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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; L&amp;apos;Ecole</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; L&amp;apos;Ecole</description>
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<title>inauguration de Tanger MED 2 : Le port  de  Tanger triple ses capacités</title>
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<pubDate>Mon, 01 Jul 2019 01:32:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Ecole</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Prince Moulay El Hassan a procédé  le vendredi  28 juin  dernier à  l'inauguration de Tanger Med II, le projet titanesque engagé 9 ans plus tôt pour imposer le Maroc comme un hub logistique de premier plan. Pari réussi : avec l'extension du complexe portuaire, le royaume entre dans le top 20 mondial en matière de connectivité.</strong>

Première plateforme d’import-export du Royaume du Maroc avec des flux d’une valeur globale de 317 milliards de dirhams en 2018, le Port de Tanger Med est désormais incontournable dans le commerce international grâce notamment à sa position stratégique : 14 kilomètres seulement de l’Europe.

Depuis sa création, le port de Tanger Med a triplé sa capacité qui est passée de 3 à 9 millions de conteneurs par an. Avec l’inauguration de Tanger Med 2, ce complexe possède maintenant le premier terminal automatique en Afrique, 2800 mètres de quai et 4000 mètres d’ouvrages maritimes portuaires.

Les nouveaux terminaux représentent neuf ans de travaux et un investissement public de 1,3 milliard d'euros, auquel s'ajoutent 1,3 milliard d'euros injectés par des opérateurs privés - dont le concessionnaire néerlandais APM terminals-, a souligné le directeur de Tanger Med, Rachid Houari. Opérationnel depuis 2007, le complexe portuaire situé à quelques encablures du détroit de Gibraltar, en face des côtes espagnoles, dessert 186 ports dans 77 pays avec 52,2 millions de tonnes manutentionnées en 2018. Son trafic pourra désormais atteindre 120 millions de tonnes manutentionnées annuellement, «ce qui lui permettra »d'intégrer bientôt le top 20 mondial sur 500 ports », a assuré Rachid Houari.

Le parc industriel adossé au port, en zone franche, compte quelque 900 entreprises, surtout automobile, mais aussi textile, électronique, aéronautique, logistique, agroalimentaire et 70.000 employés pour un chiffre d'affaires de 5,5 milliards d'euros en 2017, selon les chiffres de Tanger Med. L'automobile, l'agroalimentaire, le textile et l'aéronautique alimentent principalement les exportations au départ de Tanger Med. L'Afrique est son premier marché avec une part de 38%, suivi par l'Europe (27%), l'Asie (26%) et l'Amérique (9%). Les deux premiers terminaux du complexe étaient arrivés à saturation en 2014, avec un excédent de «  plus de 15,7 % par rapport à la capacité nominale du port », selon la direction du port.

&nbsp;

<strong>Port de référence en Afrique</strong>

Premier port d’Afrique, Tanger Med 1 représente 38 % du trafic réalisé avec l’Afrique (40 ports dans 22 pays, principalement en Afrique de l’Ouest), 14 000 escales de navires ont été réalisées en 2018, pour 3,5 millions de conteneurs traités par an, soit 52 millions de tonnes de marchandises en 2018.

Le port de Tanger Med, qui connecte le Maroc à 77 pays et 186 ports, a fait passer le royaume de la 83<sup>ème </sup>à la 17<sup>ème</sup> place dans le classement de la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Lors  de  l’inauguration, le Président de l’Agence spéciale Tanger-Méditerranée, Fouad Brini, a, prononcé une allocution dans laquelle il a souligné la pertinence de la Vision  du Roi Mohammed VI  pour ce projet stratégique et le choix juste du  Roi  de son implantation sur le Détroit, à la croisée des routes maritimes.

Brini a, par la suite, exposé les réalisations de Tanger Med, ainsi que les perspectives de son développement à l’horizon 2025. Il a, dans ce cadre, présenté un ambitieux nouveau programme d’investissements de 9 milliards de Dirhams qui vise à renforcer la compétitivité logistique à la fois marocaine et continentale et contribuer à promouvoir le rôle du Maroc comme acteur majeur dans les corridors logistiques mondiaux.

Ce programme inclut des extensions des capacités de traitement portuaires et l’aménagement de nouvelles zones de facilitation pour accompagner la croissance des exportations marocaines, industrielles et agricoles.

Cet élan de développement que connait la région du Nord du Royaume, véritable territoire d’opportunités, connaîtra une nouvelle accélération grâce au nouveau projet ambitieux de la Cité Mohammed VI Tanger Tech, dont le développement se fera en parfaite synergie avec les projets portuaires et logistiques de Tanger Med.

Pour sa part, le Président-exécutif du groupe AP Møller-Maersk, opérateur en charge de l’exploitation de terminaux, a rendu hommage à la vision du Roi depuis le démarrage du projet et confirmé la confiance renouvelée à travers leur engagement pour l’investissement de près de 10 Milliards de dirhams dans le nouveau terminal du Port Tanger Med II qui utilise les meilleures technologies et qui sera l’un des plus stratégiques à l’échelle mondiale pour le leader maritime mondial Maersk.

Le président-exécutif du groupe AP Møller-Maersk, opérateur en charge de l’exploitation de terminaux, a par ailleurs confirmé leur investissement de près de 10 milliards de dirhams dans le nouveau terminal du Port Tanger Med II.]]> </content:encoded>
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<title>Universités et grandes écoles au Mali : formation des cadres adaptée au besoin du marché de l’emploi</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/universites-et-grandes-ecoles-au-mali-formation-des-cadres-adaptent-au-besoin-du-marche-de-lemploi-160705.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jul 2013 08:12:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Ecole</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>La diversification des offres de formation est une des missions fondamentales du département en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique</strong></em>


Pour faire face aux problèmes multiples de l’Université, et pour éviter à notre pays le sort lamentable d’une nation d’incultes, le gouvernement a jugé nécessaire de revoir le système éducatif conformément aux recommandations du Forum national sur l’éducation tenu en novembre 2008. D’où la réforme au sein de l’Université en cours. Elle vise à améliorer la gestion et l’administration de l’enseignement supérieur, à adapter les dispositifs structurel, pédagogique et organisationnel aux besoins réels du développement économique et social du pays. En effet, c’est le 14 juillet 2010 que le Conseil des ministres a décidé de scinder l’Université de Bamako en quatre structures Universitaires.  Le but est de diversifier l’offre de formation au niveau des écoles publiques, mais également d’adapter les produits de l’école aux besoins de l’emploi. De même les grandes écoles ont été dotées d’un nouveau statut leur mettant d’assurer la formation des cadres de haut niveau et de dispenser la formation continue.


La réalisation de cet objectif a abouti à la mise en place d’une équipe d’experts du département, soutenue par la mission universitaire. Ceux-ci ont élaboré les nouveaux textes fondamentaux qui ont été adoptés à la session ordinaire du conseil des ministres du 28 septembre dernier. Cette décision du pouvoir exécutif rend effective la création de quatre universités à Bamako. Ainsi, à l’issue de son travail, la mission a proposé de regrouper les structures d’enseignement supérieur existant (Facultés et instituts) en entités ayant des affinités. Ces nouvelles universités seront par conséquent administrées de façon indépendante. Pour dire que Bamako a quatre rectorats conformément au nombre de structures universitaires.


Ces universités vont répondre le problème crucial de la gestion des flux d'étudiants. De ce fait, il a été créé :



L’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB)
Elle abrite la faculté des sciences et techniques (FST), la faculté de pharmacie (FAPH), la faculté de médecine et d’odontostomatologie (FMOS) et l’Institut des sciences appliquées (ISA).


La faculté des sciences et techniques (FST) offre des formations en licences, masters et doctorats. La licence concerne les domaines des mathématiques-informatiques, des mathématiques-physique, de la physique-chimie, de la physique-informatique, de la biologie-géologie et de la biologie-chimie. Les masters et doctorats offrent des diplômes dans les spécialités de Mathématiques, de informatique, de physique, de chimie, de Biologie et de géologie.


La faculté de pharmacie (FAPH) offre des formations après le Bac dans les domaines de la pharmacie. Il offre aussi des doctorats en pharmacie et un DES en pharmaceutiques et biomédicales. La faculté de médecine et d’odontostomatologie offre des formations en doctorat, médecin ou en odontostomatologie. Il offre aussi le DES dans les domaines de la médecine générale et de l’odontostomatologie
Enfin l’Institut des sciences appliquées (ISA) offre des licences professionnelles en chimie appliquée,  en génie biologique et industrielle, en agroalimentaire, en génie électrique et informatique industrielle. L’USTTB accueille les étudiants réguliers ou candidats libres du Mali ou de l’extérieur âgés de 25 ans ou plus ayant le baccalauréat, sur examen spécial ou sur un concours professionnel.



<strong>L’Université des Sciences Sociales et de Gestion de BAMAKO </strong>
<strong>(USSGB)</strong>
Elle comprend les facultés des sciences économiques et de gestion (FSEG), la faculté d’histoire et géographie (FHG) et l’Institut universitaire de gestion (IUG). La FSEG forme en licence professionnelle dans les filières Assurance-Banque-Finance, Management des équipes, qualités et développement durable.  Les étudiants peuvent avoir la licence générale en gestion des entreprises et administrations dans les options sciences comptables et financières, entreprenariat et gestion des PME/PMI, et en économie appliquée dans les options planification économique et gestion des projets, ingénierie économique et financière.



La faculté d’histoire et géographie (FHG) offre aux étudiants des formations dans les filières de géographie notamment en géographie de développement et en géographie aménagement. Les étudiants sortant pourront travailler dans les domaines de l’environnement, de l’aménagement du territoire, des collectivités territoriales, des bureaux d’études, du tourisme, de la planification, de l’enseignement ou de la recherche. Le FHG forme aussi les étudiants en histoire-archéologie qui pourront être utiliser dans l’enseignement, la culture ou le tourisme.


Le master est ouvert aux étudiants titulaires d’un diplôme baccalauréat+3 de formation licence d’enseignement complète (bac + 4), dans la mention « sciences humaines, sociales et juridiques. Le jury de sélection peut aussi examiner les autres diplômes pour statuer sur leur équivalence notamment sur les professionnels souhaitant s’inscrire. De plus les candidats doivent posséder une bonne connaissance de l’informatique de bureau. Une bonne maîtrise de l’anglais est souhaitable.
L’IUG offre des formations en licence professionnelle et gestion des entreprises, en licence professionnelle sciences et techniques commerciales, en licence professionnelle organisation et gestion des organisations. Des domaines concernés sont les finances comptabilités, l’informatique de gestion, gestion logistique et transport, gestion des entreprises et des administrations. Les étudiants sont également formés pour travailler dans les domaines du commerce international, techniques de commercialisation, d’assistant de gestion, gestion des ressources humaines, ou encore en hôtellerie et tourisme.
Le département de formation continue de l’UIG (UFP) offre des cours du soir aux mêmes licences qu’en cours du jour, en MIAGE, MSTCF, MSTCI, en écotourisme (L3, M1 et M2), mais également des formations sur mesure.




<strong>L’Université des Lettres et Sciences Humaines de BAMAKO</strong>
<strong> (ULSHB) </strong>
L’ULSHB, comme toutes les autres établissement a hérité de quelques difficultés structurelles de la défunte Université de Bamako. Ces difficultés ont pour nom : effectifs élevés d’étudiants, manque d’infrastructures et d’équipement, difficulté de mise en œuvre du LMD, insuffisance d’enseignants. De nos jours, en plus des actions de grande envergure engagées par le département de tutelle, l’Université entend mettre en place deux nouvelles structures d’appui : la Fondation ULSHB et le Centre de Prestation de Services. L’objectif est de diversifier les sources de financement, donner plus de moyens d’émancipation aux enseignants et aux étudiants dans un contexte de gouvernance universitaire moderne et transparent.
L’ULSHB abrite la Faculté des lettres, des langues et des sciences du langage (FLLSL), la Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation (FSHSE) et l’Institut universitaire de technologie (IUT).

&nbsp;
La FLLSL est accessible aux bacheliers des séries langues et littératures (LL) ou sciences humaines (SH). Les filières de formation de cette faculté sont les lettres, anglais unilingue et bilingue, les études germaniques bilingue, l’arabe bilingue, le russe unilingue et bilingue et les sciences du langage. Les étudiants pourront travailler dans l’enseignement, d’administration, les ONG, la diplomatie, l’entreprenariat privé, le service culturel, etc.
La FSHSE est ouvert aux bacheliers des séries langues et littératures (LL) et sciences humaines (SH). Ici les filières de formations concernent la sociologie-anthropologie, la sociologie, l’anthropologie, la psychologie, les sciences de l’éducation et la philosophie. Au sortir de cette faculté les étudiants pourront travailler dans l’enseignement, dans l’administration (scolaire, action sociales, arts), des ONG, de la diplomatie, de l’entreprenariat privé et le service culturel.
L’IUT est accessible par sélection sur dossier, test et ou entretien. Les filières de formation sont portes sur les Arts (mise en scène et théâtrologie), les métiers  du livre (bibliothéconomie, archivistique, documentation, numérisation) et enfin la communication des organisations. Là également les sortants peuvent travailler dans l’enseignement, l’administration, les ONG, la diplomatie, l’entreprenariat culturel.


<strong>L’Université des Sciences Juridiques et Politiques de BAMAKO </strong>
<strong>(USJPB)</strong>
L’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako a été créée par  l’Ordonnance N°2011-022/p-RM du 28 septembre 2011, ratifiée par la Loi N°2011-080 du 29 décembre 2011. L’organisation et les modalités de fonctionnement en ont été fixées par le Décret N°2011-741/P-RM du 3 novembre 2011. L’établissement comme les autres a pour mission de contribuer à la mise en œuvre de la politique nationale en matière d’enseignement supérieur et de recherche scientifique.
A ce titre, elle est chargée de  la formation supérieure, pratique et spécialisée  de la formation supérieure professionnalisée de la formation post-universitaire, de la formation continue, et la préparation aux grandes écoles. L’ USJPB veille aussi à la recherche et l’innovation scientifiques, techniques et technologiques  et à la production, au développement et la diffusion de la culture et des connaissances. La réalisation d’expertises, la promotion et le développement de l’utilisation des technologies de l’information et de la Communication dans le système éducatif sont aussi au centre de ses missions. Elle a une vocation à la fois nationale, sous régionale et internationale. Comme dans les autres établissement les organes d’administration et de gestion de l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako sont : Le conseil de l’université, le recteur de l’université  et le conseil pédagogique et scientifique. Le Recteur est assisté par un vice-recteur, un secrétaire général et des services administratifs et techniques. Il abrite la facultés de droit privé (FDPRI), la faculté de droit public (FDPU) et l’Institut supérieur de formation et de recherche appliquée (ISFRA). Les diplômes sont la licence, le Master et le doctorat.

<strong>LES GRANDES ECOLES</strong>

<strong>L'Ecole Nationale d'Administration </strong>
<strong>(ENA)</strong>
L’école nationale d’administration est un établissement d’enseignement supérieur créé en 1958 sous le nom de « école d'administration du Soudan ». Rattachée à la Primature du Mali (service du Premier ministre), l'ENA assure la formation politique des cadres. En 1972, l'École nationale d'administration est réorganisée et devient un établissement d'enseignement supérieur. A la faveur  de la création de l'Université du Mali, l’ENA est recréée et devient un établissement public à caractère scientifique et technologique chargé de la formation initiale de fonctionnaires de la catégorie A, de la formation contenue et le perfectionnement des cadres A et des études et recherches.


<strong>L’Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée</strong>
<strong>(IPR/ISFRA)</strong>

L’IPR de Katibougou est l’une des plus anciennes Institutions de formation des agents du développement rural de la sous région ouest africaine. En 1897, la Station de Recherche Agronomique Expérimentale de Kati fut transférée au site actuel de Katibougou.
En 1902, il fut créé sur ce site une Ecole des Maîtres Laboureurs qui, à son tour, fut transformée en un Centre de Stage Agricole en 1913. Ce centre évolua par la suite en Collège Technique Agricole (CTA) En 1952, conçu pour la formation des Conducteurs des Travaux Agricoles dans la zone sahélienne de l’ex-Afrique Occidentale Française. A côté du CTA évoluait l’Ecole Normale qui avait pour vocation la formation des Instituteurs.
En 1955, l’Ecole de Médecine Vétérinaire devient l’Ecole des Assistants d’Elevage de Bamako. Ainsi en 1965, le Gouvernement de la République du Mali décida de créer l’ Institut Polytechnique Rural (IPR) de Katibougou qui occupa l’ensemble des infrastructures du CTA et en 1970 celles de l’Ecole des Assistants d’Elevage de Bamako comme Annexe. En 1996 L’Institut Polytechnique Rural (IPR) devient Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée IPR/IFRA.
Les missions confiées à l’Institut sont : la formation initiale des Ingénieurs en agronomie, en agro-économie, en zootechnie et eaux et forêts ; la formation en vulgarisation agricole (niveau maîtrise et brevet de technicien ; la formation initiale de Techniciens Supérieurs dans les domaines de l’ agriculture, de l’ élevage, des eaux et forêts et du génie rural ; la promotion de la recherche scientifique et technologique ; la formation continue des cadres du développement rural et des jeunes diplômés désirant s’ installer à leur propre compte dans le secteur rural ; ou encore la formation des communautés rurales.

&nbsp;
L’organisation des activités d’enseignement et de recherche est axée sur trois types de structures les Départements d’Enseignement et de Recherche (DER), La ferme agrosylvopastorale, et le Centre de Formation Continue.
Le Département élevage est structuré en 5 Unités d’Enseignement et de Recherche : amélioration et reproduction animale, santé animale, alimentation et nutrition animale, technologie des produits d’origine animale et productions animales. Le laboratoire d’agro-physio-génétique : Il comprend 5 salles de 73m² chacune (9,4m sur 7,8m), soit une superficie de 365m², ainsi réparties : une salle de préparation des milieux de culture, une salle de mise en culture et d’acclimatation des cultures, une salle de biologie moléculaire (non encore fonctionnelle), une salle d’amélioration génétique et de physiologie et une salle de conférence. Quatre (4) bureaux de 40m² sont intercalés entre les salles. Le Laboratoire dispose également des installations au champ de l’IPR/IFRA sur une superficie de plus de 8 ha pour les cultures pluviales, environ 2500 m² de périmètre irrigué par un système de goutte à goutte et enfin de deux serres (tunnel) d’une capacité de 200m² chacune.

&nbsp;
Le Centre de Formation Continue permet entre autres d’améliorer la qualité des ressources humaines à l’IPR/IFRA de Katibougou, de contribuer à la promotion de l’entrepreneuriat agricole et de contribuer à la résorption du chômage. L’Institut Supérieur de Formation et de Recherche Appliquée (ISFRA) est la nouvelle formule du  Centre Pédagogique Supérieur (CPS). Cette institution a été mise en place en partenariat avec  l’UNESCO en 1970. Elle avait à l’époque pour vocation, la formation des enseignants de  l’enseignement supérieur. Il a été crée par la loi n°81-46/AN-RM du 27 mars 1981.  A partir de 1996, avec la mise en place de l’Université de Bamako, l’ISFRA est devenu  un Institut d’Université chargé d’enseignement post-universitaire et de recherche  scientifique (Décret N° 96-156/P-RM du 23 Mai 1996 et le Décret N° 96-361/PRM  du31 décembre 1996 fixe son organisation et ses modalités de fonctionnement).

&nbsp;
Il a pour missions : la formation et le perfectionnement des enseignants et chercheurs  dans les spécialités nécessaires au fonctionnement régulier des établissements d’enseignement  supérieur et des centres de recherche du Mali, l’exécution, dans les domaines qui lui sont propres, de toutes études ou travaux de recherche scientifique et technique, la collecte, la conservation et la diffusion de l’information en matière de recherche scientifique et technique ou encore la protection du patrimoine scientifique de son ressort.

&nbsp;
<strong>L’Ecole Normale Supérieure </strong>
<strong>(ENSUP)</strong>
Le décret n°00-054/P-RM du 11 Février 2000 détermine les missions, l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’ENSup (nouvelle formule) et l’Arrêté n°00-2582 du 19 Septembre 2000 fixe les conditions d’accès, le régime des études et des examens de l’établissement.
Les filières de formation qui sont ouvertes actuellement sont : la filière de formation des Professeurs d’Enseignement Secondaire (PES) d’une durée normale de deux (2) ans après la licence et la filière de formation des Professeurs d’Enseignement Fondamentale (PEF) d’une durée normale de quatre (4) ans après un concours de recrutement niveau baccalauréat parmi les maîtres principaux de l’enseignement fondamental ayant un minimum de trois (3) ans dans leur fonction de maitres principaux. Aussi, l’ENSup est chargée de la formation continue des enseignants du fondamental et secondaire.

&nbsp;
Actuellement l’établissement est rattaché, comme toutes les « Grandes écoles » à la direction nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. L’Ecole normale supérieure a pour missions : la formation initiale des professeurs appelés à exercer dans les enseignements secondaire, normal et fondamental, la formation des directeurs de CAP,  la formation des Inspecteurs d’enseignement secondaire, la formation des Techniciens et Attachés de l’enseignement (Techniciens de laboratoire, personnels de vie scolaire,   la formation continue des Professeurs des Enseignement Secondaire, Normal et Fondamental, des Conseillers pédagogiques et des Administrateurs scolaires et la recherche scientifique et pédagogique.
Il s’agit donc de former des formateurs susceptibles d’accomplir selon les besoins de Spécialiste d’une discipline, de Tuteur ou Gestionnaire de projets de formation.


<strong>L’Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba Touré</strong>
L'École nationale d'ingénieurs Abderhamane Baba Touré (ENI/ABT) est une école d'ingénieurs fondée en 1963 à Bamako. Elle forme des ingénieurs en génie industriel (mécanique, énergétique, électricité), en génie civil (bâtiment, hydraulique), géodésie (photométrie, topométrie, géodésie astronomie) et géologie (hydrogéologie, géologie minière). Succédant à l'École technique supérieure de Bamako fondée en 1939, elle a connu de nombreuses mutations et appellations, dont celle d'« École nationale d'ingénieurs de Bamako ». Depuis juillet 2006, l'établissement porte le nom de l'homme politique Abderhamane Baba Touré.
En plus des cycles Ingénieurs génie civil, Ingénieur géodésie, et génie industriel, les étudiants peuvent également se former dans les cycles de technicien supérieur, d’Exploitation minière (EM), de Technicien supérieur en génie civil (GC), de génie de télécommunication et informatique (GTI), de génie industrielle et maintenance (GIM), de génie thermique et énergie (GTE), et le cycle technicien supérieur en Topographie (TOPO).

<strong>Baye COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title> Résultats du DEF 2013 : Les candidats admis doivent être fiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/resultats-du-def-2013-les-candidats-admis-doivent-etre-fiers-160709.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jul 2013 06:27:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Ecole</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Les résultats du Diplôme d’étude fondamentale (DEF) ont été officiellement proclamés dimanche 7 juillet sur l’ensemble  de toutes les  localités de notre pays où ces examens ont été organisés. Sur les 218 757 candidats inscrits, 194 249 ont composé. Au final 65.317 ont été déclarés admis sous réserve d’une ultime vérification qui pourrait rapidement être prise en charge par le département.  Ainsi le taux national de réussite donne 33,63% contre 36,34% en 2012.  Rappelons que ces examens du DEF concernent les candidats des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et une partie de  celle de Mopti et le District de Bamako.  Quant aux candidats  déplacés  des régions du Nord non inscrits  dans aucune de ces différentes localités, ils seront soumis à des examens spéciaux en octobre prochain.  </strong></em>

<em><strong></strong></em>

Détail important : aucun candidat n’a  été repêché au DEF 2013. Tous ceux qui sont déclarés admis le sont avec une moyenne de 10 ou plus, assure, le directeur du Centre national des examens et concours de l’éducation (CNECE), Hassimi Adama Touré.  Ils doivent donc être fiers de leur résultat. Touré a par ailleurs précisé si par ailleurs un candidat a été omis ou déclaré non admis à son examen,  le décret n°423 du 2 octobre 2006 autorise ce candidat  à réclamer  d’être mis dans ces droits.

Ce même texte  permet aux autorités scolaires de faire redoubler  un candidat déclaré admis par erreur. Hassimi Adama Touré indique que les évaluations de fin d’année servent à connaître, à jauger  et  améliorer le niveau des élèves. A son avis, cette baisse  du taux national de réussite  est un message  qui s’adresse à 4 niveaux. Elle s’adresse  d’abord en premier aux enseignants qui doivent se poser des questions sur les efforts  qu’ils déploient et la qualité des messages transmis à leurs élèves au cours de l’année scolaire. Les enseignants doivent également s’interroger sur les compositions et les exercices organisés en classe à l’endroit de leurs apprenants.

C’est aussi un message lancé  à l’endroit des élèves. Ceux qui ont échoué doivent  faire leur autocritique sur la qualité de leur travail pendant l’année et se souvenir des conditions de travail mis à leur disposition par leurs parents. La baisse du taux de réussite  s’adresse également aux parents d’élèves.


Le directeur  du Centre national des examens et concours de l’éducation estime que chacun doit pouvoir juger son degré de responsabilité.  La baisse du  taux national  d’admission s’adresse  enfin aux autorités scolaires. Ceux-ci  comprendront selon lui que ces résultats  sont le fruit de notre système.

Contrairement à ce que dit une certaine presse, la fraude a été minimisée au temps que possible. Le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales a mis le paquet à travers la sensibilisation et l’information des élèves sur le mérite et l’effort individuel à l’examen. Des spots de sensibilisations ont été ainsi diffusés à la télévision nationale, mais également dans les radios de proximité à Bamako et à l’intérieur du pays.

« Les efforts de sensibilisation ont beaucoup payé. Personne de peut empêcher les fraudes à l’école. Même dans les grandes écoles en Occident.  L’important est de pouvoir minimiser le mal et le ministre Bocar Moussa Diarra et son équipe sont arrivés à faire cela », a commenté un enseignant.

Le secrétaire général du ministère de l’Education, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Souleymane Goundiam, a été un acteur clé dans le combat contre la fraude  par son expérience et son souci pour une école performante. Depuis sa nomination, il s’est montré disponible comme toujours et travaille souvent tard dans son bureau pour servir l’école à laquelle il est attaché.

La correction des épreuves ont été faites dans toutes les académies d’enseignement du pays à l’exception de celle de Dioïla qui est seulement à sa première année de fonctionnement. Ont été admis, les candidats qui ont obtenu une moyenne à l’examen égale ou supérieure à 10/20. Les élèves ayant une moyenne à l’examen comprise entre 9 et 9,99 ont eux bénéficié du « secours » de leur moyenne annuelle de classe. Pour eux, la moyenne à l’examen a été multipliée par 3 et additionnée à la moyenne annuelle de classe. Le tout divisé par 4. Ceux qui au bout du compte n’ont pu atteindre 10/20 ont été automatiquement éliminés. Dans le souci d’assurer une égalité de chance, de qualité et de performance des candidats, le Centre national des concours et examens a élaboré un modèle de correction standard de toutes les épreuves qui a été mis à la disposition des académies. Ce modèle a servi de référence aux correcteurs.
Le ministre Bocar Moussa Diarra a suivi le processus jusqu’au bout. On se rappelle que c’est  sous une pluie que le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, a visité  tôt le matin trois centres d’examens de Bamako : les groupes scolaires de Kalaban Coura, Marie Diarra de Hamdallaye et l’école « Medersa El Hilal » de Missira.
« En donnant le coup d’envoi du DEF, c’est une manière de venir vous souhaiter une  bonne chance pour votre comportement exemplaire, pour avoir accepté de partager tout avec vos camarades déplacés du Nord, et  celui de vos enseignants pour leurs efforts déployés durant l’année scolaire »,  avait dit le ministre de l’Education aux différents candidats de tous les 3 centres visités.

« La bonne tenue de ces examens est le résultat de l’engagement du gouvernement et du  peuple malien. Nous avons visité les élèves d’une école arabe pour montrer que les élèves de l’école classique et arabe sont les mêmes et sont traités de la même manière par l’Etat », s’est réjoui le ministre avant de souhaiter que les examens se déroulent dans des conditions parfaites et normales.  Bocar Moussa Diarra  a aussi précisé que les examens des élèves réfugiés se dérouleront entre octobre et novembre dans les régions du Nord sécurisées. Il y aura donc une année scolaire et des examens de fin d’année pour tous les élèves du pays, a-t-il assuré.

Outre le directeur national de l’enseignement fondamental, Mamadou Diabaté, le directeur de l’enseignement technique et professionnel, Oumar Maïga, son homologue de l’enseignement secondaire général, Bakary Casimir Coulibaly, le directeur du Centre national des examens et concours de l’Education (CNECE), Adama Hassimi Touré, et l’inspecteur en chef de l’inspection de l’Education nationale, Mamadou Kéita, étaient aussi de la visite de démarrage de l’examen du DEF.

<strong>Par B. H. COULIBALY  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>  « Programme Sankoré » d’éducation numérique : Du plomb dans l’aile ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/programme-sankore-deducation-numerique-du-plomb-dans-laile-160707.html</link>
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<pubDate>Thu, 25 Jul 2013 06:21:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Ecole</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Au Mali, le programme projetait d’équiper 335 écoles en tableaux numériques, de former des enseignants et de soutenir la production locale de ressources numériques d’enseignement. Mais depuis son lancement en juillet 2011 plus rien</strong></em>

Les technologies de l’information et de la communication ont un rôle important à jouer dans l’éducation. C’est conscient de cela que les autorités du Mali ont  lancé en juillet 2011 le programme d’éducation numérique dénommé, « Programme Sankoré ». Plusieurs membres du gouvernement, des représentants d’organismes internationaux accrédités dans notre pays et  des structures impliquées dans l’éducation ont participé à la cérémonie. L’ancien ministre français des Industries et des Entreprises,  et président du Groupement d’intérêt public pour l’éducation numérique en Afrique, Alain Madelin ainsi que le délégué interministériel pour l’éducation numérique en Afrique, Albert Claude Benhamou ont pris part à l’événement.


Le groupe scolaire Mamadou Konaté a été choisi pour lancer ce programme. Et ce choix n’est pas fortuit. Créée vers les années 1930, c’est ici qu’enseigna pour la première fois le premier président du Mali indépendant, Modibo Kéïta. L’établissement porte  également le nom du premier président de l’Assemblée nationale, Mamadou Konaté. Elle compte aujourd’hui 110 enseignants, 10 écoles dont 6 premiers cycles et 4 seconds cycles pour un effectif de 2361 élèves dont 1181 filles.


Le Programme Sankoré a été initié par les gouvernements du Mali, du Sénégal et de la France lors du forum sur le « Projet Sankoré d’éducation numérique en Afrique », tenu à Bamako en 2009. Il devrait permettre de doter plus de 6000 classes à travers l’Afrique en tableaux numériques interactifs contribuant ainsi à intégrer véritablement les technologies de l’information et de la communication dans l’éducation. C’est l’ancien président de la République du Mali, Amadou Toumani Touré, qui a donné le nom « Sankoré » au programme en souvenir de la célèbre université de Tombouctou qui rayonna du XIIe au XVIe siècle.


Au Mali, le programme projetait d’équiper 335 écoles en tableaux numériques, former des enseignants et soutenir la production locale de ressources numériques d’enseignement.


A LA PLACE DU TABLEAU NOIR ET DE LA CRAIE : Le tableau numérique interactif (TNI) ou tableau blanc interactif (TBI) est constitué d’un ordinateur et d’un tableau numérique qui permet une interaction entre l’ordinateur, l’enseignant et les élèves. Une baguette numérique sert de souris. Il s’agit d’un système qui vise à remplacer le tableau noir et la craie. Très pratique, le tableau interactif stimule et rend facile l’apprentissage des enfants.

Les technologies de l’information et de la communication sont devenues l’un des piliers de la société moderne. La réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) dans le domaine de l’éducation, notamment la scolarisation universelle de tous les enfants d’Afrique à l’horizon 2015 exige nécessairement une révolution de la pratique éducative. D’où l’intérêt de l’éducation numérique, a expliqué à l’époque le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Salikou Sanogo.

Dans notre pays, l’accès et l’amélioration de la qualité de l’enseignement sont une priorité. La bataille pour un taux de scolarisation de 81,4 %, conformément aux OMD, est en train d’être gagnée. Mais le défi de la qualité des apprentissages reste à relever. A cet égard, l’un des moyens pour atteindre cet objectif est la formation des enseignants. C’est dans le souci d’améliorer les apprentissages que la formation aux TIC a été retenue comme un axe prioritaire dans les différentes phases du Programme d’investissement sectoriel de l’éducation (Pise III), a commenté le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales.

L’initiative du « Programme Sankoré » vient appuyer celle déjà entreprise par le gouvernement. Outre un accès libre et gratuit à l’information et à la documentation, le programme permettra aux maîtres et aux élèves d’être en phase avec l’évolution du monde à travers une meilleure maîtrise des TIC, avait expliqué le ministre Sanogo. « Cette nouvelle approche pédagogique va instaurer le plaisir d’apprendre chez les élèves et permettra certainement d’accélérer la scolarisation du reste des enfants du pays »,  disait le ministre.

Et Salikou Sanogo d’ajouter : « l’équipement de 335 écoles en classes numériques avec l’installation d’un tableau numérique interactif contribuera à améliorer la qualité de la formation donnée par les maîtres. Les enseignants aidés par le numérique pourront désormais utiliser de nouvelles pratiques pédagogiques. Car ils ont à leur disposition des ressources pédagogiques numériques libres, gratuites et diversifiées ».


PAR LES AFRICAINS ET POUR LES AFRICAINS : Alain Madelin et Albert Claude Benhamou ont tour à tour exprimé l’intérêt que leur gouvernement accorde à ce programme qui va concerner 6000 classes en Afrique. Les enseignants pourront créer une collaboration d’apprentissage avec les collègues du Sénégal et de l’Ile Maurice. Mais également avec d’autres pays concernés par le programme.


« Le Programme Sankoré engagé en France par les Africains et pour les Africains, tout en rendant l’accès libre aux ressources éducatives à travers le numérique permettra de réduire la fracture numérique entre le Nord et le Sud », a expliqué Alain Madelin pour qui la réussite, ce programme requiert une grande capacité d’imagination et de créativité pour les écoles bénéficiaires.

Son compatriote Claude Benhamou a exhorté les pays africains à s’approprier du programme qui est un espoir d’amélioration des pratiques de l’enseignement dans nos pays. Le président de la République s’est réjoui de l’initiative du « Programme Sankoré », en indiquant que Tombouctou est la ville malienne la plus connue dans le monde à travers les  moquées de Sankoré et de Djingareyber. En effet, dans le temps, l’Université Sankoré accueillait plus de 25000 étudiants. Des érudits célèbres comme Mohamed Bagayoko et Ahmed Baba y ont enseigné. Le chef de l’Etat a remercié le gouvernement français qui a rendu possible le programme.

Le Programme Sankoré est l’aboutissement des efforts d’hommes et de femmes de conviction dont l’ambition est d’améliorer les outils et les stratégies de formation dans les écoles et les centres de formations professionnelles dans notre pays et en Afrique, a dit Amadou Toumani Touré.  « Le numérique est un puissant levier qui doit permettre d’améliorer les performances de notre système éducatif. En conséquence, son appropriation par les utilisateurs devrait être élevée au rang d’exigence et de priorité », a indiqué le chef de l’Etat pour qui le Programme Sankoré témoigne que l’Afrique est entrée de plain-pied dans l’ère du numérique.

Les autorités du Mali ont apprécié le savoir-faire et la maîtrise des formateurs de l’outil en visitant la classe dans laquelle feu Modibo Kéïta  a  enseigné  avant de  devenir le premier président du Mali indépendant.

Cependant depuis son lancement, le « Programme Sankoré » peine à démarrer au Mali. Aucun équipement n’a été reçu par les acteurs au sein de l’école Mamadou Konaté. Les formateurs également attendent toujours d’être initiés. Les rares équipements disponibles sont en état de délabrement. Dans les écoles on comprend mal que le programme qui avait suscité un grand engouement des enseignants et des élèves s’arrête en si bon chemin. Au ministère de tutelle également on est avare en explication.

<strong>Par B. H. COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cri de cœur de Modibo Keita : Le présent et le futur, c’est d’abord la jeunesse</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/cri-de-coeur-de-modibo-keita-le-present-et-le-futur-cest-dabord-la-jeunesse-158724.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Jul 2013 06:59:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Ecole</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b>Le Mali que nous nous efforçons de construire, nous le bâtissons pour assurer une qualité de vie meilleure aux générations présentes, mais aussi celles à venir, nous le bâtissons pour le présent et pour le futur.</b>

<b> </b>

<b> </b>

L’objectif majeur demeure celui de former des jeunes prêts à relever le défi de l’emploi et le renforcement de notre professionnalisme.

&nbsp;

&nbsp;

Jeunesse malienne, réveillez-vous et observez-vous, car il y a un phénomène grandissant autour de nous, celui de l’intégration sous-régionale et la mondialisation. Ces deux phénomènes font appel à la compétitivité.

&nbsp;

&nbsp;

Le constat est décevant, tous les projets d’investissements destinés au Mali sont aujourd’hui pilotés par des étrangers; j’attire votre attention que la peur de la compétitivité et le désespoir sont des faiblesses humaines.

&nbsp;

&nbsp;

<b><i>C’est l’appel que je vous lance à tous en cette circonstance exceptionnelle.</i></b>

<i>La jeunesse malienne est à l’image d’une jeunesse dans le désespoir total et nous conduit à des pratiques inadmissibles, avoir de l’argent maintenant et tout de suite en utilisant tous les moyens, l’essentiel pour nous est d’être responsable à un poste juteux sans avoir la force de caractère et la compétence requises. Cette jeunesse reste angoissée sur son présent et inquiète par rapport à son avenir.</i>

&nbsp;

&nbsp;

Les causes, elles, sont nombreuses, à savoir :
<p align="left"></p>
<p align="left"></p>
<p align="left">LE DESESPOIR DE LA JEUNESSE MALIENNE</p>
Cette jeunesse est convaincue qu’avoir un diplôme est une bonne  initiative à encourager et l’autre chose c’est d’avoir une main invisible, selon <b>« Adam Smith »,</b> sinon un poids lourd pour prétendre à un emploi immédiat et garanti  avant la fin de tes études.

&nbsp;

&nbsp;

<b>Bien évidemment oui !!!</b>

Les plus misérables, de pères paysans et mères ménagères, n’ont aucun soutien et  parviennent difficilement à terminer leurs études et ceux qui, par un concours heureux de circonstances, décrochent leurs diplômes, ils restent sans emploi garanti car le mérite et la compétence ne garantissent plus un emploi au Mali.

&nbsp;

<b>Où ils sont aujourd’hui ces misérables ? </b>

<b><i> Dans la nature du secteur de l’informel, à la recherche de l’or avec tous les risques liés au métier (morsures de serpent, maladies incurables, ils s’entre-tuent) pour subvenir aux besoins des parents dont ils constituent les seuls espoirs. </i></b><b>Pourquoi ?</b>

Les raisons évoquées sont simples, l’égalité des chances et l’équité dans l’accès à l’emploi de tous les citoyens sont certes des principes de droit, mais plus une réalité dans notre pays.

Il y a peu de main d’œuvre à Bamako au niveau de tous les secteurs d’activités, alors ils ont choisi d’évoluer dans le secteur de l’orpaillage où seuls le courage, la détermination et la patience sont les seuls critères requis.

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;
<p align="left">LES INSUFFISANCES DE FORMATION</p>
Le manque de compétitivité de la jeunesse malienne est lié à une insuffisance de formation, au sous-emploi et aux mépris de la jeunesse de la part de nos dirigeants, car certains cadres de l’administration publique sont déterminés à gouverner durant tout le temps qu’ils seront en service.

&nbsp;

&nbsp;

Comment voulez-vous que la jeunesse assure votre relève alors que tous les dispositifs sont mis en place pour l’écarter ou lui empêcher d’être performante ?

&nbsp;

&nbsp;

Quand les bourses arrivent dans ces services publics, les jeunes sont informés du dossier à la veille de la clôture. <b>Où est notre honneur, où est notre dignité ?</b>

<b> </b>

<b> </b>

Je lance un appel à la jeunesse malienne de donner la primauté à la formation pour être compétitive et affronter les défis de l’intégration sous-régionale et de la mondialisation. Soyons convaincus des défis qui nous attendent, ils sont nombreux mais ils trouvent leurs solutions dans la formation des ressources humaines de qualité.

&nbsp;

&nbsp;

<b>Donner la chance à ceux qui veulent se former pour assurer les défis du futur. </b>
<p align="left"></p>
<p align="left"></p>
<p align="left">LE SOUS-EMPLOI</p>
Le sous-emploi est un phénomène qui gagne du terrain dans notre pays, car nombreux sont ces jeunes cadres qui font tous les petits boulots accessibles en attendant des lendemains meilleurs.

Parmi ces métiers on trouve généralement le gardiennage, ouvriers BTP, travaux champêtres, le commerce ambulant, le ramassage d’ordures ménagères et  l’émigration clandestine dangereuse dans les pays occidentaux.

&nbsp;

&nbsp;

<b><i>Ces nombreux emplois sous-salariés cités constituent les signes alarmants du  sous-développement d’un pays et ruinent l’espoir de la jeunesse.  </i></b>

<b><i> </i></b>

<b><i> </i></b>
<p align="left">LE MEPRIS DE LA JEUNESSE DE LA PART DES DIRIGEANTS</p>
L’environnement n’est plus favorable à la jeunesse qui ne croit plus rien des  propos tenus par ces hommes politiques, qui, durant plus de deux décennies, sont là, cimentés, collés et serrés, toujours les mêmes têtes, les mêmes personnes, ils sont partout et nulle part.

&nbsp;

&nbsp;

La gestion du pays est devenue un pouvoir d’autorité traditionnelle, c'est-à-dire la transmission du pouvoir de père en fils. <b>Ça suffit !!!</b>

<b> </b>

&nbsp;

<b>Des déclarations de politiques générales sans aucune évaluation possible, après ils se présentent on a fait ceci dans l’agriculture, cela dans la santé, l’école et tutti quanti…n’importe quoi !!!</b>

<b> </b>

<b> </b>

Il est temps de penser au renouvellement et même au rajeunissement des animateurs de l’appareil d’Etat, en responsabilisant la jeunesse dans les hautes sphères, condition sine qua-non pour instaurer la confiance entre générations.

&nbsp;

&nbsp;

Les plus vieux routiers de l’administration doivent servir désormais de conseillers  aux jeunes en les appuyant dans la politique de développement de notre pays.

&nbsp;

&nbsp;

<b>Jeunesse malienne ;</b>

<b>CONSTRUIRE UN MALI FORT EST UN IMPERATIF </b>

Nous  devrons être forts pour tirer notre épingle du jeu, car ce n’est pas en restant en situation d’attente, ni en espérant tout de l’Etat, que nous trouverons une solution à nos problèmes; alors je vous dis :<b> INNOVEZ, CREEZ, et, surtout, OSEZ !</b>

<b> </b>

<b> </b>

C’est pourquoi j’invite la jeunesse malienne à participer davantage à la vie politique, le premier symbole de cet engagement se traduisant par l’exercice responsable de notre droit de vote, lors de la prochaine élection présidentielle du 28<b><i> Juillet 2013</i></b>.

&nbsp;

&nbsp;

Pour ce faire, soyons plus regardants sur les programmes que les candidats vont élaborer dans le cadre de leur politique de développement pour le Mali que sur les liens d’appartenance et les rapports émotionnels.

&nbsp;

&nbsp;

Faisons une analyse objective sur le passé des hommes et femmes dans la course pour KOULOUBA avant de procéder au choix.

&nbsp;

&nbsp;

<b>Durant les vingt (20) ans de notre démocratie,</b> il y a des gens qui sont restés comme <b>« L’ARBRE MORT »</b>; faites tout ce dont vous avez envie, mais ne touchez pas à mon poste et ceux-ci ont entretenu leur poste sans s’opposer à aucun moment  à des mauvaises actions entreprises par les différents régimes qui se sont succédés.

&nbsp;

&nbsp;

Bien au contraire! il y a des gens aussi qui se sont opposés, en un certain moment,  à de mauvaises actions pour dire : <b>« NON »</b> ce n’est pas comme ça, mais qui sont restés sans scotchés à leurs postes; ils devraient être considérés comme des <b>« BATISSEURS ».</b>

<b> </b>

&nbsp;

<b>Jeunesse malienne, l’histoire nous interpelle à faire un bon choix pour un vote utile en évitant un deuxième tour des élections présidentielles du 28 Juillet et en mettant hors d’état de nuire les prédateurs et les dinosaures qui s’apprêtent à enterrer le Mali vivant. </b>

<b> </b>

Tenez-vous bien ! le bulletin est <b>« SECRET »</b>.

<b><i>Pour honorer toutes celles et tous ceux qui sont tombés sur le champ de l’honneur pour la défense de la patrie, je demande à la France, aux Autorités maliennes de la transition, à la CEDEAO, à la Communauté Internationale, de veiller sur la transparence des élections à venir qui sont capitales pour un destin plus que  jamais tourmenté.</i></b><b> </b>

<b> </b>

<b><i>Le choix du peuple est un bon choix pour la prospérité de notre pays et pour votre prospérité, et la meilleure solution possible est d’accepter que « tous les coureurs doivent être sur le même point de départ et chacun sera récompensé en fonction de son agilité</i></b><b> </b>».<i> C’est en cela que vos efforts seront couronnés de succès</i>.

<b>Modibo KEITA, comptable </b>

<b>                                                                        Citoyen malien au service de sa nation</b>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>S.O.S pour l’école Doulaye Baba de Doumanzana</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/s-o-s-pour-lecole-doulaye-baba-de-doumanzana-140251.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 Apr 2013 09:00:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Ecole</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<b><i> <b><i>L’école est un espace d’éducation. A ce titre il doit être protégé. Cependant, c’est un vrai calvaire que vivent les 740 élèves de l’école Doulaye Baba en commune I du district de Bamako. Ici, suite à une décision des autorités communales, la santé des élèves et des enseignants de l’établissement est soumise à une rude épreuve à cause d’un dépôt d’ordure qui jouxte l’établissement. En effet, une carrière située à proximité de l’école a été transformée en dépôt d’ordures engendrant des nuisances sur les écoliers. A ce jour, les appels au secours lancés par les 740 élèves auprès de la mairie de la commune I et des responsables en charge de l’assainissement de la ville de Bamako sont restés vains</i></b></i></b>

Située à Doumanzana près du marché de Konatébougou, l’école Doulaye Baba a déménagé ici dans ses propres locaux en 1998. A l’époque l’endroit offrait un cadre vie agréable enjolivé par la présence à proximité d’une ancienne carrière d’extraction de la latérite rouge. « J’ai vu naître ce trou ici. C’était un endroit très beau. Le petit soir la vue était agréable et moi même je venais tous les soirs pour y faire  mon séance de sport », se souvient le promoteur de l’établissement, Mamadou Bolozogola.

En 2001, le cadre agréable dans lequel étudiaient les élèves se transforme en cauchemar. En effet, sur décision des autorités de la commune I, la carrière d’extraction qui jouxte l’établissement est érigé en dépôt d’ordures sans tenir compte de la présence de l’établissement. La carrière d’extraction de latérite rouge a été donc transformée en dépôt d’ordures par la municipalité. Le site s’étend sur un total de 10 hectares. L’excavation causée par l’extraction de la latérite présente un diamètre de 5 ha. Bien qu’elle soit venue après l’école, les autorités municipales n’ont jamais initié des actions pour protéger les élèves qui sont aussi l’avenir de notre pays

« Nous n’avons jamais été pris en compte dans les décisions concernant ce dépotoir. C’est un matin que nous avons vu arriver, sur les lieux, des charretiers chargés de tonnes d’ordures », a expliqué le promoteur.

En l’espace de quelques jours milliers de tonnes d’ordures y seront déversés dans la plus grande anarchie. Les inquiétudes des élèves et des enseignants de l’établissement se confirment jour après jour. Au même moment les ennuis de santé commencent surtout avec les tous petits qui fréquentent l’école.

Dans le souci de protéger ses élèves le promoteur l’école adresse une correspondance à la mairie de la commune I avec des ampliations à la marie du district, à la direction régionale de l’assainissement et à la brigade urbaine de Bamako pour attirer l’attention sur la présence de l’école. Mais rien. « Je n’ai reçu aucun geste positif. Tout ceux que j’ai interpellé on été quasiment sourd à mes doléances », nous a confié Bolozogola.

Suite à la première lettre, l’école adresse une seconde, mais cette fois-ci à la voirie de la municipalité, aux autorités de la mairie de la commune I, à la direction nationale de l’assainissement, au tribunal et à la brigade urbaine de la commune I. Là également l’appel des élèves de l’établissement est tombé dans l’oreille du sourd. Aucune réaction positive n’a été prise pour leur protéger. Pire, leur calvaire empirait du jour au  jour, au fur et à mesure que le dépôt grossissait. Finalement les ordures atteignent le mur de l’établissement, obligeant le promoteur à surélever le mur de l’école sur plusieurs mètres au bout un important effort financier personnel. Dans même cadre pour protéger ses élèves, le promoteur a construit un impressionnant mur de clôture pour réduire des nuisances.

Durant toutes les années 2001, 2002, 2003 et 2004, les élèves et le promoteur de l’école vont se battre à travers des correspondances et d’autres actions pacifiques pour réclamer un environ sain pour leur établissement. Mais là encore rien.

En décembre 2005, la décharge prend feu. Les nuisances sont devenues extrêmes. Les feux, les fumées polluantes, les odeurs nauséabondes et difficilement supportables, les mouches et les moustiques étaient devenus le quotidien des riverains dont les élèves  l’école Doulaye Baba. Les élèves et le promoteur saisissent leur ministère de tutelle, le ministère de l’environnement, la direction régionale de l’assainissement du district, le gouverneur du district de Bamako, la mairie et la brigade urbaine de la commune I. Pour toute réponse et contre toutes attentes le promoteur reçoit des menaces de mort au sortir d’une audience avec le maire de la commune I.

Après plusieurs appels au secours, les élèves prennent leur mal en patience. Le promoteur multiplie les efforts en ouvrant une infirmerie et dotant l’école de médicaments. L’infirmier est recruté pour faires au moins de deux fois par semaines des visites de routines afin de surveiller la santé des élèves.

En avril 2011, le même scénario de décembre 2005 revient. Les feux, les fumées polluantes, les odeurs nauséabondes et difficilement supportables, les mouches et les moustiques deviennent le quotidien des riverains du dépotoir.  « A bout de patience », ils (les habitants du quartier de Doumanzana) utilisent la violence causant des dégâts matériels importants. Suite à ces incidents dont les bamakois se souviennent, la mairie décide de suspendre l’utilisation de l’endroit comme dépotoir. Mais les ordures déjà sur place continue de polluer l’atmosphère des riverains.

Ayant pris cause pour les élèves et les enseignants de l’école Doulaye Baba, une association suisse dénommée « association pour l’organisation et la réalisation des écoles et projets » vole à leur secours. Elle finance la construction d’un mur de 6 mètres de hauteur et de trente mètres de longueur pour réduire les nuisances des ordures et de la saleté transportée par le vent sur les élèves. « Nous sommes très reconnaissants  pour cette association qui continue encore de nous apporter un soutien inestimable pour la santé des élèves », a commenté Mamadou Bolozogola.

Selon nos informations, le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement s’est rendu, il y a quelques jours, sur les lieux. Un projet est en cours d’élaboration pour prendre en charge le site. Il sera élaboré avec l’ensemble des parties prenantes. Le site pourra recevoir les ordures de la capitale pour son remblayage. Toutes les précautions pour atténuer les épreuves des riverains seront prises en compte dans le nouveau projet qui va bientôt démarrer. L’école Doulaye Baba est –elle concernée par les mesures d’accompagnement ? Comment protéger les élèves contre les nuisances en provenance du dépôt ordures ?

En attendant la réponse à ses questions, les élèves de l’établissement n’ont pas caché leurs inquiétudes. « On aurait voulu que ministre de l’environnement et de l’assainissement viennent voir nos conditions et qu’il nous dise les mesures prises pour nous protéger. Parce que ce j’ai appris est que désormais toutes les ordures de la capitale vont être déversées ici afin de remblayer le site. Notre école est toute proche. Je ne sais pas le sort qui nous est réservé. Je suis très angoissé », nous a confié un élève de l’établissement.

« L’Etat doit nous protéger. Nous avons droit à un environnement sain. Notre école doit aussi être protéger. Sinon nous pourrons développer, à long terme, les conséquences de cette insalubrité », a commenté un autre élève.

« Les mois de forte chaleur sont pour nous des moments de hantise. Les tourbillons et les rafales de vent nous amènent toutes sortes de saleté jusque dans les salles de classe. Car ici, il y a toutes sortes d’ordures, y compris les déchets médicaux », s’inquiète un autre élève de l’école Doulaye Baba.

Les élèves de l’école Doulaye Baba lancent une fois encore un appel à toutes les bonnes volontés (organisation ou particulier) qui œuvrent pour la cause l’école et/ou d’un environnement sain à leur porter secours. Ils interpellent en premier l’Etat pour qu’il prenne des mesures d’accompagnement afin de réduire les nuisances des ordures sur l’école.

<b>Par B. H. COULIBALY </b><strong> pour Maliweb.net</strong>

&nbsp;

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<title>Université des sciences juridiques et politiques de Bamako :    «  Dans notre école, les problèmes sont souvent inexplicables à une personne extérieure. Ici l’argent est le maître », dixit le Recteur de l’université</title>
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<pubDate>Wed, 17 Apr 2013 06:25:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Ecole</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em><img class="aligncenter size-full wp-image-140261" alt="USJP" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/USJP.jpg" width="615" height="381" /> L’université en général et l’enseignement supérieur en particulier au Mali est engagé dans une vaste reforme. C’est dans ce cadre que l’université de Bamako, qui était encore l’unique du pays, a été scindée en 4 entités. L’objectif de cette mesure du gouvernement est de répondre à un certain nombre de problèmes qui avaient rendu l’université « ingérable ». Ces problèmes ont pour noms : effectif pléthorique (les effectifs devaient atteindre 100 000 étudiants en 2011), le nombre insuffisant d’enseignants (environ 1000 pour toutes l’université), l’insuffisance des infrastructures scolaires, le chevauchement des années scolaires, etc.</em></strong>

La reforme au niveau de l’unique université de Bamako a donné naissance à l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB), l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB), l’Université des Lettres et Sciences Humaines de Bamako (ULSHB), et l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako (USJPB).

La semaine dernière, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Messaoud Ould Mohamed Labhib, s’est rendu à l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako. Il était accompagné pour la circonstance des membres de son cabinet.

C’est visiblement très gêné des divergences entre les responsables de gestion qu’il a quitté l’établissement. Lors de sa rencontre avec les enseignants de l’établissement il s’exprime en ces termes : « Je connais vos problèmes. Je connais aussi les problèmes au sein de votre école. Le gouvernement accorde un intérêt particulier au dialogue pour une école apaisée. Nous aurons l’occasion d’échanger sur les questions. Là je suis venu pour une prise de contact ». Il ordonne la levée de séance dans un bourdonnement d’enseignants mécontents qui tenaient à se faire entendre.

L’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako est émanation de la faculté des sciences juridiques et politiques de Bamako. Cette faculté était la plus grande du pays en terme d’effectif. De même, suite à la suppression du centre d’études supérieures  de Bamako (CSB), un autre établissement, 6000 étudiants de la filière juridique de cette école ont  été reversés à l’université des sciences juridiques et politiques de Bamako.

<b> 30 000 étudiants pour une capacité d’accueil de 5000</b>

Du coup, l’université des sciences juridiques et politiques de Bamako, est devenue la plus grande du pays avec plus de 30 000 étudiants. Elle comprend notamment les facultés de droit public, privé et des sciences administratives et politiques.

En plus de l’effectif pléthore, ce sont les problèmes dans la gestion administrative et pédagogiques qui ont également motivé la présente visite du ministre.

Pour une capacité d’accueil de 5000 étudiants, l’université des sciences juridiques et politiques de Bamako compte de nos jours 30 000 pour moins de 200 enseignants. Ici le ratio par enseignant est estimé à un enseignant pour 150 étudiants. Près 70% des enseignants ont seulement le grade d’assistant et ont seulement le niveau DEA.

« Pour enseigner dans une université, le diplôme minimum est le Doctorat. Mais ce sont les détenteurs du DEA qui font la loi à l’USJP. Ils sont les plus nombreux. Ainsi ils remportent à chaque fois qu’il s’agit de vote. C’est le cas lors de l’élection du doyen ou pour  prendre certaines mesures au sien de l’établissement », nous a un enseignant de l’établissement. « On nous dit que c’est pour résorber la crise d’enseignants. Mais cela nous pose plus de problèmes qu’il ne résout », explique l’enseignant.

L’établissement manque également d’infrastructures obligeant les autorités à recourir à la location des salles de classe, par exemple, au stade omnisports de Bamako.

« Nous accueillons environ 1/3 des effectifs de l’université de notre pays. Nous avons très peu d’enseignants de catégorie A et les infrastructures que nous utilisons ne sont pas souvent adéquates. Les étudiants et les enseignants souffrent de la non régularité des cours », a expliqué le recteur de l’université des sciences juridiques et politiques de Bamako, Salif Berthé.

<b> 150 000 F CFA pour être admis à la classe supérieure</b>

C’est surtout les problèmes liés à la gestion administrative et pédagogique de l’établissement qui font des soucis. Ici la corruption s’est enracinée tant au niveau de l’inscription que lors des examens et de la proclamation des résultats. « Certains enseignants et étudiants sont les causes de cette situation. C’est tous les tissus de l’enseignement qui ont été gangrenés. Les problèmes sont souvent inexplicables à une personne extérieure. Ici l’argent est le maître. Il faut que cela s’arrête et nous y veillerons », a commenté le recteur.

« La gestion de la situation n’est pas hors de notre portée. Il faut tout simplement appliquer les textes de l’Université. Que chacun à son niveau de responsabilité, bref que les responsables administratifs et pédagogiques respectent les textes », a indiqué notre interlocuteur.

A l’USJP, les inscriptions se font durant toute l’année. « Il faut un début et une fin pour les inscriptions. Mais, il  y a toujours des étudiants, qui, aidés par certains enseignants font que les inscriptions ne sont jamais closes. Certains étudiants ne s’inscrivent que pendant leur première année. Et pire, cet argent ne tombe pas les caisses de l’université.

De même, à l’USJP, il n’y a jamais une liste définitive pour les résultats des examens. Les résultats des examens sont proclamés souvent plus de trois fois dans l’année sans qu’il ait une fin. A chaque fois, les réclamations à travers l’argent font publier une nouvelle liste des admis. Ainsi, un étudiant selon qu’il paie l’argent (150 000 F CFA) ou pas est fixé sur son sort avant la proclamation d’un résultat.

<b> Indiscipline, Mafia et  interminables inscriptions </b>

« II y a des étudiants qui ne sont jamais là au moment des examens, mais qui savent qu’il suffit de payer de l’argent pour être admis à la classe supérieure. Ils le font donc. C’est ce qui explique leur faible niveau », a expliqué un enseignant.

« Le système de la corruption est tel que tout étudiant ou enseignant qui se met en dehors devient l’ennemi à abattre. Les inscriptions sont interminables. L’effort intellectuel personnel de l’étudiant n’est jamais pris en compte. On l’oblige à tricher ». Aussi à l’USJP le règlement intérieur de l’université est foulé au pied. Pas de conseil de discipline même en cas de faute grave. Les sanctions pour fraude à l’examen n’inquiètent pas les étudiants. Ils ne se cachent d’ailleurs pas pour frauder. Pour dire enfin à l’USJP c’est la Mafia de l’argent qu’apprennent les étudiants. Il n’est pas rare d’entendre certains étudiants menacés : « C’est nous qui devons tous décider ici. Celui qui le fera à notre place nous trouvera devant lui ».

Le recteur l’université et quelques rares collègues enseignants qui n’ont jamais voulu intégrer le système de corruption imposé sont devenus les personnes à abattre. Ils font les frais de vouloir mettre l’établissement sur les rails. « En tant que parent d’élève d’abord et en tant qu’enseignant, je ferais jamais tout pour ne pas hypothéquer l’avenir des jeunes qui sont aussi l’avenir de notre pays. Parce que vendre un diplôme à un étudiant revient à cela. Mais les jeunes doivent aussi comprendre qu’on peut acheter un diplôme, mais pas la connaissance. Elle s’acquiert au bout l’effort. J’ai été nommé recteur de cet établissement grâce à mon expérience. J’ai géré l’université quand elle n’était encore qu’une », a dit le Recteur.

« Pour que notre université soit compétitive, il faut que la corruption et les mauvaises pratiques qui font, de nos jours, sa triste renommée prennent fin à travers une prise de conscience et un changement de comportement des acteurs. Très peu d’étudiants étrangers viennent à l’USJP de Bamako, cela n’est pas rien », nous a expliqué un enseignant.

« Souvent c’est même certains parents d’élèves qui utilisent leur influence pour encourager la corruption », regrette notre interlocuteur. La violence fait aussi partie des maux de l’établissement surtout pendant le renouvellement du comité AEEM de l’établissement ou à travers un règlement de compte. Les affrontements entre des étudiants constitués en gang ne sont pas rares au sein de l’établissement. On a encore en mémoire le dernier cas qui a fait un mort (une innocente) et plusieurs blessés.

« Tout cela peut changer à condition que chaque responsable et chaque étudiant applique les textes de l’Université. Il faut donc une implication de tous les acteurs », nous a indiqué le recteur de l’USJP.

Aura t-il une oreille attentive ?

<b><i>A suivre…</i></b>

<b>Par B. H. COULIBALY  pour Maliweb.net</b>]]> </content:encoded>
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