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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; cot</title>
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<title>Livre« Quand le pouvoir délire » :Le Réquisitoire de Mamadou Belco N’Diaye</title>
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<pubDate>Wed, 04 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>cot</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong>Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de d&eacute;veloppement au Mali, nous nous sommes int&eacute;ress&eacute;s aussi &agrave; un ouvrage de 120 pages, intitul&eacute; : &laquo; Quand le pouvoir d&eacute;lire &raquo;, publi&eacute; par EDIM S.A et &eacute;crit par Mamadou Belco N&rsquo;Diaye.</strong></em></span></p>
<p>Tout d&rsquo;abord, la pr&eacute;face faite par Me Br&eacute;hima Kon&eacute;, Pr&eacute;sident de l&rsquo;Association Malienne des Droits de l&rsquo;Homme (il ne l&rsquo;est plus depuis un certain temps), permet de nous situer dans le contexte de ce livre. Et d&egrave;s la page 3 ; Me Kon&eacute; campe le d&eacute;cor par ceci : &laquo; Mamadou Belco N&rsquo;Diaye m&rsquo;a fait un grand honneur en me demandant de pr&eacute;facer cet ouvrage. Ce fut pour moi un honneur redoutable. Mais connaissant ses m&eacute;rites et son attachement aux droits de l&rsquo;homme dont il est un fervent d&eacute;fenseur, je me suis livr&eacute; avec plaisir &agrave; cette entreprise. Ce vaillant officier, devenu aujourd&rsquo;hui Pr&eacute;sident de l&rsquo;Association des Fonctionnaires Retrait&eacute;s de la Police, a laiss&eacute; une trace ind&eacute;l&eacute;bile dans l&rsquo;histoire de la police malienne. Pendant plus de vingt ans, il a incarn&eacute; le symbole du policier d&eacute;vou&eacute; au service de la Nation. Superbement dou&eacute; au plan intellectuel, il aurait pu changer le visage de la police malienne. Mais il y a eut le 9 mars 1978. Ce jour l&agrave;, sa vie a bascul&eacute;. Que s&rsquo;est-il donc pass&eacute; ? Nous sommes dans le tourbillon des &eacute;v&egrave;nements du 28 f&eacute;vrier 1978, date d&rsquo;arrestation de Kissima Doukara, ancien Ministre de la D&eacute;fense, de l&rsquo;Int&eacute;rieur et de la S&eacute;curit&eacute;, Ti&eacute;koro Bakayogo, ancien Directeur G&eacute;n&eacute;ral des Services de S&eacute;curit&eacute;, Karim Demb&eacute;l&eacute;, ancien Ministre des Transports et Travaux publics. La p&eacute;riode a &eacute;t&eacute; marquant par une vague d&rsquo;arrestations parmi lesquelles celle de Mamadou Belco N&rsquo;Diaye, commissaire du Premier Arrondissement de Bamako au moment des faits. Condamn&eacute; &agrave; sept ans de travaux forc&eacute;s par une juridiction d&rsquo;exception, il fut soumis pendant six ans aux traitements cruels, inhumains et d&eacute;gradants du tristement c&eacute;l&egrave;bre Camp P&eacute;nal de Taoud&eacute;nit.  Traversant les dunes de sable et les t&eacute;n&egrave;bres du Sahara profond, nous voici venir un t&eacute;moignage path&eacute;tique et accablant qui l&egrave;ve un coin de voile sur les pratiques ignobles et inhumaines du Bagne de Taoud&eacute;nit, les circonstances de la mort de Ti&eacute;koro Bakayoko, Kissima Doukara et bien d&rsquo;autres d&eacute;tenus civils et militaires&hellip; &raquo;.</p>
<p>Ensuite, l&rsquo;auteur du livre commence son r&eacute;quisitoire &agrave; partir de la page 5 pour dire ceci : &laquo; Le jeune Mamadou que j&rsquo;&eacute;tais, de p&egrave;re N&rsquo;Diaye, toucouleur de Poodor et de m&egrave;re Peulh de Douentza, commen&ccedil;a sa carri&egrave;re de policier en 1954 au Commissariat Central de Bamako, capitale du Soudan Fran&ccedil;ais. Apr&egrave;s avoir pass&eacute; avec succ&egrave;s au concours des Commis d&rsquo;Administration, j&rsquo;acc&eacute;dai plus tard au Cadre Assistants de Police par &eacute;quivalence de corps. D&egrave;s ma titularisation, je fus mis &agrave; la disposition du Commissaire Central M. Pierre Lefuel qui m&rsquo;affecta &agrave; la police judiciaire sous les ordres de l&rsquo;Inspecteur de police Fernand Ferras. Ce fonctionnaire de la police fran&ccedil;aise, aupr&egrave;s de qui je fis mes premiers pas, m&rsquo;a appris beaucoup de choses. Pour lui, &ecirc;tre un bon policier, exige d&rsquo;&ecirc;tre physiquement bien portant, disponible &agrave; tout moment, s&eacute;rieux dans tous ses actes et, surtout d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;. C&rsquo;est dans cet esprit et avec ces recommandations que j&rsquo;entamai ma carri&egrave;re de policier&hellip; &raquo;. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;&agrave; 26 ans, il fut commissaire de police &agrave; Nioro du Sahel. A la page 12, il dit ceci : &laquo; Les t&acirc;ches qui m&rsquo;attendaient au Commissariat &eacute;taient vari&eacute;es et complexes. J&rsquo;ai commenc&eacute; d&rsquo;abord par une reprise en main du personnel en exigeant de lui discipline et correction. Les sections qui n&rsquo;existaient pas au Commissariat ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;es. Une surveillance accrue des lieux publics et un contr&ocirc;le aux diff&eacute;rentes sorties de la ville, en plus de patrouille de nuit, &eacute;taient r&eacute;guli&egrave;rement effectu&eacute;s par la police. Les personnes coupables ce crime ou de d&eacute;lits &eacute;taient d&eacute;f&eacute;r&eacute;es devant le juge de paix dans le d&eacute;lai exig&eacute; par la loi. Aucune affaire n&rsquo;&eacute;tait laiss&eacute;e en instance au Commissariat. Les rapports entre la population et sa police ont nettement chang&eacute; parce que la nouvelle police de Nioro remplissait correctement ses missions de pr&eacute;vention et de r&eacute;pression&hellip; &raquo;. Sa mutation &agrave; Sikasso est due au fait qu&rsquo;il a redor&eacute; l&rsquo;image de la police &agrave; Nioro du Sahel. Dans la capitale du K&eacute;n&eacute;dougou, Mr N&rsquo;Diaye donne le meilleur de lui-m&ecirc;me pour la r&eacute;ussite de sa mission. Ecoutez-le plut&ocirc;t aux pages 17 et 18 : &laquo; C&rsquo;est dans ce cadre qu&rsquo;un matin, le Commandant de cercle M. Cheick Aw, me fit venir dans son bureau pour me confier une affaire de malversation commise par son r&eacute;gisseur. Ce dernier avait un manquant dans sa caisse de Menu d&eacute;penses, et l&rsquo;ordre m&rsquo;a &eacute;t&eacute; donn&eacute; d&rsquo;ouvrir une enqu&ecirc;te pour situer les responsabilit&eacute;s. Pendant que je me trouvais dans le bureau du Commandant de cercle en compagnie de son r&eacute;gisseur, un homme, manchot de son &eacute;tat, fit irruption et se jeta sur moi en s&rsquo;&eacute;criant : &laquo; Toi, ce petit, depuis ton arriv&eacute;e &agrave; Sikasso, tu emb&ecirc;tes tout le monde ! &raquo;. Il me mordit le doigt tandis que les personnes qui se trouvaient dans le bureau autour du commandant de cercle tentaient de le ma&icirc;triser. Mon agresseur sentait l&rsquo;alcool, il paraissait ivre. Il fut imm&eacute;diatement identifi&eacute;. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;un agent de l&rsquo;Administration qui avait des liens avec le R&eacute;gisseur de la caisse de Menu D&eacute;penses du cercle. Le commandant de cercle et moi-m&ecirc;me avons conclu que cet homme avait agi express&eacute;ment pour le compte du R&eacute;gisseur. Mais alors, pourquoi s&rsquo;&eacute;tait-il jet&eacute; sur moi au lieu de s&rsquo;adresser au Commandant de cercle ? La r&eacute;ponse &eacute;tait celle-ci : mon agresseur estimait que j&rsquo;&eacute;tais responsable de toutes les affaires judiciaires qui avaient &eacute;t&eacute; trait&eacute;es &agrave; Sikasso depuis mon arriv&eacute;e et dans lesquelles les coupables avaient &eacute;t&eacute; punis. Il craignait pour son alli&eacute;, le R&eacute;gisseur, qui avait un &laquo; trou &raquo; de caisse. L&rsquo;affaire a fait beaucoup de bruits &agrave; Sikasso. Je suis rest&eacute; imperturbable et m&ecirc;me tr&egrave;s soulag&eacute;&hellip; &raquo;. Il en est de m&ecirc;me pour sa mutation &agrave; Mopti. On peut noter ceci &agrave; la page 25 : &laquo; De nombreux dossiers de d&eacute;lits, qui n&eacute;cessitent des traitements judiciaires, dormaient &agrave; la section &laquo; Police judiciaire &raquo; du commissariat de Mopti. Et, comme je tenais &agrave; la l&eacute;galit&eacute;, celle-ci ne pouvait plus ch&ocirc;mer. C&rsquo;est dans ce cadre que je recevais, un jour, une plainte de la Soci&eacute;t&eacute; Malienne d&rsquo;Importation et d&rsquo;Exportation (SOMIEX) par le canal de Mr le Procureur de la R&eacute;publique. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;un d&eacute;ficit de l&rsquo;ordre de 20 millions de francs maliens constat&eacute; lors d&rsquo;une inspection dans le magasin de la SOMIEX de Mopti. Le magasinier Mr Sako, sans &ecirc;tre formellement accus&eacute;, &eacute;tait vis&eacute; du fait qu&rsquo;il &eacute;tait le seul g&eacute;rant de ce magasin dont les stocks se chiffraient &agrave; plusieurs millions de francs maliens. L&rsquo;enqu&ecirc;te pr&eacute;liminaire n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; facile. L&rsquo;affaire fit beaucoup de bruits tant &agrave; Mopti qu&rsquo;&agrave; Bamako&hellip; &raquo;. A Abidjan, Mr N&rsquo;Diaye &eacute;tait charg&eacute; d&rsquo;affaires &agrave; l&rsquo;Ambassade du Mali en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire. A ce niveau, il donne le meilleur de lui-m&ecirc;me pour des r&eacute;sultats tangibles. Apr&egrave;s ces p&eacute;r&eacute;grinations, il rentra en novembre 1974 d&eacute;finitivement au Mali. Il est &eacute;crit ceci &agrave; la page 42: &laquo; Un accueil chaleureux me sera r&eacute;serv&eacute; tant par le ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res que par la Direction G&eacute;n&eacute;rale des Services de S&eacute;curit&eacute;. Au nom du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; fait Officier de l&rsquo;Ordre National au cours d&rsquo;une br&egrave;ve c&eacute;r&eacute;monie qui eut lieu &agrave; la Grande Chancellerie. La m&eacute;daille m&rsquo;a &eacute;t&eacute; remise par le Grand chancelier Dossolo Traor&eacute; en r&eacute;compense des efforts que j&rsquo;avais fournis &agrave; Abidjan. J&rsquo;&eacute;tais ce jour &ndash;l&agrave; un fonctionnaire heureux, et je venais d&rsquo;en finir avec la diplomatie de mon pays. La direction G&eacute;n&eacute;rale des Services de S&eacute;curit&eacute; m&rsquo;attendait et j&rsquo;&eacute;tais moi-m&ecirc;me dispos&eacute; &agrave; regagner la grande famille de la police nationale qui venait d&rsquo;&ecirc;tre militaris&eacute;e&hellip; &raquo;. En outre, dans cet ouvrage, une remarque pertinente se d&eacute;gage &agrave; la page 44 : &laquo; Mais, entre temps, le Pr&eacute;sident Modibo Ke&iuml;ta d&eacute;c&eacute;da le 16 mai 1977. C&rsquo;est une surprise totale pour toute la classe politique et la population malienne&hellip;, alors que je me trouvais &agrave; mon domicile, le commissaire Mamadou Bobo Sow, par t&eacute;l&eacute;phone, me demanda de regagner rapidement la Direction G&eacute;n&eacute;rale o&ugrave; j&rsquo;&eacute;tais attendu. D&egrave;s mon arriv&eacute;e, il m&rsquo;introduisit dans le bureau du Directeur G&eacute;n&eacute;ral qui nous dit ceci : &laquo; Vous &ecirc;tes au courant du d&eacute;c&egrave;s de l&rsquo;ancien pr&eacute;sident Modibo Ke&iuml;ta. Son corps sera remis ce matin &agrave; sa famille. Vous &ecirc;tes d&eacute;sign&eacute;s pour accomplir cette mission qui se fera &agrave; l&rsquo;H&ocirc;pital du Point G &raquo;.</p>
<p>A la page 49, l&rsquo;auteur nous parle d&rsquo;une date fatidique. Il s&rsquo;agit du 28 f&eacute;vrier 1978. Ecoutez-le plut&ocirc;t : &laquo; Le matin du 28 f&eacute;vrier, comme d&rsquo;habitude, je suis arriv&eacute; &agrave; mon bureau sans rien constater dans la rue. La ville semblait calme. Vers midi, k&rsquo;appris que quelque chose de bizarre se passait au si&egrave;ge du Comit&eacute; Militaire de Lib&eacute;ration Nationale. Un dispositif timide de s&eacute;curit&eacute; &eacute;tait en train de se mettre autour du b&acirc;timent du Comit&eacute; Militaire. Aussi, j&rsquo;appris que le Directeur G&eacute;n&eacute;ral des Services de S&eacute;curit&eacute; en la personne du Lieutenant-colonel Ti&eacute;koro Bakayoko et le ministre de la d&eacute;fense, de l&rsquo;Int&eacute;rieur et de la S&eacute;curit&eacute;, le Lieutenant-colonel Kissima Doukara &eacute;taient introuvables. Ils auraient quitt&eacute;s leurs bureaux depuis le matin vers 9 heures et pourraient peut-&ecirc;tre se trouver en r&eacute;union au si&egrave;ge du comit&eacute; Militaire de Lib&eacute;ration Nationale. Vers 15 heures, contre toute attente, j&rsquo;appris, de source s&ucirc;re que Ti&eacute;koro Bakayoko et Kissima Doukara ont &eacute;t&eacute; mis aux arr&ecirc;ts par le Pr&eacute;sident du Comit&eacute; Militaire Moussa Traor&eacute; et que ces deux officiers seraient m&ecirc;me gard&eacute;s dans les toilettes des locaux du comit&eacute; Militaire de Lib&eacute;ration Nationale. Au fur et &agrave; mesure que le temps passait, leur arrestation se confirmait avec celle du Capitaine Soungalo Samak&eacute;, commandant de la Compagnie des parachutistes de Djicoroni&hellip; &raquo;. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;&agrave; la page 58, Mamadou Belco N&rsquo;Diaye nous parle de son arrestation : &laquo; Mais ce jour l&agrave;, pendant que je me trouvais seul dans mon bureau, aux environs de 19 heures 30 minutes, le sous-officier de la police de permanence, m&rsquo;informa de la pr&eacute;sence de deux v&eacute;hicules militaires charg&eacute;s d&rsquo;hommes arm&eacute;s, en tenue de combat, qui venaient de d&eacute;barquer dans la cour du commissariat. Il ajouta que le chef de ce groupe de militaires avait demand&eacute; &agrave; me voir. Je donnai mon accord pour que celui-ci f&ucirc;t introduit dans mon bureau. A ma grande surprise, je vis entrer l&rsquo;Adjudant chef de gendarmerie, Seydou Diakit&eacute; dit &laquo; Waraba Tchiatou &raquo;. Celui-ci vint se mettre au garde-&agrave;-vous et me dit : Mon Capitaine, le Colonel Youssouf Traor&eacute; demande &agrave; vous voir. A quoi je r&eacute;pondis : - Ah ! Oui, o&ugrave; se trouve le colonel Youssouf Traor&eacute; ? &ndash; Dans son bureau du Comit&eacute; Militaire, me dit-il, avant de pr&eacute;ciser qu&rsquo;il avait re&ccedil;u l&rsquo;ordre de m&rsquo;y conduire. Je compris ce qui allait m&rsquo;arriver &raquo;. A la page 68, il dit ceci : &laquo; Apr&egrave;s ma comparution devant le juge d&rsquo;instruction, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; mis sous mandat de d&eacute;p&ocirc;t. C&rsquo;&eacute;tait le 15 ao&ucirc;t 1978 alors que j&rsquo;avais &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; le 9 mars, et aussit&ocirc;t cass&eacute; de mon grade de Capitaine&hellip;Deux mois plu tard, la date du proc&egrave;s &eacute;tait fix&eacute;e. Mes coll&egrave;gues et moi devions &ecirc;tre jug&eacute;s par une cour sp&eacute;ciale de s&ucirc;ret&eacute; de l&rsquo;Etat devant si&eacute;ger &agrave; Bamako, le 23 octobre 1978 et jours suivants&hellip;Apr&egrave;s d&eacute;lib&eacute;ration, la cour a prononc&eacute; les sentences. Rien ne fut dit sur mon compte. Il a fallu que l&rsquo;avocat g&eacute;n&eacute;ral, Alassane Beye rappel&acirc;t &agrave; la cour le cas de Mamadou Belco N&rsquo;Diaye, dont le nom ne figurait nulle part dans le prononc&eacute; des sentences. Alors, le pr&eacute;sident du tribunal, Cheickna Siby, fouilla dans ses documents, puis d&eacute;clara : &laquo; Mamadou Belco N&rsquo;Diaye, 7 ans de travaux forc&eacute;s &raquo;. La sentence venait de tomber. Je suis condamn&eacute; &agrave; 7 ans de travaux forc&eacute;s &raquo;.</p>
<p>A la page 73, il parle de Taoud&eacute;nit o&ugrave; ils ont &eacute;t&eacute; enferm&eacute;s au sinistre bagne du d&eacute;sert. L&rsquo;auteur nous enseigne qu&rsquo;ils ont v&eacute;cu les pires conditions humaines dans cet enfer cr&eacute;e de toute pi&egrave;ce. Il nous explique aux pages 80 et 81 les fa&ccedil;ons dont Ti&eacute;koro Bakayoko et Kissima Doukara sont morts. Mais, lui Mamadou Belco N&rsquo;Diaye eut la vie sauve gr&acirc;ce &agrave; Allah, le tout mis&eacute;ricordieux. C&rsquo;est ainsi que le 15 ao&ucirc;t 1985, lui et trois de ses camarades ont &eacute;t&eacute; libres. Et le 18 ao&ucirc;t 1985, il prend son vol pour Bamako afin de regagner sa famille et ses proches. Ainsi va la vie. En &eacute;pilogue, Mamadou Belco N&rsquo;Diaye parle du r&eacute;gime du Comit&eacute; militaire de Lib&eacute;ration Nationale et ses tares. Il aussi prodigu&eacute; de sages conseils aux jeunes policiers afin qu&rsquo;ils se forment mieux pour servir leur Nation.</p>
<p>Et Me Br&eacute;hima Kon&eacute; de conclure par ceci: &laquo; Cet ouvrage est un signal fort &agrave; l&rsquo;endroit des autorit&eacute;s de la transition et celles de la troisi&egrave;me r&eacute;publique qui ont gard&eacute; un silence absolu sur les circonstances de la mort du Pr&eacute;sident Fily Dabo Sissoko et deux de ses compagnons, celle du Pr&eacute;sident Modibo Ke&iuml;ta sans oublier tous ces officiers, sous-officiers et d&eacute;tenus civils tortur&eacute;s au camp P&eacute;nal de Taoud&eacute;nit &raquo;.<br /><strong>Mamadou Macalou   </strong></p>

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<title>Roman : « La Conjuration »Des pistes pour mieux comprendre pour s’affranchir</title>
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<pubDate>Wed, 04 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong><span style="font-size: x-small;">Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de d&eacute;veloppement au Mali, nous nous sommes int&eacute;ress&eacute;s &agrave; un roman intitul&eacute; : &laquo; La Conjuration &raquo;. Cet ouvrage de 159 pages, &eacute;dit&eacute; aux Editions Jamana, est un v&eacute;ritable essai politique &eacute;crit par Daniel Amago&iuml;n Tessougu&eacute;.</span></strong></em></span><span style="font-size: x-small;"></p>
<p> L&rsquo;auteur, &agrave; travers ces lignes, s&rsquo;est pench&eacute; sur les multiples complots qui ont &eacute;maill&eacute; la vie politique dans plusieurs pays de dictature en Afrique. C&rsquo;est une fa&ccedil;on pour lui de rendre hommage aux combattants de la libert&eacute;. La pr&eacute;face faite par Me Amidou Diabat&eacute;, ancien ministre de la justice du Mali, en dit long. Ce dernier, dans un style limpide et clair, s&rsquo;est mis d&eacute;j&agrave; dans la peau du critique litt&eacute;raire. D&egrave;s la page 3, il entame ses propos par ceci : &laquo; Une longue amiti&eacute; et un combat partag&eacute; pour la libert&eacute;, me valent l&rsquo;honneur d&rsquo;&ecirc;tre le pr&eacute;facier de ce livre qui assur&eacute;ment est un roman. Une intrigue, des personnages imaginaires sont cr&eacute;es par l&rsquo;auteur pour jouer une partition qui malheureusement a &eacute;t&eacute; plusieurs fois v&eacute;cue dans la r&eacute;alit&eacute; sous les tropiques. &laquo; La conjuration &raquo;, pour ce qui concerne les faits qui sont rapport&eacute;s, est la reproduction livresque des multiples complots qui ont &eacute;maill&eacute; la vie politique dans plusieurs pays de dictature en Afrique. Comme le dit si bien un des h&eacute;ros du roman &laquo; On a chant&eacute; partout qu&rsquo;en expliquant au peuple quels sont ses droits &eacute;l&eacute;mentaires, je faisais de la subversion &raquo;. Combien de militants ont p&eacute;ri sous la torture pour la qu&ecirc;te de la libert&eacute; ? &laquo; La Conjuration &raquo; est un hommage qui leur est rendu par l&rsquo;auteur afin de perp&eacute;tuer la flamme qui les a anim&eacute;s et dont l&rsquo;incandescence a permis d&rsquo;avoir raison en fin de compte de la dictature. Aujourd&rsquo;hui, la d&eacute;mocratie est conquise. Mais le germe de la dictature n&rsquo;est pas pour autant d&eacute;truit. C&rsquo;est pourquoi le combat auquel Daniel Amago&iuml;n Tessougu&eacute; appelle la jeunesse &agrave; travers son roman est toujours actuel. Intellectuel engag&eacute;, Daniel renoue avec le roman noir engag&eacute; dans la tradition de Jacques Roumain (&laquo; Gouverneur de la ros&eacute;e &raquo;) et de Wol&eacute; Soyinka (&laquo; Cet homme est mort &raquo;) qui chantent l&rsquo;intellectuel organique au sens marxiste. C&rsquo;est Tar&egrave;s, le h&eacute;ros du roman qui nous situe clairement au c&oelig;ur du d&eacute;bat en s&rsquo;&eacute;criant : &laquo; C&rsquo;est l&agrave; que se situe le r&ocirc;le de l&rsquo;intellectuel africain. Appeler le peuple &agrave; la compr&eacute;hension de la source de ses malheurs, lui montrer qu&rsquo;il est au d&eacute;but et &agrave; la fin du processus de d&eacute;veloppement et que sa force de frappe, c&rsquo;est de pouvoir &eacute;dicter sa volont&eacute; aux dirigeants qui tirent leur l&eacute;gitimit&eacute; de lui. En agissant pas dans son int&eacute;r&ecirc;t, les dirigeants deviennent des tra&icirc;tres &agrave; sa cause et il a le droit de les d&eacute;savouer. Mais pour cela, il faut que chaque intellectuel puisse r&eacute;ellement se forger une nette conscience de son r&ocirc;le dans sa sph&egrave;re d&rsquo;activit&eacute;s. Il faut aussi transcender privil&egrave;ge, honneur et gain au d&eacute;triment de son peuple. Il faut que la fiert&eacute; trouve sa source dans le bonheur du peuple &raquo;. Il rench&eacute;rit pour dire qu&rsquo;&agrave; cet &eacute;gard, le r&ocirc;le de l&rsquo;intellectuel demeure ce qui est &eacute;crit dans &laquo; La conjuration &raquo; : &laquo; &hellip;Retourner parmi les siens, les aider &agrave; se d&eacute;barrasser de toute cette racaille de d&eacute;put&eacute;s corrompus, de magistrats aux ordres, de g&eacute;n&eacute;raux lubriques, de ministres n&eacute;potistes et cupides, des pr&eacute;sidents oublieux des aspirations profondes des masses laborieuses&hellip; &raquo;. Et dans ce combat, la jeunesse a besoin d&rsquo;&ecirc;tre guid&eacute;e, form&eacute;e pour qu&rsquo;elle assume sa part de responsabilit&eacute; dans l&rsquo;Afrique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, une Afrique habill&eacute;e avec les oripeaux de la d&eacute;mocratie. Avec &laquo; La Conjuration &raquo;, Daniel va au devant de ce besoin. Voil&agrave; que c&rsquo;est bien dit. C&rsquo;est ainsi que d&egrave;s la page 7 de l&rsquo;ouvrage, Daniel Amago&iuml;n Tessougu&eacute; campe le d&eacute;cor par ces vers de la Bible : &laquo; Ouvre ta bouche pour le muet, pour la cause de tous les d&eacute;laiss&eacute;s. Ouvre ta bouche, juge avec justice, et d&eacute;fendre le malheureux et l&rsquo;indigent &raquo;. De ce fait, l&rsquo;auteur commence d&eacute;j&agrave; sa lutte &agrave; partir de la page 9 par ceci : &laquo; Lutter, lutter, lutter&hellip; (car rien n&rsquo;est acquis) &raquo;.</p>
<p>En &eacute;pluchant le corps de l&rsquo;ouvrage, on se rend compte qu&rsquo;il est divis&eacute; en sept chapitres et l&rsquo;&eacute;pilogue. Au niveau du chapitre premier, c&rsquo;est l&rsquo;histoire de T&eacute;m&eacute;, le grand fr&egrave;re de Tar&egrave;s (l&rsquo;intellectuel) qui &eacute;merveille et bouleverse le lecteur. La page 22 est illustrative : &laquo; Son aventure vers la capitale pour accueillir son jeune fr&egrave;re venant d&rsquo;Europe commen&ccedil;ait vraiment mal. Tr&egrave;s mal m&ecirc;me. La nuit fut longue et douloureuse. La pi&egrave;ce tr&egrave;s exigu&euml; &eacute;tait encombr&eacute;e par d&rsquo;autres detenus tr&egrave;s alertes &agrave; distribuer des coups de poings. D&eacute;cid&eacute;ment, m&ecirc;me en prison, l&rsquo;homme demeure toujours un loup pour son prochain. T&eacute;m&eacute; subit toutes sortes de vexations au cours de la nuit&hellip;Dieu, que la terre est vaste, l&rsquo;avenir rempli d&rsquo;impr&eacute;vus. Qui aurait jamais cru que lui T&eacute;m&eacute;, serait un jour enferm&eacute; dans une petite piaule presque nu, oblig&eacute; de se soulager dans une bo&icirc;te m&eacute;tallique qui r&eacute;pandait une odeur suffocante. Qu&rsquo;Allah est grand ! Mais si cela aussi &eacute;tait inscrit dans son destin&hellip;alors vraiment ce destin&hellip; &raquo;.</p>
<p>Le chapitre deux commence par les pr&eacute;paratifs du retour de Tar&egrave;s (il vit en Europe) dans son village natal du nom Insogou. La remarque pertinente qui se d&eacute;gage &agrave; ce niveau, c&rsquo;est que Tar&egrave;s eut de vives discussions avec ses camarades de fac au sujet des probl&egrave;mes de l4afrique. D&rsquo;ailleurs, certains lui conseille m&ecirc;me de ne jamais rentrer pour ne pas vivre dans la mis&egrave;re que ses compatriotes. A la page 38, il est &eacute;crit ceci : &laquo; &hellip;Mais, tu t&rsquo;en prends syst&eacute;matiquement &agrave; l&rsquo;Afrique seule. Tu accuses uniquement les dirigeants africains. Tu sembles ignorer que les puissances occidentales sont pour beaucoup, sinon exclusivement dans le malheur de nos peuples &raquo;. Le chapitre trois commence par la rencontre de Tar&egrave;s et son grand fr&egrave;re T&eacute;m&eacute; et leur voyage vers leur village natal avec les tracasseries des agents de la police et de la gendarmerie. La page 47 nous illustre davantage : &laquo; Ce pays n&rsquo;est pas votre patrimoine. L&rsquo;arbitraire a une limite. Vous devriez avoir honte de vivre sur le labeur de ce peuple. Que faites-vous du sens de votre fonction ? Je n&rsquo;ai cure de votre compr&eacute;hension ; je sais une chose tous ceux qui ont fait peiner ce peuple le paieront, et cher. J&rsquo;irai &agrave; Bankass, j&rsquo;en causerai avec le commandant de cercle. S&rsquo;il le faut, je toucherai le Gouverneur de r&eacute;gion. Foi du m&eacute;decin que je suis &raquo;. ( C&rsquo;est Tar&egrave;s qui parle)</p>
<p>Le chapitre quatre nous plonge dans la vie pratique de Tar&egrave;s sit&ocirc;t son arriv&eacute;e. Maintenant, il est au c&oelig;ur du syst&egrave;me qu&rsquo;il veut combattre avec toute son &eacute;nergie. Malgr&eacute; les coups bas et les d&eacute;ceptions, Tar&egrave;s ne d&eacute;sarme pas. Il va jusqu&rsquo;au bout de ses convictions. A la page 76, il est &eacute;crit ceci : &laquo; En face de l&rsquo;aveu du tout puissant Directeur Administratif, il d&eacute;cida en son for int&eacute;rieur que jamais il ne baissera les bras. Il fallait tout faire pour sortir ce pays de ce syst&egrave;me qui magnifie le n&eacute;potisme, la gabegie, la m&eacute;diocrit&eacute;. Les laiss&eacute;s pour compte, jamais, ne doivent ployer l&rsquo;&eacute;chine &raquo;. Le chapitre cinq commence par la vie paisible de Mayali o&ugrave; les citoyens exultaient. La page 107 nous &eacute;difie davantage : &laquo; &hellip;La s&eacute;curit&eacute; du citoyen &agrave; Mayali s&rsquo;installait peu &agrave; peu. Les descentes polici&egrave;res organis&eacute;es par Kounkotigui, les rafles syst&eacute;matiques des cycles, les contr&ocirc;les d&rsquo;identit&eacute; intempestifs ponctu&eacute;s d&rsquo;acte de violence s&rsquo;estompaient&hellip; &raquo;. Au niveau du chapitre six, nous pouvons lire ceci &agrave; la page 123 : &laquo; Le complot dit &laquo; des garnements de Mayali &raquo; faisait grand bruit dans la capitale. L&rsquo;instance r&eacute;gionale avait, &agrave; partir du rapport du d&eacute;put&eacute;, mont&eacute; un v&eacute;ritable dossier, gros tissu de mensonges et de flagorneries, avec en annexe les conclusions r&eacute;ciproques du coordinateur r&eacute;gional de la sant&eacute; et du procureur Kido. Les deux hommes avaient rivalis&eacute;s de m&eacute;chancet&eacute;, si bien que les t&ecirc;tes des pr&eacute;sum&eacute;s &laquo; conjur&eacute;s &raquo; &eacute;taient offertes &agrave; l&rsquo;holocauste &raquo;. Et &agrave; la page 124, ce qui est &eacute;crit est path&eacute;tique : &laquo; Un groupe de jeunes r&eacute;calcitrants qui veulent renverser le r&eacute;gime. Ambitieux et sans aucune consid&eacute;ration pour l&rsquo;ordre &eacute;tabli, ils veulent d&eacute;stabiliser le r&eacute;gime. Le tout repose sur la t&ecirc;te de ce docteur (Tar&egrave;s) de malheur. Le directeur des affaires administratives du minist&egrave;re de la sant&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;poque nous avait adress&eacute; une note confidentielle afin qu&rsquo;on veille au grain&hellip; &raquo;. Le chapitre sept commence par les inqui&eacute;tudes de la vieille Tansi (la m&egrave;re de Tar&egrave;s) au sujet de son fils bien aim&eacute;. A la page 139, on peut noter ceci : &laquo; Quel diable avait piqu&eacute; Tar&egrave;s pour s&rsquo;attaquer au Pr&eacute;sident ? Voulait-il devenir plus grand que ce qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait ? &raquo;.</p>
<p>En &eacute;pilogue, l&rsquo;auteur parle de l&rsquo;&eacute;vasion des &laquo; conjur&eacute;s &raquo; de la ge&ocirc;le de la S&eacute;curit&eacute; d&rsquo;Etat gr&acirc;ce &agrave; une &acirc;me sensible (un homme en uniforme) que Paul surnomme &laquo; l&rsquo;ange de dieu &raquo;. A la page 158, il est &eacute;crit que les &laquo; conjur&eacute;s &raquo; men&egrave;rent d&eacute;sormais une existence d&rsquo;exil&eacute;s. Et des ann&eacute;es apr&egrave;s ces faits, la parole &eacute;tait donn&eacute;e au peuple. La r&eacute;volte de T&eacute;m&eacute; fit son effet. Le peuple refusait d&eacute;sormais des diktats. Il d&eacute;cidait de ne plus se laisser spolier de sa libert&eacute;.</p>
<p>Les &laquo; conjur&eacute;s &raquo; d&rsquo;hier purent regagner leur pays.<br />Il est &agrave; noter que Daniel Amago&iuml;n Tessougu&eacute; est n&eacute; le 10 d&eacute;cembre 1958 &agrave; Sangha, dans cette de la R&eacute;publique du Mali qu&rsquo;on d&eacute;signe sous le nom de pays Dogon. Magistrat de formation, il est titulaire de plusieurs titres universitaires dont un Doctorat en droit priv&eacute;. Il est aussi l&rsquo;auteur des &laquo; Cantiques du Ginna &raquo;, Recueil de po&egrave;mes publi&eacute; aux EDIM S.A et &laquo; Harmonie retrouv&eacute;e &raquo;, Roman publi&eacute; aux Editions CPE, Abidjan, C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire.</p>
<p>Mamadou Macalou        </p>


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<title>Au cœur des « Nouvelles » :« Les oubliés du terroir »</title>
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<pubDate>Wed, 04 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>cot</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong><span style=color: rgb(51, 51, 153);"><span style="font-size: x-small;">&laquo; Les oubli&eacute;s du terroir &raquo; est une s&eacute;rie de &laquo; Nouvelles &raquo; de 75 pages, &eacute;crites par Hama Ibrahima Tandina et publi&eacute;es aux Editions Jamana. D&egrave;s la pr&eacute;face de l&rsquo;ouvrage, faite par Hama Alassane Ascofar&eacute;, journaliste -professeur -chercheur, le lecteur est vite situ&eacute; &agrave; travers la d&eacute;nonciation, la r&eacute;volte et l&rsquo;engagement. </span></span></strong></em><span style="font-size: x-small;"></p>
<p>C&rsquo;est ainsi que le pr&eacute;facier dira que r&eacute;volte et d&eacute;nonciation sont l&rsquo;apanage de philanthropes et de personnages acquis &agrave; l&rsquo;accomplissement d&rsquo;actions positives. Il poursuit en disant que dans cette soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; certains acteurs ont atteint la limite de la mis&egrave;re ou du d&eacute;nuement, et d&rsquo;autres sous l&rsquo;emprise de l&rsquo;&eacute;go&iuml;sme obnubilant, surgissent des hommes certes modestes mais grand par la grandeur d&rsquo;&acirc;me, le sens de l&rsquo;honneur, l&rsquo;aspiration profonde &agrave; la s&eacute;curit&eacute; et &agrave; la tranquillit&eacute; de l&rsquo;esprit et du c&oelig;ur. Il rench&eacute;rit pour dire que ce modeste recueil de nouvelles se r&eacute;v&egrave;le ainsi un v&eacute;ritable cri de souffrance, de r&eacute;volte et de combat. Hama Tandina est conscient de la trag&eacute;die- mis&egrave;re mat&eacute;rielle et sociale end&eacute;mique- dans laquelle v&eacute;g&egrave;te la grande majorit&eacute; des citoyens. Il se sent constamment bless&eacute;, choqu&eacute; au fond de lui-m&ecirc;me. Bref, &laquo; Les oubli&eacute;s du terroir &raquo; est dans son ensemble une &oelig;uvre de refus, refus de la domination, de la servitude, de la soumission, de la renonciation et de la fatalit&eacute;.</p>
<p>Plongeons-nous dans le corps de la premi&egrave;re nouvelle qui s&rsquo;intitule : &laquo; L&rsquo;odyss&eacute;e d&rsquo;un ma&icirc;tre d&rsquo;&eacute;cole &raquo;. Ici, l&rsquo;auteur &eacute;gratigne la plaie d&egrave;s la page 11 par l&rsquo;imminence du p&eacute;ril. A la page 14, il est &eacute;crit ceci : &laquo; En classe, assis &agrave; m&ecirc;me le sol, crasseux et poussi&eacute;reux, les yeux hagards, les cheveux &eacute;bouriff&eacute;s, ces innocents &eacute;coliers, malgr&eacute; tout, &eacute;coutaient poliment les le&ccedil;ons de morale, d&rsquo;hygi&egrave;ne ou d&rsquo;histoire &eacute;logieuse de cit&eacute;es et d&rsquo;anciens royaumes que dispensaient les ma&icirc;tres&hellip; &raquo;. La ruralisation de l&rsquo;&eacute;cole, la disparition d&rsquo;un h&eacute;ros, la ran&ccedil;on de l&rsquo;arrogance, l&rsquo;intol&eacute;rance, les cam&eacute;l&eacute;ons, regain de la fraternit&eacute;, destin tragique d&rsquo;une fille exemplaire, la f&ecirc;te de l&rsquo;eau sont entre autres des th&egrave;mes qui sont abord&eacute;s avec aisance par l&rsquo;auteur. La deuxi&egrave;me nouvelle s&rsquo;intitule : &laquo; La prise de conscience &raquo;. Des th&egrave;mes comme au bercail, souvenirs macabres, la culpabilit&eacute;, l&rsquo;irr&eacute;versible d&eacute;cision, la d&eacute;termination sont bross&eacute;s avec courage &agrave; la grande satisfaction du lecteur. La particularit&eacute; dans cet ouvrage, c&rsquo;est que malgr&eacute; les vicissitudes de la vie, l&rsquo;auteur demeure convaincu que le jour viendra o&ugrave; tout sera harmonie, concorde, et joie de vivre. Il s&rsquo;inspire beaucoup de cette phrase prononc&eacute;e par Victor Hugo dans &laquo; Les mis&eacute;rables &raquo; : &laquo; La loi du progr&egrave;s, c&rsquo;est que les monstres disparaissent devant les anges, et que la fatalit&eacute; s&rsquo;&eacute;vanouisse devant la fraternit&eacute;&hellip; &raquo;. Et Eric Orsena d&rsquo;ajouter : &laquo; Aux pires bless&eacute;s de l&rsquo;existence, il suffit parfois d&rsquo;un geste, d&rsquo;un signe pour que revienne la confiance, et que red&eacute;marre la belle, si belle machine des jours heureux &raquo;.</p>
<p>Il est &agrave; noter que Hama Ibrahima Tandina, instituteur de formation, naquit en 1948 &agrave; Bintagoungou, dans le cercle de Goundam, r&eacute;gion de Tombouctou au Mali. De 1957 &agrave; 1964, il fit des &eacute;tudes primaires dans son village natal, la perle du Faguibine avant de d&eacute;crocher son dipl&ocirc;me d&rsquo;&eacute;tude fondamentale (DEF) en 1967 au second cycle fondamental de Goundam. Il obtient en 1968, le certificat &eacute;l&eacute;mentaire d&rsquo;aptitude p&eacute;dagogique (CEAP) au centra p&eacute;dagogique r&eacute;gional (CPR) de Dir&eacute;.<br />Mamadou Macalou<br /> <br /></span></p>

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<title>Livre« L’Urne et le Glaive » L’histoire juridico&#45;politique du Mali passée au peigne fin</title>
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<pubDate>Wed, 04 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style=color: rgb(51, 51, 153);"><em><strong><span style="font-size: x-small;">Dans le cadre de la promotion de la lecture comme facteur de d&eacute;veloppement au Mali, nous avons jug&eacute; utile de nous int&eacute;resser &agrave; un ouvrage intitul&eacute; : &laquo; L&rsquo;Urne et le Glaive &raquo;. Ce livre de 418 pages, publi&eacute; aux Editions Jamana, est &eacute;crit par Amadou Aliou N&rsquo;Diaye, ancien Pr&eacute;sident de la Cour Supr&ecirc;me du Mali. C&rsquo;est un v&eacute;ritable r&eacute;quisitoire pour la d&eacute;mocratie et les droits de l&rsquo;homme. </span></strong></em></span><span style="font-size: x-small;"></p>
<p>L&rsquo;auteur, en juriste chevronn&eacute;, n&rsquo;a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; tremper la plume dans la plaie afin qu&rsquo;elle soit pans&eacute;e au grand b&eacute;n&eacute;fice de nous tous. Dans ses r&eacute;flexions tr&egrave;s approfondies, Amadou Aliou N&rsquo;Diaye d&eacute;cortique avec minutie les concepts sociopolitiques et judiciaires du Mali de 1960 &agrave; la troisi&egrave;me R&eacute;publique. En ouvrant ce livre, d&egrave;s les premi&egrave;res pages, trois choses nous frappent l&rsquo;esprit. Primo, l&rsquo;auteur s&rsquo;incline pieusement &agrave; la m&eacute;moire de son p&egrave;re ; secundo, il rend hommage &agrave; feu Fran&ccedil;ois Mitterrand, l&rsquo;homme de la Baule et de la d&eacute;mocratisation ; tertio, il ouvre le d&eacute;bat par cette citation : &laquo; La transparence dans la gestion des affaires de la Nation est la clef de vo&ucirc;te de tout d&eacute;veloppement &eacute;conomique lorsqu&rsquo;elle est r&eacute;duite &agrave; un &eacute;tat de pur slogan ou de verbalisme creux ; dans ce cas, la d&eacute;mocratie s&rsquo;en va &agrave; l&rsquo;eau emportant avec elle l&rsquo;esp&eacute;rance d&rsquo;un &eacute;ventuel Etat de Droit. Faisons en sorte qu&rsquo;au Mali, la transparence soit une r&eacute;alit&eacute; toujours vivante et quotidienne ! &raquo;. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;en avant-propos du livre, &agrave; la page 9, l&rsquo;auteur invite les citoyens maliens et surtout ceux qui d&eacute;tiennent une parcelle du pouvoir de l&rsquo;Etat &agrave; bien m&eacute;diter cette r&eacute;flexion, extrait sur la vie de Machiavel, en esp&eacute;rant qu&rsquo;ils pourront en relever le d&eacute;fi. Il cite : &laquo; Aristote m&rsquo;a enseign&eacute; que l&rsquo;essentiel de la sagesse est de se tenir dans un juste milieu. &ndash; Seriez-vous sans ambition ? &ndash; Loin de l&agrave;, Monseigneur, sourit Machiavel. Mon ambition est de servir mon Etat de mon mieux. &ndash; C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qu&rsquo;on ne vous permettra jamais de faire. Vous savez mieux que quiconque que dans une R&eacute;publique, le talent est suspect. Un homme peut acc&eacute;der aux plus hautes fonctions si sa m&eacute;diocrit&eacute; ne menace aucun de ses coll&egrave;gues. C&rsquo;est pourquoi une d&eacute;mocratie est gouvern&eacute;e non pas par les hommes les plus comp&eacute;tents, mais par ceux dont l&rsquo;insignifiance rassure les autres. &ndash; Savez-vous ce qui ronge le c&oelig;ur d&rsquo;une d&eacute;mocratie ? Il regarde son interlocuteur comme s&rsquo;il s&rsquo;attendait une r&eacute;ponse, mais Machiavel se tut. &ndash; La jalousie et la peur. Les hommes mesquins qui sont en place se jalousent les uns les autres et plut&ocirc;t que de voir l&rsquo;un d&rsquo;eux gagner en consid&eacute;ration, ils l&rsquo;emp&ecirc;chent de prendre telle mesure dont d&eacute;pendent, peut-&ecirc;tre, la s&eacute;curit&eacute; et la prosp&eacute;rit&eacute; de l&rsquo;Etat ; et ils ne sont jamais tranquilles parce qu&rsquo;ils savent que ceux qui les entourent ne reculeront devant aucun mensonge, aucune fourberie pour les supplanter &raquo;.</p>
<p>En guise d&rsquo;introduction, &agrave; la page 11, l&rsquo;auteur &eacute;crit que trois d&eacute;cennies environ apr&egrave;s l&rsquo;accession de l&rsquo;Etat du Mali &agrave; la souverainet&eacute; internationale, qu&rsquo;il convient de jeter un regard r&eacute;trospectif sur le chemin parcouru, de circonscrire tous les probl&egrave;mes sociopolitiques et judiciaires ayant jonch&eacute; ce parcours, d&rsquo;y r&eacute;fl&eacute;chir, de les analyser, d&rsquo;en d&eacute;gager les causes intrins&egrave;ques et extrins&egrave;ques afin de mieux percevoir les solutions qui devront dans l&rsquo;avenir, retenir l&rsquo;attention de ceux qui auront pour charge de conduire la R&eacute;publique vers son destin. De cette analyse, sa conviction l&rsquo;autorise &agrave; affirmer que les causes de l&rsquo;ensemble des probl&egrave;mes sociopolitiques et judiciaires, puisent leurs sources profondes tant dans &laquo; l&rsquo;&eacute;cart consid&eacute;rable, pour ne pas dire le gouffre, qui s&eacute;pare les textes de la pratique constitutionnelle et politique &raquo;, que dans le r&eacute;gime du Comit&eacute; Militaire de Lib&eacute;ration Nationale (CMLN) qui a lourdement failli &agrave; la mission d&eacute;volue &agrave; l&rsquo;Arm&eacute;e Malienne. Pour lui, l&rsquo;Etat est un &eacute;difice ayant pour fondement la justice ; celle-ci est une notion essentielle &agrave; d&eacute;faut de laquelle aucune entit&eacute; ne saurait &ecirc;tre viable. C&rsquo;est pourquoi, l&rsquo;auteur consacre la premi&egrave;re partie de l&rsquo;ouvrage &agrave; l&rsquo;&eacute;tude critique du syst&egrave;me sociopolitique et judiciaire au Mali de 1960 &agrave; 1986. D&eacute;finissant la notion de justice qui est des plus usit&eacute;es, Amadou Aliou N&rsquo;Diaye qit qu&rsquo;il est tr&egrave;s courant d&rsquo;entendre les expressions suivantes : &laquo; Justice a &eacute;t&eacute; rendue &raquo;, &laquo; C&rsquo;est injuste &raquo;, &laquo; Il n y a pas de justice dans ce pays &raquo;, &laquo; La justice est bafou&eacute;e &raquo;, &laquo; L&rsquo;Etat est injuste &raquo;&hellip; Peu importe, pour le praticien, il est loisible de la circonscrire en d&eacute;finissant la justice comme &eacute;tant un concept qui exprime un ordre pr&eacute;&eacute;tabli, public, social ou &eacute;conomique qui sous-tend les rapports tant des hommes que des collectivit&eacute;s entre eux. La justice se traduit donc par cette harmonie qui doit conditionner toute vie normale en soci&eacute;t&eacute; et assurer l&rsquo;&eacute;quilibre des valeurs. Et &agrave; la page 18, il est &eacute;crit ceci : &laquo; La viabilit&eacute; de tout Etat, r&eacute;publicain de surcro&icirc;t, d&eacute;pend du respect profond que les tenants du pouvoir en particulier auront de l&rsquo;ordre pr&eacute;&eacute;tabli ; il s&rsquo;agit du respect scrupuleux des textes constitutionnels et l&eacute;gislatifs qui en sont les fondements. La moindre violation de ces structures de base sera une ouverture suffisante aux d&eacute;sordres et &agrave; la gabegie qui sont des concepts corollaires de d&eacute;cadence&hellip; &raquo;. Toujours au niveau de cette premi&egrave;re partie, l&rsquo;auteur nous brosse la Premi&egrave;re R&eacute;publique (1960 &ndash; 1968), &agrave; travers la Constitution de 1960, les entorses &agrave; la Constitution (l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;un parti unique de fait), la justice, une d&eacute;pendance de l&rsquo;ex&eacute;cutif, la dictature de l&rsquo;US RDA, la pr&eacute;&eacute;minence du parti sur le Gouvernement ainsi que sur le Parlement, les grandes d&eacute;cisions de l&rsquo;US RDA, les ph&eacute;nom&egrave;nes de &laquo; l&rsquo;africanisation &raquo; des cadres, l&rsquo;option pour une orientation socialiste marxisante, les probl&egrave;mes mon&eacute;taires, la r&eacute;bellion du Nord, l&rsquo;&eacute;chec de la &laquo; Partitocratie &raquo; de fait. En outre, l&rsquo;auteur d&eacute;cortique le r&eacute;gime du Comit&eacute; Militaire de lib&eacute;ration Nationale (CMLN 19 novembre 1968 &ndash; 30 juin 1979) &agrave; partir de la page 49. Il parle du devoir d&rsquo;intervention militaire et les limites de cette intervention. Au niveau de la page 58, l&rsquo;accent est mis sur la dictature militaire. La page 77 commence par la Constitution du 2 juin 1974, fondement de la deuxi&egrave;me R&eacute;publique. Il est &eacute;crit ceci : &laquo; La deuxi&egrave;me R&eacute;publique a officiellement succ&eacute;d&eacute; au r&eacute;gime d&rsquo;exception du CMLN le 30 juin 1979, jour o&ugrave; son Pr&eacute;sident fut &eacute;lu &raquo;. A ce niveau, l&rsquo;auteur nous parle de l&rsquo;Union D&eacute;mocratique du Peuple Malien (UDPM) et ses tares. Aussi, un fait marquant se produit &agrave; la page 93 par l&rsquo;&eacute;veil de la conscience politique &agrave; partir de 1986. Quant au contexte judiciaire, il est &eacute;crit &agrave; la page 97 de la n&eacute;cessit&eacute; de promouvoir l&rsquo;autorit&eacute; judiciaire, la Cour Supr&ecirc;me &agrave; l&rsquo;avant-garde jusqu&rsquo;&agrave; la page 107.</p>
<p>La deuxi&egrave;me partie de l&rsquo;ouvrage nous parle de l&rsquo;&eacute;volution du syst&egrave;me sociopolitique et judiciaire au Mali de 1986 &agrave; la troisi&egrave;me R&eacute;publique. Selon l&rsquo;auteur, la Cour Supr&ecirc;me, dans son r&ocirc;le d&rsquo;Institution d&rsquo;avant-garde, a beaucoup contribu&eacute; &agrave; l&rsquo;enracinement de l&rsquo;Etat de droit au Mali. A la page 111, il est &eacute;crit ceci : &laquo; La recommandation faite en 1986 par le conseil National au Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral du parti (UDPM), l&rsquo;invitant &agrave; faire assurer le fonctionnement efficace de la cour Supr&ecirc;me dans l&rsquo;exercice de sa mission de contr&ocirc;le permanent des actes de Gouvernement et les efforts d&eacute;ploy&eacute;s dans ce sens par le Pr&eacute;sident du Gouvernement furent des catalyseurs qui permirent &agrave; la Haute Juridiction de sortir de l&rsquo;&eacute;tat de l&eacute;thargie dans lequel elle avait &eacute;t&eacute; plong&eacute;e depuis plus de deux d&eacute;cennies &raquo;. L&rsquo;auteur parle aussi du serment de la Cour Supr&ecirc;me, le principe des rentr&eacute;es judicaires, la probl&eacute;matique de l&rsquo;Etat de droit au Mali, du r&ocirc;le de la Cour Supr&ecirc;me dans un Etat de droit. A la page 149, on peut noter quelques Arr&ecirc;ts querell&eacute;s de la Cour Supr&ecirc;me &agrave; savoir l&rsquo;affaire Issa N&rsquo;Diaye (Arr&ecirc;t N&deg; 57) du 14 novembre 1989, l&rsquo;affaire Modibo Diarra et Youssouf Ganaba (Arr&ecirc;t N&deg; 56) du 8 novembre 1990, l&rsquo;affaire Mme Diakit&eacute; Manassa Dagnioko (Arr&ecirc;t N&deg;41) du 4 octobre 1990.</p>
<p>La page 177 commence par la Cour Supr&ecirc;me face &agrave; la circulaire N&deg; 0001/UDPM du 15 janvier 1991 relative &agrave; la pr&eacute;paration du congr&egrave;s des 28, 29, 30 et 31 mars. A ce niveau, l&rsquo;auteur parle du n&oelig;ud gordien et la mission du nouveau ministre de la justice. A partir de la page 183, l&rsquo;auteur brosse le proc&egrave;s de la cour Supr&ecirc;me et la chute de la deuxi&egrave;me R&eacute;publique. Et la page 197 nous parle de la transition qui aboutit &agrave; la troisi&egrave;me r&eacute;publique. A ce niveau, l&rsquo;auteur passe en revue tout ce qui s&rsquo;est pass&eacute; en amont jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;av&egrave;nement de la d&eacute;mocratie. Et il conclu en disant ceci : &laquo; Enfin, une d&eacute;mocratie multipartiste int&eacute;grale, des partis d&rsquo;opposition dynamiques, conscients et responsables, une presse libre, la s&eacute;paration totale des pouvoirs, une magistrature &eacute;conomiquement et moralement ind&eacute;pendante, le tout sous le couvert d&rsquo;une arm&eacute;e r&eacute;publicaine forte sur les plans moral et mat&eacute;riel, voil&agrave; ce que le peuple malien au lendemain de la r&eacute;volution attend de la troisi&egrave;me R&eacute;publique. <br />A noter que Amadou Aliou N&rsquo;Diaye est n&eacute; en 1934 &agrave; Bamako. Titulaire d&rsquo;un Doctorat d&rsquo;Etat priv&eacute; &agrave; Lille (France), il a successivement servi au Mali &agrave; partir de 1962 comme Chef du contr&ocirc;le &eacute;conomique (Affaires Economiques), Substitut du Procureur de la R&eacute;publique, juge au si&egrave;ge, juge d&rsquo;instruction, Conseiller &agrave; la Cour Supr&ecirc;me.</p>
<p>Directeur de cabinet au Minist&egrave;re de la justice de 1977 &agrave; 1983, puis Pr&eacute;sident de la Cour d&rsquo;Appel de Bamako ; il fut Pr&eacute;sident de la Cour Supr&ecirc;me de 1985 &agrave; 1991. En 1978, le Mali pr&eacute;senta sa candidature au poste de juge &agrave; la Cour Internationale de Justice de la Haye. Parall&egrave;lement &agrave; ces fonctions, Amadou Aliou N&rsquo;Diaye enseigne &agrave; l&rsquo;Ecole Nationale d&rsquo;Administration du Mali en qualit&eacute; de professeur de Droit, de l&rsquo;ann&eacute;e scolaire 1966-1967 &agrave; ce jour. Actuellement, Amadou Aliou N&rsquo;Diaye consacre la majeure partie de son temps de retraite aux activit&eacute;s champ&ecirc;tres et &agrave; l&rsquo;&eacute;criture.<br /><strong>Mamadou Macalou   </strong></p>


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