nest-que-le-thuriferaire-du-president-de-la-republique-il-ne-determine-rien-et-ne-conduit-rien-962972.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/moussa-balla-coulibaly-en-verite-le-premier-ministre-nest-que-le-thuriferaire-du-president-de-la-republique-il-ne-determine-rien-et-ne-conduit-rien-962972.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans « l’Appel du Tabalé, Demain le Mali », son dernier livre, Moussa Balla Coulibaly ne fait pas qu’appeler à la mobilisation générale pour la défense de la partie. Il pose, aussi, son diagnostic d’un « Mali malade de ses dirigeants » et fait des prescriptions en conséquence.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 May 2015 15:59:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_959752" align="aligncenter" width="721"]<img class="size-full wp-image-959752" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/moussa-balla-coulibaly.jpg" alt="Moussa Balla Coulibaly, ancien président du Patronat et du Conseil Economique, Social et Culturel (CESC)" width="721" height="366" /> Moussa Balla Coulibaly, ancien président du Patronat et du Conseil Economique, Social et Culturel (CESC)[/caption]

Pour l’auteur, si le Mali s’enfonce dans la crise, chaque jour un peu plus, c’est parce que les élections présidentielle et législative ont été précipitées. « Quand une crise majeure s’installe, quand tout se désagrège, on ne peut pas voter, sinon des urnes, sortiront des hommes et femmes « élus »; mais pas la solution de la crise », indique Moussa Balla Coulibaly, qui souligne au passage que le Mali a été contraint par la communauté internationale d’organiser des élections pour sauver l’apparence d’une démocratie malade, parce que conçue ailleurs.

Selon Moussa Balla Coulibaly, la source de l’impunité générale au Mali se trouve dans la constitution du 25 février 1992, quand elle détermine les pouvoirs du président de la République et du Premier ministre. « Le chef de l’Etat est flanqué d’un Premier ministre, chef du Gouvernement qui détermine et conduit la politique de la Nation, il est responsable devant l’Assemblée Nationale, dit la constitution.

En réalité, dans l’exercice du pouvoir, le Premier ministre, chef du Gouvernement, est le chargé de mission du président de la République, son thuriféraire, il ne détermine rien et ne conduit rien», affirme l’auteur.

Pour Moussa Balla Coulibaly, cette réalité est la source de l’impunité générale qui règne dans notre pays. La même impunité qu’on retrouve au niveau des représentants du Peuple à cause de leur mode d’élection, par scrutin de liste. Pour l’auteur, il est temps de mettre fin à la troisième République et passer à la quatrième. Dans cette nouvelle République, Moussa Balla Coulibaly appelle à revoir le mode d’élection des députés. Il prône la réduction des pouvoirs du chef de l’Etat, qui doit, selon lui, rendre, aussi, des comptes.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’accord du désaccord</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/laccord-du-desaccord-962942.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/laccord-du-desaccord-962942.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 May 2015 15:42:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-962982" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/accord-du-desaccord1.jpg" alt="L’accord du désaccord" width="730" height="1030" />La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) a, plutôt, intérêt à parapher cet accord pour la paix et la réconciliation nationale. Au risque de se mettre à dos la communauté internationale ; mais surtout, les Maliens qui n’entendent plus se faire massacrer par une bande de hors- la loi, vivant de racket et rapine.
C’est, en principe, vendredi prochain que l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali devra être signé à Bamako, entre les groupes armés et le gouvernement malien. Fruit de neuf mois de négociations, il a été paraphé le mois dernier, à Alger, par le gouvernement du Mali et les groupes armés de la plateforme.
Prétextant une consultation de sa base, à Kidal, avant le paraphe de l’accord, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) annonce, à la surprise générale, qu’elle ne paraphera, ni ne signera cet accord. Du moins, tant qu’il n’y aurait pas d’autres négociations. Or, pour Alger, mais aussi pour la médiation internationale, les négociations sont terminées. D’où l’impasse.
Du coup, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu, Mr Mongi, reprend son bâton de pèlerin. Aux fins de convaincre la CMA d’accepter de signer cet accord. Afin de permettre au Mali de mener l’unique combat qui vaille la peine d’être mené : celui contre le sous-développement. Surtout, dans les régions du nord, défavorisées par la nature.

La CMA minée par des querelles de leadership

En réalité, la valse-hésitation de la CMA s’explique par deux facteurs. D’abord, les querelles de leadership qui minent la rébellion touareg. Selon nos informations, Bilal Ag Achérif, Mahamadou Djéry Maïga et Nina Walett, Mohamed Najim, chef d’état-major de la CMA …seraient à couteaux tirés.
Si Bilal Ag Achérif et Mahamadou Djéry Maïga seraient favorables à la signature de cet accord, le 15 mai prochain, ce n’est pas le cas de l’aile dure du MNLA, composée de Nina Walett et du colonel Najim, appartenant à la communauté Idnane.
Aux dernières nouvelles, Bilal Ag Achérif aurait essuyé une volée de bois vert de la part de ses partisans, qui l’auraient désavoué. Désavouée, aussi, la CMA accusée par certains habitants de Kidal de les avoir utilisés pour les marches et manifestations anti-gouvernementales.
Ensuite, viennent les menaces proférées à l’encontre de la CMA par
Iyad Ag Ghali. Au lendemain de l’arrivée de la délégation de la CMA à Kidal, le chef du mouvement islamiste touareg, Ançardine, aurait menacé de mort les leaders de la CMA. Du moins, s’ils s’entêtent à signer un accord de paix avec le gouvernement.
Une certitude : les Maliens en ont marre d’une crise qui ne finit pas de finir. Avec, à la clé, son cortège de morts. Surtout, parmi les civils. C’est pourquoi, l’accord de paix doit être signé le 15 mai prochain par toutes les parties impliquées dans cette crise.
Décidées, elles-mêmes, à assurer leur propre sécurité, les populations du nord n’entendent plus se laisser massacrer par une bande de narcotrafiquants, sans foi, ni loi.
En attendant, la médiation internationale s’active. Afin que l’accord de paix soit signé le 15 mai prochain. Réussira-t-elle ?

<strong>Wait and see !</strong>
<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kalabancoura en commune V : Les populations s’insurgent contre le projet de construction de magasins autour de leur  terrain de sport</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/kalabancoura-en-commune-v-les-populations-sinsurgent-contre-le-projet-de-construction-de-magasins-autour-de-leur-terrain-de-sport-962912.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/kalabancoura-en-commune-v-les-populations-sinsurgent-contre-le-projet-de-construction-de-magasins-autour-de-leur-terrain-de-sport-962912.html</guid>
<description><![CDATA[ A travers une assemblée générale organisée le samedi 2 mai dernier, la population de Kalabancoura et environs (jeunes, femmes et vieux) ont rejeté en bloc le projet de construction de magasins autour de leur terrain de sport par un operateur économique de la place en complicité avec le maire de la commune V, Boubacar Bah dit Bill. L’occasion a été aussi mise à profit  par les jeunes pour faire dégager du terrain le sable, le gravier et le banco que les initiateurs du projet avaient déjà amené pour le début de leurs travaux.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 May 2015 15:27:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Pour dire non à la construction de magasins autour de leur terrain de sport en lieu et place de sa clôture et de la construction d’un foyer pour les jeunes comme promis à la population, celle-ci s’est levée samedi dernier comme un seul homme  pour exprimer son opposition à ce nouveau projet.

« Nous n’accepterons pas que des magasins soient construits sur notre terrain, pour le faire, il faudra passer sur nos corps », scandaient en chœur, les milliers de jeunes du quartier, sortis massivement pour prendre part à cette assemblée générale. Il s’agissait d’une assemblée générale organisée à l’initiative de la Coordination des Associations pour la Valorisation des Espaces Publics de Kalabancoura avec à sa tête, Idrissa Doumbia.

Dans son intervention, Modibo Diakité, secrétaire général de la coordination des jeunes de la Commune V, a indiqué que cette bataille n’est pas seulement celle des jeunes de Kalabancura, mais de la jeunesse de la commune V toute entière. Selon lui, ils n’accepteront jamais la spéculation autour de leur terrain.

S’il y a des projets pour le quartier, les initiateurs doivent d’abord en discuter avec la population avant leur mise en œuvre. Et tel n’a pas été le cas avec ce qui se trame autour du terrain de sport de Kalabancoura, regrette-t-il.

Même discours pour Mamadou Doumbia, membre de cette coordination qui dira  que le combat pour la préservation du terrain de sport a commencé il y a plus de trois ans. Selon lui, aucun centimètre de ce terrain ne sera vendu à qui que ce soit.

Moussa Samaké, un notable du quartier, ajoutera que ce terrain leur sert d’espace pour prier sur leurs morts. Mais aussi, pour l’organisation d’événements populaires et de sport pour les jeunes du quartier. C’est pourquoi, il a promis aux jeunes le soutien des anciens du quartier dans cette lutte noble qu’ils sont en train de mener pour préserver leur terrain de sports.

Dans leurs différentes interventions, les intervenants ont pointé du doigt  le maire de la commune V, Boubacar Ba dit Bill. Lequel serait l’auteur de cette spéculation foncière autour du terrain de Kalabancaoura en complicité avec le promoteur de la société « Petro Nientao » à qui il aurait cédé les abords du terrain litigieux contre espèces sonnantes et trébuchantes.

Yacouba Samaké, un ancien du quartier, après avoir réaffirmé la  ferme opposition  des populations à toute construction de magasins autour du terrain, dira qu’ils sont d’accord que ledit terrain soit aménagé comme promis, mais opposés au fait qu’il soit vendu  par un conseil communal qui n’a aucune légitimité. Car son mandat est arrivé à terme depuis fort longtemps et ne bénéficie que d’une prorogation. Pour les responsables de la coordination, la population de Kalabancoura n’a jamais été concertée par rapport à ce projet de construction de magasins autour du leur terrain de sport. Aussi, la marie de la commune V et certains individus se sont permis de comploter sur le dos de la population en faisant croire que celle-ci a donné son aval pour la construction de ces magasins.

C’est pourquoi, à l’unisson, les populations ont exprimé leur désapprobation pour ce projet de construction de magasins autour du terrain. Mais aussi, demandé l’arrêt immédiat de toute activité allant dans ce sens. Tout en mettant en garde toute personne qui continuerait à agir en leur nom sans leur consentement et  pour ses intérêts personnels.

D. Diama]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Groupe Toguna Agro&#45; industries :  une fierté pour le Mali et pour l’Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/le-groupe-toguna-agro-industries-une-fierte-pour-le-mali-et-pour-lafrique-950932.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/industries/le-groupe-toguna-agro-industries-une-fierte-pour-le-mali-et-pour-lafrique-950932.html</guid>
<description><![CDATA[ Les responsables du groupe Toguna Agro-Industries, ont organisé mardi dernier, une journée porte ouverte. Objectif : faire voir les réalisations du groupe, comprendre sa politique et ses objectifs pour le développement de l’agriculture au Mali et en Afrique. Mais aussi, couper court aux rumeurs folles qui courent et qui tendent à ternir l’honneur du  groupe Toguna et à celui du Mali.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 May 2015 17:08:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Cette journée porte ouverte a débuté par la visite du nouveau site de Toguna Agro- industries, situé dans la zone aéroportuaire Bamako-Senou et l’actuel site de fabrication d’engrais. Les visiteurs ont contemplé les installations de l’usine, le laboratoire d’analyse des produits du groupe Toguna ainsi que les services logistiques.

D’une superficie d’environ 30 Ha, le nouveau site de Toguna  est en cours d’aménagement. Ce nouveau site est à moitié opérationnel. Il abrite déjà  un granulateur du phosphate naturel de Tilemsi, des magasins de stockage d’engrais et une unité de traitement d’huile usée provenant de la vidange des camions du Groupe  Toguna-Agro- industries. L’huile usée y est traitée pour obtenir du gasoil. 16 barils d’huile usée sont traités par jour pour 2500 litres de gasoil.

Les directions générale, administrative, financière commerciale, logistique, et une unité de production d’engrais dotée de matériel moderne y sont en construction. Une unité industrielle de recyclage et de transformation d’engrais organiques y sera également construite, a affirmé le responsable recherche et développement du groupe Toguna. Y compris un parking garage-atelier de maintenance.

Le coût de ces investissements, selon le directeur général du groupe agro-industries, est estimé à plus de 10 milliards CFA. Selon lui, le groupe agro-industries a décidé de s’installer sur ce nouveau site car l’ancien site situé au cœur de la ville est exigu.

La journée porte ouverte a été marquée par une conférence de presse animée par le PDG de  Toguna, assisté de ses collaborateurs. Les conférenciers ont mis l’accent sur la qualité combien élevée des engrais produits par les usines Toguna, les objectifs du groupe et les difficultés qu’il rencontre, ces dernières années.

La qualité des produits du groupe, selon ses responsables, est techniquement démontrée. Une qualité qui ne cesse de s’améliorer. Grâce à la qualité de ses engrais, le groupe Toguna Agro-industries est aujourd’hui, le leader de la production d’engrais en Afrique de l’Ouest.

Selon des témoignages d’agriculteurs, l’engrais de Toguna a permis de relancer la production  agricole et surtout cotonnière partout où il est vendu. L’engrais made by Toguna est très présente au Benin, au Sénégal, en Côte-D’ivoire et au Burkina-Faso.

Ce résultat est atteint parce que le Groupe Toguna Agro-Industries, indiquent les conférenciers, travaille selon les normes internationales.

Rappelons que Toguna a reçu plusieurs distinctions internationales sur la qualité de ses produits : international Trophy for Quality en 2010, international star Quality en 2011 et international Star for Quality en 2012. Autres prix ou trophées obtenus par le groupe Toguna : international Award for quality en 2010, BIZZ 2011, international Award for excellence and business prestige, meilleure équipe de trading 2009.

A noter que Toguna-Agro-Industries est en voie de certification ISO 9001. Le processus a été lancé en 2013.

&nbsp;

Toguna Agro Industries en chiffres

&nbsp;

C’est en 1992 que Seydou Nantoumé a créé  la société Toguna Sarl pour l’importation d’intrants agricoles au Mali, mais c’est en 2006 que les activités de Toguna -Agro- industries ont démarré avec l’ambition d’ «aider la terre à nourrir les hommes».

Avec une logistique composée de 350 camions et une capacité de production de 400 000 tonnes par an, le groupe Toguna  emploie 900 personnes. 150 nouveaux emplois directs seront créés avec l’extension des activités de l’usine.  40% de la  production Toguna sont exportés vers les Etats membres de l’UEMOA et il détient 50 à 60% de part du marché national.

&nbsp;

Les inquiétudes du groupe Toguna

&nbsp;

Lors de la conférence de presse, Seydou Nantoumé  a exprimé ses inquiétudes face aux journalistes. Il a d’abord brièvement narré  son enfance qui fut difficile. Seydou Nantouméa rappelé à ceux qui ne le savaient pas qu’il était d’abord un agent commercial attitré d’engrais au compte des multinationales avant d’être producteur, avec la création de l’usine agro-industries en 2006. L’usine Toguna-Agro-industries, à en croire son promoteur, a été créée dans la douleur. «Aucune banque malienne n’a voulu nous aider, dès que nous avons parlé de la création de l’usine de production d’engrais, les banques nous ont privé des lignes de crédits dont nous bénéficions dans la commercialisation de l’engrais appartenant aux multinationales», a-t-il déclaré.

Le Groupe Toguna ne bénéficie, selon son PDG, d’aucun appui de l’Etat. «Nous ne travaillons avec l’argent de personne » a-t-il précisé, contrairement aux rumeurs selon lesquelles certains dirigeants de ce pays y sont actionnaires.

Au lieu d’être considéré comme une fierté nationale, étant la meilleure société de production d’engrais dans la sous-région ouest africaine, le groupe Toguna Agro-industries semble être délaissé par l’Etat malien. Plus grave, la société fait ces dernières années, l’objet d’attaques médiatiques et de chantage de toutes sortes. Il s’agit d’une offensive orchestrée par les multinationales qui perdent des parts de marché face au groupe Toguna.

En difficulté ces derniers temps, ces multinationales n’hésitent pas à polluer l’air au groupe agro-industries qui fait la fierté des agriculteurs maliens, voire de la sous-région. On se rappelle de l’histoire des faux engrais commercialisés au Mali par Toguna. Une histoire qui, selon Seydou Nantoumé, n’est ni plus, ni moins, que l’œuvre de ces multinationales afin de jeter le discrédit sur les produits de Toguna dont la qualité est reconnue sur le plan international.

Autres soucis du groupe Toguna, c’est le fait d’être accusé d’occupation illégale de la zone aéroportuaire où il a prévu de transférer l’usine. Le dossier n’est pas clôs mais le PDG a été on ne peut plus clair : «nous ne cherchons autre chose que de contribuer au développement de notre pays à travers le développement de l’agriculture»

Sans s’étendre sur ces querelles dont il se considère une victime, Seydou Nantoumé a conclu qu’il n’a pas créé sa société pour prendre la place de quelqu’un d’autre, mais  pour aider le Mali à se développer. Un développement qui passera, selon lui,  forcément  par celui de l’agriculture.

Cette situation fait dire au patron du groupe Toguna qu’à ce rythme, sa société reconnaitra, sans nul doute, le même sort que l’Huicoma, la SONATAM et d’autres sociétés maliennes qui ont failli. Il s’agit là d’un cri de cœur, lequel, on l’espère, ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd.

<strong>Abou Berthé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sauvegarder WASSOUL’OR : le combat du seul :  malien, qui joue dans la cour des  multinationales</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/sauvegarder-wassoulor-le-combat-du-seul-malien-qui-joue-dans-la-cour-des-multinationales-950762.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/sauvegarder-wassoulor-le-combat-du-seul-malien-qui-joue-dans-la-cour-des-multinationales-950762.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 May 2015 14:43:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-721612" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/wassoulor.jpg" alt="Wassoul'or" width="300" height="127" />Seul Malien, ou presque, à s’être lancé et à avoir réussi dans l'exploration et l’exploitation industrielle de l’or et dans la recherche de gaz avec, à la clé des expériences concluantes par l’alimentation d'une unité pilote de production d'électricité avec l'hydrogène naturel découvert à Bourakébougou, le président-directeur général de Wasoul’or et de Petroma est, de plus en plus, victime de ses succès. Au point de susciter la jalousie de ses concurrents, qui tentent, désormais, de tout mettre en œuvre pour s’approprier ses mines. Avec la complicité tacite de certains hauts cadres maliens, tapis dans les dédales de l’administration publique.

« Je ne me laisserai pas faire. Et je me battrai, jusqu’au bout, pour préserver mes sociétés contre les prédateurs et continuer de créer des emplois au Mali, comme je l'ai toujours fait depuis un quart de siècle ». Avec son sempiternel sourire aux lèvres, et les gestes hauts et forts, Aliou Boubacar Diallo résume, pour l’essentiel, ce qu’il appelle son double combats : combat pour la sauvegarde de ses entreprises créées à la force du poignet ; combat pour la sauvegarde du symbole qu'il est devenu par sa présence parmi les sociétés minières opérant sur notre sol.

&nbsp;

Un homme parti de rien

&nbsp;

Parti de rien, ce fils de cheminot a bâti, en l’espace de deux décennies, un empire financier. Qui lui vaut, aujourd’hui, tous les honneurs à travers le monde ; mais aussi,  la haine viscérale de certaines multinationales, décidées à prendre le contrôle de la mine d’or de la société Wassoul’or, située à Kodiéran.

Diplômé de l’Université de Picardie, en France (Maîtrise en Economie et Gestion Financière), Aliou Boubacar Diallo connaît, sur le bout des doigts,  le fonctionnement des entreprises. Il a, à plusieurs reprises, procédé au rachat des dettes des pays africains et à la levée de fonds sur les places financières internationales. Avant d’investir dans les mines. Massivement. Résultat : il règne sur un empire financier, composé de deux sociétés prestigieuses et prometteuses. D’abord, Wassoul’or exploitant la mine d’or de Kodiéran et Petroma, qui a entamé la transformation du gaz de Bourakébougou en électricité. Et les essais, réalisés dans ce village,  situé à une soixantaine de kilomètres de Bamako s’annoncent prometteurs. Dans cette zone, Aliou Boubacar Diallo aurait découvert du moins si l’on en croit nos sources, du coltan lors de ses sondages stratigraphiques pour le gaz. C'est la première fois que des sondages stratigraphiques ont atteint 2 400 mètres de profondeur dans cette zone. Le coltan est une matière première, fort recherchée, entrant dans la fabrication des téléphones portables.

Échec et mat pour les détracteurs

&nbsp;

Il n’en fallait pas plus pour susciter la convoitise de quelques partenaires devenus prédateurs. Il est inconcevable que des prédateurs étrangers comptent sur la complicité tacite de certains hauts cadres tapis dans  l’administration  publique, pour dévorer les sociétés de notre compatriote.

Également inconcevable qu'une certaine presse locale soutienne les ambitions impérialistes en lançant une campagne de dénigrement contre Wassoul'Or et son Président-Directeur Général, en déclarant l'une « en faillite » et l'autre « en fuite ».

En homme d’affaires averti, Aliou Boubacar Diallo a verrouillé le capital de la mine, dont il reste l’actionnaire majoritaire ; c’est-à-dire, à hauteur de 54,24 %.

&nbsp;

Apurement du passif, reprise annoncée

&nbsp;

Mis en redressement judiciaire, surtout après les difficultés consécutives au coup d’Etat militaire du 22 mars 2012, qui a fait fuir les investisseurs, Wassoul’or s’apprête à redémarrer ses activités. Selon l’expert judiciaire, commis par le tribunal de Commerce de Bamako, la reprise des activités est subordonnée à une condition : l’apurement du passif exigible, estimé à 7,1 milliards CFA. Ce qui vient d’être fait.

Le 10 mars dernier, Wassoul’or a payé plus de 7 milliards CFA à ses créanciers, constitués de fournisseurs, de sous-traitants, d’arriérés de salaires et de l’Etat.

Du coup, la direction générale de Wassoul’or envisage, avec sérénité, la reprise de ses activités qui s’annonce, pour le moins, prometteuse. Prélevés sur le site de Kodiéran, les échantillons analysés, sous le contrôle de la SGS, révèlent des teneurs en or jamais rencontrées dans une mine au Mali : environ, 600g d’or à la tonne, dans une intersection de 2 mètres. Et 68g d’or à la tonne, dans un couloir de 18 mètres.

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le député Bajan Ag Hamatou : « les enfants de Ménaka ont libéré Ménaka »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-depute-bajan-ag-hamatou-les-enfants-de-menaka-ont-libere-menaka-950742.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-depute-bajan-ag-hamatou-les-enfants-de-menaka-ont-libere-menaka-950742.html</guid>
<description><![CDATA[ Le député élu à Ménaka, Bajan Ag Hamatou a animé, vendredi dernier, au Centre international de conférence de Bamako, une conférence de presse relative à la situation dans la ville de Ménaka. C’était en présence de plusieurs cadres et ressortissants de la ville de Ménaka, résidents à Bamako, dont Alassane Ag Moussa, du maire de Ménaka, Baye Ag Mohamed, de personnalités politiques, entre autres, Tiéblé Dramé, président du PARENA, Amadou Abdoulaye Diallo, président du PDES et du président du Coren, Malick Alhousséni.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 May 2015 14:16:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_80984" align="alignleft" width="344"]<img class="size-full wp-image-80984" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/Bajan_Ag_Hamatou1.jpg" alt="Bajan Ag Hamatou" width="344" height="221" /> Bajan Ag Hamatou[/caption]

Le député élu à Ménaka, Bajan Ag Hamatou, a rappelé que depuis 2012, Ménaka était sous occupation des forces rebelles et que la population vivait dans une totale insécurité. Il a commencé par faire la présentation du cercle de Ménaka, situé dans la région de Gao. Ses 5 Communes rurales, Ménaka, Anderamboukane, Inékart, Tedarmene et Alata, a-t-il dit, s’étendent sur une superficie de 80.000 Km2. Il a estimé la population de Ménaka à plus de115.000 habitants. Le député a signalé les différents groupes ethniques qui vivent en harmonie, à savoir, les Daoussahak ; Imajoren ; Imghad ; Ichidine ; Haran ; Iboghilitanes, ; Bellas ; Sonraï, Haoussas, Djerma, Arabes et Peuls.
Au plan économique, a indiqué Bajan Ag Hamatou, le cercle de Ménaka est une zone d’élevage, par excellence. L’agriculture, a-t-il ajouté, est pratiquée au sud de Ménaka qui dispose d’importantes mares. Il a affirmé que le cercle de Ménaka renferme d’énormes potentialités dont la valorisation est hypothéquée par une insécurité à répétition. « A chaque rébellion depuis 1990», a-t-il dit, Ménaka a été la première cible, dans l’intention de faire croire certainement à l’opinion nationale et internationale que les populations de Ménaka leur sont favorables alors qu’elles n’en sont que des victimes. Nous affirmons ici et maintenant que ces populations ont tous clamé leur attachement à l’unité nationale. » Il a soutenu que les affrontements entre groupes armés dans le cercle de Ménaka, suite à une mission de sensibilisation sur l’accord d’Alger par les forces patriotiques de la plateforme, ont abouti à la libération de Ménaka des forces rebelles. Il a déclaré que ces forces patriotiques sont issues pour la plupart du cercle de Ménaka. « Les enfants de Ménaka, a-t-il laissé entendre, ont libéré Ménaka. » Il a souligné que les populations de Ménaka n’en pouvaient plus et qu’elles s’apprêtaient depuis un certain temps à se lever et se sacrifier pour libérer leur ville. Le député a souligné que l’enthousiasme des populations a été clairement exprimé lors des sorties, par milliers, organisées ces derniers jours. « A cet égard, a-t-il indiqué, élus, cadres ressortissants de Ménaka et sympathisants de Ménaka résidant à Bamako, appuyons avec force, la position exprimée par la population de Ménaka, à savoir : Le maintien des forces patriotiques de la plateforme à Ménaka, jusqu’à la normalisation de la situation ;
Le redéploiement de l’armée et de l’administration malienne dans la ville de Ménaka en vue de sa sécurisation ; Nous demandons la compréhension de la communauté internationale et des autorités maliennes pour la prise en compte des préoccupations légitimes des populations de Ménaka. » Bajan Ag Hamatou a appelé à la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale. Il a aussi souhaité la paix et l’unité des Maliens.
B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les Maliens des Etats unis, à propos de Ménaka : « Que la MINUSMA laisse notre armée nous sécuriser avec le soutien de nos groupes d’auto défense »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-maliens-des-etats-unis-a-propos-de-menaka-que-la-minusma-laisse-notre-armee-nous-securiser-avec-le-soutien-de-nos-groupes-dauto-defense-950722.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/les-maliens-des-etats-unis-a-propos-de-menaka-que-la-minusma-laisse-notre-armee-nous-securiser-avec-le-soutien-de-nos-groupes-dauto-defense-950722.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans une déclaration relative à la libération de la ville de Ménaka, datée du 28 Avril 2015,  les Maliens résidant aux Etats unis, ont lancé un appel, en tant « que peuple digne du Mali, populations de Gao et de Ménaka », au Secrétaire général des Nations unies, au président de la République du Mali, au président de la République française, au président des Etats Unis d’Amérique, à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et à toute la communauté internationale «  pour exiger le retour de l’armée malienne dans nos villes et nous permettre d’être sous la protection des groupes d’auto défense . »
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 May 2015 14:09:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Communauté des Maliens des Etats unis d’Amérique a fait savoir qu’elle n’admettra aucune autre force en dehors de l’armée malienne, dans nos villes puisqu’elle n’a confiance qu’en notre armée républicaine et en nos groupes d’auto défense avec qui nous sommes en sécurité. Elle a jouté : «  Nous avons été traumatisés par le MNLA à cause des atrocités de leurs éléments envers nos femmes et nos enfants. Nous ne reconnaissons pas le MNLA comme une entité qui pourra nous défendre, au contraire, nous le considérons comme un agresseur de nos populations.

Que la MINUSMA laisse notre armée nous sécuriser avec le soutien de nos groupes d’auto défense. Nous entamerons une marche pacifique jusqu'au retour de l’armée malienne et des groupes d’auto défense dans toutes les localités du Mali. »  Les Maliens résidant aux Etats unis rejettent la déclaration du Représentant spécial du Secrétaire général des N.U. demandant le retour des parties à leurs positions initiales et la considèrent comme une insulte à notre peuple.  Ils continuent  de se demander pourquoi la MINUSMA n’avait pas exigé le retrait du MNLA et du HCUA après les combats du 23 Mai 2014 à Kidal. Le MNLA, ont-ils martelé, n’incarne pour nos populations que de la terreur, l’humiliation et le manque de respect à nos familles. Ils affirment qu’ils demandent et défendront  la présence de l’armée malienne à Ménaka et celle de nos groupes d’auto défense à nos cotés. Ils ont ajouté : «  Nous ne voulons pas du MNLA et de ses alliés qui ne nous représentent pas et nous sommes décidés à nous défendre jusqu'au bout. »

La Communauté des Maliens des Etats unis d’Amérique a tenu à rappeler que le 27 Avril 2015, le MNLA, qui ne représente aucune communauté de Ménaka ou du Nord, qui n’a absolument aucun soutien auprès des populations et qui ne parle qu’au nom de quelques individus armés, continuait encore à terroriser les paisibles populations de Ménaka quand il a été bloqué par des combattants de mouvements d’auto défense qui protégeaient les populations. Aujourd’hui, se sont-ils félicités,  nos populations se sont réjouis de cette libération des mains des terroristes rebelles et arrivent enfin à savourer l’espoir d’une éventuelle stabilisation.  Les Maliens d’Amérique sont d’autant plus interloqués par la réaction des Nations unies, qu’ils  ont rappelé les raisons de la présence de la MINUSMA dans notre pays. A cet effet, ils ont soutenu qu’il y a exactement deux ans, le 25 Avril 2013, la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies au Mali (MINUSMA) a été créée par la résolution 2100, sous le chapitre VII de la charte des Nations unies. Ils ont signalé que le paragraphe a (i) de cette résolution 2100 stipule précisément que le rôle de la MINUSMA était  d’appuyer les autorités de la République du Mali, dans la stabilisation des principaux centres de population, en particulier dans le Nord du pays en prenant des mesures adéquates pour empêcher le retour des éléments armés dans ces zones.  A ce titre, ils ont réaffirmé : «  Nous considérons les rebelles du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et leurs alliés comme des éléments armés non mandatés par aucune autorité légitime encore moins par nos populations. Pire que cela, c’est le MNLA qui continue de terroriser nos populations paisibles en leur arrachant toute dignité. »

Ensuite, les Maliens des Etats unis ont signalé que le paragraphe a (ii) de la même résolution stipule que la MINUSMA est mandatée pour appuyer les autorités du Mali afin d’étendre et de rétablir l'administration sur toute l’étendue du territoire  national. Pourtant, se sont-ils indignés, depuis trois ans, les populations à Ménaka ont été privées par les rebelles du MNLA de leurs droits légitimes de citoyen malien à avoir accès à l’administration malienne. Ils se sont interrogés : «  Nous nous demandons alors quel est finalement le rôle de cette MINUSMA lorsqu’elle n’arrive pas a’ assumer les missions pour lesquelles elle a été mandatée. »

B.D]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marche des élus et ressortissants de  Ménaka : « Plate forme bougez pas ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/marche-des-elus-et-ressortissants-de-menaka-plate-forme-bougez-pas-950682.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/marche-des-elus-et-ressortissants-de-menaka-plate-forme-bougez-pas-950682.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 May 2015 13:17:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_937542" align="alignleft" width="320"]<img class="size-full wp-image-937542" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/marche_menaka.jpg" alt="Marche à Ménaka" width="320" height="256" /> Marche à Ménaka[/caption]

Les élus et ressortissants de Ménaka ont organisé, samedi dernier, une marche qui s’est ébranlée du monument de l’Indépendance pour aboutir au monument de la Paix. Participaient à cette marche, le député Bajan Ag Hamatou, le maire de Ménaka, Baye Ag Mohamed, le maire de la commune IV et des cadres et notabilités de Ménaka, dont Alassane Ag Moussa. La foule scandait : « vive le GATIA, vive la Plateforme, Plate forme bougez pas, vive le Mali, libérez nos militaires, libérez le Mali… »
Au Monument de la Paix, le porte parole des élus et ressortissants de Ménaka, résidents à Bamako, Alassane Oumarou Maïga a lu la déclaration.
Celle-ci a d’abord considéré la situation sécuritaire extrêmement grave à Ménaka, les conditions de vie précaires des populations de Ménaka, caractérisées par l’absence totale des services de base : eau, santé, alimentation, éducation, …les conditions difficiles dans lesquelles l’armée malienne est cantonnée à Ménaka, l’absence totale de l’administration à Ménaka et l’accompagnement de la MINUSMA, en dépit de ses moyens limités. Ensuite, les élus et ressortissants de Ménaka, résidents à Bamako ont recommandé avec force « la position exprimée par les populations de Ménaka, à savoir : le maintien total des Forces patriotiques de la Plate forme jusqu’à la normalisation de la situation sécuritaire à Ménaka, le redéploiement de l’armée et de l’administration malienne dans tout le cercle de Ménaka, la compréhension et l’accompagnement des partenaires et amis du Mali, notamment, la MINUSMA et l’opération Barkhane, par rapport à ces doléances.
<strong>B.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ménaka : le chef d’état&#45;major de la CMA fuit les combats, en abandonnant son véhicule</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/menaka-le-chef-detat-major-de-la-cma-fuit-les-combats-en-abandonnant-son-vehicule-950602.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/menaka-le-chef-detat-major-de-la-cma-fuit-les-combats-en-abandonnant-son-vehicule-950602.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 May 2015 13:03:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_722012" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-722012" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Menaka.jpg" alt="Nord du Mali : le véhicule du maire d’Andéraboucane, Aroudeïni Ag Hammatou, braqué hier par des bandits" width="250" height="167" /> Une vue de Menaka[/caption]

Après avoir été chassée de Ménaka par le GTIA, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) est revenu, jeudi 30 avril, pour y prendre sa revanche. Avec, à la clé, des renforts venus de la frontière libyenne.  Entamés en début de matinée, les combats se sont soldés par le plus grand revers jamais essuyé par les rebelles touareg  depuis le début de la crise. Pour la première fois, il y a eu un combat au corps à corps, entre ces deux groupes armés. C’était à quelques encablures de la ville, sur une colline.

En l’espace de quatre heures de combat, la CMA a été défait. Pour sauver leur peau, ses combattants ont fini par prendre leurs jambes à leur cou. Réputé pour sa bravoure et sa cruauté, le colonel Najim a détalé comme un vulgaire voleur, laissant derrière lui son véhicule. Le bilan est lourd, très lourd. Surtout, du côté de la CMA où les morts se comptent par dizaines. S’y ajoutent 7  véhicules saisis, dont celui du chef d’état-major de la CMA. Côté GATIA, on ne déplore qu’un seul mort.

Selon nos informations, ce sont 6 véhicules, bourrés de morts et de blessés, qui sont rentrés à Kidal. C’était jeudi 30 avril, aux environs de 16 heures.

Selon un témoin résidant à Kidal, jamais les rebelles touareg n’ont enregistré une telle défaite, depuis le début de la crise. Leurs partisans, de plus en plus rares dans la capitale de l’Adrar, continuent de faire leur deuil.

A quelques jours de la signature de l’accord de paix, les irréductibles du MNLA, du HCUA et du MAA-dissident viennent d’apprendre à leurs dépens que le seul combat, qui vaille d’être mené, c’est celui du retour de la paix. Dans les cœurs et les esprits.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attaque de Goundam : le chef de peloton de la garde nationale assassine sous le regard de son fils</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/attaque-de-goundam-le-chef-de-peloton-de-la-garde-nationale-assassine-sous-le-regard-de-son-fils-950302.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/attaque-de-goundam-le-chef-de-peloton-de-la-garde-nationale-assassine-sous-le-regard-de-son-fils-950302.html</guid>
<description><![CDATA[ C’est aux environs de 4 heures du matin que les assaillants sont entrés dans la charmante ville de « Goundawellé », ce mercredi 29 avril. A bord de deux véhicules 4X4, ils se rendent au domicile du chef de peloton de la Garde nationale, parti à la mosquée.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 May 2015 12:54:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_114880" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-114880" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/Goundam.jpg" alt="Attaque contre les FAMA à Goundam : Le chef de peloton, son adjoint et un enfant tués…" width="310" height="232" /> Dans la région désertique de Goundam au Mali.<br />Source: Action, solidarité, communication[/caption]

A son retour, il les croise devant sa porte. Sous la menace de leurs armes, les assaillants l’obligent à rentrer chez lui. Avant de l’abattre de plusieurs balles. A bout portant. Arrivé de Sévaré, la veille, son fils appelle au secours. Il est, à son tour, abattu. Froidement.

Alerté par les coups de feu, l’adjoint du chef de peloton, tente de voler au secours de son chef, l’arme à la main. Il n’aura pas l’occasion de tirer le moindre coup de feu. Une rafale de mitraillette le réduit au silence. Pour de bon.

Les assaillants auront passé près de 3 heures dans la ville, en tirant des coups de feu en l’air pour terroriser les populations. Sans rencontrer la moindre résistance. Logés au service de l’hydraulique, derrière le fleuve, les militaires maliens n’ont pas bougé le petit doigt. Leurs compagnons d’armes de la Minusma, aussi.

Il a fallu attendre le départ des assaillants pour voir les soldats maliens et les troupes de la Minusma se pavaner dans les rues de la ville. C’est ainsi que les gendarmes ont transporté les corps des trois victimes à la morgue.

Selon des témoins sur place, les assaillants étaient bien renseignés sur les déplacements du chef de peloton. Ou, à tout le moins, des heures propices à telles attaques.

Le hic qui fait tilt, c’est qu’une patrouille n’est organisée, la nuit à Goundam, pour mettre les populations à l’abri de la terreur. Alors question : à quoi servent les troupes de la Minusma à Goundam et, partant, dans tout le nord du Mali ?

Bien malin qui pourrait y répondre !

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « ou la CMA signe, ou elle signe !»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-ou-la-cma-signe-ou-elle-signe-950352.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-ou-la-cma-signe-ou-elle-signe-950352.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 May 2015 12:37:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_754432" align="alignright" width="350"]<img class="size-full wp-image-754432" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/IBK-20-janvier-.jpg" alt="SEM Ibrahim. B. KEITA, Président de la République, " width="350" height="311" /> SEM Ibrahim. B. KEITA, Président de la République,[/caption]

En franchissant le portail de la résidence présidentielle, le week-end dernier,  la cour était vide. Ou presque. L’incessant ballet des domestiques et agents de sécurité a fait place à un silence d’église. Pas un coup de vent dans les arbres. Le temps semble s’être arrêté, suspendu à la main d’un homme qui égrène un long chapelet noir, en psalmodiant des versets du saint coran.

La tête dissimulée derrière un turban blanc et les yeux derrière des lunettes à grosses montures, l’homme nous montre une chaise en osier tressé. Nous prenons place, en face de lui, en observant ses moindres faits et gestes. On ne sait jamais !

Soudain, il ôte son turban. Surprise sur……prise. Heureusement, que j’ai un cœur bien accroché. A ma place, Iyad Ag Ghali aurait piqué une crise cardiaque.

Mr le président, j’ai failli m’évanouir. Pourquoi ce déguisement et, surtout, un week-end ?

&nbsp;

J’étais connecté avec là-haut. Et en pareille circonstance, je ne veux rien voir, rien entendre, qui puisse troubler ma communion avec le tout-puissant. Je remerciais Dieu d’avoir permis à notre pays de surmonter tous les obstacles que les « Gardiens de chèvres » ont dressés sur sa route. Avec la complicité tacite des prédateurs internationaux, qui regardent les autres peuples qu’à travers les prismes de leurs intérêts.

&nbsp;

Donc, si je vous comprends bien, c’est sûr, l’accord de paix sera signé le 15 mai prochain !

&nbsp;

Sûr et certain ! Ou la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad ) signera l’accord de paix  le 15 mai prochain, ou elle signera le 15 mai. Il n y a aucune alternative à la paix. Et il séant pour la CMA de saisir cette occasion en or qui lui offerte, pour emprunter le chemin de la paix. Et, surtout, celui du développement des régions du nord. Si tant est qu’elle se soucie des populations du nord, dont elle prétend défendre les intérêts.

&nbsp;

A quel jeu joue Rabah dans le processus de paix. Surtout, avec la sortie récente de son ministre des Affaires Etrangères qui a jugé « préoccupant » le processus de paix. Mieux, le Royaume chérifien serait devenu la base-arrière de Bilal Ag Achérif et de ses compagnons d’infortune.

&nbsp;

Je répondrai à cette question, prochainement. Pas aujourd’hui.

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong> par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire des billets d’avion de la FEMAFOOT : objectif atteint !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/affaire-des-billets-davion-de-la-femafoot-objectif-atteint-950222.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/affaire-des-billets-davion-de-la-femafoot-objectif-atteint-950222.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 May 2015 12:28:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-950232" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/Kolon.jpg" alt="Affaire des billets d’avion de la FEMAFOOT : objectif atteint !" width="630" height="889" />Notre objectif, dans cette affaire, n’est pas de jeter l’opprobre  sur qui que ce soit, ni de porter atteinte à l’honneur et à la considération de qui que ce soit ; mais de susciter le débat autour d’un sujet, qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Et, du coup, clore le chapitre de ces fameux billets d’avion. Qui empoisonne l’atmosphère. Tant au sein de la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT), des joueurs, des supporters que de la population, dégoûtée par les querelles de chiffonniers auxquelles elle assiste. Quotidiennement.

Le canard déchaîné ne roule pour personne. Ni pour Boukary Sidibé, dit « Kolon », ni pour Boubacar Baba Diarra, respectivement, vice-président et président de la FEMAFOOT. Nous ne connaissons ni l’un, ni l’autre. Nous ne leur avons jamais adressé le moindre salamalec. Nous n’avons jamais mis les pieds à la FEMAFOOT, ni dans aucun stade de Bamako. C’est dire que nous pouvons, peut-être, nous tromper. Mais de bonne foi.

&nbsp;

<strong>Kolon induit en erreur par ses laudateurs</strong>

&nbsp;

La plainte, introduite au tribunal de première instance de la commune III contre notre journal pour « diffamation et complicité de diffamation » n’émane pas de « Kolon ». Mais de ses laudateurs, dont nous tairons les noms. Du moins, pour l’instant. « Ils l’ont presque poussé à le faire, sinon Kolon a lu pire que vous avez écrit dans votre journal », indique un proche du vice-président de la FEMAFOOT, qui nous a joint au téléphone. Certes, nous sommes un journal satirique. Mais nous n’avons, à aucun moment, accusé « Kolon » d’avoir détourné. Nous avons, simplement, mis au cœur du débat des préoccupations de l’ensemble du peuple malien : prix réels des trois billets d’avion, destination du découvert de 300 millions CFA contracté par la FEMAFOOT à la Bank Of Africa, la villa censée être occupée par Henri Kasperzack, ex-sélectionneur des Aigles du Mali….. Il en est de même pour l’éclairage et le gazonnage de certains stades, qui fait et continue de faire polémique.

&nbsp;

<strong>Le rebooking d’Air France, à la même date, annonce d’autres tarifs</strong>

&nbsp;

Si nous nous sommes trompés, c’est parce que l’accès à « Kolon » nous a été refusé par ces mêmes laudateurs. Qui croient lui rendre service, en le poussant à porter plainte notre journal. Histoire, sans doute, de mettre un peu de beurre dans leurs épinards. C’est la recherche de la vérité, dans cette affaire, qui nous a poussés à nous procurer le « rebooking » d’Air France à la même date. Lequel rebooking donne des tarifs différents de ceux avancés par Azur-voyage, l’agence de voyage de Boukary Sidibé.

A l’en croire, le prix du billet d’avion du président de la FEMAFOOT serait de 2.176.200 CFA, alors qu’il avait été facturé à 4.024.100 CFA par Azur voyage ; celui de Boukary Sidibé serait de 2.866.000 CFA, alors qu’il avait été facturé à 3.223.500 CFA. Et, enfin, celui de Ousmane Thièrno Diallo à 771.700 CFA, alors qu’il avait été facturé à 1.369.500 CFA.  Si les informations, publiées sur chacun de ces sujets par notre journal, ne sont pas exactes, plaise à Dieu. Comme dirait l’autre. Le vice-président de la FEMAFOOT peut être rassuré : le canard déchaîné peut, parfois, se déchaîner sur une patte, comme dans cette affaire. Parfois, sur deux voire trois pattes. Mais l’hebdomadaire satirique est un journal indépendant. Il le sera ou ne sera pas.

&nbsp;

<strong>Conseils gratuits</strong>

&nbsp;

Pour nous, l’objectif est clair : susciter le débat, afin d’éclairer la lanterne de nos concitoyens, de plus en plus, las de voir nos dirigeants sportifs s’enfermer dans un silence, pour le moins, assourdissant.

Si « Kolon » veut nous donner sa version des faits, les colonnes de notre journal lui sont ouvertes. Et s’il y a lieu de le critiquer, encore,  pour une raison ou pour une autre, Boukary Sidibé doit en être certain : le canard déchaîné le critiquera jusqu’à ce qu’il soit parfait ; jusqu’à ce qu’il soit, parfaitement, parfait. Même si, dit-on, la perfection n’est pas de ce monde.

Quand on aspire, un jour, à présider aux destinées du football malien, il faut accepter toutes les critiques. Bonnes ou mauvaises. Mais surtout, prêter une oreille attentive à ceux qui vous critiquent ; plutôt qu’aux laudateurs, qui ne vous veulent pas que du bien.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kalaban&#45;coura: Bras de fer entre les jeunes du quartier et des prédateurs fonciers</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/kalaban-coura-bras-de-fer-entre-les-jeunes-du-quartier-et-des-predateurs-fonciers-950202.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/kalaban-coura-bras-de-fer-entre-les-jeunes-du-quartier-et-des-predateurs-fonciers-950202.html</guid>
<description><![CDATA[ Depuis deux semaines, le terrain de Kalaban-coura, en commune V du district de Bamako, est l’objet de toutes les attentions. Les jeunes du quartier y ont organisé un meeting de mobilisation. C’était samedi dernier. Objectif: lutter contre le morcellement et la construction de l’espace public de Kalaban- coura.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 May 2015 12:24:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La mafia du foncier s’empare de l’espace public de Kalaban-coura. Cet espace comprend le terrain de football et l’espace pour le foyer des jeunes. C’est du moins, la conviction des jeunes de ce quartier qui se battent pour empêcher ce qu’ils appellent « le morcellement et la construction de l’espace public de Kalaban- coura ».

Des dizaines de chargement de sable, de terre et de cailloux sont transportés sur le terrain depuis deux semaines. Il n’en fallait pas plus pour alerter les jeunes du quartier. Au cours de leur meeting, les jeunes qui se sont regroupés dans une association dénommée Association pour le Développement de Kalaban- Coura, affirment que leur combat a commencé depuis 2011. Date à laquelle, certains conseillers communaux ont manifesté leur volonté de vendre l’espace public de Kalaban-coura.

Avec des documents à l’appui, Drissa Doumbia, le président de l’Association pour le Développement de Kalaban-coura, accuse le président des jeunes du quartier Ali Ouologuème, les conseillers communaux et le chef du village administratif de Kalaban -coura de vouloir vendre le terrain de football à des prédateurs fonciers.

En effet, au nom de la population de Kalaban-coura, le président des jeunes du quartier, le chef du village administratif et des conseillers communaux ont adressé au Maire de la commune V une lettre pour lui signifier l’accord de la population pour la construction de magasins le long de l’espace public. Des géomètres envoyés à cet effet pour le morcellement du terrain ont été chassés par la population et après une décision judicaire, en leur défaveur, l’affaire avait été abandonnée par ses initialiseurs. C’est en tout cas, ce que le collectif des jeunes croyait, jusqu’à l’arrivée des camions avec des dizaines de chargement de terre, de sable et de cailloux.

A l’issue de son meeting, le collectif informe qu’il va tout faire pour empêcher l’accaparement de l’espace public de Kalaban-coura par la mafia et avoir déjà saisi des tribunaux. La foule en colère, a tenté de dilapider les matériaux. Sans succès.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Iyad perd le nord</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/iyad-perd-le-nord-939802.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/iyad-perd-le-nord-939802.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Apr 2015 18:09:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-939812" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/Iyad.jpg" alt="Iyad perd le nord" width="610" height="671" />]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Apres plusieurs mises en garde de la Bank Of Africa : Les occupants illégaux de Sébéninkoro 2000 déguerpis par la force sur ordre du procureur</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/apres-plusieurs-mises-en-garde-de-la-bank-of-africa-les-occupants-illegaux-de-sebeninkoro-2000-deguerpis-par-la-force-sur-ordre-du-procureur-939402.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/apres-plusieurs-mises-en-garde-de-la-bank-of-africa-les-occupants-illegaux-de-sebeninkoro-2000-deguerpis-par-la-force-sur-ordre-du-procureur-939402.html</guid>
<description><![CDATA[ Occupant, illégalement, une parcelle de terre,  acquise avec IFA-BACO (Immobilière Franco-Africaine Baco) par la Bank Of Africa, à Sébéninkoro,  une trentaine de familles ont été déguerpis par la force, sur ordre du procureur. C’était jeudi 23 avril, en milieu de journée.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Apr 2015 14:43:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Tout a été mis en œuvre, par la direction générale d’IFA-Baco, pour ne pas arriver à cette extrémité : octroi d’une zone de recasement aux déguerpis à Banankoroni, paiement gratuit de leurs loyers pendant une période allant de six mois à trois ans etc….. Au total, la direction générale d’IFA-BACO aura dépensé 57 millions CFA pour permettre, à la trentaine de familles de quitter les lieux. Peine perdue. Regroupées dans une association, dénommée « association des habitants de  la mangueraie de Sébéninkoro », la trentaine de familles campent sur leur position. Avant de saisir le tribunal de première instance de la commune IV. Mais aussi, la section administrative de la Cour suprême. Tour à tour, ces différentes juridictions reconnaissent le titre de propriété d’IFA-BACO sur cette parcelle. Avant d’ordonner la démolition de leurs habitations.

Un titre foncier, légalement, acquis par IFA-BACO

Rappelons que cette parcelle fait partie intégrante d’une parcelle de 27 ha acquise par IFA-BACO à la mangueraie de Sébéninkoro. Son titre foncier, qui  date de 1918, porte le numéro 241. Ce titre foncier avait été affecté à IFA-BACO, en compensation des travaux qu’elle a effectués à Sébéninkoro, au profit de la mairie. Il s’agit, entre autres, de la construction d’une voie d’accès de 2,8 km ; mais aussi, d’un pont. Afin de permettre aux habitants de Sébéninkoro et de Kalabanbougou de rentrer chez eux. Surtout, en période d’hivernage où, ces deux quartiers sont inaccessibles. Le coût total des travaux est estimé à 300 millions CFA.

De son côté, l’Etat malien signe un contrat avec la mairie pour que ces 27 ha soient mis à la disposition d’IFA-BACO. Qui envisage d’en faire un programme de logements. Avec, à la clé, des facilités, à elle, accordées par le gouvernement : exonérations de droits de douane, droits  de mutation….

Grâce au partenariat qu’il a signé avec Shelter-Afrique, le Fonds de l’OPEP, BOA, Ecobank…. Le programme a été réalisé à hauteur de 95 %.

Un ordre d’expulsion sollicité par la BOA pour libérer ses terrains, illégalement,  occupés

C’est le reste de ces 27 ha non construits qui sont occupés par cette trentaine de familles.

Entre-temps, cette parcelle change de main. Partenaire d’IFA-BACO dans la mise en valeur de ces 27 ha de terre à la mangeraie de Sébéninkoro, la Bank Of Africa hérite de ces terrains  nus.

Agacée par le refus de ces occupants illégaux de libérer ses terrains, la Bank Of Africa sollicite un ordre d’expulsion. Lequel lui a été accordé par le procureur de la commune IV du district de Bamako. La suite, on la connaît.

Munies de ce document, les forces de l’ordre sont descendues, jeudi 23 avril, sur le terrain. Objectif : libérer ces parcelles, dont les occupants ne disposent d’aucun document légal. Ils n’ont ni permis d’occuper, ni attestation de propriété…. Rien !

Du coup, les déguerpis crient au scandale. Sur les antennes des radios privées, ils s’en prennent à IFA-BACO, accusée de tous les péchés d’Israël. Selon une source proche de la direction générale d’IFA-BACO, le président de l’association des déguerpis, un certain Haïdara, aurait vendu son terrain à un Malien de l’extérieur. A l’insu des membres de son association.

IFA-BACO : une société immobilière réputée pour son sérieux

Connue et reconnue pour son sérieux, IFA-BACO est l’une des rares sociétés immobilières à garder sa réputation intacte. C’est ce qui lui a permis de réaliser, à la satisfaction générale, le programme des 1600 logements. C’était sous le président ATT. Toujours à Sébéninkoro. S’y ajoute le programme des maisons offertes aux basketteuses, revenues de Dakar avec la coupe. C’était en 2006.

Autre programme réalisé, à la satisfaction de tous, par IFA-BACO : le programme des logements sociaux, réalisé en partenariat avec l’Etat malien, à travers l’Office Malien de l’Habitat.

A travers ces différents programmes, IFA-BACO veut prouver à l’Etat malien qu’un partenariat, entre le public et le privé, est possible.

Pour ce qui est des terrains occupés par ces déguerpis, la direction générale d’IFA-BACO est formelle : elle dispose de tous les documents prouvant son droit de propriété sur ces 27 ha. Dont une partie avait été cédée à la Bank Of Africa. Laquelle entend, désormais, rentrer en possession de ses biens, légalement acquis.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Zahabi Ould Sidi Mohamed à propos de la CMA : «Ceux qui ne veulent pas la paix, sont alimentés par  les trafiquants de drogue et les gens du crime organisé»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-ministre-zahabi-ould-sidi-mohamed-a-propos-de-la-cma-ceux-qui-ne-veulent-pas-la-paix-sont-alimentes-par-les-trafiquants-de-drogue-et-les-gens-du-crime-organise-939092.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-ministre-zahabi-ould-sidi-mohamed-a-propos-de-la-cma-ceux-qui-ne-veulent-pas-la-paix-sont-alimentes-par-les-trafiquants-de-drogue-et-les-gens-du-crime-organise-939092.html</guid>
<description><![CDATA[ La Présidente de l&#039;Union africaine (UA), Dr Nkosazana Dlamini Zuma a nommé le 10 avril dernier, notre compatriote Mme Djénéba Diarra, comme Secrétaire général de la Commission de l&#039;Union africaine. Elle est la première femme à occuper ce poste. Elle remplace l&#039;Ambassadeur Jean Mfasoni qui est admis à faire valoir ses droits à la retraite.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Apr 2015 14:40:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_934522" align="alignleft" width="360"]<img class="size-full wp-image-934522" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/Zahabi-Ould-Sidi-Mohamed-_0.jpg" alt="Mali: « les opposants à la paix dépendent des trafiquants de drogue »" width="360" height="179" /> Zahabi Ould Sidi Mohamed, ministre malien de la Réconciliation.DR[/caption]

Interrogé par nos confrères de RFI, le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour cracher ses quatre vérités sur les groupes rebelles de la CMA qui tentent de bloquer le processus de paix avec leur refus de parapher l’accord issu des pourparlers d’Alger. Lequel accord doit aboutir, en principe, à la signature d’un accord définif de paix le 15 mai prochain à Bamako.

Pour le ministre, l’accord paraphé par le Mali et d’autres groupes rebelles est le produit d’un long processus participatif.  Selon lui, trois des parties ont paraphé et sont prêtes à signer, et  il en reste une qui n’a pas encore paraphé. Il s’agit de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA).

A en croire le ministre, si elle refuse de signer, ce n’est pas la fin du monde. A la question de savoir si la CMA ne fait pas partie intégrante des négociations, le ministre Zahabi reconnaitra qu’elle en fait partie.

« Nous espérons de tous nos cœurs qu’ils soient aussi de ceux qui vont signer. Alors vous me direz que s’ils ne venaient pas, qu’est-ce qu’il va arriver ? Et bien, je vous dirai ce que Gbagbo avait dit une fois : « c’est qu’il n’y aura rien du tout ». Celui qui ne veut pas venir prendre part à la paix, et bien le train ne doit pas s’arrêter », a-t-il paraphrasé.

Et de rappeler que l’accord qui doit être sgné le 15 mai prochain a prévu que la communauté internationale devait prendre des sanctions ciblées contre ceux qui ne veulent pas la paix.

Le ministre de la Réconciliation nationale poursuivra que ces groupes rebelles constituent une partie de la population. Et que cela veut dire qu’ils ne sont pas, à eux seuls, les principaux.  Car,  il y a les communautés du Nord, dont la grande majorité est pour l’accord.

Selon lui, ce n’est pas parce qu’une partie ne veut pas de l’accord que tout le monde doit s’arrêter.  Et de signaler que certains mouvements sont manipulés par les narcotrafiquants et également par les extrémistes, qui ont élu domicile dans le nord du Mali. Et peut-être ont-ils même peur de ces gens, c’est pourquoi ils ne peuvent pas signer.

A la question de savoir si la  signature ne va pas amener la radicalisation de certaines franges de la population, le ministre est on ne peut plus clair. Selon lui, c’est du chantage car la population est vraiment fatiguée de cette guerre et n’aspire qu’à la paix.

Le ministre n’y est pas aussi allé avec le dos de cuillère pour répondre au journaliste qui a évoqué la recrudescence des attaques y compris dans le centre du pays.

Selon lui, cela l’inquiète. Mais,  il se dit convaincu que ce sont des actions de sabotage. Et d’indiquer que même en France,  il y a eu du sabotage plus  grave d’ailleurs.

Le ministre a par ailleurs indiqué que cet accord a fait l’objet de longues discussions entre le gouvernement et la société civile à travers un processus qui a duré plus de sept mois.

Cependant, le ministre Zahabi regrette que  certains opposants à cet accord en font aujourd’hui un fonds de commerce car, selon lui,  ils ont besoin d’une couverture politique pour dire qu’ils ne sont pas d’accord, que leurs revendications n'ont pas été retenues. Alors qu’au fond, tout le monde sait que ceux qui ne veulent pas la paix, sont alimentés par les trafiquants de drogue et les gens du crime organisé.

« C’est ça le vrai problème, auquel nous sommes aujourd'hui confrontés. Sinon, la rébellion a une solution à travers cet accord, qui permet à tout le monde de s’exprimer et d’aller ensemble vers la paix. Et je dis que cet accord s’attaque aux racines du problème. À commencer par la question de l’Azawad, dont on parle. », assure le ministre Zahabi.

Il a ajouté que l’accord dit  qu’il y aura des concertations nationales sur la question de  « l’Azawad » et que si toutes les populations de ces régions disent qu’elles veulent l’appeler Azawad, il en sera ainsi.

Le ministre poursuivra que  si les rebelles de la CMA représentent vraiment les populations du nord,  qu’ils fassent leurs consultations à Gao et Tombouctou au lieu de se limiter seulement à Kidal.

Il a conclu qu’ils  ne prendront pas le Mali en otage, encore moins la communauté internationale.
<ol>
	<li>Diama</li>
</ol>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le “business model” du trafic humain restera hélas une valeur sure</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-business-model-du-trafic-humain-restera-helas-une-valeur-sure-939142.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/le-business-model-du-trafic-humain-restera-helas-une-valeur-sure-939142.html</guid>
<description><![CDATA[ Le jeudi 23 avril 2015, plus d’un millier de morts et de naufragés plus tard, les grands de l’Europe se réunissent à Bruxelles pour endiguer ces tragiques flux migratoires. Comment remplacer les gardes cotes d&#039;hier qui avaient pour nom Kadhafi, Moubarak, Ben Ali?
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Apr 2015 13:26:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ce jeudi à Bruxelles, plusieurs pistes sont à l’étude, des décisions seront prises : plus de moyens financiers et militaires. Le renseignement n’est pas en reste, car il faut détecter, ensuite neutraliser  les passeurs, ces terribles criminels. "Opérations Triton" ou "Mare Nostrum", le but n’est plus de surveiller les côtes européennes, mais de sauver des vies. Ce qui nécessite une coordination internationale, au-delà de l’Union Européenne, pour inclure la rive sud de la méditerranée.

&nbsp;

D'efficaces gardes-côtes

Le projet de Nicolas Sarkozy, l'UPM, afficha des ambitions louables : la dépollution de la Méditerranée, les autoroutes maritimes et terrestres, la protection civile pour répondre aux catastrophes naturelles, une université euro-méditerranéenne, l’énergie solaire et une initiative méditerranéenne de développement des affaires. Aucune référence ni à la démocratie ni aux droits de l’homme. Et pour cause l'UPM Nicolas Sarkozy s'adossait d’efficaces gardes-côtes : Ben Ali, Muammar Kadhafi, Hosni Moubarak et Bachar Al-Assad. Tous reçus en grandes pompes à Paris.

Frontières maritimes européennes surveillées, lois protectrices, côtes sud rendues étanches par des dictateurs hors pairs. L’ancien Premier ministre italien Berlusconi à même payé 5 milliards de dollars, avec un baisemain d’allégeance,  à Kadhafi au titre des dédommagements de la colonisation italienne, mais en réalité pour que le Colonel dresse un « firewall » empêchant tout migrant  de quitter l’Afrique. Voilà le pari gagnant-gagnant de l’UPM porté à bouts de bras par Sarkozy.

&nbsp;

3000 dollars le départ

Maintenant que ces dictateurs sont évincés, l’Europe découvre que la mer n’est pas étanche. Avec 1800 kilomètres de côte, la Libye est le point faible, la source du drame des migrants. Sans Etat, sans armée ni police nationale, la Libye chaotique est incapable de lutter contre les passeurs et trafiquants des migrants dont ceratins étaient qualifiés hier de grands rebelles démocratiques glorifiés notamment par Bernard-Henri Lévy. En effet, certaines de ces milices libyennes se convertissent à ce trafic pour se financer. Plusieurs bateaux de clandestins sont même partis de Tripoli, à quelques kilomètres de l’ancien quartier général des redoutables moukhabarates du sinistre Guide.

Le prix du passage est même bradé tant que la demande est forte. Pour indication les passeurs turcs taxent au minimum 3000 USD le malheureux candidat à l’émigration alors que les Libyens fixent le minima à 1000 USD seulement. Des passeurs libyens poussent le cynisme à avertir par téléphone les autorités maritimes italiennes, une fois que l’embarcation sommaire se situe dans les eaux internationales.

&nbsp;

Une guerre de cent ans

La guerre aux passeurs sera déclarée, mais avec quels moyens ? Des frappes aériennes? Tant qu’il n’existe pas de dispositif militaire au sol et sur les côtes libyennes, l’ancienne Jamahiriya restera  une passoire. Les militaires de l’OTAN prompts à « neutraliser » Kadhafi seront-ils prêts à se déployer sur le terrain pour une longue période ? La restauration éventuelle d’un Etat libyen fort nécessiterait de nombreuses années, les raids contre les passeurs ne mettront pas fin à ce trafic; le nombre de morts en haute mer ou au large des côtes italiennes baissera peut-être mais les tarifs des passages augmenteront.

Un « business-model » du trafic humain reste presque imparable tant les bénéfices seront assurés.

&nbsp;

Mondafrique

La réconciliation Nouakchott-Rabat fache Alger

Le président mauritanien Aziz peine à maintenir un subtil équilibre entre les deux mastodontes du Maghreh. Après l’expulsion de l’un de ses diplomates en poste en Mauritanie, Alger réplique en chassant le conseiller sécurité à l’ambassade de Mauritanie. L'analyse de Karim Douichi.

« Là où les éléphants font l’amour, l’herbe ne pousse plus. Là où les éléphants font la guerre, l’herbe ne pousse plus ». Ce cynique proverbe africain renseigne sur la situation de la fière Mauritanie, coincée entre le Maroc et l’Algérie, deux géants du Maghreb qui depuis des années se livrent une guerre diplomatique sans merci. Au milieu de la semaine dernière, Nouakchott surprend tout le monde en expulsant le premier conseiller de l’ambassade d’Algérie en Mauritanie, Belkacem Cherouati. Les autorités mauritaniennes l’ont accusé d’ingérence dans les affaires intérieures de la Mauritanie et de mener des activités préjudiciables aux affaires étrangères du pays.

Selon des sources bien informées à Paris, le diplomate algérien expulsé faisait montre depuis quelque temps d’un « activisme douteux » auprès des partis politiques et des rédactions de la capitale mauritanienne. En clair, le premier conseiller de l’ambassade d’Algérie multipliait les contacts formels et informels pour faire du lobbying anti-marocain. Et pour cause, une réconciliation se profilait à l’horizon entre Rabat et Nouakchott.

Grand messe marocaine

En effet, depuis deux mois, le général Aziz a donné ses ordres pour préparer en grande pompe la visite que compte effectuer en Mauritanie le roi Mohammed VI, avec à la clé d’innombrables investissements chérifiens. L’organisation patronale marocaine, très active sur le continent, compte organiser dans la foulée à Nouakchott, une grande messe réunissant les hommes d’affaires des deux pays. Un rapprochement qui, semble-t-il, indisposait au plus haut degré les autorités algériennes.

Alger soupçonne Rabat de marcher sur ses plates-bandes au Mali, où elle n’arrive pas à imposer la « Pax algeriana » entre le gouvernement de Bamako et les mouvements azawads. Le royaume chérifien a également volé la vedette à l’Algérie sur le dossier libyen, en organisant le dialogue officiel entre les parlements rivaux de Tobrouk et de Tripoli. "Le tout était suffisant pour qu’Alger commette un faux-pas", ajoutent nos sources à Paris.

Mondafrique

Fatou Diome: “On sera riche ensemble, ou on se noiera tous ensemble”

L'écrivaine sénégalaise Fatou Diome s'en est pris de façon dévastatrice à la passivité des occidentaux face aux drames des migrants."Si c'était des blancs...."

Ces gens là qui meurent sur les plages, et je mesure mes mots, si c'était des blancs, la terre entière serait entrain de trembler ! Mais là, ce sont des noirs et des arabes (...) Si on voulait sauver les gens, on le ferait, mais on attend qu'ils meurent d'abord ! Et on nous dit que c'est dissuasif, mais ça ne dissuade personne, car celui qui part pour sa survie, considère que sa vie (qu'il peut perdre lors du voyage) ne vaut rien, celui là n'a pas peur de la mort !

&nbsp;

Forteresse européenne

Vous ne resterez pas comme des poissons rouges dans la forteresse Européenne ! A l'heure d'aujourd'hui, l'Europe ne sera plus jamais épargnée, tant qu'il y aura des conflits ailleurs dans le monde (...) Je vous vois bien habillé, bien nourris, peut être que si vous étiez affamé chez vous, peut être que votre famille serait ravie d'imaginer que vous pourriez aller gagner ce qui pourrait faire vivre les autres (...)

Alors il faut arrêtez l'hypocrisie, on sera riche ensemble ou on se noiera tous ensemble.

Mondafrique

Abdelilah Benkirane, l’islamiste du roi, reçu à l’Elysée

La haute commission franco-marocaine devrait se réunir à Paris à la fin du moi de mai.L'occasion pour Abdelilah Benkirane de se rendre en France à la tête d’une grande délégation. D’ailleurs, aussi bien pour Paris que pour Rabat, cette visite s’inscrit dans un laborieux processus de réconciliation engagé entre les deux pays. Abdelilah Benkirane constitue une véritable curiosité pour les médias français, mais également pour les politiques de l’hexagone. En effet, le PJD qui est aux commandes du gouvernement depuis janviers 2012, dispose de peu de relais au sein des rédactions parisiennes et de la classe politique française, contrairement à des partis comme l’USFP et l’Istiqlal aujourd’hui dans l’opposition. Les islamistes marocains seront-ils bénéficiaires, par ricochet, du récent réchauffement des relations entre le royaume chérifien et le France ? Réponse en début juin.

Mondafrique

Karine Berger : “La spéculation sur la faim dans le monde est un fléau”

Karine Berger, députée socialiste, répond aux accusations faites par OXFAM contre trois grandes banques françaises qui, d'après l'ONG, "spéculent sur la faim dans le monde".

L’ONG Oxfam a publié, le 23 février 2015, un rapport cinglant qui accuse, la BNP Paribas, la Société Générale et Natixis de ne pas avoir respecté leurs engagements en matière de spéculation sur les matières premières agricoles et de profiter de « la faim dans le monde ». Karine Berger, députée, membre de la commission des finances de l'Assemblée nationale et secrétaire national du PS à l'Economie, est particulièrement bien placée pour juger la validité de ces acusations. Elle est en effet la rapporteure de la loi " de la séparation et de régulation des activités bancaires". Elle explique à Mondafrique pourquoi le rapport d'Oxfam est utile, mais incomplet avant d'appeller les banques françaises à la transparence".

Tout a commencé par une première campagne « Banques : la faim leur profite bien » qui avait été lancée en février 2013 par l’organisation non gouvernementale qui dénonçait les impacts dramatiques des activités spéculatives sur la sécurité alimentaire mondiale. Un rapport complet expliquait comment la spéculation sur les matières premières agricoles des banques françaises empêche l’accès des plus pauvres à ces denrées. Cette révélation avait fait grand bruit. En juillet 2013, une loi ambitieuse de ségrégation des activités les plus risquées des banques liées à la spéculation sur les marchés financiers avait été votée. Quelques-uns de ces organismes financiers s'étaient également engagés à changer de comportements.

Deux ans après, Oxfam a fait le point dans une étude de suivi et d’évaluation des engagements pris deux ans plus tôt. Le constat est sans appel : malgré les promesses des financiers comme des responsables politiques, les banques spéculent toujours sur la faim et proposent toujours des produits financiers qui jouent avec les cours des principales matières premières agricoles.

« Les résultats sont clairs : si certaines banques comme le Crédit Agricole semblent avoir véritablement respecté leurs engagements, d’autres, comme la BNP Paribas, sont loin d’avoir tenu leurs promesses. La Société Générale reste celle qui spécule le plus sur la faim dans le monde ».

Mondafrique: L’ONG internationale Oxfam a publié le 23 février un rapport d’évaluation sur les activités spéculatives de trois établissements bancaires français, la Société Générale, le BNP et Natixis, qui déstabiliseraient le cours des Matières premières. Qu'en pensez vous?

Karine Berger: Le rapport d’Oxfam est un rapport très utile, car il fournit une analyse engagée sur un sujet extrêmement sensible. Il nous sert d’ailleurs de source d’information pour le premier bilan d'évaluation officielle de la loi bancaire qui sera présenté à l’Assemblée nationale de mai et il servira à évaluer son efficacité point par point. En revanche, nous avons des remarques à formuler à propos du mode d’évaluation utilisé par Oxfam, qui néglige certaines variables.

Mondafrique : Le rapport s’indigne face au non-respect de la loi "de séparation et de régulation des activités bancaires"  votée depuis juillet 2013 pourtant. Selon Clara Jamart « Il est inadmissible que plus d’un an et demi après son vote à l’Assemblée Nationale, la loi bancaire ne soit toujours pas appliquée, Cette étude nous montre bien qu’il est illusoire de se fier à la seule bonne volonté des acteurs bancaires. L’Etat doit jouer son rôle, et l’autorité des Marchés Financiers doit appliquer la loi. » Que répondez-vous à cela ?

KB: La loi sur la régulation bancaire est très large. Elle est mise en application depuis juillet 2013, notamment sur la question de la séparation entre les activités bancaires et les activités de spéculation en tant que telles. Certes les champs d’applications prévus sont multiples, mais nous ne pouvons faire du volet « alimentaire » une généralité. Rappelons qu'elle comporte plusieurs éléments qui sont d’ores et déjà mis en œuvre. Notre prochain rapport d’application formulera une évaluation complète et détaillée. Arrêtons de faire des raccourcis !

"Tous les fonds de couverture ne sont pas des fonds spéculatifs"

Mondafrique: Selon le rapport, certaines banques comme la Société Générale continuent à inaugurer des fonds supplémentaires qui cumulent aujourd'hui 3 561 millions d'euros, contre 2 583 millions d'euros il y a deux ans (lors du premier rapport d’OXFAM). Par quoi expliqueriez- vous cette évolution ?

KB: C’est le premier point de désaccord que nous avons depuis toujours avec Oxfam : ce n’est pas parce qu’il existe des fonds qui servent de couverture pour les prix de matières premières que ce sont forcément des fonds spéculatifs! La majorité des producteurs agricoles ont besoin d’être couverts sur leurs prix. C'est la raison pour laquelle nous [groupe socialiste NDLR] avons refusé la dilation systématique de tous les fonds sur les matières premières dans la loi bancaire. Les produits dérivés sur les matières premières, sont mis en place, avant tout,  pour protéger les producteurs. Si nous interdisons la protection des prix, ce sera eux-mêmes [les producteurs NDLR] qui feront face à des fluctuations pouvant les détruire et rendre leur situation désespérée. Il est important de distinguer, avant toute accusation, ces deux types de fonds dont les objectifs sont totalement différents. Tous les fonds de couverture ne sont pas des fonds spéculatifs !

Mondafrique: Trois fonds appartenant à la Société Générale n’avaient pas pu être repérés lors du premier « inventaire » réalisé par l’Oxfam en 2013 en raison de la très grande opacité des données. Le gouvernement rencontre-t-il aussi des difficultés à les identifier et à maitriser?

KB: Il est malheureusement difficile d’explorer toutes les spécificités des fonds d’investissement de produits dérivés et des produits bancaires. C'est justement pour cela que notre gouvernement a inscrit le principe de "transparence" comme le premier objectif de la loi bancaire. Nous sommes déterminés à imposer la transparence aux établissements financiers et nous avons donné les moyens à l’Autorité des marchés financiers (AMF) de le faire. Et c’est là-dessus que le rapport d’Oxfam est vraiment intéressant car il montrer que cette « force de frappe» que la loi bancaire a donné à l’AMF n’est pas mise en œuvre suffisamment.

Mondafrique: Des sanctions pourront-elles être prises contre ces fonds spéculatifs ou  l’Autorité des Marchés Financiers qui n'appliquent pas les directives de la loi d'une manière stricte?

KB: Il est trop tôt pour parler de sanctions. Le gouvernement souhaite d’abord comprendre pourquoi l’AMF n’est pas en mesure d’appliquer toutes les obligations formulées par la loi bancaire. Nous attendons également une réponse précise de l’AMF. Le rapport d’évaluation de la loi bancaire prévoit de demander des comptes aux autorités censées faire appliquer la loi. S’il y a un refus d’application, alors des sanctions seront évidemment prises! Mais jusque là il n’y pas a eu de réponse formulée par l’AMF aux interrogations d’Oxfam…

Mondafrique: Quelle est la position du gouvernement face à ce constat alarmant d’Oxfam ?

KB: La position du gouvernement est très claire : la loi doit être appliquée à la lettre. Il n'y a  plus aucun décret en attente. La loi est tout à fait opérationnelle. En revanche, Oxfam doit reconnaitre qu’il y a un certain nombre de mesures, qui concernent l’application "totale" des fonds de banque qui ne sont obligatoires que depuis le 1er janvier 2015. C’est la raison pour laquelle, le gouvernement a attendu la mise en application définitive et totale de la loi avant de demander un rapport d’évaluation. Le rapport d’Oxfam est basé sur l’année 2014 est n'est donc pas tout à fait mis à jour. Nous nous efforçons à établir un rapport d’évaluation qui soit le plus neutre et légale possible. Il portera sur les volets qui sont déjà obligatoires comme "la transparence sur les comptes bancaires". Il n'est pas possible de condamner avant l'application de toutes les réglementations prévues.

Mondafrique: Voulant agir contre des dérives qui ont des « conséquences désastreuses » pour « les populations les plus pauvres de la planète» Michel Barnier (UMP), ancien commissaire européen au Marché intérieur et Services, a présenté un plan de réforme du secteur bancaire à la Commission Européenne qui prévoit, à l'horizon 2017, d'interdire aux banques de spéculer pour leur propre compte sur les matières premières. Qu’en pensez-vous ?

KB: Ce que M. Barnier présente à la Commission Européenne a déjà été prévu dans les textes de loi bancaire. Il n’a rien apporté de nouveau. La spéculation des fonds propres sur les matières premières est interdite en France ! Nous saluons évidement toute initiative qui vise à généraliser cette mesure au niveau européen.

Mondafrique: Cette année aura lieu la conférence de Paris sur le climat qui génère énormément d’attentes. On sait évidemment que « climat » et « alimentation » sont intrinsèquement liés. Est-ce que vous êtes optimiste concernant une avancée sur ce thème des spéculations sur les matières premières avec ces objectifs politiques fixés, notamment la Conférence de Paris ?

KB: Ce que j’attends c’est qu’on admette que l’enjeu climatique est aussi le moyen pour certains fonds de spéculer sur la faim dans le monde. Il y a des deux sujets distincts: le premier concerne ceux qui spéculent sur les matières premières et qu’il faut continuer à encadrer, le second concerne ceux qui spéculent carrément sur les changements climatiques en maitrisant les terres agricoles, et qu’on n’a, à ce stade, pas les moyens d'encadrer.

Quand certains pays rachètent en masse des terres agricoles, ce n’est pas de la spéculation proprement dit puisque c’est une opération d’achat légale… Mais certains, les utilisent, à terme, de manière détournée en spéculant sur les changements climatiques. La question est de savoir à quel moment il faudra condamner ce genre de pratiques exercées la plupart du temps par des pays et non des banques. C’est l’enjeu, qui, à mon avis, est le plus urgent à mettre sur la table au moment de la Conférence 2015.

Mondafrique: Quelles recommandations faites-vous à ces établissements bancaires ?

KB: La transparence! Si vous n’avez rien à cacher, alors acceptez la transparence ! La spéculation sur la faim dans le monde est un fléau qui ne date pas d’hier. C’est une pratique qui a mis, notamment dans les années 80, l’Afrique à genoux. Le problème aujourd’hui est de savoir comment lutter contre car l’invention des spéculateurs est telle qu’on ne peut pas lutter totalement tout seul dans son coin. Il faut obtenir des mouvements et des accords au niveau national. Il faut à un moment ou à un autre négocier avec ceux qui, à ce stade, disent que ce n’est plus eux les responsables mais nous et qu'ils n’ont pas de leçon à recevoir de nous. Tous les pays doivent travailler ensemble, et ça c’est un enjeu diplomatique considérable qui malheureusement dépasse, parfois, les compétences nationales.

Mondafrique]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidents de clubs et supporters réclament une assemblée générale  extraordinaire pour démettre le bureau de la FEMAFOOT</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/presidents-de-clubs-et-supporters-reclament-une-assemblee-generale-extraordinaire-pour-demettre-le-bureau-de-la-femafoot-939122.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/presidents-de-clubs-et-supporters-reclament-une-assemblee-generale-extraordinaire-pour-demettre-le-bureau-de-la-femafoot-939122.html</guid>
<description><![CDATA[ C’est sûrement la panique au sein de la FEMAFOOT. En effet, on a rarement vu une telle violence policière à l’égard d’une poignée de jeunes supporters, la plupart venus en tee-shirts et de responsables de clubs connus dans ce pays. La presse n’a pas été épargnée. Boubacar Baba Diarra, Président de la FEMAFOOT, sorti un moment des locaux de la Fédération pour assister à la scène, paraissait visiblement satisfait. Les participants à cette fronde demandaient le boycott de tous les matchs du championnat, leur reprogrammation et la tenue d’une assemblée générale extraordinaire.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Apr 2015 13:14:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les responsables et supporters de plusieurs équipes de football, dont le Djoliba AC, le COB, le CSK, le CS Dougouwolonfila, le Sabana AC de Mopti, et l’Avenir de Tombouctou, avaient décidé de marcher, mercredi dernier, jusqu’au siège de la FEMAFOOT, sis à l’ACI 2000 pour y faire un sit-in. Rassemblés tôt le matin, face à l’Immeuble du Cinquantenaire, à l’ACI 2000, les marcheurs se sont fait surprendre par des policiers venus en nombre pour empêcher leur regroupement. Sans crier gare, les agents de police ont embarqué, manu militari, des responsables de la fédération, de certains clubs de football et quelques supporters. Sans ménagement, un journaliste a été agressé, bras tordu et  appareil photo retiré. Jusqu’au milieu de la matinée, on percevait encore dans les locaux du 14ème arrondissement, des supporters et responsables de clubs, dont Boubacar Monzon Traoré de la ligue de football de Bamako, Moussa Bâ, de la FEMAFOOT et Moussa Konaté, président du COB. Les violences policières ont continué aux alentours du 14ème arrondissement. Un homme, surnommé Bacou, agressé par un policier, a été conduit d’urgence à Gabriel Touré. Les supporters présents dont l’un se plaignait d’avoir reçu 3 coups de gourdin, ont signalé que Bacou venait de sortir d’une opération chirurgicale.

On ne comprenait vraiment pas une telle fureur de la police sur une poignée de jeunes, dont la plupart était en tenue de sport. Certains supporters ruminaient leur colère contre Boubacar Baba Diarra, Président de la FEMAFOOT. Ils demandaient même une assemblée générale extraordinaire pour démettre le bureau de la FEMAFOOT et revendiquaient l’annulation de tous les matchs de ligue I et leur reprogrammation. « Aucun match n’aura lieu, ont crié des supporters. » Selon Moussa Bâ, une autorisation de sit-in pacifique avait été dûment déposée, à la mairie de la commune IV, à la police du 14ème arrondissement, au ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation et  au ministère des Sports.  C’est dans les locaux du 14ème qu’il nous a expliqué que cette furie policière est due à la panique de la fédération, auteur de plusieurs malversations financières. « Ceci n’est que le début de nos manifestations », a-t-il assuré. Finalement, c’est vers 16 heures que les personnes arrêtées ont été libérés.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>5ème édition de la journée des Banques et établissements financiers : Mamadou Igor Diarra promet de subventionner les DAB  pour une durée d’une année</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/5eme-edition-de-la-journee-des-banques-et-etablissements-financiers-mamadou-igor-diarra-promet-de-subventionner-les-dab-pour-une-duree-dune-annee-939102.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/5eme-edition-de-la-journee-des-banques-et-etablissements-financiers-mamadou-igor-diarra-promet-de-subventionner-les-dab-pour-une-duree-dune-annee-939102.html</guid>
<description><![CDATA[ Organisée par l’Association professionnelle des Banques et établissements financiers  du Mali (APBEF), la 5è édition de la journée des Banques et des établissements financiers s’est tenue du 24 au 25 avril dernier au Centre International de Conférence de Bamako sous la présidence du ministre de l’Economie et des Finances, Mamadou Igor Diarra.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Apr 2015 13:11:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_901052" align="alignleft" width="320"]<img class="size-full wp-image-901052" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/Mamadou-Igor-diarra.jpg" alt="5ème édition de la journée des Banques et établissements financiers : Mamadou Igor Diarra promet de subventionner les DAB  pour une durée d’une année" width="320" height="240" /> Mamadou Igor Diarra[/caption]

Comme d’habitude, cette édition a été marquée par des conférence-débats et des expositions de l’ensemble des banques et établissements financiers qui opèrent au Mali. Mais aussi par un diner gala dénommé «nuit du banquier» au cours de laquelle, des distinctions ont été remises au ministre Mamadou Igor Diarra et à d’autres cadres de banque pour leur engagement dans la promotion et le développement du secteur bancaire au Mali.

Au cours de la cérémonie d’ouverture de cette journée, le ministre de l’Economie et des Finances a invité les banquiers à saisir les nouvelles opportunités qui se présentent à eux. Selon lui, à part la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA), peu de banques s’intéressent aux activités agricoles qui regorgent pourtant d’énormes potentialités. Pour le ministre, c’est en soutenant le secteur agricole, que les banques joueront véritablement leur partition au développement du Mali.

Aussi, il a demandé aux banquiers  de se rapprocher davantage des populations par la création de plus d’agences et la multiplication des Distributeurs Automatiques de Billets de Banques (DAB).

Pour que la banque soit plus près des Maliens, le ministre a décidé de réduire les droits de douane sur l’importation des DAB et cela pour une durée d’une année. Cette décision a été saluée  par la famille des banquiers qui s’engage, à son tour, de ne pas décevoir le gouvernement et les clients.

L’APBEF a remis un  trophée au ministre de l’Economie et des Finances en guise de reconnaissance.

<strong>Abou Berthé </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « on peut être un gardien de chèvre, sans se comporter comme un bouc ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-on-peut-etre-un-gardien-de-chevre-sans-se-comporter-comme-un-bouc-939022.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-on-peut-etre-un-gardien-de-chevre-sans-se-comporter-comme-un-bouc-939022.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Apr 2015 13:01:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-875072" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/IBK.jpg" alt="Énorme fuite en avant : Mauvaise Communication ou mauvaise Gouvernance ?" width="350" height="198" />A table, avec une fourchette dans une main et, dans l’autre, un couteau, le président de la République nous invite à faire comme lui. D’un geste, il nous invite à nous servir dans un thermos en verre, rempli de haricot. C’est là, que se déroule l’interview, sous le regard de son chat, « Ben Laden ».

Mr le président, si votre cousin, ATT pouvait vous voir en train de vous régaler avec du haricot au petit déjeuner….

Comment peut-il voir ça de là où il est ? A moins que tu ne l’écrives dans ton journal. Et même là, je ne t’ai pas autorisé à dire ou à écrire quoi que ce soit sur mon petit déjeuner. Est – ce que je dois me priver de haricot parce que je suis maninka ? Et ATT lui-même, qui s’amusait durant la nuit du « Sinankouya » à m’offrir une calebasse de  haricot, mange le haricot au déjeuner, au petit-déjeuner et au dîner…

Alors, arrête cette histoire de haricot ou je demanderai à « Ben Laden » de t’accompagner à la porte. Avec la manière.

Quelle manière,  Mr le président ?

Ah je vois que le journaliste que tu es, n’est pas suffisamment informé. T’as pas demandé comment Bocary Tréta a quitté mon salon avec deux dents en moins ? C’est le travail de « Ben Laden ». T’as pas demandé comment Bou Touré a eu son enflure au front ? C’est le travail de « Sarkozy », mon dromadaire à six bosses, dont l’enclos se trouve juste derrière. T’as pas demandé pourquoi Sambi Touré a quitté la présidence ? C’est toujours à cause de « Ben Laden », qui a juré de lui glisser des grenades offensives dans les poches de son costume. N’ayant aucun moyen de l’en empêcher, j’ai préféré mettre mon « ex-futur compagnon » en l’affectant à la direction générale d’Info-matin où, il ne risque rien.

&nbsp;

Mr le président, pourquoi n’envoyez-vous pas « Sarkozy » et « Ben Laden » libérer le nord, s’ils sont vraiment efficaces, comme vous dites ?

T’inquiète, ils le feront ! Tu sais ce qui m’empêche de les envoyer zigouiller  les Iyad, Bilal Ag Achérif et autres petits gardiens de chèvres ? C’est mon cousin  germain Hollande. Mesurant les conséquences d’un tel acte sur le processus de paix, il m’a convaincu de ne pas le faire. Il y’a, aussi, le risque de voir « Sarko » et « Ben Laden » mourir là-bas. Le désert n’est pas climatisé, tu t’en souviens ?

&nbsp;

Mr le président, Moussa Ag Assarid, disait ce matin sur les antennes de la BBC que le MNLA n’est plus lié au gouvernement malien par l’accord de cessez-le fou, pardon l’accord de cessez-le feu ….

Fadaises ! Loufoques ! Eux qui «  font bouche », comme disent les « y- voient-rien », pardon les Ivoiriens, ont-ils jamais respecté quoi que ce soit ?

Le Mollah, je te le dis, et c’est mon dernier mot : on peut être un gardien sans se comporter comme un bouc !

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong>par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire WAIC : une escroquerie pure et dure</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/affaire-waic-une-escroquerie-pure-et-dure-939062.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/affaire-waic-une-escroquerie-pure-et-dure-939062.html</guid>
<description><![CDATA[ En exil sur les bords de la Manche, Ismaël Haïdara a fait publier, dans la presse récemment, une longue tribune dans laquelle il accuse le gouvernement malien d’avoir spolié le projet WAIC. Créé en partenariat avec des partenaires allemands, ce projet vise à construire des logements sociaux dans la mangueraie, située à la périphérie de Bamako. En collaboration avec la Banque de l’Habitat du Mali (BHM).
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Apr 2015 12:56:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après l’échec du projet, le président-directeur général d’alors de la BHM, Mamadou Baba Diawara et le patron de WAIC se retrouvent, derrière les barreaux. Avant d’être libérés.

Depuis, Ismaël Haïdara ne cesse d’accuser le Mali de l’avoir spolié de ses investissements. Il a poussé le bouchon plus loin, en incitant ses « amis » allemands à conditionner l’aide de ce pays au nôtre.

Seulement, voilà : cette accusation, dont Bruxelles s’est fait l’écho, ne repose sur aucun fondement. D’abord, parce que WAIC n’a pas injecté un  franc vaillant dans ce projet. Ensuite, parce que tout le financement a été débloqué par la BHM.

Accompagné d’une petite délégation, dont son conseiller juridique, le président-directeur général de la BHM, Modibo Cissé s’est rendu, récemment, à Bruxelles pour démêler cet écheveau. Et, du coup, laver cette « souillure » qui entache la réputation de notre pays outre-manche.

Documents à l’appui, il l’a démontré à Louis Michel, fâché avec notre pays à cause de cette affaire, qui entache la réputation de notre pays outre-manche. Du coup, ce dernier sollicite Mr Konrad, le partenaire allemand d’Ismaël Haïdara, de recevoir Mr Cissé. Afin qu’il lui explique, preuves à l’appui, les tenants et les aboutissants de cette affaire.

Par peur d’être lâché par ses « amis » allemands à l’issue de cette séance d’explication, Ismaël Haïdara aurait, selon nos informations, demandé à Konrad, son partenaire allemand de ne pas recevoir la délégation de la BHM.

Même le « faux rapport » dont parle Mr Haïdara dans sa tribune publiée par certains organes de presse de la place, il a été rédigé par une commission, au sein de laquelle figure son avocat allemand.

Une certitude : après les documents présentés, à Bruxelles par la délégation de la BHM, la peur semble avoir changé de camp. Surtout, après la découverte de certains documents, jugés compromettants pour Mr Haïdara.

Nous y reviendrons !

&nbsp;

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recettes douanières : le bureau du pétrole vient de battre tous les records avec 13,5 milliards CFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-le-bureau-du-petrole-vient-de-battre-tous-les-records-avec-135-milliards-cfa-939042.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-le-bureau-du-petrole-vient-de-battre-tous-les-records-avec-135-milliards-cfa-939042.html</guid>
<description><![CDATA[ Il déteste qu’on parle de lui, surtout dans la presse….. Privée de presse. Il est discret. Comme un sioux. Sa photo n’a jamais été publiée par la presse. Et rares sont les journaleux, qui le connaissent. Ou qui le reconnaissent. Un homme sans visage. Un fantôme, ou presque. Pourtant,  sous son apparence timide, se cache un bourreau du travail. Un homme sympathique.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Apr 2015 12:51:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_272442" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-272442" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Direction-douane.jpg" alt="Direction générale des impôts : Des reformes nécessaires" width="300" height="199" /> La direction générale des impôts s’est engagée dans un vaste chantier de reformes structurelles[/caption]

Le commandant Mamadou Traoré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est le tout-nouveau chef du Bureau des Produits Pétroliers de la douane. Nommé, il y a seulement deux mois, il vient de battre le record des recettes à ce poste.

Sur les recettes du mois de mars, estimées à 38,5 milliards CFA, le Bureau des Produits Pétroliers a réalisé, à lui  seul, la bagatelle de 13,5 milliards CFA. Selon nos informations, le record jusque-là enregistré  par ce bureau se chiffre à 9 milliards CFA.

Réputé sérieux, rigoureux, le commandant Mamadou Traoré apparaît, aujourd’hui, comme le pilier de l’équipe Modibo Kane Keïta, directeur général de la douane. Les objectifs de recettes, fixés à la douane par le gouvernement, sont estimés à 458 milliards CFA.

Dans l’atteinte de cet objectif, le commandant Mamadou Traoré pourrait être d’un apport inestimable. Et au rythme où vont les choses, il n’est pas exclu que la direction générale de la douane soit au rendez-vous des 458 milliards CFA en décembre. Avec le soutien du commandant Mamadou Traoré. Mais aussi, celui des autres chefs de bureau de la douane, décidés à mouiller l’uniforme bleu marine.

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kolon porte plainte contre le canard déchaîné pour «diffamation»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/kolon-porte-plainte-contre-le-canard-dechaine-pour-diffamation-938982.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/kolon-porte-plainte-contre-le-canard-dechaine-pour-diffamation-938982.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans une citation directe, déposée lundi 27 avril à notre rédaction, Boukary Sidibé, dit « Kolon », porte plainte contre l’hebdomadaire satirique pour « diffamation ». L’audience est prévue pour le 19 mai prochain, au tribunal de première instance de la commune III de Bamako.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Apr 2015 12:36:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_187806" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-187806" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/01/Kolon.jpg" alt="Boukary Sidibé «Kolon»" width="310" height="379" /> Boukary Sidibé «Kolon»[/caption]

Cette plainte fait suite à la publication, le 15 avril dernier, d’un article intitulé : « Kolon rattrapé par ses casseroles ». Dans cet article, illustré par une facture de la société « Azur voyage », dont le patron n’est autre que Boukary Sidibé lui-même, nous faisions état de l’achat de trois billets d’avion au profit de Boubacar Baba Diarra, président de la FEMAFOOT ; Boukary Sidibé dit Kolon, vice-président de la FEMAFOOT et de Thièrno Ousmane.

Le premier billet d’avion avait été facturé à 4.024.100 CFA. Le second, 3.223.500 CFA et le troisième, 1.369.500 CFA. Or, selon nos informations, chaque billet ne peut excéder, au bas mot, 410.000 CFA. Donc, les trois billets devraient, toujours selon nos informations, coûter 1.230.000 CFA. La publication de cet article aurait, selon Boukary Sidibé, porté atteinte à son honneur et à sa considération. Comme si, c’est la première fois que la presse fait état  des  irrégularités, commises par l’équipe Baba Diarra, dans la gestion des fonds de la FEMAFOOT.

Dans la citation, que nous venons de recevoir, la hausse du prix de ces trois billets s’explique par le fait qu’ils avaient été pris en classe business. Qu’à cela ne tienne ! Un simple droit de réponse, dans ce cas, aurait suffi à mettre un terme à cette affaire.

En proie à la panique, au regard de la contestation dont lui et son président font l’objet, Boukary Sidibé a préféré porter plainte contre le Canard déchaîné, espérant, ainsi, faire  d’une pierre, deux coups : museler, d’une part,  notre journal qui publie depuis deux mois une série d’articles sur des malversations à la FEMAFOOT. Et, d’autre part, se faire passer pour une victime dans cette affaire. Qui est loin d’avoir livré tous ses secrets.

Pourquoi le vice –préside de la FEMAFOOT ne s’est-il pas plaint de l’article lié au gazonnage et l’éclairage des stades municipaux de Kati, Kita, Baraouéli et Mopti, dont  les factures ont été publiées la semaine dernière par notre journal ?

Pour revenir à ces trois billets d’avion, une question : pourquoi les prix des  trois billets d’avion, destinés à trois membres de la FEMAFOOT, pour les mêmes destinations, dans le même avion…. Sont différents ?

En acceptant, en tant que vice-président de la FEMAFOOT que celle-ci achète ses billets d’avion dans son agence de voyage (Azur-voyage) Boukary Sidibé, dit « Kolon », ne s’est-il pas rendu coupable de « conflit d’intérêt » au détriment de la FEMAFOOT ?

Choisi parmi les ténors du barreau malien, notre avocat est à pied d’œuvre. Afin que ce procès, dont la première audience est prévue pour le 19 mai prochain, soit marqué d’une pierre blanche  dans les annales judiciaires de notre pays.

Si cette plainte a pour but de nous « baga-baga » (entendez nous faire peur), c’est raté ! Dans les jours à venir, les Maliens et Maliennes seront, largement, informés sur les tenants et les « abroutissants » de cette affaire.

<strong>Affaire à suivre, donc !</strong>

<strong>Oumar Babi</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sécurité au Mali: le Général Anatole Sangaré dresse un tableau peu reluisant</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/securite-au-mali-le-general-anatole-sangare-dresse-un-tableau-peu-reluisant-938812.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/securite-au-mali-le-general-anatole-sangare-dresse-un-tableau-peu-reluisant-938812.html</guid>
<description><![CDATA[ En vue d’apporter leur pierre à la refondation de notre système de sécurité, l’Association de l’Alliance pour la Démocratie au Mali (Adema) a organisé une conférence-débat. C’était samedi dernier, à la Pyramide du Souvenir. Le thème était: « la problématique de la sécurité en période de crise ».
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Apr 2015 12:31:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_933052" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/anatole-sangare.jpg"><img class="size-full wp-image-933052" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/anatole-sangare.jpg" alt="Anatole Sangaré et Hama Maïga en conférence débats : Deux officiers font le lien entre le dysfonctionnement dans l’armée et la corruption dans les recrutements" width="350" height="349" /></a> Anatole Sangaré[/caption]

Le Général Anatole Sangaré et le Colonel Hama Maïga étaient les conférenciers. Les interventions ont porté sur l’historique de l’architecture sécuritaire au Mali, l’état des lieux et les défis sécuritaires auxquels le Mali est confronté.

Après avoir présenté l’historique de l’architecture sécuritaire, le Général Anatole Sangaré s’est appesanti sur l’état des lieux de notre système sécuritaire. Le tableau est peu reluisant. Selon le général, la sécurité se définit comme « la situation dans laquelle quelqu’un ou quelque chose n’est exposé à aucun danger, à aucun risque d’agression physique, d’accident de vol ou de détérioration et à aucune menace ».

Depuis la crise de mars 2012, poursuit le Général Sangaré, l’inquiétude grandit de plus en plus chez le citoyen. Et pour cause, la recrudescence du phénomène criminel. Le banditisme, sous toutes ses formes, existe partout, dans les villes aussi bien que dans les campagnes.  Les manifestations les plus inquiétantes étant les braquages dans les domiciles et sur les axes routiers, les enlèvements de véhicules, et parfois, de personnes, avec demande de rançon, les viols en bandes et les atteintes à l’intégrité physique des personnes, suite à de simples disputes et pis encore les attentats à explosif, les lapidations, a énuméré le Général.

La prolifération et la circulation anarchique des armes légères et de petit calibre progressent à un rythme effréné, les conflits intra et intercommunautaires engendrent les conflits dans les mines d’or  et entrainent des pertes considérables en vies humaines. Le crime organisé s’est installé sous la forme de trafics de stupéfiants, de cigarettes, d’alcool et d’armes à feu, en particulier dans la partie septentrionale du pays, a-t-il indiqué.

Prenant la parole, le Colonel Hama Maïga s’est attardé sur les défis à relever, qui sont selon lui, à la fois structurels et conjoncturels. Les défis structurels tiennent du fait que depuis sa création, la police malienne n’a pas connu une stabilité relative, car, tantôt rattachée au ministère de la Fonction publique et des Affaires sociales, tantôt au ministère de la Défense puis de la Sécurité. « Les forces de sécurité ont plutôt servi de police politique que de véritables forces de sécurité intérieure », a souligné le Colonel Maïga.

Concernant les défis conjoncturels, le Colonel Hama Maïga a cité des problèmes de recrutement, de formation, d’infrastructures, d’équipements, de logistiques, d’armements, de discipline….

&nbsp;

<strong>Mamadou</strong>

<strong>TOOGLA </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité : L’humilité du gouvernement face à ses faiblesses</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/insecurite-lhumilite-du-gouvernement-face-a-ses-faiblesses-926802.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/insecurite-lhumilite-du-gouvernement-face-a-ses-faiblesses-926802.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Apr 2015 16:47:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_744882" align="aligncenter" width="620"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Ministre-Modibo-gouvernement.jpg"><img class="size-full wp-image-744882" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Ministre-Modibo-gouvernement.jpg" alt="Communiqué du conseil des ministres du mercredi 14 janvier 2015" width="620" height="413" /></a> Premier conseil des ministres du gouvernement Modibo KEITA[/caption]

Le moins qu’on puisse dire est que les honorables députés de cette mandature, souvent jugés d’un niveau pas très élevé, à l’exception de quelques ténors, notamment de l’opposition,  ont quant même réussi à « déstabiliser » un gouvernement qui a eu toutes les peines du monde à répondre aux questions brûlantes sur l’insécurité de notre pays. C’était lors de la plénière, consacrée, vendredi dernier, à la question d’actualité. La réaction du gouvernement par rapport à l’attaque du Bar restaurant la Terrasse, les armes découvertes à Bamako, la corruption liée aux passeports et cartes d’identités… ont été entre autres, les points soulevés par des députés qui ont déclaré que des Maliens continuent à avoir peur.

Sur la question des passeports et cartes d’identité, le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le général Sada Samaké a expliqué qu’effectivement de grandes fraudes ont été décelées par ses services. Les passeports et cartes d’identité dont les prix sont respectivement fixés à 50.000 et 1000 Fcfa, a-t-il précisé, sont souvent frauduleusement vendus à 500.000 et 10.000 Fcfa. 3000 passeports dont la somme a été versée au trésor public, a-t-il indiqué, ne sont pas faits. 242 policiers, a-t-il dit, ont été sanctionnés. Il a déclaré qu’il n’y avait pas de pénurie de passeports, car, 17000 sont en stock et 112 000 sont confectionnés chaque année dont 500, pour les Maliens de l’extérieur. Il a démenti le manque de réaction des autorités après l’attaque du Bar restaurant La Terrasse. Chaque jour, a-t-il assuré, il y a des patrouilles à Bamako et à l’extérieur de la capitale, dans un rayon de 50 Kms. Il a toutefois demandé l’indulgence des députés,  car il n’existe pas d’insécurité zéro. Le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le général Sada Samaké, a reconnu que les questions liées à l’insécurité, sont devenues des préoccupations mondiales. « Ce gouvernement, a-t-il martelé, vient de loin, car il a trouvé un pays à terre et il essaye de le redresser. » Concernant la question du manque de moyens des forces armées et de sécurité, il a renvoyé la balle aux députés : «  Vous venez de voter la loi de programmation militaire, peut-être qu’avec cette loi, l’armée aura des moyens conséquents ». Même s’il a soutenu qu’il ne répondait pas à la presse, le général Sada Samaké a néanmoins rétorqué aux déclarations faisant état de l’indélicatesse du directeur général de la police dont il a exalté les qualités. Le ministre de la Reconstruction nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, a abondé dans le même sens. En effet, il a laissé entendre qu’ils n’étaient pas des ministres « qui s’accrochent », qu’ils faisaient tout pour le retour de la paix dans notre pays et que, par conséquent, ils avaient besoin du soutien de toute la population contre des agresseurs, souvent imprévisibles et à moto.  Il a fait savoir que les agresseurs au Bar restaurant La Terrasse étaient à Bamako pendant trois à quatre mois avant de perpétrer leur forfait, sans aucune alerte provenant des populations. Comment cela peut-il se faire ? s’est-il demandé. Or, Sans la vigilance et le soutien des populations, a-t-il ajouté, il ne sera pas possible de contrer les terroristes et leurs alliés dont l’objectif est d’intimider et de dérouter l’Etat malien face à ses objectifs dont la signature de l’Accord pour la paix. Il a demandé à la population de rester  «  debout et soudée », pour faire face à ces menaces. Quant au Premier ministre Modibo Kéita, il a déclaré : « Si les choses étaient faciles, nous n’aurions eu aucun mérite de dire : nous ferons ça demain, nous ferons ça demain, puisque notre éducation nous enseigne que c’est le temps qui est maître de la démagogie. Vous pouvez dire à telle place : je vous ferai une route, je vous ferai un puits, mais évitez de dire : demain, je vous ferai une route, demain je vous ferai un puits, puisque demain arrive. » Les questions d’insécurité, a –t-il ajouté, sont des problèmes majeurs. Il a appelé à regarder dans trois directions : la première priorité du gouvernement, à savoir, assurer la sécurité des personnes et des biens… la deuxième direction consiste à se demander : que faire pour améliorer le quotidien des Maliens et leurs conditions d’existence… Concernant la troisième direction, le Premier ministre Modibo Kéita a déclaré : « l’injustice est facteur d’insécurité et d’instabilité, c’est pourquoi nous estimons que nous devons tout faire aujourd’hui pour améliorer la gouvernance… que le citoyen malien ne soit pas obligé de courir derrière le droit, car l’Etat doit lui consacrer ce droit sans que l’Etat ne soit obligé de courir derrière le citoyen pour qu’il accomplisse son devoir, c’est cette double face cumulée qui constitue l’Etat de droit. »

Les choses sont difficiles, -t-il dit, mais il faut qu’on ait confiance en nous même. Malgré la faiblesse des résultats, a-t-il soutenu, acceptons de reconnaître que le gouvernement a du mérite.

<strong>B.D</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Egypte: l&amp;apos;ex&#45;président Morsi échappe à la peine de mort dans un premier procès</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/egypte-lex-president-morsi-echappe-a-la-peine-de-mort-dans-un-premier-proces-926782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/egypte-lex-president-morsi-echappe-a-la-peine-de-mort-dans-un-premier-proces-926782.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Apr 2015 15:07:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_121090" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/Mohamed-Morsi-.jpg"><img class="size-full wp-image-121090" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/Mohamed-Morsi-.jpg" alt="Le président égyptien Mohamed Morsi s'est opposé à l'opération Serval. ©Sipa " width="310" height="232" /></a> Le président égyptien Mohamed Morsi s'est opposé à l'opération Serval. ©Sipa[/caption]

L'ex-président islamiste égyptien Mohamed Morsi, destitué en 2013 par l'armée, a été condamné mardi à 20 ans de prison pour des violences mais a échappé dans un premier procès à la peine de mort que beaucoup prédisaient à l'aune de l'implacable répression visant son mouvement.

Avec 12 co-accusés, essentiellement des responsables de sa confrérie des Frères musulmans et de son gouvernement d'alors, il a été reconnu coupable d'avoir "usé de la violence, fait arrêter et torturer des manifestants" en marge d'une manifestation le 5 décembre 2012 devant un palais présidentiel du Caire. Deux autres accusés ont écopé de 10 ans de prison.

Mais les 15 ont tous été acquittés des chefs d'incitation au meurtre d'un journaliste et de deux manifestants lors de la dispersion de cette manifestation, qui avait fait au moins dix morts, dont des pro-Morsi.

Ce verdict apparaît comme relativement clément au regard des peines capitales prononcées systématiquement dans d'autres procès contre les principaux dirigeants de la confrérie islamiste de M. Morsi et contre des centaines de ses partisans.

Les avocats de la plupart des accusés ont annoncé qu'ils feraient appel, précisant que, pour le cas de M. Morsi, ils lui demanderaient d'abord son avis. En effet, l'ex-président destitué et arrêté par l'armée le 3 juillet a toujours refusé de prendre un avocat et, se proclamant "seul président de l'Egypte" durant toutes les audiences, il a récusé la légitimité de ses juges.

Mais l'ex-président encourt la peine de mort dans trois des quatre autres procès qui lui sont intentés, dont deux pour "espionnage".

Dans son uniforme blanc de détenu dans un box grillagé doublé d'une vitre le rendant inaudible, M. Morsi s'est levé et a levé les deux poings à l'énoncé du verdict, a rapporté un journaliste de l'AFP dans la salle du tribunal au coeur de l'académie de police du Caire. Les autres accusés étaient massés dans un autre box grillagé et insonorisé.

&nbsp;

-'Parodie de justice'-

L'acquittement des chefs d'incitation au meurtre "est une surprise, nous ne nous y attendions pas, nous pensions qu'ils seraient condamnés" au moins à la prison à vie, a déclaré à l'AFP à la sortie du tribunal Ramy Ghanem, un avocat des familles des victimes.

Experts et défenseurs des droits de l'Homme, estimant que la justice est "instrumentalisée" par le nouveau pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi, l'ex-chef de l'armée tombeur de M. Morsi, s'attendaient à des peines capitales ou de prison à vie.

L'organisation des droits de l'Homme Amnesty international a dénoncé une "parodie de justice", estimant que le verdict "faisait voler en éclat toute illusion concernant l'indépendance et l'impartialité de la justice pénale en Egypte."

"La justice est un jouet entre les mains des violentes autorités militaires qui est utilisé pour se venger de toute opposition, c'est un outil de mort et de détention", a accusé de son côté la principale coalition soutenant M. Morsi, l'Alliance "anti-coup d'Etat".

Depuis la destitution de M. Morsi, policiers et soldats du nouveau pouvoir ont tué plus de 1.400 manifestants et emprisonné plus de 15.000 pro-Morsi. Des centaines, dont le Guide suprême des Frères musulmans Mohamed Badie et d'autres dirigeants, ont été condamnés à mort dans des procès de masse expédiés en quelques minutes et qualifiés par l'ONU de "sans précédent dans l'Histoire récente" du monde.

&nbsp;

-Répression implacable-

Le régime de M. Sissi, qui jouit d'une popularité indéniable auprès d'une opinion lassée par l'instabilité politique, est considéré par les organisations internationales de défense des droits de l'Homme comme bien plus répressif que celui de M. Moubarak. M. Sissi, a été élu président en mai 2014, haut la main mais après avoir éliminé de la scène politique toute opposition, islamiste mais aussi libérale et laïque.

Les grandes figures de la jeunesse de gauche à l'origine de la révolte de 2011, dans la lignée des Printemps arabes, sont derrière les barreaux, essentiellement pour "manifestations illégales".

La relative clémence du verdict de mardi a surpris bon nombre d'observateurs et pourrait être interprétée comme une volonté de M. Sissi de détendre l?atmosphère sur la scène politique.

Même si les grandes capitales occidentales --l'allié américain en tête-- ont reconnu le pouvoir de M. Sissi et soigneusement évité de parler de coup d'Etat, elles s'émeuvent régulièrement, même du bout des lèvres, de la répression.

<strong>yahoo.fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agromet&#45;toolbox: Orange Mali et le CILSS face au changement climatique</title>
<link>https://www.maliweb.net/secteur-prive/agromet-toolbox-orange-mali-et-le-cilss-face-au-changement-climatique-926712.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/secteur-prive/agromet-toolbox-orange-mali-et-le-cilss-face-au-changement-climatique-926712.html</guid>
<description><![CDATA[ Pour aider les agriculteurs à faire face au changement climatique, Orange Mali en partenariat avec le CILSS et le ministère de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement lance Agromet-toolbox. La cérémonie de lancement, présidée par le ministre Mamadou Hachim Koumaré, a eu lieu jeudi dernier, au Parc National de Bamako.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Apr 2015 11:59:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans son livre « Développement Durable – Enjeux et trajectoire », le Professeur François Anctil de l’Université Laval affirme: « le développement durable tire pleinement profit du développement technologique ». Orange Mali et Agrhymet viennent de donner la preuve de la justesse de cette affirmation en créant Agromet-Toolbox.

Selon le Professeur Bouaffou Kouamé Marcel, le Directeur Général du centre Agrhymet,  « AGROMET-TOOLBOX (Boîte à outils de l’agrométéorologiste), est un « package » composé essentiellement de logiciels et de méthodes utilisés par les services agrométéorologiques en vue d’optimiser le traitement et l’analyse des données, les opérations de routine et la production d’informations et conseils agrométéorologiques utiles pour la prise de décisions dans le secteur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ».

Prenant la parole, le Directeur Général d’Orange Mali, Jean Luc Bohé affirme que « le lancement d’Agromet-Toolbox laisse présager de nombreux bénéfices pour améliorer la productivité des agriculteurs maliens en complément de Sènèkèla. Orange Mali est fière d’avoir accompli la mission qui lui avait été confiée par Agrhymet et Mali Météo et elle répondra toujours présente aux sollicitations des Autorités du Mali pour les accompagner dans leurs initiatives de vulgarisation des nouvelles technologies », a-t-il dit.

Selon le Ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement, « cette boîte à outil contribuera véritablement à l’amélioration de la production des informations agrométéorologiques dans les services météorologiques des trois pays pilotes (Burkina Faso, Mali, Niger). L’utilisation des TIC est une innovation qui apportera une valeur ajoutée à la transmission des données. Cet outil viendra renforcer les différentes mesures d’accompagnement  et de préparation de la campagne agricole, notamment les stratégies de gestion des risques climatiques en agriculture, ainsi que l’adaptation de l’information climatique aux besoins des agriculteurs », a-t-il indiqué, avant mettre fin à la cérémonie.

Mamadou TOGOLA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la spéculation foncière : Le ministre Bathily annule 50 TF appartenant à deux ‘’intouchables’’ de la Rue&#45; publique</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/lutte-contre-la-speculation-fonciere-le-ministre-bathily-annule-50-tf-appartenant-a-deux-intouchables-de-la-rue-publique-926612.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/lutte-contre-la-speculation-fonciere-le-ministre-bathily-annule-50-tf-appartenant-a-deux-intouchables-de-la-rue-publique-926612.html</guid>
<description><![CDATA[ L’information a été donnée lundi par le ministre les Domaines de l’Etat et des Affaires Foncières, Mohamed Ali Bathily. C’était au cours d’une conférence  de presse qu’il a animée dans son département.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Apr 2015 11:55:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_562712" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/Mohamed-Ali-Bathily.jpg"><img class="size-full wp-image-562712" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/10/Mohamed-Ali-Bathily.jpg" alt="Lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière : Le ministre Bathily expose la recette malienne a paris" width="300" height="231" /></a> Mohamed Ali Bathily[/caption]

Cette annulation des actes administratifs de cession de parcelles est la suite de l’engagement que le ministre Bathily avait pris depuis sa nomination à la tête du département des Domaines de l’Etat et des Affaires Foncières.  L’engagement de régulariser  les activités foncières, de traquer les prédateurs fonciers et  de remettre les victimes de la spéculation foncière dans leurs droits. Il s’agit d’un boulot qu’il avait entamé lorsqu’il occupait le département de la justice.

Quatre mois seulement après l’arrivée de Mohamed Bathily à la tête du département en charge du foncier, les résultats  sont déjà visibles et l’espoir commence à  renaître chez les  victimes de la spéculation foncière surtout celles  de Kati et environs.

Suite aux plaintes incessantes des paysans désespérés et désemparés face à l’occupation illégale de leurs terres par  des sociétés immobilières appartenant à des spéculateurs sans foi, le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires Foncières a urgemment procédé à une vérification de régularité des actes administratifs de cession de terre à Kati et environs.

Le constat est sans appel: tous les paysans ou presque des villages voisins de Bamako sont spoliés de leurs terres ou menacés de spoliation de la part de sociétés immobilières. Il ressort des investigations du ministère que dans la région de Koulikoro, la plus proche de Bamako,  ce sont des milliers d’hectares qui ont été illégalement acquis par des prétendues  sociétés immobilières en complicité avec des agents de l’Etat. Ce qui constitue, selon le ministre, un bradage du patrimoine foncier national et une paupérisation du monde rural car ce sont des paysans qui ont été injustement privés de leurs activités agropastorales.

Pour remédier  à ces avatars qui menacent le domaine foncier de l’Etat, le ministre des Domaines et des Affaires Foncières après étude approfondie de la situation, a procédé à l’annulation de certains actes administratifs de cession de parcelles dans les agglomérations de Kati.

Au total 50 titres fonciers portant sur  198 hectares 78 ares et 45 centiares soient 3445 parcelles ont été annulés.

A en croire M. Bathily, ces 198 hectares  ont été acquis, entre 2006 et 2009, en violation de la  loi domaniale et foncière par trois sociétés immobilières appartenant à seulement deux individus : Hamady Kindy Bathily et Mohamed Al Gagny Lah. Il s’agit là des personnes considérées comme des intouchables au Mali à cause de leur fortune.

Plus grave, ajoute le ministre, depuis l’achat de ces terres à ce jour, ces sociétés immobilières n’y ont investi un Copek. Ce qui est aussi contraire à la réglementation domaniale en vigueur  en vertu de laquelle, les parcelles sont retirées si dans un délai de 3 à 5 ans, elles ne sont pas mises en valeur.

Selon lui, l’Etat ne gagne presque rien des activités foncières. Aussi, la plupart des structures de l’Etat y compris la direction nationale des domaines et du Cadastre sont en location pour la simple raison que l’Etat n’a  pas assez de réserves foncières.

Le ministre a indiqué que l’annulation de ces TF n’est pas un problème de personne, mais une question de droit mais aussi de sécurité car c’est la vie des paysans et la stabilité même du pays qui sont  en jeu par cette spéculation sauvage sur les terres. Et il est de la responsabilité de l’Etat, a-t-il ajouté, de sauvegarder le domaine privé immobilier, de préserver la fiscalité foncière et de protéger le monde rural.

Il a assuré que les terrains retirés seront mis à la disposition des populations rurales pour l’agriculture et l’élevage, la stabilité du monde rural et pour l’économie nationale.

Pour le ministre en charge du foncier, la chasse aux prédateurs fonciers ne fait que commencer quand on sait que  les titres fonciers annulés ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan.Des tournées sont prévues dans d’autres régions afin de mettre d’autres spéculateurs fonciers hors d’état de nuire.

<strong>Abou Berthé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « un kankelintigui dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-un-kankelintigui-dit-ce-quil-fait-et-fait-ce-quil-dit-926572.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-un-kankelintigui-dit-ce-quil-fait-et-fait-ce-quil-dit-926572.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Apr 2015 11:36:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_722042" align="aligncenter" width="609"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/IBK-president.jpg"><img class="size-full wp-image-722042" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/IBK-president.jpg" alt="Budget annuel 2015 adopte avec ses risques : Bonjour les scandales !" width="609" height="414" /></a> Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République[/caption]

On peut entendre ses éclats de rire à 50 mètres de sa résidence. Le président de la République est content. Très content. Face à des gardes du corps avares en sourire, je fais mine d’admirer les immenses parterres de fleurs qui tapissent la cour. C’est en ce moment-là que le Chef me remarque, ma longue barbe rousse la première. « Le Mollah, allons derrière. Nous allons faire l’interview d’aujourd’hui à côté de Sarkozy », disait-il en pointant le doigt sur un dromadaire-nain, qui dévorait des carottes à coups de mâchoires.

Jamais IBK n’a répondu à nos questions avec autant de sincérité, de franchise. Interview, presque imaginaire, avec l’autre IBK, le vrai, le « kankélintigui ».

<strong>Mr le président, qui a donné ce nom  ( Sarkozy) à ce dromadaire et pourquoi ?</strong>

Rires… C’est son propriétaire, un ami de Kidal. En me l’offrant, au lendemain de mon investiture, il me dit ceci, avec un air très sérieux : « Voici Sarkozy, un cadeau pour le cinquantième anniversaire de notre amitié ». Mais quand je lui ai demandé pourquoi il l’a baptisé « Sarkozy », il m’a répondu : tu le découvriras toi-même et très tôt. Rires…

<strong>Et qu’avez-vous découvert, Mr le président ?</strong>

Je me suis rendu compte, après le départ de mon ami, que ce dromadaire est de petite taille. Il aime trop la bagarre. Faute d’avoir un adversaire à sa taille, il passe le plus clair de son temps à échanger des coups de patte avec le mur de sa clôture. Enfin, ce dromadaire passe toute la nuit à chanter la marseillaise à ma fenêtre.

Merci pour toutes ces explications. Quelles autres explications donnez-vous à cette bonne humeur qui vous caractérise aujourd’hui ? Vous paraissez plus jeune, avec un visage resplendissant…..

Ce qui me rend heureux, c’est la signature de l’accord de paix, prévue pour le 15 mai prochain. J’ai toujours promis à mes concitoyens, que je ferai tout pour arriver à un accord de paix. Et pas n’importe lequel ! Il s’agit là d’un accord de paix définitif, qui mettra fin aux rébellions cycliques ; mais aussi, un accord de paix, qui prend en compte le besoin de justice des victimes. Contrairement aux accords précédents, celui du 15 mai prévoit le déploiement des forces armées et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national, y compris dans les régions du nord. Contrairement aux accords précédents, celui du 15 mai mentionne, noir sur blanc, tous ceux qui se sont rendus coupables de crimes en répondront devant la justice. Et pour finir, cet accord préserve l’intégrité du territoire national, la laïcité et la forme républicaine de l’Etat…..

C’est la preuve, que le « kankélintigui » que je suis, fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. J’ai promis la paix à notre peuple, elle sera signée, ici à Bamako, le 15 mai prochain.

<strong>Etes-vous confiant,</strong>

<strong>Mr le président ?</strong>

<strong>Très confiant !</strong>

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Omar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paraphe de l’accord de paix : les raisons du boycott</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paraphe-de-laccord-de-paix-les-raisons-du-boycott-926552.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paraphe-de-laccord-de-paix-les-raisons-du-boycott-926552.html</guid>
<description><![CDATA[ La CMA a décidé de tergiverser avant de parapher l’Accord de paix. L’acte est mûrement réfléchi, car, il consiste à faire pression sur le gouvernement malien, afin de le pousser à flancher, reculer et finalement accepter l’inacceptable : l’autonomie de l’AZAWAD. Lors de la question d’actualité, à l’Assemblée nationale, vendredi dernier, le ministre de la Reconstruction nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed avait reconnu cette pratique d’intimidation de la CMA et alliés en demandant aux populations de rester soudées au gouvernement pour faire échec à cette stratégie machiavélique.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Apr 2015 11:25:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/CMA-Niger.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-854632" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/CMA-Niger.jpeg" alt="Paraphe de l’accord de paix : les raisons du boycott" width="620" height="465" /></a>Selon le rapport 2015 de Human Rights Watch sur le Mali : « tout au long de l’année 2014, des groupes armés affiliés à Al-Qaïda, ainsi que des mouvements d’ethnies touaregs et arabes, dont certains cherchaient à obtenir leur autonomie, ont considérablement accru le nombre d’attaques ciblant les soldats maliens et, malgré leur neutralité, les forces de maintien de la paix, ainsi que, dans une moindre mesure, les travailleurs humanitaires et d’autres civils. L’obtention d’un accord négocié, l’obligation de veiller à ce que justice soit rendue pour les exactions commises et la lutte contre les problèmes de développement sont autant de questions qui ont peu progressé. » Cette déclaration met en évidence les difficultés d’obtention d’un accord de paix dans un contexte où la Coordination des mouvements de l’AZAWAD (CMA) et leurs alliés mettent la pression sur le Mali, par des actes de sabotage. Dans son récent rapport, le secrétaire général du conseil de sécurité des Nations unies avait signalé : « Alors que des avancées politiques étaient réalisées à Alger, il est regrettable de constater  que  les  parties  ont  continué  de  violer  le  cessez -le -feu  sur  le  terrain, notamment dans la vallée du Tilemsi (fin décembre 2014) et à Ber (janvier 2015). Je demande aux parties de s’abstenir de toute  nouvelle action  militaire susceptible de compromettre la réussite du processus de paix qui se trouve dans une phase délicate et  de  s’acquitter  de  leurs  engagements  en  respectant  le  cessez-le –feu. » Propos considérés comme lettres mortes par la CMA et alliés.

En effet, vendredi dernier, un convoi de la MINUSMA, composé de trois camions portant un chargement de nourriture destiné aux troupes de la mission onusienne a fait l’objet d’attaques de la part de deux hommes à motos,  à environ 20 kms à l’ouest de Gao. Les assaillants ont froidement abattu deux chauffeurs et blessé un homme par balle avant de mettre le feu au convoi. Mercredi 15 avril 2015, vers 11h30, un véhicule piégé a explosé à l’entrée du camp de la MINUSMA à Ansongo, dans la région de Gao, alors qu’il tentait d’y pénétrer, faisant trois morts, à savoir le terroriste lui-même, un enfant et un personnel civil de la MINUSMA. On avait dénombré vingt et un blessés parmi les civils et les casques bleus du contingent nigérien.

De même, dans un communiqué, le gouvernement informait l’opinion nationale et internationale que le lundi 06 avril 2015, quatre individus armés à bord de deux motos avaient fait irruption à la foire hebdomadaire de Diafarabé, cercle de Teninkou, pour intimider les forains avant de se rendre au poste de garde forestier et assassiner le chef de poste. Le dimanche 12 avril 2015,  un véhicule des Forces Armées maliennes (FAMA) avait sauté sur un engin explosif entre Diabaly et Nampala, en 4ème  région, tuant deux militaires maliens et en blessant deux autres.

B.D]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Renouvellement du CMTR : le ministre Mamadou Hachim Koumaré en cause</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/renouvellement-du-cmtr-le-ministre-mamadou-hachim-koumare-en-cause-926272.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/transport/renouvellement-du-cmtr-le-ministre-mamadou-hachim-koumare-en-cause-926272.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Collectif des Transporteurs du Mali est sur les dents. Depuis deux semaines, il est sur tous les fronts pour dénoncer ce qu’il appelle la tentative d’exclusion de ses membres par les autorités en charge du transport en vue du renouvellement des instances du Conseil Maliens des Transporteurs Routiers (CMTR).
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Apr 2015 11:15:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_240512" align="alignleft" width="209"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Mamadou-Koumaré.jpg"><img class="size-full wp-image-240512" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Mamadou-Koumaré.jpg" alt="Mamadou Hachim Koumaré - connaissance" width="209" height="157" /></a> Mamadou Hachim Koumaré: Mministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement[/caption]

Après l’interdiction, le Collectif des Transporteurs est plus que jamais décidé à se faire entendre. A travers une conférence de presse qu’il a organisée le samedi dernier à la Maison de la Presse, il s’estime victime d’une « cacophonie administrative » orchestrée par le ministre Mamadou Hachim Koumaré. La conférence de presse était animée par Moctar Théra, président du collectif et PDG de Binké Transport, Ibrahima DIARRA, PDG de GANA transport, Adama Coulibaly, Secrétaire Général du SYNTRUI, etc.

Selon les frondeurs, le mandat du bureau du CMTR a pris fin en  décembre 2012. Depuis cette date aucun collège transitoire n’a été institué comme ce fut le cas ailleurs. Face aux plaintes des organisations professionnelles des transporteurs, le ministre a pris l’arrêté n°2014- 3480 METD-SG-04 du 04 décembre 2014 fixant la date des élections de l’assemblée consulaire du CMTR au samedi 04 avril 2015.

Le ministre Hachim Koumaré a violé la loi, selon le collectif, car il a confondu les textes régissant le Conseil Malien  des Chargeurs et ceux du Conseil Malien des Transporteurs Routiers notamment le décret n°99-426/P-RM régissant le Conseil Malien des Chargeurs et le décret n°04-359/P-RM relatif au CMTR.

«Devant de nouvelles protestations, le ministre des Transports a pris quelques jours plus tard un deuxième arrêté comportant la même date, le même numéro, le même objet sous la même signature que le précédent. Dans sa tentative de correction, il laissa paraitre de nouvelles irrégularités. Sans abroger le premier, il oublie de pointer l’obligation d’être détenteur d’une carte professionnelle des transporteurs pour être électeur », dit le collectif dans sa déclaration liminaire.

Face à cette situation, le collectif a décidé d’attaquer les deux arrêtés devant la Section Administrative de la Cour Suprême. Entre temps, le ministre des Transports prend un nouvel arrêté sous le n°2015-0206/MEDT-SG du 2 mars 2015 qui stipule à son article 3 que les opérations d’enregistrement doivent commencer dans les 15 jours qui suivent la prise de l’arrêté fixant la date des élections et s’étendront au moins pendant 30 jours. L’article 18 de ce nouvel arrêté abroge toutes les dispositions antérieures contraires notamment à celle de l’arrêté n°2014-3480/MEDT-SG du 04 décembre 2014.

Même avec ce nouvel arrêté, le problème n’était pas résolu, car,  s’étant rendus au Gouvernorat du District de Bamako pour enregistrement, les membres du collectif se sont vus notifier que la clôture des inscriptions était prévue pour le 16 mars.

Saisissant la presse, le Collectif des Transporteurs du Mali indique que sur plus de 900 membres, seulement 134 ont pu s’inscrire. Le Collectif affirme sa volonté d’aller aux élections. Il demande, cependant, le respect strict des textes régissant le processus électoral du CMTR.

<strong>Mamadou TOGOLA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Somita Kéita, Président d’honneur de la Section RPM de la Commune III : ‘’Le Débat national est impératif !’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/somita-keita-president-dhonneur-de-la-section-rpm-de-la-commune-iii-le-debat-national-est-imperatif-915002.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/somita-keita-president-dhonneur-de-la-section-rpm-de-la-commune-iii-le-debat-national-est-imperatif-915002.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Apr 2015 21:07:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Interview.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-378632" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/06/Interview.jpg" alt="Sarmoye Boussanga, Secrétaire à la Communication ASMA-CFP : « Nos députés ont bel et bien voté contre la motion de censure »" width="310" height="191" /></a>Somita Kéita est le président d’honneur de la section RPM de la commune III. Il nous a livré cette interview sur le paraphe de l’accord d’Alger, vendredi dernier, à Dravéla. Il pense que le débat au niveau national est impératif.  Car il s’agit de la souveraineté du Mali.

Que pensez-vous du paraphe de la CMA ?

&nbsp;

Le paraphe de la CMA est en retard. De toutes façons, on s’y attendait, mais ils ne peuvent pas faire autrement, ils doivent revenir sur la table avec les autres, pour ne pas faire bande à part.

&nbsp;

Que pensez-vous de la manière protocolaire dont la CMA veut s’y prendre lors du paraphe de l’accord ?

&nbsp;

C’est une manière cavalière qui sort du cadre normal des choses. Mais comme on est à la recherche de la paix, la chose qu’on doit chercher, c’est comment amener la paix dans le pays. C’est le plus important.

&nbsp;

Après le paraphe de l’accord par toutes les parties, il est prévu un débat au niveau national. Quel est votre point de vue, à propos de ce débat ?

&nbsp;

Ce débat est impératif, il aurait du avoir lieu avant  le départ pour Alger. Même si c’est précipité, cela n’exclut pas le débat, car il s’agit de l’intégrité du territoire, de l’unité nationale, la souveraineté du pays. Cela ne peut pas être décidé par le gouvernement seulement, par une partie, par un groupe, il faut que l’ensemble du peuple se détermine pour cela, dans un débat franc.

&nbsp;

Quels sont les points les plus importants de ce débat ?

&nbsp;

Parmi les points les plus importants, figure la polémique sur la question de l’AZAWAD. En faisant une lecture sérieuse de ce que le gouvernement a défini comme appellation AZAWAD, il n’y a rien à craindre, à mon avis. Concernant l’exécutif régional, dans la décentralisation, je crois qu’il y a des incompréhensions, car c’est un renforcement de la démocratie. C’est une participation des  populations à leur destin. Elles participeront aux décisions prises pour l’exploitation faite dans leurs zones. Ça responsabilise la population pour la prise en main de son destin, donc, ça renforce la démocratie. En réalité, les gouverneurs et commandants de cercle qui sont là-bas, n’ont pas de compte à rendre à la population, mais à l’Etat qui les a envoyés.

&nbsp;

Que pensez-vous des points relatifs aux sanctions ?

&nbsp;

Les sanctions sont obligatoires, chaque fois qu’il y a eu exaction jusqu’à un certain niveau, car il y a eu des gens qui ont tué,  coupé des pieds, des mains, brimé des gens. Si on veut faire la réconciliation, il faut qu’il y ait des sanctions. Sans sanction, pas de réconciliation, la réconciliation ne se fait pas sur la plaie des gens. Concernant la CMA, on parle même de l’intégration des anciens combattants, mais si tu lis bien le texte, il s’agit de ceux qui sont éligibles, cela veut dire, ceux qui n’ont pas de poursuite judiciaire derrière eux. Tous ceux contre qui il y a des plaintes, qui sont sur une liste quelque part et qui attendent la juridiction internationale, on ne pourra pas les intégrer.

&nbsp;

Avez-vous d’autres remarques ?

&nbsp;

Concernant la police territoriale dans l’accord, j’entends certains dire que c’est une armée régionale. Non ! Ce n’est pas une armée régionale. Il y avait des entreprises au Mali qui avaient leur police privée. Les chemins de fer avaient leur police spéciale qui n’était pas rattachée à la direction de la sécurité intérieure, mais plutôt rattachée à la direction des chemins de fer et au ministère des transports. Donc cette police territoriale, c’est la police de la commune, normalement, il doit y avoir une police communale. Un autre point très important, c’est que le document d’Alger est en avance sur tous les autres accords signés, que ce soit le pacte national, l’accord d’Alger du 23 mai… cet accord a beaucoup d’avantages, car, dans les accords précédents, il était question de délocaliser les casernes militaires pour les amener en dehors des zones urbaines.

Et ceux qui étaient amenés là-bas étaient essentiellement composés des éléments de Kidal. Or, dans l’accord actuel, on parle de redéploiement de l’armée dans toutes les régions du Nord. Ça veut dire que l’armée va retourner sur l’ensemble du territoire du Mali. C’est le rôle régalien de l’armée nationale pour la défense nationale. Ça, c’est un avantage acquis.

<strong> </strong>

<strong>Propos recueillis par Baba Dembélé</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Université : Apres 5 mois sans bourse, c’est le système D</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/universite-apres-5-mois-sans-bourse-cest-le-systeme-d-914982.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/universite-apres-5-mois-sans-bourse-cest-le-systeme-d-914982.html</guid>
<description><![CDATA[ Depuis décembre, date de la rentrée dans certaines facultés du Mali, les étudiants n’ont reçu aucune bourse. Pire, les trousseaux, soit 35 000 Cfa environ, censés préparer la rentrée avant le payement des bourses, ne sont toujours pas payés. Alors sur le campus, c’est le sauve-qui-peut.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Apr 2015 20:40:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Que font-ils ? Sont-ils au courant de ce que nous vivons? Voici deux des dizaines de questions que Daouda Diarra a voulu posées aux autorités en charge de l’Enseignement Supérieur, lorsque nous lui avons tendu notre micro pour savoir comment il s’organise pour aller en cours. Sans bourse.

« Je suis étudiant en Droit. J’habite à Kalaban –coura et c’est au Stade du 26 Mars où nous prenons nos cours que je dois me rendre. Pour y aller je prends deux fois la sotrama soit 600 CFA aller-retour. J’ai un budget de 15 000 CFA pour 3 mois. Des fois, je fais la moitié du chemin à pied avant de prendre la sotrama. Et quand ça ne va pas du tout, je reste à la maison », nous raconte Daouda Diarra non sans humour mais avec beaucoup d’amertume.

Ils sont des milliers d’étudiants, comme Daouda Diarra qui attendent depuis 5 mois maintenant que leur dû leur soit payé. Pourtant, Daouda Diarra s’estime heureux, car vivant chez un tuteur. Les étudiants sur le campus sont les plus exposés à cette situation. Beaucoup d’entre eux, n’ayant pu s’inscrire ont été renvoyés de l’Université, l’année dernière et la situation se répétera cette année encore, affirment des membres de l’AEEM.

<strong>Mamadou TOGOLA </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Annulation du décret N° 2014&#45;0407&#45;P&#45;RM du 06 JUIN 2014 : Une tentative d’humiliation d’IBK et de son gouvernement par le Patronat ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/annulation-du-decret-n-2014-0407-p-rm-du-06-juin-2014-une-tentative-dhumiliation-dibk-et-de-son-gouvernement-par-le-patronat-914962.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/annulation-du-decret-n-2014-0407-p-rm-du-06-juin-2014-une-tentative-dhumiliation-dibk-et-de-son-gouvernement-par-le-patronat-914962.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Apr 2015 20:37:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_853802" align="alignleft" width="350"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/ibk.jpg"><img class="size-full wp-image-853802" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/ibk.jpg" alt="Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita" width="350" height="319" /></a> Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita[/caption]

Tous les artistes ou presque du Mali ont piqué une colère bleue face à l’annulation du décret du 6 juin 2014 portant modalités de perception et de répartition des redevances de droit d’auteur et de droits voisins. Auteur compositeur et non moins secrétaire à l’organisation de l’Union des Associations d’Artistes Producteurs et Editeurs du Mali (UAAPREM), Souleymane Amadou CISSE n’a pas pu s’empêcher de réagir par rapport à l’annulation, par la Cour suprême, de ce décret. Une décision de justice qui oppose d’une part,  la justice au gouvernement et d’autre part, le Patronat  aux artistes  qui n’entendent pas se laisser faire. Voici sa réaction. En fait, il s’agit de quoi, de quel décret serait-il question?

Chacun de nous a certainement fait le constat que la musique, le cinéma, la littérature, etc… sont désormais bon marché, sinon qu’ils ne coûtent plus rien  ou presque au consommateur. Vilipendé, devrais-je dire, ce qui, du coup a démocratisé l’accès à ces éléments culturels.

Personne n’achète plus de musique : allez au cyber le plus proche ou voyez un voisin, un neveu ou un proche détenteur d’un ordinateur pour télécharger cent voire mille chansons sur un petit appareil appelé clé USB que vous pouvez transporter sans que votre proche n’en ressente le poids : trois à sept grammes peut-être. Et pourtant, cette petite machine porte en elle des tonnes de vinyles ou disques comme ça s’appelait il y a cinquante ans, de C.D (compact disc pour les générations du baby-boom).

Ce n’est pas le poids physique qui impressionne, loin s’en faut, c’est le nombre d’années de travail, de recherches, de cogitations et de ressources financières et intellectuelles qui compte. Mille chansons, au bas mot, équivalent à cent CD ou cassettes audio de dix titres. Et si nous nous référons aux enregistrements des années 90 où les cassettes (K7) ne portaient que six titres dans le meilleur des cas, nous nous retrouvons dans la bagatelle de plus de cent soixante cassettes.

Et pour les films, la technologie a réussi à concentrer, à condenser sur une feuille ou un feuillet des dizaines de films de plusieurs heures. L’on peut aussi enregistrer ou copier des dizaines, voire des centaines d’images sur les mêmes clés USB.

Pour enregistrer une cassette de musique en Studio, les charges minimum peuvent aller à trois ou quatre millions de francs CFA ; il s’agit là évidement du semi-professionnalisme. Les vraies productions pour le même nombre de titres à enregistrer peuvent coûter deux fois plus, voire trois fois plus.

Quant aux films, un documentaire de vingt à trente minutes peut coûter quinze à vingt millions.

Un court métrage, sans être dans le secret des professionnels, peut aller à cinquante, voire cent millions.

Un long métrage, pas à la hollywoodienne, mais à l’africaine, à la malienne coûterait près d’un milliard de franc CFA.

Faites donc les calculs et vous comprendrez le gap financier pour les acteurs culturels et l’Etat malien.

Au Mali, la culture ne vit plus, elle agonise depuis déjà plus d’une dizaine d’années. Tous les pays au monde connaissent la même situation, les mêmes problèmes. Vous vous souvenez de la grève des intermittents du spectacle en France, en été dernier, mais tous les pays épris de justice et respectueux des droits de l’homme ont tenté de minimiser les effets du développement effréné des NTIC par des législations appropriées conformes aux droits et aux intérêts des créateurs de l’esprit, pour leur permettre de vivre et de créer.

Au Mali, l’on s’accorde à comprendre que la création est morte. Personne ne se soucie de la qualité de ce qui est produit, tant en musique, qu’en cinéma et qu’au théâtre.

Dans ce domaine, le théâtre d’art, celui des grands classiques est lui aussi mort. Seul le théâtre de sensibilisation (sketches etc.) a cours parce que moins coûteux, moins élaboré et qui demande peu de recherche.

Les artistes, tous corps confondus, ont tiré la sonnette d’alarme, depuis longtemps. Ils ont senti le vent venir de loin, de très loin avec l’envahissement du marché local par des ordinateurs aux multiples fonctions.

Avec le service de gestion de leurs droits et le ministère de tutelle, ils ont initié un projet de décret portant « modalités de perception et de répartition du droit d’auteur et des droits voisins», décret qui prend en compte plusieurs dispositions des lois relatives aux droits et qui ont été signées depuis 1982.

Le Mali, on le sait, a également ratifié de nombreuse conventions internationales notamment celles de Berne. Deux années de concertations, de réunions, de conciliabules, de remise en cause, de remise en question, de discussions, entre artistes, patronat et autres partenaires.

Jamais le consensus n’a pu être obtenu en raison de la divergence des intérêts en jeu.

Le patronat qui défend l’intérêt des sociétés de téléphonie et autres qui en tirent l’essentiel de leurs ressources, ne veut rien céder aux artistes, et à la limite, demande l’annulation pure et simple du projet de décret du 6 juin 2014.

Malgré toutes les réticences du même patronat, le président de la République, le Premier ministre et huit autres ministres qui sont : le ministre de la Culture ; de la Justice, des droits de l’homme, garde des sceaux ; de l’Artisanat et du tourisme ; du Commerce ; de l’Economie numérique, de l’information et de la communication ; de l’Intérieur et la sécurité ; de l’Industrie et de la promotion des investissements ; de l’Economie et des finances ont accepté de signer le « décret de la responsabilité », un 06 juin 2014 afin de sauver la culture malienne de la dérive totale (mort lente).

Bravo donc au gouvernement de la République, bravo au peuple malien pour leur sens de la reconnaissance.

Et voilà qu’à peine les artistes ont éteint les lapions de la fête pour cette victoire, que le même Patronat attaque le décret en justice. Le patronat se fait fort de son statut particulier, pour aveuglément défendre l’intérêt de ses membres sans discernement.

Il est nécessaire de faire une enquête de moralité sur les hommes avant de les  nommer à des postes stratégiques dans un Etat qui veut aller de l’avant  comme le cas du président du Patronat qui n’a pas fini de façonner des prostituées, des drogués et des voleurs dans les familles des anciens travailleurs de la SOMAPIL.

Dans ces pénuries d’emploi, quand tu prives des chefs de familles de travail, tu as opté pour la destruction de leurs familles. Comment des hommes pareils peuvent penser le bien du peuple Malien ?

Ils sont forts, très forts, puissants, superpuissants, ces responsables du patronat qui ont juré d’humilier l’Etat malien en lui déniant jusqu’à sa légitimité, de sauver sa culture, cette culture mise à mal par des sociétés dont l’outil essentiel et incontournable de travail est le téléphone, cet appareil qui permet de communiquer, mais de stocker le son et l’image.

Et c’est du téléphone portable que sont partis tous les malheurs des artistes et créateurs de l’esprit. La sonnerie de cet appareil n’est-elle pas de la musique ? Et malgré tout, le super puissant Patronat se donne la peine de défendre l’indéfendable. Les  responsables de ce Syndicat ont-ils des lunettes de bois pour ne pas voir la réalité en face, ou ont-ils des boules de cire dans leurs oreilles pour ne pas entendre ?

Ils ont dit qu’ils emploieront tous les moyens possibles pour faire rejeter ou annuler le décret par les autorités judiciaires du pays. Entendez par « tous les moyens»  leur argent, cet argent qui peut corrompre et ouvrir toutes les portes. De l’argent, Leurs commanditaires en ont, le téléphone, c’est simplement le souffle, une matière première bon marché. Mêmes les appels manqués (le répondeur) comme on le dit sont payés par les consommateurs. Et que fait le patronat pour apaiser les souffrances des Maliens ?

Si jamais cela parvenait à se  réaliser, ça serait la victoire de la corruption sur la loi et sur le droit dans un pays de droit et de loi comme le Mali, les mauvaises langues diront qu’au Mali, avec de l’argent, on peut tout faire, même annuler les décisions du président de la République… ce serait l’humiliation du siècle.

Les artistes eux aussi feront tout pour défendre leurs intérêts. Que dire d’une semaine sans musique, sans image, sans sonnerie par exemple pour faire comprendre au monde que le combat du patronat est faux et sans fondement.

Les artistes ne veulent point en rajouter à toutes ces souffrances du peuple. C’est pourquoi ils se refusent à toute action tendant à créer des troubles dans le pays.

Heureusement pour la culture malienne que le président de la République, est le premier magistrat du pays, chef suprême des armées et le président de tous les Maliens qui a horreur de dire des paroles doubles au profit du même sujet.

Très artistiquement votre

&nbsp;

Souleymane Amadou CISSE, Auteur compositeur, secrétaire à l’organisation de l’Union des Associations d’Artistes Producteurs et Editeurs du Mali (UAAPREM)]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Préserver la souveraineté du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/preserver-la-souverainete-du-mali-914922.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/preserver-la-souverainete-du-mali-914922.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Apr 2015 20:29:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Younouss-hameye-Dicko1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-71853" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Younouss-hameye-Dicko1.jpg" alt="Younouss Hamèye Dicko, " width="350" height="263" /></a>Dans une récente interview qu’il nous a accordée, le professeur Younouss Hamèye Dicko, exprimait des inquiétudes sur la souveraineté du Mali. Le problème malien, a-t-il dit, n’appartient plus seulement au Mali. Il a selon lui, échappé à la souveraineté du Mali. Il a ajouté : « il est dans plusieurs mains. Notre rôle, c’est d’empêcher que ces mains là ne l’emportent. Nous allons nous battre avec nos ongles, s’il ne faut, pour que notre pays ne nous échappe pas. Mais aujourd’hui, nous partageons la responsabilité avec d’autres, avec la communauté internationale. » Dans le  rapport soumis  en  application  de  la  résolution  2164  (2014)  du Conseil  de  sécurité, qui couvre la période allant du 17 décembre 2014 au 19 mars 2015, on lit :

« Concernant  le rétablissement de l’autorité de l’État,  on constate  dans certaines régions  du  nord  du  pays   un  retour  en  arrière  par  rapport  aux  progrès  accomplis début  2014.  Aucune  avancée  notable  n ’a  été  effectuée  en  ce  qui  concerne  le déploiement  des  forces  de  sécurité  maliennes  (police  nationale,  protection  civile, gendarmerie  et  garde  nationale).  Au  15  mars,  1 995  membres  des  services  de sécurité seulement étaient en poste dans le nord du Mali,  jusqu’à   Bourem (région de Gao).   Un  sentiment  général  d’insécurité  persiste  dans  les  localités  où  la  présence  des  forces  de  sécurité  est réduite  au  minimum,  par  exemple  à  Baye  et à  Ouenkoro (région  de  Mopti).  En  moyenne,  dans  les  régions  de  Gao,  de  Mopti  et  de Tombouctou, 95   % des préfets sont à leur poste et assurent leurs fonctions, de même

que 75  % des sous-préfets, soit 5  % de moins qu’au cours de la période précédente.

Six  d’entre eux  ont quitté le  Cercle  de Tenenkou  à la suite  des  attaques perpétrées en janvier. La région de Kidal reste dépourvue de toute présence d e l’administration

publique.  Le  10  février,  le  Ministère  de  l’administration  territoriale  et  de  la

décentralisation  a  ordonné  à  tous  les  représentants  de  l ’État  chargés  de l’administration à  Kidal de  se  rendre à Gao en attendant leur retour dans la région. Soixante-sept pour cent des membres du personnel judiciaire et pénitentiaire prévus sont  en  place  dans  le  nord  du  Mali.  Malgré  la  promulgation,  le  26  décembre,  de

deux  décrets  reconduisant  les  magistrats  dans  leurs  fonctions  au  sein  des juridictions,  seuls 7  des 12   tribunaux  et bureaux du Procureur associés  et  7  des 12

prisons restent opérationnels. »

Selon le rapport, aucune amélioration n’a été observée en ce qui concerne l’accès aux services

de base dans  le  nord  du  Mali. Il mentionne que quatre -vingt-douze  pour  cent  des  centres  de  santé dans les quatre régions du nord du pays sont opérationnels, mais tous dépendent de l’aide  des  organisations  humanitaires. Jusqu’à  58  %  des  infrastructures d’approvisionnement  en  eau  des  régions  de  Gao,  de  Kidal  et  de  Tombouctou, indique le rapport,  sont toujours  hors   service. Le document ajoute :  «  Dans les régions  de  Mopti  et  de  Ségou,  67  écoles ont  fermé leurs  portes  à  la  suite  des  attaques  du   mois  de  janvier,  privant  9 134  élèves d’éducation. Dans  la  région  de  Kidal,  toutes  les  écoles  sont  restées  officiellement fermées  pour  la  quatrième  année  consécutive,  mais  certaines  communautés  sont parvenues,  de  leur  propre  initiative,  à  organiser  des  cours  non  officiels   dans 14  écoles. » Ces constats nous interpellent à plus d’un titre et révèlent l’obligation d’une gouvernance mieux maitrisée. L’Etat, est aujourd’hui contraint de suivre une ligne de conduite qui fasse que le Mali n’échappe pas aux Maliens.

B.D.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidence du CESC : l’UNTM affiche sa neutralité vis&#45;à&#45;vis des candidats</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/presidence-du-cesc-luntm-affiche-sa-neutralite-vis-a-vis-des-candidats-914882.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/presidence-du-cesc-luntm-affiche-sa-neutralite-vis-a-vis-des-candidats-914882.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Apr 2015 19:46:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les listes des futurs membres du Conseil Economique social et Culturel (CESC) sont connues. Pour succéder à Jamille Bittar, quatre candidats dans les starting-blocks : Mr Diallo de Gao, Mr Sidibé doyen du CESC, Cheick Hamallah Simpara et Dr Boulkassoum Haïdara, chef de la majorité présidentielle.</strong>

Considérée comme la faiseuse de roi dans ce scrutin, l’UNTM est courtisée par  les candidats. Certains lui font la danse du ventre. D’autres regardent la centrale syndicale avec les yeux de Chimène. Pour l’heure, la centrale syndicale se dit neutre vis-à-vis de tous les candidats. Après avoir entendu, chacun, sur son programme, l’UNTM a pris note de leur déclaration. Avant de se donner le temps d’y réfléchir.

Mais certains candidats, visiblement peu sûrs d’eux, ont vite fait d’accuser la centrale syndicale de rouler pour le candidat de la majorité présidentielle : Dr Boulkassoum Haïdara.

Approché par nos soins, le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé, est formel : « Au moment où je vous parle, l’UNTM n’a pris aucune décision, concernant tel ou tel candidat », a-t-il précisé. Pour lui, tous les candidats se valent. Et, précision de taille : « Il n’y a pas question pour l’UNTM de brader son indépendance, chèrement, acquise. La centrale syndicale choisira, au moment opportun, le candidat qui défendra le mieux l’intérêt des travailleurs du Mali », conclut Mr Katilé.

Oumar Babi

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les  artistes en colère contre le président du patronat</title>
<link>https://www.maliweb.net/musique/les-artistes-en-colere-contre-le-president-du-patronat-914832.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/musique/les-artistes-en-colere-contre-le-president-du-patronat-914832.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Apr 2015 18:52:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En colère, les artistes ont battu, jeudi dernier, le pavé pour fustiger l’abrogation du décret présidentiel par la Cour suprême.

Signé, par le président de la République et par huit autres ministres, ce décret devrait permettre, aux artistes maliens, de vivre de leurs œuvres. Dignement.

Ainsi, sur chaque puce  vendue, Malitel et Orange devraient verser, dans l’escarcelle des artistes, l’équivalent de 350 FCFA. Selon ce décret, ceci permettra aux deux opérateurs de la téléphonie mobile de compenser l’utilisation des œuvres musicales des artistes par le biais des téléphones portables. Le même décret a été mis en œuvre au Niger, en Côte-d’Ivoire et en Guinée-Conakry. Au Mali, ce décret devra rapporter, chaque année aux artistes, environ 2 milliards CFA. De quoi permettre, aux « arts-tristes » de mettre du beurre dans leurs épinards.

Seulement voilà : refusant de débourser une telle somme, les deux opérateurs de la téléphonie mobile font appel à leur partenaire pour attaquer le décret présidentiel devant la Cour suprême. Actionnaire de Team call center ou Centre d’appel à hauteur de 80%, Mamadou Sidibé, président du patronat et partenaire commercial de Malitel et d’Orange-Mali, est mis à contribution pour faire abroger ce décret. Ce qu’il réussit. Comme par magie.

D’où la colère des artistes, qui n’entendent pas s’arrêter en si bon chemin. Dans les jours à venir, ils envisagent d’autres mesures. Notamment, des sit-in, des marches et autres conférences pour rallier l’opinion publique à leur cause.

Aussi, ils menacent d’interdire l’utilisation de leurs œuvres par les téléphones portables. Ce qui risque de faire mal. Très mal.

&nbsp;

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview (presque) imaginaire : IBK : « désormais, la preuve est faite que ces bandits armés n’ont aucune revendication sérieuse ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-desormais-la-preuve-est-faite-que-ces-bandits-armes-nont-aucune-revendication-serieuse-914782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-presque-imaginaire-ibk-desormais-la-preuve-est-faite-que-ces-bandits-armes-nont-aucune-revendication-serieuse-914782.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Apr 2015 14:14:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/IBK.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-875072" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/IBK.jpg" alt="Énorme fuite en avant : Mauvaise Communication ou mauvaise Gouvernance ?" width="350" height="198" /></a>Le président de la République plaisantait avec ses invités dans la cour verdoyante de sa résidence privée, en nous invitant à le rejoindre avec un geste de la main. Traversant ce beau monde d’un pas rapide, un de ses conseillers lui murmurent quelques mots à l’oreille. Avant de disparaître derrière les parterres de fleurs. Soudain, le visage d’IBK s’assombrit. Le large sourire, qui barrait son visage, fait aussitôt place à la colère. Les yeux rouges et les mains tremblantes, il nous invite à le rejoindre dans le salon, décoré avec goût.

Qu’est-ce qui se passe Mr le président ? Vous avez l’air bouleversé, comme si vous venez de voir Fantômas……

&nbsp;

Ceux dont on vient de me parler, Le Mollah, sont pires que Fantômas. Je veux parler des gardiens de chèvres de Kidal, qui changent de langage au gré de leur humeur. Un jour, ils annoncent au médiateur algérien qu’ils parapheront l’accord d’Alger le 15 avril prochain. Et un autre jour, ils remettent tout en cause. Désormais, la preuve est faite que ces bandits armés n’ont aucune revendication sérieuse.

&nbsp;

Donc, c’est ce que votre conseiller vient de vous murmurer à l’oreille ?

&nbsp;

C’est ça ! Il vient de m’annoncer que les gardiens de chèvres de Kidal, qui ont tronqué leur bâton de berger contre une kalachnikov, ont dit dans un communiqué qu’ils viennent de diffuser sur les réseaux sociaux, qu’ils ne parapheront pas l’accord d’Alger.

&nbsp;

Et pourquoi donc ?

&nbsp;

Qui sait ? Avec ces guignols enturbannés, qui passent leur journée à boire l’urine de leurs  chèvres pour étancher leur soif, il faut s’attendre à tout. Je ne suis ni sociologue, ni psychologue, mais je pense que c’est l’urine de chèvre qui leur fait dire tout et n’importe quoi. Tu sais, Le Mollah, ces guignols du désert apprendront, tôt ou tard, qu’on ne se moque pas d’un « kankélintigui ». Impunément.

&nbsp;

A quoi peut-on s’attendre le 15 avril prochain ?

&nbsp;

Crois-moi, Le Mollah : ou ils parapheront cet accord, ou ils le parapheront !

&nbsp;

Pouvez-vous être un peu plus clair

&nbsp;

Comprenne qui pourra !

<strong>Propos recueillis par Le Mollah Oùmar</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le salaire de Giresse : 13 ou  16 millions CFA par mois ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/le-salaire-de-giresse-13-ou-16-millions-cfa-par-mois-914752.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/le-salaire-de-giresse-13-ou-16-millions-cfa-par-mois-914752.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Apr 2015 14:02:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_889752" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/Alain-Giresse.jpg"><img class="size-full wp-image-889752" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/03/Alain-Giresse.jpg" alt="Alain Giresse" width="300" height="200" /></a> Alain Giresse[/caption]

Le salaire du nouveau sélectionneur des Aigles, Alain Giresse, fait l’objet de mystère. Un épais mystère. Personne, ou presque, ne semble connaître son salaire mensuel. Même la presse, dite sportive, semble avoir perdu son latin. Certains annoncent, sans être convaincus, 13 millions CFA par mois. D’autres, 16 millions CFA. Soit le double de ce qu’il touchait, quand il dirigeait les Lions du Sénégal.

Pourquoi donc une telle complaisance, vis-à-vis de celui qui avait abandonné l’équipe nationale du Mali pour celle du Sénégal sans avoir, au préalable, annoncé sa démission ? Cache-t-elle une magouille, comme du temps de Kasperzack ?

Le salaire officiel d’Henri Kasperzack, ex-sélectionneur des Aigles, serait de 16 millions CFA par mois. Alors que, officieusement, il toucherait 10 millionsCFA. La différence, c’est-à-dire 6 millions CFA, serait partagée entre les « intouchables » de la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT)

Alors question : le salaire de Giresse a-t-il été  revu à la hausse pour la même raison ?

Décidément, plus rien n’étonne à la FEMAFOOT !

Oumar Babi]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recettes douanières : le dégé peine à atteindre l’objectif mensuel</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-le-dege-peine-a-atteindre-lobjectif-mensuel-914642.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/douanes/recettes-douanieres-le-dege-peine-a-atteindre-lobjectif-mensuel-914642.html</guid>
<description><![CDATA[ Pour atteindre, en décembre prochain, les objectifs de recettes estimés à 458 milliards CFA, la direction générale de la douane doit réaliser, au bas mot, une recette mensuelle de 40 milliards CFA. Ce qui, pour l’heure, est loin d’être le cas.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Apr 2015 13:35:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_272442" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Direction-douane.jpg"><img class="size-full wp-image-272442" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/04/Direction-douane.jpg" alt="Direction générale des impôts : Des reformes nécessaires" width="300" height="199" /></a> La direction générale des impôts s’est engagée dans un vaste chantier de reformes structurelles[/caption]

En février dernier, la douane a enregistré 36,5 milliards CFA. Ce montant, bien qu’inferieur à l’objectif mensuel, à elle fixé par le gouvernement, a fait l’objet d’un battage médiatique. Ignorant la réalité des chiffres, certains confrères avaient considéré ces 36,5 milliards CFA comme « une recette exceptionnelle ».

Bouclées le 10 avril dernier, donc après 40 jours de recouvrement, les recettes du mois de mars aussi ne sont pas fameuses. Elles sont estimées à, environ, 38 milliards CFA.

Trois mois après sa nomination à la tête de la douane, le colonel Modibo Kane Keïta peine à redresser la barre du « navire douane ». Or, selon nos informations, les autorités maliennes, avec à leur tête le Chef de l’Etat, lui aurait donné six mois pour redonner à la douane ses lettres de noblesse. Auquel cas, nous a-t-on dit, il sera démis de ses fonctions.

Pour l’heure, ce pari est loin d’être tenu par le colonel Modibo Kane Keïta. Requiem !

<strong>Oumar Babi</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Seinabou Traoré claque la porte du parti SADI</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/seinabou-traore-claque-la-porte-du-parti-sadi-914452.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/seinabou-traore-claque-la-porte-du-parti-sadi-914452.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans sa lettre de démission, dont copie a été envoyée à notre rédaction, Mme Seinabou Traoré, membre du comité central du parti et chargée des questions féminines, explique les raisons de sa démission. Lisez plutôt.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Apr 2015 12:57:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Canard Déchainé</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Je me suis engagée dans le Parti SADI, convaincue que les injustices et les inégalités qui frappent notre pays n’étaient pas la faute à «pas de chance» mais le résultat d’une volonté politique condamnable.

Je sais que notre pays, le Mali, est traversé par des intérêts contradictoires, sociaux, culturels et économiques.  Pour cela le Parti SADI avait déterminé une ligne idéologique, qui le situait du coté des opprimés pour être leur porte voix et leur défenseur.

Hélas, ce n’est plus le cas aujourd’hui.  Aujourd’hui au lieu de continuer sur le chemin choisi par l’ensemble des militants du parti SADI conformément à la ligne idéologique, certains dirigeants ont remis tous ces principes en cause.

A l’initiative d’un clan, souvent sur un coup de tête d’une seule personne, le Parti SADI prend des décisions très importantes et malheureusement inopportunes en bloquant tout débat intérieur à leur sujet.

Actuellement partout au Mali des rassemblements, des marches, des settings … sont organisés pour manifester le désaccord par rapport à l’Accord d’Alger 2015.  Le peuple clame son attachement à l’unité du pays, dénonce la corruption du gouvernement et surtout demande plus de justice sociale.  Au lieu de renforcer ces mouvements sociaux, le Parti SADI à choisi de les ignorer et continue son soutien au gouvernement libéral et corrompu qui a paraphé cet accord.

Au Parti SADI nous avions dit que le changement était possible. Nous avions l’ambition de changer notre pays, de changer la vie du citoyen lambda.  Nous aurions pu gagner ce pari, imposer ce changement au Mali et non nous sommes dans le suivisme.

Puisque j’attache une importance particulière aux principes, c’est pourquoi je ne suis pas d’accord avec la position actuelle du Parti.

On peut ne pas rester dans un parti comme des bénis -oui-oui.  Or actuellement la triste réalité est qu’il n’y a «qu’un seul penseur» au Parti SADI, et il règne comme un monarque.Toute tentative de débat de principe dégénère en conflit personnel, en affrontement physique avec celui qui se croit le propriétaire du Parti.

Je reproche au parti de ne plus répondre aux exigences de ses militants et j’en pars, parce que le constat est que le Parti SADI n’est plus ce parti prêt à la transformation de la société.  Je dis non à une gestion clanique qui est contraire à nos principes

Je démissionne du Parti SADI pour rester fidèle à mes valeurs, je quitte pour aller construire ailleurs et participer comme je veux à préparer une alternative au chemin politique que je voudrais emprunter.

J’espère que les chemins de toutes et tous les militants de gauche finiront par se croiser pour construire ensemble un projet politique qui répond à l’espoir de notre peuple.

Je quitte le Parti SADI sans aucun regret et tout en me réjouissant d’y avoir rencontré de nombreux camarades sincères, passionnés, intéressants pour lesquels, j’éprouve de vrais sentiments d’amitié.  Je suis certains que nous nous retrouverons tôt ou tard, avec quelques uns d’entre eux pour construire ce dont le Mali à besoin.

&nbsp;

Les vrais vainqueurs sont ceux qui se battent et n’abandonnent jamais.

Vive le Mali un et Indivisible

Bamako, le 08 Avril 2015                                                                                               Seinabou TRAORE]]> </content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>